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23/06 - Au Lincoln Memorial, la rénovation voulue par Donald Trump vire à la farce
Pour célébrer le 250e anniversaire des Etats-Unis, Donald Trump a fait repeindre le fond de la célèbre reflecting pool de Washington couleur "bleu drapeau américain". Un projet très controversé, notamment en raison de son coût. Initialement estimé à 1,8 million de dollars, le président a finalement déboursé 14 millions. Quelques jours à peine après la fin des travaux, le bassin était redevenu vert, envahi par les algues. Quant à la peinture, elle a pelé, et à la surface, flottent ses débris bleus.
Pour y remédier, le Miroir d'eau du Lincoln Memorial devra donc être à nouveau drainé et rénové. De quoi rajouter quelques millions au compteur. Un fiasco difficile à assumer pour le président qui n'en est pas à son premier scandale architectural. Mais le milliardaire l'assure : il n'y est pour rien, blâmez plutôt les "vandales". Et de menacer : "Rappelez-vous que la destruction ou même la tentative de destruction de ces choses est passible de dix ans de prison. Et ce sera totalement appliqué !", malgré le fait que, pour l'heure, ces accusations soient restées sans preuves."Des gens malades, dérangés"
Mais depuis ce week-end, le président persiste et signe. "Ils ont utilisé une sorte de couteau ou de lame pour entailler de 250 pieds de long - 76 mètres, environ - la magnifique façade de cet ouvrage dont la construction et l’achèvement ont nécessité tant de travail, de savoir-faire et d’argent", a-t-il accusé pour la première fois, ce samedi 20 juin. Lundi matin, dans un message publié sur son réseau Truth social,...
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23/06 - Canicule : "A partir de 30 °C, la productivité diminue de plus d’un euro par heure travaillée"
La France tourne au ralenti depuis plusieurs jours, sous l'effet d'une canicule qui pourrait bien dépasser, en durée et en sévérité, celle d’août 2003. De nombreux pans de son activité s'en trouvent affectés. S'il est encore trop tôt pour disposer de chiffres précis sur les conséquences économiques de cet épisode, les effets de la chaleur sur la productivité ont déjà été quantifiés. Notamment par une étude de l'assureur AllianzTrade parue fin mai. La France est le pays européen où la baisse de productivité liée au stress thermique se révèle la plus forte. L'un des auteurs, Hazem Krichene, économiste senior climat chez Allianz, en explique les raisons.
L'Express : Que sait-on du lien entre fortes chaleurs et productivité ?
Hazem Krichene : Nous observons une relation non linéaire entre température et activité économique. D’après nos travaux, qui s’appuient sur des données couvrant plusieurs décennies, la productivité moyenne diminue de 1,3 dollar (1,14 euro) par heure travaillée quand les températures dépassent certains seuils. Lorsque l'on se trouve dans des régions habituellement froides, des températures plus élevées peuvent parfois avoir un effet positif sur la productivité et l'activité. Mais les impacts négatifs commencent à apparaître à partir de 30 degrés. Et ils s'intensifient pour chaque degré au-delà de cette limite.
Nous sommes actuellement, en France, dans cet ordre de grandeur. Il faut aussi rappeler que cette vague de chaleur intervient peu de temps après un précédent épisode, il y a seulement quelques...
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23/06 - Défense : après l’abandon du Scaf, la France et l’Allemagne relancent leur partenariat
Début juin, l’échec du projet de co-production de l’avion de combat Scaf avait mis à mal la coopération industrialo-militaire franco-allemande, considérée comme essentielle aux efforts visant à promouvoir la souveraineté européenne. Ce lundi 22 juin, une annonce des deux pays a montré que leur partenariat n'était pas mort, la France et l'Allemagne déclarant leur intention de devenir co-actionnaires à parité du groupe de défense KNDS. Un projet dont les "principes fondateurs sont un engagement actionnarial de long terme, la parité des droits de gouvernance, et une surveillance appropriée des sujets de sécurité", précise un communiqué publié par l’Elysée. A l'origine du fiasco du Scaf, c’est justement une série de désaccords sur le sujet de la gouvernance qui avait tendu à l’extrême les deux acteurs durant plusieurs années.
Spécialiste franco-allemand des chars né en 2015 de la fusion de la société allemande Krauss-Maffei Wegmann et du français Nexter Systems, KNDS n’est autre que le fabricant des chars français César et du char allemand Léopard. La société travaille également à la mise au point du "char du futur" franco-allemand, le MGCS. L’État français détient actuellement 50 % de son capital, l’autre moitié appartenant à la famille allemande à l’origine de Krauss-Maffei Wegmann, dont le retrait envisagé a ouvert la voie à l’entrée au capital de Berlin, qui compte pour l’heure en acquérir 40 %. Le sujet sera au menu du prochain conseil des ministres franco-allemand, prévu mi-juillet. Des négociations méfiantes
L’accord...
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23/06 - IA dès le primaire, oraux obligatoires : les 11 recommandations du CIAnum pour transformer l’école
Les bons élèves ont quelques raisons d’être agacés. Non seulement, les IA génératives rendent incertains leurs débouchés. Mais l’école n'a pas encore adapté ses cursus et ses méthodes d’évaluations, au grand bonheur des tricheurs. Dans un rapport intitulé "Sortir de la clandestinité. Mettre l’IA au service d’une nouvelle ambition pour le système éducatif", que L’Express dévoile en exclusivité, le Conseil de l’IA et du numérique (CIAnum) propose un état des lieux assorti de onze recommandations. Le fruit d’une patiente revue de la littérature scientifique et d’une cinquantaine d’entretiens menés avec des experts.
Pour le groupe de travail qui a analysé le sujet - notamment composé de Yann Algan, économiste et professeur à HEC et de Luis Vassy, directeur de Sciences Po – la place des modèles de langage est rarement assumée dans les salles de classe. Une spécificité bien française selon l’enquête Talis 2024 de l’OCDE : seuls 14 % des enseignants français interrogés dans le cadre de cette étude internationale déclaraient avoir utilisé l’IA dans leur travail… Soit trois fois moins que la moyenne des pays de l’OCDE (41 %).
Or l’IA est déjà présente partout. "Face aux risques avérés liés à une utilisation non encadrée de l’IA par les élèves, une erreur majeure serait de ne pas agir ou de persister dans le déni concernant l’usage désormais courant des IA génératives par les élèves", insiste le rapport. Par ailleurs, le recours à cette nouvelle technologie, si elle est bien encadrée et utilisée à bon escient, peut se révéler...
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23/06 - Données, IA et Résilience : Le Vrai Défi des Entreprises Européennes
La Donnée, Une Richesse Qui Dort
Jamais les entreprises n'ont disposé d'autant d'informations. Et jamais une telle part de cette richesse n'est restée aussi inexploitée.
Le problème n'est pas le volume. C'est l'accessibilité. Trop dispersées, mal structurées, enfermées dans des silos, les données sommeillent dans les systèmes d'information. Dans l'industrie, les relevés de capteurs et les rapports d'incident vivent dans des outils séparés, rendant difficile l'anticipation d'une panne. Dans la distribution, stocks et données clients ne se parlent pas toujours. Dans la banque, des milliers de documents existent sans être réellement exploitables.
L'IA change la donne, à condition de s'appuyer sur des fondations solides. C'est précisément l'ambition de Dell AI Factory avec NVIDIA : aider les entreprises à exploiter des données souvent dispersées, jusqu'ici inutilisées ou sous-utilisées, et les transformer en usages concrets et créateurs de valeur. Un conseiller client obtient une synthèse instantanée avant de traiter une réclamation. Un juriste repère les clauses à risque en comparant plusieurs versions d'un contrat. Mais la valeur ne vient pas seulement du modèle : elle dépend de la qualité des données, de leur gouvernance et de la sécurité de l'environnement où elles sont traitées. Avant d'automatiser, il faut savoir où sont les données, qui les utilise et avec quelles protections.Le Piège de la Décision Automatisée
Une fois la donnée activée, une autre tentation guette : croire qu'elle décide à notre place....
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23/06 - IA souveraine en Europe : reprendre la main sans renoncer à la performance
La Souveraineté, une Question de Contrôle
Banques, industriels, hôpitaux : tous confient désormais des informations sensibles à des outils d'IA. Données clients, données économiques, secrets de fabrication, données de R&D dossiers médicaux, paramètres de sécurité. Le vrai sujet ne se limite pas à savoir où ces données dorment. Il faut comprendre où elles circulent, qui peut y accéder, et sous quelle juridiction.
Autrement dit, ces organisations ne cherchent pas seulement un outil puissant. Elles veulent un cadre de confiance. Une approche comme Dell AI Factory avec NVIDIA répond directement à cet enjeu, en offrant aux entreprises un cadre de déploiement de l’IA à la fois souverain, performant et conforme à leurs contraintes opérationnelles.Maîtriser Toute la Chaîne
L'IA repose sur une chaîne complète : données, modèles, calcul, stockage, réseau, cybersécurité. Si un seul maillon échappe à l'entreprise, la promesse de souveraineté s'effrite.
Le cloud public séduit par sa souplesse, mais il ne répond pas toujours aux exigences de gouvernance et de contrôle de tous les secteurs. Une infrastructure dédiée ou hybride, déployée au plus près des métiers, garde les données critiques sous contrôle tout en offrant la puissance attendue. Dell AI Factory avec NVIDIA porte cette ambition : offrir un déploiement de l’IA performant, sécurisé et maîtrisé, sans générer de nouvelles sources de risque.Sécurité et conformité : la confiance d'abord
Les menaces évoluent vite, y compris celles pilotées et augmentées par l'IA. La réponse...
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23/06 - Pétrole iranien : ce revirement de Donald Trump qui pourrait rapporter gros à Téhéran
Pour la première fois depuis les années 90, les États-Unis de Donald Trump ont autorisé l’Iran à vendre librement son pétrole à travers le globe pendant une période de 60 jours, soit jusqu’au 21 août, en suspendant les sanctions qu'ils lui imposaient. Ce revirement inédit vient s’ajouter aux nombreuses mesures favorables à Téhéran inscrites dans l’accord signé par les États-Unis le 17 juin, visant à mettre fin au conflit en cours au Moyen-Orient et déclenché par Donald Trump. Selon l’agence de presse spécialisée en économie Bloomberg, la licence délivrée ce lundi 22 juin par le département du Trésor américain permettra aussi à la République islamique de vendre son pétrole en dollars, ouvrant même la voie à d’éventuelles importations de pétrole iranien par les États-Unis.
Une rupture totale avec toute l’architecture des sanctions construites contre l’Iran depuis vingt ans, souligne le Wall Street Journal. Et notamment avec la campagne de "pression maximale" lancée par Donald Trump après le retrait de Washington de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015. Le nouvel accord conclu la semaine dernière avec l’Iran prévoit également la levée du blocus des ports iraniens, la restitution progressive de milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés à l’étranger et la création d’un fonds de 300 milliards de dollars pour aider l’Iran à se reconstruire après les bombardements américains et israéliens. Selon le Wall Street Journal, la levée des sanctions contre le pétrole iranien annoncée ce lundi par Washington s'accompagne d'une...
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23/06 - Finances publiques : les leçons de la crise budgétaire grecque pour la France
A 96 ans, Jean-Pierre Fourcade fait partie de l'histoire de France. Cet ancien ministre de l’Economie de Valéry Giscard d’Estaing fut, en 1974, le dernier responsable politique français à présenter – et exécuter – un budget à l’équilibre. Les 25 grands argentiers qui lui ont succédé n’y sont jamais parvenus. Et pourtant, le Premier ministre Sébastien Lecornu y croit. Non pas à revenir à un solde zéro – ne rêvons pas, surtout après le déficit abyssal de 5,1 % de l’an dernier – mais plutôt à remettre de l’ordre dans des comptes publics particulièrement malmenés ces dernières années.
Il y a urgence : le budget de 2027 est déjà dans les cartons et, pour l’heure, le chef du gouvernement s’emploie à calmer les ardeurs de ses ministres dépensiers. Des demandes irréalistes, a-t-il cinglé, en évoquant les 30 milliards d’euros supplémentaires réclamés. Confronté à des nouvelles dépenses incompressibles (6 milliards de plus pour la programmation militaire, 8 pour la charge de la dette), l’hôte de Matignon veut réintroduire de la rationalité dans le budget.
Peut-il y arriver, alors que les aléas géopolitiques se traduisent par une succession de douches écossaises sur la conjoncture et que les coûts d’emprunt s’envolent ? Sans compter l’irresponsabilité collective des députés. Le contexte, à quelques mois de la présidentielle, n’aide pas : la campagne va engendrer, hélas, un catalogue de promesses coûteuses : : il faudrait être masochiste pour réclamer aux Français du sang et des larmes.
C’est ainsi qu’évolue notre pays. Incapable de...
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23/06 - Epargne : pourquoi votre enfant ne devrait pas se contenter d’un livret A
A en croire les professionnels - banquiers, gérants, assureurs… -, les Français manqueraient cruellement de culture financière. Si le constat n’est pas totalement erroné, il est parfois utilisé comme un mantra pour alimenter les intérêts des sociétés financières davantage que ceux des épargnants. Le Français n’est peut-être pas très féru d'intérêts composés mais il dispose d’un certain bon sens. Après s’être vu vendre des supports bilanciels pour renforcer les fonds propres des banques, des produits structurés frelatés pour doper les commissions des conseillers ou encore des assurances-vie ultra-chargées pour faire vivre les banques privées, il ne sait plus à quel sein se vouer. A défaut, il préfère se reporter sur le livret A, fiable et sans (mauvaise) surprise à défaut d’être performant. L’éducation financière se fera par un discours de vérité, des pratiques professionnelles et des placements de qualité, ou ne se fera pas.
Il n’est jamais trop tôt pour épargner. Certains placements peuvent être souscrits par un parent au nom de leur enfant mineur afin de lui constituer une épargne à son nom. Une fois majeur, le jeune reprend le contrôle : il peut laisser l’argent fructifier, ou y puiser de quoi financer son permis de conduire ou ses études. Le premier réflexe consiste généralement à ouvrir un livret A à son enfant car ce produit universel est sans risque. Mais ce n’est pas forcément la meilleure idée. "Contrairement à ses parents, un enfant n’a pas besoin d’épargne de précaution, souligne Clément Nouvet, directeur...
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23/06 - Négociations entre l’Iran et les Etats-Unis : l’échec annoncé de Donald Trump
Il faut se pincer pour encore entendre à cette heure, dans la bouche de Donald Trump, décrire la guerre en Iran comme celle d'une "victoire totale" des Etats-Unis. A l'heure du bilan des deux affrontements engagés en moins d'un an par Washington contre Téhéran, on comprend pourquoi ses prédécesseurs avaient observé depuis 1979 une "prudence stratégique" à l’égard de la République islamique... A l’aune des 60 jours de négociations qui s’ouvrent, l’actuel président américain se présente en position de faiblesse, après avoir dilapidé son principal levier - le recours à la force - sans en tirer de gains stratégiques notables dans la durée. L’élite des mollahs, qui s’est déjà reconstituée, pourra à l’avenir reconstruire son appareil militaro-industriel, en partie détruit. Idem pour ses installations nucléaires qui ont subi de gros dégâts pendant la guerre des douze jours, même si cela prendra du temps.
Le mémorandum, qui sert de base aux discussions, est, à ce titre, particulièrement inquiétant. Il pourrait offrir - sous conditions - à ce régime sanguinaire et corrompu des sommes considérables, avec un fonds de 300 milliards pour la reconstruction et une levée de toutes les sanctions. De l’argent qui ne profitera jamais aux véritables victimes du régime : les Iraniens, pris en étau entre une répression implacable et une crise économique dévastatrice.L’Amérique a perdu une part de sa dissuasion
En échange, le régime iranien devra renoncer à "se procurer" et "à développer des armes nucléaires", précise le mémorandum. Une...
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23/06 - Démission de Keir Starmer : pourquoi Andy Burnham pourrait le remplacer plus vite qu’attendu
La pression montait depuis des semaines autour du chef du parti travailliste, après une série de décisions très controversées. Les élections de mai aux résultats désastreux au pays de Galle et en Ecosse, qui avaient déclenché des défections en chaîne au sein de son gouvernement et poussé des dizaines de députés à demander son départ, ont finalement eu raison de lui. Après moins de deux ans à la tête du Royaume-Uni, Keir Starmer a démissionné le 22 juin.
Et maintenant ? Lors de son discours de démission, Keir Starmer a indiqué que les prétendants à sa succession auraient entre le 9 et le 16 juillet — dernier jour avant que le Parlement n’entre en pause estivale — pour obtenir le soutien nécessaire à leur candidature. Au Royaume-Uni, la démission du dirigeant du pays ne déclenche pas automatiquement d’élection nationale, car ce dernier tire son pouvoir de la Chambre des Communes, où le parti travailliste dispose actuellement d’une majorité écrasante. Le choix d’un nouveau Premier ministre se fait donc en interne au sein du parti qui dirige le pays.Un Premier ministre intronisé sans vote ?
Le règlement du Labour stipule que les candidats doivent être parrainés par 81 députés travaillistes, ainsi que par, au choix, 32 des 634 sections locales du parti, ou trois organisations affiliées au parti (dont deux syndicats). Ceux qui remplissent ces conditions doivent être départagés par un scrutin, au cours duquel les membres du parti et sympathisants affiliés aux syndicats (soit plusieurs centaines de milliers de personnes...
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23/06 - La guerre en Ukraine reste notre première ligne de front, par Manuel Valls
Maintenant qu’un protocole d’accord, très fragile, a été signé entre les États-Unis et l’Iran, permettant l’ouverture du détroit d’Ormuz, laissant place à un lâche soulagement, sans régler aucun des problèmes préexistant au conflit, la guerre en Ukraine s’impose de nouveau au cœur des discussions.
Le sommet du G7 vient de le rappeler avec force, grâce à la détermination des Européens, et notamment d’Emmanuel Macron. En conviant Volodymyr Zelensky, le président de la République a posé un choix politique clair : aucun règlement ne se fera sur le dos des Ukrainiens. Les États-Unis ont accepté de soutenir la production d'armements en Ukraine, sous licence d'entreprises américaines et européennes – défense antiaérienne, capacités de frappe en profondeur. Cela augure un changement de donne alors qu’on estime que la Russie perd trente mille hommes par mois.
Mais la leçon essentielle de cette guerre est ailleurs. L’Ukraine nous montre comment produire et innover. Depuis plus de quatre ans, ce pays soumis à une agression permanente a transformé l’urgence en avantage stratégique en inventant une nouvelle manière de combattre, fondée sur la vitesse d’adaptation, l’intégration du numérique et l’exploitation en temps réel des données du champ de bataille grâce à l’IA.L’innovation ukrainienne, modèle de la guerre moderne
Des start-up, des ingénieurs, des développeurs de logiciels civils et des unités combattantes travaillent ensemble dans des cycles extrêmement courts. Là où les armées occidentales mettent parfois des années à...
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23/06 - Management : les informaticiens, ces héros invisibles de l’entreprise
Dans les entreprises, on ne pense à eux que lorsqu'un énième bug vient gripper la machine. Avec Digital Bullshit Officer (Diateino, juin 2026), le dessinateur François-Xavier Chenevat, alias Fix, rend hommage aux informaticiens, "un service que l’on oublie de remercier quand tout fonctionne bien et qui est sans doute aussi celui qui se moque le plus de lui-même". Dans cette bande dessinée, l'univers des services informatiques et leurs relations avec les autres salariés sont auscultés avec humour. De multiples histoires se succèdent dans un monde où le cloud et l'IA cohabitent avec les geeks et le fameux post-it porteur du mot de passe. La base narrative est très actuelle : le rapport que chacun entretient aux outils numériques et à ceux qui sont chargés de les faire fonctionner.
"J’ai bien baigné dans ces fonctions, je comprends les enjeux, comme l’informatique pour les nuls", sourit Fix, soucieux de désinvisibiliser la population des informaticiens en interrogeant les dimensions sociales, éthiques, philosophiques et économiques des technologies qui nous cernent au quotidien.
Passé par HEC puis par un cabinet de conseil, ce "consultant repenti" se consacre désormais à sa passion mais conserve un œil acéré sur le monde du travail en croquant en direct les colloques, et en collaborant avec les administrations et la presse.Des "plombiers en chef"
Dans cette BD, le dessinateur a imaginé un monde où les salariés ont des têtes d’animaux et des corps d’humains (dans un univers graphique plus proche de...
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23/06 - Langue française : le grand flou du nombre de mots
C’est le genre de questions stupides que je me posais depuis un bon moment. Combien de mots existe-t-il dans la langue française ? Et sur ce total, combien de mots connaît un francophone ? Et comme je suis d’un tempérament opiniâtre ("Pas opiniâtre. Têtu !", corrigent généralement mes amis, qui sont d’une mauvaise foi sans nom), j’ai fini par me pencher sur le sujet.
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Concernant les éditions Le Robert, voici les chiffres que m’a confiés Géraldine Moinard, sa directrice de la rédaction, concernant les noms communs. Ils permettent de fixer des ordres de grandeur. "Le Robert Benjamin, destiné aux enfants de 5-6 ans, compte 7 000 entrées ; Le Robert Junior, 18 000 ; Le Petit Robert, 65 000 et Le Grand Robert environ 100 000." Du côté de Larousse, les données sont à peu près les mêmes. Quant au Wiktionnaire, il en affiche bien plus (environ 450 000), mais cela tient à deux raisons particulières. D’une part, il s’agit d’un outil numérique, qui n’est donc pas confronté à un problème de place. D’autre part, il intègre aussi bien les mots disparus que les mots rarissimes. Il n’a donc pas la même fonction qu’un dictionnaire usuel.
Première conclusion ? Il est...
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23/06 - "Trump peut faire plus pour l’unité européenne que 2 000 ans de guerres" : l’optimisme de l’historien Roderick Beaton
Roderick Beaton ne craint pas les idées à contre-courant. À l’heure où les partis eurosceptiques font de la souveraineté des États-nations une priorité et gagnent du terrain dans les urnes, l’historien britannique l’affirme : il ne faut pas moins, mais plus d’Europe. Dans Europe, A New History (Allen Lane, non traduit), ce spécialiste de la Grèce antique retrace la longue histoire de l’idée européenne, depuis la première guerre médique jusqu’à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. De ces 2 500 ans d’histoire, il tire une leçon : c’est lorsqu’ils font face à une menace extérieure que les Européens se montrent les plus unis.
De quoi donner un peu d’espoir aux europhiles. Pour ce professeur au King’s College de Londres, la montée en force des grandes puissances et de leurs leaders autoritaires – la Russie de Poutine, la Chine de Xi Jinping et l’Amérique de Donald Trump - offre ainsi "une occasion historique pour l’Europe". Entretien.
L’Express : Avant d’être un espace géographique ou une entité politique, l’Europe serait une idée. Qu’entendez-vous par là ?
Roderick Beaton : Tout part d’un espace géographique. Les Grecs anciens divisaient le monde en trois continents : l’Afrique, l’Asie et l’Europe. Mais lorsqu’ils furent attaqués par les Perses – venus d’Asie - en 490 avant notre ère, cette distinction s’est chargée d’une dimension idéologique, et cet espace géographique s’est trouvé peu à peu assimilé à une civilisation et à une culture.
Le "choc des continents" décrit par l’historien Hérodote, au Ve siècle avant J.-C.,...
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23/06 - Il y a dix ans, les Britanniques votaient pour le Brexit : "Une forme de rébellion contre l’establishment mondialisé"
Cet article a été publié pour la première fois le 29 juin 2016 dans L'Express
Depuis que 52% des Britanniques ont approuvé le Brexit, le Royaume-Uni est menacé d'éclatement, les grands partis se déchirent, la City est inquiète et une partie de la population ne reconnaît plus son pays.
Jamais un discours de victoire n'a paru si funèbre. Quelques heures après l'annonce des résultats du référendum sur le maintien ou la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, le 24 juin, Boris Johnson, héros des partisans du Brexit, s'exprime, vêtu de noir, l'oeil sombre : "Je veux dire aux jeunes qu'ils continueront à profiter de l'Europe et d'y voyager."
Pourquoi l'ancien maire de Londres semble-t-il effondré et sur la défensive ? Une partie de l'explication apparaît en bas des écrans de télévision, au moment précis où il prend la parole : la livre sterling décroche, ce matin-là, pour atteindre son niveau le plus bas depuis 1985. En sortant de son domicile, aussi, moins d'une heure plus tôt, Johnson avait été hué par une foule de jeunes Londoniens en colère.
Toutefois, la plus mauvaise nouvelle de la matinée, de son point de vue, est sans doute la déclaration surprise de David Cameron, Premier ministre sortant. Ces deux-là ont longtemps été proches, au point d'échanger plusieurs SMS par jour. Mais ils ne s'adressent plus la parole depuis le 21 février, quand Boris Johnson, à la surprise générale, a pris la tête de la campagne pour que le Royaume-Uni quitte l'UE.
Or, ce 24 juin, à 9h15, le chef du gouvernement annonce...
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22/06 - "Un triomphe devenu tragédie" : la démission de Keir Starmer vue par la presse britannique
"Keir Starmer a montré de l'émotion, mais c'est un peu trop tard", titre The Independent, avec une photo du futur ex-Premier ministre devant le 10 Downing Street, au bras de son épouse Victoria Starmer. Et de le comparer à Theresa May, qui occupa le poste trois années durant (2016-2019), "une autre Première ministre qui semblait elle aussi plutôt robotique". La BBC relève également un "discours empreint d'émotion", par contraste avec l'approche de celui qu'elle surnomme "Monsieur Règles", qui "n'a pas su créer un lien avec l'opinion publique".
Keir Starmer avait pourtant bien commencé. Le 5 juillet 2024, après quatorze années de gouvernements conservateurs successifs, il était nommé Premier ministre, dans la foulée du raz-de-marée électoral de son parti, le Labour (plus de 410 sièges remportés au Parlement avec une majorité à 326). Un score impressionnant si l'on jette un œil dans le rétroviseur : lors des élections générales de 2019, les travaillistes n'avaient remporté que 202 sièges, leur plus faible résultat depuis... 1935.
"Que diraient les pupitres de Downing Street s'ils pouvaient parler ?", s'interroge avec lyrisme le très sérieux The Herald. Le quotidien écossais joue sur le comique, et évoque avec ironie les rumeurs autour de la démission du Premier ministre, qui bruissaient depuis quelques jours. "Rendons hommage à cet homme : il a laissé le week-end aux commentateurs pour qu'ils puissent préparer leur analyse à chaud, pendant que lui et sa famille descendaient à Chequers [NDLR : résidence de...
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22/06 - En Iran, la répression des dissidents se poursuit sans relâche
Il s'appelait Nasser Bakerzadeh, il avait 26 ans, et le régime iranien l'a pendu au début du mois de mai. Accusé d'espionnage au profit d'Israël - une accusation qu'il a toujours fermement démentie - le jeune homme compte parmi les 45 personnes, au moins, exécutées par Téhéran pour des motifs politiques depuis le début de l'année.
Car malgré les négociations actuellement engagées entre l'Iran et les Etats-Unis, les exécutions n'ont pas ralenti dans la théocratie. Bien au contraire : la plupart de ces condamnations à mort ont été exécutées au cours des trois derniers mois, rapporte le Wall Street Journal. Une accélération qui intervient quelques mois après les manifestations de janvier, réprimées avec violence par le régime iranien. Une partie des personnes exécutées ces dernières semaines avaient été arrêtées à cette occasion.
Nasser Bakerzadeh, quant à lui, avait participé aux manifestations nationales de 2022, initialement déclenchées en faveur des droits des femmes avant de se transformer en un mouvement de contestation plus large du régime. Arrêté en 2023, il avait été accusé de collaboration avec le Mossad, les services de renseignement israéliens, avant d'être condamné à mort. Jusqu'à son exécution, il a toujours clamé son innocence. De nombreuses personnes arrêtées lors de ces mouvements de protestation demeurent aujourd'hui emprisonnées.Internet et espionnage
Fin...
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22/06 - Affaire Lyhanna : "La responsabilité de l’Etat peut être reconnue lorsque des dysfonctionnements graves sont établis"
La plainte a été déposée il y a près d’un an à la gendarmerie de Condom, dans le Gers. Le 18 août 2025, Audrey signale auprès des agents les viols que sa fille Rosa*, 10 ans, aurait subis de manière répétée de la part de Jérôme Barella au domicile de ce dernier. Malgré une audition de la fillette et les preuves médico-légales présentées à la suite de ce dépôt de plainte, l’agresseur présumé ne sera jamais entendu dans ce dossier. Neuf mois plus tard, il est mis en examen et placé en détention provisoire pour le meurtre de la petite Lyhanna, 11 ans. Selon les premiers éléments de la mission d'inspection réalisée sur les éventuels dysfonctionnements dans cette affaire, rendus publics ce lundi 22 juin, "la procédure criminelle [concernant la jeune Rosa] n’a pas été traitée comme prioritaire, tant de la part du parquet d’Auch que de la compagnie de gendarmerie de Condom".
Le 9 juin dernier, la mère de Rosa annonçait justement porter plainte contre l’Etat pour "faute lourde", évoquant sa "colère" au micro de RTL. "On pouvait éviter la mort de Lyhanna si la justice et les personnes qui se sont occupées de mon dossier avaient fait leur job correctement", regrettait-elle alors. Le début d’un combat judiciaire "long et complexe" selon l’avocat en droit public Pierrick Gardien, qui analyse pour L’Express les principaux enjeux juridiques de cette procédure.
L’Express : Comment définir juridiquement la notion de "faute lourde", et dans quelles conditions est-il possible d'engager une procédure contre l’Etat sur ce fondement ?
Me...
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22/06 - Clément Beaune : "Le Brexit a été une alerte rouge salutaire pour l’Union européenne"
Ce 23 juin, le Royaume-Uni commémore les dix ans de son référendum sur le Brexit. Un tremblement de terre qui a profondément bouleversé la Grande-Bretagne, mais aussi l'Union européenne. Pour la première fois, un Etat membre décidait de quitter le groupe.
Clément Beaune, successivement conseiller Europe d'Emmanuel Macron (2017-2020) puis ministre en charge des questions européennes (2020-2022), a été au cœur des négociations de ce divorce douloureux. Dix ans après ce vote, le haut-commissaire à la Stratégie et au Plan raconte ses effets sur une Europe loin d'avoir été coulée par le Brexit.
L'Express : Dix ans après le vote sur le Brexit, ce référendum a-t-il fait un vainqueur, que ce soit au Royaume-Uni ou dans l'Union européenne ?
Clément Beaune : Le Brexit n'a été une bonne nouvelle pour personne, ni sur le moment ni dix ans après. Ce choix du peuple britannique n'a pas fait de bien à leur pays, il n'a pas fait de bien à l'Europe. Mais certains prédisaient, voire souhaitaient, que ce soit le début d'un délitement de l'Union européenne, or c'est tout le contraire qui s'est joué.
En réalité, l'UE a non seulement tenu mais elle s'est renforcée, en progressant sur des sujets comme la défense ou le numérique, en résistant aux crises comme celle du Covid grâce au plan de relance, que nous n'aurions probablement pas pu faire aboutir avec le Royaume-Uni. Aujourd'hui, une dizaine d'Etats veut entrer dans l'Union européenne. Le Brexit n'a donc pas acté la fin de l'Europe.
Il nous a permis de tirer des leçons puisque ce...
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22/06 - Canicule : comment nos voisins européens s’adaptent aux fortes chaleurs
La canicule s’installe, les pays s'adaptent. Plusieurs pays européens enregistrent des températures avoisinant les 40 °C, rendant les conditions de travail particulièrement difficiles. En France, 54 départements seront en vigilance rouge canicule ce mardi 23 juin. Les entreprises incitent au télétravail et proposent d'aménager les horaires afin de limiter la pénibilité des tâches. De plus, près de 1 350 écoles et collèges sont fermés ce lundi, selon le ministère de l'Education nationale. Face à la multiplication des vagues de chaleur, plusieurs pays européens ont déjà mis en place des dispositifs spécifiques.Espagne : un "congé climatique" payé
Depuis les inondations meurtrières à Valence en 2024, qui ont coûté la vie à plus de 200 personnes, l’Espagne a instauré un nouveau congé prévu pour les catastrophes. Le ministère du Travail a inscrit dans la loi, le 28 novembre 2024, le "congé climatique" permettant d’avoir jusqu’à quatre jours de congé par an entièrement rémunérés. Un salarié y accède lorsqu’"il est impossible de se rendre au travail, non seulement parce que la vie individuelle est en danger, mais aussi parce qu’il existe un risque collectif", a déclaré le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez.
Dans les faits, ce congé s'applique en cas d'alerte orange ou rouge déclenchée par l'Agence de météorologie espagnole (AEMET), ou lorsque la Protection civile estime qu'il est impossible d'exercer son activité en toute sécurité. Si le télétravail est possible, la mesure ne peut pas s’appliquer. Lorsque des jours...
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22/06 - Tulsi Gabbard sous l’emprise d’une secte ? Ses étranges liens avec un gourou
L'ancienne patronne du rassemblement américain aurait-elle été influencée par une secte hindouiste ? C'est ce qu'affirme une enquête publiée par le Washington Post. Tulsi Gabbard, qui avait été nommée par Donald Trump, directrice du renseignement intérieur (un poste chapotant la CIA, le FBI et 16 autres agences nationales) a quitté ses fonctions cette semaine.
Sous le feu des projecteurs lors de son passage à ce poste, de février 2025 à juin 2026, les observateurs ont commencé à s'intéresser au passé de cette ancienne élue démocrate, nommée à l'un des postes les plus sensibles du pays. Un nom semble ressortir tout au long de son parcours : celui de Chris Butler, un chef religieux âgé aujourd'hui de 78 ans, et que Tulsi Gabbard a un jour décrit comme "son gourou".
Mais les révélations ne s'arrêtent pas là : des milliers de documents analysés par le quotidien révèlent que le chef de l'organisation politique "Science of Identity Foundation" aurait conseillé, voire donné des injonctions à Tulsi Gabbard, au moins sur la période où elle était élue au Congrès pour les Démocrates, de 2013 à 2021.Mouvement sectaire
Née aux Samoa, Tulsi Gabbard a grandi à Hawaï, au sein du groupe religieux "Hare Krishna" fondé et dirigé par Chris Butler, dont ses parents faisaient également partie. L'organisation pratique une forme d'hindouisme, impliquant la dévotion à la divinité Krishna, la pratique de la méditation et du yoga, et un régime alimentaire particulier. Mais il est considéré comme un groupe sectaire, en raison de la dévotion...
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22/06 - TrophyLab : la base de données ukrainienne qui dissèque l’arsenal militaire russe
Et si l'armée russe n'avait plus de secrets ? C'est en tout cas le postulat de l'Ukraine, qui entend tirer parti de ses connaissances militaires accumulées depuis le premier jour de l'invasion russe sur son sol, le 24 février 2022. Mykhaïlo Fedorov, nommé en janvier ministre de la Défense, a annoncé vendredi 19 juin la mise en ligne de TrophyLab. Cette page aux couleurs sombres, qui joue sur les codes futuristes, est en réalité une immense base de données. Elle recense tout ce que l'armée ukrainienne sait des équipements militaires russes. "Chaque missile, drone et véhicule saisi sur le champ de bataille est désormais une source de connaissances pour le monde libre", a écrit sur X Mykhaïlo Fedorov.
Affichant chaque équipement russe comme autant de prises de guerre, TrophyLab recense 115 drones, missiles ou véhicules, classés dans 79 catégories. Chaque notice comprend les caractéristiques techniques, le plan ou encore l'analyse des composants des équipements. En complément, 225 études sont proposées par des laboratoires, des centres d'ingénierie ou de recherche spécialisés dans l'armement. TrophyLab n'est toutefois pas une plateforme ouverte à n'importe qui : le ministre de la Défense précise que seuls "les gouvernements alliés, les laboratoires et les fabricants de technologies de défense" y ont accès sur demande.
Une fois l'enregistrement effectué, les utilisateurs peuvent naviguer dans la base de données, mais aussi demander à recevoir des échantillons physiques pour effectuer des tests. Cela "réduit...
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22/06 - Mort d’Alan Greenspan, le maestro de l’économie digne "du bon Dieu dans un bon jour"
L'Express du 1er mars 2001
Depuis quatorze ans, le président de la Réserve fédérale américaine passe pour le magicien de l'économie mondiale. Alors qu'outre-Atlantique un ralentissement de la croissance se fait sentir, sera-t-il à la hauteur de sa réputation ?
Ce 5 août 1970, Alan Greenspan n'est encore ni demi-dieu ni président de la Réserve fédérale américaine. Juste un consultant en économie, planté sur un trottoir de Wall Street au milieu de centaines d'employés évacués de leur immeuble par les pompiers. De la rue, il compte les fenêtres à partir du rez-de-chaussée, 30, 31, 32... pour arriver à une conclusion objective et désolante : les flammes infernales émanent bien du 33e étage, en partie occupé par les bureaux de son entreprise Townsend-Greenspan Inc, là où, dix minutes plus tôt, il a abandonné des milliers de pages de prévisions économiques. Sa collaboratrice, Kathryn Eickhoff, entrevoit déjà les cendres de plusieurs mois de labeur. Alan Greenspan, plissant les yeux derrière ses lunettes loupes, se tourne alors vers elle : "Ne t'en fais pas, Kathy, nous n'avons rien perdu." Il se touche la tempe de l'index : "Tout est là."
S'il a inspiré le film La Tour infernale, l'incendie n'a pas touché le bureau de Greenspan. Pourtant, trente et un ans plus tard, c'était bien vrai, "tout est là" dans les méninges du grand maître des taux d'intérêt américain, gardien du premier système bancaire de la planète.
Mais quoi, au juste ? Les commentaires haletants des chaînes financières, des milliers d'articles dans les...
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22/06 - Canicule : le retard coupable de l’Europe sur la climatisation
A chaque épisode de canicule, le même ballet se répète. Faute de trouver assez de refuges climatisés, les touristes de passage à Paris finissent à moitié vêtus dans les bassins et fontaines de la capitale. Derrière ces scènes pittoresques se cache une réalité bien moins amusante : la France, et l'Europe dans son ensemble, accuse un retard considérable sur les Etats-Unis et l'Asie en matière de climatisation.
Le mot "raté" n'est pas trop fort. Outre-Atlantique, 90 % des foyers sont équipés, indépendamment du niveau de revenu. En Europe, cette proportion chute à 20 % en moyenne. Même si les perceptions évoluent et que la clim - réversible notamment - connaît un regain de popularité sur la période récente, un fossé persiste. Que rien ne justifie vraiment.
Depuis les années 1980, le Vieux Continent se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale, rappelle un rapport récent de l'observatoire Copernicus. La raison tient à la géographie : l'Europe est proche de l'Arctique, où les températures grimpent trois à quatre fois plus rapidement qu'ailleurs sur le globe. S'y ajoute un dérèglement de la circulation atmosphérique, qui charrie toujours plus d'air chaud venu du Sud. Autant de raisons de se tourner sans complexe vers la technologie pour se rafraîchir.
Or l'Europe dispose d'un atout de poids : une électricité de plus en plus décarbonée, portée par l'essor des renouvelables et la présence du nucléaire. Dans ce contexte, brancher la climatisation sur le réseau n'a rien d'une faute morale. Le solaire est...
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22/06 - Démission de Keir Starmer : la défaite d’une gauche trop prudente et sans vision
Dans une Grande-Bretagne habituée depuis le Brexit aux crises politiques et aux successions précipitées, son départ pourrait apparaître comme un épisode de plus dans l'instabilité chronique de Westminster. Ce serait une erreur. Car l'échec de Keir Starmer raconte quelque chose de plus profond : les limites d'une politique fondée presque exclusivement sur la compétence, la prudence et la gestion. Le paradoxe est saisissant. L'homme qui avait été élu parce qu'il incarnait le sérieux a finalement été emporté par cette même promesse.
Lorsqu'il arrive à Downing Street en juillet 2024, Starmer bénéficie d'un contexte exceptionnellement favorable. Les conservateurs sortent épuisés de quatorze années de pouvoir et de guerres intestines. Le Brexit a fracturé le pays. Le passage éclair de Liz Truss a ébranlé la crédibilité économique du Royaume-Uni. Les électeurs veulent tourner la page.
Mais ils veulent aussi du changement. C'est là que se situe le malentendu fondateur du mandat Starmer : lui et son entourage ont interprété le scrutin de 2024 avant tout comme une demande de stabilité. Or les électeurs n'avaient pas seulement voté contre les conservateurs ; ils avaient également voté pour une amélioration tangible de leur niveau de vie, de leurs services publics et du fonctionnement du pays.La stratégie fragile du "vase Ming"
Ancien procureur, Starmer était parfaitement équipé pour répondre à la première attente. Beaucoup moins à la seconde. En tant que leader de l’opposition, il avait mené ce que ses proches appelaient...
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22/06 - Défense : l’Allemagne se tourne vers Israël et l’Ukraine pour renforcer son arsenal de missiles
L'Allemagne pourrait se tourner vers Israël et l'Ukraine pour renforcer son arsenal de missiles de croisière longue portée. L'information a été révélée par le média Politico, à partir d'une note interne du ministère de la Défense allemand. Deux entreprises ukrainiennes et une start-up israélienne sont en lice pour remporter le contrat. L'objectif de Berlin : disposer d'armes de dissuasion contre la Russie, tout en gagnant en autonomie vis-à-vis de son partenaire américain, de plus en plus imprévisible.
Selon des responsables au fait du dossier, la direction de l'armement du ministère de la Défense allemand s'intéresse à la start-up israélo-américaine Covenant, fondée en 2024, et "qui prévoit de construire un écosystème d'approvisionnement européen souverain et des lignes de production en Allemagne et au Royaume-Uni", précise Politico.
Les documents de planification mentionnent également deux entreprises ukrainiennes comme candidates pour le programme allemand de missiles de croisière à bas coût, témoignant du saut technologique fait par Kiev concernant son industrie de Défense. L'une d'entre elles est la société Fire Point, qui développe le système "Flamingo", et l'autre, non identifiée, est le fabricant d'un drone-missile à réaction de moyenne portée nommé "Bars". Les deux systèmes sont déjà employés dans la guerre contre la Russie.Menace russe
Les documents du ministère de la Défense allemand reflètent la nouvelle ambition de Berlin : renforcer au plus vite, dès 2027, son système de défense aérienne. Son...
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22/06 - Colombie : Abelardo de la Espriella, un millionnaire d’extrême droite pro-Trump élu président
L'Amérique latine a basculé un peu plus à l'extrême droite, dimanche 21 juin. Selon les premiers résultats de l'élection présidentielle en Colombie, c'est le millionnaire d'extrême droite, Abelardo de la Espriella, 47 ans, qui remporte le scrutin. Ce soutien déclaré de Donald Trump, qui a reçu son appui en retour, l'emporte avec 49,7 % des voix, contre 48,7 % pour le sénateur de gauche Ivan Cepeda, son rival. L'annonce intervient alors qu'au même moment, le Pérou attend les résultats d'une élection présidentielle très disputée, donnant favorite la candidate de droite Keiko Fujimori.
Abelardo de la Espriella, avocat, patrons de plusieurs entreprises et millionnaire, a promis un programme de sécurité intransigeant et des politiques favorables au marché. Surnommé "Le Tigre" par ses partisans, il se présente comme un sauveur "anti-système", capable de relancer une économie colombienne chancelante, et de rétablir l'ordre dans un pays secoué par des groupes armés illégaux et le trafic de drogue.Discours sur la criminalité
Le candidat a commencé à gagner en popularité dès le début de l'année grâce à son discours intransigeant sur la criminalité et l'influence des groupes militaires armés. Il a remporté la victoire au premier tour fin mai avec 43,7 % des voix. Abelardo de la Espriella a souvent été comparé à Nayib Bukele, président du Salvador qui se surnomme lui-même "le dictateur le plus cool du monde". Ce dernier a mis en place des politiques sécuritaires répressives et des méga-prisons qui ont permis de faire...
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22/06 - Le barbecue, dernier lieu de résistance à l’esprit du temps, par Julia de Funès
Le mois de juin sonne l’heure des barbecues. Joie estivale de millions de Français, le barbecue est peut-être l’un des plus redoutables démentis adressés à l’esprit du temps. On nous dit que tout s’accélère, que tout doit être rapide, et immédiat. Or le barbecue repose sur le temps long. Il suffit qu’un ami lance un joyeux "On se fait un barbec ?" pour que chacun sache immédiatement ce que cela signifie : une journée entière vient d’être condamnée.
Personne ne sait vraiment à quelle heure cela commencera, encore moins à quelle heure cela finira. On promet un déjeuner à midi, on mange à 15 heures. C’est qu’entre les premiers convives qui arrivent à 11 heures et les derniers à 14 heures, pas simple de viser juste. Mais les invités l’acceptent avec une étonnante sérénité. Là où le retard est partout vécu comme une offense, il devient ici une composante du plaisir.
On nous explique que le lien social se délite, que chacun vit enfermé dans sa bulle numérique. Pourtant, il suffit d’un barbecue pour reconstituer spontanément une communauté. Comme dans toute tribu, il y a les habitués, les invités de passage dont personne ne connaît encore très bien le prénom, les enfants surexcités, les adolescents vaguement présents, et les anciens installés à l’ombre. Le barbecue rappelle discrètement que la civilisation est née autour du feu avant de s’organiser autour des écrans.L'autorité dans une culture de l’horizontalité
On nous parle de l’horizontalité, de la disparition des hiérarchies et de la méfiance envers toute forme d’autorité....
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22/06 - Royaume-Uni : le Premier ministre Keir Starmer annonce sa démission
Contesté depuis des semaines, il a fini par jeter l'éponge. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé ce lundi 22 juin sa démission, cédant ainsi à la pression d'un grand nombre de voix au sein de son parti pour qu'il laisse la place à Andy Burnham, le populaire maire du Grand Manchester.
Ce dernier a en effet facilement remporté vendredi dernier une élection législative partielle dans le nord-ouest de l'Angleterre, ce qui était une première étape nécessaire pour évincer Keir Starmer, notamment tenu responsable de la déroute historique du parti travailliste aux élections locales du 7 mai.
Lors d'une courte allocution devant le 10, Downing Street, la résidence du Premier ministre britannique, Keir Starmer a dit, avec des sanglots dans la voix, qu'il avait fait part de sa décision au roi Charles III plus tôt dans la journée, ajoutant qu'il apporterait tout son soutien à son successeur.
Arrivé au pouvoir en juillet 2024 à la faveur d'une nette victoire du Parti travailliste aux législatives après 14 années de gouvernements conservateurs, Keir Starmer a reconnu ce lundi qu'il était clair que son parti voulait son départ. "La question que se pose actuellement mon parti est de savoir si je suis le mieux placé pour nous mener aux prochaines élections générales. J'ai entendu la réponse de mon groupe parlementaire à cette question et je l'accepte de bon cœur", a-t-il déclaré, précisant que la procédure visant à désigner celui qui le remplacera s'ouvrirait le 9 juillet.
Après avoir fait la liste des...
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22/06 - "Le Fils de l’oligarque", par Patrick Radden Keefe : enquête dans un Londres ténébreux
Longtemps, Matthew et Rachelle Brettler, enfants de pères rescapés de la Shoah, n’ont pas voulu médiatiser le suicide suspect de Zac, leur fils de 19 ans, qui sauta du balcon du cinquième étage d’une tour londonienne de Riverwalk, le 29 novembre 2019. Trois ans après le drame, ils ont fini par accepter la proposition de la plume du New Yorker Patrick Radden Keefe de révéler l’affaire au grand public. Après avoir publié son article en février 2024, le journaliste s’est attelé à un livre, Le Fils de l’oligarque (Belfond), impressionnante enquête d’investigation sur la trajectoire de Zac, qui se fit passer, à l’insu de sa famille, pour un fils d’oligarque russe nommé Ismaïlov et installé à Londres. Nourri par deux ans de conversations avec les parents Brettler, le récit retrace, de façon chronologique, leurs relations avec leur fils cadet, leur étonnement et leur désarroi quand ils apprennent ses affabulations. On assiste ainsi à la métamorphose de Zac, enfant insolent et rieur en menteur tourmenté et vantard obsédé par les gangsters, rongé par l’anxiété corrosive de n’être pas assez riche. On constate ensuite la naïveté de Matthew et Rachelle Brettler quant à la "bienveillance" de deux adultes devenus les amis et protecteurs de Zac, Akbar Shamji et Verinder Sharma. Qui, on l’apprend petit à petit, en voulaient à la pseudo fortune du jeune homme.
Car, Akbar Shamji n’est autre qu’un charlatan au bord de la faillite, un dilettante posant à l’entrepreneur de génie, Oscar du meilleur escroc, et Verinder, alias "Dave...
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22/06 - Epargne : les ETF sont-ils un placement miracle ?
A en croire les professionnels - banquiers, gérants, assureurs… -, les Français manqueraient cruellement de culture financière. Si le constat n’est pas totalement erroné, il est parfois utilisé comme un mantra pour alimenter les intérêts des sociétés financières davantage que ceux des épargnants. Le Français n’est peut-être pas très féru d'intérêts composés mais il dispose d’un certain bon sens. Après s’être vu vendre des supports bilanciels pour renforcer les fonds propres des banques, des produits structurés frelatés pour doper les commissions des conseillers ou encore des assurances-vie ultra-chargées pour faire vivre les banques privées, il ne sait plus à quel sein se vouer. A défaut, il préfère se reporter sur le livret A, fiable et sans (mauvaise) surprise à défaut d’être performant. L’éducation financière se fera par un discours de vérité, des pratiques professionnelles et des placements de qualité, ou ne se fera pas.
Quelque 1,1 million de Français ont réalisé au moins une transaction sur les Exchange Traded Funds (ETF) en 2025 d’après l’Autorité des marchés financiers (AMF), un chiffre en hausse de 83 % sur un an. L’engouement des particuliers se confirme depuis plusieurs années puisqu’ils n’étaient que 223 000 à utiliser ces produits en 2020. De quoi s’agit-il exactement ? Les ETF sont des fonds indiciels cotés en Bourse. Contrairement aux fonds actifs dont l’objectif est de battre l’indice de référence de leur marché, ils cherchent à le reproduire fidèlement. La gestion indicielle - aussi appelée gestion passive...
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22/06 - Comment riposter à Donald Trump ? La leçon de fermeté de Giorgia Meloni
La défense de la dignité des Européens est venue de là où on ne l’attendait pas : de la droite populiste. Giorgia Meloni, seule dirigeante européenne conviée l’an dernier à l’investiture de Donald Trump, a osé riposter, vertement de surcroît, aux humiliations que celui-ci lui a infligées ces derniers jours. Grâce à elle, les Européens vont peut-être enfin abandonner leur flagornerie face à un président américain impérieux et offensant.
Avant la présidente du Conseil italien, aucun de ses homologues ne s’était risqué à prendre de front l’hôte de la Maison-Blanche. La semaine dernière encore, Emmanuel Macron a déroulé le tapis rouge à Donald Trump à Versailles ; il a applaudi quand, sous les ors de la galerie des Glaces, l’Américain a signé un protocole d‘accord avec l’Iran qui consacre pourtant une victoire stratégique du régime des mollahs. La scène rappelait le sourire affiché par Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, lorsqu’elle a conclu l’accord actant la soumission de l’Union aux diktats commerciaux de Washington. Ou encore la servilité de Mark Rutte, le secrétaire général de l’Otan, qui s’est aplati devant le président américain par crainte qu’il ne claque la porte de l’alliance transatlantique.
En avalant couleuvre sur couleuvre, les Européens escomptent que les Etats-Unis se réengagent aux côtés de l’Ukraine contre l'agresseur russe. La tactique, suivie depuis que Trump s’est réinstallé à la Maison-Blanche il y a un an et demi, est pourtant infructueuse. L’Américain a bien signé, le 17 juin,...
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22/06 - "C’était de l’inconscience" : du basket à l’hôtellerie, la folle reconversion de David Cozette
A un âge où on vous colle vite l’étiquette de "senior" et où beaucoup estiment que votre vie professionnelle est déjà derrière vous, le témoignage de David Cozette détonne. A 50 ans, cet ancien journaliste sportif, l’une des voix du basket français, marié et père de deux enfants, a pris une décision folle : quitter son métier et la région parisienne pour ouvrir un hôtel-restaurant sur une plage du Var. Le début d’une nouvelle vie semée d’embûches : cinq jours après l’ouverture de l’établissement, la France se confinait une première fois face à l’épidémie de Covid. Le début, aussi, d’un burn-out qu'il a mis du temps à reconnaître. S'ensuit une succession de galères et d’imprévus, financiers notamment. Mais au bout du compte, une incroyable expérience couronnée de succès, où chaque petite victoire compte et s'arrache parfois dans les derniers instants. Un témoignage riche en enseignements pour quiconque souhaite un jour opérer un virage à 180 degrés sur le plan professionnel.
Un épisode du podcast Anatomie d'une décision à écouter sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox, Podcast Addict ou en cliquant sur le player en tête de cet article.
L'Express : D’Eurosport à Canal+, en passant par la chaîne L’Equipe, après plus de vingt-cinq ans passés à commenter le basketball, vous décidez un jour de tout quitter pour racheter un hôtel-restaurant près de Toulon. Un univers dont vous ne connaissiez pourtant rien. Inconscience ? Besoin de renouveau ? Qu’est-ce qui vous a poussé à sauter le pas ?
David Cozette : Depuis vingt-cinq ans,...
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22/06 - Moyen-Orient : Marco Rubio se rendra, à partir de mardi, dans trois pays du Golfe
De premières discussions se sont tenues dimanche 21 juin en Suisse entre les États-Unis et l'Iran, en présence des médiateurs qataris et pakistanais. Ces négociations doivent permettre, en 60 jours, de parvenir à un accord durable entre Washington et Téhéran, l'accord ayant été signé la semaine dernière n'étant que temporaire.
"Quelques jours de pourparlers" sont à prévoir, d'après le vice-président américain J.D. Vance, qui avait fait part de son optimisme avant de s'envoler pour l'Europe : "Je pense, si tout va bien, que nous allons pouvoir faire avancer le dossier nucléaire tout comme celui du cessez-le-feu au Liban". Alors que de nouvelles frappes ont été échangées ce week-end entre Israël et le Hezbollah, Donald Trump a menacé dimanche de bombarder à nouveau l'Iran si celui-ci n'intervient pas auprès du Hezbollah pour que ses attaques contre l'armée israélienne cessent.
Les infos à retenir
⇒ Les Etats-Unis et l'Iran ont conclu un premier cycle de pourparlers en Suisse
⇒ L'Iran fait état de "progrès majeurs"
⇒ Des discussions techniques sont prévues ce lundi
21h00Fin de ce direct
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations.
19h04Donald Trump affirme que l'Iran acceptera des inspections d'armement
L'Iran acceptera de se soumettre à une inspection de son arsenal pour garantir "l'honnêteté nucléaire" sur le long terme, écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social, faisant écho à des propos de...
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22/06 - Brexit : si vous revenez, on annule tout
Un mariage coûte cher, un divorce encore plus. Le 23 juin 2016, les Britanniques ont opté pour la rupture avec l'Union européenne, après plus de quarante ans d'une relation dysfonctionnelle. Des noms d'oiseaux ont volé, des assiettes ont été brisées, personne n'a gagné. En Europe du moins.
"Toutes ces années à négocier une nouvelle relation ont eu un coût exorbitant pour notre continent, alors que cette énergie aurait dû être dépensée pour affronter nos vrais problèmes, politiques comme économiques, regrette l'ex-ministre britannique de l'Europe, le conservateur David Lidington, auprès de L'Express. Nos adversaires, eux, avançaient." Pendant nos querelles européennes, la Russie a pu préparer son invasion de l'Ukraine, la Chine resserrer l'étau de notre dépendance économique et les Etats-Unis se radicaliser au point d'envisager d'annexer un territoire européen, le Groenland.
Dans ce nouveau monde, notre continent n'a ni le temps ni l'énergie pour des regrets. A Londres, Keir Starmer a promis un "reset" avec l'UE mais avance à petits pas : retour au sein d'Erasmus, volonté d'intégrer l'Europe de la défense et de l'énergie... Too little, too late ? Le Premier ministre le plus impopulaire de l'histoire britannique n'aurait pas grand-chose à perdre à assumer le désir européen de la Grande-Bretagne, à acter que ses entreprises se porteraient bien mieux dans le marché commun et que, oui, les Anglais sont des Européens comme les autres. Un "Bretour", même non officiel, demeure indispensable à nos intérêts. Le plus...
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22/06 - Canicule : "Le gouvernement minimise l’ampleur de la catastrophe à venir"
La France vit un nouvel épisode de canicule. Celui-ci s'annonce "étendu, durable et intense", averti Météo France, avec un "pic remarquable" attendu entre dimanche et mardi. Les températures dépasseront allègrement les 40 °C dans plusieurs régions. Des seuils qui se normalisent progressivement avec le changement climatique.
Le monde se réchauffe et le pays s'y prépare. Il dispose déjà d'un plan national d'adaptation (Pnacc), dont le ministère de la Transition écologique a tiré un bilan de sa troisième version, lancée l'an dernier. Mais en présentant le climat futur comme une simple translation du sud vers le nord - Paris ressemblera à Montpellier en 2100 -, la communication gouvernementale édulcore la catastrophe à venir, déplore Nathanaël Wallenhorst, auteur de 2049 - Ce que le climat va faire à l’Europe (Seuil, 2025). "Le scénario 'Adapter la France à + 4 °C' donne l'impression qu'il existerait des solutions permettant de rendre acceptable une trajectoire qui ne l'est pas. C’est un mensonge grave et irresponsable", dénonce le chercheur en sciences de l’environnement de l’Université catholique de l’Ouest (Angers), également membre de l’Anthropocene Working Group.
L’Express : Doit-on encore qualifier cet épisode de chaleur d’exceptionnel ?
Nathanaël Wallenhorst : Cette situation tend à se normaliser. Mais ce qui se profile devant nous va encore bien au-delà. Si nous avions 42 degrés tous les quinze jours, les chercheurs ne passeraient pas leur temps à alerter l'opinion publique. Le problème est bien plus...
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22/06 - Face à l’IA, les écoles revoient en urgence leurs méthodes d’examen
L’Ecole normale supérieure (ENS) de Paris doit aujourd’hui faire face à un phénomène inédit : l'étonnante hausse des demandes d’aménagement pour les épreuves du concours d’entrée de la part de candidats ayant des besoins particuliers. Parmi eux, des élèves souffrant par exemple de dyslexie ou de dysorthographie obtiennent ainsi des dérogations leur permettant de composer sur ordinateur. "Autoriser l'usage d'un correcteur orthographique classique est un aménagement fondamental puisqu’il leur permet de composer dans les meilleures conditions, souligne Valérie Theis, directrice adjointe lettres et sciences sociales de l’ENS. Le problème est que certains demandent désormais à avoir accès à des logiciels qui utilisent l'IA pour réécrire leur texte, ce qui nous oblige à redoubler de vigilance". En Belgique, l’examen d’entrée en médecine organisé en Flandre en juillet 2025 a enregistré un taux de réussite deux fois plus élevé que celui de la session précédente. Sur les réseaux sociaux, plusieurs candidats se sont vantés d’avoir soumis des questions à l’IA sans être détectés. D’autres, repérés, ont été exclus.
Confrontées à ce phénomène de triche à grande échelle, les grandes universités et écoles européennes sont obligées de revoir en urgence leurs méthodes d’évaluation. Selon une étude Ipsos réalisée en avril 2026 pour Theia, 54 % des jeunes Français de 18 à 25 ans interrogés reconnaissent avoir déjà eu recours à l’IA "pour utiliser des ressources non autorisées lors d’une épreuve ou d’un devoir noté". Le pourcentage grimpe à 63 %...
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22/06 - Volodymyr Zinovskyi : "Près de 90 % des pertes russes sont infligées par des drones"
Plus de quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, l’armée russe apparaît plus que jamais à la peine sur le front. En mai, pour le deuxième mois d'affilée, les troupes de Poutine ont même légèrement perdu du terrain, selon les calculs de l’Institute for the Study of War. Au fil des années, une arme s’est imposée comme l’une des pièces maîtresses de la résistance ukrainienne : le drone, dont les performances ne cessent de progresser. "La durée de vie moyenne d'un char sur le champ de bataille n’est maintenant plus que de six minutes. Et c'est uniquement grâce aux drones", évalue Volodymyr Zinovskyi, le PDG de TAF Industries, l’une des entreprises pionnières dans ce domaine. Ce dirigeant - dont la société n’était au départ qu’une simple fondation caritative avant de devenir l’un des principaux fabricants ukrainiens - explique à L'Express comment ces engins ont redéfini les standards de la guerre moderne.
L’Express : Comment l'Ukraine est-elle devenue pionnière dans le domaine des drones ?
Volodymyr Zinovskyi : C'était notre seule option pour survivre. Au début de l'invasion à grande échelle, nous n'avions pas assez d'armes pour nous défendre. Nous étions dans une situation très défavorable face aux Russes, car ils disposaient de beaucoup plus de ressources que nous : plus d'armements, plus de véhicules, et aussi plus de soldats. C’est pourquoi il nous fallait inventer un moyen de changer la nature du conflit grâce à des armes capables de mener une guerre asymétrique. Et les drones ont joué ce rôle. Ils ont...
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21/06 - Yossi Cohen, ex-directeur du Mossad : "Nous avons construit en Afrique un petit Téhéran pour nous entraîner"
Il est de retour dans une ville qu'il connaît bien, pour y avoir été en poste au début de sa carrière, dans les années 1980. A l'époque, Yossi Cohen était un katsa en mission à Paris - un des officiers de renseignement du Mossad. Dans les années à venir, il allait grimper peu à peu les échelons, jusqu'à finir à la tête de l'organisation pendant cinq ans, de 2016 à 2021. Une carrière hors-norme, que Cohen raconte dans un livre Combattre pour la liberté, paru aux éditions Michel Lafon en juin.
De passage à Paris à l'occasion de la promotion de son ouvrage, il nous a accordé un entretien, quelques jours après l'annonce de l'accord passé entre les Etats-Unis et l'Iran. Le texte à peine signé, les négociations, qui devaient avoir lieu à Genève ce 19 juin, ont déjà été reportées. Ce mercredi 17 juin, Yossi Cohen affichait son scepticisme face à un texte qu'il désapprouve. Entretien.
L'Express : Quel regard portez-vous sur le deal qui a été signé à Versailles par Trump et qui devrait être ratifié vendredi en Suisse ?
Yossi Cohen : Si je m'exprime du point de vue israélien - en tant qu'ex-directeur du Mossad, quelqu'un qui a travaillé pour la sécurité et la défense de l'État d'Israël - je pense que la guerre entre l'Iran et Israël n'est pas encore terminée. Avec ou sans accord. J'ai été le négociateur pour l'État d'Israël concernant le JCPoA, l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien, en 2015. Un accord que nous n'avons pas signé - les négociations ont eu lieu entre l'Iran et le P5+1 : les membres du conseil de sécurité,...
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21/06 - En Italie, Giorgia Meloni prise pour cible par le "nouveau César" de l’extrême droite
C'est une période difficile pour la dirigeante italienne Giorgia Meloni. Alors que les tensions diplomatiques entre les Etats-Unis et l'Italie sont vives depuis que Donald Trump a insisté sur le fait qu'elle lui avait demandé "encore et encore" de prendre une photo avec lui lors du sommet du G7 en France - ce qu'elle conteste -, un autre homme est en train de bouleverser l’équilibre interne de la droite italienne à l’approche des prochaines élections. Le général Roberto Vannacci, ancien attaché militaire italien à Moscou et figure controversée de l’extrême droite, attire de plus en plus d'élus de la majorité de Giorgia Meloni et une partie de son électorat, avec son parti Futuro Nazionale.
Un récent sondage lui attribue 5,3 % des intentions de vote, un score équivalent à celui de la Ligue. Huit parlementaires issus de la coalition gouvernementale ont aussi déjà rejoint ses rangs, un phénomène que certains observateurs qualifient de véritable "séisme politique", rapporte le Financial Times.Des références au fascisme
Cette percée fragilise grandement Giorgia Meloni. Bien qu’issue du courant postfasciste italien et longtemps connue pour son euroscepticisme virulent, la cheffe du gouvernement a progressivement adouci son discours et élargi sa base électorale depuis son arrivée au pouvoir, non sans décevoir ses supporters les plus idéologiquement marqués. Pour le politologue Lorenzo Castellani, la progression de Roberto Vannacci constitue en effet "une alerte rouge" pour la Première ministre. "Le message...
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21/06 - Giovanni Orsina : "Une victoire du RN en 2027 ne suffirait pas à faire tomber le système en place"
Et si Donald Trump, Giorgia Meloni ou encore Viktor Orban étaient en fin de compte des (contre)-révolutionnaires et que des Pedro Sanchez, Emmanuel Macron, Raphaël Glucksmann et consorts s'avéraient être de parfaits conservateurs ? Cette thèse qui renverse à 180 degrés nos grilles de lecture communément admises, c'est celle de l'historien italien Giovanni Orsina. Professeur d'Histoire contemporaine à l'université Luiss de Rome, cet esprit libéral explique dans son essai (Controrivoluzione. Una storia politica del nostro tempo) comment, le libéralisme et ses excès auraient planté les graines du populisme, qu'il appréhende comme un mouvement "contre-révolutionnaire". Mais si Giovanni Orsina estime que ces "contre-révolutionnaires" ont la capacité d'engranger de nettes victoires électorales sur le Vieux Continent, à l'instar de Marine Le Pen en France, en 2027, les chances qu'ils parviennent à transformer la société en profondeur demeurent limitées. Entretien.
L'Express : Comment comprendre cet étrange paradoxe que vous amenez selon lequel ceux l'on perçoit comme des conservateurs seraient en réalité des contre-révolutionnaires, et que ceux qui se présentent comme les héritiers des révolutionnaires seraient, à l'inverse, des conservateurs ?
Giovanni Orsina : Le mouvement de réaction contre le processus révolutionnaire de ces dernières décennies a pris de nombreuses formes. À droite, dans certains cas — par exemple celui de Giorgia Meloni —, il s’est rattaché à la tradition idéologique conservatrice. Mais le...
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21/06 - Le roi Charles III serait-il de gauche ? La question qui a longtemps agité l’Angleterre
Après la mort de sa mère la reine Elizabeth II, le 8 septembre 2022, le prince Charles est devenu roi à l'âge de 73 ans. L'année de ses 40 ans, L'Express avait consacré sa couverture à l'éternel prétendant à la couronne britannique et dessiné le portrait d'un prince de Galles loin de l'austère cour d'Angleterre.
Cet article a été publié pour la première fois dans L'Express du 8 juillet 1988
Il refuse l'argent de l'Etat. Il paie volontairement ses impôts. Il va dans les ghettos de Londres. Il se bat contre le chômage, le racisme, les promoteurs... Too much ? La reine s'inquiète. Mrs Thatcher s'irrite.
Le vent glacial qui remonte la Tamise souffle sur les quais déserts de Victoria Embankment. Des dizaines de clochards ont trouvé, sous le pont Waterloo, un morne refuge aux averses qui balaient Londres en cette nuit de novembre. Malgré l'heure tardive, trois ou quatre silhouettes s'avancent avec précaution entre les flaques d'eau, qui reflètent par éclats le faisceau d'une torche électrique.
Sous les arches de pierre noire, des corps serrés les uns contre les autres s'agitent dans le rayon lumineux : visages mangés par la barbe, yeux clignotants lourds de sommeil, bouches édentées d'où sortent des grognements de protestation. Les braseros clandestins rougeoient sur les pavés humides. Indifférent à l'odeur aigre et aux altercations, le petit groupe de visiteurs s'attarde longuement au milieu des clochards. Aucun d'entre eux n'a reconnu l'homme qui, depuis près de deux heures, les questionne familièrement et...
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21/06 - Aux origines du Brexit en 2013 : "Que deviendrait l’Europe en cas de sécession d’Albion ?"
Cet article a été publié pour la première fois le 9 janvier 2013 dans L'Express
L'Histoire, paraît-il, s'écrit toujours deux fois : d'abord en tragédie, ensuite en comédie. Mais il arrive que ce soit le contraire. La menace de sortie de la Grèce de l'Union européenne - le fameux "Grexit" - aurait été, en dépit des apparences, moins grave que ne le serait le "Brixit" (ou "Brexit"), le départ du Royaume-Uni. Or, si la première éventualité s'éloigne, la seconde n'est plus totalement irréaliste. Alors que 56 % des Britanniques se disent favorables à un retrait, le Premier ministre britannique, David Cameron, pourrait, dans les prochains jours, annoncer la tenue d'un référendum sur le sujet pour 2015.
Que deviendrait l'Europe en cas de sécession d'Albion ? Au début, les Européens se réjouiraient d'être débarrassés de ce partenaire récalcitrant, toujours au bord du chantage et dont l'exigence de faire de l'Europe une simple zone de libre-échange sans en accepter les contraintes budgétaires ou sociales rend le navire ingouvernable. Puis ils constateraient l'étendue des dégâts : le mauvais coucheur est contributeur net au budget européen de 10 milliards d'euros, et ses 63 millions d'âmes en font la troisième puissance de l'Union. Sans elle, l'Europe perdrait de sa puissance et de sa superbe face au G 2, l'Amérique et la Chine.Une double tragédie
Les Britanniques paieraient leur isolationnisme au prix fort. "Ce serait une double tragédie, admet The Economist, hebdomadaire économique libéral qui s'est rarement montré...
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21/06 - Royaume-Uni : quand l’UE finançait, malgré elle, la campagne pro-Brexit de Nigel Farage
Nigel Farage, chef de file du mouvement pro-Brexit du Royaume-Uni, a-t-il utilisé de l'argent de l'Union européenne pour financer sa campagne visant à la quitter ? C'est en tout cas ce qu'affirme le Financial Times ce samedi 20 juin, en s'appuyant sur des documents financiers liés à son ancien groupe au Parlement européen, Europe of Freedom and Direct Democracy (EFDD). D'après ces derniers, environ 1,8 million d’euros issus de fonds européens ont été utilisés pour financer la tournée "Say No to EU" ainsi que d’autres dépenses liées à la campagne référendaire de 2015-2016. Ces fonds proviennent du budget du Parlement européen, lui-même alimenté par les contributions des États membres et donc par les contribuables européens.
En droit britannique, les dons politiques sont strictement encadrés et doivent être déclarés à la Commission électorale. Mais selon Gavin Millar KC, avocat spécialisé en droit électoral, "il existe une liste légale de donateurs autorisés, et elle n’inclut pas le groupe du Parlement européen". "On ne peut pas avoir de l’argent étranger qui entre dans notre politique intérieure, que ce soit pour des élections ou des campagnes référendaires", explique-t-il au quotidien britannique, précisant que "cela soulève des questions sur l’origine de ces fonds, sur la manière dont ils ont été versés et sur le caractère légal de ces opérations", et qu'il "appartient à la Commission électorale d’enquêter".De nombreuses réunions de campagne
Le groupe EFDD ayant disparu en 2019, les modalités exactes de circulation...
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21/06 - Congés, retards et gueule de bois : quand la Coupe du monde bouscule la productivité des salariés
"Alt-tab". Ce raccourci clavier, qui permet de passer rapidement d’une fenêtre à une autre sur un PC, pourrait connaître un pic d'utilisation ces prochains jours chez les salariés passionnés de football à travers le monde. Selon une récente enquête menée par l’éditeur de logiciels de gestion de ressources humaines UKG auprès de 8 000 salariés dans huit pays, ils seraient 14 % à prendre le risque de regarder des matchs de la Coupe du monde en cachette au travail.
Dans certains pays, comme en France, décalage horaire oblige, les opportunités de regarder les rencontres depuis l'open space sont plus rares. Mais les supporters les plus assidus vont tout de même devoir redoubler d’imagination pour concilier ballon rond, sommeil, travail et vie sociale. Face à l’insoutenable risque de manquer un match de l’équipe de France, certains ont pris les devants et consigné dans leur agenda l’ensemble des rencontres des Bleus. Une manière d’éviter un incident diplomatique en annulant au dernier moment un dîner avec la belle-famille, ou de se présenter à un rendez-vous professionnel matinal au lendemain d’un soir de match un peu trop arrosé.
L’attachement à la compétition va parfois loin. Ainsi, 37 % des employés interrogés par UKG comptent modifier leurs horaires de travail pour suivre les matchs. 27 % prévoient de prendre au moins un jour de congé, d’arriver en retard ou de repartir plus tôt du bureau, tandis que 11 % admettent qu’ils pourraient se présenter au travail avec la gueule de bois. Près d’un salarié sur cinq (19...
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21/06 - "Il y aura une nouvelle pandémie, mais sommes-nous prêts ?" Les réponses du Pr Alain Fischer
Il y aura une nouvelle pandémie, seule la date en est inconnue. Densité de populations et contacts avec le monde animal en sont les facteurs favorisants. Quelles leçons tirées du Covid ? A l’époque, le degré de préparation était faible que ce soit en matière de prévention ou de contrôle : peu de surveillance microbiologique du règne animal, réserve de produits indispensables (masques…) insuffisante, recherche sur les coronavirus très limitée en France. A l’échelle européenne, pas de plan coordonné, ni de soutien à la recherche. S’y ajoutait la vulnérabilité sociale des personnes âgées et de celles en situation de précarité. Pourtant, les pays de l’Union européenne, dont la France, ont moins souffert de la pandémie que le reste du monde (avec une moindre mortalité en particulier).
Comment l’expliquer ? Plusieurs facteurs interviennent : un système de santé, malgré ces limites, résilient, des décisions de politique de santé publique fortes et globalement respectées (qu’il s’agisse des confinements ou de la vaccination) ; un apport important de l’expertise scientifique, notamment en ce qui concerne les modèles de projection de l’évolution de la pandémie ; le fait que les pays de l’Union européenne, grâce à une initiative commune, aient bénéficié d’un accès sécurisé aux vaccins développés en un temps record grâce à l’opération américaine Warp speed; et aussi, quoi qu’on en dise, un réseau médiatique ayant diffusé une information de qualité malgré les errances de certains. Il faut aussi y ajouter le soutien à l’économie...
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21/06 - Guerre en Ukraine : comment Kiev tente d’asphyxier la Crimée de Vladimir Poutine
C'est un territoire hautement symbolique, tant pour l'Ukraine que pour la Russie. Jeudi 18 juin, de nombreuses stations-service de Crimée étaient en rupture de carburant, selon des journalistes de Reuters, dans un contexte de renforcement des attaques ukrainiennes visant les lignes d'approvisionnement de la péninsule sous contrôle russe. À Sébastopol, principale ville de Crimée, un correspondant de l'agence de presse a constaté que la majorité des stations-service ne disposaient plus d'essence, malgré les mesures de rationnement instaurées depuis plusieurs semaines. À Eupatoria, station balnéaire de la côte ouest, un autre journaliste a rapporté qu'une importante file d'attente s'était formée devant l'unique station-service encore en activité dans la ville.
Il faut dire que l'Ukraine a intensifié ses frappes de drones contre les deux principaux axes logistiques alimentant la Crimée : les territoires du sud-est de l'Ukraine occupés par la Russie et le pont du détroit de Kertch, qui relie la péninsule à la région russe de Taman. "Nous isolerons la Crimée dans un avenir proche", promettait en effet le commandant ukrainien des forces de systèmes sans pilote, Robert Brovdi, début juin. Face aux difficultés d'approvisionnement, les autorités locales ont instauré un rationnement du carburant via des QR codes - chaque automobiliste peut retirer au maximum 20 litres d’essence par semaine -, tandis que certaines denrées alimentaires commencent également à se faire rares.
Mercredi, elles ont également interdit...
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21/06 - Un week-end à Paris : portraits du temps long au musée de l’Homme
Elle s'avance à rebours des imaginaires contemporains cette exposition à l'intitulé explicite – Les Grands Ages –, déployée au musée de l’Homme jusqu’en janvier 2027. C'est qu'ici la vieillesse n’est ni marginale ni adoucie, mais centrale, presque monumentale, grâce au dialogue inattendu, à la fois sensible et rigoureux, ouvert entre le photographe Nikos Aliagas et le biodémographe Samuel Pavard. Sur les cimaises du foyer Germaine Tillion, un visage d’homme, cadré au plus près, laisse apparaître une peau creusée comme une écorce. La lumière s’accroche à chaque ride, révélant une topographie du temps. Plus loin, une paire de mains occupe tout le cadre : larges, noueuses, minérales.
Ces figures, ces fragments de corps, captés au cours de voyages, souvent issus des racines grecques du photographe, racontent une vie entière, jalonnée de tourments. On devine, derrière certains portraits, des silhouettes croisées dans des villages reculés : un vieux assis à l’ombre d’un olivier, regard perdu mais droit ; une femme à la face burinée, drapée de noir, au regard lourd de secrets.L'exposition replace la vieillesse dans une perspective évolutive et sociale.
En contrepoint, les textes de Samuel Pavard viennent élargir la focale. Le chercheur rappelle que la longévité n’est pas une anomalie contemporaine, mais une constante de l’histoire humaine. Bien avant l’ère moderne, les aînés occupaient un rôle central : transmission des savoirs, équilibre des groupes, mémoire vivante. L’exposition replace ainsi la vieillesse dans une...
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21/06 - Assurance-vie, PER, PEA : comment choisir sans se tromper
A en croire les professionnels - banquiers, gérants, assureurs… -, les Français manqueraient cruellement de culture financière. Si le constat n’est pas totalement erroné, il est parfois utilisé comme un mantra pour alimenter les intérêts des sociétés financières davantage que ceux des épargnants. Le Français n’est peut-être pas très féru d'intérêts composés mais il dispose d’un certain bon sens. Après s’être vu vendre des supports bilanciels pour renforcer les fonds propres des banques, des produits structurés frelatés pour doper les commissions des conseillers ou encore des assurances-vie ultra-chargées pour faire vivre les banques privées, il ne sait plus à quel sein se vouer. A défaut, il préfère se reporter sur le livret A, fiable et sans (mauvaise) surprise à défaut d’être performant. L’éducation financière se fera par un discours de vérité, des pratiques professionnelles et des placements de qualité, ou ne se fera pas.
Les Français détiennent 2 115 milliards d’euros sur des contrats d’assurance-vie à fin mars 2026 d’après France Assureurs. Un succès amplement mérité tant ses qualités sont nombreuses. Pourtant, ce n’est pas la seule enveloppe attractive. Quelle est la plus adaptée à votre situation pour investir sur le long terme ?L’assurance-vie, le couteau suisse patrimonial
Difficile, en effet, de faire mieux : l’assurance-vie est souple, liquide et avantageuse du point de vue fiscal. "Soyez serein : ouvrir un contrat d’assurance-vie n’est pas forcément très risqué", rassure Valentine Demaison, directrice générale de...
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21/06 - Donald Trump menace de frapper l’Iran "très fort" si ses alliés au Liban continuent de "causer des problèmes"
Le vice-président américain J.D. Vance est arrivé dimanche en Suisse pour des pourparlers de paix avec l'Iran, tout en contestant les affirmations de l'Iran selon lesquelles le pays aurait refermé le détroit d'Ormuz, voie de navigation essentielle pour le transport d'hydrocarbures.
L'Iran avait en effet annoncé samedi qu'il refermait le détroit d'Ormuz à la navigation commerciale en accusant les Etats-Unis et Israël, qui a une nouvelle fois bombardé le Liban, de ne pas respecter l'accord provisoire signé cette semaine pour mettre fin aux hostilités.
Peu après l'annonce de la fermeture du détroit par l'armée iranienne, le porte-parole ministère iranien des Affaires étrangères avait cependant annoncé qu'une délégation allait s'envoler pour Genève pour mener des négociations avec les Etats-Unis, tout en appelant ces derniers à imposer à Israël de respecter le cessez-le-feu. La cessation des combats au Liban est une condition préalable au lancement de 60 jours de négociations entre les Etats-Unis et l'Iran visant à résoudre les différends, dont le programme nucléaire iranien. Ce qui n'a pas empêché l'Etat hébreu de mener de nouvelles frappes au Liban samedi, qui ont fait au moins 20 morts, Tsahal disant riposter aux tirs du Hezbollah.
19h05Fin du direct
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès lundi matin avec les dernières informations. Bonne soirée.
>> Pour suivre notre direct de lundi.
17h54Le Hezbollah menace Israël en cas de...
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21/06 - "Pour les nazis, ce n’était pas un art comme les autres" : comment le IIIe Reich a instrumentalisé la musique
Jusqu’à son crépuscule, il fut son seul vrai dieu. Dans Les maîtres chanteurs du IIIe Reich (Perrin), la germaniste Isabelle Mity revient sur les liaisons dangereuses entre nazisme et musique. La passion absolue de Hitler pour Richard Wagner y occupe une place de choix. A 12 ans, le jeune Adolf découvre Lohengrin à Linz, une épiphanie. "Du premier coup, je fus conquis. Mon enthousiasme juvénile pour le maître de Bayreuth ne connut pas de limites", racontera-t-il dans Mein Kampf. Le futur dictateur s’identifie au tribun Rienzi, héros d’un opéra de jeunesse situé dans la Rome médiévale. Mais au-delà du chromatisme wagnérien, Hitler dévore ses écrits, et notamment Le Judaïsme dans la musique, pamphlet antisémite qui accuse les juifs, à commencer par Giacomo Meyerbeer et Felix Mendelssohn, d’être incapables de créer un art profond, lui préférant par mercantilisme des "petites productions habiles et maniérées". En 1923, Hitler rencontre à Bayreuth Houston Stewart Chamberlain, théoricien racialiste et mari de la fille du compositeur, Eva. Il est surtout adoubé par sa belle-fille Winifred Wagner, la gardienne du temple. Une fois au pouvoir, le Führer sauve le festival, un gouffre financier.
Wagner, chantre de l’art total, influence la bande-son du totalitarisme nazi : le "Heil, Hitler" fait écho au "Rienzi, Heil" de l’opéra, La Marche funèbre de Siegfrid annonce la mort des caciques du régime, Les Maîtres chanteurs ouvrent le congrès annuel du parti… L’ironie, c’est que même les opposants du chancelier sont...
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21/06 - "Je n’aurais jamais imaginé l’étendue de la corruption" : le témoignage choc d’un ancien des services néerlandais
Corruption, menaces et kompromats. Aux Pays-Bas, un livre co-écrit par l'ancien directeur d'un service de renseignement extérieur écorne sérieusement la diplomatie néerlandaise. Pendant sept ans, de 1998 à 2005, Ron de Geraets a été à la tête d'un ovni dans le renseignement européen : le Buitenlandse Zaken (BZ), une organisation n'appartenant ni aux services extérieurs néerlandais (AIVD) ni militaires (MIVD). Entièrement dévolu aux ministères des Affaires étrangères, le BZ était l'endroit idéal pour observer les réussites, mais surtout les faiblesses de la diplomatie néerlandaise.
Dans Onder diplomatieke dekmantel (Sous couverture diplomatique, éd Boom, non-traduit) Ron de Geraets, et l'historien Bob de Graaf livrent un récit stupéfiant. Ce diplomate en poste à Bucarest, qui réceptionnait à l'aéroport des cargaisons de cocaïne en provenance de Colombie en utilisant son passeport diplomatique. Cet autre fonctionnaire qui passe une nuit blanche à tamponner des visas de futurs espions chinois. Ou l'inénarrable Raymond P., accro au jeu, couvert de dettes, qui a transmis des documents classifiés de l'Otan à des officiers traitants russes pendant au moins quatre ans. Un récit vertigineux, qui n'est pas qu'une simple liste d'incidents isolés. De Geraets et de Graaf estiment que cette accumulation a pour origine l'afdekcultuur, une culture de la dissimulation enracinée au sein de la Chancellerie néerlandaise. D'après les auteurs, 70 % des menaces de sécurité sérieuses auxquelles le ministère des Affaires...
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21/06 - David Cameron, le "loser" du Brexit qui n’en a jamais payé le prix
Les Britanniques se souviendront longtemps du 24 juin 2016. C’est au réveil qu’ils apprennent que leur pays a décidé par 51,8 % de quitter l’Union européenne après quarante-trois ans d’adhésion. Les Ecossais et les Nord-Irlandais, qui ont voté massivement contre le Brexit (respectivement à 62 % et 56 %), sont furieux contre les Gallois mais surtout contre les Anglais qui ont voté à 53,4 % "pour" et ont remporté la mise vu leur poids démographique dans le Royaume-Uni. Les Européens, eux, sont sonnés, et tristes. Certains découvrent que le fameux sens britannique de la mesure a ses limites.
Et tout cela parce qu’un homme, le Premier ministre David Cameron, a cru pouvoir, par ce référendum, calmer les ardeurs anti-européennes d’une frange du parti conservateur dont il est le leader depuis 2005. Quand ses compatriotes le voient quelques heures plus tard devant Downing Street annoncer sa démission avant de regagner "Number Ten" en sifflotant, commentateurs et citoyens sont éberlués devant tant de légèreté.
David Cameron a réussi un exploit rare : perdre l'un des paris politiques les plus lourds de conséquences de l'histoire contemporaine britannique sans jamais vraiment en payer le prix. Dix ans après le Brexit, le pays qu'il a contribué à fracturer cherche encore sa place dans le monde, mais lui continue de voyager entre conférences grassement rémunérées, conseils d'administration, missions diplomatiques et dîners internationaux avec l'aisance d'un homme bien né et bien éduqué.
Le Brexit devait clore une...
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20/06 - Pologne-Ukraine : la polémique sur l’UPA fragilise l’alliance face à la Russie
Un différend susceptible d’ébranler une alliance essentielle face à la Russie. En rendant hommage à une unité militaire, l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA), le président ukrainien Volodymyr Zelensky a ravivé une blessure historique en Pologne, vieille de 80 ans. En réaction, le président polonais Karol Nawrocki a annoncé, vendredi 19 juin, le retrait de l’Ordre de l'Aigle blanc - équivalent d’une légion d’honneur - décerné en 2023 à son homologue ukrainien pour son rôle dans la résistance à l’invasion russe. Malgré les tensions historiques entre ces deux pays, la Pologne demeure l’un des principaux soutiens militaires de Kiev depuis le début de la guerre en Ukraine.
Dans la foulée de cette décision, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué samedi avoir restitué cette distinction au chef de l’État polonais. "Nous pensions que l’Ordre de l’Aigle blanc, décerné en 2023, était destiné au peuple ukrainien et à notre armée. C’est ce qui avait été dit à l’époque", a-t-il écrit, sur le réseau social X.
La controverse est née fin mai, lorsque Volodymyr Zelensky a rebaptisé une unité de l’armée ukrainienne "Héros de l’UPA", en hommage à ces combattants qui, entre 1942 et 1949, ont lutté contre l’Union soviétique pour l’indépendance de l’Ukraine. En Ukraine, ils sont souvent présentés comme des figures de la résistance nationale. En Pologne, leur mémoire est tout autre : entre 1943 et 1945, l’UPA est en effet accusée d’avoir massacré environ 100 000 Polonais en Volhynie, dans l’actuelle Ukraine. Ces événements sont...
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20/06 - Le Pain Quotidien, le café-boulangerie belge qui veut séduire les Français
La scène, incongrue, a fait le tour des réseaux sociaux. En pleine matinée, une foule de jeunes coureurs dansent et chantent à tue-tête, sono à fond. En guise de collation, des baguettes et des viennoiseries. Cette "bakery rave" - symbole d'une jeunesse en quête d'un mode de vie plus sain - s’est tenue en mars 2025 dans une boulangerie du Pain Quotidien, à Anvers. Joyeux coup marketing : "l'initiative s'inscrit dans notre campagne visant à manger mieux, adopter un mode de vie actif et s’enrichir d’échanges sociaux", explique la direction de cette chaîne belge, qui cultive une image "healthy" depuis ses débuts en 1990.
A l'époque, Alain Coumont, jeune chef wallon d’un restaurant étoilé, cherche désespérément un pain à la hauteur de ses exigences. Après avoir arpenté, en vain, le plat pays, il décide de lancer sa propre boulangerie spécialisée dans le pain au levain, préparé en 33 heures. En 1992 déjà, il propose des plats végétariens et les sodas sont bannis en 2005. Son mot d’ordre ? La convivialité. Dès l’inauguration de sa première boutique, dans le centre-ville de Bruxelles, Alain Coumont installe une grande table commune. La formule fait mouche et ne tarde pas à s’exporter outre-Atlantique, puis à travers la planète.Le jambon-beurre roi
En 2020, la crise sanitaire secoue le secteur et contraint l'entreprise à se restructurer : le fonds de capital-risque M80 devient l'actionnaire majoritaire, les commandes sont confiées à Annick Van Overstraeten, passée par Leonidas et Quick. Elle convertit le groupe au...
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20/06 - "La Grande-Bretagne cessera d’être une île" : quand le tunnel sous la Manche inquiétait les Britanniques
Cet article a été publié pour la première fois le 6 mai 1994 dans L'Express
Quand une île est rattachée à un continent, le bon sens voudrait que les insulaires s'en réjouissent plus que les continentaux - à moins d'être rétifs aux échanges, au commerce et au monde extérieur en général. Dans le cas particulier des Anglais, les hommes d'affaires et les diplomates comprennent l'intérêt d'une voie souterraine, plus rapide et plus sûre, en principe, que les traditionnels ferries. "Le tunnel sous la Manche est une prouesse technologique, une sorte de trait d'union qui contribuera à rapprocher nos deux peuples !" s'exclame sir Christopher Mallaby, ambassadeur de Sa Majesté en France. Unissant le geste à la parole, il fut parmi les tout premiers à l'emprunter quand il rejoignit son poste, il y a près d'un an. Malgré cet acte de foi, il apparaît que l'ouvrage suscite un certain malaise au sein d'une partie de l'opinion britannique. Car la Grande-Bretagne, techniquement, cessera d'être une île. Dire qu'une page d'histoire est tournée ne suffit pas... C'est l'identité même du pays, telle qu'elle est mythifiée par ses habitants, qui est en jeu.
A l'université d'Oxford, Ralf Dahrendorf, brillant analyste de la société britannique, s'amuse des réactions de ses concitoyens : "Personnellement, je suis de ceux qui peuvent observer la lune pendant de longues minutes sans penser nécessairement aux astronautes qui ont posé le pied dessus. De la même manière, l'innovation et la prouesse technologiques que constitue le tunnel...
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20/06 - Maurice Lévy : "Les géants du numérique américains sont publivores"
Depuis dix ans, le grand manitou de la pub et co-actionnaire de VivaTech Maurice Lévy est aux premières loges des révolutions technologiques. Il a reçu Mark Zuckerberg, Elon Musk, Demis Hassabis et Jensen Huang. Cette année encore, il accueillait Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon, Joe Tsai, le cofondateur d‘Alibaba, le premier ministre indien Narendra Modi ainsi que le gratin de la tech européenne (ASML, AMI Labs, etc.). De quoi varier les points de vue sur la révolution IA et la souveraineté technologique.
L’Express : VivaTech attire les plus grands noms de la tech américaine. Mais la récente coupure des modèles d’Anthropic rappelle que l’Europe doit s’autonomiser davantage de la Silicon Valley. A quoi ressemblerait une relation plus équilibrée avec les Américains dans le domaine numérique ?
Maurice Lévy : Beaucoup d’innovations viennent des Etats-Unis, de la Chine, de l’Inde et d’Israël. Il faut apprendre à les utiliser au mieux mais aussi développer nos propres technologies. On a la possibilité de concourir. La source d’espoir vient du niveau de nos normaliens et de nos polytechniciens qui est fabuleux. Nous sommes en avance dans la recherche. Mais nous devons développer une meilleure culture de l'exécution pour transformer cette recherche en objet commercial. La question des financements importe également. Nos entrepreneurs sont prêts à prendre les défis à bras-le-corps. Mais les VC (capital-risque, NDLR) français et européens manquent de culture du risque. C’est pour cela que j’appelle à la...
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20/06 - Guerre en Ukraine : faut-il rouvrir le dialogue avec Vladimir Poutine ? L’Europe divisée sur la stratégie
L’Union européenne (UE) doit-elle renouer le dialogue avec la Russie de Vladimir Poutine pour mettre fin à la guerre en Ukraine ? L’épineuse question revient sur la table mais divise aussi les Vingt-Sept, réunis les 18 et 19 juin lors d’un sommet du Conseil européen à Bruxelles.
Revigoré par la signature de son protocole d’accord avec l’Iran, le président américain Donald Trump a fait savoir lors du sommet du G7 à Evian, qu’il accorderait davantage d’attention à la résolution du conflit entre l'Ukraine et la Russie. D’autant plus que, sur le plan militaire, Kiev fait plus que résister à l’envahisseur, frappant en profondeur le territoire russe et menant, jeudi 18 juin, l'une des plus importantes attaques de drones sur Moscou depuis 2022.
Des opportunités que les Européens entendent saisir pour retrouver un rôle actif dans ces négociations de paix, là où Donald Trump avait jusqu'ici préféré discuter seul avec Vladimir Poutine. Mais par quels moyens ? Le timing est-il bon ? Et qui devrait mener ces discussions ? Autant d’interrogations qui opposent deux camps distincts parmi les dirigeants européens."Personne d’autre que Costa"
L’initiative de réouvrir un canal diplomatique avec Moscou est venue du président du Conseil européen, Antonio Costa, qui représente les 27 Etats membres. Son chef de cabinet, Pedro Lourtie, se serait entretenu avec des conseillers du président russe Vladimir Poutine, rapporte Politico. Qu'Antonio Costa tende cette main au Kremlin sans en avertir l’ensemble des pays européens, a su...
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20/06 - Comment le Brexit a mis les universités anglaises dans le rouge
En septembre dernier, Aude passe enfin la porte de la très prestigieuse école d’arts du spectacle Urdang, rachetée en 2024 par l’université de City-Saint-George's, à Londres. Après une sélection drastique, cette trentenaire d’origine suisse concrétise un rêve d'enfant. Un rêve devenu très onéreux depuis le Brexit : plus de 3 200 £ pour son visa étudiant, assorti d’une surcharge lui donnant accès au système de santé britannique (NHS), pour ses trois ans de bachelor. "Auparavant, les étudiants européens n’avaient rien à débourser… Ni visa, ni assurance maladie", se désole-t-elle.
Le prix de son année scolaire a également explosé : 21 800 £ pour 2025-2026, quand les jeunes européens déboursaient, avant le Brexit, les mêmes frais qu’un étudiant britannique - soit environ 9 000 £ par an. Une somme considérable qu’Aude a dû prendre en charge seule : les bourses et aides financières allouées avant le Brexit aux Européens sont désormais, pour la grande majorité, réservées aux élèves nationaux. Ces conditions financières ont douché les visées britanniques de nombreux jeunes français, espagnols, italiens ou polonais : entre 2020 et 2024, le nombre d’étudiants du continent inscrits dans l’enseignement supérieur au Royaume-Uni a chuté de 58,5 % selon les derniers chiffres de la Higher Education Statistics Agency (HESA)."Le pays est au milieu du gué"
Rien d'étonnant. Lors de la campagne référendaire de 2016, Boris Johnson et les partisans du Brexit promettaient au Royaume-Uni de reconquérir sa souveraineté, en s'appuyant sur un contrôle...
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20/06 - Clash diplomatique : l’Italie furieuse après les propos polémiques de Donald Trump sur Giorgia Meloni
Une nouvelle étape a été franchie dans la dégradation des relations entre Donald Trump et Giorgia Meloni, autrefois privilégiées. La Première ministre italienne a vivement réagi vendredi aux déclarations du président américain, qui a affirmé qu'elle l'avait "supplié" de prendre une photo avec lui lors du récent sommet du G7 en France.
Dans une interview téléphonique accordée à la chaîne italienne La7, Donald Trump a assuré que la dirigeante italienne souhaitait à tout prix être photographiée à ses côtés. "Elle avait tellement envie de prendre une photo avec moi. Je ne l'aurais pas fait, mais j'ai eu pitié d'elle !", a-t-il déclaré selon une retranscription publiée par la chaîne.Des propos "totalement inventés"
La réponse de Giorgia Meloni ne s'est pas fait attendre. Dans une vidéo diffusée sur X, la cheffe du gouvernement italien s'est dite "consternée" par des propos qu'elle juge "totalement inventés". "Je ne comprends pas pourquoi le président des États-Unis se comporte ainsi envers ses propres alliés – ce n'est d'ailleurs pas la première fois", a-t-elle déclaré. Elle a également regretté que Donald Trump ne fasse pas preuve de la même fermeté à l'égard des "ennemis de l'Occident" et des États-Unis, avec lesquels il se montrerait selon elle bien plus conciliant.
Cette passe d'armes marque une dégradation spectaculaire des relations entre les deux responsables politiques. Quelques jours plus tôt pourtant, à l'issue du sommet du G7 d'Évian, Giorgia Meloni évoquait encore un "climat très positif" et assurait qu'il...
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20/06 - "Clément", prix Goncourt du premier roman : l’inceste selon Romain Lemire
Alors que les affaires Bruel et Lyhanna font à juste titre couler beaucoup d’encre, il n’est pas inutile de redire que les garçons aussi peuvent être victimes de violences sexuelles. Deux livres abordant ce sujet encore tabou ont marqué le printemps, et continuent leur vie en librairie : Derrière les arbres de Frédéric Pommier et Clément de Romain Lemire. Le premier s’est vendu à plus de 10 000 exemplaires, le second à près de 15 000, remportant en prime le prix Goncourt du premier roman. C’est que ce livre poignant est plus qu’un témoignage : comme Kafka dans sa Lettre au père, Romain Lemire transforme sa douleur en littérature. "On va creuser pour prendre de la hauteur", écrit-il à un moment – et le lecteur sort groggy de ces 400 pages vertigineuses.
C’est en juillet 1983, lors de vacances à Belle-Île, que commencent les "cours de sexualité non sollicités". Clément (le double littéraire de l’auteur) a 7 ans. Une nuit, son père s’invite dans son lit et lui impose de lui faire une fellation. Ce ne sera pas la dernière fois. Romain Lemire rapporte ses souvenirs d’enfance avec un ton presque candide qui évoque parfois Le Petit Nicolas. Clément ne comprend pas ce qui lui arrive. Son père, André, a une excellente réputation. Professeur de français estimé, il élève ses quatre enfants à Paris dans un milieu favorisé, bourgeoisie rive gauche catho. La mère ne se doute de rien. Les années passent ainsi entre la ville, la campagne et le bord de la mer, sur fond des deux septennats de François Mitterrand, dont Romain...
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20/06 - Un week-end à Paris : l’auteur de BD Enki Bilal prend ses quartiers dans le Marais
Des dieux égyptiens flottant au-dessus de la capitale, des astronautes mélancoliques, des corps porteurs de stigmates, des villes suspendues entre ruines et futur : depuis plus de cinquante ans, il construit un monde qui n'appartient qu'à lui. Son univers foisonnant a enfin trouvé une adresse pérenne dans une petite artère du Marais, où le fonds Enki Bilal consacre une exposition inaugurale à l’œuvre du créateur français né yougoslave, à la croisée de la bande dessinée, de la peinture, des arts graphiques et du cinéma, qui a profondément marqué l’imaginaire collectif. Dès l’entrée, une tête métallisée monumentale représentant l’androïde Exterminateur 17 aux trois mains plaquées sur le visage, ouvre le parcours, tandis que s’affichent, aux murs, les débuts d’un dessinateur précoce.
Enes Bilal - surnommé Enki dans la sphère familiale -, qui a vu le jour à Belgrade, en 1951, arrive en France à l’âge de dix ans, déjà pourvu d’un bon coup de crayon. Remarqué encore adolescent par Goscinny, il est révélé dans les années 1970 par le magazine Pilote. Sa collaboration avec le scénariste Pierre Christin donne naissance à des albums devenus classiques, avant qu’il ne développe une palette personnelle reconnaissable entre toutes, peuplée de personnages mélancoliques, de sociétés en mutation, de visions futuristes traversées par les convulsions de l’Histoire. Une esthétique singulière, dominée par les bleus métalliques, les visages fragmentés et les paysages post-industriels.Enki Bilal, en mars 2026.
Avec des opus majeurs comme la...
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20/06 - Placements : les sept conseils pour bien construire son patrimoine
A en croire les professionnels - banquiers, gérants, assureurs… -, les Français manqueraient cruellement de culture financière. Si le constat n’est pas totalement erroné, il est parfois utilisé comme un mantra pour alimenter les intérêts des sociétés financières davantage que ceux des épargnants. Le Français n’est peut-être pas très féru d'intérêts composés mais il dispose d’un certain bon sens. Après s’être vu vendre des supports bilanciels pour renforcer les fonds propres des banques, des produits structurés frelatés pour doper les commissions des conseillers ou encore des assurances-vie ultra-chargées pour faire vivre les banques privées, il ne sait plus à quel sein se vouer. A défaut, il préfère se reporter sur le livret A, fiable et sans (mauvaise) surprise à défaut d’être performant. L’éducation financière se fera par un discours de vérité, des pratiques professionnelles et des placements de qualité, ou ne se fera pas.
Préparer sa retraite, protéger sa famille, ou simplement gagner en liberté financière : les motivations pour investir ne manquent pas. Pourtant, face à la multitude de placements disponibles et aux promesses de rendement rapide qui fleurissent sur les réseaux sociaux, beaucoup d’épargnants peinent à savoir par où commencer. Bonne nouvelle, bâtir un patrimoine solide ne relève ni de la spéculation ni du "coup" financier. La performance patrimoniale repose avant tout sur le temps, la diversification et la discipline. Avant de se lancer bille en tête, voici les grands principes à suivre pour investir...
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20/06 - L’Iran annonce fermer le détroit d’Ormuz à la navigation, en réaction aux frappes israéliennes au Liban
Moins de 24 heures après l'annonce d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 16 morts samedi, selon la Défense civile libanaise, un retour de la violence qui pourrait mettre en danger le protocole d'accord signé mercredi par l'Iran et les Etats-Unis.
L'armée israélienne a dit avoir déclenché ces frappes en réponse à plus de 50 projectiles lancés contre elle par le Hezbollah. Malgré la violation du cessez-le-feu, Steve Witkoff, l'émissaire du président américain Donald Trump, est en route pour la Suisse, de même que le ministre des Affaires étrangères, selon le site d'informations américain Axios.
La cessation des combats au Liban est une condition préalable au lancement de 60 jours de négociations entre les États-Unis et l'Iran visant à résoudre les différends, dont le programme nucléaire iranien.
18h30Fin de ce direct
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations. Bonne soirée.
16h28L'armée américaine dit que 55 navires marchands ont franchi le détroit d'Ormuz samedi
L'armée américaine dit que 55 navires marchands, dont des pétroliers transportant en tout plus de 17 millions de barils de brut, ont franchi le détroit d'Ormuz ce samedi sous la surveillance des navires de guerre américains.
16h21Des discussions "au niveau technique" auront lieu dimanche en Suisse entre les Etats-Unis et l'Iran, annonce le Pakistan
Des discussions...
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20/06 - Polymarket, Kalshi : quand les bookmakers font peur aux assureurs
Un soir d'avril, près d'une piste de l’aéroport de Roissy, un homme colle un appareil chauffant à un capteur de Météo France. En douze minutes, la température relevée bondit de quatre degrés, puis retombe. Le manège se répète le 15 avril. Sur Polymarket, la plus grande plateforme de marché prédictif, un parieur avait misé sur un relevé parisien à 21 puis 22 degrés. Gain cumulé : 34 000 dollars. Météo France a porté plainte pour altération d'un système de traitement automatisé de données et la police a ouvert une enquête.
L'anecdote serait cocasse si elle ne signalait pas une mutation de fond. Ces marchés, où l'on achète un contrat qui vaudra un dollar si un événement se produit et zéro sinon, ne servent plus seulement à spéculer sur une élection ou un match. Ils commencent à se substituer à l'assurance et à entrer dans tous les secteurs de la vie économique.
À New York, pendant la finale du championnat américain de basket, le bar The Jeffrey a promis à ses clients de régler leur addition si l'équipe locale des Knicks l'emportait. Pour ne pas y laisser sa trésorerie, le patron a placé 5 000 dollars sur Kalshi, le concurrent régulé de Polymarket, sur une victoire des siens. L'équipe gagne, le marché paie et couvre les tournées ; elle perd, l'établissement encaisse le bénéfice d'une soirée pleine de monde. Le procédé n'est pas neuf, le vendeur de meubles texan Jim McIngvale finançait jadis ses promotions par d'énormes paris sportifs, mais l'outil s'est banalisé. Kalshi court-circuite les capitales de la réassurance
La...
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20/06 - Les jouets survivront-ils aux écrans ? Derrière "Toy Story 5", la réalité des chiffres
Et si les jouets avec lesquels nous avions à peu près tous joué, enfants, étaient en passe d'être remplacés ? C'est la crainte mise en scène par les studios Pixar dans leur dernier Toy Story. Sorti au cinéma le 17 juin, le scénario de ce cinquième épisode se construit autour de l'arrivée dans le foyer d'une tablette numérique - le "Lilypad". Complètement absorbée par son nouveau jouet, Bonnie, huit printemps, délaisse ses poupées, sa dînette, ses animaux en peluche ; même l'iconique Buzz l’Eclair, avec son casque de cosmonaute, son laser rouge, et qui avait lui-même failli remplacer le shérif vintage Woody, n’intéresse plus l’enfant.
Mais alors, faut-il craindre, à l'instar des petits hommes en plastique de Bonnie, "l'extinction" des jouets dits "traditionnels" ? De prime abord, le scénario de Pixar ne semble pas vraiment épouser le réel. En 2025, le marché a progressé de 6 % aux Etats-Unis pour atteindre 30 milliards de dollars et de 7 % en France où il tutoie les 5 milliards d'euros. Une apparente bonne santé, qui masque néanmoins quelques symptômes plus préoccupants. Le marché des jeux et jouets a connu une forte croissance entre 2024 et 2025, malgré une baisse du nombre d'enfants.
Car si l'on regarde d'un peu plus près, ce sont les ventes de jouets destinés aux jeunes adultes qui ont le plus augmenté ; celles des jouets pour enfants ont reculé de 200 millions d’euros entre 2019 et 2023 en Europe. En France, les parents ont certes dépensé un peu plus par enfant en 2025 - environ 2 % de plus que l’année...
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20/06 - Charles Michel : "La Commission européenne manque totalement son rendez-vous avec l’Histoire"
Il est venu à Paris pour participer à la manifestation contre les exécutions politiques en Iran, organisée notamment par le Conseil national de la résistance iranienne, et prévue samedi 20 juin, mais la Préfecture de police de Paris a interdit le rassemblement en raison d'un "contexte national et international particulièrement tendu".
À 50 ans, Charles Michel, ancien Président du Conseil européen, n'a plus de fonctions politiques. Membre du cabinet Clay Arbitration, il enseigne désormais au collège d'Europe et à la China Europe International Business School, à Shanghai. L'Europe a - enfin - conscience de sa force, confie-t-il à L'Express. Entre deux piques pour ses "anciens collègues" Ursula von der Leyen et Mark Rutte…
L'Express : Donald Trump présente le projet d’accord avec l’Iran comme une grande victoire, qu’en pensez-vous ?
Charles Michel : J'ai d'immenses doutes quant au fait que ce cessez-le-feu puisse produire des résultats durables, d'autant que des négociations substantielles doivent encore avoir lieu sur des sujets clé, comme le nucléaire ou les missiles balistiques. De fait, peu de monde, dans le milieu politique et diplomatique accorde une confiance à ce régime iranien, dont la parole a peu de valeur. Ne soyons pas dupes : avec les pressions intérieures et les prochaines élections de midterms, il y avait une nécessité politique aux États-Unis à conclure un accord de cessez-le-feu. Remarquons enfin que les objectifs militaires américains - qui n’ont jamais été très clairs - n’ont pas...
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20/06 - Orqa, le champion croate du drone : les secrets d’une start-up stratégique pour l’Europe
D'un hobby, Srdjan Kovacevic a fait un business. Les produits qu'il fabrique ne sont pas anodins : des drones à double usage, aussi bien civil que militaire. "Aujourd'hui, la majorité de la demande vient du secteur de la défense", reconnaît-il. Une situation peu surprenante dans une Europe angoissée par la guerre des airs qui fait rage en Ukraine.
Ces engins volants s'écoulent par centaines de milliers dans le monde. D'après le groupe d'intelligence économique Fortune Business Insight, le marché des drones militaire ne cesse de croître : estimé à 18,2 milliards de dollars en 2025, il devrait peser 20 milliards cette année et dépasser les 30 milliards en 2034. S'y ajoutent les drones civils, largement utilisés sur le champ de bataille, dont les ventes pourraient atteindre 2,9 milliards de dollars en Europe en 2030, selon les prédictions de Grand View Research.
Problème : la grande majorité des acteurs dépendent actuellement de la Chine. "Il s'agit surtout d'intégrateurs, qui achètent des composants chinois sur étagère afin de concevoir leurs propres systèmes", souligne Kovacevic. Sortir de cette dépendance est le mot d'ordre d'Orqa que cet ingénieur de formation, diplômé en mathématiques financières à Oxford et passé par le fonds souverain croate, a fondé en 2018. L'entreprise située dans la petite ville d'Osijek, à l'est de Zagreb, propose des drones made in Europe, configurés pour l'observation et le renseignement, avec une chaîne de valeur localisée sur le Vieux Continent. Des courses à la guerre...
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19/06 - "Laboratoires secrets" en Ukraine : le dernier cadeau de Tulsi Gabbard aux propagandistes du Kremlin
La directrice démissionnaire du renseignement américain a-t-elle réellement propagé une fake news sur les réseaux sociaux, rapidement reprise par la propagande russe ? Aussi invraisemblable cela soit, c'est bel et bien ce qui s'est produit la semaine dernière sur le compte X de Tulsi Gabbard. Alors que celle-ci s'apprête à quitter ses fonctions le 30 juin, elle a profité de ses derniers jours en poste pour "déclassifier" des documents "sensibles". Et en révéler ce qu'elle dit être le contenu dans une vidéo qui a déjà dépassé les 40 millions de vues sur X.
Elle y affirme que les Etats-Unis financent des programmes de fabrication d'armes biologiques en Ukraine et renvoie vers lesdits documents. "Malgré le risque évident d’impact catastrophique à l’échelle mondiale… Des entités au sein de l’équipe de sécurité nationale de l’administration Biden ont menti au peuple américain sur l’existence de laboratoires biologiques financés et soutenus par les États-Unis", a déclaré Gabbard dans un communiqué de presse.
Today, I’m releasing never before seen intelligence revealing new evidence of past US government funding for more than 120 biolabs in over 30 countries, including Ukraine.
In support of President Trump‘s Executive Order to end federal funding of dangerous gain of function… pic.twitter.com/RkPHnAbka9— DNI Tulsi Gabbard (@DNIGabbard) June 12, 2026
Sauf qu'à y regarder de plus près, il n'en est rien. Aucune mention n'est faite de telles installations secrètes dans les documents déclassifiés, révèle ainsi le Kyiv...
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19/06 - Cuba approuve un virage historique vers l’économie de marché
Les députés cubains ont approuvé jeudi 18 juin, à l'unanimité, des réformes radicales soutenues par le Parti communiste et l'ancien dirigeant Raul Castro, qui marquent un virage historique vers l'économie de marché. Ces mesures ouvriraient une vaste partie de l'économie socialiste du pays à l'investissement privé, dans le but de survivre aux sanctions américaines punitives.
Si ce vaste programme comportant 176 réformes était mis en œuvre tel qu'il a été adopté, il représenterait le plus grand changement apporté au modèle socialiste de Cuba depuis la révolution de 1959 de l'ancien président Fidel Castro, en faisant reculer la politique interventionniste de l'Etat.Une économie refondée
Ces mesures touchent de très nombreux secteurs de l'économie cubaine. Elles ouvrent la porte au développement de l'immobilier privé sur l'île des Caraïbes, proposent de transformer les entreprises publiques en entreprises commerciales privées avec des actions et des participations et permettraient aux banques privées, supervisées par l'Etat, d'entrer dans le secteur financier cubain autrefois dominé par l'État.
Ces réformes impulseraient également des changements majeurs pour les entreprises privées existantes, longtemps limitées par les politiques locales. Pour la première fois, elles seraient autorisées à embaucher plus de 100 employés. Autre nouveauté, il sera désormais possible de détenir plusieurs entreprises privées.
Enfin, les mesures adoptées par les députés permettraient également la "vente de biens d'État" à des...
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19/06 - Cancer : pourquoi certains malades développent de mystérieux troubles cérébraux
S’il y a un secteur dans lequel on bichonne les archives, c’est bien celui de la médecine oncologique : par crainte d’être passés à côté d’un indice sur l’état de santé de leurs patients, la plupart des spécialistes conservent soigneusement les analyses, ils annotent scrupuleusement leurs prescriptions et consignent jusqu’au moindre échange informel avec les malades. Une masse de données gigantesque qui avait jusqu’à récemment plutôt tendance à prendre la poussière dans les sous-sols des établissements sanitaires.
Avec l’intelligence artificielle, la situation est radicalement différente : en quelques secondes, les machines les mieux configurées peuvent passer en revue des dizaines et des dizaines de documents et livrer une analyse fine de ce qu’il faut en comprendre. Armées de ces nouveaux excavateurs numériques, des milliers d’équipes scientifiques arpentent désormais les vestiges de l’activité médicale récente à la recherche d'enseignements pour aider les malades.
Parmi ces véritables archéologues médicaux, une petite équipe de l’Institut Curie s’est fait remarquer pour avoir adopté une approche particulièrement originale. Au lieu d'analyser les tumeurs des malades, premier réflexe des oncologues, les chercheurs ont procédé à rebours : ils ont demandé à la machine de s’intéresser à tout sauf aux cellules cancéreuses, regardant partout ailleurs que dans les poumons des patients, là où le cancer s'est mis à proliférer en premier. De curieuses manifestations
Des méthodes qui, au départ, ont pu déclencher quelques...
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19/06 - Ventes de livres : le prix du Livre Inter est-il toujours aussi prescripteur ?
Pour comprendre l’esprit d’un prix littéraire, inutile d’avoir fait Saint-Cyr : il suffit de regarder son palmarès. Dans celui du Livre Inter, créé en 1975, on retrouve notamment (par ordre chronologique) Nina Bouraoui, Nancy Huston, Antoine Volodine, Mathias Enard, Alice Zeniter, Céline Minard, Tristan Garcia ou Mathieu Belezi. C’est un prix de sensibilité plutôt de gauche tendance Télérama, qui ne va pas toujours à la facilité, et récompense à l’occasion des écrivains carrément expérimentaux. Dans la liste homogène des anciens lauréats, un intrus saute aux yeux : le grand Jean Raspail, distingué en 1987 pour Qui se souvient des hommes… (paru chez Robert Laffont). Rappelons que son sulfureux roman Le Camp des saints date de 1973 - il n’était donc déjà plus en odeur de sainteté quand il avait reçu le prix du Livre Inter. Comment expliquer ce mystère ?
N’ayant pas la réponse à cette question, nous parlerons chiffres. Si on prend en compte les vingt dernières années, un prix du Livre Inter assure en moyenne entre 40 000 et 70 000 exemplaires en grand format. Sur la décennie en cours, le record est détenu haut la main par Anne Pauly avec Avant que j’oublie (Verdier), vendu à plus de 100 000 exemplaires en 2020, au sortir du premier confinement, alors que les librairies connaissaient un rebond. Les deux dernières lauréates ont fait moins bien : 25 000 exemplaires pour Phoebe Hadjimarkos-Clarke et Aliène (Sous-sol) en 2024, 30 000 exemplaires pour Florence Seyvos et Un perdant magnifique (L’Olivier) en 2025....
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19/06 - Face à la Russie, la Pologne obtient un soutien militaire clé des Etats-Unis
Washington donne un nouvel élan au projet polonais. Jeudi 18 juin, le ministre polonais de la Défense, Władysław Kosiniak-Kamysz, a annoncé dans un message publié sur le réseau social X que les Etats-Unis avaient donné un avis favorable à la proposition de Varsovie. "Pete Hegseth et les Etats-Unis se prononcent favorablement sur la proposition de la Pologne d’établir une base permanente de troupes américaines dans le pays",, a-t-il écrit.
Ce soutien américain est précieux pour Varsovie qui cherche à renforcer durablement sa sécurité. Donald Trump a justifié cette décision par les "très bonnes relations" qu’il entretient avec le président polonais Karol Nawrocki.Une demande de longue date pour une protection renforcée
Le 3 juin, le ministre de la Défense avait déjà formulé la demande suivante sur les réseaux sociaux : "J’ai soumis au secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, une proposition formelle pour l’établissement d’une nouvelle base militaire américaine permanente en Pologne."
L’objectif est de renforcer la sécurité du pays face à la Russie et de consolider le flanc oriental de l’Otan. En effet, Varsovie consacre près de 5 % de son PIB à sa défense. Cette politique s’explique par son emplacement géographique stratégique. Située à proximité de l’enclave russe de Kaliningrad, de la Biélorussie et du corridor de Suwałki, la Pologne consolide sa posture défensive. Les inquiétudes du pays grandissent depuis l’invasion de l’Ukraine par Moscou en 2022. Le soutien américain apparaît comme un pilier de sécurité...
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19/06 - Une charnière Le Pen-Bardella, Mélenchon à l’aile : l’équipe de France des candidats à l’Elysée
Ce pays n’a pas seulement 60 millions de sélectionneurs, il a aussi 60 millions d’électeurs (ou presque). On savait le vivier de joueurs français talentueux pléthorique, on découvre une pépinière de candidats à l’élection présidentielle tout aussi fourni. Les prétendants sont même assez nombreux pour coucher sur tableau noir deux équipes de onze joueurs : d’un côté, les titulaires, déjà déclarés, expérimentés ou certains de jouer la compétition ; de l’autre, les remplaçants, qui attendent une fenêtre de tir, 500 signatures… ou davantage de reconnaissance. Qui a le coffre pour presser encore un an ? Qui mord la ligne au risque de la franchir ? Qui a assez d’espace pour s’exprimer ? Qui peut trouver l’intervalle pour aller au bout ? Équipe titulaire
Un savant mélange de tauliers expérimentés - pas moins de quatre joueurs participent à leur quatrième grande compétition - et de nouveaux venus certains de pouvoir rebattre les cartes du championnat national. Les ailiers écartent le jeu à l'extrême, les milieux peinent à se positionner et la défense centrale a, pour l'heure, tout d'une charnière gagnante ; mais ce qui compte, ce n'est pas le tableau noir, mais l'animation. Et de l'animation, il y en aura durant l'année qui vient...
Nathalie Arthaud - Gardienne
2027 sera sans doute sa lutte finale, après trois élections présidentielles à défendre les Reds de Lutte Ouvrière. Dans les cages, l’expérience, ça compte. Depuis 2012, Nathalie Arthaud est la gardienne des idéaux trotskistes : tous les cinq ans, elle sort dans les...
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19/06 - Négociations Etats-Unis - Iran en Suisse : ce report de dernière minute qui pose question
A peine l'accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient signé par l'Iran et les Etats-Unis, des doutes refont surface quant à la durabilité de la paix. Ce vendredi 19 juin, les pourparlers qui devaient avoir lieu entre Téhéran et Washington à la station alpine de Burgenstock, en Suisse, ont été annulés, à la dernière minute. La question du nucléaire iranien, sujet très sensible, devait notamment y être abordée.
"Les discussions prévues entre les États-Unis, l’Iran, le Qatar et le Pakistan ont été reportées. La Suisse reste disposée à faciliter ces discussions. Les travaux préparatoires correspondants se poursuivent", a annoncé le ministère suisse des Affaires étrangères, dans un communiqué publié à l'aube. Pour l’heure, aucune autre date pour le coup d'envoi de ces pourparlers, qui devaient durer 60 jours et permettre de concrétiser l'accord de paix signé à distance ce mercredi, n’a été fixée. "Pas d'information à communiquer", ont tranché les autorités suisses, indique France Inter.Des responsables de la Maison-Blanche déjà sur place
Quelques heures plus tôt, dans la nuit de jeudi à vendredi, la Maison-Blanche avait annoncé que le vice-président américain et architecte de l'accord, J. D. Vance, ne se rendrait pas en Suisse. "Les plans pour les discussions techniques à venir n'ont pas été finalisés, et la délégation américaine s'est préparée à partir à la première opportunité. Mais la logistique pour ces négociations n'a jamais été simple ni prévisible. Pour le moment, le vice-président ne partira pas ce soir", a...
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19/06 - Accord entre les Etats-Unis et l’Iran : Israël défie Donald Trump et poursuit ses frappes au Liban
Nul n'était dupe des divergences entre Israël et les Etats-Unis, révélées au grand jour par quatre mois de guerre contre l'Iran. Mais les derniers développements sont une preuve de plus en ce sens. Alors que Donald Trump vient de signer un protocole d'accord avec l'Iran mercredi 17 juin, qui stipule entre autres l'arrêt des combats au Liban, et doit maintenant ouvrir la voie à 60 jours de négociations, Israël défie les Etats-Unis et continue de bombarder son voisin malgré les mises en garde répétées de Washington.Israël continue de pilonner le Liban
Ce vendredi matin, l'armée israélienne a ainsi déclaré avoir mené des frappes pendant la nuit dans le sud du Liban, continuant "de frapper les terroristes du Hezbollah". Le ministère libanais de la Santé a annoncé qu'au moins 18 personnes avaient été tuées et 33 blessées lors de ces bombardements ayant touché 11 villes. "Nous ne quitterons pas la région [NDLR : le sud du Liban] tant que la sécurité d’Israël l’exigera", avait prévenu le Premier ministre Benyamin Netanyahou. Ce vendredi toujours, l'Etat hébreu a aussi massivement bombardé la vallée de la Bekaa, dans l'est du Liban, après une attaque du Hezbollah ayant coûté la vie à quatre de ses soldats. "Le Liban tout entier doit brûler !", est allé jusqu'à déclarer le ministre israélien de la sécurité Itamar ben Gvir. Ajoutant : "Pour chaque larme versée par une mère israélienne, mille mères libanaises doivent pleurer".
Plus tôt cette semaine, le ministre des Finances - lui aussi connu pour ses positions suprémacistes...
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19/06 - Un milliard de déficit chaque jour et pourtant, l’Europe tergiverse face à la Chine
Ça ne peut pas continuer comme ça et pourtant, ça va continuer : inondée par une déferlante de produits chinois qui menace la survie de son industrie et creuse le déficit commercial avec Pékin de quelque 1 milliard d’euros par jour, l’Union européenne reporte toute décision sur une limitation contraignante de ses importations. Le risque de déclencher une guerre commerciale avec la deuxième puissance économique mondiale semble trop élevé aux yeux de plusieurs dirigeants européens, notamment le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, qui défend une ligne on ne peut plus accommodante avec la Chine.
L’urgence est là, pourtant. Après un léger mieux en 2023, le déficit commercial bilatéral a dépassé la barre des 300 milliards d’euros en 2024 ; il a atteint 360 milliards (soit environ 1 milliard par jour) en 2025 où pour la première fois, chacun des Etats européens était déficitaire ; il continue à se creuser depuis le début de l’année. A ce rythme, si rien n’est fait, le trou pourrait atteindre 500 milliards d’euros l’an prochain, selon les prévisions des experts de la Commission.
Réunis en Conseil européen ces jeudi et vendredi à Bruxelles, les dirigeants européens ont débattu des "déséquilibres macroéconomiques mondiaux", une manière diplomatique de parler de l’éléphant chinois sans le provoquer. Plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement autour de la table n’ont pas pris de gants pour dénoncer la menace existentielle qui pèse sur l’industrie européenne. Car la Chine exporte désormais des produits de haute...
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19/06 - Peter Leibinger : "L’IA industrielle est une véritable opportunité pour l’Allemagne"
"La situation économique en Allemagne est critique. Le moral est au plus bas, et il ne s'agit pas de vaines paroles ni de pessimisme." Le 28 janvier 2025, le président de la fédération des industries allemandes (BDI), Peter Leibinger, fraîchement nommé, prononçait son premier discours. Une prise de parole sans concession sur la situation économique d'un secteur en grande souffrance. Le 18 mars, le Bundestag approuvait un plan d'investissements historique et massif dans la défense et les infrastructures avec pour objectif de relancer durablement le pays. Mais la machine est dure à réactiver. L'Allemagne n'a utilisé que les deux tiers des crédits alloués pour 2025. Pire, le gouvernement a récemment divisé par deux sa prévision de croissance, désormais attendue à seulement 0,5 % en 2026.
Auprès de L'Express, Peter Leibinger apporte son éclairage sur les difficultés de l'industrie allemande, pilier de l'économie outre-Rhin. Selon lui, la crise que traverse le pays est avant tout structurelle, nourrie à la fois par la fin des conditions exceptionnelles qui ont soutenu le modèle allemand pendant près de deux décennies, par la montée en puissance de la concurrence chinoise et par les bouleversements liés à la transition énergétique et à l'intelligence artificielle. Si le porte-voix des industriels allemands refuse de parler de déclin irréversible, il identifie trois urgences : réduire les coûts, alléger la bureaucratie et retrouver le goût du risque et de l'investissement.
L'Express : L'industrie allemande...
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19/06 - Après le G7 et Versailles, Emmanuel Macron tire son double bilan
Un ordre retrouvé dans l'espace mondial et un pays remis en état en l'espace d'une décennie. À l'aube de sa dernière année à l'Élysée, c'est bien un double bilan qu'Emmanuel Macron compte défendre jusqu'au dernier quart d'heure et cela a commencé ce jeudi soir sur France 2. Invité sur le plateau de L'Évènement à tirer les conclusions du G7 à Évian et de la venue de Donald Trump à Versailles, le chef de l'État a établi des ponts entre l'extérieur et l'intérieur, l'étranger et le domestique, afin d'articuler les deux dimensions de son action. En matière d'héritage, on n'est jamais mieux servi que par soi-même ; pis, on n'est jamais moins bien servi que par ses deux anciens Premiers ministres candidats à sa succession, alors pourquoi se priver ?
Après la signature inattendue de l'accord entre les États-Unis et l'Iran au château de Versailles et, en conséquence, le redémarrage du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, le président de la République a habilement souligné son rôle dans les négociations entre les deux pays. Alors que bien des analystes ont pointé le manque de cartes dans le jeu de la France, et a fortiori des Européens, pour peser sur la situation au Proche-Orient, Emmanuel Macron a au contraire affiché, à plusieurs reprises, son influence et son opiniâtreté. "Mon rôle, c'est d'agir, de proposer, d'être à la manœuvre (...), a-t-il notamment expliqué. Nous avons poussé pour que [l’accord] se fasse. J’ai appelé durant tous ces mois et le président Trump, et le président Pezeshkian, pour qu’on cesse ce...
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19/06 - Marguerite Collignan (Banque de France) : "La culture financière des Français progresse régulièrement"
A en croire les professionnels - banquiers, gérants, assureurs… -, les Français manqueraient cruellement de culture financière. Si le constat n’est pas totalement erroné, il est parfois utilisé comme un mantra pour alimenter les intérêts des sociétés financières davantage que ceux des épargnants. Le Français n’est peut-être pas très féru d'intérêts composés mais il dispose d’un certain bon sens. Après s’être vu vendre des supports bilanciels pour renforcer les fonds propres des banques, des produits structurés frelatés pour doper les commissions des conseillers ou encore des assurances-vie ultra-chargées pour faire vivre les banques privées, il ne sait plus à quel sein se vouer. A défaut, il préfère se reporter sur le livret A, fiable et sans (mauvaise) surprise à défaut d’être performant. L’éducation financière se fera par un discours de vérité, des pratiques professionnelles et des placements de qualité, ou ne se fera pas.
Dix ans après le lancement de la stratégie Educfi de la Banque de France, sa directrice de l’éducation financière, Marguerite Collignan, évoque les défis des prochaines années.
L'Express : Quel est le rôle de la Banque de France en matière d’éducation financière ?
Marguerite Collignan : Il y a dix ans, la Banque de France a été désignée par l’Etat comme opérateur national de la stratégie d’éducation économique, budgétaire et financière ("Educfi"), dans le cadre des recommandations de l’OCDE. L’objectif est de donner à chacun les clés pour comprendre et gérer son argent de façon autonome. Elle couvre trois...
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19/06 - Santé mentale : une grande cause nationale, vraiment ? Par le Pr Antoine Flahault
En 2018, le Premier ministre avait déclaré "grande cause nationale" la lutte contre les violences faites aux femmes. En 2024, c’était la promotion de l’activité physique et sportive. Puis Michel Barnier et Sébastien Lecornu ont tour à tour choisi la santé mentale en 2025 et 2026. La liste des "Grandes causes" qui s’égrènent depuis 1977 ressemble un peu à un inventaire à la Prévert. Ce sont tantôt des associations, tantôt des enjeux qui reçoivent ce label : on y retrouve "le Secours populaire" (1991), "les Petits frères des pauvres" (1996), ou encore "la lecture" (2021).
La "Grande cause nationale" n’est cependant pas toujours Le Grand soir. Si elle ne permet pas de transformer en profondeur la situation, au moins devrait-elle chercher à envoyer un signal fort et augmenter la cohésion nationale autour d’une problématique, avec des objectifs et des enjeux pour la nation jugés supérieurs. Elle suscite alors des attentes et des espérances et donc, inévitablement et de manière presque inversement proportionnelle, des déceptions et de l’insatisfaction. La santé mentale, déclarée successivement deux années de suite "Grande cause" nationale par deux Premiers ministres successifs, ne devrait pas faire exception à cette règle.Déstigmatisation et appropriation par le public
On évoque aujourd’hui plus facilement la santé mentale qu’autrefois. On en parle à l’école, en entreprise, dans le milieu agricole, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, en famille, sur les réseaux sociaux. Et on recourt plus volontiers qu’il y...
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19/06 - Des pourparlers israélo-libanais se tiendront à Washington la semaine prochaine
La réunion entre les Etats-Unis et l'Iran prévue ce vendredi 19 juin en Suisse pour entamer les négociations concernant la mise en œuvre du protocole d'accord signé par les deux camps n'aura finalement pas lieu, a annoncé le ministère suisse des Affaires étrangères. Un porte-parole de la Maison-Blanche avait auparavant fait savoir que le vice-président américain J.D. Vance avait annulé son déplacement en Suisse, où une rencontre entre délégations américaine et iranienne était prévue dans le complexe hôtelier du Bürgenstock, près de Lucerne. "La logistique de ces négociations n'a jamais été simple ou prévisible", indique un communiqué, selon lequel la délégation américaine s’est toutefois "préparée à partir à la première opportunité".
Parallèlement, Israël a annoncé avoir procédé à de nouvelles frappes au Sud-Liban dans la nuit de jeudi à vendredi, alors que le protocole d'accord entre Washington et Téhéran prévoit la cessation des hostilités sur tous les fronts.
Les infos à retenir
⇒ Les pourparlers entre les Etats-Unis et l'Iran prévus aujourd'hui en Suisse reportés
⇒ Israël et le Hezbollah concluent un cessez-le-feu avec effet immédiat
⇒ Emmanuel Macron "ne croit pas qu'on puisse dire" que la guerre "est totalement terminée"
21h00Fin de ce direct
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations. Bonne soirée.
19h45Deux morts dans une frappe de drone au Liban
Deux personnes ont été tuées dans une frappe de drone dans...
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19/06 - "Les armées ont désormais besoin d’analyses produites en quelques minutes" : le décryptage du n°2 de Safran.AI
Repérer des déplacements de troupes inhabituels, un trajet suspect d’avion de combat ou l’itinéraire d’une frégate. A partir d’images satellite mais aussi d’images radar ou de signaux acoustiques, le renseignement géospatial permet aux forces armées et services de renseignement de mieux déjouer d’éventuelles menaces. Avec le rachat récent du pôle défense de Kayrros, spécialisée dans l’analyse d’images satellitaires à usage militaire, Safran.AI, anciennement Preligens, a consolidé ses positions dans ce secteur en pleine expansion. Entretien au salon de l'armement Eurosatory, qui se tient à Paris du 15 au 19 juin, avec François Bourrier-Soifer, le directeur délégué de cette filiale du groupe Safran Electronics & Defense.
L’Express : Quels enseignements tirer du conflit en Ukraine dans le domaine du renseignement géospatial ?
François Bourrier-Soifer : Il est encore un peu tôt pour dresser un retour d’expérience définitif. Le conflit en Ukraine a considérablement accéléré la transition vers un renseignement directement au service de l’action militaire. Le renseignement stratégique reste essentiel, mais les armées ont désormais besoin d’analyses produites en quelques heures, voire en quelques minutes.
Cette évolution s’accompagne d’une explosion du nombre d’images disponibles grâce à la montée en puissance du New Space et des constellations satellitaires commerciales. Les besoins en automatisation et en traitement rapide sont donc devenus cruciaux.
La guerre en Ukraine a également remis en lumière l’importance de...
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19/06 - Nucléaire iranien : la mission impossible de Donald Trump
Au cœur des forêts du Tennessee se cache le laboratoire américain ultra-stratégique de recherche d'Oak Ridge. Le 4 juin dernier, les plus grands experts américains sur le traitement de l’uranium et des centrifugeuses nucléaires ont eu la surprise de voir débarquer dans leur centre les deux envoyés spéciaux de Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner. Objectif : permettre à l’ex-magnat de l’immobilier et au gendre du président américain de comprendre les rudiments de l’extraction et de la dilution de l’uranium enrichi. Un programme ambitieux en un jour au vu d'un sujet aussi technique, mais une "formation" pourtant indispensable avant d’entamer les 60 jours de négociations face à un adversaire iranien redoutable. Abbas Araghchi, le ministre des Affaires étrangères, et ses négociateurs, rompus à l’exercice, sont réputés pour avoir un bagage encyclopédique en la matière. "Witkoff a déjà fait preuve de son ignorance sur les questions techniques nucléaires lors des tractations avant la guerre. Il n’avait pas compris ce que l’Iran proposait. C’est l’un des éléments déclencheurs qui a conduit Trump à attaquer l’Iran", rappelle Mark Fitzpatrick, diplomate américain, qui a été secrétaire adjoint à la non-prolifération au sein du Département d’Etat.
Si l'on s'en tient au protocole signé mercredi à Versailles par Donald Trump et qui devait être entériné le 19 juin - la Suisse a annoncé un report -, la mission que s’est fixée le président en matière de nucléaire s’avère encore plus complexe qu'il y a 11 ans, avant la...
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19/06 - "Après vingt ans de malentendus et deux vetos gaulliens..." : en 1971, la Grande-Bretagne disait enfin oui à l’Europe
Cet article a été publié pour la première fois le 1er novembre 1971 dans L'Express
Ce jeudi 28 octobre 1971, la Chambre des communes a dit oui à l'Europe. C'est une date qui marquera, à coup sûr, l'histoire de la Grande-Bretagne. Probablement celle de l'Europe. Peut-être celle du monde.
Pour en arriver là, il a fallu surmonter vingt ans de malentendus, amorcés par une bouderie anglaise à l'égard du Marché commun, puis exacerbés par deux vetos gaulliens à la candidature britannique. Il a fallu, aussi, passer par une brouille franco-allemande, par une quasi-scission du Parti travailliste anglais et, enfin, par six jours de débats houleux au Parlement de Westminster.
A 10 heures du soir, jeudi, le speaker (président) de la Chambre des communes, traditionnellement revêtu d'une robe noire et coiffé d'une perruque blanche, aboie plus qu'il ne prononce la motion déposée par le Premier ministre, M. Edward Heath. Elle demande "que cette Chambre approuve la décision de principe du gouvernement de Sa Majesté d'adhérer aux communautés européennes sur la base des arrangements qui ont été négociés". Les députés, alors, se lèvent et vont voter. Cérémonial
Ostensiblement, ils se divisent en deux rangs. Car il n'y a point d'urne ni de bulletins. Selon un cérémonial immuable, ceux qui votent "oui" doivent passer à droite du speaker, pour se retrouver dans le hall du gouvernement, tandis que ceux qui votent "non" doivent passer à gauche, pour se retrouver dans le "hall de l'opposition". C'est dire qu'il faut un certain...
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19/06 - G7 : comment le club des puissants est devenu obsolète
Il arrive parfois que l'actualité semble se jouer loin de nous... Alors tous les vendredis, on s’intéresse à un évènement qui a marqué la semaine, d’un point de vue européen, et on prend le temps d’expliquer pourquoi il nous concerne tous.
La surprise est arrivée en plein repas sous les dorures du château de Versailles. Assis entre Emmanuel Macron et son épouse Brigitte, Donald Trump a finalement signé mercredi l’accord conclu avec Téhéran quelques jours plus tôt. La formalisation de cet accord intervient dans la foulée du G7 qui se tenait à Évian du 15 au 17 juin.
En Haute-Savoie, aux côtés des dirigeants du G7, parmi lesquels Friedrich Merz et Keir Starmer, le président américain s’était déjà félicité de cet accord, qu’il présente comme une véritable victoire diplomatique.
Bien accueillie par la communauté internationale, cette avancée diplomatique ne suffit pourtant pas à masquer les profondes divergences qui subsistent entre Européens et Américains, au point que certains s'interrogent désormais sur l'utilité du fameux "club des 7".
Dans cet épisode de La semaine européenne, Luc de Barochez, éditorialiste à L’Express et expert sur les questions internationales et européennes, nous aide à comprendre le rôle du G7 et de ses membres.
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19/06 - Au Digital College, le troublant destin d’un trésor Pokémon à 2,2 millions d’euros
La chute était prévisible. Et rude pour des milliers d'étudiants qui sont aujourd'hui ballottés d'établissement en établissement, ou pire se retrouvent sur le carreau. Pour des centaines d'enseignants aussi, et de vacataires, qui n'ont pas été payés depuis des mois. Le symbole d'un secteur, celui de l'enseignement supérieur, qui manque singulièrement de règles et de surveillance.
Le groupe Collège de Paris – une trentaine d'écoles post-bac – placé en liquidation au printemps dernier a été en partie démantelé : les écoles encore rentables comme Ascencia business school ont été cédées pour quelques euros au groupe de presse Reworld. Quant aux autres, à l'instar du Digital College, un établissement supérieur spécialisé dans les métiers du numérique, ils ont tout simplement fermé boutique. Au cœur du scandale, une gestion pour le moins hasardeuse, notamment au Digital College créé en 2003 par Ridouan Abagri, entrepreneur autodidacte et vedette autoproclamée de l'écosystème tech tricolore.
Comme nous l'avons révélé dans un précédent article, une enquête menée conjointement courant 2025 par l'Inspection générale des Finances (IGF), l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) et celle de l'éducation et de la recherche (IGESR) sur les pratiques du groupe Collège de Paris a abouti à la rédaction d'un rapport, conformément à l'article 40 du Code de procédure pénale, remis au procureur de la République du tribunal judiciaire de Paris en début d'année.
Ce rapport, que L'Express a pu consulter et qui porte exclusivement sur le...
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18/06 - Face à la Chine, l’offensive douanière d’Emmanuel Macron gagne du terrain
L’Allemagne, la Pologne, les Pays-Bas et la Belgique ont apporté leur soutien à la proposition d'Emmanuel Macron de créer "l'équivalent d'une section 301 à l'européenne", cet outil juridique utilisé par les Etats-Unis pour imposer des droits de douane ou des restrictions commerciales à des partenaires accusés de pratiques déloyales. L'objectif du président français est de permettre à l'Union européenne de réagir plus rapidement et plus efficacement face à certaines importations jugées problématiques pour l'industrie européenne. En particulier face à la Chine, accusée par plusieurs responsables européens de vendre certains produits à des prix artificiellement bas grâce à ses subventions publiques.
"Il n’y a aucune raison pour que, lorsque notre souveraineté est en jeu, nous ne réagissions pas", avait déclaré Emmanuel Macron le 22 mai dernier. "Nous devons assumer des mesures de défense, c'est-à-dire de sauvegarde, de préférence européenne", avait-il ajouté.
A l'occasion du Conseil européen qui débute ce jeudi à Bruxelles, ces quatre pays réclameront, aux côtés de Paris, qu'un mécanisme juridique dotant l’UE de ce nouveau pouvoir soit instauré, a appris le Financial Times de sources diplomatiques.Des outils jugés insuffisants
Si les contours exacts du futur mécanisme restent à définir, plusieurs responsables européens estiment qu'il devra aller au-delà d'un simple outil de diversification des approvisionnements. "Il faudra probablement aussi un instrument de protection", a ainsi déclaré un haut diplomate européen au...
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18/06 - Syrie : un an et demi après la chute de Bachar el-Assad, la justice toujours attendue
La souffrance des victimes n'a pas disparu avec la chute de Bachar el-Assad le 8 décembre 2024. Depuis le début du mois de juin, une vague de manifestations traverse la Syrie. Les protestataires dénoncent la lenteur de la justice et réclament des poursuites contre les responsables de la répression menée sous l'ancien président syrien.
Après l'effondrement du régime face à une coalition de rebelles, Bachar el-Assad a fui le pays avec sa famille pour trouver asile en Russie. De nombreux responsables, partisans et miliciens qui lui étaient fidèles ont également pris la fuite ou ont été arrêtés. Le peuple syrien appelle désormais le nouveau gouvernement à poursuivre et juger les auteurs des exactions commises durant les années de guerre.
Les manifestations ont commencé par un "Sit-in de la dignité", le 12 juin à Deir Ezzor en Syrie. Selon le média syrien Levant24, plusieurs centaines d'habitants se sont réunis pour faire entendre leur voix. Le mouvement a ensuite gagné en ampleur, s'étendant à Alep puis à Idlib. "La shabiha d'Assad nous a forcés à partir en bus vers les camps de déplacés sous tente dans le nord du pays", témoigne un manifestant cité par Aawsat. La "shabiha" étant un ensemble de milices fidèles à el-Assad, responsables de répressions violentes contre de la population lors de la guerre civile débutée en 2011.Une soif de justice
Dans plusieurs villes, les protestations ont toutefois cédé la place à des actes de vengeance. Selon L'Orient-Le Jour, un homme a été lynché à mort en pleine journée à Idlib...
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18/06 - "La Chine peut aider les Européens à devenir meilleurs" : les leçons d’un universitaire proche de Xi Jinping
Il y a une forme de décomplexion polie dans les propos de Qingguo Jia. Ce professeur à l'école d'études internationales de l'Université de Pékin, également membre de la plus haute instance consultative politique de Chine, parle cash. Avec une forme de condescendance assumée lorsqu'il s'agit d'évoquer les difficultés de l'Europe et son manque de compétitivité. Si les déséquilibres commerciaux sont si amples, c'est tout simplement parce que les produits chinois sont de meilleures qualités et beaucoup moins chers… Rien à voir officiellement avec de quelconques avantages.
Et cet universitaire proche de Xi Jinping de vanter la stratégie chinoise d'investissement en Europe, une stratégie gagnant-gagnant qui permettra au Vieux Continent de profiter des technologies chinoises, de son savoir-faire et de créer des emplois. Après tout, c'est ce que les Occidentaux ont fait en Chine quand le pays s'est ouvert à la mondialisation. Comme un tête-à-queue de l'histoire. De passage à Paris pour un grand colloque organisé par Amundi, ce spécialiste des relations internationales a accordé à L'Express une interview dans laquelle il lance un avertissement aux Européens : arrêtez de suivre les Etats-Unis et travaillez sur votre propre autonomie. Une autonomie sinisée sans doute.
L'Express : Depuis des années, les dirigeants chinois promettent un rééquilibrage de la croissance chinoise, avec une montée en puissance de la demande intérieure et une moindre dépendance aux exportations… Une stratégie en échec. Quelles sont les...
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18/06 - "Nous ne comprenons pas ce que nous avons développé" : l’appel du prêtre à l’origine du code moral de Claude
Sous les voûtes du sous-sol du Collège des Bernardins où il nous reçoit, Brendan McGuire remplit tout l'espace. Colosse aux yeux azur, brillants, presque enfiévrés, la paume des mains, larges, ouverte. Ce prêtre catholique irlandais, spécialiste de cybersécurité, installé depuis une vingtaine d'années dans la Silicon Valley, est l'un des artisans de la pensée du Vatican sur l'intelligence artificielle. Fin 2025, à la demande des fondateurs d'Anthropic, il a coécrit le code moral de Claude, les grands principes qui encadrent l'IA.
Ce technophile – il utilise Claude tous les jours, pour écrire ses homélies notamment – réclame une pause, une respiration, dans cette course folle à laquelle se livrent les géants de la tech. Il plaide aussi pour la création d'une autorité supranationale qui encadrerait le développement des IA et leurs utilisations, à l'image de ce qui se fait dans le nucléaire. Mais le temps presse pour "reconstruire les murailles de Jérusalem", selon la formule du pape Léon XIV dans son encyclique Magnifica Humanitas qui appelait, en mai dernier, à "désarmer" l'IA. Une interview exclusive.
L'Express : Vous avez travaillé sur l'écriture de la "constitution" de Claude. Comment en êtes-vous arrivé à rédiger les grands principes qui régissent le comportement de l'IA d'Anthropic ?
Brendan McGuire : Permettez-moi d'abord de retracer mon parcours, qui m'a amené à effectuer ce travail pour Anthropic. J'ai été formé comme ingénieur en Irlande, en génie électronique, puis j'ai fait un master en...
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18/06 - Face aux menaces russes, l’Otan renforce sa dissuasion nucléaire
L’Europe doit s’attendre à une poursuite du retrait des forces conventionnelles américaines du continent mais à l’inverse, la posture de dissuasion nucléaire de l’Otan va être rehaussée face à la Russie : tel est le message délivré ce jeudi 18 juin à Bruxelles par le secrétaire américain à la guerre, Pete Hegseth, à trois semaines du sommet annuel de l’Alliance atlantique à Ankara.
L’Otan va "continuer à améliorer sa mission de dissuasion nucléaire et, pour ce faire, de moderniser ses capacités nucléaires, de renforcer sa capacité de planification nucléaire et de procéder à des adaptations servant ses intérêts de sécurité", indique un communiqué des ministres du Groupe des plans nucléaires de l'Otan, une structure politique de l’Alliance à laquelle tous les alliés participent sauf la France, en raison de l’indépendance de sa propre force de dissuasion. Les communiqués du GPN sont rarissimes : le précédent remontait à 2007.
Le texte ne précise pas quelle forme pourrait prendre cet engagement renouvelé mais on sait que certains pays alliés, la Pologne notamment, ont manifesté leur intérêt pour participer aux arrangements de partage nucléaire de l’Otan en accueillant sur leur sol des armes américaines. La Finlande, membre de l’Alliance depuis 2023, a quant à elle décidé cette semaine de lever son interdiction de longue date du stationnement d’armes atomiques sur son territoire. Le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, a salué jeudi ce vote "vraiment historique" du Parlement finlandais.
Des bombes atomiques américaines en...
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18/06 - Jordan Bardella en Pologne : le piège russe avant la présidentielle 2027
Soudain, Jordan Bardella se redresse, montre quelques signes d’agacement, coupe son interlocutrice. Piqué au vif, il sort des éléments de langage, et c’est là qu’il peut partir à la faute. Alors que le président du Rassemblement national se rend ces jeudi et vendredi en Pologne, nos confrères de Politico lui ont demandé pourquoi il ne s’est jamais rendu en Ukraine. Après tout, Gabriel Attal, Bruno Retailleau et Édouard Philippe y ont récemment fait le déplacement. Pourquoi pas lui ? "Oui, pour eux, c’est un peu le théâtre", moque le jeune patron du RN. Il poursuit, attaque aussitôt : "Quand on voit Édouard Philippe descendre du train avec son pyjama et ses mocassins sur un théâtre de guerre, je pense que ce n’est pas très sérieux."
La saillie est trop excessive pour être efficace. D’autant que le boxeur sait rendre les coups. "Toujours mieux d’être en mocassins à Kiev qu’à la botte du Kremlin à Paris", avait cinglé, sur X, Nathalie Loiseau, qui accompagnait le maire du Havre. Bardella en Pologne ? "C’est Tintin qui découvre l’Europe", persifle aujourd’hui l’eurodéputée.
Dans la célèbre BD, le capitaine Haddock a ses sparadraps ; celui de Jordan Bardella, et par extension du RN, c’est la Russie. Indécollable. Bardella, qui tente de faire oublier les positions historiques de son parti, a beau dire que la Russie représente "une menace multidimensionnelle" pour l’Europe et que ce déplacement "est aussi un geste de solidarité à l’égard d’un pays qui a vu se réactiver à ses frontières les ambitions impériales russes",...
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18/06 - Guerre des drones : la peur grandissante de Moscou face aux attaques de l’Ukraine
Des flammes hautes de plusieurs mètres et une épaisse fumée noire qui s'échappe de l'une des principales raffineries de la région de Moscou. L'Ukraine a lancé ce jeudi 18 juin l'une de ses plus importantes attaques de drones contre la Russie depuis deux ans. Au total, ce sont près de 1 000 drones qui ont été interceptés par la Défense aérienne russe sur une large zone, selon un décompte cité par CNN.
A Moscou, où 194 drones ukrainiens ont été abattus, selon le maire, 17 personnes ont été blessées et une raffinerie de pétrole a été endommagée à une quinzaine de kilomètres du Kremlin, provoquant d'importants incendies. Un chiffre bien supérieur à celui d'autres journées d'attaques sur les derniers mois, au cours desquelles l'Ukraine envoyait quelques dizaines de drones. Les vols de tous les principaux aéroports de Moscou sont ainsi temporairement suspendus ce jeudi.
"Nous ne voulons pas cette guerre, nous ne l'avons jamais voulue, tout le monde le sait, nos partenaires le savent aussi", a déclaré Volodymyr Zelensky, cité par Reuters. "Mais si l'Ukraine brûle, Moscou brûlera aussi".
Le président ukrainien a déclaré que ces attaques massives étaient une riposte à la frappe ayant endommagé un monastère historique à Kyiv cette semaine, faisant également 10 morts, lundi. Selon l'armée de l'air ukrainienne, la Russie a riposté à l'attaque de jeudi en lançant sept missiles et 239 drones contre l'Ukraine."En avance" dans la guerre des drones
L'Ukraine a lancé ces derniers mois d'importantes attaques de drones contre des...
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18/06 - Le pronostic d’Emmanuel Macron pour 2027, l’invitation surprise d’Edouard Philippe
Le grand rendez-vous de la présidentielle approche, chaque semaine apparaît un nouveau prétendant. Autant dire que la vie politique entre dans une nouvelle phase, ô combien palpitante…Le tête-à-tête de Bruno Retailleau...
Bruno Retailleau ne veut pas s’occuper des "chapeaux à plume" qui renâclent à le soutenir, "j’ai tellement vécu cela avec François Fillon puis avec Valérie Pécresse". Mais il est une figure qu’il soigne : François Baroin, avec lequel il a dîné en tête-à-tête lundi. "Il aide à élargir", "il sera là jusqu’au bout", observe l’ancien ministre de l’Intérieur, qui n’exclut pas l’idée d’un tandem, comme l’évoque Politico.... et ce slogan qui l'intrigue
Qu’opposer au concept, presque entré dans le langage courant, de "nouvelle France", porté par Jean-Luc Mélenchon ? Bruno Retailleau y réfléchit et n’a pas encore trouvé de réponse. "Ce qui est génial avec ce concept, c’est qu’on voit très bien de quoi il parle", a-t-il confié à quelques journalistes quelques jours avant son meeting du 20 juin. Le candidat LR à l’élection présidentielle trouve toutefois matière à se rassurer : Edouard Philippe et Gabriel Attal ne sont pas plus avancés que lui. "La nouvelle France, c’est un concept ; la force d’agir, c’est un slogan", relève-t-il. Jordan Bardella roi du système
L’image de Jordan Bardella assistant au Grand Prix de Formule 1 à Monaco continue de susciter moult commentaires. "Contrairement à Marine Le Pen, lui est vraiment fasciné par le système. Il ne veut pas le casser, il veut en être le chef", avance un ancien ministre...
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18/06 - Piyush Goyal, ministre indien du Commerce : "Nous sommes en bonne voie vers un accord avec les Etats-Unis"
Rien de tel qu’affronter les mêmes turbulences pour souder une alliance. Comme l'Europe, l’Inde demeure dans l'ombre des Etats-Unis et de la Chine dans la course à l'IA, bien qu'elle dispose d’une vaste réserve d'ingénieurs. Et comme l’UE, l’Inde n’a pas été épargnée par les droits de douane de Donald Trump. Les deux puissances se rapprochent donc naturellement, en particulier dans la sphère technologique. Le Premier ministre indien Narendra Modi a pris la parole ce jeudi 18 juin à VivaTech, plus grand salon européen consacré aux start-up qui se tient jusqu’au 20 juin au Parc des expositions de la Porte de Versailles. Le 14 juin, il inaugurait avec Emmanuel Macron Bharat Innovates 2026, un sommet rassemblant 120 start-up indiennes deeptech triées sur le volet. Le pays qui s’était hissé en 2025 au quatrième rang des économies mondiales est redescendu cette année au sixième rang. Mais il compte vite remonter dans le classement, en profitant de son immense marché intérieur et de son électricité abordable pour attirer des investissements. Piyush Goyal, le ministre du Commerce et de l’Industrie de l’Inde, détaille cette feuille de route.
L’Express : L'Inde dispose d'un vivier de talents réputé, mais une partie est aspirée par les géants du numérique étrangers, notamment les Gafam. Souhaitez-vous enrayer cette fuite des cerveaux ou en tirer un meilleur parti ?
Piyush Goyal : Notre vivier est assez large pour que ce ne soit pas un problème. Les ingénieurs qui partent à l'étranger y gagnent en compétences, tissent...
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18/06 - Royaume-Uni : l’élection locale qui pourrait déterminer le sort de Keir Starmer
C'est une élection locale, et pourtant, son résultat pourrait bien transformer l'avenir de la politique britannique. A Makerfield, une petite région du nord-ouest de l’Angleterre, quelque 70 000 citoyens sont convoqués aux urnes ce jeudi 18 juin pour une élection législative partielle. En lice, Andy Burnham, candidat travailliste, et surtout, rival potentiel du Premier ministre britannique. En tentant de faire son retour à la Chambre des Communes après 11 ans d'absence, l'actuel maire du Grand Manchester espère que son siège de député lui permettra d'évincer Keir Starmer, déjà sous pression. Visé par de nombreux appels à la démission, y compris au sein de son propre camp, le chef du gouvernement a essuyé de nombreuses défaites politiques et scandales depuis le début de l'année. Dernière crise en date : la débâcle cuisante du Labour aux élections locales de mai au profit de Reform UK, le parti d'extrême droite porté par Nigel Farage. En réaction, le ministre de la Santé a claqué la porte du gouvernement et invité Keir Starmer à l'imiter.
Et il n'est pas le seul. 80 députés travaillistes ont publiquement appelé leur Premier ministre à démissionner. D'autres, plus discrets, partagent cet avis en privé, indique The Guardian. Et si les résultats du dernier scrutin leur ont fait craindre leur siège, nombre d'entre eux estiment également que Keir Starmer manque de vision politique et de stratégie", relève le média britannique."Le roi du nord"
Aussi, pour impulser un changement, les législateurs du Labour reposent...
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18/06 - "Donald Trump s’est fait berner" : l’accord avec l’Iran vu de l’étranger
Le produit "d'ambitions irréalistes pour une guerre intenable" : c'est ainsi que The Guardian qualifie, ce jeudi 18 juin, le protocole d'accord conclu par les Etats-Unis avec l'Iran. Les présidents américain et iranien ont signé, la veille, un document de 14 points pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient.
"Le protocole accomplit tous les objectifs que nous nous étions fixés et plus encore", avait assuré auparavant Donald Trump depuis le sommet du G7 à Évian, en France. Une déclaration loin d'être convaincante, tant les résultats divergent des multiples objectifs annoncés par le locataire de la Maison-Blanche au long du conflit : fin du programme nucléaire iranien, destruction de son stock de missiles balistiques ou encore arrêt des subventions aux groupes armés dans la région. La chaîne MS Now, traditionnellement très critique envers Donald Trump, ne mâche pas ses mots : "La Maison-Blanche a accepté cette prolongation du cessez-le-feu qui ne répondait à aucun de ses objectifs d'avant-guerre, tout en accordant d'énormes concessions financières à Téhéran. Aujourd'hui, l'administration tente désespérément de se justifier. En clair, Donald Trump s'est fait berner par les Iraniens, et personne ne croit à ses mensonges"."Les États-Unis offrent beaucoup en échange de si peu"
"Donald Trump en ressort avec la promesse de l’Iran de ne pas fabriquer de bombe et de poursuivre les discussions sur le nucléaire, sans aucune mention écrite du programme de missiles balistiques, tandis que le Hezbollah célèbre le...
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18/06 - Comment devenir un bon manager ? L’avis à contre-courant du président de l’université IE de Madrid
Hors de l'IA, point de salut ? Face au séisme que provoque cette technologie dans l’enseignement et le monde du travail, Santiago Iñiguez de Onzoño croit au contraire à la force de l'apprentissage des sciences humaines. Il a lui-même puisé dans le Purgatoire de La Divine Comédie pour concevoir des préceptes de management dans son dernier livre, Dante in the workplace, How leaders can avoid the seven deadly sins (Palgrave Macmillan, non traduit). Le président de la prestigieuse université IE de Madrid, loin de se laisser submerger par la "grande peur" de l’IA, encourage les étudiants à garder un esprit critique et table sur l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs.
L'Express : Qu’est-ce qui caractérise un bon manager ?
Santiago Iñiguez : Certaines personnes pensent que pour devenir un bon manager, il faut être un ingénieur et un financier accompli. Que tout ce qui concerne le succès en management est lié au fait de connaître des modèles et de les appliquer à des situations concrètes. Je me souviens de l’anecdote de Peter Drucker [1909-2005]. Ce penseur autrichien est considéré comme le père du management. Il racontait dans ses mémoires avoir assisté à un cours du grand économiste John Maynard Keynes, à l’université de Cambridge. Les autres étudiants dans la salle étaient obsédés par les variations des prix des matières premières. "Moi, ce qui m’intéressait, c’était la manière dont les gens se comportaient", raconte-t-il en substance. Les économistes, ceux qui analysent notre environnement, se...
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18/06 - ChapsVision, le Palantir européen ? Récit d’une percée... et de ses angles morts
L'écran, dans cette salle de réunion du quartier de la Bourse, à Paris, ressemble à la page d'accueil de Google. Une barre de recherche, deux options : "recherche avancée", "recherche massive". Eric Bourry, "architecte" des solutions de ChapsVision, tape le nom d'une personne fictive, que l’on imagine mêlée à une sombre affaire. A l'inverse de la firme de Mountain View, le logiciel baptisé ArgonOS ne dresse pas une liste de liens : il tisse en direct des connexions dans toutes les directions. A qui cette personne a-t-elle téléphoné, qui sont les contacts de ses contacts ? Ont-ils échangé ? Une carte géante marquée de points et de liens — une "ontologie" — se dessine sous nos yeux. Pour un enquêteur, le début d'un savoureux jeu de pistes.
ArgonOS est docile et croise à peu près tout ce qu'on lui donne. Des données géospatiales, relevés téléphoniques, fichiers de l'Assurance maladie, fournisseurs de matières premières… Sans s'embarrasser du format : de l’information "structurée", bien visible sur document PDF, comme du "non-structuré", dissimulé dans un enregistrement audio ou le recoin d’une image. Bienvenue dans le monde mystérieux de l’analyse de données et du traitement par intelligence artificielle. Un marché aux mille cas d’usages, du traçage de la contrefaçon à la logistique, qui intéresse autant les administrations que les industries et grands comptes du CAC40. Sans oublier la défense et le renseignement, qui le désignent sous l’acronyme OTDH, pour outil de traitement de la donnée hétérogène. Un domaine...
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18/06 - Brexit : les leçons de la nuit où j’ai vu le Royaume-Uni basculer, par Catherine Fieschi
Je me souviens de cette nuit de juin 2016 avec précision. J'étais à Londres — ville où j'ai vécu et travaillé pendant de longues années. Européenne de naissance et de conviction, politologue spécialiste des populismes, j'étais aussi, ce soir-là, une citoyenne britannique engagée dans la campagne pour le Remain. Et j’avais peur des résultats : la campagne du Remain n’avait pas été à la hauteur.
D’ailleurs dès le début, j’avais été déconcertée de découvrir à quel point même les défenseurs les plus ardents de l’UE connaissaient mal l'institution qu'ils défendaient. On aimait l'Europe comme on aime un principe — la paix, l'ouverture, la coopération — mais sans jamais pouvoir expliquer le fonctionnement de la Commission, la subsidiarité, ou la logique des directives.
Aurait-ce été le cas partout ailleurs ? Je ne sais pas, mais je découvrais peu à peu (et bien tard) à quel point la relation du peuple britannique a l’Europe avait été atrophiée. D’une part par les coups de boutoirs réguliers de la presse Murdoch et de ses tabloïds, qui finançait le lent poison populiste antieuropéen depuis des décennies. Mais d’autre part aussi par cette ironie qui caractérise la haute politique britannique (quel que soit le camp) et dont le mot d’ordre est de ne jamais rien prendre trop au sérieux - sous peine de passer pour "un continental" un peu excité.
Si cette ironie protège contre les emportements ridicules et la grandiloquence, la prise de distance qu’elle implique conduit parfois à glisser sur la texture de la politique, et à passer à côté...
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18/06 - Patrimoine : l’éducation financière, un enjeu primordial
A en croire les professionnels - banquiers, gérants, assureurs… -, les Français manqueraient cruellement de culture financière. Si le constat n’est pas totalement erroné, il est parfois utilisé comme un mantra pour alimenter les intérêts des sociétés financières davantage que ceux des épargnants. Le Français n’est peut-être pas très féru d'intérêts composés mais il dispose d’un certain bon sens. Après s’être vu vendre des supports bilanciels pour renforcer les fonds propres des banques, des produits structurés frelatés pour doper les commissions des conseillers ou encore des assurances-vie ultra-chargées pour faire vivre les banques privées, il ne sait plus à quel sein se vouer. A défaut, il préfère se reporter sur le livret A, fiable et sans (mauvaise) surprise à défaut d’être performant. L’éducation financière se fera par un discours de vérité, des pratiques professionnelles et des placements de qualité, ou ne se fera pas.
L’éducation financière est un sujet d’intérêt pour tous. A commencer par les premiers concernés : les épargnants. Selon le baromètre 2026 de l’Observatoire SPAK-OpinionWay, 95 % des Français souhaitent mieux comprendre les questions économiques et financières. Les motivations principalement évoquées par les répondants révèlent la crainte de prendre de mauvaises décisions (50%) ou de se faire arnaquer (43%) mais aussi l’envie de gagner en autonomie (40%). Les plus jeunes osent même évoquer l’envie de s’enrichir ! L’accès à l'information facilité par les réseaux sociaux et la digestion de cette dernière...
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18/06 - Détroit d’Ormuz, nucléaire, sanctions... Ce que contient l’accord signé par Donald Trump avec l’Iran
Un peu plus de deux mois après l'annonce d'un cessez-le-feu qui a failli voler en éclats à de nombreuses reprises, Donald Trump a signé mercredi 17 juin un protocole d'accord mettant fin à la guerre avec l'Iran, déclenchée le 28 février par des bombardements américano-israéliens sur la République islamique. C'est au château de Versailles, où le président américain était reçu par Emmanuel Macron à l'issue d'un G7 organisé en France, que la signature a eu lieu. "Ce n'était pas facile, je peux vous le dire", a lancé le locataire de la Maison-Blanche au moment de signer, comme le montre une vidéo partagée sur X par le chef d'Etat français.
🚨 President Donald J. Trump has SIGNED the Iran Memorandum of Understanding at Versailles in France. 🇺🇸 pic.twitter.com/JQ6qlbvFAF— The White House (@WhiteHouse) June 17, 2026
Le président iranien Massoud Pezeshkian a lui aussi officiellement signé le texte, ont rapporté les médias officiels iraniens. D'après le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, qui a servi de médiateur entre les deux parties, le protocole d'accord doit entrer en vigueur "avec effet immédiat".
Le texte dresse une liste de 14 points. Il aborde les questions les plus sensibles comme le démantèlement du programme nucléaire iranien qui doivent être discutées lors d'une période de négociations de 60 jours destinée à "parvenir à un accord définitif", qui pourra être prolongée d'un commun accord.Détroit d'Ormuz et sanctions
Dans le détail, les Etats-Unis et l'Iran actent la "fin immédiate et définitive des...
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18/06 - En laissant filer la locomotive de l’IA, l’Europe court un grave danger
En 1865, dans les rues de Londres, les passants s’habituaient à un spectacle pourtant étonnant. Les locomotives routières à vapeur (traction engines), avatar le plus spectaculaire de la Révolution industrielle et ancêtres de l’automobile, roulaient au pas, précédées d’un marcheur qui, drapeau à la main, avertissait les piétons et les chevaux du danger encouru à croiser cette machine effrayante. Ce dispositif était imposé par le Locomotives Act, vite surnommé "Red Flag Act". Cette loi exigeait la présence de trois employés par véhicule et plafonnait la vitesse à six kilomètres-heure à la campagne et trois kilomètres-heure en ville.
Le pays qui avait inventé la mécanisation des transports s'était senti obligé de légiférer, par peur du Frankenstein ainsi créé, pour que ces premières automobiles aillent moins vite qu’un passant pressé. Sous couvert de sécurité, le législateur britannique protégeait aussi les rentes du chemin de fer et des diligences, qui voyaient d’un mauvais œil cette concurrence naissante. La hantise de la nouveauté avait fait son œuvre. Il fallut attendre 1896 pour que la loi soit abrogée, soit trente-et-un ans de circulation urbaine à un train de sénateur. Une économie euthanasiée
L’événement fut célébré avec l'organisation d'une course Londres-Brighton baptisée Emancipation Run. L’automobile était libérée mais le coût pour l’Angleterre fut prohibitif. En effet, pendant que les Anglais apeurés agitaient leur chiffon, deux pays entreprenants, innovants et libéraux inventaient les transports du XXe siècle....
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18/06 - Dix ans après le Brexit, la revanche du plombier polonais
Dans les rues d'Hammersmith, quartier chic de l'ouest londonien, difficile de rater cet immense bâtiment aux larges fenêtres grises : sur ses murs, un portrait de Frédéric Chopin, génie du piano, côtoie un grand aigle polonais, le regard fier et les aigles déployées. Les six étages du Posk, le centre social et culturel de Pologne, constituent le QG de la diaspora polonaise au Royaume-Uni. Ses couloirs sont bondés d'élèves qui préparent l'épreuve du A-Level, l'équivalent du bac, dans leur langue maternelle, près d'un théâtre en polonais et d'un café-jazz. "La communauté polonaise reste très dynamique au Royaume-Uni, avec des associations, des chaînes de magasins ou des centres culturels dans toutes les villes, souligne George Byczynski, créateur du média en ligne British Poles et familier des lieux. Même si 100 000 à 200 000 Polonais ont quitté le pays depuis le Brexit, cela signifie que nous sommes encore de 600 000 à 700 000 sur place !"
Alors que la diaspora polonaise avait ravi la première place des communautés étrangères en Grande-Bretagne aux Indiens et aux Bangladais il y a dix ans, le choc du Brexit a inversé la dynamique. D'après l'Office for National Statistics, 25 000 Polonais ont plié bagage l'année dernière, un chiffre en augmentation de 8,7% par rapport à l'année précédente. Seuls 6 000 sont arrivés au Royaume-Uni.Une "vague de haine" qui a provoqué des départs
Le résultat du référendum a été particulièrement violent pour les Polonais, dont la relation spéciale avec la Grande-Bretagne est bien...
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18/06 - "Il est faux de dire qu’il n’est pas rentable d’investir en Europe" : le plaidoyer de la patronne d’Amundi
Il a fallu jouer des coudes pour assister à la prise de parole de l’ancienne secrétaire au Trésor des Etats-Unis, Janet Yellen. Dans la même enceinte, quelques heures plus tard, un rire nerveux a parcouru le public quand l’universitaire chinois Qingguo Jia, proche de Xi Jinping, a évoqué le chantage aux terres rares comme un levier de la politique étrangère de Pékin, face à l'Américain Kevin McCarthy, l’ancien président républicain de la Chambre des représentants. Le Nobel d’économie Philippe Aghion a quant à lui plaidé avec énergie pour une politique européenne industrielle. L'ex-banquier central Jean-Claude Trichet, l’écrivain Giuliano da Empoli, conseiller du Premier ministre italien de 2014 à 2016, ou encore l’ancien commandant suprême allié pour la transformation de l'Otan, le général Philippe Lavigne, se sont aussi succédé au forum organisé par Amundi au Carrousel du Louvre, devant un parterre d'investisseurs internationaux.
Il faut toute la puissance d’un acteur majeur de la finance pour convier un tel plateau. Dirigée depuis cinq ans par Valérie Baudson, cette filiale du groupe Crédit Agricole dont le siège parisien jouxte la gare Montparnasse, est le numéro un de la gestion d’actifs en Europe, avec près de 2 400 milliards d’encours. Le seul représentant du continent au sein du top 10 mondial. Une exception dans un palmarès trusté par les Américains.
Ce statut, la directrice générale le prend à cœur. "On parle de souveraineté quand il est question de défense, de santé, d'alimentation, d'énergie… Moi,...
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18/06 - Accord Iran-Etats-Unis : Emmanuel Macron "ne croit pas qu’on puisse dire" que la guerre "est totalement terminée"
Donald Trump et son homologue iranien Massoud Pezeshkian ont signé ce mercredi 17 juin, à distance, le protocole d'accord visant à mettre fin à la guerre en Iran. C'est depuis Versailles, où il était reçu par Emmanuel Macron, que le président américain a signé le texte. Plus tôt dans la journée, il s'était félicité d'être parvenu à trouver un accord qui a évité une "catastrophe économique" avec Téhéran. Il a toutefois continué de menacer l'Iran de bombardements si la République islamique ne respecte pas les termes du texte.
Celui-ci acte "la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", les deux parties s'engageant "à ne pas lancer d'action hostile" l'une contre l'autre. L'accord prévoit aussi une reprise du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz et la levée du blocus américain sur les ports iraniens. Concernant le nucléaire, Téhéran s’engage à diluer ses stocks d’uranium hautement enrichi.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump et l'Iran ont signé à distance l'accord pour mettre fin à la guerre
⇒ La période de 60 jours prévue par l'accord avec l'Iran commence ce jeudi
⇒ Emmanuel Macron "ne croit pas qu'on puisse dire" que la guerre "est totalement terminée"
21h00Fin de ce direct
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Bonne soirée à vous.
>>> Notre nouveau direct
20h45Emmanuel Macron "ne croit pas qu'on puisse dire" que la guerre "est totalement terminée"
Invité sur France 2 ce jeudi, Emmanuel Macron s’est réjoui de...
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18/06 - La plateforme EU Score s’attaque à la cartographie de la tech européenne
Après le choc, les négociations. Quelques jours après la coupure des modèles Fable 5 et Mythos 5 d’Anthropic, les Européens cherchent à obtenir des Américains un statut de "partenaire de confiance", censé leur garantir l’accès aux technologies de pointe jugées sensibles, révèle le Financial Times. La démarche est sensée. Mais quelle qu’en soit l’issue, l’UE aurait tort d'y voir autre chose qu’un pansement. Depuis 20 ans, le Vieux Continent s’est trop reposé sur les séduisants services numériques américains, négligeant de faire émerger ses propres champions.
Cela a deux conséquences. La plus évidente est d’ordre économique. Aucun Européen ne figure aujourd’hui parmi les 15 premières capitalisations boursières mondiales. Les géants technologiques US y dominent de la tête et des épaules avec Nvidia, Alphabet, Apple, Microsoft, Amazon ou encore, depuis quelques jours, SpaceX. Pis, dans les filières où l'UE était bien placée, l’automobile ou la pharmacie, les industriels voient fondre leur avance face à des rivaux américains et chinois dont la R&D est propulsée par de puissants modèles IA.
Le second front, l’actualité l’a rappelé, est stratégique. Sans la constellation Starlink, l'armée ukrainienne serait aveugle. Sans les cloud US, une bonne part du CAC40 tournerait au ralenti. Et sans les capacités cyber d'outre-Atlantique, nos fortifications numériques afficheraient des trous inquiétants.
Encore faut-il, pour soutenir la tech européenne, savoir ce qu'elle recouvre. C’est à ce travail de cartographie que s'attelle...
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18/06 - Brexit : le vote que personne n’avait vu venir
Le passé permet souvent d'éclairer l'actualité. Chaque jeudi, dans notre podcast Hier à la Une, on se plonge dans les archives de L’Express, pour comprendre autrement la couverture du magazine de la semaine.
C'était il y a dix ans. Le 23 juin 2016, les Britanniques votaient en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. A l'occasion de cet anniversaire, L'Express consacre cette semaine un grand dossier au Brexit.
Un 10e anniversaire qui n’a pourtant rien d’une célébration. Dix ans après le référendum, le Royaume-Uni peine toujours à convaincre des bienfaits de sa rupture avec l'Europe. Très vite, un mot s'est imposé dans le débat public : le "Bregret", contraction de Brexit et de regret. Aujourd’hui, seuls 30 % des Britanniques pensent encore que quitter l’Union européenne était le bon choix. Au-delà des chiffres, le Brexit a profondément transformé la société.
A l’heure du bilan, les conséquences négatives dominent largement le débat. Il faut dire qu’à l’époque, de nombreux experts avaient alerté sur les risques pour le Royaume-Uni d’un départ de l’UE, si bien que dans les hautes sphères européennes, très peu croyaient à la victoire du "leave".
Dans cet épisode d'Hier à la Une, on vous propose de revenir sur ce qu’en disait L’Express il y a quelques années, avant le vote du 23 juin 2016, qui a tout changé pour le Royaume-Uni.
RETROUVEZ TOUS LES CONTENUS DE L'EXPRESS PODCASTS
Écoutez cet épisode et abonnez-vous à L'Express Podcasts sur Apple Podcasts, Spotify,...
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18/06 - "A moins d’un milliard, vous ne me dérangez pas" : les candidats à l’Elysée et les déficits, une folie française
Peut-on demander à des candidats, en quête de suffrages, d’être raisonnables quand des ministres d’un gouvernement qui n'a rien à espérer, si ce n'est de durer encore un peu, ne le sont même pas ? Autrement dit : pourquoi nos responsables politiques, dès lors qu’il est question des finances du pays, le sont-ils aussi peu – responsables ? Sébastien Lecornu s’est indigné des premières discussions budgétaires pour 2027, qui font apparaître "plus de 30 milliards d’euros de demandes de financement, dont 24 milliards pour mettre en place de nouvelles dépenses", selon la lettre écrite par le Premier ministre et révélée par Les Echos. L'argent, comme s'il en pleuvait - personne n'a remarqué la canicule ?
Si la sagesse n’est pas du côté du gouvernement, comment imaginer qu’elle le serait du côté de l’Assemblée nationale, et pas seulement celle-ci, fruit d’une sinistre dissolution ? Bruno Le Maire, ministre des Finances de 2017 à 2024, rappelle volontiers que "pendant sept ans, [il n'a] pas vu un seul amendement de réduction des dépenses". Mieux, on a entendu, pas plus tard que la semaine dernière, la présidente du groupe LFI, Mathilde Panot, assurer que "le régime des retraites est quasiment à l'équilibre". Selon le rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR), le déficit cumulé des différents régimes devrait atteindre 5,1 milliards d'euros en 2025 et, à échéance (certes lointaine, par conséquent incertaine) de 2070, 92,2 milliards d’euros, contre 55,4 milliards d’euros prévus initialement. "Quasiment à...
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17/06 - Le téléphone portable interdit au lycée dès le 1er septembre, une tendance déjà bien ancrée en Europe
D'abord proscrits à l'école primaire, puis au collège, les téléphones portables pourraient bientôt disparaître aussi des lycées français. Le ministre de l'Education nationale, Edouard Geffray, a évoqué une application possible dès le 1er septembre, sous réserve de l'adoption définitive de la proposition de loi portée par le député Les Républicains, Jean-Louis Thiériot. "C'est absolument majeur pour nos élèves", a-t-il déclaré sur franceinfo, promettant un accompagnement rapide des chefs d'établissement. Dans le viseur : les effets des écrans sur la concentration mais aussi sur la santé mentale et le climat scolaire.
L'enjeu est loin d'être marginal. Selon le baromètre du numérique 2025 du Crédoc, 71 % des adolescents de 12 à 17 ans déclarent avoir du mal à se passer de leur smartphone plus d'une journée, signe d'une dépendance désormais bien installée.
🔴 Le téléphone portable bientôt interdit au lycée ? ➡️ "Ce sera le 1er septembre, parce que la loi sera très probablement publiée dans l’été […] Je considère que c’est quelque chose d’absolument majeur pour nos élèves", annonce Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale pic.twitter.com/2oaK5J4tkT— franceinfo (@franceinfo) June 17, 2026
Depuis la loi de 2018, l'usage du téléphone portable est interdit dans les écoles et les collèges. L'extension aux lycées s'inscrit dans cette logique de restriction progressive. Soutenue de longue date par Emmanuel Macron, la mesure vise un triple objectif : améliorer les performances scolaires, limiter les troubles liés à...
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17/06 - LVMH, la délicate succession de Bernard Arnault : rivalités, secrets de famille et boucle WhatsApp
Bernard Arnault est arrivé un peu en retard à la Fondation Louis-Vuitton. Le temps pour sa femme, Hélène, de déambuler avec le couple Macron parmi les trois cents œuvres de l’artiste Calder, le virtuose américain de l’équilibre, puis ils sont passés à table, et combien la capitale, écrasée de touffeur ce 29 mai, leur a paru alors lointaine. Le président de la République se montre disert, le PDG de LVMH attentif, quand leurs femmes, ayant déjeuné avec Seryl Kushner, l’épouse de l’ambassadeur des Etats-Unis, bavardent, se vouvoyant nonobstant leur flot de confidences. C’est Emmanuel Macron qui ose le sujet. Il pointe, taquin, la récente campagne de presse de l’épouse du milliardaire, lui lançant ce drôle d’éloge : "Hélène, vous êtes Calamity Jane." Ils ont ri – même Bernard Arnault, qui semble avoir pardonné au chef de l’Etat la dissolution, lui si viscéralement hostile aux coups de volant comme aux paris hasardeux.
Calamity Jane ? A l’occasion de la sortie de son vingtième disque, les Français ont, ces derniers mois, fait la connaissance de l’épouse du patron le plus indéchiffrable du pays, ils ont découvert son accent chantant, ses yeux de chat soulignés d’un long trait de khôl, ses mains déliées de pianiste et entendu son mantra : tout va bien chez les Arnault, une grande famille, unie. Antienne égrenée avec charme lors de ses dix, onze, douze invitations à la radio, à la télévision, où sa parole fit un carton. Mariée depuis trente-cinq ans à la 7e fortune mondiale employant près de 200 000 salariés, la Canadienne a...
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17/06 - Cristaux de roche, chakras et fleurs de Bach : quand La Poste promeut les soins ésotériques
Saviez-vous qu’il était possible de "guérir" les maladies au contact des cristaux de roche ? Qu’on pouvait "retracer notre passé et envisager notre avenir" grâce à la lecture des ridules de la main ? Que le pendule ou les baguettes mettent "en évidence les énergies (...) invisibles" de la nature ? Que le nombre 12 "régit l'espace, le temps et le fonctionnement du cosmos" grâce au "pouvoir créateur" et à la "Mère divine" (sic) ? Attendez, vous doutez des fondements de ce type d’assertions ? Vous trouvez ces manifestations un peu trop surnaturelles pour être vraisemblables ? Dans ce cas, n'allez surtout pas au bureau de poste le plus proche ! A Mouffetard, à Jussieu, au Trocadéro et un peu partout dans l’Hexagone, les agents au célèbre sigle jaune et noir ont étonnamment cru bon de mettre à la vente d’étranges petits fascicules, bourrés d’affirmations de la sorte.
Arborés sur de petits tourniquets aux côtés de cartes postales ou d’artefacts du Seigneur des anneaux, ces livrets sont présentés comme "éducatifs" par l'entreprise à capitaux publics. Ils tiennent pourtant plus du grimoire que de l'encyclopédie. Au côté de fiches sur la Seconde Guerre mondiale, l’art culinaire français, la guerre de Cent Ans ou les ponts de France, une cinquantaine de mémos plastifiés font ainsi la promotion des rites et sciences occultes, louant les effets de pratiques pourtant dans le viseur de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes). En récupérant leurs colis, les clients du...
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17/06 - Au sommet du G7, Donald Trump se montre prêt à rouvrir le dossier ukrainien
Après l'Iran, l'Ukraine ? Alors que Washington a annoncé cette semaine la signature à venir d'un accord-cadre avec Téhéran, pour mettre fin au conflit et rouvrir le détroit d'Ormuz, le président américain Donald Trump semble reprendre de l'intérêt pour le dossier ukrainien. A Évian-les-Bains (Haute-Savoie), où le sommet du G7 s'achève ce mercredi 17 juin, les principaux leaders occidentaux ainsi que le dirigeant américain ont en effet renouvelé leur soutien à Kiev, dans une déclaration commune convenant d'une reprise des sanctions contre la Russie. Des alliés européens "optimistes"
Une attitude saluée par les dirigeants européens : "C’est la première fois depuis l’entrée en fonction du président Trump que nous publions une déclaration commune lors d’un sommet du G7 et que nous trouvons un terrain d’entente sur les grandes questions de politique étrangère et de sécurité de notre époque", a souligné le chancelier allemand Friedrich Merz, en marge du sommet. "Je considère cela comme un véritable succès."
Au deuxième jour du sommet, mardi, les Etats-Unis se sont joints à la déclaration des chefs d'Etat du G7, prévoyant "d’accroître la fourniture à l'Ukraine de capacités de défense aérienne, de systèmes de défense et d’intercepteurs supplémentaires, ainsi que de capacités de longue portée".
L'accord vise aussi à reprendre les sanctions contre le pétrole russe, suspendues afin de soulager les prix mondiaux de l'énergie, suite aux perturbations dans le détroit d'Ormuz. "Nous allons pouvoir le faire parce que le pétrole coule à...
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17/06 - Dix ans après le Brexit, l’horizon européen d’un Royaume-Uni plus pauvre, plus triste et plus divisé
En ce jeudi, de lourds nuages gris encerclent Londres. Une météo plutôt normale de l'autre côté de la Manche, qui provoque tout de même quelques inondations dans le sud de la capitale. A Buckingham Palace, la reine Elizabeth II profite de ses petits corgis pendant que, de l'autre côté de Saint James Park, le conservateur David Cameron fait les cent pas à Downing Street. Nous sommes le 23 juin 2016, les pandémies n'existent que dans les films de science-fiction et Hillary Clinton distance Donald Trump de neuf points dans les sondages. Au Royaume-Uni, ces mêmes études d'opinion donnent toutes — à une exception près — le Brexit perdant, alors que les Britanniques se faufilent entre les gouttes pour aller voter.
Mais le référendum ne se passe pas comme prévu. Au fil des heures, le suspense gagne le royaume, la soirée électorale s'étire dans la nuit. Henry Oliver, 24 ans à l'époque, se souvient s'être endormi sur son canapé vers minuit, la télé toujours allumée, après l'annonce par le pro-Brexit Nigel Farage de l'échec de son camp. Cinq heures plus tard, le Londonien se réveille avec, à l'écran, le visage du même leader populiste, cette fois triomphant. "Je peine à arracher mon visage du sofa et je reste bouche bée de longues minutes… C'est épouvantable", raconte le jeune homme, comme si la scène s'était déroulée la veille. Une gueule de bois de dix ans
Ce matin-là, après s'être extirpé de chez lui, Henry rejoint son bureau, dans une grande entreprise de communication. Sur le chemin, il croise les titres...
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17/06 - Guerre en Ukraine : l’UE accuse la Chine de former des militaires russes
Bruxelles hausse le ton face au rapprochement sino-russe. La cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a déclaré, lundi 15 juin, avoir des informations vérifiées selon lesquelles "l'armée chinoise a formé du personnel militaire russe pour combattre en Ukraine". Celle-ci a ajouté : "Nous en évaluons soigneusement les implications." L'Union européenne estime que la Chine "reste un soutien décisif à la guerre menée par la Russie en Ukraine". Le 12 juin dernier, un responsable européen alertait déjà, sous couvert d'anonymat, sur la formation des soldats russes en Chine.
Pékin a contesté ces déclarations ce mardi 16 juin. Le porte-parole des Affaires étrangères chinoises, Lin Jian, a affirmé lors d'un point de presse que "ces allégations sont dénuées de tout fondement factuel. C'est de la calomnie et du dénigrement purs et simples".La formation de centaines de soldats russes
Les accusations de la cheffe de la diplomatie européenne confirment des informations révélées par Reuters le 19 mai dernier. Citant trois services de renseignement du Vieux Continent, l'agence dévoilait alors l'existence d'un accord bilatéral signé à Pékin le 2 juillet 2025 entre la Chine et la Russie.
Le texte prévoit la formation réciproque de centaines de soldats russes et chinois, et notamment celle de 200 soldats russes par la Chine avant leur déploiement en Ukraine. Ceux-ci sont entraînés dans des installations militaires situées notamment à Pékin et dans la ville orientale de Nankin. La formation comprend la maîtrise de domaines...
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17/06 - La France doit en finir avec la fiction du Hezbollah politique, par Sarah Perez
Depuis des décennies, la France s'accroche à une distinction qui résiste de moins en moins à l'épreuve des faits : celle qui consiste à considérer le Hezbollah comme deux entités distinctes, l'une politique, l'autre militaire. Paris a longtemps justifié cette approche au nom du réalisme et de la stabilité. Le Hezbollah siège au Parlement libanais, participe à la vie institutionnelle du pays et constitue un acteur incontournable du paysage politique. C'est sur cette base que la France a choisi de maintenir une distinction entre son aile politique et son aile militaire, estimant qu'elle permettait de préserver le dialogue, son influence au Liban et la stabilité du pays.
Cette doctrine a reçu la semaine dernière un désaveu particulièrement embarrassant. Interrogé sur LCI, le ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raggi, a affirmé qu'il n'était "absolument pas réaliste" de distinguer les branches politique et militaire du Hezbollah, lequel constitue selon lui "une seule organisation". Depuis des années, Paris répond à ses critiques que sa position repose sur une compréhension plus fine des réalités libanaises que celle de ses partenaires occidentaux. Mais lorsque le chef de la diplomatie libanaise lui-même affirme que cette distinction ne correspond pas à la réalité, la question devient difficile à éviter : sur quoi repose encore la doctrine française ?Poids institutionnel
Car le débat n'est pas de savoir si le Hezbollah participe à la vie politique libanaise. C'est un fait. La véritable question...
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17/06 - Immigration : le Parlement européen adopte un durcissement sans précédent de la politique de l’UE
Le Parlement européen a approuvé ce mercredi 17 juin le règlement dit "retour", un texte qui durcit fortement la politique migratoire de l'Union européenne en facilitant l'éloignement des étrangers en situation irrégulière ou déboutés du droit d'asile, en allongeant les périodes de rétention et en ouvrant la voie à des "centres de retour" hors de l'UE. Le vote, acquis à 418 voix pour, 218 contre et 30 abstentions, a immédiatement cristallisé les critiques de la gauche et des ONG, qui dénoncent un basculement sécuritaire assumé par la majorité pro-européenne de droite et d'extrême droite.
Présenté comme l'un des derniers volets du pacte sur la migration et l'asile, adopté en 2024, ce règlement vise à rendre les expulsions plus rapides et plus homogènes dans l'ensemble des Etats membres. Il introduit notamment un ordre européen de retour, facilite la reconnaissance des décisions prises par un autre pays de l'UE, et renforce la coopération obligatoire des personnes visées. Pour ses promoteurs, l’objectif est simple : réduire les écarts entre pays européens et éviter que les personnes déboutées circulent d’un territoire à l’autre pour retarder leur départ. "Selon cette législation, toute décision de retour prise par les autorités nationales compétentes à l’encontre d’un ressortissant non européen en situation irrégulière s’accompagnera d’une obligation de quitter immédiatement le pays concerné ou dans un délai fixé", indique le Parlement européen.Une mesure controversée : les "hubs de retour"
La mesure la plus...
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17/06 - Accord de Donald Trump avec l’Iran : les craintes des faucons de guerre américains
Dans les rangs Maga, et jusqu'au cœur du noyau dur, l'accord de paix passé par Donald Trump avec l'Iran ne fait pas que des heureux. Au contraire, les "faucons de guerre", qui s'étaient pourtant empressés de défendre le président bec et ongles lorsque les premières bombes américaines se sont abattues sur Téhéran, s'inquiètent aujourd'hui que le deal nuise aux intérêts de Washington.
Si son contenu exact n'a pas encore été révélé, les premières informations font craindre à ces fidèles que l'accord conclu par Donald Trump ne suffise pas à couper court aux ambitions nucléaires de Téhéran... Voire qu'il les renforce. De telles inquiétudes s'étaient déjà manifestées lorsque le locataire de la Maison-Blanche avait annoncé le cessez-le-feu d'avril. Mais cette fois-ci, elles se sont démultipliées.
Un "désastre", s'est ainsi exclamé sur X Marc Thiessen, qui a conseillé Donald Trump en privé tout au long de la guerre. Celui qui rédigeait les discours du président George W. Bush pendant la guerre en Irak, s'est notamment alarmé des informations selon lesquelles l'accord prévoirait la création d'un fonds de 300 milliards de dollars censé stimuler les investissements en Iran : "C'est comme s'il avait proposé le Plan Marshall pour reconstruire l'Allemagne alors que les nazis étaient encore au pouvoir".
$300 billion to Iran under any circumstances is a disaster. Like offered the Marshall Plan to rebuild Germany while the Nazis were still in power https://t.co/4JLY4J5fqW— Marc Thiessen (@marcthiessen) June 15, 2026
Plus prudent,...
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17/06 - Syrie : la France face à une occasion historique, par Amar Sabeh el Leil
Depuis plus d'un siècle, le monde arabe semble condamné à vivre dans un cycle permanent de destruction, de conflits et de reconstruction inachevée. Pourtant, au-delà des ruines, une question essentielle demeure : combien de temps encore le monde regardera-t-il cette région uniquement au travers du prisme de la guerre ?
À chaque missile qui tombe, le même calcul s'impose. Combien d'universités, d'hôpitaux, de logements ou de musées pourraient être construits avec les sommes englouties quotidiennement dans les conflits ? Combien de destins pourraient basculer autrement ? Il est temps de comprendre qu'un monde détruit n'est jamais un monde plus sûr. C'est au contraire un monde qui n'a plus rien à perdre. Lorsqu'une société perd toute perspective, elle devient un territoire sans horizon. Et un territoire sans horizon finit toujours par devenir instable et dangereux, pour lui-même comme pour ceux qui l'entourent.Un tournant décisif en Syrie
Il y a près d'un an, le destin du peuple syrien a pris un tournant décisif. Pour la première fois depuis plus de cinquante ans, la possibilité de construire semble enfin envisageable. Cela passera par l'éducation, la culture, le logement, les infrastructures, et par la possibilité donnée à toute une jeunesse de se projeter dans autre chose que la survie. Car c'est bien de cela qu'il s'agit : non pas reconstruire. Le mot est trompeur, il suggère un retour à l'avant qui n'aura pas lieu et ne devrait pas avoir lieu. Mais construire, bâtir ce que l'on veut devenir, et...
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17/06 - Tensions dans la Manche : ce que l’on sait des tirs de semonce d’une frégate russe
Un incident "irresponsable" et "profondément préoccupant" : le Premier ministre britannique Keir Starmer a condamné, ce mercredi 17 juin, le coup de semonce tiré par une frégate russe contre un navire civil britannique dans la Manche, la veille. Le bâtiment militaire a en effet tenté de faire changer de cap un yacht battant pavillon britannique, près des eaux territoriales du Royaume-Uni, selon des déclarations des ministères de la Défense russe et britannique.
L'incident se serait produit vers 11h40. "Les coups de feu présumés ont été tirés alors que les navires se trouvaient à environ 20 milles nautiques au sud de l'île de Wight, les plaçant ainsi hors des eaux territoriales britanniques (qui s'étendent jusqu'à 12 milles nautiques), mais à l'intérieur de la zone économique exclusive du Royaume-Uni", a précisé le journal The Guardian, ajoutant qu'aucun dégât ou blessé n'était à déplorer.
Ce qui n'a pas empêché Keir Starmer d'afficher une position ferme : "Cela n'aurait pas dû arriver. C'est de l'inconscience pure et simple, et le couple sur le yacht a dû être terrifié", a protesté le chef du gouvernement travailliste, en marge du sommet du G7 à Evian, en France.Une tentative pour éviter une collision
Selon le ministère russe de la Défense, l'équipage de la frégate Amiral Grigorovitch avait repéré un yacht naviguant sur une route risquant d'entraîner une collision avec le navire. Après plusieurs tentatives d'établir un contact radio, sans succès, et le recours à "des fusées éclairantes et des signaux sonores", la...
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17/06 - Guerre au Moyen-Orient : les premiers détails du protocole d’accord entre les Etats-Unis et l’Iran dévoilés
Pour la première fois depuis deux mois, des pétroliers iraniens ont pu franchir la zone du blocus américain dans le détroit d'Ormuz, trois jours avant la signature officielle de l'accord entre Téhéran et Washington, prévue vendredi en Suisse. Mardi 16 juin, Donald Trump a fait l'éloge d'un accord "équitable". D'après le président américain, le texte garantira que l'Iran ne peut ni développer une arme atomique ni l'acquérir auprès d'un pays tiers.
Le vice-président américain J.D. Vance a de son côté déclaré qu'Israël et le Liban étaient inclus dans l'accord, contredisant des déclarations du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, qui a affirmé lundi que son pays n'était pas concerné par le texte. Ce mercredi matin, l'Etat hébreu a mené de nouvelles frappes au Liban, en dépit des avertissements répétés de l'Iran, qui l'appelle à cesser les hostilités.
Les infos à retenir
⇒ L'accord entre Washington et Téhéran doit être signé vendredi en Suisse
⇒ Les premiers détails du protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran dévoilés
⇒ Un accord a été trouvé pour un retour à la normale du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz
21h00Fin de ce direct
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations. Bonne soirée à vous.
>> Notre nouveau direct
19h39Un accord trouvé pour un retour à la normale du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères avance qu'un...
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17/06 - Une start-up française sur le front en Ukraine, un atelier au Vatican sur les armes autonomes
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'indiscrets exclusifs en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.L'usage de l'IA dans la guerre préoccupe le Vatican
Après l'encyclique du pape Léon XIV, Magnifique Humanité, le Vatican devrait réunir le mois prochain plusieurs experts à Castel Gandolfo, la résidence d'été du souverain pontife. Pendant une semaine, ces spécialistes, dont certains liés au monde du renseignement américain, réfléchiront à l'usage de l'intelligence artificielle et des armes autonomes. Depuis une dizaine d'années, le Vatican multiplie les ateliers avec les penseurs de l'IA, soucieux d'élaborer une doctrine solide en la matière.Une nouvelle start-up française sur le front ukrainien
Un an à peine après son lancement sur le créneau de la lutte antidrones, une start-up française s'apprête à faire ses premiers pas sur le terrain. Stryx AI, fondée en juin 2025 par Armand Thiberge — polytechnicien également à la tête de la licorne Brevo —, se livrera cet été à un test grandeur nature en Ukraine. La société conçoit des intercepteurs de drones à charge explosive destinés à épauler les soldats ukrainiens et cherche à lever prochainement entre 5 et 10 millions...
