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18/04 - "Une école de commerce un peu particulière" : les clés du succès international de l’IE Business School de Madrid
Une école qui sait "se transformer en permanence" et se montre "très forte pour innover dans sa manière d’enseigner". Ancien élève de l’Instituto de Empresa (IE) Business School, à Madrid, Antonin Lainé ne tarit pas d’éloges sur cette fameuse école dont la nouvelle tour se dresse, depuis 2021, à côté des gratte-ciel de Cuatro Torres, quartier nord de la capitale espagnole. Agé de 49 ans, ce cadre supérieur d’Amazon Web Services, à Paris, a pris le virage de la tech grâce à l’executive MBA qu’il a pu y suivre en 2012, après un début de carrière d’ingénieur en génie civil sur le chantier du TGV Tours-Bordeaux, pour le compte d’une major du BTP. "C’est une école de commerce un peu particulière, car non seulement elle cultive l’esprit d’entreprise, ce qui n’est pas toujours le cas, mais en plus elle le fait avec une approche humaniste", explique-t-il, avant d’ajouter : "Elle m’a transformé, en me donnant des clés de management que je n’avais absolument pas, et en m’apprenant à travailler extrêmement vite, tout en allant au fond des choses." Des compétences qu’il a mises à profit, dans un premier temps, dans le conseil en stratégie, chez McKinsey, avant de rejoindre le géant du cloud.
Le prestige de l’IE Business School, fondée en 1973 et première au monde à avoir proposé des MBA en distanciel, n’est plus à démontrer. De grandes figures y ont fait leurs classes, telles que Maya Martinez-Davis, présidente du laboratoire pharmaceutique GSK aux Etats-Unis, Meinrad Spenger, co-fondateur de l’opérateur téléphonique MásMóvil, Juan...
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18/04 - Sondages en baisse, image écornée : au Royaume-Uni, le parti de Nigel Farage fragilisé avant les élections locales
Le parti britannique Reform UK, populiste et classé à l’extrême droite, subit une baisse de popularité conséquente dans les sondages. Mercredi 15 avril, l’institut More in Common a annoncé une chute de cinq points pour le parti de Nigel Farage, qui retombe à 25 %. Ces dernières années, il se plaçait pourtant au coude-à-coude, voire devant les deux géants politiques historiques du pays, le Labour et les Tories (conservateurs). Dans le même temps, les Torries semblent profiter d’un transfert d’une partie de ces voix et remontent de trois points, jusqu’à 22 %. Le revirement tombe mal pour Reform UK, à quelques semaines des élections locales de mai, où le parti de Nigel Farage espérait rafler jusqu’à 1 500 sièges de conseillers.
Bien que ces chiffres soient issus d’un seul sondage, More in Common était jusqu’ici le seul institut à créditer Reform UK d’environ 30 %. Ce score de 25 % le rapproche donc des autres estimations, comme celle de Politico, qui documente de son côté une baisse de 31 % à 26 %.Impopularité et nouveau concurent
La popularité personnelle de Nigel Farage est elle aussi en recul. Sa côte d’approbation nette (le pourcentage de personnes qui l’approuvent moins celui de celles qui le désapprouvent) est tombée à -20 %, son pire résultat depuis les dernières élections il y a un an — bien qu’elle reste supérieure à celle de Keir Starmer (-43 %). Des chiffres qui interrogent sur l’impact réel de la personnalité de Nigel Farage pour son parti.
Parmi les autres éléments d’explication, le journal britannique...
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18/04 - Un week-end à Giverny : quand Claude Monet se cherchait encore
Comment Claude Monet en est-il arrivé à peindre l’immensité silencieuse des Nymphéas, son œuvre emblématique ? Le panneau monumental, amorcé dès 1895, a été le fruit d’hésitations, d’essais, de détours, nous raconte le musée des Impressionnismes, jusqu'au 5 juillet 2026, avec une exposition centrée sur les années 1883-1890. Une période charnière qui, loin de l’image figée du maître contemplatif des bassins de nénuphars, révèle un Monet en mouvement et en recherche.
Lorsqu’il s’installe en 1883, à Giverny, aux portes de Vernon, dans l’Eure, onze ans après Impression, Soleil levant, le jeune quadragénaire est encore en quête d’un territoire à sa mesure. Après les années d’errance entre Argenteuil, Vétheuil et la côte normande, c’est par hasard, qu’il a découvert le Pressoir, la maison qu’il va louer puis finira par acheter, sans savoir alors qu’elle deviendrait la retraite de la deuxième moitié de sa vie. Ici, la lumière est changeante, la Seine toute proche, Paris pas loin ; bref l’endroit est idéal pour accueillir la famille recomposée de Monet, veuf de sa première épouse Camille Doncieux, dont il a deux fils, et compagnon d’Alice Hoschedé, elle-même pourvue de six enfants.Claude Monet, "Autoportrait coiffé d'un béret", 1886.
Si l’exposition présentée à Giverny – la première déployée dans le cadre du centenaire de la mort du père de l’impressionnisme – regroupe moins de 30 toiles, elles sont toutes subtilement mises en regard pour éclairer le processus créatif de l'artiste au cours de cette décennie fondatrice. Plusieurs...
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18/04 - EN DIRECT. L’Iran affirme avoir de nouveau fermé le détroit d’Ormuz en raison du blocus américain
Le détroit d'Ormuz a ouvert à la circulation commerciale et le restera pendant toute la durée du cessez-le-feu conclu avec les Etats-Unis, a annoncé vendredi le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi. Un premier convoi de navires transportant des produits pétrochimiques a levé l'ancre samedi dans le Golfe et pris la direction du détroit. L'incertitude règne cependant quant au temps qui sera nécessaire pour que la navigation revienne à la normale.
Le président américain Donald Trump a déclaré vendredi à des journalistes qu'il n'existait plus beaucoup de divergences importantes avec l'Iran, ajoutant que des discussions auraient lieu durant le week-end.
Une trêve entre Israël et le Liban est par ailleurs entrée en vigueur à minuit vendredi, dans le sillage d'une annonce effectuée par le président américain Donald Trump à l'issue d'entretiens téléphoniques distincts avec le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, lequel a prévenu toutefois qu'Israël ne retirerait pas ses troupes du Liban.
L'armée libanaise a toutefois déclaré vendredi matin qu'Israël avait violé le cessez-le-feu, notamment en bombardant de manière intermittente plusieurs villages du Sud-Liban.
11h07L'Iran affirme avoir de nouveau fermé le détroit d’Ormuz à cause du blocus américain
Le commandement central des forces iraniennes a indiqué, dans un communiqué relayé par l’agence ISNA, que la situation dans le détroit d’Ormuz est revenue à son état antérieur, précisant que ce passage...
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18/04 - Automobile : l’offensive des villes contre les voitures XXL
Retombé au plus bas depuis la crise du Covid en 2020 et 2021 le secteur plonge dans une crise durable. Aux niveaux européen et national, les contraintes réglementaires pour des automobiles plus vertes, paralysent nombre de constructeurs (ci-dessous). Les Français, eux, restent toujours autant attachés à la "bagnole" et en pincent pour des voitures haut de gamme et hybrides, des segments en pleine révolution. Le marché se convertit aux "wattures" fabriquées dans un monde plus durable et où l'intelligence artificielle prend toujours plus de place. Une conversion à marche forcée qui risque de laisser certaines marques sur le bas-côté.
La chasse au gros gabarit est ouverte. L’Etat a tiré le premier en dégainant le malus au poids, dès 2021. Émanant d’une des propositions de la convention citoyenne sur le climat, Barbara Pompili, alors ministre de la Transition écologique, l’érige en "un signal fort et nécessaire pour mieux prendre en compte l’empreinte écologique des véhicules les plus lourds". Au grand dam de Bercy qui jugeait alors le contexte économique peu propice à une mesure grevant le pouvoir d’achat des Français en sortie de Covid. A l’époque, la déferlante des SUV inquiète. Ils ne s’arrogent pourtant pas le monopole de l’embonpoint. La balance accuse 200 kilos de plus pour la Golf en vingt ans, quand la nouvelle R5 affiche 1,3 tonne contre 730 kilos dans les années 1970.Des voitures toujours plus grandes
"Les politiques restrictives en Europe se polarisaient sur le CO2. Désormais, l’aspect pratique...
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18/04 - Franck Thilliez : comment l’enfant du Nord est devenu le maître du polar français
Chaque année, au printemps, il vend 200 000 exemplaires de son nouveau roman. Même Amélie Nothomb, aussi régulière que lui en termes de parutions, ne fait pas aussi bien. Franck Thilliez est une des stars incontournables de la littérature française contemporaine mais, de par son humilité et sa discrétion, on sait finalement peu de choses de lui. La sortie de L’Autre moi est l’occasion de se demander qui est vraiment cet homme paradoxal, connu du grand public pour ses romans terrifiants et réputé dans la vie pour sa gentillesse, qualité peu courante dans un milieu où règne souvent la mégalomanie.
On ne pourra pas reprocher à Thilliez d’être un héritier. Il est né en 1973 à Annecy car son père, qui câblait des lignes téléphoniques, avait alors une mission là-bas – la famille se déplaçait en caravane de chantier en chantier. Les véritables racines de l’écrivain se trouvent dans le Nord, où il a pu retracer la famille Thilliez jusqu’aux années 1600. Du côté de sa mère, il avait un grand-père boulanger pour la mine, à Liévin. Du côté de son père, son grand-père travaillait dans une usine d’aciérie vers Hazebrouck. Les souvenirs d’enfance de Thilliez ne sont pas ceux d’un "fils de" de Saint-Germain-des-Prés, qui aurait vu Jean d’Ormesson ou Bernard-Henri Lévy prendre le thé chez ses parents : "J’ai été élevé dans un milieu ouvrier très modeste. L’hiver, bien sûr, personne ne partait au ski. On faisait de la luge sur les terrils. J’ai grandi à Bully-les-Mines jusqu’à 22 ans, puis j’ai poursuivi des études à Lille. Je ne me suis...
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18/04 - "Si j’étais le Hezbollah, je serais très inquiet..." : l’avertissement de Matthew Levitt
Il est fragile mais il tient pour le moment. Alors qu'un cessez-le-feu temporaire de dix jours est entré en vigueur le 16 avril à minuit heure locale, Donald Trump est monté au créneau pour essayer de le faire respecter : "Israël ne bombardera plus le Liban. Ils ont INTERDICTION de le faire de la part des Etats-Unis. Ça suffit !!!", a tonné ce vendredi le président américain sur sa plateforme Truth Social.
Après 46 jours de guerre, le bilan est dramatique : 2 294 morts, 7 544 blessés côté libanais selon le ministère de la Santé, et 15 morts du côté israélien (13 soldats et 2 civils). Dès l’annonce de l'accord, malgré les appels à la prudence des autorités libanaises et du Hezbollah, des milliers de déplacés ont repris la route pour regagner leurs villes et villages au Liban. Cette avancée au Levant en a entraîné une autre dans la région : le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a ainsi annoncé la réouverture totale du détroit d’Ormuz le temps du cessez-le-feu conclu entre l’Iran et les Etats-Unis le 8 avril dernier.
Sur le plan politique, la trêve au Liban demeure toutefois très précaire. Le 17 avril, des députés libanais proches du Hezbollah ont exprimé un "engagement prudent" en faveur d’un cessez-le-feu avec l'Etat hébreu, estimant nécessaire de garantir l’arrêt de toute hostilité israélienne au Liban. Dans le même temps, Israël cherche toujours activement les moyens de finaliser un accord avec les autorités libanaises qui permette un désarmement durable du Hezbollah. Cela ne sera pas...
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18/04 - Artemis 2 : la conquête de la Lune va-t-elle sauver le monde ?
La mission Artemis 2 vient de renouer avec le grand récit du voyage vers la Lune. Elle nous a aussi permis d’accéder à des photos sublimes de la Terre. Ce que nous ressentons lorsque nous voyons de l’extérieur notre planète, c’est-à-dire la conscience de sa beauté et de sa fragilité porte un nom : l’overview effect (ou effet de vue d'ensemble). Ce terme a été conçu par Frank White dans un livre éponyme, paru en 1987, où il décrit un phénomène vécu par de nombreux astronautes : en voyant la Terre depuis l’espace, ils éprouvent un profond changement de perspective. Le monde ne leur apparaît plus comme un ensemble de pays séparés, mais comme une planète unique sans frontières et où le vivant constitue un ensemble cohérent. D’après White, cette vision peut changer durablement notre esprit : elle renforcerait le sentiment d’unité humaine, la conscience environnementale et l’idée que notre avenir doit se concevoir à l’échelle planétaire. La puissance de cet effet est confirmée par plusieurs témoignages d’astronautes : Rusty Scweickart, Edgar Mitchell, Tom Jones ou encore Chris Hadfield…
Cette forme de lucidité qui découlerait de cette expérience est un peu paradoxale : pour comprendre notre monde, il faudrait s’en éloigner. Depuis un hublot de l’espace, la Terre n’apparaît plus comme un champ de bataille mais comme une présence unique et fragile. Certains ont même avancé qu’une sorte de sentiment de fraternité s’était imposé faisant apparaître comme secondaires les idées de nation ou d’idéologie. Conscience humaniste et...
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18/04 - Elly Schlein, leader du Parti démocrate italien : "Pour Giorgia Meloni, l’heure de vérité a sonné"
Le mythe de l’invincibilité de Giorgia Meloni a volé en éclats le 23 mars dernier. En votant majoritairement "non" à sa réforme de la justice, les Italiens ont infligé une cinglante défaite à la présidente du Conseil, qui semblait marcher sur l'eau depuis son arrivée au pouvoir en 2022. Le début d’une longue liste de mauvaises nouvelles pour Meloni, y compris sur la scène internationale. Alors que son allié Viktor Orban a été sévèrement battu dans les urnes en Hongrie, son "grand ami" Donald Trump a violemment attaqué le Pape Léon XIV et s'est dit "choqué par le manque de courage" de la dirigeante italienne sur la guerre en Iran.
De quoi revigorer l’opposition italienne, moribonde depuis des années. En cette période politique charnière, la secrétaire du Parti démocrate, Elly Schlein, a accordé une interview à L'Express. Elle se dit prête à rassembler le camp progressiste en vue des législatives de 2027, afin de marquer l'échec des modèles illibéraux sur notre continent.
L'Express : Devant le Parlement, le 14 avril, vous avez condamné les attaques de Donald Trump à l’encontre de Giorgia Meloni. Un geste rare de solidarité transpartisane dans la vie politique italienne...
Elly Schlein : Il était de mon devoir de condamner l'attaque du président Trump contre la présidente du Conseil, Giorgia Meloni, pour avoir exprimé sa solidarité — une solidarité nécessaire, comme je l'ai dit devant le Parlement — envers le pape Léon XIV, qui a fait l'objet de paroles extrêmement graves de la part de Trump en raison de ses...
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18/04 - Breakthrought Prize : ces Européens qui révolutionnent le combat contre Charcot et la démence fronto-temporale
C’est l’histoire de deux scientifiques, deux vies branchées sur des circuits parallèles qui, par la force du destin, ont fini par laisser une marque épaule contre épaule dans la longue marche de l'Histoire. D’un côté, Rosa Rademakers, brillante généticienne hollandaise, obsédée par la démence fronto-temporale, cette odieuse forme de neurodégénérescence qui annihile les capacités d'empathie et de parole. De l’autre, Bryan J. Traynor, audacieux professeur de neurologie de l'Université Johns-Hopkins, drôle et impertinent, spécialiste de la maladie de Charcot, cette affection qui paralyse les muscles jusqu'à empêcher les poumons de fonctionner. Deux chercheurs. Deux disciplines. Deux pathologies. Aucune raison de se rencontrer, a priori.
Oui mais voilà, en 2006, Rosa Rademakers, alors à la Mayo Clinic, un des établissements médicaux les plus prestigieux au monde, découvre de nouvelles données. Certaines séquences génétiques de la première maladie sont aussi présentes dans la seconde. Les deux s’écrivent, et pour la première fois, leur destin se croise. En tirant le fil, chacun d’un bout, les deux chercheurs se rapprochent, échangent leurs données, abattent les frontières. Ensemble, mais à distance, toujours, ils finissent par découvrir les causes génétiques de ces deux maladies, toutes les deux mortelles, et sans aucun remède à l'heure actuelle.
La découverte est importante. Plus d'un tiers des patients sont concernés par ces prédispositions génétiques. Grâce à eux, leur prise en charge et la manière d'aborder les...
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17/04 - A la tête de l’agence sanitaire américaine, Donald Trump choisit une pro-vaccins face à Kennedy
C'est un signal délicat pour Robert Kennedy Jr. et les partisans de son mouvement inspiré du trumpisme : Make America Healthy Again (Maha). Des mois durant, les Centers for Disease Control and Prevention, principale agence sanitaire américaine, traversent une profonde crise de gouvernance. Instabilité de la direction, tensions sur la politique vaccinale, perte de confiance du public : l'institution peine à retrouver son cap. Ce jeudi 16 avril, Donald Trump a choisi la docteure Erica Schwartz pour diriger l'agence. Si sa nomination est confirmée par le Sénat, la médecin qui a affiché son soutien aux vaccins, deviendrait la quatrième cheffe de l'institution en un peu plus d'un an.
Pour annoncer la nouvelle, Donald Trump s'est emparé de son téléphone. "Elle [Erica Schwartz] est une star !" s’est-il réjoui sur sa plateforme Truth Social. Un profil "ancré dans la science"
Ancienne chirurgienne générale adjointe lors du premier mandat de Donald Trump, Erica Schwartz est considérée par plusieurs experts comme une candidate expérimentée, issue d’un profil classique de santé publique. Titulaire de diplômes en génie biomédical, médecine, santé publique et droit, elle s’est à plusieurs reprises exprimée en faveur de la vaccination, qu’elle présente comme un pilier de la prévention, tout en défendant également une approche centrée sur la prévention des maladies chroniques par l’alimentation et l’activité physique — un point qui rejoint certaines priorités de Robert Kennedy Jr.
Dans les colonnes du New York Times,...
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17/04 - 1er-Mai : les boulangers et fleuristes indépendants pourront ouvrir leurs commerces
Les boulangers-pâtissiers et les fleuristes indépendants pourront ouvrir leurs commerces ce 1er mai, a annoncé vendredi Sébastien Lecornu. Cette ouverture se fera "évidemment" sur la base du volontariat, avec une rémunération doublée pour les salariés concernés. "Un projet de loi en ce sens sera présenté avant la fin du mois en Conseil des ministres", a précisé le Premier ministre depuis le perron de Matignon.
Cette mesure, limitée aux indépendants et artisans de proximité, vise à lever le flou juridique actuel : jusqu'ici les patrons pouvaient ouvrir seuls mais risquaient des amendes [NDLR : 750 euros par salarié concerné] pour avoir employé du personnel ce jour-là. Le 1er-Mai est un jour obligatoirement chômé et payé garanti par le Code du Travail.
1er Mai : le Gouvernement a remis de la méthode et de la clarté.
Oui, les artisans boulangers et les artisans fleuristes pourront ouvrir ce 1er mai. Oui, ils pourront faire travailler leurs salariés : sur la base du volontariat, et avec une rémunération doublée comme le prévoit…— Sébastien Lecornu (@SebLecornu) April 17, 2026
En début de semaine, le gouvernement avait repoussé une proposition de loi souhaitant élargir le travail durant ce jour férié et chômé. Ce texte avait suscité une vive contestation des syndicats et de l'opposition de gauche, qui y voyaient une "régression sociale" et une attaque contre le symbole de la Fête du travail. Sébastien Lecornu, interrogé devant le Sénat mercredi, avait alors promis une "solution négociée, sécurisante et pragmatique",...
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17/04 - "Trump est une bombe à retardement..." : le regard du penseur libertarien David Friedman
Il ferait presque passer son père, Milton Friedman, pour un social-démocrate. Intellectuel et économiste parmi les plus influents du courant libertarien aux Etats-Unis, David Friedman est surtout l’un des promoteurs de l’"anarcho-capitalisme conséquentialiste". Un courant de pensée selon lequel l’absence d’Etat ne serait pas seulement moralement juste, mais aussi le meilleur moyen de permettre aux individus de poursuivre leurs intérêts.
De passage à Paris pour une conférence à l’Assemblée nationale, l’auteur de The Machinery of Freedom (1973) s’est entretenu avec L’Express pour donner son regard sur ces personnalités qui se réclament du libertarianisme, comme le président argentin Javier Milei ou encore Elon Musk. Il livre par ailleurs ses prédictions sur l’influence que pourrait exercer à l’avenir l’intelligence artificielle sur nos sociétés. Entretien.
L’Express : Le libertarianisme a connu ces dernières années une attention médiatique inédite, entre l’élection de Javier Milei, la création du DOGE (Département de l’efficacité gouvernementale) d’Elon Musk et l’influence jouée par des personnalités comme Peter Thiel. Au point d’être parfois associé au populisme et à l’extrême droite. A raison ?
David Friedman : C’est un contresens total car, à bien des égards, les libertariens sont beaucoup moins à droite que ce que l’on croit. Dans leur grande majorité, ils sont favorables à l’immigration, à une limitation des pouvoirs de la police, ou encore pour la légalisation des drogues ou du travail du sexe. On est très loin du...
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17/04 - Grasset : après le limogeage d’Olivier Nora, où iront les écrivains sur le départ ?
Ça n’a pas traîné. Mercredi 15 avril, on apprenait que Vincent Bolloré mettait fin aux fonctions d’Olivier Nora, PDG de Grasset depuis l’an 2000 – une rupture qui semblait inexorable au vu des tensions croissantes entre les deux hommes. Le soir même, dans une ambiance de serment du Jeu de paume éditorial, les principaux auteurs de la maison se rassemblaient à l’étage du Café Beaubourg, à Paris, pendant que les absents intervenaient sur la boucle WhatsApp créée dans la journée. Les débats étaient notamment menés par Colombe Schneck et une Virginie Despentes très remontée. En 2019, dans une interview à Society, la même Despentes se félicitait d’avoir touché "une douche de thunes" grâce à l’adaptation de Vernon Subutex par Canal + (racheté par Vincent Bolloré en 2011). Mais en quelques années les choses ont changé…
Malgré la variété des profils réunis au Café Beaubourg, un texte est sorti du brouhaha, puis a paru sur le site du Figaro, signé par 115 auteurs qui y annoncent leur départ de Grasset, ne voulant plus que leur travail soit la propriété de Vincent Bolloré (ce qui, dans les faits, est le cas depuis 2023). D’autres noms se sont ajoutés à la pétition, portant le total à plus de 180, comme dans la fameuse tirade du Cid ("Nous partîmes cinq cent ; mais par un prompt renfort nous nous vîmes trois mille en arrivant au port…") ou dans Rhinocéros d'Eugène Ionesco. Entre tragédie et comédie, jusqu’où ira l’effet de groupe ? La liste est disparate, mêlant camarades historiques d'Olivier Nora (Bernard-Henri Lévy et Jean-Paul...
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17/04 - Libye : les Etats-Unis misent sur le rapprochement des factions rivales pour évincer la Russie
Cette semaine, Flintlock 2026, un exercice de forces spéciales dirigé par les États-Unis et auquel participent 30 nations, a débuté à Syrte, en Libye. L'exercice Flintlock se déroule tous les ans sur le continent africain depuis 2005, avec la participation de pays européens et africains. Mais cette année, pour la toute première fois, les forces libyennes des deux camps rivaux participent aux manœuvres, et la Libye accueille une partie de l'exercice.
Depuis un peu plus de dix ans, la Libye est divisée entre deux administrations. D'un côté, le Gouvernement d'union nationale (GUN), un gouvernement provisoire internationalement reconnu et établi sous l'égide de l'ONU, basé à Tripoli et dirigé par le Premier ministre Abdul-Hamid Dbeibah, contrôle l'ouest du pays. De l'autre, l'administration dirigée par le général Khalifa Haftar, basée à Tobrouk, contrôle l'est du pays. Unifier les forces libyennes
Le fait que des soldats des deux camps s'entraînent ensemble, portant le même uniforme lors de l'exercice Flintlock 2026, est un tournant majeur pour la Libye. Il y a deux ans, un exercice militaire de cette envergure, avec un nouveau centre d'opérations conjoint pour toutes les forces libyennes, était presque inimaginable. Aujourd'hui, des chefs militaires libyens issus de factions rivales de l'est et de l'ouest du pays assurent que la réunification de la Libye n'est "pas un choix", mais bien "une nécessité".
Khalifa Haftar a longtemps bénéficié du soutien de la Russie, mais le vent a commencé à tourner avec...
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17/04 - Cadmium, quand se faire dépister ? L’avis du toxicologue Robert Garnier
Il y a six mois, la Conférence nationale des unions régionales des professionnels de santé-médecins libéraux (URPS-ML) alertait sur l'augmentation de l'imprégnation au cadmium. En dix ans, les taux auraient quasiment doublé dans la population française, selon une étude publiée en 2021 par Santé publique France. La faute au tabac, première source d'exposition, mais aussi aux produits de consommation courante, le blé, le riz, les gâteaux, nombreux à être contaminés comme l’a récemment rappelé l'Agence nationale de sécurité alimentaire.
Si la substance, toxique pour les reins et les os, se trouve un peu partout dans l'alimentation, comment s'en prémunir ? Face aux inquiétudes, le ministre de la Santé de l'époque, Yannick Neuder, avait promis de rembourser les dépistages. Six mois plus tard, alors que le sujet revient sur la table, le gouvernement n'a pu que renouveler ses annonces. Un accord vient d'être trouvé entre l'Assurance maladie et les représentants des laboratoires de biologie médicale sur les prix à pratiquer, mais aucune stratégie concrète n'a été dévoilée.
A qui faut-il prescrire ces dépistages ? Toute la population doit-elle s'y plier ? Ces tests sont-ils vraiment utiles ? Comment sont fixés les seuils à ne pas dépasser ? Et surtout, qu'est-il possible de faire en cas de résultats inquiétants ? En attendant les consignes et les expertises officielles, L'Express s'est rapproché de Robert Garnier, toxicologue et auteur d'un avis de la Haute autorité de santé faisant référence sur le sujet. Le...
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17/04 - Election présidentielle 2027 : Emmanuel Macron annonce la préparation d’une loi "contre les ingérences étrangères"
Alors que l'élection présidentielle approche à grands pas, l'ombre de Moscou pèse sur les urnes. À un an du scrutin, Emmanuel Macron a ainsi annoncé ce jeudi 16 avril un projet de loi pour "améliorer la protection" des élections françaises "contre les ingérences étrangères". Si le président en appelait déjà de ses vœux en décembre, le phénomène préoccupe les plus hautes sphères de l'Etat depuis plusieurs années.
Pour faire face à cette menace, le président prévoit "toute une série de textes pour permettre de mieux protéger le débat démocratique des vicissitudes des réseaux sociaux". Sur ces plateformes, il souhaite "réguler la parole", et "en particulier la possibilité d'acheter cette parole dans les périodes électorales". Car pour semer le chaos dans l'opinion, les modes opératoires sont nombreux : nuire à la sincérité du scrutin, ternir la réputation des candidats, alimenter la défiance à l’égard des médias ou encore polariser le débat public pour peser sur le résultat des élections…"Des millions de faux comptes" sur les réseaux sociaux
A l'adresse des centaines de maires réunis jeudi à l'Elysée, le chef de l'Etat a concédé : ces ingérences "vous ont parfois touché". Lors des échéances locales des 15 et 22 mars 2026, bien que rares, plusieurs opérations de perturbation ont été identifiées, notamment à l'égard des candidats de La France insoumise. Une menace qui venait principalement de la Russie. Dès février, Emmanuel Macron tirait la sonnette d'alarme : le Kremlin "achète massivement en...
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17/04 - Jérôme Kieffer : "Si le prochain président devait prendre une seule mesure pour les entreprises ce serait..."
Entre la pandémie de Covid-19, le conflit russo-ukrainien, la contraction des finances publiques, les guerres au Proche-Orient, et la flambée des prix des carburants, ces dernières années ont tout sauf été une sinécure pour nos entreprises, prises dans un lacis de chocs, sinon de crises, successives. En un an seulement, 71 000 d'entre elles ont fait faillite en France, soit un nouveau record. Si plusieurs mesures "pro-business" impulsées par Emmanuel Macron ont été appréciées par les dirigeants, "celles-ci n'ont pas suffi à effacer le sentiment très fort, d’une économie sous tension, où beaucoup d'entre eux sont moins dans l’euphorie de la réussite que dans la vigilance, l’arbitrage et parfois la survie", alerte l'ancien directeur général de KPMG France. Aujourd'hui à la tête de Rydge Conseil, Jérôme Kieffer a réuni dans un film témoignage "Le Coeur Entrepreneur", une quarantaine de patrons qui, à un peu plus d'an de la présidentielle et alors que les enjeux relatifs à l’entrepreneuriat demeurent trop peu présents dans le débat public, rompent le silence sur la réalité de leur quotidien. Entretien.
L'Express : Le deuxième mandat d'Emmanuel Macron arrive à son terme. Avant lui, aucun président de la République ne s'était autant réclamé pro-business. Quel bilan les entrepreneurs avec lesquels vous travaillez tirent-ils de ces quinquennats ?
Jérôme Kieffer : Les entrepreneurs avec lesquels nous travaillons ne forment évidemment pas un bloc monolithique. Comme les Français, il y a chez eux des pro-Macron, des...
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17/04 - Blocus d’Ormuz : "La Chine ne retrouvera pas les tarifs préférentiels qu’elle avait avec l’Iran"
Les grands armateurs espéraient une détente : c'est tout le contraire qui s'est produit. Alors que, depuis le début de la guerre en Iran, les Gardiens de la révolution entravent le passage des navires dans le détroit d'Ormuz, c'est aujourd'hui la marine américaine qui opère un blocus après un revirement inattendu de Donald Trump à la suite de l'échec des négociations au Pakistan.
Une mauvaise nouvelle pour les économies asiatiques, très dépendantes des flux transitant par ce corridor stratégique. Depuis le 28 février, seuls quelques pétroliers - pour la plupart chargés de brut iranien - ont réussi à franchir le détroit. Pour Sophie Wieviorka, économiste spécialiste de l'Asie au service des études du Crédit Agricole et auteure d'une note publiée le 20 mars, aucune économie asiatique n'était préparée à un choc d'une telle ampleur, qui se traduit à la fois par une hausse des prix et par une chute de l'offre. Les Etats les mieux armés seront ceux disposant d'un réel pouvoir de négociation et de marges budgétaires suffisantes, au risque d'attiser la colère sociale.
L'Express : Il y a environ un mois, vous aviez titré votre note "Dans le piège d'Ormuz". Maintenant que le détroit est plus ou moins bloqué depuis plusieurs semaines, quels pays ont été touchés en premier en Asie et à quelle vitesse les effets se sont-ils propagés ?
Sophie Wieviorka : Sans surprise, les pays touchés en premier sont les plus fragiles : ceux qui disposaient de faibles stocks de gaz et de pétrole, qui sont très dépendants énergétiquement et qui...
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17/04 - Israël-Liban : ce que l’on sait du fragile cessez-le-feu
Après des négociations inédites à Washington, les premières à se tenir directement entre Israël et le Liban depuis plus de trente ans, les deux parties ont conclu un cessez-le-feu, censé entrer en vigueur dans la nuit du jeudi 16 au vendredi 17 avril. Seulement, le Liban accuse déjà Israël de l'avoir violé ce matin, provoquant dans la foulée une riposte du Hezbollah. L'Express fait le point sur ce que contient exactement ce cessez-le-feu, et ce qui reste en suspens.Trêve de dix jours
Donald Trump a fait savoir jeudi que les deux parties s'étaient accordé sur une trêve de dix jours. Le Liban avait été entraîné dans la guerre il y a un mois et demi, à la suite des tirs du Hezbollah contre Israël, en soutien à l’Iran attaqué par l'Etat hébreu et les Etats-Unis fin février. Israël pilonne depuis le Liban : plus de 2 000 personnes ont été tuées, selon les autorités, et environ un million ont été déplacées - soit un cinquième de la population du pays, selon l’ONU.
Les premières négociations ont abouti à l'accord suivant : Israël conserve le droit de "prendre toutes les mesures nécessaires en légitime défense, à tout moment, contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours — un droit qu'il conservera même pendant le cessez-le-feu" mais ne doit mener "aucune opération militaire offensive contre des cibles libanaises".
De son côté, le Liban s'engage à "prendre des mesures concrètes pour empêcher le Hezbollah et tous les autres groupes armés non étatiques et hors-la-loi présents au Liban de mener des attaques, des...
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17/04 - "Non, le Nutri-Score obligatoire n’est pas une menace pour l’agriculture française"
Si le Nutri-Score devenait obligatoire, les grandes multinationales qui commercialisent massivement des produits relevant de la "malbouffe" devraient afficher sur leurs emballages une information souvent défavorable : une large part de leurs références est classée D ou E. Plus de 87 % des aliments ultratransformés obtiennent en effet des notes basses, rendant immédiatement visibles leurs faibles qualités nutritionnelles aux yeux des consommateurs.
A l’inverse, près de 62 % des produits de terroir se situent en A ou B. L’obligation d’affichage ne serait donc pas neutre : elle modifierait les arbitrages d’achat en rendant lisibles les écarts de qualité nutritionnelle. De fait, elle contribuerait à rééquilibrer le marché au profit de productions locales et moins transformées, au détriment de produits standardisés issus de grands groupes industriels, souvent internationaux.
Le Nutri-Score suscite pourtant encore des interrogations chez de nombreux agriculteurs et acteurs des filières alimentaires. Certains y voient une menace pour les produits locaux, les circuits courts ou les productions traditionnelles françaises. Ces préoccupations reposent souvent sur une confusion que certains acteurs économiques, notamment de grands groupes agroalimentaires multinationaux, et certains secteurs agricoles, ont intérêt à entretenir.
Car le Nutri-Score n’a jamais été conçu pour juger le rattachement aux territoires, pas plus que les savoir-faire pour leur élaboration ou la valeur culturelle des produits. Il s’agit...
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17/04 - Automobile : quand les cadres passent à l’électrique
Retombé au plus bas depuis la crise du Covid en 2020 et 2021 le secteur plonge dans une crise durable. Aux niveaux européen et national, les contraintes réglementaires pour des automobiles plus vertes, paralysent nombre de constructeurs. Les Français, eux, restent toujours autant attachés à la "bagnole" et en pincent pour des voitures haut de gamme (ci-dessous) et hybrides, des segments en pleine révolution. Le marché se convertit aux "wattures" fabriquées dans un monde plus durable et où l'intelligence artificielle prend toujours plus de place. Une conversion à marche forcée qui risque de laisser certaines marques sur le bas-côté.
Les cadres tiennent à leur statut. "Le logo apposé sur la calandre pèse toujours dans la balance à l’heure du choix des dirigeants", remarque Dominique Lamarche, directeur de Traxhall Sud-Est, spécialisé dans la gestion des flottes d’entreprises. Les membres des comités exécutifs nourrissent les podiums de marques premium : Audi, BMW, Mercedes, Porsche, Lexus… Avec une nette préférence pour les modèles électrifiés. "Le basculement a commencé quand les Tesla ont débarqué en 2012. Elles mêlaient les deux mondes : le haut de gamme et l’écologie. Elles bénéficiaient d’une bonne réputation technologique et proposaient d’emblée une autonomie rassurante qui n’existait pas sur le marché. Néanmoins, Tesla a pâti de son service après-vente. L’accueil désinvolte dans les concessions où les clefs vous étaient tendues en indiquant seulement le numéro de la place sur le parking contrastait avec...
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17/04 - Avec l’IA, nos emplois ne vont pas disparaître : ce rapport qui incite à l’optimisme
En 2013, une étude aux conclusions retentissantes faisait la Une de la presse dans le monde entier : selon les économistes Carl Benedikt Frey et Michael Osborne, 47 % des emplois américains seraient à haut risque d’automatisation. À l’époque, personne ou presque ne savait ce qu’était un LLM (Large Language Models). Treize ans plus tard, l’intelligence artificielle générative est entrée dans notre quotidien et rebat les cartes des débats sur les risques de l’automatisation et le futur du travail. En 2023, une autre analyse, réalisée par Goldman Sachs, concluait qu’environ deux tiers des emplois seraient exposés à un certain degré d’automatisation par l’IA, et qu’environ un quart des tâches actuelles pourraient être automatisées.
Une troisième voie ?
Rien d’étonnant, donc, à ce que le sujet soulève les passions et polarise. D’un côté, les tenants d’une lecture alarmiste prédisent la disparition d’une grande partie de nos emplois et s’inquiètent d’une montée des inégalités entre gagnants et perdants de l’IA. De l’autre, les optimistes misent sur la singularité de l’esprit humain et le pouvoir de la destruction créatrice chère à l’économiste Joseph Schumpeter, qui veut que les révolutions technologiques finissent toujours par créer plus de jobs et d’opportunités qu’elles n’en détruisent. Et si une troisième voie était possible ? C’est la piste ouverte par le dernier rapport du BCG Henderson Institute, le think tank du Boston Consulting Group, qui a modélisé les effets de l’intelligence artificielle sur environ 165 millions...
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17/04 - Guerre au Moyen-Orient : le président du Liban affirme que le futur accord ne prévoit aucune cession de territoire
Un cessez-le-feu de dix jours conclu entre le Liban et Israël, annoncé hier par Donald Trump, est entré en vigueur à minuit ce vendredi 17 avril. Mais la trêve reste fragile : l'agence de presse libanaise NNA a rapporté qu'Israël avait effectué des tirs d'artillerie dans des zones du sud du Liban une demi-heure après son début. Et l'armée israélienne a appelé les habitants du sud du Liban à ne pas se rendre au sud du fleuve Litani jusqu'à nouvel ordre, précisant que ses forces restaient déployées dans la région.
Donald Trump a par ailleurs déclaré jeudi que la prochaine rencontre entre les Etats-Unis et l'Iran pourrait intervenir ce week-end. Le président américain a affirmé que Téhéran avait proposé de ne pas se doter de l'arme nucléaire pendant une durée "supérieure à 20 ans". "Nous allons voir ce qu'il va se passer, mais je pense que nous sommes très proches d'un accord avec l'Iran", a-t-il dit aux journalistes devant la Maison-Blanche.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump affirme qu'Israël a interdiction de bombarder le Liban
⇒ Tous les navires commerciaux peuvent désormais traverser le détroit d'Ormuz
⇒ Emmanuel Macron annonce la création d'une mission "neutre" pour le détroit d'Ormuz
21h00Fin de ce direct
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations.
20h38Un groupe de navires aperçu en provenance du golfe
Un groupe d'environ 20 navires, dont des porte-conteneurs, des vraquiers et des pétroliers, a...
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17/04 - Prison pour les mineurs : en Europe, la tentation grandissante de la "tolérance zéro"
A partir de quel âge peut-on priver un enfant de sa liberté ? Cette question divise les sociétés européennes, confrontées à une criminalité organisée qui profite du système pour recruter des petites mains toujours plus jeunes. Un symbole : face à l'explosion de la violence des gangs, la paisible Suède a décidé de sévir en abaissant l'âge de la responsabilité pénale de 15 à 13 ans l'été prochain. "Les jeunes qui commettent des infractions ne sont pas aidés par la politique du 'laissez-faire', estime le juriste suédois Thomas Hammarberg. Mais l'expérience montre que l'emprisonnement a tendance à saper les efforts pour réintégrer ces jeunes dans la communauté, voire à précipiter leur bascule dans le monde criminel."
Avec cette mesure, Stockholm rejoint la France, où une peine privative de liberté peut être prononcée dès l'âge de 13 ans, bien que la priorité reste donnée aux mesures éducatives. Certains partis politiques militent pour réduire cet âge à 12 ans et prônent la fin de "l'excuse de minorité", qui divise par deux les peines encourues par les moins de 18 ans. Tour d'horizon européen.L'âge de la responsabilité pénale des mineurs est très variable d'un pays européen à l'autre.Royaume-Uni : un système particulièrement sévère pour les plus jeunes
En février 1993, un fait divers sordide secoue la Grande-Bretagne : le petit James Bulger, 2 ans, est assassiné par deux garçons de dix ans, le tout filmé par des caméras de surveillance. Depuis, la justice britannique se montre très ferme avec les mineurs et...
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17/04 - Vers une pénurie de kérosène ? "Le transport aérien en consommera encore pendant des années"
Alors que la crise énergétique pousse la France à s’électriser, le transport aérien ne suit pas la même logique, prévient Philippe Jarry, l'ex-patron de la stratégie d'Airbus. Et pour cause : le kérosène reste de loin le meilleur carburant possible pour propulser les avions. Face à l’envolée des prix et au risque croissant de pénurie, les compagnies aériennes vont donc devoir faire le gros dos, comme pendant l’épisode du Covid. A terme, la question des approvisionnements devra être réévaluée, que ce soit pour le gaz ou le carburant pour les avions, prévient l’expert.
L'Express : "Si la guerre en Iran et le blocus du détroit d’Ormuz durent plus de trois mois, nous aurons de sérieux problèmes d’approvisionnement de kérosène", prévient Patrick Pouyanné, le patron de TotalEnergies. Partagez-vous cette analyse ?
Philippe Jarry : Il est évidemment très difficile de prévoir ce qu'il va se passer dans le détroit d’Ormuz. Cependant, on s’est peut-être habitué un peu trop vite à des conflits courts, oubliant que les guerres peuvent s’enliser pendant des années, à l’image de ce qui se passe en Ukraine ou s’était produit au Vietnam. Actuellement, dans le secteur aérien, tout le monde espère un retour à la normale d’ici la fin de l’année. Rien n’est moins sûr. Ce qui met en lumière notre impréparation. Un arrêt de 20 % des flux d’hydrocarbures suffit à mettre le monde sens dessus dessous. Pourtant, 80 % des flux pétroliers n’empruntent pas le détroit d’Ormuz ! En France, on se rend compte que les stocks de kérosène ne sont...
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17/04 - En Ukraine, l’inquiétude d’un conflit oublié face à l’Iran
Il arrive parfois que l'actualité semble se jouer loin de nous... Alors tous les vendredis, on s’intéresse à un évènement qui a marqué la semaine, d’un point de vue européen, et on prend le temps d’expliquer pourquoi il nous concerne tous.
Depuis plusieurs jours, Volodomyr Zelensky multiplie les déplacements et les prises de parole, peut-être même plus qu’au déclenchement de l’invasion russe. Car le président ukrainien le sait : tous les regards sont en ce moment tournés vers le Moyen-Orient. Il y a les tensions croissantes dans le détroit d’Ormuz, le très précaire cessez-le-feu entre les Etats Unis et l’Iran, les discussions inédites entre Israël et le Liban, et évidemment la hausse des prix du pétrole. Pourtant, la guerre en Ukraine continue. Et les prochaines semaines pourraient marquer un tournant.
Dans cet épisode de La semaine européenne, Paul Véronique, journaliste au service Monde de L'Express et expert du conflit ukrainien, analyse la situation particulière dans laquelle se trouve Kiev.
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Cet épisode a été écrit et présenté par Charlotte Baris, monté et réalisé par Jules Krot.
Crédits : APT
Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent
Visuel : Alice Lagarde
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Pour aller plus loin
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17/04 - Cessez-le-feu au Liban : entre pro et anti-Hezbollah, la fracture s’aggrave
Deux drapeaux trônent sur un arbre, au milieu du rond-point privé de sa circulation habituelle. L’un est flanqué de bandes rouges, le libanais. Sur l’autre, un cèdre sur fond blanc, logo des Phalanges libanaises. Les dizaines d’étendards similaires, que le vent fait claquer à chaque coin de rue aux façades vétustes, indiquent à ceux qui l’auraient loupé qu’Aïn el-Remmaneh est un bastion du parti chrétien dirigé par Samy Gemayel. Surtout, c’est là que, le 13 avril 1975, tout a commencé. Rodolphe, un étudiant à l’Université Saint-Joseph et participant au rassemblement, déroule le récit de ce jour noir : "Pierre Gemayel se tenait là, à la sortie de l’église Notre-Dame de la Délivrance. Et puis les Palestiniens sont venus pour essayer de le tuer. Joseph Abou Assi (NDLR : un de ses gardes du corps), était sur le rond-point, il a voulu les stopper et ils lui ont tiré dessus, c’était le premier martyr de la guerre civile libanaise". La suite, le Liban la connaît. Les Phalangistes, milice devenue depuis parti politique, ouvrent le feu sur un bus, faisant 19, peut-être 27 victimes - les décomptes varient. C’est le début de quinze ans de guerre civile.
Cinquante et un ans plus tard, le calme est revenu dans cette rue théâtre de l’histoire, que 500 mètres à peine séparent des quartiers à majorité chiites du sud de Beyrouth. Seul le bruit lancinant d’un drone israélien, visible à l’œil nu tant il vole bas, perturbe la cacophonie paisible. Aujourd’hui, et depuis la journée meurtrière du mercredi 8 avril, durant laquelle Israël...
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16/04 - 30 millions de dollars par heure : la guerre en Iran rapporte gros aux grandes compagnies pétrolières
Depuis le début de la guerre en Iran et parce que le détroit d'Ormuz - où transite 21 % de la consommation mondiale d'or noir - est toujours bloqué, les prix du pétrole se sont envolés. Le prix du baril évolue autour de 100 dollars - 84,80 euros - soit 30 dollars de plus qu'avant la crise. Une situation décrite comme "le plus grand choc jamais enregistré sur le marché mondial de l'énergie" par le directeur de l'Agence internationale de l'énergie, Fatih Birol. Aussi, les 100 plus grandes entreprises de gaz et de pétrole enregistrent un bénéfice supérieur à 30 millions de dollars par heure, selon les chiffres du cabinet de conseil en énergie Rystad Energy et de Global Witness, révélés par The Guardian.
Pour le seul mois de mars, leurs profits sont estimés à 23 milliards de dollars. Si le baril de Brent se maintient autour de 100 dollars pendant encore plusieurs mois, les groupes pétroliers et gaziers pourraient engranger jusqu'à 234 milliards de dollars de profits supplémentaires d'ici la fin de l'année.Des milliards de dollars de profits
Parmi les grands gagnants de cette flambée, l'entreprise Aramco caracole en tête. A elle seule, et si la flambée du prix du pétrole se pérennise, l'entreprise saoudienne pourrait dégager 25,5 milliards de dollars de profits additionnels liés à la guerre. A ce chiffre, s'additionnent ses profits extérieurs au conflit qui culminent à 250 millions de dollars par jour, soit quelque 91 milliards par an.
Autre pays avantagé par ce conflit : la Russie. Alors que Moscou est...
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16/04 - La dette, une histoire passée au crible : le courage de Giscard, la fausse bonne gestion de Barre…
Ce n'est pas un livre que l'on dévore d'une traite. On le picore, on y revient pour se remémorer une période, trouver des analogies avec notre présent. Ou comprendre tout simplement comment nous avons pu en arriver là. Julien Dubertret, ancien expert au FMI et directeur chez Global Sovereign Advisory, et Nicolas Ragache, économiste à l'Afep, l'association des grandes entreprises françaises, sont tous les deux des praticiens de la politique budgétaire pour avoir l'un et l'autre longtemps travaillé à Bercy.
Ils ont mis douze ans pour écrire cette bible, La longue dérive de la dette française, parue récemment aux PUF. Près de 700 pages qui décortiquent les finances publiques depuis 1958. Au fil des chapitres, les auteurs balaient nombre d'idées reçues, que ce soit la prétendue bonne gestion de Raymond Barre ou l'ampleur du tournant de la rigueur de 1983. Une plongée éclairante qui permet d'allonger la focale par rapport aux débats budgétaires et fiscaux qui ne manqueront pas de rejaillir à l'automne prochain et lors de la campagne présidentielle.
Vous débutez cette grande fresque en 1958, au début de la Ve République. Pourquoi ce choix alors que la France a, bien avant cette date, une histoire déjà complexe et ambiguë avec la dette…
Nicolas Ragache : Nous avons voulu commencer ce travail en 1958, parce que c'est à ce moment-là que se stabilisent pour assez longtemps les principaux mécanismes de régulation budgétaire. Et c'est à cette date également qu'il y a une inflexion majeure dans la politique des...
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16/04 - En Espagne, les importations de gaz russe atteignent un niveau record
C'est une illustration de la façon dont le conflit entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran bénéficie à un pays producteur d'hydrocarbures censé être un paria : la Russie de Vladimir Poutine. L'Espagne a ainsi enregistré des importations record de gaz russe au mois de mars, atteignant 9 807 gigawattheures (GWh) selon les données du gestionnaire du réseau gazier Enagás rapportées par El Pais – soit les plus importantes jamais enregistrées par le pays. La Russie profite à plein des difficultés de concurrents tels que le Qatar ou les Émirats arabes unis, qui ont nettement réduit leurs exportations à la suite des attaques iraniennes contre leurs infrastructures énergétiques. Si les achats de pétrole et de gaz russe sont soumis à des sanctions à la suite de l'invasion de l'Ukraine, le calendrier progressif mis en place par l'Union européenne prévoit la possibilité d'en acquérir jusqu'en janvier 2027. En attendant, ce système de sanctions peut avoir des effets contraires à ceux recherchés : Moscou comptant moins d'acheteurs potentiels, ses prix sont plus bas, et donc particulièrement compétitifs. En outre, à compter de la fin du mois d'avril, l'achat de gaz russe sur le marché à court terme sera interdit aux pays du Vieux Continent, ce qui a pu inciter les négociants en gaz à augmenter leurs approvisionnements tant que la chose reste possible.L'alternative algérienne
Le conflit dans le golfe Persique est l'une des explications à ces importations record de la part de l'Espagne, mais il n'est donc pas la seule. Le...
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16/04 - Gabriel Attal, Edouard Philippe, Bruno Retailleau : se cogner, jusqu’où ?
Inséparables. Ce 10 février, Edouard Philippe et Gabriel Attal dînent en tête-à-tête après leur participation au meeting parisien de Pierre-Yves Bournazel. La future bataille élyséenne s'invite dans la discussion. Les deux concurrents s'accordent. C'est au début de l'année 2027 que l'un d'eux devra déposer les armes et rejoindre l'autre. "Plutôt février que janvier", suggère le maire du Havre, jamais pressé. La primaire est même un objet de rigolade. Gabriel Attal taquine Edouard Philippe sur son roman politique Les Hommes de l'ombre, récemment adapté à la télévision. "Tu y racontes l'histoire d'un candidat désigné par une primaire en ligne qui donne lieu à une vaste fraude !" Déjà, l'ambiance était à la franche camaraderie dans les loges du Cirque d'Hiver. Ne manquait que Bruno Retailleau, qui a eu le malheur de soutenir Rachida Dati.
Les trois candidats à l'élection présidentielle ont noué une relation cordiale au fil des années, sans cadavre dans le placard. L'absence d'histoire commune les a préservés de luttes fratricides. Moins on se connaît, moins on se déteste ! Gabriel Attal n'est pas tombé à bras raccourcis sur l'ex-ministre de l'Intérieur après son départ avec fracas du gouvernement cet automne. Il assurait en privé comprendre "humainement" son choix. Le soir de la nomination de Bruno Le Maire, Bruno Retailleau appelle Edouard Philippe. "Je vais leur casser la gueule", lâche l'ancien hôte de Matignon, guère emballé par ce retour surprise. Le sénateur appelle aussi Gabriel Attal. "Tu devrais être...
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16/04 - EXCLUSIF. La note qui révèle l’influence croissante des think tanks eurosceptiques à Bruxelles
C’est une première. En France, on ne s’était jamais intéressé, dans le détail, à l’influence réelle des think tanks, ces étranges structures que l’on doit aux Anglo-Saxons, des "objets politiques non identifiés", selon l’expression du sociologue Marc Patard. C’était sans doute une erreur. Depuis quelques années, profitant de leur ambiguïté - ces instituts se situent souvent à mi-chemin entre la recherche universitaire et le plaidoyer politique - des puissances hostiles à l’UE investissent ce terrain à Bruxelles, comme le révèle une note du Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan, que L’Express dévoile en exclusivité.
"Si la sphère bruxelloise restait jusqu’à récemment relativement consensuelle, on note depuis peu la montée en puissance d’un écosystème d’expertise alternatif, plus proche des positions eurosceptiques et conservatrices de partis considérés en dehors du 'cordon sanitaire' politique, comme les Patriotes pour l’Europe et les Conservateurs et réformistes européens", écrivent les auteurs. Leur démonstration s’appuie sur un "indice d’influence" qu’ils ont développé à partir de quatre critères : le budget, les effectifs, le nombre de publications et la fréquence des contacts avec la Commission européenne.
Les trois think tanks historiques - l’institut allemand Bruegel, CEPS et EPC - figurent logiquement en tête du classement, mais ces deux derniers ont un budget annuel inférieur au MCC Brussels, un think tank financé par le Hongrois Viktor Orban, défait aux dernières élections législatives. Sur l’une des...
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16/04 - Antisémitisme : les députés macronistes annoncent le retrait de la proposition de loi Yadan
Un recul provisoire ? Alors qu'elle devait être débattue sur les bancs de l'Assemblée nationale ce jeudi après-midi, la proposition de loi Yadan a finalement été retirée par le groupe Ensemble pour la République, en raison d'"un jeu d’obstruction manifeste [de La France insoumise] dans le but d’empêcher que soit examiné le texte" , a-t-il déclaré. Portée par Caroline Yadan, députée macroniste des Français de l'étranger, dont la circonscription comprend Israël, Jérusalem et les territoires palestiniens occupés depuis 1967, la proposition de loi vise à "lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme" depuis les attentats du 7-Octobre, et inclut plusieurs dispositions qui ont fait polémique, notamment l'élargissement du délit d’apologie de terrorisme en y incluant les propos faisant "implicitement" cette apologie ou celle "de leurs auteurs, y compris (…) en minorant ou en banalisant les actes de façon outrancière". Le risque existait d'une explosion des procédures judiciaires, déjà très nombreuses. Elle crée aussi un nouveau délit consistant à avoir "appelé publiquement, en méconnaissance du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et des buts et principes de la charte des Nations unies, à la destruction d’un Etat reconnu par la République française". Les détracteurs de la proposition de loi estimait qu'une telle disposition risquait d'assimiler à de l’antisémitisme toute critique du gouvernement israélien.
La proposition avait fait l'objet d'une pétition qui a recueilli plus de 700 000 signataires, la...
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16/04 - Anthony Klotz, l’homme qui a prédit la "grande démission" : "La meilleure chose est souvent de rester"
Quelles sont les raisons qui nous poussent réellement à démissionner ? Comment expliquer que des salariés satisfaits partent alors que les plus malheureux restent ? Pourquoi autant de démissions interviennent-elles dès la première année ? Comment prendre la bonne décision quant au fait de rester ou de partir ? À l’ensemble de ces questions, souvent intimes et propres à chacun, Anthony Klotz, professeur de comportement organisationnel à l’UCL School of Management à Londres, apporte un éclairage scientifique dans son ouvrage Jolted: Why We Quit, When to Stay, and Why It Matters (2025, Viking, non traduit). L’auteur met en lumière la manière dont un simple événement parfois banal se transforme en "secousse" et modifie notre rapport au travail. Jusqu’à nous pousser à claquer la porte. Et à le regretter ? Bien plus fréquemment qu’on ne l’imagine, explique-t-il dans un entretien à L'Express. Ce chercheur souligne qu'il est d’autant plus difficile de résister à la tentation de considérer le départ comme la solution que "quitter son emploi est souvent valorisé dans la culture populaire."
Celui qui a popularisé le concept de "grande démission" - dont le pic, fin 2021, a vu les travailleurs aux États-Unis quitter leur emploi à des niveaux jamais vus depuis le début des relevés en 2000 - identifie par ailleurs les prémices de nouvelles dynamiques à l'œuvre sur le marché du travail.
L’Express : Vous battez en brèche la croyance selon laquelle la démission serait forcément l’aboutissement d’un long processus de réflexion…...
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16/04 - Le plan de Gabriel Attal pour être candidat en 2027, Edouard Philippe ne vide pas (encore) son chargeur
Ça y est, les élections municipales sont passées, elles étaient le dernier scrutin au suffrage universel direct avant le grand rendez-vous de la présidentielle. Autant dire que la vie politique entre dans une nouvelle phase, ô combien palpitante…Ces ex qui crispent
Observation d’un grand élu sur la place prise par Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron sur la scène politique : "Nous avons un ex-président de droite qui casse les pieds de la droite, un ex-président de gauche qui casse les pieds de la gauche, nous aurons bientôt un ex-président du centre qui casse les pieds du centre."Le plan de Gabriel Attal
"Une annonce de candidature et le lendemain, on est déjà passé à autre chose" : pour officialiser son entrée dans la bataille élyséenne, Gabriel Attal a choisi son contre-modèle et il s’appelle Bruno Retailleau. Aussi l’ancien Premier ministre, qui voulait publier En homme libre avant de se déclarer, prépare-t-il une séquence sur plusieurs jours, dans laquelle s’inscrirait son meeting de Paris le 30 mai.Edouard Philippe ne vide pas (encore) son chargeur
Alors que Gabriel Attal lance officiellement sa campagne présidentielle, avec la parution, ce jeudi dans Le Point, des bonnes feuilles de son livre, En homme libre (Editions de l’Observatoire), on juge toujours dans le camp d’Edouard Philippe qu’il est urgent d’attendre. "La présidentielle, c’est un chargeur rempli d’idées, théorise un député Horizons, partisan de la patience. Le problème, c’est que vous ne pouvez pas le recharger....
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16/04 - Un "Otan européen" : comment le Vieux Continent se prépare à un désengagement américain
La menace ne cesse de se préciser. Contempteur régulier de l'Otan, Donald Trump a redoublé de critiques envers l'organisation militaire au cours des semaines passées. Le refus de plusieurs pays européens de lui apporter leur soutien dans la guerre contre l'Iran a visiblement ulcéré le président américain, qui a notamment déclaré au journal anglais The Telegraph : "Nous aurions toujours été là pour eux. Eux, en revanche, n'étaient pas là pour nous". Et il a précisé sa pensée lors d'un discours à Miami : "Nous dépensons des centaines de milliards de dollars par an pour l'Otan, et nous avons toujours été là pour eux, mais aujourd'hui, au vu de leurs actions, je suppose que nous n'avons plus à l'être." La décision d'un retrait américain de l'Otan, qui constituerait un coup de tonnerre sur le plan géopolitique, n'a pas encore été prise, mais les Européens la jugent suffisamment crédible pour commencer à en tirer les conséquences. Et à échafauder une nouvelle architecture pour un "Otan européen", comme le révèle le Wall Street Journal. "L'alliance sera davantage dirigée par l'Europe", a récemment déclaré son secrétaire général, le Néerlandais Mark Rutte. Mais le défi est considérable, et consiste à rattraper des années de sous-investissement dans les dépenses militaires.Des postes de commandement pour les Européens
Née au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, en 1949, l'Otan a toujours été pensée pour fonctionner avec un leadership américain à tous les niveaux : renseignement, logistique, postes de commandement. L'Allemagne...
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16/04 - Qui est John Fetterman, ce sénateur démocrate qui soutient la guerre de Donald Trump en Iran ?
Les sénateurs démocrates ont une nouvelle fois échoué, mercredi 15 avril, à faire adopter une résolution visant à mettre fin à la guerre menée par Donald Trump et Benyamin Netanyahou en Iran, tant que les hostilités ne sont pas autorisées par le Congrès. Le vote était serré : 52 voix contre 47. C’est la quatrième fois depuis le début de la guerre. C’est aussi la quatrième fois que la majorité démocrate se heurte à un étonnant opposant dans ses rangs : John Fetterman, sénateur de Pennsylvanie. Il est le seul démocrate à soutenir activement la guerre de Donald Trump.
Dans une émission sur Fox News, il avait d’emblée annoncé qu’il voterait, cette fois encore, contre la résolution. "Nous devons soutenir notre armée pour lui permettre d’atteindre les objectifs de l’opération Epic Fury", a-t-il déclaré à l’animateur Sean Hannity. Le démocrate défend, depuis le début du conflit, les attaques américaines et israéliennes en Iran. À trois reprises au cours du mois de mars, John Fetterman s’était déjà opposé à des résolutions sur les "pouvoirs de guerre" déposées par son camp, qui rappelaient que Donald Trump devait obtenir l’autorisation du Congrès avant d’engager une guerre. Les trois initiatives avaient échoué face à la majorité républicaine du Sénat.Fervent défenseur de la guerre de Donald Trump
Selon la chaîne américaine CNN, le sénateur pennsylvanien appellerait même le président américain à attaquer l’Iran depuis plus d’un an. "Je pense que les sénateurs disent : on ne veut pas que l’Iran acquière la bombe nucléaire. Le président...
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16/04 - Mythos, l’IA surpuissante d’Anthropic : pourquoi il faut se méfier du marketing de la peur
L'intelligence artificielle a battu un champion mondial du jeu de go, rend progressivement les véhicules autonomes, s’immisce déjà dans les guerres, et changera sûrement la manière de travailler, à terme. Dire qu’elle est "révolutionnaire" n’est pas galvaudé. Attention, toutefois, à garder la tête froide.
La récente sortie du modèle "Mythos", par la start-up américaine Anthropic, a déclenché une profonde panique. Tel un début d’intrigue de film catastrophe, celui-ci se serait d’abord "échappé" de son environnement sécurisé. Puis, les équipes d’Anthropic se seraient aperçues que Mythos peut craquer de très nombreux systèmes informatiques. Le transformant en une arme redoutable pour les cyberassaillants.
A quel point ce modèle est-il puissant ? La question est, en réalité, toujours débattue. Un laboratoire britannique indépendant a confirmé ses très bonnes facultés cyber : le modèle est parfois capable de réaliser chaque étape menant à une prise en main complète d’un réseau d’entreprises. Une prouesse jusqu’ici exclusivement réservée aux humains experts. Mais d’autres tests, comme ceux de la société Aisle, ont prouvé que d’autres modèles déjà sur le marché sont tout aussi capables de trouver de multiples brèches. Y compris celles dénichées par Mythos. "A quel point ces vulnérabilités sont réelles, exploitables et graves ? Tout cela n'est pas clair ", a vivement critiqué le célèbre site spécialisé Tom's Hardware. Retenu en cage, Mythos n’est à ce jour partagé qu’à une poignée de grandes entreprises et d’organisations (la plupart...
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16/04 - Pesticides, cancer et "fabrique du doute" : ce que les agences sanitaires oublient de prendre en compte
Quelle est la dangerosité réelle des résidus de pesticides qui se retrouvent dans l’air, dans l’eau et dans l’alimentation ? Que sait-on de leurs effets de long terme alors qu'ils finissent par contaminer nos organismes ? A chaque étude scientifique sur les produits phytosanitaires détectés dans l'environnement ou chez l'Homme, le débat public s’embrase. Deux camps s'affrontent : celui des rassuristes, partisans du "aucun problème" ; et celui des alarmistes, convaincus qu'il y a là un problème majeur de santé publique.
Que dit vraiment la science ? De quelles certitudes dispose-t-on sur les cancers et les pathologies que pourraient provoquer ces produits toxiques ? Comment les chercheurs procèdent-ils pour avancer sur les questions les plus épineuses ? Pourquoi peinent-ils ? Loin d'être aussi binaire, la littérature scientifique dépeint un panorama bien plus nuancé que les contenus qui font le buzz sur Internet. C’est dans cette complexité que s'inscrit Xavier Coumoul, directeur de recherche à l’Inserm et toxicologue à l'université Paris-Cité.
Loin des caricatures et sans dogmatisme aucun, ce spécialiste, découvreur de nombreux mécanismes d’action des pesticides, nuance les interprétations à l'emporte-pièce, qui voudraient par exemple que le cancer soit une "épidémie" dont les pesticides sont responsables. Tout en rappelant que la participation réelle des résidus de produits phytosanitaires à cette pathologie n'est pas connue, le chercheur regrette que les agences n'approfondissent pas plus leurs...
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16/04 - Surcoûts, imprévisibilité... La Suisse empêtrée dans sa commande de F-35 américains
Le bon élève suisse aura payé au prix fort sa fascination pour les Etats-Unis. La commande passée en 2021 de 36 F-35, les avions de combat furtifs conçus par Lockheed Martin, a viré à l’affaire d’Etat. En cause, des dépassements budgétaires exorbitants et l’imprévisibilité de l’allié américain. L’été dernier, l’administration Trump a notifié un surcoût de près de 1 milliard d’euros pour la livraison de ses F-35.
Une ardoise bien lourde pour un pays amené à mener essentiellement des missions de surveillance et de police du ciel, au nom de sa neutralité historique. Ce 6 mars, le Conseil fédéral est revenu sur sa position. Seuls 30 F-35 seront finalement commandés. Un crédit supplémentaire de 394 millions de francs suisses (438 millions d'euros) sera néanmoins requis.Le mirage du prix fixe
Alors que d’âpres négociations s'annoncent avec les Etats-Unis pour éviter tout nouveau débordement budgétaire, la Suisse sort timidement de sa servitude volontaire. "Quand les Etats-Unis nous ont infligé des droits de douane de 39 % l’été dernier, la première réaction des autorités a été d’envisager d’acheter encore plus d’équipements américains !", s'exclame l’ex-conseiller national vert neuchâtelois Fabien Fivaz, qui siège désormais au Conseil des Etats. Le Pentagone est libre de revoir le prix de ces bijoux technologiques à la hausse. A cela s’ajoutent d’autres surcoûts, liés aux infrastructures logicielles nécessaires au bon fonctionnement des avions de combat mais aussi à l’aménagement de trois aérodromes du pays, Payerne, Meiringen et...
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16/04 - La Russie menace de frapper les usines européennes produisant des drones pour l’Ukraine
Moscou menace cette fois de s’en prendre directement aux nations européennes. Mercredi 15 avril, le ministère de la Défense russe a publié une déclaration menaçante assortie d’une liste d’usines produisant des drones ou composants de drones destinés à l’Ukraine, implantées au Royaume-Uni, en Allemagne, au Danemark, en Lettonie, en Lituanie, aux Pays-Bas, en Pologne et en République tchèque, ainsi que des sites de fabrication de composants en Espagne, en Italie, en République tchèque, en Israël et en Turquie. L’ancien président russe Dmitri Medvedev, aujourd’hui vice-président du Conseil de sécurité de la Russie, a ensuite précisé sur X que la liste publiée par l’armée équivalait à "une liste de cibles potentielles" pour les forces armées russes.
Du point de vue de Moscou, les gouvernements européens qui permettent l’accroissement de la production de drones en Ukraine en accueillant ces usines provoquent volontairement une escalade du conflit. "Le public européen doit non seulement comprendre les véritables causes des menaces pesant sur sa sécurité, mais aussi être informé des adresses et des emplacements des entreprises ukrainiennes et conjointes produisant des drones et des composants pour Kiev sur son propre territoire", précise la déclaration.
"Le moment où des frappes deviendront une réalité dépend de ce qui se passera ensuite. Dormez bien, partenaires européens !", a commenté Dmitri Medvedev. Ce dernier a déjà fait à plusieurs reprises des déclarations menaçantes à l’égard des pays européens en raison de...
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16/04 - "Du jamais vu" : pour le marché automobile, la fête est finie
Retombé au plus bas depuis la crise du Covid en 2020 et 2021 le secteur plonge dans une crise durable. Aux niveaux européen et national, les contraintes réglementaires pour des automobiles plus vertes, paralysent nombre de constructeurs. Les Français, eux, restent toujours autant attachés à la "bagnole" et en pincent pour des voitures haut de gamme et hybrides, des segments en pleine révolution. Le marché se convertit aux "wattures" fabriquées dans un monde plus durable et où l'intelligence artificielle prend toujours plus de place. Une conversion à marche forcée qui risque de laisser certaines marques sur le bas-côté.
Les atermoiements de la commission européenne et les embardées de la fiscalité française ont conduit le marché automobile droit dans le mur. En 2025, les ventes de voitures neuves ont plongé de 5 % dans l’Hexagone. "Il s’agit du niveau le plus bas depuis 1972", souligne Marie-Laure Nivot, responsable Intelligence Marché chez AAA Data, l’expert de la donnée augmentée. Dans les entreprises, qui s’adjugent 60 % des immatriculations, la chute est vertigineuse : - 10 % ! "Du jamais vu, même pendant les périodes de crise de 2020 et 2021", souffle Régis Masera, directeur de l’Observatoire des mobilités d’Arval.Des diktats européens toujours plus contraignants
Les tergiversations Bruxelloise ont contribué à déstabiliser les consommateurs. Sur la fin de la commercialisation des moteurs thermiques en 2035, la réponse n’est tombée que fin décembre : les constructeurs pourront écouler 10 % de modèles...
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16/04 - Pouvoir d’achat : le prix du pétrole pose moins problème que la perte de productivité, par Vincent Champain
Le pouvoir d’achat est redevenu la première préoccupation des Français. Selon la dernière note de conjoncture de l’Insee, il devrait baisser en moyenne de 0,2 % à mi-année du fait de la crise du détroit d’Ormuz, et bien plus pour les agriculteurs, les pêcheurs ou tous ceux qui dépendent du prix du pétrole pour se chauffer ou aller travailler.
Ce contexte va focaliser le débat public sur les mesures de soutien à court terme – baisse des taxes, blocage des prix ou subventions – et renvoyer à plus tard les discussions sur l’affaiblissement de notre recherche, la difficulté à construire des géants numériques en Europe et à y diffuser l’innovation, le taux d’emploi ou l’investissement productif. Pourtant, ce sont ces facteurs qui expliquent que notre richesse par habitant est désormais inférieure d’un quart à ce qu’elle devrait être. C’est ce "grand décrochage" de productivité par rapport à nos voisins européens ou américains que l’Observatoire du long terme a étudié dans toutes ses dimensions à l'occasion de son dernier rapport. Il s’est produit de façon imperceptible et beaucoup moins visible que la hausse du prix du carburant à la pompe. Pourtant, ce décrochage ampute la richesse moyenne des Français d’un montant plus de cent fois supérieur à la crise d’Ormuz. Un ralentissement plus prononcé chez nous
En l’an mil, la richesse par tête en France se situait à un niveau comparable à celui du Sénégal d’aujourd’hui, d'après les calculs de l'économiste et historien britannique Angus Maddison. Elle a quintuplé pour atteindre un...
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16/04 - Editions Grasset : 115 auteurs claquent la porte après le renvoi d’Olivier Nora
La réaction ne s'est pas fait attendre, et elle est massive. Dans une lettre commune publiée ce jeudi 16 avril à minuit, 115 auteurs annoncent leur départ de la maison d'édition Grasset pour protester contre le licenciement de son PDG Olivier Nora, révélé en exclusivité mardi 14 avril par L'Express. Parmi les auteurs qui claquent la porte, des poids lourds de la littérature : Virginie Despentes, Sorj Chalandon, Frédéric Beigbeder, Vanessa Springora ou encore Bernard-Henri Lévy.
"Nous sommes des auteurs Grasset, nous avons publié chez Grasset, ou nous avons un livre qui va sortir chez Grasset, mais nous ne signerons pas notre prochain livre chez Grasset", écrivent-ils dans leur lettre, dans laquelle ils qualifient le renvoi d'Olivier Nora d'"atteinte inacceptable à l’indépendance éditoriale et à la liberté de création". Et de cibler Vincent Bolloré, propriétaire de la prestigieuse maison d'édition depuis 2023 : "Une fois de plus, Vincent Bolloré dit 'je suis chez moi et je fais ce que je veux' au mépris de celles et ceux qui publient, de celles et ceux qui accompagnent, éditent, corrigent, fabriquent, diffusent, distribuent nos livres. Et au mépris de celles et ceux qui nous lisent."
"Nous ne voulons pas que nos idées, notre travail, soient sa propriété", ajoutent les signataires, parmi lesquels figurent aussi Laure Adler, Anne Sinclair, Laurent Binet et Jean-Paul Enthoven, qui refusent "d’être les otages d’une guerre idéologique visant à imposer l’autoritarisme partout dans la culture et les...
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16/04 - Moyen-Orient : Israël et le Liban ont convenu d’un cessez-le-feu de 10 jours
Une nouvelle session de négociations entre les Etats-Unis et l'Iran pourrait s'ouvrir dans les prochains jours au Pakistan, malgré l'impasse lors de la réunion d'Islamabad au cours du week-end, avec la question du nucléaire iranien parmi les principaux points de contentieux. Mercredi 15 avril, l'administration américaine a même exprimé son optimisme quant à la possibilité de parvenir à un accord pour mettre fin à la guerre en Iran, tout en menaçant d'accroître la pression économique contre Téhéran.
En attendant, les dirigeants d'Israël et du Liban devraient se parler directement ce jeudi, à en croire Donald Trump. Le détroit d'Ormuz quant à lui est toujours sous blocus de l'armée américaine. Cette dernière affirme avoir bloqué dix navires au départ des ports iraniens... Alors même que des données maritimes révèlent que trois pourraient avoir traversé le détroit depuis lundi.
Les infos à retenir
⇒ Israël et le Liban ont convenu d'un cessez-le-feu de 10 jours à compter de jeudi 23 heures
⇒ Une nouvelle réunion pourrait avoir lieu avec l'Iran ce week-end, déclare Donald Trump
⇒ L'Allemagne se dit prête à participer à sécuriser le détroit d'Ormuz
21h00Fin de ce direct
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations.
>> Notre nouveau direct
20h31La trêve de dix jours pourrait être prolongée si les deux camps le souhaitent
La trêve de dix jours entre Israël et le Liban pourrait être prolongée si les deux...
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16/04 - Les médecins face à ChatGPT : l’IA a déjà pris une longueur d’avance
Le sujet s’est faufilé comme une évidence. Si bien qu’au début, personne ne s’est aperçu de la confidence. Début mars, L'Express rencontrait Andréas Werner, le président de l’Association française de pédiatrie ambulatoire, dans le cadre d'un article sur les IA conversationnelles en santé. Les échanges tournaient autour de la performance de ces outils, de la nécessité de technologies européennes, quand, au milieu d’une phrase, le ton libéré des formalités d’usage, surgit l’anecdote. Lui aussi, s'en remet parfois aux intelligences artificielles sur certaines questions médicales. De temps en temps, ce membre d’une demi-douzaine de sociétés savantes internationales, et spécialiste respecté, consulte ChatGPT sur certains syndromes qu’il n’a pas revu depuis la faculté, ou à propos de médicaments qu’il n’utilise guère.
L'outil peut faire gagner du temps. Car le pédiatre tient en parallèle un site Internet où échouent les demandes de parents en détresse. A raison de trois questions par jour, le médecin n’arrivait pas à répondre assez rapidement aux questions les plus épineuses. Alors Andréas Werner s’est dit que demander à l’intelligence artificielle de digérer la littérature, et de pondre une réponse comestible, après tout, ce n’était pas si horrible. "Même s’il y a trop d’erreurs, ces outils sont quand même pas mal, vous ne trouvez pas ?", souriait-il lors de notre rendez-vous. Il s’amuse des faiblesses humaines, moque les recommandations des jeunes médecins débordés. Un jour, l’un d’entre eux s’agace. En poste au 15, il...
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16/04 - "Seront-ils là pour nous ?" : chez les Baltes, la crainte d’un désengagement américain de l’Otan
"Epaules contre épaules avec nos alliés, nous œuvrons pour la paix à travers les missions de l'Otan." C’est en ces termes résolus que le ministère letton des Affaires étrangères a choisi de célébrer sur ses réseaux sociaux, le 29 mars, le 22e anniversaire de l’entrée du pays au sein de l’Alliance atlantique, vidéo à l’appui, avec en fond le message "#Stronger together" ("plus forts ensemble"). A plus de 7 000 kilomètres de là, à peine trois jours plus tard, c’est pourtant un tout autre son de cloche qui résonnait à la Maison-Blanche. Furieux du manque de soutien des Européens pour débloquer le détroit d’Ormuz, Donald Trump n’a, lui, pas eu de mots assez durs pour exprimer tout son "dégoût" pour l’organisation, n’excluant pas d’en retirer les Etats-Unis.
Un scénario cauchemar pour la Lettonie qui, comme ses voisins lituanien et estonien, voit depuis plus de deux décennies le grand frère américain comme sa principale garantie de sécurité face à une Russie aux ambitions impérialistes de plus en plus menaçantes. Dans les trois pays Baltes, les attaques répétées de Donald Trump contre l’Alliance ont brusquement réveillé les doutes sur la solidité du lien transatlantique. "Nombreux sont ceux qui se demandent désormais si les Américains seront réellement là pour nous aider en cas de crise, atteste Olevs Nikers, président de la Baltic Security Foundation, à Riga, et conseiller du gouvernement letton. Auparavant c’était une certitude absolue, mais la situation a complètement changé."Confiance écornée
Il faut dire qu’entre la...
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16/04 - L’éternel débat d’une défense européenne, dans un monde en rupture
Le passé permet souvent d'éclairer l'actualité. Chaque jeudi, dans notre nouveau podcast Hier à la Une, on se plonge dans les archives de L’Express, pour comprendre autrement la couverture du magazine de la semaine.
Sur fond de tensions en Iran, le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, s’est entretenu il y a quelques jours avec Donald Trump à Washington. Une discussion qui s’est déroulée dans un climat électrique, alors que le président américain continue de brandir la menace d’un retrait de l’Alliance. Entre l’invasion de l’Ukraine en 2022, et l'incertitude qui pèse sur l’engagement américain, l'Europe traverse une crise sécuritaire sans précédent qui souligne, une nouvelle fois, sa dépendance militaire vis-à-vis des Etats-Unis. Et c’est à cette subordination stratégique que L’Express consacre sa Une cette semaine.
Le constat est sans appel : l'armée française est placée sous perfusion américaine. Longtemps habituée à ce confort, l’Europe se trouve aujourd’hui confrontée à une double pression. D’un côté, l’agressivité des Russes ne diminue pas, et avec elle la crainte d’une extension du conflit à l’est ; et de l’autre, le désengagement de son principal allié. Une situation qui force le Vieux Continent à interroger la durabilité de son modèle de défense.
En mars 2025, le président de la commission de la défense danoise, lui-même impliqué dans le choix de l’avion de chasse américain, a déclaré regretter l’achat du F-35 par le Danemark, faisant valoir des risques de chantage par Washington. Une réalité qui oblige...
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16/04 - L’histoire secrète du mariage entre la DGSI et Palantir, entreprise proche de la CIA
Alex Karp jure n'avoir qu'une envie : aider la France. En cette fin d'année 2016, au siège de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), le PDG de Palantir Technologies déploie son charme pour rassurer son auditoire. "Daech, pour moi, c'est comme Hitler", assure-t-il aux cadres du service de renseignement présents dans le bureau de Patrick Calvar, son directeur. Dans un français presque parfait - il a travaillé comme serveur en France, raconte-t-il - Karp vante les mérites de son logiciel, Gotham, capable de répondre aux besoins de la lutte antiterroriste.
Lancés dans une course effrénée contre le djihadisme, les policiers sont impressionnés par les performances de ce produit miracle, sorte de "super accélérateur d'enquête", nous dit-on aujourd'hui. Sûr de l'efficacité de son produit, Karp fait tout pour gommer les accointances de son entreprise avec le renseignement américain - In-Q-Tel, le fonds créé par la CIA, figure parmi ses actionnaires fondateurs. Qu'importe que le contrat avec le renseignement français ne soit pas un jackpot financier pour Palantir. Cette signature va lui ouvrir les portes du marché européen, parie-t-il. Devant des cadres de la DGSI médusés, le volubile Karp se met en scène. Il célèbre sa pratique du polyamour et insiste sur sa distance avec le milieu néoconservateur américain. "Marrant, quand on voit sa proximité actuelle avec le cercle de Donald Trump", souffle un ancien responsable de la DGSI. Proximités Maga
Dix ans plus tard, le PDG s'affiche aux côtés du...
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15/04 - Nicolas Sarkozy, la déchéance d’un président : du déjeuner avec Jordan Bardella au lâchage de Claude Guéant
"Je transforme toujours le plomb en or" : ainsi se voit, se vit Nicolas Sarkozy. Il est "le seul type au monde", confie-t-il à un ami, qui effectue un séjour de trois semaines à la Santé et en fait dans la foulée un best-seller. On dit que les Français ne lisent plus et qu’ils n’aiment plus la politique : quel pied de nez que le triomphe du Journal d’un prisonnier (Fayard). On croirait l’entendre : "Qu’est-ce que ce serait si les gens aimaient la lecture et les politiques…"
Il a constamment célébré le culte de la performance. Qu’un écrivain, Joël Dicker, devienne un auteur à succès et il l’appelle pour finir par l’inciter à mieux négocier ses droits d’auteur avec son éditeur. Qu’un vidéaste, Guillaume Pley, qu’il commence par regarder un peu de haut, l’interroge avec bonheur, que ce podcast rencontre un succès viral, et il demande à le revoir, prêt à lui réserver une petite surprise. "La marque de fabrique, cela ne change pas chez un homme", disait François Mitterrand. Ainsi va Nicolas Sarkozy. Il va, ou il ne va pas.
Mardi 14 avril, dans le cadre de son procès en appel sur le supposé financement libyen en 2007, l’ancien président est interrogé sur celui qui fut le plus proche de ses conseillers. "Le Guéant que j’ai connu et apprécié ne ressemble pas aux épisodes que j’ai lus dans ce dossier", avait-il lâché la semaine précédente. Lâché, c’est le mot. L’attitude interpelle. Combien de fois a-t-il répété, lui l’apôtre de la "verticalité", qu’un bon chef avait de bons collaborateurs, un chef médiocre des...
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15/04 - Catherine Vautrin : "S’il n’y a rien sur les étagères, on ne peut pas reprocher d’acheter américain"
Six mois à un rythme fou. Depuis sa nomination comme ministre des Armées, en octobre 2025, Catherine Vautrin a fait ajouter beaucoup de tampons sur son passeport. Les pays du Golfe, la Grèce, l'Ukraine, la Pologne, le Japon, la Corée du Sud, la Suède, Luxembourg... Et ce dans un contexte géopolitique brûlant. "Regardez comment on a commencé l'année...", retrace-t-elle en recevant L'Express à l'hôtel de Brienne, avant d'égrener les nouvelles crises à gérer en 2026 : Venezuela, Groenland, désormais l'Iran et la gestion du détroit d'Ormuz.
La ministre a accepté d'évoquer un autre dossier brûlant : la dépendance des armées européennes au grand frère américain. Les prétentions de Donald Trump sur le Groenland ont mis en lumière la mainmise des Etats-Unis sur l'armement des Européens... au point qu'il serait quasi-impossible de combattre sans leur aval. Durant une heure, Catherine Vautrin défend les choix français, assume le rôle de chef de file que devra jouer Paris en Ukraine, en cas de retrait de Washington. "La réponse est oui", réagit-elle lorsqu'on lui demande si l'Europe peut être prête, à tout moment, à suppléer un défaut américain auprès de Kiev.
La ministre fait aussi passer quelques messages. A sa manière, en subtilité, en suggérant des intérêts communs, des partenariats souhaitables, plutôt qu'en assénant unilatéralement l'urgence d'un réveil. Sans cacher non plus les difficultés, comme sur le sujet de plus en plus tracassant du Scaf, l'avion de chasse du futur, qui divise Français et Allemands.
L'Express...
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15/04 - Comment l’Iran a utilisé un satellite chinois pour espionner des bases américaines
Téhéran a-t-elle espionné des bases américaines avec l'appui de satellites chinois ? C'est ce que suggèrent des révélations du journal britannique The Financial Times ce mercredi 15 avril. D'après l'enquête, le satellite référencé sous le nom de TEE-01B, construit et mis en orbite par la société chinoise Earth Eye Co, a été acquis par la Force aérospatiale du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) après son lancement dans l'espace depuis la Chine, selon le quotidien, qui cite des documents militaires iraniens.
Depuis le début de la guerre en Iran, le 28 février dernier débutée par des frappes israélo-américaines, le satellite aurait notamment servi à capter des images de bases situées en Arabie saoudite, en Jordanie, à Bahreïn mais aussi en Irak. Le Financial Times affirme s’appuyer sur des documents militaires iraniens ayant fuité, ainsi que sur des listes de coordonnées horodatées, des images satellites et des analyses orbitales.Surveillance des sites militaires
Les commandants militaires iraniens ont utilisé le satellite pour surveiller les principaux sites militaires américains, ajoute le Financial Times, s'appuyant sur les listes de coordonnées horodatées, des images satellites et des analyses orbitales. Les images ont été capturées en mars avant et après des frappes de drones et de missiles contre ces sites. Dans le cadre de l'accord conclu avec la Chine, le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) a obtenu l'accès aux stations terrestres commerciales exploitées par Emposat, un...
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15/04 - "S’il transforme trop l’œuvre de Marine Le Pen…" : comment Jordan Bardella redessine discrètement la ligne du RN
Jordan Bardella ne s’est pas chargé lui-même de la remontrance. Il a missionné Ludovic Pajot, maire RN de Bruay-la-Buissière, de faire passer le mot sur la conversation regroupant les nouveaux maires frontistes. Ces derniers ont été avertis : s’agissant de l’Union européenne, ils sont désormais priés d’arrêter de communiquer de façon caricaturale et excessive. Le président du RN n’a pas apprécié le comportement des nouveaux élus, dont plusieurs ont retiré le drapeau européen de leur hôtel de ville. La pratique n’est pourtant pas nouvelle. En 2020, déjà, les édiles frontistes, fidèles à la ligne populiste de Marine Le Pen, s’étaient débarrassés des drapeaux bleus qui ornaient les bâtiments officiels. Six ans plus tard, Jordan Bardella n’est plus à l’aise avec ce geste. Question d’image. Lui qui tente de gommer au maximum les irritants de son parti refuse de se retrouver enlisé dans ce qu’il considère comme des polémiques inutiles. Quitte à rompre avec certaines traditions. "Je n’ai vraiment pas compris sa réaction sur cette histoire de drapeau, commente un député lepéniste, perplexe. Ça a toujours été la ligne du parti."
Depuis quelque temps, les tenants d’un populisme chimiquement pur sentent le vent tourner. Ils regardent du coin de l’œil leur chef de file abandonner peu à peu les marqueurs d’un euroscepticisme radical ou d’un étatisme sans concession, qui ont longtemps été la norme au RN de Marine Le Pen. Jordan Bardella, lui, rêve plutôt d’intégrer la grande famille des partis de droite, à qui il fait régulièrement les...
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15/04 - "C’est une révolution !" : pourquoi la victoire de Péter Magyar va tout changer à Bruxelles
Ils ne pouvaient rêver d’une meilleure soirée. A la télévision, le Hongrois Péter Magyar, ravi d’avoir défait dans les urnes Viktor Orban, bête noire des Européens et cheval de Troie de Vladimir Poutine, prononce ces quelques mots, que l’on n’espérait plus entendre, depuis longtemps, à Bruxelles : "Aujourd’hui, le peuple hongrois a dit oui à l’Europe". Pendant ce temps, à 1 100 kilomètres à vol d’oiseau de Budapest, les téléphones crépitent, les boucles WhatsApp surchauffent et toute la "bulle" bruxelloise exulte de bonheur. On s’envoie quelques émojis, on se laisse (un peu) aller. "Put*** mais le pognon qu’ils vont se faire !", pianote un haut fonctionnaire de la Commission européenne à un ami qui travaille au Parlement de Strasbourg en référence aux 17 milliards d’euros que la Hongrie, appauvrie sous Orban, devrait toucher - ces fonds étaient gelés en raison du non-respect de l’Etat de droit. Ce soir-là, on célèbre la victoire de Péter Magyar autant qu’on savoure la défaite de Viktor Orban. "Ça nous enlève une sacrée épine du pied, résume le conseiller d'un commissaire européen. On n’aura plus à faire attention à ce qu’on dit, à qui on le dit, et ça va tout débloquer. On n’imagine pas ce que ça va changer ici. C’est une révolution !"
Magyar est, certes, un illustre inconnu, mais un illustre inconnu vaut mieux qu’un informateur de Moscou… Il y a trois semaines, le Washington Post révélait ce que l’on soupçonnait déjà depuis des années dans les hautes instances de l’UE : le ministre hongrois des affaires étrangères, Péter...
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15/04 - Négociations entre Israël et le Liban : pourquoi l’Etat hébreu veut tenir la France à l’écart
Si elle n'était pas encore à son apogée, la dégradation des relations entre Paris et Tel Aviv a de nouveau franchi un cap ce mercredi 15 avril. Alors que des pourparlers informels entre Israël et le Liban, en état de guerre depuis 1948, se sont tenus mardi à Washington sous médiation américaine, l'ambassadeur d'Israël aux Etats-Unis, Yechiel Leiter, a déclaré que la France ne devait pas être impliquée dans les discussions concernant le Liban.
"Il est certain que nous ne voulons pas voir les Français s’immiscer dans ces négociations", a déclaré Yechiel Leiter devant la presse, à l’issue d'une réunion d'un peu plus de deux heures avec son homologue libanaise. "Nous aimerions garder les Français aussi loin que possible de pratiquement tout, mais surtout lorsqu’il s’agit de négociations de paix", a poursuivi le représentant israélien aux États-Unis. Et d'ajouter : les Français "ne sont pas nécessaires. Ils n’ont pas d’influence positive, surtout pas au Liban"."Pas un médiateur équitable"
Alors que les combats se sont intensifiés ces derniers jours le long de la frontière sud du Liban, faisant 350 morts et plus de 1 200 blessés le 8 avril dernier, Beyrouth et Tel Aviv doivent planifier une nouvelle rencontre pour négocier de façon plus formelle. Et ce sera donc sans la France, selon les déclarations de la diplomatie israélienne. "Une évolution par rapport à 2024, mais surtout à 2006", souligne le quotidien libanais L'Orient-Le Jour, rappelant que Paris avait, de concert avec Washington, élaboré la résolution 1701...
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15/04 - Poutine ciblé par la DGSE en 1990, la CIA mieux informée que la DGSI sur un terroriste en France
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'indiscrets exclusifs en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.Vladimir Poutine, la DGSE et Berlin 90
La fin de la guerre froide n'a pas encore livré tous ses secrets. En 1990, quelques mois après la chute du mur de Berlin, les réunions s'y enchaînent sur la réunification allemande. "Côté délégation soviétique, je vois un petit mec qui concentre les attentions des représentants de l'Allemagne de l'Est. Il avait l'air beaucoup plus important qu'il n'y paraissait", raconte ce diplomate français. Il demande qu'une photo soit prise. Rentré à Paris, il fait identifier le personnage par la DGSE. Les espions le reconnaissent immédiatement : il s'agit du représentant des services soviétiques en Allemagne de l'Est. Son nom ? Vladimir Poutine.L’avenir incertain du siège de la DGSE
Le destin de "Mortier", à savoir les bureaux emblématiques de la DGSE dans le XXe arrondissement de Paris, est entre les mains du ministère des Armées et de la mairie de Paris. Les discussions, pour lesquelles la DGSE elle-même n’est pas décisionnaire, sont encore loin d’avoir débouché sur un arbitrage définitif. Plusieurs pistes existent, entre la vente...
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15/04 - La Commission européenne, la crise énergétique et l’opinion : récit d’un dialogue de sourds
Vous n’avez sans doute jamais entendu son nom. Dan Jorgensen n’est pas connu. Pis encore, il n’est pas entendu. Qui sait seulement que le commissaire européen à l’Energie s’est exprimé, le 31 mars ? Le Danois fait pourtant partie de ceux qui rappellent quelques vérités qu’on ne voudrait pas entendre. Tranchant avec la grande prudence du gouvernement français - le ministre de l’Economie, Roland Lescure, a dû rétropédaler après s’être aventuré à parler de "choc pétrolier" - le commissaire a mis les pieds dans le plat. "Même si la paix survenait demain, nous ne reviendrions pas à la normale dans un avenir prévisible", a-t-il prévenu à l’issue d’une réunion extraordinaire des 27 ministres de l’Energie.
C’était, certes, avant l’annonce d’un cessez-le-feu précaire en Iran, qui exclut le Liban, lourdement frappé. Mais la facture ne cesse de s’alourdir - 14 milliards d’euros supplémentaires en un mois pour l’importation de combustibles fossiles - et les prix du gaz et du pétrole, qui ont respectivement augmenté de 70 % et 60 % dans l’UE, ne baisseront pas du jour au lendemain. Cinquante ans après Raymond Barre, voilà donc le nouveau "Père la Rigueur". Celui que les Etats membres, qui ne veulent pas affoler l’opinion, laissent prononcer des mots qu’ils proscrivent, comme "pénurie".
A part cela, comme dirait Raymond Devos, le commissaire a parlé pour ne rien dire. Et cela peut suffire pour agacer… Ne pouvant faire d’annonces, au risque d’outrepasser ses compétences, il s’en est tenu aux conseils, citant les dix...
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15/04 - "Je pensais qu’elle avait du courage" : entre Giorgia Meloni et Donald Trump, une rupture consommée ?
Les mots prononcés par Donald Trump ce mardi 14 avril tranchent avec les sourires affichés et les poignées de mains franches échangées un an plus tôt dans le bureau Ovale. Interrogé par la correspondante à New York du Corriere della Sera, le président américain a vivement critiqué la cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, pour avoir refusé d'impliquer son pays dans la guerre en Iran, qui a éclaté le 28 février dernier.
"Est-ce qu'ils [NDLR : les Italiens] apprécient le fait que votre présidente [NDLR : du conseil] ne nous aide pas à obtenir ce pétrole ? Est-ce que ça leur plaît ? Je n'arrive pas à l'imaginer. Je suis sous le choc. Je pensais qu'elle avait du courage, mais je me suis trompé", a déclaré Donald Trump dans une interview au quotidien italien.Amitié déçue
Jusqu'à présent, la présidente du Conseil italien d'extrême droite était pourtant parmi les rares dirigeants européens à avoir les bonnes grâces de l'administration américaine, depuis le retour à la Maison-Blanche de Donald Trump. Il y a encore un mois, début mars 2026, le président américain faisait ainsi l'éloge de Giorgia Meloni, estimant qu'elle était une alliée précieuse pour son pays, selon des propos rapportés par le Corriere della Sera. "J'aime l'Italie, je pense que c'est une grande dirigeante", avait-il déclaré. Giorgia Meloni "essaie toujours d'aider, c'est une excellente dirigeante et c'est mon amie".
Embourbé dans un conflit loin d'être terminé avec l'Iran, avec peu d'alliés en dehors d'Israël, le président américain, comme...
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15/04 - Général Benoît Durieux : "Les fondamentaux du leadership sont les mêmes que sous Jules César"
Dans Succession, Kendall Roy, quarante printemps et fils de Logan Roy, est présenté comme le dauphin naturel pour succéder au patriarche, à la tête d'un empire médiatique, Waystar RoyCo. Sur le papier, l'héritier a tous les attributs pour en reprendre les rênes : le nom, le statut, l'expérience acquise au sommet de l'entreprise. Seulement, lorsqu'il se trouve confronté à des situations de crise ou contraints à des arbitrages difficiles, celui-ci montre rapidement ses limites. Pis, ses décisions sont régulièrement remises en question, ce qui, au fil des épisodes, érode sa légitimité.
L'Express n'aura pas le masochisme de spoiler le dénouement à ceux qui n'ont pas encore regardé cette excellente série ; reste que l'intrigue illustre un phénomène bien identifié par plusieurs intervenants au deuxième Forum du Leadership organisé à l'ESCP Business School avec la Fondation Prospective et l'Ecole du leadership le 8 avril, et particulièrement par le général Benoît Durieux : couper à travers champs fait courir le risque de rater les enseignements des étapes intermédiaires, essentielles au dirigeant une fois celui-ci aux commandes. Pour L'Express, l'ancien directeur de l’IHEDN et professeur associé à Paris-Panthéon Assas revient sur les qualités essentielles d'un leader, et donne quelques clés pour s'en imprégner.
L'Express : On dit souvent que l’armée est la meilleure école de leadership en France ; est-ce le cas ?
Général Benoît Durieux : Je ne dirais pas que l’armée est la meilleure école de leadership. En revanche,...
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15/04 - Effondrement des naissances : ce séisme qui guette l’école française, par Antoine Levy
Pour la première fois depuis 1945, la France a enregistré, en 2025, moins de naissances (645 000) que de décès (651 000). Cette décroissance naturelle de la population, liée à l'effondrement de la fertilité chez les moins de 30 ans et aux prémices de la vague de décès des baby-boomers de l'immédiat après-guerre, n’est pas spécifique à l'Hexagone, dont la trajectoire suit, avec quelques années de retard, celle de nombre de pays développés comme le Japon ou l’Allemagne.
Sans inversion rapide des tendances récentes de fertilité, les projections démographiques laissent entrevoir une stagnation, voire une baisse de la population dans les 30 à 50 prochaines années, et un vieillissement accéléré qui porterait la part des plus de 60 ans au-delà de 35 %, et celle des moins de 20 ans bien au-dessous de 20 %.
Dans le débat public, l’impact économique de cette contraction démographique à venir est le plus souvent présenté sous deux angles : celui du financement difficile, voire impossible, des retraites et des frais de santé d’une proportion toujours croissante de seniors par des actifs toujours moins nombreux ; et celui, plus optimiste ou plus cynique, d’une potentielle réduction de la pression démographique sur les ressources naturelles, les prix du foncier, ou le changement climatique.
Pourtant, à court terme, l’enjeu le plus immédiatement visible de l’effondrement des naissances n’est ni dans le financement des retraites, ni dans une hypothétique solution malthusienne radicale aux défis environnementaux. Il est dans...
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15/04 - L’Iran propose une solution permettant aux navires de sortir du détroit d’Ormuz sans être attaqués
Les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran vont-elles reprendre, après l'échec des premiers pourparlers de ce week-end ? Donald Trump lui-même a laissé entendre qu'il s'agissait d'une possibilité, déclarant mardi au New York Post que cela pourrait arriver dans les deux jours. Le vice-président américain J.D. Vance avait pour sa part affirmé lundi que "la balle est dans le camp" de Téhéran, appelant implicitement à des concessions de la part des autorités iraniennes.
En attendant, le détroit d'Ormuz est bloqué depuis lundi par l'armée américaine, qui assure avoir complètement stoppé les échanges commerciaux effectués via les ports iraniens.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump assure que la guerre est "presque finie"
⇒ L'Iran propose une solution permettant aux navires de sortir du détroit d'Ormuz sans être attaqués
⇒ Israël ne veut pas que la France "s'immisce" dans ses négociations avec le Liban
21h00Fin de ce direct
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations. Bonne soirée à vous.
>> Notre nouveau direct
20h18Israël est tenu "constamment" informé par Washington des contacts entre les Etats-Unis et l'Iran
Israël est tenu "constamment" informé par Washington des contacts entre les Etats-Unis et l'Iran, déclare Benyamin Netanyahou. "Nos objectifs sont alignés", souligne-t-il dans une allocution vidéo, ajoutant que déterminer l'issue des négociations ou de quelconques progrès serait...
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15/04 - "Les soirs et week-ends, les hackers russes attaquent sans relâche" : comment l’Estonie assure sa défense cyber
La date est toujours marquée d'une pierre blanche à Tallinn. Le 27 avril 2007, l'Estonie subit de plein fouet une cyberattaque massive, la première de son histoire. Les sites des principales banques du pays tombent, comme ceux des médias et de certaines agences gouvernementales. Certains restent inaccessibles pendant plusieurs jours. Le coupable est désigné peu de temps après : la Russie. Moscou est accusée d'avoir lancé les cyberattaques en représailles, après le déplacement d'une statue d'un soldat soviétique, symbole de la Seconde guerre mondiale.
Aujourd'hui, la menace que fait planer la Russie sur l'Estonie est toujours aussi vive. Tant sur le plan physique - Moscou a été accusée de déplacer en 2024 des bouées marquant la frontière lacustre entre les deux pays - que sur le plan cyber. Chef de l'Estonian Information System Authority, équivalent de l'Anssi, Joonas Heiter est l'un de ceux qui la mesure le mieux. Un éclairage précieux pour l'Union européenne. L'Express l'a rencontré.
L’Express : En 2007, lors de la cyberattaque russe, où étiez-vous ?
Joonas Heiter : J’étais encore au lycée ! J'étais un élève tout ce qu'il y a de plus ordinaire. A l'époque, toute cette agitation en Estonie nous dépassait un peu... Les citoyens ne comprenaient pas vraiment les enjeux de la cybersécurité. L'Estonie n'était pas encore complètement numérisée, nous ne faisions pas encore toutes nos démarches en ligne. Je me demandais surtout comment toute cette histoire allait se terminer. C'était un événement majeur, et tout...
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15/04 - Le secteur du logiciel percuté par l’IA : les entreprises qui en souffrent, celles qui en profitent
Avis de tempête sur plusieurs champions du logiciel. Depuis le début de l'année, leurs cours de Bourse sont malmenés. L’action d’Adobe, le roi de Photoshop, a plongé de 28 %. Celle du géant allemand SAP de 29 %. Et celle de Salesforce, de 31 %. En quelques semaines, des centaines de milliards de dollars de capitalisation ont été effacées. Une sévère correction qui s'accompagne de suppressions de postes massives : 30 000 licenciements ont été annoncés chez Oracle, 1 600 chez l’australien Atlassian, soit 10 % de ses effectifs. L’IA est devenue si polyvalente qu’elle remet en question la pertinence de beaucoup de logiciels vendus sur abonnement (software as a service ou Saas). Une "Saaspocalypse", voire un "Saassacre", s’émeuvent les Anglo-saxons.
L'ensemble du secteur est-il condamné ? Non, si l'on en croit une analyse détaillée que le fonds de croissance Revaia a partagée à L'Express. Les éditeurs de logiciels se divisent aujourd’hui en deux camps : ceux qui sont avantagés par l'intelligence artificielle, et ceux qu'elle menace. La première catégorie que Revaia surnomme les "amplifiés par l’IA" englobe des entreprises telles que Crowdstrike, Palantir, Shopify, Zscaler, Datadog, ServiceNow, Snowflake, Samsara, Paloalto ou Intuit. Des outils intimement mêlés à l’architecture informatique de leurs abonnés, "qui se révèlent critiques pour les missions de leurs clients, où l'IA ne réduit pas la demande mais l'accroît", explique Elina Berrebi, cofondatrice de Revaia. La baisse des multiples de valorisation...
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15/04 - Si j’avais su que c’était si bête, j’aurais emmené les enfants, par Christophe Donner
Musée de l’Orangerie, 24 mars 2026. La carriole du Père Junier, 1908, Henri Rousseau. La première fois que j’ai vu ce tableau accroché dans un musée, je n’en suis pas revenu. Il trônait au-dessus du buffet du salon salle à manger de ma grand-mère de Sceaux. Je le croyais disparu à la suite de tous ces déménagements, et je le retrouvais là, dans ce grand musée américain !
J’ai grandi avec ce cheval blanc attelé à une carriole transportant toute la famille Gorce, le père tenant les rênes, son fils à ses côtés, trois femmes à l’arrière, dont une petite fille en robe blanche avec des couettes attachées par des rubans bleus, et trois petits chiens, l’un d’eux se tenant étrangement immobile, sous la carriole. Car tout est étrangement immobile dans ce tableau, ils posent pour le peintre, ou pour le photographe qui aura donné la photo au peintre, et surtout ils sont tous morts. Déjà, à mon époque, ils étaient tous morts, je regardais des morts. Au premier plan, le trottoir semble indiquer la ville, mais tout est désert en arrière-plan, comme notre parc de Sceaux quand on le traversait, à certaines heures. Ma grand-mère habitait en bordure du Parc, elle me racontait que ses grands-parents se rendaient au marché en carriole pour vendre leurs fromages. Je n’ai pas jamais eu une connaissance très précise de la généalogie de cette branche-là de ma famille, le tableau suffisait à nourrir un imaginaire mélancolique. Nostalgie d’un temps que je n’avais pas connu, un temps merveilleux où on voyageait à cheval, mais où l’on était...
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15/04 - Le Lutetia, ce palace parisien au cœur de l’espionnage israélien
Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Dans "Nid d’espions", le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.
Le 14 juin 1940, les troupes allemandes arrivent à Paris. Dès le lendemain, l'hôtel Lutetia, palace de la rive gauche, est réquisitionné. Ses couloirs voient défiler l’Abwehr et la GFP, la Geheime Feldpolizei. Le service de renseignements et de contre-espionnage de l’état-major allemand, et la police secrète de la Wehrmacht, l’armée du IIIe Reich, installent leurs bureaux, à deux pas du Sénat. Le rôle de la GFP est simple : assurer la sécurité de l’armée allemande en pays occupé. Dans les couloirs de l’hôtel, on croise des collaborateurs notoires, comme Henri Lafont et Pierre Bonny, à la tête de l’un des centres de la Gestapo française. Et malgré leur présence menaçante, les employés du Lutetia réussissent par exemple à dissimuler une collection de grands crus dans la cave, hors de la vue des collaborationnistes et des Allemands.
Mais l’histoire du palace ne s’arrête pas à la collaboration. Le 8 mai 1945, c'est la Libération de la France. Le monde découvre l’ampleur de l’horreur de la Shoah. Henri Frenay, ministre des Prisonniers, Déportés et Réfugiés développe un programme sanitaire. Mais en constatant la faiblesse physique des rescapés, et surtout le nombre de personnes concernées, le...
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15/04 - "Si l’Iran lance des essaims de drones dans le détroit d’Ormuz..." : l’alerte d’un ex-officier de l’US Navy
La guerre en Iran va-t-elle se transformer en escalade maritime ? La question agite la communauté internationale après la décision de Donald Trump d’imposer, le 13 avril, un contre-blocus maritime aux Iraniens, au lendemain de l’échec des pourparlers au Pakistan entre Washington et Téhéran. "Si l’un de ces navires s’approche ne serait-ce qu’un peu de notre BLOCUS, il sera immédiatement DETRUIT", a menacé le président américain sur sa plateforme Truth Social. Dénonçant un acte "illégal" de "piraterie", l’Iran a averti qu’il s’en prendrait aux ports de ses voisins du Golfe si "la sécurité des ports de la République islamique (…) était menacée".
Toutefois le blocus, effectif depuis lundi, n'est pas total. Il sera appliqué "aux navires de toutes les nations entrant ou sortant des ports iraniens et des zones côtières, y compris tous les ports iraniens du golfe Persique et du golfe d'Oman", a déclaré le commandement central américain dans un communiqué. Le 14 avril, trois pétroliers sous sanctions américaines mais ne se dirigeant pas vers des ports iraniens, ont réussi à traverser l'incontournable voie navigable. Deux autres, en provenance d'Iran ont quand même franchi le fameux goulet d'étranglement malgré le blocus, a annoncé Kpler, entreprise spécialisée dans l’analyse du commerce mondial de matières premières.
Par cette décision, les Etats-Unis, qui ont toujours rejeté ce "péage iranien", cherchent à accroître la pression pour forcer l’Iran à négocier, tout en continuant d’asphyxier ses finances. Mais ce blocus -...
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14/04 - Après l’élection de Péter Magyar, l’Ukraine reprend contact avec la Hongrie
Désormais, place à la reprise de contact. L'arrivée de Péter Magyar à la tête du gouvernement hongrois, en remplacement de l'autoritaire Viktor Orban, pro-russe assumé, peut marquer un tournant dans les relations avec l'Ukraine. Pour s'en assurer, le président ukrainien a fait un premier geste envers la Hongrie, ce mardi 14 avril, en promettant une réparation de l'oléoduc Droujba d'ici la fin du mois. "Comme nous l'avons promis, d'ici la fin avril il sera réparé - pas complètement, mais suffisamment pour fonctionner", a affirmé Volodymyr Zelensky lors de sa visite à Berlin.
Mais ce geste envers la Hongrie n'est pas sans contrepartie. "Nous pensons que cela coïncide avec d'autres engagements des États membres de l'Union européenne, en particulier la Hongrie, qui a bloqué certaines décisions qui sont importantes pour nous", a affirmé le président ukrainien lors de la même conférence de presse. Alors que l'ancien Premier ministre hongrois Viktor Orban bloquait un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine, Volodymyr Zelensky attendait justement que le nouveau chef du gouvernement Peter Magyar l'accepte, chose finalement faite la veille de l'annonce."Coopération et respect mutuel"
Alors que la Hongrie est dépendante à plus de 90 % du pétrole russe, via l'oléoduc Droujba, celui-ci a été endommagé par une frappe russe le 27 janvier 2026. Depuis, l'Ukraine tarde à le réparer, coupant une véritable manne financière à la Russie. Le mois dernier, elle dénonçait, par la voix de son président, un "chantage" de...
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14/04 - Pour la première fois, l’Ukraine conquiert une position russe grâce à des robots
Le timing de l'annonce n'a pas été choisi au hasard. À l'occasion de la journée des fabricants d'armes, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a, symboliquement, annoncé que l'armée ukrainienne avait capturé une position russe sans aucun soldat, uniquement avec des drones et des robots, une première dans le conflit russo-ukrainien. "Les occupants se sont rendus, et l'opération a été menée sans infanterie et sans pertes de notre côté", a détaillé le président dans son discours filmé, diffusé sur sa chaîne YouTube, entouré de robots.
En quatre ans de conflits contre la Russie, l'Ukraine est devenue l'une des références mondiales de la guerre technologique, utilisant massivement des robots et des drones pilotés à distance. "Ratel, TerMIT, Ardal, Rys, Zmiy, Protector, Volia et nos autres systèmes robotiques au sol ont déjà effectué plus de 22 000 missions sur le front en seulement trois mois", affirme, dans son discours, Volodymyr Zelensky, qui estime que "des vies ont été sauvées plus de 22 000 fois".Une utilisation généralisée
Preuve de l'essor de l'emploi de ces nouvelles technologies militaires, le commandant en chef des forces armées ukrainiennes Oleksandr Syrskyi affirmait en décembre dernier que 2 000 missions de ce type avaient été menées au cours des six derniers mois, dix fois moins que depuis le début de l'année. Cette utilisation permanente des robots est désormais au cœur du quotidien de la guerre en Ukraine. Selon le lieutenant du 3e corps d'armée ukrainien Victor Pavlov, auprès du Guardian, les...
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14/04 - Décès de Séverine Erhel, chercheuse spécialiste du numérique et chroniqueuse pour L’Express
C'est avec une grande tristesse que L'Express a appris la disparition brutale de Séverine Erhel, lundi 13 avril, des suites d’un cancer fulgurant. C'est à son retour de vacances, mi-février, que sa maladie a été diagnostiquée.
Chercheuse en psychologie cognitive du numérique à l'université Rennes 2, elle enseignait sa discipline avec passion aux étudiants du campus breton depuis dix-huit ans. Signe d'une expertise solide et reconnue, elle avait obtenu le titre de professeur des universités en septembre 2025. Elle faisait aussi partie du Conseil scientifique de l’Education nationale (CSEN) depuis juillet 2024 et avait corédigé le rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) sur les effets des réseaux sociaux chez les adolescents.
Sa consœur Anne Cordier, professeure en sciences de l’information et de la communication à l’université de Lorraine, lui a rendu hommage sur le réseau social Bluesky. Ensemble, elles ont coécrit Les enfants et les écrans (Retz), en 2023. Un ouvrage collectif indispensable qui fait le point sur les connaissances scientifiques sur ce sujet qui inquiète tant, afin de sortir le débat public des peurs et des idées reçues tout en vulgarisant les données scientifiques disponibles. Elles y développent le concept de "panique morale" autour des écrans, similaire à celles dont ont été victimes les mangas et les jeux vidéo. Elles y dénoncent aussi les "vendeurs de peur" qui créent de juteux business autour de ces craintes.
Chroniqueuse régulière pour L'Express depuis 2023,...
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14/04 - Papi était-il nazi ? L’interrogation angoissée des Allemands face aux archives
En 1968, Beate Klarsfeld a marqué l’Histoire en assénant une gifle retentissante au chancelier de la République fédérale d’Allemagne, Kurt Georg Kiesinger, en plein congrès de la CDU à Berlin Ouest. La militante franco-allemande de 29 ans entendait dénoncer l’hypocrisie de la RFA qui, insoucieuse du passé, autorisait d’anciens membres du parti nazi à accéder aux plus hautes fonctions après la Seconde Guerre mondiale.
Depuis ce scandale, les Allemands ont appris à prendre leur histoire à bras-le-corps. Ils ont même pour cela un mot de 25 lettres : la Vergangenheitsbewältigung, l’action de se confronter avec les chapitres les plus sombres du XXe siècle, à commencer par la Shoah. Mais entre la compréhension de l’histoire nationale et les récits familiaux individuels, il peut y avoir un gouffre. C’est ce fossé que les Archives nationales des Etats-Unis ont contribué à combler en mettant en ligne sur leur site web, il y a un mois, des millions de fiches individuelles de membres du Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP, selon l’acronyme allemand), le parti qu’Adolf Hitler a fondé en 1920 et avec lequel il a pris le pouvoir en 1933 à Berlin.
En consultant le fichier, tout un chacun peut y découvrir si ses ancêtres de l’époque, ou ceux de ses voisins ou de ses collègues de bureau, étaient membres du parti. L’intérêt est immense, au point que l’hebdomadaire Die Zeit a créé son propre moteur de recherche pour faciliter les recherches de ses lecteurs. Souvent, en raison d’histoires familiales...
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14/04 - "Les vrais néocolonialistes, ce sont la Russie, la Chine ou l’Algérie" : les ennemis de l’Occident décryptés par Frédéric Martel
Frédéric Martel est un habitué des enquêtes monumentales. Après Sodoma ou Mainstream, le journaliste et producteur de Soft Power sur France Culture est parti pendant huit au contact de ceux qui veulent défaire un Occident souvent fantasmé. De l'Iran à la Chine, des idéologues de Vladimir Poutine aux propagandistes du Hezbollah ou du régime chaviste au Venezuela, Occidents. Enquête sur nos ennemis (Plon) cartographie avec brio le nouveau chaos mondial et montre la convergence des extrêmes, bien décidées à s'en prendre à ce que nous avons de plus cher : la démocratie libérale.
>> Frédéric Martel était l'invité des Temps sauvages, le podcast géopolitique de L'Express. Un épisode à retrouver sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast Addict
L'Express : Votre livre est une vaste enquête sur les ennemis de l’Occident. Mais cet Occident a-t-il une réalité ?
Frédéric Martel : C’est exactement mon sujet. Partout, je suis allé au contact des "ennemis" de l’Occident, et j’ai découvert que ce terme était le plus souvent une métaphore sur laquelle nos ennemis plaquent leurs préjugés et leurs détestations. C’est une construction brandie par nos adversaires pour nous dénoncer. Chez nous, on ne l’utilise pas : on ne se présente jamais comme "occidental", mais comme français ou européen. Ce sont nos contradicteurs chinois, russes, iraniens, cubains ou algériens qui nous appliquent ce label.
Mon projet consiste donc à décrire ces fantasmes et ces préjugés véhiculés par nos ennemis pour écrire une sorte...
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14/04 - Loi Yadan : la République face à l’antisémitisme, par Aurore Bergé
Depuis le 7 octobre 2023 et les massacres perpétrés par le Hamas en Israël, une bascule s’est opérée. En France comme dans toutes les démocraties, l’antisémitisme a franchi un seuil et menace de se réenraciner durablement. Et à l’antisémitisme qui frappe, insulte, agresse, incendie, viole et assassine, s’ajoute désormais un "antisémitisme d’atmosphère". Un climat dans lequel trop de nos concitoyens apprennent à se faire discrets, à se cacher, à douter de leur avenir ici, chez eux, en France.
L’antisémitisme mute. C’est là sa force : s’adapter sans cesse pour survivre et épouser le langage de son époque. Aujourd’hui, il emprunte, travestit puis trahit les mots du droit international, de la justice, de la cause des peuples. Il avance masqué mais obéit toujours à la même mécanique : essentialiser, désigner, exclure. Toujours les mêmes cibles. Il faut avoir le courage de nommer : depuis le 7-Octobre, la responsabilité de l’extrême gauche dans le réenracinement de l’antisémitisme est écrasante. Des parlementaires qui reprennent des slogans comme "du fleuve à la mer" qui signifient la destruction de l’Etat d’Israël. Des élus qui ont fait de la haine obsessionnelle d’Israël non pas un dérapage, mais une stratégie électorale. Des représentants de la Nation qui entretiennent une ambiguïté constante face au terrorisme, refusant de nommer clairement le Hamas, relativisant l’horreur, inversant les responsabilités jusqu’à la nausée.
L’antisionisme est devenu l’un des principaux instruments de l’antisémitisme. Et il n’est pas la...
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14/04 - L’Europe sous perfusion militaire américaine : comment sortir du piège de l’ultra-dépendance
Il a été choisi par l’Allemagne, la Belgique, la Finlande, les Pays-Bas, la Norvège ou encore la Pologne et symbolise à lui seul la dépendance stratégique de l’Europe aux Etats-Unis. Le F-35, l’avion de combat furtif américain, a séduit 13 pays européens, au détriment du Rafale français et du Gripen suédois. Signe de son solide attachement à cet avion de chasse, le Danemark continue à en acquérir alors même que Donald Trump menace frontalement sa souveraineté au Groenland. L'existence d’un "kill switch", qui pourrait clouer ces appareils au sol sur simple injonction américaine, est contestée. Le F-35 place toutefois les Etats-Unis en position de force, en multipliant les dépendances : industrielles, logicielles, en raison des mises à jour régulières que nécessite son système informatique, mais aussi sociales. Car une fois en service, hors de question pour les pays clients de se fâcher avec les Etats-Unis, et ce pour plusieurs décennies.Les désillusions du "Made in USA"
Le F-35 n’est que la partie émergée de l’iceberg. En Europe, un tiers des équipements militaires est importé, soulignait début mars une note du Conseil d’analyse économique. Dans le lot, plus de la moitié provient des Etats-Unis. "Les dépendances européennes portent non seulement sur les avions de combat F-16 et F-35 mais aussi sur les avions de surveillance Awacs, les missiles-radar ou encore les drones Reaper", explique Charles Beaudouin, président du Coges et commissaire général du salon de la défense et de la sécurité Eurosatory. Le hic ? Les...
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14/04 - Ce que l’on sait des négociations prévues aujourd’hui entre Israël et le Liban à Washington
Lueur d'espoir ou une énième désillusion pour les Libanais ? Ce mardi s'ouvrent à Washington des discussions entre Beyrouth et Tel-Aviv alors que les bombardements israéliens sur le Liban ont fait plus de 2 000 morts depuis début mars. L'objectif affiché : trouver un terrain d'entente pour arrêter les combats, alors que Tsahal a lancé une vaste invasion dans le Sud-Liban ces derniers jours. Selon un responsable du département d'État américain, cité par Axios, ces discussions "s'inscrivent dans le cadre du dialogue en cours visant à garantir la sécurité à long terme de la frontière nord d'Israël et à soutenir la détermination du gouvernement libanais à rétablir sa pleine souveraineté sur son territoire et sa vie politique", estimant qu'"Israël est en guerre contre le Hezbollah, pas contre le Liban" et qu'"il n'y a donc aucune raison pour que ces deux pays voisins ne se parlent pas".
Sous la médiation américaine, représentée par le secrétaire d'État américain Marco Rubio, son conseiller Michael Needham et l'ambassadeur américain au Liban, Michel Issa, les deux ambassadeurs israéliens et libanais, Yechiel Leiter et Nada Hamadé Mouawad, seront présents pour trouver un terrain d'entente. Officiellement en guerre depuis le 15 mai 1948, quelques heures après la création d'Israël, les deux pays n'ont jamais fait redescendre la pression. Si un accord de paix a bien été signé en 1983, il n'a jamais été effectif. Cette rencontre entre Israël et le Liban est la plus importante sur le plan diplomatique depuis les accords...
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14/04 - La Hongrie, ou le sursaut démocratique de l’Europe, par Eric Chol
"Europa, Europa, Europa", criaient, ivres de joie, les partisans de Péter Magyar, dimanche 12 avril, en apprenant la victoire de leur chef, après seize ans de règne de Viktor Orban. Un succès éclatant, encore plus ample qu’annoncé, symbole d’espoir pour un peuple qui n’en pouvait plus de la corruption généralisée instituée par un système mis en place sous le Premier ministre sortant. Succès salué dans la plupart des capitales européennes, de Paris à Berlin, en passant par Bruxelles, Kiev ou Londres. L’heure est à l’euphorie, et on peut le comprendre.
Il y a une autre raison de se réjouir de ce vote sans appel. Car dans cette époque clivante, dans laquelle les démocraties représentatives sont durement mises à l’épreuve, l’élection hongroise fixe un nouveau point de repère. Non, il n’est pas vrai que les citoyens européens soient devenus des électeurs sous influence, manipulables à souhait. Il n’est pas vrai non plus que les mêmes, lassés des promesses non tenues par leurs gouvernements au pouvoir, se soient détournés des urnes : la mobilisation record en Hongrie prouve l’inverse. Comme il n’est pas vrai que cette jeunesse hongroise – et par extension européenne – soit complètement dégoûtée de la vie démocratique, au point d’en refuser les codes et les usages.
Des enquêtes récentes nourrissaient pourtant à ce sujet de fortes inquiétudes. La dernière édition de l’étude "Next generations" par la Fondation Allianz, relève chez les jeunes Européens un goût certain pour la nostalgie, la polarisation et les idées...
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14/04 - "C’est lui le vrai ambassadeur" : Alireza Khalili, le très influent numéro 2 de l’Iran à Paris
Une traduction en quasi-simultané. Sous les dorures de l'ambassade d'Iran, Anne Genetet écoute, stupéfaite, farsi et français se mêler. En 2019, la députée (Ensemble pour la République) de la 11ème circonscription des Français établis hors de France est devenue présidente du groupe parlementaire d'amitié France-Iran. Elle a été invitée au 4 avenue d'Iéna, à Paris, par Alireza Khalili, le directeur de cabinet de l'ambassadeur d'Iran, également interprète. "A chaque fois, il n'avait aucune hésitation, aucun doute. Il était plus à l'aise que les traducteurs les plus chevronnés", se rappelle-t-elle.
L'image l'a d'autant plus marquée que Khalili a multiplié les invitations. C'est que l'homme n'est pas qu'un interprète, il est le numéro deux de l'ambassade d'Iran, et, aux dires de tous les "iranologues" de la place parisienne, "le vrai ambassadeur", comme le décrit Anne Genetet. Petites lunettes rectangulaires, sourire madré, accent très léger, l'homme hante les couloirs de l'avenue d'Iéna, comme s'il était l'hôte des lieux. "Il était tout le temps là : il m'accueillait à la porte, me faisait monter à l'étage, assistait à l'entretien et me raccompagnait à la sortie", se rappelle Genetet. Elle rend systématiquement compte de ses visites au Quai d'Orsay. "Il est toujours utile d'y aller pour savoir ce que vos hôtes pensent, tout en ayant conscience qu'ils se servent régulièrement des parlementaires pour devenir des relais d'influence", explique l'élue. "Très cher ami"
Le député écologiste Pouria Amirshahi, d'origine...
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14/04 - Remigration, natalisme et "déviances sexuelles" : dans l’est de l’Allemagne, l’AfD toujours plus radicale
Education, natalité, immigration... La section locale de l'AfD (Alternative pour l'Allemagne) en Saxe-Anhalt surenchérit dans la radicalité. Dans les quelque 156 pages qui composent son programme, les propositions formulées par l'extrême droite allemande s'attaquent à tous les domaines et à toutes les minorités. Alors que le parti gagne en popularité localement, ses membres se démarquent par des positions toujours plus à droite, et ce qui n'est à ce stade qu'un lot de promesses de campagne pourrait bien finir par voir le jour.L'AfD en tête des sondages
Dans le Land de Saxe-Anhalt, où les élections régionales se tiendront le 6 septembre, l'AfD caracole en tête des sondages, avec 40 % des intentions de vote. En deuxième position, les conservateurs, avec 25 à 26 % des bulletins. Une avance qui, selon l'issue, pourrait permettre à l'Alternative pour l'Allemagne de gouverner seule, scénario dont ses dirigeants rêvent : "Nous pouvons y arriver seuls et obtenir la majorité absolue", a déclaré samedi Ulrich Siegmund, le candidat AfD à la présidence de la Saxe-Anhalt. D'ailleurs, ils n'ont pas vraiment le choix : tous les autres partis ont rejeté l'idée d'une potentielle alliance avec l'extrême droite.
Vissé au pupitre du palais des congrès de Magdebourg, capitale du Land, Ulrich Siegmund, 35 ans, a défendu ses propositions devant les quelque 250 délégués réunis pour approuver le programme de campagne du parti. A l'extérieur, des centaines de personnes s'étaient rassemblées pour protester contre l'AfD, classé...
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14/04 - Après la défaite de Viktor Orban, Ursula von der Leyen veut en finir avec le droit de veto
La présidente de la Commission européenne a sauté sur l’occasion pour remonter sur son cheval de bataille. Moins de 24 heures après que la Hongrie a voté pour évincer Viktor Orban — son dirigeant anti-européen en poste depuis 16 ans — Ursula von der Leyen a de nouveau plaidé pour que l’Union européenne obtienne davantage de pouvoir sur les gouvernements nationaux, afin de pouvoir imposer certaines décisions en matière de politique étrangère. Comprendre : mettre fin au droit de veto, outil historique de l'UE.
Car sous Viktor Orban, proche allié du président américain Donald Trump et du président russe Vladimir Poutine, la Hongrie a souvent bloqué des décisions de politique étrangère. Chaque gouvernement peut actuellement exercer un droit de veto sur les décisions concernant les affaires étrangères, l’élargissement et le budget de l’UE, ou encore la souveraineté des Etats… Et donc bloquer les 26 autres membres concernant les projets qui ne répondent pas à ses intérêts nationaux. C’est ce qui complique, notamment, l'adoption de sanctions envers la Russie et Israël, ou de budgets supplémentaires pour soutenir l’Ukraine.Grand combat d'Ursula von der Leyen
Ces dernières années, Ursula von der Leyen s’est fait la figure de proue d’une lutte controversée au sein de l’UE, l’appelant à mener un grand changement : se débarrasser du droit de veto en passant au vote par majorité qualifiée. Dès son arrivée à la tête de la Commission en 2019, la dirigeante allemande avait apostrophé les nations européennes : "Soyez courageux et...
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14/04 - Polémiques sur le livre de Ferghane Azihari : peut-on débattre de l’islam en France ? Par Didier Leschi
Depuis la sortie de son livre L'Islam contre la modernité, Ferghane Azihari se trouve confronté à ce qui affaiblit depuis des années, pour ne pas dire plus, la qualité des débats universitaires et publics : le refus de débattre de ceux qui sont en désaccord avec une thèse, pour ne laisser place qu’à l’anathème. Il n’est pas le seul dans ce cas, et l’islam n’est pas le seul domaine où se manifestent ces formes nouvelles de censure en bonne conscience. Mais l’hostilité se manifeste d’autant plus fortement qu’Azihari écrit de "l’intérieur", en ayant une connaissance intime de l’islam. Difficile de le taxer simplement d’islamophobie. Il y a plus encore : ses thèses ne sont que le prolongement de celles que d’autres ont développées avant lui.
On pense d’abord à Claude Lévi-Strauss, dont même Azihari n’ose citer la radicale hostilité à l’égard de l’islam, clairement affirmée dans son livre le plus célèbre, Tristes Tropiques (1955). L’ancien titulaire de la chaire d’anthropologie du Collège de France serait aujourd’hui rangé, sans nul doute, dans la catégorie des infréquentables. De sa rencontre en Inde avec l’islam, il déduisit que c’est une religion "incapable de supporter l’existence d’autrui comme autrui", avant d’ajouter que "le seul moyen qu’ont les musulmans de se mettre à l’abri du doute et de l’humiliation consiste en une "néantisation" d’autrui, considéré comme témoin d’une autre foi et d’une autre conduite".Une occasion manquée
Nous pouvions espérer qu’au lieu de nier qu’il existe bien une "maladie de l’islam", selon les...
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14/04 - "Comme un horoscope" : Disc, le test fétiche des entreprises qui fait grincer des dents les experts
Une équipe de "profils rouges" pour conquérir le marché. C’est ce que recherchent certains recruteurs lorsqu’ils utilisent Disc auprès des candidats, un test qui classe les personnalités en quatre couleurs : rouge (dominant), jaune (influent), vert (stable) et bleu (consciencieux ou conforme). Ce test trouve ses origines dans les travaux de William Moulton Marston, qui a théorisé ces comportements dès 1928, puis dans leur modélisation par Walter Vernon Clarke en 1956.
Qui y a recours et à quelles fins ? "L’écueil majeur de ceux qui l'utilisent est de mettre les gens dans des cases", met en garde Raphaël Maisonnier, cofondateur de Fasterclass (organisme de formation). "Si Disc est pris comme une vérité absolue et intégré aux processus de recrutement, c'est une énorme erreur. Je croise malheureusement régulièrement des entreprises qui ont ce type de pratique", poursuit-il. "Certains cabinets créent des stéréotypes. C’est déontologiquement inadmissible", renchérit Anthony Contat, membre du bureau national de l’ANDRH (Association nationale des directeurs des ressources humaines).
Pourquoi ce test de personnalité séduit-il autant les entreprises ? Raphaël Maisonnier avance un premier élément d'explication : "La facilité de compréhension de l’outil fait partie de ses points forts. Il permet de comprendre que nous ne fonctionnons pas tous de la même manière. Dès lors qu’il est utilisé comme une simple porte d’entrée pour mieux travailler ensemble, cela peut être positif". Anthony Contat apporte un second...
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14/04 - INFO L’EXPRESS. Le PDG des éditions Grasset Olivier Nora licencié par Vincent Bolloré
Vincent Bolloré l'a décidé : Olivier Nora, 65 ans, PDG des éditions Grasset, maison d'édition du groupe Louis Hachette, est prié de faire ses cartons au plus vite. Une déflagration pour l'auguste maison de la rue des Saints-Pères, et ses auteurs.
Fils de Simon Nora et neveu de l'historien Pierre Nora, l'éditeur, aux talents reconnus et appréciés, fut directeur, entre 1991 et 1994, du Bureau du livre français à New York. Il dirigea ensuite les éditions Calmann-Lévy, puis en 2000 fut nommé à la tête des éditions Grasset, prenant la suite du patron "historique" Jean-Claude Fasquelle.
De 2009 à 2013, il est PDG de Fayard, qui appartient également au groupe Hachette. La maison d'édition Grasset, dont le chiffre d'affaires est largement bénéficiaire, s'est retrouvée propriété de Vincent Bolloré en 2023, lorsque celui-ci prit le contrôle du groupe appartenant jusque lors à Arnaud Lagardère. Si les éditions Grasset ne confirment pas l'information, d'autres sources indiquent que ce licenciement n'a aucun lien avec la publication à venir du prochain livre de l'écrivain Boualem Sansal.
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14/04 - Défaillances d’entreprises : les vraies raisons d’une envolée inquiétante, par Nicolas Bouzou
Parmi les zones de fragilité de l’économie française, il en est une qui s'aggrave à bas bruit. Il s’agit de l’envol des faillites. Elles ont augmenté de 3 % l'an dernier par rapport à 2024, approchant le pic des 70 000, niveau plus élevé qu’au moment de la crise des subprimes. La tendance s'est même accélérée au premier trimestre 2026, avec un bond de 6,4 % sur un an, selon les chiffres d'Altares.
En réalité, le phénomène a commencé à prendre de l’ampleur dès 2022, à partir du moment où les aides Covid ont commencé à s’éteindre et où les remboursements des prêts garantis par l'Etat (PGE) sont montés en charge. Mais le chiffre des défaillances ne peut pas s’expliquer en totalité par le contrecoup du Covid. Ni par une crise économique généralisée : il n’y en a pas eu. Notre activité croît d’environ 1 % par an. Ce n’est pas brillant mais ce n’est pas catastrophique non plus. En tout cas, pas au point de justifier cette dégradation. De la même façon, la hausse des prix de l’énergie n’épuise pas le sujet. Certes, ce choc a fortement affecté les coûts industriels. Mais les aides de l’Etat ont été abondantes et ont, en moyenne, correctement protégé les entreprises.Passer de taux nuls à 4 % se fait forcément dans la douleur
Deux raisons me semblent être sous-estimées. La première est la hausse des taux d’intérêt qui a suivi l’agression de l’Ukraine par la Russie, et qui a repris à la faveur de la guerre en Iran. Jusqu’au premier trimestre 2022, l’OAT 10 ans était nul. Pendant la période Covid, il a même pu évoluer en territoire négatif,...
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14/04 - Hongrie : le populisme enfin démasqué ! Par Jean-François Copé
Avec 138 sièges sur 199, le verdict est sans appel. Porté par une participation record de près de 80 %, le parti Tisza de Péter Magyar a balayé le pouvoir en place depuis seize ans. Une onde de choc qui a saisi jusqu’à Paris. Jordan Bardella a été l’un des premiers à réagir sur X le soir des résultats. Plutôt que de féliciter le vainqueur, le président du RN a préféré rendre un hommage appuyé à son allié défait : Viktor Orban. Présenté tour à tour comme un "grand patriote" ou l’artisan d’un prétendu "rattrapage économique", ce dernier est même crédité d’avoir démontré, en acceptant le résultat, que les critiques européennes sur l’état de la démocratie hongroise "étaient infondées" ! Il fallait oser...
En réalité si le RN s’emploie à réécrire le bilan d’Orban, les électeurs, eux, viennent précisément de le sanctionner. Et pour cause : après des années de pouvoir sans partage, ni l’économie, ni la souveraineté du pays et encore moins la démocratie hongroise ne sortent renforcées de cette séquence. Bien au contraire les Hongrois ont sanctionné un échec total !
Sur le plan économique d’abord. Le bilan est désastreux. Un phénomène bien connu des économistes, la "stagflation", mélange d’inflation et de croissance atone, s’est installé sur les rives du Danube. Depuis le Covid, la croissance s’est effondrée : -0,9 % en 2023, +0,6 % en 2024, à peine +0,4 % en 2025. Par ailleurs, depuis 2020, les prix ont bondi de près de 50 %. Un record européen. A cette stagnation économique s’ajoute un recul démographique. Malgré des politiques familiales...
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14/04 - Donald Trump sous le feu des critiques de la droite chrétienne américaine
Longue toge blanche, globe lumineux dans une main, l’autre posée sur le front d’un homme malade, de la lumière émanant de sa tête. Le tout surmonté d’un visage au teint orangé caractéristique… L’image générée par intelligence artificielle, postée par le président des États-Unis, choque partout dans le monde, notamment au sein des communautés religieuses.
Peu après avoir proféré, dimanche 12 avril au soir, une diatribe virulente contre le pape Léon XIV pour ses positions anti-guerre en Iran, Donald Trump a publié sur son réseau Truth Social une image le représentant comme Jésus. Une publication qui a provoqué un rare mouvement de colère et d’indignation au sein de la droite chrétienne américaine, où plusieurs voix ont dénoncé un blasphème et l'ont pressé de supprimer son message."Blasphème scandaleux"
Donald Trump, qui se dit chrétien sans affirmer prier régulièrement, lire la Bible ou fréquenter l’église, a conservé jusqu'ici un soutien quasi constant parmi les chrétiens conservateurs. Mais le président américain semble cette fois être allé trop loin. Même Giorgia Meloni, Première ministre italienne et fervente soutien de Donald Trump, a jugé lundi "inacceptables" les critiques adressées au pape. "Le pape est le chef de l’Église catholique, et il est juste et normal qu’il invoque la paix et qu’il condamne toute forme de guerre", a-t-elle ajouté dans un communiqué.
New media post from Donald J. Trump
(TS: 12 Apr 21:49...
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14/04 - Moyen-Orient : les pourparlers avec l’Iran pourraient reprendre dans les deux prochains jours, affirme Donald Trump
Une ombre plane sur le cessez-le-feu de deux semaines annoncé mercredi dernier par les Etats-Unis et l'Iran, alors que Washington a dit avoir débuté lundi 13 avril un blocage des ports iraniens, une démarche face à laquelle Téhéran a prévenu de possibles représailles contre les pays voisins du Golfe. Après que les pourparlers entre les deux camps organisés au cours du week-end au Pakistan n'ont permis aucune avancée majeure vers un accord, le vice-président des Etats-Unis J.D. Vance a prévenu lundi soir que "la balle est dans le camp" iranien, et qu'il appartient désormais à Téhéran de modifier sa position sur le détroit d'Ormuz avant que les négociations n'échouent complètement. De premiers pourparlers entre Israël et le Liban, jusqu'ici refusés par Benyamin Netanyahou qui continue de bombarder le pays, doivent par ailleurs se tenir aujourd'hui à Washington.
Les infos à retenir
⇒ J.D. Vance affirme que "la balle est dans le camp" des Iraniens
⇒ Les discussions pourraient reprendre au Pakistan dans les deux prochains jours
⇒ Une conférence sur une mission "purement défensive" dans le détroit d’Ormuz organisée à Paris vendredi
21h00Fin de ce direct
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations.
>> Notre nouveau direct
20h00Les discussions entre Israël et le Liban sont terminées
Selon l'agence de presse officielle libanaise, la réunion entre les ambassadeurs israélien et libanais à Washington...
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14/04 - Le "baiser de la mort" de Donald Trump aux droites populistes en Europe
Il existe, en politique internationale, une forme d'affection qui tue. Les partis populistes et d'extrême droite européens sont en train de découvrir, à leurs dépens, ce que l'on pourrait appeler le "kiss of death" trumpiste. Revenons quelques mois en arrière. L'élection de Donald Trump en novembre 2024 avait suscité l’euphorie dans ces milieux. Un nationaliste à la Maison-Blanche, ami déclaré d'Orban, admirateur de Meloni, courtisan de Le Pen : la droite illibérale européenne allait enfin avoir son grand frère américain. Les financements allaient couler, la légitimité allait ruisseler, l'heure de la revanche sur les élites libérales avait sonné.
J'étais sceptique. Pas parce que l'affinité stylistique n'existait pas — elle existe, réelle et profonde. Mais parce qu’un style partagé ne suffit pas à faire cause commune. Et les politiques de Trump — droits de douane agressifs contre l'Europe, appétit territorial sur le Groenland danois, imprévisibilité érigée en doctrine — allaient inévitablement entrer en collision avec le souverainisme affiché de ces mêmes partis.
La guerre en Iran confirme ce diagnostic : ce n'est plus seulement le fond de la politique de Trump qui pose problème - c’est désormais aussi l’exécution qui fait débat. Lorsque Tino Chrupalla, coprésident de l'AfD accuse les Américains de commettre des "crimes de guerre" en Iran ; que Giorgia Meloni, qui jouait les équilibristes entre Washington et Bruxelles, qualifie une frappe américaine sur une école de "massacre", en dénonçant une campagne "hors du...
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14/04 - Le crédit privé en plein essor : "Un choc aux Etats-Unis pourrait se transmettre à l’Europe"
Le rendez-vous est inscrit noir sur blanc dans les agendas de tous les acteurs de la finance mondiale. Chaque année, début avril, l'emblématique PDG de JPMorgan Chase, Jamie Dimon, publie sa lettre aux actionnaires, qui accompagne la publication du rapport annuel de la plus grande banque des Etats-Unis. Une bonne cinquantaine de pages dans lesquelles l'homme d'affaires présente les résultats du groupe et surtout expose sa vision des défis économiques et géopolitiques qui attendent le monde.
Décortiquées, les analyses du banquier exercent parfois une grande influence. En octobre dernier, il avait usé de la métaphore du cafard pour évoquer ces entreprises en sursis, financées par du crédit privé - des prêts accordés par des fonds d’investissement et non par des banques. Un segment en forte expansion depuis la crise financière de 2008. Des craintes ravivées par la faillite du fournisseur de pièces automobiles First Brands et du concessionnaire Tricolor, deux sociétés qui avaient contracté d'importants prêts sur le marché de la dette privée.
Dans sa nouvelle adresse, mise en ligne le 7 avril, Jamie Dimon en a remis une couche. "Je pense sincèrement que lorsque le cycle du crédit s'inversera, ce qui finira par arriver un jour, les pertes sur l'ensemble des prêts à effet de levier seront, dans l'ensemble, plus importantes que prévu, compte tenu du contexte".
Professeur de finance à la Stanford Graduate School of Business, Amit Seru nuance cette inquiétude. Aux yeux de ce spécialiste de l'intermédiation...
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14/04 - L’héritage augustinien du pape Léon XIV : "Aucune civilisation ne peut durer si elle se prend elle-même pour une fin"
Seize siècles les séparent, mais un même itinéraire les relie symboliquement. Lorsque Saint-Augustin quitte Rome pour regagner Hippone, dans l’actuelle Algérie, il ne s’agit pas seulement d’un retour géographique : c’est le choix d’un enracinement spirituel dans une province africaine encore profondément romaine, où il déploiera son œuvre majeure. Ce mouvement de Rome vers l’Afrique du Nord, fondateur pour la pensée chrétienne occidentale, trouve aujourd’hui un écho dans le voyage du pape Léon XIV, lui-même augustinien. Du 13 au 15 avril, le souverain pontife est le premier chef de l’Eglise catholique à se rendre en Algérie, sur les traces du théologien dont il se réclame. Entre Alger et Hippone – aujourd’hui appelée Annaba – en passant par les hauts lieux de mémoire nationale et religieuse, son déplacement entend faire d’Augustin une figure de dialogue entre les deux rives de la Méditerranée, dans un contexte où les enjeux diplomatiques, mémoriels et religieux demeurent particulièrement sensibles.
Coauteur d’Augustin avec nous (Fayard, sortie prévue le 15 avril 2026) et prieur à l'abbaye de Lagrasse, le père Michel revient sur l’identité complexe de ce saint à la fois africain et romain, et sur la manière dont son héritage est aujourd’hui réinvesti, en Algérie comme au Vatican, pour penser l’unité, la vérité et le dialogue entre les cultures.
L’Express : Le pape parle d'Augustin comme d'un "fils de la patrie" respecté en Algérie. Pourtant, dans votre livre, vous insistez sur son identité romaine autant qu'africaine....
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14/04 - Le français est-il vraiment une langue "supérieure" ?
Si j’écrivais : "Je t’aime, mon ameur !", vous croiriez sans doute que j’ai commis une faute de frappe. Eh bien, vous auriez tort car, en réalité, c’est ainsi que nous nous exprimerions si l’occitan n’existait pas.
Je m’explique. En français, les mots latins se terminant par "-or" ont donné "eur" : dolor est devenu douleur ; flor, fleur ; calor, chaleur et ainsi de suite. Logiquement, amor aurait donc dû donner ameur. Le mot a existé, au demeurant, avant d’être remplacé par "amour". Les troubadours (et pas les troubadeurs !), dont les œuvres étaient admirées de l’Europe entière au XIIe et XIIIe siècles, étaient passés par là… (1).
Cette infolettre redevient gratuite !
A partir de ce mardi 14 avril, l’infolettre de L'Express "Sur le bout des langues" redevient gratuite. Elle reste bien sûr comprise dans l’abonnement à L’Express, mais elle est aussi accessible à tous ceux qui le souhaitent en suivant ce lien. N’hésitez pas à le faire savoir autour de vous.
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Pourquoi cet exemple ? Pour tenter de mettre à bas l’un des clichés les mieux ancrés dans notre société, selon lequel il n’y aurait dans notre cher et beau pays qu’une seule "véritable" langue, le français, à côté de pitoyables "patois". Or, rien n’est plus faux. Le parler de Paris est une évolution du latin comme il en existe quelques dizaines. Et s’il est devenu notre langue nationale, ce n’est pas en raison de ses supposées qualités intrinsèques, mais tout simplement parce qu’il...
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14/04 - Fiasco du 1er-Mai : les coulisses de la bataille entre Sébastien Lecornu et Gabriel Attal
Dimanche 12 avril, deux événements se sont ironiquement carambolés. C'est le jour du marathon de Paris que Sébastien Lecornu a rappelé cette vieille morale lafontainienne à son prédécesseur Gabriel Attal : "Rien ne sert de courir, il faut partir à point." En un communiqué de presse, le Premier ministre a sans doute mis un coup d'arrêt définitif, du moins pour cette année, à la proposition de loi visant à étendre le travail le 1er-Mai, cheval de bataille de l'actuel patron du groupe Ensemble pour la République : "La commission mixte paritaire (CMP) n’a pas encore été convoquée. Il convient donc de prendre le temps nécessaire pour cheminer vers une solution efficace et acceptable. [...] Comme le Premier ministre l'a toujours dit, il n'y aura pas de passage en force", écrit Matignon.
Le ministre du Travail et des Solidarités Jean-Pierre Farandou a été missionné pour rencontrer ce lundi soir les organisations syndicales - en pétard - afin de trouver une voie de passage à ce qui ressemble désormais à une impasse. En 24 heures, Sébastien Lecornu et Gabriel Attal ont non seulement démontré l'absence de coordination entre gouvernement et le groupe EPR, mais également qu'ils n'ont ni les mêmes agendas, ni les mêmes objectifs... ni les mêmes angoisses. Une nouvelle fable est née : quand un lièvre et une tortue se tirent une balle dans le pied.
Lundi matin, certains députés du groupe macroniste à l'Assemblée ont le cœur gros, pour ne pas dire les nerfs à vif. Dans leur boucle, ils suspectent le gouvernement de les avoir...
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13/04 - Loi sur le 1er-Mai : le gouvernement recule et repousse l’échéance à 2027
Après plusieurs jours de crispation, l'exécutif a choisi de temporiser et de repousser la suite de l'examen parlementaire. "Le Premier ministre a décidé de ne pas demander la convocation de la commission mixte paritaire", a déclaré ce lundi soir le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, à l'issue d'une réunion avec les syndicats représentatifs (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC). La proposition de loi qui prévoyait d'autoriser les salariés de certains commerces de travailler le 1er-Mai ne verra finalement pas le jour cette année.
Pour le ministre du Travail, les raisons de ce recul s'expliquent par la "sensibilité" du sujet. "Le gouvernement est conscient de la sensibilité particulière de ce sujet", le 1er-Mai étant "le seul jour férié, chômé et payé" en France. Un "principe général" qui "doit continuer à prévaloir même si certaines dérogations sont possibles", a-t-il indiqué. "Les professions qui le souhaitent pourront engager des négociations de branche [et] nous prendrons en compte leurs conclusions pour les sécuriser par la loi, parce que nous pensons qu'une loi sera nécessaire pour amender la loi existante", a ajouté Jean-Pierre Farandou."Quelque chose ne tourne pas rond"
Et il est vrai qu'aussitôt la proposition de loi évoquée, aussitôt les boucliers se sont levés. Les syndicats y ont vu une remise en cause d'un acquis historique tandis que l'opposition a dénoncé une manoeuvre politique mal calibrée. A l'Assemblée nationale, la procédure a elle-même viré à l'imbroglio, avec l'adoption d'une motion de...
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13/04 - Blocus du détroit d’Ormuz : une nouvelle volte-face qui pourrait coûter cher à Donald Trump
La journaliste vedette de Fox News, une chaîne qui n’a pas pour habitude d’égratigner Donald Trump, n’a pas pu s’empêcher d’écarquiller les yeux lorsqu’elle a entendu le président américain s’égarer sur un sujet aussi sensible pour les consommateurs. Alors qu’elle lui demande, le 12 avril, si les prix du carburant et du gaz, en hausse spectaculaire depuis le début de la guerre lancée par les Etats-unis contre l’Iran, baisseront d’ici aux élections de mi-mandat, en novembre, celui-ci répond évasivement qu’il l’espère, mais qu’ils "pourraient être au même niveau, ou peut-être un peu plus élevés".
A l’image de ses prévisions énergétiques, la stratégie de Donald Trump face à Téhéran est de plus en plus illisible. Plus de six semaines après le début du conflit, il donne un sentiment d’improvisation permanente qui se retourne contre lui. La séquence récente est particulièrement erratique. Après avoir menacé d’anéantir la civilisation iranienne, Trump annonce un cessez-le-feu de deux semaines, lance des négociations sur la base d'exigences maximalistes - avec des Iraniens tout aussi intransigeants -, puis les interrompt après seulement une journée de discussion. Pas d'amélioration pour les exportations de pétrole
Et voilà à présent qu’il décide de riposter à la fermeture du détroit d'Ormuz...par un blocus des ports iraniens. Pas question selon lui de laisser Téhéran choisir quels navires peuvent emprunter cette voie navigable. Cette opération, périlleuse et extrêmement délicate à mettre en œuvre, vise à assécher des finances...
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13/04 - Elon Musk enchaîne les défaites judiciaires avant son affrontement avec OpenAI
Alors qu’il s’apprête à affronter le cofondateur d'OpenAI, Sam Altman, dans un procès prévu ce mois-ci, le patron de Tesla, Elon Musk, traverse actuellement la pire série de revers judiciaires de sa carrière, pourtant marquée par de nombreux affrontements en justice. Depuis janvier, ce dernier a accumulé les déconvenues : accusations selon lesquelles OpenAI aurait volé des secrets à sa start-up xAI, campagne de boycott publicitaire contre X, ainsi que deux procédures concernant le rachat de Twitter en 2022. L’une d’elles a abouti à un verdict de fraude pouvant lui coûter plusieurs milliards de dollars.
Ses avocats, eux, dénoncent un "biais" contre lui, affirmant notamment qu’une juge du Delaware aurait "aimé" une publication LinkedIn critique à son encontre. Dans les affaires liées à Twitter, ils assurent encore que leur client ne pouvait pas bénéficier d’un procès équitable à San Francisco, en raison notamment de son rapprochement avec le président américain Donald Trump. "Nous avons tellement de personnes dans le groupe potentiel de jurés qui le détestent", soutient l'un d'eux au Financial Times. Des tensions dans son entourage
Dans tous les cas, ces affaires répétées l’exposent à "des questions embarrassantes" et provoquent des tensions jusque dans son entourage professionnel, rapporte le quotidien britannique. Certains de ses proches estiment que ces procédures nuisent à la gestion de X et xAI, ainsi qu’aux projets de rapprochement avec SpaceX en vue d’une introduction en bourse prévue en juin, pour une...
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13/04 - Johan Norberg : "Aux Français de tirer les leçons de la défaite de Viktor Orban..."
Le tournant politique dans un petit pays de moins de 10 millions d'habitants peut-il avoir un impact planétaire ? Dans une note éclairante pour l'Institut Cato (think tank libéral), le Suédois Johan Norberg avait montré à quel point le régime illibéral installé par Viktor Orban avait échoué sur le plan économique et démographique, tout en érodant sérieusement les libertés. Aujourd'hui, alors que le Premier ministre du Fidesz a connu une déroute électorale face à Péter Magyar, l'essayiste assure que le "laboratoire hongrois" envoie un message fort au monde entier, de l'Amérique Maga à la France. Entretien.
L’Express : La Hongrie est un tout petit pays, mais cette défaite de Viktor Orban a de loin dépassé le cadre national. Quel est l’impact global de ces élections législatives ?
Johan Norberg : La Hongrie a été un laboratoire pour le post-libéralisme, et pour une sorte de conservatisme national. C’est le seul endroit où cela a été mis en pratique pendant seize ans, avec une majorité d’environ deux tiers au Parlement pour le Fidesz. Mais les électeurs hongrois ont rejeté cet essai de manière spectaculaire. Aucun parti hongrois n’a jamais reçu autant de voix que Tisza, la formation de Péter Magyar. Cela envoie donc un message fort au reste du monde.
Comme l’a écrit Anne Applebaum dans The Atlantic, cela prouve-t-il que l’illibéralisme n’a rien d’une fatalité pour les démocraties occidentales ?
Ces partis populistes et illibéraux ont construit une grande partie de leur message sur l’idée qu’ils représentaient...
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13/04 - 1er-Mai : férié, chômé ou travaillé, que font les pays européens ?
Ce lundi 13 avril, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, recevra l’ensemble des organisations syndicales pour un débat nocturne. Le but : aboutir à une "solution efficace et acceptable" sur la proposition de loi macroniste qui autoriserait les salariés à travailler le 1er-Mai, seul jour obligatoirement chômé et payé. De quoi susciter la colère de la gauche et des syndicats. Acquise en 1889, la Fête du travail n'est pas une tradition franco-française. Au contraire, on parlera plutôt de "journée internationale des travailleurs". Dans l'Union européenne, 24 des 27 Etats membres la célèbrent. Tour d'horizon.Une fête aux origines américaines
Le 1er-Mai trouve ses racines aux Etats-Unis. En 1886, les syndicats ouvriers locaux choisissent cette date pour revendiquer la journée de huit heures. Trois jours plus tard, la grève organisée par les travailleurs de Chicago dégénère, jusqu'au massacre de Haymarket Square où 12 personnes trouvent la mort. Il faudra attendre la Deuxième Internationale socialiste de 1889 pour que le 1er-Mai soit institutionnalisé. Réuni à Paris, le mouvement fondé par Engels décide de dédier la journée aux luttes ouvrières, hommage aux victimes de Chicago. Au fil des années la vague s'est répandue à travers le monde et sur le Vieux Continent.
Aujourd'hui, le 1er mai est férié dans la quasi-totalité de l'Union européenne, à l'exception notamment du Danemark et des Pays-Bas. Quant...
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13/04 - Charles-de-Gaulle, France-Libre : des porte-avions français... mais un peu américains quand même
Le porte-avions Charles-de-Gaulle est le fleuron de la Marine nationale – et, en quelque sorte, de la "grandeur" et de l’indépendance de la France. Mais, ô paradoxe, il est aussi l’équipement militaire français le plus dépendant des Etats-Unis. Ce sera d’ailleurs toujours le cas pour son successeur, dont Emmanuel Macron vient de dévoiler le joli nom, France-Libre.
Cette dépendance tient d’abord aux catapultes. Comme ses homologues américains et désormais chinois, le Charles-de-Gaulle et la France-Libre sont des porte-avions "catobar" c’est-à-dire Catapult Assisted Take-Off Barrier Arrested Recovery. Comprendre : au décollage, les avions sont lancés par une catapulte qui leur donne la vitesse nécessaire pour s’envoler : un Rafale passe ainsi de 0 à environ 250 km/h en 2 secondes sur une distance 75 mètres ! A l’atterrissage – les marins parlent d’appontage – l’avion accroche un brin d’arrêt qui le freine brusquement. Ce système, qui date des années 1950, permet de mettre en œuvre des avions lourds – de l’ordre de 25 tonnes pour le Charles-de-Gaulle.
Sans catapultes, pas de vrais porte-avions : elles en sont un élément essentiel. Or, la France n’est pas indépendante dans cette technologie très spécifique. De même que les catapultes des anciens Foch et Clemenceau avaient déjà été acquises auprès des Britanniques, les deux catapultes C13-3 du Charles-de-Gaulle ont été achetées à la société américaine Morgan Smith, en Pennsylvanie. Elles sont une version raccourcie de celles qui équipent les porte-avions...
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13/04 - Electrification de la France : le tournant narratif derrière les annonces de Sébastien Lecornu
Le Premier ministre a présenté ses "leçons" de la crise énergétique. La première d’entre elles n’étonnera personne : mieux vaut produire chez soi que dépendre des autres. Le conflit au Moyen-Orient confirme ce que la guerre en Ukraine avait cruellement signalé : l’énergie demeure un enjeu de sécurité nationale et d’indépendance. Pour réduire ses importations de gaz et de pétrole, la France doit s’électrifier bien plus vite qu'elle ne le fait.
Les leviers sont connus. Sur le fond, le discours - réaliste - de Sébastien Lecornu n'a rien de révolutionnaire. Il avance le calendrier pour l’interdiction des chaudières à gaz dans les logements neufs, réajuste l'objectif d'installer chaque année un million de pompes à chaleur made in France d'ici à 2030, et amplifie le "leasing social" pour les véhicules électriques.
La nouveauté vient de la forme. Le mot "climat" a disparu. La planification est désormais orpheline d’"écologique". Ce tournant narratif souligne combien la France et l’Europe ont maladroitement promu la transition bas-carbone par le passé. "En la présentant comme une politique environnementale, on a permis que s’installe une fracture idéologique entre 'lubie écolo' d'un côté et pragmatisme conservateur de l'autre, expliquait récemment à L'Express Andreas Rüdinger, chercheur associé à l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri). Alors qu’un discours axé sur le refus de contribuer aux logiques impérialistes aurait rassemblé tout le monde." Il aura fallu deux crises pour trouver la...
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13/04 - "On se couche devant les mollahs !" : en Israël, Benyamin Netanyahou laisse un goût d’inachevé
Cette nuit du 8 avril, vers une heure du matin, les sirènes retentissent une énième fois à Jérusalem. Les yeux embués de fatigue, les résidents d'un petit immeuble du quartier de Baka descendent en pyjama dans l'abri collectif du rez-de-chaussée. Au même moment, la nouvelle s'affiche sur les téléphones portables : l'Iran accepte le cessez-le-feu proposé par Donald Trump. "Ce n'est pas possible, Bibi ne peut pas nous faire ça ! s'emporte Shlomo Elkaïm, le locataire du premier étage. On était censés lancer une offensive décisive cette nuit et on se couche devant les mollahs !" La colère du septuagénaire résonne dans tout le pays. Selon les sondages, les trois quarts des Israéliens veulent poursuivre la guerre contre l'Iran, les deux tiers estimant les résultats de la campagne militaire en Iran insuffisants.
"Jamais, dans toute notre histoire, nous n’avons connu un tel désastre diplomatique, écrit sur le réseau X Yaïr Lapid, l'un des ténors de l'opposition. Israël n’était même pas à la table lorsque des décisions ont été prises concernant le cœur de notre sécurité." Doigt sur la gâchette
Afin de contrer ce récit d'une reculade imposée unilatéralement par les Etats-Unis, Benyamin Netanyahou s'adresse à la nation dès la fin de la fête de Pessah, mercredi soir. Lors d'une courte allocution télévisée, le Premier ministre israélien affirme d'emblée rester maître du jeu. "Une trêve temporaire de deux semaines entre les Etats-Unis et l'Iran, en pleine coordination avec Israël, est entrée en vigueur cette nuit. Ce n'est pas la...
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13/04 - Autour de sa résidence, Vladimir Poutine érige de nouvelles tours de défense aérienne
C'est un symbole de la toute-puissance de Vladimir Poutine. Qui doit donc être protégé. Ce 12 avril, le Kyiv Post a révélé que la Russie a installé en mars 2026 sept nouvelles tours dotées de systèmes de défense aérienne autour de la résidence secondaire du dirigeant, située à Valdaï. D’après des images satellites fournies par Planet.com, les travaux ont débuté en même temps, certaines tours étant déjà équipées de missiles sol-air.
Le dispositif défensif s’organise désormais en deux cercles concentriques - un large et un plus restreint - autour de la propriété, portant à 27 le nombre total de systèmes de défense aérienne dans la zone immédiate. Il faut dire que le domaine de Valdaï est particulièrement important : grand de 250 hectares, le terrain se structure comme une sorte de ville à taille miniature, avec sa piscine, son solarium, son bowling, son cinéma et même son cabinet dentaire. D'un point de vue stratégique, il abrite une réplique du bureau de la résidence principale de Vladimir Poutine, près de Moscou, pour pouvoir camoufler les déplacements du président russe hors de la capitale dans ses communications publiques. D'autres sites stratégiques
En décembre 2025, la Russie avait accusé l'Ukraine d'avoir ciblé la demeure lors d'une attaque interceptée de 91 drones, une allégation démentie par Kiev, qui y voyait un prétexte pour remettre en question les négociations menées par Washington pour mettre fin à la guerre. Il n'empêche : ce renforcement de la sécurité par Moscou ne vise pas qu'à protéger son président,...
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13/04 - Emploi des seniors : "La ressource humaine est devenue un sujet de sécurité économique"
Ce n’est pas un hasard si le Quai d’Orsay est le premier de nos ministères à signer la Charte 50+. "Nos collègues ont accumulé une expérience inouïe dans le monde entier, ils ont tout connu. A l’heure où nous avons plus que jamais besoin d’une diplomatie forte, il est impératif de profiter de ces talents", souligne Julien Steimer, directeur général de l'administration et de la modernisation du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, dont plus d'un quart des effectifs est âgé de plus de 57 ans.
Créée par le Club Landoy, collectif d’entreprises soucieuses de prendre à bras-le-corps les défis démographiques qui bouleversent leurs modèles, cette charte encourage à repenser la fin de carrière. A ne pas considérer nos quinze dernières années de vie active simplement comme une antichambre de la retraite. Avec la promotion 2026 annoncée ce 13 avril - dont la ville de Versailles, la Région Ile-de-France, la Fédération française de football ou encore le groupe Seb -, ce sont désormais plus de 430 organisations qui prennent part à ce mouvement lancé en 2022. Des signataires qui représentent environ quatre millions de salariés.
Avant même de s’associer à la démarche du Club Landoy, et malgré un agenda géopolitique intense, les services du Quai d'Orsay avaient engagé plusieurs actions : instauration d’un point RH avec chaque agent à dix ans de la retraite, création de missions de renfort, programmes de transmission de la culture de la maison aux nouvelles générations, préparation à "l'après", une fois que l'agenda se...
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13/04 - Blocus américain, menaces iraniennes… Le détroit d’Ormuz toujours sous tension
Chaque semaine, la guerre au Moyen-Orient oscille entre promesses de désescalade et nouveaux accès de tension. Après l’échec de négociations entre Téhéran et Washington ce week-end, l’armée américaine a annoncé la mise en place, ce lundi 13 avril, d'un blocus du trafic maritime du détroit d'Ormuz. Entré en vigueur à 10h00, heure de Washington (16h00 heure française), il vise l’ensemble des ports iraniens, dans les deux sens. Une décision d’une ampleur inédite, qui durcit brutalement le rapport de force. "Cette mesure déclenche une guerre d’usure à haut risque qui mettra à l’épreuve la capacité de résistance de Téhéran ou des marchés mondiaux", analyse The Wall Street Journal.
Cette initiative est illégale et s’apparente à de "la piraterie", a dénoncé Téhéran ce lundi. Les Gardiens de la révolution iraniens avaient auparavant averti que tout bâtiment de guerre s’approchant du détroit d’Ormuz serait considéré comme une violation du cessez-le-feu et s’exposerait à une réponse "sévère". Cette montée des tensions tranche avec les déclarations récentes du président américain Donald Trump, qui appelait encore, il y a quelques jours, dans le cadre des négociations avec Téhéran, à la réouverture de ce passage stratégique par lequel transite près d’un quart du pétrole et du gaz mondiaux.
Pour rassurer l’opinion publique américaine, une porte-parole de la Maison-Blanche, Olivia Wales, n’a pas ménagé les superlatifs : "La marine américaine est la plus puissante du monde et dispose de ressources plus que suffisantes pour maintenir le...
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13/04 - Petites phrases, grandes idées : Frédéric Mazzella, fondateur de Blablacar, crée le Prix des Citations
C'est la première édition d'un rendez-vous annuel à ne pas rater. Alors que de nouvelles initiatives récompensant des livres garnissent chaque année l'énorme corbeille des prix littéraires, le fondateur de BlaBlaCar, Frédéric Mazzella fait un pas de côté inédit en créant un Prix des Citations.
L'idée lui est venue lors d'une visite au musée des Prix Nobel à Stockholm, en tombant par hasard sur un livre recensant les meilleures citations des lauréats. "Cela a confirmé mon intuition selon laquelle certaines phrases valent parfois mieux qu'un long discours", raconte l'entrepreneur. Ainsi, ce "Nobel de la citation" a été pensée pour célébrer le talent, trop rarement salué, de concentrer, en une grappe de mots seulement, une pensée puissante, une vérité indiscutable ou, un point de vue inédit ; et ce, dans un panel de domaines qui s'étend de la politique aux sciences en passant par l'économie, l'éducation, mais également la littérature, le sport ou encore les arts de vivre.
L'humour aussi sera mis à l'honneur avec un Prix spécial, de même que - exigences de l'époque commandent - l'expression virale de l'année. Et pour son coup d'envoi, le Prix s'est offert un comité d'exception, constitué d'une trentaine de personnalités - allant de Stéphane Bern...
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13/04 - Verisure : comment le géant suédois de la télésurveillance a conquis l’Europe
Pour le profane, ces codes qui défilent en continu sur les écrans noirs des nuits blanches d’Angers sont tout à fait sibyllins. Les opérateurs formés à les décrypter sont capables, eux, d’y lire l’histoire en train de se dérouler, à des kilomètres à la ronde. De détecter les signaux les plus inquiétants parmi des milliers d’informations anodines. La capitale du Maine-et-Loire abrite l’un des deux principaux centres français de télésurveillance - l'autre est proche de Lille - opérés par Verisure, ce groupe aux racines suédoises tout juste passé numéro un mondial des systèmes d’alarme, devant l’américain ADT, en nombre de clients.
Dans ces bunkers, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, les télésurveilleurs détectent les cas d’urgence parmi les innombrables fausses alertes. "Notre travail n’est pas d’envoyer le GIGN chaque fois qu’une alarme se déclenche, mais d’analyser les situations pour prendre la meilleure décision : assister le client sur un enjeu simple et non dangereux, envoyer un intervenant pour vérifier ce qui se passe, ou prévenir les forces de l'ordre", résume Sébastien Leblanc, directeur de l'activité Télésurveillance en France. Une expertise qui donne aux agents un accès privilégié pour contacter les secours, par des numéros réservés.En Espagne, se prémunir contre le squat
Ce métier, Verisure l’exerce aujourd’hui dans 18 pays, dont 13 en Europe. Emanation du groupe Securitas, la société s’est déployée hors de Scandinavie pour gagner l’Espagne, avant de s’étendre sur le continent européen et jusqu’en Amérique...
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13/04 - Hongrie : Péter Magyar face aux espoirs de l’Europe
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13/04 - Ce que la chute de Viktor Orban va changer pour l’Europe
Comme en 1848, comme en 1956, comme en 1989, le peuple hongrois a exprimé une nouvelle fois, dimanche 12 avril, sa détermination à conquérir sa liberté politique et à restaurer sa dignité nationale. Au XIXe siècle, il s’agissait de secouer la tutelle des Habsbourg d’Autriche ; au XXe, de renverser la domination de la Russie soviétique ; cette fois-ci, de mettre à bas un système politique corrompu, échafaudé par Viktor Orban depuis 16 ans. A chaque étape majeure de son histoire contemporaine, la petite Hongrie a envoyé un signal d’espoir démocratique qui résonnait en Europe et au-delà. C’est encore le cas.
Le premier message de Budapest s’adresse à tous les autocrates et à ceux qui sont tentés de les imiter : l’alternative à la démocratie libérale n’est pas un modèle durable. La mise d’un appareil d’Etat au service d’un homme et de son clan finit toujours par se retourner contre le pouvoir. Il est heureux que les Hongrois aient su tourner cette page de manière pacifique et démocratique.
La deuxième leçon est que l’échec d'Orban est d’abord économique. Une économie prétendument "souveraine", où l’Etat exerce sa férule sur le marché, réserve les commandes publiques à ses fidèles et asservit les institutions qui devraient être indépendantes (justice, banque centrale, cour constitutionnelle, médias…), ne fonctionne pas. Elle favorise le népotisme et la vénalité. Les Hongrois ont regardé les Polonais et les Baltes jouir ces dernières années d'un décollage économique fulgurant, quand eux souffraient de la pire inflation...
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13/04 - Viktor Orban battu en Hongrie : l’Union européenne soupire de soulagement
L'Union européenne applaudit des deux mains. Celle qui devait composer depuis des années avec un "cheval de Troie" hongrois, accusé de complaisance envers Vladimir Poutine et Donald Trump, voit s’éloigner un facteur de blocage récurrent avec la défaite de l'indéboulonnable Premier ministre, Viktor Orban. "La France salue une victoire de la participation démocratique, de l’attachement du peuple hongrois aux valeurs de l’Union européenne et de la Hongrie en Europe", a réagi le président Emmanuel Macron sur le réseau social X.
Au sein des Vingt-Sept, les félicitations affluent à travers le Vieux Continent : les dirigeants d'Espagne, de Pologne, du Danemark, de Roumanie, de Suède et d'ailleurs saluent l'ouverture d'un nouveau chapitre politique pour la Hongrie. "Aujourd'hui, l'Europe triomphe et les valeurs européennes l'emportent", s'est enthousiasmé le Premier ministre espagnol,
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13/04 - Franchise : non, le magasin physique n’est pas mort
Les centres-villes ne déclinent pas ; ils se transforment. Dans un monde de plus en plus numérisé, ils retrouvent même de la valeur en s’affirmant comme des lieux de lien social, de plaisir et de loisirs. Dans ce contexte, les commerces ont un rôle majeur à jouer, à condition de savoir s’adapter.
Longtemps soupçonnée de standardiser nos centres urbains, la franchise bénéficie aujourd’hui d’une bonne image auprès des élus. Face à la concurrence d’Internet et des "boîtes à chaussures" installées en périphérie, les rues commerçantes s’appuient de plus en plus sur les réseaux, qui leur apportent notoriété et visibilité. Ce sont surtout ces marques qui permettent d’attirer les jeunes générations ce qui, par ricochet, bénéficie aux magasins indépendants.
Si les ventes en ligne continuent d’exploser, le commerce physique possède un atout que le web ne peut remplacer : la proximité. De nombreux réseaux de franchise l’ont compris, multipliant les stratégies pour attirer les consommateurs dans leurs rayons.
Proposer des prestations de commodité
Relais colis, consignes à bagages, reproduction de clé, pressing… Ces services du quotidien constituent un aimant à clients. Chez Franprix, les 600 points de vente proposant ce genre de commodités génèrent 6 millions de visites annuelles. "C’est un moyen de s’ancrer localement et de se rendre indispensable en jouant le bon voisin de quartier", constate François Alarcon, directeur général de l’enseigne. D’après Mondial Relais, les dépôts ou les retraits de colis permettent à 43 % des...
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13/04 - Loi Yadan : légiférer sur les mots est une arme défaillante, par Anne Rosencher
Les 16 et 17 avril prochains, l'Assemblée nationale aura la charge d'examiner la proposition de loi dite "Yadan", du nom de la députée Caroline Yadan (Ensemble pour la République) qui la porte. Ce texte vise à lutter contre les nouvelles formes de l'antisémitisme en créant notamment un délit d'appel à la destruction d'un État, ou en étendant la notion d'apologie du terrorisme.
La question posée est à la fois douloureuse et légitime. L'antisionisme, dans sa forme la plus virulente et la plus obsessionnelle, est aujourd'hui un facteur évident d'antisémitisme, en plus de servir de bouclier sémantique à ceux qui veulent inciter à la haine en jouant à chat-perché avec la loi. Quand on est un Français juif, aujourd'hui, dans la conversation publique, on se fait traiter de "sioniste". Comme ça. Sans rapport. Que l'on n'ait jamais évoqué la politique de l'État d'Israël n'y change rien. La consonance d'un nom suffit : "Sioniste." Variante : "Génocidaire." Cela surgit. Sous un tweet qui n'a rien à voir. Après une déclaration sur tout autre chose. Et dans ce cas, "sioniste", cela veut dire : dominant. Cela veut dire : agenda caché. Cela veut dire : ennemi.
Les premières fois, cela fait exactement l'effet de ce que décrit Albert Cohen dans Ô vous frères humains, quand à 10 ans, il s'approche de l'étal d'un marchand et que ce dernier le traite de sale juif. "Quelques minutes auparavant, je m'étais avancé vers la table du camelot avec un sourire d'enfant et je partais maintenant avec un sourire de bossu. On m'avait jeté...
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13/04 - "Le pape est faible" : la charge de Donald Trump contre Léon XIV
Le président américain Donald Trump a formulé dans la soirée du dimanche 12 avril des attaques acerbes contre Léon XIV, qualifiant le pape de "faible" à propos de la criminalité et de "mauvais" en matière de politique étrangère, et exhortant le souverain pontife à ne pas le critiquer mais à faire preuve au contraire de gratitude.
Ces commentaires surviennent après que Léon XIV, qui a pour habitude de peser soigneusement ses mots, a émergé comme un détracteur de la campagne militaire en Iran lancée le 28 février par les Etats-Unis et Israël. Léon, 70 ans, devenu en mai 2025 le premier pape américain de l'histoire en prenant la succession de François, a ainsi appelé pendant les fêtes de Pâques "ceux qui ont le pouvoir de déclencher des guerres" à plutôt "choisir la paix".
"Le pape Léon est FAIBLE sur le crime, et mauvais sur la politique étrangère", a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social. "Léon devrait être reconnaissant parce que (...) il a été mis là seulement parce qu'il est Américain et qu'ils pensaient que ce serait le meilleur moyen de traiter avec le président Donald J. Trump. Si je n'étais pas à la Maison-Blanche, Léon ne serait pas au Vatican", a-t-il assuré.
Il faut que Léon se "ressaisisse en tant que pape", a ajouté le président américain, reprochant également au souverain pontife d'être "faible sur les armes nucléaires", alors que le pape avait dénoncé comme "vraiment inacceptable" la menace du président américain d'anéantir toute la civilisation iranienne si l'Iran ne répondait pas favorablement...
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13/04 - "Les vibes étaient incroyables" : comment l’énergie a remplacé l’âme, par Julia de Funès
Chaque époque a ses mots magiques : des mots assez vagues pour tout contenir, assez mystérieux pour paraître profonds. Longtemps l’un de ces mots fut "âme". On disait d’un vieux quartier qu’il avait une âme, des yeux qu’ils étaient les miroirs de l’âme. Une maison sans charme devenait une maison sans âme ; un café vieilli et parfumé avait beaucoup d’âme. Le mot expliquait tout, ou plutôt dispensait d’expliquer. Aujourd’hui, le mot "âme" paraît s’effacer peu à peu derrière un autre mot fétiche censé tout dire sans jamais rien définir : l’énergie.
Une collègue n’est plus sympathique, elle "dégage une belle énergie". Un dîner n’est plus joyeux, "les vibes étaient incroyables". Un coup de foudre n’est plus l’évidence d’un sentiment mais un alignement d’énergies. Votre maison n’a plus une âme, mais de bonnes ondes. La réunion n’était pas interminable, elle était "low vibe". "Énergie" (ou "vibe" dans sa version anglaise), est devenu le "tote(r)m" de ces années, celui qui prétend tout dire quand on ne sait plus très bien quoi dire. Nous avons ainsi progressivement quitté le vocabulaire de l’âme (profondeur, intériorité, mystère, élévation) pour celui de l’énergie (flux, ondes, vibrations). Ce glissement d’une sémantique à l’autre n’est pas anodin : il ne remplace pas seulement un mot par un autre, mais une manière entière de voir les êtres et le monde.
D’abord, l’imaginaire de l’âme faisait voir la réalité selon une hiérarchie de valeurs : plus il y avait d’âme, plus il y avait d’esprit, de profondeur, d’élévation. Certaines choses...
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13/04 - "L’espoir a englouti la peur" : la défaite de Viktor Orban en Hongrie vue par la presse étrangère
"L’espoir a englouti la peur", titre Telex, média d'investigation hongrois. En illustration, un dessin : une statue de Viktor Orban posée sur un diable, comme prête à être évacuée. L’image dit tout d’un basculement. "La Hongrie, à l’aube d’une nouvelle ère politique", abonde Le Temps, quotidien helvète. Dimanche 12 avril, le parti conservateur pro-européen de Péter Magyar, Tisza, a recueilli plus de 53 % des voix, reléguant le Fidesz du Premier ministre à 38 %. "Une défaite amère" pour celui qui était, depuis plus d’une décennie, l’homme fort du pays, poursuivent nos confrères suisses. Portée par une participation record de 79,5 %, selon le Bureau électoral national, elle est le résultat d'une mobilisation inédite. "Toute une génération de jeunes Hongrois a fait basculer le cours des choses", écrit Bloomberg.
Au-delà de l’éviction de Viktor Orban après seize années au pouvoir, le parti Tisza décroche une supermajorité constitutionnelle, franchissant le seuil des deux tiers au Parlement. Concrètement, le nouveau gouvernement pourrait s’attaquer aux structures qui placent près de 80 % des médias sous l’influence du Fidesz, mais aussi réviser en profondeur les règles électorales, longtemps façonnées pour verrouiller l’alternance. "Un moment historique pour la Hongrie", salue Le Soir.
L’enjeu : poser les bases d’un retour au "pluralisme démocratique", analyse le site américain Politico. Péter Magyar, avocat ayant gravi les échelons politiques, a réussi, selon El Pais, là où tous les autres opposants avaient échoué :...
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13/04 - Moyen-Orient : Donald Trump menace "d’éliminer" les navires iraniens qui bravent le blocus américain
Dans la foulée de l'échec des négociations au Pakistan la veille, Donald Trump a annoncé ce dimanche 12 avril que la marine américaine allait bloquer le détroit d'Ormuz, dont il réclamait pourtant la réouverture dans le cadre des négociations avec l'Iran. Le commandement central de l'armée américaine (Centcom) a indiqué par la suite que les troupes américaines mettraient en œuvre, ce lundi à partir de 16h00 (heure française), un blocus de tous les ports iraniens, dans les deux sens.
Les Gardiens iraniens de la révolution ont répondu aux menaces du président américain en prévenant que tout bâtiment de guerre s'approchant du détroit d'Ormuz serait considéré comme enfreignant le cessez-le-feu et ferait face à une réponse "sévère". "Si vous voulez combattre, nous combattrons. Si vous faites preuve de logique, nous agirons avec logique", a déclaré pour sa part le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, négociateur en chef de Téhéran.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump menace "d'éliminer" les navires iraniens qui bravent le blocus américain
⇒ L'Iran dénonce un acte "illégal" et équivalent à de la "piraterie"
⇒ Emmanuel Macron annonce une réunion des pays "prêts à contribuer à une mission pacifique" dans le détroit d'Ormuz
21h00Fin de ce direct
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations, les réactions et les principaux développements de la nuit. Bonne soirée à vous.
>> Notre nouveau direct...
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13/04 - Richard Baldwin : "Aucun candidat à la Maison-Blanche ne fera campagne sur la suppression des droits de douane"
Autrefois pompiers du commerce international, les Etats-Unis en sont devenus les pyromanes. Tel est le paradoxe que soulève Richard Baldwin, professeur d'économie à l'IMD Business School de Lausanne et chercheur au Centre for Economic Policy Research (CEPR) dans son dernier ouvrage intitulé World War Trade. Depuis l'offensive commerciale lancée par Donald Trump il y a tout juste un an, une question taraude de nombreux esprits : cette guerre commerciale est-elle un épisode parmi d'autres, dans un monde ballotté de crise en crise ? Ou marque-t-elle un basculement vers une nouvelle ère ? Pour ce spécialiste, il s'agit d'une réalité qui durera aussi longtemps que les deux grandes puissances commerciales - les Etats-Unis et la Chine - s'obstineront à transformer les échanges en instruments de coercition.
L'Express : Vous écrivez que la guerre commerciale a été un choc, mais pas une surprise. Qu’entendez-vous par là ?
Richard Baldwin : La dérive de la politique américaine vers le protectionnisme n’avait rien d'inattendu. Depuis des années déjà, elle s’éloignait de la vision héritée de l'après-guerre, selon laquelle la libéralisation des échanges et la défense du monde libre servaient à la fois sa prospérité et sa sécurité. Lorsque Donald Trump arrive à la Maison-Blanche, cette lecture a déjà cédé la place à un récit victimaire : celui d’une Amérique qui aurait été "lésée" par ses partenaires commerciaux. Le président républicain s’est pleinement inscrit dans cette rhétorique et a clairement annoncé qu’il...
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13/04 - Ihor Fedirko, chef du Conseil ukrainien de l’industrie de défense : "De nouvelles armes apparaissent tous les trois mois"
Quatre ans après le début de l’invasion sanglante lancée par Poutine, l’Ukraine est plus que jamais sur tous les fronts. En pleine guerre au Moyen-Orient, Volodymyr Zelensky envoyait le mois dernier plus de 200 experts ukrainiens pour aider les monarchies du Golfe à repousser les drones lancés par l’Iran. En parallèle, grâce aux capacités de frappes à longue portée développées par ses industriels de défense, Kiev faisait des ravages parmi les raffineries russes. L’objectif : empêcher Poutine de tirer profit de la flambée des cours, en pleine crise du carburant à l’échelle mondiale. Au cœur de tous ces événements, le rôle incontournable joué par les drones, dont le pays a acquis une expertise inédite. "Aujourd’hui, beaucoup d'Européens viennent vers nous afin de voir comment nous pouvons les aider", pointe Ihor Fedirko, le directeur général du Conseil ukrainien de l'industrie de défense, une association professionnelle qui fédère plus de 400 entreprises de la défense dans le pays.
L’Express : L'Ukraine est aujourd'hui l'un des leaders mondiaux dans l'utilisation des drones sur le champ de bataille. Les Européens ont-ils encore beaucoup à apprendre dans ce domaine ?
Ihor Fedirko : Notre écosystème de drones est un atout unique. On ne trouve actuellement pas d'équivalent ailleurs dans le monde. Et c’est d’autant plus vrai si l'on prend en compte le rapport coût-efficacité de ces armes : nos solutions sont extrêmement rentables. Au fil des dernières années, nous avons également acquis une expérience inégalée en...
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12/04 - Législatives en Hongrie : Viktor Orban reconnaît sa défaite face à Péter Magyar
Le Premier ministre hongrois sortant, Viktor Orban, a concédé sa défaite ce dimanche 12 avril aux élections législatives après une victoire écrasante du parti d'opposition Tisza. Les résultats montrent que le parti de centre-droit pro-européen de Péter Magyar remporterait 138 sièges - soit plus que la majorité cruciale des deux tiers nécessaire pour toute révision de la Constitution - au Parlement de 199 membres, devant le parti Fidesz d'Orban.
"Les résultats des élections ne sont pas encore définitifs, mais la situation est compréhensible et claire", a déclaré Viktor Orban dans les locaux de campagne du Fidesz. "Le résultat des élections est douloureux pour nous, mais clair." Les sondeurs prévoyaient une participation électorale record, et la télévision hongroise montrait de longues files d'attente devant certains bureaux de vote à Budapest. Les données recueillies à 17h30, une demi-heure avant la fermeture des bureaux de vote, indiquaient un taux de participation de 77,8 %, contre 67,8 % quatre ans auparavant.
La fin du mandat de Viktor Orban après 16 ans au pouvoir aura des conséquences importantes non seulement pour la Hongrie, mais aussi pour l'Union européenne, l'Ukraine et au-delà. Cela signifierait probablement la fin du rôle conflictuel de la Hongrie au sein de l'UE, ouvrant peut-être la voie à un prêt de 90 milliards d'euros (105 milliards de dollars) à l'Ukraine ravagée par la guerre, bloqué par Orban. La défaite d'Orban pourrait également signifier le déblocage éventuel des fonds européens...
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12/04 - Le pape Léon XIV en Algérie : les dits et les non-dits d’une visite qui interroge
Miraculeuse, inattendue et historique ; la visite du pape Léon XIV en Algérie, du 13 au 15 avril, suscite des superlatifs. Un an après son élection, ce déplacement dans un pays musulman est une première pour un souverain pontife. Forcément, le choix de l'Algérie interroge. Que vient faire Léon XIV dans un pays où l'Église catholique est petite ? La première réponse à cette interrogation est donnée par le souverain pontife lui-même. Dès son intronisation, il a rappelé sa filiation spirituelle avec Saint-Augustin d’Hippone. Le célèbre prêtre chrétien est en effet né à Taghast, actuelle Souk-Ahras, dans l’est de l’Algérie, en 354 de notre ère. C’est également dans la ville voisine d’Hippone, aujourd’hui Annaba, qu’il fut évêque de 396 jusqu’à sa mort en 430.Sur les traces de Saint Augustin
Le pape part donc sur les traces de son maître religieux. "La figure de saint Augustin aide beaucoup pour établir un pont parce qu’il est très respecté en Algérie comme fils de la patrie", avait-il confié lors de son voyage à Beyrouth en décembre dernier.
Les responsables de l’Église catholique d’Algérie, à commencer par son archevêque, le
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12/04 - Sanctions contre Moscou : le Kirghizistan au cœur d’un système prorusse opaque
Officiellement, la réforme répond à un besoin de "modernisation financière". Officieusement, elle serait un outil destiné à mieux faire transiter un certain nombre de flux russes de plus en plus difficiles à acheminer par les circuits bancaires classiques, du fait des sanctions économiques contre Moscou. Jeudi 9 avril, le Parlement kirghiz a adopté une loi instaurant les "lettres de change électroniques", un instrument financier numérique jusque-là inexistant officiellement dans le pays. Selon le média local 24.kg, très influent et généralement aligné sur les positions officielles, cette réforme viserait à réduire les coûts, prévenir les pertes et les falsifications et simplifier les paiements transfrontaliers.
Avant ce vote en urgence, seulement deux semaines après sa présentation et sans débat public, le ministère des Finances, cité par le média indépendant d'investigation kirghize Kloop Media, vantait aussi un outil destiné à la "modernisation de l’infrastructure financière" et une forme numérique censée garantir plus de "transparence". Mais cette promesse serait illusoire, ces instruments servaient déjà bien avant la légalisation pour aider les acteurs russes à contourner les sanctions, rapporte le média.Une explosion des cryptomonnaies
D’après des documents internes, plus de 21,2 milliards de dollars de ces titres avaient déjà été émis en juin dernier. Sur YouTube, l’un des dirigeants du réseau A7A5 de l’oligarque moldave pro russe en fuite, Ilan Shor, admet que ces instruments sont "recherchés […] dans le...
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12/04 - "Ignorer nos faiblesses, c’est faire le jeu de Moscou" : l’Ukraine vue par un ex-conseiller de Volodymyr Zelensky
Pendant cinq ans, Alexander Rodnyansky a conseillé Volodymyr Zelensky sur les questions économiques. Aujourd’hui professeur à l’université de Cambridge, ce spécialiste n’en a cependant pas fini d’ausculter les menaces qui guettent l’Ukraine. Y compris les plus sous-estimées… A L’Express, il explique pourquoi le principal danger pour Kiev ne se situe plus seulement sur le champ de bataille, mais aussi sur les fronts politique et économique. Problèmes de gouvernance, tensions sur le contrat social, finances : notre interlocuteur radiographie les différentes faiblesses dont pâtit le pays, qui en font, selon lui, "l’un des outils les moins coûteux et les plus efficaces du Kremlin". Au point de risquer de devenir un "fardeau stratégique chronique et une menace pour l’Europe". Entretien.
L’Express : Selon vous, le principal danger pour l'Ukraine ne réside plus uniquement sur le champ de bataille, mais aussi sur les fronts politique et économique. Pourquoi ?
Alexander Rodnyansky : Les objectifs de la Russie vont au-delà d'un simple gain territorial. Vladimir Poutine cherche également à ce que l'Ukraine sorte de cette guerre trop affaiblie, divisée et dysfonctionnelle pour pouvoir fonctionner comme un Etat européen moderne. En d’autres termes, il souhaite un Etat que le Kremlin n’aurait pas de mal à absorber. Dans une guerre d'usure, la force de frappe n'est pas le seul facteur important. Les finances, la cohésion politique et la capacité de l'Etat sont tout aussi importantes. L'Ukraine fait encore preuve de...
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12/04 - Oléoduc Adria : une solution pour sortir de la dépendance hongroise au pétrole russe… que Viktor Orban refuse
La Croatie disposerait-elle de la solution capable de mettre fin, une bonne fois pour toutes, à la dépendance de la Hongrie au pétrole russe ? C'est en tout cas ce qu'elle affirme, comme le rapporte le média Politico. Selon Zagreb, un réseau d’oléoducs vieux de 35 ans, s’étendant sur 600 kilomètres à travers les Balkans jusqu’à l’Europe centrale, pourrait constituer une alternative fiable au brut russe pour la Hongrie et la Slovaquie, permettant de renforcer les efforts de l’Union européenne visant à éliminer les derniers liens énergétiques avec Moscou.
Depuis l’invasion massive de l’Ukraine par la Russie en 2022, la Hongrie et la Slovaquie continuent en effet de dépendre largement de son pétrole, Budapest étant passée de 61 % de ses importations en 2021 à 93 % en 2025, selon le centre de réflexion CSD basé à Sofia. Il faut dire que Viktor Orban, au pouvoir depuis 16 ans, a fait du pétrole russe bon marché un élément central de sa campagne, avec le soutien affiché des États-Unis. Dans ce contexte, il s’oppose fermement à cette alternative, même si, en pratique et de manière discrète, l'oléoduc croate alimente déjà le pays en quantités non négligeables de pétrole.Une dépendance accrue à la Russie
Fin janvier, en raison d'une panne de l’oléoduc Druzhba qui transporte le pétrole russe, via l’Ukraine, vers la Hongrie et la Slovaquie, les flux ont quasiment été interrompus. Depuis février, Budapest accuse Kiev de ralentir volontairement les réparations et met en garde contre d’éventuelles perturbations de...
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12/04 - "C’est du harcèlement" : comment protéger les médecins des procédures abusives ?
Karine Lacombe, Gilbert Deray, André Grimaldi, Bruno Mégarbane ou encore Jérôme Marty... Plusieurs professionnels de santé désormais bien connus du grand public se sont retrouvés convoqués ces derniers jours devant les chambres disciplinaires de l’Ordre des médecins, à la suite de plaintes déposées par le syndicat liberté santé, une petite structure qui s’était opposée aux mesures sanitaires et aux vaccins pendant la pandémie. Presque une habitude, pour ces soignants : "A un moment donné, j’avais jusqu’à 15 procédures en même temps, soit devant le Conseil de l’Ordre, soit au pénal pour diffamation", rappelle le Dr Marty, président de l’UFML-S (union française pour une médecine libre – syndicat).
Karine Lacombe, elle, a déjà été attaquée en diffamation par Didier Raoult, et par plusieurs associations antivax devant le conseil de l’ordre. "C’est du harcèlement : les plaignants ne viennent pas en conciliation, ils font systématiquement appel... Et surtout, chaque plainte donne lieu à des conférences de presse et à des collectes de fonds : on utilise notre notoriété pour récupérer de l’argent", s’agace l’infectiologue. A ce jour, plusieurs autres médecins ou lanceurs d’alerte, défenseurs de la vaccination ou opposés aux thèses du Pr Raoult, continuent de devoir faire face à de tels procès.Un vrai enjeu démocratique
"De nombreux experts ont quitté les réseaux sociaux et renoncé à s’exprimer après avoir subi des attaques ciblées ou des procédures-bâillons pour avoir défendu la science et les faits", regrettaient...
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12/04 - Législatives en Hongrie : Viktor Orban en difficulté, l’élection la plus importante de l’année
C'est une élection suivie de près à l'international. Ce dimanche 12 avril, la Hongrie va choisir ses nouveaux députés, et pourrait voir la fin du règne de Viktor Orban, le Premier ministre au pouvoir depuis 2010. La plupart des sondages indépendants le donnent en effet perdant derrière son principal concurrent, Peter Magyar, un haut fonctionnaire qui a centré sa campagne sur la nécessité d'ouvrir un nouveau chapitre dans un pays classé par Transparency International comme le plus corrompu de l'UE.
Ancien allié de Viktor Orban, Peter Magyar a pris la tête du petit parti centriste de droite Tisza et l’a transformé en mouvement anti-corruption. Il a dénoncé ce qu’il appelle le "marécage politique" d'Orban et promis de construire "une Hongrie moderne et européenne". Selon The Economist, Tisza est passé de 21 % dans les sondages en mai 2024 à une position proche de celle du parti Fidesz de l'actuel Premier ministre. Ce dernier est desservi par un bilan économique mauvais, avec une croissance faible, un chômage qui progresse et des prix en hausse de 50 % depuis 2020.Un système biaisé
Pour autant, même si les sondages s'avéraient partiellement exacts, le parti au pouvoir pourrait tout de même conserver une majorité de sièges au Parlement, voire parvenir à gouverner en coalition avec de petites formations politiques. Depuis son retour au pouvoir en 2010, le parti Fidesz a progressivement remodelé le système électoral hongrois, dans le cadre d’une gouvernance qui s’étend désormais sur 16 années sans...
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12/04 - Artemis 2 : les "records" de la Nasa ne sont pas convaincants, par Rainer Zitelmann
Moi aussi, j’étais ravi par la mission Artemis 2, et pourtant, la propagande de la Nasa continue de m’agacer. Le fait est que nous étions plus avancés en 1969 qu’aujourd’hui. À l'époque, nous avions aluni ; aujourd'hui, nous ne faisons que passer. L'agence spatiale américaine a annoncé en grande pompe des "records" simplement parce que ses astronautes ont volé quelques milliers de kilomètres de plus qu'à l'époque. Mais les véritables progrès ont eu lieu dans le domaine des vols spatiaux privés. Les coûts du lanceur SLS (Space Launch System) sont plus élevés qu'auparavant, tandis que Elon Musk, avec SpaceX, les a réduits de plus de 90 %. Le SLS reste une fusée à usage unique, à l'instar de la Saturn V des années 1960.
Le 14 décembre 1972, les derniers humains ont quitté la surface de la Lune. Il a fallu plus d’un demi-siècle avant que des astronautes ne s’approchent à nouveau de notre satellite, en volant une fois de plus à proximité. Pour les théoriciens du complot qui affirment depuis longtemps que les six alunissages entre 1969 et 1972 ont été mis en scène dans un studio de télévision, cette interruption semblait être une confirmation. Pourtant, ces théories ont depuis longtemps été réfutées — et de toute façon, les Soviétiques auraient immédiatement dévoilé un canular en 1969.Dépendance à Moscou
Pourquoi ce demi-siècle perdu ? Premièrement, une fois la course entre les États-Unis et l’Union soviétique terminée, il n’y avait plus de raison impérieuse de retourner sur la Lune. Deuxièmement, les efforts spatiaux menés...
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12/04 - Comment les Etats-Unis (mais pas la France) ont perdu le monde arabe, par Amaney A. Jamal et Michael Robbins
Beaucoup de personnes au Moyen-Orient ont été touchées par la série d’événements déclenchée par l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023. Des dizaines de milliers de personnes, pour la plupart des Gazaouis, ont été tuées, des millions ont été déplacés et des milliards de dollars de dégâts ont été causés. Il n’est donc pas surprenant que le point de vue de dizaines de millions de personnes ait évolué.
Un sondage réalisé par le Baromètre arabe dans les mois qui ont suivi le 7-Octobre a révélé un revirement radical de l’opinion publique. Alors que les citoyens ordinaires de la région assistaient à la guerre dévastatrice menée par Israël à Gaza, ils se sont brusquement retournés contre ce pays et son plus grand allié, les États-Unis. Les enquêtes que nous avons menées en Égypte, en Irak, en Jordanie, au Liban, au Maroc, dans les territoires palestiniens, en Syrie et en Tunisie d’août à novembre 2025 montrent clairement que les changements observés au lendemain du 7-Octobre se sont pérennisés. Les habitants du Moyen-Orient ont perdu presque toute confiance dans un ordre régional dirigé par les États-Unis.
A l'inverse, ils considèrent désormais la Chine, l’Iran et la Russie plus favorablement que les États-Unis et, souvent, que l’Europe. Washington et nombre de ses principaux alliés sont perçus comme partiaux, moralement compromis et sélectifs dans leur respect du droit international par rapport à l'axe autoritaire. Lorsqu’on leur a demandé quel pays protège les libertés, contribue à la sécurité régionale et soutient la...
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12/04 - Simon Liberati, le mal-aimé fasciné par le côté obscur du rêve américain
Est-ce un hasard ou un signe des temps ? Simon Liberati fut révélé au grand public en 2004 en passant légèrement saoul chez Thierry Ardisson. Maintenant qu’Ardisson est mort, il est de bon ton de vouer aux gémonies l’homme de télé (parfois à juste titre). Liberati n’a pas meilleure réputation. En 2015, il faisait la couverture des Inrockuptibles – inenvisageable aujourd’hui. Il est vrai qu’entretemps son ancienne épouse Eva Ionesco a publié La Bague au doigt (2023), un livre à charge où elle peignait Liberati en "clochard fou" et en "gargouille gothique" coupable de faire des plaisanteries de mauvais goût sur Hitler et d’écouter Les Lacs du Connemara. Lors du divorce entre les deux amants maudits, la majorité a pris la défense d’Eva Ionesco, alors même qu’elle s’était séparée de son mari après l’avoir agressé avec un couteau à pain et frappé avec la fourche du poêle à bûches… Quel crime Liberati a-t-il commis, à part aimer Michel Sardou ? Il semble que son humour noir ne passe plus à notre époque infantilisante qui plébiscite en librairie la moraline, le développement personnel et le témoignage victimaire.
Liberati courant le cachet et publiant tous azimuts, on peut se perdre dans son abondance production. Rappelons pour les non-initiés qu’il est l’auteur de plusieurs merveilles, dont Anthologie des apparitions (2004), Eva (2015), Les Violettes de l’avenue Foch (2017), Occident (2019), Liberty (2021), Performance (prix Renaudot 2022) ou Stanislas (2025). Quel autre écrivain contemporain a autant d’excellents livres...
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12/04 - Donald Trump ordonne un blocus naval du détroit d’Ormuz par la Marine américaine
Le vice-président américain J.D. Vance a annoncé dimanche que la délégation américaine quittait le Pakistan sans être parvenue à un accord avec l'Iran au terme de 21 heures de négociations, déclarant que l'Iran avait choisi de ne pas accepter les conditions américaines.
Les discussions directes entre Téhéran et Washington étaient les premières de haut niveau depuis la révolution islamique à Téhéran en 1979 et les premiers pourparlers directs depuis 2015 et la conclusion d'un accord multilatéral sur le programme nucléaire iranien.
La question du détroit d'Ormuz reste la pierre d'achoppement dans les négociations entre les deux parties, ont rapporté plusieurs sources.
Pour parvenir à un accord, Téhéran exige des réparations de guerre ainsi que le contrôle du détroit d'Ormuz et l'instauration d'un droit de péage dans ce carrefour maritime par lequel transitent 20 % des exportations mondiales de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL).Fin de ce direct
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations.
>> Notre nouveau direct
16h34La guerre contre l'Iran a coûté environ 11,5 milliards de dollars à Israël
La guerre de cinq semaines contre l’Iran a coûté environ 11,5 milliards de dollars à l’Israël, selon le ministère israélien des Finances, qui livre ainsi une première estimation du conflit.
Environ 7,2 milliards ont été consacrés aux opérations militaires — munitions et mobilisation des réservistes —,...
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12/04 - A Rome, l’histoire s’écrit (aussi) dans le métro
Plus de trois mois après son ouverture, la nouvelle station Porta Metronia, inaugurée le 16 décembre 2025 après une bonne décennie de travaux, en même temps que sa prestigieuse voisine, Colosseo-Fori Imperiali, ne désemplit pas. Elle est devenue, au-delà d’un arrêt supplémentaire sur la ligne C, un espace où la ville contemporaine dialogue avec ses profondeurs antiques. A première vue, rien ne distingue l’accès discret sur la Piazzale Ipponio des autres entrées du réseau métropolitain. Mais en descendant, le voyageur quitte en quelques secondes la Rome du trafic et des scooters pour pénétrer dans un musée sous terre. Sur cinq niveaux, jusqu’à près de 30 mètres de profondeur, Porta Metronia dévoile des vestiges, des fragments de murs et des récits archéologiques intégrés à l’architecture même du lieu. Ainsi y découvre-t-on une caserne datant du IIᵉ siècle après J.-C., avec ses mosaïques et ses pièces organisées autour d’un couloir central. Plusieurs dizaines de milliers de passagers l’empruntent chaque jour, séduits par un concept qui, loin de les reléguer à d’inaccessibles vitrines, met à portée d’œil les découvertes réalisées au fur et à mesure de la construction.
Cette hybridation entre infrastructure et patrimoine résume à elle seule les défis de la capitale italienne. Chaque chantier devient une fouille, chaque extension une négociation avec un lointain passé. Impossible, donc, de dater l’aboutissement des travaux, qui fluctue au fil des trouvailles, la plupart du temps insoupçonnées. Longtemps retardée pour ces...
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12/04 - Guerre en Iran : pourquoi les négociations avec les Etats-Unis ont-elles échoué ?
Les détails n'ont pas été communiqués. Mais la nouvelle est tombée brusquement. Ce dimanche 12 avril, seulement un jour après le début des négociations entre l'Iran et les Etats-Unis à Islamabad, au Pakistan, ces dernières n'ont pas abouti, repoussant l'espoir de mettre fin au conflit. "Nous n’avons tout simplement pas réussi à parvenir à une situation où les Iraniens acceptaient nos conditions. Je pense que nous avons fait preuve d’une grande flexibilité", a déclaré J.D. Vance, le vice-président américain, alors que les échanges se sont prolongés jusque tard dans la nuit.
"La réalité, c’est que nous avons besoin d’un engagement clair de leur part : ils ne doivent pas chercher à se doter de l’arme nucléaire ni à acquérir les moyens qui leur permettraient d’y parvenir rapidement", a-t-il expliqué, en référence au programme iranien d’enrichissement de l’uranium, susceptible d’avoir des usages civils mais aussi militaires. À l’issue d’une brève conférence de presse, Vance a quitté Islamabad, tout en laissant entendre que les États-Unis restaient disposés à conclure un accord basé sur leur dernière proposition : "Nous verrons si les Iraniens l’acceptent", a-t-il déclaré, sans expliciter.Le cas du détroit d'Ormuz
Selon le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien, Esmaeil Baqaei, "de nombreux messages et textes ont été échangés entre les deux parties". Le diplomate a publié un long message sur X, dans lequel lui non plus ne précise pas les sujets de blocage. "Au cours des dernières vingt-quatre heures, des...
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12/04 - La franchise, pilier des centres-villes : les acteurs de la transformation
Les centres-villes ne déclinent pas ; ils se transforment. Dans un monde de plus en plus numérisé, ils retrouvent même de la valeur en s’affirmant comme des lieux de lien social, de plaisir et de loisirs. Dans ce contexte, les commerces ont un rôle majeur à jouer, à condition de savoir s’adapter.
Longtemps soupçonnée de standardiser nos centres urbains, la franchise bénéficie aujourd’hui d’une bonne image auprès des élus. Face à la concurrence d’Internet et des "boîtes à chaussures" installées en périphérie, les rues commerçantes s’appuient de plus en plus sur les réseaux, qui leur apportent notoriété et visibilité. Ce sont surtout ces marques qui permettent d’attirer les jeunes générations ce qui, par ricochet, bénéficie aux magasins indépendants.
Virginie Millereau, franchisée, Nice (06)
"Je suis à la tête de deux Colombus café, j’ai vingt ans d’expérience dans la franchise et je peux l’assurer : ce concept représente un pilier du centre-ville. S'appuyer sur une enseigne solide, qui se remet constamment en question et suit les tendances, s’avère une véritable force. Sur certaines grandes artères de Nice, les loyers atteignent des sommets et les indépendants courent après leur rentabilité. La franchise nous apporte de la visibilité, du flux, de la stabilité. Mais attention : il ne s’agit pas d’un ticket gagnant automatique. La qualité des produits, le service, le management : tout doit être au rendez-vous. Mon obsession est que chaque client passe chez nous les quinze meilleures minutes de sa journée. Demain, si je...
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12/04 - Bientôt un Polymarket européen ? Ce sulfureux business à l’assaut du Vieux Continent
Il n'a pas de nom. Ou plutôt, il en a un, mais personne ne le connaît. Sur Polymarket, les parieurs comme lui ne sont identifiés que par des adresses de portefeuilles cryptographiques composées de chiffres et de lettres. Ce qu'on sait de lui, en revanche, c’est qu’il est Français. Et qu’au cours des semaines précédant l'élection présidentielle américaine de novembre 2024, il a misé un joli pactole sur la victoire de Donald Trump. A l'époque, les sondages jugeaient la course serrée entre le républicain et la démocrate Kamala Harris. Quand les résultats sont tombés, le mystérieux français a empoché environ 50 millions de dollars. Son histoire a fait le tour du monde, jusqu’aux oreilles de l’Autorité nationale des jeux (ANJ). Quelques jours plus tard, les prises de position sur la plateforme new-yorkaise devenaient indisponibles aux utilisateurs tricolores. La Belgique, la Pologne, l’Italie, la Suisse, la Roumanie, les Pays-Bas et l’Allemagne, ont rapidement fait de même. En Europe, où seule l'Espagne fait exception, la méfiance s'est installée contre ceux que l’on appelle les "marchés prédictifs" comme Polymarket, Kalshi, ou Opinion Trade. Ces sites Web où l’on peut placer de l’argent sur tout et n’importe quoi : le nombre de tweets qu’Elon Musk pianotera dans la semaine, la date de lancement du prochain modèle d’Anthropic, le retour de Jesus Christ sur Terre ou la température maximale à Séoul demain. L’accumulation de ces mises crée une forme d’oracle qui, selon ses promoteurs, prédit l’avenir en direct.
Une...
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12/04 - Hugo Micheron : "Avec l’IA, la force de frappe des Etats-Unis a été décuplée"
A quoi assistons-nous depuis le début de la guerre en Iran ? Quel rôle y joue l’IA d’un point de vue militaire ? Quelle place ont prise les géants de la tech dans la défense ? L'Europe regarde-t-elle passer les trains ?... Professeur associé à Sciences Po Paris, arabisant, spécialiste du Moyen-Orient, du djihadisme et de l'IA, Hugo Micheron est l'invité des Grands entretiens d'Anne Rosencher. L'intégralité de l'échange est à regarder en vidéo sur YouTube et Dailymotion, ou à écouter sur les plateformes traditionnelles de podcast, comme Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast Addict.
Anne Rosencher : En vingt-quatre heures, le 28 février, 1 000 cibles ont été touchées en Iran par les Etats-Unis et Israël. Le chef du commandement central américain Brad Cooper a dit à propos de ce bilan que "les outils d'IA avancés ont transformé des processus qui prenaient des jours en quelques secondes". Que fait l'IA dans cette guerre que l'homme ne faisait pas avant ?
Hugo Micheron : Le premier effet direct de l'IA sur les conflits est ce qu’on appelle le "passage à l'échelle" : on fait beaucoup plus avec beaucoup moins. Des milliers de décisions sont prises en quelques secondes, d’une façon inaccessible à un cerveau humain aussi affûté soit-il, pour des raisons de tension cognitive évidente. Un autre cas d’usage, dans la même guerre, est l'épisode qui a mené à l’élimination de Khamenei. On possède en la matière un point de comparaison historique : la traque contre Ben Laden, qui a duré dix ans, et...
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12/04 - Dr Patrick Lemoine : "D’un point de vue psychiatrique, la structure perverse de Donald Trump saute aux yeux"
Soyons clairs : en l’absence du malade, impossible de poser réellement un diagnostic. Déterminer si un patient souffre d’un trouble psychiatrique ou neurologique demande un ou plusieurs entretiens en face-à-face, la description de ses symptômes par le patient, l’observation de signes apparents, et dans un certain nombre de cas des examens sanguins ou d’imagerie. Mais s’agissant de personnages publics, il reste néanmoins possible de poser des hypothèses. C’est en tout cas l’avis du psychiatre clinicien et docteur en neurosciences Patrick Lemoine, qui s’était essayé à l’exercice en publiant en 2019 La santé psychique de ceux qui ont fait le monde (Odile Jacob, 283 pages, 22,90 euros). En "décortiquant les biographies", en "dénichant les anecdotes" et en "traquant les bizarreries", il y expliquait pourquoi Winston Churchill était probablement bipolaire, Staline paranoïaque et le général de Gaulle... parfaitement sain d’esprit. Ce médecin a accepté de renouveler l’exercice pour le patient Trump, dont le comportement de plus en plus erratique ne cesse de déconcerter le monde. Entretien.
L’Express : Beaucoup de vos collègues disent qu’un médecin ne devrait pas se permettre de poser de diagnostic, ni même d’émettre d’hypothèses, en l’absence d’examen clinique. Pourquoi estimez-vous, de votre côté, qu’il est possible de le faire pour des personnalités comme Donald Trump ?
Patrick Lemoine : Pour ce qui concerne nos contemporains, nous ne manquons pas de documents : interviews, écrits, déclarations, posts sur les...
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12/04 - Serge Tisseron : "Avec l’IA, certaines personnes abandonnent toute idée de vie amoureuse"
Le rêve de gosse d'un objet qui prend vie est devenu réalité. De jour comme de nuit, ChatGPT et ses congénères répondent inlassablement à nos questions. Des plus professionnelles aux plus intimes. Mais l'IA peut-elle prendre soin de nous ? C'est à cette question vertigineuse que s'attaque le psychiatre et docteur en psychologie Serge Tisseron dans son dernier ouvrage Machines Maternelles (2026, PUF).
L’Express : Les humains savent que les IA comme ChatGPT ne sont pas conscientes. Pourquoi s’attachent-ils malgré tout à elles ?
Serge Tisseron : Il faut revenir au concept même de l’attachement. Un concept d’abord développé entre le jeune enfant et sa mère, ou la personne qui en tient lieu, puis élargi à d’autres personnes et enfin aux animaux. Désormais, nous devons prendre en compte qu’il s'étend aussi à des objets, auxquels nous pouvons nous attacher comme à des humains, tout en sachant qu'ils n’en sont pas. On peut s’attacher à un objet en fonction de la place qu’il a prise dans notre vie. Par habitude, ou par familiarité. Et on peut s’y attacher parce qu’on y trouve un écho affectif, émotionnel. L’IA est conçue pour susciter cet écho. Je donne l’exemple, dans mon livre, d’un individu que j’ai baptisé Félicien, et qui est piégé par son IA. À chaque fois qu’il dit quelque chose, l’IA va dans son sens, d’une façon qui lui semble, à juste titre, de plus en plus absurde.
Le fameux effet Eliza ?
Oui, l’effet Eliza existe bel et bien. Joseph Weizenbaum l’a mis en lumière en 1964 avec un programme informatique très simple...
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11/04 - Guerre en Iran : les négociations à Islamabad peuvent-elles vraiment aboutir à un accord ?
Alors que s'ouvrent ce samedi des négociations entre Iran et Etats-Unis au Pakistan, la question est sur toutes les lèvres : ces pourparlers peuvent-ils réellement aboutir à un compromis et permettre de pérenniser le cessez-le-feu ? A ce stade, rien n'est moins sûr, mais les spécialistes de la région pointent déjà plusieurs obstacles. A commencer par un désaccord sur les termes d'un cessez-le-feu.
Les États-Unis exigent des concessions majeures de la part de l'Iran, notamment la remise de son uranium hautement enrichi et son engagement à ne pas se doter de l'arme nucléaire, ainsi que d'autres limitations sur ses capacités militaires. A cela vient s'ajouter le rétablissement du libre passage dans le détroit d'Ormuz et la fin du soutien apporté à ses alliés régionaux comme le Hezbollah. Désaccords majeurs sur les conditions
De son côté, l'Iran veut obtenir des garanties qu'elle ne sera plus jamais attaquée, qui incluent entre autres le retrait des forces américaines de la région et la fin des attaques contre ses forces supplétives, en particulier la guerre d'Israël contre le Hezbollah au Liban. L'Iran entend en outre poursuivre son programme nucléaire et instaurer un péage pour les navires traversant le détroit d'Ormuz, point névralgique par lequel transite 20 % du pétrole.
"Des demandes irréalistes", dignes d'un "canular", selon Donald Trump, qui prétend, comme la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt, que Téhéran aurait consenti en privé à davantage de compromis. Comme le rappellent les...
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11/04 - Emma Carenini : "Emmanuel Macron a fait avec Vladimir Poutine ce que Cléopâtre faisait avec Marc-Antoine"
Objet de débauche, paroxysme de l'extravagance, quintessence du "bling-bling", catalyseur des inégalités sociales... Depuis l'Antiquité, le luxe est caricaturé sans modération et souffre de clichés qui le circonscrivent aux paniers des futilités du monde. Mais pour Emma Carenini, bien plus qu'un adjuvant du futile ou qu'un indult de classe, il serait par-dessus tout un moteur de croissance, un instrument de puissance, et plus inattendu encore, une source de plaisir et de bonheur collectif. Dans son essai vivifiant, Une autre histoire du luxe, des thermes romains à LVMH (Passés composés), l'agrégée de philosophie et ancienne conseillère au cabinet du ministre de l'Education nationale, butine dans les fleurs de l’Histoire et montre combien le luxe a pendant longtemps été accessible à tous, au point de parler de "luxe public" ; une idée qui sonne aujourd'hui presque antinomique, reconnait-elle, tant "nos espaces publics se sont progressivement transformés en liminal space - couloirs sans texture, surfaces sans mémoire, lumière blanche uniforme". Entretien
L'Express : Quand on nous dit "luxe", on pense quasi instinctivement aux maisons de haute couture, aux palaces parisiens, aux yachts amarrés au port de Saint-Tropez. En lisant votre ouvrage néanmoins, on comprend qu'il s'agit d'une vision réductrice de ce concept finalement assez difficile à définir… Alors, qu'est-ce que le luxe exactement ? Et est-il indissociable du beau, du goût ?
Emma Carenini : Lorsqu’on essaye de définir le luxe, on s’en...
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11/04 - Faute du soutien de Donald Trump, le Royaume-Uni suspend son accord sur les îles Chagos
Le gouvernement britannique a annoncé samedi avoir suspendu son accord visant à céder la souveraineté sur les îles Chagos – qui abritent la base aérienne américano-britannique de Diego Garcia –, accord qui a été critiqué par le président américain Donald Trump. Le journal The Times a indiqué que le projet de loi devant étayer l’accord de cession des îles à Maurice, qui nécessite le soutien de Washington, ne figurerait pas à l’ordre du jour de la prochaine session parlementaire du gouvernement.
Le bureau du Premier ministre Keir Starmer a déclaré que Londres tenterait de persuader Washington de donner son accord officiel. Donald Trump avait déclaré en février que cet accord était une "grave erreur", alors qu'il avait auparavant affirmé que c'était le meilleur que Keir Starmer puisse obtenir.Diego Garcia, enjeu stratégique majeur
En vertu de cet accord, le Royaume-Uni conserverait le contrôle de la base militaire stratégiquement importante de Diego Garcia dans le cadre d'un bail de 99 ans qui préserve les opérations américaines sur place.
Un porte-parole du gouvernement britannique a déclaré que la garantie de la sécurité opérationnelle à long terme de Diego Garcia resterait une priorité. "Nous continuons de penser que cet accord est le meilleur moyen de protéger l'avenir à long terme de la base, mais nous avons toujours affirmé que nous ne donnerions suite à cet accord que s'il bénéficiait du soutien des États-Unis. Nous poursuivons nos discussions avec les États-Unis et Maurice", a déclaré le porte-parole....
