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09/05 - Présidentielle 2027 : le piège qui guette Edouard Philippe
Avant le second tour, il y a le premier. Cette savante sentence ne vient pas de nulle part. Cela sert de suivre de près l’actualité politique, et Edouard Philippe l’observe de très près depuis longtemps… Il a payé deux fois pour voir. Pas cher la première fois. 2002 : adjoint au maire du Havre depuis un an, il rédige des notes pour Antoine Rufenacht et ne sait même pas si ce dernier, qui dirige la campagne de Jacques Chirac à Paris, les lit. Son futur ami (il ne le connaissait pas encore) Gilles Boyer est mieux placé, qui dirige la cellule juridique du président candidat au Tapis rouge, le siège. Leçon du scrutin : Lionel Jospin, Premier ministre sortant, est tellement focalisé par le second tour qu’il en oublie le premier. Juste retour des choses : les électeurs oublient le socialiste, et Jean-Marie Le Pen se qualifie. Jacques Chirac, de son côté, mène une campagne poussive, mais au jour le jour, sans se projeter. Un matin, il est joyeux et détendu comme jamais lors de la réunion avec son cercle rapproché : dans l’avion qui le ramène de La Réunion, Lionel Jospin vient de le trouver "fatigué" et "vieilli", et il a tout de suite compris l’exploitation qu’il allait faire de ces propos.
2016 : Edouard Philippe est devenu un acteur de la vie politique. Cette fois, il prend cher. Son champion Alain Juppé est bien "le meilleur d’entre nous" - Chirac avait raison -, meilleur candidat du second tour de la primaire, meilleur candidat du second tour de la présidentielle. Seulement voilà : il ne sera que le...
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09/05 - Elections locales au Royaume-Uni : le scrutin qui met la politique britannique sens dessus dessous
Dix ans après qu’il a imposé la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, le trublion populiste Nigel Farage fait un retour en fanfare. Ni sa proximité avec Donald Trump, ni les témoignages sur d’anciens propos racistes qu’il aurait tenus, ni les révélations sur des financements qu’il n’aurait pas déclarés, n’ont eu raison de la dynamique qui le porte. Véritable aimant à protestataires, le leader populiste europhobe est sorti grand vainqueur des élections locales et régionales du jeudi 7 mai en Grande-Bretagne.
De la même façon qu’il avait dynamité la politique britannique lorsque le référendum de juin 2016 avait fait triompher son projet de Brexit, Nigel Farage incarne une décennie plus tard un nouveau tournant de première importance : la fin de la domination exercée depuis un siècle par les deux grandes formations traditionnelles, le Labour (travailliste) et le parti Tory (conservateur).Paysage politique fragmenté
Le scrutin du 7 mai amplifie une tendance de fond, déjà manifeste dans les élections parlementaires de 2024 : malgré un mode de scrutin qui tend à avantager les partis établis, le paysage politique du royaume est désormais fragmenté, traversé de fractures multiples. A droite, le parti de Nigel Farage, Reform UK, prend à chaque scrutin un peu plus l’ascendant sur les Conservateurs. A gauche, les Verts bousculent les Travaillistes qui, victimes de l’impopularité abyssale du Premier ministre Keir Starmer, s’effondrent. Au centre, le Parti libéral-démocrate tire son épingle du jeu. "Le bipartisme...
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09/05 - "Si Boris Vallaud et le PS étaient sérieux..." : les économistes Thesmar et Landier étrillent le projet socialiste
La "démarchandisation" serait-elle l'avenir de la gauche française? Le concept est au coeur du projet de 144 pages présenté par le Parti socialiste en vue de 2027, et qui prétend esquisser un "nouveau socialisme". Il figure surtout sur la couverture du livre de Boris Vallaud, dans lequel le patron des députés socialistes (qui a annoncé ce vendredi 8 mai sa décision de quitter la direction du parti) peste contre une supposée prise de contrôle du grand méchant marché de tous les aspects de nos existences.
Pour Augustin Landier, professeur à HEC, et David Thesmar, professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT), le débat entre marché et Etat aurait pu être intéressant. Mais les deux économistes étrillent l'essai de Boris Vallaud comme le projet du PS, qui selon eux reviennent "aux lieux communs du discours anticapitaliste"
L'Express : Boris Vallaud, dans son livre Nos vies ne sont pas des marchandises, publié au Seuil, et le Parti socialiste dans son projet pour 2027, mettent en avant le concept de "démarchandisation"…
Augustin Landier : Ce thème est intéressant, pour peu qu’on fasse l’effort de le problématiser. Il peut effectivement y avoir un arbitrage entre l’efficacité économique et d’autres considérations, comme les valeurs, la culture, le fait de pousser les gens vers le haut… Mais là, on a l’impression de revenir à des lieux communs du discours anticapitaliste, tels qu’on les avait décrits avec David dans Le grand méchant marché (Flammarion, 2007).
Le livre de Boris Vallaud est assez...
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09/05 - Défense, économie, éducation... Les leçons de nos voisins européens
Dans un monde devenu particulièrement instable, regarder vers l'Europe relève d’une nécessité. Que peut-on apprendre de la résistance ukrainienne, de l’avance estonienne en matière de cyberdéfense, du dynamisme économique polonais ou encore du modèle éducatif à Prague ?
Loin d’être anecdotiques, ces expériences éclairent nos propres choix et ouvrent des pistes d’action concrètes. Car s’inspirer de ce qui se fait ailleurs, c’est refuser le repli, élargir notre horizon et renforcer notre capacité collective à répondre aux défis contemporains.
C'est ce que tente de faire L'Express depuis plusieurs mois maintenant. C'est pourquoi, à l'occasion de la Journée de l'Europe, ce 9 mai, nous vous proposons une sélection d'articles qui mettent en lumière ces modèles venus de chez nos voisins.Audiovisuel public : ces grandes réformes européennes qui pourraient nous inspirer
Les charges contre les médias publics, accusés d’être partiaux et trop coûteux, s’étendent à tout le continent. Comme en France, des changements s’imposent chez nos voisins.
>> Notre tour d'horizonPologne : les secrets d'un "miracle" qui ne doit rien au hasard
Après avoir été l’un des pays européens les plus pauvres, la Pologne est aujourd’hui un moteur. Mais elle doit relever des défis majeurs, comme la baisse de la natalité, la faiblesse de l’investissement ou le coût de l’énergie.
>> Lire notre enquête"La force la plus expérimentée" : ce que l’Europe peut apprendre de l’armée ukrainienne
En quatre ans, le conflit en Ukraine a changé la façon de...
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08/05 - "Au lieu d’attendre que la guerre nous rassemble, unissons-nous pour la prévenir" : l’appel de 25 eurodéputés
Le 9 mai, nous célébrons l'Europe en tant que projet de paix, mais les nuages de la guerre s'amoncellent à nouveau. Au lieu d'attendre que la guerre nous rassemble, nous ferions mieux de nous unir pour la prévenir. La Russie n’en aura pas fini avec l’impérialisme tant qu'elle ne sera pas stoppée en Ukraine, et elle attaquera l'Europe si nous faisons preuve de faiblesse. Compter sur les Etats-Unis pour nous protéger est un pari dangereux. Mais nos armées ressemblent à des bonsaïs : miniatures, coûteuses et fragiles. Ce dont nous avons besoin, c’est d’un chêne solide pour nous abriter de la tempête.
Heureusement, l’Europe n’a pas besoin d’un plan B face à une Otan dominée par les Etats-Unis. Nous pouvons revenir au plan A : l’Union européenne de défense, avec une prise de décision conjointe, des structures de commandement intégrées, des capacités stratégiques et une force de réaction rapide. Une telle Union de défense ne ferait pas double emploi avec l’Otan, mais la renforcerait en plaçant un pilier européen solide en son centre, capable d’agir de manière indépendante si nécessaire ; séparable, mais pas séparé. Deux tiers des Européens souhaitent que l’Europe soit capable de se défendre de manière indépendante. Nous, députés européens, partageons cet objectif. Si nous allons de l’avant, l’Europe pourra préserver la liberté de ses 450 millions de citoyens et tenir sa promesse fondatrice de paix. Pourtant, les progrès sont trop lents. Les discours des dirigeants nationaux ne sont pas suivis d’actes concrets.Gagner du temps...
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08/05 - Drones imbrouillables, formation... La Russie a-t-elle offert son aide militaire à l’Iran ?
Pourquoi l'armée américaine n'a-t-elle pas pu atteindre ses objectifs en Iran ? Les experts avancent un éventail de facteurs mais s'accordent tous sur l'un d'eux : l'efficacité redoutable - et probablement sous-estimée - des drones iraniens. Or un document confidentiel consulté par The Economist va un cran plus loin dans l'analyse. Il suggère que la Russie pourrait être plus impliquée qu'elle n'y paraît dans son aide à l'Iran. On savait déjà que Moscou avait fourni des renseignements à Téhéran pour l'aider à cibler les forces américaines dans le Golfe. On sait désormais que Vladimir Poutine aurait aussi proposé de lui fournir des drones imbrouillables et une formation pour apprendre à les utiliser. Comprendre : contre les troupes américaines et alliées. 5000 drones à fibre optique pour l'Iran
Le plan secret - qui figure dans une proposition de dix pages du service de renseignement militaire russe - prévoit que la Russie fournisse à l'Iran 5000 drones à fibre optique à courte portée, un nombre indéterminé de drones à guidage satellite à plus longue portée, ainsi qu'une formation à l'utilisation des deux types de drones -déjà utilisés en Ukraine.
Si The Economist ne dispose pas à ce stade de preuves suffisantes pour affirmer que le document a été transmis aux Iraniens, que des drones ont atteint l'Iran ou que le programme de formation promis a débuté, il n'en reste pas moins un indice de plus soulignant la coopération militaire renforcée entre la Russie et l'Iran. Des sources du renseignement régional l'ont...
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08/05 - Comment Genève, symbole d’une ville de paix, voit la présence des Nations unies s’estomper
Lorsque, en 1937, la Société des nations (SDN) quitta le palais Wilson de Genève, qui comptait alors 225 pièces, cette organisation internationale, mise sur pied juste après la Première Guerre mondiale pour préserver la paix, était déjà à l'agonie, notamment en raison de son incapacité à prévenir les coups de force des pays de l'Axe dans les années 1930.
Quatre-vingt neuf ans plus tard, les Nations unies, qui ont remplacé la SDN après la Seconde Guerre mondiale, s'apprêtent à leur tour à quitter le palais Wilson - nommé en hommage au président américain Woodrow Wilson qui avait eu l'idée de la SDN - ce que certains pourraient comme un signe de mauvais augure.
L'Organisation des Nations unies (ONU) ainsi que d'autres organismes internationaux exploités à Genève sont de plus en plus affectés à la fois par des coupes budgétaires et par un gouvernement américain qui tourne le dos au multilatéralisme.Suppressions de postes et transferts
Depuis 2025, plus de 3000 postes occupés dans la ville suisse au sein de l'ONU et d'autres organisations internationales ont été soit supprimés soit transférés vers des sites moins coûteux, selon une enquête menée par Reuters auprès d'une douzaine d'agences et d'autorités locales.
Le Haut-Commissariat aux droits de l'homme, l'organe de l'ONU chargé des droits de l'homme, quitte ainsi le palais Wilson pour s'installer dans une aile du siège des Nations unies à Genève - au Palais des Nations situé à proximité - au beau milieu d'un contexte qu'il qualifie de "crise financière"....
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08/05 - "Sur l’immigration, la stratégie de François Ruffin est relativement marginale en France" : l’analyse de Pierre-Nicolas Baudot
En affirmant qu'il était "hostile à l'immigration pour le travail", François Ruffin s'est attiré les foudres du reste de la gauche. L'ancien insoumis a ainsi, le temps d'une séquence, incarné un écueil à bâbord : l'impossibilité de parler sereinement d'immigration. Le candidat à l'élection présidentielle n'est pas le premier : par le passé, ceux qui s'y sont essayés en des termes restrictifs se sont brûlé les ailes. "C’est une question très présente depuis longtemps, mais assez peu travaillée en profondeur, justement parce qu’elle demeure très conflictuelle", indique Pierre-Nicolas Baudot, maître de conférences en sciences politiques à l'université de Rouen-Normandie. Entretien.
L'Express : François Ruffin a-t-il brisé un tabou à gauche en se déclarant "hostile à l’immigration pour le travail"?
Pierre-Nicolas Baudot : Je ne dirais pas que c’est un tabou au sens strict. Ses propos renvoient à des débats récurrents à gauche. Paradoxalement, c’est une question très présente depuis longtemps, mais assez peu travaillée en profondeur, justement parce qu’elle demeure très conflictuelle.
Les positions exprimées par François Ruffin rappellent évidemment certains discours du Parti communiste français dans les années 1970-1980. Il y a ce qu’il dit sur l’immigration de travail, qui renvoie à une tradition notamment communiste - centrée sur la défense prioritaire des travailleurs français. Il y a ensuite ce qu’il disait il y a quelques années sur l’antiracisme qui ne serait pas un sujet prioritaire car jugé clivant, notamment dans...
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08/05 - Keir Starmer exclut de démissionner malgré le revers infligé au Labour aux élections locales
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a promis vendredi de rester en fonction pour "apporter le changement" après que son parti travailliste a subi de lourdes pertes lors des élections locales, ce qui a renforcé les doutes sur sa capacité à gouverner.
Moins de deux ans après avoir remporté une victoire écrasante aux élections nationales, Starmer a vu les électeurs sanctionner son gouvernement, lui infligeant un revers dans certains de ses bastions traditionnels, situés dans d'anciennes régions industrielles du centre et du nord de l'Angleterre.Nigel Farage en embuscade
Le principal bénéficiaire a été le parti populiste Reform UK, dirigé par le militant pro-Brexit Nigel Farage, qui a remporté plus de 400 sièges de conseillers municipaux en Angleterre et pourrait former la principale opposition en Ecosse et au Pays de Galles face au Parti national écossais (SNP) et au Plaid Cymru, favorables à l'indépendance, lors de la publication des résultats plus tard vendredi.
Les premiers résultats ont mis en évidence la fragmentation du système bipartite traditionnel britannique, les partis travailliste et conservateur, autrefois dominants, perdant des voix non seulement au profit du parti réformiste , mais aussi au profit du parti vert de gauche, situé à l'autre extrémité de l'échiquier politique, et aux nationalistes en Ecosse et au Pays de Galles.Starmer s'accroche
Malgré les défaites, les alliés de Starmer ont manifesté leur soutien à un homme dont la popularité a chuté à un niveau parmi les plus bas...
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08/05 - Ryad serre la vis : la vraie raison derrière l’abandon du "Projet Liberté" par Donald Trump
C'est un revers supplémentaire pour Donald Trump. A peine quelques jours après l'avoir lancé, le président américain a été contraint d'abandonner son "Projet Liberté", cette opération d'escorte militaire américaine des pétroliers dans le détroit d'Ormuz. En cause : l'un de ses principaux alliés arabes, l'Arabie saoudite, lui a fait défaut. Ryad, cible de lourdes frappes iraniennes depuis le début de la guerre, a cette fois refusé de laisser Washington utiliser ses bases et son espace aériens. Et ce malgré un appel entre le président américain et le prince saoudien Mohammed ben Salmane, a rapporté NBC.Perte de confiance envers Washington
Un incident révélateur de la perte de confiance de Ryad dans la gestion du conflit par Trump, alors que l'Arabie saoudite ne peut s'empêcher de penser que les Etats-Unis n'ont pas réussi à la protéger face aux représailles iraniennes, alors même que ce sont eux qui l'ont entrainée dans cette guerre qu'elle n'a jamais soutenue. "Il est évident depuis longtemps que les Etats-Unis se sont embourbés dans un conflit qu'ils ne peuvent pas se permettre d'escalader et dont ils ne peuvent pas plus se sortir", confie un diplomate saoudien au Guardian.
Faute de modalités claires, Ryad redoutait donc que l'opération "Projet Liberté" ne dégénère en une confrontation navale risquée avec l'Iran, actant ainsi la fin du cessez-le-feu théoriquement en vigueur depuis le 7 avril. Au risque d'entraîner une reprise des frappes iraniennes contre les installations énergétiques saoudiennes. Voire...
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08/05 - Un réchauffement climatique à + 4 °C désormais jugé peu crédible : une bonne nouvelle, vraiment ?
Pour les uns, c’est la preuve que le réchauffement climatique serait un canular, que les modèles des scientifiques ne vaudraient rien. Pour les autres, c’est au contraire un signal : les énergies renouvelables (EnR) ont un rôle essentiel à jouer pour réduire les émissions de CO2.
Depuis qu’une équipe de chercheurs a mis à jour les trajectoires de référence du Giec, les réseaux sociaux s'agitent. Car le scénario du pire paraît s’être adouci : au lieu d’entraîner une hausse de la température mondiale de 4,4 °C à l'horizon 2100, le réchauffement planétaire conduirait plutôt à une augmentation d’environ 3,4 °C. Les scientifiques corrigent-ils une erreur passée ? Le monde serait-il enfin sur la bonne voie ? Pas si vite.
D’abord, il faut rappeler une évidence : "A chaque fois qu’un nouveau rapport du Giec se prépare, les scientifiques retravaillent leurs scénarios précédents", précise le physicien climatologue François-Marie Bréon. Le but n’est pas de "renverser" la science, mais d’en améliorer la précision. La prochaine mouture étant attendue pour 2028 ou 2029, ce travail de mise au point a logiquement commencé. "L’efficience des modèles a bien progressé ces dernières années", observe Christelle Castet, scientifique en chef chez Axa Climate. Mais tous les modèles comportent une part d’incertitude.
Pour une raison très simple : ils doivent intégrer un paramètre éminemment capricieux - nous. Dans son livre consacré à l’intelligence collective (A-t-on besoin d'un chef ?, Allary éditions) Mehdi Moussaïd, chercheur à l’institut...
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08/05 - France-Algérie : Paris annonce le retour de son ambassadeur à Alger
Une preuve de l'apaisement des tensions entre les deux rives de la Méditerranée ? L'Elysée annonce ce vendredi 8 mai, dans un communiqué, le retour en poste de l'ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet. Ce dernier avait été rappelé par Paris en avril 2025 sur fond de tensions diplomatiques avec Alger, et n'était jamais revenu à ses fonctions depuis. "Il travaillera sur tous les aspects de notre coopération bilatérale, dans un esprit de réciprocité, avec une attention prioritaire au retour en France de notre compatriote, M. Christophe Gleizes", précise le communiqué de la présidence de la République.
Ce journaliste français est détenu depuis près d'un an en Algérie, où il a été condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme". Sa famille a annoncé ce mardi qu'il renonçait à son pourvoi en cassation, ouvrant la voie à une possible grâce du président algérien, Abdelmadjid Tebboune.Une ministre à Sétif pour des commémorations
Stéphane Romatet n'est pas le seul représentant français à se rendre en Algérie ce 8 mai. Le communiqué présidentiel annonce en effet qu'Emmanuel Macron a chargé Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la Ministre des Armées et des Anciens combattants, de se rendre dans la ville algérienne de Sétif ce même jour, pour "commémorer les événements tragiques qui y ont eu lieu le 8 mai 1945".
"Alors même que les Français célébraient leur libération, la répression des manifestations dans les villes de Sétif, Guelma et Kherrata durait plusieurs semaines et faisait des milliers de...
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08/05 - Dormir en montagne : du refuge classique à la falaise suspendue
Dans certaines régions, la proportion des Français qui disent vouloir partir à la montagne en été est désormais supérieure celle de l’hiver. Un tournant majeur dans l’histoire des vacances en France et qui s’explique par de multiples facteurs : plus d’activités outdoors - au succès parfois éclair à l’instar des courses de trail -, modernisation des hôtels, création d’infrastructures nouvelles (notamment aquatiques), séjours sur-mesure et parfois très originaux, etc. Tout est fait pour recevoir et attirer une clientèle nouvelle, mais souvent sans expérience. Il faut parfois aux locaux, déployer des trésors d’ingéniosité et de pédagogie dans l’apprentissage du milieu naturel afin de donner aux néophytes les codes pour des pratiques respectueuses de l’environnement. Ces derniers, souvent avides d’une déconnexion totale, n’hésitent pas à prendre d’assaut, bivouacs et refuges (voir ci-dessous) ou à se lancer vers les plus hauts sommets. A condition de respecter certaines règles, dans l’Hexagone mais aussi ailleurs en Europe. Petit guide à l’usage des estivants pour une montagne en partage.
À quelques exceptions près, les refuges d’altitude proposent au mieux quelques dizaines de couchages, au pire une poignée. En été, il est donc impératif de réserver. Pour contourner la sur fréquentation, nombre de randonneurs se tournent vers le bivouac, parfois accepté à proximité immédiate du refuge, à condition de lever le camp au petit matin. Mais face aux excès de l’improvisation, aux dangers et aux dégradations...
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08/05 - L’essai littéraire du mois : Nathan Devers dans les pas du jeune Modiano
Pris en sandwich entre la montée de l’antisémitisme et la baisse du niveau de la lecture (observée par les enseignants comme par les libraires), Nathan Devers est dans de beaux draps : qui peut encore comprendre quelque chose à ses livres brillants tournant autour de sa judéité ? A la fois philosophe, romancier, celui qui voulait devenir rabbin quand il était lycéen s’était vraiment révélé avec Penser contre soi-même (2024), dont les passages les plus audacieux rappelaient les débuts de Philip Roth.
Aimer Jérusalem est un peu la suite, sauf que Devers a eu le temps, depuis, de méditer sur le 7 Octobre. Tel son mentor Bernard-Henri Lévy, il ne tient pas en place : on voit donc Devers se rendre sur les lieux des attentats, où il interroge des rescapés. Il se rend aussi à Tel Aviv. Où qu’il soit, il réfléchit à la Bible, dans des digressions talmudiques modernes dont il a le secret. Comme Alain Finkielkraut, il trouve à redire au régime de Benyamin Netanyahou, et aux "militants suprémacistes" qui sévissent autour de lui. Dans les passages les plus enlevés, on pense à Israël de Bernard Frank et à La Place de l’Etoile de Patrick Modiano, deux ovnis écrits par des gens dans leur vingtaine (Devers, lui, a 28 ans). Modiano avait publié son chef-d’œuvre en 1968, quelques mois après la guerre des Six Jours. On oublie parfois ce texte essentiel à la compréhension de son parcours. Nous verrons dans un demi-siècle quelle place occupera Aimer Jérusalem dans l’œuvre qui sera alors celle de Devers.
Aimer Jérusalem par Nathan...
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08/05 - Iran : Donald Trump assure que le cessez-le-feu est maintenu, malgré des tirs dans le détroit d’Ormuz
Des affrontements ont éclaté ce jeudi 7 mai entre les forces américaines et iraniennes dans le Golfe, et les Emirats arabes unis ont subi de nouvelles attaques, mettant en péril un cessez-le-feu vieux d'un mois et compromettant les espoirs d'une solution diplomatique à la crise.
La reprise des combats est survenue alors que Washington attendait une réponse de Téhéran à sa proposition de mettre fin au conflit, débuté par des frappes aériennes conjointes américano-israéliennes à travers l'Iran le 28 février dernier."Ils ont joué avec nous aujourd'hui"
Donald Trump a déclaré jeudi que trois destroyers de l'US Navy avaient été attaqués alors qu'ils traversaient le détroit d'Ormuz, que l'Iran a quasiment fermé depuis le début du conflit.
"Trois destroyers américains de classe mondiale viennent de traverser avec succès le détroit d'Ormuz, sous le feu ennemi. Aucun dommage n'a été constaté sur les trois destroyers, mais de lourds dégâts ont été infligés aux assaillants iraniens", a écrit le président américain sur Truth Social.
Donald Trump a ensuite déclaré aux journalistes que le cessez-le-feu était toujours en vigueur et a cherché à minimiser l'échange de tirs. "Ils ont joué avec nous aujourd'hui. Nous les avons balayés", a-t-il déclaré.
Le commandement militaire conjoint iranien a accusé les Etats-Unis de violer le cessez-le-feu en ciblant un pétrolier iranien et un autre navire, et en menant des attaques aériennes contre des zones civiles sur l'île de Qeshm, dans le détroit d'Ormuz, et sur les zones côtières...
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08/05 - Entre l’Allemagne et les Etats-Unis, la fin d’une relation privilégiée
Il arrive parfois que l'actualité semble se jouer loin de nous. Alors tous les vendredis, on s’intéresse à un évènement qui a marqué la semaine, d’un point de vue européen, et on prend le temps d’expliquer pourquoi il nous concerne tous.
L’annonce du retrait de 5 000 soldats américains d’Allemagne dans les prochains mois a fait la Une de tous les journaux outre-Rhin. Une déclaration à laquelle s’ajoute la menace d’une hausse des droits de douane sur les voitures européennes, qui toucherait principalement les constructeurs allemands et leurs 450 000 véhicules exportés chaque année aux États-Unis.
Ces mesures sont accompagnées des habituelles petites phrases de Donald Trump. En réponse aux critiques du chancelier Friedrich Merz sur la guerre en Iran, le président américain n’a pas retenu ses coups sur son réseau social : “Il ne sait pas de quoi il parle ! Il devrait passer moins de temps à interférer dans les efforts déployés pour éliminer la menace nucléaire iranienne, contribuant à rendre le monde, et l'Allemagne, plus sûrs ! Et consacrer plus de temps à mettre fin à la guerre entre la Russie et l'Ukraine, pour laquelle il s'est montré totalement inefficace, et à redresser son pays en ruine, notamment en matière d'immigration et d'énergie". La relation entre les États-Unis et l’Allemagne est en plein revirement, et cela pourrait impacter toute l’Europe.
Dans cet épisode de La semaine européenne, Luc de Barochez, éditorialiste à L'Express spécialiste des questions européennes, analyse ces récents rebondissements...
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08/05 - "La crise qui vient pourrait faire passer le Covid pour peu de choses" : Robert Friedland, le regard décapant de l’oracle du cuivre
Son nom est murmuré, avec un brin de fascination, par les plus fins connaisseurs du secteur des métaux. Ses tweets sont cités comme arguments d’autorité par les analystes et les traders. Robert Friedland, fondateur et coprésident exécutif d'Ivanhoe Mines, grand producteur mondial de cuivre, plaisante volontiers avec Donald Trump et serre la main du prince saoudien Mohammed ben Salmane avec aisance. A 75 ans, regard vif et sourire malicieux, l'homme d'affaires ne manque pas une séance de sport, même en cette journée de congrès sur les matières premières, le mois dernier, à Lausanne. Sa devise - "everything affects everything", "tout perturbe tout" - est plus pertinente que jamais depuis le blocage du détroit d’Ormuz et ses effets en cascade sur les chaînes d’approvisionnement. "Vous vous souvenez du Covid ? La crise qui arrive pourrait le faire passer pour bien peu de choses, lâche-t-il. C’est comme un gigantesque crash de train au ralenti".
Comment qualifier Robert Friedland ? Transgressif, si l'on rappelle son procès pour possession de drogue, à 21 ans. Aventurier, lui qui a voyagé en Inde en pleine vague hippie - période durant laquelle il a notamment côtoyé Steve Jobs, le cofondateur d'Apple. Visionnaire, surtout. C'est lui qui a alerté, avant l'heure, sur les tensions qui menacent les matériaux critiques nécessaires à l'électrification. Dans le monde entier, il est l'invité star des conférences dédiées au secteur minier. "Tout ce que vous touchez a été cultivé ou a été extrait des mines",...
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08/05 - La sécurité des cyclistes, nouveau défi européen
Avec les beaux jours, les Européens ressortent leurs vélos du garage… et les hôpitaux doivent se préparer. Si les accidents de la route sont en fort recul sur notre continent, ceux impliquant des cyclistes suivent une courbe inverse. En France, le nombre d'accidents mortels augmente chaque année de 4,7 % pour les vélos, quand il diminue de 1,6 % sur la route en général. "Les autorités encouragent leurs citoyens à prendre leurs vélos, mais ne leur fournissent pas les moyens de le faire en toute sécurité, souligne Jenny Carson, du European Transport Safety Council (ETSC). Sans action urgente, les cyclistes continueront de payer de leurs vies ces manquements."
L'accélération impressionnante de la pratique du vélo (+40 % en milieu urbain en France entre 2019 et 2023) explique en partie ces données tragiques. Mais pas seulement, d'après l'ESTC, qui liste les vélos électriques, des infrastructures inadaptées ou l'absence d'obligation de port du casque comme facteurs de risque. Chaque pays cherche la solution.Allemagne : le mauvais côté du vélo électrique
Au pays de la voiture reine, la révolution du vélo électrique, qui se vend désormais davantage que les modèles "normaux", fait des dégâts. Ces modèles attirent en priorité des cyclistes plus âgés, ce qui se traduit par davantage de mortalité. Les grandes villes allemandes proposent des cours pour mieux maîtriser son vélo électrique. Par ailleurs, le ministère des Transports veut rendre obligatoire des systèmes d'alarme sur les portes des voitures, afin d'éviter...
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08/05 - Rendez-nous "Top Chef" ! Par Denys de Béchillon
Le génie de Top Chef a longtemps reposé sur son modèle pédagogique. Il y avait des maîtres et des élèves, une chefferie bienveillante mais assumée, un cadre fixe, des règles du jeu, une culture de l’effort, un ordre de mérite… Mais plus que tout, on y voyait opérer la magie de la transmission dans l’apprentissage. C’était le sens des "brigades", de l’affiliation, par groupes, des candidats aux mentors qui les avaient choisis. Il n’y avait pas que la matière brute des aliments qu’on faisait mine de transformer. Les jeunes gens aussi : on nous donnait à voir que, tout professionnels et déjà expérimentés qu’ils soient, ils étaient pris là où ils étaient, puis malaxés, redressés, dirigés, emmenés plus loin… L’Ecole de guerre – toutes choses égales par ailleurs – fonctionne un peu sur ce schéma.
Vaste changement dans la saison en cours du programme de M6. Il n’y a plus d’équipes au point de départ ; seulement une sélection individuelle progressive. Plus d’unité de lieu non plus, ni de stabilité des conditions : on va faire la tambouille n’importe où, sur la plage ou sur la terrasse d’un restaurant d’altitude… Quant aux jurés – toujours aussi sympathiques au demeurant – on les a ostensiblement privés du plus gros de leur raison d’être. Ils sont là pour juger ; presque plus pour expliquer comment faire…
Le succès de la formule traditionnelle reposait sur une nostalgie de la formation à l’ancienne, voire sur le plaisir coupable que nous prenions à la vérifier supérieure aux niaiseries complaisantes de l’éducation positive… C’est...
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08/05 - "Ils ne font que vendre un produit..." : la charge de Carissa Veliz (Oxford) contre les "prophètes" de l’IA
Les prédictions sont aussi vieilles que l’humanité. Dans l’Antiquité, une foule faisait la queue devant l’oracle de Delphes, qui délivrait les prophéties d’Apollon. A Rome, l’empereur Tibère avait son astrologue de cour, Thrasyllus. Près de deux millénaires plus tard, le président François Mitterrand consultera la reine des horoscopes Elizabeth Teissier. Dans Prophecy (Swift Press), qui vient de paraître en anglais et a été salué par The Economist, le New York Times ou le Financial Times, Carissa Veliz revient sur ce besoin qu’ont les humains de se voir annoncer leur avenir. Elle avertit sur le fait que les prophéties sont bien plus un enjeu de pouvoir et d’argent dans le présent que de connaissances du futur. Surtout, la professeure associée de philosophie à l’université d’Oxford montre à quel point l’IA a remplacé les oracles d’antan, tandis que les gourous de la tech font figure de nouveaux prophètes, entre prédictions catastrophistes ou lendemains qui chantent.
Pour L’Express, Carissa Veliz explique pourquoi il faut toujours se méfier des prédictions et invite à ne pas utiliser les agents conversationnels comme des devins. Elle donne aussi de précieux conseils pour faire face à un monde forcément incertain.
L'Express : Les prophéties sont selon vous toujours plus une question d’argent et de pouvoir dans le présent que de connaissances du futur. Pourquoi faut-il s’en méfier ?
Carissa Veliz : Tout dépend bien sûr du type de prédiction. Les prévisions météorologiques relèvent de connaissances scientifiques....
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07/05 - Russie : un ancien avocat pro-Kremlin désormais en croisade contre Poutine
En l'espace de quelques semaines, ses positions politiques se sont radicalement transformées. Au point de le conduire en hôpital psychiatrique. À 42 ans, Ilya Remeslo, connu en Russie pour être un avocat et blogueur pro-régime vient de retourner sa veste contre Vladimir Poutine, dont il était jusqu'à présent un fervent défenseur.
Tout commence le 17 mars dernier, lorsqu'il décide de publier un long message sur la plateforme Telegram, intitulé "Cinq raisons pour lesquelles j’ai cessé de soutenir Vladimir Poutine". Un manifeste où il s’en prend violemment au chef du Kremlin, estimant qu'il n'est pas "un président légitime", réclamant sa "démission" et son passage devant la justice en tant que "criminel de guerre et voleur". Son texte, incendiaire, a été vu plus de 560 000 fois rien que sur Telegram. Fait rare en Russie, au risque de se retrouver derrière les barreaux, il a aussi largement critiqué la guerre menée en Ukraine. "L'armée n'avance pas en Ukraine, et la guerre ne mène nulle part, a-t-il écrit. Il y a des pertes massives. Nous nous battons pour de minuscules territoires qui ne donneront finalement rien à la Russie". "Dénonciateur professionnel"
C'est quelques heures après la publication de ce texte qu'Ilya Remeslo a été transporté, contre sa volonté selon The Washington Post, par les autorités russes à l’hôpital psychiatrique numéro 3 de Saint-Pétersbourg. Mais, de façon "très inhabituelle" pour un régime autoritaire tel que celui de Vladimir Poutine, bien connu pour étouffer toute dissidence,...
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07/05 - Rachel Vogelstein : "Mobiliser les femmes dans l’économie est devenu un impératif stratégique"
Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Maroc, Rwanda… Ces dernières années, des pays pourtant culturellement conservateurs ont assoupli les règles qui limitaient les droits des femmes. Derrière cet apparent virage idéologique se cache pourtant un calcul autrement plus stratégique, assure Rachel Vogelstein, professeure au sein de la School of International and Public Affairs de la prestigieuse université de Columbia et directrice de l’initiative pour les femmes au sein du Columbia Institute of Global Politics. Ex-assistante spéciale de Joe Biden et directrice adjointe du White House Gender Policy Council, cette spécialiste reconnue explique auprès de L’Express pourquoi engager des réformes pour favoriser l’emploi des femmes est en réalité dans l’intérêt économique des États. Au point d’y voir un déterminant essentiel de la puissance, au même titre que d’autres facteurs tels que la démographie, l’éducation et les capacités technologiques. Entretien.
L’Express : Les obstacles à l’émancipation économique des femmes persistent dans de nombreux pays. Ces dernières années, cependant, plusieurs États culturellement conservateurs ont commencé à assouplir les règles qui limitaient jusqu’alors les droits des femmes, à commencer par l’Arabie saoudite. Peut-on parler d’un virage idéologique ?
Rachel Vogelstein : Qu’il s’agisse de l’Arabie saoudite ou d’autres pays ayant entrepris des réformes du même ordre, il est plus juste de considérer cela comme une adaptation stratégique, plutôt que comme un véritable virage idéologique....
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07/05 - L’argent du contribuable continue à financer des terroristes palestiniens, par Simone Rodan-Benzaquen
Le 22 septembre 2025, à la tribune des Nations unies, Emmanuel Macron a reconnu l'Etat de Palestine. Cette reconnaissance, présentée par l'Élysée comme "conditionnelle", reposait sur des engagements écrits de Mahmoud Abbas datés du 9 juin : condamnation du 7 octobre, démilitarisation du Hamas et son exclusion de la gouvernance de Gaza, libération des otages, élections sous un an, réforme en profondeur de l'Autorité palestinienne (AP), et fin du système de paiements aux prisonniers et aux familles de "martyrs". Emmanuel Macron avait alors salué une "lettre d'espoir, de courage, de clarté".
Beaucoup d'entre nous — moi la première — avons mis en garde à l'époque contre cette décision. Non pas parce que nous serions opposés au principe d'un Etat palestinien aux côtés d'Israël, qui reste l'horizon politique le plus solide. Mais parce que la conditionnalité affichée n'était pas crédible. Reconnaître d'abord, exiger ensuite, en pariant sur la bonne volonté d'une Autorité palestinienne dont chaque promesse passée n'a été tenue qu'à reculons : c'était se priver de tout levier au moment même où l'on prétendait s'en donner un.Rapport accablant
Sept mois plus tard, la démonstration est faite. Le Département d'Etat américain vient de publier son rapport au Congrès au titre du Taylor Force Act. Ce nom est celui d'un homme. Taylor Force, 28 ans, vétéran de l'armée américaine, diplômé de West Point, ayant servi en Irak et en Afghanistan, a été assassiné le 8 mars 2016 sur le port de Jaffa par un Palestinien qui s'en est pris au...
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07/05 - Des images satellites révèlent l’ampleur des frappes iraniennes sur les bases américaines
La guerre est aussi informationnelle. Un peu plus de deux mois après le début de la guerre en Iran, déclenchée par des frappes israélo-américaines le 28 février dernier, l'étendue des dégâts engendrés par les frappes iraniennes sur les bases américaines au Moyen-Orient se précise.
Selon la presse américaine, dont The Washington Post qui indique avoir analysé et authentifié près de 100 images satellites, la quantité de destruction des installations militaires américaines serait bien plus importante que ce qui a été publiquement reconnu par le gouvernement américain ou précédemment signalé par la Maison-Blanche. D'un point de vue méthodologique, le Washington Post rapporte avoir vérifié l'authenticité de 109 images en les comparant avec des images à basse résolution du système satellite de l'Union européenne, Copernicus, ainsi qu'avec des images haute résolution de Planet, un fournisseur américain de données satellites. Le quotidien américain précise en outre que l'imagerie satellite du Moyen-Orient est "exceptionnellement difficile à acquérir à l'heure actuelle". Et pour cause : deux des plus grands fournisseurs commerciaux de ces images, Vantor et Planet, ont accédé aux demandes du gouvernement américain (leur plus grand client) de limiter et/ou de retarder la publication d'images de la région pendant que la guerre est en cours, rendant de fait difficile l'évaluation des contre-attaques iraniennes. "La majorité des positions américaines dans la région"
Plus précisément, l'analyse des images satellites indique que...
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07/05 - Bally Bagayoko dans la boucle WhatsApp de Valérie Pécresse, Nicolas Sarkozy en veut à Bruno Retailleau
Le grand rendez-vous de la présidentielle approche, chaque semaine apparaît un nouveau prétendant. Autant dire que la vie politique entre dans une nouvelle phase, ô combien palpitante… Silence franco-américain
En pleine guerre en Iran, les relations franco-américaines sont pour le moins distendues. Le ministre de la Défense de Donald Trump, Pete Hegseth, pourrait passer par Paris en juin. L’occasion de reparler avec Catherine Vautrin : le dernier échange téléphonique remonte à un mois. La ministre française a sondé son homologue allemand : les contacts entre Berlin et Washington ne sont guère plus nombreux…La blague de Jean Castex
"J’ai quitté la vie politique, donc je ne fais plus de promesse !": avec cette formule, Jean Castex amuse la galerie. Mais celui qu’Emmanuel Macron a parfois incité à se lancer dans la bataille présidentielle continue de tourner dans les territoires. Mardi 5 mai, c’est en train couchette que le PDG de la SNCF est arrivé à Briançon pour évoquer les travaux sur le réseau ferroviaire dans la région Sud, avant l’organisation des Jeux olympiques d’hiver de 2030.Gabriel Attal - Bruno Le Maire, la contre-alliance ?
Le geste en a surpris certains : Renaissance annonce et retweete des messages annonçant des séances de dédicaces de… Bruno Le Maire, qui concurrence pourtant en librairie Gabriel Attal. "Qui sait, les deux feront peut-être alliance contre Edouard Philippe", avance un responsable du camp macroniste.Les gants d'Emmanuel Macron
Emmanuel Macron a bien remarqué, selon l’une de ces...
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07/05 - Royaume-Uni : les élections locales, premier test à haut risque pour Keir Starmer
Et si le pays changeait de couleur politique ? Des millions de Britanniques votent, jeudi 7 mai, pour une série d’élections locales et régionales qui s’annoncent comme un test politique majeur pour le Premier ministre travailliste Keir Starmer. Selon plusieurs sondages récents, le chef du gouvernement pourrait subir une défaite d’ampleur historique, moins d’un an après son arrivée à Downing Street. Au total, 58 % des Britanniques pensent que Keir Starmer fait un mauvais job, selon un sondage YouGov réalisé en avril 2026.
Ce scrutin concerne les parlements écossais et gallois, mais surtout 136 conseils locaux en Angleterre, soit plus de 5 000 sièges à pourvoir. Dans le système britannique, ces élus gèrent directement des services du quotidien comme les écoles, les transports, la collecte des déchets ou encore l’aide sociale. Au-delà de leur dimension locale, ces élections sont régulièrement perçues comme un baromètre de la popularité du gouvernement en place.
Cette année, l’enjeu dépasse ainsi largement le cadre administratif. Les partis d’opposition présentent le scrutin comme un véritable référendum sur Keir Starmer et son gouvernement, en place depuis les élections générales de 2024. Le Parti travailliste, également appelé Labour, défend environ 2 500 sièges et pourrait en perdre jusqu’à 1 850 selon plusieurs projections, un recul inédit à ce niveau d’élections. Pour le tabloïd britannique The Mirror, historiquement de gauche, le Premier ministre s'apprête à affronter un "carnage électoral". De son côté, Sadiq...
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07/05 - Hantavirus : vers une épidémie ? Les différents scénarios décryptés par le Pr Antoine Flahault
Tout semblait bien commencer à bord du MV Hondius, un navire de croisière plutôt luxueux, croisant dans les mers du sud au départ d’Ushuaia, ville la plus au sud de l’Argentine. Un couple de Néerlandais âgés de 69 et 70 ans s’est embarqué dans ce périple après avoir transité quelques jours en Argentine. C’est à ce moment-là que l’on pense que l’un des deux membres du couple s’est infecté par le virus des Andes, le seul de la famille des hantavirus qui soit transmissible entre personnes. Ensuite, le virus s’est propagé à bord et tout a basculé. Le seul hantavirus connu à transmission interhumaine
Le virus des Andes avait déjà causé plusieurs petits foyers épidémiques dont une épidémie en Argentine entre 2018 et 2019 qui a été fort bien documentée et publiée depuis dans la revue médicale New England Journal of Medicine, en décembre 2020. L’article rapporte une épidémie survenue lors d’un rassemblement d’une centaine de personnes. Parmi les 34 personnes infectées, aucun n’était asymptomatique, tous avaient au moins de la fièvre et plus de la moitié des patients étaient atteints de formes très graves d’infections pulmonaires nécessitant des soins intensifs et le plus souvent de la ventilation assistée. Les autres patients souffraient de formes cliniques suffisamment sévères pour nécessiter une oxygénothérapie en milieu hospitalier.
La durée d’incubation de la maladie varie de 8 à 40 jours et peut-être davantage. Les symptômes sont ceux d’une infection respiratoire sévère, avec dans les cas les plus graves une détresse...
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07/05 - Pourquoi la montagne est devenue la nouvelle star des vacances d’été
Dans certaines régions, la proportion des Français qui disent vouloir partir à la montagne en été est désormais supérieure celle de l’hiver. Un tournant majeur dans l’histoire des vacances en France et qui s’explique par de multiples facteurs : plus d’activités outdoors - au succès parfois éclair à l’instar des courses de trail -, modernisation des hôtels, création d’infrastructures nouvelles (notamment aquatiques), séjours sur-mesure et parfois très originaux, etc. Tout est fait pour recevoir et attirer une clientèle nouvelle, mais souvent sans expérience. Il faut parfois aux locaux, déployer des trésors d’ingéniosité et de pédagogie dans l’apprentissage du milieu naturel afin de donner aux néophytes les codes pour des pratiques respectueuses de l’environnement. Ces derniers, souvent avides d’une déconnexion totale, n’hésitent pas à prendre d’assaut, bivouacs et refuges ou à se lancer vers les plus hauts sommets. A condition de respecter certaines règles, dans l’Hexagone mais aussi ailleurs en Europe. Petit guide à l’usage des estivants pour une montagne en partage.
La situation internationale instable devrait inciter les Français, comme tous les Européens, à préférer le Vieux Continent pour leurs vacances d’été. La montagne française bénéficiera sans aucun doute de cette manne, déjà relancée par le Covid et plus sûrement par le réchauffement climatique. L’Association nationale des maires des stations de montagne relevait une hausse de 5,5 % du taux d’occupation des hébergements touristiques en juillet-août 2025 par...
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07/05 - Entre Marco Rubio et Léon XIV, une rencontre sensible sur fond de tensions avec Donald Trump
Entre les façades en marbre et les files de touristes massés place Saint-Pierre se jouera ce jeudi 7 mai une rencontre diplomatique délicate. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio se rend au Vatican pour s’entretenir avec le pape Léon XIV. Une rencontre potentiellement tendue, alors que le président Donald Trump a multiplié les attaques contre le souverain pontife après ses critiques de la guerre en Iran. L'ex sénateur de Floride est attendu au Palais du Vatican vers 11h15, pour la première visite en près d’un an d’un membre du gouvernement américain. "Rubio bénéficie d’un certain respect au Vatican", estime le média romain Domani, repris par Courrier international, où il est jugé "plus prévisible et donc plus digne de confiance que J.D. Vance".
Prévue à huis clos, la rencontre entre le secrétaire d’État américain et le pape Léon XIV devrait durer une trentaine de minutes. Le fervent catholique de 54 ans doit ensuite s’entretenir avec le secrétaire d’État du Vatican, le cardinal Pietro Parolin. Marco Rubio assure que ce déplacement n’a pas vocation à apaiser des tensions avec le souverain pontife, premier pape de nationalité américaine. "Ce voyage n’est lié à rien d’autre qu’au fait qu’il est normal pour nous de nous engager dans ce genre d’initiative, et d’autres secrétaires d’État l’ont fait par le passé", a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse mardi à la Maison-Blanche. "C’est un voyage que nous avions prévu depuis longtemps, et bien sûr, il y a eu des événements entre-temps", a-t-il euphémisé.
Le...
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07/05 - Moyen-Orient : pourquoi le porte-avions Charles-de-Gaulle a mis le cap sur le détroit d’Ormuz
L’immense base aérienne flottante tricolore — 261 mètres de long, près de 2 000 marins et aviateurs à bord — évolue actuellement en mer Rouge. Le porte-avions français Charles-de-Gaulle et son escorte ont franchi, mercredi 6 mai, le canal de Suez en direction du golfe d’Aden, avec un objectif clair : montrer que les États membres de la coalition maritime montée par la France sont prêts à sécuriser le détroit d’Ormuz, a annoncé le ministère des Armées. Cette démonstration de force intervient quelques jours après l’attaque au missile d’un porte-conteneurs de l’armateur français CMA CGM, même si Paris se garde bien de présenter cet incident comme le motif direct de ce déploiement.
La France tente de jouer un délicat numéro d’équilibriste dans la région. Lors d’un entretien téléphonique avec son homologue iranien Massoud Pezeshkian, le président français Emmanuel Macron a assuré que "le pré-positionnement" du groupe aéronaval s’inscrivait dans le cadre du dispositif de surveillance du détroit porté par Paris et Londres, avec le soutien d’une quarantaine de pays et des États riverains. "Toutes les parties doivent lever le blocus du détroit, sans délai et sans conditions. Il faut revenir durablement au régime de pleine liberté de navigation qui prévalait avant le conflit ", a-t-il écrit sur le réseau X.Un "sujet d'intérêt commun"
Le ministère français des Armées a précisé dans un communiqué que le mouvement du groupe aéronaval était "distinct...
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07/05 - "Tout va mal", "Avec nous, ça ne peut pas être pire" : les deux mensonges du populisme
Dans la campagne présidentielle débutante, les thuriféraires de l’aventurisme politique croient détenir un argument en béton : tout va mal, ça ne peut pas être pire. Sous-entendu : après deux mandats d’Emmanuel Macron qui feraient passer Azincourt pour un moment glorieux de l’histoire de France, nous ne courons aucun risque à faire entrer à l’Elysée des idées et des candidats issus de partis qui n’ont jamais gouverné la France.
Je voudrais profiter de cette chronique pour battre en brèche ces deux idées. Tout ne va pas bien en France mais tout ne va pas mal. Par ailleurs, il est parfaitement possible de faire pire, voire bien pire, que les deux quinquennats qui viennent de s’écouler. C’est même un risque majeur.A Montréal, on attend 19 heures aux urgences
Sur le premier point, il suffit d’avoir la chance de circuler un peu dans le monde pour constater que la situation française ne correspond pas à l’enfer que certains se complaisent à brosser. Un exemple parmi d’autres : notre système de santé, tellement vilipendé. Nos concitoyens savent-ils que le reste à charge pour les ménages, après remboursement par l’Assurance maladie et les complémentaires santé, correspond à moins de 10 % du coût de l'acte, l’un des plus faibles au monde ? Savent-ils que les médicaments affichent chez nous les prix les plus bas de quasiment tous les pays développés ? Au Quebec, Etat connu pour être le plus protecteur d’Amérique du Nord, le gouvernement s'est félicité de la baisse du temps moyen d’attente aux urgences, qui vient de tomber...
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07/05 - Economie, immigration... Le PS à contre-courant de la gauche européenne
"Le temps de la social-démocratie doit être dépassé". Cette citation n’est pas extraite d’un manifeste du NPA (Nouveau parti anticapitaliste), mais du "projet" pour 2027 du Parti socialiste, publié le 22 avril. En une ligne, le PS tourne le dos au modèle qui a régné en maître sur le continent européen depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. S’il le crédite de "progrès sociaux considérables", celui-ci ne serait désormais plus apte à surmonter les défis du XXIe siècle, comme l’écologie, l’égalité entre les sexes ou la lutte contre les discriminations raciales.
Il faut dire que la crise est réelle : "depuis 2015, le nombre de gouvernements sociaux-démocrates a peu ou prou été divisé par deux", recense Renaud Large, qui anime l’Observatoire des doctrines politiques de la Fondation Jean Jaurès (FJJ), un think tank classé à gauche. D’un côté, la crise migratoire de 2015 – et les enjeux sécuritaires, identitaires et environnementaux qui l’accompagnent – a profondément entaché la crédibilité des discours humanistes et progressistes sur le multiculturalisme. De l’autre, le vieillissement de la population, le creusement de la dette publique et le décrochage de la croissance et de la productivité, en France comme en Europe, mettent sous tension la soutenabilité de l’Etat social et redistributif, cœur battant du projet économique social-démocrate. Partout sur le continent, les partis sociaux-démocrates ont, ces dernières années, connu quelques-uns des pires scores de leur histoire. En février 2025, le SPD allemand d’Olaf...
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07/05 - De Merkel à Merz : les années Macron ont-elles fragilisé le couple franco-allemand ?
Le passé permet souvent d'éclairer l'actualité. Chaque jeudi, dans notre nouveau podcast Hier à la Une, on se plonge dans les archives de L’Express, pour comprendre autrement la couverture du magazine de la semaine.
Lorsqu’il accède à la chancellerie le 6 mai 2025, Friedrich Merz hérite d’une mission centrale : celle de raviver la flamme du couple franco-allemand. Fervent défenseur de l’Union européenne, son élection suscite l’espoir d’un renouveau diplomatique entre Paris et Berlin. En pratique, un an après sa prise de poste, le dirigeant allemand peine à relancer la machine et des tensions persistent avec Emmanuel Macron.
Au cœur des frictions, plusieurs dossiers sensibles comme le traité du Mercosur mais aussi ce prêt européen de 90 milliards d’euros octroyé à Kiev, dans le contexte de la guerre en Ukraine. Et puis il y a le feuilleton de l’avion de combat commun : neuf ans après son lancement, le projet du Scaf, à 100 milliards d’euros, censé remplacer le Dassault Rafale et l’Eurofighter Typhoon à l’horizon 2040, semble aujourd’hui plus proche du crash que du décollage.
Malgré ces contentieux, les deux chefs d’État s’entendent au moins sur un point : l’importance d’une défense européenne forte face au voisin russe et à l’instabilité américaine. Car si les rapports entre Paris et Berlin ne sont pas au beau fixe aujourd’hui, ils reflètent une entente franco-allemande en dents de scie depuis 2017 et l’arrivée d’Emmanuel Macron au...
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06/05 - "Les discours catastrophistes sont faux" : le déclin des espèces nuancé par deux scientifiques
Ce sont des chiffres alarmistes promus par des associations environnementales et qui sont abondamment repris dans les médias. Selon WWF, par exemple, en seulement cinquante ans, la taille moyenne des populations d’animaux vertébrés sauvages aurait chuté de 73 %. Mais deux éminents scientifiques, John L. Gittleman et Stuart Pimm, nuancent sérieusement cette vision d'un déclin irrémédiable de la biodiversité. Dans un article paru dans la revue Proceedings of the Royal Society B et dans un autre plus grand public pour la revue Foreign Policy, les deux universitaires contestent ces "gros titres alarmistes" qui "occultent les avancées en matière de conservation et de biodiversité". John L. Gittleman et Stuart Pimm ont pourtant consacré leur carrière à ce sujet. Le premier est professeur émérite en biodiversité et écologie des maladies à l'université Duke et doyen émérite de l’université de Géorgie. Le second titulaire de la chaire Doris Duke en conservation à la Nicholas School of the Environment de l’université Duke. Pour L'Express, ils expliquent pourquoi les données mises en avant par WWF ou d'autres organisations maltraitent non seulement la science, mais ne servent pas la cause environnementale. Ils saluent aussi la prise de parole de Charles III face à Donald Trump. Entretien.
L’Express : Pourquoi ne faut-il selon vous pas être trop catastrophiste au sujet de la biodiversité ?
Stuart Pimm: Des gens promeuvent une vision apocalyptique qui n’est tout simplement pas vraie. Dans une grande partie de...
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06/05 - Scandale de corruption en Ukraine : les révélations qui fragilisent Volodymyr Zelensky
Alors qu’une nouvelle vague d’enregistrements vient d'être divulguée par la presse ukrainienne dans le cadre d'un vaste scandale de corruption qui secoue le pays depuis une semaine, une interrogation prédomine : le président Volodymyr Zelensky était-il au courant ? Les 28 avril et 1er mai, des retranscriptions ont été rendues publiques par le média Ukrainska Pravda, ainsi que par les députés Yaroslav Zheleznyak et Oleksiy Honcharenko, en lien avec une enquête menée par le Bureau national anticorruption (NABU) portant sur un dispositif de corruption estimé à 100 millions de dollars, organisé autour du monopole nucléaire public Energoatom.
Les nouvelles retranscriptions de conversations présumées entre les personnes impliquées laissent entendre une possible implication du chef de l’État, qui pourrait entraîner des conséquences politiques pour Zelensky si son rôle venait à être établi, estiment plusieurs observateurs. À ce stade, le nom de Volodymyr Zelensky n’est pas mentionné explicitement dans ces nouveaux documents, mais ces révélations mettent en lumière le rôle de plusieurs personnalités réputées proches de lui, comme Timour Minditch, copropriétaire de Kvartal 95, la société de production du président, ainsi que l’ancien vice-premier ministre Oleksiy Tchernichov, lui aussi présenté comme un proche du chef de l’État - il fait d’ailleurs partie des rares membres du gouvernement invités à ses anniversaires.Une maison pour "Vova"
Les journalistes à l’origine des révélations vont encore plus loin, avançant que le...
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06/05 - "Il n’y a que lui qui n’est pas au courant" : Eric Zemmour face à l’ascension de Sarah Knafo
Le travelling de la vidéo est contrôlé. Il permet de gonfler la petite file de badauds qui se forme dans une rue de Strasbourg, ce mercredi, et piétine sur le trottoir. Des dizaines de personnes venues rencontrer Sarah Knafo. L’eurodéputée Reconquête a convoqué ceux qui le souhaitent à participer à un "moment d’échange privilégié" dans le cadre de la "Grande consultation" qu’elle vient de lancer. Objectif : élaborer, à partir de participations citoyennes, une base de programme pour l’élection présidentielle de 2027. Sur le fond, rien de très innovant. Sur la forme non plus. Des rencontres avec des représentants de la société civile, censées se tenir dans toute la France, et brasser les thématiques les plus larges possibles. Un format de dialogue devenu quasi-classique, à l’heure où la politique cherche à se défaire à tout prix des procès en déconnexion.
"Ils écrivent des programmes dans leur coin, entre eux, pour eux, jamais pour vous (…), professe Sarah Knafo dans une vidéo postée sur le réseau social X. Nous avons décidé de faire autrement. Je commence dès aujourd’hui à construire le programme qui manque à la France." Le programme de Reconquête, le parti d’Eric Zemmour, donc. Mais au fait… où est passé le président du parti ? D’Eric Zemmour, candidat malheureux à la présidentielle 2022 et censé porter à nouveau ses couleurs en 2027, il n’est pas question dans cette promotion. A peine est-il mentionné dans la boucle Telegram du parti, sur laquelle on peut lire : "Sarah Knafo vient de lancer une nouvelle action nationale...
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06/05 - Droits de douane : l’Union européenne divisée sur l’accord commercial avec Donald Trump
Une fois encore, Donald Trump crée des remous. Les récentes menaces de hausse de droits de douane formulées par le président américain font monter la tension au sein de l'Union européenne, en lien avec la mise en œuvre de l’accord commercial transatlantique conclu l'été dernier, rapporte Politico. Ce mercredi 6 mai, des négociateurs issus du Parlement européen, des États membres et de la Commission vont tenter de surmonter leurs divisions, alors que les blocages s’accentuent quant à l’opportunité de soutenir cet accord, conclu en juillet dernier dans le complexe de golf de Donald Trump à Turnberry, en Écosse.
Estimant que le bloc européen ne respecte pas les termes de ce pacte commercial, le dirigeant américain a déclaré vendredi dernier qu’il augmenterait dans la semaine à venir les droits de douane sur les voitures et les camions de l'UE à 25 %. Neuf mois après l'avoir signé, l'UE n'a en effet toujours officiellement ratifié le texte, et n'a donc toujours pas supprimé les droits de douane sur les biens industriels américains importés, comme les deux parties en avaient convenu. Le processus législatif a été suspendu à deux reprises par le Parlement européen, après les menaces de Donald Trump d'imposer de nouveaux droits de douane aux alliés européens n'ayant pas soutenu son projet d'acquisition du Groenland, et lorsque la Cour suprême américaine a invalidé les droits de douane dits "réciproques".Un "mauvais accord"
Un certain nombre de pays de l’UE, avec en tête l’Allemagne et son industrie automobile très...
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06/05 - Pour une convention nationale des psychologues avec l’Assurance maladie : sortir de l’impasse de Mon soutien psy
La santé mentale des Français se dégrade de manière préoccupante. Les troubles anxieux, dépressifs et les états de stress post-traumatique sont en augmentation, tandis que les besoins en accompagnement psychothérapeutique n’ont jamais été aussi importants. Les psychothérapies constituent aujourd’hui un pilier central des soins en santé mentale, reconnu par l’ensemble des recommandations scientifiques internationales. Les troubles psychiques figurent parmi les premières causes d’arrêts de travail de longue durée. L’accès précoce à des psychothérapies adaptées constitue un levier d’amélioration de la santé et de réduction des coûts directs pour l’Assurance maladie comme pour la société.
Depuis 2022, la France s’est dotée d’un dispositif de remboursement des consultations psychologiques en ville. "Mon soutien psy" marque une avancée historique : pour la première fois, les soins psychothérapeutiques délivrés par des psychologues libéraux entrent dans le champ de la solidarité nationale. Cette reconnaissance était attendue de longue date, tant les besoins en santé mentale sont massifs, documentés et largement partagés.
Pourtant, trois ans après son lancement, le dispositif montre des limites structurelles qui compromettent sa portée et son efficacité. Ces limites ne relèvent ni d’un manque d’engagement des professionnels de terrain, ni d’une absence de demande de soins — bien au contraire. Elles tiennent à un cadrage administratif et clinique inadapté, construit sans véritable négociation avec les psychologues concernés, et...
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06/05 - Pédopsychiatrie : le rapport accablant de l’ARS sur les dérives de la Fondation Vallée
Imagine-t-on des enfants, pour certains de moins de 10 ans, placés à l’isolement ? Des adolescents, hospitalisés parfois pendant plusieurs mois, alors que leur état ne le nécessitait pas ? C’est pourtant ce qu’il s’est passé ces dernières années au sein de la Fondation Vallée, le plus grand hôpital pédopsychiatrique de France, situé à Gentilly, aux portes de Paris. Le rapport de la mission d’inspection publié ce mercredi 6 mai par l’Agence régionale de santé (ARS) d’Ile de France, que L’Express a pu lire en avant-première, en atteste. Confirmant les informations révélées par notre journal fin janvier, ce rapport avait poussé Denis Robin, le directeur de l’ARS, à fermer les unités d'hospitalisation à temps complet de cet établissement mi-février – une décision rare, prise "en urgence" au vu de la "gravité" des faits qui y avaient été constatés. De fait, le document fait état de 15 "écarts" (non-respect du code de la santé publique) et de 47 "remarques" (demandes d’amélioration) : enfermements et contention illégaux, restrictions injustifiées des communications entre les parents et les enfants, recours à des outils diagnostics non validés, soins non étayés scientifiquement, manque de formation continue des personnels, climat social tendu, voire délétère...
A hauteur d’adulte, certains constats paraîtront anecdotiques. Ils illustrent pourtant à quel point l’accueil des jeunes patients était inadapté dans cet établissement. Lors de leur visite, les inspecteurs ont ainsi découvert que dans une des unités d’hospitalisation, les...
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06/05 - Assurance‑vie : l’euro-croissance tient-il sa promesse ?
Avec 2 100 milliards d’euros placés, les contrats d’assurance-vie, représentent un véritable poids lourd de l’épargne. Dotée de caractéristiques juridiques et fiscales inégalées et d’un fonds en euros à toute épreuve, elle a su séduire les Français. Le rebond de la collecte observée depuis deux ans montre que ces derniers la plébiscitent toujours. Cette place à part dans le patrimoine des ménages (ci-dessous) en fait aussi un produit avec lequel il faut compter du côté des autorités, d’autant qu’il finance à coups de milliards d’euros la dette de l’Etat et ses ambitions dont celles autour de la défense. Ce statut n’est pas sans susciter des convoitises. Courtiers, mutuelles, fintechs… De nombreux acteurs se lancent chaque année avec leur contrat pour essayer de capter une petite part de ce gâteau. Pour un succès variable tant l’offre est désormais abondante et concurrentielle. D’autres préfèrent la fustiger, en mettant l’accent sur son coût. Un tacle mérité mais qui tend à s’améliorer, sous la pression de Bruxelles en particulier.
Présentés comme la troisième voie de l’assurance-vie, à mi-chemin entre les fonds en euros garantis et les unités de compte risquées, les fonds euro-croissance n’ont pas connu le succès escompté. Les en-cours sous gestion restent bas, autour de 13 milliards d’euros, contre 1 400 milliards pour les fonds en euros classiques. Et seule une poignée d’assureurs en fait aujourd’hui la promotion. Deux raisons de s'intéresser aux fonds euro-croissance
Dommage car il y aurait au moins deux bonnes raisons...
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06/05 - Détroit d’Ormuz : le "Projet Liberté" déjà suspendu, un nouveau rétropédalage de Donald Trump
Encore une volte-face. Le président Donald Trump a annoncé mardi 5 mai qu’il mettait en pause la nouvelle opération militaire destinée à ouvrir un corridor de navigation dans le détroit d’Ormuz pour les navires commerciaux, deux jours à peine après l'avoir lancée. Son annonce, publiée sur les réseaux sociaux, est intervenue quelques heures après que le secrétaire d’État Marco Rubio a affirmé que les États-Unis avaient mis fin aux opérations de combat contre l’Iran. Seuls trois navires commerciaux ont réussi à traverser le détroit depuis le lancement lundi de cette opération américaine, baptisée "Projet Liberté" ("Project Freedom" en anglais).
Selon Donald Trump, cette pause "intervient à la demande du Pakistan et d’autres pays" et implique l’arrêt temporaire des opérations militaires américaines, y compris l’usage de navires de guerre pour sécuriser le passage. Cette suspension durera "pendant une courte période afin de voir si l’accord [NDLR : de paix avec l'Iran] peut être finalisé et signé", a-t-il précisé, évoquant déjà de "grands progrès" vers un accord "complet et définitif". Dit différemment, si la marine américaine continuera d’intercepter les navires ayant accosté dans des ports iraniens, les opérations aériennes et navales visant à sécuriser le détroit pour le trafic commercial, elles, sont interrompues.Le maintien du cessez-le-feu
Cette annonce intervient après deux conférences de presse mardi - l’une au Pentagone, l’autre à la Maison-Blanche - au cours desquelles l’administration a défendu l’efficacité de la...
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06/05 - Edward Russo, le joker vert de Donald Trump : "écologiste passionné" ou simple alibi ?
Oui, Donald Trump a bel et bien décroché un Nobel. Non, personne n’en parle, ce qui a le don d’agacer Edward Russo, l'homme ayant reçu la récompense au nom du président des Etats-Unis. "J’avais prévenu dans mon discours : 'Vous ne lirez jamais cela dans la presse'. J’ai eu raison, pas un seul article n’a été publié", explique-t-il à L’Express. Après vérification, l’affirmation n’est pas tout à fait exacte.
Le 5 décembre dernier, à Miami, Donald Trump s’est vu décerner une "médaille de reconnaissance spéciale". Non pas pour la paix dans le monde, qu’il réclamait ouvertement, mais pour ses initiatives en matière de biodiversité - ce qui peut surprendre vu l’ampleur de ses attaques contre l’écologie et son déni du changement climatique. La distinction lui a été remise par le Nobel Sustainability Trust, une organisation suisse créée en 2007 par des membres de la famille Nobel, sans être pour autant liée au prestigieux prix.
Pour Edward Russo, 80 ans, à la tête de la task force de la Maison-Blanche sur l’environnement, cet événement passé sous silence confirme deux choses. La première : "La presse est biaisée, partisane." La seconde : "Le travail de Donald Trump pour la planète est insuffisamment reconnu." Lui le clame haut et fort depuis longtemps. En 2016, il a même autoédité un...
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06/05 - Taxation des superprofits : un casse-tête économique et technique aux retombées incertaines
C'est une petite musique qui fait son retour dans le débat public, avec de plus en plus d'insistance. Comme en 2022, après l’invasion de l’Ukraine et l’envolée des prix de l’énergie, des voix s’élèvent pour réclamer l'instauration d'une taxe sur les "superprofits". Dans le viseur, les gains exceptionnels réalisés par les groupes pétroliers, portés par la flambée des cours liée au conflit avec l’Iran et aux tensions dans le détroit d’Ormuz. En France, une entreprise cristallise les critiques d'un bord à l'autre de l'échiquier politique, de la France insoumise au Rassemblement national, en passant par le Parti socialiste : TotalEnergies. Le groupe a dévoilé le 29 avril avoir dégagé un bénéfice net de 5,8 milliards d'euros au premier trimestre 2026, en hausse de 51 % par rapport à la même période l'an dernier. Un bond certes moins spectaculaire que chez ses concurrents, l'espagnol Repsol - 154 % - et le britannique BP - 453 % -, mais suffisant pour faire du géant français une cible.
Son PDG, Patrick Pouyanné a tenté d'éteindre l'incendie en annonçant la prolongation du plafonnement des prix du carburant dans ses stations "tant que la crise au Moyen-Orient durera". Mesure qu'il menace désormais de lever si jamais le gouvernement, qui a laissé la porte ouverte à la mise en place d'une nouvelle taxe sur les superprofits, passait à l'acte. De son côté, le PS a d'ores et déjà annoncé qu'il déposerait prochainement une proposition de loi en ce sens visant les entreprises réalisant "plus de 750 millions de chiffre...
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06/05 - Le journaliste de L’Express qui espionnait pour le KGB : Paul-Marie de La Gorce, l’histoire d’un double jeu
Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Dans "Nid d’espions", le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.
C'est une information révélée par Étienne Girard, spécialiste des questions de renseignement à L’Express, lors d’une enquête parue dans nos pages en février 2024. Ces révélations qui surprennent le monde médiatique concernent un certain Philippe Grumbach. En 1954, ce journaliste intègre la rédaction de L’Express, et son ascension va y être fulgurante. En deux ans, il devient rédacteur en chef, avant de prendre la direction du journal en 1971. Mais il n’est pas un simple reporter. Tout au long de sa carrière, Grumbach se montre très proche de hauts représentants français, tutoyant aussi bien François Mitterrand que Valéry Giscard d’Estaing. Une proximité qui va lui servir à transmettre des informations au KGB.
Sous le nom de code "Brok", il n’était pas un simple informateur, mais l’un des plus grands espions de l’URSS sous la Ve République, et ce, pendant trente-cinq ans. Des révélations obtenues grâce aux recherches d’un doctorant français, Cyril Gelibter. Il a épluché les archives des services secrets de l’URSS à l’Université de Cambridge au Royaume-Uni. Et dans les documents compromettants qui figurent dans les fameuses archives Mitrokhine, on trouve la confirmation des soupçons :...
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05/05 - "La politique étrangère de Trump ? Un enfant n’aurait pas une autre approche…" : l’alerte de Gregory A. Daddis
Depuis le lancement de sa campagne contre l’Iran, c’est peu dire que Donald Trump a redoublé de virulence verbale. Quitte à s’aliéner jusqu’à certains de ses appuis originels au sein de son propre camp. Et si les saillies du président américain lui coûtaient bien plus que cela ? C’est la thèse de Gregory A. Daddis, professeur d’histoire à l’université américaine Texas A&M qui, dans un article paru dans la revue Foreign Policy, explique en quoi la verve acerbe du président magnat serait "contre-productive", y compris vis-à-vis de sa politique étrangère, en rendant plus difficile l’adhésion populaire. Fin observateur de la politique américaine, ce spécialiste décrit en creux un président frustré, aveuglé par la certitude qu’après le succès de son entreprise au Venezuela, le dossier iranien connaîtrait un destin similaire. Au point de ne plus pouvoir s’appuyer que sur des mots. Entretien.
L’Express : Vous qualifiez la violente rhétorique de Donald Trump de "contre-productive", notamment vis-à-vis de sa politique étrangère. Pourquoi cela ?
Gregory Daddis : De façon générale, toute nation qui entre en guerre est confrontée à un défi pour réaliser ses objectifs : projeter sa puissance militaire. Or, sous la houlette de Donald Trump, les Etats-Unis, qui se sont engagés dans une guerre au Moyen-Orient, sont confrontés à deux problèmes qui compliquent cette ambition. Le plus évident : son administration a trop papillonné. Le public américain comme les dirigeants iraniens sont totalement confus quant à ce que Trump cherche...
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05/05 - Dans une volte-face, l’administration Trump examine la possibilité d’encadrer les IA
Le revirement n'en est qu'à ses débuts mais il n'est pas anodin. Alors qu'elle avait lâché la bride aux géants de la Silicon Valley qui développent l'intelligence artificielle, l'administration américaine pourrait finalement estimer que jeter un œil à ces outils révolutionnaires avant qu'ils ne soient mis sur le marché ne serait pas une si mauvaise idée. Un décret présidentiel pourrait être annoncé, qui viserait à créer un groupe de travail réunissant dirigeants du secteur et représentants des pouvoirs publics, selon le New York Times. Il aurait pour mission d'étudier les procédures de contrôle à mettre en place et de veiller à ce que les modèles d'IA respectent certaines normes de sécurité. Le système de contrôle envisagé donnerait par ailleurs au gouvernement un accès prioritaire aux modèles d'IA, sans pour autant en bloquer leur commercialisation.Un coût politique
Le changement de paradigme tient en un mot : Mythos. Ce nouveau modèle d'IA développé par Anthropic excelle à déceler les failles des logiciels, au point qu'il pourrait constituer un "tournant en matière de cybersécurité", selon la firme californienne elle-même. Cette dernière l'a pour cette raison proposé à une cinquantaine d'entreprises seulement, et envisageait de porter ce nombre à 120, mais l'administration a mis le holà. Le coût politique à payer si une cyberattaque de grande ampleur était orchestrée par l'IA serait élevée, assorti d'accusations de laxisme.
Cette évolution intervient à la faveur d'un changement de personnel au sein de...
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05/05 - Général Lecointre : "Contrairement à ce qu’ont voulu croire les Européens, la guerre n’a jamais cessé"
Le général François Lecointre est le nouvel invité des Grands entretiens d'Anne Rosencher. Chef d’état-major des armées entre 2017 et 2021, aujourd’hui grand chancelier de la Légion d’honneur, il est un très fin penseur des notions de commandement, d’autorité, et de fraternité au combat.
La paix éternelle dans laquelle l’Europe croyait s'être installée a-t-elle pris fin ? A quoi faut-il désormais s’attendre, et y sommes-nous prêts ? Quel type de chef de guerre est Donald Trump ? Comment se déroulent les relations avec le politique quand on est chef d'état-major ? Le général Lecointre répond à toutes nos questions dans un entretien "fort et clair", comme on dit dans les armées !
A regarder en vidéo sur YouTube et Dailymotion, ou à écouter sur les plateformes traditionnelles de podcast, comme Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast Addict.
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05/05 - Charles Rodwell : "Le respect de l’Etat de droit ne doit jamais nous condamner à l’impuissance"
Le fait est assez rare pour être souligné. Dans cette Assemblée nationale morcelée, une majorité vient d’être trouvée pour voter un texte : la "PPL Philippine", qui tient son nom de cette étudiante tuée en septembre 2024 par un Marocain visé par une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et déjà condamné pour viol, a été adoptée ce mardi 5 mai. C’était le cheval de bataille de Bruno Retailleau, lorsqu’il était ministre de l’Intérieur ; le texte a été repris par le député des Yvelines Charles Rodwell (EPL), partisan de l’union de la droite et du centre en 2027 - il fait partie des signataires de "l’appel des 90", paru dans La Tribune Dimanche après les élections municipales. Sans ce rassemblement, "nous disparaîtrons", alerte-t-il.
L’Express : Votre proposition de loi allonge notamment la durée de rétention des étrangers dangereux en centre de rétention administrative (CRA). Qui est concerné par cette mesure ?
Charles Rodwell : Deux catégories de personnes sont visées. La première concerne des étrangers en situation irrégulière, sous obligation de quitter le territoire français (OQTF) ou d’interdiction du territoire français (ITF), qui ont été condamnés pour des faits de terrorisme. On parle de profils extrêmement dangereux, d'individus ayant commis ou tenté de commettre des attentats. Pour eux, la durée de rétention passe de 180 à 210 jours.
La seconde catégorie concerne les criminels et délinquants étrangers coupables d'atteintes graves aux personnes : assassinats, actes de torture, séquestration aggravée,...
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05/05 - "L’Algérie et le Maroc se préparent au pire" : entre Alger et Rabat, la course aux armements s’intensifie
A Rabat comme à Alger, la presse locale se fait régulièrement le porte-voix des acquisitions militaires respectives. Il ne se passe plus un mois sans qu’une annonce ne fasse la Une, racontant les arsenaux qui se renforcent, les budgets militaires en constante augmentation depuis cinq ans et les pourvoyeurs d'armes qui se multiplient.
Fin 2025, la télévision publique algérienne a annoncé la formation de soldats à Moscou, en Russie, initiés au pilotage de Soukhoï Su-57, un avion de chasse russe de dernière génération, comparable au F-35 américain. Quelques semaines plus tard, le 8 février, des vidéos amateurs publiées sur les réseaux sociaux ont confirmé la présence d’au moins deux de ces appareils ultramodernes dans le ciel algérien, près de la base militaire d'Oum El Bouaghi, dans le Nord-Est du pays. Alger en aurait commandé quatorze, à 140 millions de dollars l'appareil, devenant officiellement le premier pays d’Afrique et du monde arabe à posséder un avion aussi moderne. "Notre mission ne se limite pas à défendre l’espace aérien national. Elle vise aussi à projeter une dissuasion crédible face à toute tentative d’agression ou de déstabilisation de notre pays", a prévenu à l’été 2025 le général-major Zoubir Ghouila, commandant des forces aériennes algériennes dans les colonnes de la revue El Djeich. Carte de la dissuasion
Dans le même temps, l’attention de la presse marocaine fin 2025 s’est largement focalisée sur l’achat de F-35 américains par Rabat, pourtant déjà client de F-16 Block 72 (un autre avion de chasse...
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05/05 - Aux Etats-Unis, la frustration des mouvements anti-avortement grandit à l’égard de Donald Trump
L'agacement est manifeste. Les représentants des mouvements anti-avortement aux Etats-Unis en espéraient davantage de Donald Trump, qui s'était déclaré comme le "président le plus pro-life de l'Histoire", selon une hyperbole dont il aime user. De fait, c'est bien le milliardaire qui, lors de son premier mandat, a nommé à la Cour suprême les trois juges qui ont œuvré à considérablement restreindre le droit à l'avortement, en 2022, en laissant aux Etats la possibilité de l'interdire ou non, mettant fin à plus de cinquante ans d'autorisation au niveau fédéral. Mais cela n'a pas empêché le nombre d'avortements d'augmenter dans le pays, et les pro-life estiment que l'administration en est pour partie responsable, car elle se serait arrêtée au milieu du gué. "Trump est le problème", a ainsi déclaré Marjorie Dannenfelser, l'influente présidente de Susan B. Anthony Pro-Life America, au Wall Street Journal. "Le président Trump pense que la cause pro-vie est vouée à l'échec", a renchéri de son côté Marc Wheat, conseiller juridique en chef d'Advancing American Freedom. Les pro-life se rappellent qu'avant de se lancer en politique, Donald Trump affichait des positions pro-avortement, également défendues par sa femme Melania en 2024. Une décision de la Cour suprême attendue
Le principal objet de leur courroux tient à la pilule abortive mifépristone, qu'il est possible de se faire prescrire par téléconsultation puis de se faire envoyer par voie postale, y compris pour une femme vivant dans un Etat où l'avortement est...
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05/05 - Entre l’Europe et les Etats-Unis, ce fossé économique qui ne cesse de se creuser
Tout Européen qui se rend aux Etats-Unis ces jours-ci peut en faire le constat douloureux : sur l’autre rive de l’Atlantique, le niveau de vie des classes moyennes et supérieures est plus élevé. Logement, voiture, équipements, loisirs, tout y est plus grand, plus abondant, plus luxueux. L’écart ne cesse de s’élargir, même en tenant compte des frais que l’État providence européen mutualise généreusement comme la santé, la retraite ou les services publics. En clair, les Européens, comparés aux Américains, s’appauvrissent.
Chaque année depuis la crise financière de 2008, le produit intérieur brut par tête, c’est-à-dire la quantité de richesses par habitant créée dans les 27 Etats membres de l‘Union, a augmenté moins vite, en dollars courants, que celui des Etats-Unis. Ce dernier était de 30 % plus élevé que celui de l’UE en 2008 ; son avance est désormais de 85 %, selon le Fonds monétaire international.
Un salarié américain est bien mieux payé que son homologue européen. La différence de salaire net nominal oscille, selon l’indicateur choisi, entre 60 et 80 %. Dans la tech, un développeur senior gagne environ 150 000 dollars par an aux Etats-Unis, moitié moins en France, selon Statista. Qu’il soit avocat, médecin, enseignant ou plombier, l’Américain, en moyenne, gagne mieux sa vie que l’Européen. Même si le recul est moins marqué lorsqu’on prend en compte la faiblesse de l’euro par rapport au dollar (elle-même étant un reflet de la perte d’attractivité de l’Europe), il n’en reste pas moins substantiel. Les trois grandes...
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05/05 - Algérie : le journaliste français Christophe Gleizes s’en "remet à la clémence" d’Abdelmadjid Tebboune
Le journaliste français Christophe Gleizes avait été condamné en juin 2025 en Algérie à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme". Après une longue bataille, il a décidé de renoncer à son pourvoi en cassation, avec l'espoir de favoriser une grâce présidentielle, selon l’annonce de sa mère ce mardi 5 mai. Les proches du journaliste de 37 ans craignaient que cette procédure, engagée notamment pour lui permettre de continuer à voir sa famille au parloir, n'entrave une possible grâce présidentielle.
Journaliste sportif indépendant travaillant notamment pour les magazines So Foot et Society (groupe So Press), Christophe Gleizes avait été arrêté en mai 2024 et placé sous contrôle judiciaire alors qu'il effectuait un reportage sur la Jeunesse sportive de Kabylie, club de football de Tizi Ouzou. Les autorités algériennes lui reprochent notamment des entretiens avec des membres du Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie (MAK), classé comme "organisation terroriste" par Alger depuis 2021. "Il s’en remet totalement à la clémence du président"
Sylvie et Francis Godard, la mère et le beau-père du reporter, ont pu le rencontrer en avril dans la prison où il est détenu depuis plus de dix mois. "Nous avons pris une décision, la famille, que Christophe puisse retirer son pourvoi en cassation et donc il s'en remet totalement à la clémence du président (algérien Abdelmadjid) Tebboune", a déclaré Sylvie Godard sur France Inter. "C'est un acte très fort, symbolique, et vraiment on apprécie que le président...
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05/05 - Loi de programmation militaire : état d’alerte, anciens espions… Ces mesures qui font débat
Le projet d’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) est examiné à l’Assemblée nationale depuis ce lundi 4 mai. Il est aussi scruté de près par les associations et l’opinion publique, qui pointent plusieurs mesures jugées problématiques. Ce projet de loi, présenté en juillet dernier par Emmanuel Macron, fixe d’ici 2030 les grandes orientations et les moyens des armées françaises. Il prévoit notamment 36 milliards d’euros supplémentaires, pour atteindre un budget total de 436 milliards. Mais aussi la création d’un "état d’alerte de sécurité nationale", qui rappelle curieusement l’état d’urgence déjà existant.
Ce mécanisme serait activé sur une partie ou l’ensemble du territoire par décret adopté en Conseil des ministres, et permettrait, selon la ministre des Armées Catherine Vautrin, "de répondre rapidement dans des situations complexes". "En cas de menace et lorsque les circonstances l’exigent", ce "nouveau cadre" doit permettre "d’adapter temporairement nos règles pour accélérer les décisions, simplifier les procédures, lever les blocages", avait également détaillé fin mars le Premier ministre Sébastien Lecornu devant l’Assemblée nationale."Un état d’urgence qui ne dit pas son nom"
Dans une tribune publiée le 3 mai, plusieurs associations et syndicats, dont la Ligue des droits de l’homme, France Nature Environnement, le Syndicat de la magistrature ou encore la CGT, ont dénoncé la création de cet outil. Selon eux, il permettrait notamment des dérogations au droit du travail, au droit de l’environnement...
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05/05 - Jean-Luc Mélenchon et la dette : entre manipulation et calculs trompeurs
La température de l'eau est glacée ? Pourquoi, alors, ne pas casser le thermomètre pour se persuader de la clémence des éléments. En bout de course, tout est affaire de croyances. Quelques heures seulement après avoir officialisé sa candidature à l'élection présidentielle de mai 2027, Jean-Luc Mélenchon se lançait déjà dans une vaste opération de manipulation de l'opinion à l'occasion d'une interview accordée au média numérique Brut. Un florilège de fausses solutions et de calculs mensongers. Premier aperçu de ce qui nous attend dans l'année qui vient.
Sur le front de l'économie, le leader de La France insoumise s'est attaqué au sujet de l'endettement public. "La dette de la France est toujours présentée par rapport à une année de PIB : elle dépasserait ainsi les 100 % du PIB. C'est trompeur. Si on la rapporte au temps que dure un titre de dette, soit huit ans, elle avoisine les 12 à 13 % du PIB."
Dit comme cela, pourquoi trembler, en effet, à la lecture des performances du pays en matière de finances publiques ? Pourquoi s'échiner à vouloir maîtriser les dépenses et rééquilibrer les comptes ? Pourquoi s'inquiéter du vieillissement démographique et de la chute de la natalité sur le financement et la pérennité de notre système de retraite ? En poussant la logique jusqu'à l'absurde, il y a de quoi s'interroger sur l'entêtement de LFI – mais aussi d'une partie de la gauche – à vouloir mettre en place une taxe Zucman sur le patrimoine des ultra-riches ou une nouvelle taxe sur les superprofits des multinationales si le...
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05/05 - Assurance-vie : les critères essentiels pour choisir un bon contrat
Avec 2 100 milliards d’euros placés, les contrats d’assurance-vie, représentent un véritable poids lourd de l’épargne. Dotée de caractéristiques juridiques et fiscales inégalées et d’un fonds en euros à toute épreuve, elle a su séduire les Français. Le rebond de la collecte observée depuis deux ans montre que ces derniers la plébiscitent toujours. Cette place à part dans le patrimoine des ménages en fait aussi un produit avec lequel il faut compter du côté des autorités, d’autant qu’il finance à coups de milliards d’euros la dette de l’Etat et ses ambitions dont celles autour de la défense. Ce statut n’est pas sans susciter des convoitises. Courtiers, mutuelles, fintechs… De nombreux acteurs se lancent chaque année avec leur contrat pour essayer de capter une petite part de ce gâteau. Pour un succès variable tant l’offre est désormais abondante et concurrentielle. D’autres préfèrent la fustiger, en mettant l’accent sur son coût. Un tacle mérité mais qui tend à s’améliorer, sous la pression de Bruxelles en particulier.
Un bon contrat doit avant tout s’adapter à votre profil d’épargnant. Faites fi du discours marketing des compagnies et étudiez posément les caractéristiques de l’enveloppe proposée avant de souscrire. Investir dans une assurance-vie revient à signer un contrat avec une compagnie d’assurances. Ses engagements se trouvent renseignés dans la notice contractuelle vous liant l’un à l’autre. Inutile de vouloir tout comprendre à ce document jargonneux et indigeste. Consultez toutefois a minima ses premières pages,...
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05/05 - Des cours en anglais dans l’enseignement supérieur ? Oui, mais pas trop
Partir à l'étranger pour parachever son cursus scolaire ou améliorer son CV, apparaît aujourd'hui comme le plus sûr des accélérateurs de vie mais aussi de carrière. De leur côté, les grandes écoles françaises qui doivent faire face à la chute de la démographie étudiante et à une baisse des financements publics, multiplient les campus au-delà de l'Hexagone pour recruter de nouveaux étudiants. Toutes font le même constat, mais développent des stratégies différentes, persuadées que les classements les plus prestigieux sont désormais mondiaux. Cette course à l'exportation d'une éducation nationale au savoir-faire reconnu n'est pas sans obstacle dans un contexte géopolitique toujours plus tendu où la politique des visas devient une arme. Les implantations ne s’improvisent pas et restent coûteuses dans un marché très concurrentiel. Les élèves, eux, rêvent d’horizons lointains et parfois exotiques comme le souligne le baromètre exclusif réalisé par nos partenaires de L’Express Connect. Ils ont pris le temps de méditer Lamartine : "Il n'y a d'homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie."
A priori, le raisonnement paraît frappé au coin du bon sens. L’anglais est la langue la plus influente du monde ? Il faut donc l’utiliser dans les universités et les grandes écoles de France. A ceci près que les choses sont plus compliquées, vous allez le comprendre.
Jusqu’en 2013, la situation était simple : le français était, sauf exception, la langue normale de...
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05/05 - Détroit d’Ormuz : comment le "Projet Liberté" de Donald Trump a mis le feu aux poudres
Les espoirs d’une fin du conflit au Moyen-Orient sont-ils déjà ruinés ? Après des semaines d'affrontement dont on pensait ne pas voir l’issue, Donald Trump avait finalement affirmé dans une lettre au Congrès vendredi 1er mai que les États-Unis ne mèneraient plus d’attaques contre l’Iran, voire que la guerre était terminée. Avant d’annoncer deux jours plus tard que les États-Unis allaient aider les navires coincés dans le détroit d’Ormuz à franchir le passage toujours bloqué par Téhéran. Cette ultime opération nommée "Projet Liberté" et considérée comme un "projet humanitaire" par le milliardaire, serait soutenue par des destroyers de missiles guidés, plus de 100 avions et 15 000 militaires, précisait alors le Commandement central américain.
L’annonce a provoqué une intense escalade des tensions ces 48 dernières heures. "Le détroit d'Ormuz et le golfe Persique ne seront pas gérés par les publications délirantes de Trump !" a immédiatement répondu, dans un message posté sur X, le président du parlement iranien Ebrahim Azizi. "S’ils ont l’intention de s’approcher du détroit d’Ormuz ou d’y pénétrer, ils seront ciblés et attaqués", a promis un général iranien à propos des navires américains.Tirs de missiles
L’étincelle n’a pas tardé à embraser le détroit. Dès lundi midi, l’agence iranienne Fars a affirmé qu’un navire américain, ayant bravé les avertissements de Téhéran, avait été touché par deux missiles — une information rapidement démentie par Washington. De leur côté, les États-Unis ont annoncé que deux destroyers...
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05/05 - Qui détient vraiment le pouvoir en entreprise ? Ce livre qui révèle les règles cachées des organisations
Deux types de salariés. Un plan de carrière. Ambitieux, pour les premiers : tous les deux ans, une évolution de salaire et une montée en compétences, pour grimper toujours plus haut dans la pyramide. Quitte à changer d’entreprise pour avancer. Aux côtés de ces carriéristes assumés, des cadres moins volages. Peut-être d'anciens ambitieux qui ont fait le choix de se poser. En réalité, le mythe du salarié sclérosé au même poste pendant quarante ans a déjà été mis à mal il y a presque un demi-siècle par les chercheurs Michel Crozier et Erhard Friedberg dans L’acteur et le système (Seuil, 1977).
Dans ce classique de la sociologie, les auteurs déchirent la fiche de poste abstraite, les compétences figées et théoriques, les présupposés que l’on projette sur autrui, en montrant comment chaque employé, qui n’est jamais passif, suit sa propre stratégie, avec tous les enjeux de pouvoir et d’incertitude, pour coconstruire avec les autres un modèle collectif qui devient l’organisation. Le manager, qui connaît trois règles de base, un mode de fonctionnement et un contexte, a tout compris de l’approche organisationnelle d’un groupe. Mais de quelles règles parle-t-on ?
Alors qu’intuitivement on pourrait penser que l’organisation et l’action collective sont des données "naturelles", il n’en est rien : le point de départ de l’ouvrage de Crozier et Friedberg est précisément de montrer qu’elles constituent un "construit social" - premier commandement à connaître. Les sociologues soulignent qu’il "n’y a ni fatalité, ni déterminisme...
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05/05 - Le mariage pour tous a 25 ans, mais certains pays européens bloquent encore
Le 1er avril 2001, quatre couples homosexuels se sont dit "oui" à la mairie d'Amsterdam, quelques mois après la reconnaissance du mariage pour tous par les Pays-Bas. Une première dans le monde. Depuis, une quarantaine de pays ont suivi le royaume néerlandais, dont seize Etats membres de l'Union européenne. La France, elle, a passé le cap en 2013. Mais d'autres Européens demeurent récalcitrants à toute forme d'union officielle pour les personnes de même sexe, notamment au sein de l'ancien bloc soviétique.
En novembre dernier, la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), saisie par un couple de Polonais qui se sont mariés en Allemagne et souhaitaient faire transcrire leur union dans leur pays de naissance, a rendu un arrêt en leur faveur. Désormais, les Etats membres sont tenus de reconnaître le mariage de deux citoyens de même sexe légalement conclu dans un autre pays de l'UE... mais gardent la possibilité de refuser d'introduire le mariage pour tous dans leur droit national.En Europe de l'Est, une poignée de pays irréductibles interdisent toujours l'union entre personnes de même sexe.En Pologne, un débat soumis aux aléas politiques
A Varsovie, impossible pour les couples homosexuels de se marier ou même de contracter une union civile. Sur le sujet, le débat existe mais progresse lentement. Si le gouvernement libéral de Donald Tusk défend la création d'une forme de Pacs depuis 2023, il doit composer avec le président conservateur Karol Nawrocki, ouvertement opposé au mariage pour tous. Pour...
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05/05 - Jean-Michel Blanquer : "Derrière les langues régionales, il y a des indépendantistes"
Disons-le tout net : Jean-Michel Blanquer est sans doute la personnalité la plus détestée par les amoureux des langues dites régionales. En cause : son long séjour au ministère de l’Education nationale (2017-2022), où il a multiplié les mesures à leur encontre. A son "actif" ? Une diminution de leur attractivité au bac, qui a entraîné une chute drastique des effectifs au lycée. Et surtout, une opposition résolue à la loi du député régionaliste Paul Molac, votée il y a cinq ans, en avril 2021. Une opposition qu’il a réitérée récemment en attaquant violemment l’enseignement de la langue corse.
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Il y a donc longtemps que je souhaitais le rencontrer pour comprendre ses motivations. Il m’a fallu me montrer patient, mais j’ai fini par obtenir un rendez-vous avec lui, voilà quelques mois. C’est cet entretien que je restitue ici sous un format inhabituel puisque j’y consacrerai également mon infolettre de la semaine prochaine. Une longueur qui permet à une personnalité de premier plan d’exposer des thèses qui, si elles ne sont en rien les miennes, ont le mérite d’être argumentées (ce qui n’est pas toujours le cas sur un sujet où l’inculture est grande). Et de mieux...
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05/05 - Rebeca Grynspan, la Costaricaine qui veut succéder à Antonio Guterres : "Les gens me demandent où est passée l’ONU"
La bataille feutrée pour prendre la tête du "Machin" – selon l'expression un brin ironique du général de Gaulle – est lancée. En avril, les premières candidatures pour le poste de onzième Secrétaire général des Nations unies depuis 1945 ont été déposées. A ce jour, quatre candidats sont déclarés pour succéder au Portugais Antonio Guterres dont le double mandat, commencé en 2017, a confirmé l'effacement d'une institution qui avait déjà été largement affaiblie sous le règne de son prédécesseur Ban Ki-moon (2007-2016).
Les quatre candidats sont la Chilienne Michelle Bachelet, deux fois présidente de son pays ; l'Argentin Rafael Grossi, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) depuis six ans ; le Sénégalais Macky Sall, ancien président de la république ; et la Costaricaine Rebeca Grynspan, économiste et ancienne vice-présidente de cet Etat d'Amérique centrale réputé pour sa stabilité et son tourisme vert. D'autres candidats non déclarés peuvent encore se faire connaître. Seule condition : être soutenu par au moins un pays membre.
Le scrutin se déroulera selon un processus informel souvent comparé au conclave qui choisit le souverain pontife. Après des consultations informelles, les quinze membres du Conseil de sécurité procèdent à des votes indicatifs à huis clos afin d'évaluer le soutien dont bénéficie chaque candidat. Il est essentiel d'obtenir l'approbation des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, Etats Unis, France, Russie, Royaume-Uni), chacun disposant d'un droit de...
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04/05 - Ventes de livres : Matthieu Delormeau ou Gabriel Attal, qui démarre le mieux ?
2027 est dans toutes les têtes, que les prétendants à la présidentielle y pensent où s’y préparent. Alors qu’Elisabeth Borne publie cette semaine Réveillons-nous ! (Robert Laffont), un autre ancien Premier ministre n’a pas attendu cette injonction pour se lever de bonne heure et faire le tour de la France. Depuis une quinzaine de jours, Gabriel Attal est partout dans les médias et dans le pays pour promouvoir En homme libre (Editions de l’Observatoire), où le trentenaire se distingue d’Emmanuel Macron et prend date pour l’avenir. Dans le marché saturé des livres d’hommes et de femmes politiques, Attal réalise une belle performance : alors qu’ils sont sortis à la même date, son texte autobiographique part trois fois mieux que Le Temps d’une décision (Gallimard) de Bruno Le Maire, 18e des ventes d’essais. Derrières Le Maire, deux autres politiciens ferment la marche : Robert Ménard, 19e avec Lettre à Clara (Télémaque) ; Luc Ferry, 20e avec Ne vous mariez jamais ! Vraiment ? (Editions de l’Observatoire).
Si Attal est 2e des essais, c’est qu’il y a quelqu’un devant lui. Surprise ! Il s’agit de Matthieu Delormeau, auteur d’un livre, Addictions (Leduc), qui s’est arraché à plus de 7 000 exemplaires en quelques jours. L’homme de télé n’a (pour l’instant ?) aucune ambition élyséenne. Il est question dans son livre de son intoxication à la cocaïne, au GHB et aux médicaments. Le bouc émissaire de Cyril Hanouna semble sortir de l’eau avec cette confession sincère qui touche les lecteurs. Derrière lui, si aucune tendance ne...
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04/05 - Pour 2027, la gauche républicaine doit choisir : le renoncement ou le rassemblement, par Manuel Valls
Le socialisme, né au XIXe siècle, est un concept mort, un "grand cadavre à la renverse", vidé de sens ; ce n’est pas une provocation de ma part quatre-vingt-dix ans après la victoire du Front Populaire et quarante-cinq après celle de François Mitterrand un 10 mai, c'est un constat. Partout la social-démocratie est en proie à des difficultés existentielles face à la mondialisation financière, la crise de l'Etat-providence, le surgissement identitaire, le désordre géopolitique. Le Parti socialiste français peut survivre localement, il peut compter sur des groupes parlementaires et permettre à un gouvernement de durer. Mais sa trajectoire historique est brisée et il n'est plus crédible.
J’en ai été membre pendant trente-sept ans, je lui dois beaucoup, je m’y suis formé politiquement ; je le dis donc avec une certaine nostalgie. Mais j’ai tourné la page en le quittant en 2017. Trop de compromissions, de capitulations, d’erreurs…
La question qui se pose aujourd'hui n'est donc pas : comment sauver le Parti socialiste ? Elle est : peut-il exister, en 2027, une offre politique républicaine, sociale, européenne, crédible – et si oui, à quelles conditions ?Les gauches sont irréconciliables
Certains ont encore refusé d'admettre lors des dernières municipales que les gauches françaises étaient irréconciliables. Il n'y a pas d'union possible avec ceux qui pèsent l'antisémitisme dans une balance électorale, qui refusent de condamner le Hamas et de nommer l'islamisme politique — un projet totalitaire menaçant les libertés...
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04/05 - Hantavirus sur un navire de croisière : "Il est très létal, mais peu contagieux"
Il y a trois semaines, 130 voyageurs embarquaient sur le MV Hondius, imposant paquebot tout confort à destination du Cap-Vert, ses tortues et ses plages paradisiaques. Mais, alors que le bateau trace sa route dans les eaux profondes de l’Atlantique, un passager se sent mal : il peine à respirer et sa poitrine se serre. Les jours passent et les soins de l’équipage ne suffisent pas à le sauver.
Mardi 5 mai, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé que deux cas d'hantavirus avaient été confirmés, et cinq autres suspectés. Alors que faut-il craindre de ce virus inconnu du grand public ? Depuis la Guyane, la virologue Anne Lavergne traque les contaminations pour le compte de l’Institut Pasteur et de l’Etat français. Très létal, le virus est pris au sérieux par les autorités, mais les risques de pandémie sont extrêmement limités, assure-t-elle. Entretien.
L'Express : Le tableau présenté est-il alarmant ?
Anne Lavergne : Pour le moment, deux cas ont été confirmés sur cette croisière. Il est fortement probable qu’il s’agisse du virus Andes, car c’est le seul capable d’induire des contaminations humaines. Les autorités suivent de près la situation, car il existe une suspicion sur cinq autres cas et qu'un bateau est un milieu très confiné.
Tout ceci peut rappeler le début du Covid-19, où des contaminations sur des croisières avaient aussi été détectées. Mais ce ne sont pas du tout les mêmes virus ni les mêmes modes de diffusion. Les transmissions interhumaines sont possibles, mais très rares. S’il y en a...
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04/05 - "Tomber en faillite, ce n’était pas possible" : la transformation d’Orpea racontée par son patron
Le management, c'est une affaire de personnalité, de tempo. De décisions aussi évidemment. C'est pourquoi L'Express lance un nouveau podcast hebdomadaire dont l'objet est de passer à la moulinette une décision prise par un chef d'entreprise, un dirigeant politique, ou une figure de la société civile. Pour ce premier épisode, Laurent Guillot, le directeur général d'Emeis – ex-Orpea – arrivé à la tête de l'entreprise en juillet 2022, nous raconte ses premiers pas, en plein cœur de la tempête.
L'intégralité de cet épisode est à retrouver sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast Addict.
L'Express : Remontons au le 1er juillet 2022. C'est officiellement votre premier jour dans l'entreprise. Vous arrivez au siège à La Défense et vous décidez ce jour-là de réunir tous les salariés de l'entreprise - au moins ceux qui restent - en visio. Qu'est-ce que vous leur dites ?
Laurent Guillot : Evidemment, nous avons parlé soins, éthique et santé au travail. Mais je leur ai surtout dit que je ne leur demandais pas de me faire confiance, que c'était prématuré. Mais que nous allions faire un bout de chemin ensemble et qu'au fil du temps, ils découvriraient que les actions prises sont conformes aux engagements.
Le contexte de défiance, on vient de le dire, est énorme à ce moment-là. Comment avez-vous fait aussi pour reconstituer des équipes alors qu'à cette époque-là, personne n'a très envie d'aller travailler chez Orpea ?
Vous n'avez pas totalement raison. Comme j'étais porteur d'un projet de renouveau,...
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04/05 - Craignant pour sa vie, Vladimir Poutine renforce sa sécurité
L'image de l'homme fort et sans crainte rattrapée par la réalité du terrain. Alors que la Russie peine à progresser en Ukraine, s'embourbant dans un conflit qu'elle espérait expéditif, Vladimir Poutine est de plus en plus exposé. Au point que le Kremlin a renforcé le protocole de sécurité du président russe, craignant pour sa vie.
Selon un rapport d'une agence de renseignement européenne, consulté par CNN et le Financial Times, les cuisiniers, les gardes du corps et les photographes sont désormais interdits de voyager dans les transports en commun et des systèmes de surveillance ont été installés chez eux. Les visiteurs du Kremlin doivent également être examinés deux fois et ceux qui travaillent le plus près du président russe ne peuvent utiliser que des téléphones qui ne sont pas connectés à Internet.La crainte d'un coup d'Etat
Outre les décisions prises concernant le personnel, Vladimir Poutine a décidé de cesser de se rendre dans ses résidences dans la région de Moscou et dans le nord-ouest, au Valdai, au nord du pays, à près de 350 km de Saint-Pétersbourg. Alors que le nombre d'endroits que Poutine visite régulièrement a été considérablement réduit, le président n'ayant même pas visité d'installation militaire depuis le début de l'année 2026, il s'isole de plus en plus dans des bunkers sécurisés. Un isolement camouflé par des images préenregistrées diffusées par les médias pour faire croire à un fonctionnement inchangé.
Mais le Kremlin craint également un potentiel coup d'État. Selon le rapport, le pouvoir russe...
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04/05 - Défense : l’Europe fragilisée par les dernières annonces de Donald Trump
Le torchon qui brûle entre l'Allemagne et les États-Unis met l'Europe dans une situation délicate. En plus d'avoir annoncé le retrait de 5 000 soldats américains du territoire allemand, Donald Trump a décidé d'annuler le déploiement d'un bataillon américain équipé de missiles à longue portée. L'annonce, faite vendredi 1er mai par le Pentagone, découle directement de la querelle entre le président américain et le chancelier allemand Friedrich Merz au sujet de la guerre en Iran.
Cette décision brise le plan de déploiement, négocié sous Joe Biden pour renforcer la dissuasion de l'Otan face aux Russes, dévoilé en 2024 à l'occasion d'un sommet de l'Alliance. La décision de déployer des armes américaines à longue portée sur le sol allemand, pour la première fois depuis la fin de la Guerre froide, visait alors à montrer à Moscou qu’en cas d’attaque contre des villes d’Europe occidentale, ses propres installations de commandement et ses sites de lancement de missiles ne seraient pas à l’abri d’une contre-attaque, rappelle le Financial Times.Un retrait "prévisible"
La rapidité à laquelle Donald Trump est revenu sur cet engagement force les Européens à se réorganiser dans l'urgence. Alors que le retrait de 5 000 soldats représente 12 % du contingent américain présent en Allemagne, le ministre allemand de la Défense affirme que l'Europe investit déjà pour sortir de la dépendance américaine sur les questions sécuritaires. Boris Pistorius estime que l'annonce américaine était "prévisible", alors que Berlin s'attendait à ce que...
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04/05 - Transports : la copie parfaite des errements du PS
Il y a quelque chose de miraculeux dans le nouveau programme du Parti socialiste dévoilé récemment. Un pavé de 144 pages dans lequel on découvre une impressionnante collection de truismes, un déni affiché de nos soucis budgétaires - les occurrences "déficit public" et "dette publique" n'apparaissent respectivement qu'une et deux fois ! - et un chapelet de propositions aux effets parfois contradictoires.
Sur ce dernier point, l'exemple le plus frappant se niche dans le chapitre consacré au "nouveau contrat social dans les transports ", où l'on relève trois propositions qui prises chacune séparément ne heurteront guère l'opinion publique. La première : faire baisser le prix du billet de train. Qui serait contre ? La deuxième : investir massivement dans le réseau ferroviaire pour décupler l'offre, notamment la nuit. La dernière : opérer une nationalisation verte des autoroutes et diminuer le tarif des péages.
Le problème, c'est que l'équation ne boucle pas. Et pas seulement parce que la réduction du prix des péages autoroutiers n'est pas forcément le meilleur signal à envoyer aux automobilistes pour les inciter à délaisser leur voiture.
En réalité, ces trois propositions percutent de plein fouet un projet de loi actuellement en discussion au Sénat, et prochainement à l'Assemblée nationale, qui porte sur le financement des infrastructures de transports. Un maillage en mauvais état, alors que le sous-investissement passé dans le rail atteint presque 60 milliards d'euros, de l'aveu même de SNCF Réseau. Ce texte...
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04/05 - Assurance-vie : les conseils des experts pour diversifier son contrat
Avec 2 100 milliards d’euros placés, les contrats d’assurance-vie, représentent un véritable poids lourd de l’épargne. Dotée de caractéristiques juridiques et fiscales inégalées et d’un fonds en euros à toute épreuve, elle a su séduire les Français. Le rebond de la collecte observée depuis deux ans montre que ces derniers la plébiscitent toujours. Cette place à part dans le patrimoine des ménages en fait aussi un produit avec lequel il faut compter du côté des autorités, d’autant qu’il finance à coups de milliards d’euros la dette de l’Etat et ses ambitions dont celles autour de la défense. Ce statut n’est pas sans susciter des convoitises. Courtiers, mutuelles, fintechs… De nombreux acteurs se lancent chaque année avec leur contrat pour essayer de capter une petite part de ce gâteau. Pour un succès variable tant l’offre est désormais abondante et concurrentielle. D’autres préfèrent la fustiger, en mettant l’accent sur son coût. Un tacle mérité mais qui tend à s’améliorer, sous la pression de Bruxelles en particulier.
Avec un contrat investi à 100 % en fonds en euros, aucun risque de perdre de l’argent. Mais les gains seront forcément modestes. Pour aller chercher un surplus de rendement, il faut accepter une part de risque et diversifier son portefeuille sur des unités de compte. Tout en tenant compte de son degré d’acceptation du risque et de son horizon de placement. Plus ces derniers s’avèrent élevés et plus il convient de miser sur des placements dynamiques comme les actions.Trois profils pour bien investir3...
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04/05 - "Projet Liberté" : Donald Trump lance une opération pour débloquer le détroit d’Ormuz
La fin du blocus iranien dans le détroit d'Ormuz ce lundi ? C'est en tout cas le souhait de Donald Trump. Le président américain a annoncé, dimanche 3 mai sur son réseau Truth Social, que les États-Unis allaient aider les navires immobilisés à franchir le passage bloqué par Téhéran, une demande faite par plusieurs pays selon le milliardaire. "Des pays du monde entier (...) ont demandé aux États-Unis si nous pouvions les aider à libérer leurs navires, qui sont enfermés dans le détroit d'Ormuz, affirme le locataire de la Maison-Blanche dans son message. Pour le bien de l'Iran, du Moyen-Orient et des États-Unis, nous avons dit à ces pays que nous guiderions leurs navires en toute sécurité hors de ces voies maritimes restreintes, afin qu'ils puissent poursuivre librement et efficacement leurs activités."
Estimant que l'intervention américaine, qu'il a appelée "Project Freedom" ("Projet liberté" en français), était un "geste humanitaire", le président américain n'a pas développé les détails de cette opération. Le commandement central américain a de son côté affirmé que l'opération serait soutenue par des destroyers de missiles guidés, plus de 100 avions et 15 000 militaires. Paradoxalement, un autre responsable américain a affirmé auprès de CNN que l'opération n'était pas une mission d'escorte.Réponse iranienne
L'intervention américaine n'inclut pas forcément des combats. Selon deux responsables américains auprès d'Axios, les navires de l'US Navy escorteront des navires commerciaux en restant "à proximité" au cas où...
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04/05 - Partir étudier à l’étranger : de nouvelles destinations à la mode et parfois exotiques
Partir à l'étranger pour parachever son cursus scolaire ou améliorer son CV, apparaît aujourd'hui comme le plus sûr des accélérateurs de vie mais aussi de carrière. De leur côté, les grandes écoles françaises qui doivent faire face à la chute de la démographie étudiante et à une baisse des financements publics, multiplient les campus au-delà de l'Hexagone pour recruter de nouveaux étudiants. Toutes font le même constat, mais développent des stratégies différentes, persuadées que les classements les plus prestigieux sont désormais mondiaux. Cette course à l'exportation d'une éducation nationale au savoir-faire reconnu n'est pas sans obstacle dans un contexte géopolitique toujours plus tendu où la politique des visas devient une arme. Les implantations ne s’improvisent pas et restent coûteuses dans un marché très concurrentiel. Les élèves, eux, rêvent d’horizons lointains et parfois exotiques comme le souligne le baromètre exclusif réalisé par nos partenaires de L’Express Connect. Ils ont pris le temps de méditer Lamartine : "Il n'y a d'homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie."
Timorés les étudiants français ? "Il y a quinze ans, lorsque nous leur proposions de partir dans un pays d’Europe de l’Est, ils ne voulaient pas y aller. Aujourd’hui, ces destinations font partie intégrante de leurs vœux", constate Laurence Boiteux, la directrice des relations internationales de l’EM Normandie. Selon elle, les envies des jeunes ont évolué et concernent...
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04/05 - Quand la technologie déraille : le futur selon Jacques Attali et Bernard Minier
D’un côté la surveillance et la manipulation des esprits grâce à une nouvelle arme permettant d’imposer rêves et souvenirs, de l’autre, l’émergence d’inquiétants robots-tueurs ou soldats : bienvenue dans les mondes enchantés de Jacques Attali et de Bernard Minier. Qu’on soit polytechnicien et énarque ou ancien contrôleur des douanes, l’avenir à l’ère des nouvelles technologies n’est pas des plus roses. Hasard de l’édition, leurs romans (noirs) respectifs, Vos rêves seront bientôt les miens (Flammarion) et Ruptures (XO), entraînent simultanément le lecteur dans les étonnantes innovations scientifiques en cours et les dévoiements de l’intelligence, artificielle ou autre.
Avec Jacques Attali, nous sommes en avril 2032, à cinq jours de l’élection présidentielle : l’extrême droite antimusulmane et anti-écologiste et l’extrême gauche fondamentaliste sont en tête des sondages, tandis qu’un conseiller du président, un "centriste insipide" au piètre bilan, est retrouvé dans le coma chez lui auprès d’un autre corps, celui, on l’apprendra, de son cousin germain américain, professeur de neuropsychiatrie à Baltimore, spécialiste du sommeil, de la maîtrise des rêves et des maladies de la mémoire. Un fâcheux événement que l’Elysée souhaite minimiser en cette semaine préélectorale.
Pour Bernard Minier, c’est en avril 2025, et en Espagne, lors de la grande panne d’électricité paralysant tout le pays, que l’on croise sa première morte, la DG (enceinte) d’Estelar/StarCo, entreprise du fantasque et génial supra-milliardaire Milton Gail,...
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04/05 - Présidentielle 2027 : les mille récits de Jean-Luc Mélenchon, l’homme qui voulait mourir sur scène
Dimanche 3 mai, Jean-Luc Mélenchon a succédé à Jean-Luc Mélenchon. L’homme qui, depuis 2022, assure à cor et à cri vouloir "être remplacé" jure qu’il n’a "pas changé d’avis". Sauf que voilà, force est de constater que personne n’a véritablement fait "mieux", selon son injonction du Cirque d’Hiver, au soir de sa dernière élimination présidentielle (la troisième de suite) aux portes du second tour. Les huiles de La France insoumise ont depuis eu le temps de mûrir l’assertion du patriarche - "ce n’était pas un 'Faites mieux' individuel, mais un 'Faites mieux' collectif", a ainsi compris Louis Boyard. Un réflexe de survie en mélenchonie.
"Tous ceux qui sont morts chez nous, ce sont ceux qui ont cru que tout irait mieux si l’on changeait de figure", assure un collaborateur insoumis. En privé, comme l’écrit Libé, le mitterandolâtre serait traumatisé de ces "déchirures terribles" au PS, après que "le Vieux" a adoubé, au cours de son second septennat, Laurent Fabius plutôt que Lionel Jospin... Les moins subtiles, les plus contrariants, les plus ambitieux dissidents de LFI ont payé pour voir, exfiltrés, traîtres qu’ils sont, par la petite porte et remplacés illico par une nouvelle génération d’affidés. Jean-Luc Mélenchon, ce mitterrando-lambertiste.Pyromane
En quatre ans, Jean-Luc Mélenchon n’a pas "fait mieux", il a charrié bien pire récit que n’importe quelle personnalité de l’arc républicain. À coups de propos jugés antisémites, à force de souffler sur les braises des émeutes de 2023, de "l’affaire Quentin Deranque" plus...
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04/05 - Eric Ciotti, la revanche d’un ambitieux : "Il ne veut pas se retrouver cocu"
En cet automne 2024, la droite est prise d’une joie mauvaise. Les Républicains (LR) observent avec gourmandise les déboires de leur ancien président Eric Ciotti, allié malheureux du Rassemblement national (RN) aux législatives. La trahison n’a pas payé. Le Niçois dirige un maigre groupe parlementaire de 16 députés après l’échec électoral de l’extrême droite. Le voilà condamné à écouter les tirades du ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, ce poste qu’il convoitait tant. Dans les couloirs de l’Assemblée, le député Julien Dive lâche un jour à Marine Le Pen : "Vous feriez bien de ne pas trop lâcher la laisse de votre chien, il a tendance à prendre des libertés." Les cadres LR s’amusent des errements stratégiques d’Eric Ciotti, passé si près d’une entrée au gouvernement. N’envisageait-il pas à une époque une alliance de circonstances avec la macronie ? "Le chat noir absolu !", se marre un pilier du socle commun.
Fini de rire, les rôles se sont inversés. LR, englué dans ses guerres internes, a dilapidé le capital politique accumulé sous Michel Barnier. Eric Ciotti, lui, décèle dans sa victoire aux élections municipales niçoises le succès de sa stratégie d’alliance. Au prix de quelques arrangements avec la vérité. L’édile a soigneusement caché le soutien du RN dans sa campagne et a vaincu Christian Estrosi dans un duel classique face à la droite. Son élection ne signe pas le triomphe de l’union des droites, mais celle d’une candidature adoubée par la formation de Marine Le Pen.Enfin heureux au RN ?
Au diable ces nuances de...
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04/05 - "Souveraineté technologique" : pourquoi l’Europe risque de rater le train de l’IA, par John Allen
De la résolution du Parlement européen sur la "souveraineté technologique" à la décision de la France d’abandonner l’usage de Zoom et de Microsoft Teams par les fonctionnaires, les appels à réduire la dépendance de l'Europe envers des solutions numériques étrangères - en particulier américaines et chinoises - se multiplient. Comme l’a formulé l’ancien commissaire européen Thierry Breton, les Européens risquent de devenir les "idiots utiles" des géants de la tech qui "domineront le cyberespace et chercheront à imposer leurs normes, leur vision du monde et la dépendance qui s'ensuit".
Cependant, ces appels ne doivent pas occulter un défi bien plus pressant : celui de la diffusion des technologies. En Europe, l’adoption d’outils technologiques tels que l’intelligence artificielle (IA) par les entreprises, les organismes publics et les institutions de sécurité a été extrêmement lente et inégale.
Comme le montre un récent rapport de GLOBSEC suivant les progrès de l’adoption de l’IA en Europe, il existe de fortes disparités entre les Etats membres où sa diffusion a été rapide – comme le Danemark ou la Suède, où plus de 25 % des entreprises utilisent des outils d’IA – et ceux qui continuent d'accuser un retard. En Pologne et en Bulgarie, par exemple, les parts d’entreprises y ayant recours ne sont respectivement que de 4 % et 5 %. Avec seulement 8,5 % d’adoptants d’IA dans son secteur privé, la France se situe plutôt en queue de peloton. L’écart de productivité ne fera que se creuser
Si cette tendance se maintient,...
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04/05 - Que reste-t-il du programme nucléaire iranien ? L’état des lieux qui inquiète toujours les experts
S'il y a un diplomate bien informé sur la menace nucléaire iranienne, c'est bien lui : Joshua Zarka, ambassadeur d’Israël en France et ex-directeur des affaires stratégiques au sein du ministère des Affaires étrangères où il a travaillé sur les questions de non-prolifération. Pour lui, aucun doute : "celle-ci est repoussée à des décennies." Un optimisme qui fait écho au ton euphorique de Benyamin Netanyahou et de Donald Trump, pour qui le programme nucléaire iranien - lancé dans les années 1950 sous le Chah avec l’appui des États-Unis -, a été neutralisé.
Au point d'en conclure que l’Iran n'est plus une "puissance du seuil", c’est-à-dire un Etat capable de fabriquer une arme atomique ? "C’est du bullshit !, réfute James M. Acton, codirecteur du programme de politique nucléaire de la Fondation Carnegie pour la paix internationale. Il est vrai qu'il faudrait une décennie, voire deux, à l'Iran pour reconstruire un programme nucléaire d'une ampleur comparable. Mais avant cela, Téhéran pourrait fabriquer une bombe avec un programme nucléaire bien plus modeste". L'opération "Midnight Hammer"
C'est le cœur du problème. Pour bien comprendre, revenons au 21 juin 2025 lors de l’opération "Midnight Hammer". En quelques heures, les B-2 américains lâchent 14 bombes pénétrantes de 13 tonnes sur les sites de Fordo et Natanz, tandis qu’Ispahan se retrouve sous le feu des missiles Tomahawk. Un coup sans commune mesure est porté à ce pan stratégique du régime des mollahs. En parallèle, plusieurs figures de la communauté...
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03/05 - L’Opep+ augmente sa production malgré le blocage du détroit d’Ormuz et le retrait des Emirats arabes unis
L'Opep + a annoncé dimanche un accord pour relever sa production d'environ 188 000 barils par jour (bpj) en juin, ce qui constitue la troisième augmentation mensuelle consécutive du groupe depuis le début de la guerre contre l'Iran déclenchée par les Etats-Unis et Israël le 28 février. Cette légère hausse de la production de sept pays de l'organisation - à savoir l'Arabie saoudite, l'Irak, le Koweït, l'Algérie, le Kazakhstan, la Russie et Oman - reste largement théorique tant que le conflit entre les États-Unis et l'Iran continuera de perturber l'acheminement du pétrole du Golfe.
La mesure vise à montrer que l'Opep + est prête à augmenter l'offre dès que la guerre se terminera, selon des sources et des analystes. Le groupe poursuit également ses projets d'augmentation de ses objectifs de production malgré le départ des Émirats arabes unis du groupe cette semaine.
"L'Opep + envoie au marché un message à deux niveaux : continuité malgré la sortie des Émirats arabes unis, et contrôle malgré un impact physique limité", a déclaré Jorge Leon, analyste chez Rystad et ancien responsable de l'organisation. "Si la production augmentée sur le papier, l'impact réel sur l'offre physique reste très limité en raison des contraintes liées au détroit d'Ormuz. Il s'agit moins d'ajouter des barils que de signaler que l'Opep + garde la main", a-t-il ajouté.
Selon l'accord, le quota de l'Arabie saoudite, premier producteur de l'Opep +, passera à 10,29 millions de barils par jour en juin, un niveau largement supérieur à sa...
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03/05 - Scandale IA : des robots conversationnels expliquent comment concevoir des attaques biologiques massives
La révélation n'a pas fini de remuer le monde de la tech et de la médecine. On savait déjà que les bots IA pouvaient donner des conseils en matière de suicide. Le scandale avait éclaté en août dernier, lorsque des parents américains avaient accusé ChatGPT, messages à l'appui, d'avoir encouragé leur fils à se suicider. On sait désormais que les assistants conversationnels peuvent aussi aider à fabriquer un massacre par arme biologique.
C'est le constat glaçant qu'a fait le docteur David Relman, qui s'est confié sur ses découvertes dans les colonnes du New York Times. Microbiologiste et expert en biosécurité à l'université de Stanford, le Dr Relman avait été engagé par une entreprise d'intelligence artificielle - dont le nom n'a pas été divulgué pour raisons de sécurité - afin de tester la robustesse de son produit avant sa commercialisation.Risques d'attaques biologiques massives
Il était alors loin d'imaginer ce qu'il allait découvrir : qu'un chatbot était capable de lui expliquer comment modifier en laboratoire un pathogène notoire afin de le rendre résistant aux traitements connus. Mais pire encore : qu'il lui décrirait en détail comment propager la superbactérie, en exploitant une faille de sécurité dans un vaste réseau de transports en commun. Le tout étant pensé pour maximiser le nombre de victimes et minimiser les risques d'être détecté.
"Il répondait à des questions auxquelles je n'avais même pas pensé, avec une telle fourberie et une telle ruse que j'en ai été glacé", a déclaré le docteur Relman. Il fait...
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03/05 - Rapprochement stratégique et équilibres régionaux : que vient faire Emmanuel Macron en Arménie ?
Pour la première fois dans un cadre bilatéral, Emmanuel Macron se rend en Arménie du 3 au 5 mai, à l’occasion d’une séquence diplomatique dense à Erevan, la capitale. La visite du chef de l’État français s’inscrit en marge de deux rendez-vous majeurs : le sommet de la Communauté politique européenne (CPE) et une rencontre entre l’Union européenne et cette ancienne république soviétique indépendante depuis 1991.
Placée sous un "triple signe" – approfondissement de la relation bilatérale, rapprochement avec l’Union européenne et dynamique de paix avec l’Azerbaïdjan – cette visite intervient dans un contexte régional en recomposition, marqué par l’accord de paix signé en août 2025 entre Erevan et Bakou.Une relation franco-arménienne renforcée
Au cœur du déplacement, la signature d’un accord de partenariat stratégique entre la France et l’Arménie doit consacrer la relation bilatérale. Le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan et Emmanuel Macron entendent notamment renforcer leur coopération en matière de défense. Celle-ci s’est déjà traduite par la livraison de radars français et la commande de 36 canons Caesar en 2024, ainsi que par la formation de soldats arméniens par des instructeurs français.
Des perspectives économiques accompagnent ce rapprochement, avec des "prospects potentiels" pour Airbus et l’engagement de la France dans un projet de tunnel sur l’axe nord-sud du pays. Sur le plan culturel, un partenariat entre le musée du Matenadaran et la Bibliothèque nationale de France doit également être conclu. Le...
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03/05 - "C’est Dr Jekyll et Mister Hyde" : Emmanuel Macron et la science, ses conseillers, ses lectures, ses errances
S’attendait-il à un tel accueil, à tant d'éloges ? Depuis quelques mois, Nicolas Castoldi sillonne les campus américains et rencontre des scientifiques pour le compte du ministère de la Recherche. Les armes du coordinateur du programme Choose France for Science : un épais carnet d’adresses et surtout un nom, celui d’Emmanuel Macron. Précieux sésame, pour attirer en France les plus brillants esprits. A peine prononcé, à Harvard, Stanford, Princeton ou au MIT, les portes s'ouvrent. Alors que dans de nombreux pays, les décideurs piétinent les faits et vérités, le chef d’État français, lui, fait figure de saint patron des Lumières.
Emmanuel Macron, un des rares à choyer la science, à la comprendre ? En deux quinquennats, le président s’est toujours présenté comme un admirateur de la méthode cartésienne, convaincu que la recherche est le carburant de la croissance, de la souveraineté, des révolutions sociétales. A peine élu, il multiplie les sommets, les visites de laboratoire et les coups de com'. Mais en coulisses, nombreux sont les scientifiques à nuancer ce récit. Avec les scientifiques, le dialogue n'a en réalité pas toujours été si facile.
Quelle relation le président entretient-il avec la science ? Quel est son rapport intime, charnel avec cette étrange matière, faites de doutes et de paradoxes ? Pour le comprendre, L’Express s'est entretenu avec une vingtaine de conseillers, de ministres et scientifiques habitués du Palais. Mis bout à bout, ces témoignages dessinent dix années d'un ménage passionné mais...
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03/05 - "Ne cède jamais à l’urgence de condamner" : les extraits du nouveau livre de Julia de Funès
C'est un livre salutaire pour s'émanciper des débats binaires de notre époque. Dans Pensées distinguées (Editions de L'Observatoire, parution le 5 mai), la philosophe Julia de Funès entend donner des outils conceptuels pour armer son propre jugement et sortir de la pensée dogmatique sur des sujets comme l'immigration ou l'euthanasie. En voici les bonnes feuilles. La moralisation et la morale
Il est nécessaire aujourd’hui de distinguer avec fermeté deux choses que l’on confond partout : la moralisation et la réflexion morale. La moralisation, telle qu’elle prospère dans les médias, les discours militants, les réseaux et certaines sphères universitaires, est un outil d’intimidation sociale. Elle consiste à assigner une valeur morale définitive à un propos, une personne ou un comportement, sans examen, sans nuances, sans possibilité de contradiction. Elle simplifie à l’extrême, se nourrit de raccourcis affectifs, s’exerce sur autrui, jamais sur soi. C’est une posture. Et comme toute posture, elle s’entretient mieux dans le vacarme que dans la pensée.
La réflexion morale, elle, est tout autre. Elle demande du temps, des distinctions, une rigueur conceptuelle. Elle suppose que l’on comprenne la différence entre une faute et une erreur, une intention et une conséquence, un principe et son application. Réfléchir moralement, ce n’est pas s’indigner, c’est articuler. Ainsi, lorsque quelqu’un déclare qu’il faut punir ceux qui tiennent des propos problématiques, la question morale commence précisément là où la...
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03/05 - Sondage : la guerre en Iran déjà aussi impopulaire que le Vietnam ou l’Irak aux Etats-Unis
Les ordres de grandeur sont bien différents, et pourtant, dans l'opinion publique américaine, flotte un parfum d'impopularité qui rappelle celui des années 1971 ou 2006. Certes, seuls 13 soldats américains sont morts en Iran depuis deux mois. Mais à en croire le dernier sondage Washington Post-ABC-Ipsos, la guerre en Iran est déjà aussi décriée que la guerre du Vietnam - 50 000 morts côté américain - sur sa fin dans les années 1970, ou que la guerre en Irak - 2 400 morts côté américain - à son pic en 2006.
En cause : la guerre pèse sur le pouvoir d'achat des Américains et amplifie leur sensation de vulnérabilité face à la menace terroriste, détaille le Washington Post. A tel point que 61 % d'entre eux analysent le recours à la force contre l’Iran comme "une erreur". Et moins de deux Américains sur dix estiment que les actions des États-Unis en Iran ont été "couronnées de succès".Pouvoir d'achat et menace terroriste
Ces appréciations varient cependant selon l'affiliation politique. L'intervention militaire en Iran est ainsi jugée comme une erreur par 91 % des encartés au parti démocrate, contre seulement 19 % du côté des républicains. Preuve que malgré une large impopularité, le soutien reste élevé au sein de la droite américaine.
Autre enseignement de ce sondage : deux tiers des Américains ne croient pas qu’un accord empêchera l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire. Mais partisans démocrates et républicains sont divisés sur le chemin à emprunter pour la suite. Les démocrates - et les indépendants - sont ainsi plus...
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03/05 - Assurance-vie : le fonds en euros, une bonne manière de se "construire" un patrimoine ?
Avec 2 100 milliards d’euros placés, les contrats d’assurance-vie, représentent un véritable poids lourd de l’épargne. Dotée de caractéristiques juridiques et fiscales inégalées et d’un fonds en euros à toute épreuve, elle a su séduire les Français. Le rebond de la collecte observée depuis deux ans montre que ces derniers la plébiscitent toujours (ci-dessous). Cette place à part dans le patrimoine des ménages en fait aussi un produit avec lequel il faut compter du côté des autorités, d’autant qu’il finance à coups de milliards d’euros la dette de l’Etat et ses ambitions dont celles autour de la défense. Ce statut n’est pas sans susciter des convoitises. Courtiers, mutuelles, fintechs… De nombreux acteurs se lancent chaque année avec leur contrat pour essayer de capter une petite part de ce gâteau. Pour un succès variable tant l’offre est désormais abondante et concurrentielle. D’autres préfèrent la fustiger, en mettant l’accent sur son coût. Un tacle mérité mais qui tend à s’améliorer, sous la pression de Bruxelles en particulier.
Pour la troisième année de suite, les bonus sur les fonds en euros vont bon train. Comptez 1 à 2 % de majoration sur l’épargne versée en 2026, de quoi obtenir un rendement compris entre 3,5 et 6 % selon les contrats. Pour qui a une somme rondelette à mettre à placer, l’aubaine est bonne à saisir, d’autant qu’elle concerne aussi 2 027 dans certaines offres. Aucun autre placement garanti ne procure ce niveau de rémunération actuellement. Le fossé se creuse même avec un livret A à 1,50 %. Les...