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17/06 - Affaire Anthropic : l’IA et les cabris de la souveraineté européenne
Bien entendu on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant : "La souveraineté ! La souveraineté ! La souveraineté !", mais ça n’aboutit à rien", aurait pu s’exclamer le général de Gaulle au sujet de l’affaire Anthropic. L’affaire Anthropic ? Le dernier coup de force de Donald Trump pour contraindre le fleuron américain de l’IA à réserver ses modèles les plus avancés aux seuls Américains, au nom de la sécurité nationale. Une injonction qui a révélé au passage l’extrême vulnérabilité des Européens, entièrement dépendants des technologies américaines.
L’événement a suscité moult commentaires dans la classe politique. On notera qu’un mois plus tôt, seule une poignée de députés s’était déplacée pour entendre Arthur Mensch devant une commission parlementaire. Ce jour-là, le cofondateur de Mistral AI, dans lequel se concentrent de nombreux espoirs, a résumé le rapport de force : "Si l’Europe ne rivalise pas, elle renonce à toute présence et à toute voix au chapitre dans le concert des nations."
Mais est-il encore possible de rivaliser avec les géants américains et chinois de l’IA ? L’Europe accumule depuis trente ans les erreurs stratégiques et les retards. Au début des années 1990, tandis que le vice-président américain Al Gore promeut les "autoroutes de l’information", Bruxelles adopte à son tour ce nouveau credo. Mais, côté européen, cette ambition débouche surtout sur des régulations, avec peu de réalisations concrètes. Aux Etats-Unis, en revanche, un dosage habile de commandes publiques et de capitaux privés va favoriser...
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17/06 - Le théâtre ne disparaîtra pas avant la fin de l’humanité, par Christophe Donner
Comme des bons bourgeois de la belle époque de La Vie parisienne, on est allé à pied au théâtre du Châtelet qui accueille la troupe du Français jusqu’au 11 juillet. On marchait vite parce que Dora est toujours un petit peu en retard. Histoire de traverser le temps, on est passé par le jardin du Palais-Royal, avec son théâtre éponyme où fut créé en 1866 cet opéra-bouffe composé par Jacques Offenbach. Rien de tel qu’un immigré venu gonfler les rangs du remplacement perpétuel pour témoigner de ce qu’est Paris… et profiter de l’absence de Victor Hugo, parti se réfugier à Bruxelles.
Pour raconter Paris, il faut un regard émerveillé, celui des étrangers : l’idée qu’ils se font du centre du monde nous éclaire, on se voit tels que nous ne sommes pas et qu’au demeurant nous nous reconnaissons en personnages. Des caricatures. C’est le rôle qu’occupe le baron de Gondremarck, héros de cette œuvre mise au point par Halévy et Meilhac, les colibrettistes.
Dans sa version primitive, le baron de Gondremarck était danois. Je me suis demandé pourquoi. Qu’est-ce que le Danemark apportait à l’intrigue ? Réponse : rien. C’est probablement pour ça que les auteurs n’ont pas pleuré ni même protesté quand la censure s’en est mêlée : "Ah bon, ils ont dit, vous préférez qu’il soit suédois ? Pas de problème, Gondremarck sera suédois." Curieusement, on ne leur a pas demandé de changer aussi le nom du baron : la référence scatologique aura échappé à ces messieurs.Un personnage à double miroir
C’est qu’en réalité, pour les auteurs et compositeur de La...
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17/06 - Des romans contre l’URSS : l’opération secrète de la CIA pendant la guerre froide
Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Dans "Nid d’espions", le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.
Durant la Seconde Guerre mondiale, les nazis ajoutent à la liste de leurs crimes les pillages. Les soldats du IIIe Reich ont l’ordre de confisquer des biens dans les zones qu’ils occupent, et notamment ceux des juifs. Ce qui les intéresse particulièrement, ce sont les œuvres d’art. En France mais aussi en Belgique ou encore aux Pays-Bas, les collections des musées sont récupérées, tout comme les collections privées.
Les tableaux, sculptures, bijoux et autres pièces doivent pour la plupart être envoyées en Allemagne, afin de garnir un musée "d’art véritable" voulu par Hitler. Face à cette spoliation, mais aussi aux dégradations de monuments qui se multiplient à travers l’Europe, une équipe est secrètement montée pour assurer la protection de certains bâtiments et surtout récupérer des œuvres. Elle est principalement constituée par les Américains et se fait appeler "les Monuments Men".
Quelques dizaines d’hommes, peu aguerris au maniement des armes, mais experts en histoire de l’art, en architecture ou en conservation d’œuvres, suivent alors le débarquement en Normandie et parcourent l’Europe. Leur action va permettre de récupérer mais aussi de restituer un grand nombre de pièces, tant aux...
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17/06 - L’accord entre les Etats-Unis et l’Iran décrypté par Raz Zimmt : "Il y a des lacunes significatives"
Alors que l’accord irano-américain doit être signé ce vendredi 19 juin en Suisse - avant une période de discussions techniques de 60 jours - la colère gronde déjà en Israël. Une grande partie de la presse et des responsables politiques accusent Benyamin Netanyahou de ne pas avoir rempli ses objectifs en Iran, laissant le champ libre à Donald Trump et surtout au régime des mollahs pour dicter un cessez-le-feu à leurs conditions. Pour le quotidien conservateur israélien Yediot Aharonot, cet accord n'est rien d'autre qu'une "capitulation devant le régime iranien". Yaïr Lapid, chef centriste de l'opposition, va même plus loin : "il s'agit là d'un des échecs les plus retentissants de la politique étrangère et de sécurité d'Israël."
Même si tous les détails de l'accord ne sont pas encore connus, l'inquiétude est grande en Israël de se retrouver dans une situation pire qu'avant la guerre : un régime iranien renforcé, un accord sur le nucléaire qui serait moins contraignant que le JCPoA de 2015, des capacités balistiques en partie intactes, des réseaux de proxys dans la région qui conservent une certaine capacité de nuisance… Un constat partagé par Raz Zimmt, directeur du programme de recherche sur l'Iran à l'Institut israélien d'études de sécurité nationale (INSS). Dans un entretien à L’Express, ce spécialiste passe en revue tous les défis auxquels vont rester confrontés les belligérants. Entretien.
L'Express : Un protocole d’accord va être signé en Suisse avant des discussions techniques qui vont encore durer 60...
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16/06 - Détroit d’Ormuz : comment Washington a adopté une technique de contrebande iranienne pour maintenir les exportations de pétrole
Dans l’ombre du détroit d’Ormuz, une opération secrète de l’armée américaine orchestrerait des transferts massifs de pétrole entre navires pour contourner un risque de blocage, révèle Reuters ce mardi 16 juin. Deux sites précis où ont lieu ces transferts ont été identifiés par 11 personnes connaissant l’opération, débutée en mai : l’un au large de Fujairah aux Émirats arabes unis, l’autre au large du port omanais de Sohar. Au moins 92 navires ont participé aux transferts, selon des données maritimes et des images satellites consultées par l'agence de presse.
D'après plusieurs sources, dont un ancien responsable américain connaissant l’attaque, un hélicoptère Apache abattu par l’Iran le 9 juin, déclenchant des frappes de représailles américaines, a participé à cette mission. À partir d’images satellites, Reuters a compté six paires de pétroliers regroupés dans une petite zone au large du port de Sohar, le jour où l’Apache a été détruit.
Reuters n’a pas pu confirmer le rôle exact de l’Apache dans l’opération. En réponse aux questions de Reuters, un responsable de la défense américaine a néanmoins déclaré qu’aucune force du Commandement central (Centcom) ne participe à une opération de transfert de pétrole de navire à navire en mer. Sollicitée pour réagir, la Maison-Blanche, elle, a renvoyé vers le Centcom, et le gouvernement iranien n’a pas répondu aux demandes de commentaires concernant cette opération.Des opérations sous contrôle de l'armée
Ces opérations américaines de transfert sont entièrement contrôlées par l’armée...
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16/06 - Détroit d’Ormuz : comment Washington a adopté une technique de contrebande iranienne pour exporter le pétrole
Dans l’ombre du détroit d’Ormuz, une opération secrète de l’armée américaine orchestrerait des transferts massifs de pétrole entre navires pour contourner un risque de blocage, révèle Reuters ce mardi 16 juin. Deux sites précis où ont lieu ces transferts ont été identifiés par 11 personnes connaissant l’opération, débutée en mai : l’un au large de Fujairah aux Émirats arabes unis, l’autre au large du port omanais de Sohar. Au moins 92 navires ont participé aux transferts, selon des données maritimes et des images satellites consultées par l'agence de presse.
D'après plusieurs sources, dont un ancien responsable américain connaissant l’attaque, un hélicoptère Apache abattu par l’Iran le 9 juin, déclenchant des frappes de représailles américaines, a participé à cette mission. À partir d’images satellites, Reuters a compté six paires de pétroliers regroupés dans une petite zone au large du port de Sohar, le jour où l’Apache a été détruit.
Reuters n’a pas pu confirmer le rôle exact de l’Apache dans l’opération. En réponse aux questions de Reuters, un responsable de la défense américaine a néanmoins déclaré qu’aucune force du Commandement central (Centcom) ne participe à une opération de transfert de pétrole de navire à navire en mer. Sollicitée pour réagir, la Maison-Blanche, elle, a renvoyé vers le Centcom, et le gouvernement iranien n’a pas répondu aux demandes de commentaires concernant cette opération.Des opérations sous contrôle de l'armée
Ces opérations américaines de transfert sont entièrement contrôlées par l’armée...
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16/06 - Retrait de Fable 5 d’Anthropic : les meilleurs modèles d’IA sont de toute façon inabordables
Ce n’est ni plus ni moins qu’un cauchemar géopolitique devenu réalité pour une Europe ultra-dépendante aux technologies américaines. Le retrait express demandé par l’administration Trump du modèle d’intelligence artificielle Fable 5, dont se sont émus des présidentiables, d'Édouard Philippe à Jean-Luc Mélenchon, ne peut pas être perçu autrement. Mais combien d’utilisateurs vont-ils être réellement pénalisés par les annonces de Washington ? Relativisons : a priori, très peu.
Tout d’abord, Fable 5, créé par Anthropic, n’était disponible que depuis trois jours. Ce qui limite les impacts pour les utilisateurs précoces en Europe et ailleurs dans le monde ; parmi eux un nombre restreint d’entreprises chez qui l’intégration de nouveaux modèles dans un environnement sécurisé se compte généralement en semaines. Mais surtout, le problème de l'IA de pointe réside aujourd'hui dans son coût. Livré dans un premier temps en accès libre à tous les abonnés de Claude, Fable 5 devait être, à partir du 23 juin, uniquement facturé au token, l’unité de calcul de consommation de l’IA. Le prix : 10 dollars par million de tokens d’entrée (le prompt) et 50 par million en sortie (le réslutat). Soit le double de son deuxième meilleur produit, quant à lui issu de la gamme Opus. La raison est simple : plus les modèles sont performants, plus ils sont coûteux à entraîner et à diffuser. Même à ces tarifs, Anthropic entrevoit à peine la rentabilité.
Alors, les estimations vont bon train sur Internet, mais disons que sur des usages intensifs, l'addition peut...
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16/06 - Le BHV change de mains et met fin à son partenariat avec Shein
La collaboration entre le BHV Marais et Shein n’aura finalement pas duré. Ce mardi 16 juin, la Société des grands magasins (SGM), cofondée par Frédéric Merlin, a annoncé la cession du fonds de commerce du grand magasin parisien à son équipe dirigeante. Cette dernière a décidé de mettre un terme au partenariat controversé conclu avec Shein en novembre dernier, qualifié désormais d'"erreur stratégique". Dans le cadre de cette reprise, "une part significative du capital de la nouvelle structure" sera proposée aux quelque 700 salariés du BHV à Paris.
Exploitant du BHV Marais depuis 2023, la SGM a accepté l’offre portée par Karl-Stéphane Cottendin, ancien directeur général du BHV et du groupe SGM. Celui-ci a quitté ses fonctions pour mener l’opération et souhaite recentrer l’enseigne sur l’univers de la maison, comme l’ont indiqué les deux parties. L’opération inclut également le BHV Parly 2, dans les Yvelines, mais exclut les sept magasins de région (anciens Galeries Lafayette), qui demeurent sous la gestion de la SGM. Cinq d’entre eux ont accueilli cette année des espaces Shein, symbole de l’ultra-fast fashion.
L’installation, en novembre, du premier magasin physique permanent de Shein au Bazar de l’Hôtel de Ville, en plein cœur de Paris, avait suscité une vive polémique. La plateforme, régulièrement accusée de fragiliser le commerce français, avait provoqué l’indignation de nombreux acteurs du secteur et accéléré le départ de plusieurs grandes marques telles que Dior, Sandro ou Guerlain, déjà préoccupées par des...
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16/06 - Epouse, alliés, anciens dirigeants : la justice espagnole rattrape le camp Sanchez
Pedro Sanchez affronte une "semaine cauchemardesque", résume la presse espagnole. Le Premier ministre socialiste (PSOE), élu en 2018, notamment grâce à son programme anticorruption, s'apprête à voir ses proches défiler devant les tribunaux pour trafic d'influence présumé, entre autres.Lundi : Begona Gomez, l'épouse du Premier ministre
Pour commencer la semaine, son épouse, Begona Gomez, s'est présentée devant le juge Juan Carlos Peinado, lundi 15 juin. Déjà inculpée depuis le 13 avril dans le cadre d'une enquête ouverte il y a deux ans, elle est poursuivie pour détournement de fonds, trafic d'influence, corruption dans des transactions commerciales et abus de confiance.
L'épouse du chef du gouvernement est accusée d'avoir utilisé l'influence que lui procure son titre pour être employée par l'université Complutense de Madrid, mais aussi d'avoir utilisé des ressources publiques et ses relations personnelles pour servir ses intérêts privés. La convocation a fait couler d'autant plus d'encre que le magistrat a insisté sur l'obligation de Begona Gomez de comparaître à l'audience, faute de quoi elle y serait amenée de force.
L'enquête visant Begona Gomez fait suite à la plainte déposée par Manos Limpias [NDLR : mains propres, en français], une association d'extrême droite fondée par un ancien dirigeant nationaliste qui se présente comme un syndicat anti-corruption. Cette affiliation aux courants radicaux espagnols a poussé Pedro Sanchez à réfuter, à de nombreuses reprises, les accusations visant son épouse, les...
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16/06 - "Les milliardaires dérangent moins quand ils s’appellent Taylor Swift" : la démonstration à contre-courant de Michael Strain
Alors qu’en France, la taxe Zucman continue d’occuper les esprits à gauche, aux États-Unis aussi, les milliardaires sont de plus en plus dans le collimateur d’une partie des démocrates. "On ne peut pas gagner un milliard de dollars. C’est impossible", a récemment affirmé l'égérie de la gauche radicale Alexandria Ocasio-Cortez, estimant qu’il existe un seuil à partir duquel l’accumulation de richesse devient imméritée. Le nouveau maire de New York Zohran Mamdani, défenseur acharné d’une hausse des impôts pour les plus riches, a, lui, annoncé une proposition de taxe sur les "pied-à-terre", qui s’appliquerait aux propriétaires de biens immobiliers résidentiels ne vivant pas à plein temps dans la ville. Sur la côte ouest, la Californie s’apprête à soumettre à référendum un projet de taxe sur les milliardaires, destiné à financer le système de santé.
Une rhétorique et des initiatives que Michael R. Strain, directeur des études de politique économique à l'American Enterprise Institute, observe avec inquiétude et exaspération. Dans une récente analyse publiée par ce think tank influent, ce professeur à l’université de Georgetown juge que "la guerre contre les milliardaires" est une absurdité économique autant qu'un danger démocratique. Dans un entretien accordé à L'Express, il explique pourquoi, selon lui, l'idée que les milliardaires ne peuvent s'enrichir qu'aux dépens des classes moyennes repose sur une vision fausse de l'économie. Selon lui, la montée de la défiance envers les milliardaires trouve davantage son origine dans...
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16/06 - Gilles Babinet : "Le secteur de l’IA nage dans une irrationalité complète, cela va brutalement exploser"
Il est rare de voir les politiques français s’accorder autant sur un sujet. Gabriel Attal, Jordan Bardella, Jean-Luc Mélenchon, Edouard Philippe, Bruno Retailleau... Tous les responsables se sont émus ce week-end des contrôles à l’export de l’administration Trump sur Anthropic, ayant conduit à la suspension de Mythos 5 et Fable 5. Mais mesurent-ils véritablement le bouleversement induit par l'IA ? Entretien avec Gilles Babinet, président des Cafés IA et auteur de Le Péril IA, Devenir des machines ou rester vivants ? (2026, éd. Le Passeur).
L’Express : Le fait qu'Anthropic soit contraint par l’administration Trump de couper l'accès de Fable 5, son IA la plus récente et performante, aux citoyens non américains a provoqué de nombreuses réactions chez les responsables politiques français, tous bords confondus. Que vous inspire cet unanimisme ?
Gilles Babinet : Je crains qu’ils ne perçoivent pas encore l’IA comme une infrastructure politique. Ils ont une réaction émotionnelle sur un sujet qui cristallise une confrontation atlantiste. L’IA va être plus importante que les retraites, l’immigration et peut-être même la démographie. Les politiques français n’en parlent pourtant quasiment jamais. Le plus frustrant, c'est qu’actionner deux ou trois leviers suffirait à régler le problème en Europe. Il suffirait d'un marché unifié de capitaux, d’une réglementation harmonisée pour les start-up et d’un projet politique inclusif.
C’est-à-dire ?
Faire en sorte qu’il n’y ait pas une déformation de la distribution de la...
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16/06 - "Cette ville est en train de mourir" : dix ans après, les illusions perdues de "Brexitland"
Depuis la gare en briques rouges de Grantham, le train à deux wagons de l'East Midlands Railway prend tout son temps. Il cahote, s'arrête régulièrement sur les rails au milieu de vastes champs, dans le grenier de l'Angleterre. Quelques rares passagers ronflent sans se soucier des aléas du trajet. Mary, elle, regarde sa montre. Infirmière, la quarantaine, elle prend sa garde dans trente minutes dans un petit hôpital privé de Boston, 75 000 habitants.
Malgré les retards incessants, cette grande blonde préfère faire l'aller-retour tous les jours, trois ans après avoir quitté sa maison du centre de Boston. "C'est devenu un trou à rats, une vraie machine à déprimer", raconte l'infirmière. Il y a dix ans, elle a voté pour le Brexit, séduite par la promesse de renflouer les caisses du NHS, le système de santé britannique, avec les 350 millions de livres sterling versées chaque semaine jusque-là à l'Union européenne. "Mensonges, mensonges, mensonges", grince Mary. Sa plainte est interrompue par le téléphone d'une autre passagère, qui crache à plein volume un discours dans une langue slave. "Ah, les Bulgares", souffle l'infirmière sur le ton de l'évidence. Au loin, la tour de l'église St Botolph, 81 mètres de haut, apparaît dans le paysage.La capitale du Brexit, mais aussi de l'obésité et du crime
Cette tour, plus haut édifice religieux du Royaume-Uni, incarne le passé glorieux de la région. C'est de sa chaire qu'en 1630 le pasteur John Cotton a réussi à convaincre 700 habitants de Boston (10% de la population de...
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16/06 - Espionnage : l’alerte de la Chine sur des animaux marins
Faut-il vraiment croire Pékin ? Le vendredi 12 juin, le ministère chinois de la Sécurité de l'Etat a accusé les services de renseignement étrangers d'utiliser des animaux marins comme outil d'espionnage. Sur l'application WeChat, Pékin évoque des tortues et des poissons utilisés pour récolter des données sensibles dans les eaux chinoises.
Comme le rapporte Courrier international, citant le média chinois Fenghuang Wang,"traditionnellement, les histoires d’espionnage se déroulent au sommet d’un gratte-ciel, dans un laboratoire ou derrière un mur d’écrans d’ordinateur, mais elles peuvent aussi nous plonger dans les profondeurs marines."
D'après Pékin, le principe consiste à poser un boîtier sur le dos de tortues ou de poissons puis de les relâcher dans les eaux chinoises afin qu'elles circulent en toute discrétion sans que cela ne paraisse suspect. Le boîtier contient un capteur capable d'enregistrer la température de l'eau, la salinité et les courants océaniques afin de les transmettre à l'étranger par satellite.
Le ministère chinois estime que ces opérations se déroulent dans le contexte d'une "guerre secrète invisible". Ces méthodes reposent sur des équipements légers et sophistiqués, conçus pour passer inaperçus. En effet, grâce aux données récoltées, les agences d'espionnage et de renseignement étrangères peuvent tracer des cartes sous-marines afin d'établir les faiblesses des défenses côtières chinoises.
La Chine n'est pas la première à affirmer que des animaux seraient utilisés à des fins d'espionnage. Depuis...
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16/06 - La Russie se prépare-t-elle à affronter l’Otan ? Ces signaux qui inquiètent les pays nordiques
À plusieurs centaines de kilomètres du front ukrainien, un autre mouvement est à l'œuvre. Selon une enquête menée par plusieurs médias nordiques, la Russie renforce sa présence militaire le long des frontières de l’Otan. L’analyse s’appuie sur des images satellite fournies par Planet Labs et étudiées par des experts pour les chaînes publiques danoise, norvégienne et suédoise, ainsi que par le média estonien Delfi.
D'après ces documents, la Russie développerait de nouvelles infrastructures militaires à proximité des frontières avec la Finlande, la Norvège et les États baltes, ainsi que dans l’enclave de Kaliningrad. Depuis environ deux ans, de nouvelles casernes, bâtiments logistiques et entrepôts auraient été construits, tandis que le nombre de véhicules militaires observés dans ces zones aurait augmenté. Parmi les projets identifiés figure notamment la modernisation et l’extension d’installations militaires à Petrozavodsk, à proximité de la frontière finlandaise. Les images satellite analysées montrent des infrastructures capables d’accueillir un volume important de troupes, signe d’une montée en puissance planifiée.Une menace "extrêmement sérieuse"
À moyen terme, ces aménagements pourraient permettre à la Russie de positionner environ 115 000 soldats dans cette zone stratégique, une fois la guerre en Ukraine achevée. Un scénario que redoutent les responsables militaires des pays voisins, qui se préparent déjà à la pire éventualité. "Nous prévoyons jusqu’à 80 000 soldats à notre frontière, contre 20 000 auparavant", a...
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16/06 - Accord Iran - Etats-Unis : les séquelles durables de la guerre dans l’économie mondiale
Il a été "largement négocié". "Dans sa dernière ligne droite". Ou encore, "très proche". Depuis le début des hostilités en Iran, le président américain aura fait planer l'espoir d'un accord de paix à de multiples reprises. Cette fois, une issue diplomatique semble se concrétiser. Si les deux parties s’entendent, vendredi 19 juin, les navires bloqués dans le détroit d’Ormuz pourront enfin reprendre leur route. Reste que le monde ne sortira pas indemne de la tourmente des derniers mois.
Certes, le prix du baril de Brent a reculé en réaction aux annonces, passant sous la barre des 80 dollars, et Donald Trump s'est réjoui que "le pétrole coulera" à nouveau. Mais il faudra du temps avant que le trafic maritime dans le détroit retrouve son niveau d'avant-guerre, alertent les experts d’Oxford Economics dans une note. Au-delà des perturbations affectant le transport des barils, plusieurs infrastructures pétrolières et gazières ont été endommagées dans la région du Golfe. A l'image de l’unité de GNL de Ras Laffan, au Qatar, dont la remise en service complète pourrait s'étaler sur plusieurs années. "Le conflit devrait pousser les États et les entreprises à constituer des réserves stratégiques accrues de pétrole et de gaz pour se prémunir contre les chocs, souligne Julien Marcilly, chef économiste à Global Sovereign Advisory. Dès lors, les tensions énergétiques pourraient s’enraciner puisque l'offre peinera à retrouver son niveau d'avant-crise à cause des dommages sur les sites de production, tandis que la demande sera...
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16/06 - Adhésion de l’Ukraine à l’UE : une première étape de négociations, mais un chemin encore long
L'Ukraine a franchi une nouvelle étape vers l’Union européenne. Lundi 15 juin, à Luxembourg, les Vingt-Sept ont ouvert la première phase des négociations d’adhésion avec Kiev. Une avancée politique majeure pour un pays en guerre depuis l’invasion russe de février 2022, mais qui ne marque que le début d’un processus long, technique et incertain. "Pour nous, c’est vraiment un Rubicon, un moment décisif", a réagi le vice-Premier ministre ukrainien Taras Kachka après l’ouverture des discussions. Volodymyr Zelensky a, de son côté, appelé à accélérer le processus, estimant sur X que "l’une des réponses les plus fortes" à l’agression russe passait par l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne. Pour le président ukrainien, ce projet est au cœur de sa stratégie politique, conçu comme une garantie de sécurité et de prospérité à long terme.
Concrètement, les négociations ont débuté par l’ouverture d’un premier "cluster", ou groupe thématique. Le processus d’adhésion repose sur l’examen de 35 chapitres, réunis en six ensembles couvrant l’ensemble des politiques européennes : État de droit, marché intérieur, agriculture, environnement ou encore relations extérieures. Le cœur du dispositif reste le premier groupe, dit des "fondamentaux", qui porte sur la démocratie, l’État de droit, la gouvernance et la justice. Sans avancées suffisantes sur ces points, aucun autre chapitre ne peut être clôturé. Une architecture qui place la réforme institutionnelle au centre du processus....
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16/06 - Retraites : pourquoi mettre l’âge de départ sous le tapis est une mauvaise idée, par Antoine Levy
Le psychodrame de la réforme manquée de 2023 à peine estompé, la question des retraites refait déjà surface, à l'approche du budget 2027 et de la campagne présidentielle. Le dernier rapport du Conseil d’orientation des retraites commence à faire transparaître dans la conscience collective les conséquences dramatiques de l'effondrement actuel de la natalité pour l’équilibre futur du système.
Les bébés qui ne naissent pas aujourd’hui sont autant de futurs cotisants qui manqueront à l'appel, dans vingt ans, quand viendra l’heure de financer par leurs cotisations et leurs impôts les retraites des actifs actuels. Avec seulement 1,3 cotisant pour chaque retraité à l’horizon 2070 (contre 1,8 aujourd’hui), le régime par répartition ne pourra plus servir de pensions, même substantiellement moins élevées qu’aujourd’hui, sans un déficit abyssal – de l’ordre de 20 centimes empruntés pour chaque euro versé.
Il ne fait donc plus guère de doute que l’élection se jouera, une fois encore et dans un éternel retour qui tourne à la comédie noire, autour du programme jugé le plus crédible pour réformer un système dont le coût (plus de 430 milliards sur la seule année 2026, soit 14 % du PIB et plus d’un quart des dépenses publiques) menace d'étouffer durablement l'économie française, le dynamisme de l’emploi, et la capacité d’action du secteur public.
Dans ce contexte, la dernière mode, de part et d’autre du champ politique, consiste à prétendre réformer le système en passant sous le tapis la question qui fâche le plus : celle de l'âge de...
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16/06 - Détroit d’Ormuz : pourquoi la reprise du trafic maritime pourrait prendre des mois
"Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche, que le pétrole coule à flots." En annonçant l’accord entre les États-Unis et l’Iran, dont la signature officielle est prévue vendredi 19 juin, Donald Trump a assuré que le détroit d’Ormuz serait alors "totalement ouvert". Une perspective qui a immédiatement rassuré les marchés : les prix du pétrole ont fortement chuté dans l’espoir d’un retour à la normale après plusieurs mois de perturbations. Mais sur le terrain, la reprise s’annonce bien plus lente. Armateurs, assureurs et spécialistes du transport maritime estiment qu’il faudra des semaines, voire des mois, avant que ce point de passage stratégique retrouve un niveau d’activité significatif.
Lundi 15 juin au matin encore, le trafic restait limité aux abords du détroit. Plusieurs marins chinois ont indiqué n’avoir reçu aucune instruction pour reprendre la mer ou se positionner à l’entrée du passage, souligne le Wall Street Journal. Si les signaux GPS ont recommencé à fonctionner, les autorités iraniennes n’avaient pas encore officiellement annoncé la réouverture du détroit aux navires présents dans le Golfe. Avant même l’accord, le trafic avait timidement commencé à reprendre. Selon les données de Kpler, l'un des leaders mondiaux des données sur le transport maritime, une dizaine de navires traversaient en moyenne chaque jour le détroit durant la première semaine de juin. Encore très loin de la centaine de passages quotidiens observée avant le conflit.
Pour le cabinet Eurasia Group, plusieurs semaines seront...
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16/06 - Donald Trump assure que l’Iran ne possédera jamais d’arme nucléaire
En marge du sommet du G7 en France, Donald Trump a multiplié ce mardi 16 juin les déclarations sur le Moyen-Orient, évoquant à la fois la guerre au Liban et le dossier nucléaire iranien. Le président américain a estimé que le conflit libanais restait "mineur", tout en appelant Israël à faire preuve de davantage de responsabilité à l’égard de son voisin.
Il a également assuré que l’accord sur le nucléaire iranien garantissait que Téhéran ne posséderait jamais l’arme atomique, une disposition qu’il a présentée comme sa priorité absolue. "Ce sera le chaos total" si le gouvernement iranien avait l’intention d’acquérir l’arme nucléaire, a-t-il ajouté.
Les infos à retenir
⇒ Un nouveau cycle de négociations entre les Etats-Unis et l'Iran prévu à partir de vendredi
⇒ Donald Trump affirme que l'accord avec l'Iran stipule "haut et fort" que l'Iran ne possédera pas d'arme nucléaire
⇒ Donald Trump suggère à Israël que la Syrie "s’occupe du Hezbollah"
20h00Fin de ce direct
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations. Bonne soirée à vous.
19h03L'Allemagne est prête à contribuer à instaurer la paix au Moyen-Orient, déclare Friedrich Merz
L'Allemagne est prête à participer à la préservation de la paix au Moyen-Orient suite à un accord intérimaire entre l'Iran et les États-Unis visant à mettre fin à la guerre dans la région, a déclaré mardi le chancelier Friedrich Merz.
"Nous avons toujours dit que nous étions prêts à jouer...
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16/06 - De Gaulle à Moscou en 1966 : "L’univers sait quelle importance revêt la visite que j’ai l’honneur de vous faire"
Cet article a été publié pour la première fois le 27 juin 1966 dans L’Express
Un camion s'arrête sur la Leninski Prospekt, à Moscou. Une trentaine de personnes en descendent. Une femme en robe imprimée dit aux autres : "C'est devant le 83 qu'on doit aller." Le groupe s'y rend lentement. Il est 4 heures moins 10.
La veille, tous les journaux ont publié un encadré — le même, diffusé par l'agence Tass — décrivant de Gaulle comme un patriote et un partisan de la paix. A l'usine, on a demandé s'il y avait des volontaires pour saluer le cortège, et il y en a eu beaucoup. Plus, que pour n'importe qui d'autre, à l'exception du président Nasser et, bien sûr, des cosmonautes. L'accueil, a-t-on dit, doit être cordial. Il le sera : petits drapeaux agités, quelques bravos, nulle clameur au passage de la décapotable noire où le Général se tient, à côté de M. Nicolas Podgorny, président de la République. Mais le soir même, le Général fait dire aux journalistes qu'il a été ravi de l'accueil chaleureux de la population de Moscou. Il est arrivé en URSS décidé à trouver tout parfait. Immodeste
Tel Louis XIV en uniforme kaki, il est descendu majestueusement de la Caravelle tricolore, s'appuyant à peine sur la rampe en chêne naturel de la passerelle. Il a passé en revue un détachement des trois armes, serré la main des ambassadeurs alignés le long d'une raie blanche, et gagné le micro où, superbement immodeste, il a déclaré : "L'univers sait quelle importance revêt la visite que j'ai l'honneur de vous faire."
L'URSS, pour sa part,...
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16/06 - Trouver un emploi avec l’IA : jusqu’où peut-elle vraiment vous aider ?
"L’outil est parfait, car il agit comme un vrai recruteur… Les questions étaient claires et proches de la réalité…", témoignent des utilisateurs ayant testé "le coach emploi", un agent IA lancé récemment par Hellowork sur le thème : "notre job, vous aider à choisir le vôtre". Ce dispositif promet aussi d’identifier les axes d’amélioration du postulant. "L’objectif du coach emploi est d’aiguiller le candidat par rapport à une offre d’emploi, de faire une analyse de la compatibilité entre le CV et l’offre", précise Laure Baumann, directrice des produits emploi de Hellowork. Selon elle, l’outil est perçu comme un "excellent entraînement réaliste" et les premiers utilisateurs valorisent le fait d’être mis en condition réelle.
"Le but n’est pas que la candidature colle à tout prix avec l’annonce", prévient la dirigeante. Cette mise en garde fait écho à certaines pratiques rendues possibles par l'IA. Ainsi, en juillet 2025, un journaliste a testé l’AI Hawk, un agent capable de personnaliser automatiquement CV et lettres de motivation, et a postulé à 2 843 offres d'emploi. L'usage de l'IA dans la recherche d'emploi s'accélère, mais jusqu’où peut-elle aider à trouver le poste idéal ?
Aujourd’hui, 46 % de professionnels français utilisent l’intelligence artificielle dans le cadre d’une recherche d’emploi toutes tranches d’âge confondues. Selon l'étude "Ce que veulent les candidats", réalisée par le cabinet de recrutement Robert Half (avril 2026), les quatre principaux usages sont : la révision et l'amélioration du CV (59 %),...
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16/06 - Affaire Lyhanna : le piège d’une justice dictée par l’émotion, par Jean-François Copé
Il est des tragédies devant lesquels les mots sont insuffisants. La mort de Lyhanna, 11 ans, victime d’un crime dont l’auteur présumé serait un prédateur sexuel multirécidiviste appartient à cette catégorie. Elle bouleverse par son horreur mais plus encore parce qu’elle laisse ce sentiment insupportable qu’un tel drame aurait pu être évité. La sidération a rapidement gagné tout le pays : plus de 60 000 manifestants se sont rassemblés devant les tribunaux dans près de 200 villes. Cette mobilisation nationale exprime une colère légitime. Elle peut aussi avoir un effet plus insidieux : brouiller notre conception même de la justice.
Pour éviter cette confusion, rappelons ce qu’est la justice dans un Etat de droit. Elle est d’abord une recherche de vérité, avec un temps qui ne se réduit pas au verdict : de la plainte à l’enquête, des auditions à l’instruction ou au renvoi devant une juridiction, jusqu’au jugement. Autant d’étapes indispensables pour établir les faits avant toute condamnation. La justice est ensuite un ensemble de garanties : les droits de la défense, le contradictoire, le procès équitable. Sans ces garde-fous, elle deviendrait une procédure uniquement à charge. Elle est enfin rendue non pas au nom des victimes mais "au nom du peuple français" et dans l’intérêt de la société tout entière. C’est parce que chacun accepte ce cadre que nul ne se fait justice lui-même. Cette acceptation repose sur une condition essentielle : la confiance.
Or l’affaire Lyhanna porte un nouveau coup à l’image d’une...
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16/06 - Quand l’Académie française fait sa (petite) révolution
Il est de bon ton de moquer l’Académie française, accusée d’être toujours en retard d’une guerre (voire de deux) concernant l’évolution de la langue française. L’auguste institution, il est vrai, tend régulièrement des verges pour se faire battre. Ne s’est-il pas déroulé… 89 ans entre la parution de sa huitième édition, en 1935, et la neuvième, sortie en 2024 ? Mais qui châtie bien aime bien. Il est donc juste de saluer les Immortels lorsqu’ils prennent une initiative novatrice. Et je crois sincèrement que c’est le cas ici.
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Son secrétaire perpétuel, Amin Maalouf, vient en effet de l’annoncer : à partir de 2026, l’Académie mettra en ligne chaque année les nouveaux mots sur lesquels elle aura travaillé durant les douze mois qui auront précédé. Une petite révolution.
Si vous vous rendez sur le site ou téléchargez l’application consacrés au dictionnaire, vous trouverez désormais un nouvel onglet intitulé "10e édition. En cours". Il contient les entrées qui viennent d’y faire leur apparition comme "abandonnique" ou "altermondialiste", mais aussi les sens nouveaux de mots anciens. "Abuseur", qui avait pour acception "celui qui abuse", est désormais défini également comme...
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16/06 - En Europe, le Kremlin peine à transformer son influence en victoires électorales
En Arménie, le message de Moscou en pleine campagne électorale n'avait rien de subtil. Alors que le Premier ministre Nikol Pachinian a multiplié ces derniers mois les gestes de rapprochement avec l'Union européenne, la Russie a brusquement restreint ses importations de produits arméniens : eau minérale, fleurs, poissons… Jusqu'au célèbre cognac arménien, lui aussi bloqué aux frontières russes. Officiellement, ces mesures relèvent de considérations sanitaires. Elles ont toutefois été largement interprétées comme un avertissement adressé à ce petit pays du Caucase de trois millions d'habitants, dont l'économie demeure étroitement liée à la Russie, au moment même où il cherche à se rapprocher de Bruxelles.
Le résultat a pourtant déjoué les attentes du Kremlin. Le 7 juin, le camp de Nikol Pachinian s'est imposé dès le premier tour. Ni les pressions économiques russes, ni les discours alarmistes de plusieurs candidats prorusses, évoquant le risque d'une intervention militaire en cas de victoire du Premier ministre, n'ont modifié l'issue du scrutin.
Depuis la reconquête du Haut-Karabakh par l'Azerbaïdjan en 2023, Erevan tente de tourner le dos au Kremlin. Les autorités arméniennes reprochent notamment à leur allié historique son absence de réaction durant le conflit malgré les engagements de sécurité mutuelle. Parallèlement, "la Russie est devenue toxique dans la politique intérieure arménienne, résume le politologue Richard Giragosian, directeur du Regional Studies Center, basé à Erevan. Pour de nombreux responsables...
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15/06 - Accord entre Washington et Téhéran : Donald Trump a-t-il atteint ses objectifs de guerre ?
Ce lundi 15 juin, les Etats-Unis et l’Iran sont parvenus à un accord-cadre pour cesser le conflit : sur tous les fronts, y compris au Liban, la guerre doit prendre fin dès aujourd'hui. Une nouvelle que s'est chargé d'annoncer le Premier ministre du Pakistan qui s'est imposé comme principal médiateur du conflit. "Les deux parties ont déclaré l’arrêt immédiat et permanent des opérations militaires", a assuré Shehbaz Sharif sur X. Et d'ajouter : "la cérémonie officielle de signature aura lieu le vendredi 19 juin en Suisse", après quoi Washington et Téhéran entreront dans une période de négociations de 60 jours. Au programme : les sujets les plus épineux, et particulièrement celui de l'uranium iranien.
Des deux côtés, les dirigeants se sont empressés de revendiquer une victoire diplomatique. Sur son réseau Truth social, Donald Trump a applaudi un "formidable accord", assurant que, si de "nombreux présidents ont tenté de faire la paix" avec Téhéran, "tous ont échoué", sauf lui. Pourtant, malgré ces autocongratulations, la réalité semble plus contrastée. Lorsque Donald Trump s'est engagé dans cette guerre, ses ambitions étaient claires, énoncées. Face caméra, quelques heures après s'être joint à l'attaque israélienne, le milliardaire avait étalé ses projets, point par point. "Notre objectif est de protéger le peuple américain en éliminant les menaces imminentes émanant du régime iranien", avait-il alors martelé.
Pour y parvenir, il avait assuré que les Etats-Unis allaient "détruire" les "missiles" des Iraniens, "détruire...
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15/06 - Accord entre les Etats-Unis et l’Iran : l’humiliation pour Benyamin Netanyahou
Benyamin Netanyahou et Donald Trump ont-ils vraiment fait la guerre ensemble ? A entendre les récentes déclarations fracassantes du président américain au sujet du Premier ministre israélien - cet homme "fou", "très difficile" et qui "n’a aucun jugement" - on a du mal à croire que l’Etat hébreu vient de mener deux conflits conjointement avec les Etats-Unis en l’espace d’un an !
Mais après quarante jours de frappes coordonnées entre les deux alliés historiques, Benyamin Netanyahou s'est finalement retrouvé sur la touche, tenu à l’écart de la signature, prévue le 19 juin en Suisse, de l'accord-cadre de cessez-le-feu, et marginalisé dans les discussions techniques, pourtant cruciales pour Tel-Aviv, qui vont démarrer dans les 60 prochains jours. Avec, en toile de fond, un découplage stratégique manifeste entre les Etats-Unis et Israël. Quand Washington cherchait la sortie de crise avant les midterms, la stabilité du détroit d’Ormuz et des prix du pétrole sous contrôle ; Israël, lui, voulait durcir la ligne pour pousser Téhéran jusqu’à l’effondrement.
Désormais, Tel-Aviv, privé d’une capitulation des mollahs, se retrouve dans la position très inconfortable du sous-traitant de la puissance américaine. Et c’est pourtant ce même Netanyahou, accompagné du directeur du Mossad, qui avait convaincu le président américain, à la Maison-Blanche le 11 février, qu’une fenêtre d’opportunité venait de s’ouvrir pour renverser la République islamique. Depuis, une question revient avec insistance aux États-Unis, dans le camp démocrate...
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15/06 - Brendan Simms : "La France n’est plus une grande puissance, contrairement au Royaume-Uni et à la Russie"
C’est un point de vue qui ravira nos voisins britanniques, nettement moins les lecteurs français. Dans The Return of the Great Powers (Basic Books), un ouvrage notamment salué par le général David Petraeus, ancien directeur de la CIA, l’historien Brendan Simms explique pourquoi, après une décennie (1989-2000) marquée par un recul de la rivalité entre grandes puissances, celles-ci sont de retour. En creux, ce professeur au sein du département de politique et d’études internationales de l'université de Cambridge propose une analyse osée des Etats figurant, selon lui, sur le podium des grandes puissances : les Etats-Unis et la Chine bien sûr, mais aussi la Russie et le Royaume-Uni. Interrogé par L’Express, Brendan Simms détaille sa vision, ainsi que les raisons qui l’ont poussé à exclure la France (et l’Europe) de son classement. Entretien.
L’Express : Selon vous, il n’existe aujourd’hui que quatre grandes puissances : les Etats-Unis, la Chine, la Russie et le Royaume-Uni. Ce casting pourrait en surprendre certains. Sur quels critères repose votre diagnostic ?
Brendan Simms : D'un point de vue historique, la notion de "grande puissance" a considérablement évolué. Au XVIIIe siècle, par exemple, il était communément admis qu'il existait cinq grandes puissances, regroupées sous le nom de "pentarchie" : la Grande-Bretagne, la France, l'Autriche, la Russie et la Prusse. Mais cela n’empêchait pas l’existence de disparités importantes entre elles, comme dans le cas de la Prusse, qui était bien moins puissante que...
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15/06 - "Vincent Bolloré ? Un petit roi qui exige une loyauté absolue" : l’affaire Grasset vue par Tania de Montaigne et Pascal Bruckner
Ils ne se connaissaient pas vraiment avant que la brutale éviction de leur éditeur Olivier Nora, voulue par Vincent Bolloré, ne soude une partie des auteurs Grasset. Pour L'Express, Tania de Montaigne et Pascal Bruckner reviennent sur l'affaire Grasset qui a chamboulé le monde de l'édition, mais plus généralement pose la question d'une cancel culture de droite en pleine guerre culturelle. Leur critique, notamment contre CNews, est d'autant plus forte que les deux essayistes et romanciers n'avaient auparavant pas hésité à dénoncer les dérives d'une gauche obsédée par les identités. Tania de Montaigne répond aussi à un billet de L'Express qui ironisait sur l'idée de congés payés pour les écrivains, émise lors des "Etats généreux" organisés par le collectif des auteurs Grasset...
L'Express : En évinçant Olivier Nora et en déclenchant l’affaire Grasset, Vincent Bolloré semble avoir réussi à fédérer des auteurs aux opinions politiques très différentes, de Virginie Despentes à Frédéric Beigbeder…
Pascal Bruckner : Des auteurs qui se détestaient cordialement se sont retrouvés à fraterniser autour d’Olivier Nora, qui avait cette capacité de réunir des univers très différents.
Tania de Montaigne : Nous avons entre auteurs Grasset un dénominateur commun, qui est l’idée du principe démocratique. Cette pluralité d'opinions, de styles, de regards, c'est ça qui a fait le sel de cette maison.
L’union sacrée tient-elle toujours malgré les divergences idéologiques ?
T. d.M. Oui, parce que nous travaillons sur nombre de sujets. Il y a...
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15/06 - "La guerre en Iran ? Un échec pour tout le monde, pas seulement pour Trump" : l’analyse choc de Bernard Haykel
Alors que l'Iran et les Etats-Unis ont annoncé un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, comment l'équilibre des forces peut-il se reconfigurer ? Bernard Haykel, professeur spécialisé dans l’étude du Proche-Orient à l’Université de Princeton, aux Etats-Unis (et chroniqueur régulier à L'Express) répond en longueur à nos questions dans Les grands entretiens d'Anne Rosencher.
Ces grands entretiens sont à écouter tous les quinze jours, sur toutes les plateformes de podcasts comme Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast Addict mais aussi disponibles en vidéo sur YouTube et Dailymotion.
Anne Rosencher : L’Iran et les Etats-Unis ont annoncé un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Finalement, cette guerre aura-t-elle été un succès pour Donald Trump comme il le répète depuis ? Pour Benyamin Netanyahou ?
Bernard Haykel : Cette guerre est un échec pour tout le monde, pas seulement pour ces deux-là. Donald Trump misait sur une opération très rapide : il avait le modèle du Venezuela en tête, et pensait qu'il allait trouver des "modérés" avec qui gérer les relations avec l'Iran. Or finalement, le régime s'est même durci. Netanyahou voulait, lui, faire sauter la République islamique et ça n'est pas arrivé. Quant aux mollahs, ils ont pris des coups terribles : l'économie iranienne, les infrastructures sont en ruines. Enfin, les pays arabes du Golfe voisins de l'Iran ont reçu des frappes qui ont gravement endommagé leurs systèmes d'énergie, les réseaux de dessalinisation, etc....
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15/06 - La franchise au secours des centres-villes : notre cahier thématique
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15/06 - "Sa méthode ? Moi ou le chaos" : comment Gilles Simeoni tente d’arracher l’autonomie de la Corse à l’Assemblée
"Est-ce que c’est ici ? Ah, non, pardon, excusez-moi... Ah ben tiens, Monsieur Zuccarelli, vous êtes là !", s'enthousiasme le nouveau venu.
Certains vous diront qu'il ne faut pas s'émouvoir de l'irruption "par inadvertance" de Gilles Simeoni dans cette réunion du groupe socialiste organisée début juin par Philippe Brun pour discuter du projet de loi constitutionnelle sur la Corse ; après tout, quel visiteur occasionnel ne s'est jamais perdu dans le labyrinthe du Palais Bourbon ? Et puis, l'esprit républicain ne commande-t-il pas à un maire de saluer l'un de ses prédécesseurs, quand bien même ils auraient été, et resteraient, des opposants ?
D'autres, en revanche, sourire en coin, sous-entendront que l'ancien président de l'exécutif corse l'aurait fait exprès. "Il savait très bien qu'une réunion anti-autonomie se tenait ; il a débarqué pour bien nous faire comprendre qu'il est au courant de tout, c'est sa façon à lui d'intimider", raconte un parlementaire présent. Et de pointer que Gilles Simeoni commence à bien le connaître, ce temple de la République ; davantage encore depuis que le projet de loi constitutionnelle qui prévoit de doter la Corse d'un statut d'autonomie mijote dans les cuisines du Palais Bourbon.Multiples étapes
Servi aux députés le mardi 16 juin, le texte n'en sera qu'à la première étape d'un parcours que Gilles Simeoni espère voir franchi avant la présidentielle : vote conforme du Sénat à l'automne, puis ratification par référendum, ou, voie que privilégie l'exécutif, par le Congrès réuni...
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15/06 - "Ils rendent les enfants malheureux" : le Royaume-Uni va interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans
A son tour, le Royaume-Uni emboîte le pas de l'Australie sur la question des réseaux sociaux et des mineurs. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a déclaré ce lundi qu'il compte interdire l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans et imposer des restrictions aux plateformes de jeux vidéo et de diffusion en direct.
Estimant que "les réseaux sociaux rendent les enfants malheureux" et "facilitent le harcèlement et les abus", le chef du gouvernement a affirmé que ces nouvelles mesures de régulation, qui contribueront selon lui à protéger les enfants tout en limitant le pouvoir des grandes entreprises technologiques, pourraient entrer en vigueur dès le printemps 2027.
"Il est clair pour moi qu'une interdiction totale est le bon choix", a affirmé Keir Starmer. "Cela changera les conversations que les parents ont avec leurs enfants et les attentes de ces derniers au fil du temps. Cela fera une énorme différence, cela rendra nos enfants plus en sécurité, cela les rendra plus heureux, cela leur donnera plus de temps, plus de sécurité, plus de liberté pour grandir, plus d’opportunités."
Outre l’interdiction de réseaux sociaux tels que TikTok, Snapchat et Instagram, le chef du gouvernement a déclaré qu’il prendrait des mesures contre les services de jeux vidéo et de diffusion en direct qui permettent aux enfants de parler à des inconnus.
"Y a-t-il une situation dans le monde réel où vous laisseriez simplement votre enfant se retrouver seul avec un inconnu, un adulte dont vous ne savez absolument...
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15/06 - Le sommet du G7, un barnum devenu obsolète dans le grand désordre mondial
Comme un théâtre où l’on rejoue des scènes depuis longtemps périmées, le G7 est hors course dans le grand désordre mondial qui caractérise notre époque. Celui d’Évian n’échappe pas à la règle.
Lorsque la France, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, réunit en 1975 à Rambouillet le premier sommet des puissances les plus industrialisées (elles étaient six à l’époque), l’Occident était au firmament. Les participants représentaient à eux seuls 67 % de la production mondiale de richesses (exprimée en dollars courants). Cinq décennies plus tard, leur part a fondu à 44 %. Et encore, ce pourcentage exagère l’influence réelle des Etats membres, tellement divisés qu’ils sont incapables d’aborder dans leur réunion un sujet aussi important que le dérèglement climatique et son cortège de calamités.
Au XXe siècle, la France entendait faire du G7 un pilier de la prospérité mondiale, autour de trois principes : la solidarité entre nations occidentales, la stabilité économique, la responsabilité collective. La première est compromise depuis que l’Amérique de Trump a décidé de faire sécession de ses alliés européens, qu’elle traite comme des adversaires plus que comme des partenaires. La seconde est torpillée par les déséquilibres mondiaux résultant de la surproduction industrielle chinoise, des déficits financiers américains titanesques et du grave manque d’investissements en Europe. Quant à la responsabilité collective, si elle a jamais existé, elle s’est évanouie pour de bon depuis que Washington et Pékin ont décidé de privilégier la...
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15/06 - Dans le Pacifique, l’ombre chinoise plane sur la sécurité australienne
Une fois encore, le spectre de la puissance militaire chinoise refait surface. Selon une étude du groupe de réflexion en politique étrangère Lowy Institute, publiée le 14 juin, l'armée de Pékin développerait une capacité "réelle et croissante" à frapper le territoire continental australien avec des missiles, et serait déjà en mesure de menacer les routes commerciales de l'Australie, ses câbles sous-marins essentiels aux communications et ses infrastructures critiques.
"La Chine est déjà en mesure de frapper le nord de l’Australie grâce à des missiles balistiques déployés sur ses avant-postes en mer de Chine méridionale. Sa capacité à frapper le territoire australien depuis la Chine continentale augmentera également au cours de la prochaine décennie à mesure que le missile balistique à portée intermédiaire DF-27, et potentiellement un missile balistique intercontinental armé de charges conventionnelles, entreront en service en plus grand nombre", avertissent les auteurs. Deux facteurs pourraient accroître la menace de frappes contre le territoire australien : la mise en service d'un nouveau bombardier à longue portée (habité ou sans pilote), ou le déploiement de bombardiers et missiles existants sur des bases plus proches de l’Australie, dans le Pacifique. Une "compétition permanente"
Auprès d'ABC, Sam Roggeveen, l'un des coauteurs du rapport, nuance néanmoins : "Je dirais que, pour une force militaire de la taille de celle de la Chine, cette capacité de frappe directe demeure relativement modeste, car...
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15/06 - "En 24 heures, j’ai été viré de ma propre entreprise" : Francis Lelong raconte son départ fracassant de Sarenza
Il y a les décisions que l'on prend et celles que l'on subit. Francis Lelong est un pionnier, un des défricheurs français du digital. Un serial entrepreneur qui depuis le début des années 2000 a créé plus d'une vingtaine d'entreprises. La plus connue, Sarenza. Une start-up cocréée en 2005 et qui devient très rapidement le leader de la vente de chaussures en ligne en France et une référence dans le e-commerce européen.
Sauf que derrière l'image de papier glacé du startuper à qui tout réussit, il y a la réalité de la vie d'une entreprise, les désaccords croissants avec les deux autres cofondateurs et la pression des fonds d'investissement auprès desquels beaucoup d'argent a été levé jusqu'au clash de mars 2007. Francis Lelong est débarqué de Sarenza en moins de 24 heures alors qu'il détient à l'époque encore un quart des actions de l'entreprise. Comment vit-on une décision comme celle-là ? Et surtout, comment reconstruit-on une légitimité, une identité de chef d'entreprise dans une France qui ne valorise pas vraiment l'échec ?
Un épisode du podcast Anatomie d'une décision à écouter sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox, Podcast Addict ou en cliquant sur le player en tête de cet article.
L'Express : Remontons le temps : nous sommes le mercredi 7 mars 2007. Dans la soirée, lors d'un conseil d'administration extraordinaire, vous êtes débarqué de l'entreprise que vous avez cofondée parce que vous vous êtes opposé à vos actionnaires, aux fonds d'investissement. Pourquoi ?
Francis Lelong : Il faut d'abord...
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15/06 - Guerre en Ukraine : la vaste réforme de Volodymyr Zelensky pour venir en aide à une armée épuisée
Ces annonces suffiront-elles à calmer la crise des effectifs, quatre ans après le déclenchement de l'invasion russe ? Vendredi 12 juin, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé des changements importants dans le système actuel de rémunération des soldats ukrainiens, notamment des salaires plus élevés, davantage de primes de combat et des contrats fixes pour l’infanterie, ainsi qu’une nouvelle campagne de recrutement de combattants étrangers.
"Nous construisons une armée avec des règles claires et le respect des soldats", a affirmé Mykhaïlo Fedorov, le ministre de la Défense, en présentant ce plan, aux côtés du président, qu’il décrit comme la première étape d’une "transformation" de l’institution. "Notre tâche principale est de faire tout ce qui est possible pour sauver la vie des soldats sur le front", a-t-il précisé, alors que l’armée souffre d’un manque chronique de soldats, épuisés après des années de guerre à grande échelle sans perspective de démobilisation ou de relève. Une revalorisation des salaires
Au cœur de cette réforme figure une revalorisation significative des soldes militaires, avec une attention particulière portée à l’infanterie. Ce corps est aujourd’hui le plus exposé et le plus exigeant, en raison du manque de personnel et de l’utilisation massive des drones sur le champ de bataille, qui restreint fortement les déplacements. Les soldats sont ainsi contraints de maintenir leurs positions pendant de longues périodes, parfois plusieurs mois, avant d’être relevés.
Les fantassins engagés sur...
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15/06 - Max Frisch ou la montagne tragique, la redécouverte littéraire du mois
Erri De Luca est décidément sur tous les fronts en ce moment. En Italie, il fait polémique à cause de ses déclarations en faveur d’Israël. En France, il prend moins de risques en cosignant un livre avec Ines de la Fressange (L’Age expérimental, chez Gallimard). Entre les deux, il préface Réponse du silence de Max Frisch, permettant à l’auteur zurichois mort en 1991 de revenir dans la lumière.
On sait De Luca féru d’alpinisme et de littérature initiatique, aussi ce texte de jeunesse publié par Frisch en 1937, quand il avait 26 ans, ne pouvait que plaire au vénérable septuagénaire. Il y est question d’un artiste en herbe qui se prépare à se marier dans dix jours avec une femme prénommée Barbara. Pour ne pas trop penser à cette échéance qu’il semble craindre plus qu’espérer, il part pour la montagne. Dans une auberge, il croise une certaine Irène. Comme le lecteur pouvait s’y attendre, ils couchent ensemble. Le fiancé indécis disparaît un matin, voulant gravir un glacier que personne n’a jamais dompté. Craignant le pire, Barbara arrive et rencontre Irène. Voilà que les deux femmes prient le retour du même homme… S’est-il tué ? Reviendra-t-il ? Avec son style sec qui claque comme des coups de piolet, et l’angoisse qui monte au fil des pages, Réponse du silence rappelle la tension des nouvelles d’Hemingway et… La Chèvre de monsieur Seguin d’Alphonse Daudet. Ce bref récit métaphysique est à glisser dans le sac de tous les casse-cou qui iront faire de l’escalade cet été.
Réponse du silence. Une histoire de montagne par...
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15/06 - Guerre au Moyent-Orient : ce que l’on sait de l’accord entre les Etats-Unis et l’Iran
Cela constitue la plus grande avancée diplomatique depuis le début de la guerre. Ce lundi 15 juin, des responsables américains et iraniens ont déclaré s'être accordés sur un cadre visant à mettre fin au conflit, à lever le blocus américain contre l'Iran et à rouvrir le détroit d'Ormuz. Si le protocole d'accord devrait être officiellement signé vendredi en Suisse, le détail des mesures n'est pas encore connu.
Shehbaz Sharif, le Premier ministre pakistanais dont le pays a assuré un rôle important de médiateur, a néanmoins déclaré dans un message publié sur le réseau social X qu'il prévoit "la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban". Le pays du Cèdre a constitué l'un des principaux points d'achoppement dans les négociations, Israël et le Hezbollah ayant fait fi des appels de Donald Trump à mettre fin à leurs attaques mutuelles ces dernières semaines. Quelques heures avant l'annonce de la signature attendue du protocole, Israël a d'ailleurs frappé des cibles du Hezbollah à Beyrouth, poussant l'Iran à menacer de se retirer de l'accord.
De son côté, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a dit qu'un accord plus large serait négocié pendant une période de cessez-le-feu s'étalant sur 60 jours, comprenant notamment un allègement des sanctions contre l'Iran. Les Etats-Unis devront discuter du déblocage de fonds iraniens gelés, à condition que Téhéran respecte ses engagements sur son programme nucléaire et le devenir de son uranium...
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15/06 - Avant le G7, Donald Trump brandit la menace douanière contre la France
Le président Donald Trump a averti, ce lundi 15 juin, que les Etats-Unis n'auraient "pas d'autre choix" que d'appliquer des droits de douane de 100 % sur le vin français à moins que Paris ne supprime sa taxe numérique sur les géants technologiques américains.
Donald Trump a déclaré avoir transmis cet avertissement directement au président français Emmanuel Macron, exigeant qu'il supprime la taxe de 3 % sur les géants technologiques américains sous peine de voir leurs produits soumis à des droits de douane sur le marché américain.
"Je lui ai demandé de ne pas taxer les entreprises américaines, et s'ils le font, je n'aurai d'autre choix que d'imposer un droit de douane de 100 % sur tous les champagnes et tous les vins importés de France", a déclaré le président américain au New York Post lors d'une interview. "Il lui suffit de supprimer la TVA, et il n'aura plus ce genre de pression."
Lundi matin, l'Elysée n'avait pas encore réagi à cette nouvelle menace américaine.Donald Trump accueilli par Emmanuel Macron au G7
Donald Trump a déjà menacé d'imposer des droits de douane de 200 % sur le vin et les autres boissons alcoolisées importées de France et de l'UE, notamment en janvier de cette année et en mars de l'année dernière, alors que les tensions commerciales transatlantiques s'intensifiaient. Donald Trump doit arriver à Évian-les-Bains, en France, pour une réunion du G7, à un moment où les dirigeants mondiaux se méfient de plus en plus des Etats-Unis. Il sera accueilli par Emmanuel Macron, pour qui ce...
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15/06 - Dix ans après le Brexit, Marks & Spencer face à l’enfer bureaucratique
C’était le péché mignon de nombreux Parisiens, la madeleine de Proust des expatriés anglais dans la capitale. Le sandwich triangle de Marks & Spencer a désormais le goût de la nostalgie. Il y a cinq ans, l’emblématique enseigne britannique fermait onze magasins dans l’Hexagone. Elle s’était déjà retirée du continent en raison de difficultés financières, au début des années 2000, avant d’y faire son retour dix ans plus tard. Cette fois-ci, le coupable est tout désigné : le Brexit, entré en vigueur en 2020. Les goulots d'étranglement logistiques qu'il a provoqués ont rapidement paralysé les livraisons des produits frais, laissant les rayons vides et les adeptes sur leur faim.
Ce n'est pourtant pas faute d'avoir prévenu. En 2018 déjà, le président du groupe et ex-député conservateur Archie Norman avait sonné l'alarme dans les colonnes du Financial Times : "si les camions devaient rester immobilisés [...] près de Douvres durant une demi-journée, ce serait la fin du célèbre sandwich M&S à Paris."
La sortie du marché unique européen s’est en effet traduite par une avalanche de nouveaux certificats, de règles d’étiquetage et de contrôles. Symbole de cet enfer bureaucratique : Archie Norman avait révélé en 2024 devoir louer un entrepôt pour stocker ces montagnes de documents ! "Marks & Spencer était parmi les entreprises les moins bien préparées, nuance l'ex-conseiller gouvernemental sur le cadre post-Brexit, David Henig, du think tank European Centre for International Political Economy. Elle n'a pas été aussi...
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15/06 - "Personnalité Ozempic" : ce que la science dit vraiment de cet effet secondaire qui inquiète
La France franchit un cap dans la prise en charge de l'obésité. Ce lundi 15 juin, deux médicaments parmi les plus convoités de la planète, le Wegovy de Novo Nordisk (une déclinaison d'Ozempic prévu pour les diabétiques) et le Mounjaro d'Eli Lilly, deviennent remboursables. Ces molécules, des analogues de l'hormone intestinale GLP-1, imitent un signal de satiété : elles coupent l'appétit, ralentissent la digestion et permettent à certains patients de perdre jusqu'à 15 à 20 % de leur poids. Le remboursement, à 65 % du prix public fixé entre les laboratoires et les autorités sanitaires - de 146,91 à 433,80 euros en fonction de la dose et de la molécule -, ne vaudra toutefois que pour les obésités les plus lourdes. Il concernera les personnes ayant un indice de masse corporelle supérieur à 40, ou supérieur à 35 avec une complication comme un diabète ou une apnée du sommeil, et sur prescription de centres spécialisés.
Mais à mesure que ces traitements se diffusent, notamment aux Etats-Unis, où près d'un adulte sur huit en prend, de multiples "effets secondaires" gagnent en popularité sur les réseaux sociaux. Après l'"Ozempic face" et l'"Ozempic butt", le relâchement du visage ou des fesses consécutif à un amaigrissement rapide, ce sont désormais les contenus sur l'"Ozempic personality" qui pullulent sur TikTok et Instagram. Popularisé en avril par un article du Washington Post, le terme désigne une forme d'anhédonie : une diminution de la capacité à éprouver du plaisir, doublée d'un émoussement émotionnel et...
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15/06 - Frappes en Iran : un tournant pour le Moyen-Orient
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15/06 - Accord entre les Etats-Unis et l’Iran : Donald Trump affirme que le détroit d’Ormuz sera "complètement ouvert" vendredi
Donald Trump et des responsables iraniens ont annoncé, dimanche soir, avoir conclu un accord-cadre pour mettre fin à la guerre, lever le blocus américain de l'Iran et rouvrir le détroit d'Ormuz, un pacte préliminaire qui laisse le sort du programme nucléaire iranien à des négociations ultérieures. Le protocole d'accord devrait être officiellement signé ce vendredi en Suisse.
L'accord a été conclu malgré la frappe israélienne menée dimanche au Liban, qui a suscité des critiques de la part de l'Iran et de Donald Trump.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump affirme que l'accord prévoit la réouverture du détroit d'Ormuz
⇒ Le programme nucléaire iranien fera l'objet de discussions ultérieures
⇒ Les Etats-Unis reprendront leurs attaques si aucun accord sur le nucléaire n'est conclu, menace Donald Trump
20h30Pour Benyamin Netanyahou, la guerre contre l'Iran a sauvé Israël d'une "destruction nucléaire"
Alors que le Premier ministre israélien apparaît humilié après l'annonce d'un accord entre Washington et Téhéran, celui-ci estime ce lundi soir que la guerre contre l'Iran a permis de sauver l'Etat hébreu d'une "destruction nucléaire". Benyamin Netanyahou, qui annonce par ailleurs être candidat aux prochaines législatives en Israël, affirme que l'armée israélienne restera au Liban, en Syrie et à Gaza "aussi longtemps que nécessaire".
18h20 Donald Trump affirme que le détroit d'Ormuz sera "complètement ouvert" vendredi
S'exprimant depuis le G7 à Evian où il est arrivé en milieu d'après-midi, Donald Trump affirme que le...
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15/06 - "Faire partie du monde libre" : en Moldavie, un rêve européen à l’ombre de la menace russe
Entre l’Europe et la Russie, pour Ian, jeune Moldave de 22 ans, le choix est vite fait. "Nos grands-parents qui ont grandi du temps de l’Union soviétique nous ont raconté comment ils vivaient à l’époque, et nous ne voulons surtout pas connaître le même sort, livre, un brin inquiet, cet étudiant habitant à Chisinau, la capitale moldave. Pour moi, l’Union européenne, c’est un avenir prometteur et cette liberté à laquelle on aspire." En donnant début juin leur feu vert à l’ouverture de négociations d’adhésion avec Chisinau et Kiev, les Européens ont suscité un vif espoir dans cette ancienne république soviétique nichée entre la Roumanie et l’Ukraine. "On attendait ce jour depuis très longtemps !", a salué dès le lendemain, sourire aux lèvres, son Premier ministre Alexandru Munteanu, en marge d’un forum sur les investissements.
Le chemin aura été long - même si la décision doit encore être officiellement approuvée à Bruxelles le 15 juin. A la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la Moldavie avait déposé sa candidature d’adhésion à l’Union européenne en mars 2022, puis avait officiellement été reconnue candidate trois mois plus tard. Problème, l’ouverture formelle des négociations a pris du retard les années suivantes. Son intégration étant liée à celle de l’Ukraine, Chisinau a été indirectement bloquée par le veto de la Hongrie de Viktor Orban, opposée à l’ouverture de négociations avec Kiev. Le changement de pouvoir à Budapest en mai, avec l'arrivée du pro-européen Peter Magyar, a finalement levé le dernier obstacle...
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14/06 - "Le déclin de la Russie est unique dans l’Histoire" : l’évolution du monde vue par Branko Milanovic
Il est le grand spécialiste des inégalités mondiales, connu notamment pour sa "courbe de l'éléphant" qui montre les gagnants et perdants de la mondialisation. Mais l'économiste serbo-américain Branko Milanovic, professeur associé à la City University de New York, se distingue du militantisme de certains de ces collègues, étant aussi capable de souligner les bonnes nouvelles en la matière ou d'apporter des points de vue iconoclastes sur différents sujets. Préfacé par le prix Nobel Philippe Aghion, Le Monde à l'ère capitaliste regroupe des textes sur des thèmes variés, de l'immigration à la Russie de Poutine en passant par la Chine, Adam Smith ou le communisme.
Dans un excellent français acquis au cours d'une scolarité en Belgique, Branko Milanovic nous explique pourquoi la décroissance est une illusion, comment le monde converge actuellement en matière d'égalité et en quoi l'immigration est un "problème sans solution". Selon lui, la Russie est aussi engagée dans un déclin industriel historique.
L'Express : La décroissance ne peut être la solution selon vous si on veut réduire la pauvreté et les inégalités dans le monde. Pourquoi relève-t-elle de la pensée magique ?
Branko Milanovic : Il faut regarder la réalité du monde actuel. Le revenu médian après impôt en Occident correspond au 90e centile de la distribution mondiale des revenus. Si on veut que 90 % de la population mondiale atteigne ce niveau, le PIB mondial doit être multiplié par 2,7, et même plus si on tient compte de l’augmentation de la population. Les...
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14/06 - Xavier Driencourt, ex-ambassadeur en Algérie : "Nous ne faisons qu’attendre la crise suivante"
La France et l'Algérie sont-elles condamnées à retomber dans la crise ? Dans L'Algérie (1830-2026), vérités et légendes, publié le 4 juin aux éditions Perrin, Xavier Driencourt retrace deux siècles de relations entre les deux pays. Ambassadeur en Algérie de 2008 à 2012, puis de 2017 à 2020, le diplomate examine les tensions et les mythes qui ont émaillé leurs rapports. Ces dernières semaines, Paris et Alger amorcent une détente prudente de leurs relations. Voilà des mois que le dialogue était presque rompu entre les deux capitales, depuis la reconnaissance par la France de la marocanité du Sahara occidental. Ce dégel est-il durable ? Que signifie-t-il pour le journaliste Christophe Gleizes, condamné en 2025 en Algérie à sept ans d'emprisonnement ? Entretien.
L’Express : Vous faites un diagnostic assez sombre sur la relation franco-algérienne et son état de crise permanente. Est-ce une crise politique ou purement historique ? Quelle marge de manœuvre reste-t-il aux décideurs français ?
Xavier Driencourt : Je suis très pessimiste à la fois pour l’Algérie et pour la relation franco-algérienne. Il y a une espèce de "mise en scène" actuellement avec les visites ministérielles du ministre de l’Intérieur Laurent Nunez, de la ministre déléguée aux anciens combattants Alice Ruffo, du ministre de la Justice Gérald Darmanin, de Ségolène Royal, pour faire croire à l’opinion que la relation reprend un rythme normal. Mais au-delà de la mise en scène, nous allons inévitablement nous heurter aux vrais problèmes, ceux que l’on...
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14/06 - L’attaque israélienne contre Beyrouth menace l’accord en gestation de Donald Trump avec l’Iran
Et si c'était la bonne ? Donald Trump a déclaré ce dimanche soir être parvenu à un accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre, autorisant l'ouverture du détroit d'Ormuz ainsi que la levée immédiate du blocus naval américain. Les termes précis de l'accord ne sont pas encore connus, le médiateur pakistanais précisant seulement que le pacte prévoyait "la cessation immédiate et définitive des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban" et qu'il serait signé vendredi 19 juin à Genève, en Suisse.
Un haut responsable iranien a déclaré à Reuters plus tôt que, selon les termes du projet, les Etats-Unis accepteraient de débloquer 25 milliards de dollars d'avoirs iraniens gelés, tandis que Téhéran s'engagerait à ne pas produire ni acquérir d'armes nucléaires. Il a également précisé que jusqu'à la conclusion d'un accord définitif, l'Iran accepte de maintenir le statu quo sur le nucléaire, y compris l'absence d'enrichissement d'uranium ou d'extension des installations nucléaires.Une frappe au pire moment
Plus tôt dans la journée, Donald Trump avait prévenu sur son réseau Truth Social que la signature d'un accord avec Téhéran était "prévue" pour ce dimanche, qui s'avère être le jour de son 80e anniversaire. "Dès qu’il aura été signé, le détroit d’Ormuz sera OUVERT À TOUS", a-t-il écrit, ajoutant que les Iraniens "ne voulaient plus d’arme nucléaire".
Mais l'optimisme affiché par Donald Trump s'est rapidement heurté à la réalité du terrain. La frappe israélienne menée contre un centre de commandement du Hezbollah...
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14/06 - Giuseppe Lavazza : "Pour éviter les guerres, il faut boire plus de café !"
Du café. Rien que du café. Pour Giuseppe Lavazza, président du torréfacteur italien, la spécialisation de la maison est "une force". En 1895, son arrière-grand-père, Luigi, a l’idée de mélanger plusieurs variétés de grains pour obtenir un breuvage au goût constant qui fidélisera les consommateurs. Le blend est né, et avec lui le début d’une formidable aventure entrepreneuriale construite autour d’un seul et même produit.
Sur un marché mondial dominé aujourd’hui par des conglomérats de l’agro-alimentaire - Nestlé (Nespresso) et Keurig Dr Pepper, qui vient d’avaler JDE Peet’s (L’Or) -, le Turinois n’a jamais cherché à se diversifier sur d’autres segments. Pendant 120 ans, il n’a même aligné qu’une marque en rayons et sur les comptoirs, Lavazza. Il faudra attendre 2015 pour que le catalogue s’étoffe, avec le rachat coup sur coup du danois Merrild, du français Carte Noire puis du canadien Kicking Horse. Fort d’un chiffre d’affaires de 3,9 milliards d’euros l’an dernier - multiplié par trois en une décennie -, Giuseppe Lavazza savoure le chemin parcouru : "Dans notre univers concurrentiel, nous ne sommes plus au menu des fusions-acquisitions, mais à la table."Une spirale spéculative
Le fruit d’une internationalisation réussie orchestrée par Antonio Baravalle, l’actuel DG, un manager extérieur à la famille passé chez Diageo, Fiat puis Mondadori. Et d’une montée en gamme permanente, pour éviter "le risque mortel qui guette notre industrie : la banalisation du café", insiste Giuseppe Lavazza, dans un français parfait. La firme...
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14/06 - Etats-Unis : "Disneyland incarne un optimisme que les Américains ne ressentent plus vraiment"
17 juillet 1955, 16 h 30. Ce jour-là, une page de l’histoire américaine est en train de s’écrire à Anaheim, la plus grande ville d'Orange County, dans le sud de la Californie. Les yeux rivés sur leur écran de télévision en noir et blanc, 90 millions d’Américains trépignent d’impatience devant la chaîne ABC, qui retransmet la plus ambitieuse émission en direct jamais réalisée : l’inauguration de Disneyland, le nouveau parc de Walt Disney. Depuis Frontierland, Ronald Reagan, acteur, animateur et futur président des Etats-Unis, lit une dédicace destinée à être gravée sur une plaque : "C’est ici que nous revivons l’histoire de notre pays : les couleurs, le romantisme et l’épopée de l’Amérique des pionniers, depuis les sentiers sauvages jusqu’aux routes, aux bateaux fluviaux et à la civilisation. Un hommage à la foi, au courage et à l’ingéniosité de nos vaillants pionniers, qui ont ouvert la voie et rendu ce progrès possible."
Quelques minutes plus tard, depuis un décor de Far West, Art Linkletter, autre vedette de la télévision américaine, tend son micro à un jeune garçon prénommé Robert : "Tu cherches quelque chose en particulier ?" - "Je veux savoir où est Davy Crockett !". "Je vais te donner ce fusil, Robert. Tu le pointes vers le ciel, et quand tu tireras, cela le fera venir". Comme par magie, surgit alors du haut de sa colline, Davy Crockett, véritable star de cette inauguration. Le martyr ressuscité de Fort Alamo est incarné par Fess Parker, héros de la série éponyme et vitrine promotionnelle pour Disneyland....
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14/06 - Donald Trump ferme Anthropic aux étrangers : l’Europe découvre le prix de sa dépendance
L'administration Trump aurait-elle essayé de faire d'une pierre, deux coups ? Mettre un coup de pression sur Anthropic d'une part, et de l'autre, rappeler au reste du monde qu'elle détient, avec les entreprises de la tech, un levier considérable ? Sa décision d'interdire l'utilisation des modèles d'Anthropic Mythos 5 et Fable 5 à "tout ressortissant étranger", vendredi, a en tout état de cause fait l'effet d'un coup de tonnerre sur les deux rives de l'Atlantique. Elle a d'abord eu pour conséquence la désactivation de ces deux modèles, trois jours après leur commercialisation, par la firme californienne, qui assure qu'elle n'avait guère le choix, ses propres employés étant souvent étrangers."Entreprise radicale de gauche"
Aux Etats-Unis, l'annonce a été vue comme un nouvel épisode du bras de fer entre la firme de Dario Amodei et l'administration présidentielle. Elle remonte à la volonté du premier, en février, que son IA Claude ne soit pas utilisée par le Pentagone à des fins militaires comme la surveillance des masses ou le développement d'armes autonomes – Donald Trump avait alors qualifié Anthropic d’"entreprise radicale de gauche, woke"… Cette fois, la directive émanerait du secrétaire au commerce, Howard Lutnick, après qu'il a été informé par une société utilisatrice des modèles – Amazon, selon différentes sources – qu'elle avait réussi à contourner les garde-fous prévenant un usage malveillant de Fable 5, une IA particulièrement douée pour repérer les failles de sécurité des logiciels. Anthropic s'est...
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14/06 - Donald Trump annonce qu’un accord de paix avec l’Iran a été trouvé, le médiateur pakistanais annonce une signature le 19 juin à Genève
Les États-Unis et l'Iran sont parvenus à un accord pour mettre fin à la guerre et tiendront une cérémonie de signature officielle vendredi en Suisse, a déclaré le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif sur les réseaux sociaux tôt lundi.
L'accord a été conclu malgré une frappe israélienne au Liban dimanche, qui a suscité des critiques de la part de l'Iran et du président américain Donald Trump. Les termes précis de l'accord n'étaient pas immédiatement connus. Sharif a déclaré que le pacte prévoyait "la cessation immédiate et définitive des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban".
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a confirmé à la télévision d'État iranienne qu'une fin immédiate et permanente de la guerre et des opérations militaires sur différents fronts, y compris au Liban, aura lieu dès ce soir. Il a déclaré que les négociations en vue d'un accord final se dérouleraient sur une période de 60 jours, ajoutant que Téhéran prendrait ses propres mesures en cas de "violations de la part de l'autre partie".
Plusieurs sources avaient précédemment indiqué à Reuters que le projet d'accord permettrait de rouvrir le détroit d'Ormuz, de mettre fin au blocus américain des ports iraniens et de prolonger le cessez-le-feu, tout en laissant la question du programme nucléaire iranien à l'ordre du jour lors d'une période de négociations supplémentaires de 60 jours.
Dans son message publié sur les réseaux sociaux, Trump a déclaré que le détroit serait ouvert "gratuitement" et...
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14/06 - Guerre en Iran : plus d’une cinquantaine de bases militaires iraniennes endommagées, d’après la BBC
Au-delà des assertions de Donald Trump, qui estime que les "Etats-Unis ont défait l'Iran" sur le plan militaire, il reste difficile d'établir un bilan précis de la campagne de frappes aériennes menée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, déclenchée le 28 février et suspendue par un cessez-le-feu le 8 avril – les autorités américaines affirment de leur côté avoir frappé plus de 13 000 cibles. La cellule de BBC Verify s'est pourtant essayée à l'exercice en analysant différentes images satellites, et a pu recenser des dégâts sur plus de cinquante sites militaires iraniens.Les Gardiens de la révolution visés
Une douzaine d'aérodromes ont été touchés. L'aéroport international de Mehrabad a fait l'objet de frappes le 7 mars qui ont détruit au moins 17 appareils dans la zone militaire du site ; 13 l'ont été sur la base de Shiraz, à la suite d'attaques américano-israéliennes menées entre le 2 et le 17 avril. Les sites de la marine iranienne n'ont pas été épargnés. Plusieurs navires ont été endommagés lors des attaques contre la base navale de Bandar Abbas – siège de la marine – aux premiers jours de la guerre.
Les bases des Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) ont été également frappées. Leur quartier général, dans la banlieue est de Téhéran, et celui de leur marine, a subi des dégâts importants – le commandant de la marine, le général Alireza Tangsiri, a d'ailleurs été tué lors d'une opération israélienne fin mars. Les bases appartenant à la milice Basij – une force de volontaires contrôlée par le CGRI et...
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14/06 - Crèmes solaires, vérités et idées reçues : tout ce qu’il faut savoir pour bien protéger sa peau
Le retour de l'été remet le soleil et ses dangers au centre des préoccupations, et avec lui les crèmes solaires… Un sujet sur lequel déferle, chaque été, un flot d'affirmations contradictoires. Sur les réseaux sociaux, des influenceurs prônent une application quotidienne tandis que d’autres l’accusent de polluer l’environnement et de nuire à la santé ; l'industrie cosmétique, elle, décline des gammes "pour bébés", "bio", sous forme de sérums ou de brumes, avec des formulations sans cesse renouvelées. Difficile, pour le consommateur, de s’y retrouver.
Une chose est sûre : personne ne questionne la nécessité de se protéger du soleil. Plus de 80 % des cancers de la peau sont liés à une exposition régulière et intense au soleil, principalement pendant l'enfance, rappelle l’Institut national du cancer. Les responsables sont les rayons UV-A et UV-B - les UV-C, les plus dangereux, sont heureusement stoppés par la couche d'ozone. "Un bon produit solaire doit offrir une protection équilibrée entre UV-A et UV-B, ce qui est techniquement très complexe à obtenir", assure Christophe Bedane, médecin cancérologue, professeur de dermatologie à Dijon et membre de la société française de dermatologie, qui regroupe les experts du domaine. De nombreuses études scientifiques ont démontré l’efficacité des crèmes solaires pour se prémunir des carcinomes, les tumeurs de la peau les plus fréquentes. Leur protection contre le mélanome, le cancer cutané le plus dangereux, reste débattue, notamment parce que le soleil n'est pas le seul...
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14/06 - Dans l’antre de la prunelle de Troyes
A deux pas de la cathédrale, une façade discrète ouvre sur le Cellier Saint-Pierre. Dans cette ancienne cave médiévale aux pierres apparentes et aux voûtes impressionnantes, le patrimoine aubois se mêle aux parfums d’alcool, de fruits noirs et d’épices. Un lieu hors du temps où chaque bouteille raconte un fragment de la mémoire locale. Ancien "cellier aux dîmes", épargné par les grands incendies qui ont ravagé Troyes au fil des siècles, il devient progressivement un espace dédié au négoce puis à la distillation. C’est là qu’apparaît, dès 1840, une liqueur singulière élaborée à partir de noyaux de prunelle sauvage : la Prunelle de Champagne, future prunelle de Troyes.
Sa fabrication relève presque de l’alchimie. Les noyaux sont broyés, mis à macérer dans l’alcool puis soumis à une double distillation dans de vieux alambics en cuivre chauffés au feu de bois. L’alcoolat obtenu est ensuite assemblé avec d’autres ingrédients naturels dont le secret, de nos jours encore, reste jalousement gardé. Résultat : une liqueur puissante, élégante, aux notes d’amande, de fruits noirs et d’épices douces, tirant à 40 degrés.
Au début du XXe siècle, la renommée de la boisson dépasse largement les frontières de l’Aube et connaît son heure de gloire en décrochant la médaille d’or de l’Exposition universelle de 1900, toujours sous le nom de Prunelle de Champagne. Mais, au mitan des années 1990, après la polémique suscitée par la sortie du parfum Champagne d’Yves Saint-Laurent, les producteurs de vins effervescents de la région défendent plus...
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14/06 - Comment Arsène Lupin peut-il nous inspirer ?
Qu’on ne compte pas sur Umberto Eco pour défendre ce "chef de bande" d’Arsène Lupin : "Soyons francs, Lupin, c’est Lucky Luciano, Andreotti, Liggio, Kissinger, Brejnev, Nixon et Al Capone réunis." Bref, un gangster assoiffé de pouvoir qui aurait contaminé l’imaginaire de notre jeunesse – au même titre que Tony Montana, le malfrat incarné par Al Pacino dans Scarface. Sur ce coup-là, le sémiologue ne s’était-il pas un peu perdu dans l’étude des signes ? Romain Gary ne partageait pas son analyse abracadabrante, comme il le raconte dans La Promesse de l’aube : "En dehors des lectures qui, enfant, m’étaient recommandées, je me plongeais dans l’univers fabuleux d’Arsène Lupin. Ce dernier m’enchantait particulièrement et je m’efforçais d’imposer à mon visage la grimace caustique, menaçante et supérieure du héros qui ornait la couverture du livre. J’y réussissais assez bien – et aujourd’hui encore." Que fit-il quand il tomba malade d’un rein ? "Vomissant du sang noir, j’appelais à ma rescousse d’Artagnan et Arsène Lupin." Et quand il dut quitter son pays natal, il n’emporta que trois livres, dont un volume des aventures du plus distingué des voleurs…
Entre Eco et Gary, l’écrivain Grégoire Bouillier est du côté du second. Son essai Un printemps avec Arsène Lupin nous replonge dans notre enfance ou notre adolescence, lorsque l’on découvrait avec émerveillement l’œuvre de Maurice Leblanc. Mais Leblanc, au fond, l’intéresse assez peu. Bouillier se souvient que, au début des années 1990, le critique de cinéma Serge Daney rêvait d’une...
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14/06 - "On est entré dans la phase Mad Max" : la folle course à l’énergie des géants de l’IA
Comme les modèles qu’ils entraînent, les géants de l’IA n’ont pas réponse à tout. Ils peuvent mal évaluer une situation, méconnaître un sujet. Et bloquer. Mais jamais trop longtemps. Chez eux, l’apprentissage est rapide. Question de survie dans un milieu ultra-concurrentiel. Fin mars, à la CERAWeek de Houston (Texas), la grand-messe annuelle du secteur de l’énergie, la leçon leur est venue de Laura Swett. Sur scène, la présidente de la Ferc, l’organisme fédéral chargé de la régulation et de la surveillance de l’énergie aux Etats-Unis, s’est montrée particulièrement franche. Elle a déploré le "manque de compréhension" des réalités du réseau électrique par les Big Tech, désireux d’y brancher leurs hyperscalers - des data centers XXL. Et leur a reproché de ne pas venir plus souvent à sa rencontre.
Le message semble être passé. Depuis quelques mois, les rois de l’intelligence artificielle se sont rapprochés de la Ferc qui doit publier en juin une proposition visant à intégrer plus rapidement les centres de données aux grands réseaux électriques régionaux. Rompus au lobbying à Washington, ils n’avaient pas vraiment l’habitude de frayer avec les régulateurs, trop souvent synonymes, pour eux, de contraintes et de lenteurs. Cette fois, nécessité fait loi. Dès le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, Google a étoffé ses équipes d’experts en énergie et en réglementation. Un mouvement copié par ses rivaux dans l’IA, la plupart installés dans la Silicon Valley. OpenAI s'est alloué les services de John McCarrick, ex-conseiller en...
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14/06 - Défense : la France peut-elle tenir la cadence allemande ? Les vérités du patron de l’armement
Devenir "l'armée conventionnelle la plus puissante d'Europe" : c'est l'ambition affichée, depuis le mois de février, par le chancelier allemand Friedrich Merz. Face à la menace russe et aux incertitudes liées au conflit en Iran, l'Allemagne se réarme à marche forcée et prévoit de dépenser trois fois plus que la France par an pour sa défense. Certes, il s’agit, pour Berlin, d’un rattrapage après des années de sous-investissement. Mais les budgets sont là, et ils sont massifs. Tant et si bien que le risque de décrochage de la France sur le plan militaire a dernièrement été pointé du doigt au sommet de la hiérarchie militaire française, par le chef d’état-major des armées, le général Fabien Mandon.
Le chef d’orchestre de l’industrie de défense française, Patrick Pailloux, n’est pas de cet avis. Le délégué général pour l’armement, aux prises de paroles rares, a répondu aux questions de L’Express. "Je ne parlerais certainement pas de déclassement français de la France vis-à-vis de l’Allemagne", estime le patron de l’imposante direction générale pour l’armement (DGA), en fonction depuis novembre 2025. Certes, la situation budgétaire outre-Rhin "est différente" - au désavantage de la France. En février, un rapport de l'institut IISS plaçait Berlin à la quatrième place des dépenses de défense mondiales avec 107 milliards de dollars. Paris n'est qu'à la huitième place, avec 70 milliards de dollars. "On ne peut pas comparer nos pays en matière de capacités. La France est un pays doté de l'arme nucléaire", rappelle Patrick Pailloux....
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13/06 - Syrie : malgré la chute de Bachar el-Assad, la Russie s’accroche à ses bases militaires
La chute de Bachar al-Assad en décembre 2024 n’aura finalement pas mis un terme à la présence militaire russe en Syrie. Plus d'un an après le renversement de son allié historique, la Russie multiplie les signaux indiquant sa volonté de préserver ses positions stratégiques dans le pays, quitte à composer avec les nouvelles autorités issues de l’ancienne rébellion. Dernier indice en date : le ministère russe des Affaires étrangères a affirmé, mercredi 10 juin, que la coopération entre Moscou et Damas se développait "très activement". Sa porte-parole, Maria Zakharova, a également indiqué que la question de la présence militaire russe faisait l’objet de discussions avec les autorités syriennes, notamment dans le cadre d’une "éventuelle réorganisation" des installations militaires russes.
Ces déclarations interviennent quelques jours après les révélations du Wall Street Journal, le 1er juin, sur une opération logistique menée par Moscou pour ravitailler sa base aérienne de Hmeimim, près de Lattaquié. Selon le quotidien américain, qui s’appuie sur des images satellites et des responsables américains, le cargo Sparta a quitté Saint-Pétersbourg en mars avant d’atteindre le port syrien de Tartous en mai. Escorté durant une grande partie du trajet par des navires de la marine russe, le bâtiment transportait du matériel destiné à la base aérienne russe.
Pour le Wall Street Journal, il s’agit de la première mission de ravitaillement de ce type depuis la chute du régime Assad. Une opération qui témoigne de la volonté du...
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13/06 - Laetitia Strauch-Bonart : "Etrangement, la France ne va jamais assez mal pour être réformée"
C’est un projet qui, face à la sinistrose et la déploration générale, devrait ravir les libéraux lassés des discours déclinistes. Avec la revue Civilisation, Laetitia Strauch-Bonart, directrice de la rédaction et ex-rédactrice en chef du service Idées de L’Express ne veut pas se contenter de critiquer, mais proposer des solutions concrètes pour « réveiller le monde libre ». A l’occasion du lancement du titre, l’essayiste en profite pour diagnostiquer la situation du libéralisme en France, des dissensions pouvant compromettre l’émergence d’un parti susceptible de peser dans la future élection présidentielle au bilan d’Emmanuel Macron. Elle décrit aussi sa vision des mesures à prendre d’urgence en France, avec une promesse : « nous ne serons pas une Pravda libérale ». Entretien.
L’Express : Le libéralisme est-il suffisamment représenté politiquement en France ?
Laetitia Strauch-Bonart : Dans les partis d’aujourd’hui, on peut identifier quelques figures libérales : David Lisnard, qui a récemment quitté les Républicains, Christelle Morançais chez Horizons, Guillaume Kasbarian chez Renaissance… On retrouve aussi des niches libérales dans le monde des idées. Mais il manque un large mouvement qui en ferait son objectif premier.
Nous lançons Civilisation car nous pensons qu’il y a de la place pour une revue qui, par des articles longs abordant les sujets en profondeur, ne se contente pas de critiquer, mais propose aussi des solutions. Nous ne supportons plus la déploration générale, et cette idée, très présente à droite,...
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13/06 - Ciao Energy, Holy, Prime Hydration... Les vrais bénéfices des sodas des Youtubeurs
Deux adolescents d’une quinzaine d’années, jeans larges et t-shirt au-dessus du nombril, sortent d’une enseigne de grande distribution de la rue de Vaugirard, tout sourire, chacun à la main une canette chromée et un mot d’origine italienne inscrit en grand. Du Ciao Energy, évidemment. Dans ce magasin parisien comme dans beaucoup d’autres, on ne compte plus le nombre de clients demandant à se procurer le breuvage à peine sorti d’usine et déjà tendance.
Disponible depuis le 1er juin - et déjà en rupture de stock par endroits - Ciao Energy s’est imposé comme un véritable phénomène de vente en à peine quelques jours de commercialisation. Dans les magasins parisiens comme ailleurs dans l’Hexagone, il n’est pas rare de voir les fans repartir avec des dizaines de décoctions colorées et pétillantes sous le bras, appâtés par le nom et l’aura de Squeezie, d’Inoxtag et de Lena Situations, les influenceurs grimés en limonadiers à l’origine de ce produit.
Lancée en trombe sur les réseaux sociaux par une publicité à l’allure hollywoodienne, cette nouvelle gamme de boissons énergisantes a été entièrement développée par le trio d'influenceurs roi d'Internet, 25 millions d’abonnés rien que sur YouTube. Une initiative qui n'est pas sans rappeler celle du champion américain de YouTube, Logan Paul, qui depuis 2022 tente de se faire une place dans le marché des boissons grâce à ses gammes caféinées ou hydratantes.
Jouant au départ les simples hommes-sandwichs numériques, multipliants les placements de produits dans leurs contenus, les...
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13/06 - Guerre en Iran, Ukraine, tensions commerciales... Un G7 à Évian sous pression
Au cœur des montagnes de Haute-Savoie, une poignée de dirigeants tenteront d'apporter des réponses aux crises qui secouent l'ordre mondial. La cité thermale d’Évian-les-Bains, au cœur des Alpes, accueille du 15 au 17 juin le groupe des Sept (France, États-Unis, Canada, Japon, Royaume-Uni, Italie et Allemagne). Un sommet à haut risque, organisé par Emmanuel Macron, dans un contexte international particulièrement instable. Le dispositif de sécurité est exceptionnel : près de 16 000 policiers, gendarmes, militaires, pompiers et gardes-frontières seront mobilisés, appuyés par des bateaux, des drones et des motos. Objectif aussi : faire oublier un souvenir encore vif dans la station savoyarde, celui du G8 de 2003, qui avait vu déferler des dizaines de milliers de manifestants altermondialistes.
Cette édition 2026 s’ouvre sur la première réunion transatlantique depuis le déclenchement de la guerre entre les États-Unis et Israël contre l’Iran, le 28 février. Le conflit au Moyen-Orient devrait donc dominer les discussions, alors qu'un accord de paix entre Washington et Téhéran devrait être signé ce vendredi à Genève en Suisse. Les Européens, ainsi que le Canada et le Japon plaident pour une réouverture rapide du détroit d’Ormuz, dont la fermeture pèse sur l’économie mondiale en faisant s'envoler les prix du carburant. L’Égypte, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Qatar doivent par ailleurs être associés à une session du sommet, mardi 16 juin. Emmanuel Macron a jugé "très important" de trouver "des voies...
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13/06 - "Applications de rencontre", "préservatif" et "PCR" : pourquoi les IST explosent en Europe
213 443 cas de chlamydia, 106 331 de gonorrhée, 45 577 pour la syphilis… En 2024, les infections sexuellement transmissibles (IST) ont explosé sur le Vieux Continent, révèle le centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), dans un rapport paru le 21 mai.
Pour Jade Ghosn, professeur en maladie infectieuse et chef du centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic du VIH et des IST (CeGIDD) de l'hôpital Bichat, ces chiffres représentent seulement "le sommet de l'iceberg." Entre nouvelles pratiques de dépistage et désintérêt pour le préservatif, l'infectiologue décrypte les causes de ce phénomène. Entretien.
L'Express : Les chiffres rapportés par l'ECDC dans son dernier rapport sont vertigineux. Depuis 2015, les cas de gonorrhée ont augmenté de 303 % et ceux de syphilis ont plus que doublé. Comment expliquer qu'on en soit arrivés là en seulement dix ans ?
Jade Ghosn : Il y a plusieurs explications. La première, c'est que depuis le début des années 2010 et notamment depuis 2015, on a des nouveaux outils de dépistage qui sont plus performants et plus sensibles. C'est ce qu'on appelle les tests d'amplification d'acides nucléiques, ou PCR - que les gens connaissent mieux depuis le Covid. Avant, on n’avait pas les bonnes techniques. Dans 70 % des cas, les IST sont asymptomatiques. Les gens allaient consulter quand ils avaient des symptômes, et on traitait ces symptômes mais pas une infection documentée.
La deuxième chose, c'est qu'avec ces tests plus sensibles, les...
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13/06 - IA : dans quels pays la défiance est-elle la plus forte ?
Dès le lancement grand public de ChatGPT, l'IA générative a essuyé un certain nombre de critiques virulentes aux Etats-Unis. Il y a d'abord eu la révolte des scénaristes et des travailleurs de l'industrie hollywoodienne en 2023... Puis les mouvements plus récents contre l'implantation de data centers à proximité de zones habitables - une cinquantaine de projets aurait ainsi été empêchée en 2025. Ces dernières semaines, l'IA semble connaître un retour de bâton encore plus massif, notamment parmi la génération Z, née entre la fin des années 1990 et le début des années 2010.
Sur les réseaux sociaux, le nombre de contenus anti-IA se multiplie au moins aussi rapidement que le nombre de photomontages générés par ChatGPT et consorts. Sur la plateforme Reddit, même les forums les plus technophiles sont aujourd'hui envahis de posts qui reflètent un certain malaise - voire une colère sourde - à l'encontre des outils d'IA générative. Mais le plus flagrant symptôme de cette crispation s'observe dans les universités américaines. Alors que certains entrepreneurs de la Silicon Valley ont entamé leur tournée des campus, où ils sont régulièrement invités à donner des discours lors des cérémonies de remises de diplômes, l'accueil a été plus que glacial. Les images d'Eric Schmidt, ancien PDG de Google, copieusement hué lors de sa leçon inaugurale à l'université d'Arizona ont fait le tour du monde.
Ces tensions se reflètent dans les sondages sur l'utilisation de l'intelligence artificielle. D'après le baromètre AI Index réalisé par...
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13/06 - Être conservateur nuit-il à la santé ? Ce que révèle une étude scientifique menée aux Etats-Unis
Aux Etats-Unis, la santé des citoyens n'est pas seulement déterminée par leurs revenus, leurs diplômes ou leur lieu de résidence. Elle varie aussi en fonction des… convictions politiques. C’est ce que révèle une étude publiée en mai dans Nature Human Behaviour, qui montre que les Américains les plus conservateurs (les plus à droite) sont en moins bonne santé et meurent davantage que leurs compatriotes les plus libéraux (à gauche). Un écart qui n'existait pas quinze ans plus tôt. Et cette divergence ne tiendrait pas qu'aux écarts de niveau de vie ou de lieu de résidence : elle s'enracinerait aussi dans une défiance plus marquée envers le système de santé et la science.
Avant de parvenir à cette conclusion, les auteurs, Elizabeth Elder et Neil O'Brian, deux chercheurs en science politique à l'université de Stanford et de Chapel Hill (Etats-Unis), ont récolté les données issues d'Add Health. Cette cohorte, massive, suit depuis 1994 quelque 20 000 Américains nés pour l'essentiel entre 1976 et 1982 et mesure cinq biomarqueurs - indice de masse corporelle, tension artérielle, glycémie, cholestérol et inflammation -, afin de suivre l’évolution de leur santé sur des décennies. Les deux chercheurs ont ensuite croisé ces données avec le registre national des décès et, fait plus exceptionnel pour une enquête de santé, avec un questionnaire sur le positionnement idéologique des participants afin de les classer de "très libéral" à "très conservateur" en passant par "libéral", "modéré" et "conservateur".
Pour jauger l'état de...
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13/06 - Italie : Roberto Vannacci, l’ultranationaliste qui menace Giorgia Meloni
Quatre mois seulement après la fondation de son parti d’extrême droite Futuro Nazionale, Roberto Vannacci met déjà des bâtons dans les roues de Giorgia Meloni. Ancien général devenu eurodéputé, l’Italien de 57 ans, grand, massif, les cheveux courts et le regard sévère, s’impose progressivement comme l’un des principaux défis politiques de la présidente du Conseil à l’approche des élections législatives de 2027. Fondé après son départ de la Ligue de Matteo Salvini, Futuro Nazionale revendique près de 100 000 partisans. Crédité d’environ 4 à 5 % des intentions de vote et en progression constante, le mouvement se présente comme une droite nationaliste intransigeante, eurosceptique et favorable à un rapprochement avec Moscou.
Une formation politique qui accuse Giorgia Meloni d’avoir renoncé à ses convictions une fois arrivée au pouvoir. "Nous représentons cette droite qui n’est ni fanée, ni hésitante, ni craintive", déclarait récemment Roberto Vannacci devant un groupe de journalistes étrangers. Selon lui, les trois années de gouvernement de la leader nationaliste ont révélé "une droite craintive", trop conciliante avec Bruxelles et incapable d’endiguer la criminalité. Sur X, l'ancien militaire dépeint "sa" droite : "vraie, cohérente, identitaire, forte, fière, convaincue, enthousiaste, pure et contagieuse". Et Robert Vannacci le clame, sa "droite n'est pas à la carte… et par-dessus tout elle n'est pas modérée".
L’ancien militaire originaire de Ligurie, s’est fait connaître en 2023 avec la publication d’un livre dans...
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13/06 - Champagne ! Les comtes sont de retour
Passavant le meilleur ! D’emblée, l’intitulé évoque un cri de kermesse, avec cette formule héritée des marchés d’autrefois, lorsque les camelots vantaient leurs produits à grand renfort de superlatifs. Et c’est bien d’une Champagne triomphante dont il est question ici. Entre le Xe siècle et le rattachement du comté au royaume de France en 1361, la principauté devient l’un des centres névralgiques de l’Occident médiéval. Les célèbres foires champenoises, ancêtres des grandes places économiques européennes, attirent les marchands, les voyageurs et les banquiers venus de tout le continent. Troyes est alors une plaque tournante des échanges, mais aussi un foyer culturel effervescent. On y croise des princes lettrés, des troubadours, des religieux, et même l’ombre de Chrétien de Troyes, figure de la littérature courtoise.
A la cité du Vitrail de Troyes (Aube), l’exposition Passavant le meilleur ! La Champagne au temps des comtes propulse ainsi les visiteurs au cœur de cette époque flamboyante où la région, bien avant d’être l’emblème des bulles, rayonnait sur l’Europe entière. Manuscrits enluminés, sceaux princiers et chartes originales, sculptures grandeur nature, peintures, monnaies, objets liturgiques, mobilier archéologique, pièces d’orfèvrerie et surtout vitraux d’exception : près de 300 œuvres racontent quatre siècles d’une histoire aussi politique qu’artistique.Statue de Jeanne de Navarre en fondatrice, vers 1310.
Le parcours joue d’ailleurs la carte de l’immersion avec une grande générosité documentaire....
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13/06 - Moyen-Orient : l’Iran exclut la signature d’un accord avec les Etats-Unis dimanche
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi a déclaré que des modifications étaient encore possibles mais qu'un projet d'accord montrait que l'Iran avait été renforcé par le conflit. "L'Iran a remporté la guerre contre les Etats-Unis", a-t-il affirmé à la télévision publique iranienne.
Annoncé la veille au soir par le président américain comme un "excellent" accord, le protocole a été rendu public dans ses grandes lignes vendredi par la République islamique via les médias d'Etat iraniens, ainsi que par des sources occidentales et pakistanaises.
Le protocole d'accord proposé prévoit la réouverture du détroit d'Ormuz, que l'Iran avait fermé après les attaques lancées par les Etats-Unis et Israël en février, et la levée du blocus naval américain, selon des sources des deux parties. Des négociations concernant le programme nucléaire iranien interviendront par la suite. Abbas Araqchi a déclaré que l'Iran et Oman conservaient le contrôle du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz. "Notre épée sera toujours suspendue au-dessus du détroit d'Ormuz", a-t-il déclaré.
18h30Fin de ce direct
Merci de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre suivi de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations. Bonne soirée à vous.
18h02Donald Trump affirme que l'accord avec l'Iran sera signé dimanche
Le président américain Donald Trump a déclaré samedi sur les réseaux sociaux qu'un accord avec l'Iran devait être signé dimanche et que le détroit d'Ormuz serait immédiatement "ouvert à tous" après sa...
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13/06 - La vie hors norme de Germaine de Staël : une certaine idée de l’Europe
Germaine de Staël se posait cette question éternelle peu avant sa mort, au début de la Restauration, en 1816 : "Les ténèbres ou les lumières triomphent-elles en Europe ?" Deux ans plus tôt, dans une autre lettre, elle écrivait : "L’exil m’a fait perdre les racines qui me liaient à Paris et je suis devenue par mes goûts européenne." L’Europe aura été la grande affaire de la vie de cette femme qui était franco-genevoise d’origine, suédoise par son mariage et germanophile par ses lectures. Ancienne présidente de la Société des études staëliennes et directrice des Cahiers staëliens, l’universitaire Stéphanie Genand vient de publier la nouvelle biographie de référence de cette grande dame qui n’a jamais fait l’unanimité. Jadis peinte par Elisabeth Vigée-Lebrun, comme Marie-Antoinette, Germaine de Staël a tout d’une icône. Connectée aux meilleurs esprits de son temps, elle aura connu Goethe, le prince de Ligne ou Byron. Mais si Lamartine et Sainte-Beuve virent respectivement en elle un "tribun sublime" et "l’indépendance souveraine du génie au temps de l’oppression la plus entière", Napoléon n’a jamais pu souffrir cette rebelle de bonne famille. Dans le Mémorial de Sainte-Hélène, où il s’en moque à plusieurs reprises, la jugeant tour à tour laide, intrigante et hypocrite, il a ces mots cinglants : "Elle combattait d’une main et sollicitait de l’autre."
Née à Paris en 1766, Germaine est ce qu’on appelle désormais une nepo baby : sa mère est une salonnière en vue et son père, le banquier protestant Jacques Necker, devient...
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13/06 - Présidentielle 2027 : Raphaël Glucksmann ou la solitude d’un presque candidat
À gauche, la candidature de Raphaël Glucksmann n’a rien d’une évidence. C’est jour après jour ce que lui signifient ses camarades sociaux-démocrates, ceux qui se déclarent candidats (Karim Bouamrane ou Jérôme Guedj), "se préparent" (François Hollande), se tiennent prêts (Bernard Cazeneuve), ou réfléchissent (Olivier Faure, Boris Vallaud) à la prochaine élection présidentielle. Au fond, personne ne nie à l’eurodéputé son avance sondagière. Mais tous demeurent persuadés que l’impétrant est encore "fragile". "Il ne balaie pas tout sur son passage, ne perce pas de façon probante, note un socialiste. On ne se dit pas 'Plus vite on le rejoint, et plus vite on sera ministre'". "Ça n’est pas aussi simple"
Il n’est pas encore candidat, mais c’est tout comme. Pour son premier meeting, ce samedi 13 juin aux Docks d’Aubervilliers, Raphaël Glucksmann se projette vers l’avenir. Mais ne comptez pas sur ses concurrents pour venir l’encourager. Ni Jérôme Guedj, qui est en déplacement en Israël et en Palestine, ni Karim Bouamrane ne seront de la partie de la partie. "Ceux qui pensent qu’ils peuvent faire sans Hollande et Cazeneuve se mettent le doigt dans l’œil. Dans l’opinion, ils pèsent plus que ceux qui ont un appareil", a confié Glucksmann à l’un de ses interlocuteurs. Cela tombe bien. François Hollande ne voit pas davantage ce qu’il viendrait faire à ce meeting ; Bernard Cazeneuve, assure l’un de ses amis, n’aurait pas reçu d’invitation.
Qui d’autre ? Boris Vallaud, le président du groupe PS à l’Assemblée nationale, sera, lui,...
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13/06 - Derrière l’affaire Lyhanna, les moyens de la justice en question : ces leçons venues d’Europe
C’est l’affaire de trop. Après la découverte, fin mai, du corps sans vie de Lyhanna dans le Gers, les Français demandent des comptes à la justice. L’agresseur présumé de la fillette de 11 ans, Jérôme Barella, faisait déjà l’objet de deux plaintes pour viol, sans que ces dernières n’aient été suivies d’effet, et la procureure chargée de l'affaire a été mise en cause par le ministre Gérald Darmanin.
Mais les moyens du système judiciaire français interrogent, alors que l’Hexagone compte près de quatre fois moins de procureurs que ses voisins européens : 3,2 pour 100 000 habitants en 2022, contre une médiane européenne de 11,2 selon la Commission européenne pour l’efficacité de la justice (Cepej) - un chiffre qui a même chuté à 2,95 en 2024, selon les derniers statistiques du ministère de la Justice. Même si la France dispose de délégués du procureur et d’autres personnels d’appui, elle reste un des pays européens qui consacre le moins de moyens à sa justice : environ 0,2 % du PIB par habitant, alors que la moyenne de l'UE s'établit à 0,31 % du PIB. Tour d'horizon de modèles européens alternatifs.La France reste sous-dotée en magistrats par rapport à ses voisins européens.Italie : peu de procureurs mais des moyens importants
Comme en France, le nombre de procureurs italiens est relativement faible : 3,8 pour 100 000 habitants en 2022. En revanche, ceux-ci sont épaulés par un nombre plus important de personnels exerçant des fonctions comparables ou de soutien au parquet, notamment les vice procuratori, qui les assistent pour...
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13/06 - Après l’échec du Scaf, la France et l’Allemagne peuvent-elles réussir à s’entendre sur l’énergie ?
Le 8 juin, à la veille du salon aéronautique de Berlin, Paris et Berlin ont enterré le Scaf, leur avion de combat du futur, faute d'accord entre Dassault et Airbus. L'émotion passée, l'historien hausse les épaules : de la Communauté européenne de défense (CED), tuée par le Parlement français en 1954, à l'avion de combat européen dont la France a claqué la porte en 1985 pour faire seule le Rafale, la défense n'a jamais réussi au couple franco-allemand. Une vieille histoire. Et l'énergie ? Une vieille histoire aussi mais qu'on raconte généralement mal.
Tout commence par une pénurie. 1950 : la sidérurgie française, modernisée à coups de crédits Marshall, tourne au ralenti faute de coke. L'accès au charbon de la Ruhr obsède Paris. Le plan Schuman, drapé depuis dans le grand récit de la réconciliation, naît d'abord de ce besoin. Sept ans plus tard, Euratom consacre le premier divorce : la France veut une communauté atomique qui finance son enrichissement et freine l'industrie allemande ; Bonn réclame l'égalité. Le couple n'est pas né d'une harmonie énergétique trahie mais d'une asymétrie et d'une rivalité, que l'Europe a permis de gérer.Double impasse
Soixante-quinze ans plus tard, l'asymétrie s'est inversée : en 1950, la France avait besoin du charbon allemand ; en 2026, l'Allemagne a besoin de l'électron français après 25 ans d’erreur énergétique. Face à ce renversement, le débat français oscille entre deux impasses.
La première est complotiste : l’affaiblissement électronucléaire français aurait été orchestré...
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13/06 - David Hockney, dernière superstar de la peinture contemporaine
Il était le dernier géant capable de remplir les musées telle une rock star et de faire vibrer le marché de l’art comme aucun autre créateur encore en vie. Avec la disparition de David Hockney, annoncée ce vendredi 12 juin, la sphère artistique perd l’une de ses figures les plus populaires, les plus influentes et les plus cotées de l’époque contemporaine. Pendant plus de six décennies, le peintre britannique aura réussi un exploit rare : conjuguer reconnaissance critique, succès public et records sur le marché de l’art. Ultime artiste vivant véritablement bankable de sa génération, il incarnait à lui seul un pont entre l’avant-garde des années 1960 et la création du XXIe siècle.
Né en 1937 à Bradford, dans le Yorkshire, David Hockney s’impose, dès les sixties, comme l’un des visages du pop art britannique. Formé au prestigieux Royal College of Art de Londres, il se distingue rapidement par un style figuratif audacieux à une époque où l’abstraction domine encore les débats artistiques. De son regard libre, son humour et son refus des conventions, il fait une signature. Mais c’est en Californie, où il s’installe à partir de 1964, qu’il forge sa légende.
Fasciné par la lumière de Los Angeles, les villas modernistes, les piscines turquoise, il développe une palette éclatante qui tranche avec la grisaille de son Angleterre natale. En 1967, A Bigger Splash devient l’une des images les plus célèbres du XXe siècle : une piscine immobile, l’explosion d’une éclaboussure, et toute une mythologie californienne condensée dans...
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12/06 - Fusion entre SpaceX et Tesla ou cannibalisation : quel avenir pour l’empire d’Elon Musk ?
La jalousie est un vilain défaut. Mais les équipes Tesla ont quelques raisons d’être envieuses de la spectaculaire introduction en Bourse que SpaceX effectue ce 12 juin. "L'entreprise va briser tous les records en termes de montant levé", pointe Alexandre Baradez, chef analyste chez IG. Le Nasdaq a même assoupli ses règles pour accueillir plus vite l'opérateur spatial d’Elon Musk dans son indice : au lieu des trois mois habituels, elle ne patientera que 15 jours. Il y a encore quelques années, c'est Tesla qui faisait rêver le public et mentir les pronostics. Comme Musk se plaît à le rappeler sur X, ceux qui avaient parié sur une baisse du cours du constructeur de voitures électriques s’en sont mordu les doigts.
Depuis sa cotation en 2010, ses ventes ont décollé - 1,6 million de livraisons l’an dernier. Tout comme le cours du titre : de 1,13 $ (ajusté des splits) à près de 400 dollars aujourd’hui. "L'erreur de certains a été de valoriser Tesla comme un constructeur automobile, alors qu’il s’agit avant tout d'une entreprise tech", analyse John Plassard, associé de Cité Gestion. SpaceX éclipsera-t-elle cette success-story boursière ?
En théorie, Tesla ne devrait pas être affectée plus que cela par l'introduction en Bourse du spécialiste des fusées. Au premier, le plancher des vaches, au second, l’espace.SpaceX pourrait "cannibaliser" Tesla
Pour autant, la capitalisation de Tesla reflète moins la foi en l'entreprise qu'en la vision d’Elon Musk. Acheter des actions du fabricant constituait jusqu’à présent la...
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12/06 - Guerre froide dans l’aéronautique : nouveau bras de fer entre Dassault et Airbus
Décidément les désaccords se poursuivent entre les deux géants de l’aéronautique. L'entreprise française Dassault réclame une compensation au groupe européen Airbus à la suite de modifications apportées aux modalités de répartition des travaux du programme Eurodrone, rapportent trois sources proches du dossier à Reuters.
Précisément, le désaccord porte sur la diminution de la charge de travail attribuée à Dassault après la décision française de suspendre les achats d'Eurodrone, un drone développé par la France, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne pour concurrencer le Reaper américain.
Impulsé en 2016, le programme Eurodrone prévoit le développement à l'horizon 2030-2031 d'un drone de surveillance MALE (moyenne altitude, longue endurance). Airbus Defence and Space (ADS) mène le projet aux côtés de Dassault Aviation et de l'italien Leonardo.L'Eurodrone "moins adapté"
Si Paris n'a pas officiellement quitté le programme Eurodrone, évalué à 7 milliards d'euros, le projet d'actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) retire les fonds initialement prévus pour l'achat de six systèmes Eurodrone à horizon 2035. "Le besoin militaire de la capacité MALE de théâtre a été réorienté", précise le gouvernement dans son projet de loi, estimant que l'Eurodrone se révèle "aujourd'hui moins adapté" aux conflits de haute intensité, tandis que des drones "de moindre coût" sont désormais en développement.
En vertu du principe européen du "retour géographique", les Etats participant à des programmes industriels ont la garantie que...
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12/06 - Renseignement américain : Donald Trump recule face aux critiques et lâche son protégé
C'est une nomination qui en chasse une autre. Après la désignation polémique la semaine dernière, de son protégé Bill Pulte à la tête du renseignement américain, Donald Trump a finalement cédé aux pressions pour revenir sur sa décision. Des critiques formulées notamment par l'opposition démocrate, fustigeant du copinage. Mais aussi par son propre camp, critique du manque d'expérience de Bill Pulte, expert en financement du logement, en matière de sécurité.
Finalement, c'est donc Jay Clayton qui a été nommé pour succéder à Tulsi Gabbard - qui quitte son poste au 30 juin - et chapeauter les 18 agences de renseignement réparties dans plusieurs ministères. Ce dernier a passé les 14 derniers mois en tant que procureur fédéral à Manhattan et a été le principal responsable de la répression des fraudes à Wall Street pendant le premier mandat de Donald Trump. Dans le cadre de son activité de procureur, il a entre autres approuvé l'acte d'accusation contre le président vénézuélien Nicolas Maduro, et suivi de près les dossiers liés à Jeffrey Epstein ou à Luigi Mangione.Peu d'expertise en matière de sécurité nationale
Jay Clayton restera procureur fédéral du district sud jusqu'à sa confirmation au poste de directeur du renseignement national - qui doit passer devant le Sénat -, a déclaré jeudi 11 juin son porte-parole, Nicholas Biase. Le choix de Trump de le nommer directeur du renseignement national a été salué jeudi par les deux partis au Congrès, malgré un parcours qui laisse penser qu'il ne possède pas l'expertise approfondie...
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12/06 - Ventes de livres : Boualem Sansal a-t-il réussi son lancement ?
Nous ne ferons pas ici de critique littéraire, nous n’entrerons pas dans les querelles idéologiques et nous reviendrons encore moins sur les bisbilles privées franchement inintéressantes opposant Boualem Sansal à son ancien éditeur historique, Gallimard. Nous nous en tiendrons aux chiffres, rien qu’aux chiffres. Avec un plan promotionnel et une visibilité publicitaire exceptionnels, La Légende (Grasset) devait tout casser. A l’arrivée, le récit de captivité du dernier académicien élu Quai Conti prend la tête de notre classement des essais avec 17 000 exemplaires vendus la première semaine. C’est beaucoup dans l’absolu, mais très peu quand on met La Légende en parallèle avec des titres comparables.
Lors des sept premiers jours d’exploitation, Philippe de Villiers, Gisèle Pelicot et Nicolas Sarkozy avaient ainsi vendu respectivement 37 000, 63 000 et 98 000 exemplaires de Populicide, Et la joie de vivre et du Journal d’un prisonnier – Sansal fait donc près de six fois moins bien que Sarkozy. Sans se prendre pour Nostradamus, on peut avancer que les ventes de La Légende vont baisser dès ces jours-ci, et que le livre-événement de cette fin de printemps arrivera à un résultat final d’environ 50 000 exemplaires. Avec un socle de 10 000 lecteurs fidèles, un positionnement clivant et un texte jugé plutôt décevant, c’est déjà une belle performance. Hélas, au vu de l’à-valoir de 1 million d’euros offert par Hachette, c’est trop peu.
Lors de son passage à la matinale de France Inter, Boualem Sansal avait confirmé...
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12/06 - En Amérique latine, la poussée de l’extrême droite s’accélère
L’écart est infime, presque difficile à croire. Après le second tour de l’élection présidentielle au Pérou, dimanche 7 juin, la candidate conservatrice Keiko Fujimori mène de 650 voix, dans un pays qui compte près de 35 millions d’habitants et 27 millions d’électeurs, et alors que 98,21 % des bulletins ont été dépouillés. Keiko Fujimori s’est qualifiée pour la quatrième fois de sa carrière politique au second tour du scrutin où elle s’oppose au candidat de gauche Roberto Sanchez.
Candidate d’une droite populiste et autoritaire, Keiko Fujimori marche dans les pas de son père, Alberto Fujimori, autocrate ayant dirigé le Pérou de 1990 à 2000. Retour à la force, militarisation pour lutter contre la criminalité et expulsion de migrants irréguliers, les promesses de campagne de Keiko Fujimori penchent vers une droite dure. Si elle parvenait à remporter l’élection, le Pérou rejoindrait nombre de ses voisins sud-américains qui ont, eux aussi, emprunté le chemin d’une droite radicale, ou sont en passe de le faire.
Dernier en date, la Colombie. Le candidat d’extrême droite Abelardo de la Espriella est arrivé en tête du premier tour de l’élection présidentielle, le 31 mai, avant un second tour prévu le 21 juin. Avec 43,74 % des voix, il devance là encore un candidat de gauche, Ivan Cepeda. Ce résultat est une surprise tant les sondages prédisaient une deuxième place pour Abelardo de la Espriella face à son rival, soutenu par le président sortant Gustavo Pedro, premier chef d’Etat de gauche en Colombie.Votes de sanction
Mais...
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12/06 - Coupe du monde : "L’économie du foot ressemble plus à du marxisme qu’à du libéralisme"
Billets hors de prix, évolution du format, instauration de "pauses fraîcheur" permettant aux diffuseurs de rajouter des spots publicitaires, création d’un "half-time show" sur le modèle du Super Bowl américain… On ne compte plus les polémiques entourant la Coupe du monde de football 2026, organisée par la Fifa aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada du 11 juin au 19 juillet. De quoi nourrir un peu plus la défiance de ceux qui dénoncent depuis des années le poids croissant de l’argent dans leur sport préféré.
Mais pour l’économiste Luc Arrondel, directeur de recherche au CNRS et chercheur à la Paris School of Economics (PSE) interrogé par L’Express, "cette critique du foot comme incarnation des dérives néolibérales mérite d’être très largement nuancée". Le spécialiste, co-auteur avec Richard Duhautois, chercheur au CNAM, de Foot Business (Odile Jacob), paru le 27 mai, tord également le cou à certaines idées reçues sur le sport le plus populaire au monde. A commencer par l’idée selon laquelle les joueurs de foot seraient trop payés... Entretien.
L’Express : Que répondriez-vous à ceux qui perçoivent la Coupe du monde 2026 comme le symptôme des dérives d’un football moderne perverti par l’argent et la recherche effrénée du profit ?
Luc Arrondel : Il faut garder à l’esprit que la Fifa, une association à but non lucratif créée pour gérer et organiser le football à l’échelle mondiale, tire 80 % de ses ressources financières de la Coupe du monde – son évènement phare. On ne peut donc pas lui reprocher de chercher à augmenter...
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12/06 - Mort de David Hockney : quand L’Express brossait le portrait du "Wahrol anglais" en 1974
L'Express du 28 octobre 1974
Le Warhol anglais
David Hockney, 37 ans, peintre aux cheveux trop blonds, aux lunettes trop rondes, est l'équivalent anglais d'Andy Warhol. Mais l'agressivité américaine lui demeure étrangère. Hockney se range parmi les contestataires. Coqueluche de la bonne société londonienne, ayant choisi depuis peu d'habiter à Paris, il reste l'élève un peu dissipé, mais finalement médaille d'or, du Royal College of Art.
Le musée des Arts décoratifs lui consacre en ce moment une rétrospective où il présente trente tableaux et soixante-quinze dessins. En même temps, au Studio des Ursulines et au Mac-Mahon, sort A Bigger Splash, un film de Jack Hazan, dont il est l'inspirateur et le principal interprète.
Il y tient son propre rôle et raconte sa propre aventure : sa rupture avec son ami le peintre Peter Schlesinger. Désarroi, voyages, difficultés de peindre se succèdent. La réalité est jouée, mais le jeu double réactualise un drame ressenti.
Les images du film imitent les peintures de Hockney, de sorte que les tableaux se transforment en environnement vécu, tandis que le vécu se change subtilement en œuvre d'art. Dessinateur virtuose
Cette jonglerie intellectuelle se retrouve dans la rétrospective du musée des Arts décoratifs. Pleinement maître de sa technique picturale, Hockney multiplie les clins d'œil et les références culturelles. Ses tableaux sont remplis d'ingrédients plus ou moins épicés : peinture tachiste, ou gestuelle, style 1925, op art, pop art, pointillisme, impressionnisme....
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12/06 - Rima Hassan trop radicale pour le nouveau Jean-Luc Mélenchon ? Le dilemme de LFI en vue de 2027
Trois petites secondes. Disparues. Envolées. Par magie ? Par montage ! Rima Hassan n’a pas subi un, mais deux points de coupe dans le clip de campagne présidentielle posté cette semaine par La France insoumise. "Il n’y a qu’une seule façon de s’affranchir de ses chaînes, élire celles et ceux qui nous ressemblent, et qui parlent à vos cœurs plutôt qu’à vos peurs", disait l’eurodéputée franco-palestinienne de 32 ans, le 16 janvier dernier à La Courneuve, lors d’un meeting de soutien au candidat municipal Aly Diouara.
La vidéo promotionnelle de LFI a donc relayé ce discours grandiloquent. Enfin, presque... Exit, l’appel à "élire celles et ceux qui nous ressemblent". Car ce bout de phrase est polémique, intensément politique : il est l’illustration d’une ligne défendue par la chantre de l’abolition du "porte-parolat" - l’accaparement de la parole des "racisés" par une élite inévitablement déconnectée et illégitime. Le siège insoumis a-t-il passé cette ligne sous silence ? Est-ce parce qu’elle a valu au mouvement, et à l’intéressée, quelques accusations de "racialisme" que l’extrait initial fut ainsi inséré et modifié dans le clip de LFI ? Ou parce que Jean-Luc Mélenchon, ancien sénateur socialiste, septuagénaire, millionnaire, n’est pas l’incarnation idoine de cette Nouvelle France, population jeune, féminisée, créolisée, précarisée ? Interrogée, Rima Hassan n’a pas donné suite aux sollicitations de L’Express.
C’est l’histoire d’une déclaration caviardée, et peut-être davantage encore. Le détail est anodin, jure la direction...
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12/06 - Un accord "ce week-end" ? Pourquoi Donald Trump a finalement renoncé à frapper l’Iran
C'est un énième revirement de la part de Donald Trump. Quelques heures seulement après avoir promis de "frapper l'Iran très durement", le président américain a annoncé leur annulation jeudi 11 juin. Au motif, une fois de plus, qu'un accord serait "imminent". Selon ses dires, les dirigeants iraniens auraient "approuvé" un projet d'accord prolongeant le cessez-le-feu, rouvrant le détroit d'Ormuz et lançant 60 jours de négociations sur le programme nucléaire iranien.
"Compte tenu du fait que les discussions avec la République islamique d'Iran ont été portées au plus haut niveau de la direction iranienne et approuvées, j'ai, en tant que président des États-Unis d'Amérique, annulé les frappes et les bombardements prévus ce soir contre l'Iran", a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social.Un appel à l'origine de son renoncement
En réalité, Donald Trump aurait renoncé à continuer ses frappes contre l'Iran - reprises mercredi - à la suite d'un appel de l'émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al Thani, du président des Émirats arabes unis, Mohammed ben Zayed, et du chef d'état-major des armées pakistanaises, Asim Munir, selon les informations de Politico. Ces derniers l'auraient assuré qu'un accord était à portée de main et convaincu de faire marche arrière.
Le média Axios, citant trois sources proches des négociations, assure de son côté que des points de divergence majeurs ont été comblés mercredi lors de discussions entre responsables iraniens et médiateurs qataris. Même l'agence de presse iranienne officielle Fars a...
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12/06 - Guerre en Iran : Washington et Téhéran se rapprochent d’un accord de paix
Les Etats-Unis et l'Iran ont déclaré, ce vendredi 12 juin, être proches d'un accord pour mettre fin au conflit entamé le 28 février, un haut responsable américain avançant qu'un texte satisfaisant les deux parties avait été rédigé.
Le Pakistan, pays médiateur dans le dossier, a rapporté qu'un accord avait été trouvé entre les deux belligérants, bien que ni Téhéran ni Washington n'aient confirmé l'existence d'un tel compromis. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a déclaré de son côté qu'un accord n'a jamais été si près d'être signé entre les deux parties.
Annoncé la veille au soir par Donald Trump comme un "excellent" accord, le protocole a été rendu public dans ses grandes lignes vendredi par la République islamique via les médias d'Etat iraniens.
Les infos à retenir
⇒ Un accord avec l'Iran est imminent, selon un responsable américain
⇒ Donald Trump affirme que les termes de l'accord dévoilés par l'Iran sont "faux"
⇒ Donald Trump a annulé des frappes prévues jeudi soir contre l'Iran
20h15
Fin de ce direct
Merci de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre suivi de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations. Bonne soirée à vous.
19h30Un accord avec l'Iran est imminent, selon un responsable américain
Les Etats-Unis et l'Iran ne sont pas encore tout à fait au bout du chemin, mais sont très proches d'un accord pour résoudre leur conflit, a déclaré ce vendredi un haut responsable américain à Reuters, ajoutant que Washington s'attend à signer un accord dans les...
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12/06 - "Darmanin, démission !" : de quoi les ministres sont-ils responsables ?
Ce ne sont pas des jurés, ce sont des téléspectateurs. Devant 8 millions de personnes, le 5 juin sur TF1, Gérald Darmanin, selon l’expression qu’il utilisera ensuite en petit comité, s’excuse pour "des fautes qu’il n’a pas commises". Le ministre de la Justice est sur le fil du rasoir. Une question hante le pays depuis la mort de Lyhanna : quel est le responsable ? Lui veut prouver que quelqu’un dirige la Chancellerie, même s’il n’est pas le supérieur hiérarchique des procureurs généraux. Lui veut démontrer que ce drame n’est pas la conséquence d’un manque de moyens, auquel cas la politique menée par le gouvernement pourrait être mise en cause, mais d’une insuffisante application d’une circulaire prise en 2025.
Pour parer les coups, il monte en première ligne : "Les ministres de la Justice, parfois on ne connaît même pas leur prénom." Et proposer sa démission au président de la République, comme le suggèrent ou le réclament jour après jour de plus en plus de dirigeants de l’opposition, jusqu’à Jordan Bardella jeudi ? Non, pas cette fois, "il ne faut pas affaiblir une fonction ministérielle déjà très affaiblie". Il l’a fait en décembre 2023, lorsque le projet de loi sur l’immigration qu’il a présenté au Parlement est victime d’une motion de rejet de la part des députés : c’était un échec politique. Mais face à un drame, que fait-on ?
Même plateau, même homme, casquette différente. Le 30 mai 2022, Gérald Darmanin ministre de l’Intérieur s’explique sur les violents incidents qui se sont produits deux jours plus tôt au...
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12/06 - Boissons énergisantes : "Il y a un fossé qualitatif énorme entre les Etats-Unis et l’Europe"
À l'occasion de la Coupe du monde, les marques de boissons énergisantes vont déployer des budgets publicitaires colossaux. Mais que contiennent vraiment ces canettes ? Patrick Eckert, sommelier spécialisé dans les eaux de luxe, a passé six mois à analyser des dizaines de produits vendus sur tous les continents. Son classement mondial - une première - révèle un fossé béant entre l'Europe et l'Amérique du Nord. Et quelques vérités que les géants du secteur préféreraient sans doute garder pour eux.
L'Express : Vous êtes sommelier en eau. Comment en êtes-vous venu à vous intéresser aux boissons énergisantes ?
Patrick Eckert : La question de départ est toujours la même dans mon métier : que contient réellement ce produit ? Le consommateur peut-il se fier à ce qui est écrit sur l'étiquette ? C'est cette approche analytique, que j'applique à l'eau depuis des années, qui m'a naturellement conduit vers les boissons énergisantes.
Ce marché pèse quelque 83 milliards de dollars dans le monde, et devrait dépasser les 116 milliards d'ici 2030. C'est la troisième catégorie de boissons non alcoolisées au niveau mondial, et aussi l'une des plus controversées. Pourtant, aucun classement indépendant fondé sur des données objectives n'avait jamais été établi. Il existait des palmarès de ventes, des concours de popularité, des tests de goût mais rien qui examine sérieusement le contenu réel de la canette, sur tous les marchés simultanément. Le vin dispose de référentiels de qualité. L'eau minérale aussi. Les hôtels, les voitures, les...
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12/06 - Autisme, TDAH, schizophrénie... Le paradoxe des troubles cognitifs et mentaux héritables, par Franck Ramus
Il est maintenant bien établi que la plupart des troubles neurodéveloppementaux - déficience intellectuelle, autisme, TDAH - et psychiatriques - schizophrénie, trouble bipolaire, etc. - ont une forte composante génétique. On sait aussi que ces troubles engendrent des perturbations importantes tout au long de la vie, des altérations des relations sociales et affectives et une diminution de la fécondité, car les personnes affectées ont, en moyenne, moins de descendants que les autres.
On devrait donc s’attendre à ce que les variants génétiques qui augmentent le risque de ces troubles fassent l’objet d’une sélection naturelle négative, c’est-à-dire qu'ils soient éliminés au fil des générations, puisqu'ils ne sont renouvelés que par de rares mutations. Ces troubles devraient donc être tout aussi rares. Or, leur prévalence se situe à au moins 1 % de la population.Des troubles mieux considérés dans le passé ?
Pour résoudre ce paradoxe, certains chercheurs ont postulé que ces troubles n’avaient pas les mêmes effets délétères dans notre passé lointain et qu'ils étaient sans doute mieux tolérés et moins stigmatisés qu’aujourd’hui, ou qu’ils s’accompagnaient de qualités valorisées.
Par exemple, les personnes schizophrènes ayant des hallucinations étaient peut-être perçues comme communiquant avec les esprits, acquérant ainsi prestige et fonction sociale. Les personnes bipolaires étaient peut-être plus créatives que la moyenne et les personnes autistes se rendaient peut-être utiles grâce à des talents particuliers au sein de leurs...
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12/06 - Le défi de la Moldavie, entre ambitions européennes et ingérences russes
Il arrive parfois que l'actualité semble se jouer loin de nous. Alors tous les vendredis, on s’intéresse à un évènement qui a marqué la semaine, d’un point de vue européen, et on prend le temps d’expliquer pourquoi il nous concerne tous.
Depuis le début de la guerre, l'adhésion de l’Ukraine à l'Union européenne revient régulièrement sur le devant de la scène. Ces derniers jours, les États membres ont donné leur accord pour ouvrir officiellement les premiers chapitres de négociation. Une avancée rendue possible notamment par la levée du veto hongrois. À Budapest, le nouveau dirigeant, Péter Magyar, a mis fin au blocage, jusqu’ici imposé par Viktor Orbán, sur l’adhésion de l’Ukraine.
Cette impasse pénalisait aussi la Moldavie, dont le dossier de candidature est couplé à celui de Kiev. Dans les faits, les principaux obstacles politiques à cet élargissement semblent désormais levés. Reste une dernière validation formelle : celle des ministres européens qui doivent se réunir le 15 juin prochain. Si elle est confirmée, cette décision marquera une étape majeure pour les deux États. Des avancées que Moscou regarde très certainement d’un mauvais œil.
Dans cet épisode de La semaine européenne, Paul Véronique, journaliste au service Monde de L’Express, nous décrypte le rêve européen de la Moldavie et les obstacles qui se dressent encore sur sa...
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12/06 - "Il ne faut pas laisser le Moyen-Orient à un cercle de diplomates américains !" : l’alerte de Sven Koopmans
Sa parole est très écoutée dans les cercles diplomatiques. Juriste international, ex-député néerlandais pour le Parti populaire pour la liberté et la démocratie (centre droit), Sven Koopmans a aussi été le Représentant spécial de l'Union européenne pour le processus de paix au Moyen-Orient entre 2021 et 2025. Il connaît donc sur le bout des doigts les arcanes des négociations dans cette région meurtrie.
À l'heure où Benyamin Netanyahou poursuit son offensive sur plusieurs fronts au Moyen-Orient et où Donald Trump cherche à accroître la pression sur le régime iranien, cet éminent diplomate analyse pour L'Express les enseignements post 7-Octobre pour la région. Le conflit en Iran et les errements de Donald Trump représentent, selon lui, une occasion pour les Européens de peser "dans la construction d’une paix durable". Entretien.Sven Koopmans
L'Express : Qui sort renforcé de la récente séquence de confrontation entre l'Iran, Israël et les Etats-Unis ?
Sven Koopmans : À mon sens, toutes les parties sont perdantes dans ce conflit. Le Hezbollah a subi des pertes significatives, tant à sa tête, qu'en matière de soutien et de contrôle territorial. De son côté, Israël a pu - au moins temporairement - renforcer son contrôle sur certains territoires, mais il en a également pâti sur le plan de sa sécurité et de son image à l'international. Le droit international est d'ailleurs sans ambiguïté sur ce point : aucune occupation durable du territoire souverain d’un autre Etat ne peut être légitimée. L’État libanais et la...
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11/06 - Royaume-Uni : comment des milliards d’argent public ont atterri dans les poches des ennemis de la Couronne
L'histoire ne risque pas de restaurer la confiance des Britanniques envers leur classe dirigeante, et notamment la façon dont celle-ci utilise leurs impôts. Le Daily Telegraph a révélé lundi que près de 28 milliards de livres sterling [plus de 32 milliards d'euros] d'argent public avaient fini sur les comptes en banque de terroristes, de gangsters ou de pays hostiles entre 2015 et 2021. Le quotidien a réussi à avoir accès à un rapport du Bureau du Cabinet qui a mis au jour cette sidérante gabégie en 2023, lequel rapport avait été diligemment enterré, selon les sources des journalistes.
L'argent détourné était issu principalement de l'aide au développement et des prêts liés au Covid. Le système d'attribution de ces dispositifs comportait des failles dans lesquelles se sont engouffrés plus d'un ennemi de la Couronne. C'est ainsi que des subventions ont été accordées à des entreprises ayant partie liée avec la Russie, des prêts Covid versés à des membres de l'État islamique, des investissements dans la recherche attribués à des entreprises liées à l'armée chinoise, des fonds publics destinés à la lutte contre le terrorisme versés à des extrémistes prônant une idéologie anti-occidentale... Des groupes criminels et des trafiquants d'êtres humains ont également perçu des allocations de logement et/ou d'invalidité.
Les sources du journal ont indiqué qu’un réseau criminel d’Europe de l’Est avait été à la manœuvre d'une partie de ce grand détournement et qu'il aurait été soutenu en cela par un État hostile – sans le...
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11/06 - Pourquoi les Etats-Unis ou la France risquent de se transformer en gérontocraties, par Stephen Smith
Sauf au sud du Sahara, la seule région où la croissance démographique demeure forte, la planète grisonne. En cinquante ans, dénatalité et longévité se conjuguant, la proportion des plus de 65 ans au sein de la population mondiale a doublé. Cette tendance lourde au vieillissement entraîne de nombreuses conséquences. L’une concerne, en particulier, les pays développés et démocratiques qui ont pu se doter d’un système de sécurité sociale fondé sur la solidarité entre générations. Sauf réformes radicales, ces pays risquent de se transformer en gérontocraties. Aux Etats-Unis, pourtant un pays plus jeune et moins providentiel que la France, des voix se lèvent pour soutenir qu’en fait, c’est déjà le cas.
Professeur à l’université de Yale et auteur de précédents bestsellers, Samuel Moyn creuse ce sillon dans un livre qui vient de paraître, Gerontocracy in America (Farrar, Straus and Giroux, non traduit). Il va jusqu’à proposer des taxes d’habitation et foncière progressives afin que des locataires et propriétaires âgés réduisent les surfaces qu’ils occupent, voire une pondération du vote favorable aux plus jeunes — la fin de l’égalité entre citoyens, rien de moins. Ces recommandations sont sûrement discutables (par exemple, une limitation de l’âge de vote, aussi par le haut, serait sans doute plus réaliste), mais la division en classes d’âge de la société américaine est incontestable. Alors que les plus de 65 ans représentent 18 % de la population, un tiers des élus parlementaires appartient à cette cohorte, qui pourvoit à elle...
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11/06 - Un an de télétravail : ce que j’ai appris à 5 800 kilomètres de mon équipe
"Hello. Pour la conférence de rédaction, vous pouvez annoncer mon papier sur la science de la fidélité et le rendu de mon entretien management. A tout à l'heure !". Dans cette nouvelle vie de télétravailleur depuis New York, les journées se terminent généralement par ce dernier message envoyé au reste de l'équipe parisienne sur notre boucle WhatsApp. Tandis que la skyline scintille encore dans la nuit, le jour se lève à quelque 5 800 kilomètres de là sur le reste du service Idées. Après bientôt un an à vivre au rythme de deux fuseaux horaires, quel bilan tirer, à titre personnel, de cette expérience transatlantique ? Rejoint-elle les conclusions des chercheurs en management et les études consacrées aux effets du télétravail sur la performance, le bien-être, le collectif ou encore l’engagement ?
Avant d'y répondre, à l’heure où celui-ci continue de susciter débats et controverses, où les études scientifiques sur ses effets divergent, et où ses modalités recouvrent des réalités très diverses, une clarification s’impose : de quel type de travail à distance s’agit-il ici ? D'une expérience personnelle ayant vocation à être limitée dans le temps, non d’une vérité scientifique. D’un cas particulier, non d’une règle générale. D’un télétravail intégral plutôt qu’hybride. D’un travailleur qui ne vit pas seul, et qui a conservé des liens personnels et une compréhension de l’organisation pour laquelle il travaille depuis cinq ans.
Commençons donc par la productivité. Sur ce point, la littérature scientifique ne dégage pas de...
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11/06 - Jean-Luc Mélenchon impressionne l’exécutif, la solitude de Gérald Darmanin
Le grand rendez-vous de la présidentielle approche, chaque semaine apparaît un nouveau prétendant. Autant dire que la vie politique entre dans une nouvelle phase, ô combien palpitante…Gabriel Attal et le scrabble
Le candidat Renaissance, ce sont ses camarades de parti qui en parlent le mieux. "Gabriel Attal a un côté scrabble, observe un ancien ministre : un mot à gauche, puis un mot à droite, puis un mot au centre. Et à la fin on ne comprend pas grand-chose…"Jean-Luc Mélenchon impressionne l’exécutif
La démonstration de force du candidat de La France insoumise (LFI) le 7 juin à Saint-Denis a interpellé le gouvernement. "Mélenchon déroule. Son parti a une doctrine et une armée. La meute a des bons côtés", note un ministre Renaissance. Un collègue de l'équipe gouvernementale a été frappé par le slogan "On est chez nous", scandé par les participants au meeting en référence au cri de ralliement des sympathisants RN : "C’est hyper malin d’inverser ce slogan horrible. Cela traduit le contre-modèle qu’ils opposent au RN."La solitude de Gérald Darmanin
Le ministre de la Justice s’est senti un peu seul dans les jours qui ont suivi la mort de la jeune Lyhanna et l’a fait savoir à Sébastien Lecornu. "Au moins la réunion interministérielle a-t-elle eu le mérite de ne pas laisser Gérald Darmanin isolé en première ligne, remarque-t-on place Vendôme. Mais on ne pourra pas dire qu’il s’est planqué !""Olivier, t’es candidat ?"
Lors d’une réunion réunissant tous les courants du PS et Raphaël Glucksmann, en début de semaine, un...
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11/06 - Hélicoptère américain abattu : une audacieuse opération de sauvetage menée par un drone naval
L'opération fera peut-être l'objet d'un film tant elle a revêtu un caractère aussi spectaculaire qu'inédit. Lundi 8 juin, l'US Navy a, pour la première fois, récupéré deux de ses soldats au moyen d'un drone naval télépiloté. Quelques heures plus tôt, un hélicoptère Apache appartenant à la 82e division aéroportée avait été abattu par un drone Shahed, visiblement, tandis qu'il patrouillait au large des côtes d'Oman. Les deux pilotes de l'appareil – qui ne dispose pas de sièges éjectables – sont parvenus à s'en extirper et ont attendu deux heures dans les eaux du Golfe alors que la nuit tombait, selon le récit qu'en a fait le capitaine Tim Hawkins, porte-parole du Commandement central américain. Des drones Reaper et des avions de chasse ont fourni une couverture aérienne tandis qu'approchait le bateau-drone télépiloté. Celui-ci a récupéré les deux rescapés puis les a transportés vers des eaux plus sûres avant qu'ils ne soient hélitreuillés vers un hélicoptère de sauvetage. Un haut responsable américain a qualifié toute l'opération de "miracle".
Développé par la firme Saronic, le Corsair est long de plus de 7 mètres, peut parcourir plus de 1 600 kilomètres, transporter 450 kilos, et atteindre plus de 35 nœuds. L'appareil utilisé lundi appartient à la Task Force 59, basée à Bahreïn. Créée en 2021, cette unité de la Marine américaine est spécialisée dans l'intelligence artificielle et les drones. En décembre, la Navy a annoncé avoir signé un contrat de 392 millions de dollars avec la firme Saronic, qui dispose d'une capacité...
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11/06 - La ministre des Sports et les pierres magiques : un symbole de la déliquescence du politique
La Coupe du monde de football n'a pas encore commencé que, déjà, les anecdotes savoureuses ou gênantes s’accumulent. L’une d’entre elles est survenue il y a quelques jours, lors de la visite d’Emmanuel Macron au centre d’entraînement de Clairefontaine. Il était accompagné de Marina Ferrari, la ministre des Sports. Rien d’étonnant jusque-là… si ce n’est le cadeau qu’elle avait prévu pour les Bleus à cette occasion. Prenant la parole, elle a offert deux pierres "magiques" aux joueurs. L’une ayant soi-disant des vertus dynamisantes, l’autre censée réduire le stress et atténuer les douleurs musculaires. La scène est d’autant plus gênante que la ministre affirme croire aux vertus de ces cailloux. Qu’on y songe : on lui en a offert un, il y a vingt ans de cela, lors d’une campagne électorale et… admirez la carrière !
On pourrait, pour se faire l’avocat du diable, rappeler que les routes du sport, de la politique et de la superstition se croisent bien souvent. La raison en a été documentée par la sociologie qui a montré de mille façons combien les situations d’incertitude savonnent la pente de la crédulité. La pensée magique est une sorte d’anxiolytique puissant qui nous donne l’illusion de contrôle sur une situation qui nous échappe partiellement. Ainsi, la tentation de croiser les doigts ou de toucher du bois ne se fait jamais aussi sentir que lorsque nous attendons des résultats qui nous inquiètent. Il est des professions qui sont caractérisées par des pratiques superstitieuses parce qu’elles exposent, plus qu’ailleurs,...
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11/06 - La Russie est-elle incapable de protéger ses hauts gradés ? Ce nouvel attentat qui pose question
Une nouvelle fois, les failles sécuritaires du Kremlin apparaissent. Un haut responsable militaire russe a été tué, mardi 9 juin, dans un attentat à la voiture piégée près de Moscou, rapportent plusieurs médias. L’attaque soulève de nouvelles interrogations sur la capacité de la Russie à protéger ses cadres militaires les plus sensibles. Les autorités du pays ont confirmé le décès d’un homme sans révéler officiellement son identité, une discrétion inhabituelle dans ce type d’affaire, selon le média indépendant russe Agentstvo. Plusieurs médias d’investigation, dont The Insider, identifient toutefois la victime comme le colonel Damir R. Davydov, âgé de 57 ans.
Celui-ci dirigeait la direction de l’approvisionnement en munitions d’artillerie et de missiles de l’armée russe, un poste logistique clé chargé de superviser la distribution des armes aux forces armées. L'explosion s'est produite vers 5h30, heure locale, à Balachikha, à une dizaine de kilomètres à l'est de Moscou. Le Comité d’enquête russe a indiqué qu'elle était survenue à proximité d’un immeuble de la rue Koldunova, dans le quartier Aviatorov. Ce quartier résidentiel, initialement construit pour les militaires russes et leurs familles, abrite encore de nombreux anciens combattants et proches de militaires, les logements y étant attribués par le ministère de la Défense, précise le Kyiv Independent.
La chaîne Telegram russe 112 a indiqué qu'un engin explosif d’une puissance équivalente à 300 à 400 grammes de TNT avait été placé sous le siège du conducteur. Des...
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11/06 - Retraites : le rapport du COR met les présidentiables au pied du mur, par Bertrand Martinot
Le rapport annuel du Conseil d’orientation des retraites (COR) qui vient d’être publié ne peut pas être tout à fait lu comme ses prédécesseurs. Non pas parce qu’il produirait des analyses radicalement nouvelles ou bouleversantes, mais parce qu’il rappelle fermement des réalités auxquelles le président élu en 2027 et la nouvelle majorité parlementaire - car c’est le Parlement qui vote sur les retraites… - seront confrontés, quelle que soit leur couleur politique. Bref, avec cette étude solidement documentée, personne ne parviendra au pouvoir en prétendant qu’il ne savait pas…
Au menu des nouveautés figure une révision sensible de certaines hypothèses économiques et démographiques qui sous-tendent les projections financières. La première est la baisse du taux de fécondité retenu dans le scénario central, qui passe de 1,8 à 1,45 enfant par femme. Depuis sa création il y a vingt-cinq ans, le COR avait toujours fait l’hypothèse optimiste selon laquelle la natalité allait finir par rebondir. Cette correction était donc nécessaire, même si elle contribue naturellement à dégrader les perspectives financières des retraites.
Le nouveau scénario central sur l’immigration est la deuxième nouveauté du rapport. Constatant que le solde migratoire (écart entre les nouvelles arrivées et les départs) retenu jusque-là dans son scénario central (70 000 par an) était inférieur à celui observé ces dix dernières années, le COR a décidé de le recaler à la hausse pour le porter à 150 000, en ligne avec les dernières projections de l’Insee....
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11/06 - Irlande du Nord : Belfast secouée par des "violences racistes" après une attaque au couteau
Belfast, capitale de l'Irlande du Nord, a connu mercredi 10 juin sa deuxième soirée de manifestations anti-immigrés, la police ayant de nouveau recours à des canons à eau pour repousser les émeutiers. Nombre de manifestants voulaient se rendre dans un hôtel situé en dehors de la ville, qui a déjà été pris pour cible par le passé pour avoir hébergé des demandeurs d'asile.
Police deployed a water cannon against protesters throwing bricks in Belfast as anti-immigrant unrest sparked by a knife attack spread across Northern Ireland for a second consecutive day https://t.co/C3UH1QWcpv pic.twitter.com/qIGmvOhpkw— Reuters (@Reuters) June 11, 2026
"Si vous ciblez des personnes en raison de la couleur de leur peau (...) il s'agit de violence raciste", a condamné ce jeudi sur Sky News le secrétaire d'Etat britannique pour l'Irlande du Nord, Hilary Benn, soulignant que ces violences avaient profondément traumatisé la région. "Il est vraiment difficile de rendre compte du sentiment de peur réel qui règne au sein de la communauté des minorités ethniques, qui ont été témoins de ces scènes, ici en Irlande du Nord", a-t-il ajouté. "Des rapports font état de personnes arrêtées dans leur voiture, comme des infirmières se rendant au travail, pour qu'on leur demande leur nationalité. C'est épouvantable."Maisons incendiées
Mardi déjà, des centaines de manifestants masqués avaient attaqué des maisons et incendié des véhicules à Belfast. Les émeutiers s'en sont principalement pris aux personnes de couleur, selon des témoins,...
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11/06 - IA, nouveaux emplois, compétences… Les prévisions de LinkedIn pour le marché du travail
Mar Carpanelli occupe un poste d’observation privilégié sur les tendances du marché de l'emploi. La data scientist est responsable de la recherche en IA et en compétences chez LinkedIn, réseau social professionnel qui compte plus d’1,3 milliard de membres dans le monde. Pour sa venue pour la Conférence de Paris sur l’IA et l’éthique numérique, nous avons interrogé cette diplômée d'Oxford sur les grandes interrogations actuelles au sujet de l’intelligence artificielle. D’emblée, la chercheuse se montre rassurante face au spectre du "jobs apocalypse", autrement dit le scénario catastrophe d’un chômage de masse. "Nous examinons les données chaque jour. Or, pour l’instant, nous ne voyons aucune preuve que l'IA entraîne une baisse des emplois. Les embauches sont ralenties, à l’exception d’économies émergentes comme l’Inde. Mais cela s’explique en grande partie par le contexte macroéconomique morose depuis deux ans, avec une forte incertitude liée à la géopolitique. L’IA se rajoute à ça, créant des questions dans la tête des chefs d’entreprise. Tout le bruit médiatique n’aide pas", assure Mar Carpanelli.
La scientifique a cosigné une récente étude sur l’impact de GitHub Copilot, un outil IA automatisant une partie du travail des codeurs. De manière contre-intuitive, les entreprises qui l’ont adopté ont fini par embaucher davantage d’ingénieurs en informatique, aussi bien débutants que seniors : "Ces entreprises n’ont seulement pas réduit leur demande en compétences de programmation, mais en plus, elles ont augmenté de...
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11/06 - Coupe du monde 2026 : la chaleur rendra-t-elle la compétition moins passionnante ?
Pour les amateurs de sport, Roland-Garros n'aura été qu'un avant-goût. Fin mai, le tournoi de tennis parisien a débuté sous une chaleur intense, impactant fortement les joueurs. Plusieurs d’entre eux, comme l’Italien Jannik Sinner, le Tchèque Jakub Mensik ou le Norvégien Casper Ruud, ont subi des défaillances. Parfois à la limite du malaise - et de la défaite. À leur tour, les footballeurs engagés dans la Coupe du monde vont être confrontés à des températures éprouvantes.
Organisé entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, ce Mondial est le premier à être directement affecté par le changement climatique. D’après le World Weather Attribution, un réseau international de scientifiques, un quart des matchs pourrait se jouer dans des conditions de chaleur dangereuses. Ce niveau de risque, inégal selon les villes, a été calculé via l’indice WBGT (Wet Bulb Globe Temperature), qui prend en compte la température de l’air, l’humidité, les mouvements de l’air et le rayonnement solaire. Au-delà des 28 degrés WBGT (soit 38 °C par temps sec ou 30 °C très humide), les experts recommandent le report des rencontres. Cinq matchs pourraient atteindre ce seuil, dont l’entrée en lice de l’équipe de France face au Sénégal, le 16 juin à New York.
Ces conditions vont éreinter les organismes… et se répercuter sur le spectacle proposé. Au point de le rendre moins passionnant ? Oui, si l'on en croit une analyse de l'organisation américaine Climate Central selon laquelle la chaleur pourrait nuire aux performances des joueurs lors de 97 des...
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11/06 - Retraites, comment font nos voisins ? Plongée dans une Europe à deux vitesses
Le rapport du Conseil d’orientation des retraites présenté ce 11 juin ne fait que conforter un constat désormais bien connu : dans une France qui vieillit, notre système est à bout de souffle. De l’eau au moulin des partisans de l’introduction d’une couche de capitalisation, modèle que nos voisins les plus avisés ont adopté avec succès depuis longtemps. Outre le fait qu’il soulage les finances publiques, il favorise les placements en actions, au travers des fonds de pension. Plus risqué, mais plus rémunérateur. Les dividendes, réinvestis, produisent à leur tour du rendement.
Cette magie des intérêts composés est spectaculaire sur longue période. L'Institut Rexecode a fait les comptes : sur 20 ans, s’ils avaient investi davantage en actions (27 % de leurs actifs financiers dans l’idéal au lieu de 19 % dans la réalité), les ménages tricolores seraient collectivement plus riches de… 340 milliards d’euros. Les 13 millions de Français qui ont souscrit un Plan d’épargne retraite ont compris qu’il valait mieux compter sur eux-mêmes pour préparer leur avenir. Mais que de temps perdu.Danemark : un impact fort sur la richesse des ménages
L’introduction d’un régime par capitalisation dans le système de retraite danois remonte à un accord trouvé en 1987 entre le gouvernement et les partenaires sociaux. Se généralisent alors des régimes professionnels, négociés par branche, auxquels contribuent aujourd’hui les deux tiers des 16-67 ans. Une réforme qui a encouragé l’investissement dans les actions cotées, les infrastructures,...
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11/06 - Coupe du Monde 2026 : un tournoi sous haute pression
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11/06 - Iran : "imminent", "dans deux jours"... Toutes ces fois où Donald Trump a dit qu’un accord était proche
"Nous sommes très proches d’un accord définitif avec l’Iran." Encore dimanche 7 juin, Donald Trump se voulait optimiste. Quelques jours plus tard, les Etats-Unis viennent pourtant de lancer dans la nuit du mercredi 10 au jeudi 11 juin une nouvelle vague de frappes contre des cibles iraniennes. Un décalage devenu presque banal tant le président américain répète depuis des mois qu’une issue diplomatique est imminente. Selon un décompte réalisé par CNN, le locataire de la Maison-Blanche a affirmé au moins 38 fois depuis le début du conflit qu’un accord avec Téhéran était proche ou sur le point d’être conclu. Des déclarations répétées lors de conférences de presse, sur Truth Social ou encore dans des entretiens accordés aux médias américains.
A chaque fois, ou presque, le même scénario : l’annonce d’une percée diplomatique, la promesse d’une signature imminente, puis l’absence de résultat tangible. Cette séquence débute dès le 23 mars, détaille le média américain. Interrogé par des journalistes à bord d’Air Force One sur d’éventuels pourparlers, Donald Trump évoque alors "des points d’accord majeurs", allant jusqu’à affirmer que "presque tous les points" ont été réglés. L’Iran dément pourtant l’existence même de négociations. Quelques jours plus tard, le 29 mars, le président américain se montre tout aussi confiant. Questionné sur la possibilité d’un accord dans la semaine à venir, il répond simplement : "Je vois bien un accord en Iran".
Début avril, Donald Trump affirme à plusieurs reprises qu’un accord avec l’Iran est "imminent"...
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11/06 - Natalité : la fin de l’exception française
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11/06 - Au Chasseral et au lac de Bienne, l’art de vivre prend de l’altitude
Il suffit de lever les yeux pour comprendre ce qui rend la région du Chasseral si unique. Les crêtes dessinent l’horizon, les pâturages ondulent doucement, et les sentiers invitent à ralentir. Dans ce coin paradisiaque, la nature se découvre pas à pas, au fil de randonnées accessibles, ponctuées de panoramas ouverts sur les Alpes et le Jura.Marcher au rythme du Grand Chasseral
Le Parc naturel Chasseral, situé dans le massif du Jura suisse, à cheval sur les cantons de Berne et de Neuchâtel, est un terrain de jeu privilégié pour les amateurs de plein air. Les itinéraires balisés traversent forêts, alpages et pâturages boisés, avec plusieurs sentiers emblématiques qui donnent une autre dimension à la marche. Le Chemin des Crêtes, lui, offre une lecture spectaculaire du paysage, avec ses vues dégagées sur les lacs et les sommets.
Plus intimiste, le Sentier des Métairies relie plusieurs fermes-auberges d’altitude qui font partie intégrante du patrimoine local. On y déguste une cuisine simple et sincère, directement inspirée du terroir, dans un décor où le bois, la pierre et les paysages forment un tout cohérent.Le goût comme fil conducteur
La gastronomie s’impose comme une évidence tout au long du séjour. À Bellelay est né l’un des fromages suisses les plus emblématiques : la Tête de Moine, protégée par une AOP, reconnaissable à ses rosettes délicates et à son goût subtil. Plus bas, le chocolat raconte lui aussi une histoire régionale : celle de Camille Bloch, créateur de Ragusa et Torino, dont les recettes mêlent...
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11/06 - Moyen-Orient : le chef de l’armée iranienne menace d’une guerre "plus étendue" en cas de nouvelles attaques américaines
L’armée américaine a fait savoir, mercredi 10 juin, qu’elle avait conduit une nouvelle série de frappes en Iran. Dans un message publié sur X, le Commandement central américain (Centcom), chargé des opérations au Moyen-Orient, a indiqué que ces actions étaient "de nouvelles frappes défensives contre plusieurs cibles en Iran, sur ordre du commandant en chef". Quelques heures plus tard, les autorités iraniennes ont annoncé en réaction la fermeture du détroit d’Ormuz, que Washington a démentie. Une opération de l'armée américaine avait déjà été menée, mardi soir, en riposte à une attaque imputée à l'Iran contre un hélicoptère Apache américain près du passage maritime stratégique.
Les infos à retenir
⇒ Les Etats-Unis ont lancé une nouvelle salve de frappes sur l’Iran
⇒ L'Iran dit que le détroit d'Ormuz est fermé jusqu'à nouvel ordre
⇒ Les négociations se poursuivent malgré tout
20h00Fin de ce direct
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations. Bonne soirée à vous.
>>> Notre nouveau direct
19h32Donald Trump annule les frappes contre l'Iran prévues jeudi soir
Le président américain Donald Trump a déclaré jeudi avoir annulé les frappes contre l'Iran qui étaient prévues plus tard dans la soirée.
19h20Le chef de l’armée iranienne menace d’une guerre "plus étendue" en cas de nouvelles attaques américaines
Le chef des forces armées iraniennes, le général Ali Abdollahi, a déclaré que les États-Unis recevraient une...
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11/06 - "Ne pas se former a un coût" : face à l’IA, comment les entreprises tentent de s’adapter
Un temps confiné aux usages privés, l'IA générative s'invite de plus en plus sur le lieu de travail. Une étude réalisée par ViaVoice pour Impact AI, qui rassemble des acteurs du numérique, illustre bien cette tendance : 47 % des répondants déclarent l’utiliser dans le cadre professionnel, dont 24 % plusieurs fois par semaine. Des fractures restent cependant présentes. Les plus jeunes se sont davantage emparés de la technologie que leurs aînés, notamment la tranche de 50 ans et plus. L'adoption et la formation à l'IA sont élevées en Île-de-France, mais accusent un retard significatif dans les agglomérations plus petites. Les cadres et les employés diplômés ont plus souvent recours à des outils d'intelligence artificielle que les ouvriers. Surtout, la méfiance envers la technologie reste très ancrée, malgré des années d'utilisation. Comment expliquer cette apparente contradiction ? L'Express a rencontré Roxana Rugina et Christophe Lienard, respectivement directrice et président d'Impact AI.
L'Express : Que révèle votre étude ?
Roxana Rugina : Il y a une diffusion massive de l'IA. L'intérêt était de voir comment elle s'opérait. Est-ce que l'IA est utilisée de la même manière partout ? Crée-t-elle des inégalités. Nous avons creusé la question sur différents territoires, métiers et tranches d'âge. Notre constat est que plus on utilise l'IA et plus on est conscient des enjeux, plus on se pose des questions. Les personnes formées à l'IA sont plus au fait de l'impact de cette technologie sur l'environnement, ils connaissent...
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11/06 - Coupe du monde, meetings politiques et barbecues géants : les stades, ce miroir de la société américaine
N'allez pas dire à Bill Ard qu'il est une grande star. Lui préfère se la jouer modeste. "Je suis juste un mec comme les autres !", proteste en souriant cet athlète au large sourire tout en sachant que... ce n'est pas vrai. En 1987, cet "offensive guard" (grosso modo l'équivalent, au rugby, du poste de pilier) de l'équipe des New York Giants est entré dans la légende en remportant le Super Bowl, soit la finale du championnat de football américain, événement sportif le plus prestigieux outre-Atlantique. Depuis cette époque, "Ard the Guard" – son surnom – est également devenu amateur de soccer et n'a jamais cessé de fréquenter les stades du monde entier, mais en spectateur. Aux Etats-Unis bien sûr (il suit toujours le championnat américain), mais également sur le Vieux Continent. "J'ai assisté à des matchs de foot au Camp Nou (FC Barcelone), à Anfield (Liverpool FC), au Parc des Princes (Paris Saint-Germain), au Vélodrome (Olympique de Marseille) ou encore à Londres (Chelsea, Arsenal...), Manchester et ailleurs", raconte à L'Express ce colosse de 1,90 mètre qui vit entre New York et Paris et suivra la Coupe du monde depuis la Bretagne et la Côte d’Azur.
Epaules carrées et caractère trempé, le désormais sexagénaire Bill en connaît donc un rayon sur la "culture du stade" et l'atmosphère qui règne dans les enceintes sportives des deux continents. "C'est complètement différent. Chez vous, c'est une ambiance tribale, une folie : les supporters détestent l'équipe d'en face, et l'hostilité est réciproque....
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11/06 - Du nucléaire à l’intelligence artificielle : quand la jeunesse craint le progrès
Le passé permet souvent d'éclairer l'actualité. Chaque jeudi, dans notre nouveau podcast Hier à la Une, on se plonge dans les archives de L’Express, pour comprendre autrement la couverture du magazine de la semaine.
Le mois dernier, Eric Schmidt, ancien PDG de Google, s’est exprimé lors de la cérémonie de remise des diplômes de l’Université d'Arizona. Son discours, largement consacré à l’intelligence artificielle et à ses promesses, a été fraîchement accueilli par les étudiants, qui l’ont hué. Un épisode révélateur des inquiétudes que suscite l’IA chez les jeunes générations. C’est précisément à cette question que L'Express consacre sa Une cette semaine.
Alors qu’on les imaginait à l’avant-garde de l’adoption de l’IA, les jeunes sont aujourd’hui parmi ses plus fervents détracteurs. Aux États-Unis, l’enthousiasme de la génération Z recule fortement, tandis que la défiance progresse. Selon une étude, près d’un jeune salarié sur deux serait même prêt à s’opposer à la stratégie IA de son entreprise. Et selon les experts interrogés par les journalistes de L’Express, cette défiance s’explique notamment par un facteur : à la différence des grandes révolutions numériques précédentes, l’IA générative n’est pas associée à une culture jeune, ce qui la rend moins attractive auprès de cette génération.
Loin d’être infondées, ces craintes se vérifient très concrètement...
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11/06 - Jay Ritter alias "Monsieur IPO" : "Wall Street absorbera sans peine SpaceX, Anthropic et OpenAI"
De la fenêtre de sa résidence d'été, à une bonne heure de route de Calgary, Jay Ritter a une vue imprenable sur les Rocheuses canadiennes. Il incline son téléphone portable pour montrer la jolie vue sur ces pics dont certains gardent leur neige début juin. Mais ceux qui le tiennent vraiment en haleine se dressent à trois mille kilomètres de là, sur les écrans des marchés de Wall Street. Depuis 1979, le septuagénaire, professeur émérite de finance à l'université de Floride, consigne dans une base de données chaque introduction en Bourse américaine (IPO). Au total pas loin de 10 000 avec leurs prix d'offre, leurs premiers jours de cotation et leur parcours boursier fait de hauts et de bas sur trois ans. Des chiffres et des graphiques à la pelle. Le monde du business et les rédactions économiques l'ont surnommé "Monsieur IPO". Un interlocuteur de choix, donc, alors qu’à l'horizon se dressent trois nouveaux sommets venus de la tech. "Vraisemblablement les plus grosses introductions de l’histoire mondiale."
SpaceX, d’abord. L’entreprise spatiale d'Elon Musk, dont le prospectus a été rendu public fin mai, fera son entrée sur le Nasdaq ce vendredi 12 juin. Anthropic et OpenAI, les deux laboratoires d'intelligence artificielle qui se disputent le leadership des grands modèles de langage, sont quant à eux l'un et l'autre en file d'attente pour une cotation d'ici la fin de l’année. Où les situer, dans la grande histoire des marchés ? En argent levé, la situation semble sans commune mesure. SpaceX viserait 75...
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10/06 - Défense : face à Donald Trump, la confiance des Européens envers les Etats-Unis au plus bas
Les Etats-Unis sont-ils toujours nos alliés ? Alors que, depuis son retour dans le Bureau ovale, Donald Trump a attaqué sept pays, a menacé d'envahir le Groenland, et ne cesse d'intimider les 27 à coups de droits de douane, la confiance ne semble plus si évidente, selon un rapport du Conseil européen des relations étrangères (ECFR). En sondant 15 pays du Vieux Continent - dont la France, l’Allemagne, l’Italie, la Pologne et le Royaume-Uni - l'organisation a constaté que les Européens ne croyaient plus en la "garantie de sécurité américaine" et ressentaient au contraire "une profonde méfiance [...] envers les États-Unis".
Ainsi, seuls 11 % d'entre eux voient encore aujourd'hui en Washington un "allié". Un niveau "historiquement bas", deux fois inférieur à celui de novembre 2024, soit avant l'élection de Donald Trump. Et si la plupart décrivent les Etats-Unis comme un "partenaire nécessaire", un quart des sondés, "notamment au Danemark, en France, en Espagne et en Suisse, considèrent le président américain comme un rival, ou même un adversaire", notent les experts de l'ECFR. Une perception qui serait particulièrement courante parmi les électeurs de gauche de l'ouest du continent."Les Européens ne s’attendent pas à ce que l’Amérique les protège"
De nombreux Européens interrogés estiment que les relations avec la Maison-Blanche s'amélioreront une fois que Donald Trump aura plié bagage. Dans l'intervalle, s'ils ne perdent pas espoir dans le fait que...
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10/06 - "Ils ont alimenté leur propre détestation" : cette révolte anti-IA que les géants de la tech n’ont pas vu venir
Sans doute espérait-il délivrer un discours "inspirant", comme Steve Jobs à Stanford vingt ans auparavant. Mais ce jour-là, après avoir rappelé les débuts de l’ère informatique, Eric Schmidt déclenche une véritable bronca en prononçant deux mots : "intelligence artificielle". Face à lui, 20 000 étudiants de l’université d’Arizona, guère ravis d’entendre en pleine cérémonie de remise de diplômes que l’IA va façonner leur avenir. "Je comprends votre peur, elle est rationnelle" a beau dire l’ancien PDG de Google, rien ne calme les huées. Filmée le 15 mai, la vidéo a fait le tour du monde. Mais ces dernières semaines, cette scène s’est répétée sur d’autres campus américains.
La jeunesse, qu’on croyait en pointe dans l’adoption de cette technologie, est celle qui exprime le plus bruyamment son opposition. Selon une enquête Gallup/Walton/GSV, seuls 22 % des membres de la génération Z américaine (14-29 ans) se disaient encore enthousiasmés par l’IA, soit une chute de 14 points en un an. A l’inverse, la colère a augmenté de 9 points, pour atteindre 31 %. Une étude de la plateforme Writer a révélé que 44 % des employés de la génération Z étaient prêts à saboter la stratégie IA de leur entreprise, contre 29 % pour l’ensemble des classes d’âge. Record de vitesse
De l’imprimerie à la télévision, chaque technologie a déclenché des paniques morales. Mais le "backlash", ou retour de bâton, contre l’IA, bat sans doute un record de vitesse historique, alors que le lancement de la version gratuite de ChatGPT date de moins de quatre ans....
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10/06 - L’affaire Lyhanna vue de l’étranger : un "scandale judiciaire" qui n’est que "la partie émergée de l’iceberg"
La France est encore "en état de choc", selon les mots du quotidien belge Le Soir, après le meurtre de la petite Lyhanna, 11 ans, retrouvée jeudi 4 juin, dans le Gers, six jours après sa disparition. En Europe, l’affaire révolte tout autant. Mais "il ne suffit pas d’être émus et indignés, poursuit Le Soir, il faut poser des actes". Car la presse étrangère est unanime pour dénoncer, comme Der Spiegel en Allemagne, "un scandale judiciaire" et "un fiasco bureaucratique".
Après plusieurs révélations sur les antécédents du principal suspect, Jérôme Barella, il apparaît que le drame aurait pu être évité. L’homme de 41 ans, père d’une amie de Lyhanna, avait fait l’objet de plusieurs signalements pour attouchements sexuels depuis 2017 et de deux plaintes pour viol sur mineurs : l’une en 2022 classée sans suite, l’autre, toujours en cours, déposée en août 2025, mais sur laquelle il n’a pas été interrogé.
"La négligence dans l'affaire Jérôme Barella n'est pas un cas isolé, mais bien la partie émergée d'un iceberg que les organisations féministes et de défense des droits de l'enfant tentent de mettre au jour depuis des années : les victimes ne sont pas entendues, les plaintes sont ignorées ou rejetées" s’émeut le journal espagnol El País. Il énumère alors une récente série de cas d’abus sexuels sur mineurs en France, du chirurgien Joël Le Scouarnec au scandale d’agressions sexuelles dans le périscolaire à Paris."Limiter les dégâts politiques"
Des failles et des manquements de l’Etat à protéger les enfants pour lesquels le...
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10/06 - Berlin enterre le Scaf : et maintenant, quel avion pour succéder au Rafale ?
Le Scaf est mort : que fait-on maintenant ? En soins palliatifs depuis des mois, le projet européen d’avion de combat New Generation Fighter (NGF), l’un des composants essentiels du Système de combat aérien du futur (Scaf), a été débranché lundi par l’Allemagne. Sans même un communiqué commun des trois capitales concernées (Paris, Berlin et Madrid). C’est dire si le franco-allemand va bien…
Cet échec politique majeur pour Emmanuel Macron, l’initiateur du projet avec Angela Merkel en 2017, rebat les cartes industrielles et militaires en Europe. Pour la France, la question est désormais posée : quel sera le successeur du Rafale ? Quel plan B ?
Auditionné par le Sénat, en mars 2021, le PDG de Dassault-Aviation Eric Trappier expliquait alors qu’"un chef d’entreprise a toujours en tête un plan B. Il fait tout pour la réussite du plan A. Tout. Mais le jour où le plan A ne marche pas, il lui faut un plan B." Mais quel plan B ?
À l’évidence, la France dispose de toutes les compétences techniques pour développer et produire un avion de combat de nouvelle génération. C’est vrai chez Dassault, mais également chez Safran ou Thales. L’aéronautique et la défense restent parmi les rares domaines industriels dans lesquels la France joue toujours dans la (très petite) cour des très grands. Augmentation de la cadence
Ce n’est donc pas un problème de savoir-faire, mais de financement et de marché. Une France surendettée dont les finances publiques sont dans l’état que l’on sait peut-elle lancer seule un tel programme ? Elle...
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10/06 - Un militaire français de 21 ans meurt accidentellement au Liban
Un soldat français "engagé au Liban dans le cadre d’une mission de partenariat opérationnel au profit des forces armées libanaises", est décédé ce mercredi 10 juin, indique le ministère des Armées dans un communiqué. Florian Gillet "a été atteint par un tir accidentel" lors de la phase préparatoire d'un entraînement, précise la même source.
Le militaire, âgé de 21 ans, a été "pris en charge immédiatement par les secours présents sur place". "Malgré la rapidité de sa prise en charge, il a malheureusement succombé à ses blessures", poursuit le communiqué.
Hommage au soldat de première classe Florian Gillet, mort ce jour dans l’accomplissement de sa mission au service de la France. Engagé au Liban dans le cadre d’une mission de partenariat opérationnel au profit des forces armées libanaises, il a été atteint par un tir accidentel… pic.twitter.com/qBKLyuamdI— Chef d'état-major de l'armée de Terre (@CEMAT_FR) June 10, 2026
Le soldat de première classe "servait au sein du 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine de Castres", indique le communiqué, précisant qu'il était déployé au Liban depuis le 1er juin. Sur place, il "participait à une mission de partenariat militaire opérationnel de Saliyeh "en qualité d'aide moniteur de combat d'infanterie".
"Je m’incline avec le plus grand respect devant sa mémoire, et mes pensées se tournent vers sa famille, ses proches et ses frères d’armes", a écrit sur X le chef d'état-major des armées, Fabien Mandon.
Au Liban, la présence française a déjà été endeuillée ces...
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10/06 - Dans les coulisses du G7 Finances : comment Roland Lescure a évité le clash avec les Etats-Unis
Du déclenchement de la crise iranienne jusqu'au G7 Finances à Paris des 18 et 19 mai, en passant par la gestion des affaires nationales, L'Express revient sur ces trois mois où Roland Lescure et ses troupes ont dû naviguer à vue, dans une tempête énergétique, diplomatique et économique inédite.
Retrouvez ici le premier épisode de ce grand récit > Roland Lescure, un ministre dans la tempête d’Ormuz : les dessous de sa gestion de criseActe 3 Le roadshow à l'américaine
A la mi-avril, Roland Lescure s'envole vers les Etats-Unis pour assister aux assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale. "Un moment un peu mythique dans la vie d'un ministre des Finances", sourit-il. Avant Washington, le Franco-Canadien fait un crochet par New York où il rencontre les dirigeants des poids lourds financiers du pays. Objectif : faire la promotion de la France, et sonder ses interlocuteurs sur la crise en cours. Larry Fink, patron de BlackRock, le premier gestionnaire d'actifs au monde, Jamie Dimon, PDG de JPMorgan, la plus grande banque américaine… Les stars de Wall Street donnent audience au locataire de Bercy. Alors qu'il s'attendait à être challengé sur le déficit public - 5,1 % du PIB en 2025, le pire score de la zone euro après la Belgique -, il découvre des admirateurs de la France, qui élèvent son champion Mistral AI au même rang qu'OpenAI ou Anthropic, et louent le mix énergétique tricolore. Seul bémol : la perspective de voir le Rassemblement national arriver au pouvoir. Un scénario qui les inciterait...
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10/06 - Chypre-France : ce que prévoit l’accord SOFA sur la présence croisée de forces armées
La France et Chypre ont signé, le 9 juin à Nicosie, un accord sur le statut des forces (Status of Forces Agreement, ou SOFA) qui vise à encadrer juridiquement la présence des forces armées de chacun des deux pays sur le territoire de l’autre. Paraphé par la ministre française des Armées Catherine Vautrin et son homologue chypriote Vasílis Pálmas, le texte doit représenter une nouvelle étape dans le rapprochement stratégique déjà engagé entre Paris et Nicosie, après la signature d’un partenariat stratégique bilatéral à Paris en décembre dernier.
L’objectif affiché par les deux pays est de faciliter la coopération opérationnelle entre les deux armées, et d’améliorer "leur interopérabilité" en réduisant les obstacles administratifs et juridiques qui pourraient ralentir une intervention commune. "Cela va permettre de fluidifier l’activité entre nos forces armées", a commenté Catherine Vautrin lors de la signature du document, en marge d’une réunion informelle du Conseil européen des Affaires étrangères axée sur la défense. Une présence française plus régulière à Chypre
Dans le détail, le SOFA fixe les règles qui régiront les possibilités de déploiement, de stationnement et d’entraînement des militaires français à Chypre et des Chypriotes en France. Il définit aussi les droits et les obligations de ces militaires lorsqu’ils seront en exercice ou en opération, et le soutien administratif, opérationnel et logistique dont ils pourront disposer.
Concrètement, ce nouveau cadre doit permettre une réaction plus rapide lors des missions...
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10/06 - Etats-Unis : Graham Platner, le candidat au Sénat qui embarrasse les démocrates
Une investiture sème le doute parmi les démocrates, à quelques mois des élections de mi-mandat. Mardi 9 juin dans la soirée, un embarrassant candidat a remporté la primaire de son parti pour la course au siège de sénateur dans le Maine. Graham Platner, ancien Marine désormais ostréiculteur, s'est imposé à 41 ans comme la nouvelle figure du parti démocrate dans cet Etat clé avec plus de 70 % des voix, après le retrait de son adversaire, la gouverneure démocrate Janet Mills. Soutenu par l'aile gauche du parti, notamment Bernie Sanders, Graham Platner affrontera en novembre la sénatrice républicaine sortante Susan Collins, lors du scrutin des midterms particulièrement scruté pour sa capacité à faire basculer l’équilibre du Congrès, actuellement acquis aux républicains.
Ancien combattant (il a été déployé à trois reprises en Irak et une fois en Afghanistan), Graham Platner a construit sa campagne sur un discours anti-establishment dénonçant l'influence des milliardaires, des élites politiques et des lobbyistes, en particulier républicains. Dans le Maine, État rural et côtier du nord-est des États-Unis, son image d'homme ordinaire, petit entrepreneur, et son positionnement inspiré de figures progressistes comme Bernie Sanders ou Alexandria Ocasio-Cortez, font espérer à l'aile gauche des démocrates qu'il séduise une population en quête de rupture... et reconquière un siège clé au Sénat. Mais la partie la plus modérée du parti est de plus en plus alarmée par les polémiques qui s'accumulent autour du...
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10/06 - "Une histoire fort peu crédible" : l’historien Claude Quétel contredit le film "Les Goûteuses d’Hitler"
Un an avant sa mort en 2014, Margot Woelk, une très vieille dame de 95 ans, veuve depuis vingt-trois ans, raconte qu’elle aurait été contrainte et forcée de goûter les plats de Hitler dans la crainte qu’ils soient empoisonnés. Voilà qui illustrerait bien la très réelle paranoïa du Führer mais la vraisemblance s’arrête là. Elles auraient été rien moins que quinze (!) pour cet office et elle seule aurait survécu, ses quatorze compagnes ayant été aussitôt fusillées par les soldats soviétiques.
Lorsque j’ai rédigé "mon" Hitler (1), j’ai écarté ce témoignage de ma documentation, comme je l’avais déjà fait pour ma contribution à Une journée avec ("Une journée avec Hitler au Berghof" (2)). Non que je dédaigne la petite histoire qui bien souvent éclaire la grande, mais parce que cette histoire me paraissait et me paraît toujours fort peu crédible.
Et les invraisemblances de s’accumuler : cet imposant bataillon de goûteuses n’aurait exercé qu’au Wolfsschanze ! Pas au Berghof où Hitler se gavait de gâteaux lors de ses immuables après-midi au Teehaus. Quand on goûte pour le poison, on doit le faire partout où le roi ou le tyran mange ou boit quelque chose. Ce serait beaucoup trop lourd à gérer pour un Hitler qui se déplace sans cesse et d’ailleurs, à la Cour du Roi Soleil, cette fonction est beaucoup plus honorifique que pratique et à ce titre très recherchée par les courtisans. Il suffira que le dictateur du IIIe Reich se trouve dans un périmètre de sécurité férocement surveillé et contrôlé, à commencer par les allées et venues et...
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10/06 - Non, M. de Villiers, la provocation n’est pas l’avenir de l’homme
Il n’aura pas fallu beaucoup de temps pour que la course présidentielle, à peine lancée, provoque ses premières embardées médiatiques. Certains diront : ce ne sont que des propos de campagne. Mais précisément : la compétition électorale ne justifie pas tout, et certainement pas la dernière provocation de Philippe de Villiers, en roue libre au micro de son émission Face à Philippe de Villiers sur CNews. On voudrait croire que la sortie de celui qui se présente à l’écran comme "ancien ministre" est à mettre sur le compte d’un début de sénilité de la part du souverainiste, âgé de 77 ans.
Ce serait presque rassurant, tant ses propos inspirent le dégoût. "Il faut peut-être que l’on retire son titre de séjour" à Raphaël Glucksmann, avançait-il le 5 juin. Tout simplement parce que "Glucksmann", comme l’appelle le chroniqueur de la chaîne de Bolloré, est "pro-Zelensky", et donc un "agent de propagande ukrainien".
Ce réquisitoire de Philippe de Villiers était en réalité destiné à prendre la défense de Xenia Fedorova, la sulfureuse journaliste de CNews, ancienne patronne de RT France avec laquelle il reconnaît au passage partager plusieurs analyses. C’est bien sûr son choix. Des idiots utiles du régime de Poutine, la France n’en manque pas, en particulier du côté de l’extrême gauche ou de l’extrême droite. Mais dans son émission, le Vendéen ne fait pas que voler au secours de sa collègue russe de CNews : par un raccourci douteux, il distille, à propos de Raphaël Glucksmann, de fausses informations qui rappellent, hélas, le...
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10/06 - Moyen-Orient : l’attaque d’un hélicoptère américain par l’Iran provoque un nouvel embrasement
Nouvelle série de bombardements et représailles entre les Etats-Unis et l’Iran, alors que les deux pays observent officiellement un cessez-le-feu depuis deux mois, et que Donald Trump a encore une fois assuré ce mardi 9 juin que Washington menait les "derniers efforts" en vue de la conclusion d’un accord avec Téhéran. C’est d’ailleurs au moins la 38e fois, selon un décompte de CNN, que le président américain jure qu’un accord est imminent. Les événements de ces dernières 24 heures ne semblent pourtant pas aller dans ce sens.
Mardi, les Etats-Unis ont en effet lancé de nouveaux bombardements "d’autodéfense" contre l’Iran, "en réponse à la destruction, la veille, d’un hélicoptère Apache de l’armée américaine" par l’armée iranienne alors que l'appareil survolait lors d'une patrouille le détroit d’Ormuz. Les autorités américaines ont par la suite indiqué que les membres de l’équipage "allaient bien" après avoir été secourus par un bateau-drone, et que la mission de représailles en cours était "une réponse proportionnée à une agression iranienne injustifiée", indique leur communiqué. "Je pense que la réponse devrait être très forte, très puissante, et c'est actuellement le cas" a quant à lui déclaré Donald Trump à ABC News mardi soir.L'Iran vise des bases américaines
Le Commandement central américain a affirmé dans les heures suivantes avoir frappé "des installations de défense aérienne, des postes de contrôle au sol ainsi que des sites de radars de surveillance iraniens situés près du détroit d’Ormuz". Près de 20 cibles...
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10/06 - Présidentielle 2027 : le dilemme de Jordan Bardella pour séduire l’électorat LR
Ceux qui lui rendent visite connaissent son modus operandi. Ils prennent place face à lui tandis que Nicolas Sarkozy passe en revue les différentes personnalités politiques en vue, à qui il taille généralement un costume ajusté. Récemment, Eric Ciotti, Marine Le Pen, les représentants du bloc central et ceux du gouvernement ont senti leurs oreilles siffler. Une personne a été épargnée. Un certain Jordan Bardella, à propos duquel l’ancien président n’a eu à confier que des amabilités. Cela fait plusieurs mois que Nicolas Sarkozy et le potentiel candidat à la présidentielle filent le parfait amour. Depuis que Jordan Bardella lui a tressé des louanges dans son premier ouvrage et multiplié les signes d’admiration à l’égard de l’ancien chef d’Etat, qui s’y est montré très sensible. Les deux hommes ont déjeuné ensemble début mars. Depuis, Jordan Bardella l’assure : "Nos relations sont très cordiales."
La sincérité de son admiration ne fait aucun doute. Mais se placer sous le patronage de l’ancien président de la République est surtout une façon, pour le candidat putatif, d’adresser un signal aux anciens électeurs sarkozystes. Voilà de longs mois que l’eurodéputé s’est donné une mission : attirer à lui les électeurs orphelins de la droite, anciens aficionados de l’UMP et des Républicains, pour leur offrir une nouvelle demeure. Sociologie manquante, selon lui, pour atteindre la majorité. "J’ai toujours considéré que la clé se trouvait dans l’électorat raisonnable, assure-t-il en privé. D’où l’évolution de notre stratégie, le...
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10/06 - Elargissement de l’UE : le grand défi stratégique de l’Europe
La victoire électorale du Brexit, le 23 juin 2016, fut interprétée par les Cassandre comme le début de la fin de l’Union européenne. Bien au contraire ! Dix ans plus tard, l’attractivité de l’UE n’a jamais été aussi forte. Une dizaine d’Etats, dont le plus vaste est l’Ukraine et le plus petit le Monténégro, se pressent à sa porte. D’autres réfléchissent à poser leur candidature (Islande, Norvège, Arménie). Les Britanniques, eux, s’interrogent sur leur retour. Qu’on le souhaite ou non, la Grande Europe est en marche. Mais le défi que les Vingt-Sept doivent gérer est immense.
Paradoxalement, c’est son adversaire le plus féroce, Vladimir Poutine, qui a redonné à l’Europe le souci de ses voisins. L’élargissement était une perspective à long terme ; avec l’invasion russe de l’Ukraine, il est devenu un impératif stratégique. La confrontation impitoyable ouverte par le Kremlin, conjuguée à la rivalité croissante avec la Chine et à l’hostilité affichée par l’Amérique trumpienne, oblige l’UE à reprendre la main sur son environnement si elle ne veut pas y laisser libre cours aux influences délétères de puissances inamicales.
L’attractivité de l'Union repose sur son marché unique, sa démocratie libérale, son Etat de droit, sa stabilité géopolitique. Beaucoup à sa périphérie rêvent de ces atouts. Candidates depuis 2022, l'Ukraine et la Moldavie doivent entamer leurs négociations avec Bruxelles le 15 juin, après que la Hongrie a levé son veto. Dans les Balkans, à qui l’UE a offert une perspective d’adhésion il y a 23 ans déjà, le...
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10/06 - "Tu nous as enfin trouvés" : le roman coup de poing d’Edgar Selge
C’était dimanche, au lendemain de la finale de la Ligue des champions. Il était neuf heures du matin, premier jour de libération de la canicule, le thermomètre avait dégringolé de 15 degrés dans la nuit, tout était calme, l’air frais courant à travers la chambre, fenêtre et porte ouvertes. Du fond de mon lit, je lisais Tu nous as enfin trouvés (Actes Sud), le premier roman d’Edgar Selge, 78 ans, il en avait 71 quand son livre est paru en Allemagne. Après avoir mené une carrière d’acteur de théâtre, Edgar Selge est devenu, à 50 balais, la vedette d’une série policière : Polizeiruf 110, dans laquelle il interprétait le rôle avantageux du commissaire Jürgen Tauber. En interprétant ce rôle de flic, l’envie lui est venue d’enquêter sur lui-même et sur sa famille. Sachant qu’il est né en 1948, on se fait déjà une petite idée de ce qu’il va découvrir. Comme la plupart des néo-romanciers, Edgar Selge raconte son enfance. Une enfance où son père occupe une place importante. Le père d’Edgar rêvait de devenir pianiste, il ne le sera jamais, et pour se consoler, il donne un récital pour les 80 jeunes détenus qu’il a sélectionnés parmi les 400 que compte la prison pour mineurs dont il est le directeur.
En vue de ce concert, il s’enferme dans la salle de musique et s’exerce sur le Steinway qu’il vient d’acheter. L’oreille collée à la porte, le jeune Edgar écoute son père interpréter la sonate de Mozart. Il aime son papa. Disons qu’il l’admire plus qu’il ne l’aime. Il le craint plus qu’il ne l’admire, le subit plus qu’il ne le craint,...
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10/06 - Sabotage de Nord Stream : le mystère derrière l’opération spectaculaire
Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Dans "Nid d’espions", le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.
Le 26 septembre 2022, l’armée suédoise filme d’intenses bouillonnements en pleine mer Baltique. Les autorités locales, avec l’appui du Danemark, constatent des fuites sur le gazoduc Nord Stream. Les tuyaux enfouis sous la mer relâchent du méthane de façon intense. Un événement naturel, comme un séisme, serait-il responsable ? Ou peut-être un accident, après, par exemple, le passage d’un navire qui aurait endommagé les tubes ? Une erreur est-elle à chercher du côté de Gazprom, l’opérateur du gazoduc ? Toutes les hypothèses sont sur la table. Mais rapidement, des explosions sont détectées : la thèse du sabotage semble évidente.
Alors que la guerre en Ukraine a débuté il y a exactement 7 mois, cet acte volontaire au cœur de l’Europe inquiète. Car Nord Stream permet d’exporter chaque année jusqu’à 60 milliards de mètres cubes de gaz, depuis la Russie jusqu’en Allemagne. Des exportations qui remplissent une grande partie des besoins européens. Surtout, quatre ans plus tard, les responsables courent toujours. Et la réponse semble encore floue.
Pour mieux comprendre cette histoire, qui mêle renseignement et politique, Étienne Girard reçoit la journaliste Morgane Fert Malka, auteure de Mes...
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10/06 - Affaire Lyhanna : "À chaque fois, les responsables politiques font mine de découvrir un problème structurel"
Les regrets et l’embarras ont fait place à une série d’annonces, quelques jours après la découverte du corps sans vie de Lyhanna, 11 ans, dont l’agresseur présumé Jérôme Barella avait déjà été mis en examen à deux reprises pour viol sur mineur. Après avoir présenté ses excuses publiques, reconnaissant "un terrible échec de l’action de l’État", le ministre de la Justice Gérald Darmanin a réuni lundi matin les procureurs généraux, à qui il a demandé de reprendre "l’intégralité des plaintes qui touchent les enfants" - soit environ 70 000 dossiers -, d’ici le 14 juillet. Le garde des Sceaux a également assuré qu’il rendrait public un rapport d’inspection sur l’affaire "sous quinze jours", tandis que le Premier ministre Sébastien Lecornu réunissait, ce mardi, plusieurs ministres pour tenter de répondre rapidement à l'émoi national suscité par la mort de la jeune fille.
Le locataire de Matignon a notamment proposé de renforcer les peines pour les violeurs en série – qui pourraient encourir la perpétuité au lieu de vingt ans de réclusion actuellement -, et d’effectuer les actes d’enquêtes dans un délai maximal de "trois mois". Ces mesures devraient être intégrées dans le projet de loi sur la protection des enfants présenté en Conseil des ministres fin mai, et qui sera examiné par le Parlement en juillet. Un sursaut "nécessaire" selon la directrice de la Fondation pour l'Enfance Joëlle Sicamois, mais qui semble bien tardif au vu des dizaines de rapports et recommandations publiés sur le sujet de la protection de l'enfance depuis une...
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09/06 - Une enquête de l’ONU accuse Israël de couvrir des attaques de colons en Cisjordanie
C'est un rapport rédigé par une commission d'enquête internationale mandatée par l'Organisation des Nations unies (ONU) qui ne va pas plaire à Israël. Selon cette enquête publiée ce mardi 9 juin, les autorités israéliennes sont directement impliquées dans des attaques de colons ayant tué, blessé ou conduit au déplacement de Palestiniens en Cisjordanie. Le rapport de la commission d'enquête conclut que les autorités israéliennes ont facilité ces attaques par un soutien financier et militaire, dans un climat d'impunité entretenu par les institutions judiciaires et les forces de l'ordre.
Les attaques contre des villages palestiniens et des terres agricoles ont fortement augmenté depuis 2023, avec une hausse de 130 %. Le rapport pointe du doigt des incidents impliquant des groupes d'assaillants souvent masqués et souligne que les forces de sécurité israéliennes ont régulièrement accompagné les colons et agi comme un bouclier face aux violences, relate ce document.Des enquêtes mais peu de sanctions
Israël rejette les accusations selon lesquelles ses troupes protègeraient des colons lors d'attaques contre des Palestiniens en Cisjordanie, affirmant qu'il s'agit d'actes isolés violant le protocole militaire et faisant l'objet d'enquêtes. Des organisations israéliennes et palestiniennes de défense des droits humains estiment toutefois que ces enquêtes débouchent rarement sur des sanctions.
Des centaines de milliers de colons israéliens vivent parmi des millions de Palestiniens sur des territoires conquis par...
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09/06 - Le "Rapid Destroyer", cette arme britannique qui abat un drone pour quelques centimes
Une nouvelle technologie d’armement électromagnétique prometteuse. En avril dernier, au Royaume-Uni, Thales UK a franchi une nouvelle étape avec son "Rapid Destroyer". Grâce à cette arme à énergie dirigée par radiofréquence conçue pour contrer les essaims de drones, 80 drones ont été neutralisés lors d'essais menés avec l'entreprise britannique Teledyne e2v. "Ces tests approfondis (...) ont démontré la neutralisation quasi instantanée et systématique de chaque drone", indique le groupe Thales dans un communiqué publié le 2 juin. Un cap qui ouvre de nouvelles perspectives dans la lutte anti-drones.
Le "Rapid Destroyer" de Thales peut détruire une nuée d'appareils sans utiliser ni missile, ni munition. Cette arme les met hors d'état de nuire en émettant un faisceau d'ondes radio à haute intensité qui s’infiltre dans les composants des appareils visés. En d'autres termes, cette fréquence radio de haute puissance permet de désactiver ou de griller à distance les systèmes électroniques des drones. Cette arme n'a donc rien d'un brouilleur classique, qui se contente de couper le signal GPS ou radio pour désorienter l'appareil. Là où les systèmes existants se contentent de perturber les signaux, ce système frappe pour détruire. Cette précision a d'ailleurs progressé, avec une portée allongée et une frappe quasi instantanée qui ne laisse au drone aucune chance de repartir à l’attaque, relate le site spécialisé OpexNews.
Cette technologie est encore à ses débuts : le "Rapid Destroyer" est transporté à l’arrière d'un...
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09/06 - Bac 2026, ce qui change cette année : épreuve anticipée, orthographe, fraude...
Ce vendredi 12 juin, les élèves de première générale et technologique devront se plier à un examen inédit : une épreuve anticipée de mathématiques, en plus de l'épreuve habituelle de français, sur laquelle les lycéens planchent depuis 1969. A la mi-mai, le ministre de l’Éducation, Edouard Geffray, avait insisté sur l'importance de cet examen, dans lequel il voit une "étape majeure".
Cette "étape" a été entreprise par son prédécesseur, Gabriel Attal dans le cadre du "choc des savoirs", annoncé en 2023. Une série de mesures qui ambitionnait de "relever le niveau de notre école", notamment en réponse à la publication de l’étude internationale Pisa (décembre 2023) qui faisait état d'une baisse "historique" du niveau des élèves français en mathématiques. Depuis 2019, à la suite de la réforme de l'ancien patron de la rue de Grenelle, Jean-Michel Blanquer, cette matière avait été supprimée du tronc commun. Quatre ans plus tard, elle y avait été réintroduite, après le cri d'alarme du corps professoral, entre autres.Une épreuve inscrite sur Parcoursup
Ainsi, pour la première fois ce vendredi matin, pendant deux heures, quelque 530 000 élèves potasseront, sans calculatrice, sur cet examen coefficient 2. La copie sera séparée en deux parties : un questionnaire à choix multiple (QCM) puis un lot de deux à trois exercices. Trois sujets différents ont été préparés pour les élèves selon leur spécialité.