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11/04 - Iran-Russie : Volodymyr Zelensky accuse les Etats-Unis de naïveté face à une coopération militaire anti-occidentale
C'est un élément de plus qui rappelle comment guerres en Iran et en Ukraine sont liées. Dans une interview pour le podcast The Rest Is Politics, Volodymyr Zelensky assure avoir interpellé la Maison-Blanche sur l'étroite collaboration entre Moscou et Téhéran. En vain, selon lui. A en croire le président ukrainien, les États-Unis n'ont pas tenu compte de certains signaux, qui prouvent pourtant que la Russie aide l'Iran à cibler des bases américaines au Moyen-Orient. "Je l'ai dit publiquement. Avons-nous entendu une réaction des États-Unis demandant à la Russie d'y mettre fin ?", s'est emporté Zelensky. Et d'ajouter: "Le problème, c'est qu'ils font confiance à Poutine. Et c'est bien dommage."Accusations d'aide militaire russe à l'Iran
Concrètement, des satellites militaires russes auraient photographié des infrastructures énergétiques critiques dans les pays du Golfe et en Israël, ainsi que l'emplacement de bases militaires américaines dans la région. Des informations que le Kremlin aurait ensuite transmises au régime iranien, pour faciliter ses attaques, assure le dirigeant ukrainien.
Sans toutefois susciter de réaction américaine. L'équipe de Donald Trump n'aurait pas réussi à "vraiment comprendre les détails de ce que veut la Russie", toujours selon Volodymyr Zelensky, qui juge que les deux négociateurs de Donald Trump – Steve Witkoff et Jared Kushner – ont "passé trop de temps" avec Poutine et ses hauts responsables. Alors que le binôme s'est rendu à Moscou à cinq reprises, il n'a en revanche jamais...
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11/04 - A Bruxelles, ce dialogue si difficile entre la Commission européenne et les patrons
Ce lundi matin de mars, un véritable commando patronal monte à bord du Thalys Paris-Bruxelles. A sa tête, le président du Medef, Patrick Martin, accompagné des membres du conseil exécutif. Fabrice le Saché, le "Monsieur Europe" de l'organisation, est aussi de la partie. Le programme de la journée est dense : échange avec la présidente du Parlement européen Roberta Metsola, intervention du vice-président de la Commission Stéphane Séjourné… Avec comme point d’orgue, une présentation d’Enrico Letta, auteur d'un rapport phare sur le marché intérieur de l'UE.
Le tout se déroule à la Maison des entreprises de France, inaugurée il y a un an dans la capitale européenne. Son objectif ? Mieux faire entendre la voix du secteur privé tricolore dans la "bulle bruxelloise". Pas question pour Patrick Martin de réitérer l’erreur de son prédécesseur, Geoffroy Roux de Bézieux, qui avait concédé que "[son] temps de cerveau n’a pas été assez consacré à Bruxelles". Car derrière les photos officielles tout sourire, un malaise couve. Déjà fragilisées par la concurrence chinoise et la hausse des prix de l’énergie, de nombreuses industries plient sous le poids croissant des contraintes réglementaires. Ainsi, la complexité des directives sur la communication extra-financière (CSRD), les zigzags sur le règlement anti-déforestation (RDUE) ou encore le plus récent mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (MACF) alimentent la même frustration due au manque de pragmatisme du régulateur européen.Virage idéologique
Pour Jean-Luc Demarty,...
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11/04 - Un week-end à Rome : Bernini sous l’aile des Barberini
L’histoire racontée ici n’est pas seulement artistique : c’est un récit de pouvoir. Au XVIIᵉ siècle, la famille Barberini accède au sommet lorsque, en 1623, Maffeo Barberini devient pape sous le nom d’Urbain VIII. Son pontificat va alors voir Rome se muer en un gigantesque chantier. Architecture, sculpture, peinture : tout devient langage politique et spirituel. Et Gian Lorenzo Bernini (1598-1680), dit le Bernin, jeune prodige déjà remarqué, en devient le principal interprète. C’est l’objet de l’exposition d’ampleur déployée dans les galeries nationales d’art ancien du palais Barberini, à Rome, orchestrée par Andrea Bacchi et Maurizia Cicconi : montrer comment le sculpteur et la dynastie se sont mutuellement façonnés. Les Barberini offrent au jeune homme des commandes prestigieuses ; lui leur rend une image de grandeur et de splendeur qui restera à la postérité. Portraits, bustes, dessins préparatoires ou sculptures dessinent les étapes clé de cette alliance fertile et rappellent que ce mécénat hors du commun a fait office de tremplin pour un artiste aussi précoce que virtuose.
Gian Lorenzo est âgé d’à peine 20 ans quand il sculpte Enée, Anchise et Ascagne. Déjà dramatique, la composition, qui voit le héros troyen fuir la ville en flammes en portant son père, annonce le style flamboyant qui fera la renommée du sculpteur. Deux ans plus tard, il poursuit dans la même veine avec Le rapt de Proserpine, où le marbre semble se transformer en chair sous les doigts de Pluton qui enlève la déesse. Mais c’est sous Urbain...
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11/04 - Franchise : les secteurs qui marchent… et ceux qui sont en panne
Les centres-villes ne déclinent pas ; ils se transforment. Dans un monde de plus en plus numérisé, ils retrouvent même de la valeur en s’affirmant comme des lieux de lien social, de plaisir et de loisirs. Dans ce contexte, les commerces ont un rôle majeur à jouer, à condition de savoir s’adapter.
Longtemps soupçonnée de standardiser nos centres urbains, la franchise bénéficie aujourd’hui d’une bonne image auprès des élus. Face à la concurrence d’Internet et des "boîtes à chaussures" installées en périphérie, les rues commerçantes s’appuient de plus en plus sur les réseaux, qui leur apportent notoriété et visibilité. Ce sont surtout ces marques qui permettent d’attirer les jeunes générations ce qui, par ricochet, bénéficie aux magasins indépendants.
Entre numérisation forcée et quête d'authenticité, le paysage de nos cœurs de ville subit une mutation radicale. Revue de détail.Les secteurs en forme
Restauration
Ce secteur est devenu le premier employeur du commerce en centre-ville avec la création de quelque 100 000 emplois entre 2019 et 2024, indique Vie Publique). En 2024, l’ensemble de la restauration représentait près de 15 % de l’offre commerciale de ce périmètre, selon Procos. Les concepts de restauration rapide, mais qualitative (poke bowls, coffee shops, street food gourmet), baptisés "fast good" ont le vent en poupe.
Bien-être & santé
Les commerces liés au fitness, à la relaxation (yoga), au soin ou à la nutrition personnalisée trouvent leur place en centre-ville grâce à leur ancrage de proximité (non...
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11/04 - Les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran échouent, le Pakistan exhorte Washington et Téhéran à "respecter leur engagement en faveur du cessez-le-feu"
Les Etats-Unis et l'Iran participent à des négociations samedi au Pakistan afin de mettre fin au conflit qui dure depuis six semaines. La délégation américaine, menée par le vice-président J.D. Vance et qui comprend notamment les émissaires du président Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, est arrivée à Islamabad, la capitale pakistanaise. La délégation iranienne, dirigée par le président du Parlement Mohammad Baqer Qalibaf et le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, est arrivée au Pakistan vendredi.
Téhéran a posé deux conditions préalables à l'ouverture de pourparlers avec les Etats-Unis : un cessez-le-feu au Liban et le dégel des avoirs iraniens. Dans un message sur son réseau social, Donald Trump a estimé que "les Iraniens ne semblent pas se rendre compte qu'ils n'ont aucune carte en main, autre que celle d'un racket à court terme des eaux internationales". "La seule raison pour laquelle ils sont encore vivants aujourd'hui, c'est pour négocier", a-t-il ajouté.
18h04Le président français Macron affirme avoir eu des entretiens avec le président iranien
Le président français Emmanuel Macron a déclaré samedi avoir parlé avec le président iranien Massoud Pezeshkian et lui avoir souligné l'importance de désamorcer la situation actuelle grâce aux pourparlers de cessez-le-feu au Pakistan.
"J’ai souligné la nécessité pour l’Iran de rétablir au plus vite la liberté de navigation et la sécurité dans le détroit d’Ormuz, et la France est prête à y contribuer. J’ai insisté sur l’importance du plein...
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11/04 - Louis-Ferdinand Céline et ses avocats : une défense à crédit
Qu’en penserait Boualem Sansal ? En 1948, Louis-Ferdinand Céline émet cette hypothèse : "Nous qui sortons de prison, nous sommes plus près que les autres hommes de la vérité des choses et des événements." On connaît le début de l’histoire : en juin 1944, Céline, sa femme Lucette et leur chien Bébert filent vers Baden-Baden, puis Berlin, et enfin Sigmaringen. Alors que leur appartement parisien a été pillé, leur fuite les mène jusqu’au Danemark où il y a, comme on le sait, quelque chose de pourri. En avril 1945, au titre de l’article 75 du Code pénal, un mandat d’arrêt est délivré en France contre le pamphlétaire shakespearien. En décembre de la même année, il est emprisonné à Copenhague – il passera un peu moins d’un an et demi en détention. Libéré, il s’installe à Klarskovgaard dans la propriété de son avocat danois Thorvald Mikkelsen (malgré la générosité constante de ce dernier, Céline le surnommera "Bobarsen" et lui reprochera sa "jeanfoutrerie" et son "hurluberluterie fainéante et prétentieuse"). A Klarskovgaard, l’humeur n’est pas à la bamboche : Céline boit de l’eau et se nourrit de nouilles, de porridge et d’anchois. Le climat rude et ce régime sec ne refroidissent pas sa fureur : il veut absolument être amnistié, et doit pour cela se trouver en France un as du barreau – c’est ici que commence ce captivant volume de correspondance où Céline, parfois lucide, est le plus souvent en roue libre.
Ne voulant pas d’un "évasif merdeux comme Saudemont", l’écrivain maudit jette son dévolu sur Albert Naud. Le pauvre va en voir...
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11/04 - Négociations avec l’Iran : J.D. Vance, l’homme clé d’un accord incertain
En posant le pied ce samedi à Islamabad pour s'entretenir avec des responsables iraniens, J.D. Vance exauce un souhait des dirigeants encore en place à Téhéran, dont certains ont discrètement sollicité le vice-président américain pour qu'il joue un rôle de premier plan dans les négociations visant à mettre fin à la guerre, selon plusieurs sources proches du dossier.
L'Iran considère J.D. Vance comme l'une des figures les plus opposées à la guerre au sein du cercle restreint du président Donald Trump, ont déclaré un responsable régional et quatre personnes au fait des discussions. Cette réputation, forgée par son opposition aux engagements militaires prolongés à l’étranger depuis son expérience en Irak dans les années 2000, a contribué à en faire un interlocuteur jugé plus pragmatique que d’autres membres de l’entourage présidentiel. Depuis le début des tensions liées à l’Iran, il s’était également montré, en coulisses, réservé sur l’option d’une escalade militaire.
Rien n'indique toutefois que J.D. Vance adopterait une position de négociation plus conciliante que n'importe quel autre représentant envoyé par Donald Trump, qui a menacé de relancer la campagne de bombardements américains si les pourparlers échouaient. Avant son départ, le vice-président a déclaré que les États-Unis seraient prêts à négocier "de bonne foi" si l’Iran en faisait de même, tout en avertissant que toute tentative de manipulation ne serait pas tolérée. "S’ils essaient de nous manipuler, ils vont découvrir que l’équipe de négociation n’est pas...
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11/04 - "Donald Trump est devenu le meilleur allié des ambitions chinoises" : l’étonnant diagnostic de Kyle Chan
Le meilleur allié des ambitions chinoises serait-il Donald Trump ? Face à la politique erratique du président américain, on a souvent anticipé que Pékin mènerait à coup sûr une "offensive de charme" en vue de ramener certains alliés des Etats-Unis dans sa sphère d’influence. A tort, si l’on en croit Kyle Chan, chercheur au John L. Thornton China Center de la Brookings Institution, qui expliquait récemment dans les colonnes de Foreign Affairs pourquoi la Chine n’a, en réalité, pas besoin de modifier sa stratégie habituelle…
Auprès de L’Express, le chercheur précise sa pensée : "le président américain se charge très bien tout seul de créer les conditions pour que [la tactique de la Chine] porte ses fruits d’elle-même". Loin d’aller jusqu’à prédire que les traditionnels alliés de l’Amérique, se jetteront pour autant dans les bras de Pékin et noueront le même type de relation qu’ils ont pu entretenir avec les Etats-Unis, Kyle Chan se montre toutefois inquiet : lassés des menaces de Donald Trump, certains leaders semblent déjà explorer l'option chinoise. Entretien.
L’Express : A l’heure où nombre d’observateurs cherchent à décrypter la stratégie de la Chine face à la politique menée par Donald Trump, vous soutenez qu’au fond, Pékin n’a pas besoin de changer de cap pour tirer profit de la situation…
Kyle Chan : Absolument. Beaucoup ont prédit que la Chine profiterait de la politique étrangère erratique de Donald Trump pour ramener dans sa sphère d’influence d’autres pays, à commencer par des alliés lassés de ses menaces. En...
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11/04 - En Ecosse, l’artisanat d’exception de la Chippendale International School of Furniture
Le lieu a la beauté d'une carte postale. A quelques kilomètres d’Edimbourg, dans la campagne écossaise, une petite route bordée de champs et de prairies verdoyantes mène à la Chippendale International School of Furniture, spécialisée depuis 1985 dans la fabrication et le design de mobilier. Dès l’entrée, le décor ne trompe pas : une série de planches de bois, produites localement, sèchent à l’air libre, bientôt prêtes à être travaillées, taillées et modelées par les élèves de l’école. Ici, rien n’est laissé au hasard. Le directeur, Tom Fraser, accorde une importance toute particulière au choix et au respect des matériaux, ainsi qu'à la durabilité des meubles créés. "Il existe aujourd’hui des manières très rapides de fabriquer du mobilier en série, qui ne dure généralement pas dans le temps. Notre but est, au contraire, de réaliser des pièces uniques qui pourront se transmettre de génération en génération. Si une famille doit un jour se déchirer autour d’un héritage, autant que ce soit pour l’un de nos meubles !", ajoute le trentenaire en riant.
Affairés dans le vaste atelier aménagé dans un ancien bâtiment agricole du XIXe siècle, entièrement retapé par le fondateur de l’école et père de Tom, Anselm Fraser, les élèves ont compris le message. Dans les odeurs enveloppantes de sciure et de bois, sifflement des perceuses en fond sonore, certains se concentrent sur les derniers détails d’un meuble intégralement réalisé à la main, qu’ils ont eux-mêmes imaginé et sur lequel ils travaillent depuis près de deux mois. Tous sont inscrits...
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11/04 - "Si l’Iran ne restitue pas l’uranium, le cessez-le-feu sera très court" : l’avis de l’ambassadeur d’Israël en France
C’est l’une des journées les plus meurtrières de l’histoire du Liban depuis la guerre civile entre 1975 et 1990. Alors qu'Américains et Iraniens ont convenu d'un cessez-le-feu de deux semaines assorti de négociations sous l'égide du Pakistan, Israël a mené le 8 avril une opération militaire massive ("Ténèbres éternelles") sur le pays du Cèdre. En à peine dix minutes, pas moins de cent cibles ont été frappées, faisant 357 morts et 1 223 blessés, selon le ministère de la Santé libanais. Si Israël dit avoir visé des centres de commandement du Hezbollah - soutenu par l'Iran -, les bombardements ont également touché certains immeubles résidentiels. Ce déluge de feu sur le Liban a provoqué un tollé. Le 9 avril, le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a dénoncé "une escalade dangereuse" qui "bafoue les principes du droit international et du droit humanitaire, allant même jusqu’à les violer de manière flagrante". Le gouvernement libanais a aussi annoncé le dépôt d’une plainte en urgence au Conseil de sécurité de l'ONU.
Dès le lendemain des bombardements, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a fait volte-face en annonçant avoir ordonné à son cabinet d'entamer des négociations directes avec le Liban afin de désarmer le Hezbollah et d'établir des "relations de paix" entre les deux pays. De son côté, le Liban a déclaré vouloir un cessez-le-feu avant de démarrer les négociations. Quant à la milice chiite libanaise, elle a rejeté toute discussion, appelant au retrait israélien du sud du pays. Dans ce cadre, une...
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11/04 - Niger : pourquoi il ne faut pas oublier Mohamed Bazoum
Le 2 avril a pris fin le mandat électif de Mohamed Bazoum, le président du Niger élu en 2021 pour un mandat de cinq ans. Comme il est privé de pouvoir depuis qu’il a été renversé par le chef de sa garde présidentielle, le 26 juillet 2023, ce n’est pas le bilan d’une action politique que cette date appelle mais le décompte de sa détention : pendant 981 jours et nuits, il a été détenu à la présidence à Niamey, plus précisément dans un petit salon et l’ancienne chambre — sans fenêtre — de l’un de ses enfants. Pendant tout ce temps, Mohamed Bazoum a refusé de signer sa démission, d’abdiquer de son droit en cédant à la force. Depuis le 2 avril, ce combat n’a plus d’objet. Mais le décompte se poursuit : plus de mille jours désormais… Prisonnier politique il fut, otage il reste.
L’actualité internationale est suffisamment fournie et grave en ce moment pour qu’il faille justifier l’attention prêtée à un seul détenu, fût-il ex-président, et à ce qui pourrait passer pour un baroud d’honneur dans un bac à sable sahélien. La principale raison, la plus fragile dans le monde tel qu’il est, a trait à la rectitude de Mohamed Bazoum. Elle force l’admiration, et pas seulement en pensant à l’homme de 66 ans qui tourne en rond dans une chambre orbe, muni d’un lit, d’un vélo d’exercice et de quelques livres, dont Hamlet et Guerre et paix ; ou à son épouse Hadiza qui, libre de partir depuis août 2024, a préféré rester à ses côtés. Car voici un président — sur un continent dont on ne cesse de dénoncer les dirigeants "pourris" — qui a mérité de son...
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11/04 - "Une vraie boîte noire" : Péter Magyar, l’inconnu hongrois qui porte tous les espoirs européens
Pris au piège. Ce 9 octobre 2024, à Strasbourg, Viktor Orban se retrouve dans une position qu'il déteste et qu'il avait, jusque-là, toujours réussie à éviter : il doit serrer la main de son principal opposant hongrois, presque d'égal à égal. Dans l'hémicycle du Parlement européen, Péter Magyar a fière allure, avec son costume bleu cintré et ses airs de jeune premier. En lui tendant la main, le député européen regarde de haut Orban et sa mine déconfite, venu présenter les objectifs de sa présidence du Conseil de l'Union européenne. Quelques jours plus tôt, des sondages hongrois ont donné, pour la première fois depuis 18 ans, le parti de Viktor Orban distancé par Tisza, une formation politique montée de toutes pièces par Peter Magyar cette même année et qui a raflé près de 30 % des voix aux Européennes. Le message envoyé au continent ce jour-là est clair : un vent de changement s'apprête à souffler sur Budapest.
Un an et demi plus tard, le souffle se renforce : Péter Magyar a remporté les élections législatives ce dimanche 12 avril. "Ces élections sont un moment historique, assure Chloé Ridel, députée européenne socialiste et coprésidente de l'intergroupe de lutte contre la corruption. La victoire de Viktor Orban en 2010, qui a fait de la Hongrie la première démocratie illibérale, a signalé la vague réactionnaire qui allait suivre avec le Brexit, Donald Trump, etc. Orban, même s'il se trouve à la tête d'un pays qui a 2 % de la population européenne et 2 % de son PIB, a une importance politique mondiale !"Un parti...
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10/04 - Comment Kiev a ouvert un nouveau front en Méditerranée depuis la Libye
Le 19 décembre 2025, les drones de Kiev ont frappé le pétrolier russe Qendil. Une opération revendiquée par les services de sécurité ukrainiens (SBU). Ce navire, qui bat pourtant pavillon d'Oman, fait partie de la "flotte fantôme" russe, chargée de transporter le pétrole et le gaz russes en contournant les sanctions occidentales adoptées après l'invasion de l'Ukraine.
Une attaque qui n'a rien d'anecdotique. Certes, l'armée ukrainienne frappe régulièrement les navires moscovites - marchands comme militaires - en mer Baltique et en mer Noire. Mais lorsque le Qendil a été frappé, il naviguait en eaux internationales, entre Malte et la Grèce. Pour la première fois depuis le début de la guerre, Kiev a reconnu être à l'origine d'une frappe en Méditerranée.
Une deuxième attaque - qui n'a pas été officiellement revendiquée par Kiev - a été menée le 3 mars dans la grande bleue. La frappe a endommagé le navire baptisé Arctic Metagaz, qui transportait 60 000 tonnes de gaz naturel liquéfié depuis la Russie. À la suite de cette attaque, le méthanier de 227 mètres a dérivé pendant deux semaines au large de la Sicile. Une opération fustigée par plusieurs membres de l'Union européenne, avec l'Italie en tête en tête du cortège. Des organisations écologistes dont le WWF, ont également dénoncé les graves conséquences environnementales que le naufrage pourrait provoquer.Un accord entre Tripoli et Kiev
Le Kremlin...
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10/04 - Comment Donald Trump a décidé de frapper l’Iran : les coulisses d’une décision historique
Pendant plusieurs mois, Israël a fait pression sur les Etats-Unis pour que le pays accepte de mener une offensive majeure contre l’Iran. Le 11 février, Benyamin Netanyahou était reçu à la Maison-Blanche. Presque à l'improviste : le vice-président, J.D. Vance, n'a pas trouvé le temps de revenir d'Azerbaïdjan pour accueillir l'Israélien, raconte le New York Times
Pour lancer les discussions, les responsables américains et israéliens se sont réunis dans la Cabinet Room, habituellement dédiée aux réunions ministérielles. Puis, en compagnie de leur Premier ministre, la délégation israélienne s'est engouffrée dans la Situation Room, rebaptisée salle de crise, en français. Ici, dans cette pièce où les écrans servent de murs et où les dirigeants étrangers sont rarement les bienvenus, s'est scellée l'histoire. Pendant une heure, le Premier ministre israélien, virtuellement entouré par le directeur du Mossad et divers responsables militaires, a déroulé sa présentation sur l’Iran.La victoire garantie
Pour lui faire face, Donald Trump avait abandonné son traditionnel siège, à l'extrémité de la table acajou. Dans le reste des fauteuils américains étaient vissés Susie Wiles, la cheffe de cabinet de la Maison-Blanche, Marco Rubio, chapeauté ce jour de la double casquette de secrétaire d’État et de conseiller à la sécurité nationale, Jared Kushner, le gendre du président, et Steve Witkoff, l’envoyé spécial chargé des négociations avec Téhéran. La liste des invités - volontairement resserrée dans l'espoir d'éviter les fuites -...
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10/04 - Ventes de livres : le Petit Prince, octogénaire toujours aussi vert
Bien qu’il n’apparaisse pas dans notre palmarès hebdomadaire, le Petit Prince est le grand homme de la semaine. Le livre de Saint-Exupéry ayant été publié (posthume) le 6 avril 1946, son héros immortel a soufflé ses 80 bougies. Un anniversaire que la maison Gallimard a particulièrement soigné. Outre une édition spéciale en Folio, les inconditionnels de "Saint-Ex" peuvent acquérir deux livres de collection : un superbe fac-similé du manuscrit du Petit Prince, augmenté de pages retrouvées et présenté par Alban Cerisier ; une non moins belle version pop-up du conte illustrée par le duo MinaLima (Miraphora Mina et Eduardo Lima), notamment connu pour son travail sur Harry Potter. Le premier titre s’adresse aux bibliophiles et autres férus d’histoire littéraire, le second à leurs enfants et petits-enfants.
Toutes versions confondues, Le Petit Prince s’est déjà vendu à 18 millions d’exemplaires en France depuis 1946. Plusieurs générations ont défilé, le personnage du Petit Prince demeure, et le pop-up inventif et ludique de MinaLima devrait lui permettre de toucher encore un nouveau public. Rappelons que Saint-Exupéry ne se réduit pas à ce seul livre. L’automne dernier, la réédition en grand format de Terre des hommes avec des dessins de Riad Sattouf a rencontré 100 000 lecteurs. N’en déplaise à ceux qui prennent de haut "Saint-Ex" et son œuvre, ils semblent encore loin d’être menacés par la ringardise et l’oubli.
Qu’est-ce qui émerge de l’actualité éditoriale, outre ce jubilé ? Du côté des essais, Gisèle Pelicot...
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10/04 - L’énigme Boris Vallaud, le face-à-face avec Olivier Faure : au PS, la guerre fait rage
Courant 2023, deux socialistes se couchent tard, ils parlent d’avenir à la buvette de l’Assemblée. Philippe Brun, jeune député de l’Eure, cherche un espoir ; il croit voir la lumière. Boris Vallaud, son président de groupe, pourrait être "un nouveau Jospin". "Il faut que tu te prépares pour 2027", lui glisse-t-il. Trois ans plus tard, le chemin est sinueux mais le conseil a infusé. Le Landais publiera un livre sur la "démarchandisation", l’idée phare qu’il a théorisée. Une façon, confiait-il en petit comité, "d’être dans le débat" à l’approche de l’échéance suprême.
Entre-temps, le sous-préfet, devenu patron de la minorité de blocage au parti, goûte à la vie d’apparatchik. Dans son désir assumé de torpiller la primaire unitaire, dans sa volonté inavouable d’ensevelir les songes présidentiels d'Olivier Faure, il est devenu un adversaire de son ancien allié. Et un acolyte très utile aux contempteurs historiques du premier secrétaire. "Sors de la tambouille, commence à parler aux Français, fais ton récit", lui a pourtant conseillé une députée qui l’a soutenue au dernier congrès.
Mais au Parti socialiste, à force d’hésitations stratégiques, un congrès dure 100 ans. Les alliances entre insoumis et socialistes entre les deux tours des élections municipales ont ravivé un débat éternel. En dénonçant le "manque de clarté" de la direction du PS, en voulant substituer à la primaire une coalition de la gauche plurielle, Boris Vallaud est devenu tributaire d’intérêts convergents. "Il utilise les désirs des uns et des autres pour se...
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10/04 - "Donald Trump est en train de mettre fin à 80 ans d’alliance occidentale" : l’alerte de Robert Kaplan
"L’Allemagne des années 1930 était fragmentée en Länder interconnectés. Une crise dans l’un pouvait rapidement se propager aux autres. Notre monde aujourd’hui est dans la même situation : nous sommes plus connectés que jamais à bien des égards, et pourtant les crises se succèdent. Un conflit au Moyen-Orient peut désormais provoquer une crise intérieure aux Etats-Unis, à un degré autrefois inimaginable." C’est en ces termes aux accents presque prophétiques que Robert D. Kaplan nous décrivait, l’an passé, son dernier ouvrage Waste Land : A World in Permanent Crisis (non traduit). Il y établissait un parallèle entre le désordre géopolitique contemporain et le destin cataclysmique de la République de Weimar.
Les répercussions de l’opération américaine lancée en Iran le 28 février ont largement dépassé les frontières de ce pays de quelque 91 millions d’habitants, se faisant sentir jusqu’aux Etats-Unis, où Donald Trump tente désespérément de trouver une porte de sortie. Le président américain risque ainsi de tomber dans un piège bien connu, prévient cet expert du Foreign Policy Research Institute : la malédiction des "guerres de taille intermédiaire", sans doute la configuration la plus périlleuse pour une puissance comme les Etats-Unis. L’auteur à succès, réputé autant pour la pertinence de ses analyses géopolitiques que pour son image de "prophète du chaos", en détaille les mécanismes dans un entretien accordé à L’Express. Il déplore également que Donald Trump, par ses déclarations et ses prises de position à l'égard de...
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10/04 - Un péage dans le détroit d’Ormuz ? Les volte-face déroutantes de Donald Trump
Habitué aux déclarations contradictoires de toutes sortes, Donald Trump se surpasse dans le conflit avec l'Iran, qui le voit changer son fusil d'épaule au gré des jours et de ses (nombreuses) prises de parole. L'exemple du détroit d'Ormuz et de sa sécurisation en est une nouvelle illustration. Au cœur du cessez-le-feu, la réouverture de ce point névralgique pourrait faire l'objet d'un péage voulu par l'Iran, qui le bloque depuis le début des hostilités. Deux millions de dollars seraient exigés par navire, payables en cryptomonnaies. Interrogé mercredi par ABC, le président a déclaré qu'il n'avait rien contre l'idée et y voyait même "une excellente chose" et "beaucoup d'argent à se faire". Il a même été jusqu'à envisager la création d'une joint-venture entre les deux pays pour ce faire. Seulement, le versatile chef d'Etat américain a tenu des propos tout à fait opposés le lendemain sur son réseau social Truth Social : "Ils ont intérêt à ne pas le faire", a-t-il écrit en parlant des Iraniens, "et si c'est le cas, ils feraient mieux d'arrêter maintenant !"
Difficile de comprendre un tel changement de cap, mais la légalité d'un tel projet est de toute manière sujette à caution. Aux yeux de Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères, il est "illégal" car "les eaux internationales sont libres à la circulation des navires", et "inacceptable". L'Union européenne s'est également prononcée contre. "Le droit international consacre la liberté de navigation, ce qui veut dire ce que ça veut dire : aucun paiement,...
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10/04 - Des sous-marins russes traqués par la Navy au large des côtes anglaises
"Au président Poutine, je dis ceci : on vous voit." Tel est le message, explicite, que le secrétaire d'Etat anglais à la Défense John Healey a tenu à faire passer au chef d'Etat russe. Le ministre britannique a révélé jeudi au cours d'une conférence de presse qu'un navire de la Royal Navy et un avion de la Royal Air Force avaient suivi à la trace pendant un mois trois sous-marins russes qui évoluaient dans l'Atlantique nord, à environ 200 miles nautiques des côtes anglaises. Les bâtiments russes consistaient en un sous-marin d'attaque de classe Akula, à propulsion nucléaire, et deux autres spécialisés pour les recherches eaux profondes, des Gugi. Les forces anglaises tenaient à s'assurer que ces navires n'infligeraient pas de dégâts aux câbles sous-marins ni aux pipelines – début novembre, deux câbles ont été sectionnés dans la mer Baltique entre la Suède et la Lituanie et un autre entre l'Allemagne et la Finlande. Les forces norvégiennes ont également participé à la chasse. Selon Healey, le sous-marin Akula aurait servi de leurre, et vite quitté les lieux, tandis que les deux autres ont continué à opérer. "Nos forces armées leur ont clairement fait comprendre qu’ils étaient surveillés", a-t-il expliqué, en précisant que des bouées sonar étaient régulièrement larguées "afin de leur montrer que nous surveillions leurs opérations à chaque instant". Les sous-marins Gugi ont fini par quitter les eaux britanniques et mis le cap vers le nord. John Healey s'est dit "confiant" quant au fait qu'aucun câble ni pipeline n'ait...
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10/04 - Stephen Holmes : "Donald Trump passait pour un fou, avec le cessez-le-feu il passe pour un faible"
Il promettait d’"anéantir toute une civilisation". Mais le 7 avril, à deux heures de l’expiration de son ultimatum, Donald Trump a finalement accepté un cessez-le-feu de deux semaines avec Téhéran. Depuis, le président américain - qui vante une "victoire totale absolue" et un "grand jour pour la paix mondiale" - cherche autant une voie de sortie qu’il tente d’imposer le récit d’un succès militaire et diplomatique retentissant.
Stephen Holmes, lui, ne souscrit pas un instant à cette lecture des événements. Pour ce politologue et professeur de droit à la New York University, aucune issue positive ne peut émerger de cette trêve. "Les dégâts causés par Donald Trump sont irréversibles", explique à L’Express celui qui, ces dernières semaines, n’a cessé de répéter dans la presse américaine que la stratégie trumpienne de destruction du régime iranien est aussi irréaliste que dangereuse. Entretien.
L’Express : Selon vous, la stratégie de Donald Trump depuis le début de la guerre au Moyen-Orient repose sur une perception erronée de la nature du régime iranien. Quelle est-elle ?
Stephen Holmes : Donald Trump pense que la survie et la continuité du régime iranien dépendent de la survie de son leader. Mais en réalité, il projette sur l’Iran un mode de gouvernementalité qu’il tente lui-même d’appliquer aux Etats-Unis, et qu’illustre à merveille son mépris à l’égard des institutions de la démocratie libérale. Il gouverne seul, de manière informelle, et ne se conforme absolument pas aux prérogatives normales de la présidence : il...
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10/04 - Crise du gaz : "L’Europe a toujours un coup de retard dans sa stratégie d’approvisionnement"
Alors que les Etats-Unis et l’Iran peinent à trouver un accord mettant fin au conflit au Moyen-Orient, l’Europe sort meurtrie de ces six semaines de crise. Une fois encore, elle n’a pas réussi à anticiper le choc. Sur le gaz notamment. Malgré sa lourde dépendance, le Vieux Continent ne disposait pas de réserves stratégiques capables d’être mobilisées rapidement. "De nombreuses mesures vont devoir être prises pour limiter les risques futurs", prévient Jean-Christian Heintz, fondateur du cabinet de conseil Wideangle LNG. Mais elles nécessitent du courage politique. Et supposent probablement de s’éloigner, au moins en partie, d’une logique de gestion des stocks trop largement sous la coupe des traders.
L’Express : La question des réserves stratégiques de gaz commence à émerger au sein de l’Union. Faut-il y voir un début de prise de conscience de nos soucis énergétiques ?
Jean-Christian Heintz : Le sentiment qui prédomine, après ces semaines de tension, c'est plutôt la frustration. Nous sommes les héritiers de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA). Depuis longtemps, l'approvisionnement énergétique devrait être au cœur de la stratégie européenne. Or, on voit qu'il n'y a pas eu l'émergence d'un système supranational visant à éviter les crises sur le gaz. Il existe pourtant des stress tests, des simulations qui évaluent comment l'économie se comporte en cas de coupure d'approvisionnement. Sauf que ces derniers ont tendance à rester dans les tiroirs. On ne les transforme pas en plans stratégiques. Ce...
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10/04 - Cessez‑le‑feu en Iran : Américains et Iraniens face à face pour tenter d’éviter l’embrasement
Le monde a les yeux rivés sur Islamabad. Deux jours après la mise en place d'un cessez-le-feu de deux semaines bien fragile, la capitale du Pakistan accueille, à partir de ce vendredi 10 avril, des représentants américains et iraniens dans l'espoir de trouver une issue au conflit déclenché par les attaques américaines et israéliennes le 28 février. Le résultat des négociations est hautement imprévisible tant les déclarations des deux parties au cours des derniers jours laissent entrevoir des agendas fort éloignés. Donald Trump a en effet évoqué une liste en dix points soumis par l'Iran qui serait "une base de négociation viable". Problème, l'Iran a de son côté partagé une liste qui contient bien dix points mais inclut des propositions inacceptables pour Washington, telles que des réparations pour les dommages de guerre, la levée de toutes les sanctions, la reconnaissance de son contrôle sur le détroit d'Ormuz ou encore son droit à enrichir l'uranium. Un hiatus qui a conduit la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, à préciser que Donald Trump parlait pour sa part d'un autre plan en dix points...
La question du Liban illustre les divergences entre les parties. Le pays a en effet été la cible mercredi de bombardement massifs de la part d'Israël, qui ont provoqué la mort de plus de 300 personnes et conduit le président iranien Massoud Pezeshkian à déclarer jeudi que "les négociations [étaient] dénuées de sens". A la différence de Téhéran, Washington et Tel-Aviv estiment en effet que l'accord...
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10/04 - A Bordeaux, la franchise s’impose comme une locomotive de la revitalisation du centre‑ville
Les centres-villes ne déclinent pas ; ils se transforment. Dans un monde de plus en plus numérisé, ils retrouvent même de la valeur en s’affirmant comme des lieux de lien social, de plaisir et de loisirs. Dans ce contexte, les commerces ont un rôle majeur à jouer, à condition de savoir s’adapter.
Longtemps soupçonnée de standardiser nos centres urbains, la franchise bénéficie aujourd’hui d’une bonne image auprès des élus. Face à la concurrence d’Internet et des "boîtes à chaussures" installées en périphérie, les rues commerçantes s’appuient de plus en plus sur les réseaux, qui leur apportent notoriété et visibilité. Ce sont surtout ces marques qui permettent d’attirer les jeunes générations ce qui, par ricochet, bénéficie aux magasins indépendants.
"Cela donne une belle image de Bordeaux, n’est-ce pas ?" Hervé Turpin, directeur commerce à la CCI Bordeaux Gironde, ne manque pas une occasion de présenter la majestueuse cour intérieure du Palais de la Bourse, chef-d'œuvre néoclassique du XVIIIe siècle. Ses arcades servent d’ailleurs de décor à Commerce Innov’, le salon régional du secteur qui, pour sa quatrième édition en novembre dernier, a réuni 1 600 visiteurs et plus de 110 exposants. Les deux tiers d’entre eux étaient représentés par des franchises, qui bénéficiaient même d’un village thématique dédié. Une vitrine afin d’inciter de nouvelles enseignes à s’installer dans le chef-lieu de la Nouvelle-Aquitaine.
Nadia Essebiyea, chargée d’expansion des magasins Biocoop dans le Sud-Ouest, vient d’y participer deux années de...
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10/04 - Inégalités face à l’argent : les femmes désavantagées (presque) partout en Europe
Le mois dernier en France, la semaine de l'éducation financière a succédé à la journée des droits des femmes. Deux enjeux intimement liés, en réalité. Dans une édition spéciale de son traditionnel baromètre, l'Autorité des marchés financiers (AMF) a relevé que les Françaises, dont les revenus et le patrimoine restent inférieurs à ceux des Français, sont aussi moins nombreuses à s'estimer compétentes en matière de placements que les hommes : 28 % contre 51 %.
Le sujet n'a rien d'anecdotique, car les femmes investissent de ce fait moins qu’eux, limitant encore leurs perspectives de rattrapage. En 2025, elles n'ont représenté que 38 % des investisseurs en Bourse et 26 % des acheteurs de cryptomonnaies. "Je tire la sonnette d'alarme, s’est émue Marie-Anne Barbat-Layani, la présidente de l'AMF. C'est un manque à gagner pour les femmes qui sont moins armées pour assurer leur autonomie financière et leur avenir." Le constat vaut pour tout le continent.Luxembourg : un salaire horaire supérieur à celui des hommes
Le Grand-Duché fait figure d'exception en Europe : le salaire horaire des femmes y est un chouïa plus élevé que celui des hommes (+0,8 %). Elles exercent plus souvent des métiers mieux rémunérés que les hommes, notamment dans l’éducation, où les salaires sont généreux. Même sur la base d’un indicateur de revenus plus fin, tenant compte du travail à temps partiel et du taux d’activité, le pays se classe dans le top 5 européen. Toutefois, parmi le 1 % des plus grosses rémunérations, les Luxembourgeoises se font...
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10/04 - L’islamisme dans les facs, les généraux des chaînes d’info sous surveillance
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'indiscrets exclusifs en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.L’islamisme dans les facs
Les services de renseignement s’inquiètent de la pénétration de l'"islam politique" dans les universités. Et cela à deux niveaux : la recherche et la vie étudiante. Ainsi, s’ils n’adhèrent pas à la doxa post-coloniale, les jeunes chercheurs ont de plus en plus de difficultés à mener des travaux sur l’islam en France, constate un service de renseignement. Par ailleurs, les récentes élections au Crous (œuvres sociales universitaires) ont vu l’émergence de listes proches des Frères musulmans, qui demandent des menus halal ou des salles de prières. RT : une note toutes les trois minutes
La Direction nationale du renseignement territorial (DNRT) délivre pas moins de 160 000 écrits par an, soit un toutes les trois minutes ! La plupart sont des "flashs" très courts, mais elle produit également des "notes de renseignement" plus élaborées ainsi que des "études" de fond, en particulier sur l’islam politique ou les extrémismes violents, deux dossiers pour lesquels elle est "chef de file" au sein de la communauté française du renseignement. La DNRT...
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10/04 - A l’heure des guerres assistées par IA, les limites de "l’humain dans la boucle"
C'est le joker brandi à chaque question qui fâche sur l'IA militaire. Et si l’outil cible la mauvaise personne ? Conseille une riposte disproportionnée ? "Il y aura un humain dans la boucle", répètent, rassurants, les promoteurs de ces solutions. En anglais, on parle de human in the loop ou HITL. "Concrètement, cela signifie que chaque décision préconisée par une intelligence artificielle doit être approuvée par un être humain avant d’être mise en œuvre", explique Giacomo Persi Paoli, responsable du programme sécurité et technologie à l'Unidir, l’Institut des Nations unies pour la recherche sur le désarmement. La présence d’un être de chair et d’os est présentée comme un remède simple à tous les maux de l'IA. En pratique, c’est un peu plus compliqué.
"Il apparaît normal que le choix d'une frappe soit pris par un humain dans des zones où se trouvent des humains. Mais s’il s'agit de détruire un drone ou une machine ennemie, automatiser la réaction peut s’avérer la solution la plus rapide, donc la plus protectrice", pointe Florian Fournier, cofondateur et PDG d’Orasio, spécialiste de la vidéo intelligence qui fournit des collectivités, des forces de sécurité intérieure et des armées européennes. De fait, les systèmes de défense antiaérienne n'attendent pas toujours l’approbation de l'opérateur de service pour détruire des missiles fonçant à plusieurs kilomètres par seconde, et c’est heureux. "23h59 d'ennui suivies d'une minute de panique"
Lorsque la validation humaine n'est pas possible, deux options se présentent. La...
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10/04 - Guerre au Moyen-Orient : le président du Parlement iranien exige un cessez-le-feu au Liban avant toute négociation
Le cessez-le-feu conclu entre les Etats-Unis et l'Iran semble de plus en plus fragile ce vendredi 10 avril, alors que Donald Trump a accusé Téhéran de ne pas respecter ses promesses concernant le détroit d'Ormuz et qu'Israël continue de mener des bombardements au Liban.
Des délégations américaine et iranienne doivent se rencontrer au Pakistan, qui sert de médiateur entre Washington et Téhéran, pour des négociations dans le cadre de la trêve de deux semaines annoncée mercredi.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump met en garde l’Iran contre tout péage dans le détroit d’Ormuz
⇒ Le président du Parlement iranien exige un cessez-le-feu au Liban et le déblocage des actifs avant toute négociation
⇒ Le Liban confronté à "une crise de sécurité alimentaire", selon l'ONU
21h00Fin de ce direct
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations, et notamment le début des pourparlers au Pakistan.
20h10Les pourparlers sont décisifs pour un cessez-le-feu permanent, déclare le Premier ministre pakistanais
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a déclaré vendredi soir que les pourparlers américano-iraniens à Islamabad, prévus pour débuter samedi, étaient une question cruciale pour parvenir à un cessez-le-feu permanent dans le conflit qui dure depuis des semaines au Moyen-Orient.
Dans une autre série de mesures annoncées lors de son discours, le gouvernement a également réduit les prix du diesel à 385 roupies (1,38 $)...
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10/04 - Peter Magyar peut-il vraiment rapprocher la Hongrie de l’UE ?
Il arrive parfois que l'actualité semble se jouer loin de nous. Alors tous les vendredis, on s’intéresse à un évènement qui a marqué la semaine, d’un point de vue européen, et on prend le temps d’expliquer pourquoi il nous concerne tous.
Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a déroulé le tapis rouge cette semaine pour accueillir J.D. Vance. Le vice-président américain était à Budapest officiellement pour renforcer les liens entre les Etats Unis et la Hongrie sur les questions d’énergie et de défense.
En réalité, Vance était l’une des dernières cartes du candidat sortant, quelques jours avant les élections législatives de ce dimanche. Et si Orban a besoin d’appeler le grand frère américain à la rescousse, c’est parce que les sondages ne lui sont pas favorables. Son adversaire Peter Magyar, et son parti, sont donnés gagnants avec 10 points d’avance sur le Fidesz du Premier ministre. Mais la victoire de Magyar serait-elle vraiment une bonne chose pour l’Union européenne ?
Dans cet épisode de La semaine européenne, Corentin Pennarguear, rédacteur en chef adjoint du service Monde de L’Express et spécialiste de l’Europe, décrypte le programme de Peter Magyar. View this post on Instagram
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Cet épisode a été écrit et présenté par Charlotte Baris, monté et réalisé par Jules Krot.
Crédits : BFMTV
Musique et habillage :...
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10/04 - Manuel Fernandez Ordoñez : "Non, les Espagnols n’ont pas l’électricité la moins chère d’Europe"
L'Espagne serait-elle l'exemple à suivre ? Ces dernières semaines, beaucoup d'articles ont évoqué le cas du pays ibérique, l'un de ceux - avec la France - ayant le mieux réussi à contenir la hausse des prix de l'électricité en Europe. Le Premier ministre socialiste espagnol, Pedro Sanchez, a lui-même érigé les énergies renouvelables (EnR) en rempart contre les effets de la crise engendrée par le conflit au Moyen-Orient. Une affirmation véridique, bien que très simplifiée. Car le système électrique reste dépendant du gaz... Mais aussi du nucléaire.
Les tensions d'approvisionnement ont relancé le débat sur l'atome au sud des Pyrénées. Les propriétaires des centrales encore en activité ont demandé leur prolongation. Longtemps opposé à l'idée, le gouvernement semble désormais adopter une position plus ouverte. "Sans l’énergie nucléaire, le système espagnol serait plus instable, plus cher, plus dépendant et plus émissif en gaz à effet de serre", tranche Manuel Fernandez Ordoñez, directeur du développement commercial pour la gestion des déchets radioactifs et le démantèlement chez Tecnatom. "Il n’existe, à mes yeux, aucun argument rationnel pour ne pas poursuivre l’exploitation des centrales", ajoute le docteur en physique nucléaire.
L’Express : L’Espagne est-elle réellement mieux protégée de la crise grâce aux énergies renouvelables, comme l'a affirmé Pedro Sanchez ?
Manuel Fernandez Ordoñez : Effectivement, nous sommes davantage protégés que d’autres pays, par exemple l’Italie, car notre marché de gros de l'électricité a...
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09/04 - François Villeroy de Galhau : "Il faut retrouver notre souveraineté budgétaire"
Lors du Forum de Paris pour la Défense et la Stratégie, qui s'est tenu fin mars et dont L'Express était partenaire, François Villeroy de Galhau est revenu sur les vertus de l'euro et des banques centrales dans un monde instable.
L'Express : La Bulgarie est devenue le 1er janvier dernier le 21e membre de la zone euro. Quelle place tient la monnaie unique dans cette souveraineté européenne dont on parle beaucoup aujourd’hui ?
François Villeroy de Galhau : Une place éminente ! L’euro protège, pour une bonne part, les entreprises et les ménages des chocs extérieurs. Imaginons une minute le monde tel qu'il est aujourd'hui, sans l’euro mais avec les droits de douane américains, la guerre en Ukraine, maintenant le conflit et ses conséquences pétrolières au Moyen-Orient. Que se passerait-il ? Historiquement, en pareil cas, le mark avait tendance à s’apprécier et le franc à dévaluer. Ce qui signifiait des crises monétaires, et plus d’inflation, moins de pouvoir d’achat et des taux d’intérêt plus élevés pour nos concitoyens. Les chocs extérieurs se transféraient à notre économie de manière brutale. Grâce à l’euro, ils sont désormais amortis.
La monnaie unique a un autre intérêt potentiel. Le système monétaire international est dominé par le dollar. Mais ce que nous voyons depuis 18 mois, c'est une volonté plus forte de diversification de la part des investisseurs internationaux. L'euro est la deuxième monnaie du monde dans les réserves de change, autour de 20 %, contre 60 % environ pour le dollar. Ce rôle externe ne...
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09/04 - "Etes-vous sûr de ne pas pouvoir dire non ?" : les conseils de la coach de dirigeants Muriel Wilkins
"Je ne peux pas faire d’erreur." "Si je peux y arriver, les autres aussi." "Je ne peux pas dire non." L’open space est peuplé d’individus eux-mêmes habités par des certitudes qui peuvent se révéler contre-productives dans leur travail, leur management et leur carrière professionnelle. "Bien que nous en soyons rarement conscients au quotidien, les croyances influencent tout ce que nous faisons. Elles peuvent sembler permanentes et immuables, mais la science nous assure qu'elles ne le sont pas", affirme l’Américaine Muriel Wilkins dans le récent Leadership Unblocked (HBR Press, 2025). Un livre qui examine l’impact de nos croyances sur nos comportements et la manière dont elles nous enferment dans des schémas inefficaces.
Son auteure sait de quoi elle parle : depuis plus de vingt ans, elle accompagne des cadres supérieurs et des dirigeants d’entreprise. À la tête de Paravis Partners, un cabinet de coaching, et animatrice de "Coaching Real Leaders", le podcast de la Harvard Business Review, Muriel Wilkins revient dans un entretien à L'Express sur l'importance de bien distinguer productivité saine et productivité toxique. Mais aussi perfectionnisme adaptatif et perfectionnisme inadapté. Ainsi que sur ces blocages qui empêchent parfois de décrocher la promotion tant espérée. Enfin, parce qu'en matière de coaching, il est important de distinguer les professionnels des imposteurs, Muriel Wilkins explique comment s'assurer de faire appel à la bonne personne. A vos notes !
L'Express : En quoi nos croyances...
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09/04 - L’idylle de Jordan Bardella fait réagir Bruno Retailleau, Gabriel Zucman réapparaît en Belgique
Ça y est, les élections municipales sont passées, elles étaient le dernier scrutin au suffrage universel direct avant le grand rendez-vous de la présidentielle. Autant dire que la vie politique entre dans une nouvelle phase, ô combien palpitante...Les bons comptes de David Lisnard
S’éloigner de LR peut rapporter gros… David Lisnard a vu les adhésions de son mouvement, Nouvelle énergie, passer de 12 000 à 15 000 après l’annonce de son départ du parti dirigé par Bruno Retailleau. Le maire de Cannes prépare désormais sa candidature à l’élection présidentielle et réunira bientôt les élus qui le soutiennent - dont le nouveau maire de Limoges, Guillaume Guérin.Le bon mot pour Guillaume Kasbarian
En parlant d’allergiques des normes et de la puissance publique… Le député Renaissance Guillaume Kasbarian, libéral devant l’Eternel, fan du président argentin Javier Milei, suscite parfois quelques moqueries sur son appartenance au parti présidentiel. Il y a peu, une figure de LR s’en est donné à cœur joie en s’adressant à lui : "Guillaume, qu’est-ce que tu fous chez Renaissance franchement ? Ne passe même pas par chez nous, va directement chez Lisnard !" Ce à quoi l’ancien ministre de la Fonction publique a rétorqué que la loyauté était plus forte que tout ! Plus forte que la liberté ?Elisabeth Borne et Eric Lombard : vive le mercato !
L’ancienne Première ministre Elisabeth Borne et l’ancien ministre de l’Economie Eric Lombard vont-ils rejoindre le MoDem ? C’est en tout cas ce à quoi œuvre le vice-président du parti, Jean-Noël...
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09/04 - La Russie nargue le Royaume-Uni en escortant deux pétroliers de sa flotte fantôme dans la Manche
Cela ressemble à un bras d'honneur russe. Un mois après l'autorisation donnée par le Premier ministre britannique Keir Starmer aux forces spéciales de capturer les pétroliers de la flotte fantôme russe, le message a bien été reçu par Vladimir Poutine : mercredi matin, aux alentours de 9 heures, la frégate Amiral Grigorovich a escorté deux navires suspectés de faire partie de la flotte fantôme et visés par des sanctions britanniques, l'Universal battant pavillon russe et l'Enigma, sous pavillon camerounais, pour traverser la Manche, selon une information du Telegraph. Selon le média britannique, l'Universal aurait quitté le port russe de Vystosk, près de la frontière finlandaise, afin de livrer du pétrole russe et financer l'effort de guerre du Kremlin. De son côté, l'Enigma, parti de Primorsk, au nord de Saint-Pétersbourg, se dirigerait vers la Turquie.
Interrogé sur le sujet, le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov, a défendu cette décision. "Au cours des derniers mois, nous avons été témoins de plusieurs incidents de piratage dans les eaux internationales, a-t-il affirmé aux journalistes. Ces incidents de piratage ont, entre autres, nui aux intérêts économiques de la Fédération de Russie." La flotte fantôme russe est une armada de plusieurs centaines de vieux pétroliers, utilisés par le Kremlin pour contourner les sanctions internationales.Une Navy en difficulté
Le mois dernier, Keir Starmer avait affirmé que le Royaume-Uni frapperait "encore plus fort" un bateau de la flotte fantôme s'il naviguait dans...
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09/04 - Remonté contre l’Otan, Donald Trump envisage de sanctionner les pays qui l’ont déçu
Ce mercredi 8 avril, Donald Trump a reçu à Washington le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, sur fond de guerre en Iran. Une entrevue "très franche", selon l'homme politique néerlandais. Mais pas de quoi convaincre le locataire de la Maison-Blanche de cesser ses critiques à l'égard de l'alliance Atlantique. Dans les heures qui ont suivi la réunion, le milliardaire écrivait sur son réseau Truth Social : "L’Otan n’était pas là quand nous avions besoin d’eux, et ils ne seront pas là si nous avons de nouveau besoin d’eux".
Washington projetterait même de sanctionner plusieurs membres de l'organisation. La raison ? Donald Trump juge que certains des alliés ne se sont pas montrés assez utiles aux Etats-Unis et à Israël pendant la guerre contre l’Iran. Selon une information du Wall Street Journal, le président américain envisagerait ainsi de retirer ses troupes stationnées dans les pays qui lui ont "tourné le dos" pour les rediriger vers les Etats dont le président est satisfait de la coopération.Une "tache sur l'Otan qui ne disparaîtra jamais"
Pour l'heure, aucune indication n'a été fournie sur les pays qui pourraient voir les soldats américains plier bagage. Mais depuis le début de la guerre, plusieurs Etats, principalement à l'ouest du continent, se sont directement attiré les foudres du président.
L'Espagne a interdit l'accès à son espace aérien aux avions destinés aux opérations militaires en Iran. L’Italie a également brièvement refusé aux États-Unis d'utiliser une base aérienne en Sicile. De l'autre...
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09/04 - "En envoyant J.D. Vance négocier, Donald Trump envoie un signal à l’Iran" : l’analyse de David Khalfa
Donald Trump a finalement suspendu sa "puissance destructrice". Dans une volte-face spectaculaire, le président américain a annoncé le 8 avril un cessez-le-feu de deux semaines avec Téhéran à condition, a-t-il précisé, que le détroit d'Ormuz soit rouvert immédiatement et en toute sécurité. Alors que des pourparlers doivent s’ouvrir ce samedi au Pakistan, les Etats-Unis - dont la délégation sera menée par le vice-président J.D. Vance - affirment vouloir travailler main dans la main avec l’Iran pour discuter d’un allègement des droits de douane et des sanctions qui frappent Téhéran. En attendant les conclusions de cette négociation qui s’annonce très compliquée du fait de positions extrêmement éloignées, plusieurs attaques ont encore été enregistrées dans plusieurs pays du Golfe au premier jour de ce cessez-le-feu.
Après quarante jours de conflit, l’heure est au bilan. Si l’avantage militaire de la coalition américano-israélienne ne souffre d’aucune contestation, l’issue politique semble nettement moins à leur avantage avec un renforcement des Gardiens de la révolution. Selon David Khalfa, codirecteur de l’Observatoire du Moyen-Orient à la Fondation Jean-Jaurès, les inquiétudes sur le détroit d’Ormuz ("le talon d’Achille de la coalition israélo-américaine") et l’enrichissement d’uranium restent entières. Pour le régime, "l’enjeu central" reste "la levée des sanctions", précise le cofondateur de l'Atlanic Middle East Forum. Entretien.
L’Express : Les deux belligérants proclament une victoire. Qui a gagné cette guerre ?...
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09/04 - Gaza : le Hamas désarmé à la fin de la semaine ? L’exigence du Conseil de la paix de Donald Trump
En quelques semaines, l'Iran a éclipsé Gaza de l'actualité. Pourtant, un ultimatum de Donald Trump pourrait changer le cours du conflit. Alors que les États-Unis s'embourbent en Iran, le président américain tente également de préserver le cessez-le-feu dans l'enclave palestinienne, en exigeant la démilitarisation du Hamas. Selon plusieurs sources diplomatiques interrogées par Le Monde et le New York Times, le Conseil de la paix, l'organisme international créé par le dirigeant des Etats-Unis pour concurrencer l'ONU, a exigé un désarmement du groupe terroriste d'ici la fin de la semaine, au pouvoir à Gaza depuis 2007. L'instance exige également le partage des cartes du réseau de tunnels souterrains de l'enclave.
La proposition a été présentée le mois dernier par le représentant du Conseil de la paix à Gaza, le Bulgare Nickolay Mladenov. En échange de la démilitarisation du Hamas, l'armée israélienne devra se retirer d'une partie au moins du territoire palestinien et lever ses blocages sur l'entrée de l'aide humanitaire vitale. Selon un document interne du Conseil de la paix, les militants du Hamas bénéficieront d'une amnistie et des logements temporaires mobiles seront livrés."Manière grossière"
À l'instar des négociations de Donald Trump avec l'Iran, aucune réussite n'est garantie à Gaza. Car pour le moment, le Hamas refuse catégoriquement d'accepter les exigences américaines et israéliennes. "Traiter le dossier des armes de cette manière grossière est un effort scandaleux de la part de l'occupation pour...
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09/04 - Laurence Muller-Bronn : enquête sur le cheval de Troie des charlatans au Sénat
L'inconvénient avec les bateaux-mouches, c’est qu'ils résonnent. Les conversations rebondissent contre les baies vitrées des quais de Seine, elles se croisent, se mélangent, et le chuintement qui en ressort peut vite prendre la tête. Encore faut-il que les convives se parlent. 20 novembre 2025. Les sénateurs alsaciens offrent le déjeuner aux élus de leur région, en marge du congrès des maires. Du rouge, du blanc, du kir coulent dans les verres, mais alors que les éclats de voix se font entendre, une tablée reste étonnamment silencieuse.
Entre le foie gras et la poêlée de girolles, Laurence Muller-Bronn, invariable carré mi-long et tailleur feutré des grandes occasions, tente une incise. Assise à la table restée muette, la sénatrice du Bas-Rhin, organisatrice du déjeuner, insiste ; elle veut à tout prix parler des vaccins, des gestes barrières, du scandale, des mensonges, et de tout ce que l’industrie essaie de nous injecter dans les veines. Devant son civet de joue de bœuf, un maire pouffe, tandis qu’à côté, on détourne le regard. "Je n’avais vraiment pas envie de la suivre", raconte un témoin, élu des Ecologistes. "Elle a la réputation d’être 'spéciale'", abonde un invité de son bord. Laurence Muller-Bronn a ses marottes, et même dans son camp, on les trouve quelque peu particulières. "Laurence Muller-Bronn ? Oh que oui, ça pour l’avoir remarquée, on l’avait remarquée", souffle un ancien ministre membre des Républicains. "Je suis à mille lieues de ses positions, et le parti aussi", fustige une sénatrice du...
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09/04 - Iran : le détroit d’Ormuz toujours fermé et sous le contrôle de Téhéran, malgré le cessez-le-feu
Une trêve qui n'en a pas l'air. Si le cessez-le-feu en Iran avait pour objectif de rouvrir le détroit d'Ormuz, Téhéran maintient toujours son emprise sur l'une des voies navigables les plus empruntées au monde. Alors que l'accord de deux semaines entre les États-Unis et l'Iran prévoyait l'arrêt des bombardements américains contre une réouverture du détroit, ce dernier est, en réalité, toujours aussi compliqué à franchir. Mercredi, seuls quatre navires ont été autorisés à le traverser, le plus petit total du mois d'avril, contre 11 la veille. En moyenne, 140 bateaux empruntaient chaque jour ce passage stratégique avant le conflit.
Une chute du nombre de traversées liée à la crainte des transporteurs mais surtout aux exigences iraniennes. Les bateaux qui souhaitent traverser doivent se coordonner avec le corps des Gardiens de la révolution. "L'Iran doit surveiller ce qui entre et sort du détroit pour s'assurer que ces deux semaines ne sont pas utilisées pour transférer des armes", a affirmé Hamid Hosseini, porte-parole de l'Union iranienne des exportateurs de pétrole, de gaz et de produits pétrochimiques, au Financial Times, mercredi. Mais le régime a également décidé de mettre en place un péage. Le prix fixé dépend de la taille du navire et peut aller jusqu'à 2 millions de dollars par pétrolier, payés en crypto-monnaie ou en yuan chinois.La crainte des armateurs
Mais même avec une autorisation iranienne, le détroit d'Ormuz reste difficile à franchir. Les Gardiens de la révolution ont annoncé, jeudi 9 avril,...
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09/04 - « Art is the way » : à Minorque, le printemps s’ouvre en mode culture
L’île de Minorque comme galerie à ciel ouvert
À Minorque, le printemps n’arrive pas seulement avec les premières terrasses et les sentiers qui reverdissent. Il arrive avec une promesse : celle d’une île qui se découvre autrement que par ses plages. "Opening Menorca 2026", programmé du 7 au 25 avril, se présente comme une ouverture au double sens du terme : ouverture de la saison touristique, mais aussi ouverture des portes de la création, des lieux et des idées.
L’enjeu, pour cette île classée réserve de biosphère par l’UNESCO et jalouse de son équilibre, est clair : proposer une raison de s’y rendre avant l’été, lorsque Minorque ressemble davantage à une île habitée qu’à une carte postale. Ici, la culture n’est pas un simple “plus” destiné à occuper une journée de mauvais temps. Elle sert de fil rouge à un séjour où l’on passe des rues anciennes à des espaces d’exposition, d’un port monumental à une cour intérieure, d’une église à une galerie, d’un marché à une scène.Mahón et Ciutadella : deux villes, deux ambiances, un même art de vivre
Minorque tient beaucoup à son échelle humaine, et cela se ressent d’abord dans ses deux pôles urbains : Mahón (Maó) à l’est de l’île, capitale administrative au port spectaculaire ; et Ciutadella plus à l’ouest, ancienne et plus aristocratique.
Mahón offre un décor presque théâtral : un port naturel immense, des perspectives qui se déplient au rythme des quais, des escaliers, des belvédères. C’est un lieu parfait pour flâner au gré des parcours culturels, mêlant patrimoine et créations...
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09/04 - La franchise peut-elle sauver nos centres-villes ?
Les centres-villes ne déclinent pas ; ils se transforment. Dans un monde de plus en plus numérisé, ils retrouvent même de la valeur en s’affirmant comme des lieux de lien social, de plaisir et de loisirs. Dans ce contexte, les commerces ont un rôle majeur à jouer, à condition de savoir s’adapter.
Longtemps soupçonnée de standardiser nos centres urbains, la franchise bénéficie aujourd’hui d’une bonne image auprès des élus. Face à la concurrence d’Internet et des "boîtes à chaussures" installées en périphérie, les rues commerçantes s’appuient de plus en plus sur les réseaux, qui leur apportent notoriété et visibilité. Ce sont surtout ces marques qui permettent d’attirer les jeunes générations ce qui, par ricochet, bénéficie aux magasins indépendants.
Les deux arches d’une célèbre chaîne de restauration rapide ; les huisseries soignées d’un réseau de boulangeries ou les vitrines colorées d’une marque de cosmétique… Il suffit d’une rapide déambulation dans les ruelles de nos bourgs pour mesurer la présence d’enseignes nationales dans nos centres-villes. Derrière ces devantures familières se cache la réussite d’un modèle : la franchise. Les chiffres en attestent. En 2025, le chiffre d’affaires du secteur a progressé de 4,9 %. Et, pour la première fois, il a franchi le cap du million d’emplois, avec 54 000 créations en un an (1).Des locomotives pour les centres-villes
Si l’alimentation et la restauration rapide dominent encore les baux commerciaux, d’autres activités s’installent désormais en vitrine : salles de sport, services de...
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09/04 - Dominique de Villepin : le pouvoir des mots, le risque du bla-bla
Dominique de Villepin sourit, Dominique de Villepin s’excuse. Nous sommes le 27 mars, dans l’amphithéâtre Richelieu de la Sorbonne à Paris, et il vient, c’est lui qui le dit, d’"infliger un pensum d’une telle longueur" à son auditoire : un texte lu pendant 1 heure et 14 minutes, de quoi effectivement assommer un public jeune pour l’essentiel, qui a néanmoins ovationné le nom de Rosa Parks – quand ceux d’Olympe de Gouges ou de Lucie Aubrac furent accueillis en silence – et applaudi l’attaque en règle contre Nicolas Sarkozy, accusé d’avoir "introduit le virus de la division". Le "moment français", puisque tel est le nom de l’intervention, prononcée en présence du rappeur et acteur français Fianso, est-ce un discours, est-ce une dissertation, est-ce un ovni ?
"La politique, c’est parler", disait en son temps Philippe Séguin. Peut-on partir à l’assaut de l’Elysée avec pour seuls alliés les mots ? La puissance du verbe suffit-elle à gagner le plus rude des combats électoraux, alors même que la politique est démonétisée et que la quête de l’efficacité est sacralisée ? Quand il songe aux autres, Dominique de Villepin constate souvent que "le bavardage politique tue la politique" et que "l’aptitude au silence s’est cassée en 2007".
Lui qui entend "renier la communication" a le verbe haut, la maîtrise de la langue parfaite, la richesse du vocabulaire naturelle. Ce n’est pas tous les jours qu’un (quasi) candidat évoque "la France, ce pétrichor qui monte des champs, des chemins, des jardins" (le Larousse précise qu’il s’agit...
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09/04 - Moyen-Orient : Israël souhaite entamer des pourparlers de paix avec le Liban "dès que possible"
Au lendemain de son entrée en vigueur, le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran apparaît déjà fragilisé ce jeudi 9 avril. Téhéran a prévenu de possibles représailles aux vastes bombardements meurtriers effectués mercredi par Israël à travers le Liban, où au moins 203 personnes ont été tuées dans la journée selon le dernier bilan du ministère libanais de la Santé. Le détroit d'Ormuz est un autre point de friction : la marine des Gardiens de la Révolution iraniens a annoncé ce jeudi que les navires souhaitant le traverser devraient emprunter deux routes alternatives, proches des côtes iraniennes, en raison de la possibilité de "mines" navales sur l’itinéraire habituel. De son côté, Donald Trump a prévenu que les forces américaines resteraient au Moyen-Orient jusqu'à la conclusion d'un "vrai" accord.
Les infos à retenir
⇒ L'armée américaine restera déployée jusqu'à la conclusion d'un "vrai" accord, dit Donald Trump
⇒ Israël souhaite entamer des pourparlers de paix avec le Liban "dès que possible"
⇒ Le Liban annonce un nouveau bilan de 303 morts
20h00Fin de ce direct
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations. Bonne soirée à vous.
19h56Un député du Hezbollah affirme que le groupe rejette les négociations directes avec Israël
Le député du Hezbollah Ali Fayyad a déclaré jeudi que le groupe rejetait les négociations directes avec Israël et que le gouvernement libanais devrait exiger un cessez-le-feu...
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09/04 - Pesticides : faut-il s’inquiéter des résidus présents dans l’air ?
Depuis le 30 mars 2026, il est possible de visualiser les concentrations moyennes des pesticides dans l'atmosphère, sur la base de données datant de 2022, et ce, dans une vingtaine de territoires en France. Une initiative d'Atmo, le réseau des associations agréées de surveillance de la qualité de l'air. Avec cet outil baptisé PhytAtmo, l'organisation permet à tout un chacun de vérifier s'il se situe en zone exposée. De quoi nourrir une prise de conscience collective sur les pollutions potentiellement engendrées par les épandages, et "alimenter la décision publique", comme l'écrit l'association.
Encore faudrait-il savoir à quoi l'on s'expose si l'on fait partie des territoires où l'air est le plus chargé en produits phytosanitaires. Car, comme le reconnaît le réseau, et contrairement à l'eau ou à l'alimentation, il n'existe pour le moment aucun seuil réglementaire à ne pas dépasser en la matière. Résultat : impossible de déterminer si l'on doit se protéger ou même déménager en fonction de ce qu'indique la carte, tant que des recommandations de santé publique n'ont pas été édictées.
En attendant la prise en charge du sujet par les décideurs, il faudra donc s'en remettre à la seule littérature scientifique, dans ce qu'elle a de plus notable, comme de plus lacunaire. Que dit-elle du risque encouru ? Sait-on comment s'en prémunir ? Excursion sur les chemins glissants des études d'exposition aux pesticides, avec Isabella Annesi-Maesano, épidémiologiste, directrice de recherche à l'Inserm et spécialiste des...
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09/04 - De Jean-Paul II à Léon XIV : le Vatican, ce géant diplomatique caché
Le passé permet souvent d'éclairer l'actualité. Chaque jeudi, dans notre nouveau podcast Hier à la Une, on se plonge dans les archives de L’Express, pour comprendre autrement la couverture du magazine de la semaine.
Il y a des visites diplomatiques qui sont décortiquées par tous les observateurs : Volodymyr Zelensky reçu dans le Bureau ovale, Donald Trump et Vladimir Poutine qui se rencontrent en Alaska. Historiquement, on se rappelle aussi la poignée de main entre le Palestinien Yasser Arafat et l’Israélien Yitzhak Rabin sur la pelouse de la Maison-Blanche, ou encore la visite de Richard Nixon en Chine en 1972. Et parmi les déplacements de chefs d’Etats, on surveille aussi ceux des papes. C’est le cas de la tournée en Afrique que va entamer Léon XIV dans quelques jours. Elu il y a tout juste un an, il va notamment se rendre en Algérie, une première pour un souverain pontife. C’est donc au poids diplomatique du chef du Vatican, que L’Express consacre sa Une cette semaine.
Depuis son élection, Léon XIV s'affirme comme un défenseur du multilatéralisme et un médiateur mondial. Il a notamment tenté une médiation, infructueuse, dans la crise vénézuélienne et a réussi à faire pression sur Israël concernant l'accès aux lieux saints à Jérusalem. Le pape se positionne fermement contre les interventions militaires, particulièrement en Iran. Il critique directement les politiques de Donald Trump et Benyamin Netanyahou, et ce, sans avoir à craindre des représailles économiques, contrairement aux autres dirigeants de...
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09/04 - L’internationale réac de Viktor Orban : ses millions dépensés pour exporter son "modèle" en Europe
C’est un serment prêté dans le huis clos du bureau personnel de J.D. Vance, l’une des 33 pièces de la résidence officielle du vice-président américain, à trois kilomètres de la Maison-Blanche. "Si vous voulez que je me déplace à Budapest pendant la campagne électorale, vous n’aurez qu’à demander", lance le "VP" au Premier ministre hongrois, en visite à Washington ce 7 novembre 2025. Réponse de Viktor Orban : "Je vous remercie, si j’ai besoin de vous, je vous appellerai." Cinq mois plus tard, le coup de fil a été passé et la visite promise tenue, les 7 et 8 avril, dans la dernière semaine avant les législatives du 12.
Rod Dreher n’y est certainement pas pour rien. Cet essayiste conservateur, né en Louisiane, est l’une des chevilles ouvrières de ce rapprochement transatlantique. Il faisait partie des happy fews à passer le perron à colonnes blanches de la résidence de J.D. Vance en compagnie de Viktor Orban à l’automne dernier. Ami de longue date du VP américain, Dreher a rencontré Orban pour la première fois en 2018, lequel espérait alors que Budapest devienne son "foyer intellectuel". Quatre ans plus tard, il y pose ses bagages. L’intello réac aux faux airs de beatnik œuvre au sein du think tank Danube institute, en tant que directeur du "Network project". Sa mission : faciliter des rencontres entre penseurs et politiciens conservateurs à travers l’Europe et les Etats-Unis. Et au passage, prêcher la bonne parole d’Orban. Rod Dreher n’est pas le seul sur ce créneau. En 16 ans de règne, le gouvernement Orban a...
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08/04 - Pourquoi de plus en plus de personnes quittent le marché du travail aux Etats-Unis
Les chiffres du mois mars sont clairs : aux Etats-Unis, le chômage recule et l'emploi progresse. Mais ce rebond du marché du travail s'accompagne d'une autre tendance : les Américains sont de moins en moins nombreux à travailler ou à chercher un emploi, relève le Wall Street journal. En mars 2026, la part de la population en âge de travailler qui est soit en emploi, soit à la recherche d’un emploi (NDLR : le taux de participation à la population active, pour les économistes) a reculé à 61,9 %. Du jamais vu depuis 1977, hors période de pandémie.
Cet indicateur est important car il permet de mesurer une partie du potentiel de croissance économique. En bref, l’économie progresse soit parce que davantage de personnes travaillent, soit parce que chaque travailleur produit davantage. Aussi, "un taux de participation à la population active plus faible signifie une croissance économique à long terme plus lente", résume l'économiste Gus Faucher dans les colonnes du média américain.Population vieillissante et baisse de l'immigration
Depuis les années 2000, cet indicateur diminue progressivement. Le vieillissement de la population en serait le principal responsable. La génération des baby-boomers a commencé à atteindre l'âge de la retraite au début du siècle, ce qui pèse durablement sur le taux d'activité. Ensuite, les départs à la retraite anticipés parmi les travailleurs de 55 ans et plus. La pandémie a poussé nombre d'entre eux à quitter le marché du travail avant 65 ans, et cette tendance semble se poursuivre....
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08/04 - "Notre écart de richesse avec les Etats-Unis est comparable aux années 1960" : l’alerte de l’économiste Antonin Bergeaud
Il est l'une des stars montantes de l'économie. Disciple du prix Nobel Philippe Aghion, prix du meilleur jeune économiste en 2025 et professeur à HEC, Antonin Bergeaud est un spécialiste de productivité et d'innovation. Dans La Prospérité retrouvée (Odile Jacob), il montre à quel point la stagnation de la productivité en France et en Europe est indéniable, et particulièrement préoccupante par rapport aux Etats-Unis et à la Chine, contredisant ainsi son confrère Gabriel Zucman. Sans croissance, impossible de financer notre modèle social et les valeurs de solidarité et de durabilité auxquelles nous tenons en Europe. Mais Antonin Bergeaud avance aussi des pistes pour que l'Europe puisse rattraper son retard, sans y perdre son âme.
L'Express : A quel point la France et l’Europe ont-elles décroché par rapport aux Etats-Unis en matière de croissance ?
Antonin Bergeaud : La France et l’Europe partagent la même situation. Le premier graphique du rapport Draghi montre l’évolution du PIB par habitant. A la sortie de la Seconde Guerre mondiale, nous en étions à la moitié du niveau américain. Ensuite, avec les Trente Glorieuses, il y a eu une rapide convergence, l’Europe ayant rattrapé son retard jusque dans les années 1980-1990. Mais aujourd’hui, nous nous retrouvons à nouveau avec un écart similaire à celui que nous avions connu dans les années 1960, avec un PIB par habitant qui se situe à environ 65% du niveau américain.
Des économistes, comme Gabriel Zucman, ont contesté la pertinence de ces mesures et la réalité...
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08/04 - Cessez-le-feu en Iran : quand les prix à la pompe pourraient-ils baisser ?
L'annonce a fait dégringoler les cours mondiaux. Alors que Donald Trump a annoncé mardi des pourparlers en vue d’un cessez-le-feu en Iran, les cours des hydrocarbures, du West Texas Intermediate (WTI) comme du Brent, ont plongé de près de 15 %, Téhéran s'engageant à rouvrir le détroit d'Ormuz pendant cette trêve. En quelques jours à peine, le blocage de ce point stratégique avait provoqué une forte hausse du prix du baril de pétrole et une ruée des automobilistes dans les stations-service, au point que le prix moyen du gazole a atteint 2,188 euros le litre la semaine dernière en France, un niveau record depuis 1985.
Les effets à la baisse pourraient se manifester rapidement, étant donné l’ampleur du recul enregistré ce mercredi, selon les acteurs de la distribution et de l’industrie pétrolière. "Les marchés pétroliers ont réagi très vite" à cette annonce, avec une diminution du prix du pétrole brut "d’environ quinze dollars" qui pourrait se répercuter dans les stations-service dans un délai de "un à deux jours", estime Olivier Gantois, président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip), interrogé sur France Info. Ce dernier mentionne une diminution comprise entre "5 et 10 centimes" par litre. Sur TF1, le PDG de la Coopérative U Dominique Schelcher va également dans ce sens. "Il y aura des baisses de prix dans les stations dans les prochains jours", mais "il faut voir maintenant comment le marché va se stabiliser", a-t-il expliqué.Une baisse rapide
Les distributeurs déterminent en effet...
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08/04 - Immigration, retraites, finances publiques : le projet de Michel Barnier pour 2027
Il fut un temps où la droite, pour préparer son projet et renouveler son logiciel, organisait ses états généraux, rien de moins. C’était au début des années 1990, autour des jeunes Alain Madelin et Nicolas Sarkozy. Cette fois, l’échéance présidentielle avance à grands pas, chaque parti se range derrière son champion voire ses champions – on compte à ce jour plus de candidats déclarés, putatifs ou cachés que de propositions détonantes. Or l’ennemi rôde, qui menace d’écarter du second tour tout représentant de la droite et du centre. Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon affichent leur puissance tandis que les partis de gouvernement affichent surtout leurs divisions.
"Je sens monter depuis les municipales un appel à l’unité, que j’avais anticipé ; je recommande aux candidats de l’entendre, il vient de la France silencieuse" : Michel Barnier sort du bois avec une idée, amener les uns et les autres à réfléchir ensemble au projet pour 2027. Depuis l’automne un tour de France l’amène à visiter instituts de recherche, entreprises, fermes, etc. Après avoir étudié les propositions des uns et des autres, il publie "un document qui a vocation à vivre", explique-t-il à L'Express. Avec ses préalables, généraux ou précis : "la France européenne" dans laquelle les partis nationalistes ne peuvent pas se reconnaître ; un référendum sur l’immigration, consécutif à une révision de la Constitution, afin de miser sur "l’intelligence nationale", mais qui risque de froisser à Renaissance ou au Modem. Avec son exigence : "Le prochain président...
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08/04 - Collège de Paris, ce rapport qui étrille le Digital College et son fondateur : cartes Pokémon, palaces et billets d’avion
Boule à zéro, barbe soigneusement taillée, muscles saillants, sourire charmeur… Ridouan Abagri a longtemps incarné la réussite. Celle qu'un enfant des quartiers est allé chercher avec courage. La valeur travail et le culot accrochés au revers de ses costumes siglés. La plateforme YouTube regorge de ses vidéos dans lesquelles le fondateur du Digital College, l'une des plus grandes écoles supérieures de formation aux métiers du numérique créée en 2013 et appartenant au groupe Collège de Paris, dispense ses conseils d'entrepreneur autodidacte. Sur les plateaux de télévision et lors des conférences organisées par Bpifrance - actionnaire du Collège de Paris -, on voit le jeune homme raconter son parcours et dévoiler sa méthode baptisée sobrement "Road to one million". Son mantra : comment passer d'un euro en poche à une entreprise valorisée 1 million d'euros en l'espace de trois ans. Forcément alléchant.
Ces derniers temps, Ridouan Abagri se fait plus discret sur les réseaux sociaux. Comme nous l'avons révélé dans un précédent article, une enquête menée conjointement par l'Inspection générale des Finances (IGF), l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) et celle de l'éducation et de la recherche (IGESR) sur les pratiques du groupe Collège de Paris a abouti à la rédaction d'un rapport, conformément à l'article 40 du Code de procédure pénale, remis au procureur de la République du tribunal judiciaire de Paris en début d'année.
Ce rapport, que L'Express a pu consulter et qui porte exclusivement sur le Digital...
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08/04 - Léon XIV et les espions : plongée dans les réseaux secrets du Vatican
Rendez-vous de maîtres espions sous les fresques de Michel-Ange. Ce vendredi 12 décembre 2025, le pape Léon XIV reçoit dans la loge des bénédictions du Vatican… les directeurs des services secrets italiens. Une audience totalement inédite, lors de laquelle le nouveau souverain exhorte les quatre principaux dirigeants du renseignement transalpin à exercer leur métier "avec professionnalisme, mais aussi avec une perspective éthique qui prenne en compte au moins deux aspects essentiels : le respect de la dignité de la personne humaine et la communication". Puis il les remercie de leurs efforts "afin d’assurer la sécurité du Saint-Siège".
Cette rencontre a été facilitée par la présence au gouvernement d’Alfredo Mantovano, sous-secrétaire d’Etat chargé des services de renseignement, que le quotidien La Stampa décrit comme "un Italien au Vatican et un représentant du Vatican en Italie". L’homme politique a longtemps présidé Aide à l’Eglise en détresse (AED), une association de défense des chrétiens menacés dans le monde, très appréciée du pape François. Dans le plus petit Etat du monde, les liens entre la sphère religieuse et le monde des espions sont constants, comme une seconde nature. Au point que "L’Entité", comme on surnomma le renseignement du Saint-Siège, créé en 1566 par Pie V, selon l’écrivain Eric Frattini, fut considérée par le chasseur de nazis Simon Wiesenthal comme le "meilleur service d’espionnage du monde".
Officiellement, il n’existe pas d’"Entité", ni de "Sainte-Alliance", un autre des surnoms de...
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08/04 - Aux Etats-Unis, la santé mentale de Donald Trump inquiète même les Maga
Donald Trump est-il devenu complètement "fou", comme le clame un élu démocrate ? Voilà la rumeur qui commence à gagner le Congrès américain. Même au sein des rangs républicains, les sorties de route à répétition du président interrogent. Et si, finalement, ce que nombre d'observateurs assimilaient à de l'hyperbole stratégique était en réalité un symptôme de démence ? Le 5 avril, frustré par le blocage iranien du détroit d'Ormuz, le locataire de la Maison-Blanche éructait sur son réseau Truth social : "Ouvrez le putain de détroit, bande de bâtards cinglés, ou vous allez vivre en enfer".
Deux jours plus tard, dans l'espoir d'obtenir un cessez-le-feu avec Téhéran, il franchissait le cap du langage génocidaire. "Une civilisation entière mourra ce soir", a-t-il osé lancer. Le dirigeant des Etats-Unis a fait peser la menace de frapper les centrales électriques et d’autres infrastructures civiles iraniennes si un accord n'était pas conclu avant mercredi, 2 heures du matin, heure de Paris. Plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer ces menaces qui, si elles étaient mises à exécution, s'apparenteraient à des crimes de guerres, et qui ont fait craindre à certains que le milliardaire ne finisse par dégainer l'arme nucléaire - la Maison-Blanche a nié avoir une telle intention. Puis, 90 minutes avant la fin du compte à rebours, le président a repoussé son ultimatum de deux semaines."Les facultés mentales du président sont en train de s’effondrer"
Mais les propos du milliardaire, toujours plus orduriers et violents, laissent...
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08/04 - Pourquoi la Chine restreint-elle soudainement son espace aérien ?
C'est une mesure inhabituelle, qui soulève de nombreuses questions. La Chine a réservé de vastes portions de son espace aérien offshore pour une durée de 40 jours, sans fournir d'explication, a révélé le 5 avril le Wall Street Journal. En règle générale, Pékin limite l’accès à certaines zones aériennes lorsqu’il s’apprête à organiser des manœuvres militaires. Or, aucun exercice n’a été annoncé pour cette période, qui a débuté le 27 mars et doit s’achever le 6 mai, des dates non communiquées avant la publication du média américain.
Le pays a ainsi émis un "avis aux missions aériennes" (NOTAM), destiné à informer les pilotes et les autorités aéronautiques des dangers ou restrictions temporaires affectant l'espace aérien. Si l'aviation civile ne semble pas affectée, une coordination est nécessaire pour le survol de ces zones. Cette durée exceptionnelle de restriction, couplée à l'absence d'exercice annoncé, "suggère non pas un exercice ponctuel, mais un état de préparation opérationnelle soutenu, que la Chine ne semble pas juger nécessaire d’expliquer", a déclaré au journal américain Ray Powell, directeur du projet SeaLight à l’université de Stanford, qui suit l’activité maritime chinoise.L'hypothèse Taïwan
Dit différemment, cette configuration pourrait permettre à Pékin de s’entraîner à des manœuvres de combat aérien efficaces dans l’hypothèse d’une invasion de Taïwan. La stratégie de la Chine inclurait notamment la mise en place de points de blocage sur des axes de transit que les forces américaines pourraient emprunter, en cas...
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08/04 - Le Liban, grand oublié du cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l’Iran
Israël accepte la trêve de deux semaines décidée par Donald Trump avec l’Iran, mais pose sa ligne rouge : le Liban n’en fera pas partie. Dans un communiqué, l’État hébreu a précisé ce mercredi 8 avril que le cessez-le-feu ne s’appliquerait donc pas au front libanais. Son objectif reste inchangé : poursuivre ses opérations contre le Hezbollah, le puissant mouvement paramilitaire chiite, allié de Téhéran.
Sur le terrain, rien n'a changé. Dans la nuit de mardi à mercredi, alors même que le cessez-le-feu avec l’Iran se dessinait, une frappe sur Saïda, dans le sud du Liban, faisait huit morts et 22 blessés. Ce mercredi toujours, l’armée israélienne a en outre renouvelé son appel à évacuer sept quartiers de la banlieue sud de Beyrouth, selon L’Orient-Le Jour.
Face à une trêve qui laisse le Liban sous les bombes, la France et l’Espagne, entre autres, ont haussé le ton. Emmanuel Macron a indiqué mercredi, en ouverture d’un Conseil de défense avec ses conseillers et plusieurs membres du gouvernement, qu’il se félicitait du cessez-le-feu conclu entre l’Iran et les États-Unis, tout en soulignant que la situation au Liban restait "critique" et en appelant à inclure le pays dans l’accord.
Même fermeté du côté de Madrid : le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a jugé "inacceptable" qu’Israël poursuive les combats au Liban malgré la trêve conclue entre les États-Unis et l'Iran. Quelques jours auparavant, l'Espagne avait promis neuf millions d’euros d’aide humanitaire au Liban. Pour le Premier ministre,...
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08/04 - Cessez-le-feu en Iran : pourquoi la "victoire" de Donald Trump ressemble à une défaite
Donald Trump a raison de s’en réjouir. Après 40 jours de guerre, les Américains ont conclu le 8 avril un cessez–le-feu de deux semaines avec la République islamique d’Iran. Cet accord, décroché aux prix de menaces incessantes d’apocalypse ("toute une civilisation mourra cette nuit, pour ne jamais renaître"), va éviter une escalade militaire majeure (pour peu que les armes se taisent réellement), des dégâts régionaux d’une ampleur inégalée (notamment dans le Golfe) et des crises économiques et énergétiques en cascade - même si le prix de l’essence ne va pas baisser de suite.
Une fenêtre diplomatique a donc été ouverte, mais elle est étroite. Etant donné le nombre d’acteurs du monde arabe impliqués dans la résolution du conflit - dont le Pakistan qui va accueillir les futures négociations à partir de vendredi -, il faudra surveiller que des progrès concrets - et des concessions - soient réalisés au cours des jours à venir par les belligérants. On voit toutefois mal comment Washington pourrait accepter toutes les revendications de Téhéran, telles que le droit à enrichir l'uranium, le retrait de toutes les forces américaines de la région, la levée des sanctions économiques ou le versement de réparations, sans rien n’exiger en retour. La marche est donc encore très haute. Mais comme à son habitude, Donald Trump n’a pas attendu pour revendiquer déjà sa victoire "complète et totale" sur l’Iran alors qu’apparaît chaque jour un peu plus le gouffre entre ses démonstrations d’autosatisfaction permanente et la réalité du terrain....
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08/04 - Entre les Etats-Unis et la Chine, la bataille pour la Lune a commencé
Le 4 octobre 1957, l’Union soviétique crée la sensation en plaçant en orbite pour la première fois de l’histoire un satellite : sur les ondes du monde entier grésille un "bip-bip" provocateur. Pour l’Amérique d’Eisenhower, ce moment Spoutnik est vécu comme un Pearl Harbor technologique. L’humiliation est encore plus forte quand, le 6 décembre 1957, la fusée Vanguard TV-3, avec à bord un micro-satellite "Pamplemousse", explose au décollage à Cap Canaveral. La presse américaine fulmine contre ce qu’elle qualifie de "Kaputnik" ou de "Flopnik". Deux mois après, les Etats-Unis retrouvent un semblant de fierté en lançant Explorer-1, leur premier satellite. Mais, dans le contexte de la guerre froide, l’histoire n’a retenu qu’un nom : celui du Spoutnik, propulsé au firmament de la propagande soviétique.
Dans la course à l’espace, gloire au premier, qui remporte la mise ! L’Amérique effacera l’affront en envoyant le premier homme sur la Lune le 20 juillet 1969. Mais voilà qu’aujourd’hui, une autre grande puissance entend lui chiper son leadership spatial. Avec encore une fois la Lune en ligne de mire. Exit la Russie, c’est son immense voisin, la Chine, qui caresse le projet fou de faire alunir des "taïkonautes" avant 2030. Elle pourrait y arriver, au regard des progrès spectaculaires réalisés depuis 2004, date du début du programme spatial Chang’e.
L’Amérique de Trump va-t-elle se laisser faire ? Au regard des incroyables photos de la Lune prises par les quatre astronautes de la mission Artemis 2, on peut en...
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08/04 - "Pour Donald Trump, c’est une victoire à la Pyrrhus" : le cessez-le-feu en Iran vu par la presse internationale
"Trump trouve une porte de sortie avec l'Iran. Mais les causes de la guerre restent irrésolues", titre le New York Times. Le président américain Donald Trump a accepté, mardi 7 avril, un cessez-le-feu de deux semaines avec l'Iran, moins de deux heures avant l'ultimatum qu'il avait fixé à Téhéran pour la réouverture du détroit d'Ormuz, sous peine d'attaques dévastatrices contre ses infrastructures civiles. Un revirement spectaculaire comparé à son avertissement alarmant lancé plus tôt dans la journée, lorsqu'il avait déclaré qu'"une civilisation entière mourra ce soir" si ses exigences n'étaient pas satisfaites. "Une fois de plus ce n’était là que pur mais stérile jus de crâne, du moment qu’il n’est pas donné à tout le monde d’être devin" s'agace L'Orient-Le Jour.
Et après ? "L’intimidation à court terme du président Trump a peut-être fonctionné, mais les divergences fondamentales avec l’Iran sont aussi vives qu’en février", relève le New York Times. Même manque d'entrain du côté du Wall Street Journal : "Il reste encore un long chemin à parcourir avant que Washington et Téhéran ne parviennent à un accord solide et durable."
De son côté, CNN salue une décision susceptible de "sauver de nombreuses vies", tout en s’interrogeant sur la cohérence de la stratégie de Donald Trump. Parmi les "effets secondaires" de ces quarante jours de guerre, relève le média américain, figure aussi la difficulté croissante à évaluer la crédibilité des déclarations — non seulement celles des dirigeants iraniens, mais aussi, parfois, celles du...
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08/04 - L’essor inquiétant des IA comme arbitres de l’information, par Gérald Bronner
Dans un livre paru en 2013, La démocratie des crédules (PUF), j’avais eu l’occasion de souligner combien le biais de confirmation – la tendance à rechercher, interpréter et retenir prioritairement les informations qui vont dans le sens de nos croyances préalables – avait été amplifié par l’apparition d’Internet. Cet invariant de l’esprit humain – repéré déjà en son temps par Francis Bacon et mis en exergue expérimental en 1960 par le psychologue Peter Wason – se trouve être complété par son symétrique en quelque sorte, qui est de nature à fracturer un peu plus l’espace commun nécessaire à nos démocraties.
C’est ce que montre, en partie, une étude récente signée par Thomas Renault, Mohsen Mosleh et David G. Rand qui se situe au croisement des sciences sociales computationnelles et de l’analyse des comportements informationnels. Elle convoque la façon dont les IA sont questionnées sur le réseau X. On a beaucoup insisté sur les capacités génératives des grands modèles de langage : rédiger, résumer, traduire, coder. Mais une autre fonction est en train de s’imposer, politiquement plus sensible : celle d’outil de vérification de l’information. Les LLM (grands modèles de langage) deviennent de plus en plus des arbitres auxquels les usagers demandent de trancher le vrai du faux dans le flux des réseaux sociaux.
Les auteurs analysent 1 671 841 demandes de vérification en anglais adressées sur X à Grok et à Perplexity (deux IA consultables sur ce réseau) entre février et septembre 2025. Premier constat : cet usage n’est plus...
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08/04 - Guerre en Iran : ce que l’on sait du cessez-le-feu annoncé par Donald Trump
"Une victoire totale et complète", clame Donald Trump. Le président américain a accepté, mardi 7 avril, un cessez-le-feu de deux semaines avec l'Iran, moins de deux heures avant l'expiration de l'ultimatum qu'il avait fixé à Téhéran pour la réouverture du détroit d'Ormuz, sous peine d'attaques dévastatrices contre ses infrastructures civiles. Cette annonce marque un revirement brutal par rapport à son avertissement extraordinaire lancé plus tôt dans la journée, lorsqu'il avait déclaré qu'"une civilisation entière mourrait ce soir" si ses exigences n'étaient pas satisfaites.
Comme souvent dans ce type de séquence, chaque camp revendique un succès politique. Le Conseil suprême de sécurité nationale iranien a présenté l'accord comme une victoire sur les États-Unis, affirmant que le locataire de Maison-Blanche avait accepté les conditions posées par le régime des mollahs pour mettre fin aux hostilités. A noter que cette annonce de trêve intervient plus de cinq semaines après le début de la campagne de bombardements des Etats-Unis et d'Israël en Iran, qui a répliqué avec des attaques contre l'Etat hébreu et les intérêts américains à travers la région.Frappes suspendues et réouverture du détroit d'Ormuz
"J’accepte de suspendre les bombardements et les attaques contre l’Iran pendant deux semaines", a dit cette nuit Donald Trump, avec pour condition que Téhéran rouvre immédiatement la liberté de circulation dans le détroit d'Ormuz. Le président américain a fait cette annonce un peu plus d’une heure avant l’expiration de...
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08/04 - Laurent Joffrin raconte son père, meilleur ami de Jean-Marie Le Pen
L’histoire de l’amitié entre Jean-Pierre Mouchard, le père de Laurent Joffrin, journaliste engagé à gauche (il dirigea le quotidien Libération puis l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur) et Jean-Marie Le Pen, le fondateur du Front national, était sommairement connue, la voici racontée dans un lucide récit à quatre mains, romanesque épopée nourrie d’un bienheureux corpus historique. La chronique familiale alterne les chapitres de Laurent Joffrin et ceux de sa fille, la quadragénaire journaliste, Pauline Delassus. Et c’est vertige que leur plongée au cœur d’une lignée, rongée par le silence, où pendant trois générations les épouses furent tuées et leurs maris égarés par l’Histoire et ses combats, malheureux et perdants.
Derrière les lourds rideaux du château de Moncé, la répétition étourdissante des drames demeure tue. Dîners avec porte-couteaux alignés et serviettes roulées, mais questions bannies et enfants curieux pressés de jouer dehors. Il faudra au père et sa fille deux ans d’enquête - archives, correspondances, tri de photos et coupures de presse - pour qu’enfin ils découvrent que l'arrière-arrière-grand-mère a succombé aux coups de fusil de son époux Pierre, condamné au bagne à perpétuité en Argentine. Le couple y faisait commerce de chapeaux. Leur fils, Tito Mouchard, ne parle qu’espagnol, mais le voici engagé à 21 ans comme volontaire dans l’armée française, blessé au Chemin des Dames et à Verdun, puis opulent administrateur colonial en Indochine, où l’admirateur du Maréchal prêcha l’obéissance à Vichy. De retour en...
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08/04 - EDF vu par nos voisins européens : atout stratégique ou mauvais perdant ?
Ce n'est sans doute pas le contexte rêvé pour sabrer le champagne. Alors qu'EDF souffle ses 80 bougies ce 8 avril, la guerre en Iran rappelle combien la France reste vulnérable sur le plan énergétique, en dépit de ses investissements passés dans le nucléaire. Ironie du sort, la volonté de souveraineté constituait justement l’une des raisons de la création du champion tricolore de l’atome en 1946. Un groupe auquel nous devons, selon la formule consacrée, bien plus que la lumière.
Que retiendra-t-on de l'histoire d’EDF, qui n'a eu de cesse de façonner le paysage énergétique français ? Peut‑être la mise en application du plan Messmer à partir du milieu des années 1970, une réussite saluée sur le plan international, mais jugée aujourd’hui par certains difficile voire impossible à reproduire. Peut‑être aussi la "valse" de ses présidents, pris en étau entre la mission de service public d’EDF et leurs exigences, légitimes, de rentabilité. À moins que l’on ne se souvienne d’autre chose : l’incapacité de la France et de l’Europe à soutenir durablement le géant du nucléaire et à reconnaître pleinement son utilité. À l’occasion de cet anniversaire, cinq experts européens livrent à L’Express leur vision d’EDF. Leur message est clair : l’entreprise pourrait contribuer à changer le destin énergétique de l’Europe - à condition qu’on lui en donne vraiment les moyens.Des chantiers qui patinent au Royaume-Uni
Le contexte a rarement été aussi favorable pour le groupe. Il profite de l’embellie du nucléaire partout dans le monde. Y compris au...
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08/04 - Des espions russes à l’ENA : comment le KGB a infiltré l’école des élites françaises
Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Dans "Nid d’espions", le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.
L’ENA est créée en 1945 et doit permettre de recruter de futurs hauts fonctionnaires dans toutes les couches de la société. Les élèves sont ensuite destinés au Conseil d’Etat, à la Cour des comptes ou encore aux cabinets ministériels. L’Ecole Nationale d’Administration va également fournir plusieurs présidents de la République : Valéry Giscard d'Estaing, Jacques Chirac, François Hollande et Emmanuel Macron. Mais aussi des Premiers ministres et un grand nombre de ministres de la Ve république.
Très vite, les reproches fusent : trop technocratique, mais aussi parisienne, élitiste. Il faudrait réformer l’ENA. Il faudra attendre Emmanuel Macron et la crise des gilets jaunes en 2019 pour voir le sujet véritablement mis sur la table.
Résultat : l’ENA est supprimée et remplacée en 2022 par l’INSP, l’Institut national du service public. Si les réformes doivent permettre de rendre la formation plus diversifiée socialement et plus professionnalisante, un point n’a peut-être pas été étudié. L’ENA, et surtout ses élèves promis aux plus hautes fonctions de l’administration française, étaient pendant des décennies la cible des espions.
Dans cet épisode de "Nid d'espions", Etienne Girard et Charlotte...
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08/04 - Pendant que le monde a les yeux rivés sur le Moyen-Orient, l’Ukraine résiste…
A priori, Vladimir Poutine allait toucher le jackpot. Alors que l’économie russe s’enfonçait dans le marasme, l’opération "Fureur épique", lancée par les Etats-Unis et Israël, a totalement rebattu les cartes. Les prix du pétrole explosent et le pire pourrait être à venir. Les cours du brut pourraient grimper au-dessus de 150 dollars le baril si les approvisionnements restent perturbés pendant encore un mois, selon une note récente de la banque JP Morgan. Mieux, les Américains, englués dans leur guerre, ne regardent plus vers les plaines du Donbass. "Entièrement absorbés par la question iranienne, les Etats-Unis vont oublier l’Ukraine", se réjouissait le député russe Alexeï Chepa, il y a quelques semaines.
Après avoir mis en "pause conjoncturelle" les négociations avec Kiev, à la mi-mars, le chef du Kremlin espérait donc avoir les coudées franches. Et profiter de la flambée des cours pour "se refaire". Pas si simple. Dans la nuit du 5 au 6 avril, des drones ukrainiens ont bombardé le terminal pétrolier russe de Sheskharis, sur la mer Noire. Quelques jours plus tôt, les missiles ukrainiens frappaient les ports de Primorsk et d'Oust-Louga, sur la mer Baltique. L'objectif ? Empêcher Moscou de profiter de la hausse des cours de l’or noir. Déjà, les exportations de pétrole russe ont chuté de 43 % entre les semaines du 14 et du 21 mars, selon Bloomberg. Pas d'effet d'aubaine
Il n'est donc pas du tout sûr que Vladimir Poutine bénéficie de cet effet d’aubaine. Quant à la petite musique selon laquelle l’armée...
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08/04 - 2027 sera l’année de la femme enceinte ou ne sera pas, par Christophe Donner
Carla Simon, la réalisatrice de Romeria, est née en Catalogne en 1986. Ses deux parents sont morts du sida peu de temps après sa naissance, elle a été adoptée par un oncle et sa femme qui vivaient à l’autre bout du pays. En 2024, elle décide de réaliser un film qui raconte comment elle est retournée, à 18 ans, dans le pays où elle a été conçue et où vivent encore les nombreux membres de la famille de son père défunt. Le prétexte, c’est un certificat de paternité dont elle a besoin pour le dossier de la bourse qu’elle sollicite : elle se présente donc au bureau du registre d’état civil de la mairie du village où elle est née pour apprendre qu’elle ne figure pas sur ledit registre. Son père ne l’a pas déclarée comme son enfant. J’aime beaucoup la réaction de Marina, interprétée par Llucia Garcia, incarnation de la réalisatrice du film. Loin des cris et des larmes, une impassibilité qui absorbe l’incompréhension et les doutes, se réduit à une infime inclinaison du visage, à la manière des oiseaux quand ils rectifient leur vision monoculaire latérale pour nous voir droit. Il y a en effet quelque chose de tordu dans ce qu’elle vient d’apprendre.
Ce qui est bien aussi avec ce film, c’est qu’il n’est pas tout à fait réussi. Il est possible que cela soit voulu, il est possible que ça ne le soit pas. Ça revient au même au sens où cette indécision correspond au sujet, à l’histoire qui se refuse à la morale, aux personnages qui demeurent flous, et aux intentions réelles de Marina : elle veut savoir pourquoi elle ne sait pas. Où est...
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08/04 - Guerre au Moyen-Orient : au moins 254 morts et 1 165 blessés au Liban, après des frappes israéliennes
Donald Trump a déclaré cette nuit avoir accepté de suspendre la "puissance destructrice" qu'il entendait déployer contre l'Iran, annonçant un cessez-le-feu de deux semaines avec Téhéran à condition, a-t-il précisé, que le détroit d'Ormuz soit rouvert immédiatement en toute sécurité. Le président américain a effectué ces commentaires via son réseau Truth Social moins de deux heures avant l'expiration de l'ultimatum (ce mercredi 02h00 heure française) fixé à Téhéran pour conclure un accord, après avoir menacé plus tôt dans la journée d'ordonner la "destruction complète" du pays en cas de refus.
Téhéran a fait savoir qu'il cessera ses attaques si les attaques contre l'Iran sont effectivement suspendues. La navigation dans le détroit d'Ormuz sera possible en toute sécurité pendant deux semaines en coordination avec l'armée iranienne, a dit le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, dans un communiqué. Des discussions sont prévues à partir de vendredi, au Pakistan.
Israël soutient la décision de Donald Trump de suspendre les bombardements contre l'Iran pendant deux semaines, ont dit les services du Premier ministre Benyamin Netanyahou. Ce cessez-le-feu ne s'applique toutefois pas au Liban, où des frappes aériennes simultanées ont fait au moins 254 morts ce mercredi.
Les infos à retenir
⇒ Le vice-président J.D. Vance conduira une délégation américaine au Pakistan pour des pourparlers au sujet de la guerre en Iran
⇒ Le président du Parlement iranien affirme que trois clauses clés de la proposition de...
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08/04 - Les derniers secrets du canon Caesar, l’arme dont les militaires français ne voulaient pas
Un simple croquis sur une feuille volante. Ou l'histoire d'une idée attrapée à la volée, couchée sur un bout de papier et qui a révolutionné l'industrie mondiale de la défense. Ce crayonné, c'est celui du canon Caesar imaginé par Philippe Girard, jeune ingénieur de l'armement au début des années 1990. "Une idée toute simple, pimentée d'une bonne dose de marketing", souffle aujourd'hui son géniteur. Trente-six ans plus tard, ce produit phare du géant franco-allemand KNDS a gagné ses galons en Ukraine. Car si le conflit a révélé un nouveau visage de la guerre avec l'omniprésence des drones, il a aussi mis en lumière une autre facette de l'artillerie, balayant bon nombre d'idées reçues.
Le Caesar – pour Camion Equipé d'un Système d'Artillerie –, c'est d'abord un canon de 155 millimètres capable de tirer six obus en moins d'une minute à une distance de 40 kilomètres, monté sur un châssis de camion équipé de roues et capable de rebrousser chemin en moins de deux minutes trente. Un monstre de 15 tonnes, rustique mais véloce, peu gourmand en carburant et qui a ringardisé les vieux blindés chenillés. Une machine de guerre tricolore, fabriquée en partie à Bourges pour le volet canonnerie, assemblée à Roanne et dont 90 % des composants sont d'origine française, éloignant de fait le risque de se faire épingler par une quelconque loi extraterritoriale américaine. De la souveraineté industrielle et stratégique en acier trempé.
En Ukraine, où la nouvelle doctrine de l'artillerie, le "shoot and scoot", s'est imposée, le Caesar...
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07/04 - Immigration : comment l’administration Trump poursuit les expulsions, en dépit de la contestation
C'était en janvier 2026, des manifestations monstres défilaient dans les rues de Minneapolis. Les raisons de la colère : la mort, quelques jours plus tôt de deux citoyens américains s'opposant à la police de l'immigration américaine, l'ICE, et la contestation des arrestations massives opérées par les agents fédéraux. Pour calmer la colère, l'administration Trump avait promis de changer d'approche : moins d'expulsions et des incarcérations plus ciblées.
Pourtant, des enquêtes menées par les médias américains montrent qu'en dépit des annonces, les agents fédéraux de l'immigration poursuivent de façon soutenue la traque de personnes immigrées sans casier judiciaire. D'autre part, confronté à des critiques croissantes sur sa politique d'expulsions, Stephen Miller, le conseiller américain à la sécurité intérieure, tente de trouver d'autres mesures rendant plus difficile le quotidien des personnes en situation irrégulière.7 000 expulsions par semaine
Selon les données de l'Immigration and Customs Enforcement (ICE), la police américaine de l'immigration et des douanes, le nombre d'arrestations a légèrement baissé. "Environ 7 000 par semaine" au cours du mois de février, dans la foulée des manifestations anti-ICE, "contre 9 000" au début du mois de janvier, précise le Washington Post.
Parmi les personnes arrêtées, 42 % avaient un casier judiciaire vierge. Pourtant, Tom Homam, conseiller spécial à l'immigration de la Maison-Blanche, avait déclaré que "toutes les opérations seraient désormais ciblées" et donneraient la...
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07/04 - "Le projet des islamistes a échoué de façon magistrale" : comment l’Iran s’est sécularisé
C'est une passionnante histoire intellectuelle de l'Iran depuis plus d'un siècle. Dans Lumières et anti-Lumières en Iran (PUF), Stéphanie Roza, chargée de recherches en philosophie politique (CNRS/Sorbonne Université) et Amirpasha Tavakkoli, docteur en sciences politiques et enseignant à Science Po Reims, montrent comment ce pays a souvent été un laboratoire politique. Précurseur en matière de révolution constitutionnaliste dans le monde musulman au début du XXe siècle, l'Iran l'a aussi été dans l'alliance entre islamistes réactionnaires et gauche marxiste, qui a abouti à la chute du chah et à l'avènement d'une dictature théocratique en 1979. Mais pour Stéphanie Roza et Amirpasha Tavakkoli, "les Iraniens sont complètement revenus de cette illusion", avec une société grandement sécularisée, des mosquées vides et une population qui n'a selon eux pas d'animosité particulière contre Israël, à l'inverse de ses dirigeants. Entretien.
L'Express : Dans l’histoire de l'Iran, on voit à quel point les interventions étrangères ont souvent alimenté le nationalisme. L’invasion de l’Irak en 1980 a par exemple servi au tout nouveau régime islamiste. De la même façon, la guerre initiée par les Etats-Unis et Israël ne va-t-elle pas renforcer ce régime, avec un "effet drapeau" ?
Stéphanie Roza : Depuis le début du XXe siècle, l’identité nationale iranienne s’est effectivement construite à travers une prise de distance par rapport aux visées impérialistes britanniques ou russes. Lors de la révolution de 1979, les Iraniens ont cru...
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07/04 - Guerre en Iran : plus d’un mois après sa nomination, l’état du Guide suprême toujours incertain
Mojtaba Khamenei, le nouveau Guide suprême de l'Iran qui a succédé à son père, Ali Khamenei, serait incapable de diriger le pays. Selon une information du Times, il serait dans la capitale religieuse du pays, Qom, où il recevrait un traitement pour un problème de santé "grave" qui le place "dans l’incapacité de participer à toute prise de décision du régime".
Téhéran a confirmé que le fils Khamenei avait été blessé dans la frappe aérienne qui a tué son père, sa mère, son épouse, et l'un de ses fils, le 28 février, date qui marque le début de cette guerre. Depuis, le nouveau Guide suprême n'avait été ni vu, ni entendu, même lorsqu'il a été élu le 8 mars 2026, par une assemblée d'experts. Son silence a également surpris lors du Nouvel An persan, le Norouz, qui s'est déroulé le 20 mars cette année. Traditionnellement le Guide suprême adresse un prêche télévisé à l’occasion de cette célébration.Le père et le fils dans la ville de Qom
Le quotidien britannique s'est procuré une note diplomatique qui s’appuierait sur des renseignements américains et israéliens et qui a été partagée avec des alliés du Golfe. Une information dont les services de renseignement seraient en possession depuis un certain temps mais qu'ils avaient choisi de la garder secrète jusqu'à présent.
Cette nouvelle révèle pour la première fois la localisation de Mojtaba Khamenei depuis son arrivée au pouvoir. Située à environ 140 km au sud de Téhéran, Qom est considérée comme sacrée dans l’islam chiite. Selon la même source, le corps de son père, Ali Khamenei,...
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07/04 - Donald Trump face à Léon XIV : le duel improbable entre puissance et foi
Il n’a pas encore reçu le Prix Nobel, mais Donald Trump est d’ores et déjà assuré d’aller au Paradis. "Votre âme est en sécurité et vous passerez l’Éternité en présence de Dieu", lui a promis le prédicateur Franklin Graham, ébahi par son "leadership historique", dans une lettre enflammée que le président Maga a publié sur son réseau Truth Social, le 29 mars. Trois semaines plus tôt, composant une improbable image pieuse, le leader républicain, qui venait de lancer son offensive contre l’Iran, se faisait filmer dans le bureau Ovale entouré de pasteurs évangéliques priant pour lui donner "la force" de diriger la nation et pour la "protection" des troupes américaines. Quant à son ministre de la Défense, Pete Hegseth, il demandait à Dieu, lors d’un service de prière organisé au Pentagone, de doter l’armée américaine d’une "violence d'action écrasante contre ceux qui ne méritent aucune pitié".
Sans surprise, le représentant sur terre du Christ n’a guère apprécié cette interprétation très libre de l’Évangile. "Jésus, Roi de la Paix, n’écoute pas les prières de ceux qui font la guerre, mais les rejette", a réagi le pape Léon XIV durant la messe des Rameaux, citant les paroles de Dieu transmises au prophète Isaïe : "Même si vous faites beaucoup de prières, je n’écouterai pas : vos mains sont pleines de sang".
Tous deux sont Américains, mais c’est là leur seul point commun. Guerre en Iran, Ukraine, migrants aux Etats-Unis, hyperpuissance des géants de la Silicon Valley, course effrénée à la richesse… L’ex-promoteur immobilier...
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07/04 - Iran, quand l’IA fait la guerre : une bascule décryptée par Hugo Micheron
A quoi assistons-nous depuis le début de la guerre en Iran ? Quel rôle joue l’IA d’un point de vue militaire ? Et dans la bataille des récits ? Où en est l'Europe dans cette nouvelle technologie de défense ? Les désordres géopolitiques ont-ils mis la menace djihadiste en sourdine ? Pour répondre à ces questions, Hugo Micheron est le nouvel invité des Grands entretiens d'Anne Rosencher.
Professeur associé à Sciences Po Paris, arabisant, spécialiste du Moyen-Orient et du djihadisme, il a également développé, depuis quelques années, une expertise dans l’intelligence artificielle et ses implications géopolitiques. Autant dire que c’est l’une des personnes les pertinentes à interroger dans la période. Cinquante minutes d'entretien riche, à regarder en vidéo sur YouTube et Dailymotion, ou à écouter sur les plateformes traditionnelles de podcast, comme Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast Addict.
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07/04 - Iran : les Français Cécile Kohler et Jacques Paris sont "libres" et "en route" vers la France
C'est un calvaire de près de quatre ans en Iran qui prendra fin dans les jours à venir. Les Français Cécile Kohler et Jacques Paris, libérés de prison en novembre dernier par le régime de Téhéran "sont libres et en chemin vers le territoire français", a annoncé le président Emmanuel Macron sur X, mardi 7 avril.
Le chef de l'Etat a par ailleurs remercié les autorités omanaises "pour leurs efforts de médiation". "C'est une formidable nouvelle, je pense à leurs familles, à leurs proches, aux services de l'Etat", a déclaré par la suite Emmanuel Macron en marge d'un déplacement à Lyon.
Cécile Kohler et Jacques Paris sont libres et en chemin vers le territoire français, après trois ans et demi de détention en Iran. C’est un soulagement pour nous tous et évidemment pour leurs familles.
Merci aux autorités omanaises pour leurs efforts de médiation, aux services…— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) April 7, 2026"Joie et émotion"
Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot a par ailleurs dit s'être entretenu avec le couple : "Au téléphone il y a quelques instants, ils m'ont exprimé leur émotion et leur joie de retrouver bientôt leur pays et leurs proches", a-t-il indiqué sur le réseau X.
Les deux Français se trouveraient actuellement en Azerbaïdjan, selon les informations de BFMTV, qui s'est entretenu avec l'entourage du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères.
Cécile Kohler et Jacques Paris ont enfin quitté l'Iran et sont définitivement LIBRES. Au téléphone il y a quelques instants, ils m'ont...
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07/04 - A l’Elysée, le chef d’orchestre des espions prépare l’après-Macron
Tous les soirs à la même heure, le même rituel. Le préfet Pascal Mailhos, à la tête de la Coordination nationale du renseignement et de la lutte contre le terrorisme (CNRLT), fait parvenir une pochette rouge dans le salon doré, sur le bureau d’Emmanuel Macron. A l’intérieur, un condensé des notes les plus sensibles de la République, produites par les principaux services secrets. Le président en est un lecteur assidu. L’ancien directeur des renseignements généraux, lui, est à n’en pas douter l’un des hauts fonctionnaires les mieux informés de France. Alors que sa structure fêtera ses dix ans en 2027, il prépare déjà son legs. Le coordonnateur s’est, d’après nos informations, lancé dans un rapport pour consolider son héritage et dresser le bilan de son action. Pour mieux anticiper l’après-Macron.
Lancée sous Nicolas Sarkozy, élargie puis renommée en 2017, à une époque où la collaboration entre services gagnait à être améliorée, la coordination nationale pour le renseignement et la lutte contre le terrorisme est venue mettre de l’huile dans les rouages. Longtemps versés dans les querelles de chapelle, les services secrets ont appris à coopérer plus étroitement. Pour éviter le pire – trois services de renseignement avaient connaissance du projet de l’un des deux tueurs du père Hamel, à Saint-Étienne-du-Rouvray en juillet 2016, sans que leurs notes aient pu être prises en compte à temps.
Mais aussi se passer d’ahurissants imbroglios. En mars 2016, la DGSI interpelle quatre jeunes filles qui menaçaient sur Facebook...
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07/04 - J’ai soutenu la loi Yadan, et les messages que j’ai reçus disent quelque chose de grave, par Simone Rodan-Benzaquen
Il y a quelques jours, j’ai signé une tribune de soutien à la proposition de loi portée par la députée Caroline Yadan contre les formes renouvelées de l’antisémitisme. Je savais qu’un tel texte susciterait la controverse. Je n’imaginais pas que cette controverse fournirait, presque à elle seule, la démonstration de son utilité.
Le texte, qui sera examiné à l’Assemblée nationale les 16 et 17 avril, entend répondre à une réalité que nul ne peut sérieusement contester. En 2025, 1 320 actes antisémites ont été recensés par le ministère de l’Intérieur. Ils représentent 53 % de l’ensemble des actes racistes et antireligieux, alors même que les juifs constituent moins de 1 % de la population française. Les chiffres sont connus. Ce qui l’est moins, ou ce que certains préfèrent ne pas voir, c’est la manière dont l’antisémitisme contemporain se reformule : moins frontal, souvent plus sophistiqué, habillé du vocabulaire du militantisme, du droit, de la morale ou de l’antiracisme.Vieux ressorts de la haine antijuifs
Depuis cette signature, j’ai reçu des centaines de messages. Certains relevaient de l’invective ordinaire : on m’accusait d’être hostile à la liberté d’expression, de vouloir interdire toute critique d’Israël. Puis le registre a changé. "Soumise au Crif", "Les sionistes contrôlent la France", "Il faut expulser les signataires", "Traîtres à la nation", "Israël pays nazi"... Des listes nominatives circulent. Des menaces suivent. On nous promet qu’on saura "où nous trouver".
Il ne s’agit plus là d’un désaccord politique, même...
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07/04 - Blocage du détroit d’Ormuz : et si la solution venait de l’Ukraine ?
Et si la solution pour rouvrir le détroit d'Ormuz, cette route maritime sinueuse par où transite 20% du pétrole mondial, venait finalement de l'Ukraine ? Depuis plus d'une semaine, son président Volodymyr Zelensky, avance que Kiev, elle-même confrontée à des tensions avec la Russie en mer Noire, pourrait apporter son savoir-faire militaire pour débloquer la situation. "Notre message aux États-Unis et aux pays du Moyen-Orient concernant le détroit d'Ormuz était clair : nous sommes ouverts à la discussion", a indiqué Volodymyr Zelensky sur X, vendredi 3 avril.
Our signal to the United States and countries in the Middle East about the Strait of Hormuz was that we were open to discussing it.
As of today, I don't see any country lifting the blockade on its own, only joint steps can bring results. Ukraine has experience with launching…— Volodymyr Zelenskyy / Володимир Зеленський (@ZelenskyyUa) April 3, 2026
Le président ukrainien a rappelé que Kiev avait elle-même mis en place un corridor en mer Noire pour sécuriser ses exportations de céréales, malgré les tentatives russes de bloquer le transit de ces marchandises. Pour rappel, à l'été 2022, la Russie, l'Ukraine, la Turquie et les Nations unies étaient parvenues à un accord pour permettre l'acheminement des céréales en provenance des ports ukrainiens vers les marchés mondiaux, afin de contrarier la flambée des prix des denrées alimentaires.Expérience en mer Noire
Néanmoins, la Russie s'est retirée de l'initiative un an plus tard, déclarant qu'elle n'hésiterait pas à...
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07/04 - Guerre en Iran : pour protéger ses intérêts électoraux, l’AfD rompt avec Donald Trump
A l'AfD (Alternative pour l’Allemagne), l'heure est au rétropédalage. Alors qu'ils affichaient il y a peu leur proximité avec Donald Trump, les leaders du parti allemand d'extrême droite tentent désormais de prendre leurs distances. Début avril, le parti a annoncé réduire la taille de la délégation qu'il avait prévue d'envoyer outre-Atlantique. "L'AfD souhaite que ses contacts soient plus ciblés et ne va plus envoyer de grands groupes", a déclaré un cadre allemand au Financial Times. Une initiative partagée jusqu'au sommet du parti. Dès le mois de mars, sa dirigeante, Alice Weidel qualifiait les bombardements américains en Iran de "catastrophe". Le week-end précédent, Tino Chrupalla, un codirigeant du parti, profitait d'un meeting en Saxe pour appeler au retrait des 38 000 soldats américains stationnés en Allemagne. Les élections régionales en ligne de mire
Une soudaine rupture n'est pas sans lien avec le calendrier électoral allemand. Alors que le parti se prépare au renouvellement de trois parlements régionaux de septembre prochain, il ne cache pas son ambition de décrocher une première place historique dans les lands de Saxe-Anhalt et de Mecklembourg-Poméranie occidentale. Ces deux territoires, ancrés dans une histoire communiste, sont toujours marqués par l'antiaméricanisme et un soutien à la Russie de Vladimir Poutine.
Et de manière générale, si les électeurs de l'AfD avaient une opinion favorable de Donald Trump, ils sont désormais majoritaires à...
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07/04 - J.D. Vance en Hongrie, une mission à contretemps pour sauver le soldat Orban
Le parachutage de J.D. Vance sur Budapest, tentative de dernière minute de l’Amérique d’aider le soldat Viktor Orban à emporter les élections hongroises dimanche, est paradoxal : c’est au moment où la cote du courant trumpiste ne cesse de chuter en Europe que Washington mise sur le leader le plus radical du mouvement Maga (Make America Great Again) pour espérer sauver la mise du Premier ministre nationaliste hongrois.
Vu de Washington, il est naturel que la mission ait été confiée au vice-président : c’est lui qui incarne la nouvelle stratégie privilégiant les liens avec les nations jugées "patriotes" et les mouvements souverainistes. J.D. Vance avait choqué nombre de dirigeants du Vieux Continent en formulant sa vision hostile à l’intégration européenne en février 2025, devant la Conférence de sécurité de Munich.
Quatorze mois plus tard, cependant, l’opération de Budapest apparaît à contretemps. La guerre d’Iran, venant après la tentative avortée de prédation américaine sur le Groenland et l’humiliation infligée à l’UE sur les tarifs douaniers, a tellement dégradé l’image du trumpisme que même les plus souverainistes des Européens, Giorgia Meloni en tête, prennent leurs distances avec le mouvement Maga. En conséquence, il n’est pas exclu que la proximité affichée par Vance nuise encore un peu plus aux chances d’Orban de conquérir un cinquième mandat d’affilée - ou du moins, qu’elle n’ait pas suffisamment d’impact pour renverser la tendance aux législatives du 12 avril.
Officiellement, la visite de Vance, mardi et...
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07/04 - Iran : des entreprises chinoises commercialisent des renseignements sur les forces américaines
À l'autre bout du monde, des écrans s'allument sur des cartes et des flux de données apparaissent. Des sociétés chinoises commercialisent des informations détaillées sur la guerre en Iran, incluant des informations sensibles sur les forces américaines, révèle le Washington Post. Certaines d’entre elles, liées à l’armée, utilisent intelligence artificielle et sources ouvertes pour suivre l’équipement des bases, les déplacements des groupes aéronavals et les schémas de ravitaillement des avions américains. Depuis que le conflit au Moyen-Orient a éclaté, des internautes occidentaux et chinois ont repéré une série de publications virales révélant avec précision le déploiement américain.
"Ces renseignements provenaient d'un nouveau marché en pleine expansion : des entreprises chinoises — dont certaines liées à l'Armée populaire de libération — qui associent l'intelligence artificielle à des données en accès libre pour commercialiser des informations capables, selon elles, de 'dévoiler' les mouvements des forces américaines", souligne le média américain. Si le régime de Pékin s'efforce de se dissocier de toute implication directe, ces entreprises, nombreuses à avoir émergé ces cinq dernières années dans le cadre du développement de l'IA privée à vocation militaire, tirent profit du conflit.
Pour les responsables et experts du renseignement américain, l'impact de ces outils reste cependant discutable : si certains doutent qu'ils constituent une menace opérationnelle immédiate, d'autres mettent en garde contre le risque...
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07/04 - "Le Banc", un polar drôle et émouvant sur le grand âge
Cette année, les plus de 65 ans sont, en France, presque aussi nombreux que les moins de 20 ans. Evolution démographique, ce vieillissement de la population se ressent aussi du côté des librairies, du cinéma ou des séries. En fiction, les bandes de seniors pas toujours fréquentables sont à la mode. Il y a la BD Les Vieux fourneaux, la comédie Maison de retraite avec Kev Adams, les livres de Richard Osman Le Murder club du jeudi adaptés sur Netflix…
Pour son premier roman, la journaliste et essayiste Géraldine Smith, qui avait signé un livre remarquable sur les fractures françaises vues depuis la rue Jean-Pierre Timbaud à Paris, s'inscrit dans cette veine, et jette un même regard tendre et cocasse sur le grand âge. Le veuf Georges, 95 ans, Marcel, de six ans son cadet, et le jeunot Jean-Marc, fraîchement retraité, se retrouvent tous les jours, toujours à la même heure - après la sieste et avant les infos - sur un banc dans une résidence de la grande banlieue parisienne. Ils parlent de l’actualité du quartier, de politique, de l’évolution de la France et du passé qui s’efface doucement dans la tête de Georges. On rit, on se dispute et on se réconcilie. Atteint d’une démence fronto-temporale qui le désinhibe, l’élégant nonagénaire, autrefois allergique à la vulgarité, contrôle de moins en moins ses commentaires sur les fesses des femmes. Mais un jour, il est retrouvé mort dans son lit. L’autopsie conclut à une surdose de somnifères que Georges n’a pas pu prendre seul. Les bijoux de sa défunte épouse Claudia ont...
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07/04 - Nouvelle-Calédonie : entre gâchis et espoir, par Manuel Valls
Jeudi 2 avril, à l’Assemblée nationale, une motion de rejet a mis fin, avant même tout débat, au projet de loi constitutionnelle relatif à la Nouvelle-Calédonie. Qu’elle ait été défendue par Emmanuel Tjibaou, signataire de l’accord de Bougival pour le FLNKS avant d’être désavoué par les plus radicaux des siens, révèle l’ampleur des contradictions et des tensions actuelles. Camouflet pour Emmanuel Macron, cette décision aboutit à une impasse politique. En rejetant largement ce texte, pour des raisons opposées, les députés ont stoppé un processus institutionnel patiemment construit. Ils empêchent les Calédoniens de se prononcer sur leur avenir car Bougival et la réforme constitutionnelle ne s’appliquaient que s’ils l’approuvaient démocratiquement.
Cet accord était le fruit de mois de négociations intenses, que j’ai menées à partir de janvier 2025, d’abord dans un climat de défiance hérité de la crise dramatique de mai 2024 et des lourdes erreurs commises par l’exécutif depuis la tenue du troisième référendum de 2021, largement boycotté par les indépendantistes. Bougival est le premier compromis de cette nature depuis 1998. Beaucoup n’y croyaient plus. Et pourtant, au petit matin du 12 juillet 2025, une émotion sincère, palpable a traversé toutes les délégations, y compris les élus indépendantistes : celle d’avoir trouvé un chemin commun. Tous les partenaires calédoniens ont consenti courageusement des efforts, parfois des concessions douloureuses. Car une évidence demeure : aucun équilibre durable ne pourra être trouvé...
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07/04 - Guerre en Iran : l’ultimatum qui fait craindre une escalade majeure du conflit
Au-delà d’un compte à rebours digne d’un mauvais film d’action, la grande question reste : les paroles de Donald Trump seront-elles suivies d'effets ? C’est ce que se demandent autant les géopolitologues confirmés que la population iranienne, qui pourrait en payer le prix fort. L’échéance fixée par le président américain pour que l’Iran accepte ses exigences, sous peine d’une "destruction complète", approche. L'ex-magnat de l'immobilier a prévenu que le pays pourrait être anéanti "en une soirée" si aucun accord n’était trouvé et que le détroit d’Ormuz n’était pas rouvert avant ce mardi 20h00, heure de la côte Est américaine, soit mercredi 02h00 heure française.
"À deux reprises Donald Trump a fixé une date butoir pour un accord avec l'Iran, menaçant de bombarder le pays si ses dirigeants ne s'y conformaient pas, et a mis ses menaces à exécution par des opérations militaires", rappelle le Wall Street Journal, évoquant les frappes de juin 2025 et celles de février dernier. Des intimidations qui n’ont visiblement pas impressionné l’Iran. En réponse au Pakistan, chargé de jouer les médiateurs, Téhéran a rejeté tout cessez-le-feu temporaire tout en réaffirmant la nécessité d’une fin définitive de la guerre, a annoncé lundi l’agence officielle IRNA. Selon Ebrahim Zolfaghari, porte-parole du commandement des forces armées iraniennes, la "rhétorique arrogante" de Donald Trump n’a "aucun effet" sur les opérations de l’armée iranienne.
Déjà sur le terrain, la tension monte, et le ciel s’est chargé de fumée noire au-dessus de...
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07/04 - Travailleurs indépendants, du rêve à la désillusion : la liberté, mais à quel prix ?
Travailler à son rythme, dans un domaine qui a du sens. Prendre des vacances à son gré et ne plus jamais dépendre d’un employeur. Les raisons qui poussent à se mettre à son compte sont nombreuses pour ceux qui choisissent ce statut plutôt que le salariat. Des professionnels qui s’arrachent quand ils deviennent indépendants. "On a besoin d’ingénieurs hautement qualifiés mais aussi d'opérateurs techniques comme des soudeurs, des chaudronniers, ces cols-bleus dévalorisés ces trente dernières années", indique Bertrand Lègue, directeur du pôle d'excellence "aéronautique, spatial et défense" au sein du département "activités temporaires" de Morgan Philips Group (transition, intérim, freelance).
"L’enjeu n’est plus seulement de recruter : c’est de mobiliser rapidement les compétences critiques, les bonnes ressources, au bon niveau, pour la bonne durée. La bataille se gagne sur la vitesse d’exécution et la précision du sourcing", indique cet ingénieur ESTACA (École Supérieure des Techniques Aéronautiques et de Construction Automobile). Autrement dit : miser sur des experts immédiatement opérationnels. Des indépendants. Et les opportunités sont nombreuses. 30 % à 40 % de salaire en plus
En France, la filière aéronautique et spatiale projetait 25 000 embauches en 2025 selon le GIFAS (groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales) tandis que le ministère des Armées déplorait 10 000 emplois vacants au sein de la base industrielle et technologique de défense. L’industrie mise sur des profils très qualifiés...
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07/04 - 100 000 postes d’ici 2030 : le ministère du Travail se mobilise pour aider la défense à recruter
Sous les néons d'un hangar cathédrale, jalonné de postes de travail vert pastel, une symphonie de bruits métalliques accompagne les opérations de fabrication du Rafale. C’est dans cette usine dernier cri de Cergy (Val-d’Oise) que prend forme le tronçon avant de l’avion de combat de Dassault. Installation de circuits hydrauliques, préparation de la verrière... A chaque station, plusieurs "compagnons" effectuent des tâches millimétrées.
L’objectif du groupe ? Livrer quatre Rafale par mois à partir de 2028-2029, contre un rythme de trois par mois prévu cette année. Avec une durée de fabrication qui s'étale sur trois ans, Dassault a besoin de bras. Et vite. Le géant tricolore a embauché près de 2 000 personnes chaque année depuis 2023. Sur son site Internet défilent les offres de soudeur, d'ajusteur ou encore les programmes préparant au Certificat de qualification paritaire de la métallurgie (CQPM). En parallèle, son Ecole de la mécanique à Argonay, près d’Annecy, forme de nouvelles recrues. "C’est de la haute technologie, mais nous avons quand même des opérations manuelles, d’où l’importance du capital humain", glisse Eric Trappier, le PDG du groupe.
A ses côtés, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, prête une oreille attentive. Le sujet de la défense lui tient à cœur : peu après le début de la guerre en Ukraine, l'ancien patron de la SNCF s'était rendu en Roumanie dans le cadre d'une mission de l'Otan pour évoquer les problématiques de transport en cas d'intervention militaire. Durant ses six années aux...
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07/04 - Guerre en Iran : Donald Trump affirme qu’"une civilisation entière mourra ce soir", si Téhéran refuse de conclure un accord
Au cours d'une conférence de presse à la Maison-Blanche, Donald Trump a réitéré, lundi 6 avril, sa menace d'anéantir les centrales énergétiques et les ponts en Iran. Sans un accord ce mardi entre Washington et Téhéran, a-t-il dit, "chaque pont en Iran sera décimé" d'ici mercredi 06h00 (heure française) et "chaque centrale énergétique en Iran sera hors-service, en feu, explosera, et ne pourra plus jamais être utilisée". L'Iran pourrait être "anéanti" en une nuit, a prévenu le président américain. "Cette nuit pourrait être demain soir", a-t-il ajouté, en référence à l'expiration de son ultimatum. De son côté, Téhéran a dit vouloir une paix durable et rejeté une proposition de cessez-le-feu temporaire formulée par des médiateurs régionaux.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump affirme qu'"une civilisation entière va mourir ce soir"
⇒ Jean-Noël Barrot espère que Donald Trump ne mettra pas à exécution sa menace contre l'Iran
⇒ Le pape Léon XIV juge que les menaces contre la population iranienne sont "inacceptables"
21h00C’est la fin de ce direct
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations.
>> Notre nouveau direct
20h41Le pape Léon XIV juge que les menaces contre la population iranienne sont "inacceptables"
Le pape Léon XIV a déclaré mardi que les menaces contre la population iranienne étaient "inacceptables", dans un appel...
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07/04 - Stella Li (BYD) : "Les constructeurs qui survivront sont ceux qui ont la technologie"
En janvier, BYD a ravi à Tesla la place de premier constructeur mondial de véhicules électriques. Un véritable pied de nez à Elon Musk qui, 15 ans plus tôt, se moquait ouvertement du potentiel de son concurrent direct. Depuis le milliardaire n'a pas eu d'autre choix que de réviser son jugement. Une victoire éphémère ? Fin mars, le géant chinois a publié des résultats décevants : en 2025, son résultat net a plongé de près de 20 %. La faute à un marché de plus en plus saturé en Chine et à une guerre des prix à laquelle s'est livrée la myriade de fabricants de voitures électriques qui opèrent dans le pays, BYD inclus.
L'entreprise de Shenzhen espère inverser la tendance en poursuivant son développement à l'étranger et notamment en Europe. Dans les bureaux français du groupe, à La Défense, L'Express a rencontré Stella Li, vice-présidente exécutive de BYD. Devant une réplique miniature de la Denza Z9 GT, le premier véhicule premium que la marque s'apprête à lancer sur le Vieux Continent, la dirigeante a déroulé sa stratégie : montée en gamme, investissements massifs dans les technologies et déploiement accéléré de capacités industrielles locales. Avec un objectif : s’imposer comme un acteur majeur dans le paysage européen. Selon elle, l'année 2026 devrait marquer un tournant majeur pour l'entreprise.
L'Express : Pour la première fois depuis quatre ans, BYD a vu ses bénéfices reculer en 2025, en raison d’une baisse des ventes en Chine. Comment l'expliquer ?
Stella Li : Il faut lire le rapport financier en profondeur. À...
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07/04 - "Pâques", "Noël", "église"... Petite étymologie des mots religieux
La France a beau être en voie de déchristianisation, une bonne part de notre lexique reste d’origine religieuse. Aussi ai-je eu l'envie, en cette période de Pâques, de me pencher sur l’étymologie de quelques mots liés à cet univers.
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Pâques, précisément, tire son nom de l’hébreu biblique pèsah, qui désignait la Pâque juive, laquelle se déroule à la même période. Et s’il a pour dérivé pâquerette, c’est tout simplement parce que cette petite fleur sort de terre au début du mois d'avril.
Noël, pour sa part, est issu du latin natalis dies, le "jour de la naissance". C’est sous l’influence du latin chrétien que le terme s’est spécialisé. Aujourd’hui, il ne désigne plus la venue au monde de n’importe qui, mais spécifiquement celle de Jésus. Graphiquement, le mot a peu à peu évolué en français en prenant la forme nael, puis noel. Le tréma a été ajouté en 1718 car les deux voyelles doivent être prononcées séparément.
Jérusalem est réputée pour être la ville des trois religions juive, chrétienne et musulmane. Elle tire pourtant son nom d’un quatrième culte, celui que les Cananéens (le peuple qui habitait le lieu au IIe millénaire avant notre ère) vouaient au dieu Shalem. Quant à la première partie du nom Yeru/uru, elle signifie "fondation, ville, demeure". Jérusalem est donc littéralement la "ville fondée par Shalem" ou "la ville où réside Shalem".
Eglise et Knesset. Restons en Israël où knesset ("assemblée") désigne le...
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07/04 - En Pologne, le tabou de l’arme nucléaire est en train de tomber
Le discours d'Emmanuel Macron à l'Ile Longue, le 2 mars dernier, a particulièrement résonné à Varsovie. "La Pologne mène des discussions avec la France concernant la 'dissuasion nucléaire avancée'", confirmait sur ses réseaux sociaux le Premier ministre polonais, Donald Tusk, quelques minutes après l'allocution fracassante du président français. Ce dernier venait de lister Varsovie parmi les huit capitales européennes susceptibles d'accueillir des avions ou des sous-marins français porteurs de charges nucléaires, et de voir leurs pilotes formés lors d’exercices conjoints.
La réponse du Premier ministre polonais respecte en tout point les codes du ballet diplomatique. En revanche, une autre de ses déclarations vient semer le trouble : "A mesure que nos capacités souveraines grandissent, nous nous efforcerons de préparer la Pologne à l'action la plus autonome possible dans ce domaine [NDLR : nucléaire]." Une phrase lourde de sous-entendus, qui entrouvre la porte aux spéculations les plus vertigineuses : la Pologne songerait-elle à fabriquer, demain, sa propre bombe ?Une majorité de Polonais favorable à l'arme nucléaire
Même le président conservateur Karol Nawrocki, pourtant d’un autre bord politique que Tusk, a franchi le pas. "La Pologne devrait envisager le développement de ses armes nucléaires face à la menace croissante de la Russie", a-t-il lâché à l’antenne de Polsat News. Aujourd’hui, 51 % des Polonais se disent favorables à ce que leur pays détienne l’arme atomique.
"Ces déclarations sont...
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06/04 - Thomas Graham : "Si Vladimir Poutine s’entête, la Russie sera l’une des puissances les plus faibles du monde d’ici 2035"
On s’est souvent demandé jusqu’où pourrait aller Vladimir Poutine pour atteindre ses objectifs de guerre. Plus rarement, ce que ses ambitions maximalistes pourraient lui coûter. Or, à trop vouloir les concrétiser pleinement, le maître du Kremlin risque, ni plus ni moins, de saper la position de la Russie dans l’économie mondiale, estime Thomas Graham. Ce chercheur au Council on Foreign Relations (CFR), auteur de Getting Russia Right (2023, non trad.), explique pourquoi le président russe prend un risque majeur en s’entêtant à poursuivre la guerre en Ukraine. Mais, nuance cet ancien conseiller sur la Russie au sein de l’administration Bush, Vladimir Poutine est beaucoup moins irrationnel qu’on ne le pense.
L’Express : Selon vous, la Russie aurait tout intérêt à déclarer la "victoire" en Ukraine plutôt que de s’enliser sur le terrain. Pourquoi cela ?
Thomas Graham : A bien des égards, la Russie a atteint bon nombre des objectifs que Vladimir Poutine s’était fixés en envahissant l’Ukraine en février 2022. A commencer par le fait de s’être emparée de la majeure partie des territoires des oblasts, qu’elle a annexés de façon totalement illégale. Ensuite, il est clair que Kiev ne rejoindra pas l’Otan, notamment parce que l’Alliance ne souhaite pas risquer un conflit direct avec Moscou. De même, si les deux parties parviennent à un cessez-le-feu, les sanctions contre la Russie risquent d’être allégées, sans compter les possibles élections qui pourraient intervenir en Ukraine par la suite, et déboucher sur l’arrivée...
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06/04 - Service militaire en Allemagne : cette nouvelle disposition passée inaperçue qui fait polémique
C'est une polémique qui agite médias et réseaux sociaux outre-Rhin. Participer au programme Erasmus, décrocher un nouvel emploi à l'étranger ou se lancer dans un tour du monde sera désormais soumis à une autorisation militaire pour tous les Allemands en âge de combattre, soit de 17 à 45 ans. Dans les faits, tous les séjours de plus de trois mois hors des frontières du pays seront concernés par cette nouvelle règle. Celle-ci est entrée en vigueur depuis janvier et la révision controversée d'une loi sur le service militaire, mais était passée inaperçue jusqu'à présent. Le débat a émergé après la publication, vendredi 3 avril, d'un article du Frankfurter Randschau, un journal local, mettant en lumière cette évolution. "Des dérogations à l'obligation d'autorisation"
Dans un contexte où Berlin affiche son ambition de renforcer sa défense, en particulier face à la menace russe, ce changement vise à garantir un système d’enregistrement militaire solide et fiable, a précisé à Reuters un porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères. "En cas d’urgence, nous devons savoir qui réside à l’étranger pour une période prolongée", a-t-il justifié. En Allemagne, le service militaire, dont le caractère obligatoire a été suspendu en 2011 par l'ex-chancelière Angela Merkel, peut être effectué de façon volontaire. Pour améliorer ses capacités militaires, l'armée allemande espère recruter des dizaines de milliers de nouveaux soldats dans les prochaines années.
En dépit de ces besoins assumés, le ministère de la Défense a tenté...
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06/04 - "La France jouera un rôle déterminant dans la guerre froide écologique" : les prédictions de Nils Gilman
En septembre, le futurologue Nils Gilman prédisait dans nos colonnes l’avènement d’une nouvelle "guerre froide écologique" opposant un axe des "pétro-Etats", mené par les Etats-Unis de Donald Trump, à un autre axe regroupant les pays engagés à opérer une transition vers les énergies vertes – au premier rang desquels la Chine. A peine huit mois plus tard, cet historien spécialiste de la guerre froide assure que ses prédictions sont déjà en train de se confirmer, notamment à la faveur de l’évincement par Donald Trump du leadership vénézuélien ou du lancement d’une guerre de grande ampleur contre l’Iran. Nils Gilman détaille son diagnostic auprès de L’Express, et explique pourquoi, selon lui, ce sont les puissances moyennes – à commencer par la France – qui détermineront qui, des "pétro-Etats" aux Etats verts, remportera cette guerre froide écologique. Entretien.
L’Express : Lors de notre dernier échange, vous expliquiez que la ligne de fracture principale divisant le monde ne se situerait plus entre les démocraties et les autocraties, mais entre les pays engagés dans la transition écologique et les "pétro-Etats". À tel point que vous anticipiez l’avènement d’une "nouvelle guerre froide". Vous êtes désormais convaincu que celle-ci est déjà en train de se produire. Pourquoi cela ?
Nils Gilman : Au cours des six derniers mois, plusieurs événements ont considérablement accentué le fossé entre les "électro-Etats" verts, comme la Chine, et les "pétro-Etats" bruns, menés par les Etats-Unis de Donald Trump. Lorsque le...
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06/04 - Du traumatisme infantile au trouble psychologique ? Pourquoi ce n’est pas automatique
Il n’y a pas pire lieu commun en psychologie que l’idée selon laquelle tout trouble mental résulte nécessairement d’un traumatisme vécu pendant l’enfance. Si ce n’est sa réciproque : qu’un traumatisme précoce engendre nécessairement des troubles mentaux ultérieurs. Inspirées à l’origine par la psychanalyse, ces hypothèses sont maintenant tenues pour évidentes par de nombreux professionnels de la psychologie, et immensément populaires dans les médias où elles tiennent lieu d’explication automatique à toutes les évocations de personnes avec troubles mentaux.
Bien sûr, elles ont un fond de vérité. Statistiquement, il est incontestable que les personnes qui ont subi des traumatismes pendant l’enfance (violences, accidents graves, pertes de proches…) ont plus de risques d’avoir un trouble mental à l’âge adulte. Mais cette corrélation est en partie trompeuse.La maltraitance ne provoque pas systématiquement des troubles psychologiques
Selon le World Mental Health Survey, plus de 70 % des adultes à travers 24 pays rapportent avoir subi au moins un traumatisme pendant l’enfance. Et pourtant, seuls 6 % d’entre eux auront un trouble de stress post-traumatique et beaucoup n’auront jamais de trouble mental. Il n’y a donc aucune systématicité. L’épidémiologie de la santé mentale suggère que la maltraitance infantile est associée à une augmentation de 20 à 30 % du risque de trouble psychologique. La séparation des parents de 10 à 25 %. Cette augmentation de prévalence est réelle mais est loin d’être un déterminisme....
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06/04 - Guerre en Iran : derrière ses nouvelles menaces, le mépris de Donald Trump pour le droit international
Ce sont des règles dont Donald Trump semble toujours plus s'écarter. À mesure que l'"excursion" militaire ordonnée par ses soins en Iran se prolonge, le président américain est confronté à un casse-tête : faut-il jouer l'apaisement sur le plan diplomatique, se retirer précipitamment sans avoir obtenu la chute du régime ou glisser vers une escalade de plus en plus incontrôlable ? Ces derniers jours, le milliardaire paraissait favoriser la dernière option. Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social dimanche 5 avril, il a ainsi lancé un ultimatum de 48 heures à Téhéran pour trouver un accord ou ouvrir ce "foutu détroit" d'Ormuz. Dans le cas inverse, il promet de "déchaîner les enfers" sur l'Iran, en frappant dès mardi "les centrales électriques" et "les ponts" du pays. Au mépris, une fois encore, du droit international.Centrales électriques et ponts, prochaines cibles en Iran ?
Depuis leur entrée en guerre le 28 février dernier, les États-Unis ont visé des milliers de cibles à travers la République islamique. Mais le bombardement de telles infrastructures civiles, indispensables à la vie quotidienne des Iraniens, marquerait une nouvelle étape dans la logique destructrice assumée par Donald Trump. Ce dernier assure être prêt à "ramener" le pays "à l'âge de pierre" - "là où est sa place", dit-il - sans concession réalisée par le régime des mollahs. Et ce, quitte à autoriser des opérations pouvant relever de véritables crimes de guerre au regard du droit international. Viser des centrales électriques, des...
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06/04 - L’Otan sans l’Amérique, un défi colossal pour l’Europe
Sur le papier, l’Europe a la puissance économique et militaire pour se défendre sans l’Amérique. Mais l’unité stratégique, la volonté politique, la force morale enfin, qui lui permettraient d’être crédible face à une Russie surarmée et revanchiste ? Ce serait une tout autre affaire. En menaçant à nouveau de claquer la porte de l’Otan, Donald Trump pose aux nations européennes un défi colossal.
D’autant que cette fois-ci, il n’est pas exclu que le président américain passe à l’acte, tant la rancœur et l’amertume se sont accumulées entre les deux rives de l’Atlantique. Après les divergences sur le partage du fardeau de la défense, sur le commerce et les droits de douane, sur l’Ukraine et la Russie, sur le Groenland, la guerre d’Iran a porté la tension à un point culminant. "COUARDS", a écrit Donald Trump en lettres majuscules sur son réseau social, à l’adresse de ses partenaires qu’il accuse de défaut de solidarité. "Nous nous en SOUVIENDRONS", a-t-il averti.
Qui peut croire après cela que l’Amérique volera automatiquement au secours d’un Etat européen agressé par Vladimir Poutine ? Même s’il était empêché par le Congrès de dénoncer le traité de l’Otan, Donald Trump a déjà écorné, par la politique qu’il mène depuis son retour à la Maison-Blanche, la capacité de dissuasion de l’Alliance atlantique, qui repose sur l’impératif de défense mutuelle.
Il pourrait aller plus loin : la France du général de Gaulle l’avait fait en 1966 en quittant le commandement militaire intégré. Il pourrait rappeler à Washington le commandant en chef de...
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06/04 - Présidentielle 2027 : et si les patrons avaient enfin leur temps de parole ? Par Patricia Goldman
A l'approche de chaque échéance électorale, la question économique revient au centre du débat public. Pourtant, une voix demeure étonnamment sous-représentée : celle des dirigeants d'entreprise, alors même que ce sont celles et ceux qui prennent chaque jour des décisions concrètes d'investissement, d'emploi et d'innovation. Cette sous-représentation est d'autant plus paradoxale que les entreprises emploient plus de 20 millions de salariés dans le secteur privé.
Les organisations patronales existent, les tribunes ponctuelles aussi. Mais dans les grands formats de campagne - débats télévisés, émissions de décryptage, séquences de fact-checking... -, la parole économique reste presque exclusivement aux commentateurs, éditorialistes, économistes, syndicats et candidats. Les dirigeants, eux, interviennent en réaction ou en illustration, rarement en amont ou dans un cadre structuré qui leur permettrait d'exposer une lecture cohérente des enjeux. Résultat : leurs préoccupations restent souvent caricaturées, comme si elles relevaient d'un simple réflexe corporatiste.Régularité et visibilité
Cette mise à distance tient aussi à un malaise plus large : une défiance croissante à l’égard du débat politique. Beaucoup de Français ont le sentiment que les discussions économiques se résument à des slogans, éloignés des contraintes du réel. Or l’économie obéit à d’autres logiques. Les dirigeants arbitrent chaque jour entre investir ou attendre, embaucher ou différer, transformer ou maintenir. Ces décisions se prennent dans un...
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06/04 - La France est-elle prête à faire face aux cyberattaques ? Les réponses du patron de l’Anssi
Il est à la tête des "cyberpompiers" français. Vincent Strubel, patron de l'Anssi, l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information, veille depuis 2023 à la protection des données des Françaises et Français. Sa mission est vaste. L'agence doit s'assurer que les systèmes de l'Etat résistent aux cyberattaques et aux tentatives d'infiltrations, aider les entreprises françaises en cas de problème et mettre en place les meilleures protections possibles. Une bataille intense : la pression exercée par les adversaires, que ce soit des groupes de cybercriminels motivés par l'argent, des hacktivistes politiques ou des groupes étatiques d'espionnage cyber, ne mollit pas.
Surtout, elle n'épargne personne. Les grandes entreprises ne sont plus les seules visées par les hackers. Les TPE de moins de 50 salariées sont désormais la cible de 12 % des attaques, d'après une étude d'InterCERT. Un tiers des attaques utilisent des rançongiciels. Les fuites de données touchent aussi l'Etat : en décembre 2025, le ministère de l'Intérieur a été piraté et des dizaines de fichiers sensibles ont été consultées. En février 2026, c'est le fichier Ficoba, qui rassemble les comptes bancaires français, qui a été consulté illégalement. Enfin, fin mars, le ministère de l'Intérieur a confirmé que des hackers avaient eu accès au SIA, regroupant les informations des propriétaires d'armes à feu. La France est-elle à la hauteur ? Entretien.
L'Express : L'Etat français a subi ces derniers mois de nombreuses fuites en raison de problèmes de...
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06/04 - Des explosifs près d’un gazoduc : cette affaire qui sème le trouble en Hongrie avant les élections
C'est un énième épisode d'une campagne électorale marquée par une tension extrême. À six jours du scrutin législatif dans le pays, le Premier ministre hongrois Viktor Orban a convoqué dimanche 5 avril une réunion d'urgence du conseil de défense. La raison ? La découverte, en Serbie, de deux sacs à dos remplis d'explosifs et de détonateurs à proximité d'un gazoduc approvisionnant la Hongrie en gaz russe. "Nos unités ont trouvé un explosif d'une puissance dévastatrice", a expliqué le président serbe, Aleksandar Vucic, dans un message publié sur Instagram. "J'ai dit au Premier ministre Viktor Orban que nous le tiendrions informé de l'enquête." Selon ce dernier, "un acte de sabotage avait été préparé" pour faire exploser le gazoduc TurkStream, a-t-il précisé sur Facebook. L'Ukraine, coupable tout trouvé du camp Orban
L'affaire intervient dans un contexte politique délétère en Hongrie, sur fond de soupçons d'ingérences russes au profit de Viktor Orban. Au pouvoir depuis 2010, le leader conservateur a vu ces derniers mois son poste menacé par l'émergence d'un nouveau rival, Peter Magyar, moins hostile au camp européen. Pour les partisans de l'actuel Premier ministre, le principal suspect de cette supposée "attaque terroriste" est tout trouvé : l'Ukraine. Depuis le début de sa campagne, Kiev est continuellement visé par le Fidesz, le parti de Viktor Orban, qui considère le gouvernement de Volodymyr Zelensky comme un danger pour la Hongrie et pour l'Europe. Au contraire du président russe Vladimir Poutine, pour lequel...
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06/04 - Placements : comment utiliser son patrimoine pour défendre une grande cause
Vous êtes philanthrope dans l’âme et souhaitez mobiliser une partie de votre patrimoine pour aider des associations qui œuvrent pour le bien commun ? N’hésitez surtout pas, d’autant que cette bonne action peut aussi vous permettre de faire des économies d’impôts. Car la France s’est dotée d’un cadre fiscal encourageant la générosité, qui se révèle très intéressant.
En donnant, vous pouvez en effet bénéficier d’une réduction d’impôts sur le revenu. Pour qu’elle s’applique, l’organisme bénéficiaire doit être à but non lucratif et ne pas fonctionner au profit d’un cercle restreint de personnes. Il s’agit, par exemple, d’associations d’intérêt général, de fondations, de fonds de dotations, d’établissements agréés d’enseignement supérieur et artistique, d’associations cultuelles ou de bienfaisance. Tous doivent être habilités à recevoir des dons, ces derniers étant réalisés en argent ou en nature (objet d’art, véhicule, matériel informatique…).
Le coup de pouce fiscal diffère selon le type d’associations bénéficiaires. Les organismes qui s’occupent de la distribution de soins, de vivres ou de logement aux personnes en situation d’exclusion sociale offrent une réduction d’impôts de 75 % du don, dans la limite de 2 000 euros et de 1 000 euros pour les associations et fondations pour la sauvegarde du patrimoine religieux en France. Si vous gratifiez des associations et organismes visant d’autres objectifs, ou dépassez les deux précédentes limites, la réduction d’impôts passe à 66 % du don dans la limite de 20 % de votre revenu imposable. Si...
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06/04 - Livres : la Suédoise Lisa Ridzén, un best-seller européen… ignoré en France
Lisa Ridzén fut l’événement littéraire 2024 en Suède : Prix du livre de l’année, Les Grues volent vers le sud s’est vendu à 200 000 exemplaires. Un chiffre incroyable quand on sait que la Suède ne compte que 10 millions d’habitants. C’est comme si, en France, un titre s’écoulait à 1,4 million d’exemplaires (soit trois fois un "gros" Goncourt).
Née en 1988, doctorante en sociologie, Lisa Ridzén vit dans un petit village près d’Östersund. Son premier roman, inspiré par l’histoire de son grand-père, raconte la fin de vie d’un octogénaire qui attend sereinement la mort, épaulé par son fidèle chien et les aides à domicile qui lui rendent visite dans sa maison perdue. La critique a loué l’humour et l’humanité de ce livre qui est une réflexion sur la solitude des seniors et, vu d’ici, une version suédoise de Son odeur après la pluie de Cédric Sapin-Defour.
Les droits des Grues volent vers le sud ayant été vendus dans une quarantaine de pays, la rumeur circule en Europe. En Allemagne, le livre est 4e de la liste des best-sellers du Spiegel. En République tchèque, il vient d’être sélectionné pour le prestigieux prix Magnesia Litera. En Angleterre, où Lisa Ridzén sera en promo tout ce mois d’avril, elle a droit à un blurb de Jacqueline Wilson, la romancière star de la littérature jeunesse. Et chez nous ? Bizarrement, aucun éditeur français ne s’est positionné. Pour lire le texte en VF, il faudra attendre la traduction que proposera la maison québécoise La Peuplade. Sortie prévue le 7...
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06/04 - Présidentielle 2027 : le vote utile, antidote incertain à la primaire
La première a été candidate à l'élection présidentielle. Le second s'apprête à l'être. En janvier, Valérie Pécresse et Gabriel Attal devisent autour de la bataille élyséenne. Survient cette réflexion : les résultats du premier tour en outre-mer, connus en métropole avant la fermeture des bureaux de vote, seront "instrumentalisés" le jour du scrutin. Ne pourraient-ils pas mobiliser l'électorat d'un prétendant en difficulté ? Ou favoriser le "vote utile" au profit de celui en bonne position ?
2027, consécration de l'électeur stratège. La multiplication des candidatures dans l'ex-socle commun, conjuguée à l'enterrement de la primaire par les impétrants, pourrait bien transformer les Français en tacticiens. Avec le retour du fameux vote utile, attitude consistant à voter pour le candidat le mieux placé d'un camp afin de barrer la route à un postulant honni. Voire à un scénario redouté, comme un duel Bardella-Mélenchon au second tour de l'élection présidentielle. Une quête d'efficacité
Ce phénomène, ancien, a pris une ampleur inédite lors des derniers scrutins. Les citoyens ont une lecture aiguisée des rapports de force politique, aiguillés par les sondages et le développement des chaînes d'informations. Terminé, le vote réflexe ou familial. Les Français sont volatils, la porosité électorale entre les camps se développe sur fond de désaffiliation partisane. Le vote est animé d'une quête d'efficacité, et tant pis pour les sentiments ! Valérie Pécresse et Anne Hidalgo, siphonnées en 2022 par Emmanuel Macron et Jean-Luc...
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06/04 - Les raisons du succès de l’Erasmus des apprentis en Europe
Avant de s’installer à Vienne, Enola Turpot n’en avait qu’une vision fragmentaire. Pour cette apprentie ébéniste de 23 ans, la capitale autrichienne évoquait avant tout les prémices du design industriel, les randonnées dans les montagnes environnantes et quelques images du film Sissi impératrice. Six mois plus tard, au terme d’un séjour Erasmus + effectué entre septembre 2025 et mars 2026, son regard a profondément évolué. "Ma connaissance de la ville s’est largement affinée, tout comme mon savoir-faire en menuiserie", raconte-t-elle. Accueillie par deux maîtres de stage fraîchement installés à leur compte, elle découvre une organisation du travail complémentaire : "L’une concevait les objets, l’autre les fabriquait". Grâce à cette expérience, la jeune femme, originaire de la région de Nantes, a aussi musclé son anglais.
Une expérience fructueuse parmi des dizaines de milliers. Le programme Erasmus + a bénéficié, en 2024-2025, à 185 000 Français dans le cadre de leurs études ou de leur formation. Parmi eux, près de 40 000 élèves apprentis et stagiaires issus de la voie professionnelle. Depuis 2014 et leur pleine intégration au dispositif de mobilité de l’Union européenne, ces jeunes sont de plus en plus nombreux à tenter l’expérience à l’étranger : +26 % en trois ans. "C’est un enjeu clé pour l’Europe qui, face au vieillissement de sa population active, doit miser sur les compétences des salariés de demain, et notamment sur les qualités comportementales que ces séjours permettent d’acquérir", insiste Nelly Fesseau,...
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06/04 - Guerre en Iran : Donald Trump dit que l’ultimatum qu’il a lancé à Téhéran est définitif
Après plus d'un mois de guerre, le risque d'une nouvelle escalade se profile au Moyen-Orient. Dimanche 5 avril, Donald Trump a encore menacé de détruire le réseau électrique et d'autres infrastructures civiles en Iran, réclamant la réouverture avant mardi à 20h00 du détroit d'Ormuz, toujours bloqué par la République islamique. Le 26 mars, le président américain avait reporté de dix jours la date prévue pour la destruction de centrales électriques iraniennes, soit jusqu'à ce lundi.
Téhéran a répondu aux dernières déclarations du locataire de la Maison-Blanche en promettant ce matin des représailles "encore beaucoup plus dévastatrices" en cas de nouvelles attaques américano-israéliennes contre ses infrastructures civiles.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump dit que l'ultimatum qu'il a lancé à l'Iran pour conclure un accord est définitif
⇒ Le chef des renseignements des Gardiens de la révolution éliminé
⇒ Israël dit avoir frappé "le plus grand complexe pétrochimique iranien"
18h55Fin de ce direct
Merci d'avoir suivi notre direct. Vous pourrez suivre, dès demain matin, notre nouveau live consacré au 39e jour de la guerre au Moyen-Orient.
>> Notre nouveau direct
18h37Les "assassinats et les crimes" ne perturberont par l'Iran, assure le Guide suprême
Le Guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a déclaré ce lundi dans une publication sur la messagerie Telegram que les "assassinats et les crimes" ne perturberaient pas les forces armées iraniennes.
18h19Les Gardiens de la révolution promettent de venger la mort de...
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06/04 - Les îles Chagos, cet archipel de la discorde qui fait chanceler Keir Starmer
La mer est d’huile autour de l’atoll de Peros Banhos, au cœur de l’océan Indien. Sur la plage, six hommes montent des abris de fortune, bâches en plastique tendues entre des troncs de cocotiers. Au large, un patrouilleur britannique observe, sans bouger. Parmi ces aventuriers, Michel Mandarin, 72 ans. Il n’était pas revenu ici depuis son adolescence, lorsqu’il avait été expulsé de force vers l’île Maurice, à 1 900 km de là : à l'époque, vers la fin des années 1960, Londres vide l’archipel des îles Chagos pour permettre l’installation d’une base militaire américaine sur l’île de Diego Garcia.
A ses côtés, sur la plage, Adam Holloway, ancien député conservateur et désormais soutien de Nigel Farage, filme la scène. Son objectif est simple : montrer à l’opinion britannique que des citoyens chagossiens tentent de revenir sur leurs terres au moment même où le gouvernement de Keir Starmer s’apprête à en transférer la souveraineté à un autre Etat, l’île Maurice.Trump, le déclencheur d'une nouvelle crise interne
A 8 000 kilomètres de là, ce confetti d’empire provoque une crise politique que l’on n’attendait pas. Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a qualifié l’accord signé entre le Royaume-Uni et Maurice de "grave erreur", signe d'une "grande stupidité". En quelques phrases, le président américain a transformé un dossier technique en test politique majeur. Pour Starmer, reculer serait un aveu de faiblesse ; persister risque de braquer Washington.
Les îles Chagos, un archipel isolé à mi-chemin entre l’Afrique et l’Asie, sont...
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05/04 - Hausse des carburants : cinq pays européens réclament une taxe sur les bénéfices exceptionnels, la France reste en retrait
Dans un courrier adressé au commissaire européen au climat, Wopke Hoekstra, ce vendredi 3 avril, cinq ministres européens de l'Economie et des finances, dont l'espagnol Carlos Cuerpo, ainsi que ses homologues autrichien, allemand, italien et portugais ont demandé la mise en place d’une taxe sur les bénéfices exceptionnels réalisés par les entreprises énergétiques, face à la hausse des prix des carburants liée à la guerre au Moyen-Orient.
Selon le ministre de l'Économie espagnol Carlos Cuerpo, une telle mesure "allégerait la charge pesant sur les consommateurs et les contribuables". Dans leur courrier, dont une copie a été publiée sur X, les cinq ministres signataires estiment que cette taxe "enverrait également un message clair selon lequel ceux qui tirent profit des conséquences de la guerre doivent faire leur part pour alléger la charge pesant sur le grand public".
Ministers🇦🇹Markus Marterbauer 🇵🇹@JMirandSarmento 🇩🇪@larsklingbeil 🇮🇹Giancarlo Giorgetti and 🇪🇸 I are asking @EU_Commission to explore a temporary solidarity instrument for energy companies to contribute from war-driven windfall profits & ease the burden on consumers and taxpayers pic.twitter.com/3SDxaB67Tw— Carlos Cuerpo (@carlos_cuerpo) April 4, 2026Mesure similaire déjà appliquée en 2022
Depuis le début de la guerre en Iran, les cours du pétrole et du gaz n'ont cessé d'augmenter, et ce, même si l’Union européenne ne s’approvisionne pas principalement au Moyen-Orient. Mais la hausse des prix mondiaux affecte malgré tout jour après jour...
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05/04 - Pierre Kosciusko-Morizet et Emmanuel Freund, le pari du jeu éducatif : "Certaines applis n’apprennent rien à vos enfants"
De Clair Obscur à Assassin’s Creed, la France est une nation qui compte dans les jeux vidéo. Mais derrière ces brillantes réussites, les titres éducatifs ont plus de mal à trouver leur place depuis le succès d’Adibou dans les années 90. PowerZ entend bien lui succéder. Emmanuel Freund, son créateur, s’était déjà distingué dans le secteur du gaming avec la création de Shadow (ex-Blade). Il est à nouveau épaulé par l’investisseur Pierre Kosciusko-Morizet, père du site de vente en ligne PriceMinister.
Les deux amis partagent un peu plus qu’un projet : un amour du jeu au sens large, une certaine vision de l’éducation, des valeurs. Et la conviction que l’intelligence artificielle vient ouvrir de nouvelles portes, tant dans la conception des jeux que dans la création des contenus éducatifs. PowerZ revendique aujourd'hui un million d'utilisateurs, et des métriques de rétention comparables à Fortnite. L’ambition : ni plus ni moins que devenir le champion européen de l'éducation par le jeu. Avant qu’un Google, Tencent ou ByteDance ne s'en chargent à leur place.
L’Express : Vous vous êtes rencontrés lors d’une partie de cartes. C’est le jeu qui vous a rapproché ?
Emmanuel Freund : Oui, à la belote ! Nous jouons toujours ensemble, de temps en temps, aux échecs. Le jeu nous a rapprochés et nous a probablement fait prendre conscience que nous partagions les mêmes valeurs. Nous avons la même conception de l’éducation.
Pierre Kosciusko-Morizet : Nous partageons une même passion pour les jeux de stratégie. Dans la concentration...
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05/04 - "Il était méconnaissable" : la "longue" mort d’Hitler racontée par l’historienne Caroline Sharples
"Linge, je vais me tirer dessus maintenant. Tu sais ce que tu as à faire." Ce seraient parmi les derniers mots prononcés par Adolf Hitler dans son bunker de Berlin, le 30 avril 1945. Son valet Heinz Linge, l'un des rares témoins de la scène, raconte : une poignée de main avec le Führer, un salut, une porte qui se ferme, puis un coup de feu. Pourtant, ce moment d'histoire maintes fois représenté au cinéma, personne ne l'a photographié ni filmé. Un manque de preuves matérielles, auquel il faut ajouter l'absence de corps, et qui ont nourri, quatre-vingts ans durant, les théories du complot les plus tenaces, à l'image de celle, farfelue, selon laquelle Hitler et Eva Braun se seraient enfuis en Amérique du Sud.
Dans un nouvel ouvrage passionnant, The Long Death of Adolf Hitler (Yale University Press, non traduit), l'historienne britannique Caroline Sharples retrace la "longue mort" du dictateur, depuis les adversaires du nazisme qui dans les années 1930 rêvaient déjà de l'élimination du Führer, jusqu'à l'ultime preuve biologique, en 2018, établissant pour de bon la date de son décès en 1945. Mais aujourd'hui encore, explique auprès de L'Express cette professeure à l'Université de Roehampton, "le mystère subsiste quant aux causes exactes de sa mort". Entretien.
L’Express : Dans votre livre, vous expliquez que bien avant son décès effectif en 1945, le sujet de la mort d’Hitler était sur toutes les lèvres ?
Caroline Sharples : Oui, car la mort d'Hitler est un phénomène culturel qui précède la Seconde Guerre...
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05/04 - Pour Donald Trump, le coût exorbitant de la guerre en Iran
C'est une photo dont se serait bien passé Donald Trump. Abondamment partagée sur les réseaux sociaux, on y aperçoit le fuselage éventré d'un E-3 Sentry de l'US Air Force, plus connu sous le nom d’avion de surveillance Awacs, reconnaissable à son grand radar en forme de disque. Transformé en amas de débris fumant, ce bijou de technologie stationné sur la base saoudienne de Prince Sultan, a été détruit le 27 mars par une frappe iranienne. Son remplacement pourrait coûter 700 millions de dollars à Washington qui, de jour en jour, voit s'alourdir la facture de son opération contre Téhéran.
Un peu plus d’un mois après son lancement, les dépenses sont déjà exorbitantes. "Au 26 mars, nous estimions son coût entre 20 et 28 milliards de dollars", jauge Elaine McCusker, ancienne responsable du budget du Pentagone sous la première administration Trump, aujourd’hui analyste à l’American Enterprise Institute. Alors qu'aucune fin de conflit ne se dessine, plusieurs élus du Congrès se sont d’ores et déjà insurgés contre une ardoise à "plus d’un milliard de dollars" par jour d’opération - soit plus que les quelque 300 millions qu’avait quotidiennement coûtés la guerre en Afghanistan entre 2001 et 2021. Ce montant n’a toutefois pas été confirmé par le Pentagone.
La baisse d’intensité de la guerre après le pic des premiers jours aurait permis de réduire les dépenses quotidiennes à environ un demi-milliard de dollars, évalue le think tank Center for Strategic and International Studies. "Au début du conflit, nous avons utilisé une...
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05/04 - "Caché dans une crevasse" des montagnes du sud-ouest iranien : comment l’aviateur américain a été secouru en moins de 48 heures
"On l'a eu !", a déclaré le président américain sur son réseau Truth social, dans la nuit de samedi à dimanche peu après minuit heure de Washington. Après un peu moins de 48 heures de recherches, l'officier américain porté disparu en territoire iranien après le crash de son avion vendredi a finalement été secouru dans la nuit du 4 au 5 avril par les forces spéciales américaines, dans une opération de haut vol.
"Au cours des dernières heures, l’armée américaine a mené à bien l’une des opérations de recherche et de sauvetage les plus audacieuses de l’histoire des Etats-Unis, pour venir en aide à l’un de nos incroyables officiers d’équipage, qui se trouve également être un colonel très respecté, et dont je suis ravi de vous annoncer qu’il est désormais SAIN ET SAUF !", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social. Ajoutant que le soldat a été blessé mais qu'il "s'en remettra très bien".Opération en territoire iranien
Vendredi, l'annonce du crash d'un avion de chasse américain F-15E biplace après des tirs iraniens - une première depuis le début de la guerre en Iran le 28 février dernier - et la disparition de son "Weapons System Officer", a été retentissante. Selon la presse américaine, les deux membres de l'équipage, éjectés de l'appareil selon la procédure en vigueur, avaient pu déclencher leur parachute et atterrir en territoire iranien. L'un a très vite été secouru par les forces spéciales américaines, dont un hélicoptère a été touché par des tirs pendant l'opération. Mais l'autre est longtemps resté...
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05/04 - L’exécution en Chine d’un Français condamné pour trafic de drogue crée un malaise diplomatique entre Paris et Pékin
La Chine a confirmé dimanche l'exécution du ressortissant français Chan Thao Phoumy, condamné à mort pour trafic de drogue en 2010, et rejeté les critiques de la France en déclarant ne pas établir de distinction en fonction de la nationalité des prévenus pour de telles infractions.
Chan Thao Poumy, qui était âgé de 62 ans, était né au Laos et avait été naturalisé français. Il figurait parmi un groupe de 89 suspects arrêtés en 2005 pour trafic de drogue avant d'être condamné à la réclusion à perpétuité en 2007, puis à la peine capitale trois ans plus tard. Il était accusé de faire partie d'un réseau de trafiquants, qui aurait commencé dès 1999 à fabriquer des tonnes de méthamphétamines près de Canton, dans le sud-est de la Chine, avant d’étendre leur production à d’autres sites dans le centre du pays.Absence de la défense à la dernière audience
Dans un communiqué diffusé samedi soir, le ministère français des Affaires étrangères a dit avoir appris "avec consternation" son exécution "malgré la mobilisation des autorités françaises, y compris pour obtenir une décision de clémence à titre humanitaire au bénéfice de notre compatriote". "Nous regrettons particulièrement que la défense de M. Chan n'ait pas eu accès à la dernière audience au tribunal, ce qui constitue une violation des droits de l'intéressé", a-t-il ajouté. "Nous adressons toutes nos condoléances à sa famille, dont nous partageons l’affliction. La France rappelle son opposition, partout et en toutes circonstances, à la peine de mort et appelle à son abolition...
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05/04 - Benjamin Morel : "En 2027, les Français penseront élire un nouveau Bonaparte, mais ils auront un René Coty"
Au lendemain des législatives de 2022, aucun des trois blocs politiques n'a remporté les 289 sièges nécessaires pour obtenir la majorité absolue à l’assemblée nationale. Un blocage politique que la dissolution de juin 2024 a transformé en crise ouverte. Si, aux yeux de beaucoup, Emmanuel Macron fait figure de coupable idéal, Benjamin Morel pointe plutôt du doigt le mode de scrutin majoritaire à deux tours, inadapté à la nouvelle donne imposée par la tripartition de la vie politique.
Pour ce maître de conférences en droit public à l'université Paris-Panthéon-Assas, qui publie Crise politique, crise de régime (Odile Jacob), l'arrivée d'un nouveau locataire à l'Élysée ne résoudra rien, car aucun parti ne peut espérer obtenir une majorité en 2027. "Le prochain président, élu comme un nouveau Bonaparte, risque de se retrouver dans la position d'un Vincent Auriol ou d'un René Coty", avertit le constitutionnaliste, qui ne croit pas davantage au scénario d’une rebipolarisation. Le seul moyen de sortir par la grande porte de cette crise, affirme-t-il à L’Express : passer à la proportionnelle et renforcer les pouvoirs du Parlement. Entretien.
L’Express : Dans votre dernier livre, vous affirmez que la crise politique que traverse la France depuis les législatives n’est pas "la faute de Macron". Pourquoi ?
Benjamin Morel : Pour commencer, il faut comprendre ce qui est à la source de cette crise. Celle-ci provient de la rupture du vieux clivage gauche-droite et du fait majoritaire qu’il parvenait à engendrer. Cela a deux...
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05/04 - Qui était James Matthew Barrie ? L’histoire oubliée du créateur de Peter Pan
Cette blague potache serait sans doute impossible aujourd’hui. En 1887, James Matthew Barrie monte l’équipe de cricket les Allahakbarries (jeu de mots contractant "Allah Akbar" et le patronyme de Barrie). La liste des écrivains ayant défilé derrière la batte au sein des Allahakbarries est incroyable : on y trouve notamment Pelham Grenville Wodehouse, Jerome K. Jerome, Rudyard Kipling, Alan Alexander Milne (l’auteur de Winnie l’ourson) ou Arthur Conan Doyle (paraît-il le meilleur joueur de la bande). De même que son copain Conan Doyle est désormais bien moins connu que Sherlock Holmes, Barrie s’est effacé derrière le mythe de Peter Pan, le personnage qu’il a créé.
Tout le monde a vu le dessin animé de Walt Disney, sorti en 1953, certains se souviennent aussi de Hook ou la revanche du capitaine Crochet, un Spielberg mineur réalisé en 1991. Difficile de ne pas évoquer Michael Jackson, qui avait appelé son ranch californien Neverland en hommage au Pays imaginaire forgé par Barrie, et se prend pour Peter Pan dans le clip de sa chanson Childhood. On pourrait aussi citer le syndrome de Peter Pan, pathologie floue inventée par le psychanalyste américain Dan Kiley en 1983, et qu’Orelsan s’autodiagnostiquait dans son tube Différent… Plutôt que de se perdre dans les méandres de la santé mentale et du rap puéril, pourquoi ne pas sortir de l’ombre l’immense Barrie (minuscule bonhomme qui ne mesurait qu’un mètre cinquante) ?
Né en Ecosse en 1860, le petit James découvre le spleen à 6 ans quand son grand frère David,...
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05/04 - Placements : comment bien investir un capital d’un million d’euros
Il est évidemment rarissime de se retrouver avec une telle somme du jour au lendemain. Elle peut correspondre au fruit d’un travail de longue haleine, auquel cas vous aurez probablement déjà investi dans nombre de dispositifs. Mais elle peut aussi résulter de la cession de parts dans une société ou d’un héritage. Dans cette situation, il faut d’abord parer aux besoins de base, tels que la constitution d’une épargne de précaution et l’ouverture d’une ou deux enveloppes d’épargne financière (assurance-vie, plan d’épargne en actions ou compte-titres). "Il faut faire le point sur ce dont on dispose déjà et ajouter des briques choisies avec discernement", conseille Aymeric Richard, fondateur du cabinet de gestion de patrimoine Chartrons Patrimoine. Les options sont nombreuses, d’autant que vous allez accéder à des sur-mesure et à des niveaux de frais plus contraints. De quoi ciseler votre patrimoine selon vos désirs. Aventurez-vous sur des placements alternatifs
Avec un tel montant, le cœur de votre allocation doit rester traditionnel : fonds en euros, actions, etc. Mais vous allez pouvoir diversifier vos investissements avec du non coté et des actifs plus exotiques. Envisagez par exemple les cryptoactifs, les matières premières ou les métaux précieux et industriels (or, argent, cuivre, lithium…). Attention, toutefois : ces secteurs sont risqués et les cours peuvent évoluer fortement à la hausse comme à la baisse sur des laps de temps très courts. Ils nécessitent donc un suivi plus fréquent. "Il faut être...
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05/04 - Donald Trump menace d’attaquer mardi les centrales énergétiques et ponts iraniens si le détroit d’Ormuz n’est pas rouvert
Donald Trump a de nouveau menacé dimanche de détruire les infrastructures civiles iraniennes, quelques heures après le sauvetage par les forces spéciales américaines d'un aviateur porté disparu dans le sud-ouest de la République islamique.
Le second équipier américain de l’appareil qui s’était écrasé en Iran a été récupéré par les forces américaines et est désormais "sain et sauf", a annoncé Donald Trump, qui a salué une opération de secours "parmi les plus audacieuses" de l’histoire militaire américaine, menée pour sauver cet officier. Il précise que le militaire a été blessé et que l’intervention a mobilisé "des dizaines d’appareils".
Samedi soir, les forces armées iraniennes ont opposé une fin de non-recevoir au nouvel ultimatum lancé par Donald Trump, qui réclamait la réouverture du détroit d’Ormuz dans un délai de quarante-huit heures. Elles ont qualifié de "stupides" les menaces du président américain, lequel avait évoqué la possibilité de "déchaîner les enfers" contre l’Iran.
19h00Fin du direct
Merci d'avoir suivi notre direct. Vous pourrez suivre, dès demain matin, notre nouveau live consacré au 38e jour de la guerre au Moyen-Orient.
>> Notre nouveau direct
18h47La branche armée du Hamas déclare que les appels au désarmement sont inacceptables
Dimanche, la branche armée du Hamas a rejeté l’idée de discuter de son désarmement tant qu’Israël n’aurait pas pleinement appliqué la première phase du cessez-le-feu à Gaza négocié par les États-Unis. Dans une déclaration télévisée, le porte-parole Abou Oubaïda a...
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05/04 - Collaborationnistes, amis de Marcel Proust... Hélène et Paul Morand, les derniers secrets d’un "couple sulfureux"
Jusqu'où va l'influence, sur le cours de notre vie, de celle ou de celui qui fait battre notre cœur ? Si Paul Morand pouvait encore entendre cette question aurait-il, probablement, l'honnêteté de répondre quelque chose comme : "immense". De quoi donner raison à David Bonneau d'avoir préféré à une biographie de l'illustre qu'il a découvert la majorité tout juste soufflée dans la bibliothèque de ses parents, une "radiographie intime d'un couple", pour reprendre l'élément de langage marketing du Tête-à-tête d'Hazel Rowley qui raconte les destins entremêlés de Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre.
A l'instar des deux grandes consciences de l’existentialisme, Hélène et Paul Morand ne sont pas frappés d'un coup de foudre lors de leur première rencontre à Londres en 1915 ; leur attachement se fait progressivement - l'analogie s'arrête là. Et dans son passionnant Hélène et Paul Morand, un couple sulfureux (Plon), l'auteur s'interroge en même temps que le lecteur qui découvre la vie de cette mondaine de la Mitteleuropa et de ce globe-trotteur qui saute de villes en villes : "Qu'est-ce qui a pu séduire à ce point cette princesse de 37 ans, au zénith de sa féminité, mariée [au prince roumain Dimitri Soutzo], riche à millions avec ses nuits domestiques, chez ce modeste attaché d'ambassade de neuf ans son cadet ?"Hélène, prête-plume de Paul Morand
Tout à la fois le corps et l'esprit. Leurs moments intimes, dont on mesure la fréquence et la densité au nombre de petites croix qu'Hélène inscrit sur son journal, sont arrosées...
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05/04 - "Ces Français ont cru à l’utopie nazie" : les révélations d’un documentaire sur les ultras de la collaboration
Combien furent-ils ? 10 000 au bas mot. 30 000 selon les estimations hautes (sur 40 millions d'habitants que comptait la France en 1940). Ces Français ont revêtu l'uniforme allemand pour "combattre le bolchevisme" et "édifier l'Europe nouvelle". On ne savait pas grand-chose sur leur engagement. Et le peu que l'on savait, ce sont eux qui l'ont raconté. Du "Chagrin et la pitié" (1971), le film de Max Olphüs, avait surgi le personnage de Christian de la Mazière, engagé dans la Waffen-SS à l'été 1944 avant de devenir, après-guerre, l'imprésario de Dalida.
Né en 1986, l'auteur et réalisateur Jean Bulot a enquêté sur ceux que l'on a longtemps présentés comme des "soldats perdus". Ce travail minutieux et patient lui a inspiré un documentaire en deux parties pour Arte, "Les soldats français du Reich", et une série sur France Culture, "Les ultras de la collaboration", aussi édifiants l'un que l'autre. De la Légion des volontaires français (LVF) aux Waffen-SS, en passant par la Milice et les auxiliaires de la Gestapo, Jean Bulot explore cette marge de la collaboration qui a pris de plus en plus d'importance au fil de la guerre. Archives inédites à l'appui, il documente leurs motivations idéologiques, leurs crimes sur le front de l'Est et sur le sol français, et leur existence après la guerre jusque dans les années quatre-vingt. Sans jamais renier leurs idées. Le travail de Jean Bulot éclaire ces ultras de la collaboration sous une lumière plus crue que le film, à voir aussi, de Xavier Giannoli sur le...
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05/04 - Pesticides et cancer : que vaut vraiment l’étude péruvienne, présentée comme une "révolution" ?
Est-ce un tournant, dans la démonstration de la dangerosité des pesticides, ou une simple association statistique supplémentaire ? Alors que depuis des années, les experts s’écharpent sur la nocivité réelle des résidus de produits phytosanitaires en population générale, une étude scientifique publiée le 1er avril dans la revue Nature Health, semble apporter un éclairage nouveau sur les risques associés à ces substances.
Soutenue par l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et l’Institut Pasteur, une équipe franco-péruvienne a retracé les zones d’exposition théoriques les plus importantes à 31 de ces substances, et ce, à l’échelle d’un pays tout entier, le Pérou, et avec une précision cent mètres par cent mètres. En comparant la carte obtenue avec celle de l’incidence des cancers en population générale, les chercheurs mettent en évidence un lien statistique qu’ils qualifient de robuste, entre les deux phénomènes. Et ce, alors que les pesticides retenus dans l’étude n’ont pas été classés cancérogènes de catégorie 1 par l’OMS.
Si de nombreuses études montrent un risque élevé de certains cancers chez les agriculteurs qui manipulent des quantités importantes de ces substances, les chercheurs peinent à attribuer avec précision le rôle de ces produits en population générale. Dans le jardin, la cuisine, ou le robinet de Monsieur et Madame Tout-le-monde, les doses sont bien plus faibles, et les effets, plus difficiles à identifier. Comment interpréter de cette nouvelle étude ? Établit-elle vraiment "un lien définitif"...
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05/04 - A gauche, la primaire impossible : la petite idée dans la tête d’Olivier Faure
S’il vous plaît, dessine-moi le chemin. À vrai dire, Olivier Faure avait d’autres plans que cette primaire enlisée à gauche. Il lui aurait jadis préféré, selon ses amis, un "programme commun", et une répartition de tous ces narcisses à bâbord au sein d’une architecture gouvernementale prédéfinie. "Olivier, ce n’est pas Miss France la présidentielle !", s’est gentiment moqué son ami Pierre Jouvet une fois l’idée émise en petit comité. Mais le gardien de la vieille maison n’a jamais caché sa crainte que "la primaire unitaire" ne devienne un oxymore ; "une primaire où tous se tapent dessus", tel qu’il le chuchotait à l’été.
D’ailleurs, Olivier Faure n’a jamais jugé nécessaire l’organisation d’un débat entre les candidats. Et c’est parce qu’il voulait une désignation la plus consensuelle, la moins clivante possible qu’il a œuvré pour qu’un présidentiable soit désigné au vote préférentiel, c’est-à-dire par classement ; le genre de modalité qui favorise souvent les candidats constants à la 2e place... Parfait pour Olivier Faure ! Le socialisme n’est pas un pacifisme béat, car le premier secrétaire ne veut pas "se limiter à être le mécano de la gauche plurielle".
Était-ce de la littérature ? Autour de lui, les soutiens à la primaire fondent comme neige au soleil. Le président du département de la Haute-Garonne, Sébastien Vincini, a tiré le premier. Pierre Jouvet a alors dû rassurer la garante du processus Lucie Castets : sa sortie, jure-t-il, n’engageait que son auteur. Mais le découragement est un virus contagieux chez les fauristes....
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04/04 - Frappes sur des infrastructures civiles en Iran : l’effet boomerang pour Donald Trump ?
Donald Trump multiplie les menaces contre l'Iran. L'une des dernières en date ? Le président américain a averti, dans son allocution dans la nuit du 1er au 2 avril, qu'il allait "renvoyer l'Iran à l'âge de pierre auquel il appartient", brandissant la menace de nouvelles frappes lors des prochaines semaines. Un peu plus tôt, le 30 mars, Donald Trump a menacé de mettre fin à la guerre en "faisant sauter et en anéantissant" toutes les centrales électriques, les puits de pétrole, le terminal pétrolier de l'île de Kharg et "éventuellement" toutes les usines de dessalement iraniennes si le pays n'ouvrait pas le très stratégique détroit d'Ormuz. Ce samedi 4 avril, le locataire de la Maison-Blanche a lancé un nouvel ultimatum à l’Iran, lui accordant "48 heures" pour parvenir à un accord avec Washington ou rouvrir le détroit d'Ormuz, faute de quoi les Etats-Unis promettent de "déchaîner les enfers sur eux".
Les frappes américaines et israéliennes se poursuivent contre l'Iran, et les infrastructures civiles sont de plus en plus touchées par des frappes jugées potentiellement contraires au droit international humanitaire. Au lendemain de l'allocution télévisée du président américain, l'Institut Pasteur d'Iran, le centre de recherche médicale et de santé publique le plus ancien et le plus prestigieux du pays et du Moyen‑Orient, situé à Téhéran, a été gravement endommagé lors d’une attaque aérienne. Ni les Etats‑Unis ni Israël n'ont, à ce stade, revendiqué cette frappe. Ce centre, désormais hors service après ces...
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04/04 - Sommet "One Health" pour la santé mondiale : à Lyon, le monde apprend à soigner sans les Etats-Unis
Avec ces coups de brosse à répétition, ces tests lumière qui n’en finissent pas, et de minutieux passages en revue chaque soir, cela faisait bien longtemps que le centre des congrès de Lyon n’avait pas été lustré, astiqué, chouchouté avec autant de soin. Il faut dire que l’établissement s’apprête à recevoir des personnalités on ne peut plus importantes : du 5 au 7 avril, le gratin de la santé mondiale défilera dans ses travées, à l’occasion du "One Health Summit", rendez-vous majeur en matière sanitaire.
Durant trois jours, gouvernements et institutionnels déambuleront dans ces 24 000 mètres carrés en forme de soucoupe, en quête de confrères avec qui fourbir leurs arguments et parfaire leurs alliances. Organisé par la présidence française du G7, l’événement se veut un temps fort des discussions scientifiques internationales. Avec au menu entre les visites et les petits fours plusieurs sessions de délibérations entre chefs d’Etat pour réfléchir à la "gouvernance" sanitaire mondiale.
Sur scène et en coulisse, Emmanuel Macron et les scientifiques de la délégation française tenteront de réaffirmer les principes de la santé "globale". Chère à la France, et en plein essor les décennies passées, cette approche onusienne fait de la santé une problématique collective et environnementale. Pour réduire les risques de pandémies, et améliorer nos conditions de vies, il faudrait donc coopérer, et s'accorder sur des mesures qui prennent en compte les écosystèmes dans leur ensemble, de l'homme au règne animal.Coupes budgétaires et...
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04/04 - Aurélia Nguyen : "L’IA facilite la création de virus dangereux en laboratoire"
Comment réussir à doter l'humanité d'un vaccin contre n'importe quelle maladie infectieuse émergente en moins de 100 jours ? La pandémie de Covid-19 a montré à quel point il était urgent de réussir à répondre à cette question. Pour atteindre cet objectif, les gouvernements de 36 pays, plus la Commission européenne et dix grandes structures philanthropiques, investissent dans les travaux d'une organisation internationale méconnue mais essentielle : la Cepi, la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies. Créée en réaction à l'épidémie d'Ebola en 2017, elle a largement contribué à la mise au point des vaccins contre le Covid. A l'occasion du lancement de sa nouvelle stratégie 2027-2031, Aurélia Nguyen, sa directrice générale adjointe, revient sur les nouveaux risques posés par l'intelligence artificielle et l'arsenal vaccinal en cours de constitution, mais aussi sur les incertitudes liées au positionnement de l'administration Trump et les partenariats noués avec la France. Entretien.
L'Express : Dans son nouveau plan stratégique, la Cepi met en avant l’intérêt de l'intelligence artificielle dans la lutte contre les pandémies, mais aussi les risques que cette technologie ferait peser en matière de biosécurité. Qu’en est-il concrètement ?
Aurélia Nguyen : Pour bien comprendre notre approche, il faut d'abord rappeler que les maladies infectieuses nous menacent de trois façons. D’abord, bien sûr, en cas d’émergence naturelle d’un nouvel agent pathogène — c'est le risque le plus fréquent, lié...
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04/04 - "Nous craignons que les exécutions ne soient éclipsées par la guerre" : les condamnations à mort en hausse en Iran, en toute discrétion
Le nombre de personnes condamnées à mort et tuées en Iran augmente. L'Iran a exécuté ce samedi 4 avril deux hommes, reconnus coupables de liens avec l'Organisation des Moudjahidines du peuple d'Iran (OMPI), un groupe d'opposition en exil, et d'attentats armés, ont rapporté les médias iraniens. L'OMPI a confirmé ces exécutions, déclarant dans un communiqué que l'Iran "tente de masquer sa faiblesse en exécutant des prisonniers politiques, notamment des membres et sympathisants de l'OMPI". Quatre membres de l'OMPI ont été exécutés en début de semaine, a-t-elle précisé.
Ce groupe d'opposition n'est pas le seul à être dans le viseur des autorités iraniennes. Deux jours plus tôt, comme le rapporte également Reuters, un homme reconnu coupable d'avoir participé à une attaque contre une installation militaire classifiée lors des manifestations de janvier en Iran a été exécuté, a annoncé Mizan, organe de presse du pouvoir judiciaire, après le rejet de son appel et la confirmation de sa peine par la Cour suprême. Lundi, les médias d'État ont annoncé l'exécution de deux prisonniers politiques, Mohammad Taghavi, 59 ans, et Akbar Daneshvarkar, 60 ans, pour baghi ("rébellion armée contre l'Etat"). En janvier 2025, Amnesty International avait déclaré que leur condamnation à mort, prononcée en octobre 2024, faisait suite à un procès manifestement inéquitable, entaché d'allégations de torture visant à extorquer des aveux.
Le 19 mars dernier, trois hommes ont quant à eux été pendus en public après leur arrestation à la suite des...
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04/04 - Avion abattu en Iran : ce que l’on sait de l’officier américain toujours porté disparu
L'Iran et les Etats-Unis sont engagés depuis le vendredi 3 avril dans une course contre la montre. Téhéran et Washington entendent retrouver l'un des deux occupants du premier avion américain à s'être écrasé sur le territoire iranien depuis le début de la guerre, un F-15E biplace.
Au total, ce sont deux avions de combat américains, un F-15E biplace en Iran et un A-10 Warthog au-dessus du Koweït, qui ont été abattus par les forces iraniennes vendredi.Un pilote retrouvé
Une opération de sauvetage a été lancée par l'armée américaine pour récupérer l'officier disparu de l'avion abattu. Plusieurs médias américains, dont le New York Times ainsi que CNN ou encore la chaîne américaine CBS, citant des sources proches du dossier ou des responsables américains et israéliens non identifiés, affirment que le pilote de l'avion a été secouru par les forces américaines. Aucune source officielle ne l'a cependant confirmé à ce stade.
La télévision d'État iranienne a diffusé des images qu'elle décrit comme étant celles de l'avion américain abattu, un F-35. Mais, selon William Goodhind, analyste d’images chez Contested Ground interrogé par Reuters, les clichés montrant des débris présumés de l'avion abattu diffusés sur les réseaux sociaux correspondent à celles d'un F-15E. La chaîne CNN, qui a analysé les images diffusées par la télévision d'État iranienne montrant entre autres un siège éjectable au sol, confirme que le modèle semble correspondre à un F-15.Un autre officier toujours recherché
Les opérations de recherche pour retrouver le...
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04/04 - Comment la Belgique sauva (un temps) Marvin Gaye
Pourquoi les coulisses de la pop sont-elles toujours aussi glauques ? Sexe, drogues et destins brisés sont les trois constantes de l’industrie du divertissement, et Marvin Gaye n’y coupa pas, comme nous le rappelle Serge Honorez dans un récit érudit et enlevé qui se lit avec un grand plaisir mais aussi une angoisse croissante au fil des pages.
On sait que, né en 1939 à Washington, Gaye fut d’abord un enfant battu. Son père, pasteur pentecôtiste, l’élève à coups de ceinturon – entre deux prêches, ce prédicateur atypique et visiblement désaxé aime mettre des bijoux et s’habiller avec les vêtements de sa femme. Au moins initie-t-il le petit Marvin au gospel. Ayant grandi, doué pour la musique (à la fois pianiste, batteur et compositeur), Gaye y voit une échappatoire. On le retrouve à Detroit, où Berry Gordy vient de lancer son label qui deviendra légendaire, la Motown. Bien que son goût le porte surtout aux prostituées, Gaye épouse la grande sœur de Gordy, Anna. Cette dernière étant stérile, Gaye met enceinte une nièce mineure d’Anna, et Anna adopte l’enfant. Alors en pleine ascension, passé de musicien de studio à nouvelle star de la Motown, Gaye traîne déjà de sacrés dossiers…
Les années 1970 sont paradoxales. Avec son chef-d’œuvre What’s Going On (1971), Gaye entre à jamais dans l’histoire de la soul. Des millions de dollars pleuvent sur son compte en banque. Ça ne tourne pas rond pour autant. Tiraillé entre une aspiration spirituelle sincère et une sexualité aussi irrépressible que débridée (l’échangisme et le...
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04/04 - Claudine Grammont : "Le dernier Matisse est un autre Matisse"
Plus de 300 œuvres réunies pour raconter une période foisonnante qui s’apparente à un moment de grâce : au Grand Palais, l’exposition Matisse 1941-1954, coproduite par le Centre Pompidou, éclaire, avec une ampleur inédite, les dernières années d’un artiste que la maladie contraint, mais que l’invention libère. Dessins au trait épuré, gouaches découpées aux couleurs franches, livres illustrés, textiles, vitraux : le parcours, dense, montre comment il renouvelle son geste et son espace de travail. Entre Vence et Nice, loin d’un sombre crépuscule, ces années forment un laboratoire d’audaces qui influenceront durablement l’art moderne. Conservatrice au Musée national d'art moderne, cheffe du cabinet d’art graphique de Pompidou, la commissaire Claudine Grammont revient pour L’Express sur la manière dont cet ultime Matisse parle puissamment au présent.
L'Express : Qu'est-ce qui provoque chez Matisse cette urgence de création au début de la décennie 1940 alors qu'il est déjà un septuagénaire avancé ?
Claudine Grammont : En 1941, il subit une intervention chirurgicale à Lyon, avec des complications, qui le laisse très diminué. Il échappe de peu à la mort. En outre, ses médecins ne sont pas très optimistes sur le temps qu'il lui reste à vivre. Tout cela fait qu’il sort de là avec un regard différent sur le monde. Il dira lui-même par la suite que son opération lui a "équilibré l’esprit – clarifié les idées". Claudine Grammont, cheffe du cabinet d'art graphique au Centre Pompidou et commissaire de l'exposition.
On associe...
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04/04 - "Le temps presse" : Donald Trump donne 48 heures à l’Iran pour conclure un accord avant de "déchaîner les enfers sur eux"
Les forces iraniennes recherchent un pilote américain porté disparu dans le sud-ouest de l'Iran après la destruction, samedi, de son avion de combat, une première depuis le début du conflit au Moyen-Orient il y a cinq semaines. Au total, ce sont deux avions de combat américains, le F-15E biplace en Iran et un A-10 Warthog au-dessus du Koweït, qui ont été abattus par les forces iraniennes. Le deuxième pilote du F-15 et le pilote du A-10 ont été secourus par les Américains.
La traque iranienne pour retrouver ce chasseur disparu suscite des préoccupations à Washington quant au risque que ce pilote soit capturé, offrant ainsi à l’Iran un levier stratégique qu’il pourrait utiliser pour exercer une pression sur les États-Unis. L’Iran pourrait ainsi négocier directement avec les États-Unis, en exigeant des concessions en échange de la libération discrète du membre d’équipage.Les médias d'État iraniens ont déclaré montrer des débris d'un avion américain abattu sur cette photo qui aurait été prise dans le centre de l'Iran et publiée le 3 avril 2026. IRIB/Document fourni via REUTERS / Reuters n'a pas été en mesure de confirmer le lieu ni la date à laquelle les photos ont été prises. -La bande rouge visible sur la dérive de l'avion sur les photos correspond à la partie arrière d'un F-15E Strike Eagle visible sur des photos d'archives.
18h16L'Iran annonce que l'Irak serait exempté de toute restriction de transit par Ormuz
Le commandement militaire central iranien a annoncé que l'Irak serait exempté de toute restriction de...
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04/04 - Placements : nos conseils pour bien investir avec 100 000 euros en poche
Percevoir 100 000 euros n’est pas donné à tout le monde et résulte souvent d’une donation, d’un héritage ou encore d’une vente immobilière. Une telle somme peut changer la donne pour un foyer aux revenus modestes en assurant un matelas de sécurité confortable, sans pour autant révolutionner du tout au tout un train de vie. Elle permet cependant de diversifier ses placements.Ouvrez une seconde enveloppe financière
L’assurance-vie est souvent le premier contrat d’épargne de long terme souscrit par les épargnants, mais l'enveloppe ouverte avec ses premières économies n’est plus forcément celle qui conviendra quelques années plus tard. Faites donc le point et évaluez la qualité de votre contrat actuel. "Dans certains cas, ajouter un deuxième contrat peut être pertinent si le premier ne remplit pas tous les critères", estime Aymeric Richard, fondateur du cabinet de gestion de patrimoine Chartrons Patrimoine. Tel est le cas notamment si le rendement du fonds en euros est de mauvaise facture ou si le choix des unités de compte est trop limité.
Vous pouvez aussi vous poser la question de privilégier un compte-titres. Bien qu’il ne dispose pas des atouts fiscaux de l’assurance-vie, il présente l’avantage d’être bien moins cher et de donner accès à tous les produits financiers sans restriction. "La meilleure stratégie reste d’y loger un ETF MSCI World, exposé aux 2 000 plus grosses sociétés cotées dans les pays développés, indique Pierre-Marie de Forville, fondateur d'iVesta Family Office. Cela permet de cibler une...
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04/04 - Comment les Gardiens de la révolution ont renforcé leur emprise sur l’Iran
La main gauche de cet adolescent tient fermement le drapeau de la République islamique d’Iran ; la droite est plaquée sur son cœur indiquant son indéfectible patriotisme. A ses côtés, une jeune fille porte le hijab et un milicien bassiji en treillis prend dans ses bras une carte de l’Iran, comme le symbole d’un appareil sécuritaire prêt à tout pour défendre son pays plongé depuis plus de cinq semaines dans un conflit existentiel. Cette affiche de propagande, qui circule sur les réseaux sociaux, fait la promotion d’un plan des Gardiens de la révolution pour recruter garçons et filles "âgés de 12 ans et plus" pour devenir "combattants volontaires" et "défendre la patrie". Leurs missions vont des opérations de renseignement aux contrôles d'identité, en passant par la préparation des repas, selon l’agence de presse d’Etat ANA. A la faveur de la guerre, cet enrôlement d'enfants-soldats - ce qui constitue un crime de guerre - illustre l’urgence pour les pasdaran de reconstituer leurs forces après la perte de nombreux cadres.
Le 26 mars dernier, Tsahal a annoncé la mort de nouvelles figures importantes : Behnam Rezaei, chef de la direction du renseignement de la marine des Gardiens de la révolution et surtout le général Alireza Tangsiri, commandant de la marine des pasdarans, qui a eu droit le lendemain à un grand rassemblement dans le centre de Téhéran pour ses funérailles, le jour du 47e anniversaire de la République islamique.Les Gardiens autour de Mojtaba
Depuis la mort du Guide suprême Ali Khamenei, cette...
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04/04 - Pourquoi les Chinois adoptent les agents IA plus vite que les autres
Il faut se méfier des emballements technologiques. Ils produisent souvent plus de bruit que de réalité. Mais la folie OpenClaw en Chine mérite qu’on s’y arrête, parce qu’elle dit quelque chose de profond sur la manière dont le pays conçoit l’intelligence artificielle. En quelques jours, un modèle open source d’agents IA est sorti du cercle des développeurs pour devenir un phénomène de masse, avec files d’attente, sessions d’installations collectives et mise en scène presque carnavalesque. Des événements organisés par Tencent attirent enfants, retraités et curieux, arborant des chapeaux en forme de homard, l’effigie du projet OpenClaw.
Cette folie a en outre pris une tournure très chinoise : l’imitation compétitive à l’échelon national. C’est une guerre de plateforme qui a débuté. En quelques jours, Zhipu a lancé AutoClaw, présenté comme une version avec plus de 50 compétences pré-installées. ByteDance, via Volcano Engine, a sorti ArkClaw. Tencent a mis en ligne WorkBuddy pour un usage professionnel, avant d’étendre l’offensive à d’autres briques comme QClaw puis ClawBot dans WeChat. Alibaba a répliqué avec ses propres offres orientées entreprises. Autrement dit, plusieurs géants se sont rués en même temps sur la même couche logicielle ouverte.La folie des "homards"
C’est là que se trouve le cœur économique de l’histoire. OpenClaw est gratuit. Le code est ouvert. Le modèle ne constitue donc pas, en lui-même, une rente défendable. La valeur se déplace vers autre chose : l’installation par défaut, l’interface, le magasin...
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04/04 - Il a fait du Mossad un bulldozer contre l’Iran : Meir Dagan, les confidences de son biographe
Derrière la guerre, des décennies de préparation dans l'ombre. Bien avant l'assassinat ciblé du Guide suprême Ali Khamenei, ce 28 février, le Mossad a lancé un programme d'empêchement des ambitions nucléaires de l'Iran. Un homme en particulier a incarné ce combat invisible : Meir Dagan, patron du service secret israélien entre 2002 et 2011. Cet ex-espion de terrain, décédé en 2016, a poussé ses troupes à faire de la République islamique la priorité numéro un. Commanditant assassinats ciblés et sabotages audacieux...
Le journaliste américain Samuel Katz, collaborateur de Vanity Fair ou de GQ, lui a consacré un ouvrage remarqué, The architect of espionage, publié en novembre 2025. Cette biographie paraîtra en français le 23 avril prochain aux éditions Novice. On y découvre les réseaux patiemment tissés par le Mossad parmi les Kurdes d'Irak, d'où ils recrutent de nombreuses sources infiltrées ensuite dans la bonne société iranienne. Apparaissent aussi les liens fraternels de Meir Dagan avec le roi de Jordanie, aboutissant à plusieurs collaborations stratégiques entre les services secrets des deux pays. En dépit de ses états de service, Meir Dagan a toujours bataillé contre l'entrée en guerre d'Israël contre l'Iran. Entretien avec son biographe Samuel Katz.
L'Express : La presse égyptienne le surnommait "Superman", George W. Bush l'aurait qualifié de "dirigeant mondial le plus impressionnant qu’il ait jamais rencontré". Que disent les ex-agents du Mossad et les dirigeants internationaux que vous avez rencontrés...
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04/04 - Bally Bagayoko, LFI et CNews : une histoire qui tourne mal
Un "philosophe" devrait savoir raisonner, et se raisonner ; Michel Onfray ne devrait pas assimiler un maire LFI, d’origine malienne, à un "mâle dominant" de "tribu primitive". Un psychologue devrait savoir analyser, s’autoanalyser aussi ; pourquoi donc Jean Doridot a-t-il ressenti le besoin de rappeler que "nous sommes des mammifères sociaux et de la famille des grands singes", pour décrypter l’installation de Bally Bagayoko à la mairie de Saint-Denis ? Il existe pourtant tant d’expressions politiques, et démocratiques, pour qualifier, critiquer La France insoumise et ses membres. Mais le choix des mots est déjà une interprétation du monde. À travers les propos racistes de ces deux intervenants habituels de la chaîne, celle que donne à voir CNews est sans équivoque.
La France insoumise et le canal 14 de la TNT ont pris l’habitude de se parler de loin, de s'alimenter dans de mutuelles attaques. L’année dernière, un cadre du mouvement l’admettait sous cape : il préférait répondre aux interviews sur les ondes de Vincent Bolloré plutôt que sur celles de l’hypocrite service public. Une façon, aussi, de mettre en scène un face-à-face souhaité avec l’extrême droite, dont son corollaire médiatique. Mais la séquence est venue parfaire la réputation de CNews. Depuis, l’édile a déposé plainte pour "injures publiques en raison de l’ethnie, la nation, ou la religion" et pour "diffamation". Une enquête a été ouverte. Bally Bagayoko réclame aussi la fermeture de la chaîne. "Est-ce que nous sommes obligés d’avoir une offre...
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03/04 - Guerre en Iran : l’UE revoit la stratégie de la mission militaire Aspides
Les "systèmes de corruption" de l'Iran dans le détroit d'Omruz sont "inadmissibles", a jugé Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne, ce jeudi 2 avril. Pour répondre au blocage de Téhéran de cette zone du golfe Persique, et sécuriser les routes maritimes, l'Union européenne va élargir le mandat de sa mission militaire Aspides.
Composée de trois navires de guerre dont un français, Aspides a été inaugurée en février 2024 par l’Union européenne. Actuellement déployée en mer Rouge, elle a été créée pour protéger les navires marchands des attaques des rebelles houthis - l'organisation islamiste yéménite alliée de l'Iran - dans cette zone. "Purement défensive", elle tient son nom du grec ancien aspis, qui peut être traduit par "bouclier". Selon la diplomatie européenne, Aspides a porté son assistance à quelque 1 700 navires.
Selon les termes de son mandat, trois missions ont été attribuées à la flotte maritime : accompagner les navires qui traversent des zones sensibles, les défendre contre les diverses menaces en mer, et assurer une bonne connaissance de la situation maritime. Aspides a donc exclusivement pour rôle de défendre et protéger les navires ciblés par des attaques. Elle ne mène aucune frappe terrestre.
Désormais, la mission assumera des mesures plus larges, visant à protéger les principales routes maritimes des perturbations causées par la guerre...
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03/04 - Ventes de livres : Minier, Vargas, Thilliez… Quel auteur de polar va marquer le mois d’avril ?
Le printemps est devenu la saison du thriller. Et, depuis 2005, c’est à Lyon que se ruent chaque année les amateurs du genre. Les organisateurs de Quais du Polar sont déjà parvenus à y attirer des écrivains d’une soixantaine de nationalités différentes. Les vedettes françaises ne sont pas oubliées dans la programmation. Ce week-end, Benjamin Dierstein y présente ainsi 14 juillet (Flammarion) et les fans de Bernard Minier peuvent se faire dédicacer leurs livres par l’auteur de Glacé. Lancé dès ses débuts en 2011 par le succès de son premier roman (vendu à plus de 600 000 exemplaires chez Pocket), Minier est resté abonné aux best-sellers, capable de dépasser les 200 000 exemplaires en grand format (avec La Vallée) et d’exploser les compteurs en poche (M, le bord de l’abîme, La Vallée, Nuit, Sœurs, Le Cercle, N’éteins pas la lumière et Une putain d’histoire se sont tous écoulés entre 300 000 et 500 000 exemplaires dans ce format). Si on connaît surtout son héros principal, Martin Servaz, Minier a une autre héroïne récurrente, Lucia Guerrero, enquêtrice de la Guardia Civil qui apparaissait déjà dans Lucia (2022) et Les Effacées (2024). Elle reprend du service dans Ruptures (XO), où elle a maille à partir avec un géant de la tech qui ressemble étrangement à Elon Musk. Le livre démarre très bien : il est déjà classé 5e des ventes de romans. Ventes de livres : Minier, Vargas, Thilliez… Quel auteur de polar va marquer le mois d’avril ?
Au vu de son historique, Minier devrait faire mieux que Niko Tackian (Le Hameau,...
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03/04 - Cadmium, pesticides, cancer, pression du ministère… L’Anses répond aux critiques
L'Anses est-elle trop laxiste, trop proche des industriels ? A-t-elle été muselée par le gouvernement, ou, au contraire, est-elle trop sévère, sourde aux revendications du monde agricole ? A chaque rapport d'expertise, à chaque décision de mise ou de retrait du marché, l'Agence nationale de sécurité sanitaire fait l'objet de critiques. Un pesticide n'est pas jugé dangereux pour la santé en population générale ? Voilà forcément la marque du lobby de l'agroalimentaire. Un engrais est retiré du marché ? La même agence est accusée de connivence avec la gauche et les organisations non gouvernementales.
Dernier exemple en date, ce rapport sur le cadmium, publié le 25 mars dernier. L'Agence fait état d'une contamination trop importante de la population par ce métal lourd toxique à certaines doses. Sur les plateaux et dans les colonnes des médias, certains jugent l'avis trop timide, quand d'autres fustigent une panique inutile. Le 30 mars, la Fédération nationale de l’agriculture biologique (Fnab) enfonce le clou. Elle a lu le rapport, et croit y voir des erreurs factuelles. Des journalistes de presse écrite sont mis dans la boucle, et voilà l'Agence au cœur d'une nouvelle polémique, accusée cette fois-ci de manipuler à dessein l'expertise scientifique.
Qu'en est-il réellement ? Comment l'Anses choisit-elle les travaux scientifiques qu'elle passe en revue, et les experts avec qui elle travaille ? Dans une lettre adressée à la filière obtenue par L'Express, l'institution assure confectionner ses rapports en toute...
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03/04 - Purge au Pentagone : le grand ménage de Pete Hegseth en pleine guerre en Iran
Un Pentagone de moins en moins gradé, marqué par un nouveau départ. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a renvoyé, jeudi 2 avril, le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George. Sans évoquer aucune raison, le Pentagone a signifié dans un communiqué que l'officier de 61 ans, en poste depuis septembre 2023, allait quitter ses fonctions "avec effet immédiat", partant à la retraite de manière anticipée. "Le Département de la Guerre est reconnaissant pour les décennies de service du général George à notre nation", a publié sur X le porte-parole du Pentagone Sean Parnell.
Le licenciement du général George n'est pas l'unique départ selon le New York Times puisque le général David M. Hodne, qui avait été promu en octobre à la tête du commandement de transformation et d'entraînement de l'armée, et le général de division William Green Jr, chef du corps des aumôniers de l'armée de terre, ont également été renvoyés. Selon le même article, le général Christopher LaNeve, assistant militaire principal d'Hegseth au Pentagone puis vice-chef d'état-major de l'armée, devrait être promu chef d'état-major de l'armée de terre.Modernisation de l'armée
Le départ du général George marque une nouvelle étape dans la purge effectuée depuis quelque temps par le secrétaire à la Défense, qui a désormais remplacé la majorité des chefs des armées. Fin février, le général CQ Brown, qui présidait le Comité des chefs d'état-major interarmées, et l'amiral Lisa Franchetti, qui commandait les opérations navales, ont tous les deux été...
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03/04 - Donald Trump limoge Pam Bondi : la chute d’une fidèle parmi les fidèles
Garder la face à défaut d'avoir pu conserver son emploi. Pam Bondi a suivi cette règle pendant plusieurs heures entre mercredi et jeudi. Alors que le président américain a annoncé le renvoi de sa procureure générale des États-Unis dans une publication sur son réseau Truth Social jeudi 2 avril, l'ancienne lobbyiste avait appris la nouvelle la veille, selon le Wall Street Journal, en se rendant à l'audience sur le droit du sol à la Cour suprême dans la voiture présidentielle, aux côtés du locataire de la Maison-Blanche. Un trajet de trois kilomètres pendant lequel le républicain, qui avait pris sa décision plus tôt dans la semaine, lui a confié "qu'il [était] temps".
Pam Bondi se savait sur la sellette. Elle paie sa gestion chaotique de l'affaire Epstein, dont les dossiers ont été rendus publics en début d'année. Des fichiers mal anonymisés, mal organisés mais surtout un rétropédalage acrobatique. En février 2025, elle affirmait qu'elle avait sur son bureau une "liste de clients" de Jeffrey Epstein, alimentant de nombreuses théories du complot, avant d'être contredite par le FBI et le ministère de la Justice, quelques mois plus tard."Travail terrible"
Mais ce chamboulement dans l'administration Trump porte surtout la marque de l'ingérence décomplexée du milliardaire autoritaire. Depuis le début de l'année, Donald Trump mettait la pression sur la procureure générale, lui reprochant de ne pas avoir maîtrisé les retombées de l'affaire Epstein mais surtout de ne pas avoir su poursuivre plusieurs de ses ennemis...
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03/04 - Sébastien Lecornu et le "surplus" de TVA sur l’essence : les dessous d’un pari raté
Il n'y a jamais de bon moment pour mettre un but contre son camp. Encore moins lorsque c'est le capitaine qui déjoue et prend son équipe à revers. Moins encore lorsque le pays s'enfonce dans une crise de long terme liée au conflit au Moyen-Orient. Depuis des semaines, les ministres postés à Bercy, Roland Lescure, Maud Bregeon et David Amiel, tentent par tous les moyens de battre en brèche l'idée, émise par le Rassemblement national, que l'État se goinfrerait sur le dos des automobilistes grâce à l'augmentation des prix de l'essence ; plus précisément, de la TVA à 20 % sur les produits énergétiques. Piliers de la défense, ils ne s'attendaient à voir mercredi 1er avril, au petit matin, que Matignon avait dans la nuit fait fuiter à l'AFP une lettre qui leur était destinée et qui allait gâcher leur journée. Dans cette missive, Sébastien Lecornu demande à David Amiel, ministre des Comptes publics, de travailler à "une affectation des éventuels surplus de recettes fiscales liés à la hausse du prix des carburants pour financer les mesures prioritaires du plan d'électrification".