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03/05 - Leon Laulusa (ESCP) : "La France est vue comme un pays d’excellence académique"
Partir à l'étranger pour parachever son cursus scolaire ou améliorer son CV, apparaît aujourd'hui comme le plus sûr des accélérateurs de vie mais aussi de carrière. De leur côté, les grandes écoles françaises qui doivent faire face à la chute de la démographie étudiante et à une baisse des financements publics, multiplient les campus au-delà de l'Hexagone pour recruter de nouveaux étudiants. Toutes font le même constat, mais développent des stratégies différentes, persuadées que les classements les plus prestigieux sont désormais mondiaux. Cette course à l'exportation d'une éducation nationale au savoir-faire reconnu n'est pas sans obstacle dans un contexte géopolitique toujours plus tendu où la politique des visas devient une arme. Les implantations ne s’improvisent pas et restent coûteuses dans un marché très concurrentiel. Les élèves, eux, rêvent d’horizons lointains et parfois exotiques comme le souligne le baromètre exclusif réalisé par nos partenaires de L’Express Connect. Ils ont pris le temps de méditer Lamartine : "Il n'y a d'homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie."
L'Express : Comment les diplômes français sont-ils perçus à l’international ?
Léon Laulusa : Très bien ! Depuis une dizaine d’années, nous observons une hausse de leur attractivité. Déjà, parce que la place des établissements français dans les grands classements se révèle aujourd’hui excellente, autant pour nos universités que pour nos écoles d’ingénieurs et de commerce. Dans...
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03/05 - Virginia Woolf à Vanessa Bell : la correspondance de deux sœurs, entre "potins", dandysme et dépression
Ceux qui persistent à vouloir voir en Virginia Woolf une intellectuelle austère ou une militante féministe radicale risquent d’être surpris s’ils se plongent dans ces 600 pages de lettres échangées entre l’écrivaine et sa sœur Vanessa Bell entre 1904 et 1941 : il y est souvent question de mondanités très chics, de domestiques, de résidences secondaires et de vacances luxueuses en France et en Italie.
Le livre s’ouvre l’année de la première tentative de suicide de Virginia – âge de 22 ans, elle se jette d’une fenêtre. Vanessa, 25 ans, veille sur cette petite sœur fragile atteinte de problèmes cardiaques et de maux de tête terribles. L’aînée se marie, a des enfants, alors que la cadette reste longtemps une éternelle adolescente avant d’épouser Leonard Woolf et de monter avec lui leur maison d’édition, la Hogarth Press. Ils vivent entre Londres et Monk’s House. Vanessa raffolant des "potins" dont Virginia truffe ses lettres, cette dernière lui transmet des indiscrétions sur leurs amis communs, dont les membres du Bloomsbury Group – quand Virginia évoque John Maynard Keynes, elle ne parle pas de ses théories économiques, mais se moque de sa Rolls-Royce. On voit défiler Katherine Mansfield, le prince Bibesco, Jacques-Emile Blanche, Noël Coward… Virginia est volontiers vacharde. En 1908, à Glastonbury, elle goûte peu "les cyclistes de la classe moyenne qui étendent leurs corps affreux n’importe où". Un an plus tard, se rendant à Bayreuth, elle observe "les gens" : "Mon Dieu qu’ils sont laids !" Allant écouter Parsifal...
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03/05 - A Colombey, la vente de la demeure historique du général de Gaulle vire au casse-tête politique
La Boisserie, demeure historique et chérie du général de Gaulle, est en vente, ou disons plutôt que ses propriétaires, les quatre petits-fils du fondateur de la Ve République, veulent s’en séparer au plus vite. Leur souhait n’a que modérément surpris à l’Elysée, où la mésentente chamailleuse des héritiers de "l’homme du 18 juin" - comme les errements politiques de deux d’entre eux - est connue. L’affaire mobilise depuis plusieurs mois le sommet de l’Etat tant la maison de la Haute-Marne, dans laquelle le Général mourut en jouant à la réussite sur une table de bridge dans la bibliothèque, n’est à l’évidence pas un bien immobilier anodin.
La gentilhommière de 14 pièces, à l’entrée du village de Colombey-les-Deux-Eglises, plonge à l’arrière sur une pelouse pentue, au-delà de laquelle surgit dans le ciel l’immense croix de Lorraine, érigée en 1972. Au pied du monument, le Mémorial, musée consacré à la carrière militaire et politique du héros de la France libre. Et à quelques dizaines de mètres, sa demeure donc, recouverte de vigne, plongeant le visiteur dans l’intimité du Général comme dans l’histoire du siècle dernier. On y contemple, figé pour l’éternité, son décor, quotidien et bourgeois - le coffre à cigares offert par Fidel Castro, les photos dédicacées par Kennedy, la reine Elizabeth II ou Churchill, un briquet, des armes de parade, des plaques commémoratives. Sous l’escalier, le téléphone, qu’il fit de mauvaise grâce installer une fois élu à la Présidence de la République et qu’il détestait décrocher.
Après sa mort, le 9...
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03/05 - Friedrich Merz et Emmanuel Macron, une idylle contrariée : pourquoi le couple franco-allemand bat de l’aile
Quand le Danemark eut peur que les Etats-Unis s’emparent de force du Groenland, c’est vers Paris et Berlin qu'il s’est tourné. Le 3 janvier, Donald Trump fait enlever le dirigeant vénézuélien Maduro ; l’audace du raid alarme Copenhague. Le président américain s’apprête-t-il à envoyer ses commandos sur l’île arctique aussi ? Des centaines de soldats danois, épaulés par quinze militaires français, un détachement de reconnaissance allemand et quelques officiers de Suède, de Norvège et du Royaume-Uni, sont dépêchés sur place. L’exercice européen, présenté par le Danemark comme relevant de l’Otan, a beau n’être que symbolique, l’effet est là : quelques jours plus tard, le président américain bat en retraite, au moins provisoirement.
Le bras de fer euroaméricain au Groenland a révélé au grand jour un bouleversement stratégique : pour l’Europe, le protecteur peut devenir un prédateur ; la menace ne pèse pas seulement sur le flanc Est, elle vient aussi de l’Ouest. Si la France se sent confortée dans ses analyses, l’Allemagne, elle, voit son positionnement atlantiste ébranlé. "Le fait qu’à un moment, l’usage de la force militaire n’était pas exclu par Washington, fut un choc terrifiant pour elle", observe Yann Wernert, chercheur sur les relations franco-allemandes au Centre Jacques Delors de la Hertie School à Berlin. "Dans le discours officiel, la réponse est restée timorée mais dans la pratique, l’action fut proprement révolutionnaire : l’envoi de soldats au Groenland montrait que Berlin était prêt à entrer dans le dur si...
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03/05 - Guerre en Iran : comment Donald Trump s’est tiré une balle dans le pied face à la Chine
Officiellement, deux mois après le début des frappes américaines contre l’Iran, le plan se déroule toujours sans accroc. Passé sur le gril des questions de la Commission des forces armées de la Chambre des représentants le 29 avril, le chef du Pentagone, Pete Hegseth, est resté sourd à toute critique. "Vous appelez cela un bourbier, ce qui alimente la propagande de nos ennemis ? Quelle honte !", a-t-il martelé face à l’opposition démocrate, certain, en ce qui le concerne, de "gagner" la guerre. En coulisse pourtant, un autre son de cloche se fait entendre au sein de sa propre administration. Loin du tableau idyllique dressé par le secrétaire à la Défense, le vice-président J.D. Vance s’inquiéterait, lui, d’une possible "pénurie" de munitions, rapportait deux jours plus tôt le magazine américain The Atlantic. Et pour cause : celles-ci seraient cruciales pour tenir tête à la Chine dans l’hypothèse d’une confrontation dans le détroit de Taïwan.
Il faut dire qu’en seulement huit semaines d'opérations, Washington a largement puisé dans ses stocks. Depuis le 28 février, les forces américaines ont tiré plus de 1 000 missiles à longue portée Tomahawk et JASSM - soit entre un quart et un tiers de leurs réserves d'avant-guerre -, évalue une récente analyse du Center for Strategic and International Studies (CSIS). Pis, le déficit serait encore plus criant pour certaines munitions cruciales à la défense du ciel. Sur un inventaire estimé avant le début du conflit à 360 missiles de systèmes antiaériens THAAD, entre 190 et 290...
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02/05 - Pourquoi le coût de la guerre en Iran est sous-estimé par le Pentagone
Combien coûte réellement la guerre menée par les Etats-Unis contre l'Iran ? L'estimation de 25 milliards de dollars avancée, mercredi 29 avril, devant les parlementaires américains par un haut responsable du Pentagone est déjà vivement contestée. Selon trois sources qui se sont exprimées dans CNN, ce chiffre ne prendrait pas en compte les dégâts importants subis par plusieurs bases américaines au Moyen-Orient durant les premières frappes iraniennes.
Cette appréciation a été présentée par Jules Hurst III, contrôleur par intérim du Pentagone, lors d’une audition de la commission des forces armées de la Chambre des représentants, en présence du secrétaire à la Défense Pete Hegseth et du chef d’état-major interarmées Dan Caine. Devant les élus, Jules Hurst a expliqué que "la majeure partie" de cette somme avait été consacrée aux munitions, ainsi qu’aux opérations, à la maintenance et au remplacement de certains équipements.
Mais toujours selon CNN, la facture réelle, en intégrant la reconstruction des installations touchées et le remplacement du matériel détruit, se situerait plutôt entre 40 et 50 milliards de dollars. Au début du conflit, des frappes iraniennes menées dans le Golfe auraient gravement endommagé au moins neuf sites militaires américains en l’espace de 48 heures. Des installations situées au Bahreïn, au Koweït, en Irak, aux Émirats arabes unis et au Qatar auraient été touchées. A noter que des responsables du Pentagone avaient précédemment indiqué au Congrès que la guerre avait même coûté environ 11...
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02/05 - Matthias Voelkel (Bourse de Stuttgart) : "Les stablecoins sont un enjeu de souveraineté stratégique"
Le patron de la Boerse de Stuttgart reçoit dans un décor typiquement allemand, avec un aperçu de la Bavière en arrière-plan. Matthias Voelkel, qui dirige le groupe boursier depuis quatre ans après quatorze années passées chez McKinsey, n'est cependant pas là pour parler des paysages germaniques, mais de cryptomonnaies. La Bourse de Stuttgart a mis en place une infrastructure digitale pour l'échange de cryptomonnaies en Europe pour permettre aux institutions financières du continent d'offrir à leurs clients un accès simple à ces actifs. Et le groupe veut jouer un rôle central dans leur adoption en Europe. Une étude que la Bourse de Stuttgart vient de publier montre justement un intérêt croissant pour cette nouvelle classe d'actifs. Entretien.
L'Express : Pourquoi Boerse Stuttgart Group mise tant sur les cryptomonnaies ?
Matthias Voelkel : Nous sommes convaincus que l'avenir des marchés de capitaux et de leurs infrastructures sera numérique. Aujourd'hui, beaucoup d'échanges ne sont déjà plus physiques, ils sont électroniques. Et ils vont probablement migrer vers la technologie blockchain. D'une part, il y a le trading d'actifs numériques, sur la blockchain. Cette technologie peut être la solution pour surmonter la fragmentation actuelle du marché européen, particulièrement sur la partie règlement qui est très cloisonnée, pays par pays. D'autre part, il y a les cryptomonnaies, pour lesquelles nous constatons une réelle demande. Si l'on prend l'exemple de la France, un tiers des répondants déclarent...
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02/05 - Retrait de 5 000 soldats d’Allemagne : Donald Trump ouvre une nouvelle fracture avec l’Europe
Encore une fissure au sein du bloc occidental. Les États-Unis retirent 5 000 soldats d’Allemagne - soit 12 % du contingent sur place - a annoncé le Pentagone vendredi 1er mai. Cette décision intervient après des propos du chancelier allemand Friedrich Merz, qui avait estimé que les États-Unis étaient "humiliés" par l’Iran. Une séquence interprétée comme une riposte cinglante de Donald Trump. "L’Allemagne a mal interprété la colère du locataire de la Maison Blanche envers l’Iran", commente le New York Times, évoquant une erreur d’appréciation. Sans l’avoir anticipé, le chef de l'Etat aurait déclenché une tempête diplomatique. Le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung ironise : "Quiconque s’oppose à Trump doit désormais s’attendre à être puni."
Un haut responsable du Pentagone, s’exprimant de manière anonyme, a jugé les récentes déclarations allemandes "inappropriées et contre-productives". Il a ajouté que le président avait raison de réagir face à ces propos jugés peu constructifs. Selon le ministère de la défense américaine, ce retrait devrait être mené à bien dans un délai de six à douze mois. Dans ce cadre, une brigade de combat actuellement déployée en Allemagne sera rapatriée. Par ailleurs, un bataillon d’artillerie à longue portée, dont l’acheminement vers le territoire allemand était prévu plus tard dans l’année dans le cadre de la précédente administration Biden, ne sera finalement pas déployé, a précisé un responsable.
L’Allemagne constitue le principal pôle militaire américain en Europe, avec environ 35 000 soldats...
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02/05 - "Au travail, certains compliments sonnent creux" : la science de la reconnaissance par Caroline Fleck (Stanford)
Au travail comme dans la vie privée, nous avons souvent le mauvais réflexe : vouloir à tout prix résoudre les problèmes, plutôt que reconnaître la part de vérité dans le point de vue de l’autre. Une erreur qui alimente les tensions. Dès lors, comment réintroduire un peu d’apaisement dans des relations qui tournent vite au conflit ? C’est la question au coeur de Validation : How the Skill Set That Revolutionized Psychology Will Transform Your Relationships, Increase Your Influence, and Change Your Life (Avery, 2025, non traduit), de la psychologue américaine Caroline Fleck.
Malgré un titre à la promesse un peu trop belle pour être vraie, cet ouvrage bien documenté s’appuie sur la "validation", une approche issue de la thérapie comportementale dialectique. Un outil de communication éprouvé visant à réduire les désaccords et les différends. "Valider une personne dans des situations très stressantes, comme les conflits, permet de réduire la fréquence cardiaque, la réponse électrodermale (transpiration) et les émotions négatives. Sans surprise, l’invalidation produit l’effet inverse : elle augmente l’activation physiologique, limite la capacité à répondre de manière rationnelle et conduit à une escalade du conflit", écrit l'auteure.
"Dans le domaine de la psychologie, la validation désigne un ensemble de compétences que les thérapeutes utilisent pour communiquer l’acceptation", explique à L’Express cette professeure à Stanford. Elle vise à montrer à l’autre qu’il est compris. Il ne s’agit pas d’être d’accord, mais de...
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02/05 - Au Mali, la percée des djihadistes fragilise les intérêts russes en Afrique de l’Ouest
Le Mali se retrouve encore une fois grignoté de toutes parts. Vendredi 1er mai, les djihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), liés à Al-Qaida, et les indépendantistes du Front de libération de l’Azawad (FLA) ont pris le contrôle des camps militaires de Tessalit et d’Aguelhoc, dans le nord du pays. La prise de Tessalit revêt une importance particulière. Situé près de la frontière algérienne, ce camp militaire dispose d’une grande piste d’atterrissage capable d’accueillir hélicoptères et avions de transport, ce qui en fait un point logistique majeur pour l’armée malienne. Quelques jours plus tôt, la ville stratégique de Kidal était déjà tombée aux mains des groupes armés, qui poursuivent leur progression dans une région historiquement disputée.
Ces avancées s’inscrivent dans une offensive lancée le 25 avril à travers le pays et coordonnées entre le JNIM et le FLA. Elles ont visé plusieurs positions militaires et ont coûté la vie au ministre malien de la Défense, Sadio Camara dont les obsèques se sont tenues, jeudi 30 avril. Ces actions violentes illustrent un rapprochement tactique entre deux forces aux objectifs distincts : d’un côté, un mouvement djihadiste ; de l’autre, une rébellion indépendantiste à dominante touareg.
Parallèlement aux combats, le JNIM cherche désormais à renforcer sa dimension politique. Dans un communiqué diffusé dans la nuit du 30 avril au 1er mai, et rédigé en français – fait rare pour un groupe qui s'exprime habituellement en arabe –, l’organisation a appelé "toutes...
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02/05 - Assurance-vie : comment profiter réellement des meilleurs fonds en euros ?
Avec 2 100 milliards d’euros placés, les contrats d’assurance-vie, représentent un véritable poids lourd de l’épargne. Dotée de caractéristiques juridiques et fiscales inégalées et d’un fonds en euros à toute épreuve, elle a su séduire les Français. Le rebond de la collecte observée depuis deux ans montre que ces derniers la plébiscitent toujours. Cette place à part dans le patrimoine des ménages en fait aussi un produit avec lequel il faut compter du côté des autorités, d’autant qu’il finance à coups de milliards d’euros la dette de l’Etat et ses ambitions dont celles autour de la défense. Ce statut n’est pas sans susciter des convoitises. Courtiers, mutuelles, fintechs… De nombreux acteurs se lancent chaque année avec leur contrat pour essayer de capter une petite part de ce gâteau. Pour un succès variable tant l’offre est désormais abondante et concurrentielle. D’autres préfèrent la fustiger, en mettant l’accent sur son coût. Un tacle mérité mais qui tend à s’améliorer, sous la pression de Bruxelles en particulier.
Atone au virage des années 2020, quand ses rendements pointaient vers 0, le fonds en euros a confirmé en 2025 son rebond amorcé depuis trois ans. Le taux moyen du marché a atteint 2,6 % net de frais, avant taxes sociales (2,15 % après). Et, sauf imprévu de taille, il en ira de même cette année, voire en 2027. La raison ? "La courbe des taux obligataires s’est normalisée, retrouvant une forme plus saine, où les taux longs deviennent à nouveau supérieurs aux taux courts, ce qui s’avère très favorable à...
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02/05 - Pinault Collection à Venise : du palais aux douanes
A Venise, il suffit parfois de traverser le Grand Canal pour changer d’époque. D’un côté, l’élégance patricienne du Palazzo Grassi ; de l’autre, la silhouette triangulaire de Punta della Dogana à la pointe de Dorsoduro. Deux lieux, un même destin : celui d’avoir été réinventés pour faire dialoguer l’histoire et l’art contemporain. Le premier, édifié au XVIIIe siècle pour la puissante famille Grassi, fut longtemps un symbole de richesse marchande. Avec sa façade blanche et régulière, il tranche dans le paysage gothique vénitien. D'abord acquis par le groupe Fiat en 1983, le site connaît une véritable renaissance au début du IIIe millénaire avec son rachat, en 2005, par l'homme d'affaire et collectionneur français François Pinault, puis sa transformation en centre d’art contemporain signée Tadao Ando. L'architecte japonais introduit béton lisse et lignes épurées dans une rénovation sobre, lumineuse, respectueuse des volumes d’origine. Le passé y reste lisible, mais le regard est résolument tourné vers le présent.
Quelques années plus tard, en 2009, Pinault étend son empreinte avec la réhabilitation de la Punta della Dogana, un ancien poste de contrôle pour les marchandises entrant dans la Sérénissime au Moyen Age, devenu bâtiment des douanes au XVIIe siècle. Là encore, Tadao Ando reconvertit l’espace brut en un lieu d’exposition spectaculaire, tout en en préservant les éléments historiques, comme la tour surmontée de la célèbre sphère dorée portée par la statue de la Fortune attribuée à Giuseppe Benoni. Entre ses murs de...
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02/05 - Université McGill au Québec : les raisons du succès de la "Harvard du nord"
"Ma belle-fille a été acceptée dans plusieurs grandes universités aux Etats-unis ainsi qu’à McGill. Nous sommes venus visiter les lieux avant de faire notre choix", explique ce père de famille new-yorkais, au cours d'une présentation destinée aux futurs élèves. En cette froide journée d'avril, Val, l’étudiante qui fait office de guide, déroule les atouts de la prestigieuse institution fondée en 1821 : bibliothèques accessibles jour et nuit pendant la période des examens, service d’accompagnement pour la recherche de stages et d’emplois, vaste pelouse centrale où se tiennent événements sportifs et culturels, sans oublier le bâtiment des arts, dont la façade XIXe siècle en pierre grise est devenue l’un des symboles des lieux. "Le vendeur de hot-dogs, qui ne vient qu’aux beaux jours, fait partie des figures incontournables ici, plaisante Val. S’il réapparaît dans les allées, c’est bon signe : ça veut dire que l’hiver - particulièrement rigoureux cette année - est derrière nous !"
L’immense campus situé en plein cœur de Montréal est loin d’être son seul atout. L’établissement doit avant tout sa réputation à son excellent niveau académique. Il occupe la 27e place du classement mondial QS World University Rankings, et accueille une forte proportion d’étudiants étrangers. Ces derniers représentent environ 30 % des près de 40 000 inscrits et sont majoritairement originaires des Etats-Unis, de Chine et de France. "Dans son fonctionnement, McGill présente de nombreuses similitudes avec les grandes universités du Nord-Est...
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02/05 - Puneet Chhatwal, un parcours international façonné par l’ESSEC
Partir à l'étranger pour parachever son cursus scolaire ou améliorer son CV, apparaît aujourd'hui comme le plus sûr des accélérateurs de vie mais aussi de carrière. De leur côté, les grandes écoles françaises qui doivent faire face à la chute de la démographie étudiante et à une baisse des financements publics, multiplient les campus au-delà de l'Hexagone pour recruter de nouveaux étudiants. Toutes font le même constat, mais développent des stratégies différentes, persuadées que les classements les plus prestigieux sont désormais mondiaux. Cette course à l'exportation d'une éducation nationale au savoir-faire reconnu n'est pas sans obstacle dans un contexte géopolitique toujours plus tendu où la politique des visas devient une arme. Les implantations ne s’improvisent pas et restent coûteuses dans un marché très concurrentiel. Les élèves, eux, rêvent d’horizons lointains et parfois exotiques comme le souligne le baromètre exclusif réalisé par nos partenaires de L’Express Connect. Ils ont pris le temps de méditer Lamartine : "Il n'y a d'homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie."
L’homme, qui occupe aujourd’hui les plus hautes fonctions dans le secteur hôtelier international haut de gamme, n’a pas suivi un chemin tout tracé pour se hisser au sommet, mais "plutôt la route la moins empruntée", raconte-t-il : "Après le lycée, j’ai choisi de me former à la gestion hôtelière à l’université de Delhi, à une époque où ce secteur n’était pas perçu comme une...
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02/05 - Décrochage européen, IA, droits de douane... : le regard cash du Prix Nobel d’économie 2024
Une partie de son escale parisienne, Simon Johnson l'a passée au musée Carnavalet. A travers les salles retraçant les transformations qui ont rythmé l'histoire de la capitale - comme l'apparition du métro -, l'économiste anglo-américain a retrouvé le fil rouge de ses propres travaux. Dans son ouvrage Power and Progress, le colauréat du prix d'économie de la Banque de Suède il y a deux ans, et ancien chef économiste du FMI en 2007-2008, s'est penché sur les effets des innovations technologiques sur la société. Aujourd'hui ambassadeur pour l'IA au Royaume-Uni, professeur au MIT et chercheur au CEPR*, il tempère l'impact de l'intelligence artificielle (IA) sur nos sociétés mais appelle l'Europe à ne pas rater le train en marche.
L'Express : De quelle nature est la rupture provoquée par l’IA dans le monde du travail ? A quelles grandes transformations historiques est-elle comparable ?
Simon Johnson : Je considère l’intelligence artificielle comme une technologie majeure appelée à s’installer durablement dans nos vies - c’est déjà le cas. Pour autant, je ne pense pas qu’elle soit aussi structurante que certaines grandes révolutions matérielles du passé, comme l’urbanisation ou le développement des transports. Ces mutations ont profondément transformé la société : elles ont déplacé les populations vers les villes, puis rendu ces villes vivables grâce aux progrès de la santé publique et des infrastructures. À mes yeux, l’IA n’aura pas un impact aussi profond sur les valeurs humaines ou l’organisation sociale.
En...
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02/05 - Elvira Nabioullina, l’argentière de Vladimir Poutine clouée au pilori après avoir sauvé l’économie russe
C’est un format dont Vladimir Poutine est friand. Une brochette d’officiels, hauts fonctionnaires, gouverneurs, oligarques, parfois ministres, sagement assis en rang, manifestement terrifiés. Face à eux, le président russe, en majesté, distribue les bons et les mauvais points, admoneste, s’agace. Pourquoi telle promesse n’a-t-elle pas été tenue ? Pourquoi tel objectif n’a-t-il pas été atteint ? Ses interlocuteurs sont au supplice. Poutine se délecte et les téléspectateurs sont confortés dans leur croyance que "le tsar est bon et les boyards mauvais", comme le dit le proverbe russe. C’est une scène de ce type qui s’est déroulée le 15 avril. Les cibles du président russe : son Premier ministre Mikhaïl Michoustine, le ministre des Finances Anton Silouanov, son homologue à l’Economie Maxime Rechetnikov… et la gouverneure de la Banque centrale russe, Elvira Nabioullina. "J’attends de vous des explications complètes, leur lance Poutine, sur la situation actuelle de l’économie, et pourquoi sa trajectoire se situe en dessous des attentes." La flèche la plus acérée est pour Nabioullina. "En dessous des attentes des experts, des analystes, mais aussi du gouvernement et même de la Banque centrale", ajoute-t-il. Le geste d’humeur du président russe a été largement commenté dans les milieux économiques. Parce qu’il souligne les mauvais chiffres de l’économie russe, lentement asphyxiée par la guerre en Ukraine et les sanctions. Et aussi parce qu’il pourrait signifier un début de disgrâce pour celle qui, jusqu’à présent,...
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01/05 - Et Marine Le Pen parla d’"assistanat" : pour le 1er mai, le RN vire à droite
Claude François est revisité à grand renfort de basses. Une nuée de drapeaux bleu, blanc, rouge s’agite frénétiquement, tandis que le parterre reprend en cœur "les sirènes du phare d’Alexandrie". Ce vendredi, à Mâcon, le Rassemblement national organise son traditionnel rendez-vous du 1er mai. Celui-ci sera le dernier avant le 7 juillet, date à laquelle la cour d’appel de Paris rendra sa décision dans l’affaire des assistants parlementaires, et déterminera si Marine Le Pen est en capacité de se présenter à l’élection présidentielle. La salle est comble. Près de 5000 militants se sont déplacés pour assister à la prise de parole de Marine Le Pen et Jordan Bardella, venus disserter sur "la France du travail".
On l’aura compris, voilà plusieurs semaines que le parti d’extrême droite a fait de la question économique sa nouvelle obsession. Pour convaincre le patronat de sa crédibilité et se défaire du procès en "socialisme", il entend faire la promotion de ses propositions et se dit prêt à amender une partie de son programme. "Nous n’avons pas la réputation d’être des feignants, assure Marine Le Pen en amont de sa prise de parole. Cinq ans ont passé depuis 2022. Nous allons adapter évidemment notre projet, d’abord à des choses qui ont été votées, et bien entendu, à la situation économique et budgétaire, qui va rendre nécessaires des économies plus importantes que celles envisagées en 2022." Elle précise, toutefois : "Dans notre vision de l’économie, elle est un moyen de cohésion sociale et non de guerre sociale." Jordan...
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01/05 - En mer, la guerre secrète de Donald Trump contre les cartels
Les vidéos granuleuses diffusées par le Pentagone ne durent qu'une poignée de secondes. Certaines montrent des embarcations lancées à pleine vitesse sur l’eau avant d’être englouties dans une boule de feu. D’autres les montrent immobiles, avec des silhouettes visibles sur le pont, laissant penser qu’elles ont été interceptées plutôt que détruites. C'est ce que dévoilait le New York Times le 2 mars dernier. Plus d’un mois plus tard, l’armée américaine a encore intensifié ses opérations contre les navires en mer des Caraïbes et dans l’est du Pacifique, dans le cadre de la campagne menée par l’administration Trump contre ceux qu’elle accuse de trafic de drogue en mer.
La dernière attaque, menée dimanche 25 avril, et qui, selon le Pentagone, a fait trois morts dans l'est du Pacifique, était la septième ce mois-ci et la 54e depuis le début de la campagne en septembre. Elle porte le bilan des victimes à au moins 185 morts. Avant le renforcement des effectifs aériens, un bateau soupçonné de transporter de la drogue avait environ 50 % de chances d'échapper à l'armée, a déclaré un responsable militaire. Ce pourcentage est désormais tombé à environ 25 %, a-t-il précisé dans le New York Times.
Le rythme des opérations, engagé depuis septembre et amorcé avant la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro s’est nettement accéléré ces deux dernières semaines. Selon la chaîne de télévision américaine, CBS, au moins huit frappes navales ont été menées depuis le début du mois d’avril en mer des Caraïbes et dans l’est du...
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01/05 - Guerre en Iran : la ruée sur le soufre, l’autre effet papillon du conflit
Un baril à 80, 100 ou 120 dollars ? Sous les lustres du somptueux hôtel Beau Rivage, à quelques pas du Lac Léman, les spéculations sur le cours du brut d’ici la fin de l’année sont allées bon train lors du raout annuel du Financial Times consacré aux matières premières, fin avril. Les pontes du négoce mondial, présents dans l'assistance, sont coutumiers de l'exercice. Mais un autre matériau, plus discret, s’est récemment invité dans leurs discussions : le soufre. Pour cause, le Moyen-Orient compte pour près de la moitié du commerce maritime mondial de ce sous-produit issu du raffinage. Et au-delà de son transport, mis en péril par le blocage du détroit d'Ormuz, plusieurs sites de production dans la région ont été perturbés depuis le début du conflit.
Le nœud du problème ? Cette poudre jaune est essentielle pour obtenir de l’acide sulfurique, autrefois connu sous le nom d'huile de vitriol. Cet ingrédient est lui-même au cœur de plusieurs chaînes de valeur : il est utilisé à environ 60 % pour la fabrication d’engrais phosphatés, à 30 % pour l’extraction de métaux, via le processus de lixiviation, et trouve aussi sa place dans la production de semi-conducteurs ou de certaines batteries. Problème : ces secteurs sont confrontés à la flambée des prix du "roi" des produits chimiques. Sa référence européenne à l'export (FOB) a bondi à plus de 280 dollars la tonne sur le marché journalier le 22 avril, soit plus du double par rapport à fin février, avant l'embrasement au Moyen-Orient, selon l'agence S&P Platts. Pour ne...
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01/05 - Allemagne : pourquoi le réarmement ne profite pour l’heure qu’à l’industrie
L’Allemagne réarme et les Français s’en inquiètent, alors que, hier encore, ils critiquaient la frilosité militaire de leur voisin. Entre Paris et Berlin, les rôles semblent même désormais inversés, quand on entend le ministre allemand des affaires étrangères Johann Wadephul (CDU), lors de la récente conférence sur la sécurité de Munich : "Les efforts déployés jusqu’à présent en République française sont insuffisants." Diable ! Ou plutôt Donnerwetter, comme on dit à Berlin.
Outre-Rhin, le changement est spectaculaire. "La Zeitenwende [changement d’époque] annoncée par l’ancien chancelier Olaf Scholz en 2022 passe à la vitesse supérieure" constate Johanna Möhring dans une note de l’Institut français des relations internationales (IFRI). Pour sa défense, l’Allemagne a desserré les cordons de la bourse et celle-ci était pleine à craquer. Les chiffres donnent presque le tournis. Entre 2015 et 2030, les crédits militaires auront été plus que quadruplés, passant de 35 à 160 milliards par an. L’objectif affiché par le chancelier Friedrich Merz est de faire de la Bundeswehr "la première armée conventionnelle d’Europe".
Pour y parvenir, le gouvernement fédéral a pris deux mesures successives : en 2022, la création d’un fonds spécial de cent milliards d’euros, puis, en 2025, la réforme du frein à l’endettement. "L’Allemagne dispose désormais des marges de manœuvre constitutionnelles et budgétaires nécessaires" pour financer son réarmement, constatent Benoit Claveranne et Alexandre Robinet Borgamano, dans un récent rapport de...
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01/05 - L’Estonie veut bannir les ex-combattants russes de l’UE, même après la guerre
L’Estonie fait barrage aux soldats russes. Même après la fin de la guerre en Ukraine, Tallinn entend leur fermer durablement la porte. D’après le ministère estonien des Affaires étrangères, environ 1 300 militaires russes ayant pris part au conflit auraient déjà été empêchés d’entrer sur le territoire du pays depuis le début de l’année. L'Estonie définit les anciens combattants au sens large, englobant toute personne impliquée dans l'effort de guerre russe, des troupes régulières aux forces supplétives comme le groupe de mercenaires Wagner. Pays frontalier de Moscou, cet Etat balte est aussi l'un des soutiens les plus actifs de Kiev. Rapporté à la richesse nationale, il s'agit du deuxième plus fort engagement parmi les pays donateurs, derrière le Danemark.
Au-delà de ses propres frontières, le gouvernement va plus loin encore. Pour le Premier ministre Kristen Michal, ces soldats ayant participé à l’invasion à grande échelle de l’Ukraine devraient être exclus à vie de l’espace Schengen, a-t-il affirmé dans un entretien à Euronews. Il pousse désormais Bruxelles à bannir les anciens soldats russes de l’Union européenne, bien après la fin des combats, et à inscrire cette interdiction dans une règle commune.
Selon Tallinn, la montée en puissance de la mobilisation russe pour soutenir son offensive et compenser ses pertes fait peser un risque durable : celui de voir, même après la guerre, d’anciens combattants susceptibles de représenter une menace pour la sécurité de l’UE. "On ne peut pas permettre à ces individus qui...
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01/05 - Mercosur : les coulisses du bras de fer entre la Commission européenne et le Parlement
Céline Imart court partout. Ce mardi matin, à 7h40, l’eurodéputée LR est à Paris, sur le plateau de Franceinfo, où elle défend, entre autres, la candidature de Bruno Retailleau à l’élection présidentielle. Puis elle file à Strasbourg, où elle arrive juste à temps pour voter, entre midi et deux, le cadre financier pluriannuel (CFP) qui fixe les plafonds de dépense de l’UE. Sans avoir vraiment déjeuné, l’élue commande, au bar des députés, un café qu’elle terminera avant qu’il n’ait le temps de refroidir… Voilà à quoi ressemblent, en ce moment, ses journées. Il faut ajouter à ce planning chargé la gestion de sa ferme dans le Tarn...
Depuis dix jours, Céline Imart, engagée dans une folle course contre-la-montre, se démultiplie. Son objectif : faire plier la Commission européenne sur ce maudit Mercosur. Car le 1er-Mai ne marque pas seulement la Fête du Travail ; c’est aussi, en quelque sorte, la fête de la Commission. Sa présidente, Ursula von der Leyen, a gagné. En dépit des réserves de quelques pays - dont la France ; malgré le vote surprise des eurodéputés, qui sont parvenus à suspendre le texte avec la saisine, le 21 janvier, de la Cour de justice de l’Union européenne ; malgré, enfin, les importantes manifestations d’agriculteurs, le fameux accord commercial entre l’UE et les pays du Mercosur entre provisoirement en vigueur ce vendredi.
Et ce n’est pas tout ! Ce qui énerve au plus haut point Céline Imart et les autres fers de lance de la bataille contre ce traité, c’est qu’il a été modifié, en catimini, dans la dernière...
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01/05 - Le Pentagone soumet à Donald Trump plusieurs options militaires face à l’Iran
En coulisses, les services de défense américains s'activent. Donald Trump a reçu, jeudi 30 avril, un nouveau briefing consacré à une possible action militaire contre l'Iran. Selon deux responsables américains cités par Axios, l'amiral Brad Cooper, chef du commandement central des Etats-Unis (CentCom) et le général Dan Caine, chef d'état-major interarmées, ont présenté au président plusieurs scénarios d'intervention. La réunion a duré environ 45 minutes. Selon ces sources, différentes options militaires ont été mises sur la table alors que Washington cherche à accroître la pression sur Téhéran.
Premier scénario envisagé : une vague de frappes "courtes et puissantes" contre des infrastructures iraniennes. L'objectif serait d'inciter les autorités iraniennes à revenir à la table des négociations avec davantage de flexibilité sur la question nucléaire. Une autre option consisterait à prendre le contrôle d'une partie du détroit d'Ormuz afin de le rouvrir au trafic commercial. Une telle opération pourrait impliquer des forces terrestres, selon une source citée par Axios. Troisième hypothèse : une intervention des forces spéciales destinée à sécuriser les stocks iraniens d'uranium hautement enrichi.
Selon les mêmes sources, Donald Trump privilégierait toutefois, à ce stade, la piste d'un blocus naval, même si une action militaire reste envisagée si l'Iran persiste dans son refus de céder. Mercredi 29 avril, il affirmait considérer cette option comme "un peu plus efficace que les bombardements." Pour rappel, un cinquième...
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01/05 - Sébastien Tran, DG d’Audencia : "Il faut être présent là où les grandes transformations se jouent"
Partir à l'étranger pour parachever son cursus scolaire ou améliorer son CV, apparaît aujourd'hui comme le plus sûr des accélérateurs de vie mais aussi de carrière. De leur côté, les grandes écoles françaises qui doivent faire face à la chute de la démographie étudiante et à une baisse des financements publics, multiplient les campus au-delà de l'Hexagone pour recruter de nouveaux étudiants. Toutes font le même constat, mais développent des stratégies différentes, persuadées que les classements les plus prestigieux sont désormais mondiaux. Cette course à l'exportation d'une éducation nationale au savoir-faire reconnu n'est pas sans obstacle dans un contexte géopolitique toujours plus tendu où la politique des visas devient une arme. Les implantations ne s’improvisent pas et restent coûteuses dans un marché très concurrentiel. Les élèves, eux, rêvent d’horizons lointains et parfois exotiques comme le souligne le baromètre exclusif réalisé par nos partenaires de L’Express Connect. Ils ont pris le temps de méditer Lamartine : "Il n'y a d'homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie."Sébastien Tran, directeur général de l’école de commerce d'Audencia à Nantes
"Notre logique de développement international ne suit pas les tendances. Nous avons ouvert ces dernières années, plusieurs campus dans des pays qui peuvent sembler 'exotiques' comme en Chine ou au Brésil. Mais, à chaque fois, nous cherchons surtout à nous ancrer au cœur des grandes dynamiques de...
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01/05 - Gérard Bekerman, président de l’Afer : "L’assurance-vie est un outil essentiel"
Avec 2 100 milliards d’euros placés, les contrats d’assurance-vie, représentent un véritable poids lourd de l’épargne. Dotée de caractéristiques juridiques et fiscales inégalées et d’un fonds en euros à toute épreuve, elle a su séduire les Français. Le rebond de la collecte observée depuis deux ans montre que ces derniers la plébiscitent toujours. Cette place à part dans le patrimoine des ménages en fait aussi un produit avec lequel il faut compter du côté des autorités, d’autant qu’il finance à coups de milliards d’euros la dette de l’Etat et ses ambitions dont celles autour de la défense. Ce statut n’est pas sans susciter des convoitises. Courtiers, mutuelles, fintechs… De nombreux acteurs se lancent chaque année avec leur contrat pour essayer de capter une petite part de ce gâteau. Pour un succès variable tant l’offre est désormais abondante et concurrentielle. D’autres préfèrent la fustiger, en mettant l’accent sur son coût. Un tacle mérité mais qui tend à s’améliorer, sous la pression de Bruxelles en particulier.
Créée en 1976, l’Association française d’épargne et de retraite (Afer), est l’une des principales associations d’épargnants en France avec près de 750 000 adhérents. Son président, Gérard Bekerman, évoque l’évolution du contrat d’assurance-vie et ses défis.
L'Express : Cette année l’Afer fête son cinquantenaire. L’association a-t-elle beaucoup évolué depuis sa création. ?
Gérard Bekerman : Tout au long de notre existence, nous avons conservé le même ADN : transparence, équité et défense des épargnants. Au...
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01/05 - Ce que les traitements contre l’obésité pourraient apporter à la lutte contre l’alcoolisme
C’est un patron de presse parisien qui, couteau planté dans le steak, refuse le traditionnel vin rouge car en ce moment, il n'a plus vraiment la tête à ça, dit-il. C’est le conseiller d’un incontournable chirurgien marseillais, aucune habitude changée et qui pourtant boit "quatre fois moins" que d’ordinaire, même le week-end. C’est aussi ce fêtard berlinois, pilier de club devenu "quasiment abstinent" le soir venu. Il répugne l’ébriété. Ses compagnons de danse ne le reconnaissent plus.
Autant d'adeptes de la boisson, du jour au lendemain fâchés avec la bouteille. Leur secret ? Tous se sont récemment mis à s’injecter des "GLP-1", ces nouveaux traitements prescrits aux patients en surpoids pour les faire maigrir. Les semaines suivant la prise de ce médicament, en plus de perdre des kilos, et de voir la satiété s’accentuer, les patients semblent brusquement éloignés de la boisson, l’envie et le plaisir de s'enivrer décapités en même temps que les fringales.
Un phénomène de mieux en mieux documenté dans la littérature : une étude publiée ce jeudi dans la prestigieuse revue The Lancet semble confirmer ces témoignages. Une centaine de personnes obèses souhaitant soigner leur alcoolisme ont été recrutées par les investigateurs, et en même temps que les injections d'Ozempic s'accumulaient, les jours de beuveries ont reflué de manière importante. Et ce, de façon bien plus marquée que chez les patients qui ont reçu un placebo et qui eux aussi tentaient d'arrêter. "Un signal prometteur"
Durant les six mois de suivi, la...
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01/05 - Désinformation : la France passe enfin à l’offensive ! Par Jean-François Copé
La France est en première ligne. Deuxième pays le plus visé en Europe par les campagnes de désinformation étrangères derrière l’Ukraine, elle est la cible privilégiée d’une guerre d’ingérence dont les effets se font déjà sentir. Il y a quelques mois, l’annonce d’un coup d’État en France a été vue par 13 millions de personnes sur X et a ému jusqu’à certains chefs d’État étrangers. Une information inventée de toutes pièces et aussitôt démontée par l’Elysée.
Et tout indique que cette pression va s’intensifier à l’approche de l’élection présidentielle. La montée des populismes conjuguée à la puissance des outils numériques change la donne et démultiplie les capacités d’ingérence. Il en résulte un risque inédit : celui de voir des acteurs extérieurs peser directement sur le scrutin national. Un tel danger exige d’en tirer les conséquences. Pour y parvenir, une méthode s’impose : analyser notre environnement, évaluer nos moyens de défense et adapter notre stratégie.
D’abord, mesurer l’ampleur de la menace. La désinformation s’est industrialisée : produire et diffuser de fausses informations n’a jamais été aussi simple, rapide et peu coûteux. Nous ne sommes plus face à des initiatives isolées mais à des systèmes organisés. En Roumanie, près de 20 000 comptes ont été activés sur TikTok dans les jours précédant le scrutin présidentiel en 2024. En Hongrie, l’ONG Alliance4Europe a révélé des réseaux internationaux de faux comptes mobilisés d’une élection à l’autre. Automatisation, répétition, saturation : des méthodes désormais bien rodées...
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01/05 - La "fin de règne" de Mohammed VI analysée par Omar Brouksy : "Les Marocains voient bien que leur roi est malade"
Omar Brouksy connaît le prix du journalisme indépendant : jusqu’en 2021, son numéro de téléphone a été sélectionné par le renseignement marocain pour surveillance potentielle via le logiciel Pegasus, ont révélé plusieurs médias internationaux. Pratiques contestées par le Maroc ; reste que les livres de cet ancien correspondant de l’AFP demeurent, encore aujourd’hui, interdits à la vente au royaume chérifien. En 2021, son éditeur Yannick Dehée avait aussi révélé que des émissaires de Rabat avait confié à l'un de ses auteurs la mission de récupérer un des manuscrits de Brouksy avant publication, moyennant 50 000 euros.
Ce grand connaisseur des intrigues de la monarchie publie ces jours-ci Fin de règne (Nouveau Monde), un récit trépidant sur les coulisses du pouvoir royal, où amis, famille, conseillers et agents secrets se déchirent pour influencer un souverain de plus en plus affaibli. Relations avec Emmanuel Macron, caprices de l’inénarrable fratrie de boxeurs Azaitar, manipulations de la presse par certains clans… Omar Brouksy s’autorise à aborder les sujets les plus tabous, nourri par des sources qu’on devine proches du cœur du pouvoir. Entretien.
L’Express : La couverture de votre livre représente une chaise vide. Il est titré "Fin de règne". Doit-on comprendre que le roi Mohammed VI pourrait prochainement abdiquer ?
Omar Brouksy : Non. L’abdication, ça ne fait pas partie de la culture de la monarchie marocaine et des monarchies orientales. C’est exclu, à mon avis. Ce que j’ai voulu décrire, c’est davantage...
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01/05 - "Les Etats-Unis et la Chine pourraient entrer en guerre par excès de confiance" : le constat inquiet de Joshua Rovner
"Ce fut la montée en puissance d’Athènes et la peur qu’elle inspira à Sparte qui rendirent la guerre inévitable", écrivait l’historien Thucydide au sujet de la guerre du Péloponnèse, un conflit majeur qui déchira le monde grec entre 431 et 404 av. J.-C. Deux millénaires plus tard, Graham Allison, chercheur et professeur à Harvard, reprenait cette grille de lecture et forgeait le concept de "piège de Thucydide" pour l’appliquer au XXIe siècle : la crainte suscitée par l’ascension de la Chine étant, selon lui, susceptible de pousser Washington et Pékin à entrer en guerre, comme Athènes et Sparte au Ve siècle avant notre ère. Mais pour Joshua Rovner, professeur de stratégie et de relations internationales à l’American University (Washington), le risque d’affrontement ouvert entre les deux puissances ne tient pas tant à ce "piège de Thucydide" qu’à l'illusion partagée par les deux camps qu’une victoire rapide sur l’adversaire serait possible. Entretien.
L’Express : Ces dernières années, la thèse du "piège de Thucydide" a connu un regain d’intérêt, notamment après la publication de l’ouvrage de Graham Allison, Destined for War : Can America and China Escape Thucydides’s Trap ? (2017). Dans un article paru dans la revue Foreign Affairs, vous expliquez pourtant qu’il est possible de retenir une autre leçon de l’historien grec. Quelle est-elle ?
Joshua Rovner : Mon propos n'est pas de commenter le livre de Graham Allison, mais de montrer que Thucydide pose une autre question tout aussi pertinente : pourquoi un conflit que...
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30/04 - Crise de la natalité : l’Allemagne face à un choc démographique majeur
Un peu plus de 650 000 : c'est le nombre d'enfants nés en Allemagne en 2025, et aussi le taux de natalité le plus bas jamais atteint depuis l'après-guerre. Selon les chiffres de l'Office fédéral de la statistique (Destatis), 655 000 naissances ont été enregistrées l'an dernier, contre environ 680 000 en 2024, indique la Deutsche Welle. Avec plus d'un million de décès enregistrés la même année, le déficit s'élève donc à 350 000 naissances : l'un des scénarios les plus noirs en Europe, posant de nombreux défis à la première économie du Vieux Continent. Des moyennes qui contrastent fortement avec les 1,3 million de naissances de 1964, au plus fort du baby-boom.
C'est la quatrième année consécutive que le taux baisse. "L'institut Destatis attribue cette tendance à l'entrée dans la période cruciale de la trentaine des cohortes des années 1990, période dans laquelle les naissances étaient moins nombreuses, ainsi qu'à la baisse du taux de fécondité", détaille la chaîne publique. Les projections à long terme indiquent que la population allemande pourrait ainsi diminuer de 10 % d'ici 2070, l'immigration ne compensant pas le déclin. Un poids pour la sécurité sociale
Un problème amené à peser de plus en plus sur l'économie, avec le départ à la retraite de la génération des baby-boomers, tandis que les entreprises craignent une pénurie de main-d'oeuvre qualifiée. D'ici 2035, un quart des Allemands auront 67 ans ou plus, selon les projections de l'Office national des statistiques, ce qui signifie une pression supplémentaire sur...
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30/04 - L’économie iranienne au bord du gouffre ? Les Etats-Unis parient sur l’étranglement de Téhéran
Tandis que le conflit opposant les Etats-Unis à l’Iran est entré dans une impasse, et alors que les négociations sont à l’arrêt, Washington mise désormais sur un étranglement progressif de l’économie iranienne pour faire plier le régime de Téhéran. Une stratégie partagée par son adversaire, qui espère de son côté que la pression qu'exerce le conflit sur le prix des carburants et les marchés mondiaux fasse craquer les Etats-Unis.
Au coeur de la guerre : le détroit d'Ormuz - par où transite un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial - d'abord bloqué par l'Iran, et désormais par les Etats-Unis, qui ont riposté par un blocus des ports iraniens afin d'accentuer la pression sur l'économie iranienne. Téhéran a récemment proposé aux médiateurs régionaux de cesser ses attaques dans le détroit, en échange d'une levée du blocus américain - des négociations restées pour l'heure sans issue. Une économie ravagée par la guerre
Les conséquences économiques sont déjà considérables pour l'Iran. La campagne de bombardements menée par Israël et les Etats-Unis au début du conflit a lourdement endommagé les infrastructures telles que les routes, les ports, des immeubles résidentiels, ainsi que des bâtiments industriels comme les aciéries et les usines pétrochimiques.
Selon les médias d’Etat iraniens, la reconstruction pourrait coûter jusqu’à 270 milliards de dollars, une somme colossale pour un pays dont le PIB annuel atteignait 341 milliards de dollars l’an dernier.
Le choc sur l'emploi est, lui aussi, brutal. La guerre a...
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30/04 - "Un Smic à 1 690 euros serait une catastrophe" : quand Jean Peyrelevade fustige la "nullité" du PS
Dans La France du populisme au chaos (Odile Jacob), qui vient de paraître, Jean Peyrelevade déplore la démagogie de la gauche qui, en 2024, avait proposé une augmentation du Smic à 1 600 euros. Quelques jours plus tard, le Parti socialiste surenchérissait en proposant une augmentation du salaire minium à 1 690 euros dans sa feuille de route pour 2027.
Pour L'Express, Jean Peyrelevade réagit à ce document de 144 pages qui confirme selon lui "la nullité" des responsables de la gauche dite modérée. Pour l'ancien directeur adjoint du cabinet de Pierre Mauroy (de 1981 à 1983) et ex-patron du Crédit Lyonnais, le Parti socialiste en est revenu à un anticapitalisme primaire qui serait une catastrophe pour un appareil productif déjà en crise, comme pour les finances publiques de la France.
L'Express : Le Smic à 1 690 euros est l’une des propositions phares du projet du Parti socialiste en vue de 2027. Dans votre livre, vous la qualifiez de pure démagogie. Pourquoi ?
Jean Peyrelevade : C’est une proposition qui va au-delà de la hausse du Smic prévue dans le programme du Nouveau Front populaire, qui ne prévoyait qu’une hausse de 14 % du Smic. Là, on est à 17 %. La première conséquence, qui ne semble pas perturber beaucoup le PS, c’est que ça cassera complètement l’appareil productif. Une telle hausse décrétée au sommet de l’Etat, cela rappelle la décision de Lionel Jospin sur le passage aux 35 heures. Cela veut dire que toutes les PME se prendront une augmentation instantanée de 17 % pour leurs salariés payés au...
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30/04 - Entre l’Elysée, la Banque de France et le Sénat, le jeu de chaises musicales de la Macronie
L'élection présidentielle arrive à grands pas. Et alors que l'ombre du Rassemblement national pèse sur les urnes, le jeu des chaises musicales entre hauts fonctionnaires se poursuit. Depuis la nomination de l'ancienne ministre, Amélie de Montchalin, à la tête de la Cour des comptes, les extrêmes ne décolèrent pas et accusent Emmanuel Macron de verrouiller les institutions. Pas de quoi émouvoir le président qui continue de placer ses fidèles aux postes les plus prestigieux de la République... parfois à coups de deal.De Chevènement à Macron
Lundi prochain, Pierre-André Imbert, ancien ambassadeur de France en Australie et secrétaire général adjoint de l’Elysée, fera son retour au palais présidentiel. Ce jeudi 30 avril, il a été nommé secrétaire général du "Château", après seulement trois ans d'absence. Ancien socialiste devenu architecte du macronisme, il est à l’origine de nombreuses réformes du travail. Camarade de route de Jean-Pierre Chevènement puis d'Arnaud Montebourg, il a rallié Emmanuel Macron dès 2017, fidèle avant l'heure.
Passé par les cabinets de Michel Sapin, de François Rebsamen et de Myriam El Khomri, sous la présidence de François Hollande, il est l'artisan de la loi de sécurisation de l’emploi, la loi El Khomri, du travail du dimanche, de l'ordonnance travail et l'ordonnance Macron, de la relance de l’apprentissage et de la formation professionnelle... Des rabotages surprenants pour le jeune militant des 35 heures qu'était Pierre-André Imbert. Beaucoup moins pour le cinquantenaire aux "capacités de...
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30/04 - Hassan III : "poli et froid", proche de sa mère... Un livre-enquête dresse le portrait de l’héritier de Mohammed VI
Bienvenue dans l'"Etat profond" marocain. Un pouvoir de l’ombre entièrement concentré dans quelques rues de Rabat, au sein de ce que les observateurs appellent le makhzen. Une cour du roi façon Versailles formée de conseillers influents, de dirigeants de services secrets, de membres de la famille régnante, d’amis saltimbanques, très rarement de ministres ou d’industriels. Omar Brouksy, probablement le journaliste le mieux informé du Royaume, publie ces jours prochains Fin de règne (Nouveau Monde), un récit inouï sur les coulisses du pouvoir à Rabat. Où les rivalités s’accentuent à la faveur d’une double configuration unique : le roi Mohammed VI est de plus en plus souffrant, atteint de la maladie d’Hashimoto et d’une broncho-pneumopathie chronique obstructive, un mal qui affecte sa respiration et complique chaque effort physique ; depuis plusieurs années, il passe une longue partie de son temps à l’étranger. Dans cette atmosphère crépusculaire – qui n’empêche pas, paradoxalement, les succès diplomatiques - , les intrigants s’épanouissent, les appétits se découvrent.
Pour qui veut comprendre qui gouverne le Maroc, l’enquête en milieu royal d’Omar Brouksy se révèle la parfaite continuation de Mohammed VI, le mystère (Flammarion) l’excellent portrait du monarque, signé Thierry Oberlé, ex-grand reporter au Figaro, dont L’Express s’était fait l’écho en janvier. Cette fois, le souverain apparaît davantage au second plan, relégué par ses empêchements, même s’il demeure le décideur ultime, capable de recadrages...
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30/04 - Jordan Bardella "ne veut pas d’emm...", Edouard Philippe prépare son mercato
Le grand rendez-vous de la présidentielle approche, chaque semaine apparaît un nouveau prétendant. Autant dire que la vie politique entre dans une nouvelle phase, ô combien palpitante… Quand Lecornu copie la Commission
Sébastien Lecornu serait-il un commissaire européen qui s’ignore ? Au Parlement européen, quelques eurodéputés ont été frappés d’entendre le Premier ministre, qui présentait son plan logement à Marseille la semaine dernière, reprendre, presque mot pour mot, le plan que la Commission a présenté en février. "La Commission dit 'bâtir, bâtir bâtir' et notre ami Lecornu dit 'construire construire construire'" relève l’écologiste Marie Toussaint. "Il a repris mot pour mot les éléments de langage de Bruxelles !" abonde l’élue The Left - l’équivalent de LFI - Leila Chaibi. Bardella, les "emm..." et le sociétal
Jordan Bardella n’aime pas les désagréments inutiles. C’est ainsi qu’il considère les sujets sociétaux - sur lesquels le parti accorde traditionnellement une liberté de vote. La question de l’avortement, par exemple, régulièrement abordée au Parlement européen, fait partie des sujets qu’il préfère éviter. "Il nous le rappelle souvent : il ne veut pas d’emmerdes avec ces sujets-là, précise un eurodéputé RN. Il sait que ce sont des points d’accroche pour nous tomber dessus, et refuse de tendre le bâton pour se faire battre. Sur ce genre de votes, on est donc priés de rentrer dans le rang." La liberté de vote a ses limites.Gabriel Attal prend tout
Critiqué pour prôner le partage du pouvoir tout en cumulant les...
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30/04 - Célébrations du 9 mai : la Russie réduit sa parade militaire par crainte d’une frappe ukrainienne
Ni véhicule blindé, ni système de missiles : pour la première fois en près de 20 ans, la parade du 9 mai de la Russie, qui prend traditionnellement la forme d'une démonstration de puissance, se fera sans qu'aucun matériel militaire ne soit présenté. Seuls des soldats expérimentés défileront sur la place Rouge pour célébrer la victoire contre le nazisme, a annoncé le ministre russe de la Défense, Andreï Belooussov, ce mardi 28 avril. En cause : la crainte d'une frappe de longue portée venue d'Ukraine pendant le "Jour de la Victoire". Selon plusieurs analystes russes, Moscou chercherait à protéger son arsenal de tank et de missiles des engins aériens de Kiev, plus puissants que jamais. Désormais, les drones ukrainiens sont en effet capables de frapper la Russie jusqu'au cœur de sa capitale.
Dans son communiqué, le ministère de la Défense maintient le flou. Plutôt que de mentionner la flotte de drones de Kiev, il évoque "la situation opérationnelle actuelle" qui l'a poussé à acter que "les élèves des écoles militaires Suvorov et des écoles navales Nakhimov, ainsi que le corps des cadets et une partie du matériel militaire, ne participeront pas au défilé militaire de cette année". En guise de remplacement, les spectateurs pourront observer des équipes de voltige survoler la place Rouge, tandis que des avions d'attaque au sol Su-25 dessineront le drapeau russe dans le ciel moscovite.Les "activités terroristes ukrainiennes" blâmées
De son côté, le porte-parole du Kremlin s'est montré plus direct, imputant la...
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30/04 - Face à la menace russe, le Royaume-Uni assemble une nouvelle force navale européenne
La Grande-Bretagne a annoncé ce mercredi 29 avril la création d’une nouvelle force navale multinationale en partenariat avec neuf autres pays européens, afin de renforcer la défense des eaux du nord de l’Europe face à la Russie. Ce projet, porté par Londres, vise à structurer une coopération militaire maritime capable d'agir en complément de l'Otan et de répondre plus rapidement aux crises maritimes.
Selon le journal britannique The Guardian, les dix membres qui composent actuellement la Force expéditionnaire conjointe (JEF) ont déjà signé une déclaration d’intention pour mettre en place cette "force maritime multinationale". Cette coalition regroupe notamment les pays nordiques, les États baltes et les Pays-Bas autour du Royaume-Uni, principal contributeur militaire. D’après la chaîne de télévision britannique Sky News, une nouvelle étape doit être franchie d’ici la fin de l’année avec la signature d’un accord formel définissant précisément les modalités opérationnelles du nouveau partenariat.
Le projet a été détaillé par le chef de la Royal Navy, le général Sir Gwyn Jenkins, lors d’une intervention au Royal United Services Institute. Le "First Sea Lord" y a décrit la vision d’une "famille de flottes alliées", une structure inédite depuis des décennies. "Une force conçue pour combattre immédiatement si nécessaire, avec de véritables capacités, de véritables plans de guerre et une véritable intégration", a-t-il précisé.La menace russe de plus en plus présente
La montée des tensions avec la Russie constitue le...
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30/04 - Assurance-vie : les raisons d’un spectaculaire rebond
Avec 2 100 milliards d’euros placés, les contrats d’assurance-vie, représentent un véritable poids lourd de l’épargne. Dotée de caractéristiques juridiques et fiscales inégalées et d’un fonds en euros à toute épreuve, elle a su séduire les Français. Le rebond de la collecte observée depuis deux ans montre que ces derniers la plébiscitent toujours. Cette place à part dans le patrimoine des ménages en fait aussi un produit avec lequel il faut compter du côté des autorités, d’autant qu’il finance à coups de milliards d’euros la dette de l’Etat et ses ambitions dont celles autour de la défense. Ce statut n’est pas sans susciter des convoitises. Courtiers, mutuelles, fintechs… De nombreux acteurs se lancent chaque année avec leur contrat pour essayer de capter une petite part de ce gâteau. Pour un succès variable tant l’offre est désormais abondante et concurrentielle. D’autres préfèrent la fustiger, en mettant l’accent sur son coût. Un tacle mérité mais qui tend à s’améliorer, sous la pression de Bruxelles en particulier.
Partout, des chiffres records ! Les assureurs ont le sourire : l’an dernier, l'enveloppe préférée des Français a renoué avec la collecte. Nets des retraits, 50,6 milliards d'euros ont été amassés sur des contrats d’assurance-vie, un niveau qui n’avait pas été vu depuis quinze ans. C’est 22,1 milliards de plus qu’en 2024. Si l’on reste encore loin des records historiques, l’année écoulée est marquante à deux niveaux. Tout d’abord, le fonds en euros a renoué avec une collecte nette positive, après cinq années...
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30/04 - Blocus du détroit d’Ormuz : Donald Trump prêt à faire durer le bras de fer
Donald Trump a demandé à ses conseillers de préparer un "blocus prolongé" de l’Iran, centré sur le détroit d’Ormuz, a rapporté mercredi 29 avril le Wall Street Journal. L’objectif affiché est de maintenir une pression économique maximale sur la République islamique en limitant drastiquement ses exportations de pétrole et ses flux commerciaux, afin de forcer Téhéran à renoncer à son programme nucléaire.
Lors de réunions récentes à la Maison-Blanche, dont une session lundi dans la Situation Room, le président américain a privilégié cette option de blocus à une reprise des bombardements ou à un retrait du conflit, jugés plus risqués, selon des responsables américains cités par le WSJ. Cette stratégie repose sur l’idée d’un étranglement progressif de l’économie iranienne, en empêchant les navires d’entrer et de sortir des ports du pays. Sur Truth Social, Donald Trump a affirmé que le blocus poussait l’Iran vers un "état d’effondrement". Une formule qui illustre sa volonté de maintenir le cap malgré les risques économiques et diplomatiques.Les prix du pétrole au plus haut depuis 4 ans
Les conséquences de cette politique se font déjà sentir. Ces derniers jours, la réduction du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz à son niveau le plus bas depuis le début du conflit a provoqué une hausse spectaculaire des prix de l’énergie. Ce jeudi 30 avril au matin, les dernières déclarations de Donald Trump ont entraîné un nouvel envol des cours du pétrole. Le baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale, a atteint 125 dollars, en...
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30/04 - Ce que Google dit des rêves des étudiants français : notre baromètre exclusif
Partir à l'étranger pour parachever son cursus scolaire ou améliorer son CV, apparaît aujourd'hui comme le plus sûr des accélérateurs de vie mais aussi de carrière. De leur côté, les grandes écoles françaises qui doivent faire face à la chute de la démographie étudiante et à une baisse des financements publics, multiplient les campus au-delà de l'Hexagone pour recruter de nouveaux étudiants. Toutes font le même constat, mais développent des stratégies différentes, persuadées que les classements les plus prestigieux sont désormais mondiaux. Cette course à l'exportation d'une éducation nationale au savoir-faire reconnu n'est pas sans obstacle dans un contexte géopolitique toujours plus tendu où la politique des visas devient une arme. Les implantations ne s’improvisent pas et restent coûteuses dans un marché très concurrentiel. Les élèves, eux, rêvent d’horizons lointains et parfois exotiques comme le souligne le baromètre exclusif réalisé par nos partenaires de L’Express Connect. Ils ont pris le temps de méditer Lamartine : "Il n'y a d'homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie."
Le classement qui suit repose sur l'analyse des recherches Google effectuées depuis la France sur les douze derniers mois. À partir de requêtes-souches liées aux études à l'international ("étudier en…", "double diplôme à", "Erasmus au", "master en…"), L’Express Education a extrait via un logiciel spécialisé plus de 7 500 mots-clés uniques, dont 3 300 ont pu être rattachés à...
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30/04 - Après son clash avec Friedrich Merz, Donald Trump menace de retirer certaines troupes d’Allemagne
Le suspense demeurait quant à la sanction qui pourrait frapper les nations européennes ayant refusé, ces dernières semaines, d’envoyer leurs marines dans le détroit d’Ormuz afin de soutenir l’initiative américaine de réouverture forcée de ce passage stratégique. Le début des représailles est tombé mercredi 29 avril, lorsque Donald Trump a annoncé que son administration envisageait de réduire le nombre de troupes américaines en Allemagne. "Les États-Unis étudient et examinent une possible réduction des troupes en Allemagne, une décision devant être prise dans un avenir proche", a assuré le président américain sur Truth Social.
Auprès de l’agence de presse Reuters, un haut responsable de la Maison-Blanche avait déjà indiqué plus tôt ce mois-ci que Donald Trump évoquait la possibilité de retirer une partie des troupes américaines d’Europe. Selon les données du Defense Manpower Data Center, plus de 68 000 militaires étaient stationnés en Europe fin 2025, dont plus de la moitié en Allemagne.Les critiques du chancelier allemand
Les raisons de cette punition ciblée ? Donald Trump s’est opposé ces derniers jours au chancelier allemand au sujet de la guerre en Iran. Mardi, le dirigeant américain a affirmé que Friedrich Merz ne savait pas de quoi il parlait après que ce dernier a déclaré que les Iraniens humiliaient les États-Unis dans les négociations visant à mettre fin à un conflit qui dure depuis deux mois.
Comme le souligne le New York Times, l’Allemagne et son chancelier ont beaucoup investi dans leur relation avec...
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30/04 - Les ambitions de Mistral AI dans la défense, bientôt un traité Paris-Helsinki
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'indiscrets exclusifs en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.
Le patron de l’armement face à la finance
Patrick Pailloux, à la tête de l’imposante direction générale de l’armement (DGA), a déjeuné avec Stéphane Boujnah, le président d’Euronext, ce mercredi 29 avril. Au menu, les enjeux de financement de la défense et les perspectives offertes par la cotation des industriels de l’armement. Un sujet d’actualité, puisque le fabricant de blindés franco-allemand KNDS, détenu à 50 % par l’Etat français, prépare une introduction en Bourse en juin. Les contours de l’opération devraient être révélés en marge d’Eurosatory, le Salon international de l’armement terrestre, du 15 au 19 juin.
Les ambitions de Mistral AI dans la défense
La licorne française de l’intelligence artificielle planche sur la création d’un "pôle défense" pour consolider ses activités dans ce secteur. L’entreprise française dirigée par Arthur Mensch, qui entend défier les sociétés américaines OpenAI (ChatGPT) et Anthropic (Claude), avait déjà noué en février un partenariat avec le ministère des Armées pour mettre à disposition ses modèles, logiciels et prestations d’IA. En...
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30/04 - Adolf Hitler était-il fou ? La thèse de l’historien Claude Quétel
Depuis sa mort, le 30 avril 1945, dans son bunker, psychiatres, psychanalystes et historiens n'ont cessé d'ausculter la personnalité d'Adolf Hitler. Diagnostiqué schizophrène par plusieurs spécialistes, d'aucuns lui ont prêté en outre une paranoïa sévère associée à des troubles de la personnalité. D’autres encore ont insisté sur son instabilité émotionnelle et ses accès de colère, validant l'hypothèse d'une psychopathie voire d'une personnalité borderline. Autant d'éléments qui, naturellement, poussent à s'interroger : à quel point cette composition psychique a-t-elle pesé dans sa vie et, par ricochet, dans le cours de l'Histoire ? Celle-ci rendait-elle inéluctable ce qui demeure encore, 81 ans après sa mort, comme l'un des plus grands traumatismes du Vieux Continent ?
Pour comprendre comment celui qui se destinait à une médiocre carrière d'artiste-peintre a fini par devenir le chef d'orchestre du plus grand génocide du XXe siècle, Claude Quétel prend l'audacieux parti, dans une biographie intitulée Hitler* et publiée aux éditions Perrin, d'extirper le personnage de son décor. Du jeune paresseux chétif qui frôle la clochardise au leader politique capable d'envouter les foules, l'historien spécialiste de la psyché nous promène dans la vie paradoxalement méconnue de Führer. Entretien.
Pour comprendre un individu, les psychiatres et psychologues commencent le plus souvent par l’enfance. Celle de Hitler explique-t-elle quelque chose, ou faut-il se méfier de l’idée trop commode selon laquelle "tout était déjà là" ?...
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29/04 - "La définition du mal" : sept plaintes contre Sam Altman et OpenAI après une fusillade au Canada
Les proches des victimes de la tuerie de Tumbler Ridge, en Colombie-Britannique, ont déposé plainte contre la maison mère de ChatGPT et son PDG, Sam Altman, ce mercredi 29 avril. Selon eux, OpenAI avait identifié Jesse Van Rootselaar, 18 ans, comme une menace huit mois avant l'attaque, mais n'avait jamais alerté la police. Cette décision aurait été prise par la direction, afin d'éviter qu'un signalement officiel ne révèle l'ampleur des conversations violentes sur la plateforme et ne compromette son projet d'introduction en Bourse. La valorisation attendue d'OpenAI est estimée à 1 000 milliards de dollars, ce qui pourrait faire de son PDG l'une des personnes les plus riches au monde.Négligence, de complicité et d'homicide involontaire
Le 10 février, Jesse Van Rotselaar, 18 ans, a d'abord tué sa mère et son petit frère de 11 ans à leur domicile avant de se rendre dans son établissement scolaire. Il y a abattu cinq élèves ainsi qu'une assistante pédagogique de 39 ans, blessé 27 autres personnes, puis s'est suicidé.
Les sept familles accusent OpenAI et Sam Altman de négligence, de complicité dans une fusillade de masse, d'homicide involontaire et de responsabilité liée au produit. Selon l'une des plaintes, les systèmes internes d'OpenAI avaient repéré, huit mois avant l'attaque, des conversations dans lesquelles l'assaillant décrivait des scénarios violents. Des employés auraient alors recommandé de signaler le compte à la police, rapporte The Guardian. L'entreprise assure avoir suspendu ce premier compte,...
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29/04 - "On ne discute pas avec des terroristes : on s’en va" : les Emirats arabes unis claquent la porte de l’Opep
Les Émirats arabes unis ont annoncé mardi 28 avril leur départ de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), une décision qui a surpris les marchés. Effective à compter du 1er mai, elle a été prise au nom de leurs "intérêts nationaux", a fait savoir Abou Dabi. Au coeur des tensions : l'Iran, également membre du cartel, qui en bloquant le détroit d'Ormuz exerce une pression majeure sur ses partenaires du Golfe et sur l'ensemble du marché pétrolier mondial. De son côté, l'Opep se veut garante du cours du pétrole mondial et fixe des quotas de production à ses membres : 3,4 millions de barils par jour pour Abou Dabi. Une contrainte que les Emiratis - troisièmes producteurs de l'alliance - supportent de moins en moins, eux qui souhaitent accroître leur production.
Pour l'Express, Thierry Bros, spécialiste des questions énergétiques et professeur à Sciences Po Paris, analyse les raisons de cette rupture, ses conséquences pour l'Opep et les intérêts stratégiques des Emirats.
L'Express : le départ des Émirats arabes unis de l’Opep vous surprend-il ?
Thierry Bros : Non, ce n'est pas une surprise. Les Émirats arabes unis avaient traité l'Iran d'Etat terroriste et avaient qualifié la fermeture du détroit d'Ormuz de terrorisme économique il y a un peu plus d'un mois. Ils sont totalement en cohérence avec eux-mêmes : on ne discute pas avec des terroristes, on s'en va ou on les combat. Dans ce cas, Abou Dabi s'en est allé.
Avant même la guerre en Iran, les Emirats critiquaient déjà l'Opep....
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29/04 - "Pour les Émirats, l’Iran est devenu un voisin toxique" : pourquoi Abou Dhabi quitte l’Opep
Les Émirats arabes unis ont annoncé mardi 28 avril leur départ de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), une décision qui a surpris les marchés. Effective à compter du 1er mai, elle a été prise au nom des "intérêts nationaux", a fait savoir Abou Dhabi. Au coeur des tensions : l'Iran, également membre du cartel, qui en bloquant le détroit d'Ormuz exerce une pression majeure sur ses partenaires du Golfe et sur l'ensemble du marché pétrolier mondial. De son côté, l'Opep se veut garante du cours du pétrole mondial et fixe des quotas de production à ses membres : 3,4 millions de barils par jour pour Abou Dhabi. Une contrainte que les Emiratis - troisièmes producteurs de l'alliance - supportent de moins en moins, eux qui souhaitent accroître leur production.
Pour L'Express, Thierry Bros, spécialiste des questions énergétiques et professeur à Sciences Po Paris, analyse les raisons de cette rupture, ses conséquences pour l'Opep et les intérêts stratégiques des Emirats.
L'Express : Le départ des Émirats arabes unis de l’Opep vous surprend-il ?
Thierry Bros : Non, ce n'est pas une surprise. Les Émirats arabes unis avaient traité l'Iran d'Etat terroriste et avaient qualifié la fermeture du détroit d'Ormuz de terrorisme économique il y a un peu plus d'un mois. Ils sont totalement en cohérence avec eux-mêmes : on ne discute pas avec des terroristes, on s'en va ou on les combat. Dans ce cas, Abou Dhabi s'en est allé.
Avant même la guerre en Iran, les Emirats critiquaient déjà l'Opep....
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29/04 - Julia de Funès, le grand entretien : "Le conformisme, de droite comme de gauche, est une chape de plomb"
Livre après livre, l'ancienne "chasseuse de têtes" traque les conformismes de notre époque. Julia de Funès est devenue l'une des philosophes les plus populaires de France, d'abord en soulignant les absurdités du monde de l'entreprise (qu'elle a fréquenté pendant dix ans) ou les impostures du développement personnel, puis en montrant les pièges des identités ou celle des postures moralisatrices. Son nouvel essai, Pensées distinguées (Editions de L'Observatoire, parution le 5 mai), est un manuel d'émancipation intellectuelle aussi accessible que stimulant. Sous la forme d'une correspondance philosophique, la chroniqueuse de L'Express fournit des outils conceptuels pour armer son jugement et sortir de la pensée dogmatique dans les grands débats contemporains (de l'euthanasie à l'immigration). Plaidant pour les nuances, elle invite à distinguer critique et offense, héritage et conservatisme, vie et existence ou élitisme et exigence.
En avant-première, Julia de Funès nous explique comment on peut débattre plus sereinement, y compris sur un sujet aussi passionnel que le conflit israélo-palestinien. La petite-fille de Louis de Funès revient également sur son parcours, son combat pour la liberté, comme son refus de l'opposition binaire gauche-droite.
L'Express : On vous connaît peu, vous n’êtes pas dans le récit de soi…
Julia de Funès : La dernière rentrée littéraire m’a semblé, à cet égard, presque caricaturale : une profusion de récits de soi, de confessions tournées vers la mère ou le père. J’ai voulu...
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29/04 - Gabriel Attal, Jordan Bardella et les autres... Ces livres sur le chemin de l’Elysée
On dirait du Bardella, c’est du Attal. "Cela ressemble à du plagiat, mais il n’y a pas de marque déposée", rigole-t-on dans l’entourage du président du Rassemblement national. Le lancement d’un livre reste un élément de stratégie politique majeur et l’ancien Premier ministre, qui voulait publier En homme libre (Editions de l’Observatoire) avant d’être officiellement candidat à l’Elysée, est en passe de le prouver. Des vidéos montrant des files d’attente aux séances de dédicace qui rappellent celles du leader du RN, une série de déplacements longue comme le bras (la fameuse librairie Lamartine dans le 16e arrondissement de Paris pour le premier jour, puis Biarritz, Lyon mardi soir, Deauville pendant le week-end du 1er mai, Bordeaux, Aix, Paris de nouveau, Strasbourg, Lille) et un démarrage réussi en termes de ventes : selon GFK, 3 576 lors de la première semaine écourtée, alors que Bruno Le Maire avec Le temps d’une décision paru le même jour chez Gallimard, compte 1 126 exemplaires écoulés – l’ancien ministre de l’Economie pourra se consoler en se disant que lui a trouvé un style. "Le chiffre clef, c’est celui de la deuxième semaine, pour voir la réalité au-delà de l’appel d’air", prévient un éditeur.
Dans le milieu politique, le phénomène Bardella a marqué les esprits. En 2024, il publie Ce que je cherche (Fayard) ; en 2025, Ce que veulent les Français. Le premier ouvrage se vendra à quelque 230 000 exemplaires, un rouleau compresseur s'appuyant sur la base militante. Au moment du second, Marine Le Pen a des doutes,...
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29/04 - Hassan III, services secrets, Macron... Le livre-enquête sur le règne chancelant de Mohammed VI
Bienvenue dans l'"Etat profond" marocain. Un pouvoir de l’ombre entièrement concentré dans quelques rues de Rabat, au sein de ce que les observateurs appellent le makhzen. Une cour du roi façon Versailles formée de conseillers influents, de dirigeants de services secrets, de membres de la famille régnante, d’amis saltimbanques, très rarement de ministres ou d’industriels. Omar Brouksy, probablement le journaliste le mieux informé du Royaume, publie ce 29 avril Fin de règne (Nouveau Monde), un récit inouï sur les coulisses du pouvoir à Rabat. Où les rivalités s’accentuent à la faveur d’une double configuration unique : le roi Mohammed VI est de plus en plus souffrant, atteint de la maladie d’Hashimoto et d’une broncho-pneumopathie chronique obstructive, un mal qui affecte sa respiration et complique chaque effort physique ; depuis plusieurs années, il passe une longue partie de son temps à l’étranger. Dans cette atmosphère crépusculaire – qui n’empêche pas, paradoxalement, les succès diplomatiques -, les intrigants s’épanouissent, les appétits se découvrent.
Pour qui veut comprendre qui gouverne le Maroc, l’enquête en milieu royal d’Omar Brouksy se révèle la parfaite continuation de Mohammed VI, le mystère (Flammarion) l’excellent portrait du monarque, signé Thierry Oberlé, ex-grand reporter au Figaro, dont L’Express s’était fait l’écho en janvier. Cette fois, le souverain apparaît davantage au second plan, relégué par ses empêchements, même s’il demeure le décideur ultime, capable de recadrages brutaux, comme...
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29/04 - Guerre en Iran : "La politique monétaire devrait être plus souple pour ne pas tuer l’investissement"
Personne ne voudrait être à leur place. Comme souvent en temps de crise, piloter la politique monétaire consiste à marcher sur des œufs. C'est d'autant plus vrai depuis le début de la guerre en Iran. Après 2022, le spectre de l'inflation fait son retour. Une semaine cruciale s'est ouverte pour les banques centrales et leurs présidents. Celle du Japon a ouvert le bal mardi 28 avril en annonçant qu'elle maintenait ses taux directeurs, tout en prévoyant d'ores et déjà une hausse en juin. Les gouverneurs de la Fed et de la BCE, la Banque centrale européenne, devraient opter pour la même stratégie.
Pour Lucrezia Reichlin, professeure d'économie à la London Business School et ancienne directrice de la recherche à la BCE, cette dernière voit sa tâche compliquée par les faibles niveaux de croissance et de productivité dans la zone euro. Mais les banques centrales n'ont pas d'autres choix que jouer la montre face à l'incertitude élevée qui règne encore au Moyen-Orient.
L'Express : Au vu de la situation actuelle, les banques centrales ont-elles d'autre choix que de maintenir le statu quo ?
Lucrezia Reichlin : Les banques centrales sont dans une position très difficile car elles font face aux chocs les plus complexes, ceux liés à l'offre. D'un côté, la question énergétique pèse sur l'inflation ; de l'autre, les pénuries exercent une pression à la baisse sur l'économie réelle, le marché du travail et la croissance. Dans ce contexte, gérer la demande globale uniquement par les taux d'intérêt n'est pas d'une grande...
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29/04 - Luca de Meo, sauveur de Kering ? Rythme, pression, ambition... Sa méthode pour redresser le groupe de luxe
Au padel, les cogneurs ne sont pas les maîtres. En revanche, les élastiques, madrés et vicieux, remportent souvent la partie. Derrière le cube vitré qui ceint le terrain de jeu, il faut dicter son tempo, construire le point, savoir glisser, rebondir, puis soudain dérégler le métronome pour désarçonner l'adversaire et s'imposer. Au padel, Luca de Meo, 58 ans, joue à la "mano", assurent ses partenaires. Une façon à lui de "brosser" la balle, esthète du contrôle, obsessionnel du détail, et toujours vêtu de noir, car, croit-il savoir, la couleur amincit. Durant ses cinq années passées à la tête de Renault, il avait sanctuarisé ses dimanches parisiens. 10 h 30 précises, une salle de la banlieue nord, garde du corps et chauffeur, un ancien du GIGN, discrètement posté.
Depuis son arrivée à la direction générale du groupe de luxe Kering, le 15 septembre, ses copains d'entraînement l’attendent vainement. Luca de Meo préfère désormais initier ailleurs François-Henri Pinault, l'ancien PDG de Kering devenu président, aux mystères de la "bandeja", un coup spécifique à la discipline. Si Luca de Meo a délaissé ses raquettes c'est qu'il s’adonne à un autre sport en version extrême : la brasse coulée dans les affaires de Kering, empire affaibli. Un domaine aux antipodes de ce qu'il a toujours connu, l'automobile.
Le job serait le dernier de sa carrière, promet-il. Un choix audacieux, décoiffant, amour du défi et culot dingue, et puis, le quinquagénaire ne détesterait pas démontrer qu'il serait bien plus qu'un "car guy", passionné...
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29/04 - Royaume-Uni : une attaque au couteau à Londres, deux blessés et un suspect arrêté
C'est le dernier épisode d'une vague d'attaques antisémites dans la capitale britannique. Deux personnes ont été blessées lors d’une attaque au couteau survenue ce mercredi 29 avril à Londres, dans le quartier de Golders Green, connu pour abriter une importante communauté juive. Un homme a été interpellé par la police britannique, selon des organisations juives.
L'association Shomrim North West London a précisé, sur X, qu'un homme avait été vu en train de courir avec un couteau à Golders Green, tentant de poignarder des passants juifs, avant que ses propres membres ne le maîtrisent. La police est ensuite intervenue en utilisant un Taser pour le neutraliser, a ajouté le groupe, qui a indiqué que les deux victimes étaient actuellement hospitalisées. Une série d'attaques
Le maire de Londres, Sadiq Khan, a condamné dans la foulée une "attaque épouvantable contre deux juifs londoniens", tandis que le Premier ministre Keir Starmer a déclaré à la Chambre des communes que cet incident était "profondément préoccupant". "Nous devons tous […] affirmer clairement notre détermination à lutter contre ce type d’attaques, dont nous avons vu trop d’exemples ces derniers temps", a ajouté le dirigeant travailliste, alors qu’une série d’incendies et tentatives d’incendie ont visé ces dernières semaines des lieux liés à la communauté juive dans le nord-ouest de Londres, comme une synagogue ou un local associatif.
Au cours du mois dernier, la police londonienne a arrêté plus d'une vingtaine de personnes impliquées dans ces attaques,...
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29/04 - Les céréales volées par la Russie au cœur de tensions entre l’Ukraine et Israël
C'est un nouvel épisode de tensions diplomatiques entre l’Ukraine et Israël : Kiev accuse Tel-Aviv d’importer des céréales en provenance de territoires ukrainiens occupés par la Russie. Au point qu'elle a officiellement appelé, ce mercredi 29 avril, les autorités israéliennes à saisir le Panormitis, un navire transportant du grain exporté "illégalement" selon elle.
"La partie ukrainienne appelle les partenaires israéliens à arrêter le navire et son chargement, à mener une fouille, à saisir la documentation du navire et de son chargement, à prendre des échantillons du grain et à interroger les membres de l’équipage", a affirmé le parquet ukrainien dans un communiqué. Plus tôt, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiha, accusait aussi ce "commerce illégal" de contribuer à financer l’effort de guerre russe. "Dans n'importe quel pays normal, l'achat de biens volés engage une responsabilité pénale, a déclaré de son côté Volodymyr Zelensky. Les autorités israéliennes ne peuvent ignorer quels navires arrivent dans les ports du pays ni quelle cargaison ils transportent".Des précédents
Cet épisode n'est pas isolé : mi-avril déjà, l’Ukraine avait signalé à Israël l’arrivée au port de Haïfa d’un cargo soupçonné de transporter des céréales issues de zones ukrainiennes sous contrôle russe, dont la valeur était estimée à environ 8,5 millions d’euros au cours actuel du blé. Évoquant le "manque de réponse appropriée d'Israël à la requête légitime de l'Ukraine en ce qui concerne le navire précédent qui a livré des biens...
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29/04 - Charles III devant le Congrès américain : la presse anglo-saxonne salue une "mission accomplie"
C'est une allocution très rare, qui a largement fait réagir. Ce mardi 28 avril, le roi Charles III a prononcé un discours devant le Congrès américain, dans le cadre d'une visite de quatre jours aux Etats-Unis destinée à célébrer les liens entre Londres et Washington. Entre "offensive de charme" et "avertissements voilés", la presse anglo-saxonne n'a pas manqué de soulever la ligne de crête sur laquelle naviguait le souverain, alors que les relations entre les deux pays sont particulièrement tendues en raison de la réticence britannique à soutenir pleinement la guerre américano-israélienne contre l'Iran.
Pour le Guardian, le discours du monarque était "une leçon magistrale de sobriété", n'évoquant "ni Israël, ni l'immigration, ni le climat, ni bien d'autres sujets brûlants de l'ère Trump", mais combinant "humour, références historiques et clins d’œil culturels" pour séduire un auditoire politiquement fracturé. Le journal souligne toutefois une stratégie plus calculée, une "offensive de charme" soigneusement calibrée pour influencer sans provoquer. En témoigne le moment où Charles III a évoqué "la détermination inflexible nécessaire à la défense de l’Ukraine et de son peuple si courageux", et le tonnerre d’applaudissements dans la salle auquel il a donné lieu, "probablement difficile à entendre pour le vice-président Vance", ironise le média britannique.Une "mission accomplie" et un avertissement subtil
"Au milieu de ses phrases élégantes et fluides, naviguant entre Oscar Wilde, Charles Dickens et la Magna Carta,...
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29/04 - France 2030 : cinq ans après les annonces d’Emmanuel Macron, une stratégie à revoir
Elysée, 12 octobre 2021. Le Palais a revêtu le décorum des grands jours. Le Covid et son "quoi qu’il en coûte" sont toujours là, la campagne présidentielle approche à grands pas. Dans un de ses discours jupitériens, Emmanuel Macron présente son programme "France 2030", une vaste enveloppe de 30 milliards d’euros (qui atteindra par la suite un total de 54 milliards d’euros). Après les mesures d’urgence face à la pandémie et le premier plan de relance de 2020, ces nouvelles annonces ambitionnent de doper la croissance future du pays. Il s’agit de "bâtir la France de 2030" et de "faire émerger dans notre pays et en Europe les champions de demain".
Cinq ans plus tard, où en est-on ? Une question d’une brûlante actualité. A l’automne, le Pr Philippe Aghion a reçu le Prix Nobel pour ses travaux sur l’importance de l’innovation pour la croissance, et pourtant des parlementaires ont tenté de reprendre une partie des fonds alloués à France 2030 lors des débats sur la loi de finances. Alors que le programme se trouve à mi-mandat et qu’une nouvelle campagne présidentielle se dessine, il y aura probablement dans les mois à venir de nouvelles discussions autour du rôle des financements publics dans le soutien à l’innovation. Le bilan de France 2030 va donc être scruté à la loupe. Après le Comité de surveillance des investissements d’avenir (CSIA), la Cour des comptes finalise ainsi un avis.
En attendant, l’Institut Évidences, fondé par l’ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn, tente à son tour d’apporter des éléments...
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29/04 - L’ancien chef du FBI inculpé : Donald Trump n’en a pas fini avec sa bête noire
Nouvel épisode dans la vendetta judiciaire de Donald Trump. Le département américain de la Justice a inculpé mardi 28 avril l'ancien directeur du FBI, James Comey, pour deux chefs d'accusation dont celui de "menace contre la vie et l'intégrité physique du président des Etats-Unis".
Ces accusations sont liées à un message publié par James Comey en mai 2025 sur le réseau social Instagram, alors qu'il passait des vacances en Caroline du Nord. Le message montrait une photo de coquillages disposés sur une plage et formant les nombres "86 47". Or le premier nombre est parfois utilisé aux Etats-Unis en argot pour exprimer le fait de "jeter quelqu'un dehors", "se débarrasser de quelqu'un", et par extension "tuer quelqu'un". Tandis que le 47 pourrait être considéré comme un code désignant Donald Trump, le 47e président américain.
La publication Instagram avait immédiatement provoqué de vives réactions. "L'ancien directeur déshonoré du FBI James Comey vient d’appeler à l’assassinat du président Trump", avait notamment accusé la ministre de la Sécurité intérieure de l'époque, Kristi Noem. Face à la controverse, James Comey avait effacé son message. "Je n'avais pas réalisé que certaines personnes associaient ces nombres à la violence. Cela ne m'était jamais venu à l'esprit mais comme je suis opposé à la violence sous toutes ses formes, j'ai retiré ce message", avait-il alors expliqué."Je suis toujours innocent. Je n'ai toujours pas peur"
Cette inculpation, qui intervient alors que James Comey est déjà visé par des...
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29/04 - L’ancien chef du FBI inculpé : Donald Trump n’en a pas fini avec sa bête noire
Nouvel épisode dans la vendetta judiciaire de Donald Trump. Le département américain de la Justice a inculpé mardi 28 avril l'ancien directeur du FBI, James Comey, pour deux chefs d'accusation dont celui de "menace contre la vie et l'intégrité physique du président des Etats-Unis".
Ces accusations sont liées à un message publié par James Comey en mai 2025 sur le réseau social Instagram, alors qu'il passait des vacances en Caroline du Nord. Le message montrait une photo de coquillages disposés sur une plage et formant les nombres "86 47". Or le premier nombre est parfois utilisé aux Etats-Unis en argot pour exprimer le fait de "jeter quelqu'un dehors", "se débarrasser de quelqu'un", et par extension "tuer quelqu'un". Tandis que le 47 pourrait être considéré comme un code désignant Donald Trump, le 47e président américain.
La publication Instagram avait immédiatement provoqué de vives réactions. "L'ancien directeur déshonoré du FBI James Comey vient d’appeler à l’assassinat du président Trump", avait notamment accusé la ministre de la Sécurité intérieure de l'époque, Kristi Noem. Face à la controverse, James Comey avait effacé son message. "Je n'avais pas réalisé que certaines personnes associaient ces nombres à la violence. Cela ne m'était jamais venu à l'esprit mais comme je suis opposé à la violence sous toutes ses formes, j'ai retiré ce message", avait-il alors expliqué."Je suis toujours innocent. Je n'ai toujours pas peur"
Cette inculpation, qui intervient alors que James Comey est déjà visé par des...
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29/04 - Guerre en Iran : pourquoi la loi américaine sur les 60 jours pourrait constituer un tournant
C'est une date qui pourrait être décisive. Après huit semaines de guerre en Iran, le président américain Donald Trump va devoir obtenir, ce 1er mai, l’autorisation du Congrès s’il compte poursuivre son opération militaire. Cette échéance marque en effet le 60ème jour du conflit, délai maximal pour l’utilisation de la force militaire sans l'aval des parlementaires, selon une loi adoptée après la guerre du Vietnam, la "War Powers Act".
D’après ce texte, le dirigeant des Etats-Unis dispose de 48 heures pour informer le Congrès du déclenchement d'opérations militaires, en expliquant l’ampleur, la justification et la durée probable de l’opération. Puis le président a ensuite 60 jours, à compter de la notification du Congrès, pour mener son action militaire. Une prolongation de 30 jours supplémentaires est possible, à condition que le chef d'Etat démontre que la poursuite du conflit est nécessaire pour assurer la sécurité des militaires pendant leur retrait. Des divergences
Mais la théorie n'est pas toujours suivie dans la pratique, et une certaine confusion règne au Congrès quant à la date exacte de l’échéance des 60 jours fixée à la Maison-Blanche, car des juristes, issus des deux camps politiques, avancent des interprétations divergentes du texte. Certains considèrent que le compte à rebours commence au début des hostilités - ce qui fixerait la date limite à ce 29 avril - tandis que d’autres retiennent un délai de 60 jours calendaires à partir de la notification officielle au Congrès, soit le 1er mai.
En outre, de...
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29/04 - Etudes à l’étranger : Alban Ferrieu, l’infatigable globe-trotteur de l’orientation
Partir à l'étranger pour parachever son cursus scolaire ou améliorer son CV, apparaît aujourd'hui comme le plus sûr des accélérateurs de vie mais aussi de carrière. De leur côté, les grandes écoles françaises qui doivent faire face à la chute de la démographie étudiante et à une baisse des financements publics, multiplient les campus au-delà de l'Hexagone pour recruter de nouveaux étudiants. Toutes font le même constat, mais développent des stratégies différentes, persuadées que les classements les plus prestigieux sont désormais mondiaux. Cette course à l'exportation d'une éducation nationale au savoir-faire reconnu n'est pas sans obstacle dans un contexte géopolitique toujours plus tendu où la politique des visas devient une arme. Les implantations ne s’improvisent pas et restent coûteuses dans un marché très concurrentiel. Les élèves, eux, rêvent d’horizons lointains et parfois exotiques comme le souligne le baromètre exclusif réalisé par nos partenaires de L’Express Connect. Ils ont pris le temps de méditer Lamartine : "Il n'y a d'homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie."
Alban Ferrieu est non seulement un homme pressé, mais aussi un passionné, toujours prêt à défendre les bienfaits du multiculturalisme. A peine sorti d’une séance d’audition au Sénat sur la réforme de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), le voilà, déjà, sur le départ. Direction l’Ecole française internationale de Casablanca où, devant un auditoire d’élèves...
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29/04 - Présidentielle 2027 : faut-il avoir souffert enfant pour être un candidat crédible ?
Marine Le Pen n'a pas encore eu le temps de feuilleter "le livre de Cosette". Cosette, c'est Gabriel Attal. La députée RN a ironisé ce mardi 28 avril sur l'ouvrage de l'ancien Premier ministre et un "storytelling" diffusé par "des médias sans aucun recul". Dans En Homme Libre (Editions de l'Observatoire), Gabriel Attal se livre sur sa jeunesse. Il évoque les "addictions" de son père et les "pleurs d'épuisement" de sa mère célibataire après son divorce. "Du jour au lendemain, à la maison, l'argent était devenu une question, un sujet, une inquiétude en fin de mois", écrit le secrétaire général de Renaissance au sujet de sa vie avec sa mère après la séparation de ses parents.
Marine Le Pen manque de mémoire. Elle aussi s'est prêtée à cet exercice intime, destinée à susciter la sympathie de l'auditoire. Le 5 février 2022, la candidate RN à l'élection présidentielle racontait les "épreuves" de sa vie, en conclusion d'un meeting à Reims. Elle était revenue sur son enfance difficile, déjà au cœur de son autobiographie A contre flots (Grancher, 2006). Il y a cet attentat à la bombe, qui a soufflé l'appartement familial quand elle n'avait que 8 ans. Ou le divorce médiatisé de ses parents, "qui vous prive du droit à la pudeur auquel on est si attachée quand on a 16 ans". Les "humiliations" de Nicolas Sarkozy
Faut-il avoir souffert jeune pour être présidentiable ? A l'heure où politique rime avec intime, plusieurs candidats offrent aux Français leurs souvenirs - de préférence douloureux - de bambins. Non sans intérêt....
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29/04 - "Les Russes font un grand bond en arrière" : le système Poutine à bout de souffle
Une scène cocasse de printemps à Moscou. En pleine rue, un objet que l’on croyait remisé dans les greniers fait son grand retour. Ici et là, des Moscovites dégainent de leur sac un plan de la capitale. Un plan papier, encombrant et chiffonné, de ceux que l’on n’arrive jamais à replier. Un comble dans l’une des villes les plus digitalisées du monde ! Les 12 millions d’habitants de la métropole doivent ce retour au siècle dernier au Kremlin, qui a coupé début mars les robinets d’Internet et donc mis en rade tous les GPS, d’abord sans la moindre explication, puis en invoquant des raisons de "sécurité". Quatre ans après le début de "l’opération militaire spéciale" russe en Ukraine, Moscou est pour la première fois percutée par la guerre dans son quotidien. Pas par la mobilisation de ses fils au front, mais par ce black-out qui l’empêche de vivre comme si de rien n’était : plus moyen de payer par carte dans beaucoup d’enseignes, de commander son VTC sur l’application dédiée ou de régler sa place de parking en deux clics. La perte est sèche pour quantité de commerces, dans la capitale et le pays tout entier, touché par cet assaut sans précédent sur le Web. "88 % des transactions sur le marché de la consommation s’effectuent par carte bancaire, bien souvent grâce à des connexions mobiles, précise l’économiste Vladislav Inozemtsev. Aujourd’hui, les Russes font un grand bond en arrière. Pourquoi ? Simplement par la volonté de Poutine."
Plus exactement du FSB, successeur du KGB, aux manettes de cette vaste opération de...
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29/04 - Germinal Roaux : il est lent le chemin vers une mort douce et fleurie, par Christophe Donner
Germinal Roaux a commencé sa vie d’artiste comme photographe-reporter. Il s’est intéressé aux gens bizarres ; les adolescents, les autistes, les handicapés mentaux, les réfugiés. Il les a photographiés en noir et blanc, et quand il s’est mis à réaliser des films, il est resté au noir et blanc, ce qui n’a pas dû faciliter sa carrière, mais apparemment il ne s’en soucie guère. C’est plus fort que lui : le noir et blanc ou rien. Quand on l’interroge sur ce choix, il dit des choses obscures. Il parle de Soulages, de surface réfléchissante, de la capacité du noir et blanc "à montrer l’intime tout en nous tenant un peu à distance de la réalité perçue"… On est bien avancé.
Ce qu’on peut dire, c’est qu’il filme les choses et les gens comme on photographie : en commençant par définir un cadre, de longues secondes passent avant que ça commence à bouger, à devenir du cinéma, et quand ça bouge, c’est avec une lenteur singulière, comme s’il filmait à 24 photographies/seconde, pour nous laisser le temps d’observer chacune d’entre elles.L’éloge du ralenti
La lenteur, c’est la saveur de ce film qui porte bien son nom : Cosmos. Quoi de plus étranger à la vitesse que le cosmos… Ça n’était pas le cas de ses précédents films, Right foot left foot, au cours duquel il donnait l’impression de courir après des adolescents trépidants. Il tentait d’attraper la vie de ceux qui savent qu’ils ne seront plus jamais jeunes ; n’arrivant pas à s’en réjouir, ils foncent.
Je n’ai jamais croisé des gens plus lents que les Mayas du Mexique. En gestes et en...
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29/04 - Victor Manuel Rocha, l’espion cubain qui a infiltré les Etats-Unis pendant quarante ans
Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Dans "Nid d’espions", le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.
L'enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro, mené le 3 janvier dernier, a été réalisé grâce à une infiltration de la CIA au cœur du pouvoir vénézuélien. L’agence de renseignements américaine aurait déployé, dès l’été 2025, des espions sur place qui surveillaient chacun des faits et gestes de Nicolas Maduro. Certains agents étaient même parvenus à intégrer ou recruter des proches du président vénézuélien, permettant alors sa capture d’après le chef d’état-major des armées.
La diplomatie internationale est sous le choc : un gouvernement qui intervient dans un autre pays pour enlever son dirigeant ! Cela dépasse toutes les lois. Pourtant, dans les heures qui suivent, Donald Trump assure qu’il pourrait ne pas s’arrêter là : les Etats-Unis sont prêts à mener une opération similaire en Colombie, pour combattre le trafic de drogue, ou même à Cuba.
Cuba, c’est l’ennemi des Etats-Unis depuis des décennies. La CIA y a multiplié les opérations pour déstabiliser le pouvoir, notamment visant Fidel Castro. Mais le petit Etat des Caraïbes n'est pas en reste. Les Cubains aussi ont leurs espions et eux aussi sont capables d’infiltrer les plus hautes sphères du pouvoir américain.
Dans cet épisode de "Nid...
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29/04 - "Quand on sera à l’Elysée..." : comment le RN tente de séduire les militaires avant 2027
Jamais un représentant du Rassemblement national n’avait été reçu avec autant de ferveur. Le 19 juin 2024, Jordan Bardella a eu droit à un véritable bain de foule dans les allées d’Eurosatory, le salon mondial de la défense et de l’armement. A l’aube du premier tour des élections législatives, le dauphin de Marine Le Pen a pu endosser son costume de candidat à Matignon. Crochet par le stand du ministère des Armées, déambulation entre les chars Leclerc et hélicoptères d’Airbus, poignée de main à Nicolas Chamussy, alors PDG du fabricant du canon Caesar, KNDS… Jordan Bardella a testé sa popularité auprès des industriels de l’armement. "L’économie de guerre mise en œuvre par Emmanuel Macron est bien légère depuis deux ans", n’a pas hésité à tacler le chef de file du RN. Avant de marquer son soutien à l’Ukraine et son opposition à une sortie de la France du commandement intégré de l’Otan. Une ligne nouvelle à l’époque pour son parti et contraire à celle défendue par Marine Le Pen en 2022.Gagner en crédibilité
Dans son opération normalisation, le RN a voulu gommer au maximum les irritants de son programme, y compris en matière de défense nationale. Exit l’arrêt des coopérations de défense avec l’Allemagne et la "recherche d’une alliance avec la Russie", qui était jusqu’en 2024 l’un des marqueurs de Marine Le Pen. Le parti cherche à gagner en crédibilité. La mission a été confiée à Ambroise de Rancourt, le directeur de cabinet de Marine Le Pen. Le jeune énarque connaît les arcanes du ministère des Armées pour y avoir passé trois ans....
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28/04 - Blocage du détroit d’Ormuz : l’Iran cherche désespérément où stocker son pétrole
Depuis plusieurs semaines, les Etats-Unis qui tentent de ramener Téhéran à la table des négociations, ont imposé un blocus maritime sur le trafic à destination et en provenance des ports iraniens dans le détroit d'Ormuz. Une situation qui a divisé par quatre les exportations de pétrole iranien, au point que le pays croule sous le brut et ne sait plus où stocker ses réserves. La théocratie, qui pâtit déjà d'une lourde inflation, espère ne pas être contrainte de fermer les vannes, faute de place. Une mise à l'arrêt de la production pétrolière aurait de lourdes conséquences sur l'économie iranienne - déjà en berne - qui repose largement sur les exportations d'énergie. Téhéran, qui dispose de 18 % de réserves pétrolières mondiales et de 21,5 % de celles de gaz, perdrait 400 millions de dollars par jour. "À situation désespérée, mesures désespérées"
Réhabilitation des sites abandonnés, utilisation de conteneurs de fortune, tentative d'acheminer le brut par voie ferrée vers la Chine... Tous les moyens sont bons dans cette course contre la montre. Sentant l'étau se resserrer, l'Iran aurait même commencé à utiliser des pétroliers vides pour stocker son excédent en mer, une méthode qui pourrait accueillir jusqu'à 15 millions de barils. Quant à l'exportation par rail, son efficacité reste incertaine. Les pays qui plébiscitent l'or noir iranien, généralement attirés par les tarifs compétitifs proposés par Téhéran, pourraient être refroidis par ces nouveaux coûts de transport.
"À situation désespérée, mesures désespérées", résume...
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28/04 - Panne géante en Espagne : un an après, toujours pas de responsables
Il y a un an jour pour jour, le 28 avril 2025 aux alentours de 12h30, l'Espagne et le Portugal subissaient un black-out généralisé. En quelques secondes, tout a cessé de fonctionner. Les feux de signalisation, les télévisions, Internet, les radios, les transports en commun, "absolument tout", se remémore le journal catalan Ara. "Les industries ont cessé leur production et la grande majorité des entreprises ont dû fermer", rappelle El Pais.
L'Espagne, mais aussi le Portugal, l'Andorre et une partie du sud-ouest de la France, ont ainsi été privés de courant pendant plus de 12 heures. Selon plusieurs rapports publiés dans l'année écoulée, un enchaînement de défaillances techniques et de mauvaises conditions a mis à nu la vulnérabilité du réseau électrique ibérique lors de la panne d’avril 2025. Mais jusqu'à présent, ni les instances politiques et administratives, ni les entreprises gestionnaires du réseau ou un autre tiers n'ont été jugés responsables. "Un bilan pas satisfaisant"
Petit à petit, ce qui s'était passé a été clarifié. L'Espagne et le Portugal ont subi ce que l'on appelle "un zéro électrique", c'est-à-dire une panne totale qui a laissé 36 millions de consommateurs (ou points d'approvisionnement) sans énergie. Soit 30 millions en Espagne et 6 millions au Portugal. Le rapport technique sur la panne, publié le 20 mars dernier, a conclu que l'incident avait son origine en Espagne et qu'il n'était pas dû à une cause unique mais à la somme de plusieurs défaillances qui se sont répercutées les unes sur les...
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28/04 - Donald Trump, Viktor Orban, CNews... Quand la droite populiste se prend un retour de bâton
Les batailles culturelles sont aussi incertaines que les conflits au Moyen-Orient. Au début des années 2020, dans la foulée de MeToo et Black Lives Matter, une gauche progressiste qui ne jurait que par la justice sociale, la reconnaissance des identités et la lutte contre les discriminations semblait irrésistible. Partie des campus américains, la vague "woke" avait submergé les médias et les entreprises. Avec la victoire de Donald Trump en 2024, le reflux n’en fut que plus brutal. Les grandes heures du wokisme appartenaient déjà au passé : après un pic en 2021-2022, le mouvement n'a eu de cesse de décliner depuis, nous apprennent des analyses statistiques de The Economist.
Il n'en fallait pas plus pour que la droite anti-woke (aussi appelée "droite radicale", "droite populiste" ou encore "nouvelle droite"), savoure sa victoire et se rêve en position hégémonique. Mais ces dernières semaines, aux Etats-Unis comme en Europe, les nuages se sont accumulés au-dessus de cette internationale réactionnaire. Victime de ses outrances comme de son "excursion" en Iran, sa mascotte la plus médiatique, Donald Trump, connaît une baisse de popularité constante, à l’inverse de son premier mandat. En avril, le président américain est tombé autour des 35 % d’opinions favorables, et son vice-président J.D. Vance, présenté comme son successeur et figure de proue de la droite radicale, ne se porte pas mieux. Selon le data journaliste de CNN Harry Enten, il est à ce stade le vice-président le plus impopulaire de l’Histoire,...
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28/04 - "Donald Trump n’est pas notre papa" : les coulisses du pouvoir racontées par Bruno Le Maire
On s’y croirait presque ! Dans une suite d’hôtel avec Donald Trump, dans une villa moscovite avec Vladimir Poutine, dans la salle des fêtes de l’Elysée avec Elon Musk nous murmurant "I’m not used to waiting for people" (Emmanuel Macron se faisait désirer)… Bruno Le Maire raconte bien le pouvoir. En lisant Le temps d’une décision (Gallimard), on touche du doigt les nouveaux maîtres du monde. On comprend comment ils imposent leur force. Des autocrates aux "minotaures de la tech", c’est un saisissant bestiaire que l’on contemple. Au milieu de tous ces carnivores, un herbivore tente de survivre : l’Europe.
L'Express : Il y a dix-huit ans, vous publiez Des hommes d'Etat, dans lequel vous racontiez la réalité du pouvoir en France en ce temps-là. On y croisait déjà un certain… Vladimir Poutine. Les fauves que vous croquiez alors passeraient presque pour des chatons comparés aux "carnivores" dépeints dans Le temps d’une décision !
Bruno Le Maire : Nous pensions alors que les démocraties libérales avaient gagné, et que donc nous pouvions donc entretenir des relations fermes mais courtoises avec Vladimir Poutine, les dirigeants chinois et nos alliés américains, bien sûr. Il s'est produit l'exact contraire de ce que nous imaginions. Le monde a basculé du droit vers la force, des démocraties vers les régimes autoritaires. Même les États-Unis ont cédé à une forme d’autoritarisme : une partie considérable du pouvoir est aujourd’hui détenue ceux que j’appelle les "minotaures de la tech" : les patrons de Google,...
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28/04 - Au Mali, les mercenaires russes de l’Africa Corps tenus en échec face aux offensives djihadistes
C'est un revers tout aussi important que symbolique. Ce dimanche 26 avril, à Kidal, au nord-est du Mali, les mercenaires russes de l'Africa Corps, remplaçants depuis 2025 du groupe Wagner, et alliés de la junte de Bamako, ont fait défection. Les images diffusées sur les réseaux sociaux sont humiliantes. Embarqués dans des camions, désarmés et sous la pression du groupe djihadiste GSIM (Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans), aussi dit JNIM, et de leurs alliés rebelles touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA), les hommes de l'Africa Corps ont quitté précipitamment la zone. Le départ a été si rapide qu'ils ont abandonné des dizaines de véhicules blindés et d'hélicoptères aux mains des djihadistes et rebelles touaregs. Plusieurs soldats maliens ont quant à eux été faits prisonniers, après de brefs combats.
Depuis samedi, le pays sahélien est frappé par une série d’attaques coordonnées lancées par des djihadistes du GSIM, affiliés à Al-Qaïda, alliés à la rébellion indépendantiste touareg du FLA, contre des positions stratégiques de la junte à travers tout le territoire, y compris en périphérie de la capitale, Bamako.Revanche sur 2023
Lundi, le groupe paramilitaire Africa Corps, contrôlé par le ministère russe de la Défense, a confirmé que ses forces s'étaient retirées de la ville septentrionale de Kidal au Mali. Une revanche pour les rebelles du FLA, qui avaient vu les mercenaires russes du groupe paramilitaire Wagner prendre la ville et fièrement hisser leur étendard, représentant une tête de mort blanche...
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28/04 - "Des Etats-Unis en déclin et instables sont dangereux pour la Chine" : comment Pékin perçoit le chaos au Moyen-Orient
Depuis le début de l'offensive américaine contre l'Iran, la Chine cherche à se positionner comme un intermédiaire oeuvrant pour la paix. Si elle profite de la dégradation de l'image de l'administration Trump pour se présenter comme un acteur responsable, un conflit prolongé pourrait lui coûter cher sur le plan économique. Surtout, Pékin a besoin d'un environnement mondial stable et prévisible pour poursuivre sa montée en puissance. La Chine a toujours rêvé d'affaiblir les Etats-Unis, mais une Amérique erratique et plus susceptible d'utiliser la force est jugée dangereuse par Pékin, explique Zongyuan Zoe Liu, chercheuse au Council on Foreign Relations, un centre de réflexion américain, à New York. Entretien, à l'approche d'une rencontre programmée à la mi-mai à Pékin entre Donald Trump et son homologue chinois.
L'Express : A vos yeux, la guerre lancée par les Etats-Unis de Donald Trump contre l'Iran constitue-t-elle plutôt une menace ou une opportunité diplomatique pour la Chine ?
Zongyuan Zoe Liu : La Chine s’est positionnée comme un intermédiaire dans ce conflit et cherche à coopérer avec des pays tels que le Pakistan ou l’Egypte dans le but d'obtenir un cessez-le-feu durable. Cette attitude lui offre l’opportunité de se présenter comme un facteur de stabilisation dans un contexte chaotique, et ainsi de soigner son image, notamment en comparaison avec les Etats-Unis, dont l'autorité morale et la crédibilité sur la scène internationale s'effritent. Le message central qu’elle veut faire passer, c'est...
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28/04 - Défense : les dépenses militaires toujours plus élevées en 2025
Pour la onzième année consécutive, les dépenses militaires mondiales sont en hausse. En 2025, elles ont culminé à 2 900 milliards de dollars (près de 2 500 milliards d’euros), selon un rapport de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), paru ce lundi 27 avril. Plus de la moitié de ces dépenses proviennent des Etats-Unis, de la Chine et de la Russie. A eux trois, ces pays ont déboursé 1 480 milliards de dollars dans l'armement l'année dernière.
Au total, les dépenses militaires mondiales ont grimpé de 2,9 %, un chiffre qui s'explique notamment par des investissements records en Europe et en Asie. En 2025, les deux continents ont continué de faire face à des conflits et à des tensions diplomatiques. Entre autres, les pressions chinoises sur Taïwan, la guerre en Ukraine et l'hostilité grandissante du Kremlin.L'Europe bat un record de 1953
Dans son ensemble, le Vieux Continent a augmenté de 14 % ses investissements militaires, pour un total de 864 milliards de dollars (738 milliards d'euros, environ). "En 2025, les dépenses militaires des pays européens membres de l’Otan ont augmenté plus rapidement qu’à aucun autre moment depuis 1953, ce qui reflète la volonté constante de l’Europe d’atteindre l’autonomie, parallèlement à la pression croissante exercée par les États-Unis pour renforcer le partage des charges au sein de l’alliance", analyse Jade Guiberteau Ricard, chercheuse au Sipri.
Parmi les plus...
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28/04 - Crise politique en Roumanie : l’extrême droite tente de tirer son épingle du jeu
La Roumanie s’enfonce dans une crise politique majeure, sur fond de bascule inattendue des équilibres parlementaires. Le Parti social-démocrate (PSD), principal parti du Parlement, a annoncé, lundi 27 avril, s'associer avec l’Alliance pour l’unité des Roumains (AUR), une formation d’extrême droite. Objectif : faire tomber la coalition pro-européenne qu’il a quittée quatre jours plus tôt. Une motion de censure doit être déposée dans les prochains jours contre l'actuel gouvernement dirigé par le libéral Ilie Bolojan (PNL).
Pour l’extrême droite, la crise actuelle ouvre une fenêtre politique inattendue. La Roumanie avait déjà été plongée dans une forte instabilité en 2024, après l’annulation controversée de la présidentielle par le Conseil constitutionnel, sur fond de soupçons d’ingérence étrangère. Battu au second tour du scrutin organisé en mai 2025, George Simion, figure de proue du nationalisme roumain et proche des idées Maga, estime désormais que le rapport de force peut basculer. Alors que la coalition centriste se délite, le leader de l’AUR se repositionne comme un prétendant crédible au pouvoir.
La motion de censure a des chances réelles d’aboutir, mais rien n’est joué. Pour renverser le gouvernement, il faut réunir 232 voix sur 463 députés et sénateurs. Le PSD et l’AUR totalisent ensemble 219 voix. Le soutien annoncé du groupe d’extrême droite PACE ajoute 12 voix, ce qui porterait le total à 231, soit à une seule voix du seuil nécessaire. Le résultat dépendrait donc de quelques ralliements supplémentaires :...
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28/04 - Covid long : un consortium défend la piste du cerveau
La conférence n'a pas commencé depuis deux minutes qu'elle est brutalement interrompue. Un homme et une femme, masques FFP2 au nez, montent sur l'estrade du 6e étage de la salle de l'Institut Imagine, à Paris, où se déroule ce 23 avril le colloque du Long Covid UE Project, un consortium de chercheurs financés par l'Union européenne. "Nous sommes des personnes vivant avec le Covid long !", commencent-ils. Le Pr Cédric Lemogne, psychiatre à l’Hôtel-Dieu et coorganisateur de l'événement, leur demande de ne pas l’interrompre. En vain. "Nous sommes en train de crever à cause de charlatans comme vous, nous sommes épuisés de voir vos tronches, nous en avons assez de voir l'argent public gaspillé dans vos projets", poursuit le perturbateur, qui porte un t-shirt "Winslow Santé Publique", une association de patients. Lorsqu’on lui prend le bras pour le diriger vers la sortie, il se met à hurler. "Ne me touchez pas, je suis malade !", avant d’égrener ses revendications : "Nous voulons des médicaments pour nos cœurs, nos systèmes immunitaires et nos cerveaux foutus. Nous attaquerons tous les projets qui psychologisent le Covid long !"
Les deux activistes sont finalement évacués par la sécurité. "C'est triste, car nous travaillons avec et pour les patients, s’émeut Brigitte Ranque, professeur de médecine interne à l’Université Paris-Cité et coorganisatrice du colloque. Nous savons que leurs symptômes sont réels". Elle n'a pas le temps de terminer sa phrase qu'un autre homme masqué se lève et insulte copieusement les...
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28/04 - A Madrid, l’IE Business School, une école de commerce hors du commun
Partir à l'étranger pour parachever son cursus scolaire ou améliorer son CV, apparaît aujourd'hui comme le plus sûr des accélérateurs de vie mais aussi de carrière. De leur côté, les grandes écoles françaises qui doivent faire face à la chute de la démographie étudiante et à une baisse des financements publics, multiplient les campus au-delà de l'Hexagone pour recruter de nouveaux étudiants. Toutes font le même constat, mais développent des stratégies différentes, persuadées que les classements les plus prestigieux sont désormais mondiaux. Cette course à l'exportation d'une éducation nationale au savoir-faire reconnu n'est pas sans obstacle dans un contexte géopolitique toujours plus tendu où la politique des visas devient une arme. Les implantations ne s’improvisent pas et restent coûteuses dans un marché très concurrentiel. Les élèves, eux, rêvent d’horizons lointains et parfois exotiques comme le souligne le baromètre exclusif réalisé par nos partenaires de L’Express Connect. Ils ont pris le temps de méditer Lamartine : "Il n'y a d'homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie."
Une école qui sait "se transformer en permanence" et est "très forte pour innover dans sa manière d’enseigner". Ancien élève de l’Instituto de Empresa (IE) Business School, à Madrid, Antonin Lainé ne tarit pas d’éloges sur cette institution, dont la nouvelle tour se dresse depuis 2021, aux côtés des gratte-ciel de Cuatro Torres, quartier nord de la capitale espagnole. Agé de...
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28/04 - Tirs au gala de la presse à Washington : la machine à complots s’emballe
Les théories du complot ne tardent généralement pas à émerger. À peine un homme armé avait-il tenté de prendre d’assaut la grande salle de bal du Washington Hilton, où se tenait, samedi 25 avril, le dîner des correspondants de la Maison-Blanche, entre smokings, robes longues et conversations feutrées, que les réseaux sociaux débordaient déjà de spéculations sur une scène qui se déroulait encore en direct. Peu importait que certains des journalistes les plus réputés présents sur place tentaient, téléphone en main, dans la confusion, de rapporter les faits.
Parmi les séquences qui ont nourri les théories les plus farfelues, un extrait d’une remarque de la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, sur Fox News. Interrogée sur ce que le public pouvait attendre de l'événement, elle avait lancé juste avant celui-ci : "Ce sera drôle et divertissant. Ça va chauffer ce soir ! Alors branchez-vous, ça va être génial !". Plus tard, lors d’une conférence de presse organisée dans la nuit de samedi, Donald Trump a affirmé que l’attaque confirmait la nécessité d’une salle de bal sécurisée au sein du complexe de la Maison-Blanche. Il n’en a pas fallu davantage pour que certains internautes avancent, sans le moindre fondement, que l’attaque aurait été mise en scène à cette fin. Ou bien pour détourner l'attention de sujets comme la guerre en Iran.
Et l’idée d’une attaque montée de toutes pièces par le 47e président américain ne s’est pas cantonnée à quelques internautes rivés à leurs écrans. Six heures après l’attaque, la...
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28/04 - Démissions : derrière chaque départ, des coûts cachés que les entreprises sous-estiment
Les démissions s’imposent parfois comme une évidence, mais ce n'est pas une décision à prendre à la légère, expliquait récemment à L'Express le professeur américain Anthony Klotz, soulignant qu'elles se soldent bien souvent par des regrets. En principe, un salarié quitte son emploi lorsqu'il a retrouvé un travail, généralement mieux rémunéré, et après avoir arbitré entre ce qu’il y perd et ce qu’il y gagne. "Pour le salarié, la démission a le mérite de la simplicité lorsqu’il ne se sent plus à sa place dans l’entreprise et qu’il veut faire autre chose. C’est fluide, clair pour tout le monde", analyse Elise Bénéat, avocate du cabinet De Pardieu Brocas Maffei. Toutefois, ajoute-t-elle, "le salarié se met en risque en quittant un emploi : il est plus fragile pendant sa période d’essai qui peut être rompue sans justifier d’un motif". Il doit également s’adapter à de nouveaux process, à une nouvelle équipe et faire ses preuves.
Et du côté de l’employeur ? "Le turnover est un phénomène naturel et inévitable. Il ne s’agit pas de porter un jugement moral, la neutralité axiologique doit être de mise ; mais dans une organisation, il est important de déterminer si ces coûts sont nécessaires pour redynamiser une entreprise ou s’ils sont le signal d’un dysfonctionnement", répond Xavier Zunigo, fondateur et dirigeant du cabinet de conseil Olystic et chercheur associé à l’université de Paris-Dauphine.De multiples autres coûts indirects
A première vue, "la démission simple demeure le mode de rupture le moins onéreux et le moins risqué",...
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28/04 - Donald Trump affirme que l’Iran lui a dit être en "état d’effondrement"
Les jours passent et les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran continuent de patiner. Alors que Téhéran a transmis à Washington, par l'intermédiaire du Pakistan, une nouvelle proposition, celle-ci ne répond pas aux attentes de Donald Trump, a fait savoir la Maison-Blanche lundi 27 avril. Cette proposition prévoyait des négociations par étapes entre les deux pays : les premières auraient concerné l'arrêt définitif des hostilités contre l'Iran puis la circulation maritime, la question du programme nucléaire iranien devant quant à elle être réglée ultérieurement.
Parallèlement, malgré la trêve au Liban annoncée par Donald Trump à l'issue de discussions à Washington, les hostilités se poursuivent dans le pays, dont Israël a envahi le sud, qu'il a en partie dévasté. L'armée israélienne a déclaré lundi avoir lancé des frappes dans l'est du Liban, disant viser des infrastructures du Hezbollah, lequel a annoncé avoir attaqué un char israélien à l'aide d'un drone.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump "n'aime pas" la dernière proposition de l'Iran
⇒ Le ministre iranien des Affaires étrangères "ravi" après sa rencontre avec Vladimir Poutine
⇒ Quatre morts dans le sud du Liban dans des frappes israéliennes
21h00Fin de ce direct
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations.
20h59Trois membres de la défense civile libanaise tués dans une frappe israélienne
La défense civile libanaise annonce dans un communiqué que...
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28/04 - Charles III cajole l’Amérique mais son royaume lorgne l’Europe
Le roi Charles et son épouse Camilla sont aux Etats-Unis cette semaine, en service commandé. Deux cent cinquante ans après la proclamation par les Américains de leur indépendance de la couronne d’Angleterre, le couple royal s'attache à soigner la special relationship entre Londres et Washington, bien malmenée par Donald Trump. Pourtant, il est de notoriété publique que le souverain incline vers l’Europe, même s'il est contraint par sa fonction de n’en rien laisser paraître face à ce président brutal et égotique. Charles III est en phase avec son peuple qui, dix ans après le référendum sur le Brexit, se sent plus européen qu’il ne l’a jamais été.
Les Britanniques alignent désormais leur style de vie sur celui des continentaux, au point qu’ils délaissent en majorité le thé au profit du café, racontait le mois dernier l'hebdomadaire The Economist. Détail important : ils privilégient le café moulu plutôt que l’infect instantané que les Anglais servaient naguère aux visiteurs. Même les droits des travailleurs sont de plus en plus calqués sur le continent. Et comme dans l’Union européenne, la politique est dominée par des tribuns populistes, qu’il s’agisse de Nigel Farage, l’artisan du Brexit devenu une figure clé à droite, ou de Zack Polanski, le leader des Verts, prêt à tout promettre dès lors qu’il pense en tirer un surcroît de popularité.
Le monde change vite et celui de 2026 n’est plus celui de 2016. A l’époque, les Britanniques avaient réclamé la sortie de l’Union européenne par 52 % des suffrages exprimés contre 48...
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28/04 - Après la défaite de Viktor Orban, l’heure des règlements de comptes : "Quelque chose a déraillé ces dernières années"
Le ton est sérieux, l'heure grave. Quatre jours après son éclatante défaite du 12 avril, Viktor Orban choisit Patriota, chaîne YouTube de sa galaxie médiatique nationale-conservatrice, pour analyser son revers et évoquer son avenir. Vers la fin de l’entretien, le Premier ministre déchu se dit prêt à jeter l’éponge si son parti, le Fidesz, le pousse vers la sortie. Mais derrière, il déclare qu’il a "encore beaucoup de jeu". Le message est clair : "Viktor" n’a aucune envie de quitter l’arène et rêve d’un come-back façon Donald Trump en 2024. "Orban s’accroche car le Fidesz n’a aucun autre meneur naturel, relève le politologue hongrois Péter Techet. Ce piège, qui empêche le renouvellement du parti, fournit à Péter Magyar un épouvantail facile. Mais Orban peut incarner le chantre des oubliés et des nationalistes face à un pouvoir des classes moyennes et pro-européennes."Certains réclament le scalp de Viktor Orban
Ce mardi 28 avril, le Fidesz se réunit pour un conseil national, entre thérapie de groupe et évaluation du futur. Au pouvoir pendant seize ans, le parti n’est pas parvenu à endiguer la déferlante Péter Magyar. Selon l'entourage d'Orbán, le coupable de la déconvenue s'appelle Balázs Orbán (aucun lien de parenté avec Viktor), directeur de campagne et bouc émissaire idéal - qui sera placardisé chez les eurodéputés Fidesz à Bruxelles à partir de juillet prochain. Reste qu’au sein des rangs du parti, des voix réclament un changement de cap, voire le scalp du Premier ministre déchu, qui a même renoncé à siéger au...
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28/04 - "Joyeux drille", "être patraque", "faire du gringue"... Ces mots de la langue française à usage unique
Ce sont des formules que l’on emploie couramment, sans toujours avoir conscience de leur profonde originalité : elles comprennent des mots qu’on ne peut utiliser qu’à cette occasion. Voyez "numéroter ses abattis" ; "ne pas valoir tripette" ; "boire à tire-larigot". Ces hapax (ou apax), comme disent les spécialistes, sont souvent issus de temps lointains et, s’ils n’avaient été sauvés par une expression restée dans l’usage, seraient sans doute tombés dans les oubliettes.
Cette infolettre redevient gratuite !
L’infolettre de L'Express "Sur le bout des langues" reste bien sûr comprise dans l’abonnement à L’Express, mais elle est aussi accessible à tous ceux qui le souhaitent en suivant ce tutoriel. N’hésitez pas à le faire savoir autour de vous.Etape 1Etape 2Etape 3Etape 4Etape 5
Au total, il en existerait environ 200. Si certains semblent tout à fait sérieux ("de bon aloi", "vouer aux gémonies", "substantifique moelle"), j’ai jeté mon dévolu (c’est le cas de le dire !) sur ceux qui m’ont paru les plus cocasses et les plus truculents. Une sélection établie évidemment en toute subjectivité.
Etre patraque. Ce sont les marins marseillais qui ont rapporté d’Italie la patracca (monnaie de peu de valeur) avant de l’employer, par métaphore, pour parler des marchandes de poissons ou des vieilles femmes en mauvaise santé, en les traitant par exemple de « patraque démantibulée » (j’aime beaucoup !). Le mot est ensuite passé en français pour parler d’une personne souffrante.
Au fur et à mesure est un pléonasme redondant,...
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27/04 - Tirs au gala de la presse : le suspect inculpé pour "tentative d’assassinat" sur Donald Trump
Cole Tomas Allen, le suspect de la fusillade survenue samedi lors du dîner des correspondants de la Maison-Blanche, a été inculpé de trois chefs d'accusation criminels lors de sa première comparution devant un tribunal de Washington lundi 27 avril : tentative d'assassinat du président des Etats-Unis, usage d'une arme à feu lors d'un crime violent et agression d'un agent fédéral à l'aide d'une arme dangereuse. S'il est reconnu coupable, il encourt la perpétuité. "Il a tenté d’assassiner le président des États-Unis, Donald J. Trump"
L'accusé de 31 ans, originaire de Torrance en Californie, portait une combinaison bleue de prisonnier lors de sa brève comparution devant un tribunal fédéral à Washington. Assis à la table de la défense, encadré par des forces de l'ordre, Cole Tomas Allen est apparu calme et a déclaré qu'il répondrait honnêtement à toutes les questions.
"Il a tenté d’assassiner le président des États-Unis, Donald J. Trump", a déclaré la procureure Jocelyn Ballantine devant le tribunal. Le juge fédéral Matthew Sharbaugha ordonné le maintien en détention d'Allen pendant la durée de la procédure. Une nouvelle audience concernant cette détention est fixée à jeudi.
Dans un message laissé à sa famille samedi soir, le suspect se qualifiait d'"assassin fédéral amical" et évoquait son projet de cibler de hauts responsables de l'administration Trump présents dans la salle de bal de l'hôtel. Dans ce texte, reproduit en intégralité par le New York Post, qui dit se l'être procuré auprès d'un responsable américain...
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27/04 - "Les services secrets de Poutine sont plus puissants que le KGB" : la mise en garde d’un ancien de la CIA
Après près de 30 ans à la CIA, Sean Wiswesser les connaît bien. Ces adversaires redoutables qu'il décrit comme obnubilés par leurs cibles occidentales. Ancien de la direction des opérations, Wiswesser vient de publier aux États-Unis Tradecrafts, Tactics and Dirty Tricks : Russian Intelligence and Putin's Secret War (Naval Institute Press, 190 pages, non traduit), un ouvrage de référence sur les services de renseignement russes. Il y décortique les réseaux d'agents infiltrés dans les ambassades russes, où le diplomate officiel n'est souvent qu'une façade. Il expose les techniques de contact clandestines - comme le "sticks and bricks", protocoles de signaux conçus pour échapper aux interceptions électroniques. Il analyse aussi les forces et les faiblesses des agents clandestins, ces espions sous couverture popularisés par la série The Americans. L'ancien de la CIA - qui précise s'exprimer en son nom propre, et pas en celui du gouvernement américain - met en garde contre le but ultime des services russes : déstabiliser la démocratie occidentale.
L'Express : Depuis la fin de l'URSS, les services de renseignement russes se sont profondément restructurés, passant d'une agence unique, le KGB, à trois organisations distinctes (FSB, SVR, GRU). Leurs objectifs ont-ils changé ?