Et cet examen n'a rien d'"anecdotique", a souligné Edouard Geffray. A la manière de l'épreuve anticipée de français, les résultats...
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09/06 - Roland Lescure, un ministre dans la tempête d’Ormuz : les dessous de sa gestion de crise
Prendre en marche un train que l'on n'a pas conçu n'a rien d'évident, surtout quand il est lancé à pleine vitesse. La formule vient d'un conseiller de Roland Lescure. Le 5 octobre dernier, lorsqu'il endosse l'épais costume de ministre de l'Economie, ce fidèle d'Emmanuel Macron est loin de se douter du séisme qui l'attend quelques mois plus tard. Après avoir fait ses armes deux ans durant à l'Industrie - son premier poste gouvernemental -, le voilà propulsé à la tête du paquebot Bercy. Avec une mission à haut risque : boucler, avant la fin de l'année, un budget qu'il récupère à la volée. Querelles politiques, âpres négociations : le projet de loi de finances pour 2026 est finalement adopté par 49.3 avec un mois de retard, avant d'être promulgué le 19 février. Sébastien Lecornu, qui avait pourtant promis de laisser la main au Parlement, parvient à sauver sa tête. Et celles des membres de son gouvernement.
De quoi souffler et préparer sereinement la fin du quinquennat du chef de l'Etat ? La semaine suivante, les Etats-Unis et Israël se lancent dans une opération militaire massive contre l'Iran qui provoque, au Moyen-Orient et à travers le monde, une onde de choc. Avec le blocage du stratégique détroit d'Ormuz, c'est toute l'économie de la planète, encore très dépendante du pétrole et du gaz y transitant, qui se retrouve étranglée. Du déclenchement de la crise jusqu'au G7 Finances à Paris des 18 et 19 mai, en passant par la gestion des affaires nationales, L'Express revient sur ces trois mois où Roland Lescure...
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09/06 - Près de 6 millions de seniors en plus : la France sera plus âgée en 2070
La population française s’apprête à diminuer. C’est ce qu’a montré une étude de l’Institut français des statistiques et des études économiques (Insee) publiée le lundi 8 juin. En se basant sur les tendances démographiques récentes, l’Insee a pu établir, comme il le fait tous les cinq ans, différents scénarios sur l’évolution de la population en France.
Selon sa projection centrale, le nombre d’habitants devrait encore augmenter durant les dix prochaines années, jusqu’en 2037, atteignant alors 69,8 millions d’habitants. Passé ce pic, la population devrait progressivement diminuer. En 2070, la France compterait ainsi 65,9 millions d’habitants. C’est 3,2 millions de personnes en moins par rapport à 2026 où la population s’établit à 69,1 millions.Solde naturel inversé
Pour l’Insee, cette phase de légère augmentation est uniquement due au solde migratoire positif. Il y a davantage d’entrées sur le territoire français que de sorties. Jusqu’en 2037, ce solde migratoire pourrait compenser le solde naturel français, devenu négatif en 2025. Depuis l’année dernière, il y a davantage de décès que de naissances. Mais ce solde naturel devrait continuer de se creuser, jusqu’à ce que le solde migratoire ne puisse plus le compenser. La France verrait son nombre d’habitants diminuer de 118 000 personnes par an en moyenne.
En 100 ans, le solde naturel français devrait complètement s’inverser. S’il y avait 308 000 naissances de plus par rapport aux décès en 1970, il y aurait, en 2070, 343 000 décès supplémentaires par rapport aux...
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09/06 - Maxime Sbaihi, économiste : "La France est un pays de vieux qui se prend pour un pays de jeunes"
Dans Le Grand vieillissement (2022) puis Les balançoires vides : Le piège de la démographie (Editions de l’Observatoire, 2025), l’économiste libéral Maxime Sbaihi alertait déjà sur les conséquences du vieillissement de la population et du déclin de la natalité. Infatigable critique de l’iniquité intergénérationnelle de notre modèle social, le directeur stratégique du Club Landoy explique auprès de L’Express en quoi les nouvelles projections de population à l’horizon 2070, récemment publiées par l’Insee, et selon lesquelles la population française devrait commencer à baisser à partir de 2037, pourraient contribuer à une "prise de conscience collective" face à ce qu’il qualifie de "déni démographique". De quoi faire de la crise de la population un enjeu central de la campagne présidentielle à venir ? Maxime Sbaihi l’espère, et distille un conseil aux candidats : "il faut réorienter la politique publique vers la jeunesse". Entretien.
L’Express : Quel est le principal enseignement de cette nouvelle projection de population de l’Insee ?
Maxime Sbaihi : Tout d’abord, il faut préciser que l’on discute ici de projections, et non de prévisions ou de prédictions. On prend des hypothèses et on les extrapole. Sur cinq ou dix ans, on sait à peu près ce qui va se passer, mais au-delà de dix ans, c’est très compliqué. C’est pourquoi il faut les prendre avec des pincettes, car d’ici 2070, beaucoup de choses pourraient venir chambouler ces courbes.
Cela étant dit, le principal enseignement est que notre pays vieillit très vite,...
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09/06 - Affaire Lyhanna : quelle place pour le peuple dans sa justice ? Par Jean-Marc Fedida
La Révolution avait posé un principe simple : seul le peuple juge. Pas le peuple seul, pas le peuple en permanence, mais le peuple chaque fois que l’enjeu est grave et dramatique ; et toujours en son nom. Les Constituants de 1791 avaient inscrit dans la loi le jury populaire : des gens de la cité tirés au sort, investis le temps d’une session du pouvoir de décider de la culpabilité et de la peine d’un de leurs semblables. La justice royale cédait la place à la justice populaire, et la souveraineté du peuple entrait enfin dans le prétoire par la grande porte. Seul le peuple juge : voilà ce que la République s’était dit à sa naissance, dans l’un de ses sublimes moments de clarté.
Or ce principe, nous l’avons défait. A bas bruit, par petites touches, petit renoncement après petit renoncement. La loi du 23 mars 2019, généralisée en 2023, a créé les cours criminelles départementales, composées exclusivement de magistrats professionnels : l’immense majorité des viols y sont désormais jugés sans qu’un seul citoyen y siège. Mesurons l’ironie : au moment même où l’on cessait enfin de correctionnaliser le viol, où l’on en reconnaissait la pleine gravité de ce crime, on inventait pour lui une super-correctionnelle sans juré. Gisèle Halimi peut se retourner dans sa tombe. Puis la lutte contre le narcotrafic a parachevé le mouvement : il suffit désormais d’accoler une circonstance aggravante plutôt qu’une autre et qualification juridique plutôt qu’une autre pour qu’un crime échappe au vestige du jury populaire et revienne...
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09/06 - Elon Musk et SpaceX : les secrets d’un pari boursier XXL
Et si c'était la folie de trop ? De celle qui pourrait faire éclater la bulle gonflée à l'intelligence artificielle. Ultime tocade de l'homme le plus riche de la planète à qui plus personne n'ose dire non. Le 12 juin, Elon Musk va, une nouvelle fois, marquer l'histoire. Ce jour-là, SpaceX, une hydre à 4 têtes composée des lanceurs spatiaux, des satellites Starlink mais aussi du réseau social X et de toute la branche IA de l'empire, avec Grok notamment, va franchir le seuil de la Bourse. Le milliardaire souhaite céder moins de 5 % du capital de l'entreprise, une broutille qui pourrait néanmoins lui rapporter entre 75 et 80 milliards de dollars d'argent frais. De quoi faire de cette introduction sur le Nasdaq la plus massive de l'histoire des marchés financiers. Une opération XXL presque trois fois plus importante que la mise sur le marché du géant saoudien Saudi Aramco en 2019.
Les superlatifs ne manquent pas pour décrire ce pari boursier. Délirant, déraisonnable, soufflent les plus sceptiques. Un coup de génie, plaident ses techno-fans qui rappellent qu'Elon Musk a déjà révolutionné l'industrie spatiale avec ses lanceurs réutilisables et rendu désirable, avec ses Tesla, la voiture électrique sur toute la planète. Cette fois, Musk est revenu à ses vieilles lunes pour vendre son projet. "Notre mission consiste à faire rayonner la lumière de la conscience jusqu'aux étoiles", peut-on lire dans l'introduction...
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09/06 - Rencontres avec Trump, Poutine et Kim Jong-un : la stratégie d’influence de Xi Jinping
Jusqu’au XIXe siècle, les représentants de nombreux Etats voisins de la Chine se déplaçaient jusqu’à Pékin pour payer un tribut à l’empereur et se prosterner devant lui. En échange, ils obtenaient notamment le droit de commercer avec l’empire du Milieu. A l’époque, le pays, dirigé par le "Fils du ciel", se considérait comme le centre du monde civilisé.
A l’heure où la République populaire aspire à retrouver un rôle de premier plan, cette logique refait surface. Sur les cinq premiers mois de l'année, Xi Jinping a accueilli plus de 20 chefs d’Etat ou de gouvernement à Pékin – dont les Premiers ministres britannique, canadien et espagnol, ainsi que le chancelier allemand -, sans jamais sortir de ses frontières. Le bal diplomatique a été particulièrement étourdissant en mai : le président chinois a reçu coup sur coup ses homologues américain et russe Donald Trump et Vladimir Poutine, ainsi que le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif et le président serbe Aleksandar Vucic.Pékin préfère les relations bilatérales
La séquence s'est poursuivie les 8 et 9 juin avec une visite à Pyongyang, où le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, qui s'est beaucoup rapproché de la Russie, a réservé un accueil fastueux au n° 1 chinois, pour son premier déplacement à l’étranger en 2026. Avant un entretien à la Maison-Blanche prévu en septembre.
Aucun dirigeant au monde n’est en mesure d’enchaîner - en dehors des sommets internationaux – les tête à tête de ce niveau à un rythme si soutenu. Cet activisme diplomatique entend clairement montrer...
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09/06 - "Si un système n’est pas assez performant…" : la Suisse envisage une alternative européenne à la défense aérienne américaine
La dépendance envers Washington en matière d’armement n’est plus un sujet tabou. C'est même devenu un problème concret pour plusieurs pays, avec des délais qui s’allongent et des surcoûts qui s'accumulent. La Suisse en fait actuellement la douloureuse expérience. En 2022, la Confédération helvétique a signé pour des systèmes américains Patriot de Raytheon dans le cadre de son programme Air 2030, pour un montant d’environ 2,3 milliards de francs suisses (2,9 milliards de dollars). Il s'agit d'un contrat portant sur cinq unités de défense aérienne et antimissile. Les livraisons devaient initialement s'échelonner entre 2027 et 2028. C'était avant que Washington ne décide, en juillet 2025, de donner la priorité à l'Ukraine. Berne fait désormais face à des dépassements de coûts et des retards potentiels pouvant aller jusqu'à cinq ans, soit une livraison en 2032… voire plus tard.
Pour remédier à cette situation, la Suisse envisage une alternative européenne, plus précisément franco-italienne : le système SAMP-T. C'est ce qu’a déclaré Markus Mäder, secrétaire d'État à la sécurité, dans une interview au Financial Times. "Nous voulons être interopérables avec notre environnement, et cet environnement, c'est l'Europe", a-t-il affirmé auprès du quotidien britannique. "Nous ne disons pas que nous allons changer radicalement de système, mais si un système n'est pas assez performant… essayons d'en trouver un autre." Déjà début avril, le ministre suisse de la Défense Martin Pfister évoquait même la possibilité de l'"abandon" d'un...
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09/06 - Pourquoi le Scaf, l’avion de combat européen, n’a jamais décollé
"Non, le Scaf n’est pas mort" martelait Emmanuel Macron pas plus tard qu’en février dernier. Ces derniers mois, le président français semblait être le seul à croire encore au "Système de Combat Aérien du Futur", ce projet d’avion de chasse ultra-moderne développé à grand-peine par la France en partenariat avec l’Allemagne depuis 2017. Après presque dix ans d'enlisement, le gouvernement allemand de Friedrich Merz vient pourtant de tuer officiellement le Scaf. "Le président Macron et le chancelier fédéral sont parvenus à la conclusion commune que les entreprises ne parviennent pas à s’entendre sur la construction d’un avion de combat commun", a communiqué le gouvernement allemand lundi 8 juin. Quelques heures plus tard, l’Élysée a annoncé quant à elle que "les autorités allemandes ont estimé qu’il n’était pas possible de presser davantage les entreprises concernées".
Les deux entreprises en question sont Dassault Aviation, fleuron de l’aviation de défense française, et Airbus Defence and Space, compagnie européenne qui opérait au nom de l’Allemagne sur ce dossier. Pour le couple franco-allemand, l'objectif de ce projet à 100 milliards d’euros était de remplacer les avions de combat français et allemands — le Rafale et l’Eurofighter Typhoon — par un futur système commun et d'investir dans une défense européenne. Il avait d'ailleurs été rejoint plus tard par l'Espagne via Airbus.L'interminable bataille pour la gouvernance du Scaf
Dès le lancement du projet en 2017, un désaccord structurel apparaît entre les deux firmes....
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09/06 - Jean-Luc Mélenchon et le Smic à 1 700 euros : "C’est un mauvais outil de lutte contre la pauvreté"
1 326 euros net en 2017, 1 400 euros en 2022, 1 600 euros en 2024 et désormais 1 700 euros en 2027. Pour sa quatrième campagne présidentielle, Jean-Luc Mélenchon n'a pas renoncé à l'un de ses thèmes de prédilection : la revalorisation du salaire minimum. Lors de son premier meeting à Saint-Denis le 7 juin, le leader insoumis a promis de porter le Smic net à 1 700 euros par mois, soit une hausse immédiate de près de 14 %.
Une promesse lisible, concrète et facile à défendre devant des salles acquises à sa cause. Mais avec quelles conséquences ? Pour l'économiste Stéphane Carcillo, président depuis 2024 du groupe d'experts sur le Smic, le diagnostic sur les difficultés de pouvoir d'achat des travailleurs modestes est juste. En revanche, le remède proposé pourrait se révéler coûteux. Destructions d'emplois, tassement de l'échelle salariale, facture élevée pour les finances publiques : dans un contexte de croissance atone, les effets d'une telle mesure pourraient être désastreux.
L'Express : Jean-Luc Mélenchon propose de porter le Smic net à 1 700 euros. D'un point de vue économique, comment évaluez-vous cette proposition ?
Stéphane Carcillo : Je comprends de cette proposition qu'il s'agit vraiment d'un coup de pouce immédiat et pas simplement de porter le Smic à 1 700 euros à la faveur de l'inflation au fil de l'eau. Cette mesure aurait des effets économiques à la fois sur la distribution des salaires, sur l'emploi et sur les finances publiques.
Je veux d'abord être clair : le Smic n'est pas en soi un mauvais...
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09/06 - Kylian Mbappé, Céline Dion ou Matisse… Le business rentable de "l’expérience"
Quel rapport entre la Coupe du monde de football et les prochains concerts de Céline Dion ? Cette envie irrépressible de participer à la fête. Noyé dans la foule. Happé par la satisfaction de l'expérience. C'est tout le paradoxe – certains diront la conséquence – d'une société claquemurée derrière les écrans, où la dématérialisation touche tout et tout le monde et où la solitude pourrait être érigée en mal du siècle.
Jamais les grands événements n'ont drainé autant de public. Et d'argent. Qu'ils soient sportifs, à l'image du Mondial de foot qui commence cette semaine, ou artistiques comme les concerts de Rosalia, Taylor Swift et les grandes expositions à l'instar de la rétrospective Matisse au Grand Palais qui fait un tabac. Un espace clos où pendant quelques heures, l'origine et les classes sociales se dissolvent dans la ferveur du moment unique.
Les organisateurs de ces grands-messes l'ont bien compris, rivalisant de gigantisme. Résultat : une inflation des coûts, et plus encore une flambée des prix qui rend cette économie de "l'expérience" très rentable.
Au point d'avoir un effet macroéconomique. Selon une étude menée conjointement par la Fifa et l’Organisation mondiale du commerce, la Coupe du monde 2026 pourrait générer près de 80 milliards de dollars de production économique mondiale et pour les seuls Etats-Unis, l'impact positif atteindrait 0,1 point de PIB. Les experts de la banque Natixis, eux, ont estimé que les 16 concerts donnés par Céline Dion à Paris cet automne ajouteraient entre 0,04 et 0,07 point...
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09/06 - "Polyabsentéisme" chez les jeunes, arrêts plus longs chez les seniors : qui s’arrête et pourquoi ?
"L’absentéisme a atteint un nouveau niveau structurel. En dix ans, nous avons vu le phénomène changer de nature", constate Eric Vaudaine, directeur général délégué de Malakoff Humanis, à la suite de la publication de la 10e édition du baromètre sur l’absentéisme dans le secteur privé, publiée le 9 juin par cet organisme de protection sociale paritaire et mutualiste. Cette étude - destinée "à faire prendre conscience aux pouvoirs publics, aux entreprises et bien sûr aux salariés qui sont les premiers concernés de l’absentéisme installé à un haut niveau" - a analysé notamment les données des déclarations sociales nominatives (DSN) de 3,8 millions de salariés anonymisés, ainsi que l’indemnisation médicale de 321 309 arrêts de plus de 30 jours sur 2020-2025.
Absentéisme plus fréquent et plus long, disparités générationnelles, nouveaux profils et montée des troubles de la santé mentale comme motif d'arrêt : tour d'horizon des enseignements de ce baromètre.
L'absentéisme, d'abord, qui s’établit à un "taux record" de 4,3 % en 2025, a progressé de 3,3 % par rapport à 2024 et de 25,5 % par rapport à 2019, période avant-Covid. "Sur 100 jours calendaires de travail, on dénombre 4,3 jours d'arrêts", détaille le représentant de Malakoff Humanis. Cela semble peu… Sauf que rapportés à l’ensemble de la cohorte, ces chiffres représentent 1,76 million d’arrêts, 1,04 million de salariés concernés et 30,6 % de travailleurs ayant connu au moins un arrêt au cours de l’année.Une "bascule" en milieu de carrière
"Ce qui pèse le plus lourd, ce sont...
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09/06 - Affaire Lyhanna : en quoi consiste la loi intégrale contre les violences réclamée par les associations ?
La déflagration politique et judiciaire causée par le meurtre de la petite Lyhanna, 11 ans, pousse le gouvernement à remettre sur la table une revendication portée depuis plusieurs années par les associations et une partie de la classe politique : l’adoption d’une loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants.
Alors que l'exécutif est sous pression — le ministre de la Justice Gérald Darmanin et le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez seront auditionnés ce mardi 9 juin au Sénat — Sébastien Lecornu a annoncé dans une lettre à ses ministres être favorable à une accélération de l’examen de cette "loi-cadre" transpartisane, qui pourrait être soumise "dans les prochains jours" au Conseil d’Etat pour avis. Lundi, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet a elle aussi demandé "au gouvernement, au président de la République" d’inscrire cette proposition "à l’ordre du jour de la session extraordinaire dont l’Assemblée nationale sera saisie soit en juillet, soit en septembre". Une "loi-cadre" pour assurer une politique coordonnée
Cette proposition de loi intégrale, initialement cosignée par plus de 100 députés de gauche et de la coalition gouvernementale, avait été déposée fin 2025 par la députée socialiste Céline Thiébault-Martinez. En tant que "loi-cadre", ce texte législatif est construit de manière à inscrire dans le marbre les grandes orientations d’une politique générale sur la question des violences faites aux femmes et aux enfants, afin de "lutter de manière intégrale" contre les...
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09/06 - Déjeuner avec les pontes de la tech au G7 en France, Thales livre le Qatar en urgence
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien,le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah,les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'indiscrets exclusifs en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.
Déjeuner avec des géants de la tech
Le sommet du G7, organisé à Evian du 15 au 17 juin, sera l'occasion de rencontres avec des industriels. Pour clôturer le sommet, le déjeuner du mercredi réunira représentants gouvernementaux et dirigeants de la tech. Au menu des discussions, notamment, le déploiement de l'intelligence artificielle au sein des Etats. Si la liste des participants doit encore être consolidée, les noms du Français Arthur Mensch de Mistral AI, Sam Altman d'Open AI pour les Etats-Unis, et du Canadien Aidan Gomez pour Cohere sont évoqués.
La fin du sauveur américain ?
Les Européens doivent se résoudre à un futur sans la "cavalerie américaine", estime un diplomate très au fait des questions de défense. S'il est difficile d'imaginer à l'heure actuelle un retrait massif des Etats-Unis du continent - le Congrès ayant fixé un plancher incompressible de 76 000 hommes -, l'arrivée de troupes supplémentaires en cas de conflit paraît de plus en plus compromise. Engagés au Moyen-Orient, les Etats-Unis "ne peuvent plus mener deux fronts simultanément",...
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09/06 - Lire André Suarès avant qu’il ne soit trop tard, par Manuel Valls
Il est des écrivains que la postérité range dans les marges, et dont la voix, à mesure que le temps passe, résonne pourtant avec une acuité grandissante. André Suarès (1868-1948) est de ceux-là. Il fut, dans les années 1930, l’un des observateurs les plus lucides de la marche de l’Europe vers l’abîme. Le relire n’est pas un exercice d’érudition : c’est une nécessité civique.
Ami de Romain Rolland, de Paul Claudel et de Paul Valéry, il a laissé une œuvre immense et inclassable. Ses Trois hommes — Pascal, Ibsen, Dostoïevski — comptent parmi les plus pénétrants essais sur le génie européen ; son Voyage du Condottière est un sommet de la prose française. Critique d’art, poète, essayiste, il a écrit sur Shakespeare, Cervantès, Baudelaire, la musique aussi, avec une intensité qui n’appartient qu’à lui. Sa langue mêle un lyrisme passionné à une rhétorique classique.
Dès l’affaire Dreyfus, le jeune Suarès prend parti avec fermeté, manifestant son admiration pour Zola et l’audace de J’accuse. C’est là qu’il forge son rejet profond de l’antisémitisme qui se pare des prestiges de la culture et de la rhétorique — celui de Maurice Barrès, dont il ne pardonnera jamais la dérive nationaliste. De ce combat de jeunesse, il apprend à distinguer le vrai du séduisant, à reconnaître sous les vernis savants la haine ordinaire.
Sa prescience confond. Comme Raymond Aron, qui revient d’Allemagne en 1933 décidé à alerter, Suarès lit Mein Kampf dès sa parution et y identifie le projet génocidaire d’Hitler. Il qualifie le livre d’"office d’extermination"...
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09/06 - Diversité écologique et diversité culturelle : même combat !
A ma droite, des espèces végétales et animales en voie de disparition accélérée. A ma gauche, des langues en voie de disparition accélérée. Et s’il existait une étroite relation entre les deux phénomènes ? Et si réchauffement climatique et refroidissement culturel allaient de pair ? Telle est la conviction de David Grosclaude qui, dans un ouvrage argumenté et agréable à lire (1), établit un parallèle entre diversité écologique et diversité linguistique. En résumant ainsi sa pensée : "L’une ne peut survivre sans l’autre."
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N’allez surtout pas croire que cet homme doublement engagé en faveur de l’écologie et de l’occitan soit aveuglé par son militantisme. Plusieurs institutions internationales partagent en effet son analyse. "La diversité culturelle est, pour le genre humain, aussi nécessaire qu’est la biodiversité dans l’ordre du vivant", proclame ainsi l’Unesco à l’article premier de la bien nommée Déclaration universelle pour la diversité culturelle, adoptée en 2001. De même, Cités et Gouvernements locaux Unis, un réseau mondial de villes et de gouvernements régionaux et métropolitains, présente la culture comme "le quatrième pilier du développement durable".
De...
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09/06 - "Le Brexit a été comme un divorce" : Sir Thomas Drew, l’ambassadeur qui incarne le renouveau franco-britannique
Sir Thomas Drew ne craint ni les efforts, ni de prendre de la hauteur. Deux qualités de diplomate, mais aussi de cycliste. Intarissable sur le Tour de France 2027, qui partira d'Edimbourg avant de passer par l'Angleterre et le Pays de Galles, l'ambassadeur britannique à Paris s'échappe sur son vélo dès qu'il en a l'occasion, adorant rouler autour du lac d'Annecy ou sur le mont Ventoux, l'un des cols les plus redoutables du Tour de France. "Quand il y a du vent ou qu'il fait très chaud, c'est un cauchemar… J'adore !", frissonne le natif du sud-ouest anglais, costume bleu foncé et chemise blanche impeccable, que l'on peine à imaginer suffocant dans les montées du Vaucluse. La relation franco-britannique tout près de la sortie de route
Difficile de ne pas faire un lien avec la relation franco-britannique : épuisante, avec ses accidents de parcours, ses hauts et ses bas, l'Entente cordiale se trouve, elle aussi, dans une phase ascendante après avoir frôlé la sortie de route. Ce 23 juin marque les dix ans du référendum sur le Brexit, quand 52 % des Britanniques ont décidé de quitter l'Union européenne. Une séparation douloureuse, source de tensions inédites entre les deux bords de la Manche.
Le Royaume-Uni voit alors Paris comme la capitale européenne qui veut punir Londres et lui ravir de précieuses parts de marché. La France s'indigne des insultes et des trahisons de la "Perfide Albion" : affaire des sous-marins australiens, menaces sur l'immigration dans la Manche, Boris Johnson qui envoie des...
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08/06 - Face aux tensions mondiales, les puissances déploient davantage d’armes nucléaires
Les neuf pays dotés de l’arme nucléaire - Etats-Unis, Russie, Royaume-Uni, France, Chine, Inde, Pakistan, Corée du Nord et Israël - poursuivent la modernisation de leurs arsenaux et augmentent progressivement le nombre d’ogives déployées sur des missiles ou des aéronefs. Un scénario dangereux pour la stabilité mondiale, alerte ce lundi 8 juin, l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri).
Les chercheurs du Sipri estiment que, au total, 12 187 têtes nucléaires peuvent être attribuées à ces neuf Etats. 9 745 d'entre elles, soit la grande majorité de ces armes de destruction massive sont actuellement stockées en vue d'une "éventuelle utilisation". Dans l'ensemble, le nombre d'ogives en circulation dans le monde a légèrement diminué : 54 de moins que l'année précédente. Une situation qui s'explique par le fait que, depuis la fin de la guerre froide, la Russie et les Etats-Unis ont démantelé leurs anciennes ogives à un rythme généralement supérieur à celui du déploiement de nouvelles armes. Ces deux pays possèdent encore à eux seuls 83 % des stocks mondiaux d'armes nucléaires.Plus de 4 000 ogives nucléaires déployées
Toutefois, cette "dynamique devrait s'inverser dans les années à venir", avertit le Sipri. Car malgré la diminution du nombre total d'ogives, le nombre d'armes déployées est passé de 3 912 à 4 012 en un an, soit une centaine d'ogives supplémentaires installées sur des missiles ou des aéronefs. "Il devient de plus en plus évident que les Etats dotés de l’arme nucléaire relèguent...
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08/06 - Pierre Souvet, l’infatigable cardiologue à l’origine de l’alerte sur le cadmium
Lundi 4 mai, Paris, canal de l’Ourcq. Pierre Souvet, lunettes rondes et imper de randonnée, débarque en trombe, hurlant à pleins poumons - "Qui est le journaliste qui me cherche ?". Toute la terrasse se retourne. Le cardiologue, nouvelle coqueluche des médias, un des premiers à avoir lancé l’alerte au sujet de l’imprégnation au cadmium des Français, sautille, gesticule dans tous les sens. Entre nous, aucune circonvolution. Le médecin promet d'être vrai de répondre en détail même aux questions les plus critiques, à condition qu'on se parle sans détour. Un train depuis Marseille l’a fait lever à 4 heures du matin, il n’a avalé qu’une tartine et le voilà, ivre de fatigue, ne tenant pas en place, plus que jamais sans filtre, jetant les glaçons de sa boisson sur le trottoir, prêt à tout nous raconter de son combat contre les polluants commencé il y a 20 ans et qui, ces dernières semaines, l’obligent à faire tant d’allers-retours.
Il n’a pas arrêté de la journée, RTL à 15 heures, Vakita à 17 heures, entretien avec L'Express juste après, conférence le lendemain, défendant à chaque fois son nouveau livre*. Début avril, Quotidien lui ouvrait ses portes, et avant ça, Le Monde, France Info, Midi Libre, Ouest France, Madame Figaro, RMC, TF1, Reporterre. Les médias raffolent des interventions de ce médecin jovial, jamais pédant, souriant même quand le sujet est grave et qui parfois s’assoit avec ses patients dans la salle d’attente, juste pour les faire rire, "après ça, je vous promets que la discussion est plus franche",...
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08/06 - Lettonie : ce que l’on sait sur le drone abattu par l’aviation française en mission pour l’Otan
C'est le dernier incident de ce type survenu le long des frontières orientales de l'Europe. Des avions de chasse Rafale de l'armée française ont abattu ce lundi 8 juin un drone qui avait pénétré dans l'espace aérien de la Lettonie, membre de l'Otan. L'armée lettone, sans préciser qui avait lancé le drone, a déclaré qu'il était entré en provenance de Russie "à la suite d'une guerre électromagnétique russe". "Des avions de chasse alliés ont réussi à abattre un drone qui pénétrait dans l'espace aérien letton !", a indiqué l'armée dans un message publié sur le réseau social X.
Le Premier ministre letton, Andris Kulbergs, a salué, dans un message publié sur X, "la rapidité de la prise de décision et le professionnalisme de l'action" face à cet incident. La ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze, a également remercié Paris. "Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton !", a-t-elle écrit sur X.
📍Lettonie | Destruction d’un drone par les Rafale 🇫🇷💥
➡️ Survol d’un drone au dessus du territoire letton 🇱🇻 ➡️ Décollage sur alerte des chasseurs 🇫🇷 engagés dans la mission de l’OTAN Baltic Air Policing depuis la base aérienne de Šiauliai 🇱🇹 ➡️ Identification et destruction… pic.twitter.com/NFIMSP7Ibl— Armée française - Opérations militaires (@EtatMajorFR) June 8, 2026
L'État-major français des armées a confirmé sur X la "destruction d'un drone" par deux Rafale au-dessus "d'une zone inhabitée" en Lettonie. "Cela démontre une fois de plus la détermination et la capacité de l'Otan à...
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08/06 - Montée des eaux : ces grandes villes qui pourraient disparaître à la fin du siècle
Deux millimètres par an, puis trois et désormais près de quatre. La hausse du niveau moyen des mers s’accélère, préviennent les derniers travaux scientifiques. A force d’absorber la chaleur liée au changement climatique, nos océans se dilatent. C’est même la principale raison de l’élévation du niveau des eaux, selon des calculs récents. A ce phénomène s’ajoutent la fonte des glaciers de montagne et celle des calottes polaires. Pour certaines villes emblématiques situées près des cotes, la menace devient concrète. Impossible pourtant d’envisager de déménager la Nouvelle-Orléans, Venise ou Bangkok, qui attirent chaque année des millions de touristes. A moins que…
Pour les habitants de la Nouvelle-Orléans, les travaux scientifiques les plus récents ont fait l’effet d’une bombe. Dans une étude de l'université locale de Tulane parue le mois dernier, la Louisiane est décrite comme la zone de basse altitude la plus exposée au monde en matière de montée du niveau de la mer. Les auteurs estiment que cette région fera face de manière irréversible à une hausse comprise entre 3 et 7 mètres, avec un déplacement du littoral pouvant atteindre 100 kilomètres vers l'intérieur des terres !
Le seuil critique pour la survie des marais côtiers a été dépassé depuis longtemps, précisent les auteurs. Une perte de 75 % des quelque 15 000 km² de zones humides côtières restantes d'ici 2070 est jugée plausible. Or, ces zones constituent un tampon contre les tempêtes. Leur disparition signifie que la région de La Nouvelle-Orléans pourrait se...
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08/06 - Le Parlement européen embarrassé après l’accueil d’une organisation accusée d’être pro-russe et complotiste
A l’origine, il ne s’agissait que d’une conférence sur les nanoplastiques organisée au Parlement européen, à Bruxelles, le 24 février dernier. Le Centre mondial de recherche AllatRa dirigeait ce colloque sur les risques humains et environnementaux des nanoplastiques, aux côtés de l’eurodéputé tchèque d’extrême droite Ondřej Knotek, membre du groupe des Patriotes.
Cependant, d’autres députés européens, les Tchèques Danuše Nerudová et Jan Farský du Parti populaire européen (PPE) et le Slovaque Martin Hojsík du groupe Renew, ont protesté contre l’accueil de l’organisation AllatRa au sein de l’institution européenne, rapporte Politico. Pour ces parlementaires, AllatRa diffuserait "des discours pro-russes et [aurait] des liens avec des écosystèmes de désinformation associés à la Russie" qui compromettraient la réputation du Parlement européen, ont-ils déclaré dans le compte-rendu d'une réunion administrative interne du Parlement."Promouvoir une 'Union des peuples slaves'"
Il est vrai, en s’intéressant d’un peu plus près à AllatRa, plusieurs éléments mettent la puce à l’oreille. Au premier abord, AllatRa se présente comme "un groupe international de réflexion et de recherche qui aborde les défis planétaires critiques". Mais Politico rappelle que le groupe de recherche, fondé en Ukraine et installé depuis quelques années aux Etats-Unis, est dans le viseur des services de sécurité ukrainiens. Ces derniers l’accusent de "justifier l'agression armée de la Fédération de Russie et de promouvoir l'idée du Kremlin de créer une 'Union des...
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08/06 - Retraites : "Si on ne fait rien, on va droit vers une paupérisation des personnes âgées"
La question de l'équilibre du système des retraites avait disparu des débats avec l'enterrement de la réforme Borne qui actait le recul de l'âge de départ à 64 ans. Le sujet devrait rebondir cette semaine : le 11 juin, le Conseil d'orientation des retraites présidé par l'économiste Gilbert Cette doit présenter ses nouvelles projections. Les candidats à la présidentielle ne manqueront pas de s'en saisir pour avancer leurs propres pistes. Pour L'Express, Vincent Lebailly, directeur Epargne Entreprises du cabinet Mercer, pointe l'angle mort de ce débat : l'appauvrissement programmé des retraités dans les décennies à venir. Un retournement qui justifie, selon lui, l'introduction d'une dose de capitalisation dans le système.
L'Express : Que faut-il attendre de la publication du prochain rapport du Conseil d'orientation des retraites ?
Vincent Lebailly : Vraisemblablement, le COR va actualiser ses projections en prenant en compte de nouvelles hypothèses sur la démographie. Le résultat, c'est qu'il va mettre le doigt sur le déséquilibre structurel du système par répartition et son caractère non soutenable, alors que les retraites absorbent déjà près de 14 % du PIB en France. Ce qu'il faudra aussi regarder, ce sont les nouvelles projections sur l'évolution du taux de remplacement, autrement dit le rapport entre le montant du dernier salaire et le montant de la pension. Actuellement, il est de 75 % pour les non-cadres et de l'ordre de 55 à 60 % pour les cadres. Mais nous savons déjà que ce taux de remplacement...
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08/06 - Israël espionne-t-il les Etats-Unis ? Les inquiétudes croissantes du Pentagone
Ce sont deux pays proches alliés… mais cette proximité n'empêche pas des actes hostiles. Le Pentagone constate une intensification des activités d'espionnage contre les Etats-Unis en provenance d'Israël, rapportent NBC News ainsi que le New York Times. Le niveau de menace en matière de contre-espionnage a ainsi été relevé ces dernières semaines par la Defense Intelligence Agency (DIA), indique NBC News, qui se base sur plusieurs sources, deux responsables américains et un ancien responsable.
L'Agence de renseignement de la Défense du Pentagone a publié ces dernières semaines une nouvelle évaluation des menaces de contre-espionnage. La DIA a diffusé un message interne indiquant que la capacité d'Israël à mener des activités d'espionnage humain et de collecte de renseignements techniques était désormais jugée "critique".Des cibles faciles pour les écoutes clandestines
Comme l'explique NBC News, cette élévation du niveau d'alerte s'explique notamment par le fait qu'Israël déploie des efforts particuliers pour surveiller de hauts responsables américains. Le but ? Obtenir des informations sur les délibérations internes et la prise de décision de l'administration Trump concernant les conflits au Moyen-Orient. Plusieurs hauts dirigeants sont ciblés, selon des rapports consultés par le New York Times. Ainsi, Israël aurait intensifié ses efforts pour écouter les conversations...
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08/06 - Selfies posthumes : le narcissisme plus fort que la mort, par Julia de Funès
La disparition d’une personnalité connue donne désormais lieu à un phénomène de plus en plus répandu. Alors qu’un décès devrait naturellement attirer notre attention vers celui ou celle qui vient de disparaître, il semble aujourd’hui produire un autre effet. La mort d’un être devient le prétexte d’une valorisation personnelle. Chacun y va de sa photographie avec la personne récemment défunte, comme si l’événement ne consistait plus tant à évoquer celui ou celle qui n’est plus là, qu’à rappeler que nous avons, un jour, croisé sa route. La disparition récente d’Edgar Morin en a fourni une illustration saisissante.
Philosophe majeur, auteur d’une œuvre considérable, il laisse derrière lui plus d’un siècle de vie et plusieurs décennies de réflexion. Pourtant, à parcourir certains hommages, on pourrait avoir le sentiment que l’essentiel n’est plus tant ce qu’il a pensé que le fait de l’avoir rencontré. Les réseaux sociaux se sont couverts de ces clichés pris à la hâte où deux têtes, peu à leur avantage, se compressent dans le même cadre. Le défunt n’a même plus droit à un beau portrait, un selfie approximatif semble désormais suffire à l’hommage. On ne montre plus le disparu dans ce qu’il avait de plus beau, on se montre avec lui. Il devient alors l’occasion d’une mise en scène flatteuse de soi.
Bien sûr, il n’y a rien de condamnable à convoquer un souvenir ! L’hommage passe par la mémoire personnelle et des traces intimes qui méritent d’être racontées. Mais encore faut-il distinguer deux formes de souvenirs. Le premier cherche à...
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08/06 - L’Iran attaque Israël pour la première fois depuis le début du cessez-le-feu, l’Etat hébreu riposte
La trêve était déjà bien fragile. Elle a volé en éclats dans la nuit du dimanche 7 au lundi 8 juin. Les Gardiens de la révolution en Iran ont indiqué avoir frappé deux bases aériennes en Israël en représailles à une attaque contre des sites de radar en Iran, selon l'agence de presse iranienne Fars. Ces deux bases aériennes israéliennes visées sont celles de Nevatim et Tel Nof. Les Gardiens de la révolution iraniens ont dit en outre être prêts à toute éventualité et à mener des opérations de grande envergure sur tous les fronts, selon Fars.
Avant ces informations, l'armée israélienne avait affirmé avoir frappé des "cibles militaires" appartenant au "régime iranien" dans l'ouest et dans le centre de l'Iran, en réponse à une première attaque lancée par Téhéran en guise de riposte à une offensive israélienne contre la capitale libanaise Beyrouth. L'usine pétrochimique Karun, dans la ville iranienne de Mahshahr, a été touchée et endommagée par un projectile israélien, a indiqué un responsable local cité par Fars. Un haut représentant israélien, cité par les médias israéliens, a ensuite confirmé qu'Israël avait frappé une usine pétrochimique en Iran, ce qui constitue la première attaque contre un site énergétique dans le pays depuis le cessez-le-feu du 8 avril.
Les hostilités se sont poursuivies ce lundi matin. Les défenses aériennes de la ville de Kermanshah, dans l'ouest de l'Iran, ont été activées, rapporte l'agence de presse Mehr, tandis que tous les vols à l'aéroport Mehrabad de Téhéran ont été suspendus jusqu'à nouvel ordre,...
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08/06 - Législatives en Arménie : le Premier ministre sortant Nikol Pachinian remporte la victoire
Le Premier ministre sortant Nikol Pachinian a remporté la victoire lors des élections législatives organisées dimanche 7 juin en Arménie, un scrutin crucial pour l'avenir des relations d'Erevan avec ses voisins, la Russie et l'Occident. Son parti Contrat civil a récolté 49,81 % des voix, contre 23,29 % des voix pour l’alliance d'opposition Arménie forte, selon les résultats officiels communiqués ce lundi matin.
Alors même que la plupart des bulletins n'avaient pas encore été dépouillés, Nikol Pachinian avait revendiqué dans la nuit, au cours d'une conférence de presse, une "victoire historique". La commission électorale nationale avait communiqué un peu plus tôt des résultats préliminaires créditant le parti du dirigeant pro-européen de 54,5 % des suffrages. "Le peuple arménien a voté pour la prospérité et la coopération régionales", s'est réjoui le Premier ministre. "J’espère que cela suscitera une réponse positive de la part de la Turquie et de l’Azerbaïdjan", a-t-il ajouté, déclarant aussi devoir "institutionnaliser la paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan".
Il s'agissait du premier scrutin en Arménie depuis la campagne militaire éclair lors de laquelle l'Azerbaïdjan a pris en 2023 le contrôle total de l'enclave du Haut-Karabakh, longtemps dirigée par des ethnies arméniennes et au cœur depuis plusieurs décennies d'un conflit entre Erevan et Bakou.Election test
Ces élections étaient considérées comme un test pour la volonté de Nikol Pachinian de renforcer les relations avec l'Occident et de sceller un accord de...
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08/06 - "Moi qui n’ai pas connu les hommes" : l’incroyable succès posthume de Jacqueline Harpman
Psychanalyste et écrivaine, Jacqueline Harpman fut un talent précoce : en 1959, elle reçoit à 30 ans le prestigieux prix Victor-Rossel pour Brève Arcadie, paru chez Julliard, alors éditeur de la jeunesse dans le vent (Françoise Sagan y avait publié Bonjour tristesse en 1954). Elle sortira ensuite une grosse vingtaine de livres, dont Orlanda (prix Médicis 1996), avant de mourir en 2012. Elle aurait dû disparaître petit à petit, comme la quasi-totalité des écrivains. Il n’en est rien.
En 1995, elle avait publié chez Stock Moi qui n’ai pas connu les hommes. Point de départ de l’histoire ? Quarante femmes dont une adolescente (la narratrice) sont retenues prisonnières dans une cage sous terre, surveillées par des hommes. Un jour, les gardiens abandonnent leur poste, les détenues s’évadent. Commence une errance dans le désert. Plus qu’à Mad Max : Fury Road, cette dystopie féministe est souvent comparée à La Servante écarlate de Margaret Atwood. Est-ce cela qui explique son succès toujours plus fou ? Réédité en anglais ces dernières années, le livre fait un tabac. Aux dernières estimations, on est à plus de 500 000 exemplaires au Royaume-Uni et autant sur le continent américain (soit plus d'un million !). Recommandé par Dua Lipa et autres influenceurs, viral sur TikTok, le roman est en passe de devenir culte au sein de la jeunesse actuelle – à tel point qu’un film vient d’être mis en chantier, co-produit par Disney. On n’a pas fini d’entendre parler de Moi qui n’ai pas connu les hommes…
Moi qui n’ai pas connu les...
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08/06 - Itamar Ben Gvir, le dangereux pyromane d’Israël : pourquoi il reste indispensable à Netanyahou
Tout cela semble l'amuser follement. Il déambule tout sourire parmi des dizaines de militants d'une flottille pour Gaza agenouillés la tête contre le sol et les mains attachées dans le dos, et leur lance : "nous sommes les patrons ici ". Pour achever de les narguer, il agite un immense drapeau d'Israël et fait jouer la Tikvah, l'hymne national. Itamar Ben Gvir a publié lui-même fin mai sur les réseaux cette vidéo où l'on voit aussi un policier israélien plaquer violemment à terre une jeune femme. "Vous avez sciemment causé du tort à notre Etat avec cette démonstration honteuse", s’est indigné sur X son collègue du gouvernement, le ministre des Affaires étrangères Gideon Sa'ar.
Son attitude n’est "pas conforme aux valeurs et normes d’Israël", a critiqué le Premier ministre Benyamin Netanyahou. " Il devrait être en prison en Israël ", s'est emporté le philosophe Alain Finkielkraut sur Cnews. En outre, plusieurs pays occidentaux ont convoqué leur ambassadeur israélien pour obtenir des explications. Et la France vient de lui interdire l'entrée sur son territoire.
Pas de quoi ébranler le remuant ministre de la Sécurité intérieure israélien. A la Knesset le lendemain de l’incident, il enfonce le clou et assume la brutalité de ses policiers, se disant "fier" d'avoir agi contre des "partisans du terrorisme". Et d'ajouter : "Oui, il y aura toutes sortes de photos que Gideon Sa'ar n'apprécie pas, mais je pense qu'elles sont une grande source de fierté. "Il ne prend pas de risque politique
Ben Gvir peut d’autant plus...
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08/06 - "On est trop serré" : face à l’immigration, la Suisse tentée de plafonner sa population
C’est la mesure la plus radicale jamais envisagée par un pays européen pour enrayer l’immigration : le dimanche 14 juin, les citoyens helvétiques sont invités à voter sur l’initiative populaire "Pas de Suisse à 10 millions". Le référendum, inspiré par le premier parti du pays, l’Union démocratique du centre (UDC, populiste de droite), vise à inscrire dans le marbre constitutionnel un plafond de 10 millions d’habitants, ce qui impliquerait d’interdire toute immigration dès qu’il serait atteint. La Suisse n’en est plus très loin : elle compte 9,1 millions de résidents permanents.
Les derniers sondages laissent prévoir un résultat serré. Comme lors du référendum britannique sur le Brexit, il y a 10 ans, les migrants venus du reste de l’Europe sont les premiers ciblés par les partisans du plafonnement. "Protégeons la Suisse" proclame une affiche de l’UDC placardée dans les rues de Genève, qui montre l’image idyllique d’un paysage alpin, lequel serait menacé par les centaines de milliers d’Européens employés dans le pays. "On est trop serré", affirme une autre pancarte. Le message est sans ambiguïté : au fond de leurs vallées, une grande partie des Suisses ont l’impression que leur espace vital se contracte façon peau de chagrin.
La confédération est victime de son succès : économie performante, salaires élevés, qualité de vie enviée, chômage quasi inexistant… Les travailleurs et leurs familles affluent, surtout depuis que le pays est entré, en 2008, dans l’espace européen de libre circulation Schengen. En conséquence,...
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08/06 - Combien de temps faut-il pour déplacer une armée ? Le "Schengen militaire" européen face au test balte
Vilnius, mardi 26 mai 2026. Ursula von der Leyen foule le sol lituanien : "Lorsque les Etats baltes sont mis à l'épreuve, c'est l'Europe tout entière qui est mise à l'épreuve." Le contexte l'y contraint. Depuis le début du mois de mai, au moins six incidents impliquant des drones non identifiés ont été recensés au-dessus des territoires baltes - au point que, la semaine précédente, le président lituanien et sa Première ministre avaient dû se réfugier dans des bunkers pendant que leurs collaborateurs s'efforçaient de "mieux comprendre la nature de l'incursion suspecte" repérée près de la frontière biélorusse.
Ni victimes, ni destructions. Mais "ces incidents ont mis au jour les vulnérabilités (de la défense européenne) et la nécessité de combler nos lacunes", regrette la présidente de la Commission. Une formule qui vaut aveu, puisque derrière ces failles se cache une question plus vaste : si une guerre éclatait demain sur le flanc est, l’Union européenne serait-elle capable d’y acheminer efficacement ses troupes et son matériel ? Laboratoire de la mobilité militaire
Quatre mois plus tôt, les trois ministres baltes de la Défense avaient tiré leurs propres conclusions. Le 30 janvier, à Tallinn, Hanno Pevkur pour l'Estonie, Andris Sprūds pour la Lettonie et Robertas Kaunas pour la Lituanie avaient signé une déclaration d'intention conjointe pour la création d'une zone de mobilité militaire baltique - le MMA. L'ambition : permettre aux armées des trois Etats de circuler librement entre elles, sans délais...
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07/06 - Visite de Xi Jinping en Corée du Nord : comment le président chinois veut reconquérir Kim Jong-un
Voilà sept ans que le président chinois n'avait pas mis les pieds en Corée du Nord. Il y retourne lundi 8 juin pour une visite de deux jours avec plusieurs objectifs en tête : ne pas se laisser voler la vedette par la Russie, conserver un certain contrôle sur Pyongyang, le tout en affichant un front uni entre alliés contre l'Occident.
La Chine tient à démontrer une fois de plus que, tandis que Washington sème le chaos – que ce soit par sa guerre contre l'Iran ou par l'imposition de droits de douane –, Pékin est une force stabilisatrice dans le monde. Xi Jinping a d'ailleurs insisté sur ce point lors des récents sommets à Pékin avec le président Trump, puis avec le président Poutine.
"Xi tente de prouver qu’il entretient de meilleures relations avec les membres de sa clique autoritaire que le président Trump avec ses partenaires démocrates", explique au New York Times Kurt Campbell, ancien secrétaire d’État adjoint sous la présidence de Joe Biden et président de l’Asia Group.Contrebalancer l'influence de la Russie
Mais la décision de Xi Jinping d'effectuer un rare voyage à l'étranger souligne également son besoin de courtiser Kim Jong-un. La Chine souhaite par cette visite affirmer son influence sur un voisin qui s'est rapproché de la Russie, en renouvelant notamment en 2024 un accord de défense mutuelle datant de la Guerre froide avec Moscou.
La Russie a fourni à la Corée du Nord du pétrole, des denrées alimentaires et des technologies d'armement dont elle avait cruellement besoin, en échange de...
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07/06 - "Entre la Chine et les Etats-Unis, la France va devoir choisir" : l’analyse choc de Michael Beckley
Face à une administration américaine soufflant le chaud et le froid vis-à-vis de ses alliés et à un géant chinois de plus en plus coercitif sur le plan commercial, de nombreuses puissances moyennes semblent de plus en plus déterminées à faire bande à part, refusant de choisir entre ces deux mastodontes. En témoignent les mots du Premier ministre canadien Mark Carney qui, lors d’une allocution au Forum économique mondial, a appelé à la création d’une alliance de puissances intermédiaires capable d’incarner une troisième voie.
Une ambition aussi compréhensible qu’irréaliste, selon Michael Beckley, professeur associé de sciences politiques à l'Université Tufts et directeur du programme Asie au sein du Foreign Policy Research Institute qui, dans les colonnes de Foreign Affairs, expliquait récemment pourquoi, à mesure que la rivalité entre Pékin et Washington s’intensifie, ne pas choisir entre l’une ou l’autre n’est plus une option pour ces puissances intermédiaires, dans lesquelles il classe des pays comme l’Inde, le Brésil, l’Indonésie, l’Arabie saoudite, la Turquie, l’Australie, le Canada, le Japon, la Corée du Sud et les grands États européens.
Auprès de L’Express, le spécialiste pointe les difficultés rencontrées par les puissances moyennes pour bâtir des coalitions efficaces. Au point de qualifier les Brics de "bloc de mécontents", et de remettre en question l’Europe en tant que véritable pôle géopolitique. Entretien.
L’Express : Selon vous, les puissances moyennes se trompent si elles pensent pouvoir éviter de...
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07/06 - Marcel Gauchet : "Le nouvel antisémitisme fait d’Israël une réincarnation du complot juif"
"Des jeunes gens antisémites, ça existe donc, cela ? Il y a donc des cerveaux neufs, des âmes neuves, que cet imbécile poison a déjà déséquilibrés ?" Cent trente ans après la lettre de Zola à la jeunesse, la même question se pose. Inlassablement. Ce mal, avec lequel l'Occident croyait en avoir fini, revient, et hante de nombreux de citoyens. L'intellectuel Marcel Gauchet analyse pour L'Express les ressorts de ce retour de l'antisémitisme, sa cristallisation des dernières années. Et parle de l'avenir.
L'Express : Comment comprenez-vous ce qu’il faut bien appeler le retour de l’antisémitisme ?
Marcel Gauchet : J’avoue que s’il y a une chose à laquelle je ne m’attendais pas, c’est celle-là. J’étais convaincu que l’antisémitisme était en voie de disparition, pour deux raisons de fond. D’abord parce que, de manière générale, l’imaginaire biologique de la "race" était en train de s’évanouir historiquement. Il ne parle plus. Il ne dit plus rien à personne. Quand on parle de "racisme" aujourd’hui, on parle de tout autre chose que du "racisme" du passé. Ensuite et surtout, parce que l’existence de l’Etat d’Israël sapait à la base le thème central de l’imaginaire antisémite : le projet d’une domination juive. "Ils sont partout, ils tirent les ficelles, ce sont eux qui mènent le monde…" La particularité de l’antisémitisme, en effet, est d’être construit sur la peur d’une domination, à la différence du racisme ordinaire, si j’ose dire, qui exprime le sentiment d’une supériorité sur les "races inférieures".
Les juifs, pour...
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07/06 - Pourquoi la visite du pape en Espagne pourrait offrir un répit à Pedro Sanchez
C'est une première en quinze ans. Le retour d'un pape en Espagne, pour une visite très scrutée. Léon XIV est attendu à Madrid, où il rencontrera la famille royale ainsi que le Premier ministre Pedro Sanchez, puis à Barcelone et aux îles Canaries. Une semaine au cours de laquelle le pape espère redorer la place de l'Eglise catholique dans l'opinion publique espagnole. Mais aussi avancer de concert avec le Premier ministre socialiste sur la situation des sans-abri et des migrants dans le pays.Une aubaine pour Pedro Sanchez ?
Une aubaine pour Pedro Sanchez, qui veut renforcer sa politique pro-immigration, alors que celui-ci vient de régulariser pas moins de 500 000 sans papiers dans le pays, à rebours des tendances politiques européennes. Or Léon XIV porte un discours similaire à celui de l'Espagnol et doit se rendre jeudi sur l'île de Grande Canarie, pour s'entretenir avec des personnes exilées arrivées par bateau d'Afrique du nord au péril de leurs vies. La visite semble donc arriver à point nommé.
Outre la politique migratoire, le Premier ministre espère aussi faire oublier, ne serait-ce qu'une semaine, les scandales de corruption visant sa famille et son parti. A commencer par son frère, David Sánchez, jugé pour trafic d'influence et abus de fonction. Ou encore son épouse, Begona Gomez, qui doit comparaître devant la justice mardi 9 juin pour répondre d'accusations de corruption. Sans compter son prédécesseur, José Luis Rodriguez Zapatero, mis en examen pour trafic d'influence présumé et autres...
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07/06 - "La catastrophe démographique ? Nous en subissons déjà les conséquences" : l’alerte du maire de Varsovie
Un journal français que l'on peut lire en polonais ! Le visage de Rafal Trzaskowski s'illumine en découvrant le site de L'Express dans sa langue. S'exprimant dans un français impeccable - il a fait une partie de ses études à Paris, le quinquagénaire, fils de pianiste, ancien ministre et député européen, nous reçoit dans un salon lors du congrès économique européen de Katowice (Silésie). L'amitié franco-polonaise, l'avenir des démocraties libérales, l'effondrement démographique... Conversation à bâtons rompus.
L’Express : Varsovie est-elle en train de devenir une grande capitale européenne ?
Rafal Trzaskowski : Varsovie a toujours été une grande ville européenne, même avant la Seconde Guerre mondiale. Mais aujourd’hui, je pense sincèrement que c’est l’une des villes les plus dynamiques d’Europe. La croissance est incroyable. Il y a une énergie particulière ici, une volonté permanente de faire bouger les choses. Pendant la période communiste, cette énergie était étouffée. Il était très difficile de réaliser ses rêves, de construire, d’innover. Après la chute du communisme, tout s’est accéléré. Depuis trente ans, la ville change pratiquement chaque année. Et cette transformation est visible partout.
Il y a vingt ans, nous avions encore des complexes par rapport à l’Europe occidentale. Aujourd’hui, honnêtement, il n’y en a plus. Que l’on parle des infrastructures, des transports publics, des espaces verts ou de l’innovation, Varsovie n’a plus à se sentir inférieure.
L’Express a récemment consacré un article à votre...
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07/06 - Le fort Sainte-Agathe, la sentinelle de Porquerolles
C’est un veilleur de pierre posé au-dessus du village à 60 mètres d’altitude. Le fort Sainte-Agathe domine Porquerolles comme un rappel constant de son passé stratégique – et, aujourd’hui, de ses nouveaux défis. Quand il est construit au XVIe siècle sous l’impulsion de François Ier, l’édifice répond à une urgence : protéger les côtes des attaques venues de la mer. Son architecture, compacte et austère, en dit long sur sa fonction première avec ses murs épais, sa silhouette ramassée, sa terrasse tournée vers l’horizon offrant une vue à 360°. Ici, tout est conçu pour voir sans être vu, résister plutôt que séduire. Même si derrière cette rigueur militaire se cache le plus beau panorama de l’île.
Ces dernières années, le regard porté depuis le fort a changé. L’ennemi n’est plus au large, il est diffus, invisible, et bien réel – le surtourisme. Comme l’ensemble du Parc national de Port-Cros, qui gère le bâtiment, Porquerolles doit composer avec une fréquentation estivale en forte hausse. Erosion des sols, pression sur les ressources, fragilisation des écosystèmes : les enjeux écologiques sont désormais au cœur des préoccupations. Le patrimoine, lui aussi, est mis à l’épreuve, sommé de s’ouvrir sans se dégrader. Dans ce contexte, le fort Sainte-Agathe devient un symbole d’équilibre à trouver entre préservation et attractivité.Julian Charrière, "Les Géologies du rêve", 2024.
C’est aussi un lieu qui s’ouvre à ces problématiques à travers l’art contemporain dans le sillage de la Villa Carmignac. Cet été, il accueille une installation de...
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07/06 - Jean-Pierre Montal, de la littérature au rock : un esthète underground
Quand on le croise dans les cocktails littéraires ou certaines salles de concert, il est toujours élégant, affable et rieur, parlant plus volontiers de Lou Reed ou des Kinks que d’Annie Ernaux – même si Jean-Pierre Montal est à sa manière un transfuge de (grande) classe, il n’en a pas les éléments de langage stéréotypés. Avoir une double casquette d’écrivain et d’éditeur est une chose courante dans le marigot littéraire. Etre également rockeur est bien plus rare – on n’aurait pas imaginé Philippe Sollers avec une Stratocaster. Branchez la guitare : bien que nous interviewions l’écrivain/chanteur dans un café de l’Odéon, il n’a rien d’un "fils de" du quartier.
Jean-Pierre Montal naît en 1971 à Saint-Etienne, comme Bernard Lavilliers avant lui. Sa mère est issue du monde ouvrier communiste stéphanois, son père vient du Cantal : "Il avait eu une enfance paysanne, ambiance La Guerre des boutons, avec des frondes et des sabots. Il avait un peu le vice du self-made man : il a fait grossir une petite entreprise de travaux publics." Quand on grandit en périphérie de Saint-Etienne à l’époque, il n’y en a naturellement que pour les Verts : "J’avais le maillot, et mon père m’emmenait au stade Geoffroy-Guichard, où j’adorais l’ambiance. Je n’ai pas vu jouer la grande équipe, mais j’ai connu les débuts de Michel Platini. Il y avait des noms mythiques. Ici, à Saint-Germain-des-Prés, vous parlez de BHL comme d’une légende. Nous, nous avions Synaeghel ou Farison. Ces noms électrisaient la ville ! Les joueurs étaient très simples, ce...
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07/06 - Club de golf, Boeing, cloche… Que faut-il offrir à Donald Trump ?
Dans l’imaginaire collectif, les cadeaux diplomatiques relèvent du folklore des relations internationales. S’y intéresser permettrait tout au plus de briller en diner mondain - par exemple, en racontant comment le bébé chameau offert en 2013 par les autorités maliennes à François Hollande a fini par être dégusté en tajine par la famille chargée de le garder en attendant qu’il soit rapatrié en France. Mais pour le diplomate britannique Paul Brummell, le sujet n’a rien d'anecdotique. Dans son passionnant Diplomatic Gifts : A History in Fifty Presents (Hurst Publishers, 2022), l’actuel Haut-Commissaire britannique à l’île Maurice exhume cinquante histoires de cadeaux diplomatiques, et démontre qu’ils ont de tout temps rempli une fonction sociale et politique majeure. Dès le XIVe siècle av. J. -C., les lettres d’Amarna, dans l’Egypte ancienne, témoignaient de leur importance. Gravées sur des tablettes d’argile en cunéiforme akkadien, ces lettres ont conservé la correspondance entre les pharaons et les autres grands souverains. "Ce qui m’a beaucoup frappé, confie Paul Brummell, c’est la place centrale qu’occupent les cadeaux diplomatiques dans ces documents".Faire le bon cadeau
Mais qu’est-ce qu’un cadeau réussi ? Selon le spécialiste, la capacité à susciter de l’émerveillement prédomine : "historiquement, ceux qui offrent des cadeaux diplomatiques recherchent un effet 'waouh'". Raison pour laquelle les animaux exotiques sont parmi les cadeaux les plus prisés. A l’époque des grandes découvertes par exemple, les...
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07/06 - Quels scénarios pour le pétrole iranien ? Le décryptage du spécialiste Homayoun Falakshahi
Alors que le blocus du détroit d'Ormuz se poursuit, Homayoun Falakshahi, spécialiste du pétrole chez Kpler, décrypte pour L’Express la stratégie de résistance iranienne. Entre gestion pragmatique des stocks, manœuvres techniques sur les puits et effondrement programmé des revenus, Téhéran joue la montre de manière efficace et pourrait même bénéficier cet été d’un accord avec Donald Trump, ce dernier voulant calmer les prix du pétrole au moment où les Américains voyagent. Cependant, l'accalmie ne serait que temporaire.
L'Express : Le blocus d'Ormuz prive l'Iran de débouchés pour son pétrole. Ses capacités de stockage atteignent-elles une limite ?
Homayoun Falakshahi : L'Iran dispose encore de marges de manœuvre, et elles sont plus importantes qu'on ne le croit généralement. A partir de l'imagerie satellite qui permet d'estimer le remplissage des cuves grâce à leur ombre projetée au sol, on évalue le taux d'utilisation actuel des installations à environ 65 %. Il resterait donc théoriquement 35 % de capacité libre, soit quelque 40 millions de barils. Avec la production actuelle, cela représente trente à quarante jours de marge.
Mais ce chiffre doit être nuancé. Une partie de cet espace est inutilisable pour des raisons logistiques : certaines installations sont dédiées au condensat, ce pétrole très léger extrait conjointement au gaz naturel. Surtout, Téhéran ne cherchera pas à saturer ses cuves à 100 %. La stratégie adoptée consiste plutôt à réduire la production pour maintenir le taux de remplissage autour de 80...
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07/06 - Comment Mistral AI se met au service des armées : "Toutes les portes leur sont ouvertes"
Un café matinal, un passage par le bureau restauré de Georges Clemenceau et des échanges nourris autour des promesses de l’intelligence artificielle. Plus habitué à Bercy et à l’Elysée, Arthur Mensch, à la tête de Mistral AI, a ce 14 avril poussé la porte de l’Hôtel de Brienne, pour un rendez-vous avec Catherine Vautrin. Au menu des discussions avec la ministre des Armées, les enjeux de souveraineté technologique et d’autonomie stratégique, auxquels le jeune polytechnicien est désormais bien rodé. Un autre dossier au nom plus technique, dit "C2" dans le jargon militaire, s’est faufilé en haut de la pile : le commandement des opérations sur le champ de bataille, qui peut être assisté par intelligence artificielle. Car la licorne française connue à ses débuts pour son ChatGPT français, Le Chat, a dernièrement pris un nouveau cap : celui des forces armées et de la défense.La tournée des états-majors
Dans le prestigieux écrin du Carrousel du Louvre, à Paris, la figure de proue de la French Tech a profité le 28 mai de son premier grand sommet public pour ancrer plus fermement ce tournant. Un partenariat d’ampleur a été annoncé avec Airbus. Le géant européen de l’aéronautique mise sur l’entreprise désormais valorisée 12 milliards d’euros pour intégrer l’intelligence artificielle à ses avions commerciaux, hélicoptères mais aussi à ses activités spatiales et de défense. La prometteuse start-up a également scellé en janvier un accord avec le ministère des Armées, pour garantir la souveraineté et l’excellence technologique de la...
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06/06 - La guerre en Iran fait fondre les réserves pétrolières américaines à un niveau inédit depuis 2004
La guerre engagée par Donald Trump contre l’Iran commence à peser lourd sur les réserves énergétiques américaines. D’après les données du gouvernement américain relayées par le Financial Times le 5 juin, les stocks combinés de pétrole brut et de produits pétroliers ont reculé de 10,6 millions de barils la semaine dernière, pour tomber à 1,57 milliard de barils. Soit le niveau le plus bas depuis 2004.
Cette baisse intervient alors que Washington puise dans ses réserves pour tenter de limiter la hausse des prix, et augmente en parallèle la quantité de ses exportations dans l'espoir de compenser les perturbations de l'approvisionnement mondial provoquées par le conflit déclenché par l'administration Trump.
Répercussion de la fermeture quasi totale du détroit d’Ormuz — cet axe maritime stratégique situé entre l’Iran et Oman, par lequel transitait avant la guerre environ 20 % de l’approvisionnement pétrolier mondial — les exportations américaines sont ainsi passées de 4,4 à 5,8 millions de barils par jour en une semaine, selon l’Energy Information Administration (EIA). Un niveau supérieur à la production quotidienne de bien des pays membres de l’OPEP.Les États-Unis "fournisseurs de dernier recours"
Edward Hayden-Briffett, analyste chez The Officials, explique auprès du Financial Times que les États-Unis agissent désormais comme le "fournisseur de dernier recours" pour les marchés mondiaux, tout en avertissant que cette capacité n’était pas illimitée. Car cette situation alimente les craintes d’une nouvelle flambée...
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06/06 - Arménie : le Premier ministre joue sa survie politique lors d’un scrutin sous pression russe
Le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan affrontera ce dimanche 7 juin une élection législative cruciale, dans un contexte national tendu et de pressions politiques extérieures. Arrivé au pouvoir en 2018 à la suite d’un mouvement anticorruption, il se trouve désormais confronté à une opposition dominée par plusieurs forces pro-russes, tandis que son pays, encore marqué par la guerre et la perte du Haut-Karabakh en 2023, se trouve à un tournant politique majeur.
Partenaire politique et économique historique en perte d'influence en Arménie, la Russie a intensifié sa pression sur Erevan à l’approche du scrutin, combinant pressions politiques et chantage économique. Selon le New York Times, Moscou a d’ores et déjà imposé des restrictions sur plusieurs exportations arméniennes, comme certains produits agricoles, l’alcool et les eaux minérales, tout en menaçant de réduire l’accès de l’Arménie au gaz à prix préférentiel.
Selon les informations de TV5 Monde, la campagne électorale est également marquée par une importante vague de désinformation attribuée à des réseaux liés à la Russie. En mai, l’organisme NewsGuard a recensé au moins 31 contenus falsifiés en une semaine, usurpant l’identité de médias comme The Telegraph ou France 24 pour diffuser de fausses accusations visant Nikol Pashinyan, notamment sur des fraudes électorales ou des violences sexuelles présumées. Ces opérations s’inscriraient dans une campagne plus large baptisée "Matryoshka" ("poupée russe" en français), visant à discréditer le Premier ministre. Le...
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06/06 - Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau et l’art délicat de l’autorité
Une relation idyllique. Ce 18 novembre 2024, Jean-François Copé accueille le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau à Meaux pour vanter les mérites de sa police municipale. Les deux hommes partagent un déjeuner, lors duquel on ne parle pas que de lutte contre la délinquance. "Tu es une vraie bête politique !", glisse le Vendéen à l'ex-patron de l'UMP. En sortant de l'entrevue, Jean-François Copé confesse : "Je pense qu'il faut vraiment regarder Retailleau." Mieux, il lui apporte son soutien quelques semaines plus tard face à Laurent Wauquiez lors de l'élection interne de LR, l'abreuvant de conseils.
La lune de miel a pris fin. Dans un courrier daté du 27 mai, Bruno Retailleau exige du maire de Meaux qu'il "indique sans ambiguïté" son choix, entre "un engagement loyal envers [son] parti" ou "une démarche plus personnelle et distanciée". Déclarations publiques à l'appui, ll le soupçonne de préparer son ralliement à Edouard Philippe et de saper sa candidature à l'élection présidentielle sur fond d'ego mal placé. En retour, Jean-François Copé l'accuse d'accointances coupables avec le Rassemblement national (RN). Ce courrier ? "Des méthodes autoritaristes et brutales", cingle-t-il dans une missive, révélée par Le Figaro."Il faut rassembler au lieu d’exclure"
Jean-François Copé vaut-il une crise ? Bruno Retailleau a frappé malgré les avertissements. "Tu ne l’excluras pas. Ca va lui faire de la publicité et te faire passer pour le diviseur", l'a mis en garde un confident. "Ca va le valoriser", l'a prévenu un...
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06/06 - Adhésion de l’Ukraine à l’UE : le feu vert historique de la Hongrie, qui refuse toutefois d’accélérer la procédure
Le jour est historique pour l'Ukraine comme pour la Hongrie. Le 3 juin, la Hongrie a mis fin à son opposition de longue date à l’ouverture de négociations officielles entre l’Union européenne et l’Ukraine en vue d’une future adhésion. Une évolution notable pour Kiev, qui voit dans l’intégration européenne une étape essentielle pour se protéger durablement de la Russie et consolider son avenir démocratique.
Cette levée de veto, intervenue après des années de blocage, a permis à l’Ukraine de franchir une nouvelle étape : mardi, les États membres ont donné un feu vert préliminaire à l’ouverture officielle des premiers chapitres de négociations d’adhésion pour l’Ukraine, ainsi que pour la Moldavie. Une étape hautement symbolique, attendue par Volodymyr Zelensky depuis décembre 2023, date à laquelle un premier vote avait été bloqué par la Hongrie.Fin du blocage avec le départ de Viktor Orban
Ce changement intervient dans le contexte d’une transition politique à Budapest en mai dernier, après le départ de l’ancien dirigeant nationaliste et proche de Moscou Viktor Orban, qui avait bloqué à plusieurs reprises le processus d’adhésion ukrainien. Malgré cette inflexion, son successeur pro-européen Péter Magyar a immédiatement indiqué que la Hongrie ne soutiendrait pas une procédure accélérée réclamée par le président ukrainien Volodymyr Zelensky, estimant que l’adhésion à l’UE nécessite des réformes profondes sur plusieurs années. "Le processus d’adhésion de notre pays a lui aussi duré plus de dix ans", a-t-il rappelé dans...
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06/06 - Intuitions politiques, piques assassines et ancrage corrézien : Bernadette Chirac au fil de L’Express
Comme le soulignait notre article de couverture sur "Les secrets des Chirac" publié en 2005 : "Le personnage principal du clan, c’est en fait… Bernadette. Elle que l’on cachait après 1995 bouscule désormais, les lignes de la communication élyséenne et familiale." Celle qui avait alerté sur les dangers de la dissolution en 1997 et la montée du vote Le Pen en 2002 ne manquait pas de franc-parler et avait su trouver sa place dans la vie publique après avoir longtemps servi, dans l'ombre, l'ambition politique de son mari. Plongée dans nos archives.Les piques qui font mouche
"Quoi de neuf chez Chirac depuis 2001 ? Sa femme. Elle est le contraire de son image. L’opposé de son apparence. Elle le sait et elle en joue. On la croit coincée ? Elle est capable d’un humour corrosif. 'Eh bien ! avec ça, vous n’êtes pas fauché', lance-t-elle en 1997 au maire de Saint-Pétersbourg, qui se réjouit devant elle et le président d’une prochaine visite d’Alain Juppé, qu’elle goûte peu.
Bonjour, monsieur le Stratège
Bernadette Chirac
'Bonjour, monsieur le Stratège', envoie-t-elle de même, au lendemain de la dissolution ratée, à Dominique de Villepin, qu’elle n’aime pas et surnommera 'Néron'. En 1999, le couple Chirac, en vacances à l’île Maurice, dîne avec deux parlementaires. 'J’ai déjà commandé', prévient le chef de l’Etat. L’un des élus plaisante : 'Vous êtes toujours aussi autoritaire, monsieur le Président !' C’est alors que se fait entendre la voix de Bernadette Chirac : 'J’aimerais bien qu’il soit aussi autoritaire avec son...
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06/06 - Mort de Bernadette Chirac, dernière première dame d’un siècle révolu
Ce n'est pas si facile, mourir. Bernadette Chirac n'avait plus goût à grand-chose depuis la disparition de sa fille aînée, Laurence, en avril 2016. Elle était l'ombre d'elle-même depuis le décès de son époux, Jacques, en septembre 2019. Mais elle s'est accrochée à la vie avec l'obstination qui l'a portée depuis l'enfance. Jusqu'à l'ultime seconde, malgré l'obscurité qui gagnait chaque jour, Bernadette Chirac a lutté.
Elle naît Chodron de Courcel au printemps 1933, dans une famille bourgeoise qui ne manque ni de propriétés ni d'argent. La guerre ? La fillette la passe dans le château d'une tante maternelle, près de Gien. Plus tard, elle fréquente les institutions catholiques, et se prépare pour un beau mariage. "De la tenue en toutes circonstances", lui rappelle régulièrement sa mère, Marguerite. Chez les Chodron de Courcel, une jeune fille ne sort pas "en cheveux", elle se maquille avec discrétion et elle ne porte pas de pantalon.
Lorsqu'elle rencontre Jacques Chirac à Sciences Po, Bernadette est aussi timide et discrète qu'il est charmeur et séduisant. Trop heureuse d'avoir été choisie par ce camarade d'études au sourire de jeune premier, elle l'épouse, venant à bout de la résistance de ses parents, qui avaient prévu pour elle un parti mieux né et plus fortuné. La mariée rêve d'un mari haut fonctionnaire, à la carrière toute tracée. Elle comprend vite que si elle ne veut pas changer de mari, il lui faut changer de rêve : "Vous ratez tout et vous faites tout rater aux autres", lui lance-t-il un soir du...
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06/06 - Bernadette Chirac et son "look mémère" : méfiez-vous des apparences
"Est-ce que, vous aussi, vous trouvez que j'ai un look mémère ?" Ce jour-là, dans son bureau de l’Elysée, Bernadette Chirac a gardé ses lunettes teintées, malgré la pénombre qui s’est installée dans la pièce. Elle n’ignore rien de ce qu’on raconte d’elle. Non, ce n’est pas seulement les mauvaises langues qui, à l’extérieur du palais, s’en donnent à cœur joie pour moquer son allure, et davantage encore, son appartenance à une France d’un autre temps. Autour de son mari, elle le sait bien, certains ne se gênent pas pour critiquer la – mauvaise – image qu’elle renvoie et qui, forcément, nuira au président de la République.
"Est-ce que vous aussi vous trouvez que j'ai un look mémère ?" Que peut répondre un (jeune) journaliste à cette question posée par la première dame de France, qui n’était pas forcément d’un abord très facile. "Vous savez, je maîtrise très mal l’anglais." Elle a souri, et pas qu’un peu.Le contraire de son image
Ce jour-là, elle avait raconté le dimanche où son mari était devenu président. C'était le 7 mai 1995, à 19 h 30. Le maire de Paris s'est enfermé dans son bureau. Elle se trouve avec des proches dans le bureau de son collaborateur, Bernard Niquet. Dans un silence de mort, le chef de cabinet entre : "Le maire demande que Madame Chirac monte." Elle gravit le petit escalier Napoléon III en colimaçon pour rejoindre son mari. "Ça y est, je crois que je suis élu", lui annonce-t-il. "Le moment était d'une intensité exceptionnelle. C'est comme une femme qui accouche, on ne se souvient pas des traits du visage,...
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06/06 - Voitures électriques, la révolution avortée : comment l’Europe s’est sabordée face à la Chine
Bruxelles, 10 décembre 2025. Réunion au sommet entre deux Allemands. L'un, Manfred Weber, préside le premier groupe du Parlement européen, le puissant Parti populaire européen (PPE), doté de 188 sièges. L'autre, Ursula von der Leyen, tient d’une main de fer la Commission européenne. Il leur faut, ce soir-là, trouver un compromis sur un sujet épineux : l’interdiction, à partir de 2035, de la vente de véhicules neufs à moteur thermique. La discussion s’éternise sur des détails mais Manfred Weber finit par obtenir gain de cause sur l’essentiel : en échange de quelques compensations, la Commission accepte de passer d’un objectif de 100 % de voitures électriques vendues en 2035 à 90 %.
L’annonce doit être faite dans quelques jours mais Weber ronge son frein. Le lendemain, le Bavarois ne peut s’empêcher de transmettre l’information au Bild, un grand quotidien allemand, qui titre : "L’industrie automobile peut enfin souffler". "Que Weber lui grille la priorité a été assez peu apprécié", glisse un ponte du PPE, qui manie l’art de la litote. Et malheur à ceux qui parleraient de "recul", de "volte-face" ou de "revirement" ; à Bruxelles, on préfère parler d’"ajustement". Mais, dans les faits, Von der Leyen renonce à l’un des principaux marqueurs de son premier mandat ; "VDL", comme beaucoup la surnomment dans les instances de l’UE, détricote son propre héritage. L’Europe fait du "stop and go" ; la Chine, pendant ce temps, avance à toute vitesse, pied au plancher.
26 mai 2026. La Coupe du monde de football pointe le bout...
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06/06 - La fin de l’unanimité républicaine ? Donald Trump confronté à une fronde inédite dans son propre camp
Après avoir longtemps profité d’un soutien quasi indéfectible dans les rangs républicains, Donald Trump semble faire face — pour la première fois de son histoire politique — à un solide vent de fronde au sein de son propre camp. Et ce sont les priorités politiques mises en avant par Donald Trump qui consolident, semaine après semaine, la résistance au sein du parti conservateur, dont certains membres remettent désormais en cause de manière frontale le leadership du président américain.
Ces tensions interviennent alors que sa popularité s’effrite. Mardi 2 juin, l’agrégateur Silver Bulletin lui a attribué un taux de désapprobation de 57,6 %, soit un solde d'opinion négatif de 19,1 points. Si la majorité des élus républicains continuent de soutenir son programme sur l'immigration, les baisses d'impôts ou la politique étrangère, plusieurs dossiers poussés par Donald Trump ont révélé des fractures inédites au sein de la majorité.Le fric, c’est chic
Au cœur de la discorde, plusieurs projets jugés "coûteux" et "inutiles". Le cas le plus emblématique concerne un fonds fédéral de 1,8 milliard de dollars surnommé "fonds contre l'instrumentalisation de l'État". Ce mécanisme a été créé dans le cadre d'un accord conclu entre le département de la Justice et Donald Trump après l'abandon par ce dernier d'une plainte de 10 milliards de dollars visant l'administration fiscale américaine. Il est censé permettre à toute personne s'estimant victime d'une utilisation abusive des institutions fédérales de demander une indemnisation ou des...
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06/06 - Mort de Bernadette Chirac, une femme de devoir et de conquête
L'une des figures majeures de la scène politique de ces dernières décennies s'est éteinte. Bernadette Chirac est morte à l'âge de 93 ans, a annoncé sa fille Claude Chirac à l'Agence France Presse ce samedi 6 juin. Affaiblie par la maladie depuis quelques années, ses apparitions publiques s'étaient faites de plus en plus rares.
Après plusieurs mois d'absence, elle était réapparue en fauteuil roulant en juin 2018, à l'occasion de l'inauguration de la première rue "Jacques et Bernadette Chirac", à Brive-la-Gaillarde en Corrèze. La même année, elle avait été contrainte de se mettre en retrait de son emblématique opération pièces jaunes, avant de démissionner de son poste au conseil d'administration du groupe LVMH en 2019.
Sa vie, Bernadette Chirac l'aura consacrée à la conquête du pouvoir. Celle de son mari Jacques Chirac, président de la République de mai 1995 à mai 2007, mais aussi la sienne, elle qui fut conseillère générale de Corrèze entre 1979 et 2015 et adjointe au maire de Sarran depuis 1979.Sa rencontre avec Jacques Chirac
Née Chodron de Courcel à Paris le 18 mai 1933, Bernadette Chirac est l'aînée d'une famille bourgeoise de trois enfants. Élevée chez les soeurs dominicaines, elle reçoit une éducation catholique stricte, et suit une scolarité sans faux pas, avant de décrocher son baccalauréat à l'École normale catholique en 1950. La même année, elle décroche l'examen d'entrée de l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po), qu'elle intègre un an plus tard.
C'est lors de cette formation que...
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06/06 - Un week-end à Porquerolles : le grand bain pop à la Villa Carmignac
A Porquerolles, l’arrivée fait déjà partie de l’expérience. Après quinze minutes de traversée depuis Hyères, dans le Var, l’île impose son rythme : pas de voitures ou presque, des pins tordus par le mistral, une lumière blanche qui écrase les chemins de sable. Au bout de l’un deux surgit la Villa Carmignac, écrin d’art ouvert en 2018 par la fondation du même nom, au cœur d’un domaine de plusieurs hectares. C’est ici que se déploie tout l’été Sea, Pop & Sun, une exposition solaire et subtilement mélancolique qui transforme l'endroit en capsule hédoniste des années 1960 et 1970. Fondée en 2000 par le collectionneur et entrepreneur Edouard Carmignac, aujourd’hui dirigée par son fils Charles, la fondation privée, connue notamment pour son prix du photojournalisme d’investigation, s’appuie également sur un fonds de plus de 300 pièces majeures de l’art moderne et contemporain. Le pop art y occupe une place centrale, avec des figures comme Andy Warhol, Roy Lichtenstein, Keith Haring ou Jean-Michel Basquiat, dans un dialogue permanent entre culture populaire, politique et critique sociale. Roy Lichtenstein, "Crying Girl", 1964.
Cette identité artistique irrigue pleinement Sea, Pop & Sun, dont le titre claque comme un refrain de Gainsbourg, clin d’œil assumé au tube sulfureux d’une époque où les congés devenaient un art de vivre et les plages du Sud, des territoires de liberté. A Porquerolles, le pop art quitte les grandes métropoles américaines pour se gorger de bleu azur, de crème solaire, de fantasmes...
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06/06 - Newcleo, la start-up franco-italienne qui fait le pari du nucléaire durable
Un dernier virage au bout d’une route sinueuse à flanc de colline, et la structure imposante de la centrale nucléaire de Brasimone se découpe au-dessus d’un lac artificiel aux eaux turquoise. Dans les années 2000, ce site reculé du nord de l’Italie devait servir à la recherche sur les combustibles. Tout était prêt, avant que le destin n'en décide autrement. Le 13 juin 2011, l’Italie votait, par référendum, sa sortie du nucléaire, quelques mois après l’accident de Fukushima. Le début d’un long hiver pour la filière.
Qunize ans après, le dégel s'opère enfin. L’Italie - comme la France - redécouvre les vertus de l’atome. A l'intérieur de la centrale de Brasimone, les ouvriers et les ingénieurs s’activent sans relâche. Newcleo, une start-up franco-italienne créée par l’entrepreneur à succès Stefano Buono, en a fait un centre de recherche pour ses futurs réacteurs refroidis au plomb, des machines de 4e génération que le groupe espère vendre par dizaines aux quatre coins de l’Europe. Un calendrier ambitieux
Dans le hangar principal, la construction d’un "précurseur", un modèle de taille réduite alimenté à l'électricité - et non au combustible nucléaire - avance à grand pas. Prévu pour être mis en service avant la fin de l'année, il vise à démontrer la faisabilité du projet.
Essentiellement portée par des capitaux privés - 650 millions d'euros levés en Europe et une cotation imminente au Nasdaq -, Newcleo veut aller vite : livraison en 2032 d’une usine de fabrication de combustible Mox sur mesure à proximité de...
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06/06 - "Ghost Stories" de Siri Hustvedt, le portrait du fantôme Paul Auster
"Ce livre est une sorte de journal, et comme de nombreux journaux ; probablement tous, il est plein de trous, une géographie du dire et du ne pas dire", écrit Siri Hustvedt dès les premières pages de son bouleversant Ghost Stories. Le 30 avril 2024, son mari depuis quarante-trois ans, Paul Auster, l’auteur new-yorkais de Moon Palace et de Trilogie new-yorkaise, est mort à 77 ans, emporté par un "cancer des poumons non à petites cellules". Le jour de son enterrement, alors que leurs amis et leur famille sont réunis dans l’appartement, où ils travaillaient chacun à un étage, l’écrivaine d’origine norvégienne s’allonge. Dans la chambre à coucher, la veuve sent alors sa "présence invisible". "Paul me dit qu’il désire être un revenant. Il veut revenir pour voir comment je m’y prends, ce que j’écris", "le seul moment Lazare de mon existence", constate-t-elle, "je vis dans une maison hantée, habitée par le fantôme de ce 'nous' que Paul et moi avons formé ensemble."
Il ne reviendra plus la visiter, mais il lui arrive de sentir encore flotter l’odeur de ses cigares Schimmelpenninck, bien qu’il ait arrêté de fumer neuf ans auparavant. Le couple conservait dans des boîtes bouts de papiers, cartes, fax, lettres, photographies. Matériau auquel elle ajoute les entrées de son journal, les trente-cinq pages que Paul écrivit à son petit-fils à naître, Miles, l’enfant de leur fille, la musicienne Sophie, et les douze mails "de Cancerland", ces comptes-rendus de la maladie et des traitements ravageurs, qu’elle adressait à...
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06/06 - Andy Burnham, le maire qui veut remplacer Keir Starmer : son vrai bilan à Manchester
Sous les lumières tamisées du Soho House, très select club mancunien, Andy Burnham accueillait, fin mars, une poignée de représentants d’entreprises françaises. Lunettes rectangulaires et t-shirt noir sous sa veste, le maire déroulait son pitch habituel : "Manchester est au cœur de l'attention actuelle, c'est la région la plus dynamique du Royaume-Uni". La course pour la circonscription de Makerfield n’était pas encore lancée, mais le "King of the North" aiguisait déjà ses arguments. Lors de cette législative partielle, prévue le 18 juin, son rival majeur sera issu du parti d'extrême droite, Reform UK. Une victoire lui ouvrirait les portes de Westminster. Avec en ligne de mire, le poste de Premier ministre de Keir Starmer, affaibli par une crise interne.
Travailliste depuis ses 15 ans, Andy Burnham n'en est pas moins un outsider. Après des débuts au sein du "New Labour" sous Tony Blair puis Gordon Brown, partisan d'une décentralisation accrue, il prend ses distances avec Londres. A la tête du Grand Manchester depuis 2017, il ambitionne d'appliquer le "Manchesterisme" à l'ensemble du pays. Dans les colonnes du Times, il fustigeait récemment "quarante ans de néolibéralisme", appelant à "un contrôle public plus fort" des transports, de l’énergie et du logement.Une renaissance avant l'ère Burnham
Il est vrai que l'ex-capitale du textile s'est transformée. Sinistrée par la désindustrialisation des années 1980, elle s'est gentrifiée. Ses bâtisses victoriennes côtoient tours de bureaux et coffee-shops...
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06/06 - Luke McGee : "Sur l’Europe, Donald Trump ne dit pas que des absurdités"
L’orage gronde au-dessus des relations transatlantiques. Depuis le retour de son champion à la Maison-Blanche, l’Amérique Maga ne ménage pas ses alliés européens, entre humiliation de Volodymyr Zelensky dans le bureau Ovale et discours accusateur de J.D. Vance à Munich. Un divorce définitivement consommé ? C’est ce que semblent craindre de plus en plus d’Européens. A commencer par le chancelier allemand Friedrich Merz, pourtant réputé pour son atlantisme, qui a fait du renforcement de l’Europe une "priorité absolue" afin de "parvenir à l’indépendance vis-à-vis des États-Unis". Mais pour le journaliste britannique Luke McGee, spécialiste des questions de défense et lauréat d’un Emmy Award, les Européens ne pourront pas se libérer de leur dépendance à l’égard de Washington d’un simple claquement de doigts. Celui-ci se montre néanmoins optimiste quant à la capacité du Vieux Continent à garantir son indépendance sécuritaire, pointant "des signes" encourageants. Entretien.
L’Express : Depuis le début de son second mandat, Donald Trump s’est parfois montré très dur avec les alliés historiques des États-Unis, comme l’Europe, tandis qu’il semble plus conciliant avec certains dirigeants de régimes autoritaires. Comment l’expliquez-vous ?
Luke McGee : Donald Trump a toujours eu une vision plus indulgente des dirigeants autoritaires que celle que l’on est en droit d’attendre d’un président américain. Dès son premier mandat, on l’a vu aux côtés du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, et il a accueilli à plusieurs reprises des...
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06/06 - Entre l’Iran et les Etats-Unis, les coulisses du "canal suisse" racontées par un ex-ambassadeur : "Il fallait rester discret..."
Dans le jargon diplomatique, la Suisse est souvent présentée comme le "postier" des Etats-Unis et de l’Iran. La raison ? Les deux pays, qui n’ont plus de relations diplomatiques, ont indirectement échangé depuis 1979 par le biais de l’ambassade de Suisse à Téhéran qui possède un "mandat de puissance protectrice" pour le compte des Américains. C’est grâce à ce canal privilégié que Washington peut faire passer des messages à ses homologues iraniens, et vice versa. En mars dernier, Berne a annoncé la fermeture temporaire de son ambassade à Téhéran en raison de la guerre au Moyen-Orient. Toutefois, "dans le cadre de ses bons offices, la Suisse continuera à maintenir une ligne de communication ouverte entre les Etats-Unis et l'Iran, en consultation avec les deux pays", a précisé le ministère des Affaires étrangères.
Tim Guldimann, ambassadeur suisse en Iran entre 1999 et 2004, a été l’un de ces fameux "postiers". Des tractations secrètes aux négociations nucléaires, il a observé de près les moments clés de la relation entre Washington et Téhéran. Fin connaisseur des rouages diplomatiques iraniens, son décryptage pour L’Express éclaire les pourparlers actuels avec Donald Trump. Entretien.L'ex-ambassadeur Tim Guldimann.
L'Express : Quel était le rôle de la Suisse avec son "mandat de puissance protectrice" ?
Tim Guldimann : Utiliser la représentation des intérêts offerte par la Suisse constitue un mécanisme de communication entre deux Etats ayant rompu leurs relations diplomatiques et consulaires. La dimension...
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06/06 - Pour devenir souveraine, l’Europe doit apprendre l’anglais : les leçons de Dave Keating
Pourquoi les dirigeants européens sont-ils soumis aux Etats-Unis ? Pourquoi acceptent-ils avec le sourire des diktats commerciaux léonins ? Pourquoi se prosternent-ils devant un président Donald Trump méprisant et prédateur ? Et surtout, comment les citoyens ordinaires tolèrent-ils une telle servitude ? C’est que la plupart d’entre eux ne s’en rendent même pas compte, explique le journaliste américain Dave Keating dans un nouveau livre (Le continent captif, Éditions des Équateurs, 21 €). Car l’Amérique a une arme secrète : son soft power, c’est-à-dire sa domination culturelle.
Si l’Europe est devenue un "protectorat américain" comme l’écrit le journaliste qui suit depuis 20 ans les affaires européennes à Bruxelles, ce n’est pas seulement une affaire de domination économique et militaire. C’est d’abord parce que les Européens sont biberonnés depuis des décennies au cinéma américain, à la télévision américaine, à la musique américaine, aux séries américaines, et désormais à la technologie américaine et aux réseaux sociaux américains.
Pour Keating, l’appartenance à un espace culturel commun crée une dépendance psychologique, instrumentalisée par une Amérique de plus en plus autoritaire qui entend empêcher l’émergence d’une Europe unie et qui s’appuie pour cela sur les forces souverainistes et eurosceptiques. Plus que tout autre facteur géopolitique, "c’est cette domination culturelle qui explique pourquoi, en 2025, l’opinion publique européenne a si bien accepté la décision de ses dirigeants de céder aux menaces et au chantage...
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05/06 - Anthropic sonne l’alarme : l’IA pourrait bientôt évoluer sans supervision humaine
Le scénario dans lequel la technologie prend le dessus sur l'humain peut-il devenir réalité ? C'est en tout cas une hypothèse envisageable pour Anthropic, l'entreprise américaine d'intelligence artificielle qui développe les modèles Claude. Elle affirme, dans une note publiée jeudi 4 juin, que l'IA pourrait bientôt progresser sans intervention humaine.
La capacité de l'IA à accomplir des tâches de manière autonome double environ tous les quatre mois, selon l'entreprise, avertissant qu'à terme la société ne pourrait plus gérer les risques aussi vite que les progrès technologiques. Elle a ainsi appelé à faire une pause dans le développement de l'intelligence artificielle afin de "faire face à ses immenses implications".Auto-amélioration de l'IA
"Nous n'en sommes pas encore là, et l'auto-amélioration de l'IA n'est pas inévitable" ont tenté de rassurer Jack Clark, cofondateur d'Anthropic et Marina Favaro, directrice de l'Anthropic Institute, dans cette note. "Mais elle pourrait survenir plus tôt que la plupart des institutions ne le prévoient" ajoutent-ils.
À mesure que les systèmes d'IA avancés deviennent plus performants, la crainte qu'ils échappent au contrôle humain et causent des dommages à la société s'est accrue. La réglementation a tardé à se mettre en place, notamment aux États-Unis où se trouvent la plupart des laboratoires d'IA de pointe.
Des chercheurs ont déjà plaidé pour une pause, mais sans grand succès. Elon Musk, propriétaire du laboratoire xAI, figurait parmi les soutiens d'une initiative lancée...
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05/06 - Affaire Lyhanna, violences après PSG-Arsenal... L’impuissance du verbe, le poids du bilan
Combien d'indignations forgent une impuissance ? Combien de dysfonctionnements établissent un bilan ? Après la découverte d'un corps inanimé dans le Gers ce jeudi, celui de la jeune Lyhanna disparue depuis le 29 mai, le ministre de la Justice Gérald Darmanin s'est empressé, à raison, de prendre la parole pour condamner avec force les multiples défaillances du système judiciaire dans cette funeste affaire : "Nous sommes tous terrifiés par ce dysfonctionnement qui est révélateur du fait que l’on ne prend pas au sérieux la parole de l’enfant. [...] On a de quoi s’interroger sur notre responsabilité collective."
Une sortie empreinte d'une gravité et surtout d'une lucidité bienvenues mais qui, revers de la médaille, engendre une impression d'inaction, d'absence de résultats, chez ceux qui l'ont écoutée : après près de dix années au pouvoir, le gouvernement en est encore à déplorer d'immenses "trous dans la raquette", comme l'a dit le porte-parole de la Chancellerie Sacha Straub-Kahn.
Ce vendredi 5 juin, le président de la République s'est lui aussi exprimé sur cette effroyable disparition. "Il est clair qu’il y a un dysfonctionnement. Nous ne pouvons pas ne pas voir que des failles se sont révélées, il faut maintenant les clarifier [...] Les choses ne se sont pas passées comme elles auraient dû se passer, c’est une évidence, et c’est inacceptable." Le voici contraint de se justifier : "Depuis 2017, j'invite chacun à regarder les moyens qui ont été mis dans la gendarmerie, la justice..."
À qui la faute ? C'est en...
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05/06 - Ventes de livres : le pape Léon XIV, plus fort que les best-sellers !
Voir le pape Léon XIV en tête des ventes d’essais peut faire bizarre aux observateurs qui s’étaient habitués à y trouver Gisèle Pelicot. Rappelons que les papes exercent encore une autorité morale sur bon nombre de nos contemporains. Au cours de son pontificat, le pape François avait publié quatre encycliques. La plus marquante, Laudato si (2015), avait flirté avec les 100 000 exemplaires. Un an avant sa mort, il avait également publié un manifeste remarqué, Louée soit la lecture, où il insistait à juste titre sur le rôle de la littérature dans la formation intellectuelle, spirituelle et humaine. Pour sa première encyclique, Magnifique humanité*, Léon XIV a choisi un sujet porteur : l’IA. "La magnifique humanité créée par Dieu se trouve aujourd’hui face à un choix décisif : ériger une nouvelle tour de Babel ou bâtir la cité où Dieu et l’humanité habitent ensemble", écrit-il en préambule. Qu’elle fascine ou qu’elle terrifie, l’IA est un sujet qui intéresse les lecteurs, si l’on en croit notre classement des essais : Laurent Alexandre y est 7e avec Vivre 1 000 ans. Quand l’IA règne et la mort recule : rêve ou cauchemar ? (Buchet-Chastel), Bruno Patino 15e avec Le Temps de l’obsolescence humaine (Grasset). A la matinale de France Inter, jeudi, on a pu entendre cette réflexion intéressante de Gilles Gressani, le fondateur du Grand Continent : "Ce qui est en train de se jouer aujourd’hui n’est pas une course technologique mais une course anthropologique. Ce que propose la tech, c’est une nouvelle vision du futur, du...
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05/06 - Visas russes : onze pays européens réclament un durcissement des règles Schengen
"Plus de week-ends shopping", a martelé le ministre suédois des Migrations, Johan Forssell, avant le Conseil "Justice et affaires intérieures" de l’Union européenne (UE), jeudi 4 juin. A l’approche de l’été, le ton monte contre les visas russes délivrés en Europe. Onze pays européens, dont la Suède, la République tchèque, le Danemark, la Finlande, les pays baltes, la Pologne, les Pays-Bas, la Norvège et l’Islande, ont interpellé, dans une lettre, les dirigeants de l’UE. Ils réclament un durcissement des conditions d'attribution des visas dans l’espace Schengen pour les touristes russes.
Adressée à la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, et au commissaire à la Migration, Magnus Brunner, la lettre de la coalition à l’initiative de la Suède, déplore un double discours face à l’invasion russe en Ukraine. D’un côté, l’UE s’efforce d’isoler et de sanctionner Moscou, rappelant inlassablement son soutien à Kiev. De l’autre, elle laisse de plus en plus de touristes russes profiter du cadre de vie européen. Environ 477 000 visas touristiques ont été fournis à des personnes russes dans l’espace Schengen en 2025, selon Euractiv. Un chiffre en augmentation par rapport à 2024.
"Il est profondément troublant de voir un nombre croissant de touristes russes profiter de voyages d’agrément sur les plages et dans les stations balnéaires européennes alors que des missiles et des drones continuent de frapper des civils et des infrastructures civiles en Ukraine", expriment les pays signataires dans cette lettre, consultée par...
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05/06 - Otan : les États-Unis préparent une réduction majeure de leurs capacités militaires
C'est une étape de plus de franchie dans le désengagement des Etats-Unis au sein de l'Otan. Washington a présenté aux autres membres de l'alliance des propositions détaillées visant à réduire les capacités militaires qu'ils allouent à la force de réaction rapide. Une annonce qui suscite des inquiétudes devant la menace russe et mérite certains éclaircissements, selon les alliés européens.
La force de réaction rapide de l'Otan correspond à l'ensemble des soldats et équipements de l'alliance pouvant être déployée en dix jours pour répondre à une crise, selon plusieurs sources au fait du sujet, interrogées par le Financial Times. Dans un article publié mercredi soir, le quotidien allemand Die Welt donne quelques exemples des matériels qui seraient visés : parmi eux, l'un des deux groupes aéronavals américains actuellement affectés à l'Otan et tous les sous-marins capables de lancer des missiles de croisière tels que les Tomahawks. Sont aussi visés les équipements aériens : le nombre d'avions de chasse américains F-16 et F-15E affectés à l'Otan passerait par exemple de 153 à 99.
Ces annonces sont loin d'être un cas isolé. Depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025, Donald Trump ne fait pas mystère de sa volonté de réduire la présence militaire américaine en Europe, pour se recentrer, entre autres, sur l'Asie et le Pacifique. Pas plus tard que le mois dernier, Washington a annoncé son intention de retirer 5 000 soldats américains d'Allemagne et d'annuler le déploiement d'un bataillon de tirs à longue portée...
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05/06 - "Remigration" : la percée d’un concept venu des marges de l’extrême droite
15 novembre 2014, à deux pas de la tour Eiffel. Quelques centaines de personnes, costumes ajustés, le cheveu coupé ras, se pressent en direction d’une salle en sous-sol, dans le XVe arrondissement de Paris. La crème de la crème de l’extrême droite française s’est donné rendez-vous pour assister aux "Assises de la remigration", organisées par le Bloc identitaire, un parti groupusculaire obsédé par la défense de la civilisation blanche occidentale contre un supposé "grand remplacement" de la population européenne. Une tribune accueille les neuf intervenants. Sous le pupitre, inscrit en lettres noires : "Du grand remplacement au grand retour". L’idée de cette réunion : faire connaître et populariser le nouveau concept de l’extrême droite groupusculaire, la "remigration". Le mot ne figure pas dans le dictionnaire. Concrètement, il s’agit d’organiser le retour massif d’étrangers et de descendants d’étrangers extra-européens, et considérés comme "non assimilés", dans leurs pays d’origine - y compris des citoyens ayant la double nationalité.
Le casting des orateurs est sélectionné avec soin. Parmi eux, Renaud Camus, écrivain à l’origine du concept raciste de "grand remplacement", Damien Rieu, porte-parole de Génération identitaire (qui sera dissous en 2021 pour provocation à la haine et à la discrimination raciale), Jacques Bompard, maire d’Orange et vieux routier de l’extrême droite, Guillaume Faye, auteur phare de la Nouvelle droite et défenseur de l’idée selon laquelle toute société "multiculturelle" serait...
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05/06 - "Le fan, le vrai, est presque toujours un spectateur engagé" : la Coupe du monde de foot vue par Raymond Aron
J'appartiens au nombre des centaines de millions de téléspectateurs disposés à veiller tard dans la nuit pour suivre sur le petit écran un match de la Coupe du monde entre la République fédérale d'Allemagne et le Brésil. Si je me risque à quelques commentaires sur les fans du football, c'est que je suis l'un d'eux ; fan de rugby tout autant que de football, mais le rugby n'atteint pas à la diffusion mondiale ; même en France. Il franchit malaisément la Loire. Pourquoi le rugby, en dehors des pays britanniques, n'a-t-il vraiment converti que le midi de la France ? Pourquoi le football, lui, ne se heurte-t-il à aucun obstacle, qu'il s'agisse de climat, de régime politique, de religion (une exception : les Etats-Unis) ? Le croyant ne peut rien contre l'hérétique
Tous les lecteurs connaissent une réponse : faire passer un ballon à travers un espace limité par trois montants, y a-t-il un objectif plus simple, un jeu plus proche de ceux que pratiquèrent nos ancêtres, il y a des milliers d'années ? Jeu simple et aux variations indéfinies, inépuisables. Les mains sont interdites d'action, sauf pour un des onze joueurs de l'équipe ; la tête rivalise avec les pieds. L'artifice se combine avec la banalité de l'exercice et l'enrichit. Qui a oublié la "tête d'or" de l'équipe hongroise, Kocsis, qui aurait dû gagner la Coupe du monde en 1954 et qui, après la révolution de 1956, fit les beaux jours de Barcelone ?
"Qu'ils jouent au ballon, ces gaillards, puisqu'ils aiment cela, mais pourquoi s'abrutir en les regardant...
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05/06 - Albanie : les projets immobiliers de la famille Trump enflamment le pays
Le projet de station balnéaire de luxe d'Ivanka Trump, la fille du président américain, et de son mari Jared Kushner électrise l'Albanie. Ils sont des milliers à être descendus dans les rues ces derniers jours pour dénoncer le chantier colossal qui s'apprête à débuter sur une partie préservée du littoral du pays. Leur objectif est simple : empêcher la construction de ce complexe, pointé du doigt pour ses effets sur l'environnement et la biodiversité. Mais aussi dénoncer le manque de transparence des autorités... Ce qui pourrait compromettre les efforts de l'Albanie pour adhérer à l'UE.
Les manifestations ont débuté dimanche dans la capitale, Tirana, et d'autres sont prévues dans le sud du pays, où les travaux préparatoires d'un complexe à 1,6 milliard de dollars ont récemment commencé dans une zone considérée comme l'une des plus sensibles de la Méditerranée sur le plan environnemental. Le projet comprend deux volets : un développement hôtelier en bord de mer sur la côte Adriatique et un autre complexe sur Sazan Island, une île inhabitée voisine.
Dans une interview publiée le même jour, Ivanka Trump a décrit ce projet comme "l'aboutissement de toute son expérience dans l'immobilier". Elle a expliqué qu'elle et son mari Jared Kushner avaient découvert l'île lors d'une excursion en bateau avec des amis et étaient "tombés sous le charme" de sa beauté naturelle.Inquiétudes environnementales
Mais les opposants au projet affirment que celui-ci viendrait détruire l'un des espaces côtiers les plus préservés de la...
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05/06 - Roumanie : un drone naval explose dans le port de Constanta
Un drone naval de modèle identique à ceux utilisés dans le cadre de la guerre en Ukraine a explosé sans faire de victime ce vendredi 5 juin près d'un terminal pétrolier à Constanta, port de Roumanie sur la mer Noire, a déclaré le ministère roumain de la Défense.
Le port a été évacué et les habitants des zones proches du littoral ont été invités à se mettre à l'abri tandis que deux hélicoptères surveillaient le secteur à la recherche d'autres drones éventuels, a dit Raed Arafat, vice-ministre roumain de l'Intérieur. "Nous savons désormais qu'il y a un risque d'auto-explosion, nous avons ordonné (...) l'évacuation au cas où il y ait d'autres drones", a-t-il déclaré. "Nous ne paniquons pas, ces mesures sont purement préventives."
L'Ukraine a informé la Roumanie que le drone maritime qui a explosé faisait partie d'un groupe de cinq, a de son côté déclaré le préfet du comté de Constata, Adrian Teodor Picoiu, cité par le site d'information www.g4media.ro. Il a ajouté qu'un drone avait explosé à Constanta, un autre en Ukraine, et que les recherches se poursuivaient pour retrouver les trois autres, selon le site web. Citant des sources anonymes, le site d'information Digi24 avait un peu plus tôt rapporté que trois autres drones maritimes avaient été découverts sur la côte roumaine.Déjà un incident une semaine plus tôt
Réagissant sur X, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a estimé que la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine devenait une menace pour tous les pays situés à la frontière...
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05/06 - Comment ne pas subir l’essor de l’IA en Europe ? Les recommandations stimulantes de 450 experts
Tout le monde a un avis sur l'IA. Et surtout, encore beaucoup de questions. Près de quatre ans après l'irruption de ChatGPT, à l'heure des agents autonomes, certaines donnent le vertige : la technologie va-t-elle absorber nos emplois ? Est-elle une force de productivité sans équivalent dans l'histoire humaine ? Ne risque-t-elle pas, au fond, de nous rendre aussi accros qu'idiots, à mesure qu'on lui délègue des tâches ? Face à l'abîme, il est parfois utile de se projeter de manière rationnelle.
C'est le pari d'une étude venant de paraître, "Révolution des technologies de l'intelligence artificielle à l'horizon 2035", menée par l'Institut européen Jacques Delors en partenariat avec le CRiP, un club fédérant seize mille directeurs informatiques (DSI) français, et que L'Express a pu consulter en intégralité. Sa force est dans son panel. L’analyse s’appuie sur les retours de plus de 450 experts : des chercheurs universitaires, grands patrons, représentants d'administrations publiques, directeurs d'ONG, en France, en Europe, et à l'international. Des voix complétées par celles d’une quarantaine de DSI du CRiP, au premier rang de la mise en place de l'IA en entreprise.
Le rapport balaye de nombreuses thématiques traversées par l'IA, de la souveraineté à la démocratie et l'environnement. L'élément saillant touche à deux risques majeurs dans les dix prochaines années : le chômage de masse et ses conséquences économiques et sociales, ainsi que la perte de contrôle, liée à l'autonomie croissante des machines. Sur ces...
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05/06 - Puces : la surprenante recette de la Chine pour contourner les sanctions américaines
Les passionnés d’informatique aiment soulever le capot. C’est à l’un d’eux que l’on doit une découverte révélatrice. Fin mai, un utilisateur inspectant une barrette de mémoire de l’américain Corsair a eu la surprise de trouver des puces chinoises à la place de l’habituel silicium coréen ou étatsunien. Des modules estampillés CXMT, fabricant que l’on croyait - à tort - cantonné à son marché domestique. L'épisode résume la stratégie que le XVe plan quinquennal chinois, adopté en mars, formule sans détour. Sa phrase d'attaque sur les circuits intégrés peut se traduire ainsi : "Raffiner et perfectionner les nœuds matures". Là où l'on attendait une rupture technologique spectaculaire pour contourner les sanctions américaines, la Chine fait l'inverse. Elle prend des procédés anciens, les raffine, les empile et les pousse à bout.
La preuve la plus frappante vient de la lithographie, l'étape qui projette les circuits sur le silicium. Privé par les sanctions américaines des machines à ultraviolets extrêmes, les fameuses EUV du néerlandais ASML capables de tracer les motifs les plus fins en une seule exposition, Huawei a déposé en juin 2022 un brevet rendu public fin 2025. Sa parade : au lieu d'une passe ultra-précise, une machine plus ancienne dédouble le même motif encore et encore, jusqu'à six ou sept fois, pour resserrer les circuits autant que sur des puces de pointe. Dans le principe, comme en usine, la force brute remplace la précision optique.
Le brevet existe. L'industrialisation, elle, reste balbutiante. En...
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05/06 - Une rencontre pour mettre fin à la guerre : la proposition de Volodymyr Zelensky à Vladimir Poutine
Ce n'est pas la première fois qu'une rencontre directe entre les deux présidents est évoquée. Mais le médium utilisé à cette fin, lui, n'a rien d'ordinaire. Cette fois, Volodymyr Zelensky a carrément écrit une lettre ouverte à Vladimir Poutine. Le président ukrainien appelle son homologue russe à le rencontrer en face-à-face pour mettre fin à la guerre. Une initiative qui survient au lendemain de frappes ukrainiennes sur la ville de Saint-Pétersbourg. "Nous constatons tous que les Russes sont de plus en plus mal à l'aise face à cette réalité : une guerre qui fait peser sur la Russie un fardeau toujours plus lourd", écrit Volodymyr Zelensky.Proposition de rencontre dans un pays tiers
Cette lettre marque l'une des rares fois où ce dernier s'est adressé directement à Vladimir Poutine depuis le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022. Compte tenu du contexte géopolitique, le président ukrainien insiste dans son courrier sur la nécessité de ne pas attendre que les Etats-Unis détournent leur attention de l'Iran pour la porter sur la guerre en Ukraine. "Nous constatons que les États-Unis sont pleinement concentrés sur la question iranienne, et il serait erroné d'attendre que la guerre en Europe redevienne le centre de leurs préoccupations", déclare-t-il.
La présidence ukrainienne a confirmé que, bien que la lettre ait été envoyée à Moscou, elle avait également été partagée avec...
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05/06 - Nucléaire : si nous ratons l’émergence d’une industrie européenne, elle sera américaine, par Myrto Tripathi
C’est sans surprise que l’ambassadeur américain en Belgique a annoncé que les Etats-Unis étaient prêts à financer le renouveau du nucléaire belge, dans un "deal" à définir : construction de nouvelles centrales ou reprise de celles récemment mises à l’arrêt et dont leur opérateur, Engie, ne veut plus.
Comme c’était sans surprise que le groupe Radiant Energy, basé à Chicago relayé désormais par The Nuclear Company, ait organisé l’année dernière une conférence au cœur de Berlin, la "Anschalt (restart) - Konferenz", sur le redémarrage des centrales nucléaires allemandes, offrant quelques milliards, bien moins que leur valeur, pour une reprise dont leurs propriétaires, électriciens historiques, se détournent.
Les centrales nucléaires belges, allemandes et bientôt espagnoles, actifs échoués des politiques européennes antinucléaires et dont leurs propriétaires, électriciens historiques, ne veulent plus, représentent une opportunité sans précédent. Malgré leurs coûts de redémarrage, elles resteront la capacité de production d’électricité la moins chère, la plus rapidement mise en ligne et la plus profitable de toutes les capacités de production d’électricité bas-carbone en Europe, et pour encore plus de 20 ans. Elles sont un actif stratégique aussi : la main mise sur l’approvisionnement énergétique présent et à venir de ces pays, poids lourds du continent européen.
C’est également sans surprise que Westinghouse et General Electric, les deux majors du nucléaire américain, se mettent en position de gagner les appels d’offres de l’est...
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05/06 - La taxe Zucman pour tous, nouvelle lubie de La France insoumise
Il y a quelques jours, l’institut La Boétie, le très efficace think tank de la France insoumise, a organisé une discussion entre les économistes Michaël Zemmour, Gabriel Zucman et la député de Seine-Saint-Denis Aurélie Trouvé, elle-même enseignante dans cette discipline. Le "débat" avait pour titre "Comment en finir avec la concentration extrême de la richesse ?".
Le replay vaut d'être vu car les promoteurs de la taxe Zucman y dévoilent explicitement leurs intentions. Pour celles et ceux qui l’auraient oublié, Gabriel Zucman propose de taxer les patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros à hauteur de 2 % chaque année, cette valorisation incluant les biens professionnels. De nombreux commentateurs, y compris l’auteur de ces lignes, ont consacré des heures voire des journées à expliquer qu’une telle taxe, si tant est qu'elle soit constitutionnelle, ce qui est loin d’être certain, aurait comme principal effet de détruire littéralement le capital productif français, lequel est déjà insuffisant pour générer une croissance économique compatible avec ce que nos concitoyens attendent, notamment en termes de niveau de vie. Malheureusement, les idées les plus populistes sont aussi celles qui ont la peau la plus dure. Le Parti socialiste a ainsi inscrit cette funeste taxe dans son programme.Fake news en pagaille
Revenons au colloque organisé par l’institut de La Boétie, instructif à plus d’un titre. Instructif car il rappelle à quel point des universitaires ultra-diplômés n’hésitent pas à déclamer des fake news...
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05/06 - Avec l’avènement de l’IA, bientôt des salles de sport pour l’esprit ?
L’un des faits marquants de notre histoire commune – un processus long et encore inachevé – fut l’externalisation de nos gestes et de notre force physique. La première étape, qui débuta quelques millénaires av. J.-C., fut le recours aux animaux dans les tâches d’agriculture notamment. Il a fallu attendre des milliers d’années pour qu’un substitut à la force biologique s’offre à notre espèce sous la forme des machines. C’est au début du XVIIIe siècle que cette seconde externalisation est devenue efficace et favorisa ce que l’on a nommé la révolution industrielle. L’histoire de cette période dit que la première véritable machine à vapeur, celle qui enfanta l’armée des outils mécaniques qui allaient envahir l’Angleterre, est celle de Thomas Newcomen qu’il conçut en 1712. Le principe en fut amélioré par James Watt dont les idées commencèrent à être exploitées industriellement à partir de 1775.
Dans le domaine des gestes physiques, les machines vont peu à peu se montrer de remarquables compétitrices, dépassant les capacités humaines en puissance et rapidité. Nous sommes arrivés à un point où notre quotidien est peuplé d’esclaves énergétiques. Un grille-pain, par exemple, dégage une puissance similaire énergétiquement à celle d’un bœuf. Chaque Français bénéficie de l’équivalent de quelques centaines d’esclaves énergétiques ! Parallèlement à cette externalisation de notre puissance musculaire, nous vivons à présent dans des sociétés qui produisent le sucre en quantité industrielle. Ce n’est pas anodin car nos lointains ancêtres ont...
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05/06 - IA et semi-conducteurs : l’Europe a-t-elle une carte à jouer ?
La 9e édition du sommet Choose France, qui s'est tenue lundi 1er juin au Château de Versailles, bat tous les records. 93 milliards d'euros d'investissements étrangers ont été annoncés, répartis sur 71 projets.
Cette année, un acteur a misé gros sur le territoire français : SoftBank. L’entreprise japonaise a promis d’investir 45 milliards d’euros sur le territoire, qui pourraient, à terme, se transformer en 75 milliards. Cet investissement, colossal à l’échelle européenne, doit permettre la construction de datacenters, en grande partie dédiés à l’intelligence artificielle.
Une bonne chose pour le Vieux Continent, qui n’a d’autre choix que de prendre le virage de l’IA. Le secteur est encore largement contrôlé par les géants américains et chinois, mais une chose est sûre, l’Europe n’a pas dit son dernier mot.
Dans cet épisode de La semaine européenne, Anne Cagan, rédactrice en cheffe adjointe du service Tech de l’Express, nous aide à comprendre où en est l’Europe dans la course à l’intelligence artificielle.
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Cet épisode a été écrit par Hugo Duport, présenté par Charlotte Baris, monté et réalisé par Jules Krot.
Crédits : BFMTV
Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent
Visuel : Alice Lagarde
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Pour aller plus loin
Thesmar et Landier : "La paix de l'IA proposée par le pape vise à...
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04/06 - Les subventions publiques conditionnées au respect des "valeurs américaines" ? Les desseins radicaux de l’administration Trump
L'administration Trump n'en a donc pas fini avec ses attaques contre la recherche scientifique, qui ont notamment provoqué l'exil de dizaines de chercheurs américains à l'époque du Doge d'Elon Musk. Cette fois, c'est un document de 400 pages, passé relativement inaperçu lors de sa publication vendredi dernier, puis révélé par le New York Times, qui fait frémir le monde scientifique, et, au-delà de celui-ci, tous les organismes qui reçoivent des financements publics – plus de 1 000 milliards de dollars par an sont alloués aux Etats-Unis à des subventions de recherche ainsi qu'à l'aide aux collectivités locales et aux petites entreprises.
Le document émane du Bureau de la gestion et du budget (OMB), dirigé par Russell Vought, et entend désormais conditionner les subventions à la capacité de ces organismes à "faire progresser de manière tangible les priorités politiques du président". Une réponse, selon le cabinet de Vought, aux pratiques de l'administration Biden, qui aurait promu "un programme politique 'woke' qui ne reflétait pas les valeurs de la grande majorité de la population américaine". C'est peu dire qu'il entend bien y mettre un terme.Conformité avec les "lois sur la liberté religieuse"
La proposition stipule que les subventions ne pourront être utilisées en faveur des politiques de discrimination positive, "du rejet de la binarité des sexes chez les êtres humains", de "l’immigration illégale", ou de "toute autre initiative compromettant la sécurité publique ou promouvant des valeurs...
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04/06 - Le Pentagone au cœur d’une polémique après le recrutement d’un ancien émeutier du Capitole
C’est une nomination qui va faire parler à coup sûr. L’administration de Donald Trump a engagé un ancien émeutier du Capitole pour occuper un poste au Pentagone, le département de la Défense américain. Elias Irizarry, alors âgé de 19 ans le 6 janvier 2021 lors de l’assaut du Capitole par les partisans de Donald Trump, vient d’être recruté au sein du bureau des opérations spéciales et des conflits de basse intensité. Affecté à la section guerre irrégulière et contre-terrorisme de ce bureau, le jeune homme s’occupera de la sécurité des ambassades, de la récupération de personnel et de la libération d'otages.
La complexité et la sensibilité des affaires traitées, mais surtout les antécédents judiciaires d’Elias Irizarry, condamné en 2023 pour atteinte à la démocratie, inquiètent plusieurs membres du Pentagone, interrogés par le Washington Post. "Confier un poste aussi sensible à une personne aussi peu expérimentée, nouvelle au sein du ministère de la Défense et ayant un passé aussi controversé soulève de sérieuses questions quant à la légitimité de la direction" déclare anonymement l’un d’entre eux.Etudiant dans une université militaire
Pourtant le parcours d’Elias Irizarry depuis les émeutes du Capitole semble montrer une volonté de se racheter. En janvier 2021, il est étudiant dans une université militaire de Caroline du Sud. Le 6 janvier, il se rend à Washington accompagné de deux amis, force les barrages de sécurité et pénètre dans le siège du Congrès des Etats-Unis. Lors de son procès, les documents juridiques, relayés par...
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04/06 - Paris, Berlin et Londres espèrent reprendre les négociations avec Vladimir Poutine
La France, l'Allemagne et le Royaume-Uni - dont le regroupement informel est surnommé E3 - travaillent actuellement avec l'Ukraine pour amener la Russie à la table des négociations dans l'espoir de mettre fin à la guerre, convaincus que le vent a tourné en faveur de Kiev.
Effectivement, alors que les pourparlers menés par Washington sont au point mort et que les troupes russes subissent des pertes humaines et matérielles croissantes, les trois puissances européennes y voient une opportunité d'entamer les discussions avec le Kremlin, ont indiqué des sources proches du dossier à Bloomberg. De son côté, les forces ukrainiennes ont accru la pression sur Moscou, à coups de frappes de drones en profondeur sur le territoire russe. Ce mercredi 3 juin, Kiev menait par exemple un raid de drone sur des sites énergétiques et militaires de Saint-Pétersbourg. Le mois dernier, la Russie revoyait à la baisse son défilé militaire annuel, par crainte de cet arsenal de longue portée. A ces pressions s'ajoutent quelques signes de résistance à la guerre dans les plus hautes sphères moscovites, indique Bloomberg.Un calendrier rythmé par l'urgence
Le calendrier des alliés européens serait également motivé par l'espoir que négocier dès maintenant permettrait d'éviter à l'Ukraine de traverser un nouvel hiver difficile. En 2025, la Russie a intensifié ses attaques contre les civils et les infrastructures énergétiques au cours de cette période, symptôme d'une guerre d'usure...
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04/06 - "Une partie de l’humanité verra la mort devenir un bug corrigeable" : la révolution de l’IA vue par deux générations
En dépit de la promesse aguicheuse de son titre, c'est d'abord un passionnant dialogue intergénérationnel sur les mutations technologiques en cours. Dans Vivre 1 000 ans (Buchet-Chastel), Laurent Alexandre et Alexandre Tsicopoulos confrontent leurs points de vue sur l'IA, la longévité ou la peur grandissante d'une "apocalypse des emplois". Le premier, 65 ans, est un entrepreneur multidiplômé (chirurgien, énarque et MBA d'HEC) qui a fait fortune dans l'économie numérique et affiche sa peur de rater une révolution scientifique du fait de son âge. Le second, 25 ans, est un blogueur tech qui ne cache pas son inquiétude face à l'obsolescence programmée du cerveau humain.
Pour L'Express, Laurent Alexandre et Alexandre Tsicopoulos expliquent en quoi l'IA change notre rapport au temps et comment elle pourrait faire reculer nos limites biologiques. Ils analysent aussi l'opposition grandissante chez les jeunes contre cette technologie, et déplorent l'incompétence d'une majeure partie de la classe politique française sur le sujet.
L'Express : Vous écrivez que l’un de vous, Laurent, va mourir, l’autre, Alexandre, pas forcément. Êtes-vous sérieux ?
Laurent Alexandre : La Silicon Valley est convaincue que l’euthanasie de la mort a débuté. Dario Amodei fondateur de Claude, le principal concurrent de ChatGPT, et Elon Musk et ont affirmé que l’espérance de vie va doubler dans les dix prochaines années. Demis Hassabis patron des IA chez Google et Prix Nobel de chimie affirme qu’avant 2040 toutes les maladies...
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04/06 - "L’intelligence collective, c’est parfois de la stupidité collective" : le regard décapant d’un expert en management
Le management est une discipline essentielle pourtant envahie aujourd'hui par "une forme d’obscurantisme" et dont "la qualité académique décroît". Tel est le constat inquiet de Christophe Genoud, auteur de Il y a du bullshit dans mes décisions: biais cognitifs, neurosciences, rationalité : comment prenons-nous nos décisions au travail ? (Vuibert, 196 p., 2026). Cet enseignant à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, s'appuie sur sa longue pratique de la décision managériale dans le secteur public, mais aussi sur la littérature académique, pour distinguer, dans cette avalanche d’outils présents sur le marché, ce qui repose sur un minimum de sérieux, de ce qui n’a aucun fondement scientifique. Dans un entretien à L'Express, ce spécialiste explique notamment pourquoi les tests de personnalité "ont leur place dans une poubelle". Il nous partage aussi ses connaissances des théories qui ont fait leurs preuves, et décrit les mécanismes qui nous amènent parfois à "faire de mauvais choix pour de bonnes raisons".
L’Express : Parmi les outils d’aide à la décision, vous distinguez les "béquilles" des "hochets". Quelle est la différence entre les deux ?
Christophe Genoud : Il n’existe pas d’outil d’aide à la décision parfait. La béquille, c’est donc un outil imparfait, mais qui a fait ses preuves. Qui permet au moins de résoudre ou d'identifier un certain nombre de problèmes, et qui s’appuie sur des approches et des évidences empiriques relativement solides. Une béquille ne nous permettra pas de faire un sprint, mais...
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04/06 - LinkedIn : derrière ces offres d’emploi se cachent parfois les services chinois
L'annonce est alléchante, destinée à recruter un analyste en politique étrangère ou en défense. Elle semble émaner d'un think tank ou d'un cabinet de conseil parfaitement établi. Des dizaines de candidatures affluent, qui joignent leurs CV sur lesquels figurent de précieux renseignements. Un entretien s'ensuit, qui permet de préciser le degré de proximité des postulants avec des informations sensibles, leur degré, également, de malléabilité. Voici peu ou prou la méthode employée par les services chinois pour tenter de ferrer des recrues au sein des pays membres du Five Eyes, cette communauté du renseignement qui comprend l'Australie, la Nouvelle-Zélande, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Canada. Un communiqué commun, une première, publié par les services de ces derniers, le 3 juin, alerte de cette campagne "agressive", dont les terrains de chasse se nomment LinkedIn, Indeed ou Upwork. Cette campagne viserait par exemple à hameçonner environ 20 000 ressortissants de sa Majesté. Incitations financières
Les catégories qui intéressent le plus les services chinois sont les titulaires d'une habilitation de sécurité, en particulier ceux spécialisés dans les domaines de la défense, des affaires étrangères et du renseignement. Sont également ciblés les membres de l'armée, notamment ceux stationnés dans la région indo-pacifique, de même que les universitaires, les journalistes, les employés de think tank. Lors des entretiens, les faux recruteurs invitent les postulants à rédiger un rapport en forme de test sur des...
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04/06 - Discothèques, applis de rencontre, primes : ces idées surprenantes des Etats pour relancer la natalité
En février, le gouvernement français dévoilait son plan pour lutter contre la baisse de la natalité. Instauration d'un congé parental au 1er juillet, meilleure prise en charge de la congélation des ovocytes, bilan de fertilité, mise à jour du programme scolaire... Tout un paquet de mesures pour relancer la démographie dans l'Hexagone. Dès la fin de l'été 2026, le gouvernement s'assurera d'ailleurs que les jeunes ont bien saisi le message en leur envoyant une lettre à 29 ans, ayant pour but de "mieux les informer" sur le sujet. En la matière, la France n'est pas la seule à faire preuve d'originalité. Aux quatre coins du globe, les Etats rivalisent de créativité pour convaincre leurs concitoyens de faire des bébés. Tour d'horizon.Education sexuelle et discothèque
S'il n'y a rien d'exceptionnel à enseigner la sexualité aux élèves, plusieurs pays ont révisé leur programme pour les orienter vers des thématiques plus "fertilité-friendly". Entre autres, la Chine, qui depuis qu'elle est revenue sur sa politique de l'enfant unique il y a 10 ans, tente de faire rebondir la natalité dans un pays où le taux de fécondité est de 0,8 enfant par femme. Après avoir donné leurs chances aux méthodes traditionnelles, dont la création d’un congé paternité par exemple, Pékin a constaté la réticence de sa population, marquée par les politiques démographiques précédentes. Aussi, pour relancer sa natalité, le gouvernement chinois mise sur la génération suivante. Depuis 2024, les établissements d'enseignement supérieur doivent dispenser...
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04/06 - Dominique de Villepin et son "atout Mediapart", les grandes tablées de Bernard Cazeneuve
Le grand rendez-vous de la présidentielle approche, chaque semaine apparaît un nouveau prétendant. Autant dire que la vie politique entre dans une nouvelle phase, ô combien palpitante…Le conseil à Gérald Darmanin
Gérald Darmanin ne doit pas conditionner son ralliement à Edouard Philippe au fait de devenir son Premier ministre… et c’est un ancien chef de gouvernement qui le pense. "Il devrait plutôt être le 'Poniatowski de Giscard', explique Jean-Pierre Raffarin, c’est-à-dire être ministre d’Etat, obtenir la tête du parti et avoir accès libre au bureau du président. Un Premier ministre est destiné à s’en aller quand le président n’a plus besoin de lui." Jean-Pierre Raffarin compte bientôt expliquer son raisonnement au garde des Sceaux.Edouard Philippe et la folie douce
Quand faudra-t-il départager Gabriel Attal, Edouard Philippe et Bruno Retailleau ? Le plus tôt possible, et, idéalement, dès l’automne. "Plus on attend, plus ce sera violent, prévient un soutien d’Edouard Philippe. Là c’est gentil… J’ai connu la guerre Copé-Fillon, c’était autre chose ! Pour le moment, on est dans la folie douce mais passer Noël avec deux ou trois candidats, ça serait de la folie furieuse." Le président du Sénat, Gérard Larcher, ne dit pas autre chose, insistant dans La Tribune Dimanche sur la nécessité de "choisir un représentant" à la fin de l’année "au plus tard". L’atout de Dominique de Villepin
C’est un ancien ministre important qui le dit : "Dominique de Villepin a un atout, il a mis Mediapart dans sa poche." L’ancien chef du...
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04/06 - Vers un déploiement supplémentaire d’armes nucléaires américaines en Europe ?
C’est une manière de dire "tout va bien". Les Etats-Unis pourraient prochainement déployer davantage d’armes nucléaires au sein des pays européens de l’Otan, rapporte le Financial Times. À l’heure où l’alliance atlantique doit se repenser et presque s’européaniser, l’ouverture de ces discussions confidentielles par Washington vise à rassurer les alliés de l’Europe. Les Etats-Unis ne se désengagent pas totalement de la sécurité européenne, malgré la volonté affichée du président américain Donald Trump de transférer la responsabilité de la défense collective européenne aux Européens. C’est ainsi que le chef de l’Etat américain avait annoncé, début mai, le retrait de 5 000 soldats américains stationnés en Allemagne et l’abandon du déploiement de missiles de longue portée dans le pays. Les Européens avaient aussi accepté d’augmenter leurs dépenses dans le domaine défensif et militaire.
À ce jour, seuls six pays de l’Otan sont autorisés par les Etats-Unis à accueillir des bombes américaines : le Royaume-Uni, la Belgique, la Turquie, l'Italie, l'Allemagne et les Pays-Bas. Certes hébergées par des pays européens, ces bombes B-61 ne peuvent cependant être utilisées que sur décision des Etats-Unis.La Pologne particulièrement intéressée
Mis en place dès 1954 dans un contexte de fortes tensions durant la guerre froide, ce programme de partage des armes nucléaires au sein de l’Otan reste un pilier de l’alliance atlantique et de sa dissuasion collective. Fondamental pour bon nombre de pays non dotés d’armes, il leur offre "un moyen de...
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04/06 - Quand Marjane Satrapi se confiait à L’Express en 2008 : "Ma souffrance liée à l’exil ne regarde que moi"
L'Express du 21 février 2008
Il était une fois Marjane Satrapi. Raconteuse d'histoires. Bavarde. Enjouée. Expressive. Branchée sur 10 000 volts. Après le succès de la série Persepolis (L'Association), bande dessinée vendue à plus de 1 million d'exemplaires dans le monde et étudiée dans certaines universités américaines, après le triomphe du film du même nom, coréalisé avec Vincent Paronnaud, prix du jury au Festival de Cannes, en mai 2007, voilà que s'annoncent les César et les Oscars. Ensuite, c'en sera fini des avions et des interviews, du jet-lag et des tapis rouges. L'artiste retournera à sa table de travail. Solitaire. Comme elle l'aime. Entre la frénésie qui continue encore quelques jours et le calme qui approche, L'Express a rencontré une Marjane Satrapi qui aime bousculer les mots.
L'Express : Vous souvenez-vous du premier coup de crayon de Persepolis. Dans quel état d'esprit étiez-vous ?
Marjane Satrapi : En 1997, je sors d'une école d'art, à Strasbourg, et me voilà à Paris, ayant trouvé une place à l'atelier des Vosges, où travaillaient Joann Sfar, Emile Bravo et Christophe Blain. Malheureusement, mes projets de livres pour enfants n'avançaient pas. J'étais totalement déprimée, au point de vouloir arrêter la bande dessinée. J'avais décidé de changer de métier pour devenir détective privée. J'ai fait un stage dans une agence et, quand je me suis rendu compte qu'il s'agissait, quasi uniquement, d'affaires d'adultère, j'ai arrêté. Ensuite, j'ai voulu être chasseuse de têtes, mais j'ai confondu avec...
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04/06 - Cadmium : l’Assemblée vote pour réduire la surexposition des Français
Quinze ans après les premières alertes concernant la surexposition des Français au cadmium, l’Assemblée nationale a adopté mercredi 3 juin une proposition de loi écologiste visant à réduire l’exposition de la population à ce métal lourd particulièrement toxique, présent dans de nombreux aliments du quotidien. Le texte a été largement approuvé (144 voix contre 22) et défendu notamment par la gauche, ainsi que par les groupes MoDem, Horizons et Renaissance, tandis que l’extrême droite et une députée LR s’y sont opposées. Il prévoit de diminuer progressivement les taux maximums autorisés de ce contaminant, présent principalement dans des engrais phosphatés utilisés en agriculture, qui s’accumule ensuite dans les sols puis dans la chaîne alimentaire.
L’exécutif défendait une baisse très progressive, invoquant des enjeux de compétitivité et de souveraineté agricole. Pour convaincre un maximum de groupes de rallier leur proposition de loi, ses rapporteurs écologistes Benoît Biteau et Clémentine Autain ont quant à eux dû adoucir leur texte. La première mouture, déposée fin 2025, visait l’interdiction pure et simple des engrais phosphatés contenant du cadmium.La France championne de contamination au cadmium
La mesure adoptée fixe finalement une trajectoire plus rapide que celle défendue par le gouvernement : les engrais phosphatés devront contenir au maximum 40 mg/kg de cadmium à partir de 2027, puis 20 mg/kg en 2030. À titre de comparaison, la réglementation actuelle en France autorise jusqu’à 90 mg/kg, alors que l’Union...
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04/06 - Budget des armées : les limites de la subsidiarité, par Emmanuel Chiva
Il y a un mot que j’ai entendu toute ma carrière au sein du ministère des Armées, c’est celui de subsidiarité. Dans le dictionnaire, la subsidiarité, c’est "en droit administratif, un principe de délégation verticale des pouvoirs". Autrement dit, prendre les décisions au niveau le plus bas possible, ne remontant au niveau supérieur que si nécessaire. Ce principe est louable et doit être appliqué chaque fois que possible afin de fluidifier les processus de décision. Mais en termes de défense, chaque processus a son utilité, et ses limites. Surtout en matière de finances.
Il y a quelques semaines, un amendement avait été proposé par l’ancien président, très investi, de la commission de défense de l’Assemblée nationale, le député Thomas Gassilloud, afin de proposer une "enveloppe de subsidiarité de 350 millions d’euros", soit un financement autonome laissé à la main de l’armée de terre, de la Marine nationale et de l’armée de l’air et de l’espace. Ce financement aurait été fléché pour procéder à des acquisitions capacitaires (c’est-à-dire permettant aux forces de se doter de nouvelles capacités opérationnelles) à raison de 100 millions par armée, plus 50 millions d’euros à la main d’autres régiments et bases sur l’ensemble du territoire. Il a finalement été retoqué en commission de la Défense le 21 avril, par la ministre des Armées Catherine Vautrin, ainsi que par les deux rapporteurs du projet de loi d’actualisation de la loi de programmation militaire, le député et ancien ministre délégué aux Armées Jean-Louis Thiériot, et le...
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04/06 - Caroline Ferriol : "Le rapport au temps du jeune enfant est rythmique avant d’être horaire"
Face à des montres partagées entre acier inoxydable, titane et matériaux plus rares ou plus techniques, le métal jaune reprend une place de premier plan. Comme s’il ne l’avait jamais vraiment quittée. Depuis toujours, il exerce une fascination et sa couleur, dans la diversité de ses alliages, continue de séduire. En avril, au salon Watches & Wonders à Genève, de nombreuses marques ont misé sur l’or, voire sur le doré. La hausse historique de son cours renforce son statut de valeur refuge, au-delà de son prix intrinsèque. Qu’il s’agisse d’investissement ou d’image, ce symbole du luxe rassure, dans un contexte d’instabilité géopolitique. Enfin, il porte un message qui dépasse la simple matière, aussi noble soit-elle : comme une promesse de temps long.
Quel rapport entretiennent les jeunes enfants avec le temps ?
Caroline Ferriol Contrairement à l’adulte, le bébé ne vit pas une seule journée mais plusieurs petites à l’intérieur de la nôtre. Chaque temps d’éveil correspond à une séquence complète d’exploration, d’apprentissage et d’interaction, qui doit être suivie d’un instant de récupération profonde pour que son système nerveux se régule, d’où l’importance de la sieste ! Le rapport au temps du jeune enfant se veut donc corporel avant d’être mental et rythmique avant d’être horaire. Il ne s’agit pas de l’heure inscrite sur l’horloge qui structure son sentiment de sécurité, mais de la prévisibilité des enchaînements, de la stabilité des routines et de la cohérence du cadre.
Comment résumeriez-vous les "cinq piliers d’un...
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04/06 - Le revers de l’Allemagne à l’ONU, une "défaite embarrassante" pour Friedrich Merz
Le rôle joué par l'Allemagne pour rassembler les soutiens derrière l'Ukraine et les liens étroits de Berlin avec Israël pourraient lui avoir coûté un siège au Conseil de sécurité des Nations unies. C’est ce qu’a déclaré mercredi 3 juin le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, après que l’Allemagne (avec 104 votes) a échoué à obtenir une place au Conseil de sécurité pour la période 2027-2028, battue par le Portugal (134) et l'Autriche (131).
Ces deux pays vont donc remplacer le 1er janvier prochain le Danemark et la Grèce comme membres d'Europe occidentale non permanents, aux côtés du Zimbabwe, de Trinité-et-Tobago et du Kirghizistan, choisis ce même jour pour leur région respective. Le Conseil de sécurité est composé de cinq membres permanents et de dix membres non permanents, dont les mandats sont renouvelés à moitié chaque année.
Depuis des décennies, l’Allemagne parvenait à obtenir tous les huit ans l’un des sièges non permanents du Conseil de sécurité réservés à l’Europe occidentale. Avant le vote de mercredi, rappelle le média en ligne Politico, Johann Wadephul avait mené une intense campagne de lobbying, défendant personnellement la candidature allemande auprès d’environ 80 ministres et ambassadeurs à travers le monde. Il s'agit donc d'un revers de taille pour le gouvernement — déjà en difficulté — du chancelier Friedrich Merz.L'Allemagne blâme la Russie
Le leader allemand voulait justement placer son pays parmi les voix qui portent sur les questions mondiales. Pour son gouvernement, l’Allemagne...
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04/06 - Un cessez-le-feu sous conditions entre Israël et le Liban ravive l’espoir d’un accord avec l’Iran
Un cessez-le-feu conditionnel a été convenu mercredi 3 juin entre Israël et le Liban. La nouvelle ravive légèrement les espoirs d’un accord à venir avec l’Iran, puisque l’agence de presse iranienne Fars, citant une source proche de l'équipe de négociateurs, avait rapporté plus tôt que Téhéran n'accepterait aucun accord avec les Etats-Unis qui n'inclurait pas le Liban. Un premier cessez-le-feu avait déjà été établi en avril dernier, mais n'avait tenu que quelques jours.
"À l’issue des négociations menées sous l’égide des Etats-Unis, Israël et le Liban sont convenus de la mise en œuvre d’un cessez-le-feu", qui sera subordonné "à l’arrêt complet des tirs du Hezbollah et à l’évacuation de tous les membres du Hezbollah du secteur du Sud-Litani", peut-on lire dans une déclaration signée des trois parties après deux jours de négociation à Washington. Le texte ne fait pas mention d'un retrait des forces israéliennes du sud du Liban. Israël et le Liban participeront aussi à un nouveau round de pourparlers la semaine du 22 juin, pour tenter "de progresser vers un accord global de paix et de sécurité".Les acteurs extérieurs ne prendront pas "en otage" l’avenir du Liban
"Les deux parties sont convenues de faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif sur le territoire, à l’exclusion de tous les acteurs non étatiques", poursuit le communiqué officiel. Les modalités d’établissement de ces zones de sécurité n'ont pas encore été précisées.
Le...
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04/06 - Guerre en Iran : Donald Trump essuie un nouveau camouflet au Congrès
Le vote ne mettra pas fin à la guerre au Moyen-Orient certes, mais il n'en constitue pas moins un revers pour Donald Trump. La Chambre des représentants américaine, à majorité républicaine, a approuvé mercredi 3 juin une résolution visant à empêcher le président des Etats-Unis de poursuivre ses opérations contre l'Iran, reflétant l'inquiétude croissante des membres de son parti face à ce conflit qui dure depuis trois mois.
La Chambre a voté par 215 voix contre 208, quatre républicains ayant voté avec les démocrates en faveur de la résolution sur les pouvoirs de guerre, qui ordonne à Donald Trump de retirer les troupes américaines à moins que le Congrès ne déclare la guerre ou n'autorise l'utilisation de la force militaire. Il s'agit du dernier camouflet en date pour Donald Trump au Congrès, malgré la faible majorité dont dispose son parti à la Chambre des représentants et au Sénat.
Pour l'instant, ce vote est surtout symbolique, car la loi doit être adoptée par le Sénat et la Chambre des représentants pour entrer en vigueur, et la question de la constitutionnalité des résolutions sur les pouvoirs de guerre, même approuvées par le Congrès, fait débat. Donald Trump dispose de plus d'un veto présidentiel qu'il pourrait utiliser.Malaise grandissant
Ce vote témoigne néanmoins du malaise de certains républicains quant à la gestion du conflit par le locataire de la Maison-Blanche, et constitue un rare effort bipartisan pour limiter les pouvoirs de guerre de ce dernier, alors que le conflit entre dans son quatrième mois....
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04/06 - Règlement retour : quand la présidentielle 2027 s’invite au Parlement européen
"Il faut que je sois le meilleur ennemi de Gabriel Attal", théorise, en petit comité, Bruno Retailleau. Cela tombe bien, le mois de juin offre au Vendéen une occasion rêvée de passer de la théorie à la pratique. Et la joute ne se jouera pas à Paris mais à Strasbourg. Après des mois de discussions, le Parlement européen, la Commission européenne et le Conseil européen, réunis en trilogue ce lundi 1er juin, ont acté l’application immédiate du règlement retour, qui durcit considérablement les règles en matière d’éloignement des étrangers en situation irrégulière.
"Une très belle victoire !", s’est aussitôt félicité, sur X, François-Xavier Bellamy, qui a porté le texte - car, quand on parle de Retailleau, Bellamy n’est jamais loin… En coulisses, alors que tout le monde jugeait qu’il était urgent d’attendre un ou deux ans avant d’appliquer le règlement, l’eurodéputé LR a bataillé pour que le texte soit appliqué "avant 2027". Suivez son regard… Quelle meilleure matière que l’immigration pour fragiliser Gabriel Attal et Edouard Philippe ? Moins de 400 kilomètres séparent l’Elysée du Parlement européen, où la campagne présidentielle s’invite déjà.
Le piège, préparé de longue date, tombe à point nommé. François-Xavier Bellamy n’ignore pas que le sujet, explosif, divise le groupe Renew et ne s’interdit pas d’appuyer là où ça fait mal. Après s’être démultiplié dans les médias pour faire pression sur les Etats membres, l’élu ne ménage pas ses efforts pour que le vote ait lieu le plus tôt possible : potentiellement dès la prochaine session...
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04/06 - Ingérences étrangères : la riposte encore fragile de l’Europe
Depuis les "Macron Leaks", ces emails piratés par la Russie qui étaient venus interférer dans la campagne présidentielle de 2017, l’exécutif français est largement monté au créneau dans sa lutte contre la désinformation. Un très inflammable projet de loi "contre les ingérences étrangères" est désormais dans les tuyaux pour préserver au mieux la présidentielle de 2027. Preuve de l’importance du dossier, Viginum, l’agence mise sur pied en juillet 2021 pour déjouer ces tentatives de déstabilisation, est l’un des rares services de l’Etat à bénéficier d’une rallonge budgétaire.
Les dernières élections municipales lui ont donné du grain à moudre, sans pour autant la submerger. En dehors de campagnes visant La France insoumise et Pierre-Yves Bournazel, alors candidat Horizons à Paris, Viginum, qui compte désormais 63 agents, s’est surtout penchée sur une opération destinée à faire croire à une implication d’Emmanuel Macron dans l’affaire Epstein. Son modèle a été dupliqué par plusieurs voisins européens.Les moyens dédiés par les Etats européens à leur protection contre les campagnes de désinformation sont encore limités.
Union européenne : à Bruxelles, un centre de résilience balbutiant
Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, a elle-même poussé pour que le modèle de Viginum soit décliné au niveau européen. La France y a opposé une vive résistance, pour que les enjeux de lutte contre la désinformation restent du ressort des seuls Etats membres. C'est donc un simple "centre de résilience démocratique" qui a...
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04/06 - François Cornut-Gentille : "Le porte-avions France-Libre est-il utile ? Avec un budget contraint, la question se pose"
Un refus surprise. Dans la soirée de mardi 2 juin, l'article principal de la loi de programmation militaire a été rejeté au Sénat, une majorité de sénateurs se prononçant contre l'article 2 de la Loi de programmation militaire qui prévoyait une rallonge de 36 milliards d'euros supplémentaires pour les armées. Le texte, qui porte à 436 milliards d'euros les dépenses militaires prévues d'ici à 2030 - une rallonge de 36 milliards en plus par rapport à la LPM de 2023 - avait été voté largement par l'Assemblée ces derniers jours. Il devait en principe être voté sans encombre dans la Chambre haute.
Mais les sénateurs Les Républicains, qui attendaient une augmentation de 50 milliards d'ici à 2030, se sont heurtés à l'opposition de Catherine Vautrin, la ministre des armées, et du groupe socialiste. La proposition LR, qui aurait porté le budget des armées à 2,7 % du PIB - contre 2,3 % en 2025 - a été rejetée à cinq voix. "Nous avons assisté toute la journée à un déploiement d'efforts d'une ministre des Armées qui s'est battue pour faire baisser son budget de 14 milliards d'euros. C'est incompréhensible", a regretté auprès de l'AFP Cédric Perrin, le président de la commission de la défense du Sénat. Catherine Vautrin avait apporté des explications plus tôt dans la soirée, au sein de l'hémicycle : "36 milliards, c'est déjà beaucoup d'argent. Honnêtement, 50 milliards entre maintenant et 2030, c'est un objectif qui nous paraît extrêmement difficile à financer. Un montant aussi important soit-il, dès lors qu'il n'est pas...
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04/06 - Quand le nationalisme corse a basculé dans la violence
Le passé permet souvent d'éclairer l'actualité. Chaque jeudi, dans notre nouveau podcast Hier à la Une, on se plonge dans les archives de L’Express, pour comprendre autrement la couverture du magazine de la semaine.
Dans les prochaines semaines, l’Assemblée nationale examinera le projet de loi constitutionnelle sur la Corse, qui prévoit de reconnaître à l’île une autonomie au sein de la République. Dans le même temps, une proposition visant à renforcer les pouvoirs de la collectivité européenne d’Alsace a été adoptée par les députés. De quoi relancer le débat autour de l’autonomie de certaines régions. Et c'est à ce sujet que L'Express consacre un grand dossier dans son dernier numéro.
Dans un entretien accordé à L'Express, Jean-Michel Blanquer, l’ancien ministre de l’Éducation nationale et président du Laboratoire de la République, défend une France unitaire, mais mieux organisée autour de responsabilités clairement définies. En plaidant pour une plus grande délégation des compétences au niveau local tout en préservant l’unité juridique et culturelle du pays, il met en garde contre une reconnaissance accrue des identités régionales dans les institutions. À ce titre, il cite l’exemple de la Corse et rappelle que Robert Badinter s’était opposé à la notion de "peuple corse" afin d’éviter la création d’un précédent. Selon lui, l’introduction de la notion de "communauté" dans la Constitution risquerait de favoriser le communautarisme au détriment d’une citoyenneté commune.
Mais au-delà du débat institutionnel, cette...
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04/06 - "Ceux qui parlent français sont repris" : Scola Corsa, ces écoles immersives qui embarrassent l’Etat
L’État doit-il financer des écoles dans lesquelles le français n’est pas enseigné ? Peu connus du grand public, ces établissements dits "immersifs" plongent les élèves dans l’apprentissage d’une langue régionale ; on en trouve en Bretagne (Diwan), en Occitanie (Calandreta), ou encore au Pays basque (Seaska). Mais ces dernières semaines, c’est le réseau corse Scola Corsa qui retient l'attention.
Dans les cinq écoles du groupe, qui ambitionne d’ouvrir une école par an, l’enseignement des différentes matières est dispensé intégralement en corse, et ce jusqu’en classe de CE1. C’est donc en corse, et non en français, que les élèves apprennent par exemple à lire, à écrire et à compter. "Cette méthode d’apprentissage est la seule à même d’éviter à la langue corse de disparaître ; le bilingue ne suffit pas", défend Anna-Catalina Santucci, coordinatrice de Scola Corsa.
Soupçonné de désigner des élèves "sentinelles" chargés de signaler leurs camarades lorsque ceux-ci parlent français, Scola Corsa dément auprès de L’Express tout système de délation. L’association reconnaît néanmoins demander "aux plus grands de reprendre les plus jeunes" lorsqu’ils s’expriment en français. "Mais le français n’est ni interdit ni totalement absent", assure Anna-Catalina Santucci.Un modèle pédagogique anticonstitutionnel ?
Si des écoles immersives fleurissent un peu partout, leurs pourfendeurs pointent l’inconstitutionnalité du modèle pédagogique. Celui-ci contreviendrait à l’article 2 de la Constitution, selon lequel "la langue de la République est le...
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03/06 - "Victor Wembanyama ? Je le bats au moins aux échecs" : Maxime Raynaud, son parcours de Stanford à la NBA
Maxime Raynaud est un phénomène. Et pas seulement parce qu'il mesure 2,16 m. Ancien élève du prestigieux lycée Henri-IV à Paris, détenteur d'un bac scientifique avec mention très bien, il est admis à l'université Stanford en 2021, où il concilie championnat de basketball universitaire et études en mathématiques et informatique, l'une des filières les plus exigeantes. Drafté en NBA par les Kings de Sacramento en juin 2025, le pivot français a terminé sa saison en fanfare - il a été désigné "rookie" du mois de la conférence Ouest en mars. Lui qui rêvait à son arrivée aux Etats-Unis autant d'entrer à la Nasa que de jouer en NBA est l'un des rares sportifs de ce niveau à avoir poussé les études si loin. Passionné d'échecs, il se targue de battre au moins sur ce terrain son compatriote et ami de longue date Victor Wembanyama, qui va démarrer dans la nuit du mercredi 3 au jeudi 4 juin ses matchs de finale des play-off avec les San Antonio Spurs.
A 23 ans, Maxime Raynaud, champion d'Europe U20 (20 ans ou moins) en 2023, ne regrette pas de ne pas avoir choisi plus jeune entre le basket et les maths. Sa formation intellectuelle l'aide aujourd'hui à se repérer et à trouver un équilibre personnel dans le monde impitoyable de la NBA. Au cours d'une conversation passionnante, le joueur partage avec L'Express ses réflexions sur son parcours, l'utilité des chiffres dans le sport, le système éducatif américain ou l'IA. Et prouve qu'il peut être utile de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier (de basket)....
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03/06 - "L’Europe nourrit un complexe injustifié" : la riposte du Vieux Continent dans les semi-conducteurs
Les Américains ont tellement répété aux Européens qu'ils étaient dépassés qu'ils ont fini par les croire. À l'heure de rebâtir leur industrie des puces, les 27 se demandent s'ils peuvent réussir leur comeback. Le spectaculaire retour du Japon dans le secteur devrait piquer notre orgueil. Leader dans les années 1980, le pays avait lui aussi décroché face à Taïwan et la Corée du Sud les décennies suivantes. Mais depuis quelques années, il a planifié des investissements conséquents - 65 milliards de dollars d'ici 2030 dans les puces et l'IA - et cumule les succès. Il a ainsi convaincu TSMC d'ouvrir une usine de pointe à Kumamoto. En parallèle, son champion national Rapidus, soutenu par l'État et un consortium d'entreprises (Denso, Toyota, Kioxia, SoftBank, MUFG Bank, NEC, NTT, Sony…), est en bonne voie de tenir son pari : fabriquer en 2027 des puces avancées en 2 nanomètres. "On a l'air un peu ridicules à côté", grimace un expert européen du secteur.
Le coup à l'ego encaissé, l'exemple du Japon peut cependant inciter à l'optimisme. Il prouve qu'un retour en force dans les puces n'a rien d'impossible. D'autant que l'Union européenne, qui dévoilait ce 3 juin son Chips Act 2, a des atouts non négligeables dans le domaine. Une nouvelle génération de start-up innovantes a fleuri sur le Vieux Continent. Aux Pays-Bas, Axelera AI a bouclé un tour de table de 250 millions d'euros en février dernier. En France, Scintil Photonics et Vsora ont respectivement levé 50 millions et 46 millions l'an dernier. SiPearl entre dans...
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03/06 - Droits de douane : Donald Trump revient à la charge, avec cette fois l’argument du travail forcé
Tenter le tout pour le tout. Par le biais d'un communiqué publié mardi 2 juin, l'administration américaine a annoncé envisager l'augmentation des droits de douane de 10 à 12,5 % sur les importations de 51 pays en représailles d'un laxisme envers la pratique du "travail forcé". Donald Trump les accuse de ne pas lutter suffisamment contre le commerce de biens réalisés sous la contrainte et d'impacter leur économie.
Pour en conclure de telles accusations, le bureau du représentant américain au Commerce (USTR), Jamieson Greer, s'est appuyé sur la disposition de loi Section 301 qui autorise le gouvernement à enquêter et à imposer des taxes douanières ainsi que d'autres mesures commerciales punitives à des pays ayant recours à des pratiques jugées "déloyales". La décision n'a pas encore été confirmée. Elle est d'abord soumise à consultation jusqu'à début juillet et des auditions publiques seront organisées à Washington à partir du 7 juillet.Entre 10 et 12,5 % de surtaxe
Selon le rapport de 98 pages produit par l'étude, pas moins de 45 législations étrangères ne respectent pas l'interdiction du travail forcé et de l'importation des biens fabriqués dans le cadre de cette pratique. Parmi elles, l'Algérie, l'Australie, la Chine, le Japon ou encore Israël. Pour ces pays, la punition pourrait être une surtaxe de 12,5 %.
Si le Canada, l'Équateur, l'Union européenne, l'Indonésie, le Mexique et le Pakistan s'en sortent un peu mieux, l'étude juge toutefois qu'elles n'arrivent pas à "faire respecter efficacement...
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03/06 - Supprimer les Ordres des médecins, des pharmaciens et des dentistes ? La proposition choc de l’IGF
Les Ordres des professions de santé sont, une fois encore, gravement mis en cause. Ces derniers mois, l'Inspection générale des finances (IGF) avait publié trois rapports au vitriol sur l'Ordre national des médecins, l'Ordre national des pharmaciens et de l'Ordre national des chirurgiens-dentistes. Lundi 1er juin, l'IGF publie cette fois une note de synthèse de son travail et propose une profonde réforme "à court terme". Le but : mettre en place une gouvernance ouverte au-delà de la seule profession et notamment aux représentants des patients, une gestion mieux encadrée et un contrôle exercé par l'administration.
Mais l'IGF va plus loin et invite aussi les pouvoirs publics à étudier deux scénarios de transformation. Le premier propose tout simplement de... supprimer les trois Ordres ! Leurs missions de régulation seraient alors confiées à la Direction générale de l'offre de soins (DGOS) et aux agences régionales de santé (ARS) et leurs compétences disciplinaires aux juridictions administratives de droit commun. Le second envisage la fusion de tous les Ordres de santé en une seule entité qui serait dotée de règles de gestion plus robustes. Deux pistes qui supposent "des mesures de niveau législatif", précise l'IGF.Des patients en premières lignes
La sévérité de ces conclusions s'apprécie en relisant les trois rapports de l'IGF, qui décrivent des "dysfonctionnements" qui touchent aussi bien les missions de régulation et de discipline que la gouvernance et la gestion des trois institutions. Ces défaillances...
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03/06 - GPS, nids de poule, phallus et Napoléon : les secrets de la tapisserie de Bayeux, en partance vers Londres
Tout dans sa longue existence se tisse de contradictions. La belle n’est pas une tapisserie, mais une broderie de laine, elle ne vient pas de Bayeux, elle est née à l’abbaye de Canterbury, à la demande de l’évêque normand Odon, demi-frère de Guillaume le Conquérant, qui l’aurait transportée à Bayeux lorsqu’il y fut nommé évêque. Enfin, il est possible que la reine Mathilde, l’épouse de Guillaume, ait contribué à financer son exécution, un mécénat hypothétique à l’origine d’un de ses noms tombé en désuétude : "la tapisserie de la reine Mathilde".
Ceci posé, tout demeure mystérieux autour de l’immense pièce de lin longue de 68 mètres, décrivant en 58 scènes les événements de la conquête d’Angleterre par le duc de Normandie en 1066, un épisode majeur qui vit l’armée du duc normand traverser la Manche pour renverser celle du roi d’Angleterre, le saxon Harold, une guerre achevée par la bataille de Hastings, à la suite de laquelle le Normand monta sur le trône anglais. Le récit brodé est une ellipse, privé de scène finale, comme amputé de son dénouement, et personne ne sait pourquoi.Les médievistes comptent les pénis
La bande dessinée, au sens littéral du terme, narre les aventures guerrières de 626 personnages et de seulement trois femmes – dont une seule est nommée –, de 202 chevaux et mulets, de 35 chiens, de 41 navires. Et de 93 pénis. 93 ou 94 ? Le comptage a donné lieu à une controverse entre médiévistes, dont le magazine Beaux-Arts donna une piquante recension. George Garnett, professeur d’histoire médiévale au St Hugh’s...
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03/06 - Comment la flotte fantôme de l’Iran maintient l’économie du régime à flot
Au large de la Malaisie, loin des regards, deux pétroliers côte à côte mènent une opération de transbordement. L’un décharge sa cargaison de pétrole, soumise à des sanctions occidentales, sur l’autre qui l’acheminera ensuite en Chine, sans en révéler la provenance. La combine est connue. Elle permet, entre autres, à Moscou d’exporter son stock de pétrole brut malgré les sanctions européennes. Mais la Russie n’est pas le seul pays à recourir à cette flotte fantôme. L’Iran est passé maître dans l’art d’écouler secrètement ses barils de pétrole vers la Chine, décrypte une enquête du Wall Street Journal (WSJ).
Une centaine de navires iraniens constituerait cette armada, dont la République islamique a tant besoin pour faire vivre son économie et résister aux Etats-Unis, dans le conflit qui les oppose depuis le 28 février. Vieillissants, circulant en mer depuis plus de 15 ans et mal assurés, ces pétroliers ont mis en place de multiples stratégies pour passer sous les radars. Outre la dissimulation de leur identification par de la peinture et des bâches sur leur coque, ils appartiennent souvent à des propriétaires cachés derrière des sociétés écrans. En mer, ils désactivent leur système de positionnement satellite et naviguent sous pavillon de complaisance délivré par la Sierra Leone ou le Gabon, des pays qui sont peu regardants sur leurs activités. Les changements de pavillon sont même réguliers, plusieurs fois en quelques années, pour passer entre les mailles du filet.Zone portuaire extérieure orientale
Pour réaliser le...
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03/06 - A qui parle Jean-Luc Mélenchon ? Plongée dans cette "nouvelle France" qui vote LFI
Un candidat de gauche peut-il encore l’emporter sans l’électorat de Jean-Luc Mélenchon ? "Ceux qui sont obsédés par lui se disent qu’ils ne peuvent plus être élus sans son électorat", relève en privé Yannick Jadot, englouti, en 2022, par le tribun insoumis - sous l’effet du vote utile, l’écologiste n’avait recueilli que 4,6 % des suffrages en 2022. L’électorat LFI ? Ce n’est pas le sujet d’Olivier Faure. "Son noyau dur de 8-9 % est irrécupérable", confesse-t-on dans l’entourage du premier secrétaire du PS. Ce "bloc" mélenchoniste fascine autant qu’il intrigue. Aux élections municipales, il a permis à La France insoumise de s’emparer de deux villes de plus de 100 000 habitants, Saint-Denis et Roubaix. À l’élection présidentielle, ce socle place Jean-Luc Mélenchon en position de force ; seul le social-démocrate Raphaël Glucksmann semble, à date, en mesure de contester son leadership dans cette partie de l'échiquier. Assis sur cette réserve de voix, le "Vieux", comme le surnomment les jeunes militants insoumis, a tout loisir de lancer aux rivaux qui veulent le détrôner : "faites mieux !" Mais qui compose cette fameuse "nouvelle France" ?
L’approche segmentée de l’institut Cluster 17 est utile pour se faire une idée précise de la composition de la "mélenchonie". L’institut de sondage a réparti le corps électoral en seize "clusters" - des groupes homogènes réunissant des citoyens partageant les mêmes valeurs et les mêmes orientations idéologiques. À chaque étude de l’institut, Jean-Luc Mélenchon réalise ses meilleurs...
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03/06 - Mathieu Bock-Côté et Tugdual Denis : Cette droite qui veut en finir avec son complexe vis-à-vis de la gauche
Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents communistes. Quand vous avez été biberonné aux chansons de Jean-Pax Méfret et aux éditoriaux de Louis Pauwels, vous ne partez pas avec les meilleurs arguments pour vous faire une place dans le microcosme, très parisien, qui dicte les codes de respectabilité.
Au début des années 2000, Nicolas Sarkozy a théorisé le concept de « droite décomplexée ». C’était admettre qu’il y avait bien un complexe de droite vis-à-vis de la gauche. A-t-il disparu à l’ère de CNews ?
Même "affranchie", la droite se sent illégitime. Cette question hante le récit intime de Tugdual Denis, La cendre et le feu (Robert Laffont). Le directeur de la rédaction de Valeurs actuelles, passé par L’Express, Le Point et Bretons a écrit sa confession d’un enfant du siècle lepéniste. Il fait son coming out : sa famille "catho tradi", son militantisme collégien pour Jean-Marie Le Pen. La terrasse du Dana à la Trinité-sur-Mer apparaît comme le centre de son monde.
Certains ne verront dans le livre de Tugdual Denis qu'une entreprise de réhabilitation. Ce serait très réducteur. La cendre et le feu constitue un bel exercice de style et de sincérité. La droite est vécue par son auteur comme une malédiction, un obstacle à la reconnaissance, tant professionnelle qu’intellectuelle.
L'essayiste québécois Mathieu Bock-Côté, qui a tout compris du GPS social français, sait que chez nous il importe d’être "reconnu". L’auteur du Multiculturalisme comme religion politique, de La révolution racialiste et des Deux...
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03/06 - Défense : le budget des armées fait les frais d’un revers surprise au Sénat
Une issue inattendue. Lors du vote à main levée survenu dans la nuit du mardi 2 au mercredi 3 juin, les sénateurs se sont majoritairement prononcés contre l'article 2 de la Loi de programmation militaire qui prévoyait une rallonge de 36 milliards d'euros supplémentaires pour les armées entre 2024-2030. Le dernier budget de 400 milliards d'euros voté en 2023 reste pour l'heure inchangé.
Alors que les Républicains et quelques centristes espéraient le vote d'un supplément budgétaire de 50 milliards, proposé par la commission sénatoriale, et qui aurait permis au budget des armées d'être porté à 2,7 % du PIB, ils se sont heurtés à l'opposition de Catherine Vautrin, la ministre des Armées et des anciens combattants de France, qui les a encouragés à revoir leurs exigences à la baisse. Résultat : leur proposition pour un budget de 450 milliards d'euros a été rejetée à cinq voix près.Colère et incompréhension
Face à ce dénouement, les élus républicains de la chambre haute sont restés dans l'incompréhension. En plus de "menaces et [de] pressions venues de Matignon", "nous avons assisté toute la journée à un déploiement d’efforts d’une ministre des Armées qui s’est battue pour faire baisser son budget de 14 milliards d’euros. C’est incompréhensible", s'est plaint, auprès de l'AFP, une fois la séance achevée, le président de la commission de la défense du Sénat, Cédric Perrin.
Il est vrai qu'il n'est pas banal de voir une ministre refuser que plus d'argent soit accordé à son ministère. Et pourtant, au centre de l'hémicycle,...
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03/06 - Gouvernement Lecornu II : retrouvez tous nos contenus
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03/06 - Sébastien Lecornu envisage de s’exprimer sur les ingérences après les accusations de LFI, un sursis pour l’Airbus A400M
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien,le Mossad israélien piègeles bipeurs du Hezbollah,les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'indiscrets exclusifs en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe. Sursis allemand pour l’A400M
Faute de nouvelles commandes, la chaîne d’assemblage de l’avion de transport militaire européen Airbus A400M, à Séville, devra fermer fin 2028. Pour la maintenir en activité, l’Espagne et la France s’étaient déjà engagées, en juin 2025, à acheter sept appareils. L’Allemagne pourrait, à son tour, acquérir entre dix et vingt appareils supplémentaires pour ne mettre un terme définitif à la production de l’A400M. A ce jour, 178 avions ont été commandés par dix pays, dont 139 déjà livrés. Le rythme de production est de huit par an. Fin de complexe européen ?
Les Européens ont tiré un enseignement de la guerre au Moyen-Orient : la capacité de production industrielle américaine est moins écrasante qu'on ne le croit - leur avantage tenait aux stocks, désormais largement entamés. Trois mois de guerre contre l'Iran ont entraîné des délais de livraison considérables. Au point que, assure un diplomate européen, les mentalités commencent à changer, notamment en Allemagne. L'industrie de défense du Vieux continent a l'opportunité de se développer… à condition...
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03/06 - Présidentielle 2027 : Jean-Luc Mélenchon, futur marchepied du RN
C'est le scénario auquel on refusait de croire. Celui d'un enfermement du débat présidentiel entre les deux candidats radicaux. Avec un deuxième tour opposant celui du RN – Marine Le Pen ou Jordan Bardella – et le patron des insoumis. Si cette grande peur n’est pas nouvelle – elle avait déjà plané sur le pays en 2017 et en 2022 –, elle redevient, pour 2027, plausible, à lire les sondages. A-t-on raison de se faire peur, en esquissant un scénario qui, en envoyant Jean-Luc Mélenchon au second tour, ouvrirait grand les portes de l’Elysée à Jordan Bardella (ou à Marine Le Pen) ? Car c’est bien de cela qu’il s’agit : un cauchemar pouvant en cacher un autre, les électeurs prêts à céder aux sirènes du candidat insoumis feront – inconsciemment ? – la courte échelle au candidat du RN pour accéder à l’Elysée.
Tout simplement parce que le potentiel de rejet, dans l’opinion, du RN est moins fort que celui de La France insoumise, plaçant ainsi dans cette hypothèse de second tour le candidat d’extrême droite en situation idéale pour décrocher la timbale présidentielle.
Crédible, ce scénario l’est pour au moins trois raisons. Tout d’abord, Jean-Luc Mélenchon, vieux briscard de la politique – il aura 75 ans au moment du vote et quatre campagnes présidentielles derrière lui – accomplit un parcours sans faute. "Il envoie un signal à ceux qui pensaient que la gauche, c’était fini", relève Bernard Sananès, de l’institut Elabe. Une efficacité qui permet d’accroître sa popularité, nourrie par la démagogie et le communautarisme de son...
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03/06 - De l’immobilier au renseignement : Bill Pulte, le choix controversé de Donald Trump pour diriger la CIA
Les bons amis font les bons comptes. Le poste de directeur par intérim du renseignement national américain sera désormais occupé par l'actuel responsable de l'Agence fédérale du financement des logements des États-Unis, Bill Pulte, a annoncé Donald Trump sur son réseau social, Truth Social, mardi 2 juin. Petit-fils du fondateur de l’un des plus grands constructeurs de maisons du pays, PulteGroup, cet homme de 38 ans a poursuivi la tradition familiale en se spécialisant dans l'immobilier. Pour justifier son choix malgré l'absence totale d'expérience de l'intéressé en matière de renseignement, Donald Trump a mis en avant sa "grande expérience dans la sécurité et la solidité des marchés".
Pour l'heure temporaire, la candidature de Bill Pulte devra être soutenue par le Sénat pour que sa nomination soit confirmée. Jusque-là, sa prise de fonction peut durer jusqu'à 210 jours. L'heureux nommé ne prendra ses fonctions qu'à partir du 30 juin prochain, date effective du départ, annoncé en mai dernier, de l'élue à la Chambre des représentants d'Hawaï, Tulsi Gabbard. Une décision personnelle qu'elle avait expliquée par le cancer de son mari. Reuters avait pourtant rapporté qu'elle avait plutôt été poussée vers la sortie par la Maison-Blanche pour des opinions divergentes.Un poste stratégique
A l'inverse de Tulsi Gabbard, Bill Pulte ne risque pas d'être désavoué pour ses infidélités au président américain. A défaut d'avoir une quelconque expérience dans la sécurité, le trentenaire est proche de son supérieur et souvent en...
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03/06 - A Lyon et Genève, la montée en gamme des grandes maisons horlogères
Face à des montres partagées entre acier inoxydable, titane et matériaux plus rares ou plus techniques, le métal jaune reprend une place de premier plan. Comme s’il ne l’avait jamais vraiment quittée. Depuis toujours, il exerce une fascination et sa couleur, dans la diversité de ses alliages, continue de séduire. En avril, au salon Watches & Wonders à Genève, de nombreuses marques ont misé sur l’or, voire sur le doré. La hausse historique de son cours renforce son statut de valeur refuge, au-delà de son prix intrinsèque. Qu’il s’agisse d’investissement ou d’image, ce symbole du luxe rassure, dans un contexte d’instabilité géopolitique. Enfin, il porte un message qui dépasse la simple matière, aussi noble soit-elle : comme une promesse de temps long.
Breitling
Breitling, l’une des marques de la House of Brands, a agrandi sa boutique lyonnaise en partenariat avec Maier. Au 102 rue du Président-Édouard-Herriot, cette adresse emblématique a doublé de surface et est désormais entièrement dédiée à l’univers Breitling.Boutique TAG Heuer à Lyon.
TAG Heuer
La boutique lyonnaise de TAG Heuer a déménagé au 98 rue du Président-Édouard-Herriot, toujours en collaboration avec Maier. L’espace de 60 mètres carrés associe matériaux naturels et éléments contemporains, offrant une expérience renouvelée dans l’univers de la marque.
Raymond Weil
A l’occasion de son jubilée, Raymond Weil dévoile son premier écrin niché au cœur de la vieille ville de Genève, où son histoire a commencé. Cette boutique intimiste sise rue de...
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03/06 - Guerre en Iran : un mort et des blessés après une frappe sur l’aéroport du Koweït
Une personne a été tuée lors d'une attaque iranienne visant des installations civiles au Koweït, notamment l'aéroport international et des missions diplomatiques, a déclaré ce mercredi 3 juin le ministère des Affaires étrangères, sans préciser quelles missions diplomatiques avaient été endommagées. Cette frappe marque une escalade pour ce pays du Golfe riche en pétrole, qui connaissait un calme relatif depuis l'annonce d'un cessez-le-feu dans la guerre contre l'Iran le 8 avril.
Peu avant 08h00 (heure de Paris), l'agence de presse officielle koweïtienne a rapporté que l'Autorité de l'aviation civile du Koweït faisait état de "graves dégâts" au terminal 1 de l'aéroport international de l'émirat et de blessés après une attaque iranienne. Le trafic aérien a été suspendu et les vols à destination de Koweït ont été déroutés vers d'autres aéroports, a ajouté cette source.
L'armée américaine avait précédemment indiqué que deux missiles iraniens tirés sur le Koweït n'avaient pas atteint leur cible ou s'étaient désintégrés en cours de route, et que trois missiles lancés sur Bahreïn avaient été interceptés par les forces américaines et bahreïniennes. Une vague de drones iraniens lancée en direction des troupes américaines au Koweït a également échoué à atteindre ses cibles, a aussi précisé l'armée américaine, qui a annoncé dans la nuit avoir mené une frappe contre l'île de Qechm en réponse aux attaques de Téhéran.Les négociations dans l'impasse
De leur côté, les Gardiens iraniens de la révolution ont déclaré cette nuit avoir attaqué...
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03/06 - L’Alsace, une région si particulière : les ressorts d’un cas insoluble
Ils en ont parlé. À propos de l’Alsace, douloureusement arrachée à la France en 1871, Léon Gambetta avait pourtant cette formule, restée célèbre : "Y penser toujours, n’en parler jamais." Évoquer l’Alsace, et en particulier son statut, c’est prendre le risque de raviver des plaies mal cicatrisées. C’est, encore aujourd’hui, un sujet sensible, qui n’offre aucune prise à un débat dépassionné. Brigitte Klinkert en a fait l’amère expérience. La députée Ensemble pour la République (EPR) du Haut-Rhin s’est pris une volée de bois vert en déposant une proposition de loi visant à doter la collectivité européenne d’Alsace (CEA) des compétences d’une région.
Le texte, soutenu par Gabriel Attal, "s’inscrit dans les exigences de l’extrême droite", tancent aussitôt, dans une tribune, dix présidents de région sur treize, redoutant un "détricotage" de la loi du 16 janvier 2015. La PPL "contient les germes d’un communautarisme identitaire contraire à l’universalisme républicain", grince, dans les colonnes de La Tribune Dimanche, Ferdinand Mélin-Soucramanien, agrégé de droit public. Dans l’hémicycle, l’écologiste Sandra Regol, élue du Bas-Rhin, dénonce une "tromperie"... N’en jetez plus ! "La virulence des réactions était affligeante", regrette Brigitte Klinkert, qui parviendra finalement à faire adopter le texte, le 8 avril, vidé toutefois de sa substance puisque l’amendement du gouvernement qui devait transposer concrètement le texte, via une ordonnance, a été rejeté.
La séquence est révélatrice de la difficulté à appréhender sereinement le...
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03/06 - Pourquoi la guerre en Iran a renforcé l’Arabie saoudite, par Bernard Haykel
Les Etats du Conseil de coopération du Golfe (CCG), menés par l'Arabie saoudite, se sont opposés à la guerre que les Etats-Unis et Israël ont lancée contre l'Iran. Sans se faire d'illusions, les pays arabes reconnaissent que l'Iran est un régime révolutionnaire qui emploiera tous les moyens à sa disposition pour se maintenir au pouvoir. Les dirigeants du Golfe savaient que leurs infrastructures critiques, telles que les systèmes énergétiques, les usines de dessalement et les centrales électriques, seraient visées, et que le détroit d'Ormuz serait bloqué, parce que Téhéran veut provoquer un effondrement économique mondial, principal levier dont il dispose face aux Etats-Unis et à ses voisins arabes. Parce que ces Etats ne peuvent défendre efficacement leurs infrastructures, ils ont signalé leur neutralité avant la guerre et ne se sont engagés militairement qu'après avoir été directement visés par l'Iran.
Les Emirats arabes unis ont été les plus durement touchés et ont monté la défense la plus vigoureuse. L'Arabie saoudite a été moins visée et elle a fait fortement pression en faveur d'un cessez-le-feu négocié et d'un règlement par la médiation pakistanaise. La fin du conflit semble encore lointaine, le président Trump et le régime des mollahs ne cessant de la repousser. Mais la guerre a fait ressortir les avantages géographiques uniques de l'Arabie saoudite et la manière dont elle transforme cette situation en une occasion pour faire avancer son programme de diversification économique, Vision 2030.Ormuz,...
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03/06 - Jusque dans leurs rêves, les malentendants entendent mal, par Christophe Donner
"Tu n’entends que ce que tu veux entendre", me reprochait ma mère d’un air entendu, avec toute la suffisance que lui conférait la psychanalyse. Jusqu’à ce qu’il se soit avéré que j’étais tout simplement en train de devenir sourd, qu’il allait falloir m’opérer, d’une oreille, puis de l’autre, et accepter par la suite de porter des "appareils auditifs" qu’on n’appelait déjà plus des sonotones, heureusement. C’est dire le bien que ça m’a fait de voir Elisabeth (Agathe Rousselle) affligée du même handicap et contrainte, elle aussi, de porter des appareils dans le film de Laurent Slama A Second life.
Elisabeth travaille pour une agence parisienne de "location meublée de courte durée". Elle est chargée d’accueillir les clients, les conduire dans leur studio, leur expliquer comment ça marche, l’eau, le gaz, l’Internet haut débit, l’interdiction de fumer, la vue sur la tour Eiffel, la proximité de Montmartre, le jour de fermeture du Louvre. Des jours impossibles à vivre, pas seulement à cause de sa surdité, mais ça n’aide pas. Comme dans la chanson de Brel, Les Désespérés, Elisabeth a "cheminé déjà plus de cent fois, cent fois plus qu’à moitié" le chemin qui devait la mener au meurtre d’elle-même.
Paradoxe social, c’est son patron, un odieux râleur, qui, d’un énième coup de fil d’engueulade, la menaçant de licenciement, extirpe Elisabeth de sa tentation morbide, lui redonne le sale goût de la vie, celle qui vaut mieux que rien du tout. Alors elle sort. Rejoint les vivants, la ville, où elle tombe sur Elijah (Alex Lawther), le...
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03/06 - Le "Roi René", ou quand agents secrets et clubs libertins faisaient bon ménage
Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Dans "Nid d’espions", le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.
Le 30 octobre 1979, la mort de Robert Boulin ébranle la politique et les Français. La thèse du suicide avancée par les enquêteurs est rapidement contredite par les proches du ministre du Travail de Raymond Barre. D’après eux, il aurait été assassiné.
Depuis, en plus de 45 ans, aucune conclusion n’a été apportée à l’enquête, qui a connu son lot de rebondissements. Comme en 2022, lorsqu’un nouveau témoin se manifeste. A la juge en charge du dossier, Elio D raconte avoir assisté à une conversation lorsqu’il travaillait comme chauffeur pour un club libertin de région parisienne, le Roi René.
Ce soir de novembre 1979, quelques jours après la mort de Robert Boulin, le jeune homme se retrouve avec l’un des clients du club, Pierre Debizet. Il est le co-fondateur et patron du SAC, le service d’action civique, une association au service du Général de Gaulle puis du parti gaulliste, présentée officiellement comme un service d’ordre, officieusement comme une police parallèle.
Après avoir trinqué avec Elio D, Pierre Debizet échange dans un salon du club avec trois hommes. Selon le témoin, il s’emporte "On vous avait dit de ne pas le tuer". Réponse de l’un des deux : "On l’a balancé dans l’étang à...
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03/06 - Josef Aschbacher, patron de l’ESA : "Une attaque sur nos satellites serait semblable à la menace nucléaire"
Que se passerait-il, si une puissance hostile s'en prenait à nos infrastructures spatiales ? Il s'agirait du "pire scénario imaginable" pour Josef Aschbacher, patron de l'Agence spatiale européenne. En marge du Globsec, une série de conférences se déroulant à Prague du 20 au 23 mai, l'Autrichien, qui dirige l'une des institutions les plus puissantes du continent, alerte sur la dépendance de chacun au spatial au quotidien. Essentiels dans les domaines civils comme militaires, les satellites sont au cœur de l'indépendance que l'Europe cherche à développer. En face, deux géants - les Etats-Unis et la Chine - sont lancés dans une course au spatial. Le Vieux Continent parviendra-t-il à s'y faire une place ?
L'Express : L'ESA est perçue comme une agence civile, et pourtant vous êtes à GLOBSEC, une conférence dédiée à la sécurité. Comment articulez-vous le lien entre espace et défense européenne ?
Josef Aschbacher : C'est une très bonne question. L'ESA travaille dans le domaine spatial depuis plus de cinquante ans. Nous avons célébré notre cinquantième anniversaire l'an dernier. Dès le premier jour, l'espace a toujours été à double usage. L'une des raisons pour lesquelles l'ESA a été créée était précisément de développer un programme européen de lanceurs, Ariane. Aujourd'hui nous en sommes à Ariane 6, mais tout a commencé avec Ariane 1. Les lanceurs sont l'exemple parfait de la technologie duale. Ils emportent en orbite des satellites des deux types, et sont donc utilisés à des fins civiles et militaires.
Le deuxième...
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03/06 - Cuba : une obsession américaine doublée d’une affaire de famille
Parmi toutes les guerres et crises en cours (Iran, Ukraine, Moyen Orient, Venezuela, Cuba, sans oublier Taïwan), la cubaine est la seule qui relève, pour ainsi dire, de la politique intérieure américaine. Et cela, pour des raisons à la fois historiques, géographiques et politiques. En 1898, l'armée américaine participe à la décolonisation de l'île espagnole lors de la guerre hispano-américaine où le colonel (et futur président) Theodore Roosevelt se distingue à cheval en chargeant la colline de San Juan. Ensuite, Cuba demeure sous occupation américaine jusqu'à son indépendance en 1902.
Après quoi, Washington y conserve des bases navales (le drapeau américain flotte toujours sur celle de Guantánamo) et une influence considérable... jusqu'à l'avènement de Fidel Castro en 1959. Pendant les décennies suivantes, des millions d'exilés se réfugient aux Etats-Unis. Ils y connaissent des succès économiques éclatants, transforment Miami en hub latino, s'intègrent à la vie politique (davantage que toute autre minorité latino). Mieux, ils placent de nombreux élus au Congrès et même, l'année dernière, l'un des leurs au ministère des Affaires étrangères : Marco Rubio, dont les parents sont nés au pays du mambo et du cha-cha-cha. En somme, du point de vue de leur intégration, les Cubains ont fait aussi bien que les Irlandais ou les Italiens.
Avec des Cubains sur les deux rives du détroit de Floride, l'heure des comptes a sonné. Alliés à Donald Trump, les exilés veulent leur revanche. Mais comment ? Envahir l'île ? Le Pentagone...
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02/06 - Dispositif "coupe-file", fin de la contention : l’exécutif relance la "grande cause" de la santé mentale
Dans la continuité de son engagement en faveur de la santé mentale qu'il avait érigé en "grande cause nationale" 2025-2026, le gouvernement a annoncé plusieurs nouvelles mesures, ainsi que le renouvellement d'anciens dispositifs, ce mardi 2 juin.
Parmi les nouveautés, un système de "coupe-file" pour les jeunes "repérés" par l'Éducation nationale comme "ayant un trouble éventuel de santé mentale" sera prochainement instauré. Ce dispositif permettra aux élèves "d'obtenir un rendez-vous dans les 24-48 heures", a annoncé la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, au micro de franceinfo mardi. Si un adolescent est identifié comme étant dans une situation de "souffrance psychique" urgente, le personnel de l'établissement - qu'il s'agisse de la médecine scolaire, d'un professeur ou de la direction - pourra directement alerter le Samu afin d'obtenir un rendez-vous chez un expert de la santé mentale, psychiatre ou psychologue. "Il y aura une organisation, sur le territoire, des professionnels de santé entre eux qui permettra d'avoir un rendez-vous dans les 24-48 heures", a-t-elle indiqué. L'organisation du "coupe-file" pour les élèves en détresse sera déléguée aux agences régionales de santé (ARS).20 % des lycéens confrontés aux pensées suicidaires
"Je connais l’état du système de santé", notamment le manque de médecins, a assuré la ministre, alors que la pédopsychiatrie a perdu un tiers de ses effectifs en 10 ans. Mais, "quand on repère des troubles psychiatriques plus tôt, on évite des hospitalisations. Donc, nous...
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02/06 - Liban : contraint de reculer par Donald Trump, Benyamin Netanyahou sous le feu des critiques en Israël
Ramené à la raison par Donald Trump. Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a renoncé dans la soirée du lundi 1er juin à lancer un raid majeur sur la capitale du Liban où se trouvaient les responsables du Hezbollah. Il a fait "volte-face", a commenté Donald Trump sur sa plateforme Truth Social ajoutant qu'il avait aussi obtenu du Hezbollah qu'il "cesse les tirs sur Israël et ses soldats".
Pour le chef de l'Etat américain l'enjeu est de taille. Dans la foulée de l'annonce du revirement de son homologue israélien, le prix du pétrole a chuté. La référence internationale du prix du baril de pétrole, Brent, qui était montée jusqu'à 126 dollars fin avril est alors passée à 93,70 dollars. Il y a la théorie et la pratique
Malgré les déclarations enjouées de Donald Trump, cette tendance pourrait s'inverser plus rapidement qu'espéré. Le soir même des promesses formulées par Israël, quatre morts causées par une attaque de l'Etat hébreu ont été recensés dans le sud du Liban, rapporte l'agence de presse nationale. De son côté, Benyamin Netanyahou a précisé que le Pentagone avait donné son accord pour que l'Etat hébreu frappe une partie du Liban dans le cas où le Hezbollah attaquait ses localités.
Au même moment, outre-Atlantique, les responsables diplomatiques du Liban et d'Israël se sont réunis à Washington ce mardi 2 juin à l'occasion de la quatrième session de pourparlers afin d'entrevoir la fin du conflit dans la région. Le 17 avril, un cessez-le-feu avait déjà été obtenu entre l'Iran et Israël mais avait...
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02/06 - Jean-Michel Blanquer : "Une partie de la classe politique ne cherche qu’à satisfaire des clientèles"
La France, combien de divisions ? La question se pose dès lors que l’on s’interroge sur notre impuissance publique et le débat s’imposera dans la campagne présidentielle. Dans les territoires, les élus locaux de tous bords dissimulent à peine leur ras de bol d’un Paris prompt à faire la leçon, d’autant qu’ils estiment, par exemple lors de la crise du Covid, avoir comblé les défaillances venues d’en haut. Mais le sujet n’est pas aussi consensuel qu’il y paraît parce qu’il n’est pas aussi simple qu’on le croit. Le projet de loi constitutionnelle sur la Corse qui vise à octroyer à l'île "une autonomie au sein de la République" est examiné à la mi-juin par l’Assemblée nationale et provoquera des remous. Comment réussir une décentralisation nécessaire sans tomber dans une différenciation incertaine ? L’ancien ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer, qui préside désormais le Laboratoire de la République, met en garde contre "les fausses bonnes idées" et présente ses propres idées pour aménager le territoire.
L'Express : Un mot fait consensus dans la classe politique, en tout cas dans les partis de gouvernement. Pourquoi n’aimez-vous pas ce terme de "décentralisation" ?
Jean-Michel Blanquer : Ce n’est pas que je ne l’aime pas mais je pense que le mot est usé par des réformes qui n’ont pas toutes tenu leurs promesses. Je préfère l’expression de "libertés locales". La nécessité de décentraliser davantage l’action publique française est aujourd’hui largement reconnue. Nous avons deux problèmes et donc deux...
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02/06 - Nicolas Baverez : "Emmanuel Macron ne laissera en héritage qu’un vaste champ de ruines"
Où en est aujourd’hui la France ? Que retenir des deux quinquennats d’Emmanuel Macron ? Un sursaut national et européen est-il possible ? A quelles conditions ? Pour répondre à ces questions, Nicolas Baverez est l'invité des Grands entretiens d'Anne Rosencher.
Avocat, essayiste, ancien haut fonctionnaire et l'un des éditorialistes les plus aiguisés de l’époque, il s'est fait connaître du grand public en 2003 en publiant La France qui tombe, un essai vendu à plus de 200 000 exemplaires. Ces grands entretiens sont à écouter tous les quinze jours, sur toutes les plateformes de podcasts comme Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast Addict mais aussi disponibles en vidéo sur YouTube et Dailymotion.
Anne Rosencher : De tous les indicateurs qui permettent de dresser un panorama de l'état d'une nation, lequel, s'agissant de notre pays, vous inquiète le plus ?
La démographie est un indicateur aussi décisif que sous-estimé. Elle connaît une rupture profonde qui doit nous alerter. En 2025, pour la première fois depuis 1945, la France a enregistré plus de décès que de naissances. La fécondité est tombée à 1,56 enfant par femme, contre plus de 2 au début des années 2010. La chute est vertigineuse, et nous rapproche à grands pas de la moyenne européenne, qui se situe à 1,38 enfant par femme. Ce krach démographique est dramatique pour le développement économique et l’innovation comme pour la soutenabilité de l'Etat-providence. Il atteste surtout de la perte de confiance des Français dans la capacité...
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02/06 - Guerre en Ukraine : l’économie russe prise à la gorge par les frappes ukrainiennes sur ses raffineries
Voilà plusieurs mois que l’Ukraine a adopté cette stratégie dans sa guerre de résistance contre l’invasion russe : viser, par des attaques de drones répétées, les principales infrastructures pétrolières de la Russie. Raffineries, dépôts de carburant, terminaux maritimes et camions-citernes sont chaque semaine pris pour cible.
En mai, ces frappes ukrainiennes se sont multipliées et intensifiées. Selon Bloomberg, au moins seize attaques contre des installations de production de carburant en Russie ont été menées au cours de ce mois. Elles ont visé huit des dix plus grandes raffineries du pays. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a également rappelé, lors d’une allocution le lundi 1er juin, que les forces ukrainiennes avaient réussi à toucher quinze raffineries russes, entre janvier et mai 2026.
L’objectif de ces offensives reste clair. Il s’agit de miner l’économie et l’effort de guerre de Moscou qui reposent en grande partie sur les revenus issus des hydrocarbures. Et il semble être atteint, tant le secteur énergétique vacille. "A la fin du mois de mai, près de 40 % des capacités russes de raffinage primaire du pétrole avaient été perturbées" a affirmé Volodymyr Zelensky lors de sa prise de parole. Ces raffineries sont en effet en berne, leur niveau de production étant le plus bas depuis seize ans, provoquant des risques de "pénuries de carburant, en Crimée et dans d’autres régions de notre pays sous occupation", a ajouté le président ukrainien."Plus de routes sûres"
La Crimée doit particulièrement...
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02/06 - "Trump frappera, puis..." : l’échange exclusif entre Emmanuel Macron et Nathan Devers avant la guerre en Iran
L'avion présidentiel est un fragment de France dépourvu de frontières. La cabine, inclinée, gravit cet escalier invisible qui mène par-delà les nuages. Nous venons de décoller de New Delhi, au terme d’un déplacement en Inde qui a duré trois jours. A travers le hublot, j’observe les faubourgs de la capitale défiler, scintiller dans la nuit, disparaître enfin sous une chape de brume.
Dans la cabine, les membres de la délégation française discutent. Des ministres. Des artistes. Des chefs d’entreprise, des universitaires, des militaires. Certains sont habitués à accompagner le président. D’autres ne le font qu’en de rares occasions. Quant à moi, invité sous le statut d’auteur embarqué, j’attends l’entretien que je suis censé avoir à l’initiative de Baptiste Rossi, plume d’Emmanuel Macron, avec le président, dans son bureau flottant. Je suis pour l’instant happé par l’écran qui fait face à mon siège, où j’observe le tracé de notre itinéraire : l’avion a fini de traverser l’Afghanistan. Nous dévions légèrement de notre direction pour survoler le Turkménistan. Mais nous frôlons la frontière iranienne : la ville de Mashhad se situe à quelques kilomètres à peine de notre appareil. Autrement dit, elle est visible depuis les hublots situés du côté gauche. Quelle coïncidence ! En ce 19 février, alors que la perspective d’une attaque israélo-américaine imminente est dans tous les esprits, un second fantasme m’investit : l’Iran… Ce pays qui me fascine tant, pour sa poésie, son histoire millénaire, ses penseurs hauturiers, sa société...
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02/06 - Jean-Luc Mélenchon, le cauchemar : enquête sur sa nouvelle stratégie pour 2027
L’aspirant président, le peuple vivant et sa quarantaine de rois morts. La basilique cathédrale de Saint-Denis et sa nécropole royale, lieu de mémoire française, ont vu défiler ces habitués du pouvoir, habités par la longue Histoire. Et nourrit ce qui n’est qu’une légende : cette dernière, consacrée par Le Promeneur du Champ-de-Mars (Robert Guédiguian, 2005), narre François Mitterrand - interprété par Michel Bouquet - posant sa main sur ces têtes couronnées des gisants de Saint-Denis. Les responsables du lieu de culte et le curé de l’époque avaient bien fini par démentir le récit selon lequel "le Sphynx" se recueillait régulièrement en ces lieux, mais le mythe demeure. Fin mai 2026, Jean-Luc Mélenchon s’est d’ailleurs rendu sur place, accompagné de sa coterie. Quinze ans plus tôt, pour sa première campagne présidentielle, l’ancien sénateur socialiste avait déjà donné dans ce syncrétisme français - la scène racontée dans un article et un ouvrage - caressant les tombeaux des rois de France. Sans doute pense-t-il y trouver ses forces de l’esprit.
Le roi est mort, vive le roi. Trois échecs sont passés, le Stade de France de Jean-Luc Mélenchon est à Saint-Denis. Bally Bagayoko s’est installé sur le trône de la deuxième ville d’Île-de-France. C’est ici, le 7 juin, sur la place Victor Hugo de ce chef-lieu du département le plus pauvre de France, à la population jeune, urbaine, diverse de près de 130 nationalités - où l’édile noir d’origine malienne a été la cible de racisme dès son élection - que le quadruple candidat à...
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02/06 - Doit-on mettre fin au télétravail pour inverser la courbe du chômage des jeunes diplômés ?
De l'amour à la haine. Le grand responsable de la hausse du chômage chez les jeunes diplômés serait la multiplication par quatre du télétravail sur le continent américain, révèle une étude publiée le 1er juin par la Federal Reserve Bank of New York. Le travail à la maison dépasse largement l'éventuelle culpabilité de l'intelligence artificielle dont la popularisation grâce aux Chatbots conversationnels est postérieure à la crise de l'emploi.
Une crise qui touche particulièrement la Gen Z, composés des enfants nés entre la fin des années 1990 et le début des années 2010. Déjà à 3,1 % en moyenne entre 2017 et 2019, le chômage est passé à 3,7 % entre 2022 et 2025 pour les diplômés universitaires de moins de 29 ans. Soit une hausse globale de 20 %. A l'inverse, les travailleurs de 29 ans ou plus connaissent même une légère hausse du taux d'activité avec un chômage de 1,8 % entre 2022 et 2025 contre 1,9 % avant le Covid.
En France aussi, les jeunes actifs sont les plus touchés par le chômage. Un peu plus de 21 % d'entre eux n'ont pas d'activité contre seulement 7,9 % de la population active selon les chiffres de l'Insee publiés en février dernier.Le télétravail, la fausse bonne idée
Le travail depuis chez soi expliquerait jusqu'à 64 % de l'augmentation du chômage pour les jeunes diplômés. Pour arriver à ces résultats, les trois chercheuses en économie, Natalia Emanuel, Emma Harrington et Amanda Pallais, se sont basées sur les embauches d'une entreprise classée dans la Fortune 500, dont le nom n'a pas été précisé. Le...
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02/06 - Pourquoi l’Europe envisage d’accéder à Mythos, l’IA de cybersécurité qui inquiète déjà
Anthropic, l'entreprise américaine d'intelligence artificielle, a proposé à l'UE l'accès à son tout nouveau modèle, Mythos, révèle le Financial Times. Ce modèle de langage est un outil de cybersécurité, capable d'identifier et de corriger les vulnérabilités logicielles à une vitesse inédite. Mais, alors que la start-up l'avait jugé "trop puissant" pour être accessible au public, Mythos suscite également de nombreuses craintes, notamment en ce qu'il pourrait faciliter les cyberattaques, surtout depuis que l'entreprise a confirmé enquêter sur un "accès non autorisé" au logiciel. Si le projet aboutissait, Anthropic ouvrirait pour la première fois ce redoutable outil à d’autres pays que les États-Unis et le Royaume-Uni.