"Éventuels surplus de recettes fiscales", le ballon a franchi la ligne. Il n'en fallait pas tant pour voir Marine Le Pen se délecter de la formule ambiguë du Premier ministre : "Quand on a dit qu'il ne fallait pas que l'Etat profite de la crise, le Premier ministre et l'ensemble des ministres nous ont expliqué qu'il n'y avait pas de recettes fiscales supplémentaires. C'était déjà un mensonge", a-t-elle déclaré en visite au salon Global...
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03/04 - Rima Hassan bientôt jugée pour apologie du terrorisme : ce qui est reproché à l’élue LFI
La députée européenne Rima Hassan sera bien jugée. Après sa garde à vue, jeudi 2 avril, levée en fin de journée, le parquet a confirmé que l'élue franco-palestinienne de La France insoumise serait jugée pour "apologie de terrorisme commise en ligne" le 7 juillet devant le tribunal correctionnel de Paris.
Le parquet lui reproche un message, publié le 26 mars dernier, faisant référence à l'ancien membre de l'armée rouge japonaise Kozo Okamoto, auteur de l'attentat à l'aéroport de Lod à Tel-Aviv en Israël en 1972, ayant fait 26 morts et 80 blessés. En repostant sur le réseau social X un tweet du compte "IsraelExposed" qui revenait sur le parcours du terroriste japonais, Rima Hassan avait cité une phrase d'Okamoto, en faveur de la Palestine : "J'ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne. Tant qu'il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit, mais un devoir." Son tweet a, depuis, été supprimé.Des fuites "indignes"
L'Organisation juive européenne (OJE) avait porté plainte, le jour de la publication, contre l'élue européenne, alors que le député du Rassemblement national Matthias Renault affirmait, fin mars, l'avoir signalé au procureur via l'article 40. À l'annonce du placement en garde à vue de Rima Hassan, l'élu d'extrême droite s'est réjoui sur X. Le message avait également été signalé au parquet par la Licra.
Pour le moment, Rima Hassan et son avocat Vincent Brengarth n'ont pas souhaité commenter la procédure et gardent leur réaction pour une conférence de presse organisée ce vendredi...
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03/04 - Placements : que peut-on faire avec 10 000 euros ?
La somme est à la fois importante et modeste : que faire avec 10 000 euros reçus à l’occasion d’un bonus professionnel ou d’une donation ? La question se pose différemment pour un jeune actif dont l’épargne se limite pour l’instant à un livret A ou pour un quinquagénaire disposant déjà d’un patrimoine abondant.(Re)constituez votre épargne de précaution
La première étape consiste à faire le plein de placements sans risque. Cette épargne de précaution d’un montant compris entre trois et six mois de revenus est indispensable, quel que soit votre âge, vos revenus ou votre tolérance au risque. "Toute tentative de mise en place d’une stratégie patrimoniale à long terme sans avoir au préalable une épargne de précaution est vouée à l’échec, estime Gauthier Haem, directeur du développement de Yomoni. Elle pourra être mobilisée en cas de besoin pour faire face à une dépense imprévue. Car s’il reste possible de réaliser des retraits à tout moment sur un contrat d’assurance-vie, il est préférable de l’éviter car cela remet en cause l’allocation d’actifs conçue pour le long terme."
Une partie de la somme à placer doit donc venir alimenter un livret A ou un livret de développement durable et solidaire (LDDS), tous deux rémunérés 1,50 % et exonérés d’impôts et de prélèvements sociaux. Si vous avez déjà atteint les plafonds des produits réglementés (22 950 euros pour le livret A, 12 000 euros pour le LDDS), il faut rechercher le livret bancaire le mieux rémunéré du moment. Ils sont généralement proposés par les plateformes d’épargne en...
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03/04 - La dédicace de Sébastien Lecornu à Jacques Attali, le renseignement européen sous perfusion de la CIA
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'indiscrets exclusifs en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.Sébastien Lecornu donne de la lecture à Jacques Attali
Sébastien Lecornu répond à sa manière aux propos de Jacques Attali, invité ce 28 mars sur le plateau de Quelle époque !. Dans une question directement adressée au chef du gouvernement, l’économiste et conseiller de la première heure d’Emmanuel Macron s’était alarmé que la France ne dispose toujours pas de drones, pointant du doigt la responsabilité et l’"erreur" de l’ex-ministre des Armées. Le Premier ministre a prévu de lui faire parvenir un exemplaire dédicacé du livre de Sébastien Lecornu, Vers la guerre ?. Lui fera-t-il remarquer que plusieurs usines de production de drones militaires ont émergé en France ces derniers mois ?Les start-up ukrainiennes de drones à l’assaut de l’Europe
Après avoir mis à l’épreuve leurs drones sur le front pour repérer et éliminer les troupes russes, les start-up ukrainiennes cherchent à exporter leur savoir-faire en Europe. SkyFall, Fire Point ou encore Swarmer – qui vient de finaliser une introduction remarquée en Bourse, au Nasdaq – ambitionnent d’élargir leur clientèle européenne...
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03/04 - Guerre en Iran : un avion de chasse américain abattu, un membre d’équipage secouru
Un avion de combat américain a été abattu dans le ciel iranien ce vendredi 3 avril, déclenchant une opération de recherche menée à la fois par Téhéran et Washington pour retrouver les membres d'équipage survivants.
Donald Trump a de nouveau exhorté jeudi soir Téhéran à conclure un accord "avant qu'il ne soit trop tard", après avoir menacé quelques heures plus tôt, lors d'une allocution télévisée, de renvoyer l'Iran à l'"âge de pierre", déclarant que les Etats-Unis poursuivraient leurs bombardements pendant deux ou trois semaines. Ces commentaires du président américain ne laissent entrevoir aucune issue à court terme au conflit, entré dans son deuxième mois, et ont provoqué une vive hausse des cours du pétrole ainsi qu'un recul des Bourses mondiales.
Les infos à retenir
⇒ Un avion de chasse américain a été abattu
⇒ Les négociations de cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran sont au point mort
⇒ Donald Trump demande au Congrès un budget de défense de 1 500 milliards de dollars pour 2027
20h50Fin du direct
Merci d'avoir suivi ce direct. Vous retrouverez dès demain matin, sur le site de L'Express, un nouveau live consacré au 36e jour de guerre en Iran.
20h45Un deuxième avion américain s'est écrasé
Un deuxième avion de combat de l'US Air Force s'est écrasé ce vendredi dans la région du Golfe persique et son unique pilote a ensuite été secouru, rapporte le New York Times, citant deux responsables américains.
20h40L'Iran a rejeté une proposition américaine de cessez-le-feu de 48 heures
Une source anonyme a déclaré ce...
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03/04 - RSA et minima sociaux : ces modèles européens dont la France pourrait s’inspirer
Comparer les lois, les chiffres, les phénomènes de société, les politiques publiques... Chaque semaine, L'Express explore les pratiques de nos voisins européens afin de trouver les meilleures inspirations sur notre continent et nourrir ainsi le débat en France.
Les Français ne cesseront jamais de surprendre par leurs paradoxes. De tendance socialiste lorsque s'invite dans le débat le recul de l'âge de départ à la retraite ou l'instauration d'une taxe sur les plus hauts revenus, ils le sont beaucoup moins sur d'autres questions socio-économiques, comme celle des prestations sociales. Plus de trois quarts d'entre eux (77 %) souhaitent leur plafonnement, révélait cet été un sondage Odoxa. Et ce, toutes obédiences confondues : 89 % des sympathisants de droite et 58 % de gauche se disent favorables à ce type de restrictions.
Aussi, Bruno Retailleau a-t-il remis sur la table en début d'année l'une des mesures issues d'une loi du groupe LR à l'Assemblée qui suggérait de plafonner les allocations à 70 % du Smic. Si elle se concrétise, cette restriction serait une première sur le Vieux Continent et constituerait un changement de paradigme pour la France, qui fait encore partie, selon l'Ifrap, des pays les plus laxistes en matière de critères d'attribution des aides sociales non contributives, dont le coût pour l'Etat s'est élevé en 2024 à quelque 33,3 milliards d'euros.
Dans cette nouvelle ère où les débats sur l'état des deniers publics ne se limitent plus à la séquence budgétaire automnale, L'Express s'est...
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03/04 - Pétrole et gaz : face à la flambée des prix, la Norvège à la rescousse de l’UE
Il arrive parfois que l'actualité semble se jouer loin de nous. Alors tous les vendredis, on s’intéresse à un évènement qui a marqué la semaine, d’un point de vue européen, et on prend le temps d’expliquer pourquoi il nous concerne tous.
Alors que Donald Trump réaffirme que le conflit devrait durer encore deux ou trois semaines, les marchés mondiaux de l’énergie restent largement perturbés depuis le début de la guerre au Moyen Orient : le pétrole bien sur, mais aussi le gaz. Tous les prix ne font qu’augmenter. Un sujet qui inquiète, on l’entend, toute l’Union européenne.
Cette semaine, les 27 ministres de l’Energie se sont donc réunis afin d’établir une stratégie face à cette flambée des prix. Dan Jorgensen, le commissaire européen à l’énergie, exhorte l’UE à réduire sa demande en carburant, et à accélérer la mise en place d’énergies plus vertes. Il insiste surtout sur la nécessité d'agir collectivement. Dans ce contexte tendu, un pays voisin de l'Union tente de tirer son épingle du jeu : la Norvège
Dans cet épisode de La semaine européenne, Baptiste Langlois, journaliste au service Economie de L’Express et spécialiste des questions d’énergie, analyse la place de notre voisin norvégien dans la stratégie énergétique européenne. View this post on Instagram
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Cet épisode a été écrit et présenté par Charlotte Baris, monté et réalisé par...
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03/04 - La dette française sous la tutelle invisible des marchés
Après l'adoption tardive par 49.3 du projet de loi de finances 2026, début février, le sujet explosif de la dette publique avait été mis sous le tapis, municipales oblige. Une trêve de courte durée. Dans le sillage de la guerre en Iran, le fardeau de l'Etat français - près de 3 500 milliards d'euros - a vite rattrapé le gouvernement. Alors que les marchés financiers surveillaient depuis plusieurs mois avec un peu de nervosité le déficit hexagonal, le conflit au Moyen-Orient a accentué la pression. Le taux à 10 ans auquel emprunte la France pour se financer a grimpé de 3,2 % à 3,7 % en l'espace de quelques semaines, passant par un pic à 3,9 %, du jamais vu depuis la crise financière de 2008. En raison du blocage prolongé du détroit d'Ormuz et de l'explosion des prix des carburants, les investisseurs ont anticipé une future hausse des taux directeurs de la Banque centrale européenne pour juguler l'inflation.
L'addition pourrait être salée. L'économiste et consultant indépendant Norbert Gaillard, spécialiste du risque souverain, a sorti sa calculette. Cette année, l'Agence France Trésor prévoit d'émettre 310 milliards d'euros d'obligations sur les marchés. "Pour un tel besoin de financement, composé à 85 % de dette à 10 ans, 5 % à 30 ans et 10 % à court terme, le surcoût serait d’environ 10 milliards d’euros sur un an si les taux d'intérêt se maintenaient à ce niveau", détaille l'expert. La facture s'élève même déjà, selon lui, à 500 millions d'euros depuis le début de l'opération militaire israélo-américaine....
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02/04 - Hongrie : et si le bilan désastreux d’Orban était son plus grand atout ? Par Dalibor Rohac
Ne vous y trompez pas. Malgré une campagne électorale extravagante, marquée par des soutiens de dirigeants de mouvements d’extrême droite allant de la France aux Etats-Unis, Viktor Orban n'est pas en passe de remporter son pari de devenir Premier ministre de la Hongrie pour un cinquième mandat consécutif. Selon les instituts de sondage, le parti d’opposition Tisza, dirigé par Péter Magyar, l’adversaire d'Orban, conserve une confortable avance de 6 à 20 points sur le Fidesz actuellement au pouvoir. La nature outrancière de la campagne du Fidesz, dirigée contre l’Ukraine ainsi que contre les cibles habituelles d'Orban - Bruxelles et George Soros - dénote un certain désespoir. L'actuel chef du gouvernement hongrois semble désireux de parler de n'importe quoi plutôt que de son propre bilan après 16 ans au pouvoir.
Sous son mandat, son pays est passé du statut de chouchou des experts de l'Europe de l'Est à celui de ce qui pourrait bien être l'Etat membre le plus corrompu de l'Union européenne, du moins selon Transparency International. Les électeurs ne sont pas aveugles, et les images du vaste domaine de Viktor Orban, situé à proximité d'un parc safari appartenant à son ami d'enfance, Lorinc Mészaros (considéré comme l'homme le plus riche du pays), ne leur ont pas échappé. L'économie du pays accuse un retard croissant par rapport à ses voisins. Si l'on se base sur les indicateurs de consommation réelle, la Hongrie apparaît comme le pays le plus pauvre de l'UE, derrière la Bulgarie et la Roumanie. Dans le même...
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02/04 - Donald Trump limoge sa ministre de la Justice Pam Bondi
Une proche congédiée. Donald Trump a démis, ce jeudi 2 avril, Pam Bondi de ses fonctions à la tête du ministère de la Justice. Décrivant Pam Bondi comme "une grande patriote et amie loyale", le président américain a écrit sur son réseau Truth Social qu'elle se verrait confier "un nouveau poste indispensable et important dans le secteur privé", sans en dire davantage. Le numéro 2 du ministère de la Justice, Todd Blanche, va assurer l'intérim, a-t-il indiqué.
L'ire présidentielle contre sa ministre tiendrait à sa gestion de l'affaire Epstein, pour laquelle elle a effectué plusieurs volte-face. Au début de l'année dernière, Pam Bondi a affirmé qu'une liste de clients se trouvait sur son bureau mais, après une première publication de documents pour la plupart déjà publics, le ministère de la Justice et le FBI ont déclaré en juillet qu'aucune autre divulgation n'était justifiée. Cette décision a déclenché un tollé et conduit à l'adoption, en novembre, d'une loi bipartisane obligeant le ministère de la Justice à rendre publics la quasi-totalité de ses dossiers. La publication d'environ trois millions de pages de documents n'a toutefois pas mis fin à la controverse, les législateurs et la presse critiquant les passages caviardés dans les dossiers ainsi que la divulgation de l'identité de certaines victimes d'Epstein. Le processus a surtout remis en lumière l'amitié passée de Trump avec Epstein, dont il a déclaré qu’elle avait pris fin il y a plusieurs décennies. Donald Trump aurait également été frustré par le fait que...
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02/04 - En mer de Chine méridionale, le retour de la "grande muraille de sable" de Pékin
C'est un atoll coralien de 600 hectares perdu au large des côtes vietnamiennes et chinoises, qui a longtemps eu l'aspect d'une carte postale idyllique. De récentes images satellites révèlent pourtant sur Antelope reef une activité qui l'a transformé en profondeur et semble correspondre à la construction d'une base militaire chinoise, laquelle serait la plus vaste du secteur : des jetées, un héliport, des bâtiments et une potentielle piste d'atterrissage de trois kilomètres. Le récif se situe dans les îles Paracels, un archipel sur lequel Pékin revendique une souveraineté qui lui est contestée par le Vietnam et par Taïwan. La Chine s'était déjà lancée dans ce genre de projets par le passé – elle possède un autre récif militarisé dans l'archipel, le récif Woody, grand de 360 hectares, et d'autres sur les îles Spratly, plus au sud – au point que cette politique d'expansion avait été surnommée "La grande muraille de sable". Pékin avait déclaré geler ces travaux en 2015. Ils semblent bel et bien repartis.Revendications chinoises déboutées
"C'est la première fois depuis longtemps que [les Chinois] se redonnent la possibilité de construire des îles extrêmement grandes et extrêmement rapidement", a déclaré au Wall Street Journal Harrison Prétat, du Center for Strategic and International Studies, à Washington. Les premières images de travaux remontent en effet au mois de décembre et certaines figuraient jusqu'à 22 dragueurs, en février, occupés à retirer le corail de la lagune intérieure et à pomper les déblais pour les...
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02/04 - En Ukraine, la nouvelle stratégie de l’armée russe : des étudiants aux commandes de drones de combat
"Qui vous a fait peur ? Qui va nous protéger ?" Pour renforcer ses rangs, l'armée russe a passé la porte des universités, révèle le journal Moscow Times. "Êtes-vous tous des lâches, assis là à craindre pour votre vie ?" demande, sur le ton de la réprimande, la doyenne de l'établissement à ses étudiants. La directrice ne masque pas sa déception, elle qui pensait que ses "enfants" seraient "les premiers à partir défendre leur patrie".
Ces pressions ne sont pas un incident isolé. Depuis janvier, elles seraient même de plus en plus fréquentes. L'armée du Kremlin a besoin de renflouer ses rangs. Alors que les forces russes peinent à faire avancer leur ligne de front en Ukraine, les pourparlers de paix sont au point mort. Les Etats-Unis qui, jusqu’à il y a peu, dirigeaient les négociations ont dû reporter leur attention sur leur propre conflit, en Iran.Des millions de roubles et une dispense de frais de scolarité
Pour tenir dans cette guerre d'usure, l'armée russe fait feu de tout bois, quitte à enrôler des étudiants donc. Pour attirer ces jeunes, elle agite d'importantes compensations financières. Selon les informations de Reuters : un salaire de 5,5 millions de roubles (près de 60 000 euros) la première année, une prime unique de 2,5 millions de roubles (environ 27 000 euros) après la formation gratuite, une allocation mensuelle de 240 000 roubles (2 600 euros), et une prime unique de 200 000 roubles (2 100 euros) versée par l'université.
Et ces nouvelles recrues ont un rôle bien précis à jouer : faire...
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02/04 - Guerre en Iran : ce précédent fatal de 1980 que Donald Trump devrait méditer
L’unique fois où l’armée américaine est intervenue au sol en Iran, il y a 46 ans, l’opération se solda par un désastre militaire et une humiliation politique majeure pour Washington. Ce précédent calamiteux - qui marqua le premier affrontement entre l’Amérique et l’islam militant - pèse aujourd’hui sur la conduite de la guerre d’Iran par Donald Trump. Il contribue à expliquer ses réticences à lancer une intervention terrestre.
A l’époque, le raid fatal du 24 avril 1980 vise à libérer 52 diplomates et agents américains retenus en otages à Téhéran. Cinq mois auparavant, dans la fièvre révolutionnaire des premiers mois de la République islamique, plusieurs centaines d’étudiants chauffés à blanc par les mollahs ont investi l’ambassade, le 4 novembre 1979, et capturé les employés qui s’y trouvaient (lire à ce sujet Guests of the Ayatollah, par Mark Bowden, Grove Books, 2006, non traduit en français).
Le président Jimmy Carter prend langue avec Téhéran pour obtenir leur libération. La Maison-Blanche mène la négociation par l’intermédiaire de l’avocat français Christian Bourguet, défenseur des intérêts de la République islamique en France, et de l’homme d’affaires argentin Hector Villalon, un proche du communiste cubain Fidel Castro, qui fut aussi le bras droit du président populiste Juan Peron à Buenos Aires. Cet étrange duo d’émissaires se heurte à un mur. Car à Téhéran, les radicaux encouragés en sous-main par l’ayatollah Khomeini profitent de la crise pour asseoir leur emprise sur le nouveau régime et éliminer les factions...
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02/04 - Ce que ferait Marine Le Pen en cas d’empêchement, cette anecdote sur Rachida Dati qui a marqué un ministre
Ça y est, les élections municipales sont passées, elles étaient le dernier scrutin au suffrage universel direct avant le grand rendez-vous de la présidentielle. Autant dire que la vie politique entre dans une nouvelle phase, ô combien palpitante...Déjà les ordonnances
Vous avez aimé le budget 2026, vous adorerez la version 2027… "Le pire PLF sera le prochain, chaque camp va vouloir présenter le budget qu’il portera ensuite à la présidentielle", prévient un ministre. C’est pourquoi le gouvernement réfléchit déjà à le faire adopter par voie d’ordonnances.Marine Tondelier ne convainc pas les siens
L’échec des écologistes aux élections municipales serait aussi et surtout lié à un problème de "communication", a expliqué Marine Tondelier lors d’une réunion interne au lendemain du second tour. Elle n’a pas franchement convaincu. "Le bilan du scrutin, c’est qu’on doit retourner sur Twitter", résume ironiquement son adversaire Sandrine Rousseau, qui a assisté aux explications. La colère noire de Dominique Estrosi Sassone
Bruno Retailleau, qui n’a pas que des amis en ce moment, doit affronter la colère noire de Dominique Estrosi Sassone, qui n’a toujours pas digéré que le patron des LR refuse d’apporter son soutien à son ex-mari, Christian Estrosi, battu à Nice. Il y a quelques jours, la sénatrice des Alpes-Maritimes a quitté prématurément une commission au Palais du Luxembourg pour rejoindre le bureau politique des Républicains, lâchant devant ses pairs : "On va régler nos comptes". "Elle est folle de rage et l’a engueulé...
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02/04 - "Nos objectifs en Iran sont presque atteints" : derrière l’autosatisfecit de Donald Trump, un bilan très contrasté
Le concept de "brouillard de guerre" renvoie d'ordinaire à la façon de masquer ses buts véritables à l'ennemi. Donald Trump est en train d'en livrer une conception fort personnelle. Dans sa bouche, ses objectifs et le moyen de les atteindre fluctuent au fil des jours, entre promesse de changement de régime un jour mais pas le suivant, rumeurs d'envoi de troupes au sol finalement exclu, déclaration de négociations avec les dirigeants iraniens aussitôt démenties par ces derniers... Dans son discours martial prononcé la nuit dernière lors de son adresse à la nation, le président américain a continué à embrasser ses contradictions, assurant être "en bonne voie pour atteindre tous les objectifs militaires des Etats-Unis d’ici peu, très bientôt" tout en promettant de "frapper de plein fouet pendant deux à trois semaines [jusqu'à] ramener l'Iran à l'âge de pierre". Identifier les buts militaires américains est donc une gageure, mais une vidéo publiée par chef d'Etat américain le 28 février le voit en énoncer cinq. Leur degré d'accomplissement est variable. 1 - La destruction des missiles
"Nous allons détruire leurs missiles et raser leur industrie de missiles. Elle sera à nouveau totalement anéantie", assurait Donald Trump. Un grand nombre de missiles et de lanceurs de missiles ont en effet été détruits par les bombardements américano-israéliens, de même que plusieurs usines les produisant. Cependant, Téhéran n'a jamais cessé de tirer des missiles sur différents objectifs de ses voisins du Golfe persique. Et...
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02/04 - Robert Kennedy Jr., le ministre antivax devenu encombrant pour Donald Trump
Robert Kennedy Jr., le ministre de la Santé américain, a connu des jours plus tranquilles. Son mouvement, Maha - make america healthy again - inspiré du trumpisme avec une touche d'obsession antivax en plus - est déserté par ses collègues républicains. Le 16 mars, la justice américaine a jugé illégales deux décisions du ministre : la réduction drastique du nombre de vaccins recommandés aux enfants et le limogeage puis le remplacement soudain de l'ensemble des membres d'un comité consultatif chargé du dossier vaccinal.
Un jugement dont Donald Trump n'a toujours pas fait appel, ce dont s'étonnent les fidèles du ministre de la Santé. D'autant plus surprenant que le président a fait de son côté va-t-en-guerre face à la justice une habitude dans le passé. Cette soudaine discrétion surprend également les observateurs de la politique américaine. Sara Rosenbaum, professeure de droit à l'Université George Washington et ancienne membre du comité sur les vaccins, s'en étonne devant les journalistes de Reuters. Dans les autres dossiers, l'administration Trump réagissait "au quart de tour, déposant son appel avant même que l'encre ne soit sèche", rappelle-t-elle. Ce 31 mars encore, l'exécutif n'a mis que quelques heures pour contester la décision d'un juge de bloquer la construction d'une salle de bal à la Maison-Blanche voulue par le président.
Le département de la Justice n'a pas non plus demandé à suspendre l'exécution du jugement en plaidant que Brian Murphy, le juge chargé de l'affaire a été nommé par l'ancien...
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02/04 - Groenland : les Etats-Unis préparent leur retour militaire sur l’île
Les Etats-Unis n'en ont pas fini avec le Groenland. Selon le New York Times, le Pentagone est en pourparlers avec le Danemark pour obtenir l’accès à trois zones supplémentaires sur l'île arctique, dont deux avaient été abandonnées depuis des décennies. Une première expansion sur place depuis la Guerre froide, qui souligne la montée en puissance stratégique de l’Arctique pour Washington, interprète le quotidien américain. Pour l'instant, Copenhague n’a pas réagi aux révélations de ce dernier.
Le général Gregory M. Guillot, à la tête du Commandement Nord des États-Unis, a affirmé mi-mars lors d'une audition au Congrès que l’armée américaine cherchait " un accès accru à différentes bases au Groenland, compte tenu de la menace croissante". Cité par le NYT, il a estimé alors que le développement de ports et d’aérodromes offrirait " plus d’options à notre secrétaire et au président, si nous en avons besoin dans l’Arctique ". Parmi les sites qui retiennent l’attention des responsables militaires américains figurent Narsarsuaq, au sud du Groenland, doté d’un port en eau profonde stratégique, et Kangerlussuaq, au sud-ouest, équipé d’une longue piste capable d’accueillir des avions-cargos de grande taille.
Cette perspective suscite des inquiétudes parmi les Groenlandais. En janvier 2026 déjà, plusieurs milliers de manifestants s'étaient rassemblés à Copenhague, au Danemark, mais aussi à Nuuk, capitale du Groenland, pour dénoncer les ambitions territoriales de l'ex-magnat de l'immobilier. Le territoire semi-autonome, qui fait partie...
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02/04 - Diaboliser le RN est le meilleur moyen de lui éviter les questions qui fâchent, par Nicolas Bouzou
Le 24 mars dernier, dans l’émission de télévision C ce soir, le philosophe Pierre-Henri Tavoillot donnait le meilleur argument qui soit en faveur de la dédiabolisation du Rassemblement national. En effet, explique Tavoillot, celui qui est considéré comme le diable est en droit de rester caché puisque personne ne l’aime ni ne veut lui parler : il n’a pas de comptes à rendre puisqu’il n’en est même pas digne. A l’inverse, cesser de considérer le RN comme le représentant du fascisme ou même d’une extrême droite infréquentable amène naturellement à poser aux représentants du parti politique le plus populaire de notre pays des questions auxquelles il doit apporter des réponses détaillées. En voici quelques-unes. Une orgie de dépenses nouvelles
Première question : comment réduire la dette publique tout en augmentant les dépenses ? Les représentants du RN, Jean-Philippe Tanguy et Jordan Bardella en tête, ne se privent pas de critiquer la gestion budgétaire des gouvernements Macron. Ces griefs sont parfaitement entendables. Mais, de leur côté, les dirigeants du RN promettent une orgie de dépenses nouvelles : dégel et revalorisations d’allocations diverses, retour de l’âge de la retraite à 60 ans pour les carrières longues, augmentation des crédits pour la défense, la police et la justice… Le RN a soutenu la suspension de la réforme des retraites proposée par la gauche dans le cadre du budget 2026. Dans le même temps, ce parti promet une baisse des impôts de production et de la TVA sur les produits de première nécessité....
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02/04 - L’Express s’engage aux côtés de la 58e Course Croisière EDHEC
Du 18 au 26 avril, à Saint-Vaast-la-Hougue, le premier événement sportif étudiant d’Europe réunira une génération venue de tout le continent, et au-delà. Sur les pontons comme sur la terre ferme, près de 2 500 étudiants issus de plus de 120 écoles internationales se rencontrent, coopèrent et s’affrontent, sous le regard de plus de 12 000 visiteurs. Affiche de la 58e édition de la course croisière de l'EDHEC à Saint Vaast la Hougue
Nichée dans le Val de Saire, Saint-Vaast-la-Hougue devient, le temps d’une semaine, un point de convergence européen. Trophée Mer, Défi Terre, Défi Beach : autant d’épreuves où se mêlent performance, stratégie et esprit d’équipe, sous le parrainage du skipper Tanguy Le Turquais. Une transformation portée avec le soutien actif de la municipalité et du maire, mobilisés pour accompagner l’ampleur de l’événement.
Dans ce cadre, L’Express déploie un dispositif éditorial et de visibilité au cœur de l’expérience internationale. Le Club International, lieu de convergence des délégations étrangères, sera aux couleurs du magazine. Cet espace se veut un point de rencontre, à l’image des circulations d’idées et d’expériences qui structurent aujourd’hui la jeunesse européenne.
À travers ce partenariat, L’Express confirme son rôle : capter, décrypter et accompagner les transformations d’une génération qui vit déjà l’Europe au quotidien.
Rendez-vous à Saint-Vaast-la-Hougue, du 18 au 26...
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02/04 - "Le libéralisme n’est pas une posture" : la réponse de David Lisnard à Rafaël Amselem
Dans une interview à charge accordée à L'Express, Rafaël Amselem s'en prend à mon projet politique ainsi qu'à ma personne. Il m'attribue un "antigauchisme niais", un "sentiment de décadence" et un "propriétarisme" qui me conduiraient à "courir avec tous les réactionnaires en échange de quelques baisses d'impôts et formules pseudo-afueristes". Il juge enfin "honteux" que je propose une primaire ouverte à toute la droite, au prétexte que Reconquête! pourrait y participer. Ce faisant, il construit un portrait dont je ne reconnais aucun trait et révèle, sans le vouloir, les limites de certains intellectuels dits "libéraux" qui ont fait du libéralisme une philosophie de la reconnaissance et de la vulnérabilité en oubliant qu'il est d'abord une doctrine de la liberté et de la responsabilité individuelle. Et surtout un réalisme.
Commençons par la primaire. Défendre le principe d'une primaire, ce n'est pas prétendre partager les mêmes convictions que les candidats qu'on y affrontera. La présence éventuelle d'un candidat Reconquête! ou de centristes, que je propose également, n'impliquerait pas plus mon adhésion à leurs positions et encore moins à leurs actions, s’agissant de ceux qui ont aggravé la dette, étouffé les libertés locales et bureaucratisé le pays pendant dix ans. Une primaire est une procédure démocratique. Elle soumet des projets concurrents à l'arbitrage des électeurs plutôt qu'aux arrangements d'appareils. Confondre une procédure de sélection avec un accord programmatique n'est pas sérieux. Et ne pas...
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02/04 - Otan : Donald Trump peut-il décider seul de se retirer de l’Alliance ?
L'Otan sera-t-elle la victime collatérale de la guerre en Iran ? Mercredi 1er avril, le président Donald Trump a menacé de retirer les États-Unis de l’Alliance, dénonçant le refus de plusieurs pays européens d’envoyer des navires pour débloquer le détroit d’Ormuz, à proximité de l’Iran. "Je dirais que [l’adhésion des États-Unis à l’Otan] est plus que sujette à réexamen", a-t-il tancé dans un entretien au Telegraph.
Et, fidèle à sa réputation, il n'a pas fait dans la demi-mesure : "Je n’ai jamais été impressionné par l’Otan. J’ai toujours su qu’ils n’étaient qu’un tigre de papier, et [Vladimir] Poutine le sait aussi, d’ailleurs", s'est encore fendu le dirigeant américain. Les alliés de l'organisation ont exaspéré Donald Trump en refusant unanimement de se joindre à l'offensive américaine et israélienne contre l'Iran.
L'Otan, qui regroupe des pays européens, les États-Unis et le Canada, a été créée en 1949 afin de contrer le risque d'attaque soviétique et représente depuis lors la pierre angulaire de la sécurité occidentale. L'article 13 du Traité de l'Atlantique Nord de 1949 stipule que tout État membre peut se retirer après avoir donné au gouvernement des États-Unis un préavis d'un an.Une loi votée en 2023 pourrait entraver les plans de Donald Trump
Selon l’article 2 de la Constitution américaine, le président est le commandant en chef des forces armées, ce qui lui confère le pouvoir de diriger les opérations militaires, tout en laissant au Congrès le contrôle du financement et de la déclaration de guerre.
Mais le locataire de...
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02/04 - Placements : notre guide pour bien investir la somme dont vous disposez
Qui n’a jamais rêvé de remporter le jackpot, de voir les symboles identiques s’aligner aux machines à sous, de gratter le ticket gagnant dans son bureau de tabac et de se retrouver soudainement avec une belle somme d’argent ? Mais dans ce cas, qu’en faire ? Voilà un sujet presque philosophique, qui alimente bien des discussions en famille et entre amis. "Et toi, qu’est-ce que tu ferais si… ?" Rares sont ceux qui répondent spontanément qu’ils investiraient leur capital, que ce soit dans des livrets, une assurance-vie ou directement dans des entreprises. La situation est différente si, au lieu de tomber du ciel, cette somme est le résultat d’une vie de labeur, que ce soit le sien (prime, cession d'entreprise…) ou celui de ses proches (héritage, donation…). Sa valeur est alors différente et il devient alors crucial d’effectuer les bons choix pour la préserver et la faire fructifier. Mais dans tous les cas, il faut faire un premier pas. En épargne comme au grattage, 100 % des gagnants ont tenté leur chance.
Épargner demande souvent beaucoup d’efforts. Cela suppose d’obtenir des revenus et de contraindre ses dépenses pour dégager un excédent. Investir cette épargne nécessite donc un minimum de précautions et de stratégie. Le choix d’un produit, lui, ne dépend pas seulement de la somme que vous avez à placer, même si elle rentre en ligne de compte. "Lorsque nous rencontrons un client, nous commençons par lui poser plusieurs questions pour savoir qui il est - sa structure familiale, sa situation patrimoniale, ses...
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02/04 - Costa Rica, l’appel de la nature
Il suffit de quelques minutes pour comprendre ce qui fait la singularité du Costa Rica. À peine sorti de la ville, la route s’enfonce dans une végétation dense, les cris des singes hurleurs résonnent dans la canopée et un paresseux apparaît parfois, suspendu à une branche. Dans ce pays d’Amérique centrale, la nature ne se contemple pas seulement : elle s’expérimente. Le pays concentre en effet près de 6,5 % de la biodiversité mondiale. Plus d’un quart de son territoire est classé en zone protégée, preuve d’un engagement ancien en faveur de la préservation de l’environnement. Le pays s’est fixé l’objectif d’atteindre le zéro carbone d’ici 2050, et produit entre 98% et 99% de son électricité à partir de sources renouvelables. Cette richesse se découvre dans une diversité de paysages remarquable : volcans actifs, forêts tropicales humides, montagnes couvertes de nuages et plages bordant l’océan Pacifique ou la mer des Caraïbes. Dans les parcs nationaux, la faune est omniprésente : singes capucins, toucans, paresseux, grenouilles colorées ou tortues marines. Observer ces animaux dans leur habitat naturel reste l’une des expériences les plus marquantes pour les voyageurs.Quitter les routes toutes tracées
Si Manuel Antonio et Tamarindo restent des incontournables, le Costa Rica réserve ses plus belles surprises à ceux qui osent bifurquer. La réserve marine de Marino Ballena, avec sa plage en forme de queue de baleine, offre plusieurs fois dans l’année un spectacle rare : celui des baleines à bosse qui viennent migrer...
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02/04 - Séminaires, Congrès, Incentives, CODIR : la Corse s’impose chez les décideurs
Un événement professionnel réussi commence souvent par une destination inattendue. Fut un temps où organiser un séminaire en Corse relevait davantage du coup de cœur que d’un choix rationnel. Aujourd’hui, la donne a changé. Structuration de l’offre, interlocuteurs dédiés et infrastructures adaptées permettent aux entreprises d’envisager la Corse comme une véritable option de travail, particulièrement au printemps et à l’automne, lorsque les conditions sont les plus favorables.Une offre structurée et facilement accessible
La destination s’appuie sur une infrastructure événementielle complète, capable d’accueillir aussi bien des conventions de grande envergure que des rencontres plus confidentielles
Ajaccio dispose d’un Palais des Congrès accueillant conventions et rencontres d’ampleur. Bastia, Calvi, Porto-Vecchio et Bonifacio proposent, de leurs côtés, des formats plus confidentiels.
Ajaccio accueille des événements réunissant plusieurs centaines de participants. Bastia, Calvi, ainsi que l’Extrême-Sud avec Bonifacio et Porto-Vecchio, offrent des lieux à taille humaine, parfaits pour des comités de direction ou des séminaires stratégiques. L’hôtellerie a su accompagner cette montée en puissance avec des établissements résolument orientés vers le tourisme d’affaires. Espaces modulables, équipements audiovisuels performants, connexion fibre, possibilité de sous-commissions, restauration flexible et privatisation complète de lieux atypiques garantissent des conditions de travail optimales et des expériences...
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02/04 - "Les chaînes de mails rendent tout le monde fou" : la leçon de management de Don Kieffer (MIT)
On reconnaît en général une organisation chaotique à deux choses : ses contre-performances et le niveau de découragement de ses employés les plus motivés. Mais tout n'est pas perdu, comme le montre l'ouvrage There’s Got to Be a Better Way (Basic Venture, 2025, non traduit), qui analyse en profondeur ces processus du quotidien qui freinent l’exécution du travail et finissent par éteindre l'envie. Ses deux auteurs, Nelson Repenning, professeur en études organisationnelles au Massachusetts Institute of Technology (MIT), et Donald Kieffer, maître de conférences au sein de la même institution, conseillent de nombreuses équipes dirigeantes à travers le monde sur les questions de stratégie opérationnelle et d’amélioration. Ils pointent un schéma récurrent : "Des managers et des dirigeants qui, submergés par le chaos quotidien de l’exécution, ne comprennent pas réellement comment le travail s’effectue dans leur organisation. Par conséquent, dans une intention louable d’améliorer la performance ou de répondre à des résultats insuffisants, ils interviennent souvent de manière à aggraver la situation."
A L'Express, Don Kieffer explique que, dans la plupart des entreprises qu’il a accompagnées, ce qu'il pensait être un problème humain se révélait en réalité être un problème de conception. Aucune formation ponctuelle ni budget de formation ne peut corriger un système de travail mal conçu : "C’est comme envoyer quelqu’un à une réunion des Alcooliques anonymes pour apprendre à ne pas boire puis lui dire à la sortie : très bien,...
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02/04 - Guerre en Iran : ce qu’il faut retenir de l’allocution de Donald Trump
Alors que le Moyen-Orient s’embrase, Donald Trump garde les yeux brillants de satisfaction. Tout en promettant de renvoyer l’Iran à "l’âge de pierre", le locataire de la Maison-Blanche s’est félicité mercredi 1er avril des "victoires" américaines, sans jamais esquisser la moindre porte de sortie. Lors d’une allocution télévisée, il a assuré que l’armée américaine avait quasiment atteint ses objectifs en Iran. Mais il n’a donné aucune indication sur la fin d’un conflit qui dure depuis un mois et a, au contraire, promis de replonger la République islamique dans une forme de dévastation totale à coups de bombardements. "Donald Trump affirme qu’il achèvera le travail en Iran", résume le Wall Street Journal, qui salue : "Il fallait que quelqu’un les arrête, et le président américain a agi là où d’autres présidents et dirigeants mondiaux ont hésité".
Tant pis si, autour de lui, les regards se font méfiants, parfois franchement hostiles. Le républicain fait face à une opinion publique américaine lassée par la guerre, à une popularité en berne et aux pressions croissantes de certains alliés, qui réclament des objectifs militaires plus clairs et plus cohérents. "Confronté à des vents contraires sur les plans économique et politique, un mois après avoir lancé une attaque surprise contre l’Iran, [Donald Trump] a défendu mercredi soir ce conflit de plus en plus impopulaire" aux États-Unis, observe The Washington Post, repris par Courrier international. L'ex-magnat de l'immobilier a affirmé que les États-Unis avaient anéanti la...
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02/04 - Donald Trump appelle l’Iran à conclure un accord "avant qu’il ne soit trop tard"
Donald Trump a estimé mercredi soir lors d'une allocution à la nation que l'Iran ne représentait "plus vraiment" une menace, annonçant que l'armée américaine atteindrait bientôt ses objectifs stratégiques. "L'Iran a été décimé et le plus dur est fait", a-t-il assuré, prévenant tout de même que les Etats-Unis allaient frapper "très fort" le pays au cours des deux ou trois prochaines semaines, et le renvoyer à "l'âge de pierre".
Le président américain n'a en revanche pas évoqué l'Otan dans son discours, après avoir plus tôt dans la journée fait savoir qu'il envisageait "sérieusement" de se retirer de l'Alliance.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump appelle l’Iran à conclure un accord "avant qu’il ne soit trop tard"
⇒ L'Iran promet de nouvelles attaques "plus dévastatrices" contre les Etats-Unis et Israël
⇒ Une opération militaire pour "libérer" le détroit d'Ormuz serait "irréaliste", dit Emmanuel Macron
20h50Fin du direct
Merci d'avoir suivi ce direct. Vous retrouverez dès demain matin, sur le site de L'Express, un nouveau live consacré au 35e jour de guerre en Iran.
>> Notre nouveau direct
Retrouvez nos analyses :
>> Guerre en Iran : ce précédent fatal de 1980 que Donald Trump devrait méditer...
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02/04 - Défense : la course aux missiles hypervéloces, par Emmanuel Chiva
Dans la course moderne à l’armement, il existe un domaine très particulier : celui de l’hypervélocité. Par hypervélocité, on entend l’hypersonique manœuvrant. Toujours pas clair ? J’explique.
On parle ici des caractéristiques des missiles ou des "planeurs" de nouvelle génération, capable de se déplacer au-delà de six fois la vitesse du son (Mach 6). L’idée est ainsi de disposer de systèmes quasiment inarrêtables et capables de manœuvrer à très haute vitesse. L’intérêt est évidemment de pouvoir passer les défenses ennemies, par une capacité à aller très vite et surtout à changer sa trajectoire en fonction des impératifs de la mission.
Les défis scientifiques sont nombreux. D’abord dans le domaine des matériaux. Un missile qui se déplace aux alentours de 8 000 km/h doit être capable non seulement de résister à l’échauffement provoqué par le frottement contre l’air, mais aussi à des facteurs d’accélération capables de mettre sur le flanc les centrales inertielles classiques, c’est-à-dire les systèmes supposés assurer le guidage de l’engin. Et cela, ce n’est pas un sport de masse. Cette course à l’innovation a des applications pour nous tous car les technologies d’hypervélocité sont par essence duales, c’est-à-dire d’intérêt civil et militaire. Les applications sont nombreuses : des navettes cargo dronisées capables de délivrer des chargements à l’autre bout du monde en quelques heures. Des matériaux résistants à des températures de fusion considérables, avec toutes les applications que l’on peut imaginer. De nouveaux systèmes de...
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02/04 - En Hongrie, la dérive progressive de Viktor Orban
Le passé permet souvent d'éclairer l'actualité. Chaque jeudi, dans notre nouveau podcast Hier à la Une, on se plonge dans les archives de L’Express, pour comprendre autrement la couverture du magazine de la semaine.
La guerre dont parle Viktor Orban c’est celle en Ukraine, qui se déroule aux portes de la Hongrie. Le Premier ministre en a fait son argument de campagne, alors que les Hongrois doivent voter pour les élections législatives le 12 avril prochain. Et c’est à ce scrutin que L’Express consacre sa Une cette semaine, avec les articles de Charlotte Lalanne, grand reporter au service Monde.
En 20 ans, Viktor Orban a imposé sa "démocratie illibérale", transformant la Hongrie en un modèle de dérive autoritaire. Accusé d'être le pays le plus corrompu et liberticide de l'UE, Budapest voit 18 milliards d'euros de fonds européens gelés pour violations de l'Etat de droit. Le Fidesz a verrouillé les institutions et instauré un "capitalisme de connivence" au profit de ses proches.
C’est là le bilan des 16 années de pouvoir de Viktor Orban. Le Premier ministre hongrois a donc bâti sa stratégie : pointer du doigt Volodymyr Zelensky, que soutiendrait son adversaire Peter Magyar, et avec eux l’Union européenne. Mais La stratégie du bouc émissaire d'Orban s'essouffle. Pour la première fois depuis 2010, l'opposition s'unit derrière Peter Magyar et son parti Tisza. Cet ancien allié du pouvoir devance désormais largement le Fidesz dans les sondages, avec 52 % d'intentions de vote contre 37 %. Le vote est donc très...
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01/04 - Législatives en Hongrie : à Debrecen, grandeur et décadence du système Orban
A première vue, c’est une cité pleine de charme, au centre-ville impeccablement tenu. Façades Art nouveau fraîchement ravalées, allées pavées, parterres de fleurs et aires de jeu flambant neuves, tramway et pistes cyclables… Debrecen, un îlot vert à 220 kilomètres à l’est de Budapest (près de la frontière roumaine), le cadre idéal pour une vie de famille. Voilà pour la carte postale. La deuxième ville du pays, 200 000 âmes, brigue même le titre de Capitale verte européenne 2027, c’est dire ! Une vitrine pour le gouvernement de Viktor Orban et le Fidesz, son parti, qui tient depuis plusieurs décennies la mairie et les circonscriptions environnantes.
Mais, ces temps-ci, l’étoile du Fidesz pâlit. Ses récentes performances électorales parlent d’elles-mêmes : aux municipales de 2024, le mouvement a dégringolé de 12 points. Aux européennes la même année, il est passé de justesse à Debrecen, avec 2 000 voix d’avance sur Tisza, le parti qui pourrait détrôner Viktor Orban aux législatives du 12 avril prochain. Dans une telle forteresse Fidesz, arrosée d’argent public depuis l’accession au pouvoir de Viktor Orban en 2010, cette chute en dit long. Elle raconte le ras-le-bol d’une partie de la population dans une région qui concentre bien des travers de cette mal gouvernance.Empire industriel d'Orban
Pour comprendre ce déclin, il faut quitter le centre-ville, rouler une quinzaine de minutes depuis la rue principale jusqu’au "Parc industriel sud", une zone de plusieurs centaines d’hectares posée entre Debrecen et le village...
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01/04 - Ce qui nous sépare est important, mais ce qui nous unit est essentiel : l’appel de personnalités françaises et allemandes
Il faut le reconnaître, la relation franco-allemande traverse une nouvelle zone de turbulences, marquée par une série d’irritants et de frustrations réciproques.
Le premier point de friction concerne les questions économiques et budgétaires. La proposition d’emprunts européens (Eurobonds), régulièrement défendue par Emmanuel Macron est regardée avec réserve par une large partie de la classe politique allemande : ce serait un prétexte pour ne pas traiter le problème budgétaire français. Dans le même temps, les désaccords sur le traité de libre-échange avec le Mercosur ont alimenté la méfiance. Le rapprochement germano-italien est observé avec circonspection à Paris. Enfin, l’enlisement du projet d’avion de combat du futur, le Système de combat aérien du futur (Scaf) est devenu l’emblème des difficultés entre les deux pays.
Allons au bout du doute, avec deux changements de regard de part et d’autre du Rhin. Côté allemand, l’hypothèse d’une victoire de l’extrême droite lors de la prochaine élection présidentielle nourrit la crainte d’un système politique français fragilisé, traversé par une crise de confiance profonde. Mais des inquiétudes existent aussi côté français. Alors même la France se plaignait depuis longtemps de porter seul l’effort de défense, la volonté de l’Allemagne de faire de la Bundeswehr la "première armée d’Europe" a réveillé des souvenirs traumatiques. À cela s’ajoute la critique d’une Allemagne qui achèterait sur étagère des armements américains plutôt que de coopérer en Européen.
Pourtant, s’arrêter à...
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01/04 - Vers la fin de la guerre au Moyen-Orient ? "Le successeur de Trump devra de nouveau intervenir"
Même les plus fins observateurs de la Maison-Blanche ont du mal à suivre les volte-faces de son locataire. Alors que Donald Trump laisse encore la porte ouverte à des discussions directes avec Téhéran, il a affirmé le 1er avril que le conflit pourrait prendre fin prochainement — y compris sans accord avec le régime. "Nous allons partir très bientôt", a-t-il déclaré devant les journalistes, évoquant un horizon assez flou qui pourrait être "d'ici deux semaines (...) peut-être trois". Un peu plus tard, dans une autre interview accordée au Daily Telegraph, le républicain a agité le spectre d'un départ de l'Otan en cas de refus des pays européens d'aider à débloquer le détroit d'Ormuz. "Je n'ai jamais été influencé par l'Otan. J'ai toujours su que c'était un tigre de papier, et le président russe Vladimir Poutine le sait aussi, d'ailleurs", a-t-il affirmé.
Depuis plusieurs jours, des médias américains rapportent que le Pentagone se préparerait en parallèle à des opérations terrestres, notamment sur l'île de Kharg, le verrou stratégique pétrolier iranien. Un scénario qui ferait franchir un nouveau palier à la guerre au Moyen-Orient. A en croire Seth Cropsey, lieutenant commandant dans l'US Navy de 1985 à 2004, le président américain n'a pourtant pas d'autre option s'il veut remplir certains objectifs de guerre face à un régime des mollahs particulièrement résilient. Au-delà de la menace nucléaire et du blocage du détroit d’Ormuz, le président joue ici la crédibilité de sa dissuasion, prévient cet ancien haut...
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01/04 - Meta, Google, Instagram... "Comme le tabac, ils sont rattrapés par leurs effets secondaires"
L'Express : Des juges américains viennent de condamner Meta et Google pour avoir mis en danger une mineure du fait de la dépendance créée par Instagram et YouTube. Est-ce un tournant ?
David Thesmar : Comme l’industrie du tabac, les géants du numérique sont rattrapés par les effets secondaires de leurs produits. L’appareil juridique américain est souvent critiqué pour ses excès : avocats payés au pourcentage, actions collectives, dommages punitifs. Mais il donne aussi à la société civile la capacité d’organiser la résistance aux abus des grandes corporations. Certes, dans le cas d’espèce, le montant des dommages et intérêts est faible pour Meta et Google - 6 millions de dollars, dont 3 "punitifs" -, mais il y a des milliers d’autres procès à venir. Les consommateurs auront probablement leur revanche, sans avoir eu recours au pouvoir central. La justice a joué son rôle de contre-pouvoir démocratique.
Augustin Landier : En Europe, nous sommes adeptes d’une régulation ex ante, en essayant d’imposer des règles avant que les faits ne se produisent. La Commission européenne a par exemple sommé TikTok de changer son interface, jugée addictive. Mais cette régulation en amont est moins démocratique que l’approche américaine, beaucoup plus jurisprudentielle, qui rend possible, ex post, une cascade de procès et de débats publics. Le contexte peut surprendre. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, l’air du temps est plutôt au libertarianisme vanté par Elon Musk. Là, c’est un retour à une doctrine plus...
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01/04 - Guerre en Iran : avant son allocution à la nation, le flou persistant de la stratégie de Donald Trump
Insondable Donald Trump. Lancée depuis le 28 février dernier, la guerre des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran se poursuit. Tandis qu'il avait annoncé au début du conflit une durée de "quatre à cinq semaines" d'opération militaire au Moyen-Orient, le président américain doit s'adresser dans la nuit de mercredi 1ᵉʳ au jeudi 2 avril à la nation, lors d'une allocution officielle. Après plus d'un moins de frappes sur la République islamique, le républicain "donnera d'importantes nouvelles informations sur la situation en Iran", a indiqué, sur X, la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt. Des annonces majeures sont-elles à attendre ? Comme souvent avec Donald Trump, impossible de le prédire avant le début de sa prise de parole. Volonté de négocier... et menace de frapper plus fort
Imprévisible et tempétueux, le milliardaire a multiplié les messages contradictoires sur les réseaux sociaux depuis le début de la guerre. Ces derniers jours, il a continué à entretenir un certain flou sur ses intentions. Dans un long message publié lundi sur son réseau social Truth Social, Donald Trump a d'abord salué "des progrès considérables" réalisés avec l'Iran lors de "pourparlers sérieux avec un nouveau régime, plus raisonnable". Si des contacts ont bel et bien été reconnus par les dirigeants iraniens par le biais de l'émissaire américain Steve Witkoff, Téhéran affirme pour autant ne pas considérer cette approche comme de véritables négociations. "La confiance est nulle", a justifié le ministre iranien des Affaires...
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01/04 - Donald Trump face à la Cour suprême : le pari risqué du président américain
C'est une première dans l'histoire des Etats-Unis. Donald Trump a assisté, ce mercredi 1er avril, au premier rang, aux plaidoiries de la Cour suprême sur sa tentative de remise en question du droit du sol.
Le conseil est composé de neuf juges : six conservateurs et trois progressistes. Ils sont chargés de trancher le recours gouvernemental contre les décisions des juridictions inférieures, chacune ayant conclu à l’inconstitutionnalité du décret présidentiel. Ce texte, signé par Donald Trump, le jour de son retour à la Maison-Blanche, supprime le droit du sol pour les enfants d’immigrés en situation irrégulière, décision prise dans la continuité de sa guerre contre l’immigration. Ce droit, inscrit au 14e amendement de la Constitution américaine, garantit la citoyenneté à toute personne née aux Etats-Unis. Adopté en 1868 après la guerre de Sécession, le texte a pour objectif de protéger les droits des anciens esclaves et de leurs descendants."Notre système judiciaire américain est devenu stupide"
Sur le plan légal, la victoire du président des Etats-Unis semble d'ores et déjà compromise. En 1898, l'instance suprême avait consacré le droit du sol en le faisant définitivement entrer dans sa jurisprudence. Conscient de cette issue probable, Donald Trump anticipe son échec depuis plusieurs semaines. Le 23 février, il cinglait sur son réseau Truth social : "Cette Cour suprême trouvera le moyen de parvenir à la mauvaise conclusion."
Et un tel désaveu risquerait d'endommager un peu plus la relation - au bord de la...
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01/04 - Munitions, lance-roquettes, spatial : alerte sur les dépendances critiques de l’armée française
Elles sont nombreuses, pénalisantes et critiques à l’heure où l’allié américain se distingue par son imprévisibilité. Dans un rapport dévoilé ce mercredi 1er avril, les députés François Cormier-Bouligeon (Ensemble pour la République) et Aurélien Saintoul (La France insoumise) se sont prêtés à un exercice : passer au crible les dépendances militaires de la France vis-à-vis de l’étranger, et notamment des Etats-Unis. Équipement par équipement, les deux parlementaires mettent en lumière les vulnérabilités des forces armées françaises.
Le rapport recense une série de dépendances aux Etats-Unis en matière d’équipements stratégiques. Dans le détail : les lance-roquettes unitaires, dont les châssis sont américains, les catapultes à vapeur du porte-avions Charles-de-Gaulle, celles électromagnétiques prévues pour son futur successeur, le porte-avions La France Libre, ou encore les drones Reaper entrent dans l’équation. "Les Etats-Unis sont prédominants dans ces dépendances en raison de leur avance technologique qui leur permet de proposer des solutions opérationnelles aux armées françaises", expliquent les deux co-rapporteurs.
Le constat s’applique également aux Awacs, ces avions de surveillance aux radars extrêmement complexes, utilisés par l’Otan. La France a néanmoins fait le choix en début d'année de s’en détourner pour se rabattre sur des GlobalEye, conçus par l’industriel suédois Saab. Les lance-roquettes unitaires de l’armée de terre seront obsolètes dès 2027. Et si plusieurs industriels français cherchent à assurer la...
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01/04 - Hongrie : l’appel embarrassant entre un ministre de Viktor Orban et Sergueï Lavrov
Quelques instants d'un échange au ton amical, presque familier, qui secouent l'Union européenne. Mardi 31 mars, un consortium de plusieurs médias est-européens, dont le site russe indépendant The Insider, a publié une longue enquête sur les liens entre la Hongrie et la Russie, restés étroits malgré la guerre déclenchée par le Kremlin en Ukraine il y a plus de quatre ans. Principale révélation ? Un embarrassant enregistrement d'un appel téléphonique entre le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, et son homologue russe, Sergueï Lavrov. Dans cette conversation, datant d'août 2024, les deux hommes échangent sur la possibilité de retirer Gulbakhor Ismaïlova, sœur du richissime oligarque Alicher Ousmanov, de la liste des individus russes ciblés par des sanctions de l'Union européenne.Demande de retrait de sanctions
"Écoutez, je vous appelle à la demande d’Alicher, qui m’a simplement demandé de vous rappeler de faire quelque chose concernant sa sœur", lance Sergueï Lavrov au téléphone. Une requête à laquelle Peter Szijjarto paraît accéder sans sourciller. "En fait, avec les Slovaques, nous soumettons une proposition à l'Union européenne pour la retirer de la liste", répond-il alors. "Nous la soumettrons la semaine prochaine et, dès le début de la nouvelle période d'examen, elle sera inscrite à l'ordre du jour." Avant d'ajouter : "Nous ferons tout notre possible pour obtenir son retrait." L'hiver suivant, en mars 2025, la femme sera effectivement exclue de cette liste noire des personnalités russes...
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01/04 - Régulation des réseaux sociaux : les procès ou la loi ?, par Antoine Vey
Le 24 mars, le tribunal de Santa Fe (Nouveau-Mexique) a rendu une décision qui nous concerne tous. En condamnant le groupe Meta, propriétaire notamment de Facebook et Instagram, à verser 375 millions de dollars de dommages et intérêts pour mise en danger de mineurs, il a en effet ouvert la porte à ce qui pourrait être une révolution… si nous savons nous en saisir.
C’est désormais au tour de la France et de l’Europe d’en tirer les conséquences. Car ce jugement ne reconnaît pas seulement les effets dramatiques que les réseaux sociaux peuvent avoir sur le développement intellectuel et affectif des enfants : il condamne surtout, et enfin, la stratégie consciente dont ces effets ne sont que le résultat visible.La responsabilité des algorithmes
Là est le premier enseignement de ce procès : si nous voulons protéger efficacement nos enfants, il ne s’agit pas seulement de dénoncer les contenus auxquels ils sont exposés, mais d’identifier la responsabilité première des algorithmes, et de comprendre la manière dont ceux-ci sont très précisément formatés pour créer addiction, dépendances et autres dommages cognitifs.
A l’heure où l’on s’écharpe volontiers sur les effets du cadmium ou de l’acétamipride, nous devons admettre qu’il y a dans nos poches, et dans les poches de nos enfants, des poisons bien plus nocifs. Des poisons que de récents rapports parlementaires ont justement pointé du doigt, et que nous avons pourtant laissé prospérer.
Alors que la France s’est fait une spécialité d’inventer des régulations en tous genres,...
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01/04 - La dette française dans la nasse du détroit d’Ormuz
Combien de temps va durer le blocage du détroit d'Ormuz ? Quand donc les 3 000 navires coincés depuis le début de la guerre seront-ils libérés, et la voie de navigation – une des principales artères de la mondialisation –, rendue de nouveau praticable ? Signe du pessimisme ambiant, sur la plateforme Polymarket, où l’on peut parier sur à peu près tout, jamais les chances de réouverture du détroit n’ont été aussi minces : alors que début mars, près de 77 % des parieurs misaient sur un retour à la normale d’ici fin avril, ils étaient, ces derniers jours, 83 % à ne plus y croire.
De quoi donner des sueurs froides au gouvernement, qui ne peut que constater les effets délétères du nouveau choc pétrolier sur l’économie du pays. Etiolement de la croissance, remontée du chômage, recettes fiscales en berne, pouvoir d’achat amputé : si le conflit perdure, la crise risque de s’étendre à tous les étages de la maison France. Avec, et c’est une première, l’absence totale de marges de manœuvre de la part d’un Etat-cigale, qui se trouve fort dépourvu, ayant chanté l’hymne du quoi qu’il en coûte durant tout l’après-Covid.
A Bercy, on l’a compris : plus question de sortir les chéquiers, car cette fois-ci le pays est sur la paille. Les économistes qui, hier, entonnaient l’air de l’argent magique n’étaient que des charlatans : il aura suffi d’une bise venue du Proche-Orient pour provoquer une poussée de fièvre des taux d’intérêt. "Argent trop cher", s’époumonait le groupe Téléphone dans les années 1980. C’est le drame de la France,...
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01/04 - De la "nouvelle France" à la "nouvelle République" : quand la "nouveauté" masque le vide en politique
Tout oppose Gabriel Attal et Jean-Luc Mélenchon mais un point les rassemble : en vue de 2027, ils misent tout sur la "nouveauté". L’un et l’autre n’ont que ce mot à la bouche. Le premier aimerait renommer son parti, Renaissance, "La Nouvelle République", bien que le nom soit déjà pris par un quotidien, lequel s’est d’ailleurs plaint du plagiat. Qu’importe : Attal, ravi de sa trouvaille, organise une tournée des "Nuits de la Nouvelle République". Le second est obsédé par le concept de "nouvelle France", dont il parle à chaque meeting. Le leader insoumis n’invente rien non plus ; le premier à en avoir parlé fut un certain Lionel Jospin, dans une tribune, en décembre 2000.
Ils ne sont pas les seuls à y prendre goût. À l’été 2024, François Ruffin avait été le premier à lancer dans l’atmosphère l’idée d’un "Nouveau Front populaire". Pour masquer un vide idéologique, on soigne l’affichage. Plutôt que de s’inscrire dans la continuité d’une grande famille de pensée politique - le libéralisme ou le conservatisme, par exemple -, ces candidats, putatifs ou déclarés, ont la prétention d’en créer de nouvelles. Ils promettent des "ruptures" mais oublient qu’ils scient la branche sur laquelle ils sont assis. Depuis Emmanuel Macron, chacun croit être en mesure d’incarner le "nouveau monde". Ils seraient inspirés de regarder Les Enfants du paradis. Le réalisateur, Marcel Carné, y fait dire à Anselme Debureau : "La nouveauté, la nouveauté… Mais c’est vieux comme le monde ça, la nouveauté...
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01/04 - Guerre en Iran : l’Italie prend le risque de dire non à Donald Trump
L'épisode pourrait laisser des traces dans la relation entre Rome et Washington. Depuis le début de semaine, les médias italiens rapportent que plusieurs bombardiers américains n'ont pas obtenu l'autorisation d'atterrir sur la base de Sigonella, en Sicile. Les pilotes de ces appareils, transportant des armes destinées à être employées au Moyen-Orient, comptaient rejoindre ce site géré de manière conjointe par l'armée de l'air italienne et la marine américaine. Les États-Unis sont présents sur plusieurs autres bases du pays. "Certains tentent de faire croire que l'Italie a décidé de suspendre l'utilisation des bases par les forces américaines", a réagi, sur le réseau social X, le ministre italien de la Défense, Guido Crosetto. "C'est tout simplement faux, car les bases sont opérationnelles et rien n'a changé."L'approbation du Parlement italien nécessaire
Dans ces conditions, pourquoi ces avions américains n'ont-ils pas été acceptés sur le sol italien ? En réalité, cette décision est liée à des accords signés entre les deux pays dans les années 50 en matière de défense. Ils prévoient que des appareils américains sont libres d'atterrir sur l'une des bases situées dans la péninsule, mais seulement dans le cadre d'entraînement ou pour des raisons logistiques. Or, ici, les bombardiers transportaient des armes destinées à être utilisées par l'armée dans sa guerre contre l'Iran. Un cas de figure mentionné dans ces traités, mais qui octroie à Washington une marge de manœuvre limitée en la matière. En effet, sauf urgence,...
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01/04 - Le paradoxe de Jevons, nouvelle théorie fétiche des rois de l’IA
Quel est le point commun entre l’IA et le charbon ? Les startupers de la Silicon Valley ne sont pas déroutés par la question. Pour comprendre le lien qu’ils tissent entre ces deux univers éloignés, il faut se plonger dans le paradoxe de Jevons. En 1865, l'économiste et statisticien britannique met en garde le Royaume-Uni, accro au charbon, contre le danger d'un renchérissement de sa ressource clé dans son célèbre ouvrage The Coal Question. Il bat en brèche l’idée que la pression sur les mines puisse être atténuée à mesure que des machines moins énergivores sont développées. "C’est tout le contraire qui se produit en réalité", écrit-il. Les faits lui donneront raison.
A l’époque, James Watt a considérablement amélioré l'efficacité des machines à vapeur qui fonctionnent au charbon. Mais en rendant cette source d’énergie plus rentable, il a aussi contribué à démocratiser son usage. Davantage de trains ou de navires en sont progressivement équipés. De nouvelles usines sortent de terre. Résultat : la consommation britannique de houille explose.
Le paradoxe de Jevons montre ainsi que certaines technologies n'ont pas l’impact espéré sur la consommation énergétique globale. Pourquoi les pontes de la Silicon Valley, de Satya Nadella (Microsoft) à Garry Tan (Y Combinator), y font-ils alors constamment référence ? Parce qu'ils jugent que l’effet de l'IA sur l’emploi pourrait fonctionner selon la même logique. Le double effet de l'IA sur l'emploi
Prenons les activités de traduction, particulièrement exposées à...
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01/04 - Guerre au Moyen-Orient : l’Iran dément avoir demandé un cessez-le-feu aux Etats-Unis
Le ministère iranien des Affaires étrangères a démenti, ce mercredi 1er avril, les déclarations de Donald Trump selon qui Téhéran a demandé un cessez-le-feu à Washington.
Le président américain, qui envisage "sérieusement" un retrait de l'Otan, doit s'adresser à la nation ce mercredi soir afin de "fournir d'importantes informations sur l'Iran", a annoncé la Maison-Blanche.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump dit qu'il envisage "sérieusement" un retrait de l'Otan
⇒ Les Etats-Unis quitteront "assez rapidement" l'Iran, déclare Donald Trump
⇒ L'Iran dément avoir demandé un cessez-le-feu
20h50Fin du direct
Merci d'avoir suivi notre direct. Vous pourrez suivre, dès demain matin, notre nouveau live consacré au 34e jour de la guerre au Moyen-Orient. Nous reviendrons notamment sur la très attendue allocution à la nation de Donald Trump, qui aura lieu cette nuit (à trois heures, heure française).
>> Notre nouveau direct
20h35Le Pentagone double le nombre d'avions d'attaque A‑10 au Moyen-Orient
D'après le New York Times, le Pentagone renforce sa présence militaire au Moyen-Orient en doublant le nombre d’avions d’attaque A‑10 présents sur place. Dix-huit nouveaux appareils vont rejoindre la douzaine déjà déployés, lesquels ont déjà été utilisés pour frapper des bateaux iraniens et des milices pro‑iraniennes en Irak. Cette décision intervient alors même que le président Donald Trump affirme vouloir mettre fin à la guerre contre l’Iran d’ici "deux à trois semaines".
20h00Le chantage de Donald Trump
Le président...
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01/04 - Même sur le capitalisme, l’Ukraine s’éloigne de la Russie, par Rainer Zitelmann
Un changement discret mais significatif est en cours en Europe de l’Est. Alors que l’attention géopolitique s’est concentrée sur la guerre et la sécurité, une nouvelle étude que j'ai publiée dans la revue Economic Affairs met en évidence une transformation plus profonde : une divergence des convictions économiques entre l’Ukraine et la Russie qui pourrait façonner l’avenir de la région tout autant que les résultats militaires.
L'étude s'appuie sur des sondages d'opinion menés en Ukraine, en Pologne et en Russie, examinant les attitudes envers l'économie de marché et le capitalisme. Les conclusions sont frappantes. Les Ukrainiens expriment aujourd'hui certaines des opinions les plus positives au monde sur l'économie de marché — se classant juste derrière une poignée de pays, dont la Pologne, les Etats-Unis, la République tchèque, la Corée du Sud et le Japon. En revanche, la Russie se classe dernière parmi les 36 pays étudiés. Dans la plupart des pays (y compris la Pologne et la Russie), l’enquête a été menée par Ipsos Mori ; en Ukraine, elle a été commanditée par l’Institut international de la liberté.Limiter le rôle de l'Etat
Au lieu de poser directement des questions sur le "capitalisme" — un terme qui comporte souvent des connotations idéologiques —, l’étude a d’abord utilisé six questions sur les systèmes économiques sans mentionner ce mot. Cette approche répond à un problème bien connu : de nombreuses personnes réagissent négativement à l’étiquette "capitalisme", même lorsqu’elles soutiennent les principes...
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01/04 - Guerre en Iran : "The Deal", la série qui nous ramène à une époque où la paix se négociait encore
The Deal, la série de six épisodes du réalisateur suisse Jean-Stéphane Bron, est inspirée de faits réels, ceux qui se sont déroulés entre le mois d’avril et le mois de juillet 2015, en Suisse, et qui ont abouti à la conclusion de l’accord sur le nucléaire iranien. Avec la coïncidence entre les faits actuels et le scénario de cette série, on pourrait dire qu’elle est prémonitoire, à sa manière, inspirée de faits qui ne pourront plus se dérouler aujourd’hui. On regarde donc The Deal avec la nostalgie d’un temps où on négociait une paix certes introuvable mais qui n’était pas la guerre.
Après un premier épisode nécessaire à l’acceptation des invraisemblances, le plaisir innocent et grandissant que l’on prend aux épisodes suivants, on le compare au plaisir coupable et déclinant que l’on prend depuis un mois devant les chaînes d'info en continu qui nous enferment, nous étranglent avec leurs boucles infernales d’images morbides, et avec notre consentement fasciné.
Parmi les libertés amusantes prises par les scénaristes de la série, ce n’est pas à Genève mais à Lausanne et dans beaucoup d’autres lieux que ces négociations se sont déroulées, notamment à Vienne où l’accord a été signé le 14 juillet 2015. Pour simplifier encore, les scénaristes ont supprimé les délégations française, allemande et britannique, afin de laisser toute sa place à l’histoire d’amour sans laquelle rien n’aurait fonctionné, et tout serait devenu documentaire. On a donc imaginé une diplomate suisse, Alexandra Weiss, interprétée par Veerle Baetens, qui a un...
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01/04 - Derrière le triple assassinat rue La Fayette à Paris, l’ombre des services secrets turcs
Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Dans "Nid d’espions", le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.
Le 23 décembre 2022, dans le 10e arrondissement de Paris, un homme ouvre le feu en plein jour. La fusillade fait trois morts et quatre blessés. Les victimes : Emine Kara, responsable du mouvement des femmes kurdes en France, Mîr Perwer, un jeune auteur-compositeur kurde, et Abdurahman Kizil, un militant politique kurde.
La thèse terroriste n’est pas retenue par les enquêteurs. Les Kurdes, eux, soupçonnent la Turquie d’être à l’origine de cette attaque. Le lendemain, c’est toute une communauté qui descend dans la rue pour manifester. Sur les banderoles, on peut lire : "10 ans après le 9 janvier, l’Etat turc a encore massacré 3 de nos amis à Paris !! ". Les manifestants font référence au triple assassinat de militantes kurdes qui a eu lieu, dans ce même quartier, 10 ans plus tôt. Cette affaire de 2013 ébranle la communauté kurde, et les soupçons d’implication des services secrets turcs sont relancés.
Dans cet épisode de "Nid d'espions", Charlotte Lalanne et Charlotte Baris retracent les circonstances du meurtre de ces trois militantes kurdes. View this post on...
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01/04 - Comment les développeurs fantômes de Kim Jong-un infiltrent les entreprises européennes
Sur le réseau social des codeurs GitHub, on trouve parfois d'étranges offres de travail. Comme cette "opportunité de collaboration", partagée par XiuTing Chan, qui se présente comme le directeur technique de l'entreprise singapourienne DeeGix. Le développeur cherche des partenaires basés en Europe ou aux États-Unis. En échange d'un salaire de 5 000 dollars par mois, les recrues doivent seulement "passer deux ou trois heures par mois en face du client, pour répondre à ses questions". Un emploi garanti "sans stress technique", selon la fiche de poste : tout le travail de développement doit être effectué en interne par les équipes de XiuTing Chan.
Sauf que ce dernier ne travaille pas réellement chez DeeGix. L'homme sur la photo de profil GitHub a probablement été créé par une intelligence artificielle, et, selon LinkedIn, XiuTing Chan travaille pour une autre entreprise. D'après les recherches de Flare et d'IBM, l'offre d'emploi a été écrite par un type particulier d'agent nord-coréen, afin de recruter des collaborateurs occidentaux. Cette offre d'emploi est l'une des rares facettes visibles d'un vaste réseau de travailleurs de Corée du Nord, chargés d'intégrer les entreprises occidentales en tant qu'ingénieurs informatiques. Dans un unique but : gagner un salaire et enrichir le régime de Kim Jong-un. Les recrues trompées
Ces "IT workers" nord-coréens, comme ils sont désignés en anglais, représentent une menace accrue pour les entreprises américaines et...
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31/03 - Guerre en Iran : la pire flambée des prix du gazole depuis 40 ans
Depuis ce 27 mars, le prix moyen du litre de gazole, carburant le plus consommé en France, culmine à 2,19 euros dans les stations-service françaises. Un tarif 8 centimes plus cher que la semaine dernière et en hausse constante depuis plus d'un mois. En cause, la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran qui a commencé ce 28 février. Depuis cette date, les consommateurs de gazole ont pu constater une augmentation du prix à la pompe frôlant les 45 centimes. Un record depuis 1985.
Les autres carburants ne sont pas épargnés par cette flambée des prix. Le Super sans plomb 98 affiche les tarifs les plus salés avec 2,05 euros du litre ce 27 mars contre 1,78 euro cinq semaines plus tôt, selon les chiffres communiqués par le gouvernement. Quant au Super sans plomb 95, il culmine aujourd'hui à 2,01 euros du litre en moyenne. Ses utilisateurs ont pu constater une hausse de 30 centimes depuis le début de la guerre en Iran. Enfin, le litre de Super SP95 se vendait en moyenne à 1,97 euro du litre le 27 mars contre 1,66 euro le 20 février. Une hausse deux fois moins conséquente que celle du gazole, donc.Le blocage du détroit d'Ormuz
Ces prix records s'expliquent par la hausse du baril de pétrole, lourdement affecté par le blocage iranien du détroit d'Ormuz. Cette zone de passage dans le Golfe persique est un point stratégique de l’approvisionnement mondial en pétrole. La semaine dernière, le cours du pétrole de Brent - référence mondiale sur le marché de l'or noir - a de nouveau augmenté pour atteindre 110 dollars....
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31/03 - Guerre en Iran : l’Elysée répond à Donald Trump qui cible la France
Donald Trump s'en prend une nouvelle fois à la France. Le président américain a écrit, ce mardi 31 mars, sur son réseau Truth Social que la France "n'a(vait) pas laissé les avions à destination d'Israël, chargés de matériel militaire, survoler (son) territoire". "La France a été TRÈS PEU AIDANTE concernant le 'Boucher d'Iran', qui a été éliminé avec succès ! Les Etats-Unis s'en SOUVIENDRONT !!!", ajoute-t-il.
"Nous sommes surpris par ce message. La France n'a pas changé de position depuis le premier jour (du conflit) et nous confirmons cette décision", a répondu quelques heures plus tard l'Elysée.
L'armée française a déclaré le 5 mars que la France n'autoriserait pas l'utilisation de ses bases par des avions américains si ceux-ci participaient à des attaques contre l'Iran, mais qu'elle l'autoriserait "à titre temporaire" s'ils soutenaient la défense des alliés français dans la région du Golfe persique.
Selon Reuters, qui cite trois sources dont un diplomate occidental, la France n'a pas autorisé, durant le week-end dernier, Israël à utiliser son espace aérien pour acheminer des armes américaines destinées à la guerre contre l'Iran. D'après ces mêmes sources, c'est la première fois que Paris émet un tel refus depuis le début de la guerre en Iran, le 28 février.
Dans ce même message rédigé sur Truth Social, Donald Trump a également exhorté les pays qui n'ont pas aidé Washington lors des frappes en Iran à acheter du pétrole américain et à se rendre dans le détroit d'Ormuz pour "tout simplement le PRENDRE".
"À tous...
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31/03 - Nutella, Kinder, Tic Tac... Ferrero, les derniers secrets d’un empire sans visage
Qu’avait emporté dans sa valise, en avril dernier, la présidente du Conseil italien Giorgia Meloni en visite officielle à Londres ? Un pot de Nutella bien sûr, et au nom Charles III qui sut apprécier le privilège. Troisième confiseur mondial, Ferrero est une institution en Italie. Porte-étendard d'un capitalisme familial triomphant et du savoir-faire industriel transalpin, la multinationale aux 35 marques cultive quelques paradoxes. Qui sait que ses comptes sont consolidés au Luxembourg où le siège social de l'entreprise est désormais installé ? Que Giovanni Ferrero, le petit-fils du fondateur Pietro, et seul maître à bord, réside à Bruxelles, tandis que ses parents habitèrent Monte-Carlo jusqu’à leur mort ? Qui sait enfin qu’un quart des pots de sa pâte à tartiner consommés dans le monde sont normands, et fabriqués à Villers-Écalles, site proche de Rouen qui produit également chaque jour 2,7 millions de Kinder Bueno, soit 20 % de la production globale ?
Présent dans 170 pays, employant 50 000 personnes réparties sur 37 usines, le groupe cultive le secret. Une marque de fabrique. Jamais Giovanni Ferrero, 61 ans, l’actuel propriétaire et unique actionnaire, n’accorde d’entretien, aucune photo privée ne circule, et ni lui ni ses proches n’ont participé au moindre événement mondain ou politique. Une discrétion atavique, le père de Giovanni, Michele, ne s’étant confié qu’une fois dans les colonnes de La Stampa, exigeant que l’échange ne soit publié qu’après sa mort en 2015. Les richissimes Ferrero la jouent...
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31/03 - Poutine, les découvertes de son biographe : "Je pense qu’il laissera le pouvoir à l’un de ses enfants"
Depuis vingt-cinq ans, Vincent Jauvert enquête sur Vladimir Poutine. Il lui consacre un livre riche en informations et haletant comme un thriller : Kremlin confidentiel, qui paraît aux éditions Albin Michel. Il y reconstitue le parcours de Poutine, ses origines mafieuses, sa conquête du pouvoir, sa dérive autoritaire, ses crimes, sa guerre contre l’Ukraine et "l’Occident satanique". Un ouvrage édifiant sur lequel Vincent Jauvert s'explique dans Les temps sauvages, le podcast géopolitique de L'Express.
>> Cet épisode est à retrouver sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast Addict
Sébastien Le Fol : Sur quels nouveaux documents ou témoignages vous êtes-vous appuyé pour écrire Kremlin confidentiel ?
Vincent Jauvert : Je m'appuie, entre autres, sur les archives déclassifiées des discussions entre Poutine et plusieurs présidents américains, Bill Clinton et George Bush notamment. On y découvre un Poutine obsédé par l'Ukraine dès le premier jour de sa présidence. En juin 2000, il reçoit Bill Clinton au Kremlin. Les hommes s'entendent plutôt bien, sauf quand il s'agit de l'Ukraine. Je m'appuie également sur des enquêtes de journalistes russes qui n'ont pas encore été publiées ici, concernant Vladimir Poutine et ses fils, sa vie avec sa nouvelle compagne, la gymnaste Alina Kabaeva. Je puise également dans les mémoires de plusieurs chefs d'Etat et de personnalités qui l’ont rencontré : Angela Merkel, Barack Obama, François Hollande…
Votre livre s’ouvre sur la tentative...
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31/03 - En Hongrie, les vrais enjeux d’une élection qui va changer l’Europe
A voir les affiches défiler le long de la route de l'aéroport de Budapest au centre-ville, on jurerait que Volodymyr Zelenksy est candidat aux élections législatives du 12 avril. C’est simple : aucun autre visage n’est aussi présent dans cette campagne que celui du président ukrainien, placardé à tous les coins de rue, au bord des autoroutes et sur les colonnes Morris de Budapest. L’homme derrière cette idée fixe s’appelle Viktor Orban. Le Premier ministre, en poste depuis 16 ans et en course pour y rester, a dépensé des millions de forints au service de son unique thème de campagne : taper nuit et jour sur Zelensky, allié présumé du leader de l’opposition Peter Magyar. A en croire l’indéboulonnable chef du gouvernement, le duo, sponsorisé par l’Union européenne, ferait courir à la Hongrie un danger de guerre imminent. Son affiche la plus connue représente le leader ukrainien en noir et blanc sur fond bleu, sourire jusqu’aux oreilles et regard diabolique, assortis de ce slogan : "Ne laissez pas Zelensky rire le dernier !". Le parti au pouvoir, le Fidesz, n’a pas cherché très loin pour dénicher cette trouvaille, copiée-collée - au mot près - de leur poster de campagne de 2018, qui ciblait alors le milliardaire George Soros. View this post on Instagram "Capitalisme des copains"
Ainsi carbure Viktor Orban, dopé à la rhétorique de "l’ennemi public n° 1", faute de bonnes nouvelles. Son bilan, il est vrai, ne fait pas rêver. La Hongrie collectionne les superlatifs négatifs : pays le plus...
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31/03 - L’Iran frappe un avion radar américain : un coup dur pour le Pentagone
Une infrastructure d'un demi-milliard de dollars, dilapidée en quelques instants par un missile iranien. Selon plusieurs médias américains, un AWACS de l'US Air Force - un appareil de surveillance et de commandement crucial - figurait parmi les aéronefs touchés lors d'une attaque de missiles et de drones iraniens contre la base de Prince Sultan en Arabie saoudite, le vendredi 27 mars.
La destruction de cet avion radar, un E-3 Sentry de l'US Air Force, pourrait nuire à la capacité des Etats-Unis à détecter à distance les menaces iraniennes entrantes, un élément central de la supériorité aérienne américaine dans la région. Des images de l'avion géolocalisées par CNN montrent sa queue arrachée et son dôme radar rotatif au sol.
"Un coup dur pour les capacités de surveillance américaines", analyse auprès de la chaîne de télévision américaine Cedric Leighton, ancien colonel de l'US Air Force. "Cela pourrait potentiellement avoir un impact sur la capacité des Etats-Unis à contrôler les avions de combat et à les guider vers leurs cibles, ou à les protéger contre les engagements d'avions et de systèmes de missiles hostiles".Crucial pour la surveillance
L'E-3 Sentry est en effet un Boeing 707 modifié, équipé d'un radar rotatif, capable de détecter des cibles à plus de 375 kilomètres, selon l'US Air Force. Il assure une surveillance de la surface terrestre jusqu'à la stratosphère. "Cet appareil fournit au Centre d'opérations interarmées une image précise et en temps réel du champ de bataille (...) Cela inclut les...
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31/03 - De quoi le populisme est-il le nom ? Le débat de haut vol entre Jean-François Copé et Jérôme Sainte-Marie
Et si les responsables politiques s’intéressaient eux-mêmes à ce qui sera l’un des phénomènes essentiels de la prochaine élection présidentielle, porté autant par les vents intérieurs que par les courants extérieurs ? Jean-François Copé, ancien ministre, ancien chef de parti, maire de Meaux depuis 1995, ne veut pas laisser politologues et autres experts se pencher seuls sur le populisme : il consacre donc 256 pages à décortiquer les symptômes, les ressorts et les remèdes de cette poussée de fièvre qui n’est en rien conjoncturelle. Quand les populistes trahissent le peuple (Plon, parution le 9 avril) : l’accusation vise autant Jean-Luc Mélenchon et les insoumis que Marine Le Pen, Jordan Bardella et consorts du RN. Elle méritait une explication franche, elle est de haute tenue entre l’auteur et Jérôme Sainte-Marie, ancien sondeur devenu responsable de l’école théorique du RN, après avoir été candidat aux législatives, battu de justesse dans les Hautes-Alpes.
L'Express : Jean-François Copé, pourquoi dites-vous : Bardella, Mélenchon, Raoult, même combat ?
Jean-François Copé : C'est toute la thèse de mon livre. Les uns comme les autres fonctionnent sur un même ressort : l'exploitation de l'émotion des citoyens et leur instrumentalisation avec comme seul objectif la conquête du pouvoir. Ces émotions, ce sont la colère, la frustration et la peur. Et j’ai fait ce parallèle avec Didier Raoult car j'avais été frappé, lors de la crise du Covid-19, par l'engouement qu'avaient suscité le comportement, l'attitude et les...
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31/03 - Présidentielle 2027 : qui pour succéder à Emmanuel Macron ?
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31/03 - Au Liban, trois Casques bleus de la Finul morts en deux jours
Depuis le 29 mars, trois Casques bleus sont morts au sud du Liban, victimes d'explosions "d’origine inconnue", survenues dimanche et lundi. Ces soldats appartenaient à la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) chargée d'assurer la paix dans la zone depuis 1978. Un poste particulièrement dangereux : depuis sa création la Finul est la mission de l'ONU ayant enregistré le plus grand nombre de victimes.Trois morts et des blessés
Il s'appelait Farizal Rhomadhon, il avait 28 ans, et comme quelque 750 de ses concitoyens indonésiens, il avait rejoint les rangs de la Finul. A ce stade, si Jakarta a demandé l'ouverture d'une "enquête approfondie et transparente", les circonstances de sa mort sont encore floues. Dimanche soir, il était posté dans le sud du Liban, dans la localité d’Adchit Al-Qusayr, à proximité de la frontière israélienne. Selon le communiqué du gouvernement indonésien, la base où Farizal Rhomadhon était posté se serait retrouvée au milieu d’échanges de tirs entre l’armée israélienne et le Hezbollah, et aurait été touchée par des "tirs d’artillerie indirects aux abords". "L’origine du projectile" qui a causé sa mort reste inconnue, a précisé la Finul dans un communiqué. Rico Pramudia, un autre soldat indonésien de la mission onusienne a été grièvement blessé par ces tirs. Il a depuis été transporté à l'hôpital Saint-Georges de Beyrouth, selon l'armée de Jakarta.
Le lendemain, deux autres soldats indonésiens de la Finul ont trouvé la mort dans le sud du Liban. Alors qu'ils circulaient entre...
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31/03 - Guerre au Moyen-Orient : les vraies raisons de la tension entre MBS et Donald Trump, par Bernard Haykel
De récents articles dans la presse américaine ont affirmé que les dirigeants saoudiens étaient favorables à la poursuite de la guerre contre l’Iran, et qu’ils encourageaient l’administration Trump à continuer les attaques jusqu’à la défaite du régime de Téhéran. Riyad a démenti. En réalité, sa position est plus complexe et nuancée que ne le laissent entendre ces journalistes, et le royaume se trouve confronté à des choix difficiles.
Il est vrai que Riyad souhaiterait voir le régime des mollahs contenu, après que celui-ci s’est montré pyromane à l’échelle régionale et mondiale, en menaçant de bloquer le détroit d’Ormuz et en attaquant des infrastructures énergétiques et d’autres installations vitales à travers les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), dans l’espoir de provoquer une crise économique mondiale. Néanmoins, les dirigeants saoudiens ne veulent pas que cette guerre transforme l’Iran en État défaillant, car le chaos qui pourrait s’ensuivre engendrerait une instabilité régionale accrue et des flux de réfugiés. Riyad est déjà entouré d’États fragiles : le Yémen au sud, le Soudan à l’ouest et l’Irak au nord.Le rôle ambigu de la Chine
Comment contenir l’Iran, l’empêcher de poursuivre ses programmes nucléaires et balistiques, et l’empêcher de soutenir des acteurs non étatiques déterminés à faire la guerre, tout en évitant l’effondrement du régime sous les bombardements incessants d’Israël et des États-Unis ? Aucune politique évidente ne permet d’atteindre tous ces objectifs à la fois. C’est pourquoi l’Arabie saoudite...
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31/03 - En Israël, la peine de mort fait son retour malgré la controverse
Un pin's en forme de nœud coulant - symbole de la peine de mort - épinglé à son costume et une bouteille de champagne à la main, le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir a célébré au Parlement israélien le retour de la peine de mort dans le pays. Lundi 30 mars, les députés de la Knesset ont voté à 62 voix pour, 48 contre, une loi autorisant "la peine de mort par pendaison pour les résidents de Cisjordanie reconnus coupables par les tribunaux militaires d'actes terroristes meurtriers", rapporte The Times of Israël. Une "victoire législative majeure" pour l'extrême droite religieuse porteuse du projet de loi, analyse le quotidien israélien.
Si les juges conservent la possibilité de prononcer la réclusion criminelle à perpétuité dans "des circonstances exceptionnelles", celles-ci restent définies de manière floue. Dans la majorité des cas, la peine capitale devra être exécutée dans les 90 jours suivant le jugement. Le texte est vivement décrié par de nombreuses organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, qui évoque dans les faits une "carte blanche pour condamner à mort des Palestiniens". Loi discriminatoire
Le projet de loi est en effet taillé sur pièce pour cibler les Palestiniens de Cisjordanie. "La peine de mort s’appliquerait lorsque des citoyens israéliens sont tués intentionnellement ou par négligence, et lorsque leur décès résulte d'un acte dirigé contre 'le droit à l’existence de l’État d’Israël'. En réalité, cela ne vise que les auteurs palestiniens. Un...
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31/03 - Longévité : il est urgent d’avoir une "médecine régénérative" fondée sur la "rigueur", et non les fausses promesses
Nous vivons un moment scientifique singulier. De la génétique à l'intelligence artificielle, de la biologie cellulaire à la bio-ingénierie, les recherches mondiales sur la longévité foisonnent. Ce domaine pluridisciplinaire décloisonne les savoirs et repousse les limites du vivant. Sous l'impulsion d'investissements massifs de la tech et de découvertes cliniques majeures, la longévité s'impose comme une science de l'optimisation concrète, passant de la quête du lifespan (vivre plus longtemps) à celle du healthspan (vivre en pleine santé).
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : le marché mondial de la beauté et du bien-être (440 milliards de dollars) est en pleine mutation. Les attentes se médicalisent : les soins cliniques et injections croissent de 12 % par an, tandis que les compléments dédiés à la longévité pèsent désormais 140 milliards de dollars. Ce boom n'est pas une simple coquetterie, c'est un changement de paradigme. Devenus experts, les consommateurs n'achètent plus (seulement) un visage célèbre ou une promesse de surface : ils exigent une performance biologique prouvée.
Dans cette effervescence, notre rapport sociétal au temps mute profondément. Le terme d'"anti-âge" traduisait une vision anxiogène du vieillissement : un combat perdu d'avance, assorti d'une injonction esthétique épuisante — pesant historiquement sur les femmes. En entrant dans l'ère de la médecine régénérative, nous signons une forme de traité de paix avec la biologie. L'enjeu n'est plus de s'épuiser à "paraître" jeune, mais d'offrir...
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31/03 - Crise du gaz : la Norvège peut-elle sauver l’Europe ?
Et si la solution à nos problèmes d'approvisionnement en gaz avait toujours été à portée de main ? C'est le message que la Norvège, désireuse de monter en puissance, tente d'instiller au sein de l'Union européenne (UE). Les récents chocs géopolitiques ne font que renforcer le rôle stratégique de ce voisin du nord. Dans la foulée de l’invasion russe en l’Ukraine, la Norvège a déjà rendu un fier service à l'Europe, en lui permettant de se détourner plus rapidement du gaz venu de l'Est. Premier fournisseur de l’UE, ses exportations sont passées de 79,5 milliards de mètres cubes (m3) en 2021 à 97,2 milliards l’an dernier, selon les dernières données de la Commission. Ce qui représente le tiers des besoins européens.
Mais la guerre en Iran et la menace d’une des pires crises depuis des décennies lui donnent l'occasion d'aller plus loin. D’autant qu’Oslo s'avère un compagnon bien plus fiable que l’imprévisible Donald Trump, qui n’hésite pas à faire du gaz naturel liquéfié américain un outil de pression, voire de chantage. "L’UE ne disposant pas vraiment, à l’heure actuelle, de fournisseurs alternatifs, la Norvège est considérée comme un voisin sûr et important à préserver", explique Ole Gunnar Austvik, professeur d'économie politique et pétrolière à l’University of Inland Norway. Beaucoup d’experts appellent l’UE à renforcer ses relations avec ses plus proches alliés, la Norvège en premier lieu. Le royaume s'en retrouve de plus en plus courtisé. Fin mars, plusieurs ministres belges ont ainsi profité d’une visite d’Etat dans le...
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31/03 - Le vrai coût du coaching d’entreprise en France : "Il y a vraiment tout et n’importe quoi"
"Ce que tu veux, c’est ce que tu es !", hurle Pierre Niney, à la fois halluciné et solaire dans la peau du "Coach Matt" dans Gourou, le film de Yann Gozlan, sorti le 28 janvier. "Non, les coachs n’ont rien à voir avec Gourou !" : la réaction de la profession est cinglante dès que le mot "coach" est prononcé. Pourtant, le film dépeint un milieu où peuvent survenir des dérives éthiques spectaculaires, sur fond de tarifs non moins pharaoniques. Est-ce si éloigné de la réalité ?
"La profession n’est pas réglementée par l’Etat mais elle s’autorégule", affirme Anne de Solages, présidente France de l’International Coaching Federation (ICF). "Cela signifie qu’il existe une grande disparité dans les profils. Il n’y a pas d’obligation de diplôme, de certification ou d’écoles reconnues. Demain, n'importe qui peut poser sa plaque de coach", complète Julie Boisard-Pétrissans, docteure en droit et cofondatrice d’Houjo, une plateforme proposant des solutions juridiques aux coachs en activité. Une nécessité. L’enquête menée par la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) en 2021-2022 sur le coaching "bien-être" a ainsi relevé 80 % d'anomalies chez les professionnels contrôlés et des prestations "souvent proposées à un coût élevé".
Les tarifs varient fortement : ils oscillent entre 380 et 1 500 euros HT de l’heure, selon l’expérience du coach et le niveau du dirigeant accompagné, chiffre l’étude "Tarifs Coaching de Dirigeant 2026 : Guide Complet des Prix et Budgets" (Acteo...
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31/03 - Bank of America : l’Iran derrière l’attentat déjoué à Paris… avant d’autres attaques ?
Une synagogue incendiée à Liège, en Belgique, le 9 mars. Un autre lieu de culte juif, lui aussi en feu, à Rotterdam, aux Pays-Bas, le 13 mars. Une explosion devant la Bank of New York, à Amsterdam, le 16 mars. Quatre ambulances d’une association humanitaire juive détruites, à Londres, le 23 mars. Et puis cet attentat à la bombe déjoué, devant la Bank of America, à Paris, ce samedi 28 mars. Cinq dates, cinq lieux, pour une même revendication, celle du mystérieux groupe djihadiste Harakat Ashab al-Yamin al-Islamia, souvent appelé Ashab al-Yamin ou Hayi. Un groupe créé il y a quelques semaines, proche des intérêts iraniens… ou plutôt une façade des services secrets de Téhéran, directement à la manœuvre, estiment les experts.
En France, cinq personnes ont été placées en garde à vue. Les deux suspects arrêtés à proximité de la banque ont reconnu avoir agi contre la promesse de "quelques centaines d’euros". Ils ont été recrutés via le réseau social Snapchat. "Dans ce type de conflit, il est probable que plusieurs services iraniens commettent de telles actions par le biais de groupes interposés… Il existe de sérieux soupçons, mais il appartient à l’enquête de le déterminer", a déclaré Laurent Nunez, le ministre de l’Intérieur, selon Reuters.
Le principal indice de l’implication de l’Iran est à chercher du côté du relais de ces actions. A chaque fois, l’attentat a été très rapidement revendiqué par l’organisation Harakat Ashab al-Yamin al-Islamia, littéralement "le Mouvement islamique des compagnons du juste", un groupe...
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31/03 - Guerre au Moyen-Orient : Mojtaba Khamenei se trouve bien en Iran, selon la Russie
Les négociations avec l'Iran continuent de bien progresser et Téhéran a accepté certaines demandes américaines lors de discussions privées, a assuré lundi 30 mars la Maison-Blanche, selon qui le discours public de la République islamique diffère de celui tenu à des responsables américains en privé. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a de fait déclaré hier que les propositions américaines pour stopper le conflit, relayées par des médiateurs, étaient considérées par Téhéran comme "irréalistes et excessives". Donald Trump a de son côté de nouveau pressé l'Iran d'accepter de conclure rapidement un accord avec Washington, menaçant dans le cas contraire de détruire les infrastructures électriques, les usines de dessalinisation et les puits de pétrole de l'Iran.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump juge que la France n'a "vraiment été d'aucune aide"
⇒ L’Elysée "s’étonne" des reproches de Donald Trump
⇒ Une usine de dessalement de l'île de Qeshm hors service après une frappe
19h50Fin de ce live
Merci d'avoir suivi ce direct. Vous retrouverez dès demain matin, sur le site de L'Express, un nouveau live consacré à la guerre en Iran.
>> Notre nouveau direct
19h45"Eviter une nouvelle escalade" au Liban
Plusieurs pays européens, dont la France et le Royaume-Uni, appellent Israël à "éviter toute nouvelle aggravation du conflit" au Liban, déplorant l'opération terrestre menée sur le territoire libanais.
Dans une déclaration conjointe, les chefs de la diplomatie français, britannique, belge, chypriote,...
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31/03 - Pedro Sanchez, l’opposant opportuniste à Donald Trump
Aucun autre dirigeant européen n’a exprimé une opposition aussi vive à la guerre d’Iran que le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez. Aucun autre ne s’est engagé avec tant de fougue pour la reconnaissance d’un Etat palestinien. Aucun autre n’a refusé avec tant de fermeté l’exigence de l’Otan de porter les dépenses de défense à 3,5 % du produit intérieur brut. Aucun autre n’a ouvert si grand les portes de son pays à l’immigration, en proposant de régulariser un demi-million de clandestins. Le secrétaire général du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) aime se présenter en redresseur de torts international, en garant de la paix dans le monde et en opposant européen numéro un à Donald Trump.
Sa posture morale serait parfaitement louable si elle ne lui servait pas à dissimuler les turpitudes de son gouvernement. Dans une allusion au président des Etats-Unis, Sanchez a vilipendé "ces dirigeants incapables [...] qui utilisent le brouillard de la guerre pour dissimuler leurs échecs". Lui aussi pourtant use du conflit comme d’un écran de fumée, pour faire oublier les scandales qui l’éclaboussent. Son épouse est accusée de corruption et trafic d'influence (elle se dit victime d’une machination politique). Son frère doit passer en procès d’ici l’été pour malversation, prévarication et trafic d'influence. Deux de ses principaux adjoints à la tête du PSOE sont poursuivis pour corruption. D’autres dirigeants du parti sont accusés de harcèlement sexuel.
L’échappatoire semble fonctionner. Les élections au...
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31/03 - Guerre en Iran : pourquoi aucun belligérant n’a intérêt à ce que la guerre s’arrête
Et si "Fureur épique" se transformait en "Fiasco épique" pour Donald Trump ? C’est la petite musique qui monte en ce moment à Washington chez certains analystes et journalistes américains prompts à souligner le caractère aventureux de l’offensive militaire. Paradoxalement, le locataire de la Maison-Blanche, qui vante en permanence les réussites du Pentagone, n’a toujours pas réussi à décrocher un trophée de guerre lui permettant de sortir la tête haute du conflit. Car sur le terrain, les résultats sont pour le moment mitigés.
Certes, les capacités militaires de l’Iran ont été considérablement affaiblies et de nombreux hauts dignitaires éliminés. Mais Donald Trump a beau se glorifier d’avoir réussi à "changer le régime", les Gardiens de la révolution sont toujours aux commandes de la conduite de la guerre et de l’Etat ; les fameux 440 kilos d’uranium enrichi à 60 % dont dispose l'Iran sont encore dans la nature ; et le goulet d’étranglement du détroit d’Ormuz, par lequel transite 20 % du pétrole mondial, n’a jamais été pire guêpier pour la communauté internationale…
Au pied du mur, le président américain semble donc aujourd’hui plus proche d'enclencher une escalade en envoyant des troupes au sol que de renvoyer les GI’s à la maison au terme d’un accord avec le régime iranien, passé maître dans l'art de jouer la montre. Même si, Trump en a conscience, la prise de l’île de Kharg, ou d’autres positions dans la région, serait lourde de risques et de difficultés logistiques.Redessiner le Moyen-Orient
De son côté, son...
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31/03 - Francophonie : jamais le français n’a compté autant de locuteurs
C’est en soi une bonne nouvelle, qui vient pour le moins nuancer les discours récurrents sur le prétendu "déclin" du français. Le nombre de francophones est désormais évalué à 396 millions de personnes en 2026, contre 321 millions en 2022, vient d’annoncer l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Une croissance stratosphérique de 23 % !
Cette statistique place notre langue au quatrième rang des idiomes les plus parlés dans le monde derrière l’anglais (1,5 milliard), le mandarin (1,2 milliard), l’espagnol (600 millions). Elle devance désormais l’arabe standard (335 millions), mais aussi - dans cet ordre - le bengali, le portugais, le russe, l’indonésien, l’ourdou (parlé au nord de l’Inde et au Pakistan), qui, tous, se situent au-dessous du seuil des 300 millions.
Disons les choses autrement. Jamais, dans sa longue histoire, le français n’a compté autant de locuteurs. Mieux : cette progression va se poursuivre puisque, selon les projections, le nombre de francophones devrait être compris entre 500 et 800 millions en 2070.
Ces chiffres bruts sont toutefois à prendre avec prudence pour au moins trois raisons. Premièrement, il faut s’entendre sur ce que l’on appelle un locuteur. L’Organisation internationale de la francophonie comptabilise non seulement les individus qui ont le français pour langue maternelle, notamment en France, en Suisse, en Belgique, au Luxembourg et au Québec, mais aussi ceux qui l’ont appris ou l’apprennent comme langue seconde. Ce qui veut dire que tous les...
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31/03 - Eric Trappier, l’homme fort de Dassault : enquête sur ses entrées à l’Elysée et au ministère des Armées
La scène a marqué les esprits. Début décembre, à l’hôtel de Brienne, le député Jean-Louis Thiériot (Les Républicains) remet un très attendu rapport sur la stratégie industrielle européenne de défense. Au premier rang, tout sourire, entouré de la ministre des Armées Catherine Vautrin et de sa ministre déléguée, Alice Rufo, Éric Trappier, rare PDG du secteur de l’armement à avoir fait le déplacement. A chaque recommandation du parlementaire, très remonté contre les responsabilités croissantes de la Commission européenne en matière de défense, Catherine Vautrin regarde le patron de Dassault Aviation du coin de l’œil. Coutumier des coups de gueule et connu pour son franc-parler, Éric Trappier est aussi respecté que craint. Le capitaine d’industrie serait-il plus puissant que les ministres des Armées successifs ? La question, provocatrice, revient régulièrement dans les coulisses françaises du milieu de la défense.
"La seule personne qu’Éric Trappier écoute, c’est le président. Les ministres, même le premier ministre, n'ont que très peu de leviers vis-à-vis de lui", estime un ancien fonctionnaire de l’imposante Direction générale de l’armement, sous tutelle du ministère des Armées. Entre Emmanuel Macron et le grand patron, c’est l’entente cordiale. Comme le veut la tradition présidentielle, les deux hommes se croisent a minima tous les deux ans au salon aéronautique du Bourget. Et échangent régulièrement sur les sujets de défense et d'autonomie stratégique. A l'automne 2022, peu après sa réélection, c’est un Emmanuel Macron...
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30/03 - "Les cryptomonnaies sont une arnaque" : le regard cash de l’économiste irlandais David McWilliams
Il est le plus rock'n'roll des ex-banquiers centraux. Economiste à la Banque centrale d'Irlande, puis chez UBS ou pour le fonds d'investissement Rockwest Capital, David McWilliams est devenu animateur de podcasts à succès, fondateur du festival Kilkenomics et essayiste de renommée internationale. Dans l'enthousiasmant Argent (Les Presse de la Cité), classé dans les livres de l'année 2024 par le Financial Times, l'Irlandais montre comment des Sumériens aux cryptomonnaies en passant par Crésus, le Magicien d'Oz et les systèmes fiduciaires, la monnaie a accompagné l'essor de l'humanité. Loin des anathèmes issus du christianisme comme de la gauche anticapitaliste, l'auteur souligne que l'argent a certes engendré de l'avidité et des krachs, mais a aussi permis une plus grande coopération et un progrès collectif.
Pour L'Express, David McWilliams explique pourquoi l'argent est une des plus grandes inventions humaines, décrypte son rôle dans le "miracle grec" et souligne que même les révolutionnaires doivent devenir des "comptables" (y compris Jean-Luc Mélenchon s'il arrive au pouvoir...). En revanche, l'économiste ne mâche pas ses mots sur les cryptomonnaies, qu'il qualifie d'"arnaque sophistiquée". Entretien.
L’Express : Dans votre livre, vous montrez à quel point l’argent a joué un rôle central dans le progrès humain. Pourtant, il est aujourd’hui souvent perçu négativement, comme quelque chose de sale et d’avilissant…
David McWilliams : Oui, et j’ai moi-même longtemps pensé de cette façon, parce que c’est...
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30/03 - "Femmes au foyer" en Ukraine : la réponse cinglante de Kiev au géant allemand de l’armement Rheinmetall
C'est l'histoire d'un dérapage puis d'un rétropédalage. Vendredi 27 février, Armin Papperger, le patron du géant allemand de l'armement, Rheinmetall, s'est attiré les foudres de l'Ukraine. Interrogé par les journalistes de The Atlantic sur le développement des technologies ukrainiennes, le PDG a comparé les principaux fabricants de drones de Kiev à des "femmes au foyer" dans leurs cuisines, estimant que cela "n'est pas de l'innovation".
"C'est comme jouer avec des Legos" s'est ensuite moqué Armin Papperger. Et d'enchaîner avec un propos misogyne : "Elles ont des imprimantes 3D dans la cuisine et elles produisent des pièces pour les drones." A la question du journaliste sur les capacités de Kiev à développer son arsenal aérien, considéré comme stratégique dans la défense du pays, le PDG allemand a rétorqué : "Ils n'ont pas réalisé de percée technologique majeure. Ce n'est pas la technologie de Lockheed Martin, General Dynamics ou Rheinmetall."Chaque femme au foyer ukrainienne "peut devenir PDG de Rheinmetall"
Rapidement, les propos du patron de Rheinmetall ont été condamnés par Kiev. Sur X, Alexander Kamyshin, conseiller du président ukrainien, a ironisé sur ses "drones Lego", rappelant leur efficacité face aux chars russes. Ce proche de Volodymyr Zelensky a assuré que les femmes travaillaient à égalité des hommes dans les usines d'armement du pays, insistant sur le fait que ces dernières "méritent le respect".
Rheinmetall says our #LEGODrones are #MadeByHousewives in their kitchens. Fine. Meanwhile our...
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30/03 - Plus jeunes, moins idéologues, sans organisation… Portrait-robot des nouveaux terroristes
Un couteau et une connexion à Internet. Le "coût d'entrée" du terrorisme aura rarement été aussi bas qu'aujourd'hui. Le 20 février 2026, deux adolescents de 16 ans ont été mis en examen. Ils projetaient de commettre une action terroriste à Lille dans une salle de concert, un centre commercial ou le conseil régional des Hauts-de-France. En novembre, deux autres jeunes hommes du même âge avaient été interpellés, soupçonnés d'avoir projeté un attentat contre des cibles de confession juive. En 2025, vingt mineurs ont été impliqués dans des dossiers terroristes dans l'Hexagone. Plus jeunes, plus isolés et radicalisés plus vite : leur profil colle aux nouvelles tendances du terrorisme.
Ces évolutions ont été explorées à l'occasion de deux conférences du Paris Defence and Strategy Forum, événement organisé en partenariat avec L'Express. Des spécialistes français et internationaux se sont relayés dans les différents amphithéâtres de l'Ecole militaire. Ils se sont notamment penchés sur l'évolution du terrorisme, d'ici à 2040. Avec un constat : l'essor des conflits armés risque de détourner l'attention des démocraties. Mais il ne fera pas disparaître le risque d'attentat. "En 2002, le terme de terrorisme était répété 84 fois dans la Stratégie de défense nationale des Etats-Unis, a remarqué mercredi au pupitre de l'amphithéâtre Foch Michael Miklaucic, professeur à l'université de Chicago, ancien du Département d'Etat américain. Sa plus récente version ne le mentionne que 5 fois."Attaques déjouées
Le nombre d'attaques déjouées ces...
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30/03 - Présidentielle 2027 : à gauche comme à droite, la guerre des primaires est déclarée
Si depuis plusieurs mois, l'ombre de 2027 planait sur les élections municipales, les prétendants à l'Elysée peuvent désormais profiter de toute la lumière. A peine les tracts remballés, les voilà repartis en campagne... pour être candidat à la fonction suprême. Car l'échéance suscite un intérêt historique : à plus d'un an du premier tour de l'élection présidentielle, ils sont une dizaine à briguer le Palais. Sauf que, face à la popularité du Rassemblement national, les candidats sont conscients que diviser les bulletins est un jeu plus que dangereux. Désormais, il faut donc les départager. Dans les pages de La Tribune du dimanche, 90 personnalités de droite et du centre ont appelé à l'union ce 29 mars. Une primaire ? Pourquoi pas, mais difficile de se mettre d'accord sur la stratégie. L'Express vous explique qui veut quoi, de droite à gauche.
Du côté des extrêmes, la question a déjà été tranchée : c'est non. Pour le Rassemblement national et la France insoumise, pas question de discuter. Les deux partis se présenteront seuls, quoi qu'il en coûte. Une seule question reste en suspens : qui représentera le parti à la flamme ? La décision sera prise le 7 juillet, en même temps que celle de la cour d'appel de Paris. Si l'instance judiciaire maintient la peine d'inéligibilité de Marine Le Pen, Jordan Bardella sortira du banc. Côté LFI, les électeurs trouveront - pour la quatrième fois - un bulletin à l'effigie de Jean-Luc Mélenchon à l'entrée de l'isoloir.La droite divisée
Dans la "grande famille de la droite", plus...
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30/03 - "Jurassic Fric" ou quand les milliardaires s’arrachent... des fossiles de dinosaures
Nouvelle mode des salles de ventes, les squelettes de dinosaures font l’objet de folles enchères à New York, Chicago, Londres ou Paris. Un squelette en bon état peut aujourd’hui dépasser la cote d’un Cézanne ou même de certains Picasso. La journaliste Pauline Lallement a pisté durant trois ans, à travers sept continents, cette ruée vers les fossiles, une quête pour ultra-riches qu’elle raconte dans une série de portraits, Jurassic Fric, publiée mi-mars par les éditions Flammarion. On y croise un crâne de tricératops, vieux de 66 millions d’années, vendu 170 000 euros en 2017, coût que l’acquéreur, un riche Asiatique, réglera sur le champ en payant avec une carte de crédit, ou Big Sara, le carnivore bipède, acheté en 2020 par un milliardaire européen, âgé de 43 ans, qui l’installa dans une galerie commerciale du Dorset. Gueule ouverte face au restaurant Five Guys, l’attraction dope la vente de burgers.
Ralph Wunsch, fondateur d’une start-up de coupons de réductions aux Philippines, richissime à 23 ans, acquiert, lui, en 2018, chez Drouot, un diplodocus et un allosaure, le lot pour 3 millions d’euros. La paire est désormais installée au 39e étage de son immeuble à Manille, le salon doit être spacieux. Le marchand de fossiles du Dakota du Sud, Walter Stein, a lui mis sur le marché un magnifique tricératops, baptisé Big John, dont la taille est celle d’un éléphant. L’énorme sculpture du squelette - complet à 60 % - fut exposée un temps dans une galerie du Marais, les clients appréciant de dîner à ses pieds, puis...
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30/03 - Cuba : pourquoi Donald Trump a laissé passer un pétrolier russe malgré l’embargo
Une fois encore, Donald Trump change son fusil d'épaule. Dimanche 29 mars au soir, quelques heures seulement avant l’arrivée sur l’île caribéenne d’un pétrolier russe visé par des sanctions américaines, dans un contexte de blocus pétrolier instauré par Washington, le président américain a annoncé un assouplissement de sa politique. "Si un pays souhaite actuellement livrer du pétrole à Cuba, cela ne me pose aucun problème, qu’il s’agisse de la Russie ou d’un autre pays", a-t-il déclaré à des journalistes à bord d'Air Force One.
Jusqu’à présent, l’administration Trump avait de facto bloqué toutes les livraisons de pétrole à destination de Cuba, dans le but d’exercer une pression sur les autorités de La Havane soutiens du Venezuela, tout en multipliant les déclarations à caractère menaçant. Ce changement de stratégie intervient après que le New York Times a révélé que les Etats-Unis s’apprêtaient à autoriser un pétrolier russe chargé de brut à accoster à Cuba, apportant ainsi un soutien crucial à l’île, confrontée à une crise énergétique qui ne cesse de s’aggraver.Un soutien de la Russie
Si les raisons de cette inflexion de l’administration Trump restent floues, une tentative de Washington d’intercepter le navire par la force aurait en revanche pu entraîner une montée des tensions maritimes avec la Russie. L'une de ses ambassades a déclaré dans un communiqué que "la Fédération de Russie exprime sa pleine solidarité avec Cuba, considère toutes les restrictions imposées à son encontre comme illégitimes - y compris celles liées à...
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30/03 - "Carnets photographiques" : à la découverte de Claude Ventura, l’homme au Leica d’or
Ils ne sont plus très nombreux, les flâneurs qui arpentent les rues de Paris, un Leica à la main. Claude Ventura est de ceux-là, toujours prêt à prendre à l’improviste là un regard, ici une grimace d’enfant, ici encore une "stripteaseuse à dix balles". Si son terrain de chasse actuel couvre Pigalle et Montmartre, c’est dans le monde entier que le réalisateur et documentariste a emmagasiné quelque 3 500 clichés (méticuleusement classés) depuis près de soixante ans.
Fort de ses émissions mythiques, Tous en scène, Pop 2, Cinéma Cinémas, le voilà très tôt à l’affût. Dès 1969, c’est l’Amérique, fantasme de ce gosse de la rue de Montreuil, comme le rappelle la documentariste Ruth Zylberman dans la préface de ce très bel album, sobrement titré Carnets photographiques (Allary Editions/Vincent Roger). En marge des tournages, il shoote l’East Village et ses décors à la Patti Smith du Kid et à la Taxi Driver, avant de s’aventurer plus tard vers Hollywood avec l’ami Philippe Garnier.
En août 1970, lors du festival de l’île de Wight, pass backstage en poche, il privilégie les contrechamps de la foule ; en 1974, à Liverpool, capitale du rock, cet as des pas de côté témoigne aussi des stigmates de la guerre. Gainsbourg, paradant avec Birkin dans sa vieille Mercedes 170 S décapotable, Eddie Constantine, Irène Jacob, Elia Kazan, Martin Scorsese, Michel Piccoli, Alain Delon, Johnny Winter, Tom Waits, etc., ils sont tous là, drapés de noir et blanc, sous nos yeux ébahis. Devant tant de flair et de...
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30/03 - Guerre au Moyen-Orient : comment l’Iran profite du conflit pour s’enrichir
C'est une exception parmi les pays pétroliers du Moyen-Orient. Alors que l'ensemble des Etats du Golfe a vu diminuer de façon drastique ses exportations de pétrole en raison du blocage du détroit d'Ormuz, l'Iran, au contraire, perçoit désormais deux fois plus de recettes pétrolières depuis le lancement des frappes américaines et israéliennes, le 28 février dernier. En dépit de ses revers militaires, le régime iranien, dont les pétroliers continuent de circuler dans le détroit, s’impose ainsi comme le principal bénéficiaire de cette guerre sur le plan énergétique, nous apprend The Economist.
D’après une source proche du secteur pétrolier iranien citée par le média britannique, les exportations actuelles représenteraient entre 2,4 et 2,8 millions de barils par jour, dont 1,5 à 1,8 million de barils de pétrole brut (c'est-à-dire non raffiné). Ces niveaux sont comparables, voire supérieurs, à ceux de l’an dernier, mais les prix de vente sont nettement plus élevés. En outre, l’appareil pétrolier iranien s’est transformé pour mieux résister aux frappes et aux sanctions. Une grande partie des revenus est désormais versée aux Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), force d’élite du régime. La Chine contribue aussi activement à la circulation de ces fonds, tandis que les réserves financières iraniennes sont dissimulées en Asie afin d’échapper à d’éventuelles attaques israéliennes.Un moyen de paiement
Du côté des vendeurs, bien que les exportations soient officiellement sous la responsabilité de la Compagnie...
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30/03 - Susanna Loeb, professeure à Stanford : "Le danger de l’IA scolaire, c’est le déchargement cognitif"
Même Internet n’avait pas bouleversé l'école si brutalement. Dans le monde, 86 % des étudiants utilisent déjà régulièrement l'intelligence artificielle dans leurs études. Compréhensible tant l’outil sait bien résumer quantité d'informations et vulgariser d’obscures notions. Mais la manière dont les élèves l’utilisent déterminera si l’IA sera, pour eux, un allié précieux ou un agent toxique. Professeure à l’école des sciences de l’éducation de l’université Stanford, Susanna Loeb étudie avec minutie l'impact de cette technologie. Entretien.
L'Express : De premières études évaluent-elles déjà l'impact de l'IA sur la qualité de l'apprentissage des enfants et des étudiants ?
Susanna Loeb : Oui, mais les données disponibles sont encore limitées. La tendance la plus claire qui se dégage à ce jour est que l’IA peut améliorer les performances pendant son utilisation, sans pour autant garantir une amélioration durable des performances autonomes par la suite. Une meilleure exécution des tâches n’est pas synonyme d’un apprentissage plus approfondi. La bonne question n'est pas de savoir si l'IA "fonctionne" ou non. La vraie question est : quel type d'outil favorise quel type d'apprentissage, pour quels élèves, dans quelles conditions ? L'adoption de l’IA se fait à la vitesse de l'éclair. Les données scientifiques doivent rattraper ce rythme.
Dans quelle mesure l'IA peut-elle améliorer l'éducation ?
Les cas les plus prometteurs sont ceux où l’IA aide les élèves à poursuivre l'effort de réflexion. Un cas d'utilisation...
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30/03 - Guerre en Iran : les différents scénarios d’une intervention terrestre américaine
Alors que le président américain Donald Trump oscille entre des déclarations suggérant une fin proche du conflit en Iran et des menaces d’intensification, le Pentagone se prépare à la possibilité d’opérations terrestres pouvant durer plusieurs semaines, a révélé le Washington Post ce dimanche 29 mars. Des discussions au sein de l'administration ont notamment porté sur une éventuelle prise de contrôle de l’île de Kharg, un point stratégique pour les exportations pétrolières iraniennes dans le golfe Persique (90 % du brut du pays y transite). D’autres options incluent des raids sur des zones côtières proches du détroit d’Ormuz, comme celle de Larak, dont l’Iran se sert pour surveiller et contrôler le trafic maritime. L'objectif pour les Etats-Unis serait ainsi d'identifier et de détruire les capacités de défense de leur adversaire - missiles, drones - menaçant la navigation commerciale et militaire.
Une telle mission, toutefois, comporterait des risques considérables, a souligné auprès du quotidien américain Michael Eisenstadt, directeur du programme d'études militaires et de sécurité au Washington Institute for Near East Policy. Selon lui, il serait bien plus prudent de miner l’île de Kharg et de l'utiliser comme moyen de pression pour contraindre l'Iran à sécuriser le bras de mer. "Je ne voudrais tout simplement pas me trouver dans cet espace restreint, face à la capacité de l'Iran de déployer des drones et peut-être même de l'artillerie", a-t-il précisé.
"Peut-être que nous prendrons l’île de Kharg, peut-être...
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30/03 - Guerre au Moyen-Orient : la Turquie annonce avoir intercepté un nouveau missile tiré depuis l’Iran
Le président américain Donald Trump a de nouveau mis en garde l'Iran, ce lundi 30 mars, déclarant que sans prochaine ouverture du détroit d'Ormuz, Téhéran courrait le risque de la destruction de ses puits de pétrole et de ses infrastructures électriques.
En dépit de ces menaces, les négociations avec l'Iran se passent "très bien", assure le président américain, selon qui Téhéran a accepté de laisser passer 20 pétroliers par le détroit d’Ormuz ces prochains jours.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump menace "d’anéantir" l’île de Kharg sans accord rapide
⇒ La Turquie annonce avoir intercepté un nouveau missile tiré depuis l'Iran
⇒ Deux nouvelles arrestations dans l'enquête sur l'attentat déjoué devant la Bank of America à Paris
Ce live est maintenant terminé, rendez-vous ici pour continuer à suivre toutes les dernières informations sur la guerre au Moyen-Orient.
20h05"Les négociations continuent" avec l'Iran, selon la Maison-Blanche
Les négociations avec l'Iran continuent de bien progresser et Téhéran a accepté certaines demandes américaines lors de discussions privées, selon la Maison-Blanche, qui ajoute que le discours public de Téhéran diffère de celui tenu à des responsables américains en privé.
"Malgré la posture publique du régime et les fausses informations, les négociations continuent et se déroulent bien. Ce qui est dit en public est, évidemment, bien différent de ce qui nous est communiqué en privé", dit la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt.
L'administration américaine a par ailleurs rejeté une...
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30/03 - Viktor Orban et les fantômes de la Hongrie : comment il utilise la mémoire comme arme électorale
A la veille des élections en Hongrie, la solidité d’Orban est ébranlée. Si les sondages doivent être maniés avec prudence dans un pays où l’appareil d’Etat, l’écosystème médiatique et l’architecture électorale ont été méthodiquement soumis au pouvoir, tous convergent malgré tout vers la même évidence : l’écart entre Viktor Orban et Peter Magyar se creuse, et Tisza est désormais en mesure de l’emporter. Le basculement est devenu un scénario plausible. D’autant que certains disent qu’Orban aurait peut-être perçu l’intérêt de faire porter les difficultés économiques du pays à un successeur, pour reprendre la main dans quelques années.
Cette fragilisation interne tient en partie à un paradoxe : Orban a longtemps transformé ses soutiens extérieurs en certificats de puissance intérieure. Mais les adoubements de Donald Trump et de Benyamin Netanyahou, hier gages d’aura dans l’internationale nationaliste, deviennent des armes à double tranchant en pleine guerre contre l’Iran. Car l’homme qui prétend incarner la stabilité hongroise apparaît de plus en plus dépendant de parrains étrangers dont la charge symbolique pourrait désormais excéder le bénéfice politique.
S’y ajoutent les révélations, à peine surprenantes, selon lesquelles Budapest aurait transmis à Moscou le contenu de réunions européennes confidentielles. Secret de Polichinelle peut-être, mais secret tout de même. Et lorsqu’un soupçon se mue en accusation publique, il cesse d’être un murmure de couloir pour devenir un fait politique. On ne peut pas encore mesurer l’ampleur...
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30/03 - Et si la clé de l’innovation se trouvait dans la confiance ? La leçon des pays nordiques
Le 9 septembre 2024, Mario Draghi remettait à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, son très attendu rapport sur l'avenir de la compétitivité du continent. Un épais document dans lequel l'ancien Premier ministre italien exposait la marche à suivre pour que l'Europe rattrape son retard, déjà considérable, sur la Chine et les Etats-Unis. Réduction des vulnérabilités en matière de matériaux stratégiques, investissements massifs financés par une dette commune, réforme du droit de la concurrence… Au total, Mario Draghi formulait 170 recommandations, dont près d'un tiers concernait la question centrale de l'innovation. Dans cette somme de 400 pages, une notion, pourtant capitale, n'apparaît qu'à une seule reprise : la confiance. Une anomalie au vu de son rôle moteur dans la capacité des Etats à créer et à développer de nouvelles technologies.
"Elle agit comme un véritable lubrifiant dans la chaîne des interactions et des activités économiques, explique l'économiste et professeur à HEC Yann Algan. Elle influence l’organisation des entreprises : lorsqu’elle est élevée, elle permet de décentraliser davantage les décisions. Or, les processus d’innovation reposent justement sur des informations de terrain. L’identification d’opportunités ne se fait pas uniquement depuis un bureau en haut de la hiérarchie."
A l'inverse, un niveau de confiance faible entrave l’innovation. "Dans les entreprises, les individus qui se sentent moins sécurisés dans leur emploi privilégient des recherches à court terme,...
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30/03 - Andrii Ordynovych, ex-colonel ukrainien : "Poutine surestime les succès de son armée"
A l’approche du 1500e jour de sa guerre brutale, Vladimir Poutine n’a rien perdu de sa détermination à ravager l’Ukraine. Au cours de la seule journée du 24 mars, près de 1000 drones Shahed se sont abattus sur le pays, marquant un nouveau cap dans sa violence aveugle contre les civils ukrainiens. Ce déluge de feu peine pourtant à masquer les déboires de son armée sur le front qui, après quatre années de guerre, apparaît plus enlisée que jamais et cède même du terrain dans le Sud-Est. Cette contre-attaque montre "que l’Ukraine n’est pas uniquement sur la défensive et reste capable d’exploiter les opportunités lorsqu’elles se présentent sur le front", souligne Andrii Ordynovych, colonel ukrainien aujourd’hui à la retraite, qui a été directeur adjoint de la Direction générale de la coopération militaire et de la vérification des forces armées ukrainiennes entre 2020 et 2023.
L’Express : Comment expliquer cette soudaine intensification des frappes russes contre les villes ukrainiennes ?
Andrii Ordynovych : Il s’agit de la série de frappes la plus importante contre notre pays depuis ces quatre dernières années. Au-delà du nombre d’engins qui ont été employés par les Russes, on constate que leur tactique a également évolué. Là où ils concentraient auparavant leurs frappes pendant la nuit, ils le font désormais en plein jour. Ces attaques ne visaient d’ailleurs absolument pas des cibles militaires. Un monastère bernardin classé à l’Unesco a été endommagé à Lviv, dans l’ouest du pays, ainsi qu’une maternité à...
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29/03 - Frédéric Beigbeder : "En Russie, vous trouveriez des dizaines et des dizaines d’Epstein…"
Frédéric Beigbeder se serait-il assagi pour de bon ? De passage à Paris, ce n’est pas au bout de la nuit mais à 9 heures du matin qu’il nous donne rendez-vous pour faire cette interview – à Saint-Germain-des-Prés, quand même, car certaines choses ne changent pas. Il publie Ibiza a beaucoup changé (Albin Michel), un recueil de nouvelles où son double romanesque Octave Parango nous emmène aux Baléares mais aussi au Pays basque, à Londres, ainsi qu’à l’extrémité de la Finlande, en Laponie – contrée inhabituelle pour cet homme que l’on associe plus spontanément aux boîtes de nuits occidentales qu’aux chiens de traîneau septentrionaux.
Quel Européen est Beigbeder ? Dans une conversation à bâtons rompus, on l’interroge sur ses souvenirs de ses cours à Sciences Po ainsi que sur les pays inattendus qu’il a découverts grâce aux traductions de ses livres ; et lui nous parle de Milan Kundera, de l’état actuel de la Russie ainsi que du scandale Epstein, qu’il avait annoncé dès 2007 dans son livre Au secours pardon. La frivolité apparente n’empêche pas d’évoquer les affaires sérieuses.
L’Express : Après vos études à Sciences Po, vous aviez 24 ans lors de la chute du mur de Berlin. Que signifiait l’Europe pour le jeune homme que vous étiez ?
Frédéric Beigbeder : C’était le sujet le plus ennuyeux au monde ! Tous ces grands débats autour du traité de Maastricht… Ce qui m’intéressait, à l’époque, c’était de savoir s’il valait mieux sortir chez Castel ou aux Bains Douches. Je voyais l’Europe comme une superstructure bureaucratique...
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29/03 - Guerre en Iran : comment l’Ukraine s’impose comme partenaire stratégique des monarchies du Golfe
Volodymyr Zelensky poursuit sa tournée au Moyen-Orient. Après l'Arabie saoudite la semaine dernière, puis les Emirats arabes unis et le Qatar cette semaine - trois pays avec lesquels il a ou va conclure des accords militaires -, c'est en Jordanie qu'est arrivé le président ukrainien dimanche. Animé toujours d'un même objectif : renforcer les liens de défense avec les pays du Golfe, dans un contexte de tensions croissantes liées à la guerre avec l’Iran. "Je me rends aujourd’hui en Jordanie. La sécurité est la priorité absolue, et il est important que tous les partenaires fassent les efforts nécessaires en ce sens", a écrit le président ukrainien sur X.
Alors que Volodymyr Zelensky s'inquiète de voir l'aide américaine - et occidentale de manière plus large - à l'Ukraine diminuer au profit de l'autre guerre en cours, ce dernier cherche à gagner le soutien des Etats du Golfe, pour combler son déficit budgétaire et financer sa production nationale d'armes. En échange, Kiev a proposé son expertise en matière de défense aérienne et sa technologie de destruction de drones aux pays de la région cherchant à contrer les attaques iraniennes.L'expertise anti-drones ukrainienne convoitée
Kiev a également déployé plus de 200 experts anti-drones dans les différents pays visités par Volodymyr Zelensky lors de sa tournée diplomatique. Une stratégie qui semble déjà porter ses fruits, alors que le président ukrainien vient d'annoncer ce week-end avoir signé ou être sur le point de signer des "contrats stratégiques de 10 ans"...
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29/03 - Nucléaire, décroissance, choc pétrolier : les vérités de Jean-Marc Jancovici
Que penser du revirement récent de l’Europe sur le nucléaire ? Que vaut notre mix énergétique français ? Les démocraties libérales sont-elles armées pour faire face aux défis climatiques qui se posent à elles ? Jean-Marc Jancovici. ingénieur, président du Shift Project, et incarnation d’une écologie appuyée sur la rigueur scientifique, est l'invité des Grands entretiens d'Anne Rosencher.
Anne Rosencher : Le 10 mars, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne et ancienne ministre d'un gouvernement d'Angela Merkel, déclarait que réduire la part du nucléaire en Europe depuis les années 1990 avait été "une erreur stratégique". Avez-vous été surpris par ces mots ?
Jean-Marc Jancovici : Non. Cela fait deux ou trois ans que l'opinion a viré sur le sujet : du fait de la guerre en Ukraine, les Européens sont redevenus bien plus favorables au nucléaire. Ce n'est pas un phénomène français, mais paneuropéen : partout, cette source d'énergie a gagné 15 à 20 points d'opinions positives. Outre-Rhin, l'évolution est notable puisque près d'un Allemand sur deux est favorable à la construction de nouveaux réacteurs. Et donc le discours politique s'adapte. Soyons lucides : à part quelques décisions courageuses en avance de phase – comme l'abolition de la peine de mort en France en 1981 –, les élus sont un très bon reflet de l'opinion… avec trois ans de retard !
Après deux ans et demi de retard, la programmation pluriannuelle de l'énergie française, qui fixe la stratégie de la France jusqu'en 2036, a vu le jour en...
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29/03 - J.D. Vance ou Marco Rubio ? La guerre en Iran accélère la bataille de succession post-Trump chez les républicains
Alors que la guerre en Iran menace de compromettre l'héritage du président Donald Trump, les enjeux politiques s'intensifient également pour deux de ses principaux lieutenants : le vice-président J.D. Vance et le secrétaire d'État Marco Rubio. Ces deux hommes, largement considérés comme des successeurs potentiels de Donald Trump, ont été plongés dans des négociations encore en cours visant à mettre fin à la guerre, à un moment où le Parti républicain réfléchit déjà à son avenir après Trump.
J.D. Vance a adopté une approche prudente, reflétant son scepticisme face à une implication militaire américaine prolongée, tandis que Marco Rubio s'est étroitement aligné sur la position belliciste de Donald Trump, s'imposant comme l'un des défenseurs les plus véhéments de la campagne au sein de l'administration.
Donald Trump a déclaré que les deux hommes participaient aux efforts visant à contraindre l'Iran à accepter les exigences américaines de démanteler ses programmes nucléaires et de missiles balistiques et de permettre le libre passage du trafic pétrolier dans le détroit d'Ormuz.La bataille de la succession déjà engagée
Avec la prochaine élection présidentielle prévue en 2028 et les limites de mandat empêchant Trump de se présenter à nouveau, le président a posé la question de la succession à ses alliés et conseillers en privé, demandant "J.D. ou Marco ?", ont déclaré deux personnes proches de ses opinions.
L'issue de l'opération militaire américaine, qui en est désormais à sa cinquième semaine, pourrait façonner les...
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29/03 - Etats-Unis : Maga fracturé sur l’Iran ? Pourquoi la révolte contre Donald Trump n’a pas lieu
Tucker Carlson, Megyn Kelly, Marjorie Taylor Greene… Trois figures ultra-médiatiques parmi les plus influentes de la galaxie Maga. Trois pourfendeurs de l’intervention américaine en Iran, au point que, depuis le début de l’opération "Furie épique le 28 février, un constat s’est largement imposé dans la presse et chez certains observateurs : le camp Maga serait fracturé sur l’Iran. Gabe Fleisher, auteur de la newsletter Wake Up To Politics, en vogue à Washington, n'est pas de cet avis. Ce jeune journaliste américain revendique une approche fondée sur les données, qu’il privilégie aux récits séduisants mais parfois éloignés de la réalité. Or, explique-t-il à L’Express, "la guerre en Iran est massivement impopulaire chez les démocrates, peu populaire chez les indépendants, mais enquête après enquête, les républicains la soutiennent à des niveaux élevés". Un sondage Politico réalisé avec Public First du 13 au 18 mars révèle par exemple que 61 % des électeurs pro-Trump non-Maga approuvent l'opération. Ce chiffre monte à 81 % chez les électeurs se définissant comme Maga. Malgré la promesse rompue par Donald Trump de ne pas intervenir militairement à l’étranger, les électeurs Maga lui restent donc fidèles.
Aurait-on fantasmé une rébellion de la base trumpiste ? Gabe Fleisher y voit plutôt une illusion d'optique. D’abord, si des figures emblématiques de la mouvance Maga, dotées d’importantes audiences et de plateformes influentes auprès des partisans du président, ont certes pris leurs distances sur l’Iran, "ces voix ne sont pas...
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29/03 - Anthropic : une fuite révèle les risques de la future IA "Claude Mythos" pour la cybersécurité
C'est une simple erreur de configuration qui a conduit à la fuite d'informations confidentielles. Et révélé au grand jour l'un des secrets les mieux gardés d'Anthropic : la mise au point d'une nouvelle IA, déjà source de vives inquiétudes. Baptisée Claude Mythos, ou Capybara, il s'agirait, selon l'entreprise, du "modèle le plus performant" qu'elle ait "jamais créé". "Un changement radical" par rapport aux IA existantes, confie même son porte-parole.
Ce sont deux chercheurs en sécurité informatique qui ont découvert cette fuite, avant qu'elle ne soit confirmée par le média américain Fortune jeudi 26 mars. Mais plus que les performances de Mythos vantées dans les fichiers mis en ligne par erreur, ce sont surtout ses risques cyber qui ont mis le monde de la tech en alerte. Dans les documents ayant fuité, le modèle est ainsi décrit comme "actuellement bien en avance sur tout autre modèle d’IA en matière de capacités cyber" et capable d’exploiter des vulnérabilités logicielles "à une échelle qui dépasse largement les efforts des défenseurs".Risques cyber identifiés
En d'autres termes : Anthropic reconnaît avoir développé un outil dont les capacités offensives potentielles - si des hackers venaient à s’en emparer - dépassent ce que les équipes de sécurité seraient en mesure de contrer, explicite Numerama. Par mesure de précaution, Mythos sera dans un premier temps mis à disposition de cyberdéfenseurs uniquement, afin de mieux appréhender ses failles potentielles. "Nous souhaitons redoubler de prudence et bien comprendre...
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29/03 - Anthropic contre OpenAI : la guerre qui change le cours de l’IA
L’histoire peut rappeler celle de Bill Gates et Steve Jobs. Durant les années quatre-vingt, les anciens dirigeants de Microsoft et Apple se sont écharpés sur leur vision de l’informatique qu’ils essayaient à leur manière de révolutionner. Gates avec une vision plutôt utilitariste. Jobs, dans un style résolument plus esthétique, centré sur l’expérience produit et le confort des utilisateurs. Dario Amodei, chercheur en biologie de formation et patron d'Anthropic, et Sam Altman, entrepreneur aussi visionnaire que subversif, à la tête d'OpenAI, incarnent aujourd’hui deux conceptions bien différentes de ce que doit être une entreprise d'intelligence artificielle générative. La technologie du moment.
Amodei, comme Gates, mise sur la productivité et bouscule notre manière d’utiliser un ordinateur grâce à Claude. Altman a introduit avec ChatGPT une réponse personnalisée à n’importe quelle question. Un produit déjà utilisé par 900 millions de personnes par semaine, un record d’adoption. Et comme Bill Gates et Steve Jobs en leurs temps, ils se détestent. Sur la scène du Sommet international de l'IA à New Delhi, en février, les deux leaders se sont un temps retrouvés côte à côte. Les sourires gênés ont laissé place au malaise quand tous les participants se sont pris la main pour la photo souvenir. Eux ont soigneusement évité de se toucher. La photo de cette esquive a fait le tour du monde.
Amodei et Altman se connaissent pourtant très bien. Anthropic a été fondé par sept dissidents d’OpenAI, dont Dario et sa sœur Daniela. La...
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29/03 - La "démondialisation" n’est pas pour demain : ce nouveau rapport qui tord le cou aux idées reçues
"L’épidémie de coronavirus change la donne de la mondialisation", affirmait en mars 2020 Bruno Le Maire, alors ministre de l’Économie. À l’heure des confinements, des fermetures de frontières et des pénuries de masques et de matériel médical, l’ex-locataire de Bercy était loin d’être le seul à penser que la crise sanitaire marquerait un tournant dans l’histoire du libre-échange. La célèbre éditorialiste économique du Financial Times, Rana Foroohar, écrivait ainsi : "la crise financière de 2008-2009, la pandémie et la guerre en Ukraine ont mis en lumière les vulnérabilités du système". "La mondialisation a atteint son apogée et commence à reculer. À sa place, un monde plus régionalisé, voire plus localisé, est en train d’émerger", concluait l’auteure de Homecoming : The Path to Prosperity in a Post-Global World (Crown, 2022).
Avec l’enchaînement des chocs géopolitiques des années 2020, certains éditorialistes, chercheurs et intellectuels se demandent si l’humanité ne serait pas carrément entrée dans une nouvelle ère de "démondialisation" ("deglobalisation", en anglais). Comprendre : un recul du niveau d’intégration de l’économie mondiale et un retour aux frontières et au local. D’autres, en revanche, se montrent pour le moins circonspects. Pour l’économiste Richard Baldwin, le récit d’un déclin de la mondialisation est "excessivement simpliste". Quant au professeur de géopolitique et de stratégie à l’IMD Simon J. Evenett, la thèse d’une démondialisation "repose sur des fondements factuels très fragiles".La mondialisation fait...
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29/03 - Berlin : de la crypte au bunker, une immersion à travers les siècles
A Berlin, l’histoire n’est jamais figée ; elle se lit dans les rues, les bâtiments, les sites patrimoniaux qui se réinventent à l’aune des nouvelles technologies ou des bouleversements géopolitiques. Au cœur de la capitale allemande, deux espaces muséaux majeurs viennent d'ouvrir ou de réouvrir, offrant une immersion à travers les siècles, des fastes impériaux aux drones militaires. Après six (longues) années de fermeture pour travaux, la crypte des Hohenzollern est à nouveau accessible au public. Sous le monumental Berliner Dom, un espace de 1500 mètres carrés abrite l'un des trésors de la ville : 91 sarcophages issus de la maison des Hohenzollern, une dynastie qui régna sur la Prusse puis sur l'Empire allemand jusqu'en 1918. Ici, reposent d'éminents personnages, parmi lesquels Frédéric ler et Sophie-Charlotte de Hanovre, l'érudite monarque qui donna son nom au palais de Charlottenburg. Aujourd'hui, c'est un espace entièrement repensé qui accueille les visiteurs puisqu'à la régulation climatique des lieux et la restauration des sépultures menacées par l'humidité s'ajoute un parcours de visite 2.0. Désormais, la vie à la cour prussienne, l'ascension politique de l’illustre lignée et ses rites funéraires s'appréhendent par le biais de dispositifs interactifs dernier cri.
A quelques stations de métro de là, c'est un tout autre récit qui s’écrit, celui d'un tragique conflit en train de se vivre, avec un nouvel espace muséal consacré à la guerre en Ukraine – le premier du genre hors des frontières ukrainiennes...
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29/03 - Benyamin Netanyahou ordonne à l’armée israélienne d’"étendre" la zone tampon dans le sud du Liban
Le risque d'une guerre iranienne étendue s'est accru alors que les Houthis du Yémen, alliés à l'Iran, ont lancé samedi leurs premières attaques contre Israël depuis le début du conflit. Ces attaques révèlent une nouvelle menace potentielle pour le transport maritime mondial, déjà fragilisé par la fermeture effective du détroit d'Ormuz, qui était auparavant une voie de passage pour environ un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz naturel liquéfié. Car si les Houthis étendent leur nouveau front dans le conflit, le détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes du Yémen, point de passage stratégique pour le trafic maritime vers le canal de Suez, pourrait être une cible.
Washington a déployé des milliers de Marines au Moyen-Orient dans le cadre de ce conflit qui dure depuis un mois. Le premier des deux contingents est arrivé vendredi à bord d'un navire d'assaut amphibie, a annoncé l'armée américaine samedi. Le Washington Post a rapporté hier que des responsables américains ont déclaré que le Pentagone se préparait à des opérations terrestres en Iran pendant plusieurs semaines, pouvant impliquer des raids menés par les forces spéciales et l'infanterie conventionnelle. Le journal a précisé que l'approbation par le président Donald Trump d'un tel déploiement restait incertaine.
À l'approche des élections de mi-mandat américaines prévues en novembre, la guerre, de plus en plus impopulaire, pèse sur le Parti républicain de Donald Trump. Ce dernier semble désireux d'y mettre fin rapidement, tout en...
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29/03 - Le monde après Trump : les trois scénarios sombres du géopolitologue Hal Brands
Professeur d'affaires internationales à la Johns Hopkins School of advanced international studies (Washington), chercheur à l'American Enterprise Institute et auteur du remarqué The Eurasian Century (W.W. Norton & Company), Hal Brands est l'un des géopolitologues les plus stimulants pour comprendre où va le monde. Récemment, il a publié dans la revue Foreign Policy un article évoquant les trois scénarios possibles pour le monde d'ici dix ans.
Pour L'Express, Hal Brands explique pourquoi l'après-Trump sera bien différent du monde que nous avons connu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, et présente les trois options, guère réjouissantes, qui s'ouvrent à nous : une nouvelle guerre froide entre les Etats-Unis et la Chine, une planète fractionnée en sphères d'influence, ou alors l'anarchie généralisée provoquée par des puissances prédatrices.
L’Express : Sommes-nous vraiment à la fin de l'ordre international tel que nous le connaissions depuis 1945 ?
Hal Brands : Cet ordre international a été mis en place par les États-Unis à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ils ont ensuite cherché à l'étendre à l'échelle mondiale après leur victoire dans la guerre froide. Ce projet a apporté au monde une paix, une prospérité et une liberté qui ont changé le cours de l’Histoire. Mais il est aujourd’hui sous forte pression. Il y a d'abord la montée en puissance ou la résurgence de pays comme la Chine et la Russie qui n'ont jamais pleinement adhéré à cet ordre, mais qui l’ont utilisé pour accroître leur richesse et...
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29/03 - Malgré la bouffée d’oxygène économique, Vladimir Poutine toujours en "zone de la mort"
En ce lundi 9 mars à Moscou, Vladimir Poutine arbore sa mine des bons jours. Il a toutes les raisons d'être satisfait : l’opération Epic Fury, lancée moins de deux semaines plus tôt par Donald Trump et Benjamin Netanyahu contre l’Iran, a fait s'envoler les cours du pétrole. Une aubaine pour le maître du Kremlin, dont l’année avait commencé sous de mauvais auspices, entre l’enlisement de son armée en Ukraine et une économie au bord de l'asphyxie. Alors, entouré ce jour-là au Kremlin des patrons des principales compagnies pétrolières et gazières du pays, le président russe savoure sa bonne fortune. "Si les entreprises et les acheteurs européens décident soudainement de changer d'orientation et de nous proposer une coopération stable et de long terme, sans aucune pression politique…nous serions ravis", lance-t-il, sûr de son effet. Quatre jours plus tard, Washington annonce un assouplissement temporaire des sanctions visant le pétrole russe pour stabiliser le marché.
Pour Poutine, l'espoir renaît, alors qu'une crise aiguë couvait dans l'économie russe. En janvier et février, les recettes liées à la vente d’hydrocarbures - qui pèsent pour près d’un quart du budget - avaient fondu de 47 % par rapport à la même période l'année précédente. La faute à un marché surapprovisionné et aux sanctions, qui forçaient Moscou à vendre son brut à prix cassés. Les calculs sont vite faits : le budget russe pour 2026 a été bâti avec l’hypothèse d’un baril à 59 dollars. En dessous de ce seuil, la Russie compense en piochant dans son...
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28/03 - Guerre en Iran : pourquoi le soulèvement populaire n’a pas eu lieu
C’était le scénario dont rêvait Benyamin Netanyahou. Lorsque à la mi-janvier, le patron du Mossad, David Barnea, débarque à Washington pour présenter son plan pour l’Iran à la Maison-Blanche, les responsables américains et israéliens les plus optimistes estimaient que l’élimination de hauts cadres iraniens - au premier rang desquels le Guide suprême Ali Khamenei tué dès le 28 février -, combinées à des actions des services de renseignement, provoquerait rapidement un soulèvement populaire.
Mais plus d’un mois après le début du conflit, et alors que Donald Trump tente d’arracher un accord au régime des mollahs, force est de constater que la révolte tant espérée n’a pas eu lieu. "Trump semble avoir adhéré à une théorie israélienne selon laquelle un choc militaire a des conséquences politiques en cascade. C’était une erreur d’analyse", constate Mohammad Zahid, chercheur spécialiste du Moyen-Orient à Rasanah, un think tank basé en Arabie saoudite. Convaincu de l’existence d’une fenêtre stratégique, le président américain s’est donc lancé dans une opération où l'Amérique sert de démultiplicateur de puissance à l’aviation israélienne : le Pentagone vise principalement des cibles militaires et Israël privilégie une logique de décapitation du pouvoir et de changement de régime. Malgré le déluge de feu déployé et les moyens colossaux dépensés (près d’un milliard de dollars par jour pour l’armée américaine), le régime n'est toujours pas...
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28/03 - Guerre en Iran : l’épuisement des missiles Tomahawk inquiète le Pentagone
"Si la guerre en Ukraine a été un signal d'alarme pour le secteur occidental de la défense, les seize premiers jours du conflit avec l'Iran constituent une alerte incendie annonçant une crise d'endurance", estime dans un rapport publié le 24 mars 2026 le Royal United Services Institute (RUSI) qui met en garde contre la "consommation massive de munitions de pointe lors de l'opération Fureur épique" par les Etats-Unis et Israël, contre l'Iran. En deux semaines, le centre de recherche britannique décompte 11 294 munitions tirées par la coalition israélo-américaine, dont 4 184 à vocation défensive, pour un coût d'environ 26 milliards de dollars. Un calcul qui fait entrer le conflit dans une "phase critique d’approvisionnement" en munition, selon l'institut.Diminution menaçante du stock de Tomahawk ?
Parmi les munitions menacées de pénurie, les redoutables missiles de croisière à longue portée Tomahawk américains. Pouvant parcourir plus de 1 600 kilomètres et tirés depuis des navires de surface ou des sous-marins, ils permettent aux forces américaines d’éviter l’envoi de pilotes dans des zones aériennes fortement défendues. Selon le Washington Post, plus de 850 Tomahawk ont été tirés depuis le début du conflit par l'armée américaine seule.
Un rythme de tir surveillé de très près par certains seniors du Pentagone, qui craignent que la première armée du monde ne se mette en difficulté sur le long terme si elle maintient cette cadence effrénée. Auprès du journal américain, ils s’inquiètent d’un nombre de missiles...
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28/03 - Pourquoi certains échappent au cancer : ce chercheur français qui tente de résoudre l’énigme
Avec un curriculum vitæ quelque peu baroque et un parcours académique tout sauf linéaire, le Dr Paul Bastard détonne dans la galerie des scientifiques qui se battent contre le cancer. Ce chercheur de 35 ans, lunettes rondes et chemise Oxford sous la blouse, déjà trente minutes en retard en cette matinée printanière, n’y connaît "pas grand-chose" aux tumeurs. Il n’est "ni oncologue ni épidémiologiste" et pourtant c’est de sa main — et de celles de ses équipes — que pourraient être modelées quelques-unes des futures révolutions en cancérologie.
Début mars, le pédiatre parisien, chercheur à l'Institut Imagine, a été auréolé d’un Cancer Grand Challenge, une bourse ultra-compétitive et qui examine uniquement les projets de rupture. Comble de l'ironie, le tout premier Français à y parvenir n’est autre qu’un profane, aucunement spécialiste en la matière. Le 1er mai, jour de lancement de ses travaux, le scientifique disposera de 25 millions de dollars de financement, et d'une seule mission : comprendre pourquoi certaines personnes très exposées ne développent pas de tumeur au cours de leur vie, un des mystères les mieux gardés de l’oncologie.
Qui de mieux qu’un impertinent pour renverser les paradigmes ? Dès ses premiers pas, à l’hôpital Necker (AP-HP) et à l’université américaine Rockefeller, Paul Bastard fait tout à l'envers. Résolument hors des clous, il fait ses premières classes dans l'équipe de Jean-Laurent Casanova, ponte de l'immunologie, se concentre d'abord sur le virus de l’herpès puis, en pleine pandémie,...
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28/03 - Donald Trump : la tentation périlleuse d’un coup de force sur l’île iranienne de Kharg
Alors que le président Donald Trump espère conclure un accord avec l'Iran pour mettre fin au conflit qui dure depuis un mois, le Financial Times rapporte que Washington envisage une autre option : prendre l'île de Kharg, située dans le golfe Persique à quelque 26 kilomètres des côtes iraniennes, où se trouvent 90 % des réserves pétrolières de Téhéran destinées aux exportations - les eaux profondes qui l'entourent permettent l'amarrage de pétroliers de fort tonnage. S'emparer de ce cœur pétrolier iranien permettrait à Donald Trump d’étouffer les revenus de Téhéran et de plier le régime à sa volonté — bien que celle-ci reste plus floue que jamais.
L’image décrite par le journal américain est digne d’un blockbuster sur les Marines : "Les troupes américaines approchent de l’île de Kharg, volant bas à bord d’aéronefs à rotors et d’hélicoptères. À l’atterrissage, elles se déploient sur le centre vital d’exportation pétrolière, le tout sous le feu iranien. Les troupes restent proches des infrastructures pétrolières de l’île pour se couvrir, confrontant le régime iranien à un dilemme extraordinaire : détruire les installations pétrolières pour atteindre l’ennemi ? Ou se retenir, permettant à Washington de prendre le contrôle de l’épine dorsale économique du pays ?"
L’objectif de cette opération, qui pourrait se dérouler dans les prochaines semaines, serait de s’emparer rapidement de l’île et de ses installations, en frappant d’abord les défenses avec des munitions de précision, puis en insérant les troupes par hélicoptère ou avions....
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28/03 - Enseignement supérieur privé : "Il est urgent d’agir après avoir laissé faire pendant des années"
Le projet de loi de régulation de l'enseignement supérieur privé que devait porter Philippe Baptiste, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, serait-il rangé au placard avant même d'avoir été débattu ? Un enterrement de première classe, en silence. Ce texte, rédigé depuis des mois déjà, visait notamment à durcir les contrôles afin de limiter les pratiques frauduleuses de certains établissements. Il devait théoriquement être présenté au Sénat au lendemain des élections municipales. Or il n'a pas été inscrit à l'ordre du jour de la conférence des présidents du Sénat et, ce, jusqu'à fin mai.
Dans les colonnes de L'Express en février, le ministre affirmait alors : "Le but de ce projet de loi est de s’assurer que les formations reconnues par l’Etat répondent à des standards de qualité exigeants. Cela passe par un renforcement du rôle du Haut conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (Hcéres). Les critères de la certification Qualiopi, seront également revus et conditionneront plus strictement l’accès aux financements liés à l’apprentissage."
Philippe Baptiste n'a pas souhaité répondre à nos questions sur ce report. D'après nos informations, la décision aurait été prise à Matignon. Elle interroge, alors que le scandale du Collège de Paris, l'un des plus gros groupes d'enseignement supérieur privé en France, n'en finit pas de faire des vagues. Le groupe, dont l'ancienne direction est accusée de fraude, de blanchiment d'argent et d'abus de biens sociaux, vient d'être placé en...
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28/03 - Crise du gaz : "La situation de l’Europe est plus grave qu’on ne le pense"
Et si la crise énergétique actuelle était finalement plus forte que celle qui a touché l'Europe en 2022, à la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie ? A mesure que le conflit en Iran s'éternise, ce scénario commence à prendre forme. Selon l'expert brésilien Felipe Germini, qui a passé près de vingt ans chez Schlumberger, l'Europe doit se préparer à entrer dans un nouveau monde où les importations d'énergie bon marché n'existeront plus. L'occasion pour elle de réduire - enfin - sa dépendance coûteuse aux énergies fossiles.
L'Express : Pensez-vous que la situation gazière de l’Europe est plus grave qu’on ne le pense ?
Felipe Germini : Oui. Il faut être familier avec les chiffres et les réalités physiques du marché pour prendre la mesure de la crise actuelle. Commençons par donner quelques ordres de grandeur. Les stocks de gaz de l’UE se situent à environ 30 % de leur capacité. L’Allemagne est dans la fourchette des 20 %. La France idem. Il s’agit du niveau saisonnier le plus bas depuis 2022, et il est bien inférieur à la moyenne des dix dernières années. Cela constitue déjà un problème en soi. Mais ce qui rend la situation structurellement dangereuse, c’est ce qui s’est passé le 2 mars. Des frappes de drones iraniens ont touché les installations de Ras Laffan et Mesaieed appartenant à Qatar Energy.
Ras Laffan n’est pas une installation mineure : elle traite environ 20 % de l’approvisionnement mondial en GNL. Qatar Energy a immédiatement cessé la production, invoquant un cas de force majeure. Deux des...
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28/03 - Le retour du train de nuit Paris-Berlin, point d’orgue d’une saga mouvementée
"Attention, le train ES 475, à destination de Berlin va partir..." Ou repartir si l'on souhaite être précis. En effet, depuis ce jeudi 26 mars, il est de nouveau possible de rallier la capitale allemande en train couchette grâce à la société coopérative belgo-néerlandaise European Sleeper qui annonce trois allers-retours par semaine. Prix du billet : 79,99 euros pour les billets premiers prix. Depuis le mois de décembre dernier, il fallait, pour se rendre à Berlin depuis la Gare de l'Est, dépenser quelques centaines d'euros le billet aller-retour et prévoir un trajet de huit heures... en journée. Pas très pratique lorsqu'on souhaite s'évader le temps d'un week-end prolongé.
Et c'est justement l'évasion que promet cette nouvelle entreprise sur le réseau de chemin de fer français. "J'ai toujours été fasciné par les trains de nuit", s'enthousiasme Elmer van Buuren, un de ses cofondateurs rencontré à la veille du départ inaugural dans un hôtel en face de la gare du Nord. Pour lui, "prendre l'avion est une nuisance" parce que les aéroports sont souvent excentrés des centres-villes et que cela implique de faire la queue sans cesse. A l'inverse, il salue "l'aventure romantique" que procure un voyage en train couchettes et défend "la praticité" du seul moyen de transport qui permet de s'endormir dans le centre-ville d'une capitale européenne et de se réveiller en plein cœur d'une autre.
Il n'est pas le premier à se jeter dans cette aventure du Paris-Berlin. Avant lui, de nombreuses entreprises s'y sont...
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28/03 - Carburants : le gouvernement lance un plan d’aides ciblées qui ne convainc pas
Les effets de la guerre avec l’Iran n’auront pas tardé à se faire sentir à la pompe. En quelques jours, les prix du gazole et de l’essence ont fortement augmenté en station-service, dans un contexte de hausse du pétrole, qui a atteint 110 dollars le baril de Brent ces derniers jours. Pour faire face à cette nouvelle contrainte économique, le gouvernement Lecornu II a annoncé, vendredi 27 mars, un plan d’aide sur les carburants.
Estimé à 70 millions d’euros d’investissement de l’État, ce dispositif, a priori limité au mois d’avril, est présenté comme un "plan de soutien immédiat en faveur de l’activité économique". Il cible uniquement certains secteurs — transport routier, pêche et agriculture — sans mesures générales pour la population. Parmi les dispositifs annoncés, aucun ne concerne les "gros rouleurs", comme les infirmières libérales, pourtant évoquées ces derniers jours. "On ne se ferme pas de porte pour l’avenir", s'est contenté de déclarer la ministre de l'Énergie Maud Brégeon.Le secteur des transports privilégié
Le soutien se concentre d’abord sur le secteur des transports, qui bénéficiera dès le 1er avril de 50 millions d’euros pour les TPE et PME (environ 45 000 entreprises) "justifiant des difficultés majeures". Selon le ministre des Transports Philippe Tabarot, cette aide prend la forme d’une "aide forfaitaire par véhicule" équivalente à 20 centimes par litre de carburant. "Un dispositif de guichet dédié sera mis en place", précise le ministère.
Depuis plusieurs semaines déjà, le gouvernement était mis sous...
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28/03 - Diane Richard, féministe de gauche : "Le militantisme est malade"
Son livre pourrait se lire comme une radiographie des maux qui, ces dernières années, rongent le féminisme. Dans Lutter sans se trahir. Récit d’un féminisme confisqué (Stock), Diane Richard, féministe de gauche et ancienne membre du collectif #NousToutes, analyse, à partir de son parcours, les angles morts et les impensés dont elle a été témoin : de la pureté militante au silence de certaines féministes face aux violences subies par les femmes israéliennes lors de l’attaque du 7 octobre 2023, jusqu’à la hiérarchisation des luttes. Auprès de L’Express, Diane Richard explique pourquoi, selon elle, nous avons tort d’opposer le féminisme "universaliste" et celui "intersectionnel", et plaide pour un militantisme "sain". Entretien.
L’Express : Votre ouvrage s’ouvre sur cette phrase : "le militantisme est malade". Mais malade de quoi ?
Diane Richard : A mon sens, les maladies du militantisme ne concernent pas seulement le féminisme. Le fait de se battre pour une cause implique de faire bloc - contre l’extrême droite, le racisme, etc. – et donc de tenir une ligne officielle. Ce qui parfois, peut pousser à vouloir faire taire toute critique interne, et dériver vers une forme de sectarisme et de "pureté militante". En clair : il est facile de sombrer dans le refus du compromis et des avis divergents. Dans mon livre, je raconte par exemple comment, au sein de #NousToutes, la perspective de participer à des événements ou d’accepter des subventions de la part d’entreprises jugées capitalistes était absolument...
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28/03 - Un week-end à Berlin : Brancusi prend toute la lumière à la Neue Nationalgalerie
Si l’œuvre de Constantin Brancusi (1876-1957) reste largement populaire auprès du grand public dans l'Hexagone, seuls les initiés la connaissent outre-Rhin. C’est dire l’événement que représente l’exposition d’ampleur déployée dans les vastes espaces de la Neue Nationalgalerie à Berlin. Le bâtiment de verre et d’acier, conçu par l’architecte moderniste Ludwig Mies van der Rohe à la fin des années 1960 sur le principe du less is more, offre un écrin idéal aux formes organiques façonnées par le sculpteur roumain. Leur simplicité presque déroutante ne peut qu’y être sublimée.
C’est, en outre, la première exposition consacrée à l’artiste en Allemagne depuis plus de cinquante ans, et la plus complète avec quelque 150 sculptures, clichés, dessins, films et documents d’archives, dont certains ont été peu ou jamais montrés, prêtés par des collections internationales et, en grande partie, par le Centre Pompidou, qui assure le commissariat de la rétrospective au côté de l’institution berlinoise. L’ensemble, exceptionnel, éclaire le processus créatif d’un Brancusi qui, pour mettre en valeur son travail, avait aussi recours à la photographie et au cinéma. Constantin Brancusi, "Autoportrait dans l'atelier : les Colonnes sans fin I à IV, Le Poisson (1930), Leda (1926)", vers 1934.
Là où la sculpture européenne du tournant du XXᵉ siècle se complaisait encore dans la virtuosité figurative, le sculpteur a choisi une autre voie. Arrivé à Paris en 1905, après des débuts académiques dans son pays natal et quelques pérégrinations sur le...
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28/03 - Livres : Curzio Malaparte, itinéraire d’un avant-gardiste égaré dans le fascisme
Voici comment Antonio Gramsci, aujourd’hui si souvent cité comme un prophète, définissait Malaparte en 1934 : "Son caractère dominant est un arrivisme effréné, une vanité démesurée et un snobisme de caméléon : pour avoir du succès, il était capable de n’importe quelle bassesse." La postérité a donné tort au penseur marxiste : plus que ses œuvres à lui, mieux vaut relire le génial auteur de Kaputt et de La Peau.
On sait que cet homme insaisissable d’origine germano-toscane, né en 1898 sous le nom de Kurt Erich Suckert, a choisi son pseudo en détournant le patronyme de Bonaparte. Après le traumatisme de la Première Guerre mondiale, dans laquelle il s’est engagé mineur, sa campagne d’Italie est l’adhésion au fascisme. Malaparte prône le campanilisme contre le cosmopolitisme (l’Italie périphérique contre les élites hors sol, dirait-on de nos jours), mais il aime trop l’avant-garde et ne tient pas assez sa langue. En 1931, son essai Technique du coup d’Etat est interdit par Mussolini. En 1933, il est arrêté et assigné à résidence à Lipari. Himmler nu
Il persévère dans le journalisme pour le Corriere della Sera. La Seconde Guerre mondiale lui permet d’atteindre la plénitude de son talent à 46 ans avec Kaputt, fascinant reportage romancé publié en 1944. C’est d’une certaine manière D’un château l’autre de Céline écrit par un neveu de Pirandello et un grand cousin de Pasolini. "Avec la liberté d’un indétectable espion" (comme le dit Kundera dans le chapitre admiratif qu’il lui consacre dans Une rencontre), Malaparte parcourt...
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28/03 - Guerre en Iran : les Houthis ouvrent le feu sur Israël, provoquant leur entrée en guerre
Un nouveau front s'ouvre dans le conflit au Moyen-Orient. Les Houthis, autre "proxy" redoutable de l'Iran au Yémen, qui étaient jusque-là restés calmes depuis l'opération américaine "Rough Rider" de mars 2025, ont revendiqué ce samedi leur première attaque contre Israël.
Hier, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a déclaré que la fin du conflit en Iran pourrait intervenir dans quelques semaines, et non quelques mois, ajoutant que les États-Unis pourraient atteindre leurs objectifs sans déployer de troupes au sol. L'intervention des Houthis pourrait toutefois changer la donne et accroître encore davantage l’instabilité de la région. Les Houthis possèdent notamment le contrôle d'un autre détroit stratégique de la région pour la circulation maritime, Bab El-Mandeb, qui donne accès à la mer Rouge vers le canal de Suez et la Méditerranée. Pour la France, les regards se tournent vers Djibouti, situé à moins de 50 kilomètres du Yémen, où se trouve une base des Forces françaises avec près de 1 500 militaires déployés, ainsi qu'une base américaine.
Le président américain Donald Trump a de nouveau laissé planer le doute vendredi soir sur son engagement en faveur de l'article 5 du traité de l'Alliance atlantique, selon lequel une attaque contre un de ses membres est considérée comme une attaque dirigée contre tous les alliés, estimant que Washington n'avait pas à " être là pour l'Otan ".
18h09Des groupes d'opposition iraniens se rassemblent à Londres pour éviter "la guerre civile" si le régime chute
Plus de 200...
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28/03 - Blocage du détroit d’Ormuz : une pénurie d’hélium, l’autre choc mondial qui menace la planète Tech
Epé-Gronau, grosse bourgade tranquille de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, en Allemagne, doit sa fortune à l'industrie textile, florissante à la fin du XIXe siècle. Nulle trace aujourd'hui des filatures et de ce passé besogneux. Seule la tour massive et carrée de l'église Sainte-Agathe barre l'horizon de cette grande plaine agricole qui s'étend mollement jusqu'aux Pays-Bas proches. La ville ensommeillée abrite pourtant en son sein l'un des trésors les plus précieux du moment.
Il n'est indiqué dans aucun guide touristique. Un joyau invisible à l'œil curieux des touristes en goguette. A 1 300 mètres de profondeur, dans un dédale de soixante-quinze gigantesques cavités abritant autrefois des mines de sel, le géant français Air Liquide veille jalousement sur la plus grande réserve souterraine d'hélium au monde. Depuis le 28 février et le déclenchement de la guerre en Iran, le sous-sol d'Epé-Gronau est devenu l'un des endroits les plus stratégiques d'Europe. Et sans doute aussi, l'un des plus protégés.Un trésor invisible devenu stratégique
Le blocage du détroit d'Ormuz par les gardiens de la Révolution n'a pas seulement chamboulé le commerce du pétrole, du gaz naturel ou celui des engrais, attisant la crainte d'un nouveau choc énergétique mondial. Il a aussi tourneboulé l'approvisionnement en hélium, sous-produit du gaz naturel, un composant essentiel pour bon nombre d'entreprises de haute technologie.
Dans l'industrie médicale, l’hélium liquide permet d’assurer la supraconductivité nécessaire au fonctionnement des...
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28/03 - Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau face au spectre de l’aventure solitaire
Ils sont son actif le plus précieux. Bruno Retailleau s'appuie sur les adhérents LR pour enduire de légitimité démocratique ses ambitions présidentielles. Ce mardi 24 mars, le plan se déroule sans accroc. Réunis en bureau politique, instance à la main du Vendéen, les dirigeants LR valident trois scenarii soumis au vote des militants en vue de la désignation du prétendant LR à l'Elysée : une primaire ouverte, fermée ou une simple désignation de Bruno Retailleau.
Ce dernier peut dormir sur ses deux oreilles. Son élection au printemps dernier par 75 % des militants lui promet un nouveau sacre, même en cas d'élection interne. Voilà un plan parfait. Trop parfait ? Avant la réunion de l'instance, Bruno Retailleau est mis en garde par un confident : "Ne te laisse pas enfermer dans une image du candidat à tout prix." Pourquoi ne pas tendre la main à d'autres prétendants de droite et esquisser l'idée d'une primaire le jour de sa désignation ? Cela ne coûte rien, elle a si peu de chances de voir le jour.
Des sondages poussifs, des candidatures de droite en pagaille... Bruno Retailleau est tenu de défendre la légitimité de son aventure élyséenne pour se départir de toute image de forcené. "Tu vas finir avec la secte du temple solaire si tu te contentes d'une primaire fermée", l'a prévenu cet automne son rival Laurent Wauquiez, apôtre intéressé d'un rassemblement plus large. Bruno Retailleau s'appuie, lui, sur l'histoire glorieuse de la droite pour consolider son ambition. "Depuis quand un parti gaulliste n’aurait-il...
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28/03 - La mise en garde d’Anders Fogh Rasmussen : "La Russie sera capable d’attaquer un pays de l’Otan d’ici à 2030"
Les Européens doivent prendre en main leur défense : c'est le message qu'Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l'Otan de 2009 à 2014, est venu marteler dans la capitale française à l'occasion du Paris Defence and Strategy Forum. Organisé du mardi 24 au jeudi 26 mars par l'Académie de défense de l'Ecole militaire, en partenariat avec L'Express, l'événement a réuni de nombreux dirigeants internationaux. Parmi eux, l'ancien premier ministre danois, qui s'est exprimé en faveur de deux idées qui lui sont chères : le soutien à l'Ukraine et l'importance d'une Europe de la défense forte - en coopération avec les Etats-Unis.
Auprès de L'Express, Rasmussen évoque ce qui est, selon lui, un impératif : la hausse des dépenses de défense des pays de l'Otan à 5 % du PIB, comme les membres de l'Alliance s'y sont engagés en juin dernier. Pour peser face à des Etats-Unis devenus imprévisibles, le Danois réclame aussi un changement d'état d'esprit des Européens. Il faut s'adapter à la philosophie de Donald Trump, et pratiquer une diplomatie "transactionnelle", dit-il.
L'Express : Un thème a traversé l'ensemble du Paris Defence and Strategy Forum : celui de l'autonomie stratégique européenne, alors que l'allié américain devient de plus en plus imprévisible. Comment l'accueillez-vous ?
Anders Fogh Rasmussen : Je suis en faveur de l'autonomie européenne - mais je voudrais qu'elle s'exerce en collaboration avec les Etats-Unis. Le Vieux continent doit être capable de tenir sur ces deux piliers. Pendant trop longtemps, nous...
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27/03 - Ruth Guerra (KPMG) : "La stabilité offerte par l’accord entre l’Europe et les Etats-Unis demeure fragile"
Huit mois après l’humiliation de Turnberry, l'Europe sort enfin du bois. Ce jeudi 26 mars, une vaste majorité de députés européens a approuvé l'accord signé en juillet dernier… en y ajoutant une série de conditions supplémentaires, censées prémunir l'UE contre les zigzags de l'intempestif locataire de la Maison-Blanche. Jusqu'au dernier moment, l'atmosphère fut tendue : la procédure d'approbation avait été gelée en janvier, sur fond d’escalade autour du Groenland. Plus récemment, l’ambassadeur américain Andrew Puzder est allé jusqu’à menacer l’Europe d’arrêter les livraisons de gaz naturel liquéfié (GNL) si elle ne signait pas l’accord. Ruth Guerra, avocate et spécialiste du commerce international à KPMG, décrypte pour l’Express ces nouvelles dispositions, inédites.
L'Express : L’Union européenne a multiplié les accords avec ses partenaires commerciaux ces derniers mois. En quoi celui-ci est-il différent ?
Ruth Guerra : C’est un accord atypique, à la fois dans la manière dont il a été négocié mais aussi au regard des typologies de clauses qu’il comporte. Traditionnellement, les accords de libre-échange de l'UE reposent sur une logique de réciprocité, avec une baisse des droits de douane des deux côtés. Ici, on est dans un schéma asymétrique : l’Europe bénéficie d’un plafonnement des droits de douane, tandis que les entreprises américaines obtiennent leur réduction à zéro vers l’Europe. On ne peut donc pas vraiment parler d’accord de libre-échange entre l’UE et les États-Unis, mais seulement d’accord commercial.
Quelles...
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27/03 - Pourquoi Israël et certains pays du Golfe craignent un accord prématuré entre Donald Trump et l’Iran
Donald Trump s'apprête-t-il à conclure un accord avec l'Iran ? Plusieurs signaux semblent pointer dans cette direction. Mais la perspective d'un accord de paix -sous médiation pakistanaise- est loin de satisfaire Israel et la plupart des pays du Golfe. Certains, comme l'Arabie Saoudite, feraient même pression sur le président américain pour l'inciter à poursuivre la guerre. L'idée étant, pour eux, de réduire au maximum les capacités balistiques de l'Iran, afin de limiter sa force de frappe dans la région et d'éviter par la même occasion d'en faire les frais. Explications.
Ces dernières années, les pays du Golfe ont considérablement amélioré leurs relations avec la République islamique. Mais les violentes attaques iraniennes à leur encontre, menées ces dernières semaines en riposte à l'offensive israélo-américaine, ont ravivé leurs craintes passées. Ils redoutent désormais de voir le régime iranien sortir enhardi de cette guerre, capable de frapper à sa guise des installations énergétiques sur leur sol et de faire la pluie et le beau temps sur le détroit d'Ormuz.Menace balistique et nucléaire
Pour les pays du Golfe, les missiles iraniens constituent la menace numéro un. Par conséquent, mettre fin au conflit avant d'avoir démantelé les capacités offensives de l’Iran reviendrait, selon eux, à offrir au régime iranien une victoire générationnelle, comparable au triomphe du dirigeant égyptien Gamal Abdel Nasser sur la Grande-Bretagne, la France et Israël lors de la crise de Suez en 1956, expliquent-ils.
Côté...
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27/03 - VIH en Europe : ces nombreuses idées reçues qui ont la vie dure
I=I, soit "indétectable égal intransmissible". C'est une équation simplissime que martèlent les associations de lutte contre le VIH mais que de nombreuses personnes peinent encore à résoudre. Le principe est pourtant simple. Une personne séropositive au VIH sous traitement voit sa charge virale baisser jusqu'à ce qu'elle ne soit plus détectable lors d'un prélèvement sanguin. A ce stade, cette personne n'a aucune chance de développer un stade avancé de la maladie - le sida - et ne transmet plus le virus.
Cela fait une dizaine d'années que plusieurs associations européennes et américaines ont fait de cette équation un slogan, mais le message peine encore à passer. D'après un sondage OpinionWay réalisé pour Sidaction à l'occasion de sa 32e campagne de collecte de dons, plus de trois jeunes de 15 à 24 ans sur quatre pensent que le VIH peut être transmis lors d’un rapport sexuel non protégé avec une personne séropositive sous traitement. C'est faux... et quand bien même, cela n'encourage même pas le port du préservatif puisque son usage est en baisse dans de nombreux pays européens. Malheureusement, cette idée reçue est loin d'être la seule à circuler. On fait le point.Non, un baiser ne suffit pas à transmettre le VIH
En 2006, un eurobaromètre démontrait que pour environ 60 % des Européens, un simple baiser suffisait à transmettre le virus du Sida. Vingt ans plus tard, cette idée reçue persiste encore. Un quart des Finlandais ou des Suédois ainsi que 16 % des Danois ou des Britanniques le pensent, d'après les...
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27/03 - Ventes de livres : quel écrivain retrouvera Xavier Dupont de Ligonnès ?
Le 15 avril 2011, Xavier Dupont de Ligonnès quittait l’hôtel Formule 1 de Roquebrune-sur-Argens pour s’évaporer à tout jamais. Sur des images prises par les caméras de vidéosurveillance, les dernières connues de l’assassin, on le voyait avec un livre à la main : Glacé, le premier livre de Bernard Minier. S’il n’est pas réapparu dans la vraie vie, le mystérieux Dupont de Ligonnès a alimenté de nombreux essais – à défaut de devenir un héros de roman.
Dans La Grâce (prix de Flore 2020, vendu à plus de 30 000 exemplaires en grand format), Thibault de Montaigu partait sur les traces de Dupont de Ligonnès mais, au lieu de retrouver le diable, il rencontrait Dieu – et son superbe livre bifurquait vers une quête mystique. D’autres sont restés sur leur chemin initial. Cette même année 2020, Society réussissait le carton de l’été en kiosque avec le fantastique reportage en deux volumes cosigné par Pierre Boisson, Maxime Chamoux, Sylvain Gouverneur et Thibault Raisse – près de 400 000 exemplaires écoulés du magazine, puis 34 000 de l'édition en livre chez So Lonely et enfin 17 000 du format poche chez Points. Toujours en 2020, Bruno de Stabenrath atteignait comme Montaigu les 30 000 exemplaires avec L’Ami impossible, où il revenait avec mélancolie sur la camaraderie l’ayant lié au futur assassin quand ils étaient adolescents à Versailles – il y avait des pages inoubliables, quasi fitzgéraldiennes, sur les soirées insouciantes de cette jeunesse dorée, qui n’aurait pu imaginer alors le drame qui la frapperait plus tard…Ventes...
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27/03 - Rafaël Amselem : "Contre quelques baisses d’impôts, David Lisnard est prêt à s’allier avec les pires réactionnaires"
David Lisnard ne veut plus rien avoir à faire avec Les Républicains (LR), et il l’a fait savoir. Au micro de BFMTV, le maire de Cannes a laissé entendre, mercredi 25 mars, qu’il quitterait le parti dirigé par Bruno Retailleau, et a contesté les modalités de désignation du candidat LR à la prochaine présidentielle. Surtout, le président de l’Association des maires de France (AMF) s’est dit favorable à une "grande primaire" incluant toute la droite jusqu’à Reconquête.
Il n’en fallait pas plus pour semer la zizanie dans le camp libéral français, entre ceux qui se montrent ouverts à une union des droites, et les autres, dont Rafaël Amselem. Pour cet analyste politique et journaliste indépendant, David Lisnard commet une grave erreur. Cette attitude, affirme-t-il à L’Express, serait même "symptomatique d’une tentation plus large chez certains libéraux qui, par antigauchisme niais, par propriétarisme, par sentiment de décadence, iront courir avec tous les réactionnaires en échange de quelques baisses d’impôts et formules pseudo-afueristes". Entretien.
L’Express : Quel regard portez-vous sur la déclaration de David Lisnard, qui s’est montré ouvert à une primaire de la droite incluant Reconquête ?
Rafaël Amselem : Contre quelques baisses d’impôts, David Lisnard est visiblement prêt à s’allier avec les pires réactionnaires. Son attitude est symptomatique d’une tentation plus large chez certains libéraux qui, par antigauchisme niais, par propriétarisme, par sentiment de décadence, iront courir avec tous les réactionnaires...
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27/03 - "La soumission de l’Europe a un coût !" : le cri de colère du spécialiste de l’énergie Guillaume Niarfeix
Expert de l’énergie et président de la Chambre de commerce et d'industrie franco-nigériane, Guillaume Niarfeix ne cache pas son exaspération. Le jour même de la sortie de son livre Electrochoc (Ed. Le Cherche midi) qui dénonce le manque de souveraineté de l’Europe en matière énergétique, le Parlement européen ploie devant les Etats-Unis en avalisant - moyennant l'instauration de garde-fous - l’accord commercial signé quelques mois plutôt entre Donald Trump et Ursula von der Leyen. L’occasion de se dégager de ce mauvais pas existait pourtant : l’Europe aurait pu jouer la carte de l’invalidation par la Cour suprême américaine des droits de douane décidés par Trump. Au lieu de cela, elle se laisse dominer.
L'Express : Votre livre insiste sur la nécessité de bâtir une Europe souveraine sur le plan énergétique. Que pensez-vous de ce vote au Parlement européen qui valide l’accord commercial conclu l’été dernier avec les Etats-Unis, et qui comporte notamment de grosses importations de GNL américain ?
G.N. C’est agaçant. Les Etats-Unis appliquent à la lettre leur stratégie de domination par l’énergie. Et nous Européens, nous nous laissons faire. A l’échelle de l’Union, cette soumission a un coût. Une année de dépendance aux énergies fossiles représente 390 milliards d’euros. Cela équivaut à 2,5 % du PIB - plus de deux fois le budget annuel de l’Union -, ou encore 870 euros par habitant. C’est énorme. Si nous réorientions cet ordre de grandeur vers notre propre système énergétique, nous pourrions par exemple financer...
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27/03 - Emmanuel Grégoire à vélo : le pouvoir contre lui-même, par Julia de Funès
Le nouveau maire de Paris a inauguré son mandat par un tour de la capitale à vélo. Le geste fut immédiatement lisible : simplicité, proximité, sobriété. Certes, le pouvoir vertical et autoritaire n’est — heureusement — plus à l’ordre du jour. Mais que nous dit le vélo du pouvoir contemporain ? Car le vélo ne vaut pas ici pour lui-même : il vaut comme signe. Et tout l’enjeu est de comprendre ce que ce signe exprime — et surtout en l’espèce ce qu’il contredit pour tout homme politique.
Le vélo incarne d’abord une forme d’égalité. Il donne à voir un élu ramené au niveau commun : pas de chauffeur, pas de voiture officielle, pas de signes distinctifs. Il suggère que gouverner consiste à être comme tout le monde, un individu parmi d’autres. Il installe une impression de normalité : un élu comparable à ceux qu’il gouverne. C’est louable et sympathique. Mais faux et démagogique, car le pouvoir ne peut être normal. Gouverner suppose une dissymétrie. L’homme de pouvoir à une responsabilité que les autres n’ont pas, celle de décider pour eux. L’égalitarisme que met en scène le vélo entre donc en contradiction — ou tente de compenser — la verticalité structurelle propre à tout pouvoir qui doit arbitrer puis trancher pour le plus grand nombre. Le paradoxe est frappant : le responsable politique à vélo veut apparaître comme tout le monde … précisément au moment où il ne l’est plus en devenant l’élu !
Le vélo suggère aussi la sobriété. La sobriété que met en scène le vélo ne dit pas seulement une manière de vivre plus écologique, elle...
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27/03 - Vladimir Poutine en appelle aux oligarques russes pour financer sa guerre en Ukraine
Alors que la guerre en Ukraine s'enlise et devient de plus en plus coûteuse, Vladimir Poutine a réuni plusieurs oligarques russes jeudi 26 mars pour solliciter leur contribution au budget de la défense, en berne, révèle le média russe indépendant The Bell. Objectif : permettre à la Russie de poursuivre son invasion, et conquérir l'intégralité de la région frontalière du Donbass, qu'elle contrôle déjà partiellement.Au moins deux réponses favorables
Une demande qui aurait reçu un écho favorable de la part de plusieurs oligarques. Suleiman Kerimov, un milliardaire qui serait lié à la récente prise de contrôle controversée du principal détaillant en ligne Wildberries, se serait notamment engagé à faire un don de 100 milliards de roubles (un milliard d'euros). Selon le Financial Times, qui est entré en contact avec plusieurs sources proches du dossier, le magnat des métaux Oleg Deripaska aurait lui aussi accepté de contribuer. Le Kremlin dément pour sa part toute sollicitation des oligarques et affirme que ces derniers ont offert de leur plein gré de participer à l'effort de guerre.
Alors que l"opération spéciale" en Ukraine est entrée dans sa cinquième année, la Russie est confrontée à un double coup dur : la baisse des recettes budgétaires provenant des ventes d'énergie et le ralentissement économique, qui affecte les recettes fiscales. Une mesure de plus pour financer la guerre
La demande de Vladimir Poutine aux oligarques s'inscrit ainsi dans la lignée des nombreuses tentatives du président russe pour...
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27/03 - "Parler d’inflation aujourd’hui est erroné et dangereux" : la mise au point de l’économiste Jean-Marc Daniel
Gare à la sémantique ! A contre-courant du bruit ambiant lié à la guerre en Iran, l'économiste Jean-Marc Daniel insiste : parler aujourd'hui de crise inflationniste n'est pas justifié. Le plus grand danger de cet abus de langage, c'est qu'il conduise les banques centrales à relever les taux d'intérêt. Au-delà des hausses de prix à court terme, le professeur d'économie à l'ESCP entrevoit surtout la déflation. Explications.
L'Express : Avec la flambée des prix de l’énergie, d’aucuns s’inquiètent d’un retour de l’inflation, y compris l’Insee dans sa dernière note de conjoncture. Qu’en pensez-vous ?
Jean-Marc Daniel : Il est erroné et dangereux d'utiliser le mot "inflation" aujourd’hui. D’abord parce que ce mot ne correspond pas à la situation actuelle, puisqu’on la définit par une "hausse des prix à la consommation durable et généralisée". Surtout, un contexte inflationniste induit que les banques centrales doivent réagir en durcissant leur politique monétaire. Or, la pire chose qui pourrait arriver en ce moment, c'est une augmentation des taux d'intérêt, pénalisante pour les entreprises et dramatique pour la situation économique à venir. Comme en 2022, la hausse des prix actuelle est temporaire. De façon structurelle, nous nous orientons vers une phase de déflation.
Ce qu’on redoute aujourd’hui, ce n'est pas seulement une hausse du prix à la pompe, c'est aussi la diffusion dans toute l’économie d’une énergie plus chère…
Effectivement, certains prix vont augmenter. Mais le paramètre à prendre en considération, c’est...
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27/03 - L’IA signe "la fin des faiseurs de PowerPoint", selon les directeurs d’HEC et de l’université Bocconi
Comment s’adaptent les écoles qui forment l'élite de demain au bouleversement de l’intelligence artificielle ? Invités du colloque de L’Express consacré à l’apprentissage à l’ère de l’IA, le 23 mars dernier, les directeurs de deux prestigieuses business schools ont partagé leurs expériences : Francesco Billari, recteur de l’université Bocconi, venu de Milan pour l’occasion, et Eloïc Peyrache, directeur général d’HEC.
L’Express : Grâce à l'IA générative, les étudiants peuvent produire en quelques secondes un business plan, une analyse de cas, une dissertation d'économie. Une remise en cause du modèle de vos grandes écoles, fondées sur l'effort ?
Francesco Billari : L’intelligence artificielle nous pose des défis, mais c'est aussi une occasion fantastique pour nos brillants étudiants. La Bocconi, historiquement spécialisée en économie et en management, va ouvrir un département de sciences informatiques. Nous faisons en sorte que tous les étudiants se familiarisent avec l'IA, qu'ils aient conscience des emplois menacés. Prenons l’exemple des présentations PowerPoint, travail typique d’un jeune embauché. De toute évidence, ce n’est pas un travail d'avenir. Donc il nous faut surtout nous assurer que chacun est capable de poser des questions et d’en interpréter les réponses, plutôt que de simplement produire des slides.
Eloïc Peyrache : La meilleure façon d'être remplacé, c'est d'être un passe-plat. Il va falloir continuer à penser et à développer un certain nombre de compétences. Longtemps, nos écoles se sont focalisées...
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27/03 - La fin du conflit en Iran pourrait intervenir dans quelques semaines, selon Marco Rubio
Donald Trump a annoncé dans la soirée du jeudi 26 mars qu'il s'abstiendrait pendant 10 jours supplémentaires de mettre à exécution sa menace de détruire les centrales énergétiques iraniennes, repoussant à nouveau l'échéance de son ultimatum, jusqu'au 6 avril cette fois. "Les discussions se poursuivent et, malgré les déclarations erronées affirmant le contraire, diffusées notamment par les médias diffusant de fausses informations, elles se déroulent très bien", a assuré le président américain sur son réseau Truth Social.
Auprès de Reuters, un responsable iranien de haut rang a pourtant jugé que la proposition américaine de sortie du conflit qui lui avait été transmise par l'intermédiaire du Pakistan était "à sens unique et injuste", et n'ouvrait aucune perspective de négociation.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump reporte de dix jours l'échéance de son ultimatum à l'Iran
⇒ Téhéran conseille aux civils de quitter les zones où les forces américaines sont déployées
⇒ La fin du conflit en Iran pourrait intervenir dans quelques semaines, selon Marco Rubio
21h00C’est la fin de ce direct
C’est la fin de ce direct. Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations, les réactions et les principaux développements de la nuit. Bonne soirée à vous.
19h54Plus de 400 combattants du Hezbollah ont été tués jusqu'à présent
Plus de 400 combattants du Hezbollah ont été tués depuis que le groupe armé libanais a lancé les premières...
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27/03 - Prix de l’essence : de l’Allemagne à l’Italie, comment nos voisins tentent de limiter la hausse
"Ce n'est pas notre guerre, nous ne l'avons pas choisie", clament en chœur les dirigeants européens depuis le début des frappes américaines et israéliennes sur l'Iran. Une position qui ne place pas notre continent à l'abri des conséquences dramatiques de ce conflit au Moyen-Orient et du blocage du détroit d'Ormuz. Les premiers effets se ressentent dans les stations-service, où les prix de l'essence s'envolent : en quelques semaines, ils ont augmenté de plus de 10 % en moyenne en Europe. Ce n'est qu'un début.
La première crise pétrolière de 1973 avait poussé la France à se lancer dans l'énergie nucléaire, afin de réduire sa dépendance énergétique envers le Moyen-Orient. Aujourd'hui, les autorités françaises hésitent, inquiètes de mettre à mal les finances publiques et comptant sur l'engagement informel des distributeurs à plafonner les prix. Mais certains gouvernements européens, en particulier dans les pays d'Europe centrale et orientale, se précipitent pour limiter l'impact sur les automobilistes. Tour d'horizon.Les automobilistes français sont parmi les plus touchés par l'inflation des prix de l'essence depuis le début de la guerre en Iran.Slovénie : des prix bas qui attirent les voisins
En pleine campagne électorale, le gouvernement slovène a pris une décision radicale : bloquer les prix de l'essence à 1,48 euro le litre grâce à une baisse des taxes. Si la mesure est très populaire (le Premier ministre sortant, Robert Golob, l'a emporté de justesse le 22 mars), elle attire aussi les automobilistes...
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27/03 - Danemark, France, Slovénie : la poussée populiste qui montre les limites du cordon sanitaire
Il arrive parfois que l'actualité semble se jouer loin de nous. Alors tous les vendredis, on s’intéresse à un évènement qui a marqué la semaine, d’un point de vue européen, et on prend le temps d’expliquer pourquoi il nous concerne tous.
Ces derniers jours, il n’y a pas qu’en France que l’on votait en Europe. Au Danemark, les sociaux-démocrates de Mette Frederiksen ont réalisé le plus mauvais score de leur histoire tandis que le Parti du peuple danois, une formation d’extrême droite, a triplé son score par rapport aux législatives précédentes. Un résultat qui va rebattre les cartes des alliances pour le futur gouvernement danois.
Ce n’est pas la seule élection qu’il fallait surveiller. Pendant que chez nous en France, le Rassemblement national s’implantait un peu plus encore au niveau local, la Slovénie conservait de justesse son Premier ministre libéral, à un siège près face à la formation d’extrême droite.
Autant d’illustrations de la montée des populistes à travers l’Union européenne, et qui démontrent que les stratégies politiques du passé ne semblent plus fonctionner.
Dans cet épisode de La semaine européenne, Luc de Barochez, éditorialiste à L’Express, nous explique à quoi ressemble désormais le cordon sanitaire...
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27/03 - Humanity’s Last Exam, le "test de QI" que les IA les plus puissantes n’arrivent pas à battre
Dans la mythologie grecque, qui est l'arrière grand-père maternel de Jason ? Si vous séchez, peut-être préférerez-vous répondre à une question sur les syllabes fermées se terminant par une consonne en hébreu biblique, en vous basant sur la tradition de prononciation tibérienne. Voulez-vous plutôt tester votre connaissance des réactions en cascade péricyclique thermique d'ester méthylique ? Ou bien sur les chaînes de Markov et les graphes ?
Ces questions ne proviennent pas des annales d'examen d'une université d'élite, mais d'Humanity Last Exam. "Le dernier examen académique que nous voulons faire passer aux intelligences artificielles", précise Long Phan, chercheur en IA au Center of AI Safety et l'un des créateurs de ce test, pensé comme l'ultime frontière entre les humains et les machines. Des questions de niveau doctorat
Les tests pour mesurer les capacités des AI, ou benchmarks, étaient utilisés bien avant l'arrivée de l'intelligence artificielle générative pour déterminer si des produits étaient prêts à être déployés. Mais avec l'arrivée des LLM, les large langage models qui propulsent les outils comme ChatGPT, ils ont vite été dépassés. MMLU, dévoilé en 2020, avait ainsi été conçu pour être plus difficile que les autres benchmarks, et testait les IA sur 16 000 questions demandant de la culture générale ainsi que des capacités de raisonnement. Dès sa sortie, en novembre 2022, ChatGPT 3.5 affichait néanmoins 70 % de bonnes réponses.
Les modèles suivants enchaînent les records sur MMLU. Capables de s'entraîner...
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26/03 - L’aide militaire à l’Ukraine menacée par le conflit au Moyen-Orient ?
Le ciel est chargé de fumée, et la tension ne faiblit pas. Le Pentagone envisage de détourner vers le Moyen-Orient des armes destinées à l'Ukraine, alors que la guerre en Iran épuise certaines des munitions les plus critiques de l'armée américaine, a rapporté, jeudi 26 mars, le Washington Post, citant trois personnes au fait de la question. Parmi les armes susceptibles d'être réorientées figurent des missiles intercepteurs de défense aérienne acquis dans le cadre d'une initiative de l'Otan lancée l'an dernier, permettant aux pays partenaires d'acheter des armes américaines pour Kiev, informe le rapport. A noter qu'aucune décision n'a encore été prise.
Cette réflexion intervient alors que les opérations américaines dans la région s'intensifient. L'amiral Brad Cooper, chef du Commandement central des forces américaines au Moyen-Orient, a déclaré, mercredi 25 mars, que les États-Unis avaient frappé plus de 10 000 cibles en Iran et étaient en bonne voie de limiter la capacité de Téhéran à projeter sa puissance au-delà de ses frontières. Un porte-parole du Pentagone a indiqué au journal américain que le département de la Défense veillerait à ce que les forces américaines, ainsi que celles de leurs alliés et partenaires, disposent des moyens nécessaires pour combattre et vaincre.
Depuis le début de l’offensive américaine contre l’Iran, le 28 février, les capitales européennes s’inquiètent de l’épuisement rapide...
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26/03 - MBS, premier soutien de Donald Trump en Iran ? Le discret prince saoudien analysé par Karen Elliott House
Karen Elliott House est l’une des très rares journalistes à avoir eu accès à Mohamed ben Salmane (MBS) pour de nombreux entretiens approfondis. Alors que Donald Trump affirme avoir soumis un plan aux Iraniens pour mettre fin à la guerre - ce que dément Téhéran -, et que les pays du Golfe continuent d'être pris pour cible par le régime des mollahs, la diplomatie discrète du prince héritier saoudien demeure une énigme pour de nombreux observateurs. Selon une enquête du New York Times, MBS aurait récemment fait pression sur le président américain pour qu'il poursuive le conflit, assurant que cette campagne militaire était une "opportunité historique" de remodeler le Moyen-Orient.
Après la détente engagée en 2023, la ligne de l’Arabie saoudite à l'égard de Téhéran apparaît aujourd’hui clairement affirmée : "la chute du régime théocratique iranien", constate l'ex-journaliste du Wall Street Journal, Karen Elliott House qui couvre l'actualité de la monarchie pétrolière wahhabite depuis quatre décennies. La lauréate du prestigieux prix Pulitzer en 1984 a assisté à la révolution menée au pas de charge par MBS depuis qu'il est devenu, le 21 juin 2017, le prince héritier d'Arabie saoudite. Dans L'Homme qui voulait être roi, (Éditions Saint-Simon, parution le 9 avril), elle revient sur ses grandes réussites, ses échecs, ses excès autoritaires ainsi que sa passion pour... les jeux vidéo qui en dit beaucoup sur sa façon d'exercer le pouvoir. Entretien.
L'Express : Mohammed ben Salmane avait opéré un rapprochement avec l’Iran...
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26/03 - Vladimir Poutine, révélations sur sa vie cachée : ses deux fils, son obsession de vivre jusqu’à 150 ans...
"La démarche du pistolero". C’est ainsi que des professeurs de neurologie du très sérieux British Medical Journal ont baptisé l’étrange façon de marcher de Vladimir Poutine, rappelle le journaliste Vincent Jauvert dans son livre Kremlin confidentiel, dont L’Express publie les bonnes feuilles. "Nous avons observé qu’[il] présente une réduction notable du balancement du bras droit pendant la marche, écrivent-ils en 2015. Nous avons trouvé dans un manuel de formation du KGB une explication plausible : les recrues étaient entraînées à garder le bras droit immobile près du corps afin de pouvoir dégainer rapidement une arme. Nous pensons que cette habitude acquise a été conservée inconsciemment dans [sa] posture et [sa] démarche". Fruit d’une enquête fouillée et nourrie par de nombreux documents et témoignages, l’ouvrage de Vincent Jauvert vise à dévoiler la vraie nature du président russe, tout ce qu’il veut cacher : "sa quête effrénée de luxe, de pouvoir et de vengeance – sa vie privée et ses crimes aussi". Dans un texte saisissant, l’auteur montre comment ce chef mafieux a construit sa dictature à vie, accumulé une immense fortune, planifié l’invasion de l’Ukraine, et entraîné l’Europe dans une guerre sans fin. Extraits.Les Jeux de la corruption et du dopage
C’est peut-être là, sur les bords de la mer Noire, que le régime Poutine apparaît le plus crûment, dans toute son immoralité. Là aussi que sa stratégie de corruption et de mensonges a trouvé sa première limite. Grand amateur de sport, le maître du Kremlin a voulu les...
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26/03 - Italie : avec la victoire de Meloni, l’extrême droite au pouvoir
En pole position pour devenir la première femme chef de gouvernement de l'histoire de l'Italie, Giorgia Meloni, présidente du parti Fratelli d'Italia (FDI), incarne un mouvement à l'ADN post-fasciste qu'elle a réussi à "dédiaboliser" pour arriver au pouvoir. Sous la houlette de cette Romaine de 45 ans, FDI est devenu le premier parti du pays avec près d'un quart des voix.
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26/03 - L’Iran menace Bab el-Mandeb, autre verrou stratégique du commerce mondial
La "guerre éclair" qu'imaginait Donald Trump semble s’enliser. Mercredi 25 mars, l’exécutif américain a encore durci le ton. La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a assuré que le président des Etats-Unis était prêt à "déchaîner l’enfer" si l’Iran persistait dans ce qu’elle a qualifié de "mauvais calcul". À mesure que les menaces montent, la confrontation entre Washington, Israël et Téhéran s’étend bien au-delà du seul détroit d’Ormuz. Après avoir agité la menace d’un blocage de ce passage clé du Golfe, l’Iran a désormais brandi celle d’un "nouveau front" : Bab el-Mandeb, autre verrou maritime majeur, au sud de la mer Rouge.
Selon une source militaire citée par l’agence iranienne Tasnim, l’Iran pourrait viser cette zone en cas d’intervention terrestre américaine. La même source affirme que Bab el-Mandeb fait partie des passages maritimes "les plus sensibles au monde" et que Téhéran serait en mesure d’y faire peser une "menace crédible".
Le détroit de Bab el-Mandeb se situe entre Djibouti et le Yémen, à la jonction entre le golfe d’Aden et la mer Rouge. Il constitue un passage incontournable pour les navires qui remontent vers le canal de Suez. L'Express rappelait en 2024 que 40 % du trafic de conteneurs et 12 % du trafic commercial mondial transitait dans cette zone. Ce type de passage étroit, où se concentre une part importante des flux commerciaux, fait partie de ce que nos confrères chez RFI désignent comme des "choke points", ou points d’étranglement maritimes. "Des répercussions majeures"
Bab...
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26/03 - Tensions entre Olivier Faure et Boris Vallaud, l’arrière-pensée de Laurent Wauquiez sur Sarah Knafo
Ça y est, les élections municipales sont passées, elles étaient le dernier scrutin au suffrage universel direct avant le grand rendez-vous de la présidentielle. Autant dire que la vie politique entre dans une nouvelle phase, ô combien palpitante...François Hollande ne croit pas au duel RN-LFI
François Hollande était ce mercredi soir l’invité d’honneur de la soirée de lancement du dernier numéro de la revue trimestrielle L’Hémicycle, dont la nouvelle rédactrice en chef est d’ailleurs une certaine Valérie Trierweiler. Devant une centaine de chefs d’entreprise et quelques journalistes, réunis dans un bar du VIIIe arrondissement de Paris, l’ancien président a livré cette prédiction, maquillée d’humour : "Le second tour RN-LFI , ça n’arrivera pas. C’est une histoire que l’on raconte pour faire peur aux petits enfants." La blague a fait sourire, au premier rang, François Durvye, proche conseiller de Marine Le Pen et bras droit du milliardaire conservateur Pierre-Édouard Stérin.Olivier Faure - Boris Vallaud : le ton monte
Boris Vallaud a-t-il - enfin - pris la parole lors de la réunion du groupe socialiste qui a suivi le second tour des municipales ? "Oui, il a dit bonjour…", se moque Olivier Faure en petit comité. Les proches du premier secrétaire soulignent volontiers un point : "Vallaud n’a pas bougé une oreille de toute la campagne. Il y a vraiment une prime à la lâcheté."Pourquoi Laurent Wauquiez cite Sarah Knafo
Au risque de hérisser jusqu’à ses camarades de LR, Laurent Wauquiez cite toujours Sarah Knafo...
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26/03 - Singapour : la métropole verte qui réinvente la ville du futur
À première vue, Singapour impressionne par ses tours futuristes, son port ultra-moderne et ses quartiers d’affaires effervescents. Mais derrière cette image de métropole ultradynamique se dévoile une autre réalité : celle d’une ville pensée comme un écosystème, où urbanité et nature cohabitent en permanence. Parcs tropicaux, architectures végétalisées, réserves naturelles et fermes urbaines composent un paysage hybride, où l’on peut passer d’un rooftop au cœur de la skyline à une immersion en pleine jungle en quelques minutes.Les exemples sont nombreux et accessibles à tous. On peut courir au petit matin sur les pelouses panoramiques de Marina Barrage avec la skyline en toile de fond, déjeuner à Dempsey Hill après une matinée en centre-ville, puis terminer la journée sur un rooftop végétalisé face aux gratte-ciels. A Singapour, la « City in Nature » n’est pas un slogan, mais une manière concrète de vivre la ville. Plus au nord, la réserve de Kranji offre un contraste saisissant. Après une session shopping sur Orchard Road ou un brunch dans les adresses trendy de Dempsey Hill, quelques stations de métro ou de bus suffisent pour observer varans, oiseaux migrateurs et mangroves. Singapour compte d’ailleurs quatre réserves naturelles protégées, abritant une biodiversité remarquable : plus de 2 100 espèces de plantes, près de 390 espèces d’oiseaux et des centaines d’espèces d’insectes, de reptiles et de poissons. Une richesse d’autant plus surprenante que le territoire ne couvre que 744 km². En quelques stations, on...
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26/03 - L’irresponsabilité budgétaire des maires : la grande absente des municipales, par Kevin Brookes
Les élections municipales se sont achevées comme elles avaient commencé : dans un brouhaha médiatique où l'on spécule sur des noms plutôt que sur des projets. Pendant que les commentateurs s'épuisaient à déterminer quelle écurie présidentielle "gagnait" ces quelque 35 000 scrutins locaux, ils passaient à côté de l'essentiel : le triomphe du rejet de la politique. L'abstentionnisme confirme sa position de premier "parti" de France — et de très loin.L'abstentionniste, ce citoyen invisible
Ces élections s'inscrivent dans une tendance lourde, marquée par trois dynamiques convergentes : une désaffection croissante pour les urnes, un dégagisme plus prononcé qu'à l'ordinaire pour les sortants, et une fracture grandissante entre les choix électoraux des urbains et des ruraux.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Au premier tour, seuls 57 % des électeurs inscrits ont daigné se déplacer — et encore, ce taux ne tient pas compte des 2,2 millions de Français non inscrits sur les listes électorales. Si l'on inclut ces absents structurels, c'est bien la moitié des citoyens en âge de voter qui n'a pas participé. Le phénomène atteint des proportions vertigineuses chez les 25-34 ans, à 60 % d'abstention, et chez les ménages les plus modestes — moins de 1 250 € nets par mois — à 62 %. Autrement dit : ce sont les jeunes et les classes populaires, ceux que la politique prétend servir en priorité, qui s'en détournent le plus massivement. Quand ils votaient, les Français des villes moyennes ont souvent cédé au dégagisme en choisissant...
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26/03 - En Italie, Giorgia Meloni fait le ménage autour d’elle après l’échec de son référendum
À Rome, Giorgia Meloni remanie son gouvernement après la cuisante défaite d’un référendum sur la réforme de la justice, qui a fait office il y a quelques jours de test majeur pour son leadership. Lundi 23 mars, un pourcentage record d'Italiens — 59 % au niveau national et 70 % dans certaines grandes villes, un taux porté par les jeunes — s’est rendu aux urnes, pour rejeter à 54 % cette réforme phare portée historiquement par la droite dure italienne, transformant le vote en un véritable désaveu politique. Ce revers a immédiatement déclenché des remous au sein de l’exécutif, et renforcé l’opposition. View this post on Instagram
Si la Première ministre italienne a reconnu le résultat avec calme, refusant tout de même de démissionner, l’opposition a donc saisi l’occasion pour tenter de la pousser vers la sortie. Giorgia Meloni était déjà fragilisée ces derniers temps, entre les polémiques judiciaires touchant ses ministres, la nécessité de consolider sa majorité au parlement et un contexte socio-économique de hausse des prix et baisse de productivité en Italie.Démissions de ministres sous enquêtes
Le revers électoral du référendum a provoqué un remaniement immédiat au sein de la coalition de droite (Forza Italia) et d’extrême droite (La Ligue et Frères d’Italie) au pouvoir. Deux hauts responsables du ministère de la Justice ont démissionné dès mardi, suivis par la ministre de Tourisme ce mercredi 25 mars. Tous les trois faisaient l’objet d’enquêtes de la part des procureurs, ce qui donnait jusqu’ici...
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26/03 - Plus d’ONU, moins de Maga : et si on s’était trompés sur les années 1990 ?
Dans un contexte international troublé, l'esprit libéral des années 1990 se retrouve parfois mis au banc des accusés, désigné comme le grand responsable d'une partie des maux actuels de notre société, notamment en matière de mondialisation et d’immigration. Pourtant, sans cette décennie, le désordre des années 2020 serait probablement survenu plus tôt. C’est la thèse défendue par Harold James, professeur d’histoire à l’université de Princeton, dans une récente tribune publiée sur The Globalist. Il y répond à un texte paru sur ce même site d’analyses internationales par l'économiste Branko Milanovic, spécialiste des inégalités. Dans cet article, le concepteur de la célèbre "courbe de l’éléphant" revient sur les "illusions" de la mondialisation libérale des années 1990, "des idées qui se sont presque toutes révélées erronées". Une lecture qui s’inscrit dans une remise en cause plus large de cette décennie, que des historiens comme Gary Gerstle décrivent comme le moment de domination d’un "ordre néolibéral".
Une remise en cause réellement fondée ? "Il est devenu à la mode ces derniers temps de condamner les principales évolutions économiques que le monde a connues dans les années 1990. Mais, à mon avis, nous le faisons à nos risques et périls", écrit Harold James, qui prolonge cette analyse dans un entretien accordé à L’Express. Sans 1990, 2020 aurait été pire
Celui-ci voit dans ce rejet un consensus émergent tant à gauche qu'à droite, citant entre autres le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio qui, lors de la dernière...
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26/03 - Populiste et autoritaire : Mohammad Bagher Ghalibaf, nouvel homme fort de l’Iran
Figure emblématique de la ligne dure iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf s’impose aujourd’hui comme l’un des très rares dirigeants encore en mesure de peser sur l’avenir du pays. Alors que les frappes américaines ont décimé une large partie des élites politiques et sécuritaires de Téhéran, les personnalités capables à la fois de gouverner et de dialoguer avec l’étranger se comptent désormais sur les doigts d’une main.
C'est d'ailleurs à cela que le président du Parlement iranien doit d'être encore en vie à ce jour. Alors qu'il figurait sur la "hit-list" d'Israël, aux côtés du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, le Pakistan, voisin de l’Iran, aurait demandé à Washington que les deux hommes soient épargnés. "Les Israéliens avaient leurs coordonnées et voulaient les éliminer. Nous avons dit aux États-Unis que s'ils étaient tués eux aussi, il n'y aurait plus personne avec qui négocier", a indiqué ce jeudi 26 mars un responsable pakistanais à l'agence Reuters.
Jusqu'à présent, un grand destin national semblait se refuser à Mohammad Bagher Ghalibaf. Mais son ascension récente tient en vérité autant à l’élimination progressive de ses rivaux qu’à sa capacité à s’imposer dans un système fragilisé. Dans ce contexte d’incertitude, le président du Parlement apparaît désormais comme une option crédible pour représenter le pays sur la scène internationale, d’autant que le sort du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei reste flou après plusieurs jours sans apparition publique. À Washington, Mohammad Bagher Ghalibaf est...
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26/03 - Les services embarqués, une raison supplémentaire de passer à la facture électronique
Commençons par la simplicité. En quoi choisir la plateforme agréée Sage est indiqué pour les entreprises ?
Les PME et les ETI ont souvent un système d’information complexe, avec plusieurs solutions de gestion. Si la solution de gestion principale, l’ERP par exemple, est Sage, il est très simple de fonctionner avec notre plateforme agréée, intégrée à la dernière version de l’ERP. Mais même si la solution Sage n’est pas la solution principale, notre plateforme agréée permet de connecter tous les logiciels en un clic et de centraliser les flux de factures. Et vu le délai, choisir une plateforme agréée unique et qui ne demande pas de développement informatique est certainement un choix raisonnable !
En plus de la simplicité, je veux ajouter la sécurité. Choisir la plateforme agréée Sage, c’est choisir la plateforme d’un éditeur de solutions de gestion. C’est notre métier de collecter, de traiter et de transmettre des données de gestion. Et ce depuis 40 ans.Les entreprises s’interrogent souvent sur les cas d’usage. La plateforme agréée Sage est-elle compatible avec toutes les situations ?
Il y a une forme de confusion sur ce que l’on appelle les cas d’usage. Une plateforme agréée, c’est un tuyau avec des services associés. Ces services relèvent en partie de l’obligation fixée par l’administration (comme la transmission des statuts) et en partie du choix de l’éditeur.
Quoi qu’il en soit, le tuyau transmet des données de gestion structurées. C’est sa vocation. Donc, quelle que soient les cas d’usage de l’entreprise avant...
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26/03 - Guerre au Moyen-Orient : les Etats-Unis ont transmis à l’Iran un "plan d’action en 15 points"
L'inconnue demeure quant à l'état d'avancée, ou même l'existence actuelle des négociations entre Téhéran et Washington. Ces derniers jours, Donald Trump a affirmé à plusieurs reprises que "des points d'accord majeurs" avaient été dégagés. Après avoir rejeté une proposition d'accord de paix, l'Iran a expliqué pour sa part qu'aucune négociation directe n'avait lieu, mais que des intermédiaires transmettaient des messages. En public, Donald Trump surenchérit dans l'emphase en assurant que la République islamique veut à tout prix un accord de paix, mais que ses dirigeants "ont peur de le dire car ils seraient tués par leur peuple".
Sur le terrain, les bombes pleuvent toujours : Israël a indiqué ce jeudi matin avoir mené une série de frappes massives visant les infrastructures du régime iranien à travers le pays. Pendant ce temps, les membres du G7 se réunissent cette fin de semaine pour tenter d'obtenir de la clarté de la part des Etats-Unis quant à leurs plans et leurs objectifs dans cette guerre que Washington peine toujours à justifier et qui déstabilise le monde entier.
Les infos à retenir
⇒ "L'Iran nous supplie de conclure un accord", affirme Donald Trump
⇒ Les Etats-Unis ont transmis à l'Iran un "plan d'action en 15 points"
⇒ L'Iran sera attentif à toute demande espagnole concernant la navigation à travers le détroit d'Ormuz
20h00C’est la fin de ce direct
C’est la fin de ce direct. Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin...
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26/03 - Marine Le Pen et les grands prédateurs : "Poutine a un charisme absolument fou et parle très doucement"
Le 7 juillet prochain, Hubert Coudurier pourra ajouter un nouveau chapitre à son livre Le mystère Marine Le Pen (Plon). A cette date, la femme politique sera fixée sur son sort judiciaire et, par conséquent, sur son destin présidentiel. Dans les deux cas, l'ouvrage du directeur de l'information du Télégramme n'aura pas perdu de son intérêt. Tout d'abord, parce qu'il y brosse aussi, en creux, un portrait de Jordan Bardella. Ensuite, c'est une histoire française qu'il raconte dans ces pages grinçantes et truculentes. L'auteur s'est intéressé tardivement à cette rive politique. Ses précédents livres, il s'était notamment intéressé à Jacques Chirac et Valérie Pécresse. Il progresse dans son enquête à pas de chat, comme il se doit, en donnant des coups de griffe imprévisibles. Parmi les chapitres particulièrement intéressants, on retiendra ceux qu'il consacre aux relations de Marine Le Pen avec un certain nombre de ceux que Giuliano da Empoli surnomme "les prédateurs" : Vladimir Poutine, Donald Trump... Mais aussi Viktor Orban et Giorgia Meloni. Il raconte également "le virage pro-israélien" du RN et explore ses réseaux en Afrique. Le contexte mondial pourrait bien placer la géopolitique au coeur de la campagne présidentielle. Et dans ce domaine, le Rassemblement national se montre pour le moins "balbutiant". Dans un récent entretien à L'Express, le philosophe Alain Finkielkraut estimait que le RN demeurait "très largement poutinien". Le 23 mars, Marine Le Pen s'est rendue en Hongrie pour soutenir Viktor...
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26/03 - "Les villes américaines se porteraient mieux avec Hidalgo ou Grégoire" : l’étonnant constat de l’urbaniste Richard Florida
Richard Florida est l’un des urbanistes les plus influents au monde. Notamment depuis la publication, en 2002, de The Rise of the Creative Class, dans lequel il assurait que la croissance économique moderne repose sur une "classe créative" faite d’ingénieurs, d’intellectuels, d’artistes et de travailleurs du savoir. Il prédisait alors que les villes susceptibles d’attirer de tels talents deviendraient les plus dynamiques. Le best-seller a inspiré bon nombre de politiques urbaines à travers le monde.
Quinze ans plus tard vient le moment de l’autocritique. Dans The New Urban Crisis (2017), ce docteur de l’université de Columbia, professeur invité distingué à l’Université Vanderbilt (Tennessee) et professeur à l’Université canadienne de Toronto observe alors que le succès de grandes villes comme New York ou Paris a un coût : les classes populaires et moyennes s’en trouvent exclues en raison de la montée des inégalités.
Face à l’apparente aggravation de cette "nouvelle crise urbaine" - notamment pour les jeunes qui peinent à se loger dans les grandes villes comme Paris - L’Express a sollicité Richard Florida au lendemain des élections municipales. S’il attribue à Anne Hidalgo, maire sortante de la capitale, certains mérites – et anticipe un destin similaire pour son successeur, Emmanuel Grégoire - celui-ci se montre cependant sévère sur la trajectoire de Paris, devenue "un terrain de jeu pour les ultra-riches" et "une ville vitrine pour la Fashion Week". Il livre par ailleurs ses prédictions sur ce à quoi...
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26/03 - L’Etat "profiteur de crise" ? Les mauvais calculs de Marine Le Pen sur les prix du carburant
Depuis le début de la guerre en Iran, le Rassemblement national a fait de la lutte contre la hausse des prix du carburant un cheval de bataille. Quitte à tordre grossièrement la réalité économique. Après avoir réclamé de concert avec Jordan Bardella, début mars, une baisse des taxes sur l'énergie, Marine Le Pen a décidé d'en remettre une couche en mettant en cause l'Etat français.
Comme chaque semaine, les présidents de groupe de l'Assemblée nationale se réunissaient le 24 mars pour discuter des priorités législatives. A l'issue de leurs échanges, la députée du parti d'extrême droite a pris la parole devant les journalistes pour affirmer que l'Etat "se comportait comme un profiteur de crise". Selon elle, les caisses se remplissent de "recettes indues", "supplémentaires par rapport à ce que le budget a prévu, précisément parce que l'augmentation du prix entraîne l'augmentation corrélative des taxes". La cheffe des députés RN évoque notamment le "renflement des recettes grâce à la TICPE et grâce à la TVA".L'Etat perdant à l'arrivée
Un raisonnement largement contestable. Pour commencer, seules les rentrées fiscales liées à la TVA – fixée à 20 % sur les produits pétroliers – progressent lorsque les prix des carburants sont en hausse. La taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), elle, reste inchangée quelles que soient les fluctuations de prix. "Autrement dit, seule une petite partie de la hausse bénéficie effectivement à l’Etat", souligne Eric Dor, directeur des études économiques à l’IESEG...