Sean Wiswesser : Les États-Unis et l'Otan restent les adversaires principaux de la Fédération de Russie et de ses services de renseignement. Tant que la Russie sera dirigée par un ancien du KGB, qui se présente lui-même comme un...
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27/04 - "Ont-ils réellement bossé ?" : l’effarant projet économique du Parti socialiste pour 2027
Les idées avant l’incarnation. En attendant de se choisir un candidat pour 2027, les socialistes ont dévoilé une première version de leur projet pour la prochaine présidentielle dans un document de 144 pages paru le 22 avril. Le parti à la rose y trace la feuille de route d’un "socialisme du XXIe siècle". Hasard du calendrier, le président du groupe socialiste à l’Assemblée, Boris Vallaud, a publié deux jours plus tard Nos vies ne sont pas des marchandises : manifeste pour la démarchandisation (Seuil), un brûlot sans concession contre le "modèle néolibéral" et le marché.
De quoi redonner espoir à ceux qui, à gauche, refusent les outrances de LFI, se lassent des querelles d’appareils, et espèrent depuis 2017 un renouvellement programmatique ? Rien n’est moins sûr. Le projet des socialistes, dont on pourrait attendre qu’il embrasse le progrès et fasse preuve d’optimisme face à la modernité, frappe par son conservatisme, sa peur du changement, son déclinisme et son incapacité à se réinventer. Dès l’introduction, le ton est donné : une "grande partie" du peuple français aurait vu ses conditions de vie "se précariser et se dégrader" ; le pays souffrirait d’un "mal profond" ; la France serait "fracturée de toute part" ; une majorité de nos concitoyens auraient "perdu foi en l’avenir de notre nation" ; notre jeunesse serait "désenchantée" et nos campagnes "livrées à elles-mêmes". C’est tout juste si le PS ne nous dit pas que "c’était mieux avant", tant il partage une même grammaire du déclin avec la droite la plus...
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27/04 - Charles III aux Etats-Unis : "un coup de poker" pour apaiser les tensions
Malgré les tensions ambiantes et les risques sécuritaires après la tentative d'attaque qui a visé Donald Trump dimanche, le roi Charles III et la reine Camilla arrivent ce lundi 27 avril à Washington, a confirmé Buckingham Palace.
Pendant quatre jours, le souverain britannique assistera aux célébrations du 250e anniversaire de l'indépendance américaine. Une visite d'une importance particulière qui s'inscrit dans un contexte de crise diplomatique quasi inédite entre Washington et Londres.
Quelques semaines plus tôt, Donald Trump, frustré par le refus britannique de se joindre à la guerre en Iran, avait qualifié le Premier ministre britannique, Keir Starmer, de "loser" et de "Winston Churchill de pacotille". Quant aux avions de combat londoniens, ils ne sont que des "jouets" à côté de l'arsenal américain, avait raillé le milliardaire. Vendredi encore, le locataire de la Maison-Blanche a dégainé une nouvelle fois la menace des droits de douane, frustré par la taxe britannique sur la tech. Toutefois, face à ces tensions, Donald Trump a tenu à rassurer : la visite du roi Charles peut "tout à fait" recoller les morceaux entre les deux nations anglo-saxonnes. "C'est très risqué, très important et très prometteur", résume une source royale auprès de la BBC.
De son côté,...
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27/04 - Menacé par Donald Trump, le Royaume-Uni veut son "bazooka commercial"
Après l'Union européenne, c'est au tour du Royaume-Uni de s'armer face aux menaces économiques de Donald Trump ? Alors que le président américain a menacé le pays d'imposer "un gros tarif" douanier s'il ne baisse pas une taxe sur les services numériques, le Premier ministre britannique Keir Starmer a été sommé par les chambres de commerce britanniques (BCC) de protéger le pays selon le Guardian, alors qu'elles estiment que la "sécurité économique inadéquate" met en péril la croissance britannique. Selon l'organisation, le pays souffre de plusieurs "années de négligence de la part des gouvernements successifs".
Alors qu'un rapport de la BCC a détaillé des recommandations pour stopper le déclin économique britannique, elle a proposé notamment de mettre en place un "bazooka commercial", plus communément appelé "instrument anti-coercition", sur le même modèle que celui de l'Union européenne, pour dissuader d'autres puissances de menacer le pays d'instaurer des tarifs douaniers."Approche robuste"
En 2023, l'UE a adopté ce fameux instrument anti-coercition, qui permet de contrer les failles du droit européen jugées insuffisantes sur plusieurs domaines. Il permet "de réagir, conformément au droit international et en dernier recours, en cas de chantage économique exercé par un pays étranger sur l'Union ou les États membres dans le but d'influencer une politique ou une position spécifique", selon le Parlement européen. Il crée notamment la capacité de "lancer des contre-mesures contre un pays tiers", comme un accès...
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27/04 - Israël : les nuages s’accumulent au-dessus de Benyamin Netanyahou
Les ennemis de mes ennemis sont mes amis. Quatre ans après un retour au pouvoir à la tête d'une coalition de droite et d'extrême droite, Benyamin Netanyahou est menacé par une alliance entre la figure de droite Naftali Bennett et le centriste Yaïr Lapid. Dimanche 26 avril, les deux plus féroces opposants au Premier ministre israélien ont annoncé leur collaboration lors des prochaines élections législatives prévues en octobre. Une association qui rappelle celle qui avait détrôné Benyamin Netanyahou de son poste de Premier ministre en 2021.
Les deux partis, Bennett 2026 et Yesh Atid, vont mener une liste commune baptisée Yachad, menée par Naftali Bennett, déjà à la tête du gouvernement en 2021 et ancien allié de Netanyahou. "L'unité que nous partageons est un message adressé à tout le peuple d'Israël", a lancé Bennett lors de la conférence de presse d'annonce organisée dimanche, affirmant que "l'ère de la polarisation est terminée". Si les nouveaux alliés n'ont pas caché leurs différences politiques, ils ont accepté de se ranger derrière un candidat commun, une position qu'assume entièrement Yaïr Lapid, qui a décrit son nouvel allié comme "un homme de droite, mais une droite libérale, décente et respectueuse de la loi", en opposition à la radicalité de Netanyahou.Des sondages favorables à l'alliance
Face au Premier ministre actuel, déjà fragilisé par les guerres à Gaza et en Iran qui s'éternisent, les deux hommes ont de véritables chances d'arriver en tête des élections. Si le Likoud, parti au pouvoir actuellement,...
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27/04 - Les "penseurs" d’extrême droite américains ou les minus de la subversion, par Catherine Fieschi
Il y a quelque chose d’assez déconcertant dans l’attention soutenue que nous prêtons, nous Européens, aux "intellectuels" de l’extrême droite américaine. Le mot, déjà, appelle la prudence. Car de qui parle-t-on ? Non pas d’auteurs décisifs ou de stratèges visionnaires. Non. Tout simplement d’agitateurs un peu déjantés que le bruit médiatique finit par faire passer pour des cerveaux.
Que les Américains soient contraints de s’y intéresser, c’est une évidence. Ils vivent avec eux, votent avec eux, subissent leur influence jusque dans l’appareil d’Etat. Il est donc logique qu’ils les étudient. Quant à nous, nous ne pouvons pas les passer sous silence – pour les mêmes raisons. Mais pourquoi les accueillons-nous comme s’ils avaient quelque chose d’essentiel à nous apprendre ?
Qu’on les observe pour comprendre les Etats-Unis, soit. Qu’on les traite comme des auteurs majeurs, c’est en faire un peu trop ! Pourquoi valider leur narcissisme adolescent en s’astreignant à l’exégèse de leurs textes, dont la vacuité et la grandiloquence ne font que refléter le kitsch débridé de l’ère Trump ?
Car, dès qu’on s’éloigne un peu des personnages – savamment construits pseudonymes à l’appui - pour se pencher sur leur prose, on tombe de haut : tout d’un coup, Curtis Yarvin n’a pas grand-chose d’un grand théoricien maudit. Nourri de contre-Lumières, de monarchisme remballé, d’antilibéralisme politique et de culture start-up autoritaire, il n’est ni Hobbes, ni Machiavel – c’est un geek inadapté de plus.
Michael Anton, lui, a bâti sa notoriété...
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27/04 - Tentatives d’assassinat contre Donald Trump : un président à la fois victime et héros
Depuis un siècle et demi, quatre présidents américains sont morts assassinés dans l'exercice de leur fonction : Lincoln, Garfield, McKinley, Kennedy. Autant ont été blessés lors d'une tentative d'assassinat : Theodore Roosevelt, Ford, Reagan, Trump. Une dizaine d'autres ont fait l'objet de complots et tentatives avortées, dont Franklin Roosevelt et Harry S. Truman. Relancé par la mort en direct du militant d'extrême droite Charlie Kirk en septembre, le débat sur les armes à feu prend un nouveau tour avec la nouvelle tentative d'attentat contre le président (et son entourage), samedi 25 avril, au Washington Hilton Hôtel. Avec trois tentatives d'homicide à son encontre en moins de deux ans, Donald Trump établit, du point de vue statistique, un record historique – ce qui n'est pas pour lui déplaire.
Ce nouvel attentat déjoué n'est pas seulement le résultat d'une "tradition" de violence politique. C'est aussi le produit d'une surexposition voulue par le président, dont les apparitions publiques ultra-fréquentes participent de sa technique de saturation d'espace médiatique.
Dans le tourbillon d'informations qu'il produit quotidiennement (il s'exprime aussi des dizaines de fois par jour sur Truth Social), cette troisième tentative de meurtre représente une nouvelle victoire : une fois de plus, Donald Trump "fait" l'actualité, se place au centre de tout et se présente à la fois en victime et en héros. Et, au passage, peut se vanter d'avoir eu raison de démolir l'aile Est de la Maison-Blanche en octobre...
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27/04 - Tirs au gala de la presse à Washington : les failles de sécurité pointées du doigt
Le président américain Donald Trump, sa femme Melania et son vice-président J.D. Vance sur la scène. Dans la même salle, les plus hauts responsables de l'administration Trump, dont le secrétaire d'État Marco Rubio, celui de la Défense Pete Hegseth et même le patron du FBI Kash Patel. Et pourtant, lors du gala annuel de l'association des correspondants de la Maison-Blanche, lors duquel un homme a ouvert le feu avant d'être neutralisé, la sécurité n'était pas au niveau nécessaire. Selon des responsables de la sécurité, interrogés par le Washington Post, l'administration Trump a accordé un niveau de sécurité moins élevé que pour d'autres événements.
Alors que le Secret Service, chargé de la sécurité du président, s'occupe généralement de coordonner la sécurité d'événements où les plus hauts responsables sont présents, en étant formellement désigné lors d'une procédure, aucun dispositif n'a été prévu cette fois-ci. Selon le Washington Post, le Secret Service estimait que son périmètre de responsabilité était la salle de bal de l'hôtel où avait lieu le gala, ainsi que son périmètre, quand la police de Washington devait fermer les routes et réguler la circulation. Entre ces deux zones, personne ne s'est vu clairement confier la gestion de la sécurité. Steve Thomma, le directeur exécutif de la White House Correspondents' Association, chargé de l'organisation du gala, n'avait pas connaissance d'une telle procédure officielle lors des précédents galas. Même son de cloche du côté du gouvernement du district de Columbia.Un suspect...
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27/04 - Quand la nouvelle géopolitique des visas rebat les cartes de la mobilité étudiante
Partir à l'étranger pour parachever son cursus scolaire ou améliorer son CV, apparaît aujourd'hui comme le plus sûr des accélérateurs de vie mais aussi de carrière. De leur côté, les grandes écoles françaises qui doivent faire face à la chute de la démographie étudiante et à une baisse des financements publics, multiplient les campus au-delà de l'Hexagone pour recruter de nouveaux étudiants. Toutes font le même constat, mais développent des stratégies différentes, persuadées que les classements les plus prestigieux sont désormais mondiaux. Cette course à l'exportation d'une éducation nationale au savoir-faire reconnu n'est pas sans obstacle dans un contexte géopolitique toujours plus tendu où la politique des visas devient une arme. Les implantations ne s’improvisent pas et restent coûteuses dans un marché très concurrentiel. Les élèves, eux, rêvent d’horizons lointains et parfois exotiques comme le souligne le baromètre exclusif réalisé par nos partenaires de L’Express Connect. Ils ont pris le temps de méditer Lamartine : "Il n'y a d'homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie."
Avec des coûts de visas parfois exorbitants (2 000 dollars en Australie) et des conditions d’entrée de plus en plus contrôlées - le Canada va accorder 7 % de permis d’études en moins en 2026 -, certains pays affichent leur volonté de réduire le nombre d’étudiants étrangers sur leur sol. En 2024, d’après le Times Higher Education, 41 % des établissements d’enseignement...
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27/04 - Qonto, la fintech à la conquête des PME européennes
"Saviez-vous que notre nom signifie 'comptes' en espéranto ?" C’est avec un enthousiasme communicatif qu’Alexandre Prot livre d'emblée cette anecdote. Style décontracté, sourire bienveillant, cet ancien d’HEC copilote depuis 2016 Qonto, une licorne tricolore dédiée à la gestion financière pour les indépendants, TPE et PME. La référence à cette langue universelle va de soi pour cette société qui, dès ses débuts, a rêvé à l’échelle européenne. Si son siège social est logé dans un We Work à Paris, l’entreprise offre aujourd’hui ses services dans huit pays du continent.
Pour remonter le fil de cette épopée entrepreneuriale, il faut se rendre sur les bancs de l'école. C’est là que le fils de l’ex-patron de la BNP (Baudouin Prot) fait une rencontre déterminante - celle de Steve Anavi, qui deviendra son associé. Ensemble, ils fondent une start-up de cigarettes connectées, Smokio. Puis la revendent avant de se lancer sur un autre marché : les services financiers pour les professionnels. "Avec environ 26 millions de PME sur le continent, le potentiel était immense, se souvient Alexandre Prot. D'autant que ce sujet faisait écho à certaines frustrations que nous avions nous-mêmes vécues".
Des procédures chronophages, des offres bancaires peu adaptées au quotidien des petites entreprises… Les entrepreneurs s'arrachent parfois les cheveux. Sur son site, Qonto adopte un ton cash : "les TPE et PME sont le moteur de l'économie européenne, mais les banques obsolètes les ralentissent". La jeune pousse s'est donnée pour boussole la...
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27/04 - L’armée israélienne mène des frappes dans l’est du Liban
La perspective d'une nouvelle session de négociations entre les Etats-Unis et l'Iran s'est éloignée au cours du week-end, alors que Donald Trump a décidé de ne pas envoyer d'émissaires au Pakistan, médiateur des pourparlers, déclarant dimanche 26 avril que Téhéran pouvait "appeler" Washington et que les conditions d'accord qu'il réclamait étaient déjà connues : "Ils savent ce qui doit figurer dans l'accord (...) Ils ne peuvent pas avoir l'arme nucléaire. Sinon, il n'y a pas de raison de se rencontrer", a-t-il souligné sur Fox News.
Si le cessez-le-feu semble tenir entre les Etats-Unis et Israël, d'un côté, et l'Iran, de l'autre, le blocus des ports iraniens et du détroit d'Ormuz reste un point de contentieux et continue d'avoir des répercussions sur les marchés mondiaux.
Les infos à retenir
⇒ Téhéran examine la demande de négociations formulée par les Etats-Unis
⇒ Emmanuel Macron s'entretiendra avec les autorités iraniennes après son voyage en Andorre
⇒ Ursula von der Leyen juge prématuré de lever les sanctions contre l'Iran
21h00Fin de ce direct
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations.
19h30Donald Trump a discuté lundi d'une nouvelle proposition concernant l'Iran
Donald Trump a discuté avec ses principaux conseillers en matière de sécurité nationale d'une nouvelle proposition iranienne visant à résoudre le conflit, a déclaré la porte-parole de la Maison-Blanche.
Répondant aux questions lors...
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27/04 - "Un nouveau Nike hyper premium" : comment la marque suisse On s’est hissée parmi les champions du sport mondial
Après 41 kilomètres, personne n’a réussi à prendre le large. Alors qu’ils s’engagent sur l’avenue Hubert-Germain, l’Italien Yemaneberhan Crippa et l’Ethiopien Bayelign Teshager sont au coude-à-coude. Crippa allonge sa foulée, encore aérienne malgré tant d’efforts. L’écart se creuse. Un dernier coup d’œil par-dessus son épaule : il sait qu’il file vers la victoire. Virage en épingle puis dernière ligne droite sur l’avenue Foch. L’athlète franchit la lignée d’arrivée en un peu plus de 2 h 05 - cinq petites secondes devant Teshager.
A Paris mi-avril, Crippa, 29 ans, signe ainsi son premier succès sur marathon. Un très beau coup pour lui, mais aussi pour son sponsor, la marque suisse On, qui l’habille de la tête aux pieds. Chaussé des Cloudboom Strike LS, un modèle doté d’une plaque carbone intégrée, l’Italien en profite même pour établir son temps de référence sur la distance. Existe-t-il meilleure publicité quand on prône la performance ?
Au-delà des professionnels, la folie running, amorcée à la fin des années 2010 puis amplifiée pendant la période Covid, ne connaît pas de répit. A l’image du dernier marathon de Paris, qui a battu son record de participants (58 880), les coureurs sont toujours plus nombreux sur les trottoirs des villes ou les flancs de montagne. Les dossards pour les courses s’arrachent comme des tickets de concert. Entre chaussures, textile, montres et nutrition, les marques profitent d’un marché florissant. Parmi elles, le suisse On a su se faire une place. Il s’est hissé, en une quinzaine d’années dans le...
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27/04 - France-Pologne, le nouveau couple qui bouscule l’Europe
Il est des bains de foule plus riches de sens que d'autres. La déambulation du président Emmanuel Macron et du Premier ministre polonais Donald Tusk dans les rues de la vieille ville de Gdansk, le 20 avril, sous un doux soleil baltique, marquera l’histoire des relations franco-polonaises. Il y a un an, en paraphant le traité de Nancy, les deux hommes rapprochaient les deux pays. En ce printemps, bras dessus bras dessous, les deux leaders ont affiché une entente au zénith, bénie par Lech Walesa, le héros de Solidarnosc. En tout cas, cette complicité tranche avec les relations quelque peu fraîches du chef de l’Elysée avec le chancelier allemand Friedrich Merz ou la présidente du conseil italien Giorgia Meloni…
"Depuis le Brexit, la France est la seule grande puissance européenne", estime l’influent député libéral polonais Ryszard Petru. Car la tempête Trump provoque aussi des remous sur la Vistule. Déjà confronté à la menace de Vladimir Poutine, le pays le plus atlantiste de l’Europe s’interroge sur l’avenir de sa sécurité. La guerre à haute intensité continue à sévir à ses portes et les menaces hybrides s’accumulent, à coups de sabotages, piratages et autres provocations sur son sol.La révolution diplomatique polonaise
La Pologne s’adonne à son tour au "en même temps". Elle ne peut froisser le protecteur américain, qui déploie dix mille soldats sur son territoire. Le pays met tout en œuvre pour maintenir l’Otan dans le giron de Washington, au moment même où le locataire de la Maison-Blanche multiplie les coups...
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26/04 - "Techno-cathos" : comment la religion s’invite dans la Silicon Valley, au cœur de la fabrique des IA
Autrefois réputée pour son athéisme, la Silicon Valley a vu affluer ces dernières années de plus en plus de chrétiens technophiles, tourmentés à l'idée de manquer à leurs obligations éthiques dans le cadre de leur travail et en quête de réponses spirituelles. Pour y répondre, plusieurs magnats de la tech ont décidé d'organiser des conférences sur le sujet, allant, pour certains, jusqu'à mettre en place des groupes de prière et de rencontres pour chrétiens au cœur même de la baie de San Francisco, révèle le journal britannique The Times.
C'est le cas par exemple de Richard Zhang, 33 ans, chercheur à Google DeepMind, la branche IA du géant américain. Depuis quatre ans, ce dernier anime un déjeuner de prière mensuel au siège de l’entreprise, à Mountain View, en Californie. Le principe ? Réunir les employés qui le souhaitent - une dizaine environ - pour discuter des implications les plus préoccupantes de l’IA pour l’humanité, explique-t-il au Times. Une initiative lancée alors que les membres du groupe se posaient, selon lui, de nombreuses questions sur la manière d’intégrer l’IA dans leur vie. "Puis-je avoir un pasteur IA ? Est-il bon d’avoir des chants de louanges générés par une IA ? Puis-je demander à une IA de lire la Bible ou de prier avec moi, ou d’évaluer ma spiritualité ?"Questionnements éthiques
Richard Zhang est loin d'être le seul. Comme lui, un certain James Kelly a lui aussi fondé une organisation pour aider les travailleurs chrétiens à réfléchir sur la manière d'allier technologies et croyances religieuses....
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26/04 - "Techno-cathos" : comment la religion s’invite dans la Silicon Valley, au cœur de la fabrique des IA
Autrefois réputée pour son athéisme, la Silicon Valley a vu affluer ces dernières années de plus en plus de chrétiens technophiles, tourmentés à l'idée de manquer à leurs obligations éthiques dans le cadre de leur travail et en quête de réponses spirituelles. Pour y répondre, plusieurs magnats de la tech ont décidé d'organiser des conférences sur le sujet, allant, pour certains, jusqu'à mettre en place des groupes de prière et de rencontres pour chrétiens au cœur même de la baie de San Francisco, révèle le journal britannique The Times.
C'est le cas par exemple de Richard Zhang, 33 ans, chercheur à Google DeepMind, la branche IA du géant américain. Depuis quatre ans, ce dernier anime un déjeuner de prière mensuel au siège de l’entreprise, à Mountain View, en Californie. Le principe ? Réunir les employés qui le souhaitent - une dizaine environ - pour discuter des implications les plus préoccupantes de l’IA pour l’humanité, explique-t-il au Times. Une initiative lancée alors que les membres du groupe se posaient, selon lui, de nombreuses questions sur la manière d’intégrer l’IA dans leur vie. "Puis-je avoir un pasteur IA ? Est-il bon d’avoir des chants de louanges générés par une IA ? Puis-je demander à une IA de lire la Bible ou de prier avec moi, ou d’évaluer ma spiritualité ?"Questionnements éthiques
Richard Zhang est loin d'être le seul. Comme lui, un certain James Kelly a lui aussi fondé une organisation pour aider les travailleurs chrétiens à réfléchir sur la manière d'allier technologies et croyances religieuses....
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26/04 - Elon Musk contre Sam Altman et OpenAI : le grand procès de l’IA
Deux visions de l’intelligence artificielle, deux trajectoires devenues irréconciliables, et des centaines de milliards de dollars en jeu. Lundi, à Oakland (Californie), Elon Musk et Sam Altman s’affronteront devant la justice dans un procès hors-norme, appelé à devenir l’un des plus scrutés de l’histoire récente de la tech.
Au cœur du litige : la transformation d’OpenAI, société fondée en 2015 comme organisation à but non lucratif, en une structure intégrant une dimension commerciale. Un virage que le patron de Tesla et cofondateur d'OpenAI juge contraire à l’accord initial. Il réclame jusqu’à 134 milliards de dollars de dommages et intérêts, tout en exigeant une refonte complète de la gouvernance, voire l’éviction de ses anciens partenaires.Une promesse originelle devenue point de rupture
Tout commence en 2015, lorsque Sam Altman propose à Elon Musk un "projet Manhattan pour l’IA" : bâtir une intelligence artificielle puissante et la partager au bénéfice de l’humanité. OpenAI naît dans cet esprit, financée en partie par des dons d’Elon Musk à hauteur de 38 millions de dollars entre 2015 et 2018. Mais derrière l’ambition initiale, les divergences émergent rapidement. Confrontée à des besoins financiers colossaux pour poursuivre ses recherches, l’organisation envisage dès 2017 de s’éloigner de son modèle non lucratif. Une évolution que, selon l'entreprise sur son site, Elon Musk lui-même aurait soutenue, allant jusqu’à proposer une intégration avec Tesla. "Elon a toujours suivi son propre agenda. Il a tenté de...
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26/04 - En Iran, ce nouvel outil de délation pour traquer la diaspora : "La fonction première est l’intimidation"
En plein conflit avec les Etats-Unis et Israël, la chasse aux opposants à la République islamique n'a pas de frontière. Si le régime s'attache depuis toujours à museler toute contestation sur son propre sol, il déploie également un arsenal particulièrement sophistiqué pour surveiller sa diaspora à l'étranger. Cette pression s'est accentuée avec la récente mise en lumière, par la presse proche du pouvoir à Téhéran, d'un nouvel outil de surveillance.
Son nom : "Hafezeh ma" ("Notre mémoire"). Présentée comme "indépendante", cette plateforme de délation vise à identifier ceux qui ont "participé aux crimes des États-Unis et du régime sioniste (NDLR : Israël dans le jargon officiel) contre le peuple iranien". Et ce dans l'optique de les livrer à la justice et de confisquer leurs avoirs "afin de compenser les dommages subis par la population" lors des bombardements américano-israéliens. Le site est accessible depuis l'étranger, contrairement à beaucoup de services en ligne hébergés en Iran, du fait du blocage numérique imposé par le pouvoir depuis le 28 février.
À chaque personne "dénoncée", sa fiche détaillée regroupant son état civil, ses prises de parole publiques et parfois ses coordonnées. Il est également fait mention des chefs d'accusation classiquement invoqués contre les voix dissidentes : "propagande contre le régime", "insulte envers le Guide suprême", "soutien à la reddition devant les ennemis étrangers"…
Une autre rubrique du site s'attarde sur la notion de… "traître" dans la littérature persane, invoquant...
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26/04 - "Le chemin est encore long" : au Venezuela, le fragile espoir d’un printemps économique
Planteur dans la région d’Aragua, au nord du Venezuela, Douglas Dager arbore un début d'optimisme au coin des lèvres. Une centaine de jours se sont écoulés depuis l'intervention américaine qui a abouti à l’arrestation de Nicolas Maduro et de sa compagne. Ces derniers mois, cet ancien avocat reconverti en producteur de cacao, qui fournit le chocolatier tricolore Chapon, observe les premiers signes d’une "reconstruction en marche" dans son pays. Certains de ses proches ont investi dans des terres agricoles pour démarrer une plantation. Les files d’attente aux stations-service, autrefois interminables, se sont réduites. "On sent un réel regain de confiance dans l’économie et en l’État de droit", se réjouit-il.
Un coup d'œil dans le rétroviseur suffit pour comprendre le déclin, aussi dramatique que rapide, du Venezuela. L'économie la plus prospère d'Amérique Latine en 1970 a vu sa richesse dilapidée par des années de chavisme - une idéologie socialiste impulsée par le dictateur Hugo Chavez. La crise s'est aggravée sous Nicolas Maduro : plusieurs millions de Vénézuéliens ont fui le pays, son hyperinflation à trois chiffres, la corruption et la défaillance des services publics. Alors même que son sous-sol abrite les ressources pétrolières les plus importantes au monde, ses infrastructures d'extraction sont en piteux état, en raison d'un sous-investissement chronique.Reprise des vols, relations avec le FMI
Depuis le coup de théâtre orchestré par Donald Trump en janvier, quelques signaux faibles laissent espérer un...
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26/04 - Café : il y a probablement bien plus de bénéfices que de risques, par le Pr Antoine Flahault
Epidémiologiste, le Pr Antoine Flahault s'est fait connaître pendant la pandémie de Covid pour la pertinence de ses analyses. Mais il est aussi médecin de santé publique, et passionné par toutes les questions de prévention. Parce que les études sont abondantes et souvent contradictoires sur de nombreux sujets du quotidien, ce scientifique se propose à travers sa nouvelle chronique pour L'Express de décortiquer les publications, pour aider nos lecteurs à comprendre ce qu'il faut vraiment en retenir. Il a choisi de consacrer son premier article à un sujet qui nous concerne tous ou presque : la consommation de café, et ses effets sur la santé.
Le café est devenu l’une des boissons les plus populaires dans le monde puisqu’on estime que plus de 80% de la population adulte du globe en consomme quotidiennement. Originaire des montagnes éthiopiennes, il a été introduit en Europe dès le seizième siècle. Aujourd’hui, le Brésil est devenu le premier producteur mondial, fournissant près du tiers du café commercialisé, suivi par le Vietnam, l’Indonésie et la Colombie. Il y a deux variétés principales de café, l’Arabica et le Robusta. Si l’Arabica a des qualités gustatives plus fruitées, il est aussi plus cher que le Robusta, plus amer et moins parfumé. On prépare le café de plusieurs manières, les deux plus courantes portent sur un café moulu après torréfaction, par passage d’eau bouillante, c’est le café filtre, ou par vapeur sous pression, c’est l’espresso.
La composition chimique du café est hautement complexe, avec...
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26/04 - Tirs au gala de la presse à Washington : ce que l’on sait de l’attaque et du profil du suspect
L'entrée de petits pois printaniers et de burrata vient d'être servie au dîner de l'Association des correspondants de la Maison-Blanche, samedi, lorsque plusieurs bruits suspects retentissent au fond de la salle de bal du Washington Hilton peu après 20h30. S'agit-il d'un chariot renversé ou de réels coups de feu ? La confusion règne alors dans la salle. Des centaines de journalistes présents au gala annuel de la presse s'empressent de se cacher sous les tables. Plusieurs hauts responsables de l'administration, Donald Trump et J.D. Vance en tête, ainsi que la Première dame Melania Trump, sont rapidement évacués par la sécurité.
Le chef de la police de Washington Jeffery W. Carroll déclarera plus tard ans la soirée qu'un homme a ouvert le feu sur les forces de l'ordre - sans toutefois atteindre la salle de bal où se tenait l'événement annuel - avant d'être maîtrisé par les services secrets. Selon les autorités, le suspect était armé de couteaux, d'un fusil de chasse et d'un pistolet et séjournait vraisemblablement à l'hôtel Washington Hilton.Le suspect est un Californien de 31 ans
Plusieurs responsables des forces de l'ordre ayant requis l'anonymat l'ont identifié comme étant un certain Cole Tomas Allen, rapporte le New York Times, un homme de 31 ans originaire de Torrance en Californie, décrit par certaines connaissances interrogées comme quelqu'un d'"intelligent et doux". D’après les réseaux sociaux, le suspect semble être diplômé de Caltech, une prestigieuse université scientifique privée, et...
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26/04 - "Il ne sait pas draguer" : Edouard Philippe, l’homme qui rêvait d’être président sans être candidat
À défaut de savoir faire des avances, Edouard Philippe a au moins du recul sur lui-même. En novembre, le candidat à la présidentielle rencontre le patron des députés Les Républicains Laurent Wauquiez pour discuter de l'idée d'une primaire à droite. Compte tenu du passif compliqué entre les deux hommes, l'entrevue n'allait pas de soi. D'autant qu'en matière de "small talk" - en bon français, l'art de papoter - l'un a une fâcheuse tendance à détester forcer sa nature. "J'ai vu Wauquiez pendant une heure en tête à tête pour la première fois depuis des années, c'est dire si je fais preuve de bonne volonté !", badinera quelques jours plus tard le maire du Havre.
Et encore. Il semble plus simple pour Edouard Philippe de s'entretenir avec des adversaires politiques que d'entretenir l'écosystème dont il aura besoin pour parvenir à la fonction suprême. Combien de députés, de ministres, d'élus se cherchant encore un champion pour 2027 se disent un brin décontenancés par son manque d'initiative. Son manque de chaleur humaine. Des mois de silence, des SMS sans réponse... Si, à la longue, ils ne s'étaient pas acclimatés au tempérament du Normand, plusieurs figures de la droite pourraient s'étonner de recevoir infiniment plus de messages, de sollicitations de rendez-vous ou de déjeuners de la part d'un Gabriel Attal tout feu tout flamme avec lequel, pourtant, ils sont bien moins alignés sur les idées.
"Ce sont des enfants qui veulent être chouchoutés, c'est ridicule", grince un soutien du candidat déclaré. Ou, tout aussi...
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26/04 - Iran–Etats-Unis : l’impasse diplomatique s’installe malgré les médiations
Les espoirs d'une percée diplomatique dans la guerre israélo-américaine contre l'Iran s'amenuisent à l'aube d'une nouvelle semaine, les pourparlers visant à mettre fin au conflit étant au point mort alors que Téhéran et Washington campent sur leurs positions respectives.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a quitté samedi le Pakistan, médiateur dans le conflit, les mains vides, et le président américain Donald Trump a annulé la visite prévue à Islamabad de ses émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner, portant ainsi un coup d'État pendant la perspective d'un accord de paix imminent.
Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré par téléphone au Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif que Téhéran n'entamerait pas de "négociations imposées" sous la menace ou sous le coup d'un blocus, montre un communiqué du gouvernement iranien. Abbas Araqchi a déclaré que les Etats-Unis devraient d'abord lever les "obstacles opérationnels", notamment le blocus des ports iraniens, avant que les négociateurs puissent jeter les bases d'un règlement du conflit.
Le président américain a déploré sur ses réseaux sociaux la confusion qui régnerait au sein du régime iranien, pointant une perte de temps. "Personne ne sait qui décide, pas même eux. Et puis, nous avons toutes les cartes en main, eux n'en ont aucune. S'ils veulent discuter, tout ce qu'ils ont à faire est d'appeler."
12h08L'armée israélienne lance un avis d'évacuation pour sept villes libanaises situées au nord du fleuve Litani
L'armée...
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26/04 - A l’IAE de Paris : "Nous sommes très sollicités par des établissements étrangers"
Partir à l'étranger pour parachever son cursus scolaire ou améliorer son CV, apparaît aujourd'hui comme le plus sûr des accélérateurs de vie mais aussi de carrière. De leur côté, les grandes écoles françaises qui doivent faire face à la chute de la démographie étudiante et à une baisse des financements publics, multiplient les campus au-delà de l'Hexagone pour recruter de nouveaux étudiants. Toutes font le même constat, mais développent des stratégies différentes, persuadées que les classements les plus prestigieux sont désormais mondiaux. Cette course à l'exportation d'une éducation nationale au savoir-faire reconnu n'est pas sans obstacle dans un contexte géopolitique toujours plus tendu où la politique des visas devient une arme. Les implantations ne s’improvisent pas et restent coûteuses dans un marché très concurrentiel. Les élèves, eux, rêvent d’horizons lointains et parfois exotiques comme le souligne le baromètre exclusif réalisé par nos partenaires de L’Express Connect. Ils ont pris le temps de méditer Lamartine : "Il n'y a d'homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie."
Dans le marché très concurrentiel de l’enseignement supérieur, il est des établissements publics de plus en plus souvent perçus comme une alternative de qualité aux coûteuses écoles de management privées : les Instituts d’administration des entreprises (IAE). Rattachés à des universités, ils proposent depuis 1955 des formations en gestion et management adossées à la recherche....
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26/04 - Olivier Bourdeaut : l’itinéraire de l’enfant martyr derrière "En attendant Bojangles"
On est en 2016, sur le plateau de La Grande Librairie. François Busnel porte aux nues le premier roman à la mode cette saison-là, En attendant Bojangles, décrit par lui comme "Boris Vian relooké par Alexandre Jardin". Assis en face de Matthieu Ricard, Olivier Bourdeaut répond sagement. N’y a-t-il pas une erreur de casting ? Derrière son allure de gendre idéal (chemise blanche, pull en col V, accent bon chic bon genre), on sent Bourdeaut bien plus fêlé qu’il en a l’air. Dix ans ont filé, on le rencontre dans les jardins de la maison Gallimard à l’occasion de la sortie de son récit Une histoire d’amour et de violence, où il raconte avec un humour noir l’enfer que fut son enfance. Belle gueule cassée, yeux clairs, fine moustache et teint buriné à la Romain Gary, Bourdeaut nous répond en tirant sur ses cigarettes : "Deux sentiments m’habitaient lors de cette émission dont vous parlez. La jubilation, d’abord. Je suis mégalo, je l’assume, et, quand on est mégalo, on souhaite le meilleur à son travail. En même temps, je ressentais un malaise terrible… Les compliments qui m’étaient adressés n’étaient pas les bons. C’était un livre éminemment mélancolique, présenté comme une farce pétillante et gentillette. Il y avait un malentendu."
Adapté au cinéma avec Virginie Efira et Romain Duris dans les rôles principaux, En attendant Bojangles s’est écoulé à un million d’exemplaires (en additionnant le grand format et le poche). Depuis, les chiffres de ventes de Bourdeaut n’ont cessé de chuter. Son dernier livre en date,...
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26/04 - Galia Ackerman : "A Tchernobyl, le KGB avait orchestré un mensonge monumental"
En 2006, l’ancien président Mikhaïl Gorbatchev, l’homme de la perestroïka, a écrit : "La catastrophe de Tchernobyl a peut-être été la véritable raison de l’effondrement soviétique." Le dernier livre de Galia Ackerman (1), Le KGB à Tchernobyl, écrit à partir d’archives ukrainiennes, constituent un témoignage saisissant sur le rôle joué par le service de renseignement soviétique.
Infiltrés dans la centrale nucléaire pour y détecter d’éventuels saboteurs, ses agents ont surtout documenté, de la fabrication de la centrale jusqu'à son explosion, le 26 avril 1986, l’incurie et l’incroyable gabegie de l'administration soviétique. En filigrane, ces notes confidentielles, soigneusement commentées par l’auteure, spécialiste de la Russie post-soviétique et rédactrice en chef du média en ligne Desk Russie, montrent l’agonie du régime. Édifiant.
L'Express : Dans votre livre, le drame de Tchernobyl est raconté par des espions du KGB. Mais leurs notes méticuleuses montrent surtout la décrépitude du régime communiste…
Les documents analysés dans ce livre datent du milieu des années 1970 et jusqu'à l'effondrement de l'URSS en 1991. Le KGB surveillait tout ce qui se passait sur le chantier, puis, ensuite, durant son exploitation et, bien sûr, après l'accident. C’était la 6e direction du KGB qui était mobilisée, c’est-à-dire le contre-espionnage spécialisé dans le domaine économique. Il faut savoir que le régime soviétique a, dès sa création, été obsédé par le risque de sabotage. À la fin de 1917, les bolcheviques créent la Tcheka,...
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26/04 - Lausanne, Marseille, Venise... La sélection de L’Express pour vos week-ends prolongés en France et en Europe
Le mois d'avril touche à sa fin et il vous reste des jours de congé à écouler ? Ou pire : vous avez promis d'emmener vos proches en voyage lors des ponts de mai et vous n'avez encore rien préparé ? Les journalistes de L'Express volent à votre rescousse avec leur sélection de destinations culturelles à découvrir en France et en Europe en quelques heures de transport.
Chaque semaine, dans les colonnes du magazine et dans la rubrique Culture du site de L'Express, Letizia Dannery décrypte pour vous les plus belles expositions du moment et vous embarque à la découverte de lieux insolites. Et sur le compte Instagram du journal, préparez votre visite avec les conseils et les bons plans d'Anne-Charlotte Phan.Que faire à... Tours, l'ancienne capitale royale ?
D’abord, on vous conseille d’aller au musée des Beaux-Arts, découvrir des sculptrices contemporaines de Camille Claudel mais encore méconnues. Puis, on a quelques idées pour compléter votre séjour dans la capitale tourangelle. Gustativement, par exemple.Que faire à... Lausanne, la cité olympique ?
La cité de l'olympisme présente de nombreux atouts : sa vue imprenable sur les Alpes françaises, ses plages aménagées sur le lac Léman... Pour les amateurs d'art, la ville est aussi devenue un lieu de référence pour les productions marginales. C’est là-bas qu’il y a cinquante ans naissait la Collection de l’art brut, sous l’impulsion de Jean Dubuffet. Une bonne raison d’aller passer le week-end en Suisse.Que faire à... Amsterdam, la capitale néerlandaise ?
La visite...
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26/04 - Santé environnementale : il est temps d’agir, par le Pr Alain Fischer
L’espérance de vie, y compris l’espérance de vie en bonne santé continue de progresser grâce aux politiques de santé publique et aux avancées de la recherche scientifique. Néanmoins, des perturbations de l’environnement menacent notre santé. Ce fut l’objet d’un colloque qui s’est tenu le 7 avril dernier à l’Académie des sciences (AS), à l’initiative du comité consultatif national d’éthique et de l'AS dans le cadre de la préparation des états généraux de la bioéthique.
Le réchauffement climatique en est une des causes, à travers les effets des températures élevées encourus par les personnes âgées et fragiles, les conséquences des sécheresses, les événements climatiques extrêmes, les inondations, ou encore la migration de vecteurs (moustiques) responsables d’infections comme la dengue. On estime que près de la moitié de l’humanité est aujourd’hui confrontée à ces risques. L’exposition à des substances toxiques - des métaux tel le cadmium, les pesticides, les polluants persistants comme les PFAS -, notamment du fait de leur association bien connue dans certaines professions, constitue une autre menace. L’enjeu premier est de protéger les générations à venir.Dilemme : certains PFAS sont utiles
La première réponse consiste à apprécier ces risques. Accroître les connaissances, les niveaux de preuves, s’appuyer sur l’épidémiologie pour distinguer risques réels et ressentis est essentiel. Cette recherche ne peut être que pluridisciplinaire, associant chimistes, toxicologues, biologistes, médecins, spécialistes de santé publique mais...
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26/04 - Donald Trump évacué après des tirs au dîner des correspondants de la Maison-Blanche, un suspect arrêté
Le président Donald Trump et la première dame Melania Trump ont été évacués en urgence du dîner de l'Association des correspondants de la Maison-Blanche par des agents des services secrets samedi 25 avril au soir après qu'un homme a ouvert le feu avec un fusil de chasse sur le personnel de sécurité, ont indiqué des responsables.
Un homme armé a ouvert le feu sur un agent des services secrets, a déclaré un responsable du FBI à Reuters. Environ deux heures après l'incident, Donald Trump a déclaré aux journalistes à la Maison-Blanche que l'agent avait été protégé par son gilet pare-balles et qu'il était "en bonne santé".
“Shots fired,” screamed the Secret Service agents.
President Trump and Cabinet members were escorted out of the main ballroom by the Secret Service and the U.S. Marshals. pic.twitter.com/s1ikd8tun8— The Washington Times (@WashTimes) April 26, 2026
Le suspect, que Donald Trump a qualifié de "malade mental", a été arrêté. Tous les responsables fédéraux présents au dîner, y compris le président américain, étaient sains et saufs.Contrôle de sécurité forcé
"Un homme a forcé un point de contrôle de sécurité, armé de plusieurs armes, et il a été neutralisé par des membres très courageux des services secrets", a déclaré Donald Trump lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche après l'incident.
Les images de vidéosurveillance diffusées par Trump sur Truth Social montrent une personne courant rapidement à travers un point de contrôle de sécurité, prenant momentanément le personnel de sécurité par surprise avant...
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26/04 - "L’ennemi va le sentir" : les armes à longue portée de l’Ukraine, nouveau cauchemar des Russes
La ville de Saint-Pétersbourg, son centre historique classé à l’Unesco, son architecture mêlant baroque et néoclassique, son palais d’hiver, et désormais, son odeur âcre et tenace de pétrole brûlé. Dans la deuxième ville de Russie, les fumées noires d’hydrocarbures incendiés s’invitent de plus en plus souvent sur la carte postale ces dernières semaines. Et pour cause, l’Ukraine a multiplié les frappes contre les infrastructures pétrolières situées à proximité de cette métropole jusqu’alors relativement épargnée par la guerre. Le réveil est si brutal qu’il a poussé mi-avril le gouverneur Alexander Drozdenko à considérer sa région comme étant dorénavant "en première ligne" - bien qu’elle se trouve à plus de 1 000 kilomètres du front. Elle n’est pas la seule dans ce cas. Dans celle de Krasnodar, dans le sud-ouest de la Russie, c’est littéralement une "pluie de pétrole" qui est tombée une semaine plus tard sur la ville de Tuapse, après une attaque ukrainienne contre une raffinerie.
Dans un cas comme dans l’autre, le résultat de l’intensification de la campagne de frappes dans la profondeur lancée par l’Ukraine depuis le mois de mars, grâce à sa flotte grandissante de missiles et drones à longue portée. En un peu plus d’un mois, des dizaines de cibles ont été touchées dans toute la partie ouest du pays, parmi lesquelles des raffineries, des stations de pompage ou les grands ports pétroliers d’Oust-Louga et de Primorsk en mer Baltique, ainsi que celui de Novorossiysk en mer Noire. L’objectif : saper l’économie de guerre russe...
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26/04 - Paul-François Fournier (Bpifrance) : "Les grands groupes ne détiennent plus le monopole de l’innovation"
Et si on arrêtait de railler la "start-up nation" ? Ces milliers de jeunes pousses concentrent aujourd’hui plus de 20 % des dépenses en recherche et développement (R&D) en France, chiffre auprès de L’Express Paul-François Fournier, directeur de l’innovation chez Bpifrance, la première banque de cet écosystème. Une proportion qui ne devrait faire qu’augmenter, puisqu’il n’a jamais été aussi facile d’inventer à l’ère de l’IA. Cet ancien ingénieur, formé à l’école Polytechnique et passé par la vice-présidence d’Orange, vient de publier l’ouvrage Innovation² – La nouvelle fabrique de l’innovation entre start-up et grandes entreprises (éditions Anne Carrière). Sa thèse : les mastodontes du CAC et autres multinationales ne profitent pas encore des idées souvent novatrices qu’il voit passer depuis une douzaine d’années dans son bureau parisien du boulevard Haussmann. Chaque camp, qu'il connaît bien de l'intérieur, a pourtant beaucoup à y gagner. Explications.
L'Express : Pourquoi les start-up et les grands groupes devraient-ils davantage travailler ensemble ?
Paul-François Fournier : Il existe des signaux que l’on ne peut plus ignorer : les start-up représentent aujourd’hui plus de 20 % des dépenses en R&D en France, presque le double d'il y a 10 ans. Les grands groupes, à l’inverse, peinent de plus en plus à produire de l’innovation en interne, mais restent inégalés en matière d’industrialisation et de distribution mondiale. Ces deux mondes, que le numérique a d’abord opposés, ont vocation à se rapprocher, en...
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25/04 - Guerre en Iran : pourquoi la diplomatie française est devenue inaudible, par Manuel Valls
Ma chronique parue dans l’Express cette semaine a suscité beaucoup de réactions. J’ai pensé que la meilleure des réponses était un développement précis de mes arguments et la présentation d’une nouvelle stratégie pour notre pays dans cette région du monde.
Le monde a changé. Le Moyen-Orient aussi. La France, elle, récite ses anciennes formules. Face à la campagne militaire israélo-américaine d’une intensité inédite en Iran, assumant une logique de décapitation et d’anéantissement des capacités balistiques et nucléaires du régime des mollahs, la diplomatie française est restée prisonnière d’un logiciel diplomatique frappé d’obsolescence. Incapable d’appréhender la métamorphose de la conflictualité moderne – cette guerre imbriquant le civil et le militaire, avec des acteurs transnationaux déterritorialisés qui cherchent à dicter leur loi par le terrorisme –, Paris s’est réfugiée dans l’incantation dogmatique.
Il y a des moments dans l’histoire où les cartes sont redistribuées si brutalement que les diplomaties qui n’ont pas su lire le changement peuvent se retrouver hors-jeu pour longtemps. Le 7 octobre 2023 est l’un de ces moments. Ce jour-là, quelque chose s’est brisé irrémédiablement, pas seulement en Israël, mais dans toute l’architecture du Moyen-Orient telle qu’on avait appris à la lire depuis des décennies. La France n’a pas vu ce basculement. Ou plutôt, elle a choisi de l’ignorer, préférant ses habitudes rhétoriques à la lucidité qu’exigeait la nouvelle réalité.Le 7-Octobre, un séisme dont Paris n'a pas mesuré...
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25/04 - Guinée : comment Moscou utilise Conakry pour armer le Sahel
Une porte d'entrée vers le Sahel. Entre janvier et mai 2025, des navires de transport russes ont déchargé à Conakry, la capitale de la Guinée, des véhicules militaires et du matériel, qui ont ensuite été acheminés par voie terrestre jusqu'à Bamako, a révélé The Sentry, un site d'investigation indépendant basé à Washington. En s’appuyant sur des images satellites et des données maritimes, l’enquête établit que plusieurs cargaisons, comprenant des "véhicules blindés, des chars, des systèmes d’artillerie, des avions de combat, du matériel de brouillage radio et d’autres équipements militaires", ont été convoyées par des navires de transport russes, dont certains visés par des sanctions occidentales. Les navires ont voyagé sous pavillon russe, ce qui souligne autant la complicité du gouvernement guinéen que la capacité de Moscou à contourner les sanctions occidentales imposées après l'invasion de l'Ukraine."Encercler l'Afrique de l'Ouest"
Les bases de cette coopération entre Moscou et Conakry ont probablement été posées au mois de juin 2024 lors de la visite du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, dans la capitale de la Guinée. Le choix du pays comme plaque tournante de l’approvisionnement militaire russe serait lié, selon The Sentry, "à la fois à l’alignement politique de la Guinée sur Moscou et à la présence d’opérateurs industriels liés à la Russie dans les infrastructures minières et portuaires du pays". L'idée de Moscou est de créer un "hub stratégique" et d'"encercler" l’Afrique de l’Ouest, une...
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25/04 - Ce que l’on sait des attaques au Mali menées par des "groupes terroristes" à Bamako et d’autres villes
Une offensive coordonnée de plusieurs groupes armés a eu lieu samedi matin dans plusieurs villes du Mali. Le Front de libération de l'Azawad (FLA), qui représente la branche armée de la rébellion touareg, aurait joint ses forces avec le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim), lié à Al-Qaïda. Des images de véhicules appartenant au Jnim pénétrant Kati, en périphérie de Bamako, ont été postées sur les réseaux sociaux.
Cette ville, où se situe la résidence du président Assimi Goïta, est considérée comme le fief de la junte qui dirige le pays depuis 2020. Elle abrite l'une des principales bases militaires maliennes. Selon des témoignages recueillis par Reuters, le domicile du général Sadio Camara, ministre de la Défense, y aurait été attaqué et détruit. Dans la capitale Bamako, les combats se seraient concentrés du côté de la base 101 de Senou, où sont notamment stationnées les forces russes de l'Africa Corps, près de l'aéroport Bamako-Sénou. Les vols ont été suspendus. Des hélicoptères ont survolé le secteur, dont l'un aurait été abattu."Test majeur pour le pays"
Le contexte reste confus. A 13h28, l'armée a publié un communiqué indiquant que la situation était sous contrôle et que les assaillants avaient "essuyé de violents revers". Le FLA avait revendiqué quelques minutes plus tôt la prise de Kidal, ville clé du nord-est considérée comme la capitale des Touaregs, en lutte contre Bamako depuis des décennies. "La ville de Kidal est passée sous contrôle de nos forces armées", a communiqué l'organisation sur...
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25/04 - "Pas besoin d’une thèse en cuisine" : ces recettes contre l’arthrose validées par la science
Comment combattre au mieux les douleurs articulaires ? La question est d'autant plus urgente que la fréquence de l'arthrose a augmenté de 130 % en trente ans. Il existe, bien sûr, toute une gamme de médicaments efficaces, dont ceux pour la polyarthrite rhumatoïde. Mais une partie de la solution dépend aussi du mode de vie : l'exercice physique, les relations sociales et l'alimentation. C'est ce qu'expliquent les deux professeurs Sébastien Czernichow, nutritionniste à l'université Paris-Cité et à l'hôpital européen Georges-Pompidou et Jérémie Sellam, rhumatologue à la Sorbonne Université et à l'hôpital Saint-Antoine dans leur premier ouvrage : Arthrose, arthrite, je me soigne en mangeant (Solar, 2024). En s'appuyant sur les recommandations de la Société française de rhumatologie, ils y identifient le seul modèle alimentaire ayant fait ses preuves contre les rhumatismes : l'alimentation méditerranéenne. La recette a été un succès, avec 18 000 exemplaires écoulés et une réédition en poche à venir.
Aujourd'hui, ils publient un nouveau livre, Arthrose, arthrite, je me soigne en cuisinant (Solar, en librairie le 30 avril) avec, cette fois, l'ambition de passer de la théorie à l'assiette. En s'associant au chef Sébastien Richard, ancien étoilé Michelin - passé par les cuisines d'Alain Senderens et de Thierry Marx -, ils proposent 70 recettes à destination des plus de 15 millions de Français souffrant de rhumatismes. Chacune est classée selon le niveau de forme du jour et respecte les règles d'une alimentation...
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25/04 - Redécoupages électoraux aux Etats-Unis : les républicains pris à leur propre piège
L'idée n'était peut-être pas si brillante. Depuis qu'elle a encouragé le Texas à procéder à un redécoupage de ses circonscritpions électorales, de façon à assurer aux républicains un gain potentiel de cinq sièges à la Chambre des représentants lors des élections de mi-mandat en novembre, l'administration Trump essuie une série de déconvenues qui ressemble fort à un retour de bâton. Dans la foulée du redécoupage texan, le gouverneur de Californie Gavin Newsom a riposté par une réforme qui doit assurer cinq sièges aux démocrates – proposition approuvée en novembre par référendum par les électeurs de l'Etat. Ceux de Virginie ont fait de même mardi dernier, et approuvé avec une marge étroite (51,5 %) une refonte électorale qui devrait voir 10 des 11 sièges de l'Etat tomber dans l'escarcelle démocrate. De quoi semer le doute chez certains cadres du grand old party, tel le député du Nebraska Don Bacon, qui a déclaré au Wall Street Journal : "Nous aurions dû avoir trois ou quatre coups d'avance. Nous aurions dû savoir qu'il y aurait une réaction face à la décision du Texas. Nous en paierons le prix en novembre."Antagonisme croissant
Cette pratique qui peut sembler curieuse de ce côté de l'Atlantique porte un nom, le gerrymandering, du nom de son "créateur" Elbridge Gerry, au début du XIXe siècle. Elle a connu une nouvelle vigueur au cours des dernières années, démocrates et républicains s'accusant d'avoir été les premiers à la remettre au goût du jour, et elle semble désormais utilisée en amont de chaque échéance électorale,...
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25/04 - Myrto Tripathi : "Le coût de la désinformation après Tchernobyl a été considérable"
C'est pour lutter contre une désinformation galopante que l'ingénieure Myrto Tripathi a créée en 2018 l'association Les Voix du nucléaire. A l'occasion du quarantième anniversaire de l'accident de Tchernobyl, survenu le 26 avril 1986, elle revient pour L'Express sur le coût invraisemblable induit par la peur de l'atome. Santé, économie, géopolitique, climat... La longue traversée du désert imposée à la filière pendant plusieurs décennies a eu bien plus de conséquences négatives qu'on ne le pense. Le pire, c'est qu'aujourd'hui encore, de nombreuses idées fausses circulent au sujet des accidents nucléaires passés. Et si, quarante ans après Tchernobyl, l'autre catastrophe était la désinformation ?
L’Express : Dans un rapport récent que vous avez rédigé, vous insistez sur l'autre versant de la catastrophe de Tchernobyl, celui de la désinformation. Pourquoi ?
Myrto Tripathi : Lorsque la désinformation scientifique et technique s'invite dans les politiques publiques, cela crée des effets en cascade, avec des impacts qui touchent tout le monde, et pour longtemps. Lorsqu’on regarde la manière dont le nucléaire a été traité à l'échelle mondiale depuis l’accident de Tchernobyl il y a quarante ans, on se rend compte qu'on aurait pu décarboner beaucoup plus de systèmes électriques et bien plus en profondeur. Par exemple, si d’autres pays avaient suivi le chemin pris par la France en construisant leur propre parc de centrales. Les réacteurs de troisième génération, plus évolués que ceux qui constituent encore l’essentiel du...
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25/04 - Biennale de Venise : plis et métamorphoses selon Yto Barrada
"Comme Saturne, la révolution dévore ses enfants." La fameuse formule de Vergniaud, figure de la Révolution française, prononcée peu avant d’être guillotiné, continue de résonner avec une acuité troublante. En la convoquant, Yto Barrada inscrit d’emblée son projet Comme Saturne, déployé au Pavillon français de la Biennale de Venise 2026 sous le commissariat de Myriam Ben Salah, dans une histoire longue, une sorte de méditation dense sur les mécanismes par lesquels toute puissance finit par se retourner contre ce qu’elle engendre. L’intitulé renvoie explicitement au Saturne dévorant un de ses fils peint par Goya. Dans la mythologie, Saturne, assimilé au dieu grec Chronos, craignant d’être détrôné, dévore ses propres enfants à leur naissance. Ce récit fondateur, traversé par la violence et la fatalité, contient déjà l’idée d’un cycle : celui d’un pouvoir qui, en voulant se préserver, précipite sa chute. Jupiter, qui échappe à ce destin, finira par renverser son père, introduisant la possibilité d’un renouveau après le chaos.
Bien qu’exposée dans de grandes institutions comme le MoMA ou la Tate, Yto Barrada reste peu connue du grand public français, même si, fin mars, elle a suscité la polémique pour avoir signé, aux côtés de 200 acteurs internationaux de l’art, l’appel au boycott du Pavillon israélien lancé par le collectif Art Not Genocide Alliance. Née à Paris en 1971, celle qui a grandi à Tanger et longtemps vécu à New York, n’a jamais caché ses engagements. Depuis plus de vingt ans, elle développe une pratique...
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25/04 - Ecole de commerce : pourquoi Grenoble EM s’installe à Dubaï
Partir à l'étranger pour parachever son cursus scolaire ou améliorer son CV, apparaît aujourd'hui comme le plus sûr des accélérateurs de vie mais aussi de carrière. De leur côté, les grandes écoles françaises qui doivent faire face à la chute de la démographie étudiante et à une baisse des financements publics, multiplient les campus au-delà de l'Hexagone pour recruter de nouveaux étudiants. Toutes font le même constat, mais développent des stratégies différentes, persuadées que les classements les plus prestigieux sont désormais mondiaux. Cette course à l'exportation d'une éducation nationale au savoir-faire reconnu n'est pas sans obstacle dans un contexte géopolitique toujours plus tendu où la politique des visas devient une arme. Les implantations ne s’improvisent pas et restent coûteuses dans un marché très concurrentiel. Les élèves, eux, rêvent d’horizons lointains et parfois exotiques comme le souligne le baromètre exclusif réalisé par nos partenaires de L’Express Connect. Ils ont pris le temps de méditer Lamartine : "Il n'y a d'homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie."
L’annonce de l’ouverture d’un nouveau campus de l’Ecole de management de Grenoble à la rentrée 2026 à Dubaï aux Emirats arabes unis (EAU) avait provoqué de vives réactions, notamment de la part de certains alumni sur les réseaux sociaux : "Et le réchauffement climatique ?", "C’est quoi la prochaine étape : spécialisation gaz de schiste ?", ou bien encore "Former aux objectifs...
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25/04 - Le ministre des affaires étrangères iranien a quitté le Pakistan sans avoir rencontré les émissaires de Donald Trump
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, s’est entretenu samedi matin à Islamabad avec le commandant en chef de l’armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, d’après des sources officielles pakistanaises ainsi que l’ambassade d’Iran au Pakistan. Le ministre iranien était arrivé dans le pays la veille, vendredi.
Côté américain, Steve Witkoff et Jared Kushner sont également attendus dans la matinée à Islamabad, capitale du Pakistan, pour des entretiens avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a annoncé la Maison-Blanche.
L'Iran a toutefois déclaré que ses responsables n'avaient pas l'intention de rencontrer les Américains pour discuter de la manière de mettre fin à une guerre qui a fait des milliers de morts et bouleversé les marchés financiers dans le monde.
Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a dit à la presse que l'Iran avait une chance de conclure un "bon accord" avec les Etats-Unis. "L'Iran sait qu'il a encore la possibilité de faire le bon choix", a-t-il déclaré. "Il lui suffit d'abandonner l'arme nucléaire de manière concrète et vérifiable."
17h11Le ministre iranien des Affaires étrangères conclue sa tournée diplomatique au Pakistan
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a quitté le Pakistan après avoir rencontré les responsables du pays, avant de partir pour Mascate (Oman), selon les médias d’État iraniens. Islamabad joue un rôle d’intermédiaire entre les États-Unis et l’Iran dans les discussions visant à mettre fin à plus d’un mois de...
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25/04 - François Hollande, les coulisses de sa candidature : "Je ne ferais pas le même discours qu’au Bourget"
Quand l’histoire du dernier quinquennat socialiste a-t-elle été soldée ? Peut-être un mardi matin de motion de censure, en cette fin d’année 2025. Huis clos d’un second inventaire. En réunion de groupe, les députés socialistes débattent de l’avenir du Premier ministre. Les questions fusent. Faut-il renvoyer Sébastien Lecornu ? Le maintenir, au contraire, au risque d’apparaître à nouveau comme la béquille du gouvernement ? Une majorité du groupe pousse au compromis. Une législature peut changer des hommes : le temps a fait son œuvre et les anciens - ceux qui jadis firent vaciller leur propre gouvernement lors de la Loi Travail (2016) - s’assagissent, embrassent le compromis.
Face à eux, une nouvelle génération, à l’aile gauche, se rebiffe. "Je vous parle en tant qu’ancien frondeur…" Laurent Baumel tente alors de trouver les mots pour raisonner les rebelles. Le parlementaire d’Indre-et-Loire en prononce un, tabou : "frondeur". Une première en présence de l’éléphant dans la pièce. Silence. Il poursuit, fustige ce funeste mandat où "ce genre de débats complexes étaient impossibles au groupe". Silence brisé. "Alors moi, je n’étais pas au groupe !", ironise le député François Hollande. Crever l’abcès, est-ce le prix de la rédemption ?"L’esprit m’habite"
François Hollande en a vu d’autres, un ancien président ne s’autoflagelle pas. L’histoire serait ainsi faite à bâbord, il était le seul député présent à Jarnac, pour commémorer le 30e anniversaire de la mort de François Mitterrand. "Je me ferai enterrer plus proche de Paris...
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25/04 - "La science, sa seule passion" : Marie Curie, de Varsovie au Panthéon, une vie de pionnière
L'Express du 20 avril 1995La revanche de Marie Curie
"Laissez entrer tout le monde, excepté les dames." Le président de l'Académie des sciences, effaré par la foule qui se presse ce 23 janvier 1911 aux portes de la vénérable maison, fait le choix du sexe. Elles se sentaient pourtant très concernées, les dames : l'une d'entre elles, et non des moindres, prétendait être admise dans le saint des saints. Marie Curie, physicienne hors de pair, Prix Nobel de physique, découvreur du radium, revendiquait le fauteuil que Pierre, son époux, avait conquis, après maintes rebuffades, en 1906, quelques mois avant sa mort.
La querelle "immémoriale de la jupe et de la barbe" n'explique pas seule la violence de la polémique. Marie Curie, née Sklodowska, luttait pour la science, sa seule passion. Mais l'élection fut l'occasion de raviver des débats politiques orduriers, dont toute une partie de la presse se délecta. A Marie Curie, soutenue par les "libres-penseurs", l'on opposa Branly, l'inventeur de la télégraphie sans fil, professeur à l'Institut catholique. Au second tour, Marie Curie fut éliminée. Elle en gardera secrètement une blessure au cœur.
Elle naquit sous le joug russe, à Varsovie (Pologne), le 7 novembre 1867, cadette d'une famille de cinq enfants. Son père enseignait la physique et sa mère dirigeait un pensionnat de jeunes filles. "Le premier lui transmit son esprit rationnel et sa nature introspective. De sa mère, elle hérita le sens du devoir et le refus absolu de tout compromis", écrit Robert Reid...
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25/04 - "Flotte moustique", drones, mines... La guérilla dans le détroit d’Ormuz vue par Farzin Nadimi
Iraniens et Américains se livrent à une véritable guerre des nerfs dans le détroit d’Ormuz. Donald Trump, qui vient unilatéralement de prolonger pour une durée indéterminée la trêve avec Téhéran tout en maintenant le blocus maritime sur les ports iraniens, a déclaré le 23 avril avoir ordonné à la marine américaine d'"abattre et tuer tous les bateaux, aussi petits soient-ils (...) qui posent des mines" dans cette voie navigable stratégique. "Il ne doit y avoir aucune hésitation", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social, assurant avoir "le contrôle total" dans la zone. Washington a confirmé ce jeudi avoir arraisonné dans l'océan Indien un second pétrolier sous sanctions, le "Majestic", transportant du pétrole iranien. Les forces américaines ont déjà dévié 33 navires depuis le début du blocus, a précisé le Pentagone jeudi.
De leur côté, les Gardiens de la Révolution ont affirmé le 22 avril avoir "saisi" deux navires qui essayaient de franchir le détroit d’Ormuz et les ont "dirigés vers la côte iranienne". La télévision d'Etat a diffusé des images de soldats masqués arrivant à bord d'un hors-bord gris près du "MSC Francesca" et grimpant à bord avec des fusils.
Par ces actions, l'Iran veut prouver qu’il conserve une redoutable capacité de guérilla maritime dans la région, estime Farzin Nadimi, chercheur au Washington Institute. Dans un entretien à L'Express, ce grand spécialiste des questions de sécurité et de défense de l'Iran et de la région du golfe Persique dévoile les nombreuses capacités de guerre...
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25/04 - Zack Polanski, l’éco-populiste qui prend de vitesse la gauche britannique
"Si on trouve de l’argent pour faire la guerre, on peut aussi en trouver pour aider les gens." Cette phrase, attribuée au vieux tribun travailliste Tony Benn, Zack Polanski la répète comme un mantra, au micro de son podcast Bold Politics ou devant un parterre de militants. Casquette vissée sur la tête, chemise à carreaux, ce quadragénaire à l’allure de "stand‑up comedian" plus que de chef de parti savoure l’effet quasi garanti de cette formule sur son auditoire.
En quelques mois, ce leader encore inconnu du grand public français est devenu la figure la plus scrutée de la gauche britannique. À la tête du Green Party depuis l’automne dernier, Zack Polanski a vu les effectifs de sa formation bondir de 60 000 à 220 000 membres, tandis que les sondages placent les Verts autour de 21 %, loin devant un Labour déjà usé par moins de deux ans au pouvoir. Le 7 mai, son parti espère conquérir plusieurs bastions municipaux travaillistes, notamment à Londres.D'acteur précaire à porte-voix de la gauche radicale
Zack Polanski, 43 ans, n’a pourtant découvert la politique que sur le tard. Jusqu’en 2015, elle n’est pour lui qu’un décor lointain. Il s’appelait alors David Paulden et courait les castings dans le milieu du théâtre immersif londonien, cet entre‑deux où les spectateurs se mêlent au jeu. Que s’est‑il passé pour que ce comédien issu de Manchester devienne, en moins d’une décennie, le champion d’un éco‑populisme radical qui aspire à transformer le Royaume‑Uni autant qu’à le gouverner ?
L’histoire commence au nord de...
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24/04 - Ventes de livres : Patti Smith a-t-elle dépassé Gisèle Pelicot ?
Nous avons déjà fait part de nos réserves au sujet de Patti Smith. Force est de reconnaître qu’elle est une icône en France. Si elle fut longtemps une légende semi-underground, la parution de Just Kids, en 2010, l’a métamorphosée en mémorialiste mainstream. Son récit autobiographique s’était écoulé à plus de 70 000 exemplaires en grand format, à 250 000 exemplaires en poche et à près de 20 000 exemplaires dans la version beau livre. Depuis, elle est passée de Denoël à Gallimard, où tous ses livres sont des succès : Glaneurs de rêves (2014), M Train (2016), Dévotion (2018), L’Année du singe (2020) se sont tous écoulés entre 30 000 et 50 000 exemplaires. Un livre de jours (2023) a moins bien marché, mais c’était un recueil de photos. Avec Le Pain des jours, la poétesse rock devrait renouer avec ses scores habituels : elle entre directement 2e des ventes d’essais.
Qui est devant elle ? Gisèle Pelicot, dont le livre s’inscrit dans la durée (déjà neuf semaines de suite au sommet). Les violences sexuelles demeurent un des sujets créant le plus d’empathie chez les lecteurs. A la 3e place des essais, on trouve ainsi Frédéric Pommier avec Derrière les arbres (Flammarion), où il raconte les viols dont il fut victime enfant, de la part de quatre hommes différents. L’un d’eux, Joaquim Pueyo, anciennement député et maire d’Alençon, a annoncé qu’il va porter plainte, bien qu’il ne soit jamais nommé dans le texte. Beaucoup d’habitués des meilleures ventes occupent ensuite le classement : Leïla Slimani, 5e avec Assaut contre la...
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24/04 - "Projets Notre-Dame" : l’aveu terrible d’Emmanuel Macron, par Cécile Maisonneuve
Il y a désormais une expression officielle : les "projets Notre-Dame". Emmanuel Macron veut appliquer à 150 projets industriels, agricoles ou énergétiques la méthode qui a permis de rapidement rebâtir la cathédrale. "Il n'y a pas de raison que l'on reconstruise Notre-Dame en cinq ans et que l'on mette autant de temps pour une usine ou un poulailler." Tout est dit. Et tout est paradoxal.
La France sait toujours bâtir. Notre-Dame de Paris, rouverte en 2024 après l’incendie de 2019, en est la preuve éclatante : un chantier hors-norme, mobilisant artisans, ingénieurs, financements publics et privés, achevé dans les délais promis par le président. Ce que l’on croyait impossible - reconstruire une cathédrale médiévale en cinq ans - a été fait. Mais, précisément, cela n’a été possible que parce que l’Etat s’est placé hors de son fonctionnement ordinaire. Loi spécifique, établissement dédié, dérogations, chaîne de commandement resserrée : pour réussir, il a fallu créer au cœur de Paris une sorte d’enclave administrative où la décision ne se discute plus et où l’exécution prime.
Le projet réussi de Notre-Dame est en quelque sorte le négatif du projet avorté de Notre-Dame-des-Landes, abandonné au début du premier quinquennat d’Emmanuel Macron. Tout y était : des décennies de procédures, des autorisations en règle, une consultation locale favorable à 55 % en juin 2016. Et pourtant, en janvier 2018, l'Etat abandonnait le projet, non par défaut de base légale, ni même de légitimité électorale locale, mais par incapacité à assumer...
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24/04 - Pourquoi la Maison-Blanche accuse la Chine de piller l’IA américaine
La Chine responsable de vols à grande échelle de propriété intellectuelle issue d'entreprises d'intelligence artificielle américaines ? C'est ce dont l'accuse la Maison-Blanche, qui a déjà prévenu qu’elle "sévirait contre cette pratique qui exploite l’innovation américaine". Et pour cause : le directeur du Bureau de la politique scientifique et technologique de la Maison-Blanche a tiré la sonnette d'alarme, dans une note que le Financial Times a pu consulter.
Le gouvernement américain dispose d’informations indiquant que des entités étrangères, principalement basées en Chine, mènent des campagnes délibérées et massives pour s’approprier les systèmes d’IA de pointe américains.
Michael KratsiosNouvelle escalade des tensions
Cette accusation marque une nouvelle escalade des tensions liées aux activités présumées de groupes chinois s’appropriant des recherches américaines de pointe en intelligence artificielle. Au coeur de cette controverse : l'entreprise chinoise DeepSeek, qui a récemment été accusée d’utiliser la "distillation" - un procédé consistant à entraîner des modèles d’IA plus petits à partir des résultats de modèles plus puissants - afin de créer un produit performant à moindre coût.
L’ambassade de Chine à Washington n'a pas tardé à démentir les accusations de la Maison-Blanche, dénonçant une "pure calomnie". "La Chine s’est toujours engagée à promouvoir le progrès scientifique et technologique par la coopération et une concurrence saine", a déclaré le porte-parole de l’ambassade Liu Pengyu. Et d'ajouter : "La...
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24/04 - L’Italie sur le point de dépasser la Grèce pour devenir le pays le plus endetté de la zone euro
D'ici la fin de l'année, l'Italie dépassera la Grèce pour devenir le pays le plus endetté de la zone euro, selon deux sources et des données du projet de budget italien, consultés par Reuters.
En 2026, la dette grecque devrait reculer pour atteindre environ 137 % du produit intérieur brut (PIB), contre 145,9 % en 2025, ont déclaré deux hauts responsables à Reuters. En revanche, l'Italie prévoit une tendance inverse : sa dette devrait atteindre un pic de 138,6 % en 2026, soit une hausse de 1,5 point de pourcentage par rapport aux 137,1 % du produit intérieur brut (PIB) enregistrés en 2025, selon le plan budgétaire pluriannuel du Trésor publié cette semaine.La fin de dix ans de crise en Grèce ?
Les deux responsables, s'exprimant sous couvert d'anonymat, ont déclaré qu'Athènes ne serait plus, à partir de cette année, le pays le plus endetté de la zone euro. Ils ont précisé que la nouvelle estimation du ratio d'endettement du pays serait intégrée au plan budgétaire pluriannuel que le pays doit soumettre à la Commission européenne d'ici la fin du mois. Athènes se relève d’une crise financière qui a duré dix ans et a nécessité trois plans de sauvetage, pour un total d’environ 280 milliards d’euros.
De l'autre côté de la mer Ionienne, Rome anticipe dans son plan budgétaire que son taux d'endettement reste relativement stable, à 138,5 % en 2027. Puis de reculer progressivement : 137,9 % en 2028, puis 136,3 % l'année suivante.
La dette publique de la Grèce – qui est restée la plus élevée de la zone euro au cours des...
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24/04 - "Pourquoi ne pas tous les éliminer ?..." : Meïr Dagan, le maître-espion qui a révolutionné le Mossad
Personne, en France, ne connaît le nom de Meïr Dagan. Ce petit homme rond a pourtant conçu un des plans les plus audacieux de la géostratégie moderne : à la tête du Mossad, les services secrets israéliens, il a imaginé l’élimination systématique de la hiérarchie militaire iranienne et de ses alliés. L’architecte de l’espionnage, la biographie traduite en français de ce maître-espion mythique paraît justement ce 23 avril aux éditions Novice, signée du journaliste américain Samuel Katz. On y découvre l’aura hors-norme du gradé adepte de blagues grivoises, mort en 2016, ami du roi de Jordanie mais aussi… du président américain George W. Bush, qui le qualifia de "dirigeant mondial le plus impressionnant qu’il ait jamais rencontré".
Dagan accède au poste de directeur du Mossad, le 10 septembre 2002, la veille de l’attentat qui va changer la face du siècle naissant. Il n’aura de cesse de combattre le djihadisme, avec l’aide précieuse de la CIA. Après la désastreuse guerre de 33 jours contre le Liban, en 2006, cet ex-général de Tsahal décide d’échafauder un plan massif de neutralisation des ennemis d’Israël. L’Iran et ses ambitions nucléaires deviennent son obsession ; sous sa direction, de nombreux scientifiques et chefs de guerre affiliés à Téhéran sont tués. Grâce à lui, le Mossad accède au rang de "meilleur service de renseignement du monde", écrit Katz, en se spécialisant dans les assassinats ciblés. Une évolution qui a trouvé son aboutissement le 28 février, avec l’élimination de l’ayatollah Khamenei.
Malgré ses...
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24/04 - Royaume-Uni : la taxe sur les géants du numérique dans le viseur de Donald Trump
La Cour suprême a beau avoir jugé sa première série de droits de douane illégale, Donald Trump n'hésite pas à redégainer la menace. Cette fois, c'est Londres qui en fait les frais. Devant les journalistes réunis dans le bureau Ovale ce jeudi 23 avril, le président des Etats-Unis s'est engagé à appliquer des tarifs douaniers au Royaume-Uni si le Premier ministre, Keir Starmer, ne renonçait pas à la taxe sur les services numériques (TSN).
"Nous avons examiné la question et nous pouvons très facilement y répondre en imposant simplement des droits de douane élevés au Royaume-Uni, ils feraient donc mieux de faire attention", a défié le locataire de la Maison-Blanche.944 millions de livres récoltés en 2025
Instaurée en 2020, la TSN vise les plateformes dont le chiffre d'affaires mondial issu des activités numériques dépasse 500 millions de livres sterling, dont plus de 25 millions provenant d'utilisateurs britanniques, en les imposant à hauteur de 2 % de leur chiffre d’affaires. L'année dernière, elle a généré 944 millions de livres - un peu plus d'un milliard d'euros - selon le Trésor britannique. Un profit qui pourrait grimper jusqu'à 1,4 milliard en 2030, d'après les calculs des autorités locales.
Une injustice, juge Donald Trump : "Je n'aime pas qu'ils ciblent les entreprises américaines, car au fond, il s'agit de nos grandes entreprises américaines. [...] Ce sont les meilleures entreprises au monde". Référence, entre autres, à Apple, Google, et Meta. Interrogé sur le montant des droits de douane qu'il comptait...
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24/04 - Suspendre l’Espagne de l’Otan ? Cette mesure de représailles que les Etats-Unis envisagent
Suspendre l'Espagne de l'Otan pour son refus de mettre ses bases militaires à disposition des Etats-Unis : c'est l'une des options auxquelles réfléchit le Pentagone pour sanctionner les alliés n'ayant pas soutenu son offensive en Iran, à en croire un courriel interne que Reuters a pu consulter. Une attitude qui reflète la frustration ressentie par l'administration Donald Trump face à la réticence, voire au refus de certains alliés d'accorder aux États-Unis des droits d'accès, de stationnement et de survol de leur pays pour les attaques américaines au Moyen-Orient, a fait savoir un responsable américain à l'agence de presse britannique.
Le courriel, qui circule au plus haut niveau au sein du Pentagone, fait mention d'une suspension des pays "difficiles" de leurs fonctions importantes ou prestigieuses au sein de l'Otan. Il ne mentionne en revanche pas le retrait des Etats-Unis de l'alliance pourtant évoqué à plusieurs reprises par Donald Trump. Ni la fermeture de bases américaines en Europe. Le responsable contacté par Reuters a toutefois refusé de dire si les options sur la table incluaient un retrait de certaines forces américaines du Vieux Continent.
Interrogée sur ce courriel, la porte-parole du Pentagone, Kingsley Wilson, a répondu : "Comme l'a dit le président Trump, malgré tout ce que les États-Unis ont fait pour nos alliés de l'Otan, ceux-ci n’étaient pas là pour nous." Le président américain Donald Trump a multiplié les critiques contre ses alliés de l'Otan, leur reprochant de ne pas avoir...
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24/04 - Un "islamo-nazi" condamné à Paris, l’autre stock d’uranium iranien qui fâche Israël
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'indiscrets exclusifs en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.L'autre uranium iranien
On le sait, le stock d’uranium iranien de qualité militaire (440 kilos enrichis à 60%) reste introuvable ; Israël est également préoccupé par ses 245 kilos d’uranium enrichi à seulement 20 %. En effet, le processus d’enrichissement n’est pas linéaire : l’essentiel de l’effort est déjà effectué lorsqu’on atteint 20%, le passage à 60% étant alors très rapide.Intense défilé
Le défilé militaire du 14 juillet sera "calibré haute intensité et masse", d’après plusieurs militaires impliqués dans son organisation. Autrement dit, la parade à laquelle assistent traditionnellement Emmanuel Macron, des membres de son gouvernement et le chef d’état-major des armées mettra en avant les militaires et équipements mobilisés dans l'optique d’une guerre de haute intensité, qui implique des capacités terrestres, aériennes, navales mais aussi cyber. Le gouverneur militaire de Paris, le général de corps d’armée Loïc Mizon, annoncera officiellement le thème au mois de juin. L’édition 2025 avait rendu hommage aux anciens combattants, pour le centenaire du Bleuet de...
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24/04 - Guerre en Iran : les Etats-Unis en mal de munitions, la défense de Taïwan compromise ?
Les Etats-Unis seraient-ils en capacité de défendre Taïwan en cas d'invasion de l'île par la Chine ? Deux mois après le début de l'offensive américano-israélienne en Iran, plusieurs responsables américains sont forcés de le reconnaître : si un conflit venait à éclater en Asie, Washington connaîtrait une pénurie de munitions à court terme, qui exposerait ses troupes à un risque accru, confient-ils au Wall Street Journal.
Le Centre d'études stratégiques et internationales (CSIS) a publié mardi un rapport faisant part de préoccupations similaires quant à la diminution des stocks américains. A en croire le rapport, l'armée américaine aurait épuisé en Iran environ 27 % de ses stocks de missiles longue portée Tomahawk et plus des deux tiers de ses intercepteurs Patriot.Six ans pour revenir au stock d’avant février 2026
"Certaines munitions critiques d'attaque au sol et de défense antimissile étaient déjà en pénurie avant la guerre et le sont encore plus aujourd'hui", explique Mark Cancian, co-auteur du rapport. Et d'ajouter : "Il faudra des années avant que nous puissions reconstituer ces stocks". Une opération qui pourrait prendre jusqu'à six ans, selon plusieurs sources citées par la presse américaine.
Les responsables de la Maison-Blanche ont refusé jusqu'à présent d'estimer le coût de la guerre contre l'Iran, mais deux groupes de réflexion indépendants affirment que les dépenses sont faramineuses : entre 25 et 35 milliards de dollars, soit un peu moins d'un milliard de dollars par jour, résume le New York Times.La...
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24/04 - HEC Paris lance sa mue internationale : "Nous voulons accueillir le monde à Jouy-en-Josas"
Partir à l'étranger pour parachever son cursus scolaire ou améliorer son CV, apparaît aujourd'hui comme le plus sûr des accélérateurs de vie mais aussi de carrière. De leur côté, les grandes écoles françaises qui doivent faire face à la chute de la démographie étudiante et à une baisse des financements publics, multiplient les campus au-delà de l'Hexagone pour recruter de nouveaux étudiants. Toutes font le même constat, mais développent des stratégies différentes, persuadées que les classements les plus prestigieux sont désormais mondiaux. Cette course à l'exportation d'une éducation nationale au savoir-faire reconnu n'est pas sans obstacle dans un contexte géopolitique toujours plus tendu où la politique des visas devient une arme. Les implantations ne s’improvisent pas et restent coûteuses dans un marché très concurrentiel. Les élèves, eux, rêvent d’horizons lointains et parfois exotiques comme le souligne le baromètre exclusif réalisé par nos partenaires de L’Express Connect. Ils ont pris le temps de méditer Lamartine : "Il n'y a d'homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie."
Quand on la questionne sur la stratégie internationale d’HEC Paris, Anne Michaut, la doyenne associée des programmes de formation initiale, le reconnaît bien volontiers : "Notre stratégie est particulière". A rebours des autres écoles de commerce françaises, HEC se refuse en effet à multiplier les implantations de campus hors de l’Hexagone : "Nos étudiants partent déjà à...
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24/04 - Aux origines de la Bise, la première banque franco-polonaise
L'Express du 23 septembre 1993Faire la Bise à Varsovie
Tout commence comme un roman d'espionnage. Cette année-là, en 1979, Nathalie Bolgert a 19 ans. Elle s'apprête à passer ses vacances en Pologne et cherche à Paris des adresses d'auberges de jeunesse. Un émigré polonais lui donne quelques conseils et, après force précautions, lui confie un sac de livres à porter chez "des amis" à Varsovie. Les amis en question se nomment Jacek Kuron, Adam Michnik, etc. Quasi inconnus en Occident à l'époque, ils sont le noyau de la dissidence polonaise. Voilà l'adolescente plongée dans le bouillonnement du milieu intellectuel.
Dix ans plus tard, les mêmes sont aux leviers de commande de la Pologne nouvelle. Et la jeune Française, qui, entre-temps, a milité dans les associations de soutien à Solidarité et appris la langue de Milosz, se retrouve aujourd'hui, dans son bureau situé au sein de l'ancien siège du comité central du Parti communiste, la cheville ouvrière de la première banque franco-polonaise, la Bise.
Un établissement - au nom si doux - destiné à multiplier la création de PME pour freiner la montée du chômage. Car Kuron, devenu ministre du Travail, s'est souvenu de la jeune fille si prompte à s'enthousiasmer. Or cette dernière, sortie de Normale sup et munie d'une agrégation d'histoire, s'ennuie dans un cabinet parisien de conseil en stratégie. Aussi, lorsque Varsovie la contacte pour lui demander de monter le projet, elle n'hésite qu'un instant. Même si l'offre est folle. Comment monter une banque quand on n'a...
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24/04 - Moyen-Orient : les émissaires de Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, sont attendus à Islamabad samedi
Donald Trump, pressé d'en finir avec la guerre au Moyen-Orient ? Le président américain assure que non : "Je suis probablement la personne la moins sous pression qui ait jamais occupé ce poste. Je dispose de tout le temps du monde, alors que l’Iran, lui, n’en a pas. Le compte à rebours a commencé !", a-t-il affirmé jeudi 23 avril sur Truth Social, alors que des doutes entourent le cessez-le-feu temporaire qu'il a annoncé mardi, et que les négociations entre Washington et Téhéran semblent patiner. Un "accord sera conclu seulement lorsque le moment sera opportun", a ajouté le locataire de la Maison-Blanche.
Du côté du Liban, Donald Trump a annoncé une prolongation de "trois semaines" du cessez-le-feu, le président américain estimant qu'il existait une "bonne chance" que le Beyrouth et Israël parviennent à un accord de paix cette année.
Les infos à retenir
⇒ La délégation iranienne menée par le ministre des Affaires étrangères Abbas Araqchi est arrivée à Islamabad
⇒ Le président américain envoie l'envoyé spécial Steve Witkoff et Jared Kushner au Pakistan
⇒ L'Iran va faire une offre visant à satisfaire les exigences américaines, affirme Donald Trump
21h00Fin de ce direct
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations.
20h55L'Iran va faire une offre visant à satisfaire les exigences américaines, affirme Donald Trump
Donald Trump déclare à Reuters que l'Iran veut discuter avec les États-Unis pour voir s'il...
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24/04 - "En matière de santé comme de retraite, il est urgent d’investir pour restaurer le rapport qualité-prix"
La gestion à courte vue de la protection sociale est en train de devenir un gouffre qui dévore tout sur son passage. Pendant des décennies, le coût grandissant des dépenses sociales a obéré la compétitivité, tout en générant des déficits croissants qui ont déstructuré les finances publiques. Avec le vieillissement de la population, le phénomène s’accélère et s’accompagne d’un rationnement de l’offre de santé et d'une baisse programmée du niveau de vie des retraités dans le demi-siècle à venir. Face à ces tendances restrictives, des solutions existent pour restaurer le rapport qualité-prix de la protection sociale.
En l’espace de 65 ans, le poids du coût de la protection sociale a doublé. Il est passé de 15 % du PIB en 1959 à 32 % du PIB en 2024, ce qui explique plus de 80 % de la hausse des dépenses publiques en France. Cette évolution a été financée à l’origine par les entreprises et les salariés, qui ont supporté des cotisations sociales croissantes, ce qui a renchéri le coût du travail et réduit les salaires nets. Avec l’apparition d’un chômage structurel anormalement élevé puis avec le vieillissement, le coût a aussi été porté par l’État, dont les comptes dérapent.
Il en résulte une situation inextricable. Les retraites sont devenues un sujet de discorde qui a parasité les deux derniers quinquennats, tandis que l’accès aux soins se détériore. Pour certains, la solution est de réduire les prestations pour limiter les dérapages financiers, ce qui crée des résistances chez ceux qui pensent que leurs cotisations légitiment des...
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24/04 - Quarante ans de Tchernobyl : "Les Français n’ont retenu qu’une idée, qu’on leur avait menti"
L'Express du 16 mai 1986Nucléaire : les silences de la France
Ce n'est pas un "écolo" qui parle, mais Hans Blix, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (A.i.e.a.) de Vienne, le symbole même du parfait nucléocrate international. Survolant en hélicoptère la centrale de Tchernobyl, après le désastre, Blix n'avait aperçu que quelques volutes de fumée qui s'échappaient encore. Preuve, commentait-on, ici et là, qu'il voulait minimiser la première vraie catastrophe de l'histoire du nucléaire.
Or, le 13 mai, Hans Blix déclare : "L'accident de Tchernobyl marque la fin de l'essor de l'énergie nucléaire. Il relancera un débat légitime à l'Ouest sur l'utilisation du nucléaire, sans y mettre fin... Le nucléaire nous aura aidés à passer de l'ère du pétrole à une autre ère énergétique, peut-être celle de l'énergie solaire ou celle de la fusion. Nous avons passé le point de non-retour et nous continuerons, mais à un rythme ralenti. " Et d'insister sur la nécessité d'un renforcement des mesures de sécurité et d'un système international d'alerte et d'inspections.
Tandis qu'à Tchernobyl on essaie d'enfouir sous des tonnes de sable le cœur de la centrale nucléaire accidentée, à Paris, le gouvernement tente d'enterrer la polémique autour de l'insuffisance ou, du moins, du retard de l'information octroyée aux Français sur le survol du territoire national par le nuage radioactif. "Les interrogations pleuvent après la catastrophe de Tchernobyl. L'Express du 16 mai 1986.
"L'information est mal passée", avouait...
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24/04 - Israël, Trump, immigration : Pedro Sanchez, à contre-courant au sein de l’UE
Il arrive parfois que l'actualité semble se jouer loin de nous... Alors tous les vendredis, on s’intéresse à un évènement qui a marqué la semaine, d’un point de vue européen, et on prend le temps d’expliquer pourquoi il nous concerne tous.
A quelques jours d’un nouveau cycle de négociations et alors que le cessez-le-feu avec Israël reste précaire, Emmanuel Macron a reçu le Premier ministre libanais Nawaf Salam et considère la suspension de l'accord entre l’Union européenne et Israël comme une "interrogation légitime", tant sur le plan politique que commercial.
Cet accord, au coeur des débats, établit notamment une zone de libre-échange et facilite la coopération scientifique. Les 27 se réunissaient donc cette semaine pour discuter de sa possible suspension. La raison : compte tenu des opérations au Liban, à Gaza et en Cisjordanie, Israël ne respecterait pas ses obligations en matière de droits de l’homme. L’idée a été écartée mais plusieurs pays continuent de militer pour des sanctions, avec en chef de file, l’Espagne de Pedro Sanchez.
Dans cet épisode de La semaine européenne, Luc Barochez, éditorialiste à L'Express et spécialiste des questions européennes, analyse la position de l'Espagne au sein des 27 depuis le coeur de la machine à Bruxelles.
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Cet épisode a été écrit et présenté par Charlotte Baris, monté et réalisé par Jules Krot....
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24/04 - "Il n’y a que des perdants dans cette guerre au Moyen-Orient..." : l’analyse pessimiste de Bernard Haykel
Bernard Haykel est professeur d’études du Proche-Orient à l’université de Princeton, chercheur à l’Hudson Institute et chroniqueur pour L'Express. Alors que les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran restent bien incertaines, l'universitaire tire déjà un bilan sombre de cette guerre voulue par Donald Trump et Benyamin Netanyahou, en estimant que tous les protagonistes sortiront perdants de cette séquence, des Etats-Unis à l'Iran, en passant par Israël, les pays arabes ou le Liban. Il avertit aussi sur le fait que si ce conflit se prolonge, ses effets seront pires que le choc pétrolier de 1973...
L’Express : Comment voyez-vous l’évolution bien incertaine de ce conflit entre Etats-Unis et Iran ?
Bernard Haykel : C’est comme s’il y avait deux montres distinctes. Les Iraniens sont convaincus qu’ils ont le temps, et peuvent négocier pendant très longtemps, alors qu’à leurs yeux, Donald Trump est sous pression pour arriver à un accord rapide, en raison de la situation économique. Pour eux, le président américain a vacillé en offrant un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, forçant Netanyahou à s’arrêter, puis en permettant un nouveau cycle de négociations au Pakistan. Les Iraniens y voient des signes de faiblesse. Mais en même temps, les Américains sont eux convaincus que le régime iranien est aujourd’hui très décentralisé, et qu’il n’arrive plus à communiquer entre ses différentes factions, signe de tensions importantes en son sein. C’est peut-être vrai, ou pas, car le régime est délibérément très...
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23/04 - Et si le tutoiement était devenu l’ennemi de l’entreprise ? Les vertus insoupçonnées du vouvoiement
Avec ses chaussettes dépareillées, sa casquette vissée sur la tête, ses verres fumés et ses cigarettes slim, Eliott* est ce que l’on appellerait un jeune homme "de son temps". Attablé à l’une de ces terrasses branchées du XVIIIe arrondissement de Paris, cet attaché de presse dans le secteur du prêt-à-porter sort tout juste d’un entretien d’embauche : "un enfer". Il faut dire que le garçon est du genre exigeant. Depuis qu’il a démissionné de son précédent poste, il y a quelques mois, rares sont les offres d’emploi qui trouvent grâce à ses yeux. "Ce que je ne supporte pas, ce sont les annonces qui tutoient les candidats. Cela me donne automatiquement l’impression que l’entreprise n’est pas sérieuse et que je ne serai pas respecté", grince-t-il. On ne lui dira pas qu’il n’est pas au bout de ses peines : d’après une analyse menée par la plateforme de recherche d’emploi Indeed en 2023, la quantité d’annonces utilisant le tutoiement aurait quasiment été multipliée par deux en trois ans.
Il semble loin, le temps où le vouvoiement était de mise au travail. Désormais, le faux pas se situerait presque du côté de ceux qui lâcheraient un "vous" en plein open space (l’auteure de ces lignes en a fait l’amère expérience). Pis : vouvoyer son N + 1 pourrait quasiment passer pour une forme de raideur… Le tutoiement étant, pour beaucoup, gage de proximité, de convivialité et d’horizontalité. Une réputation largement surestimée, si l’on en croit Der Spiegel, qui a récemment consacré sa couverture au retour du "vous". Selon le vénérable...
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23/04 - "Racaille fasciste" : Giorgia Meloni prise pour cible par un présentateur russe
Des "déclarations extrêmement graves et offensantes" : le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a annoncé en début de semaine sur X avoir convoqué l'ambassadeur de Russie à Rome. En cause : des propos injurieux proférés par un présentateur de télévision russe, proche du Kremlin, à l'encontre de la Première ministre italienne Giorgia Meloni.
Lors d'une séquence d'une minute diffusée le 16 avril à la télévision d'Etat russe, le commentateur Vladimir Solovyov a multiplié les injures à l'encontre de Giorgia Meloni, la qualifiant tour à tour d'"idiote certifiée", de "racaille fasciste" ou de "P*tta Meloni". Il l'a également accusée de trahir ses électeurs ainsi que Donald Trump, en référence aux récents échanges tendus entre le président américain et le pape Léon XIV.
L'ambassadeur russe Aleksey Paramonov a immédiatement protesté contre cette convocation sur Facebook, insistant sur le fait que ces propos étaient isolés et ne reflétaient pas la position de l'Etat russe. "Aucune personne sensée ne prendrait des propos purement personnels pour une déclaration officielle", a-t-il commenté.
La Première ministre italienne a elle aussi réagi, mardi 21 avril, aux injures de Vladimir Solovyov, via le réseau social LinkedIn. "Un propagandiste zélé du régime ne peut donner de leçons de cohérence ou de liberté", a-t-elle déclaré, affirmant que l'Italie continuerait à suivre "sa boussole".
Les relations entre le gouvernement italien et russe se sont dégradées ces derniers mois, alors que Giorgia Meloni affiche un...
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23/04 - Cannabis : l’administration Trump annonce faciliter son usage à des fins médicales
Le ministère américain de la justice a classé la marijuana comme une drogue peu dangereuse, ce jeudi 23 avril. Sur X, le procureur général par intérim des États-Unis, Todd Blanche a annoncé "reclasser immédiatement le cannabis approuvé par la FDA (agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux) et le cannabis autorisé par l'État de la catégorie I à la catégorie III". L'homme d'Etat a également précisé que, in fine, cette mesure concernera la marijuana dans son ensemble, disant "ordonner une nouvelle audience accélérée avec des délais fixés, afin de reclasser complètement" la substance.
Under the decisive leadership of @POTUS, this Department of Justice is delivering on his promise to improve American healthcare. This includes:
• Immediately rescheduling FDA-approved marijuana and state-licensed marijuana from Schedule I to Schedule IIl
• Ordering a new,… pic.twitter.com/DUtqKQgavl— Acting AG Todd Blanche (@DAGToddBlanche) April 23, 2026
Jusqu'à présent, le cannabis était considéré comme une "drogue sans usage médical reconnu et présentant un fort potentiel d'abus", au même niveau que l'héroïne et l'ecstasy. Cette classification avait été ordonnée sous l’influence du président républicain Richard Nixon, en 1970, lors de sa "guerre totale contre les drogues illicites".Aussi dangereux que le Xanax
Désormais, la substance verte partagera sa catégorie avec le Xanax et le Valium, considérés comme des "médicaments présentant un faible potentiel d'abus et un faible risque de dépendance". Todd Blanche s'est...
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23/04 - "Méthode Notre-Dame" d’Emmanuel Macron : "C’est un petit pas dans la bonne direction"
"Rien ne justifie que nous soyons une nation qui sait faire en cinq ans la reconstruction de Notre-Dame, et qui parfois met plus de cinq ans à faire un projet industriel". Le constat dressé par Emmanuel Macron, mercredi 22 avril, a en effet de quoi surprendre. Lors d'un déplacement sur une future mine de lithium dans l'Allier, le chef de l'Etat a détaillé sa "méthode Notre-Dame" - un coup d'accélérateur donné à 150 projets stratégiques, sur le modèle de la reconstruction de la cathédrale parisienne. Olivier Lluansi, professeur au Cnam et auteur de Réindustrialiser, le défi d'une génération (2024), analyse pour L'Express la faisabilité de cette ambition.
L'Express : Les industriels n’ont cessé d’appeler à une simplification des procédures ces dernières années. Pourquoi cette annonce maintenant ?
Olivier Lluansi : On peut voir un lien entre l’annonce des 150 "cathédrales industrielles" et la loi de simplification qui vient enfin d’être adoptée, deux ans après son lancement en procédure accélérée. Ce texte introduit des possibilités de dérogation pour certains projets, notamment en limitant les recours. Un autre point clé concerne les règles de zéro artificialisation nette (ZAN) : les grands projets industriels en sont désormais exemptés et peuvent être réalisés sur des terrains auparavant contraints, sans être comptabilisés dans les objectifs de ZAN. L’idée est donc d’appliquer ces dérogations, pour ces 150 projets, dans l’esprit des grands projets dérogatoires, comme les Jeux olympiques ou la reconstruction de...
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23/04 - Bernard Cazeneuve, ses confidences : la déception Glucksmann, son entrevue avec Borloo...
Bernard Cazeneuve cultive son surplomb mais reste disponible, pour qui l’aurait oublié. Non pas pour un tour de piste égotique, non, lui soigne son "moment gaullien", costume trois-pièces et pochette sont de rigueur. Voilà près d’un an que Cazeneuve a pris ses habitudes, matinal et méthodique. Tous les mercredis, à 8 heures pétantes, c’est petit-déjeuner à l’Assemblée. Rue de Bourgogne, l’ancien Premier ministre réunit ses soutiens et quelques curieux, pour un tour de table des "circos". Ils sont parlementaires issus de la gauche sociale-démocrate - celle qui n’a pas supporté les compromissions du Parti socialiste avec le "diable" Mélenchon - ; ils sont députés du centre - celui qui abhorre la droitisation de la macronie - bref, un grand orphelinat d’élus en mal d’un présidentiable. Il en est convaincu, "le rassemblement des Français contre le RN se fera plus facilement derrière le centre gauche que derrière le centre droit", murmure-t-il. Et s'il y a pléthore de candidats putatifs sur ce créneau, c’est bien qu’il n’y a personne... 2027, pourquoi Cazeneuve se priverait-il ?Un congrès extraordinaire au PS ?
Nostalgie d’ancien président, nostalgie d’ancien chef du gouvernement, l’époque serait aux hommes d’expérience. "Je ne vais pas faire une tournée pour expliquer que je suis indispensable. Mais s’il fallait à un moment prendre le risque, franchir le pas, je n’aurais aucun état d’âme à le faire car j’y suis prêt." Son mouvement, la Convention, s’est doté d’un programme et d’une équipe de porte-paroles. Ainsi,...
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23/04 - "Donald Trump se prend pour Jésus... mais il ne comprend rien à la religion" : l’analyse de l’historien Matthew A. Sutton
Il fallait se connecter à la plateforme de streaming évangélique Great American Pure Flix pour voir et écouter, le 21 avril, le président américain lire un passage de la Bible. Une scène hautement symbolique, qui a offert à Donald Trump l’occasion de tendre la main à son électorat chrétien, contrarié ces dernières semaines par sa passe d’armes avec le pape et la publication, sur ses réseaux sociaux, d’une image générée par intelligence artificielle le représentant en Christ.
Pour l’historien Matthew Avery Sutton, spécialiste de la droite religieuse et auteur de Chosen Land (Basic Books, non traduit), une vaste fresque de plus de six cents pages consacrée à l’histoire des liens entre politique et religion aux Etats-Unis, cette séquence témoigne d’une évolution sans précédent. Pour la première fois dans l’histoire du pays, affirme à L’Express ce professeur à la Washington State University, un président a basculé dans un registre messianique : "Trump se démarque par un égo démesuré et une arrogance inouïe, sans commune mesure avec ses prédécesseurs". Entretien.
L’Express : Dans votre ouvrage paru en mars, vous écriviez que Donald Trump est revenu au pouvoir, en 2025, non pas comme un simple homme politique, mais comme un "messie autoproclamé". Depuis début avril, l’enchaînement des polémiques confirme-t-il votre analyse ?
Matthew A. Sutton : Tout à fait. L’un des aspects les plus marquants de la vie politique américaine est qu’elle est imprégnée de religion et de références religieuses. Je pense à l’idée d’un...
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23/04 - Défense européenne : en Hongrie, Péter Magyar commence déjà à détricoter l’héritage Orban
C'est l'un des nombreux chantiers auxquels s'attaque l'équipe de Péter Magyar, le futur Premier ministre de la Hongrie, dont l'investiture est prévue début mai. Le chef du parti Tisza, qui l'a largement emporté face à l'eurosceptique Viktor Orban, le 12 avril, entend bien détendre les relations entre Budapest et Bruxelles. Face aux soupçons de corruption qui planaient sur son prédécesseur, le camp Magyar a ainsi pris la décision de réexaminer le plan de défense SAFE, présenté par le gouvernement de Viktor Orbán, pour un montant de 16 milliards d'euros, selon Euronews.
Pour rappel, Bruxelles a lancé l'année dernière un programme de crédits à faibles taux d'intérêt pour booster l'industrie européenne de la défense, en lien avec la menace russe. Composée de 150 milliards d'euros, l'enveloppe doit être distribuée entre 19 Etats membres. Le montant exigé par la Hongrie - 16,2 milliards d'euros - figurait parmi les trois demandes les plus importantes, derrière la Pologne et la Roumanie."Un oeil critique"
La Commission européenne, qui n'avait pas encore validé le plan SAFE hongrois, a accepté qu'il soit réévalué par l'équipe de Péter Magyar. "Nous examinerons d'un œil critique la liste soumise par le gouvernement sortant et prendrons des décisions basées sur les besoins réels et une évaluation des risques de corruption", a ainsi déclaré une source au sein du parti Tisza, à Euronews.
Sans que l'on connaisse les détails concernant ces soupçons - les plans liés à la Défense étant confidentiels - les risques pourraient...
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23/04 - Malgré l’interdiction internationale, la Russie n’a jamais renoncé à ses armes chimiques
En 1993, la communauté internationale s'est réunie à Paris pour signer la Convention sur les armes chimiques. Quatre ans plus tard, en 1997, leur utilisation est devenue strictement interdite. 193 Etats, dont la Russie, ont apposé leur sceau. Pourtant, Moscou n'a jamais cherché à freiner ses laboratoires, comme le révèle le média d'investigation russe, Proekt. Dans une vidéo repérée par Courrier international, les journalistes dressent le tableau d'un système souterrain, qui permet au Kremlin d'entretenir son recours aux substances toxiques, autant contre ses opposants politiques que sur le front. Pour tester leur efficacité, Moscou n'hésite pas à infliger ces poisons à ses propres soldats.
Le média indépendant Proekt a consulté la liste d’employés d’instituts scientifiques russes "impliqués dans le programme de développement d’armes chimiques". Au total, ses journalistes estiment que cinq instituts et plus de 3 500 personnes - impliquées à divers niveaux - permettent aujourd’hui à Moscou d'employer des armes chimiques.Des poisons "dix fois plus concentrés que les autres"
Figure de proue de cette nébuleuse, le GosNIIOKhT - l’Institut d’État de recherche en chimie organique et technologie - et ses 700 salariés. Sous l'URSS, ce centre était chargé du développement des agents toxiques. Entre autres, il est à l'origine du Novitchok, qui se classe parmi les poisons les plus agressifs au monde. "Dix fois plus concentrés que les autres", selon Vil Mirzayanov, leur inventeur. L'utilisation contemporaine de ces...
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23/04 - Raphaël Glucksmann et l’éventualité Michel-Édouard Leclerc, les méthodes de management d’Emmanuel Macron
Ça y est, les élections municipales sont passées, elles étaient le dernier scrutin au suffrage universel direct avant le grand rendez-vous de la présidentielle. Autant dire que la vie politique entre dans une nouvelle phase, ô combien palpitante…Le référendum de Gabriel Attal
Le combat de Gabriel Attal pour sortir l’Alsace de la région Grand Est n’est qu’une étape. Le futur candidat à l’Elysée va proposer pendant sa campagne de revisiter l’idée de Michel Debré : redécouper la France en une cinquantaine de collectivités territoriales. Avec, dans chacune, un préfet. Ce big bang devra faire l’objet d’un référendum, selon l’ancien Premier ministre, qui a publié son livre En homme libre (L’Observatoire) ce 23 avril.Macron n'a pas (encore) lu Attal
En parlant de l’ancien de Matignon. À l’Elysée, on feint de s’étonner de n’avoir pas encore reçu le livre de Gabriel Attal. Pas même un PDF ! Las, on s’en tient aux extraits parus dans la presse. Le passage sur la chapelle de Souzy-la-Briche, la résidence officielle des Premier ministre, fait particulièrement sourire. "Cette nuit du 9 au 10 juin, vers 3 heures du matin, assis par terre dans cette chapelle, avec le couple Simon pour seuls interlocuteurs, je me demande s’il ne faut pas tout arrêter", écrit Attal. "Au moins, on est sûrs que Gabriel l’a écrit", se gausse-t-on dans l’entourage d’Emmanuel Macron. Glucksmann et le "big bang Leclerc"
Le casting pour la prochaine élection présidentielle est-il déjà connu ? C’est en tout cas l’avis de Raphaël Glucksmann, qui ne voit pas...
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23/04 - Proposition de loi sur les droits d’auteur et l’IA : "Mesdames et Messieurs les députés, notre avenir est entre vos mains"
Mesdames et Messieurs les députés, notre avenir face à l’IA générative est entre vos mains !
Ecrivains, artistes, journalistes, scénaristes, graphistes, réalisateurs, compositeurs, traducteurs, photographes, éditeurs de livres, éditeurs de presse, producteurs, distributeurs… : nous consacrons des semaines, des mois, des années à créer, écrire un texte, composer une mélodie, enregistrer un album, réaliser un film, dessiner une œuvre, fixer une émotion, mener une enquête, faire vivre l’ensemble de ces œuvres protégées, notre travail, auprès d’un large public.
Et puis, quelque part dans le flux invisible des données, elles sont aspirées et digérées par des systèmes d’IA qui apprennent grâce à elles, apprennent d’elles et de nous, sans notre consentement, sans aucune compensation ni rémunération.
Tenus à l’écart, confrontés à une opacité doublée d’une mauvaise volonté certaine, nous sommes dans l’incapacité d’en apporter la preuve. Dans des milliards de données, comment démontrer qu’une œuvre précise est utilisée quand l’accès aux données d’entraînement est verrouillé et que toute transparence est refusée ?
Pour autant, notre conviction est renforcée par les aveux des géants de la tech et par les premières transactions financières aux États-Unis destinées à solder des procès en violation du droit de la propriété littéraire et artistique. La présomption d’utilisation de nos œuvres par les IA n’est pas une lubie de juristes. Elle n’est pas non plus une construction abstraite ou technique. C’est une réponse concrète à une injustice.
Quand...
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23/04 - Guerre en Iran : Asim Munir, l’homme le plus puissant du Pakistan, au cœur des négociations
La moustache aussi soignée que le pli de son képi, Asim Munir est l'un des grands gagnants de cette guerre entre l'Iran et les États-Unis. En quelques jours, il a été photographié, grand sourire aux lèvres, sur le tarmac à l'aéroport de Téhéran en train de serrer la main du ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi puis en train d'échanger avec le vice-président américain J.D. Vance, au pied du Air Force Two, dans la capitale pakistanaise. En quelques semaines, le maréchal Asim Munir s'est imposé comme un acteur central des négociations entre l'Iran et les États-Unis.
Alors que le Pakistan a annoncé qu'il faisait la médiation entre les deux pays, le maréchal s'est vu confier la lourde tâche de jouer les intermédiaires dans ce conflit qui s'éternise. Fort de ses bonnes relations avec les deux parties, il a réussi à ouvrir un canal de discussion et a même convaincu les belligérants d'organiser de premiers pourparlers à Islamabad, la capitale pakistanaise. Si aucun accord n'a été trouvé pour le moment, de nouvelles discussions devraient avoir lieu."Le leader pakistanais le plus puissant"
Le militaire de 58 ans, encore inconnu du grand public il y a quelques mois, s'est fait un nom en mai dernier, lors de la crise entre son pays et l'Inde. Si Donald Trump avait alors affirmé qu'il avait facilité la mise en place d'un cessez-le-feu, Asim Munir aurait joué un rôle central dans la résolution des tensions, préférant une réponse ciblée et stratégique plutôt qu'une escalade du conflit. Depuis, il a...
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23/04 - Aides "ciblées" au carburant : gare au cercle vicieux !
Le 21 avril, le gouvernement a annoncé un nouveau paquet de subventions, d’aides ciblées destinées à compenser une partie du coût du carburant pour les ménages et les professions les plus exposées. Rien de nouveau sous le soleil, tant la mécanique est désormais bien rodée : à chaque nouvelle tension, le gouvernement répond par une rustine publique.
Le problème, c’est que les annonces de Sébastien Lecornu reposent sur une hypothèse implicite, celle d’un choc temporaire. En bref, on compense en attendant un retour à la normale, dans l’espoir de contenir l’impact social. Travailleurs modestes, transporteurs, agriculteurs, pêcheurs : chacun fait l’objet d’un dispositif spécifique, comme si l’on pouvait découper le choc et le traiter par fragments.Une crise temporaire ?
Mais rien ne permet d’affirmer que cette hausse ne serait que transitoire. Les tensions géopolitiques persistent, les routes pétrolières restent exposées, et une part essentielle du commerce mondial d’hydrocarbures continue de dépendre de zones stratégiques sous pression, comme l’a rappelé l’Agence internationale de l'énergie (AIE). En France, les données de l’Insee montrent déjà une inflexion : l’inflation est remontée à 1,7 % en mars, portée notamment par l’énergie (+7,4 %).
Or, un pétrole durablement cher ne se limite pas à un renchérissement ponctuel du carburant ; il modifie en profondeur les équilibres économiques. Il agit d’abord comme un facteur d’appauvrissement progressif, dans la mesure où le pays doit consacrer une part plus importante de sa...
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23/04 - En Hongrie, la méthode "bulldozer" de Péter Magyar pour nettoyer le système Orban
Tout au long de la campagne, les troupes de Péter Magyar se sont faites discrètes. Pas question de laisser le moindre angle d'attaque à la machine Orban, capable de broyer ses opposants pour une phrase de travers. L'élection terminée, les langues se délient et laissent entrevoir la personnalité du vainqueur. La presse hongroise a par exemple appris le surnom que ses soutiens donnent au leader de Tisza, futur Premier ministre : "Jesus slim fit". Un sauveur du peuple… avec des vêtements toujours un peu trop serrés, histoire de mettre en valeur sa musculature.
On ne sait pas encore si Péter Magyar sera capable de transformer la Hongrie en démocratie fonctionnelle comme Jésus changeait l'eau en vin mais, en tout cas, le nouveau leader hongrois marche sur l'eau depuis le 12 avril. Avec sa "supermajorité" des deux tiers au Parlement, il a les mains libres pour former son gouvernement, qui sera intronisé le 9 mai, et pour lancer de grandes réformes, quitte à modifier la Constitution. "En ce moment, la Hongrie traverse des émotions intenses, nous vivons notre second changement de régime pacifique après celui de 1989 et la chute du régime soviétique, s'enthousiasme l'ancien ministre libéral Balint Magyar, désormais au CEU's Democracy Institute. Cette transition doit reposer sur trois piliers : le retour à l'Etat de droit, l'abolition de l'Etat mafia et la fin de la soumission à la Russie. Péter Magyar est bien conscient qu'il ne s'agit pas d'une simple alternance gouvernementale, c'est un langage qu'il...
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23/04 - Le détroit d’Ormuz miné par l’Iran : l’estimation pessimiste du Pentagone
La situation est très loin d'être réglée. Alors que l'Iran et les États-Unis imposent mutuellement un blocus dans le détroit d'Ormuz, le blocage pourrait encore durer plusieurs mois après le conflit. Selon un haut responsable du Pentagone, le nettoyage des mines déployées dans le détroit par l'armée iranienne devrait prendre au moins six mois, affirme le Washington Post. L'information a été communiquée au Congrès lors d'un briefing classifié entre le ministère de la Défense et les membres du comité des services armés des deux chambres des États-Unis.
Le déminage du détroit ne pouvant pas commencer avant la fin des hostilités, le retour à la normale du trafic ne devrait pas arriver avant la fin de l'année au plus tôt. Une nouvelle qui n'a pas plu aux représentants du Congrès, alors que l'économie américaine connaît les premiers effets de la guerre en Iran. En moins de deux mois de guerre, le coût du baril de pétrole a augmenté de plus de 1 dollar, variant au gré des négociations entre les deux pays et des bombardements en Iran. Selon le secrétaire au Trésor Scott Bessent, le retour du prix du baril sous la barre symbolique des 30 dollars pourrait être fin septembre.À la recherche des mines perdues
La fuite de cette information classifiée n'arrange pas les affaires du Pentagone, qui n'a pas tardé à s'en prendre au média américain. "En décidant de publier ces fausses affirmations, le Washington Post a clairement indiqué qu'il se souciait davantage de promouvoir un agenda politique que de dire la vérité", a-t-il...
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23/04 - Pr Lionel Collet (HAS) : "Si les pressions des laboratoires ne cessent pas, nous donnerons des noms"
Du jamais-vu ou presque. Le Pr Lionel Collet, le président de la Haute Autorité de santé, a décidé de dénoncer publiquement les pressions dont son institution fait l'objet. Il a d'abord pris la plume à l'occasion d'une tribune dans le quotidien Les Echos, avant de s'en expliquer devant l'Association des journalistes de l'information sociale. Auprès de L'Express, il détaille les affaires qui ont émaillé ces derniers mois, et dénonce l'instrumentalisation par différents laboratoires d'un certain nombre de professionnels de santé et d'associations de patients, mais aussi de médias trop peu regardants sur les conflits d'intérêts de leurs interlocuteurs. Entretien.
L'Express : Vous vous insurgez par voie de presse, avec les autres membres du collège de la Haute autorité de santé, contre les pressions exercées par certains industriels sur votre institution. C’est assez inédit... Plus concrètement, de quoi parle-t-on ?
Pr Lionel Collet : Je vous rappelle d’abord que la mission de la HAS, c’est d’évaluer les produits de santé à des fins de remboursement. Nous sommes là pour apporter une expertise basée sur la science, en ayant comme priorités l’intérêt des malades mais aussi le bon usage de l’argent public : nous nous devons de ne rembourser que des produits dont le bénéfice est bien démontré.
Pour faire simple, il s’agit de savoir quels médicaments et dispositifs médicaux doivent être pris en charge par la collectivité, et à quel taux (15 %, 30 %, 65 %...). Nous indiquons aussi comment ces produits s’inscrivent...
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23/04 - Apprentis d’Auteuil, partenaire des entreprises engagées pour la jeunesse
Donner à chaque enfant les moyens de devenir un adulte libre et épanoui : telle est la mission de la Fondation Apprentis d’Auteuil qui accompagne chaque année 40 000 jeunes en France pour qu’ils puissent bâtir leur avenir.
Dans un contexte marqué par une précarité grandissante et l’isolement, l’accompagnement des jeunes qui rencontrent des difficultés dans leur parcours s’impose comme un enjeu à la fois économique et social. Et les chiffres parlent d’eux-mêmes : investir dans la jeunesse est non seulement essentiel, mais aussi rentable pour la collectivité. Alors que 12,8 % des jeunes de 15 à 29 ans ne sont ni en formation, ni en études, ni en emploi (NEET selon l’acronyme anglais), le décrochage scolaire coûtera in fine 340 000 euros à la collectivité (aides sociales, frais de santé, de justice…). L’absence d’accompagnement des jeunes sortants des services de protection de l’enfance engendre, lui, un coût de 119 000 d’euros pour la société, quand on sait que bien accompagnés, ils créent de la richesse à hauteur de 1,8 millions d’euros.
Face à ces constats, il est nécessaire de sortir du binôme classique acteurs publiques / monde associatif et de penser l’accompagnement des jeunes vers l’insertion plus largement. Ainsi, le rôle des entreprises est plus que jamais déterminant.
Dans un monde où les financements publics sont en baisse, l’engagement d’entreprises dynamiques en matière de RSE est absolument nécessaire pour que l'on puisse avancer sur la cause des jeunes.
Jean-Baptiste de Chatillon, directeur général...
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23/04 - "En défense de notre père, Jean-François Revel"
Peut-on concevoir un crime plus grave que d’avoir fait subir à de jeunes enfants des violences sexuelles s’apparentant à des actes de torture ? C’est précisément cette accusation que le journal Libération a portée contre notre père, Jean-François Revel, dans le cadre d’articles publiés en 2024 et repris dans un livre paru récemment[1].
Pour accuser de faits aussi abominables un homme qui n’est plus en vie pour se défendre, il faut disposer d’un minimum de preuves. C’est selon ce principe que la justice fonde ses décisions. Ce n’est pas ainsi qu’ont procédé Libération et l’auteur de l’enquête.
La victime, Inès Chatin, se souvient d’avoir été emmenée régulièrement, entre ses 4 et 7 ans, dans un appartement où des hommes menés par son propre père adoptif, lui faisaient subir des sévices absolument ignobles.
Nous savons combien il est important d’entendre la parole des victimes et qu’un seul témoignage, même d’un enfant très jeune, peut suffire amplement. Mais celui-ci comprend une limite singulière : Inès Chatin nous dit que ces hommes étaient dissimulés sous des capes et derrière des masques. Sur quoi fonde-t-elle sa conviction que Jean-François Revel était l’un d’eux ? Elle l’aurait reconnu à son odeur.
Tel constitue le seul élément sur lequel se fonde l’implication de notre père. Il n’y a en effet dans toute l’enquête de Libération, aucun autre témoignage, aucun élément matériel qui vienne corroborer l’accusation. Pire, rien ne montre même que notre père connaissait le père d’Inès Chatin à l’époque des faits, situés entre...
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23/04 - Ecoles de commerce : Casablanca, Shanghai... La ruée vers l’international
Partir à l'étranger pour parachever son cursus scolaire ou améliorer son CV, apparaît aujourd'hui comme le plus sûr des accélérateurs de vie mais aussi de carrière. De leur côté, les grandes écoles françaises qui doivent faire face à la chute de la démographie étudiante et à une baisse des financements publics, multiplient les campus au-delà de l'Hexagone pour recruter de nouveaux étudiants. Toutes font le même constat, mais développent des stratégies différentes, persuadées que les classements les plus prestigieux sont désormais mondiaux. Cette course à l'exportation d'une éducation nationale au savoir-faire reconnu n'est pas sans obstacle dans un contexte géopolitique toujours plus tendu où la politique des visas devient une arme. Les implantations ne s’improvisent pas et restent coûteuses dans un marché très concurrentiel. Les élèves, eux, rêvent d’horizons lointains et parfois exotiques comme le souligne le baromètre exclusif réalisé par nos partenaires de L’Express Connect. Ils ont pris le temps de méditer Lamartine : "Il n'y a d'homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie."
La plupart des candidats qui cherchent à intégrer Skema Business School ont un point commun : l’envie d’ailleurs. Être admis dans l’un de ses trois campus français ouvre la perspective de s’envoler vers des horizons plus lointains, de Suzhou en Chine, à Raleigh aux Etats-Unis, en passant par Belo Horizonte au Brésil. Le développement international s’inscrit au cœur de l’ADN...
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23/04 - Etats-Unis : le secrétaire à la marine limogé en plein blocus du détroit d’Ormuz
Le défilé continue au sein de l'armée américaine. A peine trois semaines après la dernière salve de limogeages de plusieurs généraux, dont le chef d'état-major de l'armée de terre Randy George, c'est au tour du secrétaire à la marine, John Phelan, de quitter ses fonctions. L'annonce a été faite ce mercredi 22 avril dans un post sur X par le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, dans lequel celui-ci remercie John Phelan "pour ses services rendus au Département et à la marine des États-Unis". Aucune raison n'est évoquée pour justifier ce nouveau départ surprise, seul son remplaçant est nommé, le sous-secrétaire Hung Tao qui est donc promu "secrétaire par intérim".
STATEMENT:
Secretary of the Navy John C. Phelan is departing the administration, effective immediately.
On behalf of the Secretary of War and Deputy Secretary of War, we are grateful to Secretary Phelan for his service to the Department and the United States Navy.
We wish…— Sean Parnell (@SeanParnellASW) April 22, 2026
Un renvoi soudain, alors que le secrétaire à la marine américaine prenait encore la parole lors de la conférence annuelle de la marine à Washington, devant un parterre de marins et d'industriels quelques jours auparavant. D'autant que John Phelan est loin d'être un opposant à Donald Trump : lors de la campagne 2024, le milliardaire a été l'un des plus grands donateurs. Pourtant, si la publication du porte-parole reste floue sur ce départ, annonçant simplement un départ "avec effet immédiat", John Phelan a bien été renvoyé...
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23/04 - Quand tous les Polonais mangeaient des nouilles Danuta : le pari réussi d’un entrepreneur français
L'Express du 7 août 1997Le roi de la nouille polonaise
En 1940, le père de Michel Marbot avait compris que l'Histoire se jouerait à Londres. Cinquante ans après, constatant que l'avenir se construisait à l'Est, le jeune entrepreneur - 32 ans alors - a suivi son exemple et mis ses cinq enfants dans sa valise, direction Varsovie : "Quand le régime a basculé, j'ai eu envie de participer au renouveau de la Pologne, dont ma femme est originaire."
Michel, qui converse en sept langues, était génétiquement programmé pour faire sa vie ailleurs : depuis Louis XV, pas deux de ses ancêtres ne sont nés dans le même pays. Lui-même pousse son premier vagissement en Italie, avant d'habiter l'Allemagne, l'Angleterre et la Grèce. Pourtant, comme tous les marins, les militaires ou les fonctionnaires de sa lignée, Michel se sent français, viscéralement : "La France, c'est mon identité."
Il est d'ailleurs un authentique humaniste. Un idéaliste dont le sens des affaires n'entrave point les instincts philanthropiques : c'est avant tout pour nourrir les gens, générer des emplois et fonder les bases d'une économie de marché qu'il veut créer son entreprise. Quand d'autres se bornent à faire fructifier leurs zlotys dans l'import-export, Michel prospecte à travers tout le pays. A la recherche d'une usine de pâtes : "Dans le domaine des produits de base, il y avait vraiment des places à prendre. A condition d'aller très vite."Partir pour réussir à l'étranger, l'exemple de Michel Marbot.
Quitte à s'entasser à sept dans 45 mètres...
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23/04 - Quarante ans après Tchernobyl, un bilan sanitaire toujours incertain : "La controverse est sans fin"
Le 26 avril 1986, à 1 h 23 du matin : une énorme déflagration retentit dans la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine. Le réacteur n°4 vient d'exploser. La faute à un test de sécurité mal contrôlé. Des quantités colossales de matières radioactives sont propulsées dans l'atmosphère pendant plusieurs jours, l'équivalent radioactif de plusieurs dizaines de bombes d'Hiroshima. Le panache, chargé d'une quinzaine d'éléments radioactifs différents, dérive vers le nord-ouest, avant de s'étendre à une grande partie de l'Europe. Il atteint la France le 30 avril 1986 en soirée et touche en particulier l'est du pays.
Mais quarante ans plus tard, une question demeure étonnamment ouverte : quel est le bilan sanitaire de cet accident ? Combien de personnes sont-elles mortes ? "Il est impossible de dresser un bilan sanitaire exhaustif de Tchernobyl", affirmait en 2016 l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), aujourd'hui intégré à l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR). Les raisons sont multiples : rétention d'informations de l'URSS à l'époque, manque d'études de suivi, notamment en France, difficulté à distinguer les maladies liées aux radiations ou à d'autres causes. Et même si de nombreuses études scientifiques ont été menées sur le sujet, toutes ne font pas consensus.Le cancer de la thyroïde : le seul effet démontré à grande échelle
Le point le moins controversé est sans doute celui des "liquidateurs", ces personnels civils et militaires d'ex-URSS envoyés sur les lieux de la...
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23/04 - Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump affirme contrôler le détroit d’Ormuz
L'Iran a saisi mercredi 22 avril deux navires dans le détroit d'Ormuz, renforçant son emprise sur la voie navigable, après que le président américain Donald Trump a décidé unilatéralement mardi soir de prolonger pour une durée indéterminée la trêve avec Téhéran.
L'état du cessez-le-feu, qui devait expirer dans la nuit de mardi à mercredi, reste toutefois incertain. Le président américain a dit que les Etats-Unis s'abstiendraient d'attaquer l'Iran jusqu'à ce qu'une proposition soit transmise par Téhéran et que les négociations soient terminées, citant une demande du Pakistan, médiateur des négociations entre les deux camps. Les responsables iraniens n'ont toutefois pas dit qu'ils avaient accepté une extension de la trêve, et ont critiqué le maintien du blocus maritime américain, que Téhéran considère comme une violation du cessez-le-feu.
Les infos à retenir
⇒ Les Etats-Unis affirment avoir "le contrôle total" du détroit d'Ormuz
⇒ Les États-Unis détruiront tout bateau posant des mines dans le détroit d'Ormuz
⇒ Jean-Noël Barrot dénonce un "crime de guerre" après la mort de deux soldats français au Liban
20h00Fin de ce direct
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations.
>> Notre nouveau direct
19h43Israël "attend l’accord" de Trump pour "ramener l’Iran à l’âge de pierre"
Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a déclaré qu'Israël attendait le feu vert des États-Unis pour reprendre la guerre,...
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23/04 - Guerre en Iran : mais que fait la France au Moyen-Orient ? Par Manuel Valls
Il y a des moments dans l’histoire où les cartes sont redistribuées si brutalement que les diplomaties qui n’ont pas su lire le changement peuvent se retrouver hors-jeu pour longtemps. Le 7 octobre 2023 est l’un de ceux-ci. Il est d’abord une rupture dans la conscience nationale israélienne, comparable au 11-Septembre américain. Les exigences de sécurité absolue qui ont suivi ce jour sont l’expression d’une société traumatisée qui a décidé de ne plus jamais parier sur la bonne volonté de ses voisins. En ignorant cela, la France s’est interdit d’être utile. Il a aussi déclenché une recomposition géopolitique bien plus large. L’Iran a vu sa stratégie des proxys se retourner contre lui. La carte du Moyen-Orient ne cesse de se redessiner sous nos yeux.
C’est sur le Liban que l’échec français atteint sa dimension la plus grave. La proximité affective de Paris avec Beyrouth a fini par aveugler notre diplomatie : le Hezbollah n'est pas un parti politique libanais qui aurait aussi une branche armée. C'est une organisation terroriste, classée comme telle par l'UE dans sa totalité depuis 2013, qui a pris en otage un État entier au service d'un agenda iranien. La France a cru possible de distinguer ses branches politique et militaire, semblant oublier que le Hezbollah avait du sang français sur les mains depuis l’attentat de 1983 à Beyrouth (58 morts) et que traiter avec lui ainsi relevait d’une forme de complicité passive avec l’ordre mortifère qu’il imposait au Liban.
Lorsque Israël a décidé de frapper...
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23/04 - États-Unis : quand la menace de destitution présidentielle ressurgit
Le passé permet souvent d'éclairer l'actualité. Chaque jeudi, dans notre nouveau podcast Hier à la Une, on se plonge dans les archives de L’Express, pour comprendre autrement la couverture du magazine de la semaine.
Ces dernières semaines, encore plus que d’habitude, le rythme des dérapages et des phrases choc de Donald Trump est difficile à suivre. Empêtré dans la guerre en Iran qu’il a déclenchée avec Israël, le président américain publie des messages inquiétants sur son réseau Truth Social. Des messages qui s’additionnent aux difficultés qu'il connaît.
De plus, les élections de mi-mandat, en novembre, devraient permettre aux Démocrates de reprendre l’avantage, mettant Donald Trump dans une position un peu plus inconfortable, à la limite du blocage. D’autant que certains souhaitent également relancer une procédure de destitution, le fameux impeachment qui figure dans la Constitution américaine... Mais sur quelles bases ?
Surtout, l'impeachment n'aurait presque aucune chance de réussir. D’autant que l’outil de la destitution a souvent été brandi, sans résultat jusqu'à présent.
Dans cet épisode d'Hier à la Une, on vous propose de vous plonger dans les pages de L'Express, pour voir ce que les journalistes de la rédaction disaient de l'impeachment, déjà du temps de Richard Nixon en 1974, jusqu'au dernier en date, celui à l'encontre de Donald Trump en 2021.
RETROUVEZ TOUS LES CONTENUS DE L'EXPRESS PODCASTS
Écoutez cet épisode et abonnez-vous à L'Express Podcasts sur Apple Podcasts, Spotify,...