Ce lundi 1er juin, un porte-parole de l'ENISA, l'agence européenne de cybersécurité, a confirmé au quotidien britannique que des discussions sur l'utilisation de ce modèle avaient actuellement lieu. "La proposition a été faite, mais les conditions sont encore en cours de négociation", a-t-il indiqué. La semaine passée, la Commission européenne avait, elle aussi, envoyé une délégation négocier avec Anthropic, à San Francisco cette fois. "Nous nous félicitons des derniers développements concernant un éventuel accès futur", à l'IA d'Anthropic, a déclaré lundi le porte-parole de la Commission européenne, Thomas Regnier. "Ce nouveau développement est de la plus haute importance, pour mieux comprendre les risques potentiels" liés à Mythos, a-t-il ajouté. L'Europe membre du programme Glasswing ?
Toutefois, les...
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02/06 - Choose France : derrière le méga projet d’usines IA de SoftBank, que reste-t-il aux Européens ?
"Masa" a décidément un chéquier bien épais. Après avoir signé au bas du faramineux projet Stargate à 500 milliards de dollars aux États-Unis, le patron du conglomérat japonais SoftBank a choisi d'investir 45 milliards d'euros en France dans plusieurs centres de données IA. La mise peut, à terme, atteindre 75 milliards. L'acmé d'un Choose France soulignant l'attractivité d'un pays prisé pour son électricité abondante et bon marché. Et la dernière parade d'Emmanuel Macron sous les ors de Versailles.
L'écart avec les montants que les Européens déboursent dans le secteur de l'intelligence artificielle n'est pas flatteur. En novembre dernier, OpCore (Iliad) s’est avancé sur un investissement de 4 milliards d’euros, toujours en France. Un record pour un projet local. Ce qui reste dix fois inférieur à la mise initiale de SoftBank et de Masayoshi Son. Aucun acteur du continent ne peut, à ce jour, participer à la course au gigantisme de l’IA. Elle semble pourtant inévitable. Devant une commission d'enquête de l'Assemblée nationale, Arthur Mensch, à la tête de la pépite Mistral AI, a récemment estimé les besoins à cinq ans à environ un kilowatt par personne. Plusieurs dizaines de gigawatts d’électricité seront nécessaires pour satisfaire les usages professionnels et personnels. La folle croissance de la consommation de tokens - cette unité d'information servant à calculer l'utilisation de l'IA - lui donne raison. Un seul gigawatt - peu ou prou la puissance d'un réacteur nucléaire - équivaut à environ 33 milliards d’euros...
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02/06 - Ebola : l’OMS en panne de stratégie, par le Pr Antoine Flahault
L’épidémie due au virus Ebola Bundibugyo a été déclarée Urgence de santé publique de portée internationale par le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) le 17 mai 2026. Elle continue à se propager en République Démocratique du Congo (RDC) dans une rare confusion, liée à la pauvreté de la région concernée, aux conflits armés qui y sévissent depuis plusieurs années et aux infrastructures sanitaires particulièrement précaires. C’est la dix-septième épidémie d’Ebola depuis la première identification du virus en 1976, la troisième seulement due à la souche Bundibugyo découverte en 2007. En 2014-2016, une épidémie de très grande ampleur due au virus Ebola, souche Zaïre, avait frappé l’Afrique de l’Ouest, causant plus de 28 000 cas et 11 300 décès. On redoute aujourd’hui un scénario voisin en RDC en raison de la difficile situation locale, tant sur le plan de son accessibilité que du contexte d’insécurité qui y règne et qui rendent très périlleux le déploiement des équipes médicales sur place.L’OMS, en première ligne, peine à trouver une stratégie convaincante
Le directeur général de l’OMS, Ethiopien d’origine, connaît bien l’Afrique et cette région en particulier. Il s'implique personnellement dans la riposte, en s’étant rendu très récemment sur place, avec des messages directs et d’une grande humanité à l'attention des populations locales. Jamais l’OMS n’avait déclenché aussi rapidement le niveau d’alerte le plus élevé du Règlement Sanitaire International. Jamais non plus, la RDC n’avait alerté l’OMS aussi...
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02/06 - "Augmenter le Smic, c’est généraliser la pauvreté par le bas" : l’alerte de deux économistes
Le 1er juin, le Smic a augmenté de 2,41 %, porté par le déclenchement automatique de l'article L. 3231-5 du Code du travail. Cumulée à la revalorisation de 1,18 % du 1er janvier, la hausse dépasse 3 % en moins de six mois, indexée sur la seule inflation, déconnectée des gains de productivité qui devraient pourtant tirer toute progression salariale durable. Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou en a fait un trophée social. A tort. Cette énième envolée du salaire plancher n'est pas la victoire des travailleurs qu'on nous chante : c'est l'humiliation infligée aux classes moyennes françaises, sommées d'applaudir leur propre déclassement.Le piège statistique du "coup de pouce"
Le mythe de la générosité de la République se nourrit d'une illusion d'optique. Quand le Smic progresse plus vite que tout, ce ne sont pas les pauvres qui s'enrichissent : ce sont les classes moyennes qui s'appauvrissent en termes relatifs. La France détient le ratio Smic/salaire médian le plus élevé d'Europe, classée par Eurostat dans le groupe des pays où ce ratio dépasse 60 %, quand l'Allemagne reste dans la tranche 50-60 %. Loin d'être un titre de gloire, c'est le symptôme d'un effondrement de la hiérarchie salariale. Nous n'avons pas créé un pays plus juste : nous avons créé un pays plus plat.
Le phénomène a un nom, désormais consacré jusqu'à l'OCDE : la "Smicardisation". En une décennie, le SMIC net a progressé de 26,35 %, contre 22,83 % pour le salaire médian. La proportion de salariés au SMIC est passée de 11 % à 14,6 %, et la...
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02/06 - Violences en milieu scolaire : ce que contient la loi post-Bétharram adoptée par les députés
Une proposition de loi adoptée à l'unanimité. Les députés ont adopté en première lecture, lundi 1er juin peu avant minuit, la proposition de loi visant à mieux protéger les enfants contre les violences à l’école et dans le périscolaire. Ce texte contenant une dizaine d'articles, rédigé dans le sillage de la commission d'enquête sur le scandale de Bétharram, a reçu les voix favorables des 187 députés présents dans l'Hémicycle. Le but de cette proposition de loi ? "Un objectif simple et impérieux : que plus jamais des enfants ne soient maltraités ou violentés dans des établissements par des adultes censés les éduquer et les protéger", peut-on lire dans l'exposé des motifs.
Ce texte prévoit notamment de renforcer le contrôle des intervenants susceptibles d'être au contact des enfants dans les écoles et le milieu périscolaire et une plus importante régulation des établissements privés. Il prévoit également un volet symbolique avec la condamnation par la nation des violences scolaires, mais aussi la reconnaissance d'un manque de contrôle de l'Etat qui leur ont permis de perdurer. Il instaure en outre une journée d'hommage pour les victimes, le 19 novembre. "Certificat d'honorabilité" et "liste noire"
Le cœur du texte concerne la prévention de ces violences. A ce sujet, les députés ont voté à l'unanimité des mesures renforçant le contrôle des adultes intervenants dans les écoles et le milieu du périscolaire. Avec les récentes révélations de violences sexuelles dans le périscolaire à Paris qui ont provoqué un véritable...
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02/06 - Transparence des salaires : ces huit angles morts qui pourraient donner lieu à des contentieux
Censée être transposée dans le droit français au plus tard le 7 juin prochain, la directive européenne sur la transparence salariale visant à renforcer l’application du principe de l’égalité des rémunérations entre les femmes et les hommes attendra encore un peu, notamment en raison de divergences entre syndicats et patronat. A noter que la France ne fait pas figure d'exception : d'autres pays membres tels que la Belgique ou les Pays-Bas ont eux aussi pris du retard.
Dans les faits, 54 % des entreprises françaises estimaient ne pas être prêtes à appliquer cette nouvelle directive, selon une récente enquête du cabinet Robert Walters (en Espagne et en Allemagne, ce sont respectivement 91 % et 82 % des entreprises qui ne le sont pas non plus). Si celles-ci peuvent se réjouir du délai accordé par le législateur (le Parlement envisage de se pencher sur la question avant fin juin avant un possible vote dans le courant de l'année), attention à l’effet boomerang d'une directive aux nombreux angles morts. Car ce délai supplémentaire pourrait se retourner à la fois contre les entreprises et l'État. En effet, même non transposée, la directive soulève déjà plusieurs difficultés juridiques et pratiques.
Premier angle mort : "dans l’absolu, une directive doit s’appliquer, il n’y a pas d’autre choix", affirme Marie Donzel, directrice associée spécialiste de l’égalité professionnelle au sein du cabinet de conseil AlterNego. "Cela signifie qu’après le 7 juin, un salarié pourra saisir les prud’hommes afin de demander...
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02/06 - Dix ans après le Brexit, l’impunité des populistes, par Jean-François Copé
Peu d’événements auront autant marqué l’histoire récente de l’Europe que le Brexit. En 2016, les Britanniques sont tombés dans le piège des populistes qui présentaient la sortie de l’Union européenne comme la solution à tous les maux du pays. Dix ans plus tard, plus de 53 % d’entre eux souhaiteraient désormais la réintégrer. Depuis le Brexit, six Premiers ministres issus des partis de gouvernement ont fait ce qu’ils ont pu pour limiter la casse. La crise qui fragilise aujourd’hui Keir Starmer n’est ainsi que le dernier épisode de ce vote qui continue de ronger la vie politique britannique. Le Brexit n'est pas seulement l'histoire irréversible d'une immense imposture. C'est aussi la démonstration implacable de la mécanique populiste.
Résumons. La sortie de l’UE devait ouvrir une nouvelle phase de prospérité économique. Sauf que le divorce avec les Vingt-Sept a coûté cher. Le PIB n’a progressé en moyenne annuelle que de 0,9 % depuis 2019. Pire, plusieurs estimations évoquent près de huit points de richesse perdus depuis 2016. Le déficit public atteint désormais près de 5,5 % du PIB et ne laisse aucune marge de manœuvre. Les services publics continuent d’incarner aux yeux d’une partie de l’opinion cette impuissance de l’Etat. Le National Health Service, à bout de souffle en 2016, était devenu l’étendard des Brexiters qui promettaient de réallouer les économies réalisées sur la contribution européenne au système de santé national. Résultat, seuls 21 % des Britanniques se déclaraient satisfaits du NHS en 2024. Ils...
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02/06 - "Hubs de retour" : ce nouveau tour de vis de l’Union européenne sur l’immigration
La politique migratoire de l'Union européenne (UE) se durcit encore. Les députés européens et les gouvernements de l'UE se sont mis d'accord lundi 1er juin sur de nouvelles règles autorisant les pays à envoyer les migrants en situation irrégulière sommés de quitter l'UE vers des centres situés dans des pays tiers, actant ainsi le possible lancement de "hubs de retour" ou "plateformes de retour". La France s'est montrée sceptique sur de tels centres et l'Espagne s'y est opposée, y voyant une menace pour le respect des droits humains.
Ce texte législatif, qui doit encore être formellement approuvé par les gouvernements des Etats membres et le Parlement européen dans les semaines à venir, a été proposé par la Commission européenne l'année dernière. Celle-ci estime que ce règlement "retour" simplifierait les procédures et donnerait aux gouvernements davantage d'outils pour expulser des personnes tout en respectant les droits fondamentaux. "Grâce aux nouvelles règles, nous avons davantage de contrôle sur qui peut venir dans l'UE, qui peut y rester et qui doit la quitter", a estimé le commissaire européen en charge de l’immigration Magnus Brunner.Une "machine draconienne de détention et d'expulsion"
Les organisations de défense des droits humains ne sont pas d'accord. Elles craignent que le nouveau texte ne permette des abus, comme avec l'ICE américaine. "Ce règlement va créer une machine draconienne de détention et d'expulsion", s’inquiète auprès de Reuters Silvia Carta, chargée de plaidoyer à la Plateforme...
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02/06 - Montres : Kylian Mbappé, néo-vintage... Les dernières tendances
Face à des montres partagées entre acier inoxydable, titane et matériaux plus rares ou plus techniques, le métal jaune reprend une place de premier plan. Comme s’il ne l’avait jamais vraiment quittée. Depuis toujours, il exerce une fascination et sa couleur, dans la diversité de ses alliages, continue de séduire. En avril, au salon Watches & Wonders à Genève, de nombreuses marques ont misé sur l’or, voire sur le doré. La hausse historique de son cours renforce son statut de valeur refuge, au-delà de son prix intrinsèque. Qu’il s’agisse d’investissement ou d’image, ce symbole du luxe rassure, dans un contexte d’instabilité géopolitique. Enfin, il porte un message qui dépasse la simple matière, aussi noble soit-elle : comme une promesse de temps long.
Renaissance
La renommée de la maison horlogère Universal Genève, fondée en 1 894 par Numa-Émile Descombes et Ulysse-Georges Perret, s’accompagne d’un héritage prestigieux. Dans les publicités des années 1960, la marque était désignée comme le "Couturier de la montre". Acquise en 2023 par Georges Kern, directeur général du groupe House of Brands (Breitling, Universal Genève, Gallet), elle a dévoilé ses collections en avril dernier. Chaque création allie prouesse mécanique et expression créative : mouvements de manufacture, esthétique contemporaine, réinterprétations de son patrimoine. A l’instar du modèle Polerouter, dessiné à l’origine par Gérald Genta, qui renaît dans une version modernisée mais fidèle à ses codes : lunette caractéristique, cornes torsadées et...
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02/06 - La guerre au Liban met en péril les négociations de Donald Trump avec l’Iran
L'Iran a-t-il suspendu brièvement les pourparlers avec les Etats-Unis ? La confusion règne ce mardi 2 juin. Le cessez-le-feu entre les deux pays, annoncé début avril et fragilisé depuis par des violations dénoncées par les deux camps, pourrait être remis en cause par Téhéran en raison de l'offensive d'Israël au Liban, a rapporté la presse officielle iranienne. Les négociations avec Washington seraient suspendues pour les mêmes motifs, selon la presse iranienne.
Téhéran réclame qu'un accord avec les Etats-Unis prévoit en premier lieu l'arrêt définitif des hostilités sur tous les fronts, notamment au Liban, qu'Israël a envahi début mars dans le cadre d'une campagne militaire présentée comme destinée à neutraliser le Hezbollah pro-iranien et qui s'est poursuivie en dépit d'une trêve distincte annoncée le 16 avril par Donald Trump. Cette offensive israélienne a donné lieu à l'invasion et la destruction du sud du Liban. Tsahal a par la suite franchi le fleuve Litani puis annoncé avoir pris le contrôle du château de Beaufort.Les hostilités continuent au Liban
Le président américain et Beyrouth ont fait état lundi d'un accord de cessez-le-feu partiel entre Israël et le Hezbollah, qui protégerait la capitale libanaise et ses environs. Mais les hostilités ont continué dans la soirée dans le sud du Liban et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a réitéré que l'offensive de Tsahal se poursuivrait. Ce mardi matin, l'armée israélienne a annoncé avoir intercepté deux projectiles ayant franchi la frontière libanaise...
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02/06 - Donald Trump ou l’esthétique du bulldozer : ce que ses grands travaux révèlent de lui
Dans une autre vie, Donald Trump s’appelait John Baron. Planqué derrière ce pseudonyme de gentilhomme, le promoteur du Queens enfumait sans vergogne la presse américaine, tour à tour "porte-parole", "représentant" ou "vice-président" de son propre empire, la Trump Organization. Idéal pour raconter tout – et surtout n’importe quoi – à la place du vrai patron. Ce 6 juin 1980, Donald, aka John, décroche son téléphone pour une opération de com’ éclair. Le tout-New York bruisse du massacre architectural commis la veille à l’angle de la 56e rue et de la Cinquième Avenue. S’y dresse le mythique grand magasin Bonwit Teller, avec ses bas-reliefs de 1929, joyaux de l’architecture Art déco : deux nus féminins stylisés en mouvement, 4,5 mètres de haut chacun, disposés de part et d’autre de la façade, au niveau du 8e étage. La scène est sidérante : perchés sur un échafaudage, des ouvriers pulvérisent les œuvres à coups de marteaux-piqueurs. Les danseuses de calcaire s’effondrent, réduites en miettes. Ordre de Donald Trump. Le trentenaire vient d’acquérir l’édifice, qu’il veut abattre illico pour ériger là sa Trump Tower à 100 millions de dollars. Tant pis pour la promesse de don faite au Metropolitan Museum of Art. Aux journalistes médusés, "John Baron" assure que ces sculptures étaient "sans intérêt artistique". Rendez-vous compte, leur dépose aurait coûté 32 000 dollars et retardé les travaux de dix jours ! Pas le temps de finasser. Et si ce carnage peut faire un peu de pub à la holding familiale, c’est tout bénéfice. Le...
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02/06 - Fabienne Arata, DG de LinkedIn France : "Face à l’IA, l’immobilisme sur les compétences aura un coût"
Nous parlons beaucoup de ce que l’intelligence artificielle va faire disparaître. Nous mesurons beaucoup moins ce qu’elle impose déjà de réorganiser. La révolution en cours ne bouscule pas seulement la nature du travail : elle en accélère radicalement le rythme. À mesure que l’IA se diffuse, la durée de vie des compétences s’effondre. Certaines deviennent critiques en quelques mois, d’autres obsolètes. Des métiers se recomposent en profondeur sans jamais changer de nom. Face à cette accélération, les entreprises se heurtent à un angle mort qu'elles ont trop longtemps sous-estimé : leur difficulté systémique à identifier, développer et faire circuler leurs talents internes.Le coût de l’inertie
Les entreprises savent piloter leurs indicateurs financiers, leurs marges, leurs coûts, leurs ventes ou leur chaîne d’approvisionnement. Elles savent dire combien elles recrutent, combien elles forment, combien elles emploient. Elles savent beaucoup moins souvent répondre à une question pourtant stratégique : quelles compétences possèdent-elles réellement, où se trouvent-elles, et à quelle vitesse peuvent-elles être mobilisées sur une nouvelle priorité ?
Cette opacité serait difficilement tolérée dans d’autres domaines. Si une entreprise gérait sa trésorerie avec la même approximation que ses compétences internes, on s’interrogerait légitimement sur sa gouvernance. Pourtant, dans de nombreuses d’organisations, les salariés restent encore appréhendés à travers des intitulés de poste, des organigrammes ou des rattachements...
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02/06 - Nucléaire : face à la menace russe, l’esquisse d’une eurodissuasion
La dissuasion nucléaire a ceci de commun avec la religion qu’il faut avoir la foi pour y croire. Longtemps les Européens ont cru au salut offert par la puissance américaine. Mais sous l’ère Donald Trump, les voilà rongés par le doute. La France, parce qu’elle est le seul Etat membre de l’Union européenne doté d’une force de frappe indépendante, offre un plan B face à la menace russe. La promesse tient plus du purgatoire que du paradis. Néanmoins, les Européens sont tentés d’y croire.
Même minimale, même tardive, la proposition d’Emmanuel Macron d’une dissuasion nucléaire avancée en Europe, formulée le 2 mars, est prise au sérieux par les partenaires européens car elle répondait à une vraie attente de leur part. Le 27 mai, la Norvège est devenue le neuvième pays de l’Otan à s’y rallier. Outre le Royaume-Uni, seule autre puissance nucléaire européenne, sept pays avaient déjà accepté d’intégrer le dispositif : l’Allemagne, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark. La Finlande, nous apprend Jean-Dominique Merchet dans L'Express, n’exclut pas de s’y joindre. D’autres pays sont intéressés, notamment les Baltes.
Le chef de l’Etat a ouvert la possibilité d’une rotation des Rafale de la force aérienne stratégique (FAS) sur des aéroports européens, ainsi que d’exercices en commun. Il a mentionné le soutien que les Alliés pourraient offrir à la dissuasion française avec des moyens conventionnels, notamment dans la défense anti-aérienne, le renseignement satellitaire ou la frappe dans la profondeur.
La...
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02/06 - L’enjeu de la connaissance : nos articles, podcasts et vidéos pour préparer le bac HGGSP
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02/06 - Ce que la lecture en silence a apporté à la langue française
Dans un fauteuil, sur la plage, dans le métro, dans un jardin public… Vous, moi, ma tante Ophélie et mon collègue de bureau lisons tous en silence et cela nous paraît on ne peut plus naturel. A ceci près que, longtemps, cette pratique… n’existait quasiment pas ! Pendant des siècles, en effet, les écrits avaient vocation à être lus à haute voix, que ce soit pour soi-même ou à destination d’une assemblée. Et il fallut du temps, bien du temps, avant que cette habitude ne se perde.
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Commençons par le commencement. Les tout premiers textes rédigés en ancien français dont nous disposons remontent au milieu du Moyen Age, qu’il s’agisse de la Séquence de Sainte Eulalie (vers 880) ou de La vie de Saint Léger (fin Xe). Auparavant, ces œuvres étaient simplement chantées ou dites. Puis, un jour, un scribe a eu l’idée de les transcrire. Mais cela dans un but principal : les conserver afin qu’elles puissent continuer à être ou chantées ou dites ! Rarissimes, à cette époque, étaient ceux qui auraient eu l’idée de les parcourir en silence. "Destinés à être lus à voix haute, ces écrits entretiennent une relation très forte avec la langue parlée", résume la linguiste Gabriella...
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02/06 - "Tous les jours, on craint d’autres drames" : à Arles, les failles d’une prison sous tension
28 janvier 2019, 8h30. Une fourgonnette de police dépose Lofty Boussouak, 27 ans, au palais de justice de Tarascon (Bouches-du-Rhône). Le jeune homme, jusqu'alors détenu au centre pénitentiaire de Béziers (Hérault), doit être entendu par un juge pour sa participation présumée au "gang des pirates des autoroutes" - un groupe criminel qui braquait les propriétaires de voitures de luxe le long de l’A7 et de l’A9. Mais à son arrivée, deux complices armés attaquent le véhicule. Le pare-brise est criblé de cinq balles, dont une manque miraculeusement sa cible et vient se loger dans l'appui-tête du conducteur. Les trois fonctionnaires de l’administration pénitentiaire s’en sortent indemnes ; mais Lofty Boussouak réussit à prendre la fuite. Au terme d'une cavale de six mois, il sera finalement arrêté dans le Gard et condamné à 25 ans de réclusion criminelle pour ces faits.
Libérable en 2050, le trentenaire est désormais incarcéré à la maison centrale d’Arles (Bouches-du-Rhône), où il est fiché "détenu particulièrement signalé" (DPS) - un régime de surveillance renforcée appliqué à certains prisonniers présentant un risque élevé d’évasion ou de violence. Pourtant, selon les informations de L'Express, un smartphone est retrouvé dans sa cellule le 14 août 2025, ainsi qu'une clé 4G lui permettant de communiquer avec l’extérieur et 18 grammes de résine de cannabis. Six mois plus tard, le 5 mars 2026, une autre clé 4G est à nouveau retrouvée en sa possession par les surveillants pénitentiaires. "C’est évidemment problématique, vu le...
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01/06 - "Il faut arriver à faire sortir la génération Z de sa tanière" : le sombre diagnostic de Pierre Valentin
C'est une génération née entre 1995 et 2013 à qui on prête beaucoup de maux : crise de la santé mentale, réseaux sociaux et smartphones, Covid, angoisses face à l'apocalypse climatique et désormais intégration sur le marché du travail qui risque de se compliquer avec l'intelligence artificielle. Dans Malaise dans la génération Z (Gallimard), l'essayiste Pierre Valentin ausculte cette "Gen Z" à laquelle il appartient. En s'appuyant sur la littérature anglophone (Jonathan Haidt, Jean Twenge...) comme française (Hugues Lagrange, Vincent Cocquebert...), il avance des causes à son mal-être, y voyant avant tout une crise morale.
Dans un grand entretien pour L'Express, Pierre Valentin développe les différentes raisons de cette détresse des jeunes Occidentaux, explique pourquoi l'avenir semble désormais bien incertain et montre comment, à gauche comme à droite, le monde paraît de plus en plus violent alors même que les statistiques disent le contraire. De quoi aboutir à la génération la "plus indoor" de l'histoire de l'humanité... Entretien.
L'Express : "Cette génération, c’est son premier trait flagrant, souffre vraiment" écrivez-vous d’emblée à propos de la "Gen Z"…
Pierre Valentin : Quand, comme l’estiment les instituts Montaigne et Terram, un quart des 15-29 ans en France souffrent de dépression, cela devient un fait social total. En 2021, le Youth Risk Behavior Survey nous dit que 10 % des lycéens américains ont cherché à se suicider. J’avance dans le livre six causes à cette détresse des jeunes gens...
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01/06 - Présidentielle 2027 : le danger qui guette Gabriel Attal et Edouard Philippe
Et soudain, la salle s'emballa. Ce 30 mai, Gabriel Attal fait lever les 4 000 spectateurs du parc des expositions de la Porte de Versailles à la fin de son premier meeting de candidat. Ce ne sont pas ses quatre "chantiers capitaux" qui enflamment l'auditoire, mais son attaque contre le Rassemblement national et La France insoumise. "Mes adversaires, ce sont les marchands de haine, les apôtres du déclin et les artisans de la nostalgie. Ce sont LFI et le RN qui veulent briser le pays", lance le secrétaire général de Renaissance. Succès garanti. Mais aussitôt, l'ancien Premier ministre met en garde : "Ce qu’il faut, plutôt qu’un barrage, c’est submerger La France insoumise et le Rassemblement national, les submerger sous les voix de Français qui se seront mis à espérer pour leur pays."
Voilà l'équation posée au bloc central, à moins d'un an de l'élection présidentielle. La crainte d'un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Jordan Bardella (ou Marine Le Pen) au second tour cimente l'électorat modéré - socle d'Emmanuel Macron en 2017 et 2022. Cette peur est une chance pour un camp usé par l'exercice du pouvoir. Elle risque pourtant de ne pas suffire en 2027. "Pour réussir à battre le RN, il faut un élan autour de vous et être capable de rassembler. On n'est pas élu en faisant rempart", note un prétendant élyséen. Gare à ne pas être le simple réceptacle d'un vote éliminatoire. "Ne pas devenir le parti de l’appareil d’Etat"
Cet élan est délicat à susciter. Le RN et LFI, vierges de tout exercice du pouvoir, incarnent...
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01/06 - Thesmar et Landier : "La paix de l’IA proposée par le pape vise à ralentir le progrès, alors qu’il faut accélérer"
Présentée au Vatican le 15 mai, l'encyclique de Léon XIV Magnifica Humanitas dresse un sombre portrait de l'intelligence artificielle, une technologie, souligne le Saint-Père, qui "transforme certains aspects de la vie et de la société, avec de graves répercussions sur la dignité humaine."
Pour Augustin Landier, professeur à HEC, et David Thesmar, professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT), la réflexion papale vise parfois juste. Mais elle légitime un certain nombre d'angoisses dont rien ne dit, à ce stade, qu'elles se révéleront fondées.
L'Express : Dans son encyclique Magnifica Humanitas, le pape Léon XIV appelle à "désarmer l’IA" , pour "l’empêcher de dominer l’humain". Qu’est-ce qui vous a frappé le plus dans ce long propos ?
David Thesmar : C’est un texte enlevé, argumenté et percutant. Mais le propos est globalement techno-anxieux : exclusion économique, isolement social, désinformation, automatisation de la guerre... Le pape se fait l’écho - de manière pas toujours très originale d’ailleurs - de nos angoisses. Pourtant, la technologie est aussi une source de bienfaits matériels et – plus important pour lui – humains et spirituels : elle libère du temps pour les proches, relie les individus, stimule la créativité, et peut rapprocher de Dieu autant qu'en éloigner. Certes, le souverain pontife mentionne occasionnellement ces vertus - 7 fois, selon l’IA que j’ai consultée -, mais systématiquement suivi d’un "mais" et d’une kyrielle d’effets pervers. Il passe à côté du potentiel de...
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01/06 - Crimes de guerre en Ukraine : l’Europe face au désengagement de Donald Trump
Aux côtés des drones et des missiles balistiques, les crimes de guerre perpétrés à l’encontre des populations civiles sont devenus une arme systématique de l’armée russe en Ukraine. Tortures, violences sexuelles, assassinats et déportations d’enfants, l’objectif est de semer la terreur et de réprimer la résistance des Ukrainiens.
Des dizaines d’organisations non gouvernementales (ONG) se mobilisent pour documenter ces crimes, recueillir des témoignages et protéger les preuves. Mais ce travail de mémoire est rendu difficile par le président américain Donald Trump qui, lors de son arrivée au pouvoir en janvier 2025, a suspendu le financement de ces organisations à hauteur de dizaines de millions de dollars et a fermé l'Agence américaine pour le développement international (USAID). Une décision qui a mis fin, par la même occasion, à un programme de 62 millions de dollars visant à renforcer le système judiciaire ukrainien, selon les déclarations d’une source proche des opérations de l'USAID, rapportées par Reuters.
Un coup dur pour ces organisations qui dépendent en grande partie de l'aide américaine. Selon l’agence de presse, qui a examiné des communiqués publics et des documents gouvernementaux, 283 millions de dollars de financement ont, jusque-là, été alloués par les Etats-Unis à des initiatives concernant des crimes de guerre en Ukraine, depuis le début de l’invasion russe en février 2022.230 000 crimes de guerre recensés
La charge de travail des ONG en Ukraine, pour rendre in fine justice aux victimes, est...
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01/06 - Paradis fiscaux : le cadeau de Donald Trump aux multinationales
Le jour de son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a retiré les États-Unis d'une initiative mondiale de l'OCDE visant à imposer un taux minimum d'imposition de 15 % aux multinationales. Une décision qui a contribué à rendre plus attractifs certains montages fiscaux internationaux et qui aurait permis à de grandes entreprises américaines d'éviter au moins 40 milliards de dollars d'impôts sur les bénéfices depuis le début de l'année 2025, révèle le New York Times dont les journalistes ont eu accès aux documents financiers de près de 500 entreprises cotées.
Selon le titre de presse, plusieurs géants comme American Express, Paypal ou Pepsi "ont échappé à l'impôt en attribuant des centaines de milliards de dollars de bénéfices à des juridictions étrangères à faible imposition ou sans imposition". Dans de nombreux cas, les entreprises "ont acheminé leurs bénéfices via des filiales situées dans des pays où elles n'avaient ni employés, ni bureaux, ni clients", précise ensuite le quotidien. Aussi, American Express a réduit sa facture fiscale de 423 millions de dollars l'année dernière grâce à une structure implantée sur l'île de Jersey, PayPal a presque divisé ses impôts par deux grâce à ses filiales à Singapour, et Stanley Black & Decker - leader mondial des outils de bricolage - a réduit sa facture de 27 millions de dollars, soit près du tiers, en utilisant le régime fiscal chypriote.
Malte se classe également parmi les paradis fiscaux plébiscités par les entreprises américaines. L'île, que l'Union européenne a...
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01/06 - L’Institut La Boétie, un laboratoire d’idées au service de la doctrine mélenchoniste
Les démonstrations de force se jouent là où on ne les attend pas. Comme ce 30 mai, dans un amphithéâtre plein à craquer de la Maison de la Chimie : l'institut La Boétie, le laboratoire d'idées de LFI, y organise la troisième édition de ses Journées économiques. Dans la salle, une foule studieuse. Beaucoup de jeunes, ordinateur portable sur les genoux, boivent les paroles des orateurs qui se succèdent, une palanquée de docteurs honoris causa et autres "PhD" étrangers. Les noms claquent comme autant de gages d'un sérieux académique. Université du Massachusetts, Berkeley, Cambridge, Genève, Naples… En guest-star américaine, James Kenneth Galbraith, le fils du grand économiste John Kenneth Galbraith, conseiller de Roosevelt et Kennedy. Et pour clôturer la journée, le chantre de la gauche française, Gabriel Zucman.
De controverses endiablées il n'y aura pas. Parlons plutôt d'une causerie aimable entre intellectuels qui parlent la même langue. Evidemment, le capitalisme et le libéralisme économiques sont finissants. Tout comme l'empire américain, écrasé par une dette incontrôlable et lancé dans une guerre suicidaire contre la Chine, laquelle n'aurait aucune volonté expansionniste. L'Europe, elle, n'a point d'avenir "sans une coopération avec Pékin", assène Galbraith. Quant à la taxation des ultra-riches, "on pourrait aller bien au-delà du taux des 2 % sur le patrimoine", conclut Zucman, plaidant pour une révolution fiscale. De fait, il s'agit moins de convaincre un auditoire déjà converti que d'apposer une caution...
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01/06 - "J’y crois" : pourquoi Volodymyr Zelensky espère nouer un accord majeur sur les drones avec Donald Trump
Un appel public clair… et un peu pressant. Lors d'une interview accordée à l'émission de CBS "Face the Nation", enregistrée vendredi 29 mai et diffusée dimanche 31 mai, Volodymyr Zelensky a indiqué qu'en l'absence d'un programme européen de défense antimissile, l'Ukraine avait besoin de l'aide des Etats-Unis. "Tant que nous n'aurons pas mis au point notre système antibalistique européen, nous aurons besoin du soutien des Etats-Unis", a-t-il déclaré, alors que l'Ukraine ne dispose pas de ce système antimissile balistique.
Kiev espère conclure un accord global avec Washington sur une technologie de drones conjointe, a indiqué le président ukrainien. "Nous avons déjà conclu des accords sur les drones avec certains pays du Moyen-Orient et avec certains pays européens", a-t-il déclaré. "Nous préparons actuellement un important accord sur les drones avec l'Union européenne et j'espère que nous parviendrons à des accords similaires avec nos partenaires américains. J'y crois", a lancé le dirigeant ukrainien auprès de CBS. "J’espère que nous sommes sur la bonne voie."La question des droits de propriété intellectuelle
"Les Etats-Unis souhaitaient tester tous nos types de drones. Nous avons accepté leurs modalités de test, d'entraînement et d'utilisation de nos systèmes dans les airs, sur terre et en mer. Mais nous n'avons toujours pas d'accord bilatéral sur les drones", a-t-il également précisé. Le 19 mai, soit avant les déclarations publiques de Volodymyr Zelensky, Bloomberg révélait que le département américain de...
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01/06 - "Mon salaire augmentait, et pourtant…" : le jour où Karim Duval a quitté son CDI pour devenir humoriste
Le management, c'est une affaire de personnalité, de tempo. Des décisions aussi. C'est pourquoi L'Express lance un nouveau podcast hebdomadaire dont l'objet est de passer à la moulinette une décision prise par un chef d'entreprise, un dirigeant politique, ou une figure de la société civile.
A première vue, le parcours de Karim Duval semblait tout tracé. Une classe prépa, un diplôme de Centrale Paris, des passages dans des grandes boîtes comme Danone ou Airbus. Puis un poste d’ingénieur dans l’informatique à Sophia Antipolis qu’il occupe pendant sept ans. Un itinéraire sans accroc, presque évident. Jusqu’à ce jour de 2011 où une autre passion finit par s’imposer : la comédie. Un déclic, et un pari risqué que nous raconte dans ce nouvel épisode Karim Duval, actuellement en tournée pour son troisième et nouveau spectacle, Entropie, avec un passage par l'Olympia le 7 juin.
L'intégralité de cet épisode est à retrouver sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast Addict.
L'Express : Y a-t-il eu un événement en particulier, un moment précis, qui vous a poussé à quitter votre emploi d’ingénieur pour vous consacrer pleinement à la comédie ? Et votre main a-t-elle tremblé au moment de donner votre démission ?
Karim Duval : Ma main a tremblé pendant trois ans, je pense, entre le moment où j’ai commencé le théâtre et le moment où j’ai pris ma décision d’aller l’annoncer à mon chef. Pendant bien deux ans, je ne voulais pas m’avouer que la scène pouvait devenir mon métier. J’avais même dit, très sincèrement,...
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01/06 - Derrière le pétrolier arraisonné par la France, la difficile traque de la flotte fantôme russe
L'annonce a été faite par Emmanuel Macron en personne. La Marine nationale française a arraisonné dimanche 30 mai un pétrolier, le Tagor, qui faisait l'objet de sanctions internationales et naviguait depuis la Russie, a écrit le président français sur le réseau social X.
"Cette opération s'est déroulée dans l'océan Atlantique, en haute mer, avec le soutien de plusieurs partenaires, dont le Royaume-Uni, dans le strict respect du droit de la mer", a-t-il déclaré. "Il est inacceptable que des navires contournent les sanctions internationales, violent le droit de la mer et financent la guerre que la Russie mène contre l'Ukraine depuis plus de quatre ans", a déploré le président de la République.
La Marine nationale a arraisonné hier matin un nouveau pétrolier sous sanctions internationales en provenance de Russie : le Tagor. Notre détermination est constante et totale. Cette intervention a été effectuée en Atlantique, en haute mer,… pic.twitter.com/zxEslYjbUE— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) June 1, 2026
La préfecture maritime de l'Atlantique a donné des précisions ce lundi. Dans un communiqué, elle indique que la Marine française est intervenue sur un pétrolier à plus de 400 milles nautiques (740 kilomètres) à l'ouest de la pointe de la Bretagne, en provenance de Mourmansk, en Russie. "Cette opération visait à vérifier la nationalité d'un navire soupçonné de battre pavillon illégitime. Après l'embarquement de l'équipe d'inspection, l'examen des documents a confirmé les...
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01/06 - Polluants dans nos assiettes : "Parmi 10 000 Pfas, seuls quatre sont vraiment étudiés"
Cadmium dans les céréales, substances per- et polyfluoroalkylées (Pfas) dans l'eau du robinet, résidus de pesticides dans les fruits, microplastiques jusque dans le cerveau… Les alertes sanitaires liées à l'alimentation n'ont jamais été aussi importantes ces dernières années. Les craintes qu’elles génèrent sont parfois légitimes, parfois exagérées, ou au contraire minorées. Alors comment démêler ce qui relève du danger avéré, du risque suspecté et de la peur infondée ? En écoutant les chercheurs spécialistes du sujet, longuement interrogés dans le dossier en couverture de L'Express cette semaine.
Parmi eux, Robert Barouki. Médecin, biochimiste et toxicologue, il dirige l'Institut santé publique de l'Inserm et est membre du Conseil scientifique du Centre international de recherche sur le cancer (Circ, OMS). Il a contribué à l'expertise collective de l'Inserm sur les pesticides, publiée en 2021 après l'analyse de 5 300 études.
Ce grand spécialiste insiste : si les preuves sont parfois fragmentaires et l'incertitude omniprésente, cela ne signifie pas qu’il ne faut rien faire. Au contraire, il faut pousser les investigations afin de mieux comprendre les polluants et leurs effets, accumuler les preuves et agir lorsque les signaux sont suffisants. L'une des solutions est de mieux financer la science et de créer de grandes cohortes européennes qui intégreraient des millions de personnes. De quoi produire des études scientifiques dotées d’une puissance statistique nécessaire à la détection et à l'évaluation des...
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01/06 - L’environnement, entre exploitation et protection : nos articles, podcasts et vidéos pour préparer le bac HGGSP
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01/06 - Horlogerie : notre sélection de huit montres-bijoux
Face à des montres partagées entre acier inoxydable, titane et matériaux plus rares ou plus techniques, le métal jaune reprend une place de premier plan. Comme s’il ne l’avait jamais vraiment quittée. Depuis toujours, il exerce une fascination et sa couleur, dans la diversité de ses alliages, continue de séduire. En avril, au salon Watches & Wonders à Genève, de nombreuses marques ont misé sur l’or, voire sur le doré. La hausse historique de son cours renforce son statut de valeur refuge, au-delà de son prix intrinsèque. Qu’il s’agisse d’investissement ou d’image, ce symbole du luxe rassure, dans un contexte d’instabilité géopolitique. Enfin, il porte un message qui dépasse la simple matière, aussi noble soit-elle : comme une promesse de temps long.Notre sélection de montres féminines : March LA.B. Mini Mansart.Cartier. Montre Baignoire. Piaget. Sixtie.Frederique Constant. Classics Manchette.Lip. Churchill C18.Baume & Mercier. Joia. Universal Genève. Disco Mini.Balmain Swiss Watches. Balmain de Balmain.Disco Mini.
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01/06 - Les Etats-Unis et l’Iran reprennent les hostilités malgré le cessez-le-feu
Le cessez-le-feu au Moyen-Orient est décidément bien fragile. Les hostilités ont repris entre les Etats-Unis et l'Iran ce week-end et ce lundi 1er juin alors que les négociations entre les deux pays visant à mettre fin à la guerre qui dure depuis trois mois se poursuivent en coulisses. Les Etats-Unis ont déclaré avoir frappé des sites militaires iraniens ce week-end, tandis que les Gardiens de la révolution iraniens ont indiqué ce lundi avoir ciblé une base américaine en représailles.
Les frappes américaines du week-end sur la côte iranienne du Golfe étaient une réponse à "des actions agressives de l'Iran, notamment la destruction d'un drone américain MQ-1 qui opérait au-dessus des eaux internationales", a déclaré le commandement central américain dans un message publié sur le réseau social X. "Les avions de chasse américains ont rapidement réagi en éliminant les défenses aériennes iraniennes, une station de contrôle au sol et deux drones d'attaque unidirectionnels qui représentaient une menace claire pour les navires transitant dans les eaux régionales", a indiqué le CentCom.Les sirènes retentissent au Koweït
Le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien a pour sa part affirmé ce lundi avoir ciblé une base aérienne utilisée selon eux par les Etats-Unis pour mener une attaque contre des tours télécoms sur l'île de Sirik. Téhéran n’a toutefois pas précisé de quelle base il s'agissait.
Le Koweït est également concerné par la reprise des hostilités. Les défenses aériennes du Koweït, où se trouve une...
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01/06 - Mathieu Terence contre la littérature d’ameublement : le pamphlet du mois à découvrir
La tradition s’est perdue. Depuis La Littérature à l’estomac, publié par Julien Gracq en 1950, on compte sur les doigts d’une main les bons pamphlets jetés contre le milieu littéraire : Les Chiens à fouetter de François Nourissier, Nos amis les lettres d’Eric Neuhoff, les livres co-signés par Pierre Jourde et Eric Naulleau… Avec La Littérature d’ameublement (clin d’œil à Erik Satie qui parlait en son temps de "musique d’ameublement"), Mathieu Terence s’inscrit dans cette filiation, avec une forme de détachement souverain à la Guy Debord.
En notre ère de falsification où l’industrie culturelle écrase l’art véritable et où les écrivains s’effacent au profit des "livreurs", l’auteur fait ce genre de remarque : "Il y a les livreurs pour écrire comme si Joyce, Proust, Broch ou Beckett n’avaient pas eu lieu. Il doit bien y avoir des scientifiques qui ne savent pas que Galilée, Newton et Einstein ont existé, mais je ne suis pas sûr qu’ils découvrent grand-chose ni même qu’ils professent quelque part." Tout y passe, notamment les renvois d’ascenseur et la cuisine des prix, souvent dure à avaler pour les "caniches de compétition" qui attendent leur "leurre de gloire". Parmi ses cibles privilégiées, Mathieu Terence n’oublie pas les "journalistes-livres" qui, selon lui (et il n’a pas tort), ont remplacé les critiques littéraires et contribuent au nivellement par le bas. Puisse ce bref article lui prouver que certains dans notre profession savent encore lire les yeux ouverts.
La littérature d’ameublement par Mathieu Terence....
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01/06 - L’internationale illibérale : un complot sans comploteurs, par Catherine Fieschi
Depuis presque dix ans, j’ai la chance de participer à un séminaire annuel sur les relations transatlantiques. Organisée par la LSE, l’Université de Georgetown, et l’Institut Universitaire Européen, cette rencontre permet à plusieurs générations de chercheurs de partager leurs recherches – et leurs craintes. Cette année, nous avons discuté de ce qui disparaît : l'ordre mondial issu de 1945, avec ses institutions, ses normes, ses paris sur la coopération entre démocraties.
Selon un article récent de Foreign Affairs, nous sommes entrés dans l'ère de ce qu'on pourrait appeler l'"internationale illibérale" — une nébuleuse de gouvernements autoritaires, partis antisystèmes et réseaux privés qui coopèrent à géométrie variable pour faire reculer la démocratie libérale. Les chiffres donnent le vertige. En 2025, 45 pays sont en recul démocratique. Seuls 29 peuvent encore être qualifiés de démocraties complètes. Et depuis 1994, sur 19 pays ayant connu un retour démocratique après une période autoritaire, 17 ont rechuté dans les cinq ans.
L'idée rassurante selon laquelle on "passerait par un moment difficile" avant de retrouver ses institutions intactes est une illusion : les dommages s'accumulent, les contre-pouvoirs s'atrophient, et le chemin du retour se referme souvent avant qu'on ait eu le temps de s'en apercevoir. A bon entendeur salut. Autre illusion à dissiper : les régimes autoritaires ne sont pas seulement néfastes pour leurs propres populations. Ils sont structurellement plus enclins à entrer en compétition...
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01/06 - "La Crimée ne sera plus jamais sûre pour les Russes" : comment l’Ukraine fait pression sur la péninsule annexée
Sur les routes menant à la Crimée, dans le sud de l’Ukraine occupée, les images de camions carbonisés sont devenues presque banales pour les automobilistes russes. Depuis le début du mois de mai, les Ukrainiens ont multiplié les attaques de drones sur ces axes logistiques clés pour approvisionner la péninsule, détruisant plus d’une centaine de véhicules logistiques et militaires. Au point de conduire les autorités locales à restreindre la circulation des poids lourds - et de faire grimper l’inquiétude chez les blogueurs militaires russes. "La situation devient de plus en plus menaçante, alerte l’un d’eux, suivi par plus d’un million et demi de personnes. Sur la péninsule, il y a une menace de pénurie de certains produits, et le carburant est vendu avec des restrictions."
Particulièrement dans le viseur des Ukrainiens, l’autoroute M-14, reliant la ville russe de Rostov à la Crimée, et la H-20, qui connecte celle de Donetsk à Marioupol. Deux artères vitales pour assurer le ravitaillement de la péninsule comme des troupes de Poutine présentes sur le front sud. "Nous lançons un 'blocus logistique' contre l'armée russe", a tonné le 27 mai le ministre ukrainien de la Défense Mykhailo Fedorov, assénant que l'arrière des lignes ennemies n'était désormais "plus un refuge." De fait, Moscou fait face à un véritable casse-tête. "Perturber les lignes d’approvisionnement russes va nous être d’une aide précieuse en compliquant leurs opérations sur le front, glisse une source militaire ukrainienne. C’est le résultat de nos...
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31/05 - "C’est un métier de folie" : Kaja Kallas, les missions impossibles de la diplomatie européenne
C’est un long soupir peu discret. Ce 13 février, sur l’estrade de la Conférence pour la sécurité de Munich, l’ambassadeur américain auprès de l'ONU dresse le panégyrique de Donald Trump et, à ses côtés, la cheffe de la diplomatie européenne s’impatiente. Sans quitter Mike Waltz du regard, Kaja Kallas gonfle ostensiblement les joues, puis expire lentement. La mimique fera le tour des réseaux sociaux, tant elle résume l’exaspération des Européens face à la Maison-Blanche. Dans la discussion qui suit, l’ex-Première ministre estonienne se montre pugnace et critique des initiatives du président des Etats-Unis.
"Enfin !" se disent ses partisans. Car, dix-huit mois après son entrée en fonction comme Haute représentante et vice-présidente de la Commission, celle que l’on surnommait "la Dame de fer" peine à imprimer sa marque. Ses débuts effacés confortent ses détracteurs, qui ne la croient pas à la hauteur d’un rôle aussi exigeant. Ils ont beau jeu de pointer que plusieurs poids lourds du service diplomatique européen ont déjà quitté leur poste ou envisagent une mutation. Même la secrétaire générale a baissé les bras et s’en ira en septembre. "Kaja Kallas se comporte comme une enfant gâtée en interne, alors qu’elle peine à appréhender la complexité du millefeuille bruxellois et des relations internationales", regrette un haut fonctionnaire.Petits pas
Sa nomination à l’été 2024 avait pourtant suscité de l’enthousiasme. Diplomates et dirigeants avaient appris à ne pas sous-estimer l’élégante et longiligne femme politique...
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31/05 - Comment la Cour suprême est devenue la meilleure alliée de Trump pour les élections de mi-mandat
Ce sont deux décisions qui pourraient encore accentuer l'avantage que n'a cessé de procurer la Cour suprême au Parti républicain ces derniers mois. Dans le premier, les neuf juges – six ont été nommés par un président républicain, trois par un démocrate – se prononceront sur la légalité d'une pratique liée au vote par correspondance : l'acceptation d'un bulletin dans les cinq jours suivant le jour de l'élection pourvu qu'il soit tamponné par la poste du jour de l'élection (ou avant). Quatorze Etats acceptent et prennent en compte ces bulletins de vote. Le vote par correspondance fait l'objet d'une campagne de dénigrement de la part de Donald Trump depuis son élection perdue en 2020, et le milliardaire fait tout pour en réduire la portée.
Le Comité national démocrate a mis en garde contre des "conséquences désastreuses" si la Cour suprême donnait raison aux républicains sur cette question. Selon lui, imposer aux Etats une date limite au jour du scrutin pour la réception des bulletins de vote par correspondance pourrait priver de leur droit de vote des millions d'électeurs, "notamment les militaires en service loin de chez eux, les citoyens résidant à l'étranger, les électeurs des zones rurales, les personnes âgées et handicapées, ainsi que les électeurs ne disposant pas de moyens de transport fiables". Lors des élections présidentielles de 2024, 37 % des électeurs démocrates avaient déclaré avoir voté par correspondance, contre 24 % des républicains.Une douzaine de sièges en plus pour les républicains
L'autre...
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31/05 - Svetlana Tikhanovskaïa, opposante biélorusse : "Les dictatures s’effondrent quand personne ne s’y attend"
"Pas d'entretien ici, il y a trop de monde", glisse Svetlana Tikhanovskaïa. Même dans les couloirs du très protégé hôtel Hilton, à Prague, l'opposante biélorusse prête une grande attention à sa sécurité. L'événement auquel elle participe, le forum Globsec, réunit pourtant dans la capitale tchèque ministres, membres de think tanks et militaires pendant trois jours, du 20 au 23 mai.
Mais la figure de proue de l'opposition au régime d'Alexandre Loukachenko, réfugiée en Lituanie, sait qu'elle doit être prudente. Voilà plus de six ans que cette professeure d'anglais et traductrice défie le dictateur. Un combat démarré comme une relève, après l'emprisonnement de son mari Sergueï Tikhanovski, arrêté pour "troubles à l'ordre public" alors qu'il était candidat à la présidentielle. Depuis, elle continue de réclamer la libération des prisonniers politiques à Minsk - et alerte aussi l'Europe sur les dangers que pose l'alliance de Vladimir Poutine et d'Alexandre Loukachenko.
L'Express : En mars, 250 prisonniers ont été libérés par le régime de Loukachenko. En échange, les Etats-Unis ont annoncé la levée de sanctions économiques contre la Biélorussie. Qu'en pensez-vous ?
Svetlana Tikhanovskaïa : Tout d'abord, il est important de souligner que nous sommes reconnaissants envers nos partenaires américains pour ce canal humanitaire consacré à la libération des prisonniers politiques. Nous savons toutefois que ces gens sont une monnaie d'échange pour le régime de Loukachenko. Il ne les libère pas par bonté d'âme. Il vend des êtres...
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31/05 - Pesticides, microplastiques, OGM... De quoi les Européens ont-ils peur dans leur assiette ?
D'après un sondage récent du Pew Research Center, un think tank américain spécialisé dans la production d'études statistiques, les Européens se disent plutôt fiers de la nourriture de leur pays. C'est tout particulièrement vrai dans les pays méditerranéens. Ils sont néanmoins de plus en plus méfiants vis-à-vis des produits qu'ils consomment, comme le montre la dernière édition de l'eurobaromètre de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), publiée au printemps 2025. Ce document riche en enseignements paraît tous les trois ans et décortique les préoccupations des Européens à l'égard des risques liés à leur alimentation et la manière dont ils s'informent sur la question.
Un phénomène apparaît très clairement par rapport à l'édition précédente : les Européens sont de plus en plus préoccupés par la présence de contaminants industriels chimiques dans leur alimentation. Ils sont 28 % à les classer parmi leurs principales sources d'inquiétudes : deux fois plus qu'en 2022. A l'inverse, les effets directs de l'alimentation sur la santé perdent du terrain, de 20 à 12 %. "Les dangers les plus étayés, l’alcool, le sucre, le gras, l’ultratransformé et la viande rouge, font de moins en moins la Une des journaux", déplorent d'ailleurs plusieurs spécialistes dans le dossier en couverture de L'Express cette semaine. Désormais, ce sont les risques dont l'impact individuel est moins documenté, mais probablement plus faible, qui captent l'essentiel de l'attention. Concernant les résidus de pesticides par exemple, l'Autorité...
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31/05 - Au Japon, la grande réorganisation des services de renseignement a commencé
La Première ministre Sanae Takaichi a bien l'intention de muscler le renseignement japonais. Pour ce faire, elle a déjà franchi une première étape. Le 27 mai, la loi instaurant un Conseil national du renseignement a été votée à la Diète, le Parlement japonais. Le Conseil sera mis en place dès juillet et présidé par la Première ministre elle-même. Y prendront part un certain nombre de ministres (de la Justice, des Affaires étrangères, des Finances, de l’Industrie, des Transports et de la Défense), notamment.
Sa mission : centraliser les informations liées au renseignement et mettre fin aux cloisonnements entre les organismes existants, tels que l’Agence nationale de police, le ministère des Affaires étrangères, le ministère de la Défense et l’Agence de sécurité publique. Il s'agira aussi d'enquêter sur les opérations de renseignement étrangères, notamment les opérations d’influence menées par des espions étrangers.
Membre du parti libéral-démocrate et héritière de Shinzo Abe, la très conservatrice Première ministre s'était fixé cet objectif ambitieux dès son arrivée au pouvoir, en octobre dernier, partant du constat, établi depuis des décennies, de la dispersion du renseignement en de nombreuses entités œuvrant sans véritable coopération. Il a aussi été motivé par des ratés récents de l'Agence de renseignement de la sécurité publique, ainsi que par l'arrestation de 17 hommes d'affaires japonais en Chine depuis 2014, dans le cadre d'une chasse aux espions menée par Xi Jinping. L'incertitude, enfin, autour de l'implication...
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31/05 - Déclin démographique : il faut choisir entre l’immigration et les robots, par Antoine Buéno
Il se passe quelque chose en matière démographique. Cette chose nouvelle n’a rien à voir avec les fondamentaux de la démographie nationale et mondiale. En effet, l’essoufflement de la natalité et le vieillissement de la population sont connus et modélisés de longue date. A l’échelle planétaire par exemple, les projections médianes de l’ONU se sont toujours révélées redoutablement exactes et précises.
En 1945, l’organisation mondiale prévoyait ainsi que nous serions 6 milliards à peupler la planète en l’an 2000. Le six-milliardième humain est effectivement né en octobre 1999. Les derniers chiffres disponibles ne nous font pas dévier de cette trajectoire médiane. Elle conduit la population mondiale à augmenter inexorablement jusqu’en 2080, pour dépasser les dix milliards contre un peu plus de huit actuellement, avant de refluer légèrement d’ici à la fin du siècle. Redécouvrir cette tendance à l’occasion de sa réactualisation annuelle ou tri-annuelle est devenu un marronnier médiatique, presque un rendez-vous saisonnier. Du "réarmement" à l'inéluctabilité
Ce qui change aujourd’hui, ce ne sont donc pas les chiffres de la démographie, mais la manière dont ils sont appréhendés et commentés. C’est le ton qui évolue. Il y a peu encore, on ne pouvait réagir à l’amenuisement des naissances qu’en poussant des cris d’orfraie : catastrophe, cataclysme, extinction, apocalypse. Le seul mot d’ordre était celui du "réarmement démographique". Or, des voix alternatives, de plus en plus nombreuses, se font maintenant entendre. Des voix qui...
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31/05 - Paquebots de croisière : comment l’Europe garde la main sur les géants des mers
Difficile de le manquer. Du haut de ses 77 mètres, le MSC World Asia trône en vedette dans le port de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Écrasante vue du dessous, sa coque en V est déjà prête à fendre les vagues. Au milieu des derniers échafaudages, les ouvriers fourmillent. C’est le sprint final pour achever ce géant des mers, dont la livraison est prévue en novembre. A bord, un immense casino, plus de 2 500 cabines, des restaurants à foison, des salles de spectacle… L'ouvrage est signé des Chantiers de l’Atlantique.
Soixante-six ans plus tôt, c’est ici même que le France, mythique paquebot transatlantique, était mis à l’eau sous le regard empreint de fierté du général de Gaulle. Dans le hall d'entrée, une maquette en conserve le souvenir. Plusieurs navires sont aujourd'hui en production sur ce site de plus de 100 hectares, où s'enchaînent le découpage des tôles en acier, la peinture, l'assemblage... Soudeurs - certains sont formés dans l’école créée sur place -, électriciens ou encore charpentiers y travaillent de concert.Avantage compétitif
Alors que la tempête de la désindustrialisation balaye l'Europe, la construction navale dédiée aux bateaux de croisière garde le cap. De fait, plus de 90 % de ces "villes flottantes" actuellement en commande dans le monde sortiront des chantiers du Vieux Continent, selon la Cruise Lines International Association (CLIA). Quatre champions se partagent le gros du marché : l’italien Fincantieri, l’allemand Meyer Werft, sa filiale en Finlande Meyer Turku, et les Chantiers de...
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31/05 - "L’un des pires conflits d’intérêts" : les combats de MMA de Donald Trump virent à la polémique
Les rampes d'éclairage bariolées de peintures rouges et bleues se dressent sur le parvis de la Maison-Blanche, vision surréaliste entre, à l'arrière-plan, un bâtiment chargé d'histoire, symbole austère du pouvoir, et, au premier, les premiers éléments de la future arène octogonale d'arts martiaux mixtes (MMA). Pour son 80e anniversaire, le 14 juin, qui coïncide avec le jour du Drapeau (la commémoration du jour où a été choisi le drapeau américain, en 1777), Donald Trump a décidé d'organiser des combats d'arts martiaux mixtes sous sa fenêtre, pour ainsi dire.
"Ce sera le plus grand spectacle de tous les temps", a-t-il commenté lors de l'annonce de l'événement, le 6 mai, dans un bureau Ovale investi pour l'occasion de combattants de MMA. Les combats s'inscrivent également dans le cadre d'une série de célébrations du 250e anniversaire des Etats-Unis."Pas de gros"
Le Washington Post révèle que pour garnir les gradins, qui doivent accueillir 4 000 personnes, le Pentagone fait appel à des centaines de soldats de l'armée américaine, lesquels doivent remplir des critères physiques rigoureux : pour les hommes, un tour de taille maximal de 94 cm, et pour les femmes, de 89 cm. "Pas de gros", aurait précisé le président aux organisateurs, selon CNN. Une note de service ajoute que les militaires devront porter leur uniforme de cérémonie à manches courtes. Les soldats sélectionnés se verront offrir le billet mais devront prendre en charge le déplacement dans la capitale, alors même que les profils visés sont ceux de...
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31/05 - Montres : comment bien commencer une collection horlogère
Face à des montres partagées entre acier inoxydable, titane et matériaux plus rares ou plus techniques, le métal jaune reprend une place de premier plan. Comme s’il ne l’avait jamais vraiment quittée. Depuis toujours, il exerce une fascination et sa couleur, dans la diversité de ses alliages, continue de séduire. En avril, au salon Watches & Wonders à Genève, de nombreuses marques ont misé sur l’or, voire sur le doré. La hausse historique de son cours renforce son statut de valeur refuge, au-delà de son prix intrinsèque. Qu’il s’agisse d’investissement ou d’image, ce symbole du luxe rassure, dans un contexte d’instabilité géopolitique. Enfin, il porte un message qui dépasse la simple matière, aussi noble soit-elle : comme une promesse de temps long.
Face à une certaine explosion tarifaire du marché horloger depuis quelques années, les nouveaux amateurs jouent la prudence et n’hésitent plus à analyser le rapport qualité-prix d’une montre. D’autant plus s’il s’agit d’un premier achat. Les horlogers se confrontent par conséquent à la contrainte de repenser leurs entrées de gamme et de redéfinir les essentiels.
Dans ce paysage en mutation, les Français ont su tirer leur épingle du jeu. En misant à la fois sur leur identité, la fiabilité de leurs mouvements et un positionnement de prix relativement accessible, certains acteurs de l’Hexagone ont trouvé comment séduire à la fois les jeunes générations et les collectionneurs en quête de nouveautés pertinentes. AM2 XS.
À l’image de March LA.B, qui exposait pour la...
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31/05 - Israël étend ses opérations dans le sud du Liban, un "tournant décisif" selon Benyamin Netanyahou
Malgré un cessez-le-feu annoncé il y a plus de six semaines, Israël intensifie ses opérations contre le Hezbollah soutenu par l'Iran. Ce dimanche 31 mai, les troupes israéliennes se sont emparées du château de Beaufort, vieux de 900 ans, et de sa crête stratégique dans le sud du Liban. Une avancée majeure, que Benyamin Netanyahou a lui-même qualifiée de "tournant décisif".
Un soldat israélien a été tué dans l'opération, a annoncé l'armée. Aucun commentaire n'a été immédiatement reçu du Liban ni du Hezbollah.
Des troupes israéliennes opéraient également près de Nabatieh, un important bastion du Hezbollah dans le sud du Liban, a indiqué l'armée, qui a appelé dans la matinée à l'évacuation de toute la zone au sud du fleuve Zahrani.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a déclaré avoir donné l'ordre aux militaires israéliens d'intensifier les opérations au Liban afin d'approfondir et d'étendre la présence de Tsahal sur les territoires qui étaient sous le contrôle du Hezbollah. La France, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot sur BFMTV, demande "une réunion d'urgence" du Conseil de sécurité de l'ONU.La décision "finale" de Trump toujours attendue sur l'Iran
Cette situation survient au lendemain de l'une des journées les plus intenses de tirs du Hezbollah vers le nord d'Israël depuis le mois d'avril, ce qui a entraîné la fermeture d'écoles et des restrictions. Le Hezbollah étant entré dans la guerre israélo-américaine contre l'Iran en tirant des roquettes et en lançant des drones sur...
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31/05 - Salines de Missolonghi : l’or blanc à ciel ouvert
A deux heures trente d'Athènes, dans la vaste lagune de Missolonghi, l'homme exploite le sel depuis des millénaires. Ici, les salines dessinent un paysage brut, où la terre semble hésiter entre mer et ciel. Héritées en partie des aménagements développés à l’époque vénitienne, elles ont longtemps été une ressource stratégique. Bien avant la réfrigération, le condiment était indispensable à la conservation des aliments, ce qui en faisait une richesse essentielle, au cœur des échanges économiques. Le principe de production, lui, n’a presque pas changé. L’eau de mer est progressivement acheminée dans une succession de bassins. Sous l’effet combiné du soleil et du vent, elle s’évapore lentement, augmentant sa concentration en sel jusqu’à la cristallisation. A la fin du cycle, généralement en été, les cristaux sont récoltés, puis regroupés en impressionnantes pyramides blanches visibles à distance. Si certaines étapes ont été modernisées, le processus reste fidèle à une logique naturelle. Aujourd’hui encore, les salines assurent une part majeure de la production de sel en Grèce.
L’endroit constitue également un patrimoine vivant, où les digues rectilignes, les canaux et les bassins structurent un territoire devenu emblématique, dont l’histoire est racontée au musée du Sel de la ville. Unique en son genre dans le pays, l'institution, ouverte en 2020, occupe un bâtiment datant de 1946, autrefois utilisé comme dortoir pour les sauniers de l'île de Tourlida. On y découvre d’anciens outils de paludiers, des machines de récolte, des...
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31/05 - Ni leader, ni école de pensée : la politique française face à un sérieux creux de génération
Qui sait, dans une trentaine d'années, dans les pages de L'Express, nous parlerons peut-être de talentueux héritiers Fauristes, Vallaudiens, Glucksmaniens ou Cazeneuviens au sein d'une gauche socialiste retrouvée. Ou bien de jeunes prodiges élevés à l'école Attaliste, Philippiste, Darmaniste, Retailliste dans un grand parti de la droite et du centre qui se serait reformé. Ou encore, de Bardelliens, de Ciottistes ou de Zemmouristes ? Qui sait ?
Mais, mille excuses pour les responsables politiques sus-cités et suffixés, il est tout de même permis d'en douter. Force est de constater que les anciens grands partis de gouvernement, particulièrement, ne produisent plus de leaders ni d'écoles de pensée. Les affiliations se font rares. A l'heure où les ambitions présidentielles prolifèrent, où une myriade d'élus se persuadent d'être impeccablement taillés pour le costume, ne connaissons-nous pas en réalité, comme on le dit dans le sport, un sérieux creux de génération ? La nouvelle politique française peinerait-elle à ériger des cathédrales ?
Loin de nous l'idée d'être nostalgique et de regarder le passé avec des lunettes roses. Ce n'est pas le genre. Ni d'être injuste envers nos responsables actuels de tous bords : si beaucoup se réclament du gaullisme, du giscardisme, du mitterrandisme, du chiraquisme ou même - cela se fait de plus en rare par les temps qui courent, certes - du sarkozysme, c'est en partie dû au passage de ces grands leaders par la case Elysée. D'autant que leur carrière politique s'étale sur des...
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31/05 - Des armes nucléaires bientôt en Finlande ? Les dessous d’une révolution stratégique
La Finlande découvre le nucléaire militaire : c’est une petite révolution intellectuelle dans ce pays voisin de la Russie, nouvellement membre de l’Otan, au moment où la France propose aux Européens le nouveau concept de "dissuasion avancée".
Ainsi, à la surprise générale, le 5 mars, le gouvernement de droite à Helsinki annonçait son intention de modifier la loi sur l’énergie nucléaire et le Code pénal. Il s’agit de supprimer l’interdiction totale des armes nucléaires sur son territoire. Le 23 avril, un projet de loi dans ce sens a été déposé au Parlement. L’affaire suscite de vifs débats dans le pays, l’opposition de gauche critiquant essentiellement la procédure jugée expéditive.Un signalement stratégique
Cela signifie-t-il que la Finlande pourrait accueillir prochainement des armes nucléaires sur son sol ? On en est loin, mais ce ne sera plus interdit, dès lors que la loi aura été adoptée, sans doute dans les prochaines semaines.
Tout en envoyant "un signalement stratégique à son grand voisin russe" selon une source militaire, il s’agit pour Helsinki de tirer les conséquences de son adhésion à l’Alliance atlantique en avril 2023. Depuis lors, la Finlande siège dans les toutes les instances de l’Otan, y compris au Groupe des plans nucléaires. Mais contrairement aux autres pays nordiques ou de la ligne de front face à la Russie, à cause de sa législation très restrictive, la Finlande apparaît, selon un responsable gouvernemental, telle une "zone blanche sur les cartes" de l’Otan. D’autres pays, comme la Norvège ou...
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31/05 - Christopher Laquieze, influenceur littéraire numéro un : comment faire lire à l’ère des réseaux ?
Christopher Laquieze, 29 ans, serait-il l’homme du moment ? Ces derniers temps, les figures les plus institutionnelles du monde des lettres lui font les yeux doux. Son premier roman publié début janvier, La Rosa Perdida, vient de remporter le prix Jean d’Ormesson (dans le jury duquel on trouve Teresa Cremisi et les académiciens Dominique Bona, Dany Laferrière, Erik Orsenna et François Sureau). Dans le même temps, la revue de Bernard-Henri Lévy, La Règle du jeu, consacre son numéro en cours à cette "nouvelle critique" née sur les réseaux années il y a quelques années, et qui n’a jamais été aussi puissante. Si Christopher Laquieze n’aime pas le terme "influenceur" (nous y reviendrons), il est avec Ramsès Parent et Martin Boujol le représentant le plus emblématique de ces Sainte-Beuve 2.0. Au café du quartier de l’Odéon où nous le rencontrons, vêtu d’un t-shirt Red Hot Chili Peppers, il nous répond avec une faconde digne de Miguel Bonnefoy. D’où vient ce drôle d’oiseau ? "Accrochez-vous, nous prévient-il, vous aurez parfois l’impression d’écouter Serge le Mytho."
Rien à voir, en vérité, avec le personnage interprété par Jonathan Cohen. Né en 1996 à Arcachon d’un père médecin et d’une mère infirmière, le petit Christopher grandit dans un monde où les légendes orales remplacent les livres : "Je n’ai jamais vu mes parents lire… On vivait à plusieurs générations dans la même maison. J’ai des origines diverses. La famille de mon père est italienne. Du côté de ma mère, j’ai du sang malgache, colombien, et j’ai même des ancêtres...
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31/05 - Maksym Beznosiuk : "Vladimir Poutine mène une expérience en temps réel pour tester l’Europe"
Un conflit qui s’enlise, une armée qui perd du terrain et subit de lourdes pertes, une parade du 9-Mai inhabituellement sobre renvoyant l’image d’un Kremlin fragilisé, une économie en difficulté... La guerre en Ukraine expose chaque jour davantage les faiblesses de la Russie. Mais attention à ne pas confondre la faiblesse apparente de l’Etat russe avec une vulnérabilité imminente du régime de Vladimir Poutine, avertit Maksym Beznosiuk, chercheur associé au think tank GLOBSEC et analyste à la Jamestown Foundation. Pour deux raisons, selon lui. D'abord, si les Occidentaux ont surestimé la sagesse stratégique du maître du Kremlin, ils ont dans le même temps sous-estimé la résilience coercitive du système qu’il a mis en place. D'autre part, un Vladimir Poutine affaibli en Ukraine pourrait se révéler plus dangereux que jamais, tant cette guerre est devenue un élément central de la survie de son régime.
La Russie étant aujourd'hui à la peine en Ukraine, elle se tourne vers les outils qu’elle maîtrise le mieux : la désinformation, la propagande et les opérations hybrides, qui vont monter en puissance tant par leur fréquence que par leur violence, prévient Maksym Beznosiuk dans un entretien accordé à L'Express. Actions de sabotage, attaques contre des infrastructures critiques, complots d’assassinat… "Moscou mène une expérience en temps réel pour tester jusqu’où l’Europe est prête à tolérer la pression".
L’Express : En quoi l'apparente faiblesse actuelle de Vladimir Poutine peut-elle être trompeuse ?
Maksym...
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30/05 - Guerre en Iran : vers un bras de fer final entre Washington et Téhéran ?
Les jours passent et aucun deal n’a été dévoilé. Donald Trump a déclaré qu'il se prononcerait rapidement sur un éventuel accord avec l'Iran. Le président américain a annoncé, vendredi 29 mai, la tenue d'une réunion dans une salle sécurisée de la Maison-Blanche pour prendre une "décision finale" sur la proposition, qui prolongerait la trêve du début avril de 60 jours supplémentaires, donnant ainsi aux négociateurs le temps de parvenir à une fin permanente à la guerre. "Le président Trump ne conclura qu'un accord avantageux pour l'Amérique et qui respecte ses lignes rouges", a affirmé à Reuters un responsable de la Maison-Blanche à l'issue d'une réunion d'environ deux heures dans la "Situation Room". Vendredi, une source iranienne a de son côté déclaré qu'un accord politique avait été conclu mais qu'il n'avait pas encore été "finalisé".
Donald Trump a réitéré ses lignes rouges : l'Iran doit mettre fin à son emprise sur le détroit d'Ormuz et doit démanteler sa capacité à fabriquer une arme nucléaire, deux conditions que Téhéran n'a pas acceptées. "L'Iran doit s'engager à ne jamais posséder d'arme nucléaire. Le détroit d'Ormuz doit être immédiatement ouvert, sans péage, pour une navigation libre dans les deux sens", a indiqué le président américain, ajoutant que des matières nucléaires seraient "déterrées" par les Etats-Unis. Une source iranienne de haut rang, s'exprimant à Reuters sous couvert d'anonymat, a elle déclaré que l'accord potentiel n'inclut aucune question liée au nucléaire.
Le mémorandum initial ne devrait en tout...
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30/05 - Pesticides, cadmium, Pfas : "Nous ne pouvons pas totalement échapper à cette exposition"
Pesticides, métaux lourds, Pfas, bisphénols, microplastiques, emballages alimentaires, hexane… Qu’elles soient utilisées directement sur les exploitations agricoles ou dans l’industrie dans son ensemble, les substances liées à l’activité humaine n’ont jamais été aussi nombreuses. Depuis l’invention de la chimie, des centaines de milliers de nouvelles molécules ont été synthétisées, inondant d’abord le marché avant de se retrouver à l’état de résidus un peu partout sur la planète.
Une fois dans nos assiettes, ces agents synthétiques infiltrent notre système digestif et pour les plus pernicieux, interagissent avec nos cellules. La contamination est si large qu’aucun échantillon prélevé, aucun cheveu, aucune fiole d’urine ne revient négatif. En 2019, Santé publique France faisait analyser environ mille personnes à la recherche de polluants éternels. Les quantités se sont avérées très faibles, mais toutes en avaient dans leur organisme.
Quel est l’impact réel de ces substances ? Combien d’entre nous développeront des pathologies chroniques, à cause des infimes quantités qui arrivent à déjouer les précautions mises en œuvre ? Francesca Romana Mancini, chercheuse au Centre de recherche en épidémiologie et santé de populations (CESP - Inserm), a dédié sa carrière à traquer les contaminants. Après une thèse à l’Istituto Superiore di Sanità (ISS) à Rome, cette Italienne s’est fait un nom comme évaluatrice au sein des institutions européennes et françaises (Efsa, Anses).
Ses travaux, pour les agences ou pour l’Inserm, dessinent de...
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30/05 - Guerre en Ukraine : cette décision de Volodymyr Zelensky qui provoque la colère de la Pologne
Une décision qui met le feu aux poudres. Le centre spécial d’opérations nord des forces spéciales ukrainiennes a été baptisé cette semaine "Héros de l'UPA", l'Armée insurrectionnelle ukrainienne, en hommage à des insurgés nationalistes qui ont massacré des Polonais pendant la Seconde Guerre mondiale. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a ainsi signé un décret reconnaissant la contribution d'une unité des forces spéciales ukrainiennes à la lutte contre les forces russes. L'UPA, une formation armée active entre 1942 et 1949, liée à l'Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN), visait la création d'un Etat ukrainien indépendant, rappelle Euronews.
Le président ukrainien a fait valoir qu'il avait agi ainsi "afin de restaurer les traditions historiques de l'armée nationale et en tenant compte de l'exécution exemplaire des tâches qui lui avaient été confiées lors de la défense de l'intégrité territoriale et de l'indépendance de l'Ukraine". Certains Ukrainiens considèrent l'UPA comme des héros pour la résistance qu'elle a menée contre l'Union soviétique, et comme des symboles de la lutte de Kiev pour son indépendance vis-à-vis de Moscou. L’UPA a donc défié la domination soviétique, notamment en collaborant avec les nazis.
Comme le relate Reuters, l'UPA a également été impliquée dans les massacres de Volhynie, une série d'exterminations perpétrées entre 1943 et 1945 au cours desquelles la Pologne affirme qu'environ 100 000 Polonais ont été tués par des nationalistes ukrainiens. Des milliers d'Ukrainiens ont...
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30/05 - Etienne Pot : "Pourquoi accepter dans l’autisme ce que nous dénonçons dans tous les autres domaines de la santé ?"
Un rapport parlementaire rendu public le 26 mai alerte sur le retard de la France dans la prise en charge des enfants autistes. Ses auteurs ont proposé 44 mesures pour réformer "un système à bout de souffle", qui continue de pénaliser les enfants et leurs familles. Le délégué interministériel aux troubles du neurodéveloppement, le Dr Etienne Pot, fait le point sur les avancées réalisées ces dernières années - car il y en a eu -, sur les causes structurelles des difficultés françaises, et sur les évolutions à mettre en œuvre rapidement. Entretien.
Comment réagissez-vous au rapport d’information publié par les députés Isabelle Santiago et Philippe Fait sur la prise en charge de l’autisme dans notre pays, qui pointe encore une fois un retard de "20 ans" ?
Les parlementaires dénoncent un désengagement de l’Etat dans le champ de l’autisme. J’ai un grand respect pour le travail qui a été mené, mais il me semble qu’au contraire, l’Etat se mobilise depuis quelques années déjà pour améliorer la prise en charge des enfants autistes en France. Sinon, la délégation interministérielle aux troubles du neurodéveloppement n’existerait pas. Dans le contexte budgétaire difficile que l’on connaît, nos budgets ont été sanctuarisés. Nous avons des référents dans toutes les agences régionales de santé. Il existe des centres de ressource autisme dans toutes les régions, et des plateformes de coordination et d’orientation (PCO) dans tous les départements.
Elles ont permis le repérage précoce de 150 000 enfants depuis 2019. D'ici à la rentrée...
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30/05 - Face à la Chine, l’Espagne prend le contre-pied de la France
C'est une note de position française adressée à la Commission européenne qui pourrait sembler relativement anodine au premier abord. Vendredi 22 mai, Paris a appelé Bruxelles à renforcer ses défenses commerciales contre la Chine, à mieux exploiter ses capacités d'enquête et à créer potentiellement un nouvel outil pour lutter contre les distorsions du marché. L'Espagne figurait parmi les signataires, de même que l'Italie, les Pays-Bas et la Lituanie.
Un petit coup de théâtre est survenu quelques jours plus tard : Madrid est revenu sur sa position, selon les informations de Politico. Pour les responsables espagnols, ce document n'a été discuté qu'au niveau technique et ne "bénéficie pas d'un soutien politique spécifique", a déclaré jeudi le ministre de l'Economie et du Commerce Carlos Cuerpo depuis Berlin.
"Nous comprenons que l'UE doit prendre ses responsabilités, et cela signifie que nous devons dialoguer d'égal à égal avec la Chine et les Etats-Unis", a affirmé Carlos Cuerpo à Politico, en marge d'une réunion de ses homologues ministériels issus de six grandes économies de l'UE, la France, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas, l'Espagne et la Pologne. "Nous devons engager le dialogue avec les autorités chinoises." "Nous devons, par le biais de ce dialogue, tenter de corriger les déséquilibres bilatéraux que nous avons avec la Chine en matière de commerce", a estimé Carlos Cuerpo. "De même, nous devons dialoguer avec la Chine et ses entreprises concernant notre stratégie globale de sécurité économique et...
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30/05 - Horlogerie : notre sélection de montres en titane
Face à des montres partagées entre acier inoxydable, titane (ci-dessous) et matériaux plus rares ou plus techniques, le métal jaune reprend une place de premier plan. Comme s’il ne l’avait jamais vraiment quittée. Depuis toujours, il exerce une fascination et sa couleur, dans la diversité de ses alliages, continue de séduire. En avril, au salon Watches & Wonders à Genève, de nombreuses marques ont misé sur l’or, voire sur le doré. La hausse historique de son cours renforce son statut de valeur refuge, au-delà de son prix intrinsèque. Qu’il s’agisse d’investissement ou d’image, ce symbole du luxe rassure, dans un contexte d’instabilité géopolitique. Enfin, il porte un message qui dépasse la simple matière, aussi noble soit-elle : comme une promesse de temps long.Voici notre sélection de montres en titane :
1. Vacheron Constantin. Overseas Dual Time Points Cardinaux.
2. TAG Heuer. Monaco Calibre TH20-11.Monaco Calibre TH20-11.
3. Seiko. King Seiko Vanac.
4. Laurent Ferrier. Sport Traveller.
5. Hublot. Big Bang Reloaded Titanium Ceramic.
6. Hermès. H08 Squelette.
7. IWC. Ingenieur Calendrier Perpétuel 41.
8. Grand Seiko. Spring Drive U.F.A. Ushio 300...
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30/05 - "La Grèce sur les ruines de Missolonghi" : une œuvre au cœur du récit national grec
A Missolonghi, une composition emblématique venue de France n’en finit pas de retrouver une terre qu’elle n’avait pourtant jamais connue auparavant. Accrochée en haut du grand escalier du musée archéologique Xénocrate dans une mise en scène saisissante, quasi-théâtrale, La Grèce sur les ruines de Missolonghi d’Eugène Delacroix n’est pas simplement exposée : elle est accueillie comme une revenante, une image longtemps rêvée qui, deux siècles plus tard, revient dialoguer avec l’Histoire réelle.
Sur le tableau peint en 1826, une femme agenouillée, allégorie de la nation, ouvre les bras dans un geste à la fois d’abandon et d’appel. Autour d’elle, les corps, la terre bouleversée racontent la violence du siège et de l’exode de Missolonghi, épisodes tragiques de la guerre d’indépendance grecque contre l'Empire ottoman, de 1821 à 1829. Il y a là une tension entre mémoire nationale et regard romantique car, on le sait, Delacroix n’a jamais mis les pieds ici. Il peint une Grèce nourrie de récits, de gravures, d’articles, et surtout de l'élan philhellène qui traverse alors toute l’Europe. A quelques mètres de la toile, des documents d’époque et des dispositifs pédagogiques la replacent dans ce contexte brûlant : celui d’un continent ému par le sort d’un peuple en lutte, au point d’en faire un symbole aussi politique qu'artistique.
Sophie Barthélémy, à la tête du Musée des beaux-arts de Bordeaux (MusBA), se souviendra longtemps de ce samedi 14 mars, il y a près de trois mois, quand le tableau a été officiellement dévoilé sur les...
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30/05 - Scholastique Mukasonga : dans le sillage de Margaret Atwood ?
Si Gaël Faye a fait rayonner le Rwanda avec ses best-sellers Petit pays et Jacaranda (prix Renaudot 2024), il ne faut pas oublier que la grande Scholastique Mukasonga lui avait ouvert la voie dans les lettres françaises. Quand elle avait eu le Renaudot bien avant lui, en 2012 pour Notre-Dame du Nil, il n’avait encore rien publié. Elle a depuis tracé sa route plus discrètement, mais non sans talent : son roman Julienne était une merveille de mélancolie et de pudeur. Elle s’est également illustrée comme nouvelliste avec L’Iguifou, Ce que murmurent les collines ou La Vache du roi Musinga. C’est dans ce registre qu’elle revient avec Déjà jadis, déjà demain.
Ainsi que son titre l’indique, le recueil se compose de deux parties : la première convoque les souvenirs d’enfance d’une jeune Tutsi d’avant la guerre civile, la seconde imagine le futur. En ce qui concerne sa veine nostalgique, ceux qui ont aimé les romans de l’auteure seront particulièrement touchés par "Une valise à moi", sur une jeune fille qui part pour le lycée dans les années 1960. Les nouvelles d’anticipation sont plus surprenantes, mais non moins plaisantes. "Insects Park" nous emmène quelque part entre George Orwell et Steven Spielberg. Quant à "Cité des femmes, 2076", on serait curieux d’avoir l’avis de Margaret Atwood. Une journaliste se rend en RFAC (République féministe d’Afrique centrale), cette "Terre promise à toutes les femmes" dont la capitale s’appelle Womentown. Les rares mâles qui y sont tolérés sont réduits au rang d’hommes de...
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30/05 - Le philosophe et sociologue Edgar Morin est mort à l’âge de 104 ans
Le sociologue et philosophe Edgar Morin est mort ce vendredi 29 mai à l’âge de 104 ans. Intellectuel de gauche largement reconnu bien au-delà des frontières françaises, il laisse derrière lui une œuvre abondante, traduite dans de nombreuses langues, qui s’est construite à contre-courant de la sociologie traditionnelle. Au cœur de sa réflexion : une ambition singulière, penser l’homme et les sociétés à partir des apports de la science, en refusant les simplifications.
Sur le réseau social X, Emmanuel Macron a adressé "à ses proches les condoléances de la Nation", et rendu hommage à "un soldat de la Résistance, militant et affranchi, écrivain et penseur du siècle, défenseur de la nature et des peuples".Un "théoricien de la complexité"
Jean-Luc Mélenchon a salué de son côté "la mémoire" d'un "antifasciste", "résistant", et "théoricien de la complexité", tandis que Raphael Glucksmann retient "les combats et l’humanisme" du penseur.
Le moteur d'Edgar Morin tout au long de sa vie ? "L’angoisse de voir se répéter les horreurs et les erreurs dont [il a] pris conscience depuis la Première Guerre mondiale de façon indirecte et de façon directe et vécue par la Seconde Guerre mondiale, la guerre d’Algérie, la guerre de Yougoslavie", assurait-il à L'Express en 2023. Car les guerres, il en aura connu au fil d’un parcours qui se confond avec son siècle. Né Edgar Mahoum à Paris en 1921, ce descendant de Juifs de Salonique commence à militer dès la guerre d’Espagne, au cours de laquelle il rejoint une organisation...
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30/05 - La condamnation de Lafarge analysée par Sophie Scemla : "Le message envoyé aux multinationales est clair"
Le 13 avril, la 16e chambre du Tribunal correctionnel de Paris a condamné la société Lafarge SA et plusieurs de ses anciens dirigeants, dont son ex-PDG, Bruno Lafont, et son directeur général adjoint de l'époque, Christian Herrault, à de lourdes peines. Les deux hommes ont écopé respectivement de six et cinq ans de prison ferme. Incarcérés dans la foulée de ce jugement, ils ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire il y a quelques jours, dans l'attente de leur procès en appel.
La justice reproche au groupe Lafarge d’avoir maintenu les activités de sa filiale syrienne LCS, notamment sur le site de la cimenterie de Jalabiya, entre 2012 et septembre 2014, alors que la zone géographique était passée sous le contrôle de groupes djihadistes, dont l’État islamique. Pour permettre la circulation des salariés de LCS, des matières premières et des camions de ciment à travers les checkpoints tenus par les terroristes, l'entreprise, passée depuis dans le giron de son rival suisse Holcim, aurait déboursé plus de 5 millions d'euros, destinés directement ou indirectement aux djihadistes. Avocate associée au cabinet Gide et spécialisée en droit pénal des affaires, Sophie Scemla analyse les principaux impacts de cette décision pour les sociétés françaises.
L'Express : Quels enseignements tirez-vous du verdict rendu le 13 avril dans le procès Lafarge ?
Sophie Scemla : Cette décision est historique car c'est la première condamnation, en France, d’une société pour financement du terrorisme. Au-delà de sa portée symbolique,...
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30/05 - Industrie européenne : "La pression chinoise s’exerce sur trois fronts, c’est sans précédent !"
Ce sera, à coup sûr, l'un des sujets brûlants du prochain G7 organisé en France, du 15 au 17 juin à Evian. A force de gagner en compétitivité de manière déloyale, la Chine déstabilise des pans entiers de l'économie occidentale, Allemagne en tête. Les analystes estimaient que la Chine exporterait 10 millions de voitures par an d'ici la fin de la décennie. Or, les exportations chinoises du quatrième trimestre 2025 ont déjà atteint ce seuil en rythme annualisé. L'an passé, les volumes chinois exportés ont progressé deux fois plus vite que le commerce mondial, et cette dynamique s'est encore renforcée au premier trimestre 2026, avec une croissance de 15 %. Goldman Sachs indique que cette vague pourrait amputer la croissance allemande de 0,2 à 0,3 % par an jusqu'en 2029.
Un autre rapport, celui du Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan, souligne que la concurrence chinoise pourrait menacer jusqu'à 55 % de la production manufacturière européenne à moyen terme - 35 % en France, 70 % en Allemagne. L'Europe peut encore réagir, assure Sander Tordoir, le chef économiste du Center for European Reform. Mais le temps presse. Et il lui faudra jouer d'autres cartes, en sus de l'Industrial Accelerator Act, car celui-ci comporte des failles.
L'Express : L'Europe a connu des crises par le passé. En quoi le choc de compétitivité actuel, enclenché par la Chine, est-il différent ?
Sander Tordoir : Nous avons déjà essuyé un premier choc de compétitivité après l'adhésion de la Chine à l'Organisation mondiale du...
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30/05 - "C’est un personnage de film" : Palmer Luckey, le Tony Stark des tech bros
Sur les revers des marchands d’armes les plus écoutés brillent souvent des étoiles et médailles. Lui préfère les fleurs et les cocotiers. Chemise hawaïenne, coupe mulet qui lui tombe sous la nuque, bouc proéminent, simples sandales aux pieds : Palmer Luckey dispose de son propre costume, qu'il emporte partout, jusque dans ses sorties les plus sérieuses. L'été dernier, à l'Université nationale de Taipei, à Taïwan, le Californien avait endossé une chemisette vert pomme pour dérouler, point par point, sa vision de la doctrine du "porc-épic" : couvrir le détroit de Formose de tant de drones, de missiles et de capteurs qu'aucune flotte chinoise ne pourrait le franchir sans y être pulvérisée. "Si l'Ukraine nous a appris une chose, c'est qu'il faut croire les dictateurs quand ils parlent, lâche-t-il depuis l'estrade. Heureusement pour nous, Xi Jinping parle beaucoup." Bon tribun, il tient son auditoire suspendu à ses lèvres. Il faut dire que, vue de Taipei, la menace chinoise est de plus en plus pressante. Surtout, depuis quelques années, Luckey est devenu une voix qui porte dans le milieu de l'armement, au sein de l'appareil militaire le plus puissant du monde. Sa firme, Anduril Industries, fondée en 2017, vient de lever 5 milliards de dollars, portant sa valorisation à 61 milliards. Sa promesse d'envelopper Taïwan d'armes high-tech, comme celle de faire des États-Unis non plus le gendarme du monde mais son "armurerie", n'est pas pour déplaire au Pentagone. Et s'il fallait le prendre au sérieux ?...
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29/05 - Ventes de livres : Boualem Sansal peut-il rivaliser avec Nicolas Sarkozy ?
Le livre ne sort que mardi 2 juin, mais son auteur est déjà partout. De façon judicieuse au vu du contexte actuel (affaire Grasset, polémique autour de Canal + à Cannes), Boualem Sansal n’a pas lancé sa promotion dans les médias du groupe Bolloré (JDD, CNews, Europe 1). C’est dans l’émission Sept à huit, sur TF1, qu’il a parlé pour la première fois de La Légende (Grasset) le week-end dernier. On l’a ensuite entendu face à Benjamin Duhamel à la matinale de France Inter cette semaine – Boualem Sansal a confirmé à l’antenne les chiffres qui avaient circulé, selon lesquels Grasset lui a accordé un à-valoir de 1 million d’euros alors que son éditeur historique, Gallimard, ne lui proposait "que" 100 000 euros.
Ce vendredi matin, c’est Le Figaro Magazine qui publie les bonnes feuilles, en vantant un récit de captivité plus proche du film Midnight Express que du Journal d’un prisonnier de Nicolas Sarkozy. Les extraits laissent le lecteur un peu sur sa faim : on y retrouve des choses que l’on savait déjà quant aux reproches que Boualem Sansal adresse à la ligne diplomatique française (exception faite de Bruno Retailleau) ou sur sa fâcherie avec Antoine Gallimard, qui avait mis un appartement à sa disposition avant de lui demander d’en partir…
On espère que le livre sera plus intéressant. Cela sera-t-il suffisant pour couvrir l’à-valoir exorbitant avancé par Grasset ? Après cette mise en bouche promotionnelle, Boualem Sansal va avoir table ouverte dans les médias évoqués en préambule, et bénéficier d’une vaste campagne...
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29/05 - Etats-Unis : un ancien responsable de la CIA vole plus de 40 millions de dollars en lingots d’or
C’est un scénario dont seuls les Américains ont le secret. Un ancien officier de la CIA arrêté pour avoir volé plus de 300 lingots d’or, d’une valeur de 40 millions de dollars, après avoir menti pendant 20 ans sur son profil. Ca ne peut être que du cinéma et pourtant c’est bien réel.
David Rush a été arrêté le 19 mai dernier et est poursuivi pour détournement de fonds publics, à la suite d'une plainte déposée auprès d’un tribunal fédéral de l'Etat de Virginie. Initialement, l’affaire débute par une enquête interne conduite par la CIA. Mais après la découverte de possibles infractions pénales, la police fédérale s’empare du dossier qui lui a été transmis par le directeur de la CIA, John Ratcliffe, indique un communiqué conjoint de la CIA et du FBI.
Selon un agent du FBI en charge de l’enquête, David Rush aurait demandé, entre novembre 2025 et mars 2026, des fonds, dont des lingots d’or et des devises étrangères, pour ses frais professionnels. Il en aurait eu besoin pour des "dépenses liées au travail" confirme l'intéressé lors d'une déclaration sous serment.77 000 dollars d’indemnités indûment touchées
Une partie de son butin a été retrouvée dans un entrepôt près de son bureau. Le reste se trouvait à son domicile, comme l’a révélé la perquisition menée par le FBI le 18 mai. En plus des 303 lingots d’or, deux millions de dollars en espèces et 35 montres de luxe ont aussi été saisis.
David Rush travaillait pour la Direction des sciences et technologies de la CIA et possédait une habilitation de sécurité très secrète, selon...
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29/05 - Pourquoi le PSG est encore loin d’avoir égalé l’influence culturelle d’Arsenal
La finale de la Ligue des champions entre le Paris Saint-Germain et Arsenal promet, selon les connaisseurs, une pure opposition de styles footballistiques. En dehors du terrain, les deux clubs n’ont pas beaucoup plus en commun. C’est même un choc entre deux stratégies de développement bien distinctes. "On est face à deux modèles différents qui disent beaucoup de l’évolution de l’économie du football depuis vingt ans", estime Jean-Baptiste Guégan, enseignant à Sciences Po Paris et auteur de La guerre du sport, une nouvelle géopolitique (Tallandier, 2024).Le PSG, de Nenê à Neymar
Le destin du club français a basculé en 2011, avec le rachat par le fonds souverain qatarien dont les millions ont depuis permis de collectionner 41 trophées. "Les Qataris voulaient faire du Paris Saint-Germain l’une des plus grandes marques de sport au monde, en s’inspirant d’équipes comme les Los Angeles Lakers ou les New York Yankees", explique Arnaud Hermant, grand reporter à L’Equipe et auteur de 50 ans dans les secrets du PSG (L’Archipel, 2020). Pour y parvenir, le PSG a d’abord misé sur un projet sportif ambitieux, avec une stratégie de recrutement très agressive. En 2010, les "stars" parisiennes s’appelaient Ludovic Giuly, Christophe Jallet et Nenê, recruté en grande pompe pour 5 millions d’euros. Une opération "coûteuse", prenait alors la peine de souligner Le Figaro. Sept ans plus tard, le PSG arrachait Neymar au FC Barcelone pour 222 millions d’euros, et offrait aux spectateurs français l’occasion unique de voir évoluer...
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29/05 - Identifier, protéger et valoriser le patrimoine : nos articles, podcasts et vidéos pour préparer le bac HGGSP
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29/05 - Du plutonium de la guerre froide pour doper le nucléaire américain ? Le pari risqué de Trump
C'est un retour en force pour le plutonium datant de la guerre froide. L'administration Trump a sélectionné plusieurs start-ups qui pourraient être autorisées à convertir ce matériau, issu d’ogives nucléaires démantelées, en combustible pour faire tourner les centrales atomiques de nouvelle génération. Le plutonium n'existe généralement pas à l'état naturel : c'est un sous-produit de la fission nucléaire, le processus qui alimente les réacteurs nucléaires. Mais au 20e siècle, les États-Unis ont produit et stocké environ 100 tonnes de ce matériau, composant essentiel de leurs armes nucléaires, aujourd'hui inutilisées.Alternative à l'uranium russe ?
Au total, cinq entreprises, dont le spécialiste franco-italien des petits réacteurs nucléaires Newcleo, vont entrer en négociations avec les autorités américaines pour utiliser une partie du plutonium que les États-Unis conservent dans plusieurs sites hautement protégés. Mais les experts en non-prolifération nucléaire, ainsi que certains élus démocrates, se disent inquiets.
Avec la guerre en Ukraine, l'approvisionnement en uranium, utilisé comme source d'énergie pour les réacteurs nucléaires - et qui provient en grande partie de Russie - s'est raréfié pour de nombreux industriels du nucléaire. Or l’administration Trump s’est fixée pour objectif de quadrupler la taille du parc nucléaire américain d’ici 2050. Ce qui implique mécaniquement davantage de combustibles pour faire tourner ces réacteurs. Les start-ups sélectionnées par la Maison-Blanche n'en démordent pas :...
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29/05 - Dans le désert chinois, Pékin bâtit sa nouvelle forteresse nucléaire
Dans un désert reculé de Chine, un vaste complexe militaire est en train de se dresser. Selon certains experts en sécurité, il semble avoir été conçu pour garantir qu’aucune frappe américaine ne puisse contrer l’arsenal nucléaire chinois - dès le premier coup, du moins - et ainsi neutraliser les capacités de Pékin à riposter. En l'état, les missiles nucléaires chinois peuvent déjà atteindre n'importe quelle ville des Etats-Unis mais aujourd'hui, des images satellites analysées par Reuters montrent que Pékin est en train de construire un vaste réseau de rampes de lancement, de bunkers et de nœuds de communication à proximité des silos nucléaires isolés qui abritent les missiles à longue portée de l'armée chinoise.
Ces images révèlent plus de 80 rampes susceptibles d’être utilisées par la flotte chinoise en pleine expansion de lanceurs de missiles mobiles et de batteries de défense aérienne. Elles montrent également des installations pouvant servir à la guerre électronique, aux communications par satellite et aux opérations de commandement, selon trois analystes en sécurité qui ont évalué ces images pour Reuters.Protéger et faire fonctionner l'arsenal nucléaire
L'ampleur de ce chantier, jusqu'ici restée inconnue, laisse entrevoir une expansion massive des infrastructures fortifiées destinées à protéger mais aussi à faire fonctionner les forces nucléaires terrestres chinoises. Dans son ensemble, ce réseau témoigne d'un renforcement significatif des efforts déployés par Pékin pour garantir sa capacité de riposte. Une...
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29/05 - Histoire et mémoires : nos articles, podcasts et vidéos pour préparer le bac HGGSP
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29/05 - Présidentielle 2027 : cachez cette Europe que l’on ne saurait voir
"Oui, le président français est l’ami du chancelier allemand" ; "Les relations franco-allemandes constituent le fondement de l’Europe" ; "Nous voulons tout changer sans rien détruire" : c’est beau comme de l’antique. Classique comme du catéchisme de parti de gouvernement. C’est du Jordan Bardella. Dans une interview au Frankfurter Allgemeine Zeitung, le président du RN montre patte blanche européenne, même s’il réclame la démission d’Ursula Von der Leyen de la tête de la Commission – taper sur l’Allemande relève toutefois plus du sport national que du clivage politique.
Un entretien de deux pages dans Le Parisien pour exposer ses quatre chantiers prioritaires (école, salaires, frontières et IA), un 20 Heures de TF1 : Gabriel Attal lance sa candidature à l’Elysée et ne souffle mot de l’Europe. Bien sûr, le secrétaire général de Renaissance, qui tient son premier meeting samedi, se revendiquera pro-Européen dans sa campagne et fera de ce sujet l’une de ses différences avec Bruno Retailleau. Dans son livre En homme libre, il écrit : "J’assume d’avoir l’Europe comme cadre de pensée, quand bien même il n’est pas populaire de le dire aujourd’hui."
Il n’empêche : la bataille de 2027 se lance à fronts renversés. Les plus critiques changent de pied, ou de sujet – jusqu’à Eric Zemmour, qui déclare dans le JD News que l’UE "n’est plus le problème central" : "Tout simplement parce qu’elle évolue à une vitesse spectaculaire sous la pression des réalités, de nouvelles majorités qui s’échafaudent au Parlement européen et de...
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29/05 - Canicule : ces villes européennes qui redécouvrent la baignade
Quoi de mieux qu'un plongeon dans une rivière d'eau glacée lors d'un épisode caniculaire ? Ce ne sont pas les Bernois qui vous diront le contraire ! Le centre historique de la capitale fédérale suisse est encerclé par l'Aar, un affluent du Rhin très prisé des baigneurs lors de la période estivale. Son eau translucide est directement alimentée par la fonte des glaciers alpins dans le sud du pays : un gage de pureté... et de fraîcheur.
Le cas de Berne est loin d'être une exception, puisque toutes les grandes villes suisses disposent de leurs espaces de baignade naturels. A Genève par exemple, une véritable plage a été aménagée dans le quartier des Eaux-Vives, sur le bord du lac, offrant un panorama magnifique sur la ville et le Jura. A Zurich, les habitants ont le choix entre un plongeon dans le lac, au cœur du centre historique, ou dans un bassin directement aménagé dans la Limmat, la rivière qui traverse la métropole du Nord au Sud. Et à Bâle, enfin, il est possible de longer la rive droite du Rhin, en se laissant emporter sur le courant. Les locaux investissent d'ailleurs souvent dans un Wickelfisch, un sac en forme de poisson coloré qui sert à la fois de bouée et de compartiment étanche pour garder ses affaires au sec lors de la...
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29/05 - Canicule : sous le feu des critiques, le gouvernement se défend d’avoir mal anticipé
Ça chauffe. De toutes parts, le gouvernement est accusé de ne pas avoir correctement - voire pas du tout - anticipé l'épisode caniculaire de ce mois de mai. Certes, Sébastien Lecornu a bel et bien convoqué ses ministres à un "point sur la préparation des services de l’Etat aux épisodes de forte chaleur", ce jeudi 28 mai. Pendant une heure et demie, l'exécutif a réfléchi à un "plan d’endurance jusqu’en septembre" pour protéger les personnes les plus fragiles, les nappes phréatiques, les forêts, etc. Mais cette réunion est arrivée trop tard, ont tranché les forces d'opposition et les associations environnementales, alors que la vigilance orange canicule s’est étendue le même jour à Paris et à sa petite couronne, portant à 17 le nombre de départements concernés."Une erreur qui coûte des vies"
Le timing a fait bondir Marine Tondelier. La veille de la réunion, la secrétaire nationale des Ecologistes s'est dite sur franceinfo "effarée par le degré d’impréparation du gouvernement". Et d'accuser : "Au bout de plusieurs jours de canicule, ils font un point pour se préparer aux prochaines. Mais on n’a toujours pas compris ce qu’ils faisaient pour la vague de chaleur là maintenant, c’est assez coupable".
Même son de cloche du côté de l'ONG Oxfam France, dont la directrice, Cécile Duflot, estime que "le gouvernement n'est pas prêt mais parce qu'il n'a pas voulu l'être". "Aujourd'hui, chaque jour passé à tergiverser et à ne pas lancer ce grand plan, c'est une erreur, et c'est une erreur qui coûte des vies", a-t-elle ainsi...
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29/05 - Faire la guerre, faire la paix : nos articles, podcasts et vidéos pour préparer le bac HGGSP
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29/05 - Nouveaux espaces de conquête : nos articles, podcasts et vidéos pour préparer le bac HGGSP
Si le début du XXIe siècle est marqué par des conflits régionaux majeurs, les confrontations s'opèrent aussi sur d'autres terrains. En quelques décennies, l'espace et les mers sont devenus les nouveaux enjeux des rivalités entre grandes puissances. Bataille pour la Lune, stratégie nucléaire, exploitation des ressources, câbles sous-marins... L'Express vous aide à comprendre et appréhender ces espaces de conquête qui façonnent le monde actuel. Retrouvez ici une sélection de nos meilleurs articles, podcasts et vidéos pour réviser l'épreuve de spécialité Histoire, Géographie, Géopolitique et Science politique du baccalauréat 2026.
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29/05 - "Nous ne sommes qu’au début de l’histoire" : l’un des pères des GLP-1 décrypte la révolution Wegovy-Mounjaro
Il répond debout derrière son ordinateur, et pour raconter comment il a compris à quoi servait l'hormone GLP-1, il va chercher une bouteille de tequila gila sur une étagère derrière lui. "Vous voyez le lézard sur l'étiquette, c'est un monstre de gila, et c'est grâce à lui que tout a commencé", sourit Daniel Drucker, professeur de médecine au Lunenfeld-Tanenbaum Research Institute, Mount Sinai Hospital, à Toronto. Dans les années 1990, c'est notamment en étudiant le venin de ce petit reptile très commun dans le désert américain que cet endocrinologue comprend le rôle d'une hormone découverte depuis peu, appelée GLP-1 glucagon-like peptide 1. Depuis, il n'a jamais cessé de se passionner pour ce champ de recherche.
Ses travaux participeront à convaincre l'industrie pharmaceutique de faire des GLP-1 une nouvelle classe pharmaceutique, d'abord pour le traitement du diabète de type 2 et plus récemment contre l'obésité. Depuis, ses recherches fondamentales ont permis de mieux comprendre les mécanismes d'action de ces molécules, et de montrer leur intérêt dans plusieurs autres pathologies, et notamment les maladies cardiovasculaires. Des avancées qui lui ont valu de nombreux prix, comme le Breakthrough prize l'an dernier, et cette année le Grand Prix de la Fondation Lefoulon-Delalande - Institut de France, doté de 600 000 euros, qu'il se partage avec le danois Jens Juul Holst, également impliqué dans la découverte des GLP-1, avec une poignée d'autres scientifiques.
Alors que la France vient d'annoncer le...
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29/05 - Un accord en vue entre les Etats-Unis et l’Iran ? Pourquoi rien n’est encore sûr
Washington est-il sur le point de conclure pour de bon un accord avec l'Iran ? Plusieurs responsables américains font état de progrès en ce sens. Mais rappellent que ce protocole d'accord, qui permettrait de prolonger le cessez-le-feu de 60 jours avec Téhéran et de rouvrir le détroit d'Ormuz, doit encore être approuvé par Donald Trump. Ce qui n'est pas une mince affaire. D'autant que le président américain, qui a dit avoir besoin de quelques jours pour l'examiner, avait déclaré plus tôt cette semaine encore ne "ressentir aucune pression politique [NDLR : à l'approche des midterms] pour conclure un accord".
De son côté, l'Iran n'a pas confirmé les avancées évoquées par la Maison-Blanche, initialement rapportées par le site américain Axios, qui souligne bien que "Donald Trump et ses conseillers ont cru à plusieurs reprises, lors des premières phases du conflit, qu'ils étaient proches d'un accord", mais que "les négociations ont sans cesse piétiné". L'agence de presse iranienne Tasnim, proche des Gardiens de la révolution, a de fait indiqué que l'accord n'avait pas été finalisé ni confirmé. Son homologue Fars News a en outre mis en garde quant à une éventuelle annonce unilatérale de Donald Trump, qui ferait fi des considérations iraniennes.
Les révélations d'Axios interviennent dans un contexte tendu, sur fond de frappes américaines et iraniennes mercredi. Et ce après plusieurs jours de signaux contradictoires sur la question du cessez-le-feu, qui ont provoqué d'importantes fluctuations sur les marchés de...
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29/05 - Horlogerie : la renaissance des montres à guichets
Face à des montres partagées entre acier inoxydable, titane et matériaux plus rares ou plus techniques, le métal jaune reprend une place de premier plan. Comme s’il ne l’avait jamais vraiment quittée. Depuis toujours, il exerce une fascination et sa couleur, dans la diversité de ses alliages, continue de séduire. En avril, au salon Watches & Wonders à Genève, de nombreuses marques ont misé sur l’or, voire sur le doré. La hausse historique de son cours renforce son statut de valeur refuge, au-delà de son prix intrinsèque. Qu’il s’agisse d’investissement ou d’image, ce symbole du luxe rassure, dans un contexte d’instabilité géopolitique. Enfin, il porte un message qui dépasse la simple matière, aussi noble soit-elle : comme une promesse de temps long.
La lecture de l’heure de manière numérique existait bien avant l’arrivée des montres digitales ou connectées. Les horloges nocturnes du XVIIe siècle avaient déjà adopté le système de l’heure sautante, où les chiffres basculent toutes les soixante minutes. A la fin des années 1920, Audemars Piguet fut l’une des pionnières à développer cette complication sur des montres-bracelets. Commercialisé à cette époque, le pré-modèle 1 271 fait partie des premiers à proposer un affichage à double guichet.
Il revient dans une réinterprétation rétrofuturiste à travers la référence Neo Frame Heure Sautante. Un garde-temps qui rend hommage aux codes esthétiques du courant Streamline Moderne, aussi appelé style Paquebot, une branche tardive de l’Art déco. Ce nouveau modèle embarque le...
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29/05 - Eset, l’antivirus qui protège l’Europe contre la Chine et la Russie
Une entreprise peut-elle être plus vieille que son pays d'origine ? Officiellement, Eset a un an de plus que la Slovaquie. Officieusement, l'écart est même un peu plus grand. "Nos fondateurs ont commencé à travailler sur leur premier antivirus en 1987", glisse Richard Marko, le PDG. Une initiative qui n'avait rien d'anodin en cette fin de XXe siècle, lorsque Bratislava faisait encore partie de la Tchécoslovaquie et que le régime communiste en place interdisait les entreprises privées. Ce n'est qu'avec la Révolution de velours, survenue deux ans plus tard, que l'équipe put enfin sortir de l'ombre.
Un an exactement avant l'indépendance officielle de la Slovaquie, proclamée le 1er janvier 1993, Eset voit le jour et devient, par la même occasion, l'une des premières entreprises européennes à vendre des antivirus. Ses créateurs, inspirés par une série télé populaire des années 1980 autour d'un hôpital, lui donnent le nom slovaque d'Isis, la déesse égyptienne de la médecine. Leur idée ? Protéger les ordinateurs aussi bien que les humains.
"J'étais fasciné par les virus informatiques. A mes yeux, c'était une forme de vie artificielle", se souvient Richard Marko, arrivé dans l'entreprise il y a plus de trente ans, alors qu'il était encore étudiant. Dès sa sortie en 1998, l'antivirus Nod32 devient une référence mondiale. Léger, capable de détecter de nouvelles menaces sans les avoir étudiées auparavant, grâce aux prémices de l'intelligence artificielle, ce programme fait entrer Eset dans une nouvelle ère. Une...
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29/05 - Présidentielle 2027 : chez les élus LR et Renaissance, il est urgent d’attendre
Combien seront-ils, ce samedi 30 mai, à écouter Gabriel Attal à la Porte de Versailles ? Qui sera là, surtout ? Le premier meeting présidentiel du candidat Renaissance est encore pétri d'incertitudes. Autour du Secrétaire général du parti, on annonce d'une soixantaine de députés au grand raout pour "montrer que la famille est au rendez-vous." Au-delà de ce rassemblement, les cadres de Renaissance - ministres ou députés - ne se bousculent pas encore pour défendre la candidature de l'ancien Premier ministre.
Une forme d'attentisme gagne encore ces élus, phénomène également observable chez LR au sujet de la candidature de Bruno Retailleau. Edouard Philippe est mieux loti : le leader d'Horizons a créé en 2021 une formation à sa gloire et à sa botte, destinée à le porter à l'Elysée.
Un ministre Renaissance s'amuse de cette prudence générale. "Il suffit de dire qu'Attal est le candidat légitime de notre parti. Ce formidable élément de langage n'est insultant pour personne." Laurent Wauquiez ne s'y trompe pas. Le président des députés LR utilise cette formule au sujet de son rival Bruno Retailleau. Une manière de reconnaître la légitimité statutaire d'une ambition, sans émettre sur elle de jugement politique trop valorisant.Pragmatisme politique
De quoi cette prudence est-elle le nom ? Gabriel Attal et Bruno Retailleau ont évidemment des contempteurs internes, guère enthousiastes à l'idée d'applaudir au premier rang de leur meeting. La ministre Renaissance Aurore Bergé ne porte pas l'ancien Premier ministre dans son...
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29/05 - "Une nouvelle ligne franchie" : un drone russe s’écrase sur un immeuble résidentiel en Roumanie
Bucarest a dénoncé "une grave et irresponsable escalade" de la part de Moscou. Un drone s'est écrasé dans la nuit sur un immeuble résidentiel de la ville de Galati, en Roumanie, lors d'une attaque russe contre l'Ukraine voisine, ont annoncé ce vendredi 29 mai les autorités roumaines, faisant état de deux blessés légers.
La Roumanie, pays membre de l'UE et de l'Otan, partage une frontière de 650 km avec l'Ukraine. Des drones russes sont entrés dans son espace aérien à 28 reprises depuis que la Russie a commencé à attaquer les ports ukrainiens sur le Danube, a indiqué le ministère roumain de la Défense.
Il s'agit de la première fois qu'un drone frappe une zone densément peuplée en Roumanie et que des blessés sont signalés. L'incident devrait raviver les tensions sur le flanc est de l'Otan, alors que les alliés de l'Ukraine craignent de voir le conflit s'étendre au-delà de ses frontières.
Sur X, le président roumain Nicusor Dan a déclaré que son pays n'accepterait pas que la guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine affecte ses citoyens : "Le caractère inédit de cet événement exige une réponse ferme, coordonnée et proportionnée - au niveau national, des alliés et à l'international", a-t-il écrit.Deux avions F-16 déployés
D'après les autorités roumaines, le drone a percuté le toit d'un immeuble de dix étages et a provoqué une explosion."Les premières informations indiquent que la totalité de la charge utile du drone Geran 2, d'origine russe, a explosé à l'impact", a déclaré dans un communiqué le ministère...
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29/05 - Financement des retraites : ces pays où les actifs sont "libérés" bien avant les Français
N’en déplaise à Donald Trump, le "jour de libération" des actifs français ne tombe pas le 2 avril mais le 4 mai. Rien à voir avec le "Liberation Day" du président américain : c'est à cette date, en 2026, qu’un travailleur français au salaire médian (2 200 euros) a cessé de travailler uniquement pour financer les retraites et la santé de ses aînés, selon les économistes Erwann Tison et Maxime Sbaihi. Au cœur de leur calcul, la part de 37 % du salaire superbrut – le coût total pour l’employeur – convertie en jours ouvrés.
En 2024, les dépenses liées aux retraites pesaient pour près de 14 % du PIB tricolore, surpassant la moyenne européenne. "Ce poids s’explique surtout par le faible taux d’emploi des actifs et l’importance de la part des retraités dans la population âgée, qui découle d'un âge précoce de départ à la retraite par rapport à d'autres pays européens", détaille François Ecalle, fondateur de Fipeco. Non seulement la date française de "libération" des actifs est de plus en plus tardive, mais elle est, chez la plupart de nos voisins, bien plus précoce.En France, les salariés doivent travailler plus de quatre mois en moyenne pour financer les pensions et la santé des retraités.Danemark : l’espérance de vie comme boussole
Après l’Irlande, le Danemark est le deuxième de l'échantillon à "libérer" ses actifs le plus tôt. Depuis 2006, l’âge de la retraite est automatiquement indexé sur l’espérance de vie et il devrait donc atteindre 70 ans en 2040.
Doté d'un système mêlant fonds de pension, retraite universelle et...
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29/05 - 7-Octobre : avant les élections, les Israéliens toujours à la recherche de la vérité sur le fiasco
La Knesset a approuvé ce mercredi 20 mai en lecture préalable un texte loi visant à dissoudre le Parlement. Des élections pourraient se tenir en septembre, un peu plus d’un mois avant la date initialement prévue par la loi. Au cœur de cette crise au sein de la coalition gouvernementale : la loi sur l’exemption du service militaire pour les jeunes orthodoxes. Un dispositif législatif hérité de l’époque de David Ben Gourion, mais qui a perdu sa validité juridique il y a déjà plusieurs années. Afin d’assurer son élection fin 2022, Benyamin Netanyahou avait promis aux partis orthodoxes de faire passer rapidement une nouvelle loi pour renouveler cette exemption.
De retour au pouvoir (après une brève année et demie dans l’opposition), Netanyahou a d’abord choisi de s’attaquer à un autre dossier explosif qui va déchirer la société israélienne : la réforme de la justice. Les orthodoxes ont été priés de patienter un peu. Mais l’histoire en a décidé autrement. Quelques mois plus tard ont eu lieu les attaques du 7-Octobre qui ont plongé l’Etat d’Israël dans des cycles de guerre dont il n’est toujours pas sorti.Des semaines en uniforme
Deux ans et demi après le pogrom, on croise encore dans toutes les grandes villes du pays des stickers avec des photos de soldats morts. Des visages de jeunes tombés au front. Et des réservistes. Énormément de réservistes. Des hommes, pour la plupart, qui ont abandonné pendant des mois leur travail, leur foyer, leur épouse, leurs enfants, pour aller défendre le pays. "Si nous n’y allons pas,...
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29/05 - Canicules et dépendance énergétique, pourquoi l’Europe doit accélérer l’électrification
Cette semaine plusieurs pays européens ont battu des records de chaleur, dès le mois de mai. Et la cause, on la connaît : le réchauffement climatique lié aux émissions de CO2, dont les énergies fossiles sont les principales responsables.
C'est dans ce contexte qu’Emmanuel Macron a réuni cette semaine ce qu'il appelle "l’équipe de France de l’électricité". Les grands groupes publics, comme EDF et Enedis, mais aussi des fournisseurs d’énergie privés, des équipementiers et des acteurs de la grande distribution ont été accueillis au palais de l’Élysée. Une rencontre qui vient compléter le plan présenté quelques semaines plus tôt par le Premier ministre Sébastien Lecornu. L’objectif : accélérer le passage massif à l’électrique sur tout le territoire. Et il y a urgence.
Dans cet épisode de La semaine européenne, Baptiste Langlois, journaliste au service Climat de L’Express, nous explique en quoi l’électrification est devenue une priorité tant française qu’européenne.
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29/05 - Quels ambassadeurs à Londres, Washington ou Bruxelles ? Les favoris avant les nominations d’Emmanuel Macron
C’est leur ultime fenêtre de tir. Les fines lames de la diplomatie française se livrent actuellement à une lutte d’influence sourde pour décrocher les plus prestigieuses ambassades, à un an de la fin du second quinquennat d’Emmanuel Macron. Londres, Washington, Bruxelles, Berlin, Rome… L’heure des dernières tractations entre le Quai d’Orsay et l’Élysée est venue.
Deux camarades de promotion d’Emmanuel Macron à l’ENA se disputent ardemment, et de longue date, le poste d’ambassadeur à Londres, à l’heure de la multiplication des dossiers de coopération et programmes conjoints de défense entre la France et le Royaume-Uni. Aurélien Lechevallier, actuellement directeur de cabinet de Jean-Noël Barrot au Quai d’Orsay, est dans la course. L’ancien directeur général de la mondialisation du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, qui a déjà occupé un poste d’ambassadeur en Afrique du Sud, de 2019 à 2023, est un macroniste de la première heure. Il a accompagné le candidat Macron durant la campagne présidentielle de 2017, puis rejoint l'Élysée comme sherpa G7 et adjoint de son conseiller diplomatique, Emmanuel Bonne.
Le poste est également convoité par Xavier Chatel de Briançon, le conseiller aux affaires stratégiques du chef de l’État, qui a, entre autres, planché ces derniers mois sur le discours présidentiel de l’Île Longue et l’évolution de la doctrine nucléaire française vers une "dissuasion avancée". L’ex-ambassadeur aux Émirats arabes unis plaide pour un atterrissage d’Aurélien Lechevallier au non moins...
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28/05 - Donald Trump et la diplomatie du rapport de force : ces pays qu’il a menacés d’attaquer
Installé dans le bureau Ovale, Donald Trump a la menace et la gâchette facile. Depuis son retour à la Maison-Blanche, le président a intimidé ou frappé au moins 15 pays sur ses deux mandats. Ce mercredi, en conseil ministériel, il a déclaré qu'il "fera péter" Oman si le pays intervenait aux côtés de l'Iran dans le détroit d'Ormuz. Une phrase que le président aurait lâchée avec désinvolture, comme une parenthèse dans la réunion, rapportent des journalistes de CNN. Désinvolte, certes, mais pas inhabituel.
Depuis le début de son second mandat, sept pays ont été attaqués par les Etats-Unis : l’Irak, le Nigeria, la Somalie, la Syrie, le Yémen et, bien sûr, le Venezuela et l’Iran. Les bombes américaines ont parfois visé des groupes terroristes plutôt que des gouvernements, comme en Irak, relève CNN. Toutefois, ce décompte n'inclut pas les frappes contre les quelque 60 bateaux soupçonnés de trafic de drogue dans les Caraïbes et l’océan Pacifique qui ont coûté la vie à 190 personnes, souligne CNN.Menaces et ambitions impérialistes
Au cours des 16 derniers mois, en plus d'Oman donc, Donald Trump a également menacé ou refusé d'exclure la possibilité de frapper six autres pays. Début janvier, le président qui a toujours eu une relation tendue avec le Mexique, a déclaré au micro de Fox News : "Voulez-vous que nous éliminions les cartels ? [...] Il va falloir faire quelque chose avec le Mexique." De son côté, la Colombie à qui le milliardaire reproche également sa gestion du trafic de drogue, a été visée par des menaces...
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28/05 - Au Liban, Benyamin Netanyahou joue son va-tout pour désarmer le Hezbollah
Benyamin Netanyahou avait prévenu : "Nous allons intensifier les coups et leur puissance et nous allons écraser le Hezbollah", a déclaré le Premier ministre israélien, lundi 25 mai au soir. Ce n’étaient effectivement pas des paroles en l’air. Depuis trois jours, l’armée israélienne bombarde de nombreuses localités dans le sud du Liban. Mardi 26 mai, plus d’une centaine de frappes ont ciblé les régions de Nabatiyé et Tyr, deux bastions du Hezbollah, et la vallée de la Bekaa dans l’est du pays, faisant 31 morts. Depuis la reprise de la guerre entre Israël et le Hezbollah, le 2 mars dernier, plus de 3 200 personnes sont mortes selon le ministère de la Santé libanais.
Sur ordre de Tsahal, la grande ville du sud du Liban, Nabatiyé, a dû être évacuée pour la première fois depuis le 17 avril et la conclusion du cessez-le-feu entre Israël et le Liban sous l’égide des Etats-Unis. Un cessez-le-feu qui ressemble de plus en plus à une coquille vide, tant les bombardements israéliens et les attaques menées par le Hezbollah restent quotidiens. Le mouvement chiite libanais mentionnait, mercredi 27 mai, "des affrontements directs avec les forces ennemies" alors que, jeudi 28 mai, la ville de Tyr au Liban a été de nouveau visée par des frappes d’Israël, ainsi que la ville portuaire de Saïda.Possible accord entre les Etats-Unis et l'Iran
Mais l’escalade des derniers jours traduit un possible tournant dans le conflit au Moyen-Orient. Les Etats-Unis et l’Iran pourraient prochainement conclure un accord pour mettre un terme aux...
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28/05 - En Grèce, Alexis Tsipras fait son grand retour et ambitionne d’unir la gauche
Son retour au coeur de la politique grecque était particulièrement attendu. Il a été officialisé dans la soirée du 26 mai à Athènes, avec le lancement par l’ancien chef du gouvernement athénien Alexis Tsipras de sa nouvelle formation politique, baptisée "Elas". Cette figure de la gauche radicale européenne avait dirigé le pays entre 2015 et 2019, avant de quitter en juin 2023 la présidence de Syriza, principale formation de la gauche radicale grecque, après plusieurs années d’affaiblissement électoral qui avaient débouché sur une défaite aux législatives de 2023. Après trois années de silence, il avait néanmoins ces derniers mois multiplié les signaux de son retour via des publications et déplacements politiques.
Alexis Tsipras tente aujourd’hui de réapparaître au premier plan de la scène nationale. Sa formation "Elas", acronyme de "Alliance de la gauche grecque", se veut une tentative de rassemblement des différentes sensibilités de la gauche grecque, en réunissant la gauche radicale issue de Syriza, la social-démocratie représentée notamment par le PASOK, ainsi que les courants de l’écologie politique. Le contexte favorable d’une droite gouvernementale critiquée
L’objectif affiché est de dépasser les divisions historiques de la gauche grecque afin de constituer une force politique unifiée capable de concurrencer la droite conservatrice de Nouvelle Démocratie, solidement installée au pouvoir depuis 2019. Alors que l’opposition grecque est régulièrement décrite comme éclatée et incapable de proposer une...
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28/05 - Clément Therme : "L’Iran est entré dans des cycles récurrents de confrontation"
Dans le golfe persique, le brouillard diplomatique comme horizon. Depuis le 23 mai, Téhéran et Washington font planer l'imminence d'un accord qui permettrait de prolonger le cessez-le-feu de 60 jours et de rouvrir le détroit d'Ormuz, cette voie maritime stratégique par où transite un quart du pétrole mondial. Paradoxalement, alors que rien ne dit qu'un tel texte aborderait la question de l'atome iranien, le président américain continue de faire de la destruction du programme nucléaire de Téhéran l’objectif principal du conflit.
Parallèlement, et à la surprise de ses alliés, Donald Trump a exhorté, le 25 mai, l'Arabie saoudite et le Qatar, à normaliser leurs relations avec Israël, dans le cadre de ce potentiel accord de paix avec l'Iran. Une annonce tonitruante - mais très peu réaliste dans le contexte actuel - qui ne risque pas de faciliter les négociations avec Téhéran. Le locataire de la Maison-Blanche cherche visiblement à "s’appuyer sur ce qu’il considère comme le principal succès de son premier mandat : les Accords d'Abraham" au Moyen-Orient, analyse Clément Therme, chercheur à l'institut international d'études iraniennes (Rasanah), un think tank basé en Arabie saoudite et auteur de Iran - Israël, la guerre idéologique, de 1979 à nos jours (Editions Tallandier, 2026). Pour ce grand spécialiste de l'Iran, l'objectif de Téhéran - si un accord est trouvé - est aussi de fracturer l'alliance entre Donald Trump, qui privilégie "une solution d’attente jusqu’aux élections de mi-mandat", et Benyamin...
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28/05 - "Notre principale divergence avec les Allemands ? Le rapport au stress" : le regard décapant de Philippe Oddo
Il y a dix ans, Oddo&Cie prenait le contrôle de BHF Bank (Berliner Handels und Frankfurter Bank), institution mythique de la gestion de fortune alors convoitée par le Chinois Fosun. Avec cette opération, le groupe familial fondé en 1848 doublait sa taille. Oddo BHF compte aujourd’hui 3 200 collaborateurs, dont une majorité en Allemagne. Philippe Oddo passe trois jours par semaine en Allemagne où il est une personnalité écoutée. Récemment, il s'est exprimé devant le chancelier Friedrich Merz lors du Wirtschaftsrat der CDU, un événement qui réunit des milliers de chefs d'entreprise outre-Rhin. Philippe Oddo a également signé, avec des personnalités des deux pays, une tribune dans L'Express intitulée "Ce qui nous sépare est important, mais ce qui nous unit est essentiel". Ce texte appelle à "réinventer le compromis franco-allemand qui a si souvent permis à l’Europe d’avancer".
>> Philippe Oddo était l'invité des Temps sauvages, le podcast géopolitique de L'Express. Un épisode à retrouver sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast Addict
L'Express : Avant de prendre le contrôle de BHF Bank, quel était votre rapport personnel à l'Allemagne ?
Philippe Oddo : J’ai passé trois mois heureux en pension en Allemagne, lorsque j’avais 14 ans. Dans le cadre de mes études, j’ai également pris part à un programme d’échange entre HEC et l’Université de Cologne en 1987. A l’occasion du rachat de la banque d’Orsay, alors détenue par WestLB, je me suis rendu à Düsseldorf en 2010 pour rencontrer...
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28/05 - La sombre prédiction d’un ministre sur le chômage, Raphaël Glucksmann fait tapis
Le grand rendez-vous de la présidentielle approche, chaque semaine apparaît un nouveau prétendant. Autant dire que la vie politique entre dans une nouvelle phase, ô combien palpitante…Interdit de Notre-Dame
La scène est racontée par le directeur de la rédaction de Valeurs actuelles Tugdual Denis dans son récit La cendre et le feu (Robert Laffont) et en dit long sur les rapports mouvementés entre l’Etat et l’Eglise catholique. Au moment du décès de Jean-Paul II, le Premier ministre de l’époque, Jean-Pierre Raffarin, a comme premier réflexe d’aller se recueillir à Notre-Dame. "Non, la place du Premier ministre n’est pas à Notre-Dame", lui répond immédiatement Jacques Chirac. "J’ai alors été obligé de me replier dans ma paroisse", se souvient le Poitevin.Chômage : le pire est à venir
C’est un ministre du gouvernement Lecornu qui tire la sonnette d’alarme en constatant la crise de l’emploi qualifié qui met à mal la promesse du candidat Macron d’un chômage ramené à 7 % : "La révolution de l’IA va faire très mal, je crains que la situation dans le détroit d’Ormuz ne soit pas grand-chose en comparaison…"La table d’Attal
"Il faut savoir parfois monter sur la table et c’est ma personnalité", a déclaré mardi 26 mai Gabriel Attal. La phrase a fait sourire de la part de celui qui a singé l’annonce de candidature de Jacques Chirac en 2002 mais qui se retrouve dans la position d’Edouard Balladur. En 1995, celui-ci, en perdition dans les sondages, était monté sur une table lors d’un meeting au Bourget pour saluer ses partisans - et...
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28/05 - Venezuela : pourquoi le contrat décroché par Matthieu Pigasse pour restructurer la dette fait polémique
La victoire du banquier et homme d’affaire du secteur des médias Matthieu Pigasse dans le dossier de la dette vénézuélienne suscite de vives contestations dans les milieux financiers. Selon les informations du journal Le Monde et du quotidien américain The Wall Street Journal, le patron de la branche parisienne de la banque américaine Centerview a été choisi fin mai par le gouvernement vénézuélien pour piloter la restructuration d’une dette estimée entre 170 et 200 milliards de dollars. Un véritable tour de force, compte tenu de l’intense concurrence des plus grandes banques d’affaires mondiales pour décrocher ce mandat. Car le contrat est colossal, comparable par son ampleur à la restructuration grecque de 2012, et pourrait rapporter entre 10 et 20 millions d’euros de commissions aux banques impliquées. Mais au-delà des montants, c’est surtout la manière dont ce mandat a été attribué qui alimente les critiques.
D’après Le Monde, la compétition entre banques d’affaires s’est jouée dans les couloirs de l’hôtel Cayena, à Caracas, où Matthieu Pigasse et ses concurrents de Lazard ou Rothschild se sont retrouvés à plusieurs reprises depuis février. Le banquier français se serait rendu "une dizaine de fois" au Venezuela depuis le début de l’année pour convaincre les autorités. Auprès du journal français, Matthieu Pigasse justifie son succès en mettant en avant sa longue expérience des restructurations souveraines, de la Grèce à l’Argentine en passant par l’Ukraine, la Côte d’Ivoire, mais surtout ses relations...
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28/05 - Indépendance de l’Ecosse : pourquoi la question du pétrole est aussi épineuse
Mardi 26 mai, le parlement écossais a adopté la motion introduite par le Premier ministre du pays, John Swinney, réclamant que soit délégué aux législateurs d'Édimbourg le pouvoir d’organiser un référendum sur l'indépendance de la nation constitutive du Royaume-Uni. Pour qu'un tel scrutin ait lieu, il doit au préalable être autorisé par Londres. John Swinney anticipait une ouverture des discussions avec le Premier ministre britannique Keir Starmer "dans les deux prochaines semaines". Mais il n'a fallu que quelques heures pour que la motion écossaise soit rejetée : "Le gouvernement britannique ne soutient ni l'indépendance ni un nouveau référendum", a tranché un porte-parole de Downing Street dans un communiqué.
Santé, éducation, économie, transition écologique… Le dossier de l’indépendance écossaise regroupe de nombreux sujets sensibles. L'un d’entre eux enflamme particulièrement les deux rives de la Tweed : la question de l’énergie, et plus précisément du pétrole et du gaz écossais. Les gisements découverts en mer du Nord dans les années 1970 ont longtemps été invoqués par les indépendantistes écossais pour mobiliser leurs concitoyens. "It's Scotland's oil" - "C'est le pétrole de l'Ecosse" - pouvait-on alors lire sur leurs banderoles et leurs tracts. Aujourd'hui, le ressentiment semble ne pas s'être dissipé, même si le SNP, parti indépendantiste local, qui a un temps fait alliance avec les Verts, préfère désormais le plus écologique "It's Scotland's energy".90 % des ressources de pétrole du Royaume-Uni sont...
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28/05 - Taïwan : le scénario noir d’une "escalade nucléaire" entre les Etats-Unis et la Chine
Se rapproche-t-on d'une confrontation entre les Etats-Unis et la Chine, au sujet de Taïwan ? Et si oui, quelle forme pourrait-elle prendre ? C'est la question que se sont posée les chercheurs de l'Institut international d'études stratégiques (IISS), basé à Londres, et leur thèse est inquiétante.
Selon ce think tank, le monde est à l'aube d'une nouvelle course aux armements nucléaires, "avec l'Asie-Pacifique en son cœur". Parmi les points chauds de la région : Taïwan, où il existe un risque d'escalade entre Washington et Pékin, les deux armées étant susceptibles de lancer des opérations de grande envergure ciblant les centres de commandement et de communication rivaux.
"Les États régionaux et ceux qui ont des intérêts stratégiques développent leurs arsenaux nucléaires, tandis que les États non dotés d'armes nucléaires poursuivent le développement de capacités de frappe conventionnelle à longue portée", indique le rapport de l'IISS.Une menace pour la stabilité régionale
Interrogé, le porte-parole du ministère chinois de la Défense, Jiang Bin, a déclaré que le rapport de l'IISS semblait "tout à fait incohérent" avec la situation réelle. Il a évacué la question de Taïwan, expliquant que celle-ci était interne à la Chine, et qu'elle n'autorisait aucune ingérence extérieure dans ce dossier. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Mao Ning, a lui déclaré lors d'une conférence de presse que les Etats-Unis devraient traiter Taïwan "avec la plus grande prudence".
Le rapport de l'IISS intervient quelques jours...
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28/05 - Indemnisation des essais nucléaires en Polynésie : la loi se trompe de coupable
Les parlementaires débattent d’une proposition de loi visant à "reconnaître les victimes de l'exposition aux essais nucléaires français et à améliorer leur indemnisation". Le texte a déjà été approuvé à l’unanimité à l’Assemblée nationale et sera discuté ce jeudi 28 mai au Sénat. A la lecture des débats, il semble nécessaire de rappeler certaines réalités scientifiques et les conséquences de ce texte. De quoi s’agit-il ?
La France a réalisé 193 essais nucléaires en Polynésie entre 1966 et 1996. Les 46 tirs dits "atmosphériques", réalisés à l’air libre entre 1966 et 1974, ont dispersé une radioactivité importante dans l’atmosphère ou sur certaines parties de l’atoll de Moruroa. Depuis un rapport du CEA publié en 2006, on sait que les panaches radioactifs générés par plusieurs essais ont survolé et contaminé des îles et des atolls polynésiens. C’est particulièrement le cas du tout premier essai réalisé le 2 juillet 1966 qui a contaminé l’archipel des Gambier et ses quelques centaines d’habitants, et d'un des derniers essais atmosphériques, "Centaure", le 17 juillet 1974, qui a contaminé l’île de Tahiti où se concentre la majorité de la population de la Polynésie française.Aucune étude ne démontre un effet mesurable des radiations sur la santé
Aujourd’hui, nombre de Polynésiens sont persuadés que les campagnes d’essais ont eu des conséquences importantes sur leur santé. Pourtant, un rapport de l’Inserm publié en 2020 à la demande du gouvernement français conclut qu’aucune étude ne démontre un effet mesurable des radiations sur la...
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28/05 - Médicaments anti-obésité : le Wegovy et le Mounjaro bientôt remboursés par la Sécurité sociale
L'annonce a été faite officiellement ce jeudi 28 mai par la ministre de la Santé : les médicaments Wegovy et Mounjaro seront prochainement remboursés par la Sécurité sociale, "dans certaines indications, notamment d'obésité sévère", a déclaré Stéphanie Rist au micro de TF1. Après plus d'un an de négociations, le gouvernement et les laboratoires fabricants sont finalement parvenus à un accord sur le prix de ces injections coupe-faim.
Si le taux de remboursement par l'assurance maladie a été fixé à 65 %, la ministre assure que, dans les faits, le remboursement sera de 100 % "pour la très grande majorité" des patients éligibles, en raison de comorbidités. Un million de Français pourraient bénéficier de cette prise en charge selon la ministre, qui anticipe un coût "d'environ une centaine de millions d’euros" par an pour la Sécurité sociale, une fois le déploiement complet.Un remboursement très encadré
Seront éligibles les personnes majeures dont "l'IMC est supérieur à 35, voire 40, et celles qui sont susceptibles d'avoir une chirurgie", a poursuivi Stéphanie Rist. Selon l'arrêté publié au Journal officiel ce jeudi, la prise en charge de Wegovy et de Mounjaro sera également conditionnée à "l'échec" des régimes précédents, et le traitement devra être pris en complément d’un régime hypocalorique et d’une augmentation de l’activité physique. "Considérant l’impact financier pour les dépenses d’assurance maladie, le risque de mésusage, en dehors de ses indications remboursables", seuls les médecins spécialistes de l'obésité...
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28/05 - Révolte contre l’IA : "Les géants de la tech ont soufflé sur les braises"
On le voyait venir, et il est arrivé : le "backlash" ("retour de bâton") anti-IA est bien là. Comme dans tout mouvement contestataire, la jeunesse est en première ligne. De jeunes normaliens interviewés par la revue Le Grand Continent sur le premier mot qui leur vient à l‘esprit à propos d’intelligence artificielle répondent "risque", "méfiance", "terreur" et "illusion". On hue l’IA dans les cérémonies de remise de diplômes aux Etats-Unis. Les moins de 30 ans y sont deux fois plus nombreux que les retraités à juger l’IA "plutôt mauvaise".
Mais les jeunes ne sont pas seuls. Ecrivains et intellectuels s’alarment que l’IA détruise notre capacité à penser. Des études scientifiques fragiles, mais reprises en boucle, décrivent des effets néfastes sur le fonctionnement cérébral. Les enseignants, du primaire à l’université, ne savent plus s’il faut déplorer la créativité avec laquelle les étudiants trichent aux examens, ou au contraire la paresse intellectuelle qu’engendre le recours à ChatGPT. Là où l’on projette de construire des data centers, les riverains se mobilisent pour l’empêcher. Les parents, qui ont tardé à prendre conscience des effets néfastes des réseaux sociaux sur la santé des enfants et adolescents, craignent que l’IA ne les démultiplie. Et bien sûr, l’inquiétude la plus vive concerne l’emploi, menacé par une "jobs apocalypse".
Quoi qu’on pense du bien-fondé de ces inquiétudes, la rapidité avec laquelle le vent a tourné est stupéfiante. Il est dans l’ordre des choses que tout changement suscite des...
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28/05 - En Russie, les banques autorisées à se défendre elles-mêmes contre les drones ukrainiens
Des fenêtres soufflées par les explosions, des débris qui jonchent le perron, et un immeuble entier méconnaissable. L'attaque, mercredi 27 mai, d'un bâtiment de la Banque centrale russe à Sébastopol, en Crimée, n'a pas fait de blessés. Mais selon le gouverneur de la ville, Mikhail Razvozhayev, les tirs de drones ukrainiens et de missiles Storm Shadow - de fabrication britannique - ont provoqué un grave incendie dans ce bureau régional.
Depuis le début de la guerre en février 2022, l'Ukraine bombarde régulièrement des cibles situées côté russe, en particulier des infrastructures énergétiques, afin de priver Moscou de ses revenus. Pour la première fois également, Kiev est parvenu à atteindre cette semaine ce siège important de la Banque centrale - un coup dur pour la Russie.
La veille, Moscou, réagissant à ces tirs réguliers, venait d'adopter une loi autorisant sa Banque centrale et d'autres institutions financières à utiliser leurs propres systèmes de défense et à armer leur personnel afin de repousser des attaques, selon un document publié par la chambre basse du Parlement, et cité par Reuters.Sécurité privée
"La loi, adoptée mardi, autorise le personnel à utiliser les systèmes permettant de neutraliser les attaques de véhicules aériens sans pilote sans l’intervention des forces spéciales, précise CNBC. Ce droit pourra être utilisé pour repousser une attaque contre des installations protégées ou la menace d’une attaque contre des employés ou d’autres personnes se trouvant sur ces sites". Des systèmes de défense...
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28/05 - Ce que nous apprend la génomique sur l’histoire de l’humanité, par le Pr Alain Fischer
Le séquençage de l’ADN humain est entré dans la pratique médicale grâce aux progrès spectaculaires de sa technologie au cours des 20 dernières années. Il est particulièrement informatif pour le diagnostic des maladies héréditaires et des cancers. En parallèle, il est devenu un outil précieux de l’étude de l’histoire de l’humanité. C’est ainsi qu’à côté d’Homo sapiens, furent caractérisées Neandertal et Denisova, deux espèces humaines qui ont cohabité avec Homo Sapiens une fois que celui-ci eût quitté l’Afrique. L’homme moderne conserve des traces dans son génome de ces deux espèces disparues. En effet, Homo sapiens apparu il y a environ 300 000 ans, comme l’a découvert Jean-Jacques Hublin du Collège de France, a conquis toute la planète.
Les conditions de vie ont radicalement changé voilà environ 10 000 ans lorsque de chasseur-cueilleur, l’homme est devenu agriculteur, d’abord en Asie mineure. La nutrition, la densité de population et la cohabitation avec des animaux (élevés ou commensaux) ont été transformées. On sait que l’homme s’y est génétiquement adapté : ceux qui disposaient de variants de gènes "favorables" ont été sélectionnés aux dépens de ceux qui n’en disposaient pas. L’exemple le plus connu est celui de la lactase, l’enzyme qui permet de digérer le lait et dont disposent tous les bébés. Aujourd’hui la majorité des adultes digère également le lait. Cela est dû au fait que des variations génétiques apparues il y a 9 000 ans environ dans plusieurs populations ont été sélectionnées du fait de l’avantage nutritionnel...
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28/05 - Horlogerie : le retour en grâce de la fascination pour l’or
Face à des montres partagées entre acier inoxydable, titane et matériaux plus rares ou plus techniques, le métal jaune reprend une place de premier plan. Comme s’il ne l’avait jamais vraiment quittée. Depuis toujours, il exerce une fascination et sa couleur, dans la diversité de ses alliages, continue de séduire. En avril, au salon Watches & Wonders à Genève, de nombreuses marques ont misé sur l’or, voire sur le doré. La hausse historique de son cours renforce son statut de valeur refuge, au-delà de son prix intrinsèque. Qu’il s’agisse d’investissement ou d’image, ce symbole du luxe rassure, dans un contexte d’instabilité géopolitique. Enfin, il porte un message qui dépasse la simple matière, aussi noble soit-elle : comme une promesse de temps long.
Il habille les montres dès le XVIe siècle. Surnommé le métal noble, l’or envoûte depuis près de sept mille ans. S’il tient lieu de valeur refuge pour certains, ou de marqueur social pour d’autres, ses couleurs chaudes et ses propriétés physiques expliquent aussi l’engouement qu’il suscite en horlogerie. Le salon Watches & Wonders, organisé à Genève en avril dernier, a confirmé cette tendance : nombre de références se déclinent en or ou en PVD doré, procédé de dépôt physique en phase vapeur permettant d’appliquer quelques microns d’or – ou d’un autre revêtement – sur un matériau moins précieux, réduisant ainsi le coût de la montre.Octo Finissimo 104120.
L’or n’a donc jamais cessé de faire briller les yeux des collectionneurs et amateurs de belle horlogerie. Selon les...
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28/05 - Breitling, des icônes en nombre
Nicolas Dembreville
Breitling est une maison horlogère chanceuse. La manufacture préférée des pilotes d’avion dispose en effet d’au moins trois collections horlogères iconiques. Exceptionnel !
Mais attention, ces modèles adulés des fans et des collectionneurs demandent à être traités avec subtilité et délicatesse. Leur évolution doit s’effectuer dans le respect de leur histoire et de leur personnalité.
À ce petit jeu, Breitling est passée maître. Trois icônes horlogères
Chez Breitling, les collections iconiques ont souvent le ciel pour horizon. ADN oblige.
Commençons par la Chronomat, qui vient de bénéficier d’un nouveau design Cette montre sportive-polyvalente naît en 1983, en pleine crise du quartz.
À l’origine, elle est créée à destination des pilotes de la patrouille italienne de voltige aérienne des Frecce Tricolori. Robuste, elle est autant conçue pour un usage professionnel que pour une utilisation plus urbaine.
Elle vient d’être revisitée. Affinée, elle adopte désormais un bracelet parfaitement intégré à son boîtier, comme c’est la tendance en horlogerie.
« Cette mise à jour ne vise pas à réinventer la Chronomat, mais à perfectionner son caractère, résume Pablo Widmer, Responsable du design. Les nouvelles proportions sont plus ergonomiques. Boîtier et bracelet ont été simplifiés ».
Pour rester assurément reconnaissable, elle conserve notamment ses singuliers cavaliers en relief sur sa lunette et bien entendu, son emblématique bracelet Rouleaux, si confortable à porter.
Cette mise à jour ne vise pas à...
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28/05 - Immobilier de luxe : la nouvelle vie des biens de prestige
Est-ce vraiment le moment d’investir dans l’immobilier en France ? Le climat politique instable et les tensions géopolitiques accrues font peu à peu passer tous les signaux au rouge. Pourtant, la période reste idéale pour les acheteurs finançables qui se retrouvent en position de force. En effet, à la rentrée, les présidentielles risquent de capter toute l’attention et faire passer les achats immobiliers au second plan des priorités des ménages. Les vendeurs vont donc devoir accepter de négocier avec les acquéreurs présents. Si vous comptez investir, vous pourrez donc négocier un tarif attractif et profiter, en plus, d’un coup de pouce fiscal en louant votre bien. De quoi vous assurer un rendement très correct. Seules conditions pour espérer des revenus réguliers et pérennes et une plus-value à terme : bien choisir son emplacement et investir dans une optique de long terme. Bref, revenir aux fondamentaux de l’immobilier, que l’envolée du marché au début des années 2020 a fait perdre de vue au plus grand nombre.
Depuis quelques années, les réseaux d’immobilier de prestige opèrent un virage en se lançant dans la location "premium". Ils mettent en relation des propriétaires aisés, qui peuvent monétiser leur patrimoine avec des locataires exigeants à la recherche de logements de grand standing.
"Nos locataires sont en majorité des clients actifs, mutés en France avec de gros budgets, explique Jean Gouvion Saint-Cyr, directeur associé location Barnes Ile-de-France et Lille. Ils veulent un logement clés en main,...
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28/05 - 28 mai 1996 : le jour où Jacques Chirac a mis fin au service militaire obligatoire
Le 28 mai 1996, le président Jacques Chirac annonçait en direct à la télévision la fin du service militaire obligatoire. Une réforme historique qui a profondément marqué la société française. Mais pourquoi une telle décision à l'époque ? Et pourquoi le service militaire revient aujourd’hui sous une nouvelle forme ? Pour répondre à ces questions, on s'est plongé dans les archives de L'Express... Et voici ce que l'on a trouvé.
Le service militaire obligatoire naît en 1798, dans le sillage de la Révolution française. Son principe est alors inédit : chaque citoyen doit pouvoir défendre la nation. L’idée du "citoyen soldat" devient alors l’un des piliers de la République. Mais c’est en 1905 que la forme moderne du service militaire voit le jour. Tout au long du XXe siècle, des millions de jeunes Français passent sous les drapeaux. Le service devient à la fois un outil militaire, un rite de passage et un symbole d’intégration républicaine.Une armée devenue inadaptée
Quand Jacques Chirac arrive au pouvoir en 1995, le contexte international a profondément changé. La guerre froide est terminée depuis plusieurs années et la menace d’un conflit massif en Europe semble s’éloigner. La France n’a plus besoin d’une immense armée de mobilisation et le service militaire obligatoire est alors… très critiqué. À L’Express, on parle alors d’un "service inutile". Dans une interview publiée le 25 janvier 1996, François Heisbourg, expert en stratégie, déclare : "La conscription n’est plus nécessaire. Les effectifs exigés par le monde...
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28/05 - Poisons dans les assiettes : la science contre la frousse !
Acétamipride, cadmium, PFAS, microplastiques… Plus ces polluants envahissent nos assiettes, plus la panique monte. Risques de cancers, danger de contamination : jamais les craintes n’ont été aussi fortes, notamment sur les produits phytosanitaires. On se souvient du Covid, et de ses marchands de peur, qui chaque jour, démentant les études scientifiques, mettaient en danger la vie des citoyens. Serait-on en train de rejouer le match, avec, sur le banc des accusés, les industriels, accusés de privilégier la rentabilité à la santé ?
Pas si vite, car les réglementations existent et elles sont souvent très strictes, les agences sanitaires agissent efficacement et les contrôles sont fréquents. Mais il faut admettre, à l’instar de Xavier Coumoul, professeur des universités en biochimie et toxicologie à l'université Paris Cité, et auteur de Poison(s) (éditions des Atelier d’Argol) qu’"il y a des trous dans la raquette scientifique". Des trous béants, qui expliquent le niveau élevé des incertitudes actuelles. Prenez les PFAS, présents dans l’eau, l’air ou les sols. Une menace invisible contre laquelle le gouvernement a publié un plan d’action national en 2024. Mais que sait-on au juste de ces fameux polluants éternels ? "Si une exposition chronique de longue durée à certains PFAS peut être associée à des effets sur la santé, les données permettant avec certitude de prouver la probabilité d’occurrence et la gravité de ces effets selon le niveau d’exposition et le (ou les) PFAS concernés sont encore insuffisantes",...
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28/05 - Guerre en Iran : de nouvelles frappes menacent le fragile cessez-le-feu
Le cessez-le-feu entre l'Iran et les Etats-Unis au Moyen-Orient est-il sur le point de voler en éclat ? Washington et Téhéran ont échangé de nouvelles frappes, ce jeudi 28 mai, sous fond de désaccords dans les négociations pour l'arrêt de la guerre. Les Gardiens de la révolution (CGRI) ont déclaré avoir ciblé une base aérienne américaine, en représailles à des frappes lancées plus tôt contre leur site de Bandar Abbas, dans le détroit d'Ormuz, selon l'agence de presse Tasnim.
Un responsable américain a lui indiqué que "quatre drones d'attaque iraniens" avaient été abattus et que les Etats-Unis avaient mené des frappes contre "une station de contrôle au sol, dans la ville portuaire de Bandar Abbas, qui s'apprêtait à lancer un cinquième drone". "Ces actions étaient mesurées, purement défensives et visaient à maintenir le cessez-le-feu", a affirmé ce responsable.Un site militaire visé au Koweït ?
Le CGRI a précisé avoir visé la base aérienne américaine d'où sont parties les frappes contre leur site de Bandar Abbas, sans toutefois préciser de laquelle il s'agissait. Le Koweït, qui abrite une importante base américaine, a déclaré de son côté répondre à des attaques de missiles et de drones, sans en indiquer la provenance.
Israël, qui combat les militants du Hezbollah soutenus par l'Iran dans le sud du Liban, a également signalé avoir déclenché des sirènes d'alerte, après une activité aérienne hostile dans le nord d'Israël. Cette escalade rappelle la fragilité du cessez-le-feu négocié entre les États-Unis et l'Iran, entré en...
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28/05 - Défense : la Norvège se rallie à la "dissuasion nucléaire avancée" proposée par la France
La Norvège a donné son accord pour rejoindre la "dissuasion nucléaire avancée" au côté de la France, a annoncé mercredi 27 mai le président français Emmanuel Macron lors d'une visite à Paris du Premier ministre norvégien Jonas Gahr Stoere, à l'occasion de laquelle les deux pays ont renforcé leur coopération de défense. "Vous avez donné votre accord pour que la Norvège rejoigne ce que nous avons appelé la dissuasion nucléaire avancée. C'est une étape très importante de notre partenariat et ce sera le moteur d'une coopération très ambitieuse", a dit Emmanuel Macron au cours d'une conférence de presse conjointe avec Jonas Gahr Stoere.
"Cet accord prévoit désormais un principe d'assistance mutuelle entre nos deux pays, institue des dialogues réguliers à tous les niveaux entre nos armées, prévoit un renforcement de la coopération dans plusieurs grands domaines clé - défense anti-aérienne, Arctique, Grand Nord, spatial", a ajouté le président français, qui a souligné aussi le rôle crucial des deux pays dans le soutien à l'Ukraine dans sa guerre face à la Russie.
De longue date, seuls deux pays européens disposant de l'arme nucléaire - France et Grande-Bretagne -, la principale force de dissuasion de la plupart des pays du continent relève des Etats-Unis, un symbole de la solidarité transatlantique en place depuis des décennies.
Mais le virage radical opéré par Donald Trump, revenu au pouvoir en janvier 2025, a ébranlé les gouvernements européens, alors que le président américain s'est rapproché de la Russie, en dépit de...
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28/05 - Pesticides, Pfas, cadmium : vingt ans de scandales dans nos assiettes
Le passé permet souvent d'éclairer l'actualité. Chaque jeudi, dans notre nouveau podcast Hier à la Une, on se plonge dans les archives de L’Express, pour comprendre autrement la couverture du magazine de la semaine.
Ils sont invisibles, mais omniprésents dans nos assiettes... Cadmium mais aussi pesticides, Pfas et microplastiques, alimentent des inquiétudes croissantes, et c’est à ce sujet que L'Express consacre un grand dossier dans son dernier numéro.
Difficiles à détruire, ces polluants augmentent, selon de nombreuses études récentes, nos chances de développer certaines maladies graves telles que des cancers ou différentes formes de diabète. Si l'on parle aujourd’hui de ces substances qui empoisonnent notre alimentation, depuis de nombreuses années déjà, nos habitudes alimentaires sont scrutées et remises en question.
De l’épidémie de la vache folle dans les années 1990 au scandale des laits infantiles en 2017, l’industrie agroalimentaire fait régulièrement l'objet de polémiques. Et elle déploie des moyens importants pour détourner les regards voire étouffer certaines affaires.
A coups d’encarts publicitaires géants, de packaging sexy et de lobbying auprès des plus grandes institutions, les géants de l’agroalimentaire ont manipulé les consommateurs, et cela, L'Express l’a documenté au fil de ses numéros. Dans cet épisode d'Hier à la Une, on vous propose de revenir sur ce qu'en dit L'Express depuis plus de 20 ans.
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28/05 - Missiles, canons Caesar… Le soutien de la France à l’Arménie irrite la Russie et l’Azerbaïdjan
La saison des défilés militaires bat son plein. Après la parade russe, le 9 mai, l’Arménie organise la sienne ce 28 mai. Mais alors que Vladimir Poutine avait privilégié un format minimaliste, par peur d’attaques ukrainiennes, son homologue arménien, Nikol Pachinian a, lui, vu grand. Fanfare, colonnes de soldats, blindés flambant neufs… Dans un pays traumatisé par la guerre contre l’Azerbaïdjan et la perte du Haut-Karabakh en 2023, le Premier ministre, au pouvoir depuis 2018, entend promouvoir les thèmes de la survie nationale et d’une souveraineté retrouvée. Et, à dix jours des élections législatives, afficher les symboles visibles de sa nouvelle politique de sécurité.
Nul doute que les équipements militaires qui défileront place de la République, dans le centre d’Erevan, seront scrutés par les experts étrangers. Pour la première fois, en effet, on y verra le canon français Caesar, qui a fait ses preuves sur le terrain ukrainien. Mais aussi des radars Thalès, des blindés Bastion et des missiles Mistral.Rupture géopolitique
En réalité, cette mise en scène patriotique raconte une rupture géopolitique, celle de l’émancipation de l’Arménie, sa volonté de sortir de l’orbite sécuritaire russe et, en parallèle, la montée en puissance de la France dans la région. En quelques années, Paris est devenu l’un des principaux fournisseurs d’armes de l’Arménie. Pour Eduard Arakelyan, analyste spécialisé dans la coopération militaro-technique, le tournant remonte à 2022. Jusqu’alors, Erevan demeurait largement dépendante de Moscou...
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27/05 - Guerre en Ukraine : après le retour de Babis, le plan tchèque pour armer Kiev s’essouffle
L’initiative menée par la République tchèque, permettant de fournir des munitions à l’Ukraine et de soutenir sa défense contre la Russie, s’essouffle. Selon le Financial Times (FT), la moitié des pays contributeurs aurait quitté la coalition. Seuls 9 pays y participeraient toujours contre 18 l’an dernier, a indiqué le président tchèque Petr Pavel auprès du journal britannique. Lancée en 2024, par l’ancien gouvernement tchèque et l’actuel président pro-européen, elle permet à des entreprises tchèques d’acheter des obus dans le monde entier, grâce au financement de pays européens volontaires.L’Allemagne et certains pays nordiques toujours contributeurs
Mais le nouveau Premier ministre tchèque Andrej Babis, de retour au pouvoir en décembre dernier, a pris ses distances avec le soutien à Kiev affiché par son prédécesseur Petr Fiala. Andrej Babis s’est ainsi montré critique envers l’initiative, dénonçant, durant sa campagne électorale, un manque de transparence sur l’utilisation des fonds et allant jusqu’à menacer de l’abandonner. Le Premier ministre a aussi promis de ne pas faire payer les citoyens pour les armes ukrainiennes et privilégie l’aide publique pour les Tchèques, confrontés à des dépenses énergétiques élevées en raison de la guerre en Iran, a-t-il déclaré au Financial Times.
Le manque d’engagement affiché par Prague envers l’Ukraine a refroidi certains pays contributeurs. "Certains pays estiment désormais qu’il est étrange de payer pour quelque chose qui n’est même pas véritablement soutenu par les dirigeants...
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27/05 - Benjamin Sire : "L’IA redonne paradoxalement ses lettres de noblesse à l’écriture"
Comme beaucoup de corps de métiers, les journalistes ont une relation ambivalente avec l’IA. Ils s’émerveillent des capacités décuplées de recherche documentaire qu’elle leur offre. Mais tremblent devant la chute d'audience que ces chatbots devraient provoquer, en s’intercalant entre les sites d’actualité et les internautes. L’IA offre toutefois aux médias de nouveaux modes d’interaction avec le public. C’est la voie qu’explore le média progressiste Les Électrons Libres, avec le lancement d'une IA éditoriale baptisée Céleste. Entretien avec son cofondateur et rédacteur en chef Benjamin Sire.
L'Express : Comment fonctionne votre nouvelle IA éditoriale ?
Benjamin Sire : Céleste est la réponse française à l’IA Grok d’Elon Musk. C'est une intelligence artificielle que l'on peut interroger depuis les réseaux sociaux. Mais, à la différence de Grok, elle transmet des informations vérifiées. Elle s'appuie pour cela sur les articles des Électrons Libres et sur une centaine de médias et d'organismes experts, notamment la plateforme Our World in Data où travaille la scientifique des données Hannah Ritchie. Son livre Not the End of the World nous avait marqués et incité à créer un média comme Les Électrons Libres. Nous faisions le constat que l’humanité a une représentation de l'état du monde faussée, plus négative que ce que les données factuelles montrent.
Elle sous-estime les progrès qu’elle a accomplis. Par souci de souveraineté, nous avons raccordé notre IA Céleste à Mistral, dont nous utilisons le tout dernier modèle,...
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27/05 - Benjamin Haddad : "Il est temps pour les Européens de se réconcilier avec le risque"
Alors que SpaceX redessine les règles du jeu spatial, l'Europe peine à trouver sa place face aux ambitions américaines et chinoises. Tensions franco-allemandes autour du projet de constellation de satellites Iris², nécessité de renforcer notre souveraineté, difficultés à innover… Benjamin Haddad dresse un tableau lucide des défis qui attendent le Vieux Continent. La bonne nouvelle ? L’Europe peut encore tenir la dragée haute aux autres nations, à condition d’investir et de mettre en place une stratégie coordonnée.
L'Express : Face à la Chine et aux Etats-Unis, l'Europe aura-t-elle demain sa place dans l'espace ?
Benjamin Haddad : Il le faut. L'espace constitue un enjeu majeur de souveraineté. Avoir notre autonomie pour nos communications sécurisées, l'accès aux données dans des domaines aussi variés que l'agriculture ou la science est fondamental. Nous ne pouvons dépendre de l’extérieur pour maîtriser des usages aussi essentiels. Heureusement, l’espace est un domaine dans lequel l'Europe s'est souvent illustrée. Souvenons-nous du succès d'Ariane, de Galileo ou, plus récemment, du système spatial d’observation Copernicus. Nous étions en retard sur les Américains et nous avons su les rattraper. Nous ne sommes donc pas condamnés au rôle de spectateur.
Encore faut-il investir suffisamment et mettre en place une stratégie coordonnée à l'échelle européenne. Le temps presse. L'émergence du New Space a fortement bousculé le secteur du spatial. La prise de risque d’Elon Musk sur les lanceurs réutilisables et les...
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27/05 - Aliments ultratransformés : pourquoi votre cerveau en redemande
C’est l’un des effets inattendus des GLP-1, ces médicaments antiobésité plus connus sous les noms de Wegovy ou Mounjaro. Non seulement ils augmentent la sensation de satiété pendant les repas, mais ils semblent aussi diminuer cette perpétuelle envie de manger dont souffre une partie des patients. Beaucoup témoignent "d’une relation enfin apaisée" avec la nourriture, de la fin de la faim permanente et du grignotage compulsif. "Or il apparaît que ce désintérêt relatif touche en premier lieu les aliments ultratransformés", constate Ashley Gearhardt, professeur de psychologie à l’université du Michigan aux Etats-Unis, spécialiste des comportements alimentaires.
De fait, une étude de l’université Cornell a montré que si les consommateurs sous GLP-1 réduisaient leurs dépenses d’alimentation de 5,3 % en moyenne, cette baisse atteignait 10 % pour les snacks et 8 % pour les fast-foods. "Dans le même temps, des publications commencent à montrer un effet similaire sur la consommation excessive d’alcool, avec une moindre envie de boire. Cela suggère que les aliments ultratransformés jouent sur les mêmes circuits cérébraux impliqués dans la dépendance", poursuit la chercheuse.
Addictive, la nourriture industrielle ? Si l’idée reste débattue, elle suscite un intérêt croissant. Les preuves s’accumulent en effet sur les risques que font peser ces aliments pour notre santé. Riches en graisses, sucres et sel, composés de matières premières dénaturées, raffinées, extrudées et bourrés d’additifs, snacks, glaces et biscuits...
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27/05 - Autisme : un rapport parlementaire appelle à une refonte en profondeur des formations
Des enfants arrachés à leur famille et placés auprès de l’aide sociale à l’enfance, du fait d’alertes inappropriées des services sociaux, de centres médico-sociaux, ou même de l’Education nationale. De jeunes autistes mis sous "camisole chimique" dans les institutions qui les accueillent, parce que le personnel n’y est pas formé à la prise en charge de leur trouble. Des parents encore parfois obligés d’envoyer leurs enfants en Belgique faute de places d’accueil dans notre pays. D’influents professeurs de pédopsychiatrie qui viennent encore défendre, devant la représentation nationale, le packing, cette pratique illégale qui vise à envelopper les enfants dans des draps humides et froids, dénoncée par l’Organisation des Nations Unies comme de la "maltraitance"...
Voilà, en 2026, la réalité de la prise en charge de l’autisme en France. Malgré les condamnations de la France à de multiples reprises, malgré les réformes engagées au cours des dix dernières années et les progrès réalisés, le constat posé par les députés Isabelle Santiago et Philippe Fait dans leur rapport d’information publié aujourd’hui au nom de la délégation aux droits de l’enfant de l’Assemblée nationale reste affolant. "Ce rapport est d’abord un rapport sur le temps perdu, pour les familles confrontées à l’errance diagnostique, pour les enfants privés d’accompagnements adaptés, mais aussi pour notre pays qui a trop longtemps retardé l’application des connaissances scientifiques et des bonnes pratiques internationales", résume Philippe Fait en introduction...
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27/05 - Ahmad Vahidi : la figure de l’aile dure du pouvoir façonne la riposte iranienne
Crâne dégarni, yeux tombants, barbe blanche soigneusement taillée : Ahmad Vahidi a l’allure d’un homme ordinaire. À 67 ans, le nouveau commandant en chef du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) ne ressemble pas à l’image du chef militaire flamboyant. Pourtant, derrière cette apparente bonhomie se cache l’un des décideurs les plus redoutés et influents du régime iranien. Tant pis s'il n'a pas été vu en public depuis le 8 février dernier.
Depuis les frappes américano-israéliennes du 28 février, qui ont coûté la vie à plusieurs responsables militaires iraniens, dont son prédécesseur Mohammad Pakpour, Ahmad Vahidi est plus que jamais l'un des principaux architectes de la réponse de Téhéran. Alors que les Etats-Unis ont frappé l'Iran, lundi 26 mai, après des progrès dans les négociations, cette figure de l'aile dure du pouvoir ferait partie du cercle très restreint en contact direct avec le nouveau Guide suprême, Mojtaba Khamenei. "Les décisions sont prises par consensus et Ahmad Vahidi a incontestablement une voix qui porte", résume Ali Vaez, directeur du projet Iran à l’International Crisis Group toujours au micro de CNN.
Sa nomination à la tête du CGRI n’a surpris personne. Dès décembre dernier, Ali Khamenei l’avait nommé chef adjoint du Corps des Gardiens de la révolution. Dans les cercles du pouvoir, Ahmad Vahidi apparaît depuis longtemps comme un homme de confiance du régime, façonné par la Révolution islamique et par quatre décennies de confrontation avec l’Occident.Recherché par Interpol
Né en...
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27/05 - La Russie efface les dettes de ses recrues : le plan de Vladimir Poutine pour attirer de nouveaux soldats
Moscou multiplie les leviers pour étoffer les rangs de son armée. Le président russe Vladimir Poutine a signé un décret accordant un allègement de dette aux nouvelles recrues de l’armée russe engagées dans le conflit en Ukraine, ainsi qu’à leurs conjoints, a déclaré le Kremlin, lundi 25 mai. Une mesure qui s’inscrit dans un ensemble plus large d’incitations destinées à renforcer les effectifs militaires dans un contexte de guerre qui s’enlise.
Selon le décret publié sur le site du Kremlin, les personnes ayant signé un contrat avec le ministère russe de la Défense à compter du 1er mai sont exemptées de leurs dettes – jusqu’à 10 millions de roubles (environ 139 700 dollars) – si des procédures de recouvrement étaient déjà en cours avant cette date. Le texte prévoit également l’annulation des obligations de crédit pour les militaires contractuels et leurs familles en cas de décès ou de blessure grave au front.
Le contrat d’engagement dans l'"opération militaire spéciale", nom donné par Moscou à l’invasion de l’Ukraine lancée en février 2022, doit être signé pour une durée minimale d’un an. L’effacement de dette correspond à des montants proches du prix d’un petit logement dans la capitale russe, selon des estimations immobilières citées par la presse, précise Reuters.Une longue liste d'avantages
Cette initiative vient s’ajouter à une série d’avantages, listée par nos confrères d'euronews, déjà accordés aux combattants et à leurs proches : primes d’engagement élevées, salaires renforcés, prêts hypothécaires à taux préférentiels,...
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27/05 - Défense européenne : face à Donald Trump, 27 nuances de transatlantisme
"On essaie de comprendre tout autant que vous", soupire la conseillère d'un ministre européen. Regard au ciel et mâchoire serrée, la jeune femme illustre bien la surprise et l'agacement que l'on trouve ce jour-là dans les couloirs du Hilton, à Prague. Ce 22 mai, l'hôtel accueille la deuxième journée du Forum Globsec, un cycle de conférences sur la sécurité. La nouvelle d'un nouveau revirement de Donald Trump sur la présence des troupes américaines en Europe est tombée dans la nuit. La semaine précédente, le secrétaire à la défense Pete Hegseth avait annoncé le retrait de 4 000 militaires de Pologne. Un séisme pour cet allié modèle, très attaché à l'alliance transatlantique, qui partage une frontière avec la Russie.
Quelques jours plus tard, volte-face de l'administration américaine. Donald Trump a finalement annoncé l'envoi de 5 000 "Boys", justifiant son changement par la bonne relation qu'il entretient avec le président nationaliste polonais Karol Nawrocki. Difficile, à ce moment-là, de savoir à quoi il fait référence : le déploiement de 4 000 militaires américains prévu par Joe Biden ? D'autres nouvelles troupes ? "On va démêler ça", promet la conseillère.Déchiffrer Donald Trump
Son incompréhension est à l'image des questionnements des Européens depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. L'humiliation de Volodymyr Zelensky dans le bureau Ovale en février 2025, et la virulente charge du vice-président J.D. Vance contre les Européens à Munich, le même mois, ont marqué les esprits. En seize mois, le...
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27/05 - Municipales : ce que l’on sait de l’enquête sur une ingérence étrangère visant des candidats LFI
Comme un signal d'alerte à moins d'un an de la présidentielle de 2027. Le parquet de Paris a annoncé, mardi 26 mai, l’ouverture d’une enquête menée "d’initiative" afin de déterminer si la campagne de plusieurs candidats de La France insoumise (LFI) aux municipales de 2026 a pu être visée par une éventuelle ingérence étrangère d’une entreprise israélienne. Le ministère public précise ne pas avoir été saisi par une plainte ou un signalement préalable. Trois candidats insoumis sont concernés : Sébastien Delogu à Marseille, François Piquemal à Toulouse et David Guiraud élu à Roubaix. Leur nom avait été cité par Jean-Luc Mélenchon sur les réseaux sociaux.
Cette enquête fait suite à des publications diffusées le 10 mars par Viginum, l’organisme chargé de surveiller les manipulations de l’information en ligne. Dans un bulletin consacré à une "suspicion d’ingérence numérique étrangère" visant les élections municipales de 2026, le service évoquait une campagne "malveillante" susceptible "d’altérer l’information des citoyens dans le cadre du scrutin municipal". Viginum estimait alors que l’activité observée pouvait "porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation".Une société israélienne au cœur des soupçons
Le service de l'Etat indiquait avoir identifié un "mode opératoire informationnel" reposant sur plusieurs sites internet et comptes de réseaux sociaux présentant des signes d’inauthenticité. Parmi les éléments relevés : des photos réalisées par intelligence artificielle, des dates de création similaires ou encore des traces...
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27/05 - Canicule : pourquoi la France a-t-elle encore la climatisation "honteuse" ?
Deux étudiants patientent à l’ombre d’un parc parisien avant d'affronter la canicule. "Cette chaleur dès le mois de mai, c’est le monde auquel nous devons nous adapter" dit le premier, fataliste. "Mais tout le monde va vouloir installer la clim. Ça va réchauffer les villes", rétorque le second. Un mal nécessaire : voilà comment la climatisation est souvent perçue en France. "Nous avons encore la climatisation honteuse et c’est la même chose pour le nucléaire", déplore le patron d’une grosse entreprise du secteur.
Souvenons-nous du feuilleton des Jeux olympiques 2024, quand la mairie de Paris clamait haut et fort que le village des athlètes ne profiterait pas de ce système de refroidissement, avant de se raviser quelques mois plus tard. "En coulisses, des sportifs se réfugiaient à l'hôtel, se souvient un industriel de la clim. Ironie du sort, cette période nous a été plutôt bénéfique. Beaucoup de rénovations ont eu lieu dans l'hôtellerie en amont des épreuves, ou parfois dans l’urgence pendant la compétition". Simplement, ces interventions, synonymes de chiffre d’affaires additionnel, n’ont pas fait la Une des journaux.
"Au lieu de pointer la clim du doigt, la France aurait pu mettre en valeur cette technologie couplée à son électricité bas-carbone qui devrait être une fierté nationale", confiait à l’époque l’influenceur pro nucléaire Luca Romano dans nos colonnes. Mais les idées reçues ont la vie dure. Sur l’ampleur des rejets de chaleur dans les rues des grandes villes par exemple. Pourtant, si toute...
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27/05 - Immobilier de luxe : un marché à deux vitesses
Est-ce vraiment le moment d’investir dans l’immobilier en France ? Le climat politique instable et les tensions géopolitiques accrues font peu à peu passer tous les signaux au rouge. Pourtant, la période reste idéale pour les acheteurs finançables qui se retrouvent en position de force. En effet, à la rentrée, les présidentielles risquent de capter toute l’attention et faire passer les achats immobiliers au second plan des priorités des ménages. Les vendeurs vont donc devoir accepter de négocier avec les acquéreurs présents. Si vous comptez investir, vous pourrez donc négocier un tarif attractif et profiter, en plus, d’un coup de pouce fiscal en louant votre bien. De quoi vous assurer un rendement très correct. Seules conditions pour espérer des revenus réguliers et pérennes et une plus-value à terme : bien choisir son emplacement et investir dans une optique de long terme. Bref, revenir aux fondamentaux de l’immobilier, que l’envolée du marché au début des années 2020 a fait perdre de vue au plus grand nombre.
Durant les trois années qui ont suivi la folie immobilière post-covid, les logements haut de gamme et de luxe ont été moins nombreux à se vendre et leurs prix ont baissé. Mais depuis la mi-2025, les investisseurs internationaux et acheteurs fortunés prospectent à nouveau et le marché a repris un peu de vitalité.
Même si l’immobilier de luxe est plus résilient et a moins souffert que les autres pans de marché, il s’avère très polarisé. Il faut en effet distinguer les secteurs très recherchés –...
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27/05 - Mistral AI ignore le RN, l’Otan lorgne vers le détroit d’Ormuz
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'indiscrets exclusifs en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.Mistral AI, rare entreprise à fermer la porte au RN
Dans ses multiples prises de contact auprès du patronat, le Rassemblement national s’est heurté à une poignée de refus. Sur plus d’une centaine d’entreprises approchées par les représentants du parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella, seules trois, dont Mistral AI, n’ont pas donné suite. La licorne de l’intelligence artificielle et figure de proue de la French Tech bénéficie d’un fort soutien politique de l’Elysée et a noué en début d’année un partenariat avec le ministère des Armées, pour lui faire bénéficier de ses modèles d’intelligence artificielle générative.Vers une "Persian Sentry" ?
Selon un responsable de l'Otan interrogé en marge d'une conférence en Europe la semaine dernière, l'Alliance pourrait envisager une initiative dans le détroit d'Ormuz lors du sommet d'Ankara en juillet, en réponse à la guerre au Moyen-Orient. Le format serait proche de celui d'Arctic Sentry (sentinelle de l'Arctique), opération de surveillance lancée en Arctique le 11 février pour renforcer la présence de l'Otan dans la région....
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27/05 - Comment faire des films avec trois fois rien et toute la vie, par Christophe Donner
Quelle idée m’a pris de faire ce film… avec les moyens du bord, c’est-à-dire aucun moyen : mon portable, ma femme et moi. Travelling maison, traversée du salon salle à manger jusqu’à la chambre, petit clin d’œil au passage sur la bibliothèque où sont alignés les carnets de mon journal, puis direction la porte entrouverte de la chambre… En entrant on passe de la lumière naturelle à la lumière électrique, comme du réel à la fiction : tout de suite le lit, les draps, les oreillers, les murs, tout est blanc et Dora couchée en train de lire le journal sur son smartphone. L’idée vient d’elle, tourner un film, alors je lui lance, sur un ton de défi : — Tu veux faire un film ? — Ah, là, tu commences tôt le matin… — Tu veux vraiment faire un film ? — Moui. — Avec tout etcetera ? — Avec tout etcetera, elle dit, super sensuelle. — Bon, ben, écoute… ça tourne.
Je pose le portable sur ma table de chevet, on sera donc filmés de profil, je me recouche, on cause, trois quarts d’heure plus tard, on a un film. Sabyl m’a suggéré le titre : Avec tout etcetera. Je l’ai adopté, comme quoi, c’est vraiment un travail d’équipe, le cinéma, tel que je l’envisage… Il faut que je me souvienne de cette phrase pour quand je serai invité à Cannes, l’année prochaine.
En attendant, je vous conseille d’aller voir le film de Massoud Bakhshi Toutes mes sœurs. Ce ne sont pas ses sœurs, et elles ne sont que deux, mais il a commencé à les filmer à leur naissance, la première en 2005, la seconde en 2006, et il ne les a plus lâchées pendant vingt ans, sauf pour...
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27/05 - Opération Ajax : le coup d’Etat qui a changé l’Iran
Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Dans "Nid d’espions", le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.
Le 20 mars 2003, il est 4h du matin lorsque les premières bombes américaines tombent sur Bagdad : c’est le début de la guerre d’Irak. Ce conflit, qu'on appelle aussi la seconde guerre du Golfe, durera huit ans et fera près de 500 000 morts, jusqu'au retrait des troupes américaines en 2011.
Pour justifier cette guerre, Washington brandit un argument massue : les armes de destruction massive. Selon la CIA, l’Irak développerait en secret des armes chimiques et nucléaires. Seulement voilà, lorsque Bagdad tombe, le 1er mai 2003, aucune arme de la sorte n’est trouvée sur le territoire irakien. C’est ainsi la pierre angulaire de l’argumentaire américain qui tombe, en même temps que la capitale irakienne. Le monde entier comprend alors la supercherie, et Washington est accusé d’avoir manipulé le renseignement à des fins politiques.
Au cœur du scandale : la CIA. Alors que les États-Unis cherchent désespérément à obtenir des preuves contre le pouvoir irakien, la CIA va s’appuyer sur les informations d’un homme, surnommé "curveball" par les services secrets occidentaux. Un témoignage qui va servir d’argument à l’administration Bush, notamment devant la tribune de l’ONU, le 5 février 2003....
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27/05 - BCE, le grand mercato : les coulisses de l’après-Christine Lagarde
Quelques corbeilles de viennoiseries, une bouteille thermos de café, une autre de thé. Ce 1er avril, ils sont une petite quinzaine à s'être retrouvés dans une salle anonyme de l'Ecole normale supérieure, rue d'Ulm, non loin du Panthéon à Paris. Tous ont nettoyé leur agenda pour l'occasion. Parmi eux, Emmanuel Monnet, le directeur de cabinet de Roland Lescure, Nicolas Dufourcq, le directeur général de Bpifrance, Pierre Sellal, l'ancien représentant permanent de la France auprès de l'Union européenne, l'économiste Jean Pisani-Ferry ou encore Romain Chambre, le conseiller économique de Sébastien Lecornu à Matignon. La plupart n'ont jamais croisé l'homme qui prend la parole dans un anglais impeccable. Lunettes ovales, large front dégarni, posture un peu roide. Il dépasse d'une bonne tête tous les convives, mais cultive à l'excès la discrétion. Ne pas faire de vagues, la qualité première d'un grand argentier, paraît-il.
Ce jour-là, Klaas Knot, l'ancien gouverneur de la Banque centrale des Pays-Bas et ex-ministre des Finances néerlandais, a fait étape à Paris, dans ce qui ressemble de plus en plus à une campagne. Candidat autoproclamé à un poste officiellement occupé jusqu'en octobre 2027, mais qui commence déjà à aiguiser les appétits : celui de la Française Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne. L'un des "top jobs", en jargon technocratique, du Continent.
Plus tard dans la matinée, Klaas Knot va sauter dans un taxi pour rejoindre l'Elysée où il rencontre Emmanuel Moulin, alors secrétaire...
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26/05 - Mauricio Claver-Carone, le stratège discret de Donald Trump pour le Venezuela
Il n'a aucun poste officiel, et pourtant, son action pourrait peser sur le destin de l'Amérique latine, et plus particulièrement du Venezuela. Mardi 25 mai, le quotidien américain Washington Post dédiait un portrait à Mauricio Claver-Carone. Son nom ne vous dit probablement rien, mais cet avocat floridien de 51 ans, qui a brièvement occupé le poste d'envoyé spécial pour l'Amérique latine au début du second mandat de Donald Trump, est aujourd'hui l'un des architectes américains du Venezuela post-Nicolas Maduro.
Depuis la capture du président par les Etats-Unis, le 3 janvier dernier, Mauricio Claver-Carone serait constamment en contact avec Caracas, et conseillerait la Maison-Blanche sur la façon de mener ses relations avec le Venezuela, mais aussi sur l'implication des entreprises et sociétés américaines dans l'industrie pétrolière du pays, ou encore, dans la restructuration de sa dette."Assurer la stabilité politique"
"Depuis la destitution de Maduro, Claver-Carone a assumé un rôle encore plus important, aidant à mettre en œuvre le plan de l'administration visant à travailler avec Delcy Rodríguez [NDLR : présidente par intérim] et à exploiter les vastes richesses pétrolières du pays sud-américain", indique le quotidien américain.
Cet ancien cadre de la Banque interaméricaine de développement serait celui qui dicterait au quotidien à Delcy Rodríguez, ainsi qu'à son frère Jorge Rodríguez - le président du Parlement - les directives de Washington. Il participerait également à la sélection des entreprises...
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26/05 - Richard Malka : "Vincent Bolloré et Matthieu Pigasse sont les deux faces d’une même pièce"
Certains des procès dans lesquels il a bataillé constituent de véritables jalons du débat public. On pense bien entendu au procès des caricatures de Charlie Hebdo en 2007 – dans lequel il défendait l’hebdomadaire satirique. Ou, plus récemment, à sa défense (gagnante) de l’essayiste Raphaël Enthoven, attaqué par LFI pour avoir dit du mouvement Insoumis qu’il était "passionnément antisémite". Richard Malka, avocat, essayiste, grand défenseur de la liberté d’expression et de la laïcité était l'invité des Grands entretiens d'Anne Rosencher. L'intégralité des quarante minutes d'entretien est à retrouver sur les plateformes habituelles de vidéos comme YouTube et Dailymotion, ou de podcast, comme Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast Addict.
Anne Rosencher : Il y a une chose que les lecteurs ne se figurent et à laquelle je ne m'habitue pas depuis un certain nombre d'années que je vous interviewe : vous voir arriver toujours précédé d'une protection policière. Quand vous étiez jeune avocat et que vous avez choisi le droit de la presse, vous n'imaginiez pas un jour devoir vivre sous protection de la police et, peut-être, avec la peur...
Richard Malka : Rassurez-vous : je ne vis pas avec la peur. A défaut, j'aurais arrêté depuis longtemps. Je n'ai pas de mérite : ça ne passe pas par mon cerveau. C'est la seule manière de poursuivre mes combats. Quant à la protection policière avec laquelle je vis depuis onze ans... je vous confirme que, lorsque vous avez 23 ans et que vous devenez...
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26/05 - Défense européenne : la Pologne et le Royaume-Uni s’apprêtent à signer un nouvel accord
Un pas supplémentaire dans le renforcement de la sécurité européenne ? Le Royaume-Uni et la Pologne devraient signer, le 27 mai, un nouveau traité de défense, selon des médias britanniques et polonais. "Nous sommes parvenus à une décision définitive avec le Premier ministre Keir Starmer (...) Ce traité renforcera véritablement notre coopération dans le domaine de la défense, mais pas seulement", a déclaré le Premier ministre polonais Donald Tusk, cité par le média économique WNP. Ce dernier s'exprimait à l’issue du sommet de la Communauté politique européenne à Erevan, début mai.
L'accord comprend des mesures pour renforcer la coopération militaire, les partenariats économiques, la sécurité aux frontières ainsi que la transition énergétique. En janvier déjà, le gouvernement britannique annonçait, dans un communiqué, que Varsovie et Londres allaient renforcer leur coopération militaire, notamment par des entraînements conjoints en matière de défense aérienne. "Des pilotes et instructeurs d'hélicoptères polonais débuteront cet été une formation au Royaume-Uni", précisait le 10 Downing Street.Coopération militaire
Ce rapprochement intervient dans un contexte de menaces croissantes de la Russie envers la sécurité européenne, tandis que les Etats-Unis de Donald Trump se désengagent progressivement de l'Otan. A ce titre, le Royaume-Uni et la Pologne se sont révélés être des partenaires importants de l'Ukraine, depuis son agression par Moscou. Selon l'Institut de Kiel pour l'économie mondiale, un groupe de réflexion allemand...
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26/05 - "Une boîte noire" : dans les coulisses des sanctions européennes contre Moscou
Il est tout à la fois un ancien espion du KGB, un milliardaire en soutane et l’homme lige de Vladimir Poutine. Le patriarche Kirill, qui soutient sans ambiguïté l’invasion de l’Ukraine par la Russie, est aussi une exception à la règle des sanctions européennes prises depuis 2022 à l’encontre de Moscou. Le très puissant chef de l’Eglise orthodoxe russe, qui cochait sur le papier toutes les cases pour être visé par le gel de ses avoirs, a jusqu’à présent réussi à passer entre les mailles du filet, grâce à un allié de poids. En juin 2022, alors Premier ministre de la Hongrie, Viktor Orban a fermement plaidé sa cause au niveau européen et obtenu à l’arraché son retrait de la liste des personnalités sanctionnées. Le changement de gouvernement en Hongrie remet aujourd'hui en question le traitement de faveur dont bénéficie Kirill. Celui qui dénonce sans relâche le déclin de la morale occidentale est à nouveau dans le collimateur de l'UE, qui entend l’inscrire dans le prochain paquet de sanctions prises à l’encontre du Kremlin.
La constitution de cette liste noire fait l’objet d’un mécanisme complexe et opaque, dont L'Express est en mesure de dévoiler les "secrets de fabrication". Oligarques, dignitaires russes, hommes et femmes d’affaires influents, propagandistes pro-Kremlin, haut gradés de l’état-major ou du groupe paramilitaire Wagner… En coulisses, il revient à toute une série d’acteurs de proposer des noms à placer sur la liste. Les Etats membres de l’Union européenne, des groupes d’Etats membres ou encore le...
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26/05 - Allemagne : le retrait de troupes américaines, un mal pour un bien selon certains partis
En annonçant, le 1er mai, le retrait de 5 000 soldats américains déployés en Allemagne, le président des Etats-Unis, Donald Trump, avait consterné outre-Rhin. Certes, depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump incite vivement les Européens à se charger eux-mêmes de leur sécurité en investissant davantage dans leur défense. Le ministre de la Défense allemand Boris Pistorius avait immédiatement rappelé qu’il "était prévu que les Etats-Unis pourraient retirer leurs troupes d'Europe, y compris d'Allemagne". D’autant plus que la relation entre Donald Trump et le chancelier allemand Friedrich Merz s’est dégradée, après les critiques de ce dernier contre l’opération américaine en Iran.
Mais tout de même, la présence militaire américaine en Allemagne relevait d’un gage de sécurité presque immuable dans le pays, héritage de sa reconstruction après la Seconde Guerre mondiale. L’Allemagne possède ainsi le plus gros contingent de troupes américaines en Europe, avec environ 35 000 soldats actifs."Il est temps que les soldats américains rentrent chez eux"
Pourtant, passé le choc, cette annonce semble faire consensus parmi les représentants politiques allemands et a été saluée par plusieurs partis politiques de droite comme de gauche. Pour le parti d’extrême droite AfD, ce repli était attendu et désiré. Le programme du parti pour les élections de l’année dernière mentionnait d'ailleurs le "retrait de toutes les troupes alliées stationnées sur le sol allemand, et en particulier de leurs armes nucléaires".
De l’autre côté...
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26/05 - "Un bluff très dangereux" : le Premier ministre canadien met en garde les séparatistes de l’Alberta
C'est "un bluff très dangereux", a averti le Premier ministre canadien, Mark Carney, à l'adresse des séparatistes de la province d'Alberta. L'ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre au moment de la campagne du Brexit a estimé que certains partisans de l'indépendance pourraient, comme certains défenseurs du Brexit aujourd'hui, regretter leur choix. "J’ai vu de mes propres yeux ce qui s’est passé au Royaume-Uni [...] Dix ans plus tard, ils essaient toujours de défaire ce pour quoi (ils) ne pensaient pas avoir voté", a alerté l'homme politique lundi 25 mai à Ottawa.
Ces déclarations font suite à l'annonce de la Première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, qui souhaite organiser le 19 octobre un vote public afin de décider s'il convient d'engager un référendum sur la séparation de la province du Canada. Interrogé sur une éventuelle tentative de dissuader la dirigeante albertaine, Mark Carney a rétorqué : "la Première ministre ne suit pas toujours mes conseils".Des tensions sur fond pétrolier
Depuis l'élection de Mark Carney au poste de Premier ministre en avril dernier, l'élan séparatiste s'est renforcé dans cette province riche en hydrocarbures, où persistent des griefs historiques envers le pouvoir fédéral. Danielle Smith, qui affirme soutenir un "Canada uni", qualifie néanmoins les séparatistes "d'Albertains loyaux" qui "aiment profondément leur province".
Selon un sondage récent, environ 30 % des habitants de l'Alberta soutiennent le projet séparatiste. En mai, une pétition pour l'ouverture d'un...
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26/05 - Pesticides, Pfas, cadmium : les vrais dangers (et les fausses peurs) qui se cachent dans nos assiettes
Jeudi 30 avril, à 11 heures. Des éclats de voix se font entendre dans les couloirs de l’Assemblée nationale. Les membres de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) débattent âprement. Une note doit résumer les données scientifiques sur l’acétamipride, ce pesticide que certains élus voudraient réintroduire. Mais à la découverte du texte, impossible de trouver un consensus. La droite et l’extrême droite jugent la note mal étayée, trop alarmiste. Ils votent pour la refaire. Dissensus parfait, six contre six.
Michaël Weber, lunettes rondes et sourcils froncés, fulmine. Le sénateur socialiste a écourté quelques nuits pour boucler l’affaire. Une conférence de l’Office était prévue le jour même. Au lieu de l’annuler, l’élu se présente seul, bien décidé à parler quand même. Le président de l'Opecst, Stéphane Piednoir, jaillit dans la pièce, cravate de travers, hors de lui. La prise de parole contrevient aux règles, le sénateur Les Républicains hurle pour y mettre un terme. Un collaborateur s’en mêle et voilà que dans la salle certains se dressent, prêts à intervenir.
Ce jour-là une simple note a bien failli déclencher un accrochage démocratique. L’incident est révélateur. Longtemps discrètes, les craintes concernant les produits phytosanitaires figurent désormais au premier plan des préoccupations citoyennes, tout comme les métaux lourds, les substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (Pfas), des polluants éternels, et les particules de plastiques. En à peine trois ans, les...
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26/05 - Union des droites : enquête sur le vrai visage de François-Xavier Bellamy
Enfin, les ennuis commencent. En ce printemps 2025, Bruno Retailleau consulte. Le Vendéen, tout juste élu président des Républicains (LR), cherche à comprendre les subtilités de sa famille politique, si souvent déchirée par les haines. Les rendez-vous se succèdent à Beauvau. La mécanique de l'ex-UMP est disséquée, comme ses hommes. À un cadre, il lance un jour : "J'aimerais comprendre. Pourquoi ne vous entendez-vous pas avec François-Xavier Bellamy ?" "Car il joue trop perso", réplique l'élu, proche du Vendéen. Il n'est pas le seul à le critiquer. À 40 ans, le Versaillais s'est dégoté une sacrée brochette de détracteurs. Il y a ces députés, horripilés par ses appels à la censure du gouvernement Lecornu. Ces chiraquiens, qui décèlent en l'élu conservateur un promoteur de l'union des droites. Symbole des tiraillements de LR
La grogne gagne même certains fidèles de Bruno Retailleau, agacés par son influence auprès du chef. Bellamy, un Raspoutine imberbe au service de l'extrême droite ? Un intrigant dissimulé derrière ses bonnes manières ? Plutôt un symbole des tiraillements d'un parti en crise existentielle. Une formation envenimée par le poison du soupçon, dans laquelle chacun s'observe en chien de faïence à l'aube de l'élection présidentielle.
C'est à Strasbourg que la suspicion a germé. François-Xavier Bellamy et ses collègues LR y ont multiplié les votes communs avec l'extrême droite, comme sur le règlement retour ou sur un texte sur le "devoir de vigilance". L'eurodéputée Renew Valérie Hayer y perçoit un...
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26/05 - Cuba sous la pression de Donald Trump
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26/05 - Détroit d’Ormuz : comment Donald Trump tente d’asphyxier l’Iran
À Téhéran, les hommes forts du régime auraient peut-être dû relire attentivement la seule feuille de route de politique étrangère d’un Donald Trump plus erratique que jamais : la "Stratégie de sécurité nationale", publiée en fin d'année dernière. Dans ce document, le locataire de la Maison-Blanche expose son projet d’asphyxie économique par le lancement "d’une campagne destinée à ramener à zéro les exportations de pétrole de l’Iran". Et, pour une fois, il a fait ce qu'il a dit. Le contre-blocus américain des ports iraniens mis en place le 13 avril, en réponse à la fermeture du détroit d’Ormuz et à l'instauration d'un "péage" par le régime des mollahs début mars, a fonctionné.
Au point de pousser l’Iran à enclencher, le 23 mai, un "rapprochement" avec les Etats-Unis, prélude à un hypothétique accord qui permettrait de prolonger le cessez-le-feu de 60 jours et de rouvrir cette voie maritime stratégique par où transite un quart du pétrole mondial. Ce pacte à l'envergure potentiellement limitée - nul ne sait encore s’il obligera Téhéran à respecter de véritables engagements sur le nucléaire - aura au moins le mérite de rassurer les marchés inquiets de voir le Brent culminer au-delà des 120 dollars. Mais ensuite ? Pour maintenir une pression maximale sur l'Iran et la contraindre à engager de "vraies" négociations, les forces navales américaines pourraient rester dans la région et ne se retirer qu'après qu'un accord a été conclu.Un blocus très hermétique
A l'heure où nous écrivons ces lignes, tout peut donc encore capoter....
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26/05 - IA : pour Sam Altman, pas d’"apocalypse" en vue sur l’emploi
Certains y verront peut-être un accès d'optimisme ou le jugement d'une personne à la fois juge et partie mais Sam Altman, le directeur général d'OpenAI, la firme californienne qui a lancé ChatGPT en 2022, s'est voulu plutôt rassurant quant aux effets sur l'emploi de l'avènement de l'intelligence artificielle. Intervenant ce mardi 26 mai lors d'une conférence de la Commonwealth Bank of Australia organisée à Sydney, l'entrepreneur a estimé que lui-même et ses cadres dirigeants avaient été "globalement dans le vrai" lors du lancement de ChatGPT, mais qu'ils s'étaient "plutôt trompés" en matière d'implications sociales et économiques.
"Je suis ravi de m'être trompé sur ce point, je pensais que l'impact sur la suppression des emplois de cols blancs débutants aurait été plus important qu'il ne l'a été en réalité (...), mais c'est un domaine où mon intuition était tout simplement fausse", a ajouté Sam Altman. Un nombre croissant de multinationales, telles que HSBC, Amazon, Standard Chartered et CBA, ont pourtant annoncé récemment le remplacement de certains postes par l'IA.Introduction en Bourse
Sam Altman a déclaré avoir pris conscience que, même si l'IA jouait un rôle de plus en plus actif dans de nombreux secteurs, il existait toujours une "part humaine" qui ne pouvait être remplacée. Il a aussi expliqué utiliser l'IA pour répondre à des messages sur Slack et à ses courriers électroniques, mais ajouté avoir recommencé à répondre lui-même dans certains cas. "Nous accordons vraiment de l'importance à nos...
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26/05 - Négociations avec l’Iran : Donald Trump sous le feu des critiques de sénateurs républicains
Les mots n'ont pas été très amènes. Alors que s'esquissaient, au cours du week-end, les contours d'un accord avec l'Iran qu'ils estimaient trop favorable à Téhéran, plusieurs sénateurs républicains ont eu des réactions pour le moins circonspectes. Président de la commission des forces armées du Sénat, Roger Wicker a ainsi écrit sur X que "tout ce qui a été accompli dans le cadre de l'opération "Epic Fury" serait réduit à néant [avec pareil accord]". Lindsey Graham, sénateur de Caroline du Sud et pourtant proche de Donald Trump, a déclaré sur le même réseau : "Si la région a l’impression qu’un accord avec l’Iran permet au régime de survivre et de devenir plus puissant au fil du temps, nous aurons jeté de l’huile sur le feu des conflits au Liban et en Irak."
Le président américain a semblé effectuer alors une sorte de rétropédalage ; après avoir estimé imminente samedi la signature de l'accord, Donald Trump a écrit dimanche sur Truth Social : "J’ai demandé à mes représentants de ne pas se précipiter pour conclure un accord, car le temps joue en notre faveur. Les négociations ne sont même pas encore terminées. Alors n’écoutez pas ces perdants qui critiquent quelque chose dont ils ne savent rien."