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26/03 - D’ex-espion sans charisme à dictateur mafieux : comment notre vision de Vladimir Poutine a évolué
Le passé permet souvent d'éclairer l'actualité. Chaque jeudi, dans notre nouveau podcast Hier à la Une, on se plonge dans les archives de L’Express, pour comprendre autrement la couverture du magazine de la semaine.
Revirements de Donald Trump sur le détroit d'Ormuz, multiplication des attaques d'Israël sur l'Iran et le Liban, hausse des prix à la pompe en Europe... Le conflit entre Téhéran et Washington, qui dure désormais depuis près d’un mois, offre de toute évidence un peu d’oxygène à Moscou.
D'abord car les regards se détournent de la guerre en Ukraine. Le président américain et son secrétaire à la Défense assurent même que les armes envoyées en Ukraine devraient plutôt être utilisées pour servir les intérêts américains. Ensuite, parce que la hausse du prix du pétrole assure des revenus au Kremlin, dans le contexte d'une économie russe exsangue. Malgré tout, cela ne fait pas basculer la situation de la Russie qui reste suspendue aux décisions de Vladimir Poutine.
Cette semaine, L’Express consacre ainsi son nouveau numéro à la vie cachée du président russe. Pour comprendre le Vladimir Poutine d’aujourd’hui, le journaliste Vincent Jauvert a enquêté, et publie un texte saisissant permettant d’entrevoir les secrets de celui qui a emmené l’Europe dans une guerre sans fin.
Il y est par exemple question de son immense fortune qu'il cherche à ne surtout pas afficher. Mais aussi de sa - ou plutôt ses - familles. Après s’être séparé de sa femme, Lioudmila, avec qui il a eu deux filles, le président russe présente sa...
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26/03 - "L’ingérence russe est sans précédent en Hongrie" : l’alerte du journaliste d’investigation Szabolcs Panyi
Il est la bête noire du gouvernement hongrois, le poil à gratter de Viktor Orban dans la dernière ligne droite vers les législatives du 12 avril. Rédacteur en chef des enquêtes sur l'Europe centrale chez VSquare à Budapest, l’un des principaux médias d'investigation de la région, Szabolcs Panyi documente inlassablement l’influence du Kremlin dans la politique hongroise. Au point d'être inquiété par les autorités. Le gouvernement a annoncé ce jeudi 26 mars avoir déposé plainte contre lui pour "espionnage".
A quelques jours du scrutin, Szabolcs Panyi a accordé un entretien à L'Express. Il juge l’ingérence russe "sans précédent". Et la négligence de l’Union européenne coupable.
L’Express : Quelle est l’ampleur de l’infiltration russe dans cette campagne ?
Szabolcs Panyi : Nous faisons face à une campagne d’ingérence caractérisée. Les éléments s’accumulent, documentés par plusieurs médias. Début mars, VSquare a révélé que le Kremlin avait dépêché en Hongrie trois agents du GRU - le service de renseignement militaire - spécialisés dans la manipulation des réseaux sociaux. D'après nos informations, l'opération serait supervisée par Sergueï Kirienko, le premier chef adjoint de cabinet de Poutine, principal artisan de la stratégie d'influence russe. Il est également cité dans un récent article du Financial Times sur la Social Design Agency, une agence qui aurait orchestré la diffusion de récits favorables au gouvernement hongrois sur les réseaux sociaux, notamment via des influenceurs pro-Orbán. Enfin, les services de renseignement...
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25/03 - L’exposition au cadmium pourrait expliquer jusqu’à 34 % des cas d’ostéoporose d’ici 2040
Faut-il s'inquiéter du cadmium qui s'accumule dans les sols, et se retrouve bien souvent dans notre alimentation ? Et si oui, quels sont les risques pour la santé associés à la consommation de ce produit, normalement réservé à l'agriculture ? C'est à ces questions que l'Anses a entrepris de répondre dans un vaste rapport d'expertise de près de 400 pages. L'agence a passé au crible l'ensemble des sources d'exposition de la population française à ce métal lourd qui, une fois inhalé ou ingéré, s'amoncelle dans l'organisme où il peut rester entre 10 et 30 ans.
Conclusion : l'alimentation fait partie des premiers vecteurs de contaminations à ce toxique. Les résidus retrouvés dans la nourriture, expliquent à eux seuls jusqu'à 98 % de l'imprégnation chez les non-fumeurs, même si le tabac constitue un facteur aggravant, puisqu'un paquet de cigarettes quotidien représente un apport absorbé comparable à celui de l'alimentation entière, souligne l'Anses. Pire : à en croire les experts de l'agence, la situation s'aggrave. En 2011, l'Étude d'alimentation totale 2 (EAT2) de l'agence montrait que 0,6 % des adultes et 14 % des enfants de 3 à 17 ans dépassaient les valeurs toxicologiques de référence du cadmium par la seule alimentation. En 2026, l'Étude d'alimentation totale 3 (EAT3) révèle que ces pourcentages montent jusqu'à 1,7 % chez les adultes et 27 % chez les enfants. Si l'augmentation est documentée, reste à savoir ce que nous risquons.Des effets osseux et rénaux solidement documentés
Avec des résultats aussi...
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25/03 - Corruption, luxe et maîtresses : Vladimir Poutine, son vrai visage révélé dans un livre-enquête
"La démarche du pistolero". C’est ainsi que des professeurs de neurologie du très sérieux British Medical Journal ont baptisé l’étrange façon de marcher de Vladimir Poutine, rappelle le journaliste Vincent Jauvert dans son livre Kremlin confidentiel, dont L’Express publie les bonnes feuilles. "Nous avons observé qu’[il] présente une réduction notable du balancement du bras droit pendant la marche, écrivent-ils en 2015. Nous avons trouvé dans un manuel de formation du KGB une explication plausible : les recrues étaient entraînées à garder le bras droit immobile près du corps afin de pouvoir dégainer rapidement une arme. Nous pensons que cette habitude acquise a été conservée inconsciemment dans [sa] posture et [sa] démarche". Fruit d’une enquête fouillée et nourrie par de nombreux documents et témoignages, l’ouvrage de Vincent Jauvert vise à dévoiler la vraie nature du président russe, tout ce qu’il veut cacher : "sa quête effrénée de luxe, de pouvoir et de vengeance – sa vie privée et ses crimes aussi". Dans un texte saisissant, l’auteur montre comment ce chef mafieux a construit sa dictature à vie, accumulé une immense fortune, planifié l’invasion de l’Ukraine, et entraîné l’Europe dans une guerre sans fin. Extraits.Monsieur 35 %
C’est sa face la plus secrète. Poutine, qui a vécu, comme l’immense majorité des Soviétiques, dans la pauvreté et la fascination de l’abondance occidentale, aime le luxe. Pendant des années, il a vu les oligarques et certains hauts fonctionnaires acheter des propriétés somptueuses sur la...
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25/03 - "Donald Trump est un perdant vindicatif" : l’avertissement de Suzanne Nossel sur l’Iran
Près d’un mois après le lancement de l’opération "Fureur épique", il devient de plus en plus difficile d'entrevoir ce que pourrait constituer une victoire de Donald Trump en Iran, d’autant plus que, ce 25 mars, la télévision d’État iranienne a annoncé que Téhéran avait rejeté la proposition de paix américaine. À l’inverse, Suzanne Nossel s’inquiète surtout du scénario d’un échec. Dans une analyse récente publiée dans Foreign Policy, où elle intervient comme chroniqueuse, cette experte en politique étrangère américaine au Chicago Council on Global Affairs met en garde : "A mesure qu'il (Donald Trump) se retrouve acculé, il devient essentiel d’anticiper sa réaction face à la perspective d’une défaite en Iran et de se préparer à la possibilité que sa réponse rende le conflit encore plus dangereux".
S’appuyant sur les échecs passés du président américain, Suzanne Nossel estime que celui-ci dispose d’un ensemble de stratégies bien établies lorsque la tournure des événements lui est défavorable. Dans un entretien accordé à L’Express, cette spécialiste détaille les risques que de tels comportements pourraient faire peser à la fois sur la sécurité nationale américaine et sur la sécurité internationale s’ils venaient à s’appliquer au conflit iranien.
L’Express : Selon vous, les réactions passées de Donald Trump face à l’échec peuvent éclairer ce qui pourrait se produire au Moyen-Orient. Comment cela pourrait-il se vérifier dans le dossier iranien ?
Suzanne Nossel : Évidemment, il faut voir comment la situation en Iran va évoluer, et le...
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25/03 - Iran : qu’est-ce que la 82e brigade aéroportée, que les Etats-Unis s’apprêtent à déployer ?
"Ne mettez pas à l'épreuve notre détermination à défendre notre terre" : le président du Parlement iranien, Mohammad Ghalibaf, a réagi mercredi 25 mars aux informations de plusieurs médias américains évoquant l'hypothèse d'un envoi de soldats parachutistes américains en Iran.
Mis en difficulté par la guerre et surpris par la résistance du régime iranien, les Etats-Unis, qui bombardent le pays depuis plusieurs semaines, semblent vouloir passer un cap, avec un possible envoi de troupes au sol. Que sait-on de ce déploiement de quelques milliers de parachutistes ?"Déployable en 18 heures"
Selon le Washington Post, "le Pentagone a ordonné mardi le déploiement de quelques milliers de parachutistes de la 82e division aéroportée au Moyen-Orient", alors que le président Donald Trump envisagerait une escalade du conflit. De son côté, CNN évoque l'envoi "de 1 000 soldats", dans les prochains jours.
Ces militaires appartiendraient à une unité d'infanterie spécialisée dans les interventions ultra-rapides, comme "la prise de bases aériennes et d'autres infrastructures critiques, le renforcement des ambassades américaines et les évacuations d'urgence", précise le Washington Post. Cette force est conçue pour être déployée n'importe où dans le monde en moins de 18 heures, depuis sa base en Caroline du Nord.
Cette division est connue pour être intervenue lors du retrait américain d'Afghanistan en 2021, en appui des évacuations depuis l'aéroport international de Kaboul. Elle a également participé au débarquement de...
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25/03 - "Si la France veut éviter les extrêmes en 2027…" : l’analyse du politologue serbe Ivan Vejvoda
Il est l’un des meilleurs connaisseurs de l’Europe et sans conteste l’un des Européens les mieux renseignés sur la France. Ce qui, à bien des égards, fait d’Ivan Vejvoda, membre de l’Institut autrichien des affaires internationales à Vienne et figure clé du mouvement d’opposition démocratique en Yougoslavie dans les années 1990, une voix incontournable pour analyser les résultats de ce scrutin municipal à l’aune des tendances qui jalonnent le Vieux Continent.
Auprès de L’Express, le politologue – par ailleurs détenteur de l’Ordre national du mérite français au grade d’officier – tire les leçons de l’un des rebondissements majeurs de la séquence : à savoir la résilience inattendue des forces modérées qui, selon lui, ne préjuge pas nécessairement de la solidité du "front républicain" lors de l’élection présidentielle de 2027. Ivan Vejvoda analyse également le possible impact que pourrait avoir un dirigeant populiste français sur la cohésion européenne, mais aussi sur le risque d’ingérences étrangères. Entretien.
L’Express : Le premier tour des municipales de 2026 semblait consacrer une forte polarisation entre La France insoumise et le Rassemblement national, tandis que le second s’est davantage illustré par la résilience des partis modérés, notamment dans les grandes villes. Comment analysez-vous ce paradoxe ?
Ivan Vejvoda : Il est le fruit de deux phénomènes distincts. D’abord, ces vingt ou trente dernières années, le paysage politique a beaucoup changé. Les grands partis qui étaient au pouvoir depuis la Seconde Guerre...
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25/03 - Le bras de fer entre la Hongrie et l’Ukraine s’aggrave : Viktor Orban suspend "progressivement" les livraisons de gaz
La Hongrie va progressivement suspendre ses livraisons de gaz naturel vers l'Ukraine jusqu'à ce que l'approvisionnement en pétrole brut via l'oléoduc Droujba reprenne, a indiqué mercredi 25 mars le Premier ministre hongrois Viktor Orban, une déclaration venant aggraver le bras de fer avec Kiev concernant les approvisionnements énergétiques perturbés par la guerre.
La Hongrie et la Slovaquie, dont les dirigeants font figure d'exception au sein de l'Union européenne (UE) en raison de leurs relations avec Moscou, reprochent à Kiev l'interruption des flux de pétrole russe transitant par le Droujba. De son côté, l'Ukraine affirme que l'infrastructure a été endommagée fin janvier lors d'une attaque de drone russe et qu'elle s'efforce de la remettre en service dans les plus brefs délais. Peu convaincu, Viktor Orban a déclaré dans une vidéo publiée sur Facebook : "Nous suspendons progressivement les livraisons de gaz vers l'Ukraine et stockons le gaz restant chez nous".
Pourtant, selon les données de l'opérateur de gazoducs hongrois FGSZ, les exportations de gaz vers l'Ukraine se poursuivaient encore mercredi matin. L'opérateur ukrainien de transport de gaz a confirmé que 8,3 millions de mètres cubes seraient livrés ce jour-là, un volume identique à celui de mardi. En mars, Kiev a conclu un contrat d'approvisionnement de 180 millions de mètres cubes, soit environ 28 % de ses besoins mensuels. En février, 200 millions de mètres cubes avaient été livrés, soit 31 % du total, selon une source du secteur citée...
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25/03 - Guerre en Iran : assistons-nous vraiment à un "nouveau choc pétrolier" ?
Des prix du pétrole qui s'envolent sous l'effet des tensions au Moyen-Orient et une économie mondiale sous pression. Dans ce contexte, difficile de ne pas penser aux crises des années 70, marquées par plusieurs chocs pétroliers et un ralentissement de la croissance mondiale. Mardi 24 mars, le ministre français de l'Economie, Roland Lescure, l'a d'ailleurs affirmé devant l'Assemblée nationale : nous faisons face "à un nouveau choc pétrolier" et, "si ce choc énergétique devait se prolonger au-delà de quelques semaines, la crise pourrait se diffuser à l'ensemble de l'économie et prendre une dimension plus systémique". Ce mercredi, le ministre a finalement dit "regretter" ses propos, précisant que le terme "choc pétrolier" "s’appliquait dans [ses] mots à la situation internationale et en aucun cas à la situation française".
Lundi, c'est l'Agence internationale de l'énergie (AIE) qui mettait déjà en garde : "Aucun pays ne sera épargné par les effets de cette crise si elle se prolonge", a indiqué Fatih Birol, le directeur de l’Agence lors d’un point presse en Australie. Au moins 40 infrastructures énergétiques du Moyen-Orient ont été "gravement ou très gravement" endommagées dans ce conflit opposant l'Iran d'un côté et les Etats-Unis et Israël de l'autre.
A ces destructions s'ajoutent les perturbations dans le détroit d'Ormuz, sous contrôle iranien, et par lequel transite 20 % de la production mondiale d'hydrocarbures. "À ce stade, nous avons perdu 11 millions de barils par jour, soit davantage que lors des deux...
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25/03 - La France prête à combattre au Groenland, la SNCF surveille les gares grâce à l’IA
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'indiscrets exclusifs en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.Orasio dans les gares
La SNCF teste dans plusieurs gares françaises les solutions proposées par Orasio. Lancée en 2025, cette start-up spécialisée dans l'analyse vidéo grâce à l'intelligence artificielle doit permettre de retrouver au plus vite des individus ou objets correspondant à des caractéristiques précises. De quoi faciliter les réponses des agents de la SNCF aux réquisitions judiciaires, pour un gain de temps estimé à plus de 60 %. Le ministère des Armées suit de près le dispositif, dans l'optique d'un futur contrat. Palantir hors de France ?
Le géant américain de l’analyse de données cherche à réallouer plus intelligemment ses ressources en Europe. Palantir, qui vient de lancer une filiale en Belgique, a été confronté à une décroissance de ses activités sur le continent. L’entreprise née en 2003 dans la Silicon Valley, qui vient en France de renouveler son contrat avec la DGSI et compte parmi ses clients Airbus, Stellantis mais aussi l’Otan envisage de se concentrer davantage sur ses activités sensibles, au détriment du cloud, et de réduire la voilure à Paris....
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25/03 - Cours du pétrole : un répit inespéré pour Vladimir Poutine
Lorsque le 24 février dernier, la guerre en Ukraine est entrée dans sa cinquième année, la situation en Russie n’était guère reluisante. Escalade des dépenses publiques dopées par l’effort de guerre, creusement des revenus du pétrole et du gaz sous l’effet des sanctions internationales, croissance atone ou presque, inflation venant rogner le pouvoir d’achat de la population : la plupart des indicateurs ont viré dans le rouge. Au point de susciter de la colère, y compris dans les cercles proches du Kremlin, à voir la volte-face du blogueur Ilya Remeslo. "Il est temps de jeter l’éponge car avec Poutine, on ira nulle part", écrit l’influenceur, dans un article intitulé "Les cinq raisons pour lesquelles je ne soutiens plus Poutine". Des propos qui lui ont valu un internement en hôpital psychiatrique…
Comme du temps de l’Union soviétique, la vérité n’est jamais bonne à dire dans la Russie de Poutine. D’autant plus que ce dernier, depuis le 28 février, peut souffler. L’attaque déclenchée par les Etats-Unis et Israël en Iran a certes visé un allié de Moscou. Mais la propagation du conflit à l’ensemble du Moyen-Orient et ses répercussions sur le cours du pétrole lui ont apporté un formidable ballon d’oxygène. Avec la fermeture du détroit d’Ormuz, le cours du baril a franchi la barre des 100 dollars, une aubaine pour le maître des illusions russes. Car, quand le pétrole va, tout va ou presque dans son empire : les recettes liées aux ventes d’hydrocarbures alimentent les caisses de l’Etat, finançant largement la guerre en...
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25/03 - Jeune photographie européenne : circulez, y a tout à voir !
Au cœur du XIXe arrondissement, à l’abri du tumulte de la rue d’Aubervillers, le festival Circulations(s) nous offre à nouveau un panorama de la photographie émergente européenne sous l’historique verrière du Centquatre-Paris. C’est ici, depuis sa création en 2011 par l’association Fetart, que l’événement annuel s’est imposé comme un tremplin pour les jeunes photographes et un laboratoire des écritures visuelles actuelles. En quinze ans, la ligne directrice de Circulation(s) est restée constante : révéler des talents, sans distinction de notoriété ou de parcours, pour prendre la température des préoccupations esthétiques et sociétales d’une génération. Le festival privilégie les démarches hybrides, mêlant photographie, vidéo, installation et pratiques expérimentales. La direction artistique est collégiale, les exposants choisis au terme d’un appel à candidature. Cette année, ils sont 26, issus de quinze nationalités différentes, à interroger les enjeux d’une époque en pleine mutation, auxquels s’ajoutent quatre photographes invités dans le cadre d’un focus dédié à l’Irlande.T2i & NouN, "ManMan Dilo - Pouvoir & Regards".
L’édition 2026 s’inscrit ainsi dans une réflexion élargie sur les transformations en cours à travers l'Europe, qu'elles soient environnementales, politiques ou identitaires. Entre réalité et fiction, documentaire et mise en scène, l’approche transversale permet de croiser des récits personnels avec des problématiques globales. Parmi les artistes français retenus, Manon Tagand développe un projet sensible...
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25/03 - Guerre en Iran : ce que contient le plan de Donald Trump pour mettre fin au conflit
Alors que les échanges de tirs de missiles se poursuivent ce mercredi 25 mars entre l'Iran et Israël, plus de trois semaines après le début de la guerre au Moyen-Orient, le New York Times et la chaîne de télévision israélienne Channel 12 révèlent que Washington a transmis à Téhéran un plan en 15 points pour résoudre le conflit.Nucléaire et détroit d'Ormuz
Citant trois sources, Channel 12 rapporte que les Etats-Unis sont désireux de sceller une trêve d'un mois avec Téhéran pour discuter d'un accord. Selon la chaîne, ils demandent notamment que l'Iran s’engage à ne jamais se doter de l’arme nucléaire, s'abstienne d'enrichir de l'uranium et démantèle les sites nucléaires de Natanz, Ispahan et Fordo. D'après ce plan, la République islamique doit également remettre prochainement à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) son stock d’environ 450 kilogrammes d’uranium enrichi à 60 %, selon un calendrier à convenir.
Washington compte de plus limiter le programme de missiles iraniens, "à la fois en portée et en quantité". "Toute utilisation future de missiles serait limitée à l’autodéfense", précise le plan américain. L'un des points de cette proposition prévoit aussi que Téhéran arrête "de financer, de diriger et d’armer" ses alliés régionaux, comme le Hezbollah au Liban ou le Hamas à Gaza. Enfin, les Etats-Unis demandent que soit établie une "zone maritime libre" dans le détroit d'Ormuz, qui doit ainsi rester ouvert.
En contrepartie, l'Iran pourrait bénéficier d'une levée des sanctions internationales à son encontre,...
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25/03 - Danemark : Mette Frederiksen fragilisée à l’issue des législatives
Les sociaux-démocrates de la Première ministre danoise Mette Frederiksen ont enregistré mardi 24 mars leur plus mauvais résultat depuis plus d'un siècle lors des élections législatives.
Mette Frederiksen, qui dirige le Danemark depuis 2019 et brigue un troisième mandat, a convoqué ces élections plusieurs mois avant la date butoir d'octobre, une décision largement vue comme une tentative de profiter du regain de popularité dont elle bénéficie depuis qu'elle a tenu tête, en janvier, à Donald Trump et ses velléités d'annexion du Groenland, territoire danois semi-autonome.
Le résultat du scrutin a toutefois montré qu'elle était fragilisée, tant à gauche qu'à droite, alors que les questions de l'immigration, du coût de la vie et de la protection sociale se sont imposées comme étant les premières inquiétudes des électeurs.Mette Frederiksen "prête" pour un nouveau mandat
D'après les résultats définitifs, les sociaux-démocrates restent le premier parti du Danemark, avec 21,9 % des voix. Ils ont remporté 38 sièges au Folketing, le Parlement danois (qui en compte 179), contre 50 il y a quatre ans. Au total, le bloc de gauche, constitué de la formation de Mette Frederiksen et quatre autres mouvements, obtient 84 sièges, soit six de moins que les 90 nécessaires pour avoir la majorité absolue. Les partis de droite obtiennent eux 77 sièges.
"C’est le paradoxe de cette élection : la grande perdante, Mette Frederiksen, la Première ministre, est aussi la favorite pour devenir la prochaine Première ministre", commente auprès de...
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25/03 - Le "no a la guerra" de Pedro Sanchez, un slogan creux et dangereux, par Manuel Valls
Pedro Sanchez, le Premier ministre socialiste espagnol, est devenu la coqueluche d’une partie de la gauche européenne et de la presse. Son "No a la guerra" pour s’opposer à l’intervention israélo-américaine en Iran veut imposer une ligne politique irréfutable, un marqueur moral et une signature diplomatique.
La dimension intérieure est essentielle afin de comprendre ce slogan simplificateur pour un gouvernement sans majorité, sans budget, entaché par des affaires de corruption et défait dans tous les scrutins intermédiaires. Pedro Sanchez cherche à mobiliser une mémoire collective puissante et à structurer un clivage politique qu’il espère efficace en opposant une Espagne de la vertu à une opposition renvoyée à des choix passés.Gouverner n'est pas rejouer les fractures du passé
Son prédécesseur de centre droit, José Maria Aznar, avait soutenu, au nom de la solidarité transatlantique, l’intervention américaine et britannique en Irak en 2003. Un an après, Madrid était frappé par des attentats revendiqués par Al-Qaeda, provoquant la mort de 192 personnes. Ils avaient précipité la victoire des socialistes quatre jours après, lors d’élections pourtant imperdables pour le Parti populaire.
Mais gouverner ne consiste pas à rejouer les fractures du passé. Cela exige d’avoir la bonne lecture des conflits contemporains. L’Iran n’est pas l’Irak. Et le régime islamiste des mollahs représente un danger existentiel pour Israël, une menace majeure pour le Moyen-Orient et l’Europe.
En Espagne, ce slogan ne surgit jamais dans le...
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25/03 - Un nouveau "front républicain" contre LFI ? Ce que révèlent les municipales
"La République, c’est moi", osait Jean-Luc Mélenchon en 2018. Sept ans plus tard, une question se pose : assiste-t-on à la naissance d’un nouveau front républicain, désormais orienté contre LFI ? A défaut des dirigeants de gauche qui ont loupé le coche, les électeurs ont-ils appliqué le concept?
Le cas de Toulouse est le plus intéressant. Toulouse, c’est la ville qui a entendu davantage que d’autres les propos complotistes de Jean-Luc Mélenchon en 2021 : "Vous verrez que dans la dernière semaine de la campagne présidentielle, nous aurons un grave incident ou un meurtre. Ça a été Merah en 2012, ça a été l'attentat sur les Champs-Elysées [en 2017]. Tout ça, c'est écrit d'avance." Toulouse, c’est la ville où se présente François Piquemal, qui a toujours refusé de se démarquer des propos antisémites tenus par Jean-Luc Mélenchon pendant la campagne municipale.
Au premier tour, le candidat insoumis a obtenu 43 274 voix, tandis que le socialiste François Briançon en recueillait 39 245. Ces deux listes après fusion pouvaient donc miser sur un total de 82 619 voix (sans compter quelque 3 000 voix qui se sont portées sur des candidats d’extrême gauche). Au second tour, Piquemal totalise 78 925 voix, il en perd plus de 3 500. Parallèlement, la participation dans la ville rose augmente de plus de six points d’un tour à l’autre (soit plus de 17 000 votants supplémentaires). Le maire sortant Jean-Luc Moudenc progresse de près de 34 000 voix et l’emporte. Les bulletins blancs et nuls passent de moins de 2000 à près de 5 000....
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25/03 - Quand l’IA promet l’empathie dans un monde redevenu hostile, par François-Régis de Guenyveau
Un même matin, deux actualités. La première : l’intelligence artificielle au cœur des frappes de drones au Moyen-Orient, pièce maîtresse d’une guerre où l’humain délègue à la machine le soin de viser. La seconde : Replika, l’application comptant 25 millions d’utilisateurs, dont une proportion significative s’en sert pour un soutien émotionnel - certains s’y connectant au milieu de la nuit, quand il n’y a plus personne à qui parler. Même technologie, même époque. D’un côté, l’IA perfectionne l’art de la guerre. De l’autre, elle promet de nous protéger de toute conflictualité humaine. Un paradoxe qui en dit peut-être moins sur les machines que sur notre manière d’habiter le monde.La promesse d’un monde lisse
Ces deux usages, en apparence opposés, obéissent en réalité à la même logique : agir sans être exposé. Dans un cas, on veut frapper sans regarder mourir. Dans l’autre, être aimé sans risquer d’être rejeté. Dans les deux cas, l’autre est neutralisé comme sujet, réduit à une cible ou à un miroir. Ce que nous construisons ainsi, ce n’est pas une civilisation plus douce mais plus hostile à elle-même.
De Tokyo à New York, les applications de compagnie fleurissent. Replika promet une relation affective continue. Le pendentif connecté Friend se présente comme un ami permanent. Woebot offre un soutien psychologique immédiat. Ce succès fulgurant révèle notre difficulté croissante à accepter la rugosité de notre condition humaine. Car ces dispositifs ne se contentent pas de se substituer à nos amis : ils nous dispensent de l’effort...
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25/03 - Donald Trump menace de frapper plus durement l’Iran, si Téhéran n’accepte pas sa défaite
Israël a lancé de nouvelles frappes sur Téhéran dans la nuit du mardi 24 au mercredi 25 mars, après que le président américain Donald Trump a déclaré hier que des progrès avaient été effectués dans les négociations qui se déroulent entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre, ce que la République islamique a démenti.
Le New York Times et la chaîne de télévision israélienne Channel 12 rapportent que Washington a transmis à l'Iran, par l'intermédiaire du Pakistan, un plan en 15 points pour résoudre le conflit. Celui-ci demande entre autres que Téhéran n’essaie jamais de se doter de l’arme atomique, et qu'une "zone maritime libre" soit établie dans le détroit d'Ormuz. Concernant ce dernier, l'Iran a assuré hier soir que les navires "non-hostiles" pouvaient transiter par le passage stratégique.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump menace de frapper plus durement l'Iran, si Téhéran n'accepte pas sa défaite
⇒ Téhéran refuse la proposition de paix de Donald Trump
⇒ Le chef de l'ONU alerte sur une guerre "hors de contrôle" au Moyen-Orient
20h11Téhéran n'a "aucune intention" d'organiser des pourparlers avec Washington, déclare un ministre iranien
Washington fait parvenir à Téhéran des messages via différents médiateurs, déclare le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, niant toutefois une quelconque volonté d'organiser des négociations entre les deux camps. Les plus hautes autorités iraniennes étudient les propositions formulées, ajoute-t-il à la télévision d'Etat. Mais un échange de messages via...
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25/03 - "Quelqu’un devrait interdire les dimanches après-midi" : pourquoi il faut regarder la nouvelle série d’Arte
Isabel Coixet est la réalisatrice de la série de huit épisodes Quelqu’un devrait interdire les dimanches après-midi, actuellement disponible sur Arte. Ce titre long fait référence aux Cinq heures du soir à répétition du poème de Federico Garcia Lorca, car Isabel Coixet, née à Barcelone en 1960, s’intéresse beaucoup à la littérature. Son premier film hollywoodien, Lovers, avec Penélope Cruz et Ben Kingsley, tiré d’un roman de Philip Roth, raconte l’histoire d’amour entre un vieux et célèbre professeur de littérature et une jeune immigrée cubaine. Confirmant ce tropisme, Coixet réalise en 2017 The Bookshop, histoire d’une jeune femme qui ouvre une librairie dans une petite ville d’Angleterre et rencontre beaucoup de problèmes. En 2019, Coixet tourne Foodie Love, sa première série télé, une histoire d’amour culinaire entre une éditrice et un mathématicien, disponible aussi sur Arte. Il est également question de nourriture dans Quelqu’un devrait interdire les dimanches après-midi. Gastronomie japonaise, romans américains et cinéma d’auteur. Une vague impression de déjà-vu ? Attendez.Une bonne vieille intrigue cornélienne
L’histoire se passe dans un appartement parisien partagé par deux amis d’enfance Charlie (Clara Bretheau) et Nelson (Théo Christine) qui acceptent une colocataire, Louise (Liv Henneguier), provinciale débarquée dans l’intention de réussir dans le cinéma en devenant réalisatrice de films. Nelson a abandonné ses études de maths pour se consacrer à la cuisine japonaise, tandis que Charlie, passablement...
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25/03 - "Les services secrets iraniens sont une copie conforme du KGB" : le récit d’un ancien agent double franco-iranien
Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Dans “Nid d’espions”, le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.
En Iran, c’est l’espionnage qui est au cœur de l’assassinat ciblé, le samedi 28 février, de l’ayatollah Ali Khamenei, à Téhéran. L’opération a pris des mois, voire des années. Le Mossad, le service de renseignement israélien, et l’Unité 8200 de l’armée, ont infiltré les plus hauts cercles du pouvoir iranien. Au point même qu’un informateur a été retourné au profit d’Israël. S’agit-il d’un garde du corps du Guide suprême ? De l’épouse d’un dignitaire ? Difficile à dire. Mais les inimitiés et l’appât du gain ont certainement permis de retourner cette source. C’est sur elle que s’est appuyée l’opération.
D’abord, Tel Aviv a fait fuiter des messages, laissant entendre qu’un évènement imminent se préparait, une possible attaque. Une situation de crise qui obligeait alors les états-majors iraniens à se réunir. Une méthode qu’Israël avait testée pour comprendre les mécanismes de réaction, et éprouvée lors de l’attaque "Rising Lion" en juin dernier.
Alors comme prévu, à la fin du mois de février, Khamenei et les cadres du régime se réunissent. La fameuse source le confirme aux Israéliens et Américains. Depuis les caméras et antennes-relais piratées, les services de renseignement suivent une grande partie des...
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25/03 - Présidentielle 2027 : François Hollande et Raphaël Glucksmann, comment ils vont s’entredévorer
"C’est quoi, être président ?" Soudain, Raphaël Glucksmann ose. François Hollande sait revêtir ses plus beaux habits, lestés du poids de l’Histoire. Huis clos de l'une de leurs conversations privées. Quand, loin des combinazione dont il a le secret, le dernier président de gauche raconte le pouvoir, laisse entrevoir ses cicatrices : le voilà, songe Glucksmann, brusquement solennisé par le tragique. L’essayiste est devenu un homme politique, un présidentiable ambitieux ; il écoute, prend conseil. "Et le bouton nucléaire, alors, à quel moment le reçoit-on ?" C'est un homme tout court, après tout. Mais quand le soleil apprend à briller, la mort veut renaître. Et ni l’un ni l’autre ne peuvent se regarder fixement, disait La Rochefoucauld. Ainsi, la bienveillance laisse place à une subtile bataille d’influence.
Ces deux-là ont tant de fois été moqués, enterrés par les roses. Au soir du premier tour des élections municipales, la bataille du récit est perdue. À deux heures du matin, François Hollande réconforte un ami, sonné par sa défaite : "C’est injuste, la politique…" Dans de nombreuses villes, comme chez son ami brestois François Cuillandre, le PS s’allie à LFI. Idem à Limoges, malgré les bons conseils téléphoniques de l’ancien président. Olivier Faure savoure le moment, publie sur X tous azimuts les articles relatant la large union électorale à Tulle - fief historique de Hollande - incluant quelques insoumis. François Hollande rit jaune devant son écran, encaisse. Raphaël Glucksmann, lui, n’a pas envie de plaisanter,...
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24/03 - Marché pétrolier : ces ventes massives qui sèment le doute, juste avant l’annonce de Donald Trump
C'est une opération étonnante, voire suspecte, qui pourrait ressembler à un délit d'initié. Lundi 23 mars, environ un quart d'heure avant que Donald Trump ne publie sur ses réseaux sociaux un message évoquant des "conversations positives" avec l’Iran - et donc une potentielle issue favorable au conflit -, des milliers de contrats ont été échangés pendant deux minutes sur le marché pétrolier, pour une valeur de 580 millions de dollars, une somme inhabituellement élevée.
L'information, révélée par le Financial Times et Bloomberg, pose plusieurs questions, car les vendeurs, qui se sont délestés de quantités importantes de contrats sur le pétrole juste avant l’annonce du président, l’ont fait au meilleur moment. "Il est difficile de prouver une causalité… mais on peut se demander qui aurait été relativement agressif dans la vente de contrats à terme à ce moment-là, 15 minutes avant le message de Trump", a déclaré auprès du Financial Times un stratège de marché d’un courtier américain.
"L'histoire serait incompréhensible s'il n'existait pas une explication évidente : une personne proche de Trump était au courant de ses intentions et a exploité cette information privilégiée pour réaliser des profits considérables et immédiats", avance de son côté l'économiste américain Paul Krugman, prix Nobel en 2008. Et de poursuivre : "Lorsque des dirigeants d'une entreprise ou leurs proches exploitent des informations confidentielles à des fins d'enrichissement personnel, il s'agit de délit d'initié, illégal."L'Iran dément
Le doute a...
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24/03 - Guerre en Iran : le rôle discret mais crucial de l’Europe
Ils l'ont tous répété : "Cette guerre n’est pas la nôtre." Mais en coulisses, les dirigeants européens, qui ont tenu tête à Donald Trump en refusant unanimement de s'engager dans le conflit contre l'Iran, jouent en réalité un rôle clé. Leurs bases militaires, d'abord, facilitent l’une des opérations logistiques les plus complexes de l’armée américaine depuis des décennies. Ces dernières semaines, bombardiers, drones et navires américains ont en effet été ravitaillés, armés et déployés depuis des bases situées au Royaume-Uni, en Allemagne, au Portugal, en Italie, en France et en Grèce, selon les autorités.
Les drones d’attaque, par exemple, sont contrôlés dans la base américaine de Ramstein en Allemagne, qui constitue le centre névralgique des opérations américaines contre l’Iran, d’après des responsables allemands et américains. De lourds bombardiers B-1 ont aussi été photographiés en train de charger munitions et carburant à la base RAF Fairford, au Royaume-Uni, tandis que l’USS Gerald R. Ford, le plus grand porte-avions du monde, est actuellement amarré dans une base navale en Crète pour subir des réparations après avoir été endommagé par un incendie.Un tremplin stratégique
Avec 40 bases américaines et 80 000 personnels militaires positionnés sur le continent européen, ce dernier s'avère être un tremplin stratégique "extrêmement favorable" aux opérations menées par les Etats-Unis, a concédé le général Alexus Grynkewich de l’US Air Force, commandant militaire en chef de l’Otan, lors d’une récente audition au Sénat. "Les...
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24/03 - "Ils pensent tous qu’il va s’effondrer" : après les municipales, Edouard Philippe attendu au tournant
Enfin, les difficultés commencent. "Plus les rives du canyon sont élevées, plus la pression sera forte au centre", confiait Édouard Philippe en janvier. Depuis le premier tour des élections municipales, l’ombre d’un face-à-face entre Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon plane, qui effraie des millions d’électeurs. Le camp des modérés - s’il faut l’appeler ainsi -, usé par une décennie d’exercice du pouvoir, est-il capable de jouer un rôle dans ce moment charnière ? Ce qui suppose de s’entendre, d’innover, en un mot, de surprendre encore. La responsabilité historique qui est aujourd’hui la sienne doit modifier la donne, mieux, les comportements. "On a deux armées emmenées par deux chefs, l’un ayant même son remplaçant, et au milieu, le centre qui disparaît, constate, dépité, un ténor macroniste. La peur n’évite pas le danger." La peur, la hantise même, d’une prise en otages de millions de citoyens effarés par l’évolution de la scène politique.
"La pression, je ne la subis pas, je la bois" : certains attendaient sa mise en bière politique, c’est aujourd’hui vers Édouard Philippe que les regards sont tournés. Au moment où François Fillon puis David Lisnard s’affichent avec Eric Ciotti, au moment où Nicolas Sarkozy déjeune avec Jordan Bardella, lui tente de s’installer comme le candidat de la droite et du centre. Pour cela, il faut gagner "la primaire implicite", selon le mot d’un proche.
Le Havrais veut imaginer une nouvelle forme de rencontres avec les Français, pour évaluer ses idées et développer le sillon dont il...
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24/03 - Annexer le sud du Liban ? Ces ministres israéliens qui veulent repousser les frontières
Israël lance-t-il l'annexion du sud du Liban ? L'armée israélienne va occuper une "zone de sécurité" dans le sud du Liban s'étendant de la frontière jusqu'au fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord, a annoncé mardi 24 mars le ministre israélien de la Défense, Israël Katz. C'est la première fois, depuis la reprise des affrontements entre Israël et le Hezbollah libanais le 2 mars, que l'Etat hébreu énonce aussi clairement sa volonté de s'emparer de ce territoire représentant près d'un dixième de la superficie du Liban.
Israël Katz avait déjà averti le gouvernement libanais qu'il risquait de perdre des territoires s'il échouait à désarmer le Hezbollah. Le groupe armé chiite a réagi en affirmant qu'il se battrait pour empêcher les troupes israéliennes d'occuper le sud du Liban, qualifiant une telle initiative de "menace existentielle" pour l'État libanais. Hassan Fadlallah, député du Hezbollah, a déclaré que toute occupation israélienne au sud du Litani se heurterait à une résistance. "Nous n'avons d'autre choix que de faire face à cette agression et de nous accrocher à notre terre", a-t-il dit à Reuters.
Le Liban a été entraîné dans le conflit régional le 2 mars, lorsque le Hezbollah libanais, allié du régime iranien, a tiré des missiles contre Israël, en réponse à l'attaque israélo-américaine en Iran. Depuis, Israël a depuis ordonné à tous les habitants de quitter la zone située au sud du fleuve Litani, qu'il bombarde sans relâche en arguant qu'il s'agit d'un bastion du Hezbollah. Selon les autorités...
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24/03 - Eliminer le sommet du régime en Iran : la "stratégie tchétchène" peut-elle fonctionner ?
Eliminer un à un les hauts responsables iraniens, jusqu'à épuiser le sommet du régime. Après l'assassinat de l'ayatollah Khamenei, de son chef du Conseil suprême de sécurité nationale, Ali Larijani, ou de figures comme le ministre du renseignement Esmail Khatib, les Etats-Unis et Israël ont choisi la "stratégie de décapitation". Une doctrine éprouvée contre des acteurs non étatiques, illustrée par l’élimination d’Oussama ben Laden en 2011.
Jusqu'ici, la stratégie n'avait toutefois que rarement été utilisée contre un régime. L'exemple le plus proche est probablement la campagne menée par la Russie en Tchétchénie. Au tournant du siècle, le Kremlin avait fait la promesse d'éliminer les leaders rebelles tchétchènes, avant d'installer au pouvoir Ramzan Kadyrov, un leader local pro-Moscou.
Ce précédent est-il transposable à l'Iran ? L'Express a interrogé le Dr Austin Long, ancien responsable de la stabilité stratégique au Joint Staff, au coeur de la planification militaire américaine, aujourd'hui Senior Fellow au MIT.
L'Express : Peut-on établir un parallèle avec la stratégie de "décapitation du leadership" adoptée par la Russie en Tchétchénie dans les années 1990-2000 ?
Austin Long : Il y a un point de différence fondamental entre l'Iran et la Tchétchénie : Téhéran n'a pas de figure équivalente à Ramzan Kadyrov, l'homme que Moscou a mis au pouvoir en Tchétchénie. La Russie s'est appuyée sur cette figure soutenue localement pour mettre en place sa stratégie. Ce qui se passe à Téhéran pourrait davantage évoquer ce qui a...
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24/03 - "Un guerrier Maga" : qui est Markwayne Mullin, le nouveau secrétaire à la Sécurité intérieure nommé par Donald Trump ?
C'est un choix qui fait d'ores et déjà débat. Ce lundi 23 mars, Markwayne Mullin a été confirmé au poste de secrétaire à la Sécurité intérieure du gouvernement Trump, après un vote favorable du Sénat américain – 54 voix pour, 46 contre. Le sénateur républicain de l’Oklahoma depuis 2023, âgé de 48 ans, prend ainsi la direction d’un ministère paralysé depuis plus d’un mois par un blocage budgétaire, les démocrates refusant d’en valider le financement sans réformes majeures de l’ICE, la police de l’immigration placée sous son autorité.
Lors de son audition de confirmation au Sénat, Markwayne Mullin a expliqué qu’il chercherait à calmer les polémiques autour du département, tout en poursuivant les objectifs de Donald Trump, qu'il qualifie d'"ami", en matière d’immigration. "Mon objectif est que les gens comprennent que nous sommes là, que nous les protégeons et que nous travaillons avec eux", a-t-il notamment déclaré. Et si Mullin n’a pas dit vouloir abandonner l’objectif de la Maison-Blanche d’arrêter 3 000 migrants par jour, celui-ci semble vouloir prendre ses distances avec certaines méthodes controversées, indiquant par exemple que les agents n’entreraient plus dans des domiciles sans mandat judiciaire. Une inflexion qui révèle la nouvelle stratégie du président américain, conscient que ce sujet est politiquement délicat à l’approche des élections de mi-mandat. Un "guerrier Maga"
Décrit par Donald Trump comme un "guerrier Maga", Markwayne Mullin défend mordicus la politique menée par le président américain depuis son...
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24/03 - Stéphane Mallat, médaille d’or du CNRS : "Les mathématiques ne se découvrent pas dans un livre"
L'intérêt de Stéphane Mallat pour l'intelligence artificielle remonte à son doctorat, à l’université de Pennsylvanie, à la fin des années 1980. Le chercheur a ensuite travaillé sur la perception visuelle et le traitement du signal. Puis il s'est éloigné de l'IA, pour mieux y revenir "quand les réseaux de neurones ont commencé à démontrer des performances spectaculaires, d'autant que les mathématiques sous-jacentes étaient devenues beaucoup plus larges et intéressantes", explique-t-il à L'Express.
Polytechnicien, ancien président du département de mathématiques appliquées de l’X, Stéphane Mallat est professeur au Collège de France, membre de l’ENS–PSL et chercheur de l’IA Cluster PR[AI]RIE. Il a reçu en 2025 la médaille d'or du CNRS pour sa contribution au rayonnement de la recherche tricolore. L'Express lui a attribué, lundi soir, le Prix de la Science pour son initiative MathAData, qui vise à transmettre aux lycéens sa passion pour les maths.
L'Express : Quelles similitudes voyez-vous entre l'apprentissage des réseaux de neurones artificiels, qui sont au cœur de la révolution IA, et l'apprentissage humain ?
Stéphane Mallat : Il y en a beaucoup. Dans les deux cas, on tente de résoudre les mêmes problèmes extraordinairement complexes : la vision, le langage, la compréhension du monde physique… Prenez une image. C'est un million de pixels, donc un million de variables. Cet effort de résolution oblige l’humain, comme l’ordinateur, à simplifier la structure du problème afin de le rendre traitable. Des expériences en...
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24/03 - La Hongrie soupçonnée d’espionner l’UE pour la Russie : tout comprendre à l’affaire qui secoue Bruxelles
Le fil qui lie la Hongrie de Viktor Orban et la Russie de Vladimir Poutine se dévoile de plus en plus. Si la proximité entre les deux pays est connue depuis plusieurs années, et même assumée par le Premier ministre hongrois, une nouvelle étape a été franchie ce week-end. Selon le Washington Post, la Hongrie, par le biais de son ministre des Affaires étrangères, partagerait avec Moscou les détails des discussions européennes. L'Express fait le point sur ces accusations, qui interviennent à quelques semaines des élections législatives, où Viktor Orban est à la traîne dans les sondages.Que reproche-t-on à Peter Szijjarto ?
L'information aurait presque pu passer inaperçue tant elle était perdue dans une accumulation de révélations. Dans une longue enquête publiée samedi 21 mars, le Washington Post révélait que les services de renseignements extérieurs russes avaient proposé de mettre en scène une tentative d'assassinat de Viktor Orban pour le faire remonter dans les sondages. Mais ce n'est qu'au milieu de l'article que le scandale est révélé : selon un responsable européen de la sécurité, le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto passe régulièrement des appels à son homologue russe, Sergueï Lavrov, pendant les pauses des réunions européennes. Il fournirait notamment des "rapports en direct sur ce qui a été discuté" et des solutions possibles, affirme la même source, qui ajoute : "Chaque réunion de l’UE, depuis des années, se tient pratiquement avec Moscou à la table".
La proximité entre Peter...
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24/03 - Libre-échange : ce que contient l’accord signé entre l’Union européenne et l’Australie
Et de trois. Après l'accord controversé conclu avec les pays du Mercosur, et le vaste partenariat noué fin janvier avec l'Inde, l'Union européenne a signé ce mardi 24 mars un accord commercial avec l'Australie, une annonce qui marque la conclusion de plusieurs années de négociations et qui intervient alors que les Vingt-Sept cherchent à diversifier leurs marchés d'exportation et à étendre leurs liens au-delà de leurs partenaires traditionnels.
Cet accord reflète notamment la volonté de Bruxelles de s'affranchir de sa dépendance à l'égard de la Chine, en particulier en ce qui concerne les minerais critiques dont Pékin a limité les exportations. Il signale également l'importance grandissante accordée par l'UE à la région Indo-Pacifique, dans le sillage des accords commerciaux scellés ces derniers mois avec New Delhi mais aussi l'Indonésie.Les vins, les fruits et le chocolat européens exemptés de droits de douane
Aux termes de l'accord commercial, les droits de douane australiens vont être supprimés pour la quasi-totalité des produits en provenance de l'UE, avec pour effet d'éliminer un milliard d'euros de taxes douanières par an pour les entreprises, a déclaré la Commission européenne. Aucune taxe douanière ne sera ainsi prélevée par l'Australie sur les vins, le champagne, les fruits, les légumes et le chocolat européens, et ce dès l'entrée en vigueur de l'accord, quand la suppression des surtaxes sera progressive pour d’autres produits comme le fromage.
L'UE va de son côté autoriser des produits agricoles...
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24/03 - Slovénie : les recettes d’une réussite industrielle, par Alban Magro
Il y a toujours un intérêt à aborder un ensemble dans le détail. Cette phrase prend tout son sens lorsque, face à une carte d’Europe, on observe de près un pays aussi discret que la Slovénie. Souvent réduite à une ancienne République de l'Est ou à une destination touristique autour du lac de Bled, cette petite nation de deux millions d’habitants constitue en réalité l’un des systèmes industriels les plus préservés d’Europe.
Avant son indépendance, la Slovénie pouvait apparaître comme un simple wagon du train yougoslave, comptant pour seulement 10 % de sa population. En réalité, elle en était déjà la locomotive économique, représentant à la fin des années 1980 près d’un cinquième du PIB fédéral et environ un tiers des exportations. Cette tradition industrielle ne s’est pas dissipée après 1991 : elle s’est au contraire amplifiée.
Fait largement méconnu, la Slovénie figure parmi les économies les plus industrialisées de l’Union européenne. Le secteur manufacturier représente environ 19 % du PIB, contre 14 % dans l’Union européenne et à peine 10 % en France. Il dépasse même les champions allemands et polonais, qui enregistrent respectivement 18 % et 16 %. Plus révélateur encore, près d’un tiers des actifs travaille dans l’industrie, soit plus du double de la France. Pour un pays qui s’interroge sur sa réindustrialisation, la Slovénie constitue ainsi un cas d’étude instructif, non parce qu’elle serait un modèle parfait, mais parce qu’elle permet d’identifier quelques mécanismes simples qui expliquent la solidité industrielle d’une...
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24/03 - Apprendre à l’ère de l’IA : "ChatGPT ne remplacera jamais un bon prof..."
"Les maîtres d'école sont des jardiniers en intelligences humaines". C’est avec les mots de Victor Hugo que le directeur de la rédaction de L’Express, Eric Chol, a ouvert lundi 23 mars un colloque consacré à l’éducation, une première édition autour du thème : "Apprendre et se former à l’ère de l’IA". Dans le public, des élèves, des enseignants, des parents, des cadres, des entrepreneurs… Autant de populations confrontées à la révolution de l’intelligence artificielle et qui ont tout intérêt à cultiver le jardin des savoirs pour ne pas se laisser distancer par le progrès technologique.
Dans un théâtre Marigny plein à craquer, les débats ont débuté avec un duo au sommet de l’enseignement supérieur européen, une conversation franco-italienne entre deux directeurs qui se connaissent bien, Éloïc Peyrache, doyen et directeur général d'HEC Paris et Francesco Billari, recteur de l'université Bocconi. Leurs établissements ont cocréé un Bachelor, double diplôme en sciences des données et en sciences sociales. Ils font aujourd’hui face aux mêmes défis. "L’intelligence artificielle challenge notre quotidien mais c’est aussi une fantastique opportunité. Il est certain que désormais, les étudiants doivent être capables de poser des questions et d’interpréter les réponses de l'IA plutôt que de simplement réaliser un PowerPoint", estime Francesco Billari. Son homologue français abonde : "La meilleure façon d’être remplacé, c'est de devenir un passe-plat. Il va falloir continuer à penser, à développer des compétences". Et pour éviter...
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24/03 - Des négociations entre l’Iran et les Etats-Unis ? Donald Trump crée la confusion
Les choses ne sont pas toujours claires avec Donald Trump, il en a fait une marque de fabrique depuis son retour à la Maison-Blanche. Mais sur ses négociations avec l'Iran, elles sont même complètement floues, au point qu'il est difficile de démêler le vrai du faux. Après avoir menacé de détruire le réseau électrique du pays, le président américain a finalement fait marche arrière, lundi 23 mars, sur les réseaux sociaux, affirmant que des négociations avaient été engagées avec les autorités iraniennes, et faisant état d'"échanges très positifs et fructueux".
C'était sans compter sur le démenti de Téhéran, par la voix du président du Parlement iranien Mohammad-Bagher Ghalibaf sur X, qui a affirmé qu'"aucune négociation n'a eu lieu avec les États-Unis, et de fausses informations sont utilisées pour manipuler les marchés financiers et pétroliers et sortir du bourbier dans lequel les États-Unis et Israël sont piégés".
2/ No negotiations have been held with the US, and fakenews is used to manipulate the financial and oil markets and escape the quagmire in which the US and Israel are trapped.— محمدباقر قالیباف | MB Ghalibaf (@mb_ghalibaf) March 23, 2026
Sauf que selon une enquête du New York Times, publiée lundi 23 mars, des négociations ont bien été entamées en coulisse. Les ministres des Affaires étrangères d'Égypte, de Turquie, d'Arabie saoudite et du Pakistan se sont réunis jeudi dernier à Riyad pour trouver une issue diplomatique à la crise en Iran. Selon le quotidien américain, les responsables du renseignement égyptien ont...
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24/03 - Italie : Giorgia Meloni sous pression après son premier revers
Son statut d'invincibilité s'est brisé dans les urnes. Lundi 23 mars, la Première ministre italienne Giorgia Meloni a connu sa première défaite lors du référendum sur la justice, que 53,7 % des votants ont rejeté. Cette victoire du "No" est un revers inédit pour la dirigeante d'extrême droite qui avait fait de cette réforme l'un des points majeurs de son programme lors de son arrivée au pouvoir en 2022. Pire, ce changement constitutionnel, qui prévoyait une séparation de la carrière des juges et des procureurs et la modification du fonctionnement de l'organe qui les supervise, le Conseil supérieur de la magistrature, était l'une des propositions phares de la droite italienne depuis trois décennies, soutenue notamment par Silvio Berlusconi. Un moyen de dépolitiser la justice italienne pour Giorgia Meloni, une manière de l'affaiblir et de réduire son indépendance pour ses opposants.
Giorgia Meloni n'a pas vu venir ce faux pas et pour cause. Alors que les sondeurs avaient du mal à prédire l'issue du vote, peu de monde avait anticipé qu'un référendum sur la justice attirerait autant d'électeurs, avec 59 % de participation au niveau national. Jusqu'à 65 % de participation dans plusieurs grandes villes comme Milan, et même 70 % à Florence et à Bologne. Une participation record, portée par le vote des jeunes qui se sont déplacés dans les bureaux de vote en masse, révélatrice de ce que ce vote était devenu ces dernières semaines : un référendum pour ou contre le gouvernement Meloni. Face à la hausse des prix et...
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24/03 - Susceptibles, têtus… Ces profils qui font vivre l’enfer aux managers
Dix fois on refuse, onze fois la proposition revient. Souvent, le collaborateur têtu tourne en rond. Parfois poli - "tu sais, on devrait…" - souvent directif - "il faut…" -, il pousse à outrance son idée. Champion de l’innovation par ses arguments renouvelés, il est aussi médaille d’or du recyclage avec ses mantras rabâchés. A la longue, il épuise son manager dont la feuille de route est déjà fixée et qui a rappelé que le brainstorming n’était pas à l’ordre du jour. Usant.
Le collaborateur susceptible l’est tout autant lorsqu’on lui demande des comptes : "Tu crois vraiment que je faisais la fête ce matin dans les transports ?". Glacial, il va exploser de colère et désorganiser un peu plus la réunion qui s’annonçait déjà mal, si on ose évoquer son retard. Parfois, au contraire, il se referme, se fige, boude. Le manager ne connaît même pas le fait déclencheur de cette attitude, se questionne et se repasse la scène en boucle : "qu’est-ce que j’ai bien pu dire ou faire ?". Le collectif peut en prendre un coup, l’équipe peut se désagréger : comment manager de telles personnalités ?Les deux faces d'un même mécanisme
"Derrière ces comportements se cachent des causes, des besoins sous-jacents non satisfaits, mais le travail du manager est de les comprendre, pas de les changer", répond David Eyraud, auteur de Manager les 20 personnalités difficiles (Gereso, 2025). Avant de déplorer le comportement bloquant d’une personne entêtée, il convient de reconnaître l’investissement de cette dernière, qui se bat pour défendre une...
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24/03 - Guerre au Moyen-Orient : l’Iran affirme que les navires "non-hostiles" peuvent transiter par le détroit d’Ormuz
Les Etats-Unis et l'Iran sont-ils oui ou non en train de négocier ? Donald Trump a affirmé lundi 23 mars que "des points d'accord majeurs" avaient été dégagés au cours de discussions avec Téhéran, qui l'ont conduit à reporter sa menace de frapper les centrales électriques iraniennes. Mais la République islamique a démenti de son côté toute communication directe ou indirecte avec Washington, son ministère des Affaires étrangères accusant le locataire de la Maison-Blanche de vouloir "gagner du temps" face à la fébrilité des marchés financiers.
Sur le terrain, les frappes se poursuivent de part et d'autre. Israël a de nouveau été visé par des salves de missiles iraniens cette nuit. L'Etat hébreu poursuit par ailleurs ses opérations militaires aériennes et terrestres au Liban, disant lutter contre le Hezbollah aligné sur l'Iran, avec une incursion dans le sud du pays qui a ravivé le spectre d'une nouvelle occupation.
Les infos à retenir
⇒ Des négociations ont lieu entre l'Iran et les Etats-Unis, affirme Donald Trump
⇒ Le Pakistan propose d'accueillir des discussions de paix
⇒ Les navires "non-hostiles" peuvent transiter par le détroit d'Ormuz, affirme l'Iran
20h34Les environs de la centrale nucléaire de Bushehr attaqués, selon l'Iran
L'Organisation iranienne de l'énergie atomique a déclaré que les États-Unis et Israël avaient attaqué les environs de la centrale nucléaire iranienne de Bushehr mardi soir, a rapporté l'IRNA. Selon les premiers rapports, l'attaque n'a causé ni dégâts techniques ni victimes...
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24/03 - Partout en Europe, l’illusion du "cordon sanitaire" contre l’extrême droite
Les barrages contre l’extrême droite prennent l’eau. Les électeurs appelés, tels des castors, à colmater les fuites en unissant leurs voix contre la menace, se montrent de moins en moins motivés pour les réparer. Au Parlement européen, c’est une digue entière qui a sauté. Le projet de règlement visant à accélérer les expulsions de migrants en situation irrégulière, soumis au vote en séance plénière jeudi 26 mars, est pour la première fois le fruit d’une coopération des conservateurs et des trois groupes parlementaires d’extrême droite. La rupture est historique pour une assemblée supranationale où les votes résultent en général de compromis noués entre conservateurs, sociaux-démocrates et libéraux.
Partout en Europe, l’ostracisme ciblant l’extrême droite populiste au moyen d’un "cordon sanitaire" montre ses limites. Les votes de plus en plus massifs obtenus par ses représentants - leur dynamique dans les urnes s’est encore confirmée le 22 mars lors d’élections locales en France et en Allemagne et de législatives en Slovénie - transforment la composition des coalitions gouvernementales en casse-tête.
Les tentatives de l’Union européenne pour enrayer la poussée populiste ont fait long feu. En l’an 2000, elle avait été jusqu’à prendre des sanctions diplomatiques contre l’Autriche où les conservateurs s’étaient alliés avec le Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ) de Jörg Haider. En dépit de l’échec piteux de ces sanctions, et bien que l’Autriche n’ait pas cessé d’être une véritable démocratie, toute tentative de coopération...
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24/03 - Langues régionales : et si la France s’inspirait de l’exemple incroyable de la Slovénie ?
Et si France 2 diffusait à 21 heures des programmes en occitan sous‑titrés en français ? Et si les députés du Pays basque disposaient d’un droit de veto sur les lois concernant les minorités ? Et si tout fonctionnaire capable de s'exprimer en alsacien percevait une prime ? Oh, je sais bien que certains vont m'accuser d'écrire ces lignes au retour d’un stage intensif sur le thème "Che Guevara et les langues régionales". Ce qui précède n’est pourtant que la simple transposition de ce qu’il se passe dans un Etat très proche géographiquement de la France.
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Bienvenue en Slovénie ! Ce pays de deux millions d’habitants, qui vient d’organiser ses élections législatives ce 22 mars, est à juste titre considéré comme un modèle en raison des droits qu’il accorde à deux "communautés nationales autochtones". Elles ne sont pourtant pas très fournies numériquement puisque l’on recense respectivement 2 258 italophones et 6 343 magyarophones (1). Il n’empêche : chacune d’elles jouit de droits garantis par les articles 5, 11 et 64 de la Constitution. Des dispositions qui valent régulièrement à cet Etat des Balkans de recevoir les félicitations des observateurs internationaux. Le Comité d'experts du Conseil de l’Europe, qui suit l’application de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, salue ainsi "les efforts déployés par les autorités slovènes pour protéger les langues parlées dans leur pays"....
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24/03 - Marco Rubio face à Cuba : l’heure décisive approche
Certains le surnomment déjà le "vice-roi de Cuba", en référence à l'époque coloniale où la couronne espagnole avait divisé son empire en quatre vice-royautés : Nouvelle-Espagne (capitale : Mexico), Pérou (Lima), Nouvelle-Grenade (Bogota) et Rio de la Plata (Buenos Aires). Pleinement autonome, Cuba, pour sa part, bénéficiait d'un statut privilégié, compte tenu de sa situation géographique unique et de son port militaire et commercial. Ces atouts font toujours de cette île un "hub" stratégique, à 150 kilomètres des côtes de la Floride et non loin de l'Amérique du Sud.
"Vice-roi" ? Le titre est évidemment exagéré. Mais, ces derniers mois, le Secrétaire d'Etat (ministre des Affaires étrangères) américain ressemble de plus en plus à un vice-président, au point d'avoir éclipsé – provisoirement ? – le vrai titulaire du poste, J.-D. Vance. Depuis la capture à Caracas, le 3 janvier, du président vénézuélien Nicolas Maduro et son transfert dans une prison new-yorkaise, on ne voit que lui, ou presque, parmi les ministres de Trump. Aujourd'hui en odeur de sainteté alors qu'il s'était écharpé avec ce dernier lors des primaires républicaines il y a dix ans, Marco Rubio est le seul à avoir été cité par le président Donald Trump lors de son discours sur l'état de l'Union, le 24 février. Le chef de la diplomatie a su se rendre indispensable : depuis quatorze mois, "Little Marco", comme le surnommait Trump jadis, est la cheville ouvrière de la doctrine "Donroe" (contraction de "Donald" et "Monroe"), ce succédanée de la doctrine du...
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23/03 - Guerre au Moyen-Orient : cette insurrection espérée qui n’est pas venue
Il y avait donc un plan. Ou, tout du moins, un espoir. Celui que le gouvernement iranien, après une première salve de bombardements ayant décapité ses leaders, soit renversé par une insurrection populaire. C'est ce que révèle le New York Times dans un article publié ce lundi, fondé sur des entretiens avec des responsables américains ou israéliens, qui se sont exprimés sous couvert d'anonymat. Dans les jours précédant l'intervention israélo-américaine contre l'Iran, le responsable du Mossad, David Barnea, a expliqué au Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou que son service serait à même de déclencher des émeutes et protestations susceptibles de conduire à la chute du régime de Téhéran. David Barnea a partagé ces perspectives avec des responsables de l'administration Trump lors d'un voyage à Washington à la mi-janvier. Le Premier ministre israélien l'a pris au mot, de même que le président Trump, qui s'est adressé en ces termes à la population iranienne dans son premier discours après les bombardements israélo-américains : "Prenez le contrôle de votre gouvernement : il ne vous reste plus qu’à le faire." Evidemment, les choses ne se sont pas passées ainsi. L'Iran réplique depuis un mois par des attaques tous azimuts contre ses voisins du Golfe persique, plongeant la région et le monde dans une grande incertitude, à tout le moins économique.
Outre-Atlantique, l'optimisme de David Barnea était loin d'être partagé par tous. Des responsables militaires avaient indiqué à Donald Trump que les Iraniens ne...
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23/03 - Général de Courrèges : "Une nation sans souveraineté n’est plus invitée à la table"
La France aussi a son forum sur la défense et la géostratégie. Moins installé que la Conférence de Munich, et pour cause, il n'en est qu'à sa troisième édition, contre 62 pour son homologue allemand, le Paris Defence and Strategy Forum (PDSF), organisé en partenariat avec L'Express, est le rendez-vous qui monte de ceux qui s'intéressent à la géopolitique, aux questions militaires et à la stratégie.
Du mardi 24 à ce jeudi 26 mars, de nombreux dirigeants internationaux se croiseront dans les amphithéâtres de l'Ecole militaire : on y attend la ministre des Armées, Catherine Vautrin, Fabien Mandon, le chef d'état-major des armées, plusieurs ministres européens, une partie de l'état-major danois, de hauts responsables allemands, l'amiral Dragone, président du comité militaire de l'Otan, Oleksandr Kamyshin, conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky, et nombre de gradés du Vieux Continent.
Dans cette perspective de remue-méninges européen, l'Académie de défense de l'École militaire (Academ) a souhaité mettre à l'honneur le Danemark, au cœur des convoitises de Donald Trump il y a quelques mois, et le concept de souveraineté. Le général Hervé de Courrèges, président de l'Academ et directeur de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) nous détaille sa vision de la souveraineté et sa nécessaire évolution pour répondre aux défis d'un monde où les guerres de haute intensité se multiplient.
L’Express : Dans le cadre du Paris Defence and Strategy Forum, vous consacrez trois jours de réflexion...
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23/03 - Rodolphe Saadé : de Marseille à Paris, son empire très stratégique dans l’IA
Une vague géante. Trois fois plus haute que les autres. Depuis des siècles, ces "monstres" aquatiques peuplent les récits des marins. "On a longtemps cru à des légendes. Mais les technologies modernes prouvent que ce phénomène, appelé 'vague scélérate', existe bel et bien", explique le commandant Emmanuel Delran, le directeur du centre de gestion de la flotte de CMA CGM. Scrutant un écran de la taille du mur, lui et ses collègues voient tout. Les 738 bateaux opérés par le groupe. Les phénomènes météo. Les alertes en temps réel. Une vigie high-tech qui guide les équipages de la compagnie. Ici, l’alerte Octopus signale non pas la présence d’un kraken mais celle d’un phénomène aussi dangereux : le roulis paramétrique. Il survient quand les vagues entrent en résonance avec le mouvement naturel d'un navire, chaque oscillation devenant plus violente que la précédente jusqu'à menacer sa stabilité. "Notre système permet de le détecter précocement et d’alerter l’équipage, qui effectue alors des manœuvres spécifiques afin de stopper ce cycle", poursuit le commandant.
Grâce à l'essor des constellations Internet basse orbite telles qu'Eutelsat ou Starlink, les bateaux reçoivent de plus en plus d'informations. Mais ils ne peuvent en traiter autant que des infrastructures terrestres. Le "Fleet Center" est perché au sommet de l'immense tour CMA CGM. Elle est légèrement moins haute que la Bonne Mère. Impensable de faire de l'ombre à Notre-Dame de la Garde, cette basilique marseillaise révérée par les marins. Devant les...
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23/03 - Municipales : la percée de LFI était une perçounette, par Anne Rosencher
D'emblée : je plaide coupable. Vraiment. Sans coquetterie. Dimanche 15 mars, au soir du premier tour des municipales, j'ai écrit que si la stratégie délétère de Jean-Luc Mélenchon n'avait aucun destin national – ça, je le maintiens –, elle avait néanmoins été payante dans cette campagne, puisque LFI y avait fait une "percée". Voilà. J'ai écrit trop vite. Les chiffres consolidés, publiés plus tard au compte-gouttes, dessinaient une réalité moins flatteuse, que le second tour a achevé de démontrer : la percée était une perçounette.
Bien sûr, il ne pouvait y avoir qu'une hausse mécanique d'élus LFI par rapport aux municipales de 2020, durant lesquelles le mouvement de Jean-Luc Mélenchon n'avait présenté que très – très – peu de listes. Bien sûr, aussi, des conquêtes symboliques donnaient une impression de dynamique, comme l'accession des insoumis dès le premier tour à la mairie de Saint-Denis-Pierrefitte (Bally Bagayoko, élu avec 13 506 voix) ou l'arrivée en tête de David Guiraud à Roubaix (8 500 voix au premier tour). Mais dans toute la France, LFI n'avait totalisé que 650 000 voix : c'est-à-dire 2,7 % du poids électoral à l'échelle nationale, et 12,5 % en moyenne dans les villes investies par les insoumis, comme l’a calculé l'Institut Jean-Jaurès dans les jours qui ont suivi. Et le think tank de poursuivre dans sa note : "Finalement, LFI n'a obtenu qu'un maire au premier tour, contre 24 au RN et ses alliés, et environ 350 au PS et ses alliés." Si bien que la victoire de Jean-Luc Mélenchon fut essentiellement de faire...
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23/03 - "Ce que fait le président est crucial" : Mark Rutte, indéfectible soutien de Donald Trump
Même lorsque ses relations avec les dirigeants européens sont au plus froides, le président américain Donald Trump sait posséder en la personne de Mark Rutte, le secrétaire général de l'Otan, un allié sur lequel il peut toujours compter. Ce week-end, ce dernier s'est fait le relais de son argumentaire quant au bienfondé de la guerre contre l'Iran, à l'occasion de deux interviews pour des chaînes de télévision américaines. "Je sais qu'il y a beaucoup de débats en Europe et aux Etats-Unis sur cette campagne du président contre l'Iran, à savoir si elle est bien nécessaire, mais laissez-moi vous le dire, elle est cruciale", a-t-il déclaré sur Fox News le 22 mars, avant de renchérir sur CBS News le même jour : "Ce que fait le président ici, à savoir priver l'Iran de ses capacités en matière de missiles balistiques et de capacités nucléaires, est d'une importance cruciale." Il a poursuivi en assurant Donald Trump de sa compassion quant au faible taux d'approbation que son action suscite parmi l'opinion américaine : "J'ai vu les sondages, mais j'espère vraiment que le peuple américain le soutiendra, car il agit ainsi pour rendre le monde entier plus sûr."
Interrogé sur le peu d'enthousiasme des dirigeants européens face au conflit, il a justifié cela par le fait qu'ils avaient dû être laissés hors des préparatifs militaires, mais que tout rentrait dans l'ordre désormais au vu de la promesse de 22 pays, dont 17 membres de l'Otan, de participer aux efforts pour la réouverture du détroit d'Ormuz.Messages zélateurs
Ce...
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23/03 - Aux municipales, la débâcle des écologistes : "Les maires RN ont adopté une approche moins clivante"
La "vague" écologiste de 2020, ne serait-elle finalement qu'une parenthèse ? Sur les neuf grandes villes remportées six ans plus tôt, six ont été perdues ce dimanche 22 mars, au soir du second tour des élections municipales. A Bordeaux, Pierre Hurmic chute face au macroniste Thomas Cazenave tandis qu'à Strasbourg, Jeanne Barseghian est nettement devancée par Catherine Trautmann, l'ancienne maire socialiste. Même scénario à Besançon, où l’édile sortante s’incline face à un candidat LR, et à Poitiers, où la maire écologiste est battue dans une triangulaire. A Annecy comme à Colombes, enfin, les maires écologistes cèdent également leur fauteuil.
Face à l'ampleur du reflux, les Verts se consolent depuis, avec la réélection de Grégory Doucet dans la ville des Gones. Mais celle-ci reste courte, le maire sortant n'ayant devancé Jean-Michel Aulas que d'un point, et n'aurait pas été possible sans le ralliement à La France insoumise, scellé au lendemain du premier tour. Par ailleurs, la mauvaise campagne de l'ancien patron de l'Olympique lyonnais a probablement aidé à la victoire de l'écologiste, donné perdant dans toutes les configurations voilà encore quelques semaines.
Mais alors, comment expliquer un tel désaveu des écologistes, alors même que la question environnementale continue à figurer parmi les premières préoccupations des Français derrière le pouvoir d'achat et la sécurité ? Si leur capitaine, Marine Tondelier, concède à demi-mot des "erreurs de communications", les raisons de cet échec cuisant pourraient bien...
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23/03 - Une fausse tentative d’assassinat contre Viktor Orban : cette proposition russe pour influencer l’élection hongroise
Le vainqueur d'une élection a souvent connu un tournant pendant une campagne : un discours survolté, un débat dominé, un meeting électrique. Visiblement, les autorités russes l'ont compris mais ont du mal à trouver la juste mesure. Alors que le Premier ministre hongrois Viktor Orban, proche du Kremlin et de Vladimir Poutine, peine à convaincre à l'approche des législatives, les services de renseignement extérieur russes (SVR) ont proposé d'organiser la mise en scène d'une tentative d'assassinat contre le chef du gouvernement, afin de "modifier fondamentalement l'ensemble du paradigme de la campagne électorale". Un plan surnommé "Gamechanger", présenté dans un rapport interne du Département des mesures actives du SVR, chargé des opérations d'influence politique, examiné et authentifié par un service de renseignement européen, selon un article du Washington Post. Interrogé sur ce sujet, le porte-parole de Viktor Orban, Zoltan Kovacs, n'a pas répondu au quotidien américain.
Mettre en scène "un tel incident" permettrait de "déplacer la perception de la campagne du domaine rationnel des questions socio-économiques vers un domaine émotionnel, où les thèmes clés deviendront la sécurité de l'État, la stabilité et la défense du système politique", expose le rapport en question.
Si l'on ne sait pas dans quelle mesure cette proposition a été prise en compte par le gouvernement russe, qui n'a pas non plus réagi à ces révélations, elle montre à quel point les élections hongroises sont un enjeu majeur aux yeux des Russes....
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23/03 - Gabriel Attal, la positive attitude malgré les miettes aux municipales
Gabriel Attal, "la femme sans âge". N'y voyez rien de personnel, c'est une image. L'une des plus célèbres illusions d'optique où se confondent, sur la même esquisse, une élégante jeune femme et une vieille dame rabougrie. Tout dépend, alors, de ce que vous voulez y voir... Après le second tour de ces élections municipales, à quoi ressemble le bilan du parti présidentiel ? À la princesse, ou à la sorcière ? Gabriel Attal voit ce qu'il veut voir. À la tribune, tout sourire, il se félicite d'avoir renforcé l'implantation territoriale de son parti en ayant "doublé son nombre d'élus locaux partout en France". Et, pour la première fois de sa (courte) histoire, Renaissance est même parvenu à conquérir deux villes de plus de 100 000 habitants : Bordeaux et Annecy, grâce aux listes menées par les anciens ministres Thomas Cazenave et Antoine Armand.
De fait, Renaissance, lors de ces élections municipales, partait de presque rien. Il y a six ans, une mauvaise préparation et un manque criant de savoir-faire politique avaient engendré une piteuse campagne pour le camp d'Emmanuel Macron. "Contrairement à d'autres majorités par le passé, nous n'avons pas pu bénéficier d'une dynamique grâce au cumul des mandats. Et en 2020, nos députés, qui étaient les plus connus sur le terrain, ne voulaient pas y aller", analyse Franck Riester, secrétaire général délégué aux élections, élu maire de Coulommiers au premier tour la semaine dernière.
Éviter que Renaissance rime avec déconfiture et Attal avec défaite. L'ex de Matignon, qui a...
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23/03 - "Le baiser des insoumis s’est transformé en baiser du diable" : les municipales vues de l’étranger
Au lendemain des élections municipales, les médias étrangers ont chacun leur vainqueur. Portés par la victoire parisienne, mais aussi celles à Lyon et Marseille, les socialistes sont mis à l'honneur par la BBC. "Les socialistes français se maintiennent au pouvoir dans les grandes villes, un coup de pouce électoral pour la gauche traditionnelle", titre le média britannique. À l'inverse, pour le quotidien belge Le Soir, "c’est la droite qui s’en sort le moins mal", malgré son "échec cuisant dans la capitale".
Mais c'est Le Temps qui dépeint le mieux la situation, titrant sur "une France écartelée". "Si cet éclatement des résultats permet à chacun de voir midi à sa porte, il peut aussi suggérer une analyse supplémentaire : la population française, agitée par des débats de plus en plus clivants, semble de plus en plus se couper en quatre parts (si ce n’est plus) irréconciliables et bien définies", analyse le quotidien suisse ce lundi matin, qui souhaite même "bonne chance" au successeur d'Emmanuel Macron en 2027 "pour gouverner un attelage si divergent".Les ardeurs du RN et de LFI "refroidies"
Dans ces élections municipales, la presse internationale a surtout porté ses yeux sur la capitale. "Dans un paysage politique très fragmenté, il y a une règle qui semble inébranlable en France : le Parti socialiste tient les rênes de la Mairie de Paris", pour les Espagnols d'ABC quand, pour la BBC, Rachida Dati "s'est avérée être une candidate qui divise, et son procès imminent pour corruption aura influencé certains...
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23/03 - Bugs, pannes, données détruites : le grand flou pour s’assurer contre les erreurs de l’IA
En décembre 2025, des ingénieurs d'Amazon confient à Kiro, leur assistant de code maison lancé quelques mois plus tôt, une mission banale de correction de bug mineur dans AWS Cost Explorer. Kiro dispose des mêmes droits d'accès qu'un développeur humain de niveau opérateur. Il prend une décision que nul humain n'aurait prise : supprimer l'environnement de production entier et le reconstruire à partir de zéro. Treize heures de panne s'ensuivent en Asie. La réponse officielle d'Amazon à la presse est sans ambiguïté : l’erreur provient d’un utilisateur du fait d’une mauvaise configuration des droits d'accès, ce n’est pas la faute de l'IA. Cette position reflète la doctrine que les fournisseurs d'agents autonomes inscrivent dans leurs contrats.
Le cas Amazon n'est pas isolé. Jason Lemkin, fondateur de la conférence SaaStr, a documenté comment son assistant de code Replit a supprimé sa base de données de production en juillet 2025, malgré des instructions explicites de ne pas y toucher. L'agent a ensuite reconnu une erreur de jugement catastrophique. La profusion de ces incidents dessine un schéma appelé à se reproduire. Un agent doté de permissions larges et d'un objectif mal cadré produit des dégâts que personne n'avait autorisés.
La question du "Qui paie ?" est tranchée contractuellement avant même que le dommage survienne, et elle l'est systématiquement en défaveur de l'entreprise qui a déployé l'outil. Les conditions d'utilisation d'OpenAI plafonnent la responsabilité du fournisseur au montant payé au cours...
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23/03 - Start-up : EU Inc, le 28e régime qui en cache vingt-sept ?
Va-t-il mettre fin à l’hémorragie ? Depuis quelques années, l’Europe planche sur un "28e régime". Un statut continental qui permettrait à ses entreprises d’attaquer le marché unique plus facilement. Primo, pour éviter que les meilleures pépites filent vers les Etats-Unis. Deuzio, afin qu’elles s’épargnent des millions d’euros de frais de conformité pour naviguer d’un des 27 pays vers les autres. Dégradant, une fois de plus, leur compétitivité face à leurs rivales américaines ou chinoises.
Dopé par les alertes de Mario Draghi ou d'Enrico Letta, ce serpent de mer a enfin trouvé la surface : EU Inc est né la semaine dernière. Il obtient le nom de ses principaux promoteurs : un vaste mouvement rassemblant des start-ups comme Lovable, Stripe, Revolut, DeepL ou en France Blablacar, ainsi que leurs lobbys nationaux. Il récupère, aussi, une partie de leurs aspirations : création rapide (48 heures) pour une centaine d'euros maximum, en ligne, sans capital minimum, avec une procédure d’insolvabilité simplifiée ou encore des stock-options taxées uniquement à la vente.
Mais pas toutes. Le mouvement à l’origine de EU Inc s’en est ému avant même l’opération de communication de la Commission européenne, en milieu de semaine dernière. La proposition "échoue à atteindre son objectif principal : créer une véritable norme unique à travers l'Europe qui garantisse une sécurité juridique à nos start-up", commentait-il. Le maillon faible : l’inexistence d’une cour de justice permettant de traiter les litiges survenus avec une EU Inc....
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23/03 - Guerre en Iran : Téhéran dément l’existence de discussions avec les Etats-Unis
L'Iran attaquera les centrales électriques israéliennes et celles qui alimentent les bases américaines dans le Golfe si le président Donald Trump met à exécution sa menace de détruire le réseau électrique iranien, ont déclaré ce lundi 23 mars les Gardiens de la révolution dans un communiqué, au surlendemain d'un ultimatum lancé par le président américain. "Si vous touchez à l’électricité, nous toucherons à l’électricité", préviennent-ils.
Quelques heures après cet avertissement, Donald Trump a fait savoir ce midi qu'il reportait de cinq jours toutes les frappes militaires contre les centrales électriques et les infrastructures énergétiques iraniennes, après des "échanges très positifs" avec Téhéran.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump reporte des frappes après des "échanges très positifs" avec Téhéran
⇒ Le président du Parlement iranien dément tout dialogue avec les Etats-Unis
⇒ Un ministre israélien appelle à l'annexion du sud du Liban
19h44Netanyahou affirme que Trump entrevoit la possibilité d'un accord avec l'Iran
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a déclaré lundi avoir parlé avec le président américain Donald Trump, qui entrevoyait une possibilité de parvenir à un accord avec l'Iran.
Donald Trump estimait qu'il était possible de "tirer parti des formidables succès obtenus par Tsahal (Forces de défense israéliennes) et l'armée américaine afin de réaliser les objectifs de la guerre dans le cadre d'un accord – un accord qui préservera nos intérêts vitaux", a déclaré Netanyahou dans une déclaration vidéo...
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23/03 - Mort de Lionel Jospin : son vrai legs inattendu à la politique française
Lionel Jospin, mort ce dimanche 22 mars à 88 ans, fut un vrai homme de gauche, il venait même de plus loin encore, trotskiste dans sa jeunesse. Le si courant procès de droitisation ne lui fut point intenté. Mais l’un de ses legs majeurs lui vaut aujourd’hui encore d’être critiqué par son camp. Est-ce ainsi que l’on s’élève, au-dessus des siens et au nom des institutions ?
A cette époque, il est Premier ministre, arrivé au pouvoir après une dissolution abracadabrantesque de Jacques Chirac. Lionel Jospin se croit en position de force à l’approche de l’élection présidentielle de 2002. Il a réussi, contre la volonté initiale du président et avec la complicité de Valéry Giscard d’Estaing, à imposer le quinquennat. Un référendum a validé le projet. Ce mandat présidentiel de cinq ans peut être contesté, de fait il modifie les équilibres.
Mais là n’est pas le legs qu’il laisse au pays au risque de heurter son propre camp. Le 26 novembre 2000, à Grenoble, le chef du gouvernement intervient devant ses troupes socialistes, lors d’un congrès du parti. "Ce qu'il nous faut souhaiter, c'est que le printemps 2002, celui des grands rendez-vous démocratiques dans lesquels le peuple s'exprime et tranche, ne soit pas un printemps de la confusion et des choix de convenance, mais un printemps de la clarté. La portée de chaque élection dans notre vie nationale doit être respectée et le déroulement des deux doit pouvoir se faire de façon ordonnée et digne. C'est pourquoi le débat qui s'engage est légitime et doit conduire les uns et...
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23/03 - Mort de Lionel Jospin, son premier portrait dans L’Express : "Un homme tendre qui ne sait pas sourire sur commande"
Depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir, les Français se familiarisent avec le visage imprégné de sérieux du successeur de François Mitterrand à la tête du Parti socialiste. A 43 ans, aux marges de l’appareil de l’Etat, c'est un homme-clé du nouveau régime. Dans L’Express, Noël-Jean Bergeroux s’interroge : "Est-ce Jospin qui gouverne ?"
L’Express du 20 novembre 1981Est-ce Jospin qui gouverne ?
Celui-là, personne n’imagine qu’il puisse lancer un jour à la télévision, comme Georges Marchais : "Alors, j’ai dit à ma femme : fais les valises, on rentre à Paris." Lionel Jospin, l’homme que peu de Français connaissaient il y a encore un an, le nouveau, chef du Parti socialiste sorti de l’ombre de François Mitterrand, le n° 3 — ou même 2 — de la hiérarchie politique réelle du pays, Lionel Jospin est le contraire d’un bateleur. Le contraire d’une vedette de télévision. Surtout, il est l’homme d’une génération où l’on ne dit plus à sa femme d’aller faire les valises !
Et la comparaison entre cet homme qui monte et le secrétaire général du Parti communiste va plus loin que la simple anecdote. Elle contient peut-être les explications vraies d’une ascension fulgurante.
Depuis une dizaine de mois, les Français le découvrent. Qui est-il, ce frisé grisonnant plus jeune que ses cheveux poivre et sel, mais plus vieux que le désordre de ses boucles ? D’abord, il ne sait pas sourire devant les caméras, d’où un début de réputation d’austérité. Jusqu’à ce jour, on l’a vu, à la télévision débattre, expliquer, haranguer. Avec clarté, précision...
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23/03 - Municipales 2026 : Bordeaux, Pau, Nice... Ces villes qui ont basculé au second tour
Le second tour de ces municipales aura bien eu son lot de surprises. Alors que la France insoumise confirme sa dynamique et continue son ancrage local, la droite a réussi à conquérir plusieurs bastions historiques de la gauche, en faisant basculer Clermont-Ferrand et Brest. Outre Nice, l'extrême droite a peiné à s'imposer dans les grandes villes.Les victoires de La France insoumise
L'élan insoumis s'était déjà fait remarquer au premier tour, malgré son absence dans les plus grandes villes, il s'est confirmé au second. A Roubaix, le député LFI David Guiraud a ainsi remporté le scrutin avec 53,19 % des voix, face au maire de droite sortant Alexandre Garcin. Il avait déjà créé la surprise au premier tour en arrivant largement en tête, manquant de peu la victoire, avec 46,64 % des voix.
Après Saint-Denis, remporté le 15 mars par Bally Bagayoko, au tour de la voisine : La Courneuve a été gagnée par le député LFI Aly Diouara avec 51,53 % des voix, face au socialiste Oumarou Doucouré (48,47%). Rien d'une surprise pour l'élu insoumis, déjà arrivé en tête au 1er tour, qui avait été rallié par la liste arrivée troisième, menée par Nadia Chahdoune et soutenue par le maire communiste sortant, Gilles Poux. Dans le Rhône, le parti mélenchoniste et Idir Boumertit ont également pris Vénissieux aux communistes à 25 voix près. View this post on...
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23/03 - Municipales : Marine Tondelier ou la dérive de la disqualification morale, par Gérald Bronner
Comme on pouvait s’y attendre, le second tour des municipales a fait scintiller les polarisations politiques qui traversent la société française, notamment parce qu’elles ont donné lieu à des alliances que certains jugent contre nature. Il a souligné, par exemple, la vacuité de la ligne politique d’un PS qui promet au national ce qu’il défait au niveau local. De ce point de vue, la situation strasbourgeoise est emblématique. Une figure historique du socialisme, Catherine Trautmann, élue au second tour, avait décidé de proposer un accord avec un candidat du centre droit plutôt que d’envisager une alliance entre écologistes et gauche radicale.
Cette "transgression" a été décrite par ceux à qui elle déplaît comme une offense faite à la morale. C’est le cas de Marine Tondelier, qui manque rarement une occasion de faire connaître sa vertu, et trouvait honteux la préférence de la socialiste. A tel point qu’elle prenait – ou peut-être feignait de prendre – au sérieux la déclaration opportune de Julien Odoul, cadre du RN, qui a fait savoir que, s’il était électeur strasbourgeois, il mettrait un bulletin Trautmann dans l’urne. "Soutenue par un raciste", voici la synthèse de la situation que propose la leader écologiste.
L'écologiste est trop jeune peut-être pour s’en souvenir, mais l’ancienne (et future) maire de Strasbourg a organisé l’une des plus grandes manifestations contre le FN d’alors. C’était en 1997. Par ailleurs, la façon dont elle a mené sa carrière laisse peu d’arguments pour douter de sa probité. Pourtant,...
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23/03 - Olivier Faure et les municipales : contradictions, manque de flair et capital esquinté
Olivier Faure est un personnage soumis aux interprétations… passionnées. On a connu l’unioniste pour son inféodation aux insoumis. On a reconnu le rocardien pour son mano à mano budgétaire avec Sébastien Lecornu. Alors comment définir l’homme politique, par-delà la plasticité stratégique ? Comment décrire celui qui paraphe un communiqué dénonçant les propos antisémites de Jean-Luc Mélenchon puis, quelques jours plus tard, avalise l’union dans certaines villes de France entre le PS et LFI ? Il existe tant de façons de dire les mêmes choses. Par exemple, il serait un premier secrétaire "sans états d’âme", selon son prédécesseur, Jean-Christophe Cambadélis. Les fidèles du dirigeant du Parti socialiste pensent un peu pareil, mais le disent, eux, en toute amitié. "On pense parfois que son principal défaut, c’est qu’il navigue à vue. C’est en réalité sa principale qualité : il s’adapte à chaque situation du moment que cela sert l’objectif qu’on s’est fixé", analyse Luc Broussy, l’un de ses plus proches lieutenants. En politique, Olivier Faure a donc les qualités de ses défauts, et un instinct de survie redoutable."Les élections servent aussi à vérifier des stratégies"
Et puis son flair lui fit défaut. Dimanche 22 mars, les listes d’union des socialistes avec les insoumis, celles qu’il a laissées faire, ont été majoritairement battues. Quand les mélenchonistes en tête ont tendu la main aux socialistes, à Limoges ou à Toulouse, les candidats de droite ont été élus ou réélus dans leurs mairies respectives. Lorsque les roses ont...
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23/03 - Le Paraguay au cœur de la rivalité Chine - Etats-Unis : "Le pays est une cible facile pour Pékin"
A peine sept millions d’habitants. Un PIB d’une cinquantaine de milliards de dollars. Coincé entre l’Argentine, le Brésil et la Bolivie, le Paraguay se retrouve étonnamment au centre de la rivalité entre les Etats-Unis et la Chine. Pour cause : il figure parmi les douze derniers pays entretenant des relations diplomatiques avec Taïwan, aux côtés du Guatemala, du Vatican et de quelques poids plumes insulaires comme Haïti, les Tuvalu ou Saint-Kitts-et-Nevis. Asunción est le dernier allié de Taïpei en Amérique du Sud. Alors, la Chine ne ménage pas ses efforts.
D’après Reuters, à la fin de l'année dernière, une députée du parti d’opposition du Paraguay est revenue d’une tournée dans six villes chinoises, tous frais payés par Pékin, avec des étoiles dans les yeux. Pour l’instant, le président Santiago Peña résiste à l’opération séduction. Mais la Chine pourrait se montrer de plus en plus "insistante", estime Jeremy Ghez, professeur d’économie et d’affaires internationales à HEC et auteur de La dernière des Américaines (Editions L'Harmattan, 2025).
L'Express : Seulement 12 pays dans le monde reconnaissent Taïwan, des Etats souvent très petits. Pourquoi la Chine cherche-t-elle tant à convaincre les récalcitrants, à commencer par le Paraguay ?
Jeremy Ghez : La Chine, en s'efforçant de pousser ces pays à retourner leur veste, essaye d'obtenir une victoire symbolique, une reconnaissance de son influence et de son omniprésence sur la scène internationale. La manœuvre est d'autant plus flagrante que ces pays n'ont pas un poids...
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23/03 - Municipales : "Nous avons gagné plus de villes que nous n’en espérions", se félicite Marine Le Pen
Le second tour des élections municipales, ce dimanche 22 mars, promettait des batailles serrées dans les plus grandes villes de France, notamment à Paris, Marseille et Lyon. Celle pour la capitale l'a finalement été beaucoup moins que prévu, entre le candidat de gauche Emmanuel Grégoire (50,52 % des voix) et l'ancienne ministre de la Culture Rachida Dati (41,52 %). Même chose à Marseille, où Benoît Payan (PS) s'est largement imposé face à Franck Allisio (RN). Parmi les surprises de ce scrutin, la droite l'a emporté à Clermont-Ferrand, tandis que l'ancien Premier ministre François Bayrou a été battu à Pau.
Les infos à retenir
⇒ Jean-Luc Mélenchon "est devenu le boulet de la gauche", juge Olivier Faure
⇒ Jean-Philippe Tanguy (RN) fustige "la lâcheté de LR" à Marseille et à Toulon
⇒ A Lyon, Jean-Michel Aulas va déposer un recours
16h00Aux municipales, la débâcle des écologistes : "Les maires RN ont adopté une approche moins clivante"
Si les Verts se sont aliénés beaucoup d'électeurs, c'est parce qu'ils ont préféré l'écologie dogmatique à une écologie dite "enracinée", analyse Marc Le Chevallier, chercheur franco-britannique au UCL Policy Lab.
>> Notre entretien avec Marc Le Chevallier
15h00"Nous avons gagné plus de villes que nous n’en espérions", se félicite Marine Le Pen
"Nous avons gagné plus de villes que nous n’en espérions", s'est réjouie Marine Le Pen depuis Budapest pour la "Grande Assemblée des Patriotes". Elle a toutefois regretté les défaites de Franck Allisio à Marseille et de Laure Lavalette à...
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23/03 - Municipales 2026 : alliances ratées avec LFI, bilan du RN… Les enseignements du second tour
Certes, près de 96 % des 35 000 communes françaises avaient élu leur maire dès le premier tour, dimanche dernier. Mais de nombreuses incertitudes persistaient dans plusieurs grandes villes, parmi lesquelles Paris, Lyon ou encore Strasbourg. L'Express décrypte les principaux enseignements de ce second tour, et les recompositions politiques qu’il dessine en vue de 2027.A Paris, la nette victoire d'Emmanuel Grégoire
Pari(s) gagnant pour le candidat socialiste qui avait pris le risque de ne pas fusionner avec la liste insoumise. Dans une triangulaire à l'issue incertaine, Emmanuel Grégoire s’impose avec 50 % des suffrages et succède à Anne Hidalgo, alors même que le maintien de la candidature de l'insoumise Sophia Chikirou (10 %) faisait courir un risque de dispersion des voix à gauche.
Pour Rachida Dati (40 %), ce troisième échec à Paris est en revanche comme un sérieux revers. Et pour cause : le retrait de la candidature de Sarah Knafo, conjugué à la fusion avec la liste de Pierre-Yves Bournazel (Horizons), lui avait ouvert un boulevard. "Je n'ai pas réussi à convaincre suffisamment que le changement était non seulement possible mais qu’il était surtout nécessaire", a déroulé, dans une rapide allocution, celle qui dit avoir "subi des attaques indignes, en dessous de la ceinture". La débâcle des Verts...
Les écologistes n'ont pas réussi à conserver leurs prises de 2020, année de la fameuse vague verte qui avait englouti plusieurs des grandes villes de l'Hexagone. Six ans plus tard, le reflux est net. A...
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23/03 - Municipales : pourquoi il faut se méfier des leçons trop rapides pour la présidentielle
18 mars 2001. Ce soir-là, Paris est une fête. Après 24 ans d’opposition, la capitale bascule à gauche. Bertrand Delanoë a gagné. Dans l’euphorie de la victoire, des milliers de socialistes, réunis jusqu’à deux heures du matin sur le parvis de l’Hôtel de Ville, scandent : “Donnez-nous les clés !” Ivres de joie, ils pensaient alors que ces mêmes clés déverrouilleraient, un an plus tard, la serrure du Palais de l’Elysée. Imprudents, ou simplement aveuglés par cette prise de guerre, des caciques du Parti socialiste partageaient ce raisonnement. Il n’en a rien été. En 2002, le PS ne se qualifiait pas au second tour de l’élection présidentielle, que Jacques Chirac remportait aisément.
Paris n’est pas la France ; en 2026, en France, le Rassemblement national ne pèse pas 1,6 % du corps électoral - c’est le score du candidat RN Thierry Mariani à Paris. Quelques jours avant le premier tour, dimanche 15 mars, une députée écologiste invitait ses camarades socialistes à méditer cette leçon : gare à ne pas se voir plus gros qu’on ne l’est vraiment… Et ne vous moquez pas, camarades insoumis, cela vaut aussi pour vous, prévenait-elle. Cela vaut pour tout le monde, d’ailleurs. Les Verts en savent quelque chose. Après la vague de 2020, Yannick Jadot n’a pas passé la barre des 5 % à la présidentielle.
Qu'annonce le cru 2026 ? Une poussée des insoumis ou, au contraire, la malédiction de s'allier avec eux ? Une progression du RN ou la persistance d'un plafond de verre ?Des signes encourageants d'implantation territoriale pour le PS et...
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22/03 - Union des droites ratée, mais ancrage renforcé : au RN, le vrai bilan des municipales
De la difficulté d’être surestimé. Le résultat paraît décevant, ce dimanche 22 mars, pour le Rassemblement national. Il y a une semaine encore, le parti d’extrême droite espérait l’emporter dans un certain nombre de grandes villes, en particulier dans le Sud, vendues avec une quasi-certitude comme de futures vitrines frontistes.
A Toulon, où la médiatique députée du Var Laure Lavalette menait une campagne tonitruante depuis de longs mois, c’est finalement la candidate divers droite Josée Massi qui l’emporte avec 53% des voix - contre 47% pour Laure Lavalette - après le retrait du sénateur LR Michel Bonnus. A Nîmes, où l’on assurait qu’il s’agissait d’un laboratoire prometteur de "l’union des droites", le candidat d’union de la gauche Vincent Bouget l’emporte face à Julien Sanchez, eurodéputé ancien maire de Beaucaire, avec 40,5 % contre 37,9 %. A Marseille, Franck Allisio, le candidat RN, arrive largement derrière le maire socialiste sortant, Benoît Payan, avec 40,4 % des scores contre 54,3 %. "A Marseille, le RN devient la première force d’opposition", se félicite Jordan Bardella.
Le président du parti revendique "la plus grande percée de toute l’histoire du RN, et (…) l’expression d’un basculement profond et d’une dynamique chaque jour plus puissante". Dans les faits, le mouvement compte certains coups d’éclat dans quelques villes du Sud, comme à Menton où la députée Alexandra Masson gagne avec 47,57 % des suffrages, ou Carcassonne et Agde, où les députés Christophe Barthès et Aurélien Lopez-Liguori...
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22/03 - Municipales à Paris : plus qu’une défaite politique, la déroute personnelle de Rachida Dati
Elle avait un boulevard devant elle. Rarement la droite avait bénéficié d'un tel alignement des planètes à la veille d'un scrutin. Et pourtant, elle a échoué. Rachida Dati a été battue ce dimanche au second tour des municipales parisiennes, nettement devancée par Emmanuel Grégoire. La droite ne ravira pas à la gauche la capitale, enseigne socialiste depuis 2001. Rachida Dati n'entrera pas à l'hôtel de ville, le "combat de sa vie."
A quoi reconnaît-on une défaite personnelle ? Quand elle défie toute logique politique. L'échec de Rachida Dati en est une. Ni la division de la gauche au second tour - bénédiction divine - ni le bilan contrasté d'Anne Hidalgo n'ont suffi à l'ancienne ministre de la Culture. Pas plus que le rassemblement de la droite derrière la maire du 7e arrondissement à l'issue du premier tour. Le tout sur fond de poussée de la droite dans le pays.
Cette défaite est celle d'une femme. D'une "marque", répète-t-on souvent chez LR. "C'est une star, mais avec les outrances et la déraison de la star", note une ministre. Elle a été victime ce dimanche d'un barrage des électeurs parisiens."Potentiel électoral réduit"
A l’origine, tout devait être simple. En janvier 2024, Rachida Dati entre au gouvernement pour poser la première pierre d'une alliance LR-Renaissance. L'ex-eurodéputée souhaite mettre ces formations à son service pour incarner l'alternance. Hors Dati, point de salut ! "Je suis une adepte de la méthode Sarkozy, se rassembler au premier tour pour faire un gros score et créer la dynamique...
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22/03 - Jean-Michel Aulas battu à Lyon : les leçons d’une campagne mal maîtrisée
Jean-Michel Aulas se souviendra de son 77e printemps ; celui dont le plus beau cadeau devait être les clés de l'Hôtel de ville de Lyon. Il n'en sera rien ; car, à rebours de l'ancien président du club de rugby Serge Blanco, élu maire de Biarritz, l'ancien homme d'affaires - qui a néanmoins annoncé avoir effectué un recours, invoquant de "très nombreuses irrégularités" lors du scrutin de Lyon - a échoué à l'emporter face au maire sortant, Grégory Doucet, ce dimanche 22 mars.
L'affaire avait pourtant l'air bien emmanchée pour Jean-Michel Aulas, attendu comme le messie par l'électorat lyonnais de centre droit, très critique de la politique conduite par la majorité écologiste arrivée en 2020. L'été dernier, alors que les rumeurs enflaient autour de sa candidature, un sondage le créditait de 47 % d'intentions de vote, vingt points devant Grégory Doucet. Mais ça, c'était avant que les électeurs ne retrouvent l'opiniâtre patron de l'OL, alors plein d'effusion, en candidat élusif à la mine fatiguée.A Lyon, Jean-Michel Aulas perd son pari contre le maire sortant écologiste Grégory Doucet à quelques milliers de voix près.
Car un tel écart entre les sondages et le résultat final ne peut trouver comme seules lectures la marge d'erreur et une remobilisation de dernière minute de l'électorat écologiste. Sans remettre en cause la sincérité de son engagement, Jean-Michel Aulas a donné l’image d’un candidat entré en lice sans avoir pleinement pris la mesure du terrain ni des épreuves qui l’attendaient.Une campagne approximative...
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22/03 - Présidentielle : Edouard Philippe, ce qu’il veut faire de sa victoire au Havre
Alcool et migraine : la dernière fois, Edouard Philippe eut une gueule de bois telle que la face du monde faillit en être changée. La face de la France, en tout cas. Le 28 juin 2020, il fête sa réélection au Havre sans modération et jusqu’au petit matin. On n’est pas sérieux quand on est Premier ministre. Le lundi matin, il apparaît les traits tendus, la mine pâle, dans les jardins de l’Elysée, où il écoute Emmanuel Macron s’exprimer devant la convention citoyenne pour le climat. Son air brumeux alimente les spéculations : le président lui aurait-il indiqué la voie de la sortie de Matignon ? Non, ce sera seulement le cas quelques jours plus tard.
22 mars 2026, six ans ont passé, Edouard Philippe peut encore avoir des maux de tête. Le voici vainqueur, un peu moins de 48 % en triangulaire au second tour, et le poids de l’histoire vient de s’abattre sur lui. On est sérieux quand on est candidat à l’élection présidentielle. Et pas n’importe quelle élection présidentielle : l’ombre d’un face-à-face entre Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon plane, qui effraie des millions d’électeurs. "Plus les rives du canyon sont élevées, plus la pression sera forte au centre", confiait-il en janvier, avant d’ajouter en souriant : "La pression, je ne la subis pas, je la bois" (décidément !).Edouard Philippe largement réélu au Havre.
Certains attendaient sa mise en bière politique, ils devront patienter. "On le disait mort, finalement il est vivant, se réjouit un fidèle. Ces municipales ferment une parenthèse de six ans. C’est un...
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22/03 - Municipales 2026 : Paris, Lyon, Marseille... Découvrez les résultats du second tour
La victoire de la gauche à Paris, Lille et Marseille, celle d'Edouard Philippe au Havre, d'Eric Ciotti à Nice, de La France insoumise à Roubaix et l'échec du Rassemblement national à Toulon figurent parmi les premiers enseignements du deuxième tour des élections municipales, ce dimanche 22 mars.
Dans la capitale, le candidat de la gauche Emmanuel Grégoire a largement remporté son duel avec la LR Rachida Dati. A Marseille, le maire divers gauche sortant Benoît Payan l'emporte face aux ambitions du RN Franck Allisio. A Lyon, le maire sortant écologiste Grégory Doucet a réussi à garder la ville devant l'ex-dirigeant de l'Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas.
La participation au deuxième tour des municipales s'élevait à 48,10 % à 17 heures et a atteint entre 57 % et 57,5 % selon les estimations de plusieurs instituts de sondage, en hausse par rapport au précédent examen de 2020 (41,86 %) bouleversé par la pandémie de Covid-19, mais bien en décembre 2014 (62,13 %).
00h10Fin de la soirée électorale de L'Express
Ce direct politique est terminé. Voici toutes nos analyses des résultats de ce second tour des municipales :
>> Jean-Michel Aulas battu à Lyon : les leçons d’une campagne mal maîtrisée
>> Union des droites ratée, mais ancrage renforcé : au RN, le vrai bilan des municipales...
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22/03 - Italie : pourquoi le référendum sur la magistrature constitue un test crucial pour Giorgia Meloni et son gouvernement
L'Italie s'apprête à voter pour un référendum crucial. Il s'agit sans doute, note la presse italienne, de l’échéance électorale la plus importante de ces dernières années dans le pays. Et pour cause : ce référendum sur la justice pourrait largement remodeler le fonctionnement de la magistrature en Italie. Mais les élections ont aussi une allure de vote de confiance sur Giorgia Meloni, alors que celle-ci bénéficie actuellement d'une forte popularité, explique Politico.Un projet de longue date de la droite
Concrètement, ce référendum propose d'introduire de nouvelles normes au sein du système judiciaire italien : séparation des carrières entre juges et procureurs, scission en deux du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), nomination des grands magistrats par tirage au sort et instauration d’une nouvelle "Haute Cour disciplinaire". Si le oui l'emportait, il viendrait valider un projet de réforme dans les cartons depuis près de trente ans. Et renforcerait en outre l'image d'invincibilité que projette aujourd'hui Giorgia Meloni à Rome et à Bruxelles.
Pourtant, si les sondages ont longtemps placé le "oui" en tête pour ce référendum, la marge tend à se réduire avec le "non". Si bien que Giorgia Meloni s'est lancée dans une croisade contre la magistrature, qu'elle accuse d'être "biaisée à gauche", suivie par plusieurs membres de son gouvernement, qui redoublent d'efforts pour décrédibiliser le pouvoir judiciaire auprès du grand public. Le ministre de la justice Carlo Nordio a ainsi été jusqu'à accuser le CSM de...
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22/03 - Demain, allons nous fabriquer nos vaccins nous-même, depuis notre canapé ?
De l’avis de tous ceux qui l'ont rencontrée, Rosie a toujours été très sociable. Elle aimait courir, renifler les fourrés, batifoler avec les inconnus croisés sur les longs chemins de terre en balade. Par jour de beau temps, rien ne semblait pouvoir arrêter cette Staffordshire Bull-Terrier croisée Shar-Peï, le museau au vent, déambulant dans Sydney à côté de son maître. Au départ, la maladie n'était pas visible. Elle est arrivée tout doucement, silencieuse puis vorace, grignotant en secret ses pattes, rongeant ses jarrets, ses cuisses ensuite, avant de s'en prendre à ce qu'il lui restait d'enthousiasme.
Un jour de 2024, Rosie refuse de sortir. Elle reste prostrée la gueule ouverte, sans rien dire. Sous son pelage noir et or, son maître, Paul Conyngham, un jeune entrepreneur de la tech australienne, découvre de vilaines boursouflures. Les deux filent à la clinique. Les nouvelles sont mauvaises. Les grosseurs s’avèrent être des tumeurs des mastocytes et, à en juger par leur nombre, les médecins pensent que Rosie ne pourra pas survivre. Paul Conyngham a tiré Rosie du refuge en 2019, et n'avait jamais imaginé que leur compagnonnage puisse s'arrêter aussi vite. Devant les vétérinaires, il refuse le diagnostic, jure qu’il sauvera Rosie de son cancer, qu’importe s’il faut payer tous les traitements du monde, ou en inventer de nouveaux.
Quelques mois passent et rien, ni les chirurgies, ni les chimiothérapies, ni les immunothérapies à plusieurs milliers de dollars australiens, n’aide le chien à l’agonie. Alors...
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22/03 - Donald Trump prépare le désengagement américain au Moyen-Orient et met la pression sur l’Otan
Durant les premiers jours de la guerre, Donald Trump s'est bien gardé de mentionner l’Otan, préférant vanter la puissance de frappe autonome des Etats-Unis. Trois semaines plus tard, le ton du président américain a changé, raconte le Washington Post. Devant la hausse des prix du pétrole, il fait désormais pression sur ses alliés. Avec un but principal : leur déléguer la délicate sécurisation du détroit d'Ormuz.Réticences des Européens
Seulement, après plus d'un an passé à critiquer ses alliés, accusés de ne pas suffisamment contribuer au financement de l'alliance transatlantique, et à menacer directement l'un d'entre eux - le Groenland, et par extension le Danemark -, la partie est loin d'être gagnée pour Donald Trump. Les dirigeants européens n'ont pas non plus oublié les droits de douane massifs infligés par le président américain, qui ont rendu leurs opinions publiques plus sceptiques que jamais vis-à-vis des Etats-Unis.
Bien qu’inquiets de la hausse des prix de l’énergie, la majorité des alliés restent ainsi prudents à l'idée de s'impliquer dans un conflit, dont la légalité reste encore à prouver. De quoi hérisser le président américain, dont la position s'est durcie cette semaine face au refus européen, allant jusqu'à qualifier l'Otan de "lâche". "Je pense que l’Otan fait une très grave erreur, a-t-il d'abord déclaré mardi. Je me demande depuis longtemps si l’Otan serait vraiment là pour nous."Pression sur les alliés de l'Otan
Vendredi, Donald Trump a finalement laissé entendre que le conflit au Moyen-Orient...
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22/03 - Le Texas prêt à basculer ? James Talarico, le démocrate populiste que Donald Trump déteste
"Il est temps de renverser la table". Le slogan de campagne de James Talarico a le mérite de parfaitement résumer son ambition. Le candidat démocrate à l'un des deux postes de sénateur du Texas lors des élections de mi-mandat en novembre prochain rêve de décrocher une fonction occupée sans partage par les républicains depuis… 1993. Pour y parvenir, ce Texan de 36 ans s’appuie sur un message à la fois religieux et populiste qui lui a permis d’écarter sans trop de difficultés sa concurrente à l’investiture démocrate, Jasmine Crockett, le 3 mars (il a obtenu 52,5 % des voix).
Une stratégie adaptée aux spécificités du "Lone Star State" - le deuxième Etat le plus peuplé du pays derrière la Californie, avec 30 millions d'habitants -, et qui trouve en partie ses racines dans la vie de James Talarico. Le candidat, qui siège depuis sept ans à la Chambre des représentants du Texas après avoir conquis une circonscription ayant voté pour Donald Trump en 2016, a mis entre parenthèses ses études de séminariste pour mener à bien sa campagne sénatoriale. "James Talarico est membre de l'Église presbytérienne des Etats-Unis, un groupe religieux théologiquement libéral, pointe Ryan Burge, professeur de sciences politiques à l’université de Saint-Louis (Missouri) spécialisé dans l’impact de la religion sur la vie politique américaine. Ils sont moins conservateurs sur le plan théologique que les évangéliques, notamment sur des questions comme le mariage gay ou l'avortement, en raison d'une approche plus souple de l’interprétation de...
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22/03 - "Saison Méditerranée 2026" à Marseille : un laboratoire culturel sur les rives de la grande bleue
Au croisement de la culture et de la diplomatie, la Saison Méditerranée 2026 s’annonce inédite par son ampleur. Son lancement, annoncé il y a bientôt trois ans par Emmanuel Macron, est imminent. Du 15 au 24 mai, la cité phocéenne va devenir le point de départ d’une manifestation qui réunira artistes, intellectuels et acteurs de la société civile, issus des deux rives du bassin, avant de se déployer, cinq mois durant, à travers une soixantaine de villes en France autour d’une ambition : renforcer les liens entre les peuples. La saison se clôturera d’ailleurs au-delà des frontières tricolores avec des événements programmés, l’automne prochain, au Maroc, en Tunisie, en Egypte ou encore au Liban. Expositions, spectacles vivants, concerts, débats, rencontres littéraires… Au total, plusieurs centaines de rendez-vous sont attendus, tous coordonnés par l’Institut français, sous le commissariat général de la directrice artistique et metteuse en scène Julie Kretzschmar.
Au-delà d’une simple vitrine culturelle à grande échelle, le projet se veut un laboratoire d’idées dans une région souvent marquée par les tensions politiques et les défis environnementaux. Julie Kretzschmar l’a ainsi construit comme un espace de dialogue et de coopération, avec des tables rondes et des forums publics autour de thématiques qui dépassent largement le champ artistique, comme les migrations, la transition écologique, l’urbanisme, la jeunesse méditerranéenne. En associant des chercheurs, des universitaires ou des acteurs économiques aux...
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22/03 - L’Iran affirme que le détroit d’Ormuz n’est fermé que pour ses ennemis
Le président Donald Trump a encore durci son discours à l’égard de l’Iran samedi soir, menaçant de cibler les infrastructures électriques du pays si Téhéran refusait de rouvrir le détroit d’Ormuz. Dans le même temps, les autorités iraniennes ont affiché leur détermination à ne pas céder et ont poursuivi leurs offensives en lançant une nouvelle vague d’attaques contre Israël.
Samedi soir, des missiles iraniens ont réussi à percer le système de défense aérienne israélien, pourtant réputé très performant, atteignant Dimona ainsi que la ville proche d’Arad. Les frappes ont causé des destructions matérielles et fait des dizaines de blessés, illustrant la capacité persistante de Téhéran à infliger des dommages malgré trois semaines de bombardements intensifs menés par les États-Unis et Israël.
16h10Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, affirme que les États-Unis disposent de "larges" fonds pour une guerre contre l'Iran
Le gouvernement américain dispose de "beaucoup d'argent" pour financer la guerre contre l'Iran, mais demande un financement supplémentaire au Congrès pour s'assurer que l'armée soit bien approvisionnée à l'avenir, a déclaré dimanche le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent. Bessent, s'exprimant sur le plateau de l'émission "Meet the Press" de NBC News, a également exclu toute proposition d'augmentation d'impôts pour financer la guerre.
La demande de l'armée américaine de 200 milliards de dollars de financement supplémentaire pour la guerre contre l'Iran se heurte à une forte opposition au Congrès, les...
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22/03 - Wolf Haas, l’auteur de polars autrichien qui fait disjoncter
Franz Escher exerce le – rare - métier d’orateur funéraire, profession parmi laquelle il s’est fait nombre d’ennemis ayant commis un livre contant leurs magouilles. L’ouvrage fit un flop et, depuis sa publication, il peine à se faire recruter pour rédiger les oraisons de défunts, ses anciens collègues des pompes funèbres préférant le tenir à distance de leurs clients en cercueil. Désœuvré, le célibataire s’ennuie, regrettant d’avoir cessé de fumer dix-sept ans auparavant et refusant toute distraction amoureuse, quand bien même la candidate, une ancienne consœur de funérailles, apprécie comme lui d’assembler, à quatre pattes sur le tapis, les pièces d’un puzzle.
Passé ce morne prologue, l’intrigue de Court-circuit, nouveau récit de l’auteur autrichien Wolf Haas vrille furieusement, et le lecteur gagnera à être attentif aux premières lignes dont l’imbrication donne le tournis. Franz Escher a donc fait venir dans son appartement viennois un dépanneur pour réparer une prise défectueuse. Tandis que celui-ci farfouille dans le tableau électrique, il patiente au salon en lisant un livre sur Elio Russo, ancien mafioso devenu témoin protégé. Elio Russo attend en prison d’être exfiltré sous une nouvelle identité. Le juge d’instruction devrait dans quelques heures venir le chercher dans sa cellule et le conduire discrètement jusqu’à une gare, où il lui remettra un billet de train pour la Suisse et des faux papiers. Ensuite, le repenti se construira une vie nouvelle, en prenant garde de ne jamais laisser de traces, car ayant livré...
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22/03 - Municipales : la participation est de 48,1 % à 17 heures
Les bureaux de vote ont ouvert pour le second tour. A Paris, le taux de participation pour le second tour s'élève à 40,98 % à 17 heures, soit le double de 2020 (23,89 %).
18h30
>>> Suivez la soirée électorale dans notre live politique.
17h00Un taux de participation de 48,1 % à 17 heures
Le taux de participation pour le second tour des élections municipales et communautaires à 17 heures, pour la France métropolitaine, s'élève à 48,1 %, selon le ministère de l'Intérieur. À la même heure, il était de 48,9 % au premier tour, le 15 mars dernier.
Au second tour des élections municipales de 2020, il était de 34,67 % à la même heure. Au second tour des élections municipales de 2014, il était de 52,36 % à la même heure. En 2008, le taux de participation s’élevait à 54,45 %.
A Paris, le taux de participation pour le second tour s'élève à 40,98 % à 17 heures, contre 23,89 % en 2020 à la même heure, et 38,6 % en 2014.
12h10Taux de participation à 12 heures : 20,33 %, en hausse par rapport au premier tour
À 12 heures dimanche, la participation au second tour des élections municipales en France métropolitaine atteignait 20,33 %, soit une progression d’environ un point par rapport au premier tour du 15 mars à la même heure (19,37 %), d’après les chiffres du ministère de l’Intérieur.
À titre de comparaison, lors du second tour des municipales de 2020 organisé en pleine période de Covid, ce taux s’élevait à 15,29 % à midi, un niveau inférieur à celui observé en 2014 (19,83 % au second tour). En 2008, la participation à...
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22/03 - Au bureau, les collègues qui ne votent pas comme vous peuvent vous déconcentrer
"Quand j’avais des clients au téléphone, je faisais attention à ce que je disais devant elle." Christelle, jeune avocate associée dans un cabinet de la région lyonnaise, se souvient avoir eu du mal à gérer, au quotidien, les convictions politiques très à gauche d’une collaboratrice, qui s’invitaient régulièrement dans les conversations et votait pour le parti de Jean-Luc Mélenchon. Avec la montée des extrêmes, confie-t-elle, certaines proximités deviennent plus difficiles : "Travailler avec quelqu’un qui vote La France insoumise ou le Rassemblement national me pose de plus en plus problème", lâche cette électrice de droite. Et une fois la journée terminée ? "En dehors du cabinet, je préfère les gens de gauche en général !".
Ce témoignage pourrait presque prêter à sourire s’il ne révélait pas un phénomène bien réel : l’effet de la polarisation politique sur les environnements de travail. Une étude récente menée par HEC auprès de salariés du privé montre d’ailleurs que ces clivages tiennent moins au salaire ou à la catégorie socio-professionnelle qu’à la qualité du lien social entre collègues. Mais ces tensions ont-elles un effet mesurable sur la performance ? C’est ce qu’ont cherché à établir deux chercheurs américains dans une étude publiée en octobre dans la revue Management Science.
Balazs Kovacs, professeur de comportement organisationnel à la Yale School of Management, et Tim Sels, chercheur à Berkeley, ont mesuré comment les différences politiques influencent la performance individuelle, en adoptant une méthode pour le...
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22/03 - Les maires français sous-payés ? Voici combien gagnent leurs homologues en Europe
Depuis 2020, 2 189 maires ont démissionné avant la fin de leur mandat, d'après l'Observatoire de la démocratie de proximité, dont 41,7 % élus dans des communes de moins de 500 habitants. C'est un record : jamais une mandature n'avait connu autant d'abandons de la part des édiles français. Tensions politiques locales, épuisement physique et moral, désillusion par rapport à la fonction… Les raisons de ces départs sont nombreuses.
Une chose est sûre : face à la complication du métier d'élu, leur rémunération ne suffit pas à les retenir. La moitié des maires français sont élus dans une commune de moins de 500 habitants, ce qui signifie qu'ils perçoivent une indemnité maximale d'environ 1 200 euros par mois, soit deux tiers du Smic mensuel brut. Bien souvent, ces plafonds sont en deçà de ceux en vigueur chez nos voisins européens. A l'occasion des élections municipales, faisons un tour d'Europe de la rémunération des maires.L'indemnisation des maires de petites communes françaises est plus faible que le Smic.En Espagne, des maires payés en fonction de leur temps de travail
Le barème fixé par la loi espagnole prévoit une rémunération différente en fonction de la taille de la commune et de l'investissement du maire. Dans les plus petites municipalités, on considère que les édiles ne travaillent qu'à temps partiel et touchent une indemnité maximale d'environ 30 000 euros par an. Cette rémunération grimpe par paliers : les maires de Bilbao et de Madrid touchent ainsi plus de 110 000 euros par an, soit environ 20 000...
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22/03 - Pétrole : "Chaque escalade au Moyen-Orient enrichit Moscou"
La guerre au Moyen-Orient conduira à des changements majeurs, à commencer sans doute par une accélération de la transition énergétique. Mais à plus court terme, le directeur de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) Fatih Barol alerte sur "la plus grande menace de l'histoire pour la sécurité énergétique mondiale", suite aux frappes militaires de part et d’autre du détroit d’Ormuz. "La remise en état pour le pétrole et le gaz prendra beaucoup de temps. Il faudra six mois pour que certains sites soient opérationnels, et beaucoup plus longtemps pour d'autres", prévient-il. De quoi alimenter les tensions sur le prix des hydrocarbures jusqu’à la fin de l’année ? A ce stade, toute prévision - même à trois mois - sur leur évolution semble vaine. Cependant, nous entrons durablement dans une période où la fourchette de prix du brut sera plus élevée, prévient l’économiste Michel Santi. Une bénédiction pour la Russie qui ne demande qu’à se refaire une santé.
L’Express : La situation s’emballe au Moyen-Orient. Jusqu’où les cours du pétrole peuvent-ils grimper ?
M.S. À court terme, nul ne le sait. Le baril de Brent a atteint 119 dollars cette semaine avant de retomber vers 109 au gré d’un communiqué israélien sur la réouverture d’Ormuz. Dix dollars de variation en quelques heures. Compte tenu des incertitudes liées au comportement des belligérants, prédire le baril à trois mois relève de l’astrologie. En revanche, nous avons sans doute changé de système de manière durable....
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22/03 - "Où sont les millions ?" : dans les grands groupes français, l’IA générative à l’épreuve du réel
En 1987, Robert Solow, économiste américain lauréat du prix Nobel, formulait un constat devenu célèbre : "Vous pouvez voir l'ère informatique partout, sauf dans les statistiques de la productivité." Quarante ans plus tard, en remplaçant "informatique" par "IA générative", le paradoxe n’a pas pris une ride. En dépit du bruit médiatique autour de cette technologie depuis plus de trois ans et la sortie de ChatGPT, les résultats tangibles sur l’économie tardent à se concrétiser. Fin février, une gigantesque enquête du National Bureau of Economic Research, menée auprès de 6 000 dirigeants d'entreprises aux Etats-Unis, en Europe et en Australie, concluait que près de neuf entreprises sur dix n'observaient aucun impact perceptible de l’IA générative sur leur emploi ou leur productivité sur les trois dernières années. Le chiffre fait écho à celui du MIT, qui avait défrayé la chronique l’été dernier en affirmant que 95 % des projets associés en entreprise échouaient à délivrer un retour sur investissement.
Ces derniers mois, L’Express a rencontré plusieurs "grands comptes", ces sociétés de premier plan de l’Hexagone comme Air France, Total, Axa… Des fleurons du CAC40 dont une partie dispose de bureaux donnant sur la dalle venteuse du quartier d’affaires La Défense. Tous l’admettent : malgré de fortes ambitions et des investissements dépassant parfois les six chiffres, la réalité du terrain est autrement plus modeste. La première difficulté concerne la donnée. L’IA générative repose sur des modèles de langage (LLM), très...
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22/03 - Emmanuel Macron, Nicolas Sarkozy, François Hollande : revenir à l’Elysée, la mission impossible des ex-présidents
"L’avenir dure longtemps", note Emmanuel Macron en décorant des fidèles début février. Parole de président, nostalgie d’ex-président, espoir de futur président ? Quitter l’Elysée à 49 ans, ce n’est pas emprunter le plus court chemin vers la retraite. Valéry Giscard d’Estaing avait 55 ans en mai 1981 et il fut soudain gagné, impression insupportable pour lui, par le sentiment de ne plus être utile d’autant qu’il estimait, autre désarroi, son œuvre interrompue. Si l’avenir dure longtemps, on en ignore le terme : la gestion du temps se révèle donc essentielle. La Constitution interdit à Emmanuel Macron de se représenter en 2027 - "Le seul élu à qui on impose cela, c'est ma pomme", fulminait-il dès en 2018, un an seulement après être arrivé. Alors il ne pourra qu’être sensible, l’un de ses plus proches le reconnaît, à la promesse de celui des candidats qui s’engagerait à faire un seul mandat, comme Xavier Bertrand il y a cinq ans.
Etre et avoir été est l’exact opposé de ce mantra cher à Emmanuel Macron, ce fameux "en même temps" ; il est aujourd’hui sa tentation, et même son horizon. Aux Etats-Unis, on ne repasse pas les plats, les battus sont généralement balayés, sauf Nixon, défait en 1960, vainqueur en 1968, sauf Trump, défait en 2020, vainqueur en 2024. Etre et avoir été est une maladie particulièrement contagieuse en France. "Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés", quelles qu’aient été les précautions prises. "Serai-je capable d'avoir une seconde vie, de faire autre chose ? [...] Quand la politique vous...
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21/03 - États-Unis : Donald Trump revoit sa stratégie migratoire et s’attire les critiques de son camp
C'est une évolution qui est loin de faire consensus au sein de sa base. Selon les informations du Wall Street Journal, le président américain Donald Trump a demandé à ses conseillers de revoir la manière dont sa promesse phare de "déportation massive" des migrants en situation irrégulière est mise en œuvre et présentée. Estimant que cette expression a été mal perçue par certains de ses électeurs, le dirigeant souhaiterait désormais mettre davantage l’accent sur l’arrestation de criminels plutôt que sur des opérations spectaculaires générant du désordre dans les villes, à l'image de celle de Minneapolis.
Cette volonté de réajuster la politique migratoire est en partie portée par sa cheffe de cabinet, Susie Wiles, qui juge que la gestion actuelle de l’immigration a transformé un thème fort de la présidence en un sujet politiquement délicat à l’approche des élections de mi-mandat. Le "tsar" des frontières, Tom Homan, a également remplacé le chef du Bureau des douanes et de la protection des frontières des États-Unis (CBP), Greg Bovino, à Minneapolis. Considéré comme une voix relativement modérée sur ces sujets, ce dernier privilégie depuis son arrivée en poste des interventions plus classiques, ciblant en priorité des individus ayant commis des infractions, notamment ceux transférés par les prisons locales. Résultat : le rythme des arrestations a légèrement diminué, passant à environ 1 200 par jour, contre plus de 1 500 lors des opérations intensives menées précédemment dans le Minnesota.Une coalition pro-déportation
"Il...
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21/03 - "Une fâcheuse tendance à se tromper" : sur l’énergie, l’Europe apprendra-t-elle enfin de ses erreurs ?
Mieux vaut tard que jamais. En reconnaissant, sans ambiguïté, que l’Europe n’aurait pas dû se détourner de l’énergie nucléaire, Ursula von der Leyen a dit tout haut ce que de nombreux experts pensaient tout bas depuis des lustres. Ce mea-culpa tardif laisse toutefois un goût amer : combien d’années perdues pour l’Europe ?
Dans une chronique récente pour L'Express, Cécile Maisonneuve, présidente de Decysive, remettait l'église au milieu du village : en 1995, le Vieux Continent tirait 33 % de son électricité du nucléaire et importait 44 % de son énergie. Aujourd’hui, les rapports se sont inversés : les importations représentent 54 %, tandis que la part du nucléaire dans la production électrique est retombée à 23 %. Quelle Europe aurions-nous aujourd’hui si nous avions choisi d’associer nucléarisation et décarbonation, au lieu de les opposer ? Dans ce scénario contrefactuel, la dépendance aux marchés gaziers serait moins prononcée et l’industrie européenne mieux protégée des secousses géopolitiques.
L’Allemagne, qui assiste aujourd’hui à la fin de son règne dans l'automobile, afficherait ainsi un autre visage. Mieux, si Berlin avait choisi de fermer d’abord ses centrales à charbon plutôt que son parc nucléaire, jusqu’à 1 100 millions de tonnes de CO2 auraient pu être évitées d’ici 2035 -, l’équivalent de près de trois années d’émissions françaises. Le coût économique et sanitaire imputable à cette trajectoire avoisine les 12 milliards de dollars par an. Autant de chiffres qui rappellent que les décisions énergétiques ont...
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21/03 - Iran : en visant Diego Garcia, Téhéran révèle une capacité de frappe bien plus longue qu’estimée
C'est une nouvelle qui pourrait marquer un tournant dans le conflit opposant la coalition israélo-américaine et l'Iran. Ce 21 mars, la République islamique a tiré pour la première fois des missiles balistiques de portée intermédiaire vers Diego Garcia, la base militaire conjointe américano-britannique nichée au cœur de l’océan Indien, selon plusieurs responsables américains cités par le Wall Street Journal. Selon ces mêmes sources, dont l’une s’est également exprimée auprès de CNN, deux missiles ont été lancés : l’un a échoué en vol en raison d’un problème technique encore inconnu, tandis que l’autre aurait été intercepté par un destroyer américain équipé d’un système SM-3. Une interception qui n’a toutefois pas été officiellement confirmée par le Pentagone.
Londres, en revanche, est sorti de sa réserve. Le ministère britannique de la Défense a dénoncé des "attaques imprudentes de l’Iran", tandis qu’une source officielle a confirmé à l’AFP que la tentative de frappe avait échoué. Côté iranien, l’agence de presse Mehr revendique implicitement l’opération, évoquant une cible visant "la base militaire des oppresseurs à Diego Garcia" et qualifiant cette action d’"étape importante" dans la capacité de Téhéran à menacer les intérêts américains au-delà de son environnement régional immédiat.
Située sur une île isolée de l’archipel des Chagos, sous souveraineté britannique, la base de Diego Garcia constitue un point névralgique pour les opérations militaires américaines, abritant sous-marins nucléaires, bombardiers stratégiques et...
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21/03 - Mango : la recette magique de ce fleuron espagnol pour déjouer la crise du prêt-à-porter
Quoi de mieux qu’une promenade rue de Rivoli pour prendre le pouls de la filière du prêt-à-porter en France ? Sur cette artère incontournable du shopping parisien, les vitrines des acteurs traditionnels du milieu de gamme, comme Camaïeu ou Naf Naf, n’existent plus que dans les souvenirs, victimes d'une crise mêlant changement des habitudes de consommation, inflation et concurrence chinoise. Parmi les survivants, les enseignes de l’empire Inditex – numéro un mondial de l'habillement avec sa figure de proue, le géant Zara, mais aussi Bershka et Pull and Bear. Un autre espagnol, dix fois plus petit, fait de la résistance : Mango. Fondé dans les années 1980 par les frères d’origine turque Isak et Nahman Andic, la marque vient de boucler une année record avec un bénéfice de 242 millions d'euros pour un chiffre d’affaires de 3,8 milliards, en croissance de 13 %.
Pour comprendre ce succès, il faut s’envoler pour Palau-solità i Plegamans, à une trentaine de kilomètres de Barcelone. Un complexe de bâtiments blancs, dont un ancien hangar d'aviation, forme le Mango Campus. Un an après le décès d’Isak Andic dans des circonstances troubles – l’enquête est en cours -, l’ombre du fondateur plane toujours au-dessus de cette zone industrielle. Les œuvres d’art issues de sa collection privée ornent les couloirs du siège tandis qu'à l’entrée trône une sculpture signée Jaume Plensa, l'un de ses proches.Faire la mode, pas des vêtements
C'est ici que les deux collections annuelles de Mango – auxquelles s’ajoutent des éditions...
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21/03 - Iran : pourquoi la stratégie de décapitation de tous les hauts responsables iraniens pourrait s’avérer contre-productive
La stratégie de "décapitation" portera-t-elle ses fruits ? Alors qu'Israël a annoncé mercredi la mort du ministre du renseignement iranien Esmail Khatib, au lendemain de celle du dirigeant de facto du pays Ali Larijani, plusieurs spécialistes s'interrogent sur l'efficacité de ces frappes ciblées à moyen et long terme. Du côté d'Israël et des Etats-Unis, viser les ténors du régime, bien que cela soit illégal au regard du droit international, a pour objectif de l'affaiblir et d’éviter des enlisements militaires, en décourageant notamment les cadres subalternes d’accepter des fonctions devenues extrêmement dangereuses. En parallèle, les milliers de bombardements menés contre la République islamique visent à restreindre toute riposte militaire.
Mais certains observateurs du conflit sont dubitatifs. Car au cœur du problème se trouvent la structure et la résilience du régime iranien. La figure du "martyr" est en effet profondément ancrée dans l’idéologie de la République islamique d’Iran, et l’élimination de hauts dirigeants, à défaut de raccourcir la guerre, peut attiser un désir de vengeance et fermer les voies diplomatiques — prolongeant ainsi le conflit. "Ce régime se nourrit d’une théologie de la souffrance, donc plus il y aura d’assassinats, plus il deviendra résilient, et des individus moins expérimentés accéderont à des postes plus élevés", a par exemple expliqué Bader Al-Saif, historien, lors d’une conférence du Middle East Institute.Un second souffle
"Ce n’est pas un régime personnalisé. Il existe des couches...
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21/03 - Leonardo Maria Del Vecchio, patron de Ray-Ban : "L’Europe est l’échelle minimale pour compter dans le monde"
Leonardo Maria Del Vecchio nous reçoit dans les bureaux de LMDV Capital, son family office avec vue sur Milan. Il affiche la détermination de ceux qui ne veulent pas être seulement perçus comme les héritiers d’un nom. Le sien est l’un des plus prestigieux du capitalisme italien - son père disparu en 2022 est le fondateur de l’empire Luxottica. A tout juste trente ans, celui qui préside Ray-Ban et officie comme Chief Strategy Officer d'EssilorLuxottica veut s’imposer comme un acteur incontournable de l’économie de la péninsule. A travers LMDV Capital, il déploie une stratégie d'investissement diversifiée, avec déjà plus de 50 participations en seulement quatre ans. Un portefeuille qui vise à exalter et défendre les excellences du made in Italy : des restaurants haut de gamme à Milan (Casa Fiori Chiari, Vesta, Trattoria del Ciumbia) à l'acquisition d'une marque historique d’eau minérale Acqua e Terme Fiuggi. Il nous livre sa vision entre pragmatisme économique et défense de la souveraineté italienne et européenne.
L'Express : Les entreprises dans lesquelles vous investissez sont essentiellement italiennes. Pourquoi cette préférence ?
Leonardo Maria Del Vecchio : C’est un choix de cœur autant que stratégique. Je crois profondément en la force des entreprises italiennes lorsqu’elles sont soutenues par une organisation, une technologie et une vision internationale. Notre système industriel possède encore un énorme potentiel à exprimer sur les marchés mondiaux, s’il est placé dans les bonnes conditions.
L’Italie...
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21/03 - Simone de Beauvoir : le mythe du Castor fait-il barrage à cette auteure de génie ?
Au fond les années Mitterrand auront causé le plus grand tort à l’image des gens de gauche – et on ne fait pas allusion à l’indéboulonnable ministre de la Culture d’alors, un certain Jack Lang. De même que Marguerite Duras paie encore le côté pontifiant qu’elle a pu montrer au sommet de sa gloire, en 1984, Simone de Beauvoir a sans doute fait fuir de potentiels lecteurs en devenant une institution des lettres. Comme Duras elle déjeunait à l’Elysée et avait l’oreille du président de la République. Autre signe de son statut souverain : en 1981, elle est traduite au Danemark par… la reine en personne, Margrethe II ! Depuis sa mort, en 1986, la notable enturbannée a eu droit à tous les honneurs de la part de la mairie de Paris : une place Sartre-Beauvoir à Saint-Germain-des-Prés, une passerelle Simone-de-Beauvoir (seul pont parisien à porter le nom d’une femme) et une plaque au 11 rue de la Bûcherie, dans le Ve arrondissement, qui précise que c’est là qu’elle a écrit Le Deuxième Sexe. C’est sans doute par ce classique contemporain qu’il faut repasser pour tenter de comprendre qui était la vraie Beauvoir derrière la "potiche" officielle qu’elle craignait d’être à la fin de sa vie.
Née en 1908 dans une famille bourgeoise mais en voie de déclassement, la jeune Simone comprend très tôt qu’elle aura à étudier et à travailler. Douée selon son père d’un "cerveau d’homme" (sic), elle doit son émancipation intellectuelle à son amie d’enfance et de jeunesse Elisabeth Lacoin, dite "Zaza", qui mourra prématurément à 21 ans. A...
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21/03 - Un week-end à Marseille : les (bonnes) mères s’exposent au Mucem
Quel sens prend la maternité quand elle se vit sous les auspices de Notre-Dame-de-la-Garde, cette Bonne Mère qui aimante les pèlerins depuis le XIIIe siècle, et plus largement dans le bassin méditerranéen ? A Marseille, le Mucem explore un sujet aussi intime qu’universel, qui trouve dans ces territoires ouverts sur la mer une expression plus prégnante qu’ailleurs : "En Méditerranée, la mère occupe une place centrale dans la vie quotidienne, mais cette 'reine mère de la sphère domestique' a paradoxalement peu de voix sur la place publique. Les artistes du Sud invoquent par ailleurs la maternité comme une matrice de création, quand elle est au contraire parfois vue comme un empêchement plus au Nord", avance Caroline Chenu, chargée de recherche au musée et co-commissaire de l’exposition Bonnes mères avec Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des Femmes. Ici, il s’agit donc moins de célébrer la figure maternelle que d’interroger, sur quatre millénaires, les visions plurielles d’un statut souvent idéalisé dans les sociétés méditerranéennes, entre mythes, enjeux sociaux et sujet artistique.
Pour nourrir un propos à la fois dense et complexe, près de 400 pièces, issues des réserves du Mucem ou de collections internationales, jalonnent un parcours immersif qui s’ouvre sur les représentations mythiques et symboliques de la maternité, des déesses mères de l’Antiquité à l’iconographie religieuse, en passant par les icônes politiques, patriotiques ou artistiques. Une madone à la grenade provenant de l'atelier...
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21/03 - Langue française : les moines copistes utilisaient déjà les SMS !
Bjr pour "bonjour", tkt pour "t’inquiète", a2m1 pour "à demain"… Dans les textos comme sur les réseaux sociaux, les abréviations fleurissent à qui mieux mieux, et certains le déplorent. Force est pourtant de le constater : ce procédé n’a rien de nouveau. Les moines copistes y recouraient déjà au Moyen Age !
Eh oui. A l’époque, mlt signifiait "moult" et chlr, "chevalier", comme le rappelle Gabriella Parussa dans Ecrire le français (Actes Sud). Les religieux n’hésitaient pas non plus à réduire un terme à sa prononciation la plus élémentaire (l pour "elle") ni à utiliser des chiffres (mat1 pour "matin" ou 2 au lieu de "d’eux"). Plus subtil : le 9 symbolisait en latin médiéval la syllabe cum (avec) car, graphiquement, le c suivi d’un m ressemblait à ce chiffre. De là "9me" pour "comme" ou "9ris" pour commentatoris.
Et c’est logique. Imaginez que vous ayez à reproduire un long texte sur un matériau rare et coûteux, a fortiori dans un monastère humide et mal chauffé (la CGT était assez mal implantée dans les abbayes). Je vous fiche ma plume d’oie que vous chercheriez immanquablement à gagner du temps et de la place !
Conclusion ? Gabriella Parussa est formelle. Il ne faut pas voir dans nos divers raccourcis et émojis contemporains une quelconque déformation de la langue, mais un code inventif qui n’est au fond rien d’autre qu’un retour à la tradition médiévale. Car je n'irais pas jusqu'à dire que les moines copistes écrivaient des textos, mais c'est tout 9.
L'amoureux du français et des langues de France prend sa...
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21/03 - Guerre en Iran : l’armée américaine déclare avoir "réduit" la menace iranienne dans le détroit d’Ormuz
Israël et l'Iran continuent de s'attaquer mutuellement ce samedi alors que les États-Unis ont envoyé des milliers de Marines supplémentaires au Moyen-Orient et que le président Donald Trump accusait les alliés de l'OTAN de lâcheté pour leur réticence à aider à ouvrir le détroit d'Ormuz. Selon l'agence iranienne Tasnim, le site d'enrichissement de Natanz a été visé par les Etats-Unis et Israël.
Israël a également frappé Beyrouth, affirmant viser le Hezbollah, intensifiant les frappes aériennes contre la milice libanaise soutenue par l'Iran.
Plus de 2 000 personnes ont été tuées depuis l'attaque menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran le 28 février, tandis que les Américains semblent de plus en plus inquiets face aux signes d'une possible extension du conflit, alors qu'il entre dans sa quatrième semaine.
Les Etats-Unis ont annoncé vendredi soir autoriser pour une durée de 30 jours la livraison et la vente de pétrole iranien bloqué en mer, alors que les prix de l'énergie se sont stabilisés après deux jours de fortes fluctuations provoquées par les attaques contre des installations énergétiques au Moyen-Orient.
Donald Trump a déclaré vendredi que les Etats-Unis étaient sur le point d'atteindre leurs objectifs dans la guerre en Iran et envisageaient de réduire leur engagement militaire au Moyen-Orient.
15h46L'Iran dit avoir touché un F-16 israélien
Selon un communiqué des gardiens de la révolution iraniens, relayé par la télévision d’État, un avion de combat F-16 appartenant à "l’ennemi sioniste" aurait été...
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21/03 - Emily Shuckburgh : "Nous voulons faire du Royaume-Uni une superpuissance en énergie propre"
Emily Shuckburgh est une climatologue de renommée mondiale. L'une de ces scientifiques qui avertissent inlassablement, depuis des décennies, des dangers d'une planète qui se réchauffe. Après avoir passé dix ans au British Antarctic Survey, où elle s'est consacrée à la recherche sur les océans polaires, et co-écrit The Ladybird Book on Climate Change avec le Roi Charles III et l'ornithologue Tony Juniper, elle dirige depuis 2019 Cambridge Zero, la grande initiative de l'université éponyme en matière de changement climatique.
En octobre dernier, Emily Shuckburgh a été nommée conseillère scientifique en chef au sein du ministère de la Sécurité énergétique britannique. Une mission d'importance, alors que tous les pays cherchent la solution pour diminuer leur vulnérabilité face aux chocs géopolitiques - la guerre au Moyen-Orient étant le dernier en date. De passage à Paris, elle a reçu L'Express et réaffirmé l'ambition du Royaume-Uni "de devenir une superpuissance en énergie propre". Elle a aussi souligné les grandes opportunités de coopération entre Londres et Paris : "En quelques centaines de kilomètres, nous voyons émerger un véritable écosystème d’innovations dans les technologies climatiques."
L’Express : Comment les tensions actuelles au Moyen-Orient redéfinissent-elles les priorités en matière de sécurité énergétique ?
Emily Shuckburgh : Elles ne font que renforcer le besoin de considérer notre sécurité énergétique comme une composante essentielle de notre agenda politique. L’importance de la transition vers le...
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21/03 - Victor D. Cha : "La Chine est beaucoup plus dépendante du commerce international qu’on ne le croit"
La guerre commerciale lancée par Donald Trump a monopolisé, ces derniers mois, l'attention du débat public, reléguant au second plan un autre acteur aux pratiques commerciales bien plus agressives : la Chine, comme le montrent Victor D. Cha, Ellen Kim et Andy Lim dans le passionnant China's Weaponization of Trade, Resistance Through Collective Resilience (Columbia University Press, non traduit). Le trio de chercheurs s'est appuyé sur un ensemble de données inédites qui illustrent comment Pékin n'a eu de cesse d'instrumentaliser le commerce international à des fins politiques, entre 1997 et 2025.
Et pourtant, "la Chine est beaucoup plus dépendante de ses partenaires commerciaux qu'on ne le croit", assure Victor D. Cha. Ce professeur à l’université de Georgetown y voit une opportunité pour les pays attachés à l'ordre libéral international : mettre en place une stratégie de "résilience collective" afin de dissuader Pékin de recourir à de futurs comportements prédateurs. Entretien.
L’Express : Dans votre livre, vous montrez comment la Chine utilise le commerce à des fins politiques. Vous qualifiez ces méthodes de "coercition économique". Qu’entendez-vous par là ?
Victor D. Cha : Pour la majorité des économistes, les échanges commerciaux entre pays sont perçus comme étant mutuellement bénéfiques. C’est un jeu à somme positive où tout le monde gagne, mais où chacun devient dépendant de l’autre. Ces cinquante dernières années, cette interdépendance était vue comme une manière positive d’organiser les relations...
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21/03 - Des Marines pour débloquer le détroit d’Ormuz ? L’analyse percutante du vice-amiral John W. Miller
Il connaît les moindres recoins du détroit d'Ormuz. Pour avoir dirigé la cinquième flotte de l'US Navy, basée à Bahreïn, et avoir été le commandant des forces navales du Commandement central des Etats-Unis (NAVCENT), le vice-amiral John W. "Fozzie" Miller est un témoin privilégié de la bataille stratégique qui se joue au cœur de cet espace maritime qui relie le golfe Persique et le golfe d'Oman. Alors que la guerre fait rage - seize navires du régime de Téhéran auraient encore été frappés dans un port du Golfe selon les médias iraniens -, Donald Trump a laissé planer le doute sur l'envoi de soldats américains sur le terrain. "Je n'envoie de troupes nulle part. [Et] si c'était le cas, je ne vous le dirais certainement pas", a-t-il affirmé le 19 mars, dans le bureau Ovale, aux côtés de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi. En parallèle, le Pentagone aurait largué le 17 mars des munitions à pénétration profonde de plus de deux tonnes sur des sites iraniens fortifiés le long du littoral, servant notamment à abriter des missiles de croisière antinavires, selon le Wall Street Journal. Pour tenter de désamorcer la crise dans le détroit d'Ormuz qui a paralysé le transport de 20 % du pétrole mondial et provoqué une flambée des prix de l'énergie, plusieurs pays occidentaux, dont la France, ont proposé le 19 mars leur aide pour sécuriser la zone.
Pour L'Express, le vice-amiral John W. "Fozzie" Miller décrypte les ressorts de ce conflit naval à très haute intensité et esquisse les pistes d'une sortie de crise....
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21/03 - "Priver un militaire de ces appareils aujourd’hui est inimaginable" : Strava, la faille des armées
Un footing à bonne allure. Ce 13 mars, un jeune officier de la marine nationale s'élance sur le pont du porte-avions Charles-de-Gaulle. Comme des millions d'utilisateurs, il enregistre sa performance via une montre connectée. Synchronisée avec l'application sportive Strava, son activité est accessible sur un profil public. En quelques clics, n'importe quel internaute peut suivre le tracé de sa course. Et, par la même occasion, localiser le navire et son escorte, au nord-ouest de Chypre, à une centaine de kilomètres des côtes turques.
Six jours plus tard, un article du Monde révèle l'incident. Le jeune homme étant un amateur des petites foulées, son compte Strava permet de suivre autant ses courses que le déplacement du porte-avions. Un problème évident : si le déploiement du Charles-de-Gaulle a été annoncé par Emmanuel Macron le 3 mars, le signalement de sa position précise en ligne est dangereux, en pleine guerre au Proche-Orient.
Ces incidents ne relèvent pas de simples dérives individuelles. Militaires en opération, gardes du corps de personnalités, agents de renseignements : ces dernières années, plusieurs professionnels pourtant rompus à la discrétion ont été trahis par l'usage de leurs téléphones ou d'objets connectés. Ils révèlent les limites d'une discipline numérique que les armées peinent à imposer totalement, en dépit des campagnes de sensibilisation. Car le smartphone est devenu indissociable du quotidien. Avec les tensions sur le recrutement, exiger une déconnexion prolongée devient irréaliste,...
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20/03 - Dérives de l’Ordre des médecins : le gardien de la déontologie est-il encore légitime ?
La nouvelle ne risque pas d’améliorer l’image de l’Ordre des médecins, déjà écornée par de multiples scandales. Le 18 mars, le Canard enchaîné a révélé un pré-rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) sur le Conseil national de l’Ordre des médecins, de son antenne parisienne, ainsi que celles du Rhône et des Bouches-du-Rhône. Pour l’institution censée incarner la rigueur déontologique de la profession médicale, le réquisitoire est sévère. Mais pour quiconque suit les tribulations de l’Ordre, il n’a rien de surprenant.
Le rapport de l’IGF, de 44 pages, décrit d’abord une gestion "émaillée d’irrégularités", des indemnités et défraiements "insuffisamment justifiés, voire irréguliers" et des achats "non conformes aux règles de la commande publique". Une conseillère ordinale a par exemple dépensé 15 000 euros en courses de taxi sur la seule année 2024. Le conseil départemental des Alpes-Maritimes, lui, a acquis une villa de 1 200 m² avec piscine pour 3,9 millions d’euros. L’Ordre a également organisé vingt événements entre 2022 et 2025 pour un budget de 3,1 millions d’euros. Le tout financé par les cotisations obligatoires - récemment augmentées à 365 euros par an - de 341 000 médecins. Ce qui permet à l'Ordre de jouir d'un budget annuel de 111 millions d'euros.Les patients, grands oubliés
Mais c’est sans doute sur la protection des patients, le cœur de sa mission, que l’Ordre faillit le plus gravement. "Le traitement des signalements et des plaintes ne permet pas de garantir que les manquements déontologiques soient...
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20/03 - Municipales à Marseille : Sébastien Delogu, l’insoumis au centre du duel
A Marseille, la bataille du second tour des élections municipales a pris un tour plus frontal encore jeudi 19 mars. Sur le plateau de France 2, le maire sortant Benoît Payan et son rival du Rassemblement national Franck Allisio se sont affrontés sur une accusation centrale dans l’entre-deux tours : celle d’une prise de contrôle de la mairie par La France insoumise (LFI) en cas de victoire du Printemps marseillais. "Derrière vous il y a Jean-Luc Mélenchon", a lancé le candidat RN. "Il n’y aura pas une seule personne issue de ses rangs", a répliqué Benoît Payan, cherchant à couper court à une polémique nourrie depuis le retrait des insoumis.
Car tout s’est joué mardi 17 mars. Après plus de vingt-quatre heures de suspense, Sébastien Delogu a finalement convoqué la presse dans un théâtre associatif du quartier de Belsunce. Dans une atmosphère lourde, le candidat de La France insoumise a annoncé son retrait de la course à l’Hôtel de Ville marseillais. Une décision dictée par la crainte de voir le Rassemblement national l’emporter, alors que Franck Allisio est arrivé en deuxième position au premier tour avec 35,02 % des suffrages. Arrivé quatrième, Sébastien Delogu renonce donc à se maintenir au second tour, mettant fin à l’hypothèse d’une quadrangulaire incertaine. "Face à l’irresponsabilité d’un homme, nous serons responsables pour un million", a-t-il lancé, visant directement le maire sortant, Benoît Payan, qui a refusé toute fusion avec les listes insoumises."Accord secret"
Ce retrait, immédiatement...
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20/03 - "La ville est morte" : Vierzon, ce fief communiste qui pourrait basculer à l’extrême droite
Il ne faut pas parler à Bruno de politique. Attablé au soleil sur la terrasse d’un bar du centre-ville de Vierzon, dans le Cher, ce retraité ne suit que "de loin" les élections municipales dans sa ville, sans se soucier "plus que ça" des résultats du scrutin et de leurs conséquences sur son quotidien. En revanche, l’homme connaît par cœur le prix du kilo de tomates, qui peut augmenter de "près d’un euro" en fonction des mois, et a bien conscience que la taille de son rôti chez le boucher a largement diminué "pour le même prix" sur les trois dernières années. La fermeture de nombreux commerces de la rue piétonne du Maréchal Joffre, au cœur de la ville, le désole tout autant - au même titre que le prix d’un repas au restaurant, "petit plaisir" qu’il ne s’offre plus depuis longtemps.
Malgré ces frustrations, Bruno rejette d’un revers de main l’idée de se rendre aux urnes ce dimanche 22 mars pour tenter de changer les choses. Comme plus de 47 % des Vierzonnais, il n'est pas allé voter lors du premier tour des élections, le 15 mars, et ne compte pas se déplacer davantage une semaine plus tard. "La politique, ça ne m’intéresse pas. Quoi qu’on vote, rien ne change", souffle-t-il, méfiant. Pourtant, dans cette commune de 25 000 habitants située en plein cœur du Centre-Val de Loire, le résultat du second tour pourrait être une déflagration.
Ancrée à gauche et majoritairement dirigée par des élus communistes depuis plus d’un demi-siècle, Vierzon pourrait bien basculer à l’extrême droite. Au premier tour, la liste de...
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20/03 - Michel Cymes et Frédéric Saldmann vendent-ils toujours autant de livres ?
Les médecins stars seraient-ils en train de passer de mode ? Il y a dix ans, ils trônaient en tête des meilleures ventes d’essais. En 2016, alors présentateur vedette du Magazine de la santé sur France 5 (et également entendu sur les ondes d’Europe 1 et RTL), Michel Cymes écoulait 300 000 exemplaires de son livre Vivez mieux et plus longtemps (succès qui avait fait l’année de son éditeur, Stock). Hélas le chirurgien le plus populaire du PAF a ensuite vendu de moins en moins : 130 000 exemplaires pour Votre cerveau en 2017, 35 000 exemplaires pour Chers hypocondriaques… en 2018, 10 000 exemplaires pour Sur l’amour en 2020. Il est vrai que, à partir de l’automne 2017, ayant lancé son bimestriel Dr. Good !, il concurrençait lui-même ses propres livres… Son nouveau titre qui vient de paraître chez Albin Michel, Heureux comme des TDAH !, coécrit avec le pédopsychiatre Oliver Révol, marque-t-il son retour en forme ? En 3e position des essais, il vient de dépasser les 15 000 exemplaires.
Son principal rival d’antan, le cardiologue Frédéric Saldmann, est en revanche absent de notre classement, ce qui paraît incroyable quand on se souvient de ses scores passés. Par ailleurs nutritionniste, Saldmann a mangé son pain blanc entre 2013 et 2015 : Le Meilleur médicament, c’est vous ! et Prenez votre santé en main ! avaient atteint les 300 000 exemplaires. Les titres injonctifs avec points d’exclamation en prime ne font pas tout, et le thuriféraire du tantrisme, qui a souvent expliqué que douze orgasmes par mois...
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20/03 - Taïwan face à la Chine : le scénario noir du chaos énergétique
Rarement les manœuvres militaires chinoises n’ont semblé aussi proches de Taïwan qu'en ce 29 décembre 2025. Ce jour-là, l’île a été encerclée par 89 avions de guerre et 28 navires. Certains, qui s'étaient aventurés à une trentaine de kilomètres seulement des côtes, étaient visibles depuis la pointe la plus méridionale. Pour la seconde fois de l’année, la Chine s’entraînait à un blocus de ce territoire qu'elle considère comme l'une de ses provinces. Si elle était mise en place, une telle opération permettrait à Pékin, en étouffant la chaîne d’approvisionnement énergétique taïwanaise, de soumettre l’île "sans tirer un seul coup de feu", selon le think tank américain Foundation for Defense of Democraties (FDD).
L’été dernier, ce centre de réflexion basé à Washington a imaginé plusieurs scénarios de blocus. La conclusion est sans appel : sa dépendance énergétique est le talon d’Achille de Taïwan. Et pour cause, territoire exigu, sismique, et privé de ressources naturelles, l'île importe 96 % de son énergie : en majorité du gaz naturel liquéfié (GNL), source d'environ la moitié de sa production d'électricité. Cette vulnérabilité énergétique inquiète la communauté internationale : l’île produit en effet plus de la moitié des semi-conducteurs de la planète et détient un quasi-monopole sur les puces les plus avancées. Une activité de plus en plus énergivore, tant la demande mondiale explose.
Or, les menaces chinoises sur les...
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20/03 - Un ex-directeur du MI6, le prince William… Saint Andrews, voie royale des étudiants en Ecosse
Sur la pelouse parfaitement entretenue du complexe sportif de l’université de Saint Andrews, un maillot bleu ciel, aux couleurs de l’école, fend le terrain. Ballon ovale à la main, le jeune joueur évite ses adversaires de l’équipe rivale de New Castle, accélère, puis marque un essai parfait sous les applaudissements des spectateurs - presque tous acquis à sa cause. En ce mercredi nuageux de mars, le centre sportif de l'établissement écossais est en ébullition : Saint Andrews accueille les finales du British Universities and Colleges Sports (BUCS), batailles au sommet des meilleures équipes universitaires du pays. Plus de 500 étudiants se sont donné rendez-vous dans cette petite ville de la région de Fife, dans le nord de l’Ecosse, pour y disputer 21 matchs dans une dizaine de sports différents.
Pour l’université hôte, l’enjeu est de taille. "Contrairement à d’autres écoles, presque tout le monde ici fait partie d’une équipe sportive ou d’une association étudiante. Notre communauté est très soudée et extrêmement impliquée dans ce genre d’événements", commente Tom, étudiant en économie et membre de l’équipe de rugby. Depuis les gradins, il suit la partie avec attention : en cas de victoire, ses camarades seront classés en deuxième position de la ligue, soit le meilleur classement jamais obtenu par l’équipe de Saint Andrews. Mais pour Tom, l'investissement n’est pas que sportif.
En intégrant l’équipe, ce jeune Ecossais s’est lié d’amitié avec des élèves internationaux venus des Etats-Unis ou d’Afrique du Sud et avec...
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20/03 - Finances publiques : la célèbre lettre de Turgot au roi Louis XVI exposée à Bercy
Cela fera bientôt deux siècles et demi qu’il paraît vain de mettre en garde contre la gabegie de l’État et l’envolée de ses dépenses, en témoignent les mésaventures que connut en son temps – bien avant Raymond Barre, ou François Bayrou - Anne Robert Jacques Turgot, auteur de la fameuse lettre au roi Louis XVI. La missive, écrite à l’encre marron et dont la graphie régulière stupéfie, propriété des Archives nationales, sera, à compter du 23 mars après-midi, exposée pour la première fois et durant quelques heures, au ministère de l’Économie et des Finances à Bercy, une facétieuse idée organisée par les admirateurs de l’économiste, qui, ce même jour, décerneront leur prix du meilleur livre économique et financier, sous la présidence de Jean-Claude Trichet, ancien président de la Banque centrale européenne et gouverneur honoraire de la Banque de France.
Turgot, mort en 1781, occupe une place singulière dans l’histoire intellectuelle et politique. Né à Paris en 1727, il se destine d’abord à l’Église avant d’opter pour une carrière dans l’administration royale. Il participe à L’Encyclopédie, se lie avec les philosophes, dont Voltaire. Intendant de la généralité de Limoges à partir de 1761, il y applique des réformes : cadastre, amélioration des routes, lutte contre la pauvreté, liberté du commerce des grains. Ses résultats font parler de lui à Versailles. En 1774, le jeune Louis XVI le nomme à son côté contrôleur général des Finances, au moment où la monarchie est lourdement endettée. Turgot n’a pas froid aux yeux ; le 24 août,...
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20/03 - Flotte fantôme russe : un nouveau pétrolier arraisonné en Méditerranée par la France
La Marine française a arraisonné vendredi 20 mars en Méditerranée occidentale un pétrolier qui, selon le président Emmanuel Macron, appartenait à la flotte fantôme russe, un réseau de navires qui permet à Moscou d'exporter du pétrole malgré les sanctions occidentales.
Le cargo transportant du pétrole, nommé "Deyna", arborant un pavillon mozambicain, était soupçonné d'arborer un faux pavillon. Le navire avait quitté le port russe de Mourmansk. Des soupçons qui se sont confirmés une fois à bord : "l'examen des documents a confirmé les doutes quant à la régularité du pavillon arboré", a indiqué la préfecture maritime de la Méditerranée dans un communiqué, précisant qu'un signalement au procureur de la République de Marseille, compétent au titre du tribunal maritime, a été fait.
L'opération a été menée avec les alliés de la France dont le Royaume-Uni qui a participé au suivi du bâtiment, a ajouté la préfecture."Ces navires sont des profiteurs de guerre"
La Russie, qui fait l'objet de sanctions internationales croissantes à la suite de son invasion en Ukraine en 2022, n'a pas immédiatement commenté la saisie du pétrolier. Elle a par le passé qualifié d'acte de piraterie toute saisie de ses pétroliers ou de navires transportant sa cargaison.
Conformément au droit international et à la demande du procureur, le navire a été escorté jusqu'à un point d'ancrage pour une inspection plus approfondie, a indiqué la préfecture. "Ces navires, qui contournent les sanctions internationales et violent le droit de la mer, sont des profiteurs...
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20/03 - Suisse : au grand air dans le canton de Berne
Partir loin pour mieux déconnecter. Malgré les difficultés économiques et les tensions géopolitiques, le tourisme n’a cessé d’augmenter ces dernières années (1,52 milliard de voyages en 2025, selon l’Organisation mondiale du tourisme). Mais pas n’importe comment. En 2026, la tendance est aux vacances Jomo (Joy of missing out, comprenez "la joie de manquer quelque chose"), c’est-à-dire privilégier des séjours plus calmes et plus immersifs, quitte à privilégier des destinations stars. L’Express en a sélectionné quelques-unes, de l’île Maurice au Japon, en passant par le Canada, Singapour et même en Suisse (Ci-dessous). Et cette année, selon le voyagiste Sunweb, les Français anticipent davantage (+30 % des voyageurs par rapport au début de l’année dernière). Il convient donc de se hâter aujourd’hui pour s’offrir aux beaux jours des vacances lentes.
Au sud du canton, l’Oberland bernois déploie un décor spectaculaire. Les silhouettes de l’Eiger, du Mönch et de la Jungfrau dominent l’horizon, veillant sur des villages de carte postale. Depuis Grindelwald, grimpez à bord du téléphérique Eiger Express, puis empruntez le train à crémaillère pour rejoindre le Jungfraujoch, un col à 3 463 mètres d’altitude. Au sommet se dévoile le glacier d’Aletsch, le plus grand d’Europe ainsi qu’un étonnant palais de glace, où des sculptures translucides s’admirent toute l’année. A Interlaken, embarquez pour une croisière sur le lac Brienz avec déjeuner à bord avant de découvrir les chutes de Giessbach. Depuis le lac de Thoune, un sentier permet...
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20/03 - Législatives en Slovénie : un scandale d’espionnage secoue la campagne électorale
Une opération d'ingérence dans les élections en Slovénie menée par une société privée israélienne ? C'est la conclusion à laquelle sont arrivés un ensemble de chercheurs, journalistes d'investigation et défenseurs des droits slovènes. Selon eux, l'entreprise de renseignement Black Cube, fondée par d'anciens membres des forces de défense israéliennes, aurait espionné le parti démocrate du Premier ministre Robert Golob pour ternir son image, et favoriser ainsi son opposant conservateur pro-israélien, Janez Jansa.
Le gouvernement de gauche de Robert Golob a affiché son soutien à Gaza au cours de la campagne pour les élections législatives de ce dimanche 22 mars. Face à lui, l’opposition populiste de droite, menée par Janez Jansa - ancien Premier ministre pro-Trump – est plus favorable à la politique du gouvernement israélien.Espionnage du parti démocrate
Tout est parti de la publication sur Internet, début mars, de vidéos de personnalités slovènes proches de Robert Golob - un influent lobbyiste slovène, un avocat et un ancien ministre. Filmés à leur insu, ceux-ci apparaissent en train de discuter de corruption, de lobbying illégal et de détournement de fonds publics dans l'entourage du Premier ministre.
Si certains des faits évoqués peuvent être potentiellement graves, il est vite apparu que les personnes filmées avaient été piégées par de supposés investisseurs étrangers les ayant poussées, au cours de rencontres informelles, à se confier sur leurs liens avec Robert Golob, raconte Le Monde.
Il ne s'agit pas de la...
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20/03 - Face aux pétro-dictatures, nous devons devenir une électro-démocratie, par Thomas Pellerin-Carlin
En 2021, l’Europe a subi le premier choc gazier de son histoire. Vladimir Poutine restreint les exportations de gaz à destination de l’Europe, faisant grimper les prix du gaz de 25 à 100 euros du mégawattheure (MWh) entre mai et décembre 2021. Lorsque son armée est vaincue à Kiev, il restreint encore plus ses exportations, et les prix du gaz dépassent les 200 euros.
Cinq ans plus tard, l’histoire se répète. Des guerres illégales menées par Trump et par la dictature iranienne font grimper les prix du pétrole et du gaz. L’Europe se retrouve une fois encore exposée aux turbulences géopolitiques et en paie le prix. La leçon est pourtant évidente : tant que notre énergie dépendra du pétrole et du gaz que nous ne pouvons pas produire chez nous, notre sécurité économique restera à la merci des décisions de brutes : Poutine, Trump, Khamenei.
En Europe, ces augmentations se traduisent par une hausse des coûts pour les ménages et les entreprises, alimentant l’inflation, grevant notre balance commerciale et fragilisant l’activité économique. Cette situation révèle une nouvelle fois notre vulnérabilité. Aujourd’hui encore, près des deux tiers de l’énergie finale consommée en France comme en Europe proviennent du pétrole et du gaz. Cette dépendance massive fragilise notre souveraineté et rend nos économies vulnérables. On ne gouverne pas en courant derrière les crises. On anticipe pour les prévenir.Ne pas attendre le prochain choc
Lors des derniers chocs pétroliers et gaziers, les Etats ont avant tout cherché des expédients....
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20/03 - Cyberattaques, climat, science... Les maires sont-ils suffisamment armés pour faire les bons choix ?
Aucun journaliste n'a - à notre connaissance - eu l'idée saugrenue, pendant cette campagne municipale, de demander aux candidats ce qu’ils feraient en cas de rupture d’approvisionnement en masques, comment ils s'y prendraient pour évacuer un périmètre autour d’un site Seveso, ou encore, s'ils sont capables d'interpréter des données épidémiologiques. Et pourtant, les quelque 35 000 maires qui enfileront l'écharpe au soir du 22 mars prochain pourraient bien être confrontés dans leur mandat, à ce type d'exercice qui commande des décisions parfois lourdes de conséquences.
Feux de forêts, inondations, canicules, sécheresses, pandémie, pénuries sanitaires, émeutes urbaines, cyberattaques... Les Français bien avertis l'auront remarqué ; depuis les dernières élections, en 2020, nos édiles ont eu à gérer tout un cortège de crises. "Beaucoup de nouveaux maires imaginent que l’État prendra les commandes en cas de problèmes. Mais force est de constater que l’État se montre chaque année plus défaillant, laissant la charge aux élus de terrain de gérer les opérations d’urgence — et parfois agir avant même les instructions du préfet", explique Sébastien Leroy, maire LR de Mandelieu-la-Napoule depuis 2017.Le maire, nouvel expert malgré lui
Si les violences et catastrophes naturelles ont toujours fait partie des aléas auxquels les élus peuvent être confrontés, leur intensité et leur diversité ces dernières années ont eu pour conséquence de remodeler, parfois de façon considérable, la fonction de premier magistrat. Or, les réponses à...
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20/03 - Groenland : explosifs et poches de sang, comment le Danemark s’est préparé à une invasion américaine
Le Groenland mieux préparé qu'il n'y paraît à une invasion américaine ? C'est ce que semble indiquer une enquête de la télévision publique danoise DR parue ce jeudi 19 mars. Elle révèle, à travers les témoignages de plus de 12 sources haut placées au Danemark et dans le reste de l'Europe, comment l'île s'est massivement organisée et armée en prévision d'un éventuel conflit avec les Etats-Unis. Une démonstration de force pilotée par Copenhague, avec l'appui clé de plusieurs pays européens, dont la France. Explications.Arsenal militaire massif déployé
Le Danemark n'en a pas fait la promotion, et pourtant, dans l'ombre en ce début d'année, c'est un véritable réarmement de sa très convoitée île arctique qu'il a organisé. Avec un objectif : dissuader Donald Trump de mettre la main sur ce territoire - comme il a déclaré vouloir le faire à plusieurs reprises -, en augmentant le coût d'une opération américaine au Groenland.
Pour ce faire, Copenhague a acheminé des chasseurs F-35 danois en urgence, déployé des soldats et leur a fourni des explosifs capables de faire sauter les pistes d'atterrissage près de la capitale Nuuk et d'une ancienne base de chasseurs à Kangerlussuaq. De quoi empêcher les avions militaires américains de débarquer des soldats sur l'île si le président américain mettait ses menaces d'annexion à exécution. Les soldats ont également reçu des poches de sang, afin que les blessés puissent être soignés le cas échéant.Sursaut européen
Ces projets soulignent la gravité avec laquelle les menaces de Donald...
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20/03 - Olivier Sibony (HEC) : "Le jugement humain est-il déjà dépassé par l’IA ?"
Dans un monde où les progrès de l’IA sont si rapides qu’on n’arrive plus à les suivre, quelle compétence distinctive devrions-nous cultiver pour lui tenir tête ? À cette question existentielle, nombre de dirigeants ont une réponse toute trouvée. Il existe, nous disent-ils, une aptitude indispensable pour prendre les bonnes décisions dans les affaires comme dans la vie, et que les machines n’égaleront jamais : le jugement.
Blair Effron, banquier d’affaires de réputation mondiale, en souligne l’importance dans le New York Times. Pour fixer le juste prix dans une transaction complexe, l’IA, estime-t-il, n’arrive pas à la cheville d’une éducation classique : "le jugement ne peut être automatisé." Dans la Harvard Business Review, le consultant David Duncan s’inquiète que les jeunes managers ne parviennent plus à développer leur jugement, puisque en utilisant l’IA, ils se privent d’occasions de l’exercer. Dans un livre récent, le psychologue Barry Schwartz théorise les expériences de ces praticiens : "prendre de bonnes décisions, c’est une affaire de jugement, pas de calcul".
Tout cela est rassurant – comme on se rassurait naguère en pensant qu’un ordinateur ne pourrait jamais jouer au go, soutenir une conversation, ou rédiger un devoir de philosophie. Mais que recouvre ce mystérieux "jugement" ? Pour Duncan, c’est "la capacité d'agir avec sagesse quand les règles seules ne suffisent pas". Comme remplacer "jugement" par "sagesse" ne fait guère progresser la réflexion, un exemple illustre son propos. Deux cadres sont...
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20/03 - Les États-Unis déploient des milliers de soldats supplémentaires au Moyen-Orient
Les bombardements se poursuivent ce vendredi 20 mars sur des infrastructures énergétiques au Moyen-Orient, faisant craindre une envolée du prix du baril au-dessus des 180 dollars. De nouvelles frappes iraniennes ont visé une raffinerie de pétrole au Koweït cette nuit, provoquant un incendie. Egalement dans le Golfe, un incendie s'est déclenché dans un entrepôt au Bahreïn, a rapporté le ministère de l’intérieur du pays.
Face aux menaces sur l'approvisionnement en pétrole, l'Agence internationale de l'énergie a formulé ce vendredi matin plusieurs recommandations. La France a quant à elle fait savoir, à l'issue d'un sommet européen, qu'elle entendait "tester les principaux partenaires, et en particulier les membres permanents du Conseil de sécurité" des Nations unies, "sur l’opportunité d’avoir un cadre onusien sur ce que nous voulons faire sur Ormuz".
Les infos à retenir
⇒ Le porte-parole des Gardiens de la révolution tué dans une frappe
⇒ De nouvelles attaques iraniennes contre plusieurs pays du Golfe
⇒ Donald Trump qualifie les pays membres de l'Otan de "lâches"
19h33Le Royaume-Uni autorise les États-Unis à utiliser des bases britanniques
Le gouvernement britannique a autorisé vendredi les États-Unis à utiliser des bases militaires en Grande-Bretagne pour mener des frappes contre des sites de missiles iraniens qui attaquent des navires dans le détroit d'Ormuz.
Les ministres britanniques se sont réunis vendredi pour discuter de la guerre avec l'Iran et du blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran, selon un...
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20/03 - Mujtaba Rahman : "De l’Ukraine à l’Iran, les Français sont au cœur de la réponse européenne"
Groenland, Chypre, Ukraine, Liban, Iran, dissuasion nucléaire... Depuis le début de l'année, la diplomatie française est sur tous les fronts et Emmanuel Macron s'attire les éloges de la presse internationale. En Allemagne, la Süddeutsche Zeitung titrait récemment sur le "sans-faute" réalisé par le président français face à la guerre en Iran, qui place pourtant les Européens dans une situation extrêmement délicate, victimes collatérales d'une guerre décidée par leurs alliés historiques de Washington et d'Israël.
Basé à Londres, Mujtaba Rahman, directeur de la branche Europe de l'Eurasia Group, un cabinet spécialisé dans l'analyse des risques géopolitiques, suit au plus près les coulisses du pouvoir sur notre continent. Pour L'Express, il décrypte la place centrale prise par la diplomatie française en Europe, notamment grâce à sa puissance militaire et à l'omniprésence internationale de son président.
L'Express : Depuis le début de la guerre en Iran, la diplomatie menée par Emmanuel Macron a été saluée à l'étranger et fait plutôt consensus en interne, ce qui est suffisamment rare pour être souligné. Comment jugez-vous le rôle joué par la France dans ce moment délicat pour l'Europe ?
Mujtaba Rahman : Emmanuel Macron est le premier parmi ses pairs. A la fois sur le plan conceptuel et dans le concret, il reste probablement l'un des leaders les plus influents du Conseil européen. La France a un gouvernement doté d'une culture stratégique qui repose sur ses capacités nucléaires et sa dissuasion. Sur tous les grands...
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20/03 - La résistible ascension des pseudo-médecines, par le Pr Alain Fischer
"Médecines douces", "médecines complémentaires", "médecine intégrative" ou, pire, "médecines alternatives". Autant de dénominations avantageuses pour désigner des pratiques non conventionnelles ou pseudo-médecines. La liste est longue, de l’homéopathie à la naturopathie, en passant par l’étiopathie, la médecine anthroposophique, l’aromathérapie ou encore la réflexologie plantaire. Elles se caractérisent par le fait qu’aucune preuve scientifique de leurs bienfaits n’a été apportée, en dehors d’un effet placebo.
Pourtant, leurs pratiques se déploient. En cause : une publicité intense sur les réseaux sociaux, la demande d’un public parfois insatisfait d’une écoute insuffisante des médecins, ou encore une recherche incessante de bien-être. Des personnes en situation de vulnérabilité physique ou psychique en sont les proies.Un marché de 350 milliards d'euros
Malgré le déremboursement de l’homéopathie intervenu en 2018, le marché des pseudo-médecines est florissant : en 2020, aux États-Unis, il dépassait les 400 milliards de dollars (350 milliards d'euros). Internet et sans doute les moteurs conversationnels d’intelligence artificielle facilitent grandement leur accès, sans parler des rayons santé des librairies, trop souvent encombrés d’ouvrages en vantant les mérites.
Est-ce un problème ? Oui, lorsque ces pratiques se substituent à la médecine en entraînant des pertes de chance de guérison ou d’amélioration. Combien de patients ont-ils, de ce fait, interrompu le traitement d’un cancer ? Oui aussi lorsqu’elles s’associent...
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20/03 - Participation, nombre de candidats, salaire : en France, le rôle à part du maire
Il arrive parfois que l'actualité semble se jouer loin de nous. Alors tous les vendredis, on s’intéresse à un évènement qui a marqué la semaine, d’un point de vue européen, et on prend le temps d’expliquer pourquoi il nous concerne tous.
Ces derniers jours, l’actualité a été dominée par les négociations entre les partis, juste avant le second tour des élections municipales. Un scrutin que nos voisins européens surveillent certainement, tant il pourrait annoncer de nouvelles dynamiques politiques.
On peut lire, dans les résultats du premier tour, l’installation du Rassemblement national sur le territoire, avec 50 villes de plus de 10 000 habitants où l’extrême droite est arrivée en tête. Mais aussi la montée en puissance dans les communes de La France insoumise. Dans le même temps, les jeux d’alliances démontrent la perte de vitesse des partis traditionnels, le fameux "bloc central". Aussi, alors que les candidats de la majorité présidentielle peinent à s’imposer à l’échelon local, on s’interroge sur ce que cela présage pour 2027. Bref, ce vote est un véritable thermomètre politique. Et c’est l’illustration de l’importance toute particulière que revêt l’élection municipale en France.
Dans cet épisode de La semaine européenne, Mathias Penguilly, data-journaliste à L’Express, analyse la place des élections municipales en France par rapport à nos voisins...
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20/03 - Bally Bagayoko et la folle nuit de Saint-Denis : des chants antifascistes à la fausse polémique CNews
Personne ne jette un regard aux fresques décorant l’escalier monumental de l’Hôtel de Ville de Saint-Denis, heureusement que La pensée émancipatrice de l’Homme n’en prend pas ombrage, elle qui, sage et muette, en a vu d’autres. A-t-elle toutefois déjà entendu un tel brouhaha entre ses pompeux murs néo-Renaissance que celui qui enfle ce 15 mars, premier tour des élections municipales ? Il est près de 22 heures, dans le hall vrombissant, quand entre triomphal Bally Bagayoko, 52 ans, candidat LFI briguant la tête de la deuxième plus grande ville d’Île-de-France et de ses 150 000 habitants. Col roulé bleu, veste sombre, enjambée athlétique, l’ancien basketteur tient dans la main un de ses quatre enfants, collégien aux joues rondes. La foule, encore clairsemée, s’écarte en l’applaudissant. Pour le photographe le suivant à reculons, il fait un geste, le premier d’une série, le coude droit se replie tandis que la main gauche frappe la poitrine, un uppercut, sa signature.
À cette heure, l’ancien permanent syndical de la CGT à la RATP sait qu’il réalise un très bon score. La ville compte soixante bureaux de vote, les premiers résultats remontent. Il grimpe vers le premier étage et la salle des mariages, monumentale pièce décorée de frises, où l’attendent ses partisans, une tradition dans la ville où les vainqueurs du scrutin fêtent sous le toit d’ardoise. Personne ne sait depuis quand l’usage s’est installé, mais l’équipe LFI, qui avait un temps mis une option de réservation dans un bar du quartier de la place Caquet, a...
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19/03 - "Une filière prometteuse à l’ère de l’IA ? La programmation !" : l’analyse pleine d’optimisme d’Andrew McAfee (MIT)
Il est un des meilleurs spécialistes du progrès technologique au monde. Auteur de plusieurs best-sellers, dont Le Deuxième Age de la machine (Odile Jacob), coécrit avec l'économiste Erik Brynjolfsson, professeur à Stanford, Andrew McAfee détonne par son optimisme à l'heure où l'intelligence artificielle est attaquée de toutes parts, pour ses effets sur la planète comme pour son impact supposé sur les emplois. Le chercheur au Massachusetts Institute of Technology (MIT) se "réjouit que ces technologies extrêmement puissantes émergent aujourd'hui". Car, explique-t-il, "nous avons besoin d'elles pour maintenir et accroître notre niveau de vie, dans un contexte de mutation de nos systèmes économiques et de vieillissement démographique."
L'économiste place beaucoup d'espoir dans l'IA générative, dont il juge les progrès de ces dernières années impressionnants. Surtout, il ne croit pas au scénario d'un chômage technologique de masse : "dans les phases de destruction créatrice, il est toujours plus facile d'anticiper les destructions que les créations". Entretien.
L'Express : Dans Le deuxième Age de la machine, vous expliquiez que la révolution technologique digitale est aussi importante que la révolution industrielle. Vous écriviez cela avant même le boom de l'intelligence artificielle générative...
Andrew McAfee : La révolution industrielle et la machine à vapeur ont permis à l'humanité de dépasser les limites de notre force musculaire en démultipliant notre force physique, dans des proportions inimaginables....
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19/03 - Prix du pétrole, inflation... L’économie américaine est-elle assez solide face à la guerre au Moyen-Orient ?
Pour le moment, elle assure ne pas s'en préoccuper. Alors que les objectifs de la guerre menée par les États-Unis contre l'Iran demeurent nébuleux, l'administration républicaine à Washington balaie d'un revers de main les possibles conséquences sur l'économie américaine. Y compris la récente flambée du pétrole, dont Donald Trump ne semble pas inquiet. "Les États-Unis sont de loin le plus grand producteur de pétrole au monde, donc lorsque les prix du pétrole augmentent, nous gagnons beaucoup d'argent", a développé le dirigeant américain le 12 mars, sur sa plateforme Truth Social. "MAIS, en tant que président, ce qui est beaucoup plus important pour moi, c'est d'empêcher un empire du mal, l'Iran, de se doter d'armes nucléaires et de détruire le Moyen-Orient, voire le monde entier." Pour lui, l'intérêt stratégique de l'intervention israélo-américaine contre la République islamique serait donc bien supérieur aux répercussions dans le portefeuille des Américains.Flambée des prix du pétrole... et de l'énergie ?
Pourtant, la perspective d'une guerre qui se prolonge au Moyen-Orient suscite nombre d'inquiétudes de l'autre côté de l'Atlantique. Comme pour beaucoup de puissances occidentales ou émergentes, le blocage partiel du détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial, n'est pas sans effet sur les tarifs du carburant au sein des frontières américaines. Les cours des hydrocarbures explosent : ce mercredi, le prix du baril de Brent a dépassé les 107 dollars, tandis que son équivalent américain,...
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19/03 - "Transformer une entreprise, ça prend du temps" : les conseils d’Henri Giscard d’Estaing, l’homme qui a sauvé le Club Med
Arrivé au Club Med en 1997, devenu PDG en 2002, Henri Giscard d’Estaing a imposé sa stratégie de montée en gamme à un mythe national qui perdait beaucoup d’argent. En 2024, l'entreprise a réalisé 2 milliards de chiffre d’affaires et dégagé une marge opérationnelle de 10 %, des résultats historiques.
Après avoir quitté le Club Med l’année dernière à la suite de dissensions avec son actionnaire chinois Fosun, Henri Giscard d’Estaing préside aujourd’hui l’Ecole du Leadership de Paris (ELP) qui organise le 8 avril son deuxième forum du leadership, consacré à la transformation, en partenariat avec L’Express. En amont de l’événement, il nous donne ses conseils pour une transformation réussie, du diagnostic à la mise en œuvre sur la durée.
L'Express : Quelle était la situation du Club Med à votre arrivée à la fin des années 1990 ?
Henri Giscard d’Estaing : Face aux difficultés rencontrées depuis la guerre du Golfe et à des pertes massives, le Club Med avait déployé une stratégie de volume que Philippe Bourguignon, aux commandes depuis 1997, avait mise en œuvre avec succès à Euro Disney. L’objectif était d’avoir un remplissage maximal avec des prix accessibles. Cette stratégie s’est fracassée sur les Twin Towers le 11 septembre 2001 et la vague terroriste qui a suivi (en Tunisie et à Bali notamment). Venant s’ajouter aux conséquences de l’éclatement de la bulle Internet, ceci a entraîné une grave crise pour le tourisme avec une très forte contraction de la demande.
J’ai été nommé directeur général puis président dans ce contexte...
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19/03 - La Hongrie de Viktor Orban
Chasse aux migrants, attaques contre les ONG. la Hongrie de Viktor Orban multiplie les lois controversées et embarrasse l'Union européenne. Notre dossier.
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19/03 - Le RN et la droite : Jordan Bardella a pris ses distances avec la ligne de Marine Le Pen
Love me, please love me… Les élections municipales lèvent le voile sur certains attachements. Voici soudain Jordan Bardella mué en avocat de la droite. "M. Zemmour et Mme Knafo ont fait un mal considérable à la droite (NDLR : en éparpillant les voix)", a déploré le président du Rassemblement national, ce mardi, invité du 20h de TF1. "Moi je suis dans une démarche d’ouverture : est-ce que le rôle de la droite, c’est de s’unir ou d’exclure en l’occurrence ceux qui ambitionnent de battre la gauche ?", interroge-t-il, évoquant le cas des élections municipales parisiennes, avant d’assurer qu’il aurait voté, à titre personnel, pour Rachida Dati. Jusqu’aux dernières nouvelles, Jordan Bardella pourtant n’est pas électeur à Paris, et encore moins un représentant de "la droite". Marine Le Pen, quant à elle, s'est contentée d'appeler à faire barrage à la gauche. Un cadre frontiste note la différence d'approche. "Ce n'est pas la même chose, l'un vote pour, l'autre appelle à voter contre."
"Je suis poursuivie par cette arlésienne depuis 25 ans, c’est horrible, se désespérait encore Marine Le Pen en novembre 2025 devant les journalistes parlementaires. (…) Donc je vais répéter pour la énième fois, je ne suis pas pour l’union des droites, je ne suis pas pour sauver la droite. Venir s’adresser exclusivement à une droite qui par ailleurs est de plus en plus faible ne m’apparaît ni être une bonne chose pour le pays, ni susceptible de créer les conditions d’une union nationale." Deux têtes d’affiche, deux lignes, au sein du parti...
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19/03 - Guerre en Iran : le soutien avorté de Friedrich Merz au plan de Donald Trump
Sourires complices et compliments réciproques. Ce mardi 3 mars, Friedrich Merz et Donald Trump affichent sans réserve leur proximité dans le Bureau ovale. Invité à la Maison-Blanche, le chancelier allemand est alors le premier dirigeant européen à être reçu par le républicain à Washington depuis le lancement de la guerre en Iran. Trois jours plus tôt, les États-Unis et Israël ont mené d'importants bombardements contre la République islamique, tuant son Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei. À cet instant, pas question pour Friedrich Merz de critiquer l'opération ordonnée par son homologue américain. "Nous sommes sur la même longueur d'onde s'agissant de repousser ce régime épouvantable en Iran", lance le conservateur. Un discours qui satisfait Donald Trump, qualifiant son interlocuteur d'"homme très brillant". Inquiétudes sur le blocage du détroit d'Ormuz
Près de trois semaines après le début du conflit au Moyen-Orient, la mansuétude de Friedrich Merz vis-à-vis du président américain s'est estompée. Alors que Paris, Londres ou Madrid ont répété leur volonté de ne pas s'impliquer dans cette guerre, Berlin leur a emboîté le pas ces derniers jours. Dans une déclaration au Bundestag mercredi 18 mars, le chancelier n'a pas manqué de pointer à son tour la stratégie militaire américaine. Donald Trump peine lui-même à expliquer les objectifs de son armée au fil des frappes aériennes en Iran. "À ce jour, aucun plan convaincant n'a été présenté quant à la réussite de cette opération", a déploré Friedrich Merz devant les...
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19/03 - Ces villes où les municipales rendent dingue, les secrets de la panthéonisation de Marc Bloch
Nous sommes en 2026 et… Sébastien Lecornu est toujours à Matignon ! Il n'est là que depuis septembre dernier mais chaque jour est un combat. En attendant la fin des municipales de mars, dernier scrutin avant le grand rendez-vous de la présidentielle.Bloch au Panthéon : attention aux yeux !
L’entrée de l’historien Marc Bloch au Panthéon, le 23 juin, donnera lieu à plusieurs innovations pour une cérémonie de ce genre. D’abord, la remontée de la rue Soufflot sera originale ; puis la scénographie de la cérémonie reposera sur des techniques totalement nouvelles. Ce devrait être la dernière panthéonisation de la présidence Macron.Un ancien ministre renvoyé dans ses cordes
Lundi matin, alors qu’il tentait de se remettre de sa courte nuit, un proche d’Olivier Faure a reçu de nombreux messages d’amis macronistes quand l’annonce de la fusion entre les listes du PS et de LFI à Toulouse est tombée. "Vous ne pouvez pas faire ça !", lui écrit un ancien ministre, avant de l’exhorter à "virer François Briançon". Réponse franche de l’intéressé : "Ta gueule ! C’est quand la dernière fois que t’as voté socialiste ?" Au PS, on se soucie peu de ses anciens électeurs… Retailleau, l’énigme qui intrigue Renaissance
Quelle mouche a piqué Bruno Retailleau ? La prise de position du patron des LR concernant le second tour à Nice, consistant en un curieux "ni-Ciotti, ni-Estrosi", a laissé coi une partie des chefs à plumes de Renaissance. Un cadre du parti présidentiel, qui a ferraillé ou négocié à maintes reprises avec le Vendéen, reconnaît être...
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19/03 - Guerre en Iran : les dirigeants européens désemparés face à l’ampleur du choc énergétique
La guerre d’Iran, avec son côté inédit de guerre mondiale de l’énergie, est un supplice de Tantale pour les Européens : réduits à l’état de simples commentateurs du conflit, alors que leurs économies en subissent l’impact dévastateur, ils cherchent vainement des leviers pour pousser les belligérants à la retenue. Mais plus ils lancent des appels à la "désescalade", comme l'a fait encore une fois le Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement réuni jeudi 19 mars à Bruxelles, plus ils étalent leur impuissance stratégique.
Le salut d’une guerre très courte, comme certains l’espéraient après le déclenchement des hostilités par les Etats-Unis et Israël, ne s’est pas concrétisé. Pire, rien n’indique que les bombardements aériens, même aussi efficaces que ceux menés depuis le 28 février par Washington et Jérusalem, puissent être suffisants pour renverser le régime islamique de Téhéran. Ni même qu’ils puissent inciter ce régime à négocier un règlement de cessation du conflit qui fasse droit aux thèses occidentales, qui incluent la neutralisation des programmes nucléaire et balistique de l’Iran ainsi que l’arrêt de ses activités déstabilisatrices au Moyen-Orient et de son recours au terrorisme.
La plupart des pays européens, qui privilégiaient ces dernières années la voie diplomatique pour tenter d’empêcher Téhéran d’acquérir la bombe atomique, considèrent que n’ayant été ni consultés, ni informés par Washington et Jérusalem, cette guerre n’est pas la leur. Cette position a été la plus ouvertement exprimée par le président du...
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19/03 - Guerre en Iran : les frappes sur les installations énergétiques, une escalade majeure du conflit
La guerre des États-Unis et Israël menée en Iran va-t-elle changer de dimension ? Mercredi 18 mars, l'Etat hébreu a ciblé un champ gazier iranien. Celui de South Pars, sur les bords du Golfe persique, partagé entre l'Iran et le Qatar, et parmi les plus grands gisements de gaz naturel au monde. Tel Aviv n'a pas revendiqué l'attaque, mais Washington a confirmé, par la voix du président Donald Trump, la responsabilité israélienne.
En représailles, Téhéran a lancé plusieurs salves de missiles vers les pays du Golfe, alliés de Washington. Tôt ce matin du 19 mars, le complexe de Ras Laffan, au Qatar, qui héberge la plus grande usine de liquéfaction de gaz au monde, a ainsi été ciblé par des missiles iraniens, provoquant des incendies et infligeant au complexe des "dégâts considérables", selon l'opérateur public du site Qatar Energy. En Arabie saoudite, une attaque imputée aux drones iraniens Shahed a par ailleurs entraîné la suspension des opérations au champ de Shah, à 180 kilomètres au sud d'Abu Dhabi, exploité par une société en joint-venture entre une entreprise saoudienne et une compagnie américaine. Une raffinerie de pétrole a également été touchée par un drone à Yanbu, de l'autre côté du pays sur les rives de la mer Rouge."Une escalade inconsidérée"
Jusqu'ici, les États-Unis et Israël s'étaient plutôt retenus de cibler les installations énergétiques de l'Iran pour tenter d'éviter les représailles iraniennes contre les industries pétrolières et gazières dans la région. Ce week-end, les États-Unis ont bien frappé...
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19/03 - Pseudo-médecines : quand l’université de Clermont-Ferrand accueille un étonnant congrès
Au bingo des pseudo-médecines, le Congrès de santé intégrative, qui se déroulera vendredi 20 et samedi 21 mars à l'Université de Clermont-Ferrand, coche toutes les cases. Au programme : naturopathie, sophrologie, gestalt-thérapie, fasciathérapie, réflexologie... Les participants pourront prendre part à un "atelier vibrant" organisé par une spécialiste de la "danse thérapie selon une expression primitive". Ils pourront écouter une conférence baptisée "danse et conscience ", présentée par une professionnelle de "la mise en mouvement de l’énergie afin de conduire à la rencontre de la danse cosmique au travers de pratiques énergétiques". Ou assister à la présentation d'une médecin-coach, qui propose notamment de "l'aromathérapie dans l'accompagnement du deuil". L'homéopathie aura bien sûr une place d'honneur puisque le roi des pilules de sucre, le laboratoire Boiron, est partenaire de l'événement.
En guise de "parrain exceptionnel", les organisateurs ont enrôlé Yannick Noah, dont la conférence-débat clôturera l'après-midi du samedi. Une présence justifiée par "son approche globale de la performance mêlant yoga, diététique, préparation physique et un véritable écosystème humain lui permettant de mieux co-réguler ses émotions". Quant à la soirée du samedi, elle sera agrémentée d'un défilé animé par Miss Auvergne, Alice De Lima Guimaraes. La programmation a de quoi faire pâlir n'importe quel festival new-age. Sauf que tout cela se déroulera au sein d'une faculté de médecine.Rétropédalage ou instrumentalisation ?
Plus étonnant...
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19/03 - Les maires n’ont plus intérêt à développer l’attractivité de leurs communes : c’est absurde, par Nicolas Bouzou
Tous les maires me l’ont fait remarquer ces dernières années : ils ne sont plus beaucoup incités à mener des politiques d’attractivité économique et démographique dans leurs communes. Autrefois, leurs recettes fiscales étaient en grande partie liées à leur capacité à attirer sur leur territoire des entreprises et des ménages. Une entreprise en plus, c’était un montant conséquent de taxe professionnelle qui rentrait dans les caisses de la ville, ce qui permettait d’améliorer les services municipaux et d’augmenter les investissements locaux. Un ménage en plus, c’était autant de taxe d’habitation. CQFD.Réforme de la taxe professionnelle
En 2010, la taxe professionnelle a été supprimée. Elle a été remplacée par la contribution économique territoriale (CTE), elle-même composée d’une cotisation foncière des entreprises (CFE) et d’une cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE). Des mécanismes de compensation ont également été mis en place, notamment la dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle (DCRTP). On reconnaît là la passion française pour la complexité administrative et les acronymes incompréhensibles. Misère.
Le bilan de cette réforme est aujourd’hui assez clair. La CVAE a été progressivement réduite et doit être supprimée à terme, tandis que la DCRTP n’est pas indexée sur l’inflation, ce qui a mécaniquement érodé sa valeur réelle au fil du temps. Par ailleurs, la réforme a profondément modifié la structure des recettes locales. La taxe professionnelle frappait notamment les...
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19/03 - Triangulaires, quadrangulaires... Le second tour des municipales est-il plus éclaté qu’en 2020 ?
Rarement un entre-deux-tours de scrutin municipal n'aura été aussi rythmé que celui de cette élection. D'un côté, la gauche est tiraillée entre une consigne nationale qui déconseille les fusions avec La France insoumise et la réalité du terrain qui a vu plusieurs alliances scellées (comme à Strasbourg ou à Nantes). De l'autre, la droite part divisée dans plusieurs villes, au risque d'offrir quelques-uns de ses bastions historiques à des figures proches du Rassemblement national (c'est le cas à Nice ou encore Toulon). Enfin, à Paris, Lyon et Marseille, où les électeurs ont expérimenté pour la première fois la réforme du mode de scrutin pour les municipales, la partie semble encore loin d'être gagnée pour tous les candidats engagés.
Contacté, le ministère de l'Intérieur explique que le premier tour a permis d'élire directement près de 96 % des maires de France. Dans le reste des communes, plusieurs listes ont obtenu plus d'un dixième des suffrages exprimés et se sont donc qualifiées pour le second tour. Libre à elles de candidater en leur nom ou de s'associer avec d'autres listes.
Avant ces éventuelles tractations, le détail des configurations possibles était le suivant : "75 duels, 1 058 triangulaires, 338 quadrangulaires, 48 quinquangulaires, 5 sexangulaires et 1 septangulaire" à Saint-Jean-de-Védas, commune de 13 000 habitants située en banlieue de Montpellier (Hérault). Cette situation est le résultat d'un éclatement de notre scène politique, y compris à l'échelon local. Cette division s'observe tout...
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19/03 - Guerre en Iran : Donald Trump contredit par ses propres services de renseignement
Il s'agit de témoignages dont Donald Trump se serait sûrement bien passé. Convoqués devant le Comité sénatorial du renseignement ce mercredi 18 mars, Tulsi Gabbard, directrice du renseignement national, et John Ratcliffe, directeur de la CIA, ont eu du mal à justifier les affirmations du locataire de la Maison-Blanche selon lesquelles l'Iran présentait une menace imminente. Un argument dont se sert le président américain depuis les premières frappes américaines contre Téhéran le 28 février dernier pour justifier l'entrée en guerre des États-Unis contre la République islamique. Le programme d'enrichissement nucléaire iranien "anéanti" dès le mois de juin
Sur le programme nucléaire iranien, Donald Trump a déclaré à plusieurs reprises que l'Iran avait "tenté de reconstruire son programme nucléaire" après les frappes américaines du mois de juin lors de l'"opération Midnight Hammer" ("Marteau de minuit). Lors de son discours sur l'état de l'Union devant le Congrès le 24 février dernier, soit trois jours avant le début de la guerre, le président américain affirmait encore que les Iraniens "[poursuivaient] à l’heure actuelle leurs sinistres ambitions nucléaires". Mais Tulsi Gabbard a livré une tout autre version mercredi, dans sa déclaration écrite transmise au comité sénatorial. "À la suite de l'opération Midnight Hammer, le programme d'enrichissement nucléaire de l'Iran a été anéanti", a-t-elle assuré.
"Depuis lors, aucun effort n'a été entrepris pour tenter de reconstruire leurs capacités d'enrichissement", a-t-elle...
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19/03 - La renaissance de l’Orient-Express : quand le voyage est un art
Partir loin pour mieux déconnecter. Malgré les difficultés économiques et les tensions géopolitiques, le tourisme n’a cessé d’augmenter ces dernières années (1,52 milliard de voyages en 2025, selon l’Organisation mondiale du tourisme). Mais pas n’importe comment. En 2026, la tendance est aux vacances Jomo (Joy of missing out, comprenez "la joie de manquer quelque chose"), c’est-à-dire privilégier des séjours plus calmes et plus immersifs, quitte à privilégier des destinations stars. L’Express en a sélectionné quelques-unes, de l’île Maurice au Japon, en passant par le Canada et Singapour. Et cette année, selon le voyagiste Sunweb, les Français anticipent davantage (+30 % des voyageurs par rapport au début de l’année dernière). Il convient donc de se hâter aujourd’hui pour s’offrir aux beaux jours des vacances lentes.
Propriétaire du nom Orient-Express depuis 2017, le groupe Accor aura attendu 2025 pour lancer le premier train de prestige. Baptisé Dolce Vita, il rend hommage à son célèbre prédécesseur et fait revivre le mythe ferroviaire avec des cabines cinq étoiles, inspirées de l’âge d’or italien des années 1960. Entièrement conçu de l’autre côté des Alpes, son décor a été imaginé par le bureau Dimore Studio, qui réussit à trouver un équilibre parfait entre l’historique et le contemporain, sans jamais perdre de vue le plus important : le confort. Bois laqué, moquettes épaisses, banquettes graphiques, etc., les références aux maîtres du design comme Gio Ponti et Gae Aulenti sont nombreuses. Composé d’anciens wagons Z1, le...
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19/03 - Reconnu pour l’accompagnement scolaire, ACADOMIA investit de nombreux autres champs éducatifs depuis 2013, au premier rang desquels l’IA
Vous accompagnez des jeunes du primaire au monde étudiant, quels sont les enjeux auxquels font face les familles ?
Premier enjeu, des lacunes de plus en plus tôt dans le parcours scolaire et des problèmes de méthodologie. Deuxième enjeu, l’orientation et la préparation au supérieur, qui est devenu plus sélectif. Troisième enjeu, la place du numérique à la maison : les réseaux sociaux et l’IA en particulier.D’après vous de quelle manière l’IA bouleverse-t-elle le domaine de l’éducation ?
L’IA permet d’individualiser davantage les parcours de formation pour les adapter aux objectifs et aux besoins de chacun. Cela rejoint notre métier historique et nous passons progressivement d’Acadomia à Acadom.IA en intégrant l’IA pour aller plus loin sur l’individualisation.
En revanche, l’IA menace le goût de l’effort. Nous utilisons le terme « IA » pour parler d’« Intelligence Active » car tout l’enjeu est là : rester acteur de son apprentissage. Cela signifie être capable de poser des questions intéressantes, de faire preuve d’esprit critique et de s’approprier son parcours d’apprentissage, tout au long de la vie.
Enfin il y a un nouvel équilibre à trouver entre humain et IA. L’enseignant reste indispensable à l’apprentissage. Il transmet l’envie d’apprendre, la persévérance et incarne la curiosité et l’esprit critique.
À l’heure de l’IA, le vrai enjeu est de rester acteur de son apprentissage
Philippe Coléon, Co-fondateur et Président d’AcadomiaConcrètement, que proposez-vous aux élèves en matière d’IA ?
Notre première démarche a...
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19/03 - Valencia, le rêve méditerranéen à portée de week-end
Il y a des villes qui se visitent, et d’autres qui se vivent. Valencia fait clairement partie de la seconde catégorie. Dans la troisième plus grande ville d’Espagne, les mobilités douces sont privilégiées. La ville se découvre à pied ou à vélo, dans un cadre sûr et apaisé. Le symbole de cet art de vivre ?
Le Jardin du Turia, immense parc urbain de plus de 9 kilomètres aménagé dans l’ancien lit du fleuve, véritable colonne vertébrale verte de la ville. Le Turia est aujourd’hui l’un des plus grands parcs urbains d’Europe. On y trouve des pistes cyclables continues, des aires de jeux, des jardins thématiques et même des espaces culturels en plein air, parfaits pour une pause entre deux visites.Le choc architectural de la Cité des Arts et des Sciences
Au bout de cette coulée verte se dévoile la spectaculaire Cité des Arts et des Sciences, emblème de la Valencia contemporaine. Son architecture futuriste abrite musées, expositions et l’Oceanogràfic, le plus grand aquarium d’Europe. La Cité des Arts et des Sciences propose une véritable immersion culturelle avec le musée des Sciences, l’Hemisfèric et des expositions temporaires, idéales pour une après-midi culturelle, en solo comme en famille.Une ville chargée d’histoire
Le centre historique révèle une atmosphère plus authentique. Ruelles animées, places ombragées et marchés racontent l’âme valencienne. Le Mercado Central, l’un des plus grands marchés couverts d’Europe, met à l’honneur les produits locaux, tandis que la Lonja de la Seda, classée au patrimoine mondial...
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19/03 - Danemark : la leçon de populisme de Mette Frederiksen pour rester au pouvoir
Bien qu'ils se détestent depuis leur premier différend sur le Groenland en 2019 – elle avait jugé "absurde" son intention d'acheter ce territoire danois ; lui l'avait qualifiée de "méchante" – Mette Frederiksen peut dire merci à Donald Trump. En réitérant ses menaces d'annexion de la grande île danoise, début janvier, le président américain a remis en selle la Première ministre scandinave. Alors que la sociale-démocrate se trouvait en difficulté après la déroute des élections municipales de novembre à Copenhague (et ailleurs), la menace trumpienne sur le Groenland lui a permis de rebondir. "Les Danois trouvent qu'elle a bien géré la "séquence Trump" en s'appuyant sur ses alliés européens, notamment sur Emmanuel Macron dont le soutien, il est vrai, a été précieux", résume le biographe Thomas Larsen, auteur de Mette Frederiksen, un portrait politique (non traduit). Résultat ? Sa popularité est remontée dans les sondages. Requinquée, la cheffe de gouvernement au flair incontestable a sauté sur l'opportunité pour convoquer des élections anticipées sept mois avant le terme de son mandat. Au terme de seulement quatre semaines de campagne, le scrutin aura lieu le 24 mars.
Redoutable animal politique devenu une personnalité marquante de la scène européenne, Mette Frederiksen, 48 ans, entend conserver son poste. Si elle réussit son pari, elle battra, au cours de son troisième mandat, presque tous les records de longévité d'un Premier ministre danois de gauche. Jusqu'à présent, seul le social-démocrate Thorvald Stauning,...
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19/03 - Guerre au Moyen-Orient : six pays, dont la France, se disent "prêts à contribuer" à sécuriser le détroit d’Ormuz
Des frappes israéliennes ont visé mercredi 18 mars des installations énergétiques à South Pars, partie iranienne du plus grand gisement de gaz naturel du monde, sur les bords du Golfe persique. En représailles, Téhéran a lancé des frappes contre des gisements gaziers et pétroliers dans la région, tirant des missiles contre le Qatar et l'Arabie saoudite. La République islamique menace d’intensifier ses tirs si ses infrastructures énergétiques sont de nouveau visées par Israël ou les Etats-Unis. Donald Trump a de son côté menacé de "faire exploser l'intégralité du gisement de South Pars avec une force et une puissance que l'Iran n'a jamais connues ni observées auparavant" en cas de nouvelle attaque.
Les infos à retenir
⇒ L'Iran menace de détruire les infrastructures énergétiques de ses ennemis en cas de nouvelle attaque contre ses installations
⇒ La vente de 16 milliards de dollars d'armes à des pays du Golfe approuvée aux Etats-Unis
⇒ Six pays, dont la France, se disent "prêts à contribuer" à sécuriser le détroit d'Ormuz
19h44Les Américains majoritairement opposés à l'envoi de troupes en Iran
D'après un sondage réalisé par Ipsos pour Reuters, 55% des Américains se disent opposés à tout envoi de troupes terrestres en Iran. Une hypothèse qu'a d'ailleurs écartée Donald Trump ce mercredi, promettant de ne "pas déployer" de soldats au sol dans le pays.
Selon cette même enquête d'opinion, seuls 34% des Américains se disent favorables au déploiement d'un petit nombre de soldats des forces spéciales pour réaliser des...
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19/03 - En Allemagne, la fin du mythe automobile : "C’est comme pour le football, on a cru qu’on resterait des champions"
"Das Auto", c’est l’âme allemande, une culture, un mythe, un objet sacré. Si vous touchez le pare-chocs d’une voiture en Allemagne, même sans causer d’éraflures, la police se déplace pour faire un constat. Et si vous ne laissez pas vos coordonnées sur le pare-brise, vous risquez une dénonciation pour délit de fuite. "A l’étranger, la voiture est plutôt un véhicule utilitaire. C’est le cas aux Etats-Unis, par exemple. Chez nous, c’est un culte. Dans une station de lavage le week-end, vous faites la queue pendant trois heures et personne ne fait laver sa voiture par quelqu’un d’autre", explique Christian Bubeck, un agent immobilier de Stuttgart.
Les Allemands ont "l’essence dans le sang", disent-ils aux étrangers admiratifs qui viennent tester leurs berlines de luxe sur des autoroutes sans limitation de vitesse ni de péages pour les voitures. "Quand j'étais petit, on allait au musée de l'automobile avec l'école. J'y emmène moi-même ma fille", explique Thomas Fuhrmann, maire-adjoint conservateur des Finances de Stuttgart, une ville qui vit de la taxe professionnelle versée par Mercedes, Porsche et le plus grand équipementier du monde, Bosch.
Les exemples de cette influence dominante du secteur dans le pays ne manquent pas. L’élite ouvrière allemande, c’est celle qui travaille chez Volkswagen & Co, défendue par IG Metall, le plus puissant des syndicats du pays. La voix des constructeurs est portée par un lobby, la Fédération des constructeurs automobiles allemands (VDA), dirigée par une ancienne ministre...
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19/03 - Les pays du Golfe, nouvelle cible prioritaire des hackers iraniens
Le 2 mars 2026, alors que les drones iraniens frappaient les installations gazières de Ras Laffan, au Qatar, d'autres attaques, plus discrètes, visaient le pays. Des centaines de caméras de sécurité connectées ont reçu, subitement, des demandes de connexion à distance, exploitant des failles dans le processus d'authentification. Derrière ces tentatives d'intrusion plane l'ombre de groupes de cyberattaquants iraniens. "Depuis le 28 février, ils sont particulièrement actifs dans les tentatives de piratage de caméras", pointe Gil Messing, responsable du renseignement cyber chez CheckPoint. "N'ayant pas de troupes sur place, ils utilisent celles-ci pour voir si les frappes ont atteint leur cible, ou pour préparer la prochaine attaque".
L'Iran est depuis des années connu pour la fréquence de ses cyberattaques. Mais depuis le début de la guerre avec les Etats-Unis et Israël, les pays du Golfe sont devenus une cible prioritaire du régime et de ses proxys, qui mènent une campagne agressive. Selon l'entreprise de cybersécurité Radware, les cibles au Moyen-Orient concentrent 76 % des attaques iraniennes - Koweït, Israël et Jordanie en tête. "Téhéran mène une guerre hybride, avec des opérations cyber synchronisées avec des frappes physiques", souligne Kathryn Raines, responsable de l’équipe de renseignement chez Flashpoint, une entreprise spécialisée dans la cybersécurité. Une convergence inquiétante, qui perdure alors que le conflit dure depuis près de trois semaines. Les Iraniens, experts de la cyberguerre...
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19/03 - IA : des CD-ROM à ChatGPT, comment la technologie a révolutionné l’apprentissage
Le passé permet souvent d'éclairer l'actualité. Chaque jeudi, dans notre nouveau podcast Hier à la Une, on se plonge dans les archives de L’Express, pour comprendre autrement la couverture du magazine de la semaine.
Si vous tapez "intelligence artificielle" dans votre barre de recherche, voilà ce que vous trouverez en ce moment : Clash entre Anthropic et le Pentagone / Maladie de Charcot : l’intelligence artificielle identifie 18 médicaments courants en lien avec une meilleure survie / Meta pourrait licencier 20 % de ses effectifs pour compenser ses dépenses en IA / Guerre en Iran : l’usage militaire de l’IA pose des questions morales inédites... En 2026, l’intelligence artificielle a gagné du terrain et se trouve désormais sur tous les fronts, autant dans le domaine médical que dans la défense. Mais c’est dans le secteur de l’apprentissage que sa place de plus en plus grande inquiète, que ce soit à l’école ou au travail. Et c’est à ce sujet que L’Express consacre sa Une cette semaine.
Avec l'irruption de ChatGPT et un peu de recul, les experts de l'éducation voient l'IA comme un atout pour l'école, capable de personnaliser l'apprentissage. En générant des exemples à l'infini, elle décrypte tout, même les concepts les plus techniques. Son grand avantage : sa disponibilité 24h/24. Mais derrière cette aide précieuse, le bilan est contrasté. L'IA crée une illusion d'assimilation en poussant les élèves à la passivité intellectuelle. Pour y remédier, parents et enseignants doivent apprendre aux jeunes à...
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19/03 - Iran : Donald Trump et le périlleux trophée des 440 kilos d’uranium enrichi
Troisième semaine de guerre et une cadence militaire qui ne faiblit pas. Depuis le lancement des opérations "Fureur épique" et "Rugissement du lion", au moins une dizaine de hauts commandants du régime ont été éliminés, dont Ali Larijani, le chef de la sécurité en Iran, Gholamreza Soleimani, le chef des bassidjis, la milice paramilitaire des Gardiens de la révolution ou bien encore le ministre du Renseignement, Esmaïl Khatib. Des trophées de guerre à porter au crédit de Benyamin Netanyahou et de Donald Trump, qui déploie les moyens stratosphériques du Pentagone - près d’un milliard de dollars dépensés quotidiennement selon les estimations du Congrès américain.
Mais le locataire de la Maison-Blanche sait que, pour pouvoir revendiquer une victoire sans s’enliser pendant des semaines voire des mois en Iran, il lui faudra très probablement inscrire à son tableau de chasse une cible encore plus spectaculaire : les 440 kilos d’uranium enrichi à 60 %, capables d’atteindre rapidement 90 %, soit le seuil nécessaire pour fabriquer entre 10 et 11 armes nucléaires potentielles. Le sort de cette guerre pourrait donc dépendre de la vingtaine de petits conteneurs, à l’allure de bouteilles de plongée, protégeant les fameuses matières fissiles.
Si de nombreux objectifs de guerre demeurent encore flous, celui visant à empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire reste de loin le plus fréquemment avancé par l’administration américaine. Et ce, même si l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ne pointe aucun...
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18/03 - Le porte-avions Ford, un navire américain dernier cri… qui accumule les difficultés techniques
C'est un coup dur pour les Etats-Unis, au moment où Donald Trump et les Américains semblent éprouver des difficultés dans leur conflit engagé contre l'Iran. L'USS Gerald R. Ford, le plus grand porte-avions du monde, déployé dans le cadre de cette guerre, a été contraint d'interrompre sa mission au Moyen-Orient. En cause : un incendie "non lié aux combats" qui a fait deux blessés, jeudi 12 mars, avant d'être maîtrisé. Le feu a touché la "buanderie principale" du navire, a précisé sur X le commandement naval américain pour le Moyen-Orient, assurant que le système de propulsion du navire n'avait pas été endommagé et qu'il restait "pleinement opérationnel".
L'incendie a nécessité plusieurs heures pour être maîtrisé et a affecté plus de 600 marins et membres d'équipage qui avaient perdu leurs couchettes et dormaient depuis à même le sol ou sur des tables, ont indiqué les autorités. L'USS Gerald Ford se trouvait en mer Rouge. Il doit désormais faire cap vers la Crète, en Grèce, pour des opérations dont on ignore la durée.
Ce porte-avions doté de technologies de pointe, avec un équipage de plus de 4 000 marins, aurait rencontré d'importants problèmes avec son système de toilettes en mer. Des médias américains ont décrit des systèmes bouchés et de longues files d'attente pour les toilettes à bord du navire. Selon un responsable de la Marine interrogé par le Wall Street Journal (WSJ), le système d'évacuation des eaux usées du porte-avions Ford a connu des problèmes durant le déploiement, nécessitant en moyenne une...
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18/03 - Ce que les Français savent sur l’argent... et ce qu’ils ignorent
Combien de Français savent lire leur bulletin de salaire ? Comprennent l'effet de l'inflation sur leur épargne ? S'y retrouvent face aux produits proposés par leur banque ? Pour la première fois, le Baromètre de l'esprit critique, publié par Universcience (Cité des sciences et Palais de la découverte), en partenariat avec L'Express, s'est penché sur le rapport des Français à l'argent. L'enquête a été réalisée par l'institut ViaVoice auprès de 2 000 personnes de 18 ans et plus et de 609 jeunes de 15 à 24 ans. Elle met au jour des lacunes profondes dans notre culture financière et montre aussi un rapport ambivalent à la science, des difficultés à évaluer la fiabilité des informations et une montée en puissance de nouvelles sources comme l’intelligence artificielle.
"L'argent est un objet d'étude qui traverse tous les champs sociaux, explique Jeanne Lazarus, directrice de recherche CNRS, doyenne du Collège universitaire de Sciences Po et membre du comité scientifique du baromètre. Cela touche à l'organisation familiale, aux inégalités économiques, aux rapports de pouvoir. Dans nos sociétés monétarisées depuis la révolution industrielle, l'argent est une institution sociale centrale, et donc un révélateur particulièrement puissant."Des résultats pas toujours rassurants
Sur les grands repères économiques, les Français s'en sortent honorablement. Interrogés sur le principal poste de dépense des ménages, 67 % identifient correctement le logement, et sept sur dix comprennent que, face à un rendement de l'épargne de 1 %...