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23/04 - "Tenir tête à Donald Trump quand il le faut" : après la flatterie, les dirigeants européens se rebiffent
Même elle a fini par craquer. Jusqu’ici, Giorgia Meloni s’était pourtant efforcée de brosser l’animal dans le sens du poil. La cheffe du gouvernement italien, qui évitait soigneusement de critiquer Donald Trump sur le Venezuela, le Groenland et l’Iran, se positionnait comme une médiatrice entre l’Europe et la Maison Blanche. L’exercice – délicat – semblait lui réussir : le républicain la considérait comme une "leader fantastique".
Mais la funambule a fini par tomber de son fil. Après les charges virulentes du milliardaire contre le pape Léon XIV, elle a jugé "inacceptables" ses attaques, tout en persistant dans son refus de s’impliquer dans la guerre au Moyen-Orient. En représailles, le milliardaire a lâché ses coups : "Je suis choqué par elle. Je pensais qu’elle avait du courage, je me trompais".
Habitué à martyriser les Européens, il a découvert qu'ils avaient des lignes rouges. Pour Meloni, le Saint-Siège en est une. "La protection de la figure papale est un impératif de cohésion nationale, explique Pietro Benassi, ancien représentant permanent de l’Italie auprès de l’UE. L’attaquer est une erreur d’analyse culturelle." Trop, c'est trop
Emmanuel Macron, lui aussi, s’est rebiffé. Alors que Trump multipliait les piques contre lui ces dernières semaines ("plus personne ne veut de lui" ; sa femme "le traite extrêmement mal"), le président français lui a signifié que les propos sur son couple n’étaient "ni élégants ni à la hauteur". Et n'a pas hésité à critiquer la stratégie erratique de Washington en Iran :...
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22/04 - "La France est au bord du précipice mais nos politiques sont ignares" : la charge de Jean Peyrelevade
Il estime qu'il n'avait "pas cogné assez fort" dans son précédent livre, Réformer la France, qui étrillait pourtant Emmanuel Macron, Bruno Le Maire, le Conseil d'orientation des retraites (COR) ou l'anticapitalisme primaire de nombreux responsables à gauche. Directeur adjoint du cabinet de Pierre Mauroy de 1981 à 1983, où il a œuvré au tournant de la rigueur, puis président de Suez, de la banque Stern ou du Crédit lyonnais, Jean Peyrelevade a l'âge (86 ans) et l'expérience qui vous donnent la liberté de ne plus mâcher vos mots. Son nouvel essai, La France du populisme au chaos (Odile Jacob), est une démonstration implacable sur l'état de notre pays, entre perte de compétitivité et dépenses sociales incontrôlables, tout comme sur "l'inculture économique" d'une large partie des responsables politiques, de tout bord.
Pour L'Express, Jean Peyrelevade explique les raisons de grande inquiétude. Il étrille les propositions à gauche comme droite, qualifie la taxe de Gabriel Zucman sur les utra-riches de "mythe total", analyse le "péché origine" de la Sécurité sociale française, fustige la radicalisation des syndicats et critique le bilan de Lionel Jospin, disparu récemment. Pour lui, seule une réforme des retraites, ainsi qu'une augmentation de la CSG, de la TVA et de l'impôt sur le revenu des plus riches peut sortir le pays du marasme.
L’Express : La grande thèse de votre livre, c'est que nous sommes au bord du gouffre. Mais la France, le peuple comme les dirigeants, serait atteinte d’un déni de la réalité…...
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22/04 - "Vladimir Poutine l’a embobiné avec une incroyable facilité" : le diplomate qui avait flairé le danger avant les autres
"À une époque marquée par une désinformation généralisée, je voulais écrire un ouvrage solidement documenté pour réfuter le récit de griefs de Vladimir Poutine, en montrant que l’administration de Bill Clinton a exploré toutes les possibilités de coopération avec la Russie." Ainsi débute Securing Peace in Europe: Strobe Talbott, NATO, and Russia after the Cold War (Columbia University Press, 2025, non traduit) sous la plume de Stephan Kieninger, historien de la guerre froide et de l’après-guerre froide. Ce chercheur à l’American-German Institute déconstruit le récit dominant du Kremlin selon lequel les Occidentaux auraient imposé leur volonté lors de l’élargissement de l’Otan. De l’instable et ivre Boris Eltsine au sentimental Bill Clinton, en passant par le rusé Vladimir Poutine, le livre propose une plongée minutieuse - et truffée d'anecdotes révélatrices - dans les hauts et les bas des relations américano-russes au cours des années 1990, à travers la figure fascinante d’un homme : Strobe Talbott, secrétaire d’État adjoint sous Bill Clinton – dont il était proche - et principal interlocuteur de l’administration américaine avec la Russie. Ce diplomate aguerri, dont les notes personnelles nourrissent l’ouvrage, s’est retrouvé aux premières loges de l’ascension de Poutine, dont il a perçu, bien avant ses pairs, l’immense danger.
Ouvrir l’Otan, tout en intégrant la Russie dans le nouveau système de sécurité : tel était l’objectif en apparence contradictoire de l’administration Clinton dont les mains tendues et les...
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22/04 - L’Union européenne débloque 90 milliards d’euros pour l’Ukraine, après la levée du veto hongrois
Il aura fallu attendre dix jours après la défaite électorale du Premier ministre Viktor Orbán pour que Budapest cède, ce mercredi 22 avril. Selon la présidence chypriote de l'Union européenne, les 27 ont donné, après des mois de blocage, le premier feu vert pour le versement du prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine. Une somme indispensable à Kiev pour tenir dans cette guerre d'usure."Pas de pétrole, pas d’argent"
Et si la Hongrie a choisi de lever son veto ce mercredi, cela n'a rien du hasard. En janvier, l’oléoduc Droujba a été endommagé par des frappes moscovites. Cette immense canalisation russe traverse l'Ukraine pour acheminer du pétrole brut dans plusieurs pays d'Europe - dont la Hongrie. Frustrée par les délais de réparation, Budapest avait accusé l'Ukraine de volontairement retarder la reprise du trafic. Pour imposer à Kiev de remettre le pipeline à neuf au plus vite, Viktor Orbán avait donc décidé de bloquer l'aide européenne tant que son pays ne serait pas ravitaillé en or noir. "Pas de pétrole, pas d’argent", avait tranché l'ancien Premier ministre. Mardi, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky a annoncé que la canalisation était à nouveau fonctionnelle. "Tous les obstacles sont levés"
Le lendemain, les 27 se sont donc réunis à Bruxelles pour valider le principe du prêt à Kiev. Dans le respect de la procédure, l’ambassadeur chypriote a demandé à ses homologues européens de donner leur feu vert, ou non, par écrit. Résultat : oui, à l'unanimité. Budapest a néanmoins réitéré que son accord...
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22/04 - En RDC, l’arrivée de sans-papiers latino-américains envoyés par Washington fait polémique
Les premières personnes expulsées des États-Unis sont arrivées dans la nuit du jeudi au vendredi 17 avril dans la capitale congolaise. Selon les premières informations rapportées par l'agence de presse Reuters depuis la fin de la semaine dernière, il s'agit d'une quinzaine de migrants latino-américains, sept hommes et huit femmes, originaires de l'Équateur, de la Colombie et du Pérou. Détenus depuis une durée indéterminée dans un centre migratoire d’Alexandria, dans l'État de Virginie, ils ont été embarqués jeudi dans un avion opéré par l’ICE, la police anti-immigration de Donald Trump, rapporte Le Monde. En direction de Kinshasa donc.
D'après des informations de la radio RFI, d’autres arrivées sont envisagées, avec notamment un autre groupe de 15 personnes qui devrait suivre dans les prochains jours. A terme, toujours selon les informations de la radio internationale, 50 à 100 migrants en provenance des États-Unis pourraient y atterrir chaque mois. Dans ce pays d'Afrique centrale riche en minerais, de nombreuses questions émergent d'ores et déjà quant aux conditions négociées pour un tel accueil par Kinshasa, qui fait figure de nouveau sous-traitant de la politique migratoire américaine. Accord tenu secret
Plus de 30 personnes étaient initialement attendues dans la semaine en RDC, mais des décisions de juges fédéraux américains ont suspendu plusieurs expulsions à la dernière minute, a expliqué auprès de Reuters l'avocate américaine Alma David, qui représente l'un des migrants.
D'après plusieurs médias,...
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22/04 - Psychiatriser Donald Trump, une arme politique à double tranchant
Psychiatrisation et politique font rarement bon ménage. Nous sommes en 1964. Cette année-là, le président démocrate sortant Lyndon B. Johnson se lance dans la course à sa réélection contre un certain Barry Goldwater. On le dit belliqueux, excessif. Pour beaucoup, le sénateur républicain a tout d’un ovni politique. A commencer par le magazine Fact qui, dans un questionnaire adressé à des milliers de psychiatres, pose la question suivante : Goldwater est-il mentalement apte à être président ? La réponse - "non", placardée en une, suscite un tollé. Au point de pousser le politicien à poursuivre le titre en justice. Bilan : Barry Goldwater, grand perdant de la présidentielle, l’emporte en revanche devant la cour, tandis que l’American Psychiatric Association se dote d’une nouvelle règle – ne pas diagnostiquer publiquement une personnalité sans l’avoir examinée et sans son consentement.
Un demi-siècle plus tard, une affaire similaire embrase les Etats-Unis. L’objet de la controverse n’est plus un sénateur, mais le président Donald Trump qui, à la faveur de sa campagne contre l’Iran, s’est illustré par une succession de messages aussi grossiers qu’incohérents - au point d’annoncer la mort d’une "civilisation entière" avant de déclarer quelques heures plus tard une trêve de deux semaines. Autre différence : ses contempteurs ne sont pas seulement des psychiatres ou des opposants démocrates, mais aussi des républicains, parfois même d’anciens soutiens de la première heure pour lesquels le locataire du bureau Ovale aurait...
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22/04 - Prix du carburant : ce qu’il faut savoir sur l’aide pour les "grands rouleurs"
Le gouvernement s'y est longtemps refusé, il a finalement cédé. Des aides financières élargies seront prochainement débloquées pour faire face à la hausse des prix du carburant. Ce mardi 21 avril, depuis le parvis de Matignon, Sébastien Lecornu a annoncé un renforcement des dispositifs déjà en place. Désormais, les pêcheurs, les agriculteurs et les transporteurs ne seront plus les seuls à bénéficier du soutien de l'Etat. Dès le mois de mai, "trois millions" de "grands rouleurs" aux revenus modestes auront également accès au dispositif forfaitaire de 20 centimes par litre de carburant, "en moyenne".
Le soir même, sur le plateau de Franceinfo, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, précisait les conditions de cette nouvelle aide qui n'est pas sans rappeler les indemnités carburant accordées par l'exécutif en 2023. Toutefois, cette année, les critères d'accès au dispositif seront plus restrictifs. En cause, la volonté du gouvernement d'aider les Français tout en "préservant" les "finances publiques". L'objectif du dispositif est d'apporter un "soutien à l'activité et pas de faire un chèque à l'aveugle", a tranché le ministre.Une aide pour les "grands rouleurs" modestes
Pour la réclamer, il faudra "disposer de revenus inférieurs à la médiane des revenus imposables", soit moins de 1 500 euros nets par mois pour une personne seule. Les demandeurs devront également justifier d'être des "grands rouleurs", a précisé le ministre. Dans des termes plus pratiques, seuls ceux dont le lieu de travail est à "au moins 15...
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22/04 - Guerre en Ukraine : ces missiles russes qui survolent la zone de Tchernobyl
Près de 40 ans après la catastrophe qui a marqué l’histoire du nucléaire civil, Tchernobyl se retrouve à nouveau au cœur des inquiétudes. Dans des déclarations transmises à Reuters, le procureur général ukrainien, Ruslan Kravchenko, décrit des activités militaires, jusque-là non signalées, à proximité de sites nucléaires ukrainiens. Selon lui, les trajectoires empruntées par certains armements russes - drones et missiles - passent régulièrement près de la centrale désaffectée de Tchernobyl, mais aussi au-dessus d’autres infrastructures nucléaires du pays.
L’Ukraine compte quatre centrales en activité, dont celle de Zaporijjia — la plus grande d’Europe — occupée par les forces russes depuis 2022. Mais même les sites situés loin de la ligne de front ne sont pas épargnés. Tchernobyl et la centrale de Khmelnytskyï, dans l’ouest, se trouvent ainsi sur le passage de missiles hypersoniques Kinzhal, selon le procureur. Au total, 35 de ces missiles auraient été détectés à moins d’une vingtaine de kilomètres de ces installations. Dans près de la moitié des cas, ils auraient survolé les deux sites au cours d’un même vol. "Ces lancements ne peuvent s’expliquer par aucune considération militaire. Il est évident que ces survols d'installations nucléaires visent uniquement à intimider et à terroriser", a déclaré Ruslan Kravchenko.
Moscou, de son côté, n’a pas réagi à ces accusations. Mais l’inquiétude dépasse le cadre ukrainien. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dit observer régulièrement des activités militaires...
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22/04 - Aux Etats-Unis, des scientifiques morts ou disparus : l’énigme qui mobilise le FBI
C'est une série de disparitions énigmatiques qui inquiète les plus hautes autorités américaines. Dans un communiqué de presse publié mardi 21 avril, le FBI a confirmé l'ouverture d'une enquête sur les morts et disparitions de dix scientifiques au cours des quatre dernières années alors qu'ils travaillaient pour l'administration américaine, parfois sur des sujets sensibles comme l’espace ou encore les enjeux nucléaires. "Nous travaillons avec le ministère de l'Energie, le ministère de la Guerre et la Nasa pour trouver des réponses", a indiqué l'agence fédérale.
Cette décision d'enquêter sur les liens possibles entre ces disparitions et morts intervient après de nombreuses théories du complot diffusées sur les réseaux sociaux liant les décès, dont l'objectif potentiel serait de nuire aux programmes nucléaires ou spatiaux américains. L'histoire a attiré l'attention du président Donald Trump : "J’espère que c’est une coïncidence… mais certains d’entre eux étaient des personnes très importantes, et nous allons examiner la question."
En parallèle, le Comité de surveillance de la Chambre des représentants, dirigé par des républicains, a également annoncé lundi son intention d'enquêter. James Comer, président de la commission de surveillance de la Chambre, dit avoir d’abord cru à "une théorie du complot un peu folle" avant de changer de ton face à des informations qui lui auraient été transmises : "Quelque chose de sinistre se trame peut-être ici. Ces personnes à l’avant-garde de la recherche nucléaire sont soit mortes, soit...
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22/04 - Donald Trump, un si prévisible président, par Eric Chol
"Je suis en train de gagner la guerre, ET DE LOIN, tout se passe très bien, nos forces armées ont été formidables et, si vous lisez les fausses nouvelles, comme celles du New York Times en déclin, de l’absolument horrible et répugnant Wall Street Journal, ou du Washington Post, désormais presque disparu, heureusement, vous pourriez en effet croire que nous sommes en train de perdre la guerre. […] mais cela n’arrivera pas, car c’est moi qui suis aux commandes !" Il faut du temps pour lire l’intégralité des messages rédigés quotidiennement par Donald Trump sur son réseau Social Truth. Car le 47e président des Etats-Unis est prolixe : jusqu’à 160 messages le 1er décembre.
Et à l’instar de ces lignes publiées le 20 avril, il faut faire le tri entre la réalité alternative, les insultes, et sa volonté permanente de domination. Il est comme ça, Trump. On peut le traiter de vulgaire, de brutal, de narcissique ou même de cinglé : il ne changera pas.
Comme l’a dit le Premier ministre canadien Mark Carney à Davos, en janvier, "nous sommes en pleine rupture". De style, bien sûr. D’époque, surtout, avec une diplomatie internationale finissante, Trump ayant troqué le principe de confiance pour le rapport de force à tout prix. Avec lui, les crises internationales se succèdent à un rythme effréné. Droits de douane, Groenland, Venezuela, Iran… Il s’affiche comme un homme de paix et envoie ses missiles et porte-avions au Moyen-Orient. Il proclame l’Amérique d’abord, mais dépêche ses soldats au Venezuela, convoite le Groenland...
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22/04 - HEC Montréal, Concordia, Laval : au Québec, les universités à la reconquête des étudiants français
Les cinq kilomètres de tunnel aux murs couverts de dessins et tags qui relient les différents bâtiments de l’université Laval, dans la ville de Québec, ont de quoi intriguer les étudiants internationaux à leur arrivée. "Cela nous permet de nous déplacer plus rapidement d’un endroit à l'autre sans subir les températures qui peuvent parfois descendre jusqu’à - 20 degrés. Certains y font même leur footing !", explique Augustin, jeune Français de 21 ans. Sur 180 hectares, le site dispose de bien d’autres atouts pour compenser la rigueur de l’hiver québécois. Comme ces infrastructures sportives de haut niveau : plusieurs piscines, dont un bassin olympique, deux patinoires, de nombreux gymnases, ainsi que des terrains extérieurs de beach-volley, encore enneigés en ce début de printemps.
Tous ces attraits ne suffisent plus, pourtant, à attirer les jeunes du monde entier. En 2024-2025, l’université Laval a enregistré une chute de 66 % des demandes d’inscription émanant de candidats étrangers, et une baisse de 30 % parmi les Français. Une tendance qui se confirme dans beaucoup d’établissements supérieurs canadiens. En cause : le durcissement de la politique fédérale en matière d’immigration étudiante. Depuis 2024, Ottawa a fortement réduit le nombre de permis d’études délivrés. Seuls 155 000 nouveaux étudiants étrangers pourraient obtenir ce précieux sésame cette année, deux fois moins qu’en 2025. "Ce coup de frein n’est pas lié à une diminution de nos quotas puisque notre propre capacité d’accueil reste inchangée. Mais...
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22/04 - "M. le maire surveille le prix du Brent" : les stations-service communales à l’épreuve de la crise des carburants
Depuis quelques jours, le ballet des voitures a repris devant les trois pompes à essence de La Salvetat-Peyralès, petite commune de 1 000 habitants située en plein cœur de l’Aveyron. Les aides à domicile, infirmières libérales et pompiers du centre de secours local peuvent à nouveau compter sur la petite station-service communale pour se réapprovisionner en carburant, tout comme les habitants ou voyageurs tombés en rade au milieu de cette vaste zone rurale. "La première station est à 12 kilomètres d’ici, certains arrivent à notre pompe à sec. Elle dépanne énormément, et certains n’ont pas vraiment apprécié quand elle a dû fermer", commente Sophie Puech, secrétaire de mairie de la commune en charge du réapprovisionnement de la station, qui appartient à la municipalité depuis 1996. Début avril, les automobilistes ont en effet déchanté en découvrant que ce précieux service public était momentanément clos, pour cause de conflit au Moyen-Orient.
"On remplit nos cuves tous les mois et demi environ. Et cette fois, c’est tombé au moment de la guerre, avec des prix chez le fournisseur qui avoisinaient les 2,50 euros le litre pour le gazole !", raconte Sophie Puech. Face à cette augmentation soudaine, la mairie préfère reporter temporairement son ravitaillement, afin de ne pas se retrouver avec une cuve remplie d’un produit hors de prix - en concurrence directe avec les supermarchés alentour, qui remplissent leurs stocks chaque semaine. "En cas de rétablissement du marché, on risquait de mettre des semaines à écouler...
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22/04 - John Ternus à la tête d’Apple : va-t-il réussir à maintenir la marque dans la cour des grands ?
Pendant longtemps, on l'a surnommé "crash". Alors jeune étudiant en ingénierie mécanique, John Ternus aurait manqué de casser l'unique fraiseuse à commande numérique de la prestigieuse Université de Pennsylvanie, moment "dramatique" qui lui aurait valu ce surnom peu flatteur. Depuis cet incident, qu'il a confessé lors d'un discours prononcé dans son ancienne fac, John Ternus a montré sa capacité à éviter la casse. Un bon point pour celui qui vient d'être nommé PDG d'Apple.
Prendre la suite de Tim Cook n'est pas une mince affaire. Sous la direction du successeur de Steve Jobs, le chiffre d'affaires est passé de 108 milliards de dollars en 2011 à 416 milliards en 2025. Dans le même temps, la capitalisation boursière du groupe a plus que décuplé, pour atteindre 4 000 milliards de dollars. Première entreprise à avoir dépassé le seuil des 1 000 milliards de dollars, elle est restée plusieurs années durant la plus valorisée du monde. Mais aujourd'hui, en dépit d'une santé financière insolente et un nom reconnu dans le monde entier, Apple a perdu sa couronne de leader, et pas seulement en termes de capitalisation.Le virage manqué de l'intelligence artificielle
Alors que l'intelligence artificielle a bouleversé le secteur de la tech, Apple est le grand absent de cette révolution. Les modèles de pointe sont aujourd'hui développés par OpenAI - soutenu par son grand rival Microsoft - Anthropic ou encore Google. Les plus grosses entreprises mondiales, devant Apple, sont toutes les deux spécialisées dans l'IA :...
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22/04 - Dans les usines automobiles, l’IA prend la relève
Retombé au plus bas depuis la crise du Covid en 2020 et 2021 le secteur plonge dans une crise durable. Aux niveaux européen et national, les contraintes réglementaires pour des automobiles plus vertes, paralysent nombre de constructeurs. Les Français, eux, restent toujours autant attachés à la "bagnole" et en pincent pour des voitures haut de gamme et hybrides, des segments en pleine révolution. Le marché se convertit aux "wattures" fabriquées dans un monde plus durable et où l'intelligence artificielle (ci-dessous) prend toujours plus de place. Une conversion à marche forcée qui risque de laisser certaines marques sur le bas-côté.
Une première en Europe. BMW déploie progressivement des humanoïdes dans son usine de Leipzig (Allemagne). Chargés de soulager les ouvriers sur les opérations monotones, difficiles sur le plan ergonomique, voire critiques pour leur sécurité, ils renforceront aussi les équipes de la nouvelle usine de batteries, à Irlbach-Strasskirchen et celles du site de fabrication des composants à Landshut. L’expérimentation menée aux Etats-Unis, en 2025, a convaincu le groupe d’intégrer l’intelligence artificielle physique sur des lignes de production en série : en dix mois, le robot Figure 02 a contribué à la fabrication de 30 000 BMW X3 à Spartanburg, en Caroline du Sud. Affecté à l’atelier de soudage, il a déplacé 90 000 pièces de tôle. "Une tâche exigeante en termes de rapidité et de précision, très éprouvante pour l’humain", précise Michael Nikolaides, senior vice-président responsable...
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22/04 - Guerre en Iran, le nouveau recul de Donald Trump : pourquoi il a choisi de prolonger le cessez-le-feu
Est-ce une deuxième chance pour la diplomatie de faire cesser les bombes au Moyen-Orient ? Mardi soir, le président américain Donald Trump a annoncé prolonger pour une durée indéterminée la trêve en cours depuis quinze jours avec l'Iran, dont la fin était imminente. Le locataire de la Maison-Blanche a justifié son choix en indiquant vouloir permettre la poursuite des négociations avec Téhéran.
Donald Trump avait pourtant brandi des menaces plus tôt dans la journée, signalant un retour des bombardements. En fin de journée mardi 21 avril, il a finalement déclaré que les Etats-Unis allaient s'abstenir d'attaquer l'Iran jusqu'à ce qu'une proposition soit transmise par Téhéran et les discussions terminées, après avoir réuni ses plus proches conseillers à la Maison-Blanche.Décision unilatérale
Cette décision de prolonger le cessez-le-feu semble avoir été prise de manière unilatérale par les Etats-Unis, face à des dirigeants iraniens inertes. Quelques heures plus tôt, le déplacement à Islamabad du vice-président, J. D. Vance, pour une deuxième séance de négociations avec l’Iran, a été reporté, faute d’interlocuteurs. Le vice-président américain était à la tête de la délégation qui a rencontré il y a dix jours au Pakistan des représentants iraniens de haut rang. Selon le Washington Post, des responsables américains ont bien exhorté le principal médiateur pakistanais, le maréchal Asim Munir, à obtenir au moins une réaction iranienne avant que J.D. Vance n'embarque à bord de l'Air Force Two vers Islamabad. En vain.
Pour...
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22/04 - IA au travail : pourquoi vous êtes plus productif, mais pas votre entreprise
La plus grande expérience jamais menée sur l’IA en entreprise a été publiée l'an dernier par Microsoft Research et Harvard. Pendant six mois, 7 137 cadres de 56 grandes firmes ont été évalués. Certains équipés de l’IA Copilot, d'autres de leurs outils habituels. Les premiers ont économisé 3,6 heures par semaine sur leurs e-mails, soit 31 %. Leur présence en réunion n'a pas varié d'une minute. Leur production mesurée non plus. Le gain de temps s'est évaporé dans la dilatation des autres tâches.
Ce résultat n'est pas une anomalie. Aux États-Unis, 50 % des adultes utilisaient l'intelligence artificielle en 2025 mais la hausse de la productivité au travail est restée bloquée à 2,1 %, exactement sa moyenne depuis 1947. L'erreur serait de croire que l'IA ne fonctionne pas. Les gains individuels sont réels, de 30 % à 40 % sur des tâches isolées, confirmés par des dizaines d'expériences. Mais ces gains ne traversent pas l'entreprise. Ils butent sur quatre verrous qui ferment, ensemble, la plasticité organisationnelle, autrement dit la capacité d’une organisation à se réagencer à la suite de l’introduction d’une nouvelle technologie.
Le premier est la lisibilité. Un développeur travaille sur la plateforme Github. Chaque ligne de code est horodatée, attribuée, comparable. Une IA peut lire l'historique complet d'un logiciel en quelques secondes et proposer des interventions pertinentes. A l’inverse, le travail d’un associé senior d'un cabinet de fusions-acquisitions se décline en appels téléphoniques, conversations de...
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22/04 - Jean-Paul II à Lyon en 1986, à la rencontre d’une France "enfant gâtée"
L'Express du 3 octobre 1986Jean-Paul II : la France inquiète
En revenant en France pour la troisième fois (fait exceptionnel) depuis son couronnement, Jean-Paul II s'inquiète de trouver la "fille aînée de l'Eglise" devenue une enfant gâtée. En effet, si 81 % des Français se déclarent catholiques, 16 % seulement assistent régulièrement à la messe dominicale. Né dans une Pologne où la pratique religieuse est méritoire, le Pape regrette de voir d'autres peuples galvauder une liberté qui, pour eux, reste gratuite.
Evoquant sa tournée du 4 au 7 octobre, dans la région lyonnaise, il réaffirmait récemment, pour le journal La Croix, la place géopolitique de la France comme "centre de la chrétienté". Si, donc, Jean-Paul II s'interroge aujourd'hui, c'est que cette France, souvent regardée comme une référence, même lorsque son comportement n'est pas exemplaire, reste une nation pilote sans être une chrétienté modèle.
A la manière de ces personnes qui "avaient tout pour être heureuses", la France avait tout pour être chrétienne : une conversion remontant à Clovis (496), l'action vigoureuse de ses rois, une culture assurant le prestige de ses théologiens. La mise en vedette de quelques évêques au concile Vatican II avait même incité les Français à se prendre pour principaux moteurs de l'évolution de l'Eglise.
Or, en même temps, la pratique religieuse diminuait, notamment chez les ruraux émigrés en ville. "La pratique des Bretons déracinés s'arrête, en même temps que le train, au butoir de la gare Montparnasse", ironisait...
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22/04 - Avocat de la DZ Mafia... et complice ? Enquête sur le parcours trouble de Kamel Aissaoui
Des appels longs et récurrents, souvent passés au beau milieu de la nuit. À la fin de l’été 2025, les étranges habitudes d’un détenu du tout nouveau quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) du centre de détention de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) éveillent l’attention de certains agents pénitentiaires. Selon une source syndicale locale, Gabriel Ory, considéré comme un chef présumé de la DZ Mafia - devenue l’une des plus grosses organisations de narcotrafiquants de l’Hexagone - et incarcéré au QLCO depuis quelques semaines, téléphone "quasi tous les jours" à son conseil "entre minuit et 1h30 du matin, parfois pendant plus d’une heure et demie".
La ligne est enregistrée par l'administration pénitentiaire et par l'opérateur au nom de Me Kamel Aissaoui, avocat lyonnais de 49 ans, également conseil d'Amine Oualane, un autre chef présumé de la DZ Mafia. Il est le seul interlocuteur du détenu pour lequel les discussions ne peuvent être ni écoutées, ni enregistrées, au nom du droit de la défense. "Mais vu l'heure et le nombre de coups de fil, on s’est dit que soit l’avocat était sincèrement dévoué… Soit il y avait un loup", raconte la même source pénitentiaire.
Des rapports sont réalisés, et remontés à la hiérarchie. Les enquêteurs découvrent alors que le numéro appelé en boucle par le détenu ne renvoie pas vers son avocat, mais vers des complices à l'extérieur, en toute illégalité. Début octobre 2025, une enquête est ouverte, notamment pour association de malfaiteurs. Mais Me Aissaoui ne sera interpellé qu’en...
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22/04 - L’Iran déclare qu’il est "impossible" de rouvrir le détroit d’Ormuz en raison des violations "flagrantes" du cessez-le-feu
La décision a été prise de façon unilatérale. Donald Trump a annoncé, mardi 21 avril, qu'il prolongeait le cessez-le-feu avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre.
Le président américain ajouté que les Etats-Unis allaient s'abstenir d'attaquer l'Iran jusqu'à ce qu'une proposition soit transmise par Téhéran et les discussions terminées, citant une demande du Pakistan, médiateur des négociations entre les deux camps. Donald Trump a précisé que le blocus maritime de l'Iran par l'armée américaine, vivement dénoncée par Téhéran, se poursuivrait.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump annonce une prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran
⇒ Emmanuel Macron annonce la mort d'un deuxième soldat français au Liban
⇒ J.D. Vance n'est pas parti pour le Pakistan
21h00Fin de ce direct
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations.
>> Notre nouveau direct
20h33Le Hezbollah vise un véhicule de l'armée israélienne au Liban
Le Hezbollah dit avoir visé aujourd'hui un véhicule de l'armée israélienne à Qantara, dans le sud du Liban, en réponse aux "violations" de Tsahal du cessez-le-feu.
19h55Le non-respect des engagements par les États-Unis, l'un des obstacles à de véritables négociations
Le non-respect par les États-Unis de leurs engagements, le blocus des ports iraniens et les menaces constituent les principaux obstacles à de "véritables négociations", a déclaré mercredi le président iranien Massoud Pezeshkian.
"Le monde voit...
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22/04 - Calder à la Fondation Louis Vuitton : la rétrospective monumentale d’un funambule
Avec Calder, on en revient toujours à l’imagination, il n’en a aucune. Il a des mains, il les laisse faire, recroquevillé sur ses figurines en chiffon et fil de fer. Puis, il se lève et comme un chat qui s’étire, il va accrocher haut dans l’espace ses antinomiques créatures de métal qui, au hasard des courants d’air, vont et viennent au souffle de son génie. En offrant à l’artiste disparu en 1976 tous les volumes de son impossible architecture, la Fondation Vuitton ne lui consacre pas seulement une rétrospective monumentale, elle raconte la vie d’un funambule.
Enfant de la balle, grand-père architecte, père sculpteur et mère peintre, Alexander Calder commence sa carrière d’artiste vers l’âge de 4 ans : il pose nu pour son père. A 8 ans, il fabrique des poupées et des bijoux pour sa petite sœur, à la suite de quoi ses parents lui construisent un atelier pour lui permettre de se lancer à fond dans la fabrication d’objets agréables et amusants. A 9 ans, il dessine aux crayons de couleur un portrait de lui-même au travail, à genoux, par terre, une scie dans une main, un morceau de bois dans l’autre, et tout autour de lui : vilebrequin, pince, marteau… A sa manière de nous regarder, hilare, on comprend l’idée que l’enfant se fait de lui-même : je suis un artiste spectaculaire, en perpétuel mouvement. Dès lors, le cirque s’impose à lui. Dans ce dessin, le tabouret sur lequel les éléphants grimpent aux claquements de fouet du dompteur, le petit Alexander s’en sert d’établi. Regardez :Dessin de Calder.
Deux ans après...
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22/04 - Dans les secrets de la DGSE : l’histoire du renseignement français racontée par Damien van Puyvelde
Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Dans "Nid d’espions", le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.
Des services d’espionnage assaillis par la bureaucratie, des agents – bien souvent masculins - obsédés par l’influence de la France dans ses colonies, et des directions soumises aux dirigeants politiques. Voilà l’image qu’ont les espions dans la culture populaire française, d’OSS 117 aux romans SAS de Gérard de Villiers, en passant par la série Au service de la France. Et même si Le bureau des légendes est venu faire évoluer cette vision, le rôle des services de renseignement reste nébuleux pour le grand public.
Pour plonger dans l’histoire de la DGSE, le renseignement extérieur français, Etienne Girard reçoit Damien van Puyvelde, maître de conférences en renseignement et sécurité à l’université de Leyde aux Pays-Bas, et chercheur associé à l’IRSEM.
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Cet épisode a été écrit et présenté par Charlotte Baris, monté et réalisé par Jules Krot.
Crédits : Arte France
Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent
Visuel : Alice Lagarde
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Pour aller plus loin
La cantine de...
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21/04 - Les très lucratifs lives du suprémaciste américain Nick Fuentes
L'image de l'influenceur proche des classes populaires américaines va être de plus en plus compliquée à maintenir pour Nick Fuentes. Depuis l'assassinat de Charlie Kirk, l'influenceur américain aux positions antisémites, suprémacistes, nationalistes et pro-Hitler, est devenu l'un des représentants numériques de l'extrême droite américaine grâce à ses lives. Mais l'affaire pour ce jeune homme de 27 ans n'est pas seulement idéologique car selon une vaste enquête du Washington Post, qui a analysé plus de 1 400 heures de streams, elle est aussi financière. Selon le quotidien américain, Nicholas Joseph Fuentes de son vrai nom aurait gagné près de 900 000 $ depuis le début de l'année dernière jusqu'au début du mois dernier grâce aux superchats, des dons envoyés par environ 11 000 personnes.
En un an et demi, Nick Fuentes est devenu une référence en ligne pour l'extrême droite américaine. En live quatre soirs par semaine, pendant environ cinq heures, il encourage ses soutiens à envoyer des superchats. Ses vidéos sur Rumble, une plateforme concurrente de Twitch et de YouTube, connue pour l'absence de modération de ses contenus, ont été visionnées plus de 100 millions de fois. Les rediffusions de ces streams sont aussi accessibles sur la plateforme de podcast d'Apple.Une poignée de super-donateurs
Banni de la plupart des réseaux sociaux pour son admiration pour Adolf Hitler, ses propos sur la "juiverie organisée" et son souhait de voir les femmes n'occuper que les rôles de "mères, putains ou nonnes", il diffuse...
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21/04 - Le néolibéralisme a-t-il trahi le libéralisme ? Le débat entre Amine Messal et Kevin Brookes
Et si les meilleurs critiques du libéralisme étaient les libéraux eux-mêmes ? C’est le pari que fait Amine Messal dans son premier essai, Erreur sur la marchandise (Rue de l’échiquier). Pour ce normalien et ingénieur passé par l’École d’économie de Paris (PSE), le libéralisme contemporain aurait rompu avec la promesse des auteurs classiques tels Adam Smith, Alexis de Tocqueville, ou encore John Stuart Mill. Des néolibéraux comme Friedrich Hayek et Milton Friedman seraient coupables, à ses yeux, de trahir leur héritage.
Une lecture partielle et biaisée, lui oppose Kevin Brookes, directeur du think tank libéral GenerationLibre. Selon ce docteur en science politique et auteur d’une thèse sur la réception du néolibéralisme en France dans les années 1970, il existerait au contraire "une continuité intellectuelle évidente entre libéralisme classique et néolibéralisme". Pour L’Express, les deux hommes confrontent leurs nombreux désaccords, au risque de se trouver quelques points communs insoupçonnés… Notamment sur la façon dont une partie de l’extrême droite tente de s’approprier l’étiquette "libérale". Entretien croisé.
L’Express : Dans votre livre, vous vous attaquez très fortement au "néolibéralisme" qui, selon vous, serait une trahison de l’héritage du libéralisme classique. Pourquoi cela ?
Amine Messal : S’atteler à une critique du libéralisme contemporain, c’est être confronté à un spectre très large allant du néolibéralisme à une forme de libertarianisme plus radical, tel qu’incarné par des figures comme Javier Milei,...
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21/04 - Ces infréquentables clients de la banque suisse MBaer sanctionnés par les Etats-Unis
Certains domaines se transmettent de génération en génération. Mais visiblement, dans la famille Baer, ce n'est pas le cas des valeurs bancaires. Mike Baer, l'arrière-petit-fils de Julius Baer, à l'origine de la banque privée du même nom, a vu MBaer Merchant Bank, la banque qu'il a fondée en 2018, mise en liquidation après avoir été coupée du système financier américain. Une décision radicale, prise par le Trésor américain en février dernier, alors que le réseau américain de lutte contre la criminalité financière (FinCen) a qualifié le jouet de l'entrepreneur suisse de "noeud d'accès critique au dollar américain... pour une grande variété d'acteurs illicites".
Selon une vaste enquête du Financial Times, la banque suisse était devenue l'une des références mondiales dans le secteur bancaire pour tous les clients risqués, issus de pays sous sanctions ou adeptes des montages financiers complexes. "Il voulait atteindre ces personnes", estime l'un des proches de Mike Baer au Financial Times. Mais entre un profil risqué et un profil illégal, il n'y a qu'un pas que l'héritier Baer a franchi allègrement. Selon le rapport publié par le FinCen, MBaer a maintenu des comptes et des paiements liés à des Russes sous sanctions américaines, comme l'ancien président russe Dmitri Medvedev. La banque suisse n'a pas hésité à faciliter le blanchiment d'argent d'oligarques, de personnalités proches du pouvoir, ni même des transactions liées à des achats militaires.Contournement des sanctions
Même son de cloche avec l'Iran. Selon le...
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21/04 - Eric Toledano, ses secrets de fabrique : "La comédie est une tristesse déguisée"
Saint-Exupéry disait qu'"on est de son enfance comme on est d'un pays". Le dernier film d'Eric Toledano et d'Olivier Nakache offre à chaque spectateur cette expérience étrange d'un voyage chez soi-même. Une plongée dans une nostalgie intime, individuelle, et commune. Comment fabrique-t-on cette machine à remonter le temps ? Quels sont les ressorts des comédies ? Quel rôle joue la nostalgie dans l’art ? Eric Toledano est l’invité des Grands entretiens d’Anne Rosencher.
Un entretien à regarder en vidéo sur YouTube et Dailymotion, ou à écouter sur les plateformes traditionnelles de podcast, comme Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast Addict.
Anne Rosencher : Juste une illusion est un film sur l’adolescence d’un garçon dans les années 1980. Pourquoi cette idée vous a-t-elle visités maintenant, dans cette période de vos vies ?
Eric Toledano : Sûrement parce que la cinquantaine est un âge charnière - on dit, d’ailleurs, qu’on est "les jeunes des vieux" -, un entre-deux qui fait comme un écho lointain à un autre entre-deux, plus constitutif encore : l'adolescence. C’est un âge fascinant, l’adolescence. Où tout change, sans qu’on n’ait aucun recul. Le corps change, la tête change, on commence à faire attention au regard des autres. Quand on a soi-même des enfants qui passent ce cap, c'est comme si on refaisait un chemin, d’un autre point d'observation. On voit combien c’est un moment turbulent, où il faut être stable dans l'instabilité des sentiments et des émotions. Où tout est disproportionné....
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21/04 - Qui est Samuel Samson, le sulfureux conseiller de Donald Trump qui veut imposer son idéologie en Europe ?
Quand il ne piétine pas les couloirs de la Maison-Blanche, Samuel Samson étudie la science politique sur les bancs du Hillsdale College, à Washington. 26 ans à peine, c'est pourtant bien lui que Donald Trump a nommé, en 2025, conseiller principal au Bureau de la démocratie, des droits humains et du travail du département d’État. Rapidement, ce nouveau visage de la galaxie trumpiste s'est imposé parmi les plus offensifs missionnaires du courant Maga. Selon une enquête du New York Times publiée ce 17 avril, Samuel Samson, missionné par Donald Trump, a multiplié les déplacements sur le Vieux Continent l'année dernière. Le but ? Importer et implanter ses convictions radicales outre-Atlantique. La méthode ? Soutenir et défendre les partis politiques d'extrême droite à travers à continent.
Né au Texas d'une mère philippine et d'un père américain, le jeune catholique ultraconservateur se revendique comme un disciple du très controversé Adrian Vermeule. Ce juriste et professeur à Harvard s'est notamment illustré par son parti pris contre la séparation de l’Église et de l’État. Une idéologie radicale marquée dès l'adolescence. Alors qu'il n'était encore que lycéen lors du premier mandat de Donald Trump, Samuel Samson se présente au conseil des étudiants - abrégé SAC, en anglais - sous le slogan "Make SAC Great Again". Fidèle parmi les fidèles, Samuel Samson semble prêt à tout pour sabrer les institutions libérales et le "wokisme" qui, selon ses convictions, gangrènent l'Europe. Une "alliance civilisationnelle" avec...
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21/04 - Guerre en Iran, Maga en colère... Donald Trump a-t-il perdu la main ?
Parmi les milliers de postes publiés sur les réseaux sociaux par Donald Trump aux fils des ans, celui-ci mérite d'être encadré : "Mardi sera, en Iran, la Journée des Centrales électriques et des Ponts, le tout en un seul jour. Ce sera du jamais vu !!! Ouvrez ce putain de Détroit, bande de tarés, ou vous brûlerez en enfer ! REGARDEZ BIEN ! Loué soit Allah", explose-t-il sur son fil Truth Social le 5 avril, juste après le sauvetage miraculeux de deux aviateurs américains crashés en Iran par les forces spéciales. Deux jours plus tard, ses menaces de bombardements montent d'un cran : "Une civilisation entière va disparaître ce soir. Je ne voudrais pas que cela advienne, mais cela sera probablement le cas." Après quoi Donald Trump fait volte-face : il annonce un cessez-le-feu de deux semaines jusqu'au 22 avril.
Je ne suis pas un 'big fan' du pape
Donald Trump
Moins de huit jours s'écoulent et un nouveau scandale éclate. Cette fois, Trump bouscule les catholiques. Il juge le pape "FAIBLE" et "catastrophique en matière de politique étrangère". "Je ne suis pas un big fan", précise-t-il. Il publie aussi une image de son auguste personne le représentant en figure christique, éclairé par la lumière divine et en train d'apposer ses mains sur le front d'un malade. Se souvenant peut-être que les catholiques représentent un quart de l'électorat américain et que celui-ci a voté à 55 % pour lui contre Kamala Harris en 2024, le président efface l'image impie tout en jurant qu'il s'agissait d'une représentation de...
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21/04 - Japon : l’exportation d’armes létales, la fin de 80 ans de doctrine pacifiste
Il n'a fallu que quelques mois en poste à la Première ministre japonaise pour balayer une interdiction en vigueur depuis 80 ans et la fin de la Seconde Guerre mondiale. Dans un message posté sur X, Takaichi Sanae a annoncé l'autorisation de la vente d'armes mortelles à l'étranger. "Dans un environnement de sécurité qui se durcit, aucune nation ne peut plus, à elle seule, protéger sa paix et sa sécurité, et il est nécessaire d'avoir des pays partenaires qui se soutiennent mutuellement également en matière d'équipements de défense", a-t-elle estimé dans son message. Jusque-là, le Japon ne pouvait exporter que cinq catégories d'armes, utilisées notamment pour le déminage, la surveillance ou l'alerte.
La décision de revenir sur cet engagement de 80 ans a été prise lors d'une réunion du cabinet de la cheffe du gouvernement japonais à Tokyo selon le New York Times, quelques jours après la rencontre avec trente envoyés de l'Otan et la conclusion d'un accord de 6,5 milliards de dollars pour fournir des navires de guerre à l'Australie. Mais elle intervient surtout dans un contexte international compliqué, alors qu'il est régulièrement menacé par la Chine.Conditions strictes
Grande opposante à Pékin, Sanae permet désormais à l'industrie japonaise d'exporter des armes de défense létales à l'extérieur, à l'instar de Mitsubishi Heavy Industries qui produit plusieurs types de missiles de défense et des sous-marins ou Kawasaki Heavy Industries qui fabrique des hélicoptères de combat. Mais cette ouverture à l'étranger pour...
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21/04 - Pétition contre la loi Yadan : "Un très dangereux marqueur de l’état de l’opinion"
C’est au prétexte d’une atteinte à la liberté d’expression, mais pour autant jamais avoué officiellement que la proposition de loi Yadan, qui visait à réprimer les nouvelles formes de l’antisémitisme, a finalement vu son examen sacrifié prématurément à l’Assemblée nationale. Ses opposants ont tambours battants et, par la voie d’une pétition, mené une détestable et rance propagande alimentée d’un seul prisme idéologique du conflit israélo-palestinien. En retirant le projet de loi, le gouvernement leur a offert une victoire inespérée qu’en toute autre circonstance ils n’auraient pu atteindre.
La rédaction du texte de la pétition déposée sur la plateforme de l’Assemblée nationale n’était en réalité que très accessoirement, voire prétextuellement, fondée sur la préservation du droit de libre critique et plus généralement, la préservation du droit des citoyens à s’élever contre une politique gouvernementale, quelle qu’elle soit. Son dessein en réalité était de dénoncer le risque de "muselage de la cause palestinienne", le soutien indirect à la "colonisation de la Palestine par Israël, illégale au regard du droit international". Cette loi aurait enfin desservi la lutte contre l’antisémitisme en "assimilant les juives et les juifs à la politique de Benyamin Netanyahou"… Cette vertueuse préoccupation laisse rêveur, car c’est précisément au quotidien ce qui est fait par ces signataires, plus aucune pudeur n’est prise pour distinguer le bon juif de l’ivraie sioniste.Du "bon" et du "mauvais" juif
Curieuse conception du débat démocratique...
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21/04 - En Ukraine, 40 ans après Tchernobyl : "Les Russes utilisent les centrales comme une arme"
Eric Schmieman se souvient avec précision de son travail sur la conception de l’arche de Tchernobyl, édifiée en 2018 pour sécuriser le vieux sarcophage soviétique, bâti à la hâte après le terrible accident nucléaire, le 26 avril 1986, afin de recouvrir le réacteur numéro quatre. "Nous avons suivi les mêmes recommandations que pour la construction d'une centrale, en tenant compte de tous les aléas naturels : neige, tornades, séismes, confie cet ingénieur américain. Le principal risque d'origine humaine que nous devions prendre en compte était la chute d’un avion, mais une zone d'exclusion aérienne protège le site, donc nous ne l'avons pas retenu. Personne n'avait envisagé une frappe militaire sur l'arche..."
Quarante ans après la catastrophe nucléaire, les drones russes survolent régulièrement la zone d'exclusion de Tchernobyl pour frapper Kiev, située à 100 kilomètres au sud de la centrale. Le 14 février 2025, vers deux heures du matin, un de ces drones a percuté l'immense arche de 110 mètres de hauteur, laissant une brèche béante de 15 mètres carrés. Les pompiers ont dû percer plus de 300 petites ouvertures pour éteindre l'incendie, qui a couvé pendant deux semaines. La radioactivité demeure dans les normes sur le site, mais l’arche n'est plus hermétique et se trouve exposée aux intempéries, accélérant le risque de corrosion à long terme.Peur d'escalade
Après analyse, les procureurs ukrainiens ont estimé qu'il s'agissait d'une "frappe probablement intentionnelle". "Si l'on regarde le contexte dans son ensemble,...
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21/04 - La Russie dissimule ses difficultés économiques, d’après le renseignement suédois
C’est une nouvelle manipulation qui illustre les capacités de Moscou à réécrire les faits en sa faveur. Selon Thomas Nilsson, le chef des services de renseignement militaire et de sécurité suédois (Must), qui s’est exprimé dans le Financial Times le 20 avril, la Suède dispose à ce jour d'informations indiquant que la Russie manipule systématiquement ses données pour tromper les alliés occidentaux de l’Ukraine en leur faisant croire que son économie a résisté à la pression de ses lourdes dépenses de guerre et des sanctions occidentales.
En public, Vladimir Poutine s’exonère déjà de toute responsabilité quant à la santé de son pays : mercredi dernier, il a exigé des explications du gouvernement et de la Banque centrale sur les raisons pour lesquelles l’économie russe affiche des performances inférieures aux attentes cette année, appelant à des mesures urgentes pour relancer la croissance lors de sa deuxième critique publique en un mois sur la faiblesse économique. Selon les chiffres du ministère du Développement économique russe détaillés par le Moscow Times, le PIB en janvier et février était inférieur de 1,8 % à celui de la même période l’an dernier.Déficit dégonflé de 30 milliards de dollars
Mais selon le Must, la situation réelle est bien pire. Alors que Moscou affirme maîtriser l’inflation, les renseignements suédois jugent que la banque centrale russe sous-estime cette dernière, qu’ils estiment proche du taux directeur de 15 %, plutôt que du chiffre officiel de 5,86 %. Thomas Nilsson a par ailleurs indiqué au...
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21/04 - L’immigration peut-elle réchauffer l’hiver démographique européen ?
L’Union européenne, qui compte un peu plus de 450 millions d’habitants, entame son déclin démographique. La population combinée des 27 Etats membres va chuter à partir de 2029 au point qu’elle passera sous la barre des 400 millions à l’horizon 2100, soit un recul de près de 12 %, selon les dernières projections d’Eurostat. Après la menace militaire de la Russie, le rouleau compresseur commercial de la Chine, le divorce géopolitique de l’Amérique, voici venir le péril démographique, qui n’est pas un défi moindre que les autres pour le Vieux Continent.
Les cheveux blancs vont se multiplier. Le poids des plus de 80 ans va passer de 6 % à 16 % de la population totale de l’Union d’ici la fin du siècle, selon l’office statistique européen. Dans le même temps, le nombre de personnes en âge de travailler va fondre comme neige au soleil. Elles sont aujourd’hui 3 pour chaque habitant de plus de 65 ans. Elles ne seront plus que 1,5 en 2100. En conséquence, les finances publiques et les systèmes de retraite vont être soumis à des tensions inouïes. Les coûts de santé vont grimper en flèche. Des secteurs vont manquer de main-d’œuvre. Il deviendra encore plus difficile de soutenir la croissance économique. Les enfants se feront de plus en plus rares.
Et il ne faut pas se bercer d’illusions sur les possibilités de renverser la tendance : toutes les politiques publiques tentées ces dernières années dans l’espoir de relancer les naissances, en Europe comme ailleurs, ont montré leur faible efficacité. La fécondité ne se décrète...
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21/04 - Iran : à l’approche de la fin du cessez-le-feu, le spectre d’une reprise de la guerre
Après bientôt deux mois de conflit dont on ne voit pas la fin, le cessez-le-feu de deux semaines entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran s’apprête à expirer, ce mercredi 22 avril. Des négociations, annoncées par Washington, pourraient avoir lieu ce mardi au Pakistan. Mais ces dernières 48 heures, le président américain a fait monter au maximum la pression sur la République islamique, multipliant les déclarations menaçantes et laissant entrevoir une reprise du conflit.
L’échéance est imminente : Donald Trump a déclaré lundi que le cessez-le-feu prendrait fin "mercredi soir, heure de Washington", ajoutant qu’il était "très peu probable" qu’il soit prolongé en l’absence d’accord. Or, l’Iran n’a toujours pas confirmé sa participation aux pourparlers de paix censés se tenir entre mardi et mercredi à Islamabad. De son côté, la Maison-Blanche s'apprêterait à dépêcher le vice-président J.D. Vance, déjà envoyé le 11 avril au Pakistan pour une première série de négociations qui avaient échoué."Tout le pays sera dynamité"
Selon les médias iraniens, la levée du blocus du détroit d’Ormuz, actuellement contrôlé par les forces américaines qui empêchent certains mouvements de navires pétroliers iraniens, constituerait une condition préalable à toute reprise des discussions. La télévision d’État (IRIB) a ainsi affirmé que Téhéran n’avait "actuellement aucun plan pour participer à la prochaine session de discussions Iran – États-Unis", tandis que l’agence officielle Irna a indiqué qu’il n’existait "aucune perspective claire de négociations...
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21/04 - Nucléaire iranien : Donald Trump de retour à la case départ
Beaucoup de bruit pour rien. Si l'on en croit les médias américains, l’accord âprement négocié en ce moment entre Téhéran et Washington reprendrait, en partie, l’esprit du JCPoA de 2015 - le texte qui plafonnait l’enrichissement de l'uranium iranien à 3,67 % pendant 15 ans et que Donald Trump avait balayé trois ans plus tard, le jugeant trop favorable à la République islamique.
Après 40 jours de guerre qui ont décimé les programmes balistique et nucléaire du régime, on aurait cru les Etats-Unis en position de force pour demander tout ce qu’ils veulent. Or, la Maison-Blanche, qui exigeait au départ l’arrêt total de l’enrichissement de l'uranium, serait désormais prête à accepter une suspension de 20 ans, quand Téhéran pousserait encore pour le limiter à seulement cinq années. Par cette demande, l'Iran cherche à montrer qu'il le considère toujours comme un droit souverain.
Nul ne sait ce qui ressortira de ces pourparlers, onze ans après le JCPoA. Les intérêts ne sont pas alignés. Donald Trump cherche une victoire diplomatique rapide, tandis que l’Iran - qui n'a toujours confirmé sa participation le 21 avril à un nouveau round de négociations au Pakistan - vise plutôt un allègement des sanctions et une désescalade. Cependant, les divergences restent profondes et la méfiance demeure forte, notamment du côté iranien, surtout depuis le retrait américain du JCPoA, ce qui complique fortement les engagements à long terme. "Ce qui émerge aujourd’hui ressemble davantage à une logique de négociation sous contrainte, marquée...
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21/04 - Ne baissez pas les prix à la pompe, les Français vous remercieront plus tard, par Joseph Dellatte
Après l’annonce d’un cessez-le-feu fragile entre Donald Trump et l’Iran, les prix du pétrole ont reculé, sans retrouver leur niveau d’avant crise. Une séquence révélatrice : sur les marchés énergétiques, les prix obéissent autant à la psychologie qu’aux fondamentaux. Faut-il pour autant croire que le consommateur français peut souffler et brûler un cierge sur l’autel de Saint Donald ? Rien n’est moins sûr. Car une réalité demeure, la géographie ne se négocie pas. En contrôlant le détroit d’Ormuz, point de passage d’une part décisive des hydrocarbures mondiaux, l’Iran conserve un levier structurel sur l’équilibre énergétique global.
La crise actuelle est donc là pour durer. Elle ne révèle pas seulement notre vulnérabilité ; elle met surtout en lumière notre aveuglement. Au moment même où les prix s’emballent et où nombre de Français réclament une "ristourne à la pompe" (autrement dit, que le contribuable paie), une évidence échappe encore au débat public : le véritable bouclier énergétique ne se trouve pas à la pompe, mais à la prise. C’est notre électricité. Le problème, c’est que ce bouclier reste invisible."Le réel, c'est quand on se cogne"
Les Français l’expriment clairement : les crises énergétiques ne sont plus perçues comme des accidents, mais comme un régime durable. 68 % des Français pensent qu’elles vont se répéter, 92 % se disent préoccupés par la hausse des prix. L’énergie s’impose désormais comme une contrainte économique centrale.
Face à cela, la réaction est prévisible, une majorité demande une baisse des taxes sur les...
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21/04 - Automobile : ces grandes marques qui se convertissent à l’économie circulaire
L’économie circulaire bat son plein. L’industrie automobile s’engage à marche forcée dans la neutralité carbone de la chaîne de fabrication et tout au long du cycle de vie des véhicules.
En droite ligne avec sa feuille de route environnementale "Toyota environmental challenge 2050", le constructeur japonais ouvre deux installations de démantèlement, au Royaume-Uni et en Pologne. Toyota s’appuie sur l’expertise de son site britannique de Burnaston, spécialisé dans la fabrication de modèles hybrides, pour déployer un vaste projet de recyclage de dimension industrielle, ouvert à toutes les marques. Son objectif ? Tirer des enseignements du démontage, notamment sur la réaction des matériaux, l’accessibilité des organes ainsi que la durabilité des composants, pour les transmettre aux équipes de design et leur permettre de concevoir des voitures plus faciles à réparer.De nouvelles batteries plus minces
Une politique menée de longue date par BMW dont les ingénieurs évaluent la recyclabilité des produits avant de les intégrer dans le dessin des pièces. Ainsi, par exemple, les isolations de mousses agglomérées peuvent trouver une seconde vie pour réaliser des plages arrière ou des plastiques retravaillés dans les passages de roues. Afin de gagner en efficacité, la firme munichoise intensifie les travaux en amont avec ses fournisseurs, des jeunes pousses et des partenaires en technologie. La conception collaborative de la nouvelle batterie de 800 volts a permis de créer un objet plus plat, mince et léger, doté d’une...
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21/04 - Qui est John Ternus, futur successeur de Tim Cook à la tête d’Apple ?
La passation est plus rapide que prévu, et propulse un inconnu du grand public, John Ternus, à la tête de l’une des entreprises les plus populaires du monde. Le PDG d’Apple depuis 15 ans, Tim Cook, quittera la direction générale le 1er septembre pour devenir président du Conseil d’administration, a-t-il annoncé par communiqué lundi 20 avril. La date pressentie était à l’origine janvier 2027. Il a d’ores et déjà donné le nom de son successeur, inconnu de la plupart des détenteurs d’iPhone et de Mac. Au sein de l’entreprise néanmoins, John Ternus est loin d’être un nobody : c’est cet ingénieur informatique qui était justement responsable des produits physiques de la marque ces quatre dernières années.
À 50 ans, John Ternus, pur produit de la maison, est devenu ces dernières années l’un des visages clés d’Apple, au point de s'imposer comme favori pour succéder à Tim Cook. Entré dans l’entreprise en 2001, cet ingénieur en mécanique formé à l’université de Pennsylvanie a gravi les échelons jusqu’à diriger l’équipe d'ingénierie produit. Discret mais influent, John Ternus a joué un rôle clé dans l'évolution de plusieurs produits qui font le cœur d'Apple. Il a supervisé les équipes Mac et iPad dès 2013 et participé à des projets exploratoires comme les téléphones pliables, avant de coordonner en 2020 la transition des Macs vers les puces Apple.
Récemment, il a montré qu'il était davantage qu’un technicien pour l’entreprise à la pomme. En septembre dernier, ce visage inconnu a été poussé sur scène pour présenter la keynote du nouveau...
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21/04 - L’Express en accès libre pendant 48 heures : faites le pari de l’Europe avec nous !
Les 28 et 29 avril, L’Express ouvre grand ses portes. Pendant 48 heures, l’ensemble de nos contenus devient librement accessible. Pas de filtre, pas de sélection, pas d’opinion imposée.
Dans un monde saturé d’informations immédiates, de réactions à chaud et de certitudes rapides, nous faisons un choix différent : celui de l’analyse, du recul et de la hiérarchisation. Comprendre plutôt que réagir. Éclairer plutôt que simplifier.
Ces deux journées sont une invitation à entrer dans notre univers éditorial, à votre rythme, selon vos curiosités. À lire, explorer, confronter et surtout, à vous faire votre propre idée.
Vous pourrez ainsi parcourir librement les grands axes qui structurent notre lecture du monde : Défense & Renseignement, pour saisir les rapports de force et les zones d’ombre ; Géopolitique, pour décrypter les équilibres internationaux ; Science et Recherche, pour éclairer les mutations en cours ; Idées et débats intellectuels, pour nourrir la réflexion ; Éducation et Universités Européennes, au cœur des transformations de nos sociétés ; le Management et le Leadership, pour comprendre les dynamiques économiques et humaines.
Ces portes ouvertes sont aussi l’occasion de découvrir ce qu’est devenu L’Express aujourd’hui : une rédaction engagée dans une nouvelle formule, pensée pour structurer l’information et lui redonner du sens. Une conviction forte la guide : l’Europe est la bonne échelle pour comprendre le monde contemporain, non comme un simple angle, mais comme une grille de lecture essentielle....
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21/04 - "Un rempart contre la solitude" : qui sont ces cadres qui plébiscitent les réunions ?
Nombreux sont les détracteurs des réunions : 70 % des salariés aux États-Unis, selon le chercheur américain Steven Rogelberg (The Surprising Science of Meetings, Oxford University Press, 2019), et 80 % en France les jugeraient "pas du tout efficaces" (environ 9% les jugent "très efficaces" et 11 % "assez efficaces", étude Deskeo, 2024). Ces rendez-vous professionnels sont souvent perçus comme des entraves : ainsi, 67 % des salariés jugent que leur productivité en pâtit et ils sont près de 90 % à faire autre chose pendant ce temps contraint (Deskeo). Sans compter les multiples coûts cachés de ces séances de brainstorming.
Mais alors, qui sont ces 20 % de Français qui défendent cette méthode de travail ? Ce sont "quatre profils et ils se reconnaîtront" répond Tonvoisin Debureau, pseudonyme d’un enseignant-chercheur titulaire d’un doctorat en business administration, auteur notamment de Réunionite chronique (Gereso, 2026), qui a dressé un "portrait forensique d’une espèce méconnue… fruit de vingt-cinq ans d'observation en milieu corporate". Les quatre cavaliers de la réunionite
"L'Homo reunionicus narcissicus" est le premier des quatre. Pour l’expert, ce narcissique "aime les réunions pour une raison d'une limpidité confondante : c'est le seul endroit où il existe vraiment. A son bureau, il se fane. En réunion, il est en scène. La salle est son théâtre, l'ordre du jour sa partition - qu'il n'a jamais lue, puisqu’il n’y en a pas. Pour lui, la réunion n'est pas un outil de travail. C'est un miroir".
Ce...
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21/04 - Coup d’Etat militaire de Jaruzelski en 1981 : l’armée fait taire la liberté, par Raymond Aron
L'Express du 18 décembre 1981La junte communiste
Le dénouement provisoire de la crise polonaise diffère de la normalisation hongroise ou tchécoslovaque autant que la révolte de Solidarité différait de la révolution de Budapest ou du Printemps de Prague.
Les chars d'assaut soviétiques réprimèrent dans le sang une insurrection victorieuse à laquelle l'armée nationale s'était jointe. En Tchécoslovaquie, les divisions du Pacte de Varsovie occupèrent le pays sans tirer un seul coup de feu. Mais, ici et là, les Soviétiques s'appliquèrent, d'abord et avant tout, à reconstituer le Parti. C'est à l'appel d'un gouvernement ouvrier et paysan créé pour la circonstance que les troupes russes revinrent en Hongrie, tirèrent au canon à travers la capitale et entraînèrent vers l'exil ou le, poteau d'exécution les ministres de Nagy et des milliers de suspects. Le Printemps de Prague avait commencé par un changement de majorité à l'intérieur du Comité central du Parti. L'ambassadeur de l'U.R.S.S. sur place, responsable de l'opération — et aujourd'hui en poste à Paris — eut besoin de quelques jours ou même de quelques semaines pour mener à bien la "normalisation" des deux Partis tchèque et slovaque.
Pour la première fois dans la zone soviétique, l'Armée remplace le Parti, ne se dissimule plus derrière lui. A la télévision même, des hommes en uniforme lisent des bulletins d'information et répètent la déclaration du général Jaruzelski, à la fois chef de l'Armée et chef du Parti. Ce dernier était tombé en un tel discrédit qu'il...
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21/04 - Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump annonce une prolongation du cessez-le-feu avec l’Iran
Les négociations de la dernière chance auront-elles bien lieu ? Téhéran s'interroge sur la possibilité d'envoyer ou non une délégation au Pakistan pour une nouvelle session de pourparlers avec Washington, a déclaré lundi 20 avril à Reuters un représentant iranien de haut rang, dénonçant comme un obstacle majeur la décision des Etats-Unis de bloquer les ports iraniens. Alimentant l'incertitude sur la tenue d'une nouvelle réunion, une source a déclaré à Reuters que J.D. Vance était resté à Washington lundi, en dépit d'informations de presse selon lesquelles le vice-président américain était en route pour Islamabad.
Ces commentaires interviennent alors que touche à sa fin le cessez-le-feu de deux semaines entre les Etats-Unis et l'Iran, entré en vigueur aux premières heures du mercredi 8 avril, laissant entrevoir une escalade des hostilités qui ont tué des milliers de personnes à travers le Moyen-Orient.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump annonce la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran
⇒ L'annonce de Donald Trump, un "stratagème" pour gagner du temps, selon un conseiller du président du Parlement iranien
⇒ Emmanuel Macron appelle à "oeuvrer ensemble à la consolidation de la trêve fragile" entre Israël et le Liban
23h00Fin de ce direct
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations.
22h45L'annonce de Donald Trump, un "stratagème" pour gagner du temps, selon un conseiller du président du Parlement...
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21/04 - Olivier Klein (HEC) : "La dette n’est pas qu’un problème économique, c’est le symptôme d’une démocratie malade"
Une année nous sépare d'une élection majeure. Difficile de savoir aujourd'hui quels seront les grands thèmes de la campagne présidentielle. Mais peut-être encore plus que lors des précédents scrutins, les sujets de la dette, du financement de notre modèle social et de sa soutenabilité devront figurer en tête des débats. C'est du moins le vœu d'Olivier Klein, économiste, directeur général de banque qui publie un essai "Dette, réformes et démocratie" chez Décryptage Editions. Pour ce professeur à HEC, la dérive de la dette n'est pas seulement un problème économique et financier, c'est aussi le symptôme d'une démocratie qui a oublié la notion même de limites. En cherchant à maximiser immédiatement la satisfaction individuelle par une extension continue des droits, le système détruit progressivement les conditions mêmes de la liberté, de l'autonomie, de la prospérité et de la solidarité.
L'Express : Nous sommes à un an de l'élection présidentielle. Alors que les sentiments de décrochage et de déclassement traversent l'opinion publique, la question de la dette et de sa soutenabilité peut-elle se retrouver au centre des débats ?
Olivier Klein : Oui et je l'espère. Et si ce n'était pas le cas, ce serait une erreur grave. Comme nous appartenons à la zone euro, le risque d'une crise financière à court terme est certes assez limité. La monnaie unique nous protège et nous anesthésie simultanément. Et si nous ne l'avions pas, cela ferait fait longtemps que nous aurions dû dévaluer et que les taux d'intérêt seraient infiniment...
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21/04 - Langue française : la forme des lettres, c’est aussi de la politique
Au tournant du XVIIe et du XVIIIe siècles, le Conseil du roi prend une initiative pour réhausser un peu plus plus la gloire de Louis XIV. Un château ? Une conquête territoriale ? Une monnaie ? Vous n’y êtes pas. Il s’agit de créer une… nouvelle police de caractères.
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Quelques années plus tard, en 1702, paraît donc le premier texte composé en "Romain du Roi" : Son titre : "Médailles sur les principaux événements du règne de Louis le Grand". Gilles Filleau des Billettes, mathématicien et bibliothécaire ; Jacques Jaugeon, géomètre et typographe ; Sébastien Truchet, ingénieur et mathématicien et Jacques Grandjean, graveur de poinçons et typographe, ont conçu cette police de caractères comme une œuvre géométrique. La symétrie y est aussi omniprésente que dans les jardins de Le Nôtre, et pour cause ! Les quatre hommes ont inscrit chaque lettre dans des grilles composées de centaines, voire de milliers de petits carrés. C’en est trop pour certains : "Comment a-t-on pu rétrécir l’esprit et éteindre le goût (…) Faut-il donc tant de carrés pour former un O qui est rond, et tant de ronds pour former d’autres lettres qui sont carrées ?", écrira quelques décennies plus tard l’un de leurs contempteurs, le graveur et fondeur de caractères Pierre-Simon Fournier.
Ce qui est certain, c’est que chaque signe a été imaginé comme une construction intellectuelle et une norme d’Etat. Ce n’est pas un hasard si le Romain du Roi restera propriété exclusive de l’Imprimerie nationale durant tout...
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21/04 - Dimitri Minic : "On observe une convergence de style politique entre la Russie et les Etats-Unis"
Près d'un an et demi après l’élection de Donald Trump, la démocratie américaine marcherait-elle dans les pas de l’autocratie poutinienne ? Les traits d’un style politique longtemps associé au régime russe sont en tout cas de plus en plus visibles aux Etats-Unis, alerte Dimitri Minic, le responsable scientifique de l’Observatoire Russie, Europe orientale, Caucase et Asie centrale à l’Ifri, dans une récente note intitulée "Le miroir toxique de la Russie : comment un style politique qui a affaibli Moscou érode aujourd’hui la puissance américaine". Pour ce spécialiste de la pensée stratégique russe, le constat est clair : "Les spécificités du style politique russe se retrouvent aujourd’hui aux Etats-Unis, non par exportation du régime russe en tant que tel, mais du fait de l’émergence de logiques de pouvoir similaires, sur fond de fragilités internes."
L’Express : La vie politique américaine est-elle en voie de "poutinisation" ?
Dimitri Minic : Ce que l’on observe aujourd’hui, ce n’est pas une équivalence de régimes, mais une convergence de style politique. Cela se reflète particulièrement dans la personnalisation du pouvoir, le mépris de l'Etat de droit et l’érosion de la vérité que l’on voit se développer aux Etats-Unis. Ces éléments sont typiques des dynamiques propres aux trajectoires autoritaires. Les spécificités du style politique russe se retrouvent aujourd’hui aux Etats-Unis, non par exportation du régime russe en tant que tel, mais du fait de l’émergence de logiques de pouvoir similaires, sur fond de...
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20/04 - Affaire Grasset : si Vincent Bolloré est une menace, il est aussi un symptôme, par Pierre Bentata
L’éviction d’Olivier Nora marque une rupture dans la culture. Dans les heures qui ont suivi l’annonce de son licenciement, plus d’une centaine d’auteurs ont quitté Grasset. En quelques jours, les réactions de soutiens se sont multipliées. Des émissions de radio et de télévision ont été consacrées à l’affaire, tandis que, dans la presse, plus de trois cents auteurs et acteurs du monde de l’édition ont appelé à la création d’une clause de conscience pour les auteurs, sur le modèle de celle dont bénéficient les journalistes.
Cette émotion est à la mesure de la place qu’occupait Olivier Nora dans le paysage culturel et intellectuel. A la tête de la fameuse maison depuis un quart de siècle, il avait su gagner, au-delà des sensibilités politiques et littéraires, l’estime d’une grande partie du monde de l’édition. Son limogeage par Vincent Bolloré apparaît donc, à juste titre, comme une décision brutale, autoritaire et profondément inquiétante. Un fait du prince, sans égard pour l’histoire de cette maison et pour ceux qui la font vivre.
Et puis, au-delà d’Olivier Nora, personne n’a oublié le précédent Fayard. Lorsque cette maison entra dans le giron du milliardaire, elle prit immédiatement une nouvelle direction. Cap sur la droite la plus dure. Au point de devenir le vaisseau mère des conservateurs amers et des thuriféraires des régimes autoritaires. Une dérive qui frappera à n’en point douter Grasset. Intellectuels, écrivains, journalistes et éditeurs ont donc raison de s’indigner et même de se révolter. Qu’une maison d’édition...
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20/04 - Jordan Bardella au Medef : entre le RN et le patronat, l’histoire d’une relation contrariée
Le rendez-vous a été annoncé par le Medef lui-même. A un an de l’élection présidentielle, l’organisation patronale a reçu, ce lundi, Jordan Bardella à déjeuner dans un hôtel cossu du XVIIe arrondissement. Une forme de consécration pour le président du parti d’extrême droite qui multiplie depuis de longs mois les œillades au patronat. "Je ne suis pas de gauche, je n’ai pas l’entreprise honteuse", récitait-il encore, ce lundi 20 avril, en amont de sa rencontre avec les patrons. Ajoutant : "Je crois que nous avons un programme résolument tourné vers la production, vers la croissance et les dirigeants d’entreprise pourront trouver avec nous des alliés parce que nous avons besoin d’eux pour redresser l’économie française."
Un tel discours ne détonne plus au Rassemblement national. Il est pourtant à des années-lumière de celui que tenait Marine Le Pen, en 2012, dans son ouvrage Pour que vive la France (Éditions Jacques Grancher), destiné à rendre compte de sa vision du pays. "En tant que responsable politique, ce qui me paraît le plus intéressant est la consistance idéologique de cette caste au pouvoir ; elle croit profondément au projet mondialiste, et à tout ce qui en découle : marche forcée vers l’Europe de Bruxelles, libre-échange, dilution des peuples via la mise en concurrence féroce et l’immigration, écrivait alors la candidate à l’élection présidentielle […] L’élite financière, bien sûr, approuve ce modèle parce qu’il sert objectivement les intérêts des grands patrons mondialisés, CAC 40 et Medef...
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20/04 - "Les milliardaires ont des opinions plus diversifiées que les journalistes" : l’analyse choc de l’universitaire John McGinnis
Donald Trump, Elon Musk et Peter Thiel aux Etats-Unis, Vincent Bolloré ou Bernard Arnault en France… Alors que les milliardaires font l’objet de nombreuses polémiques, sont régulièrement présentés comme des menaces pour la démocratie et sont ciblés par des universitaires comme Thomas Piketty ou Gabriel Zucman, un intellectuel américain prend leur défense à travers un plaidoyer libéral. Dans Why Democracy Needs the Rich (Encounter Books), qui vient de paraître en anglais et a été salué par le Financial Times ou le Wall Street Journal, John O. McGinnis assure que les riches représentent une classe indispensable au bon fonctionnement d’une démocratie. Pour ce professeur de droit à la Northwestern University (Illinois), les personnes fortunées (les 0,1 %) jouissent d’une certaine indépendance vis-à-vis des soucis quotidiens, ce qui leur permet, surtout parmi les entrepreneurs, de faire émerger de nouvelles idées et de prendre des risques sans se soucier de l’opinion majoritaire. Selon John O. McGinnis, ces riches présentent d'ailleurs une diversité idéologique bien plus importante qu’on ne le croit souvent, et font contrepoids à d’autres élites, intellectuelles, médiatiques ou bureaucratiques, bien plus conformistes.
Pour L’Express, l’universitaire développe sa thèse iconoclaste et explique pourquoi nous devrions, dans cette ère technologique, revoir nos idées reçues sur les riches.
L’Express : Pour Bernie Sanders, chaque milliardaire représente un "échec politique". Le maire de New York Zohran Mamdani, conseillé...
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20/04 - Qui est Roumen Radev, le nouveau Premier ministre bulgare qui ne cache pas son affection pour Vladimir Poutine ?
Une victoire "écrasante", "historique". Un "triomphe", peut-on lire dans la presse bulgare. Roumen Radev a donc réussi son coup de poker. Celui qui avait claqué la porte du palais présidentiel en janvier 2026 après 10 ans de règne vient d'être élu Premier ministre. Avec sa coalition de centre-gauche, "Bulgarie Progressiste", l'homme politique qui a axé sa campagne sur la lutte contre la corruption et son soutien à la Russie a remporté, haut la main, les élections législatives anticipées. 44,58 % des suffrages, selon des résultats partiels publiés ce lundi 20 avril. Loin devant le parti conservateur de l'ancien Premier ministre (13,01 %), ce score lui garantit la majorité absolue au Parlement : au moins 132 sièges sur 240. Le mouvement porté par Roumen Radev a également battu les libéraux qui n'ont rassemblé que 14,26% des suffrages.
Avec "Bulgarie Progressiste" - qu'il a inaugurée pour sa campagne - l'ancien président formera bientôt son gouvernement. Une coalition inédite qui permettra sûrement de rebattre les cartes de la politique nationale, alors que ses citoyens se rendaient aux urnes pour la huitième fois en cinq ans. Malgré l'instabilité ambiante, plus de 50 % des Bulgares se sont déplacés ce dimanche. Un record depuis 2021. Statistique qui semble conforter la stratégie de rupture adoptée par le sexagénaire dans une Bulgarie où la méfiance s'impose face à la politique. A tel point que, pendant sa campagne, la crainte d'une opération de déstabilisation venue du Kremlin s'est rapidement imposée......
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20/04 - Jordan Bardella au Medef : pourquoi les patrons devraient se méfier du RN, par Gérald Bronner
Ce lundi 20 avril, Jordan Bardella était invité à déjeuner par les dirigeants du Medef. Officiellement, l’organisation patronale auditionne les responsables des principales forces politiques dans la perspective de 2027. Il n’y aurait donc pas lieu de s’en émouvoir. Officieusement, une autre logique se dessine : quand une force politique paraît en mesure d’approcher le pouvoir, le monde économique veut l’entendre et si possible l’influencer. Le tout avec la bonne intention de favoriser une stabilité dont les entreprises ont besoin.
Il faut manier les analogies historiques avec précaution mais il existe des processus récurrents qu’il serait imprudent d’ignorer : lorsque l’incertitude politique grandit, une partie des élites économiques peut être tentée d’ignorer les perturbations que peut provoquer l’accès au pouvoir d’une force politique radicale. Comment ne pas penser - au moins un peu - à l’Allemagne de 1933 où des hauts fonctionnaires aussi bien que des industriels ont, à des degrés divers, exprimé cette tentation de miser, paradoxalement, sur une aventure politique au nom du rétablissement de l’ordre. Parier sur le fait que l’eau bouillonnante de la radicalité va se tempérer par l’exercice du pouvoir est téméraire. Les Etats-Unis le ressentent aujourd’hui douloureusement : lorsque les radicaux ont du pouvoir, ils tendent à en user avec brutalité.La normalisation n'est pas la modération
C’est donc moins la rencontre patronat/RN qui est problématique que les illusions qui paraissent l’inspirer. La...
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20/04 - F-35 : comment les Européens sont tombés dans le piège américain
Imaginons un scénario. Une armée européenne prépare une opération aérienne. Les pilotes sont installés dans le cockpit. Les moteurs des F-35 chauffent. Puis Donald Trump passe un coup de fil à Lockheed Martin... et les appareils restent cloués au sol. Une hypothèse tout à fait réalise, d'après Joseph Henrotin, politologue et spécialiste des questions de défense.
Le vent est en train de tourner. S’équiper auprès des Américains, autrefois gage de qualité et de sécurité, devient aujourd’hui une vulnérabilité. Présenté il y a quelques jours, un rapport parlementaire dresse la liste de nos points de vulnérabilité : stocks de munitions, production de nos lance-grenades, fabrication des catapultes utilisées sur le Charles-de-Gaulle pour lancer nos avions de combat... le compte à rebours est lancé pour sortir de la soumission militaire aux Etats-Unis.
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20/04 - En Italie, la prime controversée de Giorgia Meloni pour encourager les expulsions volontaires
Ses opposants parlent déjà d'une "prime Far West". Le gouvernement d'extrême droite de Giorgia Meloni prévoit d'accorder des primes aux avocats italiens qui réussiraient à persuader leurs clients immigrés de retourner volontairement dans leur pays d'origine. Cette mesure, qui figure dans le dernier projet de loi sur la sécurité, est soumise cette semaine à la chambre basse du Parlement pour son approbation finale, après avoir été adoptée par la chambre haute à l’issue de débats particulièrement tendus.
La coalition au pouvoir a prévu 246 000 euros pour financer ce dispositif en 2026, avec un budget quasiment doublé pour 2027 et 2028. Les avocats impliqués dans l’accompagnement de leurs clients étrangers vers un retour volontaire toucheront une prime, mais seulement une fois que ces derniers auront effectivement regagné leur pays d’origine. Le montant exact n’est pas précisé dans la loi, mais la presse italienne l’estime à environ 615 euros. Le même texte prévoit également la suppression de l’aide juridictionnelle financée par l’État pour contester les ordres d’expulsion.Une vive opposition
Cette initiative a relancé les tensions entre le gouvernement et les professions juridiques, un mois après l’échec du référendum sur une réforme de la justice soutenue par l’exécutif Meloni. Le Conseil national des barreaux italiens affirme n’avoir pas été consulté et demande le retrait de la mesure. L’UCPI, représentant les avocats pénalistes, juge la disposition "incompatible" avec la Constitution italienne, rappelant que les...
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20/04 - A Katowice, la Pologne affiche ses ambitions : "Il est temps pour nos entreprises d’investir en France"
"Le plus grand débat européen". Les organisateurs du XVIIIe Congrès économique européen (EEC), qui se tient à Katowice, en Pologne, du 22 au 24 avril, affichent des ambitions à la mesure du dynamisme de ce pays, autrefois l'un des plus pauvres du continent, aujourd'hui dans le top 20 des économies mondiales.
La manifestation de Katowice, dont L'Express désormais accessible en ligne en polonais est partenaire, témoigne de la volonté des décideurs polonais de jouer les premiers rôles dans la conversation européenne. 1 300 intervenants (entrepreneurs, responsables politiques, scientifiques, intellectuels...) et plus de 200 débats sont annoncés dans cette ville située à 300 kilomètres au sud-ouest de Varsovie.
"Le programme met l'accent sur la place de l’Europe dans un monde marqué par des rivalités technologiques, économiques et politiques croissantes", explique à L'Express Wojciech Kuspik, le fondateur de l'événement, qui préside le conseil d'administration de la société organisatrice PTWP SA.
Au menu des discussions : le rôle géopolitique de l'Europe, sa souveraineté, son industrie, sa capacité d'innovation... Un an après la signature du traité de Nancy, la coopération franco-polonaise sera à l'honneur avec une série d'événements organisés par la Chambre de commerce franco-polonaise (CCFP) dans le cadre d'un forum spécifique.
Le sujet "industrie et compétitivité" réunira notamment Joanna Czynsz-Piechowiak (PDG Saint-Gobain Polska et Ukraine), Valéry Gaucherand (PDG L’Oréal Polska et Pays baltes), Adam Jarubas...
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20/04 - Donald Trump, un chef de guerre mal préparé qui improvise face à l’Iran
Il était convaincu que la guerre serait pliée en un rien de temps. Mais ses certitudes ont vacillé face à l'extrême résistance de l'Iran, bien décidé à ne pas laisser les Etats-Unis donner le ton. Derrière ses fanfaronnades habituelles sur les réseaux sociaux, Donald Trump doute, oscillant entre postures belliqueuses et conciliantes, confronté pour la première fois au risque d'échec.
Durant sa campagne présidentielle, le dirigeant américain jurait pouvoir mettre fin aux guerres à l'étranger ; résoudre, grâce à la puissance militaire du pays, un problème qui avait résisté à sept de ses prédécesseurs. Aujourd'hui, le compte n'y est pas : le cessez-le-feu reste précaire, une voie commerciale essentielle est paralysée depuis plusieurs semaines, et les cadors du régime iranien décédés ont été remplacés par de nouveaux dirigeants radicaux - autant de facteurs susceptibles de prolonger un conflit qu’il avait affirmé pouvoir conclure en six semaines, délai déjà dépassé.Un "manque de planification"
"Nous assistons à des [opérations militaires] qui ne se traduisent pas par une victoire, et cela incombe directement au président et à la manière dont il exerce ses fonctions - manque d’attention aux détails et manque de planification", étrille auprès du Wall Street Journal Kori Schake, chercheuse à l’American Enterprise Institute et ancienne membre du Conseil de sécurité nationale de George W. Bush.
En témoigne l'ultimatum spectaculaire du locataire de la Maison-Blanche le mardi suivant Pâques, lorsqu'il affirma que si l'Iran ne...
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20/04 - Entre les Etats-Unis et l’Iran, une nouvelle escalade et des négociations incertaines
C'est une nouvelle escalade dans le conflit qui oppose les Etats-Unis à l'Iran. Dimanche 19 avril, l'armée américaine a déclaré avoir ouvert le feu sur un cargo iranien se dirigeant vers le port de Bandar Abbas, mettant ses moteurs hors service. Des Marines américains ont ensuite été hélitreuillés sur le navire, afin de vérifier ce qu'il y avait à bord. Le navire "a tenté de franchir notre blocus maritime, et mal lui en a pris", a écrit dans la foulée Donald Trump, sur sa plateforme Truth Social.
U.S. Marines depart amphibious assault ship USS Tripoli (LHA 7) by helicopter and transit over the Arabian Sea to board and seize M/V Touska. The Marines rappelled onto the Iranian-flagged vessel, April 19, after guided-missile destroyer USS Spruance (DDG 111) disabled Touska’s… pic.twitter.com/mFxI5RzYCS— U.S. Central Command (@CENTCOM) April 20, 2026
En retour, le commandement de l'armée iranienne a prévenu que l'Iran répondrait sous peu à l'acte de "piraterie" effectué par les Etats-Unis. "Nous prévenons que les forces armées de la République islamique d'Iran vont bientôt répondre et effectuer des représailles contre cette piraterie armée" a déclaré un porte-parole de l'armée iranienne, cité par la presse officielle, qui précise que le navire visé par l'armée américaine, le Touska, arrivait en provenance de Chine. Téhéran avait déjà décidé au cours du week-end de refermer la circulation dans le détroit d'Ormuz, dont elle avait annoncé l'ouverture complète vendredi dernier.La paix compromise
Dans ce contexte, les...
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20/04 - Quels critères pour choisir une voiture ? Les Européens préfèrent le style à la technologie
Retombé au plus bas depuis la crise du Covid en 2020 et 2021 le secteur plonge dans une crise durable. Aux niveaux européen et national, les contraintes réglementaires pour des automobiles plus vertes, paralysent nombre de constructeurs. Les Français, eux, restent toujours autant attachés à la "bagnole" (ci-dessous) et en pincent pour des voitures haut de gamme et hybrides, des segments en pleine révolution. Le marché se convertit aux "wattures" fabriquées dans un monde plus durable et où l'intelligence artificielle prend toujours plus de place. Une conversion à marche forcée qui risque de laisser certaines marques sur le bas-côté.
Les Français aiment la "bagnole", selon l’expression consacrée. Les autres aussi. Preuve en est : le design reste un facteur déclenchant fort dans l’acte d’achat. Particulièrement en Chine où la dimension ostentatoire perdure plus qu’ailleurs, même si le temps des parades à bord de bolides "testostéronés semble politiquement révolu", constate Flavien Neuvy, économiste et directeur de l’Observatoire Cetelem. Si 89 % des Chinois s’affirment soucieux de l’esthétique, 71 % des Européens déclarent aussi accorder une attention spéciale à la silhouette de leur voiture. En tête de peloton, on trouve les Polonais, les Portugais et les Italiens (75 %), tandis que les Français, Belges et Allemands se situent dans la moyenne. "Les jeunes générations et les hauts revenus se revendiquent les plus attachés au beau", note Flavien Neuvy.
L’étude annuelle de l’Observatoire Cetelem, menée dans...
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20/04 - Livres : Ingrid Glowacki sera-t-elle la Freida McFadden française ?
Si le commun des mortels réduit Freida McFadden à La Femme de ménage, les spécialistes savent que la romancière américaine ne se limite pas aux éponges et aux balais : elle a aussi écrit La Psy ou La Prof. Pourquoi aurait-elle le monopole du travail ? Avant que la graphomane ne privatise tous les secteurs d’activité, il était temps de se positionner sur le marché de l’emploi : c’est ce que fait judicieusement Ingrid Glowacki, qui vient de sortir La Notaire (Albin Michel).
Ingrid Glowacki ? Derrière ce nom d’origine polonaise et une frange à la Victoire de Castellane se cache une Française de 52 ans qui, après une carrière dans le notariat, avait publié chez Gallimard La Poète aux mains noires, un roman consacré à la céramiste Marie Talbot. Elle se réinvente complètement avec ce thriller psychologique qui devrait être le premier tome d’une série à suspense mettant en scène comme héroïne récurrente une certaine Anna Pomatelli, notaire bipolaire venant mettre son grain de sel dans les guerres de succession, elle qui connaît tous les secrets de famille… Du titre à l’intrigue en passant par la couverture, tout rappelle l’esthétique de McFadden – l’ensemble devrait aussi plaire aux nostalgiques de Mary Higgins Clark. Précisons enfin qu’Ingrid Glowacki est à la ville l’épouse de Jean-Christophe Rufin, qui s’y connaît en best-sellers depuis Rouge Brésil (prix Goncourt 2001). Rendez-vous dans quelques semaines pour voir si Glowacki aura réussi à faire de l’ombre à McFadden en...
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20/04 - De Gaulle en Pologne en 1967 : récit d’un voyage chargé d’histoire
L'Express du 11 septembre 1967Solo pour la Pologne
Sur 31 millions de Polonais, trente au moins n'ont pas acclamé le général de Gaulle la semaine dernière. Ce sont les trente fameuses têtes sculptées du palais de Wawel, dans la ville royale de Cracovie. Ces trente députés muets, la tête de femme furieuse et bâillonnée qui les complète et les murs dénudés du palais sont à peu près les seuls souvenirs de son premier séjour que le Général a pu retrouver intacts après quarante-sept ans. Chaque fois qu'"au soir de sa vie" comme il l'a dit, le grand vieillard a été tenté de chercher, de ses yeux perdus, les lieux de sa jeunesse, un Polonais était à ses côtés pour lui dire : "Les Allemands ont passé par-là, monsieur le Président."
Six millions de morts, un pays rasé par les hordes nazies du Gauleiter Hanke et un nouvel Etat auquel la paix soviétique a donné à l'ouest, au détriment des Allemands, ce qu'elle lui prenait à l'est au profit des Russes, un glissement prodigieux de deux cents kilomètres de droite à gauche sur la carte - l'Allemagne est tout le problème de la Pologne et de ce voyage.
D'entrée de jeu, dès le premier soir, Varsovie reconstruite "comme avant" (et même quelquefois comme bien avant), le Général a montré ses atouts, déjà connus depuis 1959 : "La Pologne, à l'intérieur des frontières qui sont et qui doivent rester les siennes", c'est-à-dire étendue à l'ouest jusqu'à l'Oder-Neisse.
Il a aussi annoncé le grand dessein que nul n'ignorait, d'un côté de l'Oder-Neisse comme de l'autre : "La détente, puis...
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20/04 - Une nouvelle rencontre entre Israël et le Liban est prévue jeudi à Washington
Alors que la trêve entre les Etats-Unis et l'Iran doit prendre fin dans la nuit de mardi à mercredi, l'impasse diplomatique apparente laisse craindre ce lundi 20 avril une reprise des hostilités. L'Iran a prévenu dimanche soir qu'il répondrait sous peu à l'acte de "piraterie" effectué par les Etats-Unis, qui ont dit dans la journée avoir ciblé et saisi un pétrolier iranien ayant tenté de contourner le blocus américain, un acte dénoncé par Téhéran comme une violation du cessez-le-feu.
Ces commentaires ont été effectués alors que la presse officielle iranienne a rapporté que Téhéran n'enverrait pas de délégation au Pakistan pour participer à une deuxième session de négociations avec Washington, après que Donald Trump a déclaré qu'une délégation américaine arriverait lundi soir à Islamabad, où s'était tenue il y a neuf jours une première réunion à haut rang destinée à mettre fin à la guerre - sans avancée concrète.
Les infos à retenir
⇒ L'Iran promet de répliquer à "l'acte de piraterie" de Washington
⇒ Le Pakistan se dit confiant sur la participation de l'Iran aux discussions avec les Etats-unis
⇒ Israël et le Liban tiendront un deuxième cycle de pourparlers jeudi à Washington
21h00Fin de ce direct
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations.
>> Notre nouveau direct
20h45Le Pakistan se dit confiant sur la participation de l'Iran aux discussions avec les Etats-unis
Le Pakistan est confiant de pouvoir obtenir...
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20/04 - Christophe Périllat : "Pour la première fois, l’Europe défend ses entreprises et son industrie"
Après maints reports, la Commission européenne a dévoilé le 4 mars son Industrial Accelerator Act. Ce règlement, qui doit désormais être négocié par le Conseil et le Parlement européen, conditionne pour la première fois l’octroi de marchés ou subventions publiques au fait de produire sur le sol de l’UE. Une réponse "ciblée et proportionnée", selon le vocable bruxellois, "au contexte de concurrence mondiale déloyale" dans lequel se débat l’industrie européenne, entre dumping chinois et barrières douanières américaines.
La filière automobile s’est particulièrement mobilisée pour inviter la Commission à mettre une goutte de protectionnisme dans son vin libre-échangiste. Au cœur de ce lobbying, Christophe Périllat. Le patron de l’équipementier français Valeo, élu Personnalité Automobile de l’année 2025 par Le Journal de l’Automobile, revient sur la genèse de ce texte qu'il juge essentiel pour la compétitivité du Vieux Continent.
L’Express : Dix-huit mois ont été nécessaires pour aboutir au règlement européen sur l’accélération de l’industrie présenté la Commission. Pourquoi vous êtes-vous emparé de ce sujet ?
Christophe Périllat : Tout a commencé en octobre 2024 à l’Élysée, la veille du Mondial de l’auto à Paris. Un dîner de la filière, une belle table carrée, avec une quarantaine de personnes autour. Chaque convive a pris la parole pendant deux ou trois minutes. A l’époque, tout le monde ne parlait que de réduction de CO2 et de l’échéance de 2035 pour la vente des véhicules à moteur thermique. Pour moi, le vrai problème était...
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20/04 - Anita Orban, la diplomate qui symbolise le virage de la Hongrie face à la Russie
Evacuons d'emblée la question du patronyme : non, Anita Orban n'a aucun lien familial avec Viktor Orban. A 51 ans, la diplomate hongroise fait partie du camp des vainqueurs, celui de Péter Magyar, qui a raflé plus de deux tiers des sièges au Parlement lors des élections du 12 avril. Ce dernier l'avait d'ailleurs prédit, en février, devant Donald Tusk à Varsovie. Après une franche accolade avec le Premier ministre polonais, le leader de l'opposition hongroise lui présente Anita Orban : "Voici ma collègue et la future ministre des Affaires étrangères de la Hongrie, son nom de famille n'est qu'une coïncidence…" Et Tusk de répondre : "Oh vous savez, je m'appelle Donald !" Grand éclat de rire dans l'assemblée.
🇭🇺🤝🇵🇱 Viktor Orbán’s challenger Péter Magyar met Polish PM @donaldtusk in Munich and introduced his colleague Anita Orbán as “future minister of foreign affairs of Hungary,” joking that her surname is just a coincidence.
“My name is Donald,” Tusk quipped in reply. pic.twitter.com/4oAYdMyHjW— Szabolcs Panyi (@panyiszabolcs) February 13, 2026
Anita Orban incarne le changement d'ère à Budapest. Conseillère géopolitique de Péter Magyar pendant la campagne, elle devrait bientôt prendre la tête de sa diplomatie et opérer le virage international de la Hongrie : fini le blocage systématique de l'Union européenne, le financement de l'internationale des réactionnaires et les coups de pouce au Kremlin. "La personne d'Anita Orban symbolise une promesse européenne, celle d'un changement radical d'attitude de la Hongrie...
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19/04 - Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau au défi de franchir le mur du son
Il s'agissait d'une simple formalité. Sans surprise, Bruno Retailleau a été désigné ce dimanche 19 avril candidat à l'élection présidentielle par les adhérents des Républicains. 73,8% des votants ont adoubé le président de LR, option préférée à l'organisation d'une primaire semi-ouverte (14%) ou fermée (12,2%). Cette intronisation était anticipée en interne, tant le scrutin lui était taillé sur mesure. Bruno Retailleau a désormais tout loisir d'enduire sa candidature de légitimité démocratique et de disqualifier les ambitions concurrentes d'autres ténors LR. Ses contempteurs internes vont s'employer à minimiser l'enjeu du vote, qualifié de "jeu de dupes" par le patron des députés LR Laurent Wauquiez.
Les chefs à plume de la droite ne feront pas la publicité de cette désignation. Là réside le problème de Bruno Retailleau. L'ancien ministre de l'Intérieur doit retrouver l'oreille des Français, six mois après son départ de Beauvau. L'annonce de sa candidature en février a pris de court ses concurrents, mais n'a pas eu d'effet de souffle dans l'opinion publique. Le premier flic de France a séduit l'électorat de droite, le simple sénateur peut-il le reconquérir après sa sortie ratée du gouvernement ? Il n'est pas aisé de recréer de l'enthousiasme après avoir causé de la déception. "Retailleau est entre 6 et 8% dans les sondages, note en privé Laurent Wauquiez. Édouard Philippe oscille entre 16 et 18. Qui croit que par magie et sans être au gouvernement, il va passer à 16 ? Cela n’existe pas dans la vie politique."
Bruno...
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19/04 - "Un point d’appui stratégique dans la région" : Israël s’ancre durablement au Somaliland
La reconnaissance du Somaliland par Israël, fin 2025, avait marqué un tournant pour ce territoire autoproclamé, qui réclame de longue date son indépendance vis-à-vis de la Somalie, sans obtenir gain de cause auprès de la communauté internationale. Cette semaine, Israël a annoncé la nomination de son premier ambassadeur, Michael Lotem, auprès de Hargeisa, la capitale du Somaliland. Une déclaration qui a suscité de vives condamnations de la part des pays de la Ligue arabe, qui dénoncent une atteinte à l'intégrité territoriale de la Somalie.
Pour l’analyste Robert Kluijver, chercheur associé à l'Université de Leyde (Pays-Bas), ce choix diplomatique illustre une volonté d’ancrage durable dans la Corne de l’Afrique, à travers des profils connaissant finement la région. Derrière ce mouvement, Israël poursuivrait une stratégie plus large de recomposition des équilibres régionaux, mêlant alliances avec des États comme l’Éthiopie ou les pays du Golfe, et recherche de points d’appui face aux Houthis au Yémen, notamment autour du golfe d’Aden.
L'Express : L'envoi d'un ambassadeur au Somaliland marque-t-il une nouvelle étape dans la relation entre les deux pays ?
Robert Kluijver : L’envoi d’un ambassadeur montre que la reconnaissance du Somaliland par Israël fin 2025 n’était pas simplement symbolique. Le choix de l'ambassadeur est d'ailleurs révélateur : il s’agit d’un diplomate qui était basé à Nairobi, au Kenya. Ces profils ont généralement une bonne connaissance de la région, qu'il s'agisse de la Somalie, du Somaliland...
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19/04 - Après la victoire de Péter Magyar, Budapest et Varsovie rêvent d’une nouvelle alliance
Sourire jusqu'aux oreilles, ce 12 avril, le Premier ministre polonais Donald Tusk n'a pas tardé à décrocher son téléphone pour féliciter le grand vainqueur des législatives hongroises. "Péter, je suis si heureux !", s'exclamait-il quelques heures après le verdict, tout en saluant "le retour de la Hongrie dans l'Europe" sur ses réseaux sociaux. Seize ans plus tard, le modèle illibéral façonné par Viktor Orban, ouvertement en rupture avec l'Union européenne, connaît son crépuscule. Le triomphe inespéré de Péter Magyar ouvre un nouveau chapitre sur les rives du Danube.
Du côté de Varsovie, où l'on a suivi l'élection plus attentivement que nulle part ailleurs, cette issue est une bénédiction pour le gouvernement pro-européen de Donald Tusk. Fin 2023, lui-même est revenu au pouvoir après des années d'opposition à un gouvernement souverainiste qui avait rogné sur l'Etat de droit, remodelé la télévision publique et exaspéré Bruxelles. Mais au-delà des frontières, les centristes s'étaient heurtés à l'impossible coopération avec Orbán, bien décidé à entraver le soutien à l'Ukraine et à rester dans le giron de Moscou. "La coopération bilatérale était au plus bas depuis 1989", résume Andrzej Sadecki, responsable du pôle Europe centrale au Centre d'études orientales.Frères d'armes
L'élection de Magyar, du même bord politique que le premier ministre polonais, change la donne. Et le fameux dicton que l'on se plaît à répéter à Varsovie n'a jamais semblé aussi vivace : "Le Polonais et le Hongrois sont deux frères, ils lèvent leurs sabres,...
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19/04 - Attaques de Donald Trump contre les parcs nationaux : "Il n’a pas réussi à tuer l’imaginaire américain sur la nature"
Les parcs nationaux font partie intégrante de l'imaginaire américain. Un sujet de consensus au cœur d'une société ultra-divisée. Donald Trump tente pourtant de les attaquer sur différents fronts depuis son retour à la Maison-Blanche. En sabrant dans les effectifs des très aimés rangers. En augmentant le tarif d'entrée pour les étrangers. En gommant des pans d'histoire qui le dérange. Ou en souhaitant ouvrir des espaces protégés aux forages ou à la construction. Certains l'accusent même de préparer le terrain pour une privatisation de ces parcs nationaux.
"Trump serait évidemment très heureux s'il pouvait faire des casinos à côté des geysers. Mais il n’y arrivera pas, tranche Renaud Lassus, chercheur associé à l’Institut Jacques Delors et ancien directeur exécutif de la Banque interaméricaine de développement, à Washington. Le gouvernement est dans une situation complexe. Sur la question de la nature, sa boussole est en décalage profond avec l'ADN du parti républicain. Et même avec les désirs actuels des Américains."
L'Express : En 2023 pour Le Grand Continent, vous écriviez que les parcs nationaux "font partie des plus grands mythes américains. À tel point que Donald Trump lui-même n’osa jamais s’attaquer à eux". Il semble pourtant bel et bien mener une offensive… L’avez-vous sous-estimé ?
Renaud Lassus : Lui et son entourage les attaquent, oui. Mais ils se heurtent à une forte opposition des Américains et des juges. C’est l’un des signes que Donald Trump bat en retraite sur plusieurs sujets domestiques, à mesure...
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19/04 - Images à caractère pédopornographique, négationnisme... Elon Musk attendu à Paris lundi dans l’enquête visant X
Dans un communiqué transmis à Reuters, le parquet de Paris a déclaré n'avoir aucune connaissance d'une lettre du ministère américain de la Justice, citée par le Wall Street Journal, dans laquelle le ministère américain aurait signifié son refus de coopérer à l'enquête française visant la plateforme, reprochant au système judiciaire français de s'immiscer dans les affaires d'une entreprise américaine.
Cette enquête, qui a déjà donné lieu plus tôt cette année à des perquisitions dans les locaux français de la plateforme, "porte notamment sur des infractions de complicité de détention et de diffusion d’images de mineurs présentant caractère pédopornographique", ainsi que sur l’utilisation du modèle d’intelligence artificielle de X, Grok, pour la création de "deepfakes" à caractère sexuel sans le consentement des victimes, a précisé le parquet dans un communiqué transmis à Reuters.X dénonce une procédure "abusive" et motivée politiquement
Elon Musk, propriétaire de X mais aussi de Tesla et de SpaceX, est attendu lundi 20 avril pour une audition libre devant les enquêteurs français. Il avait déjà été convoqué début février, dans le cadre d’une procédure prolongée depuis janvier 2025, à la suite notamment d’une perquisition dans les locaux de la plateforme. L’ancienne directrice générale de X, Linda Yaccarino, est également visée "en leur qualité de gérant de fait et de droit de la plateforme X au moment des faits", selon le parquet de Paris.
Dans le cadre de la coopération pénale internationale, certaines pièces de la procédure...
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19/04 - Dans le détroit d’Ormuz, la discrète mais redoutable menace de la "flotte moustique" iranienne
Dans les eaux étroites du détroit d'Ormuz, la puissance militaire ne se résume pas toujours à la taille des navires de guerre. Malgré les lourdes pertes subies par sa marine régulière, l'Iran représente toujours une menace pour les navires ennemis dans le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole.
Au cœur de cette capacité de nuisance : la "flotte moustique" des Gardiens de la Révolution - une armada de petites embarcations pouvant mener des attaques rapides et imprévisibles. "La marine du Corps des Gardiens de la Révolution iranienne fonctionne davantage comme une force de guérilla en mer. Au lieu de s’appuyer sur de grands navires de guerre et des batailles navales classiques, elle privilégie les attaques rapides et le harcèlement", explique Saeid Golkar, spécialiste de l'Iran interrogé par le New York Times.
Cette flotte se compose de centaines, voire de milliers de petites embarcations, souvent dissimulées dans des bases côtières ou des grottes creusées sur le littoral. Déployables en quelques minutes, certaines peuvent atteindre les 180 km/h et être équipées de mitrailleuses, de lance-roquettes, de missiles ou bien de drones.Difficile à contrer
"Ces bateaux, ainsi que les missiles et les drones que la marine des Gardiens peut lancer depuis ceux-ci ou depuis des sites terrestres cachés, représentent la principale menace qui entrave la navigation dans le détroit d’Ormuz" à l'heure actuelle, analyse ainsi Neil MacFarquhar, du New York Times.
Les Gardiens de la...
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19/04 - Nucléaire, recherche anti-cancer... Le JRC, l’arme scientifique méconnue, mais puissante, de la Commission européenne
Dix heures du matin, périphérie nord de Karlsruhe, dans l'ouest de l'Allemagne. Le taxi s'engouffre dans un campus scientifique noyé sous un ciel maussade où un vent froid balaie les allées désertes. Un kilomètre plus loin se dressent une enceinte de murs en verre trempé et 27 drapeaux des Etats membres de l'Union européenne. Bienvenue au Centre commun de recherche (Joint Research Center, JRC) de Karlsruhe : l'un des laboratoires nucléaires les plus en pointe de la planète. A l'entrée, l'accueil est assuré par des gardes souriants... mais armés. Les sacs sont scannés, les ordinateurs et téléphones déposés dans des coffres. "Nous sommes dans un centre nucléaire", lance dans un clin d'œil entendu notre guide du jour. Il faut encore franchir un premier portique de sécurité, puis se présenter à un nouveau contrôle avant d'enfiler une blouse blanche, des surchaussures ainsi qu'un dosimètre qui ne doit plus vous quitter.
Le plus impressionnant reste à venir. Car avant d'entrer et de sortir de chaque section de recherche du centre, il faut pénétrer, seul, dans un caisson métallique étanche. L'espace est si étroit que les murs semblent se refermer sur vous, d'autant qu'une partie du plafond descend et s'ajuste à votre taille. Une douce voix allemande vous intime l'ordre de coller corps et visage contre une grille métallique, puis de glisser la main dans une sorte de grille-pain d'acier. Le scan se lance : il mesure le niveau de radioactivité pour vérifier qu'aucune contamination n'a eu lieu. Si tout va bien, la...
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19/04 - Claude Monet et les jardins de Giverny, dans l’intimité du peintre
Le 8 décembre 1926, sous un ciel d’hiver bas et silencieux, une procession inhabituelle traverse les allées de Giverny, longeant une dernière fois les parterres et les bassins que Claude Monet avait façonnés avec la même exigence que ses toiles. Suivi par les habitants, le corbillard de la commune s’achemine lentement vers le cimetière du village. Le cercueil du peintre, recouvert d’une étoffe couleur pervenche, est porté par ceux qui ont partagé son quotidien ces quarante-trois dernières années : ses jardiniers. Ils conduisent leur maître jusqu’au caveau familial, sur lequel ils déposent une simple gerbe de fleurs cueillies dans le jardin du défunt, sous le regard navré de l’ami Georges Clemenceau, l’unique officiel convié – ainsi l’a voulu Monet.
Un siècle plus tard, comme chaque printemps, alors que les massifs du Clos normand éclatent de couleurs et que le Jardin d’eau retrouve ses reflets mouvants, le sanctuaire impressionniste rouvre ses portes au public après la pause hivernale. Et la saison, qui marque le centenaire de la disparition de l'artiste, s’accompagne d’un éclairage inédit sur son intimité, grâce à Philippe Piguet, descendant direct d’Alice Hoschedé, la seconde épouse de Claude Monet, qui a rassemblé, dans les années 1960, un ensemble d’archives personnelles, dont plusieurs restées inédites à ce jour. Elles dévoilent un homme attentif à la vie domestique autant qu’à ses recherches picturales, qui chérit ses espaces verts à l’égal d’une idole : les huit enfants de la famille Monet-Hoschedé n’ont...
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19/04 - L’hybride, grand gagnant du marché automobile européen
Retombé au plus bas depuis la crise du Covid en 2020 et 2021 le secteur plonge dans une crise durable. Aux niveaux européen et national, les contraintes réglementaires pour des automobiles plus vertes, paralysent nombre de constructeurs. Les Français, eux, restent toujours autant attachés à la "bagnole" et en pincent pour des voitures haut de gamme et hybrides (ci-dessous), des segments en pleine révolution. Le marché se convertit aux "wattures" fabriquées dans un monde plus durable et où l'intelligence artificielle prend toujours plus de place. Une conversion à marche forcée qui risque de laisser certaines marques sur le bas-côté.
L’hybride ne connaît pas la crise. Alors que le marché européen restait atone en 2025 (+ 1,8 %), cette technologie a bénéficié d’un engouement qui porte sa part à 43,9 % des immatriculations avec plus de 4,7 millions de mises à la route (+ 13,7 %). Au rang des pays plus friands : l’Espagne (+ 23,1 %), la France (+ 21,6 %), l’Allemagne (+ 8 %) et l’Italie (+ 7,9 %).
Dans l’Hexagone, elles représentent désormais une vente sur deux, loin devant le diesel (4,9 %), l’essence et l’électrique restant au coude à coude avec une commande sur cinq. L’engouement s’explique par les incitations au verdissement du parc roulant destinées autant aux particuliers qu’aux sociétés. Elles bénéficient ainsi d’un abattement de 100 kilos sur le malus au poids et sont exemptées de l’éco-score établi selon un calcul complexe de l’empreinte carbone du véhicule.Plusieurs types de motorisations sous une...
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19/04 - J.D. Vance ira au Pakistan pour les négociations avec l’Iran, Téhéran conditionne sa présence au retrait du blocus américain
Le principal négociateur iranien a déclaré que les récents pourparlers avec les États-Unis avaient progressé, mais que des divergences subsistaient sur les questions nucléaires et le détroit d'Ormuz, tandis que le président Donald Trump a évoqué de "très bonnes conversations" avec Téhéran malgré sa mise en garde contre un "chantage" concernant cette voie de navigation stratégique.
À quelques jours de la fin d’un cessez-le-feu fragile, aucune précision n’a été donnée sur l’issue des négociations. Le conflit, en cours depuis huit semaines, a causé de lourdes pertes, s’est étendu au Liban et a perturbé le marché pétrolier en raison des tensions autour du détroit.
L'Iran a annoncé samedi avoir refermé ce passage clé, au lendemain de sa réouverture temporaire au trafic commercial, en réponse au blocus américain, accentuant les incertitudes sur le transport d’hydrocarbures. L’Iran se dit prêt à riposter, tandis que Washington maintient la pression et menace de reprendre les frappes en l’absence d’accord. Parallèlement, des incidents en mer, dont des tirs signalés contre des navires, ont ravivé les inquiétudes internationales. Malgré des propositions de compromis sur le programme nucléaire, aucun calendrier de nouvelles négociations n’a été fixé, laissant planer le doute sur une désescalade rapide.
En France, l'émotion est vive après qu'un soldat français de la Finul a été touché par balles et soit décédé samedi. Le Hezbollah, mis en cause par la présidence, a nié samedi être responsable de l'attaque.
16h41La Syrie déjoue un...
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19/04 - Livres : Jennifer Lesieur et Jessica L. Nelson, deux manières de retourner en 1944
On n’entrera pas ici dans les polémiques entourant Les Rayons et les Ombres de Xavier Giannoli, à qui certains reprochent des erreurs factuelles et une empathie excessive envers Jean Luchaire. Plutôt que de démêler le vrai du faux dans les mondanités collaborationnistes où trempait Luchaire, conseillons deux livres qui nous éloignent de Paris.
Biographe reconnue (elle a écrit sur Jack London, Mishima, Alexandra David-Néel, Bruce Chatwin, Rose Valland ou le couple Stevenson), Jennifer Lesieur a choisi cette fois-ci Lee Miller comme modèle. On sait que, née aux Etats-Unis en 1907, Lee Miller fut d’abord mannequin. C’est auprès de Man Ray, son amant et pygmalion surréaliste à tendances sadomasochistes, que la jeune femme découvre sa vocation de photographe – ensemble, ils inventent la technique de la solarisation. Lee Miller roule sa bosse, se marie avec l’homme d’affaires Aziz Eloui Bey, qu’elle trompe vite avec Roland Penrose. On la retrouve en 1940 à Londres, où elle travaille pour Vogue. En plein Blitz, elle parvient à donner une touche poétique à ses photos d’immeubles détruits et de masques à gaz. C’est à partir de là que le livre de Jennifer Lesieur, Les Chambres noires de Lee Miller, ajuste la mise au point : accréditée par l’US Army comme correspondante de guerre, vêtue en GI, l’aventureuse reporter parcourt les théâtres d’opérations, son Rolleiflex et son Leica en bandoulière.
En août 1944, elle couvre la libération de Saint-Malo. Puis elle se rend à Cologne, Francfort ou Leipzig, sans oublier Dachau...
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19/04 - Raymond Kopa : aux origines de l’étoile franco-polonaise du football
L'Express du 23 mars 1956Extraits de "L'homme de la semaine : Raymond Kopa"
Au centre de l'équipe de France de football, un jeune homme de 24 ans, Raymond Kopa — l'un des dix Français les plus connus du monde — incarne le mystère du sport, et du sport le plus profondément populaire, parce qu'il est instinctif, le football.
Taper avec le pied dans quelque chose qui roule, se disputer une balle, s'en rendre maître, en garder avec agilité le contrôle, en priver l'adversaire jusqu'au moment où un coup de pied final la projette loin vers le but choisi, c'est ce que font chaque jour, dans la boue et dans la poussière, tous les gosses du monde, ceux de Budapest, de Manchester ou de Rio de Janeiro. C'est ce que faisait, il y a un peu plus de dix ans, une bande de garnements de Nœux-les-Mines, et parmi eux un petit apprenti mineur, un "galibot" de 14 ans, Raymond Kopa.
Aujourd'hui, pour que Kopa tape avec son pied sur son ballon, un club espagnol offre 80 millions au club français qui a le privilège de détenir celui que l'on considère comme le meilleur joueur du monde. Kopa réfléchit. S'il acceptait, il battrait de très loin le record des footballeurs français émigrés. Le célèbre Ben Barek ne fut transféré en 1948, à l'Atlético de Madrid, que pour une dizaine de millions. Il est vrai qu'il était âgé, alors, de trente-et-un ans. Quant à Antoine Bonifaci, qui est du même âge que Kopa, son transfert, de Nice à Milan, s'éleva en 1952 à 30 millions environ. Raymond Kopa, "le meilleur joueur de football du monde", à...
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19/04 - The Social Hub, l’ascension européenne d’un ovni de l’hôtellerie
Charlie MacGregor est au regret de nous le dire : "J'aurais aimé que mon idée naisse d'un éclair de génie autour d'un whisky dans un bar, après un licenciement… Mais ce n'est pas le cas." La genèse de la chaîne hybride The Social Hub, qu'il a lancée en 2012 et qui combine logements étudiants, chambres d'hôtel, coworking, restaurants et espaces événementiels, n'a pourtant rien à envier à d'autres sagas entrepreneuriales.
Ce quinquagénaire, originaire d'Edimbourg, a baigné toute sa jeunesse dans le milieu du logement étudiant. Son père a notamment construit les premières résidences du genre dans la capitale écossaise. Un schéma aux antipodes de celui qu'il défend aujourd'hui. "J'ai toujours trouvé que les étudiants y étaient traités comme une marchandise, précise Charlie MacGregor. On les forçait à signer des contrats de 12 mois parce que le modèle économique des promoteurs immobiliers - souvent les hôtes les moins sympathiques du monde - ne tolérait aucune chambre vide."
Il y a 23 ans, sur un coup de tête, il décide de partir s'installer à Amsterdam après y avoir passé un week-end romantique. Flânant à vélo le long des canaux de la capitale néerlandaise, il tombe sur une manifestation d'étudiants contraints de vivre dans des squats faute de logements disponibles. "La liste d'attente était telle qu'il fallait quatre ans pour obtenir un toit. Le système était bloqué par des règles absurdes : les chambres devaient faire 28 mètres carrés, les loyers étaient plafonnés, raconte le patron. Résultat ? Personne n'en...
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18/04 - Combien êtes-vous prêts à payer ? Derrière la folie OpenClaw, la question du vrai coût de l’IA
Il le confiait sans fard, il y a quelques semaines. "Je dépense environ 600 euros par mois pour faire tourner des dizaines d'agents et sous-agents qui débattent entre eux." Les programmes d’Aymeric Roucher tournent jour et nuit, enchaînent les tâches. Lui, le codeur passé chez Hugging Face, ne pianote plus frénétiquement : il supervise des machines. En dépit du tarif, il ne se voit plus travailler ni vivre sans. Des témoignages similaires se multiplient dans le monde. Max Linder, un ingénieur logiciel basé à Stockholm, a récemment assuré au New York Times : "Je débourse probablement plus que mon salaire pour Claude [le service d’IA d'Anthropic : NDLR]." Son employeur paie l’addition. Certains, comme Meta, encouragent même leurs équipes à brûler le plus de "tokens" possibles, ces petites unités de texte utilisées comme méthode de calcul de la consommation de l’IA. Une tendance baptisée "Tokenmaxxing".
Cette nouvelle phase de l’IA dite agentique a explosé ces derniers mois. Notamment grâce à Clawdbot, plus connu désormais sous le nom d’OpenClaw. Ce logiciel créé fin 2025 par un développeur autrichien a cartonné sur GitHub, le QG des développeurs du monde entier comme Aymeric Roucher ou Max Linder. OpenClaw n’est pas un LLM comme GPT, qui sous-tend l’agent conversationnel ChatGPT, mais une sorte de chef d’orchestre. Connecté aux différents LLM, il permet de lire des fichiers, envoyer des emails, naviguer sur le web, exécuter du code, en autonomie. Comme un véritable assistant. Sa facilité d’installation et sa...
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18/04 - La Bulgarie, nouveau terrain d’influence russe après la chute de Viktor Orban ?
Après la défaite écrasante du Premier ministre hongrois Viktor Orban lors des élections nationales la semaine dernière, les législatives anticipées en Bulgarie, prévues ce dimanche 19 avril ont pris une importance particulière pour Moscou, qui cherche à reconquérir des soutiens au sein de l’Union européenne. Un nouveau parti se démarque à l’approche du scrutin : celui de Roumen Radev, ancien président bulgare connu pour ses volontés de rapprochement avec la Russie. Il s’est rapidement imposé comme un acteur central de la campagne électorale, désormais donné favori… Faisant craindre une ingérence de la main russe sur ces élections.Hausse suspecte des contenus pro-Radev sur les réseaux
Selon des chercheurs de Sensika Technologies — une entreprise travaillant avec le gouvernement intérimaire bulgare pour surveiller les contenus en ligne avant l’élection — cités par le Washington Post, un réseau de comptes TikTok et Facebook a fortement amplifié la visibilité de Roumen Radev à l’approche du scrutin. Une croissance de publications pro-Radev plus de 60 fois supérieure à celles de ses rivaux a été observée entre janvier et mi-mars. Si l’origine de cette dynamique reste incertaine, des analystes interrogés par le journal évoquent la possibilité d’une opération d’influence coordonnée. "Les Russes sont très, très désireux de compenser au moins partiellement la perte d’Orban en Hongrie", estime l’ancien ambassadeur bulgare en Russie Ilian Vassilev, cité par le Washington Post.
Roumen Radev, ancien président du pays et figure...
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18/04 - En Allemagne, la guerre en Iran ravive le spectre d’une quatrième année de stagnation économique
La guerre en Iran pèse sur les perspectives économiques de l’Allemagne, qui s’oriente vers une quatrième année de stagnation. Selon des personnes "proches du dossier" citées par le journal britannique Financial Times (FT), Berlin s’apprête à réduire sa prévision de croissance pour 2025 de 1 % à 0,5 %, en raison de la flambée des prix de l’énergie. Cette révision placerait la première économie européenne au bord d’une quatrième année consécutive de stagnation, malgré un ambitieux plan de dépenses publiques de 1 000 milliards d’euros financé par la dette.
Le ministère allemand de l’Économie a averti, dans une déclaration officielle, que "le développement économique en Allemagne a nettement perdu de son élan au premier trimestre dans le contexte du conflit au Moyen-Orient". Tandis que le chancelier Friedrich Merz a déjà affirmé lundi 13 avril que les effets de la guerre "se feront sentir pendant longtemps". La modeste croissance attendue cette année sera principalement tirée par "l’impulsion des dépenses publiques", tandis que les investissements privés, les exportations et la consommation intérieure stagnent, a déclaré une source gouvernementale citée par le FT.Choc énergétique
Ce nouveau choc énergétique intervient alors que l’économie allemande n’a pas encore absorbé les conséquences de la guerre en Ukraine. L’industrie, notamment chimique et pharmaceutique, reste affaiblie : la production est même retombée à ses niveaux… de 2004. Les faillites ont atteint leur plus haut niveau depuis plus de 20 ans et le chômage, en...
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18/04 - "Une école de commerce un peu particulière" : les clés du succès international de l’IE Business School de Madrid
Une école qui sait "se transformer en permanence" et se montre "très forte pour innover dans sa manière d’enseigner". Ancien élève de l’Instituto de Empresa (IE) Business School, à Madrid, Antonin Lainé ne tarit pas d’éloges sur cette fameuse école dont la nouvelle tour se dresse, depuis 2021, à côté des gratte-ciel de Cuatro Torres, quartier nord de la capitale espagnole. Agé de 49 ans, ce cadre supérieur d’Amazon Web Services, à Paris, a pris le virage de la tech grâce à l’executive MBA qu’il a pu y suivre en 2012, après un début de carrière d’ingénieur en génie civil sur le chantier du TGV Tours-Bordeaux, pour le compte d’une major du BTP. "C’est une école de commerce un peu particulière, car non seulement elle cultive l’esprit d’entreprise, ce qui n’est pas toujours le cas, mais en plus elle le fait avec une approche humaniste", explique-t-il, avant d’ajouter : "Elle m’a transformé, en me donnant des clés de management que je n’avais absolument pas, et en m’apprenant à travailler extrêmement vite, tout en allant au fond des choses." Des compétences qu’il a mises à profit, dans un premier temps, dans le conseil en stratégie, chez McKinsey, avant de rejoindre le géant du cloud.
Le prestige de l’IE Business School, fondée en 1973 et première au monde à avoir proposé des MBA en distanciel, n’est plus à démontrer. De grandes figures y ont fait leurs classes, telles que Maya Martinez-Davis, présidente du laboratoire pharmaceutique GSK aux Etats-Unis, Meinrad Spenger, co-fondateur de l’opérateur téléphonique MásMóvil, Juan...
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18/04 - Sondages en baisse, image écornée : au Royaume-Uni, le parti de Nigel Farage fragilisé avant les élections locales
Le parti britannique Reform UK, populiste et classé à l’extrême droite, subit une baisse de popularité conséquente dans les sondages. Mercredi 15 avril, l’institut More in Common a annoncé une chute de cinq points pour le parti de Nigel Farage, qui retombe à 25 %. Ces dernières années, il se plaçait pourtant au coude-à-coude, voire devant les deux géants politiques historiques du pays, le Labour et les Tories (conservateurs). Dans le même temps, les Torries semblent profiter d’un transfert d’une partie de ces voix et remontent de trois points, jusqu’à 22 %. Le revirement tombe mal pour Reform UK, à quelques semaines des élections locales de mai, où le parti de Nigel Farage espérait rafler jusqu’à 1 500 sièges de conseillers.
Bien que ces chiffres soient issus d’un seul sondage, More in Common était jusqu’ici le seul institut à créditer Reform UK d’environ 30 %. Ce score de 25 % le rapproche donc des autres estimations, comme celle de Politico, qui documente de son côté une baisse de 31 % à 26 %.Impopularité et nouveau concurent
La popularité personnelle de Nigel Farage est elle aussi en recul. Sa côte d’approbation nette (le pourcentage de personnes qui l’approuvent moins celui de celles qui le désapprouvent) est tombée à -20 %, son pire résultat depuis les dernières élections il y a un an — bien qu’elle reste supérieure à celle de Keir Starmer (-43 %). Des chiffres qui interrogent sur l’impact réel de la personnalité de Nigel Farage pour son parti.
Parmi les autres éléments d’explication, le journal britannique...
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18/04 - Un week-end à Giverny : quand Claude Monet se cherchait encore
Comment Claude Monet en est-il arrivé à peindre l’immensité silencieuse des Nymphéas, son œuvre emblématique ? Le panneau monumental, amorcé dès 1895, a été le fruit d’hésitations, d’essais, de détours, nous raconte le musée des Impressionnismes, jusqu'au 5 juillet 2026, avec une exposition centrée sur les années 1883-1890. Une période charnière qui, loin de l’image figée du maître contemplatif des bassins de nénuphars, révèle un Monet en mouvement et en recherche.
Lorsqu’il s’installe en 1883, à Giverny, aux portes de Vernon, dans l’Eure, onze ans après Impression, Soleil levant, le jeune quadragénaire est encore en quête d’un territoire à sa mesure. Après les années d’errance entre Argenteuil, Vétheuil et la côte normande, c’est par hasard, qu’il a découvert le Pressoir, la maison qu’il va louer puis finira par acheter, sans savoir alors qu’elle deviendrait la retraite de la deuxième moitié de sa vie. Ici, la lumière est changeante, la Seine toute proche, Paris pas loin ; bref l’endroit est idéal pour accueillir la famille recomposée de Monet, veuf de sa première épouse Camille Doncieux, dont il a deux fils, et compagnon d’Alice Hoschedé, elle-même pourvue de six enfants.Claude Monet, "Autoportrait coiffé d'un béret", 1886.
Si l’exposition présentée à Giverny – la première déployée dans le cadre du centenaire de la mort du père de l’impressionnisme – regroupe moins de 30 toiles, elles sont toutes subtilement mises en regard pour éclairer le processus créatif de l'artiste au cours de cette décennie fondatrice. Plusieurs...
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18/04 - Mort d’un soldat français de la Finul au Liban dans une attaque attribuée au Hezbollah : le Parti de Dieu dément toute implication
L'Iran a annoncé samedi avoir refermé le détroit d'Ormuz, au lendemain de sa réouverture temporaire au trafic commercial, en raison de la poursuite du blocus des ports iraniens par la marine américaine, jetant une ombre sur les négociations de paix entre Téhéran et Washington. Dans la nuit, le président Donald Trump avait souligné lors d'un rassemblement en Arizona de la réouverture du détroit marquait "un grand et incroyable jour pour le monde", tout en confirmant la poursuite du blocus américain jusqu'à ce qu'un accord soit signé avec l'Iran. Plusieurs bateaux se sont vu refuser la traversée du détroit ce samedi, tandis qu'au moins deux disent avoir été visés par des tirs.
Donald Trump a indiqué à Reuters que des pourparlers de paix pourraient avoir lieu ce week-end, et l'Iran a annoncé dans l'après-midi avoir reçu de nouvelles propositions de la part des Etats-Unis. Mais certains diplomates jugent que de véritables négociations sont peu tenables compte tenu des contraintes logistiques liées à l'organisation d'une réunion à Islamabad, la capitale pakistanaise, où les discussions devraient se dérouler.
Une trêve entre Israël et le Liban est par ailleurs entrée en vigueur à minuit vendredi, dans le sillage d'une annonce effectuée par le président américain Donald Trump à l'issue d'entretiens téléphoniques distincts avec le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, lequel a prévenu toutefois qu'Israël ne retirerait pas ses troupes du Liban. L'armée libanaise a...
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18/04 - Automobile : l’offensive des villes contre les voitures XXL
Retombé au plus bas depuis la crise du Covid en 2020 et 2021 le secteur plonge dans une crise durable. Aux niveaux européen et national, les contraintes réglementaires pour des automobiles plus vertes, paralysent nombre de constructeurs (ci-dessous). Les Français, eux, restent toujours autant attachés à la "bagnole" et en pincent pour des voitures haut de gamme et hybrides, des segments en pleine révolution. Le marché se convertit aux "wattures" fabriquées dans un monde plus durable et où l'intelligence artificielle prend toujours plus de place. Une conversion à marche forcée qui risque de laisser certaines marques sur le bas-côté.
La chasse au gros gabarit est ouverte. L’Etat a tiré le premier en dégainant le malus au poids, dès 2021. Émanant d’une des propositions de la convention citoyenne sur le climat, Barbara Pompili, alors ministre de la Transition écologique, l’érige en "un signal fort et nécessaire pour mieux prendre en compte l’empreinte écologique des véhicules les plus lourds". Au grand dam de Bercy qui jugeait alors le contexte économique peu propice à une mesure grevant le pouvoir d’achat des Français en sortie de Covid. A l’époque, la déferlante des SUV inquiète. Ils ne s’arrogent pourtant pas le monopole de l’embonpoint. La balance accuse 200 kilos de plus pour la Golf en vingt ans, quand la nouvelle R5 affiche 1,3 tonne contre 730 kilos dans les années 1970.Des voitures toujours plus grandes
"Les politiques restrictives en Europe se polarisaient sur le CO2. Désormais, l’aspect pratique...
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18/04 - Franck Thilliez : comment l’enfant du Nord est devenu le maître du polar français
Chaque année, au printemps, il vend 200 000 exemplaires de son nouveau roman. Même Amélie Nothomb, aussi régulière que lui en termes de parutions, ne fait pas aussi bien. Franck Thilliez est une des stars incontournables de la littérature française contemporaine mais, de par son humilité et sa discrétion, on sait finalement peu de choses de lui. La sortie de L’Autre moi est l’occasion de se demander qui est vraiment cet homme paradoxal, connu du grand public pour ses romans terrifiants et réputé dans la vie pour sa gentillesse, qualité peu courante dans un milieu où règne souvent la mégalomanie.
On ne pourra pas reprocher à Thilliez d’être un héritier. Il est né en 1973 à Annecy car son père, qui câblait des lignes téléphoniques, avait alors une mission là-bas – la famille se déplaçait en caravane de chantier en chantier. Les véritables racines de l’écrivain se trouvent dans le Nord, où il a pu retracer la famille Thilliez jusqu’aux années 1600. Du côté de sa mère, il avait un grand-père boulanger pour la mine, à Liévin. Du côté de son père, son grand-père travaillait dans une usine d’aciérie vers Hazebrouck. Les souvenirs d’enfance de Thilliez ne sont pas ceux d’un "fils de" de Saint-Germain-des-Prés, qui aurait vu Jean d’Ormesson ou Bernard-Henri Lévy prendre le thé chez ses parents : "J’ai été élevé dans un milieu ouvrier très modeste. L’hiver, bien sûr, personne ne partait au ski. On faisait de la luge sur les terrils. J’ai grandi à Bully-les-Mines jusqu’à 22 ans, puis j’ai poursuivi des études à Lille. Je ne me suis...