Parmi les pistes révélées par le site Axios figuraient les points suivants : le cessez-le-feu serait prolongé de soixante jours, au cours desquels Téhéran s'engagerait à rouvrir le détroit d'Ormuz en échange du déblocage de ses ports par l'armée américaine, de la possibilité d'exporter son pétrole, et du dégel de ses avoirs bloqués,...
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26/05 - "Il n’y a quand même pas 35 millions d’abrutis..." : nos lecteurs réagissent à l’actualité
Pour le refus du conformisme
Jean-Claude Albert, Mudaison (Hérault)
J’ai lu avec un immense plaisir l’entretien de Julia de Funès réalisé à l’occasion de la publication de son dernier livre. Des propos brillants et intelligemment argumentés en réponse au questionnement subtil et précis des journalistes sur le sens des mots. Ainsi, pour ne citer que ce seul exemple, la philosophe insiste-t-elle sur la nécessaire distinction entre la modération qui cherche un confortable compromis, et la nuance qui, elle, ne saurait être tiède ; et qui, selon Jean Birnbaum "dans le brouhaha des évidences est ce qu'il y a de plus radical". Un message clair à l’attention de nos responsables : mal penser les mots peut conduire à devoir, plus tard, panser certains maux. (Julia de Funès : "Mes livres n’ont qu’un objectif : défendre la liberté", L'Express du 30 avril.)Contre la stigmatisation du padel
Jean-Michel Leygue, Paris (Ile-de-France)
J’admire toujours la finesse et la pertinence des chroniques de Julia de Funès mais celle sur le padel m'a particulièrement interpellé. En parodiant Michel Sardou, je dirais : "Mais voilà, je connais bien le padel, c’est pas du tout ce que vous dites, il y a quand même pas 35 millions d’abrutis" qui pratiquent ce sport pour se défouler ou affirmer leur virilité. Ce que les joueurs apprécient, c’est son côté ludique et son esprit d’équipe. Si le padel semble au premier abord accessible, il devient très technique et exigeant lorsqu’on veut un tant soit peu élever son niveau de jeu. Je...
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26/05 - Electrification : Emmanuel Macron enfile le costume de sélectionneur
La Coupe du monde approche. Et la fièvre du ballon rond commence à gagner l’Hexagone, jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. L’Elysée a ainsi réuni, ce mardi 26 mai, son "équipe de France de l’électricité". On retrouvait, parmi la très large liste de joueurs choisis, des groupes publics comme EDF, Enedis et RTE, des fournisseurs d’énergie privés, des équipementiers, des acteurs de la grande distribution ou encore des fédérations de professionnels.
Entre prises de parole et tables rondes, les participants ont annoncé de nouvelles initiatives, offres commerciales ou investissements en faveur de l’électrification du pays. Un rendez-vous imaginé sur le modèle éprouvé de "Choose France", et destiné à compléter le récent plan du gouvernement en la matière.
En convoquant tout ce petit monde sur fond de formule footballistique, Emmanuel Macron enfile la tenue de sélectionneur. Car selon un ex-ministre, le président s'est dit "déçu du portage politique" des premières mesures présentées par Sébastien Lecornu à la mi-avril. Cet événement est à la fois un moyen pour le chef de l’Etat de garder la main sur le dossier de l’électrification, un enjeu majeur de souveraineté pour se défaire des importations fossiles, et une occasion d’effacer la communication brouillonne de ces dernières années sur les grands dossiers de la transition écologique, par exemple MaPrimeRénov' ou le déploiement des véhicules électriques.L'exemple EDF
EDF, en bon capitaine, avait déjà montré la voie début avril, avant même que le gouvernement ne dévoile son...
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26/05 - Immobilier : faut-il encore louer en meublé ?
Est-ce vraiment le moment d’investir dans l’immobilier en France ? Le climat politique instable et les tensions géopolitiques accrues font peu à peu passer tous les signaux au rouge. Pourtant, la période reste idéale pour les acheteurs finançables qui se retrouvent en position de force. En effet, à la rentrée, les présidentielles risquent de capter toute l’attention et faire passer les achats immobiliers au second plan des priorités des ménages. Les vendeurs vont donc devoir accepter de négocier avec les acquéreurs présents. Si vous comptez investir, vous pourrez donc négocier un tarif attractif et profiter, en plus, d’un coup de pouce fiscal en louant votre bien. De quoi vous assurer un rendement très correct. Seules conditions pour espérer des revenus réguliers et pérennes et une plus-value à terme : bien choisir son emplacement et investir dans une optique de long terme. Bref, revenir aux fondamentaux de l’immobilier, que l’envolée du marché au début des années 2020 a fait perdre de vue au plus grand nombre.
Autrefois considéré comme un Eldorado, le meublé est aujourd’hui moins intéressant et plus contraignant que par le passé du fait d’un rabot progressif de ces avantages. Malgré tout, il reste une solution à envisager si vous souhaitez vous constituer un patrimoine dans la pierre. Il faut pour cela adopter la bonne stratégie.
Si vous êtes un investisseur néophyte, optez pour une résidence services. "En moyenne, il faut compter autour de 100 000 euros pour un studio neuf de 18 à 20 mètres carrés dans...
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26/05 - Elargir les accords d’Abraham, la dernière idée de Donald Trump pour s’extraire du bourbier iranien
Une possible voie de sortie par le haut ou une diversion pour masquer l'enlisement ? Le président américain Donald Trump a exhorté lundi 25 mai sur son réseau social Truth Social plusieurs pays du Golfe persique à rejoindre les accords d'Abraham. Il a écrit que l'Arabie saoudite et le Qatar devraient être les premiers à les signer et appelé le Pakistan, la Turquie, l'Égypte et la Jordanie à les imiter – un appel pour le moins curieux concernant la Turquie, qui reconnaît Israël depuis 1949, aussi bien que pour l'Égypte et la Jordanie, qui ont conclu des traités de paix avec l'Etat hébreu en 1979 et 1994, respectivement.
Signés en 2020, lors du premier mandat du milliardaire républicain, les accords d'Abraham entérinaient une normalisation complète des relations diplomatiques entre Israël et les Émirats arabes unis ; Bahreïn, le Kazakhstan, le Maroc et le Soudan les ont rejoints par la suite. "L'élargissement de ces accords apportera pour la première fois depuis 5 000 ans pouvoir, force et paix au Moyen-Orient. Ce sera un document qui sera respecté comme aucun autre jamais signé, nulle part ailleurs dans le monde", a écrit lundi le président américain avec son habituel sens de l'hyperbole.
Cette proposition intervient alors que les négociations pour mettre un terme à la guerre avec l'Iran peinent à produire des résultats concrets, en dépit des messages optimistes envoyés par l'administration américaine – "Nous avons, selon moi, une proposition assez solide sur la table concernant leur capacité à débloquer...
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26/05 - Sénégal, mon ami : ne trahis pas ce que tu es, par Manuel Valls
Je le dis avec la gravité et l’affection d’un ami : ce qu’il se passe aujourd’hui au Sénégal nous oblige à parler. Trop longtemps, nous avons été paralysés par la peur d’être accusés de néocolonialisme. Cette pudeur est devenue une lâcheté. Les droits humains ne sont pas une marchandise d’exportation européenne. Ce sont des principes universels, et l’Afrique en est partie prenante autant que tout autre continent.
Il ne s’agit pas ici de donner des leçons. En France, l’homosexualité n’a été dépénalisée qu’en 1982. Notre marche vers l’égalité a été longue, tardive, contestée. Le Sénégal n’est pas un pays comme un autre pour la France. Souvent cité comme un modèle d’Etat de droit en Afrique, c’est la terre de Senghor et de Diouf, ces géants de la francophonie qui ont façonné notre langue commune. Des dizaines de milliers de Sénégalais vivent, travaillent, étudient en France. Nos histoires sont enlacées. C’est parce que ce lien est si profond que nous avons le devoir de dire à Dakar ce que des amis se disent dans les moments difficiles.
D’où vient cette loi ? Le Code pénal sénégalais punissait déjà d’un à cinq ans de prison "tout acte impudique ou contre nature avec un individu de son sexe". Dakar a toujours invoqué l’argument selon lequel "les lois de notre pays obéissent à des normes qui sont le condensé de nos valeurs de culture et de civilisation". Mais il ne tient pas plus que celui utilisé pour emmurer les femmes afghanes ou justifier la mutilation de l’excision. Pourtant le pouvoir a choisi d’aggraver les sanctions. Née d’une...
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26/05 - RH, finance, informatique… Jusqu’où ira la réduction des fonctions support dans les entreprises ?
Finances, ressources humaines, achats, juridique, services informatiques, communication, etc. Alors qu’elles tiraient encore leur épingle du jeu il y a vingt ans, les fonctions support sont aujourd’hui en pleine tempête. Aux Etats-Unis, Amazon a annoncé il y a quelques mois le licenciement d’environ 14 000 personnes parmi les fonctions support, en vue de "réduire ses coûts dans un contexte d'investissements croissants dans les technologies d'intelligence artificielle (IA)". En France, Nestlé indiquait le 23 avril dernier vouloir supprimer 180 emplois en 2027, également dans les fonctions support, afin de "recourir davantage aux services partagés du groupe et de simplifier sa structure". Trois mois plus tôt, IBM France annonçait de son côté la suppression de 328 postes, deux ans après avoir délocalisé 200 postes de cadres vers l’Inde. Le groupe a finalement rétropédalé le 29 avril en renonçant à ce plan, laissant ses employés totalement déboussolés.
Un mouvement conjoncturel ou structurel ? "Le rythme s’accélère surtout dans les grands groupes", indique Laurence Breton-Kueny, DRH et vice-présidente déléguée de l’ANDRH (Association nationale des directeurs des ressources humaines). "Et ce n’est pas sectoriel", précise-t-elle.1 % de compétences remplaçables
"Il existe trois leviers pour remplacer les fonctions support : la mutualisation, la délocalisation, ou l’automatisation par l’IA générative", explique Laurence Breton-Kueny. Pour les comités exécutifs, l’objectif est clair : réduire les frais en économisant...
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26/05 - Guerre au Moyen-Orient : l’armée américaine annonce avoir frappé l’Iran
Tout en assurant "faire preuve de retenue durant le cessez-le-feu en cours", l'armée américaine a annoncé dans la nuit du lundi 25 au mardi 26 mai avoir mené des frappes défensives dans le sud de l'Iran, disant avoir pris pour cible des sites de lancement de missiles et des navires iraniens qui tentaient de poser des mines dans le détroit d'Ormuz.
Ces frappes interviennent après que Téhéran a fait état plus tôt lundi d'avancées dans les discussions destinées à mettre fin au conflit, un porte-parole indiquant que les discussions avaient abouti sur de nombreux points d'un éventuel protocole d'accord. Donald Trump de son côté a déclaré dimanche qu'il n'y avait aucune urgence, après avoir assuré la veille qu'un protocole d'entente avec l'Iran était presque entièrement négocié. "L'accord sera soit excellent et significatif, soit il n'y aura pas d'accord", a dit le président américain lundi. La question du programme nucléaire iranien fait partie des principaux points d'achoppement entre les deux camps, de même que la campagne militaire d'Israël au Liban et les demandes iraniennes concernant le dégel de milliards de dollars d'avoirs.
Les infos à retenir
⇒ L'armée américaine dit avoir effectué des frappes "d’autodéfense" en Iran
⇒ Les négociations avec l'Iran pourraient prendre "quelques jours", dit Marco Rubio
⇒ Benyamin Netanyahou affirme qu’Israël va "intensifier" son offensive au LibanL'Iran qualifie les frappes de "violation flagrante" et invoque son droit à des représailles
L'Iran a déclaré que les États-Unis...
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26/05 - Peter Hotez : "Nous devons nous attendre à avoir des cas d’Ebola en Europe et aux Etats-Unis"
Avec son nœud papillon, son air jovial et ses 400 000 abonnés sur X (ex-twitter) le Dr Peter Hotez est très certainement l'un des virologues les plus en vue aux Etats-Unis. On ne compte plus ses interventions sur les chaînes et dans les journaux de langue anglaise. Sa défense de la science et de la vaccination lui ont valu, et lui valent toujours, de virulentes campagnes de dénigrement en ligne, et même des menaces de mort - il vit d'ailleurs sous protection policière depuis la pandémie de Covid.
Mais ce professeur de pédiatrie et de virologie moléculaire au Baylor College of Medicine de Houston est aussi connu pour avoir développé deux vaccins anti-Covid. Il les a mis à disposition gratuitement en Inde et en Indonésie, où ils ont été administrés à plus de 100 millions de personnes. Malgré l'hostilité des antivax, il continue de développer des vaccins contre des maladies tropicales négligées.
Face au désengagement des Etats-Unis de la santé mondiale, il plaide pour que l'Europe, et tout particulièrement la France, se mobilisent pour lutter contre Ebola. Alors que son pays s'apprête à accueillir la Coupe du monde de football, il explique pourquoi l'épidémie qui a éclaté en Afrique l'inquiète. Entretien.
L'Express : L’hantavirus, et maintenant Ebola... Ces deux zoonoses, des épidémies provoquées par des virus circulant chez les animaux, ont émergé de façon très rapprochée : est-ce un simple hasard ? Jusqu’à quel point faut-il s’en inquiéter ?
Peter Hotez : Cette épidémie d’hantavirus ne m’a jamais vraiment...
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26/05 - Teen-ager, lift, sportsman… Quand les anglicismes deviennent has been
"Mon teen-ager revient de sa première surprise-party. Il l’a trouvé super bath !". Je vous parle d’un temps que les moins de soixante ans ne peuvent pas connaître, mais je vous le certifie : il fut une époque où cette phrase a été jugée "tendance". Et si ce n’est plus le cas aujourd’hui (litote !), c'est pour une raison aussi simple que méconnue : il arrive aussi que les anglicismes vieillissent !
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Cela ne date pas d’hier, au demeurant, comme en témoignent ces termes en vogue au tournant des XIXe et XXe siècles. Personne, aujourd’hui, n’aurait l’idée de dire qu’il a circulé dans un railway (chemin de fer) ou dans un cab (fiacre ou voiture de louage). Aucun Parisien, aussi branché soit-il, ne se risquerait à déclarer qu’il a croisé une vamp dans un lift. Aucun écrivain n’affublerait ses personnages d’un smocking-jacket ni ne qualifierait de sportsman un homme élégant et athlétique, comme le faisait pourtant Marcel Proust dans A la recherche du temps perdu (1). Il est vrai que l’anglomanie mondaine était alors à son apogée et qu’il était de bon ton, chez les aristocrates, de convier ses amis at home pour partager un five o’clock tea.
Ce mouvement se poursuit...
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26/05 - Oleksiy Reznikov, ancien ministre de la Défense ukrainien : "La troisième guerre mondiale a déjà commencé"
C'est un grand raout auquel se presse la crème des industriels de la défense, des politiques et des militaires. Pendant trois jours, à Prague, le Globsec a réuni plusieurs centaines de participants autour des enjeux de la guerre d'aujourd'hui et de demain. Au détour d'une conférence, Oleksiy Reznikov a raconté à L'Express les semaines qui ont précédé et suivi l'invasion russe en Ukraine. Pendant des mois, peu ont voulu croire à l'imminence de la catastrophe - jusqu'à ce qu'elle se produise. Aujourd'hui, l'ancien ministre presse les Européens de se préparer à une menace qui les concerne au premier chef. Il livre aussi un constat sombre : dans un monde où les conflits régionaux ont des répercussions globales, la troisième guerre mondiale a probablement déjà commencé.
L'Express : La CIA a correctement évalué les intentions du Kremlin. Comment les Etats-Unis vous ont-ils prévenus de l'imminence d'une invasion ?
Oleksiy Reznikov : J'ai été nommé ministre de la Défense trois mois avant l'offensive, en novembre 2021. Le moment était particulièrement intéressant car nous avions différents types d'information. Certaines étaient contradictoires. Certains partenaires, en premier lieu à Washington, à Londres, ont essayé de nous convaincre d'une attaque imminente de la Russie. Au même moment, les autres capitales européennes nous assuraient qu'il ne s'agissait que de menaces. Nous étions, selon eux, en train de revivre le scénario du printemps 2021. A ce moment-là, la Russie avait accumulé énormément de troupes en...
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25/05 - Mathieu Laine : "Le socialisme mène toujours à la pauvreté et à la violence"
C'est Vivaldi revu par Tocqueville. Dans Les Saisons de la liberté (Grasset), l'essayiste Mathieu Laine évoque les quatre temps de la liberté qui rythment les différentes sociétés à travers le monde. Au printemps de la libération démocratique succède un été prospère, mais amnésique, suivi d'un automne dans lequel des "hommes forts" mènent des politiques illibérales qui précipitent vers l'hiver de la tyrannie. Convoquant l'Histoire, la littérature et même la peinture, le professeur d'Humanités politiques à Science Po et fondateur du cabinet de conseil Altermind montre cependant qu'il n'y a nulle fatalité dans ce cycle.
Pour L'Express, Mathieu Laine explique pourquoi nous sommes aujourd'hui en Occident en train de basculer dans l'automne de la liberté, étant séduits par des démagogues aux tentations autoritaires. Mais la défaite de Viktor Orban en Hongrie prouve que rien n'est joué. Mathieu Laine dresse aussi le bilan d'Emmanuel Macron, devenu depuis la dissolution " le spectateur malheureux" du détricotage des quelques réformes libérales qu'il avait entreprises, à commencer par celle des retraites. Mais pour l'essayiste, le président n'est pas arrivé à enrayer "quarante ans de socialisme" qui a imprégné tous les partis, à gauche comme à droite.
L'Express : Vous évoquez les quatre saisons de la liberté. Où en sommes-nous actuellement en Occident ?
Mathieu Laine : Nous entrons dans l’automne de la liberté. C’est le temps des "hommes forts" qui promettent de tout régler et nous précipitent vers un hiver lugubre....
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25/05 - "La CIA s’inquiète de la banalisation de la guerre..." : comment les espions américains voient le monde
Chaque année, les services de renseignement américains ont pour obligation d'évaluer les menaces au niveau mondial et intérieur. Un rapport publié en mars en anglais, et une nouvelle fois traduit en français par les éditions des Equateurs sous le titre Menaces actuelles et futures vues par la CIA (parution le 28 mai). L'éditeur y associe la Stratégie nationale de sécurité, document explosif révélé par la Maison-Blanche en décembre, et qui s'apparente à une véritable déclaration de guerre contre l'Europe de la part de l'Amérique trumpiste.
Editorialiste au Monde, Alain Frachon préface l'ouvrage. Pour L'Express, il décrypte ces deux documents qui portent à des degrés divers la marque du trumpisme. Ce grand expert des relations internationales revient aussi sur le rapport de force entre Donald Trump et Xi Jinping, et estime que le président américain a abîmé la crédibilité américaine.
L'Express : A quel point l’influence trumpiste se fait-elle ressentir dans l’Evaluation annuelle des menaces de la communauté américaine du renseignement et dans la Stratégie de sécurité nationale, aujourd’hui traduits par les Equateurs ?
Alain Frachon : L’empreinte trumpiste, si on la cherche dans les documents stratégiques publiés par l’actuelle administration, est la plus prononcée dans le texte du 5 décembre 2025 sur la nouvelle Stratégie de sécurité nationale. L’accent n’est pas mis sur la Chine en tant que concurrent stratégique numéro 1 des Etats-Unis, même si c’est présent, et il n’y a quasiment rien sur l’Ukraine. Le sujet...
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25/05 - Des activités d’espionnage russes et chinoises croissantes à Cuba ? L’inquiétude des Etats-Unis
C'est une inculpation qui a ravivé de vives inquiétudes à Cuba. Le 20 mai, un tribunal américain a inculpé Raul Castro pour une affaire survenue en 1996. L'ancien dirigeant cubain âgé de 94 ans, qui contrôle toujours le pouvoir dans l’ombre, est accusé de complot en vue de tuer des ressortissants américains, de quatre meurtres et de deux destructions d'aéronefs. Cette inculpation intervient dans un contexte de fortes tensions entre les deux pays. Laisse-t-elle entrevoir la possibilité d'une intervention militaire américaine visant à destituer Raul Castro et à le traduire en justice aux Etats-Unis, comme l'ex-président vénézuélien déchu Nicolas Maduro quelques mois plus tôt ? Dans ce contexte de discours toujours plus ferme à l'égard de Cuba et de pression accrue, les Etats-Unis s'inquiètent également de l'espionnage russe et chinois croissant à Cuba.
Interrogés par The Wall Street Journal (WSJ), des responsables américains au fait des évaluations des services de renseignement américains indiquent que la Chine et la Russie ont étendu ces dernières années leurs opérations de renseignement à Cuba. Pékin et Moscou auraient investi dans des installations d'écoute électronique utilisées pour espionner des sites militaires américains. De même, ces deux pays auraient triplé approximativement le nombre de personnels de renseignement affectés à ces installations depuis 2023.
Sur les 18 sites de renseignement électromagnétique recensés sur l'île de Cuba, trois seraient gérés activement par la Chine et deux par la Russie....
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25/05 - Face au missile Orechnik, l’Europe dans une phase périlleuse
Donald Trump s’adonne à un jeu dangereux en émoussant la garantie de sécurité accordée par les Etats-Unis aux alliés européens. Ceux-ci, lancés dans une course contre la montre pour se réarmer face à l’impérialisme russe, ne sont pas encore prêts, collectivement, à assumer seuls leur défense. Si Vladimir Poutine a l’intention, comme le craignent des chefs militaires occidentaux, de mettre à l’épreuve la solidité de l’Otan, le moment le plus favorable pour lui approche très vite.
Les Européens ont plaidé en vain pour que le redéploiement des forces conventionnelles américaines hors d’Europe se fasse en ordre et en concertation, afin de leur laisser le temps de se préparer. Les sautes d’humeur du président américain - qui peste, ces temps-ci, contre le refus européen de l’aider dans sa guerre contre l’Iran - ont mis à bas ce projet. Washington a annoncé le retrait imprévu de 5 000 hommes sur les 35 000 stationnés en Allemagne, puis l’annulation du déploiement dans ce pays de missiles de croisière Tomahawk. Ceux-ci devaient justement rééquilibrer la dissuasion conventionnelle, après le déploiement par la Russie, dans l’enclave de Kaliningrad, de missiles menaçant Berlin et Varsovie.
La vulnérabilité de l’Europe est à son maximum après la cure d’amaigrissement imposée à ses armées au début du siècle, puis le délestage partiel de leurs arsenaux au profit de l’Ukraine dans la foulée de l’invasion russe de 2022. Leurs lacunes restent criantes, que ce soit dans le renseignement satellitaire, la défense antimissile ou la frappe...
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25/05 - Désinformation, guerre, emploi… Les mises en garde du pape Léon XIV sur l’intelligence artificielle
C’est un texte intitulé Magnifica Humanitas ("Magnifique Humanité"). Ce document majeur a été présenté en personne par le pape Léon XIV ce lundi 25 mai devant les journalistes, au Vatican. Ce texte très attendu, qui compte près de 43 000 mots, était en préparation depuis son élection comme pape il y a un peu plus d'un an. Cette première encyclique du pape - l'une des formes d'enseignement les plus élevées d'un pontife adressé aux 1,4 milliard de membres de l'Église - évoque un sujet qui lui tient particulièrement à cœur : l'intelligence artificielle (IA). Une technologie qui touche tous les aspects de l'existence humaine, et qui pose de fait un défi anthropologique à l'humanité tout entière, selon le pape Léon XIV.
Le Saint-Père exhorte ainsi les gouvernements à ralentir le développement des systèmes d'IA, les avertissant qu'ils répandent de la désinformation, privilégient les conflits et risquent d'entraîner le monde sur la voie d'une guerre sans fin. Il affirme que la société devait se confronter à des "questions cruciales" concernant le développement de l'IA.
Le premier pape américain appelle également à ce que la propriété des données d'IA ne soit pas laissée uniquement entre des mains privées, à ce que les décideurs politiques protègent les droits des travailleurs et préservent les enfants de cette technologie. Il exhorte aussi à modérer la concurrence entre les entreprises d'IA. "Ce qu'il faut, c’est un engagement politique plus actif, capable de ralentir les choses alors que tout s'accélère", souligne Léon dans...
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25/05 - Mojtaba Khamenei introuvable : le casse-tête des négociations américaines avec l’Iran
Des progrès, mais pas encore d'accord. Les discussions ont abouti sur de nombreux points d'un éventuel protocole d'accord avec les Etats-Unis, a indiqué ce lundi 25 mai le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei. Cela ne signifie pas pour autant que l'Iran est sur le point de signer, a-t-il précisé. Téhéran négocie en vue de mettre fin au conflit mais ne discute pas actuellement de son programme nucléaire, a-t-il par ailleurs ajouté.
Donald Trump a pour sa part assuré dimanche qu'il n'y avait pas d'urgence à sceller un accord avec l'Iran, après avoir assuré la veille que Washington et Téhéran avaient posé les bases d'un protocole d'entente pour mettre fin à leur conflit. "Le temps est de notre côté", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social. "Les deux camps doivent prendre leur temps et faire les choses convenablement", a-t-il complété.
On ignore à ce stade les détails précis du mémorandum d'entente sur un accord de paix, évoqué par plusieurs médias américains et iraniens. Si les contours tardent à être dévoilés, c’est notamment parce que les responsables Iraniens autorisés à travailler avec l'administration Trump ont des difficultés à communiquer entre eux au sein de leur propre système gouvernemental, comme le relate CBS. Selon le média américain, qui a interrogé deux responsables américains sous le couvert de l'anonymat, lorsque les États-Unis envoient des propositions détaillées, la difficulté à joindre le Guide suprême iranien Mojtaba Khamenei peut entraîner...
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25/05 - Réussir son bac de philo : mes conseils aux lycéens (et aux parents inquiets), par Julia de Funès
A quelques semaines du bac de philosophie, certains parents s’inquiètent pour leurs adolescents. Ils redoutent leur stress, leur manque de méthode, parfois leur difficulté à structurer une pensée. Mais si cette épreuve paraît aujourd’hui si difficile, c’est peut-être parce qu’elle demande précisément l’inverse de ce que les adolescents et adultes pratiquent quotidiennement sur les réseaux sociaux. Car la philosophie suppose un effort mental, une gymnastique de l’esprit à contre-courant des usages de notre époque. Elle contraint l’esprit à emprunter précisément le chemin inverse de celui vers lequel notre monde numérique le pousse spontanément. Voilà pourquoi, à l'approche du bac, il peut être utile de rappeler quelques règles pour la direction de l’esprit, quelques distinctions essentielles, afin de résister aux réflexes de l’époque, mieux entrer dans la réflexion, et éviter les pièges que cette épreuve nous tend généralement.
D’abord, rappelons qu’à la disqualification des réseaux, la philosophie préfère l’argumentation. Aujourd’hui, beaucoup pensent avoir répondu lorsqu’ils ont discrédité celui qui parle. On étiquette avant de raisonner. On soupçonne une identité, une intention, une appartenance politique ou morale au lieu de répondre aux idées elles-mêmes. Or l’épreuve de philosophie exige exactement l’inverse : un argument ne vaut jamais par celui qui le prononce mais par sa cohérence propre. On disserte au niveau des idées et jamais au niveau des identités.
A la critique permanente des réseaux, la philosophie préfère...
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25/05 - Immobilier locatif : notre comparatif des dispositifs pour bien investir
Est-ce vraiment le moment d’investir dans l’immobilier en France ? Le climat politique instable et les tensions géopolitiques accrues font peu à peu passer tous les signaux au rouge. Pourtant, la période reste idéale pour les acheteurs finançables qui se retrouvent en position de force. En effet, à la rentrée, les présidentielles risquent de capter toute l’attention et faire passer les achats immobiliers au second plan des priorités des ménages. Les vendeurs vont donc devoir accepter de négocier avec les acquéreurs présents. Si vous comptez investir, vous pourrez donc négocier un tarif attractif et profiter, en plus, d’un coup de pouce fiscal en louant votre bien. De quoi vous assurer un rendement très correct. Seules conditions pour espérer des revenus réguliers et pérennes et une plus-value à terme : bien choisir son emplacement et investir dans une optique de long terme. Bref, revenir aux fondamentaux de l’immobilier, que l’envolée du marché au début des années 2020 a fait perdre de vue au plus grand nombre.
Fortement fiscalisé, vous hésitez à investir dans l’immobilier locatif pour ne pas subir une flambée de votre niveau d’imposition. Pourtant, quatre dispositifs permettent de limiter drastiquement la note fiscale. Mode d’emploi.Denormandie : pour les primo investisseurs
Le Denormandie impose d’acheter un logement ancien dans une zone éligible et de le rénover pour le louer. Il est réservé aux petites et moyennes communes avec un programme Action Cœur de Ville ou une opération de revitalisation...
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25/05 - J’ai transformé Babybel en produit tech : Cécile Béliot, anatomie d’une décision
Il n'y a pas beaucoup d'entreprises dont les produits sont aussi ancrés dans l'histoire et l'imaginaire des Français. La Vache qui rit, Apéricube, le Boursin, les Pom'Potes ou encore l'iconique Babybel et sa coque de cire rouge. Le groupe Bel, qui a vu le jour en 1897 dans un petit village du Jura, est aujourd'hui un mastodonte, présent dans 126 pays, qui pèse 3,8 milliards d'euros de chiffre d'affaires et touche un peu plus de 400 millions de consommateurs.
Quand Cécile Béliot accède au poste de directrice générale en 2022, c'est la première fois que l'entreprise n'est pas pilotée par un membre de la famille. Elle va lui faire prendre un virage inattendu et osé pour une entreprise de l'agroalimentaire, celui de la tech. Comment parler intelligence artificielle et robotique dans un groupe familial et centenaire ? A quoi ressemble une usine de fromage passée à la moulinette de l'IA ?
Un épisode du podcast Anatomie d'une décision à écouter sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox, Podcast Addict ou en cliquant le player en tête de cet article.
L'Express : A l'origine de la transformation du groupe, il y a d'abord un voyage. En mars 2023, vous partez en Californie, à Anaheim dans le comté d'Orange, pas très loin de Los Angeles, pour assister à un grand salon dédié aux innovations dans l'alimentaire. Qu'y découvrez-vous ?
Cécile Béliot : Une start-up chilienne créée par des scientifiques et qui a développé des outils d'intelligence artificielle. Ces chercheurs me disent une chose en apparence très...
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25/05 - L’Europe, nouvelle valeur refuge de la jeunesse : le témoignage de milliers d’étudiants du Vieux Continent
En 2002, Cédric Klapisch a réussi à définir, en un film, toute une génération européenne. Celle de L'Auberge espagnole, d'Erasmus, des frontières ouvertes et de la découverte de ses voisins. "Je suis Français, Espagnol, Anglais, Danois, exulte Romain Duris dans une scène devenue culte. Je ne suis pas un mais plusieurs. Je suis comme l'Europe, je suis tout ça, un vrai bordel."
Plus de vingt ans plus tard, les études connectent toujours cette jeunesse européenne mais notre continent a changé : ni la paix, ni l'absence de frontières, ni le libre-échange ne vont plus de soi. Le Brexit, le Covid-19 et la guerre en Ukraine - entre autres - sont passés par là.Un optimisme étonnant et une vraie appartenance européenne
Pour prendre le pouls de cette nouvelle génération, l'ESCP Business School a mené un sondage auprès de ses 11 000 étudiants, répartis sur ses six campus européens (Paris, Berlin, Londres, Madrid, Turin, Varsovie), et en a confié les résultats en exclusivité à L'Express. Il ressort de l'étude de ViaVoice un étonnant optimisme (67 % se disent positifs sur l'avenir de l'Europe) et la naissance d'une véritable identité continentale. "Je me sens très Européenne, comme si nous étions une communauté forte, soudée, nous raconte Caroline Schippers, étudiante allemande de 19 ans, en bachelor management sur le campus ESCP de Turin. En Europe, je peux travailler où je veux, avec cet extraordinaire privilège de passer les frontières sans visa, de lancer mon business en Espagne ou en Autriche si je le souhaite… J'ai...
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25/05 - "Dictionnaire amoureux de la Lune" : notre satellite dans tous ses états
Après une longue éclipse, le programme Artemis l’a replacée au cœur de la conquête spatiale. Si l’homme entend retourner sur la Lune pour la première fois depuis 1972, c’est cette fois-ci pour y rester et s’en servir de tremplin vers Mars. Alors qu’Artemis 2 a fasciné avec ses photos sublimes de notre satellite naturel, Dominique Simonnet offre un parfait complément littéraire à la mission de la Nasa.
Ecrivain, pionnier de l’écologisme en France et ancien rédacteur en chef à L’Express, l’homme a toujours eu la tête dans la Lune, de sa première lecture de Tintin à ses interviews avec des vétérans du programme Apollo. Dans son Dictionnaire amoureux de la Lune, il montre à quel point cet astre a fasciné les scientifiques, les poètes, les artistes, les aventuriers et les esprits rêveurs. On y retrouve les incontournables : Neil Armstrong, Cyrano, Pierrot, The Dark Side of the Moon de Pink Floyd, la "Sonate au clair de Lune" de Beethoven… Mais aussi une entrée "mièvrerie", qui rappelle qu’"à trop contempler la Lune, on tombe facilement dans une mer de guimauve".
L’hermétique Stéphane Mallarmé s’était carrément déclaré son ennemi, la comparant à un vieux fromage mangé aux vers. Dominique Simonnet fait également des pas de côté, de l’érotisme (la légende d’Endymion amant de Séléné) aux rats d’hôtel éclairés la nuit pour commettre leur cambriolage. La Lune est aujourd’hui un enjeu géopolitique, avec une vive compétition entre les Etats-Unis, l’Europe, la Chine, la Russie ou l’Inde. Mais ce dictionnaire souligne à quel point...
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25/05 - Fiscalité : au contraire de la France, la Bulgarie brille par sa simplicité
Difficile de s’y retrouver dans le système fiscal français. Taux, seuils, niches, débats permanents sur de nouveaux impôts : l’ensemble forme un paysage si dense et touffu que l’on n’en distingue plus les contours. Le paradoxe est connu : la France prélève beaucoup, mais ses finances publiques demeurent fragiles. Les prélèvements obligatoires se sont établis à 43,6 % du PIB en 2025 - contre 40 % pour la moyenne de l’UE - et, dans le même temps, le déficit public est resté à 5,1 % du PIB quand la dette publique a atteint 115,6 % du PIB. Autrement dit, la machine fiscale française prélève massivement sans restaurer l’équilibre. Surtout, elle n’offre aux contribuables qu’un horizon opaque et incertain qui n’encourage qu’à la fuite.
Il devient alors utile, comme nous l’avions fait pour l’Estonie, de regarder ce que font certains pays européens que nous observons trop peu. La Bulgarie est de ceux-là. Certes, son niveau de développement, son modèle social et la qualité de certains services publics ne sont pas comparables à ceux de la France. Mais l’exemple oblige à se demander si la complexité fiscale française n’est pas devenue, en elle-même, une forme d’impôt supplémentaire.Une flat tax lisible et stable
La Bulgarie se caractérise par un choix radical : une fiscalité à taux unique. L’impôt sur les sociétés (IS) y est fixé à 10 %, tout comme l’impôt sur le revenu (IR). La France, elle, applique un taux normal d’impôt sur les sociétés de 25 % et un impôt sur le revenu progressif, dont la tranche maximale atteint 45 %....
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24/05 - "On croirait un titre du Gorafi" : le grand brouillage qui menace la démocratie
Aurait-on pu imaginer que le réel et sa satire finissent un jour par se confondre au point de devenir indiscernables ? Des dernières frasques de Donald Trump aux faits divers les plus improbables, il arrive - et ces derniers temps en particulier - que certaines informations relayées par des médias traditionnels prêtent à sourire au point de s’interroger sur leur véracité.
Le poisson rouge de Loana a-t-il effectivement été sauvé par des policiers, comme le rapporte un quotidien ? Jean-Michel Aulas a-t-il bel et bien proposé de remplacer les animaux du parc de la Tête d’Or à Lyon par des hologrammes, comme l’affirme un autre ? Et quid de cette opération "plante ton slip" qu'organise la mairie de Nantes ?
En tombant sur l’une de ces publications au titre loufoque, l’historien Eric Anceau n’a pas résisté à l’envie de commenter sur X : "On croirait un titre du Gorafi !" Le spécialiste du Second Empire fait référence ici au média né en 2014 qui, armé d’un humour pince-sans-rire, tourne notre monde en dérision sur les réseaux sociaux et, depuis peu, en kiosques : Le Gorafi.Quand l’actualité prend des airs de Gorafi
Dès ses débuts, Le Gorafi se démarque du reste de la presse satirique ; il n’a pas le trash d’un Charlie Hebdo ou la verve vacharde d’un Canard enchaîné. L’iconographie est lisse, les couleurs sont sobres. Sur les réseaux sociaux, les visuels publiés pastichent le sérieux des médias traditionnels. Et surtout, contrairement à ses aînés, rien de ce qu’il raconte n’est vrai ; ni le changement de nom de la...
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24/05 - L’accord Iran-USA se précise : à quoi peut-on s’attendre ?
Touche-t-on à la fin de la guerre en Iran ? Près de trois mois après l'offensive israélo-américaine contre Téhéran, le 28 février dernier, le président Donald Trump a affirmé samedi sur son réseau Truth Social que Washington et l'Iran ont "largement négocié" un mémorandum d'entente sur un accord de paix.
Ce dernier permettrait notamment la réouverture du détroit d'Ormuz, route maritime vitale pour le transport mondial d'hydrocarbures. "Les derniers aspects et détails de l'accord sont actuellement en discussion et seront annoncés prochainement", a précisé le président américain. Son secrétaire d'Etat, Marco Rubio, a assuré que de "nouvelles informations" pourraient intervenir ce dimanche.Un accord en plusieurs phases ?
Plusieurs médias américains et iraniens ont indiqué que le mémorandum établissait un cadre pour mettre fin à des mois de combats, lever le blocus américain sur la navigation iranienne et rouvrir la voie maritime, que l'Iran a fermée en menaçant d'attaquer les navires.
Des sources ont indiqué que le cadre proposé se déroulerait en trois étapes : "la fin officielle de la guerre, le règlement de la crise dans le détroit d’Ormuz et l’ouverture d’une fenêtre de 30 jours pour des négociations sur un accord plus large, qui pourrait être prolongée".Déblocage du détroit d'Ormuz
L'accord en cours de négociation, sous l'égide du Pakistan, permettrait de rouvrir le détroit, a assuré Donald Trump - sans toutefois donner plus de détails à ce sujet. Deux sources pakistanaises ont indiqué que, selon le mémorandum, le...
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24/05 - "Heated Rivalry" : Rachel Reid, la romancière derrière la série phénomène
La déclaration avait fait sensation le 25 janvier. Alors qu’une tempête de neige s’abattait sur New York, le maire de la ville, Zohran Mamdani, avait conseillé à ses administrés de rester chez eux bien au chaud, et d’en profiter pour faire une bonne sieste ou lire Heated Rivalry, disponible gratuitement en livre numérique et livre audio via la New York Public Library (NYPL). Heated Rivalry ? Tout le monde a entendu parler de la série phénomène, créée par Jacob Tierney sur la plateforme Crave au Canada, et visible en France sur Canal + et HBO : une romance homosexuelle entre deux hockeyeurs stars, Ilya Rozanov et Shane Hollander, leaders de deux équipes rivales. Si les scènes érotiques sont un peu répétitives, le thème du "placard" est très intelligemment traité (notamment dans le cinquième épisode, sans doute le meilleur). La série a complètement relancé les ventes des romans dont ils sont adaptés, écrits par Rachel Reid et sortis entre 2018 et 2022. La vie de cette dernière, quadragénaire atteinte de la maladie Parkinson, a été transformée depuis qu’elle a cédé les droits et que ses livres se vendent à des centaines de milliers d’exemplaires aux Etats-Unis et au Canada…
Le succès télévisuel peut-il se convertir en carton en librairie ? Julie Cartier, directrice de la maison d’édition Chatterley, publie ces jours-ci Game Changer, en attendant Heated Rivalry mi-juin. Elle n’a pas manqué de flair : "Un week-end de décembre 2025, sur mon fil Instagram, je repère des images de hockeyeurs issues de la série. En...
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24/05 - Guerre en Ukraine : la Russie frappe Kiev avec les redoutés missiles hypersoniques Orechnik
La Russie a fait subir dimanche à la région de Kiev, la capitale de l'Ukraine, l'un des bombardements les plus intenses depuis le début la guerre déclenchée il y a plus de quatre ans par Moscou, en utilisant notamment un missile balistique hypersonique à moyenne portée de type Orechnik, à capacité nucléaire. Le feu russe, qui a duré plusieurs heures pendant la nuit, a fait quatre morts et plus de 80 blessés, ont souligné les autorités ukrainiennes, ajoutant que des dizaines d'immeubles résidentiels ainsi que plusieurs écoles ont été endommagés.
"Ce fut une nuit terrible pour Kiev", dit le maire de la capitale Vitali Klitschko dans un message sur Telegram envoyé depuis le lieu d'une des attaques. "En ce moment même, les secouristes éteignent les incendies et déblayent les débris. Le personnel médical apporte son aide aux victimes", a-t-il souligné, notant que deux personnes avaient été tuées à Kiev et 69 autres blessées lors des attaques contre la capitale.
De nombreux habitants ont trouvé refuge pendant la nuit dans les stations de métro de la ville. Nataliia Zvarych, 62 ans, a raconté s'être précipitée vers sa station de métro locale lorsque les explosions ont commencé à secouer la ville. "C'était terrifiant, effrayant", a-t-elle ajouté. "Nous sommes assis ici depuis plus de trois heures maintenant, à écouter les explosions là-haut".
Deux autres personnes ont été tuées et neuf autres blessées lors d’attaques menées dans la région de Kiev, a déclaré le gouverneur régional Mykola Kalashnyk. Et onze personnes ont...
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24/05 - Intrusions de drones dans les pays baltes : Moscou échoue à diviser l’Ukraine et ses alliés
En Estonie, en Lettonie et en Lituanie, c'est l'inquiétude depuis plusieurs semaines. Une série d'intrusions de drones de combat ukrainiens dans l'espace aérien des pays Baltes sème la zizanie, et des craintes quant aux capacités de réponses sécuritaires.
Car derrière ces incursions, les pays de l'Otan soupçonnent la Russie de tenter de détourner des drones ukrainiens, dans le but de diviser les soutiens de Kiev. Sans succès : ces derniers jours, les pays européens, en particulier ceux du Nord et de la Baltique ont, au contraire, réitéré un soutien sans faille à l'Ukraine. Dans une déclaration conjointe publiée sur X, huit pays d'Europe du Nord et de la Baltique assurent rejeter "catégoriquement la campagne de désinformation flagrante menée par la Russie et ses accusations forgées de toutes pièces (...) que la Russie utilise sans vergogne pour masquer ses échecs militaires".
Les incidents se sont en effet multipliés ces derniers jours : restrictions de vol temporaires ; drone abattu au-dessus de l'Estonie par un F-16 roumain en mission pour l'Otan. En Lituanie, le trafic aérien a été temporairement suspendu à l'aéroport de Vilnius et ordonné aux parlementaires de se réfugier dans des abris souterrains après une alerte aux drones.Démission du gouvernement lettonien
La Lettonie a également subi des incursions répétées. Deux drones ont frappé des installations pétrolières, provoquant une crise politique en interne et la démission, mi-mai, de la Première ministre Evika Silina, après une polémique sur les...
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24/05 - Guillaume Poitrinal : "La France connaîtra la prospérité quand elle cessera de surréglementer et de surtaxer"
"Une urgence nationale, une urgence sociale et une urgence économique pour tout un secteur". C’est en ces termes que le premier ministre Sébastien Lecornu a résumé la crise du logement, le 23 avril dernier, au moment de présenter les grandes lignes d’un projet de loi en cours de préparation. Au programme, quatre volets : relancer l’investissement locatif, simplifier les règles, accélérer les projets et renforcer le rôle des collectivités territoriales.
"De bonnes intentions", salue Guillaume Poitrinal. Grande figure du secteur de l'immobilier, cet entrepreneur a créé sa structure de promotion, WO2, après avoir été dirigé, de 2006 à 2013, Unibail-Rodamco, la seule foncière du CAC40. Les blocages qui freinent la construction neuve et assèchent le marché locatif lui sont parfaitement connus. "En France, on a tué le bailleur privé à coups de taxes et de normes", s'insurge-t-il, appelant de ses vœux un grand exercice d’allègement administratif. Un autre sujet lui est cher : alors président de la République, François Hollande l’avait missionné, fin 2013, pour mener le choc de simplification. Un chantier toujours en cours.
L'Express : Quelle est votre perception du marché du logement en France aujourd'hui ?
Guillaume Poitrinal : Le nœud du problème, c'est que ce secteur demeure à la fois suradministré et surtaxé. Il souffre d’une complexité administrative considérable. Dans l’ancien, la multiplicité des normes, notamment environnementales, conduit à une réduction de l’offre. Avec comme point d’orgue la sortie du...
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24/05 - Immobilier : trois leviers essentiels pour financer vos travaux
Est-ce vraiment le moment d’investir dans l’immobilier en France ? Le climat politique instable et les tensions géopolitiques accrues font peu à peu passer tous les signaux au rouge. Pourtant, la période reste idéale pour les acheteurs finançables qui se retrouvent en position de force. En effet, à la rentrée, les présidentielles risquent de capter toute l’attention et faire passer les achats immobiliers au second plan des priorités des ménages. Les vendeurs vont donc devoir accepter de négocier avec les acquéreurs présents. Si vous comptez investir, vous pourrez donc négocier un tarif attractif et profiter, en plus, d’un coup de pouce fiscal en louant votre bien. De quoi vous assurer un rendement très correct. Seules conditions pour espérer des revenus réguliers et pérennes et une plus-value à terme : bien choisir son emplacement et investir dans une optique de long terme (voir ci-dessous). Bref, revenir aux fondamentaux de l’immobilier, que l’envolée du marché au début des années 2020 a fait perdre de vue au plus grand nombre.
Vous comptez investir dans la pierre ou êtes déjà propriétaire, et votre logement doit être rénové. Qu’il s’agisse d’une réhabilitation complète ou de travaux de rafraîchissement, suivez nos astuces pour financer votre chantier à moindre coût.
1- Faites le plein d’aides
Pour une rénovation énergétique, l’éco-PTZ, crédit à taux zéro, demeure accessible aux bailleurs dans la limite de 50 000 euros. Son montant dépend des travaux engagés, car seuls certains sont éligibles. Pour en...
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24/05 - Comment Sars-Poteries est passée de la glaise au cristal
A première vue, Sars-Poteries doit son nom à une évidence : les arts de la terre. Derrière cette appellation, énigmatique au regard de l’activité verrière qui fait, depuis des décennies, la renommée de la commune, se cache une vieille histoire, presqu’enfouie. Le mot "Sars" viendrait du latin sartum, désignant une terre défrichée, gagnée sur la forêt, un paysage façonné par la main de l’homme. Car, bien avant que le verre n’entre en scène, une activité a longtemps structuré la vie locale : la poterie. Dès le XVe siècle, l’argile abondante du sol avesnois aurait favorisé l’installation d’ateliers dans le village, probablement sous l’influence d’artisans venus de la Belgique voisine. On y fabriquait des objets utilitaires – pots, cruches, plats, tuiles – qui alimentaient les marchés de toute la région. Les fours ont ainsi traversé le temps… jusqu’à sembler s’effacer avec l’essor des verreries au XIXe siècle qui ont redéfini le destin de la modeste bourgade.
Et puis une découverte, il y a tout juste cinquante ans, est venue bouleverser le récit. Au milieu des années 1970, des fouilles archéologiques de sauvetage sont menées à la hâte, à l’occasion de travaux d’aménagement. Sous la surface, les archéologues mettent au jour des fragments de grès, tessons vernissés et traces d’anciens matériaux de cuisson. Ces vestiges de poteries, dites "sarcéennes", modestes en apparence, racontent pourtant une histoire profonde. Leurs formes, leurs décors, leur technique de fabrication témoignent d’un savoir-faire largement antérieur à...
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24/05 - Ormuz : le prix de nos contradictions, par Cécile Maisonneuve
Comme le Covid ou la guerre en Ukraine, le détroit d’Ormuz agit tel un miroir grossissant sur la réalité du monde : la prospérité moderne repose sur des flux physiques, des routes maritimes, des molécules, des câbles, des ports… et des taux d’intérêt. Bref, sur une économie du réel.
Face à chaque nouvelle crise énergétique, le réflexe est désormais bien rodé. Le pétrole monte ? Les renouvelables deviennent plus attractifs. Le gaz flambe ? L’électrification gagne en pertinence. Ormuz menace ? Le bas carbone apparaît comme le chemin le plus sûr vers la souveraineté. Le raisonnement n’est pas faux. Il est simplement incomplet.
Une crise énergétique n’est pas seulement un choc sur les prix des hydrocarbures mais aussi un choc inflationniste : le fret augmente, les chaînes logistiques se tendent, les coûts industriels remontent, les banques centrales hésitent à desserrer l’étau. La Commission européenne vient de confirmer que l’inflation s'établira à 3,1 % dans l'UE en 2026. Et, avec l’inflation, reviennent des taux d’intérêt durablement élevés.
C’est là que le récit vert se heurte à la macroéconomie. Passé les slogans et les punchlines sympathiques - "Sortir des fossiles" -, la transition énergétique s’impose pour ce qu’elle est : du capitalisme à l’état pur. Réseaux, nucléaire, stockage, hydrogène, électrification industrielle : toutes ces infrastructures nécessitent d’immenses investissements en capitaux et se remboursent sur des décennies. Leurs ennemis sont le CO₂ et le coût du capital. L’engrenage est implacable : quand...
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23/05 - Départ de Tulsi Gabbard : le camp anti-guerre perd du terrain dans l’entourage de Donald Trump
Le retrait de Tulsi Gabbard marque un nouveau tournant dans l’administration Trump. Officiellement, l’ancienne directrice du renseignement national (DNI) a quitté ses fonctions pour des raisons familiales, après l’annonce du cancer de son mari. Mais à Washington, sa démission est surtout interprétée comme le symptôme d’un recul progressif des voix anti-guerre dans l’entourage du président américain.
Le 22 mai, Tulsi Gabbard a rejoint la liste grandissante des hauts responsables ayant quitté l’administration ces derniers mois, après notamment le secrétaire à la Sécurité intérieure, le procureur général ou encore le secrétaire au Travail, énumère The Economist. Une série de départs qui intervient alors que Donald Trump envisage une nouvelle escalade militaire contre l’Iran.
Tulsi Gabbard incarnait précisément l’une des rares figures ouvertement hostiles aux interventions militaires américaines au sein du camp MAGA. Ancienne militaire, ex-élue démocrate d’Hawaï, candidate à la primaire démocrate de 2020, elle s’était notamment fait connaître pour ses positions contre les guerres au Moyen-Orient et ses slogans appelant à éviter un conflit avec Téhéran. Après avoir quitté le Parti démocrate en 2022, elle s’était progressivement rapprochée de Donald Trump jusqu’à rejoindre officiellement le Parti républicain en 2024, selon The Economist.Une influence limitée
Créée après les attentats du 11 septembre pour coordonner les dix-huit agences de renseignement américaines, la...
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23/05 - José Daniel Ferrer, dissident cubain : "Le régime des Castro touche à sa fin car les Américains vont intervenir"
Depuis la mort suspecte du dissident Oswaldo Paya en 2012 dans un accident de voiture, José Daniel Ferrer Garcia, 55 ans, est un l'un des plus célèbres militants cubains des droits de l'homme. Au total, il a passé près de quinze ans derrière les barreaux du goulag tropical castriste jusqu'à son exil forcé voilà quelques mois.
Dans une interview exclusive à L'Express lors de son passage à Paris voilà quelques jours, il raconte la réalité des prisons cubaines, critique la mansuétude – et la naïveté – de la grande majorité des pays de l’Union européenne à l'égard de la dictature et exprime sa déception vis-à-vis de la France. José Daniel Ferrer est aussi le fondateur de l’organisation de la société civile la plus nombreuse et la plus étendue et connue de Cuba : l’Union patriotique de Cuba (UNPACU).
L'Express : comment interprétez-vous les événements récents : visite du directeur de la CIA à La Havane, inculpation de Raul Castro, etc. ?
José Daniel Ferrer : Nous assistons à la deuxième partie d’un film qu’on pourrait appeler "Le 3-Janvier". Le scénario qui s'écrit sous nos yeux ressemble beaucoup aux épisodes qui ont précédé la capture de Nicolas Maduro au Venezuela. Le directeur de la CIA est venu dire aux dirigeants cubains ce que les Américains ont dit à Maduro l’année dernière : il n’y a plus d’autre option, il faut négocier ton départ, il faut quitter le pouvoir parce que c'est la seule possibilité qu'il te reste. Si le sommet de l'Etat cubain n’accepte pas de se plier à conditions, alors les États-Unis passeront à...
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23/05 - "Il n’y a plus de place" : en Russie, les civils évincés des hôpitaux par la guerre
Ils arrivent parfois accompagnés de leurs proches, mais se heurtent à la même réponse à l’accueil : il n’y a plus de place. Dans plusieurs hôpitaux russes, les patients civils doivent désormais composer avec l’afflux de blessés du front ukrainien, dans des services déjà sous tension. À mesure que les pertes s’accumulent, le système de santé, fragilisé par une pénurie chronique de soignants, se réorganise dans l’urgence : montée en puissance des services militaires, reconversion de maternités, et civils progressivement relégués. Un basculement documenté notamment par Novaïa Gazeta Europe, repris par Courrier international.
Selon le média en exil, les hôpitaux militaires "ne parviennent plus à faire face au flux de patients blessés au front". Face à cette pression, les autorités russes accélèrent également la création de nouvelles infrastructures. Le ministre de la Défense, Andreï Belooussov a ainsi annoncé fin 2025 l’ouverture de six établissements militaires supplémentaires en 2026, rapporte l’agence TASS.
Dans le même temps, des bâtiments civils sont réaffectés. À Rostov-sur-le-Don, une maternité accueillant auparavant des femmes enceintes de toute la région a été transformée en mars 2024 en centre de soins pour combattants blessés. À Omsk, en Sibérie, une clinique pour femmes a été convertie, fin 2025, en hôpital pour anciens combattants après sa rénovation financée par l’État fédéral, écrit Courrier International. À Moscou, les autorités auraient transformé le seul hôpital du pays spécialisé dans le traitement de la...
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23/05 - Etats-Unis : Washington durcit ses restrictions d’entrée sur le territoire américain
L’administration de Donald Trump poursuit le durcissement de sa politique migratoire. Vendredi, Washington a annoncé une nouvelle restriction concernant l’obtention de la résidence permanente, avant d’étendre dans la foulée certaines mesures sanitaires liées au virus Ebola aux détenteurs de cartes vertes. Le Service américain de la citoyenneté et de l’immigration (USCIS) a indiqué que les étrangers présents temporairement aux États-Unis et souhaitant obtenir une carte verte devront désormais effectuer leur demande depuis l’extérieur du pays, via le département d’État américain.
Dans une note de service publiée vendredi, l’agence précise que ses agents devront examiner au cas par cas si des circonstances d’urgence exceptionnelles justifient une dérogation. Le département américain de la Sécurité intérieure, qui supervise l’USCIS, affirme que cette politique vise à faire fonctionner le système migratoire "comme la loi l’a prévu" et à empêcher les "contournements". L’administration américaine soutient également que cette réforme permettra de dégager des ressources afin de concentrer les efforts de l’agence sur le traitement d’autres dossiers.
Des organisations humanitaires ont dénoncé cette décision. HIAS, une organisation d’aide aux réfugiés et aux immigrés, estime que cette politique pourrait contraindre des victimes de trafic humain ou des enfants maltraités et négligés à retourner dans les pays qu’ils avaient fui pour finaliser leur demande de résidence permanente.
Cette mesure s’inscrit dans une série de décisions...
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23/05 - Pourquoi nos poubelles jaunes sont politiquement explosives
C'est un "impôt caché" qui pourrait bien finir par enflammer nos poubelles. Un "impôt" réglé par près de 55 000 entreprises, principalement dans l'industrie, et dont la recette a quasiment doublé en l'espace de cinq ans. L'exemple idoine d'un ovni technocratique aux objectifs louables - la collecte et le recyclage des emballages ménagers – qui s'est métamorphosé en tambouille politique où entreprises, Etat et collectivités se renvoient la balle.
Son nom ? L'écocontribution, une redevance payée chaque année par tous les fabricants qui mettent sur le marché des produits de grande consommation emballés, des yaourts aux canettes de soda en passant par les bidons de lessive. Conformément au principe du pollueur-payeur, le montant de cette écotaxe varie en fonction du volume de déchets générés, du type et de la recyclabilité des matériaux employés (plastique, papier, carton, verre ou aluminium). Citeo, un organisme privé à but non lucratif dont les entreprises concernées sont actionnaires, a pour mission de collecter ces écocontributions puis de les reverser en partie aux collectivités locales – principalement les mairies –, lesquelles ont la responsabilité de la collecte, du tri et du recyclage des fameuses poubelles jaunes. Sur le papier, la mécanique est rodée.Citeo pointé du doigt
Reste qu'elle s'est drôlement détraquée ces dernières années, suscitant l'ire de bon nombre d'industriels, au premier rang desquels Danone, qui dénoncent pêle-mêle la gestion opaque de Citeo, un coût exponentiel et des résultats...
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23/05 - Royaume-Uni : Londres veut relancer le commerce avec l’UE, pourquoi ça coince à Bruxelles
Longtemps, Keir Starmer s'est appliqué à ne pas rouvrir frontalement la plaie du Brexit. Mais les tentatives de son gouvernement pour réarrimer discrètement le Royaume-Uni à l’Union européenne sont de plus en plus affirmées. Selon des révélations du Guardian, Londres a récemment proposé à Bruxelles la création d’un "marché unique des biens", présenté comme la pierre angulaire d’un rapprochement commercial avec Bruxelles. L’idée aurait été défendue lors de discussions à Bruxelles par Michael Ellam, haut responsable britannique chargé des relations avec l’UE.
Objectif : fluidifier les échanges et "approfondir les liens économiques du Royaume-Uni avec l'Union européenne". Mais selon plusieurs sources citées par le quotidien britannique, les responsables européens auraient opposé une fin de non-recevoir à cette proposition, privilégiant plutôt des options plus classiques : union douanière ou rapprochement via l’Espace économique européen. Des pistes largement incompatibles avec les lignes rouges fixées par le premier ministre travailliste lui-même.
En effet, le chef du Labour avait martelé pendant la campagne de 2024 que le Royaume-Uni ne réintégrerait "ni l’Union européenne, ni le marché unique, ni l’union douanière" de son vivant. Quant à l’Espace économique européen, il impliquerait notamment la libre circulation des personnes, autre sujet explosif pour le Labour. Ce paradoxe illustre toute l’ambiguïté de la stratégie britannique actuelle : tenter de renouer économiquement avec l’Europe sans donner l’impression d’un...
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23/05 - L’Ecole nationale du cinéma de Lodz, berceau des plus grands réalisateurs polonais
Les rideaux s'ouvrent et l'écran de cinéma se dévoile dans son entièreté. La salle s'obscurcit, le projecteur se lance. Nous voilà plongés dans un court-métrage d'une intensité âpre, explorant un moment de tension haletante : un père et son fils, séparés l’un de l’autre dans une forêt polonaise emplie de dangers. Quinze minutes plus tard, le casting défile. Les lumières à peine rallumées, Stéphane Canet, le jeune réalisateur à l'origine du projet, se lève : "Le ratio n'est pas exactement le même que celui sur lequel on a tourné, non ?" La régie acquiesce. Cette exigence, Stéphane Canet l'a forgée ici, au centre de la Pologne, entre les murs de l'Ecole nationale du cinéma de Lodz, régulièrement classée parmi les meilleures au monde.
"C'était un rêve de gosse de rejoindre cette institution", confie ce Haut-Savoyard, diplômé il y a deux ans. Amoureux du cinéma polonais des années 1960-1970, il cite Has, Munk ou Polanski comme ses références cinématographiques. Tous les trois sont passés par les bancs de cette école, en attestent leurs portraits dans les couloirs. "Ce qui les distingue, c'est leur rigueur technique, en termes de cadrage, de son et de lumières", s’enthousiasme Stéphane Canet, 28 ans et déjà quatre courts-métrages à son actif, qui vise désormais les festivals avec Les Racines du Ciel. "J'espère que cela me donnera l'occasion de voyager", sourit ce Parisien d'adoption, revenu à Lodz quelques semaines pour s'atteler à l'écriture de son premier long-métrage.Créer de manière indépendante
Dès 1948, l’Oskar Kon...
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23/05 - Immobilier : nos conseils pour décrocher un crédit bon marché
Est-ce vraiment le moment d’investir dans l’immobilier en France ?Le climat politique instable et les tensions géopolitiques accrues font peu à peu passer tous les signaux au rouge. Pourtant, la période reste idéale pour les acheteurs finançables qui se retrouvent en position de force. En effet, à la rentrée, les présidentielles risquent de capter toute l’attention et faire passer les achats immobiliers au second plan des priorités des ménages. Les vendeurs vont donc devoir accepter de négocier avec les acquéreurs présents. Si vous comptez investir, vous pourrez donc négocier un tarif attractif (voir ci-dessous) et profiter, en plus, d’un coup de pouce fiscal en louant votre bien. De quoi vous assurer un rendement très correct. Seules conditions pour espérer des revenus réguliers et pérennes et une plus-value à terme : bien choisir son emplacement et investir dans une optique de long terme. Bref, revenir aux fondamentaux de l’immobilier, que l’envolée du marché au début des années 2020 a fait perdre de vue au plus grand nombre.
Alors que le taux des prêts immobiliers se stabilisait autour de 3,20 % en moyenne en mars 2026, ils ont légèrement progressé depuis le déclenchement de la guerre en Iran. Malgré tout, se constituer aujourd’hui un patrimoine à crédit reste intéressant et l’immobilier est l’une des rares catégories de placements permettant de recourir au levier.Affiner sa stratégie
Bonne nouvelle, "les banques recherchent des clients et même si elles privilégient toujours les propriétaires accédants,...
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23/05 - MusVerre : dix ans d’éclat et d’histoires
A Sars-Poteries, au cœur du parc naturel régional de l’Avesnois, le verre n’est pas qu’un matériau, c’est une saga sur le temps long. Ainsi, la genèse du MusVerre, qui célèbre ses dix ans en 2026, plonge dans la braise industrielle du XIXe siècle. Tout commence en 1801, lorsque la petite commune du Nord devient un centre verrier. Deux manufactures s’y développent, bientôt réunies sous l’impulsion de la famille Imbert, dynastie d’ingénieurs qui structure l’activité locale. A son apogée, autour de 1900, près de 800 artisans façonnent flacons et ustensiles du quotidien dans une effervescence quasi permanente. Mais concurrence accrue, mécanisation et mutations économiques obligent, l’histoire s’interrompt brutalement en 1937. Les fours s’éteignent, laissant derrière eux une population meurtrie et un savoir-faire en suspens. Pourtant, le verre ne disparaît pas. Il subsiste dans les foyers, sous une forme singulière, avec les "bousillés", des pièces fantasques, souvent émouvantes, créés par les ouvriers sur leur temps de pause.
Il faut attendre 1958 pour qu’à Sars-Poteries le verre retrouve tout son éclat. Cette année-là, le curé du village, Louis Mériaux, découvre les "bousillés", séduit par ces objets en apparence modestes qui portent en eux la mémoire artisanale du territoire. En 1967, une première exposition voit le jour dans le château Imbert, l’ancienne demeure patronale que le prélat a acquise. Deux ans plus tard, la collection devient permanente : le musée du Verre est né. Mais Mériaux ne veut pas d’une vitrine...
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23/05 - Le roman préhistorique est-il l’avenir de la littérature ?
S’il y a souvent des films en costumes, les livres en peaux de bête sont plus rares. C’est à cette expérience étonnante que nous invite Eloi Audoin-Rouzeau avec son troisième roman, Le Dernier Clan. Le héros est un homme de Néandertal, Yaretzi, qui guette les aurochs avec sa sagaie. Un jour, il aperçoit d’étranges traces ici et là. Peu à peu, la menace se rapproche. On profane la tombe de sa mère, on saccage ses peintures rupestres. Il ne s’agit pas d’un rôdeur isolé : les envahisseurs sont nombreux, plus grands, plus forts, et sans la moindre limite dans leur volonté de puissance – il y a à un moment une terrible scène de viol anthropophage. L’Homo sapiens a débarqué, l’homme de Néandertal est dépassé.
Eloi Audoin-Rouzeau réussit l’exploit de rendre crédibles, vivants et émouvants des gens ayant vécu 40 000 ans avant nous. En cherchant des précédents dans le registre du roman préhistorique, on peine à trouver de vraies références. L’auteur du Dernier Clan s’inscrit-il dans le sillage de La Guerre du feu, le livre publié en 1911 par J.-H. Rosny aîné (qui fut plus tard président de l’académie Goncourt) ? "Oui, c’est le premier grand roman préhistorique – genre que Rosny aîné n’a pas tout à fait inventé, mais qu’il a sublimé, puis très vite dominé, surclassant et de loin tous ceux qui jusque-là s’y étaient frottés. La Guerre du feu demeure, aujourd’hui encore, le grand classique en la matière. Une postérité qui, à mes yeux, est plus que méritée. Un véritable souffle traverse ce roman. Pour l’avoir relu récemment, je peux...
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23/05 - Légiférer ou pas ? Soyons intelligemment libéraux, par Denys de Béchillon
On ne devrait jamais perdre une occasion de réfléchir aux vices et aux mérites de la régulation publique des conduites, et arrêter d’en faire un article de foi ou d’idéologie. Avec un peu de distance, on y verrait que rien n’est simple, l’enfer étant pavé des meilleures intentions. Aurore Bergé pense sûrement bien faire en voulant faire voter l’Assemblée nationale à l’unanimité sur le projet de loi contre l’antisémitisme né pour remplacer la proposition mal reçue de Caroline Yadan. Louable intention, donc… Qui permettrait à LFI de s’offrir à bas prix le brevet de respectabilité qu’elle ne mérite sous aucun prétexte dans ce domaine. Calamité…
Ne pas faire. C’est devenu impossible pour nos politiciens modernes, biberonnés qu’ils sont à l’hyperactivité et rendus incapables de s’en désintoxiquer. Mieux vaudrait pourtant, surtout lorsque l’on ambitionne d’éduquer les masses. N’ayant, pour ma part, aucune confiance en la sagesse des peuples comme en la possibilité du bon sens gouvernant le monde, je suis pourtant frappé ces temps-ci par quelques exemples d’autorégulation spontanée plus ou moins saisissants.
Une étude américaine a montré en 2024 que le dialogue individuel avec des programmes d’intelligence artificielle conduisait – de manière durable – un nombre important de complotistes à abandonner leurs théories. Il est peu intuitif que des machines, contrôlées par des firmes étrangères colossales et mues par d’ostensibles logiques de profit, suscitent chez les utilisateurs discrètement paranoïaques un niveau de confiance...
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23/05 - Présidentielle 2027 : Gabriel Attal - Edouard Philippe, le grand tri des macronistes a commencé
Dans leur cheminement vers l'Elysée, Gabriel Attal et Edouard Philippe se posent tous deux une grande question : que faire de l'héritage du macronisme ? Pour l'heure : s'en détacher.
Le premier, le plus identifié au président, admet volontiers qu'il compte construire un programme de rupture, et ses poils se hérissent lorsqu'il entend, ou lit, ses troupes encore affublées de cet adjectif peu porteur dans l'opinion, il est vrai : "macronistes".
Le second, s'il tente ces derniers temps de réhabiliter son passage à Matignon, fera tout pour que ses prochains adversaires, de Jean-Luc Mélenchon au candidat du RN, en passant par Bruno Retailleau, cessent de lui accoler cet adjectif peu porteur dans l'opinion, il est vrai : "macroniste". Comme quoi, ces deux-là ont au moins une chose en commun.
Et puis, par capillarité, ils seront confrontés à une autre question ; moins fondamentale, certes, mais il faudra bien un jour s'y pencher : que faire des héritiers du macronisme ? De ces marcheurs de la première heure venus pour la plupart de la gauche, orphelins d'un candidat, défendant coûte que coûte un ADN qui, désormais, gêne plus qu'il ne conquiert. Avoir le soutien du chef de l'Etat dans la campagne qui vient est à double tranchant ; obtenir celle de ses apôtres ne l'est-il pas tout autant ? Chez les deux candidats issus du bloc central en tout cas, on ne compte pas vraiment brandir ces éventuels ralliements comme des trophées.
Gabriel Attal n'a, en réalité, pas tellement le luxe de se poser la...
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22/05 - Tulsi Gabbard quitte la tête du renseignement américain
Tulsi Gabbard a annoncé vendredi 22 mai sa démission du poste de directrice du renseignement national, dans une lettre adressée à Donald Trump et publiée sur X. Elle quittera ses fonctions le 30 juin. "Je suis extrêmement reconnaissante pour la confiance que vous m'avez accordée et pour l'opportunité de diriger le bureau du renseignement national au cours de cette année et demie écoulée", écrit-elle dans ce courrier.
I am deeply grateful for the trust President Trump placed in me and for the opportunity to lead @ODNIgov for the last year and a half.
Unfortunately, I must submit my resignation, effective June 30, 2026. My husband, Abraham, has recently been diagnosed with an extremely rare… pic.twitter.com/PS0Dxp5zpd— Tulsi Gabbard 🌺 (@TulsiGabbard) May 22, 2026
Pour justifier son départ, elle invoque la nécessité d'être auprès de son mari, récemment diagnostiqué d'une forme rare de cancer des os. " Il fait face à des défis majeurs dans les semaines et les mois à venir. À ce moment, je dois m'éloigner du service public pour être à ses côtés et le soutenir pleinement dans cette bataille", a-t-elle écrit. Toutefois, selon une source proche du dossier, c'est la Maison-Blanche qui aurait poussé Tulsi Gabbard vers la sortie. À 45 ans, lieutenant-colonel de réserve de l'armée de terre américaine, elle aurait ainsi été contrainte de rendre les armes sous pression de l'exécutif.
C'est Fox News qui a révélé l'information en premier, précisant que Tulsi Gabbard avait informé le président de son intention de...
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22/05 - Ventes de livres : les best-sellers sont-ils solubles dans l’IA ?
Semaine après semaine, on suit avec effarement l’effritement constant des ventes de livres. Malgré une bonne visibilité en presse, de nombreux ouvrages n’atteignent pas les 1 000 exemplaires. Pour un roman très littéraire, 5 000 exemplaires en viendraient presque à rimer avec best-seller. Même des vedettes voient leurs chiffres s’amenuiser titre après titre. Comment expliquer ce phénomène plus que préoccupant dont les auteurs eux-mêmes ne semblent pas tous prendre la mesure ? De nombreux facteurs s’accumulent : baisse de la lecture, coût trop élevé des livres (dû notamment aux prix du papier), hausse du marché de l’occasion… Là-dessus, les avancées des intelligences artificielles génératives ajoutent une dimension supplémentaire à la crise : en démocratisant et en démonétisant la production de textes, ChatGPT et autres Claude vont-ils avoir la peau des écrivains ?
Passé par Canal +, Le Monde, Télérama, France Culture, France Télévisions et Arte, Bruno Patino avait déjà un succès de librairie à son palmarès d’essayiste : en 2019, son livre La Civilisation du poisson rouge. Petit traité sur le marché de l’attention s’était vendu à 70 000 exemplaires en grand format (et à plus de 80 000 en poche). Il vient de récidiver avec Le Temps de l’obsolescence humaine (Grasset), sorti fin mars et bientôt écoulé à 15 000 exemplaires – encore 18e des essais cette semaine. Faut-il garder espoir et penser comme Bruno Patino que, si l’IA peut cloner au kilomètre, elle ne créera jamais rien de nouveau ? Cela voudrait dire que les purs...
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22/05 - Chine - Serbie : une alliance stratégique qui s’affirme aux portes de l’UE
Le président chinois Xi Jinping continue de recevoir des dirigeants internationaux en ce mois de mai 2026. Après ses homologues américain et russe, Donald Trump et Vladimir Poutine, le président de la Serbie, Aleksandar Vucic, se rendra à Pékin du 24 au 28 mai. La Serbie et la Chine auront l’occasion de renforcer leur relation, devenue très intime depuis plus de dix ans.
Lorsqu’en 2013 la Chine lance son faramineux projet de "Nouvelles routes de la soie", elle cible la Serbie, voie d’entrée majeure vers le marché économique de l’Union européenne (UE). Depuis, Pékin a investi plus de 8 milliards de dollars (6,9 milliards d’euros) dans la construction d’autoroutes, ponts et infrastructures ferroviaires en Serbie. Des investissements dans une mine de cuivre, d’or et dans une aciérie ont aussi été réalisés. En 2024, la part des investissements directs étrangers chinois en Serbie a ainsi atteint 32 %. Il y a dix ans, elle n’était que de 2 %. Enfin les deux pays sont liés par un accord de libre-échange depuis 2024.61 % des armes importées depuis la Chine
Allié stratégique sur le volet économique, la Chine a récemment fait de la Serbie un partenaire sur le plan militaire. En mars, le pays des Balkans a intégré dans son arsenal des missiles supersoniques chinois, rapporte Bloomberg. Si Belgrade a déjà commandé des avions Rafale de fabrication française, elle pourrait également acquérir des avions de chasse chinois. Un thème qui devrait être discuté lors de la rencontre entre Aleksandar Vucic et Xi Jinping. Entre...
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22/05 - Guerre en Iran : les raisons derrière l’appel houleux entre Donald Trump et Benyamin Netanyahou
"Houleux". C'est ainsi que la presse américaine a décrit l'échange téléphonique entre le président américain et le Premier ministre israélien mardi soir. Au coeur de cette brouille : un différend sur la stratégie à adopter en Iran, selon plusieurs sources proches du dossier citées par le média Axios. Benyamin Netanyahou aurait vivement critiqué la voie diplomatique, que privilégie actuellement Donald Trump. "Bibi était furieux", aurait confié l'une d'elles.
Ces différends n'ont rien de nouveau, mais la tension semble être montée d'un cran entre les deux hommes. Israël a depuis longtemps exprimé son scepticisme quant au fait que l’Iran respecterait un quelconque accord visant à démanteler son programme nucléaire et à s’abstenir d’attaquer les pays de la région. Mais Benyamin Netanyahou aurait vigoureusement martelé ces arguments lors de l’appel de mardi ainsi que lors d’un précédent entretien dimanche, raconte le Wall Street Journal.Divergences sur les objectifs de guerre pour Washington et Tel Aviv
De son côté, Donald Trump cherche à mettre fin à une guerre coûteuse sur le plan économique et impopulaire aux États-Unis. Et sa position mardi n'était pas exactement la même que celle de dimanche. Si Trump aurait d'abord indiqué qu'il envisageait de lancer de nouvelles attaques ciblées contre l'Iran, une opération baptisée "Marteau-pilon", ce dernier aurait reculé à la demande de ses alliés du Golfe, révèle CNN. En dépit des différents témoignages en ce sens, Trump a nié tout différend avec son homologue israélien,...
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22/05 - Un Israélien, un Palestinien : pourquoi ils choisissent la réconciliation plutôt que la vengeance
Ils sont deux grands traumatisés. L’un est Palestinien ; enfant, il a vu son grand frère mourir des suites de tortures que des Israéliens lui avaient infligées. L’autre est Israélien ; ses deux parents ont péri brûlés vifs par des terroristes du Hamas, le 7 octobre 2023, dans leur village agricole proche de la frontière de Gaza. Ils auraient pu, ils auraient dû se haïr. Sur cette terre dite sainte, de la rivière (Jourdain) à la mer (Méditerranée), beaucoup cèdent à la haine de l’autre. Pas eux.
Aziz Abu Sarah, le Palestinien, et Maoz Inon, l’Israélien, ont longtemps vécu des vies parallèles, à quelques dizaines de kilomètres l’un de l’autre. Les deux dirigeaient une agence de tourisme. Les deux croyaient que les voyages et l’ouverture à l’autre pouvaient contribuer à l’entente réciproque. Les deux militaient dans une association pour la paix. Ils ont fini par se rencontrer il y a dix ans à Jérusalem et ils sont restés épisodiquement en contact, via un réseau social.
Tout change après les massacres du 7-Octobre, quand Aziz tend la main à Maoz : il lui envoie un message de condoléances qui bouleverse l’Israélien. Celui-ci raconte que lire ces quelques lignes l’a "sauvé d’une noyade dans un océan de chagrin et de tourments". "J’ai perdu des parents mais j’ai trouvé un frère", ajoute-t-il. Les deux décident de militer ensemble au sein d’une nouvelle association qu’ils créent, InterAct International, vouée à la paix au Proche-Orient.
Le livre qu’ils ont tiré de leur expérience, La paix est notre avenir (éditions L’arbre...
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22/05 - Comment le revirement de Keir Starmer sur les sanctions contre Moscou va enrichir la Russie
Discrètement, ce mardi 19 mai, le gouvernement britannique, qui assurait pourtant, le jour même, vouloir hausser le ton face au Kremlin, a émis deux licences d'importation pour les carburants russes. La première permet au diesel et au kérosène raffinés, dans des pays tiers, à partir de brut russe, d'entrer légalement sur le marché britannique. La seconde, aborde les services de transport maritime, le financement et le courtage de gaz naturel liquéfié (GNL) provenant des usines russes Sakhaline-2 et Yamal, deux des terminaux d'exportation de gaz les plus importants et les plus lucratifs du Kremlin.
Le lendemain, le gouvernement a confirmé la nouvelle : l'interdiction d'import de ces carburants annoncée en octobre a bel et bien été revue à la baisse. En cause, les inquiétudes croissantes quant à la flambée des prix du pétrole, liée à la guerre en Iran. Le blocus du détroit d'Ormuz et, en conséquence, les interruptions de livraison de carburant ont accru la demande mondiale de combustibles russes. Des mesures temporaires, s'est justifié le ministre du Commerce, Chris Bryant, qui a assuré que l'embargo initialement prévu serait mis en application dès que possible.1 milliard de livres dans les caisses du Kremlin
Une décision largement critiquée par la classe politique britannique. Ce mercredi, à l'adresse du Premier ministre, Keir Starmer, la leader de l'opposition conservatrice, Kemi Badenoch, a reproché au gouvernement "d'acheter du pétrole russe sale" dont "l'argent servira à financer le massacre de...
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22/05 - Présidentielle 2027 : Gabriel Attal, Edouard Philippe, Bruno Retailleau et "l’incroyable frivolité des mourants"
La leçon d’Alain Lancelot, à Sciences Po, est entrée dans les mémoires. "Le seul vrai avantage de la démocratie, disait le politologue, c’est l’alternance." Incontestable, imparable. Aujourd’hui, lourd de conséquences. "Oui, j'ai décidé d'être candidat à la présidence de la République" : dans un propos retransmis sur toutes les chaînes d'infos, Gabriel Attal est venu ce vendredi 22 mai rejoindre la liste des prétendants à l’Elysée au sein de ce bloc central qui n’a jamais aussi mal porté son nom : il n’a rien d’un bloc, il est de moins en moins central. Et l’alternance ne passe pas par lui.
Or en face, voire devant, les deux extrêmes sont là, soudés, puissants, menaçants : Marine Le Pen et Jordan Bardella semblent portés par une vague qui se soucie peu de connaître le nom du candidat, Jean-Luc Mélenchon use d’une stratégie dénuée de tout scrupule républicain mais efficace électoralement pour installer sa campagne sur des bases solides. La colère gronde, elle est rarement bonne conseillère, notamment dans l’isoloir ; le danger ne se dissimule même pas.
Pour la première fois, donc, deux anciens Premiers ministres d’un même président – Edouard Philippe a annoncé ce jour dans Le Parisien son plan contre le narcotrafic - s’affrontent dans une primaire qui ne dit pas son nom. Il est vrai qu’on a déjà vu, dans une vraie primaire, un président se confronter à son chef de gouvernement, c’étaient Nicolas Sarkozy et François Fillon en 2016. Difficile pour ce camp-là de théoriser que compétition et concurrence sont des mots qui...
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22/05 - Pologne : la nouvelle volte-face de Donald Trump sur l’envoi de troupes américaines
C'est un revirement de plus de la part de Washington. Alors que le Pentagone avait annoncé la semaine dernière renoncer au déploiement de milliers de soldats américains prévu en Pologne, Donald Trump a fait machine arrière ce jeudi 21 mai. Dans un post sur Truth Social, le président américain a fait savoir que les Etats-Unis procéderaient au déploiement de 5 000 soldats dans le pays. Et ce, a-t-il laissé entendre, pour saluer l'élection - qui remonte tout de même à près d'un an - du nationaliste conservateur Karol Nawrocki, dont il avait soutenu la campagne, à la tête du pays.
Si le Wall Street Journal affirme que Donald Trump aurait téléphoné à son secrétaire à la Défense Pete Hegseth pour demander pourquoi le déploiement initialement prévu avait été annulé, le Pentagone a refusé de commenter la situation jeudi. Ce changement de ton a en tout cas été accueilli avec soulagement par les dirigeants polonais, qui craignaient qu'une telle opération - alors même que certaines troupes américaines venaient d'arriver dans le pays pour une rotation de neuf mois - n'envoie un mauvais signal à la Russie. "Je remercie le président américain pour son amitié envers la Pologne et pour les décisions dont nous voyons très clairement aujourd'hui les retombées concrètes", a réagi le président polonais, tandis que le Premier ministre Donald Tusk a pour sa part jugé que la décision de Donald Trump était "une bonne nouvelle pour la Pologne et les Etats-Unis". Le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, a lui aussi salué la...
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22/05 - "Une table pour deux", d’Amor Towles : le nouvelliste en chef a encore frappé
Contrairement aux Anglo-Saxons, les Français n’apprécient guère les nouvelles, souvent à tort, surtout quand il s’agit du recueil du facétieux Amor Towles, Une table pour deux (Flammarion, trad. de l'anglais par Nathalie Cunnington), guirlande de petits bijoux empreints de l’esprit unique, tout d’intelligence et de causticité, de l’auteur des Règles du jeu (2012) et d’Un gentleman à Moscou (2018). Le diplômé de Yale et de Stanford y brocarde allègrement la haute société new-yorkaise si familière à cet ex-financier de Wall Street. Certes, la première des nouvelles nous plonge dans le Moscou de 1918, ironique tableau des avancées du prolétariat avec ses tickets de rationnement et ses queues interminables, mais elle s’achève à Broadway, où nos deux protagonistes, le gentil Pouchkine et sa bolchévique épouse, Irina, débarquent en 1929.
Les cinq nouvelles suivantes, toujours suffisamment longues pour ne pas nous laisser sur notre faim, plongent au cœur de la "Grosse Pomme", où Towles fait joyeusement se côtoyer naïfs et aigrefins. Fin du XXe siècle, un apprenti écrivain devient, involontairement, un faussaire – il produit des dédicaces de grands auteurs pour le compte d’un libraire collectionneur de livres anciens, la signature d’un auteur pouvant faire grimper jusqu’à 50 % le prix d’une première édition. C’est ainsi que Dos Passos, T.S. Eliot, Dashiell Hammett, John O’Hara, Ernest Hemingway, jusqu’à un Anna Karénine de Léon Tolstoï passent sous sa plume. Changement de décor, nous voilà en compagnie de passagers en...
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22/05 - SpaceX peut devenir la plus grande success-story immobilière de l’Histoire, par Rainer Zitelmann
L'entreprise SpaceX vient de publier le prospectus S-1 en vue de son introduction en Bourse prévue en juin : 277 pages densément imprimées, auxquelles s'ajoutent 100 pages d'annexes. Ce genre de document remplit une fonction fondamentalement ambivalente. D'une part, il est conçu pour minimiser la responsabilité juridique en détaillant de manière exhaustive les risques et en mettant en garde les investisseurs contre tout ce qui pourrait mal tourner. D'autre part, c'est un outil marketing destiné à convaincre ces mêmes investisseurs que, malgré tous ces risques, l'entreprise représente une opportunité intéressante.
Disons-le d'emblée : le prospectus est très bon lorsqu'il décrit la position unique de SpaceX sur le marché. Et il est également efficace en ce qui concerne les risques. Ce qu'on aurait souhaité, c'est plus de détails sur les opportunités à long terme, domaine dans lequel ce texte reste trop vague.
La position de SpaceX sur le marché et ses réalisations à ce jour, notamment en matière de réduction des coûts de lancement, sont uniques. Le dossier fait référence aux chiffres de la Nasa selon lesquels le Falcon 9 a réduit les coûts moyens de lancement de 18 500 dollars par kilogramme de 85 %, les ramenant à 2 700 dollars. La première version du Falcon Heavy a réduit les coûts de 92 %, et Starship devrait les réduire de pas moins de 99 % par rapport à la moyenne historique.Numéro un mondial devant la Chine
SpaceX a franchi à plusieurs reprises des étapes décisives : première entreprise privée à...
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22/05 - Thomas Lefebvre (SeLoger) : "Les prix de l’immobilier ne s’effondreront pas"
Est-ce vraiment le moment d’investir dans l’immobilier en France ? Le climat politique instable et les tensions géopolitiques accrues font peu à peu passer tous les signaux au rouge. Pourtant, la période reste idéale pour les acheteurs finançables qui se retrouvent en position de force (voir ci-dessous). En effet, à la rentrée, les présidentielles risquent de capter toute l’attention et faire passer les achats immobiliers au second plan des priorités des ménages. Les vendeurs vont donc devoir accepter de négocier avec les acquéreurs présents. Si vous comptez investir, vous pourrez donc négocier un tarif attractif et profiter, en plus, d’un coup de pouce fiscal en louant votre bien. De quoi vous assurer un rendement très correct. Seules conditions pour espérer des revenus réguliers et pérennes et une plus-value à terme : bien choisir son emplacement et investir dans une optique de long terme. Bref, revenir aux fondamentaux de l’immobilier, que l’envolée du marché au début des années 2020 a fait perdre de vue au plus grand nombre.
Docteur en économie du logement, Thomas Lefebvre développe des indicateurs pour analyser et comprendre l'évolution du marché immobilier français pour le groupe SeLoger. Il nous présente sa vision du marché.
L'Express : Comment a évolué le marché immobilier depuis le début de l’année ?
Thomas Lefebvre. Au premier trimestre 2026, la conjoncture a été un peu moins bonne que ce que nous anticipions fin 2025. Cette pause dans l’embellie est due à un léger essoufflement de la demande. Les...
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22/05 - Raphaël Glucksmann, prisonnier de son image ? Ce que dit son procès en "déconnexion"
"Je ne les ai jamais aimées moi, ces élites." Cette confidence, quelques fois distillée par Raphaël Glucksmann, trahit aussi une préoccupation. L’ancien essayiste tente de désamorcer un invariable procès, imputé à l’individu "né du bon côté de la barrière", et donc irrémédiablement "hors sol". Un homme de gauche peut-il naître avec une myriade de fées au-dessus de son berceau ? Marx, Jaurès, Blum… l’Histoire n’a jamais interdit aux bourgeois d’embrasser la cause des plus démunis. Mais quand les "transfuges de classe" - réels, supposés, toujours autoproclamés - font florès sur la ligne de départ à l’Elysée, Glucksmann, lui, est "persuadé que ce qu’il a construit dans sa vie est une rupture avec sa classe sociale", glisse l’un de ses amis. Sursaut bourdieusien? "Je n’ai jamais aimé ces élites. A 20 ans, je me suis barré de Sciences Po car ils pensaient être l’aboutissement de l’espèce humaine. Je suis parti en Algérie, au Rwanda, en Ukraine, en Géorgie…", raconte souvent Glucksmann à ses amis. Très souvent. Un jour, devant une poignée d’interlocuteurs, l’anecdote est un brin moquée, cruellement assimilée à une crise d’ado d’enfant bien né. L’argument n’avait pas convaincu, bien au contraire.
Le fils du philosophe André Glucksmann, et de Françoise ("Fanfan"), ne l’a jamais caché : "J’ai eu énormément de chance à la loterie de la vie, mais je n’ai pas grandi avec Rockefeller dans le 6e arrondissement", confiait-il au Monde en 2024. Enfant, dans l’appartement familial, il voit défiler ce que Paris compte de "nouveaux philosophes",...
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22/05 - Aux Etats-Unis, ces milliards perdus dans les technologies vertes
Le mouvement de fond devient de plus en plus visible aux Etats-Unis. Alors que l’administration Trump bataille contre les énergies vertes, des entreprises étrangères impliquées dans le secteur cherchent une porte de sortie. Surtout les sociétés chinoises, qui multiplient les annonces de retrait ces dernières semaines. Jinko Solar, l’un des principaux fabricants mondiaux de panneaux solaires, vient de céder le contrôle majoritaire de son site en Floride à un fonds d’investissement privé. Un exemple suivi par la Ningbo Boway Alloy Material Co., dont les actifs seront bientôt vendus au groupe indien INOXGFL. Fin avril, le fabricant de batteries au lithium, Automotive Energy Supply Corporation (AESC), a aussi cédé une participation majoritaire de son usine du Tennessee à Fixx Energy, un concurrent américain.
Cette dynamique a de quoi ravir Donald Trump. Depuis son retour au pouvoir, le président républicain cherche à la fois à réduire le soutien public aux énergies vertes… et à restreindre l’accès des entreprises chinoises au marché américain. Avec sa One Big Beautiful Bill, signé l’été dernier, il a imposé de nouvelles restrictions aux crédits d'impôt mis en place par...
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22/05 - Prix des carburants : des aides élargies mais toujours pas généralisées
Les aides ciblées mises en place en France pour amortir l'envolée des prix des carburants résultant de la guerre au Moyen-Orient seront reconduites pour les mois à venir et pour certaines jusqu'à l'automne, a annoncé jeudi 21 mai le Premier ministre, Sébastien Lecornu.
De nouvelles aides viendront compléter les dispositifs existants qui concernent notamment les travailleurs "grands rouleurs", les transporteurs routiers, les agriculteurs, les pêcheurs, les TPE et PME, ou encore les entreprises du BTP, ont également annoncé les membres du gouvernement présents à ses côtés lors d'une conférence de presse.
"Nous allons aujourd'hui apporter un soutien d'1,2 milliard d'euros pour les travailleurs et entreprises qui en ont besoin", a déclaré le ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel. Les mesures de soutien à venir s'élèveront à 710 millions d'euros, a-t-il précisé, alors que celles mises en œuvre jusqu'à présent s'établissaient à quelque 470 millions.Des économies à venir pour compenser
Le coût pour les finances publiques de la France de la crise liée au conflit au Moyen-Orient sera supérieur à la prévision de six milliards d'euros établie par le gouvernement fin avril, a également déclaré David Amiel, précisant que les aides seraient compensées par des économies et que l'exécutif mettrait à jour ses objectifs budgétaires d'ici fin...
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22/05 - Drones, stratégie, industrie... Les atouts de l’Ukraine face à la Russie
Il arrive parfois que l'actualité semble se jouer loin de nous. Alors tous les vendredis, on s’intéresse à un évènement qui a marqué la semaine, d’un point de vue européen, et on prend le temps d’expliquer pourquoi il nous concerne tous.
La visite du président russe en Chine est importante pour l’Europe. Car si Vladimir Poutine s’est empressé de rencontrer son homologue chinois, quelques jours seulement après le voyage de Donald Trump, c’est qu’il a besoin de s’assurer du soutien de Xi Jinping. Un soutien qui permet notamment à l’industrie russe de défense de se maintenir, alors que l’Ukraine résiste toujours.
Mieux, elle a même lancé la semaine dernière une attaque de drones sans précédent sur la Russie, et plus particulièrement sur Moscou. La preuve que les Ukrainiens ont encore des atouts dans leur manche, contrairement à ce qu’affirme régulièrement Donald Trump.
Dans cet épisode de La semaine européenne, Charles Haquet, rédacteur en chef du service Monde de L’Express, analyse avec nous le rapport de force entre l'Ukraine et la Russie.
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Cet épisode a été écrit et présenté par Charlotte Baris, monté et réalisé par Jules Krot.
Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent
Visuel : Alice Lagarde
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Pour aller plus loin
Enfants ukrainiens enlevés par la Russie : l'UE décrète de...
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22/05 - Temps de travail et jours fériés : le problème de la France n’est pas celui que l’on croit
Le mois de mai fait le bonheur des écoliers et des salariés… et le désespoir des chefs d’entreprises. Cette année, grâce à l’enchaînement des jours fériés - fête du Travail, célébration de la victoire des Alliés en 1945, Ascension ou encore lundi de Pentecôte -, les Français les plus stratèges peuvent obtenir 17 jours de repos consécutifs en ne posant que huit jours de congé. Une culture du temps libre qui fascine nos voisins outre-Manche. Admirative de cet art de "faire le pont" à la française, Adrienne Klasa, journaliste au Financial Times, note surtout la forte dimension politique du sujet, à l’heure où "les tensions qui pèsent sur le généreux Etat-providence français se heurtent à de puissants syndicats et à une culture où la plupart des gens n’organisent pas leur vie autour du travail".
Confrontés aux mêmes problèmes structurels que la France - dette publique qui se creuse, vieillissement démographique, modèle social coûteux -, certains de nos voisins européens ont décidé d'y répondre par la réduction du nombre de jours fériés. Le Danemark a par exemple justifié la suppression du "Grand jour de prière" en 2023 par le besoin de financer l’augmentation des dépenses militaires, dans un contexte de croissance de la menace russe. En Slovaquie, plusieurs jours fériés et non travaillés ont été progressivement transformés en jours travaillés. La question s’est également invitée outre-Atlantique, Donald Trump déplorant "trop de jours fériés non travaillés en Amérique", qui coûteraient des "milliards de dollars à notre pays"....
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21/05 - Iran : la reconstruction militaire qui embarrasse le Pentagone
L’Iran aurait-elle déjà repris une partie de sa production de drones pendant le cessez-le-feu de six semaines entamé début avril ? C'est du moins ce qu'affirment quatre sources citées par CNN, selon lesquelles les capacités de l'armée iranienne se reconstituent bien plus vite que prévu. La remise en état de sites de missiles, de lanceurs et d’infrastructures de production d’armements clés détruits durant le conflit suggère que l’Iran reste une menace importante pour les alliés régionaux, dans l'éventualité où le président Donald Trump décidait de relancer les bombardements, affirment-elles. Un responsable américain ajoute que l’Iran pourrait reconstituer entièrement sa capacité de production de drones d’ici six mois.
Les attaques de ces engins sont particulièrement préoccupantes, car en cas de reprise des hostilités, l’Iran pourrait augmenter sa production de missiles - déjà fortement réduite - et y ajouter davantage de drones pour continuer à frapper Israël et les pays du Golfe, tous deux à portée de ces systèmes. Donald Trump a menacé à plusieurs reprises de reprendre les opérations militaires contre l’Iran si aucun accord n’était trouvé pour mettre fin à la guerre, affirmant même mardi qu’il s’était trouvé à une heure de relancer les bombardements. Dans ce contexte, ces capacités pourraient redevenir pleinement opérationnelles.Le soutien de la Chine
Selon une source de CNN, l’Iran a pu accélérer sa reconstruction grâce à plusieurs facteurs, à commencer par le soutien de la Russie et surtout de la Chine, qui aurait...
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21/05 - Alan S. Blinder : "Kevin Warsh semble préparer le terrain pour des changements considérables à la Fed"
Vingt ans après être devenu le plus jeune gouverneur de la Réserve fédérale américaine, Kevin Warsh revient ce vendredi 22 mai par la grande porte. Il doit prêter serment à la Maison-Blanche et succéder à Jerome Powell à la tête de la plus puissante institution financière de la planète. Le mandat qui l'attend s'annonce périlleux. Nommé par Donald Trump - déterminé à obtenir une baisse des taux d'intérêt -, Kevin Warsh devra naviguer entre les desiderata du président républicain et les besoins d'une économie américaine étonnamment résiliente, mais qui voit l'inflation gonfler de semaine en semaine.
Alan S. Blinder connaît bien les rapports de force qui se jouent au sein de la Fed. Entre 1994 et 1996, il en a occupé le poste de vice-président. Selon lui, la nomination de Kevin Warsh pourrait marquer une véritable rupture avec ses prédécesseurs si ce nouveau président applique réellement les changements majeurs qu'il a évoqués ces derniers mois. Au risque de déstabiliser profondément les marchés.
L'Express : Kevin Warsh arrive à la Fed avec un mandat implicite de Donald Trump pour baisser rapidement les taux d'intérêt, alors même que l'inflation repart à la hausse à cause de la guerre en Iran. Sera-t-il capable de gérer cette situation ?
Alan S. Blinder : S'il cède aux pressions de Donald Trump, non. Mon sentiment est que si Kevin Warsh milite pour une baisse des taux dès sa première réunion du Comité de politique monétaire (FOMC) à la mi-juin, à moins d'un changement radical d'ici là, il aura très peu de soutiens. Si...
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21/05 - L’Ukraine renforce ses défenses par crainte d’une attaque venue de Biélorussie
L’Ukraine enverra des renforts dans ses régions du nord et intensifiera la pression diplomatique sur la Biélorussie, afin de contrer ce que Kiev considère comme des projets russes de lancer une nouvelle offensive au nord de la capitale, a déclaré le président Volodymyr Zelensky, mercredi 20 mai. Ce dernier a indiqué que Kiev avait pris connaissance de cinq scénarios élaborés par la Russie pour étendre la guerre par le nord. "Nous avons analysé en détail les données disponibles de nos services de renseignement concernant la planification par la Russie d’opérations offensives dans la direction Tchernihiv-Kiev", a précisé le dirigeant ukrainien sur X, en référence à une ville située au nord de la capitale sur l’autoroute menant à la Biélorussie. "Nos forces dans ce secteur seront renforcées", a-t-il annoncé. Une menace potentielle
Ces dernières semaines, Volodymyr Zelensky a multiplié les avertissements concernant une menace potentielle venant du nord de l’Ukraine depuis la Biélorussie, proche alliée de la Russie. Il a affirmé que l’Ukraine avait observé une activité inhabituelle à la frontière, sans donner davantage de détails. Oleksandr Syrskyi, commandant en chef des armées ukrainiennes, a expliqué mardi que Kiev disposait d’informations selon lesquelles l’état-major russe calculait activement et préparait des opérations offensives depuis le nord. Ni la Russie ni la Biélorussie n’ont fait de commentaire dans l’immédiat.
Pour le dirigeant ukrainien, Moscou chercherait à entraîner davantage la Biélorussie dans la...
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21/05 - Guerre en Ukraine : les Etats baltes, victimes collatérales de la guerre des drones
Un épisode de plus dans une série qui devient préoccupante. Mardi 19 mai, un chasseur F-16 roumain de l’Otan a abattu un drone ukrainien égaré, survolant le sud de l'Estonie, sans faire de victimes. Le ministre de la Défense estonien Hanno Pevkur a déclaré qu’après avoir analysé la trajectoire du drone, "nous avons décidé qu’il fallait l’abattre". Une première pour cet Etat balte.
Ses voisins, la Lituanie et la Lettonie, sont aussi touchés par les incursions involontaires de drones ukrainiens dans leur espace aérien. Mercredi 20 mai, la Lituanie a émis une alerte au drone, appelant la population de la capitale Vilnius aux abris. Le président, la Première ministre et les députés lituaniens ont également dû être mis en sécurité.
En Lettonie, des incidents similaires ont mené à la chute du gouvernement. Le 7 mai, deux drones ukrainiens se sont écrasés sur un dépôt de carburant dans l’est du pays. En demandant la démission de son ministre de la Défense, la Première ministre lettone, Evika Silina, a perdu le soutien des membres de sa coalition. Elle a annoncé son départ le 14 mai."La Russie ment"
Depuis plusieurs mois ces accidents se multiplient sur le territoire des Etats baltes, qui partagent à eux trois plus de 700 kilomètres de frontière avec la Russie. Car les responsables baltes accusent Moscou de brouiller et détourner les drones ukrainiens visant des cibles russes. L’Ukraine mène en effet de nombreuses attaques coordonnées de drones contre des installations énergétiques et des ports russes, près des pays...
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21/05 - La recrue surprise d’Edouard Philippe, l’oubli de Raphaël Glucksmann
Le grand rendez-vous de la présidentielle approche, chaque semaine apparaît un nouveau prétendant. Autant dire que la vie politique entre dans une nouvelle phase, ô combien palpitante…Le silence d’Eric Ciotti
C’est un silence qui a été remarqué. Habituellement prompt à commenter sur X, vidéos à l’appui, les incidents, débordements et autres dérapages, le maire de Nice Eric Ciotti est resté muet, dimanche soir, après que les supporters de l’OGCN, le club de foot de la ville, eurent envahi la pelouse du stade Allianz. Le prochain match devrait avoir lieu à huis clos.La première chahutée de Catherine Pégard
L’exercice était inédit pour elle : mardi, Catherine Pégard a dû répondre dans une ambiance tendue à l’Assemblée nationale à une question d’une députée insoumise sur la polémique entre le groupe Canal + et une partie du monde du cinéma. "Le problème, c’est que je me suis arrêtée de parler", a confié la nouvelle ministre de la Culture après cet échange. Or si le bruit est assourdissant dans l’hémicycle, il ne s’entend que peu à la télévision…Emmanuel Macron, comme au premier jour
L’un des participants au conseil de planification écologique organisé mardi à la demande de l’Elysée - qui n’a jamais été un fan du président - raconte : "On se serait cru à la première année du premier mandat. Emmanuel Macron a galvanisé ses troupes avec une réelle énergie et une vraie vision. Ce n’est pas un hasard s’il les a tous mangés en 2017 pour arriver là…"Une macroniste chez Edouard Philippe ?
Après Aurore Bergé, Yaël Braun-Pivet ou encore...
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21/05 - Pertes colossales, contrôle de Musk… Ce que révèlent les documents publiés par SpaceX avant son entrée en Bourse
Alors que l’intelligence artificielle devient le nouveau terrain de conquête des géants de la tech, SpaceX dévoile une stratégie aussi ambitieuse que risquée pour convaincre les investisseurs. Ce mercredi 20 mai, l'entreprise d'Elon Musk a levé le voile sur son dossier d’introduction en bourse, révélant aux investisseurs l’ampleur des pertes liées à son activité dans l’IA. Parmi les trois divisions de SpaceX, seule l’activité connectivité alimentée par Starlink, son service d’internet par satellite, a en effet été rentable au cours des trois premiers mois de l’année.
Bien que Starlink ait généré un bénéfice opérationnel de 1,19 milliard de dollars, cela n’a pas suffi à empêcher l’entreprise d’enregistrer une perte opérationnelle totale de 1,94 milliard de dollars au premier trimestre, pour un chiffre d’affaires de 4,69 milliards de dollars. Sa division IA, à elle seule, a représenté 2,47 milliards de dollars de pertes pour 818 millions de dollars de revenus. L'intégration par Elon Musk de la startup d’intelligence artificielle xAI, qui a certes apporté à SpaceX de nouvelles opportunités, a aussi augmenté les dépenses, représentant 76 % des 10,1 milliards de dollars d’investissements de l’entreprise au premier trimestre, notamment pour construire de grands centres de données alimentés par l’énergie solaire depuis l'espace. Le premier trillionaire de l'histoire
L’entreprise mise sur ces technologies, encore largement expérimentales, pour générer une grande partie de ses revenus futurs, afin d’atteindre un marché potentiel...
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21/05 - SpaceX dévoile des pertes massives dans l’IA avant une entrée en Bourse historique
Alors que l’intelligence artificielle devient le nouveau terrain de conquête des géants de la tech, SpaceX dévoile une stratégie aussi ambitieuse que risquée pour convaincre les investisseurs. Ce mercredi 20 mai, l'entreprise d'Elon Musk a levé le voile sur son dossier d’introduction en bourse, révélant aux investisseurs l’ampleur des pertes liées à son activité dans l’IA. Parmi les trois divisions de SpaceX, seule l’activité connectivité alimentée par Starlink, son service d’internet par satellite, a en effet été rentable au cours des trois premiers mois de l’année.
Bien que Starlink ait généré un bénéfice opérationnel de 1,19 milliard de dollars, cela n’a pas suffi à empêcher l’entreprise d’enregistrer une perte opérationnelle totale de 1,94 milliard de dollars au premier trimestre, pour un chiffre d’affaires de 4,69 milliards de dollars. Sa division IA, à elle seule, a représenté 2,47 milliards de dollars de pertes pour 818 millions de dollars de revenus. L'intégration par Elon Musk de la startup d’intelligence artificielle xAI, qui a certes apporté à SpaceX de nouvelles opportunités, a aussi augmenté les dépenses, représentant 76 % des 10,1 milliards de dollars d’investissements de l’entreprise au premier trimestre, notamment pour construire de grands centres de données alimentés par l’énergie solaire depuis l'espace. Le premier trillionaire de l'histoire
L’entreprise mise sur ces technologies, encore largement expérimentales, pour générer une grande partie de ses revenus futurs, afin d’atteindre un marché potentiel...
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21/05 - Iran : un plan secret des Etats-Unis et d’Israël pour porter Mahmoud Ahmadinejad au pouvoir ?
Selon une enquête du New York Times publiée le 19 mai, les Etats-Unis et Israël auraient secrètement préparé un plan visant à porter au pouvoir, dès les premiers jours de la guerre contre l’Iran, l’ancien président ultra-conservateur du pays Mahmoud Ahmadinejad. D’après des responsables américains cités par le quotidien, ce projet de changement de régime aurait fait partie d’une stratégie longuement préparée par Israël et soutenue par l’administration américaine. Donald Trump et Benyamin Netanyahou auraient ainsi espéré installer une figure jugée capable de contrôler la transition politique après l’élimination des dirigeants iraniens.
Quelques jours après les premières frappes israéliennes, Donald Trump avait lui même déclaré publiquement qu’il serait préférable que "quelqu’un de l’intérieur" prenne le pouvoir à Téhéran. Ce "quelqu’un" aurait été Ahmadinejad. Le choix de l’ancien président, connu pour ses positions ultraconservatrices, peut apparaître extrêmement paradoxal.
À la tête de l’Iran entre 2005 et 2013, il s’était en effet illustré par ses déclarations anti-israéliennes, son soutien au programme nucléaire iranien et sa répression brutale de l’opposition. Mais selon le NYT, lors du déclenchement du conflit avec l’Iran, les services israéliens considéraient qu’il s’était progressivement éloigné du régime des ayatollahs ces dernières années. Écarté de plusieurs élections, placé sous surveillance et ayant formulé des critiques envers certains dirigeants iraniens, Ahmadinejad aurait ainsi été perçu comme une figure capable...
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21/05 - Mathieu Duchâtel : "La Chine apporte un soutien crucial à l’industrie de défense russe"
Poignée de main chaleureuse devant le Grand Palais du peuple à Pékin, déclarations dithyrambiques sur une "confiance" sino-russe "qui a résisté à mille épreuves"... A l’occasion de la visite du 19 et 20 mai de Vladimir Poutine en Chine - la 25e à ce jour -, le président russe et son homologue chinois Xi Jinping n’ont pas été avares en amabilités. L’occasion pour eux de célébrer leur fameuse "amitié sans limites", selon la formule utilisée par les deux hommes en 2022, trois semaines avant l’invasion russe de l’Ukraine.
Si, au grand dam de Moscou, aucun accord n’a été annoncé concernant le projet de gazoduc Force de Sibérie 2, devant permettre d’accroître les livraisons de gaz russe à la Chine, Pékin n’en demeure pas moins un soutien indispensable du Kremlin sur le plan militaire, à l’heure où ses troupes ont le plus grand mal à avancer sur le front ukrainien. "On estime aujourd’hui qu’environ 90 % de l’électronique de défense russe sous sanction provient de Chine", pointe Mathieu Duchâtel, directeur des Etudes internationales à l’Institut Montaigne. Entretien.
L’Express : Quel bilan faites-vous de la visite de Vladimir Poutine en Chine ?
Mathieu Duchâtel : Le protocole déployé pour l’accueil de Vladimir Poutine a été comparable à celui réservé à Donald Trump. A travers cette mise en scène, la Chine entend rappeler que la Russie demeure, à ses yeux, une grande puissance, tout en se présentant elle-même comme un acteur pivot, dont la diplomatie est capable de dialoguer avec tous les camps. Sur le fond, le contraste entre...
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21/05 - "Un fonctionnement quasi-mafieux" : comment Donald Trump purge le parti républicain
"Crétin" déloyal, "cinglé", "gros dégueulasse"... Pour décrire le député républicain excommunié, Thomas Massie, le président des Etats-Unis n'est pas avare d'insultes. Depuis plusieurs mois, l'élu populiste du Kentucky s'était illustré par son opposition à la politique de Donald Trump. Co-auteur de la loi qui a contraint le gouvernement à déclassifier les dossiers Epstein, il est également à l'origine d'une résolution pour exiger la fin de la guerre en Iran.
Ce mardi 19 mai, le quinquagénaire se soumettait à la primaire de son parti, en vue des midterms de novembre. Résultat sans appel : Thomas Massie n'a récolté que 45 % des voix, contre 55 % pour son adversaire. Après sept mandats, le parlementaire a payé du prix de son siège son crime de lèse-majesté, chassé du pouvoir par son propre camp. Car, pour lui faire face, Donald Trump avait personnellement adoubé Ed Gallrein, un quasi-anonyme mais fidèle soldat Maga. En amont de l'élection, le chef d'Etat ne s'est pas non plus privé d'intervenir dans la campagne. "Amis du Kentucky, votez mardi pour dégager le clochard", éructait-il le 17 mai sur son réseau Truth Social.Un "système d'allégeance"
Une tournure d'événements qui ne surprendra pas les observateurs de l'outre-Atlantique : le locataire de la Maison-Blanche est loin d'en être à sa première purge. Après avoir nettoyé son administration de ses détracteurs, le président s'en prend désormais au parlement. Quelques jours avant le scrutin dans le Kentucky, Donald Trump avait placé la Louisiane dans sa ligne de...
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21/05 - Comment les Etats-Unis (et l’Europe) perdent l’Afrique face à la Chine, par Stephen Smith
Alors que Donald Trump abuse des droits de douane pour serrer la vis à ses adversaires, la Chine vient de supprimer ses taxes d’entrée pour l’Afrique. Depuis le 1er mai, tout ce qui vient de ce continent — du pétrole aux graines de sésame en passant par des bois tropicaux — y entre libre de droits. En 2025, ces exportations étaient trois fois plus importantes, en valeur, que les ventes africaines à l’Amérique. À la fin de l’année, Washington devra décider si, en définitive, ses propres exemptions douanières, qui couvrent la moitié des biens en provenance d’Afrique, seront maintenues ou non. En septembre dernier, Trump les avait laissées expirer, avant de se raviser finalement pour les renouveler.
L’enjeu n’est pas perçu de la même façon par les deux puissances rivales. Vue des États-Unis, l’Afrique, pourvoyeuse de seulement 1% de ses importations, est aussi marginale qu’une erreur d’arrondi. Depuis que l’Amérique est devenue autosuffisante en pétrole grâce à la fracturation hydraulique ("fracking"), l’or noir africain n’a pour elle plus la même importance. Ne comptent désormais que le platine, le cobalt, le manganèse et l’uranium importés du continent, autrement dit : l’Afrique du Sud, la RDC, le Gabon, le Niger et la Namibie. Cet approvisionnement pouvant être sécurisé par des accords bilatéraux, l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) reste ce qu’il a été depuis son adoption, sous Bill Clinton, à savoir un geste commercial envers le continent le plus pauvre.
Pour la Chine, en revanche, l’Afrique est une...
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21/05 - L’Ukraine, "membre associé" de l’UE ? Pourquoi la proposition de Berlin risque de ne pas suffire à Kiev
Une nouvelle formule d’entrée dans l’Union européenne pourrait être proposée à l’Ukraine. Jeudi 21 mai, le chancelier allemand Friedrich Merz a proposé une étape intermédiaire vers l’adhésion du pays à l’UE. Plutôt que de pousser une adhésion complète et rapide, il a proposé de donner à Kiev un rôle direct au sein des structures européennes.
Dans une lettre adressée aux dirigeants de l’UE et consultée par Reuters, Friedrich Merz présente ce nouveau statut de "membre associé". Il détaille les avantages dont l’Ukraine pourrait éventuellement bénéficier en créant cette catégorie qui n’existe pas dans les règles actuelles de l’UE. Ce nouveau statut pourrait selon lui permettre aux responsables ukrainiens de participer aux sommets de l’UE et aux réunions ministérielles — sans toutefois y avoir le droit de vote.
Kiev pourrait aussi nommer un commissaire associé ukrainien, sans droit de vote au sein de la Commission européenne, ainsi que des représentants sans droit de vote au Parlement européen. Y serait associé, détaille le dirigeant allemand, un engagement politique "de la part des membres de l’UE, d’appliquer à l’Ukraine la clause d’assistance mutuelle du bloc afin de créer une garantie de sécurité substantielle".L’Ukraine refuse "une adhésion symbolique"
Mais ce statut entre deux eaux pourrait ne pas suffire à l’Ukraine. À la fin du mois d’avril, son président Volodymyr Zelensky appelait une énième fois l’Union européenne à accorder à son pays la pleine adhésion. "Soyons justes. L'Ukraine n'a pas besoin d'une adhésion...
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21/05 - Le PEA, un produit efficace et simple
C’est une interrogation qui travaille de nombreux Français ayant réussi à mettre un peu de sous de côté, mais qui n’ont pas encore vraiment réfléchi à la question de l’investissement. Comment faire fructifier son argent sans prendre trop de risques ? L’une des réponses peut être le Plan d’épargne en actions (PEA). Autrefois considéré comme un produit complexe et réservé aux initiés, il est accessible à ceux qui connaissent mal les mécanismes d’investissement, mais aussi à ceux qui veulent optimiser leur placement. Le principe du PEA est simple : il s’agit d’un compte-titres qui permet d’investir dans des actions d’entreprises cotées de l’Union européenne, et ce dans un cadre fiscal avantageux. Pourquoi avantageux ? Parce que si l’on garde son PEA pendant 5 ans au moins, les plus-values et dividendes sont exonérés d’impôt, en dehors des prélèvements sociaux.
Très concrètement, prenons l’exemple d’un PEA conservé 6 ans, avec un versement initial de 10 000 euros, des virements mensuels de 200 euros et un rendement de 7 % par an. Les versements cumulés sont donc de 24 400 euros, et le capital brut atteint 32 819 euros, soit des gains bruts de 8419 euros. Les prélèvements sociaux de 18,6 % sont dus sur cette dernière somme et sont donc de 1566 euros. Le capital net, après impôts, est ainsi de 31 253 euros. En six ans, l’épargnant aura ainsi gagné 6853 euros. Pas de commission sur les transactions
Levier puissant, le PEA reste pourtant encore sous-utilisé par les jeunes investisseurs, souvent par manque d’information ou par...
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21/05 - Immobilier : est-il vraiment opportun d’investir aujourd’hui ?
Est-ce vraiment le moment d’investir dans l’immobilier en France ? Le climat politique instable et les tensions géopolitiques accrues font peu à peu passer tous les signaux au rouge. Pourtant, la période reste idéale pour les acheteurs finançables qui se retrouvent en position de force. En effet, à la rentrée, les présidentielles risquent de capter toute l’attention et faire passer les achats immobiliers au second plan des priorités des ménages. Les vendeurs vont donc devoir accepter de négocier avec les acquéreurs présents. Si vous comptez investir, vous pourrez donc négocier un tarif attractif et profiter, en plus, d’un coup de pouce fiscal en louant votre bien. De quoi vous assurer un rendement très correct. Seules conditions pour espérer des revenus réguliers et pérennes et une plus-value à terme : bien choisir son emplacement et investir dans une optique de long terme. Bref, revenir aux fondamentaux de l’immobilier, que l’envolée du marché au début des années 2020 a fait perdre de vue au plus grand nombre.
L’an passé, le marché immobilier français a retrouvé un certain équilibre. "La stabilisation des taux de crédit doublée de prix plus bas a redonné du pouvoir d’achat aux acquéreurs", analyse Corinne Berec, vice-présidente d’Orpi. Grâce à cela, près de 945 000 ventes ont été enregistrées, contre 845 000 en 2024 selon Century21. Mais alors que tous les professionnels de l’immobilier anticipaient une poursuite de cette reprise en 2026, le déclenchement inattendu de la guerre au Moyen-Orient a refroidi les plus...
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21/05 - Israël : l’humiliation des militants de la flottille pour Gaza choque la communauté internationale
La vidéo, diffusée sur les réseaux sociaux par un ministre israélien, a provoqué un tollé international. Sous-titrée "Bienvenue en Israël", elle montre des dizaines de militants de la flottille humanitaire pour Gaza — interceptée mardi 19 mai par la marine israélienne — sur le pont d’un bateau militaire puis dans un centre de détention, forcés de s'agenouiller, recroquevillés, le front posé au sol et les mains ligotées dans le dos.
Sur les images, le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, tout sourire, arpente les rangs de ces interpellés traités comme des otages. "Ils sont venus en grands héros", lance-t-il, alors qu'il exhibe un grand drapeau israélien. "Regardez-les maintenant. Regardez à quoi ils ressemblent maintenant, pas à des héros, à rien." Une des militantes est mise au sol devant le ministre par des agents israéliens pour avoir chanté "Free, free Palestine".
ככה אנחנו מקבלים את תומכי הטרור
Welcome to Israel 🇮🇱 pic.twitter.com/7Hf8cAg7fC— איתמר בן גביר (@itamarbengvir) May 20, 2026
Les navires de la flottille Global Sumud (mot qui signifie "persévérance" en arabe) avaient pris la mer pour la troisième fois jeudi dernier depuis le sud de la Turquie, après de précédentes tentatives ayant échoué, pour tenter de briser le blocus israélien de la bande de Gaza afin de fournir une aide aux habitants de l'enclave palestinienne confrontés à une crise humanitaire. Les précédentes fois, les bateaux avaient été arrêtés dans les eaux internationales. Cette fois, l'ONG israélienne des droits de l'homme Adalah affirme que...
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21/05 - EXCLUSIF. Ces collèges et lycées qui déjouent les déterminismes sociaux
"Notre étude prouve qu’il n’y a pas de fatalité : certains enseignants parviennent à faire progresser leurs élèves alors même qu’ils accueillent majoritairement des jeunes issus de milieux défavorisés", fait valoir Florence Rizzo, cofondatrice d’Ecolhuma. L’association dévoile, en exclusivité dans L’Express, un singulier palmarès des meilleurs collèges et lycées. De Marseille au Havre, en passant par Vénissieux ou Saint-Denis : les 105 établissements distingués ont, en effet, en commun de réussir là où les déterminismes sociaux pèsent habituellement le plus lourd.
Pour les identifier, l’enquête s’appuie sur deux indicateurs clés : l’indice de position sociale (IPS) qui mesure le niveau socio-économique des élèves d’un établissement. Et l’indice de valeur ajoutée d’un collège (IVAC) ou d’un lycée (IVAL) qui compare les résultats obtenus au brevet et au baccalauréat à ceux attendus pour des établissements comparables. Tous ces établissements affichent un IPS dans les 15 % les plus faibles de France, tout en obtenant un IVAC ou un IVAL classé dans les 15 % les plus élevés sur les trois dernières années.
"Nous sommes les seuls en France à croiser ces deux données, ce qui permet de nuancer les classements habituellement publiés dans les médias", souligne Florence Rizzo. L’autre particularité de ce palmarès est la prise en compte de l’ensemble des lycées, qu’ils soient généraux, technologiques ou professionnels. "Ces derniers sont trop souvent oubliés, alors qu’ils représentent une véritable voie d’avenir. Les métiers de la main,...
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21/05 - François Hollande, Edouard Philippe, Marine Le Pen… Les recettes des candidats à la présidentielle pour simplifier la France
Une mine d'or pour les pourfendeurs de la complexité administrative et un terrible désaveu pour nos gouvernants successifs. Depuis 2002, le secrétariat général du gouvernement tient les comptes de l'activité normative dans un riche rapport annuel. Une batterie de graphiques illustre parfaitement l'inflation législative continue des deux dernières décennies. En 2026, le droit français en vigueur compte 366 999 articles, en hausse de 1,55 % sur un an et de plus de 55 % depuis 2005. En nombre de mots, les résultats sont aussi vertigineux : plus 48,8 millions, soit plus du double du volume du début du XXIe siècle.
C'est à cette montagne que les auteurs de Simplifier ! (Editions Télémaque), paru ce jeudi 21 mai, veulent se frotter. Michel de Rosen et Bertrand Mabille ont été confrontés aux réalités de l’administration publique - après des passages en cabinet ministériel - ainsi qu'à celles du monde de l’entreprise. Leur constat est sans appel : "Tous les présidents de la République et tous les Premiers ministres ont annoncé qu'ils allaient s'attaquer au sujet de la simplification, et pourtant chaque année la France est plus complexe que l'année précédente", regrette le premier.
Pour tenter de comprendre pourquoi ces blocages persistent d'année en année, les deux dirigeants ont interrogé des personnalités du public et du privé, allant du politique au haut fonctionnaire, en passant par des spécialistes sectoriels. Ces nombreux échanges sont compilés sous la forme d'entretiens fleuves où la nécessité d'engager...
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21/05 - Fidel Castro, Françoise Sagan et Jean-Paul Sartre : les illusions cubaines des intellectuels français
Le passé permet souvent d'éclairer l'actualité. Chaque jeudi, dans notre nouveau podcast Hier à la Une, on se plonge dans les archives de L’Express, pour comprendre autrement la couverture du magazine de la semaine.
Après la capture de Nicolas Maduro en janvier et l’élimination de l’ayatollah Ali Khamenei en février, Donald Trump s’est donné une mission : en finir avec le castrisme. Depuis plusieurs mois, il intensifie ses menaces envers l’île, et c’est à ce sujet que L’Express consacre un grand dossier dans son dernier numéro.
Lui qui plaidait lors de son premier mandat pour la fin de l’interventionnisme américain, pourrait bien ajouter un nouveau nom à son tableau de chasse 2026 : celui des Castro. Pour Washington, il s’agit de solder 67 années de contentieux, mais aussi d’en finir avec cette dynastie.
S’il est le 13ème président américain à se frotter au castrisme, Donald Trump espère être celui qui viendra à bout du communisme cubain. D’autant que le pays, en pleine crise économique, pourrait se diriger vers une crise politique. Mais si le castrisme semble être en position de faiblesse aujourd’hui, il a, au cours de ces 67 dernières années, influencé de nombreux pays à travers le monde, et surtout intrigué l'Occident dès ses débuts.
Dans cet épisode d'Hier à la Une, on vous propose de revenir sur ce que disait L'Express du castrisme à ses débuts à la toute fin des années 1950, jusqu'à...
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21/05 - Baromètre EY de l’attractivité : "Nos lauriers sont en train de faner"
C’est un "cocorico" à mi-voix que pousse la France. Certes, elle a conservé sa couronne européenne en termes d'investissements directs étrangers (IDE) en 2025, d’après le baromètre de l’attractivité du cabinet de conseil EY dévoilé ce jeudi 21 mai. A l'Elysée, on se réjouit du "fruit d'un travail acharné et des réformes impulsées par Emmanuel Macron". Mais les années passent, et l’aimant semble perdre de sa force : les industriels étrangers n'ont jamais été aussi peu nombreux à se déclarer. Et les emplois qu’ils ont engendrés sont aussi en déclin, certes moins rapide que chez ses principaux voisins.
On le sait, les chocs géopolitiques et commerciaux de l’an passé ont refroidi les investisseurs à travers la planète. Mais la France souffre particulièrement : le recul des créations et extensions de sites étrangers sur son sol, à 17 %, est plus marqué que chez ses grands rivaux européens, l’Allemagne et le Royaume-Uni. En sus d’une conjoncture difficile, les 200 dirigeants sondés par EY déplorent des handicaps tricolores persistants. "L’instabilité politique a relégué au second plan les réformes attendues par les entreprises - comme des allègements réglementaires ou fiscaux - tandis que la situation budgétaire continue de se détériorer, détaille Marc Lhermitte, associé chez EY. Avant la mi-2027, les entreprises ne s'attendent pas à une amélioration de ce climat". En clair, les décisions d’investissements en France se font "plus rares, plus lentes, plus exigeantes", constate le rapport. Les bastions historiques de...
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21/05 - Détroit d’Ormuz : quand le Portugal imposait un péage, bien avant l’Iran
Payer pour franchir le détroit d’Ormuz ? Le projet – contesté – de l’Iran n’est pas une première : au XVIe siècle, les Portugais avaient déjà imposé un tel système très rentable dans ce passage maritime, essentiel au commerce. Une histoire peu connue que L’Express vous raconte, alors qu’après cinquante jours de blocus, l’Iran a mis en place, ce lundi 18 mai, une nouvelle Persian Gulf Strait Authority (PGSA) – un organisme chargé de percevoir les taxes.
La République islamique entend en effet instaurer un péage pour les navires empruntant cette voie stratégique pour l’économie mondiale. Selon Téhéran, la PGSA devra gérer, réguler et autoriser le trafic maritime dans le détroit. C’est surtout elle qui percevra les droits de passage auxquels seraient soumis les bateaux – jusqu’à 2 millions de dollars, payables en yuan chinois ou en bitcoins pour échapper au droit américain ! La décision iranienne d’étendre sa souveraineté sur le détroit n’en reste pas moins une violation du droit international, en particulier de la Convention de Montego Bay sur le droit de la mer (1982), qui garantit la liberté de transit, y compris dans les eaux territoriales.
Cela n’a pas toujours été le cas. Au Moyen Age, le détroit – qui était déjà un passage important pour le commerce vers l’Asie – était sous le contrôle du petit et riche royaume arabe d’Ormuz. Il était situé sur l’île du même nom, aujourd’hui territoire iranien. Face à la piraterie, le royaume imposait une protection payante aux navires marchands.Le lucratif cartaz
Après une...
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20/05 - L’ancien président cubain, Raul Castro, inculpé aux Etats-Unis pour meurtre
L'ancien président cubain Raul Castro a été inculpé aux Etats-Unis pour meurtre, selon des documents judiciaires révélés mercredi, dans ce qui constitue une escalade majeure de la pression exercée par Washington sur le gouvernement communiste de l'île. L'acte d'accusation, rendu par un tribunal fédéral de Miami le 23 avril, l'accuse de complot en vue de tuer des ressortissants américains, de meurtre et de destruction d'aéronefs. Cinq autres personnes sont également mises en cause.
Les charges découlent d'un incident survenu en 1996, au cours duquel des avions de chasse cubains avaient abattu deux avions appartenant à Brothers to the Rescue — "Frères au secours" —, une organisation d'exilés cubains basée à Miami dont la mission déclarée était de porter assistance aux Cubains fuyant l'île par la mer. Les quatre hommes à bord avaient péri. C'est lors d'une cérémonie organisée à Miami en hommage aux victimes que le procureur général par intérim, Todd Blanche, a annoncé les poursuites. "Mon message est clair : les États-Unis et le président Trump n'oublient pas leurs citoyens", a-t-il déclaré sous les applaudissements d'une salle comble de responsables gouvernementaux et de Cubains-Américains.
Raul Castro, né en 1931, était ministre de la Défense au moment des faits. Le gouvernement cubain a toujours soutenu que l'attaque constituait une réponse légitime à une intrusion dans son espace aérien. Fidel Castro avait déclaré à l'époque que les militaires avaient agi conformément à des "ordres permanents", ajoutant que son...
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20/05 - Ursula von der Leyen, la présidente sans limites que les Européens adorent détester
Elle est le bouc émissaire préféré des ennemis de l’Europe, mais aussi de certains de ses amis. Il faut dire qu’elle y a mis du sien. Ursula von der Leyen incarne l’Union européenne plus que ses prédécesseurs ne l’ont jamais fait depuis Jacques Delors. Parce qu’elle est la première femme de l’Histoire à présider la Commission, et que la misogynie n’est jamais loin. Parce qu’elle est allemande, et que la germanophobie n’est jamais loin non plus. Parce qu’elle est arrivée en poste à ce moment de chaos stratégique où l’Union, attaquée par la Russie de Poutine qui mène une guerre d’invasion sur le continent, par la Chine de Xi qui l’agresse économiquement, et par les Etats-Unis de Trump qui renient leur alliance transatlantique historique, n’a pas d’autre choix que de construire sa propre puissance – donc de s’incarner. Quitte à en faire trop et à abuser du rôle que lui confèrent les traités. "Elle sort de son couloir de nage", "elle déborde les contours du coloriage", disent en coulisses dirigeants et diplomates européens.
Elle s’est attelée à faire de son visage lisse et souriant un repère populaire, postant sur Instagram des photos d’elle tenant un poussin devant des fleurs roses pour nous fêter joyeuses Pâques, faisant son jogging au petit matin ou affichant ses bonnes relations avec Donald Trump, même quand il insulte un à un les dirigeants de l’UE. "J’ai eu un très bon appel avec @POTUS", tweete-t-elle ce 7 mai, enchantée de son entente avec le président américain sur le nucléaire iranien et sur l’accord commercial...
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20/05 - Et pendant ce temps, sur CNews, Vladimir Poutine vous parle…
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La vidéo d’une minute du maire de Cannes, David Lisnard, raillant les auteurs de la tribune "Zapper Bolloré", qui ont, selon lui, perdu une bonne occasion de se taire, a été vue par 730 000 personnes sur X (ex-Twitter). Le post étayé, précis, documenté, de Valérie Hayer, présidente du groupe Renew au Parlement européen sur Xenia Fedorova, propagandiste du Kremlin invitée toutes les semaines sur CNews n’a, lui, touché que 219 000 personnes. Trois fois moins. Le "feuilleton" Bolloré passionne ; on en oublie l’éléphant dans la pièce. Obnubilés par l’emprise supposée de Vincent Bolloré sur le cinéma - la plupart des films produits par Canal + ne reflètent pas, tant s’en faut, les obsessions du milliardaire breton -, on passe à côté de l’essentiel. "Depuis des années, Xenia Fedorova propage la propagande d’un Etat, la Russie, soumis à des sanctions européennes. La liberté d’expression n’exclut pas les médias de l’audiovisuel français, y compris privés, de répondre à leurs obligations", rappelle Valérie Hayer dans sa saisine de l’Arcom.
C’est sans doute au nom de la liberté d’expression que l’animateur vedette de la chaîne, Pascal Praud, expliquait encore une fois, ce mardi, que la Russie n’était pas l’agresseur en février 2022, mais l’Otan. Xenia Fedorova ne dit pas autre chose dans son livre, Bannie, paru chez Fayard - qui appartient à Vincent Bolloré - en mars 2025, dans lequel elle évoque "le conflit actuel en Ukraine, souvent présenté à l’international comme une agression de la Russie"....
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20/05 - Marine Le Pen ou Jordan Bardella ? Comment le RN prépare l’après-7 juillet
Un deuxième séminaire de travail en moins de deux mois. Quelque chose se trame au Rassemblement national. C’est que l’on tente d'anticiper les répercussions du 7 juillet, date à laquelle le parti d’extrême droite sera fixé sur la capacité de Marine Le Pen de se présenter, ou pas, à l’élection présidentielle.
L’idée : réfléchir à la façon dont on communiquera sitôt le jugement de la cour d’appel rendu dans l’affaire des assistants parlementaires européens. Et, en fonction de celui-ci, comment mettre en place rapidement la campagne du ou de la candidate, quel programme celui ou celle-ci portera, de quelles équipes il ou elle s’entourera, quels ajustements idéologiques seront arbitrés, etc, etc. Rome ne s’est pas faite en un jour, il reste moins de deux mois au Rassemblement national pour parfaire son plan pour l’élection présidentielle dont il est, pour l’heure, donné favori.
Un premier "séminaire" a donc réuni, le 19 avril, une vingtaine de cadres frontistes, la garde rapprochée de la députée du Pas-de-Calais et de Jordan Bardella, pour commencer à élaborer une stratégie avant l’été. Un second aura lieu le 12 juin prochain, au même endroit, dans l’Essonne, avec la même équipe restreinte. Il s’agit, d’abord, de tracer les contours du programme du RN, qui devrait subir de larges inflexions par rapport à celui porté par Marine Le Pen en 2022. C’est son directeur de cabinet, Ambroise de Rancourt, qui est chargé, avec Renaud Labaye, secrétaire général du groupe RN à l’Assemblée, de chapeauter ce dernier.
Tous les réseaux...
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20/05 - Présidentielle : Chirac 1995, référence miracle pour candidat en recherche d’ancrage ?
Gabriel Attal a un nouveau modèle politique. Il ne s'appelle pas Emmanuel Macron. "Je regarde beaucoup la campagne de Jacques Chirac en 1995, confie le futur candidat à l'élection présidentielle à La Tribune Dimanche. Il partait de loin au départ, mais a su déjouer tous les pronostics en parlant au cœur des Français." Attal-Chirac. La ressemblance ne saute pas aux yeux. Quoi de commun entre le volubile fondateur du RPR et le reservé patron de Renaissance ? Gabriel Attal n'a pas l'appétit ogresque de l'ancien président ou la tape dans le dos facile. Il a mené sa jeune carrière politique en Ile-de-France quand Jacques Chirac - né dans la capitale - a construit sa légende corrézienne dans les années 1960.
Cessons ici le jeu des sept différences. Gabriel Attal convoque à dessein la mythologie de la campagne présidentielle de 1995. L'histoire d'un challenger terrassant le chouchou des sondages, Edouard Balladur. 32 ans plus tard, l'ancien Premier ministre aimerait faire endosser à Edouard Philippe ce costume du favori trop vite désigné. Après tout, qui aime les scénarios écrits d'avance ? 1995 est surtout l'histoire d'une relation affective nouée entre un candidat et les Français, symbolisés par cette fameuse pomme. Gabriel Attal ne peut observer qu'avec envie ce récit, lui qui tente de se libérer de son image d'enfant des beaux quartiers parisiens. "On ne peut pas se décréter homme du peuple qui va au contact des gens, raille un fidèle d'Edouard Philippe. Cette tentative me paraît vaine.""Il faut un Chirac...
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20/05 - Le Groenland face aux demandes maximalistes des Etats-Unis
Le Groenland n’est plus sur le devant de la scène médiatique, pourtant en coulisse les négociations s’activent pour décider du futur de l’île. Dans une enquête, le New York Times (NYT) informe que des représentants américains, danois et groenlandais se sont rencontrés cinq fois à Washington depuis janvier 2026.
Malgré son opération miltaire en Iran, le président américain Donald Trump reste très intéressé par le Groenland, indique le NYT, citant la Maison-Blanche. Ce territoire semi-autonome, intégré au royaume du Danemark depuis plus de 300 ans, est un élément clé de la stratégie de sécurité américaine en arctique, à l’heure où la fonte des glaces ouvre la voie à une compétition géopolitique avec la Russie et la Chine.Une présence militaire indéfinie
Ces négociations privées aboutiraient à quatre propositions, qui donneraient aux Etats-Unis un rôle bien plus important sur cette île de 57 000 habitants. Tout d’abord, les Etats-Unis tentent d’y assurer une présence militaire indéfinie, y compris en cas d’indépendance du Groenland, en modifiant leur pacte de défense avec le Danemark de 1951. Cet accord, révisé en 2004, leur permet déjà de déployer des troupes militaires avec une grande liberté. C’est d’ailleurs l’un des arguments des responsables danois et groenlandais contre un contrôle total du territoire.
Les Etats-Unis souhaitent aussi avoir un droit de regard sur tous les investissements et accords passés au Groenland. Ensuite, les Américains étendraient leur coopération au pétrole, à l’uranium et aux terres rares....
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20/05 - La DGSE veut relire les romans de ses ex-agents, Anthropic attendu à l’Elysée
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'indiscrets exclusifs en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.La DGSE veut relire
Le succès du Bureau des Légendes suscite des vocations d'écrivains qui inquiètent la DGSE. Depuis au moins 2020, la direction de "la Boîte" insiste pour que les auteurs issus du service, y compris de fiction, remettent leur manuscrit pour relecture. La DGSE veut systématiser la démarche : le projet de loi de programmation militaire récemment déposé au Parlement mentionne que l'auteur devra informer le ministre de tutelle de son projet, et envoyer son manuscrit "avant toute communication à des tiers", y compris l'éditeur.Armement : dégel franco-turc
Après des années de fortes tensions entre la France et la Turquie, les deux pays se rapprochent sur le plan militaire. Ankara manifeste de nouveau son intérêt pour le système de défense aérienne franco-italien SAMP/T de MBDA-Thales. Quatre missiles iraniens, qui menaçaient le territoire turc, ont récemment été interceptés par des moyens de l’Otan. La Turquie avait acquis des systèmes russes S-400 mais ils n’ont jamais été mis en service opérationnel. Par ailleurs, le français Safran et le turc...
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20/05 - Crash d’avions en Irak : les doutes qui minent la version américaine
Que s'est-il passé dans le ciel irakien le 12 mars, alors que le conflit avec l'Iran était dans sa deuxième semaine ? Selon le Pentagone, deux avions ravitailleurs KC-135 Stratotanker se sont percutés en plein vol ; l'un est parvenu à atterrir avec la queue très endommagée, l'autre s'est écrasé, entraînant la mort de ses six occupants. Une enquête du magazine The Atlantic met en doute cette version : selon les journalistes américains, qui se sont entretenus avec des responsables militaires parlant sous le sceau de l'anonymat, les dommages subis par les appareils pourraient avoir été le fait de tirs de milices alliées de l'Iran. Une piste qui n'arrangerait pas le narratif de Washington, lequel avait évoqué un accident "dans un ciel ami". Les milices pro-iraniennes en Irak peu attaquées
Depuis les longues années de conflit qui ont suivi leur intervention en 2003, les Etats-Unis considèrent l'Irak comme un pays sécurisé et désormais allié. Le président Trump envisagerait même d'en retirer des troupes, comme il l'a récemment fait en Syrie. Les choses, sur le terrain, sont pourtant plus compliquées. Une nébuleuse de milices affidées à l'Iran y est en effet active, certaines à la solde du gouvernement – elles ont notamment été utilisées dans la lutte contre l'Etat islamique. Ces milices disposent d'une représentation politique sous la forme de partis, qui occupent un tiers des sièges du Parlement. Depuis le début de la guerre contre l'Iran, elles ont mené plus de 600 attaques, sous la forme de tirs de roquettes...
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20/05 - Guerre en Ukraine : Angela Merkel, Mario Draghi… Qui pour parler à Poutine au nom de l’Europe ?
L'Europe estime que le temps est venu de reprendre langue avec Vladimir Poutine, et les dirigeants des Vingt-Sept jugent qu'Angela Merkel et Mario Draghi sont les mieux placés pour ce faire. C'est ce que révèle le Financial Times ce mercredi 20 mai, qui précise que les profils des candidats seront évalués à Chypre la semaine prochaine lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères. Washington, qui mène des discussions de son côté mais a déjà fort à faire avec le conflit avec l'Iran, ne serait pas opposée à cette initiative.
L'Europe a coupé les ponts sur le plan diplomatique avec Moscou à la suite de l'invasion de l'Ukraine en février 2022, ne laissant place qu'à des initiatives personnelles – Emmanuel Macron a ainsi reparlé à Poutine en juillet dernier, et appelait à le faire en décembre. Mais les Vingt-Sept redoutent que des négociations menées par les seuls Etats-Unis soient trop favorables à l'agenda de Moscou. D'autres noms ont été suggérés, ceux du président finlandais Alexander Stubb, en bons termes avec Trump, et de son prédécesseur Sauli Niinistö. Mais les profils des Finlandais sont compliqués par la rancœur que nourrit la Russie à l'égard d’Helsinki, qui, à la suite de la guerre déclenchée par Moscou, a abandonné sa neutralité historique pour rejoindre l'Otan. Une figure respectée
Mario Draghi est une figure respectée, rompue aux arcanes des négociations de par son passé à la tête de la Banque centrale européenne (2011-2019) et ses années comme président du Conseil italien (2021-2022). Angela...
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20/05 - Les Français préfèrent-ils vraiment les loisirs ? L’économiste Antoine Levy bat en brèche cette idée reçue
Le mois de mai, avec ses "ponts" successifs, est chaque printemps l’occasion de remettre sur le devant de la scène politique la question épineuse de la durée du travail. Année après année, la France demeure pourtant le pays de l’OCDE dans lequel le nombre d’heures travaillées par habitant est le plus faible. Cette position de lanterne rouge parmi les pays développés est le résultat statistique d’un double déficit concret.
En premier lieu, la France peine à mobiliser sa force de travail en début et en fin de carrière. Si le taux d’emploi autour de 40 ans est similaire dans la plupart des grandes nations de l’OCDE, une part significativement plus faible de jeunes (de 18 à 25 ans) et de seniors (de 60 à 65 ans) sont en emploi en France, en comparaison d’autres pays avancés.
Peu de jeunes y travaillent en parallèle de leur parcours universitaire; l’accession à un emploi formel prend plus de temps à ceux qui entament leur carrière, quelle qu’ait été la durée de leurs études supérieures; et nombreux sont ceux qui prennent leur retraite bien avant 64 ans, un âge auquel la majorité des Allemands, des Suédois ou des Néerlandais travaille encore.
Ensuite, et même si les comparaisons internationales sont plus fragiles pour ce second volet, la France se caractérise dans les enquêtes statistiques par un nombre d’heures effectivement travaillées par les salariés à temps complet significativement plus faible que les Etats-Unis et les pays d’Asie, et dans une moindre mesure que ses voisins européens – du fait en particulier...
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20/05 - Prix de l’essence : pourquoi il ne faut pas taxer TotalEnergies, par Eric Chol
Un pic, un choc, une bascule… Peu importe le terme choisi, ce qui est certain, c’est que les automobilistes paient le prix fort de la flambée pétrolière. La faute au détroit d’Ormuz, à la production réduite de brut, à des négociations de paix enlisées... Et pendant ce temps, un même refrain tourne chez nos politiques : il faut taxer TotalEnergies ! Le bouc émissaire par excellence, avec ses profits insolents (5,8 milliards d’euros, + 51 % au premier trimestre) ou l’envolée de son cours de Bourse (+ 20 % depuis le 27 février). Au passage, les mêmes passent un peu vite sur la gestion particulièrement maîtrisée des stocks et des achats menée par la firme dirigée par Patrick Pouyanné ou sur sa politique de plafonnement des prix du carburant.
Aveuglée par cette manne pétrolière, une partie de la classe politique réclame à cor et à cri une nouvelle taxe exceptionnelle, pour remplir les caisses de l’Etat, redonner du pouvoir d’achat ou donner un os à ronger aux rageux anticapitalistes. Une vieille rengaine, à laquelle le Premier ministre, qui a pourtant dénoncé ce "Total bashing", n’a pas entièrement échappé : Sébastien Lecornu, qui avait accompli jusque-là un sans-faute dans la gestion de la crise en privilégiant des petits chèques ciblés à un nouveau quoi qu’il en coûte, s’est dit favorable à une redistribution des éventuels profits exceptionnels de TotalEnergies.
Des mots malheureux, quand on sait que le système redistributif français est l’un des plus performants au monde. Une parole, qui "peut faire mal à l’attractivité...
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20/05 - Guerre en Iran : un premier revers au Sénat pour Donald Trump
Une victoire, loin d'être encore décisive, mais inattendue. Et encourageante pour les démocrates. Ce mardi 19 mai, ces derniers ont réussi à faire avancer leur projet de résolution au Sénat, avec 50 voix contre 47, pour empêcher le président Trump d'ordonner de nouvelles frappes contre l'Iran. Alors que leurs précédentes tentatives n'avaient reçu l'appui que d'un seul sénateur républicain (Rand Paul, élu du Kentucky), et avaient donc échoué, ils ont bénéficié cette fois du soutien de quatre d'entre eux (un démocrate a voté contre la résolution). Parmi ces derniers, on relève le nom de Bill Cassidy, élu de Louisiane dont Donald Trump s'est bruyamment réjoui de la défaite lors des primaires pour sa réélection le week-end dernier ; Cassidy avait voté il y a cinq ans en faveur de la condamnation de Donald Trump lors de la procédure de destitution liée à l'insurrection du 6 janvier 2021, et ce dernier, pas qu'un peu rancunier, lui a mis des bâtons dans les roues sous la forme de soutien à un concurrent.
La résolution portée par les démocrates s'appuie sur la Loi sur les pouvoirs de guerre de 1973, qui stipule que le président ne peut pas s'engager dans une guerre de plus de soixante jours sans l'accord du Congrès. Le cap a été franchi le 1er mai mais Donald Trump a contourné cette législation en décrétant que le conflit en Iran était terminé... alors même qu'un blocus des ports iraniens perdure et qu'il menace de reprendre les bombardements. "Ce président est comme un enfant en bas âge qui joue avec une arme chargée,...
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20/05 - IA : pourquoi l’apocalypse n’aura sans doute pas lieu, par Olivier Sibony (HEC Paris)
Connaissez-vous le "consensus de San Francisco" ? Sous ce nom mystérieux se cache une idée communément admise dans la Silicon Valley : l’intelligence artificielle va détruire tellement d’emplois, tellement vite, qu’elle conduira rapidement à la formation d’un lumpenprolétariat permanent de cols blancs déclassés.
Dario Amodei, le PDG d’Anthropic (Claude), prédit un chômage de 10 à 20 % aux Etats-Unis d’ici un à cinq ans, et l’élimination dans les trois ans de la moitié des emplois de bureau de premier niveau. Le patron de l’IA de Microsoft va plus loin : pour lui, "la plupart des tâches qui consistent à s'asseoir devant un ordinateur seront entièrement automatisées d'ici un an ou 18 mois". Arthur Mensch, de Mistral AI, affirmait récemment devant l’Assemblée nationale que "d'ici trois à quatre ans, la totalité de l'Europe utilise[ra] l'intelligence artificielle pour 10 % de sa masse salariale." Les réductions d’effectifs annoncées par les sociétés de services informatiques, les consultants ou les avocats sont présentées comme les prémices d’une "jobs apocalypse". Les grands patrons de l’IA s’en inquiètent tant qu’ils militent pour qu’on taxe leurs entreprises afin d’apaiser la colère des masses condamnées au chômage.
Il ne fait bien sûr aucun doute que l’IA va affecter durablement le marché du travail. Certains métiers spécialisés (comme les traducteurs techniques) vont voir leurs effectifs diminuer drastiquement. Et on peut s’inquiéter de l’impact de la robotique (notamment de la conduite autonome) sur l’emploi...
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20/05 - La crise à Cuba vue par un ex-agent de la CIA : "La société est en train de s’effondrer totalement"
Ancien officier de la CIA spécialisé sur Cuba et l'Amérique latine, Brian Latell est l’un des meilleurs connaisseurs du castrisme. Pendant plusieurs décennies, les rapports qu’il rédigeait sur les frères Castro à "Langley" – le QG de la CIA, près de Washington – atterrissaient sur le bureau des présidents des Etats-Unis. En 2007, il a publié After Fidel, une biographie de Raul Castro qui fait référence. Brian Latell
L'Express : L'embargo américain, qui remonte à 1962, est-il la cause de la ruine économique ?
Brian Latell : Non, la responsabilité échoit principalement aux dirigeants cubains. Pendant des décennies, les ressources du pays ont été détournées vers l’armée, les services de renseignement et la propagande (destinée à accroître le prestige international du castrisme). Et cela, sans jamais se soucier de consolider – et encore moins de développer – l'économie productive. En conséquence, les infrastructures, les industries et l’agriculture se sont effondrées. Je ne veux pas minimiser le rôle de l’embargo mais les Cubains ont toujours eu le loisir de faire des affaires avec la Russie, la Chine et d'autre pays. D'ailleurs, lorsqu'il a remplacé Fidel au pouvoir en 2008, Raul Castro a affirmé : "Nous ne pouvons pas continuer à blâmer les Américains pour tous nos problèmes. Nous devons travailler à résoudre nos problèmes nous-mêmes." Je partage son avis.
Depuis le début de la Révolution en 1959, les relations entre La Havane et Washington ont-elles jamais été bonnes ?
Une seule fois, très brièvement, vers la fin de...
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20/05 - Guerre commerciale de Donald Trump : vers une sortie de crise entre l’UE et les Etats-Unis
L'Union européenne a conclu, mercredi 20 mai, un accord provisoire sur une législation visant à supprimer les droits d'importation sur les produits américains, un élément clé de l'accord commercial conclu avec Washington en juillet dernier, une mesure susceptible d'éviter une hausse des droits de douane américains sur les produits de l'UE.
Aux termes de l'accord conclu en juillet dernier au complexe de golf de Turnberry, propriété du président américain Donald Trump en Ecosse, l'UE a accepté de supprimer les droits de douane sur les produits industriels américains et d'accorder un accès préférentiel aux produits agricoles américains. En contrepartie, les Etats-Unis appliqueraient des droits de douane de 15 % sur la plupart des produits de l'UE. Près de dix mois après cet accord-cadre, le Parlement européen et le Conseil, organe représentant les gouvernements de l'UE, se sont mis d'accord sur un texte législatif, ouvrant la voie à l'entrée en vigueur des réductions de droits de douane de l'UE, assorties de garanties au cas où Donald Trump reviendrait sur l'accord.
"Je salue l’accord conclu par le Parlement européen et le Conseil sur la réduction des droits de douane sur les exportations industrielles américaines vers l’UE. Cela signifie que nous pourrons bientôt honorer notre part de la déclaration commune UE-Etats-Unis, comme promis. J’appelle maintenant les colégislateurs à agir rapidement et à finaliser le processus", a écrit la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, sur X....
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20/05 - Le jour où le peintre Felice Varini est devenu dingue
Mendrisio est une commune de 15 000 habitants, située à l’extrême sud du Tessin, en Suisse, aux confins du lac Majeur, du lac de Côme et du lac de Lugano. Sur une carte, Mendrisio ressemble à un outil de maréchal-ferrant planté dans l’épaule droite de la Lombardie ; on y parle d’ailleurs plus italien qu’autre chose. J’ai compté trois églises sur le chemin du couvent des Servites, fondé par cet ordre mendiant en 1477, occupé depuis 1982 par le Museo d’arte où allait se tenir, dans l’après-midi de ce samedi ensoleillé, le vernissage de la dernière exposition en date de Felice Varini, artiste dont je vous ai déjà parlé l’année dernière à l’occasion de son exposition au musée des Beaux-Arts de Lille. C’est très simple d’accès, de la gare de Zurich à Mendrisio : deux heures d’un voyage plein de beaux paysages.
Evénement d’importance à plus d’un titre. Varini est tessinois, né à Locarno, comme Niele Toroni, le poseur d’empreintes, son maître et grand ami, avec lequel il partage le goût, l’obsession, la malice de peindre sur les murs, les fenêtres, les poteaux électriques, le toit des maisons. Toroni et Varini sont deux peintres frères, ils en ont quatre autres, si j’ai bien compté, l’un d’eux, Giovanni, fut longtemps l’assistant de Toroni. Il était là, d’ailleurs, au vernissage.
Importante aussi, cette exposition, en ce sens que Felice Varini ne s’est pas embarrassé de fausse modestie, il a investi la totalité des espaces d’exposition de l’ancien couvent, fait retirer toutes les obturations des fenêtres, avant de peindre, avec...
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20/05 - Eric Denécé : la disparition d’un expert du renseignement alimente les théories complotistes
Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Dans "Nid d’espions", le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.
À Damas, un groupe terroriste est identifié par les agents de la DGSE, le service de renseignement extérieur français. Alex, interprété par Gérard Lanvin, est le chef d’équipe pour cette nouvelle mission. Il recrute dans ses rangs Diane, une étudiante en langues orientales, et petite amie de son fils.
Envoyée à Beyrouth, au Liban, elle se rapproche d’Al Barad, le chef de la cellule d’un groupe terroriste. Dans le même temps, à Lille, Pierre, un petit voyou envoyé en prison, se lie d’amitié avec un réseau djihadiste. À sa sortie, il est envoyé en Afghanistan, dans un camp d’entraînement.
De son côté, Diane en mission, est démasquée. Elle est ramenée à Paris par Al Barad qui veut assister, en personne, à l’attentat qu’il prépare. C’est à ce moment-là que l'apprentie espionne croise le chemin de Pierre, qui, désormais enrôlé, participe à l’opération terroriste. Tous deux se rendent compte qu’ils ont, chacun de leur côté, été manipulés par leurs "employeurs".
Ce film d’espionnage c'est Secret défense, il est sorti en 2008. Pour coller à la réalité, le réalisateur Philippe Haïm n’a pas reçu l’aide directe de la DGSE, mais tout de même celle d’anciens agents et experts du secteur. Parmi eux figurait Éric...
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20/05 - Saboteurs, incendiaires, agents secrets... Ces espions jetables envoyés par Moscou pour déstabiliser l’Europe
Printemps 2024. Dans un bar de Sofia, en Bulgarie, deux hommes discutent autour d'une bière. Le premier, un homme brun, sculpté par des années de fitness, parle avec animation. Mircho Angelov est révolté par la situation à Gaza. "Je veux organiser une manifestation pacifique contre le génocide palestinien", explique-t-il, les larmes aux yeux. Son acolyte l'écoute attentivement. Son tee-shirt à manches longues dissimule mal les tatouages qui s'étalent sur sa nuque, témoignage de son passé néo-nazi. Il s'appelle Georgi Filipov et jure aujourd'hui être un autre homme. Désormais, il se consacre à trois choses : le tourisme, la paix dans le monde et courir après l'argent - le projet d'Angelov offre tout cela. Il a prévu de filer à Paris taguer des mains rouges sur des murs. Filipov, graffeur aguerri, pourrait lui être utile. Veut-il l'accompagner pour ce voyage tous frais payés ? Il recevra 1 000 euros une fois l'opération accomplie. Et s'ils se font attraper ? Ce n'est qu'un acte de vandalisme. On ne va pas en prison pour trois tags.
Deux semaines plus tard, Filipov et Angelov s'envolent donc pour Paris. Du 12 au 14 mai, les deux hommes, rejoints par un troisième, Kiril Milushev, taguent divers murs du centre de la capitale, photos à l'appui. Angelov règle chaque frais, pianote furieusement sur son téléphone. Filipov ne pose pas de questions. Le 14 mai, à 4 heures du matin, une opération tourne mal : un gardien les surprend. Ils s'enfuient vers Bruxelles, puis Sofia. Filipov touche ses 1000 euros et...
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19/05 - Taïwan, pris entre incertitudes américaines et pressions chinoises sur les ventes d’armes
Alors que les tensions entre la Chine et Taïwan restent vives, l’avenir du soutien militaire américain à l’île soulève de nouvelles incertitudes. Ce mardi 19 mai, le ministre taïwanais de la Défense, Wellington Koo, a déclaré être "prudemment optimiste" concernant les ventes d’armes des États-Unis, après que le président Donald Trump a déclaré qu'il examinait encore la possibilité de procéder à de nouvelles ventes à l'île revendiquée par la Chine. La rencontre de Trump avec le président chinois Xi Jinping la semaine dernière, au cours de laquelle la question de Taïwan a été évoquée, a suscité des inquiétudes à Taipei concernant l’engagement des Etats-Unis à aider l’île à se défendre, alors que la Chine intensifie ses activités militaires.
Dimanche déjà, dans une publication Facebook, le président taïwanais Lai Ching-te a exhorté l’administration Trump à poursuivre les ventes d’armes à l’île autonome afin de garantir la "paix et la sécurité régionales". "La Chine n’a jamais abandonné son intention d’annexer Taïwan par la force et continue d’augmenter ses capacités militaires dans le but de modifier le statu quo régional entre les deux rives du détroit", a-t-il précisé. Si les États-Unis sont légalement tenus de fournir des armes à Taïwan, et qu'un paquet d’armements de 11 milliards de dollars avait déjà été validé par l'administration Trump, une deuxième enveloppe d’environ 14 milliards de dollars n’a pas encore été officiellement approuvée. "Nous allons voir ce qui se passe. Je pourrais le faire, ou pas", a en effet déclaré le...
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19/05 - Comment Washington a facilité la fuite de l’ex-ministre polonais Ziobro aux Etats-Unis
C'est un nouvel épisode dans la saga de la cavale de l'ex-ministre polonais de la justice, Zbigniew Ziobro. Selon les informations de Reuters, le secrétaire d'Etat adjoint des Etats-Unis et numéro deux de la diplomatie, Christopher Landau, aurait ordonné à des hauts responsables du département d'Etat de faciliter et d'approuver la demande de visa de l'homme politique. Le but : permettre à l'ancien du gouvernement conservateur (PiS) de fuir la justice polonaise qui l'accuse d’abus de pouvoir et d’association de malfaiteurs.
Pour échapper à ses convocations devant la justice, Zbigniew Ziobro a demandé l'"asile" en Hongrie. Requête approuvée par Viktor Orbán qui a accueilli le fugitif sur son territoire en janvier 2026. Puis, le Premier ministre nationaliste a perdu les élections. Son remplaçant, Péter Magyar, élu sur la base de son programme anticorruption, a promis de ne plus offrir refuge à des personnes recherchées par la justice internationale. De quoi faire espérer à Varsovie que l'ancien ministre soit extradé et traduit en justice. Il n'en a rien été."Une question de sécurité nationale"
Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump et son administration ont ouvertement - mais aussi par le biais d'ingérences - œuvré pour l'essor des idées conservatrices en Europe. Toutefois, en octroyant un visa à un homme politique poursuivi par un pays allié, Washington franchit un nouveau seuil.
Le cas de Zbigniew Ziobro aurait directement été rapporté à Christopher Landau par l'ambassadeur des États-Unis à...
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19/05 - "En 1914 aussi, une guerre mondiale semblait impossible et puis..." : l’avertissement de l’historien Odd Arne Westad
C’est un ouvrage qui fascine autant qu’il inquiète. The Coming Storm: Power, Conflict, and Warnings from History (Henry Holt and Co., 256 p., non traduit), écrit par l’historien norvégien Odd Arne Westad, liste de nombreux parallèles saisissants entre la période actuelle et le climat géopolitique ayant précédé le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Ce n’est pas un "reflet exact" mais "un miroir utile". Car, avertit ce professeur d’affaires mondiales à Yale, "tout comme à l’époque précédant 1914, il existe aujourd’hui une conviction profondément ancrée selon laquelle une guerre entre grandes puissances est, sinon impossible, du moins très improbable. Nous devons nous débarrasser de cette complaisance".
Voici pour la piqûre de rappel. Et pour les similitudes en question ? Dans un entretien accordé à L’Express, l'auteur explique en quoi la rivalité économique entre les États-Unis et la Chine, combinée aux peurs intérieures et aux perceptions de déclin ou de menace, rappelle les tensions d’avant 1914, notamment celles entre la Grande-Bretagne et l’Allemagne. Et tous les éléments semblent désormais réunis pour que le moindre conflit régional puisse dégénérer en catastrophe mondiale. Même si, ose-t-il espérer, "l’histoire a montré, à maintes reprises, que l’humanité est capable de prendre conscience des catastrophes possibles, puis de changer de trajectoire".
L’Express : Il existe, selon vous, un sentiment de déjà-vu entre la période actuelle et celle qui a précédé la guerre de 14-18. Quelles en sont les...
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19/05 - Jean-Luc Mélenchon, Radio Nova, la loi Yadan... Les vérités de Richard Malka
Certains des procès dans lesquels il a bataillé constituent de véritables jalons du débat public. On pense bien entendu au procès des caricatures de Charlie Hebdo en 2007 – dans lequel il défendait l’hebdomadaire satirique. Ou, plus récemment, à sa défense (gagnante) de l’essayiste Raphaël Enthoven, attaqué par LFI pour avoir dit du mouvement Insoumis qu’il était "passionnément antisémite". Richard Malka, avocat, essayiste, grand défenseur de la liberté d’expression et de la laïcité est le nouvel invité des Grands entretiens d'Anne Rosencher.
Qu’est-ce qui relève des prétoires et qu’est-ce qui relève du débat public ? Où en est-on de ces questions de liberté d’expression ? De laïcité ? Que pense-t-il des récentes polémiques autour de Radio Nova ? Des débats qui traversent la gauche ? Un entretien à regarder en vidéo sur YouTube et Dailymotion, ou à écouter sur les plateformes traditionnelles de podcast, comme Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast Addict.
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19/05 - Roberta Metsola, présidente du Parlement européen : "L’Europe n’a d’autre choix que de réussir"
Volodymyr Zelensky, la présidente de la Moldavie Maia Sandu, le cardinal Parolin, mais aussi le chanteur du groupe U2 Bono, et José Andrés, fondateur de l’ONG "World Central Kitchen… Tous ont reçu à Strasbourg, ce mardi 19 mai, l’Ordre européen du Mérite pour leur "contribution significative à l'intégration et aux valeurs de l'UE". En tout, cette première promotion compte vingt lauréats, tandis que l’ancien chef du mouvement Solidarność Lech Walesa et l’ex-chancelière Angela Merkel ont été nommés membres d'honneur.
"L'Europe ne nous a pas été donnée, elle s'est construite traité après traité, crise après crise, grâce à des personnes qui ont préféré la solidarité à la division et la coopération à l'intérêt personnel (…) Car l'Europe ne perdure que tant que chaque génération choisit de la défendre", a déclaré, en ouverture de la cérémonie, la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola. L’Express en a profité pour lui poser quelques questions.
L'Express : Cette première promotion compte peu de jeunes Européen(ne)s qui ont choisi de rester sur notre continent pour développer des business critiques (fabrication de puces, technologies de défense ou spatiales) qui sont au cœur des enjeux mondiaux. Peut-on espérer que ce prix récompensera aussi, dans ses prochaines éditions, les jeunes générations ?
Cette distinction a été lancée à l’occasion du 75e anniversaire de la Déclaration Schuman, il y avait donc dès sa constitution une forte dimension historique. Aucune distinction de ce type n’était décernée jusqu’alors pour célébrer...
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19/05 - A Pékin, Xi Jinping reçoit Vladimir Poutine pour consolider l’axe sino-russe
Moins d'une semaine après que Xi Jinping a déroulé le tapis rouge pour le président américain Donald Trump, Vladimir Poutine est attendu en Chine, ce mardi 19 mai, pour une visite officielle de quarante-huit heures destinée à "renforcer le partenariat global et la coopération stratégique", selon les autorités officielles. Mais cette rencontre est aussi l'occasion d'afficher clairement l’alignement entre Pékin et Moscou face aux bouleversements géopolitiques mondiaux, tout en permettant à la Chine de s'affirmer comme un acteur incontournable dans cet équilibre, observe la presse internationale.
"Pour Xi Jinping, accueillir le dirigeant du Kremlin quelques jours seulement après le départ du cortège du président Donald Trump de la capitale chinoise constitue une validation de 14 années de compétition économique acharnée avec les États-Unis et de son rapprochement stratégique avec Moscou pendant la guerre en Ukraine", analyse ainsi le Wall Street Journal. Avant lui, "aucun dirigeant chinois n’avait organisé, le même mois, deux visites d’État consécutives d’un président américain et d'un président russe en exercice", poursuit le média, qui y voit "une victoire sur la scène mondiale". Afficher sa puissance diplomatique
"Le fait que Xi accueille, à une semaine d’intervalle, deux dirigeants mondiaux engagés dans des conflits apparemment inextricables de leur propre fait ne passera certainement pas inaperçu auprès du gouvernement chinois, qui profite notamment de la guerre de Trump contre l’Iran pour présenter la...
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19/05 - IA, le décrochage européen : l’alerte d’Arthur Mensch
Il y a quelques jours, Arthur Mensch, le cofondateur de Mistral AI, était auditionné à l’Assemblée nationale par la commission d’enquête sur les vulnérabilités du secteur numérique. Celui qui dirige l’une des seules entreprises européennes capables de faire bonne figure dans la course mondiale à l’intelligence artificielle a rappelé quelques évidences, qui ont semblé scotcher les parlementaires et les observateurs : l’IA va transformer radicalement le marché du travail, la demande d’électricité va exploser, l’Europe est incroyablement en retard.
L’audition a fait son effet sur le moment puis, plus rien. Pourtant, la vague d’innovation exponentielle que nous connaissons aujourd’hui avec l’IA, la robotique humanoïde et les biotechnologies devrait être l’éléphant dans la pièce de la campagne présidentielle. Il n’en est malheureusement rien. Evidemment, les questions relatives à l'immigration et au pouvoir d’achat sont majeures. Qui prétendrait le contraire ? Mais le sujet de l’innovation, que les dizaines de candidats en lice (misère…) semblent traiter comme un détail technique à confier à un secrétaire d’Etat, est le plus décisif pour les vingt prochaines années, alors même que l’Europe est en voie de marginalisation. La surréglementation, péché de l'Europe
Les chiffres sont vertigineux. Au premier trimestre 2026, selon le dernier rapport de PitchBook, les start-up américaines de l'IA ont levé 255 milliards de dollars, plus que sur toute l'année 2025. Meta prévoit de dépenser entre 115 et 135 milliards de dollars cette...
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19/05 - En Hongrie, Péter Magyar mène son combat contre les "marionnettes d’un régime raté"
C’était l’une de ses promesses au soir de son élection, le 12 avril dernier. Devant ses partisans, le nouveau Premier ministre hongrois Péter Magyar l’a scandé : il rétablira l’Etat de droit et demandera la démission des principaux dirigeants d’institutions publiques. Ces "marionnettes d’un régime raté", dont le président de la République, les présidents de la Cour suprême, de la Cour constitutionnelle et de l’Autorité des médias, sont pour lui les vestiges d’un système corrompu, bâti durant seize ans de pouvoir par son prédécesseur, Viktor Orban.
Quelques jours après son investiture le 9 mai, Péter Magyar a donc lancé un ultimatum au président hongrois Tamás Sulyok. Il doit démissionner d'ici la fin du mois de mai. Mais Tamás Sulyok résiste. Dans une interview accordée lundi 18 mai au média hongrois Index, il a déclaré qu’il irait au terme de son mandat : "Je reste fidèle à mon serment et, tant que l’exercice de ma fonction ne sera pas impossible, j’entends remplir le mandat que j’ai accepté."
Il a réaffirmé par la même occasion son rôle décisif dans le système politique hongrois où "le président de la République exprime l'unité de la nation". En réalité, ses pouvoirs sont davantage cérémoniels et symboliques, même s’il peut contraindre le vote des lois en les renvoyant au Parlement ou en les transmettant à la Cour constitutionnelle pour réexamen. Une prérogative qui pourrait être un caillou dans la chaussure du Premier ministre, en vue de ses réformes politiques."Le parrain de la mafia lui a donné l'ordre de rester"
Péter...
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19/05 - "Le monde recule" face aux pandémies : ce nouveau rapport qui tire la sonnette d’alarme
Alors que le monde s'alarmait ces dernières semaines de voir surgir l'hantavirus, un autre virus s'est rappelé à l'attention de la planète, la République démocratique du Congo peinant à contenir sa 17e épidémie d'Ebola. Ces vagues infectieuses "ne sont que les dernières crises en date dans notre monde troublé", s'est désolé le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus en ouvrant l’Assemblée annuelle de l’agence onusienne, lundi 18 mai.
Avant elles, la variole du singe semait la panique, et - évidemment - le Covid-19 déclenchait une catastrophe sanitaire sans précédent contemporain. Des crises aggravées par des efforts internationaux en berne qui ne sont pas parvenus à se hisser à la hauteur du risque pandémique depuis une dizaine d'années, alerte le Conseil mondial de suivi de la préparation aux crises sanitaires (GPMB), dans un rapport paru ce lundi 18 mai. Et l'organisation de s'inquiéter : "le monde recule".
Organe indépendant créé par l'OMS et la Banque mondiale en 2018 pour affronter la première explosion des cas d'Ebola, le GPMB analyse dans ce bilan une décennie d'urgences de santé publique de portée internationale et "évalue leurs répercussions sur les systèmes de santé, les économies et les sociétés"."Un monde plus vulnérable et plus divisé"
Dans l'ensemble, les experts observent que, malgré les nombreuses épidémies qui ont frappé le monde ces dernières années et malgré une progression dans les capacités à...
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19/05 - Sanctions contre le pétrole russe : le nouveau "cadeau" de Donald Trump à Vladimir Poutine
Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a annoncé lundi 18 mai une nouvelle prolongation de 30 jours d’une dérogation aux sanctions visant le pétrole russe transporté par voie maritime. Une décision qui permet l’achat de brut issu de cargaisons bloquées sur des pétroliers, officiellement pour aider des pays "vulnérables sur le plan énergétique" affectés par la guerre en Iran. Dans un message publié sur X, le responsable américain précise que cette licence générale intervient après l’expiration, samedi dernier, d’une précédente dérogation. Elle autorise temporairement l’accès à du pétrole et des produits pétroliers russes normalement frappés par les sanctions américaines, sans remettre en cause le cadre visant les grandes compagnies russes.
La décision a été rendue publique lors d’une réunion des ministres des Finances du G7, surprenant plusieurs alliés européens de Washington. Elle intervient alors que Scott Bessent avait laissé entendre, le mois dernier, que cette exemption ne serait pas renouvelée une fois arrivée à échéance le 16 mai, selon un responsable européen du G7.
Pour Kiev comme pour la Commission européenne, cette prolongation constitue un revers. Bruxelles appelait Washington à rétablir pleinement les sanctions afin de réduire les ressources énergétiques de la Russie, plus de quatre ans après le début de la guerre menée par Vladimir Poutine, rappelle Politico. Au moment de son annonce en mars dernier, plusieurs responsables européens avaient critiqué la dérogation accordée par Washington. Le...
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19/05 - Management : pourquoi nous sommes plus influençables que nous le croyons
"Imagine un instant : tu scrolles sur ton appli préférée, et là, un produit te tape dans l’œil - un gadget dernier cri, des sneakers ultra-stylées ou un accessoire de cuisine dont tu n’avais jamais entendu parler. Ce n’est sûrement pas une pub classique qui t’a accroché, mais plutôt un influenceur que tu suis et en qui tu as confiance, qui partage son avis sans filtre" : ainsi commence l’analyse de la plateforme Thunderbit ("Le marketing d’influence en 2026 : les chiffres clés à connaître") consacrée à ces nouveaux prescripteurs. "Je peux bien le dire aujourd’hui : j’ai toujours été un gogo. Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été la cible rêvée des vendeurs, quêteurs et solliciteurs de toute espèce", répondait presque prophétiquement Robert Cialdini, psychologue social américain, mondialement connu pour ses travaux sur les mécanismes de la persuasion et de l'influence. Les influenceurs n’existaient pas encore, les bonimenteurs si.
Alors, le chercheur a révélé leurs secrets dans un ouvrage devenu une référence (Influence & manipulation – Comprendre et maîtriser les mécanismes et les techniques de persuasion, First Edition, 1993). "Une arme à ne pas mettre entre toutes les mains", commentait le professeur à HEC Olivier Sibony dans notre sélection des livres de management à lire au moins une fois dans sa vie. Il y expose six techniques de persuasion, dont trois méritent d’être détaillées. Quels sont les facteurs qui poussent un individu à accepter une proposition ? Et quelles sont les techniques les plus...
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19/05 - Giorgia Meloni : chronique d’un échec populiste, par Jean-François Copé
L’immobilisme français lié au macronisme agonisant ne doit pas interdire de regarder ailleurs. L’Italie de Giorgia Meloni commence ainsi à révéler son vrai visage. Depuis trois ans, la présidente du Conseil sert de vitrine politique au Rassemblement national et à Reconquête, incarnant la pièce manquante de leur stratégie de normalisation : un certificat de crédibilité gouvernementale. La preuve que l’extrême droite pourrait exercer le pouvoir en France sans provoquer le chaos annoncé par ses adversaires. En somme, qu’une alternance populiste ne représenterait plus un danger. Giorgia Meloni s’est ainsi progressivement imposée comme la caution d’une extrême droite prétendument devenue fréquentable, capable de rassurer les milieux économiques autant que les électeurs encore réticents à lui confier les clés du pouvoir. Mais loin de consacrer le succès du "modèle italien", la réalité vient aujourd’hui faire voler en éclats son principal argument : celui d’une réussite économique.
La crise énergétique liée aux tensions avec l’Iran a suffi à mettre à nu les contradictions du discours de Giorgia Meloni. Celle qui avait fait de la rigueur budgétaire et de l’indépendance vis-à-vis de Bruxelles sa marque de fabrique électorale réclame trois ans plus tard davantage de flexibilité européenne. Elle va même jusqu’à revendiquer une suspension du Pacte de stabilité et de croissance. Mais cette crise révèle aussi l’étroitesse de ses marges de manœuvre internes. Pour contenir la hausse des prix à la pompe, Rome a préconisé – comme...
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19/05 - Projet de loi d’urgence agricole : ces mesures qui font polémique
Le projet de loi d'"urgence agricole" débarque à l'Assemblée nationale ce mardi 19 mai. Un texte dense, déjà au cœur de fortes tensions, qui pourrait rapidement enflammer les débats. Composé de 23 articles et accompagné de plus de 2 200 amendements, il est présenté par le gouvernement comme une réponse rapide à la crise du secteur. Il s'agit du "dernier grand texte qui pourra être examiné avant l'élection présidentielle", insiste Annie Genevard, ministre de l'Agriculture dans une tribune publiée par Le Figaro. Sur la liste des sujets les plus controversés, figurent les questions liées à l’élevage, l’eau ou encore les normes environnementales.
Parmi les points les plus sensibles : une mesure visant à faciliter la construction de bâtiments d’élevage, à l'instar des fermes-usines. Le projet de loi prévoit d’habiliter le gouvernement à légiférer par ordonnances afin de créer un régime d’autorisation spécifique pour ces installations. L’objectif étant de relever le nombre d’animaux à partir duquel un processus "très lourd" d’autorisation est nécessaire, a défendu la ministre de l’Agriculture. Concrètement, cette procédure pourrait accélérer certains projets agricoles en les soumettant à un cadre administratif distinct.
Mais cette initiative soulève aussi des inquiétudes, notamment sur le recul potentiel du contrôle démocratique et sur les possibilités de recours des associations, qui pourraient s’en trouver limitées. "Le texte entend lutter contre les recours considérés comme 'abusifs' visant des projets agricoles, en...
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19/05 - Start-up cyber européennes : pourquoi la course aux rachats profite aux Américains
"Maîtriser nos dépendances numériques". Placardé sur les murs du Grand Palais de Lille, le mot d'ordre de la dernière édition du salon cyber FIC était clair. Paradoxalement, l'un des cuisants rappels de notre dépendance numérique était aussi présent en grande pompe. Hornet Securit occupait un vaste hall, paré des couleurs de l'entreprise, avec mascottes, super-héros en costume flashy, et même un mini-circuit de karting.
Dans le milieu de la cybersécurité, tout le monde connaît l'histoire d'Hornet Security. Pépite allemande créée en 2007, spécialisée dans la sécurité du cloud, Hornet avait racheté en 2024 Vade, une start-up française éditrice de logiciels de protection des mails, qui avait été décrite comme "l'une des entreprises les plus prometteuses" de la cyber par Emmanuel Macron en 2021. Mais la success story européenne a pris du plomb dans l'aile en 2025, lorsque Hornet s'est fait à son tour racheter par… le géant américain ProofPoint. Malgré les alertes d'un député et d'un sénateur, qui demandaient une action du gouvernement pour bloquer le rachat, ce dernier est approuvé. Pour 1,8 milliard de dollars, Vade et Hornet Security basculent sous pavillon américain. La course aux rachats
"C'est une histoire qui se termine bizarrement, alors que la volonté à l'origine était de créer un champion européen", se désole Joffrey Célestin-Urbain. Le président du Campus Cyber est amer mais peu surpris. Le cas Hornet n'est pas isolé. Dans l'écosystème, l'idée que les Américains font leurs courses sur le continent européen...
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19/05 - Guerre en Iran : Donald Trump suspend une attaque mais maintient la pression
Donald Trump souffle une nouvelle fois le chaud et le froid sur le dossier iranien. Lundi 18 mai, le président américain a annoncé avoir suspendu une attaque prévue contre l’Iran afin de laisser une opportunité aux négociations diplomatiques, tout en assurant que l’armée américaine restait prête à mener une "attaque à grande échelle" si les discussions échouaient. Quelques heures plus tard, depuis la Maison-Blanche, il a affirmé devant des journalistes qu’il existait de "très grandes chances" de parvenir à un accord avec Téhéran pour empêcher le pays de développer l’arme nucléaire.
"Si nous pouvons y arriver sans les bombarder violemment, je serai très content", a assuré Donald Trump. Cette suspension provisoire intervient après des demandes formulées par plusieurs dirigeants du Moyen-Orient. Sur Truth Social, le président américain a affirmé que l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al Thani, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président des Emirats arabes unis Mohamed ben Zayed Al Nahyan lui avaient demandé de prolonger les négociations en cours, et a évoqué des "discussions sérieuses" autour d’un accord de paix.
Donald Trump a ensuite précisé que ces dirigeants lui avaient demandé de reporter toute attaque de "deux ou trois jours". Une décision annoncée près de six semaines après l’entrée en vigueur d’une trêve avec Téhéran, dans un conflit déclenché par les bombardements américano-israéliens du 28 février."Le temps presse"
Depuis le début de la guerre, le président américain multiplie déclarations...
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19/05 - "Einstein à Jérusalem" : l’équation complexe entre le génie de la physique et l’Etat d’Israël
En 1952, à la mort de son ami Chaïm Weizmann, Albert Einstein se voit proposer la présidence de l’Etat d’Israël. Le plus grand savant du XXe siècle décline poliment le poste, invoquant son âge et son inexpérience politique. En privé, il précise : "Si je devais être président, j’aurais parfois à dire au peuple israélien des choses qu’il n’a pas envie d’entendre."
L’historien Simon Veille avait déjà signé un essai sur les rapports à la judaïté et à l’antisémitisme de cet électron libre (Einstein dans la tragédie du siècle). Dans le plus littéraire Einstein à Jérusalem, il montre à quel point, pour le prix Nobel de physique de 1921, ce sujet intime fut sans doute plus complexe à aborder que la théorie de la relativité générale.
Albert Einstein est né à Ulm, en Allemagne, dans une famille d’Ashkénazes libéraux. A 11 ans, il a une crise mystique, mais celle-ci s’achève vite avec un refus de faire sa bar-mitsva. Sa religion sera la science. En revanche, l'antisémitisme ambiant ne cesse de raviver sa conscience d’être juif. En 1909, pour le nommer professeur à l’université de Zurich, son mentor Alfred Kleiner doit assurer à ses collègues qu’Einstein n’est pas touché par "l’indiscrétion, l’insolence et une mentalité de boutiquier", autant de caractéristiques attribuées aux "Israélites"... "Saint juif"
En 1914, le physicien refuse une invitation en Russie. "Je trouve scandaleux de me rendre sans nécessité dans un pays où les membres de ma tribu sont persécutés avec tant de brutalité", fait-il savoir. En 1919, la validation empirique de...
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19/05 - Keir Starmer, Friedrich Merz... En Europe, l’ère du politicien jetable
Il y a un siècle, le fabricant de papier américain Kimberly-Clark inventait le mouchoir jetable. Le succès de son Kleenex entraîna l’apparition de produits éphémères en tout genre, du stylo-bille au briquet en passant par les assiettes en carton. Aujourd’hui, l’électeur européen en invente un nouveau : le politicien jetable. À mesure que l’essor des partis populistes accentue l’instabilité des démocraties européennes, les dirigeants n'ont qu'un temps utile de plus en plus court pour gouverner.
Le Royaume-Uni (quatre chefs du gouvernement en quatre ans), la France (quatre en deux ans) et l’Allemagne (trois en six ans) illustrent cette tendance. Le britannique Keir Starmer, élu avec une majorité écrasante en 2024, est assis sur un siège éjectable depuis que son parti travailliste a enregistré, aux élections locales du 7 mai, le pire résultat de son histoire centenaire.
En Allemagne, un an seulement après l’entrée de Friedrich Merz à la chancellerie, la part des électeurs satisfaits de son travail a fondu à 16 %, selon un sondage publié par la télévision publique ARD. Ce score est le plus bas jamais enregistré par un chancelier. L’Union chrétienne-démocrate (CDU) de Merz n'attire plus que 24 % des intentions de vote contre 27 % pour le parti de droite radicale Alternative pour l’Allemagne (AfD).
En France, pourtant dotée depuis 1958 d’une constitution conçue pour rompre avec l’instabilité de la IVe République, la navigation à vue est la règle depuis la dissolution de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron en...
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19/05 - Châteaus, jeus, hibous… Vers la fin des pluriels en "x" ?
Cette semaine, j’ai décidé de prendre mon courage à deux mains, et tant pis pour moi si je perds des lecteurs ! Car après moult hésitations, je me suis en effet résolu à aborder un sujet plus sensible que le conflit israélo-palestinien, la fiscalité des milliardaires ou l’état de forme d’Antoine Dupont. Je vais vous parler des pluriels en "x".
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Nous connaissons tous la règle pour les mots qui se terminent par -ou. Ils prennent un "s", sauf bijoux, cailloux, choux, genoux, joujoux, hiboux, poux (et ripoux pour les adeptes du verlan !). Mais savez-vous d’où elle vient ? D’une… erreur ! Pendant des siècles, en effet, les scribes utilisaient souvent des abréviations (allez composer des textes pendant des heures à la plume d’oie dans un monastère humide et vous ferez rapidement de même). Aussi avaient-ils pris l’habitude de remplacer les terminaisons des mots en -us par un signe ressemblant à un "x". Ils écrivaient ainsi non pas chous, mais chox, comme le confirme Nina Catach dans son Dictionnaire historique de l’orthographe française (Larousse).
Le problème ? A la fin du Moyen Age, cette convention a été oubliée. Et l’on a cru que, conformément à la...
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19/05 - Ebola : l’Europe sera-t-elle au rendez-vous de cette crise sanitaire et humanitaire ? Par le Pr Flahault
Alors que la coopération internationale était en train d’endiguer l’émergence de l’Hantavirus des Andes survenue à bord d’un navire de croisière en provenance d’Argentine, l’Afrique se débattait depuis près d'un mois contre une nouvelle épidémie due au virus Ebola, sans que personne ne s’en soit rendu compte. La zone frontalière entre l’Ouganda et la République démocratique du Congo (RDC) connaît un conflit armé plus ou moins larvé depuis plusieurs mois, rendant la veille sanitaire et l’accès des autorités de santé sur les lieux particulièrement difficile. Le réveil est douloureux pour la population locale.
Les autorités congolaises ont rapporté samedi 16 mai 249 cas suspects dont 80 décès dus à une épidémie du virus Ebola. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) craint une très forte sous-notification et la propagation est peut-être fortement sous-estimée à ce jour, dans cette région très peuplée, reculée, pauvre et difficile d’accès. L’agent infectieux en cause a été séquencé en Ouganda, et l’on sait qu’il s’agit d’une souche du virus Ebola appelée Bundibugyo, différente de la souche dominante, appelée Zaïre. La souche Zaïre avait été celle du premier virus Ebola à avoir été identifié, en 1976, alors que Bundibugyo est d’identification plus récente, en 2007, dans la même région que celle de l’épicentre de l’épidémie actuelle.
De circulation plus rare aussi, la souche Bundibugyo n’a causé à ce jour que deux épidémies dans le monde, toujours aux frontières de la RDC et de l’Ouganda. Il semble que toutes les souches du virus Ebola...
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19/05 - A Cuba, la dictature sous pression : comment Donald Trump veut en finir avec les Castro
Le dernier chapitre du grand livre de l'épopée castriste est-il en train de s'écrire sous nos yeux ? Après la capture de Nicolas Maduro en janvier et l'élimination du Guide suprême iranien Ali Khamenei en février, nul ne sait si Donald Trump ouvrira un troisième front, contre Cuba cette fois. Mais trois opérations militaires dans trois pays en l'espace de quelques mois établiraient un record. En tout cas, jamais depuis la crise des missiles en 1962 et le fiasco du débarquement de la baie des Cochons un an auparavant, les tensions entre Washington et La Havane n'ont été exacerbées à ce point.
Privée du pétrole que le Venezuela lui livrait gratuitement depuis vingt-cinq ans, Cuba est plongée dans une crise énergétique et économique inédite et gravissime. Certes, la Maison Blanche a récemment autorisé la livraison sur l'île d'une cargaison de pétrole brut par un tanker russe. Mais il en faudrait huit fois davantage pour couvrir ses besoins.
Cela explique pourquoi les transports sont à l'arrêt ; les centrales électriques (qui ont besoin de fioul) disjonctent ; les coupures de courant se multiplient ; pourquoi, par conséquent il est impossible de conserver de la nourriture au réfrigérateur ; et pourquoi, enfin, le prix du litre d'essence s'envole au marché noir : 5 euros le litre, soit la moitié d'un salaire mensuel. Tous ces dérèglements s'ajoutent aux défauts de "l'économie dirigée" qui ont produit à Cuba les mêmes résultats que dans la Roumanie de Nicolae Ceausescu ou l'URSS de Leonid Brejnev.Raul Castro...
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18/05 - Corée du Nord : la stratégie de "la forteresse" de Kim Jong-un contre Séoul
La Corée du Nord continue de durcir le ton face à son voisin sud-coréen. Lundi 18 mai, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a rappelé sa volonté de renforcer ses unités militaires à la frontière avec la Corée du Sud afin d’en faire "une forteresse imprenable" et de "dissuader plus efficacement la guerre". Séoul reste considérée par Pyongyang comme un "ennemi juré". Dans ce contexte, la frontière entre les deux Etats devrait, côté nord-coréen, davantage se militariser dans les prochaines semaines.
De nouveaux systèmes d'artillerie vont être déployés cette année, dont des missiles opérationnels et tactiques, des lance-roquettes ainsi que des canons d’une portée de 60 kilomètres. Ces derniers seront ainsi en mesure d’atteindre la capitale de la Corée du Sud située à 50 kilomètres de la frontière. "Cette extension rapide de la portée et cette amélioration remarquable des capacités de frappe constitueront un changement et un avantage considérable pour les opérations terrestres de notre armée" s’est félicité Kim Jong-un, rapporte l'agence KCNA. Depuis mars, les troupes nord-coréennes ont aussi intensifié leurs travaux de fortification de la frontière en construisant des murs. En mer, le destroyer Choe Hyon, le plus grand et le plus moderne de la flotte nord-coréenne, sera mis en service en juin.Abandon de l'unification
Alors que les deux Corées n’ont jamais signé de traité de paix, seulement un armistice, à la suite de la guerre entre 1950 et 1953, les perspectives d’unification s’éloignent de plus en plus. La nouvelle...
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18/05 - Faut-il réhabiliter les placebos ? Quand des défenseurs du rationalisme défendent les faux traitements
Mais dans quoi se sont embarqués ces deux chercheurs en kinésithérapie et ce spécialiste de l’esprit critique ? Qui connaît Richard Monvoisin, Léo Druart et Nicolas Pinsault sait à quel point ces trois-là sont de sérieux terre-à-terre, des sceptiques insensibles aux charmes de la pensée magique, immunisés contre les fausses promesses. Et pourtant, voilà ces trois scientifiques embarqués sur les sentiers escarpés des faux remèdes, chantant quasiment leurs louanges.
Le temps d’un livre-enquête*, les trois auteurs retracent le recours aux pseudo-soins, de leur âge de grâce jusqu’à leur éviction de la médecine. Une excursion traversée d’arnaques, de mensonges et de recommandations dangereuses, mais également constellée des étonnants pouvoirs de la psyché, de douleurs qui refluent et de curieux bienfaits. De quoi faire des placebos de précieux outils une fois débarrassés de leur substrat ésotérique, osent affirmer les auteurs.
Quoi ? Comment ? Tout ne serait pas à jeter dans les faux traitements ? Le parti pris provoque un certain malaise, d'autant que les placebos lorsqu'ils sont mal utilisés ou repris par les pseudo-thérapeutes et autres charlatans, peuvent détourner des vrais remèdes. Et pourtant. De la couleur des blouses à la taille des stéthoscopes, les illusions thérapeutiques semblent bien moins inertes qu’on ne le pense : en persuadant notre cerveau que l’on va guérir, elles modifient nos comportements, activent les effets psychosomatiques et stimulent certains échanges moléculaires. De quoi justifier de...
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18/05 - Détroit d’Ormuz : après les navires, l’Iran vise les câbles Internet
Après les navires, voici venu le tour de la fibre optique. L'Iran, qui veut imposer un péage au trafic maritime qui transite par le détroit d'Ormuz, réfléchit désormais à un moyen de taxer le passage des câbles Internet déployés dans ces eaux. Ces câbles à fibre optique, posés sur les fonds marins, assurent une importante partie du trafic Internet entre les pays du Golfe, l’Asie et l’Europe. CNN les décrit comme l'une des "artères invisibles" de l’économie mondiale. Si la majorité des opérateurs ont pris la précaution de faire passer leurs câbles de l’autre côté du détroit, deux câbles essentiels traverseraient les eaux territoriales iraniennes, indique Mostafa Ahmed, chercheur au Centre de recherche émirati Habtoor à la chaîne américaine.
La semaine dernière, le Parlement iranien a débattu d'un projet de loi contraignant les opérateurs étrangers à payer un droit de passage sur ces infrastructures Internet. En plus de cette taxe, le projet de Téhéran obligerait les entreprises concernées à demander une autorisation préalable et à se conformer à la législation iranienne. Les opérations de maintenance et de réparation des câbles seraient en outre réservées à des entreprises iraniennes. Parmi les géants de la tech potentiellement concernés : Google, Meta, Microsoft et Amazon.
Téhéran assure qu'une telle taxe serait conforme au droit de la mer, en particulier à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. Les médias iraniens brandissent notamment l'exemple du canal de Suez, par où transitent de nombreux câbles...
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18/05 - "Les grues volent vers le sud" : rencontre avec Lisa Ridzen, l’auteure du roman phénomène qui a conquis l’Europe
Un lac, une forêt, et non loin, une maison tout de bois et de briques à l’instar de la vingtaine d’habitations du hameau de Hegled, à un quart d’heure d’Ostersund, dans le centre-nord de la Suède : c’est ici que vit, en toute tranquillité, loin des ors de Stockholm, la nouvelle millionnaire (en exemplaires dans le monde) suédoise de 38 ans, Lisa Ridzen. Casquette sur la tête, veste canadienne sur le dos, la charmante auteure des Grues volent vers le sud (Tranerna flyger söderut) n’a rien changé, semble-t-il, à ses habitudes depuis le raz-de-marée provoqué en Suède par son premier roman, publié en août 2024, soit quelque 300 000 exemplaires écoulés (tous formats confondus) dans un pays de 10 millions d’habitants – ce qui en France représenterait près de 20 millions d’exemplaires !
On vous a parlé dans L’Express de ce phénomène venu du Nord, avec ses 44 pays acheteurs et la folie des enchères (en Allemagne, neuf éditeurs se sont affrontés). Depuis lors, les chiffres se sont encore affolés… Et vous savez quoi ? Aucun meurtre à l’horizon dans ce best-seller nordique, publié en France le 7 mai, mais le piquant journal intime des derniers mois d’un homme de 89 ans, émouvante réflexion sur la vieillesse et les relations père-fils.
Son chien, un golden retriever blanc, batifolant auprès d’elle (lorsqu’il n’est pas allongé sur le lit bateau de sa maîtresse), Lisa Ridzen accueille ses hôtes d’un jour tout sourire – parmi eux, Simon Philippe Turcot, le patron hyper réactif des éditions québécoises La Peuplade, fêtant les...
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18/05 - "Vous êtes adepte d’un double discours !" : Boris Vallaud - Michel-Edouard Leclerc, le grand débat
Michel-Edouard Leclerc a lu et annoté le dernier ouvrage de Boris Vallaud, président du groupe parlementaire PS, Nos vies ne sont pas des marchandises. Manifeste pour la démarchandisation (Seuil). L'auteur peste contre ce marché "devenu la fin de lui-même". "Les thèses que vous développez sur les excès du marché, je les ai lues il y a 50 ans. Le procès qu'il faut faire aujourd'hui, c'est celui de la démission des élites" lui répond "MEL". Entretien croisé dans lequel le plus politique n'est pas forcément celui que l'on croît.
L'Express : Pourriez-vous nous donner, chacun, votre définition du marché ? Ogre démiurge ou pilier de la liberté ?
Michel-Edouard Leclerc : Je suis un enfant de l'école historique de Fernand Braudel. Si je reste fidèle à cette école de pensée, le marché, c'est ce par quoi les individus échangent leur production, leur travail sous une forme individuelle ou collective. C'est ce qui véhicule à la fois la civilisation, la culture et ses sous-produits. Contrairement à ce que peut dire André Comte-Sponville, le marché n'est pas simplement amoral, il peut être aussi immoral. Il nécessite donc d'être régulé, quelquefois dompté. C'est ce qui m'a intéressé dans votre livre. A l'heure où tout le monde constate les excès pas simplement des oligarchies, mais d'un système où il y a une forme d'aliénation de la consommation à une offre qui n'a pas été demandée et qui est préconstruite, la question essentielle est la suivante : que fait le politique ?
Boris Vallaud : En ce qui me concerne, c'est un moyen...
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18/05 - "On ne commande pas avec les muscles" : le jour où le capitaine Nicolas Brault a dû revoir sa façon de diriger
Le management, c'est une affaire de personnalité, de tempo. De décisions aussi évidemment. C'est pourquoi L'Express lance un nouveau podcast hebdomadaire dont l'objet est de passer à la moulinette une décision prise par un chef d'entreprise, un dirigeant politique, ou une figure de la société civile. Dans ce troisième épisode, le capitaine Nicolas Brault nous raconte ce qui l'a conduit un jour à prendre un virage professionnel à 180 degrés : quitter son poste de professeur d'histoire en Seine-Saint-Denis pour s’engager à Saint-Cyr, au service des armes de la France.
L'intégralité de cet épisode est à retrouver sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast Addict.
L'Express : Vous le racontez dans votre livre Donner l’ordre ne suffit pas (Michel Lafon, 2026) : vous vous destiniez à une carrière dans l’Éducation nationale… Jusqu’à cette nuit du 13 novembre 2015, celle des attentats de Paris. À partir de là, l’engagement militaire devient, pour vous, le seul qui ne paraît plus dérisoire. Que se passe-t-il alors dans votre esprit pour provoquer un tel basculement ?
Nicolas Brault : Le 13 novembre 2015, j’étais à Saint-Cyr, en stage, dans le cadre d’un double diplôme avec Sciences Po. Ce soir-là devait être la veille d’une cérémonie d’adoubement, ce rituel millénaire qui caractérise les chevaliers et les officiers en Occident depuis le Moyen Âge. Je repassais ma chemise pour préparer le défilé, la grande tenue. Et puis nous avons appris la nouvelle. Le lendemain matin, nous nous sommes retrouvés...
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18/05 - Comment Israël a installé des bases clandestines en Irak pour frapper l’Iran
Israël aurait exploité pendant plus d’un an au moins deux bases militaires clandestines installées dans le plus grand secret au début de la guerre contre l’Iran. Le tout, avec l’aval des États-Unis et sans que l’Irak ne soit au courant, rapportent les enquêtes de deux grands quotidiens américains, le Wall Street Journal (WSJ) et le New York Times (NYT). Le désert occidental irakien, vaste et peu peuplé, est historiquement utilisé pour ce type d’opérations secrètes.
L’une d’elles, située près d’al-Nukhaib, aurait été préparée dès fin 2024 et utilisée pendant la guerre de 12 jours contre Téhéran en juin 2025 pour le ravitaillement, le soutien aérien et les soins médicaux. Selon le WSJ, elle aurait également servi de point d’appui pour les forces spéciales de l’armée israélienne menant des opérations en territoire ennemi, ou encore de refuge pour les équipes de recherche et de sauvetage prêtes à intervenir si des pilotes israéliens étaient abattus au-dessus de l’Iran.