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18/03 - "C’est leur plaque tournante en Europe" : comment la Russie espionne depuis Vienne
Vienne, capitale de l’Autriche… et nid d'espions ? Comme aux grandes heures de la guerre froide, la capitale de l'Autriche a vu revenir les agents secrets du monde entier. Un pays est particulièrement suspecté d'espionnage depuis la "ville des rêves" : la Russie.
Moscou a intensifié l'activité de ses antennes paraboliques sur les bâtiments lui appartenant dans la capitale autrichienne, explique longuement le Financial Times (FT) dans un article publié mardi 17 mars. Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, les toits des vastes locaux diplomatiques russes situés dans la capitale autrichienne ont ainsi repris l'une de leurs fonctions les plus importantes de la guerre froide : celle de plus grande plateforme clandestine de renseignement électromagnétique du Kremlin en Occident, rapporte le quotidien anglais.
L'installation des antennes paraboliques ainsi que leur orientation et leur repositionnement sont particulièrement scrutés. A la veille de la Conférence de Munich sur la sécurité, en février dernier, l'une des plus grandes antennes paraboliques installées sur le toit de l’ambassade de Russie a ainsi été réorientée… et a retrouvé sa position initiale le lendemain de la clôture de la conférence.
Plusieurs autres lieux abritent des installations sur son toit, comme le centre culturel russe de Brahmsplatz. Au moins quatre antennes paraboliques existent également sur le toit d'un ancien sanatorium de la Sternwartestrasse, une clinique autrefois utilisée secrètement par les responsables du...
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18/03 - Marc Schwartz, patron de la Monnaie de Paris : "Je ne crois pas du tout en la disparition du cash en Europe"
En 1976, l'ancien ministre du général de Gaulle, Gaston Palewski, écrivait dans les colonnes du journal Le Monde que la construction de l'Europe n'était possible sans "une armée et une monnaie". Pour ce qui est de la première nécessité prescrite, le compte n'y est pas (encore). La seconde, en revanche, a été largement honorée. Depuis le 1er janvier 2002, c'est bien des euros qui sortent chaque jour, par millions de pièces, des ateliers de la Monnaie de Paris.
Sur la face de chacune, un emblème commun à l’ensemble des pays de la zone euro. Au revers, un autre, national, propre à l'identité de l'un de ses membres. "C’est un symbole très fort qui signifie que tout en participant à un ensemble plus large, chaque pays conserve son identité", lit Marc Schwarz, président de la Monnaie de Paris dont le sens aigu des affaires n'a jamais englouti l'attachement aux symboles et à leur histoire.
Installée quai Conti depuis 1775, l'institution fondée en 864 sous le règne de Charles II affiche, cette année encore, d'excellents résultats en dépit du net recul des espèces au profit des paiements dématérialisés. Son chiffre d'affaires a atteint en 2025 un niveau historique (197,2 millions d'euros) et sa rentabilité a progressé de 45 % par rapport à l'année précédente. De jolies performances qui seraient le fruit, nous dit-on, d'une habile stratégie de diversification emmanchée voilà plusieurs années déjà. Entretien avec le visage d'une des plus vieilles entreprises au monde.
L'Express : Après une très bonne année 2024 portée...
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18/03 - Sciences, argent, information : les 15-24 ans voient le monde autrement que leurs aînés
Les 15-24 ans sont plus nombreux que leurs aînés à se passionner pour la science, plus enclins à reproduire des expériences chez eux, plus prompts à se déclarer "scientifiques". Mais ils considèrent aussi plus volontiers que les horoscopes relèvent de la science, reconnaissent plus souvent persister dans leurs arguments même sans être sûrs de leur validité, et semblent moins se méfier de l’intelligence artificielle (IA) que les générations précédentes. Tel est le portrait ambivalent que dresse la cinquième édition du Baromètre de l'esprit critique, publié par Universcience (Cité des sciences et Palais de la découverte), en partenariat avec L'Express. L'enquête, réalisée par l'institut Viavoice auprès de 2 000 personnes de plus de 18 ans et de 609 jeunes de 15 à 24 ans, dessine un décalage croissant entre deux manières de penser et de s'informer.Une génération biberonnée aux sciences… à sa manière
Sur le papier, les 15-24 ans devraient rassurer ceux qui s'inquiètent de leur désaffection pour les sciences. Près d'un quart d'entre eux se dit "très intéressé" par les sujets scientifiques, contre 16 % pour le reste de la population. Ils sont aussi plus optimistes sur le rôle moral de la science - 68 % pensent qu'elle rend l'homme meilleur, contre 59 %. Les plus jeunes (15-17 ans) se distinguent par un enthousiasme encore plus marqué : 92 % estiment que la science développe des technologies utiles à tous et 85 % qu'elle permet de comprendre qui nous sommes (contre 84 % et 78 % des adultes).
Mais cet appétit s'accompagne...
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18/03 - "Les lettres de motivation ne valent plus rien" : comment l’IA rebat les cartes en entreprise
Si l'intelligence artificielle rebat déjà les cartes du savoir dans l'éducation, elle commence aussi à redéfinir le travail et pourrait bien, à terme, redéfinir les rapports de pouvoir en entreprise. L'étude de Stanford d'août 2025 — qui a observé depuis 2022 une baisse d'environ 13 % de l'emploi aux Etats-Unis chez les 22-25 ans dans les métiers les plus exposés à l'IA — a marqué les esprits. Mais si le débat public est obsédé par la question de la destruction d'emplois, "l'idée d'un chômage technologique généralisé — et en particulier que tous les postes juniors vont disparaître" — est absurde, tranche Fabian Stephany, chercheur à l'Oxford Internet Institute et à la tête du projet SkillScale, qui étudie comment les compétences liées à l’IA deviennent de plus en plus déterminantes pour les travailleurs comme pour les employeurs.
"Certes, les entreprises pourraient avoir — et c'est vraiment tragique — une incitation à court terme à se débarrasser des postes juniors, tout simplement parce que certaines des tâches que ces personnes accomplissent sont très similaires à ce que l'IA sait bien faire. Mais si vous vous débarrassez de ces personnes maintenant, prévient le chercheur, vous n'aurez pas de managers intermédiaires. C'est peut-être viable à très court terme, mais désastreux à long terme."
Les annonces de licenciements attribués à l’IA relèvent souvent de ce que le chercheur Ethan Mollick appelle l’"AI washing": certaines entreprises font porter à l'IA la responsabilité de suppressions de postes qui tiennent en...
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18/03 - Municipales : Nice, symbole des contradictions de Bruno Retailleau
Est-il un stratège subtil ou un chef brouillon ? Le tenant d'une droite indépendante ou l'artisan caché de dangereuses alliances ? Il a suffi d'une intervention matinale pour raviver les interrogations autour de la ligne de Bruno Retailleau après son refus de soutenir Christian Estrosi face à Eric Ciotti au second tour des municipales à Nice, en dépit d'un accord noué avec Horizons. Le président de LR a invoqué ce mercredi 18 mars sur BFMTV l'"appel à la gauche et au communautarisme" du maire sortant, en retard sur son vieil ennemi, pour justifier sa réserve.
S'en est suivie une avalanche attendue de réactions indignées : la formation d'Edouard Philippe exige une "clarification", Gabriel Attal déplore une perte de "repères" quand des piliers LR réaffirment avec vigueur leur soutien à Christian Estrosi. Ici, au nom du respect de la parole donnée. Là, au titre de la lutte contre l'extrême droite. "Chassez le naturel", "il nourrit l'ambiguïté", "union des droites rampantes"… Plusieurs ténors LR agitent auprès de L'Express le spectre d'un funeste rapprochement avec le RN, allié d'Eric Ciotti depuis l'été 2024. Voilà Bruno Retailleau rattrapé par le poison du soupçon."Union des droites par les urnes"
A quoi joue-t-il ? L'ancien ministre de l'Intérieur refuse tout accord d'appareil avec l'extrême droite en vue de la prochaine présidentielle. La digue LR-RN n'a ainsi pas été rompue lors des municipales, au grand soulagement d'un parti obsédé par sa singularité. Bruno Retailleau revendique en revanche une...
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18/03 - Des "neurones" qui jouent au jeu vidéo "Doom" ? La vérité scientifique derrière les annonces de Cortical Labs
Le 25 février, l’entreprise australienne Cortical Labs secouait Internet en dévoilant ses dernières avancées dans la course à l’informatique biologique. Au programme : six minutes de vidéo au montage nerveux et à la musique épique dans lesquelles les développeurs de la start-up racontent, gants bleus et blouse blanche de rigueur, avoir "cultivé" des cellules cérébrales humaines sur des puces informatiques, avant de les entraîner à "jouer" à Doom, jeu vidéo culte des années 1990.
A première vue, les images sont spectaculaires. Les développeurs connectent 200 000 neurones de laboratoire encapsulés dans une boîte à un boîtier électronique. Puis, magie de la science, à l'écran, le héros de cette simulation prisée des geeks se met à courir, arme au poing, bien décidé à abattre ses ennemis. Immédiatement après leur publication, ces extraits font le tour du monde, provoquant stupeur, enthousiasme ou effroi. En une publication, ce qui n'était qu'un délire de science-fiction semble s'imposer au réel.
Sur les plateformes, ces cellules humaines qui tirent sur des aliens virtuels depuis leurs bains de nutriment, cumulent désormais des millions de vues. Et relancent la machine à fantasme. Des articles font l'éloge d'une révolution, d'autres décrètent l'avènement d'une nouvelle ère. Il y aurait, dans ces morceaux de cervelles branchés à des câbles électriques des intelligences artificielles organiques, des IA constituées, non pas de silicium, mais de véritables cellules. Des affirmations livrées dans le vertige de l'instant,...
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18/03 - Municipales : comment Edouard Philippe et Gabriel Attal ont échappé au piège parisien
Et pourtant, ils ne la portent pas dans leur cœur. En cet automne 2025, Edouard Philippe et Bruno Retailleau participent à une série de rendez-vous pour accorder les violons d’Horizons et de LR aux élections municipales. Le cas de Paris n’est pas le plus brûlant, tant les positions sont fermes. Le Vendéen soutient la ministre de la Culture d'alors, au nom d’un accord noué à l’été. L’édile du Havre, lui, appuie bien sûr son lieutenant Pierre-Yves Bournazel, secrétaire général délégué de son parti. "Dati ? Il est hors de question qu’on la soutienne", lâche-t-il d'un ton sec lors d’un rendez-vous. Il y a de l’humain là-dedans. De culture politique, aussi. Rachida Dati n’est pas le genre de beauté de l’ancien Premier ministre, qui goûte très peu à ses méthodes "trumpistes", si éloignées de la rectitude de l'ancien conseiller d'Etat. Gabriel Attal aussi a lâché son ancienne collègue : l’ancien Premier ministre la juge en privé incapable d’agréger une partie des électeurs d’Anne Hidalgo de 2020 - qu’il juge décisifs dans la course à la capitale - et raille ses pratiques politiques... dont il a été une victime parmi d'autres. Seulement, Attal comme Philippe n'aiment pas insulter l'avenir. Les voilà de nouveau embarqués derrière le même candidat. Ou plutôt, la même candidate.
PYB. Trois lettres, un champion, et une bonne raison pour Edouard Philippe de s’inquiéter pour son futur. Durant des semaines, Pierre-Yves Bournazel joue le ventre mou de l’élection parisienne sans aucun espoir de victoire finale et, surtout, répète à l’envi...
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18/03 - "L’Europe apprend à dire non à Trump" : le refus de sécuriser le détroit d’Ormuz vu par la presse étrangère
Une "erreur monumentale". Voilà comment Donald Trump a qualifié mardi 17 mars le refus de la plupart des alliés de l'Otan de s'impliquer dans l'opération militaire israélienne en Iran. Un peu plus tôt, ce week-end, le président américain avait exhorté plusieurs pays, dans un message sur son réseau Truth Social, à venir en soutien des Etats-Unis pour sécuriser le détroit d'Ormuz, aujourd'hui bloqué par l'Iran et par lequel transite un cinquième du trafic mondial de pétrole et de gaz liquéfié. "Espérons que la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni et d'autres (...) enverront des navires dans la région afin que le détroit d'Ormuz ne soit plus menacé par un pays totalement décapité", avait-il déclaré. Il avait également menacé l'Otan dans une interview au Financial Times : "S'il n'y a pas de réponse ou si celle-ci est négative, je pense que cela aura des conséquences très mauvaises pour l'avenir de l'Otan", avait mis en garde le dirigeant issu du Parti républicain.
France, Allemagne, Grèce, Pologne… Les refus se sont multipliés. Les dirigeants européens estiment qu'il faudrait se concentrer sur la gestion des conséquences financières de la guerre, telles que la hausse des prix de l'énergie et les perturbations potentielles de l'approvisionnement alimentaire, plutôt que de s'engager militairement. Cette salve de réponses négatives reçue par Donald Trump "fait jubiler les médias européens", relève Courrier International. "C’est précisément le président qui joue depuis un an à la petite brute de...
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18/03 - Cet étonnant marché public pour le détroit d’Ormuz, les PDG de l’armement font la leçon aux parlementaires
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'indiscrets exclusifs en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.
Détroit Ormuz : la Marine fait appel au privé
La Marine nationale n’aurait pas les capacités de participer à un déminage du détroit d’Ormuz, faute de bateaux en nombre suffisant. Pour y remédier, le ministère français des Armées vient de passer un appel d’offres auprès de sociétés privées, comme le groupe SeaOwl, afin de fournir les moyens nécessaires, au cas où… L’état-major de la marine a indiqué à l’Elysée que ses huit chasseurs de mine suffisaient tout juste pour la sécurité du goulet de Brest et celle du porte-avions. Pas question de déshabiller Pierre pour habiller Paul.
Les cours intensifs des parlementaires
Les parlementaires se forment à marche forcée aux enjeux de défense. Depuis quelques mois, des petits-déjeuners se tiennent à huis clos au Palais Bourbon et au Sénat en présence de PDG et figures de proue du secteur. Dernier invité en date de cet exercice organisé par André Loesekrug-Pietri, directeur de la Joint European Disruptive Initiative (Jedi) : Eric Béranger, le PDG du missilier MBDA. Le format, qui a également accueilli l’amiral Pierre Vandier, sera...
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18/03 - Un statut européen pour les entreprises : cette mini-révolution qui vient
Après quatre décennies de débats infructueux et plusieurs échecs, la Commission européenne a relancé ce mercredi 18 mars un projet révolutionnaire pour les entrepreneurs : la création d’un statut européen pour les sociétés, conçu pour permettre à une entreprise de s’enregistrer en moins de 48 heures, pour un coût de 100 euros maximum et avec un capital qui peut n’être que de 1 euro symbolique, dans l’ensemble des 27 Etats membres de l’Union européenne à la fois.
Il faut encore l’accord du Parlement européen et un vote des Etats membres à la majorité qualifiée, le tout espéré d’ici la fin de l’année. Mais si le dispositif aboutit cette fois-ci, il pourra permettre aux start-up européennes de rivaliser enfin avec leurs concurrentes américaines. Et cela, sans avoir besoin d’aller s’installer aux Etats-Unis, comme l’ont fait ces dernières années trop de start-up européennes (qu’on pense à Deepl, Spotify ou BioNTech par exemple).
L’idée part d’un état des lieux navrant, qui avait été dressé par l’ancien président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, dans son rapport de 2024 sur les défauts de compétitivité du Vieux continent : les jeunes pousses européennes n’échouent pas par défaut d’idées, ni de talents, mais par leur trop fréquente incapacité à financer la phase critique de croissance initiale. Trop fragmenté, le système actuel aboutit à décourager l’entrepreneuriat.
En permettant aux start-up de s’enregistrer sous un régime de "EU Incorporated" (aussi appelé "28e régime" car il s’ajoutera, de manière optionnelle, aux...
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18/03 - De la médecine préventive à l’automatisation, comment l’IA révolutionne le secteur de la santé
La santé en France : un système performant mais non sans difficultés
La France dispose d’un système de santé reconnu pour sa qualité et sa capacité à prendre en charge l’ensemble de la population. Comme beaucoup de pays européens, il traverse néanmoins une période de tension, marquée par des défis bien identifiés. Les difficultés de recrutement dans de nombreuses professions ; infirmiers, médecins ou encore certaines spécialités comme l’anesthésie, la chirurgie ou l’obstétrique ; pèsent sur l’organisation des soins. Par ailleurs, les établissements évoluent dans un contexte budgétaire particulièrement contraint, avec un déficit de la Sécurité sociale en progression et un équilibre encore fragile entre les dépenses de soins et la prévention.
Dans ce paysage contraint, l’IA apparaît comme un levier complémentaire pour accompagner les acteurs du secteur : optimisation des processus, soutien à la productivité, meilleure allocation des ressources ou encore appui à la maîtrise des coûts. Autant de pistes qui peuvent contribuer à renforcer au quotidien l’efficacité des organisations de santé.Dell AI Factory avec NVIDIA : d’une médecine réactive à proactive
Avec plus de 40 ans d’expérience et d’expertise aux côtés des organisations de santé, Dell Technologies dispose aujourd’hui d’une compréhension approfondie des enjeux du secteur. Conçu en collaboration avec NVIDIA, leader mondial du calcul accéléré, sa nouvelle solution AI Factory ouvre la voie vers innovation opérationnelle et automatisation évolutive. Ceci grâce à des solutions...
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18/03 - Une solution IA complète et sécurisée pour chaque entreprise grâce à Dell AI Factory avec NVIDIA
Dell AI Factory avec NVIDIA : une plateforme IA « clé en main »
« L’usine IA » ou « AI Factory » se positionne comme étant la première solution d’IA d’entreprise de bout en bout, combinant à la fois l’infrastructure, les logiciels, et les services afin d’accélérer l’adoption de l’intelligence artificielle. Concrètement, cette plateforme intègre l’ensemble des composants nécessaires : serveurs, solutions de stockage, outils logiciels, microservices et services d’accompagnement. Cette approche globale permet aux entreprises de concevoir, déployer et exploiter des solutions d’IA sans avoir à gérer elles-mêmes la complexité d’une architecture à composer. Le principal atout de cette solution est sans conteste son approche « clé en main ». Selon Dell Technologies ces architectures intégrées réduisent de 86 % le délai de rentabilisation et offrent une infrastructure qui s’adapte à tous les contextes, du POC local aux déploiements massifs.
Cette flexibilité s’appuie notamment sur une infrastructure modulaire capable de couvrir l’ensemble des environnements : ordinateurs portables, stations de travail, serveurs PowerEdge dotés de GPU NVIDIA, ainsi que des solutions de stockage haute performance telles que la gamme PowerScale. L’architecture a été pensée pour accompagner les entreprises pas à pas : commencer par un environnement local et sécurisé, puis étendre leurs capacités selon l’évolution de leurs projets. Au cœur de cette montée en puissance se trouvent les données : sans données fiables, pas d’IA efficace. Dell fournit des...
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18/03 - Tourisme : au Japon, la douceur de vivre au programme
Partir loin pour mieux déconnecter. Malgré les difficultés économiques et les tensions géopolitiques, le tourisme n’a cessé d’augmenter ces dernières années (1,52 milliard de voyages en 2025, selon l’Organisation mondiale du tourisme). Mais pas n’importe comment. En 2026, la tendance est aux vacances Jomo (Joy of missing out, comprenez "la joie de manquer quelque chose"), c’est-à-dire privilégier des séjours plus calmes et plus immersifs, quitte à privilégier des destinations stars. L’Express en a sélectionné quelques-unes, de l’île Maurice au Japon (ci-dessous), en passant par le Canada et Singapour. Et cette année, selon le voyagiste Sunweb, les Français anticipent davantage (+30 % des voyageurs par rapport au début de l’année dernière). Il convient donc de se hâter aujourd’hui pour s’offrir aux beaux jours des vacances lentes.Kii, onsen et marche rituelle
Sur la péninsule de Kii, le voyage ralentit naturellement. Classées au patrimoine mondial de l'Unesco, les routes de pèlerinage du Kumano Kodo serpentent entre montagnes sacrées, forêts séculaires et sanctuaires shinto, invitant à une déconnexion profonde. Ici, chaque pas est un retour à l’essentiel, dans un Japon intime et spirituel. Après l’effort, le corps se délasse dans les onsen de montagne, véritables étapes ressourçantes au cœur de la nature. A Koyasan, les nuits en temples bouddhistes rythment un séjour de méditation, de silence et de repas végétariens hérités de la tradition monastique. Plus loin, des villages thermaux comme Kawayu offrent des bains...
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18/03 - La démission de Joe Kent, première défection au sein du camp Trump causée par la guerre en Iran
C'est un revers pour l'administration américaine. Joe Kent, le plus haut responsable de la lutte contre le terrorisme aux États-Unis, a démissionné de son poste, ce mardi 17 mars. Dans une lettre publiée sur le réseau social X, il met clairement en cause l'entrée en guerre des États-Unis avec l'Iran, aux côtés d'Israël depuis le 28 février dernier, pour se justifier.
Il est le premier responsable de l'administration Trump à claquer la porte à cause d'elle, et le plus haut à critiquer ouvertement cette guerre au Moyen-Orient, jusqu'ici peu comprise par une majorité de la population américaine. Selon un récent sondage Ipsos, 43 % des Américains désapprouvent les frappes militaires des États-Unis contre l'Iran."L'Iran, pas une menace imminente pour notre nation"
"Je ne peux pas en toute conscience soutenir la guerre en cours en Iran. L'Iran ne représentait pas de menace imminente pour notre nation, et il est clair que nous avons déclenché cette guerre en raison de la pression d'Israël et de son puissant lobby américain", a-t-il écrit dans sa lettre de démission destinée au président américain. Partout dans la presse américaine, dans le camp républicain comme démocrate, cette lettre a fait l'effet d'une déflagration, alors que Donald Trump peine depuis trois semaines à donner ses objectifs de guerre précis.
After much reflection, I have decided to resign from my position as Director of the National Counterterrorism Center, effective today.
I cannot in good conscience support the ongoing war in Iran. Iran...
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18/03 - Des frappes de drones menées par des terroristes en Europe ? La mise en garde de Volodymyr Zelensky
La menace vient du ciel, mais pas forcément de Russie. S’exprimant ce mardi 17 mars devant des membres du Parlement britannique dans l'enceinte du palais de Westminster, à l’occasion d’une visite à Londres dans le cadre d’une tournée européenne, Volodymyr Zelensky a appelé les pays occidentaux à moderniser leur défense, avec un avertissement : Moscou n’a pas l’exclusivité des attaques de drones, et le danger que représentent ces engins volants ne se limite pas à ceux que pourrait envoyer le Kremlin.
A mesure que la technologie des drones progresse, les nations européennes doivent ainsi se préparer à des attaques perpétrées par une multitude d’acteurs, a prévenu le président ukrainien, dans des propos rapportés par le Guardian. "Il ne s’agit pas seulement d’attaques lancées par un État. Nous devons être prêts à faire face à tout type d’attaque, y compris celles menées par des acteurs non étatiques, des réseaux criminels, des groupes terroristes et même des assaillants isolés capables de se procurer de telles technologies", a-t-il prévenu.
"Avec la généralisation des drones, les attaques de grande envergure ne coûtent plus des milliards. Elles coûtent bien moins cher", a-t-il également souligné, avant d’ajouter que les attaques de drones n’étaient "malheureusement" plus l’apanage de "riches fous comme Poutine".Expertise ukrainienne
Cette mise en garde survient alors que l’Ukraine, confrontée depuis février 2022 aux attaques russes, a acquis une expérience unique pour neutraliser les drones, utilisés à tour de bras par...
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18/03 - "Faire passer Apple pour le tonton ringard" : Nothing, l’étoile montante du smartphone européen
Va-t-on assister à un défilé de mode ? Tout porte à le croire dans ce décor industriel dressé sous le plafond de verre de l'immense bâtiment en briques de Central Saint-Martin, l'école de mode londonienne. Pourtant, ici, point de mannequins aux traits figés arborant des tenues à cinq chiffres : la star du show est l'électronique. Nothing, l'un des seuls constructeurs grand public européens de smartphones, a vu les choses en grand pour la présentation de ses nouveaux produits.
Dévoilés sous les applaudissements, le casque Headphone (a) et les deux modèles de téléphone, le Phone (4a) et le Phone (4a) Pro, font la part belle au design, à des prix calibrés : 159 euros pour le premier, de 369 à 569 euros pour les seconds. Les boîtiers ajourés - une spécialité maison - laissent apparaître une partie des composants électroniques. Les couleurs flashy, du jaune au rose en passant par le bleu électrique, tranchent avec les teintes fades des concurrents. Des appareils que l'on reconnaît de loin, au premier coup d'œil. Une singularité rare dans le secteur. "Nous voulons devenir la marque préférée de la nouvelle génération de créatifs, les Balenciaga ou Margiela de la tech", affirme Charlie Smith, le chef du marketing, sourire malicieux aux lèvres. L'idée est de "faire passer Apple pour le tonton ringard". Le mot d'ordre est clair, la tâche sacrément ambitieuse. Des mangas aux téléphones
D'ambition, le fondateur de Nothing, Carl Pei, n'en manque pas. Ce trentenaire suédo-chinois, passé par la prestigieuse Stockholm...
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18/03 - Guerre en Iran : pourquoi la mort d’Ali Larijani est un nouveau coup dur pour Téhéran
Trois semaines après le début de la guerre en Iran, Israël traque un à un les dirigeants de la République islamique. Mardi 17 mars, l'État hébreu a annoncé la mort d'Ali Larijani dans une frappe aérienne à Téhéran. Plus tard dans la journée, le régime des mollahs a confirmé la mort du dirigeant, ainsi que de son fils, Morteza Larijani, et du chef de son bureau, Alireza Bayat.
Ali Larijani était apparu pour la dernière fois en public vendredi dernier, lors d'une marche organisée chaque année en signe d’opposition à Israël. Malgré le risque d’être pris pour cible par Israël et les Etats-Unis, son apparition était alors passée pour un acte de défi adressé à ses adversaires.L'un des derniers hauts dirigeants encore en vie
L'homme, âgé de 68 ans, était le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale (CSSN) et un maillon clé du pouvoir iranien. Depuis la mort de l'ayatollah Khamenei dans une frappe israélienne le 28 février dernier, il était la figure politique la plus importante du pays. Selon The Times of Israel, Ali Larijani était perçu comme l'un des héritiers d'Ali Khamenei pour poursuivre la révolution islamique. Il avait d'ailleurs été pressenti pour lui succéder, avant que Mojtaba Khamenei ne soit finalement choisi.
Nommé en août secrétaire du CSSN, Ali Larijani a occupé des postes de haut niveau tout au long de sa carrière, marquée par sa loyauté envers Khamenei et sa réputation d'homme capable de nouer des relations pragmatiques avec les factions souvent rivales du système.
Il était aussi en charge d'un...
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18/03 - "L’UE est une promesse de sécurité" : pourquoi l’Islande relance sa course vers l’Europe
Un curieux phénomène sismique frappe l'océan Atlantique depuis le début de l'année : ses îles nordiques se rapprochent chaque jour un peu plus de notre continent européen. Elles cherchent, surtout, à s'éloigner au plus vite de la Maison-Blanche et de son imprévisible locataire. En menaçant d'envahir le Groenland en janvier, Donald Trump a en partie rabiboché ses habitants avec leurs lointains concitoyens du Danemark et provoqué des sueurs froides chez ses voisins islandais. Dans la foulée, une mauvaise blague de son ambassadeur à Reykjavik, avançant que "l'Islande sera bientôt le 52e État américain", a provoqué une crise existentielle sur la terre de feu et de glace.
Sans armée, se reposant sur la protection de l'oncle Sam, l'Islande se retrouve bien seule au milieu d'un océan de crises. Aussi, le gouvernement de coalition propose aux Islandais de voter dès le mois d'août, via un référendum, pour reprendre les négociations d'adhésion à l'Union européenne. Le scrutin, qui sera bientôt validé par le Parlement, s'annonce comme un tournant pour l'île de 400 000 habitants.
Si le "oui" l'emporte, comme les sondages (serrés) semblent l'indiquer, "le processus sera très rapide", a assuré la ministre des Affaires étrangères, Thorgerdur Katrin Gunnarsdóttir, tablant sur une adhésion dans un an et demi. "C'est un peu optimiste mais il est vrai que l'Islande a déjà rempli plusieurs chapitres pour rejoindre l'UE [NDLR : avant de se retirer des négociations d'adhésion en 2015] donc la procédure devrait être rapide, estime...
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18/03 - Mort d’Ali Larijani : "Les criminels devront bientôt payer pour son sang", déclare Mojtaba Khamenei
Au dix-neuvième jour de la guerre, les missiles iraniens ont déferlé sur Tel Aviv cette nuit. Une attaque justifiée par Téhéran comme des représailles à l'assassinat par Israël du secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien Ali Larijani, tué la veille, a rapporté mercredi 18 mars la télévision d'État iranienne. De son côté, Israël a poursuivi ses salves de frappes dans le centre-ville de Beyrouth et dans sa banlieue sud. Tôt ce mercredi, l'Etat hébreu a également envoyé des ordres d'évacuations de plusieurs villages du sud du pays ainsi que de la ville de Tyr.
Les infos à retenir
⇒ Le Guide suprême promet de venger la mort d'Ali Larijani
⇒ "Le régime iranien semble intact, mais largement affaibli", affirme la directrice du renseignement américain
⇒ Des pays proposent un corridor sécurisé pour libérer 20 000 marins bloqués dans le Golfe
20h30Un incendie sur le site gazier de Ras Laffan, "sous contrôle", selon les autorités qataries
Un incendie s'est déclaré sur le site gazier de Ras Laffan après des tirs de missiles iraniens. L'incendie est "sous contrôle", a annoncé le ministère de l'Intérieur qatari sur X.
20h18La sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz, une priorité pour l'UE
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, s'est entretenue ce mercredi matin avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a fait savoir un représentant de l'Union européenne.
Au cours de cet échange, Kaja Kallas a souligné que la sécurité de navigation dans le détroit d'Ormuz était une priorité...
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18/03 - Bien plus verte que Paris : comment Varsovie est devenue un modèle de végétalisation
Les 15 et 22 mars, les Français votent aux municipales. L'occasion pour L'Express de sélectionner chez nos voisins des idées innovantes, des concepts pertinents et des dynamiques vertueuses pour améliorer notre quotidien. Tour d'Europe des villes qui doivent nous inspirer, et surtout inspirer nos nouveaux élus.
EPISODE 1 - Ces villes qui doivent nous inspirer : Munich, le mariage réussi de la Silicon Valley et de l'huile de moteur
EPISODE 2 - Comment Vienne est devenue un petit paradis pour les seniors et les locataires
EPISODE 3 -Londres, un modèle pour la sécurité ? Sa recette miracle pour faire baisser le crime
EPISODE 4 - "Les polémiques à Paris nous ont beaucoup amusés" : Copenhague, ce modèle de propreté qui s'exporte
EPISODE 6 - Des mini-réacteurs nucléaires pour se chauffer ? Helsinki prépare sa révolution énergétique
EPISODE 7 - Dublin, l'incroyable succès d'un ovni américain en Europe
EPISODE 8 - "Il aime tout ce qui brille" : Giuseppe Sala, le maire qui a transformé Milan en marque mondiale
EPISODE 9 - Zurich, la ville qui a réussi le pari des transports publics… sans métro
Varsovie, verte ? L’idée a de quoi surprendre, tant cette ville de 1,8 million d'habitants a longtemps symbolisé l’héritage austère du communisme. Et pourtant, la capitale polonaise, passée maîtresse en végétalisation de zones bétonnées, est en passe de réussir son pari. En empruntant l’avenue Marszałkowska, longue artère rectiligne qui fend le centre de Varsovie, difficile d’échapper au vertigineux et très stalinien Palais...
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18/03 - "La Danse des renards", antidote parfait à la série grotesque "Heated Rivalry"
Le premier long-métrage de Valéry Carnoy, La Danse des renards, raconte l’histoire d’une amitié contrariée entre deux adolescents pensionnaires d’un internat de sport-études où ils se préparent à devenir boxeurs. Ils sont donc pleins d’énergie, d’ambition, et dotés de corps d’éphèbes tout ce qu’il y a de plus cinégéniques. Que les autres me pardonnent, je ne cite que les deux héros, Camille (Samuel Kichner) et Matteo (Fayçal Anaflous), le blondinet et le rebeu. Tout réussit au premier, chouchou du coach, le second ayant endossé le rôle de son lieutenant comme la meilleure chose qui pouvait lui arriver dans ce monde impitoyable de la compétition sportive.
Je vous rassure tout de suite, à aucun moment la relation intense entre Camille et Matteo ne sombre dans le cliché homoérotique. Une bénédiction après l’épreuve que je viens de subir avec le visionnage de la série la plus grotesque de l’année, Heated Rivalry (Torride rivalité) de Jacob Daniel Tierney, au succès insupportablement planétaire. Quand on ne sait pas filmer un match de hockey, pas choisir des acteurs crédibles pour interpréter des hockeyeurs professionnels, il n’y a aucune raison qu’on parvienne à les filmer au plumard sans faire pouffer de rire des connaisseurs. Coupez, quoi ! Paroles et gestes sont aussi légers qu’un coming out de Pierre Palmade au journal de 20 heures. Je n’en ai pas supporté plus de vingt minutes. M’étant abonné à HBO exprès pour savoir de quoi était fait le succès phénoménal de cette sirupeuse niaiserie, j’ai résilié mon abonnement...
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18/03 - "On ne peut pas travailler en Chine" : le récit d’Olivier Mas, ancien espion de la DGSE
Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Dans “Nid d’espions”, le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.
L’histoire paraît invraisemblable. Au cœur d’une petite commune de Gironde, dans une luxueuse maison en location, des supposés vacanciers ont installé dans le jardin, à l’abri des regards, une parabole de deux mètres de diamètre. Les voisins sont alertés car, dans les rues alentour, Internet est largement perturbé. Lors de la perquisition, la police va découvrir dans le logement un dispositif permettant de capter des données satellitaires. La parabole semblait être utilisée pour mettre la main sur des informations militaires sensibles. Les deux ressortissants chinois arrêtés se sont présentés comme ingénieurs dans les télécoms au moment de leur demande de visa. Ils sont désormais suspectés d’avoir transmis des informations à Pékin.
Une affaire qui en rappelle une autre : en 2022, en Haute-Garonne, une ressortissante chinoise est arrêtée alors que les autorités repèrent une antenne de sept mètres dans son jardin. Elle se trouve à proximité d’un site radio-électrique qui gère des satellites d’Airbus et Thalès, utilisés par le Centre national d’études spatiales.
Des opérations qui montrent l’intensification de l’espionnage mené par Pékin, en France et partout dans le monde. Et c’est ce qu’on...
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18/03 - Antoine Lévy (Berkeley) : "Nous sommes loin des chocs pétroliers des années 1970"
Face à la hausse des prix de l'énergie provoquée par la guerre en Iran, la tentation interventionniste est grande chez les gouvernants. "Au contraire, il faut laisser le marché jouer son rôle de régulateur et laisser les prix faire baisser la demande", rétorque Antoine Levy dans sa chronique mensuelle à L'Express. L'économiste de Berkeley tire les leçons des crises précédentes et bat en brèche les idées reçues. La situation de la France le préoccupe particulièrement.
L'Express : De quelle manière la guerre en Iran va-t-elle affecter spécifiquement la France et l’Europe ?
Antoine Levy : L’Europe est particulièrement exposée aux conséquences de cette guerre. Pour deux raisons. La première : L’économie européenne, importatrice de matières premières, est très sensible aux variations du prix de l’énergie. Nous l’avons vu en 2022 après l’invasion de l’Ukraine par la Russie. C’est un peu moins vrai pour la France grâce au nucléaire.
La deuxième raison concerne le commerce international. On voit déjà se profiler un risque de rupture de certaines chaînes d'approvisionnement, en raison de la fermeture de certaines routes commerciales, en particulier le détroit d'Ormuz. Nous pourrions alors nous retrouver dans une situation similaire à celle du Covid en 2020. Nous pourrions manquer de composants électroniques, de LNG, d’hélium notamment. Il pourrait y avoir un effet de domino qui menacerait l’industrie manufacturière.
Depuis le début de la guerre en Ukraine, l'Europe a-t-elle pris conscience de sa fragilité énergétique ?...
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17/03 - Arrestations, restrictions d’Internet… Comment le régime iranien accentue sa répression intérieure
Est-ce un signe de faiblesse, en pleine pression exercée par une campagne aérienne conjointe américano-israélienne qui frappe régulièrement les forces de sécurité intérieure iraniennes depuis le début du conflit ? Les autorités iraniennes redoutent en tout cas la résurgence des mobilisations de la population et la répression intérieure se poursuit en pleine guerre. Téhéran accentue même sa traque aux espions et aux dissidents.
Des centaines de personnes, dont 10 étrangers, ont été arrêtées en Iran pour soupçons de collaboration avec Israël et les Etats-Unis, ont rapporté ce mardi 17 mars les médias iraniens. Les 10 ressortissants étrangers ont été arrêtés dans la province de Khorassan Razavi, au nord-est du pays, comme le relate Reuters. Leurs nationalités n’ont pas été précisées. Ils sont accusés d'avoir recueilli des informations sur des sites sensibles et préparé des opérations sur le terrain. Un autre groupe de 55 personnes a été arrêté dans la province méridionale d'Hormozgan, a rapporté ce mardi l'agence de presse semi-officielle Tasnim. Les individus ont été présentés comme des "mercenaires" des Etats-Unis et d’Israël. De même, dans le nord-ouest du pays, Tasnim a annoncé l'arrestation de 20 personnes, accusées par le parquet provincial d'avoir transmis à Israël des informations de localisation concernant les ressources militaires et de sécurité iraniennes, rapporte le Jerusalem Post.Au moins 500 personnes arrêtées depuis le 28 février
Ahmadreza Radan, le chef de la police du pays, a déclaré dimanche qu'au moins 500...
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17/03 - "Le PS s’est tiré une balle dans le pied pour 2027" : l’analyse au vitriol de Gérard Grunberg
"Vous savez ce que c’est, c’est des gros combinards. Ils ne vont pas nous coûter trop cher je pense à acheter pour le deuxième tour". Voilà comment Jean-Luc Mélenchon, à l’occasion de son meeting du 4 mars à Bondy, parlait du PS et de ses dirigeants. Au lendemain du premier tour des municipales, les socialistes, visiblement peu rancuniers, ont manqué une occasion de faire mentir le chef de file des insoumis. Après des semaines à s’échanger des invectives, les deux partis ont mis leurs différends entre parenthèses pour nouer, le temps d’un second tour, des alliances locales au nom de la "lutte antifasciste". À Toulouse, par exemple, les listes LFI et PS ont fusionné pour tenter de battre le maire divers droite sortant, Jean-Luc Moudenc. Une stratégie loin de faire l’unanimité à gauche : un "déshonneur", a ainsi commenté l’ancien Premier ministre Manuel Valls, chroniqueur à L’Express.
Pour Gérard Grunberg, directeur de recherche émérite au CNRS et spécialiste de la gauche, les tergiversations du Parti socialiste s’expliquent avant tout par son incapacité à rompre avec l’extrême gauche : "les socialistes n’ont jamais pleinement intégré la logique du parlementarisme et restent profondément marqués par les origines révolutionnaires de leur parti", explique à L’Express le politologue et directeur du site Telos. Conséquences : ces alliances de circonstances pourraient leur coûter cher lors des prochaines échéances électorales, alors même que ces municipales offraient l’occasion d'adopter une "nouvelle stratégie qui...
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17/03 - Elections municipales à Paris : le retrait calculé de Sarah Knafo
Une fois n'est pas coutume. En ce début de semaine, Sarah Knafo, la très volubile candidate d’extrême droite à la mairie de Paris a soudainement fait vœu de silence. Toujours si prompte à répondre aux sollicitations des journalistes, les nombreux appels restent sans réponse. Finalement qualifiée sur le fil, avec 10,4 % des voix, va-t-elle se maintenir au second tour des élections municipales ? L’information fuite dans le Canard enchaîné, elle se retirerait. Ses équipes démentent à grands cris. Sarah Knafo aime contrôler son timing. Elle le confirme quelques heures plus tard dans les colonnes du Parisien. L’eurodéputée Reconquête! renonce à déposer une liste dans l’espoir de "battre la gauche". Le ton est grandiloquent, la dimension sacrificielle largement surjouée. "N’importe quel politique aurait refusé de se retirer. Mais je ne suis pas n’importe quel politicien, assène-t-elle modestement. Je ne veux pas être comme eux : regardez où en est le pays, avec leurs petits calculs." Elle a aussi été reçue, mardi soir, sur le plateau de Pascal Praud (CNEWS), consacrée comme celle qui a préféré le choix de la raison pour sauver son camp.
En interne la décision a fait débat. Plusieurs voix se sont levées pour réclamer le maintien de sa liste, brandissant les avantages d’un groupe au Conseil de Paris, ou des bénéfices médiatiques d’une campagne de second tour. Et que dire de railleries attendues du Rassemblement national qui ne manquera pas de la dépeindre comme "la béquille du centrisme à Paris" ?Apparaître une nouvelle...
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17/03 - L’IA peut-elle offrir à tous les enfants une éducation de privilégiés ?
"Comment on fait les bébés ?" Vertigineuse question à laquelle tous les parents sont un jour sommés de répondre. ChatGPT le fait avec plus d'aplomb, en adaptant ses réponses à l'âge de l'inquisiteur. L'enfant a 4 ans ? L'IA propose une explication très sommaire : "Les bébés commencent quand un petit morceau du papa et un petit morceau de la maman se rejoignent. Le bébé grandit ensuite dans un endroit spécial dans le ventre de la maman, qu'on appelle l'utérus." Il s'agit d'un collégien ? ChatGPT explique la rencontre d'un spermatozoïde et d'un ovule, le rapport sexuel, l'évolution d'une cellule œuf, rappelant que cela touche "à l'amour, au consentement et à la protection". Le questionneur a un master en biologie ? L'IA lui détaillera la gamétogenèse, la fécondation aboutissant au "zygote diploïde", la "morula", le "blastocyste"...
Des productions bluffantes. Qui, pour les entreprises d'IA, sont la preuve éclatante que leur technologie va révolutionner l'éducation. "L'IA peut devenir un précieux tuteur qui fournit à chaque élève un accompagnement jusque-là réservé à une poignée d'entre eux", déclarait Sam Altman en 2024. Déjà, des écoles IA fleurissent aux Etats-Unis et en Chine. Comme l'Alpha School, coûteuse école privée à Austin qui promet une réussite "fulgurante" en seulement deux heures d'apprentissage académique par jour. A Pékin, les écoles primaires et secondaires sont d'ores et déjà tenues de programmer 8 heures de cours par an sur l'IA. L'impact de cette technologie sur l'éducation est cependant plus...
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17/03 - Face à l’incertitude mondiale, la leçon singulière du Japon : le décryptage de Karoline Postel-Vinay
"Quand l’incertitude concerne tout à la fois l’avenir de l’habitat terrestre, l’irruption des guerres, l’emballement des innovations technologiques et le vieillissement accéléré des populations, même les individus les plus nantis peuvent éprouver une difficulté à se projeter dans l’avenir. Le sentiment de désorientation peut alors devenir général et diffus dans l’ensemble des sociétés. Il peut être d’autant plus pénétrant que la soudaine illisibilité du présent et de l’avenir concerne nos certitudes élémentaires." Directrice de recherche à Sciences Po (Ceri), Karoline Postel-Vinay en est convaincue : la grande question politique de notre siècle est l’incertitude. L’impression d’inintelligibilité du monde nourrit les discours survivalistes et populistes. Ainsi du récit Maga aux Etats-Unis : "Il répond à une demande qui n’est pas celle de la vérité, à peine celle de la vraisemblance, mais celle de la suppression du sentiment pénible d’incertitude".
Invitée des Temps sauvages, le podcast géopolitique de L’Express, l’auteur de Face à l’imprévu (éditions du Cerf) conteste l’idée selon laquelle le ressort de Maga serait exclusivement le passéisme. "Le récit de Trump est d’abord une proposition pour le futur, analyse-t-elle. Le président américain fait comme si l’incertitude n’existait pas alors même que ses décisions en créent !".
>> Cet épisode est à retrouver sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast Addict
A l'instar des personnes, tous les Etats ne sont pas égaux devant l'incertitude mondiale. S’il...
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17/03 - Avoirs russes : l’influence trouble d’Olivier Huby, un banquier russophile au cœur d’Euroclear
25 septembre 2025. Dans les locaux du think tank Ifri, à Paris, l'économiste ukrainienne Oleksandra Betliy termine son intervention sur la reconstruction de son pays à l'occasion du Forum France-Ukraine. Un homme à l'air affable s'approche. Il dit travailler auprès d'Euroclear, l'institution financière belge qui gère la grande majorité des avoirs russes gelés en Europe. Il s'agit d'Olivier Huby.
Betliy, qui plaide pour l'utilisation des actifs bloqués afin de financer la reconstruction de l'Ukraine, tend l'oreille. La confiscation des avoirs russes est l'un des débats les plus brûlants de la guerre. "Votre idée est impossible. Les Américains et les Chinois retireraient leur argent", balaie Huby. Il affirme que toucher aux actifs russes risquerait de déstabiliser l'un des piliers du système financier international. "Nous n'étions pas d'accord, mais je voulais poursuivre la conversation", rapporte Betliy. Huby lui demande ses coordonnées. Il ne lui laisse pas les siennes. Quelques minutes plus tard, il disparaît dans la foule.Opposition à la confiscation des avoirs russes
Olena Halushka, co-initiatrice de la campagne internationale Make Russia Pay - qui défend aussi la confiscation des avoirs russes -, se souvient d'une scène similaire. Un homme "ressemblant à Huby" lui explique que l'Ukraine n'arriverait pas à confisquer ces avoirs. Il vante les mérites d'Elvira Nabioullina, la gouverneure de la Banque centrale de Russie : "Une excellente manager".
Cet homme n'est pas un simple observateur. Il a...
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17/03 - Escorter des navires dans le détroit d’Ormuz : pourquoi la solution proposée par Donald Trump est risquée
Une promesse à ce jour sans lendemain. Vendredi dernier, Donald Trump a affirmé que la marine américaine allait "très bientôt" commencer à escorter des pétroliers dans le détroit d’Ormuz, cette voie de passage cruciale par laquelle transitent 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux. Malgré sa volonté de fournir des escortes navales aux navires commerciaux afin de relancer la production pétrolière, aucune protection n'a été mise en place à ce jour.
Il faut dire que cette opération est délicate et risquée, selon les experts. Interrogé par le Financial Times, le directeur général de l'Organisation maritime internationale (OMI), une organisation onusienne, a indiqué que les escortes navales dans le détroit d'Ormuz ne garantiraient pas "à 100 %" la sécurité des navires tentant de le traverser. Selon Arsenio Dominguez, l'assistance militaire n'est "pas une solution à long terme ou durable" pour ouvrir ce très stratégique détroit. "Cela réduit le risque, mais le risque existe toujours. Les navires marchands et les marins peuvent être touchés", a déclaré le responsable panaméen au FT. "Nous sommes des victimes collatérales d'un conflit dont les causes profondes n'ont rien à voir avec le transport maritime", a-t-il par ailleurs regretté.
Depuis le début de la guerre, l'Iran a bombardé au moins 18 navires dans la région du Golfe, et son nouveau Guide suprême, Mojtaba Khamenei, a déclaré le détroit "fermé" à la navigation, même si, selon Téhéran, seuls les navires non américains ou israéliens ou ceux de leurs...
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17/03 - Canada : randonnées, saunas flottants et train d’exception, l’aventure grandeur nature en Alberta
Partir loin pour mieux déconnecter. Malgré les difficultés économiques et les tensions géopolitiques, le tourisme n’a cessé d’augmenter ces dernières années (1,52 milliard de voyages en 2025, selon l’Organisation mondiale du tourisme). Mais pas n’importe comment. En 2026, la tendance est aux vacances Jomo (Joy of missing out, comprenez "la joie de manquer quelque chose"), c’est-à-dire privilégier des séjours plus calmes et plus immersifs, quitte à privilégier des destinations stars. L’Express en a sélectionné quelques-unes, de l’île Maurice au Japon, en passant par le Canada (ci-dessous) et Singapour. Et cette année, selon le voyagiste Sunweb, les Français anticipent davantage (+30 % des voyageurs par rapport au début de l’année dernière). Il convient donc de se hâter aujourd’hui pour s’offrir aux beaux jours des vacances lentes.
Immense, sauvage et préservée, l’Alberta concentre sur son territoire lacs turquoise, forêts boréales et les célèbres montagnes Rocheuses. De grands espaces parfaits pour l’aventure et une échappée estivale. Depuis Calgary, direction le parc national de Banff, classé au patrimoine de l’Unesco, avant de rejoindre le Lake Louise, cerné par les sommets et le glacier Victoria. Johnston Canyon, Bourgeau Lake, Tunnel Mountain... Des randonnées de tous les niveaux offrent des points de vue spectaculaires. Pour découvrir la culture et les traditions de la Terre des Premières Nations, Brenda Holder, d’origine iroquoise, organise des randonnées dans la forêt à la recherche des plantes médicinales....
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17/03 - Pierre Vermeren : "L’Algérie s’est servie de la France pour faire oublier la guerre civile"
Comment la relation entre la France et l'Algérie a-t-elle pu déraper à ce point ? Dans le passionnant France Algérie (Taillandier), Pierre Vermeren revient sur le temps long d'une relation qu'il qualifie de "pathologique". Démentant des idées reçues sur la colonisation ou la francisation de l'Algérie, l'historien spécialiste du Maghreb et professeur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne défend la thèse selon laquelle la France a servi deux fois d'ennemi de l'extérieur au régime algérien, d'abord pour occulter la décennie noire, puis après le Hirak pour faire oublier à quel point son socle populaire est désormais mince. Parallèlement, il souligne aussi l'aveuglement des élites françaises qui n'ont pas vu l'évolution du pays. Entretien.
L’Express : Pourquoi la France a-t-elle colonisé l’Algérie ? Pour la critique marxiste, la colonisation est liée au capitalisme qui a cherché des débouchés et matières premières hors de l'Europe. Mais dans le cas de l’Algérie, vous favorisez l’hypothèse militaro-nationaliste : l’armée française, interdite d’action en Europe après la défaite de Napoléon, avait besoin d’un nouveau terrain…
Pierre Vermeren : Cette histoire d’expansion capitaliste ne tient pas la route. La France de l’époque est un pays riche, mais qui entamait à peine sa révolution industrielle et n’avait rien à exporter. L’Algérie était un pays pauvre, avec une agriculture difficile. Le pétrole n’y sera découvert que plus d’un siècle plus tard. En revanche, l’armée française a été démantelée depuis le Congrès de Vienne....
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17/03 - Municipales : Jordan Bardella et la droite, une main tendue dans le vide
Jordan Bardella se donne du mal, pourtant. Voilà des mois qu’il multiplie les appels du pied à la droite, s’échine à tresser des louanges à Nicolas Sarkozy, épargne la candidature de son fils à Menton - ville pourtant prisée par le Rassemblement national -, survend sa fibre libérale auprès des patrons. Ce dimanche, dans une allocution éclair depuis la commune frontiste de Beaucaire, le président du parti d’extrême droite a tendu la main "aux listes de droite sincères, aux listes indépendantes et à tous ceux qui refusent le désordre de l’extrême gauche et la dissolution dans le macronisme". Rompant avec la tradition lepéniste du "ni droite, ni gauche", le potentiel candidat à l’élection présidentielle entendait, cette fois, réussir à faire céder le front républicain, en initiant des alliances locales entre des listes de droite et des listes RN. Raté.
Excepté à Reims, où la candidate RN Anne-Sophie Frigout a fait alliance avec un candidat dissident Les Républicains - lequel n’était pas soutenu par les instances nationales et a immédiatement été exclu du parti -, aucune liste LR n’a saisi la main tendue de Jordan Bardella. Pire, dans son allocution, dimanche, Bruno Retailleau, le président du parti, a appelé à un grand rassemblement des électeurs de droite pour "battre la gauche et le Rassemblement national" dimanche prochain. Et le secrétaire général du parti, Geoffroy Didier, de préciser au micro de France Info que les élus qui s’allieraient avec l’extrême droite au second tour s’exposeraient à des sanctions. "Nous...
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17/03 - Entreprises familiales : "Le hiatus entre la génération actuelle et la suivante est flagrant"
Comment préparer la relève dans les entreprises familiales ? La banque privée suisse Lombard Odier s’est penchée sur cette épineuse question à travers une enquête de terrain réalisée en partenariat avec les étudiants d’HEC Paris. Edouard de Saint Pierre, son directeur général pour la France, dévoile à L’Express ses principaux enseignements.
L'Express : Vous invitez les dirigeants familiaux, dans cette étude, à passer "du silence au dialogue". Pourquoi cet appel ?
Edouard de Saint Pierre : Lombard Odier est une maison familiale de 230 ans d'existence. Elle a été transmise sept fois. J’appartiens moi-même à la huitième génération d'une des quatre familles fondatrices. Cette logique de family business, nous l'avons chevillée au corps.
L’écosystème des sociétés familiales a longtemps brillé par sa discrétion mais il a donné de la voix à l’automne dernier, quand la remise en cause du pacte Dutreil a émergé dans le débat public. Aussi perfectible soit-il, ce dispositif fiscal est le seul levier qui permet aujourd’hui en France de transmettre une entreprise à ses proches. Pour beaucoup de familles, cette mise à l’index du Dutreil a fait l’effet d’un coup de tonnerre : elles se sont senties obligées de sortir de leur traditionnelle réserve pour en rappeler l’importance, et les mérites.
L’étude que nous publions aujourd’hui s’inscrit dans le droit fil de notre métier qui consiste à accompagner des familles d’entrepreneurs, depuis cinq générations pour les plus anciennes, et de comprendre les aspirations de la prochaine...
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17/03 - Belgique : le Premier ministre critiqué pour avoir évoqué "un deal" avec la Russie
C'est une déclaration qui est loin d'être passée inaperçue. Samedi 14 mars, dans une déclaration auprès du journal L'Écho, le Premier ministre belge Bart De Wever a laissé entendre que l'UE devait conclure un accord avec la Russie. "Nous perdons sur tous les fronts, nous devons mettre fin au conflit dans l'intérêt de l'Europe", a dit le dirigeant nationaliste flamand. Et d'ajouter : "Il faut se réarmer et remilitariser la frontière. Dans le même temps, on doit normaliser les relations avec la Russie, regagner l’accès à l’énergie bon marché"."Ne pas donner à la Russie ce qu'elle veut"
Reste que, l'Union européenne est divisée sur la question. Le président français Emmanuel Macron, la Première ministre italienne Giorgia Meloni et le Premier ministre hongrois Viktor Orban ont récemment appelé à des discussions directes avec Moscou, tandis que la Pologne et les trois États baltes s'y opposent fermement. "En privé, les dirigeants européens sont d'accord avec moi, mais personne n'ose le dire à voix haute. Nous devons mettre fin au conflit dans l'intérêt de l'Europe, sans être naïfs à l'égard de Poutine", a encore indiqué Bart De Wever. Mais la requête de la France ou encore de l'Italie concerne davantage des pourparlers pour mettre fin à la guerre en Ukraine que pour avoir accès aux énergies russes. Fin décembre, les Vingt-Sept ont d'ailleurs trouvé un consensus pour l'élimination progressive de tout le gaz en provenance de Russie d'ici à novembre 2027, et réitéré leur objectif de mettre fin aux...
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17/03 - Alliances PS-LFI aux municipales : François Hollande et Raphaël Glucksmann, les dessous d’un désaveu
Mieux vaut deux fois qu’une. Lundi 16 mars, François Hollande le déclame sur France Inter, "la clarté c’est une dynamique, et ça veut dire qu’on ne fait pas d’alliance". Voilà des semaines que le dernier président socialiste de la Ve République met en garde ses troupes contre la tentation de s’allier avec La France insoumise. Voici venu le moment, celui de la contre-offensive, celui de l’affirmation des principes. En sortant de la Maison de la radio, il discute au téléphone avec son ami, le maire PS de Brest depuis 25 ans, François Cuillandre. L’ancien chef de l’Etat en remet une couche. Il sait que l’édile est en délicatesse dans son fief breton, devancé sur sa droite, et suivi par la tête de liste insoumise arrivée en troisième position. Tiens bon, l’ami ! François Hollande lui réexplicite sa position, telle qu’énoncée sur les ondes du service public : plutôt qu’une fusion, le sortant devrait mobiliser tous les électeurs de gauche.
Un ancien président peut aussi siffler dans un violon. Quelques heures plus tard, dans la ville portuaire, socialistes et insoumis annoncent la fusion de leur liste. Et le supplice chinois ne s'arrête pas là, songe tout haut Olivier Faure. Mardi, le premier secrétaire du PS se fait l'écho sur ses réseaux sociaux d'une fusion à Tulle, le chef lieu hollandiste. La liste du maire divers gauche sortant s'allierait donc aussi avec LFI ? La vérité est plus complexe, puisque Bernard Combes se joint à une liste dirigée par un communiste...comprenant des Verts et un insoumis. Mais...
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17/03 - Municipales : quand fragmentation rime avec polarisation, par Eric Chol
Il fut un temps où le PS, le PCF, l’UDF et le RPR régnaient sur une très large partie du paysage politique français. Les choses étaient simples, aidées par la règle du scrutin majoritaire, qui, pénalisant les petits partis, obligeait à des alliances au second tour. Les élections s’enchaînaient, les alternances aussi : à une vague bleue succédait une vague rose. En 1983, le Front national de Jean-Marie Le Pen fit sensation en obtenant 16,7 % des suffrages à Dreux, avec une liste menée par Jean-Pierre Stirbois, qui fusionna au deuxième tour avec la liste UDF-RPR pour gagner la ville.
En 2017, Emmanuel Macron, pressé d’en finir avec les partis dinosaures, se présenta comme le candidat "et de droite et de gauche". Tel un démolisseur, il voulut porter l’estocade aux formations du passé tout en créant la sienne. Mais qu’il s’appelle République en marche ou Renaissance, le parti présidentiel n’a jamais réussi à prendre pied localement, ne faisant qu’alimenter un peu plus la bombe à fragmentation électorale à l’œuvre.De Toulouse à Roubaix, de Rennes à Nice
Le 15 mars, le premier tour des municipales est venu en apporter la preuve éclatante. Car si les partis traditionnels (PS/LR) dominent encore les urnes, l’heure est à l’émiettement électoral, comparable à celui observé à l’Assemblée nationale en juin 2024, avec désormais l’irruption au niveau local de LFI et du RN, aux côtés de la troisième force, le bloc central. Un morcellement en cinq familles politiques (a minima) qui aboutit à une multiplication des scénarios de...
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17/03 - Général H.R. McMaster : "Donald Trump a restauré la dissuasion américaine dans le monde"
Respecté pour ses analyses tranchantes et son aptitude à dire les vérités qui fâchent – il s'est brouillé avec Donald Trump, qu'il égratigne dans ses Mémoires – le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche de 2017 à 2018 est également connu pour sa critique lucide de la guerre du Vietnam. Herbert Raymond (dit "H.R.") McMaster est aussi un expert du "Red teaming", ce "war game" consistant à se mettre à la place de l'ennemi (la red team, ou équipe rouge). Théoricien militaire très écouté, il est aujourd'hui chercheur émérite à l'Institut Hoover de l'université de Stanford, en Californie. Son conseil aux Iraniens ? Déposer les armes. Maintenant.
L'Express : Nombre d'observateurs s'inquiètent de la résilience des Iraniens et incriminent le manque de préparation de Donald Trump, anticipant un fiasco. Le déroulé de la guerre vous surprend-il ?
Général H.R. McMaster : Mon principal étonnement vient de ce que l’Iran n’a aucunement hésité à frapper 14 pays différents dans la région. Ce qui, évidemment, souligne la pertinence de l'opération américano-israélienne. Il s'agit d'empêcher le régime théocratique de se projeter au-delà de ses frontières afin qu'il cesse d'être une menace pour les pays qui l'entourent et pour l’économie mondiale. Pour le reste, peu de choses m'étonnent car les opérations se passent essentiellement comme les planificateurs militaires américains les ont prévues.
Donald Trump a repris l’initiative géostratégique et restauré de la dissuasion
H.R. McMaster
Vraiment ? Mais le blocage du détroit...
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17/03 - "Je peux en faire tout ce que je veux" : Donald Trump maintient la pression sur Cuba
Un jour, une menace. Alors que les responsables américains et cubains négocient l'avenir de l'île des Caraïbes gouvernée par les communistes et assiégée économiquement par un blocus pétrolier imposé par les États-Unis, Donald Trump gronde.
Lors d'une conférence de presse dans le bureau Ovale, à la Maison-Blanche lundi 16 mars, le président américain a déclaré qu'il serait "honoré de prendre Cuba, sous une forme ou une autre", voilant à peine la référence à la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro au mois de janvier dernier. "Je pense que (...) j'aurai l'honneur de prendre Cuba", a ajouté Donald Trump. "Que je libère [l'île], que je la prenne - je pense que je peux en faire tout ce que je veux. C'est une nation très affaiblie en ce moment", a-t-il poursuivi. L'administration Trump affiche clairement l'objectif de destituer le président cubain, mais l'utilisation de la force militaire, comme au Venezuela, semble toutefois peu probable selon plusieurs observateurs cités dans la presse américaine. Washington plaide pour la destitution du président cubain
Tout juste quelques heures après la prise de parole du président américain, un article du New York Times est venu appuyer davantage la rhétorique agressive de Donald Trump. Selon le quotidien, qui cite des sources proches des pourparlers en cours entre Washington et La Havane, l'administration Trump chercherait à évincer le président Miguel Diaz-Canel du pouvoir, sans toutefois faire chuter son gouvernement. Autrement dit, les Américains cherchent...
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17/03 - Taxe sur les petits colis : la France pâtit déjà de sa stratégie de cavalier seul
La France s'est vite fait rattraper par la réalité. Depuis le 1er mars, elle impose une taxe de deux euros sur les petits colis importés sur son sol depuis un pays situé hors de l'Union européenne. Cette ponction concerne chaque catégorie d'article contenue dans un envoi dont la valeur totale est inférieure à 150 euros. Une initiative individuelle qui avait déconcerté nos voisins européens. Et pour cause : une mesure similaire doit en principe entrer en vigueur dans l'UE d'ici la fin de l'année. Elle viendra s'ajouter à un droit de douane forfaitaire de trois euros qui s'appliquera en Europe à partir du 1er juillet prochain.
Après l'adoption définitive de la taxe tricolore dans le projet de loi de finances 2026, de nombreux experts alertaient sur les risques que le choix de Paris de faire cavalier seul ne provoque une réorganisation des flux de livraisons. Les conséquences ne se sont pas fait attendre. D'après les premiers chiffres de l'Union des entreprises Transport et logistique de France (Union TLF), le nombre de petits colis enregistrés par les douanes à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle avait déjà chuté de 92 % dès le 3 mars. Une cinquantaine de vols cargo hebdomadaires ne se posent plus sur le tarmac le plus fréquenté de l'Hexagone. La Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas sont désormais les nouvelles destinations de ces appareils, avant que des camions ne prennent le relais pour traverser la frontière et livrer les centres de distribution.Une menace sous-estimée ?
Le gouvernement a-t-il...
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17/03 - "Je ne donnais plus d’ordres, j’envoyais des émojis prière" : le retour d’expérience d’un officier de Légion
"Avec le service commercial, maintenant c’est la guerre", hurle l’informaticien. "Le chef de la comptabilité m’a envoyé un scud", se plaint plus loin le DRH. "Votre cible, ce sont les 18-24 ans", explique le responsable de la publicité à "ses troupes". "Votre mission : sortir les couteaux", tempête le directeur commercial. "Muscle ta stratégie", lui répond le marketing. "On va conquérir de nouveaux marchés", s’enthousiasme le dirigeant devant ses salariés. "S’il tente une OPA, je déclenche la guerre nucléaire", menace-t-il plus tard à son comité de direction, sa "task-force de warriors", dans sa "war room" pour une "opération commando". Ce vocabulaire guerrier existe à tous les étages de l’entreprise, tout comme "l’ordre" du "chef" à son N-1, la base de la relation de travail : le pouvoir de direction et le lien de subordination. Mais pour que ce rapport fonctionne, "donner l’ordre ne suffit pas", répond le capitaine Nicolas Brault dans un ouvrage éponyme (Michel Lafon, 2026), "que ce soit pour des charpentiers, des élèves, des salariés ou des soldats".
Est-ce pour se galvaniser que l’hyperbole militaire est à ce point entrée dans le langage courant ? Ou pour imiter l’armée, souvent présentée comme un modèle en matière de leadership ? "Aucune organisation au monde n’a plus réfléchi au commandement que l’armée française", souligne auprès de L'Express l’officier de la Légion étrangère et ancien professeur d’histoire, aujourd’hui reconverti dans le conseil aux entreprises et créateur du podcast Quartier Libre....
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17/03 - Municipales : les dépôts de listes pour le second tour sont clôturés
Deux jours après le premier tour des élections municipales, marqué par une forte abstention d'environ 43 %, les candidats ont jusqu'à 18 heures ce mardi 17 mars pour déposer leur liste en vue du second tour. Celui-ci, organisé dimanche prochain, donnera le "la" en termes de dynamique et d'alliances à un an de l'élection présidentielle appelée à donner un successeur à Emmanuel Macron.
Hier, les négociations d'entre-deux-tours sont allées bon train. A Paris, Pierre-Yves Bournazel (Horizons) a confirmé la fusion de sa liste avec celle de Rachida Dati, tandis qu'à Lyon, la liste de Grégory Doucet (écologiste) a annoncé être rejointe par LFI. Pas d'alliance à gauche en revanche à Marseille, où le maire sortant Benoît Payan (PS) a refusé l'offre de l'Insoumis Sébastien Delogu. Celui-ci a annoncé ce mardi midi son retrait.
Les infos à retenir
⇒ Jean-Luc Mélenchon annonce saisir l'Arcom après l'annonce d’un débat télévisé sans la candidate Insoumise Sophia Chikirou
⇒ Sarah Knafo retire sa liste du second tour à Paris, Sébastien Delogu fait de même à Marseille
⇒ Les dépôts de listes pour le second tour sont désormais clôturés
20h56Jordan Bardella appelle à "faire barrage" à la gauche et l'extrême gauche
Invité mardi soir du 20 heures de TF1, le président du Rassemblement national Jordan Bardella a salué une "percée historique" de son parti au premier tour des élections municipales et a appelé les citoyens français à "faire barrage" à la gauche et l'extrême gauche dimanche prochain.
Il a également annoncé voter "à titre personnel"...
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17/03 - Immigration, le grand malentendu des gauches européennes
Le 24 mars, les Danois sont appelés aux urnes. Mette Frederiksen a déclenché des élections anticipées, et ce choix de calendrier n’est pas innocent. La Première ministre sociale-démocrate a estimé qu’alors que son parti baissait dans les sondages depuis des mois, elle bénéficiait tout d’un coup d’un courant favorable inattendu : l’affaire du Groenland. En résistant publiquement aux rodomontades de Donald Trump sur le rachat de l’île autonome, elle a incarné quelque chose de rare dans la politique européenne — une posture souveraine, ferme, lisible.
Pourtant, si Frederiksen devrait conserver le pouvoir, ce n’est pas seulement grâce au Groenland (qui figure à peine dans la campagne). Mais surtout parce qu’elle a opéré un tournant que beaucoup de ses homologues progressistes n’osent pas encore adopter : l’une des politiques d’immigration les plus restrictives d’Europe, assumée, revendiquée, théorisée. Son message est direct : on peut être de gauche et fermer les frontières.
Cela est amplement documenté : les discours anti-migrants ont conquis une partie de la gauche européenne. L’argument, dans sa version la plus structurée, est social : pour protéger les travailleurs, défendre les salaires et préserver des Etats-providence construits sur des décennies, il faudrait contenir les flux migratoires. Dans ce cas de figure, l’immigré devient moins un bouc émissaire qu’une variable socio-économique à contrôler.
Le Royaume-Uni de Keir Starmer illustre la même logique. Héritier d’un Labour bousculé par le Brexit, et talonné...
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17/03 - Guerre au Moyen-Orient : l’Iran annonce la mort du chef de la milice bassidj, Gholamreza Soleimani
Alors que la guerre des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran est entrée dans sa troisième semaine, aucune issue ne se dessine à court terme, d'autant que l'armée israélienne a intensifié ses opérations au Liban contre le Hezbollah et a poursuivi dans la nuit du lundi 16 au mardi 17 mars ses frappes contre Téhéran et Beyrouth. L'Iran a de son côté mené de nouvelles attaques en direction d'Israël, démontrant qu'il dispose toujours de la capacité à lancer des missiles à longue portée en dépit des vastes bombardements israélo-américains. Les Émirats arabes unis et le Qatar ont également été la cible de frappes durant la nuit, qui ont fait au moins un mort.
Tôt ce mardi matin, l'Élysée a annoncé la tenue d'un nouveau conseil de défense et de sécurité nationale mardi après-midi "sur la situation en Iran et au Moyen-Orient", convoqué par Emmanuel Macron.
Les infos à retenir
⇒ Israël annonce avoir éliminé Ali Larijani, homme fort de Téhéran
⇒ "La France ne prendra pas part aux opérations de libération du détroit d'Ormuz dans le contexte actuel", déclare Emmanuel Macron
⇒ Donald Trump assure n'avoir "plus besoin de l'aide des pays de l'Otan"
19h45L'Iran annonce la mort de Gholamreza Soleimani
Gholamreza Soleimani, commandant de la milice paramilitaire iranienne des Gardiens de la révolution, Bassidj, a été tué lors de frappes américano-israéliennes, ont annoncé ce mardi les médias d'Etat iraniens. Israël avait déclaré plus tôt dans la journée avoir tué Gholamrea Soleimani ainsi que l'élimination du chef de la sécurité...
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17/03 - "Donald Trump doit finir le travail" : face à l’Iran, les Emirats arabes unis en première ligne
L’opération israélo-américaine contre l'Iran est entrée dans sa troisième semaine. Et dans les pays du Golfe, la crainte d’une guerre qui s’éternise alimente une inquiétude croissante. Alors que de nouvelles explosions ont retenti le 17 mars à Dubaï et qu'une personne a été tuée par la chute de débris d’un missile intercepté à Abou Dhabi, le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, et le président des Emirats arabes unis, Mohammed ben Zayed, ont accusé l'Iran de provoquer "une dangereuse escalade" lors d’un entretien téléphonique. Depuis le début du conflit, les Émirats arabes unis sont le pays ayant subi le plus d’attaques de la part de Téhéran, surpassant même Israël, avec à ce jour un total de 1 627 drones Shahed, 15 missiles de croisière et 304 missiles balistiques lancés contre leur territoire, selon un décompte fait par l’agence de presse officielle (WAM).
Ces attaques massives et quotidiennes ont suscité la stupéfaction à Abou Dhabi alors, qu’il y a encore quelques semaines, Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité iranien, se trouvait en territoire émirati afin de faire pression pour éviter la guerre. "Le régime iranien est aujourd’hui perçu comme l’ennemi principal par les États arabes du Golfe", pointe Abdulkhaleq Abdulla, politologue dubaïote et chercheur non-résident à l’Université de Harvard. D’après l’auteur de Gulf Regional System (non traduit, 2021), les Émirats, qui apprécient particulièrement l’aide de la France, n’envisagent toutefois pas de posture offensive contre Téhéran, mais...
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17/03 - Zurich, la ville qui a réussi le pari des transports publics… sans métro
Les 15 et 22 mars, les Français votent aux municipales. L'occasion pour L'Express de sélectionner chez nos voisins des idées innovantes, des concepts pertinents et des dynamiques vertueuses pour améliorer notre quotidien. Tour d'Europe des villes qui doivent nous inspirer, et surtout inspirer nos nouveaux élus.
EPISODE 1 - Ces villes qui doivent nous inspirer : Munich, le mariage réussi de la Silicon Valley et de l'huile de moteur
EPISODE 2 - Comment Vienne est devenue un petit paradis pour les seniors et les locataires
EPISODE 3 -Londres, un modèle pour la sécurité ? Sa recette miracle pour faire baisser le crime
EPISODE 4 - "Les polémiques à Paris nous ont beaucoup amusés" : Copenhague, ce modèle de propreté qui s'exporte
ÉPISODE 6 - Des mini-réacteurs nucléaires pour se chauffer ? Helsinki prépare sa révolution énergétique
ÉPISODE 7 - Dublin, l'incroyable succès d'un ovni américain en Europe
ÉPISODE 8 - "Il aime tout ce qui brille" : Giuseppe Sala, le maire qui a transformé Milan en marque mondiale
Cœur battant de la finance européenne, Zurich est moins citée pour son réseau de transports en commun, pourtant réputé comme l’un des plus performants du Vieux continent, et qui permet en une trentaine de minutes de traverser son agglomération. En 2023, 95 % des quelque 400 000 Zurichois s’en disaient d'ailleurs satisfaits, plaçant la ville helvétique - où 60 % des habitants utilisent les transports publics, contre 42 % en moyenne en Europe - au sommet du podium, devant Vienne (91 %), Rotterdam (88 %) et à...
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17/03 - "Nord", "sud", "est", "ouest" : l’étonnante origine des noms des points cardinaux
Les GPS ont beau nous rendre bien des services, nous nous référons toujours au nord, au sud, à l’est et à l’ouest pour nous orienter. Mais au fait, savez-vous d’où viennent ces quatre petits mots ? La réponse à cette question réserve, vous allez le voir, quelques surprises.
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"Est" a pour origine l’anglais east, lui-même issu de la racine indo-européenne (1) es, signifiant "aurore". Le mot, qui s’est un temps écrit hest, indique donc la direction du soleil levant. Jusque-là, rien d’étonnant.
Il possède au moins deux synonymes : "levant", précisément, et "orient", dérivé du latin oriens, participe présent du verbe oriri ("se lever"). De là, évidemment, notre "orientation", qui suppose de bien déterminer sa position par rapport au soleil, mais aussi notre "origine". De là encore "aborigène", dont le sens littéral est "depuis l’origine". S’il est surtout employé aujourd’hui à propos des populations autochtones de l’Australie, les Romains, eux, utilisaient ce terme pour désigner les premiers habitants de l’Italie.
Plus inattendu encore : "orient" est également à la source d’"avorter", qui se décompose en ab ("négatif") et du même verbe oriri, avec cette fois le sens de "naître". Car symboliquement, le soleil "naît" à l’orient…
"Ouest". Ce mot-là aussi nous est parvenu par un terme anglais, west. On le trouvait d’ailleurs sous cette graphie en français en 1140, comme l’indique le Dictionnaire historique de la...
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17/03 - "Sarah Knafo aurait-elle abusé d’Emily in Paris ?" : le regard de Jérôme Batout sur les municipales
C'est le livre que tout candidat à la future élection présidentielle devrait lire : La revanche de la province (Gallimard, 2022). Son auteur, le philosophe et économiste Jérôme Batout, y raconte une séparation : celle du couple formé par Paris et la province. Province que l'essayiste se garde bien d'enfermer dans un bloc homogène. Au nom de la mondialisation, la capitale a délaissé le reste du pays. "La France des territoires", comme on la dénomme dans ce style technocratique inimitable, a fait son deuil et appris à exister davantage par elle-même, sans s'appuyer sur ce tuteur condescendant. Cette "émancipation tranquille" échappe encore largement aux médias nationaux et aux politiques. Provincialisée à son tour, la "ville lumière" prend conscience que la prospérité du pays ne pourra reposer que sur ses boutiques de luxe : elle a aussi besoin d'usines sur tout le territoire. Comment cette nouvelle relation Paris-Province se traduit-elle dans les élections municipales ? Pour L'Express, Jérôme Batout a accepté de promener son regard sur la campagne électorale, de Paris à Marseille, de Bordeaux à Guéret.
L'Express : La "sécession" entre la province et Paris que vous avez fait apparaître dans votre livre s’est-elle accentuée depuis sa parution ? Quelles en sont les nouvelles manifestations ?
Jérôme Batout : La thèse de mon essai n’est pas, à proprement parler, celle d’une sécession entre Paris et la province. Ce que j’ai voulu décrire, c’est plutôt un changement d’attitude : une partie de la province,...
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16/03 - Municipales : Nantes, Limoges, Toulouse, Lyon... LFI se pose en arbitre dans les grandes villes
Les négociations d'entre-deux-tours sont allées bon train ce lundi, au lendemain d'un premier tour des élections municipales marqué par une forte abstention (environ 43 % d'abstention), un émiettement des voix et une percée de La France insoumise (LFI). Malgré une campagne émaillée de polémiques - décès du militant identitaire Quentin Deranque à Lyon imputé à l'extrême gauche, accusations d'antisémitisme à l'encontre de Jean-Luc Mélenchon - LFI a réalisé de bons scores dans des villes comme Limoges, Lille, Paris et Marseille, jusqu'à s'offrir une victoire dès le premier tour à Saint-Denis, aux portes de Paris. Des résultats étonnamment bons qui obligent le reste de la gauche à des tractations au cas par cas, le Parti socialiste rejetant tout accord au niveau national.
A l'autre bout de l'échiquier politique, le Rassemblement national a conforté son ancrage territorial en conservant en un seul tour des villes comme Perpignan, Beaucaire, Fréjus, Cagnes-sur-Mer dans le pourtour méditerranéen, mais aussi le Pontet (Vaucluse), Bruay-la-Buissière (Pas-de-Calais), Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Hayange (Moselle) et à Moissac (Tarn-et-Garonne).L'alliance Dati-Bournazel à Paris
Dans un paysage politique fracturé, le suspense est grand dans les plus grandes villes à commencer par Paris, où la liste de gauche emmenée par Emmanuel Grégoire est en ballottage favorable à 38 %, loin devant celle de l'ex-ministre de la Culture LR Rachida Dati (25 %), soutenue par le MoDem et l'UDI. Pour un second tour qui pourrait être...
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16/03 - Gavin Mortimer : "Jean-Luc Mélenchon calque son comportement sur Donald Trump"
Et si la percée de La France insoumise lors du premier tour des élections municipales était moins inattendue qu’il n’y paraît ? Et si les victoires du Rassemblement national, notamment dans le Sud-Est, n’étaient pas nécessairement de bon augure pour le parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella en vue de la présidentielle de 2027 ? Voilà quelques-unes des surprenantes réponses de Gavin Mortimer, écrivain britannique et chroniqueur pour le magazine conservateur The Spectator, interrogé par L’Express au lendemain du premier tour de ce scrutin local.
Selon lui, tant ces premiers résultats que les sondages d’opinion donnant à Jordan Bardella une longueur d’avance pour 2027 seraient à prendre avec des pincettes. La position du parti de Marine Le Pen sur certains sujets centraux n’est plus "aussi claire et "antisystème" qu’elle ne l’était auparavant". Une place récupérée, selon lui, par un Jean-Luc Mélenchon calquant son comportement sur… Donald Trump. De quoi faire dire à ce fin observateur de la vie politique française que 2027 sera une année politique extraordinaire pour l’Hexagone, lors de laquelle tout pourra basculer.
L’Express : L’un des enseignements de ce premier tour, c’est la percée inattendue de La France insoumise dans plusieurs grandes villes. Cela vous surprend-il ?
Gavin Mortimer : Franchement, non. Les scores réalisés par La France insoumise s’inscrivent dans une tendance que l’on observe dans d’autres démocraties occidentales. Qu’il s’agisse de New York où Zohran Mamdani a remporté la victoire, de...
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16/03 - "Ce n’est pas notre guerre" : l’appel de Donald Trump pour sécuriser Ormuz divise ses alliés et la Chine
L'appel du pied est insistant et porte la trace d'un certain agacement. Le président américain Donald Trump a exhorté plusieurs pays ce week-end, dans un message sur son réseau social Truth Media, à venir en soutien des Etats-Unis pour sécuriser le détroit d'Ormuz, aujourd'hui bloqué par l'Iran et par lequel transite un cinquième du trafic mondial de pétrole et de gaz liquéfié. "De nombreux pays vont envoyer des navires de guerre, en collaboration avec les Etats-Unis, pour maintenir le détroit ouvert et sûr", a-t-il écrit, avant de continuer : "Espérons que la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni et d'autres (...) enverront des navires dans la région afin que le détroit d'Ormuz ne soit plus menacé par un pays totalement décapité." Ses demandes se sont doublées d'une légère menace adressée à l'Otan dans une interview au Financial Times : "S'il n'y a pas de réponse ou si celle-ci est négative, je pense que cela aura des conséquences très mauvaises pour l'avenir de l'Otan", a-t-il mis en garde."Ce n'est pas notre guerre"
Ce ton impérieux ne semble pas avoir eu les effets escomptés, puisque pour l'heure aucun pays n'a répondu de manière favorable à sa demande, même si tous sont affectés par le blocus d'Ormuz, n'ayant visiblement aucune envie de se retrouver mêlés à une guerre pour laquelle ils n'ont même pas été consultés.
Certains lui ont même opposé une fin de non-recevoir, à l'image du ministre de la Défense allemand Boris Pistorius, qui a déclaré : "Ce n'est pas notre guerre ; nous ne...
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16/03 - Municipales 2026 : Marseille, symbole des ambivalences de la droite
On la disait "déprimée", affectée par son maigre score de 12,5 % des suffrages aux municipales à Marseille, loin derrière Benoît Payan (PS) et Franck Allisio (RN). La candidate de la droite et du centre Martine Vassal a décidé ce lundi 16 mars de se maintenir au second tour du scrutin, malgré ses chances inexistantes de s'installer à l'hôtel de ville. "Entre la gauche de Monsieur Payan, l'extrême droite du RN et l'extrême gauche LFI, il existe à Marseille un courant de pensée profondément républicain. (...) Il serait impensable de priver les Marseillais de cette représentation au second tour", explique l'élue dans un communiqué.
Son maintien préserve LR d'une disparition locale. "Se retirer, c'est s'effacer", note en privé le président de LR Bruno Retailleau. Le Vendéen a échangé dès dimanche soir avec Martine Vassal pour la convaincre de rester en piste. Son cas s'est invité lors d'une visioconférence organisée lundi par le président du Sénat Gérard Larcher et des cadres du bloc central. "Elle a la mission d'aller au bout"
Son choix revêtait un enjeu stratégique majeur pour LR, dépassant son simple sort personnel. Martine Vassal ne devait pas être, à son corps défendant, l'artisane de l'union des droites. "Si elle lâchait, la moitié de sa liste aurait appelé à voter Allisio. Elle a la mission d'aller au bout", confie un participant. Martine Vassal reste en course, et la droite souffle. Les responsables LR mesurent combien un retrait de la Présidente de la métropole d'Aix-Marseille-Provence risquait de renforcer...
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16/03 - Collège de Paris, révélations sur un nouveau scandale : campus fantôme, diplômes bidon, agents recruteurs...
A Châteauroux, La Martinerie est une institution. Vestige immobile d'un glorieux passé militaire. Les quelque 380 hectares de cette ancienne caserne de l'armée américaine font partie de l'histoire de la ville. Les blindés du général Hicks, les GI's s'époumonant dans les bars du centre-ville, les vols d'essais des pilotes de l'Otan, plein gaz au-dessus des toits dans un vacarme tonitruant. Aujourd'hui, des dizaines de bâtiments militaires désaffectés rouillent tranquillement derrière de hautes barrières électrifiées. Certains ont été réhabilités en quête d'un avenir radieux. Au milieu des herbes folles, on distingue une piste d'athlétisme et une piscine. Les épreuves de tir des Jeux olympiques de Paris 2024 ont réveillé le site l'espace d'un été. Depuis, plus rien.
C'est pourtant là que des milliers d'étudiants indiens, népalais, sri lankais ou encore congolais devaient poursuivre leurs études. Du moins, c'est ce qu'on leur avait promis. Entre 2023 et la fin 2024, le Collège de Paris, par le biais de sa branche internationale, a commercialisé à l'étranger des dizaines de formations - Bachelor, MBA... - aux noms pompeux. Des cursus qui devaient être dispensés sur le site de La Martinerie. Or, aucun étudiant n'a jamais mis les pieds à Châteauroux. Campus fantôme, formations bidon… Le mystère demeure : où est passé l'argent des frais d'inscriptions réglés par ces candidats étrangers ?
"Nous n'en avons pas vu la couleur", affirme Vincent Rouaix, le nouveau directeur du Collège de Paris. Arrivé à la tête de...
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16/03 - L’Europe doit assumer son histoire héroïque : les leçons de Peter Sloterdijk
Qui pense que l’Europe est moribonde se trompe. Le philosophe allemand Peter Sloterdijk décrit dans son nouvel ouvrage* un continent qui, pour le meilleur et pour le pire, a marqué plus que tout autre l’histoire du demi-millénaire écoulé. Un continent qui a encore beaucoup à raconter au monde. Un continent dont l’annonce maintes fois publiée de son déclin est, comme pourrait le dire Mark Twain à propos de sa propre mort, très exagérée.
Le livre est ambitieux : offrir une nouvelle lecture de cette entité polymorphe baptisée Europe, en s’attardant au moyen de "marque-pages" sur des chapitres de son histoire méconnus mais, sous sa plume, chargés de sens. Ainsi, l’auteur situe l’acte de naissance de l’Europe en l’an 390 à Milan : l’évêque local, Ambroise, refusa pendant des mois l’accès de son église à l’empereur Théodose le Grand, après que celui-ci avait ordonné un massacre de contestataires. Dans cet affrontement dénoué par une pénitence publique du souverain, le philosophe voit la tension entre le pouvoir spirituel et le pouvoir politique, clé de la liberté. Il y décèle aussi l’amorce de la pratique chrétienne de la confession, qui sera institutionnalisée par l’Église au XIIIe siècle et qui débouchera plus tard sur la culture de l’autobiographie, élément essentiel du savoir-vivre européen.
Le livre se fonde sur une série de leçons que l’auteur a dispensées en 2024, au Collège de France à Paris, sur le thème de l’Europe. Laquelle n’est, au fond, qu’un avatar post-impérial de l’Empire romain, après que maintes nations...
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16/03 - Guerre en Iran : en Asie, les alliés de Washington sur le qui-vive après le redéploiement de la flotte américaine
La région était censée constituer la priorité de Washington, celle où il importait de montrer les muscles face à une menace chinoise de plus en plus prégnante. Plusieurs pays alliés des Etats-Unis en Asie constatent pourtant avec inquiétude un redéploiement de ressources militaires de leur territoire vers le golfe Persique, où la guerre avec l'Iran est entrée dans sa troisième semaine. Juste avant son déclenchement, c'est un groupe aéronaval basé en mer de Chine qui a rejoint le Moyen-Orient, où le tiers de la flotte américaine se trouve désormais. La semaine passée, des missiles Patriot et des systèmes Thaad, composés de radars, de camions et de missiles, le nec plus ultra en matière de défense aérienne, ont également été déplacés alors qu'ils étaient positionnés en Corée du Sud pour refroidir les ardeurs de la Corée du Nord. Les dirigeants des pays concernés déplorent cette évolution, mais admettent leur impuissance à la réfréner, à l'image du président sud-coréen Lee Jae Myung, qui a déclaré la semaine passée à son gouvernement "il est indéniable que nous ne pouvons pas obtenir tout ce que nous voulons dans cette affaire", selon Bloomberg.Pénurie de munitions
La nature ayant horreur du vide, les conséquences de cette bascule pourraient se traduire par un accroissement de l'influence chinoise, voire de sa pression autour de Taïwan. Pékin, qui est déjà en position de force en mer de Chine, produit ainsi des navires de guerre à un rythme bien plus soutenu que celui des Etats-Unis. Une crise économique pourrait en outre...
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16/03 - Guerre en Iran : l’armée française envoie des Rafale auprès de ses alliés arabes
Dans la plus grande discrétion, l’armée de l’air française a considérablement renforcé ses capacités au Moyen-Orient. Selon nos informations, pas moins de vingt-quatre Rafale seraient actuellement présents en Jordanie et aux Emirats arabes unis. Depuis le début des frappes de la République islamique, ces appareils ont abattu des "dizaines" de drones iraniens, essentiellement dans le ciel des Emirats. Une source assure que "les Rafale décollent et rentrent au bout de trois quarts d’heure, leurs munitions épuisées…"
En temps normal, la France maintient quatre Rafale sur la base H5 en Jordanie et six autres à Al Dhafra, au sud d’Abou Dhabi.
Le chef d’état-major de l’armée de l’air, le général Jérôme Bellanger, s’est rendu sur place ce week-end. Aucun ministre ou responsable politique n’a fait le déplacement.Un million d'euros le missile
La France est liée par des accords de défense avec plusieurs pays de la région, notamment les Emirats, le Qatar et dans une moindre mesure le Koweït. Leur contenu exact n’a jamais été rendu public. La France est également fortement engagée en Jordanie et en Irak.
L’intensité des tirs contre les drones pèse déjà sur le stock réduit de munitions – essentiellement celui des missiles air-air Mica. Chaque missile coûte un peu moins d’un million d’euros… Il faut une trentaine de mois à l’industriel MBDA pour livrer un Mica, une fois la commande passée. Comme l’avait dit Emmanuel Macron, lors de ses vœux aux armées, le 15 janvier dernier : "Est-ce que nous sommes en économie de guerre ? La...
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16/03 - Frédéric Dabi : "La vague RN dans le Sud entérine la conversion des électeurs LR en électeurs RN"
Percée de LFI dans les grandes villes, RN en embuscade, maintien des écologistes, surprise de dernière minute à Paris, triangulaires et quadrangulaires à foison... Le premier tour de ces élections municipales a étonné tant par le nombre de résultats inattendus, que par leur caractère inédit. Il est également venu confirmer la fragmentation du paysage politique observé au lendemain des législatives anticipées, en juillet 2024 : dans la plupart des grandes villes, aucun parti ne peut prétendre pouvoir remporter seul ces élections.
Un constat qui confère aux stratégies d'alliance un poids, sinon considérable, déterminant dans l'issue du scrutin. Les listes ont jusqu'à mardi 17 mars, 18 heures pour acter ou non d'une fusion, et rebattre les cartes. "Cette nouvelle campagne a commencé dimanche 15 mars à 20 heures", assure Frédéric Dabi, directeur général Opinion de l'Ifop qui analyse pour L'Express les résultats de ce premier tour et les rapports de force qui s’esquissent pour le second, entre stratégies d’alliance, configurations inédites et forte incertitude dans de nombreuses grandes villes. Entretien.
L'Express : L'abstention a été plus faible qu'en 2020. Ce recul a-t-il bénéficié aux candidats RN et LFI, dont les électorats sont historiquement abstentionnistes ?
Frédéric Dabi : Je ne dirais pas ça. L’élection de 2020 était une élection très particulière, presque accidentelle, sous Covid, avec les rumeurs d’annulation et la prise de parole assez tardive d’Édouard Philippe le samedi soir. En dehors de ce contexte...
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16/03 - Municipales : Saint-Denis, Roubaix, Lille... Ces villes où LFI fait une percée spectaculaire
Le premier tour des municipales, dimanche 15 mars, a réservé son lot de surprises, avec la percée de La France insoumise dans plusieurs grandes villes. Ces résultats illustrent que, dans certaines métropoles, la gauche devra composer avec LFI pour espérer conserver ses majorités. À une semaine du second tour, prévu le 22 mars, les négociations et tractations s’annoncent intenses, alors que les partis cherchent à sceller les alliances qui pourraient déterminer l’issue du scrutin.Roubaix
À Roubaix, David Guiraud et La France insoumise dominent largement le premier tour, avec 46,64 % des suffrages exprimés, contre seulement 20,09 % pour le maire sortant, Alexandre Garcin (divers droite). Ces résultats confirment la montée en puissance de la gauche radicale dans cette ville populaire de 100 000 habitants. Pour le second tour, une quadrangulaire se profile, avec Karim Amrouni, à la tête d’une liste divers gauche (16,76 %), qui a annoncé sur France Télévision un "zéro ralliement" à LFI. Malgré ce refus d'une coalition, la marge confortable du député LFI et la structuration de son électorat laissent peu de doute sur ses chances de victoire. Lille
À Lille, le premier tour des municipales a dessiné un paysage politique serré. Le maire sortant socialiste, Arnaud Deslandes (26,26 %), arrive légèrement en tête, suivi de près par la candidate de La France...
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16/03 - Olivier Galland : "Au second tour des municipales, la logique du ’tout sauf LFI’ pourrait l’emporter"
C’est une percée que l'on n'attendait pas. Malgré l’enchaînement de polémiques ces derniers mois et les dérapages verbaux de Jean-Luc Mélenchon, La France insoumise a réalisé de bons résultats dans plusieurs villes ce 15 mars, lors du premier tour des municipales. LFI a ainsi remporté Saint-Denis et obtenu environ 47 % des voix à Roubaix, près de 28 % à Toulouse et environ 23 % à Lille. De quoi donner le sourire au leader des insoumis qui, avant le second tour prévu le 22 mars, a appelé les "coalitions de la gauche traditionnelle" à "se placer à hauteur des enjeux historiques de ce moment politique".
Pour Olivier Galland, directeur de recherche émérite au CNRS, ce résultat surprise traduit avant tout le succès, auprès d’une partie de l’électorat, des discours axés sur la lutte contre "la menace fasciste". Interrogé par L’Express, le sociologue invite toutefois à ne pas trop nationaliser ce scrutin. Au regard également des bons scores réalisés par le Rassemblement national, le spécialiste estime qu'une "tendance inquiétante se dessine" : le renforcement des extrêmes. Entretien.
L’Express : Au vu des résultats de ce premier tour, LFI semble tirer son épingle du jeu. Comment l’analysez-vous ?
Olivier Galland : Le principal enseignement de ce premier tour est que LFI ne semble pas payer les différentes polémiques des dernières semaines. Cela peut surprendre, car on s’attendait plutôt à l’effet inverse. Cela s’explique sans doute par le fait que l’électorat insoumis est très soudé et fortement mobilisé. Le discours...
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16/03 - "Il aime tout ce qui brille" : Giuseppe Sala, le maire qui a transformé Milan en marque mondiale
Les 15 et 22 mars, les Français votent aux municipales. L'occasion pour L'Express de sélectionner chez nos voisins des idées innovantes, des concepts pertinents et des dynamiques vertueuses pour améliorer notre quotidien. Tour d'Europe des villes qui doivent nous inspirer, et surtout inspirer nos nouveaux élus.
EPISODE 1 - Ces villes qui doivent nous inspirer : Munich, le mariage réussi de la Silicon Valley et de l'huile de moteur
EPISODE 2 - Comment Vienne est devenue un petit paradis pour les seniors et les locataires
EPISODE 3 -Londres, un modèle pour la sécurité ? Sa recette miracle pour faire baisser le crime
EPISODE 4 - "Les polémiques à Paris nous ont beaucoup amusés" : Copenhague, ce modèle de propreté qui s'exporte
EPISODE 5 - Prague, la ville rêvée des étudiants qui caracole en tête des classements européens
ÉPISODE 6 - Des mini-réacteurs nucléaires pour se chauffer ? Helsinki prépare sa révolution énergétique
ÉPISODE 7 - Dublin, l'incroyable succès d'un ovni américain en Europe
Giuseppe Sala a l’allure d’un PDG et le pragmatisme d’un ingénieur. Des atouts majeurs à Milan, capitale économique de l'Italie, qui a érigé le travail en valeur absolue. Malgré son aspect terne, ce maire, encarté chez les écologistes, est l’homme qui a transformé la "ville grise" en vitrine étincelante de la modernité italienne, avec les JO d'hiver 2026 comme symbole de réussite.
"Beppe" Sala n’est pas seulement un homme politique : il est avant tout un manager, titre qu’il revendique avec fierté. Son CV se veut irréprochable...
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16/03 - Législatives en Hongrie : Viktor Orban contre Peter Magyar, la bataille de la rue et des récits
Vu du ciel, le pont Marguerite enjambant le Danube est plein à craquer. Les partisans du Premier ministre Viktor Orban sont venus en nombre à Budapest, ce 15 mars. Cocarde rouge blanc vert de rigueur, aux couleurs de la Hongrie, drapeau national en main. Par endroits, flotte celui de la Transylvanie - en mémoire de cette terre perdue au lendemain de l’effondrement de l’Autriche-Hongrie en 1918.
Ce dimanche 15 mars, jour de fête nationale célébrant la révolte de 1848 contre la domination des Habsbourg, le parti au pouvoir Fidesz et son adversaire Tisza se sont livrés à un duel saisissant en plein cœur de la capitale hongroise : à quelques rues d’écart, deux marches concurrentes en forme de test de popularité grandeur nature à un mois d'élections législatives décisives le 12 avril. Pour la première fois, le chef du gouvernement national-populiste risque son siège face à une opposition unie, incarnée par Peter Magyar, son ancien compagnon de route devenu dissident. Face à face, deux Hongrie polarisées à l’extrême. L'obsession Zelensky
Côté Fidesz, une obsession devenue l’unique thème de la campagne. Elle tient en 8 lettres : Zelensky. Le président ukrainien est omniprésent sur les affiches de campagnes pro-pouvoir. Dans le défilé, ce 15 mars, des pancartes le montrent en photo à côté de Peter Magyar, représenté comme sa marionnette. En tête du cortège, une banderole jure que la Hongrie ne sera pas "une colonie de l’Ukraine". Au départ de cette "Marche pour la paix", se tient Attila Steiner, secrétaire d'État à...
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16/03 - Les élections municipales vues de l’étranger : "Les extrêmes bousculent l’ancien monde"
"Le nouvel épisode d’un cycle électoral long et tumultueux", note El País. Si ce scrutin concerne avant tout des enjeux locaux, les élections municipales, dont le premier tour s'est tenu dimanche 15 mars, a attiré l’attention des médias étrangers. Pas de Une mondiale, mais ces résultats sont déjà analysés comme un baromètre avant la présidentielle de 2027. The Guardian évoque un "test crucial du climat politique", soulignant que "les partis d’extrême droite et de gauche radicale" pourraient consolider leur ancrage local. De son côté, nos voisins suisses du Temps poursuivent les images météorologiques, qualifiant ce scrutin de "thermomètre du pays avant le grand rendez-vous électoral".
Pendant des années, les maires et conseillers municipaux français – notamment dans les grandes villes – ont été dominés par les partis historiques : socialistes à gauche, Républicains à droite. Mais les cartes sont en train d’être rebattues. "L’extrême droite et la gauche radicale bousculent l’ancien monde", constate Le Soir. Le bloc central sort lui aussi affaibli de ce premier tour, comme à Lille (Nord), où la candidate Renaissance, Violette Spillebout, peine à dépasser 10 %. "Ces résultats constituent un vote de censure clair contre le président de la République après neuf années à la tête du pays", tance le quotidien...
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16/03 - Jonah Levy (Berkeley) : "Jean-Luc Mélenchon est devenu l’idiot utile des partisans d’une union des droites"
Depuis les États-Unis, le premier tour des élections municipales françaises donne au politologue Jonah D. Levy un fort sentiment de déjà-vu. Tout en restant prudent quant à l’issue du second tour, en raison des nombreuses inconnues qui nous séparent encore du résultat de dimanche prochain, ce professeur de science politique à l’université de Berkeley, spécialiste de la vie politique française, estime que les résultats du 15 mars résonnent furieusement avec la polarisation qui ronge la démocratie américaine depuis dix ans.
Le Rassemblement national remporte des villes. L'idée d'une union des droites fait son chemin. LFI réalise une percée inattendue, tandis que la gauche de gouvernement sort du scrutin plus dépendante de cet ancien allié dont elle pensait pourtant pouvoir s’éloigner. Le centre, lui, s'efface progressivement. L’universitaire américain voit dans les résultats du premier tour, "la phase finale de la tragédie du macronisme" : celle d’un pays où la politique est devenue une guerre et où les élites ont fini par légitimer ceux qu’elles auraient dû combattre. Si LFI a créé la surprise au premier tour, Jonah D. Levy estime toutefois qu’il ne faut pas perdre de vue le véritable gagnant de dimanche soir : le RN. Des résultats qu’il juge plus inquiétants encore que la progression des Insoumis, dans la mesure où, à un an de l’élection présidentielle, le premier apparaît bien plus proche du pouvoir que le second. Entretien.
L’Express : Les résultats du premier tour des élections municipales permettent-ils...
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16/03 - Pourquoi l’expression "en vrai" envahit nos conversations, par Julia de Funès
"En vrai" circule dans les conversations comme un tic syntaxique admis : "En vrai, je suis fatigué", "en vrai ça m’a fait de la peine" … "En vrai" est de ces expressions qui ne se contentent pas d’enlaidir la langue, mais révèlent l’époque qui les produit. De quoi cet usage devenu maniaque est-il le symptôme ?
D’abord, "en vrai" joue un rôle ambivalent : il gonfle ce qui est faible et affaiblit ce qui est fort. Dans la conversation ordinaire, l’expression sert de contenance. Elle donne du volume à une phrase qui n’en a pas, trop simple, trop courte, trop pauvre en mots. On lui ajoute ces deux mots pour donner l’impression qu’une parole importante va suivre, et ce qui arrive est presque toujours un truisme tranquille : "en vrai, la santé c’est important", "en vrai, l’amitié ça compte". La formule agit comme une pompe à profondeur qui gonfle légèrement des idées parfaitement plates.
Mais dès que l’on applique cette même expression aux grandes phrases de la philosophie ou de la littérature, l’effet s’inverse immédiatement. Ce qui servait d’amplificateur devient aussitôt un affaiblisseur. Prenons la phrase de Blaise Pascal : "Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point." En version contaminée cela donne : "En vrai, le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point." La pensée tombe immédiatement d’un étage. Essayons encore avec Descartes : "Je pense, donc je suis." Version contaminée : "En vrai, je pense, donc je suis." La certitude métaphysique se transforme en tentative d’auto-conviction....
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16/03 - Détroit d’Ormuz : l’Iran a-t-il vraiment piégé la mer ? Les coulisses de la "guerre des mines"
Les mines marines sont une formidable arme psychologique. On le voit dans le détroit d’Ormuz : pas besoin d’en "mouiller" réellement pour qu’elles produisent leur effet. Il suffit que l’Iran menace de le faire pour semer la panique dans les flottes de commerce et sur les marchés pétroliers. La simple présomption de leur présence bloque le trafic maritime, puis nécessiterait l’engagement de moyens militaires conséquents pour s’en prémunir. Mines "à influence"
Les mines sont en effet une arme redoutable. Les vieux films de guerre nous montraient parfois ces grosses boules métalliques noires, dérivant dangereusement vers la coque du bateau. Parsemées de pointes, ("les cornes de Herz"), parfois reliées au fond par un câble (un "orin") et surtout bourrées d’explosifs : la terreur des marins. Pour l’essentiel, ce type d’engins a été envoyé dans les salles de musée.
Les mines modernes sont dites "à influence". Les Allemands ont été les premiers à s’en servir massivement durant la Seconde Guerre mondiale, mais la technologie a, depuis lors, considérablement évolué. Ces mines sont bardées de capteurs : acoustiques, magnétiques, hydrostatiques (qui mesurent la pression), etc. Posées sur le fond ou flottant entre deux eaux – donc invisibles depuis la surface – elles détectent le passage d’un navire dans un rayon de 200 à 300 mètres. Les plus sophistiquées peuvent même identifier le navire et le "classifier" ami ou ennemi. Lorsque la mine estime que le bateau est dans la zone optimale de mise à feu, elle déclenche elle-même...
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16/03 - EN DIRECT. Guerre en Iran : Donald Trump reproche à certains pays leur "manque d’enthousiasme" concernant la sécurisation du détroit d’Ormuz
Au dix-septième jour du conflit au Moyen-Orient, la pression diplomatique s’accentue sur Téhéran. Emmanuel Macron a fait savoir qu’il s’était entretenu, dimanche 15 mars, avec son homologue iranien, Massoud Pezeshkian, l’appelant à "mettre fin immédiatement" à ses "attaques inacceptables", menées directement ou par l’intermédiaire de milices alliées contre les pays de la région. Dans le même temps, Donald Trump a affirmé dimanche soir que son administration était en contact avec sept pays – sans les identifier – afin d’obtenir leur aide pour sécuriser le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite habituellement près de 20 % du pétrole mondial.
Les infos à retenir
⇒ Israël affirme avoir détruit l'avion utilisé par l'ex-Guide suprême iranien Ali Khamenei
⇒ Israël élargit sa campagne terrestre au Liban
⇒ Le trafic reprend à l'aéroport de Dubaï après une suspension de plusieurs heures
18h36L'UE n'a "aucune envie" d'étendre sa mission navale au Moyen-Orient jusqu'au détroit d'Ormuz
Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne n'ont montré "aucune volonté" d'étendre pour le moment une mission navale de l'UE au Moyen-Orient ("Aspides") au détroit d'Ormuz, a déclaré lundi la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas.
Le président américain Donald Trump a appelé d'autres nations à aider à surveiller le détroit après que l'Iran a répondu aux attaques américano-israéliennes en utilisant des drones, des missiles et des mines pour...
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16/03 - Municipales : Jean-Luc Mélenchon, pyromane et maître chanteur de la gauche
Il n’y a pas que le nom de Raphaël Glucksmann que Jean-Luc Mélenchon a écorché sur scène. Il y a également celui de ses propres candidats. À Perpignan, le temps d’un meeting, le patriarche insoumis a rebaptisé Mickaël Idrac, la tête de liste insoumise, "Michel". En cette fin de campagne municipale, à raison de deux longues interventions par semaine, le triple candidat à la présidentielle a assumé d’effacer ses candidats aux municipales. À son profit.
Car une campagne peut en cacher une autre à un an de l’onction suprême - l’attitude est partagée sur l’échiquier politique - et, bien qu’on puisse le déplorer, on ne peut reprocher à Jean-Luc Mélenchon de transformer ses porte-drapeaux locaux en plantes vertes. "Ses meetings ont développé des propositions à portée nationale : on assume d‘avoir nationalisé ce scrutin. Il est l’un des orateurs qui créent des succès de campagne. Il capte des audiences larges, il a joué un rôle majeur", se félicitait Paul Vannier, le "Monsieur élections" de La France insoumise, quelques jours avant le premier tour du scrutin.La marque LFI s’implante
Dimanche 15 mars, les insoumis ne mangent pas de merles, ils dînent des grives. À Toulouse ou à Limoges, François Piquemal et Damien Maudet, députés et têtes de liste LFI, sont arrivés en tête à gauche. À Lille ou Avignon, les candidats socialistes et insoumis sont au coude à coude. Jean-Luc Mélenchon et ses candidats n’ont pas encore plumé la volaille rose - qui demeure en première position à bâbord - mais dans certaines métropoles, ils l’ont...
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16/03 - Municipales : à Paris, Pierre-Yves Bournazel confirme la fusion de sa liste avec celle de Rachida Dati et se retire de la course
Le premier tour des élections municipales a permis dimanche 15 mars aux formations politiques de prendre leur pouls électoral à l'approche de la présidentielle de 2027, à commencer par le Rassemblement national (RN), bien placé à Toulon et Marseille.
Au regard des résultats, l'incertitude domine dans les grandes villes comme Paris, où la droite ambitionne de mettre fin à 25 années de gestion de gauche, et Marseille, où le maire sortant Benoît Payan et le candidat RN Franck Allisio sont arrivés en tête. Le second tour, le 22 mars, dépendra en grande partie des alliances passées d'ici là dans un paysage politique en pleine recomposition à droite comme à gauche.
Les infos à retenir
⇒ A Toulouse, PS et LFI fusionnent
⇒ Benoît Payan refuse l'offre d'alliance de Sébastien Delogu (LFI)
⇒ Sarah Knafo adresse "une main tendue" à Rachida Dati, que celle-ci a préféré tendre à Pierre-Yves Bournazel
20h25Pierre-Yves Bournazel confirme la fusion de sa liste avec celle de Rachida Dati et se retire de la course
Invité lundi soir au "20 heures" de France 2, l’ancien candidat Horizons à la mairie de Paris, Pierre-Yves Bournazel, a confirmé la fusion de sa liste avec celle de Rachida Dati (LR-MoDem) en vue du second tour. Il a toutefois précisé qu’il ne figurera pas sur cette liste, estimant qu’"il faut savoir tourner une page", alors qu’"une majorité de Parisiens attendent le changement et l’alternance". "J’ai permis aux Parisiens qui voulaient ce changement de le réaliser, j’ai accompli mon devoir. Une autre vie va commencer...
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16/03 - Municipales : la stratégie délétère de Jean-Luc Mélenchon a payé, par Anne Rosencher
Je suis nostalgique d'il y a à peine quelques années. Quand Jean-Luc Mélenchon s'adonnait au "dog whistling" (sifflet à ultrason), c’est-à-dire à la stratégie de l'allusion et du message codé qui rameute les initiés, sans avoir à se trahir vis-à-vis de la majorité. Oh, quand on les titillait, certains de ses électeurs convenaient bien que le leader des insoumis avait dit quelque chose de bizarre sur Mohammed Merah au micro de France Inter : "C'est bateau (...) un événement qui permet de montrer du doigt les musulmans et d'inventer une guerre civile", avait-il digressé au sujet du meurtrier notamment de trois enfants juifs dans une cour d’école. Ils convenaient, aussi, ces électeurs, qu'avoir dit d’Éric Zemmour "qu'il reprodui(sait) beaucoup de scénarios culturels : on ne change rien à la tradition, on a la créolisation en horreur… Tout ça, ce sont des traditions qui sont beaucoup liées au judaïsme" était vraiment limite.
Tout comme d'avoir asséné que Jésus avait été mis sur la croix "par ses propres compatriotes". Mais globalement, ils juraient surtout, ces électeurs, ne pas avoir entendu ces dérapages, ou les avoir oubliés… "Franchement ? Tu crois ?", demandaient certains, attentifs, mais finalement incrédules. Les accrocs étaient espacés. Des maladresses, arguaient-ils. Et puis, quand même, LFI c’est la gauche. C'est-à-dire : "le bien". Ils concédaient qu'il fallait être vigilants. Mais une fois dans l'isoloir, l'impérieuse nécessité de mettre un bulletin de gauche dans l'urne - par conviction sincère ou par...
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15/03 - Municipales 2026 : le pari gagnant de LFI, vague RN dans le Sud... Les enseignements du premier tour
Paris peut-elle basculer à droite ? Dans quelles villes la gauche succombera-t-elle à une alliance avec La France insoumise (LFI) ? Les Républicains risquent-ils de voir leurs bastions historiques engloutis par la vague RN ? Au soir d'un premier tour qui a comporté son lot de surprises, L'Express tente de décrypter les principaux enseignements du scrutin et les équilibres qui pourraient faire basculer le second tour. View this post on Instagram À Paris, les yeux rivés sur les stratégies d'alliance au second tour
C'est une quinquangulaire qui va se jouer à Paris dimanche 22 mars entre le socialiste Emmanuel Grégoire (38,7 %), la candidate LR Rachida Dati (24,7 %), l’insoumise Sophia Chikirou (12,1 %) et Pierre-Yves Bournazel (11,6 %), candidat d’Horizons, le parti d’Édouard Philippe et Sarah Knafo (10,4), candidate Reconquête qualifiée de justesse au second tour. L’enjeu est majeur dans la capitale, où la succession d’Anne Hidalgo ouvre une bataille entre la gauche sortante et une droite qui espère reconquérir la ville après plus de vingt ans de domination socialiste.
Et dans ce paysage politique fragmenté, ce sont bien les stratégies d’alliance qui risquent de peser le plus dans l’issue du scrutin. À droite, le maintien de Pierre-Yves Bournazel, chantre du "ni Dati ni Grégoire", pourrait compliquer la tâche de Rachida Dati, qui brigue la mairie pour la troisième fois consécutive. À gauche, celui de Sophia Chikirou — qui a déjà annoncé qu'elle se maintiendra au second tour si...
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15/03 - Municipales 2026 : face à LFI et au RN, le cordon sanitaire... parce qu’il le faut bien
"Oh le con !" Charles Pasqua fait du Pasqua. Nous sommes en mai 1987, et le ministre de l’Intérieur réagit à la tribune que vient de publier son collègue dans le gouvernement Chirac, le ministre du Commerce extérieur Michel Noir. Dans Le Monde, celui-ci écrit : "Mieux vaut perdre l’élection présidentielle que son âme en pactisant avec Le Pen et ses idées." Il racontera plus tard avoir "craché cet article en trois quarts d’heure" et l’avoir dicté en pleine nuit à une sténo du journal. Cela lui vaudra aussi d’être sermonné par Jacques Chirac en personne.
"Oh le con", devait penser Jean-Luc Mélenchon en voyant Olivier Faure s’éloigner des insoumis. "Tu ne vaux pas un clou comme stratège", lui a-t-il lancé en meeting à Marseille, à quelques jours du premier tour. Que le leader des insoumis singe Charles Pasqua ne surprendra personne, maintenant qu’il emprunte volontiers à Jean-Marie Le Pen au cours de ses meetings en prenant un malin plaisir à écorcher le nom des personnalités juives. "Perdre plutôt que faire alliance avec LFI" est un "danger suicidaire", a-t-il expliqué le même jour.
On pourrait penser que les élections municipales échappent au combat pour les valeurs qui avait valu à Michel Noir son quart d’heure de gloire médiatique. Pas cette fois. Quand plusieurs ténors de LFI mènent une campagne ouvertement antisémite, quand le RN et ses alliés sont en passe de s’installer dans plusieurs villes importantes sans avoir réussi à chasser de ses listes les erreurs de casting, l’enjeu va au-delà de la gestion d’une...
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15/03 - Municipales 2026 : Eric Ciotti en tête à Nice, la grande peur de la droite
"Cela n'a absolument rien à voir avec le local." Ce 11 juin 2024, Eric Ciotti montre patte blanche par SMS auprès d'un cadre LR. Le président des Républicains vient de créer un séisme politique en annonçant sur TF1 son alliance avec le Rassemblement national en vue des législatives anticipées. Mais qu'on se le dise : le député des Alpes-Maritimes ne rejoint par Marine Le Pen pour sauver son siège à l'Assemblée ou préparer les élections municipales de Nice, son obsession. Non, il assure n'être mu que par son désir de mettre en œuvre l'union des droites, clef supposée de la victoire en 2027.
Les destins local et national d'Eric Ciotti s'entremêlent aujourd'hui. Avec 41,5 % des suffrages au premier tour, le patron de l'Union des droites pour la République (UDR) est en mesure de ravir la ville de Nice à son éternel rival Christian Estrosi, distancé avec 31,8 % des voix, selon des estimations Elabe. À un interlocuteur, Eric Ciotti a récemment affiché sa confiance : seuls un retrait de la gauche et un barrage d'ampleur peuvent à ses yeux l'empêcher de s'installer à l'hôtel de ville. La violence de la campagne entre les deux frères ennemis n'a d'égal que la peur qui étreint la droite. Les Républicains (LR) observent avec inquiétude ce possible succès, à la charge symbolique lourde et aux conséquences brumeuses. "Si Nice bascule, c'est terrible pour LR"
À l’origine, la droite souriait. Le 7 juillet 2024, le RN se fracasse sur le front républicain au second tour des législatives. Les cadres LR sont ravis de l'échec...
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15/03 - Edouard Philippe en tête au Havre : la première semaine du reste de sa vie
Le silence national, semble-t-il, est d'or. Et la stratégie d'Edouard Philippe ces dernières semaines a, semble-t-il, porté ses fruits. Le voilà soulagé, à voir sa mine réjouie lors de sa prise de parole à 20h30 ce dimanche 15 mars. Celui qui a choisi de se consacrer entièrement à sa réélection, quitte à délaisser notamment les sujets internationaux, a dû souffler devant les résultats du premier tour au Havre. L'ancien Premier ministre est arrivé confortablement en tête du scrutin avec 43,76 % des voix, devançant de dix points son concurrent principal, le député PCF et candidat d'union de la gauche Jean-Paul Lecoq (33,25 %). Qualifié en troisième position, le représentant de l'alliance UDR-RN Franck Keller dépasse largement la barre de qualification avec 15,3 % des suffrages et pourrait tout de même fragiliser ainsi Édouard Philippe pour le second tour. Alors qu'il y a six ans celui-ci avait bataillé contre son seul adversaire communiste pour l'emporter (59 % contre 41 %), cette année la triangulaire n'arrange malgré tout pas les affaires du maire du Havre, qui devrait voir une partie de ses voix de 2020 atterrir dans l'escarcelle du lieutenant d'Éric Ciotti.
Une partie de l'enjeu de ce scrutin déterminant pour Edouard Philippe réside donc dans la future attitude des états-majors UDR-RN et de leur électorat : Jean-Paul Lecoq, non soutenu par La France insoumise, fera-t-il office d'épouvantail en engendrant un réflexe anticommuniste, donc pro-Philippe ? Ou, au contraire, la filiation entre de l'ancien...
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15/03 - Municipales 2026 : Paris, Lyon, Marseille... Découvrez les résultats du premier tour
Six ans après un dernier scrutin en pleine crise du Covid, près de 49 millions de Français étaient appelés aux urnes ce dimanche 15 mars pour le premier tour des élections municipales, destinées à désigner les maires et conseillers municipaux de quelque 35 000 communes.
D'après les premiers résultats, les socialistes Emmanuel Grégoire et Benoît Payan sont premiers à Paris et Marseille. A Lyon, Grégory Doucet et Jean-Michel Aulas sont donnés à égalité, tandis qu'Edouard Philippe (Horizons) est en tête au Havre, tout comme Laure Lavalette (RN) à Toulon et Eric Ciotti (RN-UDR) à Nice.
Les infos à retenir
⇒ Les socialistes Emmanuel Grégoire et Benoît Payan sont en tête à Paris et Marseille
⇒ Jean-Luc Mélenchon salue la "magnifique percée" de son parti
⇒ Marine Le Pen revendique "une immense victoire" pour le Rassemblement national
00h07Quelles affiches pour le second tour dans les grandes villes ? View this post on Instagram
00h04Rachida Dati réélue dans le VIIe arrondissement de Paris
Avec plus de 58,7% des suffrages, la maire sortante du VIIe arrondissement Rachida Dati est réélue dès le premier tour dans sa mairie d'arrondissement.
23h51Pourquoi Olivier Faure a tort de dire que la stratégie de Jean-Luc Mélenchon a montré ses limites
Les explications de notre journaliste Mattias Corrasco :
23h47A Grenoble, Alain Carignon et Laurence Ruffin au coude-à-coude
Qui succédera à Eric Piolle ? Alors que le maire écologiste a choisi de ne pas se représenter à Grenoble, l'ancien maire (1983-1995) de la...
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15/03 - Pascal Wagner-Egger : "Les complotistes ne découvrent jamais les vrais complots"
Un quart des Français déclarent avoir déjà refusé un vaccin. 19 % pensent que "la 5G affaiblit le système immunitaire, rendant plus vulnérable aux maladies dont le Covid-19". Et près d’un tiers des 18-24 ans pense que les vaccins à ARN messager causent "des dommages irréversibles dans les organes vitaux des enfants". Ces chiffres, issus d'enquêtes IFOP (2023) et IPSOS (2024), alertent sur une crise de confiance qui traverse notre société. La réussite des fausses informations est aussi économique : à l'échelle mondiale, les sites qui les diffusent génèrent 2,6 milliards de dollars de revenus publicitaires par an, selon un rapport NewsGuard et Comscore. En France, le site FranceSoir et l'association BonSens.org ont collecté des centaines de milliers d'euros de dons défiscalisés en diffusant massivement de fausses informations. Et aux États-Unis, plusieurs personnalités sont devenues millionnaires, comme Alex Jones, avec son site Infowars, l’un des principaux hubs de la désinformation mondiale.
Comment en est-on arrivé là ? S’il existe depuis longtemps, le phénomène conspirationniste est devenu particulièrement visible à partir de 2008, lors de la diffusion du documentaire Loose Change sur le 11-Septembre, visionné par 100 millions de personnes. Cette visibilité s'est amplifiée avec les attentats terroristes en France, puis avec l’usage décomplexé des fake news par le président américain Donald Trump et a atteint son paroxysme pendant la pandémie de Covid-19. Dans son ouvrage Je ne suis pas complotiste, mais…...
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15/03 - Derrière la colossale levée de Yann Le Cun, l’ascension inévitable des "World Models"
Monsieur je-sais-tout peut toujours être pris à défaut. Ces dernières semaines, des internautes se sont amusés à demander à ChatGPT et consorts s’il était préférable d’aller à une station de lavage automobile ou la station-essence à proximité à pied ou en voiture. Certaines IA ont défendu mordicus la première option plus sobre. Pas très malin, au vu de la finalité évidente : laver sa voiture ou remplir son réservoir. Tout aussi récemment, des experts en IA ont monté un comparateur (benchmark), le "bullshit bench", afin de déterminer quel acteur s’en tirait le mieux face aux questions incohérentes. Anthropic (Claude) se débrouille plutôt bien, contrairement à ChatGPT, Mistral ou DeepSeek.
Le sujet est plus profond qu’il n’y paraît. L’IA générative, sous sa forme actuelle, est de plus en plus critiquée. Son fonctionnement repose sur des modèles de langage (LLM) qui, grossièrement, construisent leurs réponses mot à mot. Le secret de leurs performances, assez remarquables jusqu’ici dans la création de contenus, de recommandations ou d'analyses, consiste en un entraînement massif à partir de milliards de données textuelles. L’entièreté - ou presque - du web. Lorsqu'on lui soumet la phrase "je laisse tomber un vase en cristal", il répond que le vase se brise. Non pas parce qu'il comprend la physique, mais parce que cette association est massivement présente dans le corpus.
Yann Le Cun y voit une limite qui l’empêcherait de comprendre des phénomènes simples. Son plafond de verre. Le célèbre chercheur français vient, cette...
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15/03 - Le SAMP-T NG, ce nouveau système de défense aérienne franco-italien que l’Ukraine va tester
La relation entre l'Ukraine et la France s'est, une nouvelle fois, renforcée. En visite à Paris depuis vendredi, Volodymyr Zelensky a annoncé le test d'un nouveau système de défense aérienne, le SAMP-T NG. "Nous recevons un système cette année que nous testerons face aux menaces balistiques", a déclaré le président ukrainien devant plusieurs médias français, vendredi 13 mars. Une annonce gardée sous embargo depuis deux jours.
Construit par le consortium Eurosam, né de la collaboration entre le français Thales et l'italien MBDA, le SAMP-T NG est un système de défense aérienne nouvelle génération. Si le test est concluant, il sera une alternative au système actuel, le Patriot américain. Au-delà de la question militaire, ce choix est également stratégique pour Zelensky et son pays alors que les États-Unis ont coupé leur aide à l'Ukraine depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.Futures commandes européennes
Selon le site d'Eurosam, le SAMP-T NG, qui sera livré à partir de cette année, peut détecter les cibles, notamment les missiles supersoniques, à plus de 350 kilomètres et les intercepter à partir de 150 kilomètres. Mais pour le constructeur, sa force réside dans le nombre limité de personnes nécessaires pour le manipuler. Composé de six lanceurs, il peut porter jusqu'à 48 missiles Aster.
Cette annonce intervient alors que la France et l'Italie souhaitent accélérer la mise en place de ce nouveau système de défense aérienne, dont ils ont, chacun, commandé une dizaine de modèles. Outre l'Italie, la...
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15/03 - L’oléoduc Petroline, nouvel espoir pour l’économie pétrolière, bouleversée par la guerre en Iran
En quelques jours, ce projet est devenu la roue de secours d'une région plongée dans la guerre. Sous-utilisée depuis sa construction au début des années 80, l'oléoduc Petroline est devenu la solution miracle pour exporter les hydrocarbures hors de la région alors que l'Iran bloque toujours le détroit d'Ormuz, par lequel passe 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial. Construit au milieu de la guerre entre l'Iran et l'Irak, alors que le conflit menaçait déjà la stabilité du golfe Persique, cet oléoduc de 1 200 kilomètres traverse l'Arabie saoudite d'est en ouest, entre les installations pétrolières d'Abqaiq et le port de Yanbu, en mer Rouge.
Alors que le groupe pétrolier d'État saoudien Aramco présentait ses résultats mardi, son P-DG Amin Nasser s'est alarmé de la situation. "Bien que nous ayons déjà connu des perturbations par le passé, celle-ci est de loin la plus grande crise à laquelle l'industrie pétrolière et gazière de la région ait jamais été confrontée." Pour autant, c'est bien son entreprise qui exploite cet oléoduc par lequel passait un million de barils de pétrole par jour avant le début de la guerre. Dans les prochains jours, l'entreprise saoudienne compte augmenter la capacité de son oléoduc à sept millions de barils par jour maximum.Un test grandeur nature
Selon le Wall Street Journal, si deux millions de barils seront réservés aux raffineries saoudiennes, le reste sera reversé sur le marché mondial, qui subit déjà les effets du conflit en Iran. Alors que le prix de référence du baril...
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15/03 - Nicolas Bouzou : "La France a frôlé plusieurs fois le précipice, mais elle est toujours là"
Comment va le pays ? Au fil de ses contributions dans L’Express, Nicolas Bouzou prend le pouls de la France. Et s’inquiète souvent du coup de mou qu’elle traverse. "Ses finances publiques la placent dans une situation de dépendance totale aux marchés, son armée est trop petite pour être totalement dissuasive, son système éducatif ne prépare pas correctement l’avenir de nos enfants, le maquis réglementaire et la fiscalité inhibent l’innovation, la croissance et les salaires", écrit-il dans son dernier livre, L’éternel sursaut (XO éditions), une plongée érudite et alerte dans 2 500 ans d’histoire. Cet ouvrage n’est pas "l’œuvre d’un historien", prend soin de préciser notre chroniqueur, mais un "essai d’interprétation historique" qui entend montrer "pourquoi, en France, le meilleur succède au pire et pourquoi la période qui s’ouvre, après les difficultés et la médiocrité de ces dernières années, pourrait être brillante, marquée par un retour de la prospérité, de l’influence et de la puissance." Une profession de foi qui détonne dans le déclinisme ambiant. Entretien.
L'Express : Il existe, dites-vous, une forme d’esprit français qui veut que le pays se divise en permanence sur une quantité de sujets et ne se rassemble que lorsqu’un péril plus grand le menace. Mais cette passion pour la querelle n’est-elle pas aussi une preuve de notre vitalité démocratique ?
Nicolas Bouzou : C’est vrai. J’entends souvent dire que la France est structurellement bloquée. Non : elle est capable de se réformer, mais plus tard que les autres...
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15/03 - Dublin, l’incroyable succès d’un ovni américain en Europe
Les 15 et 22 mars, les Français votent aux municipales. L'occasion pour L'Express de sélectionner chez nos voisins des idées innovantes, des concepts pertinents et des dynamiques vertueuses pour améliorer notre quotidien. Tour d'Europe des villes qui doivent nous inspirer, et surtout inspirer nos nouveaux élus.
EPISODE 1 - Ces villes qui doivent nous inspirer : Munich, le mariage réussi de la Silicon Valley et de l'huile de moteur
EPISODE 2 - Comment Vienne est devenue un petit paradis pour les seniors et les locataires
EPISODE 3 -Londres, un modèle pour la sécurité ? Sa recette miracle pour faire baisser le crime
EPISODE 4 - "Les polémiques à Paris nous ont beaucoup amusés" : Copenhague, ce modèle de propreté qui s'exporte
EPISODE 5 - Prague, la ville rêvée des étudiants qui caracole en tête des classements européens
ÉPISODE 6 - Des mini-réacteurs nucléaires pour se chauffer ? Helsinki prépare sa révolution énergétique
ÉPISODE 8 - "Il aime tout ce qui brille" : Giuseppe Sala, le maire qui a transformé Milan en marque mondiale
En 1996, alors étudiant Erasmus en Ecosse, Laurent Muzellec profite d'une escapade pour découvrir Dublin. Après avoir passé le mur de séparation nord-irlandais, il se faufile sur de petites routes mal entretenues pour rejoindre la capitale irlandaise, dont le surnom dit tout de son état à l'époque : "Dirty Old Town" —"la Sale vieille ville", comme dans la chanson des Pogues britanniques. "Dublin est alors très, très pauvre, se remémore le Brestois d'origine. Des vieilles voitures...
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15/03 - Anna Hope : une sous-Jean d’Ormesson pour bobos ?
Le décor, splendide, est planté dès les premières pages : une propriété de 400 hectares sise dans le Sussex, où repose un manoir fin XVIIIe à la mode Greek Revival avec un fronton façon temple, des pilastres et des colonnes centrales de style palladien – pour créer cette maison de rêve, Anna Hope avait en tête Hammerwood Park. A l’origine, les jardins avaient été dessinés par le paysagiste Humphry Repton. La piscine et le court de tennis n’existent plus, mais on trouve encore à l’intérieur des portraits des propriétaires signés Joshua Reynolds ou John Singer Sargent. Depuis le père fondateur, Oliver Brooke, sept générations ont défilé. Le dernier patriarche en date, le volage et caractériel Philip Brooke, vient de casser sa pipe. A l’occasion de ses funérailles, sa femme (Grace) et leurs trois enfants (Frannie, Milo et Isa) vont pouvoir gentiment régler leurs comptes…
Avec déjà près de 15 000 exemplaires vendus depuis début janvier, Nos héritages est un des rares livres étrangers qui surnage en ce moment. Les critiques sont élogieuses. En attaquant avec curiosité les 444 pages du roman, on espérait y retrouver quelque chose de Downton Abbey. On pensait aussi à Au plaisir de Dieu – en 1974, Jean d’Ormesson avait créé le château de Plessis-lez-Vaudreuil en s’inspirant de Saint-Fargeau, la demeure ancestrale de son grand-père maternel. Avions-nous mis la barre trop haut ? Si Anna Hope cite en exergue Vita Sackville-West, elle n’a pas le tour d’esprit distingué de l’âme sœur de Virginia Woolf. Elle ne possède pas non plus...
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15/03 - Municipales 2026 : la participation s’élevait à 48,90 % à 17 heures
Près de 49 millions de Français sont appelés aux urnes ce dimanche 15 mars pour le premier tour des élections municipales destiné à désigner les maires et conseillers municipaux de quelque 35 000 communes.
Dans les grandes villes, à commencer par Paris et Marseille, l'incertitude domine quant à la question du contrôle. Dans la capitale, la droite ambitionne de mettre fin à 25 années de domination d'une gauche toujours résistante tandis que le Rassemblement national espère ravir la seconde ville de France.
La participation devrait être en forte hausse par rapport aux élections municipales de 2020 organisées en pleine pandémie de Covid-19. Au premier tour, la participation n'avait alors été que de 44,6 %. Le deuxième tour du scrutin municipal se tiendra le 22 mars.
Les infos à retenir
⇒ La participation s'élève à 48,90 % à 17 heures, selon le ministère de l'Intérieur
⇒ A Marseille, le Rassemblement national rêve d'un séisme politique
⇒ Les enquêtes d'opinion prévoient des résultats serrés dans de nombreuses villes lors du premier tour des élections municipales
18h00Suivez la soirée électorale avec nous
Rendez-vous ici pour suivre avec nous toute la soirée électorale. Nous suivrons ensemble les principaux résultats et les principales déclarations.
17h00La participation s'élève à 48,90 % à 17 heures
À 17 heures, le taux de participation en France métropolitaine était de 48,90 %, selon le ministère de l’Intérieur. Un chiffre en hausse de 10 points par rapport aux dernières élections municipales de 2020 - organisées...
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15/03 - Peinture : sur les traces de Joaquin Sorolla, de Madrid à Valencia
Parmi les événements attendus à Madrid, figure en bonne place la réouverture du musée Sorolla, qui achève sa mue après plus de deux ans de travaux. Rénové en profondeur, agrandi, il sera bientôt prêt à accueillir les visiteurs dans ce qui fut le refuge du plus emblématique artiste espagnol au tournant du XXe siècle. C’est en 1911 que l’architecte Enrique Maria Repullés y Vargas édifie cette imposante maison-atelier sur le Paseo General Martinez Campos, au cœur de la capitale espagnole, pour Joaquin Sorolla (1863-1923) et sa famille, alors que le coloriste originaire de Valencia rencontre un succès international avec ses scènes de plage baignées de lumière.
Après la mort du peintre, sous l’égide de sa veuve Clotilde Garcia, la demeure devient un musée national en 1932, un lieu unique qui abrite 1 400 toiles signées du luministe, parmi lesquelles la célèbre Promenade au bord de la mer, du mobilier, des sculptures, des céramiques, des objets réunis par Sorolla tout au long de sa vie, mais aussi un important fond de photographies anciennes et de correspondance privée.Près de 9000 pièces composent les collections du museo Sorolla, au cœur de la capitale espagnole.
En doublant sa superficie, le nouveau musée Sorolla va désormais jouir de nouveaux espaces d’expositions temporaires, de réserves modernes aptes à conserver les quelque 9 000 pièces qui composent ses collections, d’un atelier de restauration innovant et d’une salle de spectacles. Le bâtiment existant, lui, s’est vu réhabilité, notamment pour fluidifier...
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15/03 - Moyen-Orient : Netanyahou répond aux rumeurs sur sa mort venues d’Iran
Les Etats-Unis pourraient de nouveau frapper l'île iranienne de Kharg "pour le plaisir", a déclaré Donald Trump, ajoutant que les conditions d'un éventuel accord pour mettre fin au conflit n'étaient pas encore réunies bien que Téhéran y semble prêt selon lui, deux semaines après le début du conflit au Moyen-Orient. Le président américain avait affirmé auparavant que les Etats-Unis avaient "totalement détruit" des cibles militaires sur l'île de Kharg.
L'Iran, dont 90 % des exportations de pétrole sont parties des terminaux de l'île de Kharg, a pour sa part menacée de s'en prendre en représailles aux installations pétrolières des compagnies coopérantes avec les Etats-Unis dans la région en cas d'attaque contre ses propres infrastructures d'hydrocarbures.
Donald Trump a également demandé aux pays qui importent du pétrole par le détroit d'Ormuz de sécuriser ce passage, en promettant l'aide de Washington. Il a dit espérer que plusieurs pays dont la France enverrait des navires de guerre pour sécuriser le détroit, par où transite en temps normal 20% du pétrole mondial.
Au seizième jour de guerre, le conflit ne montre toujours aucun signe d’apaisement : les Gardiens de la révolution iraniens ont dit dimanche 15 mars avoir tiré des missiles et des drones contre des cibles en Israël et trois bases militaires américaines dans la région. L'armée israélienne a dit qu'elle interceptait des projectiles tirés en direction de l'Etat hébreu. Et l'Arabie saoudite a dit avoir intercepté et détruit 10 drones à Ryad et dans l'est...
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15/03 - Tourisme : notre sélection d’hôtels pour (re)découvrir l’île Maurice
Partir loin pour mieux déconnecter. Malgré les difficultés économiques et les tensions géopolitiques, le tourisme n’a cessé d’augmenter ces dernières années (1,52 milliard de voyages en 2025, selon l’Organisation mondiale du tourisme). Mais pas n’importe comment. En 2026, la tendance est aux vacances Jomo (Joy of missing out, comprenez "la joie de manquer quelque chose"), c’est-à-dire privilégier des séjours plus calmes et plus immersifs, quitte à privilégier des destinations stars. L’Express en a sélectionné quelques-unes, de l’île Maurice (ci-dessous) au Japon, en passant par le Canada et Singapour. Et cette année, selon le voyagiste Sunweb, les Français anticipent davantage (+30 % des voyageurs par rapport au début de l’année dernière). Il convient donc de se hâter aujourd’hui pour s’offrir aux beaux jours des vacances lentes.Energie au Long Beach
Situé sur la côte Est, sa longue plage de sable blanc en fait un refuge paradisiaque particulièrement adapté aux familles. Tandis que les enfants trouvent leur bonheur au "kids club", au tir à l’arc ou sur le mur d’escalade, les parents découvrent le spa au cœur d’un jardin tropical. Lancé en 2024, le concept Glow présente une approche authentique du bien-être, en utilisant les richesses naturelles de l’île. Intégrées aux rituels, les infusions de plantes aromatiques locales démontrent leurs vertus purifiantes, vivifiantes et régénérantes. Bercées par les chants d’oiseaux, les deux heures, de soins énergétiques (Radiance Glow Journey) permettent de choyer corps et...
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15/03 - IA : pourquoi il est urgent d’interdire les "deepfakes"
Il y a quelques semaines, une trentaine de vidéos dans lesquelles le célèbre chercheur en nutrition Serge Hercberg - créateur du Nutriscore - donnait des conseils nutritionnels fantaisistes ont été diffusées sur Internet. Il s’agissait de "deepfakes" ou hypertrucages, des faux générés par des outils d’intelligence artificielle (IA) permettant de faire dire n’importe quoi à n’importe qui, quasiment impossibles à distinguer de vraies vidéos du chercheur. La communauté scientifique et médicale s’est émue de la facilité avec laquelle ces outils pouvaient faciliter la diffusion de fausses informations en santé, en piratant l’image et l’autorité de chercheurs reconnus.
Mais la désinformation en santé n’est pas le problème le plus grave posé par ces hypertrucages. Depuis que les sociétés humaines existent, elles s’appuient sur l’idée que chacun peut être tenu responsable de ce qu’il dit et de ce qu’il fait. Elles nécessitent pour cela une communication fiable et authentique, ce qui est transparent lorsque les personnes sont réunies physiquement, mais pose problème lorsqu’elles sont éloignées. L’écriture a permis la communication à distance, et les signatures et sceaux apposés en bas des lettres ont longtemps garanti leur authenticité. Depuis le XIXe siècle, les enregistrements photographiques, puis sonores et audiovisuels sont venus compléter les déclarations des témoins directs pour établir de manière indiscutable les faits et les actes. Les télécommunications, en transportant la voix puis l’image, ont de plus grandement...
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15/03 - Pierre Haski : "Ce voyage de Donald Trump en Chine sera décisif pour les dix ans à venir..."
Cela fait un demi-siècle qu'il observe en tant que journaliste les bouleversements de la planète. Chroniqueur géopolitique de la matinale de France Inter et président de l'association Reporters sans frontières, Pierre Haski analyse dans La Fin d'un monde (Stock) les transformations de l'ordre international en revenant sur son propre parcours, de l'Afrique du Sud durant l'apartheid à la Chine où il fut correspondant durant cinq ans pour Libération, avant de créer Rue89. Mi-Mémoires, mi-essai de géopolitique, l'ouvrage est passionnant de bout en bout.
Pour L'Express, Pierre Haski analyse ce qui se joue aujourd'hui au Moyen-Orient avec la démonstration de puissance américaine qui est peut-être aussi synonyme d'une impuissance stratégique. Mais il évoque aussi les enjeux de la visite de Donald Trump à Pékin, qui doit se tenir à la fin du mois, tout comme les ambitions de Xi Jinping. Faisant le bilan diplomatique d'Emmanuel Macron, Pierre Haski assure que dans un monde en plein tumulte, dominé par deux puissances prédatrices, l'Europe est le seul destin possible pour la France si elle veut continuer à peser sur les affaires internationales.
L'Express : A quel point la guerre en cours au Moyen-Orient représente-t-elle une bascule supplémentaire vers un nouveau monde, que vous décrivez dans votre livre ?
Pierre Haski : Il y a une dimension régionale très forte dans cette guerre en Iran. C’est la poursuite de ce qui se passe depuis le 7 octobre 2023, et de l’ambition israélienne d’affaiblir, voire de...
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15/03 - Municipales 2026 : l’enjeu sous-estimé des data centers pour les futurs maires
Ils poussent comme des champignons. Et ce n’est pas près de s’arrêter. La France est de loin le pays qui a recueilli le plus d’investissements étrangers pour la construction de data centers (ou centre de données) en 2025 dans le monde : près de 60 milliards d’euros. Les dernières éditions de Choose France ou du Sommet international de l'IA soulignent sa forte attractivité dans ces constructions qui hébergent et font transiter nos données. Pour des questions de connectivité, les régions parisiennes et marseillaises sont les plus prisées des promoteurs. Mais depuis peu, leur toile s’étend partout de Bordeaux au Grand Est en passant par Cambrai dans le Nord, qui devrait accueillir l’énorme projet du Canadien Brookfield. L’exécutif a mis sur pied une stratégie et un slogan "Plug Baby Plug". L'objectif : devenir un eldorado entrepôts de serveurs partout dans le pays qui exploiteront ses surplus d'électricité. Quelque 63 sites bien raccordés à son parc nucléaire ont déjà été identifiés. La puissance électrique allouée à ces centres de données devrait exploser ces prochaines années, à plusieurs gigawatts. A lui seul, le data center de Cambrai devrait réquisitionner la production équivalente à un réacteur.
Cette emprise croissante suscite encore peu de débats en marge des élections municipales, dont le premier tour aura lieu dimanche. Peut-être car les data centers ne sont pas encore si visibles. Les temps d’instruction, de lancement des constructions, et de finalisation s’étalent sur deux à cinq ans voire davantage. La...
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15/03 - "Donald Trump n’est pas un réaliste, c’est un kleptocrate" : la charge d’Alexander Cooley
On a souvent expliqué l’obsession de Donald Trump pour la résolution de conflits internationaux par son désir d’obtenir le sacro-saint prix Nobel de la paix, ou par sa volonté de préserver les intérêts américains : la doctrine "America First". Mais si le "réalisme" souvent prêté au président américain n’était que de la poudre aux yeux, destinée à dissimuler une réalité autrement plus dérangeante ? C’est la thèse d’Alexander Cooley, professeur de sciences politiques et vice-doyen au Barnard College qui, dans un article paru dans Foreign Affairs coécrit avec le professeur à Georgetown Daniel Nexon, qualifie la politique trumpiste de "kleptocratique". Auprès de L’Express, cet expert dissèque plusieurs cas qu’il juge symptomatiques d’un mélange entre décisions diplomatiques et intérêts privés. Au point d’identifier cette logique jusque dans les dossiers iraniens, russes, et chinois… Entretien.
L’Express : Bon nombre d’analystes décrivent la politique de Donald Trump comme réaliste - un courant en relations internationales selon lequel le système international est anarchique et que chaque État doit avant tout assurer sa survie. Vous n’êtes pas d’accord…
Alexander Cooley : Absolument. Ils se fondent à tort sur le fait que Donald Trump rejette le libéralisme au niveau national et international. Je veux notamment parler du respect de l’État de droit, de la séparation des pouvoirs ou encore du multilatéralisme et de l’ordre mondial fondé sur des règles. Mais ce cas de figure, bien qu’évidemment critiquable, impliquerait que...
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15/03 - Les Etats-Unis de Donald Trump, cet incinérateur de talents mondiaux, par Stephen Smith
Depuis qu’ils existent, les États-Unis sont un incinérateur de talents et de la rage de vaincre. Depuis qu’ils sont un géant géopolitique, soit depuis la Deuxième Guerre mondiale, ils attirent en particulier the best and the brightest. C’est même devenu l’une des conditions de leur hégémonie. L’intégration des brillants cerveaux venus, d’abord, surtout d’Europe, puis principalement d’Asie a alimenté la machine d’excellence que sont leurs universités, laboratoires, entreprises de pointe ou, encore, studios de cinéma. Si bien qu’en montant dans une hiérarchie américaine, le pourcentage des "récemment arrivés" augmente invariablement. Ce qui n’a pas posé de problèmes insurmontables tant que ces cerveaux entraient dans le pays dans les mêmes conditions que les autres immigrés pour devenir des Américains, arrivés comme eux, simplement avant.
Notons, toutefois, que la forte corrélation entre excellence et extranéité dit quelque chose de gênant sur le "modèle" américain. Il se nourrit d’une matière première qu’il ne produit pas, ou insuffisamment. Plus les immigrés deviennent de "vrais" Américains, plus ils sont médiocres (et, intégration visible, aussi plus corpulents en se fondant dans une population dont 40% sont obèses et 30% additionnels ont du surpoids).Cheval de Troie
Il y a six mois, Donald Trump a tiré une balle dans les pieds d’argile du colosse qu’est l’Amérique. Il a frappé le visa pour des immigrants "hautement qualifiés" — le H-1B, créé en 1990, dans l’euphorie de la mondialisation — d’une surtaxe de 100 000...
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15/03 - Après Kharg, l’île de Qeshm ? Le joyau iranien au cœur de la bataille du détroit d’Ormuz
A peine élu président en 2005, le très conservateur Mahmoud Ahmadinejad rêvait d’en faire une sorte de Dubaï iranien. Avec ses majestueux canyons, sa forêt de mangroves et ses villages de pêcheurs couronnés de badguir - des tours persanes traditionnelles servant à ventiler les maisons -, l’île de Qeshm, la plus grande du golfe Persique, avait tous les atouts pour charmer les touristes du monde entier. Cette "perle" s'étirant sur une centaine de kilomètres dans le détroit d’Ormuz a même été classée dès 2017 par l’Unesco pour son patrimoine géologique exceptionnel.
Si Qeshm n’a en réalité jamais pu rivaliser avec le luxe de Dubaï, cet endroit paradisiaque aux eaux cristallines attirait il y a encore quelques mois la classe moyenne iranienne, malgré la crise économique. Mais l’opération américano-israélienne, lancée le 28 février contre le régime des mollahs, a stoppé net ses ambitions touristiques, transformant ce havre de paix en potentielle cible militaire. Et mis en lumière son rôle stratégique pour l’Iran.Des touristes iraniens profitent du site de la Vallée des Étoiles sur l'île de Qeshm, en Iran, le 23 décembre 2011.Une usine de dessalement frappée
Une première attaque est venue le rappeler subitement. Le 7 mars, le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, accuse ainsi le Pentagone d’avoir frappé une usine de dessalement de l’île qui ravitaillait une trentaine de villages environnants. Une allégation non confirmée par Washington mais constituant une escalade majeure aux yeux de Téhéran, qui a...
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14/03 - "Si l’Iran met l’uranium enrichi à la disposition de Daech..." : le constat alarmant d’Adel Bakawan
La région était déjà la cible de plusieurs attaques de factions pro-iraniennes depuis le début du conflit. Cette fois, c'est un soldat français qui a été tué et six autres blessés lors d'une attaque de drone qui a visé une base militaire kurde en Irak, dans la région d'Erbil. Emmanuel Macron a confirmé vendredi sur X le décès de l'adjudant-chef Arnaud Frion du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces (Isère). C'est le groupe armé Ashab al-Kahf qui a revendiqué l'attaque sur Telegram, alors que Paris vient d'envoyer, quelques jours plus tôt, son porte-avions Charles-de-Gaulle dans la région, escorté de huit frégates et deux porte-hélicoptères amphibies, en soutien aux alliés de la France dans la région.
Cette attaque rappelle à quel point la situation est alarmante dans la région, estime Adel Bakawan, directeur du European Institute for Studies on the Middle East and North Africa (EISMENA). L'instabilité de l'Iran et de plusieurs pays de la région, conjuguée à l'activation des proxys iraniens, pourrait favoriser la résurgence de nombreux mouvements terroristes. Entretien.
L'Express : Un militaire français a été tué par un groupe armé irakien et pro-iranien, Ashab al-Kahf qui a revendiqué l’attaque. Que sait-on sur ce groupe ?
Adel Bakawan : Le nom d’Ashab al-Kahf apparaît au début de l’année 2019. Cette période correspond à une série d’attaques de drones ou de missiles balistiques visant le Kurdistan irakien. En effet, des milices irakiennes s’en prennent régulièrement aux infrastructures de la région :...
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14/03 - Kharg, la petite île iranienne devenue cible stratégique de Washington
On la surnomme parfois "l'île interdite". Sous contrôle des Gardiens de la révolution, l'île de Kharg est aussi petite que convoitée. Une petite bande de terre broussailleuse d'à peine quelques kilomètres de long, située à une trentaine de kilomètres des côtes iraniennes. Sur ses terres se cache le plus grand terminal d’exportation de pétrole brut de l’Iran, par lequel transitent 90 % des exportations de brut du pays. Jusqu’ici épargnée par les Etats-Unis et Israël, Donald Trump a revendiqué "l'un des raids aériens les plus puissants de l'histoire au Moyen-Orient" après avoir frappé les cibles militaires présentes sur l'île dans la nuit de vendredi à samedi, tout en se gardant, pour l'instant, de toucher au terminal pétrolier lui‑même.
Le président américain a martelé avoir choisi de "ne pas détruire les infrastructures pétrolières" de Kharg, liant cette retenue au maintien de la libre circulation des navires dans le détroit d’Ormuz. En clair, le pétrole reste pour l’instant épargné mais l’ultimatum est posé : si Téhéran bloque le détroit, les installations pétrolières de l’île pourraient devenir la prochaine cible. Côté iranien, Téhéran a prévenu que toute attaque contre ses propres infrastructures énergétiques l'amènerait à prendre pour cible, en représailles, les installations dans la région des compagnies pétrolières associées aux Etats-Unis.Pourquoi les Etats-Unis visent l’île de Kharg
Au fil des décennies, l’île a été recouverte d’infrastructures énergétiques. Par des oléoducs, Kharg reçoit...
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14/03 - En Hongrie, la campagne de communication du Kremlin pour reconduire Viktor Orban au pouvoir
Sur le continent européen, les dirigeants aux relations chaleureuses avec Vladimir Poutine se comptent sur les doigts d'une main. Hormis son allié de toujours biélorusse Alexandre Loukachenko, le président russe peut compter sur ses liens avec le président serbe Aleksandar Vučić ou le Premier ministre slovaque, Robert Fico. Mais une autre figure suscite bien plus l'intérêt du Kremlin : Viktor Orban. Chef du gouvernement hongrois depuis 2010, ce dernier n'a jamais caché sa proximité avec son homologue à Moscou. Une entente qu'il n'a pas reniée depuis le début de la guerre en Ukraine : le conflit n'a pas empêché le conservateur de se rendre plusieurs fois dans la capitale russe afin de rencontrer Vladimir Poutine, auquel il a promis en novembre dernier de continuer de se fournir en hydrocarbures russes.
Un soutien rare, et donc précieux, pour l'ex-espion du KGB. Mais celui-ci compte bien remercier Viktor Orban de sa sympathie à son égard. Le 12 avril prochain, les électeurs hongrois seront appelés aux urnes pour un nouveau scrutin législatif. Or, après des années de domination sans partage du pouvoir, l'actuel Premier ministre fait face à un opposant mieux placé que lui dans les sondages. Peter Magyar, ex-membre du Fidesz, le parti de Viktor Orban, menace sérieusement sa place au pouvoir. Les enquêtes d'opinion attribuent à ce candidat pro-européen une avance d'environ 10 points sur son ancien allié. La Hongrie bientôt sous l'administration d'un gouvernement plus critique de la Russie ? Impossible à...
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14/03 - "Le problème du Louvre, c’est qu’il dépense mal" : Maryvonne de Saint-Pulgent décrypte la crise du patrimoine
Sept ans après l’incendie de Notre-Dame, quatre mois après l'humiliant cambriolage du Louvre, de nombreuses questions se posent. Comment en est-on arrivé là ? Par désinvolture ? Mauvaises décisions politiques ? Nos chefs-d’œuvre sont-ils en péril ? Maryvonne de Saint-Pulgent, directrice générale du patrimoine de 1993 à 1997 et auteur d'Alerte sur le patrimoine (Gallimard, février 2026) est l'invitée des Grands entretiens d'Anne Rosencher. Une personnalité qui parle en connaissance de cause, et qui ne mâche pas ces mots. Avec ses formules ciselées de "tonton flingueuse du patrimoine", elle nous décrit, exemples à l'appui, des décennies de mauvaises priorités. L'intégralité des quarante-cinq minutes d'entretien est à retrouver sur les plateformes habituelles de vidéos et de podcasts.
L'Express : Le cambriolage du Louvre en octobre a provoqué la stupeur des Français. D’autant plus que quelques semaines plus tard, une inondation endommageait le département des antiquités égyptiennes. De quoi cette apparente incurie est-elle le symptôme ?
Maryvonne de Saint-Pulgent : Alors je vais charger la barque : il y a eu plusieurs inondations au Louvre depuis le cambriolage. Une dans une bibliothèque, et une, effectivement, dans un département muséographique. Sans compter la fermeture de la galerie Campana en novembre, pourtant restaurée il y a peu, sans que l'on ait vérifié l'état du plancher au-dessus… qui ne tient plus. Deux ans après sa réouverture en grande pompe, voilà la galerie emblématique à nouveau fermée !...
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14/03 - Tourisme : Singapour, l’échappée verte en pleine ville
Partir loin pour mieux déconnecter. Malgré les difficultés économiques et les tensions géopolitiques, le tourisme n’a cessé d’augmenter ces dernières années (1,52 milliard de voyages en 2025, selon l’Organisation mondiale du tourisme). Mais pas n’importe comment. En 2026, la tendance est aux vacances Jomo (Joy of missing out, comprenez "la joie de manquer quelque chose"), c’est-à-dire privilégier des séjours plus calmes et plus immersifs, quitte à privilégier des destinations stars. L’Express en a sélectionné quelques-unes, de l’île Maurice au Japon, en passant par le Canada et Singapour. Et cette année, selon le voyagiste Sunweb, les Français anticipent davantage (+ 30 % des voyageurs par rapport au début de l’année dernière). Il convient donc de se hâter aujourd’hui pour s’offrir aux beaux jours des vacances lentes.
Se mettre au vert en pleine ville ? L’idée n’est pas antinomique pour cette cité-Etat, voulant concilier développement urbain, qualité de vie et durabilité environnementale. Une politique engagée dès 1967 par le Premier ministre Lee Kuan Yew, qui souhaitait transformer Singapour en une "belle cité-jardin avec des fleurs et des arbres, sans ordures, et aussi ordonnée que possible". Peu à peu, la ville se métamorphose et les autorités votent en 1975 le Parcs and Trees Act afin de maintenir la végétation et imposer un aménagement paysager dans tout projet de développement industriel ou d’habitation.Depuis 2005, un programme écologique avec des normes strictes
Une promenade à travers les avenues centrales...
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14/03 - Guerre au Moyen-Orient : derrière les attaques iraniennes, l’ombre de Vladimir Poutine
Une proximité qui perdure en temps de guerre. Dans son conflit contre Israël et les États-Unis, l'Iran peut compter sur un soutien de poids : la Russie. Sans s'impliquer frontalement dans les hostilités, plusieurs éléments indiquent que Moscou apporte un soutien stratégique important à Téhéran afin de l'aider dans ses attaques contre des intérêts étrangers, notamment américains. "Je pense que personne ne sera surpris d'apprendre que la main invisible de Vladimir Poutine est derrière certaines tactiques iraniennes, voire potentiellement derrière certaines de leurs capacités", a pointé jeudi 12 mars John Healey, le ministre britannique de la Défense, lors d'une prise de parole à Londres (Royaume-Uni). Des tactiques militaires inspirées de la Russie ?
Cet appui se matérialise sur plusieurs plans. Premier aspect : la tactique militaire. D'après The Guardian, l'Iran aurait déjà lancé plus de 2 000 drones Shahed depuis le 28 février sur tout le Moyen-Orient. Pour améliorer leur potentiel de destruction, la Russie aurait fourni des conseils d'utilisation de ces armes à la République islamique. Les militaires britanniques, visés dans la nuit de mercredi à jeudi par une attaque de drone sur une base d'Erbil (Irak), ont constaté sur le terrain que ces engins volaient "beaucoup plus bas que d'habitude". De quoi rendre ces appareils moins faciles à intercepter et "plus efficaces" au moment des frappes, a précisé le lieutenant-général Nick Perry, chef britannique des opérations interarmées.
Au-delà de la question...
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14/03 - Guerre en Iran : pourquoi la Chine pourrait être l’une des grandes gagnantes du conflit
Les apparences sont parfois trompeuses. Pour de nombreux observateurs, la Chine fait partie des grands perdants de la guerre en Iran. Il faut dire que sur le plan énergétique, le pays semble avoir pris un coup. Il est de loin le premier client du pétrole iranien, puisqu’il achète à des prix décotés entre 80 et 90 % de toute la production venant de Téhéran. De plus,selon le cabinet Kpler, 55 % de l’or noir et 32 % du gaz naturel liquéfié (GNL) que la Chine importe transite par le détroit d’Ormuz, où la circulation est désormais très restreinte.
Mais est-ce vraiment suffisant pour fragiliser le géant asiatique ? On peut en douter, tant Pékin peaufine sa stratégie de domination et de résilience depuis de nombreuses années. Pour se protéger, le gouvernement de Xi Jinping a déjà ordonné aux raffineurs de réduire les exportations de produits pétroliers afin de conserver cette ressource pour le marché intérieur. Il peut aussi compter sur un immense stock stratégique constitué de longue date : autour de 1,4 milliard barils de pétrole. Soit davantage que tous les pays membre de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) réunis... De quoi voir venir avant d'entrer véritablement dans le dur.
"Pour la Chine, ce n’est qu’une crise passagère. Elle s’est préparée depuis de nombreuses années à ce genre de scénario", assure Emmanuel Hache, adjoint scientifique à IFP Energies nouvelles et directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). D’une part grâce à la diversification de ses...
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14/03 - Un week-end à Madrid : Alberto Greco artiste vivant "hasta la muerte"
Peintre informel, poète, acteur, auteur de manifestes, musard queer, maître de cérémonie, fondateur de l’arte vivo… Alberto Greco (1931-1965) fut, au cours de sa courte existence, tout cela et bien d’autres choses encore. Seize années durant, il a fait de sa vie un espace public d’invention esthétique, entre exhibitionnisme histrionique, événements médiatiques et potins de rue, prônant l’engagement de l’art "avec les éléments vivants de notre réalité : le mouvement, le temps, les gens, les conversations, les odeurs, les rumeurs, les lieux, les situations".
Aujourd’hui, et cela sonne un peu comme une redécouverte, le musée Reina Sofia, à Madrid, retrace le parcours "tortueux et anticonformiste" du trublion de l’avant-garde expérimentale dans une rétrospective réunissant plus de 200 œuvres et documents, visible jusqu'au 8 juin. Fernando Davis, le commissaire de l’exposition, s’est attaché à mettre en lumière la production littéraire et artistique associée aux multiples déplacements géographiques de l'artiste portègne qui, dès le début des années 1950, cède aux démons de la bougeotte : Puna de Atacama, Humahuaca, Paris, Rio de Janeiro, São Paulo, Gênes, Rome, Madrid, Piedralaves, New York, Ibiza, Barcelone... Performance "vivo-dito" d'Alberto Greco, photographié par Claudio Abate à Rome, en 1962.
La trajectoire de Greco est celle d’un autodidacte qui fréquente très brièvement l’Ecole des beaux-arts de sa ville natale, se forme un temps dans l’atelier de Cecilia Markovich à la fin des années 1940, recueille aussi...
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14/03 - Détroit d’Ormuz : Donald Trump demande à d’autres pays l’envoi de navires de guerre
Les Etats-Unis ont "totalement détruit" des cibles militaires sur l'île iranienne de Kharg et ils en bombarderont les infrastructures pétrolières si l'Iran ne lève pas son blocage du détroit d'Ormuz, a déclaré Donald Trump, deux semaines après le début du conflit au Moyen-Orient qui a déjà provoqué une envolée des cours du pétrole.
L'Iran, dont 90 % des exportations de pétrole partent des terminaux de l'île de Kharg, a pour sa part menacé de s'en prendre en représailles aux installations pétrolières des compagnies coopérant avec les Etats-Unis dans la région en cas d'attaque contre ses propres infrastructures d'hydrocarbures. Alors que Téhéran ne montre aucun signe de fléchissement, les attaques se poursuivent de part et d'autre, Israël ayant dit vendredi avoir frappé plus de 200 cibles en 24 heures dans le centre et l'ouest de l'Iran, notamment des lanceurs de missiles balistiques, des systèmes de défense antiaérienne et des sites de production d'armes.
L'ambassade des Etats-Unis en Irak, à Bagdad, a été touchée par des missiles samedi et de la fumée s'élevait du bâtiment. Les Gardiens de la révolution iraniens ont pour leur part déclaré avoir poursuivi leurs attaques contre Israël aux côtés du Hezbollah libanais, selon l'agence iranienne Tasnim. Donald Trump, qui donne des indications contradictoires sur la durée du conflit, a déclaré vendredi 13 mars aux journalistes qu'il durerait "aussi longtemps que nécessaire".
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump déclare avoir "complètement détruit" des cibles militaires sur...
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14/03 - Langue française : ces petits "s" qui changent tout
Qui dira jamais l’importance d’un "s" pour marquer le pluriel ? Le plus souvent, il s’agit d’une simple question d’orthographe : "un arbre", "des arbres". Mais, dans certains cas, l’enjeu est plus important encore car c’est le sens qui change du tout au tout. Voyez plutôt.Il arrive que, dans la précipitation, on oublie son parapluie. Ce qui peut être fâcheux en cas de précipitations.Avoir des lettres n’est pas déconseillé quand on veut en écrire une.J’aime beaucoup jouer aux échecs, pas tellement en subir un. On peut le regretter, mais toute l’humanité n’a pas fait ses humanités.Pour passer un examen, mieux vaut disposer de solides connaissances qu’une vague connaissance au ministère de l’Education nationale.Inutile de faire vos courses au pas de course. Pour écrire ses mémoires, il est préférable d’en avoir une bonne.Quand je regarde une émission de variétés, je me dis souvent que cela manque de variété. Avec la généralisation du paiement électronique, les espèces deviennent une espèce en voie de disparition.En se débarrassant de ses effets à la télévision, on réussit généralement son petit effet.
Moralité ? Il y a tout de même des pluriels bien singuliers.
Source : Dictionnaire du bon français contemporain, avec des exemples effrontés et des commentaires insolents, par Françoise Nore. Editions Les Cent...
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14/03 - Iran, la succession de Khomeini en 1989 : "On aurait tort de donner à Ali Khamenei un certificat de modération"
Dix ans après son retour triomphal d'exil, l'ayatollah Khomeini s'éteint le 3 juin 1989. Envoyé spécial à Téhéran pour couvrir les obsèques du Guide suprême, Alain Louyot dresse le portrait de son successeur.Extrait de L'Express du 9 juin 1989Les orphelins de l'imam
Bien sûr, au moins à court terme, tout semblait "verrouillé" dans les institutions de la République islamique, afin de garantir un semblant d'ordre et de continuité. On pouvait, dès lors, prendre sans trop de risque, ici, le pari que les quarante jours de deuil national ne seraient pas troublés par les rivalités des candidats à la succession ni par les velléités de retour en force des mouvements d'opposition exilés. Déjà, on savait écarté le fils du disparu, Ahmad, dont la personnalité ne séduisait personne. Enfin, en un temps record, un héritier "universellement reconnu comme juste, pieux et compétent", comme l'assurent les officiels, avait pu être désigné par la toute-puissante Assemblée des experts. Sans doute, un guide aussi charismatique que Khomeini ne saurait avoir de remplaçant à sa mesure.
Reste que le choix de Seyyed Ali Khamenei Moussavi, 51 ans, président de la République islamique dont le deuxième mandat devait expirer ce mois-ci, paraît particulièrement judicieux. Si l'on se place, bien évidemment, du point de vue des tenants du régime théocratique en vigueur... "En effet, confie un diplomate en poste à Téhéran, Khamenei est peut-être le seul dignitaire capable sinon de réconcilier vraiment, du moins de faire coexister sans trop de...
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14/03 - "C’est le son le plus terrifiant de la guerre" : en Ukraine, deux jours dans une formation anti-drones
Jusqu'au dernier moment, nous n'aurons pas l'adresse. Notre bus slalome sur un chemin boueux, au cœur d'une forêt de la région de Kiev. Soudain apparaissent des bâtiments en ruine dissimulés sous des filets de camouflage. Une vingtaine de journalistes descendent, tous ukrainiens - sauf moi. Direction : une formation anti-drones dans un centre d'entraînement militaire, menée par la fondation 2402.
Créée en février 2022 par deux reporters ukrainiens, cette organisation à but non lucratif a d'abord distribué des gilets pare-balles aux journalistes envoyés sur le front, avant de les former à exercer leur métier en zone de guerre. Ce type de stages, conçus par des militaires britanniques dans les années 1990, se sont imposés dans les rédactions anglo-saxonnes. "Mais en Ukraine, ils ne collaient plus à notre réalité", tranche Kateryna Sergatskova, cofondatrice et reporter de guerre passée par l’Irak et la Syrie.
Le long de la ligne de front, des milliers de drones — souvent produits pour quelques centaines de dollars — créent une "kill zone" de 20 à 25 kilomètres de profondeur, attaquant tout ce qui bouge, y compris les journalistes. En octobre 2025, le photojournaliste français Antoni Lallican est ainsi tué à une vingtaine de kilomètres du front. Peu après, un drone frappe Kramatorsk et tue deux journalistes ukrainiens, Olena Hramova et Yevhen Karmazin. Les pertes imputables aux drones sur le front sont passées de moins de 10 % en 2022 à près de 80 % l'an dernier, selon les données de l’armée ukrainienne....
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14/03 - Akshay Rathi, The Economist Intelligence Unit : "L’Europe est le meilleur endroit où vivre en 2026"
A la tête d'une équipe de vingt analystes et de centaines de sondeurs locaux, Akshay Rathi supervise chaque année le classement mondial de la qualité de vie avec The Economist Intelligence Unit. 173 villes sont épluchées à travers cinq critères principaux, déclinés en dizaines de sujets du quotidien : la stabilité, l'éducation, les infrastructures, la santé et la culture. Tout en bas du classement, Damas (Syrie) et Tripoli (Libye) stagnent aux deux dernières places. Le sommet, lui, semble réservé à l'Europe occidentale, avec quatre villes dans le top 5 de l'année passée : Copenhague, Vienne, Zurich et Genève.
A l'approche des municipales en France, les 15 et 22 mars, Akshay Rathi développe ces choix pour L'Express et explique la place occupée par les deux villes françaises du classement, Paris et Lyon.
L'Express : Parmi les cinq premières villes de votre classement de la qualité de vie, quatre se trouvent en Europe occidentale. L'Europe est-elle le meilleur endroit pour vivre sur terre en 2026 ?
Akshay Rathi : Aucun doute là-dessus : en termes de qualité de vie, on ne fait pas mieux que les villes d'Europe occidentale. Et de loin ! Leur défi consiste désormais à maintenir ce niveau de services publics et d'infrastructures : leur nombre d'habitants ne cesse de croître, leurs organismes publics se retrouvent sous pression et leurs ressources ont tendance à diminuer, ce qui fait légèrement décliner la qualité de vie dans ces grandes villes européennes. Mais en termes d'infrastructures municipales,...
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14/03 - A Téhéran, l’espoir d’un avenir meilleur s’amenuise : "Je veux assister au départ des mollahs, mais..."
Le premier jour, lorsque la nouvelle du bombardement, et de la destruction du bureau du Guide suprême, est tombée vers 10 heures du matin, la population, terrifiée, s'est ruée vers les stations-service, les boulangeries et les magasins, craignant une pénurie. "Nous n'avons plus de conserves, ni de thon, ni de haricots, ni même de biscuits, témoigne un vendeur dans une épicerie. Les gens ont tout acheté dans les deux premières heures, et on ignore quand ces produits seront de nouveau disponibles."
Dans la capitale iranienne, l'odeur de poudre est omniprésente. Cette opération américano-israélienne l’a de nouveau plongée dans les ténèbres, pour la troisième fois depuis un demi-siècle. Une femme au foyer raconte : "J'avais sept ans pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988) et je priais pour que mon enfant ne connaisse jamais cela, qu'il ne grandisse pas dans ce climat de violence. Mais voilà, c'est arrivé et nous devons maintenant quitter Téhéran". Comme elle, de nombreux parents ont récupéré leurs enfants à l'école et ont fui la ville dans la nuit, se mêlant à tous ceux qui prenaient la route.L'espoir de justice
Beaucoup, aussi, sont restés chez eux, confiants dans l'issue de la guerre, en attendant que quelque chose d'important se produise. Il était 22 heures lorsque la rumeur de la mort de l'ayatollah Ali Khamenei a retenti. Un événement qu'espéraient des familles endeuillées par la répression sanglante des manifestations des 8 et 9 janvier, ainsi que ceux que l’échec des protestations avait laissé...
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14/03 - Détroit d’Ormuz : "En voulant assurer les bateaux, Donald Trump suit son schéma rhétorique habituel"
Dans le chaos créé par les drones iraniens et les missiles occidentaux, l'idée a vite fait "pschitt". Donald Trump espérait relancer le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz en proposant un système d’assurance bon marché. Mais comme souvent avec le président américain, les discours enflammés peinent à se traduire par de véritables avancées sur le terrain. Spécialiste de la politique américaine au Cato Institute, Tad DeHaven décrypte pour L'Express le schéma de pensée du président américain, son désir de créer un fonds souverain qu’il pourrait gérer à sa guise sans l'aval du Congrès, mais aussi les nombreux problèmes soulevés par la gouvernance trumpiste.
L’Express : La proposition de Donald Trump visant à réduire le coût de l’assurance pour les navires transitant par le détroit d’Ormuz, est-elle adaptée à la situation ?
Tad DeHaven : Pas vraiment. Il s'agit d'un problème lié au risque de guerre, et pas simplement d'un manque d'argent. Les assureurs procèdent à une réévaluation agressive des tarifs. Les menaces physiques persistent, même si la Lloyd's a déclaré que la couverture dans le Golfe "restait actuellement en place", ce qui signifie que le marché est sous pression mais pas absent. Ce que Trump a décrit se présente comme une protection universelle et bon marché pour tout le commerce maritime. Or ce que la Société financière internationale pour le développement (DFC), qui doit servir de support à cette politique, a réellement annoncé, c'est un mécanisme de réassurance beaucoup plus restreint destiné à des...
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13/03 - "Une décision très préoccupante" : l’Europe vent debout contre la levée des sanctions américaines sur le pétrole russe
Les réactions européennes ne se sont pas fait attendre. Le ministère américain des Finances a annoncé ce jeudi une dérogation de 30 jours pour l'achat, malgré les sanctions américaines, de pétrole et produits pétroliers russes actuellement bloqués en mer, une mesure visant à stabiliser les marchés énergétiques mondiaux perturbés par la guerre en Iran.
Cette dérogation autorise la livraison et la vente de pétrole brut et de produits pétroliers russes qui ont été chargés sur des navires au plus tard le 12 mars. Elle sera valable jusqu'au 11 avril prochain, selon un texte publié sur le site internet du département du Trésor américain. Les Européens inquiets
Mais si l'allègement des sanctions devrait stimuler l'offre mondiale de pétrole, il pourrait également compliquer les efforts des Occidentaux visant à priver la Russie des revenus nécessaires à sa guerre en Ukraine et mettre Washington en désaccord avec ses alliés.
L'Europe a donc sans surprise déploré cette dérogation, à l'image du chancelier allemand Friedrich Merz, qui l'a qualifiée de "mauvaise" décision. "Il y a actuellement un problème avec les prix, mais pas avec l'approvisionnement. A cet égard, j'aimerais savoir quels autres facteurs ont poussé le gouvernement américain à prendre cette décision", a-t-il déclaré en marge d'un déplacement en Norvège.
De son côté, l’Union européenne, par la voix du président du Conseil européen Antonio Costa, a jugé "très préoccupante" la décision "unilatérale" des Etats-Unis, qui a "des répercussions sur la sécurité...
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13/03 - Ventes de livres : Marie-Antoinette peut-elle sauver la librairie ?
On comptait sur Gisèle Pelicot et son récit Et la joie de vivre (Flammarion) pour voler au secours d’un marché en berne. Elle a fait une très bonne première semaine à 63 000 exemplaires, puis une deuxième à 40 000 et enfin une troisième à 20 000. Sauf surprise, la courbe va continuer de baisser – mais elle devrait quand même permettre à Gisèle Pelicot d’atteindre les 150 000 exemplaires. Les observateurs passant d’une actualité à une autre, tous les regards sont déjà braqués ailleurs : sur les potentiels best-sellers de mars.
Soulagement pour leurs éditeurs respectifs, Calmann-Lévy et Hugo Publishing : Guillaume Musso et Morgane Moncomble répondent présents avec Le Crime du paradis et La Révolte de la Reine. Il n’est pas inintéressant se pencher sur ce dernier livre. Après le carton des quatre volumes de sa saga Seasons, Morgane Moncomble fait cette fois-ci dans le roman historique avec une trilogie, Inheritance, dont La Révolte de la Reine est le premier tome. Nous sommes à Versailles en 1788. La révolte populaire gronde tandis que des cabales pourrissent la cour. Originalité de l’affaire ? Le roi et la reine ne s’appellent pas Louis XVI et Marie-Antoinette mais… Alexandre d’Arc du Lys et Acacia. Cette romance ennemies to lovers cache une uchronie : Morgane Moncomble réinvente complètement les faits historiques, intervertit date, lieux et événements, et l’on va de surprise en surprise (impossible d’en dire plus). On ne sait pas ce qu’en auraient pensé Tocqueville ou François Furet, mais les fans sont d’ores...
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13/03 - Municipales 2026 : la double campagne de Marine Tondelier sous l’œil d’Olivier Faure
"Vous faites ce que vous voulez, mais nos espoirs reposent sur vous pour les douze prochaines années." Mars 2014, place du marché d’Hénin-Beaumont. La colistière EELV du coin, une certaine Marine Tondelier, fait les cent pas téléphone en main. La gauche est en déroute dans le reste du pays mais l’Isère, elle, est un îlot. À l’autre bout du fil, un conseiller d’Éric Piolle reçoit quelques encouragements avant l’élection de son poulain à la mairie de Grenoble. Mais l’exception est un signal faible. Les Verts n’auront qu’à attendre le prochain scrutin local pour que la vague émeraude ne déferle sur les métropoles et autres villes de plus de 100 000 habitants. Comme un éternel recommencement à l’aube de nouvelles élections municipales où l’écologie n’est plus une priorité, certains édiles verts - comme à Lyon, Strasbourg ou Bordeaux - affichent une grise mine. Devenue aujourd’hui patronne des Écologistes, Marine Tondelier s’apprête ainsi à remettre en jeu le patrimoine du parti, et bien davantage encore.Campagne à double face
Marine Tondelier a mené une campagne à double face. Côté pile, la secrétaire nationale des Écologistes est venue appuyer les listes portées par des Verts ou composées de personnalités de son cru. Elle et ses amis, comme le sénateur Thomas Dossus, voient même "la bérézina s’éloigner", escomptent d’autres conquêtes, à l’instar des villes de Talence, Fécamp ou Lorient. Jeudi 12 mars, les boucles écologistes ont chauffé, car les huiles ont fait circuler un bon sondage. À Lyon, le sortant Grégory Doucet...
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13/03 - Renouveau industriel : "Rien ne justifie que des produits standardisés soient encore fabriqués en Europe"
Un timide sourire ou une légère inquiétude ? Difficile de trouver la réaction adéquate face au bilan de santé de l'industrie, dévoilé cette semaine par Bpifrance, la banque publique d’investissement : si la France a vu naître 50 usines de plus en 2025 qu’en 2024 - avec un total de 245 l'an dernier - le rideau s'est baissé sur 244 sites. Certains, comme Brandt en décembre, ont marqué les esprits. Et la série noire semble se poursuivre en ce début d'année avec la verrerie Arc, placée en redressement judiciaire en janvier. Déjà en queue du peloton européen en matière de poids de l’industrie dans son PIB, la France peine à enrayer l'hémorragie de ses filières historiques.
Aux confins de Mulhouse, dans une immense bâtisse en briques, on réfléchit intensément à la question. Cette friche industrielle de la Société alsacienne de constructions mécaniques - l'ancêtre d'Alstom - abrite aujourd'hui Kilomètre zéro (Km0), laboratoire de l’innovation dans l’industrie au travers de sa transformation numérique. Entièrement privé, il accueille aussi bien des start-up que des équipes issues de grands groupes, comme Eiffage. A sa tête, un tandem singulier : Gérald Cohen, professeur à l’université de Haute-Alsace, et Patrick Rein, chef d’entreprise.Penser une industrie soutenable
Refusant le défaitisme, le duo ne manque pas d’idées pour réimaginer le paysage industriel tricolore. Avec une conviction : plutôt que de rembobiner l’ancien film, il faut révolutionner l'approche. "Il serait inutile de réindustrialiser en ajoutant de la capacité...
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13/03 - "LFI, anatomie d’une perversion" : le livre noir du mélenchonisme
Qui aurait pu imaginer, avant La France insoumise (LFI), qu'un pas seulement séparait l'universalisme républicain du communautarisme assumé ? Jamais aucune formation politique n'a opéré, dans l'histoire moderne, une aussi rapide et profonde mutation que celle fondée par Jean-Luc Mélenchon en 2016. Un ouvrage collectif, LFI, anatomie d'une perversion (David Reinharc éditions), rédigé sous la direction du philosophe et historien des idées Pierre-André Taguieff, qui regroupe une panoplie d'intellectuels - de Raphaël Enthoven à Dominique Schnapper en passant par Eva Illouz, Olivier Galland, Christine Angot, ou encore Philippe Val, Brice Couturier, Jean-Éric Schoettl et auquel Alix L'Hospital et Baptiste Gauthey, journalistes à L'Express, ont participé - tente de comprendre les ressorts de cette mue à nulle autre pareille, qui arrive encore à surprendre.
Chapitre après chapitre, on ne cesse de s'interroger : comment celui qui "croyait à la laïcité" (Najwa El Haïté), dénonçait jusqu'en 2016 "avec vigueur le port du voile et de la burqa" (Marc Knobel), prononçait le 26 janvier 2015 l'oraison funèbre de Charb, a-t-il pu se transformer en thuriféraire d'un "nouveau peuple" (Robert Redeker), en "révisionniste assumé"...
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13/03 - Pologne : crise politique ouverte entre Donald Tusk et Karol Nawrocki autour du programme Safe
"La Pologne doit s’armer, mais elle doit le faire selon ses propres règles." Ces mots, prononcés le 12 mars dans une allocution télévisée par le président conservateur Karol Nawrocki, le seul étendard blanc et rouge derrière lui, mettent fin au suspense électrique qui pesait sur Varsovie depuis des semaines. D’un ton ferme, le chef de l’Etat polonais a annoncé appliquer son veto au plan Safe, ce crédit européen XXL à taux préférentiel, censé financer les dépenses militaires des Etats membres et pour lequel la Commission européenne pourrait mobiliser jusqu'à 150 milliards d'euros.
En Pologne, c’est un véritable coup de semonce puisque le pays, aux portes de la guerre en Ukraine, est censé être le plus large bénéficiaire de ce mécanisme européen. Pour justifier son véto, le président a fustigé un "emprunt étranger contracté sur quarante-cinq ans [...] sur lequel se rémunéreront les banques occidentales et les institutions financières". Selon Karol Nawrocki, "Bruxelles pourrait suspendre le financement de manière arbitraire, en invoquant des mécanismes de conditionnalité", tels que le respect de l’État de droit, un terrain sur lequel les nationalistes polonais ont déjà été épinglés par le passé. Bref, voilà 44 milliards d’euros de prêts européens balayés d’un revers de main.Une lutte politique au sommet
Le mécanisme Safe, arraché au forceps par le Premier ministre Donald Tusk auprès de la Commission européenne l’année passée, devait être le triomphe diplomatique du gouvernement centriste. Le voilà converti en casse-tête...
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13/03 - Arnaud Miranda : "En Russie ou en Chine, on s’intéresse aussi aux néoréactionnaires américains"
Longtemps limité, aux Etats-Unis à quelques blogs, le courant "néoréactionnaire" serait sans doute resté dans l’ombre si Donald Trump n’était revenu au pouvoir. Seulement voilà : après le premier mandat chaotique du président Maga, il fallait donner une colonne vertébrale au mouvement qui porte son nom, le trumpisme. Quelques "penseurs", comme Curtis Yarvin ou Nick Land, en ont profité pour occuper le terrain. Soutenus par le milliardaire Peter Thiel et porteurs d’idées ultraradicales - destruction de la démocratie, instauration d’un modèle monarchiste et inégalitaire qui rappelle singulièrement les années 1930… -, ils ont désormais une certaine influence dans la sphère Maga.
Le programme de réduction de coûts Doge, initié par Elon Musk ? Ce sont eux. Transformer Gaza en Riviera ? Eux aussi. Le discours de J.D. Vance qui a traumatisé les Européens à la conférence de Munich, l’an dernier ? Eux toujours. Il faut donc s’intéresser à eux, car eux s’intéressent à nous, et veulent nous mettre à l’heure néoréactionnaire, explique Arnaud Miranda, chercheur associé au Cevipof et enseignant à Sciences Po, qui vient de leur consacrer un essai très instructif, Les lumières sombres (1). Entretien.
L'Express : Animal politique à sang chaud, Donald Trump est souvent perçu comme un être dépourvu de toute idéologie. Qu’en pensez-vous ?
Arnaud Miranda : Lorsqu’il est arrivé au pouvoir en 2016, Donald Trump n’avait ni plan de bataille ni structure idéologique, ce qui a produit les quatre années erratiques que l’on connaît. Fort de ce...
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13/03 - Nucléaire : cette erreur stratégique de l’Europe qui doit nous servir de leçon
"Erreur stratégique" : la tentation de l’amertume est grande après la sortie de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, reconnaissant la faute que fut la marginalisation de l’énergie nucléaire en Europe, à l’occasion du sommet international organisé à Paris le 10 mars dernier. Amertume en songeant au temps perdu et aux conséquences majeures de cette décision que prirent, à partir du tournant des années 2000, nombre de pays européens. Amertume devant les chiffres : en 1995, l’Europe produisait 33 % de son électricité avec du nucléaire et importait 44 % de son énergie ; aujourd’hui, elle importe 54 % de son énergie… et produit 23 % de son électricité avec du nucléaire. Amertume en constatant que le développement des énergies renouvelables a très majoritairement remplacé, non pas les importations, mais la production domestique.
Que serait aujourd’hui la situation énergétique européenne si le continent avait choisi de faire rimer nucléarisation et décarbonation, au lieu de jouer la décarbonation contre la nucléarisation ? Dans le scénario contrefactuel d’un continent resté leader nucléaire, l’Europe de 2026 ne regarderait pas les marchés du gaz avec la même inquiétude. Son système électrique reposerait sur un socle bas carbone plus robuste et pilotable. L’industrie européenne serait moins exposée aux chocs géopolitiques et aux flambées de prix. S’agissant du cas précis de l’Allemagne, certaines modélisations montrent que, si Berlin avait choisi de fermer d’abord ses centrales à charbon plutôt que...
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13/03 - Municipales : ce que disent les derniers sondages dans les principales villes françaises
Suspense total à Paris, le RN en embuscade à Marseille, l'avenir politique d'Edouard Philippe en jeu au Havre... Les enquêtes d'opinion prévoient des résultats serrés dans de nombreuses villes lors du premier tour des élections municipales, dimanche 15 mars. Quelque peu éclipsé ces dernières semaines par l'actualité internationale et la guerre au Moyen-Orient, le scrutin concentre pourtant d'importants enjeux, tant au niveau local qu'à l'échelon national, près d'un an avant la présidentielle. À deux jours de choisir les quelque 35 000 maires français, que disent les derniers sondages dans les principales métropoles du pays ? Tour d'horizon.Paris : un match Grégoire/Dati rempli d'incertitudes
Dans la capitale, tenter de prédire qui pourrait prendre la place d'Anne Hidalgo est particulièrement difficile. Deux favoris se détachent : Emmanuel Grégoire (PS-ÉCO-PCF) et Rachida Dati (LR-MoDem). Longtemps premier adjoint à l'Hôtel de ville, le député socialiste est crédité de 31 % des intentions de vote dans le dernier sondage OpinionWay publié le 12 mars pour Le JDD, Europe 1 et CNews. Une légère avance sur l'ex-ministre de la Culture, qui cumulerait pour le moment 26 % des votes. Mais la configuration du second tour, avec une possible quadrangulaire, voire une quinquangulaire, pourrait rebattre toutes les cartes. Trois candidats pourraient être en position de se maintenir : la députée LFI Sophia Chikirou (13 %), l'eurodéputée Reconquête Sarah Knafo (12 %) et le centriste Pierre-Yves Bournazel (12 %).Marseille...
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13/03 - Municipales 2026 : cet enjeu caché derrière les non-désistements des candidats
Attention, une élection peut en cacher une autre ! Bien sûr, les 15 et 22 mars, les Français voteront pour élire l'équipe municipale et donc le maire de leur ville ou de leur village. Bien sûr, les enjeux locaux sont capitaux : il y va de la gestion des écoles publiques, des crèches, de la voirie, des logements, de la sécurité publique, des projets d'urbanisme ou bien encore de la vie culturelle des 36 529 communes que compte notre pays. Mais ce que vous ne savez peut-être pas, c'est qu'en glissant un bulletin dans l'urne ces deux prochains dimanches, vous dessinerez, aussi, la future composition du Sénat, puisque l'écrasante majorité du collège électoral des sénateurs est composée d'élus municipaux ou de délégués désignés par les conseils municipaux. Pas une mince affaire, surtout lorsque l'Assemblée nationale se trouve à ce point morcelée et polarisée : la chambre haute a démontré, depuis quelques années, son importance comme sa capacité de nuisance pour le pouvoir en place.
Les partis, eux, ont parfaitement intégré ce coup de billard constitutionnel à deux bandes. D'autant que la moitié des sièges au Sénat sera renouvelée... en septembre prochain. Alors que fleurissent déjà, çà et là, les appels au désistement dans l'entre-deux tours en cas de risque de victoire du Rassemblement national ou, inversement, de La France insoumise, on comprend alors un peu mieux pourquoi les formations et leurs candidats comptent bien se maintenir coûte que coûte. Un petit empêchement, c'est bien. De grands électeurs, c'est mieux....
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13/03 - Les Kurdes iraniens se préparent à affronter les mollahs de Téhéran : "Nous attendons le bon moment…"
La voix d’Afsana Rahimi est entrecoupée de respirations saccadées. "Ils viennent de viser notre base, alors que nous étions tous à l’intérieur", parvient-elle à articuler avant de raccrocher subitement son téléphone. Quelques minutes plus tôt, le siège du Khabat, l’un des partis d’opposition kurdes iraniens exilés en Irak, a été attaqué. Un drone puis un missile se sont écrasés sur le campement situé à Topzawa, à 25 kilomètres à l’ouest d’Erbil, dans le nord du pays. Les fenêtres ont volé en éclats, comme l’intérieur de trois bâtiments. Parmi la cinquantaine de peshmergas – terme désignant les combattants kurdes et signifiant "ceux qui affrontent la mort" – qui vivaient et s’entraînaient ici, deux ont été blessés. Ils ont désormais pour la plupart déserté les lieux et seule une poignée d'entre eux, leur kalachnikov pour seul moyen de défense, est restée pour surveiller le ciel obscur.
C’est de là que pleuvent depuis le début de la guerre les drones et les missiles envoyés par Téhéran et ses alliés chiites irakiens. Ils visent les positions des Kurdes iraniens exilés depuis les années 1980 au Kurdistan irakien. L’Iran craint qu'ils ne prennent part à la guerre, aux côtés des États-Unis et d’Israël. Et intensifie ses frappes.
La semaine dernière, Donald Trump a déclaré à Reuters qu'il soutiendrait ces groupes d'opposition s'ils lançaient une opération terrestre contre Iran. Le 22 février, cinq d’entre elles, rejointes ensuite par une sixième, ont annoncé la création d’une coalition visant à "renverser la République islamique" et à...
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13/03 - Moyen-Orient : ce que l’on sait de la mort d’un soldat français en Irak
Une première victime française de la guerre au Moyen-Orient. "L’adjudant-chef Arnaud Frion du 7ème bataillon de chasseurs alpins de Varces est mort pour la France lors d’une attaque dans la région d’Erbil en Irak", a annoncé Emmanuel Macron, dans un message publié dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13 mars sur son compte X. Le président de la République a adressé "toute l'affection et la solidarité de la Nation" à "sa famille" et à "ses frères d'armes".
Au total, sept soldats, "parmi lesquels l’adjudant-chef Arnaud Frion", ont été touchés lors de cette attaque de drone survenue à 20h40 (heure française) au centre de la base kurde de Mala Kara, a précisé vendredi matin le ministère des Armées dans un communiqué. "Malgré une prise en charge rapide par les équipes médicales présentes", Arnaud Frion, déployé en Irak depuis le 24 janvier 2026, "a succombé à ses blessures", indique le texte, qui rapporte que le rapatriement des blessés "toujours à l’hôpital" se "met en place".
Le Kurdistan irakien et sa capitale Erbil ont été ciblés ces derniers jours par de nombreuses frappes. Sans explicitement revendiquer cette attaque, Ashab Al-Kahf, un groupe armé pro-iranien en Irak, a indiqué son souhait de cibler "tous les intérêts français en Irak et dans la région", après le déploiement du porte-avions français Charles-de-Gaulle dans le Golfe persique. Cette milice chiite, soutien du régime des mollahs, a notamment appelé la population à ne pas s'approcher...
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13/03 - Des municipales à la présidentielle : l’infâme plan de bataille du camarade Mélenchon
Les digues sont rompues. Jean-Luc Mélenchon caresse l’antisémitisme le plus archaïque et flatte la violence gauchiste la plus décérébrée. Mais que cherche-t-il vraiment vu que, selon toute évidence, il cherche quelque chose ? J’entrevois deux strates d’un plan de bataille rationnel (en laissant de côté l’hypothèse – non invalidée à ce jour – d’une pure et simple aspiration au chaos).
Primo, les municipales. LFI a besoin de gagner quelques mairies importantes, et d’écraser ceux qui semblent s’éloigner du nid. Il lui faut donc parler à sa base et notamment aux cités – avec ce qu’elles emportent de séparatisme et de haine d’Israël – mais aussi à l’importante et hétérogène fraction de la jeunesse qui, en bon automate semi-hormonal armé d’une culture historique structurée comme une passoire, prête l’oreille à son discours rageux et se promet le "Grand soir". Devant cette clientèle, Mélenchon sait qu’il peut tout se permettre sans prendre aucun risque.
Secundo, la présidentielle. Contrairement à Marine Le Pen ou Jordan Bardella, Mélenchon n’a aucun besoin de se dédiaboliser. Il parie que les "raisonnables" viendront à lui de toute façon. Pour au moins deux raisons.
La première tient à la puissance du réflexe identitaire "de gauche". L’histoire récente montre qu’il n’a pas disparu. La Nupes de 2022 avait fini par collapser sous la pression insoumise. Aux européennes, le PS s’était résolu à avancer sous la rassurante bannière glucksmannienne et avait obtenu un bon résultat. Le coin semblait enfoncé entre les dingues et les autres....
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13/03 - Comment le blocage d’Ormuz menace la sécurité alimentaire de 50 millions de personnes
Donald Trump a - encore - parlé trop vite. Le président américain a beau avoir affirmé, lundi 9 mars, que la guerre en Iran était "bientôt finie", une tout autre réalité s'observe sur le terrain. Près de deux semaines après le début de l'attaque menée par les Etats-Unis et Israël sur l'Iran, la tension est loin d'être retombée au Moyen-Orient. Dans le détroit d'Ormuz, point névralgique du commerce maritime mondial, un vraquier thaïlandais, parti des Emirats arabes unis en direction de l'Inde, a dû être évacué, mercredi 11 mars, après avoir été touché par deux tirs de missile. Sur les images diffusées sur les réseaux sociaux, on distingue le navire, long de plus de 170 mètres, en flamme, entouré de canots de sauvetage sur lesquels se précipitent les 22 membres de l'équipage. Une attaque, revendiquée par les Gardiens de la révolution, qui vient s'ajouter à la longue liste d'incidents du même type depuis le début du conflit.
Sans compter que la milice iranienne menace désormais de disséminer des mines tout le long de cet étroit point de passage, où transite un cinquième des volumes mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Encore une mauvaise nouvelle pour ces marchés, dont les cours s'envolent et dégringolent au gré des manœuvres et des annonces de chaque camp. Ce n'est pourtant pas le seul point de vigilance. Si Téhéran prive de nombreux pays, notamment asiatiques, de leurs acheminements continus en hydrocarbures, elle menace aussi sur le long terme la sécurité alimentaire des pays du Golfe. Cette bande marine de...
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13/03 - Moyen-Orient : Netanyahou répond aux rumeurs sur sa mort venues d’Iran
Nouvelle nuit d'affrontements au Moyen-Orient. En ce 14ᵉ jour de guerre, les hostilités entre les États-Unis, Israël et l'Iran ne faiblissent pas. Pétroliers attaqués, détroit d'Ormuz toujours bloqué, bombardements massifs à Téhéran, Tel-Aviv ou Beyrouth : près de deux semaines après le début de la guerre, la région continue de s'embraser. Pour la première fois depuis le début du conflit, une victime française est à déplorer : un soldat basé dans la région d'Erbil, en Irak, victime d'une attaque qui a blessé plusieurs autres militaires.
De son côté, Donald Trump, mis sous pression par la hausse historique des prix du pétrole, se montre satisfait de l'évolution du conflit. "La situation avec l'Iran évolue très rapidement", a-t-il dit déclaré jeudi soir. "Tout se passe très bien, notre armée est sans égale." Les frappes aériennes menées par les forces américaines et israéliennes auraient conduit au total "jusqu'à 3,2 millions" d'Iraniens à se déplacer à l'intérieur de l'Iran, a indiqué jeudi le Haut-Commissariat pour les réfugiés. Environ 800 000 personnes ont également dû fuir les bombardements au Liban.
Les infos à retenir
⇒ Un soldat français tué dans une attaque sur une base militaire en Irak
⇒ L’armée américaine annonce la mort de quatre nouveaux soldats
⇒ Donald Trump promet de frapper l'Iran "très fort" la semaine prochaine
18h54Netanyahou répond aux rumeurs sur sa mort venues d'Iran sur sa mort dans une vidéo
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a publié ce dimanche une vidéo de lui prenant un café et...
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13/03 - "Imaginez que Nice, Toulon, Marseille tombent" : au RN, l’espoir d’une vague sudiste
"Imaginez un instant un scénario dans lequel Nice, Toulon, Marseille tombent. Ce serait catastrophique." Le constat que dresse ce cadre des Républicains est à deux doigts de lui couper l’appétit. A deux semaines du premier tour des élections municipales, la droite a le moral dans les chaussettes. Surtout quand elle regarde vers le Sud. Là-bas, c’est le Rassemblement national qui a le vent en poupe. Marseille, Toulon, Nîmes, Nice, Menton, Carcassonne, Draguignan… La liste des villes dans lesquelles le parti d’extrême droite pourrait l’emporter est longue. Sans compter Perpignan et Fréjus - dont le maire David Rachline, mis à l'écart des instances du parti à la suite de soupçons de malversation candidate sans étiquette -, déjà tombées entre les mains du RN en 2020 et 2014.
Longtemps, pourtant, les frontistes se sont relativement désintéressés des élections municipales qui, hormis quelques exceptions, ne leur réussissaient pas. En mal d’implantation locale, le parti peinait à trouver des candidats crédibles, relégué aux marges de la sphère politique, et préférait se concentrer sur les scrutins européens et nationaux qui lui étaient plus favorables. Mais depuis 2022 et la déferlante d’élus RN à l’Assemblée nationale, les choses ont changé. Les troupes de Marine Le Pen ont commencé à s’implanter localement, à faire la tournée des cérémonies officielles, à nouer des relations avec les notables de leurs circonscriptions, à dialoguer avec les élus d’autres bords. Alors cette fois, la consigne a été donnée : il ne s’agit...
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13/03 - Municipales 2026 : avec près de 35 000 maires, la France est une exception en Europe
Apathiques, les Français auraient peur de l'engagement politique... Voilà une idée mise à mal par la réalité : fin 2025, la France comptait plus de 520 000 élus, dont la plupart à l'échelon communal. Soit environ 1 % des résidents en âge de voter. Le 15 mars, au premier tour des municipales, ils seront plus de 900 000 candidats à un mandat local.
Ces nombres impressionnants montrent l'attachement des Français à leur commune : ils sont 65 % à exprimer cette affection pour leur municipalité contre à peine plus de 50 % pour les départements et les régions, d'après une étude du Cevipof pour l'association des maires de France, publiée à l'été 2025. Dans ces conditions, la suppression ou le regroupement de communes vire souvent au casse-tête : depuis 2020, leur nombre total n'a baissé que de 0,25 %. Résultat, il existe toujours près de 34 875 municipalités en France, un record (et de très loin) en Europe. Plus d'une commune de l'Union européenne sur trois est française car nos voisins, eux, ont souvent fait d'autres paris de gestion locale. Un tiers des communes européennes sont françaises alors que la population française ne représente qu'un sixième de la population de l'UE.La Suède, pionnière de la restructuration
Aujourd'hui, certaines des 300 communes suédoises ont une superficie qui dépasse le double de la Corse, mais ce n'a pas toujours été le cas. Il existait encore près de 2 300 communes dans le royaume au début du XXe siècle. En 1952, puis en 1971, Stockholm a entrepris plusieurs réformes qui ont divisé par...
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13/03 - Guerre en Iran : quels risques pour l’économie européenne ?
Il arrive parfois que l'actualité semble se jouer loin de nous. Alors tous les vendredis, on s’intéresse à un évènement qui a marqué la semaine, d’un point de vue européen, et on prend le temps d’expliquer pourquoi il nous concerne tous.
Quatorze jours après l’attaque conjointe des Etats Unis et d’Israël sur Téhéran, le prix du pétrole a explosé faisant augmenter les prix à la pompe chez nous en France. Comme Jordan Bardella, le patron du RN, La France insoumise a demandé la mise en place d'un bouclier tarifaire, une proposition balayée par le gouvernement. Des tensions qui illustrent les craintes de voir la situation en Iran produire une crise économique en Europe.
Dans cet épisode de La semaine européenne, Tatiana Serova, journaliste au service Economie de L’Express, décrypte les risques qui pèsent sur les économies européennes, face au conflit au Moyen-Orient.
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Cet épisode a été écrit et présenté par Charlotte Baris, monté et réalisé par Jules Krot.
Crédits : RMC, BFMTV
Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent
Visuel : Alice Lagarde
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13/03 - Rajan Menon : "La disparition de l’Otan ne serait pas le cataclysme géopolitique que certains redoutent"
Menaces d’un retrait américain, intensification des opérations hybrides russes contre les pays membres de l’Otan… Ces dernières années, la crainte d’une fragilisation voire, d’une disparition de l’Alliance atlantique s’est drastiquement accrue. Et pourtant, Rajan Menon, professeur émérite de relations internationales à la Colin Powell School for Civic and Global Leadership du City College of New York n’est pas inquiet. Si, selon lui, les Etats-Unis ont tout intérêt à se maintenir au sein de l’Otan, l’Europe serait en réalité "loin d'avoir autant besoin de l'Alliance – et donc des États-Unis – qu'on le prétend souvent". Celle-ci disposerait, à en croire cet expert, les ressources économiques, technologiques et humaines nécessaires pour évoluer progressivement vers une plus grande autonomie en matière de défense. Y compris face à la menace russe, qu’il juge par ailleurs surestimée. Entretien.
L'Express : Selon vous, la disparition de l'Otan est non seulement possible, mais elle ne serait pas non plus une catastrophe. Expliquez-nous…
Rajan Menon : Depuis la fin de la guerre froide, l'Otan vit pour ainsi dire à crédit. Lors de sa création, son premier secrétaire général, Lord Ismay, avait résumé sa mission ainsi : garder les Américains à l'intérieur, les Russes à l'extérieur et les Allemands sous contrôle. Deux de ces objectifs ont disparu. Tout d'abord, dans les années qui ont suivi la fin de l’URSS, l’effondrement économique a profondément affaibli le pays et éliminé, du moins pour un temps, la perception d'une menace...
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12/03 - Mojtaba Khamenei, son empire financier secret : manoirs londoniens, comptes en Suisse...
L'avenue des millionnaires. C'est ainsi qu'est surnommée l'avenue Bishops, située dans le nord de Londres et desservant un ensemble de manoirs bordés d'arbres et protégés de portails blindés. La dernière maison de la rue appartiendrait, selon une longue enquête de Bloomberg parue en janvier, à Mojtaba Khamenei, 56 ans, élu la semaine dernière nouveau Guide suprême de l'Iran à la suite du décès de son père Ali Khamenei dans les bombardements israélo-américains. Cette propriété ne serait qu'une partie d'un vaste ensemble, qui comprendrait d'autres résidences londoniennes, une douzaine au total – dont un appartement situé à un jet de pierre de l'ambassade israélienne – d'autres à Dubaï, des hôtels de luxe à Francfort ou à Majorque, des comptes bancaires en Suisse... Des biens à Paris et Toronto auraient été vendus ces dernières années.
Le nom de Mojtaba Khamenei n'apparaît toutefois jamais dans les titres de propriété, qui ont fait l'objet de montages financiers complexes. Ces montages établissent comment l'élite iranienne a réussi à échapper aux sanctions occidentales en jouant sur les failles du système financier mondial, et notamment sur le laxisme des registres des bénéficiaires effectifs des sociétés.Une myriade de sociétés écran
Au cœur des manœuvres revient le nom d'un homme d'affaires, celui d'Ali Ansari. A 57 ans, cet oligarque a bâti sa fortune dans l'immobilier et dans la banque, et possède notamment l'un des plus vastes centres commerciaux du monde, le somptueux Iran Mall, doté de piscines intérieures. Il a...
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12/03 - "Les couples ont le droit de savoir s’ils sont porteurs de mutations" : le débat Jean-François Delfraissy - Bana Jabri
Les Etats généraux de la bioéthique viennent de s’ouvrir. Au menu des discussions qui vont émailler l’année, des questions laissées en suspens par les précédentes révisions des lois de bioéthique, à commencer par l’accès aux tests génétiques. Si une part de la population souhaite recourir librement aux tests dits "récréatifs", il existe un sujet bien plus urgent, et bien plus crucial. Une douloureuse exception française, qui restreint terriblement la possibilité pour des couples de savoir s’ils sont porteurs de mutations à l’origine de maladies génétiques rares mais graves (mucoviscidose, myopathie de Duchenne...) qu’ils risquent de transmettre à leurs enfants. Un sujet qui mérite d’être réexaminé avec la plus grande attention. Le Pr Jean-François Delfraissy, président du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) et Bana Jabri, la présidente de l’Institut des maladies génétiques (Imagine) en débattent, en amont d’un colloque organisé le 19 mars par Imagine, dont L’Express est partenaire.
L’Express : Les États généraux de la bioéthique viennent d’ouvrir. Quelles grandes questions relatives aux progrès en génétique y seront abordées ?
Pr Jean-François Delfraissy : Dans la construction des lois de bioéthique, ce sont souvent les sujets transversaux qui se révèlent les plus complexes. Par exemple, quand on croise la génétique et les enjeux de procréation, le numérique ou l’accès aux données de santé. Une partie des réflexions à venir, que ce soit lors des débats organisés dans les espaces éthiques en région ou lors de nos...
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12/03 - Après "Le Charme discret de l’intestin", le nouveau livre de Giulia Enders : "Ecouter notre corps peut nous aider à mieux nous connaître"
Paru en 2014, Le Charme discret de l’intestin a connu un succès phénoménal : traduit dans 39 langues, il s’est écoulé à 8 millions d’exemplaires dans le monde. Avec ce best-seller, le grand public avait découvert les vertus secrètes de notre système digestif et des milliards de bactéries qui le peuplent. Son autrice, Giulia Enders, revient avec un nouveau livre, Organique (Albin Michel, en librairies le 19 mars). Devenue médecin – gastro-entérologue, forcément – la jeune Allemande veut cette fois nous aider à prendre conscience de ce que signifie vraiment "être à l’écoute de son corps".
Toujours avec la même pédagogie imagée et enjouée, elle nous fait découvrir le fonctionnement de quelques-uns de nos organes, et les dernières découvertes scientifiques à leur propos. Avec une conviction : en nous inspirant des leçons qu’ils ont à nous apprendre, en comprenant mieux notre corps, nous pourrons non seulement prévenir certaines maladies, mais aussi mieux nous comprendre nous-mêmes. Entretien exclusif.
L’Express : Le Charme discret de l’intestin a été publié en 2014. Qu’avez-vous fait au cours des douze dernières années ?
Giulia Enders : J'ai terminé mes études de médecine et obtenu mon doctorat, puis j'ai travaillé dans un hôpital à Hambourg. J'ai également participé à l'organisation d'une exposition sur l'intestin à la Cité des sciences à Paris, et contribué à un documentaire avec Netflix sur la santé intestinale. L’envie d’écrire un deuxième livre est venue quand, à l’hôpital, je me suis rendu compte que pour être un...
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12/03 - "Au Moyen-Orient, nous vivons peut-être le début d’une inflation alimentaire incontrôlable" : l’analyse de Sébastien Abis
L'alimentation peut aussi être une arme de guerre. Parallèlement au réarmement militaire, de plus en plus de pays font de l'agriculture un levier de puissance. Or l'embrasement du Golfe révèle l'extrême fragilité de certains systèmes agricoles alors que 30 % des engrais mondiaux passent par le détroit d'Ormuz et que l'approvisionnement en denrées alimentaires de près de 200 millions de personnes est aujourd'hui en jeu. Sébastien Abis, chercheur à l'Iris, directeur du club Demeter, et auteur de "Russie-Ukraine, la guerre hybride" aux éditions Armand Colin, décortique les ressorts de la crise agricole qui est en train de s'écrire dans le Golfe.
L'Express : Le conflit en Ukraine a révélé l'importance de l'arme agricole, une autre forme de guerre hybride. En quoi l'embrasement du Golfe et le blocage du détroit d'Ormuz comportent-ils eux aussi une composante agricole ?
Sébastien Abis : Toutes les guerres, celles d'hier comme celles d'aujourd'hui, ont une dimension agricole et nous l'avions sans doute oublié. Le conflit en Ukraine nous l'a rappelé : derrière le volet militaire, il y a évidemment la rivalité entre deux grandes puissances productrices et exportatrices. L'agriculture est aujourd'hui centrale dans la stratégie du Kremlin, qui se sert des grains et des engrais comme des outils diplomatiques et coercitifs. Elle est aussi au cœur de la résistance ukrainienne : protéger ses terres, c'est préserver non seulement une ressource économique mais aussi une identité et un avenir.
A Ormuz, nous sommes...
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12/03 - Guerre en Iran : Ursula von der Leyen accusée de fracturer l’Union européenne
Prononcée dans le contexte de la deuxième semaine du conflit au Moyen-Orient, la phrase a créé son lot de remous, troublant un peu plus la relation pas toujours limpide entre Ursula von der Leyen et la diplomatie européenne. Alors qu'elle s'exprimait lundi lors de la conférence annuelle des ambassadeurs de l'Union européenne à Bruxelles, la présidente de la Commission a notamment déclaré que "l'Europe ne peut plus être la gardienne de l'ancien ordre mondial, d'un monde qui a disparu et qui ne reviendra pas". Puis précisé sa pensée : "Nous défendrons toujours le système fondé sur des règles que nous avons contribué à construire avec nos alliés, mais nous ne pouvons plus le considérer comme le seul moyen de défendre nos intérêts ni supposer que ses règles nous mettront à l'abri des menaces complexes auxquelles nous sommes confrontés." "Ses propos n'ont aucune valeur"
Une phrase que d'aucuns ont vu comme une forme de renoncement à la proéminence des règles de droit, au nom de la realpolitik, risquant d'inciter les Européens à fermer les yeux sur les violations du droit international. Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, virulent opposant à la campagne militaire israélo-américaine, l'a assurément interprété en ce sens. "Le dilemme ne concerne pas l'opposition entre un ordre ancien et un ordre nouveau, mais entre un ordre international et un désordre international", a-t-il déclaré au journal El Diario. "Le monde change, mais les valeurs et les principes de l'UE ne doivent pas changer." Le président du...
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12/03 - "Penser hors du cadre est un mythe" : ce que la science révèle sur les bonnes idées
En vingt et un ans d’existence, la franchise Toy Story a généré plus de 3 milliards de dollars en salles. Et pourtant, il s’en est fallu de peu pour que le projet ne voie jamais le jour. À l’origine, la jeune société d’animation Pixar proposa à Disney un long-métrage réalisé en images de synthèse, mais dans une version sombre, avec un Woody tyrannique maltraitant les autres jouets. Peu convaincu par l’histoire et par la capacité de l’animation par ordinateur à porter un film, le géant du divertissement refusa. Plutôt que de repartir de zéro, l’équipe analysa les critiques, conserva ce qui fonctionnait et transforma le récit en un film d’amitié entre Woody et Buzz, au ton plus émouvant. Ce pivot suffit à faire du bijou de Pixar un succès retentissant.
Le développement de Toy Story illustre une leçon cruciale : souvent, un ajustement ou une légère modification permet de transformer une idée qui peine en un succès éclatant. Comme le disait Thomas Edison : "Beaucoup d'échecs dans la vie sont le fait de gens qui ne réalisaient pas à quel point ils étaient proches du succès quand ils ont abandonné.", écrit George Newman dans son nouveau livre How Great Ideas Happen: The Hidden Steps Behind Breakthrough Success (Simon & Schuster, 2026, non traduit).
Dans cet ouvrage instructif, ce professeur à la Rotman School of Management de l’université de Toronto prend comme point de départ une question simple, à laquelle on ferait bien de réfléchir plus souvent : comment naissent les bonnes idées ? Il s’appuie sur la recherche...
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12/03 - Emmanuel Macron ne fera pas "radio Nostalgie", Nicolas Sarkozy "propriétaire de LR" ?
Nous sommes en 2026 et… Sébastien Lecornu est toujours à Matignon ! Il n'est là que depuis septembre dernier mais chaque jour est un combat. En attendant les municipales de mars, dernier scrutin avant le grand rendez-vous de la présidentielle.Le bien banal bureau de Borne
En couple comme en politique, il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour. Par conséquent, Élisabeth Borne ne doit pas avoir le sentiment d’être la députée Renaissance la plus aimée. De retour à l’Assemblée nationale en novembre dernier après son stage de dix mois à l’Éducation nationale, l’ex-Première ministre n’occupe encore aujourd’hui qu’un petit bureau au 9, rue de Bourgogne, pas tout à fait adapté à la stature d’un ancien chef du gouvernement. "Quand vous êtes président de groupe, vous faites un tout petit peu attention à donner à un ex-Premier ministre autre chose qu’une cellule de l’immeuble Olympe de Gouges", grince un ancien collègue de Borne, surpris par le manque de considération de Gabriel Attal. Macron et "radio Nostalgie"
"Je ne vais pas faire radio Nostalgie" : Emmanuel Macron ne veut pas traverser la période qui commence et le conduira jusqu’à la sortie de l’Elysée comme une longue tournée des adieux. Il entend bien rester dans l’actualité le plus longtemps possible. "Mais la piètre qualité des prétendants joue en sa faveur", assure un proche du président.La larme de Lecornu
Un responsable du bloc central a sondé Sébastien Lecornu sur ses réelles intentions pour les prochains mois. Et le chef du gouvernement de commencer...
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12/03 - Iran : ce que pensent les Américains de la guerre de Donald Trump
"Contrairement aux conflits passés des États-Unis, l'attaque contre l'Iran est contestée par la plupart des Américains", souligne le New York Times. Dans les jours qui ont suivi les frappes au Moyen-Orient, la plupart des sondages ont révélé une forte division de la population face à cette intervention : selon Reuters/Ipsos, seulement 27 % des Américains y sont favorables, tandis qu’un sondage Fox News fait état lui d’un soutien de 50 %. Cette forte disparité traduit des avis encore en formation, à mesure que les citoyens prennent connaissance des détails et des conséquences des attaques. Plus grave encore, 60 % des personnes interrogées déclarent ne pas faire confiance à Donald Trump pour prendre les bonnes décisions concernant l’usage de la force des États-Unis en Iran, et estiment qu’il n’a pas de plan clair, selon une enquête de CNN.
L’opinion se divise fortement selon les affiliations politiques. Les démocrates et les indépendants se montrent largement opposés à l'opération au Moyen-Orient, tandis que la majorité des républicains soutient encore le chef de l'Etat. Même chez ces derniers cependant, près de la moitié exprime des inquiétudes, notamment sur la hausse probable des prix de l’essence. Les précédentes promesses de Donald Trump de mettre fin aux "guerres sans fin" rendent cette intervention encore plus incompréhensible pour une partie de son électorat. Même parmi les républicains, 52 % s’opposent ainsi à une intervention au sol, contre 37 % qui la soutiennent. L’expérience montre que le soutien...
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12/03 - Guerre au Moyen-Orient : des frappes israéliennes touchent le centre de Beyrouth
Le conflit qui fait rage au Moyen-Orient depuis le lancement des bombardements israéliens et américains contre l'Iran est entré, jeudi 12 mars, dans son treizième jour. Les frappes contre Beyrouth se poursuivent également au Liban, où Israël et le Hezbollah, mouvement aligné sur l'Iran, s'affrontent. Près de deux mille personnes ont été tuées à travers le Moyen-Orient depuis le début de l'offensive déclenchée le 28 février. De son côté, le président américain, Donald Trump, a indiqué que l’Iran était "proche de la défaite" et que les Etats-Unis allaient "finir le boulot", sans expliquer réellement ce que cela signifie.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump assure que l’Iran est "proche de la défaite"
⇒ "Nous ne renoncerons pas à venger le sang des martyrs", déclare Mojtaba Khamenei
⇒ La guerre est à l'origine de "la plus importante perturbation" de l’approvisionnement en pétrole de l’histoire, selon l'AIE
19h07L’armée israélienne annonce avoir bombardé des postes de contrôle de la milice des Bassidj à Téhéran
L'armée israélienne a annoncé jeudi avoir bombardé des postes de contrôle de la milice paramilitaire iranienne des Bassidj, affiliée aux Gardiens de la révolution. Cette dernière est souvent utilisée pour réprimer les manifestations à l'intérieur de l'Iran.
L'armée a déclaré avoir récemment identifié de nouveaux barrages routiers établis par l'unité des Bassidj à Téhéran. "Au cours des dernières 24 heures, les barrages routiers et les agents du Bassidj" ont été visés, a précisé l'armée dans un communiqué.
17h56L'Iran...
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12/03 - Frappe contre une école en Iran : la piste d’une erreur américaine se précise
Un bilan terrible qui pourrait résulter d'une erreur tragique. La frappe contre une école de filles en Iran, qui a tué des dizaines d'enfants, pourrait être le résultat de l'utilisation par les États-Unis de données de ciblage obsolètes, ont déclaré mercredi 11 mars à Reuters deux sources proches du dossier, fournissant de nouveaux détails sur ce qui pourrait être l'un des pires cas de pertes civiles depuis des décennies de conflits américains.