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18/04 - "Le Hezbollah cherchera encore à jouer son rôle de perturbateur" : l’alerte de Matthew Levitt
Il est fragile mais il tient pour le moment. Alors qu'un cessez-le-feu temporaire de dix jours est entré en vigueur le 16 avril à minuit heure locale, Donald Trump est monté au créneau pour essayer de le faire respecter : "Israël ne bombardera plus le Liban. Ils ont INTERDICTION de le faire de la part des Etats-Unis. Ça suffit !!!", a tonné ce vendredi le président américain sur sa plateforme Truth Social.
Après 46 jours de guerre, le bilan est dramatique : 2 294 morts, 7 544 blessés côté libanais selon le ministère de la Santé, et 15 morts du côté israélien (13 soldats et 2 civils). Dès l’annonce de l'accord, malgré les appels à la prudence des autorités libanaises et du Hezbollah, des milliers de déplacés ont repris la route pour regagner leurs villes et villages au Liban. Cette avancée au Levant en a entraîné une autre dans la région : le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a ainsi annoncé la réouverture totale du détroit d’Ormuz le temps du cessez-le-feu conclu entre l’Iran et les Etats-Unis le 8 avril dernier.
Sur le plan politique, la trêve au Liban demeure toutefois très précaire. Le 17 avril, des députés libanais proches du Hezbollah ont exprimé un "engagement prudent" en faveur d’un cessez-le-feu avec l'Etat hébreu, estimant nécessaire de garantir l’arrêt de toute hostilité israélienne au Liban. Dans le même temps, Israël cherche toujours activement les moyens de finaliser un accord avec les autorités libanaises qui permette un désarmement durable du Hezbollah. Cela ne sera pas...
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18/04 - Artemis 2 : la conquête de la Lune va-t-elle sauver le monde ?
La mission Artemis 2 vient de renouer avec le grand récit du voyage vers la Lune. Elle nous a aussi permis d’accéder à des photos sublimes de la Terre. Ce que nous ressentons lorsque nous voyons de l’extérieur notre planète, c’est-à-dire la conscience de sa beauté et de sa fragilité porte un nom : l’overview effect (ou effet de vue d'ensemble). Ce terme a été conçu par Frank White dans un livre éponyme, paru en 1987, où il décrit un phénomène vécu par de nombreux astronautes : en voyant la Terre depuis l’espace, ils éprouvent un profond changement de perspective. Le monde ne leur apparaît plus comme un ensemble de pays séparés, mais comme une planète unique sans frontières et où le vivant constitue un ensemble cohérent. D’après White, cette vision peut changer durablement notre esprit : elle renforcerait le sentiment d’unité humaine, la conscience environnementale et l’idée que notre avenir doit se concevoir à l’échelle planétaire. La puissance de cet effet est confirmée par plusieurs témoignages d’astronautes : Rusty Scweickart, Edgar Mitchell, Tom Jones ou encore Chris Hadfield…
Cette forme de lucidité qui découlerait de cette expérience est un peu paradoxale : pour comprendre notre monde, il faudrait s’en éloigner. Depuis un hublot de l’espace, la Terre n’apparaît plus comme un champ de bataille mais comme une présence unique et fragile. Certains ont même avancé qu’une sorte de sentiment de fraternité s’était imposé faisant apparaître comme secondaires les idées de nation ou d’idéologie. Conscience humaniste et...
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18/04 - Elly Schlein, leader du Parti démocrate italien : "Pour Giorgia Meloni, l’heure de vérité a sonné"
Le mythe de l’invincibilité de Giorgia Meloni a volé en éclats le 23 mars dernier. En votant majoritairement "non" à sa réforme de la justice, les Italiens ont infligé une cinglante défaite à la présidente du Conseil, qui semblait marcher sur l'eau depuis son arrivée au pouvoir en 2022. Le début d’une longue liste de mauvaises nouvelles pour Meloni, y compris sur la scène internationale. Alors que son allié Viktor Orban a été sévèrement battu dans les urnes en Hongrie, son "grand ami" Donald Trump a violemment attaqué le Pape Léon XIV et s'est dit "choqué par le manque de courage" de la dirigeante italienne sur la guerre en Iran.
De quoi revigorer l’opposition italienne, moribonde depuis des années. En cette période politique charnière, la secrétaire du Parti démocrate, Elly Schlein, a accordé une interview à L'Express. Elle se dit prête à rassembler le camp progressiste en vue des législatives de 2027, afin de marquer l'échec des modèles illibéraux sur notre continent.
L'Express : Devant le Parlement, le 14 avril, vous avez condamné les attaques de Donald Trump à l’encontre de Giorgia Meloni. Un geste rare de solidarité transpartisane dans la vie politique italienne...
Elly Schlein : Il était de mon devoir de condamner l'attaque du président Trump contre la présidente du Conseil, Giorgia Meloni, pour avoir exprimé sa solidarité — une solidarité nécessaire, comme je l'ai dit devant le Parlement — envers le pape Léon XIV, qui a fait l'objet de paroles extrêmement graves de la part de Trump en raison de ses...
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18/04 - Breakhrought Prize : ces Européens qui révolutionnent le combat contre Charcot et la démence fronto-temporale
C’est l’histoire de deux scientifiques, deux vies branchées sur des circuits parallèles qui, par la force du destin, ont fini par laisser une marque épaule contre épaule dans la longue marche de l'Histoire. D’un côté, Rosa Rademakers, brillante généticienne hollandaise, obsédée par la démence fronto-temporale, cette odieuse forme de neurodégénérescence qui annihile les capacités d'empathie et de parole. De l’autre, Bryan J. Traynor, audacieux chercheur aux National Institutes of Health, l'Inserm américain, drôle et impertinent, spécialiste de la maladie de Charcot, cette affection qui paralyse les muscles jusqu'à empêcher les poumons de fonctionner. Deux chercheurs. Deux disciplines. Deux pathologies. Aucune raison de se rencontrer, a priori.
Oui mais voilà, en 2009, Rosa Rademakers, alors à la Mayo Clinic, un des établissements médicaux les plus prestigieux au monde, découvre de nouvelles données. Certaines séquences génétiques de la première maladie semblent être présentes dans la seconde. Les deux s’écrivent, et pour la première fois, leur destin se croise. En tirant le fil, les deux chercheurs se rapprochent, échangent leurs données, abattent les frontières. Ensemble, mais à distance, ils finissent par découvrir les causes génétiques de ces deux maladies, toutes les deux mortelles, et sans aucun remède à l'heure actuelle.
La découverte est importante. Plus d'un tiers des patients sont concernés par ces prédispositions génétiques. Grâce à eux, leur prise en charge et la manière d'aborder les recherches ne sont...
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17/04 - A la tête de l’agence sanitaire américaine, Donald Trump choisit une pro-vaccins face à Kennedy
C'est un signal délicat pour Robert Kennedy Jr. et les partisans de son mouvement inspiré du trumpisme : Make America Healthy Again (Maha). Des mois durant, les Centers for Disease Control and Prevention, principale agence sanitaire américaine, traversent une profonde crise de gouvernance. Instabilité de la direction, tensions sur la politique vaccinale, perte de confiance du public : l'institution peine à retrouver son cap. Ce jeudi 16 avril, Donald Trump a choisi la docteure Erica Schwartz pour diriger l'agence. Si sa nomination est confirmée par le Sénat, la médecin qui a affiché son soutien aux vaccins, deviendrait la quatrième cheffe de l'institution en un peu plus d'un an.
Pour annoncer la nouvelle, Donald Trump s'est emparé de son téléphone. "Elle [Erica Schwartz] est une star !" s’est-il réjoui sur sa plateforme Truth Social. Un profil "ancré dans la science"
Ancienne chirurgienne générale adjointe lors du premier mandat de Donald Trump, Erica Schwartz est considérée par plusieurs experts comme une candidate expérimentée, issue d’un profil classique de santé publique. Titulaire de diplômes en génie biomédical, médecine, santé publique et droit, elle s’est à plusieurs reprises exprimée en faveur de la vaccination, qu’elle présente comme un pilier de la prévention, tout en défendant également une approche centrée sur la prévention des maladies chroniques par l’alimentation et l’activité physique — un point qui rejoint certaines priorités de Robert Kennedy Jr.
Dans les colonnes du New York Times,...
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17/04 - 1er-Mai : les boulangers et fleuristes indépendants pourront ouvrir leurs commerces
Les boulangers-pâtissiers et les fleuristes indépendants pourront ouvrir leurs commerces ce 1er mai, a annoncé vendredi Sébastien Lecornu. Cette ouverture se fera "évidemment" sur la base du volontariat, avec une rémunération doublée pour les salariés concernés. "Un projet de loi en ce sens sera présenté avant la fin du mois en Conseil des ministres", a précisé le Premier ministre depuis le perron de Matignon.
Cette mesure, limitée aux indépendants et artisans de proximité, vise à lever le flou juridique actuel : jusqu'ici les patrons pouvaient ouvrir seuls mais risquaient des amendes [NDLR : 750 euros par salarié concerné] pour avoir employé du personnel ce jour-là. Le 1er-Mai est un jour obligatoirement chômé et payé garanti par le Code du Travail.
1er Mai : le Gouvernement a remis de la méthode et de la clarté.
Oui, les artisans boulangers et les artisans fleuristes pourront ouvrir ce 1er mai. Oui, ils pourront faire travailler leurs salariés : sur la base du volontariat, et avec une rémunération doublée comme le prévoit…— Sébastien Lecornu (@SebLecornu) April 17, 2026
En début de semaine, le gouvernement avait repoussé une proposition de loi souhaitant élargir le travail durant ce jour férié et chômé. Ce texte avait suscité une vive contestation des syndicats et de l'opposition de gauche, qui y voyaient une "régression sociale" et une attaque contre le symbole de la Fête du travail. Sébastien Lecornu, interrogé devant le Sénat mercredi, avait alors promis une "solution négociée, sécurisante et pragmatique",...
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17/04 - "Trump est une bombe à retardement..." : le regard du penseur libertarien David Friedman
Il ferait presque passer son père, Milton Friedman, pour un social-démocrate. Intellectuel et économiste parmi les plus influents du courant libertarien aux Etats-Unis, David Friedman est surtout l’un des promoteurs de l’"anarcho-capitalisme conséquentialiste". Un courant de pensée selon lequel l’absence d’Etat ne serait pas seulement moralement juste, mais aussi le meilleur moyen de permettre aux individus de poursuivre leurs intérêts.
De passage à Paris pour une conférence à l’Assemblée nationale, l’auteur de The Machinery of Freedom (1973) s’est entretenu avec L’Express pour donner son regard sur ces personnalités qui se réclament du libertarianisme, comme le président argentin Javier Milei ou encore Elon Musk. Il livre par ailleurs ses prédictions sur l’influence que pourrait exercer à l’avenir l’intelligence artificielle sur nos sociétés. Entretien.
L’Express : Le libertarianisme a connu ces dernières années une attention médiatique inédite, entre l’élection de Javier Milei, la création du DOGE (Département de l’efficacité gouvernementale) d’Elon Musk et l’influence jouée par des personnalités comme Peter Thiel. Au point d’être parfois associé au populisme et à l’extrême droite. A raison ?
David Friedman : C’est un contresens total car, à bien des égards, les libertariens sont beaucoup moins à droite que ce que l’on croit. Dans leur grande majorité, ils sont favorables à l’immigration, à une limitation des pouvoirs de la police, ou encore pour la légalisation des drogues ou du travail du sexe. On est très loin du...
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17/04 - Grasset : après le limogeage d’Olivier Nora, où iront les écrivains sur le départ ?
Ça n’a pas traîné. Mercredi 15 avril, on apprenait que Vincent Bolloré mettait fin aux fonctions d’Olivier Nora, PDG de Grasset depuis l’an 2000 – une rupture qui semblait inexorable au vu des tensions croissantes entre les deux hommes. Le soir même, dans une ambiance de serment du Jeu de paume éditorial, les principaux auteurs de la maison se rassemblaient à l’étage du Café Beaubourg, à Paris, pendant que les absents intervenaient sur la boucle WhatsApp créée dans la journée. Les débats étaient notamment menés par Colombe Schneck et une Virginie Despentes très remontée. En 2019, dans une interview à Society, la même Despentes se félicitait d’avoir touché "une douche de thunes" grâce à l’adaptation de Vernon Subutex par Canal + (racheté par Vincent Bolloré en 2011). Mais en quelques années les choses ont changé…
Malgré la variété des profils réunis au Café Beaubourg, un texte est sorti du brouhaha, puis a paru sur le site du Figaro, signé par 115 auteurs qui y annoncent leur départ de Grasset, ne voulant plus que leur travail soit la propriété de Vincent Bolloré (ce qui, dans les faits, est le cas depuis 2023). D’autres noms se sont ajoutés à la pétition, portant le total à plus de 180, comme dans la fameuse tirade du Cid ("Nous partîmes cinq cent ; mais par un prompt renfort nous nous vîmes trois mille en arrivant au port…") ou dans Rhinocéros d'Eugène Ionesco. Entre tragédie et comédie, jusqu’où ira l’effet de groupe ? La liste est disparate, mêlant camarades historiques d'Olivier Nora (Bernard-Henri Lévy et Jean-Paul...
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17/04 - Libye : les Etats-Unis misent sur le rapprochement des factions rivales pour évincer la Russie
Cette semaine, Flintlock 2026, un exercice de forces spéciales dirigé par les États-Unis et auquel participent 30 nations, a débuté à Syrte, en Libye. L'exercice Flintlock se déroule tous les ans sur le continent africain depuis 2005, avec la participation de pays européens et africains. Mais cette année, pour la toute première fois, les forces libyennes des deux camps rivaux participent aux manœuvres, et la Libye accueille une partie de l'exercice.
Depuis un peu plus de dix ans, la Libye est divisée entre deux administrations. D'un côté, le Gouvernement d'union nationale (GUN), un gouvernement provisoire internationalement reconnu et établi sous l'égide de l'ONU, basé à Tripoli et dirigé par le Premier ministre Abdul-Hamid Dbeibah, contrôle l'ouest du pays. De l'autre, l'administration dirigée par le général Khalifa Haftar, basée à Tobrouk, contrôle l'est du pays. Unifier les forces libyennes
Le fait que des soldats des deux camps s'entraînent ensemble, portant le même uniforme lors de l'exercice Flintlock 2026, est un tournant majeur pour la Libye. Il y a deux ans, un exercice militaire de cette envergure, avec un nouveau centre d'opérations conjoint pour toutes les forces libyennes, était presque inimaginable. Aujourd'hui, des chefs militaires libyens issus de factions rivales de l'est et de l'ouest du pays assurent que la réunification de la Libye n'est "pas un choix", mais bien "une nécessité".
Khalifa Haftar a longtemps bénéficié du soutien de la Russie, mais le vent a commencé à tourner avec...
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17/04 - Cadmium, quand se faire dépister ? L’avis du toxicologue Robert Garnier
Il y a six mois, la Conférence nationale des unions régionales des professionnels de santé-médecins libéraux (URPS-ML) alertait sur l'augmentation de l'imprégnation au cadmium. En dix ans, les taux auraient quasiment doublé dans la population française, selon une étude publiée en 2021 par Santé publique France. La faute au tabac, première source d'exposition, mais aussi aux produits de consommation courante, le blé, le riz, les gâteaux, nombreux à être contaminés comme l’a récemment rappelé l'Agence nationale de sécurité alimentaire.
Si la substance, toxique pour les reins et les os, se trouve un peu partout dans l'alimentation, comment s'en prémunir ? Face aux inquiétudes, le ministre de la Santé de l'époque, Yannick Neuder, avait promis de rembourser les dépistages. Six mois plus tard, alors que le sujet revient sur la table, le gouvernement n'a pu que renouveler ses annonces. Un accord vient d'être trouvé entre l'Assurance maladie et les représentants des laboratoires de biologie médicale sur les prix à pratiquer, mais aucune stratégie concrète n'a été dévoilée.
A qui faut-il prescrire ces dépistages ? Toute la population doit-elle s'y plier ? Ces tests sont-ils vraiment utiles ? Comment sont fixés les seuils à ne pas dépasser ? Et surtout, qu'est-il possible de faire en cas de résultats inquiétants ? En attendant les consignes et les expertises officielles, L'Express s'est rapproché de Robert Garnier, toxicologue et auteur d'un avis de la Haute autorité de santé faisant référence sur le sujet. Le...
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17/04 - Election présidentielle 2027 : Emmanuel Macron annonce la préparation d’une loi "contre les ingérences étrangères"
Alors que l'élection présidentielle approche à grands pas, l'ombre de Moscou pèse sur les urnes. À un an du scrutin, Emmanuel Macron a ainsi annoncé ce jeudi 16 avril un projet de loi pour "améliorer la protection" des élections françaises "contre les ingérences étrangères". Si le président en appelait déjà de ses vœux en décembre, le phénomène préoccupe les plus hautes sphères de l'Etat depuis plusieurs années.
Pour faire face à cette menace, le président prévoit "toute une série de textes pour permettre de mieux protéger le débat démocratique des vicissitudes des réseaux sociaux". Sur ces plateformes, il souhaite "réguler la parole", et "en particulier la possibilité d'acheter cette parole dans les périodes électorales". Car pour semer le chaos dans l'opinion, les modes opératoires sont nombreux : nuire à la sincérité du scrutin, ternir la réputation des candidats, alimenter la défiance à l’égard des médias ou encore polariser le débat public pour peser sur le résultat des élections…"Des millions de faux comptes" sur les réseaux sociaux
A l'adresse des centaines de maires réunis jeudi à l'Elysée, le chef de l'Etat a concédé : ces ingérences "vous ont parfois touché". Lors des échéances locales des 15 et 22 mars 2026, bien que rares, plusieurs opérations de perturbation ont été identifiées, notamment à l'égard des candidats de La France insoumise. Une menace qui venait principalement de la Russie. Dès février, Emmanuel Macron tirait la sonnette d'alarme : le Kremlin "achète massivement en...
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17/04 - Jérôme Kieffer : "Si le prochain président devait prendre une seule mesure pour les entreprises ce serait..."
Entre la pandémie de Covid-19, le conflit russo-ukrainien, la contraction des finances publiques, les guerres au Proche-Orient, et la flambée des prix des carburants, ces dernières années ont tout sauf été une sinécure pour nos entreprises, prises dans un lacis de chocs, sinon de crises, successives. En un an seulement, 71 000 d'entre elles ont fait faillite en France, soit un nouveau record. Si plusieurs mesures "pro-business" impulsées par Emmanuel Macron ont été appréciées par les dirigeants, "celles-ci n'ont pas suffi à effacer le sentiment très fort, d’une économie sous tension, où beaucoup d'entre eux sont moins dans l’euphorie de la réussite que dans la vigilance, l’arbitrage et parfois la survie", alerte l'ancien directeur général de KPMG France. Aujourd'hui à la tête de Rydge Conseil, Jérôme Kieffer a réuni dans un film témoignage "Le Coeur Entrepreneur", une quarantaine de patrons qui, à un peu plus d'an de la présidentielle et alors que les enjeux relatifs à l’entrepreneuriat demeurent trop peu présents dans le débat public, rompent le silence sur la réalité de leur quotidien. Entretien.
L'Express : Le deuxième mandat d'Emmanuel Macron arrive à son terme. Avant lui, aucun président de la République ne s'était autant réclamé pro-business. Quel bilan les entrepreneurs avec lesquels vous travaillez tirent-ils de ces quinquennats ?
Jérôme Kieffer : Les entrepreneurs avec lesquels nous travaillons ne forment évidemment pas un bloc monolithique. Comme les Français, il y a chez eux des pro-Macron, des...
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17/04 - Blocus d’Ormuz : "La Chine ne retrouvera pas les tarifs préférentiels qu’elle avait avec l’Iran"
Les grands armateurs espéraient une détente : c'est tout le contraire qui s'est produit. Alors que, depuis le début de la guerre en Iran, les Gardiens de la révolution entravent le passage des navires dans le détroit d'Ormuz, c'est aujourd'hui la marine américaine qui opère un blocus après un revirement inattendu de Donald Trump à la suite de l'échec des négociations au Pakistan.
Une mauvaise nouvelle pour les économies asiatiques, très dépendantes des flux transitant par ce corridor stratégique. Depuis le 28 février, seuls quelques pétroliers - pour la plupart chargés de brut iranien - ont réussi à franchir le détroit. Pour Sophie Wieviorka, économiste spécialiste de l'Asie au service des études du Crédit Agricole et auteure d'une note publiée le 20 mars, aucune économie asiatique n'était préparée à un choc d'une telle ampleur, qui se traduit à la fois par une hausse des prix et par une chute de l'offre. Les Etats les mieux armés seront ceux disposant d'un réel pouvoir de négociation et de marges budgétaires suffisantes, au risque d'attiser la colère sociale.
L'Express : Il y a environ un mois, vous aviez titré votre note "Dans le piège d'Ormuz". Maintenant que le détroit est plus ou moins bloqué depuis plusieurs semaines, quels pays ont été touchés en premier en Asie et à quelle vitesse les effets se sont-ils propagés ?
Sophie Wieviorka : Sans surprise, les pays touchés en premier sont les plus fragiles : ceux qui disposaient de faibles stocks de gaz et de pétrole, qui sont très dépendants énergétiquement et qui...
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17/04 - Israël-Liban : ce que l’on sait du fragile cessez-le-feu
Après des négociations inédites à Washington, les premières à se tenir directement entre Israël et le Liban depuis plus de trente ans, les deux parties ont conclu un cessez-le-feu, censé entrer en vigueur dans la nuit du jeudi 16 au vendredi 17 avril. Seulement, le Liban accuse déjà Israël de l'avoir violé ce matin, provoquant dans la foulée une riposte du Hezbollah. L'Express fait le point sur ce que contient exactement ce cessez-le-feu, et ce qui reste en suspens.Trêve de dix jours
Donald Trump a fait savoir jeudi que les deux parties s'étaient accordé sur une trêve de dix jours. Le Liban avait été entraîné dans la guerre il y a un mois et demi, à la suite des tirs du Hezbollah contre Israël, en soutien à l’Iran attaqué par l'Etat hébreu et les Etats-Unis fin février. Israël pilonne depuis le Liban : plus de 2 000 personnes ont été tuées, selon les autorités, et environ un million ont été déplacées - soit un cinquième de la population du pays, selon l’ONU.
Les premières négociations ont abouti à l'accord suivant : Israël conserve le droit de "prendre toutes les mesures nécessaires en légitime défense, à tout moment, contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours — un droit qu'il conservera même pendant le cessez-le-feu" mais ne doit mener "aucune opération militaire offensive contre des cibles libanaises".
De son côté, le Liban s'engage à "prendre des mesures concrètes pour empêcher le Hezbollah et tous les autres groupes armés non étatiques et hors-la-loi présents au Liban de mener des attaques, des...
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17/04 - "Non, le Nutri-Score obligatoire n’est pas une menace pour l’agriculture française"
Si le Nutri-Score devenait obligatoire, les grandes multinationales qui commercialisent massivement des produits relevant de la "malbouffe" devraient afficher sur leurs emballages une information souvent défavorable : une large part de leurs références est classée D ou E. Plus de 87 % des aliments ultratransformés obtiennent en effet des notes basses, rendant immédiatement visibles leurs faibles qualités nutritionnelles aux yeux des consommateurs.
A l’inverse, près de 62 % des produits de terroir se situent en A ou B. L’obligation d’affichage ne serait donc pas neutre : elle modifierait les arbitrages d’achat en rendant lisibles les écarts de qualité nutritionnelle. De fait, elle contribuerait à rééquilibrer le marché au profit de productions locales et moins transformées, au détriment de produits standardisés issus de grands groupes industriels, souvent internationaux.
Le Nutri-Score suscite pourtant encore des interrogations chez de nombreux agriculteurs et acteurs des filières alimentaires. Certains y voient une menace pour les produits locaux, les circuits courts ou les productions traditionnelles françaises. Ces préoccupations reposent souvent sur une confusion que certains acteurs économiques, notamment de grands groupes agroalimentaires multinationaux, et certains secteurs agricoles, ont intérêt à entretenir.
Car le Nutri-Score n’a jamais été conçu pour juger le rattachement aux territoires, pas plus que les savoir-faire pour leur élaboration ou la valeur culturelle des produits. Il s’agit...
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17/04 - Automobile : quand les cadres passent à l’électrique
Retombé au plus bas depuis la crise du Covid en 2020 et 2021 le secteur plonge dans une crise durable. Aux niveaux européen et national, les contraintes réglementaires pour des automobiles plus vertes, paralysent nombre de constructeurs. Les Français, eux, restent toujours autant attachés à la "bagnole" et en pincent pour des voitures haut de gamme (ci-dessous) et hybrides, des segments en pleine révolution. Le marché se convertit aux "wattures" fabriquées dans un monde plus durable et où l'intelligence artificielle prend toujours plus de place. Une conversion à marche forcée qui risque de laisser certaines marques sur le bas-côté.
Les cadres tiennent à leur statut. "Le logo apposé sur la calandre pèse toujours dans la balance à l’heure du choix des dirigeants", remarque Dominique Lamarche, directeur de Traxhall Sud-Est, spécialisé dans la gestion des flottes d’entreprises. Les membres des comités exécutifs nourrissent les podiums de marques premium : Audi, BMW, Mercedes, Porsche, Lexus… Avec une nette préférence pour les modèles électrifiés. "Le basculement a commencé quand les Tesla ont débarqué en 2012. Elles mêlaient les deux mondes : le haut de gamme et l’écologie. Elles bénéficiaient d’une bonne réputation technologique et proposaient d’emblée une autonomie rassurante qui n’existait pas sur le marché. Néanmoins, Tesla a pâti de son service après-vente. L’accueil désinvolte dans les concessions où les clefs vous étaient tendues en indiquant seulement le numéro de la place sur le parking contrastait avec...
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17/04 - Avec l’IA, nos emplois ne vont pas disparaître : ce rapport qui incite à l’optimisme
En 2013, une étude aux conclusions retentissantes faisait la Une de la presse dans le monde entier : selon les économistes Carl Benedikt Frey et Michael Osborne, 47 % des emplois américains seraient à haut risque d’automatisation. À l’époque, personne ou presque ne savait ce qu’était un LLM (Large Language Models). Treize ans plus tard, l’intelligence artificielle générative est entrée dans notre quotidien et rebat les cartes des débats sur les risques de l’automatisation et le futur du travail. En 2023, une autre analyse, réalisée par Goldman Sachs, concluait qu’environ deux tiers des emplois seraient exposés à un certain degré d’automatisation par l’IA, et qu’environ un quart des tâches actuelles pourraient être automatisées.
Une troisième voie ?
Rien d’étonnant, donc, à ce que le sujet soulève les passions et polarise. D’un côté, les tenants d’une lecture alarmiste prédisent la disparition d’une grande partie de nos emplois et s’inquiètent d’une montée des inégalités entre gagnants et perdants de l’IA. De l’autre, les optimistes misent sur la singularité de l’esprit humain et le pouvoir de la destruction créatrice chère à l’économiste Joseph Schumpeter, qui veut que les révolutions technologiques finissent toujours par créer plus de jobs et d’opportunités qu’elles n’en détruisent. Et si une troisième voie était possible ? C’est la piste ouverte par le dernier rapport du BCG Henderson Institute, le think tank du Boston Consulting Group, qui a modélisé les effets de l’intelligence artificielle sur environ 165 millions...
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17/04 - Guerre au Moyen-Orient : le président du Liban affirme que le futur accord ne prévoit aucune cession de territoire
Un cessez-le-feu de dix jours conclu entre le Liban et Israël, annoncé hier par Donald Trump, est entré en vigueur à minuit ce vendredi 17 avril. Mais la trêve reste fragile : l'agence de presse libanaise NNA a rapporté qu'Israël avait effectué des tirs d'artillerie dans des zones du sud du Liban une demi-heure après son début. Et l'armée israélienne a appelé les habitants du sud du Liban à ne pas se rendre au sud du fleuve Litani jusqu'à nouvel ordre, précisant que ses forces restaient déployées dans la région.
Donald Trump a par ailleurs déclaré jeudi que la prochaine rencontre entre les Etats-Unis et l'Iran pourrait intervenir ce week-end. Le président américain a affirmé que Téhéran avait proposé de ne pas se doter de l'arme nucléaire pendant une durée "supérieure à 20 ans". "Nous allons voir ce qu'il va se passer, mais je pense que nous sommes très proches d'un accord avec l'Iran", a-t-il dit aux journalistes devant la Maison-Blanche.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump affirme qu'Israël a interdiction de bombarder le Liban
⇒ Tous les navires commerciaux peuvent désormais traverser le détroit d'Ormuz
⇒ Emmanuel Macron annonce la création d'une mission "neutre" pour le détroit d'Ormuz
21h00Fin de ce direct
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations.
20h38Un groupe de navires aperçu en provenance du golfe
Un groupe d'environ 20 navires, dont des porte-conteneurs, des vraquiers et des pétroliers, a...
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17/04 - Prison pour les mineurs : en Europe, la tentation grandissante de la "tolérance zéro"
A partir de quel âge peut-on priver un enfant de sa liberté ? Cette question divise les sociétés européennes, confrontées à une criminalité organisée qui profite du système pour recruter des petites mains toujours plus jeunes. Un symbole : face à l'explosion de la violence des gangs, la paisible Suède a décidé de sévir en abaissant l'âge de la responsabilité pénale de 15 à 13 ans l'été prochain. "Les jeunes qui commettent des infractions ne sont pas aidés par la politique du 'laissez-faire', estime le juriste suédois Thomas Hammarberg. Mais l'expérience montre que l'emprisonnement a tendance à saper les efforts pour réintégrer ces jeunes dans la communauté, voire à précipiter leur bascule dans le monde criminel."
Avec cette mesure, Stockholm rejoint la France, où une peine privative de liberté peut être prononcée dès l'âge de 13 ans, bien que la priorité reste donnée aux mesures éducatives. Certains partis politiques militent pour réduire cet âge à 12 ans et prônent la fin de "l'excuse de minorité", qui divise par deux les peines encourues par les moins de 18 ans. Tour d'horizon européen.L'âge de la responsabilité pénale des mineurs est très variable d'un pays européen à l'autre.Royaume-Uni : un système particulièrement sévère pour les plus jeunes
En février 1993, un fait divers sordide secoue la Grande-Bretagne : le petit James Bulger, 2 ans, est assassiné par deux garçons de dix ans, le tout filmé par des caméras de surveillance. Depuis, la justice britannique se montre très ferme avec les mineurs et...
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17/04 - Vers une pénurie de kérosène ? "Le transport aérien en consommera encore pendant des années"
Alors que la crise énergétique pousse la France à s’électriser, le transport aérien ne suit pas la même logique, prévient Philippe Jarry, l'ex-patron de la stratégie d'Airbus. Et pour cause : le kérosène reste de loin le meilleur carburant possible pour propulser les avions. Face à l’envolée des prix et au risque croissant de pénurie, les compagnies aériennes vont donc devoir faire le gros dos, comme pendant l’épisode du Covid. A terme, la question des approvisionnements devra être réévaluée, que ce soit pour le gaz ou le carburant pour les avions, prévient l’expert.
L'Express : "Si la guerre en Iran et le blocus du détroit d’Ormuz durent plus de trois mois, nous aurons de sérieux problèmes d’approvisionnement de kérosène", prévient Patrick Pouyanné, le patron de TotalEnergies. Partagez-vous cette analyse ?
Philippe Jarry : Il est évidemment très difficile de prévoir ce qu'il va se passer dans le détroit d’Ormuz. Cependant, on s’est peut-être habitué un peu trop vite à des conflits courts, oubliant que les guerres peuvent s’enliser pendant des années, à l’image de ce qui se passe en Ukraine ou s’était produit au Vietnam. Actuellement, dans le secteur aérien, tout le monde espère un retour à la normale d’ici la fin de l’année. Rien n’est moins sûr. Ce qui met en lumière notre impréparation. Un arrêt de 20 % des flux d’hydrocarbures suffit à mettre le monde sens dessus dessous. Pourtant, 80 % des flux pétroliers n’empruntent pas le détroit d’Ormuz ! En France, on se rend compte que les stocks de kérosène ne sont...
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17/04 - En Ukraine, l’inquiétude d’un conflit oublié face à l’Iran
Il arrive parfois que l'actualité semble se jouer loin de nous... Alors tous les vendredis, on s’intéresse à un évènement qui a marqué la semaine, d’un point de vue européen, et on prend le temps d’expliquer pourquoi il nous concerne tous.
Depuis plusieurs jours, Volodomyr Zelensky multiplie les déplacements et les prises de parole, peut-être même plus qu’au déclenchement de l’invasion russe. Car le président ukrainien le sait : tous les regards sont en ce moment tournés vers le Moyen-Orient. Il y a les tensions croissantes dans le détroit d’Ormuz, le très précaire cessez-le-feu entre les Etats Unis et l’Iran, les discussions inédites entre Israël et le Liban, et évidemment la hausse des prix du pétrole. Pourtant, la guerre en Ukraine continue. Et les prochaines semaines pourraient marquer un tournant.
Dans cet épisode de La semaine européenne, Paul Véronique, journaliste au service Monde de L'Express et expert du conflit ukrainien, analyse la situation particulière dans laquelle se trouve Kiev.
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Cet épisode a été écrit et présenté par Charlotte Baris, monté et réalisé par Jules Krot.
Crédits : APT
Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent
Visuel : Alice Lagarde
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Pour aller plus loin
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17/04 - Cessez-le-feu au Liban : entre pro et anti-Hezbollah, la fracture s’aggrave
Deux drapeaux trônent sur un arbre, au milieu du rond-point privé de sa circulation habituelle. L’un est flanqué de bandes rouges, le libanais. Sur l’autre, un cèdre sur fond blanc, logo des Phalanges libanaises. Les dizaines d’étendards similaires, que le vent fait claquer à chaque coin de rue aux façades vétustes, indiquent à ceux qui l’auraient loupé qu’Aïn el-Remmaneh est un bastion du parti chrétien dirigé par Samy Gemayel. Surtout, c’est là que, le 13 avril 1975, tout a commencé. Rodolphe, un étudiant à l’Université Saint-Joseph et participant au rassemblement, déroule le récit de ce jour noir : "Pierre Gemayel se tenait là, à la sortie de l’église Notre-Dame de la Délivrance. Et puis les Palestiniens sont venus pour essayer de le tuer. Joseph Abou Assi (NDLR : un de ses gardes du corps), était sur le rond-point, il a voulu les stopper et ils lui ont tiré dessus, c’était le premier martyr de la guerre civile libanaise". La suite, le Liban la connaît. Les Phalangistes, milice devenue depuis parti politique, ouvrent le feu sur un bus, faisant 19, peut-être 27 victimes - les décomptes varient. C’est le début de quinze ans de guerre civile.
Cinquante et un ans plus tard, le calme est revenu dans cette rue théâtre de l’histoire, que 500 mètres à peine séparent des quartiers à majorité chiites du sud de Beyrouth. Seul le bruit lancinant d’un drone israélien, visible à l’œil nu tant il vole bas, perturbe la cacophonie paisible. Aujourd’hui, et depuis la journée meurtrière du mercredi 8 avril, durant laquelle Israël...
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16/04 - 30 millions de dollars par heure : la guerre en Iran rapporte gros aux grandes compagnies pétrolières
Depuis le début de la guerre en Iran et parce que le détroit d'Ormuz - où transite 21 % de la consommation mondiale d'or noir - est toujours bloqué, les prix du pétrole se sont envolés. Le prix du baril évolue autour de 100 dollars - 84,80 euros - soit 30 dollars de plus qu'avant la crise. Une situation décrite comme "le plus grand choc jamais enregistré sur le marché mondial de l'énergie" par le directeur de l'Agence internationale de l'énergie, Fatih Birol. Aussi, les 100 plus grandes entreprises de gaz et de pétrole enregistrent un bénéfice supérieur à 30 millions de dollars par heure, selon les chiffres du cabinet de conseil en énergie Rystad Energy et de Global Witness, révélés par The Guardian.
Pour le seul mois de mars, leurs profits sont estimés à 23 milliards de dollars. Si le baril de Brent se maintient autour de 100 dollars pendant encore plusieurs mois, les groupes pétroliers et gaziers pourraient engranger jusqu'à 234 milliards de dollars de profits supplémentaires d'ici la fin de l'année.Des milliards de dollars de profits
Parmi les grands gagnants de cette flambée, l'entreprise Aramco caracole en tête. A elle seule, et si la flambée du prix du pétrole se pérennise, l'entreprise saoudienne pourrait dégager 25,5 milliards de dollars de profits additionnels liés à la guerre. A ce chiffre, s'additionnent ses profits extérieurs au conflit qui culminent à 250 millions de dollars par jour, soit quelque 91 milliards par an.
Autre pays avantagé par ce conflit : la Russie. Alors que Moscou est...
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16/04 - La dette, une histoire passée au crible : le courage de Giscard, la fausse bonne gestion de Barre…
Ce n'est pas un livre que l'on dévore d'une traite. On le picore, on y revient pour se remémorer une période, trouver des analogies avec notre présent. Ou comprendre tout simplement comment nous avons pu en arriver là. Julien Dubertret, ancien expert au FMI et directeur chez Global Sovereign Advisory, et Nicolas Ragache, économiste à l'Afep, l'association des grandes entreprises françaises, sont tous les deux des praticiens de la politique budgétaire pour avoir l'un et l'autre longtemps travaillé à Bercy.
Ils ont mis douze ans pour écrire cette bible, La longue dérive de la dette française, parue récemment aux PUF. Près de 700 pages qui décortiquent les finances publiques depuis 1958. Au fil des chapitres, les auteurs balaient nombre d'idées reçues, que ce soit la prétendue bonne gestion de Raymond Barre ou l'ampleur du tournant de la rigueur de 1983. Une plongée éclairante qui permet d'allonger la focale par rapport aux débats budgétaires et fiscaux qui ne manqueront pas de rejaillir à l'automne prochain et lors de la campagne présidentielle.
L'Express : Vous débutez cette grande fresque en 1958, au début de la Ve République. Pourquoi ce choix alors que la France a, bien avant cette date, une histoire déjà complexe et ambiguë avec la dette…
Nicolas Ragache : Nous avons voulu commencer ce travail en 1958, parce que c'est à ce moment-là que se stabilisent pour assez longtemps les principaux mécanismes de régulation budgétaire. Et c'est à cette date également qu'il y a une inflexion majeure dans la...
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16/04 - En Espagne, les importations de gaz russe atteignent un niveau record
C'est une illustration de la façon dont le conflit entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran bénéficie à un pays producteur d'hydrocarbures censé être un paria : la Russie de Vladimir Poutine. L'Espagne a ainsi enregistré des importations record de gaz russe au mois de mars, atteignant 9 807 gigawattheures (GWh) selon les données du gestionnaire du réseau gazier Enagás rapportées par El Pais – soit les plus importantes jamais enregistrées par le pays. La Russie profite à plein des difficultés de concurrents tels que le Qatar ou les Émirats arabes unis, qui ont nettement réduit leurs exportations à la suite des attaques iraniennes contre leurs infrastructures énergétiques. Si les achats de pétrole et de gaz russe sont soumis à des sanctions à la suite de l'invasion de l'Ukraine, le calendrier progressif mis en place par l'Union européenne prévoit la possibilité d'en acquérir jusqu'en janvier 2027. En attendant, ce système de sanctions peut avoir des effets contraires à ceux recherchés : Moscou comptant moins d'acheteurs potentiels, ses prix sont plus bas, et donc particulièrement compétitifs. En outre, à compter de la fin du mois d'avril, l'achat de gaz russe sur le marché à court terme sera interdit aux pays du Vieux Continent, ce qui a pu inciter les négociants en gaz à augmenter leurs approvisionnements tant que la chose reste possible.L'alternative algérienne
Le conflit dans le golfe Persique est l'une des explications à ces importations record de la part de l'Espagne, mais il n'est donc pas la seule. Le...
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16/04 - Gabriel Attal, Edouard Philippe, Bruno Retailleau : se cogner, jusqu’où ?
Inséparables. Ce 10 février, Edouard Philippe et Gabriel Attal dînent en tête-à-tête après leur participation au meeting parisien de Pierre-Yves Bournazel. La future bataille élyséenne s'invite dans la discussion. Les deux concurrents s'accordent. C'est au début de l'année 2027 que l'un d'eux devra déposer les armes et rejoindre l'autre. "Plutôt février que janvier", suggère le maire du Havre, jamais pressé. La primaire est même un objet de rigolade. Gabriel Attal taquine Edouard Philippe sur son roman politique Les Hommes de l'ombre, récemment adapté à la télévision. "Tu y racontes l'histoire d'un candidat désigné par une primaire en ligne qui donne lieu à une vaste fraude !" Déjà, l'ambiance était à la franche camaraderie dans les loges du Cirque d'Hiver. Ne manquait que Bruno Retailleau, qui a eu le malheur de soutenir Rachida Dati.
Les trois candidats à l'élection présidentielle ont noué une relation cordiale au fil des années, sans cadavre dans le placard. L'absence d'histoire commune les a préservés de luttes fratricides. Moins on se connaît, moins on se déteste ! Gabriel Attal n'est pas tombé à bras raccourcis sur l'ex-ministre de l'Intérieur après son départ avec fracas du gouvernement cet automne. Il assurait en privé comprendre "humainement" son choix. Le soir de la nomination de Bruno Le Maire, Bruno Retailleau appelle Edouard Philippe. "Je vais leur casser la gueule", lâche l'ancien hôte de Matignon, guère emballé par ce retour surprise. Le sénateur appelle aussi Gabriel Attal. "Tu devrais être...
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16/04 - EXCLUSIF. La note qui révèle l’influence croissante des think tanks eurosceptiques à Bruxelles
C’est une première. En France, on ne s’était jamais intéressé, dans le détail, à l’influence réelle des think tanks, ces étranges structures que l’on doit aux Anglo-Saxons, des "objets politiques non identifiés", selon l’expression du sociologue Marc Patard. C’était sans doute une erreur. Depuis quelques années, profitant de leur ambiguïté - ces instituts se situent souvent à mi-chemin entre la recherche universitaire et le plaidoyer politique - des puissances hostiles à l’UE investissent ce terrain à Bruxelles, comme le révèle une note du Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan, que L’Express dévoile en exclusivité.
"Si la sphère bruxelloise restait jusqu’à récemment relativement consensuelle, on note depuis peu la montée en puissance d’un écosystème d’expertise alternatif, plus proche des positions eurosceptiques et conservatrices de partis considérés en dehors du 'cordon sanitaire' politique, comme les Patriotes pour l’Europe et les Conservateurs et réformistes européens", écrivent les auteurs. Leur démonstration s’appuie sur un "indice d’influence" qu’ils ont développé à partir de quatre critères : le budget, les effectifs, le nombre de publications et la fréquence des contacts avec la Commission européenne.
Les trois think tanks historiques - l’institut allemand Bruegel, CEPS et EPC - figurent logiquement en tête du classement, mais ces deux derniers ont un budget annuel inférieur au MCC Brussels, un think tank financé par le Hongrois Viktor Orban, défait aux dernières élections législatives. Sur l’une des...
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16/04 - Antisémitisme : les députés macronistes annoncent le retrait de la proposition de loi Yadan
Un recul provisoire ? Alors qu'elle devait être débattue sur les bancs de l'Assemblée nationale ce jeudi après-midi, la proposition de loi Yadan a finalement été retirée par le groupe Ensemble pour la République, en raison d'"un jeu d’obstruction manifeste [de La France insoumise] dans le but d’empêcher que soit examiné le texte" , a-t-il déclaré. Portée par Caroline Yadan, députée macroniste des Français de l'étranger, dont la circonscription comprend Israël, Jérusalem et les territoires palestiniens occupés depuis 1967, la proposition de loi vise à "lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme" depuis les attentats du 7-Octobre, et inclut plusieurs dispositions qui ont fait polémique, notamment l'élargissement du délit d’apologie de terrorisme en y incluant les propos faisant "implicitement" cette apologie ou celle "de leurs auteurs, y compris (…) en minorant ou en banalisant les actes de façon outrancière". Le risque existait d'une explosion des procédures judiciaires, déjà très nombreuses. Elle crée aussi un nouveau délit consistant à avoir "appelé publiquement, en méconnaissance du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et des buts et principes de la charte des Nations unies, à la destruction d’un Etat reconnu par la République française". Les détracteurs de la proposition de loi estimait qu'une telle disposition risquait d'assimiler à de l’antisémitisme toute critique du gouvernement israélien.
La proposition avait fait l'objet d'une pétition qui a recueilli plus de 700 000 signataires, la...
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16/04 - Anthony Klotz, l’homme qui a prédit la "grande démission" : "La meilleure chose est souvent de rester"
Quelles sont les raisons qui nous poussent réellement à démissionner ? Comment expliquer que des salariés satisfaits partent alors que les plus malheureux restent ? Pourquoi autant de démissions interviennent-elles dès la première année ? Comment prendre la bonne décision quant au fait de rester ou de partir ? À l’ensemble de ces questions, souvent intimes et propres à chacun, Anthony Klotz, professeur de comportement organisationnel à l’UCL School of Management à Londres, apporte un éclairage scientifique dans son ouvrage Jolted: Why We Quit, When to Stay, and Why It Matters (2025, Viking, non traduit). L’auteur met en lumière la manière dont un simple événement parfois banal se transforme en "secousse" et modifie notre rapport au travail. Jusqu’à nous pousser à claquer la porte. Et à le regretter ? Bien plus fréquemment qu’on ne l’imagine, explique-t-il dans un entretien à L'Express. Ce chercheur souligne qu'il est d’autant plus difficile de résister à la tentation de considérer le départ comme la solution que "quitter son emploi est souvent valorisé dans la culture populaire."
Celui qui a popularisé le concept de "grande démission" - dont le pic, fin 2021, a vu les travailleurs aux États-Unis quitter leur emploi à des niveaux jamais vus depuis le début des relevés en 2000 - identifie par ailleurs les prémices de nouvelles dynamiques à l'œuvre sur le marché du travail.
L’Express : Vous battez en brèche la croyance selon laquelle la démission serait forcément l’aboutissement d’un long processus de réflexion…...
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16/04 - Le plan de Gabriel Attal pour être candidat en 2027, Edouard Philippe ne vide pas (encore) son chargeur
Ça y est, les élections municipales sont passées, elles étaient le dernier scrutin au suffrage universel direct avant le grand rendez-vous de la présidentielle. Autant dire que la vie politique entre dans une nouvelle phase, ô combien palpitante…Ces ex qui crispent
Observation d’un grand élu sur la place prise par Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron sur la scène politique : "Nous avons un ex-président de droite qui casse les pieds de la droite, un ex-président de gauche qui casse les pieds de la gauche, nous aurons bientôt un ex-président du centre qui casse les pieds du centre."Le plan de Gabriel Attal
"Une annonce de candidature et le lendemain, on est déjà passé à autre chose" : pour officialiser son entrée dans la bataille élyséenne, Gabriel Attal a choisi son contre-modèle et il s’appelle Bruno Retailleau. Aussi l’ancien Premier ministre, qui voulait publier En homme libre avant de se déclarer, prépare-t-il une séquence sur plusieurs jours, dans laquelle s’inscrirait son meeting de Paris le 30 mai.Edouard Philippe ne vide pas (encore) son chargeur
Alors que Gabriel Attal lance officiellement sa campagne présidentielle, avec la parution, ce jeudi dans Le Point, des bonnes feuilles de son livre, En homme libre (Editions de l’Observatoire), on juge toujours dans le camp d’Edouard Philippe qu’il est urgent d’attendre. "La présidentielle, c’est un chargeur rempli d’idées, théorise un député Horizons, partisan de la patience. Le problème, c’est que vous ne pouvez pas le recharger....
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16/04 - Un "Otan européen" : comment le Vieux Continent se prépare à un désengagement américain
La menace ne cesse de se préciser. Contempteur régulier de l'Otan, Donald Trump a redoublé de critiques envers l'organisation militaire au cours des semaines passées. Le refus de plusieurs pays européens de lui apporter leur soutien dans la guerre contre l'Iran a visiblement ulcéré le président américain, qui a notamment déclaré au journal anglais The Telegraph : "Nous aurions toujours été là pour eux. Eux, en revanche, n'étaient pas là pour nous". Et il a précisé sa pensée lors d'un discours à Miami : "Nous dépensons des centaines de milliards de dollars par an pour l'Otan, et nous avons toujours été là pour eux, mais aujourd'hui, au vu de leurs actions, je suppose que nous n'avons plus à l'être." La décision d'un retrait américain de l'Otan, qui constituerait un coup de tonnerre sur le plan géopolitique, n'a pas encore été prise, mais les Européens la jugent suffisamment crédible pour commencer à en tirer les conséquences. Et à échafauder une nouvelle architecture pour un "Otan européen", comme le révèle le Wall Street Journal. "L'alliance sera davantage dirigée par l'Europe", a récemment déclaré son secrétaire général, le Néerlandais Mark Rutte. Mais le défi est considérable, et consiste à rattraper des années de sous-investissement dans les dépenses militaires.Des postes de commandement pour les Européens
Née au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, en 1949, l'Otan a toujours été pensée pour fonctionner avec un leadership américain à tous les niveaux : renseignement, logistique, postes de commandement. L'Allemagne...
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16/04 - Qui est John Fetterman, ce sénateur démocrate qui soutient la guerre de Donald Trump en Iran ?
Les sénateurs démocrates ont une nouvelle fois échoué, mercredi 15 avril, à faire adopter une résolution visant à mettre fin à la guerre menée par Donald Trump et Benyamin Netanyahou en Iran, tant que les hostilités ne sont pas autorisées par le Congrès. Le vote était serré : 52 voix contre 47. C’est la quatrième fois depuis le début de la guerre. C’est aussi la quatrième fois que la majorité démocrate se heurte à un étonnant opposant dans ses rangs : John Fetterman, sénateur de Pennsylvanie. Il est le seul démocrate à soutenir activement la guerre de Donald Trump.
Dans une émission sur Fox News, il avait d’emblée annoncé qu’il voterait, cette fois encore, contre la résolution. "Nous devons soutenir notre armée pour lui permettre d’atteindre les objectifs de l’opération Epic Fury", a-t-il déclaré à l’animateur Sean Hannity. Le démocrate défend, depuis le début du conflit, les attaques américaines et israéliennes en Iran. À trois reprises au cours du mois de mars, John Fetterman s’était déjà opposé à des résolutions sur les "pouvoirs de guerre" déposées par son camp, qui rappelaient que Donald Trump devait obtenir l’autorisation du Congrès avant d’engager une guerre. Les trois initiatives avaient échoué face à la majorité républicaine du Sénat.Fervent défenseur de la guerre de Donald Trump
Selon la chaîne américaine CNN, le sénateur pennsylvanien appellerait même le président américain à attaquer l’Iran depuis plus d’un an. "Je pense que les sénateurs disent : on ne veut pas que l’Iran acquière la bombe nucléaire. Le président...
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16/04 - Mythos, l’IA surpuissante d’Anthropic : pourquoi il faut se méfier du marketing de la peur
L'intelligence artificielle a battu un champion mondial du jeu de go, rend progressivement les véhicules autonomes, s’immisce déjà dans les guerres, et changera sûrement la manière de travailler, à terme. Dire qu’elle est "révolutionnaire" n’est pas galvaudé. Attention, toutefois, à garder la tête froide.
La récente sortie du modèle "Mythos", par la start-up américaine Anthropic, a déclenché une profonde panique. Tel un début d’intrigue de film catastrophe, celui-ci se serait d’abord "échappé" de son environnement sécurisé. Puis, les équipes d’Anthropic se seraient aperçues que Mythos peut craquer de très nombreux systèmes informatiques. Le transformant en une arme redoutable pour les cyberassaillants.
A quel point ce modèle est-il puissant ? La question est, en réalité, toujours débattue. Un laboratoire britannique indépendant a confirmé ses très bonnes facultés cyber : le modèle est parfois capable de réaliser chaque étape menant à une prise en main complète d’un réseau d’entreprises. Une prouesse jusqu’ici exclusivement réservée aux humains experts. Mais d’autres tests, comme ceux de la société Aisle, ont prouvé que d’autres modèles déjà sur le marché sont tout aussi capables de trouver de multiples brèches. Y compris celles dénichées par Mythos. "A quel point ces vulnérabilités sont réelles, exploitables et graves ? Tout cela n'est pas clair ", a vivement critiqué le célèbre site spécialisé Tom's Hardware. Retenu en cage, Mythos n’est à ce jour partagé qu’à une poignée de grandes entreprises et d’organisations (la plupart...
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16/04 - Pesticides, cancer et "fabrique du doute" : l’éclairage salutaire du toxicologue Xavier Coumoul
Quelle est la dangerosité réelle des résidus de pesticides qui se retrouvent dans l’air, dans l’eau et dans l’alimentation ? Que sait-on de leurs effets de long terme alors qu'ils finissent par contaminer nos organismes ? A chaque étude scientifique sur les produits phytosanitaires détectés dans l'environnement ou chez l'Homme, le débat public s’embrase. Deux camps s'affrontent : celui des rassuristes, partisans du "aucun problème" ; et celui des alarmistes, convaincus qu'il y a là un problème majeur de santé publique.
Que dit vraiment la science ? De quelles certitudes dispose-t-on sur les cancers et les pathologies que pourraient provoquer ces produits toxiques ? Comment les chercheurs procèdent-ils pour avancer sur les questions les plus épineuses ? Pourquoi peinent-ils ? Loin d'être aussi binaire, la littérature scientifique dépeint un panorama bien plus nuancé que les contenus qui font le buzz sur Internet. C’est dans cette complexité que s'inscrit Xavier Coumoul, directeur de recherche à l’Inserm et toxicologue à l'université Paris-Cité.
Loin des caricatures et sans dogmatisme aucun, ce spécialiste, découvreur de nombreux mécanismes d’action des pesticides, nuance les interprétations à l'emporte-pièce, qui voudraient par exemple que le cancer soit une "épidémie" dont les pesticides sont responsables. Tout en rappelant que la participation réelle des résidus de produits phytosanitaires à cette pathologie n'est pas connue, le chercheur regrette que les agences n'approfondissent pas plus leurs...
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16/04 - Surcoûts, imprévisibilité... La Suisse empêtrée dans sa commande de F-35 américains
Le bon élève suisse aura payé au prix fort sa fascination pour les Etats-Unis. La commande passée en 2021 de 36 F-35, les avions de combat furtifs conçus par Lockheed Martin, a viré à l’affaire d’Etat. En cause, des dépassements budgétaires exorbitants et l’imprévisibilité de l’allié américain. L’été dernier, l’administration Trump a notifié un surcoût de près de 1 milliard d’euros pour la livraison de ses F-35.
Une ardoise bien lourde pour un pays amené à mener essentiellement des missions de surveillance et de police du ciel, au nom de sa neutralité historique. Ce 6 mars, le Conseil fédéral est revenu sur sa position. Seuls 30 F-35 seront finalement commandés. Un crédit supplémentaire de 394 millions de francs suisses (438 millions d'euros) sera néanmoins requis.Le mirage du prix fixe
Alors que d’âpres négociations s'annoncent avec les Etats-Unis pour éviter tout nouveau débordement budgétaire, la Suisse sort timidement de sa servitude volontaire. "Quand les Etats-Unis nous ont infligé des droits de douane de 39 % l’été dernier, la première réaction des autorités a été d’envisager d’acheter encore plus d’équipements américains !", s'exclame l’ex-conseiller national vert neuchâtelois Fabien Fivaz, qui siège désormais au Conseil des Etats. Le Pentagone est libre de revoir le prix de ces bijoux technologiques à la hausse. A cela s’ajoutent d’autres surcoûts, liés aux infrastructures logicielles nécessaires au bon fonctionnement des avions de combat mais aussi à l’aménagement de trois aérodromes du pays, Payerne, Meiringen et...
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16/04 - La Russie menace de frapper les usines européennes produisant des drones pour l’Ukraine
Moscou menace cette fois de s’en prendre directement aux nations européennes. Mercredi 15 avril, le ministère de la Défense russe a publié une déclaration menaçante assortie d’une liste d’usines produisant des drones ou composants de drones destinés à l’Ukraine, implantées au Royaume-Uni, en Allemagne, au Danemark, en Lettonie, en Lituanie, aux Pays-Bas, en Pologne et en République tchèque, ainsi que des sites de fabrication de composants en Espagne, en Italie, en République tchèque, en Israël et en Turquie. L’ancien président russe Dmitri Medvedev, aujourd’hui vice-président du Conseil de sécurité de la Russie, a ensuite précisé sur X que la liste publiée par l’armée équivalait à "une liste de cibles potentielles" pour les forces armées russes.
Du point de vue de Moscou, les gouvernements européens qui permettent l’accroissement de la production de drones en Ukraine en accueillant ces usines provoquent volontairement une escalade du conflit. "Le public européen doit non seulement comprendre les véritables causes des menaces pesant sur sa sécurité, mais aussi être informé des adresses et des emplacements des entreprises ukrainiennes et conjointes produisant des drones et des composants pour Kiev sur son propre territoire", précise la déclaration.
"Le moment où des frappes deviendront une réalité dépend de ce qui se passera ensuite. Dormez bien, partenaires européens !", a commenté Dmitri Medvedev. Ce dernier a déjà fait à plusieurs reprises des déclarations menaçantes à l’égard des pays européens en raison de...
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16/04 - "Du jamais vu" : pour le marché automobile, la fête est finie
Retombé au plus bas depuis la crise du Covid en 2020 et 2021 le secteur plonge dans une crise durable. Aux niveaux européen et national, les contraintes réglementaires pour des automobiles plus vertes, paralysent nombre de constructeurs. Les Français, eux, restent toujours autant attachés à la "bagnole" et en pincent pour des voitures haut de gamme et hybrides, des segments en pleine révolution. Le marché se convertit aux "wattures" fabriquées dans un monde plus durable et où l'intelligence artificielle prend toujours plus de place. Une conversion à marche forcée qui risque de laisser certaines marques sur le bas-côté.
Les atermoiements de la commission européenne et les embardées de la fiscalité française ont conduit le marché automobile droit dans le mur. En 2025, les ventes de voitures neuves ont plongé de 5 % dans l’Hexagone. "Il s’agit du niveau le plus bas depuis 1972", souligne Marie-Laure Nivot, responsable Intelligence Marché chez AAA Data, l’expert de la donnée augmentée. Dans les entreprises, qui s’adjugent 60 % des immatriculations, la chute est vertigineuse : - 10 % ! "Du jamais vu, même pendant les périodes de crise de 2020 et 2021", souffle Régis Masera, directeur de l’Observatoire des mobilités d’Arval.Des diktats européens toujours plus contraignants
Les tergiversations Bruxelloise ont contribué à déstabiliser les consommateurs. Sur la fin de la commercialisation des moteurs thermiques en 2035, la réponse n’est tombée que fin décembre : les constructeurs pourront écouler 10 % de modèles...
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16/04 - Pouvoir d’achat : le prix du pétrole pose moins problème que la perte de productivité, par Vincent Champain
Le pouvoir d’achat est redevenu la première préoccupation des Français. Selon la dernière note de conjoncture de l’Insee, il devrait baisser en moyenne de 0,2 % à mi-année du fait de la crise du détroit d’Ormuz, et bien plus pour les agriculteurs, les pêcheurs ou tous ceux qui dépendent du prix du pétrole pour se chauffer ou aller travailler.
Ce contexte va focaliser le débat public sur les mesures de soutien à court terme – baisse des taxes, blocage des prix ou subventions – et renvoyer à plus tard les discussions sur l’affaiblissement de notre recherche, la difficulté à construire des géants numériques en Europe et à y diffuser l’innovation, le taux d’emploi ou l’investissement productif. Pourtant, ce sont ces facteurs qui expliquent que notre richesse par habitant est désormais inférieure d’un quart à ce qu’elle devrait être. C’est ce "grand décrochage" de productivité par rapport à nos voisins européens ou américains que l’Observatoire du long terme a étudié dans toutes ses dimensions à l'occasion de son dernier rapport. Il s’est produit de façon imperceptible et beaucoup moins visible que la hausse du prix du carburant à la pompe. Pourtant, ce décrochage ampute la richesse moyenne des Français d’un montant plus de cent fois supérieur à la crise d’Ormuz. Un ralentissement plus prononcé chez nous
En l’an mil, la richesse par tête en France se situait à un niveau comparable à celui du Sénégal d’aujourd’hui, d'après les calculs de l'économiste et historien britannique Angus Maddison. Elle a quintuplé pour atteindre un...
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16/04 - Editions Grasset : 115 auteurs claquent la porte après le renvoi d’Olivier Nora
La réaction ne s'est pas fait attendre, et elle est massive. Dans une lettre commune publiée ce jeudi 16 avril à minuit, 115 auteurs annoncent leur départ de la maison d'édition Grasset pour protester contre le licenciement de son PDG Olivier Nora, révélé en exclusivité mardi 14 avril par L'Express. Parmi les auteurs qui claquent la porte, des poids lourds de la littérature : Virginie Despentes, Sorj Chalandon, Frédéric Beigbeder, Vanessa Springora ou encore Bernard-Henri Lévy.
"Nous sommes des auteurs Grasset, nous avons publié chez Grasset, ou nous avons un livre qui va sortir chez Grasset, mais nous ne signerons pas notre prochain livre chez Grasset", écrivent-ils dans leur lettre, dans laquelle ils qualifient le renvoi d'Olivier Nora d'"atteinte inacceptable à l’indépendance éditoriale et à la liberté de création". Et de cibler Vincent Bolloré, propriétaire de la prestigieuse maison d'édition depuis 2023 : "Une fois de plus, Vincent Bolloré dit 'je suis chez moi et je fais ce que je veux' au mépris de celles et ceux qui publient, de celles et ceux qui accompagnent, éditent, corrigent, fabriquent, diffusent, distribuent nos livres. Et au mépris de celles et ceux qui nous lisent."
"Nous ne voulons pas que nos idées, notre travail, soient sa propriété", ajoutent les signataires, parmi lesquels figurent aussi Laure Adler, Anne Sinclair, Laurent Binet et Jean-Paul Enthoven, qui refusent "d’être les otages d’une guerre idéologique visant à imposer l’autoritarisme partout dans la culture et les...
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16/04 - Moyen-Orient : Israël et le Liban ont convenu d’un cessez-le-feu de 10 jours
Une nouvelle session de négociations entre les Etats-Unis et l'Iran pourrait s'ouvrir dans les prochains jours au Pakistan, malgré l'impasse lors de la réunion d'Islamabad au cours du week-end, avec la question du nucléaire iranien parmi les principaux points de contentieux. Mercredi 15 avril, l'administration américaine a même exprimé son optimisme quant à la possibilité de parvenir à un accord pour mettre fin à la guerre en Iran, tout en menaçant d'accroître la pression économique contre Téhéran.
En attendant, les dirigeants d'Israël et du Liban devraient se parler directement ce jeudi, à en croire Donald Trump. Le détroit d'Ormuz quant à lui est toujours sous blocus de l'armée américaine. Cette dernière affirme avoir bloqué dix navires au départ des ports iraniens... Alors même que des données maritimes révèlent que trois pourraient avoir traversé le détroit depuis lundi.
Les infos à retenir
⇒ Israël et le Liban ont convenu d'un cessez-le-feu de 10 jours à compter de jeudi 23 heures
⇒ Une nouvelle réunion pourrait avoir lieu avec l'Iran ce week-end, déclare Donald Trump
⇒ L'Allemagne se dit prête à participer à sécuriser le détroit d'Ormuz
21h00Fin de ce direct
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations.
>> Notre nouveau direct
20h31La trêve de dix jours pourrait être prolongée si les deux camps le souhaitent
La trêve de dix jours entre Israël et le Liban pourrait être prolongée si les deux...
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16/04 - Les médecins face à ChatGPT : entre fascination et questionnements éthiques
Le sujet s’est faufilé comme une évidence. Si bien qu’au début, personne ne s’est aperçu de la confidence. Début mars, L'Express rencontrait Andréas Werner, le président de l’Association française de pédiatrie ambulatoire, dans le cadre d'un article sur les IA conversationnelles en santé. Les échanges tournaient autour de la performance de ces outils, de la nécessité de technologies européennes, quand, au milieu d’une phrase, le ton libéré des formalités d’usage, surgit l’anecdote. Lui aussi, s'en remet parfois aux intelligences artificielles sur certaines questions médicales. De temps en temps, ce membre d’une demi-douzaine de sociétés savantes internationales, et spécialiste respecté, consulte ChatGPT sur certains syndromes qu’il n’a pas revu depuis la faculté, ou à propos de médicaments qu’il n’utilise guère.
L'outil peut faire gagner du temps. Car le pédiatre tient en parallèle un site Internet où échouent les demandes de parents en détresse. A raison de trois questions par jour, le médecin n’arrivait pas à répondre assez rapidement aux questions les plus épineuses. Alors Andréas Werner s’est dit que demander à l’intelligence artificielle de digérer la littérature, et de pondre une réponse comestible, après tout, ce n’était pas si horrible. "Même s’il y a trop d’erreurs, ces outils sont quand même pas mal, vous ne trouvez pas ?", souriait-il lors de notre rendez-vous. Il s’amuse des faiblesses humaines, moque les recommandations des jeunes médecins débordés. Un jour, l’un d’entre eux s’agace. En poste au 15, il...
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16/04 - "Seront-ils là pour nous ?" : chez les Baltes, la crainte d’un désengagement américain de l’Otan
"Epaules contre épaules avec nos alliés, nous œuvrons pour la paix à travers les missions de l'Otan." C’est en ces termes résolus que le ministère letton des Affaires étrangères a choisi de célébrer sur ses réseaux sociaux, le 29 mars, le 22e anniversaire de l’entrée du pays au sein de l’Alliance atlantique, vidéo à l’appui, avec en fond le message "#Stronger together" ("plus forts ensemble"). A plus de 7 000 kilomètres de là, à peine trois jours plus tard, c’est pourtant un tout autre son de cloche qui résonnait à la Maison-Blanche. Furieux du manque de soutien des Européens pour débloquer le détroit d’Ormuz, Donald Trump n’a, lui, pas eu de mots assez durs pour exprimer tout son "dégoût" pour l’organisation, n’excluant pas d’en retirer les Etats-Unis.
Un scénario cauchemar pour la Lettonie qui, comme ses voisins lituanien et estonien, voit depuis plus de deux décennies le grand frère américain comme sa principale garantie de sécurité face à une Russie aux ambitions impérialistes de plus en plus menaçantes. Dans les trois pays Baltes, les attaques répétées de Donald Trump contre l’Alliance ont brusquement réveillé les doutes sur la solidité du lien transatlantique. "Nombreux sont ceux qui se demandent désormais si les Américains seront réellement là pour nous aider en cas de crise, atteste Olevs Nikers, président de la Baltic Security Foundation, à Riga, et conseiller du gouvernement letton. Auparavant c’était une certitude absolue, mais la situation a complètement changé."Confiance écornée
Il faut dire qu’entre la...
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16/04 - L’éternel débat d’une défense européenne, dans un monde en rupture
Le passé permet souvent d'éclairer l'actualité. Chaque jeudi, dans notre nouveau podcast Hier à la Une, on se plonge dans les archives de L’Express, pour comprendre autrement la couverture du magazine de la semaine.
Sur fond de tensions en Iran, le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, s’est entretenu il y a quelques jours avec Donald Trump à Washington. Une discussion qui s’est déroulée dans un climat électrique, alors que le président américain continue de brandir la menace d’un retrait de l’Alliance. Entre l’invasion de l’Ukraine en 2022, et l'incertitude qui pèse sur l’engagement américain, l'Europe traverse une crise sécuritaire sans précédent qui souligne, une nouvelle fois, sa dépendance militaire vis-à-vis des Etats-Unis. Et c’est à cette subordination stratégique que L’Express consacre sa Une cette semaine.
Le constat est sans appel : l'armée française est placée sous perfusion américaine. Longtemps habituée à ce confort, l’Europe se trouve aujourd’hui confrontée à une double pression. D’un côté, l’agressivité des Russes ne diminue pas, et avec elle la crainte d’une extension du conflit à l’est ; et de l’autre, le désengagement de son principal allié. Une situation qui force le Vieux Continent à interroger la durabilité de son modèle de défense.
En mars 2025, le président de la commission de la défense danoise, lui-même impliqué dans le choix de l’avion de chasse américain, a déclaré regretter l’achat du F-35 par le Danemark, faisant valoir des risques de chantage par Washington. Une réalité qui oblige...
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16/04 - L’histoire secrète du mariage entre la DGSI et Palantir, entreprise proche de la CIA
Alex Karp jure n'avoir qu'une envie : aider la France. En cette fin d'année 2016, au siège de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), le PDG de Palantir Technologies déploie son charme pour rassurer son auditoire. "Daech, pour moi, c'est comme Hitler", assure-t-il aux cadres du service de renseignement présents dans le bureau de Patrick Calvar, son directeur. Dans un français presque parfait - il a travaillé comme serveur en France, raconte-t-il - Karp vante les mérites de son logiciel, Gotham, capable de répondre aux besoins de la lutte antiterroriste.
Lancés dans une course effrénée contre le djihadisme, les policiers sont impressionnés par les performances de ce produit miracle, sorte de "super accélérateur d'enquête", nous dit-on aujourd'hui. Sûr de l'efficacité de son produit, Karp fait tout pour gommer les accointances de son entreprise avec le renseignement américain - In-Q-Tel, le fonds créé par la CIA, figure parmi ses actionnaires fondateurs. Qu'importe que le contrat avec le renseignement français ne soit pas un jackpot financier pour Palantir. Cette signature va lui ouvrir les portes du marché européen, parie-t-il. Devant des cadres de la DGSI médusés, le volubile Karp se met en scène. Il célèbre sa pratique du polyamour et insiste sur sa distance avec le milieu néoconservateur américain. "Marrant, quand on voit sa proximité actuelle avec le cercle de Donald Trump", souffle un ancien responsable de la DGSI. Proximités Maga
Dix ans plus tard, le PDG s'affiche aux côtés du...
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15/04 - Nicolas Sarkozy, la déchéance d’un président : du déjeuner avec Jordan Bardella au lâchage de Claude Guéant
"Je transforme toujours le plomb en or" : ainsi se voit, se vit Nicolas Sarkozy. Il est "le seul type au monde", confie-t-il à un ami, qui effectue un séjour de trois semaines à la Santé et en fait dans la foulée un best-seller. On dit que les Français ne lisent plus et qu’ils n’aiment plus la politique : quel pied de nez que le triomphe du Journal d’un prisonnier (Fayard). On croirait l’entendre : "Qu’est-ce que ce serait si les gens aimaient la lecture et les politiques…"
Il a constamment célébré le culte de la performance. Qu’un écrivain, Joël Dicker, devienne un auteur à succès et il l’appelle pour finir par l’inciter à mieux négocier ses droits d’auteur avec son éditeur. Qu’un vidéaste, Guillaume Pley, qu’il commence par regarder un peu de haut, l’interroge avec bonheur, que ce podcast rencontre un succès viral, et il demande à le revoir, prêt à lui réserver une petite surprise. "La marque de fabrique, cela ne change pas chez un homme", disait François Mitterrand. Ainsi va Nicolas Sarkozy. Il va, ou il ne va pas.
Mardi 14 avril, dans le cadre de son procès en appel sur le supposé financement libyen en 2007, l’ancien président est interrogé sur celui qui fut le plus proche de ses conseillers. "Le Guéant que j’ai connu et apprécié ne ressemble pas aux épisodes que j’ai lus dans ce dossier", avait-il lâché la semaine précédente. Lâché, c’est le mot. L’attitude interpelle. Combien de fois a-t-il répété, lui l’apôtre de la "verticalité", qu’un bon chef avait de bons collaborateurs, un chef médiocre des...
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15/04 - Catherine Vautrin : "S’il n’y a rien sur les étagères, on ne peut pas reprocher d’acheter américain"
Six mois à un rythme fou. Depuis sa nomination comme ministre des Armées, en octobre 2025, Catherine Vautrin a fait ajouter beaucoup de tampons sur son passeport. Les pays du Golfe, la Grèce, l'Ukraine, la Pologne, le Japon, la Corée du Sud, la Suède, Luxembourg... Et ce dans un contexte géopolitique brûlant. "Regardez comment on a commencé l'année...", retrace-t-elle en recevant L'Express à l'hôtel de Brienne, avant d'égrener les nouvelles crises à gérer en 2026 : Venezuela, Groenland, désormais l'Iran et la gestion du détroit d'Ormuz.
La ministre a accepté d'évoquer un autre dossier brûlant : la dépendance des armées européennes au grand frère américain. Les prétentions de Donald Trump sur le Groenland ont mis en lumière la mainmise des Etats-Unis sur l'armement des Européens... au point qu'il serait quasi-impossible de combattre sans leur aval. Durant une heure, Catherine Vautrin défend les choix français, assume le rôle de chef de file que devra jouer Paris en Ukraine, en cas de retrait de Washington. "La réponse est oui", réagit-elle lorsqu'on lui demande si l'Europe peut être prête, à tout moment, à suppléer un défaut américain auprès de Kiev.
La ministre fait aussi passer quelques messages. A sa manière, en subtilité, en suggérant des intérêts communs, des partenariats souhaitables, plutôt qu'en assénant unilatéralement l'urgence d'un réveil. Sans cacher non plus les difficultés, comme sur le sujet de plus en plus tracassant du Scaf, l'avion de chasse du futur, qui divise Français et Allemands.
L'Express...
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15/04 - Comment l’Iran a utilisé un satellite chinois pour espionner des bases américaines
Téhéran a-t-elle espionné des bases américaines avec l'appui de satellites chinois ? C'est ce que suggèrent des révélations du journal britannique The Financial Times ce mercredi 15 avril. D'après l'enquête, le satellite référencé sous le nom de TEE-01B, construit et mis en orbite par la société chinoise Earth Eye Co, a été acquis par la Force aérospatiale du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) après son lancement dans l'espace depuis la Chine, selon le quotidien, qui cite des documents militaires iraniens.
Depuis le début de la guerre en Iran, le 28 février dernier débutée par des frappes israélo-américaines, le satellite aurait notamment servi à capter des images de bases situées en Arabie saoudite, en Jordanie, à Bahreïn mais aussi en Irak. Le Financial Times affirme s’appuyer sur des documents militaires iraniens ayant fuité, ainsi que sur des listes de coordonnées horodatées, des images satellites et des analyses orbitales.Surveillance des sites militaires
Les commandants militaires iraniens ont utilisé le satellite pour surveiller les principaux sites militaires américains, ajoute le Financial Times, s'appuyant sur les listes de coordonnées horodatées, des images satellites et des analyses orbitales. Les images ont été capturées en mars avant et après des frappes de drones et de missiles contre ces sites. Dans le cadre de l'accord conclu avec la Chine, le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) a obtenu l'accès aux stations terrestres commerciales exploitées par Emposat, un...
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15/04 - "S’il transforme trop l’œuvre de Marine Le Pen…" : comment Jordan Bardella redessine discrètement la ligne du RN
Jordan Bardella ne s’est pas chargé lui-même de la remontrance. Il a missionné Ludovic Pajot, maire RN de Bruay-la-Buissière, de faire passer le mot sur la conversation regroupant les nouveaux maires frontistes. Ces derniers ont été avertis : s’agissant de l’Union européenne, ils sont désormais priés d’arrêter de communiquer de façon caricaturale et excessive. Le président du RN n’a pas apprécié le comportement des nouveaux élus, dont plusieurs ont retiré le drapeau européen de leur hôtel de ville. La pratique n’est pourtant pas nouvelle. En 2020, déjà, les édiles frontistes, fidèles à la ligne populiste de Marine Le Pen, s’étaient débarrassés des drapeaux bleus qui ornaient les bâtiments officiels. Six ans plus tard, Jordan Bardella n’est plus à l’aise avec ce geste. Question d’image. Lui qui tente de gommer au maximum les irritants de son parti refuse de se retrouver enlisé dans ce qu’il considère comme des polémiques inutiles. Quitte à rompre avec certaines traditions. "Je n’ai vraiment pas compris sa réaction sur cette histoire de drapeau, commente un député lepéniste, perplexe. Ça a toujours été la ligne du parti."
Depuis quelque temps, les tenants d’un populisme chimiquement pur sentent le vent tourner. Ils regardent du coin de l’œil leur chef de file abandonner peu à peu les marqueurs d’un euroscepticisme radical ou d’un étatisme sans concession, qui ont longtemps été la norme au RN de Marine Le Pen. Jordan Bardella, lui, rêve plutôt d’intégrer la grande famille des partis de droite, à qui il fait régulièrement les...
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15/04 - "C’est une révolution !" : pourquoi la victoire de Péter Magyar va tout changer à Bruxelles
Ils ne pouvaient rêver d’une meilleure soirée. A la télévision, le Hongrois Péter Magyar, ravi d’avoir défait dans les urnes Viktor Orban, bête noire des Européens et cheval de Troie de Vladimir Poutine, prononce ces quelques mots, que l’on n’espérait plus entendre, depuis longtemps, à Bruxelles : "Aujourd’hui, le peuple hongrois a dit oui à l’Europe". Pendant ce temps, à 1 100 kilomètres à vol d’oiseau de Budapest, les téléphones crépitent, les boucles WhatsApp surchauffent et toute la "bulle" bruxelloise exulte de bonheur. On s’envoie quelques émojis, on se laisse (un peu) aller. "Put*** mais le pognon qu’ils vont se faire !", pianote un haut fonctionnaire de la Commission européenne à un ami qui travaille au Parlement de Strasbourg en référence aux 17 milliards d’euros que la Hongrie, appauvrie sous Orban, devrait toucher - ces fonds étaient gelés en raison du non-respect de l’Etat de droit. Ce soir-là, on célèbre la victoire de Péter Magyar autant qu’on savoure la défaite de Viktor Orban. "Ça nous enlève une sacrée épine du pied, résume le conseiller d'un commissaire européen. On n’aura plus à faire attention à ce qu’on dit, à qui on le dit, et ça va tout débloquer. On n’imagine pas ce que ça va changer ici. C’est une révolution !"
Magyar est, certes, un illustre inconnu, mais un illustre inconnu vaut mieux qu’un informateur de Moscou… Il y a trois semaines, le Washington Post révélait ce que l’on soupçonnait déjà depuis des années dans les hautes instances de l’UE : le ministre hongrois des affaires étrangères, Péter...
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15/04 - Négociations entre Israël et le Liban : pourquoi l’Etat hébreu veut tenir la France à l’écart
Si elle n'était pas encore à son apogée, la dégradation des relations entre Paris et Tel Aviv a de nouveau franchi un cap ce mercredi 15 avril. Alors que des pourparlers informels entre Israël et le Liban, en état de guerre depuis 1948, se sont tenus mardi à Washington sous médiation américaine, l'ambassadeur d'Israël aux Etats-Unis, Yechiel Leiter, a déclaré que la France ne devait pas être impliquée dans les discussions concernant le Liban.
"Il est certain que nous ne voulons pas voir les Français s’immiscer dans ces négociations", a déclaré Yechiel Leiter devant la presse, à l’issue d'une réunion d'un peu plus de deux heures avec son homologue libanaise. "Nous aimerions garder les Français aussi loin que possible de pratiquement tout, mais surtout lorsqu’il s’agit de négociations de paix", a poursuivi le représentant israélien aux États-Unis. Et d'ajouter : les Français "ne sont pas nécessaires. Ils n’ont pas d’influence positive, surtout pas au Liban"."Pas un médiateur équitable"
Alors que les combats se sont intensifiés ces derniers jours le long de la frontière sud du Liban, faisant 350 morts et plus de 1 200 blessés le 8 avril dernier, Beyrouth et Tel Aviv doivent planifier une nouvelle rencontre pour négocier de façon plus formelle. Et ce sera donc sans la France, selon les déclarations de la diplomatie israélienne. "Une évolution par rapport à 2024, mais surtout à 2006", souligne le quotidien libanais L'Orient-Le Jour, rappelant que Paris avait, de concert avec Washington, élaboré la résolution 1701...
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15/04 - Poutine ciblé par la DGSE en 1990, la CIA mieux informée que la DGSI sur un terroriste en France
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'indiscrets exclusifs en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.Vladimir Poutine, la DGSE et Berlin 90
La fin de la guerre froide n'a pas encore livré tous ses secrets. En 1990, quelques mois après la chute du mur de Berlin, les réunions s'y enchaînent sur la réunification allemande. "Côté délégation soviétique, je vois un petit mec qui concentre les attentions des représentants de l'Allemagne de l'Est. Il avait l'air beaucoup plus important qu'il n'y paraissait", raconte ce diplomate français. Il demande qu'une photo soit prise. Rentré à Paris, il fait identifier le personnage par la DGSE. Les espions le reconnaissent immédiatement : il s'agit du représentant des services soviétiques en Allemagne de l'Est. Son nom ? Vladimir Poutine.L’avenir incertain du siège de la DGSE
Le destin de "Mortier", à savoir les bureaux emblématiques de la DGSE dans le XXe arrondissement de Paris, est entre les mains du ministère des Armées et de la mairie de Paris. Les discussions, pour lesquelles la DGSE elle-même n’est pas décisionnaire, sont encore loin d’avoir débouché sur un arbitrage définitif. Plusieurs pistes existent, entre la vente...
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15/04 - La Commission européenne, la crise énergétique et l’opinion : récit d’un dialogue de sourds
Vous n’avez sans doute jamais entendu son nom. Dan Jorgensen n’est pas connu. Pis encore, il n’est pas entendu. Qui sait seulement que le commissaire européen à l’Energie s’est exprimé, le 31 mars ? Le Danois fait pourtant partie de ceux qui rappellent quelques vérités qu’on ne voudrait pas entendre. Tranchant avec la grande prudence du gouvernement français - le ministre de l’Economie, Roland Lescure, a dû rétropédaler après s’être aventuré à parler de "choc pétrolier" - le commissaire a mis les pieds dans le plat. "Même si la paix survenait demain, nous ne reviendrions pas à la normale dans un avenir prévisible", a-t-il prévenu à l’issue d’une réunion extraordinaire des 27 ministres de l’Energie.
C’était, certes, avant l’annonce d’un cessez-le-feu précaire en Iran, qui exclut le Liban, lourdement frappé. Mais la facture ne cesse de s’alourdir - 14 milliards d’euros supplémentaires en un mois pour l’importation de combustibles fossiles - et les prix du gaz et du pétrole, qui ont respectivement augmenté de 70 % et 60 % dans l’UE, ne baisseront pas du jour au lendemain. Cinquante ans après Raymond Barre, voilà donc le nouveau "Père la Rigueur". Celui que les Etats membres, qui ne veulent pas affoler l’opinion, laissent prononcer des mots qu’ils proscrivent, comme "pénurie".
A part cela, comme dirait Raymond Devos, le commissaire a parlé pour ne rien dire. Et cela peut suffire pour agacer… Ne pouvant faire d’annonces, au risque d’outrepasser ses compétences, il s’en est tenu aux conseils, citant les dix...
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15/04 - "Je pensais qu’elle avait du courage" : entre Giorgia Meloni et Donald Trump, une rupture consommée ?
Les mots prononcés par Donald Trump ce mardi 14 avril tranchent avec les sourires affichés et les poignées de mains franches échangées un an plus tôt dans le bureau Ovale. Interrogé par la correspondante à New York du Corriere della Sera, le président américain a vivement critiqué la cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, pour avoir refusé d'impliquer son pays dans la guerre en Iran, qui a éclaté le 28 février dernier.
"Est-ce qu'ils [NDLR : les Italiens] apprécient le fait que votre présidente [NDLR : du conseil] ne nous aide pas à obtenir ce pétrole ? Est-ce que ça leur plaît ? Je n'arrive pas à l'imaginer. Je suis sous le choc. Je pensais qu'elle avait du courage, mais je me suis trompé", a déclaré Donald Trump dans une interview au quotidien italien.Amitié déçue
Jusqu'à présent, la présidente du Conseil italien d'extrême droite était pourtant parmi les rares dirigeants européens à avoir les bonnes grâces de l'administration américaine, depuis le retour à la Maison-Blanche de Donald Trump. Il y a encore un mois, début mars 2026, le président américain faisait ainsi l'éloge de Giorgia Meloni, estimant qu'elle était une alliée précieuse pour son pays, selon des propos rapportés par le Corriere della Sera. "J'aime l'Italie, je pense que c'est une grande dirigeante", avait-il déclaré. Giorgia Meloni "essaie toujours d'aider, c'est une excellente dirigeante et c'est mon amie".
Embourbé dans un conflit loin d'être terminé avec l'Iran, avec peu d'alliés en dehors d'Israël, le président américain, comme...
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15/04 - Général Benoît Durieux : "Les fondamentaux du leadership sont les mêmes que sous Jules César"
Dans Succession, Kendall Roy, quarante printemps et fils de Logan Roy, est présenté comme le dauphin naturel pour succéder au patriarche, à la tête d'un empire médiatique, Waystar RoyCo. Sur le papier, l'héritier a tous les attributs pour en reprendre les rênes : le nom, le statut, l'expérience acquise au sommet de l'entreprise. Seulement, lorsqu'il se trouve confronté à des situations de crise ou contraints à des arbitrages difficiles, celui-ci montre rapidement ses limites. Pis, ses décisions sont régulièrement remises en question, ce qui, au fil des épisodes, érode sa légitimité.
L'Express n'aura pas le masochisme de spoiler le dénouement à ceux qui n'ont pas encore regardé cette excellente série ; reste que l'intrigue illustre un phénomène bien identifié par plusieurs intervenants au deuxième Forum du Leadership organisé à l'ESCP Business School avec la Fondation Prospective et l'Ecole du leadership le 8 avril, et particulièrement par le général Benoît Durieux : couper à travers champs fait courir le risque de rater les enseignements des étapes intermédiaires, essentielles au dirigeant une fois celui-ci aux commandes. Pour L'Express, l'ancien directeur de l’IHEDN et professeur associé à Paris-Panthéon Assas revient sur les qualités essentielles d'un leader, et donne quelques clés pour s'en imprégner.
L'Express : On dit souvent que l’armée est la meilleure école de leadership en France ; est-ce le cas ?
Général Benoît Durieux : Je ne dirais pas que l’armée est la meilleure école de leadership. En revanche,...
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15/04 - Effondrement des naissances : ce séisme qui guette l’école française, par Antoine Levy
Pour la première fois depuis 1945, la France a enregistré, en 2025, moins de naissances (645 000) que de décès (651 000). Cette décroissance naturelle de la population, liée à l'effondrement de la fertilité chez les moins de 30 ans et aux prémices de la vague de décès des baby-boomers de l'immédiat après-guerre, n’est pas spécifique à l'Hexagone, dont la trajectoire suit, avec quelques années de retard, celle de nombre de pays développés comme le Japon ou l’Allemagne.
Sans inversion rapide des tendances récentes de fertilité, les projections démographiques laissent entrevoir une stagnation, voire une baisse de la population dans les 30 à 50 prochaines années, et un vieillissement accéléré qui porterait la part des plus de 60 ans au-delà de 35 %, et celle des moins de 20 ans bien au-dessous de 20 %.
Dans le débat public, l’impact économique de cette contraction démographique à venir est le plus souvent présenté sous deux angles : celui du financement difficile, voire impossible, des retraites et des frais de santé d’une proportion toujours croissante de seniors par des actifs toujours moins nombreux ; et celui, plus optimiste ou plus cynique, d’une potentielle réduction de la pression démographique sur les ressources naturelles, les prix du foncier, ou le changement climatique.
Pourtant, à court terme, l’enjeu le plus immédiatement visible de l’effondrement des naissances n’est ni dans le financement des retraites, ni dans une hypothétique solution malthusienne radicale aux défis environnementaux. Il est dans...
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15/04 - L’Iran propose une solution permettant aux navires de sortir du détroit d’Ormuz sans être attaqués
Les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran vont-elles reprendre, après l'échec des premiers pourparlers de ce week-end ? Donald Trump lui-même a laissé entendre qu'il s'agissait d'une possibilité, déclarant mardi au New York Post que cela pourrait arriver dans les deux jours. Le vice-président américain J.D. Vance avait pour sa part affirmé lundi que "la balle est dans le camp" de Téhéran, appelant implicitement à des concessions de la part des autorités iraniennes.
En attendant, le détroit d'Ormuz est bloqué depuis lundi par l'armée américaine, qui assure avoir complètement stoppé les échanges commerciaux effectués via les ports iraniens.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump assure que la guerre est "presque finie"
⇒ L'Iran propose une solution permettant aux navires de sortir du détroit d'Ormuz sans être attaqués
⇒ Israël ne veut pas que la France "s'immisce" dans ses négociations avec le Liban
21h00Fin de ce direct
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations. Bonne soirée à vous.
>> Notre nouveau direct
20h18Israël est tenu "constamment" informé par Washington des contacts entre les Etats-Unis et l'Iran
Israël est tenu "constamment" informé par Washington des contacts entre les Etats-Unis et l'Iran, déclare Benyamin Netanyahou. "Nos objectifs sont alignés", souligne-t-il dans une allocution vidéo, ajoutant que déterminer l'issue des négociations ou de quelconques progrès serait...
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15/04 - "Les soirs et week-ends, les hackers russes attaquent sans relâche" : comment l’Estonie assure sa défense cyber
La date est toujours marquée d'une pierre blanche à Tallinn. Le 27 avril 2007, l'Estonie subit de plein fouet une cyberattaque massive, la première de son histoire. Les sites des principales banques du pays tombent, comme ceux des médias et de certaines agences gouvernementales. Certains restent inaccessibles pendant plusieurs jours. Le coupable est désigné peu de temps après : la Russie. Moscou est accusée d'avoir lancé les cyberattaques en représailles, après le déplacement d'une statue d'un soldat soviétique, symbole de la Seconde guerre mondiale.
Aujourd'hui, la menace que fait planer la Russie sur l'Estonie est toujours aussi vive. Tant sur le plan physique - Moscou a été accusée de déplacer en 2024 des bouées marquant la frontière lacustre entre les deux pays - que sur le plan cyber. Chef de l'Estonian Information System Authority, équivalent de l'Anssi, Joonas Heiter est l'un de ceux qui la mesure le mieux. Un éclairage précieux pour l'Union européenne. L'Express l'a rencontré.
L’Express : En 2007, lors de la cyberattaque russe, où étiez-vous ?
Joonas Heiter : J’étais encore au lycée ! J'étais un élève tout ce qu'il y a de plus ordinaire. A l'époque, toute cette agitation en Estonie nous dépassait un peu... Les citoyens ne comprenaient pas vraiment les enjeux de la cybersécurité. L'Estonie n'était pas encore complètement numérisée, nous ne faisions pas encore toutes nos démarches en ligne. Je me demandais surtout comment toute cette histoire allait se terminer. C'était un événement majeur, et tout...
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15/04 - Le secteur du logiciel percuté par l’IA : les entreprises qui en souffrent, celles qui en profitent
Avis de tempête sur plusieurs champions du logiciel. Depuis le début de l'année, leurs cours de Bourse sont malmenés. L’action d’Adobe, le roi de Photoshop, a plongé de 28 %. Celle du géant allemand SAP de 29 %. Et celle de Salesforce, de 31 %. En quelques semaines, des centaines de milliards de dollars de capitalisation ont été effacées. Une sévère correction qui s'accompagne de suppressions de postes massives : 30 000 licenciements ont été annoncés chez Oracle, 1 600 chez l’australien Atlassian, soit 10 % de ses effectifs. L’IA est devenue si polyvalente qu’elle remet en question la pertinence de beaucoup de logiciels vendus sur abonnement (software as a service ou Saas). Une "Saaspocalypse", voire un "Saassacre", s’émeuvent les Anglo-saxons.
L'ensemble du secteur est-il condamné ? Non, si l'on en croit une analyse détaillée que le fonds de croissance Revaia a partagée à L'Express. Les éditeurs de logiciels se divisent aujourd’hui en deux camps : ceux qui sont avantagés par l'intelligence artificielle, et ceux qu'elle menace. La première catégorie que Revaia surnomme les "amplifiés par l’IA" englobe des entreprises telles que Crowdstrike, Palantir, Shopify, Zscaler, Datadog, ServiceNow, Snowflake, Samsara, Paloalto ou Intuit. Des outils intimement mêlés à l’architecture informatique de leurs abonnés, "qui se révèlent critiques pour les missions de leurs clients, où l'IA ne réduit pas la demande mais l'accroît", explique Elina Berrebi, cofondatrice de Revaia. La baisse des multiples de valorisation...
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15/04 - Si j’avais su que c’était si bête, j’aurais emmené les enfants, par Christophe Donner
Musée de l’Orangerie, 24 mars 2026. La carriole du Père Junier, 1908, Henri Rousseau. La première fois que j’ai vu ce tableau accroché dans un musée, je n’en suis pas revenu. Il trônait au-dessus du buffet du salon salle à manger de ma grand-mère de Sceaux. Je le croyais disparu à la suite de tous ces déménagements, et je le retrouvais là, dans ce grand musée américain !
J’ai grandi avec ce cheval blanc attelé à une carriole transportant toute la famille Gorce, le père tenant les rênes, son fils à ses côtés, trois femmes à l’arrière, dont une petite fille en robe blanche avec des couettes attachées par des rubans bleus, et trois petits chiens, l’un d’eux se tenant étrangement immobile, sous la carriole. Car tout est étrangement immobile dans ce tableau, ils posent pour le peintre, ou pour le photographe qui aura donné la photo au peintre, et surtout ils sont tous morts. Déjà, à mon époque, ils étaient tous morts, je regardais des morts. Au premier plan, le trottoir semble indiquer la ville, mais tout est désert en arrière-plan, comme notre parc de Sceaux quand on le traversait, à certaines heures. Ma grand-mère habitait en bordure du Parc, elle me racontait que ses grands-parents se rendaient au marché en carriole pour vendre leurs fromages. Je n’ai pas jamais eu une connaissance très précise de la généalogie de cette branche-là de ma famille, le tableau suffisait à nourrir un imaginaire mélancolique. Nostalgie d’un temps que je n’avais pas connu, un temps merveilleux où on voyageait à cheval, mais où l’on était...
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15/04 - Le Lutetia, ce palace parisien au cœur de l’espionnage israélien
Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Dans "Nid d’espions", le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.
Le 14 juin 1940, les troupes allemandes arrivent à Paris. Dès le lendemain, l'hôtel Lutetia, palace de la rive gauche, est réquisitionné. Ses couloirs voient défiler l’Abwehr et la GFP, la Geheime Feldpolizei. Le service de renseignements et de contre-espionnage de l’état-major allemand, et la police secrète de la Wehrmacht, l’armée du IIIe Reich, installent leurs bureaux, à deux pas du Sénat. Le rôle de la GFP est simple : assurer la sécurité de l’armée allemande en pays occupé. Dans les couloirs de l’hôtel, on croise des collaborateurs notoires, comme Henri Lafont et Pierre Bonny, à la tête de l’un des centres de la Gestapo française. Et malgré leur présence menaçante, les employés du Lutetia réussissent par exemple à dissimuler une collection de grands crus dans la cave, hors de la vue des collaborationnistes et des Allemands.
Mais l’histoire du palace ne s’arrête pas à la collaboration. Le 8 mai 1945, c'est la Libération de la France. Le monde découvre l’ampleur de l’horreur de la Shoah. Henri Frenay, ministre des Prisonniers, Déportés et Réfugiés développe un programme sanitaire. Mais en constatant la faiblesse physique des rescapés, et surtout le nombre de personnes concernées, le...
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15/04 - "Si l’Iran lance des essaims de drones dans le détroit d’Ormuz..." : l’alerte d’un ex-officier de l’US Navy
La guerre en Iran va-t-elle se transformer en escalade maritime ? La question agite la communauté internationale après la décision de Donald Trump d’imposer, le 13 avril, un contre-blocus maritime aux Iraniens, au lendemain de l’échec des pourparlers au Pakistan entre Washington et Téhéran. "Si l’un de ces navires s’approche ne serait-ce qu’un peu de notre BLOCUS, il sera immédiatement DETRUIT", a menacé le président américain sur sa plateforme Truth Social. Dénonçant un acte "illégal" de "piraterie", l’Iran a averti qu’il s’en prendrait aux ports de ses voisins du Golfe si "la sécurité des ports de la République islamique (…) était menacée".
Toutefois le blocus, effectif depuis lundi, n'est pas total. Il sera appliqué "aux navires de toutes les nations entrant ou sortant des ports iraniens et des zones côtières, y compris tous les ports iraniens du golfe Persique et du golfe d'Oman", a déclaré le commandement central américain dans un communiqué. Le 14 avril, trois pétroliers sous sanctions américaines mais ne se dirigeant pas vers des ports iraniens, ont réussi à traverser l'incontournable voie navigable. Deux autres, en provenance d'Iran ont quand même franchi le fameux goulet d'étranglement malgré le blocus, a annoncé Kpler, entreprise spécialisée dans l’analyse du commerce mondial de matières premières.
Par cette décision, les Etats-Unis, qui ont toujours rejeté ce "péage iranien", cherchent à accroître la pression pour forcer l’Iran à négocier, tout en continuant d’asphyxier ses finances. Mais ce blocus -...
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14/04 - Après l’élection de Péter Magyar, l’Ukraine reprend contact avec la Hongrie
Désormais, place à la reprise de contact. L'arrivée de Péter Magyar à la tête du gouvernement hongrois, en remplacement de l'autoritaire Viktor Orban, pro-russe assumé, peut marquer un tournant dans les relations avec l'Ukraine. Pour s'en assurer, le président ukrainien a fait un premier geste envers la Hongrie, ce mardi 14 avril, en promettant une réparation de l'oléoduc Droujba d'ici la fin du mois. "Comme nous l'avons promis, d'ici la fin avril il sera réparé - pas complètement, mais suffisamment pour fonctionner", a affirmé Volodymyr Zelensky lors de sa visite à Berlin.
Mais ce geste envers la Hongrie n'est pas sans contrepartie. "Nous pensons que cela coïncide avec d'autres engagements des États membres de l'Union européenne, en particulier la Hongrie, qui a bloqué certaines décisions qui sont importantes pour nous", a affirmé le président ukrainien lors de la même conférence de presse. Alors que l'ancien Premier ministre hongrois Viktor Orban bloquait un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine, Volodymyr Zelensky attendait justement que le nouveau chef du gouvernement Peter Magyar l'accepte, chose finalement faite la veille de l'annonce."Coopération et respect mutuel"
Alors que la Hongrie est dépendante à plus de 90 % du pétrole russe, via l'oléoduc Droujba, celui-ci a été endommagé par une frappe russe le 27 janvier 2026. Depuis, l'Ukraine tarde à le réparer, coupant une véritable manne financière à la Russie. Le mois dernier, elle dénonçait, par la voix de son président, un "chantage" de...
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14/04 - Pour la première fois, l’Ukraine conquiert une position russe grâce à des robots
Le timing de l'annonce n'a pas été choisi au hasard. À l'occasion de la journée des fabricants d'armes, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a, symboliquement, annoncé que l'armée ukrainienne avait capturé une position russe sans aucun soldat, uniquement avec des drones et des robots, une première dans le conflit russo-ukrainien. "Les occupants se sont rendus, et l'opération a été menée sans infanterie et sans pertes de notre côté", a détaillé le président dans son discours filmé, diffusé sur sa chaîne YouTube, entouré de robots.
En quatre ans de conflits contre la Russie, l'Ukraine est devenue l'une des références mondiales de la guerre technologique, utilisant massivement des robots et des drones pilotés à distance. "Ratel, TerMIT, Ardal, Rys, Zmiy, Protector, Volia et nos autres systèmes robotiques au sol ont déjà effectué plus de 22 000 missions sur le front en seulement trois mois", affirme, dans son discours, Volodymyr Zelensky, qui estime que "des vies ont été sauvées plus de 22 000 fois".Une utilisation généralisée
Preuve de l'essor de l'emploi de ces nouvelles technologies militaires, le commandant en chef des forces armées ukrainiennes Oleksandr Syrskyi affirmait en décembre dernier que 2 000 missions de ce type avaient été menées au cours des six derniers mois, dix fois moins que depuis le début de l'année. Cette utilisation permanente des robots est désormais au cœur du quotidien de la guerre en Ukraine. Selon le lieutenant du 3e corps d'armée ukrainien Victor Pavlov, auprès du Guardian, les...
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14/04 - Décès de Séverine Erhel, chercheuse spécialiste du numérique et chroniqueuse pour L’Express
C'est avec une grande tristesse que L'Express a appris la disparition brutale de Séverine Erhel, lundi 13 avril, des suites d’un cancer fulgurant. C'est à son retour de vacances, mi-février, que sa maladie a été diagnostiquée.
Chercheuse en psychologie cognitive du numérique à l'université Rennes 2, elle enseignait sa discipline avec passion aux étudiants du campus breton depuis dix-huit ans. Signe d'une expertise solide et reconnue, elle avait obtenu le titre de professeur des universités en septembre 2025. Elle faisait aussi partie du Conseil scientifique de l’Education nationale (CSEN) depuis juillet 2024 et avait corédigé le rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) sur les effets des réseaux sociaux chez les adolescents.
Sa consœur Anne Cordier, professeure en sciences de l’information et de la communication à l’université de Lorraine, lui a rendu hommage sur le réseau social Bluesky. Ensemble, elles ont coécrit Les enfants et les écrans (Retz), en 2023. Un ouvrage collectif indispensable qui fait le point sur les connaissances scientifiques sur ce sujet qui inquiète tant, afin de sortir le débat public des peurs et des idées reçues tout en vulgarisant les données scientifiques disponibles. Elles y développent le concept de "panique morale" autour des écrans, similaire à celles dont ont été victimes les mangas et les jeux vidéo. Elles y dénoncent aussi les "vendeurs de peur" qui créent de juteux business autour de ces craintes.
Chroniqueuse régulière pour L'Express depuis 2023,...
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14/04 - Papi était-il nazi ? L’interrogation angoissée des Allemands face aux archives
En 1968, Beate Klarsfeld a marqué l’Histoire en assénant une gifle retentissante au chancelier de la République fédérale d’Allemagne, Kurt Georg Kiesinger, en plein congrès de la CDU à Berlin Ouest. La militante franco-allemande de 29 ans entendait dénoncer l’hypocrisie de la RFA qui, insoucieuse du passé, autorisait d’anciens membres du parti nazi à accéder aux plus hautes fonctions après la Seconde Guerre mondiale.
Depuis ce scandale, les Allemands ont appris à prendre leur histoire à bras-le-corps. Ils ont même pour cela un mot de 25 lettres : la Vergangenheitsbewältigung, l’action de se confronter avec les chapitres les plus sombres du XXe siècle, à commencer par la Shoah. Mais entre la compréhension de l’histoire nationale et les récits familiaux individuels, il peut y avoir un gouffre. C’est ce fossé que les Archives nationales des Etats-Unis ont contribué à combler en mettant en ligne sur leur site web, il y a un mois, des millions de fiches individuelles de membres du Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP, selon l’acronyme allemand), le parti qu’Adolf Hitler a fondé en 1920 et avec lequel il a pris le pouvoir en 1933 à Berlin.
En consultant le fichier, tout un chacun peut y découvrir si ses ancêtres de l’époque, ou ceux de ses voisins ou de ses collègues de bureau, étaient membres du parti. L’intérêt est immense, au point que l’hebdomadaire Die Zeit a créé son propre moteur de recherche pour faciliter les recherches de ses lecteurs. Souvent, en raison d’histoires familiales...
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14/04 - "Les vrais néocolonialistes, ce sont la Russie, la Chine ou l’Algérie" : les ennemis de l’Occident décryptés par Frédéric Martel
Frédéric Martel est un habitué des enquêtes monumentales. Après Sodoma ou Mainstream, le journaliste et producteur de Soft Power sur France Culture est parti pendant huit au contact de ceux qui veulent défaire un Occident souvent fantasmé. De l'Iran à la Chine, des idéologues de Vladimir Poutine aux propagandistes du Hezbollah ou du régime chaviste au Venezuela, Occidents. Enquête sur nos ennemis (Plon) cartographie avec brio le nouveau chaos mondial et montre la convergence des extrêmes, bien décidées à s'en prendre à ce que nous avons de plus cher : la démocratie libérale.
>> Frédéric Martel était l'invité des Temps sauvages, le podcast géopolitique de L'Express. Un épisode à retrouver sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast Addict
L'Express : Votre livre est une vaste enquête sur les ennemis de l’Occident. Mais cet Occident a-t-il une réalité ?
Frédéric Martel : C’est exactement mon sujet. Partout, je suis allé au contact des "ennemis" de l’Occident, et j’ai découvert que ce terme était le plus souvent une métaphore sur laquelle nos ennemis plaquent leurs préjugés et leurs détestations. C’est une construction brandie par nos adversaires pour nous dénoncer. Chez nous, on ne l’utilise pas : on ne se présente jamais comme "occidental", mais comme français ou européen. Ce sont nos contradicteurs chinois, russes, iraniens, cubains ou algériens qui nous appliquent ce label.
Mon projet consiste donc à décrire ces fantasmes et ces préjugés véhiculés par nos ennemis pour écrire une sorte...
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14/04 - Loi Yadan : la République face à l’antisémitisme, par Aurore Bergé
Depuis le 7 octobre 2023 et les massacres perpétrés par le Hamas en Israël, une bascule s’est opérée. En France comme dans toutes les démocraties, l’antisémitisme a franchi un seuil et menace de se réenraciner durablement. Et à l’antisémitisme qui frappe, insulte, agresse, incendie, viole et assassine, s’ajoute désormais un "antisémitisme d’atmosphère". Un climat dans lequel trop de nos concitoyens apprennent à se faire discrets, à se cacher, à douter de leur avenir ici, chez eux, en France.
L’antisémitisme mute. C’est là sa force : s’adapter sans cesse pour survivre et épouser le langage de son époque. Aujourd’hui, il emprunte, travestit puis trahit les mots du droit international, de la justice, de la cause des peuples. Il avance masqué mais obéit toujours à la même mécanique : essentialiser, désigner, exclure. Toujours les mêmes cibles. Il faut avoir le courage de nommer : depuis le 7-Octobre, la responsabilité de l’extrême gauche dans le réenracinement de l’antisémitisme est écrasante. Des parlementaires qui reprennent des slogans comme "du fleuve à la mer" qui signifient la destruction de l’Etat d’Israël. Des élus qui ont fait de la haine obsessionnelle d’Israël non pas un dérapage, mais une stratégie électorale. Des représentants de la Nation qui entretiennent une ambiguïté constante face au terrorisme, refusant de nommer clairement le Hamas, relativisant l’horreur, inversant les responsabilités jusqu’à la nausée.
L’antisionisme est devenu l’un des principaux instruments de l’antisémitisme. Et il n’est pas la...
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14/04 - L’Europe sous perfusion militaire américaine : comment sortir du piège de l’ultra-dépendance
Il a été choisi par l’Allemagne, la Belgique, la Finlande, les Pays-Bas, la Norvège ou encore la Pologne et symbolise à lui seul la dépendance stratégique de l’Europe aux Etats-Unis. Le F-35, l’avion de combat furtif américain, a séduit 13 pays européens, au détriment du Rafale français et du Gripen suédois. Signe de son solide attachement à cet avion de chasse, le Danemark continue à en acquérir alors même que Donald Trump menace frontalement sa souveraineté au Groenland. L'existence d’un "kill switch", qui pourrait clouer ces appareils au sol sur simple injonction américaine, est contestée. Le F-35 place toutefois les Etats-Unis en position de force, en multipliant les dépendances : industrielles, logicielles, en raison des mises à jour régulières que nécessite son système informatique, mais aussi sociales. Car une fois en service, hors de question pour les pays clients de se fâcher avec les Etats-Unis, et ce pour plusieurs décennies.Les désillusions du "Made in USA"
Le F-35 n’est que la partie émergée de l’iceberg. En Europe, un tiers des équipements militaires est importé, soulignait début mars une note du Conseil d’analyse économique. Dans le lot, plus de la moitié provient des Etats-Unis. "Les dépendances européennes portent non seulement sur les avions de combat F-16 et F-35 mais aussi sur les avions de surveillance Awacs, les missiles-radar ou encore les drones Reaper", explique Charles Beaudouin, président du Coges et commissaire général du salon de la défense et de la sécurité Eurosatory. Le hic ? Les...
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14/04 - Ce que l’on sait des négociations prévues aujourd’hui entre Israël et le Liban à Washington
Lueur d'espoir ou une énième désillusion pour les Libanais ? Ce mardi s'ouvrent à Washington des discussions entre Beyrouth et Tel-Aviv alors que les bombardements israéliens sur le Liban ont fait plus de 2 000 morts depuis début mars. L'objectif affiché : trouver un terrain d'entente pour arrêter les combats, alors que Tsahal a lancé une vaste invasion dans le Sud-Liban ces derniers jours. Selon un responsable du département d'État américain, cité par Axios, ces discussions "s'inscrivent dans le cadre du dialogue en cours visant à garantir la sécurité à long terme de la frontière nord d'Israël et à soutenir la détermination du gouvernement libanais à rétablir sa pleine souveraineté sur son territoire et sa vie politique", estimant qu'"Israël est en guerre contre le Hezbollah, pas contre le Liban" et qu'"il n'y a donc aucune raison pour que ces deux pays voisins ne se parlent pas".
Sous la médiation américaine, représentée par le secrétaire d'État américain Marco Rubio, son conseiller Michael Needham et l'ambassadeur américain au Liban, Michel Issa, les deux ambassadeurs israéliens et libanais, Yechiel Leiter et Nada Hamadé Mouawad, seront présents pour trouver un terrain d'entente. Officiellement en guerre depuis le 15 mai 1948, quelques heures après la création d'Israël, les deux pays n'ont jamais fait redescendre la pression. Si un accord de paix a bien été signé en 1983, il n'a jamais été effectif. Cette rencontre entre Israël et le Liban est la plus importante sur le plan diplomatique depuis les accords...
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14/04 - La Hongrie, ou le sursaut démocratique de l’Europe, par Eric Chol
"Europa, Europa, Europa", criaient, ivres de joie, les partisans de Péter Magyar, dimanche 12 avril, en apprenant la victoire de leur chef, après seize ans de règne de Viktor Orban. Un succès éclatant, encore plus ample qu’annoncé, symbole d’espoir pour un peuple qui n’en pouvait plus de la corruption généralisée instituée par un système mis en place sous le Premier ministre sortant. Succès salué dans la plupart des capitales européennes, de Paris à Berlin, en passant par Bruxelles, Kiev ou Londres. L’heure est à l’euphorie, et on peut le comprendre.
Il y a une autre raison de se réjouir de ce vote sans appel. Car dans cette époque clivante, dans laquelle les démocraties représentatives sont durement mises à l’épreuve, l’élection hongroise fixe un nouveau point de repère. Non, il n’est pas vrai que les citoyens européens soient devenus des électeurs sous influence, manipulables à souhait. Il n’est pas vrai non plus que les mêmes, lassés des promesses non tenues par leurs gouvernements au pouvoir, se soient détournés des urnes : la mobilisation record en Hongrie prouve l’inverse. Comme il n’est pas vrai que cette jeunesse hongroise – et par extension européenne – soit complètement dégoûtée de la vie démocratique, au point d’en refuser les codes et les usages.
Des enquêtes récentes nourrissaient pourtant à ce sujet de fortes inquiétudes. La dernière édition de l’étude "Next generations" par la Fondation Allianz, relève chez les jeunes Européens un goût certain pour la nostalgie, la polarisation et les idées...
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14/04 - "C’est lui le vrai ambassadeur" : Alireza Khalili, le très influent numéro 2 de l’Iran à Paris
Une traduction en quasi-simultané. Sous les dorures de l'ambassade d'Iran, Anne Genetet écoute, stupéfaite, farsi et français se mêler. En 2019, la députée (Ensemble pour la République) de la 11ème circonscription des Français établis hors de France est devenue présidente du groupe parlementaire d'amitié France-Iran. Elle a été invitée au 4 avenue d'Iéna, à Paris, par Alireza Khalili, le directeur de cabinet de l'ambassadeur d'Iran, également interprète. "A chaque fois, il n'avait aucune hésitation, aucun doute. Il était plus à l'aise que les traducteurs les plus chevronnés", se rappelle-t-elle.
L'image l'a d'autant plus marquée que Khalili a multiplié les invitations. C'est que l'homme n'est pas qu'un interprète, il est le numéro deux de l'ambassade d'Iran, et, aux dires de tous les "iranologues" de la place parisienne, "le vrai ambassadeur", comme le décrit Anne Genetet. Petites lunettes rectangulaires, sourire madré, accent très léger, l'homme hante les couloirs de l'avenue d'Iéna, comme s'il était l'hôte des lieux. "Il était tout le temps là : il m'accueillait à la porte, me faisait monter à l'étage, assistait à l'entretien et me raccompagnait à la sortie", se rappelle Genetet. Elle rend systématiquement compte de ses visites au Quai d'Orsay. "Il est toujours utile d'y aller pour savoir ce que vos hôtes pensent, tout en ayant conscience qu'ils se servent régulièrement des parlementaires pour devenir des relais d'influence", explique l'élue. "Très cher ami"
Le député écologiste Pouria Amirshahi, d'origine...
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14/04 - Remigration, natalisme et "déviances sexuelles" : dans l’est de l’Allemagne, l’AfD toujours plus radicale
Education, natalité, immigration... La section locale de l'AfD (Alternative pour l'Allemagne) en Saxe-Anhalt surenchérit dans la radicalité. Dans les quelque 156 pages qui composent son programme, les propositions formulées par l'extrême droite allemande s'attaquent à tous les domaines et à toutes les minorités. Alors que le parti gagne en popularité localement, ses membres se démarquent par des positions toujours plus à droite, et ce qui n'est à ce stade qu'un lot de promesses de campagne pourrait bien finir par voir le jour.L'AfD en tête des sondages
Dans le Land de Saxe-Anhalt, où les élections régionales se tiendront le 6 septembre, l'AfD caracole en tête des sondages, avec 40 % des intentions de vote. En deuxième position, les conservateurs, avec 25 à 26 % des bulletins. Une avance qui, selon l'issue, pourrait permettre à l'Alternative pour l'Allemagne de gouverner seule, scénario dont ses dirigeants rêvent : "Nous pouvons y arriver seuls et obtenir la majorité absolue", a déclaré samedi Ulrich Siegmund, le candidat AfD à la présidence de la Saxe-Anhalt. D'ailleurs, ils n'ont pas vraiment le choix : tous les autres partis ont rejeté l'idée d'une potentielle alliance avec l'extrême droite.
Vissé au pupitre du palais des congrès de Magdebourg, capitale du Land, Ulrich Siegmund, 35 ans, a défendu ses propositions devant les quelque 250 délégués réunis pour approuver le programme de campagne du parti. A l'extérieur, des centaines de personnes s'étaient rassemblées pour protester contre l'AfD, classé...
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14/04 - Après la défaite de Viktor Orban, Ursula von der Leyen veut en finir avec le droit de veto
La présidente de la Commission européenne a sauté sur l’occasion pour remonter sur son cheval de bataille. Moins de 24 heures après que la Hongrie a voté pour évincer Viktor Orban — son dirigeant anti-européen en poste depuis 16 ans — Ursula von der Leyen a de nouveau plaidé pour que l’Union européenne obtienne davantage de pouvoir sur les gouvernements nationaux, afin de pouvoir imposer certaines décisions en matière de politique étrangère. Comprendre : mettre fin au droit de veto, outil historique de l'UE.
Car sous Viktor Orban, proche allié du président américain Donald Trump et du président russe Vladimir Poutine, la Hongrie a souvent bloqué des décisions de politique étrangère. Chaque gouvernement peut actuellement exercer un droit de veto sur les décisions concernant les affaires étrangères, l’élargissement et le budget de l’UE, ou encore la souveraineté des Etats… Et donc bloquer les 26 autres membres concernant les projets qui ne répondent pas à ses intérêts nationaux. C’est ce qui complique, notamment, l'adoption de sanctions envers la Russie et Israël, ou de budgets supplémentaires pour soutenir l’Ukraine.Grand combat d'Ursula von der Leyen
Ces dernières années, Ursula von der Leyen s’est fait la figure de proue d’une lutte controversée au sein de l’UE, l’appelant à mener un grand changement : se débarrasser du droit de veto en passant au vote par majorité qualifiée. Dès son arrivée à la tête de la Commission en 2019, la dirigeante allemande avait apostrophé les nations européennes : "Soyez courageux et...
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14/04 - Polémiques sur le livre de Ferghane Azihari : peut-on débattre de l’islam en France ? Par Didier Leschi
Depuis la sortie de son livre L'Islam contre la modernité, Ferghane Azihari se trouve confronté à ce qui affaiblit depuis des années, pour ne pas dire plus, la qualité des débats universitaires et publics : le refus de débattre de ceux qui sont en désaccord avec une thèse, pour ne laisser place qu’à l’anathème. Il n’est pas le seul dans ce cas, et l’islam n’est pas le seul domaine où se manifestent ces formes nouvelles de censure en bonne conscience. Mais l’hostilité se manifeste d’autant plus fortement qu’Azihari écrit de "l’intérieur", en ayant une connaissance intime de l’islam. Difficile de le taxer simplement d’islamophobie. Il y a plus encore : ses thèses ne sont que le prolongement de celles que d’autres ont développées avant lui.
On pense d’abord à Claude Lévi-Strauss, dont même Azihari n’ose citer la radicale hostilité à l’égard de l’islam, clairement affirmée dans son livre le plus célèbre, Tristes Tropiques (1955). L’ancien titulaire de la chaire d’anthropologie du Collège de France serait aujourd’hui rangé, sans nul doute, dans la catégorie des infréquentables. De sa rencontre en Inde avec l’islam, il déduisit que c’est une religion "incapable de supporter l’existence d’autrui comme autrui", avant d’ajouter que "le seul moyen qu’ont les musulmans de se mettre à l’abri du doute et de l’humiliation consiste en une "néantisation" d’autrui, considéré comme témoin d’une autre foi et d’une autre conduite".Une occasion manquée
Nous pouvions espérer qu’au lieu de nier qu’il existe bien une "maladie de l’islam", selon les...
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14/04 - "Comme un horoscope" : Disc, le test fétiche des entreprises qui fait grincer des dents les experts
Une équipe de "profils rouges" pour conquérir le marché. C’est ce que recherchent certains recruteurs lorsqu’ils utilisent Disc auprès des candidats, un test qui classe les personnalités en quatre couleurs : rouge (dominant), jaune (influent), vert (stable) et bleu (consciencieux ou conforme). Ce test trouve ses origines dans les travaux de William Moulton Marston, qui a théorisé ces comportements dès 1928, puis dans leur modélisation par Walter Vernon Clarke en 1956.
Qui y a recours et à quelles fins ? "L’écueil majeur de ceux qui l'utilisent est de mettre les gens dans des cases", met en garde Raphaël Maisonnier, cofondateur de Fasterclass (organisme de formation). "Si Disc est pris comme une vérité absolue et intégré aux processus de recrutement, c'est une énorme erreur. Je croise malheureusement régulièrement des entreprises qui ont ce type de pratique", poursuit-il. "Certains cabinets créent des stéréotypes. C’est déontologiquement inadmissible", renchérit Anthony Contat, membre du bureau national de l’ANDRH (Association nationale des directeurs des ressources humaines).
Pourquoi ce test de personnalité séduit-il autant les entreprises ? Raphaël Maisonnier avance un premier élément d'explication : "La facilité de compréhension de l’outil fait partie de ses points forts. Il permet de comprendre que nous ne fonctionnons pas tous de la même manière. Dès lors qu’il est utilisé comme une simple porte d’entrée pour mieux travailler ensemble, cela peut être positif". Anthony Contat apporte un second...
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14/04 - INFO L’EXPRESS. Le PDG des éditions Grasset Olivier Nora licencié par Vincent Bolloré
Vincent Bolloré l'a décidé : Olivier Nora, 65 ans, PDG des éditions Grasset, maison d'édition du groupe Louis Hachette, est prié de faire ses cartons au plus vite. Une déflagration pour l'auguste maison de la rue des Saints-Pères, et ses auteurs.
Fils de Simon Nora et neveu de l'historien Pierre Nora, l'éditeur, aux talents reconnus et appréciés, fut directeur, entre 1991 et 1994, du Bureau du livre français à New York. Il dirigea ensuite les éditions Calmann-Lévy, puis en 2000 fut nommé à la tête des éditions Grasset, prenant la suite du patron "historique" Jean-Claude Fasquelle.
De 2009 à 2013, il est PDG de Fayard, qui appartient également au groupe Hachette. La maison d'édition Grasset, dont le chiffre d'affaires est largement bénéficiaire, s'est retrouvée propriété de Vincent Bolloré en 2023, lorsque celui-ci prit le contrôle du groupe appartenant jusque lors à Arnaud Lagardère. Si les éditions Grasset ne confirment pas l'information, d'autres sources indiquent que ce licenciement n'a aucun lien avec la publication à venir du prochain livre de l'écrivain Boualem Sansal.
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14/04 - Défaillances d’entreprises : les vraies raisons d’une envolée inquiétante, par Nicolas Bouzou
Parmi les zones de fragilité de l’économie française, il en est une qui s'aggrave à bas bruit. Il s’agit de l’envol des faillites. Elles ont augmenté de 3 % l'an dernier par rapport à 2024, approchant le pic des 70 000, niveau plus élevé qu’au moment de la crise des subprimes. La tendance s'est même accélérée au premier trimestre 2026, avec un bond de 6,4 % sur un an, selon les chiffres d'Altares.
En réalité, le phénomène a commencé à prendre de l’ampleur dès 2022, à partir du moment où les aides Covid ont commencé à s’éteindre et où les remboursements des prêts garantis par l'Etat (PGE) sont montés en charge. Mais le chiffre des défaillances ne peut pas s’expliquer en totalité par le contrecoup du Covid. Ni par une crise économique généralisée : il n’y en a pas eu. Notre activité croît d’environ 1 % par an. Ce n’est pas brillant mais ce n’est pas catastrophique non plus. En tout cas, pas au point de justifier cette dégradation. De la même façon, la hausse des prix de l’énergie n’épuise pas le sujet. Certes, ce choc a fortement affecté les coûts industriels. Mais les aides de l’Etat ont été abondantes et ont, en moyenne, correctement protégé les entreprises.Passer de taux nuls à 4 % se fait forcément dans la douleur
Deux raisons me semblent être sous-estimées. La première est la hausse des taux d’intérêt qui a suivi l’agression de l’Ukraine par la Russie, et qui a repris à la faveur de la guerre en Iran. Jusqu’au premier trimestre 2022, l’OAT 10 ans était nul. Pendant la période Covid, il a même pu évoluer en territoire négatif,...
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14/04 - Hongrie : le populisme enfin démasqué ! Par Jean-François Copé
Avec 138 sièges sur 199, le verdict est sans appel. Porté par une participation record de près de 80 %, le parti Tisza de Péter Magyar a balayé le pouvoir en place depuis seize ans. Une onde de choc qui a saisi jusqu’à Paris. Jordan Bardella a été l’un des premiers à réagir sur X le soir des résultats. Plutôt que de féliciter le vainqueur, le président du RN a préféré rendre un hommage appuyé à son allié défait : Viktor Orban. Présenté tour à tour comme un "grand patriote" ou l’artisan d’un prétendu "rattrapage économique", ce dernier est même crédité d’avoir démontré, en acceptant le résultat, que les critiques européennes sur l’état de la démocratie hongroise "étaient infondées" ! Il fallait oser...
En réalité si le RN s’emploie à réécrire le bilan d’Orban, les électeurs, eux, viennent précisément de le sanctionner. Et pour cause : après des années de pouvoir sans partage, ni l’économie, ni la souveraineté du pays et encore moins la démocratie hongroise ne sortent renforcées de cette séquence. Bien au contraire les Hongrois ont sanctionné un échec total !
Sur le plan économique d’abord. Le bilan est désastreux. Un phénomène bien connu des économistes, la "stagflation", mélange d’inflation et de croissance atone, s’est installé sur les rives du Danube. Depuis le Covid, la croissance s’est effondrée : -0,9 % en 2023, +0,6 % en 2024, à peine +0,4 % en 2025. Par ailleurs, depuis 2020, les prix ont bondi de près de 50 %. Un record européen. A cette stagnation économique s’ajoute un recul démographique. Malgré des politiques familiales...
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14/04 - Donald Trump sous le feu des critiques de la droite chrétienne américaine
Longue toge blanche, globe lumineux dans une main, l’autre posée sur le front d’un homme malade, de la lumière émanant de sa tête. Le tout surmonté d’un visage au teint orangé caractéristique… L’image générée par intelligence artificielle, postée par le président des États-Unis, choque partout dans le monde, notamment au sein des communautés religieuses.
Peu après avoir proféré, dimanche 12 avril au soir, une diatribe virulente contre le pape Léon XIV pour ses positions anti-guerre en Iran, Donald Trump a publié sur son réseau Truth Social une image le représentant comme Jésus. Une publication qui a provoqué un rare mouvement de colère et d’indignation au sein de la droite chrétienne américaine, où plusieurs voix ont dénoncé un blasphème et l'ont pressé de supprimer son message."Blasphème scandaleux"
Donald Trump, qui se dit chrétien sans affirmer prier régulièrement, lire la Bible ou fréquenter l’église, a conservé jusqu'ici un soutien quasi constant parmi les chrétiens conservateurs. Mais le président américain semble cette fois être allé trop loin. Même Giorgia Meloni, Première ministre italienne et fervente soutien de Donald Trump, a jugé lundi "inacceptables" les critiques adressées au pape. "Le pape est le chef de l’Église catholique, et il est juste et normal qu’il invoque la paix et qu’il condamne toute forme de guerre", a-t-elle ajouté dans un communiqué.
New media post from Donald J. Trump
(TS: 12 Apr 21:49...
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14/04 - Moyen-Orient : les pourparlers avec l’Iran pourraient reprendre dans les deux prochains jours, affirme Donald Trump
Une ombre plane sur le cessez-le-feu de deux semaines annoncé mercredi dernier par les Etats-Unis et l'Iran, alors que Washington a dit avoir débuté lundi 13 avril un blocage des ports iraniens, une démarche face à laquelle Téhéran a prévenu de possibles représailles contre les pays voisins du Golfe. Après que les pourparlers entre les deux camps organisés au cours du week-end au Pakistan n'ont permis aucune avancée majeure vers un accord, le vice-président des Etats-Unis J.D. Vance a prévenu lundi soir que "la balle est dans le camp" iranien, et qu'il appartient désormais à Téhéran de modifier sa position sur le détroit d'Ormuz avant que les négociations n'échouent complètement. De premiers pourparlers entre Israël et le Liban, jusqu'ici refusés par Benyamin Netanyahou qui continue de bombarder le pays, doivent par ailleurs se tenir aujourd'hui à Washington.
Les infos à retenir
⇒ J.D. Vance affirme que "la balle est dans le camp" des Iraniens
⇒ Les discussions pourraient reprendre au Pakistan dans les deux prochains jours
⇒ Une conférence sur une mission "purement défensive" dans le détroit d’Ormuz organisée à Paris vendredi
21h00Fin de ce direct
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations.
>> Notre nouveau direct
20h00Les discussions entre Israël et le Liban sont terminées
Selon l'agence de presse officielle libanaise, la réunion entre les ambassadeurs israélien et libanais à Washington...
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14/04 - Le "baiser de la mort" de Donald Trump aux droites populistes en Europe
Il existe, en politique internationale, une forme d'affection qui tue. Les partis populistes et d'extrême droite européens sont en train de découvrir, à leurs dépens, ce que l'on pourrait appeler le "kiss of death" trumpiste. Revenons quelques mois en arrière. L'élection de Donald Trump en novembre 2024 avait suscité l’euphorie dans ces milieux. Un nationaliste à la Maison-Blanche, ami déclaré d'Orban, admirateur de Meloni, courtisan de Le Pen : la droite illibérale européenne allait enfin avoir son grand frère américain. Les financements allaient couler, la légitimité allait ruisseler, l'heure de la revanche sur les élites libérales avait sonné.
J'étais sceptique. Pas parce que l'affinité stylistique n'existait pas — elle existe, réelle et profonde. Mais parce qu’un style partagé ne suffit pas à faire cause commune. Et les politiques de Trump — droits de douane agressifs contre l'Europe, appétit territorial sur le Groenland danois, imprévisibilité érigée en doctrine — allaient inévitablement entrer en collision avec le souverainisme affiché de ces mêmes partis.
La guerre en Iran confirme ce diagnostic : ce n'est plus seulement le fond de la politique de Trump qui pose problème - c’est désormais aussi l’exécution qui fait débat. Lorsque Tino Chrupalla, coprésident de l'AfD accuse les Américains de commettre des "crimes de guerre" en Iran ; que Giorgia Meloni, qui jouait les équilibristes entre Washington et Bruxelles, qualifie une frappe américaine sur une école de "massacre", en dénonçant une campagne "hors du...
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14/04 - Le crédit privé en plein essor : "Un choc aux Etats-Unis pourrait se transmettre à l’Europe"
Le rendez-vous est inscrit noir sur blanc dans les agendas de tous les acteurs de la finance mondiale. Chaque année, début avril, l'emblématique PDG de JPMorgan Chase, Jamie Dimon, publie sa lettre aux actionnaires, qui accompagne la publication du rapport annuel de la plus grande banque des Etats-Unis. Une bonne cinquantaine de pages dans lesquelles l'homme d'affaires présente les résultats du groupe et surtout expose sa vision des défis économiques et géopolitiques qui attendent le monde.