Des sources américaines citées par le WSJ affirment qu’aucun pilote israélien n’a finalement eu besoin d’être récupéré par cette base secrète. En avril dernier, néanmoins, une opération de soutien depuis cette base aurait été proposée par les Israéliens à l’armée américaine, lorsque deux pilotes d’un avion de combat F-15 se sont écrasés près d’Ispahan, en Iran. Les Américains avaient finalement assuré eux-mêmes leur extraction, l’armée israélienne se contentant de frapper la zone pour garantir le succès de l’opération de sauvetage.Un "réseau de sites avancés"...
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18/05 - Ebola : ce que l’on sait de cette épidémie en RDC qui inquiète l’OMS
Pour la 17e fois depuis 1976, la République démocratique du Congo est victime d'une épidémie d'Ebola, une maladie particulièrement létale qui a engendré la mort de 15 000 personnes en Afrique sur les 50 dernières années. Face à la propagation du virus, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclenché, ce dimanche 17 mai, une alerte d'urgence internationale. Abrégé USPPI, ce seuil correspond au deuxième niveau d'alerte le plus élevé. L'Express fait le point sur la situation.91 décès et 350 cas
Selon le ministre congolais de la Santé Samuel-Roger Kamba, 91 décès vraisemblablement liés à cette nouvelle épidémie d'Ebola et environ 350 cas suspects ont été recensés. La majorité des personnes affectée par la maladie, qui provoque une fièvre hémorragique extrêmement contagieuse, ont entre 20 et 39 ans. Plus de 60 % sont des femmes. L'Africa CDC, l'Agence sanitaire de l'Union africaine, a fait état de son côté, dans un rapport publié samedi, de 88 décès vraisemblablement liés au virus sur 336 cas suspects. Située au nord-est du pays et frontalière de l'Ouganda et du Soudan du Sud, la province d'Ituri, foyer de l'épidémie, est difficilement accessible. Les divers bilans s'appuient donc principalement sur des cas de suspicion. "Il subsiste d'importantes incertitudes quant au nombre réel de personnes infectées et à la propagation géographique de cet événement", précise de son côté l'OMS dans un communiqué publié le 17 mai.Une nouvelle souche plus dangereuse
La souche du virus à l'origine des derniers cas présente "un taux...
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18/05 - Royaume-Uni : la crise au sein du Labour ravive le débat sur un retour dans l’UE
Une sortie d'un prétendant à la direction du Labour, le parti actuellement au pouvoir outre-Manche, a remis sur la table ce week-end le douloureux débat britannique autour du Brexit. Wes Streeting, ex-ministre de la Santé du gouvernement, a appelé lors d’un discours samedi 16 mai à une "nouvelle relation spéciale avec l’UE" et à une future réintégration du Royaume-Uni dans l’Union européenne, qualifiant le Brexit d'"erreur catastrophique".
Des propos qui menacent d’accroître la division du parti autour de ce sujet qui demeure très sensible au sein du Labour, dirigé depuis six ans par Keir Starmer. L’électorat britannique est profondément divisé entre scepticisme croissant vis-à-vis de la sortie de l'UE et absence de consensus sur une éventuelle réintégration, tandis que la forte montée de l'extrême droite dans le pays attise les craintes dans toute l'Europe.Le Brexit continue de déchirer l’opinion britannique
Cette sortie de Wes Streeting intervient aussi dans un contexte de lutte politique interne au parti travailliste. L'ancien ministre a indiqué qu’il était prêt à participer à la future course pour diriger le parti, qui pourrait être déclenchée par le maire du Grand Manchester Andy Burnham. Au Royaume-Uni, le Premier ministre, dirigeant du parti élu au pouvoir, peut être challengé à tout moment si un prétendant à la direction du parti parvient à obtenir le soutien de 20 % des députés pour déclencher une élection interne.
Selon le Financial Times, certains cadres du parti ne voient dans cette prise de...
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18/05 - Lycée d’origine affiché dans Parcoursup : "Cela nourrit toutes sortes de spéculations et entretient un sentiment d’injustice"
"Voilà plusieurs semaines que je passe en revue tous les scénarios possibles et que je me demande à quelle sauce je vais être mangée", confie Jeanne, 17 ans, lycéenne à Paris. A quelques jours de la publication des résultats d’admission dans l’enseignement supérieur, l’angoisse monte dans de nombreuses familles. En se connectant à la plateforme Parcoursup le 2 juin prochain, les candidats découvriront s’ils sont admis, refusés ou placés sur liste d’attente dans les formations auxquelles ils ont postulé. Ces dernières semaines, les établissements du supérieur ont passé au crible des milliers de dossiers : notes, rang dans la classe, lettres de motivation, activités extrascolaires… Autant de critères examinés pour départager les candidats. Certains prennent aussi en considération le lycée d’origine, une pratique controversée depuis la création de Parcoursup en 2018. Le débat a été relancé en février dernier avec la publication d’un rapport parlementaire : l'anonymisation de l’établissement de scolarisation des élèves fait partie des pistes d’amélioration avancées.
"Il est évident que les commissions chargées d’examiner les vœux peuvent avoir un a priori favorable vis-à-vis d'un élève issu d’un établissement dit d’excellence et, à l’inverse, se montrer plus réservées lorsqu’un candidat vient d’un lycée moins réputé. Ce biais d’appréciation n’a plus lieu d’être", estime Pierrick Courbon, député PS et corapporteur du texte avec Frantz Gumbs, député Les Démocrates. Au sein de la communauté éducative, plusieurs voix s’élèvent dans...
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18/05 - Tensions avec l’Algérie : Gérald Darmanin en visite pour poursuivre le réchauffement diplomatique
Le garde des Sceaux Gérald Darmanin se rend à Alger ce lundi 18 mai. Un nouveau signe du fragile réchauffement diplomatique entre la France et l’Algérie, après plus de deux ans de crise. Le ministre de la Justice devient le troisième membre du gouvernement français à se rendre sur place depuis le début de l’année, après le déplacement du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez mi-février, puis celui de la ministre déléguée aux Armées Alice Rufo lors des commémorations des massacres de Sétif le 8 mai. Cette séquence intervient quelques jours seulement après le retour à Alger de l’ambassadeur français Stéphane Romatet, rappelé à Paris en avril 2025 par Emmanuel Macron.
Dans le même temps, Laurent Nuñez a indiqué dimanche qu’il accueillerait prochainement à Paris son homologue algérien de l’Intérieur, Saïd Sayoud, "un signal très positif" que "la coopération sécuritaire se réinstaure progressivement", comme il l'a souligné dans La Tribune Dimanche.DZ Mafia, OQTF et Christophe Gleizes
À Alger, Gérald Darmanin doit rencontrer son homologue Lotfi Boudjemaa afin d’évoquer plusieurs dossiers liés à la coopération judiciaire entre les deux pays, fortement ralentie ces derniers mois. Au programme de cette timide reprise des échanges, plusieurs dossiers sensibles liés à la sécurité et à la justice, notamment la lutte contre le crime organisé franco-algérien.
Paris souhaite retrouver davantage de coopération dans des enquêtes liées au banditisme et au trafic de drogue, en particulier autour de la DZ Mafia, cette organisation criminelle...
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18/05 - "La fusion nucléaire est devenue un marché" : le plan de Thales pour défier les Américains et les Chinois
Une France qui carbure à la fusion nucléaire avant la fin du siècle : l’idée paraît saugrenue tant les retards s'accumulent autour du projet international ITER, installé à Cadarache (Bouches-du-Rhône). Pourtant, notre pays n’a pas vocation à regarder passer les trains technologiques. Il participe activement à la course mondiale des réacteurs du futur et pourrait même faire partie des leaders de demain grâce notamment aux capitaux privés et à la technologie laser.
"L’horizon de la fusion se rapproche plus vite qu’on ne l’imagine", assure Yann Gérard, président de GenF, une start-up créée par Thales. Avec une promesse vertigineuse : celle d’une source d’énergie puissante, un "mini-soleil" capable d’accompagner le développement des filières les plus énergivores, comme l'IA, sans les inconvénients habituels du nucléaire. Avec la fusion, plus besoin d’uranium pour faire fonctionner les réacteurs. Du deutérium et du tritium, plus facilement disponibles, suffisent. Pas de risque d’emballement du cœur du réacteur non plus, ni de déchets radioactifs à vie longue.
Un véritable graal technologique qui suscite de plus en plus d'appétit. Près de 80 start-up se sont lancées dans la course. Elles ont déjà levé 17 milliards de dollars, dont 2,6 rien que sur les douze derniers mois. Surtout, 84 % d’entre elles visent un raccordement au réseau avant 2039 ! On peut bien sûr douter de ce calendrier extrêmement serré qui sert aussi à lever des fonds. "Cependant, il n’existe plus de point bloquant d'un point de vue technologique",...
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18/05 - Le quantique, champ de bataille du futur entre les Etats-Unis et la Chine
C’est une bien étrange collection que constituent les espions chinois. Depuis quelques années, ils accumulent des messages cryptés interceptés à l'étranger et impossibles à déchiffrer. Pour en percer le secret, un ordinateur classique devrait réaliser des calculs pendant des milliards d’années. Les Chinois savent que le temps joue en leur faveur. Bientôt, l’informatique quantique permettra de casser le chiffrement en quelques heures. Certes, les informations en question ne seront plus de première fraîcheur. Mais même des années plus tard, des secrets industriels, des transactions financières, des correspondances diplomatiques peuvent valoir le détour. La méthode s’appelle "Harvest now, decrypt later" : récolter aujourd’hui pour déchiffrer demain. Les Américains - qui la pratiquent sans doute autant que leur rival - s'emploient activement à s’en protéger.
Deux méthodes le permettent. "La première est d’utiliser de nouvelles méthodes de chiffrement que même des ordinateurs quantiques ne pourront pas percer", explique Edward Parker, chercheur principal en sciences physiques du think tank américain Rand. Un long chantier informatique à lancer dès maintenant pour être prêt à temps. Les Américains avancent méthodiquement. Ils ont choisi de dévoiler les dispositifs de cryptographie post-quantique qu’ils prévoient d'employer. "Une transparence qui les sert, explique Olivier Tonneau, fondateur et associé du fonds d’investissement Quantonation. Les spécialistes du monde entier peuvent ainsi vérifier la solidité de leurs...
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18/05 - Royaume-Uni : à quoi ressembleraient les premiers jours de Nigel Farage à Downing Street ?
Pendant longtemps, l'idée d'un Nigel Farage à Downing Street relevait de la comédie anglaise. Aujourd'hui, à Westminster, elle ne fait plus rire personne. Les percées électorales du parti d'extrême droite Reform UK dans les anciens bastions ouvriers du nord de l'Angleterre, l'autorité chancelante de Keir Starmer et la fragmentation du vieux système bipartisan rendent crédible un scénario autrefois jugé extravagant.
Nigel Farage n'entrerait pas à Downing Street dans le fracas d'un putsch ou d'une révolution. Il y arriverait dans une atmosphère d'épuisement. Epuisement économique, après quinze années de stagnation des revenus, de services publics dégradés et d'explosion du coût du logement. Epuisement politique, dans un pays où conservateurs et travaillistes semblent avoir perdu jusqu'à la capacité à tisser un récit national. Epuisement culturel, enfin, dans une société britannique obsédée par l'immigration, fracturée territorialement et gagnée par le sentiment de déclassement.
Dans un livre récent What If Reform Wins, le journaliste Peter Chappell imagine la victoire de Reform UK en 2029 comme l'aboutissement de cette fatigue démocratique. L'auteur amplifie des tendances déjà visibles : une droite sclérosée par le Brexit, des conventions constitutionnelles malmenées depuis les années Boris Johnson, et un Labour trop timide pour offrir un récit de substitution.Agréger des frustrations disparates
Pour comprendre pourquoi ce scénario paraît aujourd'hui crédible, il faut sortir de Londres. A Newcastle-under-Lyme,...
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17/05 - 2035, le scénario d’une guerre nucléaire entre Washington et Pékin : l’analyse effrayante de Bernard Lavarini
Voilà plus de soixante-quinze ans que le feu nucléaire est appréhendé comme une arme strictement défensive ; celle qui ne sera jamais employée et qui n’a vocation qu’à intimider l’autre. Ces derniers mois néanmoins, certaines voix ont laissé entendre que cette doctrine n’avait rien d’immuable : là où le régime des Mollahs - qui cherche par tous les moyens à se doter de la puissance atomique - continue de multiplier les appels à la destruction d'Israël, le président de la première puissance nucléaire mondiale a récemment menacé de "rayer de la carte toute la civilisation" iranienne.
Mais alors, avons-nous eu tort d’avoir si longtemps cessé de croire en l’impensable ? Emmanuel Macron a-t-il vu juste en proposant d’élargir le parapluie nucléaire français à nos voisins européens ? Et cette vieille Europe ; est-elle condamnée à devenir un ectoplasme dans ce jeu international dont les règles semblent, en si peu de temps, avoir profondément changé ? Réponse avec Bernard Lavarini, père de l’arme laser française et l’un des plus doctes spécialistes des questions de défense et d’armements nucléaires.
L'Express : Depuis Hiroshima et Nagasaki, le feu nucléaire est présenté comme une arme de non-emploi au seul service de la dissuasion. Faut-il pour autant écarter tout risque de guerre nucléaire ? Le conflit en Iran a été déclenché notamment parce qu’Israël et les États-Unis redoutaient que Téhéran parvienne à se doter de l’arme nucléaire et s’en serve contre Israël...
Bernard Lavarini : Il ne faut pas sous-estimer les risques liés...
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17/05 - Pourquoi les enfants ne mangent plus de tout : "Le nugget n’est pas une fatalité"
Les enfants difficiles à table ? Fut un temps, pas si éloigné de nous, où ces derniers mangeaient de tout. Pas toujours par contrainte, mais souvent par envie. Haricots cuits au four, galettes de morue, navets, tourte à la viande hachée, crustacés… Tels étaient quelques-uns des plats préférés d’un jeune garçon de la Nouvelle-Angleterre dans les années 1850. A l’époque, les aliments ultratransformés, le marketing publicitaire et les théories freudiennes ou la psychologie positive n’étaient pas encore passés par là.
Dans le formidable Picky: How American Children Became the Fussiest Eaters in History (St. Martin’s, 2026, non traduit), Helen Zoe Veit décrit comment, en l’espace de quelques décennies, les jeunes Américains sont devenus "les mangeurs les plus difficiles de l’histoire". Aliments industriels hyperappétissants, légumes moins frais et moins savoureux qu’autrefois, grignotage, montée de la consommation de sucre… Cette historienne, professeure à la Michigan State University, revient aux origines d'une "tempête" alimentaire qui frappe le monde entier.
Dans un entretien accordé à L’Express, elle déconstruit les nombreuses idées reçues sur les enfants et la nourriture, et montre comment il est encore temps de redonner envie aux enfants de manger de tout, avec plaisir, et sans que cela ne devienne une source d’angoisse pour les parents.
L’Express : Vous expliquez que, jusqu’au XXe siècle, les enfants étaient largement omnivores et mangeaient à peu près la même chose que les adultes. Sur quoi vous...
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17/05 - En Italie, le gouvernement de Giorgia Meloni rattrapé par un scandale de l’ère Berlusconi
La sulfureuse ombre de Silvio Berlusconi n'appartient donc pas au passé de la vie politique italienne. Trois ans après la mort du personnage transalpin la plus clivant des dernières décennies, président du Conseil à trois reprises, le voici qui revient hanter sa lointaine successeure Giorgia Meloni. Et contribue à fragiliser son ministre de la Justice, Carlo Nordio, quelques semaines après une série de démissions au sein du ministère.
Le point de départ de l'affaire se situe dans la grâce accordée "pour raisons humanitaires" le 13 février à Nicole Minetti par le président de la République Sergio Mattarella, sur avis favorable de Carlo Nordio, notamment. Cette ancienne hygiéniste dentaire devenue conseillère municipale à Milan sous l'impulsion de Silvio Berlusconi a été condamnée pour proxénétisme à deux ans et dix mois de prison, pour avoir joué le rôle d'entremetteuse auprès de jeunes filles, parfois mineures, lors des orgies du Cavaliere dans sa villa en Sardaigne – les fameuses soirées "bunga bunga". Elle a été condamnée à treize mois supplémentaires pour détournement de fonds publics dans le cadre de son mandat de conseillère municipale. Ses avocats ont introduit un recours en grâce début 2025 en invoquant le fait que Nicole Minetti élevait un enfant, adopté en Uruguay en 2023, nécessitant une assistance constante en raison de lourds problèmes de santé.Une adoption forcée ?
Le ministère de la Justice a donné son accord après avis favorable du procureur général de Milan, puis transmis le dossier au cabinet de...
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17/05 - Le philosophe Luc Ferry : "Tinder ou Hinge facilitent la rencontre immédiate... et les divorces à venir"
La révolution de l'amour, c’est-à-dire le passage d'unions arrangées au mariage d'amour, est l'un de ses grands sujets. Dans Ne vous mariez jamais! Vraiment? (Editions de L'Observatoire), le philosophe Luc Ferry montre comment, depuis le roman courtois au XIXe siècle, la question de la survie de la passion dans un couple ne cesse de hanter les grands récits. Formidable vulgarisateur, l'ancien ministre de l'Education nationale en tire des leçons toujours actuelles à l'ère de Tinder et Hinge. Entretien.
L'Express : En quoi Tristan et Iseut ou Lancelot et Guenièvre ont-ils encore des choses à nous enseigner sur les liens entre amour-passion et mariage ?
Luc Ferry : L’amour-passion a sans nul doute toujours existé. Nous n’avons en effet aucune raison de penser que les humains des premiers temps ne tombaient pas amoureux, qu’ils n’éprouvaient pas des sentiments aussi forts que ceux que nous connaissons d’aujourd’hui. Reste que pendant des siècles et des siècles, la passion amoureuse ne fut guère recommandée au sein de la vie conjugale. Le mariage d’amour était mal vu dans l’Ancien Régime, seules les unions arrangées par les parents, les cours royales ou les villages avaient une légitimité. Dans ces conditions, un amour passionné ne pouvait guère se vivre qu’en dehors du mariage, le plus souvent dans l’adultère, avec un amant ou une maîtresse plutôt qu’avec son mari ou son épouse.
Avant ce qu’on a appelé la "révolution de la courtoisie", la passion amoureuse n’était pas sacralisée au point de prendre le pas...
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17/05 - Guerre en Ukraine : Kiev lance une attaque record de drones sur Moscou
Le ministère russe de la Défense a rapporté que 1 000 drones ukrainiens ont été abattus à l'échelle du pays dans la nuit de samedi à dimanche. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait promis de venger vendredi la plus grosse attaque russe sur Kiev en deux jours depuis le début du conflit qui avait fait 24 morts. "Nos réponses à la prolongation par la Russie de la guerre et de ses attaques sur nos villes et communautés sont entièrement justifiées", a déclaré Volodymyr Zelensky sur X, accompagnant sa publication d'une vidéo montrant un vol de drone. Il a ajouté que l'Ukraine était capable de frapper des cibles à plus de 500 kilomètres de la frontière en dépit des défenses aériennes russes autour de Moscou.
Le ministère russe des Affaires étrangères a condamné l'attaque ukrainienne, accusant Kiev de viser des civils. "Au son des chansons de l'Eurovision, le régime de Kiev, financé par l'Union européenne, mène des attaques terroristes massives", a rapporté l'agence de presse TASS, citant la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova.Trois morts dans la région de Moscou
Trois personnes ont été tuées dans la région de Moscou et une dans la région de Belgorod, selon les autorités. Une femme est morte dans une attaque sur son domicile dans la ville de Khimki, au nord de Moscou, tandis qu'une équipe de secouristes s'affairait à retrouver une personne coincée dans les débris, a annoncé le gouverneur de la capitale russe Andreï Vorobyvov sur Telegram. Deux hommes ont été tués dans le village de Pogorelki...
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17/05 - Robots tueurs : l’Ukraine expérimente la guerre sans soldats et redessine l’art de la guerre
L'événement était tellement hors du commun sur le plan militaire qu'il a fait l'objet d'une vidéo de Volodymyr Zelensky, le 13 avril. Le président ukrainien y racontait la capture dans l'oblast de Kharkiv d'une position russe "exclusivement à l'aide de plateformes autonomes – des systèmes terrestres et des drones" – pour la première fois depuis le début de la guerre – ou de n'importe quelle guerre, à dire vrai. La 3e brigade d'assaut ukrainienne avait utilisé des drones et des plateformes terrestres kamikazes pour attaquer des positions fortifiées et capturer des soldats russes, et ce sans aucune perte. Les opérations de ce type se multiplient sur le front depuis quelques mois, et des dizaines de vidéos vantent les exploits de robots tueurs, mini-chars surmontés d'une mitrailleuse ou petits véhicules kamikazes capables de détruire une position ennemie.Utilisés en secret depuis 2023
La guerre en Ukraine est le théâtre d'une course à l'innovation sans précédent, qui redessine les contours d'un conflit entre deux armées à une vitesse vertigineuse. Lyuba Shipovich, PDG de l'association ukrainienne spécialisée dans les technologies Dignitas Ukraine, a récemment confié à Forbes que les robots terrestres étaient utilisés depuis un certain temps déjà. "Fin 2023 et début 2024, certaines unités utilisaient déjà des robots dans le plus grand secret. Nous n'avons pas évoqué ces initiatives publiquement afin d'éviter qu'elles ne soient repérées par les Russes. Cela a permis aux ingénieurs de disposer du temps nécessaire...
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17/05 - Eric Zemmour et le terme "maboul" : sa grotesque erreur de raisonnement, par Gérald Bronner
Le fait aurait pu passer inaperçu. Le 27 avril, en visite dans un centre hospitalier, Emmanuel Macron évoque les médecins diplômés hors Union européenne, dont beaucoup sont algériens et font vivre des services sous tension. Dans cette séquence consacrée aux déserts médicaux, il lâche : "Allez le dire à tous les mabouls qui nous expliquent qu’il faudrait se fâcher avec l’Algérie". Quelques jours plus tard, Eric Zemmour s’en empare sur X : l’usage de "maboul", mot d’origine arabe, ne serait "pas un hasard" selon lui ; il y voit la reprise par le chef de l’Etat d’un langage marqué par une forme de colonisation de notre culture. Il est exact que "maboul" vient de l’arabe populaire mahbūl qui signifie fou, stupide. Mais il est tout aussi exact qu’il appartient depuis longtemps au français familier. Le Centre national des ressources textuelles et lexicales relève une première attestation en 1860, puis des emplois chez les Goncourt, Henri Barbusse ou même encore Léon Daudet. Lorsque Macron emploie le terme "maboul", il use donc d’une langue argotique mais franchement désuète comme il en a le secret.
Bien qu’anecdotique, la sortie de Zemmour — supposons qu’elle soit sincère — relève d’une erreur banale de raisonnement qui n’est facilement visible ici que parce qu’elle est grotesque. On pourrait parler d’un fétichisme étymologique : on suppose qu’un mot reste prisonnier de sa source, comme si l’origine disait sa fonction actuelle, et comme si celui qui l’employait se soumettait obscurément à son histoire. Beaucoup de...
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17/05 - Sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, un afflux de randonneurs sans précédent
"L'autoroute de Compostelle". Voilà le surnom que certains journalistes et influenceurs ont attribué aux chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle ces dernières années. Lors de la période estivale, de larges flots de randonneurs déferlent sur la capitale de la Galice, dans le nord-ouest de l'Espagne. C'est là que se trouve leur graal : les pèlerins peuvent obtenir la Compostela, un précieux certificat attestant de leur périple, à condition d'avoir marché au moins 100 kilomètres jusqu'à la cathédrale. Plus de 530 000 marcheurs l'ont obtenu l'année dernière, soit deux fois plus qu'en 2015. Les Espagnols représentent évidemment le plus gros contingent de marcheurs (environ 43 % en 2025), suivis des Américains et des Italiens.
Loin de l'image du pèlerinage solitaire, dédié à la quête spirituelle et à l'introspection, les chemins de Saint-Jacques sont donc devenus une destination touristique à part entière, au grand désarroi des riverains qui subissent la flambée des loyers et le remplacement des commerces de bouche par des boutiques de souvenirs.
Contacté, le secrétariat de l'agence française des chemins de Compostelle relativise aussitôt cette image d'invasion touristique : avec plus de 1 500 km, rien que sur l'itinéraire qui relie le Puy-en-Velay à la cité galicienne, le parcours peut bien accommoder un demi-million de visiteurs par an. "Je préfère parler de saturation des services ponctuelle à certains endroits et sur certains tronçons", note Laure Koupaliantz, la directrice de l'agence, depuis la ville...
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17/05 - La fabrique d’un mythe : visite guidée à la chocolaterie Menier
A huit kilomètres de Chelles, sur les rives de la Marne, la grande bâtisse colorée semble flotter. C’est ici, à Noisiel, que se raconte l’histoire de la chocolaterie Menier, emblème du patrimoine industriel français. Pourtant, lorsque Jean Antoine Brutus Menier, pharmacien, y installe son activité dans un simple moulin en 1825, il n’est pas encore question de gourmandises fondantes, mais de poudres à usage médicinal que la force hydraulique de la rivière contribue à broyer. Très vite, pourtant, le cacao s’impose et, avec lui, une ambition : produire à grande échelle. Sous l’impulsion de son fils, Emile Menier, l’entreprise prend une dimension tentaculaire au XIXᵉ siècle. L’usine s’étend, se modernise pour devenir une véritable ville organisée autour du chocolat. La célèbre affiche de Firmin Bouisset (1895) a contribué au rayonnement de Menier à travers le monde.
Au cœur de cette transformation se dresse donc le moulin Saulnier, conçu par l’architecte du même nom entre 1869 et 1872. Posé sur des piles au milieu de l’eau, l’édifice combine une ossature métallique apparente – prouesse technique pour l’époque – et des façades de briques polychromes aux motifs raffinés évoquant le cacao. A la fois usine et œuvre d’art, il symbolise une nouvelle manière de penser l’architecture industrielle. Autour de lui se déploie un ensemble impressionnant de bâtiments : ateliers de transformation du cacao, sites de refroidissement, passerelles et ponts techniques, sans oublier l’immense halle de stockage surnommée la "cathédrale". A cela...
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17/05 - Panini : comment le roi des vignettes compte survivre sans la Coupe du monde
Dans le monde du football, l'annonce a fait l'effet d'un petit séisme. Les mots de Gianni Infantino, le 7 mai dernier, ont probablement fait déraper plus d’un collage de stickers. Le président de la très puissante Fédération internationale de football (Fifa) a donné le coup de sifflet final au partenariat noué depuis soixante ans avec la société italienne Panini et ses fameux albums de vignettes autocollantes. Commencée lors de la Coupe du monde 1970, l'aventure s’achèvera après celle de 2030. Le concurrent américain Fanatics prendra le relais l'année suivante.
"C’est une grande déception. Un coup dur pour tout ce patrimoine construit pendant des décennies", regrette Sébastien Dallain, le patron de Panini France. L’entreprise doit encaisser le coup dans une période aussi cruciale que chargée, au moment où elle lance ses derniers produits en amont du Mondial organisé aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada, du 11 juin au 19 juillet. La compétition est traditionnellement une vraie locomotive pour son activité, le rendez-vous qui fait décoller ses ventes - qu'elle ne communique pas. Après avoir atteint des sommets au Qatar il y a quatre ans, l’éditeur italien espère encore gagner 30 à 40 % de chiffre d'affaires cette année.
Quand L’Express s’est rendu fin avril à Modène, en Italie, pour visiter le siège social et l'une des usines de Panini, rien ne laissait présager un tel scénario. Les lignes de production tournaient à plein pour sortir 11 millions de paquets de stickers par jour. Dans les bureaux, les employés...
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17/05 - Derrière les attaques du groupe Hayi, la stratégie terroriste de l’Iran en Europe
Une liste d'incidents : mi-mars, des incendies de synagogues en Belgique et à Rotterdam. Quelques jours plus tard, une explosion devant la Bank of New York à Amsterdam. Le 23 mars, des ambulances d'une association humanitaire détruites à Londres. Cinq jours après, un attentat à la bombe déjoué devant la Bank of America, à Paris. Un mois plus tard, une tentative de poignarder deux hommes juifs dans le quartier de Golders Green, toujours à Londres. Depuis le début de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran, en février 2026, les attaques antisémites et contre les intérêts américains se multiplient en Europe. Elles s'accompagnent régulièrement d'une revendication d'Harakat al-Yamin. Le groupe, inconnu il y a encore quelques semaines, est suspecté d'être affilié aux Iraniens. Selon la police antiterroriste britannique, l'organisation recruterait sur les réseaux sociaux pour commettre des violences. Matthew Hedger, ancien de la CIA et de la NSA, expert du financement des réseaux criminels, voit dans l'émergence très rapide de cette nouvelle structure une signature des Gardiens de la révolution.
L'Express : Inconnu jusqu'à très récemment, Hayi a surgi rapidement en Europe, revendiquant des attaques quelques jours après le début du conflit entre Israël, les Etats-Unis et l'Iran. Cela vous a-t-il surpris ?
Matthew Hedger : Pas du tout, car Téhéran cherche à s'adapter à une nouvelle donne : la connaissance accrue qu'ont les services occidentaux de son fonctionnement à l'étranger. Ces dernières années, la...
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16/05 - Gaza : Israël annonce avoir tué le chef militaire du Hamas
L’armée israélienne a annoncé samedi avoir tué Izz al-Din al-Haddad, chef de la branche armée du Hamas, lors d’un raid aérien mené la veille dans la bande de Gaza. Un haut responsable du mouvement palestinien, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a confirmé sa mort, sans qu’aucun communiqué officiel du Hamas n’ait encore été publié.
Plus tôt dans la journée, plusieurs mosquées du nord de la bande de Gaza avaient annoncé le "martyre" d’Izz al-Din al-Haddad. Selon des témoins, des messages similaires ont été diffusés dans la ville de Gaza.Funérailles à Gaza
Des funérailles ont été organisées samedi matin à la mosquée des martyrs d’Al-Aqsa, dans le centre de Gaza, en hommage au chef militaire, à son épouse et à leur fille de 19 ans. Les circonstances précises de leur mort n’ont pas été détaillées.
Né en 1970, Izz al-Din al-Haddad avait pris la tête des brigades al Qassam après la mort de Mohammed Sinouar, tué par Israël en mai 2025. Surnommé "le Fantôme", il avait survécu à plusieurs tentatives d’assassinat attribuées à Israël. Selon l’armée israélienne, il faisait partie des commandants historiques du Hamas et avait gravi les échelons du mouvement depuis sa création dans les années 1980.Un "architecte" du 7-Octobre
Dans un communiqué conjoint diffusé vendredi soir, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et son ministre de la Défense Israël Katz ont affirmé qu’Izz al-Din al-Haddad figurait parmi les "architectes" des attaques du 7 octobre 2023 contre Israël. Ils l’accusent d’avoir été "responsable du meurtre, de...
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16/05 - Taïwan : le voyage secret de Lai Ching-te en Eswatini qui défie la Chine
Sa présence avait surpris. Invité par le petit royaume d'Eswatini pour assister aux célébrations organisées pour les 40 ans de règne de leur roi, Mswati III, Taïwan avait fait les frais de la pression de la Chine pour empêcher ce déplacement et isoler le territoire de la scène internationale. Alors qu'Eswatini est le seul pays africain à avoir maintenu ses liens avec Taïwan plutôt qu'avec Pékin, le président taïwanais Lai Ching-te avait d'abord été contraint d'annuler le voyage, prévu le 22 avril, après que plusieurs pays africains comme les Seychelles, Maurice et Madagascar ont interdit leur espace aérien à son avion quelques jours avant le vol. Pourtant, début mai, Lai Ching-te a annoncé : "Je suis arrivé."
Selon une enquête du New York Times, la délégation de Taïwan a dû ruser pour contourner les pressions du gouvernement chinois. Alors que la vice-première ministre d'Eswatini, Thulisile Dladla, s'était rendue à Taïwan le 2 mai pour renforcer les liens entre les deux pays, le président Lai Ching-te est reparti secrètement avec elle à bord de l'avion royal, accompagné d'une douzaine de responsables taïwanais selon des sources présentes dans l'avion. Selon le quotidien américain, même le gouvernement du président Lai n'avait pas été mis au courant.Voyager léger
Pour éviter d'être repéré par le pouvoir chinois, les services de sécurité présidentielle ont utilisé des téléphones satellites pour rendre compte de la situation à Taipei toutes les deux heures. Ainsi, les autorités malgache et mauricienne ont autorisé...
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16/05 - Hantavirus et complotisme : six ans après, nous n’avons rien appris, et c’est inquiétant
L'hantavirus serait un effet secondaire des vaccins anticovid. Il ferait rétrécir le pénis. Il faudrait craindre de nouveaux confinements et campagnes de vaccination forcée. L’hydroxychloroquine permettrait de traiter efficacement ce microbe. L’ivermectine aussi, d’ailleurs. Cette crise ne serait qu’une "opération spéciale" destinée à "alimenter la peur créée par un cartel épidémique" autour de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de laboratoires pharmaceutiques pour vendre des vaccins. Et, bien sûr, "Hanta" serait un mot hébreu qui signifierait "arnaque"…
Si l’hantavirus des Andes qui a déclenché un cluster de cas sur le bateau de croisière MV Hondius semble pour l’instant contenu grâce à un traçage et à un contrôle drastique des malades et de leurs contacts, il n’en va pas de même avec la vague de fausses informations qui a aussitôt envahi les réseaux sociaux et les plateformes de vidéos en ligne. Depuis le 3 mai, toute la complosphère bruisse de rumeurs plus farfelues les unes que les autres. Faut-il le rappeler ? Il n’existe à ce jour ni vaccin, ni traitement contre ce microbe, il n’a pas d’effet sur les organes génitaux, il circule de façon endémique chez certains rongeurs sud-américains qui infectent régulièrement des humains, et l’OMS n’y est pour rien, pas plus que la communauté juive, les laboratoires pharmaceutiques ou la Fondation Gates, traditionnels boucs émissaires des complotistes en tout genre.
Ce flot de désinformation s'avère pourtant en tout point similaire à celui enregistré pendant le...
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16/05 - "L’université des patrons" : à Rome, les secrets de la Luiss pour former l’élite de l’Italie
L’Italie adore les derbies sportifs et ses universités n’échappent pas à ce goût pour la rivalité, source d’émulation. La Luiss - Libera Università Internazionale degli Studi Sociali - est souvent présentée comme la "Bocconi romaine" revendiquant, comme l’institution milanaise, l’excellence de son enseignement dans les domaines du droit, de l'économie et du management. Mais si la Bocconi est proche depuis toujours de la grande bourgeoisie industrielle lombarde, la Luiss est intimement liée à la Confindustria - l'équivalent du Medef en France -, dont elle est l’émanation. Sa présidence a d’ailleurs souvent été assurée par une grande figure du monde industriel transalpin tels qu’Emma Marcegaglia, ex-présidente de l’énergéticien ENI, ou l’entrepreneur Vincenzo Boccia. Depuis un an, c’est Giorgio Fossa qui préside l’établissement, lui qui a officié à la tête du patronat de la péninsule de 1996 à 2000.
Cette proximité lui a valu le surnom d’"université des patrons". Un héritage de son histoire. Née de l'acquisition de l'Université Pro Deo en 1974 par un groupe d'entrepreneurs mené par Umberto Agnelli, emblématique dirigeant de Fiat, elle se présentait comme une alternative privée d'excellence au système public. Dès 1977, la Confindustria en prend le contrôle en la rachetant pour former des cadres aptes à saisir les enjeux internationaux et place dans son conseil d’administration des représentants de banques et d'importants groupes industriels, publics et privés.
L’atmosphère studieuse n’empêche pas un air de Dolce Vita de...
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16/05 - Guerre des drones : comment le Hezbollah contourne les défenses israéliennes
À l'instar de la guerre en Ukraine, les combats au Moyen-Orient tournent de plus en plus autour des drones. Si Israël a pu bénéficier d'un avantage technologique jusque-là pour brouiller les appareils du Hezbollah, la milice chiite semble avoir trouvé la manière de contourner les défenses aériennes. Ces dernières semaines, le Hezbollah a utilisé à plusieurs reprises des drones kamikazes FPV ("First Person View", "vue à la première personne" en français) pour s'attaquer aux troupes israéliennes au Sud-Liban. Ces drones permettent au pilote de voir la scène en direct par la caméra du drone, sans s'exposer au risque. Peu chers et légers, ils sont plus précis que des missiles.
Si les modèles utilisés jusqu'à présent pouvaient voir leur signal brouillé par l'armée israélienne, les nouvelles versions sont désormais guidées par une longue fibre optique reliant le quadricoptère à un opérateur au sol. Ainsi, ils sont quasiment indétectables par les systèmes antiaériens, qui ne peuvent pas les détourner. Le câble, assez fin et léger pour être presque invisible à l'œil nu, peut s'étirer jusqu'à 15 kilomètres selon une source militaire israélienne citée par CNN."Il n'y a pas grand-chose à faire"
Si les défenses antiaériennes israéliennes sont reconnues pour leur efficacité, elles peinent désormais à lutter face à cette nouvelle technologie. "Vos drones étouffent l'entité occupante et terrifient les tyrans de la terre", s'est vanté le chef du Hezbollah, Naim Qassem, à ses combattants selon une enquête du Washington Post. Des...
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16/05 - Alcool, doubles fictifs et solitude : Fernando Pessoa, la vraie vie du Franz Kafka portugais
Difficile de passer à côté de Fernando Pessoa quand on flâne à Lisbonne. Dans le quartier du Chiado, les touristes s’agglutinent devant sa statue en bronze, sise à l’entrée de l’un des cafés où il avait ses habitudes, A Brasileira. Et quand on s’aventure à la périphérie de la ville pour visiter le majestueux monastère des Hiéronymites, on tombe sur la tombe de l’écrivain, qui y côtoie celles d’autres gloires nationales, dont Vasco de Gama et Luis de Camoes.
Si le nom de Pessoa est mondialement célèbre, qu’en est-il de son œuvre ? A son décès au début des années 1930, il n’était admiré que d’une poignée de connaisseurs lisboètes. La malle qu’il a laissée, contenant entre 25 000 et 35 000 papiers attribués à une centaine d’hétéronymes différents, a donné du fil à retordre aux éditeurs, jusqu’à ce que la publication du Livre de l’intranquillité, en 1982, fasse de Pessoa un classique contemporain. Une biographie monumentale (plus de 1 200 pages !) écrite par un fan américain, Richard Zenith, permet enfin de mieux cerner cet insaisissable alcoolique (il aimait le vin rouge et le brandy) qui, au cours de sa vie, boira le calice jusqu’à la lie.
Né en 1888, Pessoa est frappé dès l’enfance par le deuil : il n’a que 5 ans quand meurent coup sur coup son père (de la tuberculose) et son petit frère. Sa mère rencontre Joao Miguel Rosa, un capitaine de navire avec lequel elle refait sa vie sans attendre. Son beau-père étant promu consul du Portugal à Durban, dans la colonie britannique du Natal (actuelle Afrique du Sud), Pessoa y grandit...
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16/05 - "C’est comme leur bébé" : chiens et chats, les nouveaux enfants de la famille
La séparation est un peu rude. En ce lundi matin d’avril, Camille tente de rassurer Saïna, cinq ans, avant de la laisser pour la journée. "Tout va bien se passer, calme-toi", souffle-t-elle en la regardant se diriger vers les escaliers pour rejoindre la "garderie", où l’attendent déjà d’autres camarades. La trentenaire grimace en se tournant vers la sortie. "On n’est jamais ravis de les laisser. Mais c’est hors de question qu’elle reste seule à la maison, et je ne pouvais pas l’emmener au bureau aujourd’hui", commente-t-elle, tandis que quelques aboiements se font entendre depuis le sous-sol. Comme elle l’aurait fait pour un enfant, Camille vient de déposer sa chienne à une équipe de personnels diplômés, qui se chargeront de l'occuper pendant sa journée de travail.
Chez Alpha Dogs House, une structure située en plein cœur de Paris et spécialisée dans la garde d’animaux de compagnie, Saïna aura l'occasion de se balader longuement en forêt, entourée d'autres chiens et avec un supplément bain à son retour si nécessaire. Comptez 35 euros pour une journée simple, et 45 euros pour la pension complète, nuitée comprise. "Les besoins des propriétaires ont évolué : le chien est passé d’un statut fonctionnel à celui de membre à part entière de la famille. Les clients attendent de nous qu’on leur envoie des nouvelles, des photos, des vidéos", commente Virginie Barbarin, cofondatrice de la pension et intarissable d’anecdotes sur les relations tissées entre les propriétaires et leurs "enfants". "Il y a ceux qui lâchent la...
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16/05 - "Alliance impardonnable" : la visite secrète de Benyamin Netanyahou qui crispe Abou Dhabi
L'information semblait pourtant fiable, elle venait du premier ministre israélien en personne. "Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a effectué une visite secrète aux Émirats arabes unis, où il a rencontré le président des Émirats arabes unis, Cheikh Mohamed ben Zayed", affirme le compte X du cabinet de Benyamin Netanyahou mercredi 13 mai. Une visite supposée secrète, qui aurait permis une "percée historique" dans les relations entre les deux pays. Selon CBS, cette rencontre aurait eu lieu en mars dernier.
Sauf que l'information, bien qu'officielle, n'a pas été au goût de tous les protagonistes. Peu après la publication sur X, le ministère des Affaires étrangères des Émirats arabes unis a nié les informations sur cette entrevue. Selon lui, ces allégations sont "tout à fait infondées", affirmant que les relations entre les deux pays n'étaient pas basées sur des "arrangements non officiels". Alors que les relations entre les Émirats arabes unis et l'Iran sont tendues, le ministre des Affaires étrangères iranien a affirmé que le chef du gouvernement israélien avait "révélé publiquement ce que les services de sécurité iraniens savaient il y a longtemps", fustigeant une alliance "impardonnable".Une participation "active" d'Abou Dhabi
La révélation de cette visite, qu'elle soit avérée ou non, ne peut que compliquer les relations entre les deux pays, pourtant en bons termes depuis que les Émirats arabes unis ont signé les accords d'Abraham en 2020, permettant la normalisation des relations entre Israël et quatre...
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16/05 - L’IA signe la fin de l’anonymat sur le Web : pourquoi c’est une révolution
Casser l’anonymat numérique coûte la modique somme de 4 dollars par personne. C’est ce qu'ont révélé des chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (ETH) et d’Anthropic en février 2026, sapant trois décennies de présomptions sur le sujet. Pour comprendre la rupture, il faut rappeler le concept qui structure depuis longtemps la régulation de la vie privée. La Cour suprême américaine l'a forgé en 1989 dans l'arrêt DOJ v. Reporters Committee for Freedom of the Press, sous le nom d'"obscurité pratique". L'idée est qu'une information publique reste de facto privée si sa récupération exige un effort coûteux.
Cette logique économique fonde également le cadre de l'UE. L'avis du Conseil européen de la protection des données, repris par la CNIL, évalue la qualité d'une anonymisation en fonction des ressources, du coût, du temps et des compétences techniques nécessaires à la réidentification. Le vrai basculement n’est donc pas technique. Il est économique.
Certaines méthodes existaient déjà. En 2008, des chercheurs de l'université du Texas avaient réidentifié des notations Netflix anonymisées en les croisant avec des éléments trouvés sur la plateforme dédiée au cinéma IMDb. Mais l'expérience d'Anthropic et de l'ETH avec l'IA donne de bien meilleurs résultats.
Les chercheurs ont isolé 338 utilisateurs sous pseudo du forum Hacker News qui avaient eux-mêmes inscrit, dans leur bio publique, un lien vers leur compte LinkedIn. L'équipe a nettoyé chaque profil pour retirer tous les identifiants directs, c'est-à-dire les URL,...
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16/05 - Nord Stream : l’incroyable histoire des sept Ukrainiens derrière le sabotage du siècle
Les sept Ukrainiens qui ont fait exploser le gazoduc Nord Stream au fond de la mer Baltique ont été audacieux ; la chance, comme le dit le proverbe, leur a souri. Le sabotage le plus retentissant du XXIe siècle a eu un impact géopolitique considérable. Au terme de quatre ans d’enquête, le journaliste Bojan Pancevski dissipe, dans un livre* palpitant, le mystère qui entourait les auteurs du coup de main - six hommes et une femme - et dévoile leur mode opératoire, qu’il reconstitue en détail.
La destruction du gazoduc sous-marin reliant directement la Russie à l’Allemagne, le 26 septembre 2022, a privé Vladimir Poutine de précieuses recettes en devises et d’un puissant instrument de soumission politique de l’Europe. L’attentat a contribué à creuser un déficit énergétique qui a poussé les Européens dans les bras de l’Amérique et de son gaz liquéfié. Il a ébranlé les économies du continent et alimenté l’inflation. Ce faisant, il a probablement contribué à nourrir le vote populiste. Et il a fait naître maintes théories du complot attribuant l’action à l’Amérique, à la Russie, au Royaume-Uni ou encore à la Pologne.Un livre écrit comme un thriller
Autant d’hypothèses réduites à néant par le reporter du Wall Street Journal. Son ouvrage entremêle avec virtuosité trois histoires différentes. Celle de l’opération Diamètre, menée par un commando ukrainien hétéroclite. Celle de l’enquête des policiers allemands, qui leur a permis d’identifier un à un les protagonistes. Et celle de l’investigation journalistique de l’auteur, qui a su...
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16/05 - Un week-end en bords de Marne : à Chelles, la renaissance du musée Alfred Bonno
Dans cette commune seine-et-marnaise, Bathilde garde, treize siècles après sa disparition, un statut de vedette indétrônable. Ici, son nom résonne comme celui d’une figure protectrice, bienveillante, presque intime. Il faut dire que la jeune esclave devenue reine des Francs a connu un destin hors du commun : épouse de Clovis II, dont elle eut cinq enfants, puis régente du royaume et fondatrice de l’abbaye royale de Chelles, où elle acheva son existence en 680, elle s'est distinguée par un engagement religieux et social inédit pour son époque, qui lui vaudra d'être canonisée au XIe siècle. Les reliques de cette sainte ancrée dans l’identité locale trouvent désormais un nouvel écrin avec la renaissance du musée archéologique Alfred Bonno. Après une longue fermeture, l’institution francilienne rouvre ses portes le 23 mai, à l’occasion de la Nuit européenne des musées, dans un bâtiment entièrement repensé sur le site de l’ancienne bibliothèque Georges Brassens. Pour les Chellois, cette inauguration est bien plus qu’un simple événement culturel : elle marque le retour d’un lieu de mémoire majeur, étroitement lié à l’histoire de leur territoire.
Sa genèse s’écrit au début du XXᵉ siècle, grâce à la passion d’un personnage singulier, l’abbé Alfred Bonno. Des décennies durant, le prélat, archéologue amateur mais rigoureux, rassemble des objets issus de fouilles locales, jusqu’à constituer un ensemble remarquable qu’il lègue à la ville en 1921. Ce don providentiel fonde le socle du musée ouvert au public dès 1961. Installée alors...
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16/05 - Turquie : la fulgurante ascension de l’empire du drone qui va changer la donne en Europe
Depuis le navire amiral de la flotte turque, à vingt mètres au-dessus du niveau de la mer, la vue sur le détroit du Bosphore et la rive européenne d’Istanbul est imprenable. Le TCG Anadolu, ses 232 mètres de long et ses 27 000 tonnes d’acier, domine fièrement les eaux turquoise dans ce détroit stratégique. Alors qu'il naviguait encore il y a quelques semaines au nord de l'Europe lors d'un déploiement de l'Otan - la Turquie est la deuxième armée en nombre d'hommes de l’Alliance -, il vient d’être rappelé d’urgence au tout début de la guerre en Iran.
Sur le pont principal, les commandants turcs, tirés à quatre épingles, ne masquent pas leur fierté d’exhiber ce bateau amphibie, devenu le symbole éclatant de la puissance navale d’Ankara. A son bord, ce géant des mers, mis en service en 2023, a une capacité de stockage de 4 bateaux de débarquement, 13 chars, 29 hélicoptères. Initialement, il devait aussi accueillir les avions américains F-35. Mais la Turquie a été exclue de ce programme en 2019 après l’achat par Ankara de batteries antiaériennes russes S-400, qu’elle envisage aujourd’hui de rendre à Moscou. Face à cette sanction, la Turquie a donc changé ses plans et transformé le TCG Anadolu en premier porte-drones au monde, l’une des grandes spécialités de la défense turque.Le drone Bayraktar TB3."La diplomatie du drone"
Sur la courte piste de décollage qui fait face au Bosphore stationne le fameux Bayraktar TB3, l’aéronef de combat conçu par le géant turc des drones Baykar et ses 2,2 milliards d’euros de chiffres...
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16/05 - Arsenale, l’empire italien qui réinvente les trains de luxe
Enfants, certains passent des heures, penchés sur un circuit de train miniature, à bâtir ponts et tunnels, imaginer virages à sec et descentes ébouriffantes, des "tchou-tchou" pleins la bouche. Paolo Barletta n'est pas de ceux-là. Lui, ce fut Nintendo Switch et premiers émois sur Facebook. Une affaire de génération, sans doute. À 39 ans, ce Romain a pourtant bâti en dix ans l’un des plus grands groupes hôteliers italiens et, surtout, le leader mondial du transport ferroviaire de luxe. Palaces sur rails, cabines raffinées, lits king size, draps soyeux, verres soufflés de Murano, table digne d’un restaurant étoilé. Son entreprise, Arsenale, incarne l'ascension fulgurante d’un héritier audacieux, culot monstre, sourire ravageur, épaulé, il est vrai, par quelques parrains fortunés.
Sur les 28 trains de luxe aujourd'hui en circulation dans le monde, il en contrôle déjà 11. Par "contrôle", le jeune patron italien précise qu’il les possède en propre, les a entièrement dessinés et les exploite, employant tout le personnel de bord, des cuisiniers aux conducteurs. Une intégration verticale totale, 100 % italienne, 100 % familiale. Le premier train, le Dolce Vita Orient Express, qui relie Rome à Istanbul en passant par Venise, Vienne, Timisoara ou Sofia, est complet jusqu'à la fin de l'année. Un trajet de 5 jours, à près de 20 000 euros la cabine de deux personnes. Discret sur les chiffres - aucun résultat financier ne filtre -, il assure avoir investi près de 700 millions d’euros en une décennie, prévoit d'en...
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16/05 - Vladislav Inozemtsev : "Le peuple russe a le virus impérial dans le sang"
Pour Vladimir Poutine, ce fut "la plus grande catastrophe géopolitique du siècle". L’effondrement de l’Union soviétique a marqué plusieurs générations et continue d’habiter l’imaginaire russe et occidental. D’où l’obsession du chef du Kremlin : rembobiner le fil de l’histoire pour restaurer cette "Russie historique", avec ses territoires pré-1991. L’un de ses conseillers a même osé l’année dernière dire que non, l’URSS n’était pas morte ! L’Ukraine est la dernière victime de ce révisionnisme historique, bombardée sans relâche depuis le 24 février 2022, sans qu’une majorité de Russes ne semblent s’en émouvoir. "Les Russes ont le virus impérial dans le sang", tranche l’économiste Vladislav Inozemtsev, classé "agent de l’étranger" par la justice russe en mai 2023. Pour ce chercheur, le scénario d’un nouveau démantèlement semble peu probable... D’autant que les Occidentaux n’y œuvrent d’aucune façon. Entretien.
L'Express : Vladimir Poutine est dans la cinquième année de sa guerre contre l’Ukraine. Le 17 décembre dernier, il l’a présentée comme une croisade visant à enrayer le repli de la Russie post-soviétique. "Si la partie adverse et ses soutiens étrangers refusent d'engager des discussions de fond, la Russie libérera ses terres historiques par la force militaire", a-t-il affirmé. La Russie actuelle n’a-t-elle jamais cessé d’être un empire ?
Vladislav Inozemtsev : Sans aucun doute. La Russie se compose d’un centre (ou métropole) et d’une périphérie que l’on pourrait qualifier de différents types de "colonies" au sens européen du...
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15/05 - Ventes de livres : les écrivains doivent-ils bénéficier de congés payés ?
Le feuilleton dure depuis que Vincent Bolloré a démis Olivier Nora de ses fonctions de patron de Grasset. Certains auteurs se mobilisent pour faire valoir leurs droits. Mercredi 13 mai, des Etats généreux de l’édition (oui : "généreux" et non "généraux") se sont ainsi tenus au Théâtre de la Concorde, à Paris. Anne Berest, Virginie Despentes, Vanessa Springora, Tania de Montaigne et Colombe Schneck en étaient les maîtresses de cérémonie. Dans une ambiance bonhomme et blagueuse, façon Radio Nova, différents intervenants ont pris la parole. Si certains ont tenu des propos raisonnables, soulevant telle ou telle interrogation légitime, d’autres semblaient n’être venus que pour amuser leurs camarades.
Le plus divertissant fut sans doute Julien Delmaire, sosie non-officiel du Doc Gyneco grande époque. Il a milité en faveur d’un "statut social" pour les "artistes-auteurs". Cet extrait de son intervention lunaire (disponible en intégralité sur YouTube) en donne la teneur : "Nous n’avons toujours pas de congés payés en tant qu’artistes-auteurs. Nous n’avons pas de continuité de revenus, donc nous n’avons même pas la possibilité de toucher des indemnisations chômage, des indemnités en cas d’interruption de nos carrières. Pour réclamer des congés parentaux, c’est possible, mais c’est vraiment la croix et la bannière. En cas de burn-out – car les burn-out existent aussi chez les auteurs – eh bien pas de revenus ! Là c’est vraiment l’enfer qui s’ouvre sous les pieds des auteurs qui auraient pendant quelque temps lâché la...
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15/05 - C’est avec les réseaux sociaux que se joue le vrai grand remplacement, par Najat Vallaud-Belkacem
Quelques échos, ici ou là. Comme si la nouvelle ne nous concernait guère. Ou pas vraiment. Comme si c’était une actualité lointaine quand elle devrait résonner comme un coup de canon : seize familles françaises assignent TikTok en justice après le suicide de cinq adolescentes. Alors bien sûr la décision sera longue à tomber et les manœuvres dilatoires de TikTok nombreuses, souvenez-vous qu’en mars, lorsqu’un tribunal californien avait condamné Meta et Google au motif que le caractère addictif de leurs produits avait conduit à des comportements dangereux chez de jeunes utilisateurs d’Instagram et de Youtube - notamment des troubles alimentaires et des pensées suicidaires - TikTok y avait échappé non parce qu’elle aurait été plus vertueuse mais parce qu’elle avait passé un accord avec les plaignants pour éviter le procès… Signe évident d’une innocence totale, évidemment.
Il est temps de nous réveiller. Merci à ces familles qui surmontent l’horreur et l’innommable chagrin pour tenter de nous prémunir. Merci aux avocats qui les accompagnent. Il est temps, enfin, de prendre au sérieux les effets délétères des réseaux soi-disant sociaux.
Quel que soit le domaine abordé – santé mentale, égalité femmes-hommes, vie politique et démocratique, information, écologie, radicalisation – ils nous font plus de mal que de bien. Celles et ceux qui ont travaillé pour ces entreprises l’ont dit, les équipes scientifiques internes de ces mêmes entreprises le disent et se heurtent au mur de l’appât du gain "quoi qu’il en coûte", les...
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15/05 - "Une déception" : pourquoi la commande chinoise de 200 avions Boeing annoncée par Donald Trump fait chuter l’action
Boeing est-il en passe de signer son retour en grâce en Chine ? Le pays aurait accepté d'acheter 200 avions du constructeur américain, avec la possibilité de porter la commande jusqu’à 750 appareils, a déclaré vendredi le président américain Donald Trump à des journalistes, lors d'un sommet à Pékin supposé apaiser les multiples tensions entre les deux pays.
Si aucun détail supplémentaire n’était immédiatement disponible concernant le type d’appareils concernés ni les dates de livraison, le président américain a expliqué que les avions utiliseraient des moteurs fabriqués par GE Aerospace, une grande entreprise américaine spécialisée dans la conception et la fabrication de tels équipements.Des actions en chute
Dans l'hypothèse où elles sont actées, ces commandes marqueraient la première grande transaction de Boeing avec la Chine depuis près de dix ans, après que le constructeur américain a été largement écarté du deuxième plus grand marché aéronautique mondial dans un contexte de tensions commerciales entre Pékin et Washington. Depuis 2017, Boeing n'a livré que 556 appareils en Chine, contre plus de 1 200 pour Airbus. Ce déséquilibre se reflète également dans leurs carnets de commandes respectifs : fin avril, le constructeur américain devait encore livrer 133 avions à des compagnies chinoises (Hong Kong exclu), contre 446 pour son concurrent européen.
Les actions du constructeur américain avaient chuté de près de 4 % jeudi, après que Donald Trump a déclaré à Fox News que la Chine avait accepté d’acheter 200 avions, un...
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15/05 - En Lettonie, la Première ministre démissionne après des incidents liés à des drones ukrainiens, fragilisant le flanc est de l’Otan
C'est une crise politique majeure, pour ce petit pays balte situé en première ligne de l’Otan. A seulement quelques mois des élections législatives en Lettonie, la Première ministre Evika Silina a présenté sa démission jeudi 14 mai, après que l’un de ses partenaires de coalition lui a retiré son soutien. Les tensions ont débuté ce week-end, lorsque la cheffe de la coalition gouvernementale de centre droit, au pouvoir depuis 2023, a décidé de renvoyer le ministre de la Défense Andris Spruds, à la suite de plusieurs incidents impliquant des drones ukrainiens - vraisemblablement destinés à frapper des cibles en Russie - qui se sont écrasés dans l’est de la Lettonie.
Si ces incidents n’ont fait ni victimes ni dégâts matériels significatifs, ils ont néanmoins révélé les faiblesses de la défense aérienne nationale, incapable d’intercepter un drone ayant pénétré son espace aérien avant qu’il ne s’écrase sur le territoire letton. Selon Evika Silina, Andris Spruds a ainsi perdu sa confiance et celle de la population, "la direction politique du secteur de la défense n’ayant pas tenu sa promesse d’assurer un ciel sûr au-dessus de notre pays", a-t-elle déclaré. En réaction à son limogeage et face à la proposition de nommer un militaire pour lui succéder, le parti Progressiste d'Andris Spruds a alors annoncé qu’il cessait de soutenir le gouvernement, provoquant la démission de sa cheffe.Un pays stratégique pour l'Otan
Ce vendredi 15 mai, le président Edgars Rinkevics a indiqué qu’il rencontrerait l’ensemble des partis représentés au...
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15/05 - Keir Starmer sur la sellette : tout comprendre à la crise qui secoue le Royaume-Uni
Le Royaume-Uni s’enfonce dans la crise, alors que le Premier ministre Keir Starmer est de plus en plus contesté par son propre camp. Jeudi 14 mai, le ministre de la Santé Wes Streeting a démissionné et appelé à l'élection d'un nouveau chef de la majorité travailliste, faisant encore monter la pression sur le locataire du 10 Downing Street. L’Express fait le point sur la situation.Pourquoi Keir Starmer est-il sur un siège éjectable ?
Les appels à la démission du Premier ministre font suite à la débâcle historique essuyée par le Labour lors des dernières élections locales, le jeudi 7 mai. Alors que ce scrutin, pour les conseils locaux en Angleterre et les parlements écossais et gallois, était attendu comme un test majeur, le parti travailliste de Keir Starmer a subi les pires pertes électorales locales enregistrées par un parti au pouvoir depuis plus de trois décennies. Le parti populiste Reform UK de Nigel Farage a lui réalisé des gains significatifs, remportant plus de 400 sièges de conseillers municipaux en Angleterre, y compris dans certains bastions travaillistes.
Cette claque est survenue alors que la popularité de Keir Starmer, au pouvoir depuis moins d’un an, reculait déjà depuis plusieurs mois, sur fond de croissance économique fragile, de tensions sur les services publics et de critiques sur sa gestion du coût de la vie. Sans oublier l’affaire Peter Mandelson, ce dernier ayant été nommé ambassadeur britannique à Washington en dépit de ses liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein.
Dans la...
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15/05 - Donald Trump face à Xi Jinping : vu de l’étranger, "une étrange déférence et une retenue inhabituelle"
C'est une rencontre amicale, qui n'a toutefois pas dissimulé les désaccords entre les deux superpuissances américaine et chinoise. Alors que Donald Trump a achevé ce vendredi 15 mai sa visite à Pékin, à l'issue d'un sommet où il a rencontré son homologue Xi Jinping, la presse internationale n'a pas manqué de relever la démonstration de force qui s'y jouait.
"Pendant deux jours de réunions, la mise en scène soigneusement orchestrée ainsi que les gestes réciproques d’amitié et de respect entre les deux hommes les plus puissants du monde ont illustré une dynamique géopolitique que la Chine convoite depuis longtemps et à laquelle les États-Unis avaient jusque-là résisté", analyse le Washington Post, qui cite Julian Gewirtz, l'ancien directeur pour la Chine au Conseil de sécurité nationale sous la présidence de Joe Biden : "Xi a accompli quelque chose que les dirigeants chinois poursuivaient depuis des décennies : faire venir un président américain à Pékin en tant qu’égal incontesté." Une "démonstration de force"
Si Pékin a mis en scène un spectacle destiné à flatter Donald Trump avant toute éventuelle entente, "afin de prouver que la Chine ouvre ses portes à ses invités", cette chorégraphie minutieuse, avec salve d’honneur et fanfare jouant l’hymne national américain, était aussi "une démonstration de force que Pékin sait destinée à être diffusée en direct aux États-Unis et dans le monde entier", avance la BBC. "Le président Xi cherche depuis longtemps à se présenter comme un dirigeant mondial stable, en contraste avec...
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15/05 - Jordan Bardella : ce que cache son opération séduction vis-à-vis de l’Allemagne
Le volte-face n’a pas fait l’objet d’une publicité exacerbée. Début février, Jordan Bardella a été reçu, pour la première fois, en toute discrétion, par l’ambassadeur allemand. La rencontre a été "très courtoise, les échanges très chaleureux", roucoule-t-on côté Rassemblement national. Ce mardi 12 mai, c’est dans les pages du Frankfurter Allgemeine Zeitung que l’on retrouve le président du RN - et potentiel candidat à l’élection présidentiel -, pour un long entretien accordé au quotidien de droite allemand. Jordan Bardella y confie tout le bien qu’il pense désormais des relations franco-allemandes, qui constituent, selon lui, "le fondement de l’Europe et sont essentielles pour garantir demain l’indépendance et l’autonomie stratégique des nations européennes".
Un revirement de taille, pour le parti d’extrême droite, par rapport à 2022. Dans son projet présidentiel, Marine Le Pen critiquait vivement "l’abandon de l’industrie de défense par Emmanuel Macron avec ses coopérations déséquilibrées avec l’Allemagne" et réclamait l’arrêt des "coopérations structurantes" avec cette dernière, notamment sur les avions d’armes et les chars de combat. "La relation avec l’Allemagne sera largement remaniée, pouvait-on lire dans le livret programmatique du parti consacré à la défense. Partant du constat d’une profonde et irrémédiable divergence de vues doctrinale, opérationnelle et industrielle avec Berlin, notamment dans le domaine de la dissuasion nucléaire et de l’exportation d’armement, Paris mettra fin aux coopérations structurantes...
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15/05 - L’EUI de Florence, le laboratoire d’idées de l’Europe qui cherche à se réinventer
Cinquante ans, un âge charnière ? Selon les croyances, cette étape déclencherait une période de doute : la fameuse crise du "milieu de vie". L'Institut universitaire européen (EUI), qui célèbre ses cinq décennies d’existence en ce mois de mai, n'y échappera sans doute pas. Ayant grandi en parallèle du processus d’intégration européenne, l’établissement en subit aussi, par ricochet, les atermoiements. La poussée des nationalistes le force à se (re)questionner sur son rôle dans la formation des élites du continent.
"L'Europe a vu ce que le populisme au pouvoir a fait aux universités américaines. Il faut réfléchir à la manière de prendre ce tournant chez nous, même si la bataille culturelle n’est pas aussi prononcée", relève la politologue Catherine Fieschi, également chroniqueuse à L’Express. Nicolas Guilhot, qui y enseigne l’histoire, estime pour sa part que "l'essoufflement du projet européen rend l’institut d’autant plus important, car il est essentiel de garder un lieu permettant de réaliser un inventaire de l’état de l’Europe." L’EUI, qui abrite déjà les archives historiques de l’Union, a tout de cet endroit idéal.
Il fait bon vivre à Fiesole, sur les collines qui bordent le nord de Florence (Italie). Le profil rectiligne des cyprès découpe le ciel azur à l'horizon. Cette vue bucolique concurrence celle dévoilant, au loin, la coupole de la cathédrale Santa Maria del Fiore et la tour du Palazzo Vecchio. Les différents départements de l'Institut universitaire européen sont hébergés dans de magnifiques villas de la...
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15/05 - Défense : ce déploiement de troupes en Pologne brusquement annulé par le Pentagone
C'est un revirement inattendu. Le Pentagone a brusquement retiré des milliers de soldats d’un déploiement prévu en Pologne, ont indiqué des responsables jeudi 14 mai, une volte-face qui s’inscrit dans une réduction plus large des effectifs, alors que le président Donald Trump a exprimé sa colère face au manque de soutien européen dans la guerre contre l’Iran.
Cette décision a été d’autant plus surprenante que des soldats et du matériel avaient déjà commencé à être acheminés vers le territoire polonais, dans le but de renforcer la dissuasion européenne face à la menace russe. Dans plusieurs capitales européennes comme au Pentagone, cette annonce a ravivé les inquiétudes, d'aucuns craignant qu’un tel signal puisse encourager la Russie. "Nous n’avions aucune idée que cela allait arriver", a confié un responsable américain auprès de Politico, se demandant si d’autres annonces du même type pourraient suivre. Une annulation exceptionnelle
Les annulations de déploiements militaires planifiés depuis longtemps sont exceptionnelles, surtout lorsqu’elles interviennent après le début de l’opération. Environ 4 000 soldats américains, accompagnés d’équipements lourds comme des chars Abrams et des véhicules de combat Bradley, devaient participer à des exercices militaires en Pologne. Ces manœuvres avaient pour objectif à la fois de former les troupes et d’adresser un signal stratégique à Moscou, alors que des dizaines de milliers de militaires américains sont déjà stationnés en Europe, dont une large partie dans le cadre de...
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15/05 - "Nihilium" de Mirwais : un remake 2.0 de "L’Orange mécanique" ?
Les initiés connaissent la légende du génial musicien franco-afghan Mirwais, qui fut successivement compositeur du groupe Taxi Girl et producteur de quatre albums de Madonna. Tout en poursuivant en solo sa carrière de tête chercheuse de l’électro, il s’est en parallèle lancé comme écrivain avec un roman dystopique, Les Tout-Puissants, et un fascinant premier tome de Mémoires, Taxi Girl 1978-1981. N’ayant jamais renié l’esprit post-punk de ses débuts, il revient avec une satire fracassante, Nihilium, écrite dans une novlangue indescriptible qui rappelle celle inventée par Anthony Burgess en 1962 dans L’Orange mécanique.
Le livre se présente comme le long monologue de Juan Nihilski, 15 ans, un enfant de la gauche caviar, scolarisé au lycée Montaigne. Dealer à ses heures, se rêvant en "gitan de luxe", ce sale gosse participe à des manifs où il se mue en casseur cagoulé.
Un jour, coup de chance, les caméras de télévision filment une séquence où l’on peut croire qu’il est un martyr, victime d’une bavure policière. Le président de la République le convoque à l’Elysée pour lui proposer un marché : il échappera à la prison pour mineurs s’il se mue en conseiller à la jeunesse, aux ordres du pouvoir. Juan Nihilski devient la nouvelle coqueluche du PAF : il écume "les plateaux de télé avec du mobilier de maternelle" et déroule ses éléments de langage à des présentateurs "tout sourires botoxés avec leurs voix de curés sous coke". Mais il n’y a pas loin du Capitole à la roche Tarpéienne, même pour un fourbe antifa qui croyait...
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15/05 - Présidentielle 2027 : Gérald Darmanin, né pour se faire désirer
"Sébastien et Gérald, ils me suivront, ce sont des copains." On a connu Édouard Philippe moins rempli de certitudes. Il y a quelque temps, le candidat à l'élection présidentielle a glissé cette petite confidence à un parlementaire LR qu'il connaît depuis une vingtaine d'années. Était-ce une subtile façon de démontrer à son interlocuteur anti-Bruno Retailleau que sa campagne, elle, allait monter en puissance ? Ou bien une conviction acquise depuis belle lurette, tant ces ralliements lui paraissent naturels ? Les deux, sans doute, et cela n'a pas manqué de faire sourire l'élu de droite : "Il parle d'eux un peu comme des petits garçons qui finiront bien par rentrer un jour à la maison", se gausse-t-il, étonné néanmoins par le ton péremptoire du maire du Havre. Car il y a deux types de "petits garçons" : les Premiers ministres, en poste, suffisamment brassés dans la lessiveuse du quotidien pour ne pas se préoccuper des candidats pour 2027 ; et les ministres de la Justice du genre turbulents et provocateurs, alors qu'ils avaient pourtant promis de se tenir loin de la bataille.
Gérald Darmanin. Édouard Philippe. "Tu veux, ou tu veux pas ? Si tu veux pas (encore), tant pis, j'en ferai pas une maladie." Le même refrain se répète depuis plusieurs mois maintenant, si ce n'est plusieurs années : alors que les troupes d'Horizons attendent patiemment qu'il fasse enfin un pas vers leur champion, le garde des Sceaux prend un malin plaisir à souffler le froid et le très froid lorsqu'on lui demande ses projets pour...
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15/05 - La "distillation" de l’IA, casse du siècle... ou faux procès ?
La technique est aussi ancienne que la civilisation. Des premiers parfums en Mésopotamie jusqu’aux whiskys écossais et raffineurs de pétroles modernes, la distillation est l'art d'extraire l’essentiel d’une matière. Dans certains cas même, ce qu’elle a de plus précieux. Surprise : cela s’applique également à l’immatérielle intelligence artificielle. Bien entendu, ici, nul besoin de faire chauffer quoi que ce soit avec un alambic. "La distillation, est un transfert de connaissances d'un modèle d'IA vers un autre. On génère des données avec un grand modèle (le "modèle enseignant") et on entraîne un modèle plus petit à imiter ses réponses, résume Loubna Ben Allal, ingénieure au sein de l’entreprise franco-américaine Hugging Face. L’objectif est d'obtenir un modèle moins coûteux à faire tourner, qui conserve l'essentiel des capacités de son aîné."
Tout le monde l’emploie. "La distillation est une méthode d'entraînement largement utilisée et légitime", écrit Anthropic, l’un des leaders du marché. L’utilisation de données dites synthétiques, qui ne sont pas directement issues de vrais corpus de texte, est ainsi devenue monnaie courante dans le secteur. Le problème, déplore le créateur de l’agent conversationnel Claude, c’est que la distillation de l’IA peut s’apparenter à de la triche quand elle est réalisée sur ses modèles… par ses concurrents. Anthropic a récemment mis en cause trois rivaux, tous basés en Chine : le désormais célèbre DeepSeek, et les moins connus MiniMax et Moonshot. L’Américain a dénoncé l’utilisation, sur...
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15/05 - La montée de l’extrême droite en Grande-Bretagne attise les craintes dans toute l’Europe
Il arrive parfois que l'actualité semble se jouer loin de nous. Alors tous les vendredis, on s’intéresse à un évènement qui a marqué la semaine, d’un point de vue européen, et on prend le temps d’expliquer pourquoi il nous concerne tous.
Dans une prise de parole récente, Keir Starmer, le Premier ministre britannique a affirmé qu'il ne démissionnerait pas. S'il doit s'en justifier, c’est que les résultats des récentes élections locales lui sont largement défavorables. Son parti, le Labour, a perdu près d’un millier d’élus, tandis que l’extrême droite de Reform UK est arrivée en tête. Une débâcle pour une majorité installée depuis tout juste deux ans.
Face à cet échec, l’opposition comme les électeurs, mais aussi des élus travaillistes et même des ministres, réclament le départ de Starmer. Une situation qui aura des conséquences sur la politique britannique mais aussi sur toute l’Europe.
Dans cet épisode de La semaine européenne, Luc de Barochez, éditorialiste à L'Express spécialiste des questions européennes, analyse cette montée de l'extrême droite au Royaume-Uni et ce qu'elle signifie pour le Vieux Continent.
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Cet épisode a été écrit et présenté par Charlotte Baris, monté et réalisé par Jules Krot.
Crédits : Bloomberg
Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent
Visuel : Alice Lagarde
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15/05 - Défense européenne : les pays qui investissent… et ceux qui traînent
En annonçant avec fracas début mai son intention de retirer des milliers de troupes américaines d’Allemagne, Donald Trump a porté un nouveau coup à ses "alliés" du Vieux Continent. A l’heure où chancelle la relation transatlantique, les Européens n’ont d’autre choix que de réinvestir massivement dans leur défense face à une menace russe grandissante.
En 2025, les dépenses militaires sur le continent ont déjà progressé de manière spectaculaire. Avec une hausse de 14 % en un an, elles atteignent désormais 864 milliards de dollars, soit près du tiers des 2 887 milliards dépensés dans le monde cette même année, d’après les calculs du Stockholm International Peace Research Institute (Sipri) dans son rapport annuel, publié au mois d'avril.En Europe, les dépenses militaires montent en flèche.
En France, elles ont dans le même temps crû de 1,5 % pour arriver à 68 milliards, selon l’institut suédois. Ce qui place l’Hexagone à la 9e place mondiale en matière de dépenses d’armement. Derrière cette avalanche de chiffres se cachent de fortes disparités européennes. De Madrid à Tallinn, le bruit des bottes ne retentit pas partout avec la même vigueur.En Allemagne, un réveil spectaculaire
Avec ses 114 milliards de dollars injectés dans la défense en 2025, l’Allemagne occupe la première place en matière de dépenses militaires en Europe. Surtout, celles-ci ont explosé par rapport à leur niveau de 2024, avec une hausse de 24 % en un an, pour atteindre 2,3 % du PIB. Le résultat de la "Zeitenwende" - le changement d’époque - évoqué par...
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14/05 - Donald Trump en Chine : des sourires et un avertissement de Xi Jinping sur Taïwan
Au premier jour de la visite de Donald Trump à Pékin, le président chinois Xi Jinping a assuré ce jeudi 14 mai à son homologue américain que les discussions commerciales entre leurs deux pays avançaient, tout en avertissant qu'un différend sur Taïwan pourrait entraîner les relations bilatérales sur une trajectoire dangereuse, voire déboucher sur un conflit.
Les propos de Xi Jinping sur Taïwan, île démocratiquement gouvernée que Pékin considère comme une province renégate, et à laquelle Washington fournit des armes, ont été tenus lors d'un entretien à huis clos entre les dirigeants des deux plus grandes économies mondiales, qui a duré plus de deux heures, a précisé le ministère chinois des Affaires étrangères.
"La question de Taïwan est la plus importante dans les relations sino-américaines. Si elle est bien traitée, les relations entre les deux pays (Chine et Etats-Unis) pourront rester globalement stables. Si elle est mal traitée, les deux pays se heurteront, voire entreront en conflit", a prévenu le président chinois, selon des propos rapportés par l'agence de presse Chine nouvelle.
Cette mise en garde, inhabituelle par sa fermeté dans un cadre solennel, a contrasté avec une rencontre décrite comme amicale et détendue. Le compte rendu américain des discussions ne fait toutefois aucune mention de Taïwan.
Il met plutôt en avant la volonté commune des deux dirigeants de rouvrir le détroit d'Ormuz, artère stratégique du commerce mondial du pétrole, pratiquement fermé en raison de la guerre impliquant l'Iran, ainsi...
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14/05 - Shane Parrish, l’expert le plus influent de Wall Street : "Nous confondons souvent malveillance et bêtise"
Ancien agent du renseignement canadien et l’une des figures les plus influentes de Wall Street, Shane Parrish, disciple du grand financier et bras droit de Warren Buffett, Charlie Munger, est un expert reconnu de la prise de décision et des modèles mentaux. Dans le premier des quatre volumes de la version française de The Great Mental Models qui paraît ce 13 mai (Les grands modèles mentaux - Les outils fondamentaux de la réflexion et de la prise de décision, Arpa, 216 p.), l'auteur présente ces représentations mentales, largement inconscientes, qui façonnent notre manière de penser, de comprendre le monde et de former nos croyances. Les étudier et les maîtriser constituent le meilleur moyen d’anticiper les problèmes, d’éviter les pièges cognitifs et de réduire nos angles morts, souvent à l’origine de mauvaises décisions. Il y explore des concepts issus notamment de la biologie, de la physique, de la philosophie, de la psychologie ou encore du management, en s’appuyant sur des figures comme Nassim Nicholas Taleb, Charles Darwin ou encore Albert Einstein.
Shane Parrish en explique les contours dans un entretien à L'Express et livre quelques conseils pour mettre en pratique ces modèles, qui nous aident à percevoir les choses sous un angle nouveau. Fort utile pour faire de meilleurs choix ou à tout le moins, éviter les mauvais...
L'Express : Dans votre livre, vous commencez par développer l’idée selon laquelle "la carte n’est pas le territoire" : nos représentations mentales du monde diffèrent de la...
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14/05 - Moyen-Orient : les discrètes ripostes des pays du Golfe aux attaques de l’Iran
Les Etats-Unis et Israël n'ont pas été les seuls pays à mener des actions militaires contre l'Iran. Comme l'a révélé le Wall Street Journal en début de semaine, les Emirats arabes unis (EAU) ont également bombardé le territoire iranien, à l'aide de Mirages et de F-16, sans toutefois le reconnaître officiellement. Ils ont notamment rendu hors d'usage pour plusieurs mois une raffinerie de pétrole située sur l'île de Lavan début avril, au moment où le cessez-le-feu venait d'être annoncé par les Etats-Unis, après cinq semaines de campagne aérienne, mais n'était pas encore entré en vigueur. L'Iran n'avait alors pas nommé directement son agresseur mais avait riposté par une salve de missiles et de drones sur le territoire des Emirats.
L'Arabie saoudite, de son côté, a répondu fin mars aux attaques contre ses infrastructures énergétiques et civiles, comme le révèlent Reuters et le Financial Times, mais sa réponse a été plus mesurée. Le pays a indiqué à Téhéran qu'il se défendait mais n'entendait pas se joindre à la coalition israélo-américaine. Deux réactions qui montrent combien le conflit a vite débordé le cadre des trois protagonistes initiaux et impliqué la région tout entière.Le Qatar choisit de s'abstenir
Le scénario de représailles à leur égard était redouté par les pays du Golfe en cas d'attaque de Washington et Tel-Aviv contre l'Iran. Riyad en avait averti Washington et avait invité son allié à poursuivre la voie diplomatique. Tous avaient d'ailleurs annoncé au début du conflit qu'ils ne permettraient pas aux...
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14/05 - "On ne retiendra de lui que la prison" : à droite, cet inconnu nommé Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy sombre, et la droite regarde ailleurs. Un silence froid a accueilli les réquisitions du parquet général, qui a réclamé ce mercredi 13 mai la condamnation de l'ancien président en appel à sept ans de prison dans l'affaire libyenne. Nul tweet ou communiqué de soutien. Terminés, les concerts d'indignation qui accompagnaient les premières déconvenues judiciaires du fondateur des Républicains (LR). La colère a laissé place une indifférence matinée de commisération. Interrogé sur France Info, le patron des députés LR Laurent Wauquiez s'est borné à exprimer ce mercredi son affection à l'ancien président et à saluer son œuvre à l'Elysée. La politique a laissé place à l'histoire.
La droite est mutique. Peut-elle parler, tant la multiplication des affaires rend dérisoire tout procès en partialité de la justice ? Souhaite-t-elle s'exprimer, tant Nicolas Sarkozy lui a tourné le dos ? Il y a eu ce rapprochement avec Emmanuel Macron, observé lors de son premier quinquennat. Cet abandon en rase campagne de Valérie Pécresse en 2022, sur fond de piques adressées à la candidate. "Pour notre famille politique, la page Sarko a été tournée à ce moment", glisse un cadre LR. "Il se sent propriétaire de LR"
Elle a été tournée avec rancœur. Ce sentiment a disparu au profit d'un mélange de mépris et de pitié. Que Nicolas Sarkozy rencontre Jordan Bardella, et l'interprétation judiciaire affleure : "Il a besoin de s’entendre avec le...
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14/05 - "Le monde de demain ne sera dominé ni par la Chine, ni par les Etats-Unis" : les prédictions de Parag Khanna
Alors que beaucoup annoncent un XXIe siècle dominé par la rivalité sino-américaine, Parag Khanna, conseiller en stratégie d’origine indienne et fondateur et PDG d’AlphaGeo, une plateforme d’analyse prédictive géospatiale basée sur l’IA, défend une thèse à rebours : le futur n’appartiendra ni à l’une, ni à l’autre de ces puissances – aucune n’étant en capacité de dominer complètement le système international. Cet expert en prospective géopolitique, auteur d’un récent article paru dans la revue Foreign Policy, s’en explique auprès de L’Express, remettant en perspective la faible influence américaine dans certaines zones stratégiques comme le détroit d’Ormuz, ou celle de la Chine vis-à-vis d’autres puissances comme la Russie ou l’Inde. Symptomatique, selon lui, d’un moment "néomédiéval". Entretien.
L’Express : Selon vous, ni Pékin ni Washington ne domineront durablement le monde. Vous allez en surprendre plus d’un… Sur quoi fondez-vous votre analyse ?
Parag Khanna : C’est pourtant la réalité ! Commençons par le cas des Etats-Unis. Par exemple, sur le papier, il est vrai que le Canada dépend de son allié américain pour 85 % de ses exportations – même si ce chiffre pourrait bientôt baisser. De même, en Amérique latine, l’administration Trump est à l’origine de nombreux bouleversements tels que le renversement du régime de Nicolas Maduro, le réacheminement des flux pétroliers, la reprise en main stratégique autour du canal de Panama – chassant au passage les opérateurs chinois – ou la signature d’accords bilatéraux avec l’Argentine,...
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14/05 - La passion inattendue de Jordan Bardella pour François Hollande, les envies de retour d’Alexis Kohler
Le grand rendez-vous de la présidentielle approche, chaque semaine apparaît un nouveau prétendant. Autant dire que la vie politique entre dans une nouvelle phase, ô combien palpitante… L’objectif d'Aurore Bergé
Une réunion interministérielle a eu lieu cette semaine pour finaliser le projet de loi de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, qui sera présenté en juin en conseil des ministres. Après le retrait de la si controversée proposition de loi Yadan, Aurore Bergé s’est fixé un objectif : faire voter son texte à l’unanimité. Même les discussions avec le député LFI Antoine Léaument se sont révélées constructives.Monique Barbut répond présent !
On moquait son absence aux questions au gouvernement ? Monique Barbut a répondu à deux reprises aux députés lors de la séance du 5 mai. Mais il est vrai que la ministre de la Transition écologique, qui assume d’être "une vraie techno, qui répond techniquement", est parfois confondue par le caractère "superficiel" de l’exercice. "Faire partie de la caste ne m’intéresse pas", assure-t-elle tranquillement.Jordan Bardella, passion Hollande
La politique fait souvent naître des passions inattendues. C’est François Hollande, dernièrement, qui a suscité une admiration chez Jordan Bardella. Le président du Rassemblement national estime que l’ancien président de la République ferait un bien meilleur candidat, à gauche, que Raphaël Glucksmann. "On peut penser ce qu’on veut de ses idées, assure-t-il en privé, il est très malin, et compte parmi les meilleurs manœuvriers de la place...
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14/05 - Royaume-Uni : la pression monte encore d’un cran pour Keir Starmer
Jusqu'à quand résistera-t-il ? Le Premier ministre britannique Keir Starmer restait ce jeudi 14 mai confronté à d'intenses pressions qui visent à le convaincre de quitter le pouvoir, après la déroute électorale historique enregistrée par le Labour lors des dernières élections locales.
Keir Starmer, qui a répété qu'il se battrait pour conserver son poste, n'est jusqu'ici pas parvenu à enrayer les appels croissants à l'élaboration d'un calendrier pour son départ. Si le nombre de voix réclamant sa démission s'est amenuisé mercredi, lorsque son gouvernement s'est tourné vers le roi Charles pour présenter son programme pour la nouvelle session parlementaire, le bras de fer a repris jeudi.
Wes Streeting, le ministre de la Santé, a démissionné ce jeudi et appelé à l'élection d'un nouveau chef de la majorité travailliste. "Il est désormais clair que vous ne mènerez pas le parti travailliste aux prochaines élections législatives", a-t-il écrit dans une lettre publiée sur les réseaux sociaux, ajoutant : "Là où nous avons besoin d’une vision, il y a un vide". Il n'a toutefois pas officiellement déclaré son intention de prendre la tête du Labour.
pic.twitter.com/9qI2Bj35ZK— Wes Streeting (@wesstreeting) May 14, 2026
L'ancienne adjointe de Keir Starmer, Angela Rayner, a de son côté annoncé avoir été blanchie de toute faute délibérée concernant ses affaires fiscales, un obstacle à toute candidature à la direction du parti, mais elle n'a pas dit non plus si elle souhaitait se lancer dans une tentative pour évincer le Premier...
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14/05 - Corruption en Ukraine : l’ancien chef de cabinet de Volodymyr Zelensky placé en détention provisoire
La Haute cour anticorruption ukrainienne a ordonné ce jeudi 14 mai le placement en détention provisoire d'Andriy Yermak, proche du président Volodymyr Zelensky et ancien chef de son cabinet, dans le cadre d'une enquête pour blanchiment d'argent. Le tribunal a également fixé une caution à 140 millions de hryvnias (2,72 millions d'euros), qui permettrait à Andriy Yermak, lequel nie les accusations portées contre lui, d'être remis en liberté dans l'attente d'une décision définitive.
"Je n'ai pas cet argent, et mon avocat va maintenant travailler avec des amis et des connaissances [pour réunir la caution]", a déclaré Andriy Yermak aux journalistes après la décision du tribunal. "Mon équipe juridique va interjeter appel. Nous utiliserons tous les moyens légaux pour obtenir justice et faire éclater la vérité", a-t-il ajouté.
Les autorités ukrainiennes ont annoncé lundi qu'Andriy Yermak était soupçonné dans une vaste enquête pour corruption, une procédure qui a rapproché les enquêteurs anticorruption au plus près du cercle intime du président. Dans un communiqué, les agences anticorruption ont précisé qu'Andriy Yermak était soupçonné d'avoir participé à un groupe criminel ayant blanchi environ 10,5 millions de dollars via un projet immobilier de luxe situé en périphérie de la capitale Kiev.
Andriy Yermak a longtemps été présenté comme la deuxième personnalité la plus puissante d'Ukraine après Volodymyr Zelensky, exerçant une influence considérable sur la vie politique ukrainienne alors même qu'il n'occupait pas de...
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14/05 - Faire baisser l’inflation et satisfaire Donald Trump : la mission délicate du prochain président de la Fed
Donald Trump a fini par obtenir gain de cause. Après des mois à vouer Jerome Powell aux gémonies, il a obtenu le départ du président de la Fed, qu'il avait nommé en 2018 mais qui résistait depuis à ses demandes de baisse des taux directeurs afin de stimuler l'économie américaine. Alors que le mandat de Jerome Powell expire ce vendredi 15 mai, la nomination de son successeur, Kevin Warsh, a été confirmée par le Sénat mercredi soir. Mais savoir si ce dernier pourra davantage complaire au président des Etats-Unis, qui l'a choisi, est loin d'aller de soi, puisque le nouveau patron de la banque centrale américaine arrive au moment où l'inflation repart à la hausse. "Il prend ses fonctions dans des circonstances compliquées, pour employer un euphémisme, a déclaré au Financial Times l'ancien économiste de la Fed David Wilcox, du think tank Peterson Institute. Il se trouve dans une situation vraiment impossible, coincé entre un président qui insiste pour que les taux soient abaissés et un contexte inflationniste problématique."
Kevin Warsh s'est gardé de tout engagement devant le Sénat, et avait prudemment déclaré le mois dernier : "Le président ne m’a jamais demandé de m’engager à baisser les taux d’intérêt au cours de mon mandat à la Fed. Il ne me l’a pas demandé, il ne l’a pas exigé, il ne m’y a pas contraint, et je ne l’aurais d’ailleurs jamais fait."+ 16 % pour la viande de bœuf
Alors que les élections des midterms se profilent début novembre, le pouvoir d'achat des Américains se voit en effet rogné par une...
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14/05 - L’état-major français s’informe sur Poutine, Starlink pour le Wi-Fi des TGV ?
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'indiscrets exclusifs en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.La SNCF jauge Starlink
La SNCF examine les dossiers des candidats à son appel d’offres destiné à améliorer l’accès à Internet dans ses trains. La compagnie ferroviaire devrait prendre une décision ces prochaines semaines. L’américain Starlink, le vaste réseau déployé par SpaceX, et son rival européen Eutelsat sont aux prises pour décrocher le contrat. La SNCF jouera-t-elle la carte de la préférence européenne ? Starlink, qui propose aujourd’hui la constellation la plus avancée, a l’avantage d’avoir déjà conquis Air France mais aussi la compagnie allemande Lufthansa pour leur accès Internet à bord.Les armées consultent sur le sytème Poutine
Le ministère des Armées se renseigne à l'extérieur pour mieux comprendre la Russie. Ce mercredi 6 mai, l'historien devenu consultant Mark Galeotti, spécialiste de la civilisation russe, a été reçu à Balard. Il a pu faire bénéficier de son expertise sur Vladimir Poutine et l'évolution de son appareil militaire et de renseignement.La réserve en mal de fléchage
Pour faire face à ses besoins d'effectifs, l'armée française entend passer de...
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14/05 - "Donald Trump a poussé ses alliés dans les bras de Xi Jinping" : l’analyse de Michael Kovrig
Presque dix ans après la dernière visite d’État de Donald Trump en Chine, le président américain se déplace à Pékin ce 13 mai, dans un contexte international très tendu. Commerce, droits de douane, intelligence artificielle, guerre en Iran, Taïwan, contrôle des armes… Les sujets de discorde entre les deux grandes puissances ne manquent pas. Si Xi Jinping cherche à stabiliser les liens bilatéraux et à faire bouger la position des États-Unis sur la question de l’indépendance de Taïwan, Donald Trump a surtout pour objectif de ramener un accord avec des gains concrets et politiquement valorisables. Mais pour Michael Kovrig, auteur de la newsletter Strategic Narratives, très suivie sur Substack, cette stratégie pourrait s’avérer risquée : "un accord "grandiose et magnifique" pourrait offrir à Trump un succès personnel éphémère, mais représenter une catastrophe pour les États-Unis". Le risque, précise cet ancien diplomate canadien en Chine, serait de nourrir la propagande et la narration du Parti communiste chinois. Entretien.
L’Express : Quels sont les enjeux de cette visite diplomatique ?
Michael Kovrig : En tête de l’agenda figurent les principaux différends commerciaux entre les États-Unis et la Chine. La politique douanière de Donald Trump, qui a stupéfait le monde entier, répondait en grande partie à des années de politique industrielle mercantiliste chinoise, de surproduction massive et d’excédents commerciaux atteignant des milliers de milliards de dollars. Un sommet réussi pourrait stabiliser les marchés...
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14/05 - Les ambitions du DG France d’Amazon : "L’IA ne remplace pas les salariés, elle les fait monter en compétences"
Entré chez Amazon en 2009, Jean-Baptiste Thomas a pris en février dernier la tête de la filiale française, après avoir occupé plusieurs fonctions de direction au Royaume-Uni. Il détaille pour L'Express ses ambitions dans l'Hexagone et revient sur l'impact de l'IA dans les activités du groupe. Avec un message résolument optimiste.
L'Express : Vous venez d’annoncer 15 milliards d’euros d’investissement en France sur les trois prochaines années. Que recouvre cette enveloppe ?
Jean-Baptiste Thomas : Il s’agit de notre plus gros engagement depuis qu’Amazon s'est lancé en France il y a 26 ans. Nous avons huit centres de distribution dans le pays, nous allons en ouvrir quatre autres, dont trois dès cette année qui vont permettre la création de 5 000 emplois en CDI : à côté de Lyon, de Chartres et à Beauvais. Le quatrième, près de Mulhouse, emploiera 2 000 salariés en CDI. Ces créations d’emplois visent à mieux servir nos clients, en leur offrant une livraison encore plus rapide sur tout le territoire, et à soutenir les entreprises françaises qui vendent leurs produits sur notre site ou font appel à nos solutions de cloud et d’intelligence artificielle, tout en réduisant notre empreinte environnementale. Cet investissement record bénéficiera aussi à nos 25 000 salariés actuels, puisque nous allons encore renforcer notre offre de formation.
On nous associe souvent aux grandes entreprises technologiques mondiales. Mais au quotidien, nous sommes une entreprise ancrée dans les régions, dans des territoires parfois...
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14/05 - Chômage des travailleurs frontaliers : récit de dix ans d’un bras de fer gagné par la France
Nombre de ministres du Travail successifs assurent avoir découvert l'ampleur du problème pour la première fois après leur nomination. Il est pourtant massif et semblait, jusque très récemment, insoluble. En vertu du règlement européen 883 adopté en 2004, les travailleurs frontaliers doivent être indemnisés par leur pays de résidence lorsqu'ils se retrouvent sans emploi. Il existe bien des compensations financières entre Etats, mais elles ne permettent pas de contrebalancer un déficit qui se creuse d'année en année et coûte très cher à l'Unédic, l'organisme gestionnaire du régime d'assurance chômage en France : rien qu'en 2024, la facture s'élevait à 860 millions d'euros. Près de 10 milliards d'euros en cumulé depuis 2011. La faute, en grande partie, au déséquilibre salarial avec le Luxembourg et la Suisse - celle-ci applique aussi ce texte de l'UE - où sont employés les trois quarts des travailleurs frontaliers français.
Cette anomalie juridique et économique est en passe d'être corrigée après une bataille à rebondissements d'une décennie. Fin avril, le gouvernement français, via Jean-Pierre Farandou, a obtenu une majorité confortable de 21 Etats membres en faveur d'une révision de la réglementation. Dès sa prise de fonctions en octobre 2025, le ministre du Travail avait placé ce dossier en haut de la pile, multipliant les rencontres bilatérales à Bruxelles et à Strasbourg pour obtenir un compromis. "C'était presque du porte-à-porte diplomatique. Ceux qui me connaissent savent que je suis très déterminé : les...
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14/05 - Pourquoi la présidentielle de 2027 risque de faire boum (ou pschitt)
Dans un an, le jeudi 13 mai 2027, le double mandat d’Emmanuel Macron se terminera et son successeur entamera son mandat après la douzième élection présidentielle de la Ve République au suffrage universel. Alors que les institutions boitent et que la figure du chef de l’Etat n’a plus l’autorité d’antan, une question commence à hanter les esprits : l’élection suprême sert-elle encore de juge de paix ? Cette présidentielle-ci, présentée – comme à chaque fois - comme la plus importante depuis 1965, permettra-t-elle de dénouer les nœuds du pays ?
Ce sont des propos qui interpellent, signés de la nouvelle vedette médiatique de LFI, Bally Bagayoko. Après avoir évoqué, en cas d’élection de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella, "une forme d’insurrection populaire" dans une vidéo diffusée par Oumma, le nouveau maire de Saint-Denis a développé sa réflexion sur LCI dimanche : "Il y a la légitimité institutionnelle que l’on connaît, le RN n’aura jamais le sceau de la légitimité populaire."
Outre qu’elles s’appuient sur cette certitude sidérante selon laquelle les insoumis auraient, juste parce qu’ils l’ont décidé, le monopole du peuple, ces déclarations jettent un voile trouble sur le scrutin. Comme si Bally Bagayoko vendait la mèche en faisant du troisième tour le rendez-vous le plus important du scrutin. "Il enjambe la présidentielle", note Jean-Christophe Cambadélis dans son blog, pour fixer comme échéance principale "l’affrontement recherché avec l’extrême droite au pouvoir". "La France insoumise ne la redoute pas, elle la...
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14/05 - Hantavirus, l’avertissement d’une spécialiste : "Les Européens devraient garder leur calme, même si..."
La virologue Nicole Tischler préside la Société internationale de l'hantavirus. Allemande installée au Chili, où la souche dite "des Andes" circule de façon endémique, cette scientifique est sans doute l'une des meilleures expertes de ce microbe qui affole une bonne partie de la planète depuis qu'il a causé trois décès parmi les passagers d'un bateau, le MV Hondius, en provenance d'Argentine.
A quoi peut-on s'attendre dans les prochains jours ? Certainement pas à une épidémie explosive comme avec le Covid, assure la chercheuse (centro Cienca & Vida, Universidad San Sebastian). Au mieux, en l'absence de toute nouvelle infection, la crise sera terminée dans moins de 40 jours. Mais l'experte pointe aussi quelques failles dans le contrôle des cas, qui pourraient entraîner l'apparition sporadique de nouvelles infections à partir de patients infectés mais passés sous les radars. Explications.
L’Express : Le sud de l'Amérique latine est régulièrement concerné par des cas d’infection par l’hantavirus des Andes et vous avez vous-même beaucoup travaillé sur cet agent pathogène. Comment voyez-vous la crise actuelle, notamment en Europe, puisque c’est sur notre continent que se trouvent aujourd’hui le plus grand nombre de cas ?
Nicole Tischler : Avant toute chose, il me semble que les Européens devraient garder leur calme ! Compte tenu de toutes les mesures qui ont été mises en place, il n’y a aucun risque pour la population générale. Cette famille de virus est présente depuis toujours en Amérique latine, et...
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14/05 - La Chine lance l’assaut technologique contre les Etats-Unis
Le passé permet souvent d'éclairer l'actualité. Chaque jeudi, dans notre nouveau podcast Hier à la Une, on se plonge dans les archives de L’Express, pour comprendre autrement la couverture du magazine de la semaine.
La rencontre était très attendue, d'autant qu'elle avait dû être décalée après le début de la guerre en Iran. Cette semaine Donald Trump s’est enfin rendu en Chine pour rencontrer son homologue Xi Jinping. Leur dernier rendez-vous remontait à neuf ans. Autant dire que les sujets au programme sont nombreux : les droits de douane, Taïwan, les cours mondiaux de l’énergie, et que le bilan des avancées depuis leur dernier face-à-face est particulièrement significatif. Des avancées qui concernent surtout un domaine clé : la technologie. Et c’est justement sur cette rivalité technologique entre la Chine et les Etats-Unis que L’Express consacre sa Une cette semaine.
Pour la première fois depuis des décennies, la domination américaine est remise en cause par une puissance qui vise ouvertement la première place mondiale à l’horizon 2049. Au cœur de cette rivalité se joue sans doute le principal enjeu du moment, l’intelligence artificielle.
Les Etats-Unis gardent une légère avance dans ce domaine grâce à des modèles...
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13/05 - L’avenir de l’Eurovision menacé ? "Le concours pourrait entrer dans une forte zone de turbulences"
Ceux qui, depuis des années, présentent l’Eurovision comme un "monument à la bêtise" sont, semble-t-il, allés un peu vite en besogne. Tel est le sentiment qui prédomine après la lecture de Géopolitique de l’Eurovision. La bande-son de la construction européenne (Bréal by Studyrama), récemment paru et signé par Cyrille Bret, chercheur à l’Institut Jacques Delors, et Florent Parmentier, docteur en géopolitique, tous deux enseignants à Sciences Po. L'événement, qui fête cette année ses soixante-dix ans et a été suivi l’an passé par plus de 166 millions de personnes dans le monde, représente, écrivent les deux auteurs, un "miroir déformant mais révélateur des tensions, des imaginaires et des reconfigurations de l’identité européenne". Ce concours qui "n’est ni neutre politiquement, comme le soutient son règlement, ni un simple divertissement musical", met en lumière "une géographie sensible du continent, faite d’alliances implicites, de mémoires partagées, de rivalités plus ou moins feutrées et de solidarités culturelles", ajoutent-ils.
Dans un entretien accordé à L'Express, les deux chercheurs passent en revue les nouvelles "géographies affectives" à l’œuvre et analysent le "sentiment de déclassement" qui traverse les pays fondateurs de l’Europe de l’Ouest, lesquels courent désespérément après les fameux 12 points. En particulier la France. Alors que le conflit israélo-palestinien s’invite chaque année un peu plus dans le concours, révélant les fractures du Vieux Continent sur ce sujet, les auteurs évoquent enfin le futur...
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13/05 - Samuel Paty : de quoi le marteau dans son sac le jour de son assassinat est-il le nom ?
Jeudi dernier, j'ai eu le bouleversant privilège d'assister à l'avant-première de L'Abandon, de Vincent Garenq, qui retrace avec une exactitude glaçante les onze jours d'emballement infernal ayant précédé la décapitation de Samuel Paty : le film courageux, inespéré, indispensable, que tous les professeurs et les laïques attendaient. Nous ne sommes pas déçus ! D'une justesse et d'une dignité parfaites, puisant dans la retenue et la vérité des personnages toute la puissance tragique de l'événement, rien ne lui manque et rien n'est en trop : Antoine Reinartz est à lui seul une ode au métier d'enseignant, tant il incarne avec authenticité la douceur, l'honnêteté et la simplicité avec lesquelles tous les témoignages s'accordent à dire que Samuel faisait cours à ses élèves.
Un prof hautement crédible en somme parce que très ordinaire, rigoureux et bienveillant. Intelligemment, le film ne verse guère dans la politique, mais est un acte politique en soi : centré sur Samuel, que l'on suit, degré après degré, dans sa descente aux enfers, le scénario se contente de retracer objectivement tous les détails de la mosaïque effrayante de son histoire.
Parmi ces détails, il en est précisément un qui apparaît furtivement à l'écran, et qui pourtant vient régulièrement habiter mes insomnies, le détail qui à lui seul symbolise et résume tout : le marteau retrouvé dans son sac le jour de sa mort. Ce marteau, c'est le marteau de la honte : honte de notre police et de notre République d'avoir abandonné l'un de ses professeurs dans un tel...
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13/05 - "Le roi de la jungle" : en prison, l’emprise intacte de Gabriel Ory, chef présumé de la DZ Mafia
A peine de retour, déjà remarqué. En cette mi-avril 2026, les surveillants du quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) de la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne) retrouvent Gabriel Ory. Ce chef présumé de la DZ Mafia, organisation criminelle marseillaise spécialisée dans le narcotrafic, revient de trois semaines d’un procès sous haute tension à Aix-en-Provence. A 30 ans, il vient d’être condamné à 25 ans de réclusion criminelle pour son implication dans un double meurtre en 2019 près de Marseille - son avocate a fait appel de cette décision. "C’est là qu’on a découvert la vraie facette du personnage. D’un détenu correct qui se tenait plutôt à carreaux en attente du procès, il est devenu une personne très sombre, qui s’énerve vite et n’aime pas qu’on le contredise", souffle une source pénitentiaire locale.
Fin avril, le détenu en serait même venu à menacer directement des agents - ce qui lui vaut immédiatement une sanction de dix jours en quartier disciplinaire. "Il a clairement dit qu’il allait 'se faire' des surveillants. Qu’il n’avait plus rien à perdre, et qu’il n’avait qu’un mot à dire pour faire 'débarquer tous ses frères'. Dans sa bouche, ce n’est pas une menace à prendre à la légère", raconte à L’Express la même source, dépitée.
A Condé-sur-Sarthe, ce n’est pas la première fois que le comportement du trentenaire fait tiquer certains personnels. Décrit comme un "meneur" ou un "chef de meute" par différents agents, Gabriel Ory n’hésiterait pas à solliciter régulièrement - sans succès - le chef de...
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13/05 - Depuis le cessez-le-feu avec l’Iran, Israël intensifie ses attaques à Gaza
Depuis la suspension de ses frappes conjointes avec les Etats-Unis contre l'Iran, Israël a intensifié ses attaques dans la bande de Gaza. En cinq semaines, les tirs se sont de nouveau concentrés sur l'enclave palestinienne dévastée, où l'armée israélienne soupçonne le Hamas de consolider son emprise. Selon le ministère de la Santé de Gaza, 120 Palestiniens, dont huit femmes et 13 enfants, ont été tués dans le territoire depuis le cessez-le-feu en Iran le 8 avril, soit 20 % de plus qu'au cours des cinq semaines précédentes lorsqu'Israël bombardait l'Iran.
L'observatoire des conflits ACLED, qui recense les attaques israéliennes à Gaza, a indiqué dans son rapport mensuel pour avril qu'Israël avait mené 35 % d'attaques supplémentaires le mois dernier par rapport à mars. Cette reprise des frappes sur Gaza illustre l'enlisement du plan porté par le président américain Donald Trump pour mettre fin à la guerre déclenchée par les attaques du Hamas en Israël le 7 octobre 2023 et à engager la reconstruction du territoire."En réalité et sur le terrain, la guerre n'a pas cessé"
"La guerre est toujours en cours", témoigne Lafi al Najjar, un Palestinien aveugle âgé de 36 ans dont un fils a été tué le 28 avril dans une attaque israélienne. "Elle s'est arrêtée dans les paroles mais en réalité et sur le terrain, la guerre n'a pas cessé", ajoute cet homme dont la famille vit dans un campement de tentes au milieu des ruines de Khan Younès, autrefois la deuxième plus grande ville de Gaza.
L'armée israélienne n'a pas immédiatement...
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13/05 - Faire du Venezuela le 51e Etat américain, la nouvelle lubie de Donald Trump
A priori, peu de choses lient le Venezuela au Canada et au Groenland. Mais désormais, le pays d'Amérique latine a rejoint les deux autres territoires dans le groupe des pays menacés par Donald Trump. Quatre mois après l'enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro par l'armée américaine, Donald Trump a fièrement annoncé qu'il souhaitait "contrôler le pays" lors d'une interview accordée à Fox News ce lundi, affirmant qu'il envisageait "sérieusement faire du Venezuela le 51e Etat américain". Ce mercredi, le milliardaire en a remis une couche en publiant sur son réseau Truth Social une carte de l'Amérique du Sud avec le Venezuela aux couleurs du drapeau américain. Un visuel republié sur X par le compte officiel de la Maison-Blanche.
pic.twitter.com/IBzjpZgXUc— The White House (@WhiteHouse) May 12, 2026
Ce n'est pas la première fois que le président américain fait une référence à cette volonté. En mars dernier, après la victoire de l'équipe nationale du Venezuela au World Baseball Classic, Donald Trump avait ironisé sur Truth Social : "De bonnes choses arrivent au Venezuela ces derniers temps ! Je me demande bien d'où vient cette magie ? Un statut d'État américain, le 51e, ça tente quelqu'un ?".Malaise au sein de la Maison-Blanche
Face à ces nouvelles provocations, le Venezuela n'a pas tardé à réagir. "Nous continuerons à défendre notre intégrité, notre souveraineté, notre indépendance, notre histoire", a affirmé lundi la présidente par intérim Delcy Rodríguez, rappelant que son pays n'est "pas une...
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13/05 - En Californie, la maire d’Arcadia était un agent au service de la Chine
Installée à une trentaine de kilomètres de Los Angeles, la ville d'Arcadia rassemble un peu plus de 50 000 habitants au pied du Mont Wilson. Jusqu'à cette semaine, la commune comptait également un agent de propagande chinoise, installé... à la mairie. Lundi 11 mai, l'édile de la ville, Eileen Wang, a été accusée par des procureurs fédéraux d'être une agente illégale d'un gouvernement étranger. Alors qu'elle risque jusqu'à 10 ans de prison, l'élue de 58 ans a accepté de plaider coupable et a démissionné du conseil municipal.
"La maire Wang a admis avoir agi en tant qu'agente étrangère de 2020 à 2022 au moins — promouvant la propagande de la Chine aux États-Unis et agissant sur la direction de la Chine pour promouvoir ses intérêts", a annoncé sur X le directeur du FBI, Kash Patel, estimant que ses services "continuent d'agir de manière agressive pour éradiquer ce type d'influence dans les institutions américaines à travers tout le pays"."Promouvoir la propagande pro-RPC aux États-Unis"
Élue en novembre 2022 au conseil municipal d'Arcadia, une instance de cinq personnes au sein de laquelle le maire est choisi en rotation, Eileen Wang avait pris ses nouvelles fonctions en février dernier. "Les allégations au cœur de cette affaire, selon lesquelles un gouvernement étranger a cherché à exercer une influence sur une élue locale, sont profondément troublantes", regrette le directeur municipal Dominic Lazzaretto, qui précise tout de même que l'accusation repose sur des faits qui ont pris fin avant l'arrivée au conseil...
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13/05 - En France, plus d’un jeune actif sur cinq est au chômage : anatomie de cinquante ans d’échec
Le sujet avait quasiment disparu des débats de la présidentielle de 2022 : le chômage, et notamment celui des jeunes, pourrait y retrouver une place de choix tant le fléau s'invite à nouveau dans les esprits.
Si l'on en croit les dernières statistiques publiées par l'Insee ce mercredi, le taux de chômage a progressé de 0,2 point au premier trimestre 2026, pour atteindre 8,1 %, un bond de 0,7 point en l'espace d'un an. Il grimpe ainsi à son plus haut niveau depuis l'hiver 2021. Si le chômage des jeunes de 15 à 24 ans recule légèrement sur les trois premiers mois de l'année – après une forte hausse fin 2025 –, il est néanmoins en progression de 2 points sur un an, culminant à près de 21,1 %. Au début du printemps, 725 000 jeunes actifs étaient donc inscrits sur les fichiers de France Travail. A cela s'ajoutent les mauvais résultats concernant les jeunes qui ne sont ni en emploi, ni en formation – les NEET, pour Not in education, employment or training - de l'ordre de 1,5 million, un chiffre qui augmente de 0,4 point en un an.
Une photographie statistique ambiguë et complexe à déchiffrer : si le chômage des jeunes reste très élevé, il s’inscrit aussi dans un contexte où davantage de "juniors" sont présents sur le marché du travail. La "Loi pour le plein-emploi", votée fin 2023, prévoit en effet l’inscription systématique auprès de France Travail des jeunes accompagnés par les missions locales, celle des personnes en situation de handicap suivies par Cap emploi, et les allocataires du RSA. L'impact sur les...
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13/05 - Missiles iraniens : Donald Trump contredit par le renseignement américain
Qui croire, Donald Trump ou les renseignements américains ? Alors que le président des Etats-Unis et son secrétaire à la Défense affirment que l'armée iranienne est "décimée" par le conflit au Moyen-Orient, des évaluations auxquelles le New York Times a eu accès montrent, au contraire, qu'elle a toujours accès à la grande majorité de ses sites de missiles et de ses lanceurs.
Malgré les bombardements américains, l'Iran aurait accès à 30 de ses 33 sites de missiles qu'elle contrôle le long du détroit d'Ormuz. Selon les évaluations classifiées, l'armée iranienne pourrait toujours les utiliser, à des degrés différents selon les dégâts. Certaines rampes de lancement d'origine sont ainsi toujours opérationnelles sur ces sites. Le pays dispose par ailleurs toujours d'environ 70 % de ses lanceurs mobiles et a conservé 70 % de ses stocks d'avant-guerre de missiles, balistiques pour les cibles plus éloignées ou de croisière pour les cibles à courte portée. Enfin, 90 % des installations de stockages et de lancement de missiles souterrains sont "partiellement ou entièrement" opérationnelles selon les sources qui ont eu accès à ces évaluations."Trahison virtuelle"
Les informations du New York Times ne remettent pas uniquement en question les dégâts subis par l'Iran, mais aussi le travail même de l'administration Trump. Selon le journal américain, le locataire de la Maison-Blanche et ses conseillers ont surestimé les dégâts que l'armée américaine a causés aux Iraniens, mais surtout leur capacité de résilience. Ces...
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13/05 - Dans les Pyrénées, l’histoire singulière du Val d’Aran
Dans certaines régions, la proportion des Français qui disent vouloir partir à la montagne en été est désormais supérieure celle de l’hiver. Un tournant majeur dans l’histoire des vacances en France et qui s’explique par de multiples facteurs : plus d’activités outdoors - au succès parfois éclair à l’instar des courses de trail -, modernisation des hôtels, création d’infrastructures nouvelles (notamment aquatiques), séjours sur-mesure et parfois très originaux, etc. Tout est fait pour recevoir et attirer une clientèle nouvelle, mais souvent sans expérience. Il faut parfois aux locaux, déployer des trésors d’ingéniosité et de pédagogie dans l’apprentissage du milieu naturel afin de donner aux néophytes les codes pour des pratiques respectueuses de l’environnement. Ces derniers, souvent avides d’une déconnexion totale, n’hésitent pas à prendre d’assaut, bivouacs et refuges ou à se lancer vers les plus hauts sommets. A condition de respecter certaines règles, dans l’Hexagone mais aussi ailleurs en Europe comme, ici, en Espagne. Petit guide à l’usage des estivants pour une montagne en partage.
Il suffit de remonter le cours de la Garonne depuis Montréjeau pour tout comprendre : la frontière de Pont del Rei entre la France et l’Espagne semble naturelle pour accéder au Val d’Aran, où le fleuve prend d’ailleurs sa source. Car de toutes parts, un chapelet de sommets infranchissables sépare cette enclave de 633 kilomètres carrés de la maison mère espagnole. Seule une route empierrée tracée en 1924 - améliorée depuis -...
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13/05 - Berne, le charme médiéval d’une capitale ancrée dans la nature
Il existe des capitales qui se visitent comme on feuillette un guide, et d’autres qui se vivent comme une parenthèse. Berne, situé au cœur de la Suisse et très facilement accessible en train depuis la France, appartient à cette seconde catégorie. Car à Berne, rien ne s’impose, tout s’infuse. Le temps semble ralentir au rythme des pas sous les arcades, du clapotis de l’Aar et des conversations qui s’étirent en terrasse. Capitale fédérale de la Suisse, Berne cultive un art de vivre fait d’équilibre et de simplicité. Visite guidée.Une vieille ville hors du temps
Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis plus de quarante ans, la vieille ville de Berne séduit par son unité architecturale et sa remarquable conservation. Sous les six kilomètres d’arcades (parmi les plus longues d’Europe), les façades médiévales, les ruelles pavées et les toits pentus composent un décor presque continu, sans rupture, à découvrir de préférence lors d’une visite guidée de la ville. La Zytglogge (Tour de l’Horloge) ancienne porte de la ville médiévale, fascine par son mécanisme astronomique du XVe siècle, qui s’anime toutes les heures avec son défilé de figurines, son coq doré et son bouffon. La Bundesplatz (Place fédérale) s’ouvre, elle, devant le Palais fédéral, siège du Parlement suisse. Un vaste espace minéral et vivant, où fontaines, terrasses et institutions politiques se mélangent.Une élégance discrète et authentique
À Berne, le patrimoine se niche aussi dans les petites choses : les fontaines aux statues colorées, dont l’eau est...
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13/05 - "Father" : il n’a quand même pas oublié son enfant dans la voiture ! Par Christophe Donner
Quand le scénariste Dusan Budzak a raconté l’histoire vécue par son meilleur ami à la réalisatrice Tereza Nvotova, celle-ci lui a tout de suite dit qu’une telle tragédie n’était pas transposable au cinéma. Elle s’est pourtant lancée dans l’aventure, comme pour tenter de dépasser les limites de ce que le cinéma est capable de produire. Son cinéma à elle, en tout cas. Le film s’appelle Father, il sort fin mai, ce qui vous laisse le temps de vous préparer. C’est du lourd.
Michal (Milan Ondrik), le Father en question, dirige une maison d’édition en difficulté financière. C’est un bel homme de 40 ans, sportif, marié à Zuzka (Dominika Moravkova), une femme de son âge, très belle. Ils ont une fille de 2 ans, Dominika, délicieuse. Ils vivent dans une maison très confortable, ils ont deux voitures. Après son jogging, Michal se prépare à partir au boulot quand il reçoit un coup de fil de sa secrétaire qui lui annonce la visite inopinée du cost killer chargé de redresser les comptes de l’entreprise de Michal, au bord de la faillite. Il doit se grouiller. D’autant plus que Zuzka lui demande de conduire Dominika à la maternelle car elle doit faire des emplettes, genre. Ça ne l’arrange pas du tout, mais c’est un bon père, un bon mari, il accepte. Il installe le siège pour enfant sur la banquette arrière, un siège tout neuf, plus confortable que l’ancien, plus sécurisé.
Tereza Nvotova est une virtuose du plan séquence. Les vingt premières minutes du film : jogging, douche, coups de fil, café, départ en voiture, Nvotova les fait...
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13/05 - "Dôme d’or" : le coût astronomique du bouclier antimissiles de Donald Trump
La facture risque d'être beaucoup, beaucoup plus lourde que prévu. Le Bureau du budget du Congrès, une agence parlementaire non partisane, a estimé mardi 12 mai que développer, déployer et exploiter sur 20 ans le système de défense antimissile "Dôme d'or" voulu par le président américain Donald Trump pourrait coûter environ 1 200 milliards de dollars, une somme bien supérieure aux 185 milliards de dollars avancés par le directeur du programme au Pentagone.
Inspiré du "Dôme de fer" israélien, le projet prévoit d'associer les systèmes terrestres existants, qui comprennent notamment des missiles intercepteurs, des capteurs, des centres de commandement et de contrôle, à des éléments spatiaux destinés à détecter, suivre et potentiellement détruire des menaces en orbite, ce qui impliquerait la mise en place de réseaux satellitaires sophistiqués et d'armes orbitales.
Le Bureau du budget du Congrès (CBO) a estimé que les coûts d'acquisition du système à eux seuls s'élèveraient à un peu plus de 1 000 milliards de dollars, la couche d'interception spatiale — une constellation de 7 800 satellites — représentant environ 70 % des coûts d'acquisition.
Ce système couvrirait l'ensemble des États-Unis, y compris l'Alaska et Hawaï, et serait capable de contrer efficacement une attaque d'un adversaire régional tel que la Corée du Nord. Le CBO a toutefois averti que le système pourrait être submergé par une attaque de grande envergure de la part de la Russie ou de la Chine."Un cadeau massif aux entreprises de défense"
"Le soi-disant...
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13/05 - Iran, droits de douane, Taïwan... Les dossiers au menu de la visite de Donald Trump en Chine
Il y a un an, Donald Trump assurait que sa politique de droits de douane élevés permettrait de faire plier la Chine et de rééquilibrer la balance commerciale avec les Etats-Unis. Cette ambition a depuis pris du plomb dans l’aile, les taxes "réciproques" ayant été retoquées en février dernier par la Cour suprême américaine. C’est dans ce contexte, et alors que les deux pays cherchent à stabiliser une relation mise à rude épreuve par les tensions liées au commerce, à Taïwan et à la guerre en Iran, que le président américain rencontrera le dirigeant chinois Xi Jinping lors de sa visite à Pékin la semaine prochaine.
Les dirigeants d’entreprise et les analystes ne s’attendent pas à des avancées majeures lors du sommet, même si de petits succès pourraient être enregistrés, comme une prolongation de la trêve commerciale jusqu’en octobre. Retour sur les dossiers chauds qui devraient être à l’ordre du jour de cette visite en Chine du 13 au 15 mai, la première d’un dirigeant américain depuis près d’une décennie.Médiation de la guerre en Iran
Selon le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent, les deux présidents doivent avant tout discuter de la guerre en Iran. Bien que Pékin considère qu'il relève de la responsabilité de Washington d'y mettre fin, le conflit menace aussi les approvisionnements énergétiques de la Chine et risque de tendre ses relations avec les pays du Golfe.
Scott Bessent a exhorté la Chine en amont de cette rencontre à "se joindre à nous dans cette opération internationale" visant à ouvrir le détroit...
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13/05 - "Il est prêt à tout" : Gabriel Attal, son plan pour défier Edouard Philippe
À combien d’interlocuteurs l’a-t-il modestement affirmé ? "Je suis meilleur en campagne qu’Édouard Philippe", ne cesse de répéter Gabriel Attal depuis des semaines à tous ceux qu’il invite à l’écouter. Persuadé d’avoir sauvé son camp lors des législatives de 2024 en tant que Premier ministre démissionnaire, le voilà désormais convaincu qu’il peut dépasser son statut de challenger. Celui qui n’est pas encore officiellement candidat à l’Élysée a fait le ménage au sein de Renaissance pour mettre son parti, ses moyens (nombreux), ses militants (moins nombreux…), au service de son ascension, avec en premier point d’orgue un grand meeting le 30 mai prochain. Qui l'aime le suive. Et pour les autres ?
Dans les couloirs de l’Élysée, où la créature échappée au Créateur est toujours regardée de près autant que de travers, on parvient à saluer un atout de taille chez Gabriel Attal. Peut-être même le principal : son feu sacré. "Il est celui qui a le plus envie, il est prêt à tout. Et il s’est doté d’une équipe de collaborateurs très pros, très organisés, à son service matin, midi et soir", constate un conseiller d’Emmanuel Macron. Une équipe à son image : un mélange détonnant de rigueur et de contrôle, notamment de ce qui peut s’écrire et se lire dans la presse à propos de leur patron, avec un interventionnisme débridé. Sa détermination à toute épreuve, frôlant l’obsession, saute aux yeux de tous ceux, notamment à droite, qui l’ont croisé ces derniers mois."Zéro janvier"
Elle ne date pas d’hier, ni d’avant-hier. En mai 2022, Attal se voit...
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13/05 - Au Maroc, la guerre secrète des espions de Mohammed VI : "Il y a une atmosphère de fin de règne"
Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Dans "Nid d’espions", le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.
Lorsque l’on parle du Maroc et d’espionnage, on pense généralement à l’affaire Pegasus. Pegasus est un logiciel développé par une entreprise israélienne du nom de NSO, qui permet de contourner la sécurité d’un téléphone afin d’accéder à tout son contenu : appels, messages, photos, tout devient alors visible.
En 2021, un collectif de journalistes révèle que 50 000 appareils à travers le monde ont été espionnés, parfois par des gouvernements, qui surveillaient des journalistes, des opposants politiques, des diplomates et même des dirigeants. C’est notamment le cas d’Emmanuel Macron, dont le nom figure dans le dossier et qui aurait été espionné par le Maroc. Une affaire qui va durablement brouiller les relations entre Paris et Rabat, et qui illustre aussi les méthodes employées par les services de renseignement marocains.
Pour mieux comprendre ces méthodes, Étienne Girard reçoit Omar Brouksy, journaliste marocain et auteur du livre Maroc, fin de règne (Nouveau Monde), qui connaît particulièrement bien les arcanes du pouvoir royal.
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13/05 - Nvidia : comment le géant américain des puces est devenu l’entreprise la plus importante du monde
L’homme en cuir serait-il une colombe ? Le patron de Nvidia hérisse les faucons américains qui prônent le bras de fer avec Pékin. Chaque discours de Jensen Huang enjoignant Washington à ne pas stopper les ventes de puces IA à la Chine les crispe. Ils s'étranglent lorsqu'ils l’entendent déclarer, à propos de ce rival : "Les victimiser, en faire des ennemis, n'est probablement pas la meilleure solution." Est-il naïf au point d'ignorer les ambitions du Parti communiste chinois ? Ou trop concentré sur ses résultats pour comprendre les enjeux de sécurité ?, susurrent les plus vipérins. Jensen Huang le leur rend bien : être un faucon anti-Chine n'a "rien de patriotique", c’est "un signe honteux", tacle-t-il au micro de BG2Pod.
Comme lui, Tim Cook et d'autres PDG se sont retrouvés entre le marteau de l'Oncle Sam et l’enclume chinoise. Mais jamais les déclarations et les déplacements d’un entrepreneur américain n’ont déclenché autant de passions et de soupçons. Jamais, il est vrai, une entreprise n’avait acquis une position si importante dans le monde. Jensen Huang ne le clame pas sur tous les toits mais son entreprise garantit presque à elle seule la domination des Etats-Unis sur la Chine dans l’IA.
Un chiffre explique ce miracle, mentionné dans la remarquable interview du PDG de Nvidia par le podcasteur Dwarkesh Patel en avril dernier : le nombre de "flops" d’un pays, soit la puissance de calcul brute de ses infrastructures. Bien plus que les volumes ronflants de puces fabriquées ou de parts de marché,...
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12/05 - Hantavirus : pourquoi les autorités sanitaires ont durci l’isolement des cas contacts
Notre interlocuteur ne cache pas son incompréhension. Cas contact à l’hantavirus car il se trouvait dans un avion entre l’île de Sainte-Hélène et Johannesburg le 25 avril avec sept autres Français, il doit se résoudre à être isolé à l’hôpital : "D’un côté, le risque de contamination est faible, de l’autre on nous hospitalise en urgence ! Il y a de quoi affoler la population", soupire-t-il. En un après-midi, le lundi 11 mai, la gestion de cette situation sanitaire inédite a en effet changé du tout au tout.
Jusqu’à ce week-end, les autorités sanitaires prônaient une ligne plutôt souple pour la prise en charge de ces cas contacts qui n’avaient pas voyagé à bord du bateau, mais qui avaient simplement eu la malchance de se trouver dans le même avion qu’une femme infectée durant la croisière, déjà gravement malade lors de ce vol et décédée le lendemain de son arrivée à Johannesburg. A ces huit personnes, dont trois adolescents, qui s’étaient signalées elles-mêmes aux autorités sanitaires le 6 mai après avoir entendu un appel de l’Organisation mondiale de la santé relayé à la télévision la veille, les experts avaient d’abord simplement conseillé "d’éviter les rassemblements", avant de préconiser un isolement à domicile.Revirement
Le petit groupe de Français qui avaient voyagé sur ce vol n’était en effet pas considéré comme des contacts à haut risque. La probabilité que l’un d’entre eux ait été contaminé avait été évaluée comme "très faible" : "A bord d’un avion, l’air est renouvelé très fréquemment et tout dépend de la position des...
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12/05 - Mystérieux naufrage d’un cargo russe en Méditerranée : et si la cargaison était nucléaire ?
Le naufrage d’un navire cargo russe au large de l’Espagne à la suite d’une série d’intenses explosions, le 23 décembre 2024, avait posé beaucoup de questions, dont les réponses étaient jusqu’ici restées secrètes. Un an et demi plus tard, la chaîne de télévision CNN déterre, à l’occasion d’une enquête publiée le 11 mai, les squelettes de cet événement gardé mystérieux. Selon les journalistes américains, l’Ursa Major transportait en vérité deux réacteurs nucléaires destinés à des sous-marins, possiblement à destination de la Corée du Nord.
Le bâtiment, également connu sous le nom de Sparta 3, avait quitté le port d’Oust-Louga, dans le golfe de Finlande, le 11 décembre à destination officielle de Vladivostok. Avec à son bord deux grandes grues Liebherr, 129 conteneurs vides, ainsi que deux objets déclarés comme de grandes trappes d’accès métalliques. Son propriétaire, la société russe Oboronlogistics, liée à l’État, avait annoncé quelques semaines plus tôt être autorisée à transporter des matériaux nucléaires."Attaque terroriste ciblée" selon la Russie
Selon les informations recueillies par CNN auprès de sources proches du dossier, le navire était escorté par deux bâtiments militaires russes, l’Ivan Gren et l’Aleksandr Otrakovsky, lorsqu’il a traversé les eaux portugaises puis espagnoles. Le 22 décembre, le cargo ralentit brutalement sans signaler d’incident. Les secours maritimes espagnols contactent alors l’équipage, qui affirme que tout est sous contrôle. Vingt-quatre heures plus tard, le 23 décembre à 11h53, le navire lance un appel...
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12/05 - Vodka, faux papiers et explosifs, les secrets de l’attaque de Nord Stream : "L’Ukraine voulait frapper la machine de guerre de Poutine"
Le 26 septembre 2022, des explosions sous-marines troublent la surface de la mer Baltique. Le gazoduc Nord Stream vient d'exploser en deux endroits. L'infrastructure, destinée à acheminer du gaz russe en Allemagne en passant par la mer Baltique, est mise hors service. Très vite, des traces d'explosifs sont retrouvées près des pipelines. Bilan de l'attaque : 17 milliards de dégâts. Une enquête est ouverte, et les soupçons se portent vite sur une équipe ukrainienne. Un vétéran ukrainien finit par être interpellé en Italie, et pourrait être extradé vers Berlin. Kiev, désireux de limiter les financements russes, se serait attaqué à une infrastructure critique. Dans une longue enquête (The Nord Stream Conspiracy, The Inside Story of the Explosions That Shook the World, Ed. Penguin Random House, à paraître le 18 juin), Bojan Pancevski, correspondant politique en chef pour l'Europe du Wall Street Journal, révèle comment une petite équipe ukrainienne a détruit le gazoduc russe - avec à peine 250 000 euros et un yacht de location.
L'Express : Dans votre livre, vous évoquez deux cibles de l'opération "Diameter" : Nord Stream, dans la Baltique, et TurkStream, dans la mer Noire. Elle émerge côté ukrainien dès le mois de mars, quelques jours après l'invasion russe. Pourquoi cet empressement à viser les gazoducs ?
Bojan Pancevski : Le plan a été conçu par une unité d'élite de l'armée ukrainienne. Les Ukrainiens entendaient tarir les sources de financement de Vladimir Poutine en provenance d'Europe et ont conclu que le...
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12/05 - IA : Chine – Etats-Unis, la bataille qui va façonner le XXIe siècle
Jusqu’où ira "l’empereur rouge" pour impressionner son homologue américain ? Lors de la dernière visite de Donald Trump à Pékin, en 2017, Xi Jinping l’avait invité à assister à un opéra chinois dans la très secrète Cité interdite - même si les goûts du milliardaire penchent plutôt vers les combats de catch. Cette fois-ci, lors de son séjour prévu du 13 au 15 mai, le président chinois pourrait avoir l'idée de convier son hôte à une chorégraphie de kung-fu interprétée par des robots humanoïdes, comme celle qui a bluffé le monde en février, lors du show télévisé du Nouvel An lunaire.
Difficile d'anticiper ce qui ressortira de cette rencontre entre les deux hommes les plus puissants de la planète, repoussée de six semaines pour cause de guerre en Iran. Ils tenteront sans doute de prolonger leur trêve commerciale et de négocier sur des sujets brûlants - conflit au Moyen-Orient, approvisionnement en composants stratégiques et Taïwan. Une chose est certaine, Trump risque d'être surpris par les progrès accomplis par la République populaire depuis son dernier déplacement sur place, il y a neuf ans - et par la confiance que dégage son interlocuteur. Pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, l’Amérique fait face à un rival qui menace sa suprématie. Et ne cache pas son ambition de devenir la première puissance mondiale d’ici à 2049, pour le centenaire de sa création.Un plan stratégique chinois 2026-2030 très ambitieux
La bataille technologique, cruciale pour l'avenir, est au cœur de cette compétition....
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12/05 - Hantavirus : faut-il craindre une épidémie mondiale ?
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12/05 - Drones IA et "deep strike" : l’Allemagne et l’Ukraine signent le partenariat "Brave Germany"
Berlin et Kyiv lancent le programme "Brave Germany", un partenariat destiné à développer conjointement des technologies de défense, des systèmes de frappe longue portée et des drones assistés par intelligence artificielle. Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, et son homologue ukrainien Mykhailo Fedorov ont signé lundi 11 mai depuis Kiev cet accord.
Ce partenariat militaire et industriel, qui vise à accélérer la production de nouveaux systèmes d’armes passera aussi par un soutien commun aux startups innovantes dans le secteur de la défense. Le ministre allemand, qui s’est rendu sans annonce préalable à Kiev le 11 mai, a expliqué auprès de l'agence de presse allemande (DPA) que l’Allemagne et l'Ukraine sont d’ores et déjà "des partenaires stratégiques qui profitent tous deux de cette coopération. Il en résulte de nombreux nouveaux projets". Avant de donner davantage de détails sur le nouveau programme "Brave Germany". "L’accent est mis sur le développement commun des systèmes sans pilote les plus modernes à toutes les portées, notamment dans le domaine du deep strike" a-t-il affirmé auprès de la DPA. Drones assistés par IA
Le ministre ukrainien de la Défense a affirmé que l’Allemagne était devenue "le numéro un mondial" du soutien sécuritaire à l’Ukraine, rapporte le portail d'information ukrainien Ukrinform. Après sa visite à Berlin le mois dernier, ce dernier avait déjà annoncé sur Telegram que l'Allemagne et l'Ukraine avaient convenu d'un nouveau paquet de défense d'une valeur de quatre...
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12/05 - Hantavirus : les autorités américaines critiquées pour leur manque de réactivité
Pour la Maison-Blanche, le foyer d’hantavirus détecté à bord du navire de croisière MV Hondius semblait d’abord relever d’une crise lointaine. Parti d’Argentine le 1er avril avec environ 150 passagers à bord, ce bateau battant pavillon néerlandais a été immobilisé aux Canaries après être devenu le théâtre d’une épidémie meurtrière : trois passagers sont morts et plusieurs autres ont été contaminés. Au fil des jours, le navire a peu à peu attiré l’attention du monde entier. Et l’affaire concerne directement les Etats-Unis, où les autorités sanitaires sont accusées d’avoir tardé à réagir.
Dans la nuit du dimanche 10 au lundi 11 mai, dix-sept passagers américains encore présents à bord ont été rapatriés depuis Tenerife vers les Etats-Unis. Ils ont été transférés dans une unité nationale de quarantaine installée au sein du centre médical de l’université du Nebraska, à Omaha. L’un d’entre eux a été testé positif au virus, un autre présente des symptômes légers. Créé dans les années 1990 pour accueillir notamment des cas d’Ebola, le centre fonctionne selon un protocole strict : surveillance médicale permanente, absence de visites et limitation maximale des contacts extérieurs. La durée de leur séjour dans cette structure n'a pas été précisée.
Malgré ces mesures prises, la gestion du Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), l’agence chargée des crises de santé publique aux Etats-Unis, étonne. Les croisiéristes les moins exposés pourraient être autorisés à rentrer chez eux s’ils le souhaitent, tout en restant en contact...
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12/05 - "Désormais, c’est voyage en seconde classe" : comment réduire les coûts sans casser la culture d’entreprise ?
Réduire les dépenses. Traquer le gras. Bouter le superflu. Pratiquer les synergies utiles. Eviter les doublons. La chasse aux coûts dans l’entreprise est un sport qui se pratique au quotidien. La place de parking ou la voiture de fonction, autrefois marqueurs sociaux, sont oubliées à Paris, mais pourraient provoquer des crispations en région où le maillage des transports en commun est moins efficace. "Chez nous, il n’y a aucune voiture de fonction, même pour les commerciaux", indique Amélie Schieber, cofondatrice et dirigeante de Tiime, fintech spécialisée dans les outils de gestion financière et comptable pour les petites entreprises, qui compte quatre sites, à Paris, Epinal, Nancy et Metz.
A-t-elle opté pour le "tout visio" ? "Nos bureaux sont proches des gares et nous favorisons la mobilité douce (vélo, trottinettes)", répond-elle. Les coûts des locaux ont été maîtrisés en amont par ces choix géographiques, en dépit d’une belle croissance puisque de six cofondateurs en 2015, l’entreprise compte aujourd’hui 300 salariés, et ces coûts s’inscrivent dans une politique globale : "on réinvestit tout, on ne récompense pas les actionnaires, le capital étant à 100 % détenu par le management", détaille Amélie Schieber. La QVT (qualité de vie au travail) au cœur de la stratégie de Tiime offre une liberté sur les horaires, pas de compteur des congés, de la flexibilité sur le télétravail. Mais aussi du café, des snacks et des fruits frais à disposition, ce qui représente une ardoise de 3 à 5 000 euros par mois. "Un...
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12/05 - Olivier Faure et la stratégie de la tortue : ses convergences avec François Hollande, son "double discours" sur la primaire
Le parfum d’embrouille a fini par embaumer les pièces de la vieille maison. Les désaccords stratégiques en vue de 2027 - primaire du "Front Populaire 2027" pour Olivier Faure ; coalition de "Construire 2027" pour Boris Vallaud - ont eu raison de l’alliance entre les deux hommes au sein de l'appareil. Un socialiste peut aussi tenir ses promesses. "Je n’aurai pas ma place dans une direction qui choisit l’enlisement", disait le patron des députés PS au Parisien, le 31 mars dernier - une direction qui, de surcroît, lui a rarement demandé son avis. Vendredi 8 mai, le faiseur de rois au PS a donc rompu les liens qui unissaient son courant à celui d’Olivier Faure depuis le dernier congrès de Nancy.
Au cœur des griefs, le Landais n’a eu de cesse de plaider pour une désignation rapide, "à l’été", d’un chef de file socialiste (en d'autres termes, un candidat pour 2027), de son projet, et de la stratégie de rassemblement à la présidentielle. Olivier Faure l’a certes entendu, mais, conscient d’être en minorité, ne l’a jamais écouté. "Il faut du temps, j’ignore pourquoi tout le monde se précipite", confiait en privé le premier des socialistes.L’alliance Faure-Hollande
Le temps est un allié qu’Olivier Faure se plaît à convoquer. Pour les "fauristes", la décision de Boris Vallaud est certes "un geste politique assumé", mais elle a surtout officialisé un état de fait. Rien de plus. Voilà des semaines, depuis le second tour des élections municipales, que la crise couve, que les portes claquent et que les alliances et...
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12/05 - Etats-Unis : Donald Trump sous pression face à la flambée des prix de l’essence
Il est loin le temps où Donald Trump balayait la hausse des prix du carburant, déclarant début mars lors d'un entretien à Reuters, "s'ils grimpent, ils grimpent". Le président américain a proposé, lundi 11 mai, de suspendre temporairement la taxe fédérale sur l’essence. Une initiative présentée comme une réponse directe à la flambée des cours du pétrole, qui ont atteint leur plus haut niveau depuis 2022 dans le contexte des tensions au Moyen-Orient et des frappes américano-israéliennes contre l’Iran, déclenchées le 28 février. La mesure vise aussi à désamorcer le mécontentement de l’opinion publique, à quelques mois des élections de mi-mandat de novembre.
"Je pense que c’est une excellente idée", s'est félicité le locataire de la Maison-Blanche lors d’un échange téléphonique avec CBS News, avant de préciser devant des journalistes dans le bureau Ovale : "Oui, nous allons supprimer la taxe sur l’essence pendant un certain temps, et lorsque les prix auront baissé, nous la rétablirons progressivement." La Maison-Blanche n’a toutefois pas précisé de calendrier, ni engagé de démarche officielle auprès des parlementaires, se contentant de renvoyer aux déclarations du président. À noter que la mesure devra encore être validée par le Congrès, où les équilibres sont fragiles.
Sur le plan politique, la proposition intervient alors que la popularité de Donald Trump recule. Près des deux tiers des Américains désapprouvent sa gestion de l’économie, selon un sondage Washington Post-ABC News-Ipsos réalisé fin avril. Seuls 23 % des...
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12/05 - Vacances d’été à la montagne : le modèle suisse fait école
Dans certaines régions, la proportion des Français qui disent vouloir partir à la montagne en été est désormais supérieure celle de l’hiver. Un tournant majeur dans l’histoire des vacances en France et qui s’explique par de multiples facteurs : plus d’activités outdoors - au succès parfois éclair à l’instar des courses de trail -, modernisation des hôtels, création d’infrastructures nouvelles (notamment aquatiques), séjours sur-mesure et parfois très originaux, etc. Tout est fait pour recevoir et attirer une clientèle nouvelle, mais souvent sans expérience. Il faut parfois aux locaux, déployer des trésors d’ingéniosité et de pédagogie dans l’apprentissage du milieu naturel afin de donner aux néophytes les codes pour des pratiques respectueuses de l’environnement. Ces derniers, souvent avides d’une déconnexion totale, n’hésitent pas à prendre d’assaut, bivouacs et refuges ou à se lancer vers les plus hauts sommets. A condition de respecter certaines règles, dans l’Hexagone mais aussi ailleurs en Europe comme, ici, en Suisse. Petit guide à l’usage des estivants pour une montagne en partage.
Si la Suisse compte 122 glaciers et 7 000 lacs et cours d’eau qui irriguent toute l’Europe, du Rhône au Rhin et au Danube, le Valais en regroupe à lui seul la grande majorité. De tout temps, l’Homme a voulu maîtriser la puissance et la générosité de l’eau. Bien avant l’existence des vertigineux barrages en béton, les paysans valaisans l’ont domptée et l’ont aussi détournée pour irriguer les parcelles situées en montagne. Ils ont...
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12/05 - Cisjordanie : l’UE sanctionne des colons israéliens et provoque la colère de l’Etat hébreu
Le couperet est tombé. Après plus d'un an de blocage, l'Union européenne est finalement parvenue, lundi 11 mai, à adopter des sanctions contre plusieurs organisations israéliennes accusées de soutenir la colonisation en Cisjordanie et d'être impliquées dans des violences contre des Palestiniens. Jusqu'ici, un veto de la Hongrie empêchait les Vingt-Sept d'avancer sur ce dossier sensible. Mais l'arrivée au pouvoir de Péter Magyar à Budapest, le 9 mai, a rebattu les cartes. Lors d’une réunion des ministres européens des Affaires étrangères à Bruxelles, le gouvernement hongrois a levé son opposition à ces mesures.
Les Etats membres ont ainsi validé des sanctions visant quatre organisations de colons israéliens et trois de leurs dirigeants. Les personnes ciblées se verront interdire l’entrée sur le territoire européen et leurs éventuels avoirs dans l’UE seront gelés. Cette décision marque un tournant pour les Européens, qui peinaient depuis des mois à afficher une position commune sur la question. "Il était grand temps de sortir de l'impasse et d'agir", a martelé la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas. "L'extrémisme et la violence ont des conséquences", a-t-elle ajouté.
Les noms des organisations concernées ne seront officiellement publiés qu’après la parution de la décision au Journal officiel de l’Union européenne, dans plusieurs semaines. Mais selon plusieurs médias israéliens, figurent notamment Amana, importante organisation impliquée dans la construction de colonies en Cisjordanie, le mouvement de...
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12/05 - Signature du Pacte de Varsovie en 1955 : la riposte de l’Est à l’Otan
L'Express du 14 mai 1955Boulganine à Varsovie
Pour la première fois depuis la conférence de Potsdam (1945), un chef d'Etat soviétique prend part cette semaine à une conférence internationale tenue hors d'U.R.S.S.
Arrivé mardi dernier à Varsovie, le maréchal Boulganine préside dans la capitale polonaise la rencontre des dirigeants des sept démocraties populaires qui se déroule en présence d'observateurs chinois. Le but de cette conférence solennelle est la création d'une organisation militaire commune à tout le bloc oriental, réplique soviétique à l'Otan. Le nom en est déjà choisi ce sera le "Commandement des forces unifiées du camp démocratique".
Derrière ce baptême spectaculaire, quel est le sens de la réunion ?
Depuis longtemps, les forces militaires du "Camp démocratique" sont unifiées au point qu'elles ne forment plus qu'une seule et même armée contrôlée par Moscou. Si les dirigeants soviétiques ont soudain décidé de les doter en grande pompe d'un statut juridique, c'est évidemment pour des raisons politiques. Quelles peuvent être ces raisons ?
1 - Avec la conclusion du traité autrichien, la Russie perd officiellement le droit de maintenir ses propres troupes dans plusieurs démocraties populaires. La réunion de Varsovie lui fournira à cet égard un prétexte nouveau et durable ;
2 - En Allemagne orientale, l'armée — qui compte plusieurs divisions — est camouflée en forces de police, de sécurité, etc. Les accords de Varsovie vont permettre à ces troupes de constituer le noyau militaire de la "République...
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12/05 - Bruno Biais (HEC) : "Les cryptos ont de la valeur si et seulement si on croit qu’elles en ont"
L'Express s’associe à l’institut de sondages Viavoice, à HEC Paris et à BFM Business, pour questionner régulièrement un panel représentatif de Français et de cadres sur un sujet d’actualité. Bruno Biais, professeur de finance à HEC, décrypte les résultats de ce "Baromètre des décideurs" consacré aux cryptomonnaies et à leur perception dans la population.
L'Express : Notre sondage montre un taux de détention de cryptoactifs relativement faible chez les Français, corroborant les enquêtes réalisées ces dernières années par l’Adan, l’association qui réunit les professionnels du secteur. Que vous inspire cette percée modeste ?
Bruno Biais : Il est intéressant de remettre en perspective ces chiffres avec ce que l’on observe dans d'autres pays. En fait, les Français ne sont pas très différents de leurs voisins européens qui, eux aussi, détiennent et utilisent peu les cryptomonnaies. Dans un article de recherche réalisé avec mes collègues Jean-Charles Rochet et Stéphane Villeneuve, nous avons élaboré une théorie de l'adoption et de l'utilisation des cryptos et l’avons confrontée aux données. Les pays où les particuliers y ont le plus recours sont la Turquie, le Liban, le Nigeria, le Venezuela ou l'Argentine. Leur point commun ? Une monnaie faible et un taux d'inflation très élevé. A mon sens, les cryptos et les stablecoins peuvent être utiles aux habitants de nations où la monnaie officielle, la Banque centrale, le gouvernement et les réseaux bancaires sont dysfonctionnels. D'une certaine manière, le taux limité d'adoption...
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12/05 - Donald Trump et Xi Jinping : bientôt la passation de pouvoir ?
Sans parler d’amitié éternelle – le terme est réservé pour la relation sino-russe, le lien entre Donald Trump et Xi Jinping ne ressemble pas vraiment à de la franche détestation : entre les dirigeants des deux premières puissances mondiales, on a, à défaut de bien se comprendre, de vraies raisons de se parler. C’est précisément l’objet de la visite qu’effectue le président américain les 14 et 15 mai à Pékin. La première du locataire de la Maison-Blanche dans la capitale chinoise depuis 2017.
Les deux hommes s’étaient rencontrés en Corée du Sud en octobre dernier pour parler tarifs douaniers et terres rares : un tête-à-tête noté 12 sur 10 à l’époque par Donald Trump. A six mois des élections de mi-mandat, ce dernier espère revenir de Pékin avec une meilleure note, tant il compte sur cette visite pour redorer son image auprès de son électorat, échaudé par les conséquences de son aventurisme au Moyen-Orient sur leur pouvoir d’achat.
Comment faire oublier le prix du gallon d’essence à plus de 4 dollars, sinon en repartant les poches pleines de contrats commerciaux ? Message reçu du côté de la Chine, où on a parfaitement conscience de la mégalomanie de l’ancien promoteur new-yorkais, et auquel on réserve un accueil grandiose, promet un diplomate en poste à Pékin. Et surtout une flopée de contrats : Boeing, denrées agricoles américaines (soja…). De quoi faire passer la pilule d’un déficit commercial béant.
Mais ce n’est pas tout. Car, entre les Etats-Unis qui ont dominé le monde au XXe siècle et un empire du Milieu en passe...
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12/05 - Langue française : toutes les règles de grammaire se valent-elles ?
Faut-il écrire "C’était eux" ou "C’étaient eux" ? "Une foule de gens est venue" ou "une foule de gens sont venus" ? "Il ou elle sera là" ou "Il ou elle seront là" ?
Si la plupart des manuels de grammaire répondent à ces questions de manière péremptoire, rares sont ceux qui expliquent pourquoi telle forme serait préférable à telle autre. Et pour cause : certains de ces choix ne reposent sur rien d’objectif. Alors que plusieurs variantes cohabitent, certains usages particuliers – ceux des classes privilégiées, le plus souvent - sont valorisés au détriment des autres sans réelle justification. Telle est la thèse que défend Anne Abeillé, dans un ouvrage au titre revigorant : La grammaire se rebelle (1).
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L’auteure n’est pas exactement n’importe qui puisqu’elle a notamment codirigé La Grande Grammaire du français, une somme de près de 3 000 pages sur le sujet. Et c’est précisément parce qu’elle connaît un peu la question qu’elle a souhaité remettre quelques pendules à l’heure.
Anne Abeillé le rappelle d’emblée : certaines règles de grammaire sont solidement établies et se doivent d’être respectées. L’accord de l’adjectif avec le nom auquel il se rapporte : "il est...
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12/05 - Présidentielle 2027 : le vide sidéral de la politique étrangère du RN, par Catherine Fieschi
L’incertitude liée au verdict du 7 juillet joue sans doute un rôle, mais à un an d’un possible basculement, en matière internationale le flou incohérent du Rassemblement national semble constitutif. Jordan Bardella incarne d’abord une vacuité stratégique – aucune réflexion articulée sur la France comme puissance européenne, aucun corpus sur la dissuasion, les alliances, le multilatéralisme.
Il tente de compenser cela par une image de pragmatique "business friendly", rassurant les milieux économiques, en se donnant des airs de Meloni français : ferme sur les questions culturelles, mais raisonnable sur les règles du jeu européen.
L'entretien qu'il a accordé au journal Allemand FAZ souligne bien sa tentative d'offensive pro-européenne -couplée à une radicalité programmatique larvée. Et c'est ainsi qu'il semble donner des gages à Merz à propos du couple Franco-Allemand (le contraignant par la même occasion à différencier le RN de l'AFD), tout en déclarant que le RN inscrirait la préférence nationale dans la constitution.
Marine Le Pen, plus fidèle à l’ADN forgé par son père, entretient un brouillard délibéré sur l’ampleur de la rupture qu’elle souhaiterait avec Bruxelles. Son programme demeure celui d’une France en face-à-face permanent avec Bruxelles, où l’Union n’est qu’un carcan dont il faut desserrer les griffes.
Certains se rassurent donc, en répétant que Le Pen ou Bardella "feraient du Meloni", et qu’ils finiraient par composer avec Bruxelles, l’Otan, et les marchés. Même en laissant de côté le rôle capital...
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11/05 - Hantavirus : la France a-t-elle pris les mesures les plus strictes d’Europe ?
La France veut éviter tout départ de feu sanitaire, comme ses voisins européens. Ce lundi 11 mai, le gouvernement a annoncé la mise en place de mesures "très strictes", présentées par la ministre de la Santé Stéphanie Rist comme "les plus strictes de la zone européenne pour protéger les Français". Avec un objectif affiché, celui de "casser les chaînes de transmission" de la maladie.
Selon un décret publié dans la nuit de dimanche à lundi au Journal officiel, les personnes ayant séjourné à bord du MV Hondius et arrivées sur le territoire français doivent être "placées en quarantaine dans un établissement de santé pour la durée nécessaire à la réalisation d’une évaluation médicale et épidémiologique". A l’issue de cette évaluation, elles seront "maintenues en quarantaine ou placées à l’isolement", pour une durée totale pouvant atteindre 42 jours.
Toute personne ayant été en contact avec un cas infecté ou "présentant un risque sérieux d’infection par l'hantavirus de souche Andes" peut également faire l'objet de telles mesures "lorsqu'il apparaît qu'elles présentent un risque sérieux d'infection". "Cette appréciation tient compte des conditions dans lesquelles ces contacts ont eu lieu et, le cas échéant, des équipements de protection individuelle qu’elles portaient", précise le texte.
Dans ce contexte, les cinq Français rapatriés dimanche après avoir séjourné à bord du MV Hondius sont considérés comme des cas "à haut risque". Tous ont été hospitalisés à l'hôpital Bichat à Paris et strictement isolés "dans des chambres qui sont...
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11/05 - Enfants ukrainiens enlevés par la Russie : l’UE décrète de nouvelles sanctions
Deux jours après que Vladimir Poutine a annoncé que la guerre en Ukraine pourrait "toucher à sa fin", l’Union européenne a décrété ce lundi 11 mai de nouvelles sanctions contre des personnes et des entités russes liées à l’un des crimes les plus douloureux du conflit : l’enlèvement par Moscou de milliers d’enfants ukrainiens, arrachés à leur famille, dépouillés de leur identité et de leur histoire personnelle et endoctrinés pour devenir de fidèles soutiens de l’envahisseur.
Les nouvelles sanctions prises par le Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Union, à l’occasion d’une réunion à Bruxelles de la coalition internationale pour les enfants ukrainiens coprésidée par l’UE et le Canada, vise 16 citoyens russes ainsi que 7 entités, notamment des associations qui s’occupent de l’adoption et de l’endoctrinement des jeunes déportés. Les sanctionnés sont tous compromis dans "la déportation illégale systématique de mineurs ukrainiens, leur transfert forcé, leur assimilation forcée, y compris par l’endoctrinement et l’éducation militaire, et leur adoption illégale", indique un communiqué de l’UE.
Les mesures comprennent une confiscation des avoirs dans l’UE des personnes et entités sanctionnées, une interdiction pour les individus concernés de se rendre sur le territoire européen et une interdiction à toute personne ou entité européenne de faire des affaires avec eux ou de leur transférer des fonds.
Le chef de la diplomatie ukrainienne Andriy Sybiha, présent à la réunion, a remercié l’UE ainsi que le Canada et le...
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11/05 - "Si la Chine devançait les Etats-Unis dans l’exploration lunaire..." : la mise en garde du chercheur Todd Harrison
A l’issue d’une mission de 10 jours, Artémis II a entériné début avril le retour d’astronautes américains autour de la Lune. Au-delà de la prouesse technologique, qui marque la reprise des missions habitées dans l’orbite de notre satellite naturel après plus d’un demi-siècle, ce succès pose un jalon crucial dans la course à l’espace qui se joue désormais entre Washington et Pékin. Car si les Etats-Unis prévoient de reposer le pied sur le sol lunaire d’ici 2028, la Chine entend en faire de même en 2030. Un enjeu stratégique qui dépasse largement la simple question de prestige entre les deux premières puissances mondiales. "Si la Chine devançait les Etats-Unis et leurs alliés dans l’exploration lunaire, cela pourrait représenter une menace économique. Car cela lui donnerait une longueur d'avance dans l'exploitation des ressources locales", pointe Todd Harrison, chercheur principal à l'American Enterprise Institute, et spécialiste de la politique spatiale américaine. Interview.
L’Express : Comment la course à l’espace est-elle devenue l’un des grands axes de la rivalité entre Pékin et Washington ?
Todd Harrison : A mon sens, cette rivalité a réellement pris racine après le test d’un missile antisatellite chinois en 2007. A l’époque, cela a clairement montré que la Chine était susceptible de menacer, voire d'attaquer, des systèmes spatiaux américains. Cela a créé un environnement concurrentiel dans l’espace, où chaque pays veut désormais s'assurer de pouvoir utiliser le spatial à ses propres fins, tant militaires que...
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11/05 - Agnès Buzyn : "On m’a fait comprendre qu’on ne disait pas non deux fois au président…"
Le management, c'est une affaire de personnalité, de tempo. De décisions aussi évidemment. C'est pourquoi L'Express lance un nouveau podcast hebdomadaire dont l'objet est de passer à la moulinette une décision prise par un chef d'entreprise, un dirigeant politique ou une figure de la société civile. Pour ce deuxième épisode, Agnès Buzyn, présidente de l'Institut Evidences et ancienne ministre des Solidarités et de la Santé, revient sur un épisode marquant de sa vie politique et personnelle : le jour où elle a accepté de remplacer Benjamin Griveaux dans la course à la mairie de Paris.
L'intégralité de cet épisode est à retrouver sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast Addict.
L'Express : Agnès Buzyn, racontez-nous le jour, l'instant précis où vous acceptez de devenir la candidate de la majorité présidentielle à la mairie de Paris. C'est un choix risqué, même vertigineux. Qu'est-ce qui vous passe par la tête ?
Agnès Buzyn : Avant de dire oui... J'ai dit non ! Beaucoup. Longtemps. Près de 48 heures. Rappelons la chronologie. Benjamin Griveaux est obligé de retirer sa garniture en raison de la circulation d'une cassette compromettante, chose qu'il fait officiellement le vendredi matin. De mon côté, je suis sur France Inter, à une heure de très grande écoute, et j'explique que je n'irai pas faire la campagne de Paris parce que je n'ai pas le temps, j'ai trop de dossiers importants : la réforme des retraites, la grève des médecins hospitaliers, une épidémie de Covid qui se passe en Chine...
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11/05 - Tentative d’assassinat contre Donald Trump : ces Américains qui croient à la thèse du coup monté
Un (ou plusieurs) coup monté pour manipuler l'opinion publique ? C'est ce que pense un grand nombre d'Américains au sujet des différentes tentatives d'assassinat contre leur président Donald Trump. Selon un récent sondage YouGov pour NewsGuard, un tiers des citoyens des Etats-Unis pense qu'au moins une des trois tentatives d'assassinat de ces deux dernières années était une mise en scène, et un quart pensent que la fusillade survenue à la Maison-Blanche début avril était truquée. De plus, il existe des disparités importantes dans les résultats en fonction de l'appartenance politique des répondants - les électeurs démocrates étant plus enclins à se méfier du récit du gouvernement.
Pour rappel, trois attentats ont eu lieu contre Donald Trump depuis 2024 : lors de son meeting de campagne à Butler (Pennsylvanie) en juillet de cette année-là, sur son terrain de golf de West Palm Beach en septembre 2024 et lors du dîner des correspondants de la Maison-Blanche en avril 2026. Or, seulement 38 % des Américains croient que ces trois tentatives d'assassinat étaient authentiques, tandis qu'une majorité pense que ces tentatives étaient des coups montés ou alors ne se prononce pas.
Concernant le dernier attentat contre Donald Trump - le dîner avec les correspondants de la Maison-Blanche début avril - 24 % pensent que la fusillade était un complot, près de la moitié pensent que c'était un vrai attentat (45 %), et un tiers (32 %) ne sait pas comment se positionner. Les résultats sont sensiblement les mêmes pour...
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11/05 - Edouard Philippe en route pour 2027 : son bilan à Matignon peut-il lui nuire ?
Édouard Philippe a un bilan à Matignon. Pour un homme d'Etat, c'est un compliment. Pour un candidat à l'élection présidentielle, c'est un danger. Les adversaires du Havrais étrillent l'action de l'ancien Premier ministre (2017-2020) pour disqualifier ses ambitions élyséennes. Trois ans, c'est long. Du passage aux 80 km/h sur les routes secondaires à l'abandon de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, chaque concurrent du président d'Horizons puise dans son action un motif de critique.
Une campagne présidentielle ne se mène pas dos au mur. Édouard Philippe fait le choix de revendiquer son passage rue de Varenne. Il tente d'imposer son propre récit plutôt que de subir celui des autres. "Je suis fier d’avoir été le Premier ministre d’Emmanuel Macron lorsque réformer la France était encore un mot qui avait un sens", a-t-il lancé ce dimanche 10 mai lors d'une réunion publique d'Horizons à Reims."Les moments heureux du macronisme"
L'ex-chef de gouvernement a égrené ses réussites supposées, de la baisse du chômage et des déficits au doublement du nombre d'apprentis. Édouard Philippe installe une césure entre ses trois années à Matignon et le reste des deux mandats présidentiels. Macroniste, lui ? De 2017 à 2020, assurément. Pour le reste... Ici réside sa différence avec Gabriel Attal. Là où le secrétaire général de Renaissance doit se libérer de l'image de "bébé Macron", Édouard Philippe doit se justifier d'actes précis pendant ces trois années. Au moins, la tâche est-elle plus objective. "Ce sont les moments heureux...
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11/05 - Ventes de livres : Olivia Ruiz va-t-elle renouer avec le succès ?
On se souvient qu’Olivia Ruiz fut un des phénomènes de librairie de l’année 2020 : la chanteuse reconvertie en primo-romancière avait parfaitement réussi ce virage grâce à La Commode aux tiroirs de couleurs – un livre vendu depuis à plus de 400 000 exemplaires si l’on additionne le grand format et le poche. En 2022, Ecoute la pluie tomber s’était avéré relativement décevant (on parle quand même d’un titre à 100 000 exemplaires en grand format). Peut-elle retrouver le goût de la victoire avec ¡Vamos! (JC Lattès), un nouveau roman qui, malgré son titre, n’a rien à voir avec Rafael Nadal ? Il y est question d’une mère qui emmène son fils faire le tour du monde pour apprendre la vie (et la réapprendre elle-même par la même occasion).
Le duo se rend à Orlando, Essaouira, La Havane, Madrid… Voyage, filiation et résilience : tous les ingrédients sont réunis pour que le grand public s’y retrouve. Olivia Ruiz entre 18e dans le classement des romans. Nous verrons si elle parvient à faire mieux qu’une autre chanteuse férue d’écriture, Patti Smith, qui plaît toujours autant à ses nombreux aficionados avec Le Pain des anges (Gallimard), 4e des essais. Dans les essais, notons aussi en 16e position une autre pop star septuagénaire, Laurent Voulzy, qui vient de faire paraître au Cherche Midi des Mémoires intitulés Caché derrière.
Lui est bien visible du côté des romans : David Foenkinos est 5e avec Je suis drôle (Gallimard). C’est l’occasion de rappeler que Foenkinos n’a plus connu l’échec depuis Lennon, sorti en 2010. A partir...
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11/05 - Ukraine : Gerhard Schröder médiateur ? Pourquoi l’Europe rejette la proposition de Vladimir Poutine
Pas vraiment un "intermédiaire honnête". Le ministre d’État allemand chargé des Affaires européennes, Gunther Krichbaum, ainsi qu'une série de responsables européens, ont rejeté, lundi 11 mai, la proposition du président russe Vladimir Poutine de faire de l'ex-chancelier allemand Gerhard Schröder un médiateur européen, dans le conflit avec l'Ukraine. La raison principale : les liens étroits entre cet ex-responsable du SPD allemand et plusieurs entreprises russes, ainsi qu'avec le Kremlin.
"Schröder n’a pas exactement fait tout ce qu’il fallait par le passé pour pouvoir agir en médiateur neutre, en 'intermédiaire honnête', pour ainsi dire", a déclaré à Bruxelles Gunther Krichbaum. "Il est, et a certainement été, fortement influencé par Vladimir Poutine ; les amitiés étroites peuvent être légitimes partout dans le monde, mais elles n'aident pas à être perçu comme un médiateur impartial", a-t-il poursuivi.
Plus tôt dans la journée, c'est la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, qui rejetait cette même suggestion que l'Europe soit représentée par Gerhard Schröder dans des futures négociations autour du conflit en Ukraine avec la Russie. Kaja Kallas a notamment rappelé les activités de lobbying exercées par l'ancien chancelier allemand pour des entreprises publiques russes. "Il serait assis des deux côtés de la table", a-t-elle argumenté.Engagé par Gazprom après avoir quitté le pouvoir
Aujourd'hui âgé de 82 ans, ce social-démocrate a été chancelier de l'Allemagne de 1998 à 2005. Après avoir quitté ses...
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11/05 - Polémique autour d’Eugénie Bastié à "L’Heure de vérité" : en 2026, le pluralisme est juste une illusion
Vous avez aimé Juste une illusion, la comédie eighties de Nakache et Toledano ? Peut-être apprécierez-vous le remake de l’émission politique phare des années 80, L’Heure de vérité, annoncé pour septembre sur France 2. Ah, la musique du générique, Live and let die, de Paul McCartney and Wings ! L’exquise courtoisie de François-Henri de Virieu ! L'ironie d'Albert du Roy ! Ce programme que les moins de 30 ans, biberonnés aux réseaux sociaux, à Youtube à l'intelligence artificielle, ne peuvent pas connaître, leur donnera-t-il le goût de la politique ? Voire...
L’invitation de Jean-Marie Le Pen, le 13 février 1984, avait suscité une controverse. Quelques mois plus tôt, le président du Front national avait écrit au président de la République, François Mitterrand, pour se plaindre du traitement réservé à sa formation par la télévision d’Etat.
Son ami de la Corpo, Guy Penne, conseiller à l’Elysée, avait transmis la missive au chef de l’Etat. "Il est regrettable qu’un parti politique soit ignoré par la radiotélévision", avait répondu ce dernier à Le Pen. La consigne avait été passée au ministre de la Communication, lequel l’avait répercutée auprès des patrons de chaînes publiques.
La démarche de François Mitterrand était évidemment très intéressée. En stimulant la montée du Front National, il pouvait diviser la droite. Mais, comme le dira Jean Glavany à Philippe Cohen et Pierre Péan dans leur biographie du leader nationaliste, "Mitterrand a la conviction profonde que la République doit permettre l’expression de tous les courants...
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11/05 - Derrière le succès du padel, le triomphe de la facilité, par Julia de Funès
Le padel s’impose. Les terrains se multiplient, signes d’un engouement devenu phénomène. Partout, des cages de verre éclairées, sentant le neuf, sont prêtes à accueillir tous les âges de la vie, de l’enfance vive à la maturité installée. Mais dans ces enclos modernes, ce sont principalement des hommes actifs, de plus de 40 ans, souvent cadres, en quête de mouvement, et peut-être de démonstration, qui s’y débattent. Pourquoi un tel succès, notamment auprès de cette gent ?
Le padel est le triomphe de la facilité, cette valeur cardinale de notre époque qui rêve d’atteindre sans apprendre et de réussir sans rater. En quelques minutes, n’importe qui peut jouer. Non pas bien, ni professionnellement, mais suffisamment pour se croire bon. Là où le golf ou le tennis nous humilient pendant des mois avant de nous accorder le plaisir d’une sensation, le padel nous accueille comme un ami indulgent qui nous assure que nous sommes doués avant même d’avoir commencé.
Pas besoin d’apprendre, de souffrir, de persévérer : il suffit d’entrer sur le terrain et de taper pour s’amuser. Et en cela, il est parfaitement contemporain. Nous avons tendance à vouloir aujourd’hui les effets sans les efforts, l’aisance sans la rigueur, la performance sans la peine. Le padel répond à cet esprit de facilité : il emprunte au sport ses allures sans en exiger la discipline. Une sorte de théâtre du sport, où chacun peut jouer au sportif sans avoir eu la persévérance de le devenir.Une soupape plus qu’une performance
J’aurais tort de le dénigrer pour...
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11/05 - Guerre en Iran : entre Donald Trump et Téhéran, les négociations patinent
C'est un nouvel échec dans les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran, qui pourrait continuer de peser sur l'économie mondiale. Dimanche 10 mai, le président américain Donald Trump a qualifié de "totalement inacceptable" la réponse iranienne à la proposition de Washington destinée à mettre fin au conflit. Le porte-parole iranien du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a de son côté dénoncé des demandes excessives de la part des Etats-Unis, et assuré lundi que la proposition iranienne était "légitime et généreuse".
Ces déclarations interviennent après un regain des tensions dans la région, montrant la fragilité du cessez-le-feu négocié début avril par l'intermédiaire du Pakistan. Dimanche, plusieurs pays du Golfe ont signalé des drones hostiles, tandis que deux pétroliers battant pavillon iranien ont été frappés par l'armée américaine dans le détroit d'Ormuz, vendredi.Réouverture du détroit
Ce week-end, des responsables iraniens avaient déclaré que les deux pays travaillaient à un accord de court terme, prévoyant une trêve de 30 jours et la levée du blocus du détroit d'Ormuz, voie maritime essentielle pour le transport mondial de pétrole et de gaz. Ils avaient ajouté que l'Iran s'efforcerait de parvenir à un accord dans ce laps de temps.
Téhéran a néanmoins rejeté la dernière proposition américaine, estimant que celle-ci reviendrait à capituler et à se soumettre "à des demandes excessives". "Un point de désaccord persistant dans les négociations concerne les 440 kg d'uranium enrichi de qualité...
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11/05 - Hantavirus : une passagère française du "MV Hondius" testée positive
Une Française qui faisait partie de la croisière sur le MV Hondius a été testée positive à l'hantavirus, a déclaré ce lundi 11 mai la ministre française de la Santé, Stéphanie Rist, sur France Inter. "Les tests sont revenus positifs à l'hantavirus", a déclaré la ministre, précisant que l'état de la patiente s'était dégradé durant la nuit. Les autres ressortissants français rapatriés sont quant à eux "négatifs" et sont sous la surveillance des autorités sanitaires, a-t-elle ajouté. "Ils sont à l’hôpital jusqu’à nouvel ordre, au minimum 15 jours", a-t-elle précisé. Tous ont été admis à l'hôpital Bichat, dans le 18e arrondissement de Paris.
Hantavirus : une Française rapatriée positive au virus, 22 cas contacts identifiés, annonce la ministre de la Santé Stéphanie Rist. ➡️ https://t.co/CgHT5xMnLn pic.twitter.com/TMzeMHiZeJ— France Inter (@franceinter) May 11, 2026
Par ailleurs, 22 Français sont considérés comme cas contacts et doivent se faire connaître auprès des autorités en vertu d'un décret "prescrivant les mesures d'urgence nécessaires à la gestion du risque d'infection à hantavirus Andes" publié ce lundi. Il s'agit dans le détail de huit Français qui se trouvaient le 25 avril à bord d'un vol entre Sainte-Hélène et Johannesburg - qu'avait emprunté l'ex-croisiériste néerlandaise décédée depuis - et qui ont été placés à l'isolement. En outre, quatorze Français qui avaient embarqué le même jour sur un vol Johannesburg-Amsterdam (sans la patiente néerlandaise) ont été informés de leur statut de "sujets contacts".
"Il n'y a pas...
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11/05 - Les atouts maîtres de la France dans la guerre des drones, par Emmanuel Chiva
L’actualité le montre : la guerre des drones bat son plein. En Ukraine déjà, le drone devient la grenade du fantassin du 21e siècle. Dans le détroit d’Ormuz, comme en mer Rouge, les attaques par drones sont aujourd’hui le mode d’action privilégié de nos compétiteurs. Comment riposter, comment résister ? Car le problème des drones, c’est que leur industrie est d’abord et avant tout duale, c’est-à-dire une industrie civile et militaire. Aujourd’hui, tout le monde peut acheter son drone, de marque française, chinoise ou américaine. Potentiellement chacun peut y ajouter une charge utile : caméra certes, mais potentiellement charge explosive, d’écoute ou de renseignement. C’est tout le problème du drone : l’industrie est guidée par le monde du divertissement et donc est capable de baisser les coûts, et d’accélérer le rythme de développement. En réponse, le domaine de la LAD (lutte anti-drones) n’est pas dual. Et donc doit trouver les moyens de la riposte, du bouclier contre le glaive, mais avec un temps de retard.
Comment lutter contre un drone ? Un missile, certes, remplit le contrat, mais quand un missile ASTER de plus de trois millions d’euros abat un drone Shahed iranien de quelques milliers d’euros, le bilan est clair : c’est le drone qui a abattu le missile. Il faut donc être plus imaginatif. C’est d’ailleurs ce que la France a fait durant les Jeux olympiques de Paris. Plusieurs défis : détecter, identifier, et neutraliser.
Détecter : le souci est d’identifier le drone, mais également de partager cette...
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11/05 - Ultra-trail, skyrunning… La montagne à l’épreuve de la course
Dans certaines régions, la proportion des Français qui disent vouloir partir à la montagne en été est désormais supérieure celle de l’hiver. Un tournant majeur dans l’histoire des vacances en France et qui s’explique par de multiples facteurs : plus d’activités outdoors - au succès parfois éclair à l’instar des courses de trail -, modernisation des hôtels, création d’infrastructures nouvelles (notamment aquatiques), séjours sur-mesure et parfois très originaux, etc. Tout est fait pour recevoir et attirer une clientèle nouvelle, mais souvent sans expérience. Il faut parfois aux locaux, déployer des trésors d’ingéniosité et de pédagogie dans l’apprentissage du milieu naturel afin de donner aux néophytes les codes pour des pratiques respectueuses de l’environnement. Ces derniers, souvent avides d’une déconnexion totale, n’hésitent pas à prendre d’assaut, bivouacs et refuges ou à se lancer vers les plus hauts sommets. A condition de respecter certaines règles, dans l’Hexagone mais aussi ailleurs en Europe. Petit guide à l’usage des estivants pour une montagne en partage.
Sur tous les massifs montagneux, les compétitions longue distance de trail, d’ultra-trail et de skyrunning se multiplient, qu’elles soient internationales ou confidentielles. Elles participent de la renommée et de la vitalité économique des territoires. Pour autant, leur impact environnemental est réel. Les centaines de coureurs, les accompagnants et le public polluent (trajets, déchets…), dégradent les sols et dérangent la faune. Face aux critiques,...
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11/05 - "Après lui, ce sera peut-être le déluge..." : Emmanuel Macron vu par de grands observateurs internationaux
Après bientôt dix ans à la tête de la France, Emmanuel Macron a-t-il renforcé l’image du pays sur la scène internationale ou, au contraire, l’a-t-il affaiblie, comme l’affirme un récent éditorial du Point au titre évocateur : "Comment Emmanuel Macron a sorti la France de l’Histoire : une diplomatie du verbe et du vide" ? Sur le réseau social X, l’article de l'essayiste Nicolas Baverez a suscité de nombreuses réactions. "Anti-macronisme primaire" pour les uns ; "il n'a fait que gesticuler et nous faire honte", estime au contraire un autre. Qu’en est-il, toutefois, hors de l’Hexagone ? L’Express a recueilli l’avis de cinq observateurs aguerris outre-Atlantique, qui ont accepté de s’extraire un instant de l’agitation de la politique américaine pour porter un regard dépassionné sur le bilan de notre président.
Commençons par la question à un million d’euros : l'actuel chef de l'Etat a-t-il vraiment sorti la France de l’Histoire ? "C’est le genre de chose que seul un intellectuel français pourrait dire !", relève, mi-agacé, mi-amusé, le néoconservateur Eliot Cohen, ancien conseiller de Condoleezza Rice sous George W. Bush. Pour les experts interrogés par L’Express, si le président français n'a pas tout réussi, il serait excessif de lui en faire porter l’entière responsabilité. Une grille de lecture internationale s'impose.
Ainsi, selon Rana Foroohar, rédactrice en chef adjointe au Financial Times, la perte d’influence de la France n'est pas directement imputable à Emmanuel Macron, mais s’inscrit davantage dans une...
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10/05 - Royaume-Uni : Keir Starmer sous pression après la claque électorale du Labour
Le Premier ministre britannique Keir Starmer s'est engagé à poursuivre son combat, qualifiant son gouvernement de "projet sur dix ans", malgré les appels de plus en plus pressants à sa démission après la défaite cuisante de son parti lors des élections locales en début de semaine.
Le Parti travailliste de Keir Starmer a subi les pires pertes électorales locales enregistrées par un parti au pouvoir depuis plus de trois décennies, tandis que le parti populiste Reform UK de Nigel Farage a réalisé des gains significatifs, ce qui a incité un nombre croissant de députés travaillistes à réclamer son départ. Catherine West, ancienne ministre du gouvernement Starmer, a menacé de solliciter le soutien des députés pour déclencher une course à la direction du parti, à moins que son cabinet ne prenne des mesures pour le destituer d’ici lundi.
Selon les règles du parti, il faudrait 20 % des députés du groupe parlementaire, soit 81 députés, pour déclencher une contestation de la direction. À ce jour, une trentaine de députés ont publiquement exprimé leur opposition à sa direction.
Interrogé par le journal The Observer dans une interview publiée dimanche sur la question de savoir s’il mènerait le Parti travailliste aux prochaines élections générales et accomplirait un second mandat complet, Keir Starmer a répondu : "Oui, je le ferai." Il a ajouté : "Je ne vais pas abandonner le poste pour lequel j’ai été élu en juillet 2024. Je ne vais pas plonger le pays dans le chaos." Si Keir Starmer venait à être destitué dans les semaines à...
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10/05 - Comment la Chine approvisionne des usines en Iran en dépit des sanctions américaines
C'est un courriel arrivé dans la boîte de réception d'Iran Watch, un groupe du Wisconsin Project on Nuclear Arms Control qui surveille les réseaux de prolifération d'armes iraniens. Cet email dévoilé par The Wall Street Journal, envoyé le 5 mars dernier depuis un serveur situé en Chine, illustre le marketing chinois en temps de guerre. "Nous sommes profondément choqués et indignés par l'agression contre l'Iran, et nous vous témoignons toute notre sympathie", pouvait-on lire dans le message de Xiamen Victory Technology. L'entreprise proposait de vendre des moteurs de conception allemande utilisés pour propulser des drones d'attaque unidirectionnels.
Les Etats-Unis ont pourtant interdit la vente de ces moteurs, connus sous le nom de Limbach L550, à l'Iran et à la Russie. Ils constituent un composant important du drone explosif iranien Shahed-136, dont une version est également largement utilisée par la Russie en Ukraine. Le Shahed, principal drone d'attaque iranien, peut parcourir jusqu'à 1 600 kilomètres avec une ogive explosive. Il est donc actuellement l'une des plus grandes préoccupations de Washington.
Le cas de cette petite entreprise chinoise peu connue révèle donc la difficulté des Américains à endiguer le flux de biens dits à double usage - des articles ayant des applications civiles et militaires - vers ses adversaires, souligne The Wall Street Journal.
La Chine, principal rival des Etats-Unis, sert depuis longtemps de plaque tournante pour les composants américains et européens, qui...
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10/05 - Général Lecointre : "Il faut que l’Europe se réveille : l’Amérique ne nous défendrait pas"
Le général François Lecointre est le nouvel invité des Grands entretiens d'Anne Rosencher. Chef d’état-major des armées entre 2017 et 2021, aujourd’hui grand chancelier de la Légion d’honneur, il est un très fin penseur des notions de commandement, d’autorité, et de fraternité au combat.
Un entretien à retrouver en vidéo sur YouTube et Dailymotion, ou à écouter sur les plateformes traditionnelles de podcast, comme Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast Addict.
Anne Rosencher : Dans l'avant-propos de votre livre*, vous dites appartenir "à cette génération de soldats que la paix éternelle dans laquelle l'Europe semblait être installée, enfin, avait rendus inutiles"…
Général Lecointre : Cette phrase se moque un peu de nous, Européens, qui avons cru à la paix éternelle. Parce que ma conviction profonde, nourrie par l'expérience, c'est que la guerre n'a jamais cessé. J'ai toujours regardé avec un peu de stupéfaction ceux de mes compatriotes que je croisais quand je rentrais d'opérations extérieures, qui ignoraient complètement ce que je faisais, que ça n'intéressait pas et qui considéraient la guerre comme le dernier jalon d'une période de barbarie que nous avions définitivement effacée par le miracle de la construction européenne, laquelle nous aurait fait accéder à une sorte de "sagesse ultime". L'idée était qu'en organisant l'impuissance dans l'Europe et en se consacrant au doux commerce entre Etats, nous accéderions au stade indépassable du développement des civilisations. Or le soldat que...
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10/05 - Fusion nucléaire : Etats-Unis - Chine, la bataille capitale pour dominer l’énergie du futur
Lorsque Jennifer Ganten prend la parole dans les locaux parisiens de l’Ifri, début 2026, les Européens constatent avec stupeur leur retard technologique. Invoquant les 3 milliards de dollars déjà levés par son entreprise - avec l'aide de Bill Gates -, la directrice des affaires internationales de Commonwealth Fusion Systems (CFS) promet un réacteur à fusion nucléaire connecté au réseau électrique américain dès la prochaine décennie. Devant une assistance médusée, elle prévient : dans un futur relativement proche, les Etats-Unis exporteront leur technologie de "mini-soleil" partout sur la planète. La domination par l'énergie. Le fil d'Ariane de l'administration Trump.
En coulisses pourtant, nombre de ses compatriotes s'inquiètent. Et si l'Amérique perdait cette course technologique contre la Chine ? "La fusion nucléaire, c'est de l'énergie à profusion sans les déchets radioactifs, ni les risques d'accident qui ont si longtemps handicapé la filière de l'atome", souligne Yann Gérard, président de GenF, une start-up de Thales. De quoi alimenter sans difficulté le boom de l'IA. Les recherches dans la fusion permettent aussi d'améliorer le design de l'arsenal nucléaire. Le premier pays à atteindre ce Graal énergétique verra donc sa domination assurée. Mieux, "il refaçonnera le monde", prédit un article récent du New York Times. Dix fois plus de chercheurs chinois
Dans cette quête au statut de première puissance mondiale, l'Amérique semblait avoir pris de l’avance. En 2022, en Californie, une expérience de fusion...
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10/05 - Tortures à Donetsk : un Ukrainien soupçonné de crimes contre l’humanité arrêté en France
Un détenu accusé d'avoir torturé d'autres prisonniers. Un Ukrainien d'une cinquantaine d'années a été placé en garde à vue le 7 avril en France, puis mis en examen et placé en détention provisoire, a indiqué vendredi le Parquet national antiterroriste français (Pnat), sollicité par l'AFP. L'arrestation a été rendue possible grâce à une coopération judiciaire avec l'Ukraine ainsi que le concours d’organisations de la société civile.
Yevhen B. a été inculpé de crimes contre l'humanité, de crimes de guerre et de complicité dans ces crimes, indiquent dans un communiqué la Fédération internationale pour les droits de l'homme (FIDH) et l’ONG Truth Hound. Il est accusé de crimes commis contre des détenus ukrainiens.
Selon ces organisations, Yevhen B. est soupçonné d'avoir commis ces crimes durant sa détention à Izolyatsia, à Donetsk. Cette prison était alors contrôlée par des membres de la République populaire autoproclamée de Donetsk (RPD), des séparatistes pro-russes soutenus par Moscou. Il y a été incarcéré d'avril 2017 à décembre 2019. Durant cette période, Yevhen B. aurait bénéficié d'un statut privilégié au sein de la prison, ayant été recruté par des membres de l'administration.Un centre d'art transformé en prison
Izolyatsia est "un centre d'art contemporain transformé en prison pour y enfermer les citoyens suspectés d'être des soutiens au gouvernement ukrainien" à partir de 2014, lorsque les séparatistes prorusses ont pris le contrôle de la région, selon l'ONG Amnesty International. Pour le Haut-Commissariat des Nations unies...
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10/05 - Iran : cette nappe de pétrole aux origines inconnues qui s’étend au large de l’île de Kharg
Du pétrole en mer sur une zone couvrant la superficie de la moitié de Paris. Une nappe de pétrole s'étend dans le golfe Persique, au large de l'île iranienne de Kharg, la plaque tournante de 90 % des exportations de pétrole de Téhéran. Cette nappe, qui apparaît sur les images comme une traînée grise et blanche, recouvrait les eaux à l'ouest de l'île, longue de 8 kilomètres, selon des images prises par les satellites Sentinel-1, Sentinel-2 et Sentinel-3 du programme Copernicus entre le 6 et le 8 mai.
Elle s'étendait sur une superficie de plus de 52 kilomètres carrés jeudi 8 mai, selon les estimations d'Orbital EOS, un service mondial de surveillance des déversements d'hydrocarbures. Plus de 3 000 barils de pétrole auraient été déversés, a indiqué Orbital EOS. La taille de cette nappe s'est toutefois "fortement réduite", a constaté samedi 9 mai l'observatoire CEOBS (Conflict and Environment Observatory), se basant sur l'analyse d'images satellitaires.Des fuites ?
La cause exacte de cette nappe faisant craindre une marée noire reste à ce stade indéterminée. Plusieurs options sont toutefois envisagées, comme la possibilité de fuites dans les infrastructures pétrolières iraniennes. La guerre, particulièrement le blocus américain du détroit d'Ormuz, a mis à mal les infrastructures pétrolières et gazières de Téhéran. Des navires et des installations ont subi des dommages lors d'attaques américaines et israéliennes, ce qui les rend vulnérables aux déversements.
Cette situation a immobilisé des pétroliers, freinant...
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10/05 - Dans l’écrin de l’hôtel Villa Pétrusse au Luxembourg
A flanc de vallée et à deux pas du pont Adolphe, l’hôtel Villa Pétrusse, inauguré en juin dernier, incarne une transformation rare dans le grand-duché : celle d’un patrimoine d’exception réinvesti sans renier son histoire. Construit en 1880 sur les vestiges d’un ancien bastion de la forteresse locale pour l’industriel textile Henri-Eugène de Kerkhove, l’édifice est pensé par l’architecte Pierre Kemp comme une résidence de prestige. Son architecture néo-Renaissance, reconnaissable à ses volumes articulés, ses éléments décoratifs raffinés et sa composition presque pittoresque, traduit alors l’ascension sociale de son commanditaire, comme son jardin centenaire dessiné par le paysagiste français Edouard André, à qui l’on doit notamment la conception du parc des Buttes-Chaumont.La restauration des lieux a été menée par l'architecte décorateur Tristan Auer (ici, le salon 1867).
Transmise de génération en génération jusqu’en 2010, connue un temps sous le nom de villa Baldauff, la demeure traversera le XXe siècle avant de connaître une période d’abandon. Sa reconversion récente en établissement de luxe marque une nouvelle étape, fondée sur une restauration attentive. Sous la houlette du décorateur Tristan Auer, les boiseries, colonnades, vitraux et plafonds ornementaux de la salle à manger Renaissance, du salon d’inspiration Louis XIV ou du fumoir néogothique ont été conservés ou reconstitués, auxquels sont venus s’ajouter les éléments d’un confort contemporain feutré. L’ensemble reste intimiste, avec 22 chambres, dont trois...
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10/05 - Val d’Isère, Méribel… Le grand virage estival des grandes stations de ski
Dans certaines régions, la proportion des Français qui disent vouloir partir à la montagne en été est désormais supérieure celle de l’hiver. Un tournant majeur dans l’histoire des vacances en France et qui s’explique par de multiples facteurs : plus d’activités outdoors - au succès parfois éclair à l’instar des courses de trail -, modernisation des hôtels, création d’infrastructures nouvelles (notamment aquatiques), séjours sur-mesure et parfois très originaux, etc. Tout est fait pour recevoir et attirer une clientèle nouvelle, mais souvent sans expérience. Il faut parfois aux locaux, déployer des trésors d’ingéniosité et de pédagogie dans l’apprentissage du milieu naturel afin de donner aux néophytes les codes pour des pratiques respectueuses de l’environnement. Ces derniers, souvent avides d’une déconnexion totale, n’hésitent pas à prendre d’assaut, bivouacs et refuges ou à se lancer vers les plus hauts sommets. A condition de respecter certaines règles, dans l’Hexagone mais aussi ailleurs en Europe. Petit guide à l’usage des estivants pour une montagne en partage.
Si la randonnée pédestre demeure un phare, les sports aquatiques, le VTT ou le trail séduisent un public toujours plus large. Effet collatéral, les sites d’altitude - au-delà de 1 600/1 800 mètres -, souvent boudés à cause de leurs activités au ralenti et d’une météo parfois trop fraîche, surfent sur la tendance. Comme Piau-Engaly (1 860 m.) dans les Hautes-Pyrénées. La station - qui "démarre là où la route s’arrête" - a investi 40 millions d’euros...
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10/05 - Avec "Spécimen", Pauline Clavière nous plonge dans les zones troubles de la paraphilie
Dans le marasme éditorial du premier semestre (absolument rien ne marche), Pauline Clavière est une des rares à surnager, et même à émerger. Il est vrai que son quatrième roman, Spécimen, est né sous une bonne étoile : avant sa parution en France, les droits cinéma avaient été cédés à Rodrigo Teixeira, le producteur brésilien qui a à son palmarès des films de James Gray, Gaspar Noé ou Noah Baumbach. Avec sur le bandeau une citation flatteuse de Maxime Chattam ("Du grand art"), Spécimen s’impose semaine après semaine comme le succès du printemps – sorti mi-mars, le livre a déjà largement dépassé les 10 000 exemplaires.
Que raconte cette histoire située dans un Marseille onirique qui ne rappelle ni Plus belle la vie ni BAC Nord ? La narratrice, qui ressemble beaucoup à Pauline Clavière, dépose tous les matins son garçon chez sa nourrice, Mina. Un jour, Mina s’inquiète auprès d’elle : son fils à elle, Rafael, 19 ans, s’est envolé – une enquête a été ouverte à son sujet. Mina confie à la narratrice un carnet de Rafael, qui commence par ces mots équivoques : "J’ai toujours trouvé que les enfants sont de plus beaux humains que les autres."
Animateur dans le primaire, Rafael a quitté son travail pour devenir serveur. Est-il immature ? Exhibitionniste ? Ou carrément pédophile ? De lourdes accusations pèsent contre lui, mais il convient de discerner avec prudence entre les possibles calomnies et la vérité des faits qui lui sont reprochés… L’accès à ses textes donne parfois le vertige. Il faut être Vladimir Nabokov pour se glisser...
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10/05 - Microbiote et autisme : une hypothèse prometteuse... qui fait pschitt
Le microbiote est l’ensemble des micro-organismes qui habitent notre corps, en symbiose avec nous. Depuis vingt ans, les recherches sur ce sujet ont crû spectaculairement pour atteindre plusieurs dizaines de milliers de publications par an. Les milliards de bactéries qui peuplent notre système digestif font l’objet d’une attention particulière et de nombreuses hypothèses ont été émises concernant leurs liens avec des maladies, y compris des troubles cognitifs et psychiatriques comme l’autisme, la schizophrénie, la dépression ou encore la maladie d’Alzheimer.
Plusieurs indices ont suscité un intérêt particulier pour les recherches sur le microbiote comme facteur participant aux causes de l’autisme. D’une part, la prévalence des diagnostics d’autisme a considérablement augmenté ces dernières décennies, ce qui suggère l’apparition de facteurs de risque nouveaux, tels que des infections microbiennes. D’autre part, des troubles gastro-intestinaux sont souvent associés à l’autisme.
Ces pistes ont suscité trois types de recherches. D'abord des études observationnelles analysant les différences de composition du microbiote de personnes autistes et témoins. Puis des travaux sur des souris, dont le microbiote est manipulé expérimentalement afin d’examiner si leur comportement social est altéré d’une manière similaire aux symptômes d’autisme. Et enfin, des études cliniques chez l’humain visant à déterminer si des traitements ciblant le microbiote sont susceptibles de diminuer les symptômes d’autisme. Bien que certains...
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09/05 - Donald Trump et les dossiers sur les ovnis : un écran de fumée politique ?
Une affaire qui vole haut. Alors qu'il souhaite mettre en avant ses efforts pour la transparence, le Pentagone a publié plusieurs dizaines de fichiers sur les ovnis, ces objets volants non identifiés. Samedi 9 mai, 161 fichiers étaient en ligne sur le site war.gov/UFO : des photos floues, des vidéos infrarouges ou encore des rapports de missions de l'armée américaine. "Aucun autre président ni aucune autre administration dans l'Histoire n'a été jusqu'à ce niveau de transparence sur les U.A.P. [Unidentified aerial phenomenon, ou phénomène aérien non identifié, ndlr]", revendique le département de la guerre, qui affirme que ce sont des "nouveaux fichiers jamais vus auparavant".Simple curiosité publique ?
Alors que le ministère de la Défense américain a annoncé que des documents seront ajoutés au fur et à mesure, les premiers fichiers ne marquent pas par leur intérêt. Dans plusieurs vidéos, les éléments ne sont pas reconnaissables, d'autres photos en noir et blanc sont floues et certains fichiers transcrivent des témoignages à propos de phénomènes non identifiés. De plus, des analystes affirment que plusieurs de ces documents étaient déjà rendus publics, notamment par le FBI, ce que reconnaît le Pentagone. C'est notamment le cas d'un dossier du FBI contenant des témoignages de "témoins oculaires" entre 1947 et 1968.
"Alors que les administrations précédentes n'ont pas été transparentes sur ce sujet, avec ces nouveaux documents et vidéos, les gens peuvent décider par eux-mêmes : "QU'EST-CE QUI SE PASSE ?", s'est...
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09/05 - Hantavirus sur le "MV Hondius" : comment isoler les cas contact ? Le casse-tête des scientifiques
Le 5 mai dernier, un léger souffle d’inquiétude a parcouru ce groupe de huit Français – des médecins pour la plupart d’entre eux. Ce jour-là, ils comprennent en effet qu’ils font peut-être partie des cas contact d’une patiente décédée après avoir été infectée par l’hantavirus sur le MV Hondius. Car quelques jours auparavant, le petit groupe se trouvait encore sur l’Ile de Sainte-Hélène, perdue au milieu de l’Atlantique. Le 25 avril, ils ont pris un vol pour Johannesburg, d’où ils sont ensuite repartis pour la France. Justement ce vol emprunté par la passagère hollandaise dont l’époux était décédé sur le bateau de croisière. Celle-ci était déjà très malade pendant le trajet, et elle décédera peu après son arrivée en Afrique du Sud.
"C’est en écoutant les informations à la télévision que nous avons découvert, le 5 mai seulement, que l’Organisation mondiale de la santé cherchait à contacter les passagers présents sur ce vol", raconte à L’Express l'un des membres du groupe, qui a requis l’anonymat. Le lendemain, un autre d'entre eux décide de contacter le Samu de Paris, pour connaître la conduite à tenir. "On l’a orienté sur l’hôpital Bichat, puis sur l’Agence régionale de santé (ARS), où l’on nous a d’abord dit que nous n’avions pas à nous inquiéter. Puis on nous a finalement rappelés le 7 mai, pour nous conseiller un isolement, mais très relatif puisqu’on nous a simplement dit d’éviter les rassemblements et d’être attentifs à l’apparition éventuelle de symptômes", poursuit notre interlocuteur, encore très étonné du déroulé des...
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09/05 - Guerre en Iran : dans le détroit d’Ormuz, les fantasmes autour de la présence de "dauphins kamikazes"
La marine française utilise régulièrement des hélicoptères Airbus Dauphin, transportés par le porte-avions français Charles-de-Gaulle. Dans le détroit d'Ormuz, l'Iran utilise peut-être des dauphins kamikazes. Aucune pale sur ces nouvelles armes mais bien des animaux dressés par l'armée iranienne. Dans un article du Washington Post, des responsables iraniens ont déclaré qu'ils pourraient utiliser "des armes précédemment inutilisées pour attaquer les navires de guerre américains, des sous-marins aux dauphins porteurs de mines".
Si l'affaire peut surprendre, elle ne fait pas rire l'armée américaine, alors que Pete Hegseth a confirmé que les Iraniens utilisaient bien ces animaux. En revanche, le secrétaire américain à la Défense a décidé qu'il ne "confirmerait ni ne nierait si nous avons des dauphins kamikazes". Une bataille psychologique entre les deux belligérants alors qu'aucune présence de dauphins dressés n'a été confirmée pour le moment depuis le début du conflit. D'ailleurs, une source proche de l'armée américaine a affirmé à CNN que l'armée américaine n'en utilisait pas.Un béluga baptisé Hvaldimir
Pour autant, l'hypothèse que les deux armées utilisent ces mammifères marins comme arme n'est pas improbable. Depuis la fin des années 1950, la marine américaine a lancé un programme de dressage animal, en entraînant des requins, des tortues marines et des oiseaux marins. Aujourd'hui installé à la base navale de Point Loma, en Californie, il s'appuie essentiellement sur des dauphins et des lions de mer, formés à...
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09/05 - Guerre en Iran : Mojtaba Khamenei, un Guide suprême "fantôme" encore au cœur du pouvoir
En retrait mais toujours aussi présent. S'il n'a jamais été vu en public depuis qu'il a pris la suite de son père en tant que Guide suprême alors qu'il serait blessé, Mojtaba Khamenei continue de peser sur la guerre en Iran. Selon une enquête de CNN, publiée le 8 mai, les services de renseignement américains estiment que l'homme de 56 ans joue un rôle essentiel dans l'élaboration de la stratégie iranienne face à Israël et les Etats-Unis. Malgré un régime affaibli et fracturé par les bombardements, Khamenei aide probablement à orienter la manière dont l'Iran mène les négociations. Une autre source auprès de CNN est moins positive et affirme que le guide suprême n'est accessible que sporadiquement, ce qui le place à distance des négociations.
Pourtant, l'état de santé du Guide suprême reste incertain. Grièvement blessé dans la frappe américaine qui a tué son père, il serait notamment brûlé au visage et aurait subi trois interventions chirurgicales à la jambe selon une enquête du New York Times publiée fin avril. Caché dans un lieu secret où il est soigné, il n'utiliserait aucun moyen de communication électronique."Dieu merci, il est en bonne santé"
Selon CNN, il ne parlerait qu'avec les personnes qui lui rendent visite ou par courrier, ce qui n'aide pas à sa localisation. Plus tôt dans la semaine, le président iranien Masoud Pezeshkian a affirmé aux médias iraniens contrôlés par l'Etat qu'il avait tenu une réunion de deux heures et demie avec Khamenei, marquant la première rencontre entre un haut responsable iranien...