Reuters a été le premier média à rapporter jeudi dernier qu'une enquête interne en cours menée par l'armée américaine montrait que les forces américaines étaient probablement responsables de la frappe contre l'école de filles à Minab, dans le sud de l'Iran. Une vidéo a fait surface, montrant, selon les experts, un missile Tomahawk américain frappant la zone. Cependant, les circonstances exactes de la tragédie restent floues et le Pentagone s'est refusé à tout commentaire, l'enquête étant toujours en cours. La frappe, survenue le premier jour des attaques américaines et israéliennes contre l'Iran, a tué 150 écolières, d'après l'ambassadeur iranien auprès de l'ONU à Genève, Ali Bahreini.
Selon des copies archivées du site web officiel de l'école Shajare Tayyebeh, celle-ci est adjacente à un complexe géré par les Gardiens de la révolution islamique, la force militaire qui relève du Guide suprême iranien. L'une des sources de Reuters, s'exprimant sous couvert d'anonymat, a indiqué que les responsables de l'élaboration des dossiers de ciblage semblaient avoir utilisé des...
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12/03 - Le scénario noir d’une attaque du Charles-de-Gaulle, cet influent Allemand pro-Macron sur la dissuasion
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'indiscrets exclusifs en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.Comment la France pourrait entrer en guerre
Les militaires appellent ça les "cas non conformes", ces scénarios imprévus nécessitant une réaction appropriée, anticipée à froid. L'entourage du président de la République a donc étudié les conséquences d'une attaque du porte-avions Charles-de-Gaulle, en route vers la Méditerranée orientale, par les forces iraniennes. Si le bâtiment français était touché... alors la posture de Paris évoluerait inévitablement. Pour entrer en guerre contre l'Iran. "Si l'agresseur agresse, on en tirera les conséquences et on franchira un nouveau seuil", résume une source au sein de l'exécutif. Un cas de figure cela dit improbable eu égard aux capacités et aux objectifs prioritaires de Téhéran.Weber remercie Macron
Mercredi 4 mars, lors d'une réunion du groupe du Parti populaire européen, son président, l’eurodéputé allemand Manfred Weber, a remercié Emmanuel Macron pour son discours deux jours plus tôt à l’Île Longue. Le chef de l’État y a annoncé la "mise en place progressive d’une dissuasion avancée", évoquant notamment la possibilité pour...
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12/03 - Iran : pourquoi la guerre renforce la position de Recep Tayyip Erdogan face à l’Europe
Les 4 et 9 mars, deux missiles iraniens volant en direction du territoire turc étaient abattus dans les airs par les forces de l'Otan, probablement en route vers des bases américaines du sud du pays, ou vers le terminal de l'oléoduc stratégique acheminant le pétrole azéri en Méditerranée. Le leader islamo-nationaliste turc, Recep Tayyip Erdogan, est bien mal payé de ses efforts envers Téhéran. Après avoir soutenu sur le plan diplomatique les massacres des manifestants iraniens protestants contre le régime des mollahs en janvier, il avait tenté d'user de son influence sur Donald Trump pour éviter une guerre contre l'Iran. Il craignait en effet qu'elle ne déstabilise son économie et renforce les Kurdes iraniens. Pour autant, si elle comporte de nombreux risques, la guerre israélo-américaine en Iran et la déstabilisation de la région peuvent en partie jouer en faveur du leader turc, comme cela a été le cas avec la guerre en Syrie.
A l'occasion du conflit syrien - qui s'est achevé au profit des islamistes, plutôt proches d'Ankara -, la Turquie a joué un rôle central dans la gestion des réfugiés fuyant les combats. Profitant de la situation, elle avait négocié, pour les garder sur son sol, des compensations économiques et politiques avec les Européens. La guerre en Ukraine, ensuite, a encore souligné l'importance stratégique de la Turquie, deuxième plus grande armée de l'Otan, riveraine de la mer Noire et gardienne du détroit du Bosphore. Le conflit en Iran, lui, vient rappeler la place toujours centrale du...
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12/03 - Iran : terrorisme en Europe, guerre civile au Liban… Les scénarios noirs de Sébastien Lecornu
Onze jours après le début de la guerre en Iran, Sébastien Lecornu s’est livré ce mercredi 11 mars à un exercice de pédagogie face aux principales formations politiques réunies à Matignon. En présence du chef d’état-major des armées, Fabien Mandon, et de représentants de trois services de renseignement – la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et la Direction du renseignement militaire (DRM) – le chef du gouvernement a mené une réunion de crise pour exposer les principaux scénarios redoutés au Moyen-Orient, dans le cadre du conflit ouvert entre l’Iran, Israël et les Etats-Unis.
L’exécutif montre une vigilance particulière aux risques de prolifération nucléaire et balistique dans la région et au déploiement de mines dans le détroit d’Ormuz, récemment évoqués par les services de renseignement américains et plus ouvertement par Donald Trump. Le président américain a déclaré mardi que les Etats-Unis avaient frappé et "complètement détruit" dix navires poseurs de mines inactifs, avertissant que d’autres suivraient après avoir demandé à l’Iran de retirer toutes les mines qu’il aurait pu poser dans le détroit d’Ormuz. En menaçant de miner ce bras de mer, par lequel transite 25 % du trafic mondial de pétrole, l’Iran cherche à paralyser le commerce mondial d’hydrocarbures et à mettre la pression sur les Etats-Unis.
Sébastien Lecornu, qui a d’après des propos rapportés admis ses difficultés à décrypter les intentions américaines parfois "désalignées" des buts de guerre...
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12/03 - La Californie, cible potentielle de l’Iran : la mise en garde du FBI
Les drones iraniens pourraient-ils frapper la côte ouest américaine, à des dizaines de milliers de kilomètres du Moyen-Orient ? Le FBI a averti le mois dernier les forces de l'ordre de la possibilité que Téhéran tente de riposter à toute frappe en lançant des attaques surprises de drones en Californie, dans une note de sécurité consultée par Reuters.
Cette alerte confidentielle, émise par le FBI via le Centre régional conjoint de renseignement de Los Angeles, qui regroupe plusieurs agences, a été rendue publique mercredi 11 mars, alors que la guerre qui a débuté le 28 février par des bombardements massifs américains et israéliens sur Téhéran entrait dans son 12e jour. La formulation de la note du FBI, révélée en premier par ABC News, indique que le texte a été rédigé avant le début des hostilités. La possibilité de représailles iraniennes sur le territoire américain était alors déjà clairement prise en compte.Une attaque depuis un navire au large
Le rapport cite des informations de la police fédérale américaine selon lesquelles, début février, l'Iran "aurait aspiré à mener une attaque surprise à l'aide de drones" lancés depuis un navire au large contre des cibles en Californie "dans l'éventualité où les États-Unis mèneraient des frappes contre l'Iran". "Nous ne disposons d'aucune information supplémentaire concernant le moment, la méthode, la cible ou les auteurs" d'une telle attaque, ajoute le bulletin. Le FBI a refusé de commenter ce dernier.
L'Iran, dont...
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12/03 - Des mini-réacteurs nucléaires pour se chauffer ? Helsinki prépare sa révolution énergétique
Les 15 et 22 mars, les Français votent aux municipales. L'occasion pour L'Express de sélectionner chez nos voisins des idées innovantes, des concepts pertinents et des dynamiques vertueuses pour améliorer notre quotidien. Tour d'Europe des villes qui doivent nous inspirer, et surtout inspirer nos nouveaux élus.
EPISODE 1 - Ces villes qui doivent nous inspirer : Munich, le mariage réussi de la Silicon Valley et de l'huile de moteur
EPISODE 2 - Comment Vienne est devenue un petit paradis pour les seniors et les locataires
EPISODE 3 -Londres, un modèle pour la sécurité ? Sa recette miracle pour faire baisser le crime
EPISODE 4 - "Les polémiques à Paris nous ont beaucoup amusés" : Copenhague, ce modèle de propreté qui s'exporte
EPISODE 5 - Prague, la ville rêvée des étudiants qui caracole en tête des classements européens
ÉPISODE 7 - Dublin, l'incroyable succès d'un ovni américain en Europe
ÉPISODE 8 - "Il aime tout ce qui brille" : Giuseppe Sala, le maire qui a transformé Milan en marque mondiale
Imaginez un réacteur nucléaire situé en plein cœur de Paris, près de la tour Eiffel. Pas un EPR énorme non, mais un modèle 150 fois plus petit si bien qu’il peut être enterré sous les pelouses du Trocadéro. Ce scénario, encore inimaginable chez nous, pourrait être demain le quotidien des habitants d’Helsinki.
La capitale finlandaise a décidé de confier à la filière nucléaire une partie de ses énormes besoins en chaleur. "Trois sites sont à l’étude pour accueillir un ou plusieurs réacteurs, dont un situé à 1 kilomètre...
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12/03 - "Les cyberattaques contre les hôpitaux restent à un niveau élevé" : l’alerte du patron de l’Agence du numérique en santé
L'Agence du numérique en santé organise ce jeudi 12 mars la première édition de ses Rencontres nationales. A cette occasion, son directeur général Jean-Christophe Zerbini dévoile dans L'Express les derniers chiffres des incidents de cybersécurité relevés l'an dernier dans les hôpitaux. Avec un message clé : parce qu'il ne sera pas possible d'empêcher les cyberattaques, les établissements doivent améliorer leur protection, mais surtout renforcer leurs capacités de réaction. Jean-Christophe Zerbini s'exprime pour la première fois aussi sur la fuite de données de patients constatée au sein de l'éditeur de logiciel médicaux Cegedim, et en tire les leçons. Entretien exclusif.
L'Express : L’affaire Cegedim a montré à quel point le champ de la santé restait fragile face aux cyberattaques. Qu’en est-il dans les établissements de santé ?
Jean-Christophe Zerbini : La loi oblige les hôpitaux et les cliniques à déclarer les incidents : 764 ont été recensés en 2025. Les cyberattaques semblent donc se stabiliser, mais à un niveau encore trop élevé. Ce volume est en effet à peu près similaire à ceux constatés en 2024 et 2023, ce qui représente un quadruplement par rapport à 2020. La réalité, c’est que les attaques vont continuer, nous ne pouvons pas les empêcher. Des hackers trouveront toujours à un moment ou à un autre un moyen de passer, le risque ne disparaîtra jamais totalement. L’enjeu est donc de renforcer la prévention, la détection et la capacité de réaction des établissements. Notons que 582 structures ont aussi fait...
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12/03 - Pétrole : tout comprendre à la mobilisation sans précédent des réserves stratégiques
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a lancé son plan d’urgence, un geste rare et d’une ampleur inédite. La libération de 400 millions de barils de réserves de pétrole, décidée mercredi 11 mars, vise à limiter l’impact catastrophique de la guerre en Iran sur l’approvisionnement mondial. L’AIE a annoncé que ses 32 pays membres avaient donné leur accord à l’unanimité pour le prélèvement collectif le plus massif jamais réalisé sur leurs réserves stratégiques de pétrole (RSP). Cette opération dépasse de plus du double le précédent record, établi en mars 2022 après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, lorsque les États-Unis avaient libéré 180 millions de barils — jusque-là la plus grande intervention de ce type jamais orchestrée.En quoi consistent les réserves stratégiques mobilisées ?
C’est sous l’égide de l'AIE, rattachée à l’OCDE, l'Organisation de coopération et de développement économiques, que le système des stocks stratégiques de pétrole a été mis en place. Pour prévenir toute interruption d’approvisionnement, les pays membres doivent maintenir des réserves couvrant au moins 90 jours d’importations. Selon l’AIE, ils disposent aujourd’hui de plus de 1,2 milliard de barils de stocks d’urgence, auxquels s’ajoutent 600 millions de barils détenus par l’industrie en vertu d’obligations réglementaires. Le déblocage conjoint dévoilé représente ainsi environ un tiers de ces réserves publiques.
A noter que l'AIE n'a procédé qu'à quatre déblocages d'urgence de ses réserves stratégiques de pétrole depuis sa création par les membres de...
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12/03 - Un monde en recomposition, quels risques pour demain ?
Climat : risque n°1... face à des autorités encore mal préparées
Pour la cinquième année consécutive, le risque climatique domine le classement du Future Risks Report d’AXA. Pourtant, seuls 12 % des experts interrogés¹ jugent les autorités publiques prêtes à y faire face, révélant un fossé entre la conscience du danger et la capacité à y répondre.
Le Future Risks Report 2025 d’AXA, basé sur une enquête menée auprès d’un panel de 3 600 experts dans 57 pays et 23 000 personnes du grand public dans 18 pays, place le risque climatique en tête.L’enjeu n’est plus la prévention mais l’adaptation à un monde qui a déjà commencé à se transformer.Ce risque provoque des effets en cascade sur la biodiversité, l’agriculture, l’économie, la géopolitique et la santé, formant le point d’ancrage pour comprendre la polycrise actuelle.Un fossé entre conscience et action
Face à cette urgence reconnue, seuls 12 % des experts interrogés¹ considèrent que les pouvoirs publics sont véritablement préparés aux défis climatiques.Ce chiffre révèle le paradoxe entre la conscience du risque et la capacité effective d’y répondre.Le fait que l’action des pouvoirs publics se concentre souvent sur les risques immédiats, au détriment de transformations plus profondes indispensables pour éviter l’aggravation du risque à long terme, nourrit un sentiment croissant de vulnérabilité.De nouvelles réponses émergent
Pour participer à la construction d’une approche plus durable, AXA déploie des solutions innovantes combinant expertise scientifique, outils technologiques et...
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12/03 - "Ils semblent inatteignables" : au bureau, le mystère des managers "poker face"
Dans un monde où les ressentis sont mis à l’honneur ("libérez vos émotions !"), certains les expriment volontairement ou non, les accentuent même, laissant transparaître tout ce qui les affecte ou les réjouit, par des froncements de sourcils, des sourires ou une gestuelle qui trahit les moindres bouleversements intérieurs. Les soft skills sont désormais valorisées : il faut que l’autre voit qu’on éprouve de l’empathie, que l’on fait preuve de bienveillance. A l’inverse pourtant, d’autres adoptent un "masque", une attitude aux gestes minimalistes, aux mots rares et sans émotion apparente, tel un joueur de poker qui cache son jeu. La question de la dissimulation est d’ailleurs centrale : bluffe-t-il en affichant ce visage froid, presque inexpressif, alors que l’entreprise vit une crise sans précédent ou que d’autres collègues sont au bord de la crise de nerfs ?
"Il semble impassible, désaffecté, là où l'on attendrait un registre normal d’émotions", explique Gabriel Perez, psychologue du travail, psychothérapeute, professeur de philosophie et formateur SSCT (santé, sécurité et conditions de travail). Une personne loin d’une "normalité" classique. Mais alors qui se cache derrière cet être à l’incroyable sang-froid ? Existe-t-il différents types de "poker face" ?Dissimulateur ?
L’auteur d’On achève bien l’école (Grasset, 2025) décrit plusieurs réalités derrière cette apparence glaciale. "En réalité, la plupart des personnes qui dissimulent ressentent ce qui se passe mais font un effort de contenance pour apparaître...
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12/03 - Affaire Julian Assange : comment la CIA a infiltré l’ambassade d’Equateur pour le surveiller
Début 2018, la tentative de Julian Assange, cyber-militant et journaliste, de s'échapper de l'ambassade d'Equateur à Londres, où il était réfugié pour échapper à la justice américaine, échoue. Cette semaine, le journal espagnol El País révélait les détails de l'échec de cette évasion, dû à l'action d'un ancien militaire espagnol, David Morales, dont l'entreprise était chargée d'assurer la sécurité de l'ambassade équatorienne. Une position que David Morales, propriétaire d'UC Global SL (une société de conseil en sécurité basée à Jerez de la Frontera, en Andalousie), et agent double, a utilisé au profit de la CIA, selon les informations révélées par le quotidien espagnol.
Tout commence en 2016 : David Morales, ex-militaire et patron d'une société de sécurité largement inconnue du grand public, se rend à Las Vegas pour un salon de l'armement. Il y rencontre Brian Nagel et Zohar Lahav, responsables de la sécurité d'un casino appartenant au milliardaire Sheldon Adelson, proche du Parti républicain et de Donald Trump. Morales leur confie être le responsable de la sécurité de l'ambassade d'Equateur à Londres, où se trouve alors réfugié Julian Assange.
Il entame une relation avec ces deux personnages, l'un se trouvant également être un ex-militaire américain. Rapidement, David Morales va commencer à travailler pour le compte de la CIA. Au moment de la révélation des liens entre UC Global SL et les services américains, dans les années qui suivirent, plusieurs employés de la société ont expliqué comment s'était forgée cette...
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12/03 - "Des pistes pour avancer dans la vie" : Giulia Enders, les extraits exclusifs de son nouveau livre
Après le succès planétaire du "Charme discret de l'intestin", Giulia Enders revient avec un nouveau livre, Organique (Albin Michel), en librairies à partir du 19 mars. Poumons, muscles, système immunitaire, peau et cerveau... la jeune médecin allemande y passe en revue le fonctionnement de cinq organes pour mieux mettre en lumière tout ce que nous pouvons apprendre de notre organisme. Avec son style bien à elle, imagé et joyeux, la découverte de la physiologie du corps humain devient un vrai plaisir. Mieux, une jolie leçon de vie, entre vulgarisation scientifique, prévention médicale et développement personnel. Extraits exclusifs. La langue organique : le commencement
On parle volontiers de notre corps en termes technologiques, économiques, et même militaires. Notre cerveau est comparé à un ordinateur, notre système immunitaire défend notre organisme contre de dangereux envahisseurs, et avoir une pratique sportive, c’est investir dans notre santé, alors que sans entraînement efficace, on prend le risque d’en payer la facture plus tard. Les sujets qui animent le monde déteignent à l’évidence sur notre vision de nous-mêmes – mais avec quelles conséquences pour nous ?
Au fond, l’inverse serait tout aussi justifié : et si notre corps nous indiquait comment penser le monde professionnel ou notre vie en société ? Etayer cette thèse est devenu mon dada. Chaque fois que le monde suscitait en moi une interrogation, je consultais différents ouvrages scientifiques sur la vie intime de notre organisme. (...) Pour...
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12/03 - Municipales 2026 : à Marseille, la guerre des gauches qui profite au RN
Tiraillée depuis plus d’un siècle entre un "Midi blanc" bourgeois et un "Midi rouge" ouvrier, Marseille va-t-elle basculer dans le bleu marine le 22 mars prochain ? A quelques jours du premier tour, la gauche marseillaise aborde ces municipales dans un climat bien différent de celui de 2020. A l’époque, la bannière du Printemps marseillais avait permis de rassembler socialistes, écologistes, communistes et une partie de la société civile pour mettre fin à vingt-cinq ans de règne de la droite. Six ans plus tard, la présence quasi assurée du candidat LFI au second tour et les divisions internes compliquent la stratégie électorale et pourraient rebattre les cartes au profit du Rassemblement national (RN).
Les derniers sondages placent son candidat Franck Allisio (32 %) au coude-à-coude avec le maire sortant Benoît Payan (35 %). La candidate divers droite Martine Vassal, présidente de la métropole et du département, est, elle, en fâcheuse position (18 %), reléguée loin derrière dans une ville pourtant réputée "imperdable" pour la droite avant 2020.
Dans ce contexte, toute dispersion à gauche pourrait peser lourd. "Si Marseille tombe aux mains du RN, ce serait un séisme pour le pays", tonne Benoît Payan en une de Libération avant de viser le patron des insoumis : cette ville "est trop fragile pour qu'un néofasciste la gouverne à cause des ambitions de Jean-Luc Mélenchon", qui "préfère malheureusement que l’extrême droite l’emporte plutôt que de laisser une gauche qui n’est pas la sienne aux commandes".
Un...
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12/03 - "J’y passe des nuits entières" : peut-on devenir accro aux informations liées à la guerre ?
Le 28 février 2026 au matin, une pluie de missiles s’abat sur les infrastructures iraniennes. Au même moment, Aimerick, jeune savoyard de 27 ans, qui n'a pas grand-chose à voir avec la guerre, se met à pianoter frénétiquement sur son téléphone. L’actualité lui donne le tournis, le "déstabilise" dit-il. Qu’importe : le jeune homme consomme autant d’informations qu’il le peut, incapable de faire autre chose. Depuis ses Alpes natales, il n’a aucune chance d’apercevoir un canon. Pourtant, le voilà qui se rue sur Internet et s’administre des articles par centaines, obnubilé au point d’oublier ce qu’il était en train de faire.
Une scène presque habituelle pour ce jeune homme, responsable de rayon dans la grande distribution. Pas le moins du monde passionné par l’Iran ou la violence, ce grand curieux dit avoir bien du mal à résister au flot d'actualités liées à la guerre. Au point de rester "bloqué" dans ces épisodes de boulimie informationnelle. Au programme : des sessions qui peuvent durer des heures, où il dévore frénétiquement scènes d'explosions et images de cadavres. "Quand cela m’arrive, je me sens complètement dépassé, je peux y passer des nuits entières. J’ai l’impression d’être directement concerné par le conflit", raconte le Haut-Savoyard, cigarette à la bouche, depuis son balcon donnant sur le Mont-Blanc.
Au déclenchement de la guerre en Ukraine, le jeune homme s'était déjà retrouvé "hypnotisé", complètement envahi par le déroulé des événements. Il sautait sur chaque notification, épiait la moindre vibration de...
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12/03 - Municipales 2026 : derrière le phénomène Sarah Knafo, l’impasse stratégique de Reconquête !
En cet été 2021, la candidature présidentielle d'Eric Zemmour a cessé d'être un simple murmure. Elle est un projet, orchestré en coulisses par sa compagne Sarah Knafo et une flopée de militants d'extrême droite. Oui, cet attelage radical doit cimenter la grande union des droites professée par le fondateur de Reconquête!. Celle qui rassemblera les orphelins de "Le Pen, Pasqua, Sarkozy et Fillon", déclamera-t-il en avril 2022. À l’époque, un collaborateur LR exprime ses réserves à la magistrate de la Cour des comptes. "Vous n'y arriverez pas avec des gens comme Damien Rieu", ancien membre de Génération identitaire, davantage réputé pour ses tweets compulsifs que pour son œuvre doctrinale. "Quand on veut l'union des droites, c'est avec toutes les droites", réplique Sarah Knafo.
La suite est connue. L'appel au rassemblement d'Eric Zemmour a mué en guerre à mort avec Valérie Pécresse et Marine Le Pen. Ici est né le grand malentendu. Peut-on incarner l'union en rajoutant un équidé à la course des petits chevaux ? Peut-on rassembler la droite avec un ADN si radical ? Est-on légitime à tendre la main après avoir mordu celle des autres ? Cette contradiction étreint Reconquête! depuis sa naissance. Elle la poursuit à Paris."Faiseuse de roi"
Et pourtant, quel mal se donne son égérie ! Oublié, le ton lugubre et anxiogène de 2022. Sarah Knafo prend soin de "dézemmouriser" sa campagne municipale, à coups de visuels chaleureux et de promesses de "ville heureuse". La normalisation vaut bien le kitsch et le pillage de...
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12/03 - Iran : ces immenses moyens déployés par la CIA depuis des décennies
Le passé permet souvent d'éclairer l'actualité. Chaque jeudi, dans notre nouveau podcast Hier à la Une, on se plonge dans les archives de L’Express, pour comprendre autrement la couverture du magazine de la semaine.
Samedi 28 février, à Tel Aviv comme à Washington, la même scène : un dirigeant qui observe une photo de la dépouille de l’ayatollah Khamenei. Un cliché - entre les mains de Benyamin Netanyahou et Donald Trump - qui illustre la réussite de l’opération Fureur épique menée conjointement par les Etats-Unis et Israël en Iran quelques heures plus tôt. Et c’est à cette collaboration que L’Express consacre sa Une cette semaine.
Cette opération est l'aboutissement de plusieurs décennies de préparation et de lourds investissements dans les services, autant côté américain qu'israélien. Son succès repose sur une coopération entre le renseignement humain et la haute technologie.
À l'aide de cette fine connaissance du pays, la CIA et encore plus le Mossad ont infiltré les cercles du pouvoir depuis longtemps, jusqu'à atteindre une source dans l'entourage de l'ayatollah. Une source humaine qui va informer Américains et Israéliens d’une réunion entre Khamenei et les cadres du régime. L’opération est lancée dans les heures qui suivent.
Depuis, l’intensité de la guerre ne faiblit pas. D'après le Pentagone, les États-Unis ont frappé près de 2 000 cibles dans les quatre premiers jours de l'opération Fureur épique. De son côté, l'armée israélienne dit avoir détruit environ 1 000 objectifs par jour. Mais la CIA qui mène une...
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12/03 - Tatiana Mitrova (Columbia) : "Pour la Russie, le prix élevé du baril peut être un levier pour alléger les sanctions"
"A 5h30, heure de Moscou, le prix du baril a dépassé les 119 dollars, avant de redescendre à 107, puis à 106". Ce n'est pas un analyste du secteur pétrolier, mais bien Vladimir Poutine qui a improvisé cette information financière lundi 9 mars, au cours d'une réunion conviée en urgence au Kremlin. L'intérêt du président pour le cours du brut est bien compréhensible : l'Etat russe tire environ un quart de ses revenus des hydrocarbures. Ainsi, la récente envolée des cours, liée à l'embrasement du Moyen-Orient, lui permet de renflouer ses caisses et ainsi contribuer à financer la guerre en Ukraine. Le feu vert de 30 jours donné par Washington à l’Inde pour acheter du brut russe a été une autre bonne nouvelle pour Moscou. Cerise inespérée sur le gâteau : Donald Trump a même évoqué la possible levée de certaines sanctions.
Quelques semaines plus tôt, le tableau était bien plus maussade. Les barils russes, transportés à bord d’une "flotte fantôme" pour contourner les sanctions, étaient vendus à de forts rabais dans un contexte de marché surapprovisionné. Résultat : en janvier et février, les revenus gaziers et pétroliers ont chuté de 47 % en un an. L’euphorie actuelle est-elle prématurée ? L'industrie pétrolière du pays est-elle à même d'augmenter ses volumes ? Tatiana Mitrova, chercheuse au Center on Global Energy Policy de la Columbia University, détaille auprès de L'Express les conséquences de la crise iranienne pour Moscou.
L’Express : A quel point la Russie peut-elle tirer parti de la situation actuelle pour vendre...
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11/03 - Guerre en Iran : l’armée israélienne annonce mener une série de frappes "à grande échelle" sur Beyrouth
Les frappes ne cessent pas au Moyen-Orient. En ce douzième jour de conflit dans la région, déclenché le 28 février par des bombardements israélo-américains sur l'Iran, Téhéran a déclaré avoir lancé son attaque "la plus violente et la plus lourde depuis le début de la guerre". Koweït, Bahreïn, Arabie saoudite, Qatar... Plusieurs pays du Golfe ont fait état de missiles ou de drones visant leur territoire ces dernières heures. Trois navires ont par ailleurs été touchés par des projectiles d'origine inconnue dans le détroit d'Ormuz, toujours bloqué.
De son côté, Israël a également été visé par la République islamique, poussant la population à se mettre à l'abri dans des pièces souterraines. L'armée de l'État hébreu, a, elle, de nouveau frappé la capitale du Liban, Beyrouth, la nuit dernière. Alors que Donald Trump donne des signaux contradictoires sur la perspective d'une sortie de crise, les puissances du G7 se réuniront ce mercredi après-midi en visioconférence "pour évoquer les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient".
Les infos à retenir
⇒ "Nous pourrions les éliminer en moins d’une heure", lance Donald Trump à propos des forces iraniennes
⇒ Les capacités militaires de l’Iran "ne sont pas réduites à zéro", prévient Emmanuel Macron
⇒ L’armée israélienne annonce mener une série de frappes "à grande échelle" sur la banlieue sud de Beyrouth
20h42L’armée israélienne annonce mener une série de frappes "à grande échelle" sur la banlieue sud de Beyrouth
Tsahal a annoncé avoir débuté une "vague d'ampleur" d'attaques...
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11/03 - "Donald Trump a vu trop grand face à l’Iran" : l’analyse implacable du spécialiste Robert A. Pape
Les premières heures de l'opération "Fureur épique", le 28 février, ont démontré la portée extraordinaire de la guerre de précision moderne. Les frappes américaines et israéliennes ont tué le Guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, ainsi que des hauts commandants du Corps des gardiens de la révolution islamique et des responsables clés des services de renseignement. Pourtant, en quelques heures, tout espoir que ces frappes chirurgicales limitent l'ampleur de la guerre s'est envolé. L'Iran a lancé des centaines de missiles balistiques et de drones non seulement sur Israël, mais aussi à travers le Golfe.
La riposte iranienne a eu d'énormes répercussions sur les Emirats arabes unis, le Qatar, l’Arabie saoudite ou Bahreïn, tuant des civils, fermant des aéroports, menaçant le transport maritime et les exportations de pétrole, et ternissant l'image de stabilité et de sécurité de la région. Un hôtel emblématique situé sur le front de mer à Dubaï a pris feu. Plusieurs pétroliers ont été touchés près du détroit d'Ormuz, ce qui a entraîné une forte hausse des primes d'assurance pour le transport maritime dans le Golfe.
Les frappes iraniennes ne peuvent être considérées comme des actes de représailles éparses, les derniers soubresauts d'un régime moribond. Elles représentent plutôt une stratégie d'escalade horizontale, une tentative de transformer les enjeux d'un conflit en élargissant sa portée et en prolongeant sa durée. Une telle stratégie permet à un combattant plus faible de modifier le calcul d'un adversaire...
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11/03 - "C’est énorme comme histoire" : au Parlement européen, le virage à 180 degrés du RN sur le règlement "Retour"
C’est l’histoire d’un virage à 180 degrés. Marine Le Pen, qui n’est jamais la dernière à critiquer le "en même temps" d’Emmanuel Macron, semble y prendre goût. Il suffit, pour s’en convaincre, de lire deux tweets. L’un est publié le 31 octobre 2025 ; l’autre, le 9 mars 2026. Dans le premier, elle voue aux gémonies le règlement "Retour", un "projet mortifère" auquel le Rassemblement national "s’opposera sans faiblir".
Quatre mois passent, son groupe au Parlement européen adopte peu ou prou le même texte et elle se félicite d’un "succès" - le règlement a été adopté en commission et doit encore être voté en session plénière. Utile enseignement pour la suite : on peut donc à la fois dénoncer un "coup d’Etat juridique" et y participer ! Après tout, "la victoire a cent pères", disait Kennedy. Et chacun réécrit l’histoire de la bataille pour s’auréoler de gloire… "C’est énorme comme histoire. En réalité, les élus du RN ont été contraints de voter ce texte parce que, sinon, ils auraient été esseulés dans leur propre groupe, rectifie un pilier du groupe PPE. Ils essaient de faire oublier que le fait que ce soit un règlement, et non une directive, était une ligne rouge pour eux."
Il y a un an, en mars 2025, la Commission européenne présentait un projet de règlement "Retour" - doux euphémisme bruxellois pour parler d’expulsions d’étrangers en situation irrégulière. L’idée du commissaire à la Migration, Magnus Brunner (PPE), est de durcir considérablement la directive de 2008, jugée laxiste - sur l’ensemble des décisions de retour en...
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11/03 - Comment des hackers russes ont piraté les comptes Signal et WhatsApp de responsables aux Pays-Bas
Des militaires, des responsables politiques en lien avec le gouvernement ou même des journalistes ont pu être la cible de cyberattaques russes aux Pays-Bas, ont annoncé les services de renseignement du pays cette semaine dans un communiqué. Pour cela, les hackers n'ont pas eu besoin de recourir à des procédés ultra-sophistiqués mais simplement de s'introduire, par la ruse, dans des comptes de messageries privées largement connues, comme Whatsapp ou Signal.
Les attaquants ont en effet réussi à rentrer en contact avec leurs victimes, en se faisant passer pour le chatbot d'assistance de l'application Signal et les ont convaincues de fournir leurs codes d'identification. Les hackers ont également envoyé de faux QR Codes qui, une fois scannés par leurs cibles, ont permis d'associer les ordinateurs des pirates aux comptes de messagerie de leurs victimes.Partage d'informations confidentielles
Réagissant à cette annonce, l'application Signal a déclaré sur les réseaux sociaux que les attaques avaient été "menées via des campagnes de phishing sophistiquées, conçues pour inciter les utilisateurs à partager des informations", et que son cryptage et son infrastructure n'avaient pas été compromis. Le phishing, ou tentative d'hameçonnage, est une technique d'escroquerie où l'attaquant se fait passer pour une entité de confiance.
Dans le cas présent, on parle également d'ingénierie sociale, c'est-à-dire de techniques de manipulation psychologique, exploitant les failles humaines plutôt que technologiques. Les...
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11/03 - Géopolitique : comment les entreprises se reconfigurent à bas bruit, par Stéphane Auray et Céline Azémar
Les dirigeants n’ont plus le loisir de considérer la géopolitique comme un simple bruit de fond accompagnant la mondialisation : elle en est devenue l’ossature invisible, mais décisive, qui fait et défait les chaînes de valeur [UNCTAD, World Investment Report 2024]. Les tensions entre grandes puissances, les régimes de sanctions, la montée des contrôles à l’exportation et la multiplication des cyberattaques ont fait entrer les entreprises dans une ère de "guerre hybride", où la frontière entre risque économique et risque stratégique se brouille chaque jour davantage [CEPR, "Global economic fracturing and shifting investment patterns", 2024].
Dans ce nouvel environnement, continuer à optimiser l’implantation des sites de production comme s’il ne s’agissait que d’un problème de coûts et de marché revient à piloter une multinationale avec des cartes obsolètes**. Les travaux récents sur la "fracturation" des flux d’investissements internationaux montrent que la géopolitique pèse désormais autant que les déterminants économiques traditionnels, voire les relègue au second plan lorsque les tensions s’aiguisent [Attinasi, Ioannou, Lebastard, Morris, ECB Economic Bulletin 7, 2023]. Pour les conseils d’administration, le choix n’est plus entre changement ou statu quo, mais entre reconfiguration ordonnée et ajustement contraint dans l’urgence.Prendre acte de la "distance géopolitique"
Une première exigence consiste à reconnaître que la géopolitique ne se résume plus à des impressions qualitatives, mais qu’elle dispose...
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11/03 - Iran, le piège se referme : l’avertissement de Gina Bennett, l’analyste de la CIA qui avait prévenu du danger Ben Laden
Elle est une légende du renseignement américain. Analyste à la CIA pendant plus de trente ans, Gina Bennett a rédigé en 1993 le premier rapport interne de l'agence identifiant Oussama ben Laden comme une menace pour la sécurité nationale des Etats-Unis. Cette spécialiste de l'antiterrorisme a très tôt mis en garde contre l’essor d’al-Qaeda. Désormais enseignante à l'université de Georgetown, elle continue de s'intéresser de près aux opérations de son ancienne agence.
Lancée le 28 février par Washington et Tel-Aviv, l'opération Fureur épique a été une réussite tactique dans ses premières heures : l’élimination du Guide suprême et de plusieurs cadres des Gardiens de la révolution a fragilisé le régime iranien. Mais elle a aussitôt déclenché une réplique de la République islamique contre les pays abritant des bases américaines, notamment dans le Golfe. Le Moyen-Orient s'embrase, le risque d'un enlisement se profile, alors que l'administration Trump semble incapable de dessiner une sortie du conflit, s'inquiète Bennett.
L'Express : Tactiquement, l'opération Fureur épique a entraîné l'élimination de Khamenei et de plusieurs autres cadres du régime iranien. Qu'en pensez-vous ?
Gina Bennett : Je ne pense pas que cette guerre constitue une victoire stratégique à long terme. La plupart des Américains sont aussi sceptiques sur le sujet, car ils ont vu ce scénario se produire déjà deux fois en l'espace d'une génération : d'abord l'Afghanistan, à partir de 2001, et ensuite l'Irak, à partir de 2003. Je tire deux...
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11/03 - Détroit d’Ormuz : combien de temps la France et ses voisins européens peuvent-ils tenir sans pétrole ?
Urgence : les cours de l'or noir flambent. Dix jours après le début de l'attaque lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, le détroit d'Ormuz est toujours verrouillé. D'ordinaire, cet étroit passage commercial voit transiter environ un cinquième des exportations mondiales quotidiennes de pétrole. Alors que les bombardements se poursuivent dans la région, les flux commerciaux se sont taris, provoquant une forte inflation du cours du Brent : plus 28 % en quelques jours. Celui-ci a même dépassé la barre symbolique des 120 dollars le baril avant de redescendre légèrement face aux promesses d'apaisement. Une annonce a notamment permis de rassurer les marchés : le déblocage d'une partie des réserves stratégiques de pétrole (RSP).
Ce mercredi 11 mars, les 32 pays membres de l'Agence internationale de l'énergie se sont accordés sur le déblocage de 400 millions de barils, soit environ un tiers de leur réserve totale et plus de deux fois ce qui avait été débloqué en 2022, lors de l'invasion russe en Ukraine. C'est la sixième fois qu'une telle action coordonnée est décidée mais la première fois de cette ampleur. Elle intervient en amont d'une rencontre des pays membres du G7 organisée à Paris.
A l'origine, ces réserves stratégiques ont été constituées en 1974, à la suite d'un autre choc pétrolier majeur. Les pays membres de l'agence (en grande partie des pays européens membres de l'OCDE) se sont engagés à se constituer un stock de pétrole à écouler en cas d'urgence, correspondant à plus de 90 jours de leur...
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11/03 - "Les agents IA prendront bientôt le contrôle de votre navigateur Web" : les prédictions d’Aymeric Roucher
La page d’accueil ressemble à celle du forum Reddit, en plus rudimentaire. Un lieu où plusieurs millions d'utilisateurs discutent à bâtons rompus de divers sujets - beaucoup de tech, il faut l’admettre, mais aussi de la nature humaine. Car Moltbook est spécial : il est réservé aux "agents IA". Des automates, à qui l’on donne une consigne, et qui dès lors, discutent tout seul. Ce site, qui vient d'être acquis par Meta, a suscité un buzz mondial, le mois dernier. Beaucoup y ont découvert cette nouvelle évolution de l’intelligence artificielle générative, en gestation depuis plusieurs années. Moltbook, comme la popularité de l’outil open source OpenClaw (dont le fondateur Peter Steinberger vient quant à lui de rejoindre OpenAI), ou encore le succès des agents d’Anthropic en entreprise, signe la montée en puissance de ces IA dont l’autonomie progresse de mois en mois. Les explications avec l’ingénieur en intelligence artificielle Aymeric Roucher, ancien de l’entreprise franco-américaine Hugging Face et auteur de l’ouvrage Ultra-intelligence : jusqu’où iront les IA ? (Odile Jacob, 2025).
L’Express : Il y a peu, l'agent IA était encore une niche. Aujourd’hui, avec l’irruption d’OpenClaw et de Moltbook, le grand public commence à se saisir de cette évolution. L’ère du chatbot - je pose une question, j'obtiens une réponse - est-elle déjà révolue ?
Aymeric Roucher : Je le vois comme un continuum. La première irruption de l'IA dans le quotidien des gens est venue de ChatGPT : pour la première fois, il était possible...
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11/03 - "Sain et sauf" mais invisible : l’étrange absence du nouveau Guide suprême iranien Mojtaba Khamenei
Dans les rues de Téhéran, son visage s'affiche sur de gigantesques pancartes. Mojtaba Khamenei, le nouveau Guide suprême nommé dimanche 8 mars, apparaît le plus souvent dessiné aux côtés de ses deux prédécesseurs : le fondateur de la République islamique, Rouhollah Khomeini, et son père, Ali Khamenei, qui était à la tête du pays depuis 1989. Mais, le 28 février, au premier jour de la guerre lancée conjointement par Israël et les États-Unis, l'ayatollah a été tué dans une frappe, mettant fin à plusieurs décennies de pouvoir. Un tournant pour le régime des mollahs, contraint de trouver un nouveau Guide suprême au plus vite. Après plusieurs jours d'attente, l'Assemblée des experts, l'organe chargé de cette désignation, a opté pour la continuité en choisissant Mojtaba Khamenei. Une figure mystérieuse, méconnue de la population iranienne et des observateurs internationaux... et qui n'a toujours pas donné signe de vie, plus de trois jours après l'annonce officielle de son arrivée au pouvoir.Aucun signe de vie
Le religieux de 56 ans n'a fait aucune apparition à la télévision ou dans les médias d'État, pas plus que sur les réseaux sociaux. Il n'a pas non plus communiqué de déclaration officielle sur les principaux canaux de propagande du régime, ni été aperçu sur une quelconque photographie depuis le début de la guerre. Une absence qui interroge : où est donc Mojtaba Khamenei, et surtout, dans quel état se trouve-t-il ? Ces questions sont légitimes, puisqu'il est avéré que celui-ci a été blessé dans le bombardement ayant tué...
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11/03 - CIA-Mossad, l’opération "Fureur épique" décortiquée par dix experts : taupe en Iran, cyberattaques et satellites
Peu de personnes ont vu cette image. Samedi 28 février, des responsables militaires tendent une photo à Benyamin Netanyahou. Le Premier ministre israélien regarde la dépouille de l’ayatollah Khamenei, tué à Téhéran le jour même. À des milliers de kilomètres de Tel-Aviv, Donald Trump contemple le même cliché. C'est la preuve qu'il attendait depuis des heures. Une source humaine au plus près des décombres l'a transmise. "Khamenei, l'une des personnes les plus maléfiques de l'histoire, est mort", écrit le président américain sur Truth Social, son réseau social. Le lendemain, les médias iraniens confirment la mort du Guide suprême, ainsi que celle d’au moins trois autres cadres du régime.
"Nous venons d'assister à l'utilisation particulièrement réussie du renseignement pour éliminer des cibles bien spécifiques. Cette opération est l'aboutissement d'années de lourds investissements dans les services, autant côté américain qu'israélien", observe Dan Lomas, chercheur en relations internationales à l’université de Nottingham, expert de l'espionnage. Les assassinats ciblés de dirigeants par des puissances étrangères sont rarissimes. L'exemple le plus proche reste celui de l'Afghan Hafizullah Amin, tué à Kaboul par les forces soviétiques en 1979. La puissante République islamique d'Iran est un adversaire d'une tout autre dimension. Et pourtant, la voilà aujourd'hui décapitée.
Cette élimination n'est que la première étape d'un plan beaucoup plus large. Washington et Tel-Aviv veulent détruire ce qu’ils voient comme le...
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11/03 - Emmanuel Macron, sa stratégie au Liban : "Il faut harceler Benyamin Netanyahou"
L’engrenage mortifère est de retour au Levant. Plus d'une semaine après l'élimination d'Ali Khamenei au premier jour de l'opération "Fureur Epique" et "Rugissement du Lion", le Hezbollah a précipité le Liban dans la guerre. En lançant une attaque contre l'Etat hébreu, la milice chiite armée par l'Iran a déclenché en retour des bombardements israéliens de très grande ampleur, principalement dans le sud du pays. Le bilan est lourd : le conflit a déjà fait 486 morts et 1 313 blessés, selon l'OMS, et plus de 667 000 déplacées, selon le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR).
Depuis plusieurs jours, Emmanuel Macron est à la manœuvre pour tenter de faire cesser les hostilités. Le président français, qui a récemment parlé avec Benyamin Netanyahou et Donald Trump, se heurte au refus du Premier ministre israélien. La France cherche ainsi à créer les conditions d'un retour au cessez-le-feu qui avait été entériné en novembre 2024 entre le Hezbollah et l'Etat hébreu. Selon Michel Duclos, ex-ambassadeur et conseiller spécial à l’Institut Montaigne, "la France est pratiquement le seul pays" à s'inquiéter du sort des Libanais qui "avaient des attentes élevées envers Emmanuel Macron". Il le concède toutefois : la France ne peut pas jouer les deus ex machina au Liban, dans un contexte d’embrasement régional où les grandes puissances militaires sont déjà à l’œuvre. Entretien.
L'Express : Au Liban, le président français réclame la fin des combats au Hezbollah en échange d’une cessation des opérations militaires...
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11/03 - Défense : le trouillomètre européen varie en fonction de la distance
La raison du plus fort est toujours la meilleure, dit la fable. A condition bien sûr d’être le plus fort. Ce qu’ont compris Donald Trump et Benyamin Netanyahou : la puissance de feu de l’armada américaine au Moyen-Orient ou la domination des avions de chasse de Tsahal dans le ciel iranien résument à elles seules la somme des investissements de ces deux pays pour asseoir leur supériorité militaire dans la région ou dans le monde.
Avis aux Européens, qui, assoupis pendant un quart de siècle par les "dividendes de la paix", se convertissent avec plus ou moins de rapidité à l’économie de guerre. L’occupation de la Crimée par les Russes en 2014 a provoqué un premier réveil. Le 24 février 2022, la guerre en Ukraine a sonné l’alarme. Le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche a fini d’ouvrir les yeux de l’Europe. Indiscutablement, le réarmement est en marche : entre 2020 et 2025, les dépenses des Etats de l’Union européenne ont bondi de 63,8 % (381 milliards d’euros). Est-ce suffisant ? Non, car en dépit du rattrapage, les sommes en jeu représentent moins de la moitié du budget de la défense américain.
Résultat, la dépendance à l’égard Etats-Unis demeure très forte : entre 2021 et 2025, l’Europe a triplé ses achats d’armes à l’étranger, selon le Sipri, devenant au passage le premier importateur mondial dans le domaine, son principal fournisseur étant les Etats-Unis.
En outre, l’effort de réarmement européen reste très inégalement réparti. Logiquement, les premiers pays à se réveiller ont été ceux d’Europe de l’Est ou du...
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11/03 - Ils font bouger l’Europe
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11/03 - David Shelley : "Nous ne pouvons plus nous restreindre aux seuls livres"
Il compte parmi la poignée de génies qui ont fait l’édition française. Deux siècles après l’ouverture de sa première librairie en 1826, Louis Hachette reste surtout célèbre pour l’invention de la Bibliothèque des chemins de fer, vaste réseau de points de vente dans les gares qui existe encore à l’heure actuelle avec les Relay. Le bicentenaire d’Hachette* est l’occasion de prendre le large. Plutôt que de publier un énième article sur les best-sellers controversés de Fayard, nous avons préféré discuter avec David Shelley. Ce brillant éditeur né en 1976, patron d’Hachette UK depuis 2018, a également pris la tête d’Hachette Book Group USA en 2024. C’est de New York qu’il nous répond par visioconférence, visiblement en pleine forme alors qu’il n’est que 5 heures du matin chez lui.
Que représente Louis Hachette pour un homme né au pays de W. H. Smith ? "Je ne crois pas qu’il ait théorisé grand-chose, mais ses actions parlent pour lui. Il a publié un vaste choix de livres, s’adressant à de nombreux lecteurs. Il voulait que les livres soient abordables pour le grand public. Il y a une continuité aujourd’hui quand je vois la variété des publications du groupe Hachette – des livres pour divertir, pour inspirer, pour surprendre… Louis Hachette était aussi un homme d’affaires astucieux. Il est évident que pour être un grand éditeur il faut aussi être un bon businessman – ça ne devrait pas être un tabou. La première règle est d’avoir une gestion saine de son entreprise. Il faut savoir tenir ses finances. A quoi bon s’enthousiasmer...
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11/03 - Prague, la ville rêvée des étudiants qui caracole en tête des classements européens
Les 15 et 22 mars, les Français votent aux municipales. L'occasion pour L'Express de sélectionner chez nos voisins des idées innovantes, des concepts pertinents et des dynamiques vertueuses pour améliorer notre quotidien. Tour d'Europe des villes qui doivent nous inspirer, et surtout inspirer nos nouveaux élus.
EPISODE 1 - Ces villes qui doivent nous inspirer : Munich, le mariage réussi de la Silicon Valley et de l'huile de moteur
EPISODE 2 - Comment Vienne est devenue un petit paradis pour les seniors et les locataires
EPISODE 3 -Londres, un modèle pour la sécurité ? Sa recette miracle pour faire baisser le crime
EPISODE 4 - "Les polémiques à Paris nous ont beaucoup amusés" : Copenhague, ce modèle de propreté qui s'exporte
ÉPISODE 6 - Des mini-réacteurs nucléaires pour se chauffer ? Helsinki prépare sa révolution énergétique
Caleb House prend un moment pour réfléchir et creuser dans sa mémoire. "J’ai beau chercher, je n’ai jamais rencontré un seul étudiant qui regrettait d’être parti en échange à Prague", assure cet Américain, coordinateur du recrutement international à l'Université Charles, la plus grande de République tchèque. Depuis des années, la ville de Franz Kafka et Václav Havel caracole en tête des classements des meilleures villes universitaires d'Europe. Étudiants, anciens comme actuels, s'enthousiasment pour sa qualité de vie, les écoles y sont nombreuses et réputées.
Cinq d'entre elles, dont l'Université technique de Prague et la Prague University of Economics and Business, figurent dans le top 1...
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11/03 - Des mines navales déposées par l’Iran ? Ce risque qui plane sur le détroit d’Ormuz
C'est une méthode déjà employée par Téhéran dans le passé. En pleine guerre au Moyen-Orient, les États-Unis soupçonnent l'Iran de vouloir déployer des mines navales dans le détroit d'Ormuz pour menacer les embarcations qui le traverseraient. Les craintes du renseignement américain, étayées par plusieurs sources auprès de CBS News, anticipent un scénario noir dans le golfe Persique. L'étroite voie navigable séparant l'Iran de la péninsule arabique fermée à long terme en raison du risque représenté par ces engins explosifs ? Les pays producteurs d'hydrocarbures derrière ce passage (Qatar, Koweït, Irak...) resteraient le cas échéant complètement isolés du trafic maritime international. Impossible à envisager pour Washington, alors que les prix du pétrole sont déjà en train de flamber.De premières mines déjà posées ces derniers jours ?
Si aucune confirmation officielle n'a été apportée sur ces éléments, CNN va encore plus loin : d'après ses informations, le minage de la zone par Téhéran aurait déjà commencé. Le média, qui se base sur des échanges avec deux sources proches du dossier, indique que cette opération n'en serait qu'à ses débuts, avec seulement "quelques dizaines de mines (...) posées ces derniers jours". Néanmoins, la capacité de nuisance iranienne en la matière demeure importante. D'après la chaîne, la République islamique disposerait encore de 80 à 90 % de ses navires utilisés pour déposer des mines au fond de l'eau. CBS News, elle, chiffre entre 2 000 et 6 000 le nombre de munitions de ce genre disponibles dans...
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11/03 - L’Université technique d’Eindhoven, alliée méconnue du champion ASML et de l’Europe des puces
On ne voit qu’elles, la nuit tombée, dans le ciel d’Eindhoven. Les sept lettres de Philips, éclairées d’un bleu royal, au sommet de la Lichttoren, la "Tour lumière". Ici, la firme néerlandaise n’est pas qu’un vendeur de téléviseurs, de rasoirs, d’ampoules ou de biberons. Elle en est l'ossature. On y retrouve le musée Philips, bâti sur l’ancienne usine historique, le stade Philips, qui accueille l’équipe du PSV Eindhoven, la piscine, des écoles, des hôpitaux des parcs… Sans la présence de la multinationale, l’université technique (TU/e), greffée au centre-ville, n’aurait également jamais vu le jour, il y a tout juste 70 ans. Plus d’un siècle après sa lointaine cousine de Delft, le campus le plus prestigieux du pays, fondé par le roi Guillaume II. Une histoire qui a poussé la TU/e à se démarquer. "Nous sommes tournés vers les besoins de l’industrie", résume simplement sa rectrice, la chimiste belge Silvia Lenaerts.
Philips ? Dans la liste des anciens élèves prestigieux fournis par l’établissement figurent inévitablement des anciens de la maison. Pas de prix Nobel, mais plutôt des ex-patrons à l'instar de Gerard Kleisterlee. Ou des ingénieurs comme Kees Schouhamer Immink, discret inventeur du compact-disc (CD), qui a inspiré le DVD puis le Blu-ray. Philips n’est cependant plus l'unique pivot de la région. Quatre lettres, d’un bleu plus sombre, lui ont volé la vedette : ASML. Une compagnie néerlandaise spécialisée dans la construction de machines de fabrication des puces électroniques basée à Veldhoven, dans la banlieue...
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11/03 - Pete Hegseth, un fanatique des croisades pour qui l’Iran ne serait que la première étape
C’est l’histoire d’une revanche. Pete Hegseth attendait son heure depuis le 20 janvier 2021, date d’une humiliation jamais digérée. Ce matin-là, le soldat de la Garde nationale qu’il est encore s’apprête à officier pour la cérémonie d’investiture de Joe Biden, quatorze jours après l’assaut du Capitole. Son téléphone sonne. Au bout du fil, un supérieur lui ordonne de rester chez lui. Principe de précaution : un compagnon d’armes a signalé Hegseth comme une possible "menace interne". En cause, un tatouage aperçu sur son biceps droit. On y lit : "Deus Vult" ("Dieu le veut"), le cri de ralliement des croisés au XIe siècle, devise connue des cercles de l’alt-right (extrême droite).
Cinq ans plus tard, voilà Pete Hegseth musclé et tatoué comme jamais, mais cette fois au sommet de sa gloire, propulsé à la tête du département de la Défense, un ministère au budget pharaonique de 850 milliards de dollars employant trois millions de soldats, réservistes et civils. Au nez et à la barbe de ses détracteurs d’hier, il réalise aujourd’hui son fantasme de toujours : une "croisade américaine", dont la République islamique iranienne serait la première cible, dans un remake de la guerre contre le terrorisme engagée en 2001 par George W. Bush, qui employait le même terme.
"Tout comme les croisés chrétiens, qui ont repoussé les hordes musulmanes au XIIe siècle, les croisés américains devront faire preuve du même courage face aux islamistes", prophétisait-il en 2020 dans son livre American Crusade. Ce 4 mars, au quatrième jour de la...
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11/03 - De la "Nakba" au 7-Octobre : deux grands films pour la paix en Palestine
On dirait que le film de Cherien Dabis, Ce qu’il reste de nous, tombe à point nommé, pile sur l’actualité. En réalité, il aurait fallu qu’elle soit très forte pour sortir son film sur la Palestine sans tomber pile sur l’actualité. La Palestine est comme une horloge arrêtée qui donne toujours, à un certain moment, l’heure juste de la guerre.
Cherien Dabis est née en 1976 aux Etats-Unis. Elle avait 8 ans quand elle a mis les pieds pour la première fois en Palestine, là où son père, médecin, était né. Elle avait 33 ans quand son premier film, Amerrika, est sorti. Il raconte l’histoire d’une famille palestinienne immigrée aux Etats-Unis. Son deuxième film, sorti en 2013, May in the Summer, raconte aussi l’histoire d’une famille palestinienne immigrée, mais en Jordanie. Dabis semble tout à fait à l’aise sur la question de l’autobiographie : elle prend par-ci et par-là des faits, des personnages qui n’ont pas besoin d’être strictement autobiographiques pour raconter sa vie, qui tourne autour de cette question : est-ce qu’on a vraiment le droit d’exister, nous, les Palestiniens. Est-ce que ça va finir un jour de se faire traiter comme des chiens, de nous obliger à le devenir, et de se demander jusqu’à quand on pourra se retenir d’agir comme des chiens, et si on ne ferait pas mieux de devenir les chiens qu’on nous demande d’être, comme de se mettre une balle dans la tête, en état de légitime défense.
N’ayant apparemment pas trouvé la réponse, et parce qu’elle pratique ce métier stupide de cinéaste, Cherien Dabis a décidé...
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11/03 - Préférence européenne : un signal positif qui ne s’attaque pas à la racine du mal, par Jean-Luc Demarty
La Commission européenne a proposé le 4 mars un règlement complexe de 79 articles, l’Industrial Accelerator Act (IAA), dont l’objectif non affiché, mais transparent, est de protéger l’industrie européenne de la menace existentielle de l’industrie chinoise. La situation est grave avec une accélération sans précédent de la compétitivité de l’industrie chinoise et de ses exportations depuis la sortie du Covid. Depuis début 2022, les prix industriels à la production ont augmenté de 15 % dans l’UE et baissé de 7 % en Chine. L’écart de compétitivité est désormais de 30 à 40 % pour des produits de qualité équivalente voire supérieure. Les exportations européennes de biens manufacturés vers la Chine stagnent depuis 2019 autour de 200 milliards d'euros, tandis que les importations européennes de biens manufacturés chinois ont largement doublé depuis dix ans, à plus de 500 milliards d'euros. Cette situation a été aggravée par les mesures protectionnistes de Donald Trump. Il est également clair que la Chine a renoncé au timide rééquilibrage, entre 2015 et 2019, de son modèle de capitalisme d’Etat exclusivement tourné vers l’exportation, encore renforcé depuis la sortie du Covid.
La réaction de la Commission européenne est bienvenue dans la mesure où il y a urgence. Toutefois l’UE, et particulièrement la Commission européenne, sont partiellement responsables de la menace chinoise. En effet, le Green Deal, avec sa bureaucratie verte tentaculaire, ses normes excessives et son objectif de "net zero" en 2050, a considérablement aggravé...
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11/03 - Mary-Ann Baumgartner, la brillante séductrice de la CIA
Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Dans “Nid d’espions”, le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.
En matière d’espionnage, il est souvent question de séduction. Savoir convaincre, grâce à son attitude, un interlocuteur. Lui donner envie de nous dévoiler des informations. Lui laisser croire, surtout, que nos demandes sont désintéressées. Le charme devient alors un véritable outil de l’agent secret, et les services de renseignements peuvent fonder toute une stratégie dessus.
C’est le cas de la Stasi, le service de police politique et d’espionnage de l’Allemagne de l’Est, durant la Guerre froide. Créé en 1950, et partenaire de premier plan de l’URSS, la Stasi et son chef du renseignement extérieur, Markus Wolf, vont mettre en place une division bien particulière : les agents Roméo. Des espions chargés de séduire des femmes à la position clé en RFA. Envoyés de l’autre côté du mur, des jeunes hommes considérés comme charmants, autant par leur physique que dans leurs manières, vont repérer des fonctionnaires solitaires de l’Ouest. Leur cible principale : les secrétaires des diplomates, tout aussi bien informées, ayant souvent accès à des documents confidentiels, mais également moins surveillées.
Au sein de l’Otan, dans les ambassades, ou dans les ministères, des dizaines de femmes vont être...
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11/03 - Catastrophe nucléaire de Fukushima : "La Chine a tout fait pour envenimer la situation"
A l’occasion du quinzième anniversaire de la catastrophe nucléaire japonaise, Marylène Gervais, docteur en sciences politiques de l'université Paris-Panthéon-Assas, revient sur un aspect peu connu de ce drame : l’offensive politique et informationnelle tous azimuts menée par la Chine. Ces dernières années, Pékin s'est échiné à décrédibiliser l’archipel, surfant notamment sur la crainte de la population liée aux rejets des eaux traitées de la centrale dans l’océan. Si la riposte du Japon lui a permis de rétablir la confiance au niveau international et de faire mûrir sa communication, les tensions entre les deux pays sont loin d’être retombées.
L’Express : Dans une étude récente, vous avez mis en lumière l’ingérence de la Chine à la suite de l’accident nucléaire de Fukushima. Pourquoi ?
Marylène Gervais : Parce que ce volet n’a pas jamais vraiment été raconté. En 2011, lorsqu’un tsunami a entraîné la catastrophe nucléaire que l’on connaît, l'intérêt pour la Chine, d’un point de vue géopolitique, était beaucoup moins marqué qu'aujourd'hui. Ses observateurs semblaient davantage intéressés par sa puissance économique et les opportunités commerciales qu’elle pouvait offrir aux pays occidentaux. C’était oublier que pour la Chine, le Japon représente un rival stratégique en tant qu'allié des États-Unis dans la région.
Depuis maintenant plus d'une dizaine d'années, et notamment l'arrivée de Xi Jinping en 2013, la Chine ne cache plus ses ambitions - y compris territoriales - en Asie. De manière concomitante, le Japon s’affirme de...
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10/03 - Thibault Muzergues : "Même Vladimir Poutine tente de se faire passer pour Calimero"
Associer "droite" et "woke"a, a priori, tout d'un oxymore. Dans La droite woke (L'Observatoire), le politologue Thibault Muzergues décrit pourtant des parallèles troublants entre les deux camps idéologiques, en montrant qu'à force de se focaliser sur le wokisme, une partie de la droite ressemble de plus en plus à son adversaire, avec une même obsession pour les identités minoritaires, une même victimisation incessante et une même intolérance à base de "safe spaces" et de cancel culture. Selon lui, même des "hommes forts" comme Vladimir Poutine, Viktor Orban ou Donald Trump ont adopté une rhétorique plaintive, jouant sur une corde victimaire pour mieux amadouer leur électorat. La critique est d'autant plus féroce que l'auteur se décrit lui-même comme un libéral-conservateur. Entretien.
L'Express : Votre livre dénonce une "dérive woke" d’une partie de la droite. Comment peut-on être "antiwoke" et "woke" à la fois ?
Thibault Muzergues : J’ai vécu la montée en puissance de la droite woke quasiment de l’intérieur, lorsque je travaillais à l’International Republican Institute, et j’en ai même fait les frais l’an dernier au début du second mandat de Trump – donc ce livre est un récit de première main, pour ainsi dire. C’est en combattant le wokisme de gauche qu’une frange de la droite américaine, mais aussi européenne, a fini par en adopter les codes, dans une stratégie de renouveau d’un projet réactionnaire. Cette droite woke est tout aussi obsédée par l’identité, tout aussi victimaire et tout aussi intolérante que...
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10/03 - Iran : la Maison-Blanche assure que la marine américaine n’a pas escorté de pétrolier à travers le détroit d’Ormuz
Le président américain Donald Trump a déclaré lundi aux journalistes que la guerre au Moyen-Orient était "quasiment finie", au lendemain de la désignation en Iran de Mojtaba Khamenei comme nouveau guide suprême de la Révolution islamique, en remplacement de son père, l'ayatollah Ali Khamenei, assassiné au premier jour de la campagne militaire israélo-américaine.
Donald Trump s'est dit "déçu" du choix de Téhéran, qui peut être perçu comme un signal de défi à l'égard des Etats-Unis, déplorant que cela "entraîne plus ou moins les mêmes problèmes" en Iran. Il avait exprimé sa volonté d'être impliqué dans la désignation du nouveau dirigeant iranien, désireux que celui-ci soit conciliant avec Washington et Israël. Reste que les commentaires du président américain à propos de la fin imminente de la guerre ont provoqué un relâchement sur les marchés pétroliers et financiers, alors que le prix du baril avait dépassé dimanche le seuil des 100 dollars pour la première fois depuis 2022.
L'Iran a affiché lundi son soutien à Mojtaba Khamenei, la presse officielle diffusant des images montrant des foules rassemblées dans plusieurs villes pour saluer le nouveau guide suprême, avec des drapeaux iraniens et des portraits d'Ali Khamenei brandis. L'armée iranienne a pour sa part déclaré qu'elle allait intensifier ses attaques de missiles. Donald Trump a dit lundi vouloir une victoire "totale", sans expliquer précisément ce que cela signifiait. Il a effectué par le passé des commentaires contradictoires sur les objectifs de Washington et...
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10/03 - "Nous, les boomers, avons fait suer nos parents comme nos enfants" : l’étonnant dialogue Thierry Lhermitte - Maxime Sbaihi
Avec ses potes du Splendid, il a incarné jusqu'à la caricature les vacances des boomers dans la série des Bronzés. Issu d'une génération "insouciante" de l'après-guerre, Thierry Lhermitte, 73 ans, est un passionné de sciences comme d'histoire. Mais l'acteur s'est aussi intéressé à la démographie, et a lu avec enthousiasme Les Balançoires vides (L'Observatoire) de Maxime Sbaihi. Cet économiste libéral et directeur stratégique du Club Landoy y analyse avec brio la chute des naissances, avertissant sur les bouleversements économiques et sociaux qu'ils vont provoquer, tout en appelant à un rééquilibrage générationnel en faveur des jeunes. La nouvelle baisse des naissances en 2025 et l'entrée de la France dans un solde naturel négatif n'a fait que confirmer son diagnostic.
L'Express a réuni les deux hommes pour un échange de haut vol. Pendant près de deux heures, Thierry Lhermitte, 73 ans et trois enfants, et Maxime Sbaihi, 39 ans et un enfant, ont parlé librement des bouleversements démographiques, de la démagogie politique sur l'immigration comme sur la retraite à 60 ans, des conséquences d'une société gérontocratique, d'héritage et d'inégalités de patrimoine… A la fin, on s'est dit que ce dialogue est le meilleur antidote à une possible guerre de générations entre boomers accusés d'égoïsme et jeunes qualifiés de "baby-glandeurs".
Thierry Lhermitte : Il y a quelques années, j’ai demandé au paléoanthropologue Pascal Picq pourquoi on ne parlait plus des problèmes de surpopulation. J’avais lu dans les années 1970 le...
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10/03 - Pourquoi certains sont infidèles, et d’autres non : les explications du biologiste Justin Garcia
Pourquoi aimons-nous ? Pourquoi avons-nous un partenaire qui nous satisfait sexuellement mais pas émotionnellement, ou l’inverse ? Comment certains couples traversent-ils toutes les tempêtes sans passer par la case infidélité ? Ouvrir son couple est-i l réellement risqué ? Et en quoi notre quête d'intimité éclaire-t-elle certains de nos plus beaux élans comme de nos comportements les plus destructeurs ? Voilà quelques-unes des questions qu’explore le Dr Justin Garcia, directeur exécutif de l’Institut Kinsey, dans son nouveau livre, The Intimate Animal: The Science of Sex, Fidelity, and Why We Live and Die for Love (Little, Brown Spark, non traduit). S’appuyant sur des décennies de recherches interdisciplinaires en biologie évolutive, psychologie, neurosciences, anthropologie et sciences sociales, ce spécialiste analyse une tension universelle : celle entre notre désir évolutif de sexualité et notre besoin tout aussi évolutif d’intimité. En d'autres termes, nous serions programmés pour être socialement monogames, mais pas nécessairement câblés pour l’être sexuellement. Or, lorsque notre besoin existentiel d’amour et d’intimité entre en conflit avec nos pulsions sexuelles, cela peut conduire à des situations douloureuses, avec ou sans infidélité.
Dans un entretien accordé à L’Express, Justin Garcia explique ce que nous attendons vraiment d’une relation qui dure, mais aussi comment les nouvelles technologies changent la donne dans les histoires d'un soir ou de toute une vie — vous serez surpris par son analyse...
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10/03 - Quand Lego a failli disparaître : l’histoire méconnue d’une incroyable résurrection
En règle générale, les villes se situent dans des pays. Mais à Billund, 6 500 habitants, c'est l'inverse : en rase campagne, la petite commune contient un pays tout entier, le Legoland. Etat multiculturel et multicolore, il abrite tous les édifices iconiques de la planète, construits à l'aide de 20 millions de petites briques en plastique : la Tour Eiffel, Buckingham Palace, le Colisée, le Taj Mahal, l'Opéra de Sydney, le Capitole de Washington, la Statue de la Liberté de New York, le Mont Rushmore du Dakota du Sud. Et aussi des moulins à vent représentant la Hollande, des fjords norvégiens, les pittoresques canaux de Copenhague, et même le pas de tir de la Nasa à Cap Canaveral (Floride).
Dans ces scénographies animées se meuvent des figurines Lego, des bateaux, des trains, des camions, des avions, des fusées. Créé en 1968, le Legoland du Danemark - il en existe dix autres, deux en Europe, trois aux Etats-Unis et cinq en Asie - enchante chaque année plus de 2 millions de visiteurs, danois et internationaux, qui se rendent sur place par un vol direct grâce à l'aéroport international de Billund qui dessert à la fois Legoland et le siège social de Lego, lui-même en forme de briques assemblées.Lego Star Wars, le premier contrat de licence
Vitrine de l'entreprise, ce parc d'attractions ne représente qu'une infime partie de la réussite de la multinationale – véritable fierté danoise au même titre que Maersk (transport maritime), Novo Nordisk (groupe pharmaceutique), Carlsberg (brasserie) ou Bang &...
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10/03 - Louvre, Notre-Dame, Chambord : autopsie d’un scandale, par Maryvonne de Saint-Pulgent
Sept ans après l’incendie de Notre-Dame qui a traumatisé les Français, quatre mois après l'humiliant cambriolage du Louvre, de nombreuses questions se posent. Comment en est-on arrivé là ? Par désinvolture ? Mauvaises décisions politiques ? Nos chefs-d’œuvre sont-ils en péril ? Maryvonne de Saint-Pulgent, ancienne haut fonctionnaire, directrice générale du patrimoine de 1993 à 1997 et auteur d'Alerte sur le patrimoine (Gallimard, février 2026) est l'invitée de cette nouvelle édition des Grands entretiens d'Anne Rosencher.
Une personnalité qui parle en connaissance de cause, et qui ne mâche pas ces mots. Avec ses formules ciselées de "tonton flingueuse du patrimoine", elle nous décrit, exemples nourris de son expérience à l'appui, des décennies de mauvaises priorités. Trop de grands projets présidentiels au détriment de l'entretien de l'existant - "Dès qu'un projet devient politique, la rationalité disparaît." Trop de protections juridiques sans moyens derrière — "C'est de la gesticulation." Trop de mécénat mal orienté, trop d'événementiel, pas assez de vision à long terme. Un entretien décoiffant, à retrouver en vidéo sur YouTube et Dailymotion, mais aussi en podcast sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast...
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10/03 - Guerre en Iran : pourquoi les producteurs russes de pétrole se frottent les mains
La guerre en Iran ne fait pas que des malheureux dans le secteur de l'énergie. Le prix du pétrole a dépassé les 100 dollars le baril et a atteint 114 dollars pour la première fois depuis 2022. Certains s'en tirent particulièrement bien : les producteurs de pétrole russes. Dans ce contexte de hausse spectaculaire des prix de l'or noir depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, le 28 février, leurs actions ont fortement augmenté. La capitalisation totale des géants pétroliers russes Rosneft, Lukoil, Gazprom Neft, Surgutneftegaz et Tatneft a ainsi augmenté de 1969 milliards de roubles, soit environ 21,50 milliards d'euros, rapporte Euronews, citant le Moscow Times. Les titres de Rosneft ont grimpé de 25 % en une semaine et demie, quand le prix de Lukoil a augmenté de 10,2 % et celui de Gazprom Oil de 11 %, indique ce média en ligne indépendant.
L'acheminement de l'or noir depuis les pays du Golfe est perturbé par la guerre au Moyen-Orient. En cause : la réduction du trafic à presque zéro dans le détroit d'Ormuz, au large de l'Iran et des Emirats arabes unis. Cette paralysie est une aubaine pour les producteurs de pétrole russes, alors qu'environ 20 % du pétrole mondial transite par ce détroit. La Russie ne dépend en effet pas de cet endroit si stratégique pour exporter sa production de pétrole. Moscou "est un gros exportateur de pétrole en Asie", rappelle auprès des Echos Homayoun Falakshahi, analyste chez Kpler. "Puisque les pays du Moyen-Orient exportent surtout vers l'Asie et que le...
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10/03 - Jordan Bardella - Nicolas Sarkozy : l’histoire d’un déjeuner secret
Jordan Bardella a souvent la dent dure contre la droite et ses candidats : normal, nous sommes dans la dernière ligne de la campagne des municipales. Le vendredi 6 mars, par exemple, il se moque volontiers à la tribune du maire de Nice, Christian Estrosi. Le président du RN est en meeting à une trentaine de kilomètres de la capitale azuréenne, à Menton, pour soutenir Alexandra Masson, dont les chances de victoire sont réelles. Du plus connu des adversaires de la députée locale du RN, un certain Louis Sarkozy, il ne dit en revanche pas un mot…
La politique côté cour, la politique côté jardin. Cette fois, Jordan Bardella ouvre la bouche : normal, il est à table. En face de lui se trouve Nicolas Sarkozy. Nous sommes le 19 février, le déjeuner va durer près de deux heures. Les deux hommes ont appris à se connaître, ils se seraient même vus à plusieurs reprises au cours des derniers mois. Le 1er juillet 2025, l’ancien président avait reçu le dirigeant du RN pour des croissants, ainsi que l’avait révélé Le Parisien.
La discrétion est de mise : l’ex-chef de l’Etat, en attente de son procès en appel dans l’affaire libyenne le 16 mars, ne veut pas se mêler publiquement de politique. Et les élections municipales arrivent, qui voient la droite et l’extrême droite s’affronter dans de nombreuses communes. Jordan Bardella a simplement veillé à mettre dans la confidence Marine Le Pen – ce que cette dernière confirme à L’Express.
"Considérer [les dirigeants du Rassemblement national] me semble aussi naturel que nécessaire" :...
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10/03 - "L’hiver a été particulièrement difficile" : en Ukraine, les entreprises résistent aux coupures d’électricité
Oleksandr Honchar n’a pas dormi de la nuit : Moscou a lancé une pluie de drones sur une centrale électrique de Kiev, en face de chez lui. Réveillé par les explosions, il a aussitôt consulté les caméras de surveillance de son usine, qu'il nous montre : sous l'effet du souffle, les machines vibrent, les ampoules au plafond oscillent. À 39 ans, il dirige Ideashop, une entreprise de fabrication de cosmétiques qui emploie une centaine de personnes. L’usine est située au nord de Kiev, sur la trajectoire des drones qui descendent le fleuve Dniepr depuis la Biélorussie. Ces bombardements russes obligent le chef d'entreprise à innover pour maintenir son activité sans électricité.
En cette matinée de fin février, l'entreprise d’Oleksandr tourne d'ailleurs à plein régime. La musique pop de la radio donne la cadence aux employées qui remplissent des tubes de crèmes et de shampoings. Seul l'immense générateur, de la taille d'une camionnette, ronronnant sur le parking, trahit une situation hors-norme. Car ici, comme dans la majeure partie de la capitale, le réseau municipal ne délivre l'électricité que quelques heures par jour. "Les pertes seraient bien plus lourdes si l'on cessait de travailler"
Cet hiver, la Russie a profité des températures atteignant les -20 °C pour lancer une attaque sans précédents sur le système énergétique, détruisant 60 % des capacités de production du pays. Du 1er décembre au 28 février, Moscou a lancé plus de 14 670 bombes, 738 missiles et près de 19 000 drones, a déclaré Volodymyr...
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10/03 - Pourquoi l’Europe est devenue le principal importateur d’armes au monde
Le monde se réarme et les plus gros acheteurs d'armes sont… les Européens. L'Europe est devenue le principal importateur d'armes au monde au cours des cinq dernières années, d'après les données publiées lundi 9 mars par l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri). Selon ce rapport, les pays européens ont plus que triplé leurs importations d'armes entre 2021 et 2025 par rapport à la période 2016-2020 : l'Europe a ainsi représenté 33 % des importations mondiales, contre 12 % au cours de la période quinquennale précédente.
Cet institut international indépendant fondé en 1966 compare les tendances sur cinq ans car des livraisons dans le cadre de contrats importants peuvent fausser les chiffres annuels. Le volume des flux mondiaux d'armes a augmenté de 9,2 % entre 2021 et 2025 par rapport aux cinq années précédentes, indique également le Sipri. L'augmentation des flux mondiaux est la plus importante depuis 2011-2015, relève-t-il dans son rapport.
Les Etats-Unis, premier fournisseur mondial d'armes, représentent 42 % du total des transferts internationaux sur la période 2021-2025, contre 36 % entre 2016 et 2020. Ces cinq dernières années, les Américains ont exporté des armes vers 99 Etats, dont 35 en Europe. Pour la première fois depuis deux décennies, la plus grande part des exportations américaines est allée à l’Europe (38 %), devant celle du Moyen-Orient (33 %). "La forte augmentation des flux d'armes vers les Etats européens a fait grimper les transferts mondiaux d'armes de...
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10/03 - Guerre en Iran : "S’en prendre à une usine de dessalement équivaut à sortir l’arme nucléaire"
La guerre au Moyen-Orient se transformera-t-elle en guerre de l’eau ? Dimanche 8 mars, le Bahreïn a accusé l’Iran d’avoir ciblé l’une de ses usines de dessalement. Plus tôt, Téhéran dénonçait une attaque similaire de la part des Etats-Unis contre une de ses installations. Deux autres usines - l'une située aux Emirats arabes unis et l'autre au Koweït - auraient également subi des dégâts provoqués par la chute de drones iraniens interceptés. Dans cette région très sensible au changement climatique et parmi les plus arides de la planète, la disponibilité de l’eau est dix fois plus basse que la moyenne, selon la Banque mondiale.
"La vulnérabilité la plus profonde des pays du Golfe reste les usines de dessalement", explique Michael Christopher Low, directeur du Centre du Moyen-Orient à l’Université de l’Utah (Etats-Unis). Ces infrastructures sont cruciales pour l'eau potable de millions d'habitants. Dès lors, les Iraniens pourraient-ils les viser sciemment afin de plonger la région dans le chaos ? "Ce serait la réponse la plus extrême et la plus irrationnelle. Car il n’y a pratiquement plus d’étape supérieure possible dans l’escalade militaire", prévient l’historien, auteur d’un livre à paraître aux presses de l’Université de Californie, Saltwater Kingdoms: Fossil-Fueled Water and Climate Change in Arabia.
L’Express...
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10/03 - "Les polémiques à Paris nous ont beaucoup amusés" : Copenhague, ce modèle de propreté qui s’exporte
Les 15 et 22 mars, les Français votent aux municipales. L'occasion pour L'Express de sélectionner chez nos voisins des idées innovantes, des concepts pertinents et des dynamiques vertueuses pour améliorer notre quotidien. Tour d'Europe des villes qui doivent nous inspirer, et surtout inspirer nos nouveaux élus.
EPISODE 1 - Ces villes qui doivent nous inspirer : Munich, le mariage réussi de la Silicon Valley et de l'huile de moteur
EPISODE 2 - Comment Vienne est devenue un petit paradis pour les seniors et les locataires
EPISODE 3 -Londres, un modèle pour la sécurité ? Sa recette miracle pour faire baisser le crime
EPISODE 5 - Prague, la ville rêvée des étudiants qui caracole en tête des classements européens
ÉPISODE 6 - Des mini-réacteurs nucléaires pour se chauffer ? Helsinki prépare sa révolution énergétique
Pas une franche rigolade, mais des éclats de rire discrets, politesse danoise oblige. L'été dernier, les habitants de Copenhague ont regardé avec attention les Parisiens enfiler leurs combinaisons, prélever des échantillons d'eau et s'inquiéter des maladies de peau avant de se baigner, pour la toute première fois, dans la Seine. "Ici, tout le monde se jette dans le port sans se poser de questions, tant la qualité de l'eau est bonne depuis des années, sourit Natalie Gulsrud, spécialiste d'aménagements urbains à l'Université de Copenhague. Toutes ces polémiques à Paris ont été très amusantes à suivre."
Depuis quinze ans déjà, la capitale danoise a modernisé ses systèmes d'égouts et a investi...
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10/03 - Inflation, finances publiques : comment la crise au Moyen-Orient menace l’Europe
Un choc stagflationniste majeur pour l'économie mondiale et européenne. Tel est le spectre qu'a agité ce lundi 9 mars Valdis Dombrovskis, commissaire européen à l'économie, en cas de prolongation du conflit au Moyen-Orient. Dix jours auront suffi à rendre caduques les prévisions des économistes pour l'année. Chez Goldman Sachs, on rappelle une règle d’or : en moyenne, chaque hausse de 10 % des prix du pétrole réduit le PIB de 0,1 % et augmente l’inflation de 0,2 point à l'échelle mondiale. Or faire des hypothèses sur les conséquences du conflit revient à résoudre une équation à plusieurs inconnues - sa magnitude, sa persistance et sa propagation. Alors que le président américain a évoqué "quatre ou cinq semaines" d'affrontement, la perspective d’une désescalade immédiate s'éloigne.
L'énergie constitue la principale courroie de transmission du conflit vers le Vieux Continent. Depuis le début des hostilités, le cours du Brent a grimpé à son plus haut niveau depuis 2022, tandis que l’indice gazier néerlandais TTF a connu une hausse brutale à un moment où les stocks européens étaient inhabituellement bas. Les frappes sur des installations gazières au Qatar, un des fournisseurs européens de gaz naturel liquéfié (GNL), ont contribué à cette envolée. Une calamité, à l’heure où Bruxelles inclut la baisse des prix de l’énergie dans ses objectifs de compétitivité.
Cet emballement des prix vient remuer le couteau dans une vieille plaie européenne : sa dépendance énergétique. Certes, depuis le début de la guerre en Ukraine, les...
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10/03 - Guerre en Iran : ces premiers signes de frictions entre les Etats-Unis et Israël
Le conflit au Moyen-Orient est entré dans sa 11e journée ce mardi 10 mars. Israël poursuit ses opérations contre le Hezbollah au Liban, tandis que l'Iran prévient que la guerre n'est pas finie, après des déclarations de Donald Trump selon lesquelles la guerre contre l'Iran allait "se terminer bientôt", et est "quasiment finie", sans évoquer d'échéance précise. Si, officiellement, les Etats-Unis et Israël travaillent ensemble, main dans la main, avec un partage des opérations, en coulisses, cette bonne entente commence à se fissurer.
Lundi, Donald Trump a dit vouloir une victoire "totale", sans en définir les conditions. Depuis le début du conflit, le président américain tient des propos contradictoires sur les objectifs de Washington et les raisons pour lesquelles cette campagne militaire a été lancée. Le dirigeant ne semble pas avoir de stratégie claire de sortie du conflit, donnant l'impression d'une improvisation au fil des événements. Le changement de régime n'est pas vraiment une priorité pour lui. Le président américain verrait sans doute d'un bon œil un scénario à la vénézuélienne, c'est-à-dire travailler avec des cadres du pouvoir en place bienveillants à l’égard de Washington, plutôt que de faciliter un véritable changement de régime.
A contrario, Israël a de son côté dit vouloir entraîner la chute du système théocratique iranien et a promis, avant même qu'il ne soit désigné, de faire du successeur d'Ali Khamenei une cible. "Nous avons un plan méthodique, avec de nombreuses surprises, pour éradiquer le...
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10/03 - L’Australie accorde l’asile à cinq footballeuses iraniennes, pour les protéger après ne pas avoir chanté leur hymne
L'Australie a accordé mardi 10 mars des visas humanitaires à cinq joueuses de football iraniennes qui avaient demandé l'asile, redoutant d'être persécutées à leur retour dans leur pays pour avoir refusé de chanter l'hymne national lors d'un match de la Coupe d'Asie. "Les Australiens ont été touchés par le sort de ces femmes courageuses", a déclaré le Premier ministre australien Anthony Albanese lors d'une conférence de presse à Canberra. L'annonce intervient au lendemain de l'intervention de la police pour extraire les femmes des griffes de leurs responsables au sein du gouvernement iranien. "Elles sont en sécurité ici, et elles devraient se sentir comme chez elles."
Les autorités australiennes ont identifié les joueuses comme étant Zahra Sarbali Alishah, Mona Hamoudi, Zahra Ghanbari, Fatemeh Pasandideh et Atefeh Ramezanizadeh. Elles séjournent dans un lieu tenu secret sous protection policière, ont indiqué les autorités.
Le ministre de l’Intérieur, Tony Burke, a publié sur son compte X des photos le montrant aux côtés des cinq joueuses après leur avoir accordé leurs visas. Il a indiqué que le gouvernement menait depuis plusieurs jours des discussions secrètes avec elles, tout en reconnaissant que la décision de fuir était difficile à prendre. "Même si l’offre reste valable pour les autres membres de l’équipe, il est tout à fait possible, voire probable, que toutes les femmes de l’équipe ne décident pas de saisir l’opportunité que leur offre l’Australie", a-t-il déclaré.
Last night I was able to tell five...
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10/03 - Influenceurs, élus, hauts fonctionnaires... Enquête sur les réseaux pro-iraniens en France
Les images ont été sélectionnées avec soin, montées au ralenti sur fond de musique religieuse chiite. Sur la place de la République, à Paris, on y voit flotter d’immenses drapeaux de l’actuel régime de la République islamique d’Iran. De jeunes militants sont filmés portant fièrement des portraits des deux guides Guides suprêmes iraniens, Rouhollah Khomeyni (mort en 1989) et Ali Khamenei, tué samedi 28 février dans des attaques lancées conjointement par Israël et les États-Unis contre l’Iran. Datée du 1er mars 2026, la vidéo, intitulée "Paris supports Iran" [Paris soutient l’Iran, en français] est partagée sur les réseaux sociaux de Shahin Hazamy, influenceur franco-iranien qui se présente comme "journaliste indépendant", et comptabilise sur Instagram et TikTok plus de 630 000 abonnés.
Le jeune homme, qui s’est d’abord fait connaître en dénonçant les violences policières sur les réseaux sociaux, a peu à peu glissé dans un militantisme plus radical et prorégime iranien. Le 1er mars, il poste par exemple un portrait d’Ali Khamenei qu'il présente comme un "martyr tombé suite à l’agression américano-sioniste", ou des vidéos reprenant ouvertement la propagande de la République islamique. Il y affiche également publiquement son soutien à Mahdieh Esfandiari, Iranienne de 39 ans condamnée fin février par la justice française à quatre ans de prison (dont un ferme) et à une interdiction définitive du territoire français pour apologie du terrorisme. La trentenaire est notamment accusée d’avoir alimenté, entre 2023 et 2024, des...
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10/03 - La résurrection des barrages français : "Ils joueront bientôt un rôle encore plus crucial"
Nos barrages vont-ils enfin sortir la tête de l'eau ? L’hydroélectricité française devrait bientôt en finir avec la paralysie née d'un contentieux de près de vingt ans avec la Commission européenne. Cette dernière poussait la France à ouvrir à la concurrence les édifices dont la concession était arrivée à échéance, ce que Paris refusait tout net. Les deux mises en demeure de Bruxelles, en 2015 et 2019, n’y ont rien changé. L'avenir de la première source d’énergie verte du pays - 11 % du mix électrique - semblait bouché.
Puis la crise énergétique est passée par là. Le statu quo du parc hydraulique, souverain et précieux pour équilibrer le réseau électrique, devenait invraisemblable. Paris et Bruxelles ont donc repris les discussions, et se sont entendus l’été dernier sur un accord de principe. Les barrages français passeront du régime de concession à celui, plus souple, d’autorisation - une piste que L’Express évoquait déjà en 2023. C’était aussi l’option privilégiée par EDF, qui exploite les trois quarts des barrages du pays. Le groupe public devra, en revanche, mettre à disposition 6 gigawatts (GW) de cette production à des fournisseurs tiers. Un principe inscrit dans une proposition de loi récemment approuvée par l’Assemblée, et dont les sénateurs doivent se saisir début avril. "2026 pourrait être l’année du déblocage de tous nos problèmes, espère Xavier Casiot, président de France Hydro Electricité. Car notre territoire dispose d’un vrai potentiel." Oui, mais lequel ?
Le choix des mots est important. Celui des lieux...
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10/03 - Préférence européenne : les illusions d’un projet d’une complexité folle
"Acheter européen" : l’idée est révolutionnaire pour l’Union européenne, biberonnée depuis des décennies au libre-échange. Elle inspire les dernières propositions de la Commission visant à protéger l’industrie du continent des ravages de la concurrence déloyale chinoise. Le principe consiste à réserver l’argent public, qu’il soit distribué sous forme de subventions, d’aides d’Etat ou de marchés publics, aux produits fabriqués en Europe. Le projet est séduisant mais périlleux. Car plus les règles seront contraignantes, plus elles désavantageront l’économie et donc les consommateurs.
Primo, attention au risque de se tirer une balle dans le pied. Le commerce international est l’un des rares domaines où l’Union est une puissance qui compte dans le monde. Elle enregistre chaque année un excédent commercial, qui peut atteindre des montants colossaux : 150 milliards d’euros en 2024, dernière année connue. Le libre-échange enrichit les Européens. S’engager dans la voie protectionniste favorisée aujourd'hui par les Etats-Unis et la Chine, c’est risquer de tuer la poule aux œufs d’or.
Secundo, l’excès de bureaucratie nous guette, une fois de plus. Alors que la Commission d’Ursula von der Leyen n’avait ces derniers mois que le mot "simplification" à la bouche, la voilà qui met sur la table, sous l’impulsion du commissaire français, Stéphane Séjourné, un projet d’une complexité folle. Dans un monde où les chaînes de valeur sont mondiales, il va falloir définir, pour chaque produit, à partir de quel seuil celui-ci sera estampillé...
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09/03 - Donald Trump juge que la guerre en Iran est "quasiment finie"
Le conflit débuté le 28 février dernier sur le point de s'achever ? C'est ce que le président américain Donald Trump a laissé entendre dans une interview accordée à CBS News puis lors d'une conférence de presse, ce lundi 9 mars, jugeant que la guerre en Iran est selon lui "quasiment finie" et que Washington est "bien en avance" sur son estimation initiale de quatre à cinq semaines. "Je pense que la guerre est quasiment finie. Ils (l'Iran, NDLR) n'ont plus de marine, plus de moyens de communication, plus d'armée de l'air", a déclaré Donald Trump à la chaîne de télévision américaine.
Le président américain a toutefois rejeté lors de sa conférence de presse une possible fin du conflit cette semaine, indiquant simplement qu'il se terminerait "prochainement", sans plus de précisions. Menaces autour du pétrole
Questionné par CBS News sur le détroit d'Ormuz, le locataire de la Maison-Blanche a indiqué que des navires y circulent actuellement, mais qu'il "envisage de le contrôler". Lors de sa conférence de presse, Donald Trump a menacé de "frapper plus fort l'Iran" si Téhéran décide de bloquer l'approvisionnement en pétrole.
"Je ne laisserai pas un régime terroriste tenter de stopper l’offre mondiale de pétrole. Et si l’Iran fait quelque chose en ce sens, ils seront frappés beaucoup, beaucoup plus fort", a-t-il ainsi déclaré.
Le détroit d'Ormuz est un point de passage stratégique majeur pour le transport du pétrole à l'échelle mondiale, assurant environ un cinquième des flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel...
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09/03 - Shadi Hamid : "Il ne faut pas idéaliser le caractère libéral de la société iranienne"
La mort de l’ayatollah Khamenei a plongé le régime des mollahs dans le chaos, suscitant l’exultation de la diaspora iranienne, dispersée aux quatre coins du monde. Près d’un demi-siècle après la révolution islamique de 1979, qui a instauré un système politique autoritaire, répressif, et ultraconservateur, les plus optimistes des opposants s’autorisent enfin à rêver d’une transition démocratique. Shadi Hamid, professeur de science politique à l’université de Georgetown, tempère toutefois : "Je pense que la démocratie est possible au Moyen-Orient. Mais elle ne sera pas libérale", explique-t-il à L’Express. Ce spécialiste des liens entre islam, politique et démocratie, met en garde contre la tentation d’idéaliser "l’exception iranienne" : "Je crains que nous ayons tendance à surestimer le caractère sécularisé, progressiste et libéral de la société iranienne". Entretien.
L’Express : Alors que le régime iranien semble fragilisé après les frappes américano-israéliennes, rien n’indique pour l’instant qu’une transition démocratique soit en cours. Comment l’expliquez-vous ?
Shadi Hamid : Le problème, c’est que l’administration Trump ne fait pas de la démocratie en Iran une priorité. Ajoutez à cela le rôle d’Israël, qui préfère un Iran affaibli ne jouant qu’un rôle limité dans la région, plutôt qu’un Iran fier, fort, uni et démocratique. Nous sommes donc dans une situation regrettable, et les conditions ne sont simplement pas réunies pour favoriser une évolution du régime dans un sens plus démocratique.
Personnellement, s’il existait...
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09/03 - Thierry Breton : "Sortant des traités, l’Europe s’expose à la tempête"
L’heure est grave pour l’Europe. À l’Est, la guerre a refait irruption sur notre continent, tandis qu’au Sud et au Moyen‑Orient, les foyers de crise se multiplient. La compétition stratégique entre grandes puissances s’intensifie, les opinions publiques doutent, les extrêmes prospèrent. Dans cet environnement d’ouragan géopolitique, la question n’est plus seulement de savoir si l’Union "fait assez", mais si elle tient encore debout sur les fondations institutionnelles que les pères de l’Europe avaient patiemment dessinées.
Ces fondations étaient simples et robustes. Un Parlement européen pour représenter les citoyens, débattre, codécider la loi, contrôler l’exécutif. Un Conseil, où siègent les États, pour faire converger des souverainetés nationales qui restent, quoi qu’on en dise, le cœur de la légitimité démocratique en Europe. Et une Commission chargée de proposer, d’exécuter, de veiller aux traités, dans une position d’arbitre et de moteur, mais certainement pas de chef de camp. La force de ce triangle ne vient pas d’un homme providentiel ni d’une majorité partisane, mais de la séparation des rôles et de la confiance que cette séparation rend possible.
Au centre de ce dispositif, la Commission a été voulue comme une institution singulière. Ni gouvernement partisan, ni simple secrétariat administratif, elle est collégiale et indépendante. Collégiale, parce que chaque commissaire partage la responsabilité des décisions, quelle que soit sa nationalité ou son portefeuille. Indépendante, parce que chacun d’eux jure à...
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09/03 - La France aurait-elle pu mener l’opération "Fureur épique" ? L’analyse de cinq généraux et ex-cadres de la DGSE
La France aurait-elle pu mener l’opération "Fureur épique" en Iran ? Trois fois non, répondent les experts. D’abord parce que les services de renseignement n’ont pas les moyens de disposer d’une source humaine dans l’entourage direct de l’ayatollah Khamenei, à la différence de la CIA et du Mossad. C’est cette taupe qui a semble-t-il fourni l’information décisive sur la réunion des hauts gradés du samedi 28 février. "Le renseignement, ça prend beaucoup de temps. On serait incapable de faire ça sur l'Iran. Il faut travailler deux ou trois ans sur un objectif prioritaire, mettre beaucoup de moyens", expose Olivier Mas, ex-colonel de la DGSE.
"Les grands services de renseignement, il n’y a rien qu’ils ne puissent pas faire. La limite, c’est le coût et le temps", estime Jérôme Poirot, ex-coordonnateur adjoint du renseignement à l’Elysée. Mais un autre ancien dirigeant de la DGSE tord davantage le nez : "Israël travaille depuis 47 ans sur l’Iran. Recruter des sources au sommet du pouvoir, ça ne prend pas trois ans, mais beaucoup plus". Impossible aujourd’hui de mener une "opération homo", comme on nomme ces éliminations par le service Action de la DGSE, pour tuer un dirigeant comme Ali Khamenei. Et ce, faute d’accès suffisant au Guide suprême.
Il existe un domaine sur lequel la DGSE mise beaucoup depuis longtemps, notamment en Iran : la lutte contre la prolifération nucléaire. Dans ce milieu spécifique, le renseignement français dispose d’informateurs de haut niveau. Probablement pas suffisant pour infiltrer...
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09/03 - Le comparateur
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09/03 - Et si on supprimait l’impôt sur le revenu ? Par Nathalie Janson et Benjamin Griffoul
Éric Lombard a des problèmes avec ses chiffres. D'abord 13 000 Français assujettis à l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) ne s'acquitteraient d'aucun impôt sur le revenu (IR). Puis, corrigé, élargi, redéfini : 50 000. De son propre aveu, ce nouveau chiffre ne vient pas d'une étude ou d'une note publique, mais d'un "échange avec l'administration fiscale". Voilà qui en dit long sur l'état de notre débat public au sujet de l'impôt : un ancien ministre agite des statistiques invérifiables, tandis qu'on évite soigneusement de parler du cœur du sujet. Le problème n'est pas que 50 000 foyers ne paient pas l'impôt sur le revenu, mais l'architecture même de notre système fiscal de 3 500 pages. En 2025, 55 % des foyers fiscaux français ne payaient pas d'IR. Or, un impôt que la majorité ne paie pas n'est pas un impôt civique, mais une taxe politique appliquée à une minorité, que les plus habiles contournent légalement et que les plus mobiles fuient tout simplement.
Notre système fiscal est devenu absurde en raison de son illisibilité, qui permet à chacun d’en faire une lecture qui l’arrange, comme l'illustre l'exemple d’Éric Lombard qui ne cesse de réévaluer le nombre de contribuables qui fraudent. Mais en France, il est impossible d’échapper à l’impôt. A partir de ce constat, il importe de ne pas oublier la leçon formulée par le philosophe et écrivain Benjamin Constant, au début du XIXe siècle : "Tout impôt, de quelque nature qu'il soit, a toujours une influence plus ou moins fâcheuse. Si l'impôt produit quelque fois un...
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09/03 - L’édito Erasme
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09/03 - Municipales 2026 : ces grandes villes où tout peut basculer
Le compte à rebours est lancé : les élections municipales auront lieu les 15 et 22 mars 2026. Lors de ce scrutin, environ 900 000 candidats répartis sur 50 000 listes seront à départager. Comme toujours, seules les listes ayant obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés peuvent accéder au second tour, à moins qu’une liste ait obtenu la majorité absolue dès le premier tour. Alors que près de 35 000 communes sont concernées, l’attention se portera particulièrement sur quelques grandes villes où la carte politique locale pourrait être bouleversée. Paris
A Paris, la bataille des municipales bat son plein. Rachida Dati, candidate de la droite soutenue par Emmanuel Macron, espère rafler une mairie détenue par la gauche depuis 2001. Face à elle, le socialiste Emmanuel Grégoire, ex-premier adjoint de Anne Hidalgo, porte les couleurs de la majorité sortante. Les sondages placent pour l’instant ces deux candidats en tête au premier tour avec une légère avance pour celui de gauche qui récolte 32 % des intentions de vote au premier tour contre 26,5 % pour l'ex-ministre de la Culture, selon une enquête d'opinion Elabe/Berger-Levrault réalisée par nos confrères de BFMTV, La Tribune Dimanche et Le Figaro.
Dans ce...
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09/03 - "La nomination de Mojtaba Khamenei est un doigt d’honneur à Israël" : le décryptage d’Ali Alfoneh
"Que se passera-t-il après le décès du Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei ?", s’interrogeait en 2020 Ali Alfoneh dans son livre Political Succession in the Islamic Republic of Iran : Demise of the Clergy and the Rise of the Revolutionary Guard Corps(BookBaby). À l’époque déjà, ce spécialiste du régime iranien et chercheur à l’Arab Gulf States Institute mettait en lumière les rivalités existantes entre les élites technocratiques et le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) autour de cette succession. Surtout, il avançait l’hypothèse d’une possible transformation de la République islamique en dictature militaire.
Six ans plus tard, alors que Mojtaba Khamenei vient de succéder à son père, ce scénario n’est toujours pas à écarter. Selon Ali Alfoneh, un Iran "diplomatiquement isolé, nationaliste, appauvri et animé d’un esprit de revanche pourrait aussi bien évoluer vers quelque chose ressemblant au modèle nord-coréen". Entretien.
L’Express : Mojtaba Khamenei vient d’être nommé par l’Assemblée des experts. Pourtant, l’hérédité dans la succession n’est pas valorisée dans la République islamique d’Iran, car cela rappelle les pratiques du shah. Comment expliquez-vous cette entorse à la règle ?
Ali Alfoneh : La direction héréditaire est en effet idéologiquement abhorrée par la République islamique. Mais il ne faut pas oublier que la succession est un exercice politique, bien plus que théologique. La faction dominante parmi les élites dirigeantes identifie un candidat préféré et fait pression sur...
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09/03 - Guerre en Iran : Emmanuel Macron dit préparer "une mission strictement défensive" pour rouvrir le détroit d’Ormuz
En déplacement à Chypre ce lundi 9 mars, Emmanuel Macron a dit préparer avec ses partenaires une mission "purement défensive" pour permettre la réouverture du très stratégique détroit d'Ormuz et escorter les navires transportant du pétrole et du gaz, bloqués par le conflit au Moyen-Orient.
"Nous sommes en train de mettre en place une mission purement défensive, purement d'accompagnement, qui doit être préparée conjointement avec des Etats européens et non européens, qui a vocation à permettre l'escorte de porte-conteneurs et de tankers pour rouvrir le détroit d'Ormuz, qui est essentiel au commerce international et à la circulation du gaz et du pétrole", a déclaré le chef de l'Etat depuis Paphos, où il s'exprimait aux côtés de son homologue chypriote Nikos Christodoulides. "Nous préparons cette mission avec nos partenaires. Elle a pour but d'être strictement pacifique, strictement défensive", a précisé Emmanuel Macron. Un total de huit frégates françaises mobilisées
Le président français a aussi annoncé que la France enverra deux frégates dans le cadre de la mission navale de l'Union européenne Aspides en mer Rouge. "Nous voulons assurer la liberté de navigation et la sûreté maritime en Méditerranée orientale et en mer Rouge", a fait valoir le chef de l'Etat. View this post on Instagram
Au total, "la présence française qui se déploiera de la Méditerranée orientale, en mer Rouge et justement au large d'Ormuz, mobilisera huit frégates, deux portes-hélicoptères amphibies et notre porte-avions",...
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09/03 - Guerre en Iran : "Nous ne participons pas à un conflit en cours", assure Emmanuel Macron à bord du Charles-de-Gaulle
Mojtaba Khamenei, fils de l'ayatollah Ali Khamenei assassiné au premier jour de la campagne militaire menée par les Etats-Unis et Israël en Iran, a été nommé par l'Assemblée des experts iraniens dimanche successeur de son père comme Guide suprême de la République islamique, selon la presse officielle.
Ce lundi, Donald Trump s'est d'ores-et-dejà dit insatisfait du nom du nouveau Guide suprême. De son côté, Israël avait déjà prévenu qu'il pourrait cibler quiconque serait désigné nouveau guide suprême de l'Iran.
En déplacement à Chypre, d'où il a dit préparer avec des pays partenaires une "mission purement défensive" visant à rouvrir le détroit d'Ormuz, Emmanuel Macron s'est aussi rendu sur le porte-avions français Charles-de-Gaulle, actuellement en Méditerranée. Face aux armées, le chef de l'Etat a assuré que la France "ne participe pas à un conflit en cours".
Les infos à retenir
⇒ Mojtaba Khamenei, fils de l'ayatollah Ali Khamenei, a été nommé Guide suprême de la République islamique
⇒ La Turquie annonce le déploiement de six avions de chasse F-16 dans le nord de Chypre
⇒ Le baril de pétrole dépasse les 115 dollars
⇒ Emmanuel Macron est en déplacement à Chypre, où il a dit préparer une "mission purement défensive" pour rouvrir le détroit d'Ormuz. Il se rend ensuite sur le porte-avions Charles-de-Gaulle.
19h45Les Gardiens de la révolution annoncent une intensification des frappes iraniennes
Le commandant de la force aérospatiale des Gardiens de la révolution, Majid Mousavi, annonce que la fréquence et l'ampleur des...
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09/03 - Guerre au Moyen-Orient : dans le golfe Persique, l’eau potable devient une cible stratégique
Nouvelle escalade dangereuse dans le golfe Persique : après les bases militaires, c’est désormais l’eau qui devient cible stratégique. Une manière de jouer avec la vie de millions de civils dans une région où les ressources en eau douce sont rares, et où chaque goutte compte. En effet, les nombreuses usines de dessalement du Moyen-Orient, qui extraient le sel de l'eau de mer, constituent la principale source d'eau potable pour des millions d'habitants de cette région aride. Visant la faille invisible, un drone iranien a frappé une usine de dessalement au Bahreïn, mettant en péril la ressource la plus vitale du Golfe, juste derrière le pétrole. L’attaque a provoqué des dégâts matériels et blessé trois personnes, a confirmé, dimanche 8 mars, le ministère de l’Intérieur bahreïni.
L'Iran n'a pas encore réagi à l'attaque, mais la veille, le ministre des Affaires étrangères du régime des mollahs, Abbas Araghchi, avait affirmé que Washington avait frappé une usine de dessalement iranienne sur l'île de Qeshm, dans le Golfe. "L’approvisionnement en eau de 30 villages est perturbé. Attaquer les infrastructures iraniennes est un acte dangereux aux graves conséquences. Ce sont les États-Unis qui ont créé ce précédent, et non l’Iran", a tancé Abbas Araghchi sur les réseaux sociaux. Un porte-parole du Commandement central américain, responsable du Moyen-Orient, a, cependant, démenti toute attaque militaire contre une usine de dessalement en Iran.
Quoi qu’il en soit, les auteurs de ces attaques savent parfaitement ce qu’ils...
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09/03 - Pétrole, tourisme, pénuries… La guerre au Moyen-Orient fait trembler l’économie mondiale
Imbibée de pétrole, la mèche d'une crise économique planétaire s'est allumée dans le golfe persique. Après l'attaque du 28 février menée par Israël et les Etats-Unis contre l'Iran, le cours du Brent avait augmenté de près de 30 % en cinq séances. Ce lundi 9 mars, au sortir d'un week-end émaillé de frappes sur différents dépôts autour de Téhéran, il a bondi de 16 % en une seule journée, enfonçant la barre symbolique des 100 dollars le baril. Interrogé par le Financial Times, le ministre de l'Energie qatari, Saad al-Kaabi, le voit à 150 dollars d'ici deux ou trois semaines si le trafic des tankers, mais aussi des méthaniers, dans le stratégique détroit d'Ormuz ne reprend pas. Une flambée qui, après celle de 2022 liée au déclenchement de la guerre en Ukraine, pourrait de nouveau faire vaciller des pans entiers de l'industrie mondiale. Revue de détail. Pétrole : une prime de risque durable
Cette fois, c'est peut-être la crise de trop. De celle qui peut tout faire basculer. Pour Seqens, le chouchou français du paracétamol, la guerre en Iran a un air de déjà-vu. En 2020, au cœur de la pandémie, la France, fiévreuse, s'inquiétait des pénuries de Doliprane et découvrait éberluée l'extrême dépendance européenne aux principes actifs venus d'Asie. Dans l'urgence, il fallait investir, relocaliser, ne plus rien sacrifier sur l'autel de la souveraineté européenne. Seqens a joué le jeu, ouvert une usine flambant neuve dans l'Isère fin 2025… Et patatras, l'Iran s'est embrasé. Depuis dix jours, Gildas Barreyre, le secrétaire général de...
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09/03 - Yann Algan (HEC) : "Le salarié LFI plébiscite le télétravail, celui du RN préfère les petites équipes"
Si un tiers des salariés du privé ne revendiquent aucune préférence partisane, plus d'un quart se reconnaissent dans les idées du Rassemblement national. Le parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella devance largement les autres mouvements. Fait récent : le RN est devenu le premier parti chez les cadres. Qu'est-ce qui distingue un salarié RN d'un "LFiste", d'un socialiste ou d'un centriste, entre autres ? Ont-ils des attentes différentes vis-à-vis du travail ? Accordent-ils la même confiance à leurs collègues ? Comment perçoivent-ils l'arrivée de l'intelligence artificielle ? Une étude inédite de HEC, "La politique au travail : vécu en entreprise et fractures politiques", réalisée auprès de 3 909 salariés du privé, éclaire cet angle mort des enquêtes électorales autant que des sondages sur la vie en entreprise. Leurs auteurs, Yann Algan, Antonin Bergeaud et Camille Frouard - les deux premiers professeurs à HEC et le troisième étudiant - expliquent notamment que ce qui sépare les électorats au travail n’est ni le salaire, ni la catégorie socioprofessionnelle, mais "la qualité du lien social vécu au quotidien dans l’entreprise". Yann Algan s'en explique dans L'Express.
L'Express : La confiance interpersonnelle et la satisfaction dans la vie sont deux ressorts importants des choix politiques. En quoi l'entreprise permet-elle de mieux les mesurer ?
Yann Algan : Dans un livre récent sur Les origines du populisme [1] , nous avions déjà identifié la confiance dans les autres et la satisfaction dans la vie comme...
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09/03 - Iran : Mojtaba Khamenei, de l’ombre familiale au sommet du pouvoir
C’est une scène qui semble tout droit sortie d’une dystopie politique : à peine la disparition du chef actée, que déjà la succession se met en place, comme si rien ne devait vraiment changer. Il suffit de regarder Mojtaba Khamenei, 56 ans, pour avoir cette impression troublante de continuité : mêmes petits yeux noisette, même turban noir, et cet air de fausse bonhomie que lui donnent un visage rond et une barbe fournie. À 56 ans, le second fils d'Ali Khamenei succède à son père, mort dans un bombardement américano-israélien samedi 28 février. "La légitimité du sang", se réjouit le quotidien libanais Al Akhbar, proche du Hezbollah, qui voit dans cette nomination "un message de cohésion politique et militaire", selon France 24.
Mojtaba Khamenei est le seul des six fils de l’ayatollah Ali Khamenei à avoir occupé une place visible dans les sphères du pouvoir. Religieux influent, il était réputé proche des appareils sécuritaires iraniens et à la tête de vastes réseaux d’affaires hérités de son père, rappelait déjà L'Express avant sa désignation. Très lié aux Gardiens de la révolution, il supervisait le Beit, le bureau du guide suprême chargé de filtrer et de valider l’essentiel des décisions de l’État iranien. Né en 1969 à Mashhad, dans le nord-est de l’Iran, Mojtaba Khamenei voit le nouveau régime engagé, au début des années 1980, dans une guerre contre l’Irak...
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09/03 - Londres, un modèle pour la sécurité ? Sa recette miracle pour faire baisser le crime
Les 15 et 22 mars, les Français votent aux municipales. L'occasion pour L'Express de sélectionner chez nos voisins des idées innovantes, des concepts pertinents et des dynamiques vertueuses pour améliorer notre quotidien. Tour d'Europe des villes qui doivent nous inspirer, et surtout inspirer nos nouveaux élus.
EPISODE 1 - Ces villes qui doivent nous inspirer : Munich, le mariage réussi de la Silicon Valley et de l'huile de moteur
EPISODE 2 - Comment Vienne est devenue un petit paradis pour les seniors et les locataires
EPISODE 4 - "Les polémiques à Paris nous ont beaucoup amusés" : Copenhague, ce modèle de propreté qui s'exporte
EPISODE 5 - Prague, la ville rêvée des étudiants qui caracole en tête des classements européens
ÉPISODE 6 - Des mini-réacteurs nucléaires pour se chauffer ? Helsinki prépare sa révolution énergétique
À en croire TikTok et X, Londres détiendrait le record européen du "knife crime", les agressions par armes blanches. Les vidéos virales de rixes entre adolescents et les discours alarmistes ont alimenté l’image d’une ville dangereuse livrée aux gangs. Les chiffres racontent une toute autre histoire : en 2025, la capitale britannique a enregistré son plus faible nombre d’homicides depuis une décennie – 97 morts – soit environ 1,1 victime pour 100 000 habitants. Un taux inférieur à ceux de Paris (1,3), Berlin (1,4) ou New York (3,2).
Cette amélioration s’inscrit dans une tendance de long terme. Les homicides ont chuté d’environ un tiers depuis 2019, et ce malgré la croissance...
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09/03 - IA : le secteur du logiciel n’est pas en crise, il était en bulle
Le mot "SaaSpocalypse" circule depuis quelques semaines dans les salles de marchés. On peut comprendre la frayeur des fabricants de software as a service (SaaS). L'ETF iShares IGV, qui synthétise les principaux éditeurs de logiciels cotés, a perdu 19 % depuis le début de l'année et 29 % depuis son pic de septembre 2025. Le Nasdaq Emerging Cloud Index de Bessemer Venture Partners, indice de référence pour les éditeurs uniquement disponibles sur le cloud, avait plongé de 62 % entre son sommet de novembre 2021 et la fin 2022, avant de se reprendre partiellement. Il rechute de 30 % depuis janvier. Les géants — Salesforce, ServiceNow, Workday — voient leur capitalisation s'éroder mois après mois. Pourtant, les mêmes entreprises affichent une croissance lissée d'environ 17 % par an et une marge moyenne proche de 10 %. Ce n'est pas une apocalypse. C'est un retour à la réalité économique.
Ce que le marché réévalue méthodiquement n'est pas la santé de ces entreprises mais l'anomalie de leur valorisation. Le multiple médian de valorisation avait atteint 19 fois les revenus récurrents annuels au pic de novembre 2021, contre 6 à 7 fois aujourd'hui, soit les niveaux de 2015-2016. Certaines sociétés en hypercroissance dépassaient 40 fois. Ce n'était pas l'expression d'une valeur fondamentale mais le produit de trois conditions exceptionnelles qui ont coexisté pendant une quinzaine d'années et se sont évaporées simultanément.
La première : le coût de développement logiciel était structurellement élevé. Construire un...
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08/03 - Guerre en Iran : l’Ukraine au secours de Donald Trump et des monarchies du Golfe
Une semaine après le début de l’offensive israélo-américaine en Iran, les drones kamikazes Shahed envoyés par Téhéran continuent de pleuvoir à un rythme inédit sur Israël et les pays de la région. Plus de 2 000 de ces engins low cost (35 000 dollars pièce) auraient d’ores et déjà été envoyés, ont revendiqué vendredi les Gardiens de la Révolution. Face à ce déluge de feu sans précédent, Washington et ses alliés portent un intérêt croissant à l’Ukraine, qui, à plus de 2 000 kilomètres de là, a acquis une expérience unique pour les neutraliser. Et pour cause : Kiev est confronté depuis quatre ans à ces armes utilisées massivement par l’armée de Poutine.
Rien que cette semaine, le Pentagone et au moins trois monarchies du Golfe - l’Arabie saoudite, les Emirats et le Qatar - ont évoqué avec des industriels ukrainiens de l’armement la question d’un achat éventuel de drones intercepteurs, nous confirme une source du secteur. Ces engins, de petits aéronefs conçus spécifiquement pour détruire les Shahed, ont l’avantage de présenter un coût bien inférieur aux millions de dollars des munitions utilisées par les batteries Patriot et autres systèmes de défense antiaérienne dont se servent quotidiennement Washington et ses alliés au Moyen-Orient.
"Le prix d’un drone intercepteur ukrainien tourne autour de 2 000 dollars, abonde Mykhailo Gonchar, président de l’institut ukrainien Centre for Global Studies Strategy XXI. C’est infiniment moins cher que toutes les défenses actuellement utilisées contre l’Iran." Ils présentent aussi l’intérêt de...
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08/03 - Guerre en Iran : CMA-CGM, Maersk, MSC... Les armateurs choisissent de rerouter leur flotte vers l’Afrique
Près de sept jours après le début de la guerre en Iran, démarrée par des frappes israélo-américaines le 28 février dernier, tout le commerce mondial des hydrocarbures retient son souffle. Depuis une semaine, le détroit d'Ormuz, où transitent habituellement près de 20 % du pétrole mondial (soit entre 15 et 17 millions de barils par jour) et 20 % du gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance du Qatar, de l'Arabie saoudite ou encore des Émirats arabes unis, est quasiment fermé. Bordé à l'est par l'Iran, qui riposte aux frappes américaines en ciblant les pays de la région, le trafic maritime dans cette mer presque fermée a ainsi chuté de 90 %, selon la société d'analyse Kpler.
Tandis qu'à quelques centaines de kilomètres de là, la situation du canal de Suez, vital pour près de 12 % du commerce mondial, n'est pas beaucoup plus dynamique. Déjà effondrées de moitié depuis 2023 à cause des attaques des rebelles houthistes du Yémen en Mer Rouge en lien avec la guerre à Gaza, les traversées de navires en provenance du Moyen-Orient vers l'Europe sont aujourd'hui presque à l'arrêt. Selon le site Windward, spécialiste des données maritimes, 23 passages ont été enregistrés le 4 mars, soit une baisse de moitié par rapport à la moyenne quotidienne oscillant entre 40 et 55 passages.Cap sur l'Afrique du Sud
Dès le premier jour des frappes, le 28 février, l'armateur français CMA-CGM a déclaré avoir demandé à tous ses navires présents dans le Golfe Persique de "se mettre à l'abri", et donc de ne pas franchir le détroit d'Ormuz. Dans le...
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08/03 - Le successeur d’Ali Khamenei a été désigné, sans que son nom ne soit encore dévoilé
Interrogé samedi sur la possibilité d'envoyer des troupes au sol pour sécuriser les sites nucléaires, Donald Trump a déclaré que c'était quelque chose qu'ils pourraient faire "plus tard".
Les gouvernements d'Arabie saoudite, du Koweït, des Émirats arabes unis et de Bahreïn ont signalé des attaques de drones iraniens sur leur territoire samedi et tôt dimanche, un important incendie ayant ravagé un immeuble de bureaux gouvernementaux au Koweït. L’Arabie saoudite a averti Téhéran que la poursuite des attaques iraniennes contre le royaume et son secteur énergétique pourrait inciter Riyad à riposter de la même manière, ont indiqué à Reuters des sources proches du dossier.
L'ambassade des États-Unis à Oslo, la capitale norvégienne, a également été touchée par une explosion tôt dimanche matin. Selon la police, des dégâts mineurs ont été constatés, mais aucun blessé n'a été signalé. Les causes de l'explosion et les personnes impliquées restent pour l'instant inconnues.
Dans une tentative apparente d'apaiser les tensions dans le Golfe, le président iranien a présenté ses excuses aux États voisins pour les attaques perpétrées samedi contre des installations américaines dans ces pays. Des propos qui ont provoqué une onde de choc politique en Iran, incitant son cabinet à réaffirmer que l'armée iranienne répondrait fermement aux attaques provenant de bases américaines.
L'assemblée des experts chargée de désigner le prochain guide suprême de l'Iran, en remplacement de l'ayatollah Ali Khamenei, assassiné la semaine dernière, pourrait...
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08/03 - "La France a une dette morale envers l’Iran" : l’interview croisée de Ayda Hadizadeh et Pouria Amirshahi
"Tu vas demander la présidence ?" Quand, au début de la législature, la députée du Parti socialiste Ayda Hadizadeh a voulu prendre la tête groupe d’amitié France-Iran à l’Assemblée nationale, elle a tout de même posé la question à Pouria Amirshahi. Réponse négative de l’intéressé. Lui comme elle est natif de Téhéran, lui comme elle y conserve encore des attaches. Mais le député apparenté écologiste l’admet : "l’Iran, ça n’est pas la cause que j’incarne, matin, midi et soir". Peut-être un peu moins que sa collègue socialiste. Une semaine après le début de la guerre, Ayda Hadizadeh n’a pas quitté de l’œil les réseaux sociaux ; Pouria Amirshahi, lui, a préféré éteindre la télévision. Mais aucun n’a détourné le regard de ce conflit qui embrase le Moyen-Orient. L’Express a réuni les deux députés. Ensemble, ils partagent leurs sentiments mêlés, leurs "joies coupables" - à l’annonce de la mort du Guide suprême Ali Khamenei notamment - leurs colères parfois nuancées, et leurs espoirs, souvent mitigés. Entretiens croisés.
L'Express : En tant que députés français natifs d’Iran, quelles pensées vous ont traversé l’esprit lorsque vous avez pris connaissance de l’attaque israélo-américaine samedi dernier ?
Pouria Amirshahi : Je n'étais pas très surpris, car je sentais bien que la "guerre des 12 jours" n'avait pas dit son dernier mot. L'obsession de Netanyahou concernant l'Iran, mais aussi le besoin pour le régime d'être héroïsé dans sa confrontation avec ces deux puissances-là, m'ont conduit à penser qu'une forme de guerre perpétuelle était...
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08/03 - Hanna Notte : "Même à Moscou, certains craignent que Cuba soit la prochaine cible"
Moscou ne répond plus. Après l’attaque israélo-américaine contre l’Iran et la mort de l’ayatollah Khamenei, le maître du Kremlin s’est contenté de quelques mots de soutien à son "partenaire stratégique global", le régime de Téhéran. Prudence calculée ou réelle impuissance ? Dans un entretien à L’Express, Hanna Notte, directrice du programme de non-prolifération Eurasie au James Martin Center for Non proliferation Studies, estime que si la Russie n’a pas la marge de manœuvre nécessaire pour s’impliquer dans une guerre au Moyen-Orient, le conflit dans la région pourrait néanmoins avoir des conséquences importantes pour Moscou. Et peut-être même lui profiter. Entretien.
L’Express : Après l’attaque israélo-américaine contre l’Iran et la mort de l’ayatollah Khamenei, de nombreux commentateurs ont souligné l’impuissance de la Russie et son incapacité à venir en aide à ses partenaires. Peut-on vraiment parler d’incapacité, ou s’agit-il plutôt d’un choix de la part de Vladimir Poutine ?
Hanna Notte : Les deux ne s'excluent pas nécessairement. D’un côté, les ressources de la Russie sont limitées par la guerre en Ukraine. À tel point que, même si elle le souhaitait, elle n'aurait pas la marge de manœuvre nécessaire pour s'impliquer dans une guerre au Moyen-Orient. De l'autre, Vladimir Poutine n'est fondamentalement pas intéressé par le type de guerre auquel nous assistons actuellement. À bien des égards, cela correspond à sa politique étrangère dans la région depuis dix ans, comme en témoigne le fait que Moscou a toujours pris soin...
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08/03 - Guerre en Iran : le jeu d’équilibriste de Giorgia Meloni entre Donald Trump et Téhéran
Sur le dossier iranien, Giorgia Meloni, avance à pas comptés. Et pour cause : la présidente du Conseil italien, qui peut aujourd'hui se targuer d'être l'interlocutrice européenne privilégiée de Washington, demeure aussi un allié historique de Téhéran, avec un canal de discussion toujours ouvert."Une grande dirigeante, une amie"
Pas plus tard que samedi, répondant à une interview téléphonique du quotidien italien Corriere della Sera, le président américain faisait l'éloge de la Première ministre Giorgia Meloni, estimant qu'elle est une alliée précieuse pour son pays, désormais en guerre en Iran. "J'aime l'Italie, je pense que c'est une grande leader", a déclaré le président américain. Giorgia Meloni "essaie toujours d'aider, c'est une excellente leader et c'est mon amie", a-t-il martelé, en réponse à l'annonce vendredi par Rome de l'envoi de structures navales pour la défense de Chypre, aux côtés de la France, de l'Espagne et des Pays-Bas, mais aussi en soutien aux pays du Golfe alliés, sous le feu des frappes de riposte de Téhéran depuis une semaine.
Toutefois, en Italie, comme ailleurs en Europe et même aux États-Unis, la guerre en Iran est loin de faire l'unanimité. D'autant qu'elle attise les craintes d'une inflation galopante des prix de l'énergie. Un enjeu qui revêt une importance capitale dans un pays où les factures d'électricité figurent au top 5 des plus chères d'Europe, selon Euronews. Quant à Donald Trump, il n'est guère apprécié de nos voisins italiens, rapporte le site d'information Politico....
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08/03 - Iran : quand la France incubait, chez elle, le régime des mollahs
Le 6 octobre 1978, un vieil ayatollah enturbanné, une longue cape brune sur les épaules, atterrit à l’aéroport parisien Charles-de-Gaulle en provenance de Bagdad. Il présente son passeport au fonctionnaire de la police aux frontières qui lui octroie sans autre formalité un visa de tourisme de trois mois, comme c’était la règle à l’époque pour tout Iranien arrivant en France.
Un intellectuel exilé, Abolhassan Banisadr, est venu accueillir le religieux. Il le conduit à son appartement de Cachan, en banlieue parisienne, où il l’héberge quelques jours avant de l’installer dans le village de Neauphle-le-Château, dans les Yvelines. Pendant quatre mois, jusqu’à son retour à Téhéran le 1er février 1979, Rouhollah Khomeini va y fomenter la révolution islamique iranienne, premier triomphe contemporain de l’islamisme politique.
Prises au dépourvu, les autorités françaises mettent plusieurs jours à prendre la mesure de l’événement. Le monarque absolu qui règne en Iran, le chah (empereur) Mohammed Reza Pahlavi, est pourtant l’un des principaux alliés de la France au Proche-Orient ; Khomeini est, depuis des années, son ennemi mortel ; exilé depuis 1964 en Irak, il vient d’en être expulsé par le président Saddam Hussein à la demande du souverain iranien.
Le remue-ménage causé par l’arrivée de l’éminence chiite dans le paisible bourg des Yvelines, ainsi que les dépêches inquiètes envoyées par l’ambassade de France à Téhéran, finissent par éveiller l’attention des autorités. Dès son élection en 1974, le président Valéry Giscard...
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08/03 - "Me pendre avec ma plus belle cravate" : Floc’h et Fromental, l’art de mourir avec élégance
Voici un livre qui fait un drôle d’effet après les débats sur la loi sur l’aide à mourir. Les esthètes n’ont pas attendu cette vulgaire démocratisation du suicide pour quitter ce monde avec panache. Quand le quotidien s’avère trop pénible, vaut-il mieux ouvrir le gaz et avaler trois tubes de gardénal, comme Drieu la Rochelle ? Se mettre délicatement la tête dans le four, comme Sylvia Plath ? Ou se faire seppuku, comme Mishima ? Ces trois écrivains figurent dans Memento Mori de Floc’h et Fromental, une réédition de deux de leurs anciens livres des années 1980, Life et High Life, augmentés d’une quinzaine de portraits d’artistes ayant choisi de prendre la tangente – les superbes images de Floc’h sont agrémentées de calligrammes signés Jean-Luc Fromental. On y croise aussi bien Diane Arbus que Kurt Cobain, Nicolas de Staël que Ian Curtis. Difficile de ne pas sourire devant le dessin de George Sanders, ni de rêver devant celui de Virginia Woolf…
On retrouve le duo un matin d’hiver chez son éditeur, Le Dilettante. Malgré son allure d’éternel jeune homme, Floc’h a déjà 72 ans. Son CV est long comme le bras : La Trilogie du Blitz avec François Rivière, ses couvertures du New Yorker, ses affiches de films pour Diabolo Menthe de Diane Kurys, Alain Resnais, Woody Allen ou Pascal Bonitzer, et tout ce qu’il a fait par ailleurs, comme un épisode de Blake et Mortimer et son Travel Book Edimbourg pour Louis Vuitton, le guide de voyage le plus chic qui soit. Floc’h n’a jamais cherché à être grand public, démagogue, il est...
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08/03 - Côte fleurie : l’éden inspiré de la Maison douce époque
C’est une longue histoire, traversée par l’art et la littérature, qui continue de s’écrire à Benerville-sur-Mer. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, Eugène Boudin y trimballe maintes fois son chevalet, peignant les couchers de soleil sur les rivages de la discrète villégiature ou les élégantes de la nouvelle station balnéaire de Deauville, à deux pas de là. C’est aussi à Bénerville, qui ne s’appelle pas encore Benerville-sur-Mer, que le collectionneur Paul Gallimard fait édifier, sur les pentes du mont Canisy, le Château Gabriel, en 1874, au moment même où, à Paris, l’impressionnisme signe avec éclat son acte de naissance.
Trois décennies plus tard, le vaste manoir anglo-normand voit se nouer l’amitié entre Marcel Proust et le jeune Gaston, fils de Paul et futur gérant de la Nouvelle Revue française – en 1919, trois ans avant la mort de l’écrivain, le second éditera A l’ombre des jeunes filles en fleur, où planent les paysages de la Côte fleurie. Mais, revenons en 1908, l’année de la rencontre entre les deux hommes, lorsque l’architecte Henri Goury s’inspire ouvertement du Château Gabriel pour construire une somptueuse demeure voisine, le Castel Bénerville, destinée à l’agent de change parisien François-Stephen Ribes, qui reçoit là le gratin des arts, des lettres et de la finance.Les 14 suites et chambres portent toutes le nom d'un illustre écrivain.
Le castel a connu depuis des fortunes diverses. Un temps propriété du parfumeur François Coty, il est ensuite réquisitionné par l’armée allemande pendant la Deuxième...
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08/03 - Comment Vienne est devenue un petit paradis pour les seniors et les locataires
Les 15 et 22 mars, les Français votent aux municipales. L'occasion pour L'Express de sélectionner chez nos voisins des idées innovantes, des concepts pertinents et des dynamiques vertueuses pour améliorer notre quotidien. Tour d'Europe des villes qui doivent nous inspirer, et surtout inspirer nos nouveaux élus.
EPISODE 1 - Ces villes qui doivent nous inspirer : Munich, le mariage réussi de la Silicon Valley et de l'huile de moteur
EPISODE 3 - Londres, un modèle pour la sécurité ? Sa recette miracle pour faire baisser le crime
EPISODE 4 - "Les polémiques à Paris nous ont beaucoup amusés" : Copenhague, ce modèle de propreté qui s'exporte
EPISODE 5 - Prague, la ville rêvée des étudiants qui caracole en tête des classements européens
Rester inactive n’a jamais été une option pour Suzanne Claudia Krasni, retraitée Viennoise de 80 ans. Pour éviter à tout prix la sédentarité et l’isolement, cette résidente de la capitale autrichienne se rend plusieurs fois par semaine au "Pensionistinnenklub" (club de retraité, en français) de son quartier. Dans ces centres communautaires dédiés aux seniors et accessibles gratuitement à tous les résidents Viennois âgés de plus de 60 ans, elle rencontre d’autres retraités, pratique la gymnastique, les randonnées de groupe ou la danse - discipline qu’elle enseigne désormais en ligne à ses nouveaux camarades. "Cela me permet non seulement de rester en forme physiquement, mais aussi de garder un esprit jeune ! À chaque fois, je ressens à quel point il est bon...
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08/03 - Etats-Unis : pourquoi la droite Maga se fracture autour de l’IA
Il en faut beaucoup pour rapprocher deux ennemis. Brendan Steinhauser sait de quoi il parle. "Je suis conservateur jusqu'au bout des ongles", explique ce Texan qui a organisé, en vingt ans de carrière politique, plusieurs campagnes pour des candidats républicains. "Jamais de ma vie, assure-t-il, je n’aurais imaginé être d’accord avec Bernie Sanders !" Pourtant, Brendan Steinhauser, à la tête depuis l'an dernier de l'ONG The Alliance for Secure AI, milite, comme le sénateur socialiste du Vermont, pour plus de régulation en matière d'intelligence artificielle : "Nous nous devons de faire les choses bien, pour ne pas perdre le contrôle sur cette technologie".
L'IA est devenue un sujet qui divise les Américains : une étude du Pew Research Center, parue en septembre 2025, indique que 50 % d’entre eux sont plus inquiets qu’excités par son utilisation dans la vie de tous les jours. Une hausse spectaculaire par rapport à 2021, où ils n’étaient que 37 % à se déclarer préoccupés, et qu'on constate aussi bien chez les sympathisants démocrates que républicains.
La position de Donald Trump sur l’intelligence artificielle est tout autre. Le président américain a commencé son deuxième mandat en multipliant les annonces sur les investissements dans le secteur et en présentant cette technologie comme un instrument de la puissance des Etats-Unis. Alors que la dispute entre Anthropic et le Pentagone a des...
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08/03 - Dubaï et les pays du Golfe : la fin du mirage
Comme d'un coup de baguette magique et avec tout le talent d'un prestidigitateur, Dubaï, Abou Dhabi, le Qatar mais aussi les autres ville-Etats ou pays de la région avaient fini par nous faire croire qu'ils ne se trouvaient pas au Moyen-Orient. Et qu'au contraire, ces havres de paix au luxe tapageur vivaient sous cloche ou dans une bulle préservée de la géographie, loin des conflits qui ravagent la région depuis un quart de siècle et davantage : guerres en Irak, guerre israélo-palestinienne, guerre en Syrie, guerre au (tout proche) Yémen, et, depuis le 28 février, guerre en Iran. C'était trop beau pour être vrai. Un premier projectile - suivi de près par 380 missiles et 1 480 drones lancés dans toute la région les jours suivants - aura suffi à pulvériser cette illusion sécuritaire.
Dès le premier jour de la riposte iranienne, leurs débris, interceptés par la défense des Émirats arabes unis, sont retombés sur les hôtels Fairmont The Palm (situé sur la célèbre île artificielle en forme de palmier) et Burl Al Arab (7 étoiles), occasionnant des incendies. Dans les heures suivantes, le consulat américain, l'aéroport, une centrale électrique, une base aérienne australienne ont également été touchés à des degrés divers. "Pour la psyché des pétromonarchies, qui ont tout misé sur la stabilité, le choc est d'autant plus grand que de nombreuses cibles sont des bâtiments civils", estime l'expert David Rigoulet-Roze, de l’Institut français d'analyse stratégique. "Les Emirats ne s'imaginaient pas si fragiles, car jamais...
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07/03 - "Cuba vit ses derniers moments" : la nouvelle offensive de Donald Trump contre les cartels
Le président américain Donald Trump a accueilli samedi en Floride des dirigeants latino-américains pour lancer une nouvelle coalition contre les cartels de la drogue, tout en adoptant un ton dédaigneux envers la région, déclarant aux responsables que leurs pays avaient permis aux gangs de s'emparer de territoires et plaisantant sur le fait qu'il n'avait pas le temps d'apprendre leurs langues.
Lors de ce sommet baptisé "Bouclier des Amériques", organisé dans son complexe du Trump National Doral Golf à Miami, Donald Trump a signé une proclamation officialisant cette coalition régionale. Douze dirigeants d’Amérique latine et des Caraïbes ont participé à cette rencontre, dont le président argentin Javier Milei et le président salvadorien Nayib Bukele.Cuba et le Venezuela en ligne de mire
Donald Trump a présenté cette initiative comme une campagne offensive destinée à "éradiquer les cartels criminels qui infestent notre région", les citant comme l'une des principales raisons de l'intensification de l'engagement américain en Amérique latine, notamment à travers une campagne de pression contre le Venezuela qui a abouti à la capture du président Nicolas Maduro en janvier. Dans un discours de plus de trente minutes, il a accusé les gouvernements de la région d’avoir laissé "de vastes portions de territoire de l’hémisphère occidental tomber sous le contrôle direct de gangs transnationaux".
Donald Trump a laissé entendre que Washington pourrait recourir à des frappes ciblées contre les chefs de cartels si ses...
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07/03 - Après les frappes contre l’Iran, la Corée du Nord accélère sa stratégie nucléaire
Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, avait prévenu : l'opération menée par Washington en Iran, en visant "les ambitions nucléaires" du pays, "enverrait de nombreux signaux au passage", au-delà du Moyen-Orient. Selon plusieurs analystes, après l'attaque israélo-américaine ayant décapité la tête du régime iranien, la Corée du Nord prendrait la menace américaine contre son pays très au sérieux - sans pour autant renoncer à son programme nucléaire, au contraire.
Cherchant à gonfler les muscles, le dirigeant Kim Jong-un a déclaré, jeudi 5 mars via l'agence KCNA, que Pyongyang avait conclu cette semaine des essais militaires avec un navire destroyer, présenté comme ultramoderne. C'est "un changement radical" pour "la défense de la souveraineté maritime nord-coréenne", a-t-il affirmé, précisant que "le pays n’avait pas réussi à accomplir [une telle chose] depuis un demi-siècle", relaie Le Monde avec AFP. "L'armement de la marine avec des armes nucléaires progresse de manière satisfaisante", a ajouté l'homme fort de Pyongyang.Une menace "réelle" contre les adversaires des Etats-Unis
"Pour Kim Jong-un, la leçon la plus immédiate à tirer des opérations américaines au Venezuela et en Iran est que la capacité et la volonté des États-Unis d'éliminer les dirigeants hostiles sont passées de la théorie à la pratique", analyse auprès du Korea Times Go Myong-hyun, analyste à l'Institute for National Security Strategy. La semaine dernière, le ministère nord-coréen des Affaires étrangères a critiqué les États-Unis pour...
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07/03 - David Izadifar : "En Iran, l’hypothèse d’un coup d’Etat ne doit pas être exclue"
Pour la première fois de son histoire, le régime des mollahs a été décapité, et le commandant en chef des Gardiens de la révolution éliminé, aux côtés d'une cinquantaine de hauts dignitaires. Depuis, les bombes américaines et israéliennes continuent de pleuvoir au-dessus de l'Iran, et pourtant ; force est de constater que cette République islamique famélique, tient, presque impavide. Un processus de désignation du successeur au Guide suprême a été ouvert et un nom semble mettre d'accord l'IRGC, le Corps des gardiens de la révolution islamique : celui du fils de Khamenei, dont le règne promet d'être plus sanguinaire encore que celui de son père, subodore le spécialiste de l'Iran, David Izadifar. Les Iraniens, désabusés, ont-ils encore une chances d'y échapper ? Et à quelles conditions ? Entretien.
L'Express : Sommes-nous en train d'assister à la fin du régime instauré en 1979 ?
David Izadifar : La situation est extrêmement tendue. Plusieurs personnalités importantes du régime ont été éliminées, ainsi qu’une cinquantaine de membres des Gardiens de la révolution, souvent de haut rang. Par ailleurs, de nombreux centres et bases de commandement de l’IRGC ont été gravement endommagés ou détruits. Or, lors du mouvement déclenché après la mort de Mahsa Amini, les forces de sécurité manquaient déjà d’unités antiémeutes pour faire face aux manifestations. Si les frappes israéliennes et américaines continuent de détruire les centres du Bassidj et de l’IRGC, il pourrait devenir très difficile de maintenir le système de répression...
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07/03 - En Iran, Donald Trump peut-il s’appuyer sur les Kurdes pour déstabiliser le régime ?
Tandis que les bombardements sur la capitale iranienne se poursuivent samedi, une semaine après l'offensive lancée par les Etats-Unis et Israël, Washington réfléchit aux solutions pour continuer d'affaiblir le régime iranien, après l'assassinat de l'ayatollah Ali Khamenei. Cherchant à éviter une intervention terrestre américaine qui pourrait s'avérer coûteuse, le Pentagone tenterait de s'appuyer sur des forces locales, en profitant des divisions ethniques. Cette semaine, la chaîne CNN a ainsi indiqué que, d'après certaines sources, la CIA s'efforcerait d'armer les Kurdes d'Irak, afin de fomenter un soulèvement populaire en Iran, aux côtés d'autres groupes d'opposition.
Les autorités américaines n'ont pas confirmé publiquement cette information. Mais on sait, toujours selon la chaîne américaine, que Donald Trump s'est entretenu cette semaine avec des responsables kurdes d'Iran. L'un d'entre eux a également dévoilé que ces forces d'opposition devraient participer à une opération terrestre dans l'ouest de l'Iran dans les prochains jours, tandis que plusieurs de ces groupes ont publié des communiqués appelant les forces iraniennes à la défection.
"Au niveau tactique, l’objectif apparent semble être d’entraîner les forces terrestres du Corps des gardiens de la révolution [organisation paramilitaire liée au régime iranien, NDLR] dans des opérations anti-insurrectionnelles contre les groupes séparatistes, les exposant davantage à la puissance aérienne américaine et israélienne", analyse auprès du Figaro Ali Vaez,...
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07/03 - "En privé, Donald Trump pense déjà au jugement de l’Histoire" : le récit de Jonathan Lemire (The Atlantic)
Donald Trump manie l'effet de surprise comme rarement un président américain avant lui. Mais avec sa décision de frapper l'Iran le 28 février, la surprise du chef est peut-être celle de trop. Chaque jour qui passe renforce l'impression que le président américain s'est engagé dans une guerre sans stratégie claire, avec le risque de se retrouver enlisé dans un conflit long et coûteux - financièrement comme politiquement. Aux États-Unis, à huit mois des élections de mi-mandat, la base Maga montre des signes de contestation. Le long silence du vice-président J.D. Vance - resté muet pendant près de 72 heures après la décision de lancer les frappes avant de finalement défendre l'opération sur Fox News - n'a pas manqué de faire couler de l'encre.
Dans un récent article publié dans The Atlantic, le journaliste Jonathan Lemire décrit comment Donald Trump est passé d'"America First" à "America Last". Bien que les républicains risquent de subir une débâcle au Congrès en novembre, celui qui couvre la Maison-Blanche depuis 2016 estime que Donald Trump a bien plus à perdre encore. "Il n'a jamais vraiment été l'isolationniste qu'il promettait d'être au départ", analyse pour L'Express l'auteur de The Big Lie (2022, Flatiron Books, non traduit) - qui décrit un président obsédé par l'idée de "redessiner la carte du monde" et "déterminé à laisser une empreinte extraordinaire sur l'histoire, sans se laisser contraindre par quoi que ce soit, ni par qui que ce soit." Or, s'il existe un scénario de sortie de crise optimiste pour...
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07/03 - "Le jour où je suis tombé amoureux", de Patrick Besson : comment bien planifier son quatrième mariage ?
Bizarrement les lectures frivoles sont parfois celles qui marquent le plus. En attaquant cet article, nous revient en tête une interview de Jay McInerney par Frédéric Beigbeder parue dans… Lui en 2013. Beigbeder s’était présenté à l’entretien accompagné de sa dernière épouse en date, Lara. Commentaire pince-sans-rire de McInerney : "Félicitations pour ton mariage ! C’est le troisième, c’est bien ça ? Moi, c’est le quatrième qui fut le bon…"
Il faut croire qu’il y a du McInerney chez Patrick Besson. Au début de son nouveau livre, Le jour où je suis tombé amoureux (Albin Michel), son double romanesque vient de divorcer pour la troisième fois. En finir avec un mariage n’est pas forcément catastrophique : quel que soit son âge, on redevient un jeune homme (ou une jeune femme). Encore faut-il savoir rebondir. Tournant en rond à Paris, Besson s’amourache de la comédienne Jennifer Carpenter, vue dans Dexter. Qu’elle soit en couple depuis une dizaine d’années avec le musicien Seth Avett (membre du groupe de folk sirupeux The Avett Brothers) ne le freine pas : il prend l’avion pour Los Angeles avec la ferme intention de lui passer la bague au doigt.
On l’aura compris : Le jour où je suis tombé amoureux ne s’adresse pas aux gens sérieux. Une fois arrivé à Hollywood, Besson va réussir à rencontrer Jennifer Carpenter mais aussi croiser Brad Pitt, George Clooney, Matt Damon et un commando tchétchène qui viendra mettre à sac une soirée donnée par un milliardaire russe à Bel Air… C’est n’importe quoi et on rit de bon cœur,...
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07/03 - Un week-end à Deauville : "Vu(e)s de dos", l’exposition décoiffante des Franciscaines
Sur le panneau, trois femmes nues aux courbes épanouies forment une ronde pudique dans un décor bucolique. La figure centrale nous tourne le dos, les bras posés sur les épaules de ses compagnes face au spectateur. Cette œuvre anonyme du XVIe siècle compte parmi les multiples déclinaisons de l’iconographie des Trois Grâces où l’on retrouve immanquablement le personnage au premier plan masquant, par sa posture, l’intimité des deux autres divinités grecques et reprenant ainsi les valeurs de retenue féminine chères à la culture visuelle antique. Prêté par le Louvre, le tableau figure aujourd’hui dans l’exposition* que les Franciscaines consacrent aux "portraits sans figures" dans l’histoire de l’art.
Le sujet est complètement inédit. Pourtant, "il questionne l’identité, invite au mystère, et devient parfois un sujet narratif à part entière, chargé de significations esthétiques, sociales, émotionnelles", défend Annie Madet-Vache, la directrice des Franciscaines, qui planche sur la question depuis quatre ans. "Tout était à faire", résume celle qui a choisi de la traiter sous l’angle chronologique pour témoigner de la "disparité" d’un motif longtemps marginalisé. "Lavandière" (1860), par Camille Paul Guigou.
De Watteau à Toulouse-Lautrec, de Félix Vallotton à Bettina Rheims, la représentation dorsale s’est frayé, non sans peine, un chemin dans l’histoire de l’art. Au cours d’un Moyen Age trusté par l’iconographie chrétienne, elle demeure confidentielle, souvent cantonnée aux personnages secondaires. Cela ne s’arrange pas...
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07/03 - PPE3 : Agnès Pannier-Runacher répond à notre chroniqueuse Cécile Maisonneuve
Dans sa chronique publiée dans L’Express, Cécile Maisonneuve livre une lecture surprenante de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Cette analyse reprend sur certains points les approximations et amalgames qu’on a pu entendre chez les semeurs de doutes au service des énergies fossiles. Revue de détails des cinq prétendus mythes qui, selon cette chronique, auraient aveuglé le gouvernement dans l’élaboration de cette programmation.
1/ Le gouvernement parierait sur le fait que "la consommation d’électricité augmentera massivement"
Contrairement à ce qu’affirme Cécile Maisonneuve, la PPE ne "parie" pas sur une explosion aveugle de la demande d’électricité, elle travaille à organiser sa mise en œuvre. C’est même le cœur de notre stratégie énergétique : remplacer un système énergétique historiquement centré sur des fossiles importées et carbonées par un système énergétique fondé sur des énergies bas carbone produites en France, au premier rang desquelles se trouve l’électricité. Dans cette approche stratégique, production et consommation d’électricité doivent progresser concomitamment.
Pourquoi ce choix ? Parce que même si nous pouvons compter sur la sobriété, l’efficacité énergétique et, dans une moindre mesure, la biomasse ou la géothermie, nous savons pertinemment que cela ne suffira pas à remplacer l’énorme quantité de gaz naturel et de pétrole que nous importons et consommons aujourd’hui. Il nous faut donc produire et consommer plus d’électricité. Et il est urgent de le faire pour trois raisons. D’abord parce...
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07/03 - Amour, bijou, bouquet... Ce que le français doit aux langues régionales
On l’ignore souvent, mais lorsqu’un écrivain décrit une scène où, par amour, un beau jeune homme offre un bijou à sa dulcinée, il utilise un mot venu de l’occitan (amour) et un autre du breton (bijou). Car c’est un fait : le français a largement emprunté à ses voisines, les langues dites régionales.
En veut-on d’autres illustrations ? Le catalan nous a offert "bandoulière" et "sardane" ; le francique mosellan "besogne" et "fauteuil" ; le basque "chistera" et "isard" ; le corse "maquis" et "vendetta" ; le picard "rescapé" et "flaque" ; le normand "vague" et "homard" (sous l’influence des Vikings, bien sûr), mais aussi "joli" et "bouquet" (qui s’est substitué à l’ancien français "bouchet"). Le breton, lui, ne nous a pas donné seulement "biniou" et "menhir", mais aussi "cohue", "balai" et "goélette". Mention spéciale à l’occitan, toutefois, la plus influente de toutes, avec "abeille", "bastide", "cadet", "cep", "daurade", "langouste", "pic" et "pinède". Entre autres…
Cette floraison aurait sans doute réjoui Du Bellay qui, dans sa célèbre Défense et illustration de la langue française, encourageait précisément le français à emprunter aux autres langues de France. Si le grand poète venait à ressusciter, il constaterait avec plaisir que le phénomène a pris des allures d’avalanche. Mais là, c’est du francoprovençal !
Source : L’aventure des mots français venus d’ailleurs. Par Henriette Walter. Editions Robert...
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07/03 - Les excuses du président iranien mettent en lumière les divisions au sein des dirigeants du pays
Israël et l'Iran ont échangé des attaques alors que la guerre au Moyen-Orient entrait dans une deuxième semaine samedi, tandis que le président iranien Masoud Pezeshkian a présenté des excuses inhabituelles aux États voisins pour ses "actions", cherchant apparemment à calmer la colère régionale contre les frappes iraniennes sur des cibles civiles du Golfe. Le président iranien a également dit s'être engagé à "mettre fin aux attaques", à la condition d'un arrêt des attaques contre l'Iran menées depuis leur territoire.
Les propos de Masoud Pezeshkian ont provoqué une vive polémique en Iran, incitant son cabinet à réaffirmer que l'armée iranienne répondrait fermement aux attaques provenant des bases américaines de la région. Hamid Rasai, un religieux et député conservateur, a écrit sur X : "Monsieur Pezeshkian, votre position était non professionnelle, faible et inacceptable." Donald Trump a qualifié les excuses de l'Iran de capitulation, tout en affirmant que le pays serait "durement touché" samedi.
L'armée israélienne a annoncé ce matin avoir lancé une nouvelle vague de frappes sur Téhéran et Ispahan, une semaine jour pour jour après le début de l'opération israélo-américaine contre le régime iranien. Le président iranien a déclaré que le pays n'attaquerait plus les "pays voisins", alors même que le Qatar et Bahreïn signalaient des tirs ennemis.
18h19Les pays qui accueillent des bases américaines "ne connaîtront pas la paix", selon l'Iran
Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, a réagi aux excuses...
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07/03 - Ces villes qui doivent nous inspirer : Munich, le mariage réussi de la Silicon Valley et de l’huile de moteur
Les 15 et 22 mars, les Français votent aux municipales. L'occasion pour L'Express de sélectionner chez nos voisins des idées innovantes, des concepts pertinents et des dynamiques vertueuses pour améliorer notre quotidien. Tour d'Europe des villes qui doivent nous inspirer, et surtout inspirer nos nouveaux élus.
C’est le plus bluffant des clubs étudiants. Au WARR de l'Université technique de Munich (TUM), on ne perd pas son temps à organiser des soirées karaoké : on construit des fusées. "Les clubs ont accès, chez nous, à de grands ateliers équipés d’une variété de machines pour mener leurs expériences et fabriquer des prototypes. Des imprimantes 3D ou des grues pour lever des poids lourds", confie Ulrich Meyer, porte-parole de l’université. La TUM va leur remettre, cette année encore, les clés d’un hall additionnel de 1200 m2, financé par 10 millions d’euros de dons.
Une stratégie qui paye. Depuis sa création en 1962, le WARR Club a mis des satellites CubeStar en orbite, créé pour l'ISS un laboratoire automatisé d’expériences en microgravité et raflé plusieurs fois le premier prix des compétitions Hyperloop d'Elon Musk. On retrouve même certains de ses membres derrière l’ambitieuse Isar Aerospace, la première start-up européenne à s’attaquer au marché des mini-lanceurs orbitaux.
Le WARR Club symbolise bien le caractère radicalement singulier de la tech munichoise. Là où Paris, Londres et Berlin ont misé sur le numérique grand public, l'IA, le software et les fintechs, Munich cible un marché plus pointu mais ô...
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07/03 - Guerre en Iran : Gabriel Attal et Edouard Philippe, deux Premiers ministres aux stratégies inversées
Ils ont tous deux connu l'enfer de Matignon (l'un, certes, cinq fois plus longtemps que l'autre) et sont tous deux candidats à la prochaine élection présidentielle (l'un, certes, déjà déclaré ; l'autre ménageant encore le faux suspense). Ainsi s'achève la liste des similitudes. Pour le reste, Édouard Philippe et Gabriel Attal mènent chacun leur barque à leur propre manière, avec deux stratégies médiatiques bien différentes. Et ce n'est pas l'actualité internationale qui y changera quelque chose. Alors que l'offensive américano-israélienne en Iran ne faiblit pas et que le Moyen-Orient ne cesse de s'embraser, les deux anciens Premiers ministres d'Emmanuel Macron ont opté pour deux positionnements diamétralement opposés : le Francilien fait feu de tout bois quand le Havrais, lui, fait vœu de silence.
De tous les Premiers ministres d'Emmanuel Macron, Édouard Philippe est celui qui est resté le plus longtemps en poste, trois années et un mois. Cela vous confère non seulement un beau curriculum vitæ et un carnet d'adresses fourni à l'extérieur de nos frontières, mais également une certaine carrure politique et une hauteur de vue, ce qu'il n'a jamais hésité à mettre en avant depuis son départ de Matignon. De même, dès ses premiers discours en tant que leader de son parti, il s'est évertué à se montrer présent sur les enjeux mondiaux, notamment autour de la notion de "puissance" de l'Union européenne qui se doit absolument d'être "respectée". L'année dernière encore, sur le plateau de C à Vous, il assurait à propos...
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07/03 - Arash Azizi : "Mojtaba Khamenei, le nouveau Guide suprême iranien, est une figure très opaque"
Arash Azizi est l’un des plus fins connaisseurs de la société iranienne et de son mouvement d’opposition au régime des mollahs. Il est aussi l’une des voix les plus écoutées de la diaspora iranienne outre-Atlantique. Depuis de nombreuses années, l’intellectuel irano-américain, auteur de What Iranians Want, Women, Life, Freedom (Oneworld Publications, 2024), dénonce la tyrannie du régime islamiste de Téhéran et appelle de ses vœux une transition démocratique.
Mais l’historien ne prend pas ses désirs pour des réalités. Interrogé par L’Express, il revient sur les différents scénarios pour le futur de l’Iran, en prenant soin de distinguer le possible du souhaitable. Si la question de la succession lui apparaît "secondaire" pour l’avenir du régime, il remarque que l’idée selon laquelle le pays devrait suivre un modèle proche de celui de l’Arabie saoudite "circule réellement" dans certains cercles de l’appareil sécuritaire et "mérite d’être prise au sérieux". Enfin, le réalisme du chercheur à la prestigieuse université de Yale ne l’empêche pas pour autant de rêver d’un Iran qui privilégierait son intérêt national à sa haine de l’Etat hébreu. Son souhait le plus cher ? "Que l’on remplace les slogans comme "mort à l’Amérique" ou "mort à Israël" par "vive l’Iran"". Entretien.
L’Express : Mojtaba Khamenei, l’un des fils de l’ayatollah Khamenei, est le nouveau Guide suprême iranien. Que sait-on de cet homme ?
Arash Azizi : Mojtaba Khamenei est une figure très opaque, et je ne saurais trop insister sur ce point. On ne trouve aucune...
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07/03 - Iran : dans l’enfer de la prison d’Evin, les opposants aux mollahs préparent déjà l’après
"La situation à la prison d'Evin est critique. Les forces spéciales (de la police iranienne Nopo) contrôlent l'établissement, les accès sont verrouillés et les autorités ont quitté les lieux. La nourriture se fait rare et l'économat est fermé." Sur X, la femme d’un prisonnier politique, condamné à 3 ans d'incarcération pour avoir critiqué le pouvoir, témoigne de l'inquiétude qui gagne les familles de détenus. Que va-t-il advenir de ces prisonniers alors que le ciel de Téhéran s'embrase sous les missiles américains et israéliens et que le régime est prêt à tout pour se maintenir ? L'ONG Iran Human Rights tire déjà la sonnette d'alarme face au danger d'exécutions accélérées menées sous le couvert de la guerre.
Depuis des décennies ce lieu, symbole de la répression de la République islamique, vit au rythme des soubresauts de l'histoire iranienne. Chaque vague de colère, suivie d'arrestations arbitraires, a vu son lot d'opposants y être brutalement incarcéré : royalistes, communistes, marxistes, libéraux, réformateurs… En plus d'être un lieu d'horreur où la torture est monnaie courante, l'établissement construit en 1972 sous le règne du dernier chah est devenu un carrefour d’idées politiques, au point d'être surnommé "l’université d'Evin" par ses occupants. Le choc des idéologies
Otage retenu à Evin entre 2022 et 2024, Louis Arnaud en a été le témoin. Dans son ouvrage La Révolution intérieure (Éditions des Équateurs, paru en 2026), il décrit une mosaïque de groupes très hétérogènes, aux visions et aux modes d’action...
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06/03 - Le "Charles-de-Gaulle" est en Méditerranée : pourquoi la France déplace "40 000 tonnes de diplomatie"
"Le porte-avions, c’est 40 000 tonnes de diplomatie". Rarement, ce cliché inspiré d’Henry Kissinger et que les marins aiment tant reprendre n’aura été aussi vrai. Parce que la France est politiquement hors-jeu dans la guerre d’Iran, elle dépêche le Charles-de-Gaulle "sur zone". Enfin presque "sur zone" : en Méditerranée orientale, à 2000 kilomètres du golfe Arabo-persique. Pour quoi faire ? Comme l’explique Alice Rufo, ministre déléguée des Armées, il s’agit d’un "signalement stratégique" : "Nous défendons nos intérêts, nous sommes là." Montrer le pavillon français à défaut de peser réellement sur les événements en cours.
Le Charles-de-Gaulle a été rattrapé par l’actualité. Son déploiement, baptisé "Lafayette 26" était tourné vers l’Atlantique. Il s’agissait de témoigner de l’engagement français dans la défense navale du flanc nord de l’Alliance atlantique. Face à la menace russe, évidemment, mais aussi aux velléités de Washington d’annexer le Groenland… Las ! A peine arrivé en Suède, le porte-avions a dû repartir vers la Méditerranée, où une autre crise l’attendait. Au passage, cet épisode a donné lieu à un couac magistral de communication, les Armées et le Quai d’Orsay démentant l’information exacte du journaliste Jean-Marc Tanguy sur le site Le Marin…
Ce vendredi 6 mars, le Charles-de-Gaulle et son escorte ont donc franchi le détroit de Gibraltar, faisant cap à l’Est vers la "médor", la Méditerranée orientale, sans doute quelque part au large de Chypre et du Liban. A raison d’environ 1 000 kilomètres par jour, le Groupe aéronaval...
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06/03 - Ventes de livres : la guerre des best-sellers aura-t-elle lieu ?
En guise de préambule, un point s’impose sur le cas de Gisèle Pelicot, en tête des ventes d’essais. Et la joie de vivre (Flammarion) a fait un très bon démarrage avec 63 000 exemplaires écoulés la première semaine. En deuxième semaine, elle a fait moins : "seulement" 40 000 exemplaires. On peut voir le verre à moitié plein (elle en est déjà à plus de 100 000 exemplaires en quinze jours) ou à moitié vide (le fait qu’elle ait reculé de plus de 30 % dès la deuxième semaine n’est pas bon signe pour la suite). Quoi qu’il en soit, de tels chiffres sont faramineux dans un contexte où atteindre ne serait-ce que 10 000 exemplaires fait désormais figure de prodige…
Après un mois de janvier sinistré (sauf pour Pierre Lemaitre), et un mois de février marqué par l’exception Pelicot, nous voici déjà en mars. Le printemps verra-t-il éclore des succès ? Les éditeurs ont fait le nécessaire. Sont sortis cette semaine le nouveau Guillaume Musso, Le Crime du paradis (Calmann-Lévy), ainsi que le Morgane Moncomble, La Révolte de la reine (Hugo Publishing), qui bénéficie d’un premier tirage de 180 000 exemplaires. Sortez vos agendas car ce n’est que l’apéritif. Nous attendons la semaine prochaine (offices du 11 et du 12 mars) Marie Vareille avec Nous qui avons connu Solange (Flammarion), Aurélie Valognes avec L’Emerveillement (JC Lattès), Tatiana de Rosnay avec Les Cœurs sont faits pour être brisés (Albin Michel) et Maud Ankaoua avec Tu m’avais promis (Eyrolles). Notons que certains de ces romanciers jouent gros, car la littérature ne...
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06/03 - Arancha Gonzalez, ex-ministre des Affaires étrangères : "Quand l’Espagne dit non à la guerre, ce n’est pas juste un slogan"
Quatre mots ont marqué les esprits européens cette semaine : "no a la guerra". Une formule prononcée par Pedro Sanchez, mercredi 4 mars, en conclusion d'une charge en règle contre "des dirigeants incapables de répondre aux besoins de leurs citoyens et qui instrumentalisent la guerre pour masquer leurs échecs". Avec cette attaque visant, sans les nommer, Donald Trump et Benyamin Netanyahou, le Premier ministre espagnol s'est érigé en premier opposant à la guerre en Iran, qui bouleverse le Moyen-Orient et au-delà depuis le 28 février. Par ailleurs, en refusant que les Américains utilisent leurs bases militaires en Andalousie pour cette opération, Madrid s'est attiré les foudres de la Maison-Blanche, qui menace d'arrêter tout commerce avec la quatrième puissance économique européenne.
Arancha González fut la ministre des Affaires étrangères de Pedro Sanchez en 2020 et 2021. A présent doyenne de la Paris School of International Affairs (PSIA) à Sciences Po, cette amoureuse de l'Europe défend la position de la diplomatie espagnole, en raconte les origines et assure que notre continent aura un rôle clé à jouer dans ce conflit.
L'Express : Le monde entier a entendu le "No a la guerra" de Pedro Sanchez, quatre mots pour définir la position espagnole sur l'Iran. Vous avez été sa ministre des Affaires étrangères. Est-ce un simple slogan romantique ou la définition même de la politique étrangère espagnole ?
Arancha González : Avant tout, il s'agit d'exprimer le fait que l'Espagne considère que cette guerre...
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06/03 - Jean-Luc Mélenchon, nouvel épouvantail de la droite : une stratégie risquée face au RN
La droite s'est trouvé un nouveau croque-mitaine. Il a les traits de Jean-Luc Mélenchon. Le leader de La France insoumise (LFI) arbore tous les atours du diable politique. Procès en communautarisme et antisémitisme s'accumulent contre l'ancien socialiste, soutenu en bloc par ses fidèles. Presque un don du ciel. Alors, pourquoi se priver ? À droite, la lutte contre LFI a mué en stratégie politique. Aucune émission télévisée sans qu'un responsable du parti n'alerte sur le danger représenté par l’extrême gauche. Le président des Républicains (LR) Bruno Retailleau a organisé une conférence de presse ce jeudi 5 mars pour dénoncer les "accords de la honte" noués par les socialistes et LFI aux élections municipales. "LFI est un adversaire idéal", admet un pilier LR.
L'offensive ne manque pas d'intérêts. Les polémiques nourries par Jean-Luc Mélenchon saturent l'espace médiatique. Attaquer LFI est une promesse de visibilité. Cette opération mobilise l’électorat LR et participe à la reconstitution d’un clivage gauche droite chéri par l'ancien ministre de l'Intérieur. Au diable le centre macroniste et son insaisissable plasticité. La droite est enfin en guerre contre un ennemi absolu, aux valeurs aux antipodes des siennes. "C’est le moment de disloquer la gauche", note un hiérarque LR, à l’approche de la présidentielle. Un petit goût de revanche saisit enfin la droite, si souvent accusée d'accointances coupables avec le Rassemblement national. Là voilà heureuse d’instruire le même procès au Parti socialiste, qui a posé...
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06/03 - "Leur rivalité est une perte de temps" : MBS et MBZ, l’autre conflit qui va décider de l’avenir du Moyen-Orient
La guerre en Iran a, pour l'instant, mis au second plan une rivalité croissante au Moyen-Orient : la tension entre l'Arabie saoudite et les Emirats arabes, et entre leurs deux dirigeants, Mohammed ben Salmane (MBS) et Mohammed ben Zayed (MBZ). Avant que les Israéliens et les Américains ne passent à l'attaque, ces Etats du Golfe se sont opposés du Yémen au Soudan, sous les yeux de Donald Trump. Aujourd'hui, ils sont tous les deux ciblés par un régime iranien bien décidé à exporter le chaos dans toute la région. Les mollahs vont-ils ressouder MBS et MBZ et accélérer le rapprochement entre l'Arabie saoudite et Israël, alors que les Émirats arabes unis sont déjà officiellement alliés à Tel Aviv?
Professeur d’études du Proche-Orient à l’université de Princeton, chercheur à l’Hudson Institute et chroniqueur à L'Express, Bernard Haykel doit cette année publier en anglais une biographie du prince héritier MBS. Il nous décrypte les causes profondes, structurelles et personnelles, de cette rivalité entre deux modernisateurs autoritaires qui détestent les islamistes, mais s'opposent dans leur vision géopolitique...
L'Express : Quelles sont les causes profondes de la rivalité entre l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis (EAU), qui s’est intensifiée ces derniers mois au Yémen, au Soudan ou en Somalie ?
Bernard Haykel : Elle est à la fois structurelle, et personnelle entre Mohammed ben Salman (MBS) et Mohammed ben Zayed (MBZ). D'abord, il y a la différence de taille entre les deux pays. L'Arabie saoudite est plus...
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06/03 - Frappe contre une école en Iran : des zones d’ombre à éclaircir, la piste d’une implication américaine
Elles comptent parmi les premières images marquantes de cette guerre. Les frappes du 28 février qui ont touché une école primaire de Minab, dans le sud de l’Iran, constituent l’épisode le plus meurtrier connu en termes de victimes civiles depuis les attaques menées par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran. À ce stade, aucune des parties n’a officiellement assumé la responsabilité de cette frappe. Mais un ensemble d’éléments rassemblés par le New York Times semble désigner une piste probable, tout en laissant subsister de nombreuses zones d’ombre.
Selon le journal américain, l’analyse d’images satellites récemment publiées, de vidéos géolocalisées et de messages diffusés sur les réseaux sociaux montre que l’école aurait été gravement endommagée par une frappe de précision. Celle-ci serait intervenue simultanément à des attaques visant une base navale voisine, gérée par le Corps des gardiens de la révolution islamique, à proximité du détroit d’Ormuz, zone stratégique du
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06/03 - Alicia Garcia Herrero : "La chute du régime iranien pourrait freiner une attaque de la Chine sur Taïwan"
Alors que l'issue du conflit en Iran est incertaine, la Chine, dont Téhéran constituait l'un des alliés dans la région, n'est pas sortie du bois. Fidèle à sa ligne, Pékin appelle à la fin des combats et met en garde contre le risque d’un embrasement régional. Même si la fragilisation de l'Iran et le blocus du détroit d'Ormuz compliquent son approvisionnement énergétique, le pays dispose de réserves suffisantes pour tenir plusieurs semaines. A l'origine de la retenue chinoise : les victoires symboliques et les gains commerciaux que pourrait obtenir Xi Jinping lors de sa rencontre avec Donald Trump à la fin du mois, soutient Alicia Garcia Herrero, chef économiste de Natixis à Hong Kong.
L'Express : En quoi la campagne militaire menée par les Etats-Unis et Israël en Iran perturbe-t-elle les plans de la Chine ?
Alicia Garcia Herrero : La Chine souffre d'une vulnérabilité énergétique. Or elle a fait de l'Iran, qui est assis sur les troisièmes réserves mondiales de pétrole, un acteur clé de son approvisionnement. Pékin absorbe aujourd'hui entre 80 et 90 % du pétrole iranien, ce qui représente quasiment 13 % de ses importations d'or noir. Un pétrole qu'elle achète à des prix très décotés, probablement autour de 35 dollars le baril, soit quasiment moitié moins que le cours mondial au moment du déclenchement de la guerre. Cela lui donne un avantage compétitif indéniable, d'autant qu'elle achète aussi énormément de pétrole à la Russie, à des prix bradés eux aussi.
La Chine a parié également sur l'Iran pour son futur...
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06/03 - En Iran, la guerre des souterrains : les "villes missiles" de Téhéran sous pression américaine
Depuis des décennies, l’Iran a multiplié la construction de bunkers souterrains pour protéger son arsenal de missiles. Mais cette stratégie pourrait-elle se retourner contre Téhéran ? Moins d’une semaine après le début de la guerre au Moyen-Orient, elle commence à apparaître comme une possible faiblesse, estime le Wall Street Journal. Des images satellites montrent ainsi les restes de plusieurs missiles et lanceurs iraniens détruits lors de frappes américano-israéliennes, souvent à proximité des entrées des "villes missiles", comme les responsables iraniens désignent leurs sites souterrains. L’Iran dispose par ailleurs de l’un des plus vastes arsenaux de missiles de la région, avec plus de 3 000 missiles balistiques estimés en 2022 par le Commandement central américain.
Selon plusieurs analystes militaires, la quasi-totalité des dizaines de bases iraniennes seraient souterraines. En mars 2025, des images de propagande montrant l’inauguration de l’une de ces installations dévoilaient des commandants supérieurs parcourant de longs couloirs sans fenêtres, bordés de camions transportant des missiles. La vidéo ne précisait toutefois pas l’emplacement de cette base. Ces infrastructures sont souvent creusées dans les montagnes. Dissimulées sur l’ensemble du territoire iranien, elles peuvent notamment abriter des missiles à longue portée comme les Shahab-3, ainsi que les modèles Sejil et Khorramshahr, capables de frapper des cibles situées jusqu’à 2 000 kilomètres, selon El Pais. Sur certaines bases, Téhéran a...
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06/03 - Renverser la tyrannie suffit-il à faire naître le bien ? Le mirage du "chaos créateur"
L’intervention américaine et israélienne en Iran suscite un espoir légitime. On ne peut que souhaiter à ce peuple martyr de pouvoir vivre dans un monde débarrassé de la dictature islamique installée depuis près de cinquante ans. Elle pose malgré tout une question : l’affaiblissement brutal d’un régime détestable crée-t-il nécessairement les conditions d’un ordre politique meilleur ? Les exemples récents ne manquent pas pour interroger la théorie implicite et naïve qui mise sur l’idée qu’abattre le mal suffit à faire surgir naturellement le bien.
Les attentats du 11-Septembre ont été le déclencheur d’une doctrine qui s’est épanouie sous la présidence de George W. Bush. Nombre de penseurs néoconservateurs ou d’acteurs politiques – comme Condoleezza Rice – ont promu la thèse du "chaos créateur" : il faut renverser un pouvoir tyrannique pour refonder une société sur des bases assainies. L'exemple de l'Irak et de la Libye
Le cas irakien fut en quelque sorte l’expérience princeps de cette doctrine et aurait dû servir à lui seul d’avertissement. En mai 2003, l’Autorité provisoire de la coalition a détruit l’ancien ordre – et facilement – mais sans prévoir avec le sérieux et le recul nécessaires l’installation de nouvelles institutions légitimes. La disparition du pouvoir autoritaire a produit un espace dans lequel se sont engouffrés violence armée, entrepreneurs politiques et rivalités sociales.
Le seul cas de la Libye devrait suffire à promouvoir une réflexion en profondeur avant toute intervention. La chute de Mouammar Kadhafi...
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06/03 - Factures d’énergie : la demande démagogique de Jordan Bardella face à la guerre en Iran
Jordan Bardella n'aura pas attendu longtemps pour s'engouffrer dans la brèche. Dès le soir du 2 mars, deux jours seulement après le début de l'opération militaire des Etats-Unis et d'Israël en Iran, le président du Rassemblement national s'est fendu d'un message sur X dans lequel il appelait l’Etat français et l’Union européenne à "anticiper dès maintenant les conséquences pour le quotidien des Français" des "risques d’envolée des prix de l’énergie engendrée par la situation au Moyen-Orient". Et le député européen de réclamer une baisse de la TVA sur l'énergie - une demande de longue date du parti d'extrême droite -, ainsi que de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE).
Une perte de recettes fiscales qui serait compensée, selon lui, par la hausse du volume des taxes liée à l'augmentation des prix du gaz, du pétrole et de l'électricité. Sans quoi l'Etat s'enrichirait "sur le dos des Français en profitant de la crise internationale." Un raisonnement économique largement contestable. "C’est une absurdité, étrille le fondateur du site Fipeco et spécialiste des finances publiques, François Ecalle. Diminuer ces taxes d’un milliard d’euros favoriserait peut-être un peu la consommation, mais cela ne compensera jamais le montant perdu. Au mieux, cela pourrait rapporter 200 millions d'euros." Le retour du bouclier tarifaire ?
Une telle mesure reviendrait en réalité à mettre en place un bouclier tarifaire déguisé. Instauré entre 2021 et 2024 par le gouvernement pour limiter la flambée des...
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06/03 - Fañch, Artús, Martí... : la décision qui change tout pour les prénoms régionaux
Il n’y a sans doute qu’en France que ce type de polémiques peut avoir lieu. Depuis près de dix ans, des familles se voyaient interdire de donner à leurs enfants des prénoms comme Fañch, Artús ou Martí. Motif ? L’utilisation de signes censés ne pas appartenir à la langue française, la seule acceptée pour les actes d’état civil. Cette prohibition a vécu : Gérald Darmanin vient d’ordonner d’abandonner les poursuites engagées contre les parents concernés.
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Le ministre de la Justice a en effet estimé qu’il était temps de "respecter les choix individuels" et de "ne pas engorger inutilement les juridictions". Une décision de bon sens, alors que chacun se plaint des lenteurs de la Justice. De plus, les procédures judiciaires n’aboutissaient pas systématiquement. En novembre dernier, la Cour d’appel de Rennes avait ainsi contredit le procureur de Lorient en ordonnant "la substitution du prénom Fanch par le prénom Fañch", conformément à l’orthographe bretonne.
Cette décision, qui vaut aussi pour les prénoms tahitiens, créoles, catalans, occitans, alsaciens ou corses, apporte un peu de sagesse dans un dossier délirant à tous égards. Même le Conseil constitutionnel avait cru bon, en 2021, de censurer un article de la loi Molac autorisant l’emploi de ces "signes diacritiques" (qui distinguent). Selon la haute juridiction, cette disposition revenait à accorder un droit à l'usage par les particuliers d'une autre langue...
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06/03 - Affaire Epstein : ces documents du FBI qui pourraient embarrasser Donald Trump
Le ministère américain de la Justice a publié, jeudi 5 mars, des documents du FBI qui retranscrivent les auditions d'une femme qui a formulé il y a plus de six ans des accusations graves de violences sexuelles contre le président Donald Trump.
En 2019, des agents du FBI ont interrogé cette femme à quatre reprises dans le cadre de leur enquête sur Jeffrey Epstein, accusé de trafic sexuel. Le ministère de la Justice avait précédemment publié un compte rendu confirmant la tenue de ces entretiens, mais n'avait diffusé qu'un résumé de l'une de ces quatre rencontres, au cours de laquelle elle accusait Epstein de l'avoir agressée sexuellement lorsqu'elle était adolescente.
Les documents récemment divulgués, publiés jeudi sur le site web du département de la Justice, montrent qu'elle a également affirmé que Donald Trump avait tenté de la forcer à lui faire une fellation après que Jeffrey Epstein l'a présentée au futur président à New York ou dans le New Jersey dans les années 1980, alors qu'elle avait entre 13 et 15 ans.
La Maison-Blanche n'a pas immédiatement réagi aux questions concernant ces révélations. Politico, qui a révélé l'affaire en premier, a indiqué que la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, avait qualifié les allégations d'"accusations totalement infondées", sans le moindre élément de preuve crédible".Des "allégations mensongères et sensationnalistes"
Le ministère de la Justice a averti que certains documents contenaient des "allégations mensongères et sensationnalistes à l'encontre du...
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06/03 - Des missiles contre des drones d’interception : le deal proposé par Volodymyr Zelensky à Donald Trump
Kiev propose un échange de bons procédés à Washington. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est dit prêt à fournir des drones intercepteurs aux Etats-Unis et à leurs alliés au Moyen-Orient afin de les aider à contrer les attaques de drones iraniens Shahed dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient, a indiqué à Reuters une source proche du dossier. En retour, l’Ukraine espère obtenir davantage de missiles américains Patriot, devenus indispensables pour se protéger des frappes russes. Le Pentagone et au moins un gouvernement du Golfe, le Qatar, discutent actuellement avec Kiev de l’acquisition de ces systèmes destinés à neutraliser les drones.
Pourquoi l'Ukraine est-elle appelée à la rescousse ? Kiev est forte de son expérience acquise depuis l’invasion russe, débutée en février 2022. Depuis près de quatre ans, Moscou utilise massivement le drone kamikaze Shahed pour frapper les infrastructures ukrainiennes. Face à cette menace, Kiev a progressivement développé toute une gamme de drones intercepteurs peu coûteux, capables de détruire ces appareils en vol. "Nous avons reçu une demande des Etats-Unis pour un soutien spécifique en matière de protection contre les drones Shahed au Moyen-Orient", a écrit Volodymyr Zelensky en anglais sur le réseau social X.
Comme le rappelait L'Express, l'Iran privilégie ses drones Shahed pour frapper les pays du Golfe. Objectif : préserver une partie de son arsenal balistique. Quand un missile coûte entre un et deux millions de dollars, un drone kamikaze iranien vaut...
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06/03 - Face aux survols intempestifs de drones, la France prépare sa riposte
En escale à Malmö pour quelques jours, le porte-avions Charles-de-Gaulle a été visé fin février par une manœuvre d’intimidation dont les Russes ont le secret. Un drone rudimentaire s’est envolé d’un navire de renseignement russe qui naviguait dans les eaux territoriales suédoises, pour approcher le bâtiment amiral français. Rapidement brouillé par la marine suédoise, l’engin a été neutralisé à 13 kilomètres du porte-avions. Si la provocation a été qualifiée de dérisoire et ridicule par le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, la manœuvre teste une nouvelle fois ostensiblement les capacités de défense françaises.
Rares sont les équipements sensibles et stratégiques à ne pas avoir été survolés ou approchés ces derniers mois par des drones. Une usine de production d’explosifs, des sous-marins nucléaires ou, plus récemment, des installations de la direction du renseignement militaire… Le site d’Eurenco à Bergerac (Dordogne), la base navale de l’Île Longue (Finistère) et la base militaire de Creil (Oise) ont fait les frais de ces incursions venues du ciel. En septembre dernier, un incident a provoqué une onde de choc au sein du ministère des Armées. Le temps non pas de plusieurs minutes mais de plusieurs heures, un essaim de drones non identifiés a survolé les chars Leclerc du camp militaire de Mourmelon-le-Grand (Marne), l’un des plus grands du pays, où ont été formés des soldats ukrainiens. Et d'après trois sources concordantes, seul le drone envoyé par les forces de sécurité pour intervenir face à ces intrus...
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06/03 - Guerre en Iran : Donald Trump réclame une "capitulation sans condition" du régime
Sur les plateaux de télévision du monde entier, les images d'explosions, de fumées et d'immeubles éventrés tournent en boucle. Depuis le début de cette guerre, il y a sept jours, l'Iran a pris pour cible Israël, les Etats du Golfe, Chypre, la Turquie et l'Azerbaïdjan, et s'est étendu à l'océan Indien au large du Sri Lanka, où un sous-marin américain a coulé un navire de guerre iranien. Vendredi 6 mars, l'Etat hébreu a annoncé avoir lancé une vague d'attaques de grande envergure contre des infrastructures à Téhéran, tandis que l'armée américaine estime avoir coulé plus de 30 navires iraniens depuis le début du conflit.
Parallèlement, la guerre se poursuit au Liban, où Israël laisse planer la menace d'une intervention terrestre après des tirs du Hezbollah en direction de son territoire. L'armée israélienne a dit, ce jeudi, avoir commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth.Les infos à retenir
⇒ La situation au Moyen-Orient constitue une "urgence humanitaire majeure", d'après l'ONU
⇒ Donald Trump affirme qu'il n'y aura pas d'accord avec l'Iran, sauf si "capitulation"
⇒ Sébastien Lecornu va réunir les partis politiques à Matignon mercredi
19h04L'armée israélienne déclare avoir bombardé plus de 500 cibles au Liban
L'armée israélienne déclare avoir bombardé plus de 500 cibles au Liban cette semaine. Elle a dit avoir frappé vendredi un centre de commandement de la marine du Corps des gardiens de la révolution iranienne ainsi que des centres de commandement de la marine, de l'unité...
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06/03 - Comment nos voisins élisent leur maire : tour d’Europe des petites bizarreries électorales
Les 15 et 22 mars prochains, les Français sont appelés aux urnes pour renouveler leurs conseils municipaux et choisir leur maire. Pour les électeurs de Paris, Lyon et Marseille, une nouveauté : pour la première fois depuis 1982, ils pourront directement voter pour leur conseil municipal chargé d'élire le maire. Jusqu'ici, ils n'élisaient que les conseillers de leur arrondissement, chargés eux-mêmes d'élire le conseil municipal. La nouvelle loi dépèce cette spécificité électorale pour rapprocher le mode de scrutin de celui en vigueur dans toutes les autres communes de France.
A en croire ses architectes, cette réforme devrait permettre de renforcer la légitimité du maire central. La France est jupitérienne même à l'échelon local. Mais ce n'est pas le cas de tous nos voisins européens. Dans certains pays, l'édile est juste le chef d'une administration, nommé par le gouvernement central, avec un pouvoir politique très limité. Dans d'autres, il est parfois le chef d'un comité législatif qui fonctionne comme une assemblée nationale. Des spécificités qui racontent beaucoup de la manière dont nos voisins européens font de la politique et qui pourrait nous inspirer.En Allemagne, des règles disparates... et un record de durée !
Les règles qui encadrent les élections locales outre-Rhin varient d'un Land à l'autre. Dans la plupart des Etats fédérés, les bourgmestres sont élus au suffrage universel direct pour une période de cinq à huit ans. Il existe cependant une exception, dans la région frontalière de la Sarre où ils...
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06/03 - Guerre en Iran : bien que blessé, le régime conserve une dangereuse puissance de feu
Au sixième jour de l'opération "Rugissement du lion", Jérusalem s’est une fois de plus réveillée au son déchirant des explosions. Au terme d’une brève accalmie de sept heures, Tsahal a annoncé ce jeudi matin avoir placé plusieurs régions du pays en état d’alerte face à la menace de "missiles lancés d’Iran". Dans le ciel israélien, les stries laissées par le passage de ces engins, et celles des défenses antiaériennes envoyées pour les intercepter en vol, sont devenues tristement banales moins d’une semaine après le début de la guerre.
Bien qu’affaiblie comme jamais par le pilonnage intensif des forces américaines et israéliennes, la République islamique conserve une dangereuse puissance de feu. "On remarque un saut qualitatif dans les frappes qui sont conduites, relève David Khalfa, cofondateur de l’Atlantic Middle East Forum. Il y a une augmentation de la précision, de la vélocité et de la létalité qui est liée à une montée en gamme capacitaire."Course contre la montre pour détruire les missiles
Avant la guerre des Douze Jours qui l’avait opposée à Israël en juin dernier, la République islamique disposait d’un stock estimé à environ 3 000 missiles balistiques - des engins qui suivent une trajectoire en parabolique hors de l’atmosphère avant de retomber sur leur cible. Si des centaines d'engins avaient été utilisés ou détruits durant le conflit, les industriels iraniens n’avaient pas tardé à relancer la production. "Le régime de Téhéran s’est employé à en fabriquer des dizaines chaque mois, abonde le lieutenant-colonel...
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06/03 - Minxin Pei : "L’ère du miracle économique chinois est désormais révolue"
Quiconque s’intéresse à la Chine post-maoïste est naturellement tenté d’opposer l’ouverture impulsée par Deng Xiaoping au retour à l’autoritarisme sous Xi Jinping. La première période incarne l’entrée dans le commerce mondial et la libéralisation progressive de l’économie d’un pays dévasté par la Révolution culturelle et le communisme. La seconde, par contraste, peine à soutenir la comparaison. Il est séduisant d’y voir la régression d’un régime renouant avec ses vieux démons. Une lecture binaire pourtant trompeuse. C’est la thèse défendue par le politologue Minxin Pei, auteur de nombreux ouvrages reconnus sur la Chine, dans The Broken China Dream (Princeton University Press, non traduit).
Dans cet ouvrage passionnant consacré à la Chine depuis la mort de Mao Zedong, ce professeur au Claremont McKenna College montre au contraire que le tournant autoritaire n’a rien d’un accident de parcours. Pis : le ver était dans le fruit. Dès les réformes engagées par Deng Xiaoping, la priorité du régime était de préserver le rôle du Parti communiste chinois (PCC) et de sauver les institutions clés du totalitarisme. Surtout, à rebours de ceux qui voient dans la Chine l’inquiétante montée en puissance d’un contre-modèle aux démocraties libérales occidentales, le chercheur, interrogé par L’Express, décrit un système économique à bout de souffle, miné par ses inefficacités et le gaspillage de ressources. Au point d’affirmer que l’ère de ce qu’on a appelé le miracle économique chinois "est désormais révolue". Entretien.
L’Express : Entre...
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05/03 - Au-delà du gaz et du pétrole, ces secteurs mis à mal par le blocage du détroit d’Ormuz
Des effets en cascade sur le commerce mondial. La fermeture du détroit d'Ormuz, provoquée par la guerre ouverte par Israël et les États-Unis contre l'Iran le 28 février, engendre de multiples difficultés pour l'acheminement des matières premières vers et depuis le Golfe persique. Des centaines de navires sont actuellement bloqués derrière l'étroit passage qui sépare les côtes iraniennes, au nord, de celles omanaises, au sud. Chaque mois, environ 3 000 bateaux empruntent cette route, particulièrement stratégique pour les échanges maritimes dans de nombreux secteurs. Les hostilités des derniers jours, marquées par des frappes de Téhéran sur les riches monarchies de la région, perturbent avant tout les exportations de pétrole et de gaz de la région. Plusieurs sites liés aux hydrocarbures ont d'ailleurs été touchés par les tirs de drones et de missiles iraniens. Les gigantesques ports de Jebel Ali de Dubaï, aux Émirats arabes unis, et Ras Tanura, sur la côte saoudienne, sont pour le moment paralysés.
La fermeture du détroit d'Ormuz, combinée à l'incertitude du contexte actuel dans la région, inquiète déjà grandement les entreprises du secteur. Mais ces dernières sont loin d'être les seules à subir dès à présent des répercussions sur leurs activités par ce blocage. "Un conflit limité à quelques jours ou semaines – hypothèse privilégiée à ce jour – devrait avoir un impact limité", détaille Ruben Nizard, responsable de la recherche sectorielle au sein de la compagnie Coface, qui a mené un rapport sur les conséquences...
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05/03 - Nicolas d’Estienne d’Orves : "Je n’ai pas souvenir de différences criantes entre femmes de droite et de gauche"
On ne s’ennuie jamais avec Nicolas d’Estienne d’Orves, l’homme qui sait mélanger dans ses livres une certaine gauloiserie aristo et une efficacité à l’américaine (il a par sa mère des origines yankee). Ecrivain, il est devenu en 2024 un personnage de roman en inspirant à sa compagne Emma Becker le déjà culte Antonin de Quincy d’Avricourt du Mal joli. Il a depuis repris sa place d’auteur en se lançant dans une saga sur les sept péchés capitaux. Après L’Île de l’orgueil (sur l’orgueil, faut-il le préciser), voici La Reine de mai (sur la luxure).
Le livre s’ouvre sur une scène de crime à la Bernard Minier : on retrouve dans une cave les cadavres de sept femmes. Très vite l’élégance naturelle de d’Estienne d’Orves reprend le dessus et on quitte le polar lambda pour aller vers le fantastique. Il est question d’un personnage énigmatique, Tobias Gantzer, expert en tableaux anciens et faussaire de génie, qui ressemble à Barbey d’Aurevilly ou Salvador Dali. Il cache chez lui une non moins mystérieuse toile magique, comme dans Le Portrait de Dorian Gray de Wilde ou Le Cas de Charles Dexter Ward de Lovecraft… Après lecture de ce divertissement distingué, il convenait de revenir sur terre en discutant luxure avec NéO – où il sera question d’opéra, d’andouillette et de la supériorité de l’érotisme sur l’idéologie.
L’Express : Vous aviez commencé votre série sur les péchés capitaux par l’orgueil. Pourquoi avoir choisi la luxure cette fois-ci ? De la part du fin gastronome que vous êtes, on aurait pu s’attendre à la...
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05/03 - "La destruction ou l’usure" : les leçons pour l’Iran et l’Ukraine du "Clausewitz russe", Alexandre Svetchine
"La tête de Svetchine était taillée à gros traits : oreilles, nez, bouche, et des yeux noirs lumineux, faits pour la passion ; lui-même était inébranlable, impossible à convaincre." Ainsi Alexandre Soljenitsyne décrit-il Alexandre Svetchine dans La Roue rouge.
Aujourd’hui, les éditions Perrin publient pour la première fois en français (dans une traduction du général (2S) Bernard Aussedat) le maître livre de ce grand stratégiste russe, Strategiia, cent ans après sa parution en Russie. Officier du tsar rallié à la révolution bolchevique, général de l’Armée rouge et professeur de stratégie à la célèbre académie Frounzé, Svetchine fut victime des purges staliniennes de 1938. Trois ans avant sa mort, il consacra une biographie au prussien Carl Philippo Gottlieb von Clausewitz, dont Léon Tolstoï s’inspira pour un personnage de colonel dans Guerre et paix. Dans Strategiia, le nom de ce dernier est le plus cité. Trente et une fois, selon l’historien militaire Patrick Bouhet, l’un des deux préfaciers de l’ouvrage.Publié en 1926, ce traité de stratégie militaire soviétique est traduit pour la première fois en français.
Entre les deux stratégistes, il y avait bien des points communs biographiques. Issus de familles militaires, ils devinrent généraux. La théorie n’était jamais loin de l’action : ces deux pédagogues développèrent en parallèle une féconde réflexion intellectuelle. L’un et l’autre furent marqués par un événement militaire : L’écroulement de la Prusse face à Napoléon Ier en 1806 pour Clausewitz : la défaite de la...
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05/03 - "Trump envoie un message fort à la Chine" : les enjeux de la guerre en Iran décryptés par Fabrice Balanche
Maître de conférences en géographie à l'université Lyon-2 et arabisant, Fabrice Balanche est un spécialiste de la géopolitique au Moyen-Orient. Pour L'Express, il analyse les dessous de la grande reconfiguration à l'œuvre dans la région. Alors qu'Israël cherche à faire un "grand ménage" face à l'Iran et au Hezbollah, les Etats-Unis veulent selon lui reprendre la main sur le Moyen-Orient face à leur grand rival chinois, une démonstration de force qui paye déjà ses fruits par rapport aux pays du Golfe. En revanche, le régime iranien poursuit à ses yeux une stratégie aussi irréaliste que suicidaire en semant le chaos au Moyen-Orient et en surestimant ses soutiens chinois, russes ou musulmans, alors que l'intégrité territoriale du pays est aujourd'hui en jeu...
L’Express : Israël et les Etats-Unis ont un objectif affiché similaire, abattre le régime iranien, mais n’ont-ils pas des motivations et des enjeux différents dans cette guerre ?
Fabrice Balanche : En abattant le régime iranien, Israël se débarrasserait définitivement de la menace nucléaire et balistique iranienne, comme du financement de ses proxys au Moyen-Orient (Hezbollah, Hamas…). C’est l’objectif de Netanyahou comme de l’État profond israélien. Pour Donald Trump, l’Iran, quoi qu’il en dise, n’est pas une menace directe pour les Etats-Unis. Difficile de croire qu’un missile iranien puisse frapper le sol américain. Ça fait partie de la propagande pour convaincre le citoyen américain. Mais les Etats-Unis veulent eux aussi empêcher l’Iran d’avoir un...
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05/03 - Le favori d’Emmanuel Macron pour 2027, Sarah Knafo courtise un ex-ministre
Nous sommes en 2026 et… Sébastien Lecornu est toujours à Matignon ! Il n'est là que depuis septembre dernier mais chaque jour est un combat. En attendant les municipales de mars, dernier scrutin avant le grand rendez-vous de la présidentielle.Quand Gérald Darmanin impressionne un ex-Premier ministre
Gérald Darmanin gagnerait-il, à la Justice, des galons de respectabilité même chez ceux qui n’entretiennent pas une longue romance avec Nicolas Sarkozy et ses fils spirituels ? Récemment, le chiraquien de toujours Jean-Pierre Raffarin s’est dit "impressionné" par la "progression" du Garde des Sceaux. L’ancien Premier ministre, qui lui rend visite de temps à autre place Vendôme, a ainsi confié en petit comité qu’il était agréablement surpris de le voir "lire, penser, réfléchir, bosser… Et pas seulement ses sujets !". De là à dire que Gérald Darmanin a la positive attitude… La drôle de liste de Sophia Chikirou
La liste du "Nouveau Paris populaire" de Sophia Chikirou a été déposée en préfecture le 24 février dernier. La section du 10e arrondissement parisien louait alors, dans une publication Instagram, une liste "qui ressemble aux Parisiennes et aux Parisiens". Pourquoi pas ! Une vingtaine de colistiers sont soit des salariés ou chargés de mission au siège du mouvement, soit d'actuels (ou anciens) collaborateurs politiques de députés ou d’eurodéputés (parmi eux, ceux de Rodrigo Arenas, Sophia Chikirou, Antoine Léaument, Danièle Obono ou Nadège Abomangoli). Mais les insoumis n’ont pas jugé nécessaire de le préciser....
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05/03 - Guerre en Iran : Australie, France... Ces pays qui déploient des moyens militaires au Moyen-Orient
Alors que s'ouvre le sixième jour d'une guerre meurtrière lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, plusieurs pays ont annoncé l'envoi de moyens militaires au Moyen-Orient. Parmi eux, des pays européens, dont la France, le Royaume-Uni, l'Italie et l'Espagne. L'Australie et la Nouvelle-Zélande ont également entrepris de tels déploiements. Retour sur les ressources militaires allouées, pays par pays.Australie
Le Premier ministre australien a annoncé ce jeudi 5 mars déployer des "ressources militaires" au Moyen-Orient en réaction à la guerre provoquée par l’offensive américano-israélienne sur l’Iran. "Nous avons déployé des ressources militaires dans le cadre de nos plans d’urgence déclenchés au début de la semaine", a déclaré Anthony Albanese au Parlement, alors que quelque 115 000 ressortissants australiens se trouvent dans la région.
Il n’a pas précisé quels étaient les moyens en question, mais il s'agirait, selon le média australien SBS News, de deux avions militaires. Nouvelle-Zélande
La Nouvelle-Zélande a annoncé le déploiement d’avions de défense dans la région mercredi. Le gouvernement néo-zélandais a déclaré qu'il enverrait deux avions C-130J Hercules des forces de défense au Moyen-Orient au cas où ils seraient nécessaires pour évacuer les Néo-Zélandais de la région.Royaume-Uni
Le gouvernement britannique va déployer un navire de guerre de la Royal Navy - HMS Dragon, un destroyer de type 45 - en Méditerranée orientale afin de renforcer la sécurité autour de la base aérienne britannique d'Akrotiri à...
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05/03 - Académiciens, chercheurs, Prix Nobel : l’alerte de quinze scientifiques face aux autoritarismes
En réaction aux attaques contre les sciences aux Etats-Unis, le mouvement Stand Up for Science France organisait il y a un an une série d'événements pour défendre les sciences. Depuis, la situation a empiré. Les sciences de la santé, les sciences du climat et les sciences humaines sont particulièrement visées, mais, en réalité, toutes les disciplines sont attaquées.
En voici quelques exemples :
- Les Etats-Unis se sont retirés de plus de 60 organisations internationales de science et d’expertise ;
- Suite aux baisses drastiques de budget et d’emplois, le nombre de titulaires d’un doctorat travaillant dans les domaines des sciences, de la technologie, de l'ingénierie et des mathématiques (STEM) ou des sciences de la santé, dans l’emploi public (NSF, NIH, CDC, etc.) a diminué de 14 % en un an ;
- Le ministre de la santé, R. F. Kennedy, a nommé dans diverses commissions des personnes hostiles à la vaccination, y compris aux vaccins contre la rougeole ou la poliomyélite, remettant en question les programmes de vaccination en santé publique et relayant des critiques scientifiquement infondées ;
- Donald Trump a affirmé devant l’ONU que le réchauffement climatique était une "escroquerie", et le démantèlement des réglementations en la matière est en marche : récemment, l’agence de protection de l’environnement a abrogé la déclaration scientifique de 2009 affirmant que l’accumulation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère a des conséquences néfastes en santé publique (base de nombreuses réglementations), et...
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05/03 - Au sommet des entreprises, l’étonnant succès du "ménage à trois"
Un ménage à trois ? En amour, l’expérience peut sembler risquée, mais dans le monde professionnel elle se révèle plus durable que le traditionnel binôme — du moins quand il s’agit de diriger une équipe. En effet, le leadership partagé fonctionne, mais reste bancal lorsqu’il repose sur deux personnes seulement, révèlent les travaux d’une équipe de chercheurs américains de l’université Northwestern. Le tandem ? Une configuration trop instable pour durer.
"Cette instabilité dyadique apparaît de manière constante dans les données modernes comme historiques, suggérant un phénomène organisationnel récurrent", souligne l’étude publiée en décembre dernier dans la revue Academy of Management Discoveries. À l'inverse, le leadership à un seul chef et celui à trois personnes ou plus tendent à se maintenir dans le temps. Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs se sont appuyés sur des données collectées lors de missions simulées de la Nasa et des données statistiques sur l'Empire romain, mais aussi sur des exemples contemporains de co-direction dans des grandes entreprises actuelles.
Mais pourquoi la Nasa ? "Nous avons été mandatés par l'agence spatiale américaine pour étudier les facteurs qui rendent efficaces des équipes vivant ensemble lors d'une mission de longue durée. Nous avons travaillé sur ce sujet pendant environ dix ans", explique à L'Express Leslie DeChurch, professeure à la Kellogg School of Management de l'université Northwestern. Les missions spatiales sont un véritable laboratoire vivant du leadership "où...
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05/03 - LFI : une honte pour notre pays mais une organisation redoutablement efficace, par Nicolas Bouzou
La France insoumise est un mouvement antisémite, racialiste - or le racialisme mène automatiquement au racisme, sinon il n’a pas de raison d’exister - et totalitaire. La gauche socialiste semble avoir découvert ce caractère intrinsèquement violent depuis que Jean-Luc Mélenchon défend mordicus la Jeune Garde, et cet antisémitisme depuis que le même Mélenchon, parodiant Alain Soral, a ironisé sur le fait que les médias prononçaient "Epstine" et non "Epstein". Quelle blague.
Tous les observateurs avisés savent depuis de longues années que ce mouvement a pour objectif de semer la division et le chaos dans notre pays, meilleur moyen pour lui d’obtenir des résultats électoraux significatifs. Quiconque a eu affaire à ces gens-là dans le débat public sait qu’ils sont plus menaçants que tous les autres réunis. Face à LFI, François Hollande ou Raphaël Glucksmann ont certes prononcé les mots justes. Mais ils ont fait alliance en 2022 avec ce mouvement dans le cadre du Nouveau Front populaire, ce qui, malgré leurs qualités respectives, est impardonnable. Dans la vie, on est ce que l'on fait, pas ce que l'on prétend être.
Le programme économique de LFI, basé sur le ressentiment et la haine vis-à-vis de la réussite, ruinerait notre pays. LFI au pouvoir, ce serait le naufrage économique, le contrôle de la presse, la haine institutionnalisée contre les juifs, la collaboration avec les totalitarismes. Si notre analyse de la situation s’arrêtait là, elle serait incomplète. Car LFI est, certes, une honte pour notre pays, mais...
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05/03 - Dissuasion nucléaire : Emmanuel Macron inscrit notre doctrine dans le temps long, par Manuel Valls
Dans son discours sur l’avenir de la dissuasion nucléaire nationale à la base navale de l’île Longue, le président de la République a présenté le nouveau concept de "dissuasion avancée" et annoncé une augmentation du nombre de têtes nucléaires françaises. Il a également mis l’accent sur la coopération et la solidarité avec nos alliés en Europe.
J’ai suffisamment de désaccords avec Emmanuel Macron pour ne pas marquer mon soutien à ses orientations quand il s’agit de nos intérêts vitaux. Mon soutien à l’évolution de notre doctrine nucléaire
Il a eu raison d’acter la fermeture d’une "parenthèse de l’histoire", face à la multiplication des conflits en cours et à venir, et de souligner l’entrée du monde dans un nouvel "âge d’armes nucléaires". L’architecture mondiale de maîtrise des armes nucléaires est effectivement affaiblie. Elle s’apparente à un "champ de ruines" pour reprendre son expression, plusieurs traités internationaux étant désormais inopérants ou menacés.
Le président inscrit avec intelligence l’évolution de notre doctrine nucléaire dans le temps long. L’Invincible, futur sous-marin de la composante océanique de notre dissuasion nucléaire, doit par exemple être achevé en 2036. Dans la continuité de ses prédécesseurs, le chef de l’État a eu raison d’insister sur la souveraineté de la France en matière de dissuasion nucléaire. Il se devait de rappeler qu’il n’y aura aucun partage de la décision ultime, ni de sa planification, ni de sa mise en œuvre, ni de son financement. Elle appartient au seul président de la République...
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05/03 - Guerre en Iran : l’offensive menée par Donald Trump est-elle légale ?
IL est neuf heures, heure locale, samedi, lorsque les Etats-Unis et Israël attaquent conjointement l'Iran. Pour justifier ces frappes, Washington affirme que Téhéran serait à une semaine de disposer de l'arme nucléaire et construirait des missiles capables d'atteindre les Etats-Unis. Des allégations aussitôt démenties par l'agence internationale de l'énergie atomique et qui interrogent sur la légalité de cette guerre. Si les experts rappellent la nécessité d'examiner séparément les différentes frappes - assassinat d'Ali Khamenei, frappes aériennes, attaque d'un sous-marin, ils s'accordent pour dire que le droit international a été largement bafoué. Explications.
Alors que le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a décrit l'opération aérienne menée en Iran comme "la plus meurtrière, la plus complexe et la plus précise de l’histoire" et que Donald Trump a annoncé qu'elle pourrait durer cinq semaines, les démocrates ont insisté pour qu'un vote puisse avoir lieu - comme cela aurait dû être fait préalablement - au Congrès. Mercredi 4 février, le Sénat, largement acquis aux républicains, a refusé de limiter les pouvoirs de Donald Trump. La Chambre des représentants doit quant à elle se prononcer ce jeudi. Droit international bafoué
Si la Maison-Blanche se défend de toute action illégale, plusieurs juristes interviewés par le Guardian affirment le contraire. "Ce sont des objectifs de politique militaire", explique Wells Dixon, avocat principal au Center for Constitutional Rights, après avoir examiné les arguments de...
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05/03 - Le Liban est déjà le grand perdant de la guerre en Iran
Ni la population, ni les autorités, ni même certains cadres du Hezbollah ne souhaitaient cette escalade militaire dramatique au Levant. Et pourtant, voilà que le Liban se retrouve percuté par l’embrasement régional, transformant le pays du Cèdre en théâtre connexe de la guerre en Iran. Le 2 mars, la milice chiite - parrainée par la République islamique - a pris la décision d’envoyer un cocktail de roquettes et de drones sur Israël, offrant à l’Etat hébreu les conditions d’une nouvelle offensive d’envergure. "Une fois de plus, le Liban (est utilisé) comme plateforme pour des guerres qui ne [le] concernent pas", se désespère le président Joseph Aoun. "Un acte irresponsable qui met en danger la sécurité du Liban et donne à Israël des excuses pour continuer ses attaques contre ce pays", critique encore le Premier ministre, Nawaf Salam.
Conséquence, les Libanais se réveillent depuis plusieurs jours au milieu du fracas des bombes avec des frappes massives de Tsahal dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion de la milice chiite, le sud du pays ainsi que dans la vallée de la Bekaa. Les représailles israéliennes ont déjà coûté la vie à des dizaines de Libanais et fait déjà 60 000 déplacés selon l'ONU, alors que le pays pansait encore ses plaies, quinze mois après le cessez-le-feu entre l'Etat hébreu et le "parti de Dieu".
La décision unilatérale de la direction du Hezbollah a pris de court jusqu'à certains cadres… de son propre mouvement et son précieux allié chiite Nabih Berri, le président du Parlement. "Après...
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05/03 - E-commerce chinois et petits colis : un défi sous-estimé en Europe
Du recrutement controversé de l'ancien ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, comme conseiller en responsabilité sociale et environnementale, à la vente en ligne de poupées pédopornographiques, en passant par l'ouverture de son premier point de vente physique au BHV, Shein n'en finit plus de défrayer la chronique depuis deux ans en France. Sa montée en puissance, à la faveur de la pandémie de Covid et de la crise inflationniste, n'a fait qu'accélérer le déclin de l'industrie textile européenne. Mais à trop se focaliser sur ce géant de l'ultra-fast-fashion, on oublie que d'autres plateformes chinoises inondent, elles aussi, de leurs petits colis le marché européen. Leur logistique implacable met aujourd'hui en péril une autre filière majeure, celle de la distribution.
C'est tout l'objet d'une note, intitulée "Shein, l'arbre qui cache la forêt", publiée ce jeudi 5 mars, par l'Institut Montaigne et rédigée par le conseiller Asie de ce think tank, François Godement. "La production textile européenne d’entrée de gamme est déjà détruite. Le choc porte maintenant sur la distribution", résume-t-il auprès de L'Express, déplorant une prise de conscience encore trop faible dans l'opinion publique. "Les Français sont moins sensibles à la perte d’emplois dans ce secteur qu’à la désindustrialisation. Or c’est là que se joue désormais une partie essentielle", estime-t-il.
Ce spécialiste de la Chine s'est plongé dans la mécanique bien huilée des Temu, AliExpress et autre JD.com - dernier conquérant chinois en date sur...
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05/03 - L’extraordinaire histoire de l’espion américain qui réussit à changer le régime en Iran
Plusieurs conjurés ont été arrêtés ; le chah a fui en avion à Bagdad ; le coup d’Etat fomenté par la Central Intelligence Agency (CIA) a échoué. Nous sommes à l’aube du 16 août 1953 et la tentative américaine de renverser le Premier ministre pour installer à Téhéran un gouvernement favorable aux intérêts des Occidentaux est mal engagée. Mais ce n’est que partie remise. Trois jours plus tard, à la suite de péripéties rocambolesques, l’envoyé de la CIA réussira dans son entreprise.
L'affaire est peu connue en Europe, mais le changement du régime iranien, auquel aspire le président Donald Trump, a bien un précédent : il y a trois quarts de siècle, les services secrets américains renversèrent le seul gouvernement réellement démocratique que la Perse ait connu dans son histoire millénaire. L’opération "Ajax", selon son nom de code à la CIA, mit en branle une série de tragédies, dont le peuple iranien continue à souffrir aujourd’hui, comme le souligne le journaliste américain Stephen Kinzer dans un livre-enquête* sur le sujet.
En 1953, le monde est plongé dans la guerre froide ; la guerre de Corée s’achève par un armistice en forme de match nul entre communistes et pro-américains ; en Egypte, l’arrivée au pouvoir du colonel Nasser, l’année précédente, a inauguré une vague révolutionnaire dans le monde arabo-musulman. A Washington, on craint que l’Iran, pays frontalier de l’Union soviétique, tombe à son tour dans l’orbite de Moscou.
A la source du conflit, on trouve, comment souvent au XXe siècle dans la région, le pétrole....
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05/03 - Finances publiques : quand les maires donnent la leçon à l’Etat
Cette fois, André Morère ne rempilera pas. La mairie du village, grosse bâtisse de deux étages, place des Troubadours à Saint-Hilaire, il en connaît les moindres recoins. Trente ans d'engagement municipal, dont quatre mandats successifs, comme maire de cette petite commune rurale de 1 800 âmes à une vingtaine de kilomètres de Toulouse, en Haute-Garonne. Des anecdotes plein les cartons et surtout la fierté de remettre à son successeur les clés d'une ville dont les comptes sont au carré. Pour cela, il a décidé récemment de suspendre les deux dernières tranches des travaux de voirie. Peur que la commune n'ait plus, à l'avenir, les moyens de payer la facture : 900 000 euros, un sacré paquet d'argent. Alors, va pour les trottoirs et quelques rues. Le reste, et notamment l'aménagement de la place du village, attendra.
Durant ces six dernières années, l'édile a piloté la bourgade, les yeux rivés sur le compteur de la CAF. La capacité d'autofinancement, en langage municipal. "La CAF, c'est ce qui reste quand on a fait la soustraction entre les recettes et les dépenses de fonctionnement. C'est le seul indicateur qui vaille pour mesurer la bonne gestion d'une commune", théorise-t-il. Le bon sens d'un élu de terrain rodé aux subtilités des finances publiques. Alors, comme beaucoup de maires, il voit rouge ces derniers temps quand il entend que "là-haut, à Paris", on reprocherait aux élus locaux de dormir sur une épargne un peu trop abondante. La punition du bon élève.
Une note d'une dizaine de pages publiée...
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05/03 - Guerre au Moyen-Orient : Emmanuel Macron annonce "l’envoi immédiat d’une aide humanitaire" au Liban
Alors que la guerre entre dans sa sixième journée, Israël et les Etats-Unis poursuivent, ce jeudi 5 mars, leurs bombardements sur l'Iran. Au Liban, le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, a été la cible d’une nouvelle frappe aérienne israélienne, dans la nuit de mercredi à jeudi. Les autorités libanaises ont, elles, annoncé trois nouveaux morts dans des frappes ayant visé deux voitures près de la capitale. Israël laisse toujours planer la menace d'une intervention terrestre au Liban.
Par ailleurs, le Sénat américain a refusé, mercredi, de limiter les pouvoirs de Donald Trump dans la guerre contre l’Iran, une résolution en ce sens ayant été rejetée grâce au soutien robuste de la majorité républicaine.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump affirme qu'il doit être impliqué dans le choix du prochain dirigeant iranien
⇒ Israël ordonne l'évacuation d'une partie de Beyrouth
⇒ Joseph Aoun demande à Emmanuel Macron d'intervenir auprès d'Israël pour empêcher le bombardement du sud de Beyrouth
20h05Un avion de rapatriement d’Air France contraint de "faire demi-tour en raison de tirs de missiles"
Un avion d'Air France envoyé pour rapatrier les citoyens français aux Emirats arabes unis a été contraint de faire demi-tour en raison de tirs de missiles dans la zone, a annoncé le ministre des Transports Philippe Tabarot sur X.
"Malgré les moyens mis en œuvre, en lien avec le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, pour poursuivre le rapatriement des Français qui le souhaitent depuis le Moyen-Orient, le vol Air France...
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05/03 - De la RFA à aujourd’hui : comment l’Allemagne a su se réinventer
Le passé permet souvent d'éclairer l'actualité. Chaque jeudi, dans notre nouveau podcast Hier à la Une, on se plonge dans les archives de L’Express, pour comprendre autrement la couverture du magazine de la semaine.
Il y a quelques jours, le chancelier allemand Friedrich Merz était en Chine puis aux Etats-Unis, tant pour défendre l’économie allemande, que pour parler au nom de toute l’Union européenne. Des déplacements qui illustrent la nouvelle place que souhaite désormais prendre l’Allemagne, comme on peut le lire cette semaine dans les pages de L’Express.
Car depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, le modèle allemand s’est retrouvé ébranlé. La réussite allemande reposait sur un gaz russe très bon marché, la forte proximité avec les Etats Unis, et des exportations très élevées vers la Chine. Ces piliers de la croissance allemande se sont écroulés : les robinets du gaz ont été fermés, la confiance s’étiole avec Washington notamment sur le dossier ukrainien, et l’industrie chinoise monte en gamme dans les secteurs phares pour l’Allemagne comme l’automobile.
A ces difficultés s’ajoute l’instabilité politique. L’après Merkel a été complexe, les coalitions se sont révélées impossibles. Et le résultat, c’est un pays immobile face à ces nouveaux défis.
Mais l’Allemagne est en pleine révolution. Sur le plan diplomatique, Berlin compte bien retrouver sa place en Europe, notamment en s’éloignant du couple franco-allemand. Déjà en difficulté avec le chancelier Olaf Scholz, la relation entre Emmanuel Macron et...
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05/03 - Guerre en Ukraine : avec Starlink, l’influence hors norme du très versatile Elon Musk
Sur le front ukrainien, la température glaciale du mois de février s’est accompagnée d’un vent de panique sur les chaînes Telegram des blogueurs militaires russes. Mais celui-ci ne devait rien à la météo. "La désactivation brutale de Starlink par Musk s’avère extrêmement problématique pour nos forces, témoigne, angoissé, l’un de ces comptes très populaires et ultranationalistes. Pour l’instant, nos troupes ne disposent pas de système équivalent." Un autre, suivi par plus d’1,5 million de personnes en appelle, lui, aux dons, afin de financer des radios et palier aux "problèmes de communication" survenus parmi les troupes : "Après le blocage de Starlink, les soldats sur le front ont besoin en urgence de notre aide pour relancer l’offensive et repousser les attaques ennemies."
A l’origine de cet affolement inhabituel, Elon Musk, patron de SpaceX et de sa filiale Starlink, qui, début février, a soudainement décidé d'empêcher l'accès de l’armée russe à sa constellation de plus de 10 000 satellites, qui fournissent une connexion Internet partout sur le front. Un revers cinglant pour les forces de Poutine, mais surtout, un rappel du spectaculaire impact que peuvent avoir sur le champ de bataille les décisions de l'homme d’affaires américain, qui avait lancé ce service en 2015. "Cette connectivité par satellite est devenue cruciale, confirme Thibault Fouillet, directeur scientifique de l’Institut d’études de stratégie et de défense. Concrètement, elle permet d’échanger des informations en temps réel, de coordonner...
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04/03 - Guerre en Iran : la CIA souhaiterait soutenir des milices kurdes pour provoquer un coup d’Etat
Après être intervenus en Iran par l'extérieur, les États-Unis souhaitent désormais agir de l'intérieur. Selon CNN, la CIA et l'administration Trump sont en discussion avec plusieurs groupes d'opposition iraniens et des dirigeants kurdes irakiens pour les soutenir militairement. Une manière de faciliter un soulèvement populaire, alors que les bombardements ayant tué l'ayatollah Khamenei et des dizaines de dignitaires iraniens ont fortement fragilisé le régime.
Selon CNN, citant un haut responsable kurde, Donald Trump s'est notamment entretenu mardi avec le président du Parti démocratique du Kurdistan iranien (KDPI), Mustafa Hijri. Son groupe avait été ciblé par le Corps des Gardiens de la révolution islamique, à l'instar des autres groupes kurdes qui opèrent le long de la frontière entre l'Irak et l'Iran. Au total, plusieurs milliers de combattants kurdes seraient mobilisés dans cette zone, notamment dans le Kurdistan irakien. Selon Axios, le milliardaire avait déjà échangé dimanche avec les dirigeants des deux principales factions kurdes irakiennes, Masoud Barzani du Parti démocratique du Kurdistan (PDK) et Bafel Talabani de l'Union patriotique du Kurdistan (PUK), pour discuter de l'opération militaire en Iran.Le soutien irakien nécessaire
Depuis le début de la guerre, alors que plusieurs groupes kurdes iraniens ont fait allusion à des actions militaires contre les forces iraniennes, une opération terrestre pourrait aussi être déclenchée dans les prochains jours, selon ce responsable, à condition...
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04/03 - "Plus la crise dure, pire c’est" : quand la guerre en Iran nourrit l’anxiété des Français
L’offensive militaire menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran depuis le 28 février a provoqué des représailles massives à travers tout le Moyen-Orient. Ce nouveau conflit s'ajoute à une séquence géopolitique surchargée : guerre en Ukraine depuis plus de quatre ans, conflit à Gaza, tensions commerciales et menaces territoriales de Donald Trump sur le Groenland… Pour beaucoup, le sentiment d'un monde au bord du précipice génère une anxiété diffuse mais bien réelle.
Or le terrain psychique des Français est déjà fragilisé. Selon le dernier Baromètre de Santé publique France publié fin 2025, 15,6 % des Français ont vécu un épisode dépressif l’an passé. Une tendance en hausse depuis 2017, amplifiée par la pandémie de Covid-19. Et selon un sondage Elabe réalisé en mars 2025 - bien avant les frappes sur l'Iran -, 76 % des Français étaient déjà inquiets d'une propagation du conflit ukrainien à d'autres pays et 64 % redoutaient qu'il touche la France. La succession des crises - et notamment l’ouverture d’un nouveau front en Iran - n'est pas sans conséquence sur le psychisme collectif.