Décortiquées, les analyses du banquier exercent parfois une grande influence. En octobre dernier, il avait usé de la métaphore du cafard pour évoquer ces entreprises en sursis, financées par du crédit privé - des prêts accordés par des fonds d’investissement et non par des banques. Un segment en forte expansion depuis la crise financière de 2008. Des craintes ravivées par la faillite du fournisseur de pièces automobiles First Brands et du concessionnaire Tricolor, deux sociétés qui avaient contracté d'importants prêts sur le marché de la dette privée.
Dans sa nouvelle adresse, mise en ligne le 7 avril, Jamie Dimon en a remis une couche. "Je pense sincèrement que lorsque le cycle du crédit s'inversera, ce qui finira par arriver un jour, les pertes sur l'ensemble des prêts à effet de levier seront, dans l'ensemble, plus importantes que prévu, compte tenu du contexte".
Professeur de finance à la Stanford Graduate School of Business, Amit Seru nuance cette inquiétude. Aux yeux de ce spécialiste de l'intermédiation...
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14/04 - L’héritage augustinien du pape Léon XIV : "Aucune civilisation ne peut durer si elle se prend elle-même pour une fin"
Seize siècles les séparent, mais un même itinéraire les relie symboliquement. Lorsque Saint-Augustin quitte Rome pour regagner Hippone, dans l’actuelle Algérie, il ne s’agit pas seulement d’un retour géographique : c’est le choix d’un enracinement spirituel dans une province africaine encore profondément romaine, où il déploiera son œuvre majeure. Ce mouvement de Rome vers l’Afrique du Nord, fondateur pour la pensée chrétienne occidentale, trouve aujourd’hui un écho dans le voyage du pape Léon XIV, lui-même augustinien. Du 13 au 15 avril, le souverain pontife est le premier chef de l’Eglise catholique à se rendre en Algérie, sur les traces du théologien dont il se réclame. Entre Alger et Hippone – aujourd’hui appelée Annaba – en passant par les hauts lieux de mémoire nationale et religieuse, son déplacement entend faire d’Augustin une figure de dialogue entre les deux rives de la Méditerranée, dans un contexte où les enjeux diplomatiques, mémoriels et religieux demeurent particulièrement sensibles.
Spécialiste du saint - auquel il a consacré un doctorat de philosophie à La Sorbonne - et coauteur d’Augustin avec nous (Fayard), le père Michel, prieur à l'abbaye de Lagrasse, revient sur l’identité complexe de cette figure à la fois africaine et romaine, et sur la manière dont son héritage est aujourd’hui réinvesti, au Vatican comme en Algérie, pour penser l’unité, la vérité et le dialogue entre les cultures.
L’Express : Le pape parle d'Augustin comme d'un "fils de la patrie" respecté en Algérie. Pourtant, dans votre...
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14/04 - Le français est-il vraiment une langue "supérieure" ?
Si j’écrivais : "Je t’aime, mon ameur !", vous croiriez sans doute que j’ai commis une faute de frappe. Eh bien, vous auriez tort car, en réalité, c’est ainsi que nous nous exprimerions si l’occitan n’existait pas.
Je m’explique. En français, les mots latins se terminant par "-or" ont donné "eur" : dolor est devenu douleur ; flor, fleur ; calor, chaleur et ainsi de suite. Logiquement, amor aurait donc dû donner ameur. Le mot a existé, au demeurant, avant d’être remplacé par "amour". Les troubadours (et pas les troubadeurs !), dont les œuvres étaient admirées de l’Europe entière au XIIe et XIIIe siècles, étaient passés par là… (1).
Cette infolettre redevient gratuite !
A partir de ce mardi 14 avril, l’infolettre de L'Express "Sur le bout des langues" redevient gratuite. Elle reste bien sûr comprise dans l’abonnement à L’Express, mais elle est aussi accessible à tous ceux qui le souhaitent en suivant ce lien. N’hésitez pas à le faire savoir autour de vous.
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Pourquoi cet exemple ? Pour tenter de mettre à bas l’un des clichés les mieux ancrés dans notre société, selon lequel il n’y aurait dans notre cher et beau pays qu’une seule "véritable" langue, le français, à côté de pitoyables "patois". Or, rien n’est plus faux. Le parler de Paris est une évolution du latin comme il en existe quelques dizaines. Et s’il est devenu notre langue nationale, ce n’est pas en raison de ses supposées qualités intrinsèques, mais tout simplement parce qu’il...
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14/04 - Fiasco du 1er-Mai : les coulisses de la bataille entre Sébastien Lecornu et Gabriel Attal
Dimanche 12 avril, deux événements se sont ironiquement carambolés. C'est le jour du marathon de Paris que Sébastien Lecornu a rappelé cette vieille morale lafontainienne à son prédécesseur Gabriel Attal : "Rien ne sert de courir, il faut partir à point." En un communiqué de presse, le Premier ministre a sans doute mis un coup d'arrêt définitif, du moins pour cette année, à la proposition de loi visant à étendre le travail le 1er-Mai, cheval de bataille de l'actuel patron du groupe Ensemble pour la République : "La commission mixte paritaire (CMP) n’a pas encore été convoquée. Il convient donc de prendre le temps nécessaire pour cheminer vers une solution efficace et acceptable. [...] Comme le Premier ministre l'a toujours dit, il n'y aura pas de passage en force", écrit Matignon.
Le ministre du Travail et des Solidarités Jean-Pierre Farandou a été missionné pour rencontrer ce lundi soir les organisations syndicales - en pétard - afin de trouver une voie de passage à ce qui ressemble désormais à une impasse. En 24 heures, Sébastien Lecornu et Gabriel Attal ont non seulement démontré l'absence de coordination entre gouvernement et le groupe EPR, mais également qu'ils n'ont ni les mêmes agendas, ni les mêmes objectifs... ni les mêmes angoisses. Une nouvelle fable est née : quand un lièvre et une tortue se tirent une balle dans le pied.
Lundi matin, certains députés du groupe macroniste à l'Assemblée ont le cœur gros, pour ne pas dire les nerfs à vif. Dans leur boucle, ils suspectent le gouvernement de les avoir...
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13/04 - Loi sur le 1er-Mai : le gouvernement recule et repousse l’échéance à 2027
Après plusieurs jours de crispation, l'exécutif a choisi de temporiser et de repousser la suite de l'examen parlementaire. "Le Premier ministre a décidé de ne pas demander la convocation de la commission mixte paritaire", a déclaré ce lundi soir le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, à l'issue d'une réunion avec les syndicats représentatifs (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC). La proposition de loi qui prévoyait d'autoriser les salariés de certains commerces de travailler le 1er-Mai ne verra finalement pas le jour cette année.
Pour le ministre du Travail, les raisons de ce recul s'expliquent par la "sensibilité" du sujet. "Le gouvernement est conscient de la sensibilité particulière de ce sujet", le 1er-Mai étant "le seul jour férié, chômé et payé" en France. Un "principe général" qui "doit continuer à prévaloir même si certaines dérogations sont possibles", a-t-il indiqué. "Les professions qui le souhaitent pourront engager des négociations de branche [et] nous prendrons en compte leurs conclusions pour les sécuriser par la loi, parce que nous pensons qu'une loi sera nécessaire pour amender la loi existante", a ajouté Jean-Pierre Farandou."Quelque chose ne tourne pas rond"
Et il est vrai qu'aussitôt la proposition de loi évoquée, aussitôt les boucliers se sont levés. Les syndicats y ont vu une remise en cause d'un acquis historique tandis que l'opposition a dénoncé une manoeuvre politique mal calibrée. A l'Assemblée nationale, la procédure a elle-même viré à l'imbroglio, avec l'adoption d'une motion de...
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13/04 - Blocus du détroit d’Ormuz : une nouvelle volte-face qui pourrait coûter cher à Donald Trump
La journaliste vedette de Fox News, une chaîne qui n’a pas pour habitude d’égratigner Donald Trump, n’a pas pu s’empêcher d’écarquiller les yeux lorsqu’elle a entendu le président américain s’égarer sur un sujet aussi sensible pour les consommateurs. Alors qu’elle lui demande, le 12 avril, si les prix du carburant et du gaz, en hausse spectaculaire depuis le début de la guerre lancée par les Etats-unis contre l’Iran, baisseront d’ici aux élections de mi-mandat, en novembre, celui-ci répond évasivement qu’il l’espère, mais qu’ils "pourraient être au même niveau, ou peut-être un peu plus élevés".
A l’image de ses prévisions énergétiques, la stratégie de Donald Trump face à Téhéran est de plus en plus illisible. Plus de six semaines après le début du conflit, il donne un sentiment d’improvisation permanente qui se retourne contre lui. La séquence récente est particulièrement erratique. Après avoir menacé d’anéantir la civilisation iranienne, Trump annonce un cessez-le-feu de deux semaines, lance des négociations sur la base d'exigences maximalistes - avec des Iraniens tout aussi intransigeants -, puis les interrompt après seulement une journée de discussion. Pas d'amélioration pour les exportations de pétrole
Et voilà à présent qu’il décide de riposter à la fermeture du détroit d'Ormuz...par un blocus des ports iraniens. Pas question selon lui de laisser Téhéran choisir quels navires peuvent emprunter cette voie navigable. Cette opération, périlleuse et extrêmement délicate à mettre en œuvre, vise à assécher des finances...
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13/04 - Elon Musk enchaîne les défaites judiciaires avant son affrontement avec OpenAI
Alors qu’il s’apprête à affronter le cofondateur d'OpenAI, Sam Altman, dans un procès prévu ce mois-ci, le patron de Tesla, Elon Musk, traverse actuellement la pire série de revers judiciaires de sa carrière, pourtant marquée par de nombreux affrontements en justice. Depuis janvier, ce dernier a accumulé les déconvenues : accusations selon lesquelles OpenAI aurait volé des secrets à sa start-up xAI, campagne de boycott publicitaire contre X, ainsi que deux procédures concernant le rachat de Twitter en 2022. L’une d’elles a abouti à un verdict de fraude pouvant lui coûter plusieurs milliards de dollars.
Ses avocats, eux, dénoncent un "biais" contre lui, affirmant notamment qu’une juge du Delaware aurait "aimé" une publication LinkedIn critique à son encontre. Dans les affaires liées à Twitter, ils assurent encore que leur client ne pouvait pas bénéficier d’un procès équitable à San Francisco, en raison notamment de son rapprochement avec le président américain Donald Trump. "Nous avons tellement de personnes dans le groupe potentiel de jurés qui le détestent", soutient l'un d'eux au Financial Times. Des tensions dans son entourage
Dans tous les cas, ces affaires répétées l’exposent à "des questions embarrassantes" et provoquent des tensions jusque dans son entourage professionnel, rapporte le quotidien britannique. Certains de ses proches estiment que ces procédures nuisent à la gestion de X et xAI, ainsi qu’aux projets de rapprochement avec SpaceX en vue d’une introduction en bourse prévue en juin, pour une...
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13/04 - Johan Norberg : "Aux Français de tirer les leçons de la défaite de Viktor Orban..."
Le tournant politique dans un petit pays de moins de 10 millions d'habitants peut-il avoir un impact planétaire ? Dans une note éclairante pour l'Institut Cato (think tank libéral), le Suédois Johan Norberg avait montré à quel point le régime illibéral installé par Viktor Orban avait échoué sur le plan économique et démographique, tout en érodant sérieusement les libertés. Aujourd'hui, alors que le Premier ministre du Fidesz a connu une déroute électorale face à Péter Magyar, l'essayiste assure que le "laboratoire hongrois" envoie un message fort au monde entier, de l'Amérique Maga à la France. Entretien.
L’Express : La Hongrie est un tout petit pays, mais cette défaite de Viktor Orban a de loin dépassé le cadre national. Quel est l’impact global de ces élections législatives ?
Johan Norberg : La Hongrie a été un laboratoire pour le post-libéralisme, et pour une sorte de conservatisme national. C’est le seul endroit où cela a été mis en pratique pendant seize ans, avec une majorité d’environ deux tiers au Parlement pour le Fidesz. Mais les électeurs hongrois ont rejeté cet essai de manière spectaculaire. Aucun parti hongrois n’a jamais reçu autant de voix que Tisza, la formation de Péter Magyar. Cela envoie donc un message fort au reste du monde.
Comme l’a écrit Anne Applebaum dans The Atlantic, cela prouve-t-il que l’illibéralisme n’a rien d’une fatalité pour les démocraties occidentales ?
Ces partis populistes et illibéraux ont construit une grande partie de leur message sur l’idée qu’ils représentaient...
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13/04 - 1er-Mai : férié, chômé ou travaillé, que font les pays européens ?
C'est une marotte à laquelle 2026 n'a pas échappé : doit-on travailler le 1er-Mai ? Pendant plusieurs semaines, le seul jour obligatoirement chômé et payé a agité les bancs de l'Assemblée nationale. En cause, une proposition de loi macroniste, visant à élargir les possibilités d'ouvrir pendant la fête des travailleurs. Face à une gauche vent debout, le Premier ministre Sébastien Lecornu a finalement rétropédalé en retirant le texte. Toutefois, l'exécutif est parvenu à maintenir la possibilité pour les boulangers et fleuristes de lever le rideau. De quoi susciter la colère des syndicats. Acquise en 1889, la Fête du travail n'est pas une tradition franco-française. Au contraire, on parlera plutôt de "journée internationale des travailleurs". Dans l'Union européenne, 24 des 27 Etats membres la célèbrent. Tour d'horizon. Une fête aux origines américaines
Le 1er-Mai trouve ses racines aux Etats-Unis. En 1886, les syndicats ouvriers locaux choisissent cette date pour revendiquer la journée de huit heures. Trois jours plus tard, la grève organisée par les travailleurs de Chicago dégénère, jusqu'au massacre de Haymarket Square où 12 personnes trouvent la mort. Il faudra attendre la Deuxième Internationale socialiste de 1889 pour que le 1er-Mai soit institutionnalisé. Réuni à Paris, le mouvement fondé par Engels décide de dédier la journée aux luttes ouvrières, hommage aux victimes de Chicago. Au fil des années la vague s'est répandue à travers le monde et sur le Vieux Continent.
Aujourd'hui, le 1er mai est férié dans...
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13/04 - Charles-de-Gaulle, France-Libre : des porte-avions français... mais un peu américains quand même
Le porte-avions Charles-de-Gaulle est le fleuron de la Marine nationale – et, en quelque sorte, de la "grandeur" et de l’indépendance de la France. Mais, ô paradoxe, il est aussi l’équipement militaire français le plus dépendant des Etats-Unis. Ce sera d’ailleurs toujours le cas pour son successeur, dont Emmanuel Macron vient de dévoiler le joli nom, France-Libre.
Cette dépendance tient d’abord aux catapultes. Comme ses homologues américains et désormais chinois, le Charles-de-Gaulle et la France-Libre sont des porte-avions "catobar" c’est-à-dire Catapult Assisted Take-Off Barrier Arrested Recovery. Comprendre : au décollage, les avions sont lancés par une catapulte qui leur donne la vitesse nécessaire pour s’envoler : un Rafale passe ainsi de 0 à environ 250 km/h en 2 secondes sur une distance 75 mètres ! A l’atterrissage – les marins parlent d’appontage – l’avion accroche un brin d’arrêt qui le freine brusquement. Ce système, qui date des années 1950, permet de mettre en œuvre des avions lourds – de l’ordre de 25 tonnes pour le Charles-de-Gaulle.
Sans catapultes, pas de vrais porte-avions : elles en sont un élément essentiel. Or, la France n’est pas indépendante dans cette technologie très spécifique. De même que les catapultes des anciens Foch et Clemenceau avaient déjà été acquises auprès des Britanniques, les deux catapultes C13-3 du Charles-de-Gaulle ont été achetées à la société américaine Morgan Smith, en Pennsylvanie. Elles sont une version raccourcie de celles qui équipent les porte-avions...
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13/04 - Electrification de la France : le tournant narratif derrière les annonces de Sébastien Lecornu
Le Premier ministre a présenté ses "leçons" de la crise énergétique. La première d’entre elles n’étonnera personne : mieux vaut produire chez soi que dépendre des autres. Le conflit au Moyen-Orient confirme ce que la guerre en Ukraine avait cruellement signalé : l’énergie demeure un enjeu de sécurité nationale et d’indépendance. Pour réduire ses importations de gaz et de pétrole, la France doit s’électrifier bien plus vite qu'elle ne le fait.
Les leviers sont connus. Sur le fond, le discours - réaliste - de Sébastien Lecornu n'a rien de révolutionnaire. Il avance le calendrier pour l’interdiction des chaudières à gaz dans les logements neufs, réajuste l'objectif d'installer chaque année un million de pompes à chaleur made in France d'ici à 2030, et amplifie le "leasing social" pour les véhicules électriques.
La nouveauté vient de la forme. Le mot "climat" a disparu. La planification est désormais orpheline d’"écologique". Ce tournant narratif souligne combien la France et l’Europe ont maladroitement promu la transition bas-carbone par le passé. "En la présentant comme une politique environnementale, on a permis que s’installe une fracture idéologique entre 'lubie écolo' d'un côté et pragmatisme conservateur de l'autre, expliquait récemment à L'Express Andreas Rüdinger, chercheur associé à l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri). Alors qu’un discours axé sur le refus de contribuer aux logiques impérialistes aurait rassemblé tout le monde." Il aura fallu deux crises pour trouver la...
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13/04 - "On se couche devant les mollahs !" : en Israël, Benyamin Netanyahou laisse un goût d’inachevé
Cette nuit du 8 avril, vers une heure du matin, les sirènes retentissent une énième fois à Jérusalem. Les yeux embués de fatigue, les résidents d'un petit immeuble du quartier de Baka descendent en pyjama dans l'abri collectif du rez-de-chaussée. Au même moment, la nouvelle s'affiche sur les téléphones portables : l'Iran accepte le cessez-le-feu proposé par Donald Trump. "Ce n'est pas possible, Bibi ne peut pas nous faire ça ! s'emporte Shlomo Elkaïm, le locataire du premier étage. On était censés lancer une offensive décisive cette nuit et on se couche devant les mollahs !" La colère du septuagénaire résonne dans tout le pays. Selon les sondages, les trois quarts des Israéliens veulent poursuivre la guerre contre l'Iran, les deux tiers estimant les résultats de la campagne militaire en Iran insuffisants.
"Jamais, dans toute notre histoire, nous n’avons connu un tel désastre diplomatique, écrit sur le réseau X Yaïr Lapid, l'un des ténors de l'opposition. Israël n’était même pas à la table lorsque des décisions ont été prises concernant le cœur de notre sécurité." Doigt sur la gâchette
Afin de contrer ce récit d'une reculade imposée unilatéralement par les Etats-Unis, Benyamin Netanyahou s'adresse à la nation dès la fin de la fête de Pessah, mercredi soir. Lors d'une courte allocution télévisée, le Premier ministre israélien affirme d'emblée rester maître du jeu. "Une trêve temporaire de deux semaines entre les Etats-Unis et l'Iran, en pleine coordination avec Israël, est entrée en vigueur cette nuit. Ce n'est pas la...
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13/04 - Autour de sa résidence, Vladimir Poutine érige de nouvelles tours de défense aérienne
C'est un symbole de la toute-puissance de Vladimir Poutine. Qui doit donc être protégé. Ce 12 avril, le Kyiv Post a révélé que la Russie a installé en mars 2026 sept nouvelles tours dotées de systèmes de défense aérienne autour de la résidence secondaire du dirigeant, située à Valdaï. D’après des images satellites fournies par Planet.com, les travaux ont débuté en même temps, certaines tours étant déjà équipées de missiles sol-air.
Le dispositif défensif s’organise désormais en deux cercles concentriques - un large et un plus restreint - autour de la propriété, portant à 27 le nombre total de systèmes de défense aérienne dans la zone immédiate. Il faut dire que le domaine de Valdaï est particulièrement important : grand de 250 hectares, le terrain se structure comme une sorte de ville à taille miniature, avec sa piscine, son solarium, son bowling, son cinéma et même son cabinet dentaire. D'un point de vue stratégique, il abrite une réplique du bureau de la résidence principale de Vladimir Poutine, près de Moscou, pour pouvoir camoufler les déplacements du président russe hors de la capitale dans ses communications publiques. D'autres sites stratégiques
En décembre 2025, la Russie avait accusé l'Ukraine d'avoir ciblé la demeure lors d'une attaque interceptée de 91 drones, une allégation démentie par Kiev, qui y voyait un prétexte pour remettre en question les négociations menées par Washington pour mettre fin à la guerre. Il n'empêche : ce renforcement de la sécurité par Moscou ne vise pas qu'à protéger son président,...
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13/04 - Emploi des seniors : "La ressource humaine est devenue un sujet de sécurité économique"
Ce n’est pas un hasard si le Quai d’Orsay est le premier de nos ministères à signer la Charte 50+. "Nos collègues ont accumulé une expérience inouïe dans le monde entier, ils ont tout connu. A l’heure où nous avons plus que jamais besoin d’une diplomatie forte, il est impératif de profiter de ces talents", souligne Julien Steimer, directeur général de l'administration et de la modernisation du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, dont plus d'un quart des effectifs est âgé de plus de 57 ans.
Créée par le Club Landoy, collectif d’entreprises soucieuses de prendre à bras-le-corps les défis démographiques qui bouleversent leurs modèles, cette charte encourage à repenser la fin de carrière. A ne pas considérer nos quinze dernières années de vie active simplement comme une antichambre de la retraite. Avec la promotion 2026 annoncée ce 13 avril - dont la ville de Versailles, la Région Ile-de-France, la Fédération française de football ou encore le groupe Seb -, ce sont désormais plus de 430 organisations qui prennent part à ce mouvement lancé en 2022. Des signataires qui représentent environ quatre millions de salariés.
Avant même de s’associer à la démarche du Club Landoy, et malgré un agenda géopolitique intense, les services du Quai d'Orsay avaient engagé plusieurs actions : instauration d’un point RH avec chaque agent à dix ans de la retraite, création de missions de renfort, programmes de transmission de la culture de la maison aux nouvelles générations, préparation à "l'après", une fois que l'agenda se...
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13/04 - Blocus américain, menaces iraniennes… Le détroit d’Ormuz toujours sous tension
Chaque semaine, la guerre au Moyen-Orient oscille entre promesses de désescalade et nouveaux accès de tension. Après l’échec de négociations entre Téhéran et Washington ce week-end, l’armée américaine a annoncé la mise en place, ce lundi 13 avril, d'un blocus du trafic maritime du détroit d'Ormuz. Entré en vigueur à 10h00, heure de Washington (16h00 heure française), il vise l’ensemble des ports iraniens, dans les deux sens. Une décision d’une ampleur inédite, qui durcit brutalement le rapport de force. "Cette mesure déclenche une guerre d’usure à haut risque qui mettra à l’épreuve la capacité de résistance de Téhéran ou des marchés mondiaux", analyse The Wall Street Journal.
Cette initiative est illégale et s’apparente à de "la piraterie", a dénoncé Téhéran ce lundi. Les Gardiens de la révolution iraniens avaient auparavant averti que tout bâtiment de guerre s’approchant du détroit d’Ormuz serait considéré comme une violation du cessez-le-feu et s’exposerait à une réponse "sévère". Cette montée des tensions tranche avec les déclarations récentes du président américain Donald Trump, qui appelait encore, il y a quelques jours, dans le cadre des négociations avec Téhéran, à la réouverture de ce passage stratégique par lequel transite près d’un quart du pétrole et du gaz mondiaux.
Pour rassurer l’opinion publique américaine, une porte-parole de la Maison-Blanche, Olivia Wales, n’a pas ménagé les superlatifs : "La marine américaine est la plus puissante du monde et dispose de ressources plus que suffisantes pour maintenir le...
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13/04 - Petites phrases, grandes idées : Frédéric Mazzella, fondateur de Blablacar, crée le Prix des Citations
C'est la première édition d'un rendez-vous annuel à ne pas rater. Alors que de nouvelles initiatives récompensant des livres garnissent chaque année l'énorme corbeille des prix littéraires, le fondateur de BlaBlaCar, Frédéric Mazzella fait un pas de côté inédit en créant un Prix des Citations.
L'idée lui est venue lors d'une visite au musée des Prix Nobel à Stockholm, en tombant par hasard sur un livre recensant les meilleures citations des lauréats. "Cela a confirmé mon intuition selon laquelle certaines phrases valent parfois mieux qu'un long discours", raconte l'entrepreneur. Ainsi, ce "Nobel de la citation" a été pensée pour célébrer le talent, trop rarement salué, de concentrer, en une grappe de mots seulement, une pensée puissante, une vérité indiscutable ou, un point de vue inédit ; et ce, dans un panel de domaines qui s'étend de la politique aux sciences en passant par l'économie, l'éducation, mais également la littérature, le sport ou encore les arts de vivre.
L'humour aussi sera mis à l'honneur avec un Prix spécial, de même que - exigences de l'époque commandent - l'expression virale de l'année. Et pour son coup d'envoi, le Prix s'est offert un comité d'exception, constitué d'une trentaine de personnalités - allant de Stéphane Bern...
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13/04 - Verisure : comment le géant suédois de la télésurveillance a conquis l’Europe
Pour le profane, ces codes qui défilent en continu sur les écrans noirs des nuits blanches d’Angers sont tout à fait sibyllins. Les opérateurs formés à les décrypter sont capables, eux, d’y lire l’histoire en train de se dérouler, à des kilomètres à la ronde. De détecter les signaux les plus inquiétants parmi des milliers d’informations anodines. La capitale du Maine-et-Loire abrite l’un des deux principaux centres français de télésurveillance - l'autre est proche de Lille - opérés par Verisure, ce groupe aux racines suédoises tout juste passé numéro un mondial des systèmes d’alarme, devant l’américain ADT, en nombre de clients.
Dans ces bunkers, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, les télésurveilleurs détectent les cas d’urgence parmi les innombrables fausses alertes. "Notre travail n’est pas d’envoyer le GIGN chaque fois qu’une alarme se déclenche, mais d’analyser les situations pour prendre la meilleure décision : assister le client sur un enjeu simple et non dangereux, envoyer un intervenant pour vérifier ce qui se passe, ou prévenir les forces de l'ordre", résume Sébastien Leblanc, directeur de l'activité Télésurveillance en France. Une expertise qui donne aux agents un accès privilégié pour contacter les secours, par des numéros réservés.En Espagne, se prémunir contre le squat
Ce métier, Verisure l’exerce aujourd’hui dans 18 pays, dont 13 en Europe. Emanation du groupe Securitas, la société s’est déployée hors de Scandinavie pour gagner l’Espagne, avant de s’étendre sur le continent européen et jusqu’en Amérique...
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13/04 - Hongrie : Péter Magyar face aux espoirs de l’Europe
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13/04 - Ce que la chute de Viktor Orban va changer pour l’Europe
Comme en 1848, comme en 1956, comme en 1989, le peuple hongrois a exprimé une nouvelle fois, dimanche 12 avril, sa détermination à conquérir sa liberté politique et à restaurer sa dignité nationale. Au XIXe siècle, il s’agissait de secouer la tutelle des Habsbourg d’Autriche ; au XXe, de renverser la domination de la Russie soviétique ; cette fois-ci, de mettre à bas un système politique corrompu, échafaudé par Viktor Orban depuis 16 ans. A chaque étape majeure de son histoire contemporaine, la petite Hongrie a envoyé un signal d’espoir démocratique qui résonnait en Europe et au-delà. C’est encore le cas.
Le premier message de Budapest s’adresse à tous les autocrates et à ceux qui sont tentés de les imiter : l’alternative à la démocratie libérale n’est pas un modèle durable. La mise d’un appareil d’Etat au service d’un homme et de son clan finit toujours par se retourner contre le pouvoir. Il est heureux que les Hongrois aient su tourner cette page de manière pacifique et démocratique.
La deuxième leçon est que l’échec d'Orban est d’abord économique. Une économie prétendument "souveraine", où l’Etat exerce sa férule sur le marché, réserve les commandes publiques à ses fidèles et asservit les institutions qui devraient être indépendantes (justice, banque centrale, cour constitutionnelle, médias…), ne fonctionne pas. Elle favorise le népotisme et la vénalité. Les Hongrois ont regardé les Polonais et les Baltes jouir ces dernières années d'un décollage économique fulgurant, quand eux souffraient de la pire inflation...
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13/04 - Viktor Orban battu en Hongrie : l’Union européenne soupire de soulagement
L'Union européenne applaudit des deux mains. Celle qui devait composer depuis des années avec un "cheval de Troie" hongrois, accusé de complaisance envers Vladimir Poutine et Donald Trump, voit s’éloigner un facteur de blocage récurrent avec la défaite de l'indéboulonnable Premier ministre, Viktor Orban. "La France salue une victoire de la participation démocratique, de l’attachement du peuple hongrois aux valeurs de l’Union européenne et de la Hongrie en Europe", a réagi le président Emmanuel Macron sur le réseau social X.
Au sein des Vingt-Sept, les félicitations affluent à travers le Vieux Continent : les dirigeants d'Espagne, de Pologne, du Danemark, de Roumanie, de Suède et d'ailleurs saluent l'ouverture d'un nouveau chapitre politique pour la Hongrie. "Aujourd'hui, l'Europe triomphe et les valeurs européennes l'emportent", s'est enthousiasmé le Premier ministre espagnol,
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13/04 - Franchise : non, le magasin physique n’est pas mort
Les centres-villes ne déclinent pas ; ils se transforment. Dans un monde de plus en plus numérisé, ils retrouvent même de la valeur en s’affirmant comme des lieux de lien social, de plaisir et de loisirs. Dans ce contexte, les commerces ont un rôle majeur à jouer, à condition de savoir s’adapter.
Longtemps soupçonnée de standardiser nos centres urbains, la franchise bénéficie aujourd’hui d’une bonne image auprès des élus. Face à la concurrence d’Internet et des "boîtes à chaussures" installées en périphérie, les rues commerçantes s’appuient de plus en plus sur les réseaux, qui leur apportent notoriété et visibilité. Ce sont surtout ces marques qui permettent d’attirer les jeunes générations ce qui, par ricochet, bénéficie aux magasins indépendants.
Si les ventes en ligne continuent d’exploser, le commerce physique possède un atout que le web ne peut remplacer : la proximité. De nombreux réseaux de franchise l’ont compris, multipliant les stratégies pour attirer les consommateurs dans leurs rayons.
Proposer des prestations de commodité
Relais colis, consignes à bagages, reproduction de clé, pressing… Ces services du quotidien constituent un aimant à clients. Chez Franprix, les 600 points de vente proposant ce genre de commodités génèrent 6 millions de visites annuelles. "C’est un moyen de s’ancrer localement et de se rendre indispensable en jouant le bon voisin de quartier", constate François Alarcon, directeur général de l’enseigne. D’après Mondial Relais, les dépôts ou les retraits de colis permettent à 43 % des...
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13/04 - Loi Yadan : légiférer sur les mots est une arme défaillante, par Anne Rosencher
Les 16 et 17 avril prochains, l'Assemblée nationale aura la charge d'examiner la proposition de loi dite "Yadan", du nom de la députée Caroline Yadan (Ensemble pour la République) qui la porte. Ce texte vise à lutter contre les nouvelles formes de l'antisémitisme en créant notamment un délit d'appel à la destruction d'un État, ou en étendant la notion d'apologie du terrorisme.
La question posée est à la fois douloureuse et légitime. L'antisionisme, dans sa forme la plus virulente et la plus obsessionnelle, est aujourd'hui un facteur évident d'antisémitisme, en plus de servir de bouclier sémantique à ceux qui veulent inciter à la haine en jouant à chat-perché avec la loi. Quand on est un Français juif, aujourd'hui, dans la conversation publique, on se fait traiter de "sioniste". Comme ça. Sans rapport. Que l'on n'ait jamais évoqué la politique de l'État d'Israël n'y change rien. La consonance d'un nom suffit : "Sioniste." Variante : "Génocidaire." Cela surgit. Sous un tweet qui n'a rien à voir. Après une déclaration sur tout autre chose. Et dans ce cas, "sioniste", cela veut dire : dominant. Cela veut dire : agenda caché. Cela veut dire : ennemi.
Les premières fois, cela fait exactement l'effet de ce que décrit Albert Cohen dans Ô vous frères humains, quand à 10 ans, il s'approche de l'étal d'un marchand et que ce dernier le traite de sale juif. "Quelques minutes auparavant, je m'étais avancé vers la table du camelot avec un sourire d'enfant et je partais maintenant avec un sourire de bossu. On m'avait jeté...
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13/04 - "Le pape est faible" : la charge de Donald Trump contre Léon XIV
Le président américain Donald Trump a formulé dans la soirée du dimanche 12 avril des attaques acerbes contre Léon XIV, qualifiant le pape de "faible" à propos de la criminalité et de "mauvais" en matière de politique étrangère, et exhortant le souverain pontife à ne pas le critiquer mais à faire preuve au contraire de gratitude.
Ces commentaires surviennent après que Léon XIV, qui a pour habitude de peser soigneusement ses mots, a émergé comme un détracteur de la campagne militaire en Iran lancée le 28 février par les Etats-Unis et Israël. Léon, 70 ans, devenu en mai 2025 le premier pape américain de l'histoire en prenant la succession de François, a ainsi appelé pendant les fêtes de Pâques "ceux qui ont le pouvoir de déclencher des guerres" à plutôt "choisir la paix".
"Le pape Léon est FAIBLE sur le crime, et mauvais sur la politique étrangère", a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social. "Léon devrait être reconnaissant parce que (...) il a été mis là seulement parce qu'il est Américain et qu'ils pensaient que ce serait le meilleur moyen de traiter avec le président Donald J. Trump. Si je n'étais pas à la Maison-Blanche, Léon ne serait pas au Vatican", a-t-il assuré.
Il faut que Léon se "ressaisisse en tant que pape", a ajouté le président américain, reprochant également au souverain pontife d'être "faible sur les armes nucléaires", alors que le pape avait dénoncé comme "vraiment inacceptable" la menace du président américain d'anéantir toute la civilisation iranienne si l'Iran ne répondait pas favorablement...
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13/04 - "Les vibes étaient incroyables" : comment l’énergie a remplacé l’âme, par Julia de Funès
Chaque époque a ses mots magiques : des mots assez vagues pour tout contenir, assez mystérieux pour paraître profonds. Longtemps l’un de ces mots fut "âme". On disait d’un vieux quartier qu’il avait une âme, des yeux qu’ils étaient les miroirs de l’âme. Une maison sans charme devenait une maison sans âme ; un café vieilli et parfumé avait beaucoup d’âme. Le mot expliquait tout, ou plutôt dispensait d’expliquer. Aujourd’hui, le mot "âme" paraît s’effacer peu à peu derrière un autre mot fétiche censé tout dire sans jamais rien définir : l’énergie.
Une collègue n’est plus sympathique, elle "dégage une belle énergie". Un dîner n’est plus joyeux, "les vibes étaient incroyables". Un coup de foudre n’est plus l’évidence d’un sentiment mais un alignement d’énergies. Votre maison n’a plus une âme, mais de bonnes ondes. La réunion n’était pas interminable, elle était "low vibe". "Énergie" (ou "vibe" dans sa version anglaise), est devenu le "tote(r)m" de ces années, celui qui prétend tout dire quand on ne sait plus très bien quoi dire. Nous avons ainsi progressivement quitté le vocabulaire de l’âme (profondeur, intériorité, mystère, élévation) pour celui de l’énergie (flux, ondes, vibrations). Ce glissement d’une sémantique à l’autre n’est pas anodin : il ne remplace pas seulement un mot par un autre, mais une manière entière de voir les êtres et le monde.
D’abord, l’imaginaire de l’âme faisait voir la réalité selon une hiérarchie de valeurs : plus il y avait d’âme, plus il y avait d’esprit, de profondeur, d’élévation. Certaines choses...
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13/04 - "L’espoir a englouti la peur" : la défaite de Viktor Orban en Hongrie vue par la presse étrangère
"L’espoir a englouti la peur", titre Telex, média d'investigation hongrois. En illustration, un dessin : une statue de Viktor Orban posée sur un diable, comme prête à être évacuée. L’image dit tout d’un basculement. "La Hongrie, à l’aube d’une nouvelle ère politique", abonde Le Temps, quotidien helvète. Dimanche 12 avril, le parti conservateur pro-européen de Péter Magyar, Tisza, a recueilli plus de 53 % des voix, reléguant le Fidesz du Premier ministre à 38 %. "Une défaite amère" pour celui qui était, depuis plus d’une décennie, l’homme fort du pays, poursuivent nos confrères suisses. Portée par une participation record de 79,5 %, selon le Bureau électoral national, elle est le résultat d'une mobilisation inédite. "Toute une génération de jeunes Hongrois a fait basculer le cours des choses", écrit Bloomberg.
Au-delà de l’éviction de Viktor Orban après seize années au pouvoir, le parti Tisza décroche une supermajorité constitutionnelle, franchissant le seuil des deux tiers au Parlement. Concrètement, le nouveau gouvernement pourrait s’attaquer aux structures qui placent près de 80 % des médias sous l’influence du Fidesz, mais aussi réviser en profondeur les règles électorales, longtemps façonnées pour verrouiller l’alternance. "Un moment historique pour la Hongrie", salue Le Soir.
L’enjeu : poser les bases d’un retour au "pluralisme démocratique", analyse le site américain Politico. Péter Magyar, avocat ayant gravi les échelons politiques, a réussi, selon El Pais, là où tous les autres opposants avaient échoué :...
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13/04 - Moyen-Orient : Donald Trump menace "d’éliminer" les navires iraniens qui bravent le blocus américain
Dans la foulée de l'échec des négociations au Pakistan la veille, Donald Trump a annoncé ce dimanche 12 avril que la marine américaine allait bloquer le détroit d'Ormuz, dont il réclamait pourtant la réouverture dans le cadre des négociations avec l'Iran. Le commandement central de l'armée américaine (Centcom) a indiqué par la suite que les troupes américaines mettraient en œuvre, ce lundi à partir de 16h00 (heure française), un blocus de tous les ports iraniens, dans les deux sens.
Les Gardiens iraniens de la révolution ont répondu aux menaces du président américain en prévenant que tout bâtiment de guerre s'approchant du détroit d'Ormuz serait considéré comme enfreignant le cessez-le-feu et ferait face à une réponse "sévère". "Si vous voulez combattre, nous combattrons. Si vous faites preuve de logique, nous agirons avec logique", a déclaré pour sa part le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, négociateur en chef de Téhéran.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump menace "d'éliminer" les navires iraniens qui bravent le blocus américain
⇒ L'Iran dénonce un acte "illégal" et équivalent à de la "piraterie"
⇒ Emmanuel Macron annonce une réunion des pays "prêts à contribuer à une mission pacifique" dans le détroit d'Ormuz
21h00Fin de ce direct
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations, les réactions et les principaux développements de la nuit. Bonne soirée à vous.
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13/04 - Richard Baldwin : "Aucun candidat à la Maison-Blanche ne fera campagne sur la suppression des droits de douane"
Autrefois pompiers du commerce international, les Etats-Unis en sont devenus les pyromanes. Tel est le paradoxe que soulève Richard Baldwin, professeur d'économie à l'IMD Business School de Lausanne et chercheur au Centre for Economic Policy Research (CEPR) dans son dernier ouvrage intitulé World War Trade. Depuis l'offensive commerciale lancée par Donald Trump il y a tout juste un an, une question taraude de nombreux esprits : cette guerre commerciale est-elle un épisode parmi d'autres, dans un monde ballotté de crise en crise ? Ou marque-t-elle un basculement vers une nouvelle ère ? Pour ce spécialiste, il s'agit d'une réalité qui durera aussi longtemps que les deux grandes puissances commerciales - les Etats-Unis et la Chine - s'obstineront à transformer les échanges en instruments de coercition.
L'Express : Vous écrivez que la guerre commerciale a été un choc, mais pas une surprise. Qu’entendez-vous par là ?
Richard Baldwin : La dérive de la politique américaine vers le protectionnisme n’avait rien d'inattendu. Depuis des années déjà, elle s’éloignait de la vision héritée de l'après-guerre, selon laquelle la libéralisation des échanges et la défense du monde libre servaient à la fois sa prospérité et sa sécurité. Lorsque Donald Trump arrive à la Maison-Blanche, cette lecture a déjà cédé la place à un récit victimaire : celui d’une Amérique qui aurait été "lésée" par ses partenaires commerciaux. Le président républicain s’est pleinement inscrit dans cette rhétorique et a clairement annoncé qu’il...
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13/04 - Ihor Fedirko, chef du Conseil ukrainien de l’industrie de défense : "De nouvelles armes apparaissent tous les trois mois"
Quatre ans après le début de l’invasion sanglante lancée par Poutine, l’Ukraine est plus que jamais sur tous les fronts. En pleine guerre au Moyen-Orient, Volodymyr Zelensky envoyait le mois dernier plus de 200 experts ukrainiens pour aider les monarchies du Golfe à repousser les drones lancés par l’Iran. En parallèle, grâce aux capacités de frappes à longue portée développées par ses industriels de défense, Kiev faisait des ravages parmi les raffineries russes. L’objectif : empêcher Poutine de tirer profit de la flambée des cours, en pleine crise du carburant à l’échelle mondiale. Au cœur de tous ces événements, le rôle incontournable joué par les drones, dont le pays a acquis une expertise inédite. "Aujourd’hui, beaucoup d'Européens viennent vers nous afin de voir comment nous pouvons les aider", pointe Ihor Fedirko, le directeur général du Conseil ukrainien de l'industrie de défense, une association professionnelle qui fédère plus de 400 entreprises de la défense dans le pays.
L’Express : L'Ukraine est aujourd'hui l'un des leaders mondiaux dans l'utilisation des drones sur le champ de bataille. Les Européens ont-ils encore beaucoup à apprendre dans ce domaine ?
Ihor Fedirko : Notre écosystème de drones est un atout unique. On ne trouve actuellement pas d'équivalent ailleurs dans le monde. Et c’est d’autant plus vrai si l'on prend en compte le rapport coût-efficacité de ces armes : nos solutions sont extrêmement rentables. Au fil des dernières années, nous avons également acquis une expérience inégalée en...
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12/04 - Législatives en Hongrie : Viktor Orban reconnaît sa défaite face à Péter Magyar
Le Premier ministre hongrois sortant, Viktor Orban, a concédé sa défaite ce dimanche 12 avril aux élections législatives après une victoire écrasante du parti d'opposition Tisza. Les résultats montrent que le parti de centre-droit pro-européen de Péter Magyar remporterait 138 sièges - soit plus que la majorité cruciale des deux tiers nécessaire pour toute révision de la Constitution - au Parlement de 199 membres, devant le parti Fidesz d'Orban.
"Les résultats des élections ne sont pas encore définitifs, mais la situation est compréhensible et claire", a déclaré Viktor Orban dans les locaux de campagne du Fidesz. "Le résultat des élections est douloureux pour nous, mais clair." Les sondeurs prévoyaient une participation électorale record, et la télévision hongroise montrait de longues files d'attente devant certains bureaux de vote à Budapest. Les données recueillies à 17h30, une demi-heure avant la fermeture des bureaux de vote, indiquaient un taux de participation de 77,8 %, contre 67,8 % quatre ans auparavant.
La fin du mandat de Viktor Orban après 16 ans au pouvoir aura des conséquences importantes non seulement pour la Hongrie, mais aussi pour l'Union européenne, l'Ukraine et au-delà. Cela signifierait probablement la fin du rôle conflictuel de la Hongrie au sein de l'UE, ouvrant peut-être la voie à un prêt de 90 milliards d'euros (105 milliards de dollars) à l'Ukraine ravagée par la guerre, bloqué par Orban. La défaite d'Orban pourrait également signifier le déblocage éventuel des fonds européens...
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12/04 - Le pape Léon XIV en Algérie : les dits et les non-dits d’une visite qui interroge
Miraculeuse, inattendue et historique ; la visite du pape Léon XIV en Algérie, du 13 au 15 avril, suscite des superlatifs. Un an après son élection, ce déplacement dans un pays musulman est une première pour un souverain pontife. Forcément, le choix de l'Algérie interroge. Que vient faire Léon XIV dans un pays où l'Église catholique est petite ? La première réponse à cette interrogation est donnée par le souverain pontife lui-même. Dès son intronisation, il a rappelé sa filiation spirituelle avec Saint-Augustin d’Hippone. Le célèbre prêtre chrétien est en effet né à Taghast, actuelle Souk-Ahras, dans l’est de l’Algérie, en 354 de notre ère. C’est également dans la ville voisine d’Hippone, aujourd’hui Annaba, qu’il fut évêque de 396 jusqu’à sa mort en 430.Sur les traces de Saint Augustin
Le pape part donc sur les traces de son maître religieux. "La figure de saint Augustin aide beaucoup pour établir un pont parce qu’il est très respecté en Algérie comme fils de la patrie", avait-il confié lors de son voyage à Beyrouth en décembre dernier.
Les responsables de l’Église catholique d’Algérie, à commencer par son archevêque, le
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12/04 - Sanctions contre Moscou : le Kirghizistan au cœur d’un système prorusse opaque
Officiellement, la réforme répond à un besoin de "modernisation financière". Officieusement, elle serait un outil destiné à mieux faire transiter un certain nombre de flux russes de plus en plus difficiles à acheminer par les circuits bancaires classiques, du fait des sanctions économiques contre Moscou. Jeudi 9 avril, le Parlement kirghiz a adopté une loi instaurant les "lettres de change électroniques", un instrument financier numérique jusque-là inexistant officiellement dans le pays. Selon le média local 24.kg, très influent et généralement aligné sur les positions officielles, cette réforme viserait à réduire les coûts, prévenir les pertes et les falsifications et simplifier les paiements transfrontaliers.
Avant ce vote en urgence, seulement deux semaines après sa présentation et sans débat public, le ministère des Finances, cité par le média indépendant d'investigation kirghize Kloop Media, vantait aussi un outil destiné à la "modernisation de l’infrastructure financière" et une forme numérique censée garantir plus de "transparence". Mais cette promesse serait illusoire, ces instruments servaient déjà bien avant la légalisation pour aider les acteurs russes à contourner les sanctions, rapporte le média.Une explosion des cryptomonnaies
D’après des documents internes, plus de 21,2 milliards de dollars de ces titres avaient déjà été émis en juin dernier. Sur YouTube, l’un des dirigeants du réseau A7A5 de l’oligarque moldave pro russe en fuite, Ilan Shor, admet que ces instruments sont "recherchés […] dans le...
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12/04 - "Ignorer nos faiblesses, c’est faire le jeu de Moscou" : l’Ukraine vue par un ex-conseiller de Volodymyr Zelensky
Pendant cinq ans, Alexander Rodnyansky a conseillé Volodymyr Zelensky sur les questions économiques. Aujourd’hui professeur à l’université de Cambridge, ce spécialiste n’en a cependant pas fini d’ausculter les menaces qui guettent l’Ukraine. Y compris les plus sous-estimées… A L’Express, il explique pourquoi le principal danger pour Kiev ne se situe plus seulement sur le champ de bataille, mais aussi sur les fronts politique et économique. Problèmes de gouvernance, tensions sur le contrat social, finances : notre interlocuteur radiographie les différentes faiblesses dont pâtit le pays, qui en font, selon lui, "l’un des outils les moins coûteux et les plus efficaces du Kremlin". Au point de risquer de devenir un "fardeau stratégique chronique et une menace pour l’Europe". Entretien.
L’Express : Selon vous, le principal danger pour l'Ukraine ne réside plus uniquement sur le champ de bataille, mais aussi sur les fronts politique et économique. Pourquoi ?
Alexander Rodnyansky : Les objectifs de la Russie vont au-delà d'un simple gain territorial. Vladimir Poutine cherche également à ce que l'Ukraine sorte de cette guerre trop affaiblie, divisée et dysfonctionnelle pour pouvoir fonctionner comme un Etat européen moderne. En d’autres termes, il souhaite un Etat que le Kremlin n’aurait pas de mal à absorber. Dans une guerre d'usure, la force de frappe n'est pas le seul facteur important. Les finances, la cohésion politique et la capacité de l'Etat sont tout aussi importantes. L'Ukraine fait encore preuve de...
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12/04 - Oléoduc Adria : une solution pour sortir de la dépendance hongroise au pétrole russe… que Viktor Orban refuse
La Croatie disposerait-elle de la solution capable de mettre fin, une bonne fois pour toutes, à la dépendance de la Hongrie au pétrole russe ? C'est en tout cas ce qu'elle affirme, comme le rapporte le média Politico. Selon Zagreb, un réseau d’oléoducs vieux de 35 ans, s’étendant sur 600 kilomètres à travers les Balkans jusqu’à l’Europe centrale, pourrait constituer une alternative fiable au brut russe pour la Hongrie et la Slovaquie, permettant de renforcer les efforts de l’Union européenne visant à éliminer les derniers liens énergétiques avec Moscou.
Depuis l’invasion massive de l’Ukraine par la Russie en 2022, la Hongrie et la Slovaquie continuent en effet de dépendre largement de son pétrole, Budapest étant passée de 61 % de ses importations en 2021 à 93 % en 2025, selon le centre de réflexion CSD basé à Sofia. Il faut dire que Viktor Orban, au pouvoir depuis 16 ans, a fait du pétrole russe bon marché un élément central de sa campagne, avec le soutien affiché des États-Unis. Dans ce contexte, il s’oppose fermement à cette alternative, même si, en pratique et de manière discrète, l'oléoduc croate alimente déjà le pays en quantités non négligeables de pétrole.Une dépendance accrue à la Russie
Fin janvier, en raison d'une panne de l’oléoduc Druzhba qui transporte le pétrole russe, via l’Ukraine, vers la Hongrie et la Slovaquie, les flux ont quasiment été interrompus. Depuis février, Budapest accuse Kiev de ralentir volontairement les réparations et met en garde contre d’éventuelles perturbations de...
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12/04 - "C’est du harcèlement" : comment protéger les médecins des procédures abusives ?
Karine Lacombe, Gilbert Deray, André Grimaldi, Bruno Mégarbane ou encore Jérôme Marty... Plusieurs professionnels de santé désormais bien connus du grand public se sont retrouvés convoqués ces derniers jours devant les chambres disciplinaires de l’Ordre des médecins, à la suite de plaintes déposées par le syndicat liberté santé, une petite structure qui s’était opposée aux mesures sanitaires et aux vaccins pendant la pandémie. Presque une habitude, pour ces soignants : "A un moment donné, j’avais jusqu’à 15 procédures en même temps, soit devant le Conseil de l’Ordre, soit au pénal pour diffamation", rappelle le Dr Marty, président de l’UFML-S (union française pour une médecine libre – syndicat).
Karine Lacombe, elle, a déjà été attaquée en diffamation par Didier Raoult, et par plusieurs associations antivax devant le conseil de l’ordre. "C’est du harcèlement : les plaignants ne viennent pas en conciliation, ils font systématiquement appel... Et surtout, chaque plainte donne lieu à des conférences de presse et à des collectes de fonds : on utilise notre notoriété pour récupérer de l’argent", s’agace l’infectiologue. A ce jour, plusieurs autres médecins ou lanceurs d’alerte, défenseurs de la vaccination ou opposés aux thèses du Pr Raoult, continuent de devoir faire face à de tels procès.Un vrai enjeu démocratique
"De nombreux experts ont quitté les réseaux sociaux et renoncé à s’exprimer après avoir subi des attaques ciblées ou des procédures-bâillons pour avoir défendu la science et les faits", regrettaient...
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12/04 - Législatives en Hongrie : Viktor Orban en difficulté, l’élection la plus importante de l’année
C'est une élection suivie de près à l'international. Ce dimanche 12 avril, la Hongrie va choisir ses nouveaux députés, et pourrait voir la fin du règne de Viktor Orban, le Premier ministre au pouvoir depuis 2010. La plupart des sondages indépendants le donnent en effet perdant derrière son principal concurrent, Peter Magyar, un haut fonctionnaire qui a centré sa campagne sur la nécessité d'ouvrir un nouveau chapitre dans un pays classé par Transparency International comme le plus corrompu de l'UE.
Ancien allié de Viktor Orban, Peter Magyar a pris la tête du petit parti centriste de droite Tisza et l’a transformé en mouvement anti-corruption. Il a dénoncé ce qu’il appelle le "marécage politique" d'Orban et promis de construire "une Hongrie moderne et européenne". Selon The Economist, Tisza est passé de 21 % dans les sondages en mai 2024 à une position proche de celle du parti Fidesz de l'actuel Premier ministre. Ce dernier est desservi par un bilan économique mauvais, avec une croissance faible, un chômage qui progresse et des prix en hausse de 50 % depuis 2020.Un système biaisé
Pour autant, même si les sondages s'avéraient partiellement exacts, le parti au pouvoir pourrait tout de même conserver une majorité de sièges au Parlement, voire parvenir à gouverner en coalition avec de petites formations politiques. Depuis son retour au pouvoir en 2010, le parti Fidesz a progressivement remodelé le système électoral hongrois, dans le cadre d’une gouvernance qui s’étend désormais sur 16 années sans...
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12/04 - Artemis 2 : les "records" de la Nasa ne sont pas convaincants, par Rainer Zitelmann
Moi aussi, j’étais ravi par la mission Artemis 2, et pourtant, la propagande de la Nasa continue de m’agacer. Le fait est que nous étions plus avancés en 1969 qu’aujourd’hui. À l'époque, nous avions aluni ; aujourd'hui, nous ne faisons que passer. L'agence spatiale américaine a annoncé en grande pompe des "records" simplement parce que ses astronautes ont volé quelques milliers de kilomètres de plus qu'à l'époque. Mais les véritables progrès ont eu lieu dans le domaine des vols spatiaux privés. Les coûts du lanceur SLS (Space Launch System) sont plus élevés qu'auparavant, tandis que Elon Musk, avec SpaceX, les a réduits de plus de 90 %. Le SLS reste une fusée à usage unique, à l'instar de la Saturn V des années 1960.
Le 14 décembre 1972, les derniers humains ont quitté la surface de la Lune. Il a fallu plus d’un demi-siècle avant que des astronautes ne s’approchent à nouveau de notre satellite, en volant une fois de plus à proximité. Pour les théoriciens du complot qui affirment depuis longtemps que les six alunissages entre 1969 et 1972 ont été mis en scène dans un studio de télévision, cette interruption semblait être une confirmation. Pourtant, ces théories ont depuis longtemps été réfutées — et de toute façon, les Soviétiques auraient immédiatement dévoilé un canular en 1969.Dépendance à Moscou
Pourquoi ce demi-siècle perdu ? Premièrement, une fois la course entre les États-Unis et l’Union soviétique terminée, il n’y avait plus de raison impérieuse de retourner sur la Lune. Deuxièmement, les efforts spatiaux menés...
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12/04 - Comment les Etats-Unis (mais pas la France) ont perdu le monde arabe, par Amaney A. Jamal et Michael Robbins
Beaucoup de personnes au Moyen-Orient ont été touchées par la série d’événements déclenchée par l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023. Des dizaines de milliers de personnes, pour la plupart des Gazaouis, ont été tuées, des millions ont été déplacés et des milliards de dollars de dégâts ont été causés. Il n’est donc pas surprenant que le point de vue de dizaines de millions de personnes ait évolué.
Un sondage réalisé par le Baromètre arabe dans les mois qui ont suivi le 7-Octobre a révélé un revirement radical de l’opinion publique. Alors que les citoyens ordinaires de la région assistaient à la guerre dévastatrice menée par Israël à Gaza, ils se sont brusquement retournés contre ce pays et son plus grand allié, les États-Unis. Les enquêtes que nous avons menées en Égypte, en Irak, en Jordanie, au Liban, au Maroc, dans les territoires palestiniens, en Syrie et en Tunisie d’août à novembre 2025 montrent clairement que les changements observés au lendemain du 7-Octobre se sont pérennisés. Les habitants du Moyen-Orient ont perdu presque toute confiance dans un ordre régional dirigé par les États-Unis.
A l'inverse, ils considèrent désormais la Chine, l’Iran et la Russie plus favorablement que les États-Unis et, souvent, que l’Europe. Washington et nombre de ses principaux alliés sont perçus comme partiaux, moralement compromis et sélectifs dans leur respect du droit international par rapport à l'axe autoritaire. Lorsqu’on leur a demandé quel pays protège les libertés, contribue à la sécurité régionale et soutient la...
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12/04 - Simon Liberati, le mal-aimé fasciné par le côté obscur du rêve américain
Est-ce un hasard ou un signe des temps ? Simon Liberati fut révélé au grand public en 2004 en passant légèrement saoul chez Thierry Ardisson. Maintenant qu’Ardisson est mort, il est de bon ton de vouer aux gémonies l’homme de télé (parfois à juste titre). Liberati n’a pas meilleure réputation. En 2015, il faisait la couverture des Inrockuptibles – inenvisageable aujourd’hui. Il est vrai qu’entretemps son ancienne épouse Eva Ionesco a publié La Bague au doigt (2023), un livre à charge où elle peignait Liberati en "clochard fou" et en "gargouille gothique" coupable de faire des plaisanteries de mauvais goût sur Hitler et d’écouter Les Lacs du Connemara. Lors du divorce entre les deux amants maudits, la majorité a pris la défense d’Eva Ionesco, alors même qu’elle s’était séparée de son mari après l’avoir agressé avec un couteau à pain et frappé avec la fourche du poêle à bûches… Quel crime Liberati a-t-il commis, à part aimer Michel Sardou ? Il semble que son humour noir ne passe plus à notre époque infantilisante qui plébiscite en librairie la moraline, le développement personnel et le témoignage victimaire.
Liberati courant le cachet et publiant tous azimuts, on peut se perdre dans son abondance production. Rappelons pour les non-initiés qu’il est l’auteur de plusieurs merveilles, dont Anthologie des apparitions (2004), Eva (2015), Les Violettes de l’avenue Foch (2017), Occident (2019), Liberty (2021), Performance (prix Renaudot 2022) ou Stanislas (2025). Quel autre écrivain contemporain a autant d’excellents livres...
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12/04 - Donald Trump ordonne un blocus naval du détroit d’Ormuz par la Marine américaine
Le vice-président américain J.D. Vance a annoncé dimanche que la délégation américaine quittait le Pakistan sans être parvenue à un accord avec l'Iran au terme de 21 heures de négociations, déclarant que l'Iran avait choisi de ne pas accepter les conditions américaines.
Les discussions directes entre Téhéran et Washington étaient les premières de haut niveau depuis la révolution islamique à Téhéran en 1979 et les premiers pourparlers directs depuis 2015 et la conclusion d'un accord multilatéral sur le programme nucléaire iranien.
La question du détroit d'Ormuz reste la pierre d'achoppement dans les négociations entre les deux parties, ont rapporté plusieurs sources.
Pour parvenir à un accord, Téhéran exige des réparations de guerre ainsi que le contrôle du détroit d'Ormuz et l'instauration d'un droit de péage dans ce carrefour maritime par lequel transitent 20 % des exportations mondiales de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL).Fin de ce direct
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16h34La guerre contre l'Iran a coûté environ 11,5 milliards de dollars à Israël
La guerre de cinq semaines contre l’Iran a coûté environ 11,5 milliards de dollars à l’Israël, selon le ministère israélien des Finances, qui livre ainsi une première estimation du conflit.
Environ 7,2 milliards ont été consacrés aux opérations militaires — munitions et mobilisation des réservistes —,...
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12/04 - A Rome, l’histoire s’écrit (aussi) dans le métro
Plus de trois mois après son ouverture, la nouvelle station Porta Metronia, inaugurée le 16 décembre 2025 après une bonne décennie de travaux, en même temps que sa prestigieuse voisine, Colosseo-Fori Imperiali, ne désemplit pas. Elle est devenue, au-delà d’un arrêt supplémentaire sur la ligne C, un espace où la ville contemporaine dialogue avec ses profondeurs antiques. A première vue, rien ne distingue l’accès discret sur la Piazzale Ipponio des autres entrées du réseau métropolitain. Mais en descendant, le voyageur quitte en quelques secondes la Rome du trafic et des scooters pour pénétrer dans un musée sous terre. Sur cinq niveaux, jusqu’à près de 30 mètres de profondeur, Porta Metronia dévoile des vestiges, des fragments de murs et des récits archéologiques intégrés à l’architecture même du lieu. Ainsi y découvre-t-on une caserne datant du IIᵉ siècle après J.-C., avec ses mosaïques et ses pièces organisées autour d’un couloir central. Plusieurs dizaines de milliers de passagers l’empruntent chaque jour, séduits par un concept qui, loin de les reléguer à d’inaccessibles vitrines, met à portée d’œil les découvertes réalisées au fur et à mesure de la construction.
Cette hybridation entre infrastructure et patrimoine résume à elle seule les défis de la capitale italienne. Chaque chantier devient une fouille, chaque extension une négociation avec un lointain passé. Impossible, donc, de dater l’aboutissement des travaux, qui fluctue au fil des trouvailles, la plupart du temps insoupçonnées. Longtemps retardée pour ces...
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12/04 - Guerre en Iran : pourquoi les négociations avec les Etats-Unis ont-elles échoué ?
Les détails n'ont pas été communiqués. Mais la nouvelle est tombée brusquement. Ce dimanche 12 avril, seulement un jour après le début des négociations entre l'Iran et les Etats-Unis à Islamabad, au Pakistan, ces dernières n'ont pas abouti, repoussant l'espoir de mettre fin au conflit. "Nous n’avons tout simplement pas réussi à parvenir à une situation où les Iraniens acceptaient nos conditions. Je pense que nous avons fait preuve d’une grande flexibilité", a déclaré J.D. Vance, le vice-président américain, alors que les échanges se sont prolongés jusque tard dans la nuit.
"La réalité, c’est que nous avons besoin d’un engagement clair de leur part : ils ne doivent pas chercher à se doter de l’arme nucléaire ni à acquérir les moyens qui leur permettraient d’y parvenir rapidement", a-t-il expliqué, en référence au programme iranien d’enrichissement de l’uranium, susceptible d’avoir des usages civils mais aussi militaires. À l’issue d’une brève conférence de presse, Vance a quitté Islamabad, tout en laissant entendre que les États-Unis restaient disposés à conclure un accord basé sur leur dernière proposition : "Nous verrons si les Iraniens l’acceptent", a-t-il déclaré, sans expliciter.Le cas du détroit d'Ormuz
Selon le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien, Esmaeil Baqaei, "de nombreux messages et textes ont été échangés entre les deux parties". Le diplomate a publié un long message sur X, dans lequel lui non plus ne précise pas les sujets de blocage. "Au cours des dernières vingt-quatre heures, des...
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12/04 - La franchise, pilier des centres-villes : les acteurs de la transformation
Les centres-villes ne déclinent pas ; ils se transforment. Dans un monde de plus en plus numérisé, ils retrouvent même de la valeur en s’affirmant comme des lieux de lien social, de plaisir et de loisirs. Dans ce contexte, les commerces ont un rôle majeur à jouer, à condition de savoir s’adapter.
Longtemps soupçonnée de standardiser nos centres urbains, la franchise bénéficie aujourd’hui d’une bonne image auprès des élus. Face à la concurrence d’Internet et des "boîtes à chaussures" installées en périphérie, les rues commerçantes s’appuient de plus en plus sur les réseaux, qui leur apportent notoriété et visibilité. Ce sont surtout ces marques qui permettent d’attirer les jeunes générations ce qui, par ricochet, bénéficie aux magasins indépendants.
Virginie Millereau, franchisée, Nice (06)
"Je suis à la tête de deux Colombus café, j’ai vingt ans d’expérience dans la franchise et je peux l’assurer : ce concept représente un pilier du centre-ville. S'appuyer sur une enseigne solide, qui se remet constamment en question et suit les tendances, s’avère une véritable force. Sur certaines grandes artères de Nice, les loyers atteignent des sommets et les indépendants courent après leur rentabilité. La franchise nous apporte de la visibilité, du flux, de la stabilité. Mais attention : il ne s’agit pas d’un ticket gagnant automatique. La qualité des produits, le service, le management : tout doit être au rendez-vous. Mon obsession est que chaque client passe chez nous les quinze meilleures minutes de sa journée. Demain, si je...
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12/04 - Bientôt un Polymarket européen ? Ce sulfureux business à l’assaut du Vieux Continent
Il n'a pas de nom. Ou plutôt, il en a un, mais personne ne le connaît. Sur Polymarket, les parieurs comme lui ne sont identifiés que par des adresses de portefeuilles cryptographiques composées de chiffres et de lettres. Ce qu'on sait de lui, en revanche, c’est qu’il est Français. Et qu’au cours des semaines précédant l'élection présidentielle américaine de novembre 2024, il a misé un joli pactole sur la victoire de Donald Trump. A l'époque, les sondages jugeaient la course serrée entre le républicain et la démocrate Kamala Harris. Quand les résultats sont tombés, le mystérieux français a empoché environ 50 millions de dollars. Son histoire a fait le tour du monde, jusqu’aux oreilles de l’Autorité nationale des jeux (ANJ). Quelques jours plus tard, les prises de position sur la plateforme new-yorkaise devenaient indisponibles aux utilisateurs tricolores. La Belgique, la Pologne, l’Italie, la Suisse, la Roumanie, les Pays-Bas et l’Allemagne, ont rapidement fait de même. En Europe, où seule l'Espagne fait exception, la méfiance s'est installée contre ceux que l’on appelle les "marchés prédictifs" comme Polymarket, Kalshi, ou Opinion Trade. Ces sites Web où l’on peut placer de l’argent sur tout et n’importe quoi : le nombre de tweets qu’Elon Musk pianotera dans la semaine, la date de lancement du prochain modèle d’Anthropic, le retour de Jesus Christ sur Terre ou la température maximale à Séoul demain. L’accumulation de ces mises crée une forme d’oracle qui, selon ses promoteurs, prédit l’avenir en direct.
Une...
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12/04 - Hugo Micheron : "Avec l’IA, la force de frappe des Etats-Unis a été décuplée"
A quoi assistons-nous depuis le début de la guerre en Iran ? Quel rôle y joue l’IA d’un point de vue militaire ? Quelle place ont prise les géants de la tech dans la défense ? L'Europe regarde-t-elle passer les trains ?... Professeur associé à Sciences Po Paris, arabisant, spécialiste du Moyen-Orient, du djihadisme et de l'IA, Hugo Micheron est l'invité des Grands entretiens d'Anne Rosencher. L'intégralité de l'échange est à regarder en vidéo sur YouTube et Dailymotion, ou à écouter sur les plateformes traditionnelles de podcast, comme Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast Addict.
Anne Rosencher : En vingt-quatre heures, le 28 février, 1 000 cibles ont été touchées en Iran par les Etats-Unis et Israël. Le chef du commandement central américain Brad Cooper a dit à propos de ce bilan que "les outils d'IA avancés ont transformé des processus qui prenaient des jours en quelques secondes". Que fait l'IA dans cette guerre que l'homme ne faisait pas avant ?
Hugo Micheron : Le premier effet direct de l'IA sur les conflits est ce qu’on appelle le "passage à l'échelle" : on fait beaucoup plus avec beaucoup moins. Des milliers de décisions sont prises en quelques secondes, d’une façon inaccessible à un cerveau humain aussi affûté soit-il, pour des raisons de tension cognitive évidente. Un autre cas d’usage, dans la même guerre, est l'épisode qui a mené à l’élimination de Khamenei. On possède en la matière un point de comparaison historique : la traque contre Ben Laden, qui a duré dix ans, et...
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12/04 - Dr Patrick Lemoine : "D’un point de vue psychiatrique, la structure perverse de Donald Trump saute aux yeux"
Soyons clairs : en l’absence du malade, impossible de poser réellement un diagnostic. Déterminer si un patient souffre d’un trouble psychiatrique ou neurologique demande un ou plusieurs entretiens en face-à-face, la description de ses symptômes par le patient, l’observation de signes apparents, et dans un certain nombre de cas des examens sanguins ou d’imagerie. Mais s’agissant de personnages publics, il reste néanmoins possible de poser des hypothèses. C’est en tout cas l’avis du psychiatre clinicien et docteur en neurosciences Patrick Lemoine, qui s’était essayé à l’exercice en publiant en 2019 La santé psychique de ceux qui ont fait le monde (Odile Jacob, 283 pages, 22,90 euros). En "décortiquant les biographies", en "dénichant les anecdotes" et en "traquant les bizarreries", il y expliquait pourquoi Winston Churchill était probablement bipolaire, Staline paranoïaque et le général de Gaulle... parfaitement sain d’esprit. Ce médecin a accepté de renouveler l’exercice pour le patient Trump, dont le comportement de plus en plus erratique ne cesse de déconcerter le monde. Entretien.
L’Express : Beaucoup de vos collègues disent qu’un médecin ne devrait pas se permettre de poser de diagnostic, ni même d’émettre d’hypothèses, en l’absence d’examen clinique. Pourquoi estimez-vous, de votre côté, qu’il est possible de le faire pour des personnalités comme Donald Trump ?
Patrick Lemoine : Pour ce qui concerne nos contemporains, nous ne manquons pas de documents : interviews, écrits, déclarations, posts sur les...
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12/04 - Serge Tisseron : "Avec l’IA, certaines personnes abandonnent toute idée de vie amoureuse"
Le rêve de gosse d'un objet qui prend vie est devenu réalité. De jour comme de nuit, ChatGPT et ses congénères répondent inlassablement à nos questions. Des plus professionnelles aux plus intimes. Mais l'IA peut-elle prendre soin de nous ? C'est à cette question vertigineuse que s'attaque le psychiatre et docteur en psychologie Serge Tisseron dans son dernier ouvrage Machines Maternelles (2026, PUF).
L’Express : Les humains savent que les IA comme ChatGPT ne sont pas conscientes. Pourquoi s’attachent-ils malgré tout à elles ?
Serge Tisseron : Il faut revenir au concept même de l’attachement. Un concept d’abord développé entre le jeune enfant et sa mère, ou la personne qui en tient lieu, puis élargi à d’autres personnes et enfin aux animaux. Désormais, nous devons prendre en compte qu’il s'étend aussi à des objets, auxquels nous pouvons nous attacher comme à des humains, tout en sachant qu'ils n’en sont pas. On peut s’attacher à un objet en fonction de la place qu’il a prise dans notre vie. Par habitude, ou par familiarité. Et on peut s’y attacher parce qu’on y trouve un écho affectif, émotionnel. L’IA est conçue pour susciter cet écho. Je donne l’exemple, dans mon livre, d’un individu que j’ai baptisé Félicien, et qui est piégé par son IA. À chaque fois qu’il dit quelque chose, l’IA va dans son sens, d’une façon qui lui semble, à juste titre, de plus en plus absurde.
Le fameux effet Eliza ?
Oui, l’effet Eliza existe bel et bien. Joseph Weizenbaum l’a mis en lumière en 1964 avec un programme informatique très simple...
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11/04 - Guerre en Iran : les négociations à Islamabad peuvent-elles vraiment aboutir à un accord ?
Alors que s'ouvrent ce samedi des négociations entre Iran et Etats-Unis au Pakistan, la question est sur toutes les lèvres : ces pourparlers peuvent-ils réellement aboutir à un compromis et permettre de pérenniser le cessez-le-feu ? A ce stade, rien n'est moins sûr, mais les spécialistes de la région pointent déjà plusieurs obstacles. A commencer par un désaccord sur les termes d'un cessez-le-feu.
Les États-Unis exigent des concessions majeures de la part de l'Iran, notamment la remise de son uranium hautement enrichi et son engagement à ne pas se doter de l'arme nucléaire, ainsi que d'autres limitations sur ses capacités militaires. A cela vient s'ajouter le rétablissement du libre passage dans le détroit d'Ormuz et la fin du soutien apporté à ses alliés régionaux comme le Hezbollah. Désaccords majeurs sur les conditions
De son côté, l'Iran veut obtenir des garanties qu'elle ne sera plus jamais attaquée, qui incluent entre autres le retrait des forces américaines de la région et la fin des attaques contre ses forces supplétives, en particulier la guerre d'Israël contre le Hezbollah au Liban. L'Iran entend en outre poursuivre son programme nucléaire et instaurer un péage pour les navires traversant le détroit d'Ormuz, point névralgique par lequel transite 20 % du pétrole.
"Des demandes irréalistes", dignes d'un "canular", selon Donald Trump, qui prétend, comme la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt, que Téhéran aurait consenti en privé à davantage de compromis. Comme le rappellent les...
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11/04 - Emma Carenini : "Emmanuel Macron a fait avec Vladimir Poutine ce que Cléopâtre faisait avec Marc-Antoine"
Objet de débauche, paroxysme de l'extravagance, quintessence du "bling-bling", catalyseur des inégalités sociales... Depuis l'Antiquité, le luxe est caricaturé sans modération et souffre de clichés qui le circonscrivent aux paniers des futilités du monde. Mais pour Emma Carenini, bien plus qu'un adjuvant du futile ou qu'un indult de classe, il serait par-dessus tout un moteur de croissance, un instrument de puissance, et plus inattendu encore, une source de plaisir et de bonheur collectif. Dans son essai vivifiant, Une autre histoire du luxe, des thermes romains à LVMH (Passés composés), l'agrégée de philosophie et ancienne conseillère au cabinet du ministre de l'Education nationale, butine dans les fleurs de l’Histoire et montre combien le luxe a pendant longtemps été accessible à tous, au point de parler de "luxe public" ; une idée qui sonne aujourd'hui presque antinomique, reconnait-elle, tant "nos espaces publics se sont progressivement transformés en liminal space - couloirs sans texture, surfaces sans mémoire, lumière blanche uniforme". Entretien
L'Express : Quand on nous dit "luxe", on pense quasi instinctivement aux maisons de haute couture, aux palaces parisiens, aux yachts amarrés au port de Saint-Tropez. En lisant votre ouvrage néanmoins, on comprend qu'il s'agit d'une vision réductrice de ce concept finalement assez difficile à définir… Alors, qu'est-ce que le luxe exactement ? Et est-il indissociable du beau, du goût ?
Emma Carenini : Lorsqu’on essaye de définir le luxe, on s’en...
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11/04 - Faute du soutien de Donald Trump, le Royaume-Uni suspend son accord sur les îles Chagos
Le gouvernement britannique a annoncé samedi avoir suspendu son accord visant à céder la souveraineté sur les îles Chagos – qui abritent la base aérienne américano-britannique de Diego Garcia –, accord qui a été critiqué par le président américain Donald Trump. Le journal The Times a indiqué que le projet de loi devant étayer l’accord de cession des îles à Maurice, qui nécessite le soutien de Washington, ne figurerait pas à l’ordre du jour de la prochaine session parlementaire du gouvernement.
Le bureau du Premier ministre Keir Starmer a déclaré que Londres tenterait de persuader Washington de donner son accord officiel. Donald Trump avait déclaré en février que cet accord était une "grave erreur", alors qu'il avait auparavant affirmé que c'était le meilleur que Keir Starmer puisse obtenir.Diego Garcia, enjeu stratégique majeur
En vertu de cet accord, le Royaume-Uni conserverait le contrôle de la base militaire stratégiquement importante de Diego Garcia dans le cadre d'un bail de 99 ans qui préserve les opérations américaines sur place.
Un porte-parole du gouvernement britannique a déclaré que la garantie de la sécurité opérationnelle à long terme de Diego Garcia resterait une priorité. "Nous continuons de penser que cet accord est le meilleur moyen de protéger l'avenir à long terme de la base, mais nous avons toujours affirmé que nous ne donnerions suite à cet accord que s'il bénéficiait du soutien des États-Unis. Nous poursuivons nos discussions avec les États-Unis et Maurice", a déclaré le porte-parole....
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11/04 - Iran-Russie : Volodymyr Zelensky accuse les Etats-Unis de naïveté face à une coopération militaire anti-occidentale
C'est un élément de plus qui rappelle comment guerres en Iran et en Ukraine sont liées. Dans une interview pour le podcast The Rest Is Politics, Volodymyr Zelensky assure avoir interpellé la Maison-Blanche sur l'étroite collaboration entre Moscou et Téhéran. En vain, selon lui. A en croire le président ukrainien, les États-Unis n'ont pas tenu compte de certains signaux, qui prouvent pourtant que la Russie aide l'Iran à cibler des bases américaines au Moyen-Orient. "Je l'ai dit publiquement. Avons-nous entendu une réaction des États-Unis demandant à la Russie d'y mettre fin ?", s'est emporté Zelensky. Et d'ajouter: "Le problème, c'est qu'ils font confiance à Poutine. Et c'est bien dommage."Accusations d'aide militaire russe à l'Iran
Concrètement, des satellites militaires russes auraient photographié des infrastructures énergétiques critiques dans les pays du Golfe et en Israël, ainsi que l'emplacement de bases militaires américaines dans la région. Des informations que le Kremlin aurait ensuite transmises au régime iranien, pour faciliter ses attaques, assure le dirigeant ukrainien.
Sans toutefois susciter de réaction américaine. L'équipe de Donald Trump n'aurait pas réussi à "vraiment comprendre les détails de ce que veut la Russie", toujours selon Volodymyr Zelensky, qui juge que les deux négociateurs de Donald Trump – Steve Witkoff et Jared Kushner – ont "passé trop de temps" avec Poutine et ses hauts responsables. Alors que le binôme s'est rendu à Moscou à cinq reprises, il n'a en revanche jamais...
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11/04 - A Bruxelles, ce dialogue si difficile entre la Commission européenne et les patrons
Ce lundi matin de mars, un véritable commando patronal monte à bord du Thalys Paris-Bruxelles. A sa tête, le président du Medef, Patrick Martin, accompagné des membres du conseil exécutif. Fabrice le Saché, le "Monsieur Europe" de l'organisation, est aussi de la partie. Le programme de la journée est dense : échange avec la présidente du Parlement européen Roberta Metsola, intervention du vice-président de la Commission Stéphane Séjourné… Avec comme point d’orgue, une présentation d’Enrico Letta, auteur d'un rapport phare sur le marché intérieur de l'UE.
Le tout se déroule à la Maison des entreprises de France, inaugurée il y a un an dans la capitale européenne. Son objectif ? Mieux faire entendre la voix du secteur privé tricolore dans la "bulle bruxelloise". Pas question pour Patrick Martin de réitérer l’erreur de son prédécesseur, Geoffroy Roux de Bézieux, qui avait concédé que "[son] temps de cerveau n’a pas été assez consacré à Bruxelles". Car derrière les photos officielles tout sourire, un malaise couve. Déjà fragilisées par la concurrence chinoise et la hausse des prix de l’énergie, de nombreuses industries plient sous le poids croissant des contraintes réglementaires. Ainsi, la complexité des directives sur la communication extra-financière (CSRD), les zigzags sur le règlement anti-déforestation (RDUE) ou encore le plus récent mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (MACF) alimentent la même frustration due au manque de pragmatisme du régulateur européen.Virage idéologique
Pour Jean-Luc Demarty,...
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11/04 - Un week-end à Rome : Bernini sous l’aile des Barberini
L’histoire racontée ici n’est pas seulement artistique : c’est un récit de pouvoir. Au XVIIᵉ siècle, la famille Barberini accède au sommet lorsque, en 1623, Maffeo Barberini devient pape sous le nom d’Urbain VIII. Son pontificat va alors voir Rome se muer en un gigantesque chantier. Architecture, sculpture, peinture : tout devient langage politique et spirituel. Et Gian Lorenzo Bernini (1598-1680), dit le Bernin, jeune prodige déjà remarqué, en devient le principal interprète. C’est l’objet de l’exposition d’ampleur déployée dans les galeries nationales d’art ancien du palais Barberini, à Rome, orchestrée par Andrea Bacchi et Maurizia Cicconi : montrer comment le sculpteur et la dynastie se sont mutuellement façonnés. Les Barberini offrent au jeune homme des commandes prestigieuses ; lui leur rend une image de grandeur et de splendeur qui restera à la postérité. Portraits, bustes, dessins préparatoires ou sculptures dessinent les étapes clé de cette alliance fertile et rappellent que ce mécénat hors du commun a fait office de tremplin pour un artiste aussi précoce que virtuose.
Gian Lorenzo est âgé d’à peine 20 ans quand il sculpte Enée, Anchise et Ascagne. Déjà dramatique, la composition, qui voit le héros troyen fuir la ville en flammes en portant son père, annonce le style flamboyant qui fera la renommée du sculpteur. Deux ans plus tard, il poursuit dans la même veine avec Le rapt de Proserpine, où le marbre semble se transformer en chair sous les doigts de Pluton qui enlève la déesse. Mais c’est sous Urbain...
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11/04 - Franchise : les secteurs qui marchent… et ceux qui sont en panne
Les centres-villes ne déclinent pas ; ils se transforment. Dans un monde de plus en plus numérisé, ils retrouvent même de la valeur en s’affirmant comme des lieux de lien social, de plaisir et de loisirs. Dans ce contexte, les commerces ont un rôle majeur à jouer, à condition de savoir s’adapter.
Longtemps soupçonnée de standardiser nos centres urbains, la franchise bénéficie aujourd’hui d’une bonne image auprès des élus. Face à la concurrence d’Internet et des "boîtes à chaussures" installées en périphérie, les rues commerçantes s’appuient de plus en plus sur les réseaux, qui leur apportent notoriété et visibilité. Ce sont surtout ces marques qui permettent d’attirer les jeunes générations ce qui, par ricochet, bénéficie aux magasins indépendants.
Entre numérisation forcée et quête d'authenticité, le paysage de nos cœurs de ville subit une mutation radicale. Revue de détail.Les secteurs en forme
Restauration
Ce secteur est devenu le premier employeur du commerce en centre-ville avec la création de quelque 100 000 emplois entre 2019 et 2024, indique Vie Publique). En 2024, l’ensemble de la restauration représentait près de 15 % de l’offre commerciale de ce périmètre, selon Procos. Les concepts de restauration rapide, mais qualitative (poke bowls, coffee shops, street food gourmet), baptisés "fast good" ont le vent en poupe.
Bien-être & santé
Les commerces liés au fitness, à la relaxation (yoga), au soin ou à la nutrition personnalisée trouvent leur place en centre-ville grâce à leur ancrage de proximité (non...
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11/04 - Les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran échouent, le Pakistan exhorte Washington et Téhéran à "respecter leur engagement en faveur du cessez-le-feu"
Les Etats-Unis et l'Iran participent à des négociations samedi au Pakistan afin de mettre fin au conflit qui dure depuis six semaines. La délégation américaine, menée par le vice-président J.D. Vance et qui comprend notamment les émissaires du président Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, est arrivée à Islamabad, la capitale pakistanaise. La délégation iranienne, dirigée par le président du Parlement Mohammad Baqer Qalibaf et le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, est arrivée au Pakistan vendredi.
Téhéran a posé deux conditions préalables à l'ouverture de pourparlers avec les Etats-Unis : un cessez-le-feu au Liban et le dégel des avoirs iraniens. Dans un message sur son réseau social, Donald Trump a estimé que "les Iraniens ne semblent pas se rendre compte qu'ils n'ont aucune carte en main, autre que celle d'un racket à court terme des eaux internationales". "La seule raison pour laquelle ils sont encore vivants aujourd'hui, c'est pour négocier", a-t-il ajouté.
18h04Le président français Macron affirme avoir eu des entretiens avec le président iranien
Le président français Emmanuel Macron a déclaré samedi avoir parlé avec le président iranien Massoud Pezeshkian et lui avoir souligné l'importance de désamorcer la situation actuelle grâce aux pourparlers de cessez-le-feu au Pakistan.
"J’ai souligné la nécessité pour l’Iran de rétablir au plus vite la liberté de navigation et la sécurité dans le détroit d’Ormuz, et la France est prête à y contribuer. J’ai insisté sur l’importance du plein...
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11/04 - Louis-Ferdinand Céline et ses avocats : une défense à crédit
Qu’en penserait Boualem Sansal ? En 1948, Louis-Ferdinand Céline émet cette hypothèse : "Nous qui sortons de prison, nous sommes plus près que les autres hommes de la vérité des choses et des événements." On connaît le début de l’histoire : en juin 1944, Céline, sa femme Lucette et leur chien Bébert filent vers Baden-Baden, puis Berlin, et enfin Sigmaringen. Alors que leur appartement parisien a été pillé, leur fuite les mène jusqu’au Danemark où il y a, comme on le sait, quelque chose de pourri. En avril 1945, au titre de l’article 75 du Code pénal, un mandat d’arrêt est délivré en France contre le pamphlétaire shakespearien. En décembre de la même année, il est emprisonné à Copenhague – il passera un peu moins d’un an et demi en détention. Libéré, il s’installe à Klarskovgaard dans la propriété de son avocat danois Thorvald Mikkelsen (malgré la générosité constante de ce dernier, Céline le surnommera "Bobarsen" et lui reprochera sa "jeanfoutrerie" et son "hurluberluterie fainéante et prétentieuse"). A Klarskovgaard, l’humeur n’est pas à la bamboche : Céline boit de l’eau et se nourrit de nouilles, de porridge et d’anchois. Le climat rude et ce régime sec ne refroidissent pas sa fureur : il veut absolument être amnistié, et doit pour cela se trouver en France un as du barreau – c’est ici que commence ce captivant volume de correspondance où Céline, parfois lucide, est le plus souvent en roue libre.
Ne voulant pas d’un "évasif merdeux comme Saudemont", l’écrivain maudit jette son dévolu sur Albert Naud. Le pauvre va en voir...
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11/04 - Négociations avec l’Iran : J.D. Vance, l’homme clé d’un accord incertain
En posant le pied ce samedi à Islamabad pour s'entretenir avec des responsables iraniens, J.D. Vance exauce un souhait des dirigeants encore en place à Téhéran, dont certains ont discrètement sollicité le vice-président américain pour qu'il joue un rôle de premier plan dans les négociations visant à mettre fin à la guerre, selon plusieurs sources proches du dossier.
L'Iran considère J.D. Vance comme l'une des figures les plus opposées à la guerre au sein du cercle restreint du président Donald Trump, ont déclaré un responsable régional et quatre personnes au fait des discussions. Cette réputation, forgée par son opposition aux engagements militaires prolongés à l’étranger depuis son expérience en Irak dans les années 2000, a contribué à en faire un interlocuteur jugé plus pragmatique que d’autres membres de l’entourage présidentiel. Depuis le début des tensions liées à l’Iran, il s’était également montré, en coulisses, réservé sur l’option d’une escalade militaire.
Rien n'indique toutefois que J.D. Vance adopterait une position de négociation plus conciliante que n'importe quel autre représentant envoyé par Donald Trump, qui a menacé de relancer la campagne de bombardements américains si les pourparlers échouaient. Avant son départ, le vice-président a déclaré que les États-Unis seraient prêts à négocier "de bonne foi" si l’Iran en faisait de même, tout en avertissant que toute tentative de manipulation ne serait pas tolérée. "S’ils essaient de nous manipuler, ils vont découvrir que l’équipe de négociation n’est pas...
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11/04 - "Donald Trump est devenu le meilleur allié des ambitions chinoises" : l’étonnant diagnostic de Kyle Chan
Le meilleur allié des ambitions chinoises serait-il Donald Trump ? Face à la politique erratique du président américain, on a souvent anticipé que Pékin mènerait à coup sûr une "offensive de charme" en vue de ramener certains alliés des Etats-Unis dans sa sphère d’influence. A tort, si l’on en croit Kyle Chan, chercheur au John L. Thornton China Center de la Brookings Institution, qui expliquait récemment dans les colonnes de Foreign Affairs pourquoi la Chine n’a, en réalité, pas besoin de modifier sa stratégie habituelle…
Auprès de L’Express, le chercheur précise sa pensée : "le président américain se charge très bien tout seul de créer les conditions pour que [la tactique de la Chine] porte ses fruits d’elle-même". Loin d’aller jusqu’à prédire que les traditionnels alliés de l’Amérique, se jetteront pour autant dans les bras de Pékin et noueront le même type de relation qu’ils ont pu entretenir avec les Etats-Unis, Kyle Chan se montre toutefois inquiet : lassés des menaces de Donald Trump, certains leaders semblent déjà explorer l'option chinoise. Entretien.
L’Express : A l’heure où nombre d’observateurs cherchent à décrypter la stratégie de la Chine face à la politique menée par Donald Trump, vous soutenez qu’au fond, Pékin n’a pas besoin de changer de cap pour tirer profit de la situation…
Kyle Chan : Absolument. Beaucoup ont prédit que la Chine profiterait de la politique étrangère erratique de Donald Trump pour ramener dans sa sphère d’influence d’autres pays, à commencer par des alliés lassés de ses menaces. En...
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11/04 - En Ecosse, l’artisanat d’exception de la Chippendale International School of Furniture
Le lieu a la beauté d'une carte postale. A quelques kilomètres d’Edimbourg, dans la campagne écossaise, une petite route bordée de champs et de prairies verdoyantes mène à la Chippendale International School of Furniture, spécialisée depuis 1985 dans la fabrication et le design de mobilier. Dès l’entrée, le décor ne trompe pas : une série de planches de bois, produites localement, sèchent à l’air libre, bientôt prêtes à être travaillées, taillées et modelées par les élèves de l’école. Ici, rien n’est laissé au hasard. Le directeur, Tom Fraser, accorde une importance toute particulière au choix et au respect des matériaux, ainsi qu'à la durabilité des meubles créés. "Il existe aujourd’hui des manières très rapides de fabriquer du mobilier en série, qui ne dure généralement pas dans le temps. Notre but est, au contraire, de réaliser des pièces uniques qui pourront se transmettre de génération en génération. Si une famille doit un jour se déchirer autour d’un héritage, autant que ce soit pour l’un de nos meubles !", ajoute le trentenaire en riant.
Affairés dans le vaste atelier aménagé dans un ancien bâtiment agricole du XIXe siècle, entièrement retapé par le fondateur de l’école et père de Tom, Anselm Fraser, les élèves ont compris le message. Dans les odeurs enveloppantes de sciure et de bois, sifflement des perceuses en fond sonore, certains se concentrent sur les derniers détails d’un meuble intégralement réalisé à la main, qu’ils ont eux-mêmes imaginé et sur lequel ils travaillent depuis près de deux mois. Tous sont inscrits...
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11/04 - "Si l’Iran ne restitue pas l’uranium, le cessez-le-feu sera très court" : l’avis de l’ambassadeur d’Israël en France
C’est l’une des journées les plus meurtrières de l’histoire du Liban depuis la guerre civile entre 1975 et 1990. Alors qu'Américains et Iraniens ont convenu d'un cessez-le-feu de deux semaines assorti de négociations sous l'égide du Pakistan, Israël a mené le 8 avril une opération militaire massive ("Ténèbres éternelles") sur le pays du Cèdre. En à peine dix minutes, pas moins de cent cibles ont été frappées, faisant 357 morts et 1 223 blessés, selon le ministère de la Santé libanais. Si Israël dit avoir visé des centres de commandement du Hezbollah - soutenu par l'Iran -, les bombardements ont également touché certains immeubles résidentiels. Ce déluge de feu sur le Liban a provoqué un tollé. Le 9 avril, le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a dénoncé "une escalade dangereuse" qui "bafoue les principes du droit international et du droit humanitaire, allant même jusqu’à les violer de manière flagrante". Le gouvernement libanais a aussi annoncé le dépôt d’une plainte en urgence au Conseil de sécurité de l'ONU.
Dès le lendemain des bombardements, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a fait volte-face en annonçant avoir ordonné à son cabinet d'entamer des négociations directes avec le Liban afin de désarmer le Hezbollah et d'établir des "relations de paix" entre les deux pays. De son côté, le Liban a déclaré vouloir un cessez-le-feu avant de démarrer les négociations. Quant à la milice chiite libanaise, elle a rejeté toute discussion, appelant au retrait israélien du sud du pays. Dans ce cadre, une...
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11/04 - Niger : pourquoi il ne faut pas oublier Mohamed Bazoum
Le 2 avril a pris fin le mandat électif de Mohamed Bazoum, le président du Niger élu en 2021 pour un mandat de cinq ans. Comme il est privé de pouvoir depuis qu’il a été renversé par le chef de sa garde présidentielle, le 26 juillet 2023, ce n’est pas le bilan d’une action politique que cette date appelle mais le décompte de sa détention : pendant 981 jours et nuits, il a été détenu à la présidence à Niamey, plus précisément dans un petit salon et l’ancienne chambre — sans fenêtre — de l’un de ses enfants. Pendant tout ce temps, Mohamed Bazoum a refusé de signer sa démission, d’abdiquer de son droit en cédant à la force. Depuis le 2 avril, ce combat n’a plus d’objet. Mais le décompte se poursuit : plus de mille jours désormais… Prisonnier politique il fut, otage il reste.
L’actualité internationale est suffisamment fournie et grave en ce moment pour qu’il faille justifier l’attention prêtée à un seul détenu, fût-il ex-président, et à ce qui pourrait passer pour un baroud d’honneur dans un bac à sable sahélien. La principale raison, la plus fragile dans le monde tel qu’il est, a trait à la rectitude de Mohamed Bazoum. Elle force l’admiration, et pas seulement en pensant à l’homme de 66 ans qui tourne en rond dans une chambre orbe, muni d’un lit, d’un vélo d’exercice et de quelques livres, dont Hamlet et Guerre et paix ; ou à son épouse Hadiza qui, libre de partir depuis août 2024, a préféré rester à ses côtés. Car voici un président — sur un continent dont on ne cesse de dénoncer les dirigeants "pourris" — qui a mérité de son...
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11/04 - "Une vraie boîte noire" : Péter Magyar, l’inconnu hongrois qui porte tous les espoirs européens
Pris au piège. Ce 9 octobre 2024, à Strasbourg, Viktor Orban se retrouve dans une position qu'il déteste et qu'il avait, jusque-là, toujours réussie à éviter : il doit serrer la main de son principal opposant hongrois, presque d'égal à égal. Dans l'hémicycle du Parlement européen, Péter Magyar a fière allure, avec son costume bleu cintré et ses airs de jeune premier. En lui tendant la main, le député européen regarde de haut Orban et sa mine déconfite, venu présenter les objectifs de sa présidence du Conseil de l'Union européenne. Quelques jours plus tôt, des sondages hongrois ont donné, pour la première fois depuis 18 ans, le parti de Viktor Orban distancé par Tisza, une formation politique montée de toutes pièces par Peter Magyar cette même année et qui a raflé près de 30 % des voix aux Européennes. Le message envoyé au continent ce jour-là est clair : un vent de changement s'apprête à souffler sur Budapest.
Un an et demi plus tard, le souffle se renforce : Péter Magyar a remporté les élections législatives ce dimanche 12 avril. "Ces élections sont un moment historique, assure Chloé Ridel, députée européenne socialiste et coprésidente de l'intergroupe de lutte contre la corruption. La victoire de Viktor Orban en 2010, qui a fait de la Hongrie la première démocratie illibérale, a signalé la vague réactionnaire qui allait suivre avec le Brexit, Donald Trump, etc. Orban, même s'il se trouve à la tête d'un pays qui a 2 % de la population européenne et 2 % de son PIB, a une importance politique mondiale !"Un parti...
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10/04 - Comment Kiev a ouvert un nouveau front en Méditerranée depuis la Libye
Le 19 décembre 2025, les drones de Kiev ont frappé le pétrolier russe Qendil. Une opération revendiquée par les services de sécurité ukrainiens (SBU). Ce navire, qui bat pourtant pavillon d'Oman, fait partie de la "flotte fantôme" russe, chargée de transporter le pétrole et le gaz russes en contournant les sanctions occidentales adoptées après l'invasion de l'Ukraine.
Une attaque qui n'a rien d'anecdotique. Certes, l'armée ukrainienne frappe régulièrement les navires moscovites - marchands comme militaires - en mer Baltique et en mer Noire. Mais lorsque le Qendil a été frappé, il naviguait en eaux internationales, entre Malte et la Grèce. Pour la première fois depuis le début de la guerre, Kiev a reconnu être à l'origine d'une frappe en Méditerranée.
Une deuxième attaque - qui n'a pas été officiellement revendiquée par Kiev - a été menée le 3 mars dans la grande bleue. La frappe a endommagé le navire baptisé Arctic Metagaz, qui transportait 60 000 tonnes de gaz naturel liquéfié depuis la Russie. À la suite de cette attaque, le méthanier de 227 mètres a dérivé pendant deux semaines au large de la Sicile. Une opération fustigée par plusieurs membres de l'Union européenne, avec l'Italie en tête en tête du cortège. Des organisations écologistes dont le WWF, ont également dénoncé les graves conséquences environnementales que le naufrage pourrait provoquer.Un accord entre Tripoli et Kiev
Le Kremlin...
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10/04 - Comment Donald Trump a décidé de frapper l’Iran : les coulisses d’une décision historique
Pendant plusieurs mois, Israël a fait pression sur les Etats-Unis pour que le pays accepte de mener une offensive majeure contre l’Iran. Le 11 février, Benyamin Netanyahou était reçu à la Maison-Blanche. Presque à l'improviste : le vice-président, J.D. Vance, n'a pas trouvé le temps de revenir d'Azerbaïdjan pour accueillir l'Israélien, raconte le New York Times
Pour lancer les discussions, les responsables américains et israéliens se sont réunis dans la Cabinet Room, habituellement dédiée aux réunions ministérielles. Puis, en compagnie de leur Premier ministre, la délégation israélienne s'est engouffrée dans la Situation Room, rebaptisée salle de crise, en français. Ici, dans cette pièce où les écrans servent de murs et où les dirigeants étrangers sont rarement les bienvenus, s'est scellée l'histoire. Pendant une heure, le Premier ministre israélien, virtuellement entouré par le directeur du Mossad et divers responsables militaires, a déroulé sa présentation sur l’Iran.La victoire garantie
Pour lui faire face, Donald Trump avait abandonné son traditionnel siège, à l'extrémité de la table acajou. Dans le reste des fauteuils américains étaient vissés Susie Wiles, la cheffe de cabinet de la Maison-Blanche, Marco Rubio, chapeauté ce jour de la double casquette de secrétaire d’État et de conseiller à la sécurité nationale, Jared Kushner, le gendre du président, et Steve Witkoff, l’envoyé spécial chargé des négociations avec Téhéran. La liste des invités - volontairement resserrée dans l'espoir d'éviter les fuites -...
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10/04 - Ventes de livres : le Petit Prince, octogénaire toujours aussi vert
Bien qu’il n’apparaisse pas dans notre palmarès hebdomadaire, le Petit Prince est le grand homme de la semaine. Le livre de Saint-Exupéry ayant été publié (posthume) le 6 avril 1946, son héros immortel a soufflé ses 80 bougies. Un anniversaire que la maison Gallimard a particulièrement soigné. Outre une édition spéciale en Folio, les inconditionnels de "Saint-Ex" peuvent acquérir deux livres de collection : un superbe fac-similé du manuscrit du Petit Prince, augmenté de pages retrouvées et présenté par Alban Cerisier ; une non moins belle version pop-up du conte illustrée par le duo MinaLima (Miraphora Mina et Eduardo Lima), notamment connu pour son travail sur Harry Potter. Le premier titre s’adresse aux bibliophiles et autres férus d’histoire littéraire, le second à leurs enfants et petits-enfants.
Toutes versions confondues, Le Petit Prince s’est déjà vendu à 18 millions d’exemplaires en France depuis 1946. Plusieurs générations ont défilé, le personnage du Petit Prince demeure, et le pop-up inventif et ludique de MinaLima devrait lui permettre de toucher encore un nouveau public. Rappelons que Saint-Exupéry ne se réduit pas à ce seul livre. L’automne dernier, la réédition en grand format de Terre des hommes avec des dessins de Riad Sattouf a rencontré 100 000 lecteurs. N’en déplaise à ceux qui prennent de haut "Saint-Ex" et son œuvre, ils semblent encore loin d’être menacés par la ringardise et l’oubli.
Qu’est-ce qui émerge de l’actualité éditoriale, outre ce jubilé ? Du côté des essais, Gisèle Pelicot...
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10/04 - L’énigme Boris Vallaud, le face-à-face avec Olivier Faure : au PS, la guerre fait rage
Courant 2023, deux socialistes se couchent tard, ils parlent d’avenir à la buvette de l’Assemblée. Philippe Brun, jeune député de l’Eure, cherche un espoir ; il croit voir la lumière. Boris Vallaud, son président de groupe, pourrait être "un nouveau Jospin". "Il faut que tu te prépares pour 2027", lui glisse-t-il. Trois ans plus tard, le chemin est sinueux mais le conseil a infusé. Le Landais publiera un livre sur la "démarchandisation", l’idée phare qu’il a théorisée. Une façon, confiait-il en petit comité, "d’être dans le débat" à l’approche de l’échéance suprême.
Entre-temps, le sous-préfet, devenu patron de la minorité de blocage au parti, goûte à la vie d’apparatchik. Dans son désir assumé de torpiller la primaire unitaire, dans sa volonté inavouable d’ensevelir les songes présidentiels d'Olivier Faure, il est devenu un adversaire de son ancien allié. Et un acolyte très utile aux contempteurs historiques du premier secrétaire. "Sors de la tambouille, commence à parler aux Français, fais ton récit", lui a pourtant conseillé une députée qui l’a soutenue au dernier congrès.
Mais au Parti socialiste, à force d’hésitations stratégiques, un congrès dure 100 ans. Les alliances entre insoumis et socialistes entre les deux tours des élections municipales ont ravivé un débat éternel. En dénonçant le "manque de clarté" de la direction du PS, en voulant substituer à la primaire une coalition de la gauche plurielle, Boris Vallaud est devenu tributaire d’intérêts convergents. "Il utilise les désirs des uns et des autres pour se...
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10/04 - "Donald Trump est en train de mettre fin à 80 ans d’alliance occidentale" : l’alerte de Robert Kaplan
"L’Allemagne des années 1930 était fragmentée en Länder interconnectés. Une crise dans l’un pouvait rapidement se propager aux autres. Notre monde aujourd’hui est dans la même situation : nous sommes plus connectés que jamais à bien des égards, et pourtant les crises se succèdent. Un conflit au Moyen-Orient peut désormais provoquer une crise intérieure aux Etats-Unis, à un degré autrefois inimaginable." C’est en ces termes aux accents presque prophétiques que Robert D. Kaplan nous décrivait, l’an passé, son dernier ouvrage Waste Land : A World in Permanent Crisis (non traduit). Il y établissait un parallèle entre le désordre géopolitique contemporain et le destin cataclysmique de la République de Weimar.
Les répercussions de l’opération américaine lancée en Iran le 28 février ont largement dépassé les frontières de ce pays de quelque 91 millions d’habitants, se faisant sentir jusqu’aux Etats-Unis, où Donald Trump tente désespérément de trouver une porte de sortie. Le président américain risque ainsi de tomber dans un piège bien connu, prévient cet expert du Foreign Policy Research Institute : la malédiction des "guerres de taille intermédiaire", sans doute la configuration la plus périlleuse pour une puissance comme les Etats-Unis. L’auteur à succès, réputé autant pour la pertinence de ses analyses géopolitiques que pour son image de "prophète du chaos", en détaille les mécanismes dans un entretien accordé à L’Express. Il déplore également que Donald Trump, par ses déclarations et ses prises de position à l'égard de...
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10/04 - Un péage dans le détroit d’Ormuz ? Les volte-face déroutantes de Donald Trump
Habitué aux déclarations contradictoires de toutes sortes, Donald Trump se surpasse dans le conflit avec l'Iran, qui le voit changer son fusil d'épaule au gré des jours et de ses (nombreuses) prises de parole. L'exemple du détroit d'Ormuz et de sa sécurisation en est une nouvelle illustration. Au cœur du cessez-le-feu, la réouverture de ce point névralgique pourrait faire l'objet d'un péage voulu par l'Iran, qui le bloque depuis le début des hostilités. Deux millions de dollars seraient exigés par navire, payables en cryptomonnaies. Interrogé mercredi par ABC, le président a déclaré qu'il n'avait rien contre l'idée et y voyait même "une excellente chose" et "beaucoup d'argent à se faire". Il a même été jusqu'à envisager la création d'une joint-venture entre les deux pays pour ce faire. Seulement, le versatile chef d'Etat américain a tenu des propos tout à fait opposés le lendemain sur son réseau social Truth Social : "Ils ont intérêt à ne pas le faire", a-t-il écrit en parlant des Iraniens, "et si c'est le cas, ils feraient mieux d'arrêter maintenant !"
Difficile de comprendre un tel changement de cap, mais la légalité d'un tel projet est de toute manière sujette à caution. Aux yeux de Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères, il est "illégal" car "les eaux internationales sont libres à la circulation des navires", et "inacceptable". L'Union européenne s'est également prononcée contre. "Le droit international consacre la liberté de navigation, ce qui veut dire ce que ça veut dire : aucun paiement,...
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10/04 - Des sous-marins russes traqués par la Navy au large des côtes anglaises
"Au président Poutine, je dis ceci : on vous voit." Tel est le message, explicite, que le secrétaire d'Etat anglais à la Défense John Healey a tenu à faire passer au chef d'Etat russe. Le ministre britannique a révélé jeudi au cours d'une conférence de presse qu'un navire de la Royal Navy et un avion de la Royal Air Force avaient suivi à la trace pendant un mois trois sous-marins russes qui évoluaient dans l'Atlantique nord, à environ 200 miles nautiques des côtes anglaises. Les bâtiments russes consistaient en un sous-marin d'attaque de classe Akula, à propulsion nucléaire, et deux autres spécialisés pour les recherches eaux profondes, des Gugi. Les forces anglaises tenaient à s'assurer que ces navires n'infligeraient pas de dégâts aux câbles sous-marins ni aux pipelines – début novembre, deux câbles ont été sectionnés dans la mer Baltique entre la Suède et la Lituanie et un autre entre l'Allemagne et la Finlande. Les forces norvégiennes ont également participé à la chasse. Selon Healey, le sous-marin Akula aurait servi de leurre, et vite quitté les lieux, tandis que les deux autres ont continué à opérer. "Nos forces armées leur ont clairement fait comprendre qu’ils étaient surveillés", a-t-il expliqué, en précisant que des bouées sonar étaient régulièrement larguées "afin de leur montrer que nous surveillions leurs opérations à chaque instant". Les sous-marins Gugi ont fini par quitter les eaux britanniques et mis le cap vers le nord. John Healey s'est dit "confiant" quant au fait qu'aucun câble ni pipeline n'ait...
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10/04 - Stephen Holmes : "Donald Trump passait pour un fou, avec le cessez-le-feu il passe pour un faible"
Il promettait d’"anéantir toute une civilisation". Mais le 7 avril, à deux heures de l’expiration de son ultimatum, Donald Trump a finalement accepté un cessez-le-feu de deux semaines avec Téhéran. Depuis, le président américain - qui vante une "victoire totale absolue" et un "grand jour pour la paix mondiale" - cherche autant une voie de sortie qu’il tente d’imposer le récit d’un succès militaire et diplomatique retentissant.
Stephen Holmes, lui, ne souscrit pas un instant à cette lecture des événements. Pour ce politologue et professeur de droit à la New York University, aucune issue positive ne peut émerger de cette trêve. "Les dégâts causés par Donald Trump sont irréversibles", explique à L’Express celui qui, ces dernières semaines, n’a cessé de répéter dans la presse américaine que la stratégie trumpienne de destruction du régime iranien est aussi irréaliste que dangereuse. Entretien.
L’Express : Selon vous, la stratégie de Donald Trump depuis le début de la guerre au Moyen-Orient repose sur une perception erronée de la nature du régime iranien. Quelle est-elle ?
Stephen Holmes : Donald Trump pense que la survie et la continuité du régime iranien dépendent de la survie de son leader. Mais en réalité, il projette sur l’Iran un mode de gouvernementalité qu’il tente lui-même d’appliquer aux Etats-Unis, et qu’illustre à merveille son mépris à l’égard des institutions de la démocratie libérale. Il gouverne seul, de manière informelle, et ne se conforme absolument pas aux prérogatives normales de la présidence : il...
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10/04 - Crise du gaz : "L’Europe a toujours un coup de retard dans sa stratégie d’approvisionnement"
Alors que les Etats-Unis et l’Iran peinent à trouver un accord mettant fin au conflit au Moyen-Orient, l’Europe sort meurtrie de ces six semaines de crise. Une fois encore, elle n’a pas réussi à anticiper le choc. Sur le gaz notamment. Malgré sa lourde dépendance, le Vieux Continent ne disposait pas de réserves stratégiques capables d’être mobilisées rapidement. "De nombreuses mesures vont devoir être prises pour limiter les risques futurs", prévient Jean-Christian Heintz, fondateur du cabinet de conseil Wideangle LNG. Mais elles nécessitent du courage politique. Et supposent probablement de s’éloigner, au moins en partie, d’une logique de gestion des stocks trop largement sous la coupe des traders.
L’Express : La question des réserves stratégiques de gaz commence à émerger au sein de l’Union. Faut-il y voir un début de prise de conscience de nos soucis énergétiques ?
Jean-Christian Heintz : Le sentiment qui prédomine, après ces semaines de tension, c'est plutôt la frustration. Nous sommes les héritiers de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA). Depuis longtemps, l'approvisionnement énergétique devrait être au cœur de la stratégie européenne. Or, on voit qu'il n'y a pas eu l'émergence d'un système supranational visant à éviter les crises sur le gaz. Il existe pourtant des stress tests, des simulations qui évaluent comment l'économie se comporte en cas de coupure d'approvisionnement. Sauf que ces derniers ont tendance à rester dans les tiroirs. On ne les transforme pas en plans stratégiques. Ce...
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10/04 - Cessez‑le‑feu en Iran : Américains et Iraniens face à face pour tenter d’éviter l’embrasement
Le monde a les yeux rivés sur Islamabad. Deux jours après la mise en place d'un cessez-le-feu de deux semaines bien fragile, la capitale du Pakistan accueille, à partir de ce vendredi 10 avril, des représentants américains et iraniens dans l'espoir de trouver une issue au conflit déclenché par les attaques américaines et israéliennes le 28 février. Le résultat des négociations est hautement imprévisible tant les déclarations des deux parties au cours des derniers jours laissent entrevoir des agendas fort éloignés. Donald Trump a en effet évoqué une liste en dix points soumis par l'Iran qui serait "une base de négociation viable". Problème, l'Iran a de son côté partagé une liste qui contient bien dix points mais inclut des propositions inacceptables pour Washington, telles que des réparations pour les dommages de guerre, la levée de toutes les sanctions, la reconnaissance de son contrôle sur le détroit d'Ormuz ou encore son droit à enrichir l'uranium. Un hiatus qui a conduit la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, à préciser que Donald Trump parlait pour sa part d'un autre plan en dix points...
La question du Liban illustre les divergences entre les parties. Le pays a en effet été la cible mercredi de bombardement massifs de la part d'Israël, qui ont provoqué la mort de plus de 300 personnes et conduit le président iranien Massoud Pezeshkian à déclarer jeudi que "les négociations [étaient] dénuées de sens". A la différence de Téhéran, Washington et Tel-Aviv estiment en effet que l'accord...
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10/04 - A Bordeaux, la franchise s’impose comme une locomotive de la revitalisation du centre‑ville
Les centres-villes ne déclinent pas ; ils se transforment. Dans un monde de plus en plus numérisé, ils retrouvent même de la valeur en s’affirmant comme des lieux de lien social, de plaisir et de loisirs. Dans ce contexte, les commerces ont un rôle majeur à jouer, à condition de savoir s’adapter.
Longtemps soupçonnée de standardiser nos centres urbains, la franchise bénéficie aujourd’hui d’une bonne image auprès des élus. Face à la concurrence d’Internet et des "boîtes à chaussures" installées en périphérie, les rues commerçantes s’appuient de plus en plus sur les réseaux, qui leur apportent notoriété et visibilité. Ce sont surtout ces marques qui permettent d’attirer les jeunes générations ce qui, par ricochet, bénéficie aux magasins indépendants.
"Cela donne une belle image de Bordeaux, n’est-ce pas ?" Hervé Turpin, directeur commerce à la CCI Bordeaux Gironde, ne manque pas une occasion de présenter la majestueuse cour intérieure du Palais de la Bourse, chef-d'œuvre néoclassique du XVIIIe siècle. Ses arcades servent d’ailleurs de décor à Commerce Innov’, le salon régional du secteur qui, pour sa quatrième édition en novembre dernier, a réuni 1 600 visiteurs et plus de 110 exposants. Les deux tiers d’entre eux étaient représentés par des franchises, qui bénéficiaient même d’un village thématique dédié. Une vitrine afin d’inciter de nouvelles enseignes à s’installer dans le chef-lieu de la Nouvelle-Aquitaine.
Nadia Essebiyea, chargée d’expansion des magasins Biocoop dans le Sud-Ouest, vient d’y participer deux années de...
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10/04 - Inégalités face à l’argent : les femmes désavantagées (presque) partout en Europe
Le mois dernier en France, la semaine de l'éducation financière a succédé à la journée des droits des femmes. Deux enjeux intimement liés, en réalité. Dans une édition spéciale de son traditionnel baromètre, l'Autorité des marchés financiers (AMF) a relevé que les Françaises, dont les revenus et le patrimoine restent inférieurs à ceux des Français, sont aussi moins nombreuses à s'estimer compétentes en matière de placements que les hommes : 28 % contre 51 %.
Le sujet n'a rien d'anecdotique, car les femmes investissent de ce fait moins qu’eux, limitant encore leurs perspectives de rattrapage. En 2025, elles n'ont représenté que 38 % des investisseurs en Bourse et 26 % des acheteurs de cryptomonnaies. "Je tire la sonnette d'alarme, s’est émue Marie-Anne Barbat-Layani, la présidente de l'AMF. C'est un manque à gagner pour les femmes qui sont moins armées pour assurer leur autonomie financière et leur avenir." Le constat vaut pour tout le continent.Luxembourg : un salaire horaire supérieur à celui des hommes
Le Grand-Duché fait figure d'exception en Europe : le salaire horaire des femmes y est un chouïa plus élevé que celui des hommes (+0,8 %). Elles exercent plus souvent des métiers mieux rémunérés que les hommes, notamment dans l’éducation, où les salaires sont généreux. Même sur la base d’un indicateur de revenus plus fin, tenant compte du travail à temps partiel et du taux d’activité, le pays se classe dans le top 5 européen. Toutefois, parmi le 1 % des plus grosses rémunérations, les Luxembourgeoises se font...
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10/04 - L’islamisme dans les facs, les généraux des chaînes d’info sous surveillance
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'indiscrets exclusifs en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.L’islamisme dans les facs
Les services de renseignement s’inquiètent de la pénétration de l'"islam politique" dans les universités. Et cela à deux niveaux : la recherche et la vie étudiante. Ainsi, s’ils n’adhèrent pas à la doxa post-coloniale, les jeunes chercheurs ont de plus en plus de difficultés à mener des travaux sur l’islam en France, constate un service de renseignement. Par ailleurs, les récentes élections au Crous (œuvres sociales universitaires) ont vu l’émergence de listes proches des Frères musulmans, qui demandent des menus halal ou des salles de prières. RT : une note toutes les trois minutes
La Direction nationale du renseignement territorial (DNRT) délivre pas moins de 160 000 écrits par an, soit un toutes les trois minutes ! La plupart sont des "flashs" très courts, mais elle produit également des "notes de renseignement" plus élaborées ainsi que des "études" de fond, en particulier sur l’islam politique ou les extrémismes violents, deux dossiers pour lesquels elle est "chef de file" au sein de la communauté française du renseignement. La DNRT...
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10/04 - A l’heure des guerres assistées par IA, les limites de "l’humain dans la boucle"
C'est le joker brandi à chaque question qui fâche sur l'IA militaire. Et si l’outil cible la mauvaise personne ? Conseille une riposte disproportionnée ? "Il y aura un humain dans la boucle", répètent, rassurants, les promoteurs de ces solutions. En anglais, on parle de human in the loop ou HITL. "Concrètement, cela signifie que chaque décision préconisée par une intelligence artificielle doit être approuvée par un être humain avant d’être mise en œuvre", explique Giacomo Persi Paoli, responsable du programme sécurité et technologie à l'Unidir, l’Institut des Nations unies pour la recherche sur le désarmement. La présence d’un être de chair et d’os est présentée comme un remède simple à tous les maux de l'IA. En pratique, c’est un peu plus compliqué.
"Il apparaît normal que le choix d'une frappe soit pris par un humain dans des zones où se trouvent des humains. Mais s’il s'agit de détruire un drone ou une machine ennemie, automatiser la réaction peut s’avérer la solution la plus rapide, donc la plus protectrice", pointe Florian Fournier, cofondateur et PDG d’Orasio, spécialiste de la vidéo intelligence qui fournit des collectivités, des forces de sécurité intérieure et des armées européennes. De fait, les systèmes de défense antiaérienne n'attendent pas toujours l’approbation de l'opérateur de service pour détruire des missiles fonçant à plusieurs kilomètres par seconde, et c’est heureux. "23h59 d'ennui suivies d'une minute de panique"
Lorsque la validation humaine n'est pas possible, deux options se présentent. La...
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10/04 - Guerre au Moyen-Orient : le président du Parlement iranien exige un cessez-le-feu au Liban avant toute négociation
Le cessez-le-feu conclu entre les Etats-Unis et l'Iran semble de plus en plus fragile ce vendredi 10 avril, alors que Donald Trump a accusé Téhéran de ne pas respecter ses promesses concernant le détroit d'Ormuz et qu'Israël continue de mener des bombardements au Liban.
Des délégations américaine et iranienne doivent se rencontrer au Pakistan, qui sert de médiateur entre Washington et Téhéran, pour des négociations dans le cadre de la trêve de deux semaines annoncée mercredi.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump met en garde l’Iran contre tout péage dans le détroit d’Ormuz
⇒ Le président du Parlement iranien exige un cessez-le-feu au Liban et le déblocage des actifs avant toute négociation
⇒ Le Liban confronté à "une crise de sécurité alimentaire", selon l'ONU
21h00Fin de ce direct
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations, et notamment le début des pourparlers au Pakistan.
20h10Les pourparlers sont décisifs pour un cessez-le-feu permanent, déclare le Premier ministre pakistanais
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a déclaré vendredi soir que les pourparlers américano-iraniens à Islamabad, prévus pour débuter samedi, étaient une question cruciale pour parvenir à un cessez-le-feu permanent dans le conflit qui dure depuis des semaines au Moyen-Orient.
Dans une autre série de mesures annoncées lors de son discours, le gouvernement a également réduit les prix du diesel à 385 roupies (1,38 $)...
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10/04 - Peter Magyar peut-il vraiment rapprocher la Hongrie de l’UE ?
Il arrive parfois que l'actualité semble se jouer loin de nous. Alors tous les vendredis, on s’intéresse à un évènement qui a marqué la semaine, d’un point de vue européen, et on prend le temps d’expliquer pourquoi il nous concerne tous.
Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a déroulé le tapis rouge cette semaine pour accueillir J.D. Vance. Le vice-président américain était à Budapest officiellement pour renforcer les liens entre les Etats Unis et la Hongrie sur les questions d’énergie et de défense.
En réalité, Vance était l’une des dernières cartes du candidat sortant, quelques jours avant les élections législatives de ce dimanche. Et si Orban a besoin d’appeler le grand frère américain à la rescousse, c’est parce que les sondages ne lui sont pas favorables. Son adversaire Peter Magyar, et son parti, sont donnés gagnants avec 10 points d’avance sur le Fidesz du Premier ministre. Mais la victoire de Magyar serait-elle vraiment une bonne chose pour l’Union européenne ?
Dans cet épisode de La semaine européenne, Corentin Pennarguear, rédacteur en chef adjoint du service Monde de L’Express et spécialiste de l’Europe, décrypte le programme de Peter Magyar. View this post on Instagram
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Cet épisode a été écrit et présenté par Charlotte Baris, monté et réalisé par Jules Krot.
Crédits : BFMTV
Musique et habillage :...
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10/04 - Manuel Fernandez Ordoñez : "Non, les Espagnols n’ont pas l’électricité la moins chère d’Europe"
L'Espagne serait-elle l'exemple à suivre ? Ces dernières semaines, beaucoup d'articles ont évoqué le cas du pays ibérique, l'un de ceux - avec la France - ayant le mieux réussi à contenir la hausse des prix de l'électricité en Europe. Le Premier ministre socialiste espagnol, Pedro Sanchez, a lui-même érigé les énergies renouvelables (EnR) en rempart contre les effets de la crise engendrée par le conflit au Moyen-Orient. Une affirmation véridique, bien que très simplifiée. Car le système électrique reste dépendant du gaz... Mais aussi du nucléaire.
Les tensions d'approvisionnement ont relancé le débat sur l'atome au sud des Pyrénées. Les propriétaires des centrales encore en activité ont demandé leur prolongation. Longtemps opposé à l'idée, le gouvernement semble désormais adopter une position plus ouverte. "Sans l’énergie nucléaire, le système espagnol serait plus instable, plus cher, plus dépendant et plus émissif en gaz à effet de serre", tranche Manuel Fernandez Ordoñez, directeur du développement commercial pour la gestion des déchets radioactifs et le démantèlement chez Tecnatom. "Il n’existe, à mes yeux, aucun argument rationnel pour ne pas poursuivre l’exploitation des centrales", ajoute le docteur en physique nucléaire.
L’Express : L’Espagne est-elle réellement mieux protégée de la crise grâce aux énergies renouvelables, comme l'a affirmé Pedro Sanchez ?
Manuel Fernandez Ordoñez : Effectivement, nous sommes davantage protégés que d’autres pays, par exemple l’Italie, car notre marché de gros de l'électricité a...
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09/04 - François Villeroy de Galhau : "Il faut retrouver notre souveraineté budgétaire"
Lors du Forum de Paris pour la Défense et la Stratégie, qui s'est tenu fin mars et dont L'Express était partenaire, François Villeroy de Galhau est revenu sur les vertus de l'euro et des banques centrales dans un monde instable.
L'Express : La Bulgarie est devenue le 1er janvier dernier le 21e membre de la zone euro. Quelle place tient la monnaie unique dans cette souveraineté européenne dont on parle beaucoup aujourd’hui ?
François Villeroy de Galhau : Une place éminente ! L’euro protège, pour une bonne part, les entreprises et les ménages des chocs extérieurs. Imaginons une minute le monde tel qu'il est aujourd'hui, sans l’euro mais avec les droits de douane américains, la guerre en Ukraine, maintenant le conflit et ses conséquences pétrolières au Moyen-Orient. Que se passerait-il ? Historiquement, en pareil cas, le mark avait tendance à s’apprécier et le franc à dévaluer. Ce qui signifiait des crises monétaires, et plus d’inflation, moins de pouvoir d’achat et des taux d’intérêt plus élevés pour nos concitoyens. Les chocs extérieurs se transféraient à notre économie de manière brutale. Grâce à l’euro, ils sont désormais amortis.
La monnaie unique a un autre intérêt potentiel. Le système monétaire international est dominé par le dollar. Mais ce que nous voyons depuis 18 mois, c'est une volonté plus forte de diversification de la part des investisseurs internationaux. L'euro est la deuxième monnaie du monde dans les réserves de change, autour de 20 %, contre 60 % environ pour le dollar. Ce rôle externe ne...
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09/04 - "Etes-vous sûr de ne pas pouvoir dire non ?" : les conseils de la coach de dirigeants Muriel Wilkins
"Je ne peux pas faire d’erreur." "Si je peux y arriver, les autres aussi." "Je ne peux pas dire non." L’open space est peuplé d’individus eux-mêmes habités par des certitudes qui peuvent se révéler contre-productives dans leur travail, leur management et leur carrière professionnelle. "Bien que nous en soyons rarement conscients au quotidien, les croyances influencent tout ce que nous faisons. Elles peuvent sembler permanentes et immuables, mais la science nous assure qu'elles ne le sont pas", affirme l’Américaine Muriel Wilkins dans le récent Leadership Unblocked (HBR Press, 2025). Un livre qui examine l’impact de nos croyances sur nos comportements et la manière dont elles nous enferment dans des schémas inefficaces.
Son auteure sait de quoi elle parle : depuis plus de vingt ans, elle accompagne des cadres supérieurs et des dirigeants d’entreprise. À la tête de Paravis Partners, un cabinet de coaching, et animatrice de "Coaching Real Leaders", le podcast de la Harvard Business Review, Muriel Wilkins revient dans un entretien à L'Express sur l'importance de bien distinguer productivité saine et productivité toxique. Mais aussi perfectionnisme adaptatif et perfectionnisme inadapté. Ainsi que sur ces blocages qui empêchent parfois de décrocher la promotion tant espérée. Enfin, parce qu'en matière de coaching, il est important de distinguer les professionnels des imposteurs, Muriel Wilkins explique comment s'assurer de faire appel à la bonne personne. A vos notes !
L'Express : En quoi nos croyances...
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09/04 - L’idylle de Jordan Bardella fait réagir Bruno Retailleau, Gabriel Zucman réapparaît en Belgique
Ça y est, les élections municipales sont passées, elles étaient le dernier scrutin au suffrage universel direct avant le grand rendez-vous de la présidentielle. Autant dire que la vie politique entre dans une nouvelle phase, ô combien palpitante...Les bons comptes de David Lisnard
S’éloigner de LR peut rapporter gros… David Lisnard a vu les adhésions de son mouvement, Nouvelle énergie, passer de 12 000 à 15 000 après l’annonce de son départ du parti dirigé par Bruno Retailleau. Le maire de Cannes prépare désormais sa candidature à l’élection présidentielle et réunira bientôt les élus qui le soutiennent - dont le nouveau maire de Limoges, Guillaume Guérin.Le bon mot pour Guillaume Kasbarian
En parlant d’allergiques des normes et de la puissance publique… Le député Renaissance Guillaume Kasbarian, libéral devant l’Eternel, fan du président argentin Javier Milei, suscite parfois quelques moqueries sur son appartenance au parti présidentiel. Il y a peu, une figure de LR s’en est donné à cœur joie en s’adressant à lui : "Guillaume, qu’est-ce que tu fous chez Renaissance franchement ? Ne passe même pas par chez nous, va directement chez Lisnard !" Ce à quoi l’ancien ministre de la Fonction publique a rétorqué que la loyauté était plus forte que tout ! Plus forte que la liberté ?Elisabeth Borne et Eric Lombard : vive le mercato !
L’ancienne Première ministre Elisabeth Borne et l’ancien ministre de l’Economie Eric Lombard vont-ils rejoindre le MoDem ? C’est en tout cas ce à quoi œuvre le vice-président du parti, Jean-Noël...
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09/04 - La Russie nargue le Royaume-Uni en escortant deux pétroliers de sa flotte fantôme dans la Manche
Cela ressemble à un bras d'honneur russe. Un mois après l'autorisation donnée par le Premier ministre britannique Keir Starmer aux forces spéciales de capturer les pétroliers de la flotte fantôme russe, le message a bien été reçu par Vladimir Poutine : mercredi matin, aux alentours de 9 heures, la frégate Amiral Grigorovich a escorté deux navires suspectés de faire partie de la flotte fantôme et visés par des sanctions britanniques, l'Universal battant pavillon russe et l'Enigma, sous pavillon camerounais, pour traverser la Manche, selon une information du Telegraph. Selon le média britannique, l'Universal aurait quitté le port russe de Vystosk, près de la frontière finlandaise, afin de livrer du pétrole russe et financer l'effort de guerre du Kremlin. De son côté, l'Enigma, parti de Primorsk, au nord de Saint-Pétersbourg, se dirigerait vers la Turquie.
Interrogé sur le sujet, le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov, a défendu cette décision. "Au cours des derniers mois, nous avons été témoins de plusieurs incidents de piratage dans les eaux internationales, a-t-il affirmé aux journalistes. Ces incidents de piratage ont, entre autres, nui aux intérêts économiques de la Fédération de Russie." La flotte fantôme russe est une armada de plusieurs centaines de vieux pétroliers, utilisés par le Kremlin pour contourner les sanctions internationales.Une Navy en difficulté
Le mois dernier, Keir Starmer avait affirmé que le Royaume-Uni frapperait "encore plus fort" un bateau de la flotte fantôme s'il naviguait dans...
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09/04 - Remonté contre l’Otan, Donald Trump envisage de sanctionner les pays qui l’ont déçu
Ce mercredi 8 avril, Donald Trump a reçu à Washington le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, sur fond de guerre en Iran. Une entrevue "très franche", selon l'homme politique néerlandais. Mais pas de quoi convaincre le locataire de la Maison-Blanche de cesser ses critiques à l'égard de l'alliance Atlantique. Dans les heures qui ont suivi la réunion, le milliardaire écrivait sur son réseau Truth Social : "L’Otan n’était pas là quand nous avions besoin d’eux, et ils ne seront pas là si nous avons de nouveau besoin d’eux".
Washington projetterait même de sanctionner plusieurs membres de l'organisation. La raison ? Donald Trump juge que certains des alliés ne se sont pas montrés assez utiles aux Etats-Unis et à Israël pendant la guerre contre l’Iran. Selon une information du Wall Street Journal, le président américain envisagerait ainsi de retirer ses troupes stationnées dans les pays qui lui ont "tourné le dos" pour les rediriger vers les Etats dont le président est satisfait de la coopération.Une "tache sur l'Otan qui ne disparaîtra jamais"
Pour l'heure, aucune indication n'a été fournie sur les pays qui pourraient voir les soldats américains plier bagage. Mais depuis le début de la guerre, plusieurs Etats, principalement à l'ouest du continent, se sont directement attiré les foudres du président.
L'Espagne a interdit l'accès à son espace aérien aux avions destinés aux opérations militaires en Iran. L’Italie a également brièvement refusé aux États-Unis d'utiliser une base aérienne en Sicile. De l'autre...
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09/04 - "En envoyant J.D. Vance négocier, Donald Trump envoie un signal à l’Iran" : l’analyse de David Khalfa
Donald Trump a finalement suspendu sa "puissance destructrice". Dans une volte-face spectaculaire, le président américain a annoncé le 8 avril un cessez-le-feu de deux semaines avec Téhéran à condition, a-t-il précisé, que le détroit d'Ormuz soit rouvert immédiatement et en toute sécurité. Alors que des pourparlers doivent s’ouvrir ce samedi au Pakistan, les Etats-Unis - dont la délégation sera menée par le vice-président J.D. Vance - affirment vouloir travailler main dans la main avec l’Iran pour discuter d’un allègement des droits de douane et des sanctions qui frappent Téhéran. En attendant les conclusions de cette négociation qui s’annonce très compliquée du fait de positions extrêmement éloignées, plusieurs attaques ont encore été enregistrées dans plusieurs pays du Golfe au premier jour de ce cessez-le-feu.