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09/05 - Célébrations du 9 mai à Moscou : Vladimir Poutine charge l’Otan, "une force agressive"
La Russie a organisé, ce samedi 9 mai, son défilé du "Jour de la Victoire" le plus modeste depuis des années, en raison de la menace d'une attaque venant d'Ukraine, où l'armée russe est enlisée depuis plus de quatre ans. Le défilé militaire du 9 mai à Moscou est un temps fort en Russie – le moment de célébrer la victoire de l'Union soviétique sur l'Allemagne nazie et de rendre hommage aux 27 millions de Soviétiques, dont beaucoup d'Ukrainiens, qui ont trouvé la mort pendant ce conflit.
Autrefois utilisée pour mettre en avant la puissance russe, notamment ses missiles balistiques intercontinentaux à capacité nucléaire, la parade de cette année n'a vu ni char, ni aucun autre équipement militaire défiler sur les pavés de la Place Rouge. Seules des images de sous-marins, d'avions de combat, de missiles ou encore de drones ont été projetées sur des écrans géants. Des soldats et des marins, dont certains ont servi en Ukraine, ont défilé et acclamé le président Vladimir Poutine, assis aux côtés d'anciens combattants russes au pied du mausolée de Vladimir Lénine."Nos héros continuent d'avancer."
Des avions de chasse ont ensuite survolé le Kremlin et Vladimir Poutine a répété dans un court discours de huit minutes que la guerre en Ukraine - de moins en moins populaire en Russie - était une "cause juste".
"L'exploit de la génération victorieuse inspire les soldats qui mènent aujourd'hui les opérations militaires spéciales", a-t-il déclaré, avant d'ajouter : "Ils sont confrontés à une force agressive armée soutenue par...
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09/05 - Café, transports, cinéma… Notre comparateur des prix en Europe
Combien dépense chaque mois un Européen pour un abonnement téléphonique basique ? Combien paye-t-il sa bière ? Son café ? Ses transports ou la crèche ? Depuis janvier, L'Express publie chaque semaine son index européen dans le magazine et sur les réseaux sociaux. Retrouvez ici l’intégralité de nos contenus.
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09/05 - En Russie, cette exposition sur la Pologne qui témoigne de la dérive du régime de Poutine
Pour son malheur, la Russie de Vladimir Poutine ressemble de plus en plus à celle de Joseph Staline. A l’autoritarisme du président russe, à sa paranoïa politique, à son mépris pour la vie de ses soldats, à sa volonté d’écraser l’aspiration nationale des Ukrainiens, s’ajoute désormais, parmi les traits qui l’apparentent à l’ancien tyran soviétique, la haine de la Pologne. Dernier exemple en date : Moscou patronne une exposition antipolonaise sur le lieu même où la police secrète stalinienne assassina, en 1940, quelque 22 000 officiers militaires et membres de l’intelligentsia de la Pologne. Le geste à l’égard de Varsovie pouvait difficilement être plus provocant.
L’exposition itinérante intitulée "Dix siècles de russophobie polonaise" a pris ses quartiers en avril à Katyn, village de la périphérie de Smolensk, dans l’ouest de la Russie. Elle est organisée par la Société militaro-historique, organisation fondée par Poutine pour promouvoir un récit historique "patriotique" et dirigée par un de ses proches, Vladimir Medinski. Ce dernier, président de l’Union des écrivains russes et ancien ministre de la Culture, compte parmi les principaux idéologues antioccidentaux de Russie. Il œuvre de longue date à la réhabilitation de Staline.
C’est dans la forêt de Katyn et dans d’autres contrées alentour que le NKVD, la police secrète de l’époque, procéda du 3 avril au 11 mai 1940, sur ordre du secrétaire général du Parti communiste d’Union soviétique, au massacre d’une vaste partie de la classe dirigeante polonaise. Ses membres...
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09/05 - Un week-end au Luxembourg : Robert Combas dans tous ses états
On entre à la Galerie Ceysson & Bénétière Wandhaff, à quelques kilomètres de Luxembourg-Ville, comme on plongerait dans une fête foraine mentale. Couleurs en fanfare, figures en embuscade, mots qui débordent des cadres... Avec L’Etat de mes choses*, un ensemble de 45 œuvres réalisées en dix mois spécialement pour l’exposition, Robert Combas lâche une meute. Ici, une déesse aux serpents et aux dragons, un pêcheur arroseur pourvu de deux têtes et de trois bras ; là, un dégueulage horizontal entre Donald Trump et Vladimir Poutine sur fond de drones exploseurs ; plus loin, le même Trump ressemble comme un frère au golfeur blond d’une autre toile qui tire, massacre.
Ces grands formats imposent une immersion presque physique : on ne regarde pas Combas, on est avalé par lui. Car depuis la figuration libre, dont il fut la figure de proue, l’artiste n’a jamais cessé de repeupler la peinture. Chez lui, pas de hiérarchie : mythologie antique, BD, rock’n roll, faits divers, géopolitique et souvenirs de Sète cohabitent dans un joyeux chaos organisé. Tout devient signe, récit.Vue de l'exposition "L'Etat de mes choses" de Robert Combas à la galerie Ceysson-Bénétière Wandhaff.
Ce qui frappe dans cette réunion luxembourgeoise, c’est moins la profusion – attendue – que la cohérence. Derrière l’apparente saturation, il y a une grammaire précise : le trait noir cerne, la couleur claque, les figures s’imbriquent comme dans une mosaïque sous tension. Chaque toile, porteuse d’un titre à rallonge, fonctionne comme une phrase...
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09/05 - Montagne : cinq beaux parcours pour goûter à l’alpinisme
Dans certaines régions, la proportion des Français qui disent vouloir partir à la montagne en été est désormais supérieure celle de l’hiver. Un tournant majeur dans l’histoire des vacances en France et qui s’explique par de multiples facteurs : plus d’activités outdoors - au succès parfois éclair à l’instar des courses de trail -, modernisation des hôtels, création d’infrastructures nouvelles (notamment aquatiques), séjours sur-mesure et parfois très originaux, etc. Tout est fait pour recevoir et attirer une clientèle nouvelle, mais souvent sans expérience. Il faut parfois aux locaux, déployer des trésors d’ingéniosité et de pédagogie dans l’apprentissage du milieu naturel afin de donner aux néophytes les codes pour des pratiques respectueuses de l’environnement. Ces derniers, souvent avides d’une déconnexion totale, n’hésitent pas à prendre d’assaut, bivouacs et refuges ou à se lancer vers les plus hauts sommets. A condition de respecter certaines règles, dans l’Hexagone mais aussi ailleurs en Europe. Petit guide à l’usage des estivants pour une montagne en partage.
Une fois découverte la magie d’une course sur glacier et dans les rochers, quand l’adrénaline se mêle à l’émerveillement, une fois foulé le sommet d’où le regard porte sur l’horizon, lorsqu’une saine fatigue physique se mêle au sentiment d’avoir atteint le but, alors le virus sera pris. Cependant… On ne s’improvise pas alpiniste, on ne s’engage pas dans l'inconnu sans connaître les dangers. Les guides de haute montagne demeurent les meilleurs formateurs...
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09/05 - George Sand a-t-elle sa place au Panthéon ?
Simone de Beauvoir a-t-elle enterré George Sand ? Relire Le Deuxième Sexe laisse sceptique quant au concept de sororité : le nom de Sand n’apparait que cinq fois, brièvement, et toujours auréolé d’une pointe de mépris. Si, avec l’influence qui fut la sienne au XXe siècle, Beauvoir avait traité son aînée comme une pionnière, cette dernière aurait peut-être précédé Simone Veil au Panthéon. Le projet vient de revenir dans l’actualité. Fin mars, le département de l’Indre a adressé au président de la République un courrier officiel demandant la panthéonisation de l’enfant du pays. Présidé par Juliette Binoche (qui incarna Sand dans Les Enfants du siècle de Diane Kurys), le comité de soutien rassemble entre autres Annie Ernaux, Erik Orsenna, Michèle Perrot ou Jean-Christophe Rufin. On laissera de côté les ricaneurs qui, à la suite de Jules Barbey d’Aurevilly et de Charles Baudelaire, s’obstinent à ne voir en Sand qu’un ridicule bas-bleu – là où son grand ami Gustave Flaubert louait en elle un "génie". Ceux qui voudraient sortir des clichés l’entourant (une mangeuse d’hommes devenue sur le tard la bonne dame de Nohant) peuvent profiter de la riche actualité éditoriale pour se faire leur idée. Calmann-Lévy, un des éditeurs historiques de Sand (depuis 1855), réédite sa monumentale Histoire de ma vie. Le critique d’art Stéphane Guégan signe Les Amours de George, un roman aussi virevoltant que son héroïne. Deux nouvelles biographies complètent le tableau : celle de Brigitte Krulic est un peu austère, mais celle de Marie-Hélène...
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09/05 - Présidentielle 2027 : le piège qui guette Edouard Philippe
Avant le second tour, il y a le premier. Cette savante sentence ne vient pas de nulle part. Cela sert de suivre de près l’actualité politique, et Edouard Philippe l’observe de très près depuis longtemps… Il a payé deux fois pour voir. Pas cher la première fois. 2002 : adjoint au maire du Havre depuis un an, il rédige des notes pour Antoine Rufenacht et ne sait même pas si ce dernier, qui dirige la campagne de Jacques Chirac à Paris, les lit. Son futur ami (il ne le connaissait pas encore) Gilles Boyer est mieux placé, qui dirige la cellule juridique du président candidat au Tapis rouge, le siège. Leçon du scrutin : Lionel Jospin, Premier ministre sortant, est tellement focalisé par le second tour qu’il en oublie le premier. Juste retour des choses : les électeurs oublient le socialiste, et Jean-Marie Le Pen se qualifie. Jacques Chirac, de son côté, mène une campagne poussive, mais au jour le jour, sans se projeter. Un matin, il est joyeux et détendu comme jamais lors de la réunion avec son cercle rapproché : dans l’avion qui le ramène de La Réunion, Lionel Jospin vient de le trouver "fatigué" et "vieilli", et il a tout de suite compris l’exploitation qu’il allait faire de ces propos.
2016 : Edouard Philippe est devenu un acteur de la vie politique. Cette fois, il prend cher. Son champion Alain Juppé est bien "le meilleur d’entre nous" - Chirac avait raison -, meilleur candidat du second tour de la primaire, meilleur candidat du second tour de la présidentielle. Seulement voilà : il ne sera que le...
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09/05 - Elections locales au Royaume-Uni : le scrutin qui met la politique britannique sens dessus dessous
Dix ans après qu’il a imposé la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, le trublion populiste Nigel Farage fait un retour en fanfare. Ni sa proximité avec Donald Trump, ni les témoignages sur d’anciens propos racistes qu’il aurait tenus, ni les révélations sur des financements qu’il n’aurait pas déclarés, n’ont eu raison de la dynamique qui le porte. Véritable aimant à protestataires, le leader populiste europhobe est sorti grand vainqueur des élections locales et régionales du jeudi 7 mai en Grande-Bretagne.
De la même façon qu’il avait dynamité la politique britannique lorsque le référendum de juin 2016 avait fait triompher son projet de Brexit, Nigel Farage incarne une décennie plus tard un nouveau tournant de première importance : la fin de la domination exercée depuis un siècle par les deux grandes formations traditionnelles, le Labour (travailliste) et le parti Tory (conservateur).Paysage politique fragmenté
Le scrutin du 7 mai amplifie une tendance de fond, déjà manifeste dans les élections parlementaires de 2024 : malgré un mode de scrutin qui tend à avantager les partis établis, le paysage politique du royaume est désormais fragmenté, traversé de fractures multiples. A droite, le parti de Nigel Farage, Reform UK, prend à chaque scrutin un peu plus l’ascendant sur les Conservateurs. A gauche, les Verts bousculent les Travaillistes qui, victimes de l’impopularité abyssale du Premier ministre Keir Starmer, s’effondrent. Au centre, le Parti libéral-démocrate tire son épingle du jeu. "Le bipartisme...
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09/05 - "Si Boris Vallaud et le PS étaient sérieux..." : les économistes Thesmar et Landier étrillent le projet socialiste
La "démarchandisation" serait-elle l'avenir de la gauche française? Le concept est au coeur du projet de 144 pages présenté par le Parti socialiste en vue de 2027, et qui prétend esquisser un "nouveau socialisme". Il figure surtout sur la couverture du livre de Boris Vallaud, dans lequel le patron des députés socialistes (qui a annoncé ce vendredi 8 mai sa décision de quitter la direction du parti) peste contre une supposée prise de contrôle du grand méchant marché de tous les aspects de nos existences.
Pour Augustin Landier, professeur à HEC, et David Thesmar, professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT), le débat entre marché et Etat aurait pu être intéressant. Mais les deux économistes étrillent l'essai de Boris Vallaud comme le projet du PS, qui selon eux reviennent "aux lieux communs du discours anticapitaliste"
L'Express : Boris Vallaud, dans son livre Nos vies ne sont pas des marchandises, publié au Seuil, et le Parti socialiste dans son projet pour 2027, mettent en avant le concept de "démarchandisation"…
Augustin Landier : Ce thème est intéressant, pour peu qu’on fasse l’effort de le problématiser. Il peut effectivement y avoir un arbitrage entre l’efficacité économique et d’autres considérations, comme les valeurs, la culture, le fait de pousser les gens vers le haut… Mais là, on a l’impression de revenir à des lieux communs du discours anticapitaliste, tels qu’on les avait décrits avec David dans Le grand méchant marché (Flammarion, 2007).
Le livre de Boris Vallaud est assez...
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09/05 - Défense, économie, éducation... Les leçons de nos voisins européens
Dans un monde devenu particulièrement instable, regarder vers l'Europe relève d’une nécessité. Que peut-on apprendre de la résistance ukrainienne, de l’avance estonienne en matière de cyberdéfense, du dynamisme économique polonais ou encore du modèle éducatif à Prague ?
Loin d’être anecdotiques, ces expériences éclairent nos propres choix et ouvrent des pistes d’action concrètes. Car s’inspirer de ce qui se fait ailleurs, c’est refuser le repli, élargir notre horizon et renforcer notre capacité collective à répondre aux défis contemporains.
C'est ce que tente de faire L'Express depuis plusieurs mois maintenant. C'est pourquoi, à l'occasion de la Journée de l'Europe, ce 9 mai, nous vous proposons une sélection d'articles qui mettent en lumière ces modèles venus de chez nos voisins.Audiovisuel public : ces grandes réformes européennes qui pourraient nous inspirer
Les charges contre les médias publics, accusés d’être partiaux et trop coûteux, s’étendent à tout le continent. Comme en France, des changements s’imposent chez nos voisins.
>> Notre tour d'horizonPologne : les secrets d'un "miracle" qui ne doit rien au hasard
Après avoir été l’un des pays européens les plus pauvres, la Pologne est aujourd’hui un moteur. Mais elle doit relever des défis majeurs, comme la baisse de la natalité, la faiblesse de l’investissement ou le coût de l’énergie.
>> Lire notre enquête"La force la plus expérimentée" : ce que l’Europe peut apprendre de l’armée ukrainienne
En quatre ans, le conflit en Ukraine a changé la façon de...
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08/05 - "Au lieu d’attendre que la guerre nous rassemble, unissons-nous pour la prévenir" : l’appel de 25 eurodéputés
Le 9 mai, nous célébrons l'Europe en tant que projet de paix, mais les nuages de la guerre s'amoncellent à nouveau. Au lieu d'attendre que la guerre nous rassemble, nous ferions mieux de nous unir pour la prévenir. La Russie n’en aura pas fini avec l’impérialisme tant qu'elle ne sera pas stoppée en Ukraine, et elle attaquera l'Europe si nous faisons preuve de faiblesse. Compter sur les Etats-Unis pour nous protéger est un pari dangereux. Mais nos armées ressemblent à des bonsaïs : miniatures, coûteuses et fragiles. Ce dont nous avons besoin, c’est d’un chêne solide pour nous abriter de la tempête.
Heureusement, l’Europe n’a pas besoin d’un plan B face à une Otan dominée par les Etats-Unis. Nous pouvons revenir au plan A : l’Union européenne de défense, avec une prise de décision conjointe, des structures de commandement intégrées, des capacités stratégiques et une force de réaction rapide. Une telle Union de défense ne ferait pas double emploi avec l’Otan, mais la renforcerait en plaçant un pilier européen solide en son centre, capable d’agir de manière indépendante si nécessaire ; séparable, mais pas séparé. Deux tiers des Européens souhaitent que l’Europe soit capable de se défendre de manière indépendante. Nous, députés européens, partageons cet objectif. Si nous allons de l’avant, l’Europe pourra préserver la liberté de ses 450 millions de citoyens et tenir sa promesse fondatrice de paix. Pourtant, les progrès sont trop lents. Les discours des dirigeants nationaux ne sont pas suivis d’actes concrets.Gagner du temps...
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08/05 - Drones imbrouillables, formation... La Russie a-t-elle offert son aide militaire à l’Iran ?
Pourquoi l'armée américaine n'a-t-elle pas pu atteindre ses objectifs en Iran ? Les experts avancent un éventail de facteurs mais s'accordent tous sur l'un d'eux : l'efficacité redoutable - et probablement sous-estimée - des drones iraniens. Or un document confidentiel consulté par The Economist va un cran plus loin dans l'analyse. Il suggère que la Russie pourrait être plus impliquée qu'elle n'y paraît dans son aide à l'Iran. On savait déjà que Moscou avait fourni des renseignements à Téhéran pour l'aider à cibler les forces américaines dans le Golfe. On sait désormais que Vladimir Poutine aurait aussi proposé de lui fournir des drones imbrouillables et une formation pour apprendre à les utiliser. Comprendre : contre les troupes américaines et alliées. 5000 drones à fibre optique pour l'Iran
Le plan secret - qui figure dans une proposition de dix pages du service de renseignement militaire russe - prévoit que la Russie fournisse à l'Iran 5000 drones à fibre optique à courte portée, un nombre indéterminé de drones à guidage satellite à plus longue portée, ainsi qu'une formation à l'utilisation des deux types de drones -déjà utilisés en Ukraine.
Si The Economist ne dispose pas à ce stade de preuves suffisantes pour affirmer que le document a été transmis aux Iraniens, que des drones ont atteint l'Iran ou que le programme de formation promis a débuté, il n'en reste pas moins un indice de plus soulignant la coopération militaire renforcée entre la Russie et l'Iran. Des sources du renseignement régional l'ont...
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08/05 - Comment Genève, symbole d’une ville de paix, voit la présence des Nations unies s’estomper
Lorsque, en 1937, la Société des nations (SDN) quitta le palais Wilson de Genève, qui comptait alors 225 pièces, cette organisation internationale, mise sur pied juste après la Première Guerre mondiale pour préserver la paix, était déjà à l'agonie, notamment en raison de son incapacité à prévenir les coups de force des pays de l'Axe dans les années 1930.
Quatre-vingt neuf ans plus tard, les Nations unies, qui ont remplacé la SDN après la Seconde Guerre mondiale, s'apprêtent à leur tour à quitter le palais Wilson - nommé en hommage au président américain Woodrow Wilson qui avait eu l'idée de la SDN - ce que certains pourraient comme un signe de mauvais augure.
L'Organisation des Nations unies (ONU) ainsi que d'autres organismes internationaux exploités à Genève sont de plus en plus affectés à la fois par des coupes budgétaires et par un gouvernement américain qui tourne le dos au multilatéralisme.Suppressions de postes et transferts
Depuis 2025, plus de 3000 postes occupés dans la ville suisse au sein de l'ONU et d'autres organisations internationales ont été soit supprimés soit transférés vers des sites moins coûteux, selon une enquête menée par Reuters auprès d'une douzaine d'agences et d'autorités locales.
Le Haut-Commissariat aux droits de l'homme, l'organe de l'ONU chargé des droits de l'homme, quitte ainsi le palais Wilson pour s'installer dans une aile du siège des Nations unies à Genève - au Palais des Nations situé à proximité - au beau milieu d'un contexte qu'il qualifie de "crise financière"....
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08/05 - "Sur l’immigration, la stratégie de François Ruffin est relativement marginale en France" : l’analyse de Pierre-Nicolas Baudot
En affirmant qu'il était "hostile à l'immigration pour le travail", François Ruffin s'est attiré les foudres du reste de la gauche. L'ancien insoumis a ainsi, le temps d'une séquence, incarné un écueil à bâbord : l'impossibilité de parler sereinement d'immigration. Le candidat à l'élection présidentielle n'est pas le premier : par le passé, ceux qui s'y sont essayés en des termes restrictifs se sont brûlé les ailes. "C’est une question très présente depuis longtemps, mais assez peu travaillée en profondeur, justement parce qu’elle demeure très conflictuelle", indique Pierre-Nicolas Baudot, maître de conférences en sciences politiques à l'université de Rouen-Normandie. Entretien.
L'Express : François Ruffin a-t-il brisé un tabou à gauche en se déclarant "hostile à l’immigration pour le travail"?
Pierre-Nicolas Baudot : Je ne dirais pas que c’est un tabou au sens strict. Ses propos renvoient à des débats récurrents à gauche. Paradoxalement, c’est une question très présente depuis longtemps, mais assez peu travaillée en profondeur, justement parce qu’elle demeure très conflictuelle.
Les positions exprimées par François Ruffin rappellent évidemment certains discours du Parti communiste français dans les années 1970-1980. Il y a ce qu’il dit sur l’immigration de travail, qui renvoie à une tradition notamment communiste - centrée sur la défense prioritaire des travailleurs français. Il y a ensuite ce qu’il disait il y a quelques années sur l’antiracisme qui ne serait pas un sujet prioritaire car jugé clivant, notamment dans...
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08/05 - Keir Starmer exclut de démissionner malgré le revers infligé au Labour aux élections locales
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a promis vendredi de rester en fonction pour "apporter le changement" après que son parti travailliste a subi de lourdes pertes lors des élections locales, ce qui a renforcé les doutes sur sa capacité à gouverner.
Moins de deux ans après avoir remporté une victoire écrasante aux élections nationales, Starmer a vu les électeurs sanctionner son gouvernement, lui infligeant un revers dans certains de ses bastions traditionnels, situés dans d'anciennes régions industrielles du centre et du nord de l'Angleterre.Nigel Farage en embuscade
Le principal bénéficiaire a été le parti populiste Reform UK, dirigé par le militant pro-Brexit Nigel Farage, qui a remporté plus de 400 sièges de conseillers municipaux en Angleterre et pourrait former la principale opposition en Ecosse et au Pays de Galles face au Parti national écossais (SNP) et au Plaid Cymru, favorables à l'indépendance, lors de la publication des résultats plus tard vendredi.
Les premiers résultats ont mis en évidence la fragmentation du système bipartite traditionnel britannique, les partis travailliste et conservateur, autrefois dominants, perdant des voix non seulement au profit du parti réformiste , mais aussi au profit du parti vert de gauche, situé à l'autre extrémité de l'échiquier politique, et aux nationalistes en Ecosse et au Pays de Galles.Starmer s'accroche
Malgré les défaites, les alliés de Starmer ont manifesté leur soutien à un homme dont la popularité a chuté à un niveau parmi les plus bas...
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08/05 - Ryad serre la vis : la vraie raison derrière l’abandon du "Projet Liberté" par Donald Trump
C'est un revers supplémentaire pour Donald Trump. A peine quelques jours après l'avoir lancé, le président américain a été contraint d'abandonner son "Projet Liberté", cette opération d'escorte militaire américaine des pétroliers dans le détroit d'Ormuz. En cause : l'un de ses principaux alliés arabes, l'Arabie saoudite, lui a fait défaut. Ryad, cible de lourdes frappes iraniennes depuis le début de la guerre, a cette fois refusé de laisser Washington utiliser ses bases et son espace aériens. Et ce malgré un appel entre le président américain et le prince saoudien Mohammed ben Salmane, a rapporté NBC.Perte de confiance envers Washington
Un incident révélateur de la perte de confiance de Ryad dans la gestion du conflit par Trump, alors que l'Arabie saoudite ne peut s'empêcher de penser que les Etats-Unis n'ont pas réussi à la protéger face aux représailles iraniennes, alors même que ce sont eux qui l'ont entrainée dans cette guerre qu'elle n'a jamais soutenue. "Il est évident depuis longtemps que les Etats-Unis se sont embourbés dans un conflit qu'ils ne peuvent pas se permettre d'escalader et dont ils ne peuvent pas plus se sortir", confie un diplomate saoudien au Guardian.
Faute de modalités claires, Ryad redoutait donc que l'opération "Projet Liberté" ne dégénère en une confrontation navale risquée avec l'Iran, actant ainsi la fin du cessez-le-feu théoriquement en vigueur depuis le 7 avril. Au risque d'entraîner une reprise des frappes iraniennes contre les installations énergétiques saoudiennes. Voire...
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08/05 - Un réchauffement climatique à + 4 °C désormais jugé peu crédible : une bonne nouvelle, vraiment ?
Pour les uns, c’est la preuve que le réchauffement climatique serait un canular, que les modèles des scientifiques ne vaudraient rien. Pour les autres, c’est au contraire un signal : les énergies renouvelables (EnR) ont un rôle essentiel à jouer pour réduire les émissions de CO2.
Depuis qu’une équipe de chercheurs a mis à jour les trajectoires de référence du Giec, les réseaux sociaux s'agitent. Car le scénario du pire paraît s’être adouci : au lieu d’entraîner une hausse de la température mondiale de 4,4 °C à l'horizon 2100, le réchauffement planétaire conduirait plutôt à une augmentation d’environ 3,4 °C. Les scientifiques corrigent-ils une erreur passée ? Le monde serait-il enfin sur la bonne voie ? Pas si vite.
D’abord, il faut rappeler une évidence : "A chaque fois qu’un nouveau rapport du Giec se prépare, les scientifiques retravaillent leurs scénarios précédents", précise le physicien climatologue François-Marie Bréon. Le but n’est pas de "renverser" la science, mais d’en améliorer la précision. La prochaine mouture étant attendue pour 2028 ou 2029, ce travail de mise au point a logiquement commencé. "L’efficience des modèles a bien progressé ces dernières années", observe Christelle Castet, scientifique en chef chez Axa Climate. Mais tous les modèles comportent une part d’incertitude.
Pour une raison très simple : ils doivent intégrer un paramètre éminemment capricieux - nous. Dans son livre consacré à l’intelligence collective (A-t-on besoin d'un chef ?, Allary éditions) Mehdi Moussaïd, chercheur à l’institut...
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08/05 - France-Algérie : Paris annonce le retour de son ambassadeur à Alger
Une preuve de l'apaisement des tensions entre les deux rives de la Méditerranée ? L'Elysée annonce ce vendredi 8 mai, dans un communiqué, le retour en poste de l'ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet. Ce dernier avait été rappelé par Paris en avril 2025 sur fond de tensions diplomatiques avec Alger, et n'était jamais revenu à ses fonctions depuis. "Il travaillera sur tous les aspects de notre coopération bilatérale, dans un esprit de réciprocité, avec une attention prioritaire au retour en France de notre compatriote, M. Christophe Gleizes", précise le communiqué de la présidence de la République.
Ce journaliste français est détenu depuis près d'un an en Algérie, où il a été condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme". Sa famille a annoncé ce mardi qu'il renonçait à son pourvoi en cassation, ouvrant la voie à une possible grâce du président algérien, Abdelmadjid Tebboune.Une ministre à Sétif pour des commémorations
Stéphane Romatet n'est pas le seul représentant français à se rendre en Algérie ce 8 mai. Le communiqué présidentiel annonce en effet qu'Emmanuel Macron a chargé Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la Ministre des Armées et des Anciens combattants, de se rendre dans la ville algérienne de Sétif ce même jour, pour "commémorer les événements tragiques qui y ont eu lieu le 8 mai 1945".
"Alors même que les Français célébraient leur libération, la répression des manifestations dans les villes de Sétif, Guelma et Kherrata durait plusieurs semaines et faisait des milliers de...
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08/05 - Dormir en montagne : du refuge classique à la falaise suspendue
Dans certaines régions, la proportion des Français qui disent vouloir partir à la montagne en été est désormais supérieure celle de l’hiver. Un tournant majeur dans l’histoire des vacances en France et qui s’explique par de multiples facteurs : plus d’activités outdoors - au succès parfois éclair à l’instar des courses de trail -, modernisation des hôtels, création d’infrastructures nouvelles (notamment aquatiques), séjours sur-mesure et parfois très originaux, etc. Tout est fait pour recevoir et attirer une clientèle nouvelle, mais souvent sans expérience. Il faut parfois aux locaux, déployer des trésors d’ingéniosité et de pédagogie dans l’apprentissage du milieu naturel afin de donner aux néophytes les codes pour des pratiques respectueuses de l’environnement. Ces derniers, souvent avides d’une déconnexion totale, n’hésitent pas à prendre d’assaut, bivouacs et refuges (voir ci-dessous) ou à se lancer vers les plus hauts sommets. A condition de respecter certaines règles, dans l’Hexagone mais aussi ailleurs en Europe. Petit guide à l’usage des estivants pour une montagne en partage.
À quelques exceptions près, les refuges d’altitude proposent au mieux quelques dizaines de couchages, au pire une poignée. En été, il est donc impératif de réserver. Pour contourner la sur fréquentation, nombre de randonneurs se tournent vers le bivouac, parfois accepté à proximité immédiate du refuge, à condition de lever le camp au petit matin. Mais face aux excès de l’improvisation, aux dangers et aux dégradations...
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08/05 - L’essai littéraire du mois : Nathan Devers dans les pas du jeune Modiano
Pris en sandwich entre la montée de l’antisémitisme et la baisse du niveau de la lecture (observée par les enseignants comme par les libraires), Nathan Devers est dans de beaux draps : qui peut encore comprendre quelque chose à ses livres brillants tournant autour de sa judéité ? A la fois philosophe, romancier, celui qui voulait devenir rabbin quand il était lycéen s’était vraiment révélé avec Penser contre soi-même (2024), dont les passages les plus audacieux rappelaient les débuts de Philip Roth.
Aimer Jérusalem est un peu la suite, sauf que Devers a eu le temps, depuis, de méditer sur le 7 Octobre. Tel son mentor Bernard-Henri Lévy, il ne tient pas en place : on voit donc Devers se rendre sur les lieux des attentats, où il interroge des rescapés. Il se rend aussi à Tel Aviv. Où qu’il soit, il réfléchit à la Bible, dans des digressions talmudiques modernes dont il a le secret. Comme Alain Finkielkraut, il trouve à redire au régime de Benyamin Netanyahou, et aux "militants suprémacistes" qui sévissent autour de lui. Dans les passages les plus enlevés, on pense à Israël de Bernard Frank et à La Place de l’Etoile de Patrick Modiano, deux ovnis écrits par des gens dans leur vingtaine (Devers, lui, a 28 ans). Modiano avait publié son chef-d’œuvre en 1968, quelques mois après la guerre des Six Jours. On oublie parfois ce texte essentiel à la compréhension de son parcours. Nous verrons dans un demi-siècle quelle place occupera Aimer Jérusalem dans l’œuvre qui sera alors celle de Devers.
Aimer Jérusalem par Nathan...
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08/05 - Iran : Donald Trump assure que le cessez-le-feu est maintenu, malgré des tirs dans le détroit d’Ormuz
Des affrontements ont éclaté ce jeudi 7 mai entre les forces américaines et iraniennes dans le Golfe, et les Emirats arabes unis ont subi de nouvelles attaques, mettant en péril un cessez-le-feu vieux d'un mois et compromettant les espoirs d'une solution diplomatique à la crise.
La reprise des combats est survenue alors que Washington attendait une réponse de Téhéran à sa proposition de mettre fin au conflit, débuté par des frappes aériennes conjointes américano-israéliennes à travers l'Iran le 28 février dernier."Ils ont joué avec nous aujourd'hui"
Donald Trump a déclaré jeudi que trois destroyers de l'US Navy avaient été attaqués alors qu'ils traversaient le détroit d'Ormuz, que l'Iran a quasiment fermé depuis le début du conflit.
"Trois destroyers américains de classe mondiale viennent de traverser avec succès le détroit d'Ormuz, sous le feu ennemi. Aucun dommage n'a été constaté sur les trois destroyers, mais de lourds dégâts ont été infligés aux assaillants iraniens", a écrit le président américain sur Truth Social.
Donald Trump a ensuite déclaré aux journalistes que le cessez-le-feu était toujours en vigueur et a cherché à minimiser l'échange de tirs. "Ils ont joué avec nous aujourd'hui. Nous les avons balayés", a-t-il déclaré.
Le commandement militaire conjoint iranien a accusé les Etats-Unis de violer le cessez-le-feu en ciblant un pétrolier iranien et un autre navire, et en menant des attaques aériennes contre des zones civiles sur l'île de Qeshm, dans le détroit d'Ormuz, et sur les zones côtières...
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08/05 - Entre l’Allemagne et les Etats-Unis, la fin d’une relation privilégiée
Il arrive parfois que l'actualité semble se jouer loin de nous. Alors tous les vendredis, on s’intéresse à un évènement qui a marqué la semaine, d’un point de vue européen, et on prend le temps d’expliquer pourquoi il nous concerne tous.
L’annonce du retrait de 5 000 soldats américains d’Allemagne dans les prochains mois a fait la Une de tous les journaux outre-Rhin. Une déclaration à laquelle s’ajoute la menace d’une hausse des droits de douane sur les voitures européennes, qui toucherait principalement les constructeurs allemands et leurs 450 000 véhicules exportés chaque année aux États-Unis.
Ces mesures sont accompagnées des habituelles petites phrases de Donald Trump. En réponse aux critiques du chancelier Friedrich Merz sur la guerre en Iran, le président américain n’a pas retenu ses coups sur son réseau social : “Il ne sait pas de quoi il parle ! Il devrait passer moins de temps à interférer dans les efforts déployés pour éliminer la menace nucléaire iranienne, contribuant à rendre le monde, et l'Allemagne, plus sûrs ! Et consacrer plus de temps à mettre fin à la guerre entre la Russie et l'Ukraine, pour laquelle il s'est montré totalement inefficace, et à redresser son pays en ruine, notamment en matière d'immigration et d'énergie". La relation entre les États-Unis et l’Allemagne est en plein revirement, et cela pourrait impacter toute l’Europe.
Dans cet épisode de La semaine européenne, Luc de Barochez, éditorialiste à L'Express spécialiste des questions européennes, analyse ces récents rebondissements...
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08/05 - "La crise qui vient pourrait faire passer le Covid pour peu de choses" : Robert Friedland, le regard décapant de l’oracle du cuivre
Son nom est murmuré, avec un brin de fascination, par les plus fins connaisseurs du secteur des métaux. Ses tweets sont cités comme arguments d’autorité par les analystes et les traders. Robert Friedland, fondateur et coprésident exécutif d'Ivanhoe Mines, grand producteur mondial de cuivre, plaisante volontiers avec Donald Trump et serre la main du prince saoudien Mohammed ben Salmane avec aisance. A 75 ans, regard vif et sourire malicieux, l'homme d'affaires ne manque pas une séance de sport, même en cette journée de congrès sur les matières premières, le mois dernier, à Lausanne. Sa devise - "everything affects everything", "tout perturbe tout" - est plus pertinente que jamais depuis le blocage du détroit d’Ormuz et ses effets en cascade sur les chaînes d’approvisionnement. "Vous vous souvenez du Covid ? La crise qui arrive pourrait le faire passer pour bien peu de choses, lâche-t-il. C’est comme un gigantesque crash de train au ralenti".
Comment qualifier Robert Friedland ? Transgressif, si l'on rappelle son procès pour possession de drogue, à 21 ans. Aventurier, lui qui a voyagé en Inde en pleine vague hippie - période durant laquelle il a notamment côtoyé Steve Jobs, le cofondateur d'Apple. Visionnaire, surtout. C'est lui qui a alerté, avant l'heure, sur les tensions qui menacent les matériaux critiques nécessaires à l'électrification. Dans le monde entier, il est l'invité star des conférences dédiées au secteur minier. "Tout ce que vous touchez a été cultivé ou a été extrait des mines",...
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08/05 - La sécurité des cyclistes, nouveau défi européen
Avec les beaux jours, les Européens ressortent leurs vélos du garage… et les hôpitaux doivent se préparer. Si les accidents de la route sont en fort recul sur notre continent, ceux impliquant des cyclistes suivent une courbe inverse. En France, le nombre d'accidents mortels augmente chaque année de 4,7 % pour les vélos, quand il diminue de 1,6 % sur la route en général. "Les autorités encouragent leurs citoyens à prendre leurs vélos, mais ne leur fournissent pas les moyens de le faire en toute sécurité, souligne Jenny Carson, du European Transport Safety Council (ETSC). Sans action urgente, les cyclistes continueront de payer de leurs vies ces manquements."
L'accélération impressionnante de la pratique du vélo (+40 % en milieu urbain en France entre 2019 et 2023) explique en partie ces données tragiques. Mais pas seulement, d'après l'ESTC, qui liste les vélos électriques, des infrastructures inadaptées ou l'absence d'obligation de port du casque comme facteurs de risque. Chaque pays cherche la solution.Allemagne : le mauvais côté du vélo électrique
Au pays de la voiture reine, la révolution du vélo électrique, qui se vend désormais davantage que les modèles "normaux", fait des dégâts. Ces modèles attirent en priorité des cyclistes plus âgés, ce qui se traduit par davantage de mortalité. Les grandes villes allemandes proposent des cours pour mieux maîtriser son vélo électrique. Par ailleurs, le ministère des Transports veut rendre obligatoire des systèmes d'alarme sur les portes des voitures, afin d'éviter...
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08/05 - Rendez-nous "Top Chef" ! Par Denys de Béchillon
Le génie de Top Chef a longtemps reposé sur son modèle pédagogique. Il y avait des maîtres et des élèves, une chefferie bienveillante mais assumée, un cadre fixe, des règles du jeu, une culture de l’effort, un ordre de mérite… Mais plus que tout, on y voyait opérer la magie de la transmission dans l’apprentissage. C’était le sens des "brigades", de l’affiliation, par groupes, des candidats aux mentors qui les avaient choisis. Il n’y avait pas que la matière brute des aliments qu’on faisait mine de transformer. Les jeunes gens aussi : on nous donnait à voir que, tout professionnels et déjà expérimentés qu’ils soient, ils étaient pris là où ils étaient, puis malaxés, redressés, dirigés, emmenés plus loin… L’Ecole de guerre – toutes choses égales par ailleurs – fonctionne un peu sur ce schéma.
Vaste changement dans la saison en cours du programme de M6. Il n’y a plus d’équipes au point de départ ; seulement une sélection individuelle progressive. Plus d’unité de lieu non plus, ni de stabilité des conditions : on va faire la tambouille n’importe où, sur la plage ou sur la terrasse d’un restaurant d’altitude… Quant aux jurés – toujours aussi sympathiques au demeurant – on les a ostensiblement privés du plus gros de leur raison d’être. Ils sont là pour juger ; presque plus pour expliquer comment faire…
Le succès de la formule traditionnelle reposait sur une nostalgie de la formation à l’ancienne, voire sur le plaisir coupable que nous prenions à la vérifier supérieure aux niaiseries complaisantes de l’éducation positive… C’est...
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08/05 - "Ils ne font que vendre un produit..." : la charge de Carissa Veliz (Oxford) contre les "prophètes" de l’IA
Les prédictions sont aussi vieilles que l’humanité. Dans l’Antiquité, une foule faisait la queue devant l’oracle de Delphes, qui délivrait les prophéties d’Apollon. A Rome, l’empereur Tibère avait son astrologue de cour, Thrasyllus. Près de deux millénaires plus tard, le président François Mitterrand consultera la reine des horoscopes Elizabeth Teissier. Dans Prophecy (Swift Press), qui vient de paraître en anglais et a été salué par The Economist, le New York Times ou le Financial Times, Carissa Veliz revient sur ce besoin qu’ont les humains de se voir annoncer leur avenir. Elle avertit sur le fait que les prophéties sont bien plus un enjeu de pouvoir et d’argent dans le présent que de connaissances du futur. Surtout, la professeure associée de philosophie à l’université d’Oxford montre à quel point l’IA a remplacé les oracles d’antan, tandis que les gourous de la tech font figure de nouveaux prophètes, entre prédictions catastrophistes ou lendemains qui chantent.
Pour L’Express, Carissa Veliz explique pourquoi il faut toujours se méfier des prédictions et invite à ne pas utiliser les agents conversationnels comme des devins. Elle donne aussi de précieux conseils pour faire face à un monde forcément incertain.
L'Express : Les prophéties sont selon vous toujours plus une question d’argent et de pouvoir dans le présent que de connaissances du futur. Pourquoi faut-il s’en méfier ?
Carissa Veliz : Tout dépend bien sûr du type de prédiction. Les prévisions météorologiques relèvent de connaissances scientifiques....
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07/05 - Russie : un ancien avocat pro-Kremlin désormais en croisade contre Poutine
En l'espace de quelques semaines, ses positions politiques se sont radicalement transformées. Au point de le conduire en hôpital psychiatrique. À 42 ans, Ilya Remeslo, connu en Russie pour être un avocat et blogueur pro-régime vient de retourner sa veste contre Vladimir Poutine, dont il était jusqu'à présent un fervent défenseur.
Tout commence le 17 mars dernier, lorsqu'il décide de publier un long message sur la plateforme Telegram, intitulé "Cinq raisons pour lesquelles j’ai cessé de soutenir Vladimir Poutine". Un manifeste où il s’en prend violemment au chef du Kremlin, estimant qu'il n'est pas "un président légitime", réclamant sa "démission" et son passage devant la justice en tant que "criminel de guerre et voleur". Son texte, incendiaire, a été vu plus de 560 000 fois rien que sur Telegram. Fait rare en Russie, au risque de se retrouver derrière les barreaux, il a aussi largement critiqué la guerre menée en Ukraine. "L'armée n'avance pas en Ukraine, et la guerre ne mène nulle part, a-t-il écrit. Il y a des pertes massives. Nous nous battons pour de minuscules territoires qui ne donneront finalement rien à la Russie". "Dénonciateur professionnel"
C'est quelques heures après la publication de ce texte qu'Ilya Remeslo a été transporté, contre sa volonté selon The Washington Post, par les autorités russes à l’hôpital psychiatrique numéro 3 de Saint-Pétersbourg. Mais, de façon "très inhabituelle" pour un régime autoritaire tel que celui de Vladimir Poutine, bien connu pour étouffer toute dissidence,...
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07/05 - Rachel Vogelstein : "Mobiliser les femmes dans l’économie est devenu un impératif stratégique"
Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Maroc, Rwanda… Ces dernières années, des pays pourtant culturellement conservateurs ont assoupli les règles qui limitaient les droits des femmes. Derrière cet apparent virage idéologique se cache pourtant un calcul autrement plus stratégique, assure Rachel Vogelstein, professeure au sein de la School of International and Public Affairs de la prestigieuse université de Columbia et directrice de l’initiative pour les femmes au sein du Columbia Institute of Global Politics. Ex-assistante spéciale de Joe Biden et directrice adjointe du White House Gender Policy Council, cette spécialiste reconnue explique auprès de L’Express pourquoi engager des réformes pour favoriser l’emploi des femmes est en réalité dans l’intérêt économique des États. Au point d’y voir un déterminant essentiel de la puissance, au même titre que d’autres facteurs tels que la démographie, l’éducation et les capacités technologiques. Entretien.
L’Express : Les obstacles à l’émancipation économique des femmes persistent dans de nombreux pays. Ces dernières années, cependant, plusieurs États culturellement conservateurs ont commencé à assouplir les règles qui limitaient jusqu’alors les droits des femmes, à commencer par l’Arabie saoudite. Peut-on parler d’un virage idéologique ?
Rachel Vogelstein : Qu’il s’agisse de l’Arabie saoudite ou d’autres pays ayant entrepris des réformes du même ordre, il est plus juste de considérer cela comme une adaptation stratégique, plutôt que comme un véritable virage idéologique....
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07/05 - L’argent du contribuable continue à financer des terroristes palestiniens, par Simone Rodan-Benzaquen
Le 22 septembre 2025, à la tribune des Nations unies, Emmanuel Macron a reconnu l'Etat de Palestine. Cette reconnaissance, présentée par l'Élysée comme "conditionnelle", reposait sur des engagements écrits de Mahmoud Abbas datés du 9 juin : condamnation du 7 octobre, démilitarisation du Hamas et son exclusion de la gouvernance de Gaza, libération des otages, élections sous un an, réforme en profondeur de l'Autorité palestinienne (AP), et fin du système de paiements aux prisonniers et aux familles de "martyrs". Emmanuel Macron avait alors salué une "lettre d'espoir, de courage, de clarté".
Beaucoup d'entre nous — moi la première — avons mis en garde à l'époque contre cette décision. Non pas parce que nous serions opposés au principe d'un Etat palestinien aux côtés d'Israël, qui reste l'horizon politique le plus solide. Mais parce que la conditionnalité affichée n'était pas crédible. Reconnaître d'abord, exiger ensuite, en pariant sur la bonne volonté d'une Autorité palestinienne dont chaque promesse passée n'a été tenue qu'à reculons : c'était se priver de tout levier au moment même où l'on prétendait s'en donner un.Rapport accablant
Sept mois plus tard, la démonstration est faite. Le Département d'Etat américain vient de publier son rapport au Congrès au titre du Taylor Force Act. Ce nom est celui d'un homme. Taylor Force, 28 ans, vétéran de l'armée américaine, diplômé de West Point, ayant servi en Irak et en Afghanistan, a été assassiné le 8 mars 2016 sur le port de Jaffa par un Palestinien qui s'en est pris au...
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07/05 - Des images satellites révèlent l’ampleur des frappes iraniennes sur les bases américaines
La guerre est aussi informationnelle. Un peu plus de deux mois après le début de la guerre en Iran, déclenchée par des frappes israélo-américaines le 28 février dernier, l'étendue des dégâts engendrés par les frappes iraniennes sur les bases américaines au Moyen-Orient se précise.
Selon la presse américaine, dont The Washington Post qui indique avoir analysé et authentifié près de 100 images satellites, la quantité de destruction des installations militaires américaines serait bien plus importante que ce qui a été publiquement reconnu par le gouvernement américain ou précédemment signalé par la Maison-Blanche. D'un point de vue méthodologique, le Washington Post rapporte avoir vérifié l'authenticité de 109 images en les comparant avec des images à basse résolution du système satellite de l'Union européenne, Copernicus, ainsi qu'avec des images haute résolution de Planet, un fournisseur américain de données satellites. Le quotidien américain précise en outre que l'imagerie satellite du Moyen-Orient est "exceptionnellement difficile à acquérir à l'heure actuelle". Et pour cause : deux des plus grands fournisseurs commerciaux de ces images, Vantor et Planet, ont accédé aux demandes du gouvernement américain (leur plus grand client) de limiter et/ou de retarder la publication d'images de la région pendant que la guerre est en cours, rendant de fait difficile l'évaluation des contre-attaques iraniennes. "La majorité des positions américaines dans la région"
Plus précisément, l'analyse des images satellites indique que...
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07/05 - Bally Bagayoko dans la boucle WhatsApp de Valérie Pécresse, Nicolas Sarkozy en veut à Bruno Retailleau
Le grand rendez-vous de la présidentielle approche, chaque semaine apparaît un nouveau prétendant. Autant dire que la vie politique entre dans une nouvelle phase, ô combien palpitante… Silence franco-américain
En pleine guerre en Iran, les relations franco-américaines sont pour le moins distendues. Le ministre de la Défense de Donald Trump, Pete Hegseth, pourrait passer par Paris en juin. L’occasion de reparler avec Catherine Vautrin : le dernier échange téléphonique remonte à un mois. La ministre française a sondé son homologue allemand : les contacts entre Berlin et Washington ne sont guère plus nombreux…La blague de Jean Castex
"J’ai quitté la vie politique, donc je ne fais plus de promesse !": avec cette formule, Jean Castex amuse la galerie. Mais celui qu’Emmanuel Macron a parfois incité à se lancer dans la bataille présidentielle continue de tourner dans les territoires. Mardi 5 mai, c’est en train couchette que le PDG de la SNCF est arrivé à Briançon pour évoquer les travaux sur le réseau ferroviaire dans la région Sud, avant l’organisation des Jeux olympiques d’hiver de 2030.Gabriel Attal - Bruno Le Maire, la contre-alliance ?
Le geste en a surpris certains : Renaissance annonce et retweete des messages annonçant des séances de dédicaces de… Bruno Le Maire, qui concurrence pourtant en librairie Gabriel Attal. "Qui sait, les deux feront peut-être alliance contre Edouard Philippe", avance un responsable du camp macroniste.Les gants d'Emmanuel Macron
Emmanuel Macron a bien remarqué, selon l’une de ces...
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07/05 - Royaume-Uni : les élections locales, premier test à haut risque pour Keir Starmer
Et si le pays changeait de couleur politique ? Des millions de Britanniques votent, jeudi 7 mai, pour une série d’élections locales et régionales qui s’annoncent comme un test politique majeur pour le Premier ministre travailliste Keir Starmer. Selon plusieurs sondages récents, le chef du gouvernement pourrait subir une défaite d’ampleur historique, moins d’un an après son arrivée à Downing Street. Au total, 58 % des Britanniques pensent que Keir Starmer fait un mauvais job, selon un sondage YouGov réalisé en avril 2026.
Ce scrutin concerne les parlements écossais et gallois, mais surtout 136 conseils locaux en Angleterre, soit plus de 5 000 sièges à pourvoir. Dans le système britannique, ces élus gèrent directement des services du quotidien comme les écoles, les transports, la collecte des déchets ou encore l’aide sociale. Au-delà de leur dimension locale, ces élections sont régulièrement perçues comme un baromètre de la popularité du gouvernement en place.
Cette année, l’enjeu dépasse ainsi largement le cadre administratif. Les partis d’opposition présentent le scrutin comme un véritable référendum sur Keir Starmer et son gouvernement, en place depuis les élections générales de 2024. Le Parti travailliste, également appelé Labour, défend environ 2 500 sièges et pourrait en perdre jusqu’à 1 850 selon plusieurs projections, un recul inédit à ce niveau d’élections. Pour le tabloïd britannique The Mirror, historiquement de gauche, le Premier ministre s'apprête à affronter un "carnage électoral". De son côté, Sadiq...
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07/05 - Hantavirus : vers une épidémie ? Les différents scénarios décryptés par le Pr Antoine Flahault
Tout semblait bien commencer à bord du MV Hondius, un navire de croisière plutôt luxueux, croisant dans les mers du sud au départ d’Ushuaia, ville la plus au sud de l’Argentine. Un couple de Néerlandais âgés de 69 et 70 ans s’est embarqué dans ce périple après avoir transité quelques jours en Argentine. C’est à ce moment-là que l’on pense que l’un des deux membres du couple s’est infecté par le virus des Andes, le seul de la famille des hantavirus qui soit transmissible entre personnes. Ensuite, le virus s’est propagé à bord et tout a basculé. Le seul hantavirus connu à transmission interhumaine
Le virus des Andes avait déjà causé plusieurs petits foyers épidémiques dont une épidémie en Argentine entre 2018 et 2019 qui a été fort bien documentée et publiée depuis dans la revue médicale New England Journal of Medicine, en décembre 2020. L’article rapporte une épidémie survenue lors d’un rassemblement d’une centaine de personnes. Parmi les 34 personnes infectées, aucun n’était asymptomatique, tous avaient au moins de la fièvre et plus de la moitié des patients étaient atteints de formes très graves d’infections pulmonaires nécessitant des soins intensifs et le plus souvent de la ventilation assistée. Les autres patients souffraient de formes cliniques suffisamment sévères pour nécessiter une oxygénothérapie en milieu hospitalier.
La durée d’incubation de la maladie varie de 8 à 40 jours et peut-être davantage. Les symptômes sont ceux d’une infection respiratoire sévère, avec dans les cas les plus graves une détresse...
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07/05 - Pourquoi la montagne est devenue la nouvelle star des vacances d’été
Dans certaines régions, la proportion des Français qui disent vouloir partir à la montagne en été est désormais supérieure à celle de l’hiver. Un tournant majeur dans l’histoire des vacances en France et qui s’explique par de multiples facteurs : plus d’activités outdoors - au succès parfois éclair à l’instar des courses de trail -, modernisation des hôtels, création d’infrastructures nouvelles (notamment aquatiques), séjours sur-mesure et parfois très originaux, etc. Tout est fait pour recevoir et attirer une clientèle nouvelle, mais souvent sans expérience. Il faut parfois aux locaux, déployer des trésors d’ingéniosité et de pédagogie dans l’apprentissage du milieu naturel afin de donner aux néophytes les codes pour des pratiques respectueuses de l’environnement. Ces derniers, souvent avides d’une déconnexion totale, n’hésitent pas à prendre d’assaut, bivouacs et refuges ou à se lancer vers les plus hauts sommets. A condition de respecter certaines règles, dans l’Hexagone mais aussi ailleurs en Europe. Petit guide à l’usage des estivants pour une montagne en partage.
La situation internationale instable devrait inciter les Français, comme tous les Européens, à préférer le Vieux Continent pour leurs vacances d’été. La montagne française bénéficiera sans aucun doute de cette manne, déjà relancée par le Covid et plus sûrement par le réchauffement climatique. L’Association nationale des maires des stations de montagne relevait une hausse de 5,5 % du taux d’occupation des hébergements touristiques en juillet-août 2025 par...
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07/05 - Entre Marco Rubio et Léon XIV, une rencontre sensible sur fond de tensions avec Donald Trump
Entre les façades en marbre et les files de touristes massés place Saint-Pierre se jouera ce jeudi 7 mai une rencontre diplomatique délicate. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio se rend au Vatican pour s’entretenir avec le pape Léon XIV. Une rencontre potentiellement tendue, alors que le président Donald Trump a multiplié les attaques contre le souverain pontife après ses critiques de la guerre en Iran. L'ex sénateur de Floride est attendu au Palais du Vatican vers 11h15, pour la première visite en près d’un an d’un membre du gouvernement américain. "Rubio bénéficie d’un certain respect au Vatican", estime le média romain Domani, repris par Courrier international, où il est jugé "plus prévisible et donc plus digne de confiance que J.D. Vance".
Prévue à huis clos, la rencontre entre le secrétaire d’État américain et le pape Léon XIV devrait durer une trentaine de minutes. Le fervent catholique de 54 ans doit ensuite s’entretenir avec le secrétaire d’État du Vatican, le cardinal Pietro Parolin. Marco Rubio assure que ce déplacement n’a pas vocation à apaiser des tensions avec le souverain pontife, premier pape de nationalité américaine. "Ce voyage n’est lié à rien d’autre qu’au fait qu’il est normal pour nous de nous engager dans ce genre d’initiative, et d’autres secrétaires d’État l’ont fait par le passé", a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse mardi à la Maison-Blanche. "C’est un voyage que nous avions prévu depuis longtemps, et bien sûr, il y a eu des événements entre-temps", a-t-il euphémisé.
Le...
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07/05 - Moyen-Orient : pourquoi le porte-avions Charles-de-Gaulle a mis le cap sur le détroit d’Ormuz
L’immense base aérienne flottante tricolore — 261 mètres de long, près de 2 000 marins et aviateurs à bord — évolue actuellement en mer Rouge. Le porte-avions français Charles-de-Gaulle et son escorte ont franchi, mercredi 6 mai, le canal de Suez en direction du golfe d’Aden, avec un objectif clair : montrer que les États membres de la coalition maritime montée par la France sont prêts à sécuriser le détroit d’Ormuz, a annoncé le ministère des Armées. Cette démonstration de force intervient quelques jours après l’attaque au missile d’un porte-conteneurs de l’armateur français CMA CGM, même si Paris se garde bien de présenter cet incident comme le motif direct de ce déploiement.
La France tente de jouer un délicat numéro d’équilibriste dans la région. Lors d’un entretien téléphonique avec son homologue iranien Massoud Pezeshkian, le président français Emmanuel Macron a assuré que "le pré-positionnement" du groupe aéronaval s’inscrivait dans le cadre du dispositif de surveillance du détroit porté par Paris et Londres, avec le soutien d’une quarantaine de pays et des États riverains. "Toutes les parties doivent lever le blocus du détroit, sans délai et sans conditions. Il faut revenir durablement au régime de pleine liberté de navigation qui prévalait avant le conflit ", a-t-il écrit sur le réseau X.Un "sujet d'intérêt commun"
Le ministère français des Armées a précisé dans un communiqué que le mouvement du groupe aéronaval était "distinct...
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07/05 - "Tout va mal", "Avec nous, ça ne peut pas être pire" : les deux mensonges du populisme
Dans la campagne présidentielle débutante, les thuriféraires de l’aventurisme politique croient détenir un argument en béton : tout va mal, ça ne peut pas être pire. Sous-entendu : après deux mandats d’Emmanuel Macron qui feraient passer Azincourt pour un moment glorieux de l’histoire de France, nous ne courons aucun risque à faire entrer à l’Elysée des idées et des candidats issus de partis qui n’ont jamais gouverné la France.
Je voudrais profiter de cette chronique pour battre en brèche ces deux idées. Tout ne va pas bien en France mais tout ne va pas mal. Par ailleurs, il est parfaitement possible de faire pire, voire bien pire, que les deux quinquennats qui viennent de s’écouler. C’est même un risque majeur.A Montréal, on attend 19 heures aux urgences
Sur le premier point, il suffit d’avoir la chance de circuler un peu dans le monde pour constater que la situation française ne correspond pas à l’enfer que certains se complaisent à brosser. Un exemple parmi d’autres : notre système de santé, tellement vilipendé. Nos concitoyens savent-ils que le reste à charge pour les ménages, après remboursement par l’Assurance maladie et les complémentaires santé, correspond à moins de 10 % du coût de l'acte, l’un des plus faibles au monde ? Savent-ils que les médicaments affichent chez nous les prix les plus bas de quasiment tous les pays développés ? Au Quebec, Etat connu pour être le plus protecteur d’Amérique du Nord, le gouvernement s'est félicité de la baisse du temps moyen d’attente aux urgences, qui vient de tomber...
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07/05 - Economie, immigration... Le PS à contre-courant de la gauche européenne
"Le temps de la social-démocratie doit être dépassé". Cette citation n’est pas extraite d’un manifeste du NPA (Nouveau parti anticapitaliste), mais du "projet" pour 2027 du Parti socialiste, publié le 22 avril. En une ligne, le PS tourne le dos au modèle qui a régné en maître sur le continent européen depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. S’il le crédite de "progrès sociaux considérables", celui-ci ne serait désormais plus apte à surmonter les défis du XXIe siècle, comme l’écologie, l’égalité entre les sexes ou la lutte contre les discriminations raciales.
Il faut dire que la crise est réelle : "depuis 2015, le nombre de gouvernements sociaux-démocrates a peu ou prou été divisé par deux", recense Renaud Large, qui anime l’Observatoire des doctrines politiques de la Fondation Jean Jaurès (FJJ), un think tank classé à gauche. D’un côté, la crise migratoire de 2015 – et les enjeux sécuritaires, identitaires et environnementaux qui l’accompagnent – a profondément entaché la crédibilité des discours humanistes et progressistes sur le multiculturalisme. De l’autre, le vieillissement de la population, le creusement de la dette publique et le décrochage de la croissance et de la productivité, en France comme en Europe, mettent sous tension la soutenabilité de l’Etat social et redistributif, cœur battant du projet économique social-démocrate. Partout sur le continent, les partis sociaux-démocrates ont, ces dernières années, connu quelques-uns des pires scores de leur histoire. En février 2025, le SPD allemand d’Olaf...
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07/05 - De Merkel à Merz : les années Macron ont-elles fragilisé le couple franco-allemand ?
Le passé permet souvent d'éclairer l'actualité. Chaque jeudi, dans notre nouveau podcast Hier à la Une, on se plonge dans les archives de L’Express, pour comprendre autrement la couverture du magazine de la semaine.
Lorsqu’il accède à la chancellerie le 6 mai 2025, Friedrich Merz hérite d’une mission centrale : celle de raviver la flamme du couple franco-allemand. Fervent défenseur de l’Union européenne, son élection suscite l’espoir d’un renouveau diplomatique entre Paris et Berlin. En pratique, un an après sa prise de poste, le dirigeant allemand peine à relancer la machine et des tensions persistent avec Emmanuel Macron.
Au cœur des frictions, plusieurs dossiers sensibles comme le traité du Mercosur mais aussi ce prêt européen de 90 milliards d’euros octroyé à Kiev, dans le contexte de la guerre en Ukraine. Et puis il y a le feuilleton de l’avion de combat commun : neuf ans après son lancement, le projet du Scaf, à 100 milliards d’euros, censé remplacer le Dassault Rafale et l’Eurofighter Typhoon à l’horizon 2040, semble aujourd’hui plus proche du crash que du décollage.
Malgré ces contentieux, les deux chefs d’État s’entendent au moins sur un point : l’importance d’une défense européenne forte face au voisin russe et à l’instabilité américaine. Car si les rapports entre Paris et Berlin ne sont pas au beau fixe aujourd’hui, ils reflètent une entente franco-allemande en dents de scie depuis 2017 et l’arrivée d’Emmanuel Macron au...
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06/05 - "Les discours catastrophistes sont faux" : le déclin des espèces nuancé par deux scientifiques
Ce sont des chiffres alarmistes promus par des associations environnementales et qui sont abondamment repris dans les médias. Selon WWF, par exemple, en seulement cinquante ans, la taille moyenne des populations d’animaux vertébrés sauvages aurait chuté de 73 %. Mais deux éminents scientifiques, John L. Gittleman et Stuart Pimm, nuancent sérieusement cette vision d'un déclin irrémédiable de la biodiversité. Dans un article paru dans la revue Proceedings of the Royal Society B et dans un autre plus grand public pour la revue Foreign Policy, les deux universitaires contestent ces "gros titres alarmistes" qui "occultent les avancées en matière de conservation et de biodiversité". John L. Gittleman et Stuart Pimm ont pourtant consacré leur carrière à ce sujet. Le premier est professeur émérite en biodiversité et écologie des maladies à l'université Duke et doyen émérite de l’université de Géorgie. Le second titulaire de la chaire Doris Duke en conservation à la Nicholas School of the Environment de l’université Duke. Pour L'Express, ils expliquent pourquoi les données mises en avant par WWF ou d'autres organisations maltraitent non seulement la science, mais ne servent pas la cause environnementale. Ils saluent aussi la prise de parole de Charles III face à Donald Trump. Entretien.
L’Express : Pourquoi ne faut-il selon vous pas être trop catastrophiste au sujet de la biodiversité ?
Stuart Pimm: Des gens promeuvent une vision apocalyptique qui n’est tout simplement pas vraie. Dans une grande partie de...
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06/05 - Scandale de corruption en Ukraine : les révélations qui fragilisent Volodymyr Zelensky
Alors qu’une nouvelle vague d’enregistrements vient d'être divulguée par la presse ukrainienne dans le cadre d'un vaste scandale de corruption qui secoue le pays depuis une semaine, une interrogation prédomine : le président Volodymyr Zelensky était-il au courant ? Les 28 avril et 1er mai, des retranscriptions ont été rendues publiques par le média Ukrainska Pravda, ainsi que par les députés Yaroslav Zheleznyak et Oleksiy Honcharenko, en lien avec une enquête menée par le Bureau national anticorruption (NABU) portant sur un dispositif de corruption estimé à 100 millions de dollars, organisé autour du monopole nucléaire public Energoatom.
Les nouvelles retranscriptions de conversations présumées entre les personnes impliquées laissent entendre une possible implication du chef de l’État, qui pourrait entraîner des conséquences politiques pour Zelensky si son rôle venait à être établi, estiment plusieurs observateurs. À ce stade, le nom de Volodymyr Zelensky n’est pas mentionné explicitement dans ces nouveaux documents, mais ces révélations mettent en lumière le rôle de plusieurs personnalités réputées proches de lui, comme Timour Minditch, copropriétaire de Kvartal 95, la société de production du président, ainsi que l’ancien vice-premier ministre Oleksiy Tchernichov, lui aussi présenté comme un proche du chef de l’État - il fait d’ailleurs partie des rares membres du gouvernement invités à ses anniversaires.Une maison pour "Vova"
Les journalistes à l’origine des révélations vont encore plus loin, avançant que le...
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06/05 - "Il n’y a que lui qui n’est pas au courant" : Eric Zemmour face à l’ascension de Sarah Knafo
Le travelling de la vidéo est contrôlé. Il permet de gonfler la petite file de badauds qui se forme dans une rue de Strasbourg, ce mercredi, et piétine sur le trottoir. Des dizaines de personnes venues rencontrer Sarah Knafo. L’eurodéputée Reconquête a convoqué ceux qui le souhaitent à participer à un "moment d’échange privilégié" dans le cadre de la "Grande consultation" qu’elle vient de lancer. Objectif : élaborer, à partir de participations citoyennes, une base de programme pour l’élection présidentielle de 2027. Sur le fond, rien de très innovant. Sur la forme non plus. Des rencontres avec des représentants de la société civile, censées se tenir dans toute la France, et brasser les thématiques les plus larges possibles. Un format de dialogue devenu quasi-classique, à l’heure où la politique cherche à se défaire à tout prix des procès en déconnexion.
"Ils écrivent des programmes dans leur coin, entre eux, pour eux, jamais pour vous (…), professe Sarah Knafo dans une vidéo postée sur le réseau social X. Nous avons décidé de faire autrement. Je commence dès aujourd’hui à construire le programme qui manque à la France." Le programme de Reconquête, le parti d’Eric Zemmour, donc. Mais au fait… où est passé le président du parti ? D’Eric Zemmour, candidat malheureux à la présidentielle 2022 et censé porter à nouveau ses couleurs en 2027, il n’est pas question dans cette promotion. A peine est-il mentionné dans la boucle Telegram du parti, sur laquelle on peut lire : "Sarah Knafo vient de lancer une nouvelle action nationale...
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06/05 - Droits de douane : l’Union européenne divisée sur l’accord commercial avec Donald Trump
Une fois encore, Donald Trump crée des remous. Les récentes menaces de hausse de droits de douane formulées par le président américain font monter la tension au sein de l'Union européenne, en lien avec la mise en œuvre de l’accord commercial transatlantique conclu l'été dernier, rapporte Politico. Ce mercredi 6 mai, des négociateurs issus du Parlement européen, des États membres et de la Commission vont tenter de surmonter leurs divisions, alors que les blocages s’accentuent quant à l’opportunité de soutenir cet accord, conclu en juillet dernier dans le complexe de golf de Donald Trump à Turnberry, en Écosse.
Estimant que le bloc européen ne respecte pas les termes de ce pacte commercial, le dirigeant américain a déclaré vendredi dernier qu’il augmenterait dans la semaine à venir les droits de douane sur les voitures et les camions de l'UE à 25 %. Neuf mois après l'avoir signé, l'UE n'a en effet toujours officiellement ratifié le texte, et n'a donc toujours pas supprimé les droits de douane sur les biens industriels américains importés, comme les deux parties en avaient convenu. Le processus législatif a été suspendu à deux reprises par le Parlement européen, après les menaces de Donald Trump d'imposer de nouveaux droits de douane aux alliés européens n'ayant pas soutenu son projet d'acquisition du Groenland, et lorsque la Cour suprême américaine a invalidé les droits de douane dits "réciproques".Un "mauvais accord"
Un certain nombre de pays de l’UE, avec en tête l’Allemagne et son industrie automobile très...
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06/05 - Pour une convention nationale des psychologues avec l’Assurance maladie : sortir de l’impasse de Mon soutien psy
La santé mentale des Français se dégrade de manière préoccupante. Les troubles anxieux, dépressifs et les états de stress post-traumatique sont en augmentation, tandis que les besoins en accompagnement psychothérapeutique n’ont jamais été aussi importants. Les psychothérapies constituent aujourd’hui un pilier central des soins en santé mentale, reconnu par l’ensemble des recommandations scientifiques internationales. Les troubles psychiques figurent parmi les premières causes d’arrêts de travail de longue durée. L’accès précoce à des psychothérapies adaptées constitue un levier d’amélioration de la santé et de réduction des coûts directs pour l’Assurance maladie comme pour la société.
Depuis 2022, la France s’est dotée d’un dispositif de remboursement des consultations psychologiques en ville. "Mon soutien psy" marque une avancée historique : pour la première fois, les soins psychothérapeutiques délivrés par des psychologues libéraux entrent dans le champ de la solidarité nationale. Cette reconnaissance était attendue de longue date, tant les besoins en santé mentale sont massifs, documentés et largement partagés.
Pourtant, trois ans après son lancement, le dispositif montre des limites structurelles qui compromettent sa portée et son efficacité. Ces limites ne relèvent ni d’un manque d’engagement des professionnels de terrain, ni d’une absence de demande de soins — bien au contraire. Elles tiennent à un cadrage administratif et clinique inadapté, construit sans véritable négociation avec les psychologues concernés, et...
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06/05 - Pédopsychiatrie : le rapport accablant de l’ARS sur les dérives de la Fondation Vallée
Imagine-t-on des enfants, pour certains de moins de 10 ans, placés à l’isolement ? Des adolescents, hospitalisés parfois pendant plusieurs mois, alors que leur état ne le nécessitait pas ? C’est pourtant ce qu’il s’est passé ces dernières années au sein de la Fondation Vallée, le plus grand hôpital pédopsychiatrique de France, situé à Gentilly, aux portes de Paris. Le rapport de la mission d’inspection publié ce mercredi 6 mai par l’Agence régionale de santé (ARS) d’Ile de France, que L’Express a pu lire en avant-première, en atteste. Confirmant les informations révélées par notre journal fin janvier, ce rapport avait poussé Denis Robin, le directeur de l’ARS, à fermer les unités d'hospitalisation à temps complet de cet établissement mi-février – une décision rare, prise "en urgence" au vu de la "gravité" des faits qui y avaient été constatés. De fait, le document fait état de 15 "écarts" (non-respect du code de la santé publique) et de 47 "remarques" (demandes d’amélioration) : enfermements et contention illégaux, restrictions injustifiées des communications entre les parents et les enfants, recours à des outils diagnostics non validés, soins non étayés scientifiquement, manque de formation continue des personnels, climat social tendu, voire délétère...
A hauteur d’adulte, certains constats paraîtront anecdotiques. Ils illustrent pourtant à quel point l’accueil des jeunes patients était inadapté dans cet établissement. Lors de leur visite, les inspecteurs ont ainsi découvert que dans une des unités d’hospitalisation, les...
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06/05 - Assurance‑vie : l’euro-croissance tient-il sa promesse ?
Avec 2 100 milliards d’euros placés, les contrats d’assurance-vie, représentent un véritable poids lourd de l’épargne. Dotée de caractéristiques juridiques et fiscales inégalées et d’un fonds en euros à toute épreuve, elle a su séduire les Français. Le rebond de la collecte observée depuis deux ans montre que ces derniers la plébiscitent toujours. Cette place à part dans le patrimoine des ménages (ci-dessous) en fait aussi un produit avec lequel il faut compter du côté des autorités, d’autant qu’il finance à coups de milliards d’euros la dette de l’Etat et ses ambitions dont celles autour de la défense. Ce statut n’est pas sans susciter des convoitises. Courtiers, mutuelles, fintechs… De nombreux acteurs se lancent chaque année avec leur contrat pour essayer de capter une petite part de ce gâteau. Pour un succès variable tant l’offre est désormais abondante et concurrentielle. D’autres préfèrent la fustiger, en mettant l’accent sur son coût. Un tacle mérité mais qui tend à s’améliorer, sous la pression de Bruxelles en particulier.
Présentés comme la troisième voie de l’assurance-vie, à mi-chemin entre les fonds en euros garantis et les unités de compte risquées, les fonds euro-croissance n’ont pas connu le succès escompté. Les en-cours sous gestion restent bas, autour de 13 milliards d’euros, contre 1 400 milliards pour les fonds en euros classiques. Et seule une poignée d’assureurs en fait aujourd’hui la promotion. Deux raisons de s'intéresser aux fonds euro-croissance
Dommage car il y aurait au moins deux bonnes raisons...
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06/05 - Détroit d’Ormuz : le "Projet Liberté" déjà suspendu, un nouveau rétropédalage de Donald Trump
Encore une volte-face. Le président Donald Trump a annoncé mardi 5 mai qu’il mettait en pause la nouvelle opération militaire destinée à ouvrir un corridor de navigation dans le détroit d’Ormuz pour les navires commerciaux, deux jours à peine après l'avoir lancée. Son annonce, publiée sur les réseaux sociaux, est intervenue quelques heures après que le secrétaire d’État Marco Rubio a affirmé que les États-Unis avaient mis fin aux opérations de combat contre l’Iran. Seuls trois navires commerciaux ont réussi à traverser le détroit depuis le lancement lundi de cette opération américaine, baptisée "Projet Liberté" ("Project Freedom" en anglais).
Selon Donald Trump, cette pause "intervient à la demande du Pakistan et d’autres pays" et implique l’arrêt temporaire des opérations militaires américaines, y compris l’usage de navires de guerre pour sécuriser le passage. Cette suspension durera "pendant une courte période afin de voir si l’accord [NDLR : de paix avec l'Iran] peut être finalisé et signé", a-t-il précisé, évoquant déjà de "grands progrès" vers un accord "complet et définitif". Dit différemment, si la marine américaine continuera d’intercepter les navires ayant accosté dans des ports iraniens, les opérations aériennes et navales visant à sécuriser le détroit pour le trafic commercial, elles, sont interrompues.Le maintien du cessez-le-feu
Cette annonce intervient après deux conférences de presse mardi - l’une au Pentagone, l’autre à la Maison-Blanche - au cours desquelles l’administration a défendu l’efficacité de la...
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06/05 - Edward Russo, le joker vert de Donald Trump : "écologiste passionné" ou simple alibi ?
Oui, Donald Trump a bel et bien décroché un Nobel. Non, personne n’en parle, ce qui a le don d’agacer Edward Russo, l'homme ayant reçu la récompense au nom du président des Etats-Unis. "J’avais prévenu dans mon discours : 'Vous ne lirez jamais cela dans la presse'. J’ai eu raison, pas un seul article n’a été publié", explique-t-il à L’Express. Après vérification, l’affirmation n’est pas tout à fait exacte.
Le 5 décembre dernier, à Miami, Donald Trump s’est vu décerner une "médaille de reconnaissance spéciale". Non pas pour la paix dans le monde, qu’il réclamait ouvertement, mais pour ses initiatives en matière de biodiversité - ce qui peut surprendre vu l’ampleur de ses attaques contre l’écologie et son déni du changement climatique. La distinction lui a été remise par le Nobel Sustainability Trust, une organisation suisse créée en 2007 par des membres de la famille Nobel, sans être pour autant liée au prestigieux prix.
Pour Edward Russo, 80 ans, à la tête de la task force de la Maison-Blanche sur l’environnement, cet événement passé sous silence confirme deux choses. La première : "La presse est biaisée, partisane." La seconde : "Le travail de Donald Trump pour la planète est insuffisamment reconnu." Lui le clame haut et fort depuis longtemps. En 2016, il a même autoédité un...
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06/05 - Taxation des superprofits : un casse-tête économique et technique aux retombées incertaines
C'est une petite musique qui fait son retour dans le débat public, avec de plus en plus d'insistance. Comme en 2022, après l’invasion de l’Ukraine et l’envolée des prix de l’énergie, des voix s’élèvent pour réclamer l'instauration d'une taxe sur les "superprofits". Dans le viseur, les gains exceptionnels réalisés par les groupes pétroliers, portés par la flambée des cours liée au conflit avec l’Iran et aux tensions dans le détroit d’Ormuz. En France, une entreprise cristallise les critiques d'un bord à l'autre de l'échiquier politique, de la France insoumise au Rassemblement national, en passant par le Parti socialiste : TotalEnergies. Le groupe a dévoilé le 29 avril avoir dégagé un bénéfice net de 5,8 milliards d'euros au premier trimestre 2026, en hausse de 51 % par rapport à la même période l'an dernier. Un bond certes moins spectaculaire que chez ses concurrents, l'espagnol Repsol - 154 % - et le britannique BP - 453 % -, mais suffisant pour faire du géant français une cible.
Son PDG, Patrick Pouyanné a tenté d'éteindre l'incendie en annonçant la prolongation du plafonnement des prix du carburant dans ses stations "tant que la crise au Moyen-Orient durera". Mesure qu'il menace désormais de lever si jamais le gouvernement, qui a laissé la porte ouverte à la mise en place d'une nouvelle taxe sur les superprofits, passait à l'acte. De son côté, le PS a d'ores et déjà annoncé qu'il déposerait prochainement une proposition de loi en ce sens visant les entreprises réalisant "plus de 750 millions de chiffre...
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06/05 - Le journaliste de L’Express qui espionnait pour le KGB : Paul-Marie de La Gorce, l’histoire d’un double jeu
Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Dans "Nid d’espions", le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.
C'est une information révélée par Étienne Girard, spécialiste des questions de renseignement à L’Express, lors d’une enquête parue dans nos pages en février 2024. Ces révélations qui surprennent le monde médiatique concernent un certain Philippe Grumbach. En 1954, ce journaliste intègre la rédaction de L’Express, et son ascension va y être fulgurante. En deux ans, il devient rédacteur en chef, avant de prendre la direction du journal en 1971. Mais il n’est pas un simple reporter. Tout au long de sa carrière, Grumbach se montre très proche de hauts représentants français, tutoyant aussi bien François Mitterrand que Valéry Giscard d’Estaing. Une proximité qui va lui servir à transmettre des informations au KGB.
Sous le nom de code "Brok", il n’était pas un simple informateur, mais l’un des plus grands espions de l’URSS sous la Ve République, et ce, pendant trente-cinq ans. Des révélations obtenues grâce aux recherches d’un doctorant français, Cyril Gelibter. Il a épluché les archives des services secrets de l’URSS à l’Université de Cambridge au Royaume-Uni. Et dans les documents compromettants qui figurent dans les fameuses archives Mitrokhine, on trouve la confirmation des soupçons :...
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05/05 - "La politique étrangère de Trump ? Un enfant n’aurait pas une autre approche…" : l’alerte de Gregory A. Daddis
Depuis le lancement de sa campagne contre l’Iran, c’est peu dire que Donald Trump a redoublé de virulence verbale. Quitte à s’aliéner jusqu’à certains de ses appuis originels au sein de son propre camp. Et si les saillies du président américain lui coûtaient bien plus que cela ? C’est la thèse de Gregory A. Daddis, professeur d’histoire à l’université américaine Texas A&M qui, dans un article paru dans la revue Foreign Policy, explique en quoi la verve acerbe du président magnat serait "contre-productive", y compris vis-à-vis de sa politique étrangère, en rendant plus difficile l’adhésion populaire. Fin observateur de la politique américaine, ce spécialiste décrit en creux un président frustré, aveuglé par la certitude qu’après le succès de son entreprise au Venezuela, le dossier iranien connaîtrait un destin similaire. Au point de ne plus pouvoir s’appuyer que sur des mots. Entretien.
L’Express : Vous qualifiez la violente rhétorique de Donald Trump de "contre-productive", notamment vis-à-vis de sa politique étrangère. Pourquoi cela ?
Gregory Daddis : De façon générale, toute nation qui entre en guerre est confrontée à un défi pour réaliser ses objectifs : projeter sa puissance militaire. Or, sous la houlette de Donald Trump, les Etats-Unis, qui se sont engagés dans une guerre au Moyen-Orient, sont confrontés à deux problèmes qui compliquent cette ambition. Le plus évident : son administration a trop papillonné. Le public américain comme les dirigeants iraniens sont totalement confus quant à ce que Trump cherche...
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05/05 - Dans une volte-face, l’administration Trump examine la possibilité d’encadrer les IA
Le revirement n'en est qu'à ses débuts mais il n'est pas anodin. Alors qu'elle avait lâché la bride aux géants de la Silicon Valley qui développent l'intelligence artificielle, l'administration américaine pourrait finalement estimer que jeter un œil à ces outils révolutionnaires avant qu'ils ne soient mis sur le marché ne serait pas une si mauvaise idée. Un décret présidentiel pourrait être annoncé, qui viserait à créer un groupe de travail réunissant dirigeants du secteur et représentants des pouvoirs publics, selon le New York Times. Il aurait pour mission d'étudier les procédures de contrôle à mettre en place et de veiller à ce que les modèles d'IA respectent certaines normes de sécurité. Le système de contrôle envisagé donnerait par ailleurs au gouvernement un accès prioritaire aux modèles d'IA, sans pour autant en bloquer leur commercialisation.Un coût politique
Le changement de paradigme tient en un mot : Mythos. Ce nouveau modèle d'IA développé par Anthropic excelle à déceler les failles des logiciels, au point qu'il pourrait constituer un "tournant en matière de cybersécurité", selon la firme californienne elle-même. Cette dernière l'a pour cette raison proposé à une cinquantaine d'entreprises seulement, et envisageait de porter ce nombre à 120, mais l'administration a mis le holà. Le coût politique à payer si une cyberattaque de grande ampleur était orchestrée par l'IA serait élevée, assorti d'accusations de laxisme.
Cette évolution intervient à la faveur d'un changement de personnel au sein de...
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05/05 - Général Lecointre : "Contrairement à ce qu’ont voulu croire les Européens, la guerre n’a jamais cessé"
Le général François Lecointre est le nouvel invité des Grands entretiens d'Anne Rosencher. Chef d’état-major des armées entre 2017 et 2021, aujourd’hui grand chancelier de la Légion d’honneur, il est un très fin penseur des notions de commandement, d’autorité, et de fraternité au combat.
La paix éternelle dans laquelle l’Europe croyait s'être installée a-t-elle pris fin ? A quoi faut-il désormais s’attendre, et y sommes-nous prêts ? Quel type de chef de guerre est Donald Trump ? Comment se déroulent les relations avec le politique quand on est chef d'état-major ? Le général Lecointre répond à toutes nos questions dans un entretien "fort et clair", comme on dit dans les armées !
A regarder en vidéo sur YouTube et Dailymotion, ou à écouter sur les plateformes traditionnelles de podcast, comme Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast Addict.
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05/05 - Charles Rodwell : "Le respect de l’Etat de droit ne doit jamais nous condamner à l’impuissance"
Le fait est assez rare pour être souligné. Dans cette Assemblée nationale morcelée, une majorité vient d’être trouvée pour voter un texte : la "PPL Philippine", qui tient son nom de cette étudiante tuée en septembre 2024 par un Marocain visé par une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et déjà condamné pour viol, a été adoptée ce mardi 5 mai. C’était le cheval de bataille de Bruno Retailleau, lorsqu’il était ministre de l’Intérieur ; le texte a été repris par le député des Yvelines Charles Rodwell (EPL), partisan de l’union de la droite et du centre en 2027 - il fait partie des signataires de "l’appel des 90", paru dans La Tribune Dimanche après les élections municipales. Sans ce rassemblement, "nous disparaîtrons", alerte-t-il.
L’Express : Votre proposition de loi allonge notamment la durée de rétention des étrangers dangereux en centre de rétention administrative (CRA). Qui est concerné par cette mesure ?
Charles Rodwell : Deux catégories de personnes sont visées. La première concerne des étrangers en situation irrégulière, sous obligation de quitter le territoire français (OQTF) ou d’interdiction du territoire français (ITF), qui ont été condamnés pour des faits de terrorisme. On parle de profils extrêmement dangereux, d'individus ayant commis ou tenté de commettre des attentats. Pour eux, la durée de rétention passe de 180 à 210 jours.
La seconde catégorie concerne les criminels et délinquants étrangers coupables d'atteintes graves aux personnes : assassinats, actes de torture, séquestration aggravée,...
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05/05 - "L’Algérie et le Maroc se préparent au pire" : entre Alger et Rabat, la course aux armements s’intensifie
A Rabat comme à Alger, la presse locale se fait régulièrement le porte-voix des acquisitions militaires respectives. Il ne se passe plus un mois sans qu’une annonce ne fasse la Une, racontant les arsenaux qui se renforcent, les budgets militaires en constante augmentation depuis cinq ans et les pourvoyeurs d'armes qui se multiplient.
Fin 2025, la télévision publique algérienne a annoncé la formation de soldats à Moscou, en Russie, initiés au pilotage de Soukhoï Su-57, un avion de chasse russe de dernière génération, comparable au F-35 américain. Quelques semaines plus tard, le 8 février, des vidéos amateurs publiées sur les réseaux sociaux ont confirmé la présence d’au moins deux de ces appareils ultramodernes dans le ciel algérien, près de la base militaire d'Oum El Bouaghi, dans le Nord-Est du pays. Alger en aurait commandé quatorze, à 140 millions de dollars l'appareil, devenant officiellement le premier pays d’Afrique et du monde arabe à posséder un avion aussi moderne. "Notre mission ne se limite pas à défendre l’espace aérien national. Elle vise aussi à projeter une dissuasion crédible face à toute tentative d’agression ou de déstabilisation de notre pays", a prévenu à l’été 2025 le général-major Zoubir Ghouila, commandant des forces aériennes algériennes dans les colonnes de la revue El Djeich. Carte de la dissuasion
Dans le même temps, l’attention de la presse marocaine fin 2025 s’est largement focalisée sur l’achat de F-35 américains par Rabat, pourtant déjà client de F-16 Block 72 (un autre avion de chasse...
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05/05 - Aux Etats-Unis, la frustration des mouvements anti-avortement grandit à l’égard de Donald Trump
L'agacement est manifeste. Les représentants des mouvements anti-avortement aux Etats-Unis en espéraient davantage de Donald Trump, qui s'était déclaré comme le "président le plus pro-life de l'Histoire", selon une hyperbole dont il aime user. De fait, c'est bien le milliardaire qui, lors de son premier mandat, a nommé à la Cour suprême les trois juges qui ont œuvré à considérablement restreindre le droit à l'avortement, en 2022, en laissant aux Etats la possibilité de l'interdire ou non, mettant fin à plus de cinquante ans d'autorisation au niveau fédéral. Mais cela n'a pas empêché le nombre d'avortements d'augmenter dans le pays, et les pro-life estiment que l'administration en est pour partie responsable, car elle se serait arrêtée au milieu du gué. "Trump est le problème", a ainsi déclaré Marjorie Dannenfelser, l'influente présidente de Susan B. Anthony Pro-Life America, au Wall Street Journal. "Le président Trump pense que la cause pro-vie est vouée à l'échec", a renchéri de son côté Marc Wheat, conseiller juridique en chef d'Advancing American Freedom. Les pro-life se rappellent qu'avant de se lancer en politique, Donald Trump affichait des positions pro-avortement, également défendues par sa femme Melania en 2024. Une décision de la Cour suprême attendue
Le principal objet de leur courroux tient à la pilule abortive mifépristone, qu'il est possible de se faire prescrire par téléconsultation puis de se faire envoyer par voie postale, y compris pour une femme vivant dans un Etat où l'avortement est...
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05/05 - Entre l’Europe et les Etats-Unis, ce fossé économique qui ne cesse de se creuser
Tout Européen qui se rend aux Etats-Unis ces jours-ci peut en faire le constat douloureux : sur l’autre rive de l’Atlantique, le niveau de vie des classes moyennes et supérieures est plus élevé. Logement, voiture, équipements, loisirs, tout y est plus grand, plus abondant, plus luxueux. L’écart ne cesse de s’élargir, même en tenant compte des frais que l’État providence européen mutualise généreusement comme la santé, la retraite ou les services publics. En clair, les Européens, comparés aux Américains, s’appauvrissent.
Chaque année depuis la crise financière de 2008, le produit intérieur brut par tête, c’est-à-dire la quantité de richesses par habitant créée dans les 27 Etats membres de l‘Union, a augmenté moins vite, en dollars courants, que celui des Etats-Unis. Ce dernier était de 30 % plus élevé que celui de l’UE en 2008 ; son avance est désormais de 85 %, selon le Fonds monétaire international.
Un salarié américain est bien mieux payé que son homologue européen. La différence de salaire net nominal oscille, selon l’indicateur choisi, entre 60 et 80 %. Dans la tech, un développeur senior gagne environ 150 000 dollars par an aux Etats-Unis, moitié moins en France, selon Statista. Qu’il soit avocat, médecin, enseignant ou plombier, l’Américain, en moyenne, gagne mieux sa vie que l’Européen. Même si le recul est moins marqué lorsqu’on prend en compte la faiblesse de l’euro par rapport au dollar (elle-même étant un reflet de la perte d’attractivité de l’Europe), il n’en reste pas moins substantiel. Les trois grandes...
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05/05 - Algérie : le journaliste français Christophe Gleizes s’en "remet à la clémence" d’Abdelmadjid Tebboune
Le journaliste français Christophe Gleizes avait été condamné en juin 2025 en Algérie à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme". Après une longue bataille, il a décidé de renoncer à son pourvoi en cassation, avec l'espoir de favoriser une grâce présidentielle, selon l’annonce de sa mère ce mardi 5 mai. Les proches du journaliste de 37 ans craignaient que cette procédure, engagée notamment pour lui permettre de continuer à voir sa famille au parloir, n'entrave une possible grâce présidentielle.
Journaliste sportif indépendant travaillant notamment pour les magazines So Foot et Society (groupe So Press), Christophe Gleizes avait été arrêté en mai 2024 et placé sous contrôle judiciaire alors qu'il effectuait un reportage sur la Jeunesse sportive de Kabylie, club de football de Tizi Ouzou. Les autorités algériennes lui reprochent notamment des entretiens avec des membres du Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie (MAK), classé comme "organisation terroriste" par Alger depuis 2021. "Il s’en remet totalement à la clémence du président"
Sylvie et Francis Godard, la mère et le beau-père du reporter, ont pu le rencontrer en avril dans la prison où il est détenu depuis plus de dix mois. "Nous avons pris une décision, la famille, que Christophe puisse retirer son pourvoi en cassation et donc il s'en remet totalement à la clémence du président (algérien Abdelmadjid) Tebboune", a déclaré Sylvie Godard sur France Inter. "C'est un acte très fort, symbolique, et vraiment on apprécie que le président...
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05/05 - Loi de programmation militaire : état d’alerte, anciens espions… Ces mesures qui font débat
Le projet d’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) est examiné à l’Assemblée nationale depuis ce lundi 4 mai. Il est aussi scruté de près par les associations et l’opinion publique, qui pointent plusieurs mesures jugées problématiques. Ce projet de loi, présenté en juillet dernier par Emmanuel Macron, fixe d’ici 2030 les grandes orientations et les moyens des armées françaises. Il prévoit notamment 36 milliards d’euros supplémentaires, pour atteindre un budget total de 436 milliards. Mais aussi la création d’un "état d’alerte de sécurité nationale", qui rappelle curieusement l’état d’urgence déjà existant.
Ce mécanisme serait activé sur une partie ou l’ensemble du territoire par décret adopté en Conseil des ministres, et permettrait, selon la ministre des Armées Catherine Vautrin, "de répondre rapidement dans des situations complexes". "En cas de menace et lorsque les circonstances l’exigent", ce "nouveau cadre" doit permettre "d’adapter temporairement nos règles pour accélérer les décisions, simplifier les procédures, lever les blocages", avait également détaillé fin mars le Premier ministre Sébastien Lecornu devant l’Assemblée nationale."Un état d’urgence qui ne dit pas son nom"
Dans une tribune publiée le 3 mai, plusieurs associations et syndicats, dont la Ligue des droits de l’homme, France Nature Environnement, le Syndicat de la magistrature ou encore la CGT, ont dénoncé la création de cet outil. Selon eux, il permettrait notamment des dérogations au droit du travail, au droit de l’environnement...
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05/05 - Jean-Luc Mélenchon et la dette : entre manipulation et calculs trompeurs
La température de l'eau est glacée ? Pourquoi, alors, ne pas casser le thermomètre pour se persuader de la clémence des éléments. En bout de course, tout est affaire de croyances. Quelques heures seulement après avoir officialisé sa candidature à l'élection présidentielle de mai 2027, Jean-Luc Mélenchon se lançait déjà dans une vaste opération de manipulation de l'opinion à l'occasion d'une interview accordée au média numérique Brut. Un florilège de fausses solutions et de calculs mensongers. Premier aperçu de ce qui nous attend dans l'année qui vient.
Sur le front de l'économie, le leader de La France insoumise s'est attaqué au sujet de l'endettement public. "La dette de la France est toujours présentée par rapport à une année de PIB : elle dépasserait ainsi les 100 % du PIB. C'est trompeur. Si on la rapporte au temps que dure un titre de dette, soit huit ans, elle avoisine les 12 à 13 % du PIB."
Dit comme cela, pourquoi trembler, en effet, à la lecture des performances du pays en matière de finances publiques ? Pourquoi s'échiner à vouloir maîtriser les dépenses et rééquilibrer les comptes ? Pourquoi s'inquiéter du vieillissement démographique et de la chute de la natalité sur le financement et la pérennité de notre système de retraite ? En poussant la logique jusqu'à l'absurde, il y a de quoi s'interroger sur l'entêtement de LFI – mais aussi d'une partie de la gauche – à vouloir mettre en place une taxe Zucman sur le patrimoine des ultra-riches ou une nouvelle taxe sur les superprofits des multinationales si le...
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05/05 - Assurance-vie : les critères essentiels pour choisir un bon contrat
Avec 2 100 milliards d’euros placés, les contrats d’assurance-vie, représentent un véritable poids lourd de l’épargne. Dotée de caractéristiques juridiques et fiscales inégalées et d’un fonds en euros à toute épreuve, elle a su séduire les Français. Le rebond de la collecte observée depuis deux ans montre que ces derniers la plébiscitent toujours. Cette place à part dans le patrimoine des ménages en fait aussi un produit avec lequel il faut compter du côté des autorités, d’autant qu’il finance à coups de milliards d’euros la dette de l’Etat et ses ambitions dont celles autour de la défense. Ce statut n’est pas sans susciter des convoitises. Courtiers, mutuelles, fintechs… De nombreux acteurs se lancent chaque année avec leur contrat pour essayer de capter une petite part de ce gâteau. Pour un succès variable tant l’offre est désormais abondante et concurrentielle. D’autres préfèrent la fustiger, en mettant l’accent sur son coût. Un tacle mérité mais qui tend à s’améliorer, sous la pression de Bruxelles en particulier.
Un bon contrat doit avant tout s’adapter à votre profil d’épargnant. Faites fi du discours marketing des compagnies et étudiez posément les caractéristiques de l’enveloppe proposée avant de souscrire. Investir dans une assurance-vie revient à signer un contrat avec une compagnie d’assurances. Ses engagements se trouvent renseignés dans la notice contractuelle vous liant l’un à l’autre. Inutile de vouloir tout comprendre à ce document jargonneux et indigeste. Consultez toutefois a minima ses premières pages,...
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05/05 - Des cours en anglais dans l’enseignement supérieur ? Oui, mais pas trop
Partir à l'étranger pour parachever son cursus scolaire ou améliorer son CV, apparaît aujourd'hui comme le plus sûr des accélérateurs de vie mais aussi de carrière. De leur côté, les grandes écoles françaises qui doivent faire face à la chute de la démographie étudiante et à une baisse des financements publics, multiplient les campus au-delà de l'Hexagone pour recruter de nouveaux étudiants. Toutes font le même constat, mais développent des stratégies différentes, persuadées que les classements les plus prestigieux sont désormais mondiaux. Cette course à l'exportation d'une éducation nationale au savoir-faire reconnu n'est pas sans obstacle dans un contexte géopolitique toujours plus tendu où la politique des visas devient une arme. Les implantations ne s’improvisent pas et restent coûteuses dans un marché très concurrentiel. Les élèves, eux, rêvent d’horizons lointains et parfois exotiques comme le souligne le baromètre exclusif réalisé par nos partenaires de L’Express Connect. Ils ont pris le temps de méditer Lamartine : "Il n'y a d'homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie."
A priori, le raisonnement paraît frappé au coin du bon sens. L’anglais est la langue la plus influente du monde ? Il faut donc l’utiliser dans les universités et les grandes écoles de France. A ceci près que les choses sont plus compliquées, vous allez le comprendre.
Jusqu’en 2013, la situation était simple : le français était, sauf exception, la langue normale de...
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05/05 - Détroit d’Ormuz : comment le "Projet Liberté" de Donald Trump a mis le feu aux poudres
Les espoirs d’une fin du conflit au Moyen-Orient sont-ils déjà ruinés ? Après des semaines d'affrontement dont on pensait ne pas voir l’issue, Donald Trump avait finalement affirmé dans une lettre au Congrès vendredi 1er mai que les États-Unis ne mèneraient plus d’attaques contre l’Iran, voire que la guerre était terminée. Avant d’annoncer deux jours plus tard que les États-Unis allaient aider les navires coincés dans le détroit d’Ormuz à franchir le passage toujours bloqué par Téhéran. Cette ultime opération nommée "Projet Liberté" et considérée comme un "projet humanitaire" par le milliardaire, serait soutenue par des destroyers de missiles guidés, plus de 100 avions et 15 000 militaires, précisait alors le Commandement central américain.
L’annonce a provoqué une intense escalade des tensions ces 48 dernières heures. "Le détroit d'Ormuz et le golfe Persique ne seront pas gérés par les publications délirantes de Trump !" a immédiatement répondu, dans un message posté sur X, le président du parlement iranien Ebrahim Azizi. "S’ils ont l’intention de s’approcher du détroit d’Ormuz ou d’y pénétrer, ils seront ciblés et attaqués", a promis un général iranien à propos des navires américains.Tirs de missiles
L’étincelle n’a pas tardé à embraser le détroit. Dès lundi midi, l’agence iranienne Fars a affirmé qu’un navire américain, ayant bravé les avertissements de Téhéran, avait été touché par deux missiles — une information rapidement démentie par Washington. De leur côté, les États-Unis ont annoncé que deux destroyers...
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05/05 - Qui détient vraiment le pouvoir en entreprise ? Ce livre qui révèle les règles cachées des organisations
Deux types de salariés. Un plan de carrière. Ambitieux, pour les premiers : tous les deux ans, une évolution de salaire et une montée en compétences, pour grimper toujours plus haut dans la pyramide. Quitte à changer d’entreprise pour avancer. Aux côtés de ces carriéristes assumés, des cadres moins volages. Peut-être d'anciens ambitieux qui ont fait le choix de se poser. En réalité, le mythe du salarié sclérosé au même poste pendant quarante ans a déjà été mis à mal il y a presque un demi-siècle par les chercheurs Michel Crozier et Erhard Friedberg dans L’acteur et le système (Seuil, 1977).
Dans ce classique de la sociologie, les auteurs déchirent la fiche de poste abstraite, les compétences figées et théoriques, les présupposés que l’on projette sur autrui, en montrant comment chaque employé, qui n’est jamais passif, suit sa propre stratégie, avec tous les enjeux de pouvoir et d’incertitude, pour coconstruire avec les autres un modèle collectif qui devient l’organisation. Le manager, qui connaît trois règles de base, un mode de fonctionnement et un contexte, a tout compris de l’approche organisationnelle d’un groupe. Mais de quelles règles parle-t-on ?
Alors qu’intuitivement on pourrait penser que l’organisation et l’action collective sont des données "naturelles", il n’en est rien : le point de départ de l’ouvrage de Crozier et Friedberg est précisément de montrer qu’elles constituent un "construit social" - premier commandement à connaître. Les sociologues soulignent qu’il "n’y a ni fatalité, ni déterminisme...
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05/05 - Le mariage pour tous a 25 ans, mais certains pays européens bloquent encore
Le 1er avril 2001, quatre couples homosexuels se sont dit "oui" à la mairie d'Amsterdam, quelques mois après la reconnaissance du mariage pour tous par les Pays-Bas. Une première dans le monde. Depuis, une quarantaine de pays ont suivi le royaume néerlandais, dont seize Etats membres de l'Union européenne. La France, elle, a passé le cap en 2013. Mais d'autres Européens demeurent récalcitrants à toute forme d'union officielle pour les personnes de même sexe, notamment au sein de l'ancien bloc soviétique.
En novembre dernier, la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), saisie par un couple de Polonais qui se sont mariés en Allemagne et souhaitaient faire transcrire leur union dans leur pays de naissance, a rendu un arrêt en leur faveur. Désormais, les Etats membres sont tenus de reconnaître le mariage de deux citoyens de même sexe légalement conclu dans un autre pays de l'UE... mais gardent la possibilité de refuser d'introduire le mariage pour tous dans leur droit national.En Europe de l'Est, une poignée de pays irréductibles interdisent toujours l'union entre personnes de même sexe.En Pologne, un débat soumis aux aléas politiques
A Varsovie, impossible pour les couples homosexuels de se marier ou même de contracter une union civile. Sur le sujet, le débat existe mais progresse lentement. Si le gouvernement libéral de Donald Tusk défend la création d'une forme de Pacs depuis 2023, il doit composer avec le président conservateur Karol Nawrocki, ouvertement opposé au mariage pour tous. Pour...
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05/05 - Jean-Michel Blanquer : "Derrière les langues régionales, il y a des indépendantistes"
Disons-le tout net : Jean-Michel Blanquer est sans doute la personnalité la plus détestée par les amoureux des langues dites régionales. En cause : son long séjour au ministère de l’Education nationale (2017-2022), où il a multiplié les mesures à leur encontre. A son "actif" ? Une diminution de leur attractivité au bac, qui a entraîné une chute drastique des effectifs au lycée. Et surtout, une opposition résolue à la loi du député régionaliste Paul Molac, votée il y a cinq ans, en avril 2021. Une opposition qu’il a réitérée récemment en attaquant violemment l’enseignement de la langue corse.
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Il y a donc longtemps que je souhaitais le rencontrer pour comprendre ses motivations. Il m’a fallu me montrer patient, mais j’ai fini par obtenir un rendez-vous avec lui, voilà quelques mois. C’est cet entretien que je restitue ici sous un format inhabituel puisque j’y consacrerai également mon infolettre de la semaine prochaine. Une longueur qui permet à une personnalité de premier plan d’exposer des thèses qui, si elles ne sont en rien les miennes, ont le mérite d’être argumentées (ce qui n’est pas toujours le cas sur un sujet où l’inculture est grande). Et de mieux...
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05/05 - Rebeca Grynspan, la Costaricaine qui veut succéder à Antonio Guterres : "Les gens me demandent où est passée l’ONU"
La bataille feutrée pour prendre la tête du "Machin" – selon l'expression un brin ironique du général de Gaulle – est lancée. En avril, les premières candidatures pour le poste de onzième Secrétaire général des Nations unies depuis 1945 ont été déposées. A ce jour, quatre candidats sont déclarés pour succéder au Portugais Antonio Guterres dont le double mandat, commencé en 2017, a confirmé l'effacement d'une institution qui avait déjà été largement affaiblie sous le règne de son prédécesseur Ban Ki-moon (2007-2016).
Les quatre candidats sont la Chilienne Michelle Bachelet, deux fois présidente de son pays ; l'Argentin Rafael Grossi, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) depuis six ans ; le Sénégalais Macky Sall, ancien président de la république ; et la Costaricaine Rebeca Grynspan, économiste et ancienne vice-présidente de cet Etat d'Amérique centrale réputé pour sa stabilité et son tourisme vert. D'autres candidats non déclarés peuvent encore se faire connaître. Seule condition : être soutenu par au moins un pays membre.
Le scrutin se déroulera selon un processus informel souvent comparé au conclave qui choisit le souverain pontife. Après des consultations informelles, les quinze membres du Conseil de sécurité procèdent à des votes indicatifs à huis clos afin d'évaluer le soutien dont bénéficie chaque candidat. Il est essentiel d'obtenir l'approbation des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, Etats Unis, France, Russie, Royaume-Uni), chacun disposant d'un droit de...
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04/05 - Ventes de livres : Matthieu Delormeau ou Gabriel Attal, qui démarre le mieux ?
2027 est dans toutes les têtes, que les prétendants à la présidentielle y pensent où s’y préparent. Alors qu’Elisabeth Borne publie cette semaine Réveillons-nous ! (Robert Laffont), un autre ancien Premier ministre n’a pas attendu cette injonction pour se lever de bonne heure et faire le tour de la France. Depuis une quinzaine de jours, Gabriel Attal est partout dans les médias et dans le pays pour promouvoir En homme libre (Editions de l’Observatoire), où le trentenaire se distingue d’Emmanuel Macron et prend date pour l’avenir. Dans le marché saturé des livres d’hommes et de femmes politiques, Attal réalise une belle performance : alors qu’ils sont sortis à la même date, son texte autobiographique part trois fois mieux que Le Temps d’une décision (Gallimard) de Bruno Le Maire, 18e des ventes d’essais. Derrières Le Maire, deux autres politiciens ferment la marche : Robert Ménard, 19e avec Lettre à Clara (Télémaque) ; Luc Ferry, 20e avec Ne vous mariez jamais ! Vraiment ? (Editions de l’Observatoire).
Si Attal est 2e des essais, c’est qu’il y a quelqu’un devant lui. Surprise ! Il s’agit de Matthieu Delormeau, auteur d’un livre, Addictions (Leduc), qui s’est arraché à plus de 7 000 exemplaires en quelques jours. L’homme de télé n’a (pour l’instant ?) aucune ambition élyséenne. Il est question dans son livre de son intoxication à la cocaïne, au GHB et aux médicaments. Le bouc émissaire de Cyril Hanouna semble sortir de l’eau avec cette confession sincère qui touche les lecteurs. Derrière lui, si aucune tendance ne...
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04/05 - Pour 2027, la gauche républicaine doit choisir : le renoncement ou le rassemblement, par Manuel Valls
Le socialisme, né au XIXe siècle, est un concept mort, un "grand cadavre à la renverse", vidé de sens ; ce n’est pas une provocation de ma part quatre-vingt-dix ans après la victoire du Front Populaire et quarante-cinq après celle de François Mitterrand un 10 mai, c'est un constat. Partout la social-démocratie est en proie à des difficultés existentielles face à la mondialisation financière, la crise de l'Etat-providence, le surgissement identitaire, le désordre géopolitique. Le Parti socialiste français peut survivre localement, il peut compter sur des groupes parlementaires et permettre à un gouvernement de durer. Mais sa trajectoire historique est brisée et il n'est plus crédible.
J’en ai été membre pendant trente-sept ans, je lui dois beaucoup, je m’y suis formé politiquement ; je le dis donc avec une certaine nostalgie. Mais j’ai tourné la page en le quittant en 2017. Trop de compromissions, de capitulations, d’erreurs…
La question qui se pose aujourd'hui n'est donc pas : comment sauver le Parti socialiste ? Elle est : peut-il exister, en 2027, une offre politique républicaine, sociale, européenne, crédible – et si oui, à quelles conditions ?Les gauches sont irréconciliables
Certains ont encore refusé d'admettre lors des dernières municipales que les gauches françaises étaient irréconciliables. Il n'y a pas d'union possible avec ceux qui pèsent l'antisémitisme dans une balance électorale, qui refusent de condamner le Hamas et de nommer l'islamisme politique — un projet totalitaire menaçant les libertés...
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04/05 - Hantavirus sur un navire de croisière : "Il est très létal, mais peu contagieux"
Il y a trois semaines, 130 voyageurs embarquaient sur le MV Hondius, imposant paquebot tout confort à destination du Cap-Vert, ses tortues et ses plages paradisiaques. Mais, alors que le bateau trace sa route dans les eaux profondes de l’Atlantique, un passager se sent mal : il peine à respirer et sa poitrine se serre. Les jours passent et les soins de l’équipage ne suffisent pas à le sauver.
Mardi 5 mai, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé que deux cas d'hantavirus avaient été confirmés, et cinq autres suspectés. Alors que faut-il craindre de ce virus inconnu du grand public ? Depuis la Guyane, la virologue Anne Lavergne traque les contaminations pour le compte de l’Institut Pasteur et de l’Etat français. Très létal, le virus est pris au sérieux par les autorités, mais les risques de pandémie sont extrêmement limités, assure-t-elle. Entretien.
L'Express : Le tableau présenté est-il alarmant ?
Anne Lavergne : Pour le moment, deux cas ont été confirmés sur cette croisière. Il est fortement probable qu’il s’agisse du virus Andes, car c’est le seul capable d’induire des contaminations humaines. Les autorités suivent de près la situation, car il existe une suspicion sur cinq autres cas et qu'un bateau est un milieu très confiné.
Tout ceci peut rappeler le début du Covid-19, où des contaminations sur des croisières avaient aussi été détectées. Mais ce ne sont pas du tout les mêmes virus ni les mêmes modes de diffusion. Les transmissions interhumaines sont possibles, mais très rares. S’il y en a...
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04/05 - "Tomber en faillite, ce n’était pas possible" : la transformation d’Orpea racontée par son patron
Le management, c'est une affaire de personnalité, de tempo. De décisions aussi évidemment. C'est pourquoi L'Express lance un nouveau podcast hebdomadaire dont l'objet est de passer à la moulinette une décision prise par un chef d'entreprise, un dirigeant politique, ou une figure de la société civile. Pour ce premier épisode, Laurent Guillot, le directeur général d'Emeis – ex-Orpea – arrivé à la tête de l'entreprise en juillet 2022, nous raconte ses premiers pas, en plein cœur de la tempête.
L'intégralité de cet épisode est à retrouver sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast Addict.
L'Express : Remontons au le 1er juillet 2022. C'est officiellement votre premier jour dans l'entreprise. Vous arrivez au siège à La Défense et vous décidez ce jour-là de réunir tous les salariés de l'entreprise - au moins ceux qui restent - en visio. Qu'est-ce que vous leur dites ?
Laurent Guillot : Evidemment, nous avons parlé soins, éthique et santé au travail. Mais je leur ai surtout dit que je ne leur demandais pas de me faire confiance, que c'était prématuré. Mais que nous allions faire un bout de chemin ensemble et qu'au fil du temps, ils découvriraient que les actions prises sont conformes aux engagements.
Le contexte de défiance, on vient de le dire, est énorme à ce moment-là. Comment avez-vous fait aussi pour reconstituer des équipes alors qu'à cette époque-là, personne n'a très envie d'aller travailler chez Orpea ?
Vous n'avez pas totalement raison. Comme j'étais porteur d'un projet de renouveau,...
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04/05 - Craignant pour sa vie, Vladimir Poutine renforce sa sécurité
L'image de l'homme fort et sans crainte rattrapée par la réalité du terrain. Alors que la Russie peine à progresser en Ukraine, s'embourbant dans un conflit qu'elle espérait expéditif, Vladimir Poutine est de plus en plus exposé. Au point que le Kremlin a renforcé le protocole de sécurité du président russe, craignant pour sa vie.
Selon un rapport d'une agence de renseignement européenne, consulté par CNN et le Financial Times, les cuisiniers, les gardes du corps et les photographes sont désormais interdits de voyager dans les transports en commun et des systèmes de surveillance ont été installés chez eux. Les visiteurs du Kremlin doivent également être examinés deux fois et ceux qui travaillent le plus près du président russe ne peuvent utiliser que des téléphones qui ne sont pas connectés à Internet.La crainte d'un coup d'Etat
Outre les décisions prises concernant le personnel, Vladimir Poutine a décidé de cesser de se rendre dans ses résidences dans la région de Moscou et dans le nord-ouest, au Valdai, au nord du pays, à près de 350 km de Saint-Pétersbourg. Alors que le nombre d'endroits que Poutine visite régulièrement a été considérablement réduit, le président n'ayant même pas visité d'installation militaire depuis le début de l'année 2026, il s'isole de plus en plus dans des bunkers sécurisés. Un isolement camouflé par des images préenregistrées diffusées par les médias pour faire croire à un fonctionnement inchangé.
Mais le Kremlin craint également un potentiel coup d'État. Selon le rapport, le pouvoir russe...
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04/05 - Défense : l’Europe fragilisée par les dernières annonces de Donald Trump
Le torchon qui brûle entre l'Allemagne et les États-Unis met l'Europe dans une situation délicate. En plus d'avoir annoncé le retrait de 5 000 soldats américains du territoire allemand, Donald Trump a décidé d'annuler le déploiement d'un bataillon américain équipé de missiles à longue portée. L'annonce, faite vendredi 1er mai par le Pentagone, découle directement de la querelle entre le président américain et le chancelier allemand Friedrich Merz au sujet de la guerre en Iran.
Cette décision brise le plan de déploiement, négocié sous Joe Biden pour renforcer la dissuasion de l'Otan face aux Russes, dévoilé en 2024 à l'occasion d'un sommet de l'Alliance. La décision de déployer des armes américaines à longue portée sur le sol allemand, pour la première fois depuis la fin de la Guerre froide, visait alors à montrer à Moscou qu’en cas d’attaque contre des villes d’Europe occidentale, ses propres installations de commandement et ses sites de lancement de missiles ne seraient pas à l’abri d’une contre-attaque, rappelle le Financial Times.Un retrait "prévisible"
La rapidité à laquelle Donald Trump est revenu sur cet engagement force les Européens à se réorganiser dans l'urgence. Alors que le retrait de 5 000 soldats représente 12 % du contingent américain présent en Allemagne, le ministre allemand de la Défense affirme que l'Europe investit déjà pour sortir de la dépendance américaine sur les questions sécuritaires. Boris Pistorius estime que l'annonce américaine était "prévisible", alors que Berlin s'attendait à ce que...
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04/05 - Transports : la copie parfaite des errements du PS
Il y a quelque chose de miraculeux dans le nouveau programme du Parti socialiste dévoilé récemment. Un pavé de 144 pages dans lequel on découvre une impressionnante collection de truismes, un déni affiché de nos soucis budgétaires - les occurrences "déficit public" et "dette publique" n'apparaissent respectivement qu'une et deux fois ! - et un chapelet de propositions aux effets parfois contradictoires.
Sur ce dernier point, l'exemple le plus frappant se niche dans le chapitre consacré au "nouveau contrat social dans les transports ", où l'on relève trois propositions qui prises chacune séparément ne heurteront guère l'opinion publique. La première : faire baisser le prix du billet de train. Qui serait contre ? La deuxième : investir massivement dans le réseau ferroviaire pour décupler l'offre, notamment la nuit. La dernière : opérer une nationalisation verte des autoroutes et diminuer le tarif des péages.
Le problème, c'est que l'équation ne boucle pas. Et pas seulement parce que la réduction du prix des péages autoroutiers n'est pas forcément le meilleur signal à envoyer aux automobilistes pour les inciter à délaisser leur voiture.
En réalité, ces trois propositions percutent de plein fouet un projet de loi actuellement en discussion au Sénat, et prochainement à l'Assemblée nationale, qui porte sur le financement des infrastructures de transports. Un maillage en mauvais état, alors que le sous-investissement passé dans le rail atteint presque 60 milliards d'euros, de l'aveu même de SNCF Réseau. Ce texte...
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04/05 - Assurance-vie : les conseils des experts pour diversifier son contrat
Avec 2 100 milliards d’euros placés, les contrats d’assurance-vie, représentent un véritable poids lourd de l’épargne. Dotée de caractéristiques juridiques et fiscales inégalées et d’un fonds en euros à toute épreuve, elle a su séduire les Français. Le rebond de la collecte observée depuis deux ans montre que ces derniers la plébiscitent toujours. Cette place à part dans le patrimoine des ménages en fait aussi un produit avec lequel il faut compter du côté des autorités, d’autant qu’il finance à coups de milliards d’euros la dette de l’Etat et ses ambitions dont celles autour de la défense. Ce statut n’est pas sans susciter des convoitises. Courtiers, mutuelles, fintechs… De nombreux acteurs se lancent chaque année avec leur contrat pour essayer de capter une petite part de ce gâteau. Pour un succès variable tant l’offre est désormais abondante et concurrentielle. D’autres préfèrent la fustiger, en mettant l’accent sur son coût. Un tacle mérité mais qui tend à s’améliorer, sous la pression de Bruxelles en particulier.
Avec un contrat investi à 100 % en fonds en euros, aucun risque de perdre de l’argent. Mais les gains seront forcément modestes. Pour aller chercher un surplus de rendement, il faut accepter une part de risque et diversifier son portefeuille sur des unités de compte. Tout en tenant compte de son degré d’acceptation du risque et de son horizon de placement. Plus ces derniers s’avèrent élevés et plus il convient de miser sur des placements dynamiques comme les actions.Trois profils pour bien investir3...
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04/05 - "Projet Liberté" : Donald Trump lance une opération pour débloquer le détroit d’Ormuz
La fin du blocus iranien dans le détroit d'Ormuz ce lundi ? C'est en tout cas le souhait de Donald Trump. Le président américain a annoncé, dimanche 3 mai sur son réseau Truth Social, que les États-Unis allaient aider les navires immobilisés à franchir le passage bloqué par Téhéran, une demande faite par plusieurs pays selon le milliardaire. "Des pays du monde entier (...) ont demandé aux États-Unis si nous pouvions les aider à libérer leurs navires, qui sont enfermés dans le détroit d'Ormuz, affirme le locataire de la Maison-Blanche dans son message. Pour le bien de l'Iran, du Moyen-Orient et des États-Unis, nous avons dit à ces pays que nous guiderions leurs navires en toute sécurité hors de ces voies maritimes restreintes, afin qu'ils puissent poursuivre librement et efficacement leurs activités."
Estimant que l'intervention américaine, qu'il a appelée "Project Freedom" ("Projet liberté" en français), était un "geste humanitaire", le président américain n'a pas développé les détails de cette opération. Le commandement central américain a de son côté affirmé que l'opération serait soutenue par des destroyers de missiles guidés, plus de 100 avions et 15 000 militaires. Paradoxalement, un autre responsable américain a affirmé auprès de CNN que l'opération n'était pas une mission d'escorte.Réponse iranienne
L'intervention américaine n'inclut pas forcément des combats. Selon deux responsables américains auprès d'Axios, les navires de l'US Navy escorteront des navires commerciaux en restant "à proximité" au cas où...
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04/05 - Partir étudier à l’étranger : de nouvelles destinations à la mode et parfois exotiques
Partir à l'étranger pour parachever son cursus scolaire ou améliorer son CV, apparaît aujourd'hui comme le plus sûr des accélérateurs de vie mais aussi de carrière. De leur côté, les grandes écoles françaises qui doivent faire face à la chute de la démographie étudiante et à une baisse des financements publics, multiplient les campus au-delà de l'Hexagone pour recruter de nouveaux étudiants. Toutes font le même constat, mais développent des stratégies différentes, persuadées que les classements les plus prestigieux sont désormais mondiaux. Cette course à l'exportation d'une éducation nationale au savoir-faire reconnu n'est pas sans obstacle dans un contexte géopolitique toujours plus tendu où la politique des visas devient une arme. Les implantations ne s’improvisent pas et restent coûteuses dans un marché très concurrentiel. Les élèves, eux, rêvent d’horizons lointains et parfois exotiques comme le souligne le baromètre exclusif réalisé par nos partenaires de L’Express Connect. Ils ont pris le temps de méditer Lamartine : "Il n'y a d'homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie."
Timorés les étudiants français ? "Il y a quinze ans, lorsque nous leur proposions de partir dans un pays d’Europe de l’Est, ils ne voulaient pas y aller. Aujourd’hui, ces destinations font partie intégrante de leurs vœux", constate Laurence Boiteux, la directrice des relations internationales de l’EM Normandie. Selon elle, les envies des jeunes ont évolué et concernent...
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04/05 - Quand la technologie déraille : le futur selon Jacques Attali et Bernard Minier
D’un côté la surveillance et la manipulation des esprits grâce à une nouvelle arme permettant d’imposer rêves et souvenirs, de l’autre, l’émergence d’inquiétants robots-tueurs ou soldats : bienvenue dans les mondes enchantés de Jacques Attali et de Bernard Minier. Qu’on soit polytechnicien et énarque ou ancien contrôleur des douanes, l’avenir à l’ère des nouvelles technologies n’est pas des plus roses. Hasard de l’édition, leurs romans (noirs) respectifs, Vos rêves seront bientôt les miens (Flammarion) et Ruptures (XO), entraînent simultanément le lecteur dans les étonnantes innovations scientifiques en cours et les dévoiements de l’intelligence, artificielle ou autre.
Avec Jacques Attali, nous sommes en avril 2032, à cinq jours de l’élection présidentielle : l’extrême droite antimusulmane et anti-écologiste et l’extrême gauche fondamentaliste sont en tête des sondages, tandis qu’un conseiller du président, un "centriste insipide" au piètre bilan, est retrouvé dans le coma chez lui auprès d’un autre corps, celui, on l’apprendra, de son cousin germain américain, professeur de neuropsychiatrie à Baltimore, spécialiste du sommeil, de la maîtrise des rêves et des maladies de la mémoire. Un fâcheux événement que l’Elysée souhaite minimiser en cette semaine préélectorale.
Pour Bernard Minier, c’est en avril 2025, et en Espagne, lors de la grande panne d’électricité paralysant tout le pays, que l’on croise sa première morte, la DG (enceinte) d’Estelar/StarCo, entreprise du fantasque et génial supra-milliardaire Milton Gail,...
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04/05 - Présidentielle 2027 : les mille récits de Jean-Luc Mélenchon, l’homme qui voulait mourir sur scène
Dimanche 3 mai, Jean-Luc Mélenchon a succédé à Jean-Luc Mélenchon. L’homme qui, depuis 2022, assure à cor et à cri vouloir "être remplacé" jure qu’il n’a "pas changé d’avis". Sauf que voilà, force est de constater que personne n’a véritablement fait "mieux", selon son injonction du Cirque d’Hiver, au soir de sa dernière élimination présidentielle (la troisième de suite) aux portes du second tour. Les huiles de La France insoumise ont depuis eu le temps de mûrir l’assertion du patriarche - "ce n’était pas un 'Faites mieux' individuel, mais un 'Faites mieux' collectif", a ainsi compris Louis Boyard. Un réflexe de survie en mélenchonie.
"Tous ceux qui sont morts chez nous, ce sont ceux qui ont cru que tout irait mieux si l’on changeait de figure", assure un collaborateur insoumis. En privé, comme l’écrit Libé, le mitterandolâtre serait traumatisé de ces "déchirures terribles" au PS, après que "le Vieux" a adoubé, au cours de son second septennat, Laurent Fabius plutôt que Lionel Jospin... Les moins subtiles, les plus contrariants, les plus ambitieux dissidents de LFI ont payé pour voir, exfiltrés, traîtres qu’ils sont, par la petite porte et remplacés illico par une nouvelle génération d’affidés. Jean-Luc Mélenchon, ce mitterrando-lambertiste.Pyromane
En quatre ans, Jean-Luc Mélenchon n’a pas "fait mieux", il a charrié bien pire récit que n’importe quelle personnalité de l’arc républicain. À coups de propos jugés antisémites, à force de souffler sur les braises des émeutes de 2023, de "l’affaire Quentin Deranque" plus...
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04/05 - Eric Ciotti, la revanche d’un ambitieux : "Il ne veut pas se retrouver cocu"
En cet automne 2024, la droite est prise d’une joie mauvaise. Les Républicains (LR) observent avec gourmandise les déboires de leur ancien président Eric Ciotti, allié malheureux du Rassemblement national (RN) aux législatives. La trahison n’a pas payé. Le Niçois dirige un maigre groupe parlementaire de 16 députés après l’échec électoral de l’extrême droite. Le voilà condamné à écouter les tirades du ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, ce poste qu’il convoitait tant. Dans les couloirs de l’Assemblée, le député Julien Dive lâche un jour à Marine Le Pen : "Vous feriez bien de ne pas trop lâcher la laisse de votre chien, il a tendance à prendre des libertés." Les cadres LR s’amusent des errements stratégiques d’Eric Ciotti, passé si près d’une entrée au gouvernement. N’envisageait-il pas à une époque une alliance de circonstances avec la macronie ? "Le chat noir absolu !", se marre un pilier du socle commun.
Fini de rire, les rôles se sont inversés. LR, englué dans ses guerres internes, a dilapidé le capital politique accumulé sous Michel Barnier. Eric Ciotti, lui, décèle dans sa victoire aux élections municipales niçoises le succès de sa stratégie d’alliance. Au prix de quelques arrangements avec la vérité. L’édile a soigneusement caché le soutien du RN dans sa campagne et a vaincu Christian Estrosi dans un duel classique face à la droite. Son élection ne signe pas le triomphe de l’union des droites, mais celle d’une candidature adoubée par la formation de Marine Le Pen.Enfin heureux au RN ?
Au diable ces nuances de...
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04/05 - "Souveraineté technologique" : pourquoi l’Europe risque de rater le train de l’IA, par John Allen
De la résolution du Parlement européen sur la "souveraineté technologique" à la décision de la France d’abandonner l’usage de Zoom et de Microsoft Teams par les fonctionnaires, les appels à réduire la dépendance de l'Europe envers des solutions numériques étrangères - en particulier américaines et chinoises - se multiplient. Comme l’a formulé l’ancien commissaire européen Thierry Breton, les Européens risquent de devenir les "idiots utiles" des géants de la tech qui "domineront le cyberespace et chercheront à imposer leurs normes, leur vision du monde et la dépendance qui s'ensuit".
Cependant, ces appels ne doivent pas occulter un défi bien plus pressant : celui de la diffusion des technologies. En Europe, l’adoption d’outils technologiques tels que l’intelligence artificielle (IA) par les entreprises, les organismes publics et les institutions de sécurité a été extrêmement lente et inégale.
Comme le montre un récent rapport de GLOBSEC suivant les progrès de l’adoption de l’IA en Europe, il existe de fortes disparités entre les Etats membres où sa diffusion a été rapide – comme le Danemark ou la Suède, où plus de 25 % des entreprises utilisent des outils d’IA – et ceux qui continuent d'accuser un retard. En Pologne et en Bulgarie, par exemple, les parts d’entreprises y ayant recours ne sont respectivement que de 4 % et 5 %. Avec seulement 8,5 % d’adoptants d’IA dans son secteur privé, la France se situe plutôt en queue de peloton. L’écart de productivité ne fera que se creuser
Si cette tendance se maintient,...
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04/05 - Que reste-t-il du programme nucléaire iranien ? L’état des lieux qui inquiète toujours les experts
S'il y a un diplomate bien informé sur la menace nucléaire iranienne, c'est bien lui : Joshua Zarka, ambassadeur d’Israël en France et ex-directeur des affaires stratégiques au sein du ministère des Affaires étrangères où il a travaillé sur les questions de non-prolifération. Pour lui, aucun doute : "celle-ci est repoussée à des décennies." Un optimisme qui fait écho au ton euphorique de Benyamin Netanyahou et de Donald Trump, pour qui le programme nucléaire iranien - lancé dans les années 1950 sous le Chah avec l’appui des États-Unis -, a été neutralisé.
Au point d'en conclure que l’Iran n'est plus une "puissance du seuil", c’est-à-dire un Etat capable de fabriquer une arme atomique ? "C’est du bullshit !, réfute James M. Acton, codirecteur du programme de politique nucléaire de la Fondation Carnegie pour la paix internationale. Il est vrai qu'il faudrait une décennie, voire deux, à l'Iran pour reconstruire un programme nucléaire d'une ampleur comparable. Mais avant cela, Téhéran pourrait fabriquer une bombe avec un programme nucléaire bien plus modeste". L'opération "Midnight Hammer"
C'est le cœur du problème. Pour bien comprendre, revenons au 21 juin 2025 lors de l’opération "Midnight Hammer". En quelques heures, les B-2 américains lâchent 14 bombes pénétrantes de 13 tonnes sur les sites de Fordo et Natanz, tandis qu’Ispahan se retrouve sous le feu des missiles Tomahawk. Un coup sans commune mesure est porté à ce pan stratégique du régime des mollahs. En parallèle, plusieurs figures de la communauté...
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03/05 - L’Opep+ augmente sa production malgré le blocage du détroit d’Ormuz et le retrait des Emirats arabes unis
L'Opep + a annoncé dimanche un accord pour relever sa production d'environ 188 000 barils par jour (bpj) en juin, ce qui constitue la troisième augmentation mensuelle consécutive du groupe depuis le début de la guerre contre l'Iran déclenchée par les Etats-Unis et Israël le 28 février. Cette légère hausse de la production de sept pays de l'organisation - à savoir l'Arabie saoudite, l'Irak, le Koweït, l'Algérie, le Kazakhstan, la Russie et Oman - reste largement théorique tant que le conflit entre les États-Unis et l'Iran continuera de perturber l'acheminement du pétrole du Golfe.
La mesure vise à montrer que l'Opep + est prête à augmenter l'offre dès que la guerre se terminera, selon des sources et des analystes. Le groupe poursuit également ses projets d'augmentation de ses objectifs de production malgré le départ des Émirats arabes unis du groupe cette semaine.
"L'Opep + envoie au marché un message à deux niveaux : continuité malgré la sortie des Émirats arabes unis, et contrôle malgré un impact physique limité", a déclaré Jorge Leon, analyste chez Rystad et ancien responsable de l'organisation. "Si la production augmentée sur le papier, l'impact réel sur l'offre physique reste très limité en raison des contraintes liées au détroit d'Ormuz. Il s'agit moins d'ajouter des barils que de signaler que l'Opep + garde la main", a-t-il ajouté.
Selon l'accord, le quota de l'Arabie saoudite, premier producteur de l'Opep +, passera à 10,29 millions de barils par jour en juin, un niveau largement supérieur à sa...
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03/05 - Scandale IA : des robots conversationnels expliquent comment concevoir des attaques biologiques massives
La révélation n'a pas fini de remuer le monde de la tech et de la médecine. On savait déjà que les bots IA pouvaient donner des conseils en matière de suicide. Le scandale avait éclaté en août dernier, lorsque des parents américains avaient accusé ChatGPT, messages à l'appui, d'avoir encouragé leur fils à se suicider. On sait désormais que les assistants conversationnels peuvent aussi aider à fabriquer un massacre par arme biologique.
C'est le constat glaçant qu'a fait le docteur David Relman, qui s'est confié sur ses découvertes dans les colonnes du New York Times. Microbiologiste et expert en biosécurité à l'université de Stanford, le Dr Relman avait été engagé par une entreprise d'intelligence artificielle - dont le nom n'a pas été divulgué pour raisons de sécurité - afin de tester la robustesse de son produit avant sa commercialisation.Risques d'attaques biologiques massives
Il était alors loin d'imaginer ce qu'il allait découvrir : qu'un chatbot était capable de lui expliquer comment modifier en laboratoire un pathogène notoire afin de le rendre résistant aux traitements connus. Mais pire encore : qu'il lui décrirait en détail comment propager la superbactérie, en exploitant une faille de sécurité dans un vaste réseau de transports en commun. Le tout étant pensé pour maximiser le nombre de victimes et minimiser les risques d'être détecté.
"Il répondait à des questions auxquelles je n'avais même pas pensé, avec une telle fourberie et une telle ruse que j'en ai été glacé", a déclaré le docteur Relman. Il fait...
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03/05 - Rapprochement stratégique et équilibres régionaux : que vient faire Emmanuel Macron en Arménie ?
Pour la première fois dans un cadre bilatéral, Emmanuel Macron se rend en Arménie du 3 au 5 mai, à l’occasion d’une séquence diplomatique dense à Erevan, la capitale. La visite du chef de l’État français s’inscrit en marge de deux rendez-vous majeurs : le sommet de la Communauté politique européenne (CPE) et une rencontre entre l’Union européenne et cette ancienne république soviétique indépendante depuis 1991.
Placée sous un "triple signe" – approfondissement de la relation bilatérale, rapprochement avec l’Union européenne et dynamique de paix avec l’Azerbaïdjan – cette visite intervient dans un contexte régional en recomposition, marqué par l’accord de paix signé en août 2025 entre Erevan et Bakou.Une relation franco-arménienne renforcée
Au cœur du déplacement, la signature d’un accord de partenariat stratégique entre la France et l’Arménie doit consacrer la relation bilatérale. Le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan et Emmanuel Macron entendent notamment renforcer leur coopération en matière de défense. Celle-ci s’est déjà traduite par la livraison de radars français et la commande de 36 canons Caesar en 2024, ainsi que par la formation de soldats arméniens par des instructeurs français.
Des perspectives économiques accompagnent ce rapprochement, avec des "prospects potentiels" pour Airbus et l’engagement de la France dans un projet de tunnel sur l’axe nord-sud du pays. Sur le plan culturel, un partenariat entre le musée du Matenadaran et la Bibliothèque nationale de France doit également être conclu. Le...
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03/05 - "C’est Dr Jekyll et Mister Hyde" : Emmanuel Macron et la science, ses conseillers, ses lectures, ses errances
S’attendait-il à un tel accueil, à tant d'éloges ? Depuis quelques mois, Nicolas Castoldi sillonne les campus américains et rencontre des scientifiques pour le compte du ministère de la Recherche. Les armes du coordinateur du programme Choose France for Science : un épais carnet d’adresses et surtout un nom, celui d’Emmanuel Macron. Précieux sésame, pour attirer en France les plus brillants esprits. A peine prononcé, à Harvard, Stanford, Princeton ou au MIT, les portes s'ouvrent. Alors que dans de nombreux pays, les décideurs piétinent les faits et vérités, le chef d’État français, lui, fait figure de saint patron des Lumières.
Emmanuel Macron, un des rares à choyer la science, à la comprendre ? En deux quinquennats, le président s’est toujours présenté comme un admirateur de la méthode cartésienne, convaincu que la recherche est le carburant de la croissance, de la souveraineté, des révolutions sociétales. A peine élu, il multiplie les sommets, les visites de laboratoire et les coups de com'. Mais en coulisses, nombreux sont les scientifiques à nuancer ce récit. Avec les scientifiques, le dialogue n'a en réalité pas toujours été si facile.
Quelle relation le président entretient-il avec la science ? Quel est son rapport intime, charnel avec cette étrange matière, faites de doutes et de paradoxes ? Pour le comprendre, L’Express s'est entretenu avec une vingtaine de conseillers, de ministres et scientifiques habitués du Palais. Mis bout à bout, ces témoignages dessinent dix années d'un ménage passionné mais...
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03/05 - "Ne cède jamais à l’urgence de condamner" : les extraits du nouveau livre de Julia de Funès
C'est un livre salutaire pour s'émanciper des débats binaires de notre époque. Dans Pensées distinguées (Editions de L'Observatoire, parution le 5 mai), la philosophe Julia de Funès entend donner des outils conceptuels pour armer son propre jugement et sortir de la pensée dogmatique sur des sujets comme l'immigration ou l'euthanasie. En voici les bonnes feuilles. La moralisation et la morale
Il est nécessaire aujourd’hui de distinguer avec fermeté deux choses que l’on confond partout : la moralisation et la réflexion morale. La moralisation, telle qu’elle prospère dans les médias, les discours militants, les réseaux et certaines sphères universitaires, est un outil d’intimidation sociale. Elle consiste à assigner une valeur morale définitive à un propos, une personne ou un comportement, sans examen, sans nuances, sans possibilité de contradiction. Elle simplifie à l’extrême, se nourrit de raccourcis affectifs, s’exerce sur autrui, jamais sur soi. C’est une posture. Et comme toute posture, elle s’entretient mieux dans le vacarme que dans la pensée.
La réflexion morale, elle, est tout autre. Elle demande du temps, des distinctions, une rigueur conceptuelle. Elle suppose que l’on comprenne la différence entre une faute et une erreur, une intention et une conséquence, un principe et son application. Réfléchir moralement, ce n’est pas s’indigner, c’est articuler. Ainsi, lorsque quelqu’un déclare qu’il faut punir ceux qui tiennent des propos problématiques, la question morale commence précisément là où la...
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03/05 - Sondage : la guerre en Iran déjà aussi impopulaire que le Vietnam ou l’Irak aux Etats-Unis
Les ordres de grandeur sont bien différents, et pourtant, dans l'opinion publique américaine, flotte un parfum d'impopularité qui rappelle celui des années 1971 ou 2006. Certes, seuls 13 soldats américains sont morts en Iran depuis deux mois. Mais à en croire le dernier sondage Washington Post-ABC-Ipsos, la guerre en Iran est déjà aussi décriée que la guerre du Vietnam - 50 000 morts côté américain - sur sa fin dans les années 1970, ou que la guerre en Irak - 2 400 morts côté américain - à son pic en 2006.
En cause : la guerre pèse sur le pouvoir d'achat des Américains et amplifie leur sensation de vulnérabilité face à la menace terroriste, détaille le Washington Post. A tel point que 61 % d'entre eux analysent le recours à la force contre l’Iran comme "une erreur". Et moins de deux Américains sur dix estiment que les actions des États-Unis en Iran ont été "couronnées de succès".Pouvoir d'achat et menace terroriste
Ces appréciations varient cependant selon l'affiliation politique. L'intervention militaire en Iran est ainsi jugée comme une erreur par 91 % des encartés au parti démocrate, contre seulement 19 % du côté des républicains. Preuve que malgré une large impopularité, le soutien reste élevé au sein de la droite américaine.
Autre enseignement de ce sondage : deux tiers des Américains ne croient pas qu’un accord empêchera l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire. Mais partisans démocrates et républicains sont divisés sur le chemin à emprunter pour la suite. Les démocrates - et les indépendants - sont ainsi plus...
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03/05 - Assurance-vie : le fonds en euros, une bonne manière de se "construire" un patrimoine ?
Avec 2 100 milliards d’euros placés, les contrats d’assurance-vie, représentent un véritable poids lourd de l’épargne. Dotée de caractéristiques juridiques et fiscales inégalées et d’un fonds en euros à toute épreuve, elle a su séduire les Français. Le rebond de la collecte observée depuis deux ans montre que ces derniers la plébiscitent toujours (ci-dessous). Cette place à part dans le patrimoine des ménages en fait aussi un produit avec lequel il faut compter du côté des autorités, d’autant qu’il finance à coups de milliards d’euros la dette de l’Etat et ses ambitions dont celles autour de la défense. Ce statut n’est pas sans susciter des convoitises. Courtiers, mutuelles, fintechs… De nombreux acteurs se lancent chaque année avec leur contrat pour essayer de capter une petite part de ce gâteau. Pour un succès variable tant l’offre est désormais abondante et concurrentielle. D’autres préfèrent la fustiger, en mettant l’accent sur son coût. Un tacle mérité mais qui tend à s’améliorer, sous la pression de Bruxelles en particulier.
Pour la troisième année de suite, les bonus sur les fonds en euros vont bon train. Comptez 1 à 2 % de majoration sur l’épargne versée en 2026, de quoi obtenir un rendement compris entre 3,5 et 6 % selon les contrats. Pour qui a une somme rondelette à mettre à placer, l’aubaine est bonne à saisir, d’autant qu’elle concerne aussi 2 027 dans certaines offres. Aucun autre placement garanti ne procure ce niveau de rémunération actuellement. Le fossé se creuse même avec un livret A à 1,50 %. Les...
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03/05 - Leon Laulusa (ESCP) : "La France est vue comme un pays d’excellence académique"
Partir à l'étranger pour parachever son cursus scolaire ou améliorer son CV, apparaît aujourd'hui comme le plus sûr des accélérateurs de vie mais aussi de carrière. De leur côté, les grandes écoles françaises qui doivent faire face à la chute de la démographie étudiante et à une baisse des financements publics, multiplient les campus au-delà de l'Hexagone pour recruter de nouveaux étudiants. Toutes font le même constat, mais développent des stratégies différentes, persuadées que les classements les plus prestigieux sont désormais mondiaux. Cette course à l'exportation d'une éducation nationale au savoir-faire reconnu n'est pas sans obstacle dans un contexte géopolitique toujours plus tendu où la politique des visas devient une arme. Les implantations ne s’improvisent pas et restent coûteuses dans un marché très concurrentiel. Les élèves, eux, rêvent d’horizons lointains et parfois exotiques comme le souligne le baromètre exclusif réalisé par nos partenaires de L’Express Connect. Ils ont pris le temps de méditer Lamartine : "Il n'y a d'homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie."
L'Express : Comment les diplômes français sont-ils perçus à l’international ?
Léon Laulusa : Très bien ! Depuis une dizaine d’années, nous observons une hausse de leur attractivité. Déjà, parce que la place des établissements français dans les grands classements se révèle aujourd’hui excellente, autant pour nos universités que pour nos écoles d’ingénieurs et de commerce. Dans...
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03/05 - Virginia Woolf à Vanessa Bell : la correspondance de deux sœurs, entre "potins", dandysme et dépression
Ceux qui persistent à vouloir voir en Virginia Woolf une intellectuelle austère ou une militante féministe radicale risquent d’être surpris s’ils se plongent dans ces 600 pages de lettres échangées entre l’écrivaine et sa sœur Vanessa Bell entre 1904 et 1941 : il y est souvent question de mondanités très chics, de domestiques, de résidences secondaires et de vacances luxueuses en France et en Italie.
Le livre s’ouvre l’année de la première tentative de suicide de Virginia – âge de 22 ans, elle se jette d’une fenêtre. Vanessa, 25 ans, veille sur cette petite sœur fragile atteinte de problèmes cardiaques et de maux de tête terribles. L’aînée se marie, a des enfants, alors que la cadette reste longtemps une éternelle adolescente avant d’épouser Leonard Woolf et de monter avec lui leur maison d’édition, la Hogarth Press. Ils vivent entre Londres et Monk’s House. Vanessa raffolant des "potins" dont Virginia truffe ses lettres, cette dernière lui transmet des indiscrétions sur leurs amis communs, dont les membres du Bloomsbury Group – quand Virginia évoque John Maynard Keynes, elle ne parle pas de ses théories économiques, mais se moque de sa Rolls-Royce. On voit défiler Katherine Mansfield, le prince Bibesco, Jacques-Emile Blanche, Noël Coward… Virginia est volontiers vacharde. En 1908, à Glastonbury, elle goûte peu "les cyclistes de la classe moyenne qui étendent leurs corps affreux n’importe où". Un an plus tard, se rendant à Bayreuth, elle observe "les gens" : "Mon Dieu qu’ils sont laids !" Allant écouter Parsifal...
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03/05 - A Colombey, la vente de la demeure historique du général de Gaulle vire au casse-tête politique
La Boisserie, demeure historique et chérie du général de Gaulle, est en vente, ou disons plutôt que ses propriétaires, les quatre petits-fils du fondateur de la Ve République, veulent s’en séparer au plus vite. Leur souhait n’a que modérément surpris à l’Elysée, où la mésentente chamailleuse des héritiers de "l’homme du 18 juin" - comme les errements politiques de deux d’entre eux - est connue. L’affaire mobilise depuis plusieurs mois le sommet de l’Etat tant la maison de la Haute-Marne, dans laquelle le Général mourut en jouant à la réussite sur une table de bridge dans la bibliothèque, n’est à l’évidence pas un bien immobilier anodin.
La gentilhommière de 14 pièces, à l’entrée du village de Colombey-les-Deux-Eglises, plonge à l’arrière sur une pelouse pentue, au-delà de laquelle surgit dans le ciel l’immense croix de Lorraine, érigée en 1972. Au pied du monument, le Mémorial, musée consacré à la carrière militaire et politique du héros de la France libre. Et à quelques dizaines de mètres, sa demeure donc, recouverte de vigne, plongeant le visiteur dans l’intimité du Général comme dans l’histoire du siècle dernier. On y contemple, figé pour l’éternité, son décor, quotidien et bourgeois - le coffre à cigares offert par Fidel Castro, les photos dédicacées par Kennedy, la reine Elizabeth II ou Churchill, un briquet, des armes de parade, des plaques commémoratives. Sous l’escalier, le téléphone, qu’il fit de mauvaise grâce installer une fois élu à la Présidence de la République et qu’il détestait décrocher.
Après sa mort, le 9...
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03/05 - Friedrich Merz et Emmanuel Macron, une idylle contrariée : pourquoi le couple franco-allemand bat de l’aile
Quand le Danemark eut peur que les Etats-Unis s’emparent de force du Groenland, c’est vers Paris et Berlin qu'il s’est tourné. Le 3 janvier, Donald Trump fait enlever le dirigeant vénézuélien Maduro ; l’audace du raid alarme Copenhague. Le président américain s’apprête-t-il à envoyer ses commandos sur l’île arctique aussi ? Des centaines de soldats danois, épaulés par quinze militaires français, un détachement de reconnaissance allemand et quelques officiers de Suède, de Norvège et du Royaume-Uni, sont dépêchés sur place. L’exercice européen, présenté par le Danemark comme relevant de l’Otan, a beau n’être que symbolique, l’effet est là : quelques jours plus tard, le président américain bat en retraite, au moins provisoirement.
Le bras de fer euroaméricain au Groenland a révélé au grand jour un bouleversement stratégique : pour l’Europe, le protecteur peut devenir un prédateur ; la menace ne pèse pas seulement sur le flanc Est, elle vient aussi de l’Ouest. Si la France se sent confortée dans ses analyses, l’Allemagne, elle, voit son positionnement atlantiste ébranlé. "Le fait qu’à un moment, l’usage de la force militaire n’était pas exclu par Washington, fut un choc terrifiant pour elle", observe Yann Wernert, chercheur sur les relations franco-allemandes au Centre Jacques Delors de la Hertie School à Berlin. "Dans le discours officiel, la réponse est restée timorée mais dans la pratique, l’action fut proprement révolutionnaire : l’envoi de soldats au Groenland montrait que Berlin était prêt à entrer dans le dur si...
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03/05 - Guerre en Iran : comment Donald Trump s’est tiré une balle dans le pied face à la Chine
Officiellement, deux mois après le début des frappes américaines contre l’Iran, le plan se déroule toujours sans accroc. Passé sur le gril des questions de la Commission des forces armées de la Chambre des représentants le 29 avril, le chef du Pentagone, Pete Hegseth, est resté sourd à toute critique. "Vous appelez cela un bourbier, ce qui alimente la propagande de nos ennemis ? Quelle honte !", a-t-il martelé face à l’opposition démocrate, certain, en ce qui le concerne, de "gagner" la guerre. En coulisse pourtant, un autre son de cloche se fait entendre au sein de sa propre administration. Loin du tableau idyllique dressé par le secrétaire à la Défense, le vice-président J.D. Vance s’inquiéterait, lui, d’une possible "pénurie" de munitions, rapportait deux jours plus tôt le magazine américain The Atlantic. Et pour cause : celles-ci seraient cruciales pour tenir tête à la Chine dans l’hypothèse d’une confrontation dans le détroit de Taïwan.
Il faut dire qu’en seulement huit semaines d'opérations, Washington a largement puisé dans ses stocks. Depuis le 28 février, les forces américaines ont tiré plus de 1 000 missiles à longue portée Tomahawk et JASSM - soit entre un quart et un tiers de leurs réserves d'avant-guerre -, évalue une récente analyse du Center for Strategic and International Studies (CSIS). Pis, le déficit serait encore plus criant pour certaines munitions cruciales à la défense du ciel. Sur un inventaire estimé avant le début du conflit à 360 missiles de systèmes antiaériens THAAD, entre 190 et 290...
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02/05 - Pourquoi le coût de la guerre en Iran est sous-estimé par le Pentagone
Combien coûte réellement la guerre menée par les Etats-Unis contre l'Iran ? L'estimation de 25 milliards de dollars avancée, mercredi 29 avril, devant les parlementaires américains par un haut responsable du Pentagone est déjà vivement contestée. Selon trois sources qui se sont exprimées dans CNN, ce chiffre ne prendrait pas en compte les dégâts importants subis par plusieurs bases américaines au Moyen-Orient durant les premières frappes iraniennes.
Cette appréciation a été présentée par Jules Hurst III, contrôleur par intérim du Pentagone, lors d’une audition de la commission des forces armées de la Chambre des représentants, en présence du secrétaire à la Défense Pete Hegseth et du chef d’état-major interarmées Dan Caine. Devant les élus, Jules Hurst a expliqué que "la majeure partie" de cette somme avait été consacrée aux munitions, ainsi qu’aux opérations, à la maintenance et au remplacement de certains équipements.
Mais toujours selon CNN, la facture réelle, en intégrant la reconstruction des installations touchées et le remplacement du matériel détruit, se situerait plutôt entre 40 et 50 milliards de dollars. Au début du conflit, des frappes iraniennes menées dans le Golfe auraient gravement endommagé au moins neuf sites militaires américains en l’espace de 48 heures. Des installations situées au Bahreïn, au Koweït, en Irak, aux Émirats arabes unis et au Qatar auraient été touchées. A noter que des responsables du Pentagone avaient précédemment indiqué au Congrès que la guerre avait même coûté environ 11...
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02/05 - Matthias Voelkel (Bourse de Stuttgart) : "Les stablecoins sont un enjeu de souveraineté stratégique"
Le patron de la Boerse de Stuttgart reçoit dans un décor typiquement allemand, avec un aperçu de la Bavière en arrière-plan. Matthias Voelkel, qui dirige le groupe boursier depuis quatre ans après quatorze années passées chez McKinsey, n'est cependant pas là pour parler des paysages germaniques, mais de cryptomonnaies. La Bourse de Stuttgart a mis en place une infrastructure digitale pour l'échange de cryptomonnaies en Europe pour permettre aux institutions financières du continent d'offrir à leurs clients un accès simple à ces actifs. Et le groupe veut jouer un rôle central dans leur adoption en Europe. Une étude que la Bourse de Stuttgart vient de publier montre justement un intérêt croissant pour cette nouvelle classe d'actifs. Entretien.
L'Express : Pourquoi Boerse Stuttgart Group mise tant sur les cryptomonnaies ?
Matthias Voelkel : Nous sommes convaincus que l'avenir des marchés de capitaux et de leurs infrastructures sera numérique. Aujourd'hui, beaucoup d'échanges ne sont déjà plus physiques, ils sont électroniques. Et ils vont probablement migrer vers la technologie blockchain. D'une part, il y a le trading d'actifs numériques, sur la blockchain. Cette technologie peut être la solution pour surmonter la fragmentation actuelle du marché européen, particulièrement sur la partie règlement qui est très cloisonnée, pays par pays. D'autre part, il y a les cryptomonnaies, pour lesquelles nous constatons une réelle demande. Si l'on prend l'exemple de la France, un tiers des répondants déclarent...
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02/05 - Retrait de 5 000 soldats d’Allemagne : Donald Trump ouvre une nouvelle fracture avec l’Europe
Encore une fissure au sein du bloc occidental. Les États-Unis retirent 5 000 soldats d’Allemagne - soit 12 % du contingent sur place - a annoncé le Pentagone vendredi 1er mai. Cette décision intervient après des propos du chancelier allemand Friedrich Merz, qui avait estimé que les États-Unis étaient "humiliés" par l’Iran. Une séquence interprétée comme une riposte cinglante de Donald Trump. "L’Allemagne a mal interprété la colère du locataire de la Maison Blanche envers l’Iran", commente le New York Times, évoquant une erreur d’appréciation. Sans l’avoir anticipé, le chef de l'Etat aurait déclenché une tempête diplomatique. Le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung ironise : "Quiconque s’oppose à Trump doit désormais s’attendre à être puni."
Un haut responsable du Pentagone, s’exprimant de manière anonyme, a jugé les récentes déclarations allemandes "inappropriées et contre-productives". Il a ajouté que le président avait raison de réagir face à ces propos jugés peu constructifs. Selon le ministère de la défense américaine, ce retrait devrait être mené à bien dans un délai de six à douze mois. Dans ce cadre, une brigade de combat actuellement déployée en Allemagne sera rapatriée. Par ailleurs, un bataillon d’artillerie à longue portée, dont l’acheminement vers le territoire allemand était prévu plus tard dans l’année dans le cadre de la précédente administration Biden, ne sera finalement pas déployé, a précisé un responsable.
L’Allemagne constitue le principal pôle militaire américain en Europe, avec environ 35 000 soldats...
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02/05 - "Au travail, certains compliments sonnent creux" : la science de la reconnaissance par Caroline Fleck (Stanford)
Au travail comme dans la vie privée, nous avons souvent le mauvais réflexe : vouloir à tout prix résoudre les problèmes, plutôt que reconnaître la part de vérité dans le point de vue de l’autre. Une erreur qui alimente les tensions. Dès lors, comment réintroduire un peu d’apaisement dans des relations qui tournent vite au conflit ? C’est la question au coeur de Validation : How the Skill Set That Revolutionized Psychology Will Transform Your Relationships, Increase Your Influence, and Change Your Life (Avery, 2025, non traduit), de la psychologue américaine Caroline Fleck.
Malgré un titre à la promesse un peu trop belle pour être vraie, cet ouvrage bien documenté s’appuie sur la "validation", une approche issue de la thérapie comportementale dialectique. Un outil de communication éprouvé visant à réduire les désaccords et les différends. "Valider une personne dans des situations très stressantes, comme les conflits, permet de réduire la fréquence cardiaque, la réponse électrodermale (transpiration) et les émotions négatives. Sans surprise, l’invalidation produit l’effet inverse : elle augmente l’activation physiologique, limite la capacité à répondre de manière rationnelle et conduit à une escalade du conflit", écrit l'auteure.
"Dans le domaine de la psychologie, la validation désigne un ensemble de compétences que les thérapeutes utilisent pour communiquer l’acceptation", explique à L’Express cette professeure à Stanford. Elle vise à montrer à l’autre qu’il est compris. Il ne s’agit pas d’être d’accord, mais de...
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02/05 - Au Mali, la percée des djihadistes fragilise les intérêts russes en Afrique de l’Ouest
Le Mali se retrouve encore une fois grignoté de toutes parts. Vendredi 1er mai, les djihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), liés à Al-Qaida, et les indépendantistes du Front de libération de l’Azawad (FLA) ont pris le contrôle des camps militaires de Tessalit et d’Aguelhoc, dans le nord du pays. La prise de Tessalit revêt une importance particulière. Situé près de la frontière algérienne, ce camp militaire dispose d’une grande piste d’atterrissage capable d’accueillir hélicoptères et avions de transport, ce qui en fait un point logistique majeur pour l’armée malienne. Quelques jours plus tôt, la ville stratégique de Kidal était déjà tombée aux mains des groupes armés, qui poursuivent leur progression dans une région historiquement disputée.
Ces avancées s’inscrivent dans une offensive lancée le 25 avril à travers le pays et coordonnées entre le JNIM et le FLA. Elles ont visé plusieurs positions militaires et ont coûté la vie au ministre malien de la Défense, Sadio Camara dont les obsèques se sont tenues, jeudi 30 avril. Ces actions violentes illustrent un rapprochement tactique entre deux forces aux objectifs distincts : d’un côté, un mouvement djihadiste ; de l’autre, une rébellion indépendantiste à dominante touareg.
Parallèlement aux combats, le JNIM cherche désormais à renforcer sa dimension politique. Dans un communiqué diffusé dans la nuit du 30 avril au 1er mai, et rédigé en français – fait rare pour un groupe qui s'exprime habituellement en arabe –, l’organisation a appelé "toutes...
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02/05 - Assurance-vie : comment profiter réellement des meilleurs fonds en euros ?
Avec 2 100 milliards d’euros placés, les contrats d’assurance-vie, représentent un véritable poids lourd de l’épargne. Dotée de caractéristiques juridiques et fiscales inégalées et d’un fonds en euros à toute épreuve, elle a su séduire les Français. Le rebond de la collecte observée depuis deux ans montre que ces derniers la plébiscitent toujours. Cette place à part dans le patrimoine des ménages en fait aussi un produit avec lequel il faut compter du côté des autorités, d’autant qu’il finance à coups de milliards d’euros la dette de l’Etat et ses ambitions dont celles autour de la défense. Ce statut n’est pas sans susciter des convoitises. Courtiers, mutuelles, fintechs… De nombreux acteurs se lancent chaque année avec leur contrat pour essayer de capter une petite part de ce gâteau. Pour un succès variable tant l’offre est désormais abondante et concurrentielle. D’autres préfèrent la fustiger, en mettant l’accent sur son coût. Un tacle mérité mais qui tend à s’améliorer, sous la pression de Bruxelles en particulier.
Atone au virage des années 2020, quand ses rendements pointaient vers 0, le fonds en euros a confirmé en 2025 son rebond amorcé depuis trois ans. Le taux moyen du marché a atteint 2,6 % net de frais, avant taxes sociales (2,15 % après). Et, sauf imprévu de taille, il en ira de même cette année, voire en 2027. La raison ? "La courbe des taux obligataires s’est normalisée, retrouvant une forme plus saine, où les taux longs deviennent à nouveau supérieurs aux taux courts, ce qui s’avère très favorable à...
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02/05 - Pinault Collection à Venise : du palais aux douanes
A Venise, il suffit parfois de traverser le Grand Canal pour changer d’époque. D’un côté, l’élégance patricienne du Palazzo Grassi ; de l’autre, la silhouette triangulaire de Punta della Dogana à la pointe de Dorsoduro. Deux lieux, un même destin : celui d’avoir été réinventés pour faire dialoguer l’histoire et l’art contemporain. Le premier, édifié au XVIIIe siècle pour la puissante famille Grassi, fut longtemps un symbole de richesse marchande. Avec sa façade blanche et régulière, il tranche dans le paysage gothique vénitien. D'abord acquis par le groupe Fiat en 1983, le site connaît une véritable renaissance au début du IIIe millénaire avec son rachat, en 2005, par l'homme d'affaire et collectionneur français François Pinault, puis sa transformation en centre d’art contemporain signée Tadao Ando. L'architecte japonais introduit béton lisse et lignes épurées dans une rénovation sobre, lumineuse, respectueuse des volumes d’origine. Le passé y reste lisible, mais le regard est résolument tourné vers le présent.
Quelques années plus tard, en 2009, Pinault étend son empreinte avec la réhabilitation de la Punta della Dogana, un ancien poste de contrôle pour les marchandises entrant dans la Sérénissime au Moyen Age, devenu bâtiment des douanes au XVIIe siècle. Là encore, Tadao Ando reconvertit l’espace brut en un lieu d’exposition spectaculaire, tout en en préservant les éléments historiques, comme la tour surmontée de la célèbre sphère dorée portée par la statue de la Fortune attribuée à Giuseppe Benoni. Entre ses murs de...
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02/05 - Université McGill au Québec : les raisons du succès de la "Harvard du nord"
"Ma belle-fille a été acceptée dans plusieurs grandes universités aux Etats-unis ainsi qu’à McGill. Nous sommes venus visiter les lieux avant de faire notre choix", explique ce père de famille new-yorkais, au cours d'une présentation destinée aux futurs élèves. En cette froide journée d'avril, Val, l’étudiante qui fait office de guide, déroule les atouts de la prestigieuse institution fondée en 1821 : bibliothèques accessibles jour et nuit pendant la période des examens, service d’accompagnement pour la recherche de stages et d’emplois, vaste pelouse centrale où se tiennent événements sportifs et culturels, sans oublier le bâtiment des arts, dont la façade XIXe siècle en pierre grise est devenue l’un des symboles des lieux. "Le vendeur de hot-dogs, qui ne vient qu’aux beaux jours, fait partie des figures incontournables ici, plaisante Val. S’il réapparaît dans les allées, c’est bon signe : ça veut dire que l’hiver - particulièrement rigoureux cette année - est derrière nous !"
L’immense campus situé en plein cœur de Montréal est loin d’être son seul atout. L’établissement doit avant tout sa réputation à son excellent niveau académique. Il occupe la 27e place du classement mondial QS World University Rankings, et accueille une forte proportion d’étudiants étrangers. Ces derniers représentent environ 30 % des près de 40 000 inscrits et sont majoritairement originaires des Etats-Unis, de Chine et de France. "Dans son fonctionnement, McGill présente de nombreuses similitudes avec les grandes universités du Nord-Est...
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02/05 - Puneet Chhatwal, un parcours international façonné par l’ESSEC
Partir à l'étranger pour parachever son cursus scolaire ou améliorer son CV, apparaît aujourd'hui comme le plus sûr des accélérateurs de vie mais aussi de carrière. De leur côté, les grandes écoles françaises qui doivent faire face à la chute de la démographie étudiante et à une baisse des financements publics, multiplient les campus au-delà de l'Hexagone pour recruter de nouveaux étudiants. Toutes font le même constat, mais développent des stratégies différentes, persuadées que les classements les plus prestigieux sont désormais mondiaux. Cette course à l'exportation d'une éducation nationale au savoir-faire reconnu n'est pas sans obstacle dans un contexte géopolitique toujours plus tendu où la politique des visas devient une arme. Les implantations ne s’improvisent pas et restent coûteuses dans un marché très concurrentiel. Les élèves, eux, rêvent d’horizons lointains et parfois exotiques comme le souligne le baromètre exclusif réalisé par nos partenaires de L’Express Connect. Ils ont pris le temps de méditer Lamartine : "Il n'y a d'homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie."
L’homme, qui occupe aujourd’hui les plus hautes fonctions dans le secteur hôtelier international haut de gamme, n’a pas suivi un chemin tout tracé pour se hisser au sommet, mais "plutôt la route la moins empruntée", raconte-t-il : "Après le lycée, j’ai choisi de me former à la gestion hôtelière à l’université de Delhi, à une époque où ce secteur n’était pas perçu comme une...
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02/05 - Décrochage européen, IA, droits de douane... : le regard cash du Prix Nobel d’économie 2024
Une partie de son escale parisienne, Simon Johnson l'a passée au musée Carnavalet. A travers les salles retraçant les transformations qui ont rythmé l'histoire de la capitale - comme l'apparition du métro -, l'économiste anglo-américain a retrouvé le fil rouge de ses propres travaux. Dans son ouvrage Power and Progress, le colauréat du prix d'économie de la Banque de Suède il y a deux ans, et ancien chef économiste du FMI en 2007-2008, s'est penché sur les effets des innovations technologiques sur la société. Aujourd'hui ambassadeur pour l'IA au Royaume-Uni, professeur au MIT et chercheur au CEPR*, il tempère l'impact de l'intelligence artificielle (IA) sur nos sociétés mais appelle l'Europe à ne pas rater le train en marche.
L'Express : De quelle nature est la rupture provoquée par l’IA dans le monde du travail ? A quelles grandes transformations historiques est-elle comparable ?
Simon Johnson : Je considère l’intelligence artificielle comme une technologie majeure appelée à s’installer durablement dans nos vies - c’est déjà le cas. Pour autant, je ne pense pas qu’elle soit aussi structurante que certaines grandes révolutions matérielles du passé, comme l’urbanisation ou le développement des transports. Ces mutations ont profondément transformé la société : elles ont déplacé les populations vers les villes, puis rendu ces villes vivables grâce aux progrès de la santé publique et des infrastructures. À mes yeux, l’IA n’aura pas un impact aussi profond sur les valeurs humaines ou l’organisation sociale.
En...
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02/05 - Elvira Nabioullina, l’argentière de Vladimir Poutine clouée au pilori après avoir sauvé l’économie russe
C’est un format dont Vladimir Poutine est friand. Une brochette d’officiels, hauts fonctionnaires, gouverneurs, oligarques, parfois ministres, sagement assis en rang, manifestement terrifiés. Face à eux, le président russe, en majesté, distribue les bons et les mauvais points, admoneste, s’agace. Pourquoi telle promesse n’a-t-elle pas été tenue ? Pourquoi tel objectif n’a-t-il pas été atteint ? Ses interlocuteurs sont au supplice. Poutine se délecte et les téléspectateurs sont confortés dans leur croyance que "le tsar est bon et les boyards mauvais", comme le dit le proverbe russe. C’est une scène de ce type qui s’est déroulée le 15 avril. Les cibles du président russe : son Premier ministre Mikhaïl Michoustine, le ministre des Finances Anton Silouanov, son homologue à l’Economie Maxime Rechetnikov… et la gouverneure de la Banque centrale russe, Elvira Nabioullina. "J’attends de vous des explications complètes, leur lance Poutine, sur la situation actuelle de l’économie, et pourquoi sa trajectoire se situe en dessous des attentes." La flèche la plus acérée est pour Nabioullina. "En dessous des attentes des experts, des analystes, mais aussi du gouvernement et même de la Banque centrale", ajoute-t-il. Le geste d’humeur du président russe a été largement commenté dans les milieux économiques. Parce qu’il souligne les mauvais chiffres de l’économie russe, lentement asphyxiée par la guerre en Ukraine et les sanctions. Et aussi parce qu’il pourrait signifier un début de disgrâce pour celle qui, jusqu’à présent,...
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01/05 - Et Marine Le Pen parla d’"assistanat" : pour le 1er mai, le RN vire à droite
Claude François est revisité à grand renfort de basses. Une nuée de drapeaux bleu, blanc, rouge s’agite frénétiquement, tandis que le parterre reprend en cœur "les sirènes du phare d’Alexandrie". Ce vendredi, à Mâcon, le Rassemblement national organise son traditionnel rendez-vous du 1er mai. Celui-ci sera le dernier avant le 7 juillet, date à laquelle la cour d’appel de Paris rendra sa décision dans l’affaire des assistants parlementaires, et déterminera si Marine Le Pen est en capacité de se présenter à l’élection présidentielle. La salle est comble. Près de 5000 militants se sont déplacés pour assister à la prise de parole de Marine Le Pen et Jordan Bardella, venus disserter sur "la France du travail".
On l’aura compris, voilà plusieurs semaines que le parti d’extrême droite a fait de la question économique sa nouvelle obsession. Pour convaincre le patronat de sa crédibilité et se défaire du procès en "socialisme", il entend faire la promotion de ses propositions et se dit prêt à amender une partie de son programme. "Nous n’avons pas la réputation d’être des feignants, assure Marine Le Pen en amont de sa prise de parole. Cinq ans ont passé depuis 2022. Nous allons adapter évidemment notre projet, d’abord à des choses qui ont été votées, et bien entendu, à la situation économique et budgétaire, qui va rendre nécessaires des économies plus importantes que celles envisagées en 2022." Elle précise, toutefois : "Dans notre vision de l’économie, elle est un moyen de cohésion sociale et non de guerre sociale." Jordan...
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01/05 - En mer, la guerre secrète de Donald Trump contre les cartels
Les vidéos granuleuses diffusées par le Pentagone ne durent qu'une poignée de secondes. Certaines montrent des embarcations lancées à pleine vitesse sur l’eau avant d’être englouties dans une boule de feu. D’autres les montrent immobiles, avec des silhouettes visibles sur le pont, laissant penser qu’elles ont été interceptées plutôt que détruites. C'est ce que dévoilait le New York Times le 2 mars dernier. Plus d’un mois plus tard, l’armée américaine a encore intensifié ses opérations contre les navires en mer des Caraïbes et dans l’est du Pacifique, dans le cadre de la campagne menée par l’administration Trump contre ceux qu’elle accuse de trafic de drogue en mer.
La dernière attaque, menée dimanche 25 avril, et qui, selon le Pentagone, a fait trois morts dans l'est du Pacifique, était la septième ce mois-ci et la 54e depuis le début de la campagne en septembre. Elle porte le bilan des victimes à au moins 185 morts. Avant le renforcement des effectifs aériens, un bateau soupçonné de transporter de la drogue avait environ 50 % de chances d'échapper à l'armée, a déclaré un responsable militaire. Ce pourcentage est désormais tombé à environ 25 %, a-t-il précisé dans le New York Times.
Le rythme des opérations, engagé depuis septembre et amorcé avant la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro s’est nettement accéléré ces deux dernières semaines. Selon la chaîne de télévision américaine, CBS, au moins huit frappes navales ont été menées depuis le début du mois d’avril en mer des Caraïbes et dans l’est du...
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01/05 - Guerre en Iran : la ruée sur le soufre, l’autre effet papillon du conflit
Un baril à 80, 100 ou 120 dollars ? Sous les lustres du somptueux hôtel Beau Rivage, à quelques pas du Lac Léman, les spéculations sur le cours du brut d’ici la fin de l’année sont allées bon train lors du raout annuel du Financial Times consacré aux matières premières, fin avril. Les pontes du négoce mondial, présents dans l'assistance, sont coutumiers de l'exercice. Mais un autre matériau, plus discret, s’est récemment invité dans leurs discussions : le soufre. Pour cause, le Moyen-Orient compte pour près de la moitié du commerce maritime mondial de ce sous-produit issu du raffinage. Et au-delà de son transport, mis en péril par le blocage du détroit d'Ormuz, plusieurs sites de production dans la région ont été perturbés depuis le début du conflit.
Le nœud du problème ? Cette poudre jaune est essentielle pour obtenir de l’acide sulfurique, autrefois connu sous le nom d'huile de vitriol. Cet ingrédient est lui-même au cœur de plusieurs chaînes de valeur : il est utilisé à environ 60 % pour la fabrication d’engrais phosphatés, à 30 % pour l’extraction de métaux, via le processus de lixiviation, et trouve aussi sa place dans la production de semi-conducteurs ou de certaines batteries. Problème : ces secteurs sont confrontés à la flambée des prix du "roi" des produits chimiques. Sa référence européenne à l'export (FOB) a bondi à plus de 280 dollars la tonne sur le marché journalier le 22 avril, soit plus du double par rapport à fin février, avant l'embrasement au Moyen-Orient, selon l'agence S&P Platts. Pour ne...
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01/05 - Allemagne : pourquoi le réarmement ne profite pour l’heure qu’à l’industrie
L’Allemagne réarme et les Français s’en inquiètent, alors que, hier encore, ils critiquaient la frilosité militaire de leur voisin. Entre Paris et Berlin, les rôles semblent même désormais inversés, quand on entend le ministre allemand des affaires étrangères Johann Wadephul (CDU), lors de la récente conférence sur la sécurité de Munich : "Les efforts déployés jusqu’à présent en République française sont insuffisants." Diable ! Ou plutôt Donnerwetter, comme on dit à Berlin.
Outre-Rhin, le changement est spectaculaire. "La Zeitenwende [changement d’époque] annoncée par l’ancien chancelier Olaf Scholz en 2022 passe à la vitesse supérieure" constate Johanna Möhring dans une note de l’Institut français des relations internationales (IFRI). Pour sa défense, l’Allemagne a desserré les cordons de la bourse et celle-ci était pleine à craquer. Les chiffres donnent presque le tournis. Entre 2015 et 2030, les crédits militaires auront été plus que quadruplés, passant de 35 à 160 milliards par an. L’objectif affiché par le chancelier Friedrich Merz est de faire de la Bundeswehr "la première armée conventionnelle d’Europe".
Pour y parvenir, le gouvernement fédéral a pris deux mesures successives : en 2022, la création d’un fonds spécial de cent milliards d’euros, puis, en 2025, la réforme du frein à l’endettement. "L’Allemagne dispose désormais des marges de manœuvre constitutionnelles et budgétaires nécessaires" pour financer son réarmement, constatent Benoit Claveranne et Alexandre Robinet Borgamano, dans un récent rapport de...
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01/05 - L’Estonie veut bannir les ex-combattants russes de l’UE, même après la guerre
L’Estonie fait barrage aux soldats russes. Même après la fin de la guerre en Ukraine, Tallinn entend leur fermer durablement la porte. D’après le ministère estonien des Affaires étrangères, environ 1 300 militaires russes ayant pris part au conflit auraient déjà été empêchés d’entrer sur le territoire du pays depuis le début de l’année. L'Estonie définit les anciens combattants au sens large, englobant toute personne impliquée dans l'effort de guerre russe, des troupes régulières aux forces supplétives comme le groupe de mercenaires Wagner. Pays frontalier de Moscou, cet Etat balte est aussi l'un des soutiens les plus actifs de Kiev. Rapporté à la richesse nationale, il s'agit du deuxième plus fort engagement parmi les pays donateurs, derrière le Danemark.
Au-delà de ses propres frontières, le gouvernement va plus loin encore. Pour le Premier ministre Kristen Michal, ces soldats ayant participé à l’invasion à grande échelle de l’Ukraine devraient être exclus à vie de l’espace Schengen, a-t-il affirmé dans un entretien à Euronews. Il pousse désormais Bruxelles à bannir les anciens soldats russes de l’Union européenne, bien après la fin des combats, et à inscrire cette interdiction dans une règle commune.
Selon Tallinn, la montée en puissance de la mobilisation russe pour soutenir son offensive et compenser ses pertes fait peser un risque durable : celui de voir, même après la guerre, d’anciens combattants susceptibles de représenter une menace pour la sécurité de l’UE. "On ne peut pas permettre à ces individus qui...
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01/05 - Mercosur : les coulisses du bras de fer entre la Commission européenne et le Parlement
Céline Imart court partout. Ce mardi matin, à 7h40, l’eurodéputée LR est à Paris, sur le plateau de Franceinfo, où elle défend, entre autres, la candidature de Bruno Retailleau à l’élection présidentielle. Puis elle file à Strasbourg, où elle arrive juste à temps pour voter, entre midi et deux, le cadre financier pluriannuel (CFP) qui fixe les plafonds de dépense de l’UE. Sans avoir vraiment déjeuné, l’élue commande, au bar des députés, un café qu’elle terminera avant qu’il n’ait le temps de refroidir… Voilà à quoi ressemblent, en ce moment, ses journées. Il faut ajouter à ce planning chargé la gestion de sa ferme dans le Tarn...
Depuis dix jours, Céline Imart, engagée dans une folle course contre-la-montre, se démultiplie. Son objectif : faire plier la Commission européenne sur ce maudit Mercosur. Car le 1er-Mai ne marque pas seulement la Fête du Travail ; c’est aussi, en quelque sorte, la fête de la Commission. Sa présidente, Ursula von der Leyen, a gagné. En dépit des réserves de quelques pays - dont la France ; malgré le vote surprise des eurodéputés, qui sont parvenus à suspendre le texte avec la saisine, le 21 janvier, de la Cour de justice de l’Union européenne ; malgré, enfin, les importantes manifestations d’agriculteurs, le fameux accord commercial entre l’UE et les pays du Mercosur entre provisoirement en vigueur ce vendredi.
Et ce n’est pas tout ! Ce qui énerve au plus haut point Céline Imart et les autres fers de lance de la bataille contre ce traité, c’est qu’il a été modifié, en catimini, dans la dernière...
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01/05 - Le Pentagone soumet à Donald Trump plusieurs options militaires face à l’Iran
En coulisses, les services de défense américains s'activent. Donald Trump a reçu, jeudi 30 avril, un nouveau briefing consacré à une possible action militaire contre l'Iran. Selon deux responsables américains cités par Axios, l'amiral Brad Cooper, chef du commandement central des Etats-Unis (CentCom) et le général Dan Caine, chef d'état-major interarmées, ont présenté au président plusieurs scénarios d'intervention. La réunion a duré environ 45 minutes. Selon ces sources, différentes options militaires ont été mises sur la table alors que Washington cherche à accroître la pression sur Téhéran.
Premier scénario envisagé : une vague de frappes "courtes et puissantes" contre des infrastructures iraniennes. L'objectif serait d'inciter les autorités iraniennes à revenir à la table des négociations avec davantage de flexibilité sur la question nucléaire. Une autre option consisterait à prendre le contrôle d'une partie du détroit d'Ormuz afin de le rouvrir au trafic commercial. Une telle opération pourrait impliquer des forces terrestres, selon une source citée par Axios. Troisième hypothèse : une intervention des forces spéciales destinée à sécuriser les stocks iraniens d'uranium hautement enrichi.
Selon les mêmes sources, Donald Trump privilégierait toutefois, à ce stade, la piste d'un blocus naval, même si une action militaire reste envisagée si l'Iran persiste dans son refus de céder. Mercredi 29 avril, il affirmait considérer cette option comme "un peu plus efficace que les bombardements." Pour rappel, un cinquième...
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01/05 - Sébastien Tran, DG d’Audencia : "Il faut être présent là où les grandes transformations se jouent"
Partir à l'étranger pour parachever son cursus scolaire ou améliorer son CV, apparaît aujourd'hui comme le plus sûr des accélérateurs de vie mais aussi de carrière. De leur côté, les grandes écoles françaises qui doivent faire face à la chute de la démographie étudiante et à une baisse des financements publics, multiplient les campus au-delà de l'Hexagone pour recruter de nouveaux étudiants. Toutes font le même constat, mais développent des stratégies différentes, persuadées que les classements les plus prestigieux sont désormais mondiaux. Cette course à l'exportation d'une éducation nationale au savoir-faire reconnu n'est pas sans obstacle dans un contexte géopolitique toujours plus tendu où la politique des visas devient une arme. Les implantations ne s’improvisent pas et restent coûteuses dans un marché très concurrentiel. Les élèves, eux, rêvent d’horizons lointains et parfois exotiques comme le souligne le baromètre exclusif réalisé par nos partenaires de L’Express Connect. Ils ont pris le temps de méditer Lamartine : "Il n'y a d'homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie."Sébastien Tran, directeur général de l’école de commerce d'Audencia à Nantes
"Notre logique de développement international ne suit pas les tendances. Nous avons ouvert ces dernières années, plusieurs campus dans des pays qui peuvent sembler 'exotiques' comme en Chine ou au Brésil. Mais, à chaque fois, nous cherchons surtout à nous ancrer au cœur des grandes dynamiques de...
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01/05 - Gérard Bekerman, président de l’Afer : "L’assurance-vie est un outil essentiel"
Avec 2 100 milliards d’euros placés, les contrats d’assurance-vie, représentent un véritable poids lourd de l’épargne. Dotée de caractéristiques juridiques et fiscales inégalées et d’un fonds en euros à toute épreuve, elle a su séduire les Français. Le rebond de la collecte observée depuis deux ans montre que ces derniers la plébiscitent toujours. Cette place à part dans le patrimoine des ménages en fait aussi un produit avec lequel il faut compter du côté des autorités, d’autant qu’il finance à coups de milliards d’euros la dette de l’Etat et ses ambitions dont celles autour de la défense. Ce statut n’est pas sans susciter des convoitises. Courtiers, mutuelles, fintechs… De nombreux acteurs se lancent chaque année avec leur contrat pour essayer de capter une petite part de ce gâteau. Pour un succès variable tant l’offre est désormais abondante et concurrentielle. D’autres préfèrent la fustiger, en mettant l’accent sur son coût. Un tacle mérité mais qui tend à s’améliorer, sous la pression de Bruxelles en particulier.
Créée en 1976, l’Association française d’épargne et de retraite (Afer), est l’une des principales associations d’épargnants en France avec près de 750 000 adhérents. Son président, Gérard Bekerman, évoque l’évolution du contrat d’assurance-vie et ses défis.
L'Express : Cette année l’Afer fête son cinquantenaire. L’association a-t-elle beaucoup évolué depuis sa création. ?
Gérard Bekerman : Tout au long de notre existence, nous avons conservé le même ADN : transparence, équité et défense des épargnants. Au...
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01/05 - Ce que les traitements contre l’obésité pourraient apporter à la lutte contre l’alcoolisme
C’est un patron de presse parisien qui, couteau planté dans le steak, refuse le traditionnel vin rouge car en ce moment, il n'a plus vraiment la tête à ça, dit-il. C’est le conseiller d’un incontournable chirurgien marseillais, aucune habitude changée et qui pourtant boit "quatre fois moins" que d’ordinaire, même le week-end. C’est aussi ce fêtard berlinois, pilier de club devenu "quasiment abstinent" le soir venu. Il répugne l’ébriété. Ses compagnons de danse ne le reconnaissent plus.
Autant d'adeptes de la boisson, du jour au lendemain fâchés avec la bouteille. Leur secret ? Tous se sont récemment mis à s’injecter des "GLP-1", ces nouveaux traitements prescrits aux patients en surpoids pour les faire maigrir. Les semaines suivant la prise de ce médicament, en plus de perdre des kilos, et de voir la satiété s’accentuer, les patients semblent brusquement éloignés de la boisson, l’envie et le plaisir de s'enivrer décapités en même temps que les fringales.
Un phénomène de mieux en mieux documenté dans la littérature : une étude publiée ce jeudi dans la prestigieuse revue The Lancet semble confirmer ces témoignages. Une centaine de personnes obèses souhaitant soigner leur alcoolisme ont été recrutées par les investigateurs, et en même temps que les injections d'Ozempic s'accumulaient, les jours de beuveries ont reflué de manière importante. Et ce, de façon bien plus marquée que chez les patients qui ont reçu un placebo et qui eux aussi tentaient d'arrêter. "Un signal prometteur"
Durant les six mois de suivi, la...
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01/05 - Désinformation : la France passe enfin à l’offensive ! Par Jean-François Copé
La France est en première ligne. Deuxième pays le plus visé en Europe par les campagnes de désinformation étrangères derrière l’Ukraine, elle est la cible privilégiée d’une guerre d’ingérence dont les effets se font déjà sentir. Il y a quelques mois, l’annonce d’un coup d’État en France a été vue par 13 millions de personnes sur X et a ému jusqu’à certains chefs d’État étrangers. Une information inventée de toutes pièces et aussitôt démontée par l’Elysée.
Et tout indique que cette pression va s’intensifier à l’approche de l’élection présidentielle. La montée des populismes conjuguée à la puissance des outils numériques change la donne et démultiplie les capacités d’ingérence. Il en résulte un risque inédit : celui de voir des acteurs extérieurs peser directement sur le scrutin national. Un tel danger exige d’en tirer les conséquences. Pour y parvenir, une méthode s’impose : analyser notre environnement, évaluer nos moyens de défense et adapter notre stratégie.
D’abord, mesurer l’ampleur de la menace. La désinformation s’est industrialisée : produire et diffuser de fausses informations n’a jamais été aussi simple, rapide et peu coûteux. Nous ne sommes plus face à des initiatives isolées mais à des systèmes organisés. En Roumanie, près de 20 000 comptes ont été activés sur TikTok dans les jours précédant le scrutin présidentiel en 2024. En Hongrie, l’ONG Alliance4Europe a révélé des réseaux internationaux de faux comptes mobilisés d’une élection à l’autre. Automatisation, répétition, saturation : des méthodes désormais bien rodées...
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01/05 - La "fin de règne" de Mohammed VI analysée par Omar Brouksy : "Les Marocains voient bien que leur roi est malade"
Omar Brouksy connaît le prix du journalisme indépendant : jusqu’en 2021, son numéro de téléphone a été sélectionné par le renseignement marocain pour surveillance potentielle via le logiciel Pegasus, ont révélé plusieurs médias internationaux. Pratiques contestées par le Maroc ; reste que les livres de cet ancien correspondant de l’AFP demeurent, encore aujourd’hui, interdits à la vente au royaume chérifien. En 2021, son éditeur Yannick Dehée avait aussi révélé que des émissaires de Rabat avait confié à l'un de ses auteurs la mission de récupérer un des manuscrits de Brouksy avant publication, moyennant 50 000 euros.
Ce grand connaisseur des intrigues de la monarchie publie ces jours-ci Fin de règne (Nouveau Monde), un récit trépidant sur les coulisses du pouvoir royal, où amis, famille, conseillers et agents secrets se déchirent pour influencer un souverain de plus en plus affaibli. Relations avec Emmanuel Macron, caprices de l’inénarrable fratrie de boxeurs Azaitar, manipulations de la presse par certains clans… Omar Brouksy s’autorise à aborder les sujets les plus tabous, nourri par des sources qu’on devine proches du cœur du pouvoir. Entretien.
L’Express : La couverture de votre livre représente une chaise vide. Il est titré "Fin de règne". Doit-on comprendre que le roi Mohammed VI pourrait prochainement abdiquer ?
Omar Brouksy : Non. L’abdication, ça ne fait pas partie de la culture de la monarchie marocaine et des monarchies orientales. C’est exclu, à mon avis. Ce que j’ai voulu décrire, c’est davantage...
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01/05 - "Les Etats-Unis et la Chine pourraient entrer en guerre par excès de confiance" : le constat inquiet de Joshua Rovner
"Ce fut la montée en puissance d’Athènes et la peur qu’elle inspira à Sparte qui rendirent la guerre inévitable", écrivait l’historien Thucydide au sujet de la guerre du Péloponnèse, un conflit majeur qui déchira le monde grec entre 431 et 404 av. J.-C. Deux millénaires plus tard, Graham Allison, chercheur et professeur à Harvard, reprenait cette grille de lecture et forgeait le concept de "piège de Thucydide" pour l’appliquer au XXIe siècle : la crainte suscitée par l’ascension de la Chine étant, selon lui, susceptible de pousser Washington et Pékin à entrer en guerre, comme Athènes et Sparte au Ve siècle avant notre ère. Mais pour Joshua Rovner, professeur de stratégie et de relations internationales à l’American University (Washington), le risque d’affrontement ouvert entre les deux puissances ne tient pas tant à ce "piège de Thucydide" qu’à l'illusion partagée par les deux camps qu’une victoire rapide sur l’adversaire serait possible. Entretien.
L’Express : Ces dernières années, la thèse du "piège de Thucydide" a connu un regain d’intérêt, notamment après la publication de l’ouvrage de Graham Allison, Destined for War : Can America and China Escape Thucydides’s Trap ? (2017). Dans un article paru dans la revue Foreign Affairs, vous expliquez pourtant qu’il est possible de retenir une autre leçon de l’historien grec. Quelle est-elle ?
Joshua Rovner : Mon propos n'est pas de commenter le livre de Graham Allison, mais de montrer que Thucydide pose une autre question tout aussi pertinente : pourquoi un conflit que...
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30/04 - Crise de la natalité : l’Allemagne face à un choc démographique majeur
Un peu plus de 650 000 : c'est le nombre d'enfants nés en Allemagne en 2025, et aussi le taux de natalité le plus bas jamais atteint depuis l'après-guerre. Selon les chiffres de l'Office fédéral de la statistique (Destatis), 655 000 naissances ont été enregistrées l'an dernier, contre environ 680 000 en 2024, indique la Deutsche Welle. Avec plus d'un million de décès enregistrés la même année, le déficit s'élève donc à 350 000 naissances : l'un des scénarios les plus noirs en Europe, posant de nombreux défis à la première économie du Vieux Continent. Des moyennes qui contrastent fortement avec les 1,3 million de naissances de 1964, au plus fort du baby-boom.
C'est la quatrième année consécutive que le taux baisse. "L'institut Destatis attribue cette tendance à l'entrée dans la période cruciale de la trentaine des cohortes des années 1990, période dans laquelle les naissances étaient moins nombreuses, ainsi qu'à la baisse du taux de fécondité", détaille la chaîne publique. Les projections à long terme indiquent que la population allemande pourrait ainsi diminuer de 10 % d'ici 2070, l'immigration ne compensant pas le déclin. Un poids pour la sécurité sociale
Un problème amené à peser de plus en plus sur l'économie, avec le départ à la retraite de la génération des baby-boomers, tandis que les entreprises craignent une pénurie de main-d'oeuvre qualifiée. D'ici 2035, un quart des Allemands auront 67 ans ou plus, selon les projections de l'Office national des statistiques, ce qui signifie une pression supplémentaire sur...
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30/04 - L’économie iranienne au bord du gouffre ? Les Etats-Unis parient sur l’étranglement de Téhéran
Tandis que le conflit opposant les Etats-Unis à l’Iran est entré dans une impasse, et alors que les négociations sont à l’arrêt, Washington mise désormais sur un étranglement progressif de l’économie iranienne pour faire plier le régime de Téhéran. Une stratégie partagée par son adversaire, qui espère de son côté que la pression qu'exerce le conflit sur le prix des carburants et les marchés mondiaux fasse craquer les Etats-Unis.
Au coeur de la guerre : le détroit d'Ormuz - par où transite un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial - d'abord bloqué par l'Iran, et désormais par les Etats-Unis, qui ont riposté par un blocus des ports iraniens afin d'accentuer la pression sur l'économie iranienne. Téhéran a récemment proposé aux médiateurs régionaux de cesser ses attaques dans le détroit, en échange d'une levée du blocus américain - des négociations restées pour l'heure sans issue. Une économie ravagée par la guerre
Les conséquences économiques sont déjà considérables pour l'Iran. La campagne de bombardements menée par Israël et les Etats-Unis au début du conflit a lourdement endommagé les infrastructures telles que les routes, les ports, des immeubles résidentiels, ainsi que des bâtiments industriels comme les aciéries et les usines pétrochimiques.
Selon les médias d’Etat iraniens, la reconstruction pourrait coûter jusqu’à 270 milliards de dollars, une somme colossale pour un pays dont le PIB annuel atteignait 341 milliards de dollars l’an dernier.
Le choc sur l'emploi est, lui aussi, brutal. La guerre a...
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30/04 - "Un Smic à 1 690 euros serait une catastrophe" : quand Jean Peyrelevade fustige la "nullité" du PS
Dans La France du populisme au chaos (Odile Jacob), qui vient de paraître, Jean Peyrelevade déplore la démagogie de la gauche qui, en 2024, avait proposé une augmentation du Smic à 1 600 euros. Quelques jours plus tard, le Parti socialiste surenchérissait en proposant une augmentation du salaire minium à 1 690 euros dans sa feuille de route pour 2027.
Pour L'Express, Jean Peyrelevade réagit à ce document de 144 pages qui confirme selon lui "la nullité" des responsables de la gauche dite modérée. Pour l'ancien directeur adjoint du cabinet de Pierre Mauroy (de 1981 à 1983) et ex-patron du Crédit Lyonnais, le Parti socialiste en est revenu à un anticapitalisme primaire qui serait une catastrophe pour un appareil productif déjà en crise, comme pour les finances publiques de la France.
L'Express : Le Smic à 1 690 euros est l’une des propositions phares du projet du Parti socialiste en vue de 2027. Dans votre livre, vous la qualifiez de pure démagogie. Pourquoi ?
Jean Peyrelevade : C’est une proposition qui va au-delà de la hausse du Smic prévue dans le programme du Nouveau Front populaire, qui ne prévoyait qu’une hausse de 14 % du Smic. Là, on est à 17 %. La première conséquence, qui ne semble pas perturber beaucoup le PS, c’est que ça cassera complètement l’appareil productif. Une telle hausse décrétée au sommet de l’Etat, cela rappelle la décision de Lionel Jospin sur le passage aux 35 heures. Cela veut dire que toutes les PME se prendront une augmentation instantanée de 17 % pour leurs salariés payés au...
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30/04 - Entre l’Elysée, la Banque de France et le Sénat, le jeu de chaises musicales de la Macronie
L'élection présidentielle arrive à grands pas. Et alors que l'ombre du Rassemblement national pèse sur les urnes, le jeu des chaises musicales entre hauts fonctionnaires se poursuit. Depuis la nomination de l'ancienne ministre, Amélie de Montchalin, à la tête de la Cour des comptes, les extrêmes ne décolèrent pas et accusent Emmanuel Macron de verrouiller les institutions. Pas de quoi émouvoir le président qui continue de placer ses fidèles aux postes les plus prestigieux de la République... parfois à coups de deal.De Chevènement à Macron
Lundi prochain, Pierre-André Imbert, ancien ambassadeur de France en Australie et secrétaire général adjoint de l’Elysée, fera son retour au palais présidentiel. Ce jeudi 30 avril, il a été nommé secrétaire général du "Château", après seulement trois ans d'absence. Ancien socialiste devenu architecte du macronisme, il est à l’origine de nombreuses réformes du travail. Camarade de route de Jean-Pierre Chevènement puis d'Arnaud Montebourg, il a rallié Emmanuel Macron dès 2017, fidèle avant l'heure.
Passé par les cabinets de Michel Sapin, de François Rebsamen et de Myriam El Khomri, sous la présidence de François Hollande, il est l'artisan de la loi de sécurisation de l’emploi, la loi El Khomri, du travail du dimanche, de l'ordonnance travail et l'ordonnance Macron, de la relance de l’apprentissage et de la formation professionnelle... Des rabotages surprenants pour le jeune militant des 35 heures qu'était Pierre-André Imbert. Beaucoup moins pour le cinquantenaire aux "capacités de...
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30/04 - Hassan III : "poli et froid", proche de sa mère... Un livre-enquête dresse le portrait de l’héritier de Mohammed VI
Bienvenue dans l'"Etat profond" marocain. Un pouvoir de l’ombre entièrement concentré dans quelques rues de Rabat, au sein de ce que les observateurs appellent le makhzen. Une cour du roi façon Versailles formée de conseillers influents, de dirigeants de services secrets, de membres de la famille régnante, d’amis saltimbanques, très rarement de ministres ou d’industriels. Omar Brouksy, probablement le journaliste le mieux informé du Royaume, publie ces jours prochains Fin de règne (Nouveau Monde), un récit inouï sur les coulisses du pouvoir à Rabat. Où les rivalités s’accentuent à la faveur d’une double configuration unique : le roi Mohammed VI est de plus en plus souffrant, atteint de la maladie d’Hashimoto et d’une broncho-pneumopathie chronique obstructive, un mal qui affecte sa respiration et complique chaque effort physique ; depuis plusieurs années, il passe une longue partie de son temps à l’étranger. Dans cette atmosphère crépusculaire – qui n’empêche pas, paradoxalement, les succès diplomatiques - , les intrigants s’épanouissent, les appétits se découvrent.
Pour qui veut comprendre qui gouverne le Maroc, l’enquête en milieu royal d’Omar Brouksy se révèle la parfaite continuation de Mohammed VI, le mystère (Flammarion) l’excellent portrait du monarque, signé Thierry Oberlé, ex-grand reporter au Figaro, dont L’Express s’était fait l’écho en janvier. Cette fois, le souverain apparaît davantage au second plan, relégué par ses empêchements, même s’il demeure le décideur ultime, capable de recadrages...
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30/04 - Jordan Bardella "ne veut pas d’emm...", Edouard Philippe prépare son mercato
Le grand rendez-vous de la présidentielle approche, chaque semaine apparaît un nouveau prétendant. Autant dire que la vie politique entre dans une nouvelle phase, ô combien palpitante… Quand Lecornu copie la Commission
Sébastien Lecornu serait-il un commissaire européen qui s’ignore ? Au Parlement européen, quelques eurodéputés ont été frappés d’entendre le Premier ministre, qui présentait son plan logement à Marseille la semaine dernière, reprendre, presque mot pour mot, le plan que la Commission a présenté en février. "La Commission dit 'bâtir, bâtir bâtir' et notre ami Lecornu dit 'construire construire construire'" relève l’écologiste Marie Toussaint. "Il a repris mot pour mot les éléments de langage de Bruxelles !" abonde l’élue The Left - l’équivalent de LFI - Leila Chaibi. Bardella, les "emm..." et le sociétal
Jordan Bardella n’aime pas les désagréments inutiles. C’est ainsi qu’il considère les sujets sociétaux - sur lesquels le parti accorde traditionnellement une liberté de vote. La question de l’avortement, par exemple, régulièrement abordée au Parlement européen, fait partie des sujets qu’il préfère éviter. "Il nous le rappelle souvent : il ne veut pas d’emmerdes avec ces sujets-là, précise un eurodéputé RN. Il sait que ce sont des points d’accroche pour nous tomber dessus, et refuse de tendre le bâton pour se faire battre. Sur ce genre de votes, on est donc priés de rentrer dans le rang." La liberté de vote a ses limites.Gabriel Attal prend tout
Critiqué pour prôner le partage du pouvoir tout en cumulant les...
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30/04 - Célébrations du 9 mai : la Russie réduit sa parade militaire par crainte d’une frappe ukrainienne
Ni véhicule blindé, ni système de missiles : pour la première fois en près de 20 ans, la parade du 9 mai de la Russie, qui prend traditionnellement la forme d'une démonstration de puissance, se fera sans qu'aucun matériel militaire ne soit présenté. Seuls des soldats expérimentés défileront sur la place Rouge pour célébrer la victoire contre le nazisme, a annoncé le ministre russe de la Défense, Andreï Belooussov, ce mardi 28 avril. En cause : la crainte d'une frappe de longue portée venue d'Ukraine pendant le "Jour de la Victoire". Selon plusieurs analystes russes, Moscou chercherait à protéger son arsenal de tank et de missiles des engins aériens de Kiev, plus puissants que jamais. Désormais, les drones ukrainiens sont en effet capables de frapper la Russie jusqu'au cœur de sa capitale.
Dans son communiqué, le ministère de la Défense maintient le flou. Plutôt que de mentionner la flotte de drones de Kiev, il évoque "la situation opérationnelle actuelle" qui l'a poussé à acter que "les élèves des écoles militaires Suvorov et des écoles navales Nakhimov, ainsi que le corps des cadets et une partie du matériel militaire, ne participeront pas au défilé militaire de cette année". En guise de remplacement, les spectateurs pourront observer des équipes de voltige survoler la place Rouge, tandis que des avions d'attaque au sol Su-25 dessineront le drapeau russe dans le ciel moscovite.Les "activités terroristes ukrainiennes" blâmées
De son côté, le porte-parole du Kremlin s'est montré plus direct, imputant la...