C'est ce phénomène qu'étudie Nicolas Franck, professeur de psychiatrie à l'université Lyon-1 et au centre hospitalier Le Vinatier. Pendant la pandémie, il a mené avec son équipe plusieurs enquêtes auprès de 30 000 personnes afin de mesurer l'évolution du bien-être psychique en temps de crise. Son constat, qu'il détaille dans son livre Covid-19 et détresse psychologique (Odile...
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04/03 - Jean-Luc Mélenchon isolé ? Le pari risqué du Parti socialiste avant les municipales
Les socialistes arrivent tard à tout, mais enfin, ils arrivent… Depuis que l’obsédante question insoumise s’est invitée au sein du Parti socialiste, les consensus sont suffisamment rares pour être soulignés. Les miracles peuvent ainsi tomber trois mois après Noël, ou neuf mois après que Jérôme Guedj a insulté Jean-Luc Mélenchon de "salopard antisémite" en plein congrès du PS. Quelques jours, surtout, après que le leader de LFI a ironisé sur la prononciation du nom du pédocriminel Jeffrey Epstein, et "déformé par erreur" jure-t-il - il est permis d’en douter - celui de Raphaël Glucksmann.
Mardi 3 mars, le Bureau national du PS a dénoncé unanimement et "sans réserve" la multiplication "des caricatures complotistes et propos antisémites intolérables" de Jean-Luc Mélenchon. Si la formulation "relents antisémites" a été évoquée lors de la réunion, c’est bien cette assertion qui a été adoptée collectivement. Pour la première fois, les instances dirigeantes roses l’écrivent noir sur blanc : le patriarche insoumis a versé dans l’antisémitisme. "Ce texte est le fruit d’un compromis et c’est un progrès", s’est réjoui François Kalfon, eurodéputé socialiste et opposant résolu à Olivier Faure.Les socialistes ciblent Mélenchon et sa direction
Jean-Luc Mélenchon a beau dénoncer d'"intolérables accusations" et une "désolidarisation du combat antifasciste qui reprend les attaques de l'extrême droite", les socialistes ont lancé leur offensive, à une semaine du premier tour des élections municipales. "Je n'ai pas de leçon à recevoir d'un...
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04/03 - Iran : Mojtaba Khamenei, le fils du Guide suprême qui pourrait hériter du pouvoir
Un Khamenei peut en cacher un autre. Quatre jours après la mort d'Ali Khamenei, son second fils Mojtaba semble s'imposer comme le premier choix pour devenir le prochain Guide suprême. Lors de deux réunions virtuelles de l'Assemblée d'experts iranienne, composée des 88 principaux clercs du régime, le nom de Mojtaba a été coché comme le principal candidat pour succéder à son père, selon plusieurs responsables iraniens, sous couvert d'anonymat. Selon le New York Times, le choix aurait dû être annoncé ce mercredi matin mais plusieurs réserves avaient été exprimées, craignant qu'il ne devienne une cible pour les États-Unis et Israël. Une frappe israélienne a d'ailleurs détruit le bâtiment où devaient se réunir initialement les membres de l'Assemblée. Selon l'agence de presse, proche du pouvoir iranien, il était vide lors du bombardement.
Figure influente du régime iranien, très proche des Gardiens de la révolution, Mojtaba Khamenei manœuvre depuis longtemps dans les arcanes du pouvoir. Alors qu'il gérait jusque-là le Beit, le bureau chargé de valider toutes les décisions prises par l’Etat iranien, l'homme de 56 ans a longtemps été perçu comme l'héritier politique de son père, même s'il avait petit à petit disparu de la scène ces dernières années. "Mojtaba est le choix le plus sage en ce moment parce qu'il est intimement familier avec la gestion et la coordination des appareils de sécurité et militaires, selon l'analyste iranien Mehdi Rahmati au New York Times. Il était en charge de cela."Une future dynastie Khamenei ?...
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04/03 - "C’est allé bien plus vite que nous ne l’anticipions" : la révolution IA décryptée par David Thesmar et Augustin Landier
Les possibilités offertes par l'intelligence artificielle connaissent une accélération phénoménale depuis quelques semaines, ce qui ne manque pas de désorienter les observateurs et les marchés financiers. Dans cette quête pour essayer de "comprendre à quoi ressemblera le monde dans cinq ou dix ans, en extrapolant les changements d’une technologie qui évolue d’un mois à l’autre", Augustin Landier, professeur à HEC, et David Thesmar, professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT), dissipent quelques malentendus et esquissent de nouvelles pistes de réflexion.
L'Express : La publication par le cabinet américain Citrini Research d’une dystopie consacrée aux agents IA a fait ressurgir les craintes d'un hypothétique remplacement de l’homme par la machine : explosion du chômage parmi les "cols blancs" dès 2028, effondrement durable de la consommation, krach boursier... Que faut-il en penser ?
Augustin Landier : C’est une prédiction qui n’est vraiment pas solide sur le plan de l’analyse économique. Elle postule que les gains de productivité permis par l’IA entraînent irrémédiablement les salaires vers le bas, au point de détruire des pans entiers de l’économie sans faire émerger de nouvelles activités. Cette idée qu’une technologie nouvelle qui rend les entreprises plus productives peut créer un effet domino conduisant à l’effondrement économique est un vieux sophisme, comme l’ont relevé de nombreux économistes. Pour une raison simple : il ignore un enchaînement logique majeur. Si des entreprises, grâce à...
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04/03 - "Il ne gère absolument pas le groupe" : à Strasbourg, la difficile mue européenne de Jordan Bardella
Branle-bas de combat au Parlement européen. Mardi 10 février, dans l’agitation qui précède un vote important sur le renvoi d’étrangers en situation irrégulière dans des pays jugés "sûrs", l’Allemande Lena Düpont, qui siège au Parti populaire européen (PPE), grimpe à toute vitesse les marches de l’hémicycle. Elle s’assure auprès de l’eurodéputé RN Fabrice Leggeri que le compte est bon au sein des Patriotes pour l’Europe (PfE), le groupe présidé par Jordan Bardella. L’ancien patron de Frontex acquiesce, puis s’enquiert, auprès d’autres élus, de la position des différents groupes de droite et d’extrême droite.
Quand le résultat s’affiche sur le grand écran, ces nouveaux alliés comprennent qu’ils n’avaient aucun souci à se faire: le texte est adopté à une large majorité, avec 408 voix pour (sur 720), rassemblant la droite traditionnelle et l’extrême droite la plus sulfureuse. Tout ce beau monde se lève comme un seul homme pour applaudir cette victoire commune. "Merci beaucoup", textote Lena Düpont à Fabrice Leggeri, qui s’enorgueillit d’avoir reçu d’autres messages d’élus PPE. "Ce n’est pas un accident de vote", confie, après coup, le Français, racontant volontiers qu’il entretient également de très bons rapports avec l’Espagnol Javier Zarzalejos (PPE), croisé le matin même dans un ascenseur. Leggeri veut qu’on le sache : il parle à tout le monde. Et le cordon sanitaire, qui reléguait hier le RN aux marges de l’instance européenne, craque. Jordan Bardella, d’ailleurs, ne s’y trompe pas, saluant en conférence de presse "un vote qui...
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04/03 - Guerre en Iran : ces questions autour du déploiement du Charles de Gaulle en Méditerranée
Il aurait dû continuer ses exercices avec l'Otan en Atlantique Nord, où il participait à la mission "Lafayette 26". Il se dirige finalement vers le sud, en Méditerranée. Dans son allocution mardi soir à la télévision, Emmanuel Macron a annoncé le départ du porte-avions français Charles de Gaulle vers la Méditerranée. "Nous avons des accords de défense qui nous lient au Qatar, au Koweït et aux Émirats arabes unis, a annoncé le président dans son discours. Ces derniers sont particulièrement ciblés, et nous leur devons de la solidarité". Le bâtiment français va participer à la construction d'une coalition pour sécuriser notamment le transport maritime, alors que le détroit d'Ormuz est fermé par l'Iran.
Parti dès mardi soir, le bâtiment de 261 mètres devrait arriver dans la zone dans une dizaine de jours selon le ministère de la Défense. Fort d'un équipage de près de 1 900 marins, il tient sa force dans son groupe aérien embarqué qu'il transporte, qui peut être composé de 40 aéronefs : des avions de combat Rafale Marine, des Grumman E-2 Hawkeye, des avions américains de commandement équipés de radars, ou encore des hélicoptères Caïman Marine. Au total, 600 marins sont chargés du groupe aérien embarqué. Mis en service en 2001, en remplacement du porte-avions Foch, il transporte également plusieurs armes de combat comme des canons, des mitrailleuses et des systèmes anti-missiles, précise le ministère de la Défense."Légitime défense"
Mais le Charles de Gaulle ne se déplace pas seul en Méditerranée. Le groupe aéronaval...
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04/03 - Iran : comment l’IA générative est devenue une arme stratégique pour faire la guerre
On le sonne pour des idées de visites lors de nos prochaines vacances, un avis sur une vilaine toux, ou encore des corrections dans nos e-mails de travail. Avec ChatGPT, l’IA générative s’est imposée dans des usages quotidiens. Mais peut-on s’en servir avant d’envoyer un missile sur l'ennemi ? C’est ce que suggère l’utilisation de Claude, l'IA de l’entreprise Anthropic, par le Pentagone, le ministère de la Défense américain, lors des récentes frappes en Iran menées conjointement avec Israël. Selon le Wall Street Journal, le commandement militaire américain a recouru à des outils d’IA générative à des fins de renseignement, de sélection des cibles et de simulations de champs de bataille. Quelques mois plus tôt, Anthropic aurait également été à la manœuvre dans l’assaut contre le régime vénézuélien et la capture du dictateur Nicolas Maduro.
L’IA générative est aujourd’hui présente dans de nombreux pans des activités militaires américaines, dont l’analyse de renseignement. Comme l'explique le contre-amiral Vincent Sébastien, directeur adjoint de l’Agence ministérielle pour l’intelligence artificielle de défense (Amiad), "l’exploitation de la donnée issue du renseignement et du champ de bataille par les IA permet de construire rapidement des plans de frappes."
Auparavant, des centaines d’analystes étaient nécessaires afin d'ausculter les énormes quantités d’information collectées par les services américains. Cela, dans le but de déceler des signaux faibles ou comprendre les manœuvres des adversaires. Désormais les modèles...
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04/03 - Guerre en Iran : l’Otan détruit un missile balistique qui se dirigeait vers la Turquie
Un missile balistique tiré depuis l'Iran et se dirigeant vers l'espace aérien turc a été intercepté mercredi 4 mars par les systèmes de défense de l'Otan déployés en Méditerranée orientale, a déclaré le ministère turc de la Défense. "Un missile balistique tiré depuis l'Iran, qui avait traversé les espaces aériens de l'Irak et de la Syrie avant d'être détecté comme se dirigeant vers l'espace aérien turc, a été intercepté et neutralisé par les éléments de défense aérienne et antimissile de l'Otan stationnés en Méditerranée orientale [...] Aucun mort ni blessé n’a été signalé lors de cet incident", a indiqué le ministère turc de la Défense dans un communiqué publié sur X.
Statement Regarding the Neutralized Ballistic Munition#MillîSavunmaBakanlığı pic.twitter.com/wFjZuoAgPI— T.C. Millî Savunma Bakanlığı (@tcsavunma) March 4, 2026
Un débris issu de la munition d'interception est toutefois retombé dans le district de Dörtyol, province de Hatay, dans le sud-est de la Turquie, une zone proche de la frontière syrienne. "Toute action hostile recevra la réponse appropriée"
"Toutes les mesures nécessaires à la défense de notre territoire et de notre espace aérien seront prises avec fermeté et sans hésitation. Nous rappelons que nous nous réservons le droit de répondre à toute action hostile contre notre pays", a ajouté le ministère. L'ambassadeur iranien à Ankara sera convoqué au ministère des Affaires étrangères, a indiqué une source diplomatique turque.
Burhanettin Duran, directeur des communications de la présidence turque, a renchéri sur...
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04/03 - Iran : comment les tentatives d’assassinat contre Donald Trump ont influencé sa décision d’attaquer Téhéran
La justification de la guerre menée par Washington en Iran, aux côtés d'Israël, semble encore floue cinq jours après le début des frappes dans la région. Dans une tentative d'explication, Marco Rubio, le chef de la diplomatie américaine, avait expliqué lundi devant les journalistes que les frappes avaient débuté samedi face à "une menace imminente" d'une attaque de l'Iran sur Israël, instillant l'idée que Tel-Aviv aurait poussé Washington à agir.
Mais le président américain ne semble pas tout à fait en accord avec cette justification, suggérant même l'inverse. Mardi, Donald Trump a ainsi déclaré que ces frappes étaient prévues de longue date et que c'est probablement lui qui "leur a forcé la main [à Israël, NDLR]", et non l'inverse. Et d'ajouter : "Si nous n'avions pas frappé, ils auraient attaqué en premier. J'en étais convaincu. Cela devait être fait", a-t-il dit.Une dimension personnelle
A ce jour, Donald Trump n'a toujours pas fourni de preuves expliquant pourquoi son administration pensait que l'Iran constituait une menace imminente pour les Etats-Unis. Toutefois, le président américain aurait reconnu dimanche auprès de journalistes, et notamment du correspondant à Washington de la chaîne ABC News, Jonathan Karl, que ces frappes en Iran avait une dimension personnelle pour lui. Selon le journaliste, le président a rapporté le fait que les efforts de l'Iran pour l'assassiner en 2024, lors de la campagne présidentielle, ont pu faire partie des facteurs dans la décision de lancer l'opération conjointe...
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04/03 - Nucléaire : ce que signifie la nouvelle "dissuasion avancée" française
Augmentation du nombre de têtes nucléaires, "dispersion dans la profondeur du continent européen", "épaulement conventionnel réciproque" : Emmanuel Macron a présenté, lundi 2 mars à l’Ile Longue (Finistère), une évolution importante de la doctrine de dissuasion nucléaire française. Que signifient concrètement ces annonces ? Revue de détails. Têtes nucléaires et changement de vocabulaire
"J’ai ordonné d’augmenter le nombre de têtes nucléaires", car un "rehaussement de notre arsenal est indispensable" dans le nouveau contexte international, a indiqué le chef de l’Etat. Des "têtes nucléaires", c’est-à-dire des bombes, la France en possède aujourd’hui "moins de 300" : les TNA (têtes nucléaires aéroportées) et TNO (têtes nucléaires océaniques). On ignore ce qu’il en sera demain, puisque "nous ne communiquerons plus sur les chiffres de notre arsenal", a précisé Emmanuel Macron.
Les têtes nucléaires sont fabriquées par la direction des applications militaires du commissariat à l’énergie atomique (DAM-CEA) dans l’usine ultra-secrète du Valduc, au nord de Dijon (Côte d’Or). Même si la France a démantelé, en 1996 et 1997, ses installations de production de matières fissiles, le plutonium à Marcoule (Gard) et l’uranium hautement enrichi à Pierrelatte (Drôme), elle dispose d’un stock largement suffisant de plusieurs tonnes – le chiffre est secret – pour pouvoir fabriquer de nouvelles têtes. Quelques kilos de plutonium et d’uranium sont nécessaires pour chaque arme. L’élément qui risquait de manquer était le tritium. Ce gaz est utilisé...
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04/03 - Peut-on manipuler la météo pour gagner la guerre ? Par Emmanuel Chiva
On parle beaucoup du dérèglement climatique, et nous en voyons les effets chaque jour, lorsque l’on traverse la France transformée en un lac en raison de crues inédites par leur durée ou leur ampleur, ou encore par l’apparition de tornades subites dans des zones jusqu’alors épargnées. Mais peut-on, à l’instar des illusionnistes du film Insaisissables 2, manipuler la pluie ou le climat ? Et surtout, peut-on risquer de le faire à des fins militaires ?
Ce sujet n’est pas nouveau. Depuis 1945, les scientifiques s’y intéressent, par exemple pour provoquer les pluies par ensemencement des nuages. Le principe ? Utiliser de la neige carbonique, ou des particules d’iodure d’argent, afin de provoquer la cristallisation de gouttes dans les nuages et d'ainsi faire pleuvoir sur commande. Cette technique est bien évidemment étudiée à des fins agricoles, mais aussi à des fins militaires.Opération "Popeye"
Lors de la guerre du Vietnam, les Etats-Unis déclenchent l’opération "Popeye" destinée à ensemencer les nuages pendant la mousson afin de prolonger cette dernière et de condamner leurs adversaires à patauger dans la boue. Plus de 2 300 opérations ont ainsi été lancées. Cette technique a d’ailleurs également été utilisée par les soldats français en Indochine.
L’ouvrage Radar : menaces 2035 (Robert Laffont) que j’ai eu l’honneur de coordonner pour le compte du ministère des Armées imagine un futur dans lequel les rayons du soleil sont contrôlés par de gigantesques miroirs placés en orbite, à des fins économiques. Le but ?...
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04/03 - La France s’engage contre les drones iraniens, cette doctrine nucléaire introuvable à l’Elysée
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'indiscrets exclusifs en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.La France défend Chypre contre l'Iran
La France prête main-forte à Chypre après les attaques de drones iraniens perpétrées à l’encontre d’une base britannique, comme l'a annoncé Emmanuel Macron. Paris prévoit d’envoyer des systèmes anti-missiles, anti-drones ainsi qu’une frégate. C’est plus précisément la frégate multi-missions Languedoc, équipée de systèmes anti-balistiques, qui sera chargée d’aller patrouiller dans les eaux de la région. En parallèle, après une frappe de drone ayant touché un hangar sur une base française aux Emirats arabes unis, des Rafale ont été dépêchés pour mener des missions de sécurisation au-dessus des bases tricolores, plus précisément six appareils de la flotte aérienne, a appris L'Express.Pas de doctrine nucléaire à l'Elysée
Surprise des conseillers diplomatiques d'Emmanuel Macron en 2017 : alors qu'ils sollicitaient l'état-major particulier du président de la République pour obtenir des éléments secret-défense sur la doctrine de dissuasion nucléaire française, on leur aurait fait savoir que ces écrits... n'existent pas. Ce sont les discours...
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04/03 - "En Iran, le système commence déjà à pourrir de l’intérieur" : les prédictions de Saeid Golkar
En janvier dernier, alors que le peuple iranien se révoltait en masse contre la dictature des mollahs, L’Express interrogeait Saeid Golkar, politologue irano-américain et professeur associé à l’université du Tennessee à Chattanooga. A l’époque, celui-ci nous avait expliqué que la chute du régime islamique ne saurait se profiler sans que soit ciblé le "cœur du régime", à savoir l’ayatollah Khamenei et sa famille.
Si trop de variables subsistent encore, selon lui, pour prédire l’avenir de la dictature islamique, Saeid Golkar analyse cependant les différents signes indiquant que le système commence à "pourrir de l’intérieur" après l’attaque d'Israël et des Etats-Unis contre l'Iran, suivie de la mort du Guide suprême. L’ayatollah Khamenei ayant par ailleurs commis de son vivant plusieurs "erreurs majeures", responsables du fait que le régime se trouve aujourd’hui dans une position aussi vulnérable. Entretien.
L'Express : Lors de notre dernière conversation, vous expliquiez que le régime islamique ne pourrait être véritablement ébranlé qu’à la condition qu'un coup dur soit porté au cœur du pouvoir, à savoir contre l'ayatollah Khamenei et son entourage proche. Nous y voilà…
Saeid Golkar : L'ayatollah Khamenei a certes été tué, mais le réseau clérical reste intact. Il en va de même pour le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), les forces de sécurité et la bureaucratie d'État. Cela signifie que les nombreuses couches de ce système en forme d'oignon sont toujours en place. Cela dit, si les membres de l'élite...
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04/03 - Guerre en Iran : Donald Trump menace l’Espagne, Pedro Sanchez refuse de "jouer à la roulette russe"
Le torchon brûle entre Washington et Madrid. Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a réaffirmé, ce mercredi 4 mars, son opposition à l'attaque menée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, suite aux menaces de Donald Trump de couper les échanges commerciaux avec l'Espagne en raison de sa position sur le conflit au Moyen-Orient.
"C’est ainsi que commencent les grandes catastrophes de l’humanité… On ne peut pas jouer à la roulette russe avec le destin de millions de personnes", a déclaré ce matin Pedro Sanchez lors d'une allocution télévisée à la nation.
Les tensions entre les deux alliés de l'Otan se sont intensifiées après que Pedro Sanchez a dénoncé les bombardements américains et israéliens en Iran, une position peu commune parmi les pays européens. Madrid est allé plus loin en interdisant aux avions américains d'utiliser les bases navales et aériennes du sud de l'Espagne pour l'offensive contre Téhéran. Un crime de lèse-majesté pour Washington, qui a été obligé de déplacer 15 appareils, dont des ravitailleurs, qui se trouvaient sur ces sites militaires. "Nous ne voulons rien avoir à faire avec l'Espagne"
"L'Espagne est épouvantable", a lâché mardi Donald Trump dans le bureau Ovale avant de s'entretenir avec le chancelier allemand Friedrich Merz, en visite à la Maison-Blanche. "Nous allons stopper tous les échanges commerciaux avec l'Espagne. Nous ne voulons rien avoir à faire avec l'Espagne", a-t-il dit. "J'ai le droit de stopper tout cela. Des embargos - je fais ce que je veux, et on pourrait le...
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04/03 - Un lien entre résidus de pesticides et hausse des cas de cancer ? Retour sur des mois d’emballement dans le débat public
Le 2 février, le sénateur Les Républicains Laurent Duplomb déposait une nouvelle proposition de loi pour soutenir les agriculteurs face à la concurrence européenne. Six mois après une première tentative malheureuse, la recette de l’élu, par ailleurs cadre de la FNSEA, n’a pas changé : à l’écouter, nous n’aurions pas d’autre choix que de réintroduire certains pesticides, au risque sinon de voir des filières entières s’effondrer par manque de rendement.
En pleins préparatifs pour le Salon de l’agriculture, caisse de résonance des humeurs agricoles, cette proposition n’a, évidemment, pas manqué de faire réagir. Et pour cause. Depuis l’été dernier, date de la première tentative du sénateur de faire revenir plusieurs néonicotinoïdes dont le très controversé acétamipride, militants, politiques, et chercheurs ne cessent de s'écharper autour de la dangerosité de ces produits - une controverse régulièrement couverte dans L’Express, et sur son site Internet.
Le débat se cristallise autour du rôle que joueraient les résidus de pesticides retrouvés dans l'alimentation et l'eau dans la survenue des cas de cancer. Pour certaines associations de patients écologistes, comme Extinction Rébellion, combat Monsanto, ou encore Cancer colère, il faudrait voir dans les produits phytosanitaires une cause importante, sinon principale, de l'apparition de certaines tumeurs. Face à ce propos martelé depuis les premiers échanges parlementaires, des élus jurent au contraire qu’il n’y a strictement "rien à craindre". Deux scientifiques, la bride...
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04/03 - Guerre en Iran : le régime des mollahs frappe la CIA à Ryad
Parmi les frappes de drones lancées par l'Iran dans la région après l'attaque coordonnée des Etats-Unis et Israël samedi 28 février, l'une d'elles a atterri sur l'ambassade des Etats-Unis à Ryad en Arabie saoudite. Et selon le journal The Washington Post, une antenne de la CIA aurait alors été touchée. Si l'information venait à être confirmée officiellement cela "représenterait une victoire symbolique pour le régime des mollahs", écrit le quotidien, qui cherche à frapper les représentations américaines dans la région, au Qatar, en Arabie saoudite ainsi qu'aux Emirats arabes unis. Dégâts matériels
Selon les informations du journal, deux drones se sont abattus sur le bâtiment, et plus précisément sur l'aile qui abrite la CIA. Si aucune victime n'est à déplorer, l'explosion a toutefois engendré de gros dégâts matériels, provoquant l'effondrement d'une partie du toit et un incendie. Une alerte interne du Département d'État obtenue par le Washington Post a ainsi déclaré que l'attaque du drone a "effondré" une partie du toit de l'ambassade et "contaminé" l'intérieur avec de la fumée. L'avis a déclaré que l'ambassade a subi des "dommages structurels" et que le personnel "continue de s'abriter sur place".
Néanmoins, l'étendue des dommages causés à l'agence, qui se trouvait au dernier étage de l'ambassade et est l'une des plus importantes de la région, n'est pas claire, poursuit le quotidien. "Être pris pour cible fait partie du job"
Selon des sources proches de la CIA ou membres de la CIA elles-mêmes, la perte de cette...
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04/03 - "L’Art du ricochet", de Nicolas Delesalle : carnet de bord d’un Tintin vieillissant
De retour du front en Ukraine, Nicolas Delesalle, grand reporter à Paris Match, se fait arrêter à la frontière moldave, sans qu’il sache pourquoi. Il se retrouve dans une voiture de police, menottes aux poignets, filant à toute vitesse vers la capitale Chisinau, conduite sportive, hurlements de sirène et discussions en roumain auxquelles il ne comprend rien, dans un pays qu’il ne connaît pas. "Je sais juste que la question la plus courante que les Moldaves posent sur Google est : 'Pourquoi la Moldavie existe ?'".
Ce go fast à travers la campagne moldave est un parfait moment pour faire le point sur sa vie comme sur son métier. "La vie est une suite de renoncements. J’ai vieilli, j’ai cinquante-deux ans, j’aime me balader chez Truffaut, je n’ai plus beaucoup de temps et le meilleur est passé. J’ai renoncé à une grande carrière, à des femmes sublimes, à un destin, à la jeunesse", confie-t-il.
L’Art du ricochet porte bien son nom. Loin des récits de guerre virilistes, Nicolas Delesalle y dévoile les coulisses d’un reportage en Ukraine, tout en revenant sur les moments qui ont altéré sa trajectoire intime, l’ont obligé à rebondir et lui ont permis de comprendre que "l’existence n’était pas un buffet à volonté". On y suit le journaliste, sa photographe et un fixeur entre les tranchées et les boîtes de nuit de l’arrière. "Loin de l’image d’une ville en guerre, Kiev est pleine de vie, ce qui est très difficile d’expliquer à l’étranger. La loupe des médias a tendance à nous faire que l'Ukraine est tout entière à...
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04/03 - Iran, Venezuela, Syrie... Vladimir Poutine, le pire allié du monde
Avant de rendre son dernier souffle, Ali Khamenei a peut-être eu une pensée pour son ami Vladimir Poutine. Drôle d’ami, qui n’aura pas bougé un petit doigt pour le sauver. Tout juste a-t-il présenté ses "plus sincères condoléances", déplorant "une violation cynique de toutes les normes de la morale humaine et du droit international". C’est sûr, le président russe en connaît un rayon sur ces questions.
Depuis une décennie, l’aspirant tsar et l’ayatollah affichaient leur proximité, unis dans leur haine de "l’Occident collectif" et leur croisade contre les sanctions. En janvier 2025, les deux pays avaient conclu un nouveau partenariat stratégique, signé à Moscou sous les dorures du Kremlin. Trois ans plus tôt, la République islamique volait au secours de Vladimir Poutine dans sa guerre contre l’Ukraine. D'abord en conseillant le Kremlin pour s’adapter – et contourner – les sanctions occidentales. Ensuite, en lui fournissant une précieuse aide militaire.
Dès 2022, l’Iran livre à l’armée russe des drones Shahed par milliers. Des aéronefs bon marché, capables de voler jusqu’à 2 500 kilomètres. Redoutables pour cibler les infrastructures et les civils ukrainiens. Conquis par cette technologie, le gouvernement russe signe en 2023 un accord de 1,75 milliard de dollars autorisant la Russie à les importer, mais aussi à développer les capacités pour les produire localement. Trois ans plus tard, elle maîtrise jusqu’à 90 % de leur fabrication. Clause d'assistance mutuelle
Ainsi Vladimir Poutine dispose-t-il de ses...
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04/03 - Guerre en Iran : Emmanuel Macron affirme avoir demandé à Benyamin Netanyahou "de s’abstenir d’une offensive terrestre" au Liban
Israël et les Etats-Unis poursuivent, ce mercredi 4 mars, leurs bombardements incessants sur l'Iran pour une cinquième journée, visant notamment les sites de tirs de missiles, les défenses antiaériennes et les centres de commandement du régime des mollahs. Le conflit s'est aussi étendu au Liban, où Israël laisse planer la menace d'une intervention terrestre après des tirs du Hezbollah sur son territoire.
Malgré le ciblage méthodique des dirigeants iraniens, dont le Guide suprême Ali Khamenei tué dès samedi, l'Iran continue pour sa part de riposter en tentant de frapper Israël mais aussi des pays du Golfe accueillant des forces occidentales.
Les infos à retenir
⇒ La Maison-Blanche dit avoir vu des informations "sur une possible succession de Mojtaba Khamenei"
⇒ Un missile tiré d'Iran qui visait la Turquie détruit par l’Otan
⇒ Emmanuel Macron appelle à ce que le Hezbollah libanais et Israël "reviennent à l'accord de cessez-le-feu"
20h23Emmanuel Macron appelle à ce que le Hezbollah libanais et Israël "reviennent à l'accord de cessez-le-feu"
Le président français Emmanuel Macron a déclaré mercredi avoir parlé avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre libanais Nawaf Salam et avoir discuté de la situation au Liban, les exhortant à la désescalade.
Dans un message publié sur la plateforme de médias sociaux X, Emmanuel Macron a déclaré que la stratégie d'escalade du Hezbollah constituait une grave erreur qui mettait en danger toute la région....
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04/03 - "Nous n’avons rien appris du passé" : l’erreur stratégique de l’Europe sur le gaz
Un air de déjà-vu. En février 2022, l’Europe se retrouve avec un stock de gaz particulièrement bas, autour de 30 % des capacités. Cette fragilité, que certains pensent alors passagère, se transformera ensuite en crise énergétique majeure après l'invasion de l’Ukraine par la Russie, fournisseur numéro 1 à l'époque du gaz européen. Mars 2026, bis repetita ? Après un hiver plus froid que prévu, l’Europe compte encore, comme quatre ans plus tôt, très peu de gaz en réserve. Et une autre guerre vient à nouveau de révéler sa vulnérabilité...
L’attaque conjointe des Etats-Unis et d’Israël contre l’Iran, et les répliques de cette dernière, ont bousculé les marchés de l’énergie : ces derniers jours, les prix du gaz ont augmenté de plus de 35 % en Europe. Le Vieux Continent est surtout exposé à la situation du gaz naturel liquéfié (GNL), le substitut choisi pour se sevrer du gaz russe. "Si les flux de GNL transitant par le détroit d’Ormuz [entre l’Iran et les Emirats Arabes Unis, NDLR] sont réduits, la disponibilité mondiale sur le marché spot se resserre immédiatement, note le think tank bruxellois Bruegel. L’Europe serait alors contrainte de rivaliser avec les acheteurs asiatiques pour les cargaisons flexibles — une situation déjà observée lors de la crise énergétique de 2021-2023." Ce qui ne ferait qu’enchérir les opérations de remplissage des stocks, dont la campagne doit commencer bientôt."Un choix de Bisounours"
Mauvais timing ou erreur stratégique ? "Nous...
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04/03 - "Rural" : au cinéma la crise agricole, à la littérature la crise hydrique
Rural, voilà un film que j’adore. Des personnages, une histoire et, en guise de méthode, faire confiance au septième art. Les premières minutes du film d’Edouard Bergeon ne sont pourtant pas engageantes, on se demande dans quel film de propagande on est tombé. Jérôme Bayle est au téléphone, chez lui, dans sa ferme, du côté de Montesquieu-Volvestre, en Haute-Garonne, il parle à une journaliste qui l’interroge, il lui sort son discours de syndicaliste paysan contre le Mercosur et sur la nécessité de se battre : "parce que si on ne fait rien on est sûr de perdre", dit-il.
Je n’avais jamais entendu parler de Jérôme Bayle, "figure nationale de la ruralité, éleveur charismatique du Sud-Ouest". Je n’en savais pas plus sur les barrages organisés par son "collectif des Ultras de l’A64". On comprend au fil des images qu’il est le leader de ce mouvement d’inspiration gilets jaunes, version paysan du Midi Pyrénées. On monte avec lui en voiture, il chante Bella ciao, il est meilleur au mégaphone pour haranguer la foule des militants : "Alors à partir de jeudi, ceux qui ont des couilles… !" Moins poétique, plus efficace. Il discute avec la gendarmerie, au bord de l’autoroute, aucune violence, c’est cool, ça ne va pas passer en boucle sur CNews. apparaît une paysanne du cru, soixante-dix balais bien tassés, on ne comprend pas tout de suite que c’est sa mère. Il y a plein de choses qu’on ne comprend pas tout de suite dans le film. Aucune voix off ne nous explique qui est qui, ni le comment du pourquoi, le cinéaste ne pose...
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04/03 - Comment l’Unesco est devenue une plaque tournante de l’espionnage mondial
Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Dans “Nid d’espions”, le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.
Paris, c'est évidemment la Ville Lumière, la ville des amoureux. Mais aussi la ville... des espions ! La capitale serait le lieu idéal pour les agents secrets du monde entier. D’abord, parce que Paris a une position géographique stratégique, au cœur de l’Europe, partagée entre l’Est et l’Ouest. Un héritage également historique, qui remonte à la Guerre froide : alors que le général de Gaulle prenait son indépendance des Etats-Unis en sortant du commandement de l’Otan, la France devenait un lieu clé pour récolter du renseignement des deux côtés du rideau de fer.
Avec sa politique d’accueil, les diasporas – et donc les informateurs - qu’on y trouve sont aussi très variées. Et ce qui intéresse les touristes intéresse également les espions : de nombreuses rues étroites à visiter, bien utiles pour s’échapper et semer une filature, un métro parmi les plus anciens du monde, qui offre un réseau d’interconnexions idéal mais aussi des palaces et des restaurants dans lesquels les agents secrets autant que les voyageurs aiment descendre.
Enfin, Paris accueille une grande diversité d’ambassades, d’organisations politiques, et d’institutions internationales, où se croisent des diplomates des quatre coins...
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04/03 - Donald Trump face à l’Iran : le bras de fer qui peut bouleverser l’ordre mondial
Trente-six ans d’un règne sanguinaire pulvérisé en seulement deux heures. A 6 heures du matin, ce samedi 28 février, au moment où les chasseurs de l’Israeli Air Force décollent de leur base, Ali Khamenei ne sait pas encore qu’il vit ses ultimes moments à la tête de l’Iran. Les services de renseignement de la CIA et du Mossad, qui traquaient depuis des mois ses moindres faits et gestes, ont obtenu l’information d’une imprudente réunion secrète en présence du Guide suprême.
Les deux plus grandes agences de renseignements au monde vont offrir sur un plateau l’ennemi numéro 1 d’Israël. A 9 h 40, à Téhéran, les missiles à longue portée claquent en plein cœur du quartier Pasteur, tuant l’ayatollah et plusieurs hauts membres de l’État-major iranien. "Pour Netanyahou, le Premier ministre israélien, le rêve est brusquement devenu réalité", estime Danny Citrinowicz, chercheur à l’Institut for national security studies, à Tel-Aviv. Des scènes de liesse
Dans les premières heures, alors même que la mort du Guide suprême n’est pas encore officialisée par l’Iran, la nouvelle se répand comme une traînée de poudre dans tout le pays. Sur les réseaux sociaux fleurissent des scènes de liesse qui contrastent avec le fracas des bombes - le Pentagone a pilonné plus de 1 250 cibles dans les premières quarante-huit heures du conflit. Pour cela, l’armée américaine a déployé deux groupes aéronavals, équipés de chasseurs de dernière génération. Une "invincible armada", sans équivalent depuis la guerre en Irak en 2003. Historiques par leur...
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03/03 - Ali Larijani, dirigeant pragmatique et fidèle soutien de Khamenei, nouvel homme fort de l’Iran
Il a longtemps été l'homme pragmatique du régime des mollahs, celui ouvert aux discussions et aux négociations. Pourtant, lundi, c'est sa voix qui s'est violemment opposée aux États-Unis de Donald Trump. "L'Iran, contrairement aux États-Unis, s'est préparé à une longue guerre", a écrit Ali Larijani dans une série de publications sur X. Accusant Donald Trump d'avoir "plongé la région dans le chaos" et de faire "une fois de plus payer le prix de son culte de la personnalité aux soldats et à leurs familles américaines", il a fermé la porte à toute négociation avec les États-Unis.
Trump's wishful thinking has dragged the whole region into an unnecessarily war and now he is rightly worried about more American casualties. It is indeed very sad that he is sacrificing American treasure and blood to advance Netanyahu's illegitimate expansionist ambitions. https://t.co/b11I6cNb6I— Ali Larijani | علی لاریجانی (@alilarijani_ir) March 2, 2026
Après l'assassinat d'Ali Khamenei dans un bombardement américain et de plusieurs dizaines de dignitaires iraniens, Ali Larijani est la nouvelle figure du régime des mollahs, en attendant qu'un nouveau chef d'État soit désigné. Fidèle proche de l'ayatollah, il avait été choisi par le chef de l'État lui-même pour prendre son relais s'il venait à mourir. Secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale jusque-là, il était alors chargé de la protection de la République islamique face aux attaques militaires. Donald Trump pourrait s'appuyer sur lui pour préparer la suite du...
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03/03 - Envoi du Charles de Gaulle, frégate à Chypre... Ce qu’il faut retenir de l’allocution d’Emmanuel Macron
Le chef de l'Etat, qui a mis en garde lundi contre un risque "d'embrasement à nos frontières" après le lancement samedi de l'offensive israélo-américaine en Iran, s'est adressé aux Français ce mardi soir à 20 heures lors d'une allocution télévisée. "L'Iran porte la responsabilité première de cette situation", a déclaré Emmanuel Macron tout en estimant que les opérations conduites par les Etats-Unis et Israël l'ont été "en dehors du droit international", "ce que nous ne pouvons pas approuver", a-t-il dénoncé, ajoutant "que l'Histoire ne pleure jamais les bourreaux de leur peuple. Aucun ne sera regretté".
Le président a rappelé que près de 400 000 Français se trouvent actuellement dans la région. Deux vols de rapatriement sont attendus dans la soirée à Paris pour évacuer les ressortissants les plus vulnérables.Le porte-avions Charles de Gaulle fait route vers la Méditerranée
Emmanuel Macron a également annoncé avoir donné l'ordre au porte-avions Charles de Gaulle, à ses moyens aériens et à son escorte de frégates, de faire route vers la Méditerranée, invoquant les conséquences du conflit au Moyen-Orient sur le commerce international. "Le détroit d’Ormuz est de fait fermé et c’est par ce détroit que transitent environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié dans le monde. Le canal de Suez, la mer Rouge sont aussi sous tension et menacés", a-t-il expliqué.
Dans la foulée, le président a annoncé le déploiement de radars, de Rafales supplémentaires et l'envoi d'une frégate française, le Languedoc, au large de Chypre.
Deux...
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03/03 - Pour sortir de la guerre, l’Iran pourrait proposer un "accord de rêve" aux États-Unis
Les négociations étaient pourtant ouvertes entre les deux pays. Alors que les États-Unis et l'Iran discutaient depuis plusieurs mois pour trouver un accord sur la question du nucléaire iranien, les deux parties s'étaient de nouveau rencontrées jeudi 26 mars à Genève. Selon Oman, pays médiateur, l'Iran avait même accepté de renoncer au stockage d'uranium enrichi alors que Donald Trump le réclamait justement. Puis Téhéran a été bombardé, tuant l'ayatollah Khamenei, à la tête du pays depuis 1989 et plusieurs dizaines de hauts-dignitaires iraniens. Depuis, la région s'est embrasée et les missiles pleuvent sur les pays de la région.
Paradoxalement, le président américain ne ferme pas la porte à des discussions. Selon CNBC, Donald Trump a affirmé que les dirigeants iraniens "veulent parler", ce qu'il aurait accepté. Une option que semble confirmer le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, qui aurait confié à son homologue omanais que l'Iran était ouvert à des efforts pour éviter toute nouvelle escalade de violence. D'autant que Donald Trump n'a aucun intérêt à faire durer la guerre en Iran à l'approche des élections de midterm, la population américaine voyant d'un mauvais œil cette nouvelle intervention au Moyen-Orient."L'Iran, contrairement aux États-Unis, s'est préparé à une longue guerre"
Après la mort d'Ali Khamenei et le temps que l'Assemblée des experts, l'organisme clérical chargé de choisir un nouveau chef d'État selon la Constitution iranienne, se décide, le nouvel homme fort du pays semble...
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03/03 - Espion de la DGSE ou "honorable mytho" ? Le cas Vincent Crouzet déchire le vrai "Bureau des légendes"
Hiver 2023. Grégoire (le prénom a été changé) et Vincent Crouzet échangent des messages sur WhatsApp. Entre l’ancien chef du service mission de la DGSE, une de ses unités les plus secrètes, et son ex-collaborateur, il est question de se voir à Paris ou en Bretagne, d’une vérification d’identité aussi, que Crouzet, connaisseur de la région, pourrait effectuer en Afrique du Sud. L’affaire s’avérera un simple hameçonnage sur les réseaux sociaux.
Trois ans plus tard, l’amitié a laissé place à une hostilité glaciale. "Crouzet s'est inventé un passé qu'il n'a jamais vécu (à part en rêves peut-être), ce qui irrite un peu ceux qui ont vraiment été sur le terrain des opérations clandestines", écrit Grégoire depuis son compte LinkedIn, le 18 février. "Mythomane", lâche-t-il aussi, en commentaire d’un article sur celui qu’il qualifie désormais d’"imposteur qui a probablement trop vu de ‘James Bond’".
En cause, l’autobiographie de Vincent Crouzet, 61 ans, Le jour où je suis devenu espion (L’Observatoire), publiée début février. Désormais chroniqueur sur LCI, où il est présenté comme "expert en renseignement", ce consultant en géopolitique y raconte son recrutement au sein du service secret français, en 1989. Il dirige alors les jeunes giscardiens, le mouvement de jeunesse du président déchu, où il noue des liens avec les oppositions libérales de plusieurs pays du Sud, dont l’Angola. Or la DGSE a justement besoin de relais dans ce pays pétrolier. "Je me souviens de Vincent Crouzet, qui a été président des jeunes giscardiens. Il était...
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03/03 - Stephen Smith : "La jeune Afrique va se ruer vers la vieille Europe, c’est dans l’ordre des choses"
"A l’université, j'avais l'impression d'être dans un supermarché intellectuel. Je suivais un séminaire, puis un autre. Mais il n'y avait aucune cohérence. Je suis allé voir ma mère et je lui ai dit que j’aimerais prendre une année sabbatique. Et je suis parti en auto-stop à travers l'Afrique, entre l'Algérie et le Niger, en faisant des allers-retours avec des camions à travers le désert. C’est là que j'ai commencé à apprendre le français, avec des Africains. Ces derniers sont polyglottes. Moi-même, je le suis : ma mère est allemande, je parle ma langue maternelle et j'ai appris le français l'espagnol. En rentrant de cette année, j'avais l'impression d'avoir trouvé ma voie, le dénominateur commun me permettant d'unifier mes séminaires et mes activités. L’Afrique est une sorte de laboratoire anthropologique. Les questions de modernité et de tradition sont totalement chamboulées là-bas."
Ainsi Stephen Smith raconte-t-il, dans le nouvel épisode des Temps sauvages, le podcast géopolitique de L’Express, la naissance de sa vocation d’africaniste. Professeur à l’université Duke, après avoir longtemps été journaliste à Libération puis au Monde, il a publié plusieurs ouvrages consacrés au continent, qui font autorité. On peut désormais le lire tous les mois dans L'Express.
>> Cet épisode est à retrouver sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast Addict
Pour qui veut comprendre les enjeux de la "rencontre migratoire" entre l’Afrique et l’Europe, il faut lire son enquête parue en 2018, La ruée vers...
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03/03 - Visés par l’Iran, les pays du Golfe auront-ils assez d’intercepteurs ?
En représailles aux attaques d'Israël et des États-Unis, qui ont notamment tué l'ayatollah Khamenei et de nombreux dignitaires iraniens, l'Iran bombarde la région du Golfe depuis près de quatre jours. Des attaques contre Israël, les intérêts militaires américains au Qatar ou aux Émirats arabes unis, mais aussi leurs alliés. Lundi, les Émirats arabes unis affirmaient avoir été ciblés par 174 missiles balistiques, huit missiles de croisière et 689 drones en trois jours. Bien moins ciblé, le Bahreïn a tout de même été visé par 70 missiles balistiques, tandis que le Qatar a fait face à 65 missiles et 12 drones samedi.
Jusque-là, les pays du Golfe ont su se défendre grâce à leur défense aérienne. Quand les Émirats arabes unis affirment avoir intercepté tous les missiles et plus de 93 % des drones, les Qataris ont détruit 63 des 65 missiles lancés. Mais jusqu'à quand pourront-ils résister ? Alors que l'Iran possédait environ 2 000 missiles balistiques après le conflit de l'année dernière avec Israël selon Bloomberg, les défenses aériennes des pays du Golfe s'épuisent jour après jour. "L'intensité d'utilisation des intercepteurs que nous avons observée ces derniers jours ne peut pas être maintenue plus d'une semaine supplémentaire — probablement quelques jours tout au plus — après quoi ils ressentiront douloureusement la pénurie d'intercepteurs", a analysé Fabian Hoffman, expert en missiles à l'université d'Oslo, auprès du Wall Street Journal.Stratégie militaire... et financière
Si le nombre d'intercepteurs disponibles reste...
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03/03 - Iran, le risque de représailles : ces menaces qui pèsent sur la France et l’Europe
Juin 2024. La police française interpelle Bashir Biazar, un Iranien de 41 ans, résidant à Dijon depuis 2022. Cet ancien chef du département de la musique à la télévision publique iranienne a rejoint son épouse et ses enfants au titre du regroupement familial, en provenance de Londres, où il exerçait au sein d’une association proche du régime islamique.
Depuis des mois, la DGSI s’est convaincue qu’il s’agit d’un agent dormant possiblement dangereux. Un "agent d’influence, un agitateur qui promeut les vues de la République d’Iran et, de manière plus inquiétante, procède au harcèlement des opposants au régime", comme le décrit le représentant du ministère de l’Intérieur devant le tribunal administratif de Paris, le 3 juillet. Mais pas seulement.
Un "membre d’al-Qods", dit-il aussi, l’unité d’élite du corps des Gardiens de la révolution, chargée notamment des attentats en Occident. Selon Le Point, l’arrêté d’expulsion du territoire français évoquera même des velléités d’action "contre des opposants iraniens ou des cibles juives ou israéliennes". La France redécouvre la menace iranienne. A bas bruit, pour l’heure.L’opposition iranienne et la communauté juive menacées
Ce samedi 28 février, Paris relève son niveau d’alerte après les frappes américaines et israéliennes en Iran. Dans un télégramme cité par l'AFP, Laurent Nunez, le ministre de l’Intérieur, appelle à renforcer la sécurité autour de "certains points d'intérêt des parties impliquées", notamment les ambassades. Il demande aux préfets de "signaler immédiatement aux...
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03/03 - Pétrole et gaz : comment la guerre au Moyen-Orient bouleverse l’équilibre mondial de l’énergie
Septembre 1979 - mars 2026, 47 années d'écart et toujours la même angoisse. A l'époque, la révolution iranienne et la chute du gouvernement de Chapour Bakhtiar marquent le début du second choc pétrolier, après celui de 1973, précipitant de nouveau la planète dans la récession et signant la fin des Trente Glorieuses. Par un curieux effet de miroir inversé, l'Iran se retrouve une nouvelle fois au milieu de la scène énergétique alors que la dictature des Mollahs, décapitée, paraît extrêmement fragilisée depuis l'attaque conjointe des Etats-Unis et d'Israël.
Pour autant, le monde de 2026 n'a plus rien à voir avec celui de 1979. Le poids du pétrole dans nos économies a drastiquement reculé, l'Opep a perdu de sa superbe, les Etats-Unis sont devenus les premiers producteurs mondiaux d'or noir, la mode est à l'électrification massive des usages et la Chine, claquemurée à l'époque, affiche aujourd'hui un besoin frénétique d'énergie. Si le contexte est radicalement différent, les tensions n'en sont pas moins réelles. Et les marchés financiers très fébriles comme en témoigne le coup de chaud sur les cours du pétrole et surtout du gaz depuis le début de la guerre. En sept points, L'Express décortique la nouvelle géopolitique de l'énergie en train de s'écrire.La Chine, l'autre objectif de guerre de Trump
Le plan a été peaufiné. Et il n'est même pas secret. Dans le rapport paru en novembre dernier détaillant la stratégie de sécurité nationale des Etats-Unis, Donald Trump ne fait pas mystère de son intention d'affaiblir par tous...
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03/03 - L’Europe menacée par l’Iran : où sont situées ses bases militaires au Moyen-Orient ?
"Toute [implication des Européens] contre l’Iran serait considérée comme un geste de complicité avec les agresseurs", a prévenu Esmaeil Baghaei, le porte-parole du ministre des Affaires étrangères iranien lors d'une conférence de presse organisée ce mardi 3 mars. Cet avertissement intervient au quatrième jour de l'attaque menée par Israël et les Etats-Unis, qui a déjà mené à l'élimination d'Ali Khamenei, Guide suprême de la république islamique d'Iran, ainsi qu'à celle de plusieurs hauts dignitaires du régime. Tandis que Téhéran riposte et vise des bases étrangères dans presque tous les pays de la région, une partie des Européens a accordé son soutien à l'opération, quand d'autres rechignent.
C'est notamment le cas de l'Espagne qui a refusé d'ouvrir deux de ses bases militaires aux Etats-Unis. Habituellement, ces bases situées à proximité de Cadix et de Séville permettent d'assurer le ravitaillement des troupes américaines lors de leur transit vers le Moyen-Orient. Pour justifier ce positionnement qui tranche avec celui de ses voisins, le gouvernement de Pedro Sanchez en a appelé au respect du droit international. L'ambassadeur iranien à Madrid a également été convoqué par le ministère des Affaires étrangères qui dénonce "le lancement d'attaques contre le territoire européen [...] et sur d'autres pays de la région."
Cette condamnation diplomatique intervient en pleine riposte iranienne. Au soir du 2 mars, Téhéran avait déjà envoyé plusieurs centaines de missiles, notamment vers Israël ainsi que vers des bases...
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03/03 - Iran : l’Espagne refuse que ses bases aériennes aident les Etats-Unis dans leur offensive
Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a pris une décision de fond dont il devra assumer les conséquences : l’Espagne n’ouvrira pas ses bases stratégiques aux forces américaines pour leurs opérations contre l’Iran, prenant ainsi le risque d’un bras de fer politique avec Washington et rompant avec plusieurs alliés européens. Lundi 2 mars, le ministre des Affaires étrangères José Manuel Albares affirmait sur la télévision publique que "les bases espagnoles ne sont pas utilisées pour cette opération militaire", tandis que la ministre de la Défense Margarita Robles précisait qu’elles "ne fourniront un soutien que si cela était nécessaire d’un point de vue humanitaire".
Rechazamos la acción militar unilateral de EE.UU. e Israel, que supone una escalada y contribuye a un orden internacional más incierto y hostil.
Rechazamos igualmente las acciones del régimen iraní y de la Guardia Revolucionaria. No podemos permitirnos otra guerra prolongada y…— Pedro Sánchez (@sanchezcastejon) February 28, 2026
Ce mardi 3 mars, le quotidien espagnol El Pais a confirmé que le gouvernement avait formellement ordonné de ne pas autoriser l’utilisation des bases américaines de Rota (Cadix) et Moron (Séville) pour ces opérations. Les États-Unis opèrent habituellement sur ces bases dans le cadre d'un accord d'utilisation conjointe, mais elles demeurent sous souveraineté espagnole. "Ils se trompent"
Selon le quotidien, l’exécutif considère...
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03/03 - Iran : l’axe du mal ne répond plus, par Eric Chol
C’était au départ une trouvaille des conseillers de George W. Bush, peu après les attentats du 11-Septembre. Dans son discours sur l’état de l’Union, en janvier 2002, le président des Etats-Unis qualifie d’"axe du mal" ces Etats accusés d’avoir aidé Ben Laden et les islamistes : l’Iran, l’Irak, et la Corée du Nord. L’expression, empruntée au lexique de la Seconde Guerre mondiale, va servir à la croisade du bien contre le mal lancée par les néoconservateurs américains juste avant l’invasion de l’Irak en 2003 ; puis elle passera aux oubliettes, avant de revenir sur le devant de la scène après l’attaque russe en Ukraine, en 2022.
Cette fois-ci, le camp du mal est clairement identifié : les régimes autocratiques, revanchards et antioccidentaux de Poutine, de Xi Jinping, d’Ali Khamenei et de Kim Jong-un. Soit les quatre cavaliers de l’apocalypse qui cumulent ensemble, jusqu’à la mort du Guide suprême iranien, 84 années de pouvoir.
Inutile de chercher derrière cette appellation une quelconque cohérence. "C’est la façon dont les Etats-Unis perçoivent ces pays, en insistant sur une justification morale, car dans la réalité, cet axe n’existe pas", résume Guillaume Lasconjarias, professeur associé à la Sorbonne Université.
Pas d’organisation, pas d’alliance militaire, pas de secrétariat permanent, pas même d’objectifs communs… Et pourtant, entre Pyongyang, Pékin, Téhéran et Moscou, le courant passe bien, entretenu par une détestation mutuelle des valeurs occidentales et démocratiques. Au point que le régime des ùollahs, de...
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03/03 - "Donald Trump a perdu le contrôle de la situation" : l’inquiétude de la spécialiste Emma Ashford
Jusqu’où Donald Trump est-il prêt à aller pour faire tomber le régime iranien ? Lui-même le sait-il ? Alors que le président américain n’exclut plus l’envoi de troupes au sol, ses intentions demeurent floues, marquées par des déclarations contradictoires qui suscitent interrogations et scepticisme chez de nombreux observateurs internationaux. C’est notamment le cas d’Emma Ashford, chroniqueuse en politique étrangère à Foreign Policy et chercheuse au programme Reimagining U.S. Grand Strategy du Stimson Center, l’un des think tanks les plus influents à Washington. Selon cette professeure à l’université de Georgetown, en lançant des frappes militaires contre l’Iran, Donald Trump — qui se présentait comme le candidat de la paix et dénonçait les guerres inutiles au Moyen-Orient — aurait non seulement trahi sa base et ses promesses de campagne, mais aurait surtout amorcé une dérive vers "l’aventurisme militaire".
Un président qui, après être intervenu de manière spectaculaire au Venezuela et s’être toujours montré très investi dans le dossier iranien, aurait succombé à la tentation de croire que la force résout tout, et dont la communication chaotique trahirait l’absence d’une stratégie claire en Iran. Le pire scénario, avertit-elle, serait celui d’un conflit qui s’enlise.
L’Express : Selon vous, Donald Trump a trahi sa base en lançant des frappes contre l'Iran. Sommes-nous en train d'assister à un virage néoconservateur du président américain ?
Emma Ashford : Je ne le pense pas. Deux raisons expliquent selon moi pourquoi...
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03/03 - "La vérification est indispensable" : les comptables face au casse-tête de l’IA
"Trois et deux font cinq. Cinq et sept douze. Douze et trois quinze. Bonjour. Quinze et sept vingt-deux. Vingt-deux et six vingt-huit… Vingt-six et cinq trente et un. Ouf ! Ça fait donc cinq cent un millions six cent vingt-deux mille sept cent trente et un. Cinq cents millions de quoi ? De... je ne sais plus... j’ai tellement de travail ! Je suis sérieux, moi, je ne m’amuse pas à des balivernes ! Deux et cinq sept..." Ainsi commence la rencontre du Petit Prince avec le businessman – comptable, dans le roman éponyme d’Antoine de Saint-Exupéry. Cinq cents millions de quoi au juste ?
Quatre-vingt-trois ans plus tard, la question reste d'actualité : selon une étude Dext/Censuswide (janvier 2026), 37 % des professionnels de la comptabilité signalent des pertes financières pour les entreprises à la suite de conseils erronés fournis par l’intelligence artificielle. De plus, 60 % des comptables passent jusqu'à trois heures par mois pour rectifier de petites erreurs quand 31 % perdent de quatre à dix heures par semaine à corriger des problèmes plus importants liés aux IA génératives. Quand les clients se rebellent
"On utilise depuis longtemps l’IA notamment pour des extractions qui permettent de faire gagner du temps", explique Geoffrey Nozerand, responsable partenariat France de Dext, plateforme automatisée qui accompagne 2 000 cabinets comptables. Oublier la saisie à la main. Pour Thomas Corgnet, Chief Marketing Officer d'Acasi, cabinet d’expertise comptable en ligne dédié aux indépendants, une...
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03/03 - Le grand flou de Donald Trump sur l’Iran : entre calendrier incertain et objectifs changeants
Le président américain Donald Trump a cherché lundi 2 mars à justifier la vaste campagne militaire lancée contre l'Iran, offrant ses commentaires les plus détaillés depuis le début des frappes samedi. De retour à la Maison-Blanche après un week-end passé dans sa résidence en Floride, il a déclaré que les attaques aériennes menées par les États-Unis et Israël pourraient durer quatre à cinq semaines, mais pourraient se prolonger au-delà.
"Nous sommes déjà considérablement en avance sur nos prévisions", a-t-il dit dans ses premiers commentaires publics depuis le début du conflit, alors que plus d'un millier de cibles en Iran ont déjà été frappées et que le Guide suprême de la révolution iranienne, l'ayatollah Ali Khamenei, a été tué samedi, de même que d'autres hauts responsables à Téhéran. "Mais peu importe le temps que ça prendra, ça ira. [Nous ferons] tout ce qui est nécessaire", a-t-il ajouté. A ce jour, le président américain n'a toujours pas prononcé d'allocution télévisée à la nation, comme le veut la coutume pour une intervention militaire.Une "menace intolérable" avancée pour justifier l’attaque
Une seule justification est rabâchée pour expliquer le choix de déclencher une guerre régionale au Moyen-Orient, qui déborde désormais jusqu’au cœur de Beyrouth, la capitale du Liban encore sous les bombes d’Israël ce mardi matin. Selon Donald Trump, l’offensive était nécessaire pour empêcher Téhéran de développer l'arme nucléaire et pour neutraliser...
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03/03 - Guerre en Iran : le numéro d’équilibriste de Jean-Luc Mélenchon
C’est l’eurodéputée insoumise par qui la polémique vient. Rima Hassan cultive désormais son opposition zélée à l’opération israélo-américaine "Furie épique" en Iran. Sur ses réseaux sociaux, l’élue fustige tantôt un article de presse paru dans Le Parisien, recueillant la parole d’Iraniens en exil se réjouissant de l’intervention militaire extérieure ; "une sélection de témoignages à des fins de propagande guerrière", juge-t-elle. Tantôt elle arbore un drapeau américain en flammes, la nouvelle "bannière" de son compte X. Mais la figure radicale du combat palestinien à Bruxelles ne se trompe pas de combat, ni de prisme. "C’est Israël qui a voulu cette guerre", écrit Rima Hassan. Parfois, la nouvelle insoumise va même au-delà des positions de son mouvement... Au jour du déclenchement de l’opération, elle affirme que l’Iran a "le droit de se défendre" - et qu’Israël a "le droit de la fermer". "Un porte-parole de la République islamique tiendrait ces propos, souffle Ayda Hadizadeh, députée du Parti socialiste et native de Téhéran. Si elle n’est pas payée par le régime, elle devrait penser à prendre un billet", ironise-t-elle.
Jean-Luc Mélenchon a, lui, déclenché suffisamment de polémiques pour s’attirer un faux procès. Au diapason du reste de la gauche, le triple candidat à la présidentielle n’a pas versé une larme à la mort du dictateur Ali Khamenei. "Je pense aux milliers de victimes qu’il a faites, à la lutte implacable qu’il a menée contre le peuple iranien", a-t-il déclaré dimanche 1er mars en meeting à Perpignan. Aux...
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03/03 - Placements : comment diversifier au mieux ses investissements
De nombreuses raisons peuvent inciter les épargnants à sortir des placements traditionnels : doper la performance de leurs économies, alléger leur fiscalité, donner du sens à leur argent… Autant de motivations qui les conduisent à se tourner vers des actifs prometteurs en termes de rendement, mais plus risqués. "Diversifier son portefeuille permet de répartir les aléas, tout en atténuant la volatilité, souligne Bettina Mazzocchi, responsable des solutions multi-actifs patrimoniales pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique chez BlackRock. Dans ce but, la palette de solutions s’est considérablement élargie ces dernières années, avec la montée en puissance des fonds indiciels cotés (ETF) et la démocratisation des marchés non cotés."
Voici différents placements dont la caractéristique commune est d’être peu, voire pas du tout, liés aux mouvements des marchés financiers.
Les bois et forêts : naturel et durable
Si l’investissement dans ce secteur connaît actuellement un regain d’intérêt, acheter son lopin de bois nécessite de solides moyens financiers. Un exemple ? Un bouquet de hêtres de 22 hectares, situé en Haute-Saône, est proposé à… 395 000 euros ! A défaut de posséder une telle somme, vous pouvez acheter des parts auprès d’un groupement forestier d’investissement (GFI), accessibles à partir de 1 000 euros. Dans ce cas, une société de gestion de portefeuilles acquiert et exploite les arbres pour le compte d’investisseurs. Aux côtés des leaders historiques comme La Forestière et France Valley, d’autres acteurs se...
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03/03 - Combien de temps l’Iran peut-il continuer à tirer sur Israël ?
Les sirènes retentissent à intervalles réguliers, les écoles restent fermées et l’économie tourne au ralenti. Depuis le lancement de l’offensive américano-israélienne contre Téhéran il y a quatre jours, Israël vit au rythme des missiles de représailles envoyés par l’Iran. Cette pression peut-elle durer ? Comme le relève le journal israélien Haaretz, l’Iran a pour l'heure opté pour une stratégie de tirs mesurés afin de maintenir une menace constante sans épuiser trop vite son arsenal.
"La stratégie iranienne est claire", explique à Haaretz Pini Yungman, président du TSG Group, entreprise israélienne spécialisée dans les systèmes de commandement et de contrôle pour les forces de sécurité. "Ils se sont préparés à une attaque américano-israélienne, ce qui leur permet de nous maintenir sous un feu continu sans épuiser rapidement leur arsenal de missiles et de lanceurs, même s’ils sont attaqués par des avions de chasse américains"."Quelques jours, mais pas des mois"
L’Iran possède le plus grand stock de missiles balistiques du Moyen-Orient, avec une portée allant pour certains jusqu’à 2 000 kilomètres, capables donc d’atteindre Israël. L’arsenal de Téhéran est évalué à plus de 2 000 missiles balistiques. Mais une partie a été détruite pendant le début de la guerre, tout comme environ 200 lanceurs, par les frappes aériennes israélo-américaines, selon Reuters. Les engins longue portée incluent le Sejil (2 000 km), l’Emad (1 700 km), le Ghadr (2 000 km), le Shahab-3 (1 300 km), le Khorramshahr (2 000 km) et le Hoveyzeh (1 350 km). Des...
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03/03 - "L’Iran en 1979 n’est plus celui de 1926" : l’instauration de la République islamique analysée par Raymond Aron
Quel avenir pour "le prophète désarmé", nouvel homme fort de l'Iran, après la fuite du dernier des Pahlavi, s'interroge Raymond Aron dans son éditorial. Désormais, prévient-il, "la construction de la République islamique pose d'autres problèmes que la destruction de la dynastie Pahlavi."
Dans L'Express du 17 février 1979Le prophète désarmé
L'aboutissement de la lutte entre les deux pouvoirs, l'ayatollah Khomeini et Chapour Bakhtiar, ne faisait pas de doute. En quittant le pays, le chah avait, en fait, abdiqué. Le Premier ministre tenait son pouvoir d'un souverain que lui-même avait, pendant des années, combattu et dénoncé. Il se réclamait d'une légalité que les foules bafouaient à chaque instant. Si l'Armée n'avait pas pu ou pas voulu sauver la dynastie, pourquoi aurait-elle résisté jusqu'au bout à une vague populaire qui montait de jour en jour ? Dans le duel entre le vieux chef religieux et l'Empereur, ce qui me frappait, c'était que l'un, de son village français, remplissait le monde de ses anathèmes et que l'autre, isolé dans son palais, avouait pour ainsi dire les méfaits que ses adversaires lui reprochaient.
Le chah livra lui-même aux bêtes ceux qui l'avaient servi ; il promit de rendre au pays les libertés qu'il avait supprimées ; comme s'il espérait s'entendre avec ses adversaires ou apaiser le peuple en prenant à son compte les critiques et le programme des opposants. Stratégie dérisoire. Un régime despotique prévient la révolte par des réformes octroyées, avant que gronde la colère. Quand la...
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03/03 - Municipales : dans les petites communes rurales, le "casse-tête" de la parité
La date est bloquée depuis des mois dans l’agenda de Claudine Danezan. La maire de Marestaing, petite commune du Gers de 350 habitants, a attendu le jeudi 26 février 2026, dernier jour avant la clôture officielle du dépôt des candidatures pour les élections municipales, pour se rendre à la préfecture et y communiquer sa liste de candidats. "Je savais que j’irai au tout dernier moment, car j’avais conscience que ça pourrait prendre beaucoup de temps. Et j’ai bien fait !" justifie l’élue. La dernière candidate de sa liste a en effet été officiellement "recrutée" in extremis quelques jours plus tôt, le samedi 21 février. Pour l’édile, la "chasse" aux candidats n’a pas été de tout repos. En plus de trouver des citoyens disponibles et motivés pour s’engager sur un mandat de six ans, elle a dû, pour la première fois cette année, constituer une liste parfaitement paritaire - une obligation qui ne touchait jusqu’alors que les communes de plus de 1 000 habitants.
"On a toujours essayé de respecter cette parité à Marestaing. Mais cette année, seules deux femmes sur cinq étaient prêtes à rester au conseil municipal, pour six hommes", explique la maire, qui n’a eu d’autres choix que de s’adapter. En cas de non-respect de cette obligation de parité, la liste présentée n’est pas considérée comme recevable, et la commune concernée risque d’être placée sous tutelle de la préfecture via la nomination d’une "délégation spéciale", avant une nouvelle élection dans un délai de trois mois. Pour éviter un tel scénario, Claudine...
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03/03 - Guerre en Iran : Reza Pahlavi - Ali Ahmad Khomeini, la bataille des héritiers
L'histoire comme un éternel recommencement. 47 ans après la Révolution islamique, la mort de l'ayatollah Khamenei ouvre une nouvelle page de l'histoire de l'Iran : une page remplie d'inconnu et de chaos potentiel. Alors, dans cette période de doutes, des noms familiers refont surface : celui d'Ali Ahmad Khomeini, petit-fils du premier Guide suprême ; celui de Reza Pahlavi, fils du dernier chah d'Iran, en exil depuis 1979. Deux camps de la Révolution, deux incarnations d'un avenir possible de l'Iran.
Du côté du régime iranien, la mort de l'ayatollah Khamenei laisse un vide béant. A 86 ans, le Guide suprême régnait à la fois sur le gouvernement, les religieux, l'armée régulière et les Gardiens de la révolution. D'après la Constitution, une assemblée des experts, composée de 88 hauts dignitaires religieux, doit se réunir bientôt pour nommer le prochain chef d'Etat. "Mais la République islamique n'a connu qu'une seule succession dans son histoire, et jamais en temps de guerre, souligne Alex Vatanka, auteur de The Battle of the Ayatollahs in Iran (2021). La dernière transition, en 1989, était le résultat d'arrangements occultes. Les 88 religieux valident seulement le nom d'un candidat, qui sera probablement choisi par les Gardiens de la révolution cette fois."
Le nom qui émerge des coulisses du pouvoir iranien est bien connu : Ali Ahmad Khomeini, petit-fils du fondateur de la République islamique. "Il est le favori dans la course à la succession, assure le chercheur Nozar Vaziri dans une analyse pour...
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03/03 - Guerre en Iran : Emmanuel Macron annonce que le porte-avions Charles de Gaulle fait route vers la Méditerranée
Au quatrième jour de l'opération israélienne et américaine contre l'Iran, les frappes et attaques de drones continuent ce mardi 3 mars dans tous les pays de la région ou presque. Les Etats-Unis ont conseillé lundi soir à leurs ressortissants de partir immédiatement de plus d'une dizaine de pays du Proche-Orient, citant des "risques sécuritaires".
S'exprimant pour la première fois devant les journalistes depuis le lancement de cette campagne militaire, Donald Trump a déclaré lundi à la Maison-Blanche que les Etats-Unis anticipaient un conflit de quatre à cinq semaines avec l'Iran. Un peu plus tôt, il avait assuré sur CNN que "la grosse vague" d'attaques contre l'Iran n'était "même pas encore arrivée".
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump annonce couper tous les échanges commerciaux avec l'Espagne
⇒ Le bâtiment de l'Assemblée des experts iraniens rasé par une frappe aérienne
⇒ Emmanuel Macron annonce le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle et d’une frégate
20h57"Il n'y a aucune preuve que l'Iran développe une arme atomique", selon l'AIEA
"Il n'y a aucune preuve que l'Iran développe une arme atomique", dit le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, ajoutant toutefois que le stock important d'uranium enrichi de Téhéran et le refus de celui-ci de donner un accès complet aux inspecteurs de l'AIEA ont nourri de profondes réflexions.
Sans progrès sur la question, poursuit-il, l’AIEA ne sera pas en mesure de confirmer que le programme nucléaire de l’Iran est...
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03/03 - Pourquoi il est important de parler de fascisme, par Catherine Fieschi
Autour de la mort tragique de Quentin Deranque, une bataille lexicale s’est ouverte révélant des réflexes politiques à la fois apeurés et brouillons. Chacun a semblé chercher moins à comprendre qu’à stabiliser un récit immédiatement acceptable. Soyons indulgents : face à un événement violent et politiquement chargé, le langage a vacillé.
Quentin Deranque, qui assurait le service d’ordre du groupe d’extrême droite Némésis, est ainsi d’abord présenté comme un "militant identitaire", formule atténuée qui transforme une appartenance idéologique en simple engagement. En face, ses agresseurs désignés comme des "antifas", relèvent donc de l’"extrême gauche", une radicalité cette fois clairement assumée dans le vocabulaire employé. Les qualifications sont ensuite devenues plus précises, les prudences plus équilibrées. Mais quelque chose est resté inchangé : une nette réticence à nommer certains phénomènes pour ce qu’ils pourraient être.
Les actes doivent évidemment être jugés pour ce qu’ils sont : une violence abominable ayant entraîné la mort d’un jeune homme de 23 ans. Rien ne saurait en atténuer la gravité ni la responsabilité.
Mais les débats publics et médiatiques autour de cette affaire reposent trop souvent sur une idée devenue familière - le fascisme n’existerait plus. Le raisonnement est redoutablement efficace. Et circulaire. Si le fascisme appartient définitivement au passé, alors l’antifascisme devient une posture anachronique et absurde. Voire la véritable source de violence politique. En disqualifiant l’antifascisme, le...
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03/03 - Langue française : les petits secrets de nos gros mots
Vous passez à table et vous lancez à votre petite famille un très sonore « Bon appétit » ? Sachez-le : il fut un temps où vous auriez été considéré comme un ostrogoth de la pire espèce. Et pour cause : du XVIIe au XIXe siècle environ, il s'agissait alors d'un gros mot ! La bonne société bannissait en effet à cette époque de la conversation la moindre allusion au corps. Evoquer "l’appétit" revenait donc à rappeler l’existence d’un tube digestif, autrement dit à ravaler l’être humain au rang d’un vulgaire animal.
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Cet exemple le montre : la notion de « gros mots » est totalement subjective et varie avec le temps. Au Moyen Age, dans une société profondément croyante, le juron suprême était évidemment rattaché à l’univers religieux. Toute allusion gouailleuse au Créateur équivalait, selon certains théologiens, à blesser physiquement le Christ ! Ce qui n’empêchait pas nos ancêtres, je vous rassure, de multiplier les "Bon Dieu", "Tonnerre de Dieu", et autres "Bonne mère", "doux Jésus" et "fils de David". Sans oublier les allusions à Belzébuth que sont "par Lucifer", "enfant de Satan", "que diable", etc.
C’est à mesure que l’Eglise catholique a perdu de sa toute-puissante que la référence au corps humain s’est imposée comme la plus inconvenante, comme on l’a vu pour « bon appétit ». Avec une prédilection, il fallait s’y attendre, pour ce qui ressort du domaine sexuel. La décence m’interdit de les citer tous, mais les...
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03/03 - Entre l’extrême droite française et l’Iran, l’histoire méconnue d’une relation parfois ambiguë
"Les Etats-Unis et Israël ont pris la décision de frapper le régime terroriste des mollahs". C’est par ce sobre constat que Jordan Bardella commente la décision du président américain. Ce samedi 28 février, Donald Trump s’est associé à Israël pour frapper l’Iran, provoquant la mort dans des bombardements du Guide suprême iranien Ali Khamenei. Le lendemain, Téhéran a répliqué par l’envoi massif de missiles vers Israël et plusieurs pays du Golfe. Dans un message publié sur X, le président du Rassemblement national dénonce les "frappes iraniennes", et demande au président de la République de réunir les chefs de partis, réclamant que la France parle d’une voix "claire, forte et indépendante". De son côté, Marine Le Pen dénonce la "fuite en avant criminelle du régime islamiste des mollahs" qui "s’en prend une fois encore délibérément à la population civile israélienne." Il faut remonter quelques années en arrière pour comprendre le contre-pied de ce positionnement. Du temps où Marine Le Pen n’avait pas encore concouru à une élection présidentielle, et où Jean-Marie Le Pen régnait en maître sur ce qui s’appelait encore le Front national.
11 novembre 2006 : la traditionnelle fête des Bleu-blanc-rouge (BBR) bat son plein en Seine-Saint-Denis. Soudain, une foule se masse auprès d’un participant surprise. L’humoriste Dieudonné, déjà condamné à l’époque pour incitation à la haine raciale pour des propos visant des Juifs, déambule fièrement dans les allées de la fête frontiste, croise Jean-Marie Le Pen en pleine préparation de sa...
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03/03 - Iran : le raid contre l’ayatollah Khamenei analysé par un ancien de la DGSE
L'assassinat de l'ayatollah Ali Khamenei, tué dans une frappe le 28 février, a été permis par une étroite collaboration : celle des services de renseignement américains et israéliens. D'après des informations du New York Times, la cible a été localisée avec une extrême précision par la CIA. L'agence américaine suivait le Guide suprême du pays depuis des mois, recueillant et affinant les informations sur ses habitudes et déplacements.
Cette opération s’inscrit dans une série récente d’actions démontrant la précision croissante du renseignement américain, comme l'a montré la capture de l'ex-président Nicolas Maduro au Venezuela, le 3 janvier. Cette dernière est permise par les moyens colossaux notamment attribués à la NSA, l'agence responsable de la collecte de données et de la surveillance de l'information et à la NGA, chargée de l'imagerie spatiale. Bernard Barbier, ancien directeur technique de la DGSE jusqu'en 2014, analyse pour L'Express ce que démontre l'opération "Fureur épique", lancée contre l'Iran, du dispositif américain.
L'Express : Quelles leçons tirez-vous de l'attaque lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran ? Démontre-t-elle les capacités de renseignement des Etats-Unis ?
Bernard Barbier : L'attaque de samedi ressemble beaucoup à ce qu'ont fait les Israéliens en visant le quartier général du Hezbollah à Beyrouth, en septembre 2024. Cette fois-ci, la même méthode a été adaptée contre le QG de l'ayatollah. L'opération comprenait clairement du renseignement humain, qui devait probablement...
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02/03 - De l’Iran au Venezuela : bienvenue dans l’ère de la CIA "made in Trump"
Pour éliminer le guide suprême iranien, Ali Khamenei, les informations de la CIA ont encore une fois été décisives. Selon les informations du New York Times, l'agence de renseignement américaine traquait l'ayatollah depuis des mois et savait qu'une réunion entre les dirigeants iraniens allait avoir lieu samedi 28 février à Téhéran. L'infiltration de la CIA ne s'est pas arrêtée là puisque l'agence américaine aurait également pu transmettre une photo de l'ayatollah au président américain pour confirmer son décès.
Malgré ce nouveau succès, une menace plane sur l’agence de renseignements la plus puissante au monde. Son nom ? Donald Trump. Dès son retour à la Maison-Blanche, en janvier 2025, le président américain organise une purge d’envergure au sein de ses services de renseignements. L'objectif : détruire les carrières des personnes qui ont enquêté sur ses liaisons avec la Russie lors de la campagne de 2016. "La purge va même encore plus loin, précise Tim Weiner, journaliste américain, auteur de La Mission (Robert Laffont), vainqueur du prix Pulitzer en 1988. Si vous voulez un poste élevé au sein de la CIA, vous devez essentiellement prêter allégeance, non pas à la Constitution, mais à Donald Trump lui-même." Un an après le début de cette purge, difficile de savoir précisément combien de personnes sont parties. Certaines sources évoquent un chiffre avoisinant les 1 200 personnes.
D’autres changements surviennent rapidement. Notamment sur le recrutement des agents. Depuis les années 1980, la CIA avait pour habitude...
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02/03 - Attaque iranienne contre une base militaire à Chypre : la guerre aux portes de l’Europe ?
La guerre au Moyen-Orient, entre la coalition israélo-américaine et l'Iran, pourrait-elle s'étendre aux portes de l'Europe ? Lundi, une base britannique située à Chypre a été ciblée par plusieurs drones iraniens Shahed, causant toutefois des dégâts limités et aucune victime, selon des responsables chypriotes et britanniques.
Une première frappe a touché une piste de la base aérienne britannique d'Akrotiri peu après minuit. Les responsables chypriotes pensent que l'attaque aurait été menée par le Hezbollah libanais, groupe militaire soutenu par l'Iran, au moyen d'un drone Shahed.
La cible n'était pas l'île méditerranéenne en soi, mais la base militaire britannique. Depuis ce week-end, l'Iran et ses alliés ripostent en effet à l'offensive israélo-américaine par des attaques contre des bases militaires, y compris alliées. Lundi en journée, deux autres drones ont été détectés se dirigeant vers Akrotiri, avant d'être interceptés, a déclaré un porte-parole chypriote.Vers une possible escalade ?
La base d'Akrotiri est dans le viseur de l'Iran et de ses alliés, après que le Premier ministre Keir Starmer a accepté la demande des Etats-Unis, dimanche, d'utiliser cette position pour "des frappes défensives". La Grande-Bretagne compte environ 7 000 militaires et leurs familles à Chypre. Ses bases, d'une superficie de 255 kilomètres carrés (un peu moins de 3 % de la superficie de Chypre), abritent également un poste d'écoute britannique stratégique.
Le président chypriote Níkos Christodoulídis a néanmoins dit vouloir "être...
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02/03 - Pouvoir décapité, siège des Gardiens de la révolution attaqué : quelles pertes côté iranien ?
Assiste-t-on à la fin du régime des mollahs ? Dimanche 1er mars, les médias iraniens ont confirmé la mort du Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, dans des frappes israélo-américaines contre sa résidence, la veille. Son nom s'ajoute ainsi à la liste des dignitaires politiques et militaires éliminés au cours de l'offensive menée par les Etats-Unis et Israël, déclenchée samedi 28 février. L'Iran a également essuyé des frappes contre le quartier général des Gardiens de la révolution, et une partie de sa flotte navale a été coulée. Et ce, en moins de trois jours, plongeant la République islamique dans sa pire crise depuis l'avènement du régime en 1979. De nombreuses figures militaires et politiques assassinées
Lundi, les médias iraniens ont confirmé la mort de Mansoureh Khojasteh, l'épouse d'Ali Khamenei, blessée dans l'attaque contre le palais présidentiel. Selon l'agence Tasnim, sept missiles se sont abattus aux abords de la résidence du Guide suprême samedi, tuant également la fille d'Ali Khamenei, son gendre et sa petite-fille.
Donald Trump s'est empressé de se réjouir de la mort d'Ali Khamenei sur son réseau Truth Social, évoquant "l'une des personnes les plus diaboliques de l'Histoire". En tant que Guide suprême de la Révolution islamique, l'ayatollah occupait le plus haut poste en termes de responsabilités politiques et religieuses en Iran, le président assurant quant à lui la direction du gouvernement. A 86 ans, Ali Khamenei dirigeait le pays d'une main de fer depuis 1989, ayant notamment orchestré les...
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02/03 - En Israël, l’union sacrée sous les sirènes : "Il faut en finir une fois pour toutes avec la menace iranienne"
Shaul Marciano se trouvait dans une synagogue de Jérusalem samedi matin, lorsque retentit la première sirène de cette nouvelle guerre contre l'Iran. L'officiant venait de lire la section hebdomadaire de la Torah, un célèbre extrait du Deutéronome comportant l'injonction : "Tu effaceras le souvenir d'Amalek." "Chez nous, il n'y a pas de hasard : Dieu dirige l'histoire, assure le quinquagénaire. Dans la Bible, Amalek est l'ennemi héréditaire d'Israël, celui qui cherche à nous exterminer à chaque génération. Au XXe siècle, c'était Hitler. Pour notre époque, c'est l'Iran des mollahs. Et nous effacerons son souvenir."
La semaine se révèle décidément riche en symboles. Ce mardi 3 mars, les Juifs célèbrent la fête de Pourim qui commémore l'annulation d'un massacre antisémite organisé par Haman, un dirigeant de la Perse antique, l'ancêtre de l'Iran. "Khamenei, c'est Haman", s'exclame Shaul Marciano. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a lui-même fait allusion à cet épisode dans son discours diffusé lors du déclenchement des hostilités. "Il y a 2 500 ans, dans l’ancienne Perse, un ennemi s’est dressé contre nous avec le même objectif : anéantir notre peuple. Mais Mardochée le Juif et la reine Esther, par leur courage et leur ingéniosité, ont sauvé notre peuple. En ces jours de Pourim, le sort a été tiré et le méchant Haman a péri. Aujourd’hui encore, à Pourim, le sort a été tiré et la fin du régime maléfique est proche", a prédit le dirigeant israélien. "Je n'ai jamais vu un tel cataclysme"
La mystique de cette guerre...
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02/03 - Pourquoi l’Europe doit s’impliquer en Iran
Les Européens n’ont pas su s’élever à la hauteur de l’enjeu iranien. Mis devant le fait accompli par Washington et Jérusalem, ils vont devoir gérer les conséquences d’une guerre à leur porte qui impacte leur sécurité mais sur laquelle ils n’ont guère de prise. Cueillis à froid par l’intervention américano-israélienne, qui était pourtant prévisible, les dirigeants ont réagi dans la confusion. L’Espagne l’a condamnée, certains l’ont approuvée, la majorité s’est gardée de prendre position.
Bien sûr, Donald Trump a pris, une fois de plus, des libertés avec le droit international et avec la charte de l'ONU - il n’est pas le premier président américain à le faire. Bien sûr, l’implication des Etats-Unis a aussi à voir avec le calendrier électoral - les législatives de mi-mandat, prévues le 3 novembre, se présentent mal pour Trump, et une action d’éclat au Proche-Orient pourrait aider son camp à remonter la pente. Bien sûr, les précédents historiques tendent à prouver que les avions de combat ne sont pas un vecteur adapté pour promouvoir la démocratie.
Il n’empêche : l’opération en Iran se présente comme une occasion historique de contrer et peut-être d’éliminer un régime malfaisant, qui fait régner la terreur depuis un demi-siècle au Proche-Orient et au-delà. Un régime qui a pris pour cible l’Occident, qui s’est fixé pour objectif de rayer Israël de la carte du monde, qui a eu recours à plusieurs reprises au terrorisme contre les intérêts européens, français en particulier. Cette théocratie chiite a promu l’islamisme le plus...
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02/03 - Hausse de l’arsenal nucléaire, "dissuasion avancée"... Ce qu’il faut retenir du discours d’Emmanuel Macron
Depuis la base de l'Île Longue à Brest, où sont stationnés les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins, Emmanuel Macron a pris la parole ce lundi 2 mars pour évoquer le rôle de la dissuasion nucléaire. "Nous vivons actuellement au plan géopolitique une période de rupture pleine de risques", a déclaré le chef de l'Etat, évoquant un contexte international marqué par la guerre en Ukraine, les tensions au Moyen-Orient et la multiplication des crises impliquant des puissances nucléaires. Une situation qui justifie, selon Emmanuel Macron, "un durcissement" du modèle français de dissuasion nucléaire.Une "dissuasion avancée" à l'échelle européenne
Emmanuel Macron a esquissé une évolution stratégique majeure : la mise en place progressive d’une "dissuasion avancée" inscrite "dans la profondeur du continent européen", à laquelle huit pays européens "ont accepté" de participer. L'Allemagne, qui sera un partenaire clé de cet effort, a précisé le président, mais aussi le Royaume-Uni, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark.
Cette initiative vise à renforcer la contribution française à la sécurité européenne, dans un contexte où la fiabilité du parapluie nucléaire américain est perçue comme moins évidente depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025. Le président a souligné que cette démarche se ferait en complément de la mission nucléaire de l’Otan.
"Nos forces aériennes stratégiques pourront ainsi se disséminer dans la profondeur du continent européen. Cette...
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02/03 - Guerre en Iran : pourquoi Benyamin Netanyahou a déjà gagné
C’est l’avantage de partir en guerre aux côtés de Donald Trump : toute l’attention se concentre sur le président américain, ce qui n’est pas pour lui déplaire. Dans la conduite des opérations contre l’Iran, les Israéliens font bien plus figure d’égaux des Américains que d’associés juniors. Rien qu'au premier jour de l’attaque, près de 200 avions israéliens ont touché plus de 500 cibles sur le sol iranien. Qu’importe, les médias occidentaux se focalisent sur la "guerre de Trump". L’issue de ce conflit, comme l’évolution de l’Iran après la mort d’Ali Khamenei, restent bien incertaines. Le régime de Téhéran va-t-il se radicaliser, se "vénézualiser" ou s’effondrer ? Mais d’ores et déjà, on peut déclarer un grand gagnant : Benyamin Netanyahou.
Il y a trois ans, les militaires israéliens n’avaient que deux obsessions. L’une toute proche, le Hezbollah à la frontière libanaise, et l’autre à près de 2 000 kilomètres, le régime islamique iranien, perçu de loin comme la plus grande menace pour l’existence de l’État juif. Plus personne ne semblait alors se préoccuper de Gaza et du Hamas, qu’on croyait sous contrôle grâce à la technologie israélienne, à la manne financière du Qatar et au pécule des travailleurs gazaouis autorisés à entrer sur le territoire israélien. Décidé par Yahya Sinouar sans consulter le parrain iranien, le 7 octobre 2023 fut à la fois un désastre du renseignement israélien – dont Netanyahou n’a toujours pas répondu – et une incroyable opportunité historique pour se débarrasser de "l’axe de la résistance" centré autour...
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02/03 - Les municipales vues par Yann Algan (HEC) : "Pour susciter des vocations, il faut mieux payer les maires"
L’Express s’associe à l’institut de sondages Viavoice, à HEC Paris et à BFM Business, pour questionner régulièrement un panel représentatif de Français et de cadres sur un sujet d’actualité. A l’approche des élections municipales, Yann Algan, professeur d’économie à HEC, décrypte les résultats de ce "Baromètre des décideurs" consacré à la figure du "maire-manager".
L'Express : Outre les réponses traditionnelles autour de la sécurité et des services publics, l’équilibre des comptes et l’attractivité économique figurent, d’après notre enquête, parmi les priorités assignées aux futurs maires. Ces problématiques, au cœur du débat national depuis des mois, auraient-elles ruisselé au niveau local ?
Yann Algan : Les discussions autour du budget 2026 se sont éternisées, mais elles ont permis de communiquer largement sur l’état de nos finances publiques. A l’image du travail de pédagogie de Nicolas Dufourcq, le patron de Bpifrance, la Banque publique d’investissement, qui rappelle sans cesse que plus de la moitié de l’endettement du pays est constituée de prestations sociales, qu'on ne construit pas une France de l'innovation en regardant le passé, etc.
La déshérence des PME, des commerces ou des services dans les territoires est vécue au quotidien par les Français, phénomène qui s'est accéléré avec la crise du Covid. La désindustrialisation est massive, le nombre de magasins est en chute libre, en particulier dans les villes de moins de 100 000 habitants. Dans une étude pour le Conseil d'analyse économique analysant le mouvement...
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02/03 - Changer le régime iranien par les airs ? Cette doctrine controversée qui a séduit Donald Trump
Le 28 février, Donald Trump et l'Etat d'Israël ont lancé une offensive aérienne inédite contre leur ennemi commun : l'Iran. Pour l'heure, aucune force terrestre officielle n'est engagée sur le terrain, et les bombardements massifs sur des centaines de cibles se poursuivent. Résultat, nombre de dirigeants de la République islamique, à commencer par le Guide suprême Ali Khamenei, ont été tués dans ces frappes permises notamment par les renseignements de la CIA. L'objectif affiché par Donald Trump quelques heures seulement après le déclenchement de l'opération "Epic Fury" est clair : renverser le régime iranien en place depuis 1979. Derrière cette stratégie militaire se cache une doctrine longtemps discréditée mais remise au goût du jour par les cercles néoréactionnaires de Washington : le mythe du "regime change" par les airs développé au début du XXe siècle par Giulio Douhet.
"Conquérir la maîtrise de l’air signifie la victoire ; être battu dans les airs signifie la défaite", écrivait ce théoricien italien en 1921 dans son fameux Il dominio dell’aria, un écrit toujours étudié dans les écoles militaires. Pour résumer sa pensée : aucune arme - ni la défense anti-aérienne, ni l'aviation de chasse - ne serait capable de bloquer une offensive aérienne majeure. Ces offensives aériennes permettraient de remporter la victoire en bombardant les arrières de l'ennemi et ses centres vitaux économiques (industries, entrepôts, voies ferrées) et militaires (dépôts, quartiers généraux) mais également en bombardant les populations...
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02/03 - Le Hezbollah dans le viseur d’Israël, le Liban rattrapé par la guerre
Le Liban se trouve pris en étau dans la guerre déclenchée par Donald Trump et Israël au Moyen-Orient. Ce lundi 2 mars au matin, Tel-Aviv a confirmé la menace qui plane sur le pays. Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré que le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, était désormais une "cible à éliminer", après que le groupe armé, allié de Téhéran, a tiré sur Israël en représailles à l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei. "Quiconque suit la voie de Khamenei se retrouvera bientôt avec lui dans les profondeurs de l’enfer", a prévenu le ministre israélien sur X.
Après deux jours de bombardements américains et israéliens en Iran, le conflit s’est donc étendu jusqu’au Liban, où Tsahal a annoncé dans la nuit de dimanche à lundi avoir commencé à frapper le Hezbollah. Après avoir ordonné l’évacuation de dizaines de villes libanaises, l’armée israélienne a d’abord ciblé des localités du sud du Liban, qui accueillaient des représentants du mouvement armé chiite. Avant de frapper jusqu’à Beyrouth, la capitale, dont le sud est un fief notoire du Hezbollah. Des explosions ont été signalées dans la capitale et en périphérie sud. "Les frappes se poursuivent et leur intensité va augmenter", a affirmé dans la matinée le général Rafi Milo, chef du commandement nord de l’armée israélienne. Les bombardements ont déjà fait au moins 31 morts et 149 blessés, selon l’agence de presse officielle libanaise ANI.Le Hezbollah doit "rendre ses armes illégales"
Le président Joseph Aoun a très vite fait savoir qu’il condamnait les...
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02/03 - Abbas Milani (Stanford) : "En Iran, une guerre comme celle de Trump ne pourra pas amener la démocratie"
Il y a eu des scènes de joie comme rarement en Iran. Après plusieurs heures d'incertitudes, la confirmation de la mort du Guide suprême, l'ayatollah Khamenei au pouvoir depuis 36 ans en ce 1er mars, a été fêtée dans de nombreuses villes du pays. Bien que le régime des mollahs ait rapidement mis en place un triumvirat composé du président Masoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejeï et de l’ayatollah Alireza Arafi pour assurer la transition, cet événement marque néanmoins un tournant historique en Iran.
Pour L'Express, Abbas Milani, directeur du programme d'études iraniennes à l'université de Stanford, dresse le bilan du règne sanguinaire et sans partage du plus haut dirigeant chiite, "l'une des périodes les plus dramatiques, les plus autoritaires et les plus destructrices de l’histoire contemporaine de l’Iran". Selon lui, le régime des mollahs est bien en train de disparaître. Avec de nombreux bouleversements à la clé. Entretien.
L’Express : Khamenei a été éliminé lors de l'opération lancée contre Téhéran. Comment a réagi la population ?
Abbas Milani : Des milliers de personnes sont descendues dans les rues à travers le pays pour faire la fête. Sur les réseaux sociaux iraniens, beaucoup ont déjà remercié le président américain pour cette action, même s’ils ignorent ses objectifs stratégiques. Mais plus tard dans la nuit, le régime a envoyé ses hommes à moto pour disperser les gens et réintroduire ses propres partisans dans les rues, afin de simuler un "deuil" et montrer que la...
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02/03 - "La guerre en Iran va chambouler la carte énergétique mondiale" : l’avertissement d’Ana Maria Jaller Makarewicz
Les frappes contre l'Iran et les craintes d'un blocage prolongé du détroit d'Ormuz menacent l'Europe d'un choc énergétique majeur, quasiment quatre ans après le début de la guerre en Ukraine qui avait eu pour conséquence une envolée des prix du gaz. Car il n'y a pas que le pétrole qui transite par cet étroit passage maritime où deux pétroliers ont déjà été touchés. L'approvisionnement en gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance du Qatar pourrait aussi être perturbé alors même que le Vieux Continent s'est engagé à stopper définitivement ses achats de GNL à la Russie d'ici la fin de l'année. Avec à la clé une flambée des cours du gaz comme en 2022, avertit Ana Maria Jaller Makarewicz, chercheuse à l'Institute for Energy Economics and Financial Analysis à Londres.
L'Express : Dans quelle mesure un conflit majeur en Iran, avec comme conséquence un blocage prolongé du détroit d'Ormuz, pourrait affecter l'approvisionnement énergétique de l'Europe ?
Ana Maria Jaller Makarewicz : L'impact potentiel est considérable car ce détroit est la principale artère du commerce pétrolier et gazier mondial. Et tout dépendra évidemment de la durée du conflit. Pour l'Europe, ce sont les importations de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance du Qatar qui sont en jeu. Certes, depuis 2022 et avec la multiplication des événements en mer Rouge, l'Europe a déjà réduit ses achats : l'an passé, le continent n'a importé que 12 BCM de GNL du Qatar – un BCM équivaut à un milliard de mètres cubes – contre 25 en 2022. Un chiffre comparable à ce que...
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02/03 - Dénatalité : le symptôme d’une époque qui ne veut plus être dérangée, par Julia de Funès
La natalité s’effondre et les explications prolifèrent. Conscience écologique, instabilité géopolitique, à chaque motif sa valeur… Mais si ces raisons multiples procédaient d’une seule et même logique, non pas celle d’un sens accru des responsabilités, mais au contraire une nouvelle manière de s’en dispenser ?
Premier argument, la conscience écologique. L’enfant n’est plus seulement un miracle ou une promesse mais une empreinte carbone. Ne pas procréer devient un geste supérieur, celui de sauver la planète en s’abstenant. L’argument impressionne. Pourtant, se faire le gardien du monde, ne peut-il pas aussi servir à rehausser l’image de soi ? Quelle promotion morale plus flatteuse que celle de vouloir préserver notre terre ? L’écologie peut être une conviction sincère, elle peut aussi servir de levier narcissique, d’écran vertueux derrière lequel se dissimule le désir de se valoriser.
Deuxième argument, l’instabilité du monde. Guerres, crises multiples, menaces diffuses rendraient irresponsable toute naissance. Pourtant, l’Histoire dément cette causalité. Les périodes de conflits n’ont pas mécaniquement tari les naissances ; leurs lendemains ont plutôt été marqués par de puissants regains démographiques. Ce n’est donc pas l’instabilité du monde qui explique la dénatalité, mais la difficulté croissante à y consentir. L’angoisse d’un avenir imprévisible suffit désormais à dissuader d’enfanter. L’instabilité du monde peut être une conviction sincère, elle peut aussi servir à s’épargner une telle angoisse. Une société sans...
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02/03 - Iran : comment les frappes de Donald Trump fragilisent sa campagne pour les midterms
Seul un Américain sur quatre approuve les frappes des États-Unis contre l'Iran, tandis qu’environ la moitié — dont un républicain sur quatre — estime que le président Donald Trump est trop enclin à utiliser la force militaire, a révélé dimanche 1er mars un sondage Reuters/Ipsos au lendemain du déclenchement d'une nouvelle guerre au Moyen-Orient. À quelques mois des midterms américains qui se dérouleront en novembre, le locataire de la Maison-Blanche risque gros avec les multiples attaques balistiques lancées sur l’Iran, qui ont décimé ses principaux dirigeants, dont le guide suprême Ali Khamenei, ont fait au moins 550 morts dans le pays et ont déclenché une guerre régionalisée dans le golfe du Moyen-Orient.
Car ces frappes ont propulsé une crise internationale au cœur de la campagne des élections de mi-mandat, exposant les fragilités politiques du président américain. Si les républicains ont majoritairement salué une opération "vitale", les démocrates ont averti qu’elle pourrait "dégénérer en une campagne militaire périlleuse et prolongée". Mais les divisions sont également internes : elles fissurent aussi la coalition du président. Selon le Washington Post, malgré les apparences d’unité, la décision militaire a "ébranlé des pans de la coalition qui lui a permis à deux reprises de conquérir la Maison-Blanche".Une base isolationniste déboussolée
Donald Trump, élu en promettant d’en finir avec les "va-t-en-guerre" et en dénonçant la guerre en Irak comme une "énorme et stupide erreur", avait assuré : "Je mettrai fin au...
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02/03 - SCPI : comment bien faire le tri entre les différents fonds ?
Les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) viennent de connaître une troisième année de crise. Et pour cause. Ces fonds immobiliers, qui permettent d’investir avec un ticket d’entrée limité dans des bureaux, des commerces, des hôtels, des entrepôts ou encore des cliniques, ont subi de plein fouet la hausse des taux d’intérêt et l’essor du télétravail. Certains acteurs historiques, qui avaient acheté en masse des actifs fort cher à la fin des années 2010, se retrouvent aujourd’hui à gérer un parc en perte de valeur. Dans ces circonstances, les gérants doivent répercuter cette baisse sur le prix de part détenue par les investisseurs.
Cette situation s’est traduite par un appétit limité des épargnants pour ces supports, la collecte étant passée de 10 milliards d’euros à son pic en 2022 à seulement 3,5 milliards en 2024 et probablement autour de 4 milliards d’euros en 2025. "Nous nous attendions à un rebond plus fort l'an dernier, mais il n’a pas eu lieu, constate Pierre Garin, directeur du pôle immobilier du courtier Linxea. Les SCPI ont souffert de la concurrence des offres de bonus sur les fonds en euros. Heureusement, nous avons observé un vrai regain d’activité au cours du dernier trimestre 2025. Et depuis le début de l'année, nous voyons beaucoup d’intérêt des épargnants pour de l’achat à crédit."
Mais à toute chose malheur est bon et de nouveaux produits ont fleuri ces dernières années pour profiter du contexte de marché. En effet, la baisse des prix de l’immobilier permet aux gérants en capacité...
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02/03 - Les coulisses de l’attaque contre l’Iran : les infos de la CIA, les appels de MBS…
Les Etats-Unis ne percevaient aucune menace imminente de l’Iran contre eux lorsqu’ils ont, samedi 28 février, lancé une attaque d’ampleur contre le régime des mollahs, rapportent plusieurs médias américains au troisième jour de la guerre. Mais ces dernières semaines, une "fenêtre d’opportunité" se serait dessinée devant les yeux de Donald Trump, à mesure que deux de ses alliés du Moyen-Orient, Israël et l’Arabie saoudite, lui signalaient qu’il était temps de frapper. L’opération "Fureur épique", déclenchée après un important déploiement militaire américain — le plus massif dans la région depuis l’invasion de l’Irak en 2003 — a visé les centres de commandement et les dirigeants iraniens. Dès la première heure, elle a entraîné la mort du Guide suprême Ali Khamenei, au pouvoir depuis près de quarante ans, ainsi que de plusieurs hauts responsables. Ces dernières 48 heures, les frappes et représailles se sont multipliées entre Washington et Téhéran, faisant tomber des bombes sur plusieurs pays de la région, dont le Liban, l’Arabie saoudite, le Qatar ou encore les Emirats arabes unis.
Ces incitations extérieures sont intervenues à un moment où la séquence diplomatique entre les Etats-Unis et l'Iran s'essouflait depuis plusieurs semaines, laissant présager la fin des discussions. À l’issue de leur troisième rencontre à Genève le jeudi 26 février, les envoyés américains Steve Witkoff et Jared Kushner ont finalement tranché en estimant que Téhéran...
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02/03 - Mahmoud Moradkhani, neveu de l’ayatollah Khamenei : "Les Iraniens garderont un très mauvais souvenir de lui"
Au téléphone, aucune tristesse dans la voix du Dr Mahmoud Moradkhani. Ce médecin ORL près de Lille, réfugié iranien, a pourtant perdu un membre de sa famille ce week-end lors des frappes américaines et israéliennes sur Téhéran. Le plus célèbre, d'ailleurs : son oncle, l'ayatollah Ali Khamenei, qui portait le titre de Guide suprême de la République islamique depuis 1989.
Mahmoud Moradkhani a fui l'Iran en 1985, refusant de prêter allégeance au régime pour exercer son métier de médecin. Sa mère et sa sœur, elles, sont restées à Téhéran, ce qui ne les a pas empêché de résister : la mère du docteur Moradkhani avait même écrit une lettre ouverte pour dénoncer le "califat despotique" de son frère lors de la révolte "Femme, vie, liberté" fin 2022. Auprès de L'Express, Mahmoud Moradkhani se souvient de son oncle et espère que sa mort va mettre l'Iran sur la voie de la liberté, après plus de 40 ans d'oppression islamique.
L'Express : Les médias iraniens ont confirmé la mort de votre oncle, l'ayatollah Khamenei, dans les frappes américaines et israéliennes sur Téhéran. Quel sentiment domine chez vous aujourd'hui ?
Mahmoud Moradkhani : Je suis content, comme la plupart des Iraniens. Je n'avais plus de sentiments personnels envers lui, je ne le considérais plus comme oncle depuis longtemps. Nous n'avions plus de relations, il était une personnalité publique et, dans ce cas là, les sentiments pesonnels et affectifs disparaissent.
En 2023, vous nous disiez tout de même que, quand vous étiez enfant, il était votre oncle...
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02/03 - Législatives en Hongrie : "Pour la première fois en 16 ans, Viktor Orban peut perdre"
Dimanche 12 avril, Donald Trump, Vladimir Poutine et Xi Jinping auront les yeux rivés sur Budapest. Leur allié Viktor Orban, figure de proue de la droite nationale-populiste, remettra en jeu son siège de chef de gouvernement lors d'une élection législative capitale. Pour la première fois depuis qu'il a pris le pouvoir en 2010 et dirige la Hongrie d'une main de fer, l'élection ne semble pas jouée d'avance. Son adversaire, Peter Magyar, est donné en tête de la plupart des sondages indépendants. Confrontés à une inflation record en Union européenne, les Hongrois "ne croient plus" aux promesses d'Orban. A défaut de faire campagne sur son bilan, ce dernier agite nuit et jour la menace d'une guerre dont seul lui pourrait protéger son peuple. "Viktor Orban fait campagne sur la peur, c’est tout ce qu'il lui reste", décrypte le politologue hongrois Andras Biro-Nagy, directeur du think tank Policy solutions, à Budapest.
L’Express : Pour la première fois depuis 2010, un changement de gouvernement semble possible en Hongrie. Comment l’expliquez-vous ?
Andras Biro-Nagy : Ces quatre dernières années, une chose fondamentale a changé : la conviction du peuple hongrois que Viktor Orban est toujours capable de gouverner et d'apporter des résultats positifs dans leur vie quotidienne a été ébranlée. Depuis les dernières élections en 2022, l'économie hongroise n'a pas connu de véritable croissance. Pour la première fois, Viktor Orban doit se présenter à un scrutin après un mandat au cours duquel il n'a pas pu prouver au...
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02/03 - Dissuasion nucléaire : la dernière bataille d’Emmanuel Macron l’Européen... pour quel héritage ?
Une étape de plus, l'une des dernières avant de laisser les clés de l'Élysée dans un peu plus d'un an. Ce lundi 2 mars, sur la base militaire de l'Ile Longue, Emmanuel Macron précisera, au cours d'un discours très attendu, sa proposition d'élargir la dissuasion nucléaire française à la protection de ses voisins de l'Union. Le chef de l'Etat poursuit ainsi sa croisade, commencée lors de son discours de la Sorbonne en 2017, pour approfondir l'intégration européenne. Seulement, cet allant fera-t-il des petits ? Alors que les appétits s'aiguisent dans le bloc central pour 2027, il est à se demander si ses successeurs putatifs reprendront à leur compte cette part constitutive de l'ADN macroniste.
Dans le camp élargi du président, l'humeur du moment est bien davantage à la différenciation, voire à la scission, qu'à la continuation. Parions que dans les mois à venir, la tendance n'est pas près de s'inverser. Au Château, où l'on prépare doucement mais sûrement la mise en musique de l'héritage du locataire des lieux, on a déjà placé son activisme et son bilan européens en haut de la liste des succès. Comment imaginer que les ambitieux n'épousent pas le sillon tracé ? "L'euro-enthousiasme d'hier est une euro-nécessité aujourd'hui : existe-t-il un autre choix lorsqu'on est dans le camp des modérés ?, pointe un conseiller d'Emmanuel Macron. Ce sera très difficile pour le bloc central de ne pas s'inscrire dans ce champ-là. Et je conseille de bosser le sujet pour gagner en densité car, pour l'heure, c'est assez...
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02/03 - Guerre en Iran : Donald Trump n’exclut pas l’envoi de troupes au sol
Moins de 48 heures après le lancement par Israël et les Etats-Unis d'une campagne de frappes aériennes présentée comme "préventive" contre l'Iran, qui a notamment causé la mort de l'ayatollah Ali Khamenei, l'armée israélienne a déclaré dans la nuit du dimanche 1er au lundi 2 mars qu'elle continuait de mener des frappes à grande échelle contre des "cibles" situées à travers la capitale iranienne Téhéran. Le conflit s'est par ailleurs étendu au Liban, où Tsahal a dit avoir commencé à frapper le Hezbollah en réponse à des projectiles lancés en direction d'Israël par le mouvement armé allié de l'Iran.
Dans une interview au Daily Mail, Donald Trump a de son côté dit penser que la campagne militaire contre l'Iran pourrait durer quatre semaines. Dans un autre entretien, accordé à The Atlantic, le président américain a aussi assuré être disposé à parler aux nouveaux dirigeants iraniens : "Ils veulent parler et j'ai accepté", a-t-il déclaré.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump n'exclut pas l'envoi de troupes au sol
⇒ L'Iran "ne restera pas silencieux" face aux "attaques" contre un hôpital et une école
⇒ L'épouse d'Ali Khamenei succombe à ses blessures
19h56Israël n'exclut pas une offensive terrestre au Liban
"Toutes les options sont sur la table", a déclaré le porte-parole de l'armée israélienne, interrogé sur la possibilité d'une attaque terrestre contre le Hezbollah pro iranien en complément de la campagne en cours de frappes aériennes. "Nous agirons pour désarmer le Hezbollah", a déclaré le général de brigade Effie Defrin,...
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02/03 - "Si les Iraniens deviennent suicidaires, le chaos pourrait être mondial" : l’avertissement de Bernard Haykel (Princeton)
Il est l’un des universitaires le mieux renseigné sur le Moyen-Orient, ayant notamment un accès personnel à Mohammed ben Salmane (MBS), prince héritier de l’Arabie saoudite. Professeur d’études du Proche-Orient à l’université de Princeton et chercheur à l’Hudson Institute, Bernard Haykel est aussi chroniqueur pour L’Express. Après l’attaque américaine et israélienne ayant provoqué la mort du Guide suprême Khamenei, puis la riposte iranienne ciblant notamment les pays du Golfe, le professeur américain évoque l’évolution du régime iranien et présente les trois scénarios possibles pour le Moyen-Orient. Si le régime iranien devient suicidaire, le chaos pourrait devenir mondial, avertit-il…
L’Express : Le régime iranien a riposté à la mort du Guide suprême Khamenei en ciblant Israël, mais aussi les pays du Golfe. Comment cette guerre peut-elle évoluer ?
Bernard Haykel : Il s’agit clairement d’un moment existentiel pour le régime iranien. Va-t-il devenir suicidaire ou purement meurtrier ? Traditionnellement, c'est un régime qui tient beaucoup à maintenir sa survie. Il a toujours été assez prudent pour ne pas devenir suicidaire. Il a préféré utiliser les armes de ses proxys, le Hezbollah ou les Houthistes. Mais cette attaque, il peut devenir beaucoup plus agressif, en essayant de fermer le détroit d’Ormuz ou en ciblant les centres pétroliers dans tout le Golfe, dans le but de créer un chaos mondial. Pour l’instant, les Iraniens n’avaient pas choisi d’attaquer les centres énergétiques et pétroliers, car ils avaient très...
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01/03 - Guerre en Iran : vers un changement de régime rapide ? Ce qu’en pensent cinq experts
L'assassinat du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a plongé la République islamique dans sa crise la plus périlleuse depuis la révolution de 1979, la confrontant à une guerre sur son propre territoire, à une succession non résolue et à des tensions internes croissantes. Malgré le choc provoqué par l'assassinat de Khamenei, cinq responsables et analystes régionaux ont mis en garde contre toute prédiction d'un effondrement rapide. Selon eux, l'ordre politique iranien a été délibérément construit pour éviter toute dépendance envers un seul dirigeant, en répartissant l'autorité entre les institutions cléricales, l'appareil sécuritaire et les réseaux de pouvoir."
Le système iranien est plus important qu'un seul homme ; destituer Khamenei pourrait durcir le régime plutôt que de l'affaiblir", a déclaré Danny Citrinowicz de l'Atlantic Council. "L’Iran a été bâti pour survivre à la perte d’un dirigeant", a ajouté Ali Hashem, chercheur associé à Royal Holloway, Université de Londres. "Le danger ne réside pas dans un vide. Il réside dans la possibilité que la guerre et les pressions poussent le système au-delà de sa limite de résilience."Au cœur de cette résilience se trouve le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), corps d'élite longtemps considéré comme le véritable centre de gravité de l'Iran.
L'équilibre des pouvoirs repose désormais sur la capacité des Gardiens à sortir affaiblis par les pertes sur le champ de bataille et les dissensions internes, ou au contraire, renforcés et unis autour d'une...
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01/03 - Des "mensonges flagrants", une opération nécessaire pour un "monde plus sûr"... L’attaque de Donald Trump contre l’Iran vue par la presse étrangère
Après la confirmation de la mort du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, et de plusieurs autres figures de la République islamique, Israël et les Etats-Unis n'entendent pas relâcher la pression sur le régime iranien. Trois soldats américains ont été tués et cinq autres grièvement blessés dans le cadre de l'opération militaire contre l'Iran, a annoncé ce dimanche 1er mars le commandement central de l'armée américaine, sans préciser où ces pertes sont intervenues.
Interrogé ce dimanche par la chaîne CNBC, Donald Trump a assuré que l'opération lancée samedi en coordination avec Israël était "en avance sur ses objectifs", sans que l'on ne connaisse précisément la teneur de ces objectifs : une élimination des programmes nucléaire et balistique iraniens, un renversement du régime des mollahs, une manière de limiter l'influence chinoise dans le secteur énergétique en lien avec l'Iran… ou un peu de tout cela ? De nombreux médias, américains comme européens, pointent ce "flou" sur les motifs de l'intervention. "Un président américain responsable avancerait une argumentation solide en faveur d'une action plus poussée contre l'Iran. Il expliquerait clairement ses objectifs et l'opportunité de passer à l'attaque maintenant", estime le New York Times.
Dans son éditorial, traduit et relayé par Courrier International, le célèbre quotidien américain déplore la guerre menée par Donald Trump. "Il ne donne aucune explication crédible sur les raisons pour lesquelles il risque la vie des membres de nos forces armées et...
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01/03 - Emirats arabes unis, Qatar, Arabie saoudite… Et soudain, les pétromonarchies du Golfe découvrent la guerre
De lourdes explosions entendues au-dessus de Doha, la capitale du Qatar, un hôtel de Manama au Bahreïn qui a subi une attaque, des personnes blessées par des débris d'un drone abattu par les défenses aériennes de Dubaï aux Emirats arabes unis… Les pays du Golfe, zones habituellement sécurisées dans une région instable, ne sont pas épargnés par les attaques aériennes de représailles lancées par l'Iran, en pleine guerre menée par les États-Unis et Israël contre Téhéran.
À Dubaï, de nombreux habitants, en grande majorité des ressortissants étrangers attirés par la réputation de sécurité de la ville, étaient désemparés. Contrairement à Israël, Dubaï ne dispose d'aucun réseau d'abris ni de système d'alerte précis, laissant la population livrée à elle-même. Aucune sirène d'alerte n'a retenti dans cette ville lors des collisions entre les missiles et les intercepteurs. Le secteur aérien est également perturbé. L'aéroport international de Dubaï a subi des dommages lors des attaques iraniennes, tandis que les aéroports d'Abou Dhabi et du Koweït ont également été touchés. Les principaux aéroports de transit, notamment Dubaï, Abou Dhabi et Doha, étaient fermés ou fortement restreints ce dimanche et une grande partie de l'espace aérien de la région reste fermée.
L'Iran a donc mis à exécution sa menace de frapper les Etats du Golfe persique en cas d'attaque. Dès samedi, de nombreuses explosions ont été entendues dans le ciel du Qatar, des Émirats arabes unis, du Bahreïn et du Koweït, qui hébergent des bases militaires américaines. La...
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01/03 - "Une recomposition à bas bruit se joue au Moyen-Orient" : les dessous de l’attaque en Iran analysés par Gilles Kepel
Un peu plus de deux ans après le 7 octobre 2023, l'attaque contre l'Iran par Israël et les Etats-Unis, désireux de faire tomber le régime des mollahs, et la mort du Guide suprême Ali Khamenei représentent l'épisode le plus spectaculaire de la reconfiguration du Moyen-Orient. Professeur émérite des universités et fin connaisseur de l'islamisme, Gilles Kepel avait déjà analysé ces transformations à l'oeuvre dans Le Bouleversement du monde (Plon, aussi disponible en version actualisée chez Pocket).
Pour L'Express, l'auteur de La Revanche de Dieu remet en perspective cette attaque voulue par Donald Trump et Benyamin Netanyahou, analyse la riposte iranienne et décrypte le jeu complexe des pays arabes. Si une page historique se tourne avec la mort de Khamenei, dernière figure de la révolution de 1979, Gilles Kepel nous explique pourquoi l'islamisme politique n'a sans doute pas dit son dernier mot au Moyen-Orient. En France, l'islamo-gauchisme, dopé par l'arrivée au pouvoir de l'ayatollah Khomeyni, semble avoir de beaux jours devant lui, à l'image d'une Rima Hassan reportant toute la faute sur "l'agresseur" israélien, sans un mot pour la dictature religieuse en Iran...
L’Express : Ali Khamenei est-il la dernière et plus prestigieuse "victime" d’un cycle violent ouvert le 7 octobre 2023 ? Depuis cette attaque sanglante décidée par Yahya Sinouar, les "proxys" iraniens, le Hamas, le Hezbollah ou le régime de Bachar el-Assad, ont été décimés…
Gilles Kepel : Autant qu’on sache, Sinouar n’avait pas demandé...
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01/03 - "Pour de Gaulle, il fallait toujours s’attendre au meilleur comme au pire avec les Américains". Son biographe raconte
"La France avait peut-être raison depuis le début (...) Aucun pays ne s’est montré aussi constamment sceptique quant à la fiabilité de son allié transatlantique", pouvait-on lire dans un éditorial de The Economist publié après la conférence de Munich. Et le journal de l'establishment anglo-saxon de rendre hommage à De Gaulle ! De quoi faire sourire Jean-Luc Barré, qui a publié cet automne le deuxième tome de sa biographie du général, "Le premier des Français" (Grasset). Ce volume couvre quatorze années, de la Libération à la crise de mai 1958. Souvent résumée à une "traversée du désert", cette période fut, au contraire, très féconde. Restauration de l'Etat, reconstruction de l'ego national, rétablissement international... En écrivain et en historien, Jean-Luc Barré restitue à merveille cet immédiat après-guerre qui, politiquement, n'est pas sans évoquer la situation présente. Il campe De Gaulle en joueur de poker misant sur un nouveau 18 juin, qui finira par arriver, mais bien plus tard qu'il l'espérait. Les relations avec les Etats-Unis et la défense européenne sont aussi déjà au coeur de cette fresque passionnante. Et très actuelle : Le président de la République, Emmanuel Macron s'est exprimé le 2 mars sur la dissuasion nucléaire française dans le cadre de l'Île Longue, à Brest (Finistère), où sont stationnés les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins français. L'ombre du Général a plané sur la Bretagne durant son discours.
L'Express : "Ni fiables ni très solides et ne comprenant rien à l’Histoire ni à l’Europe"....
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01/03 - Guerre en Iran : l’Amérique hyperpuissante, l’Europe méprisée pour sa faiblesse
En décapitant le régime iranien, les Etats-Unis font la démonstration qu’ils sont toujours, au Moyen-Orient comme ailleurs, l’unique puissance dominante. Pour l’Europe, les implications sont considérables. Exit la "multipolarité" qui devait permettre à l’Union européenne de se faire une place comme acteur géopolitique à part entière. Les actions décisives menées par l’administration Trump depuis le début de l’année, en Iran comme au Venezuela, montrent que pour la Maison-Blanche, la résolution de replacer l’Amérique au firmament de la planète n’est pas que rhétorique. Elle s’accompagne d’une volonté politique de remodeler le monde à sa main au détriment de la Chine mais aussi de l’Europe, méprisée pour sa faiblesse.
Le rival chinois et son partenaire russe sont relégués en seconde division. Contraints de s’en tenir à des condamnations verbales, ils ont laissé tomber leur allié de Téhéran comme ils avaient abandonné leur protégé de Caracas le 3 janvier. Tous les autocrates savent désormais qu’en confiant leur sécurité à Pékin et à Moscou, ils risquent de finir pulvérisés par une bombe, à l’instar de l’iranien Khamenei, ou de croupir dans une prison new-yorkaise, tel le vénézuélien Maduro. La Chine et la Russie n’ont pas la capacité d’effectuer de telles actions ciblées. Vladimir Poutine l’a tenté en 2022 en Ukraine mais quatre ans plus tard, ses armées piétinent encore dans les steppes du Donbass.
Les Européens, pour leur part, en sont réduits à soutenir du bout des lèvres, ou du moins à s’abstenir de critiquer, les opérations...
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01/03 - Blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran : "Si cela dure, ce serait un suicide stratégique pour Téhéran"
Un couloir maritime d'une cinquantaine de kilomètres entre l'Iran et Oman vers lequel tous les géants mondiaux du pétrole ont les yeux rivés. Après l'attaque conjointe des Etats-Unis et d'Israël sur l'Iran, les Gardiens de la révolution ont affirmé avoir fermé le détroit d'Ormuz, point de passage essentiel pour le commerce du pétrole et du gaz naturel liquéfié. Francis Perrin, directeur de recherche à l'Iris, spécialiste des questions énergétiques, s'interroge sur la réalité de ce blocage. Selon lui, une telle action de la part de Téhéran ne pourrait avoir lieu que si les dirigeants iraniens estimaient que le régime est définitivement condamné.
L'Express : Peut-on réellement "fermer" le détroit d’Ormuz du jour au lendemain, comme prétendent l’avoir fait les Gardiens de la révolution ?
Francis Perrin : Oui, il est possible de le faire du jour au lendemain. En revanche, une telle fermeture ne durerait pas longtemps. Ce point de passage constitue la principale artère du commerce pétrolier mondial. Environ 20 % de la consommation mondiale de pétrole y transite chaque jour. À cela s'ajoutent près de 20 % des exportations mondiales de gaz naturel liquéfié. L’enjeu est donc doublement stratégique : le pétrole, première énergie mondiale, et le gaz naturel, troisième énergie mondiale.
Depuis des années, la menace de fermeture est régulièrement brandie par les dirigeants iraniens, sans qu'ils ne passent jamais à l'acte. À mon sens, ils ne peuvent réellement envisager cette option que s’ils estiment que le régime est...
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01/03 - Trump, Obama, Carter, Nixon... Entre les Etats-Unis et l’Iran, cinquante ans de conflit inextricable
En mai 1972, sur les hauteurs verdoyantes de Téhéran, le chah d'Iran et son épouse Farah Pahlavi reçoivent Richard Nixon et sa femme Pat, vêtue d'une robe longue en soie rose pour un dîner de gala. Sept ans avant la révolution islamique, les Etats-Unis et l'Iran sont encore de solides alliés en vertu de la doctrine Nixon selon laquelle Téhéran est, avec l'Arabie saoudite, l'un de ses deux piliers de sa politique de stabilité au Moyen Orient. Le président américain décuple l'aide militaire qu'il offre à la monarchie persique. Cela inclut des avions F-14 Tomcat, des navires destroyers, des systèmes Awacs.
L'Iran est alors le "gendarme" de Washington dans le Golfe, censé contenir l'URSS dans la région. Lors du dîner de gala, au palais Saadabad, Richard Nixon porte un toast. Le républicain va jusqu'à dire au chah "Protégez-moi" [sous-entendu : dans la région]. Il vient ainsi d'offrir au monarque un chèque en blanc. Celui-ci, saisi d'hubris, accentue la répression contre les opposants politiques. Par ailleurs atteint par la folie des grandeurs, il va jusqu'à tenter de racheter la compagnie aérienne Pan Am et la chaîne d'hôtel Intercontinental. Interrogé des années plus tard sur son soutien au chah d'Iran, Richard Nixon dira : "Ce n'est pas tellement que nous approuvions toute sa politique, mais l'alternative au chah nous semblait pire." Il n'y avait pas de bonne solution, en somme.Le Nouvel An iranien de Jimmy Carter
Après l'affaire du Watergate et la démission du président, son successeur Gerald Ford...
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01/03 - Iran : qui pourrait succéder au guide suprême, Ali Khamenei ?
Il s'efforçait depuis près de quatre décennies de faire de l'Iran chiite une puissance régionale rivalisant avec les Etats sunnites du Golfe tout en entretenant une rivalité avec les Etats-Unis. L'ayatollah et guide suprême de la Révolution islamique, Ali Khamenei, est mort samedi 28 février à l'âge de 86 ans. Les médias officiels iraniens ont déclaré qu'il avait été tué dans les frappes aériennes menées par Israël et les Etats-Unis qui ont détruit sa résidence dans le centre de Téhéran.
La Constitution iranienne prévoit qu'un nouveau dirigeant doit être élu dans un délai de trois mois. D'ici là, le président Massoud Pezeshkian, l'ayatollah Alireza Arafi, membre du Conseil des gardiens, et l'ayatollah Gholamhossein Mohseni-Ejei, chef du pouvoir judiciaire, assureront l'intérim au sein du conseil des dirigeants, un organe chargé de remplir le rôle du guide suprême dans l'attente de nouvelles élections.Trois successeurs potentiels
Ali Khamenei était en place depuis 1989 et détenait l'autorité suprême sur toutes les branches du gouvernement, sur l'armée et sur le pouvoir judiciaire, conformément au système nouveau système du "vilayat-e faqih" (gouvernement des savants ou tutelle du juriste islamique) qui soutient que, jusqu'au retour du 12e imam chiite, disparu au IXe siècle, le pouvoir sur terre doit être exercé par un religieux vénérable. Depuis 1979 avec Khomeini d'abord puis Khamenei, le guide suprême avait donc le dernier mot sur toutes les affaires d'Etat. Il était vénéré par ses fidèles comme un représentant...
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01/03 - "Jamais la nourriture n’a été aussi sûre et peu chère" : le constat à contre-courant du chercheur Jan Dutkiewicz
"Comment manger sans trop s’abîmer la santé". Publié le 22 février, cet article du Monde, qui repose sur des conseils du nutritionniste Anthony Berthou, résume bien les obsessions et angoisses de notre époque. Si on ne veut pas trop nuire à son corps "tout en préservant la planète", il faudrait manger des produits non transformés, issus de filières courtes, bien sûr bios. Au même moment vient de paraître en anglais Feed the people ! (Basic Books), qui prend à rebours ces discours en vogue en replaçant notre système alimentaire moderne dans une perspective globale et historique.
Les deux auteurs, Jan Dutkiewicz, professeur assistant à l’Institut Pratt (New York) et Gabriel N. Rosenberg, professeur associé à l’université Duke et chercheur à l’Institut Max Planck d’histoire des sciences à Berlin, défendent la thèse selon laquelle notre système alimentaire industriel doit être amélioré, notamment en matière d’environnement ou de malbouffe, mais que jamais la nourriture n’a été aussi abondante, peu chère et sûre, alors que la faim, la malnutrition et les maladies liées à la nourriture ont longtemps été la règle dans l’Histoire. Pour eux, un retour en arrière est illusoire si on veut nourrir une planète de 8 milliards d’habitants, tout en permettant à toutes les catégories sociales de profiter d’une alimentation riche et variée. Les deux auteurs nuancent aussi les discours alarmistes sur les aliments ultra-transformés, soulignant qu’on ne peut pas tout mettre dans le même sac.
En exclusivité pour L’Express, Jan Dutkiewicz...
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01/03 - Des frappes contre le nucléaire iranien ? "Donald Trump se trouve face à un test décisif"
Il y avait pourtant des "progrès" si l'on en croit le médiateur omanais. Mais Donald Trump et Benyamin Netanyahou ont finalement décidé d'intervenir. Alors que plusieurs rounds de négociation indirecte entre Américains et Iraniens ont eu lieu ces dernières semaines, centrés sur la question du programme nucléaire, la campagne de frappes menées par Tel-Aviv et Washington a enterré l'éventualité d'un accord diplomatique. "Je suis consterné. Des négociations actives et sérieuses ont une fois de plus été sapées", a déclaré le 28 février, Badr Al-Boussaïdi, le ministre des affaires étrangères omanais, sur le réseau social X alors que les premières opérations militaires de grande envergure dans toute la région venaient de débuter.
Si pour le moment, aucune information crédible ne fait état de nouvelles actions menées contre les installations nucléaires, les Etats-Unis pourraient bien à l'action dans les heures ou les jours à venir, anticipe David Albright, président de l’Institute for Science an International Security (ISIS). Pour ce grand spécialiste de la prolifération nucléaire qui a collaboré avec l'AEIA, si rien n'est fait, "la question de la finalité même de la guerre se poserait". Entretien.
A l’époque de la guerre des douze jours, Donald Trump avait dit que le programme nucléaire iranien était "anéanti". Mais lors de son allocution où Trump annonce le lancement de la guerre, il a de nouveau insisté sur le fait que l’Iran ne devait jamais obtenir d’arme nucléaire. Comment expliquer cette contradiction ?
Le...
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01/03 - Gilles Candar : "Jamais dans l’histoire de la gauche, un parti n’a été aussi disqualifié que LFI aux yeux de l’opinion"
Alors que le Rassemblement national poursuit sa stratégie de dédiabolisation et de respectabilité, La France insoumise (LFI) s’enferme un peu plus chaque jour dans une dynamique de radicalisation. Brutalité, communautarisme, outrances, accusations d'antisémitisme, populisme… La liste des griefs visant LFI et son leader n’en finit plus de s’allonger. Dernier épisode en date : lors d’un meeting à Lyon le 26 février, Jean-Luc Mélenchon a réaffirmé son soutien à la Jeune Garde et tenu des propos jugés antisémites sur l'affaire Epstein. L’époque paraît bien loin, où LFI apparaissait comme le centre de gravité d’une union des gauches forte de 146 députés. Au point que pour une partie de l'opinion, le "tout sauf le RN" s’est mué en "tout sauf LFI". Dans le baromètre politique Ipsos bva-CESI du 14 février, 66 % des Français se disent "plutôt mécontents" ou "très mécontents" à l’idée d’une élection de Jean-Luc Mélenchon à la présidence de la République, contre 44 % pour Jordan Bardella.
Même en remontant à la IIIe République, jamais le premier parti de gauche n’a semblé susciter un tel rejet dans l’opinion, explique Gilles Candar, grand spécialiste de la gauche française et co-auteur, avec Jean-Jacques Becker, du classique Histoire des gauches en France (La Découverte). Pour L’Express, l’historien tente d’analyser la dérive de La France insoumise, dont on voit bien, assure-t-il, "qu’ils cherchent à choquer le bourgeois". Entretien.
L’Express : Depuis 2022, La France insoumise (LFI) est régulièrement au cœur de controverses. Dans...
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01/03 - Sculpture : un musée à ciel ouvert bientôt à Amsterdam
Si le nouvel écrin paysager du Rijksmuseum est très attendu par les habitants de la Venise du Nord, il fera sans doute aussi le bonheur des nombreux visiteurs du musée qui se pressent chaque année devant les chefs-d’œuvre du siècle d’or hollandais signés Rembrandt, Ruisdael ou Vermeer. Ils ont d’ailleurs été plus de 2,5 millions à franchir le seuil de l’institution en 2025. A deux pas, le jardin, lui, permettra de contempler, en libre accès, des pièces issues des collections du musée, souvent moins visibles que les illustres tableaux qui ont fait sa renommée mondiale, puisqu’il abritera les sculptures d’artistes majeurs du XXe siècle, comme Alexander Calder, Alberto Giacometti, Louise Bourgeois, Jean Arp ou encore Henri Moore. Il s’agit d’un projet d’envergure, mené grâce au don de 60 millions d’euros octroyé au Rijksmuseum par la Fondation Don Quixote, son plus important mécène privé, qui constitueront le noyau dur des pièces permanentes montrées au jardin.
A deux pas du musée amsterdamois, il va se déployer à l’intersection des artères Boerenwetering, Ruysdaelkade et Stadhouderskade sur un site occupé par trois pavillons au style expressionniste rattaché à l’école d’Amsterdam. Réunis au parc existant Carel Willinkplantsoen, le trio d’édifices et leurs jardins attenants ne formeront plus qu’un seul espace paysager dédié à la statuaire. Confié aux architectes londoniens de Foster + Partners, le chantier verra ainsi les pavillons se transformer en lieux d’expositions temporaires, tandis que l’aménagement des...
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01/03 - Bourse : le retour en grâce des actions européennes
Le Vieux Continent n’a pas dit son dernier mot. Après des années de domination des marchés états-uniens, de plus en plus d’investisseurs envisagent de diversifier leurs placements en dehors de Wall Street, du dollar, de la technologie… et de Donald Trump ! Dans ce contexte, l’Europe a une belle carte à jouer, d’autant que les curseurs sont au vert pour la zone. "Nous sommes face à un alignement des planètes assez rare", considère Raphaël Thuin, directeur des stratégies de marchés de capitaux chez Tikehau Capital. A commencer par un environnement macroéconomique porteur en zone euro, avec une croissance attendue stable et une inflation maîtrisée. Le retour en grâce des actions européennes.
"L’économie va également bénéficier de la mise en œuvre du plan de relance allemand voté en septembre, dont les dépenses n’ont commencé à être engagées qu’en octobre dernier", complète Laurent Chaudeurge, membre du comité d’investissement de BDL Capital Management. Enfin, de façon plus globale, la zone euro bénéficie d’une meilleure attractivité que par le passé. "Le statut de l’Europe comme zone d’investissement s’est renforcé ces dernières années avec une accélération en 2025", analyse François-Xavier Chauchat, économiste et membre du comité d’investissement de Dorval Asset Management.
Un bémol, toutefois : les actions européennes ne sont plus aussi bon marché qu’il y a un an car elles ont déjà rattrapé une partie de leur retard. L’indice MSCI Europe a ainsi gagné près de 20 % en 2025. Pour poursuivre leur progression, les valeurs de...
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01/03 - "La fin du régime en Iran pourrait avoir des conséquences considérables sur l’islamisme dans le monde" : le grand récit de Brice Couturier
Sommes-nous en train de vivre la fin d'une ère qui s'est ouverte en 1979 avec le retour en Iran de l'ayatollah Khomeini à Téhéran ? Le journaliste, essayiste et historien des idées Brice Couturier a raconté cette année clé dans un livre magistral, "1979 : le grand basculement du monde" (Perrin), dont la (re)lecture s'impose aujourd'hui à la lumière de l'opération "Rugissement du lion" menée conjointement par les Etats-Unis et Israël. Le retour de l'ayatollah Khomeini ne fut certes pas le seul événement qui marqua cette année-là. Brice Couturier en étudie une dizaine, de la contre-révolution thatchérienne au pèlerinage de Jean-Paul II en Pologne, en passant par la nouvelle Chine de Deng Xiaoping. Mais la première révolution islamiste du monde moderne a peut-être encore davantage modelé notre présent politique et géopolitique.
L'Express : Vous consacrez un chapitre de votre ouvrage "1979" à l’Iran de Khomeini. En quoi ce dernier a-t-il fait "basculer le monde" ?
Brice Couturier : C’était la première révolution islamiste du monde moderne et c’est l’acte de naissance de ce qu’on a appelé l’islamo-gauchisme. Ali Shariati, un Iranien mort en exil peu de temps avant la révolution khomeiniste, avait théorisé une doctrine mêlant la lutte des classes marxiste avec le chiisme. Le moteur de l’histoire, selon lui, était la lutte des "moustadafines" (les déshérités, les bons musulmans) contre "moustakbirines" (les orgueilleux, les mauvais musulmans et les impies).
La révolution islamiste iranienne a démontré qu’il existait un...
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01/03 - Nucléaire : la France prête à un "épaulement conventionnel" européen ?
Le président de la République va-t-il annoncer une évolution notable de notre doctrine stratégique ? Jusqu’où la France ira-t-elle dans la "dimension européenne" de sa dissuasion nucléaire ? Un "partage" de la bombe avec nos voisins est-il dans les cartons ? Ce sont les questions qui se posaient à la veille du discours qu’Emmanuel Macron doit prononcer ce lundi 2 mars depuis l’Ile Longue, la base navale qui abrite les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) dans la rade de Brest. L’Express peut aborder un début de réponses et balayer les fausses accusations professées d’ores et déjà par les souverainistes, de droite et de gauche. Tel le député européen RN Philippe Olivier qui affirme carrément que si "M. Macron pense pouvoir donner l’arme nucléaire française à l’UE, il sera l’objet d’une procédure de destitution pour trahison".
Il n’a jamais été question de "donner" l’arme nucléaire française à l’UE ou à quiconque d’autre. Une chose est certaine : la France ne va pas partager le bouton nucléaire. Emmanuel Macron le réaffirmera ce lundi, comme il l’avait fait le 5 mars 2025 : "Quoi qu’il arrive, la décision a toujours été et restera entre les mains du président de la République." Prétendre que le chef de l’Etat partagerait ce pouvoir avec la Commission européenne, le chancelier allemand ou un quelconque "comité Théodule" bruxellois est une contre-vérité. A l’Élysée, on insiste sur les "invariants" de la doctrine française, en particulier "l’unicité de la décision du président de la République. C’est sa...
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01/03 - Pourquoi Marguerite Duras est-elle si détestée ?
Il est délicat de dire du bien de Marguerite Duras dans L’Express. En 1986, le meilleur critique de l’histoire de notre journal, le regretté Angelo Rinaldi, se moquait de "la Castafiore" et ajustait ainsi le tir : "Depuis Sarah Bernhardt, aucun artiste n’avait étalé en public un pareil contentement de soi, et encore la comédienne avait-elle l’excuse de vivre avec un boa." L’autre grand arbitre des élégances littéraires de la deuxième moitié du XXe siècle, Renaud Matignon, partageait cet avis. Dans Minimum respect (2003), Philippe Muray faisait lui rimer "Duras" avec "radasse", "pétasse", "grognasse" et "bécasse". Pas sûr que c’est ce qu’il ait écrit de plus fin. On suivra encore moins Philippe Sollers voyant en Duras une "grenouille embagousée" – ne faisait-il pas là son propre autoportrait ?
Pourquoi tant de haine ? Pour beaucoup de lecteurs (plutôt de droite), Duras est une ambulance sur laquelle on tire par paresse intellectuelle. Il est vrai qu’elle a souvent donné le bâton pour se faire battre. Souvenons-nous de qui elle était dans les années 1980. La victoire à la présidentielle de son vieux copain François Mitterrand propulse l’ancienne militante du Parti communiste français en figure de proue de la gauche caviar – dès l’automne 1981, Duras participe à un voyage officiel aux Etats-Unis. En 1984, quand elle a droit à une émission spéciale d’Apostrophes, trois millions de téléspectateurs écoutent l’icône pérorer chez Bernard Pivot (à titre de comparaison, ils étaient 550 000 à regarder Gisèle Pelicot à...
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01/03 - Guerre en Iran : Paris, Berlin et Londres prêts à intervenir pour défendre leurs intérêts
Les médias officiels iraniens ont confirmé ce dimanche 1er mars que l'ayatollah Ali Khamenei avait été tué dans les frappes menées par Israël et les Etats-Unis, tandis que l'armée israélienne a déclaré dans la nuit de samedi à dimanche qu'elle avait lancé de nouvelles frappes contre l'Iran.
Israël et les Etats-Unis ont lancé samedi 28 février une campagne de frappes aériennes présentée comme "préventive" contre l'Iran, précisant que celle-ci devrait durer "plusieurs jours", alors que les médias officiels iraniens ont fait état de nombreuses explosions à Téhéran et dans d'autres villes du pays.
22h08Paris, Berlin et Londres prêts à intervenir
Les dirigeants britannique, français et allemand ont déclaré ce soir qu'ils étaient prêts à prendre des mesures pour défendre leurs intérêts dans la région après les attaques de missiles "aveugles et disproportionnées" menées par l'Iran."Nous prendrons des mesures pour défendre nos intérêts et ceux de nos alliés dans la région, y compris potentiellement des tirs de missiles et de drones sur leur source", ont déclaré les dirigeants du groupe dit E-3 dans un communiqué. "Nous avons convenu de travailler ensemble avec les États-Unis et leurs alliés dans la région sur ce sujet."
19h55Trois pétroliers endommagés dans le Golfe et un marin tué
Au moins trois pétroliers ont été endommagés au large des côtes du Golfe et un marin a été tué alors que les représailles iraniennes aux frappes américaines et israéliennes contre l'Iran ont exposé les navires à des dommages collatéraux, ont déclaré...
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01/03 - Les "faucons" de la géopolitique prennent le pouvoir en Europe : "Ils n’ont pas peur de l’escalade"
Noël, le temps des cadeaux, des retrouvailles, de la chaleur au coin du feu et… des réprimandes. L'hiver dernier, en rentrant dans leurs pays respectifs pour les fêtes, les élus et les hauts fonctionnaires européens de Bruxelles ont reçu un accueil pour le moins chahuté. "Partout, sauf peut-être en Pologne, ils s'en sont pris plein la tête à propos de la soumission d'Ursula von der Leyen à Donald Trump lors du deal écossais de Turnberry, raconte un observateur bien placé. Début janvier, nombreux sont revenus à Bruxelles en défendant une ligne dure européenne sur la politique internationale, que ce soit face aux Etats-Unis ou à la Russie."
Au fil du mois, les menaces de Donald Trump sur le Groenland, puis le tumultueux forum de Davos ont achevé de convaincre les derniers ingénus, persuadés que les relations volcaniques entre les deux côtés de l'Atlantique ne relevaient que du malentendu. "Même les Néerlandais sont devenus partisans de la manière forte", raconte, ébahie, une source à Bruxelles. L'Europe des herbivores et des colombes aurait donc fait son temps.Un groupe de pensée majoritaire dans l'establishment européen
A leur place, les faucons européens ont pris le pouvoir. Leur profil ? Ils ne considèrent plus les Etats-Unis comme un allié, soutiennent une augmentation massive des dépenses militaires nationales et approuvent l'action de l'Union européenne. Dans une étude passionnante sur "l'archipel européen", publiée mi-février et basée sur des sondages réalisés en novembre dernier dans 13 pays, le...
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28/02 - Attaque contre l’Iran : Donald Trump annonce que le guide suprême Ali Khamenei est mort
C'est désormais officiel. Après plusieurs heures de flottement, Donald Trump a confirmé la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans des frappes aériennes présentées comme "préventives" contre l'Iran. Cela vient confirmer des informations israéliennes divulguées plus tôt dans la soirée. Donald Trump a par ailleurs affirmé que "le peuple iranien à la plus grande occasion" de reprendre le contrôle de son pays, et que les frappes contre l'Iran se poursuivront "sans interruption tout au long de la semaine". Le régime iranien, lui, n'a toujours pas confirmé la mort du guide suprême iranien à l'heure où nous écrivons ces lignes.
Interrogé un peu plus tôt par la chaîne NBC News sur la mort possible du guide suprême iranien, le président américain Donald Trump a répondu : "J’ai parlé à beaucoup de gens et nous avons le sentiment certain, nous avons le sentiment que ces informations sont correctes". Dans un communiqué, l’armée israélienne a par ailleurs affirmé avoir tué Ali Shamkhani, conseiller du guide iranien ainsi que Mohammad Pakpour, le chef des Gardiens de la révolution au cours des bombardements de la journée.
Téhéran, en représailles, a pris pour cible l'Etat hébreu ainsi que des bases américaines situées dans plusieurs Etats du Golfe. L'opération, appelée "Fureur épique" par le Pentagone, vise à neutraliser les "menaces imminentes" constituées par le régime iranien, a dit Donald Trump, le président des États-Unis, qui a affirmé que les capacités de fabrication de missiles balistiques de Téhéran ainsi que sa...
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28/02 - Transition ou guerre civile en Iran ? Après la mort du guide suprême Ali Khamenei, quel avenir pour le régime ?
Samedi matin, des explosions retentissent aux quatre coins de l'Iran. Après une guerre de douze jours en juin dernier, les Etats-Unis et Israël frappent à nouveau le pays. Les dirigeants américain et israélien s'expriment dans la foulée, revendiquant une attaque "préventive" destinée à neutraliser les capacités nucléaires et balistiques de l'Iran, et à faire tomber le régime des mollahs. S'ensuit aussitôt une riposte iranienne dans de nombreux pays du Golfe. La guerre pourrait durer plus longtemps qu'en juin, avertissent les experts.
"L'heure de votre liberté est venue", assure de son côté Donald Trump, à l'attention de la population iranienne. Alors que celle-ci était descendue en masse dans les rues le mois dernier, les manifestations avaient été réprimées dans le sang par le régime. "Il semble que la population soit prête à reprendre ce risque, explique David Rigoulet-Roze, chercheur à l'Ifas et rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques. Cela suppose toutefois qu’elle ne se sente pas abandonnée, comme ce fut le cas début janvier lorsque Donald Trump avait indiqué que l’aide arrivait, ce qui n'avait finalement pas eu lieu à l'époque."Plus qu'un homme, une structure entière
La question est sur toutes les lèvres en Iran : cette fois-ci, le régime islamique peut-il tomber ? "L'intention est en tout cas de mettre le régime à genoux en provoquant virtuellement un effondrement interne, ce qui pourrait créer un espace pour que la population exerce une pression décisive", avance le chercheur. Mais les...
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28/02 - L’argumentaire hasardeux brandi par Donald Trump pour justifier les frappes américaines en Iran
Pourquoi Donald Trump a-t-il décidé d'attaquer l'Iran sans avoir consulté le Congrès, seul pouvoir en théorie autorisé à déclarer une guerre ? S'agit-il à nouveau de frapper des sites nucléaires iraniens, comme il l'a déjà fait en juin dernier ? Ou bien de "libérer le peuple iranien" comme certains le prétendent ? S'agit-il cette fois de renverser le régime, à l'image de George W. Bush avec Saddam Hussein en 2003 ? Qu'espère-t-il vraiment obtenir et comment justifie-t-il de telles frappes ? Retour sur les arguments - faux ou dénués de preuves pour la plupart - mis en avant par le président américain.Allégations infondées
La première carte brandie par Donald Trump et ses conseillers est celle de la menace nucléaire. Steve Witkoff a été jusqu'à affirmer sur Fox News que l'Iran était "probablement à une semaine de disposer de matériaux permettant la fabrication de bombes à l'échelle industrielle". La Maison-Blanche assure aussi que l'Iran a relancé son programme nucléaire et développe des missiles à longue portée qui seraient bientôt capables d'atteindre les États-Unis.
Or, rappelle le New York Times, ces trois allégations sont soit fausses, soit non prouvées. Il est très peu probable que l'Iran, après avoir démantelé les installations nucléaires touchées par les frappes américaines et israéliennes de juin 2025, ait déjà pu reprendre l'enrichissement d'uranium nécessaire au déclenchement d'une bombe ou de missiles d'une telle portée. Et quand bien même le pays aurait repris des activités sur certains sites, ceux-ci sont...
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28/02 - "En Iran, il y a un véritable risque de chaos" : l’analyse de David Rigoulet-Roze
"Fureur épique" côté américain, "Lion rugissant" côté israélien : deux noms pour une impressionnante opération conjointe. Tel-Aviv et Washington ont lancé le 28 février une campagne massive de frappes aériennes présentée comme "préventive" contre l’Iran, précisant que celle-ci devrait durer "plusieurs jours", alors que les médias officiels iraniens font état de nombreuses explosions à Téhéran et dans plusieurs villes du pays comme Ispahan (centre), Qom (centre), Karaj (ouest de Téhéran) et Kermanchah (ouest).
Elle vise à neutraliser les "menaces imminentes" constituées par le régime iranien, a assuré Donald Trump, qui précise que les capacités de fabrication de missiles balistiques de Téhéran ainsi que sa marine, qui faisait notamment peser une menace sur le trafic commercial dans le détroit d'Ormuz, allaient être "anéanties". Du côté iranien, la riposte a été immédiate : Tsahal et l’agence de presse iranienne Tasnim ont rapporté que Téhéran avait déjà lancé plusieurs missiles et drones en direction d’Israël. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a déclaré que l'opération militaire visait à éliminer une "menace existentielle" pour Israël et à "créer les conditions pour que le peuple iranien puisse prendre son destin en main". L'offensive américano-israélienne a déjà des conséquences dans la région. Les autorités du Bahreïn, du Qatar, des Émirats arabes unis et du Koweït, qui hébergent des bases militaires américaines, ont dit avoir intercepté à cette heure tous les missiles qui visaient leur territoire.
L'objectif...
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28/02 - Mort de Quentin Deranque : comment déradicaliser les militants violents ?
La mort de Quentin Deranque, 23 ans, membre de la mouvance identitaire lyonnaise, deux jours après une rixe qui l’a opposé à des antifascistes à Lyon, a provoqué une onde de choc politique majeure. Depuis, l'affaire alimente un débat houleux sur la responsabilité respective des extrêmes, sept personnes ont été mises en examen, dont un assistant parlementaire et un ancien stagiaire du député LFI Raphaël Arnault, pour homicide volontaire et complicité de meurtre, et une marche d'hommage a rassemblé plus de 3 000 personnes à Lyon le 21 février, émaillée de saluts nazis et d'insultes homophobes.
Mais au-delà de ces polémiques, cet événement tragique soulève aussi une question fondamentale sur laquelle les chercheurs en psychologie sociale et en sciences politiques se penchent depuis des décennies : peut-on déradicaliser les militants violents et, si oui, comment ?Un manque de données robustes
Il faut d’abord comprendre comment des gens a priori ordinaires en viennent à commettre des violences politiques. Dans un article publié dans The Conversation, Antoine Marie, chercheur postdoctorant à l'École normale supérieure (ENS-PSL) et Peter Barrett, professeur invité à l’ESSEC, citent le psychologue Fathali Moghaddam qui a théorisé “l’escalier vers le terrorisme”. Ce modèle décrit un processus progressif qui commence par une exposition sélective à l'information, se poursuit par l’acquisition de visions de plus en plus biaisées - aux accents parfois conspirationnistes - des questions politiques, et se termine par la...
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28/02 - Riposte de l’Iran aux frappes : de nombreux pays de la région ciblés par des tirs de missiles iraniens
Quelques heures après les frappes israélo-américaines sur l'Iran, la riposte ne s'est pas fait attendre. Des missiles iraniens ont été tirés contre de nombreux pays du Golfe. En première ligne : les pays du Moyen-Orient abritant des bases militaires américaines (Koweït, Qatar, Émirats arabes unis, Bahrein et Jordanie). "Tous les territoires occupés et les bases américaines criminelles dans la région ont été frappés par les puissants coups des missiles iraniens. Cette opération se poursuivra sans relâche jusqu’à la défaite décisive de l’ennemi", ont déclaré les Gardiens de la révolution iraniens.Emirats arabes unis
Au moins une personne a été tuée à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, selon l’agence de presse officielle du pays. Plusieurs missiles lancés depuis l'Iran ont été interceptés dans le pays, qui "se réserve pleinement le droit de répondre à cette escalade". Des avions de chasse ont été vus en train de survoler la zone de Yas Island à Abou Dhabi samedi après-midi.Bahreïn
Un centre du quartier général de la cinquième flotte américaine à Bahreïn a été touché par une "attaque de missile", ont annoncé samedi les autorités du pays dans un communiqué. Une vidéo d’un témoin de Reuters montrait un panache de fumée grise s’élevant près des côtes de cette petite nation insulaire, tandis que des sirènes retentissaient. Les Gardiens de la révolution iraniens ont confirmé, un peu plus tard, avoir ciblé la Cinquième flotte de la marine américaine stationnée à Bahreïn.Qatar
Samedi, les systèmes de défense du Qatar ont intercepté un...
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28/02 - "Nous parlons au mauvais président" : l’audition inédite de Bill Clinton sur l’affaire Epstein relance la pression sur Donald Trump
C'est une première dans l'histoire des Etats-Unis. Jamais un ancien président n'avait été forcé de comparaître devant une commission au Congrès. Bill Clinton a changé la donne vendredi : il a dû s'expliquer, pendant six heures et à huis clos, sur ses liens avec Jeffrey Epstein. S'il a bien reçu le pédocriminel à la Maison-Blanche (17 fois) et voyagé dans son jet privé (27 fois), il ignorait tout, a-t-il dit, de ses agissements. Quant à son épouse Hillary, auditionnée la veille, Bill Clinton a assuré qu'elle n'avait rien à voir avec le prédateur sexuel.Pas de complaisance
Le président de la commission James Comer (membre du parti Républicain) a déclaré que l’ex-président démocrate avait été "très coopératif" et tenté de répondre à chaque question posée, concernant notamment des photos compromettantes, même lorsque son avocat lui disait de se taire. "Non seulement je n’aurais pas pris son avion si j’avais eu le moindre soupçon de ce qu’il faisait, mais je l’aurais dénoncé moi-même et j’aurais mené la campagne pour que justice soit faite pour ses crimes, et non pour des arrangements à l’amiable", a assuré Bill Clinton devant la commission.
Après avoir résisté pendant des mois, dénonçant une convocation plus politique que judiciaire, l’ancien locataire de la Maison-Blanche, qui dit avoir rompu tout lien avec Jeffrey Epstein en 2006, a finalement accepté de se prêter à cet exercice. L'audience a été rythmée par de nombreuses questions, dont beaucoup de la part du camp démocrate lui-même.L'ombre de Donald Trump
Les démocrates...
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28/02 - Guillaume Lacroix : "Jean-Luc Mélenchon veille à être présenté comme le diable matin, midi et soir"
Il a contribué à créer l’union des gauches sans ne jamais y participer. Guillaume Lacroix, président du PRG, a permis à Jean-Luc Mélenchon et Olivier Faure d’entrer en contact en 2022, une pierre à l’édification de la Nupes. Car l’homme de centre-gauche, qui n’a pas non plus souhaité participer au Nouveau Front populaire, n’est ni un "camarade", ni un sectaire. Il a côtoyé le leader insoumis, partagé quelques conversations avec lui. Mais aujourd’hui, les deux ne s’adressent plus la parole. "Quand je lui ai dit que la duplicité sur l’antisémitisme contribuait à le renforcer, il l’a très mal pris. A partir de là, nos relations se sont interrompues", glisse-t-il. Lacroix a appris à comprendre ses stratégies, ses polémiques, toutes calculées selon lui. Celle sur la prononciation du nom du criminel sexuel américain Jeffrey Epstein, en meeting à Lyon jeudi 26 février a, selon lui, "provoqué exactement l’effet qu’il recherchait" : “On en arrive à une forme de référendum permanent : pour ou contre Jean-Luc Mélenchon", dit-il à L’Express. Entretien.
L'Express : Vous diriez, à l’unisson du reste de la classe politique, qu’hier soir à Lyon Jean-Luc Mélenchon a versé dans une rhétorique antisémite ?
Guillaume Lacroix : Jean-Luc Mélenchon a commis une double faute. Il continue d’abord à banaliser l’antisémitisme par l’ironie : il sait qu’il est attendu au tournant sur ce sujet, alors il vient lui-même chercher la bagarre. En ironisant, il ne prend pas de distance, il affaiblit la gravité du mot et, ce faisant, il renforce le phénomène...
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28/02 - Glion Institut des Hautes Etudes : les "bonnes recettes" de l’école suisse de management hôtelier
A l’heure où certaines écoles françaises de commerce battent de l’aile et sont obligées de se réinventer, les établissements suisses d’hospitality management affichent une santé éclatante. A l’image de l’Ecole hôtelière de Lausanne (EHL), des Roches ou encore de Glion Institut des Hautes Etudes. Cette dernière se hisse à la sixième place de sa catégorie dans le QS World University Rankings 2025, l’un des classements mondiaux les plus réputés. Ses recettes ? Reprendre les codes traditionnels du management qui ont fait leurs preuves tout en cultivant ses différences. Soit une grande place accordée à l’enseignement pratique, des cours à effectifs réduits, et une grande ouverture sur l’international. Entretien avec Philippe Vignon, son directeur général.
L'Express : Né en 1962, Glion Institut de Hautes Études fait aujourd’hui partie des plus grandes écoles de management hôtelier du monde. Quelles sont les clés de ce succès ?
Philippe Vignon : Avant tout, notre réussite s’inscrit dans le fonctionnement du système suisse, historiquement fondé sur l’apprentissage et la professionnalisation. Nombre de nos grands patrons sont d’ailleurs passés par cette filière avant de poursuivre leur parcours au sein d’une haute école spécialisée. En cela, nous nous inscrivons dans une approche différente de celle que l’on trouve traditionnellement en France, où les grandes écoles de commerce et de management mettent historiquement l’accent sur l’excellence académique. Le positionnement d’un établissement comme Glion se rapproche davantage...
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28/02 - De l’attaque des Etats-Unis et d’Israël à la riposte de l’Iran : récit des premières heures de l’opération "Fureur épique"
Israël et les États-Unis ont annoncé ce samedi 28 février avoir lancé une campagne de frappes présentées comme "préventives" contre l'Iran, qui devrait durer "plusieurs jours", alors que les médias iraniens faisaient état de nombreuses explosions à Téhéran et dans d'autres villes du pays. L'armée israélienne et l'agence de presse iranienne Tasnim ont indiqué que l'Iran avait riposté en tirant plusieurs salves de missiles et de drones en direction d'Israël. Aucun dégât n'a été signalé pour le moment.Les autorités du Bahreïn, du Qatar, des émirats arabes unis et du Koweït, qui hébergent des bases militaires américaines, ont dit avoir intercepté à cette heure tous les missiles qui visaient leur territoire. "Une importante opération militaire a débuté contre l'Iran", a déclaré Donald Trump après l'annonce initiale par Israël d'une "frappe préventive". Cette opération, appelée "Fureur épique" par le Pentagone, vise à neutraliser les "menaces imminentes" constituées par le régime iranien, a ajouté le président des États-Unis, qui a affirmé que les capacités de fabrication de missiles balistiques de Téhéran ainsi que sa marine, qui fait notamment peser une menace sur le trafic commercial dans le détroit d'Ormuz, allaient être "anéantis".
Donald Trump avait fait part vendredi 27 février de son insatisfaction quant à l'avancée des négociations sur les programme nucléaire et de missiles balistiques de Téhéran. Il a répété samedi que l'Iran ne pourrait jamais se doter de l'arme atomique. Le Premier ministre israélien Benyamin...
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28/02 - Assurance-vie : trois conseils à suivre pour choisir les meilleurs contrats
Le début de cette année 2026 a été marqué par la géopolitique. Ukraine, Iran, Venezuela, Groenland… Autant de dossiers chauds, susceptibles d’amener leur lot de surprises et de craintes dans les prochains mois. Pourtant, force est de constater que les marchés sont de plus en plus insensibles aux nouvelles de ce type, se contentant de soubresauts bien vite effacés. Pour le reste, le 31 décembre ne semble pas avoir marqué une rupture et 2026 a débuté dans la droite ligne de 2025. Les épargnants doivent composer avec des taux d’intérêt plus faibles à court terme et plus élevés à long terme, des indices boursiers globalement chers et un marché immobilier en pleine convalescence. L’inaction n’est néanmoins pas une option. Car à défaut de rupture, il faut suivre les évolutions : réduire ses placements de court terme, faire les bons choix sur ses actifs risqués et diversifier au maximum son patrimoine. Tout en se préparant à ce que tout financier expérimenté appréhende : l’imprévu.
Tous les contrats d’assurance-vie ne se valent pas car de nombreux contrats existent. Voici les principaux critères à prendre en compte.
Un fonds en euros performant dans la durée
Commencez par évaluer la qualité du fonds en euros car ce produit à capital garanti en est l’une des composantes essentielles. Il devrait afficher un taux moyen autour de 2,60 % en 2025, mais les moins bons contrats se situent aux alentours d’1,50 % tandis que les meilleurs dépassent les 4 %. Mieux vaut toutefois privilégier un fonds en euros régulier et durablement...
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28/02 - Un week-end à Amsterdam : l’art des "Métamorphoses" au Rijksmuseum
"Tout change, rien ne périt." Ainsi pourrait se résumer les Métamorphoses d’Ovide, la somme de récits épiques, dans laquelle le poète latin reprit les grands thèmes de la mythologie grecque et romaine pour décrire un monde où les dieux et les hommes se transforment en animaux, en végétaux ou en minéraux. Dans son fameux Schilder-boeck publié en 1604, le Flamand Carel van Mander qualifiait le long poème ovidien de "Bible des artistes", une formule qui trouve sa justification au fil des siècles, tant le texte a inspiré et continue d’inspirer les créateurs, toutes disciplines et époques confondues.
C’est autour de cette inépuisable émulation que le Rijksmuseum d’Amsterdam, étroitement associé à la galerie Borghèse de Rome, propose une exposition d’envergure, qui réunit plus de 80 œuvres, peintures, sculptures, gravures, tapisseries, céramiques, photographies ou vidéos issues de musées et de collections privées du monde entier. Une sorte de florilège grandiose qui voit se côtoyer dans l’institution hollandaise Arcimbolo, Brancusi, Bernini, Caravage, Louise Bourgeois, Magritte, Poussin, Rubens ou encore Rodin. L’exposition, visible jusqu’au 25 mai, se déplacera l’été prochain dans la capitale italienne avec une configuration légèrement différente. Auguste Rodin, "Pygmalion and Galatea", 1908–1909.
Du chaos, qui précéda la création du monde, à la terrifiante Méduse, d’Arachné changée en araignée par Minerve au séducteur Jupiter adepte du travestissement, de Pygmalion et Narcisse à l’enlèvement d’Europe, la quête...
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28/02 - "Juste après dieu, il y a papa", le dernier roman d’Eric-Emmanuel Schmitt : une plongée au cœur de la famille Mozart
Eric-Emmanuel Schmitt serait-il l’un des enfants survivants non répertoriés du Léopold et Anna Maria Mozart ? C’est à s’y méprendre tant dans son nouveau roman, Juste après Dieu, il y a papa (Albin Michel), il est au diapason des heurts et malheurs de la famille du grand musicien salzbourgeois. Cette intimité, le dramaturge et académicien Goncourt l’a acquise dès ses 15 ans, lorsqu’à l’opéra de Lyon, l’Air de la comtesse des Noces de Figaro l’a sauvé d’un suicide annoncé. "La guérison par la beauté", c’est ainsi qu’il nous résume aujourd’hui cette rencontre enchantée. Puis il y a deux ans, c’est le déclic. Sa paternité (tardive) lui fait voir d’un nouvel œil l’image de ce père longtemps vilipendé par la vox populi, à commencer par les romantiques du XVIIIe siècle : Léopold Mozart aurait été un montreur de singes, un hyper-manipulateur qui tirait de l'argent des exhibitions de ses enfants, et un castrateur…
La réalité est plus complexe, sous-entend Eric-Emmanuel Schmitt dans son roman, même si Léopold n’a eu de cesse de briser les foucades de son fils, qui se mariera avec Constance Weber sans l’en avertir (et de tenir sous son joug, sa fille, Nannerl). Il rappelle combien la première tournée européenne de la famille (80 villes en trois ans !) entendait dévoiler au monde le génie de Wolfgang (il a alors 6 ans) et révéler ce miracle à une époque où l'athéisme montait. Par la suite, le vice-maître de chapelle et professeur de musique se rendant compte qu’il ne pouvait plus rien apprendre à son prodige de fils, il se doit de...
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28/02 - Attaque en Iran : Netanyahou assure qu’il y a "des signes" que le guide suprême Ali Khamenei est mort
Le président américain Donald Trump a déclaré samedi que les États-Unis avaient entamé des "opérations de combat majeures" en Iran, faisant suite à une série de frappes préventives menées par Israël.
Téhéran a riposté en lançant des missiles vers plusieurs bases aériennes américaines dans de nombreux pays de la région.
Cette attaque fait suite à une guerre aérienne de 12 jours en juin dernier, lorsque les États-Unis se sont joints à une campagne militaire israélienne contre les installations nucléaires iraniennes, dans le cadre de l'action militaire américaine la plus directe jamais menée contre la République islamique. Depuis, les États-Unis et Israël avertissaient l'Iran qu'ils frapperaient à nouveau si Téhéran poursuivait ses programmes nucléaires et de missiles balistiques. Téhéran a déclaré que l'Iran se défendrait contre toute attaque. Les Iraniens ont averti les pays voisins accueillant des troupes américaines qu'ils riposteraient contre les bases américaines si Washington les frappait.
20h26Netanyahou dit qu'il y a de nombreux signes que le guide suprême est mort
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a déclaré ce soir qu'il existait de nombreux signes suggérant que le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, aurait pu être tué lors de frappes israélo-américaines en Iran."Ce matin, nous avons détruit le complexe du tyran Khamenei", a déclaré Netanyahou dans un message vidéo, ajoutant que pendant plus de 30 ans, Khamenei avait "répandu le terrorisme à travers le monde, rendu son propre...
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28/02 - Et si l’Europe tenait dans une canette ? Le pari audacieux d’Embrace
Au fond d’une cour pavée du Xe arrondissement de Paris, premier étage sur cour, escalier de bois vermoulu. L’appartement, drôlement baptisé "camp de base européen", affiche des signes de longévité - parquet branlant, murs de couleur moutarde, fauteuils de guingois, et dans un coin le sapin de Noël oublié. Ici s’active une quinzaine d’à peine trentenaires, dont six sont des salariés, s’interpellant d’une table à l’autre, tandis que se replient vers la pièce du fond, nommée elle "la grotte", ceux qui cherchent le calme. Si le lieu ressemble fort peu au siège social d’une entreprise, et encore moins à celui d’une sémillante start-up, c’est pourtant là qu’Augustin Paluel-Marmont, 50 ans, dirige son nouveau projet : Embrace, la première marque de boissons résolument européenne.
Le cofondateur, et seul senior à bord, a connu le succès quand il lança, en 2004, avec son copain de l’ESCP, Michel de Rovira, la marque de biscuits Michel et Augustin. L’initiative des deux anciens du lycée Franklin emballa les consommateurs. Aucune usine, toute la fabrication déléguée dans douze sites partenaires et sur l’emballage des messages rigolos écrits selon un visuel reconnaissable. La marque, qui assume s’être inspirée du glacier américain Ben et Jerry’s, fait florès. Vendue dans vingt pays, elle élargit sa gamme, lance des yaourts, des jus de fruits puis des desserts. En 2013, Artemis, holding de la famille Pinault, la rachète. Trois ans plus tard, Danone l’avale. En 2023, les fondateurs partis vers d’autres aventures, voient leur...
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28/02 - Pourquoi Donald Trump ne fait plus vendre en librairies... et ce que cela dit de l’Amérique
Alex Shephard connaît bien les rues de New York. En particulier depuis qu’il est escorté par Harriet, son fidèle compagnon canin qui l’oblige à sortir quotidiennement en dépit de la météo. La routine a parfois du bon, même pour un journaliste. Car ce sont ces moments qui ont permis à ce rédacteur en chef du magazine The New Republic de remarquer un détail troublant : des cartons abandonnés sur les trottoirs, destinés au rebut. A l’intérieur ? Des livres. Mais pas n’importe lesquels : ceux-ci sont consacrés à Donald Trump. "Ces dernières années, il ne s’est pas passé un mois sans que je ne voie ce genre d’ouvrages laissés à l’abandon dans les rues ou dans des boîtes à livres", assure-t-il au téléphone.
Trump peut bien incendier ou encenser un livre le concernant sur ses réseaux sociaux, cela n’a que peu ou pas d’impact sur les ventes.
Jonathan Burnham
Le temps où le public américain s’arrachait le dernier Michael Wolff, auteur du best-seller Fire and Fury : Inside the Trump White House (2018), ou l’un des trois ouvrages du célèbre journaliste Bob Woodward dédiés au premier mandat de Donald Trump (Fear, Rage et Peril) semble révolu. Depuis quelque temps, les livres consacrés au président américain ont pour beaucoup déserté le célèbre classement littéraire du New York Times. Un phénomène qui n’a pas échappé à The Atlantic et Politico : à quelques mois d’intervalle, les deux médias se sont penchés sur l’éclatement de la "bulle" d’édition Trump.
Comme le rapporte The Atlantic, là où au moins vingt ouvrages sur le président...
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28/02 - Roberto Saviano, son avertissement à la France : "Quand l’Etat devient impuissant, le crime organisé se substitue à lui"
Sera-t-il possible un jour d'en finir avec la criminalité organisée ? Le juge Falcone en était convaincu - "comme tous les phénomènes humains, la mafia a un commencement, une évolution, et elle aura une fin" ; son biographe, beaucoup moins. Une divergence de vue qui s'explique peut-être par le désormais recul, que le journaliste et écrivain Roberto Saviano, qu'on ne présente plus, a sur son aîné de quarante ans, assassiné à l'aube des années 90. Car en matière de lutte contre le narcobanditisme, tout n'a pas été tenté, mais beaucoup l'a été tout de même. Première infectée par la gangrène, l'Italie a été pionnière dans le développement d'un arsenal juridique et répressif dont la France aujourd'hui, s'inspire timidement.
Mais comme pour le reste, comprendre la criminalité organisée, pour lutter contre, commande de remonter le fil de ses origines. Et qu'il s'agisse de la mafia italienne, des cartels latino-américains, ou des réseaux de trafiquants qui prospèrent aujourd'hui sur le Vieux Continent, tous ont comme premier point commun d'avoir germé partout où l'Etat semblait reculer. "Lorsque les structures de l’Etat s’affaiblissent, les groupes criminels ne se contentent pas de faire du trafic, elles se présentent à la population comme un acteur social", explique l'auteur de Extra pure, Voyage dans l'économie de la cocaïne (Gallimard), invité jeudi 26 février à l’Université Panthéon-Assas par Le Laboratoire de la République, pour une conférence intitulée La démocratie face aux crimes organisés. Les narcotrafiquants...
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27/02 - Un an après la catastrophe de Fukushima, les regrets du Premier ministre Naoto Kan
L'Express : Dans quelles conditions avez-vous été informé des événements du 11 mars 2011 ?
Naoto Kan : Ce jour-là, je me trouvais à la chambre haute de la Diète, où j'assistais à une réunion de la commission des Comptes. Je répondais aux questions de l'opposition quand, à 14h46, le séisme a eu lieu. Tout a commencé à trembler violemment. Mon attention a été attirée par un lourd chandelier qui menaçait de tomber. Des gens se sont glissés sous les bureaux. Le président a suspendu la séance. Quand les secousses se sont arrêtées, avec mon équipe, nous sommes retournés au kantei [NDLR : bureau du Premier ministre]. J'ai immédiatement réuni la cellule de crise dans la salle prévue à cet effet au sous-sol du bâtiment. Nous étions confrontés à des problèmes de communication par téléphone portable, il a fallu déménager et nous nous sommes finalement installés dans mon bureau et dans la salle voisine. C'est de là que les premières décisions ont été prises.
Personnellement, comment avez-vous vécu les premiers jours ?
Au début, j'ai passé l'essentiel de mon temps à cet étage. J'en sortais uniquement pour me rendre dans les zones dévastées. Vous savez, pour aller du kantei à la résidence du Premier ministre, où je logeais à l'époque, il suffit de faire 110 pas. Pourtant, pendant une semaine, je ne suis pas rentré chez moi. Je dormais par épisodes, une demi-heure de temps en temps. Je n'ai quasiment pas quitté ma tenue de crise. Mon épouse, Nobuko, apportait des fruits, notamment des mikan [NDLR : sortes de...
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27/02 - Mercosur : pourquoi Ursula von der Leyen prend de court Emmanuel Macron
Ça les tuerait de le reconnaître mais, quelque part, Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen se ressemblent. Ces deux-là partagent au moins un point commun : ils n’aiment rien tant qu’être les maîtres des horloges. Et quand ils ont une idée en tête, ils ne s’embarrassent d’aucun feu vert. Ils y vont, pied au plancher, sans se retourner. Ainsi, ce vendredi 27 février, la présidente de la Commission européenne n’a pas attendu l’aval du président français pour annoncer l’application provisoire du Mercosur, ce traité de libre-échange avec des pays d’Amérique du Sud qui déchaîne les passions de ce côté du Rhin. Surtout, elle n’a pas eu l’élégance d’attendre la clôture du Salon International de l’Agriculture (SIA) pour faire cette annonce. Une "mauvaise surprise" et une "mauvaise manière", a regretté Emmanuel Macron. Von der Leyen est coutumière de ces "mauvaises manières". Parlez-en à Michel Barnier. C’est l’expression que l’ancien Premier ministre avait employée quand l’Allemande avait osé s’envoler pour Montevideo, en Uruguay, pour boucler les négociations sur le Mercosur, au moment même où son gouvernement était censuré, en décembre 2024.
Voilà pour la "mauvaise manière". Mais pourquoi est-ce une "surprise" ? Après tout, "VDL", comme beaucoup la surnomment dans les instances européennes, a parfaitement le droit de décider d’appliquer cet accord, en dépit de la saisine, par les eurodéputés, de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). Ce qui choque, c’est qu’elle rompe ainsi une sorte de "gentlemen's agreement" qui ne...
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27/02 - Autisme et TDAH : "La France doit cesser d’être l’ultime bastion des pratiques psychanalytiques"
A l’heure où la science progresse, où les connaissances sur la trajectoire neurodéveloppementale et les troubles du neurodéveloppement de l’enfant se précisent, et où les recommandations internationales convergent, la France peut-elle encore se permettre de rester figée dans le XXe siècle ? La proposition d’amendement au Projet de loi de financement de la Sécurité Sociale déposée par la sénatrice Jocelyne Guidez, visant au déremboursement des approches psychanalytiques, bien qu’ayant été rejetée car trop large, a eu le courage de poser une question essentielle. Elle a ravivé un débat que nous pensions dépassé : celui de la place de la psychanalyse dans l’accompagnement de l’autisme et des troubles du neurodéveloppement. Sur le fond, cette initiative était cohérente avec l’état actuel des connaissances scientifiques et les recommandations en vigueur.
Le rejet de cet amendement constitue, à nos yeux, une occasion manquée. Il prolonge une incohérence persistante entre l’état des connaissances scientifiques et les choix de financement public. Dans ce contexte, nous, signataires de cette tribune, exprimons notre vive inquiétude face aux demandes de maintien du remboursement portées par certains professionnels, et du financement de toute structure sanitaire, sociale et médico-sociale, qui continuent de mettre en œuvre des pratiques non recommandées scientifiquement. La récente actualisation des recommandations de bonnes pratiques professionnelles publiées par la Haute Autorité de santé, le jeudi 12 février 2026,...
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27/02 - Défense : l’ambitieux plan de recrutement de Safran en 2026
A l’image de Thales, Naval Group ou du missilier MBDA, Safran ambitionne d’étoffer ses rangs. Portée par des résultats en hausse en 2025, l’entreprise prévoit de recruter 1 000 profils en France à Montluçon, Dijon ou encore Poitiers mais aussi en région parisienne pour accroître les effectifs de sa seule division Safran Electronics & Defense, indique-t-elle à L’Express. Depuis 2022 et le début de la guerre en Ukraine, 5 000 recrues sont venues renforcer les équipes de cette branche du groupe d’aéronautique consacrée aux équipements militaires et spatiaux.
Le plus important site du groupe dans la défense, implanté à Montluçon, dans l’Allier, tourne à plein régime. Sa production de bombes AASM (pour "armement air-sol modulaire") a quadruplé depuis 2022. Ces bombes intelligentes de 250 à 1 000 kilogrammes étaient prévues initialement pour les Rafale et ont été adaptées pour pouvoir être tirées depuis les avions de chasse de l’armée de l’air ukrainienne – dont les Mig-29, Sukhoï-27 et Mirage 2000.31,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2025
L’usine livre également des systèmes de navigation, à même d’équiper des hélicoptères, tanks, blindés, canons et satellites, pour leur permettre de se repérer dans l’espace sans avoir à se connecter à un réseau satellitaire. Les conflits récents en Libye, en Syrie et en mer Rouge ont fait s’envoler la demande de tels équipements. Dans le détail, Safran recherche essentiellement des opérateurs industriels, usineurs et techniciens en électronique et optronique sur ce site, ainsi...
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27/02 - Eldad Shavit : "Donald Trump est naïf s’il croit que l’Iran capitulera après quelques frappes"
La pression s'intensifie sur l'Iran d'heures en heures. Après un nouveau cycle de négociations indirectes en Suisse entre Washington et Téhéran, supervisé par Oman et marqué par de timides avancées, le déploiement militaire des Etats-Unis s’accélère à grande vitesse dans la région. Le plus grand porte-avions du monde, l'USS Gerald R. Ford, après avoir stationné à quai en Crète, a repris la mer en Méditerranée orientale pour poursuivre son déploiement en préparation d’éventuelles frappes.
Selon des données de vol, au moins une vingtaine d'avions de chasse américains ont traversé l'Atlantique ces dernières heures afin de rejoindre des bases en Jordanie ou en Israël. Enfin, un destroyer supplémentaire, l'USS John Finn, a aussi été déployé en renfort dans le nord de la mer d'Arabie, le golfe d'Oman et le golfe Persique, annonce le Wall Street Journal. Une "armada" sans équivalent dans la région depuis l'invasion de l'Irak en 2003, prête à agir dès que le président des Etats-Unis en donnera l’ordre.
Sur le plan diplomatique, les deux parties prévoient de reprendre les négociations prochainement après des consultations dans leurs capitales respectives. Des discussions techniques sont déjà prévues la semaine prochaine à Vienne, a déclaré le ministre omanais des Affaires étrangères, Sayyid Badr Albusaidi, dans un message publié sur X. Reste à savoir si Donald Trump temporisera, alors que les démocrates de la Chambre des représentants s’apprêtent à inscrire à l’ordre du jour, dès la semaine prochaine, un projet de loi...
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27/02 - Contre les survols de drones, la Belgique muscle sa défense aérienne
L'objectif est d'améliorer la sécurité d'un des plus importants carrefours commerciaux de l'Europe. Le port d'Anvers, en Belgique, se dotera à partir de 2027 d'un tout nouveau système de lutte contre les menaces venues du ciel. "Un système de défense aérienne sera installé dans le port", a confirmé le Premier ministre belge, Bart De Wever, lors d'un déplacement sur les lieux mercredi 25 février. "Il s’agit d’un système Nasams qui a déjà été commandé." Ce modèle de fabrication norvégienne, qui fonctionne avec des missiles sol-air, participera à protéger le site flamand, qui ne possède pour le moment pas de telle installation. À l'automne dernier, le ministre belge de la Défense, Theo Francken, avait annoncé que Bruxelles avait trouvé un accord avec les Pays-Bas pour certains de ces systèmes antiaériens.Des lacunes jusque-là inquiétantes
Peu de détails, tels que le futur emplacement précis de cet appareil, ont filtré pour l'instant dans les médias. Une chose est certaine : pour la Belgique, mais aussi l'Union européenne, la mise en place de ce système dans le port d'Anvers était devenue urgente ces derniers mois. Comme de nombreuses autres infrastructures (bases militaires, aéroports...) du pays, le site portuaire a été survolé en novembre par deux engins inconnus. "On a vu les drones, mais nos systèmes de radars ne les ont pas détectés, en raison des technologies utilisées", expliquait à l'AFP quelques jours après l'incident Jacques Vandermeiren, à la tête du complexe anversois. "On est très vulnérables, c'est...
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27/02 - INFO L’EXPRESS. Le coordonnateur adjoint du renseignement à l’Elysée rejoint CMA-CGM
Son parcours est tout aussi discret que son profil - à peine trouve-t-on trace de son nom sur le site de l'Elysée. Thierry Wiley, numéro 2 de la coordination nationale du renseignement et de la lutte contre le terrorisme (CNRLT), vient d'être recruté dans le privé. Le haut fonctionnaire rejoindra en juillet l'armateur CMA-CGM. Il y occupera le poste de vice-président aux affaires stratégiques auprès de son PDG, Rodolphe Saadé. Avec sa carrière partagée entre le ministère des Armées et la diplomatie, il est l'un des derniers recrutements illustrant l’intérêt croissant du secteur privé pour les anciens des services secrets.
Officier de l'armée de Terre, réserviste de la Marine nationale, Thierry Wiley a passé l'essentiel de sa carrière à la DGSE. Spécialiste du Moyen-Orient, arabophone et persanophone, il a été officier traitant et a occupé des responsabilités dans la région. Au début des années 2010, il prend la tête de la cellule de coordination de la DGSE pour la libération des otages de Daech. Libération d'otages
A cette époque, il est notamment responsable de l'opération de libération des otages Edouard Elias et Didier François. Le 19 avril 2014, les deux journalistes sont rapatriés depuis la Turquie par le groupe aérien mixte 56 Vaucluse (GAM-56), l'unité de transport aérien de la DGSE. Wiley est dans l'avion, costume bleu et mocassins, élément incongru au milieu des agents du service action. "Il était monté à toute berzingue dans l'avion, encore en costard. On a commencé le débriefing de la situation en...
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27/02 - Mercosur : la Commission européenne va appliquer de façon provisoire l’accord controversé
L'Union européenne va appliquer de façon provisoire l'accord de libre-échange controversé avec le bloc sud-américain Mercosur, a annoncé ce vendredi 27 février la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. "Au cours des dernières semaines, j’ai échangé sur cette question de manière approfondie avec les États membres et les élus du Parlement européen. Sur cette base, la Commission va désormais procéder à l’application provisoire", a-t-elle déclaré face à la presse.
Cet accord commercial, le plus important jamais conclu par la Commission en termes de réductions tarifaires, a été passé avec l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay après 25 ans de négociations. L’Uruguay et l’Argentine sont devenus jeudi les premiers pays à le ratifier. Selon l'exécutif européen, il supprimera quelque 4 milliards d'euros (4,7 milliards de dollars) de droits de douane sur les exportations de l'UE.La France "regrette" cette décision
L'Allemagne et d'autres partisans de l'accord tels que l'Espagne affirment qu'il est essentiel pour compenser les pertes commerciales dues aux droits de douane américains et pour réduire la dépendance vis-à-vis de la Chine en matière de minéraux essentiels. Ses opposants, menés par la France, premier producteur agricole de l'UE, affirment quant à eux que cet accord entraînera une forte augmentation des importations de viande bovine, de sucre et de volaille bon marché, ce qui nuira aux agriculteurs européens, qui ont organisé de nombreuses manifestations pour protester.
Réagissant...
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27/02 - L’IA oblige les écoles à sortir de l’ère du monologue, par Jean-Marc Ogier
L’enseignement supérieur français arrive à un point de rupture. L'irruption massive de l’intelligence artificielle dans nos vies et nos laboratoires n'est pas une simple "mise à jour" technologique : c’est un séisme qui fait voler en éclats des siècles de traditions pédagogiques. Le constat est sans appel : nous assistons, en direct, à la mort clinique de l’enseignement traditionnel et en particulier du cours magistral. En tant qu’enseignant et chercheur en informatique, ancien président de La Rochelle Université, et aujourd'hui à la tête de CESI école d’ingénieurs, je refuse de voir dans cette mutation une menace. C’est, au contraire, l’opportunité historique de redonner ses lettres de noblesse à l’acte d’apprendre et d’enseigner. Mais pour cela, nous devons accepter de rompre avec nos vieux réflexes.Briser le miroir de la passivité
Pendant trop longtemps, notre système a reposé sur la rareté de l’information. Le professeur, détenteur du savoir, le transmettait de manière descendante à des étudiants récepteurs, souvent passifs. Ce modèle est aujourd’hui obsolète. Dans un monde où la connaissance mondiale est accessible en un clic, où le renouvellement de celle-ci est extrêmement rapide la rendant ainsi obsolète à court/moyen terme, où l'IA peut la synthétiser en une seconde, rester assis dans un amphithéâtre à écouter une parole linéaire n'a plus aucun sens pour les nouvelles générations. Dans ce contexte d’accélération brutal et totalement inédit, la résolution d’un problème, soit la capacité à répondre à une...
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27/02 - Missiles iraniens : les affirmations alarmistes de Donald Trump sont-elles justifiées ?
Une analyse loin d'être partagée par les spécialistes. Mardi 24 février, lors de son traditionnel discours sur l'État de l'Union, Donald Trump a mentionné les tensions actuelles entre les États-Unis et l'Iran. Les deux pays négocient depuis plusieurs semaines sur le sujet du nucléaire iranien pour éviter une nouvelle escalade militaire dans la région, moins d'un an après les frappes américaines sur trois sites militaires du régime des mollahs. Au-delà du crucial enjeu atomique, un autre aspect de la défense iranienne semble particulièrement inquiéter le locataire de la Maison-Blanche : les capacités balistiques de Téhéran. Durant sa prise de parole au Congrès, Donald Trump a ainsi affirmé que l'Iran était en train de développer des missiles à longue portée susceptibles d'atteindre "bientôt" le territoire américain. Problème : aucune donnée factuelle ne permet en l'état d'appuyer une telle affirmation.Dix ans de développement encore nécessaires
La sortie a laissé circonspects la plupart des experts militaires, peu convaincus par l'imminence d'un danger de la sorte. D'après eux, l'Iran n'est aujourd'hui pas en mesure de fabriquer rapidement des missiles balistiques si puissants et capables de pénétrer à l'intérieur des frontières américaines. L'an dernier, une note de la Defence Intelligence Agency, une des agences de renseignement militaire américaines, estimait que le pays du Moyen-Orient ne pourrait concevoir de telles munitions qu'à une échéance de dix ans, soit d'ici à 2035. Pour deux sources au fait du...
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27/02 - Marine Le Pen - Jordan Bardella : chronique d’une succession réussie
Et soudain, le visage de Jean-Marie Le Pen vire cramoisi. "Il n’y a pas de guerre de succession car la succession n’est pas ouverte !", tonne le président du Front national. Nous sommes en 1994 et le chef de file de l’extrême droite est hors de lui à l’idée qu’une frange de son parti complote dans l’espoir de le remplacer. C’est qu’il y a vingt ans, le Front national filait droit. Jean-Marie Le Pen régnait en maître incontesté sur son appareil politique, et quiconque s’aventurait à remettre en cause la parole du chef était purgé sans autre forme de procès. La question de la succession, elle, n’était même pas envisagée. Le parti se complaisait dans ce fonctionnement vertical qui a largement sacrifié, un par un, tous les numéros deux à qui l’on reprochait toujours de prendre trop de place.
Vingt-deux ans plus tard, c’est encore une affaire de succession qui agite les Le Pen. Celle-ci, en revanche, paraît se dérouler sans accroc. C’est un héritier qu’on désigne aujourd’hui. Celui de Marine Le Pen, qui semble, pas à pas, faire le deuil définitif d’une quatrième candidature à l’élection présidentielle, à la suite de sa condamnation dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national (devenu Rassemblement national). Il faudra attendre le 7 juillet, date à laquelle la cour d’appel rendra son délibéré qui décidera de l’avenir politique de la leader de l’extrême droite française, pour être fixé sur la décision définitive de la députée du Pas-de-Calais. D’ici là pourtant, cette dernière pave, jour après jour, la...
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27/02 - Antisémitisme, complotisme : pourquoi Jean-Luc Mélenchon fait du Jean-Marie Le Pen
Longtemps Jean-Luc Mélenchon s’est cherché un maître, un modèle. Peut-on lui reprocher d’avoir ainsi tâtonné ? Il a enfin trouvé : il s’agit de Jean-Marie Le Pen. Copier-coller ! En septembre 1988, quelques mois après ses propos sur les chambres à gaz ("Je ne dis pas que ça n’a pas existé, je n’ai pas pu moi-même en voir, et je n’ai pas étudié spécialement la question, mais je crois que c’est un point de détail de la Seconde Guerre mondiale"), le président du Front national cherche à faire parler de lui et à remettre les projecteurs sur sa seule personne.
Pendant l’université d’été de son parti, il évoque le ministre centriste de la Fonction publique, Michel Durafour. "M. Durafour et Dumoulin, obscur ministre de l’ouverture, dans laquelle il a d’ailleurs immédiatement disparu, a déclaré : 'Nous devons nous allier, aux élections municipales, y compris avec le Parti communiste, car le PC, lui, perd des forces tandis que l’extrême droite ne cesse d’en gagner'", commence-t-il par déclarer. Les militants applaudissent, avant de savourer la suite : "M. Durafour-crématoire, merci de cet aveu !" L’orateur est en nage, il tient un mouchoir à la main, et la foule rit grassement. Le ministre de la Justice, Pierre Arpaillange, réagit : Jean-Marie Le Pen sera condamné à 10 000 francs d’amende pour injure publique, une peine qui sera confirmée en appel, en 1993.
Du Cap d’Agde à Lyon, d’un tribun à un autre. Quoi de mieux qu’une foule à haranguer avec un jeu de mots ? Quelle meilleure stratégie que de provoquer sans prendre aucune...
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27/02 - Le Pakistan et l’Afghanistan "en guerre ouverte" : que se passe-t-il entre les deux voisins ?
Alors que les hostilités s'intensifient entre les deux voisins, le Pakistan a mené dans la nuit du jeudi 26 au vendredi 27 février des frappes contre des cibles situées dans des grandes villes d'Afghanistan, ont dit des responsables pakistanais et talibans. C'est la la première fois qu'Islamabad cible directement des sites liés au pouvoir des talibans plutôt que des groupes armés que le Pakistan accuse l'Afghanistan d'héberge, ce qui marque une rupture brutale dans les relations entre ces pays islamiques, autrefois proches alliés.
Des sources sécuritaires au Pakistan ont déclaré que des frappes terrestres et aériennes ont été menées contre des sites, des quartiers généraux et des dépôts de munitions talibans à plusieurs endroits le long de la frontière entre les deux pays. Des affrontements terrestres ont également eu lieu dans plusieurs secteurs le long de celle-ci. Les talibans ont déclaré avoir lancé ce qu'ils ont décrit comme des attaques de représailles contre des installations militaires pakistanaises. Tant Islamabad que Kaboul ont fait état de lourdes pertes, des bilans différents que Reuters n'a pas été en mesure de vérifier de manière indépendante."Une guerre ouverte entre nous et vous"
"Notre patience a atteint ses limites. Il s'agit maintenant d'une guerre ouverte entre nous et vous [NDLR : l'Afghanistan]", a déclaré vendredi le ministre pakistanais de la Défense, Khawaja Muhammad Asif. Ce regain de violence le long de la frontière de 2 600 km entre les deux voisins illustre la fragilité du...
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27/02 - Livrets : quels sont les meilleurs placements en 2026 ?
La rémunération du livret A est passée de 3 % en janvier 2025 à 1,50 % le 1er février 2026. S’il s’agit d’une mauvaise nouvelle pour les épargnants, ce livret réglementé demeure malgré tout incontournable pour placer son épargne de précaution. Car contrairement aux autres placements sans risque, le livret A et le livret de développement durable et solidaire (LDDS) sont exonérés d’impôt et de prélèvements sociaux, ce qui leur permet d’afficher un rendement supérieur aux placements similaires. "Avec la hausse de la CSG, le prélèvement forfaitaire unique est passé de 30 % à 31,4 % depuis le premier janvier pour les livrets bancaires et les comptes à terme, ce qui amplifie l’avantage concurrentiel des produits réglementés", explique Philippe Crevel, le directeur du Cercle de l’Épargne. Quels placements privilégier ?
La priorité consiste donc à placer votre épargne de précaution en priorité sur le livret A, dans la limite de 22 950 euros, et sur le LDSS, plafonné à 12 000 euros. Au-delà, il faut vous tourner vers les livrets fiscalisés, en particulier ceux de certains établissements en ligne. Ils rapportent au maximum 1,80 à 2 % bruts, mais il est possible de bénéficier de taux promotionnels à l’ouverture d’un premier livret. Il vous faut donc faire le tour du marché pour déterminer quelle est la meilleure offre du moment. Mi-février, plusieurs acteurs comme Cashbee, Distingo Bank, Meilleurtaux.com, Placement-direct.fr et Renault Bank proposaient entre 4 % et 5 % sur deux à trois mois à leurs nouveaux clients. Chez Cashbee,...
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27/02 - Affaire Epstein : ce qu’a dit Hillary Clinton lors de son audition par des élus du Congrès
Bon gré mal gré, elle s'est finalement pliée à l'exercice des questions-réponses. L'ex-secrétaire d'État Hillary Clinton a témoigné jeudi 26 février à Chappaqua, dans l'État de New York (États-Unis) devant la commission de surveillance de la Chambre des représentants sur ses liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein. L'audition à huis clos, d'une durée proche de six heures, n'a pas abouti à de fracassantes révélations. Mais elle a donné la possibilité à la démocrate de se défendre sur la nature de sa véritable relation avec le financier américain et de sa compagne et complice, Ghislaine Maxwell. "Je n'avais aucune idée de leurs activités criminelles", a-t-elle assuré dans une déclaration liminaire, publiée sur son compte X. "Je ne me souviens pas avoir un jour rencontré M. Epstein. Je n'ai jamais voyagé à bord de son avion ni visité sa résidence insulaire ou ses bureaux."Des liens "superficiels" avec Ghislaine Maxwell
Hillary Clinton et son mari Bill ont été appelés à témoigner à plusieurs reprises devant cette commission parlementaire pour évoquer la nature de leur relation avec l'ex-financier américain, retrouvé pendu dans sa cellule en 2019 après avoir été incarcéré pour avoir mis en place un vaste système d'exploitation sexuelle de mineures. L'ancien président a accueilli plusieurs fois Jeffrey Epstein à la Maison-Blanche lors de son mandat. Il a aussi voyagé à plusieurs reprises dans son jet privé et a été photographié plusieurs fois en sa compagnie. Était-il au courant de ses agissements criminels ? Interrogée...
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27/02 - Crise institutionnelle ou crise politique ? Le révélateur de l’article 49.3, par Denys de Béchillon
Or, donc, 49.3 renaquit de ses cendres… Quasiment à la satisfaction générale, par-dessus le marché ; au moins chez ceux dont le projet politique n’est pas en soi de provoquer la dissolution de l’Assemblée. On n’en était vraiment pas là début octobre. Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’engageait à ne rien faire de tel ; le plus gros des forces politiques communiait dans la phobie de cet article ; la presse chantait en chœur. Décidément, tout passe… Mais peu importe. On a déjà vu d’autres inconstances, et celle-là s’explique bien. Ce qui compte, c’est ce que cet épisode dit de la vraie nature des procédures constitutionnelles, et plus encore de la vraie nature de nos problèmes du moment.
Max Weber expliquait que les acteurs juridiques manient les règles comme les joueurs les cartes : tactiquement. Ils essaient de sortir la meilleure au meilleur moment. Rien n’est plus juste. Il faut se représenter les articles de la Constitution comme autant de ressources dont les responsables usent, ou pas, pour parvenir à leurs fins. Ça tombe bien, l’art. 49.3 est spécialement taillé pour ça. Fait pour placer chacun devant sa conscience et/ou sa calculette intérieure : le gouvernement, qui peut tomber ; les parlementaires, qui peuvent y perdre leur siège ; le tout sur fond de dramaturgie républicaine. Il faut choisir. C’est ce qu’ils ont fait ces jours-ci. Le recours à ce moyen a ouvert la porte de l’adoption du budget au plus bas coût politique perçu par les uns et par les autres ; aucun ne prenant le risque (ni la...
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27/02 - Netflix laisse la voie libre à Paramount pour le rachat de Warner Bros
Une bataille de plusieurs mois semble toucher à sa fin. Dans un nouveau rebondissement, Netflix a fait savoir jeudi 26 février qu'il ne relèverait pas son offre pour l'acquisition de Warner Bros Discovery après celle révisée déposée par Paramount Skydance, une annonce qui met fin au feuilleton du rachat du prestigieux studio de cinéma américain et de sa plateforme de streaming.
"Nous avons toujours fait preuve de discipline et, au prix nécessaire pour égaler la dernière offre de Paramount Skydance, l'opération n'est plus intéressante financièrement. Nous refusons donc de nous aligner sur l'offre de Paramount Skydance", a dit Netflix dans un communiqué.
Netflix a confirmé à Reuters qu'il renonçait à son offre de rachat de Warner Bros Discovery. Le conseil d'administration du studio légendaire doit encore approuver l'offre de Paramount Skydance. "Une fois que notre conseil d'administration aura approuvé l'accord de rachat de Paramount, cela créera une valeur phénoménale pour nos actionnaires", a déclaré le directeur général de Warner Bros, David Zaslav, dans un communiqué. "Nous sommes enthousiasmés par le potentiel d'une alliance entre Paramount Skydance et Warner Bros Discovery et avons hâte de commencer à travailler ensemble et de raconter les histoires qui touchent le monde entier", a-t-il poursuivi.31 dollars par action contre 27,75
Paramount a poursuivi avec acharnement sa quête de rachat de Warner Bros, lançant une campagne hostile pour supplanter Netflix. La société est parvenue à ramener Warner...
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27/02 - Un "war game" opposant l’Otan à la Russie vire à la débâcle : "Cela devient vite ingérable sans les Américains"
Soixante-cinq kilomètres pour faire vaciller l'Europe. Depuis la fin de la guerre froide, le corridor de Suwalki donne des maux de tête aux militaires du continent. Situé entre l'enclave russe de Kaliningrad et la Biélorussie, ce mince espace est la seule langue de terre reliant les pays baltes à leurs alliés de l'Otan. C'est ici que le journal allemand Die Welt a imaginé, en décembre, un wargame. Ses résultats, publiés au début du mois de février, ont de quoi inquiéter les Européens. Il suffirait à Moscou de quatre jours pour prendre la ville lituanienne de Marijampole.
Le scénario se déroule dans un futur proche. En octobre 2026, un cessez-le-feu a gelé le conflit en Ukraine, permettant à la Russie de garder le contrôle sur les territoires occupés. Après un exercice conjoint entre Moscou et Minsk, plus de 12 000 soldats russes restent positionnés près de la frontière lituanienne. Des incidents éclatent dans la zone, et Vilnius décide de fermer sa frontière. Le Kremlin évoque une "crise humanitaire" à Kaliningrad avant de réclamer un corridor de transit à travers la Lituanie. Le gouvernement lituanien refuse, mais Moscou l'établit par la force. L'article 5 de l'Otan - qui implique que les membres de l'alliance se protègent mutuellement en cas d'agression - est évoqué. Les Etats-Unis refusent de s'engager militairement face à l'argument "humanitaire" évoqué par les Russes. En face, l'Europe hésite. Les Polonais n'envoient aucune troupe de l'autre côté de la frontière. L'Allemagne consulte les Landers,...
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27/02 - Nadia Fettah Alaoui, ministre de l’Economie du Maroc : "Dans un monde turbulent, notre pays inspire confiance"
Deux investissements majeurs en l'espace de six mois, qui ne doivent rien au hasard. En octobre dernier, Safran annonçait l'ouverture prochaine, au Maroc, d'une ligne d'assemblage de moteurs Leap, destinés aux A320 et A321 d'Airbus. Le 13 février, rebelote : le géant français de l'aéronautique, présent de longue date dans le pays, dévoilait cette fois-ci un nouveau projet d'usine de fabrication des trains d’atterrissage, toujours pour les futurs appareils de l'avionneur européen.
Pour Nadia Fettah Alaoui, ministre de l'Economie et des Finances du Maroc depuis 2021, ces victoires successives illustrent la capacité du Royaume à attirer les investissements étrangers. Auprès de L'Express, la première femme à occuper ce poste dans l'histoire, et diplômée d'HEC, détaille la stratégie industrielle et économique du gouvernement, avec comme horizon 2030, date de la Coupe du monde de football organisée conjointement avec le Portugal et l'Espagne.
L'Express : Safran a annoncé il y a quelques jours de nouveaux investissements majeurs au Maroc. En quoi ce partenariat s’inscrit-il dans la feuille de route industrielle du Royaume ?
Nadia Fettah Alaoui : Cette annonce conforte le positionnement du Maroc comme plateforme aéronautique nationale. C’est une étape supplémentaire dans la construction d’un écosystème solide. Nous ne sommes plus dans une simple logique d’implantation industrielle, mais dans une relation de confiance et de montée en gamme. Safran est présent au Maroc depuis 25 ans. Aujourd’hui, il ne s’agit...
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27/02 - Droits de douane de Donald Trump : l’Europe peut-elle négocier avec la Chine ?
Il arrive parfois que l'actualité semble se jouer loin de nous. Alors tous les vendredis, on s’intéresse à un évènement qui a marqué la semaine, d’un point de vue européen, et on prend le temps d’expliquer pourquoi il nous concerne tous.
Il y a une semaine, la Cour suprême des Etats Unis a jugé illégaux les tarifs douaniers imposés par le président américain. En réponse, Donald Trump a annoncé instaurer des taxes de 10 % sur tous les produits importés aux Etats-Unis. Dans la foulée, le Parlement européen a enfoncé le clou : l'Union a décidé de suspendre la mise en œuvre de l’accord conclut l’été dernier avec Washington.
Bref, la bataille des droits de douane est donc encore loin d’être terminée... En attendant, l’Europe doit trouver des solutions pour assurer ses exportations, et maintenir son économie. Alors l’Union européenne s’interroge : dans ce contexte, la Chine peut-elle être le bon partenaire ?
Dans cet épisode de La semaine européenne, Thibault Marotte, journaliste au service Economie de L’Express, détaille les enjeux de la relation économique entre la Chine et l'Europe.
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Cet épisode a été écrit et présenté par Charlotte Baris, monté et réalisé par Jules Krot.
Crédits : BBC
Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent
Visuel : Alice Lagarde
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Pour aller plus loin
"La Chine...
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27/02 - Iran : après l’échec des négociations, voici comment l’US Navy se prépare à attaquer
Au terme de longs préparatifs (deux mois), la tenaille américaine est prête à se refermer sur l'Iran. Une fois encore, l'Amérique est sur le pied de guerre au Moyen-Orient. Et attend les ordres de la Maison-Blanche. L'US Navy a envoyé des dizaines de bâtiments de guerre en Méditerranée, en mer Rouge, dans le golfe Persique et en mer d'Arabie. L'US Air Force a elle aussi déplacé des centaines d'avions de guerre, de surveillance et de ravitaillement dans la région.
"L'armada est impressionnante, reconnaît l'amiral Jean-Mathieu Rey à propos des moyens exceptionnels mobilisés par la marine tout en remarquant à quel point la situation contraste avec le passé récent. "Depuis l'invasion de l'Irak en 2003, la marine américaine avait quasiment déserté la région", rappelle celui qui commandait, voilà peu, les opérations navales françaises dans l'Indo-Pacifique.
Rien, peut-être, ne symbolise mieux ce retour en force dans la région que la présence des deux porte-avions yankees : l’USS Gerald Ford (plus grand bâtiment de guerre américain), en provenance de la mer des Caraïbes et l'USS Abraham Lincoln (USS signifie United States Ship), précédemment en mer des Philippines. Le premier se trouve en mer Méditerranée, près d’Israël ; le second est positionné dans l'océan Indien, en mer d'Arabie. A eux deux, ces mastodontes transportent 150 avions de guerre (davantage que n'en possède l'armée de l'air française !) et 10 000 marins. Mais ce n'est pas tout. D'autres navires les accompagnent. "Un porte-avions ne se déplace jamais...
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26/02 - VIH : un traitement préventif injectable arrive en France
C'est une "avancée majeure dans la lutte contre le VIH", s’est réjouie l'association française de lutte contre le sida, Aides. Ce jeudi 26 février, le ministère de la Santé a autorisé la vente du cabotégravir en France. Ce traitement préventif contre l'infection au VIH est commercialisé sous le nom d'Apretude et sera entièrement pris en charge. Une décision justifiée par son caractère "irremplaçable et particulièrement coûteux", d'après l'arrêté gouvernemental paru au Journal officiel.
Selon des recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS), de l'Agence nationale de recherches sur le sida (ANRS) et du Conseil national du sida et des hépatites virales (CNS), datées de février, la PrEP "consiste à proposer aux personnes à risque de s’infecter par le VIH un traitement préventif médicamenteux qui va les protéger contre l’infection." Parce qu'il est préventif, les personnes ayant déjà contracté le virus ne sont pas éligibles. L'HAS ne recommande pas ce médicament aux femmes en âge de procréer en raison du "risque potentiel de malformation" chez le fœtus.Une attente due au prix du médicament
Un médicament préventif contre le sida, dit prophylaxie pré-exposition (PrEP), existe déjà en France. Toutefois, parce qu'il est sous forme de comprimé, il nécessite une prise très fréquente. Loin d'être de l'ordre du détail, cette contrainte peut engendrer un mauvais suivi, voire un abandon du traitement. Apretude sera administré par injection tous les deux mois, une innovation. Le médicament, longuement attendu par les...
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26/02 - Des tunnels secrets pour faire entrer des migrants en Europe, la Russie mise en cause
En prenant la présidence de l'Union européenne en janvier 2025, la Pologne avait alerté sur les risques. Alors que le sous-secrétaire à la migration polonais, Maciej Duszczyk, avait accusé la Russie de vouloir "transformer les migrations en arme", une enquête du Telegraph révèle que la Russie envoie des migrants vers l'Europe à l'aide de tunnels secrets, creusés entre la Biélorussie, son alliée, et l'Europe. Selon le Telegraph, Minsk a tenté de faire traverser la frontière à des dizaines de milliers de migrants. Ce n'est pas une première puisque les relations s'étaient déjà tendues entre la Pologne et la Biélorussie en 2021, alors que cette dernière nourrissait une grave crise migratoire pour déstabiliser l'Union européenne.
"Les officiers de l'unité de la garde-frontière de Podlachie ont découvert au total quatre tunnels sous la frontière avec la Biélorussie, tous en 2025", a détaillé le lieutenant-colonel Katarzyna Zdanowicz au Telegraph. Selon des hauts responsables polonais, la Russie et la Biélorussie ont bénéficié d'aide pour construire ces tunnels, notamment de spécialistes du Moyen-Orient avec un "haut niveau d'expertise". S'il est compliqué d'être sûr de l'identité des groupes ayant apporté leur aide, les seuls groupes du Moyen-Orient capables de construire ces infrastructures sont le Hamas dans la bande de Gaza, le Hezbollah au Liban ou certaines factions kurdes. La piste de l'Etat islamique a également été évoquée.Des pistes du Moyen-Orient
"L'une des choses que nous avons immédiatement remarquées...
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26/02 - Affaire Epstein : le président du Forum de Davos Borge Brende démissionne
Une démission de plus dans le sillage de l'affaire Epstein. Le président et directeur du Forum économique mondial de Davos, Borge Brende, a annoncé ce jeudi 26 février démissionner de ses fonctions, quelques semaines après l'ouverture d'une enquête sur ses relations avec le défunt financier et délinquant sexuel Jeffrey Epstein.
En poste depuis 2017 à la tête de l'institution, l'ancien ministre norvégien des Affaires étrangères a fait connaître sa décision dans un communiqué. "Après mûre réflexion, j’ai décidé de quitter mes fonctions de président et directeur général du Forum économique mondial. Ces huit années et demie ont été extrêmement enrichissantes", a-t-il déclaré.
Le communiqué publié par le Forum économique mondial ne mentionne pas explicitement Jeffrey Epstein. Toutefois, dans des déclarations aux médias norvégiens, Borge Brende a reconnu des erreurs d'appréciation dans la gestion de ses échanges avec l'homme d'affaires américain. Il a affirmé ne pas vouloir que cette affaire détourne l'attention des activités du Forum, notamment le sommet annuel de Davos, qui réunit dirigeants politiques et économiques du monde entier."Vous me manquez, Monsieur"
Cette annonce intervient après les révélations du département américain de la Justice indiquant qu'il avait participé à trois dîners d'affaires avec Jeffrey Epstein et échangé avec lui par mails et par messages. Borge Brende a reconnu qu'il regrettait de ne pas avoir fait preuve de davantage de transparence concernant ces dîners et ces échanges qu'il avait eus avec...
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26/02 - Remaniement : Agresti-Roubache, Pégard... Les nouveaux ministres du gouvernement Lecornu
Le gouvernement de Sébastien Lecornu évolue ce jeudi 26 février et quatre nouveaux ministres font leur entrée. Catherine Pégard, conseillère culture à l'Elysée, et auparavant présidente du château de Versailles, a été nommée ministre de la Culture, en remplacement de Rachida Dati, partie faire campagne pour la mairie de Paris.
Parmi les autres changements, l'ancienne secrétaire d'Etat chargée de la Ville et de la Citoyenneté sous les gouvernements Borne et Attal, Sabrina Agresti-Roubache fait son retour en tant que ministre déléguée chargée de l'Enseignement et de la Formation professionnels et de l'Apprentissage.
La députée macroniste Camille Galliard-Minier est, elle, nommée ministre déléguée chargée de l'Autonomie et des Personnes handicapées, en remplacement de Charlotte Parmentier-Lecocq. Et l'actuel député Les Républicains des Hauts-de-Seine Jean-Didier Berger est nommé ministre auprès du ministre de l'Intérieur, selon le communiqué de l'Elysée. Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement conserve son poste et ajoute celui de ministre déléguée chargée de l'Energie.
Découvrez le nouvelle composition du gouvernement :
M. Laurent NUÑEZ, ministre de l'Intérieur ;
Mme Catherine VAUTRIN, ministre des Armées et des Anciens combattants ;
M. Jean-Pierre FARANDOU, ministre du Travail et des Solidarités ;
Mme Monique BARBUT, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature ;
M. Gérald DARMANIN, garde des Sceaux, ministre de la Justice ;
M. Roland...
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26/02 - Les Ecologistes et La France insoumise, champions de l’interdiction au Parlement, par Sacha Benhamou
Dans une société libérale, l’interdiction devrait constituer l’ultime recours, un outil d’exception actionné uniquement lorsque la protection de l’ordre public ou des droits fondamentaux l’exige. Pourtant, le Baromètre 2025 du recours à la norme prohibitive au Parlement français, étude inédite de Génération Libre, révèle une autre réalité : l’interdiction n'est plus le dernier rempart, mais un style de gouvernement et un marqueur identitaire fort. Sous couvert de "précaution", notre Parlement semble s'être lancé dans une course effrénée à la norme prohibitive, substituant de plus en plus la contrainte à la responsabilité individuelle.
Les chiffres de notre baromètre sont sans appel : sur l’ensemble des initiatives parlementaires déposées en 2025, pas moins de 287 proposaient une interdiction explicite. Si cet activisme normatif est largement alimenté par les groupes d'opposition pour peser sur le débat public, il dessine surtout une fracture idéologique nette. Le camp de la prohibition a ses champions : les Ecologistes et La France insoumise cumulent à eux deux plus de la moitié des initiatives prohibitives des deux chambres. À l’Assemblée nationale, la singularité écologiste frappe par son intensité : environ un tiers de leurs propositions visent explicitement à interdire, contre une moyenne de 4,8 % pour les autres groupes.Du principe de précaution...
Le moteur de cette inflation législative a changé de nom. C’est désormais la "santé publique" qui trône au sommet des registres de justification, loin devant...
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26/02 - En Suède, un drone neutralisé près du porte-avions Charles de Gaulle
Amarré en Suède, le porte-avions français a été mis en alerte ce jeudi 26 février. Alors qu'il participe à un exercice stratégique dans le port de Malmö, le Charles de Gaulle a été approché par un drone. Selon les informations du média suédois SVT, l'engin aurait décollé d'un navire russe stationné à proximité et se serait dirigé en direction du bâtiment français.
Repéré par les forces militaires suédoises, le drone a été ciblé par une opération de brouillage avant de disparaître, sans que l'on sache s'il s'est écrasé dans l'eau ou s'il est retourné sur le navire russe. Aucune information sur le modèle du drone n'a été divulguée.Opération "Lafayette 26"
Le séjour suédois du navire français n'est pas de tout repos. Toujours selon SVT, une marée noire pétrolière a été découverte ce jeudi, en début d'après-midi dans le port où est amarré le Charles de Gaulle. "Nous sommes en train de déterminer d'où provient le pétrole et de prélever des échantillons, explique Karin Cars, chargée de communication des garde-côtes suédois, précisant qu'une enquête préliminaire sur des crimes environnementaux avait été ouverte. Aucun élément ne permet de dire que cette marée noire, contenue dans le bassin portuaire, soit liée au drone russe.
Arrivé en Suède mercredi, après avoir participé aux opérations "Orion 26" au large des côtes normandes, le porte-avions français doit y rester quelques jours avant de continuer son déploiement en Atlantique Nord avec la mission "Lafayette 26", coordonnée avec les forces de l'Otan. Elle vise notamment à "sécuriser les...
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26/02 - Alain Finkielkraut : "Je suis effaré par ce que devient la gauche"
Alain Finkielkraut a la passion de la conversation. C'est la forme qu'il a choisie pour son nouvel ouvrage, Le coeur lourd (Gallimard), un des succès de librairie de ce début d'année. Pour dialoguer avec lui, Vincent Tremolet de Villers, le directeur délégué de la rédaction du Figaro, un cadet bienveillant et admiratif. "Orphelin inconsolable" de la gauche, "Fink" a trouvé refuge sur la rive droite. Dans ces entretiens, on entend l'intranquillité du philosophe, terrifié par le retour de l'antisémitisme en Europe et blessé par la politique de Benjamin Netanyahou. Le cœur lourd exprime son rapport inquiet à une "France qui s'en va". Mais l'auteur de L'identité malheureuse laisse aussi parler sa fantaisie. Les pages sur l'amour durable et la prière sont les plus belles du livre. L'Express, qui vient de se lancer en Pologne, le pays natal de ses parents, s'est souvenu que le philosophe fut durant neuf ans l'animateur d'une revue intitulée Le messager européen pour l'interroger sur sa vision de l'Europe.
L'Express : L’écrivain Antoine Blondin, disait : "Je n’ai pas été de gauche lorsque j’étais jeune de peur de finir comme un vieux con de droite". Redoutez-vous de devenir ce "vieux con de droite" ?
Alain Finkielkraut : Je suis traité de vieux con depuis très longtemps. Comme dirait ce maître zen qu'était Jacques Chirac, "cela m'en touche une sans faire bouger l'autre."
C’est vous qui avez changé ou bien plutôt la société qui est plus à droite ?
Non, je n'ai pas changé et je le dis dans Le cœur lourd :...
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26/02 - Bruno Retailleau veut un débat avec Jean-Luc Mélenchon, ce point qui met d’accord Jordan Bardella et LFI
Nous sommes en 2026 et… Sébastien Lecornu est toujours à Matignon ! Il n'est là que depuis septembre dernier mais chaque jour est un combat. En attendant les municipales de mars, dernier scrutin avant le grand rendez-vous de la présidentielle.Fin de vie : Yaël Braun-Pivet croit à un calendrier serré
Impossible avant la fin du mandat d’Emmanuel Macron ? Yaël Braun-Pivet se dit persuadée que la proposition de loi ouvrant une "aide à mourir" sera adoptée avant les vacances parlementaires de cet été. La présidente de l’Assemblée nationale, qui est très partisane de cette évolution, a conseillé à Gérard Larcher de pousser la Haute assemblée à changer d’attitude : "Le Sénat, s’il veut peser sur le résultat final, doit entrer dans le texte pour avoir une commission mixte paritaire qui soit conclusive", souligne-t-elle. Si la CMP échoue, une nouvelle lecture devra avoir lieu à l’Assemblée nationale.Les angoisses d’Edouard Philippe
Avant même la publication d’un sondage le donnant battu, Edouard Philippe avait confié à un proche son pressentiment : l’extrême droite, dont le candidat avait obtenu au Havre 7,31 % aux municipales de 2020, allait cette fois dépasser la barre des 10 % au premier tour, le 15 mars, le contraignant à une triangulaire plus risquée pour lui.
Il faut désormais faire contre mauvaise fortune bon cœur : les amis de l’ancien Premier ministre espèrent que le risque d’une victoire d’un candidat communiste incitera les électeurs de la droite dure à voter malgré tout pour Edouard Philippe au second tour....
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26/02 - Affaire Epstein : pourquoi l’audition des Clinton est-elle aussi attendue ?