Après quarante jours de conflit, l’heure est au bilan. Si l’avantage militaire de la coalition américano-israélienne ne souffre d’aucune contestation, l’issue politique semble nettement moins à leur avantage avec un renforcement des Gardiens de la révolution. Selon David Khalfa, codirecteur de l’Observatoire du Moyen-Orient à la Fondation Jean-Jaurès, les inquiétudes sur le détroit d’Ormuz ("le talon d’Achille de la coalition israélo-américaine") et l’enrichissement d’uranium restent entières. Pour le régime, "l’enjeu central" reste "la levée des sanctions", précise le cofondateur de l'Atlanic Middle East Forum. Entretien.
L’Express : Les deux belligérants proclament une victoire. Qui a gagné cette guerre ?...
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09/04 - Gaza : le Hamas désarmé à la fin de la semaine ? L’exigence du Conseil de la paix de Donald Trump
En quelques semaines, l'Iran a éclipsé Gaza de l'actualité. Pourtant, un ultimatum de Donald Trump pourrait changer le cours du conflit. Alors que les États-Unis s'embourbent en Iran, le président américain tente également de préserver le cessez-le-feu dans l'enclave palestinienne, en exigeant la démilitarisation du Hamas. Selon plusieurs sources diplomatiques interrogées par Le Monde et le New York Times, le Conseil de la paix, l'organisme international créé par le dirigeant des Etats-Unis pour concurrencer l'ONU, a exigé un désarmement du groupe terroriste d'ici la fin de la semaine, au pouvoir à Gaza depuis 2007. L'instance exige également le partage des cartes du réseau de tunnels souterrains de l'enclave.
La proposition a été présentée le mois dernier par le représentant du Conseil de la paix à Gaza, le Bulgare Nickolay Mladenov. En échange de la démilitarisation du Hamas, l'armée israélienne devra se retirer d'une partie au moins du territoire palestinien et lever ses blocages sur l'entrée de l'aide humanitaire vitale. Selon un document interne du Conseil de la paix, les militants du Hamas bénéficieront d'une amnistie et des logements temporaires mobiles seront livrés."Manière grossière"
À l'instar des négociations de Donald Trump avec l'Iran, aucune réussite n'est garantie à Gaza. Car pour le moment, le Hamas refuse catégoriquement d'accepter les exigences américaines et israéliennes. "Traiter le dossier des armes de cette manière grossière est un effort scandaleux de la part de l'occupation pour...
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09/04 - Laurence Muller-Bronn : enquête sur le cheval de Troie des charlatans au Sénat
L'inconvénient avec les bateaux-mouches, c’est qu'ils résonnent. Les conversations rebondissent contre les baies vitrées des quais de Seine, elles se croisent, se mélangent, et le chuintement qui en ressort peut vite prendre la tête. Encore faut-il que les convives se parlent. 20 novembre 2025. Les sénateurs alsaciens offrent le déjeuner aux élus de leur région, en marge du congrès des maires. Du rouge, du blanc, du kir coulent dans les verres, mais alors que les éclats de voix se font entendre, une tablée reste étonnamment silencieuse.
Entre le foie gras et la poêlée de girolles, Laurence Muller-Bronn, invariable carré mi-long et tailleur feutré des grandes occasions, tente une incise. Assise à la table restée muette, la sénatrice du Bas-Rhin, organisatrice du déjeuner, insiste ; elle veut à tout prix parler des vaccins, des gestes barrières, du scandale, des mensonges, et de tout ce que l’industrie essaie de nous injecter dans les veines. Devant son civet de joue de bœuf, un maire pouffe, tandis qu’à côté, on détourne le regard. "Je n’avais vraiment pas envie de la suivre", raconte un témoin, élu des Ecologistes. "Elle a la réputation d’être 'spéciale'", abonde un invité de son bord. Laurence Muller-Bronn a ses marottes, et même dans son camp, on les trouve quelque peu particulières. "Laurence Muller-Bronn ? Oh que oui, ça pour l’avoir remarquée, on l’avait remarquée", souffle un ancien ministre membre des Républicains. "Je suis à mille lieues de ses positions, et le parti aussi", fustige une sénatrice du...
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09/04 - Iran : le détroit d’Ormuz toujours fermé et sous le contrôle de Téhéran, malgré le cessez-le-feu
Une trêve qui n'en a pas l'air. Si le cessez-le-feu en Iran avait pour objectif de rouvrir le détroit d'Ormuz, Téhéran maintient toujours son emprise sur l'une des voies navigables les plus empruntées au monde. Alors que l'accord de deux semaines entre les États-Unis et l'Iran prévoyait l'arrêt des bombardements américains contre une réouverture du détroit, ce dernier est, en réalité, toujours aussi compliqué à franchir. Mercredi, seuls quatre navires ont été autorisés à le traverser, le plus petit total du mois d'avril, contre 11 la veille. En moyenne, 140 bateaux empruntaient chaque jour ce passage stratégique avant le conflit.
Une chute du nombre de traversées liée à la crainte des transporteurs mais surtout aux exigences iraniennes. Les bateaux qui souhaitent traverser doivent se coordonner avec le corps des Gardiens de la révolution. "L'Iran doit surveiller ce qui entre et sort du détroit pour s'assurer que ces deux semaines ne sont pas utilisées pour transférer des armes", a affirmé Hamid Hosseini, porte-parole de l'Union iranienne des exportateurs de pétrole, de gaz et de produits pétrochimiques, au Financial Times, mercredi. Mais le régime a également décidé de mettre en place un péage. Le prix fixé dépend de la taille du navire et peut aller jusqu'à 2 millions de dollars par pétrolier, payés en crypto-monnaie ou en yuan chinois.La crainte des armateurs
Mais même avec une autorisation iranienne, le détroit d'Ormuz reste difficile à franchir. Les Gardiens de la révolution ont annoncé, jeudi 9 avril,...
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09/04 - « Art is the way » : à Minorque, le printemps s’ouvre en mode culture
L’île de Minorque comme galerie à ciel ouvert
À Minorque, le printemps n’arrive pas seulement avec les premières terrasses et les sentiers qui reverdissent. Il arrive avec une promesse : celle d’une île qui se découvre autrement que par ses plages. "Opening Menorca 2026", programmé du 7 au 25 avril, se présente comme une ouverture au double sens du terme : ouverture de la saison touristique, mais aussi ouverture des portes de la création, des lieux et des idées.
L’enjeu, pour cette île classée réserve de biosphère par l’UNESCO et jalouse de son équilibre, est clair : proposer une raison de s’y rendre avant l’été, lorsque Minorque ressemble davantage à une île habitée qu’à une carte postale. Ici, la culture n’est pas un simple “plus” destiné à occuper une journée de mauvais temps. Elle sert de fil rouge à un séjour où l’on passe des rues anciennes à des espaces d’exposition, d’un port monumental à une cour intérieure, d’une église à une galerie, d’un marché à une scène.Mahón et Ciutadella : deux villes, deux ambiances, un même art de vivre
Minorque tient beaucoup à son échelle humaine, et cela se ressent d’abord dans ses deux pôles urbains : Mahón (Maó) à l’est de l’île, capitale administrative au port spectaculaire ; et Ciutadella plus à l’ouest, ancienne et plus aristocratique.
Mahón offre un décor presque théâtral : un port naturel immense, des perspectives qui se déplient au rythme des quais, des escaliers, des belvédères. C’est un lieu parfait pour flâner au gré des parcours culturels, mêlant patrimoine et créations...
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09/04 - La franchise peut-elle sauver nos centres-villes ?
Les centres-villes ne déclinent pas ; ils se transforment. Dans un monde de plus en plus numérisé, ils retrouvent même de la valeur en s’affirmant comme des lieux de lien social, de plaisir et de loisirs. Dans ce contexte, les commerces ont un rôle majeur à jouer, à condition de savoir s’adapter.
Longtemps soupçonnée de standardiser nos centres urbains, la franchise bénéficie aujourd’hui d’une bonne image auprès des élus. Face à la concurrence d’Internet et des "boîtes à chaussures" installées en périphérie, les rues commerçantes s’appuient de plus en plus sur les réseaux, qui leur apportent notoriété et visibilité. Ce sont surtout ces marques qui permettent d’attirer les jeunes générations ce qui, par ricochet, bénéficie aux magasins indépendants.
Les deux arches d’une célèbre chaîne de restauration rapide ; les huisseries soignées d’un réseau de boulangeries ou les vitrines colorées d’une marque de cosmétique… Il suffit d’une rapide déambulation dans les ruelles de nos bourgs pour mesurer la présence d’enseignes nationales dans nos centres-villes. Derrière ces devantures familières se cache la réussite d’un modèle : la franchise. Les chiffres en attestent. En 2025, le chiffre d’affaires du secteur a progressé de 4,9 %. Et, pour la première fois, il a franchi le cap du million d’emplois, avec 54 000 créations en un an (1).Des locomotives pour les centres-villes
Si l’alimentation et la restauration rapide dominent encore les baux commerciaux, d’autres activités s’installent désormais en vitrine : salles de sport, services de...
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09/04 - Dominique de Villepin : le pouvoir des mots, le risque du bla-bla
Dominique de Villepin sourit, Dominique de Villepin s’excuse. Nous sommes le 27 mars, dans l’amphithéâtre Richelieu de la Sorbonne à Paris, et il vient, c’est lui qui le dit, d’"infliger un pensum d’une telle longueur" à son auditoire : un texte lu pendant 1 heure et 14 minutes, de quoi effectivement assommer un public jeune pour l’essentiel, qui a néanmoins ovationné le nom de Rosa Parks – quand ceux d’Olympe de Gouges ou de Lucie Aubrac furent accueillis en silence – et applaudi l’attaque en règle contre Nicolas Sarkozy, accusé d’avoir "introduit le virus de la division". Le "moment français", puisque tel est le nom de l’intervention, prononcée en présence du rappeur et acteur français Fianso, est-ce un discours, est-ce une dissertation, est-ce un ovni ?
"La politique, c’est parler", disait en son temps Philippe Séguin. Peut-on partir à l’assaut de l’Elysée avec pour seuls alliés les mots ? La puissance du verbe suffit-elle à gagner le plus rude des combats électoraux, alors même que la politique est démonétisée et que la quête de l’efficacité est sacralisée ? Quand il songe aux autres, Dominique de Villepin constate souvent que "le bavardage politique tue la politique" et que "l’aptitude au silence s’est cassée en 2007".
Lui qui entend "renier la communication" a le verbe haut, la maîtrise de la langue parfaite, la richesse du vocabulaire naturelle. Ce n’est pas tous les jours qu’un (quasi) candidat évoque "la France, ce pétrichor qui monte des champs, des chemins, des jardins" (le Larousse précise qu’il s’agit...
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09/04 - Moyen-Orient : Israël souhaite entamer des pourparlers de paix avec le Liban "dès que possible"
Au lendemain de son entrée en vigueur, le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran apparaît déjà fragilisé ce jeudi 9 avril. Téhéran a prévenu de possibles représailles aux vastes bombardements meurtriers effectués mercredi par Israël à travers le Liban, où au moins 203 personnes ont été tuées dans la journée selon le dernier bilan du ministère libanais de la Santé. Le détroit d'Ormuz est un autre point de friction : la marine des Gardiens de la Révolution iraniens a annoncé ce jeudi que les navires souhaitant le traverser devraient emprunter deux routes alternatives, proches des côtes iraniennes, en raison de la possibilité de "mines" navales sur l’itinéraire habituel. De son côté, Donald Trump a prévenu que les forces américaines resteraient au Moyen-Orient jusqu'à la conclusion d'un "vrai" accord.
Les infos à retenir
⇒ L'armée américaine restera déployée jusqu'à la conclusion d'un "vrai" accord, dit Donald Trump
⇒ Israël souhaite entamer des pourparlers de paix avec le Liban "dès que possible"
⇒ Le Liban annonce un nouveau bilan de 303 morts
20h00Fin de ce direct
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations. Bonne soirée à vous.
19h56Un député du Hezbollah affirme que le groupe rejette les négociations directes avec Israël
Le député du Hezbollah Ali Fayyad a déclaré jeudi que le groupe rejetait les négociations directes avec Israël et que le gouvernement libanais devrait exiger un cessez-le-feu...
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09/04 - Pesticides : faut-il s’inquiéter des résidus présents dans l’air ?
Depuis le 30 mars 2026, il est possible de visualiser les concentrations moyennes des pesticides dans l'atmosphère, sur la base de données datant de 2022, et ce, dans une vingtaine de territoires en France. Une initiative d'Atmo, le réseau des associations agréées de surveillance de la qualité de l'air. Avec cet outil baptisé PhytAtmo, l'organisation permet à tout un chacun de vérifier s'il se situe en zone exposée. De quoi nourrir une prise de conscience collective sur les pollutions potentiellement engendrées par les épandages, et "alimenter la décision publique", comme l'écrit l'association.
Encore faudrait-il savoir à quoi l'on s'expose si l'on fait partie des territoires où l'air est le plus chargé en produits phytosanitaires. Car, comme le reconnaît le réseau, et contrairement à l'eau ou à l'alimentation, il n'existe pour le moment aucun seuil réglementaire à ne pas dépasser en la matière. Résultat : impossible de déterminer si l'on doit se protéger ou même déménager en fonction de ce qu'indique la carte, tant que des recommandations de santé publique n'ont pas été édictées.
En attendant la prise en charge du sujet par les décideurs, il faudra donc s'en remettre à la seule littérature scientifique, dans ce qu'elle a de plus notable, comme de plus lacunaire. Que dit-elle du risque encouru ? Sait-on comment s'en prémunir ? Excursion sur les chemins glissants des études d'exposition aux pesticides, avec Isabella Annesi-Maesano, épidémiologiste, directrice de recherche à l'Inserm et spécialiste des...
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09/04 - De Jean-Paul II à Léon XIV : le Vatican, ce géant diplomatique caché
Le passé permet souvent d'éclairer l'actualité. Chaque jeudi, dans notre nouveau podcast Hier à la Une, on se plonge dans les archives de L’Express, pour comprendre autrement la couverture du magazine de la semaine.
Il y a des visites diplomatiques qui sont décortiquées par tous les observateurs : Volodymyr Zelensky reçu dans le Bureau ovale, Donald Trump et Vladimir Poutine qui se rencontrent en Alaska. Historiquement, on se rappelle aussi la poignée de main entre le Palestinien Yasser Arafat et l’Israélien Yitzhak Rabin sur la pelouse de la Maison-Blanche, ou encore la visite de Richard Nixon en Chine en 1972. Et parmi les déplacements de chefs d’Etats, on surveille aussi ceux des papes. C’est le cas de la tournée en Afrique que va entamer Léon XIV dans quelques jours. Elu il y a tout juste un an, il va notamment se rendre en Algérie, une première pour un souverain pontife. C’est donc au poids diplomatique du chef du Vatican, que L’Express consacre sa Une cette semaine.
Depuis son élection, Léon XIV s'affirme comme un défenseur du multilatéralisme et un médiateur mondial. Il a notamment tenté une médiation, infructueuse, dans la crise vénézuélienne et a réussi à faire pression sur Israël concernant l'accès aux lieux saints à Jérusalem. Le pape se positionne fermement contre les interventions militaires, particulièrement en Iran. Il critique directement les politiques de Donald Trump et Benyamin Netanyahou, et ce, sans avoir à craindre des représailles économiques, contrairement aux autres dirigeants de...
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09/04 - L’internationale réac de Viktor Orban : ses millions dépensés pour exporter son "modèle" en Europe
C’est un serment prêté dans le huis clos du bureau personnel de J.D. Vance, l’une des 33 pièces de la résidence officielle du vice-président américain, à trois kilomètres de la Maison-Blanche. "Si vous voulez que je me déplace à Budapest pendant la campagne électorale, vous n’aurez qu’à demander", lance le "VP" au Premier ministre hongrois, en visite à Washington ce 7 novembre 2025. Réponse de Viktor Orban : "Je vous remercie, si j’ai besoin de vous, je vous appellerai." Cinq mois plus tard, le coup de fil a été passé et la visite promise tenue, les 7 et 8 avril, dans la dernière semaine avant les législatives du 12.
Rod Dreher n’y est certainement pas pour rien. Cet essayiste conservateur, né en Louisiane, est l’une des chevilles ouvrières de ce rapprochement transatlantique. Il faisait partie des happy fews à passer le perron à colonnes blanches de la résidence de J.D. Vance en compagnie de Viktor Orban à l’automne dernier. Ami de longue date du VP américain, Dreher a rencontré Orban pour la première fois en 2018, lequel espérait alors que Budapest devienne son "foyer intellectuel". Quatre ans plus tard, il y pose ses bagages. L’intello réac aux faux airs de beatnik œuvre au sein du think tank Danube institute, en tant que directeur du "Network project". Sa mission : faciliter des rencontres entre penseurs et politiciens conservateurs à travers l’Europe et les Etats-Unis. Et au passage, prêcher la bonne parole d’Orban. Rod Dreher n’est pas le seul sur ce créneau. En 16 ans de règne, le gouvernement Orban a...
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08/04 - Pourquoi de plus en plus de personnes quittent le marché du travail aux Etats-Unis
Les chiffres du mois mars sont clairs : aux Etats-Unis, le chômage recule et l'emploi progresse. Mais ce rebond du marché du travail s'accompagne d'une autre tendance : les Américains sont de moins en moins nombreux à travailler ou à chercher un emploi, relève le Wall Street journal. En mars 2026, la part de la population en âge de travailler qui est soit en emploi, soit à la recherche d’un emploi (NDLR : le taux de participation à la population active, pour les économistes) a reculé à 61,9 %. Du jamais vu depuis 1977, hors période de pandémie.
Cet indicateur est important car il permet de mesurer une partie du potentiel de croissance économique. En bref, l’économie progresse soit parce que davantage de personnes travaillent, soit parce que chaque travailleur produit davantage. Aussi, "un taux de participation à la population active plus faible signifie une croissance économique à long terme plus lente", résume l'économiste Gus Faucher dans les colonnes du média américain.Population vieillissante et baisse de l'immigration
Depuis les années 2000, cet indicateur diminue progressivement. Le vieillissement de la population en serait le principal responsable. La génération des baby-boomers a commencé à atteindre l'âge de la retraite au début du siècle, ce qui pèse durablement sur le taux d'activité. Ensuite, les départs à la retraite anticipés parmi les travailleurs de 55 ans et plus. La pandémie a poussé nombre d'entre eux à quitter le marché du travail avant 65 ans, et cette tendance semble se poursuivre....
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08/04 - "Notre écart de richesse avec les Etats-Unis est comparable aux années 1960" : l’alerte de l’économiste Antonin Bergeaud
Il est l'une des stars montantes de l'économie. Disciple du prix Nobel Philippe Aghion, prix du meilleur jeune économiste en 2025 et professeur à HEC, Antonin Bergeaud est un spécialiste de productivité et d'innovation. Dans La Prospérité retrouvée (Odile Jacob), il montre à quel point la stagnation de la productivité en France et en Europe est indéniable, et particulièrement préoccupante par rapport aux Etats-Unis et à la Chine, contredisant ainsi son confrère Gabriel Zucman. Sans croissance, impossible de financer notre modèle social et les valeurs de solidarité et de durabilité auxquelles nous tenons en Europe. Mais Antonin Bergeaud avance aussi des pistes pour que l'Europe puisse rattraper son retard, sans y perdre son âme.
L'Express : A quel point la France et l’Europe ont-elles décroché par rapport aux Etats-Unis en matière de croissance ?
Antonin Bergeaud : La France et l’Europe partagent la même situation. Le premier graphique du rapport Draghi montre l’évolution du PIB par habitant. A la sortie de la Seconde Guerre mondiale, nous en étions à la moitié du niveau américain. Ensuite, avec les Trente Glorieuses, il y a eu une rapide convergence, l’Europe ayant rattrapé son retard jusque dans les années 1980-1990. Mais aujourd’hui, nous nous retrouvons à nouveau avec un écart similaire à celui que nous avions connu dans les années 1960, avec un PIB par habitant qui se situe à environ 65% du niveau américain.
Des économistes, comme Gabriel Zucman, ont contesté la pertinence de ces mesures et la réalité...
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08/04 - Cessez-le-feu en Iran : quand les prix à la pompe pourraient-ils baisser ?
L'annonce a fait dégringoler les cours mondiaux. Alors que Donald Trump a annoncé mardi des pourparlers en vue d’un cessez-le-feu en Iran, les cours des hydrocarbures, du West Texas Intermediate (WTI) comme du Brent, ont plongé de près de 15 %, Téhéran s'engageant à rouvrir le détroit d'Ormuz pendant cette trêve. En quelques jours à peine, le blocage de ce point stratégique avait provoqué une forte hausse du prix du baril de pétrole et une ruée des automobilistes dans les stations-service, au point que le prix moyen du gazole a atteint 2,188 euros le litre la semaine dernière en France, un niveau record depuis 1985.
Les effets à la baisse pourraient se manifester rapidement, étant donné l’ampleur du recul enregistré ce mercredi, selon les acteurs de la distribution et de l’industrie pétrolière. "Les marchés pétroliers ont réagi très vite" à cette annonce, avec une diminution du prix du pétrole brut "d’environ quinze dollars" qui pourrait se répercuter dans les stations-service dans un délai de "un à deux jours", estime Olivier Gantois, président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip), interrogé sur France Info. Ce dernier mentionne une diminution comprise entre "5 et 10 centimes" par litre. Sur TF1, le PDG de la Coopérative U Dominique Schelcher va également dans ce sens. "Il y aura des baisses de prix dans les stations dans les prochains jours", mais "il faut voir maintenant comment le marché va se stabiliser", a-t-il expliqué.Une baisse rapide
Les distributeurs déterminent en effet...
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08/04 - Immigration, retraites, finances publiques : le projet de Michel Barnier pour 2027
Il fut un temps où la droite, pour préparer son projet et renouveler son logiciel, organisait ses états généraux, rien de moins. C’était au début des années 1990, autour des jeunes Alain Madelin et Nicolas Sarkozy. Cette fois, l’échéance présidentielle avance à grands pas, chaque parti se range derrière son champion voire ses champions – on compte à ce jour plus de candidats déclarés, putatifs ou cachés que de propositions détonantes. Or l’ennemi rôde, qui menace d’écarter du second tour tout représentant de la droite et du centre. Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon affichent leur puissance tandis que les partis de gouvernement affichent surtout leurs divisions.
"Je sens monter depuis les municipales un appel à l’unité, que j’avais anticipé ; je recommande aux candidats de l’entendre, il vient de la France silencieuse" : Michel Barnier sort du bois avec une idée, amener les uns et les autres à réfléchir ensemble au projet pour 2027. Depuis l’automne un tour de France l’amène à visiter instituts de recherche, entreprises, fermes, etc. Après avoir étudié les propositions des uns et des autres, il publie "un document qui a vocation à vivre", explique-t-il à L'Express. Avec ses préalables, généraux ou précis : "la France européenne" dans laquelle les partis nationalistes ne peuvent pas se reconnaître ; un référendum sur l’immigration, consécutif à une révision de la Constitution, afin de miser sur "l’intelligence nationale", mais qui risque de froisser à Renaissance ou au Modem. Avec son exigence : "Le prochain président...
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08/04 - Collège de Paris, ce rapport qui étrille le Digital College et son fondateur : cartes Pokémon, palaces et billets d’avion
Boule à zéro, barbe soigneusement taillée, muscles saillants, sourire charmeur… Ridouan Abagri a longtemps incarné la réussite. Celle qu'un enfant des quartiers est allé chercher avec courage. La valeur travail et le culot accrochés au revers de ses costumes siglés. La plateforme YouTube regorge de ses vidéos dans lesquelles le fondateur du Digital College, l'une des plus grandes écoles supérieures de formation aux métiers du numérique créée en 2013 et appartenant au groupe Collège de Paris, dispense ses conseils d'entrepreneur autodidacte. Sur les plateaux de télévision et lors des conférences organisées par Bpifrance - actionnaire du Collège de Paris -, on voit le jeune homme raconter son parcours et dévoiler sa méthode baptisée sobrement "Road to one million". Son mantra : comment passer d'un euro en poche à une entreprise valorisée 1 million d'euros en l'espace de trois ans. Forcément alléchant.
Ces derniers temps, Ridouan Abagri se fait plus discret sur les réseaux sociaux. Comme nous l'avons révélé dans un précédent article, une enquête menée conjointement par l'Inspection générale des Finances (IGF), l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) et celle de l'éducation et de la recherche (IGESR) sur les pratiques du groupe Collège de Paris a abouti à la rédaction d'un rapport, conformément à l'article 40 du Code de procédure pénale, remis au procureur de la République du tribunal judiciaire de Paris en début d'année.
Ce rapport, que L'Express a pu consulter et qui porte exclusivement sur le Digital...
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08/04 - Léon XIV et les espions : plongée dans les réseaux secrets du Vatican
Rendez-vous de maîtres espions sous les fresques de Michel-Ange. Ce vendredi 12 décembre 2025, le pape Léon XIV reçoit dans la loge des bénédictions du Vatican… les directeurs des services secrets italiens. Une audience totalement inédite, lors de laquelle le nouveau souverain exhorte les quatre principaux dirigeants du renseignement transalpin à exercer leur métier "avec professionnalisme, mais aussi avec une perspective éthique qui prenne en compte au moins deux aspects essentiels : le respect de la dignité de la personne humaine et la communication". Puis il les remercie de leurs efforts "afin d’assurer la sécurité du Saint-Siège".
Cette rencontre a été facilitée par la présence au gouvernement d’Alfredo Mantovano, sous-secrétaire d’Etat chargé des services de renseignement, que le quotidien La Stampa décrit comme "un Italien au Vatican et un représentant du Vatican en Italie". L’homme politique a longtemps présidé Aide à l’Eglise en détresse (AED), une association de défense des chrétiens menacés dans le monde, très appréciée du pape François. Dans le plus petit Etat du monde, les liens entre la sphère religieuse et le monde des espions sont constants, comme une seconde nature. Au point que "L’Entité", comme on surnomma le renseignement du Saint-Siège, créé en 1566 par Pie V, selon l’écrivain Eric Frattini, fut considérée par le chasseur de nazis Simon Wiesenthal comme le "meilleur service d’espionnage du monde".
Officiellement, il n’existe pas d’"Entité", ni de "Sainte-Alliance", un autre des surnoms de...
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08/04 - Aux Etats-Unis, la santé mentale de Donald Trump inquiète même les Maga
Donald Trump est-il devenu complètement "fou", comme le clame un élu démocrate ? Voilà la rumeur qui commence à gagner le Congrès américain. Même au sein des rangs républicains, les sorties de route à répétition du président interrogent. Et si, finalement, ce que nombre d'observateurs assimilaient à de l'hyperbole stratégique était en réalité un symptôme de démence ? Le 5 avril, frustré par le blocage iranien du détroit d'Ormuz, le locataire de la Maison-Blanche éructait sur son réseau Truth social : "Ouvrez le putain de détroit, bande de bâtards cinglés, ou vous allez vivre en enfer".
Deux jours plus tard, dans l'espoir d'obtenir un cessez-le-feu avec Téhéran, il franchissait le cap du langage génocidaire. "Une civilisation entière mourra ce soir", a-t-il osé lancer. Le dirigeant des Etats-Unis a fait peser la menace de frapper les centrales électriques et d’autres infrastructures civiles iraniennes si un accord n'était pas conclu avant mercredi, 2 heures du matin, heure de Paris. Plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer ces menaces qui, si elles étaient mises à exécution, s'apparenteraient à des crimes de guerres, et qui ont fait craindre à certains que le milliardaire ne finisse par dégainer l'arme nucléaire - la Maison-Blanche a nié avoir une telle intention. Puis, 90 minutes avant la fin du compte à rebours, le président a repoussé son ultimatum de deux semaines."Les facultés mentales du président sont en train de s’effondrer"
Mais les propos du milliardaire, toujours plus orduriers et violents, laissent...
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08/04 - Pourquoi la Chine restreint-elle soudainement son espace aérien ?
C'est une mesure inhabituelle, qui soulève de nombreuses questions. La Chine a réservé de vastes portions de son espace aérien offshore pour une durée de 40 jours, sans fournir d'explication, a révélé le 5 avril le Wall Street Journal. En règle générale, Pékin limite l’accès à certaines zones aériennes lorsqu’il s’apprête à organiser des manœuvres militaires. Or, aucun exercice n’a été annoncé pour cette période, qui a débuté le 27 mars et doit s’achever le 6 mai, des dates non communiquées avant la publication du média américain.
Le pays a ainsi émis un "avis aux missions aériennes" (NOTAM), destiné à informer les pilotes et les autorités aéronautiques des dangers ou restrictions temporaires affectant l'espace aérien. Si l'aviation civile ne semble pas affectée, une coordination est nécessaire pour le survol de ces zones. Cette durée exceptionnelle de restriction, couplée à l'absence d'exercice annoncé, "suggère non pas un exercice ponctuel, mais un état de préparation opérationnelle soutenu, que la Chine ne semble pas juger nécessaire d’expliquer", a déclaré au journal américain Ray Powell, directeur du projet SeaLight à l’université de Stanford, qui suit l’activité maritime chinoise.L'hypothèse Taïwan
Dit différemment, cette configuration pourrait permettre à Pékin de s’entraîner à des manœuvres de combat aérien efficaces dans l’hypothèse d’une invasion de Taïwan. La stratégie de la Chine inclurait notamment la mise en place de points de blocage sur des axes de transit que les forces américaines pourraient emprunter, en cas...
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08/04 - Le Liban, grand oublié du cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l’Iran
Israël accepte la trêve de deux semaines décidée par Donald Trump avec l’Iran, mais pose sa ligne rouge : le Liban n’en fera pas partie. Dans un communiqué, l’État hébreu a précisé ce mercredi 8 avril que le cessez-le-feu ne s’appliquerait donc pas au front libanais. Son objectif reste inchangé : poursuivre ses opérations contre le Hezbollah, le puissant mouvement paramilitaire chiite, allié de Téhéran.
Sur le terrain, rien n'a changé. Dans la nuit de mardi à mercredi, alors même que le cessez-le-feu avec l’Iran se dessinait, une frappe sur Saïda, dans le sud du Liban, faisait huit morts et 22 blessés. Ce mercredi toujours, l’armée israélienne a en outre renouvelé son appel à évacuer sept quartiers de la banlieue sud de Beyrouth, selon L’Orient-Le Jour.
Face à une trêve qui laisse le Liban sous les bombes, la France et l’Espagne, entre autres, ont haussé le ton. Emmanuel Macron a indiqué mercredi, en ouverture d’un Conseil de défense avec ses conseillers et plusieurs membres du gouvernement, qu’il se félicitait du cessez-le-feu conclu entre l’Iran et les États-Unis, tout en soulignant que la situation au Liban restait "critique" et en appelant à inclure le pays dans l’accord.
Même fermeté du côté de Madrid : le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a jugé "inacceptable" qu’Israël poursuive les combats au Liban malgré la trêve conclue entre les États-Unis et l'Iran. Quelques jours auparavant, l'Espagne avait promis neuf millions d’euros d’aide humanitaire au Liban. Pour le Premier ministre,...
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08/04 - Cessez-le-feu en Iran : pourquoi la "victoire" de Donald Trump ressemble à une défaite
Donald Trump a raison de s’en réjouir. Après 40 jours de guerre, les Américains ont conclu le 8 avril un cessez–le-feu de deux semaines avec la République islamique d’Iran. Cet accord, décroché aux prix de menaces incessantes d’apocalypse ("toute une civilisation mourra cette nuit, pour ne jamais renaître"), va éviter une escalade militaire majeure (pour peu que les armes se taisent réellement), des dégâts régionaux d’une ampleur inégalée (notamment dans le Golfe) et des crises économiques et énergétiques en cascade - même si le prix de l’essence ne va pas baisser de suite.
Une fenêtre diplomatique a donc été ouverte, mais elle est étroite. Etant donné le nombre d’acteurs du monde arabe impliqués dans la résolution du conflit - dont le Pakistan qui va accueillir les futures négociations à partir de vendredi -, il faudra surveiller que des progrès concrets - et des concessions - soient réalisés au cours des jours à venir par les belligérants. On voit toutefois mal comment Washington pourrait accepter toutes les revendications de Téhéran, telles que le droit à enrichir l'uranium, le retrait de toutes les forces américaines de la région, la levée des sanctions économiques ou le versement de réparations, sans rien n’exiger en retour. La marche est donc encore très haute. Mais comme à son habitude, Donald Trump n’a pas attendu pour revendiquer déjà sa victoire "complète et totale" sur l’Iran alors qu’apparaît chaque jour un peu plus le gouffre entre ses démonstrations d’autosatisfaction permanente et la réalité du terrain....
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08/04 - Entre les Etats-Unis et la Chine, la bataille pour la Lune a commencé
Le 4 octobre 1957, l’Union soviétique crée la sensation en plaçant en orbite pour la première fois de l’histoire un satellite : sur les ondes du monde entier grésille un "bip-bip" provocateur. Pour l’Amérique d’Eisenhower, ce moment Spoutnik est vécu comme un Pearl Harbor technologique. L’humiliation est encore plus forte quand, le 6 décembre 1957, la fusée Vanguard TV-3, avec à bord un micro-satellite "Pamplemousse", explose au décollage à Cap Canaveral. La presse américaine fulmine contre ce qu’elle qualifie de "Kaputnik" ou de "Flopnik". Deux mois après, les Etats-Unis retrouvent un semblant de fierté en lançant Explorer-1, leur premier satellite. Mais, dans le contexte de la guerre froide, l’histoire n’a retenu qu’un nom : celui du Spoutnik, propulsé au firmament de la propagande soviétique.
Dans la course à l’espace, gloire au premier, qui remporte la mise ! L’Amérique effacera l’affront en envoyant le premier homme sur la Lune le 20 juillet 1969. Mais voilà qu’aujourd’hui, une autre grande puissance entend lui chiper son leadership spatial. Avec encore une fois la Lune en ligne de mire. Exit la Russie, c’est son immense voisin, la Chine, qui caresse le projet fou de faire alunir des "taïkonautes" avant 2030. Elle pourrait y arriver, au regard des progrès spectaculaires réalisés depuis 2004, date du début du programme spatial Chang’e.
L’Amérique de Trump va-t-elle se laisser faire ? Au regard des incroyables photos de la Lune prises par les quatre astronautes de la mission Artemis 2, on peut en...
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08/04 - "Pour Donald Trump, c’est une victoire à la Pyrrhus" : le cessez-le-feu en Iran vu par la presse internationale
"Trump trouve une porte de sortie avec l'Iran. Mais les causes de la guerre restent irrésolues", titre le New York Times. Le président américain Donald Trump a accepté, mardi 7 avril, un cessez-le-feu de deux semaines avec l'Iran, moins de deux heures avant l'ultimatum qu'il avait fixé à Téhéran pour la réouverture du détroit d'Ormuz, sous peine d'attaques dévastatrices contre ses infrastructures civiles. Un revirement spectaculaire comparé à son avertissement alarmant lancé plus tôt dans la journée, lorsqu'il avait déclaré qu'"une civilisation entière mourra ce soir" si ses exigences n'étaient pas satisfaites. "Une fois de plus ce n’était là que pur mais stérile jus de crâne, du moment qu’il n’est pas donné à tout le monde d’être devin" s'agace L'Orient-Le Jour.
Et après ? "L’intimidation à court terme du président Trump a peut-être fonctionné, mais les divergences fondamentales avec l’Iran sont aussi vives qu’en février", relève le New York Times. Même manque d'entrain du côté du Wall Street Journal : "Il reste encore un long chemin à parcourir avant que Washington et Téhéran ne parviennent à un accord solide et durable."
De son côté, CNN salue une décision susceptible de "sauver de nombreuses vies", tout en s’interrogeant sur la cohérence de la stratégie de Donald Trump. Parmi les "effets secondaires" de ces quarante jours de guerre, relève le média américain, figure aussi la difficulté croissante à évaluer la crédibilité des déclarations — non seulement celles des dirigeants iraniens, mais aussi, parfois, celles du...
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08/04 - L’essor inquiétant des IA comme arbitres de l’information, par Gérald Bronner
Dans un livre paru en 2013, La démocratie des crédules (PUF), j’avais eu l’occasion de souligner combien le biais de confirmation – la tendance à rechercher, interpréter et retenir prioritairement les informations qui vont dans le sens de nos croyances préalables – avait été amplifié par l’apparition d’Internet. Cet invariant de l’esprit humain – repéré déjà en son temps par Francis Bacon et mis en exergue expérimental en 1960 par le psychologue Peter Wason – se trouve être complété par son symétrique en quelque sorte, qui est de nature à fracturer un peu plus l’espace commun nécessaire à nos démocraties.
C’est ce que montre, en partie, une étude récente signée par Thomas Renault, Mohsen Mosleh et David G. Rand qui se situe au croisement des sciences sociales computationnelles et de l’analyse des comportements informationnels. Elle convoque la façon dont les IA sont questionnées sur le réseau X. On a beaucoup insisté sur les capacités génératives des grands modèles de langage : rédiger, résumer, traduire, coder. Mais une autre fonction est en train de s’imposer, politiquement plus sensible : celle d’outil de vérification de l’information. Les LLM (grands modèles de langage) deviennent de plus en plus des arbitres auxquels les usagers demandent de trancher le vrai du faux dans le flux des réseaux sociaux.
Les auteurs analysent 1 671 841 demandes de vérification en anglais adressées sur X à Grok et à Perplexity (deux IA consultables sur ce réseau) entre février et septembre 2025. Premier constat : cet usage n’est plus...
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08/04 - Guerre en Iran : ce que l’on sait du cessez-le-feu annoncé par Donald Trump
"Une victoire totale et complète", clame Donald Trump. Le président américain a accepté, mardi 7 avril, un cessez-le-feu de deux semaines avec l'Iran, moins de deux heures avant l'expiration de l'ultimatum qu'il avait fixé à Téhéran pour la réouverture du détroit d'Ormuz, sous peine d'attaques dévastatrices contre ses infrastructures civiles. Cette annonce marque un revirement brutal par rapport à son avertissement extraordinaire lancé plus tôt dans la journée, lorsqu'il avait déclaré qu'"une civilisation entière mourrait ce soir" si ses exigences n'étaient pas satisfaites.
Comme souvent dans ce type de séquence, chaque camp revendique un succès politique. Le Conseil suprême de sécurité nationale iranien a présenté l'accord comme une victoire sur les États-Unis, affirmant que le locataire de Maison-Blanche avait accepté les conditions posées par le régime des mollahs pour mettre fin aux hostilités. A noter que cette annonce de trêve intervient plus de cinq semaines après le début de la campagne de bombardements des Etats-Unis et d'Israël en Iran, qui a répliqué avec des attaques contre l'Etat hébreu et les intérêts américains à travers la région.Frappes suspendues et réouverture du détroit d'Ormuz
"J’accepte de suspendre les bombardements et les attaques contre l’Iran pendant deux semaines", a dit cette nuit Donald Trump, avec pour condition que Téhéran rouvre immédiatement la liberté de circulation dans le détroit d'Ormuz. Le président américain a fait cette annonce un peu plus d’une heure avant l’expiration de...
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08/04 - Laurent Joffrin raconte son père, meilleur ami de Jean-Marie Le Pen
L’histoire de l’amitié entre Jean-Pierre Mouchard, le père de Laurent Joffrin, journaliste engagé à gauche (il dirigea le quotidien Libération puis l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur) et Jean-Marie Le Pen, le fondateur du Front national, était sommairement connue, la voici racontée dans un lucide récit à quatre mains, romanesque épopée nourrie d’un bienheureux corpus historique. La chronique familiale alterne les chapitres de Laurent Joffrin et ceux de sa fille, la quadragénaire journaliste, Pauline Delassus. Et c’est vertige que leur plongée au cœur d’une lignée, rongée par le silence, où pendant trois générations les épouses furent tuées et leurs maris égarés par l’Histoire et ses combats, malheureux et perdants.
Derrière les lourds rideaux du château de Moncé, la répétition étourdissante des drames demeure tue. Dîners avec porte-couteaux alignés et serviettes roulées, mais questions bannies et enfants curieux pressés de jouer dehors. Il faudra au père et sa fille deux ans d’enquête - archives, correspondances, tri de photos et coupures de presse - pour qu’enfin ils découvrent que l'arrière-arrière-grand-mère a succombé aux coups de fusil de son époux Pierre, condamné au bagne à perpétuité en Argentine. Le couple y faisait commerce de chapeaux. Leur fils, Tito Mouchard, ne parle qu’espagnol, mais le voici engagé à 21 ans comme volontaire dans l’armée française, blessé au Chemin des Dames et à Verdun, puis opulent administrateur colonial en Indochine, où l’admirateur du Maréchal prêcha l’obéissance à Vichy. De retour en...
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08/04 - EDF vu par nos voisins européens : atout stratégique ou mauvais perdant ?
Ce n'est sans doute pas le contexte rêvé pour sabrer le champagne. Alors qu'EDF souffle ses 80 bougies ce 8 avril, la guerre en Iran rappelle combien la France reste vulnérable sur le plan énergétique, en dépit de ses investissements passés dans le nucléaire. Ironie du sort, la volonté de souveraineté constituait justement l’une des raisons de la création du champion tricolore de l’atome en 1946. Un groupe auquel nous devons, selon la formule consacrée, bien plus que la lumière.
Que retiendra-t-on de l'histoire d’EDF, qui n'a eu de cesse de façonner le paysage énergétique français ? Peut‑être la mise en application du plan Messmer à partir du milieu des années 1970, une réussite saluée sur le plan international, mais jugée aujourd’hui par certains difficile voire impossible à reproduire. Peut‑être aussi la "valse" de ses présidents, pris en étau entre la mission de service public d’EDF et leurs exigences, légitimes, de rentabilité. À moins que l’on ne se souvienne d’autre chose : l’incapacité de la France et de l’Europe à soutenir durablement le géant du nucléaire et à reconnaître pleinement son utilité. À l’occasion de cet anniversaire, cinq experts européens livrent à L’Express leur vision d’EDF. Leur message est clair : l’entreprise pourrait contribuer à changer le destin énergétique de l’Europe - à condition qu’on lui en donne vraiment les moyens.Des chantiers qui patinent au Royaume-Uni
Le contexte a rarement été aussi favorable pour le groupe. Il profite de l’embellie du nucléaire partout dans le monde. Y compris au...
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08/04 - Des espions russes à l’ENA : comment le KGB a infiltré l’école des élites françaises
Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Dans "Nid d’espions", le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.
L’ENA est créée en 1945 et doit permettre de recruter de futurs hauts fonctionnaires dans toutes les couches de la société. Les élèves sont ensuite destinés au Conseil d’Etat, à la Cour des comptes ou encore aux cabinets ministériels. L’Ecole Nationale d’Administration va également fournir plusieurs présidents de la République : Valéry Giscard d'Estaing, Jacques Chirac, François Hollande et Emmanuel Macron. Mais aussi des Premiers ministres et un grand nombre de ministres de la Ve république.
Très vite, les reproches fusent : trop technocratique, mais aussi parisienne, élitiste. Il faudrait réformer l’ENA. Il faudra attendre Emmanuel Macron et la crise des gilets jaunes en 2019 pour voir le sujet véritablement mis sur la table.
Résultat : l’ENA est supprimée et remplacée en 2022 par l’INSP, l’Institut national du service public. Si les réformes doivent permettre de rendre la formation plus diversifiée socialement et plus professionnalisante, un point n’a peut-être pas été étudié. L’ENA, et surtout ses élèves promis aux plus hautes fonctions de l’administration française, étaient pendant des décennies la cible des espions.
Dans cet épisode de "Nid d'espions", Etienne Girard et Charlotte...
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08/04 - Pendant que le monde a les yeux rivés sur le Moyen-Orient, l’Ukraine résiste…
A priori, Vladimir Poutine allait toucher le jackpot. Alors que l’économie russe s’enfonçait dans le marasme, l’opération "Fureur épique", lancée par les Etats-Unis et Israël, a totalement rebattu les cartes. Les prix du pétrole explosent et le pire pourrait être à venir. Les cours du brut pourraient grimper au-dessus de 150 dollars le baril si les approvisionnements restent perturbés pendant encore un mois, selon une note récente de la banque JP Morgan. Mieux, les Américains, englués dans leur guerre, ne regardent plus vers les plaines du Donbass. "Entièrement absorbés par la question iranienne, les Etats-Unis vont oublier l’Ukraine", se réjouissait le député russe Alexeï Chepa, il y a quelques semaines.
Après avoir mis en "pause conjoncturelle" les négociations avec Kiev, à la mi-mars, le chef du Kremlin espérait donc avoir les coudées franches. Et profiter de la flambée des cours pour "se refaire". Pas si simple. Dans la nuit du 5 au 6 avril, des drones ukrainiens ont bombardé le terminal pétrolier russe de Sheskharis, sur la mer Noire. Quelques jours plus tôt, les missiles ukrainiens frappaient les ports de Primorsk et d'Oust-Louga, sur la mer Baltique. L'objectif ? Empêcher Moscou de profiter de la hausse des cours de l’or noir. Déjà, les exportations de pétrole russe ont chuté de 43 % entre les semaines du 14 et du 21 mars, selon Bloomberg. Pas d'effet d'aubaine
Il n'est donc pas du tout sûr que Vladimir Poutine bénéficie de cet effet d’aubaine. Quant à la petite musique selon laquelle l’armée...
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08/04 - 2027 sera l’année de la femme enceinte ou ne sera pas, par Christophe Donner
Carla Simon, la réalisatrice de Romeria, est née en Catalogne en 1986. Ses deux parents sont morts du sida peu de temps après sa naissance, elle a été adoptée par un oncle et sa femme qui vivaient à l’autre bout du pays. En 2024, elle décide de réaliser un film qui raconte comment elle est retournée, à 18 ans, dans le pays où elle a été conçue et où vivent encore les nombreux membres de la famille de son père défunt. Le prétexte, c’est un certificat de paternité dont elle a besoin pour le dossier de la bourse qu’elle sollicite : elle se présente donc au bureau du registre d’état civil de la mairie du village où elle est née pour apprendre qu’elle ne figure pas sur ledit registre. Son père ne l’a pas déclarée comme son enfant. J’aime beaucoup la réaction de Marina, interprétée par Llucia Garcia, incarnation de la réalisatrice du film. Loin des cris et des larmes, une impassibilité qui absorbe l’incompréhension et les doutes, se réduit à une infime inclinaison du visage, à la manière des oiseaux quand ils rectifient leur vision monoculaire latérale pour nous voir droit. Il y a en effet quelque chose de tordu dans ce qu’elle vient d’apprendre.
Ce qui est bien aussi avec ce film, c’est qu’il n’est pas tout à fait réussi. Il est possible que cela soit voulu, il est possible que ça ne le soit pas. Ça revient au même au sens où cette indécision correspond au sujet, à l’histoire qui se refuse à la morale, aux personnages qui demeurent flous, et aux intentions réelles de Marina : elle veut savoir pourquoi elle ne sait pas. Où est...
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08/04 - Guerre au Moyen-Orient : au moins 254 morts et 1 165 blessés au Liban, après des frappes israéliennes
Donald Trump a déclaré cette nuit avoir accepté de suspendre la "puissance destructrice" qu'il entendait déployer contre l'Iran, annonçant un cessez-le-feu de deux semaines avec Téhéran à condition, a-t-il précisé, que le détroit d'Ormuz soit rouvert immédiatement en toute sécurité. Le président américain a effectué ces commentaires via son réseau Truth Social moins de deux heures avant l'expiration de l'ultimatum (ce mercredi 02h00 heure française) fixé à Téhéran pour conclure un accord, après avoir menacé plus tôt dans la journée d'ordonner la "destruction complète" du pays en cas de refus.
Téhéran a fait savoir qu'il cessera ses attaques si les attaques contre l'Iran sont effectivement suspendues. La navigation dans le détroit d'Ormuz sera possible en toute sécurité pendant deux semaines en coordination avec l'armée iranienne, a dit le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, dans un communiqué. Des discussions sont prévues à partir de vendredi, au Pakistan.
Israël soutient la décision de Donald Trump de suspendre les bombardements contre l'Iran pendant deux semaines, ont dit les services du Premier ministre Benyamin Netanyahou. Ce cessez-le-feu ne s'applique toutefois pas au Liban, où des frappes aériennes simultanées ont fait au moins 254 morts ce mercredi.
Les infos à retenir
⇒ Le vice-président J.D. Vance conduira une délégation américaine au Pakistan pour des pourparlers au sujet de la guerre en Iran
⇒ Le président du Parlement iranien affirme que trois clauses clés de la proposition de...
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08/04 - Les derniers secrets du canon Caesar, l’arme dont les militaires français ne voulaient pas
Un simple croquis sur une feuille volante. Ou l'histoire d'une idée attrapée à la volée, couchée sur un bout de papier et qui a révolutionné l'industrie mondiale de la défense. Ce crayonné, c'est celui du canon Caesar imaginé par Philippe Girard, jeune ingénieur de l'armement au début des années 1990. "Une idée toute simple, pimentée d'une bonne dose de marketing", souffle aujourd'hui son géniteur. Trente-six ans plus tard, ce produit phare du géant franco-allemand KNDS a gagné ses galons en Ukraine. Car si le conflit a révélé un nouveau visage de la guerre avec l'omniprésence des drones, il a aussi mis en lumière une autre facette de l'artillerie, balayant bon nombre d'idées reçues.
Le Caesar – pour Camion Equipé d'un Système d'Artillerie –, c'est d'abord un canon de 155 millimètres capable de tirer six obus en moins d'une minute à une distance de 40 kilomètres, monté sur un châssis de camion équipé de roues et capable de rebrousser chemin en moins de deux minutes trente. Un monstre de 15 tonnes, rustique mais véloce, peu gourmand en carburant et qui a ringardisé les vieux blindés chenillés. Une machine de guerre tricolore, fabriquée en partie à Bourges pour le volet canonnerie, assemblée à Roanne et dont 90 % des composants sont d'origine française, éloignant de fait le risque de se faire épingler par une quelconque loi extraterritoriale américaine. De la souveraineté industrielle et stratégique en acier trempé.
En Ukraine, où la nouvelle doctrine de l'artillerie, le "shoot and scoot", s'est imposée, le Caesar...
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07/04 - Immigration : comment l’administration Trump poursuit les expulsions, en dépit de la contestation
C'était en janvier 2026, des manifestations monstres défilaient dans les rues de Minneapolis. Les raisons de la colère : la mort, quelques jours plus tôt de deux citoyens américains s'opposant à la police de l'immigration américaine, l'ICE, et la contestation des arrestations massives opérées par les agents fédéraux. Pour calmer la colère, l'administration Trump avait promis de changer d'approche : moins d'expulsions et des incarcérations plus ciblées.
Pourtant, des enquêtes menées par les médias américains montrent qu'en dépit des annonces, les agents fédéraux de l'immigration poursuivent de façon soutenue la traque de personnes immigrées sans casier judiciaire. D'autre part, confronté à des critiques croissantes sur sa politique d'expulsions, Stephen Miller, le conseiller américain à la sécurité intérieure, tente de trouver d'autres mesures rendant plus difficile le quotidien des personnes en situation irrégulière.7 000 expulsions par semaine
Selon les données de l'Immigration and Customs Enforcement (ICE), la police américaine de l'immigration et des douanes, le nombre d'arrestations a légèrement baissé. "Environ 7 000 par semaine" au cours du mois de février, dans la foulée des manifestations anti-ICE, "contre 9 000" au début du mois de janvier, précise le Washington Post.
Parmi les personnes arrêtées, 42 % avaient un casier judiciaire vierge. Pourtant, Tom Homam, conseiller spécial à l'immigration de la Maison-Blanche, avait déclaré que "toutes les opérations seraient désormais ciblées" et donneraient la...
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07/04 - "Le projet des islamistes a échoué de façon magistrale" : comment l’Iran s’est sécularisé
C'est une passionnante histoire intellectuelle de l'Iran depuis plus d'un siècle. Dans Lumières et anti-Lumières en Iran (PUF), Stéphanie Roza, chargée de recherches en philosophie politique (CNRS/Sorbonne Université) et Amirpasha Tavakkoli, docteur en sciences politiques et enseignant à Science Po Reims, montrent comment ce pays a souvent été un laboratoire politique. Précurseur en matière de révolution constitutionnaliste dans le monde musulman au début du XXe siècle, l'Iran l'a aussi été dans l'alliance entre islamistes réactionnaires et gauche marxiste, qui a abouti à la chute du chah et à l'avènement d'une dictature théocratique en 1979. Mais pour Stéphanie Roza et Amirpasha Tavakkoli, "les Iraniens sont complètement revenus de cette illusion", avec une société grandement sécularisée, des mosquées vides et une population qui n'a selon eux pas d'animosité particulière contre Israël, à l'inverse de ses dirigeants. Entretien.
L'Express : Dans l’histoire de l'Iran, on voit à quel point les interventions étrangères ont souvent alimenté le nationalisme. L’invasion de l’Irak en 1980 a par exemple servi au tout nouveau régime islamiste. De la même façon, la guerre initiée par les Etats-Unis et Israël ne va-t-elle pas renforcer ce régime, avec un "effet drapeau" ?
Stéphanie Roza : Depuis le début du XXe siècle, l’identité nationale iranienne s’est effectivement construite à travers une prise de distance par rapport aux visées impérialistes britanniques ou russes. Lors de la révolution de 1979, les Iraniens ont cru...
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07/04 - Guerre en Iran : plus d’un mois après sa nomination, l’état du Guide suprême toujours incertain
Mojtaba Khamenei, le nouveau Guide suprême de l'Iran qui a succédé à son père, Ali Khamenei, serait incapable de diriger le pays. Selon une information du Times, il serait dans la capitale religieuse du pays, Qom, où il recevrait un traitement pour un problème de santé "grave" qui le place "dans l’incapacité de participer à toute prise de décision du régime".
Téhéran a confirmé que le fils Khamenei avait été blessé dans la frappe aérienne qui a tué son père, sa mère, son épouse, et l'un de ses fils, le 28 février, date qui marque le début de cette guerre. Depuis, le nouveau Guide suprême n'avait été ni vu, ni entendu, même lorsqu'il a été élu le 8 mars 2026, par une assemblée d'experts. Son silence a également surpris lors du Nouvel An persan, le Norouz, qui s'est déroulé le 20 mars cette année. Traditionnellement le Guide suprême adresse un prêche télévisé à l’occasion de cette célébration.Le père et le fils dans la ville de Qom
Le quotidien britannique s'est procuré une note diplomatique qui s’appuierait sur des renseignements américains et israéliens et qui a été partagée avec des alliés du Golfe. Une information dont les services de renseignement seraient en possession depuis un certain temps mais qu'ils avaient choisi de la garder secrète jusqu'à présent.
Cette nouvelle révèle pour la première fois la localisation de Mojtaba Khamenei depuis son arrivée au pouvoir. Située à environ 140 km au sud de Téhéran, Qom est considérée comme sacrée dans l’islam chiite. Selon la même source, le corps de son père, Ali Khamenei,...
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07/04 - Donald Trump face à Léon XIV : le duel improbable entre puissance et foi
Il n’a pas encore reçu le Prix Nobel, mais Donald Trump est d’ores et déjà assuré d’aller au Paradis. "Votre âme est en sécurité et vous passerez l’Éternité en présence de Dieu", lui a promis le prédicateur Franklin Graham, ébahi par son "leadership historique", dans une lettre enflammée que le président Maga a publié sur son réseau Truth Social, le 29 mars. Trois semaines plus tôt, composant une improbable image pieuse, le leader républicain, qui venait de lancer son offensive contre l’Iran, se faisait filmer dans le bureau Ovale entouré de pasteurs évangéliques priant pour lui donner "la force" de diriger la nation et pour la "protection" des troupes américaines. Quant à son ministre de la Défense, Pete Hegseth, il demandait à Dieu, lors d’un service de prière organisé au Pentagone, de doter l’armée américaine d’une "violence d'action écrasante contre ceux qui ne méritent aucune pitié".
Sans surprise, le représentant sur terre du Christ n’a guère apprécié cette interprétation très libre de l’Évangile. "Jésus, Roi de la Paix, n’écoute pas les prières de ceux qui font la guerre, mais les rejette", a réagi le pape Léon XIV durant la messe des Rameaux, citant les paroles de Dieu transmises au prophète Isaïe : "Même si vous faites beaucoup de prières, je n’écouterai pas : vos mains sont pleines de sang".
Tous deux sont Américains, mais c’est là leur seul point commun. Guerre en Iran, Ukraine, migrants aux Etats-Unis, hyperpuissance des géants de la Silicon Valley, course effrénée à la richesse… L’ex-promoteur immobilier...
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07/04 - Iran, quand l’IA fait la guerre : une bascule décryptée par Hugo Micheron
A quoi assistons-nous depuis le début de la guerre en Iran ? Quel rôle joue l’IA d’un point de vue militaire ? Et dans la bataille des récits ? Où en est l'Europe dans cette nouvelle technologie de défense ? Les désordres géopolitiques ont-ils mis la menace djihadiste en sourdine ? Pour répondre à ces questions, Hugo Micheron est le nouvel invité des Grands entretiens d'Anne Rosencher.
Professeur associé à Sciences Po Paris, arabisant, spécialiste du Moyen-Orient et du djihadisme, il a également développé, depuis quelques années, une expertise dans l’intelligence artificielle et ses implications géopolitiques. Autant dire que c’est l’une des personnes les pertinentes à interroger dans la période. Cinquante minutes d'entretien riche, à regarder en vidéo sur YouTube et Dailymotion, ou à écouter sur les plateformes traditionnelles de podcast, comme Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast Addict.
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07/04 - Iran : les Français Cécile Kohler et Jacques Paris sont "libres" et "en route" vers la France
C'est un calvaire de près de quatre ans en Iran qui prendra fin dans les jours à venir. Les Français Cécile Kohler et Jacques Paris, libérés de prison en novembre dernier par le régime de Téhéran "sont libres et en chemin vers le territoire français", a annoncé le président Emmanuel Macron sur X, mardi 7 avril.
Le chef de l'Etat a par ailleurs remercié les autorités omanaises "pour leurs efforts de médiation". "C'est une formidable nouvelle, je pense à leurs familles, à leurs proches, aux services de l'Etat", a déclaré par la suite Emmanuel Macron en marge d'un déplacement à Lyon.
Cécile Kohler et Jacques Paris sont libres et en chemin vers le territoire français, après trois ans et demi de détention en Iran. C’est un soulagement pour nous tous et évidemment pour leurs familles.
Merci aux autorités omanaises pour leurs efforts de médiation, aux services…— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) April 7, 2026"Joie et émotion"
Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot a par ailleurs dit s'être entretenu avec le couple : "Au téléphone il y a quelques instants, ils m'ont exprimé leur émotion et leur joie de retrouver bientôt leur pays et leurs proches", a-t-il indiqué sur le réseau X.
Les deux Français se trouveraient actuellement en Azerbaïdjan, selon les informations de BFMTV, qui s'est entretenu avec l'entourage du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères.
Cécile Kohler et Jacques Paris ont enfin quitté l'Iran et sont définitivement LIBRES. Au téléphone il y a quelques instants, ils m'ont...
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07/04 - A l’Elysée, le chef d’orchestre des espions prépare l’après-Macron
Tous les soirs à la même heure, le même rituel. Le préfet Pascal Mailhos, à la tête de la Coordination nationale du renseignement et de la lutte contre le terrorisme (CNRLT), fait parvenir une pochette rouge dans le salon doré, sur le bureau d’Emmanuel Macron. A l’intérieur, un condensé des notes les plus sensibles de la République, produites par les principaux services secrets. Le président en est un lecteur assidu. L’ancien directeur des renseignements généraux, lui, est à n’en pas douter l’un des hauts fonctionnaires les mieux informés de France. Alors que sa structure fêtera ses dix ans en 2027, il prépare déjà son legs. Le coordonnateur s’est, d’après nos informations, lancé dans un rapport pour consolider son héritage et dresser le bilan de son action. Pour mieux anticiper l’après-Macron.
Lancée sous Nicolas Sarkozy, élargie puis renommée en 2017, à une époque où la collaboration entre services gagnait à être améliorée, la coordination nationale pour le renseignement et la lutte contre le terrorisme est venue mettre de l’huile dans les rouages. Longtemps versés dans les querelles de chapelle, les services secrets ont appris à coopérer plus étroitement. Pour éviter le pire – trois services de renseignement avaient connaissance du projet de l’un des deux tueurs du père Hamel, à Saint-Étienne-du-Rouvray en juillet 2016, sans que leurs notes aient pu être prises en compte à temps.
Mais aussi se passer d’ahurissants imbroglios. En mars 2016, la DGSI interpelle quatre jeunes filles qui menaçaient sur Facebook...
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07/04 - J’ai soutenu la loi Yadan, et les messages que j’ai reçus disent quelque chose de grave, par Simone Rodan-Benzaquen
Il y a quelques jours, j’ai signé une tribune de soutien à la proposition de loi portée par la députée Caroline Yadan contre les formes renouvelées de l’antisémitisme. Je savais qu’un tel texte susciterait la controverse. Je n’imaginais pas que cette controverse fournirait, presque à elle seule, la démonstration de son utilité.
Le texte, qui sera examiné à l’Assemblée nationale les 16 et 17 avril, entend répondre à une réalité que nul ne peut sérieusement contester. En 2025, 1 320 actes antisémites ont été recensés par le ministère de l’Intérieur. Ils représentent 53 % de l’ensemble des actes racistes et antireligieux, alors même que les juifs constituent moins de 1 % de la population française. Les chiffres sont connus. Ce qui l’est moins, ou ce que certains préfèrent ne pas voir, c’est la manière dont l’antisémitisme contemporain se reformule : moins frontal, souvent plus sophistiqué, habillé du vocabulaire du militantisme, du droit, de la morale ou de l’antiracisme.Vieux ressorts de la haine antijuifs
Depuis cette signature, j’ai reçu des centaines de messages. Certains relevaient de l’invective ordinaire : on m’accusait d’être hostile à la liberté d’expression, de vouloir interdire toute critique d’Israël. Puis le registre a changé. "Soumise au Crif", "Les sionistes contrôlent la France", "Il faut expulser les signataires", "Traîtres à la nation", "Israël pays nazi"... Des listes nominatives circulent. Des menaces suivent. On nous promet qu’on saura "où nous trouver".
Il ne s’agit plus là d’un désaccord politique, même...
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07/04 - Blocage du détroit d’Ormuz : et si la solution venait de l’Ukraine ?
Et si la solution pour rouvrir le détroit d'Ormuz, cette route maritime sinueuse par où transite 20% du pétrole mondial, venait finalement de l'Ukraine ? Depuis plus d'une semaine, son président Volodymyr Zelensky, avance que Kiev, elle-même confrontée à des tensions avec la Russie en mer Noire, pourrait apporter son savoir-faire militaire pour débloquer la situation. "Notre message aux États-Unis et aux pays du Moyen-Orient concernant le détroit d'Ormuz était clair : nous sommes ouverts à la discussion", a indiqué Volodymyr Zelensky sur X, vendredi 3 avril.
Our signal to the United States and countries in the Middle East about the Strait of Hormuz was that we were open to discussing it.
As of today, I don't see any country lifting the blockade on its own, only joint steps can bring results. Ukraine has experience with launching…— Volodymyr Zelenskyy / Володимир Зеленський (@ZelenskyyUa) April 3, 2026
Le président ukrainien a rappelé que Kiev avait elle-même mis en place un corridor en mer Noire pour sécuriser ses exportations de céréales, malgré les tentatives russes de bloquer le transit de ces marchandises. Pour rappel, à l'été 2022, la Russie, l'Ukraine, la Turquie et les Nations unies étaient parvenues à un accord pour permettre l'acheminement des céréales en provenance des ports ukrainiens vers les marchés mondiaux, afin de contrarier la flambée des prix des denrées alimentaires.Expérience en mer Noire
Néanmoins, la Russie s'est retirée de l'initiative un an plus tard, déclarant qu'elle n'hésiterait pas à...
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07/04 - Guerre en Iran : pour protéger ses intérêts électoraux, l’AfD rompt avec Donald Trump
A l'AfD (Alternative pour l’Allemagne), l'heure est au rétropédalage. Alors qu'ils affichaient il y a peu leur proximité avec Donald Trump, les leaders du parti allemand d'extrême droite tentent désormais de prendre leurs distances. Début avril, le parti a annoncé réduire la taille de la délégation qu'il avait prévue d'envoyer outre-Atlantique. "L'AfD souhaite que ses contacts soient plus ciblés et ne va plus envoyer de grands groupes", a déclaré un cadre allemand au Financial Times. Une initiative partagée jusqu'au sommet du parti. Dès le mois de mars, sa dirigeante, Alice Weidel qualifiait les bombardements américains en Iran de "catastrophe". Le week-end précédent, Tino Chrupalla, un codirigeant du parti, profitait d'un meeting en Saxe pour appeler au retrait des 38 000 soldats américains stationnés en Allemagne. Les élections régionales en ligne de mire
Une soudaine rupture n'est pas sans lien avec le calendrier électoral allemand. Alors que le parti se prépare au renouvellement de trois parlements régionaux de septembre prochain, il ne cache pas son ambition de décrocher une première place historique dans les lands de Saxe-Anhalt et de Mecklembourg-Poméranie occidentale. Ces deux territoires, ancrés dans une histoire communiste, sont toujours marqués par l'antiaméricanisme et un soutien à la Russie de Vladimir Poutine.
Et de manière générale, si les électeurs de l'AfD avaient une opinion favorable de Donald Trump, ils sont désormais majoritaires à...
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07/04 - J.D. Vance en Hongrie, une mission à contretemps pour sauver le soldat Orban
Le parachutage de J.D. Vance sur Budapest, tentative de dernière minute de l’Amérique d’aider le soldat Viktor Orban à emporter les élections hongroises dimanche, est paradoxal : c’est au moment où la cote du courant trumpiste ne cesse de chuter en Europe que Washington mise sur le leader le plus radical du mouvement Maga (Make America Great Again) pour espérer sauver la mise du Premier ministre nationaliste hongrois.
Vu de Washington, il est naturel que la mission ait été confiée au vice-président : c’est lui qui incarne la nouvelle stratégie privilégiant les liens avec les nations jugées "patriotes" et les mouvements souverainistes. J.D. Vance avait choqué nombre de dirigeants du Vieux Continent en formulant sa vision hostile à l’intégration européenne en février 2025, devant la Conférence de sécurité de Munich.
Quatorze mois plus tard, cependant, l’opération de Budapest apparaît à contretemps. La guerre d’Iran, venant après la tentative avortée de prédation américaine sur le Groenland et l’humiliation infligée à l’UE sur les tarifs douaniers, a tellement dégradé l’image du trumpisme que même les plus souverainistes des Européens, Giorgia Meloni en tête, prennent leurs distances avec le mouvement Maga. En conséquence, il n’est pas exclu que la proximité affichée par Vance nuise encore un peu plus aux chances d’Orban de conquérir un cinquième mandat d’affilée - ou du moins, qu’elle n’ait pas suffisamment d’impact pour renverser la tendance aux législatives du 12 avril.
Officiellement, la visite de Vance, mardi et...
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07/04 - Iran : des entreprises chinoises commercialisent des renseignements sur les forces américaines
À l'autre bout du monde, des écrans s'allument sur des cartes et des flux de données apparaissent. Des sociétés chinoises commercialisent des informations détaillées sur la guerre en Iran, incluant des informations sensibles sur les forces américaines, révèle le Washington Post. Certaines d’entre elles, liées à l’armée, utilisent intelligence artificielle et sources ouvertes pour suivre l’équipement des bases, les déplacements des groupes aéronavals et les schémas de ravitaillement des avions américains. Depuis que le conflit au Moyen-Orient a éclaté, des internautes occidentaux et chinois ont repéré une série de publications virales révélant avec précision le déploiement américain.
"Ces renseignements provenaient d'un nouveau marché en pleine expansion : des entreprises chinoises — dont certaines liées à l'Armée populaire de libération — qui associent l'intelligence artificielle à des données en accès libre pour commercialiser des informations capables, selon elles, de 'dévoiler' les mouvements des forces américaines", souligne le média américain. Si le régime de Pékin s'efforce de se dissocier de toute implication directe, ces entreprises, nombreuses à avoir émergé ces cinq dernières années dans le cadre du développement de l'IA privée à vocation militaire, tirent profit du conflit.
Pour les responsables et experts du renseignement américain, l'impact de ces outils reste cependant discutable : si certains doutent qu'ils constituent une menace opérationnelle immédiate, d'autres mettent en garde contre le risque...
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07/04 - "Le Banc", un polar drôle et émouvant sur le grand âge
Cette année, les plus de 65 ans sont, en France, presque aussi nombreux que les moins de 20 ans. Evolution démographique, ce vieillissement de la population se ressent aussi du côté des librairies, du cinéma ou des séries. En fiction, les bandes de seniors pas toujours fréquentables sont à la mode. Il y a la BD Les Vieux fourneaux, la comédie Maison de retraite avec Kev Adams, les livres de Richard Osman Le Murder club du jeudi adaptés sur Netflix…
Pour son premier roman, la journaliste et essayiste Géraldine Smith, qui avait signé un livre remarquable sur les fractures françaises vues depuis la rue Jean-Pierre Timbaud à Paris, s'inscrit dans cette veine, et jette un même regard tendre et cocasse sur le grand âge. Le veuf Georges, 95 ans, Marcel, de six ans son cadet, et le jeunot Jean-Marc, fraîchement retraité, se retrouvent tous les jours, toujours à la même heure - après la sieste et avant les infos - sur un banc dans une résidence de la grande banlieue parisienne. Ils parlent de l’actualité du quartier, de politique, de l’évolution de la France et du passé qui s’efface doucement dans la tête de Georges. On rit, on se dispute et on se réconcilie. Atteint d’une démence fronto-temporale qui le désinhibe, l’élégant nonagénaire, autrefois allergique à la vulgarité, contrôle de moins en moins ses commentaires sur les fesses des femmes. Mais un jour, il est retrouvé mort dans son lit. L’autopsie conclut à une surdose de somnifères que Georges n’a pas pu prendre seul. Les bijoux de sa défunte épouse Claudia ont...
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07/04 - Nouvelle-Calédonie : entre gâchis et espoir, par Manuel Valls
Jeudi 2 avril, à l’Assemblée nationale, une motion de rejet a mis fin, avant même tout débat, au projet de loi constitutionnelle relatif à la Nouvelle-Calédonie. Qu’elle ait été défendue par Emmanuel Tjibaou, signataire de l’accord de Bougival pour le FLNKS avant d’être désavoué par les plus radicaux des siens, révèle l’ampleur des contradictions et des tensions actuelles. Camouflet pour Emmanuel Macron, cette décision aboutit à une impasse politique. En rejetant largement ce texte, pour des raisons opposées, les députés ont stoppé un processus institutionnel patiemment construit. Ils empêchent les Calédoniens de se prononcer sur leur avenir car Bougival et la réforme constitutionnelle ne s’appliquaient que s’ils l’approuvaient démocratiquement.
Cet accord était le fruit de mois de négociations intenses, que j’ai menées à partir de janvier 2025, d’abord dans un climat de défiance hérité de la crise dramatique de mai 2024 et des lourdes erreurs commises par l’exécutif depuis la tenue du troisième référendum de 2021, largement boycotté par les indépendantistes. Bougival est le premier compromis de cette nature depuis 1998. Beaucoup n’y croyaient plus. Et pourtant, au petit matin du 12 juillet 2025, une émotion sincère, palpable a traversé toutes les délégations, y compris les élus indépendantistes : celle d’avoir trouvé un chemin commun. Tous les partenaires calédoniens ont consenti courageusement des efforts, parfois des concessions douloureuses. Car une évidence demeure : aucun équilibre durable ne pourra être trouvé...
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07/04 - Guerre en Iran : l’ultimatum qui fait craindre une escalade majeure du conflit
Au-delà d’un compte à rebours digne d’un mauvais film d’action, la grande question reste : les paroles de Donald Trump seront-elles suivies d'effets ? C’est ce que se demandent autant les géopolitologues confirmés que la population iranienne, qui pourrait en payer le prix fort. L’échéance fixée par le président américain pour que l’Iran accepte ses exigences, sous peine d’une "destruction complète", approche. L'ex-magnat de l'immobilier a prévenu que le pays pourrait être anéanti "en une soirée" si aucun accord n’était trouvé et que le détroit d’Ormuz n’était pas rouvert avant ce mardi 20h00, heure de la côte Est américaine, soit mercredi 02h00 heure française.
"À deux reprises Donald Trump a fixé une date butoir pour un accord avec l'Iran, menaçant de bombarder le pays si ses dirigeants ne s'y conformaient pas, et a mis ses menaces à exécution par des opérations militaires", rappelle le Wall Street Journal, évoquant les frappes de juin 2025 et celles de février dernier. Des intimidations qui n’ont visiblement pas impressionné l’Iran. En réponse au Pakistan, chargé de jouer les médiateurs, Téhéran a rejeté tout cessez-le-feu temporaire tout en réaffirmant la nécessité d’une fin définitive de la guerre, a annoncé lundi l’agence officielle IRNA. Selon Ebrahim Zolfaghari, porte-parole du commandement des forces armées iraniennes, la "rhétorique arrogante" de Donald Trump n’a "aucun effet" sur les opérations de l’armée iranienne.
Déjà sur le terrain, la tension monte, et le ciel s’est chargé de fumée noire au-dessus de...
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07/04 - Travailleurs indépendants, du rêve à la désillusion : la liberté, mais à quel prix ?
Travailler à son rythme, dans un domaine qui a du sens. Prendre des vacances à son gré et ne plus jamais dépendre d’un employeur. Les raisons qui poussent à se mettre à son compte sont nombreuses pour ceux qui choisissent ce statut plutôt que le salariat. Des professionnels qui s’arrachent quand ils deviennent indépendants. "On a besoin d’ingénieurs hautement qualifiés mais aussi d'opérateurs techniques comme des soudeurs, des chaudronniers, ces cols-bleus dévalorisés ces trente dernières années", indique Bertrand Lègue, directeur du pôle d'excellence "aéronautique, spatial et défense" au sein du département "activités temporaires" de Morgan Philips Group (transition, intérim, freelance).
"L’enjeu n’est plus seulement de recruter : c’est de mobiliser rapidement les compétences critiques, les bonnes ressources, au bon niveau, pour la bonne durée. La bataille se gagne sur la vitesse d’exécution et la précision du sourcing", indique cet ingénieur ESTACA (École Supérieure des Techniques Aéronautiques et de Construction Automobile). Autrement dit : miser sur des experts immédiatement opérationnels. Des indépendants. Et les opportunités sont nombreuses. 30 % à 40 % de salaire en plus
En France, la filière aéronautique et spatiale projetait 25 000 embauches en 2025 selon le GIFAS (groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales) tandis que le ministère des Armées déplorait 10 000 emplois vacants au sein de la base industrielle et technologique de défense. L’industrie mise sur des profils très qualifiés...
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07/04 - 100 000 postes d’ici 2030 : le ministère du Travail se mobilise pour aider la défense à recruter
Sous les néons d'un hangar cathédrale, jalonné de postes de travail vert pastel, une symphonie de bruits métalliques accompagne les opérations de fabrication du Rafale. C’est dans cette usine dernier cri de Cergy (Val-d’Oise) que prend forme le tronçon avant de l’avion de combat de Dassault. Installation de circuits hydrauliques, préparation de la verrière... A chaque station, plusieurs "compagnons" effectuent des tâches millimétrées.
L’objectif du groupe ? Livrer quatre Rafale par mois à partir de 2028-2029, contre un rythme de trois par mois prévu cette année. Avec une durée de fabrication qui s'étale sur trois ans, Dassault a besoin de bras. Et vite. Le géant tricolore a embauché près de 2 000 personnes chaque année depuis 2023. Sur son site Internet défilent les offres de soudeur, d'ajusteur ou encore les programmes préparant au Certificat de qualification paritaire de la métallurgie (CQPM). En parallèle, son Ecole de la mécanique à Argonay, près d’Annecy, forme de nouvelles recrues. "C’est de la haute technologie, mais nous avons quand même des opérations manuelles, d’où l’importance du capital humain", glisse Eric Trappier, le PDG du groupe.
A ses côtés, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, prête une oreille attentive. Le sujet de la défense lui tient à cœur : peu après le début de la guerre en Ukraine, l'ancien patron de la SNCF s'était rendu en Roumanie dans le cadre d'une mission de l'Otan pour évoquer les problématiques de transport en cas d'intervention militaire. Durant ses six années aux...
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07/04 - Guerre en Iran : Donald Trump affirme qu’"une civilisation entière mourra ce soir", si Téhéran refuse de conclure un accord
Au cours d'une conférence de presse à la Maison-Blanche, Donald Trump a réitéré, lundi 6 avril, sa menace d'anéantir les centrales énergétiques et les ponts en Iran. Sans un accord ce mardi entre Washington et Téhéran, a-t-il dit, "chaque pont en Iran sera décimé" d'ici mercredi 06h00 (heure française) et "chaque centrale énergétique en Iran sera hors-service, en feu, explosera, et ne pourra plus jamais être utilisée". L'Iran pourrait être "anéanti" en une nuit, a prévenu le président américain. "Cette nuit pourrait être demain soir", a-t-il ajouté, en référence à l'expiration de son ultimatum. De son côté, Téhéran a dit vouloir une paix durable et rejeté une proposition de cessez-le-feu temporaire formulée par des médiateurs régionaux.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump affirme qu'"une civilisation entière va mourir ce soir"
⇒ Jean-Noël Barrot espère que Donald Trump ne mettra pas à exécution sa menace contre l'Iran
⇒ Le pape Léon XIV juge que les menaces contre la population iranienne sont "inacceptables"
21h00C’est la fin de ce direct
Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations.
>> Notre nouveau direct
20h41Le pape Léon XIV juge que les menaces contre la population iranienne sont "inacceptables"
Le pape Léon XIV a déclaré mardi que les menaces contre la population iranienne étaient "inacceptables", dans un appel...
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07/04 - Stella Li (BYD) : "Les constructeurs qui survivront sont ceux qui ont la technologie"
En janvier, BYD a ravi à Tesla la place de premier constructeur mondial de véhicules électriques. Un véritable pied de nez à Elon Musk qui, 15 ans plus tôt, se moquait ouvertement du potentiel de son concurrent direct. Depuis le milliardaire n'a pas eu d'autre choix que de réviser son jugement. Une victoire éphémère ? Fin mars, le géant chinois a publié des résultats décevants : en 2025, son résultat net a plongé de près de 20 %. La faute à un marché de plus en plus saturé en Chine et à une guerre des prix à laquelle s'est livrée la myriade de fabricants de voitures électriques qui opèrent dans le pays, BYD inclus.
L'entreprise de Shenzhen espère inverser la tendance en poursuivant son développement à l'étranger et notamment en Europe. Dans les bureaux français du groupe, à La Défense, L'Express a rencontré Stella Li, vice-présidente exécutive de BYD. Devant une réplique miniature de la Denza Z9 GT, le premier véhicule premium que la marque s'apprête à lancer sur le Vieux Continent, la dirigeante a déroulé sa stratégie : montée en gamme, investissements massifs dans les technologies et déploiement accéléré de capacités industrielles locales. Avec un objectif : s’imposer comme un acteur majeur dans le paysage européen. Selon elle, l'année 2026 devrait marquer un tournant majeur pour l'entreprise.
L'Express : Pour la première fois depuis quatre ans, BYD a vu ses bénéfices reculer en 2025, en raison d’une baisse des ventes en Chine. Comment l'expliquer ?
Stella Li : Il faut lire le rapport financier en profondeur. À...
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07/04 - "Pâques", "Noël", "église"... Petite étymologie des mots religieux
La France a beau être en voie de déchristianisation, une bonne part de notre lexique reste d’origine religieuse. Aussi ai-je eu l'envie, en cette période de Pâques, de me pencher sur l’étymologie de quelques mots liés à cet univers.
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Pâques, précisément, tire son nom de l’hébreu biblique pèsah, qui désignait la Pâque juive, laquelle se déroule à la même période. Et s’il a pour dérivé pâquerette, c’est tout simplement parce que cette petite fleur sort de terre au début du mois d'avril.
Noël, pour sa part, est issu du latin natalis dies, le "jour de la naissance". C’est sous l’influence du latin chrétien que le terme s’est spécialisé. Aujourd’hui, il ne désigne plus la venue au monde de n’importe qui, mais spécifiquement celle de Jésus. Graphiquement, le mot a peu à peu évolué en français en prenant la forme nael, puis noel. Le tréma a été ajouté en 1718 car les deux voyelles doivent être prononcées séparément.
Jérusalem est réputée pour être la ville des trois religions juive, chrétienne et musulmane. Elle tire pourtant son nom d’un quatrième culte, celui que les Cananéens (le peuple qui habitait le lieu au IIe millénaire avant notre ère) vouaient au dieu Shalem. Quant à la première partie du nom Yeru/uru, elle signifie "fondation, ville, demeure". Jérusalem est donc littéralement la "ville fondée par Shalem" ou "la ville où réside Shalem".
Eglise et Knesset. Restons en Israël où knesset ("assemblée") désigne le...
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07/04 - En Pologne, le tabou de l’arme nucléaire est en train de tomber
Le discours d'Emmanuel Macron à l'Ile Longue, le 2 mars dernier, a particulièrement résonné à Varsovie. "La Pologne mène des discussions avec la France concernant la 'dissuasion nucléaire avancée'", confirmait sur ses réseaux sociaux le Premier ministre polonais, Donald Tusk, quelques minutes après l'allocution fracassante du président français. Ce dernier venait de lister Varsovie parmi les huit capitales européennes susceptibles d'accueillir des avions ou des sous-marins français porteurs de charges nucléaires, et de voir leurs pilotes formés lors d’exercices conjoints.
La réponse du Premier ministre polonais respecte en tout point les codes du ballet diplomatique. En revanche, une autre de ses déclarations vient semer le trouble : "A mesure que nos capacités souveraines grandissent, nous nous efforcerons de préparer la Pologne à l'action la plus autonome possible dans ce domaine [NDLR : nucléaire]." Une phrase lourde de sous-entendus, qui entrouvre la porte aux spéculations les plus vertigineuses : la Pologne songerait-elle à fabriquer, demain, sa propre bombe ?Une majorité de Polonais favorable à l'arme nucléaire
Même le président conservateur Karol Nawrocki, pourtant d’un autre bord politique que Tusk, a franchi le pas. "La Pologne devrait envisager le développement de ses armes nucléaires face à la menace croissante de la Russie", a-t-il lâché à l’antenne de Polsat News. Aujourd’hui, 51 % des Polonais se disent favorables à ce que leur pays détienne l’arme atomique.
"Ces déclarations sont...
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06/04 - Thomas Graham : "Si Vladimir Poutine s’entête, la Russie sera l’une des puissances les plus faibles du monde d’ici 2035"
On s’est souvent demandé jusqu’où pourrait aller Vladimir Poutine pour atteindre ses objectifs de guerre. Plus rarement, ce que ses ambitions maximalistes pourraient lui coûter. Or, à trop vouloir les concrétiser pleinement, le maître du Kremlin risque, ni plus ni moins, de saper la position de la Russie dans l’économie mondiale, estime Thomas Graham. Ce chercheur au Council on Foreign Relations (CFR), auteur de Getting Russia Right (2023, non trad.), explique pourquoi le président russe prend un risque majeur en s’entêtant à poursuivre la guerre en Ukraine. Mais, nuance cet ancien conseiller sur la Russie au sein de l’administration Bush, Vladimir Poutine est beaucoup moins irrationnel qu’on ne le pense.
L’Express : Selon vous, la Russie aurait tout intérêt à déclarer la "victoire" en Ukraine plutôt que de s’enliser sur le terrain. Pourquoi cela ?
Thomas Graham : A bien des égards, la Russie a atteint bon nombre des objectifs que Vladimir Poutine s’était fixés en envahissant l’Ukraine en février 2022. A commencer par le fait de s’être emparée de la majeure partie des territoires des oblasts, qu’elle a annexés de façon totalement illégale. Ensuite, il est clair que Kiev ne rejoindra pas l’Otan, notamment parce que l’Alliance ne souhaite pas risquer un conflit direct avec Moscou. De même, si les deux parties parviennent à un cessez-le-feu, les sanctions contre la Russie risquent d’être allégées, sans compter les possibles élections qui pourraient intervenir en Ukraine par la suite, et déboucher sur l’arrivée...
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06/04 - Service militaire en Allemagne : cette nouvelle disposition passée inaperçue qui fait polémique
C'est une polémique qui agite médias et réseaux sociaux outre-Rhin. Participer au programme Erasmus, décrocher un nouvel emploi à l'étranger ou se lancer dans un tour du monde sera désormais soumis à une autorisation militaire pour tous les Allemands en âge de combattre, soit de 17 à 45 ans. Dans les faits, tous les séjours de plus de trois mois hors des frontières du pays seront concernés par cette nouvelle règle. Celle-ci est entrée en vigueur depuis janvier et la révision controversée d'une loi sur le service militaire, mais était passée inaperçue jusqu'à présent. Le débat a émergé après la publication, vendredi 3 avril, d'un article du Frankfurter Randschau, un journal local, mettant en lumière cette évolution. "Des dérogations à l'obligation d'autorisation"
Dans un contexte où Berlin affiche son ambition de renforcer sa défense, en particulier face à la menace russe, ce changement vise à garantir un système d’enregistrement militaire solide et fiable, a précisé à Reuters un porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères. "En cas d’urgence, nous devons savoir qui réside à l’étranger pour une période prolongée", a-t-il justifié. En Allemagne, le service militaire, dont le caractère obligatoire a été suspendu en 2011 par l'ex-chancelière Angela Merkel, peut être effectué de façon volontaire. Pour améliorer ses capacités militaires, l'armée allemande espère recruter des dizaines de milliers de nouveaux soldats dans les prochaines années.
En dépit de ces besoins assumés, le ministère de la Défense a tenté...
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06/04 - "La France jouera un rôle déterminant dans la guerre froide écologique" : les prédictions de Nils Gilman
En septembre, le futurologue Nils Gilman prédisait dans nos colonnes l’avènement d’une nouvelle "guerre froide écologique" opposant un axe des "pétro-Etats", mené par les Etats-Unis de Donald Trump, à un autre axe regroupant les pays engagés à opérer une transition vers les énergies vertes – au premier rang desquels la Chine. A peine huit mois plus tard, cet historien spécialiste de la guerre froide assure que ses prédictions sont déjà en train de se confirmer, notamment à la faveur de l’évincement par Donald Trump du leadership vénézuélien ou du lancement d’une guerre de grande ampleur contre l’Iran. Nils Gilman détaille son diagnostic auprès de L’Express, et explique pourquoi, selon lui, ce sont les puissances moyennes – à commencer par la France – qui détermineront qui, des "pétro-Etats" aux Etats verts, remportera cette guerre froide écologique. Entretien.
L’Express : Lors de notre dernier échange, vous expliquiez que la ligne de fracture principale divisant le monde ne se situerait plus entre les démocraties et les autocraties, mais entre les pays engagés dans la transition écologique et les "pétro-Etats". À tel point que vous anticipiez l’avènement d’une "nouvelle guerre froide". Vous êtes désormais convaincu que celle-ci est déjà en train de se produire. Pourquoi cela ?
Nils Gilman : Au cours des six derniers mois, plusieurs événements ont considérablement accentué le fossé entre les "électro-Etats" verts, comme la Chine, et les "pétro-Etats" bruns, menés par les Etats-Unis de Donald Trump. Lorsque le...
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06/04 - Du traumatisme infantile au trouble psychologique ? Pourquoi ce n’est pas automatique
Il n’y a pas pire lieu commun en psychologie que l’idée selon laquelle tout trouble mental résulte nécessairement d’un traumatisme vécu pendant l’enfance. Si ce n’est sa réciproque : qu’un traumatisme précoce engendre nécessairement des troubles mentaux ultérieurs. Inspirées à l’origine par la psychanalyse, ces hypothèses sont maintenant tenues pour évidentes par de nombreux professionnels de la psychologie, et immensément populaires dans les médias où elles tiennent lieu d’explication automatique à toutes les évocations de personnes avec troubles mentaux.
Bien sûr, elles ont un fond de vérité. Statistiquement, il est incontestable que les personnes qui ont subi des traumatismes pendant l’enfance (violences, accidents graves, pertes de proches…) ont plus de risques d’avoir un trouble mental à l’âge adulte. Mais cette corrélation est en partie trompeuse.La maltraitance ne provoque pas systématiquement des troubles psychologiques
Selon le World Mental Health Survey, plus de 70 % des adultes à travers 24 pays rapportent avoir subi au moins un traumatisme pendant l’enfance. Et pourtant, seuls 6 % d’entre eux auront un trouble de stress post-traumatique et beaucoup n’auront jamais de trouble mental. Il n’y a donc aucune systématicité. L’épidémiologie de la santé mentale suggère que la maltraitance infantile est associée à une augmentation de 20 à 30 % du risque de trouble psychologique. La séparation des parents de 10 à 25 %. Cette augmentation de prévalence est réelle mais est loin d’être un déterminisme....
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06/04 - Guerre en Iran : derrière ses nouvelles menaces, le mépris de Donald Trump pour le droit international
Ce sont des règles dont Donald Trump semble toujours plus s'écarter. À mesure que l'"excursion" militaire ordonnée par ses soins en Iran se prolonge, le président américain est confronté à un casse-tête : faut-il jouer l'apaisement sur le plan diplomatique, se retirer précipitamment sans avoir obtenu la chute du régime ou glisser vers une escalade de plus en plus incontrôlable ? Ces derniers jours, le milliardaire paraissait favoriser la dernière option. Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social dimanche 5 avril, il a ainsi lancé un ultimatum de 48 heures à Téhéran pour trouver un accord ou ouvrir ce "foutu détroit" d'Ormuz. Dans le cas inverse, il promet de "déchaîner les enfers" sur l'Iran, en frappant dès mardi "les centrales électriques" et "les ponts" du pays. Au mépris, une fois encore, du droit international.Centrales électriques et ponts, prochaines cibles en Iran ?
Depuis leur entrée en guerre le 28 février dernier, les États-Unis ont visé des milliers de cibles à travers la République islamique. Mais le bombardement de telles infrastructures civiles, indispensables à la vie quotidienne des Iraniens, marquerait une nouvelle étape dans la logique destructrice assumée par Donald Trump. Ce dernier assure être prêt à "ramener" le pays "à l'âge de pierre" - "là où est sa place", dit-il - sans concession réalisée par le régime des mollahs. Et ce, quitte à autoriser des opérations pouvant relever de véritables crimes de guerre au regard du droit international. Viser des centrales électriques, des...
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06/04 - L’Otan sans l’Amérique, un défi colossal pour l’Europe
Sur le papier, l’Europe a la puissance économique et militaire pour se défendre sans l’Amérique. Mais l’unité stratégique, la volonté politique, la force morale enfin, qui lui permettraient d’être crédible face à une Russie surarmée et revanchiste ? Ce serait une tout autre affaire. En menaçant à nouveau de claquer la porte de l’Otan, Donald Trump pose aux nations européennes un défi colossal.
D’autant que cette fois-ci, il n’est pas exclu que le président américain passe à l’acte, tant la rancœur et l’amertume se sont accumulées entre les deux rives de l’Atlantique. Après les divergences sur le partage du fardeau de la défense, sur le commerce et les droits de douane, sur l’Ukraine et la Russie, sur le Groenland, la guerre d’Iran a porté la tension à un point culminant. "COUARDS", a écrit Donald Trump en lettres majuscules sur son réseau social, à l’adresse de ses partenaires qu’il accuse de défaut de solidarité. "Nous nous en SOUVIENDRONS", a-t-il averti.
Qui peut croire après cela que l’Amérique volera automatiquement au secours d’un Etat européen agressé par Vladimir Poutine ? Même s’il était empêché par le Congrès de dénoncer le traité de l’Otan, Donald Trump a déjà écorné, par la politique qu’il mène depuis son retour à la Maison-Blanche, la capacité de dissuasion de l’Alliance atlantique, qui repose sur l’impératif de défense mutuelle.
Il pourrait aller plus loin : la France du général de Gaulle l’avait fait en 1966 en quittant le commandement militaire intégré. Il pourrait rappeler à Washington le commandant en chef de...
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06/04 - Présidentielle 2027 : et si les patrons avaient enfin leur temps de parole ? Par Patricia Goldman
A l'approche de chaque échéance électorale, la question économique revient au centre du débat public. Pourtant, une voix demeure étonnamment sous-représentée : celle des dirigeants d'entreprise, alors même que ce sont celles et ceux qui prennent chaque jour des décisions concrètes d'investissement, d'emploi et d'innovation. Cette sous-représentation est d'autant plus paradoxale que les entreprises emploient plus de 20 millions de salariés dans le secteur privé.
Les organisations patronales existent, les tribunes ponctuelles aussi. Mais dans les grands formats de campagne - débats télévisés, émissions de décryptage, séquences de fact-checking... -, la parole économique reste presque exclusivement aux commentateurs, éditorialistes, économistes, syndicats et candidats. Les dirigeants, eux, interviennent en réaction ou en illustration, rarement en amont ou dans un cadre structuré qui leur permettrait d'exposer une lecture cohérente des enjeux. Résultat : leurs préoccupations restent souvent caricaturées, comme si elles relevaient d'un simple réflexe corporatiste.Régularité et visibilité
Cette mise à distance tient aussi à un malaise plus large : une défiance croissante à l’égard du débat politique. Beaucoup de Français ont le sentiment que les discussions économiques se résument à des slogans, éloignés des contraintes du réel. Or l’économie obéit à d’autres logiques. Les dirigeants arbitrent chaque jour entre investir ou attendre, embaucher ou différer, transformer ou maintenir. Ces décisions se prennent dans un...
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06/04 - La France est-elle prête à faire face aux cyberattaques ? Les réponses du patron de l’Anssi
Il est à la tête des "cyberpompiers" français. Vincent Strubel, patron de l'Anssi, l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information, veille depuis 2023 à la protection des données des Françaises et Français. Sa mission est vaste. L'agence doit s'assurer que les systèmes de l'Etat résistent aux cyberattaques et aux tentatives d'infiltrations, aider les entreprises françaises en cas de problème et mettre en place les meilleures protections possibles. Une bataille intense : la pression exercée par les adversaires, que ce soit des groupes de cybercriminels motivés par l'argent, des hacktivistes politiques ou des groupes étatiques d'espionnage cyber, ne mollit pas.
Surtout, elle n'épargne personne. Les grandes entreprises ne sont plus les seules visées par les hackers. Les TPE de moins de 50 salariées sont désormais la cible de 12 % des attaques, d'après une étude d'InterCERT. Un tiers des attaques utilisent des rançongiciels. Les fuites de données touchent aussi l'Etat : en décembre 2025, le ministère de l'Intérieur a été piraté et des dizaines de fichiers sensibles ont été consultées. En février 2026, c'est le fichier Ficoba, qui rassemble les comptes bancaires français, qui a été consulté illégalement. Enfin, fin mars, le ministère de l'Intérieur a confirmé que des hackers avaient eu accès au SIA, regroupant les informations des propriétaires d'armes à feu. La France est-elle à la hauteur ? Entretien.
L'Express : L'Etat français a subi ces derniers mois de nombreuses fuites en raison de problèmes de...
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06/04 - Des explosifs près d’un gazoduc : cette affaire qui sème le trouble en Hongrie avant les élections
C'est un énième épisode d'une campagne électorale marquée par une tension extrême. À six jours du scrutin législatif dans le pays, le Premier ministre hongrois Viktor Orban a convoqué dimanche 5 avril une réunion d'urgence du conseil de défense. La raison ? La découverte, en Serbie, de deux sacs à dos remplis d'explosifs et de détonateurs à proximité d'un gazoduc approvisionnant la Hongrie en gaz russe. "Nos unités ont trouvé un explosif d'une puissance dévastatrice", a expliqué le président serbe, Aleksandar Vucic, dans un message publié sur Instagram. "J'ai dit au Premier ministre Viktor Orban que nous le tiendrions informé de l'enquête." Selon ce dernier, "un acte de sabotage avait été préparé" pour faire exploser le gazoduc TurkStream, a-t-il précisé sur Facebook. L'Ukraine, coupable tout trouvé du camp Orban
L'affaire intervient dans un contexte politique délétère en Hongrie, sur fond de soupçons d'ingérences russes au profit de Viktor Orban. Au pouvoir depuis 2010, le leader conservateur a vu ces derniers mois son poste menacé par l'émergence d'un nouveau rival, Peter Magyar, moins hostile au camp européen. Pour les partisans de l'actuel Premier ministre, le principal suspect de cette supposée "attaque terroriste" est tout trouvé : l'Ukraine. Depuis le début de sa campagne, Kiev est continuellement visé par le Fidesz, le parti de Viktor Orban, qui considère le gouvernement de Volodymyr Zelensky comme un danger pour la Hongrie et pour l'Europe. Au contraire du président russe Vladimir Poutine, pour lequel...
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06/04 - Placements : comment utiliser son patrimoine pour défendre une grande cause
Vous êtes philanthrope dans l’âme et souhaitez mobiliser une partie de votre patrimoine pour aider des associations qui œuvrent pour le bien commun ? N’hésitez surtout pas, d’autant que cette bonne action peut aussi vous permettre de faire des économies d’impôts. Car la France s’est dotée d’un cadre fiscal encourageant la générosité, qui se révèle très intéressant.
En donnant, vous pouvez en effet bénéficier d’une réduction d’impôts sur le revenu. Pour qu’elle s’applique, l’organisme bénéficiaire doit être à but non lucratif et ne pas fonctionner au profit d’un cercle restreint de personnes. Il s’agit, par exemple, d’associations d’intérêt général, de fondations, de fonds de dotations, d’établissements agréés d’enseignement supérieur et artistique, d’associations cultuelles ou de bienfaisance. Tous doivent être habilités à recevoir des dons, ces derniers étant réalisés en argent ou en nature (objet d’art, véhicule, matériel informatique…).
Le coup de pouce fiscal diffère selon le type d’associations bénéficiaires. Les organismes qui s’occupent de la distribution de soins, de vivres ou de logement aux personnes en situation d’exclusion sociale offrent une réduction d’impôts de 75 % du don, dans la limite de 2 000 euros et de 1 000 euros pour les associations et fondations pour la sauvegarde du patrimoine religieux en France. Si vous gratifiez des associations et organismes visant d’autres objectifs, ou dépassez les deux précédentes limites, la réduction d’impôts passe à 66 % du don dans la limite de 20 % de votre revenu imposable. Si...
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06/04 - Livres : la Suédoise Lisa Ridzén, un best-seller européen… ignoré en France
Lisa Ridzén fut l’événement littéraire 2024 en Suède : Prix du livre de l’année, Les Grues volent vers le sud s’est vendu à 200 000 exemplaires. Un chiffre incroyable quand on sait que la Suède ne compte que 10 millions d’habitants. C’est comme si, en France, un titre s’écoulait à 1,4 million d’exemplaires (soit trois fois un "gros" Goncourt).
Née en 1988, doctorante en sociologie, Lisa Ridzén vit dans un petit village près d’Östersund. Son premier roman, inspiré par l’histoire de son grand-père, raconte la fin de vie d’un octogénaire qui attend sereinement la mort, épaulé par son fidèle chien et les aides à domicile qui lui rendent visite dans sa maison perdue. La critique a loué l’humour et l’humanité de ce livre qui est une réflexion sur la solitude des seniors et, vu d’ici, une version suédoise de Son odeur après la pluie de Cédric Sapin-Defour.
Les droits des Grues volent vers le sud ayant été vendus dans une quarantaine de pays, la rumeur circule en Europe. En Allemagne, le livre est 4e de la liste des best-sellers du Spiegel. En République tchèque, il vient d’être sélectionné pour le prestigieux prix Magnesia Litera. En Angleterre, où Lisa Ridzén sera en promo tout ce mois d’avril, elle a droit à un blurb de Jacqueline Wilson, la romancière star de la littérature jeunesse. Et chez nous ? Bizarrement, aucun éditeur français ne s’est positionné. Pour lire le texte en VF, il faudra attendre la traduction que proposera la maison québécoise La Peuplade. Sortie prévue le 7...
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06/04 - Présidentielle 2027 : le vote utile, antidote incertain à la primaire
La première a été candidate à l'élection présidentielle. Le second s'apprête à l'être. En janvier, Valérie Pécresse et Gabriel Attal devisent autour de la bataille élyséenne. Survient cette réflexion : les résultats du premier tour en outre-mer, connus en métropole avant la fermeture des bureaux de vote, seront "instrumentalisés" le jour du scrutin. Ne pourraient-ils pas mobiliser l'électorat d'un prétendant en difficulté ? Ou favoriser le "vote utile" au profit de celui en bonne position ?
2027, consécration de l'électeur stratège. La multiplication des candidatures dans l'ex-socle commun, conjuguée à l'enterrement de la primaire par les impétrants, pourrait bien transformer les Français en tacticiens. Avec le retour du fameux vote utile, attitude consistant à voter pour le candidat le mieux placé d'un camp afin de barrer la route à un postulant honni. Voire à un scénario redouté, comme un duel Bardella-Mélenchon au second tour de l'élection présidentielle. Une quête d'efficacité
Ce phénomène, ancien, a pris une ampleur inédite lors des derniers scrutins. Les citoyens ont une lecture aiguisée des rapports de force politique, aiguillés par les sondages et le développement des chaînes d'informations. Terminé, le vote réflexe ou familial. Les Français sont volatils, la porosité électorale entre les camps se développe sur fond de désaffiliation partisane. Le vote est animé d'une quête d'efficacité, et tant pis pour les sentiments ! Valérie Pécresse et Anne Hidalgo, siphonnées en 2022 par Emmanuel Macron et Jean-Luc...
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06/04 - Les raisons du succès de l’Erasmus des apprentis en Europe
Avant de s’installer à Vienne, Enola Turpot n’en avait qu’une vision fragmentaire. Pour cette apprentie ébéniste de 23 ans, la capitale autrichienne évoquait avant tout les prémices du design industriel, les randonnées dans les montagnes environnantes et quelques images du film Sissi impératrice. Six mois plus tard, au terme d’un séjour Erasmus + effectué entre septembre 2025 et mars 2026, son regard a profondément évolué. "Ma connaissance de la ville s’est largement affinée, tout comme mon savoir-faire en menuiserie", raconte-t-elle. Accueillie par deux maîtres de stage fraîchement installés à leur compte, elle découvre une organisation du travail complémentaire : "L’une concevait les objets, l’autre les fabriquait". Grâce à cette expérience, la jeune femme, originaire de la région de Nantes, a aussi musclé son anglais.
Une expérience fructueuse parmi des dizaines de milliers. Le programme Erasmus + a bénéficié, en 2024-2025, à 185 000 Français dans le cadre de leurs études ou de leur formation. Parmi eux, près de 40 000 élèves apprentis et stagiaires issus de la voie professionnelle. Depuis 2014 et leur pleine intégration au dispositif de mobilité de l’Union européenne, ces jeunes sont de plus en plus nombreux à tenter l’expérience à l’étranger : +26 % en trois ans. "C’est un enjeu clé pour l’Europe qui, face au vieillissement de sa population active, doit miser sur les compétences des salariés de demain, et notamment sur les qualités comportementales que ces séjours permettent d’acquérir", insiste Nelly Fesseau,...
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06/04 - Guerre en Iran : Donald Trump dit que l’ultimatum qu’il a lancé à Téhéran est définitif
Après plus d'un mois de guerre, le risque d'une nouvelle escalade se profile au Moyen-Orient. Dimanche 5 avril, Donald Trump a encore menacé de détruire le réseau électrique et d'autres infrastructures civiles en Iran, réclamant la réouverture avant mardi à 20h00 du détroit d'Ormuz, toujours bloqué par la République islamique. Le 26 mars, le président américain avait reporté de dix jours la date prévue pour la destruction de centrales électriques iraniennes, soit jusqu'à ce lundi.
Téhéran a répondu aux dernières déclarations du locataire de la Maison-Blanche en promettant ce matin des représailles "encore beaucoup plus dévastatrices" en cas de nouvelles attaques américano-israéliennes contre ses infrastructures civiles.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump dit que l'ultimatum qu'il a lancé à l'Iran pour conclure un accord est définitif
⇒ Le chef des renseignements des Gardiens de la révolution éliminé
⇒ Israël dit avoir frappé "le plus grand complexe pétrochimique iranien"
18h55Fin de ce direct
Merci d'avoir suivi notre direct. Vous pourrez suivre, dès demain matin, notre nouveau live consacré au 39e jour de la guerre au Moyen-Orient.
>> Notre nouveau direct
18h37Les "assassinats et les crimes" ne perturberont par l'Iran, assure le Guide suprême
Le Guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a déclaré ce lundi dans une publication sur la messagerie Telegram que les "assassinats et les crimes" ne perturberaient pas les forces armées iraniennes.
18h19Les Gardiens de la révolution promettent de venger la mort de...
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06/04 - Les îles Chagos, cet archipel de la discorde qui fait chanceler Keir Starmer
La mer est d’huile autour de l’atoll de Peros Banhos, au cœur de l’océan Indien. Sur la plage, six hommes montent des abris de fortune, bâches en plastique tendues entre des troncs de cocotiers. Au large, un patrouilleur britannique observe, sans bouger. Parmi ces aventuriers, Michel Mandarin, 72 ans. Il n’était pas revenu ici depuis son adolescence, lorsqu’il avait été expulsé de force vers l’île Maurice, à 1 900 km de là : à l'époque, vers la fin des années 1960, Londres vide l’archipel des îles Chagos pour permettre l’installation d’une base militaire américaine sur l’île de Diego Garcia.
A ses côtés, sur la plage, Adam Holloway, ancien député conservateur et désormais soutien de Nigel Farage, filme la scène. Son objectif est simple : montrer à l’opinion britannique que des citoyens chagossiens tentent de revenir sur leurs terres au moment même où le gouvernement de Keir Starmer s’apprête à en transférer la souveraineté à un autre Etat, l’île Maurice.Trump, le déclencheur d'une nouvelle crise interne
A 8 000 kilomètres de là, ce confetti d’empire provoque une crise politique que l’on n’attendait pas. Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a qualifié l’accord signé entre le Royaume-Uni et Maurice de "grave erreur", signe d'une "grande stupidité". En quelques phrases, le président américain a transformé un dossier technique en test politique majeur. Pour Starmer, reculer serait un aveu de faiblesse ; persister risque de braquer Washington.
Les îles Chagos, un archipel isolé à mi-chemin entre l’Afrique et l’Asie, sont...
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05/04 - Hausse des carburants : cinq pays européens réclament une taxe sur les bénéfices exceptionnels, la France reste en retrait
Dans un courrier adressé au commissaire européen au climat, Wopke Hoekstra, ce vendredi 3 avril, cinq ministres européens de l'Economie et des finances, dont l'espagnol Carlos Cuerpo, ainsi que ses homologues autrichien, allemand, italien et portugais ont demandé la mise en place d’une taxe sur les bénéfices exceptionnels réalisés par les entreprises énergétiques, face à la hausse des prix des carburants liée à la guerre au Moyen-Orient.
Selon le ministre de l'Économie espagnol Carlos Cuerpo, une telle mesure "allégerait la charge pesant sur les consommateurs et les contribuables". Dans leur courrier, dont une copie a été publiée sur X, les cinq ministres signataires estiment que cette taxe "enverrait également un message clair selon lequel ceux qui tirent profit des conséquences de la guerre doivent faire leur part pour alléger la charge pesant sur le grand public".
Ministers🇦🇹Markus Marterbauer 🇵🇹@JMirandSarmento 🇩🇪@larsklingbeil 🇮🇹Giancarlo Giorgetti and 🇪🇸 I are asking @EU_Commission to explore a temporary solidarity instrument for energy companies to contribute from war-driven windfall profits & ease the burden on consumers and taxpayers pic.twitter.com/3SDxaB67Tw— Carlos Cuerpo (@carlos_cuerpo) April 4, 2026Mesure similaire déjà appliquée en 2022
Depuis le début de la guerre en Iran, les cours du pétrole et du gaz n'ont cessé d'augmenter, et ce, même si l’Union européenne ne s’approvisionne pas principalement au Moyen-Orient. Mais la hausse des prix mondiaux affecte malgré tout jour après jour...
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05/04 - Pierre Kosciusko-Morizet et Emmanuel Freund, le pari du jeu éducatif : "Certaines applis n’apprennent rien à vos enfants"
De Clair Obscur à Assassin’s Creed, la France est une nation qui compte dans les jeux vidéo. Mais derrière ces brillantes réussites, les titres éducatifs ont plus de mal à trouver leur place depuis le succès d’Adibou dans les années 90. PowerZ entend bien lui succéder. Emmanuel Freund, son créateur, s’était déjà distingué dans le secteur du gaming avec la création de Shadow (ex-Blade). Il est à nouveau épaulé par l’investisseur Pierre Kosciusko-Morizet, père du site de vente en ligne PriceMinister.
Les deux amis partagent un peu plus qu’un projet : un amour du jeu au sens large, une certaine vision de l’éducation, des valeurs. Et la conviction que l’intelligence artificielle vient ouvrir de nouvelles portes, tant dans la conception des jeux que dans la création des contenus éducatifs. PowerZ revendique aujourd'hui un million d'utilisateurs, et des métriques de rétention comparables à Fortnite. L’ambition : ni plus ni moins que devenir le champion européen de l'éducation par le jeu. Avant qu’un Google, Tencent ou ByteDance ne s'en chargent à leur place.
L’Express : Vous vous êtes rencontrés lors d’une partie de cartes. C’est le jeu qui vous a rapproché ?
Emmanuel Freund : Oui, à la belote ! Nous jouons toujours ensemble, de temps en temps, aux échecs. Le jeu nous a rapprochés et nous a probablement fait prendre conscience que nous partagions les mêmes valeurs. Nous avons la même conception de l’éducation.
Pierre Kosciusko-Morizet : Nous partageons une même passion pour les jeux de stratégie. Dans la concentration...
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05/04 - "Il était méconnaissable" : la "longue" mort d’Hitler racontée par l’historienne Caroline Sharples
"Linge, je vais me tirer dessus maintenant. Tu sais ce que tu as à faire." Ce seraient parmi les derniers mots prononcés par Adolf Hitler dans son bunker de Berlin, le 30 avril 1945. Son valet Heinz Linge, l'un des rares témoins de la scène, raconte : une poignée de main avec le Führer, un salut, une porte qui se ferme, puis un coup de feu. Pourtant, ce moment d'histoire maintes fois représenté au cinéma, personne ne l'a photographié ni filmé. Un manque de preuves matérielles, auquel il faut ajouter l'absence de corps, et qui ont nourri, quatre-vingts ans durant, les théories du complot les plus tenaces, à l'image de celle, farfelue, selon laquelle Hitler et Eva Braun se seraient enfuis en Amérique du Sud.
Dans un nouvel ouvrage passionnant, The Long Death of Adolf Hitler (Yale University Press, non traduit), l'historienne britannique Caroline Sharples retrace la "longue mort" du dictateur, depuis les adversaires du nazisme qui dans les années 1930 rêvaient déjà de l'élimination du Führer, jusqu'à l'ultime preuve biologique, en 2018, établissant pour de bon la date de son décès en 1945. Mais aujourd'hui encore, explique auprès de L'Express cette professeure à l'Université de Roehampton, "le mystère subsiste quant aux causes exactes de sa mort". Entretien.
L’Express : Dans votre livre, vous expliquez que bien avant son décès effectif en 1945, le sujet de la mort d’Hitler était sur toutes les lèvres ?
Caroline Sharples : Oui, car la mort d'Hitler est un phénomène culturel qui précède la Seconde Guerre...
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05/04 - Pour Donald Trump, le coût exorbitant de la guerre en Iran
C'est une photo dont se serait bien passé Donald Trump. Abondamment partagée sur les réseaux sociaux, on y aperçoit le fuselage éventré d'un E-3 Sentry de l'US Air Force, plus connu sous le nom d’avion de surveillance Awacs, reconnaissable à son grand radar en forme de disque. Transformé en amas de débris fumant, ce bijou de technologie stationné sur la base saoudienne de Prince Sultan, a été détruit le 27 mars par une frappe iranienne. Son remplacement pourrait coûter 700 millions de dollars à Washington qui, de jour en jour, voit s'alourdir la facture de son opération contre Téhéran.
Un peu plus d’un mois après son lancement, les dépenses sont déjà exorbitantes. "Au 26 mars, nous estimions son coût entre 20 et 28 milliards de dollars", jauge Elaine McCusker, ancienne responsable du budget du Pentagone sous la première administration Trump, aujourd’hui analyste à l’American Enterprise Institute. Alors qu'aucune fin de conflit ne se dessine, plusieurs élus du Congrès se sont d’ores et déjà insurgés contre une ardoise à "plus d’un milliard de dollars" par jour d’opération - soit plus que les quelque 300 millions qu’avait quotidiennement coûtés la guerre en Afghanistan entre 2001 et 2021. Ce montant n’a toutefois pas été confirmé par le Pentagone.
La baisse d’intensité de la guerre après le pic des premiers jours aurait permis de réduire les dépenses quotidiennes à environ un demi-milliard de dollars, évalue le think tank Center for Strategic and International Studies. "Au début du conflit, nous avons utilisé une...
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05/04 - "Caché dans une crevasse" des montagnes du sud-ouest iranien : comment l’aviateur américain a été secouru en moins de 48 heures
"On l'a eu !", a déclaré le président américain sur son réseau Truth social, dans la nuit de samedi à dimanche peu après minuit heure de Washington. Après un peu moins de 48 heures de recherches, l'officier américain porté disparu en territoire iranien après le crash de son avion vendredi a finalement été secouru dans la nuit du 4 au 5 avril par les forces spéciales américaines, dans une opération de haut vol.
"Au cours des dernières heures, l’armée américaine a mené à bien l’une des opérations de recherche et de sauvetage les plus audacieuses de l’histoire des Etats-Unis, pour venir en aide à l’un de nos incroyables officiers d’équipage, qui se trouve également être un colonel très respecté, et dont je suis ravi de vous annoncer qu’il est désormais SAIN ET SAUF !", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social. Ajoutant que le soldat a été blessé mais qu'il "s'en remettra très bien".Opération en territoire iranien
Vendredi, l'annonce du crash d'un avion de chasse américain F-15E biplace après des tirs iraniens - une première depuis le début de la guerre en Iran le 28 février dernier - et la disparition de son "Weapons System Officer", a été retentissante. Selon la presse américaine, les deux membres de l'équipage, éjectés de l'appareil selon la procédure en vigueur, avaient pu déclencher leur parachute et atterrir en territoire iranien. L'un a très vite été secouru par les forces spéciales américaines, dont un hélicoptère a été touché par des tirs pendant l'opération. Mais l'autre est longtemps resté...
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05/04 - L’exécution en Chine d’un Français condamné pour trafic de drogue crée un malaise diplomatique entre Paris et Pékin
La Chine a confirmé dimanche l'exécution du ressortissant français Chan Thao Phoumy, condamné à mort pour trafic de drogue en 2010, et rejeté les critiques de la France en déclarant ne pas établir de distinction en fonction de la nationalité des prévenus pour de telles infractions.
Chan Thao Poumy, qui était âgé de 62 ans, était né au Laos et avait été naturalisé français. Il figurait parmi un groupe de 89 suspects arrêtés en 2005 pour trafic de drogue avant d'être condamné à la réclusion à perpétuité en 2007, puis à la peine capitale trois ans plus tard. Il était accusé de faire partie d'un réseau de trafiquants, qui aurait commencé dès 1999 à fabriquer des tonnes de méthamphétamines près de Canton, dans le sud-est de la Chine, avant d’étendre leur production à d’autres sites dans le centre du pays.Absence de la défense à la dernière audience
Dans un communiqué diffusé samedi soir, le ministère français des Affaires étrangères a dit avoir appris "avec consternation" son exécution "malgré la mobilisation des autorités françaises, y compris pour obtenir une décision de clémence à titre humanitaire au bénéfice de notre compatriote". "Nous regrettons particulièrement que la défense de M. Chan n'ait pas eu accès à la dernière audience au tribunal, ce qui constitue une violation des droits de l'intéressé", a-t-il ajouté. "Nous adressons toutes nos condoléances à sa famille, dont nous partageons l’affliction. La France rappelle son opposition, partout et en toutes circonstances, à la peine de mort et appelle à son abolition...
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05/04 - Benjamin Morel : "En 2027, les Français penseront élire un nouveau Bonaparte, mais ils auront un René Coty"
Au lendemain des législatives de 2022, aucun des trois blocs politiques n'a remporté les 289 sièges nécessaires pour obtenir la majorité absolue à l’assemblée nationale. Un blocage politique que la dissolution de juin 2024 a transformé en crise ouverte. Si, aux yeux de beaucoup, Emmanuel Macron fait figure de coupable idéal, Benjamin Morel pointe plutôt du doigt le mode de scrutin majoritaire à deux tours, inadapté à la nouvelle donne imposée par la tripartition de la vie politique.
Pour ce maître de conférences en droit public à l'université Paris-Panthéon-Assas, qui publie Crise politique, crise de régime (Odile Jacob), l'arrivée d'un nouveau locataire à l'Élysée ne résoudra rien, car aucun parti ne peut espérer obtenir une majorité en 2027. "Le prochain président, élu comme un nouveau Bonaparte, risque de se retrouver dans la position d'un Vincent Auriol ou d'un René Coty", avertit le constitutionnaliste, qui ne croit pas davantage au scénario d’une rebipolarisation. Le seul moyen de sortir par la grande porte de cette crise, affirme-t-il à L’Express : passer à la proportionnelle et renforcer les pouvoirs du Parlement. Entretien.
L’Express : Dans votre dernier livre, vous affirmez que la crise politique que traverse la France depuis les législatives n’est pas "la faute de Macron". Pourquoi ?
Benjamin Morel : Pour commencer, il faut comprendre ce qui est à la source de cette crise. Celle-ci provient de la rupture du vieux clivage gauche-droite et du fait majoritaire qu’il parvenait à engendrer. Cela a deux...
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05/04 - Qui était James Matthew Barrie ? L’histoire oubliée du créateur de Peter Pan
Cette blague potache serait sans doute impossible aujourd’hui. En 1887, James Matthew Barrie monte l’équipe de cricket les Allahakbarries (jeu de mots contractant "Allah Akbar" et le patronyme de Barrie). La liste des écrivains ayant défilé derrière la batte au sein des Allahakbarries est incroyable : on y trouve notamment Pelham Grenville Wodehouse, Jerome K. Jerome, Rudyard Kipling, Alan Alexander Milne (l’auteur de Winnie l’ourson) ou Arthur Conan Doyle (paraît-il le meilleur joueur de la bande). De même que son copain Conan Doyle est désormais bien moins connu que Sherlock Holmes, Barrie s’est effacé derrière le mythe de Peter Pan, le personnage qu’il a créé.
Tout le monde a vu le dessin animé de Walt Disney, sorti en 1953, certains se souviennent aussi de Hook ou la revanche du capitaine Crochet, un Spielberg mineur réalisé en 1991. Difficile de ne pas évoquer Michael Jackson, qui avait appelé son ranch californien Neverland en hommage au Pays imaginaire forgé par Barrie, et se prend pour Peter Pan dans le clip de sa chanson Childhood. On pourrait aussi citer le syndrome de Peter Pan, pathologie floue inventée par le psychanalyste américain Dan Kiley en 1983, et qu’Orelsan s’autodiagnostiquait dans son tube Différent… Plutôt que de se perdre dans les méandres de la santé mentale et du rap puéril, pourquoi ne pas sortir de l’ombre l’immense Barrie (minuscule bonhomme qui ne mesurait qu’un mètre cinquante) ?
Né en Ecosse en 1860, le petit James découvre le spleen à 6 ans quand son grand frère David,...
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05/04 - Placements : comment bien investir un capital d’un million d’euros
Il est évidemment rarissime de se retrouver avec une telle somme du jour au lendemain. Elle peut correspondre au fruit d’un travail de longue haleine, auquel cas vous aurez probablement déjà investi dans nombre de dispositifs. Mais elle peut aussi résulter de la cession de parts dans une société ou d’un héritage. Dans cette situation, il faut d’abord parer aux besoins de base, tels que la constitution d’une épargne de précaution et l’ouverture d’une ou deux enveloppes d’épargne financière (assurance-vie, plan d’épargne en actions ou compte-titres). "Il faut faire le point sur ce dont on dispose déjà et ajouter des briques choisies avec discernement", conseille Aymeric Richard, fondateur du cabinet de gestion de patrimoine Chartrons Patrimoine. Les options sont nombreuses, d’autant que vous allez accéder à des sur-mesure et à des niveaux de frais plus contraints. De quoi ciseler votre patrimoine selon vos désirs. Aventurez-vous sur des placements alternatifs
Avec un tel montant, le cœur de votre allocation doit rester traditionnel : fonds en euros, actions, etc. Mais vous allez pouvoir diversifier vos investissements avec du non coté et des actifs plus exotiques. Envisagez par exemple les cryptoactifs, les matières premières ou les métaux précieux et industriels (or, argent, cuivre, lithium…). Attention, toutefois : ces secteurs sont risqués et les cours peuvent évoluer fortement à la hausse comme à la baisse sur des laps de temps très courts. Ils nécessitent donc un suivi plus fréquent. "Il faut être...
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05/04 - Donald Trump menace d’attaquer mardi les centrales énergétiques et ponts iraniens si le détroit d’Ormuz n’est pas rouvert
Donald Trump a de nouveau menacé dimanche de détruire les infrastructures civiles iraniennes, quelques heures après le sauvetage par les forces spéciales américaines d'un aviateur porté disparu dans le sud-ouest de la République islamique.
Le second équipier américain de l’appareil qui s’était écrasé en Iran a été récupéré par les forces américaines et est désormais "sain et sauf", a annoncé Donald Trump, qui a salué une opération de secours "parmi les plus audacieuses" de l’histoire militaire américaine, menée pour sauver cet officier. Il précise que le militaire a été blessé et que l’intervention a mobilisé "des dizaines d’appareils".
Samedi soir, les forces armées iraniennes ont opposé une fin de non-recevoir au nouvel ultimatum lancé par Donald Trump, qui réclamait la réouverture du détroit d’Ormuz dans un délai de quarante-huit heures. Elles ont qualifié de "stupides" les menaces du président américain, lequel avait évoqué la possibilité de "déchaîner les enfers" contre l’Iran.
19h00Fin du direct
Merci d'avoir suivi notre direct. Vous pourrez suivre, dès demain matin, notre nouveau live consacré au 38e jour de la guerre au Moyen-Orient.
>> Notre nouveau direct
18h47La branche armée du Hamas déclare que les appels au désarmement sont inacceptables
Dimanche, la branche armée du Hamas a rejeté l’idée de discuter de son désarmement tant qu’Israël n’aurait pas pleinement appliqué la première phase du cessez-le-feu à Gaza négocié par les États-Unis. Dans une déclaration télévisée, le porte-parole Abou Oubaïda a...
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05/04 - Collaborationnistes, amis de Marcel Proust... Hélène et Paul Morand, les derniers secrets d’un "couple sulfureux"
Jusqu'où va l'influence, sur le cours de notre vie, de celle ou de celui qui fait battre notre cœur ? Si Paul Morand pouvait encore entendre cette question aurait-il, probablement, l'honnêteté de répondre quelque chose comme : "immense". De quoi donner raison à David Bonneau d'avoir préféré à une biographie de l'illustre qu'il a découvert la majorité tout juste soufflée dans la bibliothèque de ses parents, une "radiographie intime d'un couple", pour reprendre l'élément de langage marketing du Tête-à-tête d'Hazel Rowley qui raconte les destins entremêlés de Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre.
A l'instar des deux grandes consciences de l’existentialisme, Hélène et Paul Morand ne sont pas frappés d'un coup de foudre lors de leur première rencontre à Londres en 1915 ; leur attachement se fait progressivement - l'analogie s'arrête là. Et dans son passionnant Hélène et Paul Morand, un couple sulfureux (Plon), l'auteur s'interroge en même temps que le lecteur qui découvre la vie de cette mondaine de la Mitteleuropa et de ce globe-trotteur qui saute de villes en villes : "Qu'est-ce qui a pu séduire à ce point cette princesse de 37 ans, au zénith de sa féminité, mariée [au prince roumain Dimitri Soutzo], riche à millions avec ses nuits domestiques, chez ce modeste attaché d'ambassade de neuf ans son cadet ?"Hélène, prête-plume de Paul Morand
Tout à la fois le corps et l'esprit. Leurs moments intimes, dont on mesure la fréquence et la densité au nombre de petites croix qu'Hélène inscrit sur son journal, sont arrosées...
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05/04 - "Ces Français ont cru à l’utopie nazie" : les révélations d’un documentaire sur les ultras de la collaboration
Combien furent-ils ? 10 000 au bas mot. 30 000 selon les estimations hautes (sur 40 millions d'habitants que comptait la France en 1940). Ces Français ont revêtu l'uniforme allemand pour "combattre le bolchevisme" et "édifier l'Europe nouvelle". On ne savait pas grand-chose sur leur engagement. Et le peu que l'on savait, ce sont eux qui l'ont raconté. Du "Chagrin et la pitié" (1971), le film de Max Olphüs, avait surgi le personnage de Christian de la Mazière, engagé dans la Waffen-SS à l'été 1944 avant de devenir, après-guerre, l'imprésario de Dalida.
Né en 1986, l'auteur et réalisateur Jean Bulot a enquêté sur ceux que l'on a longtemps présentés comme des "soldats perdus". Ce travail minutieux et patient lui a inspiré un documentaire en deux parties pour Arte, "Les soldats français du Reich", et une série sur France Culture, "Les ultras de la collaboration", aussi édifiants l'un que l'autre. De la Légion des volontaires français (LVF) aux Waffen-SS, en passant par la Milice et les auxiliaires de la Gestapo, Jean Bulot explore cette marge de la collaboration qui a pris de plus en plus d'importance au fil de la guerre. Archives inédites à l'appui, il documente leurs motivations idéologiques, leurs crimes sur le front de l'Est et sur le sol français, et leur existence après la guerre jusque dans les années quatre-vingt. Sans jamais renier leurs idées. Le travail de Jean Bulot éclaire ces ultras de la collaboration sous une lumière plus crue que le film, à voir aussi, de Xavier Giannoli sur le...
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05/04 - Pesticides et cancer : que vaut vraiment l’étude péruvienne, présentée comme une "révolution" ?
Est-ce un tournant, dans la démonstration de la dangerosité des pesticides, ou une simple association statistique supplémentaire ? Alors que depuis des années, les experts s’écharpent sur la nocivité réelle des résidus de produits phytosanitaires en population générale, une étude scientifique publiée le 1er avril dans la revue Nature Health, semble apporter un éclairage nouveau sur les risques associés à ces substances.
Soutenue par l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et l’Institut Pasteur, une équipe franco-péruvienne a retracé les zones d’exposition théoriques les plus importantes à 31 de ces substances, et ce, à l’échelle d’un pays tout entier, le Pérou, et avec une précision cent mètres par cent mètres. En comparant la carte obtenue avec celle de l’incidence des cancers en population générale, les chercheurs mettent en évidence un lien statistique qu’ils qualifient de robuste, entre les deux phénomènes. Et ce, alors que les pesticides retenus dans l’étude n’ont pas été classés cancérogènes de catégorie 1 par l’OMS.
Si de nombreuses études montrent un risque élevé de certains cancers chez les agriculteurs qui manipulent des quantités importantes de ces substances, les chercheurs peinent à attribuer avec précision le rôle de ces produits en population générale. Dans le jardin, la cuisine, ou le robinet de Monsieur et Madame Tout-le-monde, les doses sont bien plus faibles, et les effets, plus difficiles à identifier. Comment interpréter de cette nouvelle étude ? Établit-elle vraiment "un lien définitif"...
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05/04 - A gauche, la primaire impossible : la petite idée dans la tête d’Olivier Faure
S’il vous plaît, dessine-moi le chemin. À vrai dire, Olivier Faure avait d’autres plans que cette primaire enlisée à gauche. Il lui aurait jadis préféré, selon ses amis, un "programme commun", et une répartition de tous ces narcisses à bâbord au sein d’une architecture gouvernementale prédéfinie. "Olivier, ce n’est pas Miss France la présidentielle !", s’est gentiment moqué son ami Pierre Jouvet une fois l’idée émise en petit comité. Mais le gardien de la vieille maison n’a jamais caché sa crainte que "la primaire unitaire" ne devienne un oxymore ; "une primaire où tous se tapent dessus", tel qu’il le chuchotait à l’été.
D’ailleurs, Olivier Faure n’a jamais jugé nécessaire l’organisation d’un débat entre les candidats. Et c’est parce qu’il voulait une désignation la plus consensuelle, la moins clivante possible qu’il a œuvré pour qu’un présidentiable soit désigné au vote préférentiel, c’est-à-dire par classement ; le genre de modalité qui favorise souvent les candidats constants à la 2e place... Parfait pour Olivier Faure ! Le socialisme n’est pas un pacifisme béat, car le premier secrétaire ne veut pas "se limiter à être le mécano de la gauche plurielle".
Était-ce de la littérature ? Autour de lui, les soutiens à la primaire fondent comme neige au soleil. Le président du département de la Haute-Garonne, Sébastien Vincini, a tiré le premier. Pierre Jouvet a alors dû rassurer la garante du processus Lucie Castets : sa sortie, jure-t-il, n’engageait que son auteur. Mais le découragement est un virus contagieux chez les fauristes....