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30/04 - Face à la menace russe, le Royaume-Uni assemble une nouvelle force navale européenne
La Grande-Bretagne a annoncé ce mercredi 29 avril la création d’une nouvelle force navale multinationale en partenariat avec neuf autres pays européens, afin de renforcer la défense des eaux du nord de l’Europe face à la Russie. Ce projet, porté par Londres, vise à structurer une coopération militaire maritime capable d'agir en complément de l'Otan et de répondre plus rapidement aux crises maritimes.
Selon le journal britannique The Guardian, les dix membres qui composent actuellement la Force expéditionnaire conjointe (JEF) ont déjà signé une déclaration d’intention pour mettre en place cette "force maritime multinationale". Cette coalition regroupe notamment les pays nordiques, les États baltes et les Pays-Bas autour du Royaume-Uni, principal contributeur militaire. D’après la chaîne de télévision britannique Sky News, une nouvelle étape doit être franchie d’ici la fin de l’année avec la signature d’un accord formel définissant précisément les modalités opérationnelles du nouveau partenariat.
Le projet a été détaillé par le chef de la Royal Navy, le général Sir Gwyn Jenkins, lors d’une intervention au Royal United Services Institute. Le "First Sea Lord" y a décrit la vision d’une "famille de flottes alliées", une structure inédite depuis des décennies. "Une force conçue pour combattre immédiatement si nécessaire, avec de véritables capacités, de véritables plans de guerre et une véritable intégration", a-t-il précisé.La menace russe de plus en plus présente
La montée des tensions avec la Russie constitue le...
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30/04 - Assurance-vie : les raisons d’un spectaculaire rebond
Avec 2 100 milliards d’euros placés, les contrats d’assurance-vie, représentent un véritable poids lourd de l’épargne. Dotée de caractéristiques juridiques et fiscales inégalées et d’un fonds en euros à toute épreuve, elle a su séduire les Français. Le rebond de la collecte observée depuis deux ans montre que ces derniers la plébiscitent toujours. Cette place à part dans le patrimoine des ménages en fait aussi un produit avec lequel il faut compter du côté des autorités, d’autant qu’il finance à coups de milliards d’euros la dette de l’Etat et ses ambitions dont celles autour de la défense. Ce statut n’est pas sans susciter des convoitises. Courtiers, mutuelles, fintechs… De nombreux acteurs se lancent chaque année avec leur contrat pour essayer de capter une petite part de ce gâteau. Pour un succès variable tant l’offre est désormais abondante et concurrentielle. D’autres préfèrent la fustiger, en mettant l’accent sur son coût. Un tacle mérité mais qui tend à s’améliorer, sous la pression de Bruxelles en particulier.
Partout, des chiffres records ! Les assureurs ont le sourire : l’an dernier, l'enveloppe préférée des Français a renoué avec la collecte. Nets des retraits, 50,6 milliards d'euros ont été amassés sur des contrats d’assurance-vie, un niveau qui n’avait pas été vu depuis quinze ans. C’est 22,1 milliards de plus qu’en 2024. Si l’on reste encore loin des records historiques, l’année écoulée est marquante à deux niveaux. Tout d’abord, le fonds en euros a renoué avec une collecte nette positive, après cinq années...
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30/04 - Blocus du détroit d’Ormuz : Donald Trump prêt à faire durer le bras de fer
Donald Trump a demandé à ses conseillers de préparer un "blocus prolongé" de l’Iran, centré sur le détroit d’Ormuz, a rapporté mercredi 29 avril le Wall Street Journal. L’objectif affiché est de maintenir une pression économique maximale sur la République islamique en limitant drastiquement ses exportations de pétrole et ses flux commerciaux, afin de forcer Téhéran à renoncer à son programme nucléaire.
Lors de réunions récentes à la Maison-Blanche, dont une session lundi dans la Situation Room, le président américain a privilégié cette option de blocus à une reprise des bombardements ou à un retrait du conflit, jugés plus risqués, selon des responsables américains cités par le WSJ. Cette stratégie repose sur l’idée d’un étranglement progressif de l’économie iranienne, en empêchant les navires d’entrer et de sortir des ports du pays. Sur Truth Social, Donald Trump a affirmé que le blocus poussait l’Iran vers un "état d’effondrement". Une formule qui illustre sa volonté de maintenir le cap malgré les risques économiques et diplomatiques.Les prix du pétrole au plus haut depuis 4 ans
Les conséquences de cette politique se font déjà sentir. Ces derniers jours, la réduction du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz à son niveau le plus bas depuis le début du conflit a provoqué une hausse spectaculaire des prix de l’énergie. Ce jeudi 30 avril au matin, les dernières déclarations de Donald Trump ont entraîné un nouvel envol des cours du pétrole. Le baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale, a atteint 125 dollars, en...
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30/04 - Ce que Google dit des rêves des étudiants français : notre baromètre exclusif
Partir à l'étranger pour parachever son cursus scolaire ou améliorer son CV, apparaît aujourd'hui comme le plus sûr des accélérateurs de vie mais aussi de carrière. De leur côté, les grandes écoles françaises qui doivent faire face à la chute de la démographie étudiante et à une baisse des financements publics, multiplient les campus au-delà de l'Hexagone pour recruter de nouveaux étudiants. Toutes font le même constat, mais développent des stratégies différentes, persuadées que les classements les plus prestigieux sont désormais mondiaux. Cette course à l'exportation d'une éducation nationale au savoir-faire reconnu n'est pas sans obstacle dans un contexte géopolitique toujours plus tendu où la politique des visas devient une arme. Les implantations ne s’improvisent pas et restent coûteuses dans un marché très concurrentiel. Les élèves, eux, rêvent d’horizons lointains et parfois exotiques comme le souligne le baromètre exclusif réalisé par nos partenaires de L’Express Connect. Ils ont pris le temps de méditer Lamartine : "Il n'y a d'homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie."
Le classement qui suit repose sur l'analyse des recherches Google effectuées depuis la France sur les douze derniers mois. À partir de requêtes-souches liées aux études à l'international ("étudier en…", "double diplôme à", "Erasmus au", "master en…"), L’Express Education a extrait via un logiciel spécialisé plus de 7 500 mots-clés uniques, dont 3 300 ont pu être rattachés à...
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30/04 - Après son clash avec Friedrich Merz, Donald Trump menace de retirer certaines troupes d’Allemagne
Le suspense demeurait quant à la sanction qui pourrait frapper les nations européennes ayant refusé, ces dernières semaines, d’envoyer leurs marines dans le détroit d’Ormuz afin de soutenir l’initiative américaine de réouverture forcée de ce passage stratégique. Le début des représailles est tombé mercredi 29 avril, lorsque Donald Trump a annoncé que son administration envisageait de réduire le nombre de troupes américaines en Allemagne. "Les États-Unis étudient et examinent une possible réduction des troupes en Allemagne, une décision devant être prise dans un avenir proche", a assuré le président américain sur Truth Social.
Auprès de l’agence de presse Reuters, un haut responsable de la Maison-Blanche avait déjà indiqué plus tôt ce mois-ci que Donald Trump évoquait la possibilité de retirer une partie des troupes américaines d’Europe. Selon les données du Defense Manpower Data Center, plus de 68 000 militaires étaient stationnés en Europe fin 2025, dont plus de la moitié en Allemagne.Les critiques du chancelier allemand
Les raisons de cette punition ciblée ? Donald Trump s’est opposé ces derniers jours au chancelier allemand au sujet de la guerre en Iran. Mardi, le dirigeant américain a affirmé que Friedrich Merz ne savait pas de quoi il parlait après que ce dernier a déclaré que les Iraniens humiliaient les États-Unis dans les négociations visant à mettre fin à un conflit qui dure depuis deux mois.
Comme le souligne le New York Times, l’Allemagne et son chancelier ont beaucoup investi dans leur relation avec...
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30/04 - Les ambitions de Mistral AI dans la défense, bientôt un traité Paris-Helsinki
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'indiscrets exclusifs en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.
Le patron de l’armement face à la finance
Patrick Pailloux, à la tête de l’imposante direction générale de l’armement (DGA), a déjeuné avec Stéphane Boujnah, le président d’Euronext, ce mercredi 29 avril. Au menu, les enjeux de financement de la défense et les perspectives offertes par la cotation des industriels de l’armement. Un sujet d’actualité, puisque le fabricant de blindés franco-allemand KNDS, détenu à 50 % par l’Etat français, prépare une introduction en Bourse en juin. Les contours de l’opération devraient être révélés en marge d’Eurosatory, le Salon international de l’armement terrestre, du 15 au 19 juin.
Les ambitions de Mistral AI dans la défense
La licorne française de l’intelligence artificielle planche sur la création d’un "pôle défense" pour consolider ses activités dans ce secteur. L’entreprise française dirigée par Arthur Mensch, qui entend défier les sociétés américaines OpenAI (ChatGPT) et Anthropic (Claude), avait déjà noué en février un partenariat avec le ministère des Armées pour mettre à disposition ses modèles, logiciels et prestations d’IA. En...
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30/04 - Adolf Hitler était-il fou ? La thèse de l’historien Claude Quétel
Depuis sa mort, le 30 avril 1945, dans son bunker, psychiatres, psychanalystes et historiens n'ont cessé d'ausculter la personnalité d'Adolf Hitler. Diagnostiqué schizophrène par plusieurs spécialistes, d'aucuns lui ont prêté en outre une paranoïa sévère associée à des troubles de la personnalité. D’autres encore ont insisté sur son instabilité émotionnelle et ses accès de colère, validant l'hypothèse d'une psychopathie voire d'une personnalité borderline. Autant d'éléments qui, naturellement, poussent à s'interroger : à quel point cette composition psychique a-t-elle pesé dans sa vie et, par ricochet, dans le cours de l'Histoire ? Celle-ci rendait-elle inéluctable ce qui demeure encore, 81 ans après sa mort, comme l'un des plus grands traumatismes du Vieux Continent ?
Pour comprendre comment celui qui se destinait à une médiocre carrière d'artiste-peintre a fini par devenir le chef d'orchestre du plus grand génocide du XXe siècle, Claude Quétel prend l'audacieux parti, dans une biographie intitulée Hitler* et publiée aux éditions Perrin, d'extirper le personnage de son décor. Du jeune paresseux chétif qui frôle la clochardise au leader politique capable d'envouter les foules, l'historien spécialiste de la psyché nous promène dans la vie paradoxalement méconnue de Führer. Entretien.
Pour comprendre un individu, les psychiatres et psychologues commencent le plus souvent par l’enfance. Celle de Hitler explique-t-elle quelque chose, ou faut-il se méfier de l’idée trop commode selon laquelle "tout était déjà là" ?...
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29/04 - "La définition du mal" : sept plaintes contre Sam Altman et OpenAI après une fusillade au Canada
Les proches des victimes de la tuerie de Tumbler Ridge, en Colombie-Britannique, ont déposé plainte contre la maison mère de ChatGPT et son PDG, Sam Altman, ce mercredi 29 avril. Selon eux, OpenAI avait identifié Jesse Van Rootselaar, 18 ans, comme une menace huit mois avant l'attaque, mais n'avait jamais alerté la police. Cette décision aurait été prise par la direction, afin d'éviter qu'un signalement officiel ne révèle l'ampleur des conversations violentes sur la plateforme et ne compromette son projet d'introduction en Bourse. La valorisation attendue d'OpenAI est estimée à 1 000 milliards de dollars, ce qui pourrait faire de son PDG l'une des personnes les plus riches au monde.Négligence, de complicité et d'homicide involontaire
Le 10 février, Jesse Van Rotselaar, 18 ans, a d'abord tué sa mère et son petit frère de 11 ans à leur domicile avant de se rendre dans son établissement scolaire. Il y a abattu cinq élèves ainsi qu'une assistante pédagogique de 39 ans, blessé 27 autres personnes, puis s'est suicidé.
Les sept familles accusent OpenAI et Sam Altman de négligence, de complicité dans une fusillade de masse, d'homicide involontaire et de responsabilité liée au produit. Selon l'une des plaintes, les systèmes internes d'OpenAI avaient repéré, huit mois avant l'attaque, des conversations dans lesquelles l'assaillant décrivait des scénarios violents. Des employés auraient alors recommandé de signaler le compte à la police, rapporte The Guardian. L'entreprise assure avoir suspendu ce premier compte,...
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29/04 - "On ne discute pas avec des terroristes : on s’en va" : les Emirats arabes unis claquent la porte de l’Opep
Les Émirats arabes unis ont annoncé mardi 28 avril leur départ de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), une décision qui a surpris les marchés. Effective à compter du 1er mai, elle a été prise au nom de leurs "intérêts nationaux", a fait savoir Abou Dabi. Au coeur des tensions : l'Iran, également membre du cartel, qui en bloquant le détroit d'Ormuz exerce une pression majeure sur ses partenaires du Golfe et sur l'ensemble du marché pétrolier mondial. De son côté, l'Opep se veut garante du cours du pétrole mondial et fixe des quotas de production à ses membres : 3,4 millions de barils par jour pour Abou Dabi. Une contrainte que les Emiratis - troisièmes producteurs de l'alliance - supportent de moins en moins, eux qui souhaitent accroître leur production.
Pour l'Express, Thierry Bros, spécialiste des questions énergétiques et professeur à Sciences Po Paris, analyse les raisons de cette rupture, ses conséquences pour l'Opep et les intérêts stratégiques des Emirats.
L'Express : le départ des Émirats arabes unis de l’Opep vous surprend-il ?
Thierry Bros : Non, ce n'est pas une surprise. Les Émirats arabes unis avaient traité l'Iran d'Etat terroriste et avaient qualifié la fermeture du détroit d'Ormuz de terrorisme économique il y a un peu plus d'un mois. Ils sont totalement en cohérence avec eux-mêmes : on ne discute pas avec des terroristes, on s'en va ou on les combat. Dans ce cas, Abou Dabi s'en est allé.
Avant même la guerre en Iran, les Emirats critiquaient déjà l'Opep....
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29/04 - "Pour les Émirats, l’Iran est devenu un voisin toxique" : pourquoi Abou Dhabi quitte l’Opep
Les Émirats arabes unis ont annoncé mardi 28 avril leur départ de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), une décision qui a surpris les marchés. Effective à compter du 1er mai, elle a été prise au nom des "intérêts nationaux", a fait savoir Abou Dhabi. Au coeur des tensions : l'Iran, également membre du cartel, qui en bloquant le détroit d'Ormuz exerce une pression majeure sur ses partenaires du Golfe et sur l'ensemble du marché pétrolier mondial. De son côté, l'Opep se veut garante du cours du pétrole mondial et fixe des quotas de production à ses membres : 3,4 millions de barils par jour pour Abou Dhabi. Une contrainte que les Emiratis - troisièmes producteurs de l'alliance - supportent de moins en moins, eux qui souhaitent accroître leur production.
Pour L'Express, Thierry Bros, spécialiste des questions énergétiques et professeur à Sciences Po Paris, analyse les raisons de cette rupture, ses conséquences pour l'Opep et les intérêts stratégiques des Emirats.
L'Express : Le départ des Émirats arabes unis de l’Opep vous surprend-il ?
Thierry Bros : Non, ce n'est pas une surprise. Les Émirats arabes unis avaient traité l'Iran d'Etat terroriste et avaient qualifié la fermeture du détroit d'Ormuz de terrorisme économique il y a un peu plus d'un mois. Ils sont totalement en cohérence avec eux-mêmes : on ne discute pas avec des terroristes, on s'en va ou on les combat. Dans ce cas, Abou Dhabi s'en est allé.
Avant même la guerre en Iran, les Emirats critiquaient déjà l'Opep....
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29/04 - Julia de Funès, le grand entretien : "Le conformisme, de droite comme de gauche, est une chape de plomb"
Livre après livre, l'ancienne "chasseuse de têtes" traque les conformismes de notre époque. Julia de Funès est devenue l'une des philosophes les plus populaires de France, d'abord en soulignant les absurdités du monde de l'entreprise (qu'elle a fréquenté pendant dix ans) ou les impostures du développement personnel, puis en montrant les pièges des identités ou celle des postures moralisatrices. Son nouvel essai, Pensées distinguées (Editions de L'Observatoire, parution le 5 mai), est un manuel d'émancipation intellectuelle aussi accessible que stimulant. Sous la forme d'une correspondance philosophique, la chroniqueuse de L'Express fournit des outils conceptuels pour armer son jugement et sortir de la pensée dogmatique dans les grands débats contemporains (de l'euthanasie à l'immigration). Plaidant pour les nuances, elle invite à distinguer critique et offense, héritage et conservatisme, vie et existence ou élitisme et exigence.
En avant-première, Julia de Funès nous explique comment on peut débattre plus sereinement, y compris sur un sujet aussi passionnel que le conflit israélo-palestinien. La petite-fille de Louis de Funès revient également sur son parcours, son combat pour la liberté, comme son refus de l'opposition binaire gauche-droite.
L'Express : On vous connaît peu, vous n’êtes pas dans le récit de soi…
Julia de Funès : La dernière rentrée littéraire m’a semblé, à cet égard, presque caricaturale : une profusion de récits de soi, de confessions tournées vers la mère ou le père. J’ai voulu...
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29/04 - Gabriel Attal, Jordan Bardella et les autres... Ces livres sur le chemin de l’Elysée
On dirait du Bardella, c’est du Attal. "Cela ressemble à du plagiat, mais il n’y a pas de marque déposée", rigole-t-on dans l’entourage du président du Rassemblement national. Le lancement d’un livre reste un élément de stratégie politique majeur et l’ancien Premier ministre, qui voulait publier En homme libre (Editions de l’Observatoire) avant d’être officiellement candidat à l’Elysée, est en passe de le prouver. Des vidéos montrant des files d’attente aux séances de dédicace qui rappellent celles du leader du RN, une série de déplacements longue comme le bras (la fameuse librairie Lamartine dans le 16e arrondissement de Paris pour le premier jour, puis Biarritz, Lyon mardi soir, Deauville pendant le week-end du 1er mai, Bordeaux, Aix, Paris de nouveau, Strasbourg, Lille) et un démarrage réussi en termes de ventes : selon GFK, 3 576 lors de la première semaine écourtée, alors que Bruno Le Maire avec Le temps d’une décision paru le même jour chez Gallimard, compte 1 126 exemplaires écoulés – l’ancien ministre de l’Economie pourra se consoler en se disant que lui a trouvé un style. "Le chiffre clef, c’est celui de la deuxième semaine, pour voir la réalité au-delà de l’appel d’air", prévient un éditeur.
Dans le milieu politique, le phénomène Bardella a marqué les esprits. En 2024, il publie Ce que je cherche (Fayard) ; en 2025, Ce que veulent les Français. Le premier ouvrage se vendra à quelque 230 000 exemplaires, un rouleau compresseur s'appuyant sur la base militante. Au moment du second, Marine Le Pen a des doutes,...
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29/04 - Hassan III, services secrets, Macron... Le livre-enquête sur le règne chancelant de Mohammed VI
Bienvenue dans l'"Etat profond" marocain. Un pouvoir de l’ombre entièrement concentré dans quelques rues de Rabat, au sein de ce que les observateurs appellent le makhzen. Une cour du roi façon Versailles formée de conseillers influents, de dirigeants de services secrets, de membres de la famille régnante, d’amis saltimbanques, très rarement de ministres ou d’industriels. Omar Brouksy, probablement le journaliste le mieux informé du Royaume, publie ce 29 avril Fin de règne (Nouveau Monde), un récit inouï sur les coulisses du pouvoir à Rabat. Où les rivalités s’accentuent à la faveur d’une double configuration unique : le roi Mohammed VI est de plus en plus souffrant, atteint de la maladie d’Hashimoto et d’une broncho-pneumopathie chronique obstructive, un mal qui affecte sa respiration et complique chaque effort physique ; depuis plusieurs années, il passe une longue partie de son temps à l’étranger. Dans cette atmosphère crépusculaire – qui n’empêche pas, paradoxalement, les succès diplomatiques -, les intrigants s’épanouissent, les appétits se découvrent.
Pour qui veut comprendre qui gouverne le Maroc, l’enquête en milieu royal d’Omar Brouksy se révèle la parfaite continuation de Mohammed VI, le mystère (Flammarion) l’excellent portrait du monarque, signé Thierry Oberlé, ex-grand reporter au Figaro, dont L’Express s’était fait l’écho en janvier. Cette fois, le souverain apparaît davantage au second plan, relégué par ses empêchements, même s’il demeure le décideur ultime, capable de recadrages brutaux, comme...
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29/04 - Guerre en Iran : "La politique monétaire devrait être plus souple pour ne pas tuer l’investissement"
Personne ne voudrait être à leur place. Comme souvent en temps de crise, piloter la politique monétaire consiste à marcher sur des œufs. C'est d'autant plus vrai depuis le début de la guerre en Iran. Après 2022, le spectre de l'inflation fait son retour. Une semaine cruciale s'est ouverte pour les banques centrales et leurs présidents. Celle du Japon a ouvert le bal mardi 28 avril en annonçant qu'elle maintenait ses taux directeurs, tout en prévoyant d'ores et déjà une hausse en juin. Les gouverneurs de la Fed et de la BCE, la Banque centrale européenne, devraient opter pour la même stratégie.
Pour Lucrezia Reichlin, professeure d'économie à la London Business School et ancienne directrice de la recherche à la BCE, cette dernière voit sa tâche compliquée par les faibles niveaux de croissance et de productivité dans la zone euro. Mais les banques centrales n'ont pas d'autres choix que jouer la montre face à l'incertitude élevée qui règne encore au Moyen-Orient.
L'Express : Au vu de la situation actuelle, les banques centrales ont-elles d'autre choix que de maintenir le statu quo ?
Lucrezia Reichlin : Les banques centrales sont dans une position très difficile car elles font face aux chocs les plus complexes, ceux liés à l'offre. D'un côté, la question énergétique pèse sur l'inflation ; de l'autre, les pénuries exercent une pression à la baisse sur l'économie réelle, le marché du travail et la croissance. Dans ce contexte, gérer la demande globale uniquement par les taux d'intérêt n'est pas d'une grande...
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29/04 - Luca de Meo, sauveur de Kering ? Rythme, pression, ambition... Sa méthode pour redresser le groupe de luxe
Au padel, les cogneurs ne sont pas les maîtres. En revanche, les élastiques, madrés et vicieux, remportent souvent la partie. Derrière le cube vitré qui ceint le terrain de jeu, il faut dicter son tempo, construire le point, savoir glisser, rebondir, puis soudain dérégler le métronome pour désarçonner l'adversaire et s'imposer. Au padel, Luca de Meo, 58 ans, joue à la "mano", assurent ses partenaires. Une façon à lui de "brosser" la balle, esthète du contrôle, obsessionnel du détail, et toujours vêtu de noir, car, croit-il savoir, la couleur amincit. Durant ses cinq années passées à la tête de Renault, il avait sanctuarisé ses dimanches parisiens. 10 h 30 précises, une salle de la banlieue nord, garde du corps et chauffeur, un ancien du GIGN, discrètement posté.
Depuis son arrivée à la direction générale du groupe de luxe Kering, le 15 septembre, ses copains d'entraînement l’attendent vainement. Luca de Meo préfère désormais initier ailleurs François-Henri Pinault, l'ancien PDG de Kering devenu président, aux mystères de la "bandeja", un coup spécifique à la discipline. Si Luca de Meo a délaissé ses raquettes c'est qu'il s’adonne à un autre sport en version extrême : la brasse coulée dans les affaires de Kering, empire affaibli. Un domaine aux antipodes de ce qu'il a toujours connu, l'automobile.
Le job serait le dernier de sa carrière, promet-il. Un choix audacieux, décoiffant, amour du défi et culot dingue, et puis, le quinquagénaire ne détesterait pas démontrer qu'il serait bien plus qu'un "car guy", passionné...
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29/04 - Royaume-Uni : une attaque au couteau à Londres, deux blessés et un suspect arrêté
C'est le dernier épisode d'une vague d'attaques antisémites dans la capitale britannique. Deux personnes ont été blessées lors d’une attaque au couteau survenue ce mercredi 29 avril à Londres, dans le quartier de Golders Green, connu pour abriter une importante communauté juive. Un homme a été interpellé par la police britannique, selon des organisations juives.
L'association Shomrim North West London a précisé, sur X, qu'un homme avait été vu en train de courir avec un couteau à Golders Green, tentant de poignarder des passants juifs, avant que ses propres membres ne le maîtrisent. La police est ensuite intervenue en utilisant un Taser pour le neutraliser, a ajouté le groupe, qui a indiqué que les deux victimes étaient actuellement hospitalisées. Une série d'attaques
Le maire de Londres, Sadiq Khan, a condamné dans la foulée une "attaque épouvantable contre deux juifs londoniens", tandis que le Premier ministre Keir Starmer a déclaré à la Chambre des communes que cet incident était "profondément préoccupant". "Nous devons tous […] affirmer clairement notre détermination à lutter contre ce type d’attaques, dont nous avons vu trop d’exemples ces derniers temps", a ajouté le dirigeant travailliste, alors qu’une série d’incendies et tentatives d’incendie ont visé ces dernières semaines des lieux liés à la communauté juive dans le nord-ouest de Londres, comme une synagogue ou un local associatif.
Au cours du mois dernier, la police londonienne a arrêté plus d'une vingtaine de personnes impliquées dans ces attaques,...
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29/04 - Les céréales volées par la Russie au cœur de tensions entre l’Ukraine et Israël
C'est un nouvel épisode de tensions diplomatiques entre l’Ukraine et Israël : Kiev accuse Tel-Aviv d’importer des céréales en provenance de territoires ukrainiens occupés par la Russie. Au point qu'elle a officiellement appelé, ce mercredi 29 avril, les autorités israéliennes à saisir le Panormitis, un navire transportant du grain exporté "illégalement" selon elle.
"La partie ukrainienne appelle les partenaires israéliens à arrêter le navire et son chargement, à mener une fouille, à saisir la documentation du navire et de son chargement, à prendre des échantillons du grain et à interroger les membres de l’équipage", a affirmé le parquet ukrainien dans un communiqué. Plus tôt, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiha, accusait aussi ce "commerce illégal" de contribuer à financer l’effort de guerre russe. "Dans n'importe quel pays normal, l'achat de biens volés engage une responsabilité pénale, a déclaré de son côté Volodymyr Zelensky. Les autorités israéliennes ne peuvent ignorer quels navires arrivent dans les ports du pays ni quelle cargaison ils transportent".Des précédents
Cet épisode n'est pas isolé : mi-avril déjà, l’Ukraine avait signalé à Israël l’arrivée au port de Haïfa d’un cargo soupçonné de transporter des céréales issues de zones ukrainiennes sous contrôle russe, dont la valeur était estimée à environ 8,5 millions d’euros au cours actuel du blé. Évoquant le "manque de réponse appropriée d'Israël à la requête légitime de l'Ukraine en ce qui concerne le navire précédent qui a livré des biens...
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29/04 - Charles III devant le Congrès américain : la presse anglo-saxonne salue une "mission accomplie"
C'est une allocution très rare, qui a largement fait réagir. Ce mardi 28 avril, le roi Charles III a prononcé un discours devant le Congrès américain, dans le cadre d'une visite de quatre jours aux Etats-Unis destinée à célébrer les liens entre Londres et Washington. Entre "offensive de charme" et "avertissements voilés", la presse anglo-saxonne n'a pas manqué de soulever la ligne de crête sur laquelle naviguait le souverain, alors que les relations entre les deux pays sont particulièrement tendues en raison de la réticence britannique à soutenir pleinement la guerre américano-israélienne contre l'Iran.
Pour le Guardian, le discours du monarque était "une leçon magistrale de sobriété", n'évoquant "ni Israël, ni l'immigration, ni le climat, ni bien d'autres sujets brûlants de l'ère Trump", mais combinant "humour, références historiques et clins d’œil culturels" pour séduire un auditoire politiquement fracturé. Le journal souligne toutefois une stratégie plus calculée, une "offensive de charme" soigneusement calibrée pour influencer sans provoquer. En témoigne le moment où Charles III a évoqué "la détermination inflexible nécessaire à la défense de l’Ukraine et de son peuple si courageux", et le tonnerre d’applaudissements dans la salle auquel il a donné lieu, "probablement difficile à entendre pour le vice-président Vance", ironise le média britannique.Une "mission accomplie" et un avertissement subtil
"Au milieu de ses phrases élégantes et fluides, naviguant entre Oscar Wilde, Charles Dickens et la Magna Carta,...
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29/04 - France 2030 : cinq ans après les annonces d’Emmanuel Macron, une stratégie à revoir
Elysée, 12 octobre 2021. Le Palais a revêtu le décorum des grands jours. Le Covid et son "quoi qu’il en coûte" sont toujours là, la campagne présidentielle approche à grands pas. Dans un de ses discours jupitériens, Emmanuel Macron présente son programme "France 2030", une vaste enveloppe de 30 milliards d’euros (qui atteindra par la suite un total de 54 milliards d’euros). Après les mesures d’urgence face à la pandémie et le premier plan de relance de 2020, ces nouvelles annonces ambitionnent de doper la croissance future du pays. Il s’agit de "bâtir la France de 2030" et de "faire émerger dans notre pays et en Europe les champions de demain".
Cinq ans plus tard, où en est-on ? Une question d’une brûlante actualité. A l’automne, le Pr Philippe Aghion a reçu le Prix Nobel pour ses travaux sur l’importance de l’innovation pour la croissance, et pourtant des parlementaires ont tenté de reprendre une partie des fonds alloués à France 2030 lors des débats sur la loi de finances. Alors que le programme se trouve à mi-mandat et qu’une nouvelle campagne présidentielle se dessine, il y aura probablement dans les mois à venir de nouvelles discussions autour du rôle des financements publics dans le soutien à l’innovation. Le bilan de France 2030 va donc être scruté à la loupe. Après le Comité de surveillance des investissements d’avenir (CSIA), la Cour des comptes finalise ainsi un avis.
En attendant, l’Institut Évidences, fondé par l’ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn, tente à son tour d’apporter des éléments...
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29/04 - L’ancien chef du FBI inculpé : Donald Trump n’en a pas fini avec sa bête noire
Nouvel épisode dans la vendetta judiciaire de Donald Trump. Le département américain de la Justice a inculpé mardi 28 avril l'ancien directeur du FBI, James Comey, pour deux chefs d'accusation dont celui de "menace contre la vie et l'intégrité physique du président des Etats-Unis".
Ces accusations sont liées à un message publié par James Comey en mai 2025 sur le réseau social Instagram, alors qu'il passait des vacances en Caroline du Nord. Le message montrait une photo de coquillages disposés sur une plage et formant les nombres "86 47". Or le premier nombre est parfois utilisé aux Etats-Unis en argot pour exprimer le fait de "jeter quelqu'un dehors", "se débarrasser de quelqu'un", et par extension "tuer quelqu'un". Tandis que le 47 pourrait être considéré comme un code désignant Donald Trump, le 47e président américain.
La publication Instagram avait immédiatement provoqué de vives réactions. "L'ancien directeur déshonoré du FBI James Comey vient d’appeler à l’assassinat du président Trump", avait notamment accusé la ministre de la Sécurité intérieure de l'époque, Kristi Noem. Face à la controverse, James Comey avait effacé son message. "Je n'avais pas réalisé que certaines personnes associaient ces nombres à la violence. Cela ne m'était jamais venu à l'esprit mais comme je suis opposé à la violence sous toutes ses formes, j'ai retiré ce message", avait-il alors expliqué."Je suis toujours innocent. Je n'ai toujours pas peur"
Cette inculpation, qui intervient alors que James Comey est déjà visé par des...
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29/04 - L’ancien chef du FBI inculpé : Donald Trump n’en a pas fini avec sa bête noire
Nouvel épisode dans la vendetta judiciaire de Donald Trump. Le département américain de la Justice a inculpé mardi 28 avril l'ancien directeur du FBI, James Comey, pour deux chefs d'accusation dont celui de "menace contre la vie et l'intégrité physique du président des Etats-Unis".
Ces accusations sont liées à un message publié par James Comey en mai 2025 sur le réseau social Instagram, alors qu'il passait des vacances en Caroline du Nord. Le message montrait une photo de coquillages disposés sur une plage et formant les nombres "86 47". Or le premier nombre est parfois utilisé aux Etats-Unis en argot pour exprimer le fait de "jeter quelqu'un dehors", "se débarrasser de quelqu'un", et par extension "tuer quelqu'un". Tandis que le 47 pourrait être considéré comme un code désignant Donald Trump, le 47e président américain.
La publication Instagram avait immédiatement provoqué de vives réactions. "L'ancien directeur déshonoré du FBI James Comey vient d’appeler à l’assassinat du président Trump", avait notamment accusé la ministre de la Sécurité intérieure de l'époque, Kristi Noem. Face à la controverse, James Comey avait effacé son message. "Je n'avais pas réalisé que certaines personnes associaient ces nombres à la violence. Cela ne m'était jamais venu à l'esprit mais comme je suis opposé à la violence sous toutes ses formes, j'ai retiré ce message", avait-il alors expliqué."Je suis toujours innocent. Je n'ai toujours pas peur"
Cette inculpation, qui intervient alors que James Comey est déjà visé par des...
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29/04 - Guerre en Iran : pourquoi la loi américaine sur les 60 jours pourrait constituer un tournant
C'est une date qui pourrait être décisive. Après huit semaines de guerre en Iran, le président américain Donald Trump va devoir obtenir, ce 1er mai, l’autorisation du Congrès s’il compte poursuivre son opération militaire. Cette échéance marque en effet le 60ème jour du conflit, délai maximal pour l’utilisation de la force militaire sans l'aval des parlementaires, selon une loi adoptée après la guerre du Vietnam, la "War Powers Act".
D’après ce texte, le dirigeant des Etats-Unis dispose de 48 heures pour informer le Congrès du déclenchement d'opérations militaires, en expliquant l’ampleur, la justification et la durée probable de l’opération. Puis le président a ensuite 60 jours, à compter de la notification du Congrès, pour mener son action militaire. Une prolongation de 30 jours supplémentaires est possible, à condition que le chef d'Etat démontre que la poursuite du conflit est nécessaire pour assurer la sécurité des militaires pendant leur retrait. Des divergences
Mais la théorie n'est pas toujours suivie dans la pratique, et une certaine confusion règne au Congrès quant à la date exacte de l’échéance des 60 jours fixée à la Maison-Blanche, car des juristes, issus des deux camps politiques, avancent des interprétations divergentes du texte. Certains considèrent que le compte à rebours commence au début des hostilités - ce qui fixerait la date limite à ce 29 avril - tandis que d’autres retiennent un délai de 60 jours calendaires à partir de la notification officielle au Congrès, soit le 1er mai.
En outre, de...
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29/04 - Etudes à l’étranger : Alban Ferrieu, l’infatigable globe-trotteur de l’orientation
Partir à l'étranger pour parachever son cursus scolaire ou améliorer son CV, apparaît aujourd'hui comme le plus sûr des accélérateurs de vie mais aussi de carrière. De leur côté, les grandes écoles françaises qui doivent faire face à la chute de la démographie étudiante et à une baisse des financements publics, multiplient les campus au-delà de l'Hexagone pour recruter de nouveaux étudiants. Toutes font le même constat, mais développent des stratégies différentes, persuadées que les classements les plus prestigieux sont désormais mondiaux. Cette course à l'exportation d'une éducation nationale au savoir-faire reconnu n'est pas sans obstacle dans un contexte géopolitique toujours plus tendu où la politique des visas devient une arme. Les implantations ne s’improvisent pas et restent coûteuses dans un marché très concurrentiel. Les élèves, eux, rêvent d’horizons lointains et parfois exotiques comme le souligne le baromètre exclusif réalisé par nos partenaires de L’Express Connect. Ils ont pris le temps de méditer Lamartine : "Il n'y a d'homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie."
Alban Ferrieu est non seulement un homme pressé, mais aussi un passionné, toujours prêt à défendre les bienfaits du multiculturalisme. A peine sorti d’une séance d’audition au Sénat sur la réforme de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), le voilà, déjà, sur le départ. Direction l’Ecole française internationale de Casablanca où, devant un auditoire d’élèves...
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29/04 - Présidentielle 2027 : faut-il avoir souffert enfant pour être un candidat crédible ?
Marine Le Pen n'a pas encore eu le temps de feuilleter "le livre de Cosette". Cosette, c'est Gabriel Attal. La députée RN a ironisé ce mardi 28 avril sur l'ouvrage de l'ancien Premier ministre et un "storytelling" diffusé par "des médias sans aucun recul". Dans En Homme Libre (Editions de l'Observatoire), Gabriel Attal se livre sur sa jeunesse. Il évoque les "addictions" de son père et les "pleurs d'épuisement" de sa mère célibataire après son divorce. "Du jour au lendemain, à la maison, l'argent était devenu une question, un sujet, une inquiétude en fin de mois", écrit le secrétaire général de Renaissance au sujet de sa vie avec sa mère après la séparation de ses parents.
Marine Le Pen manque de mémoire. Elle aussi s'est prêtée à cet exercice intime, destinée à susciter la sympathie de l'auditoire. Le 5 février 2022, la candidate RN à l'élection présidentielle racontait les "épreuves" de sa vie, en conclusion d'un meeting à Reims. Elle était revenue sur son enfance difficile, déjà au cœur de son autobiographie A contre flots (Grancher, 2006). Il y a cet attentat à la bombe, qui a soufflé l'appartement familial quand elle n'avait que 8 ans. Ou le divorce médiatisé de ses parents, "qui vous prive du droit à la pudeur auquel on est si attachée quand on a 16 ans". Les "humiliations" de Nicolas Sarkozy
Faut-il avoir souffert jeune pour être présidentiable ? A l'heure où politique rime avec intime, plusieurs candidats offrent aux Français leurs souvenirs - de préférence douloureux - de bambins. Non sans intérêt....
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29/04 - "Les Russes font un grand bond en arrière" : le système Poutine à bout de souffle
Une scène cocasse de printemps à Moscou. En pleine rue, un objet que l’on croyait remisé dans les greniers fait son grand retour. Ici et là, des Moscovites dégainent de leur sac un plan de la capitale. Un plan papier, encombrant et chiffonné, de ceux que l’on n’arrive jamais à replier. Un comble dans l’une des villes les plus digitalisées du monde ! Les 12 millions d’habitants de la métropole doivent ce retour au siècle dernier au Kremlin, qui a coupé début mars les robinets d’Internet et donc mis en rade tous les GPS, d’abord sans la moindre explication, puis en invoquant des raisons de "sécurité". Quatre ans après le début de "l’opération militaire spéciale" russe en Ukraine, Moscou est pour la première fois percutée par la guerre dans son quotidien. Pas par la mobilisation de ses fils au front, mais par ce black-out qui l’empêche de vivre comme si de rien n’était : plus moyen de payer par carte dans beaucoup d’enseignes, de commander son VTC sur l’application dédiée ou de régler sa place de parking en deux clics. La perte est sèche pour quantité de commerces, dans la capitale et le pays tout entier, touché par cet assaut sans précédent sur le Web. "88 % des transactions sur le marché de la consommation s’effectuent par carte bancaire, bien souvent grâce à des connexions mobiles, précise l’économiste Vladislav Inozemtsev. Aujourd’hui, les Russes font un grand bond en arrière. Pourquoi ? Simplement par la volonté de Poutine."
Plus exactement du FSB, successeur du KGB, aux manettes de cette vaste opération de...
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29/04 - Germinal Roaux : il est lent le chemin vers une mort douce et fleurie, par Christophe Donner
Germinal Roaux a commencé sa vie d’artiste comme photographe-reporter. Il s’est intéressé aux gens bizarres ; les adolescents, les autistes, les handicapés mentaux, les réfugiés. Il les a photographiés en noir et blanc, et quand il s’est mis à réaliser des films, il est resté au noir et blanc, ce qui n’a pas dû faciliter sa carrière, mais apparemment il ne s’en soucie guère. C’est plus fort que lui : le noir et blanc ou rien. Quand on l’interroge sur ce choix, il dit des choses obscures. Il parle de Soulages, de surface réfléchissante, de la capacité du noir et blanc "à montrer l’intime tout en nous tenant un peu à distance de la réalité perçue"… On est bien avancé.
Ce qu’on peut dire, c’est qu’il filme les choses et les gens comme on photographie : en commençant par définir un cadre, de longues secondes passent avant que ça commence à bouger, à devenir du cinéma, et quand ça bouge, c’est avec une lenteur singulière, comme s’il filmait à 24 photographies/seconde, pour nous laisser le temps d’observer chacune d’entre elles.L’éloge du ralenti
La lenteur, c’est la saveur de ce film qui porte bien son nom : Cosmos. Quoi de plus étranger à la vitesse que le cosmos… Ça n’était pas le cas de ses précédents films, Right foot left foot, au cours duquel il donnait l’impression de courir après des adolescents trépidants. Il tentait d’attraper la vie de ceux qui savent qu’ils ne seront plus jamais jeunes ; n’arrivant pas à s’en réjouir, ils foncent.
Je n’ai jamais croisé des gens plus lents que les Mayas du Mexique. En gestes et en...
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29/04 - Victor Manuel Rocha, l’espion cubain qui a infiltré les Etats-Unis pendant quarante ans
Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Dans "Nid d’espions", le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.
L'enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro, mené le 3 janvier dernier, a été réalisé grâce à une infiltration de la CIA au cœur du pouvoir vénézuélien. L’agence de renseignements américaine aurait déployé, dès l’été 2025, des espions sur place qui surveillaient chacun des faits et gestes de Nicolas Maduro. Certains agents étaient même parvenus à intégrer ou recruter des proches du président vénézuélien, permettant alors sa capture d’après le chef d’état-major des armées.
La diplomatie internationale est sous le choc : un gouvernement qui intervient dans un autre pays pour enlever son dirigeant ! Cela dépasse toutes les lois. Pourtant, dans les heures qui suivent, Donald Trump assure qu’il pourrait ne pas s’arrêter là : les Etats-Unis sont prêts à mener une opération similaire en Colombie, pour combattre le trafic de drogue, ou même à Cuba.
Cuba, c’est l’ennemi des Etats-Unis depuis des décennies. La CIA y a multiplié les opérations pour déstabiliser le pouvoir, notamment visant Fidel Castro. Mais le petit Etat des Caraïbes n'est pas en reste. Les Cubains aussi ont leurs espions et eux aussi sont capables d’infiltrer les plus hautes sphères du pouvoir américain.
Dans cet épisode de "Nid...
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29/04 - "Quand on sera à l’Elysée..." : comment le RN tente de séduire les militaires avant 2027
Jamais un représentant du Rassemblement national n’avait été reçu avec autant de ferveur. Le 19 juin 2024, Jordan Bardella a eu droit à un véritable bain de foule dans les allées d’Eurosatory, le salon mondial de la défense et de l’armement. A l’aube du premier tour des élections législatives, le dauphin de Marine Le Pen a pu endosser son costume de candidat à Matignon. Crochet par le stand du ministère des Armées, déambulation entre les chars Leclerc et hélicoptères d’Airbus, poignée de main à Nicolas Chamussy, alors PDG du fabricant du canon Caesar, KNDS… Jordan Bardella a testé sa popularité auprès des industriels de l’armement. "L’économie de guerre mise en œuvre par Emmanuel Macron est bien légère depuis deux ans", n’a pas hésité à tacler le chef de file du RN. Avant de marquer son soutien à l’Ukraine et son opposition à une sortie de la France du commandement intégré de l’Otan. Une ligne nouvelle à l’époque pour son parti et contraire à celle défendue par Marine Le Pen en 2022.Gagner en crédibilité
Dans son opération normalisation, le RN a voulu gommer au maximum les irritants de son programme, y compris en matière de défense nationale. Exit l’arrêt des coopérations de défense avec l’Allemagne et la "recherche d’une alliance avec la Russie", qui était jusqu’en 2024 l’un des marqueurs de Marine Le Pen. Le parti cherche à gagner en crédibilité. La mission a été confiée à Ambroise de Rancourt, le directeur de cabinet de Marine Le Pen. Le jeune énarque connaît les arcanes du ministère des Armées pour y avoir passé trois ans....
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28/04 - Blocage du détroit d’Ormuz : l’Iran cherche désespérément où stocker son pétrole
Depuis plusieurs semaines, les Etats-Unis qui tentent de ramener Téhéran à la table des négociations, ont imposé un blocus maritime sur le trafic à destination et en provenance des ports iraniens dans le détroit d'Ormuz. Une situation qui a divisé par quatre les exportations de pétrole iranien, au point que le pays croule sous le brut et ne sait plus où stocker ses réserves. La théocratie, qui pâtit déjà d'une lourde inflation, espère ne pas être contrainte de fermer les vannes, faute de place. Une mise à l'arrêt de la production pétrolière aurait de lourdes conséquences sur l'économie iranienne - déjà en berne - qui repose largement sur les exportations d'énergie. Téhéran, qui dispose de 18 % de réserves pétrolières mondiales et de 21,5 % de celles de gaz, perdrait 400 millions de dollars par jour. "À situation désespérée, mesures désespérées"
Réhabilitation des sites abandonnés, utilisation de conteneurs de fortune, tentative d'acheminer le brut par voie ferrée vers la Chine... Tous les moyens sont bons dans cette course contre la montre. Sentant l'étau se resserrer, l'Iran aurait même commencé à utiliser des pétroliers vides pour stocker son excédent en mer, une méthode qui pourrait accueillir jusqu'à 15 millions de barils. Quant à l'exportation par rail, son efficacité reste incertaine. Les pays qui plébiscitent l'or noir iranien, généralement attirés par les tarifs compétitifs proposés par Téhéran, pourraient être refroidis par ces nouveaux coûts de transport.
"À situation désespérée, mesures désespérées", résume...
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28/04 - Panne géante en Espagne : un an après, toujours pas de responsables
Il y a un an jour pour jour, le 28 avril 2025 aux alentours de 12h30, l'Espagne et le Portugal subissaient un black-out généralisé. En quelques secondes, tout a cessé de fonctionner. Les feux de signalisation, les télévisions, Internet, les radios, les transports en commun, "absolument tout", se remémore le journal catalan Ara. "Les industries ont cessé leur production et la grande majorité des entreprises ont dû fermer", rappelle El Pais.
L'Espagne, mais aussi le Portugal, l'Andorre et une partie du sud-ouest de la France, ont ainsi été privés de courant pendant plus de 12 heures. Selon plusieurs rapports publiés dans l'année écoulée, un enchaînement de défaillances techniques et de mauvaises conditions a mis à nu la vulnérabilité du réseau électrique ibérique lors de la panne d’avril 2025. Mais jusqu'à présent, ni les instances politiques et administratives, ni les entreprises gestionnaires du réseau ou un autre tiers n'ont été jugés responsables. "Un bilan pas satisfaisant"
Petit à petit, ce qui s'était passé a été clarifié. L'Espagne et le Portugal ont subi ce que l'on appelle "un zéro électrique", c'est-à-dire une panne totale qui a laissé 36 millions de consommateurs (ou points d'approvisionnement) sans énergie. Soit 30 millions en Espagne et 6 millions au Portugal. Le rapport technique sur la panne, publié le 20 mars dernier, a conclu que l'incident avait son origine en Espagne et qu'il n'était pas dû à une cause unique mais à la somme de plusieurs défaillances qui se sont répercutées les unes sur les...
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28/04 - Donald Trump, Viktor Orban, CNews... Quand la droite populiste se prend un retour de bâton
Les batailles culturelles sont aussi incertaines que les conflits au Moyen-Orient. Au début des années 2020, dans la foulée de MeToo et Black Lives Matter, une gauche progressiste qui ne jurait que par la justice sociale, la reconnaissance des identités et la lutte contre les discriminations semblait irrésistible. Partie des campus américains, la vague "woke" avait submergé les médias et les entreprises. Avec la victoire de Donald Trump en 2024, le reflux n’en fut que plus brutal. Les grandes heures du wokisme appartenaient déjà au passé : après un pic en 2021-2022, le mouvement n'a eu de cesse de décliner depuis, nous apprennent des analyses statistiques de The Economist.
Il n'en fallait pas plus pour que la droite anti-woke (aussi appelée "droite radicale", "droite populiste" ou encore "nouvelle droite"), savoure sa victoire et se rêve en position hégémonique. Mais ces dernières semaines, aux Etats-Unis comme en Europe, les nuages se sont accumulés au-dessus de cette internationale réactionnaire. Victime de ses outrances comme de son "excursion" en Iran, sa mascotte la plus médiatique, Donald Trump, connaît une baisse de popularité constante, à l’inverse de son premier mandat. En avril, le président américain est tombé autour des 35 % d’opinions favorables, et son vice-président J.D. Vance, présenté comme son successeur et figure de proue de la droite radicale, ne se porte pas mieux. Selon le data journaliste de CNN Harry Enten, il est à ce stade le vice-président le plus impopulaire de l’Histoire,...
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28/04 - "Donald Trump n’est pas notre papa" : les coulisses du pouvoir racontées par Bruno Le Maire
On s’y croirait presque ! Dans une suite d’hôtel avec Donald Trump, dans une villa moscovite avec Vladimir Poutine, dans la salle des fêtes de l’Elysée avec Elon Musk nous murmurant "I’m not used to waiting for people" (Emmanuel Macron se faisait désirer)… Bruno Le Maire raconte bien le pouvoir. En lisant Le temps d’une décision (Gallimard), on touche du doigt les nouveaux maîtres du monde. On comprend comment ils imposent leur force. Des autocrates aux "minotaures de la tech", c’est un saisissant bestiaire que l’on contemple. Au milieu de tous ces carnivores, un herbivore tente de survivre : l’Europe.
L'Express : Il y a dix-huit ans, vous publiez Des hommes d'Etat, dans lequel vous racontiez la réalité du pouvoir en France en ce temps-là. On y croisait déjà un certain… Vladimir Poutine. Les fauves que vous croquiez alors passeraient presque pour des chatons comparés aux "carnivores" dépeints dans Le temps d’une décision !
Bruno Le Maire : Nous pensions alors que les démocraties libérales avaient gagné, et que donc nous pouvions donc entretenir des relations fermes mais courtoises avec Vladimir Poutine, les dirigeants chinois et nos alliés américains, bien sûr. Il s'est produit l'exact contraire de ce que nous imaginions. Le monde a basculé du droit vers la force, des démocraties vers les régimes autoritaires. Même les États-Unis ont cédé à une forme d’autoritarisme : une partie considérable du pouvoir est aujourd’hui détenue ceux que j’appelle les "minotaures de la tech" : les patrons de Google,...
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28/04 - Au Mali, les mercenaires russes de l’Africa Corps tenus en échec face aux offensives djihadistes
C'est un revers tout aussi important que symbolique. Ce dimanche 26 avril, à Kidal, au nord-est du Mali, les mercenaires russes de l'Africa Corps, remplaçants depuis 2025 du groupe Wagner, et alliés de la junte de Bamako, ont fait défection. Les images diffusées sur les réseaux sociaux sont humiliantes. Embarqués dans des camions, désarmés et sous la pression du groupe djihadiste GSIM (Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans), aussi dit JNIM, et de leurs alliés rebelles touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA), les hommes de l'Africa Corps ont quitté précipitamment la zone. Le départ a été si rapide qu'ils ont abandonné des dizaines de véhicules blindés et d'hélicoptères aux mains des djihadistes et rebelles touaregs. Plusieurs soldats maliens ont quant à eux été faits prisonniers, après de brefs combats.
Depuis samedi, le pays sahélien est frappé par une série d’attaques coordonnées lancées par des djihadistes du GSIM, affiliés à Al-Qaïda, alliés à la rébellion indépendantiste touareg du FLA, contre des positions stratégiques de la junte à travers tout le territoire, y compris en périphérie de la capitale, Bamako.Revanche sur 2023
Lundi, le groupe paramilitaire Africa Corps, contrôlé par le ministère russe de la Défense, a confirmé que ses forces s'étaient retirées de la ville septentrionale de Kidal au Mali. Une revanche pour les rebelles du FLA, qui avaient vu les mercenaires russes du groupe paramilitaire Wagner prendre la ville et fièrement hisser leur étendard, représentant une tête de mort blanche...
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28/04 - "Des Etats-Unis en déclin et instables sont dangereux pour la Chine" : comment Pékin perçoit le chaos au Moyen-Orient
Depuis le début de l'offensive américaine contre l'Iran, la Chine cherche à se positionner comme un intermédiaire oeuvrant pour la paix. Si elle profite de la dégradation de l'image de l'administration Trump pour se présenter comme un acteur responsable, un conflit prolongé pourrait lui coûter cher sur le plan économique. Surtout, Pékin a besoin d'un environnement mondial stable et prévisible pour poursuivre sa montée en puissance. La Chine a toujours rêvé d'affaiblir les Etats-Unis, mais une Amérique erratique et plus susceptible d'utiliser la force est jugée dangereuse par Pékin, explique Zongyuan Zoe Liu, chercheuse au Council on Foreign Relations, un centre de réflexion américain, à New York. Entretien, à l'approche d'une rencontre programmée à la mi-mai à Pékin entre Donald Trump et son homologue chinois.
L'Express : A vos yeux, la guerre lancée par les Etats-Unis de Donald Trump contre l'Iran constitue-t-elle plutôt une menace ou une opportunité diplomatique pour la Chine ?
Zongyuan Zoe Liu : La Chine s’est positionnée comme un intermédiaire dans ce conflit et cherche à coopérer avec des pays tels que le Pakistan ou l’Egypte dans le but d'obtenir un cessez-le-feu durable. Cette attitude lui offre l’opportunité de se présenter comme un facteur de stabilisation dans un contexte chaotique, et ainsi de soigner son image, notamment en comparaison avec les Etats-Unis, dont l'autorité morale et la crédibilité sur la scène internationale s'effritent. Le message central qu’elle veut faire passer, c'est...
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28/04 - Défense : les dépenses militaires toujours plus élevées en 2025
Pour la onzième année consécutive, les dépenses militaires mondiales sont en hausse. En 2025, elles ont culminé à 2 900 milliards de dollars (près de 2 500 milliards d’euros), selon un rapport de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), paru ce lundi 27 avril. Plus de la moitié de ces dépenses proviennent des Etats-Unis, de la Chine et de la Russie. A eux trois, ces pays ont déboursé 1 480 milliards de dollars dans l'armement l'année dernière.
Au total, les dépenses militaires mondiales ont grimpé de 2,9 %, un chiffre qui s'explique notamment par des investissements records en Europe et en Asie. En 2025, les deux continents ont continué de faire face à des conflits et à des tensions diplomatiques. Entre autres, les pressions chinoises sur Taïwan, la guerre en Ukraine et l'hostilité grandissante du Kremlin.L'Europe bat un record de 1953
Dans son ensemble, le Vieux Continent a augmenté de 14 % ses investissements militaires, pour un total de 864 milliards de dollars (738 milliards d'euros, environ). "En 2025, les dépenses militaires des pays européens membres de l’Otan ont augmenté plus rapidement qu’à aucun autre moment depuis 1953, ce qui reflète la volonté constante de l’Europe d’atteindre l’autonomie, parallèlement à la pression croissante exercée par les États-Unis pour renforcer le partage des charges au sein de l’alliance", analyse Jade Guiberteau Ricard, chercheuse au Sipri.
Parmi les plus...
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28/04 - Crise politique en Roumanie : l’extrême droite tente de tirer son épingle du jeu
La Roumanie s’enfonce dans une crise politique majeure, sur fond de bascule inattendue des équilibres parlementaires. Le Parti social-démocrate (PSD), principal parti du Parlement, a annoncé, lundi 27 avril, s'associer avec l’Alliance pour l’unité des Roumains (AUR), une formation d’extrême droite. Objectif : faire tomber la coalition pro-européenne qu’il a quittée quatre jours plus tôt. Une motion de censure doit être déposée dans les prochains jours contre l'actuel gouvernement dirigé par le libéral Ilie Bolojan (PNL).
Pour l’extrême droite, la crise actuelle ouvre une fenêtre politique inattendue. La Roumanie avait déjà été plongée dans une forte instabilité en 2024, après l’annulation controversée de la présidentielle par le Conseil constitutionnel, sur fond de soupçons d’ingérence étrangère. Battu au second tour du scrutin organisé en mai 2025, George Simion, figure de proue du nationalisme roumain et proche des idées Maga, estime désormais que le rapport de force peut basculer. Alors que la coalition centriste se délite, le leader de l’AUR se repositionne comme un prétendant crédible au pouvoir.
La motion de censure a des chances réelles d’aboutir, mais rien n’est joué. Pour renverser le gouvernement, il faut réunir 232 voix sur 463 députés et sénateurs. Le PSD et l’AUR totalisent ensemble 219 voix. Le soutien annoncé du groupe d’extrême droite PACE ajoute 12 voix, ce qui porterait le total à 231, soit à une seule voix du seuil nécessaire. Le résultat dépendrait donc de quelques ralliements supplémentaires :...
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28/04 - Covid long : un consortium défend la piste du cerveau
La conférence n'a pas commencé depuis deux minutes qu'elle est brutalement interrompue. Un homme et une femme, masques FFP2 au nez, montent sur l'estrade du 6e étage de la salle de l'Institut Imagine, à Paris, où se déroule ce 23 avril le colloque du Long Covid UE Project, un consortium de chercheurs financés par l'Union européenne. "Nous sommes des personnes vivant avec le Covid long !", commencent-ils. Le Pr Cédric Lemogne, psychiatre à l’Hôtel-Dieu et coorganisateur de l'événement, leur demande de ne pas l’interrompre. En vain. "Nous sommes en train de crever à cause de charlatans comme vous, nous sommes épuisés de voir vos tronches, nous en avons assez de voir l'argent public gaspillé dans vos projets", poursuit le perturbateur, qui porte un t-shirt "Winslow Santé Publique", une association de patients. Lorsqu’on lui prend le bras pour le diriger vers la sortie, il se met à hurler. "Ne me touchez pas, je suis malade !", avant d’égrener ses revendications : "Nous voulons des médicaments pour nos cœurs, nos systèmes immunitaires et nos cerveaux foutus. Nous attaquerons tous les projets qui psychologisent le Covid long !"
Les deux activistes sont finalement évacués par la sécurité. "C'est triste, car nous travaillons avec et pour les patients, s’émeut Brigitte Ranque, professeur de médecine interne à l’Université Paris-Cité et coorganisatrice du colloque. Nous savons que leurs symptômes sont réels". Elle n'a pas le temps de terminer sa phrase qu'un autre homme masqué se lève et insulte copieusement les...
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28/04 - A Madrid, l’IE Business School, une école de commerce hors du commun
Partir à l'étranger pour parachever son cursus scolaire ou améliorer son CV, apparaît aujourd'hui comme le plus sûr des accélérateurs de vie mais aussi de carrière. De leur côté, les grandes écoles françaises qui doivent faire face à la chute de la démographie étudiante et à une baisse des financements publics, multiplient les campus au-delà de l'Hexagone pour recruter de nouveaux étudiants. Toutes font le même constat, mais développent des stratégies différentes, persuadées que les classements les plus prestigieux sont désormais mondiaux. Cette course à l'exportation d'une éducation nationale au savoir-faire reconnu n'est pas sans obstacle dans un contexte géopolitique toujours plus tendu où la politique des visas devient une arme. Les implantations ne s’improvisent pas et restent coûteuses dans un marché très concurrentiel. Les élèves, eux, rêvent d’horizons lointains et parfois exotiques comme le souligne le baromètre exclusif réalisé par nos partenaires de L’Express Connect. Ils ont pris le temps de méditer Lamartine : "Il n'y a d'homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie."
Une école qui sait "se transformer en permanence" et est "très forte pour innover dans sa manière d’enseigner". Ancien élève de l’Instituto de Empresa (IE) Business School, à Madrid, Antonin Lainé ne tarit pas d’éloges sur cette institution, dont la nouvelle tour se dresse depuis 2021, aux côtés des gratte-ciel de Cuatro Torres, quartier nord de la capitale espagnole. Agé de...
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28/04 - Tirs au gala de la presse à Washington : la machine à complots s’emballe
Les théories du complot ne tardent généralement pas à émerger. À peine un homme armé avait-il tenté de prendre d’assaut la grande salle de bal du Washington Hilton, où se tenait, samedi 25 avril, le dîner des correspondants de la Maison-Blanche, entre smokings, robes longues et conversations feutrées, que les réseaux sociaux débordaient déjà de spéculations sur une scène qui se déroulait encore en direct. Peu importait que certains des journalistes les plus réputés présents sur place tentaient, téléphone en main, dans la confusion, de rapporter les faits.
Parmi les séquences qui ont nourri les théories les plus farfelues, un extrait d’une remarque de la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, sur Fox News. Interrogée sur ce que le public pouvait attendre de l'événement, elle avait lancé juste avant celui-ci : "Ce sera drôle et divertissant. Ça va chauffer ce soir ! Alors branchez-vous, ça va être génial !". Plus tard, lors d’une conférence de presse organisée dans la nuit de samedi, Donald Trump a affirmé que l’attaque confirmait la nécessité d’une salle de bal sécurisée au sein du complexe de la Maison-Blanche. Il n’en a pas fallu davantage pour que certains internautes avancent, sans le moindre fondement, que l’attaque aurait été mise en scène à cette fin. Ou bien pour détourner l'attention de sujets comme la guerre en Iran.
Et l’idée d’une attaque montée de toutes pièces par le 47e président américain ne s’est pas cantonnée à quelques internautes rivés à leurs écrans. Six heures après l’attaque, la...
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28/04 - Démissions : derrière chaque départ, des coûts cachés que les entreprises sous-estiment
Les démissions s’imposent parfois comme une évidence, mais ce n'est pas une décision à prendre à la légère, expliquait récemment à L'Express le professeur américain Anthony Klotz, soulignant qu'elles se soldent bien souvent par des regrets. En principe, un salarié quitte son emploi lorsqu'il a retrouvé un travail, généralement mieux rémunéré, et après avoir arbitré entre ce qu’il y perd et ce qu’il y gagne. "Pour le salarié, la démission a le mérite de la simplicité lorsqu’il ne se sent plus à sa place dans l’entreprise et qu’il veut faire autre chose. C’est fluide, clair pour tout le monde", analyse Elise Bénéat, avocate du cabinet De Pardieu Brocas Maffei. Toutefois, ajoute-t-elle, "le salarié se met en risque en quittant un emploi : il est plus fragile pendant sa période d’essai qui peut être rompue sans justifier d’un motif". Il doit également s’adapter à de nouveaux process, à une nouvelle équipe et faire ses preuves.
Et du côté de l’employeur ? "Le turnover est un phénomène naturel et inévitable. Il ne s’agit pas de porter un jugement moral, la neutralité axiologique doit être de mise ; mais dans une organisation, il est important de déterminer si ces coûts sont nécessaires pour redynamiser une entreprise ou s’ils sont le signal d’un dysfonctionnement", répond Xavier Zunigo, fondateur et dirigeant du cabinet de conseil Olystic et chercheur associé à l’université de Paris-Dauphine.De multiples autres coûts indirects
A première vue, "la démission simple demeure le mode de rupture le moins onéreux et le moins risqué",...
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28/04 - Donald Trump affirme que l’Iran lui a dit être en "état d’effondrement"
Les jours passent et les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran continuent de patiner. Alors que Téhéran a transmis à Washington, par l'intermédiaire du Pakistan, une nouvelle proposition, celle-ci ne répond pas aux attentes de Donald Trump, a fait savoir la Maison-Blanche lundi 27 avril. Cette proposition prévoyait des négociations par étapes entre les deux pays : les premières auraient concerné l'arrêt définitif des hostilités contre l'Iran puis la circulation maritime, la question du programme nucléaire iranien devant quant à elle être réglée ultérieurement.
Parallèlement, malgré la trêve au Liban annoncée par Donald Trump à l'issue de discussions à Washington, les hostilités se poursuivent dans le pays, dont Israël a envahi le sud, qu'il a en partie dévasté. L'armée israélienne a déclaré lundi avoir lancé des frappes dans l'est du Liban, disant viser des infrastructures du Hezbollah, lequel a annoncé avoir attaqué un char israélien à l'aide d'un drone.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump "n'aime pas" la dernière proposition de l'Iran
⇒ Le ministre iranien des Affaires étrangères "ravi" après sa rencontre avec Vladimir Poutine
⇒ Quatre morts dans le sud du Liban dans des frappes israéliennes
21h00Fin de ce direct
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations.
20h59Trois membres de la défense civile libanaise tués dans une frappe israélienne
La défense civile libanaise annonce dans un communiqué que...
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28/04 - Charles III cajole l’Amérique mais son royaume lorgne l’Europe
Le roi Charles et son épouse Camilla sont aux Etats-Unis cette semaine, en service commandé. Deux cent cinquante ans après la proclamation par les Américains de leur indépendance de la couronne d’Angleterre, le couple royal s'attache à soigner la special relationship entre Londres et Washington, bien malmenée par Donald Trump. Pourtant, il est de notoriété publique que le souverain incline vers l’Europe, même s'il est contraint par sa fonction de n’en rien laisser paraître face à ce président brutal et égotique. Charles III est en phase avec son peuple qui, dix ans après le référendum sur le Brexit, se sent plus européen qu’il ne l’a jamais été.
Les Britanniques alignent désormais leur style de vie sur celui des continentaux, au point qu’ils délaissent en majorité le thé au profit du café, racontait le mois dernier l'hebdomadaire The Economist. Détail important : ils privilégient le café moulu plutôt que l’infect instantané que les Anglais servaient naguère aux visiteurs. Même les droits des travailleurs sont de plus en plus calqués sur le continent. Et comme dans l’Union européenne, la politique est dominée par des tribuns populistes, qu’il s’agisse de Nigel Farage, l’artisan du Brexit devenu une figure clé à droite, ou de Zack Polanski, le leader des Verts, prêt à tout promettre dès lors qu’il pense en tirer un surcroît de popularité.
Le monde change vite et celui de 2026 n’est plus celui de 2016. A l’époque, les Britanniques avaient réclamé la sortie de l’Union européenne par 52 % des suffrages exprimés contre 48...
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28/04 - Après la défaite de Viktor Orban, l’heure des règlements de comptes : "Quelque chose a déraillé ces dernières années"
Le ton est sérieux, l'heure grave. Quatre jours après son éclatante défaite du 12 avril, Viktor Orban choisit Patriota, chaîne YouTube de sa galaxie médiatique nationale-conservatrice, pour analyser son revers et évoquer son avenir. Vers la fin de l’entretien, le Premier ministre déchu se dit prêt à jeter l’éponge si son parti, le Fidesz, le pousse vers la sortie. Mais derrière, il déclare qu’il a "encore beaucoup de jeu". Le message est clair : "Viktor" n’a aucune envie de quitter l’arène et rêve d’un come-back façon Donald Trump en 2024. "Orban s’accroche car le Fidesz n’a aucun autre meneur naturel, relève le politologue hongrois Péter Techet. Ce piège, qui empêche le renouvellement du parti, fournit à Péter Magyar un épouvantail facile. Mais Orban peut incarner le chantre des oubliés et des nationalistes face à un pouvoir des classes moyennes et pro-européennes."Certains réclament le scalp de Viktor Orban
Ce mardi 28 avril, le Fidesz se réunit pour un conseil national, entre thérapie de groupe et évaluation du futur. Au pouvoir pendant seize ans, le parti n’est pas parvenu à endiguer la déferlante Péter Magyar. Selon l'entourage d'Orbán, le coupable de la déconvenue s'appelle Balázs Orbán (aucun lien de parenté avec Viktor), directeur de campagne et bouc émissaire idéal - qui sera placardisé chez les eurodéputés Fidesz à Bruxelles à partir de juillet prochain. Reste qu’au sein des rangs du parti, des voix réclament un changement de cap, voire le scalp du Premier ministre déchu, qui a même renoncé à siéger au...
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28/04 - "Joyeux drille", "être patraque", "faire du gringue"... Ces mots de la langue française à usage unique
Ce sont des formules que l’on emploie couramment, sans toujours avoir conscience de leur profonde originalité : elles comprennent des mots qu’on ne peut utiliser qu’à cette occasion. Voyez "numéroter ses abattis" ; "ne pas valoir tripette" ; "boire à tire-larigot". Ces hapax (ou apax), comme disent les spécialistes, sont souvent issus de temps lointains et, s’ils n’avaient été sauvés par une expression restée dans l’usage, seraient sans doute tombés dans les oubliettes.
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Au total, il en existerait environ 200. Si certains semblent tout à fait sérieux ("de bon aloi", "vouer aux gémonies", "substantifique moelle"), j’ai jeté mon dévolu (c’est le cas de le dire !) sur ceux qui m’ont paru les plus cocasses et les plus truculents. Une sélection établie évidemment en toute subjectivité.
Etre patraque. Ce sont les marins marseillais qui ont rapporté d’Italie la patracca (monnaie de peu de valeur) avant de l’employer, par métaphore, pour parler des marchandes de poissons ou des vieilles femmes en mauvaise santé, en les traitant par exemple de « patraque démantibulée » (j’aime beaucoup !). Le mot est ensuite passé en français pour parler d’une personne souffrante.
Au fur et à mesure est un pléonasme redondant,...
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27/04 - Tirs au gala de la presse : le suspect inculpé pour "tentative d’assassinat" sur Donald Trump
Cole Tomas Allen, le suspect de la fusillade survenue samedi lors du dîner des correspondants de la Maison-Blanche, a été inculpé de trois chefs d'accusation criminels lors de sa première comparution devant un tribunal de Washington lundi 27 avril : tentative d'assassinat du président des Etats-Unis, usage d'une arme à feu lors d'un crime violent et agression d'un agent fédéral à l'aide d'une arme dangereuse. S'il est reconnu coupable, il encourt la perpétuité. "Il a tenté d’assassiner le président des États-Unis, Donald J. Trump"
L'accusé de 31 ans, originaire de Torrance en Californie, portait une combinaison bleue de prisonnier lors de sa brève comparution devant un tribunal fédéral à Washington. Assis à la table de la défense, encadré par des forces de l'ordre, Cole Tomas Allen est apparu calme et a déclaré qu'il répondrait honnêtement à toutes les questions.
"Il a tenté d’assassiner le président des États-Unis, Donald J. Trump", a déclaré la procureure Jocelyn Ballantine devant le tribunal. Le juge fédéral Matthew Sharbaugha ordonné le maintien en détention d'Allen pendant la durée de la procédure. Une nouvelle audience concernant cette détention est fixée à jeudi.
Dans un message laissé à sa famille samedi soir, le suspect se qualifiait d'"assassin fédéral amical" et évoquait son projet de cibler de hauts responsables de l'administration Trump présents dans la salle de bal de l'hôtel. Dans ce texte, reproduit en intégralité par le New York Post, qui dit se l'être procuré auprès d'un responsable américain...
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27/04 - "Les services secrets de Poutine sont plus puissants que le KGB" : la mise en garde d’un ancien de la CIA
Après près de 30 ans à la CIA, Sean Wiswesser les connaît bien. Ces adversaires redoutables qu'il décrit comme obnubilés par leurs cibles occidentales. Ancien de la direction des opérations, Wiswesser vient de publier aux États-Unis Tradecrafts, Tactics and Dirty Tricks : Russian Intelligence and Putin's Secret War (Naval Institute Press, 190 pages, non traduit), un ouvrage de référence sur les services de renseignement russes. Il y décortique les réseaux d'agents infiltrés dans les ambassades russes, où le diplomate officiel n'est souvent qu'une façade. Il expose les techniques de contact clandestines - comme le "sticks and bricks", protocoles de signaux conçus pour échapper aux interceptions électroniques. Il analyse aussi les forces et les faiblesses des agents clandestins, ces espions sous couverture popularisés par la série The Americans. L'ancien de la CIA - qui précise s'exprimer en son nom propre, et pas en celui du gouvernement américain - met en garde contre le but ultime des services russes : déstabiliser la démocratie occidentale.
L'Express : Depuis la fin de l'URSS, les services de renseignement russes se sont profondément restructurés, passant d'une agence unique, le KGB, à trois organisations distinctes (FSB, SVR, GRU). Leurs objectifs ont-ils changé ?
Sean Wiswesser : Les États-Unis et l'Otan restent les adversaires principaux de la Fédération de Russie et de ses services de renseignement. Tant que la Russie sera dirigée par un ancien du KGB, qui se présente lui-même comme un...
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27/04 - "Ont-ils réellement bossé ?" : l’effarant projet économique du Parti socialiste pour 2027
Les idées avant l’incarnation. En attendant de se choisir un candidat pour 2027, les socialistes ont dévoilé une première version de leur projet pour la prochaine présidentielle dans un document de 144 pages paru le 22 avril. Le parti à la rose y trace la feuille de route d’un "socialisme du XXIe siècle". Hasard du calendrier, le président du groupe socialiste à l’Assemblée, Boris Vallaud, a publié deux jours plus tard Nos vies ne sont pas des marchandises : manifeste pour la démarchandisation (Seuil), un brûlot sans concession contre le "modèle néolibéral" et le marché.
De quoi redonner espoir à ceux qui, à gauche, refusent les outrances de LFI, se lassent des querelles d’appareils, et espèrent depuis 2017 un renouvellement programmatique ? Rien n’est moins sûr. Le projet des socialistes, dont on pourrait attendre qu’il embrasse le progrès et fasse preuve d’optimisme face à la modernité, frappe par son conservatisme, sa peur du changement, son déclinisme et son incapacité à se réinventer. Dès l’introduction, le ton est donné : une "grande partie" du peuple français aurait vu ses conditions de vie "se précariser et se dégrader" ; le pays souffrirait d’un "mal profond" ; la France serait "fracturée de toute part" ; une majorité de nos concitoyens auraient "perdu foi en l’avenir de notre nation" ; notre jeunesse serait "désenchantée" et nos campagnes "livrées à elles-mêmes". C’est tout juste si le PS ne nous dit pas que "c’était mieux avant", tant il partage une même grammaire du déclin avec la droite la plus...
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27/04 - Charles III aux Etats-Unis : "un coup de poker" pour apaiser les tensions
Malgré les tensions ambiantes et les risques sécuritaires après la tentative d'attaque qui a visé Donald Trump dimanche, le roi Charles III et la reine Camilla arrivent ce lundi 27 avril à Washington, a confirmé Buckingham Palace.
Pendant quatre jours, le souverain britannique assistera aux célébrations du 250e anniversaire de l'indépendance américaine. Une visite d'une importance particulière qui s'inscrit dans un contexte de crise diplomatique quasi inédite entre Washington et Londres.
Quelques semaines plus tôt, Donald Trump, frustré par le refus britannique de se joindre à la guerre en Iran, avait qualifié le Premier ministre britannique, Keir Starmer, de "loser" et de "Winston Churchill de pacotille". Quant aux avions de combat londoniens, ils ne sont que des "jouets" à côté de l'arsenal américain, avait raillé le milliardaire. Vendredi encore, le locataire de la Maison-Blanche a dégainé une nouvelle fois la menace des droits de douane, frustré par la taxe britannique sur la tech. Toutefois, face à ces tensions, Donald Trump a tenu à rassurer : la visite du roi Charles peut "tout à fait" recoller les morceaux entre les deux nations anglo-saxonnes. "C'est très risqué, très important et très prometteur", résume une source royale auprès de la BBC.
De son côté,...
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27/04 - Menacé par Donald Trump, le Royaume-Uni veut son "bazooka commercial"
Après l'Union européenne, c'est au tour du Royaume-Uni de s'armer face aux menaces économiques de Donald Trump ? Alors que le président américain a menacé le pays d'imposer "un gros tarif" douanier s'il ne baisse pas une taxe sur les services numériques, le Premier ministre britannique Keir Starmer a été sommé par les chambres de commerce britanniques (BCC) de protéger le pays selon le Guardian, alors qu'elles estiment que la "sécurité économique inadéquate" met en péril la croissance britannique. Selon l'organisation, le pays souffre de plusieurs "années de négligence de la part des gouvernements successifs".
Alors qu'un rapport de la BCC a détaillé des recommandations pour stopper le déclin économique britannique, elle a proposé notamment de mettre en place un "bazooka commercial", plus communément appelé "instrument anti-coercition", sur le même modèle que celui de l'Union européenne, pour dissuader d'autres puissances de menacer le pays d'instaurer des tarifs douaniers."Approche robuste"
En 2023, l'UE a adopté ce fameux instrument anti-coercition, qui permet de contrer les failles du droit européen jugées insuffisantes sur plusieurs domaines. Il permet "de réagir, conformément au droit international et en dernier recours, en cas de chantage économique exercé par un pays étranger sur l'Union ou les États membres dans le but d'influencer une politique ou une position spécifique", selon le Parlement européen. Il crée notamment la capacité de "lancer des contre-mesures contre un pays tiers", comme un accès...
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27/04 - Israël : les nuages s’accumulent au-dessus de Benyamin Netanyahou
Les ennemis de mes ennemis sont mes amis. Quatre ans après un retour au pouvoir à la tête d'une coalition de droite et d'extrême droite, Benyamin Netanyahou est menacé par une alliance entre la figure de droite Naftali Bennett et le centriste Yaïr Lapid. Dimanche 26 avril, les deux plus féroces opposants au Premier ministre israélien ont annoncé leur collaboration lors des prochaines élections législatives prévues en octobre. Une association qui rappelle celle qui avait détrôné Benyamin Netanyahou de son poste de Premier ministre en 2021.
Les deux partis, Bennett 2026 et Yesh Atid, vont mener une liste commune baptisée Yachad, menée par Naftali Bennett, déjà à la tête du gouvernement en 2021 et ancien allié de Netanyahou. "L'unité que nous partageons est un message adressé à tout le peuple d'Israël", a lancé Bennett lors de la conférence de presse d'annonce organisée dimanche, affirmant que "l'ère de la polarisation est terminée". Si les nouveaux alliés n'ont pas caché leurs différences politiques, ils ont accepté de se ranger derrière un candidat commun, une position qu'assume entièrement Yaïr Lapid, qui a décrit son nouvel allié comme "un homme de droite, mais une droite libérale, décente et respectueuse de la loi", en opposition à la radicalité de Netanyahou.Des sondages favorables à l'alliance
Face au Premier ministre actuel, déjà fragilisé par les guerres à Gaza et en Iran qui s'éternisent, les deux hommes ont de véritables chances d'arriver en tête des élections. Si le Likoud, parti au pouvoir actuellement,...
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27/04 - Les "penseurs" d’extrême droite américains ou les minus de la subversion, par Catherine Fieschi
Il y a quelque chose d’assez déconcertant dans l’attention soutenue que nous prêtons, nous Européens, aux "intellectuels" de l’extrême droite américaine. Le mot, déjà, appelle la prudence. Car de qui parle-t-on ? Non pas d’auteurs décisifs ou de stratèges visionnaires. Non. Tout simplement d’agitateurs un peu déjantés que le bruit médiatique finit par faire passer pour des cerveaux.
Que les Américains soient contraints de s’y intéresser, c’est une évidence. Ils vivent avec eux, votent avec eux, subissent leur influence jusque dans l’appareil d’Etat. Il est donc logique qu’ils les étudient. Quant à nous, nous ne pouvons pas les passer sous silence – pour les mêmes raisons. Mais pourquoi les accueillons-nous comme s’ils avaient quelque chose d’essentiel à nous apprendre ?
Qu’on les observe pour comprendre les Etats-Unis, soit. Qu’on les traite comme des auteurs majeurs, c’est en faire un peu trop ! Pourquoi valider leur narcissisme adolescent en s’astreignant à l’exégèse de leurs textes, dont la vacuité et la grandiloquence ne font que refléter le kitsch débridé de l’ère Trump ?
Car, dès qu’on s’éloigne un peu des personnages – savamment construits pseudonymes à l’appui - pour se pencher sur leur prose, on tombe de haut : tout d’un coup, Curtis Yarvin n’a pas grand-chose d’un grand théoricien maudit. Nourri de contre-Lumières, de monarchisme remballé, d’antilibéralisme politique et de culture start-up autoritaire, il n’est ni Hobbes, ni Machiavel – c’est un geek inadapté de plus.
Michael Anton, lui, a bâti sa notoriété...
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27/04 - Tentatives d’assassinat contre Donald Trump : un président à la fois victime et héros
Depuis un siècle et demi, quatre présidents américains sont morts assassinés dans l'exercice de leur fonction : Lincoln, Garfield, McKinley, Kennedy. Autant ont été blessés lors d'une tentative d'assassinat : Theodore Roosevelt, Ford, Reagan, Trump. Une dizaine d'autres ont fait l'objet de complots et tentatives avortées, dont Franklin Roosevelt et Harry S. Truman. Relancé par la mort en direct du militant d'extrême droite Charlie Kirk en septembre, le débat sur les armes à feu prend un nouveau tour avec la nouvelle tentative d'attentat contre le président (et son entourage), samedi 25 avril, au Washington Hilton Hôtel. Avec trois tentatives d'homicide à son encontre en moins de deux ans, Donald Trump établit, du point de vue statistique, un record historique – ce qui n'est pas pour lui déplaire.
Ce nouvel attentat déjoué n'est pas seulement le résultat d'une "tradition" de violence politique. C'est aussi le produit d'une surexposition voulue par le président, dont les apparitions publiques ultra-fréquentes participent de sa technique de saturation d'espace médiatique.
Dans le tourbillon d'informations qu'il produit quotidiennement (il s'exprime aussi des dizaines de fois par jour sur Truth Social), cette troisième tentative de meurtre représente une nouvelle victoire : une fois de plus, Donald Trump "fait" l'actualité, se place au centre de tout et se présente à la fois en victime et en héros. Et, au passage, peut se vanter d'avoir eu raison de démolir l'aile Est de la Maison-Blanche en octobre...
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27/04 - Tirs au gala de la presse à Washington : les failles de sécurité pointées du doigt
Le président américain Donald Trump, sa femme Melania et son vice-président J.D. Vance sur la scène. Dans la même salle, les plus hauts responsables de l'administration Trump, dont le secrétaire d'État Marco Rubio, celui de la Défense Pete Hegseth et même le patron du FBI Kash Patel. Et pourtant, lors du gala annuel de l'association des correspondants de la Maison-Blanche, lors duquel un homme a ouvert le feu avant d'être neutralisé, la sécurité n'était pas au niveau nécessaire. Selon des responsables de la sécurité, interrogés par le Washington Post, l'administration Trump a accordé un niveau de sécurité moins élevé que pour d'autres événements.
Alors que le Secret Service, chargé de la sécurité du président, s'occupe généralement de coordonner la sécurité d'événements où les plus hauts responsables sont présents, en étant formellement désigné lors d'une procédure, aucun dispositif n'a été prévu cette fois-ci. Selon le Washington Post, le Secret Service estimait que son périmètre de responsabilité était la salle de bal de l'hôtel où avait lieu le gala, ainsi que son périmètre, quand la police de Washington devait fermer les routes et réguler la circulation. Entre ces deux zones, personne ne s'est vu clairement confier la gestion de la sécurité. Steve Thomma, le directeur exécutif de la White House Correspondents' Association, chargé de l'organisation du gala, n'avait pas connaissance d'une telle procédure officielle lors des précédents galas. Même son de cloche du côté du gouvernement du district de Columbia.Un suspect...
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27/04 - Quand la nouvelle géopolitique des visas rebat les cartes de la mobilité étudiante
Partir à l'étranger pour parachever son cursus scolaire ou améliorer son CV, apparaît aujourd'hui comme le plus sûr des accélérateurs de vie mais aussi de carrière. De leur côté, les grandes écoles françaises qui doivent faire face à la chute de la démographie étudiante et à une baisse des financements publics, multiplient les campus au-delà de l'Hexagone pour recruter de nouveaux étudiants. Toutes font le même constat, mais développent des stratégies différentes, persuadées que les classements les plus prestigieux sont désormais mondiaux. Cette course à l'exportation d'une éducation nationale au savoir-faire reconnu n'est pas sans obstacle dans un contexte géopolitique toujours plus tendu où la politique des visas devient une arme. Les implantations ne s’improvisent pas et restent coûteuses dans un marché très concurrentiel. Les élèves, eux, rêvent d’horizons lointains et parfois exotiques comme le souligne le baromètre exclusif réalisé par nos partenaires de L’Express Connect. Ils ont pris le temps de méditer Lamartine : "Il n'y a d'homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie."
Avec des coûts de visas parfois exorbitants (2 000 dollars en Australie) et des conditions d’entrée de plus en plus contrôlées - le Canada va accorder 7 % de permis d’études en moins en 2026 -, certains pays affichent leur volonté de réduire le nombre d’étudiants étrangers sur leur sol. En 2024, d’après le Times Higher Education, 41 % des établissements d’enseignement...
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27/04 - Qonto, la fintech à la conquête des PME européennes
"Saviez-vous que notre nom signifie 'comptes' en espéranto ?" C’est avec un enthousiasme communicatif qu’Alexandre Prot livre d'emblée cette anecdote. Style décontracté, sourire bienveillant, cet ancien d’HEC copilote depuis 2016 Qonto, une licorne tricolore dédiée à la gestion financière pour les indépendants, TPE et PME. La référence à cette langue universelle va de soi pour cette société qui, dès ses débuts, a rêvé à l’échelle européenne. Si son siège social est logé dans un We Work à Paris, l’entreprise offre aujourd’hui ses services dans huit pays du continent.
Pour remonter le fil de cette épopée entrepreneuriale, il faut se rendre sur les bancs de l'école. C’est là que le fils de l’ex-patron de la BNP (Baudouin Prot) fait une rencontre déterminante - celle de Steve Anavi, qui deviendra son associé. Ensemble, ils fondent une start-up de cigarettes connectées, Smokio. Puis la revendent avant de se lancer sur un autre marché : les services financiers pour les professionnels. "Avec environ 26 millions de PME sur le continent, le potentiel était immense, se souvient Alexandre Prot. D'autant que ce sujet faisait écho à certaines frustrations que nous avions nous-mêmes vécues".
Des procédures chronophages, des offres bancaires peu adaptées au quotidien des petites entreprises… Les entrepreneurs s'arrachent parfois les cheveux. Sur son site, Qonto adopte un ton cash : "les TPE et PME sont le moteur de l'économie européenne, mais les banques obsolètes les ralentissent". La jeune pousse s'est donnée pour boussole la...
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27/04 - L’armée israélienne mène des frappes dans l’est du Liban
La perspective d'une nouvelle session de négociations entre les Etats-Unis et l'Iran s'est éloignée au cours du week-end, alors que Donald Trump a décidé de ne pas envoyer d'émissaires au Pakistan, médiateur des pourparlers, déclarant dimanche 26 avril que Téhéran pouvait "appeler" Washington et que les conditions d'accord qu'il réclamait étaient déjà connues : "Ils savent ce qui doit figurer dans l'accord (...) Ils ne peuvent pas avoir l'arme nucléaire. Sinon, il n'y a pas de raison de se rencontrer", a-t-il souligné sur Fox News.
Si le cessez-le-feu semble tenir entre les Etats-Unis et Israël, d'un côté, et l'Iran, de l'autre, le blocus des ports iraniens et du détroit d'Ormuz reste un point de contentieux et continue d'avoir des répercussions sur les marchés mondiaux.
Les infos à retenir
⇒ Téhéran examine la demande de négociations formulée par les Etats-Unis
⇒ Emmanuel Macron s'entretiendra avec les autorités iraniennes après son voyage en Andorre
⇒ Ursula von der Leyen juge prématuré de lever les sanctions contre l'Iran
21h00Fin de ce direct
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations.
19h30Donald Trump a discuté lundi d'une nouvelle proposition concernant l'Iran
Donald Trump a discuté avec ses principaux conseillers en matière de sécurité nationale d'une nouvelle proposition iranienne visant à résoudre le conflit, a déclaré la porte-parole de la Maison-Blanche.
Répondant aux questions lors...
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27/04 - "Un nouveau Nike hyper premium" : comment la marque suisse On s’est hissée parmi les champions du sport mondial
Après 41 kilomètres, personne n’a réussi à prendre le large. Alors qu’ils s’engagent sur l’avenue Hubert-Germain, l’Italien Yemaneberhan Crippa et l’Ethiopien Bayelign Teshager sont au coude-à-coude. Crippa allonge sa foulée, encore aérienne malgré tant d’efforts. L’écart se creuse. Un dernier coup d’œil par-dessus son épaule : il sait qu’il file vers la victoire. Virage en épingle puis dernière ligne droite sur l’avenue Foch. L’athlète franchit la lignée d’arrivée en un peu plus de 2 h 05 - cinq petites secondes devant Teshager.
A Paris mi-avril, Crippa, 29 ans, signe ainsi son premier succès sur marathon. Un très beau coup pour lui, mais aussi pour son sponsor, la marque suisse On, qui l’habille de la tête aux pieds. Chaussé des Cloudboom Strike LS, un modèle doté d’une plaque carbone intégrée, l’Italien en profite même pour établir son temps de référence sur la distance. Existe-t-il meilleure publicité quand on prône la performance ?
Au-delà des professionnels, la folie running, amorcée à la fin des années 2010 puis amplifiée pendant la période Covid, ne connaît pas de répit. A l’image du dernier marathon de Paris, qui a battu son record de participants (58 880), les coureurs sont toujours plus nombreux sur les trottoirs des villes ou les flancs de montagne. Les dossards pour les courses s’arrachent comme des tickets de concert. Entre chaussures, textile, montres et nutrition, les marques profitent d’un marché florissant. Parmi elles, le suisse On a su se faire une place. Il s’est hissé, en une quinzaine d’années dans le...
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27/04 - France-Pologne, le nouveau couple qui bouscule l’Europe
Il est des bains de foule plus riches de sens que d'autres. La déambulation du président Emmanuel Macron et du Premier ministre polonais Donald Tusk dans les rues de la vieille ville de Gdansk, le 20 avril, sous un doux soleil baltique, marquera l’histoire des relations franco-polonaises. Il y a un an, en paraphant le traité de Nancy, les deux hommes rapprochaient les deux pays. En ce printemps, bras dessus bras dessous, les deux leaders ont affiché une entente au zénith, bénie par Lech Walesa, le héros de Solidarnosc. En tout cas, cette complicité tranche avec les relations quelque peu fraîches du chef de l’Elysée avec le chancelier allemand Friedrich Merz ou la présidente du conseil italien Giorgia Meloni…
"Depuis le Brexit, la France est la seule grande puissance européenne", estime l’influent député libéral polonais Ryszard Petru. Car la tempête Trump provoque aussi des remous sur la Vistule. Déjà confronté à la menace de Vladimir Poutine, le pays le plus atlantiste de l’Europe s’interroge sur l’avenir de sa sécurité. La guerre à haute intensité continue à sévir à ses portes et les menaces hybrides s’accumulent, à coups de sabotages, piratages et autres provocations sur son sol.La révolution diplomatique polonaise
La Pologne s’adonne à son tour au "en même temps". Elle ne peut froisser le protecteur américain, qui déploie dix mille soldats sur son territoire. Le pays met tout en œuvre pour maintenir l’Otan dans le giron de Washington, au moment même où le locataire de la Maison-Blanche multiplie les coups...
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26/04 - "Techno-cathos" : comment la religion s’invite dans la Silicon Valley, au cœur de la fabrique des IA
Autrefois réputée pour son athéisme, la Silicon Valley a vu affluer ces dernières années de plus en plus de chrétiens technophiles, tourmentés à l'idée de manquer à leurs obligations éthiques dans le cadre de leur travail et en quête de réponses spirituelles. Pour y répondre, plusieurs magnats de la tech ont décidé d'organiser des conférences sur le sujet, allant, pour certains, jusqu'à mettre en place des groupes de prière et de rencontres pour chrétiens au cœur même de la baie de San Francisco, révèle le journal britannique The Times.
C'est le cas par exemple de Richard Zhang, 33 ans, chercheur à Google DeepMind, la branche IA du géant américain. Depuis quatre ans, ce dernier anime un déjeuner de prière mensuel au siège de l’entreprise, à Mountain View, en Californie. Le principe ? Réunir les employés qui le souhaitent - une dizaine environ - pour discuter des implications les plus préoccupantes de l’IA pour l’humanité, explique-t-il au Times. Une initiative lancée alors que les membres du groupe se posaient, selon lui, de nombreuses questions sur la manière d’intégrer l’IA dans leur vie. "Puis-je avoir un pasteur IA ? Est-il bon d’avoir des chants de louanges générés par une IA ? Puis-je demander à une IA de lire la Bible ou de prier avec moi, ou d’évaluer ma spiritualité ?"Questionnements éthiques
Richard Zhang est loin d'être le seul. Comme lui, un certain James Kelly a lui aussi fondé une organisation pour aider les travailleurs chrétiens à réfléchir sur la manière d'allier technologies et croyances religieuses....
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26/04 - "Techno-cathos" : comment la religion s’invite dans la Silicon Valley, au cœur de la fabrique des IA
Autrefois réputée pour son athéisme, la Silicon Valley a vu affluer ces dernières années de plus en plus de chrétiens technophiles, tourmentés à l'idée de manquer à leurs obligations éthiques dans le cadre de leur travail et en quête de réponses spirituelles. Pour y répondre, plusieurs magnats de la tech ont décidé d'organiser des conférences sur le sujet, allant, pour certains, jusqu'à mettre en place des groupes de prière et de rencontres pour chrétiens au cœur même de la baie de San Francisco, révèle le journal britannique The Times.
C'est le cas par exemple de Richard Zhang, 33 ans, chercheur à Google DeepMind, la branche IA du géant américain. Depuis quatre ans, ce dernier anime un déjeuner de prière mensuel au siège de l’entreprise, à Mountain View, en Californie. Le principe ? Réunir les employés qui le souhaitent - une dizaine environ - pour discuter des implications les plus préoccupantes de l’IA pour l’humanité, explique-t-il au Times. Une initiative lancée alors que les membres du groupe se posaient, selon lui, de nombreuses questions sur la manière d’intégrer l’IA dans leur vie. "Puis-je avoir un pasteur IA ? Est-il bon d’avoir des chants de louanges générés par une IA ? Puis-je demander à une IA de lire la Bible ou de prier avec moi, ou d’évaluer ma spiritualité ?"Questionnements éthiques
Richard Zhang est loin d'être le seul. Comme lui, un certain James Kelly a lui aussi fondé une organisation pour aider les travailleurs chrétiens à réfléchir sur la manière d'allier technologies et croyances religieuses....
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26/04 - Elon Musk contre Sam Altman et OpenAI : le grand procès de l’IA
Deux visions de l’intelligence artificielle, deux trajectoires devenues irréconciliables, et des centaines de milliards de dollars en jeu. Lundi, à Oakland (Californie), Elon Musk et Sam Altman s’affronteront devant la justice dans un procès hors-norme, appelé à devenir l’un des plus scrutés de l’histoire récente de la tech.
Au cœur du litige : la transformation d’OpenAI, société fondée en 2015 comme organisation à but non lucratif, en une structure intégrant une dimension commerciale. Un virage que le patron de Tesla et cofondateur d'OpenAI juge contraire à l’accord initial. Il réclame jusqu’à 134 milliards de dollars de dommages et intérêts, tout en exigeant une refonte complète de la gouvernance, voire l’éviction de ses anciens partenaires.Une promesse originelle devenue point de rupture
Tout commence en 2015, lorsque Sam Altman propose à Elon Musk un "projet Manhattan pour l’IA" : bâtir une intelligence artificielle puissante et la partager au bénéfice de l’humanité. OpenAI naît dans cet esprit, financée en partie par des dons d’Elon Musk à hauteur de 38 millions de dollars entre 2015 et 2018. Mais derrière l’ambition initiale, les divergences émergent rapidement. Confrontée à des besoins financiers colossaux pour poursuivre ses recherches, l’organisation envisage dès 2017 de s’éloigner de son modèle non lucratif. Une évolution que, selon l'entreprise sur son site, Elon Musk lui-même aurait soutenue, allant jusqu’à proposer une intégration avec Tesla. "Elon a toujours suivi son propre agenda. Il a tenté de...
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26/04 - En Iran, ce nouvel outil de délation pour traquer la diaspora : "La fonction première est l’intimidation"
En plein conflit avec les Etats-Unis et Israël, la chasse aux opposants à la République islamique n'a pas de frontière. Si le régime s'attache depuis toujours à museler toute contestation sur son propre sol, il déploie également un arsenal particulièrement sophistiqué pour surveiller sa diaspora à l'étranger. Cette pression s'est accentuée avec la récente mise en lumière, par la presse proche du pouvoir à Téhéran, d'un nouvel outil de surveillance.
Son nom : "Hafezeh ma" ("Notre mémoire"). Présentée comme "indépendante", cette plateforme de délation vise à identifier ceux qui ont "participé aux crimes des États-Unis et du régime sioniste (NDLR : Israël dans le jargon officiel) contre le peuple iranien". Et ce dans l'optique de les livrer à la justice et de confisquer leurs avoirs "afin de compenser les dommages subis par la population" lors des bombardements américano-israéliens. Le site est accessible depuis l'étranger, contrairement à beaucoup de services en ligne hébergés en Iran, du fait du blocage numérique imposé par le pouvoir depuis le 28 février.
À chaque personne "dénoncée", sa fiche détaillée regroupant son état civil, ses prises de parole publiques et parfois ses coordonnées. Il est également fait mention des chefs d'accusation classiquement invoqués contre les voix dissidentes : "propagande contre le régime", "insulte envers le Guide suprême", "soutien à la reddition devant les ennemis étrangers"…
Une autre rubrique du site s'attarde sur la notion de… "traître" dans la littérature persane, invoquant...
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26/04 - "Le chemin est encore long" : au Venezuela, le fragile espoir d’un printemps économique
Planteur dans la région d’Aragua, au nord du Venezuela, Douglas Dager arbore un début d'optimisme au coin des lèvres. Une centaine de jours se sont écoulés depuis l'intervention américaine qui a abouti à l’arrestation de Nicolas Maduro et de sa compagne. Ces derniers mois, cet ancien avocat reconverti en producteur de cacao, qui fournit le chocolatier tricolore Chapon, observe les premiers signes d’une "reconstruction en marche" dans son pays. Certains de ses proches ont investi dans des terres agricoles pour démarrer une plantation. Les files d’attente aux stations-service, autrefois interminables, se sont réduites. "On sent un réel regain de confiance dans l’économie et en l’État de droit", se réjouit-il.
Un coup d'œil dans le rétroviseur suffit pour comprendre le déclin, aussi dramatique que rapide, du Venezuela. L'économie la plus prospère d'Amérique Latine en 1970 a vu sa richesse dilapidée par des années de chavisme - une idéologie socialiste impulsée par le dictateur Hugo Chavez. La crise s'est aggravée sous Nicolas Maduro : plusieurs millions de Vénézuéliens ont fui le pays, son hyperinflation à trois chiffres, la corruption et la défaillance des services publics. Alors même que son sous-sol abrite les ressources pétrolières les plus importantes au monde, ses infrastructures d'extraction sont en piteux état, en raison d'un sous-investissement chronique.Reprise des vols, relations avec le FMI
Depuis le coup de théâtre orchestré par Donald Trump en janvier, quelques signaux faibles laissent espérer un...
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26/04 - Café : il y a probablement bien plus de bénéfices que de risques, par le Pr Antoine Flahault
Epidémiologiste, le Pr Antoine Flahault s'est fait connaître pendant la pandémie de Covid pour la pertinence de ses analyses. Mais il est aussi médecin de santé publique, et passionné par toutes les questions de prévention. Parce que les études sont abondantes et souvent contradictoires sur de nombreux sujets du quotidien, ce scientifique se propose à travers sa nouvelle chronique pour L'Express de décortiquer les publications, pour aider nos lecteurs à comprendre ce qu'il faut vraiment en retenir. Il a choisi de consacrer son premier article à un sujet qui nous concerne tous ou presque : la consommation de café, et ses effets sur la santé.
Le café est devenu l’une des boissons les plus populaires dans le monde puisqu’on estime que plus de 80% de la population adulte du globe en consomme quotidiennement. Originaire des montagnes éthiopiennes, il a été introduit en Europe dès le seizième siècle. Aujourd’hui, le Brésil est devenu le premier producteur mondial, fournissant près du tiers du café commercialisé, suivi par le Vietnam, l’Indonésie et la Colombie. Il y a deux variétés principales de café, l’Arabica et le Robusta. Si l’Arabica a des qualités gustatives plus fruitées, il est aussi plus cher que le Robusta, plus amer et moins parfumé. On prépare le café de plusieurs manières, les deux plus courantes portent sur un café moulu après torréfaction, par passage d’eau bouillante, c’est le café filtre, ou par vapeur sous pression, c’est l’espresso.
La composition chimique du café est hautement complexe, avec...
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26/04 - Tirs au gala de la presse à Washington : ce que l’on sait de l’attaque et du profil du suspect
L'entrée de petits pois printaniers et de burrata vient d'être servie au dîner de l'Association des correspondants de la Maison-Blanche, samedi, lorsque plusieurs bruits suspects retentissent au fond de la salle de bal du Washington Hilton peu après 20h30. S'agit-il d'un chariot renversé ou de réels coups de feu ? La confusion règne alors dans la salle. Des centaines de journalistes présents au gala annuel de la presse s'empressent de se cacher sous les tables. Plusieurs hauts responsables de l'administration, Donald Trump et J.D. Vance en tête, ainsi que la Première dame Melania Trump, sont rapidement évacués par la sécurité.
Le chef de la police de Washington Jeffery W. Carroll déclarera plus tard ans la soirée qu'un homme a ouvert le feu sur les forces de l'ordre - sans toutefois atteindre la salle de bal où se tenait l'événement annuel - avant d'être maîtrisé par les services secrets. Selon les autorités, le suspect était armé de couteaux, d'un fusil de chasse et d'un pistolet et séjournait vraisemblablement à l'hôtel Washington Hilton.Le suspect est un Californien de 31 ans
Plusieurs responsables des forces de l'ordre ayant requis l'anonymat l'ont identifié comme étant un certain Cole Tomas Allen, rapporte le New York Times, un homme de 31 ans originaire de Torrance en Californie, décrit par certaines connaissances interrogées comme quelqu'un d'"intelligent et doux". D’après les réseaux sociaux, le suspect semble être diplômé de Caltech, une prestigieuse université scientifique privée, et...
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26/04 - "Il ne sait pas draguer" : Edouard Philippe, l’homme qui rêvait d’être président sans être candidat
À défaut de savoir faire des avances, Edouard Philippe a au moins du recul sur lui-même. En novembre, le candidat à la présidentielle rencontre le patron des députés Les Républicains Laurent Wauquiez pour discuter de l'idée d'une primaire à droite. Compte tenu du passif compliqué entre les deux hommes, l'entrevue n'allait pas de soi. D'autant qu'en matière de "small talk" - en bon français, l'art de papoter - l'un a une fâcheuse tendance à détester forcer sa nature. "J'ai vu Wauquiez pendant une heure en tête à tête pour la première fois depuis des années, c'est dire si je fais preuve de bonne volonté !", badinera quelques jours plus tard le maire du Havre.
Et encore. Il semble plus simple pour Edouard Philippe de s'entretenir avec des adversaires politiques que d'entretenir l'écosystème dont il aura besoin pour parvenir à la fonction suprême. Combien de députés, de ministres, d'élus se cherchant encore un champion pour 2027 se disent un brin décontenancés par son manque d'initiative. Son manque de chaleur humaine. Des mois de silence, des SMS sans réponse... Si, à la longue, ils ne s'étaient pas acclimatés au tempérament du Normand, plusieurs figures de la droite pourraient s'étonner de recevoir infiniment plus de messages, de sollicitations de rendez-vous ou de déjeuners de la part d'un Gabriel Attal tout feu tout flamme avec lequel, pourtant, ils sont bien moins alignés sur les idées.
"Ce sont des enfants qui veulent être chouchoutés, c'est ridicule", grince un soutien du candidat déclaré. Ou, tout aussi...
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26/04 - Iran–Etats-Unis : l’impasse diplomatique s’installe malgré les médiations
Les espoirs d'une percée diplomatique dans la guerre israélo-américaine contre l'Iran s'amenuisent à l'aube d'une nouvelle semaine, les pourparlers visant à mettre fin au conflit étant au point mort alors que Téhéran et Washington campent sur leurs positions respectives.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a quitté samedi le Pakistan, médiateur dans le conflit, les mains vides, et le président américain Donald Trump a annulé la visite prévue à Islamabad de ses émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner, portant ainsi un coup d'État pendant la perspective d'un accord de paix imminent.
Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré par téléphone au Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif que Téhéran n'entamerait pas de "négociations imposées" sous la menace ou sous le coup d'un blocus, montre un communiqué du gouvernement iranien. Abbas Araqchi a déclaré que les Etats-Unis devraient d'abord lever les "obstacles opérationnels", notamment le blocus des ports iraniens, avant que les négociateurs puissent jeter les bases d'un règlement du conflit.
Le président américain a déploré sur ses réseaux sociaux la confusion qui régnerait au sein du régime iranien, pointant une perte de temps. "Personne ne sait qui décide, pas même eux. Et puis, nous avons toutes les cartes en main, eux n'en ont aucune. S'ils veulent discuter, tout ce qu'ils ont à faire est d'appeler."
12h08L'armée israélienne lance un avis d'évacuation pour sept villes libanaises situées au nord du fleuve Litani
L'armée...
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26/04 - A l’IAE de Paris : "Nous sommes très sollicités par des établissements étrangers"
Partir à l'étranger pour parachever son cursus scolaire ou améliorer son CV, apparaît aujourd'hui comme le plus sûr des accélérateurs de vie mais aussi de carrière. De leur côté, les grandes écoles françaises qui doivent faire face à la chute de la démographie étudiante et à une baisse des financements publics, multiplient les campus au-delà de l'Hexagone pour recruter de nouveaux étudiants. Toutes font le même constat, mais développent des stratégies différentes, persuadées que les classements les plus prestigieux sont désormais mondiaux. Cette course à l'exportation d'une éducation nationale au savoir-faire reconnu n'est pas sans obstacle dans un contexte géopolitique toujours plus tendu où la politique des visas devient une arme. Les implantations ne s’improvisent pas et restent coûteuses dans un marché très concurrentiel. Les élèves, eux, rêvent d’horizons lointains et parfois exotiques comme le souligne le baromètre exclusif réalisé par nos partenaires de L’Express Connect. Ils ont pris le temps de méditer Lamartine : "Il n'y a d'homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie."
Dans le marché très concurrentiel de l’enseignement supérieur, il est des établissements publics de plus en plus souvent perçus comme une alternative de qualité aux coûteuses écoles de management privées : les Instituts d’administration des entreprises (IAE). Rattachés à des universités, ils proposent depuis 1955 des formations en gestion et management adossées à la recherche....
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26/04 - Olivier Bourdeaut : l’itinéraire de l’enfant martyr derrière "En attendant Bojangles"
On est en 2016, sur le plateau de La Grande Librairie. François Busnel porte aux nues le premier roman à la mode cette saison-là, En attendant Bojangles, décrit par lui comme "Boris Vian relooké par Alexandre Jardin". Assis en face de Matthieu Ricard, Olivier Bourdeaut répond sagement. N’y a-t-il pas une erreur de casting ? Derrière son allure de gendre idéal (chemise blanche, pull en col V, accent bon chic bon genre), on sent Bourdeaut bien plus fêlé qu’il en a l’air. Dix ans ont filé, on le rencontre dans les jardins de la maison Gallimard à l’occasion de la sortie de son récit Une histoire d’amour et de violence, où il raconte avec un humour noir l’enfer que fut son enfance. Belle gueule cassée, yeux clairs, fine moustache et teint buriné à la Romain Gary, Bourdeaut nous répond en tirant sur ses cigarettes : "Deux sentiments m’habitaient lors de cette émission dont vous parlez. La jubilation, d’abord. Je suis mégalo, je l’assume, et, quand on est mégalo, on souhaite le meilleur à son travail. En même temps, je ressentais un malaise terrible… Les compliments qui m’étaient adressés n’étaient pas les bons. C’était un livre éminemment mélancolique, présenté comme une farce pétillante et gentillette. Il y avait un malentendu."
Adapté au cinéma avec Virginie Efira et Romain Duris dans les rôles principaux, En attendant Bojangles s’est écoulé à un million d’exemplaires (en additionnant le grand format et le poche). Depuis, les chiffres de ventes de Bourdeaut n’ont cessé de chuter. Son dernier livre en date,...
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26/04 - Galia Ackerman : "A Tchernobyl, le KGB avait orchestré un mensonge monumental"
En 2006, l’ancien président Mikhaïl Gorbatchev, l’homme de la perestroïka, a écrit : "La catastrophe de Tchernobyl a peut-être été la véritable raison de l’effondrement soviétique." Le dernier livre de Galia Ackerman (1), Le KGB à Tchernobyl, écrit à partir d’archives ukrainiennes, constituent un témoignage saisissant sur le rôle joué par le service de renseignement soviétique.
Infiltrés dans la centrale nucléaire pour y détecter d’éventuels saboteurs, ses agents ont surtout documenté, de la fabrication de la centrale jusqu'à son explosion, le 26 avril 1986, l’incurie et l’incroyable gabegie de l'administration soviétique. En filigrane, ces notes confidentielles, soigneusement commentées par l’auteure, spécialiste de la Russie post-soviétique et rédactrice en chef du média en ligne Desk Russie, montrent l’agonie du régime. Édifiant.
L'Express : Dans votre livre, le drame de Tchernobyl est raconté par des espions du KGB. Mais leurs notes méticuleuses montrent surtout la décrépitude du régime communiste…
Les documents analysés dans ce livre datent du milieu des années 1970 et jusqu'à l'effondrement de l'URSS en 1991. Le KGB surveillait tout ce qui se passait sur le chantier, puis, ensuite, durant son exploitation et, bien sûr, après l'accident. C’était la 6e direction du KGB qui était mobilisée, c’est-à-dire le contre-espionnage spécialisé dans le domaine économique. Il faut savoir que le régime soviétique a, dès sa création, été obsédé par le risque de sabotage. À la fin de 1917, les bolcheviques créent la Tcheka,...
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26/04 - Lausanne, Marseille, Venise... La sélection de L’Express pour vos week-ends prolongés en France et en Europe
Le mois d'avril touche à sa fin et il vous reste des jours de congé à écouler ? Ou pire : vous avez promis d'emmener vos proches en voyage lors des ponts de mai et vous n'avez encore rien préparé ? Les journalistes de L'Express volent à votre rescousse avec leur sélection de destinations culturelles à découvrir en France et en Europe en quelques heures de transport.
Chaque semaine, dans les colonnes du magazine et dans la rubrique Culture du site de L'Express, Letizia Dannery décrypte pour vous les plus belles expositions du moment et vous embarque à la découverte de lieux insolites. Et sur le compte Instagram du journal, préparez votre visite avec les conseils et les bons plans d'Anne-Charlotte Phan.Que faire à... Tours, l'ancienne capitale royale ?
D’abord, on vous conseille d’aller au musée des Beaux-Arts, découvrir des sculptrices contemporaines de Camille Claudel mais encore méconnues. Puis, on a quelques idées pour compléter votre séjour dans la capitale tourangelle. Gustativement, par exemple.Que faire à... Lausanne, la cité olympique ?
La cité de l'olympisme présente de nombreux atouts : sa vue imprenable sur les Alpes françaises, ses plages aménagées sur le lac Léman... Pour les amateurs d'art, la ville est aussi devenue un lieu de référence pour les productions marginales. C’est là-bas qu’il y a cinquante ans naissait la Collection de l’art brut, sous l’impulsion de Jean Dubuffet. Une bonne raison d’aller passer le week-end en Suisse.Que faire à... Amsterdam, la capitale néerlandaise ?
La visite...
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26/04 - Santé environnementale : il est temps d’agir, par le Pr Alain Fischer
L’espérance de vie, y compris l’espérance de vie en bonne santé continue de progresser grâce aux politiques de santé publique et aux avancées de la recherche scientifique. Néanmoins, des perturbations de l’environnement menacent notre santé. Ce fut l’objet d’un colloque qui s’est tenu le 7 avril dernier à l’Académie des sciences (AS), à l’initiative du comité consultatif national d’éthique et de l'AS dans le cadre de la préparation des états généraux de la bioéthique.
Le réchauffement climatique en est une des causes, à travers les effets des températures élevées encourus par les personnes âgées et fragiles, les conséquences des sécheresses, les événements climatiques extrêmes, les inondations, ou encore la migration de vecteurs (moustiques) responsables d’infections comme la dengue. On estime que près de la moitié de l’humanité est aujourd’hui confrontée à ces risques. L’exposition à des substances toxiques - des métaux tel le cadmium, les pesticides, les polluants persistants comme les PFAS -, notamment du fait de leur association bien connue dans certaines professions, constitue une autre menace. L’enjeu premier est de protéger les générations à venir.Dilemme : certains PFAS sont utiles
La première réponse consiste à apprécier ces risques. Accroître les connaissances, les niveaux de preuves, s’appuyer sur l’épidémiologie pour distinguer risques réels et ressentis est essentiel. Cette recherche ne peut être que pluridisciplinaire, associant chimistes, toxicologues, biologistes, médecins, spécialistes de santé publique mais...
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26/04 - Donald Trump évacué après des tirs au dîner des correspondants de la Maison-Blanche, un suspect arrêté
Le président Donald Trump et la première dame Melania Trump ont été évacués en urgence du dîner de l'Association des correspondants de la Maison-Blanche par des agents des services secrets samedi 25 avril au soir après qu'un homme a ouvert le feu avec un fusil de chasse sur le personnel de sécurité, ont indiqué des responsables.
Un homme armé a ouvert le feu sur un agent des services secrets, a déclaré un responsable du FBI à Reuters. Environ deux heures après l'incident, Donald Trump a déclaré aux journalistes à la Maison-Blanche que l'agent avait été protégé par son gilet pare-balles et qu'il était "en bonne santé".
“Shots fired,” screamed the Secret Service agents.
President Trump and Cabinet members were escorted out of the main ballroom by the Secret Service and the U.S. Marshals. pic.twitter.com/s1ikd8tun8— The Washington Times (@WashTimes) April 26, 2026
Le suspect, que Donald Trump a qualifié de "malade mental", a été arrêté. Tous les responsables fédéraux présents au dîner, y compris le président américain, étaient sains et saufs.Contrôle de sécurité forcé
"Un homme a forcé un point de contrôle de sécurité, armé de plusieurs armes, et il a été neutralisé par des membres très courageux des services secrets", a déclaré Donald Trump lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche après l'incident.
Les images de vidéosurveillance diffusées par Trump sur Truth Social montrent une personne courant rapidement à travers un point de contrôle de sécurité, prenant momentanément le personnel de sécurité par surprise avant...
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26/04 - "L’ennemi va le sentir" : les armes à longue portée de l’Ukraine, nouveau cauchemar des Russes
La ville de Saint-Pétersbourg, son centre historique classé à l’Unesco, son architecture mêlant baroque et néoclassique, son palais d’hiver, et désormais, son odeur âcre et tenace de pétrole brûlé. Dans la deuxième ville de Russie, les fumées noires d’hydrocarbures incendiés s’invitent de plus en plus souvent sur la carte postale ces dernières semaines. Et pour cause, l’Ukraine a multiplié les frappes contre les infrastructures pétrolières situées à proximité de cette métropole jusqu’alors relativement épargnée par la guerre. Le réveil est si brutal qu’il a poussé mi-avril le gouverneur Alexander Drozdenko à considérer sa région comme étant dorénavant "en première ligne" - bien qu’elle se trouve à plus de 1 000 kilomètres du front. Elle n’est pas la seule dans ce cas. Dans celle de Krasnodar, dans le sud-ouest de la Russie, c’est littéralement une "pluie de pétrole" qui est tombée une semaine plus tard sur la ville de Tuapse, après une attaque ukrainienne contre une raffinerie.
Dans un cas comme dans l’autre, le résultat de l’intensification de la campagne de frappes dans la profondeur lancée par l’Ukraine depuis le mois de mars, grâce à sa flotte grandissante de missiles et drones à longue portée. En un peu plus d’un mois, des dizaines de cibles ont été touchées dans toute la partie ouest du pays, parmi lesquelles des raffineries, des stations de pompage ou les grands ports pétroliers d’Oust-Louga et de Primorsk en mer Baltique, ainsi que celui de Novorossiysk en mer Noire. L’objectif : saper l’économie de guerre russe...
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26/04 - Paul-François Fournier (Bpifrance) : "Les grands groupes ne détiennent plus le monopole de l’innovation"
Et si on arrêtait de railler la "start-up nation" ? Ces milliers de jeunes pousses concentrent aujourd’hui plus de 20 % des dépenses en recherche et développement (R&D) en France, chiffre auprès de L’Express Paul-François Fournier, directeur de l’innovation chez Bpifrance, la première banque de cet écosystème. Une proportion qui ne devrait faire qu’augmenter, puisqu’il n’a jamais été aussi facile d’inventer à l’ère de l’IA. Cet ancien ingénieur, formé à l’école Polytechnique et passé par la vice-présidence d’Orange, vient de publier l’ouvrage Innovation² – La nouvelle fabrique de l’innovation entre start-up et grandes entreprises (éditions Anne Carrière). Sa thèse : les mastodontes du CAC et autres multinationales ne profitent pas encore des idées souvent novatrices qu’il voit passer depuis une douzaine d’années dans son bureau parisien du boulevard Haussmann. Chaque camp, qu'il connaît bien de l'intérieur, a pourtant beaucoup à y gagner. Explications.
L'Express : Pourquoi les start-up et les grands groupes devraient-ils davantage travailler ensemble ?
Paul-François Fournier : Il existe des signaux que l’on ne peut plus ignorer : les start-up représentent aujourd’hui plus de 20 % des dépenses en R&D en France, presque le double d'il y a 10 ans. Les grands groupes, à l’inverse, peinent de plus en plus à produire de l’innovation en interne, mais restent inégalés en matière d’industrialisation et de distribution mondiale. Ces deux mondes, que le numérique a d’abord opposés, ont vocation à se rapprocher, en...
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25/04 - Guerre en Iran : pourquoi la diplomatie française est devenue inaudible, par Manuel Valls
Ma chronique parue dans l’Express cette semaine a suscité beaucoup de réactions. J’ai pensé que la meilleure des réponses était un développement précis de mes arguments et la présentation d’une nouvelle stratégie pour notre pays dans cette région du monde.
Le monde a changé. Le Moyen-Orient aussi. La France, elle, récite ses anciennes formules. Face à la campagne militaire israélo-américaine d’une intensité inédite en Iran, assumant une logique de décapitation et d’anéantissement des capacités balistiques et nucléaires du régime des mollahs, la diplomatie française est restée prisonnière d’un logiciel diplomatique frappé d’obsolescence. Incapable d’appréhender la métamorphose de la conflictualité moderne – cette guerre imbriquant le civil et le militaire, avec des acteurs transnationaux déterritorialisés qui cherchent à dicter leur loi par le terrorisme –, Paris s’est réfugiée dans l’incantation dogmatique.
Il y a des moments dans l’histoire où les cartes sont redistribuées si brutalement que les diplomaties qui n’ont pas su lire le changement peuvent se retrouver hors-jeu pour longtemps. Le 7 octobre 2023 est l’un de ces moments. Ce jour-là, quelque chose s’est brisé irrémédiablement, pas seulement en Israël, mais dans toute l’architecture du Moyen-Orient telle qu’on avait appris à la lire depuis des décennies. La France n’a pas vu ce basculement. Ou plutôt, elle a choisi de l’ignorer, préférant ses habitudes rhétoriques à la lucidité qu’exigeait la nouvelle réalité.Le 7-Octobre, un séisme dont Paris n'a pas mesuré...
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25/04 - Guinée : comment Moscou utilise Conakry pour armer le Sahel
Une porte d'entrée vers le Sahel. Entre janvier et mai 2025, des navires de transport russes ont déchargé à Conakry, la capitale de la Guinée, des véhicules militaires et du matériel, qui ont ensuite été acheminés par voie terrestre jusqu'à Bamako, a révélé The Sentry, un site d'investigation indépendant basé à Washington. En s’appuyant sur des images satellites et des données maritimes, l’enquête établit que plusieurs cargaisons, comprenant des "véhicules blindés, des chars, des systèmes d’artillerie, des avions de combat, du matériel de brouillage radio et d’autres équipements militaires", ont été convoyées par des navires de transport russes, dont certains visés par des sanctions occidentales. Les navires ont voyagé sous pavillon russe, ce qui souligne autant la complicité du gouvernement guinéen que la capacité de Moscou à contourner les sanctions occidentales imposées après l'invasion de l'Ukraine."Encercler l'Afrique de l'Ouest"
Les bases de cette coopération entre Moscou et Conakry ont probablement été posées au mois de juin 2024 lors de la visite du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, dans la capitale de la Guinée. Le choix du pays comme plaque tournante de l’approvisionnement militaire russe serait lié, selon The Sentry, "à la fois à l’alignement politique de la Guinée sur Moscou et à la présence d’opérateurs industriels liés à la Russie dans les infrastructures minières et portuaires du pays". L'idée de Moscou est de créer un "hub stratégique" et d'"encercler" l’Afrique de l’Ouest, une...
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25/04 - Ce que l’on sait des attaques au Mali menées par des "groupes terroristes" à Bamako et d’autres villes
Une offensive coordonnée de plusieurs groupes armés a eu lieu samedi matin dans plusieurs villes du Mali. Le Front de libération de l'Azawad (FLA), qui représente la branche armée de la rébellion touareg, aurait joint ses forces avec le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim), lié à Al-Qaïda. Des images de véhicules appartenant au Jnim pénétrant Kati, en périphérie de Bamako, ont été postées sur les réseaux sociaux.
Cette ville, où se situe la résidence du président Assimi Goïta, est considérée comme le fief de la junte qui dirige le pays depuis 2020. Elle abrite l'une des principales bases militaires maliennes. Selon des témoignages recueillis par Reuters, le domicile du général Sadio Camara, ministre de la Défense, y aurait été attaqué et détruit. Dans la capitale Bamako, les combats se seraient concentrés du côté de la base 101 de Senou, où sont notamment stationnées les forces russes de l'Africa Corps, près de l'aéroport Bamako-Sénou. Les vols ont été suspendus. Des hélicoptères ont survolé le secteur, dont l'un aurait été abattu."Test majeur pour le pays"
Le contexte reste confus. A 13h28, l'armée a publié un communiqué indiquant que la situation était sous contrôle et que les assaillants avaient "essuyé de violents revers". Le FLA avait revendiqué quelques minutes plus tôt la prise de Kidal, ville clé du nord-est considérée comme la capitale des Touaregs, en lutte contre Bamako depuis des décennies. "La ville de Kidal est passée sous contrôle de nos forces armées", a communiqué l'organisation sur...
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25/04 - "Pas besoin d’une thèse en cuisine" : ces recettes contre l’arthrose validées par la science
Comment combattre au mieux les douleurs articulaires ? La question est d'autant plus urgente que la fréquence de l'arthrose a augmenté de 130 % en trente ans. Il existe, bien sûr, toute une gamme de médicaments efficaces, dont ceux pour la polyarthrite rhumatoïde. Mais une partie de la solution dépend aussi du mode de vie : l'exercice physique, les relations sociales et l'alimentation. C'est ce qu'expliquent les deux professeurs Sébastien Czernichow, nutritionniste à l'université Paris-Cité et à l'hôpital européen Georges-Pompidou et Jérémie Sellam, rhumatologue à la Sorbonne Université et à l'hôpital Saint-Antoine dans leur premier ouvrage : Arthrose, arthrite, je me soigne en mangeant (Solar, 2024). En s'appuyant sur les recommandations de la Société française de rhumatologie, ils y identifient le seul modèle alimentaire ayant fait ses preuves contre les rhumatismes : l'alimentation méditerranéenne. La recette a été un succès, avec 18 000 exemplaires écoulés et une réédition en poche à venir.
Aujourd'hui, ils publient un nouveau livre, Arthrose, arthrite, je me soigne en cuisinant (Solar, en librairie le 30 avril) avec, cette fois, l'ambition de passer de la théorie à l'assiette. En s'associant au chef Sébastien Richard, ancien étoilé Michelin - passé par les cuisines d'Alain Senderens et de Thierry Marx -, ils proposent 70 recettes à destination des plus de 15 millions de Français souffrant de rhumatismes. Chacune est classée selon le niveau de forme du jour et respecte les règles d'une alimentation...
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25/04 - Redécoupages électoraux aux Etats-Unis : les républicains pris à leur propre piège
L'idée n'était peut-être pas si brillante. Depuis qu'elle a encouragé le Texas à procéder à un redécoupage de ses circonscritpions électorales, de façon à assurer aux républicains un gain potentiel de cinq sièges à la Chambre des représentants lors des élections de mi-mandat en novembre, l'administration Trump essuie une série de déconvenues qui ressemble fort à un retour de bâton. Dans la foulée du redécoupage texan, le gouverneur de Californie Gavin Newsom a riposté par une réforme qui doit assurer cinq sièges aux démocrates – proposition approuvée en novembre par référendum par les électeurs de l'Etat. Ceux de Virginie ont fait de même mardi dernier, et approuvé avec une marge étroite (51,5 %) une refonte électorale qui devrait voir 10 des 11 sièges de l'Etat tomber dans l'escarcelle démocrate. De quoi semer le doute chez certains cadres du grand old party, tel le député du Nebraska Don Bacon, qui a déclaré au Wall Street Journal : "Nous aurions dû avoir trois ou quatre coups d'avance. Nous aurions dû savoir qu'il y aurait une réaction face à la décision du Texas. Nous en paierons le prix en novembre."Antagonisme croissant
Cette pratique qui peut sembler curieuse de ce côté de l'Atlantique porte un nom, le gerrymandering, du nom de son "créateur" Elbridge Gerry, au début du XIXe siècle. Elle a connu une nouvelle vigueur au cours des dernières années, démocrates et républicains s'accusant d'avoir été les premiers à la remettre au goût du jour, et elle semble désormais utilisée en amont de chaque échéance électorale,...
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25/04 - Myrto Tripathi : "Le coût de la désinformation après Tchernobyl a été considérable"
C'est pour lutter contre une désinformation galopante que l'ingénieure Myrto Tripathi a créée en 2018 l'association Les Voix du nucléaire. A l'occasion du quarantième anniversaire de l'accident de Tchernobyl, survenu le 26 avril 1986, elle revient pour L'Express sur le coût invraisemblable induit par la peur de l'atome. Santé, économie, géopolitique, climat... La longue traversée du désert imposée à la filière pendant plusieurs décennies a eu bien plus de conséquences négatives qu'on ne le pense. Le pire, c'est qu'aujourd'hui encore, de nombreuses idées fausses circulent au sujet des accidents nucléaires passés. Et si, quarante ans après Tchernobyl, l'autre catastrophe était la désinformation ?
L’Express : Dans un rapport récent que vous avez rédigé, vous insistez sur l'autre versant de la catastrophe de Tchernobyl, celui de la désinformation. Pourquoi ?
Myrto Tripathi : Lorsque la désinformation scientifique et technique s'invite dans les politiques publiques, cela crée des effets en cascade, avec des impacts qui touchent tout le monde, et pour longtemps. Lorsqu’on regarde la manière dont le nucléaire a été traité à l'échelle mondiale depuis l’accident de Tchernobyl il y a quarante ans, on se rend compte qu'on aurait pu décarboner beaucoup plus de systèmes électriques et bien plus en profondeur. Par exemple, si d’autres pays avaient suivi le chemin pris par la France en construisant leur propre parc de centrales. Les réacteurs de troisième génération, plus évolués que ceux qui constituent encore l’essentiel du...
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25/04 - Biennale de Venise : plis et métamorphoses selon Yto Barrada
"Comme Saturne, la révolution dévore ses enfants." La fameuse formule de Vergniaud, figure de la Révolution française, prononcée peu avant d’être guillotiné, continue de résonner avec une acuité troublante. En la convoquant, Yto Barrada inscrit d’emblée son projet Comme Saturne, déployé au Pavillon français de la Biennale de Venise 2026 sous le commissariat de Myriam Ben Salah, dans une histoire longue, une sorte de méditation dense sur les mécanismes par lesquels toute puissance finit par se retourner contre ce qu’elle engendre. L’intitulé renvoie explicitement au Saturne dévorant un de ses fils peint par Goya. Dans la mythologie, Saturne, assimilé au dieu grec Chronos, craignant d’être détrôné, dévore ses propres enfants à leur naissance. Ce récit fondateur, traversé par la violence et la fatalité, contient déjà l’idée d’un cycle : celui d’un pouvoir qui, en voulant se préserver, précipite sa chute. Jupiter, qui échappe à ce destin, finira par renverser son père, introduisant la possibilité d’un renouveau après le chaos.
Bien qu’exposée dans de grandes institutions comme le MoMA ou la Tate, Yto Barrada reste peu connue du grand public français, même si, fin mars, elle a suscité la polémique pour avoir signé, aux côtés de 200 acteurs internationaux de l’art, l’appel au boycott du Pavillon israélien lancé par le collectif Art Not Genocide Alliance. Née à Paris en 1971, celle qui a grandi à Tanger et longtemps vécu à New York, n’a jamais caché ses engagements. Depuis plus de vingt ans, elle développe une pratique...
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25/04 - Ecole de commerce : pourquoi Grenoble EM s’installe à Dubaï
Partir à l'étranger pour parachever son cursus scolaire ou améliorer son CV, apparaît aujourd'hui comme le plus sûr des accélérateurs de vie mais aussi de carrière. De leur côté, les grandes écoles françaises qui doivent faire face à la chute de la démographie étudiante et à une baisse des financements publics, multiplient les campus au-delà de l'Hexagone pour recruter de nouveaux étudiants. Toutes font le même constat, mais développent des stratégies différentes, persuadées que les classements les plus prestigieux sont désormais mondiaux. Cette course à l'exportation d'une éducation nationale au savoir-faire reconnu n'est pas sans obstacle dans un contexte géopolitique toujours plus tendu où la politique des visas devient une arme. Les implantations ne s’improvisent pas et restent coûteuses dans un marché très concurrentiel. Les élèves, eux, rêvent d’horizons lointains et parfois exotiques comme le souligne le baromètre exclusif réalisé par nos partenaires de L’Express Connect. Ils ont pris le temps de méditer Lamartine : "Il n'y a d'homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie."
L’annonce de l’ouverture d’un nouveau campus de l’Ecole de management de Grenoble à la rentrée 2026 à Dubaï aux Emirats arabes unis (EAU) avait provoqué de vives réactions, notamment de la part de certains alumni sur les réseaux sociaux : "Et le réchauffement climatique ?", "C’est quoi la prochaine étape : spécialisation gaz de schiste ?", ou bien encore "Former aux objectifs...
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25/04 - Le ministre des affaires étrangères iranien a quitté le Pakistan sans avoir rencontré les émissaires de Donald Trump
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, s’est entretenu samedi matin à Islamabad avec le commandant en chef de l’armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, d’après des sources officielles pakistanaises ainsi que l’ambassade d’Iran au Pakistan. Le ministre iranien était arrivé dans le pays la veille, vendredi.
Côté américain, Steve Witkoff et Jared Kushner sont également attendus dans la matinée à Islamabad, capitale du Pakistan, pour des entretiens avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a annoncé la Maison-Blanche.
L'Iran a toutefois déclaré que ses responsables n'avaient pas l'intention de rencontrer les Américains pour discuter de la manière de mettre fin à une guerre qui a fait des milliers de morts et bouleversé les marchés financiers dans le monde.
Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a dit à la presse que l'Iran avait une chance de conclure un "bon accord" avec les Etats-Unis. "L'Iran sait qu'il a encore la possibilité de faire le bon choix", a-t-il déclaré. "Il lui suffit d'abandonner l'arme nucléaire de manière concrète et vérifiable."
17h11Le ministre iranien des Affaires étrangères conclue sa tournée diplomatique au Pakistan
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a quitté le Pakistan après avoir rencontré les responsables du pays, avant de partir pour Mascate (Oman), selon les médias d’État iraniens. Islamabad joue un rôle d’intermédiaire entre les États-Unis et l’Iran dans les discussions visant à mettre fin à plus d’un mois de...
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25/04 - François Hollande, les coulisses de sa candidature : "Je ne ferais pas le même discours qu’au Bourget"
Quand l’histoire du dernier quinquennat socialiste a-t-elle été soldée ? Peut-être un mardi matin de motion de censure, en cette fin d’année 2025. Huis clos d’un second inventaire. En réunion de groupe, les députés socialistes débattent de l’avenir du Premier ministre. Les questions fusent. Faut-il renvoyer Sébastien Lecornu ? Le maintenir, au contraire, au risque d’apparaître à nouveau comme la béquille du gouvernement ? Une majorité du groupe pousse au compromis. Une législature peut changer des hommes : le temps a fait son œuvre et les anciens - ceux qui jadis firent vaciller leur propre gouvernement lors de la Loi Travail (2016) - s’assagissent, embrassent le compromis.
Face à eux, une nouvelle génération, à l’aile gauche, se rebiffe. "Je vous parle en tant qu’ancien frondeur…" Laurent Baumel tente alors de trouver les mots pour raisonner les rebelles. Le parlementaire d’Indre-et-Loire en prononce un, tabou : "frondeur". Une première en présence de l’éléphant dans la pièce. Silence. Il poursuit, fustige ce funeste mandat où "ce genre de débats complexes étaient impossibles au groupe". Silence brisé. "Alors moi, je n’étais pas au groupe !", ironise le député François Hollande. Crever l’abcès, est-ce le prix de la rédemption ?"L’esprit m’habite"
François Hollande en a vu d’autres, un ancien président ne s’autoflagelle pas. L’histoire serait ainsi faite à bâbord, il était le seul député présent à Jarnac, pour commémorer le 30e anniversaire de la mort de François Mitterrand. "Je me ferai enterrer plus proche de Paris...
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25/04 - "La science, sa seule passion" : Marie Curie, de Varsovie au Panthéon, une vie de pionnière
L'Express du 20 avril 1995La revanche de Marie Curie
"Laissez entrer tout le monde, excepté les dames." Le président de l'Académie des sciences, effaré par la foule qui se presse ce 23 janvier 1911 aux portes de la vénérable maison, fait le choix du sexe. Elles se sentaient pourtant très concernées, les dames : l'une d'entre elles, et non des moindres, prétendait être admise dans le saint des saints. Marie Curie, physicienne hors de pair, Prix Nobel de physique, découvreur du radium, revendiquait le fauteuil que Pierre, son époux, avait conquis, après maintes rebuffades, en 1906, quelques mois avant sa mort.
La querelle "immémoriale de la jupe et de la barbe" n'explique pas seule la violence de la polémique. Marie Curie, née Sklodowska, luttait pour la science, sa seule passion. Mais l'élection fut l'occasion de raviver des débats politiques orduriers, dont toute une partie de la presse se délecta. A Marie Curie, soutenue par les "libres-penseurs", l'on opposa Branly, l'inventeur de la télégraphie sans fil, professeur à l'Institut catholique. Au second tour, Marie Curie fut éliminée. Elle en gardera secrètement une blessure au cœur.
Elle naquit sous le joug russe, à Varsovie (Pologne), le 7 novembre 1867, cadette d'une famille de cinq enfants. Son père enseignait la physique et sa mère dirigeait un pensionnat de jeunes filles. "Le premier lui transmit son esprit rationnel et sa nature introspective. De sa mère, elle hérita le sens du devoir et le refus absolu de tout compromis", écrit Robert Reid...
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25/04 - "Flotte moustique", drones, mines... La guérilla dans le détroit d’Ormuz vue par Farzin Nadimi
Iraniens et Américains se livrent à une véritable guerre des nerfs dans le détroit d’Ormuz. Donald Trump, qui vient unilatéralement de prolonger pour une durée indéterminée la trêve avec Téhéran tout en maintenant le blocus maritime sur les ports iraniens, a déclaré le 23 avril avoir ordonné à la marine américaine d'"abattre et tuer tous les bateaux, aussi petits soient-ils (...) qui posent des mines" dans cette voie navigable stratégique. "Il ne doit y avoir aucune hésitation", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social, assurant avoir "le contrôle total" dans la zone. Washington a confirmé ce jeudi avoir arraisonné dans l'océan Indien un second pétrolier sous sanctions, le "Majestic", transportant du pétrole iranien. Les forces américaines ont déjà dévié 33 navires depuis le début du blocus, a précisé le Pentagone jeudi.
De leur côté, les Gardiens de la Révolution ont affirmé le 22 avril avoir "saisi" deux navires qui essayaient de franchir le détroit d’Ormuz et les ont "dirigés vers la côte iranienne". La télévision d'Etat a diffusé des images de soldats masqués arrivant à bord d'un hors-bord gris près du "MSC Francesca" et grimpant à bord avec des fusils.
Par ces actions, l'Iran veut prouver qu’il conserve une redoutable capacité de guérilla maritime dans la région, estime Farzin Nadimi, chercheur au Washington Institute. Dans un entretien à L'Express, ce grand spécialiste des questions de sécurité et de défense de l'Iran et de la région du golfe Persique dévoile les nombreuses capacités de guerre...
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25/04 - Zack Polanski, l’éco-populiste qui prend de vitesse la gauche britannique
"Si on trouve de l’argent pour faire la guerre, on peut aussi en trouver pour aider les gens." Cette phrase, attribuée au vieux tribun travailliste Tony Benn, Zack Polanski la répète comme un mantra, au micro de son podcast Bold Politics ou devant un parterre de militants. Casquette vissée sur la tête, chemise à carreaux, ce quadragénaire à l’allure de "stand‑up comedian" plus que de chef de parti savoure l’effet quasi garanti de cette formule sur son auditoire.
En quelques mois, ce leader encore inconnu du grand public français est devenu la figure la plus scrutée de la gauche britannique. À la tête du Green Party depuis l’automne dernier, Zack Polanski a vu les effectifs de sa formation bondir de 60 000 à 220 000 membres, tandis que les sondages placent les Verts autour de 21 %, loin devant un Labour déjà usé par moins de deux ans au pouvoir. Le 7 mai, son parti espère conquérir plusieurs bastions municipaux travaillistes, notamment à Londres.D'acteur précaire à porte-voix de la gauche radicale
Zack Polanski, 43 ans, n’a pourtant découvert la politique que sur le tard. Jusqu’en 2015, elle n’est pour lui qu’un décor lointain. Il s’appelait alors David Paulden et courait les castings dans le milieu du théâtre immersif londonien, cet entre‑deux où les spectateurs se mêlent au jeu. Que s’est‑il passé pour que ce comédien issu de Manchester devienne, en moins d’une décennie, le champion d’un éco‑populisme radical qui aspire à transformer le Royaume‑Uni autant qu’à le gouverner ?
L’histoire commence au nord de...
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24/04 - Ventes de livres : Patti Smith a-t-elle dépassé Gisèle Pelicot ?
Nous avons déjà fait part de nos réserves au sujet de Patti Smith. Force est de reconnaître qu’elle est une icône en France. Si elle fut longtemps une légende semi-underground, la parution de Just Kids, en 2010, l’a métamorphosée en mémorialiste mainstream. Son récit autobiographique s’était écoulé à plus de 70 000 exemplaires en grand format, à 250 000 exemplaires en poche et à près de 20 000 exemplaires dans la version beau livre. Depuis, elle est passée de Denoël à Gallimard, où tous ses livres sont des succès : Glaneurs de rêves (2014), M Train (2016), Dévotion (2018), L’Année du singe (2020) se sont tous écoulés entre 30 000 et 50 000 exemplaires. Un livre de jours (2023) a moins bien marché, mais c’était un recueil de photos. Avec Le Pain des jours, la poétesse rock devrait renouer avec ses scores habituels : elle entre directement 2e des ventes d’essais.
Qui est devant elle ? Gisèle Pelicot, dont le livre s’inscrit dans la durée (déjà neuf semaines de suite au sommet). Les violences sexuelles demeurent un des sujets créant le plus d’empathie chez les lecteurs. A la 3e place des essais, on trouve ainsi Frédéric Pommier avec Derrière les arbres (Flammarion), où il raconte les viols dont il fut victime enfant, de la part de quatre hommes différents. L’un d’eux, Joaquim Pueyo, anciennement député et maire d’Alençon, a annoncé qu’il va porter plainte, bien qu’il ne soit jamais nommé dans le texte. Beaucoup d’habitués des meilleures ventes occupent ensuite le classement : Leïla Slimani, 5e avec Assaut contre la...
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24/04 - "Projets Notre-Dame" : l’aveu terrible d’Emmanuel Macron, par Cécile Maisonneuve
Il y a désormais une expression officielle : les "projets Notre-Dame". Emmanuel Macron veut appliquer à 150 projets industriels, agricoles ou énergétiques la méthode qui a permis de rapidement rebâtir la cathédrale. "Il n'y a pas de raison que l'on reconstruise Notre-Dame en cinq ans et que l'on mette autant de temps pour une usine ou un poulailler." Tout est dit. Et tout est paradoxal.
La France sait toujours bâtir. Notre-Dame de Paris, rouverte en 2024 après l’incendie de 2019, en est la preuve éclatante : un chantier hors-norme, mobilisant artisans, ingénieurs, financements publics et privés, achevé dans les délais promis par le président. Ce que l’on croyait impossible - reconstruire une cathédrale médiévale en cinq ans - a été fait. Mais, précisément, cela n’a été possible que parce que l’Etat s’est placé hors de son fonctionnement ordinaire. Loi spécifique, établissement dédié, dérogations, chaîne de commandement resserrée : pour réussir, il a fallu créer au cœur de Paris une sorte d’enclave administrative où la décision ne se discute plus et où l’exécution prime.
Le projet réussi de Notre-Dame est en quelque sorte le négatif du projet avorté de Notre-Dame-des-Landes, abandonné au début du premier quinquennat d’Emmanuel Macron. Tout y était : des décennies de procédures, des autorisations en règle, une consultation locale favorable à 55 % en juin 2016. Et pourtant, en janvier 2018, l'Etat abandonnait le projet, non par défaut de base légale, ni même de légitimité électorale locale, mais par incapacité à assumer...
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24/04 - Pourquoi la Maison-Blanche accuse la Chine de piller l’IA américaine
La Chine responsable de vols à grande échelle de propriété intellectuelle issue d'entreprises d'intelligence artificielle américaines ? C'est ce dont l'accuse la Maison-Blanche, qui a déjà prévenu qu’elle "sévirait contre cette pratique qui exploite l’innovation américaine". Et pour cause : le directeur du Bureau de la politique scientifique et technologique de la Maison-Blanche a tiré la sonnette d'alarme, dans une note que le Financial Times a pu consulter.
Le gouvernement américain dispose d’informations indiquant que des entités étrangères, principalement basées en Chine, mènent des campagnes délibérées et massives pour s’approprier les systèmes d’IA de pointe américains.
Michael KratsiosNouvelle escalade des tensions
Cette accusation marque une nouvelle escalade des tensions liées aux activités présumées de groupes chinois s’appropriant des recherches américaines de pointe en intelligence artificielle. Au coeur de cette controverse : l'entreprise chinoise DeepSeek, qui a récemment été accusée d’utiliser la "distillation" - un procédé consistant à entraîner des modèles d’IA plus petits à partir des résultats de modèles plus puissants - afin de créer un produit performant à moindre coût.
L’ambassade de Chine à Washington n'a pas tardé à démentir les accusations de la Maison-Blanche, dénonçant une "pure calomnie". "La Chine s’est toujours engagée à promouvoir le progrès scientifique et technologique par la coopération et une concurrence saine", a déclaré le porte-parole de l’ambassade Liu Pengyu. Et d'ajouter : "La...
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24/04 - L’Italie sur le point de dépasser la Grèce pour devenir le pays le plus endetté de la zone euro
D'ici la fin de l'année, l'Italie dépassera la Grèce pour devenir le pays le plus endetté de la zone euro, selon deux sources et des données du projet de budget italien, consultés par Reuters.
En 2026, la dette grecque devrait reculer pour atteindre environ 137 % du produit intérieur brut (PIB), contre 145,9 % en 2025, ont déclaré deux hauts responsables à Reuters. En revanche, l'Italie prévoit une tendance inverse : sa dette devrait atteindre un pic de 138,6 % en 2026, soit une hausse de 1,5 point de pourcentage par rapport aux 137,1 % du produit intérieur brut (PIB) enregistrés en 2025, selon le plan budgétaire pluriannuel du Trésor publié cette semaine.La fin de dix ans de crise en Grèce ?
Les deux responsables, s'exprimant sous couvert d'anonymat, ont déclaré qu'Athènes ne serait plus, à partir de cette année, le pays le plus endetté de la zone euro. Ils ont précisé que la nouvelle estimation du ratio d'endettement du pays serait intégrée au plan budgétaire pluriannuel que le pays doit soumettre à la Commission européenne d'ici la fin du mois. Athènes se relève d’une crise financière qui a duré dix ans et a nécessité trois plans de sauvetage, pour un total d’environ 280 milliards d’euros.
De l'autre côté de la mer Ionienne, Rome anticipe dans son plan budgétaire que son taux d'endettement reste relativement stable, à 138,5 % en 2027. Puis de reculer progressivement : 137,9 % en 2028, puis 136,3 % l'année suivante.
La dette publique de la Grèce – qui est restée la plus élevée de la zone euro au cours des...
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24/04 - "Pourquoi ne pas tous les éliminer ?..." : Meïr Dagan, le maître-espion qui a révolutionné le Mossad
Personne, en France, ne connaît le nom de Meïr Dagan. Ce petit homme rond a pourtant conçu un des plans les plus audacieux de la géostratégie moderne : à la tête du Mossad, les services secrets israéliens, il a imaginé l’élimination systématique de la hiérarchie militaire iranienne et de ses alliés. L’architecte de l’espionnage, la biographie traduite en français de ce maître-espion mythique paraît justement ce 23 avril aux éditions Novice, signée du journaliste américain Samuel Katz. On y découvre l’aura hors-norme du gradé adepte de blagues grivoises, mort en 2016, ami du roi de Jordanie mais aussi… du président américain George W. Bush, qui le qualifia de "dirigeant mondial le plus impressionnant qu’il ait jamais rencontré".
Dagan accède au poste de directeur du Mossad, le 10 septembre 2002, la veille de l’attentat qui va changer la face du siècle naissant. Il n’aura de cesse de combattre le djihadisme, avec l’aide précieuse de la CIA. Après la désastreuse guerre de 33 jours contre le Liban, en 2006, cet ex-général de Tsahal décide d’échafauder un plan massif de neutralisation des ennemis d’Israël. L’Iran et ses ambitions nucléaires deviennent son obsession ; sous sa direction, de nombreux scientifiques et chefs de guerre affiliés à Téhéran sont tués. Grâce à lui, le Mossad accède au rang de "meilleur service de renseignement du monde", écrit Katz, en se spécialisant dans les assassinats ciblés. Une évolution qui a trouvé son aboutissement le 28 février, avec l’élimination de l’ayatollah Khamenei.
Malgré ses...
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24/04 - Royaume-Uni : la taxe sur les géants du numérique dans le viseur de Donald Trump
La Cour suprême a beau avoir jugé sa première série de droits de douane illégale, Donald Trump n'hésite pas à redégainer la menace. Cette fois, c'est Londres qui en fait les frais. Devant les journalistes réunis dans le bureau Ovale ce jeudi 23 avril, le président des Etats-Unis s'est engagé à appliquer des tarifs douaniers au Royaume-Uni si le Premier ministre, Keir Starmer, ne renonçait pas à la taxe sur les services numériques (TSN).
"Nous avons examiné la question et nous pouvons très facilement y répondre en imposant simplement des droits de douane élevés au Royaume-Uni, ils feraient donc mieux de faire attention", a défié le locataire de la Maison-Blanche.944 millions de livres récoltés en 2025
Instaurée en 2020, la TSN vise les plateformes dont le chiffre d'affaires mondial issu des activités numériques dépasse 500 millions de livres sterling, dont plus de 25 millions provenant d'utilisateurs britanniques, en les imposant à hauteur de 2 % de leur chiffre d’affaires. L'année dernière, elle a généré 944 millions de livres - un peu plus d'un milliard d'euros - selon le Trésor britannique. Un profit qui pourrait grimper jusqu'à 1,4 milliard en 2030, d'après les calculs des autorités locales.
Une injustice, juge Donald Trump : "Je n'aime pas qu'ils ciblent les entreprises américaines, car au fond, il s'agit de nos grandes entreprises américaines. [...] Ce sont les meilleures entreprises au monde". Référence, entre autres, à Apple, Google, et Meta. Interrogé sur le montant des droits de douane qu'il comptait...
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24/04 - Suspendre l’Espagne de l’Otan ? Cette mesure de représailles que les Etats-Unis envisagent
Suspendre l'Espagne de l'Otan pour son refus de mettre ses bases militaires à disposition des Etats-Unis : c'est l'une des options auxquelles réfléchit le Pentagone pour sanctionner les alliés n'ayant pas soutenu son offensive en Iran, à en croire un courriel interne que Reuters a pu consulter. Une attitude qui reflète la frustration ressentie par l'administration Donald Trump face à la réticence, voire au refus de certains alliés d'accorder aux États-Unis des droits d'accès, de stationnement et de survol de leur pays pour les attaques américaines au Moyen-Orient, a fait savoir un responsable américain à l'agence de presse britannique.
Le courriel, qui circule au plus haut niveau au sein du Pentagone, fait mention d'une suspension des pays "difficiles" de leurs fonctions importantes ou prestigieuses au sein de l'Otan. Il ne mentionne en revanche pas le retrait des Etats-Unis de l'alliance pourtant évoqué à plusieurs reprises par Donald Trump. Ni la fermeture de bases américaines en Europe. Le responsable contacté par Reuters a toutefois refusé de dire si les options sur la table incluaient un retrait de certaines forces américaines du Vieux Continent.
Interrogée sur ce courriel, la porte-parole du Pentagone, Kingsley Wilson, a répondu : "Comme l'a dit le président Trump, malgré tout ce que les États-Unis ont fait pour nos alliés de l'Otan, ceux-ci n’étaient pas là pour nous." Le président américain Donald Trump a multiplié les critiques contre ses alliés de l'Otan, leur reprochant de ne pas avoir...
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24/04 - Un "islamo-nazi" condamné à Paris, l’autre stock d’uranium iranien qui fâche Israël
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'indiscrets exclusifs en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.L'autre uranium iranien
On le sait, le stock d’uranium iranien de qualité militaire (440 kilos enrichis à 60%) reste introuvable ; Israël est également préoccupé par ses 245 kilos d’uranium enrichi à seulement 20 %. En effet, le processus d’enrichissement n’est pas linéaire : l’essentiel de l’effort est déjà effectué lorsqu’on atteint 20%, le passage à 60% étant alors très rapide.Intense défilé
Le défilé militaire du 14 juillet sera "calibré haute intensité et masse", d’après plusieurs militaires impliqués dans son organisation. Autrement dit, la parade à laquelle assistent traditionnellement Emmanuel Macron, des membres de son gouvernement et le chef d’état-major des armées mettra en avant les militaires et équipements mobilisés dans l'optique d’une guerre de haute intensité, qui implique des capacités terrestres, aériennes, navales mais aussi cyber. Le gouverneur militaire de Paris, le général de corps d’armée Loïc Mizon, annoncera officiellement le thème au mois de juin. L’édition 2025 avait rendu hommage aux anciens combattants, pour le centenaire du Bleuet de...
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24/04 - Guerre en Iran : les Etats-Unis en mal de munitions, la défense de Taïwan compromise ?
Les Etats-Unis seraient-ils en capacité de défendre Taïwan en cas d'invasion de l'île par la Chine ? Deux mois après le début de l'offensive américano-israélienne en Iran, plusieurs responsables américains sont forcés de le reconnaître : si un conflit venait à éclater en Asie, Washington connaîtrait une pénurie de munitions à court terme, qui exposerait ses troupes à un risque accru, confient-ils au Wall Street Journal.
Le Centre d'études stratégiques et internationales (CSIS) a publié mardi un rapport faisant part de préoccupations similaires quant à la diminution des stocks américains. A en croire le rapport, l'armée américaine aurait épuisé en Iran environ 27 % de ses stocks de missiles longue portée Tomahawk et plus des deux tiers de ses intercepteurs Patriot.Six ans pour revenir au stock d’avant février 2026
"Certaines munitions critiques d'attaque au sol et de défense antimissile étaient déjà en pénurie avant la guerre et le sont encore plus aujourd'hui", explique Mark Cancian, co-auteur du rapport. Et d'ajouter : "Il faudra des années avant que nous puissions reconstituer ces stocks". Une opération qui pourrait prendre jusqu'à six ans, selon plusieurs sources citées par la presse américaine.
Les responsables de la Maison-Blanche ont refusé jusqu'à présent d'estimer le coût de la guerre contre l'Iran, mais deux groupes de réflexion indépendants affirment que les dépenses sont faramineuses : entre 25 et 35 milliards de dollars, soit un peu moins d'un milliard de dollars par jour, résume le New York Times.La...
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24/04 - HEC Paris lance sa mue internationale : "Nous voulons accueillir le monde à Jouy-en-Josas"
Partir à l'étranger pour parachever son cursus scolaire ou améliorer son CV, apparaît aujourd'hui comme le plus sûr des accélérateurs de vie mais aussi de carrière. De leur côté, les grandes écoles françaises qui doivent faire face à la chute de la démographie étudiante et à une baisse des financements publics, multiplient les campus au-delà de l'Hexagone pour recruter de nouveaux étudiants. Toutes font le même constat, mais développent des stratégies différentes, persuadées que les classements les plus prestigieux sont désormais mondiaux. Cette course à l'exportation d'une éducation nationale au savoir-faire reconnu n'est pas sans obstacle dans un contexte géopolitique toujours plus tendu où la politique des visas devient une arme. Les implantations ne s’improvisent pas et restent coûteuses dans un marché très concurrentiel. Les élèves, eux, rêvent d’horizons lointains et parfois exotiques comme le souligne le baromètre exclusif réalisé par nos partenaires de L’Express Connect. Ils ont pris le temps de méditer Lamartine : "Il n'y a d'homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie."
Quand on la questionne sur la stratégie internationale d’HEC Paris, Anne Michaut, la doyenne associée des programmes de formation initiale, le reconnaît bien volontiers : "Notre stratégie est particulière". A rebours des autres écoles de commerce françaises, HEC se refuse en effet à multiplier les implantations de campus hors de l’Hexagone : "Nos étudiants partent déjà à...
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24/04 - Aux origines de la Bise, la première banque franco-polonaise
L'Express du 23 septembre 1993Faire la Bise à Varsovie
Tout commence comme un roman d'espionnage. Cette année-là, en 1979, Nathalie Bolgert a 19 ans. Elle s'apprête à passer ses vacances en Pologne et cherche à Paris des adresses d'auberges de jeunesse. Un émigré polonais lui donne quelques conseils et, après force précautions, lui confie un sac de livres à porter chez "des amis" à Varsovie. Les amis en question se nomment Jacek Kuron, Adam Michnik, etc. Quasi inconnus en Occident à l'époque, ils sont le noyau de la dissidence polonaise. Voilà l'adolescente plongée dans le bouillonnement du milieu intellectuel.
Dix ans plus tard, les mêmes sont aux leviers de commande de la Pologne nouvelle. Et la jeune Française, qui, entre-temps, a milité dans les associations de soutien à Solidarité et appris la langue de Milosz, se retrouve aujourd'hui, dans son bureau situé au sein de l'ancien siège du comité central du Parti communiste, la cheville ouvrière de la première banque franco-polonaise, la Bise.
Un établissement - au nom si doux - destiné à multiplier la création de PME pour freiner la montée du chômage. Car Kuron, devenu ministre du Travail, s'est souvenu de la jeune fille si prompte à s'enthousiasmer. Or cette dernière, sortie de Normale sup et munie d'une agrégation d'histoire, s'ennuie dans un cabinet parisien de conseil en stratégie. Aussi, lorsque Varsovie la contacte pour lui demander de monter le projet, elle n'hésite qu'un instant. Même si l'offre est folle. Comment monter une banque quand on n'a...
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24/04 - Moyen-Orient : les émissaires de Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, sont attendus à Islamabad samedi
Donald Trump, pressé d'en finir avec la guerre au Moyen-Orient ? Le président américain assure que non : "Je suis probablement la personne la moins sous pression qui ait jamais occupé ce poste. Je dispose de tout le temps du monde, alors que l’Iran, lui, n’en a pas. Le compte à rebours a commencé !", a-t-il affirmé jeudi 23 avril sur Truth Social, alors que des doutes entourent le cessez-le-feu temporaire qu'il a annoncé mardi, et que les négociations entre Washington et Téhéran semblent patiner. Un "accord sera conclu seulement lorsque le moment sera opportun", a ajouté le locataire de la Maison-Blanche.
Du côté du Liban, Donald Trump a annoncé une prolongation de "trois semaines" du cessez-le-feu, le président américain estimant qu'il existait une "bonne chance" que le Beyrouth et Israël parviennent à un accord de paix cette année.
Les infos à retenir
⇒ La délégation iranienne menée par le ministre des Affaires étrangères Abbas Araqchi est arrivée à Islamabad
⇒ Le président américain envoie l'envoyé spécial Steve Witkoff et Jared Kushner au Pakistan
⇒ L'Iran va faire une offre visant à satisfaire les exigences américaines, affirme Donald Trump
21h00Fin de ce direct
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations.
20h55L'Iran va faire une offre visant à satisfaire les exigences américaines, affirme Donald Trump
Donald Trump déclare à Reuters que l'Iran veut discuter avec les États-Unis pour voir s'il...
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24/04 - "En matière de santé comme de retraite, il est urgent d’investir pour restaurer le rapport qualité-prix"
La gestion à courte vue de la protection sociale est en train de devenir un gouffre qui dévore tout sur son passage. Pendant des décennies, le coût grandissant des dépenses sociales a obéré la compétitivité, tout en générant des déficits croissants qui ont déstructuré les finances publiques. Avec le vieillissement de la population, le phénomène s’accélère et s’accompagne d’un rationnement de l’offre de santé et d'une baisse programmée du niveau de vie des retraités dans le demi-siècle à venir. Face à ces tendances restrictives, des solutions existent pour restaurer le rapport qualité-prix de la protection sociale.
En l’espace de 65 ans, le poids du coût de la protection sociale a doublé. Il est passé de 15 % du PIB en 1959 à 32 % du PIB en 2024, ce qui explique plus de 80 % de la hausse des dépenses publiques en France. Cette évolution a été financée à l’origine par les entreprises et les salariés, qui ont supporté des cotisations sociales croissantes, ce qui a renchéri le coût du travail et réduit les salaires nets. Avec l’apparition d’un chômage structurel anormalement élevé puis avec le vieillissement, le coût a aussi été porté par l’État, dont les comptes dérapent.
Il en résulte une situation inextricable. Les retraites sont devenues un sujet de discorde qui a parasité les deux derniers quinquennats, tandis que l’accès aux soins se détériore. Pour certains, la solution est de réduire les prestations pour limiter les dérapages financiers, ce qui crée des résistances chez ceux qui pensent que leurs cotisations légitiment des...
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24/04 - Quarante ans de Tchernobyl : "Les Français n’ont retenu qu’une idée, qu’on leur avait menti"
L'Express du 16 mai 1986Nucléaire : les silences de la France
Ce n'est pas un "écolo" qui parle, mais Hans Blix, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (A.i.e.a.) de Vienne, le symbole même du parfait nucléocrate international. Survolant en hélicoptère la centrale de Tchernobyl, après le désastre, Blix n'avait aperçu que quelques volutes de fumée qui s'échappaient encore. Preuve, commentait-on, ici et là, qu'il voulait minimiser la première vraie catastrophe de l'histoire du nucléaire.
Or, le 13 mai, Hans Blix déclare : "L'accident de Tchernobyl marque la fin de l'essor de l'énergie nucléaire. Il relancera un débat légitime à l'Ouest sur l'utilisation du nucléaire, sans y mettre fin... Le nucléaire nous aura aidés à passer de l'ère du pétrole à une autre ère énergétique, peut-être celle de l'énergie solaire ou celle de la fusion. Nous avons passé le point de non-retour et nous continuerons, mais à un rythme ralenti. " Et d'insister sur la nécessité d'un renforcement des mesures de sécurité et d'un système international d'alerte et d'inspections.
Tandis qu'à Tchernobyl on essaie d'enfouir sous des tonnes de sable le cœur de la centrale nucléaire accidentée, à Paris, le gouvernement tente d'enterrer la polémique autour de l'insuffisance ou, du moins, du retard de l'information octroyée aux Français sur le survol du territoire national par le nuage radioactif. "Les interrogations pleuvent après la catastrophe de Tchernobyl. L'Express du 16 mai 1986.
"L'information est mal passée", avouait...
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24/04 - Israël, Trump, immigration : Pedro Sanchez, à contre-courant au sein de l’UE
Il arrive parfois que l'actualité semble se jouer loin de nous... Alors tous les vendredis, on s’intéresse à un évènement qui a marqué la semaine, d’un point de vue européen, et on prend le temps d’expliquer pourquoi il nous concerne tous.
A quelques jours d’un nouveau cycle de négociations et alors que le cessez-le-feu avec Israël reste précaire, Emmanuel Macron a reçu le Premier ministre libanais Nawaf Salam et considère la suspension de l'accord entre l’Union européenne et Israël comme une "interrogation légitime", tant sur le plan politique que commercial.
Cet accord, au coeur des débats, établit notamment une zone de libre-échange et facilite la coopération scientifique. Les 27 se réunissaient donc cette semaine pour discuter de sa possible suspension. La raison : compte tenu des opérations au Liban, à Gaza et en Cisjordanie, Israël ne respecterait pas ses obligations en matière de droits de l’homme. L’idée a été écartée mais plusieurs pays continuent de militer pour des sanctions, avec en chef de file, l’Espagne de Pedro Sanchez.
Dans cet épisode de La semaine européenne, Luc Barochez, éditorialiste à L'Express et spécialiste des questions européennes, analyse la position de l'Espagne au sein des 27 depuis le coeur de la machine à Bruxelles.
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Cet épisode a été écrit et présenté par Charlotte Baris, monté et réalisé par Jules Krot....
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24/04 - "Il n’y a que des perdants dans cette guerre au Moyen-Orient..." : l’analyse pessimiste de Bernard Haykel
Bernard Haykel est professeur d’études du Proche-Orient à l’université de Princeton, chercheur à l’Hudson Institute et chroniqueur pour L'Express. Alors que les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran restent bien incertaines, l'universitaire tire déjà un bilan sombre de cette guerre voulue par Donald Trump et Benyamin Netanyahou, en estimant que tous les protagonistes sortiront perdants de cette séquence, des Etats-Unis à l'Iran, en passant par Israël, les pays arabes ou le Liban. Il avertit aussi sur le fait que si ce conflit se prolonge, ses effets seront pires que le choc pétrolier de 1973...
L’Express : Comment voyez-vous l’évolution bien incertaine de ce conflit entre Etats-Unis et Iran ?
Bernard Haykel : C’est comme s’il y avait deux montres distinctes. Les Iraniens sont convaincus qu’ils ont le temps, et peuvent négocier pendant très longtemps, alors qu’à leurs yeux, Donald Trump est sous pression pour arriver à un accord rapide, en raison de la situation économique. Pour eux, le président américain a vacillé en offrant un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, forçant Netanyahou à s’arrêter, puis en permettant un nouveau cycle de négociations au Pakistan. Les Iraniens y voient des signes de faiblesse. Mais en même temps, les Américains sont eux convaincus que le régime iranien est aujourd’hui très décentralisé, et qu’il n’arrive plus à communiquer entre ses différentes factions, signe de tensions importantes en son sein. C’est peut-être vrai, ou pas, car le régime est délibérément très...
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23/04 - Et si le tutoiement était devenu l’ennemi de l’entreprise ? Les vertus insoupçonnées du vouvoiement
Avec ses chaussettes dépareillées, sa casquette vissée sur la tête, ses verres fumés et ses cigarettes slim, Eliott* est ce que l’on appellerait un jeune homme "de son temps". Attablé à l’une de ces terrasses branchées du XVIIIe arrondissement de Paris, cet attaché de presse dans le secteur du prêt-à-porter sort tout juste d’un entretien d’embauche : "un enfer". Il faut dire que le garçon est du genre exigeant. Depuis qu’il a démissionné de son précédent poste, il y a quelques mois, rares sont les offres d’emploi qui trouvent grâce à ses yeux. "Ce que je ne supporte pas, ce sont les annonces qui tutoient les candidats. Cela me donne automatiquement l’impression que l’entreprise n’est pas sérieuse et que je ne serai pas respecté", grince-t-il. On ne lui dira pas qu’il n’est pas au bout de ses peines : d’après une analyse menée par la plateforme de recherche d’emploi Indeed en 2023, la quantité d’annonces utilisant le tutoiement aurait quasiment été multipliée par deux en trois ans.
Il semble loin, le temps où le vouvoiement était de mise au travail. Désormais, le faux pas se situerait presque du côté de ceux qui lâcheraient un "vous" en plein open space (l’auteure de ces lignes en a fait l’amère expérience). Pis : vouvoyer son N + 1 pourrait quasiment passer pour une forme de raideur… Le tutoiement étant, pour beaucoup, gage de proximité, de convivialité et d’horizontalité. Une réputation largement surestimée, si l’on en croit Der Spiegel, qui a récemment consacré sa couverture au retour du "vous". Selon le vénérable...
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23/04 - "Racaille fasciste" : Giorgia Meloni prise pour cible par un présentateur russe
Des "déclarations extrêmement graves et offensantes" : le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a annoncé en début de semaine sur X avoir convoqué l'ambassadeur de Russie à Rome. En cause : des propos injurieux proférés par un présentateur de télévision russe, proche du Kremlin, à l'encontre de la Première ministre italienne Giorgia Meloni.
Lors d'une séquence d'une minute diffusée le 16 avril à la télévision d'Etat russe, le commentateur Vladimir Solovyov a multiplié les injures à l'encontre de Giorgia Meloni, la qualifiant tour à tour d'"idiote certifiée", de "racaille fasciste" ou de "P*tta Meloni". Il l'a également accusée de trahir ses électeurs ainsi que Donald Trump, en référence aux récents échanges tendus entre le président américain et le pape Léon XIV.
L'ambassadeur russe Aleksey Paramonov a immédiatement protesté contre cette convocation sur Facebook, insistant sur le fait que ces propos étaient isolés et ne reflétaient pas la position de l'Etat russe. "Aucune personne sensée ne prendrait des propos purement personnels pour une déclaration officielle", a-t-il commenté.
La Première ministre italienne a elle aussi réagi, mardi 21 avril, aux injures de Vladimir Solovyov, via le réseau social LinkedIn. "Un propagandiste zélé du régime ne peut donner de leçons de cohérence ou de liberté", a-t-elle déclaré, affirmant que l'Italie continuerait à suivre "sa boussole".
Les relations entre le gouvernement italien et russe se sont dégradées ces derniers mois, alors que Giorgia Meloni affiche un...
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23/04 - Cannabis : l’administration Trump annonce faciliter son usage à des fins médicales
Le ministère américain de la justice a classé la marijuana comme une drogue peu dangereuse, ce jeudi 23 avril. Sur X, le procureur général par intérim des États-Unis, Todd Blanche a annoncé "reclasser immédiatement le cannabis approuvé par la FDA (agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux) et le cannabis autorisé par l'État de la catégorie I à la catégorie III". L'homme d'Etat a également précisé que, in fine, cette mesure concernera la marijuana dans son ensemble, disant "ordonner une nouvelle audience accélérée avec des délais fixés, afin de reclasser complètement" la substance.
Under the decisive leadership of @POTUS, this Department of Justice is delivering on his promise to improve American healthcare. This includes:
• Immediately rescheduling FDA-approved marijuana and state-licensed marijuana from Schedule I to Schedule IIl
• Ordering a new,… pic.twitter.com/DUtqKQgavl— Acting AG Todd Blanche (@DAGToddBlanche) April 23, 2026
Jusqu'à présent, le cannabis était considéré comme une "drogue sans usage médical reconnu et présentant un fort potentiel d'abus", au même niveau que l'héroïne et l'ecstasy. Cette classification avait été ordonnée sous l’influence du président républicain Richard Nixon, en 1970, lors de sa "guerre totale contre les drogues illicites".Aussi dangereux que le Xanax
Désormais, la substance verte partagera sa catégorie avec le Xanax et le Valium, considérés comme des "médicaments présentant un faible potentiel d'abus et un faible risque de dépendance". Todd Blanche s'est...
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23/04 - "Méthode Notre-Dame" d’Emmanuel Macron : "C’est un petit pas dans la bonne direction"
"Rien ne justifie que nous soyons une nation qui sait faire en cinq ans la reconstruction de Notre-Dame, et qui parfois met plus de cinq ans à faire un projet industriel". Le constat dressé par Emmanuel Macron, mercredi 22 avril, a en effet de quoi surprendre. Lors d'un déplacement sur une future mine de lithium dans l'Allier, le chef de l'Etat a détaillé sa "méthode Notre-Dame" - un coup d'accélérateur donné à 150 projets stratégiques, sur le modèle de la reconstruction de la cathédrale parisienne. Olivier Lluansi, professeur au Cnam et auteur de Réindustrialiser, le défi d'une génération (2024), analyse pour L'Express la faisabilité de cette ambition.
L'Express : Les industriels n’ont cessé d’appeler à une simplification des procédures ces dernières années. Pourquoi cette annonce maintenant ?
Olivier Lluansi : On peut voir un lien entre l’annonce des 150 "cathédrales industrielles" et la loi de simplification qui vient enfin d’être adoptée, deux ans après son lancement en procédure accélérée. Ce texte introduit des possibilités de dérogation pour certains projets, notamment en limitant les recours. Un autre point clé concerne les règles de zéro artificialisation nette (ZAN) : les grands projets industriels en sont désormais exemptés et peuvent être réalisés sur des terrains auparavant contraints, sans être comptabilisés dans les objectifs de ZAN. L’idée est donc d’appliquer ces dérogations, pour ces 150 projets, dans l’esprit des grands projets dérogatoires, comme les Jeux olympiques ou la reconstruction de...
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23/04 - Bernard Cazeneuve, ses confidences : la déception Glucksmann, son entrevue avec Borloo...
Bernard Cazeneuve cultive son surplomb mais reste disponible, pour qui l’aurait oublié. Non pas pour un tour de piste égotique, non, lui soigne son "moment gaullien", costume trois-pièces et pochette sont de rigueur. Voilà près d’un an que Cazeneuve a pris ses habitudes, matinal et méthodique. Tous les mercredis, à 8 heures pétantes, c’est petit-déjeuner à l’Assemblée. Rue de Bourgogne, l’ancien Premier ministre réunit ses soutiens et quelques curieux, pour un tour de table des "circos". Ils sont parlementaires issus de la gauche sociale-démocrate - celle qui n’a pas supporté les compromissions du Parti socialiste avec le "diable" Mélenchon - ; ils sont députés du centre - celui qui abhorre la droitisation de la macronie - bref, un grand orphelinat d’élus en mal d’un présidentiable. Il en est convaincu, "le rassemblement des Français contre le RN se fera plus facilement derrière le centre gauche que derrière le centre droit", murmure-t-il. Et s'il y a pléthore de candidats putatifs sur ce créneau, c’est bien qu’il n’y a personne... 2027, pourquoi Cazeneuve se priverait-il ?Un congrès extraordinaire au PS ?
Nostalgie d’ancien président, nostalgie d’ancien chef du gouvernement, l’époque serait aux hommes d’expérience. "Je ne vais pas faire une tournée pour expliquer que je suis indispensable. Mais s’il fallait à un moment prendre le risque, franchir le pas, je n’aurais aucun état d’âme à le faire car j’y suis prêt." Son mouvement, la Convention, s’est doté d’un programme et d’une équipe de porte-paroles. Ainsi,...
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23/04 - "Donald Trump se prend pour Jésus... mais il ne comprend rien à la religion" : l’analyse de l’historien Matthew A. Sutton
Il fallait se connecter à la plateforme de streaming évangélique Great American Pure Flix pour voir et écouter, le 21 avril, le président américain lire un passage de la Bible. Une scène hautement symbolique, qui a offert à Donald Trump l’occasion de tendre la main à son électorat chrétien, contrarié ces dernières semaines par sa passe d’armes avec le pape et la publication, sur ses réseaux sociaux, d’une image générée par intelligence artificielle le représentant en Christ.
Pour l’historien Matthew Avery Sutton, spécialiste de la droite religieuse et auteur de Chosen Land (Basic Books, non traduit), une vaste fresque de plus de six cents pages consacrée à l’histoire des liens entre politique et religion aux Etats-Unis, cette séquence témoigne d’une évolution sans précédent. Pour la première fois dans l’histoire du pays, affirme à L’Express ce professeur à la Washington State University, un président a basculé dans un registre messianique : "Trump se démarque par un égo démesuré et une arrogance inouïe, sans commune mesure avec ses prédécesseurs". Entretien.
L’Express : Dans votre ouvrage paru en mars, vous écriviez que Donald Trump est revenu au pouvoir, en 2025, non pas comme un simple homme politique, mais comme un "messie autoproclamé". Depuis début avril, l’enchaînement des polémiques confirme-t-il votre analyse ?
Matthew A. Sutton : Tout à fait. L’un des aspects les plus marquants de la vie politique américaine est qu’elle est imprégnée de religion et de références religieuses. Je pense à l’idée d’un...
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23/04 - Défense européenne : en Hongrie, Péter Magyar commence déjà à détricoter l’héritage Orban
C'est l'un des nombreux chantiers auxquels s'attaque l'équipe de Péter Magyar, le futur Premier ministre de la Hongrie, dont l'investiture est prévue début mai. Le chef du parti Tisza, qui l'a largement emporté face à l'eurosceptique Viktor Orban, le 12 avril, entend bien détendre les relations entre Budapest et Bruxelles. Face aux soupçons de corruption qui planaient sur son prédécesseur, le camp Magyar a ainsi pris la décision de réexaminer le plan de défense SAFE, présenté par le gouvernement de Viktor Orbán, pour un montant de 16 milliards d'euros, selon Euronews.
Pour rappel, Bruxelles a lancé l'année dernière un programme de crédits à faibles taux d'intérêt pour booster l'industrie européenne de la défense, en lien avec la menace russe. Composée de 150 milliards d'euros, l'enveloppe doit être distribuée entre 19 Etats membres. Le montant exigé par la Hongrie - 16,2 milliards d'euros - figurait parmi les trois demandes les plus importantes, derrière la Pologne et la Roumanie."Un oeil critique"
La Commission européenne, qui n'avait pas encore validé le plan SAFE hongrois, a accepté qu'il soit réévalué par l'équipe de Péter Magyar. "Nous examinerons d'un œil critique la liste soumise par le gouvernement sortant et prendrons des décisions basées sur les besoins réels et une évaluation des risques de corruption", a ainsi déclaré une source au sein du parti Tisza, à Euronews.
Sans que l'on connaisse les détails concernant ces soupçons - les plans liés à la Défense étant confidentiels - les risques pourraient...
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23/04 - Malgré l’interdiction internationale, la Russie n’a jamais renoncé à ses armes chimiques
En 1993, la communauté internationale s'est réunie à Paris pour signer la Convention sur les armes chimiques. Quatre ans plus tard, en 1997, leur utilisation est devenue strictement interdite. 193 Etats, dont la Russie, ont apposé leur sceau. Pourtant, Moscou n'a jamais cherché à freiner ses laboratoires, comme le révèle le média d'investigation russe, Proekt. Dans une vidéo repérée par Courrier international, les journalistes dressent le tableau d'un système souterrain, qui permet au Kremlin d'entretenir son recours aux substances toxiques, autant contre ses opposants politiques que sur le front. Pour tester leur efficacité, Moscou n'hésite pas à infliger ces poisons à ses propres soldats.
Le média indépendant Proekt a consulté la liste d’employés d’instituts scientifiques russes "impliqués dans le programme de développement d’armes chimiques". Au total, ses journalistes estiment que cinq instituts et plus de 3 500 personnes - impliquées à divers niveaux - permettent aujourd’hui à Moscou d'employer des armes chimiques.Des poisons "dix fois plus concentrés que les autres"
Figure de proue de cette nébuleuse, le GosNIIOKhT - l’Institut d’État de recherche en chimie organique et technologie - et ses 700 salariés. Sous l'URSS, ce centre était chargé du développement des agents toxiques. Entre autres, il est à l'origine du Novitchok, qui se classe parmi les poisons les plus agressifs au monde. "Dix fois plus concentrés que les autres", selon Vil Mirzayanov, leur inventeur. L'utilisation contemporaine de ces...
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23/04 - Raphaël Glucksmann et l’éventualité Michel-Édouard Leclerc, les méthodes de management d’Emmanuel Macron
Ça y est, les élections municipales sont passées, elles étaient le dernier scrutin au suffrage universel direct avant le grand rendez-vous de la présidentielle. Autant dire que la vie politique entre dans une nouvelle phase, ô combien palpitante…Le référendum de Gabriel Attal
Le combat de Gabriel Attal pour sortir l’Alsace de la région Grand Est n’est qu’une étape. Le futur candidat à l’Elysée va proposer pendant sa campagne de revisiter l’idée de Michel Debré : redécouper la France en une cinquantaine de collectivités territoriales. Avec, dans chacune, un préfet. Ce big bang devra faire l’objet d’un référendum, selon l’ancien Premier ministre, qui a publié son livre En homme libre (L’Observatoire) ce 23 avril.Macron n'a pas (encore) lu Attal
En parlant de l’ancien de Matignon. À l’Elysée, on feint de s’étonner de n’avoir pas encore reçu le livre de Gabriel Attal. Pas même un PDF ! Las, on s’en tient aux extraits parus dans la presse. Le passage sur la chapelle de Souzy-la-Briche, la résidence officielle des Premier ministre, fait particulièrement sourire. "Cette nuit du 9 au 10 juin, vers 3 heures du matin, assis par terre dans cette chapelle, avec le couple Simon pour seuls interlocuteurs, je me demande s’il ne faut pas tout arrêter", écrit Attal. "Au moins, on est sûrs que Gabriel l’a écrit", se gausse-t-on dans l’entourage d’Emmanuel Macron. Glucksmann et le "big bang Leclerc"
Le casting pour la prochaine élection présidentielle est-il déjà connu ? C’est en tout cas l’avis de Raphaël Glucksmann, qui ne voit pas...
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23/04 - Proposition de loi sur les droits d’auteur et l’IA : "Mesdames et Messieurs les députés, notre avenir est entre vos mains"
Mesdames et Messieurs les députés, notre avenir face à l’IA générative est entre vos mains !
Ecrivains, artistes, journalistes, scénaristes, graphistes, réalisateurs, compositeurs, traducteurs, photographes, éditeurs de livres, éditeurs de presse, producteurs, distributeurs… : nous consacrons des semaines, des mois, des années à créer, écrire un texte, composer une mélodie, enregistrer un album, réaliser un film, dessiner une œuvre, fixer une émotion, mener une enquête, faire vivre l’ensemble de ces œuvres protégées, notre travail, auprès d’un large public.
Et puis, quelque part dans le flux invisible des données, elles sont aspirées et digérées par des systèmes d’IA qui apprennent grâce à elles, apprennent d’elles et de nous, sans notre consentement, sans aucune compensation ni rémunération.
Tenus à l’écart, confrontés à une opacité doublée d’une mauvaise volonté certaine, nous sommes dans l’incapacité d’en apporter la preuve. Dans des milliards de données, comment démontrer qu’une œuvre précise est utilisée quand l’accès aux données d’entraînement est verrouillé et que toute transparence est refusée ?
Pour autant, notre conviction est renforcée par les aveux des géants de la tech et par les premières transactions financières aux États-Unis destinées à solder des procès en violation du droit de la propriété littéraire et artistique. La présomption d’utilisation de nos œuvres par les IA n’est pas une lubie de juristes. Elle n’est pas non plus une construction abstraite ou technique. C’est une réponse concrète à une injustice.
Quand...
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23/04 - En Hongrie, la méthode "bulldozer" de Péter Magyar pour nettoyer le système Orban
Tout au long de la campagne, les troupes de Péter Magyar se sont faites discrètes. Pas question de laisser le moindre angle d'attaque à la machine Orban, capable de broyer ses opposants pour une phrase de travers. L'élection terminée, les langues se délient et laissent entrevoir la personnalité du vainqueur. La presse hongroise a par exemple appris le surnom que ses soutiens donnent au leader de Tisza, futur Premier ministre : "Jesus slim fit". Un sauveur du peuple… avec des vêtements toujours un peu trop serrés, histoire de mettre en valeur sa musculature.
On ne sait pas encore si Péter Magyar sera capable de transformer la Hongrie en démocratie fonctionnelle comme Jésus changeait l'eau en vin mais, en tout cas, le nouveau leader hongrois marche sur l'eau depuis le 12 avril. Avec sa "supermajorité" des deux tiers au Parlement, il a les mains libres pour former son gouvernement, qui sera intronisé le 9 mai, et pour lancer de grandes réformes, quitte à modifier la Constitution. "En ce moment, la Hongrie traverse des émotions intenses, nous vivons notre second changement de régime pacifique après celui de 1989 et la chute du régime soviétique, s'enthousiasme l'ancien ministre libéral Balint Magyar, désormais au CEU's Democracy Institute. Cette transition doit reposer sur trois piliers : le retour à l'Etat de droit, l'abolition de l'Etat mafia et la fin de la soumission à la Russie. Péter Magyar est bien conscient qu'il ne s'agit pas d'une simple alternance gouvernementale, c'est un langage qu'il...
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23/04 - Pr Lionel Collet (HAS) : "Si les pressions des laboratoires ne cessent pas, nous donnerons des noms"
Du jamais-vu ou presque. Le Pr Lionel Collet, le président de la Haute Autorité de santé, a décidé de dénoncer publiquement les pressions dont son institution fait l'objet. Il a d'abord pris la plume à l'occasion d'une tribune dans le quotidien Les Echos, avant de s'en expliquer devant l'Association des journalistes de l'information sociale. Auprès de L'Express, il détaille les affaires qui ont émaillé ces derniers mois, et dénonce l'instrumentalisation par différents laboratoires d'un certain nombre de professionnels de santé et d'associations de patients, mais aussi de médias trop peu regardants sur les conflits d'intérêts de leurs interlocuteurs. Entretien.
L'Express : Vous vous insurgez par voie de presse, avec les autres membres du collège de la Haute autorité de santé, contre les pressions exercées par certains industriels sur votre institution. C’est assez inédit... Plus concrètement, de quoi parle-t-on ?
Pr Lionel Collet : Je vous rappelle d’abord que la mission de la HAS, c’est d’évaluer les produits de santé à des fins de remboursement. Nous sommes là pour apporter une expertise basée sur la science, en ayant comme priorités l’intérêt des malades mais aussi le bon usage de l’argent public : nous nous devons de ne rembourser que des produits dont le bénéfice est bien démontré.
Pour faire simple, il s’agit de savoir quels médicaments et dispositifs médicaux doivent être pris en charge par la collectivité, et à quel taux (15 %, 30 %, 65 %...). Nous indiquons aussi comment ces produits s’inscrivent...
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23/04 - Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump affirme contrôler le détroit d’Ormuz
L'Iran a saisi mercredi 22 avril deux navires dans le détroit d'Ormuz, renforçant son emprise sur la voie navigable, après que le président américain Donald Trump a décidé unilatéralement mardi soir de prolonger pour une durée indéterminée la trêve avec Téhéran.
L'état du cessez-le-feu, qui devait expirer dans la nuit de mardi à mercredi, reste toutefois incertain. Le président américain a dit que les Etats-Unis s'abstiendraient d'attaquer l'Iran jusqu'à ce qu'une proposition soit transmise par Téhéran et que les négociations soient terminées, citant une demande du Pakistan, médiateur des négociations entre les deux camps. Les responsables iraniens n'ont toutefois pas dit qu'ils avaient accepté une extension de la trêve, et ont critiqué le maintien du blocus maritime américain, que Téhéran considère comme une violation du cessez-le-feu.
Les infos à retenir
⇒ Les Etats-Unis affirment avoir "le contrôle total" du détroit d'Ormuz
⇒ Les États-Unis détruiront tout bateau posant des mines dans le détroit d'Ormuz
⇒ Jean-Noël Barrot dénonce un "crime de guerre" après la mort de deux soldats français au Liban
20h00Fin de ce direct
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations.
>> Notre nouveau direct
19h43Israël "attend l’accord" de Trump pour "ramener l’Iran à l’âge de pierre"
Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a déclaré qu'Israël attendait le feu vert des États-Unis pour reprendre la guerre,...
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23/04 - Guerre en Iran : mais que fait la France au Moyen-Orient ? Par Manuel Valls
Il y a des moments dans l’histoire où les cartes sont redistribuées si brutalement que les diplomaties qui n’ont pas su lire le changement peuvent se retrouver hors-jeu pour longtemps. Le 7 octobre 2023 est l’un de ceux-ci. Il est d’abord une rupture dans la conscience nationale israélienne, comparable au 11-Septembre américain. Les exigences de sécurité absolue qui ont suivi ce jour sont l’expression d’une société traumatisée qui a décidé de ne plus jamais parier sur la bonne volonté de ses voisins. En ignorant cela, la France s’est interdit d’être utile. Il a aussi déclenché une recomposition géopolitique bien plus large. L’Iran a vu sa stratégie des proxys se retourner contre lui. La carte du Moyen-Orient ne cesse de se redessiner sous nos yeux.
C’est sur le Liban que l’échec français atteint sa dimension la plus grave. La proximité affective de Paris avec Beyrouth a fini par aveugler notre diplomatie : le Hezbollah n'est pas un parti politique libanais qui aurait aussi une branche armée. C'est une organisation terroriste, classée comme telle par l'UE dans sa totalité depuis 2013, qui a pris en otage un État entier au service d'un agenda iranien. La France a cru possible de distinguer ses branches politique et militaire, semblant oublier que le Hezbollah avait du sang français sur les mains depuis l’attentat de 1983 à Beyrouth (58 morts) et que traiter avec lui ainsi relevait d’une forme de complicité passive avec l’ordre mortifère qu’il imposait au Liban.
Lorsque Israël a décidé de frapper...
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23/04 - "Tenir tête à Donald Trump quand il le faut" : après la flatterie, les dirigeants européens se rebiffent
Même elle a fini par craquer. Jusqu’ici, Giorgia Meloni s’était pourtant efforcée de brosser l’animal dans le sens du poil. La cheffe du gouvernement italien, qui évitait soigneusement de critiquer Donald Trump sur le Venezuela, le Groenland et l’Iran, se positionnait comme une médiatrice entre l’Europe et la Maison Blanche. L’exercice – délicat – semblait lui réussir : le républicain la considérait comme une "leader fantastique".
Mais la funambule a fini par tomber de son fil. Après les charges virulentes du milliardaire contre le pape Léon XIV, elle a jugé "inacceptables" ses attaques, tout en persistant dans son refus de s’impliquer dans la guerre au Moyen-Orient. En représailles, le milliardaire a lâché ses coups : "Je suis choqué par elle. Je pensais qu’elle avait du courage, je me trompais".
Habitué à martyriser les Européens, il a découvert qu'ils avaient des lignes rouges. Pour Meloni, le Saint-Siège en est une. "La protection de la figure papale est un impératif de cohésion nationale, explique Pietro Benassi, ancien représentant permanent de l’Italie auprès de l’UE. L’attaquer est une erreur d’analyse culturelle." Trop, c'est trop
Emmanuel Macron, lui aussi, s’est rebiffé. Alors que Trump multipliait les piques contre lui ces dernières semaines ("plus personne ne veut de lui" ; sa femme "le traite extrêmement mal"), le président français lui a signifié que les propos sur son couple n’étaient "ni élégants ni à la hauteur". Et n'a pas hésité à critiquer la stratégie erratique de Washington en Iran :...
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22/04 - Avocat de la DZ Mafia... et complice ? Enquête sur le parcours trouble de Kamel Aissaoui
Des appels longs et récurrents, souvent passés au beau milieu de la nuit. À la fin de l’été 2025, les étranges habitudes d’un détenu du tout nouveau quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) du centre de détention de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) éveillent l’attention de certains agents pénitentiaires. Selon une source syndicale locale, Gabriel Ory, considéré comme un chef présumé de la DZ Mafia - devenue l’une des plus grosses organisations de narcotrafiquants de l’Hexagone - et incarcéré au QLCO depuis quelques semaines, téléphone "quasi tous les jours" à son conseil "entre minuit et 1h30 du matin, parfois pendant plus d’une heure et demie".
La ligne est enregistrée par l'administration pénitentiaire et par l'opérateur au nom de Me Kamel Aissaoui, avocat lyonnais de 49 ans, également conseil d'Amine Oualane, un autre chef présumé de la DZ Mafia. Il est le seul interlocuteur du détenu pour lequel les discussions ne peuvent être ni écoutées, ni enregistrées, au nom du droit de la défense. "Mais vu l'heure et le nombre de coups de fil, on s’est dit que soit l’avocat était sincèrement dévoué… Soit il y avait un loup", raconte la même source pénitentiaire.
Des rapports sont réalisés, et remontés à la hiérarchie. Les enquêteurs découvrent alors que le numéro appelé en boucle par le détenu ne renvoie pas vers son avocat, mais vers des complices à l'extérieur, en toute illégalité. Début octobre 2025, une enquête est ouverte, notamment pour association de malfaiteurs. Mais Me Aissaoui ne sera interpellé qu’en...
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21/04 - Guerre en Iran, Maga en colère... Donald Trump a-t-il perdu la main ?
Parmi les milliers de postes publiés sur les réseaux sociaux par Donald Trump aux fils des ans, celui-ci mérite d'être encadré : "Mardi sera, en Iran, la Journée des Centrales électriques et des Ponts, le tout en un seul jour. Ce sera du jamais vu !!! Ouvrez ce putain de Détroit, bande de tarés, ou vous brûlerez en enfer ! REGARDEZ BIEN ! Loué soit Allah", explose-t-il sur son fil Truth Social le 5 avril, juste après le sauvetage miraculeux de deux aviateurs américains crashés en Iran par les forces spéciales. Deux jours plus tard, ses menaces de bombardements montent d'un cran : "Une civilisation entière va disparaître ce soir. Je ne voudrais pas que cela advienne, mais cela sera probablement le cas." Après quoi Donald Trump fait volte-face : il annonce un cessez-le-feu de deux semaines jusqu'au 22 avril.
Je ne suis pas un 'big fan' du pape
Donald Trump
Moins de huit jours s'écoulent et un nouveau scandale éclate. Cette fois, Trump bouscule les catholiques. Il juge le pape "FAIBLE" et "catastrophique en matière de politique étrangère". "Je ne suis pas un big fan", précise-t-il. Il publie aussi une image de son auguste personne le représentant en figure christique, éclairé par la lumière divine et en train d'apposer ses mains sur le front d'un malade. Se souvenant peut-être que les catholiques représentent un quart de l'électorat américain et que celui-ci a voté à 55 % pour lui contre Kamala Harris en 2024, le président efface l'image impie tout en jurant qu'il s'agissait d'une représentation de...
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19/04 - Dans le détroit d’Ormuz, la discrète mais redoutable menace de la "flotte moustique" iranienne
Dans les eaux étroites du détroit d'Ormuz, la puissance militaire ne se résume pas toujours à la taille des navires de guerre. Malgré les lourdes pertes subies par sa marine régulière, l'Iran représente toujours une menace pour les navires ennemis dans le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole.
Au cœur de cette capacité de nuisance : la "flotte moustique" des Gardiens de la Révolution - une armada de petites embarcations pouvant mener des attaques rapides et imprévisibles. "La marine du Corps des Gardiens de la Révolution iranienne fonctionne davantage comme une force de guérilla en mer. Au lieu de s’appuyer sur de grands navires de guerre et des batailles navales classiques, elle privilégie les attaques rapides et le harcèlement", explique Saeid Golkar, spécialiste de l'Iran interrogé par le New York Times.
Cette flotte se compose de centaines, voire de milliers de petites embarcations, souvent dissimulées dans des bases côtières ou des grottes creusées sur le littoral. Déployables en quelques minutes, certaines peuvent atteindre les 180 km/h et être équipées de mitrailleuses, de lance-roquettes, de missiles ou bien de drones.Difficile à contrer
"Ces bateaux, ainsi que les missiles et les drones que la marine des Gardiens peut lancer depuis ceux-ci ou depuis des sites terrestres cachés, représentent la principale menace qui entrave la navigation dans le détroit d’Ormuz" à l'heure actuelle, analyse ainsi Neil MacFarquhar, du New York Times.
Les Gardiens de la...
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13/04 - 1er-Mai : férié, chômé ou travaillé, que font les pays européens ?
C'est une marotte à laquelle 2026 n'a pas échappé : doit-on travailler le 1er-Mai ? Pendant plusieurs semaines, le seul jour obligatoirement chômé et payé a agité les bancs de l'Assemblée nationale. En cause, une proposition de loi macroniste, visant à élargir les possibilités d'ouvrir pendant la fête des travailleurs. Face à une gauche vent debout, le Premier ministre Sébastien Lecornu a finalement rétropédalé en retirant le texte. Toutefois, l'exécutif est parvenu à maintenir la possibilité pour les boulangers et fleuristes de lever le rideau. De quoi susciter la colère des syndicats. Acquise en 1889, la Fête du travail n'est pas une tradition franco-française. Au contraire, on parlera plutôt de "journée internationale des travailleurs". Dans l'Union européenne, 24 des 27 Etats membres la célèbrent. Tour d'horizon. Une fête aux origines américaines
Le 1er-Mai trouve ses racines aux Etats-Unis. En 1886, les syndicats ouvriers locaux choisissent cette date pour revendiquer la journée de huit heures. Trois jours plus tard, la grève organisée par les travailleurs de Chicago dégénère, jusqu'au massacre de Haymarket Square où 12 personnes trouvent la mort. Il faudra attendre la Deuxième Internationale socialiste de 1889 pour que le 1er-Mai soit institutionnalisé. Réuni à Paris, le mouvement fondé par Engels décide de dédier la journée aux luttes ouvrières, hommage aux victimes de Chicago. Au fil des années la vague s'est répandue à travers le monde et sur le Vieux Continent.
Aujourd'hui, le 1er mai est férié dans...
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12/03 - Un monde en recomposition, quels risques pour demain ?
Climat : risque n°1... face à des autorités encore mal préparées
Pour la cinquième année consécutive, le risque climatique domine le classement du Future Risks Report d’AXA. Pourtant, seuls 12 % des experts interrogés¹ jugent les autorités publiques prêtes à y faire face, révélant un fossé entre la conscience du danger et la capacité à y répondre.
Le Future Risks Report 2025 d’AXA, basé sur une enquête menée auprès d’un panel de 3 600 experts dans 57 pays et 23 000 personnes du grand public dans 18 pays, place le risque climatique en tête.L’enjeu n’est plus la prévention mais l’adaptation à un monde qui a déjà commencé à se transformer.Ce risque provoque des effets en cascade sur la biodiversité, l’agriculture, l’économie, la géopolitique et la santé, formant le point d’ancrage pour comprendre la polycrise actuelle.Un fossé entre conscience et action
Face à cette urgence reconnue, seuls 12 % des experts interrogés¹ considèrent que les pouvoirs publics sont véritablement préparés aux défis climatiques.Ce chiffre révèle le paradoxe entre la conscience du risque et la capacité effective d’y répondre.Le fait que l’action des pouvoirs publics se concentre souvent sur les risques immédiats, au détriment de transformations plus profondes indispensables pour éviter l’aggravation du risque à long terme, nourrit un sentiment croissant de vulnérabilité.De nouvelles réponses émergent
Pour participer à la construction d’une approche plus durable, AXA déploie des solutions innovantes combinant expertise scientifique, outils technologiques et...