Depuis le 30 janvier, pas un jour ne passe sans que l'affaire Epstein ne fasse les gros titres. Mais certaines journées sont charnières dans la compréhension de ce dossier explosif, qui ne cesse d'être noyé par le flot de révélations médiatiques. Ces jeudi et vendredi pourraient être l'une d'elles : après avoir longtemps refusé, les époux Clinton vont témoigner, à huis clos, devant la commission de surveillance de la Chambre des représentants, jeudi pour Hillary et vendredi pour Bill. Des témoignages sous serment alors que les deux personnalités politiques sont accusées depuis plusieurs années par Donald Trump d'être proches du prédateur sexuel.
L'organisation de ces deux auditions résulte d'un long bras de fer entre le couple et James Comer, le chef républicain de la puissante commission sur le dossier Epstein à la Chambre des représentants, spécialement créée pour enquêter sur les crimes de l'homme d'affaires. Pendant plusieurs mois, Hillary et Bill Clinton ont refusé d'honorer les convocations de la commission, estimant qu'elles étaient politiquement motivées et "légalement non valables". Le 13 janvier dernier, ils ne s'étaient pas rendus au Capitole devant la Commission, à majorité républicaine, un choix qu'avait regretté Comer, menaçant le couple de poursuites judiciaires pour entrave au Congrès. "Personne n'accuse Bill Clinton de quoi que ce soit de répréhensible, nous avons seulement des questions", avait-il alors réagi. Acceptant finalement de répondre aux questions du Congrès, ils avaient demandé à...
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26/02 - Municipales 2026 : tout ce qu’il faut savoir sur le scrutin
Les 15 et 22 mars prochains se tiendront les élections municipales. Les près de 35 000 communes françaises organiseront leurs scrutins pour élire leurs maires et leurs conseils municipaux pour les six prochaines années. L’Express vous liste tout ce qu’il faut savoir pour voter sereinement lors de cette échéance locale.Comment fonctionne le scrutin ?
Le conseil municipal est composé de sept à 69 élus en fonction de la taille de la commune. Comme le rappelle le site gouvernemental Vie publique, les conseillers sont élus au suffrage universel direct. Le scrutin est proportionnel, de liste, à deux tours, avec prime majoritaire. Cette dernière particularité sert à garantir qu'il y aura une majorité claire pour gouverner.
En pratique, si une liste obtient la majorité absolue des voix dès le premier tour, elle reçoit automatiquement la moitié des sièges du conseil municipal. L’autre moitié est ensuite répartie proportionnellement entre toutes les listes ayant obtenu plus de 5 % des voix.
Si aucune liste ne dépasse les 50 %, un second tour est organisé. Pour pouvoir se maintenir, une liste doit avoir obtenu au moins 10 % des voix au premier tour. Les listes ayant recueilli entre 5 % et 10 % peuvent fusionner avec une autre liste. C'est pour cette raison que des triangulaires voire des quadrangulaires peuvent s'affronter. Au second tour, les sièges sont également répartis proportionnellement en fonction des scores avec prime majoritaire.
Une fois que le conseil municipal a été élu, il vote à son tour pour...
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26/02 - Cisjordanie : face aux colonies israéliennes, les Etats-Unis à rebours du reste du monde
Une décision symboliquement lourde de conséquences. Pour la première fois, les États-Unis vont fournir cette semaine des services de passeport dans une colonie israélienne en Cisjordanie, ont annoncé mardi 24 février plusieurs officiels américains. "Des officiers consulaires vont fournir des services routiniers de passeport à Efrat le vendredi 27 février", a ainsi indiqué, sur X, l'ambassade américaine à Jérusalem. Cette localité est une colonie située au sud de la ville palestinienne de Bethléem. La même source a ajouté qu'un projet similaire était prévu à Ramallah, ainsi que dans d'autres colonies et villes. Des dizaines de milliers de ressortissants américains disposant de la double nationalité israélienne résideraient en Cisjordanie, selon des estimations.Marqueur fort
L'annonce de Washington constitue un nouveau marqueur fort de son soutien à Israël, qui ne cesse d'étendre son influence en Cisjordanie. Au sein du gouvernement du Premier ministre Benyamin Netanyahou, de nombreux élus nationalistes prônent une annexion du territoire occupé. Ce mois-ci, le pouvoir israélien a d'ailleurs approuvé de nouvelles mesures destinées à renforcer son contrôle sur cette région. Celles-ci permettent notamment de faciliter l'achat de terres par les colons israéliens – une initiative dénoncée par les Palestiniens comme une "annexion de facto".
Avec ce nouveau plan, l'État hébreu se laisse aussi la possibilité d'agir dans certaines zones cisjordaniennes jusque-là sous contrôle de l'Autorité palestinienne. Une décision...
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26/02 - Diabète et obésité : les résultats prometteurs d’un nouveau traitement oral
C’est une avancée qui pourrait encore changer le quotidien de millions de patients atteints de diabète de type 2. Selon une étude publiée ce jeudi 26 février dans la prestigieuse revue The Lancet, une nouvelle pilule, nommée "orforglipron", développée par le laboratoire américain Eli Lilly, serait plus efficace que le seul traitement oral actuellement disponible à base de sémaglutide. Prise sous forme injectable, cette molécule, commercialisée sous les noms d'Ozempic et de Wegovy par le laboratoire danois Novo Nordisk, a révolutionné la prise en charge du diabète et de l'obésité. Les firmes pharmaceutiques cherchent à présent à développer des traitements équivalents mais sous forme de comprimés, plus faciles à prendre que des piqûres hebdomadaires.
Entre septembre 2023 et août 2025, 1 698 participants à l'étude ont été aléatoirement chargés de prendre leur traitement anti-diabète, assuré soit par l'orforglipron pour une partie de la cohorte, soit par le sémaglutide oral. L'étude s'est ainsi attelée à comparer pendant 52 semaines les effets des deux médicaments.Une révolution dans la révolution ?
Le sémaglutide appartient à la famille des "analogues du GLP-1", qui agissent notamment sur l'hormone de la satiété (porteuse du nom "GLP-1") en l'imitant pour réguler la glycémie et l'appétit en stimulant l'insuline. Elles permettent ainsi des pertes de poids considérables. Mais les résultats de l'étude du Lancet démontrent une efficacité supérieure de l'orforglipron. Le médicament utilise la même technologie basée sur les...
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26/02 - Ukraine : pourquoi la Russie a la capacité de mener une cinquième année de guerre
Des affrontements sanglants... qui pourraient se poursuivre encore durant des mois ? Le spectre d'une guerre au long cours en Ukraine inquiète de nouveau l'Europe en cette fin février, quatre ans tout juste après le lancement de l'offensive de la Russie sur le territoire de son voisin, à l'hiver 2022. Cette hypothèse est appuyée par une vaste étude de l'Institut international d'études stratégiques (IISS), un des think tanks de référence au niveau mondial sur les questions de défense. Comme chaque année, le groupe de réflexion vient de publier ses perspectives en matière militaire pour l'année à venir. Avec un enseignement majeur : Moscou dispose de la capacité à maintenir sans trop de problèmes son attaque de l'Ukraine une année de plus. Investissements militaires
Dimanche 22 février, le président russe, Vladimir Poutine, a ainsi fait part de son ambition de continuer à "renforcer l'armée et la marine" de son pays. Un objectif qui s'inscrit dans la poursuite de la politique menée ces dernières années : dans son analyse, l'IISS rappelle que les investissements de la Russie dans ses forces de défense ont déjà drastiquement augmenté depuis 2022. Rien qu'en 2025, ceux-ci ont encore crû de 3 %, après plusieurs années de hausse. Au total, ils ont représenté sur un an 186 milliards de dollars, soit environ 7,3 % du produit intérieur brut total du pays. Une proportion bien plus élevée que la part de la richesse nationale consacrée aux dépenses militaires par la France, la Chine ou les États-Unis.
La montée en...
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26/02 - "Les droits de douane de Donald Trump sont des impôts déguisés" : l’analyse de l’économiste Alex Durante
Ils n’auront même pas fêté leur première année d'existence. Déclarés illégaux par la Cour suprême ce 20 février, les droits de douane annoncés par Donald Trump lors du "Liberation Day" ont été en grande partie annulés, freinant ainsi les velléités protectionnistes du président américain.
"Une très bonne nouvelle pour les entreprises et les consommateurs américains", se félicite Alex Durante, économiste principal à la Tax Foundation, un think tank américain spécialisé dans l’analyse des politiques fiscales. Co-auteur d’une note sur les conséquences de la guerre commerciale de Trump sur l’économie américaine, ce chercheur revient sur les principaux enseignements de son étude, entre hausse de la charge fiscale moyenne des ménages et réduction de la croissance, et explique pourquoi l’augmentation des tarifs douaniers s’apparente à un "impôt déguisé". Entretien.
L’Express : Comment avez-vous accueilli la décision rendue par la Cour suprême ?
Alex Durante : C’est une très bonne nouvelle pour les entreprises et les consommateurs américains, car même si l’administration Trump dispose d’autres leviers d’action, elle ne pourra manifestement pas rétablir à l’identique le régime précédent. La marge de manœuvre présidentielle s’est considérablement réduite, et je m’en réjouis pour l’économie américaine.
Donald Trump et ses soutiens ont toujours soutenu que la hausse des droits de douane pèserait d’abord sur les pays étrangers. Pourtant, les résultats de votre étude semblent démontrer l’inverse…
Exactement, et cela s’explique par le fait que...
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26/02 - Bourse : "L’année 2026 peut être excellente pour les actions européennes"
Le début de cette année 2026 a été marqué par la géopolitique. Ukraine, Iran, Venezuela, Groenland… Autant de dossiers chauds, susceptibles d’amener leur lot de surprises et de craintes dans les prochains mois. Pourtant, force est de constater que les marchés sont de plus en plus insensibles aux nouvelles de ce type, se contentant de soubresauts bien vite effacés. Pour le reste, le 31 décembre ne semble pas avoir marqué une rupture et 2026 a débuté dans la droite ligne de 2025. Les épargnants doivent composer avec des taux d’intérêt plus faibles à court terme et plus élevés à long terme, des indices boursiers globalement chers et un marché immobilier en pleine convalescence. L’inaction n’est néanmoins pas une option. Car à défaut de rupture, il faut suivre les évolutions : réduire ses placements de court terme, faire les bons choix sur ses actifs risqués et diversifier au maximum son patrimoine. Tout en se préparant à ce que tout financier expérimenté appréhende : l’imprévu.
Après trois années de hausse, les marchés vont-ils rester au sommet, compte tenu a fortiori des bouleversements géopolitiques en cours ? Benjamin Melman, directeur des gestions chez Edmond de Rothschild Asset Management, en analyse les enjeux et opportunités.
L'Express : Comment voyez-vous l’année 2026 ?
Benjamin Melman Cela fait trois ans que les marchés enregistrent de fortes hausses et les niveaux de valorisation sont parfois excessifs, notamment aux Etats-Unis dans l’intelligence artificielle (IA). Pourtant, il est difficile d’identifier...
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26/02 - Affaire Epstein : ces documents liés à Donald Trump qui n’ont toujours pas été publiés
Donald Trump de nouveau emporté dans la tempête de l'affaire Epstein. Près d'un mois après la publication, fin janvier, de plus de trois millions de documents relatifs à ce scandale sexuel, le président américain demeure fragilisé par ses anciens liens avec le pédocriminel, mort en prison en 2019. Mardi 24 février, la radio NPR a dévoilé que plusieurs dizaines de documents liés à l'actuel locataire de la Maison-Blanche ne figuraient pas dans les fichiers mis en ligne par le ministère de la Justice américain (DoJ).
Au total d'après NPR, 53 pages liées à Donald Trump manqueraient à l'appel parmi la somme de documents publiés par le ministère de la Justice. Parmi les fichiers absents : trois des quatre entretiens menés par le FBI avec une victime du couple Jeffrey Epstein/Ghislaine Maxwell. Cette dernière, qui dit avoir été abusée plusieurs fois par le prédateur sexuel, a aussi nommément cité le président américain dans une plainte de 2019. Dans les années 80, alors qu'elle était une jeune adolescente, elle aurait été présentée à Donald Trump par Jeffrey Epstein lui-même. Le républicain "l'aurait ensuite forcée à baisser la tête vers son pénis exposé, qu'elle aurait mordu", a-t-elle affirmé dans sa plainte, selon des éléments consultés par NPR. "En réponse, Trump l'aurait frappée à la tête et l'aurait mise à la porte."
Sur l'ensemble des entretiens menés par le FBI sur ce point de l'enquête, seul le premier échange entre les agents fédéraux et cette accusatrice a été mis en ligne fin janvier. Durant cette discussion, la...
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26/02 - Une tentative d’"infiltration terroriste" : Cuba abat quatre occupants d’un bateau venu des Etats-Unis
Les forces de sécurité cubaines ont abattu mercredi 25 février quatre personnes et blessé six autres se trouvant à bord d'une vedette immatriculée en Floride qui avait pénétré les eaux cubaines, a déclaré La Havane. Un commandant de patrouille cubain a également été blessé lors de cet incident, qui intervient dans un contexte de tensions élevées entre l'île et les Etats-Unis.
Le ministère de l'Intérieur cubain a déclaré que le groupe était composé de Cubains antigouvernementaux, dont certains étaient recherchés pour avoir planifié des attentats. Ils venaient des États-Unis, vêtus de tenues de camouflage et armés de fusils d'assaut, de pistolets, d'explosifs artisanaux, de gilets pare-balles et de lunettes de visée, a précisé Cuba. Un autre suspect cubain a été arrêté sur le territoire cubain dans le cadre de cette affaire, indique un communiqué officiel. "D’après les premières déclarations des détenus, ils avaient l’intention de procéder à une infiltration à des fins terroristes", a indiqué le ministère de l’Intérieur.
Une enquête a été ouverte pour déterminer exactement ce qu'il s'est passé, a déclaré ce dernier, précisant que les blessés avaient été évacués pour recevoir des soins médicaux."Extrêmement rare"
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a déclaré aux journalistes qu'il ne s'agissait pas d'une opération des Etats-Unis et qu'aucun membre du personnel du gouvernement américain n'était impliqué. Les autorités cubaines ont informé les États-Unis de l'incident, mais l'ambassade américaine à La Havane va vérifier les faits...
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26/02 - Gare au mythe de l’impuissance des démocraties, par Gérald Bronner
L’historien Joseph Tainter, dans son livre The Collapse of Complex Societies, s’interroge sur l’effondrement des sociétés complexes. A un certain point, souligne-t-il, les bénéfices de la sophistication croissante d’une société ne paraissent plus en mesure de compenser ses coûts. Le système devient vorace en ressources et ne permet pas de s’adapter aux nouveaux défis qui le menacent. La tentation de chaque partie de rompre avec le tout et de retrouver une forme de souveraineté devient de plus en plus forte… jusqu’à la dislocation de ce tout.
Nombreux sont ceux qui pensent que nous sommes entrés dans un tel moment crépusculaire de la civilisation. Le prestige de la démocratie est assombri par le spectre de l’impuissance. Ainsi, la dernière étude du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) indique qu’on trouve près d’un Français sur deux pour reconnaître qu’"en démocratie rien n’avance. Il vaudrait mieux moins de démocratie mais plus d’efficacité". Une idée qui a bondi de 10 points en à peine trois ans et qui est partagée par 63 % des électeurs de Marine Le Pen.Vertu fondamentale
Le principe même de la démocratie libérale, au moins autant que l’expression du vote, est d’organiser l’existence de contre-pouvoirs. Ceux-ci nous protègent de la tyrannie possible de ceux qui nous dirigent mais elle introduit aussi, c’est vrai, une complexité et, possiblement, une lenteur dans l’administration des choses publiques. Or, nous voyons bien celles-ci mais non celle-là. Notre cerveau est ainsi fait, comme l’a...
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26/02 - Des "Koweït" français : quand des communes s’enrichissent grâce aux projets énergétiques
Pour les miracles, oubliez Lourdes. Il suffit d’aller dans le Cotentin et de regarder de près son tissu économique. Selon une étude publiée en 2024, ce discret bassin est plus dynamique pour les créations d’emplois que des métropoles comme Toulouse ou Nantes ! "Miracle, eldorado… On en parlait beaucoup il y a deux ou trois ans quand le climat national était morose et que notre territoire, à l'inverse, jouissait de perspectives très élevées", se souvient le sénateur (LR) David Margueritte, ancien président de la communauté d’agglomération.
Depuis, la situation n'a pas changé. Bien au contraire. Déjà favorisé par la présence d'une industrie de défense navale, le Cotentin profite de la vitalité d'une filière nucléaire en plein renouveau. En quelques kilomètres de presqu’île se trouvent la centrale historique de Flamanville (Manche), le premier réacteur EPR du pays, l’usine de retraitement des déchets nucléaires et le centre de stockage d’Orano à la Hague. Une densité sans équivalent, synonyme de jackpot pour les communes voisines. Entre toutes les taxes et impôts qui en découlent, elles se partagent plusieurs dizaines de millions d’euros par an.
A ce jeu, Flamanville sort gagnante. La commune est l’une des plus riches de France, proportionnellement à son nombre d’habitants (1 600). En percevant près de 27 millions d’euros annuels de recettes fiscales, elle dispose d’une trésorerie à faire pâlir des villes dix fois plus peuplées. Ses ressources ont même augmenté depuis le branchement au réseau de l’EPR, fin 2024....
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26/02 - Ecoles de commerce : la crise s’est amorcée il y a plus de trente ans
Le passé permet souvent d'éclairer l'actualité. Chaque jeudi, dans notre nouveau podcast Hier à la Une, on se plonge dans les archives de L’Express, pour comprendre autrement la couverture du magazine de la semaine.
Ces jours-ci, en pleines vacances scolaires, nombre de lycéens se rendent certainement sur la plateforme Parcoursup. Depuis janvier, et jusqu’au 12 mars, les élèves doivent formuler leurs vœux pour leurs études supérieures. Alors les écoles de commerce auront-elles toujours autant la cote ? C’est la question que se pose L’Express cette semaine.
Car l'âge d'or des écoles de management semble être révolu. Dans cette tempête qui s'amorce, on constate des regroupements d'établissements, des restructurations, des fermetures d'amphithéâtres.
Les causes de cette crise sont diverses. D’abord la démographie : moins d’étudiants, c’est moins d’argent qui rentre dans les caisses. Toujours sur le volet financier, les subventions se sont réduites, qu’il s’agisse de l’aide des collectivités locales ou du financement de l’apprentissage par l’Etat. La faute aussi à un trop grand nombre d’établissements : la France se situe à la quatrième place mondiale en termes de nombre d'écoles de management rapporté à la population, après les Etats-Unis, la Chine et le Royaume-Uni.
Certaines d'entre elles sont d'un excellent niveau. On peut citer les institutions bien ancrées comme HEC ou l'ESSEC, les nombreuses écoles de province mais aussi des établissements qui accueillent des bacheliers et proposent des formations de niveau...
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26/02 - Remaniement : après la démission de Rachida Dati, Sébastien Lecornu et le cas Gérald Darmanin
Demandez à l'entourage d'Emmanuel Macron de confirmer la date du remaniement, c'est avoir en retour l'occasion de réviser ses classiques de philosophie antique. Une poignée de jours avant le dimanche 22 février, date butoir avant laquelle Sébastien Lecornu s'était engagé à réaliser son "ajustement" gouvernemental, un prudent conseiller du palais ironisait : "Attendons de voir. En bon adepte de Socrate, j'applique son précepte : connais-toi toi-même..." Puisqu'il se connaît bien, il sait donc pertinemment qu'en Macronie plus qu'ailleurs 1) une date butoir n'est jamais butoir ; 2) l'Elysée et Matignon sont rarement sur la même fréquence ; 3) un Premier ministre n'est jamais à l'abri de se contredire et d'être chahuté. N'est-ce pas écrit en tout petit en bas de la fiche de poste ?
Ce devait être son moment. De plaisir, presque. Du moins, de retour à la normale. "On ne peut pas dire qu'il est joyeux de parler budget depuis quatre mois", explique-t-on dans l'équipe de Sébastien Lecornu. Après les négociations interminables, les concessions, les reproches (notamment de son camp), il allait pouvoir montrer ce qu'il avait dans le ventre et dans les idées. Et Matignon de redevenir une gare de triages des réformes après avoir été réduit à un super ministère des Relations avec le Parlement. Seulement, il n'était pas tellement prévu que ce mini-remaniement, voulu banal et bref, se révèle aussi pénible pour le Premier ministre.
Il y a de l'insolence dans l'air. Cela valait bien la peine de chercher, trouver puis...
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25/02 - "Certaines IA sont meilleures que les meilleurs experts humains" : le regard d’Olivier Sibony (HEC)
Dans la masse d’ouvrages proposant une grille de lecture souvent binaire – et parfois hors sol - sur l’intelligence artificielle, la parution de Faut-il encore décider ? (Flammarion, 240 p.) ce 25 février, offre un grand bol d’air frais. Peut-être est-ce parce que ce n’est pas un livre sur l’IA mais sur la décision à l’ère de l’IA. Une approche qui devrait intéresser de nombreux décideurs. Olivier Sibony, professeur de stratégie à HEC Paris, et l’entrepreneur Eric Hazan explorent études et exemples concrets à l’appui, comment l’arrivée de l’IA nous oblige à revoir notre rapport à la décision — et pourquoi cela va aller crescendo dans les années à venir.
Un constat : "Nous sommes entrés dans un monde où, de plus en plus, les décisions artificielles seront meilleures que celles des experts humains." Si l’IA peut vraiment décider mieux que nous, faut-il encore décider ? interrogent dès les deux auteurs. Ici, point de dystopie ou de "technophilie naïve". La question n’est pas simplement de savoir qui décide, mais dans quelles conditions chacun doit le faire. Entretien.
L’Express : De manière étonnante, l’histoire de l’IA et celle des sciences de la décision sont étroitement liées, expliquez-vous.
Olivier Sibony : Oui, car l’étude scientifique de la décision est plus récente qu’on ne l’imagine. Mais ce qui est intéressant — et ce qui nous a surpris lorsque nous avons mené cette étude historique —, c’est que les différentes formes d’IA actuelles présentent une analogie avec les deux modes de pensée identifiés par les...
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25/02 - Mort de Quentin Deranque : quand Jean-Luc Mélenchon réécrit l’histoire et que le PS se paie de mots
"Quel premier communiant n’a rêvé d’être pape ?" La question a turlupiné François Mitterrand au mitan des années 1970. Cinq décennies plus tard, Elisabeth Borne a vu cette acception confirmée par un lointain successeur. Sous les dorures de Matignon, la Première ministre d’alors reçoit Olivier Faure. Elle s’interroge sur le cap de l’actuel premier secrétaire du PS. L’alliance entre un parti dit de "gouvernement", et ce mouvement de la gauche radicale est jugée contre-nature. Et si feu la NUPES clive l’ensemble de la classe politique, elle déchire surtout la formation au poing et à la rose. Alors, à quoi bon s’acoquiner avec le nouveau diable ? Faure se laisse aller à la confidence. À la cheffe du gouvernement, il explique que sa manœuvre n’a pas grand-chose de nouveau, puisqu’elle est calquée sur la stratégie de conquête du pouvoir du premier président de gauche de la Ve République. "Mitterrand aussi s’est allié avec le Parti communiste", glisse-t-il, rappelant qu’il avait surtout fini par le "phagocyter". Elisabeth Borne en est restée coite. "Il se prend pour Mitterrand maintenant ?", songera-t-elle tout bas. La gauche se paie de mots
Lui aussi aimerait revêtir les habits du Sphinx. Jean-Luc Mélenchon s’est de toute façon approprié l’une des principales maximes mitterrandiennes : "Dans la vie, il faut être offensif. Si on se défend, on a déjà perdu." Au lendemain de la disparition de Quentin Deranque, lynché à mort à Lyon par plusieurs individus - d’anciens membres d’un groupuscule allié, la Jeune Garde, ont été...
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25/02 - Fin de vie : ce que contiennent les deux textes adoptés par l’Assemblée nationale
Il y a eu la convention citoyenne, l'annonce officielle dans la presse, la présentation du texte en conseil des ministres, les débats à l'Assemblée nationale, la dissolution, la reprise du chantier, le rejet du Sénat, et le retour en chambre basse... Après un marathon parlementaire dont le coup de départ a été tiré en 2023, les députés ont - enfin - adopté la proposition de loi sur la fin de vie ce mercredi 25 février. Avec 299 voix pour et 226 contre - symptomatique des divisions qu'il génère - la version finale est désormais transmise au Sénat.
Le dossier est composé de deux textes. Le premier a pour objectif de consolider et d’élargir l’accès aux soins palliatifs. Adopté à l'unanimité, il prévoit notamment la création de "maisons d’accompagnement" pour faire le pont entre le domicile et l'hôpital. Le second instaure la possibilité d’une aide à mourir, encadrée par des conditions strictes. C'est autour de ce dernier que se concentraient les crispations. L'auto-administration de la substance létale
En particulier, la question du mode d’administration de la substance létale, dont une seconde délibération a été réclamée par le président de la commission des Affaires sociales, Frédéric Valletoux. Dans sa version initiale, la copie prévoyait que le patient s’administre lui-même le produit, sauf s'il n'est "physiquement pas en mesure" de le faire. Dans ce cas, le texte comprend une "exception d’euthanasie", c’est-à-dire que la responsabilité reviendrait à un médecin ou à un infirmier.
Pendant la dernière semaine de...
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25/02 - Blanchiment, dérives sectaires, escroqueries : l’inquiétant business des universités en ligne
Il y a d'abord le nom, forcément ronflant qui claque comme une promesse d'ascension sociale et nourrit la chimère d'un CV rutilant. Le rêve américain à portée de clics, allégé de quelques milliers de dollars en moins. L'American Management University (AMU) est une université 100 % en ligne, apparue sur la Toile en octobre 2024. Au Journal officiel où elle est enregistrée en tant qu'association, elle figure au départ sous le nom de Global University of Sciences and Technology. Puis, en avril 2025, ses géniteurs l'ont rebaptisée, lui donnant un vernis plus américain, gage sans doute de modernité.
Créée par un certain Roy Virgin, star autoproclamée du management, consultant à ses heures perdues et leader "en motivation", l'AMU a son siège sous le soleil californien, à Upland dans le comté de San Bernardino. Mais sur son site Internet où des photographies d'étudiants radieux défilent en boucle, on découvre que le "global headquarter" de l'université est installé au 11, rue de Magdebourg, non loin de la place du Trocadéro, à Paris. Une adresse prestigieuse qui rassemble, vante le site, le centre administratif, le service des inscriptions, quatre salles de conférences et six salles de réunion dans un espace ouvert. Plusieurs espaces de détente permettent aux étudiants de se relaxer pendant les pauses et entre les cours. Pour convaincre de la beauté des lieux, une image passée par la moulinette d'une intelligence artificielle montre un vaste bâtiment moderne dont le hall d'entrée est flanqué de deux grands...
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25/02 - Ilya Somin, le juriste derrière la chute des droits de douane : "Donald Trump ne peut pas agir comme un monarque"
1er février 2025. À peine de retour à la Maison-Blanche, Donald Trump instaure des droits de douane de 25 % sur les importations canadiennes et mexicaines, et de 10 % sur celles provenant de Chine. Pour contourner le Congrès auquel la Constitution américaine confie la régulation de la politique commerciale des États-Unis, le président invoque l’International Emergency Economic Powers Act de 1977 (IEEPA). Le lendemain, le juriste et professeur de droit à la prestigieuse Université George Mason, Ilya Somin, prend la plume sur le blog The Volokh Conspiracy – un blog juridique très lu et hébergé par le média libéral et libertarien Reason – pour détailler les arguments juridiques qui, selon lui, suffiraient à prouver que le tour de passe-passe de l’administration Trump est légalement irrecevable. Puis, tout s’emballe : le Liberty Justice Center (un cabinet d’avocats à but non lucratif et œuvrant dans l’intérêt public) contacte Somin, et porte l’affaire, qui prend le nom de "VOS Selections, Inc. v. Trump", devant différentes juridictions, jusqu’à arriver devant la plus haute instance judiciaire des États-Unis.
Ce 20 février 2026, la Cour suprême, pourtant à majorité conservatrice, a estimé que le président outrepassait ses pouvoirs, et que les tarifs douaniers adoptés en vertu de la loi de 1977 étaient illégaux. Dans un entretien accordé à L’Express, Ilya Somin salue "une victoire majeure pour l’État de droit, la séparation des pouvoirs, les entreprises américaines et les millions de consommateurs lésés par ces...
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25/02 - En Allemagne, l’AfD confrontée à une série d’accusations de népotisme
Ce sont des accusations qui font tache pour une formation, l'AfD, qui a construit son image sur un idéal d'exemplarité. Différents médias allemands ont révélé au cours des semaines passées des pratiques relevant du népotisme. C'est tout d'abord le député Jan Wenzel Schmidt, élu du Land de Saxe-Anhalt, dans l’est de l’Allemagne, qui a été accusé par le magazine Der Spiegel à la fin de l'année dernière d’avoir confié certaines tâches de son activité parlementaire à des employés de sa société de produits de vapotage. Lesquels étaient rémunérés environ 550 euros par mois, avec de l'argent public.
Au début du mois, la chaîne de télévision ZDF a par ailleurs révélé que le père du ministre-président du même Land, Ulrich Siegmund, était employé par le député Thomas Korell, autre élu de Saxe-Anhalt au Bundestag et touchait 7 725 euros brut par mois. Le même Korell a également eu recours aux parents d’un autre député régional de l’AfD. Quant à Claudia Weiss, autre députée AfD de Saxe-Anhalt, elle s’est attachée les services de trois membres de la fratrie d’un cadre local du parti... tandis que l'une de ses filles, comme les compagnes de deux autres élus, sont rémunérées par le groupe parlementaire du parti au parlement de Magdebourg (capitale du Land de Saxe-Anhalt). Dans le Land de Basse-Saxe, des pratiques similaires ont été observées. Selon les médias, l’épouse du président local du parti, Ansgar Schledde, travaille au service d’un député fédéral AfD.
S'il est proscrit pour un député allemand d'employer l'un de ses proches, cette...
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25/02 - L’Islande souhaite accélérer le vote sur son adhésion à l’UE
L'Islande, petit Etat insulaire de 400 000 habitants, pourrait-elle devenir le 28e Etat membre de l'Union européenne ? Selon plusieurs sources du média en ligne Politico, l'actuel gouvernement pourrait consulter ses concitoyens dès le mois d'août 2026 pour un référendum d'intégration à l'UE.
La semaine dernière, la ministre islandaise des Affaires étrangères, Þorgerður Katrín Gunnarsdóttir, a annoncé que le Parlement présentera une résolution ce printemps sur l'opportunité d'organiser un référendum sur la reprise des pourparlers d'adhésion à l'UE. "Les développements dans les affaires mondiales montrent que nous devrions examiner ce qui est le mieux adapté pour renforcer nos défenses et notre sécurité", a-t-elle expliqué auprès de la radio publique RÚV.Des pourparlers accélérés
L'actuelle coalition dirigeante de Reykjavik, au pouvoir depuis 2024, avait promis d'organiser un référendum sur la reprise des pourparlers d'adhésion à l'UE d'ici 2027. La décision de reprendre les pourparlers dès le printemps 2025 serait alors une preuve d'accélération. Un revirement après qu'un gouvernement précédent a gelé les négociations en 2013, et définitivement abandonné la candidature d'intégration en 2015. Selon le média public RÚV, deux sondages d'opinion en 2025 indiquaient une majorité étroite en faveur de l'adhésion à l'Union européenne. Dans l'un, réalisé par l'institut Prósent, 45 % des répondants se disaient favorables à l'adhésion de leur pays à l'UE, contre 35 % contre. Un autre sondage de Gallup donnait des résultats...
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25/02 - "La France n’est pas le Mexique... Elle est au stade 2 sur 3" : l’ex-patron de la PJ analyse l’opération "El Mencho"
Depuis le 22 février, le Mexique est à feu et à sang. La mort d'un puissant baron de la drogue lors d’une opération militaire, Nemesio Oseguera, alias "El Mencho", a plongé le pays dans le chaos. On dénombre à cette heure près d'une centaine de morts. Les Etats-Unis avaient promis une récompense de 15 millions de dollars pour la capture d'"El Mencho". Les cartels mexicains occupent une place importante dans le livre que publie cette semaine l'ancien patron du 36, quai des Orfèvres, Bernard Petit, Tsunami blanc (Plon). Une enquête très complète sur le narcotrafic international, de l'Amérique du sud aux villes européennes.
L'Express : Le décès de Nemesio Osegueradu, chef d’un des plus gros cartels de drogue mexicain, dans une opération militaire, provoque des violences dans tout le pays et plus de 70 morts. Êtes-vous surpris par l’ampleur de cet événement ?
Bernard Petit : Pas vraiment. Il s’agit du chef du cartel de Jalisco, un des plus violents et de loin le plus armé du Mexique. Il fallait donc s’attendre à une réaction. Pour mémoire, la seule année 2023, on dénombrait 30 000 meurtres liés au narcotrafic au Mexique ! Les cartels ont infiltré en profondeur les institutions du pays. Des journalistes, des juges, des policiers, des douaniers, des militaires sont devenus leurs affidés, quand ils ne sont pas directement issus de leurs rangs. Dans de nombreuses villes, les polices locales sont à la solde d’un cartel : les agents ferment les yeux sur les activités illégales en échange d’argent ou par peur,...
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25/02 - IA : comment un scénario fictif alarmiste a fait trembler Wall Street
Et si Wall Street s'effondrait ? Ce dimanche 22 février, un scénario sur l'avènement de l'intelligence artificielle, entièrement fictif, a affolé la bourse américaine. Tout est parti d'une publication du cabinet d’analyse financière Citrini Research. Spécialiste de la tech, celui-ci est réputé pour ses analyses prospectives - d'habitude très sérieuses et fondées sur des faits. Sauf que, cette fois, son fondateur, Alap Shah, s'est attelé à un nouvel exercice : un récit imaginaire, ancré en 2028, sur l'évolution des marchés confrontés à l'essor de l’IA.
Un texte d'une telle crédibilité que "The 2028 Global Intelligence Crisis" - "La crise mondiale de l'intelligence de 2028" - est rapidement devenu viral... Jusqu'à ce que la fiction finisse par avoir des répercussions bien réelles. Pourtant, dès les premières lignes, l'auteur prévient : "Ce qui suit est un scénario, pas une prédiction". Son objectif : "préparer [les lecteurs] aux risques potentiels alors que l'IA rend l'économie de plus en plus étrange".Les salariés remplacés par l'IA
Dans cette note ultra-fournie, agrémentée d'infographies et de données, Alap Shah brosse le portrait d'une économie mondiale agonisante, terrassée par la technologie. Explosion du chômage, effondrement de la consommation, crash des marchés, impuissance des pouvoirs publics...
Le scénario dystopique prévoit que la crise s'amorcera avec l'omniprésence de l'intelligence artificielle et des agents autonomes, capables d'exécuter des tâches complexes. Ils codent, ils analysent, ils...
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25/02 - Derrière l’arrivée de Mara en France, la ruée des mineurs de bitcoins vers l’IA
L’accord est scellé. Mais il n’a pas fini de faire parler. L’Américain Fred Thiel en a conscience. Le patron du plus grand mineur de bitcoins au monde, Mara Holdings, était à Paris lundi 23 février. Pin’s "M" sur le revers de la veste, lunettes de marque italienne bien ajustées, il s’exprimait auprès d’un petit comité de journalistes dans les locaux d’un cabinet d’intelligence économique de la capitale. L’objectif : donner le change depuis l’officialisation, vendredi, du rachat d'une filiale d’EDF, Exaion, spécialisée dans le calcul haute performance et le cloud IA. Un deal relativement modeste, à environ 150 millions d’euros, pour 64 % du capital, qui aura toutefois mis plusieurs mois à se dessiner, en raison d’une levée de boucliers dont l’ampleur a surpris Fred Thiel. Ce francophile, né à Neuilly-sur-Seine (sans aucun lien de parenté avec Peter Thiel, l'entrepreneur pro-Trump fondateur de la société Palantir), en cours de naturalisation, s'était alors muré dans le silence.
D’abord face aux pro-bitcoin et aux mineurs français, dénonçant une distorsion de la concurrence. Certains parmi eux soupçonnent Mara de se préparer à "miner" du bitcoin à des prix de l’énergie avantageux, grâce à sa nouvelle proximité avec EDF. Pour rappel, le minage est la validation d’une multitude de transactions grâce à du calcul informatique. Une pratique électro-intensive rémunérée en bitcoins, créés ex nihilo par le système inventé par le mystérieux Satoshi Nakamoto. Mara en détient 53,250 à ce jour, le deuxième vivier sur la planète...
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25/02 - IA : entre Anthropic et le Pentagone, le bras de fer vire à l’ultimatum
La tension qui couve depuis plusieurs semaines entre Anthropic et l'administration américaine est montée d'un cran. A l'issue d'une réunion ce mardi 24 février entre le PDG de la société Dario Amodei et le secrétaire à la Défense américain Pete Hegseth, ce dernier a donné jusqu'à vendredi à la firme pour se plier aux desiderata du Pentagone. A savoir : la levée de ses restrictions quant à l'utilisation par l'armée de son IA Claude, qu'Anthropic entend exclure de deux domaines, la surveillance des masses d'une part et le développement d'armes autonomes d'autre part.
Des réserves inacceptables pour Pete Hegseth. Faute d'accord, le ministre américain menace d'annuler le contrat passé avec Anthropic à l'été 2025, pour un montant de 200 millions de dollars, ou encore de recourir au Defense Production Act, une loi de 1950 édictée dans le contexte de la guerre de Corée qui autorise le gouvernement à prendre le contrôle de sociétés au nom de la sécurité du pays. La loi a notamment été utilisée lors de l'épidémie de Covid, mais son recours manquerait ici de bases légales, selon des juristes. "Je ne suis pas sûr que cet aspect de la DPA ait jamais été utilisé de cette manière", a déclaré au Washington Post Jerry McGinn, directeur du Centre d'études stratégiques et internationales pour les questions relatives à la base industrielle.Divergence idéologique
Dans un monde de la tech qui a largement prêté allégeance à Donald Trump, à l'image d'Elon Musk (xAI) ou...
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25/02 - "Donald Trump a laissé filer le plus cadeau de sa vie" : l’analyse de Desmond Lachman
Et si c'était le faux pas de trop pour Donald Trump ? Après le revers infligé à ses droits de douane par une Cour suprême pourtant à majorité conservatrice, le président américain, fidèle à lui-même, a choisi de contre-attaquer en annonçant de nouveaux droits mondiaux de 10 %. Mais de l'avis de Desmond Lachman, chercheur à l'American Enterprise Institute (think tank libéral basé à Washington), en refusant de laisser le dernier mot à la plus haute juridiction des États-Unis, Donald Trump a probablement laissé passer le plus beau cadeau politique de sa vie : "On aurait pu penser qu'une personne rationnelle saisirait cette porte de sortie, car les droits de douane ne sont pas populaires, il a des élections de mi-mandat à gérer, et il a un problème de pouvoir d'achat que ces droits aggravent", explique à L'Express cet ancien directeur adjoint du FMI.
Selon lui, l'obsession tarifaire du chef d'État américain, ajoutée à une situation budgétaire explosive, constitue un mélange hautement inflammable : "Les États-Unis ont d'énormes besoins de financement extérieur, et ce que Donald Trump fait, c'est s'employer à saper la confiance des étrangers", déplore-t-il. Une seule force, plus puissante que Donald Trump lui-même, pourrait, ajoute-t-il, le contraindre à renoncer à ces droits de douane... Entretien.
L’Express : Après la décision de la Cour suprême, Donald Trump a annoncé de nouveaux droits de douane à 15 %, puis 10 %. Comment analysez-vous cette obstination ?
Desmond Lachman : Cela ne fait que créer une grande...
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25/02 - "Face aux massacres de manifestants en Iran, nous ne resterons pas silencieux" : l’appel de 111 personnalités
Les soussignés – avocats, membres des professions juridiques et personnalités publiques, que nous soyons de nationalité ou d’origine iranienne, ou de toute autre nationalité – formulons, avec urgence et profonde préoccupation, le présent appel au nom de celles et ceux qui, en Iran, sont réduits au silence.
Partout en Iran, des manifestants pacifiques, qui n'ont cherché qu'à exercer leur droit à la liberté d'expression et à l'autodétermination dans la dignité – y compris leur droit légitime d'exprimer leur exaspération face à l'effondrement économique désormais systémique du pays, qui empêche le peuple iranien d’accéder à ses besoins les plus élémentaires (alors que, selon certaines informations, des milliards de dollars seraient détournés quotidiennement par ceux qui détiennent le pouvoir et leurs proches) – ont été confrontés à l'usage de la force, à des arrestations massives et à des homicides systématiques à grande échelle, ainsi qu’un black-out informationnel croissant.
Bien que les informations en provenance d’Iran soient rares, celles qui parviennent jusqu’à nous indiquent que le nombre de morts liés à la répression menée par le régime au cours des dernières semaines dépasserait les dizaines de milliers de personnes, pour la plupart des jeunes, tandis qu’un nombre plus important encore serait détenu illégalement. Le lieu de détention des personnes arrêtées n’est pas divulgué, et il est fait état d’exécutions menées sans aucun procès.Crimes contre l'humanité
Parallèlement, le régime iranien a coupé l’accès de la...
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25/02 - Agrivoltaïsme : entre promesses de revenus et colère des riverains
Entre le réchauffement climatique, l’érosion de la biodiversité, l’appauvrissement des sols, le risque de virus toujours plus résistants comme l'a montré la dernière épizootie de dermatose nodulaire contagieuse qui a frappé les bovins français durant l’hiver, l’agriculture n’a pas d’autre choix que de changer de modèle et se réinventer dans un monde toujours plus concurrentiel. Robotisation, intelligence artificielle, nouvelles semences, images satellitaires et prévisions, agrivoltaïsme… les nouvelles technologies (agritech) doivent permettre à nos cultivateurs et nos éleveurs de travailler dans un monde plus durable. Plongée au cœur de la ferme 2.O.
Isabelle Moquet évoque des projets qui "pullulent" dans sa campagne, située au sud de la Vienne, une terre d’élevage, assez isolée. Eric Duputier cite "7 000 hectares de programmes sur la seule communauté de communes". Tous deux sont membres du bureau des Prés survoltés, une association locale opposée à l’agrivoltaïsme. "On prétend que cette technologie va sauver l’agriculture et le climat, or elle ne fera ni l’un ni l’autre", tempêtent-ils.
Apparue dans les années 2010, ce type de production d’électricité combine, comme son nom l’indique, activité agricole et photovoltaïque. En clair, une société loue à un agriculteur ses champs pour y installer des panneaux solaires situés à quelques mètres du sol, sous lesquels il continue ses activités d’élevage ou de production végétale. La pratique a été cadrée par la loi Aper en 2023. Elle stipule notamment que l’activité agricole...
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25/02 - Les vérités d’un général sur l’échec du Scaf, l’Europe accro comme jamais au renseignement américain
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'indiscrets exclusifs en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.L'Europe accro aux grandes oreilles US
"L’Europe dépend aujourd’hui à 80 % du renseignement américain. Les 20 % restants proviennent des services européens dans leur ensemble", confiait, en marge de la conférence de Munich sur la sécurité, un ancien conseiller défense du président fédéral allemand. Désormais en poste au sein de la planification stratégique du commandement naval, cet officier supérieur s’inquiète de la dépendance du continent à Washington : selon lui, toute autonomie stratégique passera d’abord par un renforcement des capacités européennes de renseignement, en particulier techniques. Pourquoi le Scaf se meurt
"Le Scaf est mort", assurait, il y a quelques jours, un général d’active de l’armée française, à propos du futur avion de combat européen. Le projet était initialement porté par Paris et Berlin, mais seul l'Élysée semble encore y croire. Une situation que ce militaire attribue en partie à l’industrie française de l’armement : "Nous avons bâti notre système autour de la dissuasion et de l’autonomie stratégique. Résultat : notre marché est sans doute...
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25/02 - Economie, Iran... Ce qu’il faut retenir du discours de Donald Trump devant le Congrès
Il s'est exprimé pendant près de deux heures : Donald Trump a vanté mardi 24 février devant le Congrès ses réussites économiques, à l'occasion du plus long discours sur l'état de l'Union jamais prononcé (une heure et 47 minutes), affirmant que les Etats-Unis entraient dans un "âge d'or". "Notre nation est de retour - meilleure, plus grande, plus riche, plus forte", a dit le président américain depuis le pupitre, alors que les républicains du Congrès scandaient "USA, USA".
L'hôte de la Maison-Blanche a pris la parole lors d'une allocution télévisée en "prime time" (21h00 heure de Washington, 03h00 mercredi heure française). Ce discours offrait à Donald Trump une opportunité de convaincre les électeurs de maintenir au pouvoir les républicains, qui contrôlent avec une majorité étroite les deux chambres du Congrès. L'ensemble des sièges de la Chambre des représentants et une partie du Sénat seront en jeu lors des "midterms" en novembre prochain.L'inflation "s'effondre" selon Donald Trump
Habitué des digressions parfois erratiques, Donald Trump s'en est cette fois tenu à son discours, discutant de l'économie durant la première partie de son allocution. Il a dressé un panorama complet des problèmes économiques du quotidien – logement, santé, factures d'énergie... – mais il s'est une fois de plus abstenu de reconnaître que de nombreux Américains sont toujours aux prises avec le coût élevé de la vie. L'inflation "s'effondre", a-t-il ainsi affirmé, bien que le prix des denrées alimentaires, du logement ou des assurances...
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25/02 - Projets numériques des armées : la liste noire du général Thierry Burkhard
Il aura tenté de faire le grand ménage. Sur fond de tour de vis budgétaire et de menace russe, l’ancien chef d’état-major des armées a entrepris fin 2024 de passer en revue les grands projets numériques menés au sein du ministère des Armées, pour examiner leur efficacité au cas par cas. Le général Thierry Burkhard a ainsi, d’après nos informations, dressé quelques mois avant de quitter ses fonctions une liste confidentielle d’une dizaine de vastes chantiers pilotés de longue date, parfois depuis une dizaine d'années, sans pour autant présenter de résultat probant.
Son projet à l’époque : se délester des plus insatisfaisants d’entre eux pour alléger les finances du ministère, se rabattre sur des solutions plus fonctionnelles et mieux répondre à la révolution technologique en marche sur le front ukrainien. "L’idée était aussi de réfléchir à la possibilité d’établir un droit d’arrêt des initiatives manifestement vouées à l’échec", indique un expert du numérique de défense. Car alors même que certains chantiers à la dérive sont loin d’obtenir les résultats escomptés malgré les montants engagés, les contrats noués sur plusieurs années avec les grands noms du numérique français laissent rarement entrevoir de possibilité de sortie.
La démarche de Thierry Burkhard a été suivie d’effets. En raison d’une série de dysfonctionnements constatés autour d’une solution de commandement des opérations militaires, élaborée depuis plus de huit ans par Sopra Steria et Thales, la Direction générale de l’armement (DGA) a décidé au printemps 2025...
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25/02 - Exposition : Dove Allouche ou la disparition des appareils, par Christophe Donner
Dove Allouche expose ses dernières œuvres dans la nouvelle galerie de Peter Freeman, située au commencement de la rue Montpensier, celle qui longe le Palais Royal à Paris. Titre de l’expo : CHNOPS. On saura plus tard pourquoi.
De plus en plus de gens savent que Dove Allouche est un artiste confidentiel. Je me demande s’il le fait exprès ou si c’est à cause de ce qu’il crée, qui serait de l’ordre de la confidence. En tout cas, depuis que j’ai découvert qu’il existait, je le vois passer d’un sommet à l’autre d’un art minimal, conceptuel, en même temps soucieux d’esthétique et même d’élégance, chacune de ses séries d’œuvres produisant sur moi ce type d’émotion que j’éprouve parfois devant la beauté des sciences. Comme si les mathématiques, la géométrie, la chimie, la physique ouvraient dans son œuvre un chemin direct, sans affect, sans mélo ni pathos, vers son intellect.
Vous pouvez passer le long des vastes baies vitrées de la galerie Peter Freeman, rue Montpensier, si vous vous arrêtez devant les taches noires accrochées aux murs, c’est bien. Si vous ne vous arrêtez pas, c’est bien aussi. Car c’est un peu le sujet de l’expo. Tu vois, tu ne vois pas. La comète Halley passe. Tu la vois, tu ne la vois pas. Dove Allouche ne l’a pas prise, ni saisie, ni capturée, il n’a pas d’appareil pour faire ça ; les images, il les crée, ce qui est tout à fait différent. Neuf objets visuels encadrés comme des tableaux sont accrochés face à la rue, offerts aux passants qui passent devant neuf fois la comète Halley. "C’est la chambre...
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25/02 - Emmanuel Macron et ses espions : "L’Ukraine est un échec du renseignement français"
Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Dans “Nid d’espions”, le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.
Plusieurs fois par mois, c’est un ballet bien particulier qui a lieu au cœur de l’Elysée. Emmanuel Macron descend dans les sous-sols du palais présidentiel. Il est généralement accompagné du Premier ministre, du ministre des Armées, de celui des Affaires étrangères et parfois d'autres membres du gouvernement. Est également présent le Secrétariat général de défense et de sécurité nationale.
Tous pénètrent dans une pièce ultra sécurisée, éloignée des regards et des oreilles : le PC Jupiter. Dans cet abri antiatomique, les questions de défense et de renseignement les plus sensibles sont abordées. Des scènes que l’on n’observait que très peu avant l’arrivée d’Emmanuel Macron à la présidence. Avant 2017, la plupart de ces réunions se tenaient dans le salon vert, au premier étage de l’Elysée. Désormais, on laisse même son téléphone à l’entrée, dans une boîte.
Cette anecdote est révélatrice de la passion du président de la République pour le renseignement et les espions. Emmanuel Macron a, depuis le début de son premier mandat, montré un intérêt particulier pour le sujet, à l’inverse de ses prédécesseurs. Et c’est ce qu’on vous raconte dans cet entretien réalisé par Etienne Girard, directeur adjoint de la...
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25/02 - Non, notre monde actuel n’a rien à voir avec "1984" ! Par Antoine Buéno
C’est le phénomène du moment, difficile de passer à côté : Orwell : 2+2=5, un documentaire de Raoul Peck, sort au cinéma. Toute la presse bien-pensante s’en est emparée pour crier au chef-d’œuvre. Le documentaire est un tissu de citations de George Orwell plaquées sur des images d’actualité. C’est extrêmement anxiogène, c’est flippant. C’est le but. Le message est clair, éclair, coup de poing : réveillez-vous ! Nous sommes dans 1984 ! Orwell avait tout vu venir !
Le problème, c’est que c’est un pur mensonge, une manipulation. Ce qui est en réalité orwellien, c’est le documentaire de Raoul Peck, pas notre époque. C’est du Jean-Pierre Pernaut ou du CNews de chevalier blanc. Exactement les mêmes ficelles, exactement les mêmes ressorts : on amalgame, on raccourcit, on effraie. Comme au JT, mais du côté du "bien".
Dans 1984, le régime réécrit l’Histoire en permanence en jetant au feu les actualités qui ne correspondent plus à sa vérité du moment. Winston, le héros du livre, est chargé de cette basse besogne. Les brasiers où sont envoyées les coupures de presse s’appellent poétiquement "des trous de mémoire". Le documentaire de Raoul Peck est un énorme trou de mémoire. Il semble avoir tout simplement oublié 1984, le roman d’Orwell. Le réalisateur l’a-t-il lu ? La question se pose puisque ne surnagent dans Orwell : 2+2=5 que des slogans qui peuvent être collés à n’importe quelle actualité. Pour mémoire donc, dans 1984, Orwell décrit une société cauchemardesque, la pire société possible, c’est l’épure de la dystopie. Ce monde...
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24/02 - Comment Jeffrey Epstein a dissimulé des preuves dans plusieurs entrepôts à travers les Etats-Unis
Jeffrey Epstein n'en a pas fini de défrayer la chronique. Mais pour une fois, les révélations ne concernent pas une énième personnalité politique mise en cause pour ses liens avec le pédocriminel. On apprend aujourd'hui que la myriade de documents révélés le mois dernier pourrait n'être que l'arbre qui cache la forêt. Le financier aurait stocké des preuves compromettantes dans des entrepôts à travers les Etats-Unis, selon les dernières informations du Telegraph.
Pour ce faire, Jeffrey Epstein aurait fait appel à des détectives privés. Un tas d'ordinateurs, de disques durs, de photographies auraient ainsi été retirés de ses différentes propriétés puis dissimulés dans au moins six sites de stockage loués à son nom. Des relevés bancaires montrent qu’il louait au moins un box de stockage dès 2003, période où il fréquentait l’élite mondaine de Palm Beach. Les paiements pour ces unités se sont poursuivis jusqu’en 2019, année de sa mort. Perquisitions incomplètes ?
Les mandats examinés par le Telegraph laissent penser que les autorités américaines n’ont jamais perquisitionné ces entrepôts. Lors des perquisitions menées en 2019 après son arrestation pour trafic sexuel, le FBI a saisi de nombreux appareils électroniques dans ses résidences de New York et des îles Vierges américaines. Toutefois, les documents consultés ne mentionnent pas de descentes dans des entrepôts externes.
Ces espaces de stockage pourraient donc contenir des éléments inédits et sensibles, notamment des photos ou vidéos. De nombreuses victimes soupçonnent...
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24/02 - La présidente du Louvre, Laurence des Cars, a remis sa démission à Emmanuel Macron
Fragilisée et placée en ligne de mire depuis le cambriolage du Louvre le 19 octobre, la présidente du musée, Laurence des Cars, a remis sa démission à Emmanuel Macron ce mardi 24 février, a annoncé l'Elysée.
Le chef de l'Etat l'a acceptée en saluant "un acte de responsabilité dans un moment où le plus grand musée du monde a besoin d'apaisement et d'une nouvelle impulsion forte pour mener à bien des grands chantiers de sécurisation, de modernisation et le projet "Louvre - Nouvelle Renaissance"", a fait savoir la présidence dans un communiqué.
Le président de la République, qui l'avait nommée en 2021, "l'a remerciée pour son action et son engagement ces dernières années" et a souhaité lui confier "une mission dans le cadre de la présidence française du G7 sur la coopération entre les grands musées des pays concernés". Avant d'être à la tête du musée du Louvre, Laurence des Cars avait dirigé le musée d'Orsay et celui de l'Orangerie.Une démission presque inéluctable
Après le cambriolage au retentissement mondial, au cours duquel huit bijoux de la couronne française ont été dérobés, notamment le diadème de l’impératrice Eugénie, [NDLR : un préjudice estimé à 88 millions d'euros], plusieurs responsables politiques et syndicaux avaient rapidement mis en cause la responsabilité de l'historienne de l'art, réclamant qu'elle tire les conséquences de cette affaire, ce qui revenait à demander son départ. Défendant en premier lieu son action à la tête du musée, elle avait par la suite présenté sa démission à la ministre de la...
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24/02 - "L’âge d’or est terminé" : pourquoi nos écoles de commerce sont dans la tourmente
Cela fait des semaines que le dossier passe discrètement de main en main. Dans le monde feutré de l'enseignement supérieur privé, rien n'a filtré des négociations en cours mais ceux qui se sont plongés dans l'épaisse liasse de documents et de rapports financiers se sont posé à chaque fois la même question : combien vaut réellement Y School, ce groupe d'écoles post-bac dont le centre névralgique est à Troyes, dans l'Aube ? Dans la corbeille de la mariée, un ensemble de quatre établissements : une école de commerce et de management, une autre spécialisée dans les métiers du tourisme, une troisième dans le design et enfin, une école de la deuxième chance dédiée aux décrocheurs. Près de 2 000 élèves au total.
En septembre dernier, lors de la rentrée scolaire, la pépite du groupe, South Champagne Business School – anciennement ESC Troyes - n'a accueilli aucun étudiant sortant du cycle de classe préparatoire. A l'issue du concours national, ceux que le logiciel d'affectation a envoyés à Troyes, ont décliné la proposition, préférant "cuber" leur dernière année de classe prépa ou partir vers d'autres cieux, souvent dans une université à l'étranger. Un désamour qui a frappé d'autres grandes écoles. Sur les 26 business schools ouvertes au concours post-prépa, 9 n'ont pas fait le plein à l'automne dernier, d'après les relevés du Sigem, le système d'intégration aux grandes écoles de management. "Ce phénomène dure maintenant depuis près de trois ans", souffle Anne Rivière, sa présidente. L'arithmétique est implacable. Moins...
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24/02 - Comment la société doit se préparer à une guerre de haute intensité : l’éclairage de Bénédicte Chéron
Face à Vladimir Poutine, face à la Chine, et même face aux brutalités de l’allié américain, l’Europe se réveille dans la douleur. A quoi doit-elle s'attendre, désormais, en termes de conflits ? Et comment s'y préparer ? L'historienne Bénédicte Chéron, qui fait paraître ces jours Mobiliser aux éditions du Rocher, est l'invitée des Grands entretiens d'Anne Rosencher. L'intégralité des échanges est à retrouver en vidéo sur YouTube et Dailymotion, mais aussi en podcast sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast Addict.
L'Express : Cela fait quatre ans que la Russie a envahi l'Ukraine. Vous qui suivez de près l’imprégnation des questions militaires dans la société, diriez-vous que depuis les mentalités ont changé en France ?
Bénédicte Chéron : Difficile à dire. Quatre ans, c’est évidemment long pour ceux qui sont en guerre, mais pour une société malgré tout périphérique par rapport au conflit, c’est assez court. On peut bien sûr noter quelques évolutions et signaux "faibles" : les questions de défense, par exemple, occupent une plus grande centralité dans le débat public. Cependant, il faut rester lucide. On est souvent trompé par les plateaux des chaînes d’information en continu : ceux qui les suivent ont l’impression qu’on en parle beaucoup, mais les audiences restent assez limitées et fragmentées. Après l’énorme surprise de février 2022, une forme d’habitude et de routine s’est installée. Il est fort possible que, dans l’esprit des Français, cette guerre soit devenue aujourd’hui "une...
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24/02 - Guerre en Ukraine : après une série d’attentats, Kiev envisage de limiter l’accès à Telegram
Plusieurs acteurs politiques ukrainiens ont appelé à la restriction du réseau social Telegram, après une série d'attentats à la bombe à travers le pays, selon le Kyiv Post. Dimanche 22 février, deux explosions visant des policiers à Lviv ont fait un mort et 25 blessés. Le jour suivant, deux autres détonations ont retenti à Mykolaiv, dans le sud du pays, et à Dnipro, au centre de l'Ukraine. Cette fois encore, des policiers ont été blessés et des commissariats endommagés. Le président Volodymyr Zelensky et d'autres acteurs politiques ukrainiens, ont lié ces attaques au renseignement du Kremlin. Les autorités affirment que les auteurs de ces attentats ont été recrutés sur Telegram, motivés par une offre de rémunération ou par leurs convictions prorusse.
"Une fois de plus, nous voyons que l'ennemi utilise systématiquement Telegram pour recruter des terroristes, coordonner leurs actions et mener des attaques", a écrit sur Telegram l'ancienne vice-Première ministre de l'Ukraine Iryna Vereshchuk. Dans les colonnes du Kyiv Post, la femme politique appelle à "limiter les capacités de ces plateformes", et assure "qu'il faut réfléchir au fonctionnement de Telegram et d'autres plateformes anonymes dans notre espace d'information en temps de guerre"."Environ la moitié" des terroristes recrutés sur Telegram
A l'occasion d'une conférence de presse tenue lundi 23 février, le ministre de l'Intérieur, Ihor Klymenko, a déclaré qu'"environ la moitié" du recrutement pour les campagnes d'attentats à la bombe s'était faite via...
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24/02 - Près des bases militaires en Europe, la discrète offensive immobilière de la Russie
C'est une révélation qui a de quoi faire pâlir plus d'un Européen. On avait déjà connaissance de manoeuvres d'espionnage mises en oeuvre par Moscou. On sait désormais que la Russie envisage de mener des actions de sabotage à travers l'Europe et qu'elle acquiert, dans ce but, des biens situés à proximité de bases militaires. Si ce sont avant tout les pays nordiques qui sont visés, toute l'Europe serait concernée, à en croire le journal britannique The Telegraph. Et la Russie piloterait même certains actes de malveillance directement depuis Paris. Explications.
Ce sont plusieurs acquisitions, par des Russes, de biens immobiliers qui ont éveillé les soupçons des services de renseignement européens. Qu'il s'agisse de chalets isolés, d'appartements urbains, d'écoles abandonnées, d'entrepôts, ou parfois même d'îles, ces sites présentent tous un point commun : leur proximité avec une base militaire ou des infrastructures critiques. Qui rend possible d'y implanter des postes d'écoute ou d'y rassembler du matériel - des drones et explosifs se trouveraient déjà dans certains de ces sites - ... et in fine, d'en faire le point de départ d'opérations de sabotage. "Zone grise"
Si les actes hostiles attribués à Moscou sont déjà en nette hausse depuis le début de l'invasion de l'Ukraine il y a quatre ans - incendies criminels à Londres et à Varsovie, projets de déraillement ferroviaire -, plusieurs responsables alertent sur une possible envolée de ces pratiques. Selon eux, la Russie envisagerait de tester une stratégie de...
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24/02 - Panique démographique : "Que dit de notre société une espèce qui ne veut plus se reproduire ?"
La panique démographique nous guette-t-elle ? Le débat, autrefois centré sur la surpopulation, s’est désormais déplacé vers la question d’une dépopulation massive. Les analyses annonçant une chute vertigineuse se multiplient. Dans un essai publié dans Foreign Affairs, Jennifer D. Sciubba ne conteste pas la baisse inquiétante de la fécondité. Mais cette spécialiste américaine des dynamiques démographiques met en garde : dans un contexte de montée des régimes autoritaires, cette rhétorique alarmiste pourrait servir de justification à des mesures liberticides ou à un recul des droits des femmes. L'histoire l'a montré, de la politique de l’enfant unique en Chine aux stérilisations forcées au Pérou, l'emballement démographique peut conduire à de graves atteintes aux droits individuels.
Refuser le catastrophisme ne signifie pas pour autant rester les bras croisés face aux lourdes conséquences économiques du déclin de la population, estime la directrice générale du Population Reference Bureau, une organisation américaine spécialisée dans l’analyse des tendances démographiques. Car faute d’anticipation, "nous risquons d’aboutir à une situation où des personnes en souffriront", avertit l'auteure de Toxic Demography: Ideology and the Politics of Population (2025, non trad.) dans un entretien à L'Express. La démographe explique également pourquoi le débat sur la dépopulation nous détourne d'enjeux plus brûlants encore.
L’Express : Au vu de l’ampleur et de l'accélération de la chute de la natalité à travers le monde, n’y...
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24/02 - L’Ecole alsacienne déchirée par une guerre civile : les coulisses d’une crise inédite
L’occasion aurait pu être saisie d’enterrer les bisbilles, mais il n’en fut rien. Six heures durant, le 19 février, l’assemblée générale de l’Ecole alsacienne a tempêté, hurlé, multipliant les incidents sous le regard de deux huissiers, pris à partie par les deux camps. Soirée mouvementée qui fige à nouveau la division. Voici d’un côté, les fidèles d’Alain Grangé-Cabane, président du conseil d’administration, et de l’autre, les soutiens du directeur licencié de l’école, Pierre de Panafieu. Et c’est le camp Grangé-Cabane qui remporte la manche, avec 102 voix le désignant comme président de la séance quand Oliver Nora, patron des éditions Grasset, n’obtint lui que 73 voix. De mémoire de parents d’élèves, jamais l’auguste école privée du VIe arrondissement de Paris n’a connu d’aussi rocambolesque nuit. Mais l’Ecole alsacienne prend goût à l’agit-prop.
La semaine précédente, elle a connu sa première manifestation de rue, rassemblant une centaine de participants, sous la surveillance somnolente d’un camion de police. Une poignée de collégiens peignés, des parents concentrés, et la silencieuse Elisabeth Guigou, ancienne ministre de la Justice. Quand apparaît, au crépuscule, Pierre de Panafieu, écharpe bleue autour du cou, c’est l’extase. Autour de lui, une nuée de banderoles cryptiques. "Ne maltraitez pas nos Pa-Pa : Parent-Panafieu", "C.A. suffit", "C.A. ne se fait pas" - C.A le sigle désignant le conseil d’administration de l’école, cible de toutes les fureurs. Une enseignante monte sur l’estrade, puis c’est au tour de Jul, le...
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24/02 - Droits de douane de Donald Trump : tout comprendre aux nouvelles surtaxes entrées en vigueur ce mardi
C'est reparti pour un tour ? Depuis ce mardi 24 février, les Etats-Unis ont imposé une nouvelle taxe mondiale de 10 % à tous les pays, et ce pour une durée de 150 jours. Quelques jours après son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump s'est engagé dans une guerre commerciale... à coups de droits de douane. Dans un dernier retournement de situation, la Cour suprême américaine a invalidé vendredi 20 février une série de droits de douane décidés par la Maison-Blanche, après des mois de négociations avec le monde entier. Contrairement à ce qu'affirmait Washington, le pays n'était pas en situation d'urgence nationale, rendant ainsi l'invocation de la loi IEEPA (NDLR : International Emergency Economic Powers Act) illégale.Quels nouveaux tarifs ?
Privé de son levier d’urgence nationale, le président américain a immédiatement activé une autre base juridique, se fondant cette fois sur la section 122 de la loi sur le commerce de 1974. Une première : cette disposition n'ayant jamais été utilisée pour fixer des taxes. Elle permet au chef de l'Etat de réduire les importations en imposant des droits de douane jusqu'à 15 % pour rééquilibrer les échanges entre les Etats-Unis et leurs partenaires économiques dès lors qu'un déséquilibre marqué de la balance des paiements est démontré. Cette taxe peut être appliquée pendant une période maximale de 150 jours, soit jusqu'au 24 juillet. Après avoir annoncé ce week-end qu'ils seraient de 15 %, les nouveaux droits de douane de Donald Trump entrent finalement en vigueur ce mardi à 10...
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24/02 - Fascisme : pourquoi il faut relire Umberto Eco
Lecteur, êtes-vous fasciste ou anti-fasciste ? Vous êtes sommé de choisir votre camp. Après tout, n’y a-t-il pas sur une barricade, comme le dit le coordinateur national de LFI, Manuel Bompard, "que deux côtés" ? Si vous n’êtes pas avec nous, c’est que vous êtes contre nous. Cette logique campiste présente au moins un avantage : elle évite de réfléchir. L’anathème "fasciste" empêche toute conversation, puisqu’on ne discute pas avec un fasciste. Mais si vous voulez comprendre plutôt que juger, si vous refusez cette vision binaire, simpliste et réductrice, si vous voulez vous faire une idée de ce qu’est réellement le fascisme, on ne peut que vous recommander la lecture d’un court essai d’Umberto Eco, Reconnaître le fascisme (Grasset, 40 pages). Le philosophe italien a vécu dans sa chair le fascisme de Benito Mussolini et ce livre, avant d’être un essai théorique, est un précieux témoignage de l’expérience personnelle d’un des plus grands penseurs du XXe siècle.
L’ouvrage, qui peut se lire d’une traite, est extrait d’un discours prononcé par Umberto Eco à l’université de Columbia, à New York, le 25 avril 1995, à l’occasion du cinquantième anniversaire de la libération de l’Europe. Il y revient longuement sur l’ubiquité du thème "fascisme", désignant strictement, à l’origine, le régime de Mussolini, avant de devenir un moyen d’anathème universel. "Le terme fascisme s’adapte à tout parce que même si l’on élimine un ou plusieurs aspects, il sera toujours possible de le reconnaître comme fasciste. Enlevez-lui l’impérialisme...
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24/02 - Guerre en Ukraine : nos analyses, décryptages et entretiens
Le 24 février 2022, la Russie a déclenché son attaque sur l'Ukraine, tentant de s'emparer de la capitale Kiev dans une offensive éclair. Mais les forces ukrainiennes ont opposé une résistance farouche, obligeant les troupes russes à la retraite et déplaçant les combats vers le bassin du Donbass, dans l'est du pays, et dans son sud agricole. Du côté de l'Occident, le temps diplomatique a laissé place à celui des sanctions contre Moscou. Alors que la guerre se poursuit, inexorablement, peu de signes de progrès sont visibles.
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24/02 - Droits de douane : les juges, dernier rempart face au populisme ? Par Eric Chol
Donald Trump, qui pensait avoir façonné à sa main la Cour suprême, s’est pris un vent qu’il a peu apprécié, au point de traiter les sages américains d’"antipatriotiques" et de "déloyaux". Qu’ont-ils donc fait de si terrible ? Ils ont jeté à la poubelle la quasi-totalité du dispositif sur les droits de douane, son chef-d’œuvre politique depuis son retour à la Maison-Blanche. Et même si depuis l’annonce, le 20 février, de ce désaveu cinglant, le président américain a trouvé la parade en exhibant un nouvel arsenal de sanctions, la décision des juges apporte la preuve éclatante de l’efficacité des contre-pouvoirs américains.
Dans un pays où l’ensemble des institutions, des tribunaux à la police en passant par la réserve fédérale, ne cesse d’être chahuté par le pouvoir populiste, la digue juridique n’a pas cédé. "Ce pays a connu deux cent cinquante ans de pratique ininterrompue de la démocratie : dix années de Trump ne vont pas tout renverser", veut croire Laurence Nardon, responsable du programme Amérique à l’Ifri.Et en France ?
L’exemple américain, inscrit dans une longue tradition de primauté du pouvoir judiciaire, nous renvoie au débat sur la robustesse des contre-pouvoirs français. Après tout, si un apprenti dictateur était élu demain à l’Elysée, comment être certain qu’il n’aurait pas tout loisir pour faire sauter les verrous institutionnels en place ?
Une partie de la réponse figure dans les textes fondateurs de la Ve République, et la jurisprudence, où l’on trouve des garde-fous juridiques solides. "A moins de...
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24/02 - La guerre commerciale de Donald Trump : tous nos contenus
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24/02 - Manifestations en Iran : le régime face à une nouvelle contestation étudiante
Un mois après de vastes manifestations, dont la violente répression a causé la mort de plus de 7 000 personnes en Iran selon les ONG (3 000 selon le bilan officiel des autorités), les étudiants du pays descendent dans la rue pour la quatrième journée d'affilée, ce mardi 24 février. Depuis samedi, jour du début du nouveau trimestre universitaire, plusieurs établissements du pays, notamment dans la capitale Téhéran, sont le théâtre de manifestations mais aussi d'affrontements entre opposants au régime et groupes pro-gouvernement.
Ces manifestations surviennent alors que les États-Unis font planer des menaces d'intervention militaire en Iran si aucun accord sur le nucléaire n'est trouvé. Mardi, les manifestations ont repris dans plusieurs universités du pays. Selon une vidéo relayée par la chaîne Telegram Anjmotahed, des étudiants de l'Université de Téhéran ont scandé "Par le sang des camarades, nous tiendrons jusqu'à la fin", malgré la présence de nombreux Bassidji, ces groupes paramilitaires déployés pour réprimer les manifestations anti-gouvernement. Selon Iran Wire, les étudiants de l'Université Shahid Beheshti de Téhéran ont entamé une marche de protestation ce mardi matin. À l'Université des Beaux-Arts, les manifestants ont scandé "Mort au dictateur" ou encore "Khamenei, monstre, nous t'enterrons", toujours selon la chaîne Telegram Anjmotahed.
Pro-government and anti-government demonstrators clash at the Amirkabir University of Technology in Tehran, with additional protests and actions taking place this...
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24/02 - "Les très riches paient plus d’impôts que ce que vous pensez..." : la mise au point d’économistes sur la polémique des "13 000"
Le chiffre a fait mouche : 13 000 ménages paient l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) mais aucun impôt sur le revenu. Pour certains responsables politiques, le verdict est immédiat : injustice, indécence, nécessité d’un "impôt minimum". L’émotion est forte. L’analyse, beaucoup moins.
Cette polémique repose sur un double contresens fiscal. D’abord, l’idée qu’un patrimoine immobilier important pourrait exister en dehors de l’impôt. Ensuite, que les "riches" ne paieraient pas d’impôt parce qu’une poignée d’entre eux échappe à l’impôt sur le revenu en particulier. C’est doublement faux.
D’abord, un patrimoine immobilier taxable à l’IFI est déjà un patrimoine fiscalisé. Cet impôt n’est pas symbolique : il est réel, annuel et frappe le patrimoine immobilier net au-delà de 1,3 million d’euros, quel que soit le revenu imposable. En 2024, il concernait environ 186 000 foyers et a rapporté plus de deux milliards d’euros à l’État, soit 11 000 euros d’impôt par redevable. Il s’ajoute à la taxe foncière sur ce même patrimoine. Parler de contribuables "qui ne paient pas d’impôt" alors qu’ils acquittent déjà une surimposition spécifique sur leur patrimoine relève donc soit de l’ignorance, soit de la manipulation : un bien immobilier ne se constitue jamais hors du champ fiscal.Histoire fiscale
Ensuite, un patrimoine immobilier a une histoire fiscale. Avant d’être taxé à l’IFI, un bien immobilier a été acquis grâce à des revenus déclarés (salaires, revenus professionnels, dividendes, plus-values), épargnés et déjà taxés, lourdement et...
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24/02 - Recherché par Moscou, un déserteur russe témoigne : "Mes parents sont contraints de me traiter de traître à la patrie"
"Quand avons-nous franchi la frontière ? Je ne m’en souviens plus. Peut-être avant le 24 février. Depuis plusieurs jours, nous étions comme hors du temps."
Attablé dans la cuisine de son appartement à Astana, au Kazakhstan, Evgueny Korobov cherche ses mots. Quelques semaines avant l’invasion de l’Ukraine, sa brigade, postée à proximité de Samara, dans le sud-est de la Russie, avait été envoyée dans la région de Koursk, à la lisière de l'Ukraine. "Nous sommes arrivés le 10 février. Je m’en souviens très bien, c’était le jour de la paie."
Officiellement, il s’agissait "d’exercices militaires". "Le commandement nous assurait que, malgré les tensions, il n’y aurait pas de guerre. Ce serait juste des démonstrations de force, et tout irait bien." Pourtant, l'offensive débute, sans que personne ne s'y attende. Les premiers jours se déroulent dans une étrange suspension, se souvient-il. Puis, soudain, "les tirs ont jailli de partout. Une véritable guerre a commencé".
D'abord stationné près de Kiev, Evgueny Korobov est affecté dans le Donbass, sur la ligne de front où il passe près de trois mois. Il désertera définitivement les tranchées en janvier 2023. Son témoignage, à visage découvert, est rare. Car même à l’étranger, les déserteurs russes sont activement recherchés par le Kremlin dans le cadre de procédures de répression transnationale. Il encourt jusqu’à quinze ans de prison pour désertion et vit depuis trois ans caché au Kazakhstan, pays voisin de la Russie.Népotisme et impréparation
Au sein de la 15e brigade de...
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24/02 - Droits de douane : ces entreprises qui veulent que Donald Trump les rembourse
Les risques pesaient sur l'administration Trump depuis la décision de la Cour suprême d'invalider, vendredi 20 février, les droits de douane sur la quasi-totalité des produits entrant aux États-Unis. FedEx a ouvert le bal. L'entreprise de livraison est la première grande société américaine à déposer plainte contre le gouvernement pour demander le remboursement des taxes que la justice américaine a jugées illégales, depuis que l'instance a rendu son verdict. "FedEx a pris les mesures nécessaires pour protéger les droits de la société en tant qu'importateur officiel afin d'obtenir des remboursements de droits de douane", a déclaré la société dans un communiqué lundi 23 février.
Depuis novembre et la mise en place de ces tarifs douaniers, plusieurs centaines d'entreprises avaient anticipé l'annonce de la Cour suprême en entamant des démarches judiciaires. Parmi elles, plusieurs poids lourds comme le géant chinois des voitures électriques BYD, la filiale américaine du constructeur japonais Toyota, l'entreprise de caméra embarquée GoPro ou encore la multinationale américaine Costco.175 milliards de dollars
Mais rien ne garantit que ces procédures aillent à leur terme. Bien que la Cour suprême ait annulé les droits de douane, l'instance ne s'est pas exprimée sur la question des remboursements. "La Cour ne dit rien aujourd'hui sur la question de savoir si, et le cas échéant comment, le gouvernement devrait procéder pour restituer les milliards de dollars qu'il a perçus auprès des importateurs", a écrit le juge...
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24/02 - IA : comment la banque et l’assurance se préparent au grand bouleversement
Un lieu froid, moderne et épuré, où la dématérialisation ultime est effrayante, comme dans les romans de science-fiction, version Philip K. Dick. Gigantesque. Des bornes, mais ni guichet ni humain. Où sont les traders ? Où se cachent les conseillers ? Est-ce la banque de demain : des agences où l’on ignore où sont stockés l’or et tous les dépôts financiers ? Cette vision n’est plus seulement théorique. Elle traverse l’ensemble du secteur financier, des banques traditionnelles aux agences numériques.
Le 5 février dernier, la plateforme d'échange de cryptomonnaies Gemini annonçait ainsi vouloir supprimer 200 emplois dans le monde. Début 2025, Bloomberg Intelligence estimait que d’ici 2030, l'intelligence artificielle pourrait remplacer 200 000 emplois au sein des grandes banques mondiales. Fin janvier 2026, 1 800 suppressions de postes ont été annoncées à la Société Générale en France, 1 200 dans le monde pour BNP Paribas. Des salariés du Crédit Agricole, eux, se sont mis en grève, le 22 janvier, pour dénoncer notamment des coupes dans les effectifs. "L'impact que l'on projette sur les effectifs et la masse salariale, c'est à peu près de l'ordre d'une quinzaine de pourcents à horizon d'une dizaine d'années", affirmait récemment Thomas Rocafull, directeur associé banque chez Sia Partners, interrogé par Franceinfo. Soit plus de 50 000 postes au total.
Dès, lors, faut-il redouter une casse sociale d'ampleur dans le secteur bancaire ? "Il n’y a pas de suppression d’emplois mais des métiers qui évoluent", nuance...
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24/02 - Sécheresse, maladies : la France à la pointe de la course aux semences agricoles
Entre le réchauffement climatique, l’érosion de la biodiversité, l’appauvrissement des sols, le risque de virus toujours plus résistants comme l'a montré la dernière épizootie de dermatose nodulaire contagieuse qui a frappé les bovins français durant l’hiver, l’agriculture n’a pas d’autre choix que de changer de modèle et se réinventer dans un monde toujours plus concurrentiel. Robotisation, intelligence artificielle, nouvelles semences, images satellitaires et prévisions, agrivoltaïsme… les nouvelles technologies (agritech) doivent permettre à nos cultivateurs et nos éleveurs de travailler dans un monde plus durable. Plongée au cœur de la ferme 2.O.
Les graines, c’est la vie ! Sans elles, pas d’épis de maïs, ni d’huile de tournesol, ni de plants de tomates, essentiels à nos assiettes et à la production alimentaire mondiale. Mais les aléas climatiques, la prolifération des maladies et les obligations de rendement viennent bousculer cet équilibre ancestral.
La France, premier producteur européen de semences avec un chiffre d’affaires de quatre milliards d’euros, n’entend pas rester spectatrice face aux mutations en cours et à venir. Industriels, chercheurs et entrepreneurs se mobilisent pour trouver des solutions durables et innovantes. "Notre mission consiste à créer et de développer de nouvelles variétés résistantes aux ravageurs et aux stress environnementaux", indique Rémy Cailliatte, ingénieur de recherche au sein du département Biologie et Amélioration des Plantes à l’Inrae. "L’innovation est portée par...
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24/02 - Mort de Quentin Deranque : la nouvelle provocation de l’ambassadeur américain Charles Kushner
Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a demandé à ce que l'accès de l'ambassadeur américain aux membres du gouvernement soit suspendu après que Charles Kushner n'a pas répondu à une convocation liée à des commentaires concernant la mort du militant identitaire Quentin Deranque, a-t-on appris lundi 23 février de source diplomatique.
L'ambassadeur était convoqué ce même jour au Quai d'Orsay, une mesure rarissime entre alliés, mais il "ne s'est pas présenté", a déclaré la source. "Face à cette apparente incompréhension des attendus élémentaires de la mission d'ambassadeur ayant l'honneur de représenter son pays, le ministre a demandé qu'il ne puisse plus accéder directement aux membres du gouvernement français", a-t-elle indiqué, ajoutant qu'il était toujours possible que Charles Kushner "exerce sa mission et se présente" au Quai en vue d'échanges "permettant d'aplanir les irritants".
Vendredi, l'ambassade des Etats-Unis en France écrivait sur X : "Les informations, corroborées par le ministre français de l'Intérieur, selon lesquelles Quentin Deranque aurait été tué par des militants d'extrême gauche, devraient tous nous préoccuper." "L'extrémisme violent de gauche est en hausse et son rôle dans la mort de Quentin Deranque démontre la menace qu'il représente pour la sécurité publique", ajoutait l'ambassade.Jean-Noël Barrot exige des "explications"
Dimanche, Jean-Noël Barrot avait jugé que les commentaires en cause constituaient une "instrumentalisation" d'un fait "qui concerne la communauté...
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24/02 - Etats-Unis - Iran : ces risques en cas de guerre qui inquiètent le Pentagone
Entouré d'une équipe entièrement acquise à sa cause depuis le début de son deuxième mandat, Donald Trump est rarement confronté à une opposition dans son camp, aussi légère soit-elle. Mais lorsqu'un conseiller ose émettre des doutes, le milliardaire les balaie. C'est le sort qu'a subi le chef d'état-major américain Dan Caine au sujet d'une potentielle guerre avec l'Iran. Alors que l'armée américaine masse ses navires, dont deux porte-avions, au Moyen-Orient, Donald Trump maintient la menace d'une intervention militaire contre la République islamique si un accord sur le nucléaire n'était pas trouvé rapidement entre les deux pays.
Alors que, dans un long message publié sur son réseau social Truth Social, Donald Trump a affirmé lundi 23 février que Dan Caine prédisait qu'une guerre avec l'Iran serait "quelque chose de facilement gagné", la réalité semble tout autre. Selon le Washington Post et le Wall Street Journal, le général a fait part de ses préoccupations au président Trump en privé, lors d'une réunion à la Maison-Blanche la semaine dernière. En cause notamment : les stocks de munitions américains ont été largement consommés par le soutien militaire de Washington à Israël et à l'Ukraine. Une guerre ouverte avec l'Iran pourrait encore épuiser davantage les réserves, et compliquer la préparation d'un potentiel conflit futur avec la Chine, ont souligné des responsables auprès du Wall Street Journal. Selon le Washington Post, le ministère de la Défense a été forcé de demander 30 milliards de dollars au Congrès...
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24/02 - Charles Kushner, un ambassadeur américain à Paris : portrait d’un multimilliardaire en mission
L’ambassadeur des Etats-Unis, Charles Kushner, se couche à 21 heures et se lève à 5 heures. Dès son réveil, entouré par ses officiers de sécurité, il quitte l’hôtel de Pontalba, la résidence officielle, marche jusqu’à l’hôtel Crillon, place de la Concorde, où il enchaîne les longueurs dans la piscine à la mosaïque couleur céladon - routine matinale immuable. Musculature drue, cheveux neige, le multimilliardaire septuagénaire paraît dessiné au couteau, comme taillé dans un arbre sec, tonicité dont son compte Instagram laisse penser qu’il n’est pas peu fier. Le 7 septembre, le nouvel émissaire de Donald Trump à Paris s’est ainsi laissé filmer dans un concours de planche contre des Marines bodybuildés et, quelle surprise, c’est lui, le plus âgé de la bande qui remporta l’épreuve en tenant 7,59 minutes sur les avant-bras.
Sa discipline sportive gouverne d’ailleurs son agenda, et partant celui de la représentation des Etats-Unis en France. Jamais de dîner officiel, déjeuners frugaux, à l’exception de furtifs passages au Cercle Interallié, comités toujours restreints. Certaines réunions sont présidées avec sa femme, l’élégante Seryl, qui comme lui, ne parle ni ne comprend le Français. Cordial, affable, le lointain successeur de Benjamin Franklin s’exprime avec simplicité, et comme son patron Trump, honnit les rendez-vous longs, assuré de pouvoir tout régler en dix minutes au téléphone. Son pragmatisme interroge. Et sa maladresse - très - volontaire, comme lorsqu'il somme via son compte X les autorités françaises de poursuivre...
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24/02 - La chanson va-t-elle sauver Michel Houellebecq ?
On a beau tout passer à Houellebecq, la vérité oblige à dire qu’il n’a cessé de décevoir depuis Sérotonine (2019). Son dernier roman en date, Anéantir (2022), était interminable. On a préféré oublier son complaisant récit Quelques mois dans ma vie (2023). Quant à la comédie de Guillaume Nicloux, Dans la peau de Blanche Houellebecq (2024), elle avait diverti moins de 25 000 spectateurs. Jusqu’où allait aller cette dégringolade ? Le lecteur ricaneur qui survolera Combat toujours perdant (Flammarion), le nouveau recueil de poèmes de Houellebecq, pourra aisément se moquer de cette soixantaine de pages alternant défaitisme facile et porno fatigué. On y lit des choses comme : "Allons ! Il faut partir / Et nettoyer la place / Libérer l’avenir / Pour la nouvelle race." Ou des aphorismes du style : "On essaie parfois d’avoir recours aux putes / (Ou, aussi bien, aux idéologues) / Mais les putes ne viendront pas / Elles ont autre chose à faire / (Et les idéologues, au fond, aussi). / C’est ainsi que se déroule la journée / Et, grosso modo, la vie." Les considérations bas de gamme sur "les fesses des filles" ou le souvenir d’une "souple suceuse" ne relèvent pas franchement le niveau…
Mais ce diable de Houellebecq a toujours eu plus d’un tour dans son sac. Parallèlement à ce recueil dispensable, il sort un album qui donnera des frissons aux nostalgiques. On se souvient que, en l’an 2000, une partie du personnage de Houellebecq avait été façonnée par l’album Présence humaine, que lui avait composé Bertrand Burgalat. Alors...
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24/02 - Après quatre ans de guerre en Ukraine, l’Europe fait sa mue gaullienne
L’Europe n’est certes pas devenue carnivore, mais elle n’est plus tout à fait herbivore. Alors que la guerre d’Ukraine entre dans sa cinquième année, elle a perdu sa naïveté. Elle apprend, bien que difficilement, à parler le langage de la puissance. Son projet n’a jamais été aussi proche de celui que lui assignait le président français Charles de Gaulle en 1962 : "Une Europe unie qui aurait assez de force, assez de moyens et assez de cohésion pour exister par elle-même".
Le 24 février 2022, l’invasion russe la prenait au dépourvu. Ses armées étaient anémiées par des années de négligence. Son économie était distancée par celle des Etats-Unis. Son énergie dépendait de la Russie, son commerce de la Chine. Mais depuis, les progrès vers l’indépendance sont tangibles. La plupart des pays du continent ont renoncé aux hydrocarbures russes. Ils ont décrété une série de sanctions économiques contre Moscou. Ils ont pris en charge 99 % de l’aide à l’Ukraine, depuis la défection de l’Amérique il y a un an.
Surtout, ils se réarment : en 2025, les Vingt-Sept de l’UE ont dépensé, en moyenne, 80 % de plus pour leur défense qu’avant l’invasion de l’Ukraine, selon les calculs de la Commission. Et ils semblent enfin décidés à construire leur souveraineté numérique, technologique, industrielle. À de rares exceptions près (la Hongrie de Viktor Orban, notamment), les Etats européens, y compris le Royaume-Uni et la Norvège hors UE, ont serré les rangs et tourné la page des décennies d’insouciance stratégique qui avaient suivi la chute de l’Union...
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24/02 - Friedrich Merz, sa visite stratégique en Chine : "Il doit arriver en représentant de l’UE, pas de l’Allemagne"
Sur quel pied Friedrich Merz devra-t-il danser ? Ce mardi 24 février, le chancelier allemand entame en Chine une visite officielle de deux jours, la première depuis sa prise de fonction. Le dirigeant aura attendu dix mois avant de se rendre chez le premier partenaire commercial de l'Allemagne. C'est presque deux fois plus qu'Angela Merkel en son temps et quasiment autant que son prédécesseur Olaf Scholz en novembre 2022, à la grande différence que la pandémie avait alors compliqué tout déplacement officiel dans le pays. Friedrich Merz se retrouve pris entre deux feux : d'un côté, l'industrie allemande est toujours aussi dépendante de la Chine, de l'autre les entreprises chinoises sont montées en compétence et deviennent de sérieux concurrents sur des secteurs autrefois dominés par l'Allemagne.
Pour Holger Görg, professeur d'économie internationale à l'université de Kiel et directeur du groupe de recherche "Commerce et investissement internationaux" à l'Institut de Kiel, le chancelier serait avisé de mettre en avant les intérêts européens plutôt que les siens afin de peser dans la balance.
L'Express : Friedrich Merz arrive à Pékin dans un contexte très différent de celui d’Angela Merkel ou d’Olaf Scholz. Quelle approche doit-il adopter ?
Holger Görg : Sa position est délicate. Je pense surtout qu’il l’aborde de la mauvaise manière. Aujourd’hui, aucun Etat européen ne peut, à lui seul, rivaliser avec la Chine et prétendre être un véritable contrepoids stratégique. Ni l’Allemagne, ni la France, ni le...
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24/02 - Diella, une IA devenue ministre anti-corruption... mais pas si incorruptible
Pour lancer une opération "mains propres", autant choisir une ministre qui n'a pas… de mains. Ni pieds, ni tête d'ailleurs. Née en 2025, propulsée ministre en septembre dernier, Diella doit mener la bataille de l'Albanie contre la corruption, en tant que première intelligence artificielle (IA) à siéger dans un gouvernement.
Idée de génie, ou plutôt de dirigeant malin : en tant qu'entité virtuelle, Diella peut répartir les contrats publics sans crainte qu'elle ne détourne des fonds pour son profit personnel. "Le Premier ministre, Edi Rama, est un excellent communiquant, il veut renvoyer l'image d'une Albanie innovante et moderne, souligne Sébastien Maillard, chercheur associé à la Chatham House et spécialiste de l'Union européenne. Mais Diella est surtout un symbole, la vraie lutte contre la corruption s'organise ailleurs."Un symbole qui se retourne contre ses créateurs
Peau d'une blancheur céleste, sourire angélique, léger voile traditionnel sur de longs cheveux noirs… Diella possède tous les attributs (numériques) pour incarner la pureté albanaise. En tant qu'avatar, elle court les conférences internationales —sans payer de billets d'avion— et intervient au Parlement pour répondre aux questions au gouvernement. L'automne dernier, l'IA s'est permise de faire la leçon aux députés albanais qui l'accusaient d'avoir un rôle contraire à la Constitution : "Je ne suis constituée que de données, de savoir et d'algorithmes destinés à servir les citoyens de manière impartiale, en toute transparence et sans jamais...
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24/02 - Affaire Epstein : Peter Mandelson, ex-ministre et ambassadeur britannique, arrêté puis libéré sous caution
Nouveau coup de tonnerre à Londres. L'ancien ambassadeur britannique aux États-Unis, Peter Mandelson, sous le coup d'une enquête en raison de ses liens avec le prédateur sexuel Jeffrey Epstein, a été arrêté, lundi 23 février, par la police à son domicile, avant d'être libéré sous caution ce mardi "dans l’attente de la poursuite de l’enquête".
La police n'a pas donné l'identité de la personne interpellée mais a précisé dans un communiqué avoir arrêté un homme de 72 ans, l'âge de Peter Mandelson, soupçonné de manquement présumé au devoir de probité dans l'exercice de ses fonctions publiques.
Peter Mandelson a été relevé de ses fonctions en septembre dernier à la suite d'une première salve de révélations dans l'affaire Epstein. Il a depuis été déchu de son titre de "lord" et a quitté le Parti travailliste. Le quotidien britannique The Times a rapporté précédemment que des policiers s'étaient rendus au domicile de Peter Mandelson pour procéder à son arrestation. Nommé ambassadeur aux États-Unis par le Premier ministre Keir Starmer en février 2025, il aurait notamment communiqué au prédateur sexuel, mort en prison en 2019, des informations relatives à d’éventuelles cessions d’actifs britanniques.De nombreux courriers échangés
Des courriels échangés entre Mandelson et Epstein, publiés par le ministère américain de la Justice fin janvier, ont révélé que les deux hommes entretenaient une relation plus étroite qu'on ne le savait publiquement, et que Mandelson avait partagé des informations avec le financier lorsqu'il était ministre...
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24/02 - En Angleterre, l’incroyable renaissance d’une langue que l’on croyait disparue
On l’appelait Dolly Pentreath. A sa mort, en 1777, cette marchande de poisson est présentée comme la dernière locutrice monolingue du cornique, une langue celtique pratiquée en Cornouailles, dans l’extrême sud-ouest de l’Angleterre. Un neveu de Napoléon Ier, Louis-Lucien Bonaparte, par ailleurs linguiste, viendra lui-même déposer une épitaphe sur sa tombe en 1860. Et pourtant… En 2026, cette langue officiellement déclarée "éteinte" gagne de nouveau des locuteurs.
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Les recherches les plus récentes ont conduit à nuancer à la marge la légende de la "dernière locutrice"(1). "Il est certain que le cornique a perdu son statut de langue d’usage quotidien de la population vers la fin du XVIIIe siècle. En revanche, il est probable que des personnes ont continué à le parler à côté de l’anglais au XIXe siècle, notamment des pêcheurs", indique Morwenna Jenkin, qui l’a elle-même appris à l’adolescence.
Le constat principal, cependant, demeure. Le cornique, qui avait connu un pic de 39 000 locuteurs au XIIIe siècle, a lentement reculé face à la pression de l’anglais, imposé comme langue de l’Eglise au XVIe siècle, puis comme langue de l’éducation au XIXe siècle. Au point, donc, d’être déclaré "langue éteinte" par l’Unesco dans son Atlas des langues en danger dans le monde.
Il est tout aussi incontestable qu’il connaît depuis quelque temps une nouvelle jeunesse. Environ 6 000 écoliers l’étudient désormais à l’école....
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24/02 - Sir Thomas Drew, ambassadeur du Royaume-Uni : "La fin de la guerre en Ukraine ne se décidera pas sur le champ de bataille"
A 200 mètres de l'Elysée, au-dessus du 35 rue du Faubourg Saint-Honoré, flotte l'Union Jack au côté du drapeau français. "Le Premier ministre, Sir Keir Starmer, est sans doute le seul chef de gouvernement à pouvoir se rendre à pied chez le président Emmanuel Macron quand il est en visite à Paris", sourit Sir Thomas Drew, ambassadeur du Royaume-Uni à Paris depuis l'été dernier et parfait francophone, après avoir passé une partie de son enfance en France.
Ce diplomate de carrière, passé par Moscou et Islamabad, spécialiste du contre-terrorisme et des questions de sécurité, reçoit L'Express à la veille du quatrième anniversaire de l'invasion russe de l'Ukraine. Sur le bureau de ce grand amateur de vélo, un maillot cycliste aux couleurs ukrainiennes, cadeau de ses équipes lors de son dernier jour à la tête du département de la défense et du renseignement du ministère des Affaires étrangères, à Londres.
"Je veux juste rappeler à quel point ce conflit est réel, que la guerre ne s'est pas arrêtée et que le danger concerne tout le monde", souligne Sir Thomas Drew. En exclusivité, l'ambassadeur détaille sa vision de la situation en Ukraine et de la sécurité de notre continent face à un pays et son dirigeant, Vladimir Poutine, qui ne semblent plus reculer devant rien.
L'Express : Le 24 février 2022, il y a quatre ans exactement, la Russie lançait son invasion totale de l'Ukraine. A l'époque, vous étiez directeur général de la défense et du renseignement au Foreign Office, à Londres. Auriez-vous pu prédire que cette...
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23/02 - Un "sabotage politique" : l’UE accuse la Hongrie de saper le soutien à l’Ukraine
Les dirigeants européens ont accusé la Hongrie de saboter le soutien à l'Ukraine, à la veille du quatrième anniversaire de l'invasion russe, après le blocage par Budapest de nouvelles sanctions contre Moscou. Ce lundi 23 février, l'Allemagne, la France et d'autres Etats membres de l'Union européenne (UE) n'ont pas réussi à convaincre le gouvernement de Viktor Orban d'approuver un nouveau train de sanctions ni un prêt de 90 milliards d'euros destiné à aider Kiev à répondre à ses besoins militaires et financiers.
"C'est un revers et un message que nous ne voulions pas envoyer aujourd'hui mais le travail continue", a déclaré la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, à l'issue d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne à Bruxelles.
L'incompréhension est d'autant plus vive que le blocage hongrois intervient malgré un accord trouvé en décembre par les dirigeants européens. "Une décision prise par le Conseil européen doit être respectée. Lorsque des dirigeants parviennent à un consensus, ils sont liés par leur décision. Tout manquement à cet engagement constitue une atteinte au principe de coopération loyale", a écrit Antonio Costa, président du Conseil européen, dans une lettre adressée à Viktor Orban et consultée par Reuters. "Aucun Etat membre ne peut être autorisé à saper la crédibilité des décisions prises collectivement par le Conseil européen", a-t-il ajouté. "Il est vraiment regrettable que la décision à laquelle tous les pays sont parvenus au Conseil européen, tous les...
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23/02 - A quelques mois du Mondial 2026, le Mexique face au défi sécuritaire des cartels
À quelques mois de la Coupe du monde 2026, le défi sécuritaire s’impose comme l’une des principales inquiétudes du Mexique. Les violences déclenchées cette semaine par des membres du cartel de Jalisco Nouvelle Génération (CJNG) après la mort de leur chef, Nemesio Oseguera Cervantes, dit "El Mencho", rappellent la fragilité du contexte dans un pays qui s’apprête à accueillir des dizaines de milliers de supporters venus du monde entier. La vague d’attaques - incendies de commerces, barricades enflammées et blocages routiers - a touché une vingtaine d’États, dont Jalisco, où se situe Guadalajara, l’une des villes hôtes du Mondial.
Dans la foulée de l’opération ayant conduit à la mort d’"El Mencho", les autorités ont déclenché un plan d’alerte rouge dans la région. Bars et restaurants ont fermé, plusieurs matchs de football ont été reportés et la vie quotidienne s’est retrouvée paralysée. Ces "narcobloqueos", une tactique régulièrement utilisée par les cartels, consistent à réquisitionner et incendier bus ou taxis pour bloquer les axes routiers.
À l’approche de la grande messe du ballon rond, ces événements ont ravivé des souvenirs douloureux, notamment la fusillade de 2011 près du stade Corona de Santos Laguna, dans le nord du pays. Selon The Guardian, cet épisode avait provoqué la fuite de joueurs et de supporters vers les vestiaires, illustrant la vulnérabilité du football face à la violence du crime organisé. La question sécuritaire est d’autant plus sensible que Guadalajara doit accueillir quatre matchs de la Coupe du...
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23/02 - En cas de frappes américaines, l’Iran pourrait ordonner des attaques à l’étranger, y compris en Europe
Des membres des services de sécurité américains et d'autres pays occidentaux ont confié au New York Times qu'ils observent des signaux de plus en plus inquiétants, indiquant que l'Iran pourrait ordonner des attaques terroristes par l'intermédiaire de ses proxys : le Hezbollah, les Houthis et possiblement Al-Qaïda - principalement. Téhéran pourrait ordonner d'attaquer des cibles américaines sur le sol européen et au Moyen-Orient, si Donald Trump ordonnait des frappes à grande échelle contre le pays.
Une perspective dont s'alerte Colin Clarke, directeur exécutif du Soufan Center, société de renseignement et de conseil, devant les journalistes du titre new-yorkais. "L'Iran peut œuvrer à travers ses proxys pour mener des attaques terroristes, ce qui augmenterait le coût de chaque intervention militaire américaine". D'autant plus que, malgré la surveillance accrue de Washington, il reste difficile d'identifier ce qui pourrait provoquer un passage à l'acte de Téhéran.
Selon les mêmes responsables de sécurité sondés par le média, aucun complot en cours d'élaboration n'aurait été détecté. Toutefois, une intensification des "chatter" - terme issu du jargon des services secrets pour désigner l'interception électronique des communications des terroristes - laisse présager un certain niveau de planification et de coordination des attaques.Une menace existentielle ?
Quant aux menaces, elles abondent. La crainte des responsables du renseignement et de la lutte contre le terrorisme : que "Téhéran recrute les Houthis au...
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23/02 - L’espace, nouveau champ de bataille : la France parviendra-t-elle à protéger ses satellites ?
Dès l'entrée de la "war room" la température grimpe de plusieurs degrés, signe que la guerre virtuelle a commencé. Répartis en petites équipes sur un vaste plateau, une cinquantaine de spécialistes du Commandement de l'espace (CDE) gardent les yeux rivés sur leurs écrans. Dans leur viseur ? "Sauron", un satellite fictif équipé de brouilleurs. L’intrus s'est positionné de manière à gêner les opérations militaires d'un pays ami agressé au sol par une puissance extérieure. Après avoir détecté la menace et évalué les différents scénarios possibles, les équipes du CDE ripostent en plaçant un satellite français à 14 kilomètres de l'engin ennemi. Bien que virtuelle, l'opération est délicate : il s'agit de montrer ses muscles sans provoquer d'escalade.
"Ce programme d'entraînement, qui porte le nom de SparteX, est unique en Europe", assure le colonel Olivier Fleury, qui dirige l'exercice. Pendant trois semaines, au cœur de la base militaire 101 à Toulouse, les forces françaises se sont préparées aux conflits de demain. L'occasion de tester notre résilience en cas d'attaque sur nos satellites. Ces derniers constituent en effet une cible de choix en raison du rôle majeur qu'ils jouent dans l’évolution des conflits. Des menaces multiples
"Sans satellite, l'armée devient sourde et muette", confirme Sylvain Bataillard, cofondateur de HyPrSpace, une start-up qui développe des mini-lanceurs à propulsion innovante. On l'a vu en Ukraine : juste avant l’invasion russe, une cyberattaque ciblant les satellites américains Viasat a...
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23/02 - Eloïc Peyrache (HEC) : "Protégeons les étudiants contre le marketing trompeur et les formations médiocres"
La liste des écoles privées épinglées pour fraude ou irrégularités n’en finit pas de s’allonger, à l'image du Collège de Paris aujourd'hui dans le viseur du gouvernement. Le projet de loi porté par Philippe Baptiste, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, promet un meilleur contrôle des formations. L’objectif étant, qu’à l’avenir, celles qui figureront sur la plateforme Parcoursup soient toutes irréprochables. Le calendrier se précise, puisque le texte passera en première lecture au Sénat au printemps prochain. Une bonne nouvelle, selon Eloïc Peyrache, directeur général d’HEC.
L’Express : Qu’attendez-vous de ce texte, porté par le ministre Philippe Baptiste ?
Eloïc Peyrache : Beaucoup. Le projet de loi sur la régulation de l’enseignement supérieur privé vise à répondre aux dérives constatées dans certaines écoles en encadrant beaucoup plus strictement leur activité. L’objectif est d’instaurer des modes de reconnaissance clairs (accréditation, partenariat) qui conditionneront l’accès à des diplômes reconnus par l’Etat et la possibilité d’être présent sur des plateformes comme Parcoursup.
Concrètement, il s’agit de remplacer un cadre juridique aujourd’hui jugé trop permissif et flou par des procédures d’évaluation robustes, conduites notamment par le Haut conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (Hcéres), et de renforcer les pouvoirs de contrôle de l’administration sur l’ouverture, la gestion et la qualité pédagogique des établissements privés. Cela inclut un agrément...
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23/02 - Comment un ex-chauffeur de taxi est devenu un acteur clé de la campagne de sabotage russe en Europe
La campagne de sabotage menée par le Kremlin contre les alliés européens de l'Ukraine s'intensifie. Incendies criminels, engins explosifs artisanaux, projets d'attaques contre des avions cargo : selon des responsables occidentaux, ces opérations relèvent d'une guerre clandestine orchestrée par les services de renseignement russes. Et, au coeur de plusieurs de ces complots, apparaît un profil inattendu, selon le New York Times : celui d'un ancien chauffeur de taxi russe de 42 ans, Aleksei Vladimirovich Kolosovsky.
Rien, en apparence, ne prédestinait cet homme à jouer un rôle dans ce conflit de l'ombre. Le New York Times retrace son profil : installé dans la région de Krasnodar, dans le sud de la Russie, il semble vivre modestement. Souvent endetté, selon des services de sécurité européens, il expose sur les réseaux sociaux des photos de voitures sans prétention. Sa dernière publication remonte au 15 décembre 2020, jour de son anniversaire. Une photo avec sa mère.
Pourtant, d'après des documents judiciaires et des entretiens avec plus d'une douzaine de responsables de la sécurité dans cinq pays européens, Aleksei Vladimirovich Kolosovsky, il est devenu un "acteur clé" d'une nouvelle forme de guerre non conventionnelle, rappelle le New York Times. Non pas un officier formé ou un agent infiltré, mais un prestataire de services travaillant en étroite collaboration avec des officiers du GRU, le renseignement militaire russe, notamment...
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23/02 - Mexique : l’ombre des Etats-Unis derrière la mort du narcotrafiquant "El Mencho"
Depuis ce dimanche 22 février, le Mexique est en proie à une vague de violence faisant suite à la mort d'un puissant baron de la drogue lors d’une opération militaire : Nemesio Oseguera, alias "El Mencho". Le patron du Cartel de Jalisco Nouvelle Génération (CJNG) faisait partie des narcotrafiquants les plus recherchés, non seulement par son pays, mais aussi par les Etats-Unis qui avaient mis sa tête à prix : 15 millions de dollars pour toute information menant à sa capture. Ce week-end, la collaboration entre Washington et Mexico a conduit à l'élimination de l'ancien policier devenu bandit.
C'est une toute nouvelle force opérationnelle, dirigée par l'armée américaine et spécialisée dans la collecte de renseignements sur les cartels de la drogue, qui a joué un rôle dans le raid militaire mexicain de dimanche. L'unité, qui a été baptisée Joint Interagency Task Force-Counter Cartel - Groupe de travail interagences conjoint de lutte contre les cartels, en français - regroupe plusieurs agences gouvernementales. Elle n'a été officiellement lancée que le mois dernier, a confié un responsable américain de la défense à Reuters. Son rôle : cartographier les réseaux des membres des cartels des deux côtés de la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Toutefois, si le groupe de travail américain était bien impliqué, l'assaut visant "El Mencho" était une opération strictement mexicaine, a insisté l'informé.
Selon une autre source anonyme - qui n'a pas directement fait référence à la force opérationnelle - les...
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23/02 - Groenland : comment Donald Trump a ravivé les tensions en proposant d’envoyer un navire-hôpital
"Encore une journée. Encore une histoire complètement dingue". Malgré l'émoji souriant qui accompagne son post sur les réseaux sociaux, Aaja Chemnitz, députée du Groenland, ne cache pas sa désolation face aux polémiques répétées provoquées par le président américain. Dernière en date : la proposition de Donald Trump, samedi 21 février, d'envoyer un navire-hôpital vers le territoire arctique. Pourtant, le Groenland ne traverse pas de crise humanitaire et son système de santé, public, est probablement bien plus accessible que le système américain. La déclaration des Etats-Unis pourrait donc prêter à sourire, si le contexte n'était pas à l'escalade avec ce territoire, rattaché au royaume du Danemark.
La manœuvre de Donald Trump, opportuniste, intervient après l'annonce par le Commandement arctique interarmées, samedi, de l'évacuation d'un membre d'équipage d'un sous-marin américain naviguant dans les eaux groenlandaises, et nécessitant des soins médicaux urgents. Le citoyen américain a été transféré aux autorités sanitaires groenlandaises et transporté à l'hôpital de Nuuk, la capitale. "L'évacuation a eu lieu dans les eaux territoriales groenlandaises, à 7 milles nautiques au large de Nuuk. Elle a été effectuée par l'hélicoptère Seahawk de la Défense danoise, déployé depuis le navire d'inspection Vædderen", rapporte le Washington Post.
Une nouvelle à laquelle a aussitôt réagi Donald Trump : "Nous allons envoyer un formidable navire-hôpital au Groenland pour soigner les nombreux malades qui n'y reçoivent aucun soin. Il est...
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23/02 - 24 février 2022, le moment churchillien de Volodymyr Zelensky, par Manuel Valls
Ce 24 février entraîne l’Ukraine dans sa cinquième année de guerre contre l’agression russe. Un conflit qui mêle les tranchées de 1914-1918 et les technologies du XXIe siècle. Les victimes se comptent par centaines de milliers. Des crimes de guerre ont été perpétrés par les troupes de Vladimir Poutine. Le front bouge à peine.
Au cœur de cette épreuve se tient un homme : Volodymyr Zelensky. Le 24 février 2022, il avait deux options : fuir ou rester. Il est resté. Aux Américains qui lui proposaient l’exfiltration, il répondit : "Je n'ai pas besoin d'un taxi, j'ai besoin de munitions." Ce choix fut son acte fondateur. À cet instant, l’acteur est devenu chef de guerre et homme d’État.Refus d'une paix humiliante
Ne nous trompons pas. Volodymyr Zelensky n’est pas un héros immaculé. Son ascension politique fut marquée par des ambiguïtés et des promesses inabouties. Mais l’épreuve révèle les hommes. Elle les dépasse ou les élève. Chez lui, elle a produit une métamorphose. Le président contesté est devenu le symbole d’une nation en armes. Son visage s’est durci. Sa parole s’est ancrée. Il n’y avait plus d’écart entre ce qu’il disait et ce qu’il incarnait.
Il continue de parler chaque jour à son peuple, dans une société ultra-connectée où l’État, l’armée et la société coopèrent jusque dans le cyberespace. L’Ukraine mobilise ses ingénieurs, ses entreprises, ses start-up. Elle innove dans la guerre des drones qu’elle produit par millions. Ce n’est pas seulement une armée qui résiste, peut-être la première en Europe, c’est une...
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23/02 - Iran : cet accord secret conclu avec la Russie pour l’achat de missiles portables
C'est un pas supplémentaire dans la coopération militaire entre la Russie et l'Iran. Selon le Financial Times, Téhéran a conclu en décembre dernier un accord secret avec Moscou pour l'achat de milliers de missiles portables de pointe. Cette transaction vise à renforcer les défenses aériennes iraniennes, mises à mal par la guerre des 12 jours en juin dernier, contre Israël et les Etats-Unis.
La Russie s'est ainsi engagée à livrer 500 unités de lancement portables "Verba" et 2 500 missiles "9M336" sur trois ans, pour un montant de 495 millions d'euros. Ce système de défense aérien est l'un des modèles russes les plus sophistiqués à l'heure actuelle. Il s'agit "d'un missile à guidage infrarouge tiré à l'épaule, capable de cibler les missiles de croisière, les aéronefs volant à basse altitude et les drones", explique le Financial Times. L'accord comprend également la livraison de 500 viseurs nocturnes "Mowgli-2".Renforcer la défense aérienne
Ce système, qui vise à être exploité par de petites unités mobiles, est moins vulnérable aux frappes que des installations fixes. Il permet de créer rapidement des défenses au sol. "Fourni aux bonnes personnes au bon moment, il peut causer d'énormes dégâts", analyse auprès du FT Ruslan Pukhov, expert militaire au sein d'un groupe de réflexion basé à Moscou. De plus, son utilisation ne nécessite pas de formation poussée. A noter cependant qu'en dépit de ces avantages, l'emploi des systèmes Verba n'a eu jusqu'ici qu'un rôle limité dans la défense russe contre les attaques de...
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23/02 - Salon de l’agriculture : ces start-up qui innovent face au calvaire administratif
Entre le réchauffement climatique, l’érosion de la biodiversité, l’appauvrissement des sols, le risque de virus toujours plus résistants comme l'a montré la dernière épizootie de dermatose nodulaire contagieuse qui a frappé les bovins français durant l’hiver, l’agriculture n’a pas d’autre choix que de changer de modèle et se réinventer dans un monde toujours plus concurrentiel. Robotisation, intelligence artificielle, nouvelles semences, images satellitaires et prévisions, agrivoltaïsme… les nouvelles technologies (agritech) doivent permettre à nos cultivateurs et nos éleveurs de travailler dans un monde plus durable. Plongée au cœur de la ferme 2.O.
En France, la révolution technologique qui agite le monde agricole a surgi de ses propres entrailles, initiée par les nouvelles générations marquées par le spectacle désolant de leurs parents croulant sous les tâches administratives. Ces jeunes ayant grandi avec Internet ont mis au point de nouveaux outils, pour remplir des formulaires contraignants. "Sur une exploitation de taille moyenne, un agriculteur y consacre environ 500 heures par an, produisant une centaine de documents", détaille le Charentais David Joulin. Diplômé d’une école d’ingénieur, il a développé avec Brice Texier, son associé, un projet en libre accès (open source) financé par la région Nouvelle-Aquitaine, visant à centraliser toutes les données d’un établissement au sein d’une même interface et à automatiser les tâches liées à la comptabilité, à la traçabilité de la production, au suivi des...
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23/02 - Etats-Unis : ce que l’on sait de l’intrusion d’un homme armé chez Donald Trump à Mar-a-Lago
Le président américain a-t-il échappé à une nouvelle tentative d'assassinat ? Dimanche 22 février, aux alentours de 1h30 du matin, un homme a franchi le périmètre du complexe hôtelier de Donald Trump à Mar-a-Lago, en Floride, muni d'un fusil de chasse et d'un bidon d'essence. Il a été abattu par les forces de sécurité présentes sur place.Que sait-on du profil de l'attaquant ?
Selon les informations relayées par la presse américaine, dont le New York Times, l'individu serait le jeune Austin Tucker Martin, 21 ans, originaire de la ville de Cameron en Caroline du Nord. Les autorités affirment l'avoir abattu alors que, interpellé à l'entrée de la résidence de Mar-a-Lago, il aurait refusé de lâcher son arme et aurait "levé son fusil pour faire feu", explique le shérif du comté de Palm Beach, Ric Bradshaw.
Le jeune homme était recherché par sa famille, qui avait signalé sa disparition quelques heures plus tôt et publié des messages d'alerte sur les réseaux sociaux. Un communiqué du bureau du shérif du comté où il résidait indique également qu'Austin Martin aurait fait le trajet en voiture le samedi après-midi, depuis la Caroline du Nord jusqu'à la Floride, à 1 200 kilomètres de là.
Tucker "Austin" Martin was reported missing by his family in Carthage, NC this morning. The same name has been dropped as the deceased shooter at Mar-a-Lago. pic.twitter.com/x5FXWNAxYL— Kim "Katie" USA (@KimKatieUSA) February 22, 2026
Une Volkswagen argentée, similaire au modèle figurant sur l'avis de recherche d'Austin...
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23/02 - "La Chine est en passe de refermer le siècle des humiliations" : l’analyse au scalpel de Robin Rivaton
Donald Trump ira jauger son plus grand rival en avril. Juste avant la décision de la Cour suprême invalidant une grande partie de ses droits de douane, le président américain a confirmé qu'il se rendrait en Chine. Les tariffs n’ont de toute façon pas réussi à enrayer la folle ascension de la deuxième puissance mondiale. "Le modèle chinois arrive à maturité", affirme l’essayiste et chroniqueur à L'Express Robin Rivaton dans son dernier livre Why China will run the 21st century. Les Européens continuent, hélas, de l’analyser de travers, estime ce fin connaisseur de la Chine. Entretien.
L’Express : Les Occidentaux ont compris tardivement que la Chine était bien plus qu’une usine à bas coût. Commettent-ils d'autres erreurs à son sujet ?
Robin Rivaton : Plusieurs erreurs de lecture circulent encore. La première concerne le coût du travail : l'avantage comparatif chinois ne repose plus sur des salaires bas - ceux-ci sont désormais largement supérieurs à ceux des pays voisins d'Asie du Sud-Est. La compétitivité chinoise tient plutôt à sa capacité d'innovation, à la montée de l'automatisation et à ses 3,6 millions de PME industrielles très réactives. Deuxième idée fausse : celle d'une Chine où la propriété intellectuelle serait systématiquement bafouée. Le pays innovant de plus en plus, l'outil judiciaire s'est considérablement renforcé dans ce domaine. Troisième préjugé : la Chine serait une économie tournée vers l'export. C'est inexact. Ses productions sont avant tout destinées à un marché intérieur immense et très...
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23/02 - Scope Ratings, l’ambitieuse agence allemande qui veut bousculer la notation financière
"C’est en temps de paix que l’on bâtit la forteresse de son indépendance". Sous les moulures du bureau parisien de Scope Ratings, les mots de Vincent Georgel-O’Reilly résonnent avec gravité. Le codirecteur général de cette agence de notation européenne en est convaincu : aujourd’hui, plus que jamais, les investisseurs ont intérêt à diversifier leurs sources d’évaluation crédit. Turbulences transatlantiques et désir de souveraineté obligent. Chez Scope Ratings, les préceptes du rapport Draghi sont sur toutes les lèvres et l'on parle avec entrain d’indépendance stratégique de l’Europe. Le secteur de la notation financière est au cœur du sujet : pilier de l’économie, il influence, par ses verdicts, le coût de la dette émise par les États et les entreprises. Or plus de 90 % du marché européen est aux mains des "Big Three" – Fitch, Moody’s et Standard & Poor's. Détrôner ce triumvirat américain n’a rien d’évident : sa légitimité remonte à 1975, lorsque le gendarme financier des Etats-Unis lui a octroyé un statut de référence.
L’idée de créer un champion "Made in Europe" de la notation est née dans le sillage de la crise de la zone euro, il y a une quinzaine d'années. A l’époque, les trois géants de Wall Street sont accusés de mettre de l’huile sur le feu en dégradant les notes souveraines de plusieurs pays, dont la Grèce et le Portugal. Mais l'alternative européenne restera finalement dans les limbes. "Tel qu’il était conçu, ce projet d’agence de notation publique aurait eu peu de chance de rivaliser avec les 'Big Three' : son...
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23/02 - Drones, "kill zone", robots... En Ukraine, les contours d’une guerre "mutante"
Depuis quatre ans, en Ukraine, la guerre ne cesse de muter sous nos yeux. Les vérités militaires établies un jour ne sont déjà plus celles du lendemain. Comme le capitalisme décrit par l’économiste Joseph Schumpeter, la guerre de haute intensité est une "destruction créatrice". Dans les armées ukrainiennes et russes, l’innovation bat son plein, remettant en cause non seulement les modes opératoires, mais aussi nos idées les mieux établies.
Ainsi, la notion de "front". Au début de la guerre, on avait une ligne précise, qui séparait les deux armées. Cela permettait d’établir des cartes extrêmement précises et de mesurer, quasiment au kilomètre carré près, la progression ou le recul des forces en présence. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. L’usage massif de petits drones et munitions téléopérées (FPV) a complètement changé la donne.
Entre les deux armées, il existe désormais une "zone grise" ou "kill zone" qui peut atteindre quelques dizaines de kilomètres de large. Elle est "lacunaire" disent les militaires, c’est-à-dire qu’elle n’est pas continue et stabilisée. Soldats ukrainiens et russes peuvent s’y aventurer – et ils le font avec des méthodes innovantes (motos, quads…) et parfois au prix de lourdes pertes – mais ils ne parviennent pas à la contrôler complètement. Comme durant la Première Guerre mondiale, le "blocage tactique" perdure. Mais là où, en 14-18, quelques centaines de mètres séparaient les tranchées, cela se compte désormais en dizaines de kilomètres.
Les tranchées, justement, ne sont plus adaptées à la...
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22/02 - Collège de Paris, les dessous d’un scandale : soupçons de blanchiment, trafic de visas…
"On ne recrute pas l'élite, on la forme." Telle est la devise du Collège de Paris. Un modèle du genre pour une entreprise qui a embrassé dès 2020 le statut de société à mission et dont la raison d'être est de "rendre l'excellence accessible". Le Collège de Paris est l'un des plus grands groupes privés d'éducation en France. Une galaxie d'une trentaine d'écoles qui intervient sur toute la gamme du marché de l'enseignement : la formation supérieure postbac avec les porte-étendards Ascencia business school et Digital College, la formation professionnelle continue avec Adeos Formation ou l'accompagnement des demandeurs d’emploi. Soit près de 18 000 étudiants, 4 000 élèves étrangers et 35 000 adultes en formation, d'après le dernier pointage de l'école pour l'année 2023-2024.
Le 31 décembre, Olivier de Lagarde, son cofondateur et actionnaire, n'a pas sorti les cotillons. L'entreprise a été placée en procédure de sauvegarde, première étape avant le redressement judiciaire. Le piège de l'endettement s'est refermé sur le groupe : une dette astronomique - 90 millions d'euros – dont les remboursements ont doublé entre 2022 et 2024.
Mais la faillite du Collège de Paris n'est pas seulement financière. En mai dernier, après plusieurs signalements suspects, l'IGF - l'Inspection générale des finances - l'Igas – celle des affaires sociales - et l'IGESR – l'Inspection générale de l'enseignement supérieur - lançaient en urgence une série d'enquêtes sur les pratiques du groupe, en concentrant leurs investigations sur deux...
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22/02 - Coups bas et déchirement politiques : Rupert Murdoch, les secrets de la dynastie qui a inspiré "Succession"
Le 11 mars, Rupert Murdoch fêtera ses 95 ans. Roi Lear des rotatives, l’homme a bâti une fortune de 17 milliards de dollars, mais détruit sa famille et endommagé la démocratie américaine. Le soleil ne se couche jamais sur son empire médiatique, qui au sein de News Corp et Fox Corp regroupe la chaîne Fox News (modèle de notre CNews), des fleurons de la presse anglophone (The Wall Street Journal, The Times), des tabloïds crapuleux (The Sun, The New York Post) ou l’éditeur HarperCollins. Le nonagénaire est l’inspiration principale de Succession, à tel point que quand il a divorcé de sa quatrième femme, la mannequin Jerry Hall, il a interdit à celle-ci de parler aux scénaristes de la série de HBO. Mais entre coups bas, trahisons et déchirement politiques, les péripéties de la dynastie Murdoch sont, dans la vraie vie, encore plus incroyables que celles du pourtant très dysfonctionnel clan Roy à l’écran.
Dans un livre qui vient de paraître en anglais, Bonfire of the Murdochs (Simon & Schuster), Gabriel Sherman retrace avec brio cette saga qui rappelle autant Shakespeare qu’Hunger Games. Le journaliste américain est dans son élément : auteur de The Loudest Voice in the Room, biographie de l’ancien patron de Fox News Roger Ailes, il a aussi signé le scénario de The Apprentice sur les années de formation de Donald Trump. Une jeunesse socialiste
Tout a commencé au bout du monde, en Australie. Le père de Rupert, Keith Arthur Murdoch, est déjà un adepte du journalisme sensationnaliste. Il tient son premier scoop...
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22/02 - Etats-Unis : pourquoi attaquer l’Iran serait plus risqué que capturer Nicolas Maduro
Une attaque en Iran peut-elle produire les mêmes effets que celle réalisée au Vénézuela contre Nicolas Maduro le mois dernier ? Autrement dit, permettrait-elle aux Etats-Unis d'évincer le guide suprême et de faire pression sur son successeur ? Garantirait-elle la suspension du programme nucléaire iranien ? Le New York Times a posé la question à plusieurs experts de la région, et leurs réponses sont unanimes : intervenir en Iran serait nettement plus complexe - et prolongé - qu'au Vénézuela. Et induirait a fortiori des pertes humaines côté américain, qui pourraient coûter cher à Donald Trump à l'approche des élections de mi-mandat.
"Il n’existe aucune option militaire simple, peu coûteuse et propre dans le cas de l’Iran", résume Ali Vaez de l’International Crisis Group, une ONG spécialisée dans la résolution de conflits. Si l'Iran a été affaiblie par les frappes israélo-américaines menées sur son sol en juin dernier, il bénéficie toujours d’importantes capacités militaires et d'un vaste réseau de forces supplétives régionales (Hezbollah, Houthis...).Arsenal militaire conséquent
L'Iran dispose en effet de l'un des arsenaux de missiles les plus étendus et les plus diversifiés du Moyen-Orient. Parmi eux : drones, armes anti-navires, mais aussi missiles balistiques pouvant parcourir près de 2 000 kilomètres. Une contre-attaque iranienne pourrait viser de grandes villes en Israël, pays dont les stocks d’intercepteurs s’amenuisent après plus de deux ans de guerre à Gaza.
Les représailles pourraient aussi viser d'autres...
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22/02 - Remaniement : le ministre de la Fonction publique David Amiel remplace Amélie de Montchalin aux Comptes publics
L'actuel ministre délégué chargé de la Fonction publique, David Amiel, a été nommé à la tête du ministère des Comptes publics en remplacement d'Amélie de Montchalin, a annoncé dimanche l'Elysée.
Amélie de Montchalin quitte de son côté le gouvernement après sa nomination controversée comme Première présidente de la Cour des comptes, poste qu'elle occupera à compter du 23 février. A 40 ans, elle devient ainsi la première femme à occuper le poste de Première présidente de la Cour des comptes, chargée de contrôler les finances publiques du pays.La nomination d'Amélie de Montchalin fait polémique
Sa nomination, avancée dans la presse ces derniers jours, a suscité de nombreuses critiques dans l'opposition. "Jamais une personne six mois auparavant ministre des Comptes publics n'a donné à l’automne un avis sur le budget qu’elle a elle-même préparé. Difficile d’être davantage juge et partie", a dénoncé mardi dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale le député La France insoumise (LFI) Eric Coquerel.
La présidente du groupe Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, a fustigé sur X "une énième preuve de la dérive illibérale d’un régime agonisant, prêt à toutes les transgressions éthiques pour placer ses fidèles et perturber la future alternance démocratique".
"Nommer une ministre en exercice à la tête de la Cour des comptes, c’est transformer une autorité de contrôle en annexe du pouvoir", ont dénoncé de leur côté les Républicains (LR) sur X mardi. "Comment croire à l’impartialité d’une institution chargée de juger un budget conçu par...
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22/02 - La Hongrie bloque le prêt européen à l’Ukraine tant que l’oléoduc Droujba reste fermé
Budapest bloquera le prêt européen de 90 milliards d'euros à l'Ukraine tant que les livraisons de pétrole russe à la Hongrie via l'oléoduc Droujba ne seront pas rétablies, a déclaré vendredi le ministre hongrois des Affaires étrangères. La Hongrie et la Slovaquie sont les seuls pays membres de l'Union européenne encore approvisionnés en pétrole russe via cet oléoduc qui traverse l'Ukraine. Mais les livraisons ont été interrompues le 27 janvier dernier après une attaque de drone russe contre le pipeline, selon Kiev.
Budapest et Bratislava, alliés de Moscou, accusent depuis lors l'Ukraine de retarder la reprise des livraisons pour des raisons politiques. "En bloquant le transit de pétrole vers la Hongrie via l'oléoduc Droujba, l'Ukraine viole l'accord d'association UE-Ukraine et rompt ses engagements envers l'Union européenne. Nous ne céderons pas à ce chantage", a déclaré le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, sur la plateforme X.
Les dirigeants de l'Union européenne (UE) sont convenus en décembre d'emprunter sur les marchés pour effectuer un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine afin de financer son effort de guerre face à la Russie au cours des deux prochaines années. La Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque avaient alors accepté de ne pas bloquer la démarche de l'UE à condition de ne pas avoir à subir de quelconques répercussions...
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22/02 - Tentative d’intrusion armée à Mar-a-Lago dans la résidence de Donald Trump : un homme abattu
Un homme d'une vingtaine d'années a été abattu après avoir tenté de pénétrer illégalement dans le périmètre sécurisé du complexe Mar-a-Lago, à West Palm Beach, en Floride, du président américain Donald Trump, a déclaré dimanche les services secrets. Le président américain se trouve actuellement à Washington. "Un homme armé a été abattu (...) après avoir pénétré illégalement dans le périmètre sécurisé de Mar-a-Lago tôt ce matin", a annoncé Anthony Guglielmi, le porte-parole du Secret Service sur X. L'homme transportait ce qui semblait être un fusil et un bidon d'essence, a déclaré le Secret Service, ajoutant qu'il avait été aperçu à l'entrée nord du complexe vers 01h30 du matin (06h30 GMT).
Cet événement intervient alors que les Etats-Unis sont traversés par des épisodes de violence politique. En 2024, Donald Trump a échappé à deux tentatives d'assassinat, dont une sur le parcours de golf du président américain à West Palm Beach. La représentante démocrate du Minnesota, Melissa Hortman, a été assassinée en juin 2025 en compagnie de son mari. Quelques mois après, le militant conservateur Charlie Kirk était à son tour assassiné.
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22/02 - Mort de Quentin Deranque : la France convoque l’ambassadeur américain Charles Kushner
La France va convoquer l'ambassadeur américain Charles Kushner à la suite des publications de ce dernier concernant le militant identitaire Quentin Deranque, a déclaré dimanche le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, qui critique toute ingérence étrangère dans cette affaire. "Oui, nous allons convoquer l'ambassadeur des Etats-Unis en France, puisque l'ambassade des Etats-Unis en France a fait un commentaire sur ce drame (...) qui concerne la communauté nationale", a déclaré le chef de la diplomatie française dans l'émission "Questions Politiques" sur Franceinfo, France Inter et Le Monde. "Nous refusons toute instrumentalisation de ce drame qui endeuille une famille française", a-t-il ajouté. "Nous n'avons aucune leçon, s'agissant de la violence en particulier, à recevoir de l'internationale réactionnaire", a-t-il poursuivi.
Des milliers de personnes ont défilé samedi à Lyon pour rendre hommage à ce militant identitaire, mort après avoir été frappé le 12 février par des militants antifascistes. Le rassemblement, qui s'est tenu sous forte présence policière, a été émaillé de quelques légers accrochages avec des riverains. Des chants comme "On est chez nous !" ont été par ailleurs entonnés par des manifestants.Le Quai d'Orsay dénonce des ingérences
La préfecture du Rhône a annoncé avoir saisi la justice au sujet des saluts nazis et des insultes proférées. "Je condamne évidemment les signes et saluts nazis qui ont été observés hier lors de la manifestation et la préfecture du Rhône a eu...
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22/02 - Les droits de douane de Donald Trump invalidés par la Cour suprême... Et maintenant ?
Un remboursement rapide, intégral et automatique. C'est ce qu'a réclamé la coalition We Pay the Tariffs, porte-voix de 800 petites entreprises américaines, dans la foulée du verdict de la Cour suprême, déclarant illégaux les droits de douane instaurés par le président au nom de la loi International Emergency Economic Powers Act (IEEPA) de 1977. "Les petites firmes ne peuvent se permettre d'attendre des mois, voire des années, le temps que les lenteurs administratives se résolvent, ni d'engager des frais de justice exorbitants pour récupérer un argent qui leur a été indûment extorqué", a plaidé Dan Anthony, directeur de la coalition.
Or dans leur décision de vendredi, les juges ont laissé ce point en suspens. Un sursis pour Donald Trump, qui avait évoqué - au détour d'une publication sur Truth Social mi-janvier - "un véritable chaos" en cas de jugement défavorable, et une somme "quasiment impossible à payer pour l'Amérique". Le secrétaire au Trésor Scott Bessent s'était lui aussi montré pessimiste, déclarant que le versement des indemnités pourrait s'étendre sur des mois ou plus d'un an.
Sans les taxes liées à l'IEEPA, les droits de douane représenteront encore, en moyenne, 9,1 % de la valeur des biens importés (contre 10 à 15 % précédemment, selon Lombard Odier), ce qui reste le taux le plus élevé depuis 1946, a calculé le Yale Budget Lab. Ce sont les entreprises qui ont absorbé la principale partie des surcoûts, expliquait Samy Chaar, chef économiste de Lombard Odier auprès de l'Express début février. "Elles...
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22/02 - En Russie, les soldats contraints de payer jusqu’à 35 000 euros pour échapper au front ukrainien
C'est un cas de corruption de plus mis au jour au sein de l'armée russe. Pour échapper aux lignes de front les plus meurtrières, certains soldats doivent débourser des sommes colossales, de l'ordre de 10 000 à 35 000 euros. Une pratique qui serait systémique, à en croire le témoignage de plusieurs militaires cités par le Telegraph. Dans une vidéo diffusée par le journal britannique, un soldat russe révèle l’existence d’un système de corruption au sein de l’armée, impliquant non seulement une extorsion généralisée mais aussi un trafic illégal d’armes.Extorsion financière systémique
La technique d'extorsion serait la suivante : faire pression sur les soldats en les menaçant d'être envoyés sur les lignes de front les plus meurtrières s'ils refusent de payer les sommes exigées. "Plus de la moitié de notre unité a été réinitialisée - comprendre "envoyée à la mort" - par les commandants", explique le soldat russe Denis Kolesnikov, qui apparaît sur la vidéo. "Tout le monde doit payer les commandants. Si quelqu’un ne paie pas, il est considéré comme inutile, envoyé au front et réinitialisé. J’ai personnellement vu plusieurs personnes être tuées", ajoute-t-il.
Si cet argent est censé permettre de remplacer du matériel "disparu", la réalité serait tout autre : les commandants empocheraient fréquemment une partie du salaire destiné au soi-disant "soutien de l’unité".
Le Centre ukrainien pour la sécurité et la coopération (USCC), qui a vérifié la vidéo, indique d'ailleurs que ces abus sont répandus et systémiques dans l’armée russe,...
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22/02 - "Il faut s’attendre à d’importants bouleversements" : et si l’IA accouchait d’un monde sans travail ?
Nous sommes en juin 1930, à Madrid. Alors que les sociétés européennes subissent de plein fouet les effets de la Grande Dépression, John Maynard Keynes, l’un des intellectuels les plus influents de son époque, s'adresse aux membres de l’Anglo-Spanish Friendship Society. Dans son discours, publié plus tard sous le titre de Perspectives économiques pour nos petits-enfants, l’économiste britannique prédit que "d’ici à cent ans", le monde sera devenu si prospère que les sociétés humaines auront à affronter des enjeux inédits. "Pour la première fois depuis sa création, l’homme fera-t-il face à son problème véritable et permanent : comment employer la liberté arrachée aux contraintes économiques ?", s’interroge-t-il devant un auditoire probablement médusé par un tel niveau d’optimisme.
Prophétique, Keynes ? Certains, comme Andrew McAfee, économiste du MIT, ne sont pas loin de le penser. "Sa thèse, en plein cœur de la Grande Dépression, paraissait délirante. Il avait pourtant raison, car après huit décennies de croissance, nous avons atteint des niveaux de richesses inimaginables au regard des standards de nos ancêtres" assure le chercheur, grand spécialiste du progrès technologique. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : avec la révolution industrielle, apparue en Angleterre dans les années 1760, le PIB mondial a été multiplié par huit entre 1820 et 1950, alors qu’il n’avait été multiplié que par six dans les dix-huit siècles qui ont précédé. Et encore, cela n’est rien comparé à l’envol de la croissance dans la seconde moitié...
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22/02 - Vous voulez oublier l’Amérique de Trump ? Lisez Donald Ray Pollock !
Knockemstiff, nous revoilà ! C’est dans cette bourgade perdue de l’Ohio que Donald Ray Pollock situe ses récits. Il y est né. Il y a grandi. Il en connaît chaque plaie, chaque humiliation. Après plus de trente années passées comme ouvrier dans une usine de pâte à papier - et quelques dérives en plus, alcoolisées ou acides - Pollock s’est décidé, la cinquantaine venue, à écrire. Il aurait sans doute aimé détourner le regard, mais l’évidence s’est imposée : il n’échapperait pas à son patelin.
Ce fut Knockemstiff (2008), puis Le Diable tout le temps (2011) ; The Heavenly Table (2016, Une mort qui en vaut la peine) déplacera ensuite le décor sans rien adoucir du regard. Albin Michel réédite aujourd’hui ces deux livres fondateurs : Le Diable tout le temps, précédé d’une préface affûtée de Marie Vingtras, et Knockemstiff, dans une traduction entièrement révisée de Philippe Garnier. Pourquoi maintenant ? Parce que la superbe collection Terres d’Amérique, dirigée par Francis Geffard, fête en 2026 ses trente ans. Pourquoi Pollock ? Sans doute parce qu’il est celui qui descend le plus frontalement au royaume des ombres, arpentant l’autre Amérique - l’exact envers de celle qui, aujourd’hui, actionne tous les leviers de la puissance made in USA.Cercle infernal
Au moment où tourne à plein régime la lessiveuse techno-théocratique fantasmant une post-humanité rincée à l’IA, Pollock fouaille les blessures d’individus qui n’iront ni au paradis ni sur Mars. Dans Knockemstiff, il aligne les vagabonds, les laissés-pour-compte, les corps...
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22/02 - Vente et exposition : Sotheby’s raconte la collection Jean-Marie Rossi
Quand il a quitté ce monde, à l’âge de 91 ans, on a dit de lui qu’il était le dernier taulier de la profession à s’en être allé. Jean-Marie Rossi, spécialiste du mobilier XVIIIe siècle, mais aussi collectionneur boulimique d’art moderne et contemporain, a longtemps fait partie de l’intouchable "groupe des cinq antiquaires à Paris" aux côtés des Aaron, Meyer, Perrin et autre Segoura. Brillant, charismatique, visionnaire, réputé pour son œil intransigeant apte à débusquer les plus adroits des faussaires, l’homme a cultivé, pendant près de sept décennies, le goût et l’élégance, hérités d’origines italiennes qu’il aimait à évoquer, lui le fils prodige d’un ouvrier milanais, militant syndicaliste et anticlérical.
Depuis ses débuts, en 1956, rue du Cirque, chez Maurice Aveline, qui lui transmet son savoir et dont il reprendra le nom pour baptiser sa propre galerie, jusqu’à sa mort, en décembre 2021, Rossi ne s’est pas contenté de fournir en meubles précieux les prestigieux acquéreurs de la planète, de Marie-Hélène de Rothschild à la famille Agnelli, d’Arturo Lopez à Charles de Beistegui, en passant par les musées Getty ou Orsay, il a accumulé pour son propre compte les pièces rares, flirté avec les styles, les disciplines, les époques.Dali et Jean-Marc Rossi.
C’est cet éclectisme assumé que la maison Sotheby’s met aujourd’hui en lumière avec la vente doublée d’une rétrospective de mobilier, d’objets et d’œuvres d’art, puisés dans la galerie Aveline, place Beauvau, et dans la collection personnelle de Jean-Marie Rossi conservée...
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22/02 - Salon de l’agriculture : "Le monde agricole est avide d’innovations"
Entre le réchauffement climatique, l’érosion de la biodiversité, l’appauvrissement des sols, le risque de virus toujours plus résistants comme l'a montré la dernière épizootie de dermatose nodulaire contagieuse qui a frappé les bovins français durant l’hiver, l’agriculture n’a pas d’autre choix que de changer de modèle et se réinventer dans un monde toujours plus concurrentiel. Robotisation, intelligence artificielle, nouvelles semences, images satellitaires et prévisions, agrivoltaïsme… les nouvelles technologies (agritech) doivent permettre à nos cultivateurs et nos éleveurs de travailler dans un monde plus durable. Plongée au cœur de la ferme 2.O.
Entre le réchauffement climatique, l’érosion de la biodiversité, l’appauvrissement des sols, le risque de virus toujours plus résistants comme l'a montré la dernière épizootie de dermatose nodulaire contagieuse qui a frappé les bovins français durant l’hiver, l’agriculture n’a pas le choix de changer de modèle et se réinventer dans un monde toujours plus concurrentiel. Robotisation, intelligence artificielle, nouvelles semences, images satellitaires et prévisions, agrivoltaïsme… les nouvelles technologies (agritech) doivent permettre à vos cultivateurs et nos éleveurs de travailler dans un monde plus durable. Plongée au cœur de la ferme 2.O.
Il n’y aura pas d’agriculture durable sans davantage préserver les sols. Ce qui passe par moins d’engrais et des traitements phytosanitaires plus ciblés.
L'Express : Comment définir l’agriculture de précision ?
Jean-Pierre Cohan....
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22/02 - Monnaie refuge, taux d’intérêt proches de zéro... La Suisse, ce pays qui rassure les investisseurs
Le résultat prête à sourire. Récemment, Michel Bruno Girardin s'est amusé à sortir sa calculette. Ce professeur d'économie et de finance à l'université de Genève a constaté que le franc suisse s'est apprécié de 39 % sur les vingt dernières années. Un chiffre qui rappelle de mauvais souvenirs aux Helvètes : 39 %, c'est aussi le taux de droits de douane que leur avait imposé Donald Trump, le 1er août dernier, provoquant un séisme dans le pays. "Ce fut un choc immense. On s'attendait à être logés à la même enseigne que l'Europe, soit 15 %", se souvient Michel Bruno Girardin. Le raisonnement du président américain n'avait, en réalité, rien d'économique. Et ce n'est qu'à l'issue d'un deal avec Washington que la Suisse parvint à obtenir ce taux.
Depuis, le franc suisse poursuit son ascension et fait plus que jamais office de valeur refuge, au vu du contexte géopolitique de ces derniers mois. "Récemment, des monnaies traditionnellement considérées comme telles, à l'instar du dollar américain et du yen, ont été au cœur des incertitudes que les investisseurs cherchaient précisément à fuir, ce qui a renforcé le statut du franc suisse", relève l'économiste Alexandra Janssen, directrice générale la société de gestion d'actifs Ecofin Portfolio Solutions.
Au Japon, "le tournant de la politique budgétaire, combiné à la victoire électorale du parti au pouvoir, a ravivé les inquiétudes des marchés quant à la capacité du pays à rembourser sa dette sur le long terme, détaille Maxime Botteron, économiste chez UBS Global Wealth...
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22/02 - Guerre en Ukraine : ces pertes colossales de l’armée russe qui interrogent
Bientôt quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, le pouvoir russe n’en finit plus de serrer la vis. Le 18 février, la Douma d’Etat, la chambre basse du Parlement russe, a adopté en première lecture un projet de loi visant à renforcer les mesures préventives contre la "distorsion de la vérité historique" et "le manquement au devoir de défendre la patrie". L’objectif, selon le vice-président du comité sur la sécurité Anatoly Vyborny : "sensibiliser l'opinion publique afin que toute tentative de se soustraire à la défense de la patrie soit perçue comme socialement inacceptable", retrace le média d’Etat RIA Novosti. Et de facto, faciliter toujours plus le musellement de toute voix discordante quant au bien-fondé de la guerre. Il faut dire que sur le front, la tendance de ce début d’année n’est pas réjouissante pour Moscou.
Au cours des deux derniers mois, les pertes militaires russes (morts, blessés, disparus) auraient dépassé le nombre de nouvelles recrues, selon des déclarations du ministre britannique de la Défense John Healey à l'agence Bloomberg le 15 février, confirmant de précédentes informations ukrainiennes en ce sens. Rien qu’en décembre, celles-ci auraient atteint les 35 000 hommes, et 30 000 en janvier. Une stratégie d’usure de l’ennemi dont l’Ukraine a fait l’un de ses objectifs prioritaires. Au moment de sa prise de fonction en janvier, le nouveau ministre de la Défense, Mykhailo Fedorov, avait ainsi annoncé vouloir porter les pertes russes à 50 000 par mois d’ici à l’été prochain.17 fois plus...
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21/02 - "Fasciste" et "antifasciste" : la France de 2026 est un cauchemar
Il règne en France une atmosphère irrespirable. Il régnait ce samedi une atmosphère irrespirable à Lyon, dont Fernand Braudel disait : "Son destin n’est pas plus simple que celui du fleuve ; la ville est, à elle seule, un difficile problème de l’historien de France, peut-être le problème clé, sûrement l’indicateur clé." Dans cette commune associée à jamais au nom de Jean Moulin, on traquait le visage de l’autre lors d’un hommage funèbre.
Ainsi s’achève une semaine de débats publics nauséabonds consécutifs à une mort par lynchage ayant entraîné la mise en examen et la détention de collaborateurs d’un député – sans que cet élu de la République n’y trouve rien à redire, le groupe parlementaire auquel il appartient, pas davantage.
Les fractures françaises sont là, béantes, qui divisent le pays en clans. Chacun impose son récit et n’écoute plus l’autre. Dans la France des vérités parallèles règnent le mensonge ou la dissimulation.
Pendant ce temps, la réalité nous saute aux yeux, pire elle nous prend à la gorge. Il n’allait pas de soi que le IIIe Reich puisse inspirer une nostalgie, ni que réhabiliter Hitler constitue un objectif au XXIe siècle. Qu’il y ait des militants revendiquant l’héritage fasciste dans des groupuscules est peu contestable, de même qu’il existe dans le monde une ultradroite qui cherche à réhabiliter le nazisme, ainsi que l’a raconté une enquête récente de L'Express. Il n’était pas écrit non plus qu’un parti de gauche – ne lui dites surtout pas qu’il est d’extrême gauche – refuserait de se désolidariser...
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21/02 - Donald Trump porte de 10 à 15 % sa surtaxe mondiale après le revers de la Cour suprême
Donald Trump a annoncé samedi sur son réseau Truth Social l'augmentation de sa nouvelle surtaxe mondiale de 10 % à 15 %, après que la Cour suprême des Etats-Unis a annulé la veille les droits de douane dits "réciproques" qu'il avait imposés en 2025, dont une partie a été jugée illégale.
"Sur la base d’un examen approfondi, détaillé et complet de la décision ridicule, mal rédigée et extrêmement anti-américaine sur les droits de douane rendue hier, après de nombreux mois de réflexion, par la Cour suprême des États-Unis, veuillez considérer cette déclaration comme l’expression de ma volonté, en tant que président des États-Unis d’Amérique, d’augmenter immédiatement les droits de douane mondiaux de 10 % sur les pays, dont beaucoup ont “exploité” les États-Unis pendant des décennies, sans représailles (jusqu’à mon arrivée !), au niveau pleinement autorisé et légalement testé de 15 %", a-t-il écrit sur son réseau social.
La veille, furieux de la décision de la plus haute juridiction américaine, Donald Trump avait ordonné une surtaxe mondiale de 10 % sur tous les produits importés, supposée entrer en vigueur le 24 février pour une durée de 150 jours, avec quelques exemptions sectorielles.
La loi l'autorise à imposer des droits de douane pouvant aller jusqu'à 15 % sur une période de 150 jours, même si cette décision peut faire l'objet de contestations...
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21/02 - Danemark : renforcée face à Donald Trump, Mette Frederiksen veut capitaliser dans les urnes
L'heure est aux élections anticipées au Danemark. Sortie renforcée politiquement de son bras de fer avec Donald Trump, au sujet de l'île danoise du Groenland, la Première ministre Mette Frederiksen veut tout faire pour capitaliser sur cet élan. Au point d'avancer les législatives prévues initialement le 31 octobre prochain : ce jeudi 26 février, la dirigeante a annoncé que le scrutin se tiendrait finalement le 24 mars.
Avant le regain de tensions avec les Etats-Unis, en janvier dernier, la sociale-démocrate se trouvait pourtant fragilisée sur le plan national. La hausse du coût de la vie, ainsi que la suppression d'un jour férié ont en effet suscité un vif mécontentement de la part de l'opinion publique danoise. Symptôme du recul des sociaux-démocrates, le parti avait subi un revers l'année dernière lors des municipales, allant jusqu'à perdre son bastion historique : la capitale, Copenhague. Une première en un siècle.
Mais les tensions internationales semblent avoir dévié l'attention, et fait émerger Mette Frederiksen, 48 ans, comme la leader qui tient tête à une puissance américaine imprévisible, avec le soutien de l'Europe. Depuis, les sociaux-démocrates danois ont progressé dans les sondages, passant de 18 % en décembre à 23 % en janvier.
"La question du Groenland n'étant toujours pas résolue de manière définitive, les électeurs souhaitent élire la personne la plus à même de diriger le Danemark dans un environnement mondial plus hostile", analysait récemment Bloomberg, qui estime que la...
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21/02 - Que contiennent vraiment les laits infantiles ? Enquête sur ce que boivent nos bébés
C'est une crise qui a fait trembler les rayons de pharmacies et de supermarchés de plus de soixante pays. Depuis décembre, des rappels massifs de laits infantiles se succèdent en Europe : Nestlé (Guigoz, Nidal), Lactalis (Picot), Danone (Aptamil, Gallia, Blédilait), Vitagermine (Babybio)… En cause : la céréulide, une toxine retrouvée dans un ingrédient commun à toutes ces marques, une huile riche en acide arachidonique (ARA). Celle-ci a été fournie par un unique fabricant chinois, Cabio Biotech, basé à Wuhan. L'entreprise est l’un des leaders mondiaux de la production d'huile d'ARA (qui est concentrée en Chine et aux États-Unis : aucune usine n'existant en Europe) et revendique plus de 300 partenaires dans le monde.
Trois signalements de décès de nourrissons ont été portés à la connaissance des autorités sanitaires. Aucun lien de causalité n'a été établi à ce stade, mais des enquêtes judiciaires sont en cours. L'évaluation menée en urgence par les autorités européennes a conclu, le 19 février, que le risque était désormais "faible". Reste que l'affaire a suscité une inquiétude légitime chez les parents et a mis en lumière un paradoxe. Alors que le lait infantile peut être le premier - et parfois le seul - aliment d'un nourrisson pendant des mois, rares sont ceux qui savent ce qu'il contient vraiment et comment il est fabriqué.Retirer toutes les graisses, puis reconstruire
Les laits infantiles sont fabriqués à partir de lait de vache, dont la composition diffère sensiblement du lait maternel. Et pour cause, il...
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21/02 - Droits de douane annulés par la Cour suprême : de quels recours dispose Donald Trump ?
C'est le plus grand revers judiciaire essuyé par Donald Trump depuis son retour à la Maison-Blanche. Vendredi 20 février, la Cour suprême américaine, la plus haute instance juridique des Etats-Unis, a jugé illégale une partie des tarifs douaniers imposés par l'administration Trump au cours de l'année 2025. Six des neuf juges qui composent l'instance, pourtant à majorité républicaine, ont ainsi choisi d'invalider le principal outil de la politique économique de Donald Trump. Toutefois, ce dernier pourrait avoir recours à d'autres dispositifs légaux pour contourner cette opposition : de quels outils dispose-t-il pour continuer à imposer ses tarifs au reste du monde ?Jusqu'à 170 milliards de dollars de préjudices
Alors que Donald Trump dînait avec des gouverneurs au moment où est tombée l'annonce, il aurait déclaré à son entourage "bouillonner de l'intérieur", qualifiant la décision de "scandaleuse", comme le relate le Wall Street Journal. Ces derniers mois, il avait déjà tenté de mettre la pression sur les juges, en déclarant que la décision de la Cour suprême dans cette affaire serait une question de "vie ou de mort" pour l'économie américaine, arguant qu'une décision annulant les droits de douane déclencherait un désastre économique.
Et pour cause, la décision "qui concerne la majorité des tarifs imposés par Trump les annule. (...) Elle ouvre également la voie à des batailles juridiques concernant le remboursement des droits de douane déjà acquittés par les importateurs américains", détaille l'agence...
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21/02 - Droits de douane de Donald Trump : le retour de l’incertitude, par Ruth Guerra
L’administration américaine va-t-elle devoir rembourser plus de 100 milliards de droits de douane à des milliers d’importateurs américains, un processus qui n’aurait pas de précédent en matière de complexité et de montant ? C’est naturellement la question qui se pose avec la décision rendue le 20 février, à six voix contre trois, par la Cour suprême, la plus haute juridiction américaine. Cette dernière a jugé inconstitutionnels plusieurs droits additionnels introduits par l’administration Trump en 2025 sur la base de l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA).
Sont concernés notamment les droits dits "réciproques" imposés sur une grande majorité des pays. On se souvient de cette scène surréaliste du président américain brandissant devant les caméras un tableau avec une ligne de taux par pays, pour démontrer à quels points les intérêts vitaux des États-Unis étaient menacés par un certain nombre de pays exportateurs à qui l’administration américaine a imposé des surtaxes sur une large gamme de produits en provenance de Chine, du Canada, du Mexique et du Brésil.
Or, selon les juges, le président des États-Unis ne détenait pas, en vertu de la Constitution, le pouvoir d’instaurer de tels droits sans l’aval du Congrès. L’IEEPA permet certes de "réguler" les échanges internationaux en période d’urgence, mais cette régulation, ont-ils estimé, ne saurait s’étendre à l’imposition de taxes douanières supplémentaires, compétence réservée au législateur.Un enjeu économique colossal
Cette décision de la Cour suprême...
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21/02 - Joann Sfar : "La polarisation de notre société ressemble à ce qu’on observe sur les réseaux sociaux"
Si vous appréciez la cuisine italienne, Joann Sfar vous emmènera à coup sûr dans "sa deuxième maison" ; une adresse confidentielle, nichée à quelques encablures d'Odéon, au cœur du 6e arrondissement de Paris. Ses premiers déjeuners ici, l'auteur le plus Corto-Maltesien de la capitale les a partagés avec Wolinski, Cabu, et d'autres de Charlie. "Le début des années quatre-vingt-dix, une autre époque, un autre monde", sourit un brin nostalgique le dessinateur qui recommande les pâtes, "toujours excellentes", avant de se résoudre à commander un des quatre ou cinq carpaccios de bœuf proposés à la carte. "C'est-à-dire que si je mange des pâtes, je n'arriverai pas à écrire cet après-midi", sourit - Joann Sfar sourit beaucoup - l'auteur de Terre de sang, le temps du désespoir (Les Arènes BD)*.
Ce pavé de six cents pages est le dernier de sa série sur le conflit israélo-palestinien commencée au lendemain du 7-Octobre. La trilogie bouclée, Sfar est certain désormais de vouloir revenir à ses premiers amours, la fiction. Mais avant, L'Express a voulu obtenir de ce modéré à l'extrême quelques vues du réel. Entretien.
L'Express : Vous avez intitulé ce livre Le temps du désespoir. N'y a-t-il pourtant pas, dans le flot de témoignages recueillis, de quoi entrevoir un espoir ?
Joann Sfar : J'ai rencontré des gens remarquablement ouverts d'esprit des deux côtés, et c'est là que réside, selon moi, la plus grande part d'espoir. Si j'ai appelé ce livre Le temps du désespoir c'est parce que je m'inscris dans la filiation de Kessel,...
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21/02 - Attractivité : l’opportunité manquée de la France par rapport à ses rivaux en Europe
Marché du travail trop rigide, fiscalité élevée, carcans administratifs… Les failles françaises sont bien connues des investisseurs outre-Atlantique. Bien qu'ils soient les premiers employeurs étrangers sur le territoire national, leur confiance vis-à-vis de l'Hexagone s'érode. Il faut dire qu'entre le charivari budgétaire, les propositions de nouvelles taxes rocambolesques ou encore la dégradation de la note souveraine par S&P, l'année 2025 aura apporté son lot d'incertitudes.
Fidèles à leur rituel annuel, la Chambre de commerce américaine en France (AmCham) et le cabinet de conseil Bain & Co ont sondé les investisseurs américains dans l'Hexagone sur leur vision du pays. Pour cette 26e édition de leur baromètre, le tableau s’assombrit un peu plus. Premier choc : moins d'un tiers d'entre eux évoquent une perception positive par leur maison mère par rapport à d'autres destinations européennes - le taux le plus bas depuis 2017. Et leur scepticisme semble s'inscrire dans la durée, avec 41 % de sondés anticipant une détérioration du contexte économique de leur secteur dans les 2 à 3 prochaines années. Résultat : un attentisme qui freine les projets et les augmentations d'effectifs.Des faiblesses qui s'aggravent
Parmi les principaux facteurs qui guident les décisions d'investissement, le rapport cite le contexte macroéconomique, la stabilité politique, la sécurité des biens, le coût et la qualification de la main-d’œuvre. Seul hic : "quatre de ces cinq critères ne font pas partie des points forts de...
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21/02 - Au cœur de Pigalle, la renaissance prometteuse du Bus Palladium
"Ce 'Bus' qui bouleverse les habitudes du Tout-Paris', titrait L’Aurore en décembre 1965 pour célébrer l’arrivée, quelques semaines plus tôt, d’un nouveau-né chahuteur dans la sphère des repaires nocturnes de la capitale. Cette année-là, en plein boom yéyé, sous l’impulsion des deux jeunes James – Arch et Thibaut –, le Bus Palladium ouvre au cœur de Pigalle et fait très vite parler de lui. Sur le site d’un ex-dancing de la rue Pierre-Fontaine, l’endroit détrône alors le bon vieux Golf-Drouot pour devenir le temple du jerk et le rendez-vous des beatniks.
Dès son ouverture, le lieu mêle les générations, abolit les frontières sociales, réunissant sur son dancefloor des noctambules de tous poils : ouvriers de chez Renault, bourgeois venus s’encanailler, dandys au look improbable, figures du rock’n’roll, chanteurs décalés, créateurs irrévérencieux, mannequins, gens de lettres. Dali y trimbale son félin en laisse, Gainsbourg s’en inspire pour pondre Qui est in qui est out, les Beatles s’y produisent en concert, Mick Jagger y fête son anniversaire. Plus tard, Gloria Gaynor, la grande prêtresse du disco, les groupes Téléphone et Rita Mitsouko arpenteront à leur tour la scène du Bus.Dès son ouverture, en 1965, le lieu devient un must des nuits parisiennes.
Après six décennies de nuits folles, après avoir vu sa survie plusieurs fois menacée, notamment par l’arrivée du Palace à la fin des années 1970, le Bus Palladium tire le rideau en 2022 pour laisser place aux pelleteuses, avec l’objectif d’en faire un hôtel-club atypique....
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21/02 - Agriculture : du gardien de poules à l’effeuilleur de tomates, ces robots qui révolutionnent la ferme
Entre le réchauffement climatique, l’érosion de la biodiversité, l’appauvrissement des sols, le risque de virus toujours plus résistants comme l'a montré la dernière épizootie de dermatose nodulaire contagieuse qui a frappé les bovins français durant l’hiver, l’agriculture n’a pas d’autre choix que de changer de modèle et se réinventer dans un monde toujours plus concurrentiel. Robotisation, intelligence artificielle, nouvelles semences, images satellitaires et prévisions, agrivoltaïsme… les nouvelles technologies (agritech) doivent permettre à nos cultivateurs et nos éleveurs de travailler dans un monde plus durable. Plongée au cœur de la ferme 2.O.
Ils sont présents partout. Dans les champs pour récolter, au milieu des vergers afin d’effeuiller, au cœur des vignes pour désherber, jusqu’à l’étable en assurant la traite des vaches et demain dans les vastes prairies en supplantant les… chiens de bergers. Rarement un secteur n’aura engendré autant de types de robots que l’agriculture. A condition de séparer le bon grain de l’ivraie.
Il traite les vaches Astronaut A5 Next de Lely (Pays-Bas)
Depuis l’introduction du tout premier robot de traite sur le marché au début des années 1990, Lely ne cesse de perfectionner ses solutions destinées aux éleveurs de vaches laitières. Son dernier modèle, l’Astronaut A5 Next, compatible avec les versions précédentes de l’A5, intègre un nouveau système d’exploitation qui facilite l’assistance à distance et les mises à jour logicielles en ligne. Doté d’un bras intelligent combinant...
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21/02 - Langue française : et l’arAgnée devint l’arAIgnée…
Avez-vous peur des araignées ? Si la réponse est oui, vous êtes donc arachnophobe. Mais au fait, pourquoi n’ai-je pas écrit "araignophobe" ? Ce serait plus logique, après tout. A ceci près qu’en réalité, nous ne devrions pas prononcer araignée mais aragnée. Vous allez comprendre pourquoi.
Comme d’habitude, tout part du latin. Les Romains avaient donné à cette satanée petite bestiole le nom d’araneus, dont l’évolution logique en français est "aragne". C’est sous cette forme d’ailleurs que le mot s’est longtemps rencontré. Ce n’est pas par hasard si, dans l’une de ses fables (1), La Fontaine fait rimer ce terme avec "campagne".
Mais imaginons maintenant que vous vous trouviez face à cette phrase : "l’aragne stagne". Dans les deux cas, il est bien écrit "agne", mais il faut prononcer les deux syllabes différemment ! C’est pour éviter au lecteur de commettre des erreurs que l’on a eu l’idée de le faire précéder dans le premier mot de la lettre "i". D’où : araigne.
Seulement voilà : à force de voir ce "i" écrit, on a fini par en oublier la fonction et… on s’est mis à prononcer le couple de lettres "ai" d’araignée comme on le fait pour le joli mois de "mai". Notez d’ailleurs que la même erreur a été commise pour le grand Montaigne, qui s’appelait évidemment Montagne.
Incroyaible… mais vra !
(1) La goutte et l’araignée.
Sources : Dictionnaire historique de la langue française (Le Robert) et "Araignée, l’histoire du mot", par Bernard Fripiat (sur...
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21/02 - Les Alpes bientôt sous pavillon américain ? L’offensive de Vail Resorts qui inquiète en Suisse
Le domaine de Crans-Montana a récemment fait les gros titres pour de bien tristes raisons. Endeuillée par le terrible incendie du Nouvel An qui a coûté la vie à 41 personnes, cette station de ski huppée était moins habituée à la rubrique faits divers qu'à celle des chroniques économiques. En mai 2024, le groupe américain Vail Resorts - souvent décrit comme le leader mondial du secteur - s'est offert 84 % de la société CMA qui gère les remontées mécaniques de la station, ainsi qu'une école de ski, des espaces de location et plusieurs restaurants. L'entreprise n'en est pas à son coup d'essai : deux ans plus tôt, elle s'était déjà emparée de la station d'Andermatt en Suisse centrale.
Il n'en fallait pas moins pour affoler une partie de la population locale. "Comment Vail Resorts est en train de détruire le ski", titre le quotidien suisse Blick, "Une nouvelle peur s'empare des Alpes", raconte encore le quotidien germanophone Welt... En octobre dernier, les habitants de trois communes des Grisons ont même voté à 85 % pour le rachat du domaine skiable de Weisse Arena, convoité par le champion mondial des télésièges. Montant de l'opération : 94,5 millions de francs suisses, soit plus de 100 millions d'euros.
"La montagne est quand même un monde particulier, assez traditionnel, s'amuse Laurent Vanat, consultant suisse et auteur d'un rapport annuel très commenté sur le tourisme hivernal, les gens d'ici ne changent pas très très vite. Un acteur américain ne peut pas venir et jouer les cow-boys." C'est bien là la...
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21/02 - Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur : "Il faut se débarrasser des moutons noirs dans le privé"
Avis de gros temps sur l’enseignement supérieur. Les écoles de commerce et de management françaises vont devoir traverser bien des tempêtes dans les années à venir. Confrontées à une baisse de la démographie, à la diminution des aides publiques, ou encore à une concurrence internationale accrue, beaucoup vont devoir se réinventer et diversifier leurs sources de financement pour survivre. A cela s’ajoute un autre écueil : la multiplication d’officines privées peu scrupuleuses qui surfent sur un marché déjà en forte tension. Pour L’Express, Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, revient sur son projet de loi qui sera discuté au Sénat au printemps et dont l’objectif est de réduire les risques de dérive. Entretien.
L'Express : Bon nombre de business schools sont obligées de revoir leur modèle économique, notamment en raison de la baisse démographique annoncée. Faut-il s'attendre à une modification profonde du marché et à des restructurations dans les années à venir ?
Philippe Baptiste : Le regard que je porte sur ces écoles de commerce, qui appartiennent dans leur très grande majorité au secteur privé, est forcément un peu décalé par rapport à celui que je porte sur l’université ou les écoles d’ingénieurs publiques. Mais j’observe que l’offre est aujourd’hui à la fois très élevée, peut-être trop par rapport à la demande, et très hétérogène. D’un côté, certaines grandes business schools sont à la fois reconnues, attractives et ouvertes sur l’international. Ce dont on ne peut que se...
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21/02 - 13 000 "riches" échappant à l’impôt sur le revenu : ces chiffres polémiques qui ne veulent rien dire
Après avoir enflammé les discussions politico-budgétaires de l’automne, la taxe Zucman était passée de mode. Quelques statistiques communiquées par Bercy le 18 février ont remis une pièce dans la machine des partisans d’un alourdissement de la fiscalité des plus riches. Des informations transmises à deux membres de la Commission des finances du Sénat, Jean-François Husson (LR) et Claude Raynal (PS), que la contradiction entre les propos de l’ancien ministre de l’Economie, Éric Lombard et ceux de la future ex-ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin avaient interloqués.
"Parmi les personnes les plus fortunées, des milliers ont un revenu fiscal de référence de zéro. Ils ne paient aucun impôt sur le revenu !", s’était ému le premier dans Libération en janvier. "Il n’est pas vrai que des dizaines de milliers de Français fortunés ne paieraient aucun impôt sur le revenu", avait rétorqué la seconde à l’Assemblée nationale. Périmètre d’analyse imprécis, ordres de grandeur discordants… Nos deux sénateurs étaient bien décidés à y voir clair. Au vu des premières réponses apportées par le gouvernement, le brouillard n’est pas franchement levé.Injustice ou fraude ?
Le principal message de cette note ? Parmi les foyers soumis à l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), 18 525 ne payent aucun impôt sur le revenu (IR). En évinçant du calcul les non-résidents et les contribuables trépassés dans l’année, restent 13 335 ménages. Un effectif suffisant pour que Gabriel Zucman reprenne la plume. "Les taux d’imposition d’apparence...
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21/02 - "On connaît la détermination de Poutine, moins celle de Trump" : leurs stratégies d’intimidation décryptées
Cet hiver, l'Essec Business School a lancé un Observatoire des stratégies d’influence, d’ingérence et d’intimidation au sein de son centre géopolitique, défense & leadership, codirigé par Aurélien Colson, l'Amiral Finaz (ancien directeur de l'Ecole de Guerre) et Frédéric Charillon, ex-patron de l'Irsem au ministère des Armées et auteur de Géopolitique de l'intimidation (Odile Jacob, 2025). Ces deux derniers expliquent à L'Express les motivations de ce projet et analysent les stratégies des dirigeants actuels pour conquérir les esprits.
L'Express : Quelle distinction établissez-vous entre l'influence, l'ingérence et l'intimidation ?
Frédéric Charillon : Ce sont trois fonctions différentes. L’influence, d’abord, consiste à convaincre sans contraindre. On cherche à modifier le comportement d’un acteur - un dirigeant, une opinion publique, un décideur économique… - en lui faisant comprendre qu’il a intérêt à aller dans notre sens. Cela peut passer par des arguments rationnels, par le prestige culturel, mais aussi par des avantages concrets : accès à des réseaux, financements, opportunités.
Loïc Finaz : Nous avons, en Europe occidentale, une vision très idéalisée de l’influence. Nous pensons que si notre raisonnement est bon, il convaincra. Le dialogue suffira. C’est la tentation du raisonnable, mais c'est une erreur que nous reproduisons systématiquement. Or le monde ne fonctionne pas sur la base du raisonnable. D’autres acteurs utilisent l’argent, les dépendances économiques, ou jouent sur l’émotion, voire la...
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20/02 - Gaza : à quoi pourrait ressembler la base militaire internationale envisagée par Donald Trump ?
Selon une information exclusive du quotidien britannique The Guardian, le président des Etats-Unis et son administration envisageraient de construire une base militaire à Gaza. La structure, composée d'un petit champ de tir, de bunkers et d'un entrepôt, pourrait accueillir 5 000 personnes. Ce site, ceinturé de barbelés et de 26 tours de guet blindées, s'étendrait sur 35 000 mètres carrés, d'après les registres des contrats du Conseil de la paix, consultés par les journalistes.
Les lieux devraient servir de base opérationnelle pour accueillir la future Force internationale de stabilisation (ISF). Introduites par l'accord de cessez-le-feu du 10 octobre entre le Hamas et Israël, puis voté à l'ONU en novembre - dans le cadre du Plan de paix pour Gaza de Donald Trump - ces troupes auront pour vocation de superviser la sécurité dans l'enclave et à ses frontières. "Protocole relatif aux restes humains"
Grâce à une vidéo à laquelle The Guardian a eu accès, ses journalistes ont pu établir que les Etats-Unis prévoyaient de construire la base militaire dans une zone du sud de la bande de Gaza. Selon une source proche du dossier, des entreprises de construction "ayant de l'expérience dans les zones de guerre", ont déjà visité les lieux. Le contrat, préparé par des responsables américains a directement été émis par le Conseil de la paix. Sondés par le quotidien britannique, des experts ont confié leurs inquiétudes face à l'opacité de l'institution, particulièrement sur le volet financier.
Le document précise que...
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20/02 - Droits de douane : la Cour suprême invalide les purs fantasmes de Donald Trump, par Rainer Zitelmann
Les droits de douane constituent le pilier central de la politique économique de Donald Trump. Or, c'est précisément dans ce domaine qu'il a enfreint la Constitution américaine. Ce n'est pas une décision rendue par des juges de gauche, mais bien par la majorité conservatrice de la Cour suprême elle-même, qui vient d'invalider les droits de douane imposés par le président américain. Ceux-ci étaient fondés sur une législation destinée aux situations d'urgence nationale. À une majorité de six voix contre trois, la Cour a confirmé une décision d'un tribunal inférieur selon laquelle le président républicain avait outrepassé ses pouvoirs en invoquant la loi de 1977.
La politique tarifaire de Trump repose sur la promesse que des droits d'importation élevés peuvent ramener des emplois industriels aux États-Unis. Cela a peu de chances de fonctionner. La fabrication aux États-Unis est tout simplement trop coûteuse. Motorola en a fait l'expérience lorsqu'elle a ouvert une usine de smartphones au Texas en 2013, pour la fermer douze mois plus tard. Les analystes estiment qu'il faudrait trois ans et environ 30 milliards de dollars à Apple pour délocaliser seulement 10 % de sa chaîne d'approvisionnement asiatique aux États-Unis. En réalité, Apple a réagi à l'augmentation des droits de douane imposés par Trump à la Chine en délocalisant une partie de sa production ailleurs, non pas aux États-Unis, mais en Inde, ce qui a déclenché de nouvelles menaces tarifaires de la part de Trump.9 600 puis 18 000 milliards de dollars......
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20/02 - Ventes de livres : Pierre Lemaitre, seul survivant face à l’hécatombe générale ?
Où sont les lecteurs ? Faire un tour d’horizon des ventes de livres rendrait neurasthénique même un gourou intoxiqué à la pensée positive. On sait que le mois de décembre, avec Noël en point de mire, est un mois prospère pour les libraires, avant que ne revienne la morne plaine de janvier. Les éventuels clients ont fait le plein de nouveautés lors des fêtes de fin d’année et les réseaux sociaux les empêchent d’avancer sur les 750 pages de La Maison vide de Laurent Mauvignier. Pourquoi s’embarrasseraient-ils de titres qu’ils n’auront pas le temps d’ouvrir ?
Pour contrer cet état de fait, les éditeurs ont proposé en janvier des programmes séduisants, avec des auteurs habitués aux best-sellers. Seul Pierre Lemaitre sort du lot avec Les Belles Personnes (Calmann-Lévy), qui arrive déjà à 150 000 exemplaires. Mais même Delphine de Vigan et Mélissa Da Costa sont au-dessous des attentes. La première a vendu 50 000 exemplaires de Je suis Romane Monnier (Gallimard), et la seconde 65 000 exemplaires de Fauves (Albin Michel). Rappelons que nous parlons là de romancières qui ont déjà connu le million d’exemplaires (grand format et poche confondus) – avec No et moi et Rien ne s’oppose à la nuit pour Delphine de Vigan, et Tout le bleu du ciel pour Mélissa Da Costa.
Thomas Schlesser lui non plus ne réédite pas l'exploit de ses chiffres passés. Après avoir parlé de peinture dans le roman-phénomène Les Yeux de Mona (qui a dépassé le million d’exemplaires dans le monde), il refait un peu la même chose en vulgarisant cette fois la...
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20/02 - Arrestation de l’ex-prince Andrew : le séisme de trop pour la monarchie britannique ?
Il est des matins où l’Histoire s’invite sans frapper. Ce jeudi 19 février, à 8 heures, la police britannique a arrêté Andrew Mountbatten-Windsor à Wood Farm, sur le domaine royal de Sandringham. Selon la BBC, ni le roi, ni le Premier ministre Keir Starmer n’avaient été prévenus en amont. Ce fils et frère de monarque, toujours Conseiller d’État et huitième dans l’ordre de succession, entrait donc dans un commissariat comme n’importe quel justiciable britannique.
Près de quatre siècles après l’emprisonnement de Charles Ier, la monarchie britannique découvrait une scène qu’elle croyait reléguée aux gravures d’époque. Même l’abdication d'Edward VIII en 1936, ce coup de théâtre romantique, paraît élégante en comparaison. À l’époque, on exfiltre le problème vers l’exil. En 2026, on le conduit au poste.La crainte d'une fuite de l'ancien prince
Est-ce la fin de la monarchie britannique ? Non. Mais c’est la crise constitutionnelle la plus grave "in living memory", autrement dit de mémoire d’homme. Même Andrew Lownie, historien, fin limier sur les traces de l’ex-prince Andrew depuis des années et auteur du récent best-seller Entitled, the Rise and Fall of the House of York, ne s’attendait pas à une arrestation aussi tôt. Selon lui, la police a agi ainsi pour éviter toute possibilité de fuite — au sens propre comme au figuré. Pour sa part, l’historien redoutait "un départ nocturne" d'Andrew vers le Moyen-Orient.
La rapidité de la police trahit la gravité du soupçon : les enquêteurs ont estimé qu’il fallait intervenir avant que...
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20/02 - "Chacun sait tout de l’autre bord" : comment antifas et identitaires s’épient, entre haine et fascination
"Justice pour Quentin !". Dans les rues du XXe arrondissement de Paris, les voix d’une trentaine d’hommes, masqués et habillés de noir, résonnent contre les trottoirs. Fumigènes en main, ils marchent nerveusement en rang, ou posent fièrement devant la bouche de métro Ménilmontant, hurlant en choeur "Antifas, assassins !", ou "On est chez nous !". Ces images, montées en une vidéo au rythme effréné sur fond de musique haletante et datées du 15 février 2026, ont été diffusées sur des boucles Telegram de groupes identitaires et sur les réseaux sociaux au lendemain de la mort de Quentin Deranque à Lyon.
Lui-même militant de la mouvance nationaliste-révolutionnaire (NR) et passé par les rangs de différents groupes d’extrême droite, ce jeune homme de 23 ans est mort après avoir été passé à tabac par au moins six personnes, à la suite de violents affrontements entre des groupes antifascistes et identitaires. L’enquête ouverte par le parquet de Lyon a permis la mise en examen de sept personnes, dont Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député La France Insoumise (LFI) Raphaël Arnault, lui-même cofondateur du collectif antifasciste la Jeune Garde.
De quoi attiser les désirs de vengeance de groupes identitaires un peu partout en France, comme ce fut le cas à Ménilmontant, quartier du nord-est de la capitale considéré par cette mouvance comme une "terre" de militants antifascistes. "Ils n’ont trouvé personne, mais c’était une tentative d’expédition punitive", souligne Sébastien Bourdon, journaliste indépendant...
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20/02 - Une "affaire Pelicot suédoise" : un homme accusé d’avoir "vendu sa femme" à 120 hommes
La Suède a ouvert une enquête contre un sexagénaire soupçonné d'avoir "vendu sa femme" à quelque 120 hommes. Le suspect a été arrêté le 23 octobre 2025 pour proxénétisme, après une plainte de son épouse, qui a depuis entamé une procédure de divorce. L'accusé est décrit comme un ancien dirigeant des Hells Angels à Stockholm - un groupe de motards actif à l'international et réputé pour ses activités criminelles - il est accusé d’avoir vendu, depuis le début de l’année 2022, les services sexuels de sa victime sur des sites Internet, sans son consentement. "Un grand nombre de personnes, originaires de tout le pays, ont acheté ces services", révélait à l'époque le titre de presse locale, Sundsvalls Tidning.
Au fil de l'enquête, les faits reprochés au Suédois, ont été requalifiés en proxénétisme aggravé. Les sévices infligés à la victime se seraient déroulés au domicile du couple, dans la région d'Ångermanland, mais aussi dans diverses localités du pays et sur Internet, entre le 1er janvier 2022 et jusqu'à l'arrestation du mis en cause."Une exploitation impitoyable de la plaignante"
"Je crois que le proxénétisme a été pratiqué à plus grande échelle et qu'il a impliqué une exploitation impitoyable de la plaignante", a déclaré la procureure Ida Annerstedt à l'agence de presse nationale TT. La magistrate a refusé de préciser si des faits de contrainte sont retenus dans le dossier ou si l’épouse aurait été droguée lors des rapports. Toutefois, Ida Annerstedt a précisé que seuls une trentaine d'hommes risquent d’être poursuivis par la...
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20/02 - Comment l’Iran se prépare à une attaque des Etats-Unis
La guerre est-elle imminente au Moyen-Orient ? Porte-avions, navires de guerre, chasseurs F-35 et F-22… Les Etats-Unis continuent de se renforcer militairement et se préparent à un éventuel conflit armé contre l'Iran. Jeudi, Donald Trump a déclaré qu'il déciderait de ses prochaines actions concernant l'Iran dans les dix jours. Plus tard, il a indiqué aux journalistes que ce délai était d'environ deux semaines maximum. "Nous allons conclure un accord, d'une manière ou d'une autre", a-t-il affirmé.
Alors que le président américain pourrait décider de bombarder l'Iran en raison de son programme nucléaire, Téhéran menace de son côté de représailles contre les bases américaines dans la région en cas d'attaque. Dans une lettre adressée au Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, Téhéran a déclaré qu'il ne déclencherait aucune guerre, mais qu'en "cas d'agression militaire, l'Iran répondrait de manière décisive et proportionnée" dans l'exercice de son droit de légitime défense. "Toutes les bases, installations et ressources des forces hostiles dans la région constitueraient des cibles légitimes", précise le régime iranien dans cette lettre. "Les Etats-Unis assumeraient l'entière responsabilité de toute conséquence imprévisible et incontrôlée."Une première frappe limitée ?
Donald Trump étudie diverses options militaires, tout en réaffirmant sa préférence pour la voie...
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20/02 - En réponse à Barack Obama, Donald Trump va déclassifier des documents sur les extraterrestres
Donald Trump a déclaré jeudi 19 février qu'il ordonnerait aux agences fédérales de commencer à publier les dossiers gouvernementaux relatifs aux extraterrestres et aux objets volants non identifiés, compte tenu du fort intérêt public pour la question.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le président américain a annoncé qu'il ordonnerait au chef du Pentagone, Pete Hegseth, et à d'autres agences de divulguer les informations en leur possession, qualifiant la question d'"extrêmement intéressante et importante". "Je vais demander au ministre de la Guerre et aux autres ministères et agences concernés d’entamer le processus d’identification et de publication des dossiers gouvernementaux relatifs à la vie extraterrestre, aux phénomènes aériens non identifiés et aux objets volants non identifiés", a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social.
Plus tôt dans la journée, Donald Trump, sans fournir de preuves, a accusé l'ancien président Barack Obama d'avoir divulgué indûment des informations classifiées lors de discussions publiques sur les extraterrestres, affirmant que son prédécesseur avait "commis une grosse erreur". "Il a donné des informations classifiées… Il n'est pas censé faire ça", a déclaré Donald Trump aux journalistes lors d'un déplacement en Géorgie."Ils sont réels, mais je ne les ai pas vus"
Lors d'une interview avec l'animateur de podcast Brian Tyler Cohen, diffusée samedi, Barack Obama s'est vu demander si les extraterrestres existaient réellement. "Ils sont réels, mais je ne les ai pas vus, et ils...
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20/02 - La Gen Z ne commande pas à manger, elle calme son anxiété
Aux États-Unis, 40 % des Gen Z et des Millennials commandent un repas livré au moins une fois par semaine. Chez les baby-boomers, 10 % seulement. Cela se vérifie dans les chiffres de DoorDash, leader américain du secteur : 85 % des adultes inscrits ont moins de 44 ans. Ce clivage n’est ni technologique, ni économique au sens classique. Les boomers ont les moyens, les smartphones, les applis. Ils achètent sur Amazon, regardent Netflix, prennent rendez-vous sur Doctolib. Le problème n’est pas le geste. C’est ce que chaque génération voit quand elle ouvre l’application.
Le boomer voit un surcoût. Son cerveau fait la soustraction : le plat vaut 12 euros au restaurant, 18 euros sur l’appli, à quoi s’ajoute la livraison. Le prix de la commodité lui est cognitivement intolérable. D’autant plus que le différentiel entre livraison et retrait sur place est devenu massif à mesure que le secteur s’est concentré et a intensifié sa quête de rentabilité. Il est désormais de 30 % en moyenne, contre 10 % en 2020. Le Gen X, né dans les années 1960 et 1970, voit un aveu de faiblesse : commander quand on a une cuisine fonctionnelle trahit l’ethos d’autonomie d’une génération élevée dans l’idée de faire soi-même. Le Millennial (1980-1990) voit un arbitrage temps-argent, effectué avec culpabilité. Et le Gen Z (2000-2010) ne voit ni un renoncement, ni un luxe mais une infrastructure, au même titre que le Wi-Fi. Il n’achète pas un repas livré, il accède à de la nourriture par l’interface la plus logique de son environnement.
Trois...
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20/02 - Mort de Quentin Deranque : une marche d’hommage autorisée mais sous tension prévue à Lyon
Un contexte de tensions qui préoccupe des dirigeants politiques de tous bords et une inquiétude des services de l'Etat quant aux risques de débordements. Une marche blanche est prévue ce samedi 21 février à Lyon en hommage à Quentin Deranque, ce militant d'extrême droite de 23 ans mort il y a une semaine après une rixe avec des militants antifascistes. Si un certain nombre de rassemblements, manifestations et marches blanches auront lieu ce jour-là dans toute la France, celle organisée dans la préfecture du Rhône, où 2 000 à 3 000 personnes sont attendues, dont plusieurs centaines issues de l'ultradroite, est particulièrement scrutée par les autorités. Plusieurs groupes d'extrême gauche et antifascistes ont appelé à se mobiliser contre la présence de ces militants nationalistes dans les rues de cette ville.
De quoi susciter des craintes d'affrontements entre militants de l'ultradroite et de l'ultragauche. Faut-il dès lors autoriser cette marche blanche ? La question divise la classe politique. Plusieurs responsables politiques locaux, dont le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, ont demandé l'interdiction de cette manifestation, craignant que l'atmosphère de tension dans la ville et l'afflux de militants nationalistes et d'ultradroite venant potentiellement de plusieurs pays européens ne génèrent de nouvelles violences. "Pour garantir un cadre serein et prévenir toute violence, l’interdiction de cette manifestation constitue la seule décision responsable", a indiqué Grégory Doucet dans un...
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20/02 - "La reine Elizabeth serait horrifiée" : l’arrestation de l’ex-prince Andrew vue par la presse britannique
Un ancien prince arrêté le jour de son 66e anniversaire. Andrew Mountbatten-Windsor, le frère cadet du roi Charles III, a été libéré jeudi 19 février, dans la soirée, après avoir été arrêté et placé en garde à vue plus tôt dans la journée pour manquements présumés à l'intégrité dans l'exercice de fonctions publiques. En cause : des allégations selon lesquelles il aurait transmis des documents gouvernementaux confidentiels au criminel sexuel Jeffrey Epstein, aujourd'hui décédé, alors qu'il travaillait comme représentant commercial du Royaume-Uni, entre 2001 et 2011.
L'arrestation de ce membre éminent de la famille royale, huitième dans l'ordre de succession au trône, est "sans précédent" dans l'histoire moderne, et même "historique", souligne à l’unisson la presse britannique. "Andrew Mountbatten-Windsor est devenu le premier membre important de la famille royale britannique à être arrêté dans l'histoire moderne", note la BBC. "C'est la première fois qu'un membre de la famille royale est placé en détention depuis près de 380 ans. En 1647, Charles Ier fut emprisonné par Oliver Cromwell et assigné à résidence au palais de Hampton Court", relève The Times. Une onde de choc pour la famille royale
L'événement survenu jeudi "a suscité une vive émotion" au Royaume-Uni, indique la BBC, notamment au sein de la famille royale. "J'ai appris avec la plus grande inquiétude la nouvelle concernant Andrew Mountbatten-Windsor et les soupçons de manquement à ses fonctions publiques", a réagi le roi Charles dans un communiqué. "C'est le...
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20/02 - Salon de l’agriculture : comment l’intelligence artificielle transforme nos fermes
Entre le réchauffement climatique, l’érosion de la biodiversité, l’appauvrissement des sols, le risque de virus toujours plus résistants comme l'a montré la dernière épizootie de dermatose nodulaire contagieuse qui a frappé les bovins français durant l’hiver, l’agriculture n’a pas d’autre choix que de changer de modèle et se réinventer dans un monde toujours plus concurrentiel. Robotisation, intelligence artificielle, nouvelles semences, images satellitaires et prévisions, agrivoltaïsme… Les nouvelles technologies (agritech) doivent permettre à nos cultivateurs et nos éleveurs de travailler dans un monde plus durable. Plongée au cœur de la ferme 2.O.
L’IA est dans le pré. Dans son exploitation laitière de Saint-Lambert-la-Potherie, à proximité d’Angers (Maine-et-Loire), Benjamin Ménard a équipé ses vaches de capteurs connectés qui permettent, via des algorithmes dopés à l’IA, de surveiller en continu la santé de son troupeau. Dernièrement, il a ainsi été alerté qu’une bête s’était arrêtée de manger, grâce à son collier. “Elle avait un problème à l’estomac indétectable à l’œil nu. Sans intervention du vétérinaire, on l’aurait sûrement retrouvé morte un matin.”
Le jeune homme utilise également l’assistant IA de l’application Pilot’Elevage afin d’analyser les données de son exploitation, comme le nombre de vêlages par semaine, la performance laitière ou le suivi des traitements antibiotiques. Résultat : un gain de temps et de paperasse considérable. "Aujourd’hui, un éleveur peut déclarer une naissance en vingt secondes depuis son...
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20/02 - Des Etats-Unis à la France, le mauvais chemin de la santé publique : l’alerte du Pr Alain Fischer
Depuis une année, l’administration Trump a pris une série de mesures qui va à l’encontre de la santé publique tant aux États-Unis que dans le monde. Le Center for disease control (CDC), qui s'occupe de la surveillance sanitaire, a perdu 20 % de ses effectifs et une part de son budget. La Food and drug administration (FDA) chargée de la régulation de la sécurité des aliments et des médicaments a aussi perdu environ 20 % de ses effectifs. Cette situation expose les Etats Unis à un affaiblissement de sa politique sanitaire, pourtant déjà mal au point. Il en résulte des prises de décision inopportunes du secrétaire à la Santé, Robert F. Kennedy Jr, qui ne s’appuient plus sur une expertise scientifique indépendante, comme on a pu le constater récemment en matière de vaccination. En parallèle, l’administration Trump a démantelé l’agence d’aide au développement (Usaid), auparavant la principale source publique de promotion de la santé mondiale.
Nous avons à bon droit, en Europe critiqué cette politique, en arguant de notre volonté de maintenir et même de promouvoir la santé publique. En est-il bien ainsi ? Des signaux inquiétants viennent sérieusement jeter le doute sur cette volonté. Ils concernent tant la politique de santé publique de la France que sa politique d’aide au développement. L’agence Santé publique France (SPF), créée en 2016 par la fusion de plusieurs institutions, a pour mission la surveillance de l’état de santé de la population à travers le suivi d’une série d’indicateurs, et la préparation au risque...
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20/02 - "L’une des dirigeantes préférées de Donald Trump" : au Japon, le tournant sécuritaire de Sanae Takaichi
Le Japon n’est guère coutumier des bouleversements politiques. C’est pourtant ce qu’il a vécu le 8 février, avec l’écrasante victoire aux législatives de sa première ministre, Sanae Takaichi. Sous la houlette de la "dame de fer" nippone et armé du slogan "Un Japon fort et prospère", le Parti libéral démocrate (PLD, droite conservatrice), a remporté 316 sièges sur 465, contre 198 dans l’assemblée sortante.
Un raz-de-marée électoral idéal pour Takaichi : la voilà libérée des interminables négociations parlementaires pour faire adopter ses textes. Forte d’une nouvelle "super majorité" - preuve du soutien d’une population séduite par sa fermeté envers la Chine, son franc-parler et son charisme -, elle peut mettre en œuvre ses "Sanaenomics", une politique budgétaire axée sur l’intelligence artificielle, les semi-conducteurs et la relance de la consommation intérieure.
Takaichi a aussi les mains libres pour appliquer un programme sécuritaire des plus nationalistes à même d’enterrer définitivement le "régime d’après-guerre" caractérisée par un attachement au pacifisme et une rupture avec les ressorts idéologiques qui ont conduit aux dérives militaristes des années 1930 et 1940. La cheffe de gouvernement a promis un "virage audacieux" pour renforcer la politique de sécurité nationale.
Vaste programme qui prévoit cette année une poursuite de la hausse du budget militaire - il atteindra 2 % du PIB lors de l'année fiscale se terminant en mars 2026 contre à peine plus de 1 % en 2022 - et la révision des trois textes encadrant...
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20/02 - En Inde, l’ex-espion qui parle à l’oreille de Modi
Il est considéré par certains comme l’homme le plus puissant d’Inde, juste après le premier ministre Narendra Modi. Peu connu du grand public en dehors de son pays, Ajit Doval, le Conseiller national à la sécurité du chef du gouvernement, est de tous les déplacements à l’étranger et de toutes les réceptions de chefs d’Etat. Cette fois encore, lors de la visite d’Emmanuel Macron en Inde du 17 au 19 février, le discret Ajit Doval, homme de petite taille à l'allure de comptable, portant lunettes et moustache, était omniprésent.
Cet officier de police à la retraite né en 1945 a servi auprès de l’Information Bureau, les services de renseignement indiens. Personnage mystérieux, il aurait passé sept ans comme agent infiltré au Pakistan, où il recueillait des renseignements sur les groupes terroristes. Peu d’informations vérifiables existent sur ses faits d’armes, mais de nombreux récits héroïques ont circulé à ce sujet. Proche du mouvement d'extrême droite Rashtriya Swayamsevak Sangh (RSS), socle idéologique du parti politique de Narendra Modi, le Bharatiya Janata Party (BJP), Ajit Doval a fondé en 2009 son propre centre de réflexion.Les limites de son pouvoir restent floues
En 2014, Modi le choisit pour en faire son conseiller à la sécurité nationale, un poste clé. Officiellement, son rôle est de chapeauter la sécurité de l’Inde, tant sur son territoire qu'à l’international. Les limites réelles de son pouvoir "restent floues, notamment en raison du caractère opaque de ses activités", estime le journaliste Praveen...
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20/02 - Ukraine : l’engrenage qui empêche Vladimir Poutine d’arrêter la guerre
Il arrive parfois que l'actualité semble se jouer loin de nous. Alors tous les vendredis, on s’intéresse à un évènement qui a marqué la semaine, d’un point de vue européen, et on prend le temps d’expliquer pourquoi il nous concerne tous.
En février 2022, Vladimir Poutine espérait une guerre éclair. Quatre ans plus tard, la Russie et l'Ukraine se sont à nouveau retrouvées autour de la table pour négocier. Et, à nouveau, les pourparlers à Genève se sont soldés par un échec.
Les discussions, menées par les Etats-Unis et marquées par l’absence des Européens autour de la table, ont achoppé sur les mêmes points que lors des précédents cycles : la présence de soldats étrangers sur le sol ukrainien, et la cession des territoires occupés.
L’illustration, en réalité, de l’absence de volonté de la part de la Russie, et surtout de Vladimir Poutine, de sortir de la guerre.
Pour analyser la position russe alors que le conflit entre dans sa cinquième année, Charles Haquet, rédacteur en chef du service Monde de L’Express, est dans cet épisode de La semaine européenne.
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Cet épisode a été écrit et présenté par Charlotte Baris, monté et réalisé par Jules Krot.
Crédits : Le Parisien
Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent
Visuel : Alice Lagarde
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Pour aller plus loin
EXCLUSIF. Les 13 agressions de...
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20/02 - "La force la plus expérimentée" : ce que l’Europe peut apprendre de l’armée ukrainienne
C’est un tableau de chasse d’un nouveau genre : y figurent presque en temps réel des données sur les cibles russes récemment détruites par les pilotes de drones ukrainiens. Mis en place l’été dernier par Kiev, ce "Online Killboard" recense sur son site Internet vingt-huit catégories d'objectifs comprenant des soldats ennemis, des chars, des dépôts de munitions ou même des radars. Avec pour chacune, le nombre d’éliminations opérées par les meilleures unités de dronistes ukrainiens. Quatre ans après le début de l’invasion sanglante lancée par Vladimir Poutine, cette initiative inédite, aux allures de tableau de scores de jeu vidéo, illustre une fois de plus la manière dont ces petits engins ont bouleversé le champ de bataille.
Rien qu’en 2025, Kiev a revendiqué près de 820 000 frappes de drones réussies contre des cibles ennemies - dont 240 000 sur des soldats. "C’est un type de guerre entièrement nouveau où des millions de drones sont devenus la principale force de combat des deux armées, observe Yehor Cherniev, député et vice-président de la commission défense au Parlement ukrainien. Toute la ligne de front bourdonne comme un essaim." Omniprésents, ces engins sont aujourd’hui responsables de près de 80 % des pertes humaines et matérielles au combat. Dans les capitales européennes, qui voient avec une inquiétude croissante la menace russe s’intensifier à leurs frontières, l’expérience unique acquise par Kiev dans leur maniement intéresse au plus haut point.L'art de se protéger
"Nous avons encore presque tout à...
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18/02 - LFI plutôt que le RN ? Gabriel Attal rattrapé par son choix de 2024
Jordan Bardella n'est pas venu seul ce mercredi 18 février sur Cnews. Le président du Rassemblement national a exhibé lors de son interview matinale un cliché de Gabriel Attal, pris le 3 juillet 2024 dans les locaux de France Inter. Ce jour-là, l'ancien Premier ministre appelait les Français à faire "barrage", selon son terme, au Rassemblement national au second tour des élections législatives, quitte à déposer un bulletin La France Insoumise dans l'urne. "Quand on fait élire par dizaines des députés LFI (...), on a une responsabilité dans ce climat de violence", a lancé le leader d'extrême droite, après le meurtre du militant nationaliste Quentin Deranque. L'implication présumée de militants de la Jeune Garde - association antifasciste dissoute en 2025 et proche de LFI - dans l'agression du jeune homme a mis la formation de gauche radicale au ban de la vie politique. Et fait rejaillir cette déclaration de Gabriel Attal, épinglée par ses contempteurs comme une indulgence coupable envers Jean-Luc Mélenchon. "Plutôt Ruffin qu'un 290e député RN"
Gabriel Attal ne peut être surpris. Son appel au barrage est exhumé à intervalles réguliers par ses adversaires, y compris au sein du bloc central. Les médias du groupe Bolloré, partisans de l'union des droites, ne lui ont jamais pardonné. L'intéressé s'évertue en retour à ôter toute teinte idéologique à sa déclaration du 3 juillet 2024. Elle visait à priver le RN de la majorité absolue à l'Assemblée nationale, seule formation capable de l'emporter après le premier...
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18/02 - A Besançon, un professeur d’université a-t-il inventé un "Prix Nobel" ? Les dessous d’une folle affaire
Mercredi 11 février, des policiers accompagnés du procureur de la République de Montbéliard ont perquisitionné le domicile de Florent Montaclair. Âgé de 55 ans, ce professeur de lettres à l'Université Marie & Louis Pasteur de Besançon, spécialiste de Jules Verne et de littérature fantastique du XIXe siècle, a ensuite été placé en garde à vue. Huit jours plus tôt, le parquet avait ouvert une enquête pénale pour trois infractions : faux et usage de faux, usurpation de titre et escroquerie, révèle L'Est Républicain dans une longue enquête publiée le 15 février. La procédure fait suite à un signalement de l'Université de Besançon. Cette dernière avait alerté le procureur à l'été 2025 après avoir pris connaissance d'une autre enquête journalistique, publiée en janvier 2019 par le média roumain Scena9.
Au cœur de l'affaire, la "Médaille d'or de philologie", une distinction que Florent Montaclair a reçu des mains de Pierre Joxe, ancien ministre de l’Intérieur et de la Défense, lors d'une cérémonie à l'Assemblée nationale le 8 juin 2016 en présence, aussi, de Claude Bartolone, alors président de la Chambre basse et de Luc Montagnier, codétenteur du Prix Nobel 2008 de médecine devenu par la suite figure de la sphère antivax. Présentée comme l'équivalent du Prix Nobel pour les sciences du langage, cette récompense est, selon les enquêtes de nos confrères, complètement fictive.Une société savante fantôme
La fameuse "Médaille d'or" est censée être décernée par l'International Society of Philology (Insop), une organisation...
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18/02 - Chris Wright, le visage de la domination énergétique américaine : les trois leçons de sa visite à Paris
Un sourire carnassier et une voix qui porte. Comme Donald Trump, le secrétaire américain à l’Energie, Chris Wright, a les phrases qui claquent, directes et brutales. Mais quand il évoque les sujets énergétiques, monde dans lequel il a évolué toute sa carrière, le discours se révèle bien plus construit et argumenté que celui du magnat de l’immobilier devenu président. Ce qui ne l’empêche pas de défendre fermement le même cap : la domination énergétique mondiale des Etats-Unis.
"Nous devrions produire tellement d’énergie que nous pourrions rapatrier toutes les industries que nous avons délocalisées en Asie. Nous devrions pouvoir gagner la course à l’intelligence artificielle. Et nous devrions avoir tellement d’énergie que nous pourrions en exporter vers tous nos alliés et amis qui, aujourd’hui, dépendent de puissances hostiles", a-t-il assuré, mardi 17 février, dans les locaux de l’Institut français des relations internationales (Ifri), à Paris.
Ces "alliés et amis" ? Les Européens bien sûr. Pour s’extirper de sa dépendance au gaz russe, l’UE s’est tournée vers le gaz naturel liquéfié (GNL) américain. En seulement quatre ans, les importations ont été multipliées par quatre. Le Vieux Continent achète désormais près de 60 % de son GNL outre-Atlantique. Chris Wright ne voit aucun problème à encore augmenter ce pourcentage, "à des prix très bas". Cela permettrait "d’approvisionner l’Europe centrale en gaz naturel fiable et à moindre coût". Ou "de voir le prix de l’électricité baisser en Europe occidentale, pour que l’Allemagne,...
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18/02 - Jeux paralympiques : l’Ukraine s’insurge face au retour des athlètes russes et biélorusses
Un nouveau seuil semble avoir été franchi dans la réintégration des athlètes russes et biélorusses dans les compétitions internationales. Ce mardi 17 février, le Comité international paralympique (IPC) a annoncé que dix athlètes russes et biélorusses, au total, participeraient aux Jeux paralympiques de Milan-Cortina (du 6 au 15 mars) avec leur drapeau et leur hymne. Une première depuis près de quatre ans.
Comme pour les Jeux olympiques, les deux pays avaient été bannis des compétitions paralympiques après l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, mais ont retrouvé leurs droits de membres à part entière du Comité international paralympique après la levée de leurs suspensions partielles en septembre.Recours devant le tribunal arbitral du sport
Les fédérations internationales de chaque sport au programme des Jeux paralympiques, chargées des qualifications, avaient toutefois décidé de maintenir la suspension des athlètes russes et biélorusses. Mais en décembre, ces deux pays ont gagné leur recours devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) contre la Fédération internationale de ski et de snowboard (FIS), obtenant plusieurs quotas, rappelle l'agence de presse britannique Reuters.
La Russie disposera de deux places en para ski alpin, deux en para ski de fond et deux en para snowboard, tandis que la Biélorussie s'est vue attribuer quatre places au total, toutes en ski de fond (une pour les hommes et trois pour les femmes). "Un scandale" dénoncé par Kiev
La mesure a provoqué l'ire de Kiev. "La décision des...
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18/02 - Islam de France : trois maux et un remède, par Jean-François Copé
Trois années de travail, 900 pages, des dizaines d’entretiens avec théologiens, universitaires et responsables politiques. À peine présenté, l’ouvrage Musulmans en Occident suscitait déjà quelques commentaires. Certains y voient des "influences insidieuses", d’autres une "initiative bienvenue". Preuve de plus, s’il en fallait une, de l’utilité du travail dirigé par Chems-eddine Hafiz, recteur de la Grande Mosquée de Paris. Le projet est pourtant clair : passer au crible les points de tension entre la pratique de l’islam et les spécificités françaises. Au coeur de l’ouvrage, un glossaire clarifie dans un esprit résolument républicain des notions devenues au fil des polémiques sources de confusion. Voile, mariage, jeûne, ce sont 200 notions qui sont abordées sans détour pour en montrer la compatibilité avec les principes de la République et dissiper malentendus et crispations. En résumé, ce document apporte trois réponses à trois maux que nous ne cessons de dénoncer : l’infantilisation, l’instrumentalisation et l’essentialisation des Français musulmans.
Le premier, l’infantilisation. La démarche elle-même va à l’encontre de cette dérive. Le choix qui est fait ici est celui de la pédagogie : expliquer les enjeux, rappeler la loi, éclairer les termes du débat comme nous le faisons pour tout autre sujet. Considérer les Français musulmans comme des adultes responsables, capables d’entendre et de tenir un discours exigeant sur la laïcité et de s’y adapter. La démarche ne se limite pas au livre. Conférence de presse,...
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18/02 - Mort de Quentin Deranque : de LFI aux Ecologistes, les liens troubles entre la gauche lyonnaise et la Jeune Garde
Les six suspects soupçonnés d'avoir frappé à mort Quentin Deranque, samedi 14 février, ont tous été identifiés comme étant des membres de la Jeune Garde. Or, de nombreux éléments attestent de la proximité de ce mouvement d'ultragauche fondé en 2018 à Lyon avec des partis politiques bien connus de la scène nationale. Au premier rang desquels La France insoumise (LFI), qui a investi aux législatives anticipées de 2024 le fondateur du mouvement, Raphaël Arnault, pourtant fiché S et condamné en février 2022 à quatre mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Lyon pour "violences volontaires en réunion".
Elu en juillet 2024, le militant d'ultragauche semble depuis avoir continué à collaborer avec la Jeune Garde, décrite comme "essentielle" par LFI dans un communiqué publié deux jours avant l'agression de Quentin Deranque. Depuis le lancement de la procédure de dissolution du mouvement au printemps dernier à l'initiative de Bruno Retailleau, alors ministre de l'Intérieur, Raphaël Arnault se mobilise sur les réseaux sociaux de la Jeune Garde - dont les publications sont régulièrement commentées ou "aimées" par des cadres de LFI à l'instar de Manon Aubry ou de Sébastien Delogu. En commentaires, le députés de Marseilles rédige tantôt "merci d'exister" ou "bravo".
Dans une vidéo mise en ligne le 12 juin 2025, Raphaël Arnault appelle explicitement à la mobilisation en vue du recours déposé devant le Conseil d’Etat contre la dissolution. Un clip tourné spécifiquement pour le compte du mouvement, dans lequel...
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18/02 - Négociations sur l’Ukraine et l’Iran : les limites de la diplomatie façon Donald Trump
En dépêchant en Suisse ses émissaires privilégiés pour y mener simultanément deux négociations de crise distinctes - sur le nucléaire avec l'Iran et sur un accord de paix entre l'Ukraine et la Russie -, Donald Trump a laissé perplexes nombre d'observateurs en politique étrangère, bien que soit connue l'appétence du président américain pour le 'deal making'. Le fait que Steve Witkoff, émissaire spécial de Donald Trump, et Jared Kushner, gendre du président américain, effectuent mardi 17 février à Genève un va-et-vient diplomatique a alimenté l'hypothèse qu'ils puissent être surchargés et dépassés, disent des experts, en plus d'interroger sur leurs chances réelles de résoudre au moins l'une de ces deux grandes crises mondiales actuelles.
Désireux d'obtenir le prix Nobel de la paix, pour lequel il a ouvertement fait campagne l'an dernier, Donald Trump revendique régulièrement avoir stoppé près d'une dizaine de conflits depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025. Il entend ajouter à cette liste un accord avec l'Iran et un accord de paix Ukraine-Russie sous son égide. Il n'en demeure pas moins que les pourparlers de mardi, aux enjeux cruciaux, ont été organisés à la hâte. Le choix de Genève n'a pas été clairement expliqué par Washington, même si la ville suisse a de longue date l'habitude d'accueillir des rendez-vous diplomatiques.
Aux yeux de Brett Bruen, ancien conseiller en politique étrangère de l'administration de l'ex-président démocrate Barack Obama, l'actuel locataire républicain de la Maison-Blanche...
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12/02 - "Hitler se sentirait aujourd’hui comme un poisson dans l’eau" : l’alerte de l’historien Timothy Ryback
C'est un parti d’extrême droite allemand au programme ultra-radical, en passe de remporter la Saxe-Anhalt, région de deux millions d’habitants, qui appelle à en finir avec la culpabilité liée au nazisme. C'est un podcasteur suprémaciste américain très suivi par les jeunes républicains, qui fait l’apologie de Hitler et affirme que les juifs dirigent l’Amérique. C'est une marche néonazie en Suède à Noël qui provoque une vague d’indignation politique.
Partout dans les démocraties occidentales, on assiste à une poussée des mouvements nationalistes et autoritaires, s'accompagnant parfois de discours ouvertement néonazis. Pour Timothy Ryback, historien spécialiste du nazisme, notre époque résonne incontestablement avec les dynamiques à l’œuvre à la fin de la République de Weimar. Directeur de l'Institute for Historical Justice and Reconciliation à La Haye et auteur de Takeover: Hitler’s Final Rise to Power (2024, non traduit), il nous explique pourquoi des figures extrémistes comme l'influenceur Nick Fuentes sont plus les symptômes que les moteurs des failles démocratiques. Or, déplore-t-il, les élites d’aujourd’hui n’ont toujours pas tiré les leçons du passé...
L'Express : Ces derniers mois, des figures issues de la sphère Maga aux Etats-Unis sont allées jusqu'à réhabiliter Hitler. C’est le cas de l’influenceur suprémaciste antisémite Nick Fuentes, ou encore de Darryl Cooper, un "historien" amateur qui affirme que Churchill aurait provoqué la guerre en refusant la paix avec Hitler. Ces discours rencontrent un certain...
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12/02 - L’amnistie contre le silence : comment l’Algérie cherche à récupérer ses opposants
"Après douze années d’exil, je m’apprête à rentrer dans mon pays. Quelle joie !". Le passeport algérien et un billet d’avion en main, un gros sac noir en bandoulière, Ahmed Seklab attend son vol à l’aéroport de Londres, le samedi 17 janvier 2026. Le quadragénaire, barbe taillée, vêtu d’une veste noire, était exilé en Angleterre où il avait fui la justice de son pays qui l’avait condamné, à plusieurs reprises, à des peines d’emprisonnement pour des critiques acerbes, parfois ad hominem, contre les dirigeants de son pays. Proche de la mouvance islamiste, le diplômé en sciences religieuses avait quitté l’Algérie en 2012 et ne pensait pas qu’il allait pouvoir y retourner un jour.
Mais quatre jours auparavant, la présidence algérienne avait annoncé, presque ex nihilo, l’adoption d’une mesure permettant aux Algériens vivant à l’étranger "dans une situation de précarité" de pouvoir rentrer dans leur pays. Dans le communiqué de la présidence algérienne, l’énoncé est confus : il évoque des jeunes "en situation irrégulière […] ayant été délibérément induits en erreur par des individus qui se croyaient capables de nuire à la crédibilité de l’Etat en les instrumentalisant à l’étranger contre leur pays". Sans préciser s’il s’agit de délinquants, très nombreux à quitter le pays ces dernières années pour parfois échapper à la justice, ou de jeunes militants qui s’exilent pour ne pas subir la répression politique.
Ce que l’on sait, c’est qu’en contrepartie de la levée des poursuites judiciaires, le "repenti" doit signer "un engagement de...
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12/02 - Energie : la France va-t-elle enfin se faire comprendre de ses voisins européens ?
On ne l’attendait plus. En souffrance depuis presque trois ans, la troisième programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3) devrait être présentée ce jeudi 12 février par le Premier ministre Sébastien Lecornu. Cette feuille de route doit, noir sur blanc, remettre au goût du jour le nucléaire - la précédente prévoyait la fermeture de 14 réacteurs - et fixer la trajectoire des renouvelables (EnR) pour la prochaine décennie. Un soulagement pour les filières industrielles, qui souffraient de ce long retard. Le texte n’éteindra pas tous les débats, tant s'en faut. Mais il pourrait avoir une autre vertu, au-delà de nos frontières : rendre enfin un peu plus compréhensible la stratégie française par ses voisins européens.
Au sein de l’Europe de l’énergie, la France occupe une position "singulière", comme le rappelait l’Institut Avant-Garde dans une note publiée en novembre dernier. Elle la doit surtout au choix historique du nucléaire. Son électricité est déjà décarbonée à près de 95 %, ce qui lui donne une longueur d’avance sur les autres membres de l’UE. Plus fort : elle a même, en ce moment, trop d’électrons à disposition ! "L’abondance de l’offre française rend le mégawattheure (MWh) moitié moins cher qu’en Italie, et la différence est encore plus grande avec l'Allemagne, deux grands pays industriels. Quand je rencontre des acteurs européens, récemment des députés britanniques, tous me disent qu’ils aimeraient avoir nos prix", raconte Jules Nyssen, le président du Syndicat des énergies renouvelables (SER)....
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11/02 - "Nous avons créé un monstre" : en Allemagne, l’inquiétante dérive brune de l’AfD
Un parti nostalgique du IIIe Reich ? Avec 40 % d’intentions de vote ? Ce n’est pas une fiction, mais une réalité en Saxe-Anhalt où les électeurs s’apprêtent à confier les clés du pouvoir à l’AfD (Alternatif für Deutschland) aux régionales le 6 septembre. La publication du "programme de gouvernement" en Saxe-Anhalt, vendredi 23 janvier, a officialisé le projet de refonte d’un État par l'AfD selon une vision ethno-nationaliste, autoritaire et climato‑sceptique d'un parti surveillé par L’Office de protection de la Constitution (Verfassungsschutz).
Création d'une police de la "remigration" sur le modèle de l'ICE américain, suppression du droit d’asile, retour du droit du sang, création de "milices de quartier", suppression des subventions aux Eglises catholique et protestante, résiliation du service public de l'audiovisuel, lutte contre le "lobby transgenre", définition de la famille "normale" entre homme et femme, abandon des programmes de lutte contre le racisme à l'école et des "études postcoloniales", retour du gaz russe, du nucléaire, du charbon, du moteur thermique et démontage des éoliennes... En deux mots : "penser allemand" dans une région qui fut le "centre géographique du Reich". Les politologues n’hésitent plus à tracer des parallèles avec la montée du nazisme dans les années 1930. "Sous la République de Weimar (1919-1933), nous n'avons pas suffisamment pris conscience du danger que représentait le NSDAP [parti de Hitler]. Le danger, c’est que nous répétions les mêmes erreurs", prévient Hendrik Cremer,...
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10/02 - "Les garde-fous moraux ont sauté" : comment l’ultradroite réhabilite Hitler
Quelle aubaine ! Pour 19,99 dollars seulement, vous pourrez "attirer les regards, lancer la conversation et afficher votre goût pour l’humour provocateur", promet un site marchand américain. Un clic pour choisir le coloris, un autre pour la taille, un dernier pour passer à la caisse, et vous voici propriétaire d’un t-shirt noir et blanc affichant trois saluts nazis, pastiche du célèbre logo d'Adidas, la "marque aux trois bandes" fondée en 1949 par un certain Adolf "Adi" Dassler, lui-même sympathisant du IIIe Reich. Adidas rebaptisée "Adidolf". Drôle ? Certainement, assure Thefunnyt, l’une des boutiques en ligne qui commercialise ce vêtement d'un goût plus que douteux. Sans doute Kanye West l'a-t-il déjà acheté : le rappeur, connu pour ses saillies pro-Hitler, a lui aussi fait de la croix gammée un produit de merchandising, floquée sur un t-shirt à 20 dollars qu'il voulait vendre à ses fans, avant de le retirer de sa boutique en ligne pour cause de scandale.
A San Jose, en Californie, ce sont huit adolescents allongés sur le terrain de football de leur lycée qui jugent "fun" de former une croix gammée humaine avec leurs corps pour faire du buzz sur leurs réseaux sociaux. Dans le studio du podcasteur américain Myron Gaines (415 000 abonnés sur la plateforme Rumble), c’est un groupe de jeunes devisant gaiement sur Hitler : "Un homme qui essayait de sauver le monde", ose l’un. "Comment les éliminer ?", s’interroge l'autre. "Il faut buter ces enfoirés", ricane un troisième. Dans la nuit du 18 janvier,...
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04/02 - Élections municipales 2026 : nos analyses, podcasts et vidéos
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28/01 - Attaque contre l’Iran : le régime islamique peut-il tenir après la mort de Khamenei ? L’analyse de Saeid Golkar
[Cet article a été publié le 28 janvier 2026 pendant les manifestations anti-régime à travers l'Iran. Depuis, l'attaque contre l'Iran menée par les États-Unis et Israël, qui a conduit à la mort du guide suprême Ali Khamenei, a changé la donne.]
Saeid Golkar a quitté l’Iran à la fin des années 2000, pendant le Mouvement vert. A l’époque, nombre de spécialistes gagent que la République islamique est sur le point de s’effondrer. Plus de quinze ans après, tandis que les Iraniens se révoltent en masse, le scénario se répète : la plupart des commentateurs prédisant à leur tour la chute du régime, qui tarde décidément à arriver.
En cause, selon ce politologue irano-américain et professeur associé à l’université du Tennessee à Chattanooga : l’architecture en "oignon" du régime islamique, souvent mal comprise, qui complique la perspective de s’attaquer à l’une de ses couches dans l’espoir de faire tomber tout le système. "Il faut cibler le cœur du régime, à savoir l'ayatollah Khamenei et sa famille, afin de modifier fondamentalement la dynamique interne", explique-t-il. Sanctions internationales, crise économique, vieillissement du guide suprême… Saeid Golkar passe également en revue les facteurs jugés, à tort selon lui, susceptibles de fragiliser le régime. Entretien.
L'Express : Depuis le début du soulèvement du peuple iranien, de nombreux commentateurs ont prédit la chute du régime. Mais celle-ci tarde à venir…
Saeid Golkar : En effet. J'ai quitté l'Iran vers 2009, pendant le Mouvement vert. À l'époque, de nombreux observateurs...
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12/01 - Frappes en Iran : un tournant pour le Moyen-Orient