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04/04 - Frappes sur des infrastructures civiles en Iran : l’effet boomerang pour Donald Trump ?
Donald Trump multiplie les menaces contre l'Iran. L'une des dernières en date ? Le président américain a averti, dans son allocution dans la nuit du 1er au 2 avril, qu'il allait "renvoyer l'Iran à l'âge de pierre auquel il appartient", brandissant la menace de nouvelles frappes lors des prochaines semaines. Un peu plus tôt, le 30 mars, Donald Trump a menacé de mettre fin à la guerre en "faisant sauter et en anéantissant" toutes les centrales électriques, les puits de pétrole, le terminal pétrolier de l'île de Kharg et "éventuellement" toutes les usines de dessalement iraniennes si le pays n'ouvrait pas le très stratégique détroit d'Ormuz. Ce samedi 4 avril, le locataire de la Maison-Blanche a lancé un nouvel ultimatum à l’Iran, lui accordant "48 heures" pour parvenir à un accord avec Washington ou rouvrir le détroit d'Ormuz, faute de quoi les Etats-Unis promettent de "déchaîner les enfers sur eux".
Les frappes américaines et israéliennes se poursuivent contre l'Iran, et les infrastructures civiles sont de plus en plus touchées par des frappes jugées potentiellement contraires au droit international humanitaire. Au lendemain de l'allocution télévisée du président américain, l'Institut Pasteur d'Iran, le centre de recherche médicale et de santé publique le plus ancien et le plus prestigieux du pays et du Moyen‑Orient, situé à Téhéran, a été gravement endommagé lors d’une attaque aérienne. Ni les Etats‑Unis ni Israël n'ont, à ce stade, revendiqué cette frappe. Ce centre, désormais hors service après ces...
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04/04 - Sommet "One Health" pour la santé mondiale : à Lyon, le monde apprend à soigner sans les Etats-Unis
Avec ces coups de brosse à répétition, ces tests lumière qui n’en finissent pas, et de minutieux passages en revue chaque soir, cela faisait bien longtemps que le centre des congrès de Lyon n’avait pas été lustré, astiqué, chouchouté avec autant de soin. Il faut dire que l’établissement s’apprête à recevoir des personnalités on ne peut plus importantes : du 5 au 7 avril, le gratin de la santé mondiale défilera dans ses travées, à l’occasion du "One Health Summit", rendez-vous majeur en matière sanitaire.
Durant trois jours, gouvernements et institutionnels déambuleront dans ces 24 000 mètres carrés en forme de soucoupe, en quête de confrères avec qui fourbir leurs arguments et parfaire leurs alliances. Organisé par la présidence française du G7, l’événement se veut un temps fort des discussions scientifiques internationales. Avec au menu entre les visites et les petits fours plusieurs sessions de délibérations entre chefs d’Etat pour réfléchir à la "gouvernance" sanitaire mondiale.
Sur scène et en coulisse, Emmanuel Macron et les scientifiques de la délégation française tenteront de réaffirmer les principes de la santé "globale". Chère à la France, et en plein essor les décennies passées, cette approche onusienne fait de la santé une problématique collective et environnementale. Pour réduire les risques de pandémies, et améliorer nos conditions de vies, il faudrait donc coopérer, et s'accorder sur des mesures qui prennent en compte les écosystèmes dans leur ensemble, de l'homme au règne animal.Coupes budgétaires et...
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04/04 - Aurélia Nguyen : "L’IA facilite la création de virus dangereux en laboratoire"
Comment réussir à doter l'humanité d'un vaccin contre n'importe quelle maladie infectieuse émergente en moins de 100 jours ? La pandémie de Covid-19 a montré à quel point il était urgent de réussir à répondre à cette question. Pour atteindre cet objectif, les gouvernements de 36 pays, plus la Commission européenne et dix grandes structures philanthropiques, investissent dans les travaux d'une organisation internationale méconnue mais essentielle : la Cepi, la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies. Créée en réaction à l'épidémie d'Ebola en 2017, elle a largement contribué à la mise au point des vaccins contre le Covid. A l'occasion du lancement de sa nouvelle stratégie 2027-2031, Aurélia Nguyen, sa directrice générale adjointe, revient sur les nouveaux risques posés par l'intelligence artificielle et l'arsenal vaccinal en cours de constitution, mais aussi sur les incertitudes liées au positionnement de l'administration Trump et les partenariats noués avec la France. Entretien.
L'Express : Dans son nouveau plan stratégique, la Cepi met en avant l’intérêt de l'intelligence artificielle dans la lutte contre les pandémies, mais aussi les risques que cette technologie ferait peser en matière de biosécurité. Qu’en est-il concrètement ?
Aurélia Nguyen : Pour bien comprendre notre approche, il faut d'abord rappeler que les maladies infectieuses nous menacent de trois façons. D’abord, bien sûr, en cas d’émergence naturelle d’un nouvel agent pathogène — c'est le risque le plus fréquent, lié...
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04/04 - "Nous craignons que les exécutions ne soient éclipsées par la guerre" : les condamnations à mort en hausse en Iran, en toute discrétion
Le nombre de personnes condamnées à mort et tuées en Iran augmente. L'Iran a exécuté ce samedi 4 avril deux hommes, reconnus coupables de liens avec l'Organisation des Moudjahidines du peuple d'Iran (OMPI), un groupe d'opposition en exil, et d'attentats armés, ont rapporté les médias iraniens. L'OMPI a confirmé ces exécutions, déclarant dans un communiqué que l'Iran "tente de masquer sa faiblesse en exécutant des prisonniers politiques, notamment des membres et sympathisants de l'OMPI". Quatre membres de l'OMPI ont été exécutés en début de semaine, a-t-elle précisé.
Ce groupe d'opposition n'est pas le seul à être dans le viseur des autorités iraniennes. Deux jours plus tôt, comme le rapporte également Reuters, un homme reconnu coupable d'avoir participé à une attaque contre une installation militaire classifiée lors des manifestations de janvier en Iran a été exécuté, a annoncé Mizan, organe de presse du pouvoir judiciaire, après le rejet de son appel et la confirmation de sa peine par la Cour suprême. Lundi, les médias d'État ont annoncé l'exécution de deux prisonniers politiques, Mohammad Taghavi, 59 ans, et Akbar Daneshvarkar, 60 ans, pour baghi ("rébellion armée contre l'Etat"). En janvier 2025, Amnesty International avait déclaré que leur condamnation à mort, prononcée en octobre 2024, faisait suite à un procès manifestement inéquitable, entaché d'allégations de torture visant à extorquer des aveux.
Le 19 mars dernier, trois hommes ont quant à eux été pendus en public après leur arrestation à la suite des...
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04/04 - Avion abattu en Iran : ce que l’on sait de l’officier américain toujours porté disparu
L'Iran et les Etats-Unis sont engagés depuis le vendredi 3 avril dans une course contre la montre. Téhéran et Washington entendent retrouver l'un des deux occupants du premier avion américain à s'être écrasé sur le territoire iranien depuis le début de la guerre, un F-15E biplace.
Au total, ce sont deux avions de combat américains, un F-15E biplace en Iran et un A-10 Warthog au-dessus du Koweït, qui ont été abattus par les forces iraniennes vendredi.Un pilote retrouvé
Une opération de sauvetage a été lancée par l'armée américaine pour récupérer l'officier disparu de l'avion abattu. Plusieurs médias américains, dont le New York Times ainsi que CNN ou encore la chaîne américaine CBS, citant des sources proches du dossier ou des responsables américains et israéliens non identifiés, affirment que le pilote de l'avion a été secouru par les forces américaines. Aucune source officielle ne l'a cependant confirmé à ce stade.
La télévision d'État iranienne a diffusé des images qu'elle décrit comme étant celles de l'avion américain abattu, un F-35. Mais, selon William Goodhind, analyste d’images chez Contested Ground interrogé par Reuters, les clichés montrant des débris présumés de l'avion abattu diffusés sur les réseaux sociaux correspondent à celles d'un F-15E. La chaîne CNN, qui a analysé les images diffusées par la télévision d'État iranienne montrant entre autres un siège éjectable au sol, confirme que le modèle semble correspondre à un F-15.Un autre officier toujours recherché
Les opérations de recherche pour retrouver le...
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04/04 - Comment la Belgique sauva (un temps) Marvin Gaye
Pourquoi les coulisses de la pop sont-elles toujours aussi glauques ? Sexe, drogues et destins brisés sont les trois constantes de l’industrie du divertissement, et Marvin Gaye n’y coupa pas, comme nous le rappelle Serge Honorez dans un récit érudit et enlevé qui se lit avec un grand plaisir mais aussi une angoisse croissante au fil des pages.
On sait que, né en 1939 à Washington, Gaye fut d’abord un enfant battu. Son père, pasteur pentecôtiste, l’élève à coups de ceinturon – entre deux prêches, ce prédicateur atypique et visiblement désaxé aime mettre des bijoux et s’habiller avec les vêtements de sa femme. Au moins initie-t-il le petit Marvin au gospel. Ayant grandi, doué pour la musique (à la fois pianiste, batteur et compositeur), Gaye y voit une échappatoire. On le retrouve à Detroit, où Berry Gordy vient de lancer son label qui deviendra légendaire, la Motown. Bien que son goût le porte surtout aux prostituées, Gaye épouse la grande sœur de Gordy, Anna. Cette dernière étant stérile, Gaye met enceinte une nièce mineure d’Anna, et Anna adopte l’enfant. Alors en pleine ascension, passé de musicien de studio à nouvelle star de la Motown, Gaye traîne déjà de sacrés dossiers…
Les années 1970 sont paradoxales. Avec son chef-d’œuvre What’s Going On (1971), Gaye entre à jamais dans l’histoire de la soul. Des millions de dollars pleuvent sur son compte en banque. Ça ne tourne pas rond pour autant. Tiraillé entre une aspiration spirituelle sincère et une sexualité aussi irrépressible que débridée (l’échangisme et le...
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04/04 - Claudine Grammont : "Le dernier Matisse est un autre Matisse"
Plus de 300 œuvres réunies pour raconter une période foisonnante qui s’apparente à un moment de grâce : au Grand Palais, l’exposition Matisse 1941-1954, coproduite par le Centre Pompidou, éclaire, avec une ampleur inédite, les dernières années d’un artiste que la maladie contraint, mais que l’invention libère. Dessins au trait épuré, gouaches découpées aux couleurs franches, livres illustrés, textiles, vitraux : le parcours, dense, montre comment il renouvelle son geste et son espace de travail. Entre Vence et Nice, loin d’un sombre crépuscule, ces années forment un laboratoire d’audaces qui influenceront durablement l’art moderne. Conservatrice au Musée national d'art moderne, cheffe du cabinet d’art graphique de Pompidou, la commissaire Claudine Grammont revient pour L’Express sur la manière dont cet ultime Matisse parle puissamment au présent.
L'Express : Qu'est-ce qui provoque chez Matisse cette urgence de création au début de la décennie 1940 alors qu'il est déjà un septuagénaire avancé ?
Claudine Grammont : En 1941, il subit une intervention chirurgicale à Lyon, avec des complications, qui le laisse très diminué. Il échappe de peu à la mort. En outre, ses médecins ne sont pas très optimistes sur le temps qu'il lui reste à vivre. Tout cela fait qu’il sort de là avec un regard différent sur le monde. Il dira lui-même par la suite que son opération lui a "équilibré l’esprit – clarifié les idées". Claudine Grammont, cheffe du cabinet d'art graphique au Centre Pompidou et commissaire de l'exposition.
On associe...
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04/04 - "Le temps presse" : Donald Trump donne 48 heures à l’Iran pour conclure un accord avant de "déchaîner les enfers sur eux"
Les forces iraniennes recherchent un pilote américain porté disparu dans le sud-ouest de l'Iran après la destruction, samedi, de son avion de combat, une première depuis le début du conflit au Moyen-Orient il y a cinq semaines. Au total, ce sont deux avions de combat américains, le F-15E biplace en Iran et un A-10 Warthog au-dessus du Koweït, qui ont été abattus par les forces iraniennes. Le deuxième pilote du F-15 et le pilote du A-10 ont été secourus par les Américains.
La traque iranienne pour retrouver ce chasseur disparu suscite des préoccupations à Washington quant au risque que ce pilote soit capturé, offrant ainsi à l’Iran un levier stratégique qu’il pourrait utiliser pour exercer une pression sur les États-Unis. L’Iran pourrait ainsi négocier directement avec les États-Unis, en exigeant des concessions en échange de la libération discrète du membre d’équipage.Les médias d'État iraniens ont déclaré montrer des débris d'un avion américain abattu sur cette photo qui aurait été prise dans le centre de l'Iran et publiée le 3 avril 2026. IRIB/Document fourni via REUTERS / Reuters n'a pas été en mesure de confirmer le lieu ni la date à laquelle les photos ont été prises. -La bande rouge visible sur la dérive de l'avion sur les photos correspond à la partie arrière d'un F-15E Strike Eagle visible sur des photos d'archives.
18h16L'Iran annonce que l'Irak serait exempté de toute restriction de transit par Ormuz
Le commandement militaire central iranien a annoncé que l'Irak serait exempté de toute restriction de...
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04/04 - Placements : nos conseils pour bien investir avec 100 000 euros en poche
Percevoir 100 000 euros n’est pas donné à tout le monde et résulte souvent d’une donation, d’un héritage ou encore d’une vente immobilière. Une telle somme peut changer la donne pour un foyer aux revenus modestes en assurant un matelas de sécurité confortable, sans pour autant révolutionner du tout au tout un train de vie. Elle permet cependant de diversifier ses placements.Ouvrez une seconde enveloppe financière
L’assurance-vie est souvent le premier contrat d’épargne de long terme souscrit par les épargnants, mais l'enveloppe ouverte avec ses premières économies n’est plus forcément celle qui conviendra quelques années plus tard. Faites donc le point et évaluez la qualité de votre contrat actuel. "Dans certains cas, ajouter un deuxième contrat peut être pertinent si le premier ne remplit pas tous les critères", estime Aymeric Richard, fondateur du cabinet de gestion de patrimoine Chartrons Patrimoine. Tel est le cas notamment si le rendement du fonds en euros est de mauvaise facture ou si le choix des unités de compte est trop limité.
Vous pouvez aussi vous poser la question de privilégier un compte-titres. Bien qu’il ne dispose pas des atouts fiscaux de l’assurance-vie, il présente l’avantage d’être bien moins cher et de donner accès à tous les produits financiers sans restriction. "La meilleure stratégie reste d’y loger un ETF MSCI World, exposé aux 2 000 plus grosses sociétés cotées dans les pays développés, indique Pierre-Marie de Forville, fondateur d'iVesta Family Office. Cela permet de cibler une...
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04/04 - Comment les Gardiens de la révolution ont renforcé leur emprise sur l’Iran
La main gauche de cet adolescent tient fermement le drapeau de la République islamique d’Iran ; la droite est plaquée sur son cœur indiquant son indéfectible patriotisme. A ses côtés, une jeune fille porte le hijab et un milicien bassiji en treillis prend dans ses bras une carte de l’Iran, comme le symbole d’un appareil sécuritaire prêt à tout pour défendre son pays plongé depuis plus de cinq semaines dans un conflit existentiel. Cette affiche de propagande, qui circule sur les réseaux sociaux, fait la promotion d’un plan des Gardiens de la révolution pour recruter garçons et filles "âgés de 12 ans et plus" pour devenir "combattants volontaires" et "défendre la patrie". Leurs missions vont des opérations de renseignement aux contrôles d'identité, en passant par la préparation des repas, selon l’agence de presse d’Etat ANA. A la faveur de la guerre, cet enrôlement d'enfants-soldats - ce qui constitue un crime de guerre - illustre l’urgence pour les pasdaran de reconstituer leurs forces après la perte de nombreux cadres.
Le 26 mars dernier, Tsahal a annoncé la mort de nouvelles figures importantes : Behnam Rezaei, chef de la direction du renseignement de la marine des Gardiens de la révolution et surtout le général Alireza Tangsiri, commandant de la marine des pasdarans, qui a eu droit le lendemain à un grand rassemblement dans le centre de Téhéran pour ses funérailles, le jour du 47e anniversaire de la République islamique.Les Gardiens autour de Mojtaba
Depuis la mort du Guide suprême Ali Khamenei, cette...
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04/04 - Pourquoi les Chinois adoptent les agents IA plus vite que les autres
Il faut se méfier des emballements technologiques. Ils produisent souvent plus de bruit que de réalité. Mais la folie OpenClaw en Chine mérite qu’on s’y arrête, parce qu’elle dit quelque chose de profond sur la manière dont le pays conçoit l’intelligence artificielle. En quelques jours, un modèle open source d’agents IA est sorti du cercle des développeurs pour devenir un phénomène de masse, avec files d’attente, sessions d’installations collectives et mise en scène presque carnavalesque. Des événements organisés par Tencent attirent enfants, retraités et curieux, arborant des chapeaux en forme de homard, l’effigie du projet OpenClaw.
Cette folie a en outre pris une tournure très chinoise : l’imitation compétitive à l’échelon national. C’est une guerre de plateforme qui a débuté. En quelques jours, Zhipu a lancé AutoClaw, présenté comme une version avec plus de 50 compétences pré-installées. ByteDance, via Volcano Engine, a sorti ArkClaw. Tencent a mis en ligne WorkBuddy pour un usage professionnel, avant d’étendre l’offensive à d’autres briques comme QClaw puis ClawBot dans WeChat. Alibaba a répliqué avec ses propres offres orientées entreprises. Autrement dit, plusieurs géants se sont rués en même temps sur la même couche logicielle ouverte.La folie des "homards"
C’est là que se trouve le cœur économique de l’histoire. OpenClaw est gratuit. Le code est ouvert. Le modèle ne constitue donc pas, en lui-même, une rente défendable. La valeur se déplace vers autre chose : l’installation par défaut, l’interface, le magasin...
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04/04 - Il a fait du Mossad un bulldozer contre l’Iran : Meir Dagan, les confidences de son biographe
Derrière la guerre, des décennies de préparation dans l'ombre. Bien avant l'assassinat ciblé du Guide suprême Ali Khamenei, ce 28 février, le Mossad a lancé un programme d'empêchement des ambitions nucléaires de l'Iran. Un homme en particulier a incarné ce combat invisible : Meir Dagan, patron du service secret israélien entre 2002 et 2011. Cet ex-espion de terrain, décédé en 2016, a poussé ses troupes à faire de la République islamique la priorité numéro un. Commanditant assassinats ciblés et sabotages audacieux...
Le journaliste américain Samuel Katz, collaborateur de Vanity Fair ou de GQ, lui a consacré un ouvrage remarqué, The architect of espionage, publié en novembre 2025. Cette biographie paraîtra en français le 23 avril prochain aux éditions Novice. On y découvre les réseaux patiemment tissés par le Mossad parmi les Kurdes d'Irak, d'où ils recrutent de nombreuses sources infiltrées ensuite dans la bonne société iranienne. Apparaissent aussi les liens fraternels de Meir Dagan avec le roi de Jordanie, aboutissant à plusieurs collaborations stratégiques entre les services secrets des deux pays. En dépit de ses états de service, Meir Dagan a toujours bataillé contre l'entrée en guerre d'Israël contre l'Iran. Entretien avec son biographe Samuel Katz.
L'Express : La presse égyptienne le surnommait "Superman", George W. Bush l'aurait qualifié de "dirigeant mondial le plus impressionnant qu’il ait jamais rencontré". Que disent les ex-agents du Mossad et les dirigeants internationaux que vous avez rencontrés...
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04/04 - Bally Bagayoko, LFI et CNews : une histoire qui tourne mal
Un "philosophe" devrait savoir raisonner, et se raisonner ; Michel Onfray ne devrait pas assimiler un maire LFI, d’origine malienne, à un "mâle dominant" de "tribu primitive". Un psychologue devrait savoir analyser, s’autoanalyser aussi ; pourquoi donc Jean Doridot a-t-il ressenti le besoin de rappeler que "nous sommes des mammifères sociaux et de la famille des grands singes", pour décrypter l’installation de Bally Bagayoko à la mairie de Saint-Denis ? Il existe pourtant tant d’expressions politiques, et démocratiques, pour qualifier, critiquer La France insoumise et ses membres. Mais le choix des mots est déjà une interprétation du monde. À travers les propos racistes de ces deux intervenants habituels de la chaîne, celle que donne à voir CNews est sans équivoque.
La France insoumise et le canal 14 de la TNT ont pris l’habitude de se parler de loin, de s'alimenter dans de mutuelles attaques. L’année dernière, un cadre du mouvement l’admettait sous cape : il préférait répondre aux interviews sur les ondes de Vincent Bolloré plutôt que sur celles de l’hypocrite service public. Une façon, aussi, de mettre en scène un face-à-face souhaité avec l’extrême droite, dont son corollaire médiatique. Mais la séquence est venue parfaire la réputation de CNews. Depuis, l’édile a déposé plainte pour "injures publiques en raison de l’ethnie, la nation, ou la religion" et pour "diffamation". Une enquête a été ouverte. Bally Bagayoko réclame aussi la fermeture de la chaîne. "Est-ce que nous sommes obligés d’avoir une offre...
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03/04 - Guerre en Iran : l’UE revoit la stratégie de la mission militaire Aspides
Les "systèmes de corruption" de l'Iran dans le détroit d'Omruz sont "inadmissibles", a jugé Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne, ce jeudi 2 avril. Pour répondre au blocage de Téhéran de cette zone du golfe Persique, et sécuriser les routes maritimes, l'Union européenne va élargir le mandat de sa mission militaire Aspides.
Composée de trois navires de guerre dont un français, Aspides a été inaugurée en février 2024 par l’Union européenne. Actuellement déployée en mer Rouge, elle a été créée pour protéger les navires marchands des attaques des rebelles houthis - l'organisation islamiste yéménite alliée de l'Iran - dans cette zone. "Purement défensive", elle tient son nom du grec ancien aspis, qui peut être traduit par "bouclier". Selon la diplomatie européenne, Aspides a porté son assistance à quelque 1 700 navires.
Selon les termes de son mandat, trois missions ont été attribuées à la flotte maritime : accompagner les navires qui traversent des zones sensibles, les défendre contre les diverses menaces en mer, et assurer une bonne connaissance de la situation maritime. Aspides a donc exclusivement pour rôle de défendre et protéger les navires ciblés par des attaques. Elle ne mène aucune frappe terrestre.
Désormais, la mission assumera des mesures plus larges, visant à protéger les principales routes maritimes des perturbations causées par la guerre...
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03/04 - Ventes de livres : Minier, Vargas, Thilliez… Quel auteur de polar va marquer le mois d’avril ?
Le printemps est devenu la saison du thriller. Et, depuis 2005, c’est à Lyon que se ruent chaque année les amateurs du genre. Les organisateurs de Quais du Polar sont déjà parvenus à y attirer des écrivains d’une soixantaine de nationalités différentes. Les vedettes françaises ne sont pas oubliées dans la programmation. Ce week-end, Benjamin Dierstein y présente ainsi 14 juillet (Flammarion) et les fans de Bernard Minier peuvent se faire dédicacer leurs livres par l’auteur de Glacé. Lancé dès ses débuts en 2011 par le succès de son premier roman (vendu à plus de 600 000 exemplaires chez Pocket), Minier est resté abonné aux best-sellers, capable de dépasser les 200 000 exemplaires en grand format (avec La Vallée) et d’exploser les compteurs en poche (M, le bord de l’abîme, La Vallée, Nuit, Sœurs, Le Cercle, N’éteins pas la lumière et Une putain d’histoire se sont tous écoulés entre 300 000 et 500 000 exemplaires dans ce format). Si on connaît surtout son héros principal, Martin Servaz, Minier a une autre héroïne récurrente, Lucia Guerrero, enquêtrice de la Guardia Civil qui apparaissait déjà dans Lucia (2022) et Les Effacées (2024). Elle reprend du service dans Ruptures (XO), où elle a maille à partir avec un géant de la tech qui ressemble étrangement à Elon Musk. Le livre démarre très bien : il est déjà classé 5e des ventes de romans. Ventes de livres : Minier, Vargas, Thilliez… Quel auteur de polar va marquer le mois d’avril ?
Au vu de son historique, Minier devrait faire mieux que Niko Tackian (Le Hameau,...
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03/04 - Cadmium, pesticides, cancer, pression du ministère… L’Anses répond aux critiques
L'Anses est-elle trop laxiste, trop proche des industriels ? A-t-elle été muselée par le gouvernement, ou, au contraire, est-elle trop sévère, sourde aux revendications du monde agricole ? A chaque rapport d'expertise, à chaque décision de mise ou de retrait du marché, l'Agence nationale de sécurité sanitaire fait l'objet de critiques. Un pesticide n'est pas jugé dangereux pour la santé en population générale ? Voilà forcément la marque du lobby de l'agroalimentaire. Un engrais est retiré du marché ? La même agence est accusée de connivence avec la gauche et les organisations non gouvernementales.
Dernier exemple en date, ce rapport sur le cadmium, publié le 25 mars dernier. L'Agence fait état d'une contamination trop importante de la population par ce métal lourd toxique à certaines doses. Sur les plateaux et dans les colonnes des médias, certains jugent l'avis trop timide, quand d'autres fustigent une panique inutile. Le 30 mars, la Fédération nationale de l’agriculture biologique (Fnab) enfonce le clou. Elle a lu le rapport, et croit y voir des erreurs factuelles. Des journalistes de presse écrite sont mis dans la boucle, et voilà l'Agence au cœur d'une nouvelle polémique, accusée cette fois-ci de manipuler à dessein l'expertise scientifique.
Qu'en est-il réellement ? Comment l'Anses choisit-elle les travaux scientifiques qu'elle passe en revue, et les experts avec qui elle travaille ? Dans une lettre adressée à la filière obtenue par L'Express, l'institution assure confectionner ses rapports en toute...
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03/04 - Purge au Pentagone : le grand ménage de Pete Hegseth en pleine guerre en Iran
Un Pentagone de moins en moins gradé, marqué par un nouveau départ. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a renvoyé, jeudi 2 avril, le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George. Sans évoquer aucune raison, le Pentagone a signifié dans un communiqué que l'officier de 61 ans, en poste depuis septembre 2023, allait quitter ses fonctions "avec effet immédiat", partant à la retraite de manière anticipée. "Le Département de la Guerre est reconnaissant pour les décennies de service du général George à notre nation", a publié sur X le porte-parole du Pentagone Sean Parnell.
Le licenciement du général George n'est pas l'unique départ selon le New York Times puisque le général David M. Hodne, qui avait été promu en octobre à la tête du commandement de transformation et d'entraînement de l'armée, et le général de division William Green Jr, chef du corps des aumôniers de l'armée de terre, ont également été renvoyés. Selon le même article, le général Christopher LaNeve, assistant militaire principal d'Hegseth au Pentagone puis vice-chef d'état-major de l'armée, devrait être promu chef d'état-major de l'armée de terre.Modernisation de l'armée
Le départ du général George marque une nouvelle étape dans la purge effectuée depuis quelque temps par le secrétaire à la Défense, qui a désormais remplacé la majorité des chefs des armées. Fin février, le général CQ Brown, qui présidait le Comité des chefs d'état-major interarmées, et l'amiral Lisa Franchetti, qui commandait les opérations navales, ont tous les deux été...
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03/04 - Donald Trump limoge Pam Bondi : la chute d’une fidèle parmi les fidèles
Garder la face à défaut d'avoir pu conserver son emploi. Pam Bondi a suivi cette règle pendant plusieurs heures entre mercredi et jeudi. Alors que le président américain a annoncé le renvoi de sa procureure générale des États-Unis dans une publication sur son réseau Truth Social jeudi 2 avril, l'ancienne lobbyiste avait appris la nouvelle la veille, selon le Wall Street Journal, en se rendant à l'audience sur le droit du sol à la Cour suprême dans la voiture présidentielle, aux côtés du locataire de la Maison-Blanche. Un trajet de trois kilomètres pendant lequel le républicain, qui avait pris sa décision plus tôt dans la semaine, lui a confié "qu'il [était] temps".
Pam Bondi se savait sur la sellette. Elle paie sa gestion chaotique de l'affaire Epstein, dont les dossiers ont été rendus publics en début d'année. Des fichiers mal anonymisés, mal organisés mais surtout un rétropédalage acrobatique. En février 2025, elle affirmait qu'elle avait sur son bureau une "liste de clients" de Jeffrey Epstein, alimentant de nombreuses théories du complot, avant d'être contredite par le FBI et le ministère de la Justice, quelques mois plus tard."Travail terrible"
Mais ce chamboulement dans l'administration Trump porte surtout la marque de l'ingérence décomplexée du milliardaire autoritaire. Depuis le début de l'année, Donald Trump mettait la pression sur la procureure générale, lui reprochant de ne pas avoir maîtrisé les retombées de l'affaire Epstein mais surtout de ne pas avoir su poursuivre plusieurs de ses ennemis...
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03/04 - Sébastien Lecornu et le "surplus" de TVA sur l’essence : les dessous d’un pari raté
Il n'y a jamais de bon moment pour mettre un but contre son camp. Encore moins lorsque c'est le capitaine qui déjoue et prend son équipe à revers. Moins encore lorsque le pays s'enfonce dans une crise de long terme liée au conflit au Moyen-Orient. Depuis des semaines, les ministres postés à Bercy, Roland Lescure, Maud Bregeon et David Amiel, tentent par tous les moyens de battre en brèche l'idée, émise par le Rassemblement national, que l'État se goinfrerait sur le dos des automobilistes grâce à l'augmentation des prix de l'essence ; plus précisément, de la TVA à 20 % sur les produits énergétiques. Piliers de la défense, ils ne s'attendaient à voir mercredi 1er avril, au petit matin, que Matignon avait dans la nuit fait fuiter à l'AFP une lettre qui leur était destinée et qui allait gâcher leur journée. Dans cette missive, Sébastien Lecornu demande à David Amiel, ministre des Comptes publics, de travailler à "une affectation des éventuels surplus de recettes fiscales liés à la hausse du prix des carburants pour financer les mesures prioritaires du plan d'électrification".
"Éventuels surplus de recettes fiscales", le ballon a franchi la ligne. Il n'en fallait pas tant pour voir Marine Le Pen se délecter de la formule ambiguë du Premier ministre : "Quand on a dit qu'il ne fallait pas que l'Etat profite de la crise, le Premier ministre et l'ensemble des ministres nous ont expliqué qu'il n'y avait pas de recettes fiscales supplémentaires. C'était déjà un mensonge", a-t-elle déclaré en visite au salon Global...
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03/04 - Rima Hassan bientôt jugée pour apologie du terrorisme : ce qui est reproché à l’élue LFI
La députée européenne Rima Hassan sera bien jugée. Après sa garde à vue, jeudi 2 avril, levée en fin de journée, le parquet a confirmé que l'élue franco-palestinienne de La France insoumise serait jugée pour "apologie de terrorisme commise en ligne" le 7 juillet devant le tribunal correctionnel de Paris.
Le parquet lui reproche un message, publié le 26 mars dernier, faisant référence à l'ancien membre de l'armée rouge japonaise Kozo Okamoto, auteur de l'attentat à l'aéroport de Lod à Tel-Aviv en Israël en 1972, ayant fait 26 morts et 80 blessés. En repostant sur le réseau social X un tweet du compte "IsraelExposed" qui revenait sur le parcours du terroriste japonais, Rima Hassan avait cité une phrase d'Okamoto, en faveur de la Palestine : "J'ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne. Tant qu'il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit, mais un devoir." Son tweet a, depuis, été supprimé.Des fuites "indignes"
L'Organisation juive européenne (OJE) avait porté plainte, le jour de la publication, contre l'élue européenne, alors que le député du Rassemblement national Matthias Renault affirmait, fin mars, l'avoir signalé au procureur via l'article 40. À l'annonce du placement en garde à vue de Rima Hassan, l'élu d'extrême droite s'est réjoui sur X. Le message avait également été signalé au parquet par la Licra.
Pour le moment, Rima Hassan et son avocat Vincent Brengarth n'ont pas souhaité commenter la procédure et gardent leur réaction pour une conférence de presse organisée ce vendredi...
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03/04 - Placements : que peut-on faire avec 10 000 euros ?
La somme est à la fois importante et modeste : que faire avec 10 000 euros reçus à l’occasion d’un bonus professionnel ou d’une donation ? La question se pose différemment pour un jeune actif dont l’épargne se limite pour l’instant à un livret A ou pour un quinquagénaire disposant déjà d’un patrimoine abondant.(Re)constituez votre épargne de précaution
La première étape consiste à faire le plein de placements sans risque. Cette épargne de précaution d’un montant compris entre trois et six mois de revenus est indispensable, quel que soit votre âge, vos revenus ou votre tolérance au risque. "Toute tentative de mise en place d’une stratégie patrimoniale à long terme sans avoir au préalable une épargne de précaution est vouée à l’échec, estime Gauthier Haem, directeur du développement de Yomoni. Elle pourra être mobilisée en cas de besoin pour faire face à une dépense imprévue. Car s’il reste possible de réaliser des retraits à tout moment sur un contrat d’assurance-vie, il est préférable de l’éviter car cela remet en cause l’allocation d’actifs conçue pour le long terme."
Une partie de la somme à placer doit donc venir alimenter un livret A ou un livret de développement durable et solidaire (LDDS), tous deux rémunérés 1,50 % et exonérés d’impôts et de prélèvements sociaux. Si vous avez déjà atteint les plafonds des produits réglementés (22 950 euros pour le livret A, 12 000 euros pour le LDDS), il faut rechercher le livret bancaire le mieux rémunéré du moment. Ils sont généralement proposés par les plateformes d’épargne en...
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03/04 - La dédicace de Sébastien Lecornu à Jacques Attali, le renseignement européen sous perfusion de la CIA
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'indiscrets exclusifs en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.Sébastien Lecornu donne de la lecture à Jacques Attali
Sébastien Lecornu répond à sa manière aux propos de Jacques Attali, invité ce 28 mars sur le plateau de Quelle époque !. Dans une question directement adressée au chef du gouvernement, l’économiste et conseiller de la première heure d’Emmanuel Macron s’était alarmé que la France ne dispose toujours pas de drones, pointant du doigt la responsabilité et l’"erreur" de l’ex-ministre des Armées. Le Premier ministre a prévu de lui faire parvenir un exemplaire dédicacé du livre de Sébastien Lecornu, Vers la guerre ?. Lui fera-t-il remarquer que plusieurs usines de production de drones militaires ont émergé en France ces derniers mois ?Les start-up ukrainiennes de drones à l’assaut de l’Europe
Après avoir mis à l’épreuve leurs drones sur le front pour repérer et éliminer les troupes russes, les start-up ukrainiennes cherchent à exporter leur savoir-faire en Europe. SkyFall, Fire Point ou encore Swarmer – qui vient de finaliser une introduction remarquée en Bourse, au Nasdaq – ambitionnent d’élargir leur clientèle européenne...
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03/04 - Guerre en Iran : un avion de chasse américain abattu, un membre d’équipage secouru
Un avion de combat américain a été abattu dans le ciel iranien ce vendredi 3 avril, déclenchant une opération de recherche menée à la fois par Téhéran et Washington pour retrouver les membres d'équipage survivants.
Donald Trump a de nouveau exhorté jeudi soir Téhéran à conclure un accord "avant qu'il ne soit trop tard", après avoir menacé quelques heures plus tôt, lors d'une allocution télévisée, de renvoyer l'Iran à l'"âge de pierre", déclarant que les Etats-Unis poursuivraient leurs bombardements pendant deux ou trois semaines. Ces commentaires du président américain ne laissent entrevoir aucune issue à court terme au conflit, entré dans son deuxième mois, et ont provoqué une vive hausse des cours du pétrole ainsi qu'un recul des Bourses mondiales.
Les infos à retenir
⇒ Un avion de chasse américain a été abattu
⇒ Les négociations de cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran sont au point mort
⇒ Donald Trump demande au Congrès un budget de défense de 1 500 milliards de dollars pour 2027
20h50Fin du direct
Merci d'avoir suivi ce direct. Vous retrouverez dès demain matin, sur le site de L'Express, un nouveau live consacré au 36e jour de guerre en Iran.
20h45Un deuxième avion américain s'est écrasé
Un deuxième avion de combat de l'US Air Force s'est écrasé ce vendredi dans la région du Golfe persique et son unique pilote a ensuite été secouru, rapporte le New York Times, citant deux responsables américains.
20h40L'Iran a rejeté une proposition américaine de cessez-le-feu de 48 heures
Une source anonyme a déclaré ce...
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03/04 - RSA et minima sociaux : ces modèles européens dont la France pourrait s’inspirer
Comparer les lois, les chiffres, les phénomènes de société, les politiques publiques... Chaque semaine, L'Express explore les pratiques de nos voisins européens afin de trouver les meilleures inspirations sur notre continent et nourrir ainsi le débat en France.
Les Français ne cesseront jamais de surprendre par leurs paradoxes. De tendance socialiste lorsque s'invite dans le débat le recul de l'âge de départ à la retraite ou l'instauration d'une taxe sur les plus hauts revenus, ils le sont beaucoup moins sur d'autres questions socio-économiques, comme celle des prestations sociales. Plus de trois quarts d'entre eux (77 %) souhaitent leur plafonnement, révélait cet été un sondage Odoxa. Et ce, toutes obédiences confondues : 89 % des sympathisants de droite et 58 % de gauche se disent favorables à ce type de restrictions.
Aussi, Bruno Retailleau a-t-il remis sur la table en début d'année l'une des mesures issues d'une loi du groupe LR à l'Assemblée qui suggérait de plafonner les allocations à 70 % du Smic. Si elle se concrétise, cette restriction serait une première sur le Vieux Continent et constituerait un changement de paradigme pour la France, qui fait encore partie, selon l'Ifrap, des pays les plus laxistes en matière de critères d'attribution des aides sociales non contributives, dont le coût pour l'Etat s'est élevé en 2024 à quelque 33,3 milliards d'euros.
Dans cette nouvelle ère où les débats sur l'état des deniers publics ne se limitent plus à la séquence budgétaire automnale, L'Express s'est...
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03/04 - Pétrole et gaz : face à la flambée des prix, la Norvège à la rescousse de l’UE
Il arrive parfois que l'actualité semble se jouer loin de nous. Alors tous les vendredis, on s’intéresse à un évènement qui a marqué la semaine, d’un point de vue européen, et on prend le temps d’expliquer pourquoi il nous concerne tous.
Alors que Donald Trump réaffirme que le conflit devrait durer encore deux ou trois semaines, les marchés mondiaux de l’énergie restent largement perturbés depuis le début de la guerre au Moyen Orient : le pétrole bien sur, mais aussi le gaz. Tous les prix ne font qu’augmenter. Un sujet qui inquiète, on l’entend, toute l’Union européenne.
Cette semaine, les 27 ministres de l’Energie se sont donc réunis afin d’établir une stratégie face à cette flambée des prix. Dan Jorgensen, le commissaire européen à l’énergie, exhorte l’UE à réduire sa demande en carburant, et à accélérer la mise en place d’énergies plus vertes. Il insiste surtout sur la nécessité d'agir collectivement. Dans ce contexte tendu, un pays voisin de l'Union tente de tirer son épingle du jeu : la Norvège
Dans cet épisode de La semaine européenne, Baptiste Langlois, journaliste au service Economie de L’Express et spécialiste des questions d’énergie, analyse la place de notre voisin norvégien dans la stratégie énergétique européenne. View this post on Instagram
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Cet épisode a été écrit et présenté par Charlotte Baris, monté et réalisé par...
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03/04 - La dette française sous la tutelle invisible des marchés
Après l'adoption tardive par 49.3 du projet de loi de finances 2026, début février, le sujet explosif de la dette publique avait été mis sous le tapis, municipales oblige. Une trêve de courte durée. Dans le sillage de la guerre en Iran, le fardeau de l'Etat français - près de 3 500 milliards d'euros - a vite rattrapé le gouvernement. Alors que les marchés financiers surveillaient depuis plusieurs mois avec un peu de nervosité le déficit hexagonal, le conflit au Moyen-Orient a accentué la pression. Le taux à 10 ans auquel emprunte la France pour se financer a grimpé de 3,2 % à 3,7 % en l'espace de quelques semaines, passant par un pic à 3,9 %, du jamais vu depuis la crise financière de 2008. En raison du blocage prolongé du détroit d'Ormuz et de l'explosion des prix des carburants, les investisseurs ont anticipé une future hausse des taux directeurs de la Banque centrale européenne pour juguler l'inflation.
L'addition pourrait être salée. L'économiste et consultant indépendant Norbert Gaillard, spécialiste du risque souverain, a sorti sa calculette. Cette année, l'Agence France Trésor prévoit d'émettre 310 milliards d'euros d'obligations sur les marchés. "Pour un tel besoin de financement, composé à 85 % de dette à 10 ans, 5 % à 30 ans et 10 % à court terme, le surcoût serait d’environ 10 milliards d’euros sur un an si les taux d'intérêt se maintenaient à ce niveau", détaille l'expert. La facture s'élève même déjà, selon lui, à 500 millions d'euros depuis le début de l'opération militaire israélo-américaine....
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02/04 - Hongrie : et si le bilan désastreux d’Orban était son plus grand atout ? Par Dalibor Rohac
Ne vous y trompez pas. Malgré une campagne électorale extravagante, marquée par des soutiens de dirigeants de mouvements d’extrême droite allant de la France aux Etats-Unis, Viktor Orban n'est pas en passe de remporter son pari de devenir Premier ministre de la Hongrie pour un cinquième mandat consécutif. Selon les instituts de sondage, le parti d’opposition Tisza, dirigé par Péter Magyar, l’adversaire d'Orban, conserve une confortable avance de 6 à 20 points sur le Fidesz actuellement au pouvoir. La nature outrancière de la campagne du Fidesz, dirigée contre l’Ukraine ainsi que contre les cibles habituelles d'Orban - Bruxelles et George Soros - dénote un certain désespoir. L'actuel chef du gouvernement hongrois semble désireux de parler de n'importe quoi plutôt que de son propre bilan après 16 ans au pouvoir.
Sous son mandat, son pays est passé du statut de chouchou des experts de l'Europe de l'Est à celui de ce qui pourrait bien être l'Etat membre le plus corrompu de l'Union européenne, du moins selon Transparency International. Les électeurs ne sont pas aveugles, et les images du vaste domaine de Viktor Orban, situé à proximité d'un parc safari appartenant à son ami d'enfance, Lorinc Mészaros (considéré comme l'homme le plus riche du pays), ne leur ont pas échappé. L'économie du pays accuse un retard croissant par rapport à ses voisins. Si l'on se base sur les indicateurs de consommation réelle, la Hongrie apparaît comme le pays le plus pauvre de l'UE, derrière la Bulgarie et la Roumanie. Dans le même...
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02/04 - Donald Trump limoge sa ministre de la Justice Pam Bondi
Une proche congédiée. Donald Trump a démis, ce jeudi 2 avril, Pam Bondi de ses fonctions à la tête du ministère de la Justice. Décrivant Pam Bondi comme "une grande patriote et amie loyale", le président américain a écrit sur son réseau Truth Social qu'elle se verrait confier "un nouveau poste indispensable et important dans le secteur privé", sans en dire davantage. Le numéro 2 du ministère de la Justice, Todd Blanche, va assurer l'intérim, a-t-il indiqué.
L'ire présidentielle contre sa ministre tiendrait à sa gestion de l'affaire Epstein, pour laquelle elle a effectué plusieurs volte-face. Au début de l'année dernière, Pam Bondi a affirmé qu'une liste de clients se trouvait sur son bureau mais, après une première publication de documents pour la plupart déjà publics, le ministère de la Justice et le FBI ont déclaré en juillet qu'aucune autre divulgation n'était justifiée. Cette décision a déclenché un tollé et conduit à l'adoption, en novembre, d'une loi bipartisane obligeant le ministère de la Justice à rendre publics la quasi-totalité de ses dossiers. La publication d'environ trois millions de pages de documents n'a toutefois pas mis fin à la controverse, les législateurs et la presse critiquant les passages caviardés dans les dossiers ainsi que la divulgation de l'identité de certaines victimes d'Epstein. Le processus a surtout remis en lumière l'amitié passée de Trump avec Epstein, dont il a déclaré qu’elle avait pris fin il y a plusieurs décennies. Donald Trump aurait également été frustré par le fait que...
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02/04 - En mer de Chine méridionale, le retour de la "grande muraille de sable" de Pékin
C'est un atoll coralien de 600 hectares perdu au large des côtes vietnamiennes et chinoises, qui a longtemps eu l'aspect d'une carte postale idyllique. De récentes images satellites révèlent pourtant sur Antelope reef une activité qui l'a transformé en profondeur et semble correspondre à la construction d'une base militaire chinoise, laquelle serait la plus vaste du secteur : des jetées, un héliport, des bâtiments et une potentielle piste d'atterrissage de trois kilomètres. Le récif se situe dans les îles Paracels, un archipel sur lequel Pékin revendique une souveraineté qui lui est contestée par le Vietnam et par Taïwan. La Chine s'était déjà lancée dans ce genre de projets par le passé – elle possède un autre récif militarisé dans l'archipel, le récif Woody, grand de 360 hectares, et d'autres sur les îles Spratly, plus au sud – au point que cette politique d'expansion avait été surnommée "La grande muraille de sable". Pékin avait déclaré geler ces travaux en 2015. Ils semblent bel et bien repartis.Revendications chinoises déboutées
"C'est la première fois depuis longtemps que [les Chinois] se redonnent la possibilité de construire des îles extrêmement grandes et extrêmement rapidement", a déclaré au Wall Street Journal Harrison Prétat, du Center for Strategic and International Studies, à Washington. Les premières images de travaux remontent en effet au mois de décembre et certaines figuraient jusqu'à 22 dragueurs, en février, occupés à retirer le corail de la lagune intérieure et à pomper les déblais pour les...
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02/04 - En Ukraine, la nouvelle stratégie de l’armée russe : des étudiants aux commandes de drones de combat
"Qui vous a fait peur ? Qui va nous protéger ?" Pour renforcer ses rangs, l'armée russe a passé la porte des universités, révèle le journal Moscow Times. "Êtes-vous tous des lâches, assis là à craindre pour votre vie ?" demande, sur le ton de la réprimande, la doyenne de l'établissement à ses étudiants. La directrice ne masque pas sa déception, elle qui pensait que ses "enfants" seraient "les premiers à partir défendre leur patrie".
Ces pressions ne sont pas un incident isolé. Depuis janvier, elles seraient même de plus en plus fréquentes. L'armée du Kremlin a besoin de renflouer ses rangs. Alors que les forces russes peinent à faire avancer leur ligne de front en Ukraine, les pourparlers de paix sont au point mort. Les Etats-Unis qui, jusqu’à il y a peu, dirigeaient les négociations ont dû reporter leur attention sur leur propre conflit, en Iran.Des millions de roubles et une dispense de frais de scolarité
Pour tenir dans cette guerre d'usure, l'armée russe fait feu de tout bois, quitte à enrôler des étudiants donc. Pour attirer ces jeunes, elle agite d'importantes compensations financières. Selon les informations de Reuters : un salaire de 5,5 millions de roubles (près de 60 000 euros) la première année, une prime unique de 2,5 millions de roubles (environ 27 000 euros) après la formation gratuite, une allocation mensuelle de 240 000 roubles (2 600 euros), et une prime unique de 200 000 roubles (2 100 euros) versée par l'université.
Et ces nouvelles recrues ont un rôle bien précis à jouer : faire...
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02/04 - Guerre en Iran : ce précédent fatal de 1980 que Donald Trump devrait méditer
L’unique fois où l’armée américaine est intervenue au sol en Iran, il y a 46 ans, l’opération se solda par un désastre militaire et une humiliation politique majeure pour Washington. Ce précédent calamiteux - qui marqua le premier affrontement entre l’Amérique et l’islam militant - pèse aujourd’hui sur la conduite de la guerre d’Iran par Donald Trump. Il contribue à expliquer ses réticences à lancer une intervention terrestre.
A l’époque, le raid fatal du 24 avril 1980 vise à libérer 52 diplomates et agents américains retenus en otages à Téhéran. Cinq mois auparavant, dans la fièvre révolutionnaire des premiers mois de la République islamique, plusieurs centaines d’étudiants chauffés à blanc par les mollahs ont investi l’ambassade, le 4 novembre 1979, et capturé les employés qui s’y trouvaient (lire à ce sujet Guests of the Ayatollah, par Mark Bowden, Grove Books, 2006, non traduit en français).
Le président Jimmy Carter prend langue avec Téhéran pour obtenir leur libération. La Maison-Blanche mène la négociation par l’intermédiaire de l’avocat français Christian Bourguet, défenseur des intérêts de la République islamique en France, et de l’homme d’affaires argentin Hector Villalon, un proche du communiste cubain Fidel Castro, qui fut aussi le bras droit du président populiste Juan Peron à Buenos Aires. Cet étrange duo d’émissaires se heurte à un mur. Car à Téhéran, les radicaux encouragés en sous-main par l’ayatollah Khomeini profitent de la crise pour asseoir leur emprise sur le nouveau régime et éliminer les factions...
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02/04 - Ce que ferait Marine Le Pen en cas d’empêchement, cette anecdote sur Rachida Dati qui a marqué un ministre
Ça y est, les élections municipales sont passées, elles étaient le dernier scrutin au suffrage universel direct avant le grand rendez-vous de la présidentielle. Autant dire que la vie politique entre dans une nouvelle phase, ô combien palpitante...Déjà les ordonnances
Vous avez aimé le budget 2026, vous adorerez la version 2027… "Le pire PLF sera le prochain, chaque camp va vouloir présenter le budget qu’il portera ensuite à la présidentielle", prévient un ministre. C’est pourquoi le gouvernement réfléchit déjà à le faire adopter par voie d’ordonnances.Marine Tondelier ne convainc pas les siens
L’échec des écologistes aux élections municipales serait aussi et surtout lié à un problème de "communication", a expliqué Marine Tondelier lors d’une réunion interne au lendemain du second tour. Elle n’a pas franchement convaincu. "Le bilan du scrutin, c’est qu’on doit retourner sur Twitter", résume ironiquement son adversaire Sandrine Rousseau, qui a assisté aux explications. La colère noire de Dominique Estrosi Sassone
Bruno Retailleau, qui n’a pas que des amis en ce moment, doit affronter la colère noire de Dominique Estrosi Sassone, qui n’a toujours pas digéré que le patron des LR refuse d’apporter son soutien à son ex-mari, Christian Estrosi, battu à Nice. Il y a quelques jours, la sénatrice des Alpes-Maritimes a quitté prématurément une commission au Palais du Luxembourg pour rejoindre le bureau politique des Républicains, lâchant devant ses pairs : "On va régler nos comptes". "Elle est folle de rage et l’a engueulé...
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02/04 - "Nos objectifs en Iran sont presque atteints" : derrière l’autosatisfecit de Donald Trump, un bilan très contrasté
Le concept de "brouillard de guerre" renvoie d'ordinaire à la façon de masquer ses buts véritables à l'ennemi. Donald Trump est en train d'en livrer une conception fort personnelle. Dans sa bouche, ses objectifs et le moyen de les atteindre fluctuent au fil des jours, entre promesse de changement de régime un jour mais pas le suivant, rumeurs d'envoi de troupes au sol finalement exclu, déclaration de négociations avec les dirigeants iraniens aussitôt démenties par ces derniers... Dans son discours martial prononcé la nuit dernière lors de son adresse à la nation, le président américain a continué à embrasser ses contradictions, assurant être "en bonne voie pour atteindre tous les objectifs militaires des Etats-Unis d’ici peu, très bientôt" tout en promettant de "frapper de plein fouet pendant deux à trois semaines [jusqu'à] ramener l'Iran à l'âge de pierre". Identifier les buts militaires américains est donc une gageure, mais une vidéo publiée par chef d'Etat américain le 28 février le voit en énoncer cinq. Leur degré d'accomplissement est variable. 1 - La destruction des missiles
"Nous allons détruire leurs missiles et raser leur industrie de missiles. Elle sera à nouveau totalement anéantie", assurait Donald Trump. Un grand nombre de missiles et de lanceurs de missiles ont en effet été détruits par les bombardements américano-israéliens, de même que plusieurs usines les produisant. Cependant, Téhéran n'a jamais cessé de tirer des missiles sur différents objectifs de ses voisins du Golfe persique. Et...
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02/04 - Robert Kennedy Jr., le ministre antivax devenu encombrant pour Donald Trump
Robert Kennedy Jr., le ministre de la Santé américain, a connu des jours plus tranquilles. Son mouvement, Maha - make america healthy again - inspiré du trumpisme avec une touche d'obsession antivax en plus - est déserté par ses collègues républicains. Le 16 mars, la justice américaine a jugé illégales deux décisions du ministre : la réduction drastique du nombre de vaccins recommandés aux enfants et le limogeage puis le remplacement soudain de l'ensemble des membres d'un comité consultatif chargé du dossier vaccinal.
Un jugement dont Donald Trump n'a toujours pas fait appel, ce dont s'étonnent les fidèles du ministre de la Santé. D'autant plus surprenant que le président a fait de son côté va-t-en-guerre face à la justice une habitude dans le passé. Cette soudaine discrétion surprend également les observateurs de la politique américaine. Sara Rosenbaum, professeure de droit à l'Université George Washington et ancienne membre du comité sur les vaccins, s'en étonne devant les journalistes de Reuters. Dans les autres dossiers, l'administration Trump réagissait "au quart de tour, déposant son appel avant même que l'encre ne soit sèche", rappelle-t-elle. Ce 31 mars encore, l'exécutif n'a mis que quelques heures pour contester la décision d'un juge de bloquer la construction d'une salle de bal à la Maison-Blanche voulue par le président.
Le département de la Justice n'a pas non plus demandé à suspendre l'exécution du jugement en plaidant que Brian Murphy, le juge chargé de l'affaire a été nommé par l'ancien...
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02/04 - Groenland : les Etats-Unis préparent leur retour militaire sur l’île
Les Etats-Unis n'en ont pas fini avec le Groenland. Selon le New York Times, le Pentagone est en pourparlers avec le Danemark pour obtenir l’accès à trois zones supplémentaires sur l'île arctique, dont deux avaient été abandonnées depuis des décennies. Une première expansion sur place depuis la Guerre froide, qui souligne la montée en puissance stratégique de l’Arctique pour Washington, interprète le quotidien américain. Pour l'instant, Copenhague n’a pas réagi aux révélations de ce dernier.
Le général Gregory M. Guillot, à la tête du Commandement Nord des États-Unis, a affirmé mi-mars lors d'une audition au Congrès que l’armée américaine cherchait " un accès accru à différentes bases au Groenland, compte tenu de la menace croissante". Cité par le NYT, il a estimé alors que le développement de ports et d’aérodromes offrirait " plus d’options à notre secrétaire et au président, si nous en avons besoin dans l’Arctique ". Parmi les sites qui retiennent l’attention des responsables militaires américains figurent Narsarsuaq, au sud du Groenland, doté d’un port en eau profonde stratégique, et Kangerlussuaq, au sud-ouest, équipé d’une longue piste capable d’accueillir des avions-cargos de grande taille.
Cette perspective suscite des inquiétudes parmi les Groenlandais. En janvier 2026 déjà, plusieurs milliers de manifestants s'étaient rassemblés à Copenhague, au Danemark, mais aussi à Nuuk, capitale du Groenland, pour dénoncer les ambitions territoriales de l'ex-magnat de l'immobilier. Le territoire semi-autonome, qui fait partie...
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02/04 - Diaboliser le RN est le meilleur moyen de lui éviter les questions qui fâchent, par Nicolas Bouzou
Le 24 mars dernier, dans l’émission de télévision C ce soir, le philosophe Pierre-Henri Tavoillot donnait le meilleur argument qui soit en faveur de la dédiabolisation du Rassemblement national. En effet, explique Tavoillot, celui qui est considéré comme le diable est en droit de rester caché puisque personne ne l’aime ni ne veut lui parler : il n’a pas de comptes à rendre puisqu’il n’en est même pas digne. A l’inverse, cesser de considérer le RN comme le représentant du fascisme ou même d’une extrême droite infréquentable amène naturellement à poser aux représentants du parti politique le plus populaire de notre pays des questions auxquelles il doit apporter des réponses détaillées. En voici quelques-unes. Une orgie de dépenses nouvelles
Première question : comment réduire la dette publique tout en augmentant les dépenses ? Les représentants du RN, Jean-Philippe Tanguy et Jordan Bardella en tête, ne se privent pas de critiquer la gestion budgétaire des gouvernements Macron. Ces griefs sont parfaitement entendables. Mais, de leur côté, les dirigeants du RN promettent une orgie de dépenses nouvelles : dégel et revalorisations d’allocations diverses, retour de l’âge de la retraite à 60 ans pour les carrières longues, augmentation des crédits pour la défense, la police et la justice… Le RN a soutenu la suspension de la réforme des retraites proposée par la gauche dans le cadre du budget 2026. Dans le même temps, ce parti promet une baisse des impôts de production et de la TVA sur les produits de première nécessité....
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02/04 - L’Express s’engage aux côtés de la 58e Course Croisière EDHEC
Du 18 au 26 avril, à Saint-Vaast-la-Hougue, le premier événement sportif étudiant d’Europe réunira une génération venue de tout le continent, et au-delà. Sur les pontons comme sur la terre ferme, près de 2 500 étudiants issus de plus de 120 écoles internationales se rencontrent, coopèrent et s’affrontent, sous le regard de plus de 12 000 visiteurs. Affiche de la 58e édition de la course croisière de l'EDHEC à Saint Vaast la Hougue
Nichée dans le Val de Saire, Saint-Vaast-la-Hougue devient, le temps d’une semaine, un point de convergence européen. Trophée Mer, Défi Terre, Défi Beach : autant d’épreuves où se mêlent performance, stratégie et esprit d’équipe, sous le parrainage du skipper Tanguy Le Turquais. Une transformation portée avec le soutien actif de la municipalité et du maire, mobilisés pour accompagner l’ampleur de l’événement.
Dans ce cadre, L’Express déploie un dispositif éditorial et de visibilité au cœur de l’expérience internationale. Le Club International, lieu de convergence des délégations étrangères, sera aux couleurs du magazine. Cet espace se veut un point de rencontre, à l’image des circulations d’idées et d’expériences qui structurent aujourd’hui la jeunesse européenne.
À travers ce partenariat, L’Express confirme son rôle : capter, décrypter et accompagner les transformations d’une génération qui vit déjà l’Europe au quotidien.
Rendez-vous à Saint-Vaast-la-Hougue, du 18 au 26...
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02/04 - "Le libéralisme n’est pas une posture" : la réponse de David Lisnard à Rafaël Amselem
Dans une interview à charge accordée à L'Express, Rafaël Amselem s'en prend à mon projet politique ainsi qu'à ma personne. Il m'attribue un "antigauchisme niais", un "sentiment de décadence" et un "propriétarisme" qui me conduiraient à "courir avec tous les réactionnaires en échange de quelques baisses d'impôts et formules pseudo-afueristes". Il juge enfin "honteux" que je propose une primaire ouverte à toute la droite, au prétexte que Reconquête! pourrait y participer. Ce faisant, il construit un portrait dont je ne reconnais aucun trait et révèle, sans le vouloir, les limites de certains intellectuels dits "libéraux" qui ont fait du libéralisme une philosophie de la reconnaissance et de la vulnérabilité en oubliant qu'il est d'abord une doctrine de la liberté et de la responsabilité individuelle. Et surtout un réalisme.
Commençons par la primaire. Défendre le principe d'une primaire, ce n'est pas prétendre partager les mêmes convictions que les candidats qu'on y affrontera. La présence éventuelle d'un candidat Reconquête! ou de centristes, que je propose également, n'impliquerait pas plus mon adhésion à leurs positions et encore moins à leurs actions, s’agissant de ceux qui ont aggravé la dette, étouffé les libertés locales et bureaucratisé le pays pendant dix ans. Une primaire est une procédure démocratique. Elle soumet des projets concurrents à l'arbitrage des électeurs plutôt qu'aux arrangements d'appareils. Confondre une procédure de sélection avec un accord programmatique n'est pas sérieux. Et ne pas...
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02/04 - Otan : Donald Trump peut-il décider seul de se retirer de l’Alliance ?
L'Otan sera-t-elle la victime collatérale de la guerre en Iran ? Mercredi 1er avril, le président Donald Trump a menacé de retirer les États-Unis de l’Alliance, dénonçant le refus de plusieurs pays européens d’envoyer des navires pour débloquer le détroit d’Ormuz, à proximité de l’Iran. "Je dirais que [l’adhésion des États-Unis à l’Otan] est plus que sujette à réexamen", a-t-il tancé dans un entretien au Telegraph.
Et, fidèle à sa réputation, il n'a pas fait dans la demi-mesure : "Je n’ai jamais été impressionné par l’Otan. J’ai toujours su qu’ils n’étaient qu’un tigre de papier, et [Vladimir] Poutine le sait aussi, d’ailleurs", s'est encore fendu le dirigeant américain. Les alliés de l'organisation ont exaspéré Donald Trump en refusant unanimement de se joindre à l'offensive américaine et israélienne contre l'Iran.
L'Otan, qui regroupe des pays européens, les États-Unis et le Canada, a été créée en 1949 afin de contrer le risque d'attaque soviétique et représente depuis lors la pierre angulaire de la sécurité occidentale. L'article 13 du Traité de l'Atlantique Nord de 1949 stipule que tout État membre peut se retirer après avoir donné au gouvernement des États-Unis un préavis d'un an.Une loi votée en 2023 pourrait entraver les plans de Donald Trump
Selon l’article 2 de la Constitution américaine, le président est le commandant en chef des forces armées, ce qui lui confère le pouvoir de diriger les opérations militaires, tout en laissant au Congrès le contrôle du financement et de la déclaration de guerre.
Mais le locataire de...
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02/04 - Placements : notre guide pour bien investir la somme dont vous disposez
Qui n’a jamais rêvé de remporter le jackpot, de voir les symboles identiques s’aligner aux machines à sous, de gratter le ticket gagnant dans son bureau de tabac et de se retrouver soudainement avec une belle somme d’argent ? Mais dans ce cas, qu’en faire ? Voilà un sujet presque philosophique, qui alimente bien des discussions en famille et entre amis. "Et toi, qu’est-ce que tu ferais si… ?" Rares sont ceux qui répondent spontanément qu’ils investiraient leur capital, que ce soit dans des livrets, une assurance-vie ou directement dans des entreprises. La situation est différente si, au lieu de tomber du ciel, cette somme est le résultat d’une vie de labeur, que ce soit le sien (prime, cession d'entreprise…) ou celui de ses proches (héritage, donation…). Sa valeur est alors différente et il devient alors crucial d’effectuer les bons choix pour la préserver et la faire fructifier. Mais dans tous les cas, il faut faire un premier pas. En épargne comme au grattage, 100 % des gagnants ont tenté leur chance.
Épargner demande souvent beaucoup d’efforts. Cela suppose d’obtenir des revenus et de contraindre ses dépenses pour dégager un excédent. Investir cette épargne nécessite donc un minimum de précautions et de stratégie. Le choix d’un produit, lui, ne dépend pas seulement de la somme que vous avez à placer, même si elle rentre en ligne de compte. "Lorsque nous rencontrons un client, nous commençons par lui poser plusieurs questions pour savoir qui il est - sa structure familiale, sa situation patrimoniale, ses...
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02/04 - Costa Rica, l’appel de la nature
Il suffit de quelques minutes pour comprendre ce qui fait la singularité du Costa Rica. À peine sorti de la ville, la route s’enfonce dans une végétation dense, les cris des singes hurleurs résonnent dans la canopée et un paresseux apparaît parfois, suspendu à une branche. Dans ce pays d’Amérique centrale, la nature ne se contemple pas seulement : elle s’expérimente. Le pays concentre en effet près de 6,5 % de la biodiversité mondiale. Plus d’un quart de son territoire est classé en zone protégée, preuve d’un engagement ancien en faveur de la préservation de l’environnement. Le pays s’est fixé l’objectif d’atteindre le zéro carbone d’ici 2050, et produit entre 98% et 99% de son électricité à partir de sources renouvelables. Cette richesse se découvre dans une diversité de paysages remarquable : volcans actifs, forêts tropicales humides, montagnes couvertes de nuages et plages bordant l’océan Pacifique ou la mer des Caraïbes. Dans les parcs nationaux, la faune est omniprésente : singes capucins, toucans, paresseux, grenouilles colorées ou tortues marines. Observer ces animaux dans leur habitat naturel reste l’une des expériences les plus marquantes pour les voyageurs.Quitter les routes toutes tracées
Si Manuel Antonio et Tamarindo restent des incontournables, le Costa Rica réserve ses plus belles surprises à ceux qui osent bifurquer. La réserve marine de Marino Ballena, avec sa plage en forme de queue de baleine, offre plusieurs fois dans l’année un spectacle rare : celui des baleines à bosse qui viennent migrer...
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02/04 - Séminaires, Congrès, Incentives, CODIR : la Corse s’impose chez les décideurs
Un événement professionnel réussi commence souvent par une destination inattendue. Fut un temps où organiser un séminaire en Corse relevait davantage du coup de cœur que d’un choix rationnel. Aujourd’hui, la donne a changé. Structuration de l’offre, interlocuteurs dédiés et infrastructures adaptées permettent aux entreprises d’envisager la Corse comme une véritable option de travail, particulièrement au printemps et à l’automne, lorsque les conditions sont les plus favorables.Une offre structurée et facilement accessible
La destination s’appuie sur une infrastructure événementielle complète, capable d’accueillir aussi bien des conventions de grande envergure que des rencontres plus confidentielles
Ajaccio dispose d’un Palais des Congrès accueillant conventions et rencontres d’ampleur. Bastia, Calvi, Porto-Vecchio et Bonifacio proposent, de leurs côtés, des formats plus confidentiels.
Ajaccio accueille des événements réunissant plusieurs centaines de participants. Bastia, Calvi, ainsi que l’Extrême-Sud avec Bonifacio et Porto-Vecchio, offrent des lieux à taille humaine, parfaits pour des comités de direction ou des séminaires stratégiques. L’hôtellerie a su accompagner cette montée en puissance avec des établissements résolument orientés vers le tourisme d’affaires. Espaces modulables, équipements audiovisuels performants, connexion fibre, possibilité de sous-commissions, restauration flexible et privatisation complète de lieux atypiques garantissent des conditions de travail optimales et des expériences...
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02/04 - "Les chaînes de mails rendent tout le monde fou" : la leçon de management de Don Kieffer (MIT)
On reconnaît en général une organisation chaotique à deux choses : ses contre-performances et le niveau de découragement de ses employés les plus motivés. Mais tout n'est pas perdu, comme le montre l'ouvrage There’s Got to Be a Better Way (Basic Venture, 2025, non traduit), qui analyse en profondeur ces processus du quotidien qui freinent l’exécution du travail et finissent par éteindre l'envie. Ses deux auteurs, Nelson Repenning, professeur en études organisationnelles au Massachusetts Institute of Technology (MIT), et Donald Kieffer, maître de conférences au sein de la même institution, conseillent de nombreuses équipes dirigeantes à travers le monde sur les questions de stratégie opérationnelle et d’amélioration. Ils pointent un schéma récurrent : "Des managers et des dirigeants qui, submergés par le chaos quotidien de l’exécution, ne comprennent pas réellement comment le travail s’effectue dans leur organisation. Par conséquent, dans une intention louable d’améliorer la performance ou de répondre à des résultats insuffisants, ils interviennent souvent de manière à aggraver la situation."
A L'Express, Don Kieffer explique que, dans la plupart des entreprises qu’il a accompagnées, ce qu'il pensait être un problème humain se révélait en réalité être un problème de conception. Aucune formation ponctuelle ni budget de formation ne peut corriger un système de travail mal conçu : "C’est comme envoyer quelqu’un à une réunion des Alcooliques anonymes pour apprendre à ne pas boire puis lui dire à la sortie : très bien,...
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02/04 - Guerre en Iran : ce qu’il faut retenir de l’allocution de Donald Trump
Alors que le Moyen-Orient s’embrase, Donald Trump garde les yeux brillants de satisfaction. Tout en promettant de renvoyer l’Iran à "l’âge de pierre", le locataire de la Maison-Blanche s’est félicité mercredi 1er avril des "victoires" américaines, sans jamais esquisser la moindre porte de sortie. Lors d’une allocution télévisée, il a assuré que l’armée américaine avait quasiment atteint ses objectifs en Iran. Mais il n’a donné aucune indication sur la fin d’un conflit qui dure depuis un mois et a, au contraire, promis de replonger la République islamique dans une forme de dévastation totale à coups de bombardements. "Donald Trump affirme qu’il achèvera le travail en Iran", résume le Wall Street Journal, qui salue : "Il fallait que quelqu’un les arrête, et le président américain a agi là où d’autres présidents et dirigeants mondiaux ont hésité".
Tant pis si, autour de lui, les regards se font méfiants, parfois franchement hostiles. Le républicain fait face à une opinion publique américaine lassée par la guerre, à une popularité en berne et aux pressions croissantes de certains alliés, qui réclament des objectifs militaires plus clairs et plus cohérents. "Confronté à des vents contraires sur les plans économique et politique, un mois après avoir lancé une attaque surprise contre l’Iran, [Donald Trump] a défendu mercredi soir ce conflit de plus en plus impopulaire" aux États-Unis, observe The Washington Post, repris par Courrier international. L'ex-magnat de l'immobilier a affirmé que les États-Unis avaient anéanti la...
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02/04 - Donald Trump appelle l’Iran à conclure un accord "avant qu’il ne soit trop tard"
Donald Trump a estimé mercredi soir lors d'une allocution à la nation que l'Iran ne représentait "plus vraiment" une menace, annonçant que l'armée américaine atteindrait bientôt ses objectifs stratégiques. "L'Iran a été décimé et le plus dur est fait", a-t-il assuré, prévenant tout de même que les Etats-Unis allaient frapper "très fort" le pays au cours des deux ou trois prochaines semaines, et le renvoyer à "l'âge de pierre".
Le président américain n'a en revanche pas évoqué l'Otan dans son discours, après avoir plus tôt dans la journée fait savoir qu'il envisageait "sérieusement" de se retirer de l'Alliance.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump appelle l’Iran à conclure un accord "avant qu’il ne soit trop tard"
⇒ L'Iran promet de nouvelles attaques "plus dévastatrices" contre les Etats-Unis et Israël
⇒ Une opération militaire pour "libérer" le détroit d'Ormuz serait "irréaliste", dit Emmanuel Macron
20h50Fin du direct
Merci d'avoir suivi ce direct. Vous retrouverez dès demain matin, sur le site de L'Express, un nouveau live consacré au 35e jour de guerre en Iran.
>> Notre nouveau direct
Retrouvez nos analyses :
>> Guerre en Iran : ce précédent fatal de 1980 que Donald Trump devrait méditer...
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02/04 - Défense : la course aux missiles hypervéloces, par Emmanuel Chiva
Dans la course moderne à l’armement, il existe un domaine très particulier : celui de l’hypervélocité. Par hypervélocité, on entend l’hypersonique manœuvrant. Toujours pas clair ? J’explique.
On parle ici des caractéristiques des missiles ou des "planeurs" de nouvelle génération, capable de se déplacer au-delà de six fois la vitesse du son (Mach 6). L’idée est ainsi de disposer de systèmes quasiment inarrêtables et capables de manœuvrer à très haute vitesse. L’intérêt est évidemment de pouvoir passer les défenses ennemies, par une capacité à aller très vite et surtout à changer sa trajectoire en fonction des impératifs de la mission.
Les défis scientifiques sont nombreux. D’abord dans le domaine des matériaux. Un missile qui se déplace aux alentours de 8 000 km/h doit être capable non seulement de résister à l’échauffement provoqué par le frottement contre l’air, mais aussi à des facteurs d’accélération capables de mettre sur le flanc les centrales inertielles classiques, c’est-à-dire les systèmes supposés assurer le guidage de l’engin. Et cela, ce n’est pas un sport de masse. Cette course à l’innovation a des applications pour nous tous car les technologies d’hypervélocité sont par essence duales, c’est-à-dire d’intérêt civil et militaire. Les applications sont nombreuses : des navettes cargo dronisées capables de délivrer des chargements à l’autre bout du monde en quelques heures. Des matériaux résistants à des températures de fusion considérables, avec toutes les applications que l’on peut imaginer. De nouveaux systèmes de...
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02/04 - En Hongrie, la dérive progressive de Viktor Orban
Le passé permet souvent d'éclairer l'actualité. Chaque jeudi, dans notre nouveau podcast Hier à la Une, on se plonge dans les archives de L’Express, pour comprendre autrement la couverture du magazine de la semaine.
La guerre dont parle Viktor Orban c’est celle en Ukraine, qui se déroule aux portes de la Hongrie. Le Premier ministre en a fait son argument de campagne, alors que les Hongrois doivent voter pour les élections législatives le 12 avril prochain. Et c’est à ce scrutin que L’Express consacre sa Une cette semaine, avec les articles de Charlotte Lalanne, grand reporter au service Monde.
En 20 ans, Viktor Orban a imposé sa "démocratie illibérale", transformant la Hongrie en un modèle de dérive autoritaire. Accusé d'être le pays le plus corrompu et liberticide de l'UE, Budapest voit 18 milliards d'euros de fonds européens gelés pour violations de l'Etat de droit. Le Fidesz a verrouillé les institutions et instauré un "capitalisme de connivence" au profit de ses proches.
C’est là le bilan des 16 années de pouvoir de Viktor Orban. Le Premier ministre hongrois a donc bâti sa stratégie : pointer du doigt Volodymyr Zelensky, que soutiendrait son adversaire Peter Magyar, et avec eux l’Union européenne. Mais La stratégie du bouc émissaire d'Orban s'essouffle. Pour la première fois depuis 2010, l'opposition s'unit derrière Peter Magyar et son parti Tisza. Cet ancien allié du pouvoir devance désormais largement le Fidesz dans les sondages, avec 52 % d'intentions de vote contre 37 %. Le vote est donc très...
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01/04 - Législatives en Hongrie : à Debrecen, grandeur et décadence du système Orban
A première vue, c’est une cité pleine de charme, au centre-ville impeccablement tenu. Façades Art nouveau fraîchement ravalées, allées pavées, parterres de fleurs et aires de jeu flambant neuves, tramway et pistes cyclables… Debrecen, un îlot vert à 220 kilomètres à l’est de Budapest (près de la frontière roumaine), le cadre idéal pour une vie de famille. Voilà pour la carte postale. La deuxième ville du pays, 200 000 âmes, brigue même le titre de Capitale verte européenne 2027, c’est dire ! Une vitrine pour le gouvernement de Viktor Orban et le Fidesz, son parti, qui tient depuis plusieurs décennies la mairie et les circonscriptions environnantes.
Mais, ces temps-ci, l’étoile du Fidesz pâlit. Ses récentes performances électorales parlent d’elles-mêmes : aux municipales de 2024, le mouvement a dégringolé de 12 points. Aux européennes la même année, il est passé de justesse à Debrecen, avec 2 000 voix d’avance sur Tisza, le parti qui pourrait détrôner Viktor Orban aux législatives du 12 avril prochain. Dans une telle forteresse Fidesz, arrosée d’argent public depuis l’accession au pouvoir de Viktor Orban en 2010, cette chute en dit long. Elle raconte le ras-le-bol d’une partie de la population dans une région qui concentre bien des travers de cette mal gouvernance.Empire industriel d'Orban
Pour comprendre ce déclin, il faut quitter le centre-ville, rouler une quinzaine de minutes depuis la rue principale jusqu’au "Parc industriel sud", une zone de plusieurs centaines d’hectares posée entre Debrecen et le village...
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01/04 - Ce qui nous sépare est important, mais ce qui nous unit est essentiel : l’appel de personnalités françaises et allemandes
Il faut le reconnaître, la relation franco-allemande traverse une nouvelle zone de turbulences, marquée par une série d’irritants et de frustrations réciproques.
Le premier point de friction concerne les questions économiques et budgétaires. La proposition d’emprunts européens (Eurobonds), régulièrement défendue par Emmanuel Macron est regardée avec réserve par une large partie de la classe politique allemande : ce serait un prétexte pour ne pas traiter le problème budgétaire français. Dans le même temps, les désaccords sur le traité de libre-échange avec le Mercosur ont alimenté la méfiance. Le rapprochement germano-italien est observé avec circonspection à Paris. Enfin, l’enlisement du projet d’avion de combat du futur, le Système de combat aérien du futur (Scaf) est devenu l’emblème des difficultés entre les deux pays.
Allons au bout du doute, avec deux changements de regard de part et d’autre du Rhin. Côté allemand, l’hypothèse d’une victoire de l’extrême droite lors de la prochaine élection présidentielle nourrit la crainte d’un système politique français fragilisé, traversé par une crise de confiance profonde. Mais des inquiétudes existent aussi côté français. Alors même la France se plaignait depuis longtemps de porter seul l’effort de défense, la volonté de l’Allemagne de faire de la Bundeswehr la "première armée d’Europe" a réveillé des souvenirs traumatiques. À cela s’ajoute la critique d’une Allemagne qui achèterait sur étagère des armements américains plutôt que de coopérer en Européen.
Pourtant, s’arrêter à...
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01/04 - Vers la fin de la guerre au Moyen-Orient ? "Le successeur de Trump devra de nouveau intervenir"
Même les plus fins observateurs de la Maison-Blanche ont du mal à suivre les volte-faces de son locataire. Alors que Donald Trump laisse encore la porte ouverte à des discussions directes avec Téhéran, il a affirmé le 1er avril que le conflit pourrait prendre fin prochainement — y compris sans accord avec le régime. "Nous allons partir très bientôt", a-t-il déclaré devant les journalistes, évoquant un horizon assez flou qui pourrait être "d'ici deux semaines (...) peut-être trois". Un peu plus tard, dans une autre interview accordée au Daily Telegraph, le républicain a agité le spectre d'un départ de l'Otan en cas de refus des pays européens d'aider à débloquer le détroit d'Ormuz. "Je n'ai jamais été influencé par l'Otan. J'ai toujours su que c'était un tigre de papier, et le président russe Vladimir Poutine le sait aussi, d'ailleurs", a-t-il affirmé.
Depuis plusieurs jours, des médias américains rapportent que le Pentagone se préparerait en parallèle à des opérations terrestres, notamment sur l'île de Kharg, le verrou stratégique pétrolier iranien. Un scénario qui ferait franchir un nouveau palier à la guerre au Moyen-Orient. A en croire Seth Cropsey, lieutenant commandant dans l'US Navy de 1985 à 2004, le président américain n'a pourtant pas d'autre option s'il veut remplir certains objectifs de guerre face à un régime des mollahs particulièrement résilient. Au-delà de la menace nucléaire et du blocage du détroit d’Ormuz, le président joue ici la crédibilité de sa dissuasion, prévient cet ancien haut...
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01/04 - Meta, Google, Instagram... "Comme le tabac, ils sont rattrapés par leurs effets secondaires"
L'Express : Des juges américains viennent de condamner Meta et Google pour avoir mis en danger une mineure du fait de la dépendance créée par Instagram et YouTube. Est-ce un tournant ?
David Thesmar : Comme l’industrie du tabac, les géants du numérique sont rattrapés par les effets secondaires de leurs produits. L’appareil juridique américain est souvent critiqué pour ses excès : avocats payés au pourcentage, actions collectives, dommages punitifs. Mais il donne aussi à la société civile la capacité d’organiser la résistance aux abus des grandes corporations. Certes, dans le cas d’espèce, le montant des dommages et intérêts est faible pour Meta et Google - 6 millions de dollars, dont 3 "punitifs" -, mais il y a des milliers d’autres procès à venir. Les consommateurs auront probablement leur revanche, sans avoir eu recours au pouvoir central. La justice a joué son rôle de contre-pouvoir démocratique.
Augustin Landier : En Europe, nous sommes adeptes d’une régulation ex ante, en essayant d’imposer des règles avant que les faits ne se produisent. La Commission européenne a par exemple sommé TikTok de changer son interface, jugée addictive. Mais cette régulation en amont est moins démocratique que l’approche américaine, beaucoup plus jurisprudentielle, qui rend possible, ex post, une cascade de procès et de débats publics. Le contexte peut surprendre. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, l’air du temps est plutôt au libertarianisme vanté par Elon Musk. Là, c’est un retour à une doctrine plus...
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01/04 - Guerre en Iran : avant son allocution à la nation, le flou persistant de la stratégie de Donald Trump
Insondable Donald Trump. Lancée depuis le 28 février dernier, la guerre des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran se poursuit. Tandis qu'il avait annoncé au début du conflit une durée de "quatre à cinq semaines" d'opération militaire au Moyen-Orient, le président américain doit s'adresser dans la nuit de mercredi 1ᵉʳ au jeudi 2 avril à la nation, lors d'une allocution officielle. Après plus d'un moins de frappes sur la République islamique, le républicain "donnera d'importantes nouvelles informations sur la situation en Iran", a indiqué, sur X, la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt. Des annonces majeures sont-elles à attendre ? Comme souvent avec Donald Trump, impossible de le prédire avant le début de sa prise de parole. Volonté de négocier... et menace de frapper plus fort
Imprévisible et tempétueux, le milliardaire a multiplié les messages contradictoires sur les réseaux sociaux depuis le début de la guerre. Ces derniers jours, il a continué à entretenir un certain flou sur ses intentions. Dans un long message publié lundi sur son réseau social Truth Social, Donald Trump a d'abord salué "des progrès considérables" réalisés avec l'Iran lors de "pourparlers sérieux avec un nouveau régime, plus raisonnable". Si des contacts ont bel et bien été reconnus par les dirigeants iraniens par le biais de l'émissaire américain Steve Witkoff, Téhéran affirme pour autant ne pas considérer cette approche comme de véritables négociations. "La confiance est nulle", a justifié le ministre iranien des Affaires...
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01/04 - Donald Trump face à la Cour suprême : le pari risqué du président américain
C'est une première dans l'histoire des Etats-Unis. Donald Trump a assisté, ce mercredi 1er avril, au premier rang, aux plaidoiries de la Cour suprême sur sa tentative de remise en question du droit du sol.
Le conseil est composé de neuf juges : six conservateurs et trois progressistes. Ils sont chargés de trancher le recours gouvernemental contre les décisions des juridictions inférieures, chacune ayant conclu à l’inconstitutionnalité du décret présidentiel. Ce texte, signé par Donald Trump, le jour de son retour à la Maison-Blanche, supprime le droit du sol pour les enfants d’immigrés en situation irrégulière, décision prise dans la continuité de sa guerre contre l’immigration. Ce droit, inscrit au 14e amendement de la Constitution américaine, garantit la citoyenneté à toute personne née aux Etats-Unis. Adopté en 1868 après la guerre de Sécession, le texte a pour objectif de protéger les droits des anciens esclaves et de leurs descendants."Notre système judiciaire américain est devenu stupide"
Sur le plan légal, la victoire du président des Etats-Unis semble d'ores et déjà compromise. En 1898, l'instance suprême avait consacré le droit du sol en le faisant définitivement entrer dans sa jurisprudence. Conscient de cette issue probable, Donald Trump anticipe son échec depuis plusieurs semaines. Le 23 février, il cinglait sur son réseau Truth social : "Cette Cour suprême trouvera le moyen de parvenir à la mauvaise conclusion."
Et un tel désaveu risquerait d'endommager un peu plus la relation - au bord de la...
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01/04 - Munitions, lance-roquettes, spatial : alerte sur les dépendances critiques de l’armée française
Elles sont nombreuses, pénalisantes et critiques à l’heure où l’allié américain se distingue par son imprévisibilité. Dans un rapport dévoilé ce mercredi 1er avril, les députés François Cormier-Bouligeon (Ensemble pour la République) et Aurélien Saintoul (La France insoumise) se sont prêtés à un exercice : passer au crible les dépendances militaires de la France vis-à-vis de l’étranger, et notamment des Etats-Unis. Équipement par équipement, les deux parlementaires mettent en lumière les vulnérabilités des forces armées françaises.
Le rapport recense une série de dépendances aux Etats-Unis en matière d’équipements stratégiques. Dans le détail : les lance-roquettes unitaires, dont les châssis sont américains, les catapultes à vapeur du porte-avions Charles-de-Gaulle, celles électromagnétiques prévues pour son futur successeur, le porte-avions La France Libre, ou encore les drones Reaper entrent dans l’équation. "Les Etats-Unis sont prédominants dans ces dépendances en raison de leur avance technologique qui leur permet de proposer des solutions opérationnelles aux armées françaises", expliquent les deux co-rapporteurs.
Le constat s’applique également aux Awacs, ces avions de surveillance aux radars extrêmement complexes, utilisés par l’Otan. La France a néanmoins fait le choix en début d'année de s’en détourner pour se rabattre sur des GlobalEye, conçus par l’industriel suédois Saab. Les lance-roquettes unitaires de l’armée de terre seront obsolètes dès 2027. Et si plusieurs industriels français cherchent à assurer la...
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01/04 - Hongrie : l’appel embarrassant entre un ministre de Viktor Orban et Sergueï Lavrov
Quelques instants d'un échange au ton amical, presque familier, qui secouent l'Union européenne. Mardi 31 mars, un consortium de plusieurs médias est-européens, dont le site russe indépendant The Insider, a publié une longue enquête sur les liens entre la Hongrie et la Russie, restés étroits malgré la guerre déclenchée par le Kremlin en Ukraine il y a plus de quatre ans. Principale révélation ? Un embarrassant enregistrement d'un appel téléphonique entre le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, et son homologue russe, Sergueï Lavrov. Dans cette conversation, datant d'août 2024, les deux hommes échangent sur la possibilité de retirer Gulbakhor Ismaïlova, sœur du richissime oligarque Alicher Ousmanov, de la liste des individus russes ciblés par des sanctions de l'Union européenne.Demande de retrait de sanctions
"Écoutez, je vous appelle à la demande d’Alicher, qui m’a simplement demandé de vous rappeler de faire quelque chose concernant sa sœur", lance Sergueï Lavrov au téléphone. Une requête à laquelle Peter Szijjarto paraît accéder sans sourciller. "En fait, avec les Slovaques, nous soumettons une proposition à l'Union européenne pour la retirer de la liste", répond-il alors. "Nous la soumettrons la semaine prochaine et, dès le début de la nouvelle période d'examen, elle sera inscrite à l'ordre du jour." Avant d'ajouter : "Nous ferons tout notre possible pour obtenir son retrait." L'hiver suivant, en mars 2025, la femme sera effectivement exclue de cette liste noire des personnalités russes...
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01/04 - Régulation des réseaux sociaux : les procès ou la loi ?, par Antoine Vey
Le 24 mars, le tribunal de Santa Fe (Nouveau-Mexique) a rendu une décision qui nous concerne tous. En condamnant le groupe Meta, propriétaire notamment de Facebook et Instagram, à verser 375 millions de dollars de dommages et intérêts pour mise en danger de mineurs, il a en effet ouvert la porte à ce qui pourrait être une révolution… si nous savons nous en saisir.
C’est désormais au tour de la France et de l’Europe d’en tirer les conséquences. Car ce jugement ne reconnaît pas seulement les effets dramatiques que les réseaux sociaux peuvent avoir sur le développement intellectuel et affectif des enfants : il condamne surtout, et enfin, la stratégie consciente dont ces effets ne sont que le résultat visible.La responsabilité des algorithmes
Là est le premier enseignement de ce procès : si nous voulons protéger efficacement nos enfants, il ne s’agit pas seulement de dénoncer les contenus auxquels ils sont exposés, mais d’identifier la responsabilité première des algorithmes, et de comprendre la manière dont ceux-ci sont très précisément formatés pour créer addiction, dépendances et autres dommages cognitifs.
A l’heure où l’on s’écharpe volontiers sur les effets du cadmium ou de l’acétamipride, nous devons admettre qu’il y a dans nos poches, et dans les poches de nos enfants, des poisons bien plus nocifs. Des poisons que de récents rapports parlementaires ont justement pointé du doigt, et que nous avons pourtant laissé prospérer.
Alors que la France s’est fait une spécialité d’inventer des régulations en tous genres,...
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01/04 - La dette française dans la nasse du détroit d’Ormuz
Combien de temps va durer le blocage du détroit d'Ormuz ? Quand donc les 3 000 navires coincés depuis le début de la guerre seront-ils libérés, et la voie de navigation – une des principales artères de la mondialisation –, rendue de nouveau praticable ? Signe du pessimisme ambiant, sur la plateforme Polymarket, où l’on peut parier sur à peu près tout, jamais les chances de réouverture du détroit n’ont été aussi minces : alors que début mars, près de 77 % des parieurs misaient sur un retour à la normale d’ici fin avril, ils étaient, ces derniers jours, 83 % à ne plus y croire.
De quoi donner des sueurs froides au gouvernement, qui ne peut que constater les effets délétères du nouveau choc pétrolier sur l’économie du pays. Etiolement de la croissance, remontée du chômage, recettes fiscales en berne, pouvoir d’achat amputé : si le conflit perdure, la crise risque de s’étendre à tous les étages de la maison France. Avec, et c’est une première, l’absence totale de marges de manœuvre de la part d’un Etat-cigale, qui se trouve fort dépourvu, ayant chanté l’hymne du quoi qu’il en coûte durant tout l’après-Covid.
A Bercy, on l’a compris : plus question de sortir les chéquiers, car cette fois-ci le pays est sur la paille. Les économistes qui, hier, entonnaient l’air de l’argent magique n’étaient que des charlatans : il aura suffi d’une bise venue du Proche-Orient pour provoquer une poussée de fièvre des taux d’intérêt. "Argent trop cher", s’époumonait le groupe Téléphone dans les années 1980. C’est le drame de la France,...
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01/04 - De la "nouvelle France" à la "nouvelle République" : quand la "nouveauté" masque le vide en politique
Tout oppose Gabriel Attal et Jean-Luc Mélenchon mais un point les rassemble : en vue de 2027, ils misent tout sur la "nouveauté". L’un et l’autre n’ont que ce mot à la bouche. Le premier aimerait renommer son parti, Renaissance, "La Nouvelle République", bien que le nom soit déjà pris par un quotidien, lequel s’est d’ailleurs plaint du plagiat. Qu’importe : Attal, ravi de sa trouvaille, organise une tournée des "Nuits de la Nouvelle République". Le second est obsédé par le concept de "nouvelle France", dont il parle à chaque meeting. Le leader insoumis n’invente rien non plus ; le premier à en avoir parlé fut un certain Lionel Jospin, dans une tribune, en décembre 2000.
Ils ne sont pas les seuls à y prendre goût. À l’été 2024, François Ruffin avait été le premier à lancer dans l’atmosphère l’idée d’un "Nouveau Front populaire". Pour masquer un vide idéologique, on soigne l’affichage. Plutôt que de s’inscrire dans la continuité d’une grande famille de pensée politique - le libéralisme ou le conservatisme, par exemple -, ces candidats, putatifs ou déclarés, ont la prétention d’en créer de nouvelles. Ils promettent des "ruptures" mais oublient qu’ils scient la branche sur laquelle ils sont assis. Depuis Emmanuel Macron, chacun croit être en mesure d’incarner le "nouveau monde". Ils seraient inspirés de regarder Les Enfants du paradis. Le réalisateur, Marcel Carné, y fait dire à Anselme Debureau : "La nouveauté, la nouveauté… Mais c’est vieux comme le monde ça, la nouveauté...
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01/04 - Guerre en Iran : l’Italie prend le risque de dire non à Donald Trump
L'épisode pourrait laisser des traces dans la relation entre Rome et Washington. Depuis le début de semaine, les médias italiens rapportent que plusieurs bombardiers américains n'ont pas obtenu l'autorisation d'atterrir sur la base de Sigonella, en Sicile. Les pilotes de ces appareils, transportant des armes destinées à être employées au Moyen-Orient, comptaient rejoindre ce site géré de manière conjointe par l'armée de l'air italienne et la marine américaine. Les États-Unis sont présents sur plusieurs autres bases du pays. "Certains tentent de faire croire que l'Italie a décidé de suspendre l'utilisation des bases par les forces américaines", a réagi, sur le réseau social X, le ministre italien de la Défense, Guido Crosetto. "C'est tout simplement faux, car les bases sont opérationnelles et rien n'a changé."L'approbation du Parlement italien nécessaire
Dans ces conditions, pourquoi ces avions américains n'ont-ils pas été acceptés sur le sol italien ? En réalité, cette décision est liée à des accords signés entre les deux pays dans les années 50 en matière de défense. Ils prévoient que des appareils américains sont libres d'atterrir sur l'une des bases situées dans la péninsule, mais seulement dans le cadre d'entraînement ou pour des raisons logistiques. Or, ici, les bombardiers transportaient des armes destinées à être utilisées par l'armée dans sa guerre contre l'Iran. Un cas de figure mentionné dans ces traités, mais qui octroie à Washington une marge de manœuvre limitée en la matière. En effet, sauf urgence,...
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01/04 - Le paradoxe de Jevons, nouvelle théorie fétiche des rois de l’IA
Quel est le point commun entre l’IA et le charbon ? Les startupers de la Silicon Valley ne sont pas déroutés par la question. Pour comprendre le lien qu’ils tissent entre ces deux univers éloignés, il faut se plonger dans le paradoxe de Jevons. En 1865, l'économiste et statisticien britannique met en garde le Royaume-Uni, accro au charbon, contre le danger d'un renchérissement de sa ressource clé dans son célèbre ouvrage The Coal Question. Il bat en brèche l’idée que la pression sur les mines puisse être atténuée à mesure que des machines moins énergivores sont développées. "C’est tout le contraire qui se produit en réalité", écrit-il. Les faits lui donneront raison.
A l’époque, James Watt a considérablement amélioré l'efficacité des machines à vapeur qui fonctionnent au charbon. Mais en rendant cette source d’énergie plus rentable, il a aussi contribué à démocratiser son usage. Davantage de trains ou de navires en sont progressivement équipés. De nouvelles usines sortent de terre. Résultat : la consommation britannique de houille explose.
Le paradoxe de Jevons montre ainsi que certaines technologies n'ont pas l’impact espéré sur la consommation énergétique globale. Pourquoi les pontes de la Silicon Valley, de Satya Nadella (Microsoft) à Garry Tan (Y Combinator), y font-ils alors constamment référence ? Parce qu'ils jugent que l’effet de l'IA sur l’emploi pourrait fonctionner selon la même logique. Le double effet de l'IA sur l'emploi
Prenons les activités de traduction, particulièrement exposées à...
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01/04 - Guerre au Moyen-Orient : l’Iran dément avoir demandé un cessez-le-feu aux Etats-Unis
Le ministère iranien des Affaires étrangères a démenti, ce mercredi 1er avril, les déclarations de Donald Trump selon qui Téhéran a demandé un cessez-le-feu à Washington.
Le président américain, qui envisage "sérieusement" un retrait de l'Otan, doit s'adresser à la nation ce mercredi soir afin de "fournir d'importantes informations sur l'Iran", a annoncé la Maison-Blanche.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump dit qu'il envisage "sérieusement" un retrait de l'Otan
⇒ Les Etats-Unis quitteront "assez rapidement" l'Iran, déclare Donald Trump
⇒ L'Iran dément avoir demandé un cessez-le-feu
20h50Fin du direct
Merci d'avoir suivi notre direct. Vous pourrez suivre, dès demain matin, notre nouveau live consacré au 34e jour de la guerre au Moyen-Orient. Nous reviendrons notamment sur la très attendue allocution à la nation de Donald Trump, qui aura lieu cette nuit (à trois heures, heure française).
>> Notre nouveau direct
20h35Le Pentagone double le nombre d'avions d'attaque A‑10 au Moyen-Orient
D'après le New York Times, le Pentagone renforce sa présence militaire au Moyen-Orient en doublant le nombre d’avions d’attaque A‑10 présents sur place. Dix-huit nouveaux appareils vont rejoindre la douzaine déjà déployés, lesquels ont déjà été utilisés pour frapper des bateaux iraniens et des milices pro‑iraniennes en Irak. Cette décision intervient alors même que le président Donald Trump affirme vouloir mettre fin à la guerre contre l’Iran d’ici "deux à trois semaines".
20h00Le chantage de Donald Trump
Le président...
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01/04 - Même sur le capitalisme, l’Ukraine s’éloigne de la Russie, par Rainer Zitelmann
Un changement discret mais significatif est en cours en Europe de l’Est. Alors que l’attention géopolitique s’est concentrée sur la guerre et la sécurité, une nouvelle étude que j'ai publiée dans la revue Economic Affairs met en évidence une transformation plus profonde : une divergence des convictions économiques entre l’Ukraine et la Russie qui pourrait façonner l’avenir de la région tout autant que les résultats militaires.
L'étude s'appuie sur des sondages d'opinion menés en Ukraine, en Pologne et en Russie, examinant les attitudes envers l'économie de marché et le capitalisme. Les conclusions sont frappantes. Les Ukrainiens expriment aujourd'hui certaines des opinions les plus positives au monde sur l'économie de marché — se classant juste derrière une poignée de pays, dont la Pologne, les Etats-Unis, la République tchèque, la Corée du Sud et le Japon. En revanche, la Russie se classe dernière parmi les 36 pays étudiés. Dans la plupart des pays (y compris la Pologne et la Russie), l’enquête a été menée par Ipsos Mori ; en Ukraine, elle a été commanditée par l’Institut international de la liberté.Limiter le rôle de l'Etat
Au lieu de poser directement des questions sur le "capitalisme" — un terme qui comporte souvent des connotations idéologiques —, l’étude a d’abord utilisé six questions sur les systèmes économiques sans mentionner ce mot. Cette approche répond à un problème bien connu : de nombreuses personnes réagissent négativement à l’étiquette "capitalisme", même lorsqu’elles soutiennent les principes...
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01/04 - Guerre en Iran : "The Deal", la série qui nous ramène à une époque où la paix se négociait encore
The Deal, la série de six épisodes du réalisateur suisse Jean-Stéphane Bron, est inspirée de faits réels, ceux qui se sont déroulés entre le mois d’avril et le mois de juillet 2015, en Suisse, et qui ont abouti à la conclusion de l’accord sur le nucléaire iranien. Avec la coïncidence entre les faits actuels et le scénario de cette série, on pourrait dire qu’elle est prémonitoire, à sa manière, inspirée de faits qui ne pourront plus se dérouler aujourd’hui. On regarde donc The Deal avec la nostalgie d’un temps où on négociait une paix certes introuvable mais qui n’était pas la guerre.
Après un premier épisode nécessaire à l’acceptation des invraisemblances, le plaisir innocent et grandissant que l’on prend aux épisodes suivants, on le compare au plaisir coupable et déclinant que l’on prend depuis un mois devant les chaînes d'info en continu qui nous enferment, nous étranglent avec leurs boucles infernales d’images morbides, et avec notre consentement fasciné.
Parmi les libertés amusantes prises par les scénaristes de la série, ce n’est pas à Genève mais à Lausanne et dans beaucoup d’autres lieux que ces négociations se sont déroulées, notamment à Vienne où l’accord a été signé le 14 juillet 2015. Pour simplifier encore, les scénaristes ont supprimé les délégations française, allemande et britannique, afin de laisser toute sa place à l’histoire d’amour sans laquelle rien n’aurait fonctionné, et tout serait devenu documentaire. On a donc imaginé une diplomate suisse, Alexandra Weiss, interprétée par Veerle Baetens, qui a un...
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01/04 - Derrière le triple assassinat rue La Fayette à Paris, l’ombre des services secrets turcs
Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Dans "Nid d’espions", le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.
Le 23 décembre 2022, dans le 10e arrondissement de Paris, un homme ouvre le feu en plein jour. La fusillade fait trois morts et quatre blessés. Les victimes : Emine Kara, responsable du mouvement des femmes kurdes en France, Mîr Perwer, un jeune auteur-compositeur kurde, et Abdurahman Kizil, un militant politique kurde.
La thèse terroriste n’est pas retenue par les enquêteurs. Les Kurdes, eux, soupçonnent la Turquie d’être à l’origine de cette attaque. Le lendemain, c’est toute une communauté qui descend dans la rue pour manifester. Sur les banderoles, on peut lire : "10 ans après le 9 janvier, l’Etat turc a encore massacré 3 de nos amis à Paris !! ". Les manifestants font référence au triple assassinat de militantes kurdes qui a eu lieu, dans ce même quartier, 10 ans plus tôt. Cette affaire de 2013 ébranle la communauté kurde, et les soupçons d’implication des services secrets turcs sont relancés.
Dans cet épisode de "Nid d'espions", Charlotte Lalanne et Charlotte Baris retracent les circonstances du meurtre de ces trois militantes kurdes. View this post on...
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01/04 - Comment les développeurs fantômes de Kim Jong-un infiltrent les entreprises européennes
Sur le réseau social des codeurs GitHub, on trouve parfois d'étranges offres de travail. Comme cette "opportunité de collaboration", partagée par XiuTing Chan, qui se présente comme le directeur technique de l'entreprise singapourienne DeeGix. Le développeur cherche des partenaires basés en Europe ou aux États-Unis. En échange d'un salaire de 5 000 dollars par mois, les recrues doivent seulement "passer deux ou trois heures par mois en face du client, pour répondre à ses questions". Un emploi garanti "sans stress technique", selon la fiche de poste : tout le travail de développement doit être effectué en interne par les équipes de XiuTing Chan.
Sauf que ce dernier ne travaille pas réellement chez DeeGix. L'homme sur la photo de profil GitHub a probablement été créé par une intelligence artificielle, et, selon LinkedIn, XiuTing Chan travaille pour une autre entreprise. D'après les recherches de Flare et d'IBM, l'offre d'emploi a été écrite par un type particulier d'agent nord-coréen, afin de recruter des collaborateurs occidentaux. Cette offre d'emploi est l'une des rares facettes visibles d'un vaste réseau de travailleurs de Corée du Nord, chargés d'intégrer les entreprises occidentales en tant qu'ingénieurs informatiques. Dans un unique but : gagner un salaire et enrichir le régime de Kim Jong-un. Les recrues trompées
Ces "IT workers" nord-coréens, comme ils sont désignés en anglais, représentent une menace accrue pour les entreprises américaines et...
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31/03 - Guerre en Iran : la pire flambée des prix du gazole depuis 40 ans
Depuis ce 27 mars, le prix moyen du litre de gazole, carburant le plus consommé en France, culmine à 2,19 euros dans les stations-service françaises. Un tarif 8 centimes plus cher que la semaine dernière et en hausse constante depuis plus d'un mois. En cause, la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran qui a commencé ce 28 février. Depuis cette date, les consommateurs de gazole ont pu constater une augmentation du prix à la pompe frôlant les 45 centimes. Un record depuis 1985.
Les autres carburants ne sont pas épargnés par cette flambée des prix. Le Super sans plomb 98 affiche les tarifs les plus salés avec 2,05 euros du litre ce 27 mars contre 1,78 euro cinq semaines plus tôt, selon les chiffres communiqués par le gouvernement. Quant au Super sans plomb 95, il culmine aujourd'hui à 2,01 euros du litre en moyenne. Ses utilisateurs ont pu constater une hausse de 30 centimes depuis le début de la guerre en Iran. Enfin, le litre de Super SP95 se vendait en moyenne à 1,97 euro du litre le 27 mars contre 1,66 euro le 20 février. Une hausse deux fois moins conséquente que celle du gazole, donc.Le blocage du détroit d'Ormuz
Ces prix records s'expliquent par la hausse du baril de pétrole, lourdement affecté par le blocage iranien du détroit d'Ormuz. Cette zone de passage dans le Golfe persique est un point stratégique de l’approvisionnement mondial en pétrole. La semaine dernière, le cours du pétrole de Brent - référence mondiale sur le marché de l'or noir - a de nouveau augmenté pour atteindre 110 dollars....
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31/03 - Guerre en Iran : l’Elysée répond à Donald Trump qui cible la France
Donald Trump s'en prend une nouvelle fois à la France. Le président américain a écrit, ce mardi 31 mars, sur son réseau Truth Social que la France "n'a(vait) pas laissé les avions à destination d'Israël, chargés de matériel militaire, survoler (son) territoire". "La France a été TRÈS PEU AIDANTE concernant le 'Boucher d'Iran', qui a été éliminé avec succès ! Les Etats-Unis s'en SOUVIENDRONT !!!", ajoute-t-il.
"Nous sommes surpris par ce message. La France n'a pas changé de position depuis le premier jour (du conflit) et nous confirmons cette décision", a répondu quelques heures plus tard l'Elysée.
L'armée française a déclaré le 5 mars que la France n'autoriserait pas l'utilisation de ses bases par des avions américains si ceux-ci participaient à des attaques contre l'Iran, mais qu'elle l'autoriserait "à titre temporaire" s'ils soutenaient la défense des alliés français dans la région du Golfe persique.
Selon Reuters, qui cite trois sources dont un diplomate occidental, la France n'a pas autorisé, durant le week-end dernier, Israël à utiliser son espace aérien pour acheminer des armes américaines destinées à la guerre contre l'Iran. D'après ces mêmes sources, c'est la première fois que Paris émet un tel refus depuis le début de la guerre en Iran, le 28 février.
Dans ce même message rédigé sur Truth Social, Donald Trump a également exhorté les pays qui n'ont pas aidé Washington lors des frappes en Iran à acheter du pétrole américain et à se rendre dans le détroit d'Ormuz pour "tout simplement le PRENDRE".
"À tous...
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31/03 - Nutella, Kinder, Tic Tac... Ferrero, les derniers secrets d’un empire sans visage
Qu’avait emporté dans sa valise, en avril dernier, la présidente du Conseil italien Giorgia Meloni en visite officielle à Londres ? Un pot de Nutella bien sûr, et au nom Charles III qui sut apprécier le privilège. Troisième confiseur mondial, Ferrero est une institution en Italie. Porte-étendard d'un capitalisme familial triomphant et du savoir-faire industriel transalpin, la multinationale aux 35 marques cultive quelques paradoxes. Qui sait que ses comptes sont consolidés au Luxembourg où le siège social de l'entreprise est désormais installé ? Que Giovanni Ferrero, le petit-fils du fondateur Pietro, et seul maître à bord, réside à Bruxelles, tandis que ses parents habitèrent Monte-Carlo jusqu’à leur mort ? Qui sait enfin qu’un quart des pots de sa pâte à tartiner consommés dans le monde sont normands, et fabriqués à Villers-Écalles, site proche de Rouen qui produit également chaque jour 2,7 millions de Kinder Bueno, soit 20 % de la production globale ?
Présent dans 170 pays, employant 50 000 personnes réparties sur 37 usines, le groupe cultive le secret. Une marque de fabrique. Jamais Giovanni Ferrero, 61 ans, l’actuel propriétaire et unique actionnaire, n’accorde d’entretien, aucune photo privée ne circule, et ni lui ni ses proches n’ont participé au moindre événement mondain ou politique. Une discrétion atavique, le père de Giovanni, Michele, ne s’étant confié qu’une fois dans les colonnes de La Stampa, exigeant que l’échange ne soit publié qu’après sa mort en 2015. Les richissimes Ferrero la jouent...
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31/03 - Poutine, les découvertes de son biographe : "Je pense qu’il laissera le pouvoir à l’un de ses enfants"
Depuis vingt-cinq ans, Vincent Jauvert enquête sur Vladimir Poutine. Il lui consacre un livre riche en informations et haletant comme un thriller : Kremlin confidentiel, qui paraît aux éditions Albin Michel. Il y reconstitue le parcours de Poutine, ses origines mafieuses, sa conquête du pouvoir, sa dérive autoritaire, ses crimes, sa guerre contre l’Ukraine et "l’Occident satanique". Un ouvrage édifiant sur lequel Vincent Jauvert s'explique dans Les temps sauvages, le podcast géopolitique de L'Express.
>> Cet épisode est à retrouver sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast Addict
Sébastien Le Fol : Sur quels nouveaux documents ou témoignages vous êtes-vous appuyé pour écrire Kremlin confidentiel ?
Vincent Jauvert : Je m'appuie, entre autres, sur les archives déclassifiées des discussions entre Poutine et plusieurs présidents américains, Bill Clinton et George Bush notamment. On y découvre un Poutine obsédé par l'Ukraine dès le premier jour de sa présidence. En juin 2000, il reçoit Bill Clinton au Kremlin. Les hommes s'entendent plutôt bien, sauf quand il s'agit de l'Ukraine. Je m'appuie également sur des enquêtes de journalistes russes qui n'ont pas encore été publiées ici, concernant Vladimir Poutine et ses fils, sa vie avec sa nouvelle compagne, la gymnaste Alina Kabaeva. Je puise également dans les mémoires de plusieurs chefs d'Etat et de personnalités qui l’ont rencontré : Angela Merkel, Barack Obama, François Hollande…
Votre livre s’ouvre sur la tentative...
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31/03 - En Hongrie, les vrais enjeux d’une élection qui va changer l’Europe
A voir les affiches défiler le long de la route de l'aéroport de Budapest au centre-ville, on jurerait que Volodymyr Zelenksy est candidat aux élections législatives du 12 avril. C’est simple : aucun autre visage n’est aussi présent dans cette campagne que celui du président ukrainien, placardé à tous les coins de rue, au bord des autoroutes et sur les colonnes Morris de Budapest. L’homme derrière cette idée fixe s’appelle Viktor Orban. Le Premier ministre, en poste depuis 16 ans et en course pour y rester, a dépensé des millions de forints au service de son unique thème de campagne : taper nuit et jour sur Zelensky, allié présumé du leader de l’opposition Peter Magyar. A en croire l’indéboulonnable chef du gouvernement, le duo, sponsorisé par l’Union européenne, ferait courir à la Hongrie un danger de guerre imminent. Son affiche la plus connue représente le leader ukrainien en noir et blanc sur fond bleu, sourire jusqu’aux oreilles et regard diabolique, assortis de ce slogan : "Ne laissez pas Zelensky rire le dernier !". Le parti au pouvoir, le Fidesz, n’a pas cherché très loin pour dénicher cette trouvaille, copiée-collée - au mot près - de leur poster de campagne de 2018, qui ciblait alors le milliardaire George Soros. View this post on Instagram "Capitalisme des copains"
Ainsi carbure Viktor Orban, dopé à la rhétorique de "l’ennemi public n° 1", faute de bonnes nouvelles. Son bilan, il est vrai, ne fait pas rêver. La Hongrie collectionne les superlatifs négatifs : pays le plus...
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31/03 - L’Iran frappe un avion radar américain : un coup dur pour le Pentagone
Une infrastructure d'un demi-milliard de dollars, dilapidée en quelques instants par un missile iranien. Selon plusieurs médias américains, un AWACS de l'US Air Force - un appareil de surveillance et de commandement crucial - figurait parmi les aéronefs touchés lors d'une attaque de missiles et de drones iraniens contre la base de Prince Sultan en Arabie saoudite, le vendredi 27 mars.
La destruction de cet avion radar, un E-3 Sentry de l'US Air Force, pourrait nuire à la capacité des Etats-Unis à détecter à distance les menaces iraniennes entrantes, un élément central de la supériorité aérienne américaine dans la région. Des images de l'avion géolocalisées par CNN montrent sa queue arrachée et son dôme radar rotatif au sol.
"Un coup dur pour les capacités de surveillance américaines", analyse auprès de la chaîne de télévision américaine Cedric Leighton, ancien colonel de l'US Air Force. "Cela pourrait potentiellement avoir un impact sur la capacité des Etats-Unis à contrôler les avions de combat et à les guider vers leurs cibles, ou à les protéger contre les engagements d'avions et de systèmes de missiles hostiles".Crucial pour la surveillance
L'E-3 Sentry est en effet un Boeing 707 modifié, équipé d'un radar rotatif, capable de détecter des cibles à plus de 375 kilomètres, selon l'US Air Force. Il assure une surveillance de la surface terrestre jusqu'à la stratosphère. "Cet appareil fournit au Centre d'opérations interarmées une image précise et en temps réel du champ de bataille (...) Cela inclut les...
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31/03 - De quoi le populisme est-il le nom ? Le débat de haut vol entre Jean-François Copé et Jérôme Sainte-Marie
Et si les responsables politiques s’intéressaient eux-mêmes à ce qui sera l’un des phénomènes essentiels de la prochaine élection présidentielle, porté autant par les vents intérieurs que par les courants extérieurs ? Jean-François Copé, ancien ministre, ancien chef de parti, maire de Meaux depuis 1995, ne veut pas laisser politologues et autres experts se pencher seuls sur le populisme : il consacre donc 256 pages à décortiquer les symptômes, les ressorts et les remèdes de cette poussée de fièvre qui n’est en rien conjoncturelle. Quand les populistes trahissent le peuple (Plon, parution le 9 avril) : l’accusation vise autant Jean-Luc Mélenchon et les insoumis que Marine Le Pen, Jordan Bardella et consorts du RN. Elle méritait une explication franche, elle est de haute tenue entre l’auteur et Jérôme Sainte-Marie, ancien sondeur devenu responsable de l’école théorique du RN, après avoir été candidat aux législatives, battu de justesse dans les Hautes-Alpes.
L'Express : Jean-François Copé, pourquoi dites-vous : Bardella, Mélenchon, Raoult, même combat ?
Jean-François Copé : C'est toute la thèse de mon livre. Les uns comme les autres fonctionnent sur un même ressort : l'exploitation de l'émotion des citoyens et leur instrumentalisation avec comme seul objectif la conquête du pouvoir. Ces émotions, ce sont la colère, la frustration et la peur. Et j’ai fait ce parallèle avec Didier Raoult car j'avais été frappé, lors de la crise du Covid-19, par l'engouement qu'avaient suscité le comportement, l'attitude et les...
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31/03 - Présidentielle 2027 : qui pour succéder à Emmanuel Macron ?
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31/03 - Au Liban, trois Casques bleus de la Finul morts en deux jours
Depuis le 29 mars, trois Casques bleus sont morts au sud du Liban, victimes d'explosions "d’origine inconnue", survenues dimanche et lundi. Ces soldats appartenaient à la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) chargée d'assurer la paix dans la zone depuis 1978. Un poste particulièrement dangereux : depuis sa création la Finul est la mission de l'ONU ayant enregistré le plus grand nombre de victimes.Trois morts et des blessés
Il s'appelait Farizal Rhomadhon, il avait 28 ans, et comme quelque 750 de ses concitoyens indonésiens, il avait rejoint les rangs de la Finul. A ce stade, si Jakarta a demandé l'ouverture d'une "enquête approfondie et transparente", les circonstances de sa mort sont encore floues. Dimanche soir, il était posté dans le sud du Liban, dans la localité d’Adchit Al-Qusayr, à proximité de la frontière israélienne. Selon le communiqué du gouvernement indonésien, la base où Farizal Rhomadhon était posté se serait retrouvée au milieu d’échanges de tirs entre l’armée israélienne et le Hezbollah, et aurait été touchée par des "tirs d’artillerie indirects aux abords". "L’origine du projectile" qui a causé sa mort reste inconnue, a précisé la Finul dans un communiqué. Rico Pramudia, un autre soldat indonésien de la mission onusienne a été grièvement blessé par ces tirs. Il a depuis été transporté à l'hôpital Saint-Georges de Beyrouth, selon l'armée de Jakarta.
Le lendemain, deux autres soldats indonésiens de la Finul ont trouvé la mort dans le sud du Liban. Alors qu'ils circulaient entre...
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31/03 - Guerre au Moyen-Orient : les vraies raisons de la tension entre MBS et Donald Trump, par Bernard Haykel
De récents articles dans la presse américaine ont affirmé que les dirigeants saoudiens étaient favorables à la poursuite de la guerre contre l’Iran, et qu’ils encourageaient l’administration Trump à continuer les attaques jusqu’à la défaite du régime de Téhéran. Riyad a démenti. En réalité, sa position est plus complexe et nuancée que ne le laissent entendre ces journalistes, et le royaume se trouve confronté à des choix difficiles.
Il est vrai que Riyad souhaiterait voir le régime des mollahs contenu, après que celui-ci s’est montré pyromane à l’échelle régionale et mondiale, en menaçant de bloquer le détroit d’Ormuz et en attaquant des infrastructures énergétiques et d’autres installations vitales à travers les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), dans l’espoir de provoquer une crise économique mondiale. Néanmoins, les dirigeants saoudiens ne veulent pas que cette guerre transforme l’Iran en État défaillant, car le chaos qui pourrait s’ensuivre engendrerait une instabilité régionale accrue et des flux de réfugiés. Riyad est déjà entouré d’États fragiles : le Yémen au sud, le Soudan à l’ouest et l’Irak au nord.Le rôle ambigu de la Chine
Comment contenir l’Iran, l’empêcher de poursuivre ses programmes nucléaires et balistiques, et l’empêcher de soutenir des acteurs non étatiques déterminés à faire la guerre, tout en évitant l’effondrement du régime sous les bombardements incessants d’Israël et des États-Unis ? Aucune politique évidente ne permet d’atteindre tous ces objectifs à la fois. C’est pourquoi l’Arabie saoudite...
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31/03 - En Israël, la peine de mort fait son retour malgré la controverse
Un pin's en forme de nœud coulant - symbole de la peine de mort - épinglé à son costume et une bouteille de champagne à la main, le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir a célébré au Parlement israélien le retour de la peine de mort dans le pays. Lundi 30 mars, les députés de la Knesset ont voté à 62 voix pour, 48 contre, une loi autorisant "la peine de mort par pendaison pour les résidents de Cisjordanie reconnus coupables par les tribunaux militaires d'actes terroristes meurtriers", rapporte The Times of Israël. Une "victoire législative majeure" pour l'extrême droite religieuse porteuse du projet de loi, analyse le quotidien israélien.
Si les juges conservent la possibilité de prononcer la réclusion criminelle à perpétuité dans "des circonstances exceptionnelles", celles-ci restent définies de manière floue. Dans la majorité des cas, la peine capitale devra être exécutée dans les 90 jours suivant le jugement. Le texte est vivement décrié par de nombreuses organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, qui évoque dans les faits une "carte blanche pour condamner à mort des Palestiniens". Loi discriminatoire
Le projet de loi est en effet taillé sur pièce pour cibler les Palestiniens de Cisjordanie. "La peine de mort s’appliquerait lorsque des citoyens israéliens sont tués intentionnellement ou par négligence, et lorsque leur décès résulte d'un acte dirigé contre 'le droit à l’existence de l’État d’Israël'. En réalité, cela ne vise que les auteurs palestiniens. Un...
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31/03 - Longévité : il est urgent d’avoir une "médecine régénérative" fondée sur la "rigueur", et non les fausses promesses
Nous vivons un moment scientifique singulier. De la génétique à l'intelligence artificielle, de la biologie cellulaire à la bio-ingénierie, les recherches mondiales sur la longévité foisonnent. Ce domaine pluridisciplinaire décloisonne les savoirs et repousse les limites du vivant. Sous l'impulsion d'investissements massifs de la tech et de découvertes cliniques majeures, la longévité s'impose comme une science de l'optimisation concrète, passant de la quête du lifespan (vivre plus longtemps) à celle du healthspan (vivre en pleine santé).
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : le marché mondial de la beauté et du bien-être (440 milliards de dollars) est en pleine mutation. Les attentes se médicalisent : les soins cliniques et injections croissent de 12 % par an, tandis que les compléments dédiés à la longévité pèsent désormais 140 milliards de dollars. Ce boom n'est pas une simple coquetterie, c'est un changement de paradigme. Devenus experts, les consommateurs n'achètent plus (seulement) un visage célèbre ou une promesse de surface : ils exigent une performance biologique prouvée.
Dans cette effervescence, notre rapport sociétal au temps mute profondément. Le terme d'"anti-âge" traduisait une vision anxiogène du vieillissement : un combat perdu d'avance, assorti d'une injonction esthétique épuisante — pesant historiquement sur les femmes. En entrant dans l'ère de la médecine régénérative, nous signons une forme de traité de paix avec la biologie. L'enjeu n'est plus de s'épuiser à "paraître" jeune, mais d'offrir...
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31/03 - Crise du gaz : la Norvège peut-elle sauver l’Europe ?
Et si la solution à nos problèmes d'approvisionnement en gaz avait toujours été à portée de main ? C'est le message que la Norvège, désireuse de monter en puissance, tente d'instiller au sein de l'Union européenne (UE). Les récents chocs géopolitiques ne font que renforcer le rôle stratégique de ce voisin du nord. Dans la foulée de l’invasion russe en l’Ukraine, la Norvège a déjà rendu un fier service à l'Europe, en lui permettant de se détourner plus rapidement du gaz venu de l'Est. Premier fournisseur de l’UE, ses exportations sont passées de 79,5 milliards de mètres cubes (m3) en 2021 à 97,2 milliards l’an dernier, selon les dernières données de la Commission. Ce qui représente le tiers des besoins européens.
Mais la guerre en Iran et la menace d’une des pires crises depuis des décennies lui donnent l'occasion d'aller plus loin. D’autant qu’Oslo s'avère un compagnon bien plus fiable que l’imprévisible Donald Trump, qui n’hésite pas à faire du gaz naturel liquéfié américain un outil de pression, voire de chantage. "L’UE ne disposant pas vraiment, à l’heure actuelle, de fournisseurs alternatifs, la Norvège est considérée comme un voisin sûr et important à préserver", explique Ole Gunnar Austvik, professeur d'économie politique et pétrolière à l’University of Inland Norway. Beaucoup d’experts appellent l’UE à renforcer ses relations avec ses plus proches alliés, la Norvège en premier lieu. Le royaume s'en retrouve de plus en plus courtisé. Fin mars, plusieurs ministres belges ont ainsi profité d’une visite d’Etat dans le...
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31/03 - Le vrai coût du coaching d’entreprise en France : "Il y a vraiment tout et n’importe quoi"
"Ce que tu veux, c’est ce que tu es !", hurle Pierre Niney, à la fois halluciné et solaire dans la peau du "Coach Matt" dans Gourou, le film de Yann Gozlan, sorti le 28 janvier. "Non, les coachs n’ont rien à voir avec Gourou !" : la réaction de la profession est cinglante dès que le mot "coach" est prononcé. Pourtant, le film dépeint un milieu où peuvent survenir des dérives éthiques spectaculaires, sur fond de tarifs non moins pharaoniques. Est-ce si éloigné de la réalité ?
"La profession n’est pas réglementée par l’Etat mais elle s’autorégule", affirme Anne de Solages, présidente France de l’International Coaching Federation (ICF). "Cela signifie qu’il existe une grande disparité dans les profils. Il n’y a pas d’obligation de diplôme, de certification ou d’écoles reconnues. Demain, n'importe qui peut poser sa plaque de coach", complète Julie Boisard-Pétrissans, docteure en droit et cofondatrice d’Houjo, une plateforme proposant des solutions juridiques aux coachs en activité. Une nécessité. L’enquête menée par la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) en 2021-2022 sur le coaching "bien-être" a ainsi relevé 80 % d'anomalies chez les professionnels contrôlés et des prestations "souvent proposées à un coût élevé".
Les tarifs varient fortement : ils oscillent entre 380 et 1 500 euros HT de l’heure, selon l’expérience du coach et le niveau du dirigeant accompagné, chiffre l’étude "Tarifs Coaching de Dirigeant 2026 : Guide Complet des Prix et Budgets" (Acteo...
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31/03 - Bank of America : l’Iran derrière l’attentat déjoué à Paris… avant d’autres attaques ?
Une synagogue incendiée à Liège, en Belgique, le 9 mars. Un autre lieu de culte juif, lui aussi en feu, à Rotterdam, aux Pays-Bas, le 13 mars. Une explosion devant la Bank of New York, à Amsterdam, le 16 mars. Quatre ambulances d’une association humanitaire juive détruites, à Londres, le 23 mars. Et puis cet attentat à la bombe déjoué, devant la Bank of America, à Paris, ce samedi 28 mars. Cinq dates, cinq lieux, pour une même revendication, celle du mystérieux groupe djihadiste Harakat Ashab al-Yamin al-Islamia, souvent appelé Ashab al-Yamin ou Hayi. Un groupe créé il y a quelques semaines, proche des intérêts iraniens… ou plutôt une façade des services secrets de Téhéran, directement à la manœuvre, estiment les experts.
En France, cinq personnes ont été placées en garde à vue. Les deux suspects arrêtés à proximité de la banque ont reconnu avoir agi contre la promesse de "quelques centaines d’euros". Ils ont été recrutés via le réseau social Snapchat. "Dans ce type de conflit, il est probable que plusieurs services iraniens commettent de telles actions par le biais de groupes interposés… Il existe de sérieux soupçons, mais il appartient à l’enquête de le déterminer", a déclaré Laurent Nunez, le ministre de l’Intérieur, selon Reuters.
Le principal indice de l’implication de l’Iran est à chercher du côté du relais de ces actions. A chaque fois, l’attentat a été très rapidement revendiqué par l’organisation Harakat Ashab al-Yamin al-Islamia, littéralement "le Mouvement islamique des compagnons du juste", un groupe...
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31/03 - Guerre au Moyen-Orient : Mojtaba Khamenei se trouve bien en Iran, selon la Russie
Les négociations avec l'Iran continuent de bien progresser et Téhéran a accepté certaines demandes américaines lors de discussions privées, a assuré lundi 30 mars la Maison-Blanche, selon qui le discours public de la République islamique diffère de celui tenu à des responsables américains en privé. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a de fait déclaré hier que les propositions américaines pour stopper le conflit, relayées par des médiateurs, étaient considérées par Téhéran comme "irréalistes et excessives". Donald Trump a de son côté de nouveau pressé l'Iran d'accepter de conclure rapidement un accord avec Washington, menaçant dans le cas contraire de détruire les infrastructures électriques, les usines de dessalinisation et les puits de pétrole de l'Iran.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump juge que la France n'a "vraiment été d'aucune aide"
⇒ L’Elysée "s’étonne" des reproches de Donald Trump
⇒ Une usine de dessalement de l'île de Qeshm hors service après une frappe
19h50Fin de ce live
Merci d'avoir suivi ce direct. Vous retrouverez dès demain matin, sur le site de L'Express, un nouveau live consacré à la guerre en Iran.
>> Notre nouveau direct
19h45"Eviter une nouvelle escalade" au Liban
Plusieurs pays européens, dont la France et le Royaume-Uni, appellent Israël à "éviter toute nouvelle aggravation du conflit" au Liban, déplorant l'opération terrestre menée sur le territoire libanais.
Dans une déclaration conjointe, les chefs de la diplomatie français, britannique, belge, chypriote,...
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31/03 - Pedro Sanchez, l’opposant opportuniste à Donald Trump
Aucun autre dirigeant européen n’a exprimé une opposition aussi vive à la guerre d’Iran que le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez. Aucun autre ne s’est engagé avec tant de fougue pour la reconnaissance d’un Etat palestinien. Aucun autre n’a refusé avec tant de fermeté l’exigence de l’Otan de porter les dépenses de défense à 3,5 % du produit intérieur brut. Aucun autre n’a ouvert si grand les portes de son pays à l’immigration, en proposant de régulariser un demi-million de clandestins. Le secrétaire général du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) aime se présenter en redresseur de torts international, en garant de la paix dans le monde et en opposant européen numéro un à Donald Trump.
Sa posture morale serait parfaitement louable si elle ne lui servait pas à dissimuler les turpitudes de son gouvernement. Dans une allusion au président des Etats-Unis, Sanchez a vilipendé "ces dirigeants incapables [...] qui utilisent le brouillard de la guerre pour dissimuler leurs échecs". Lui aussi pourtant use du conflit comme d’un écran de fumée, pour faire oublier les scandales qui l’éclaboussent. Son épouse est accusée de corruption et trafic d'influence (elle se dit victime d’une machination politique). Son frère doit passer en procès d’ici l’été pour malversation, prévarication et trafic d'influence. Deux de ses principaux adjoints à la tête du PSOE sont poursuivis pour corruption. D’autres dirigeants du parti sont accusés de harcèlement sexuel.
L’échappatoire semble fonctionner. Les élections au...
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31/03 - Guerre en Iran : pourquoi aucun belligérant n’a intérêt à ce que la guerre s’arrête
Et si "Fureur épique" se transformait en "Fiasco épique" pour Donald Trump ? C’est la petite musique qui monte en ce moment à Washington chez certains analystes et journalistes américains prompts à souligner le caractère aventureux de l’offensive militaire. Paradoxalement, le locataire de la Maison-Blanche, qui vante en permanence les réussites du Pentagone, n’a toujours pas réussi à décrocher un trophée de guerre lui permettant de sortir la tête haute du conflit. Car sur le terrain, les résultats sont pour le moment mitigés.
Certes, les capacités militaires de l’Iran ont été considérablement affaiblies et de nombreux hauts dignitaires éliminés. Mais Donald Trump a beau se glorifier d’avoir réussi à "changer le régime", les Gardiens de la révolution sont toujours aux commandes de la conduite de la guerre et de l’Etat ; les fameux 440 kilos d’uranium enrichi à 60 % dont dispose l'Iran sont encore dans la nature ; et le goulet d’étranglement du détroit d’Ormuz, par lequel transite 20 % du pétrole mondial, n’a jamais été pire guêpier pour la communauté internationale…
Au pied du mur, le président américain semble donc aujourd’hui plus proche d'enclencher une escalade en envoyant des troupes au sol que de renvoyer les GI’s à la maison au terme d’un accord avec le régime iranien, passé maître dans l'art de jouer la montre. Même si, Trump en a conscience, la prise de l’île de Kharg, ou d’autres positions dans la région, serait lourde de risques et de difficultés logistiques.Redessiner le Moyen-Orient
De son côté, son...
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31/03 - Francophonie : jamais le français n’a compté autant de locuteurs
C’est en soi une bonne nouvelle, qui vient pour le moins nuancer les discours récurrents sur le prétendu "déclin" du français. Le nombre de francophones est désormais évalué à 396 millions de personnes en 2026, contre 321 millions en 2022, vient d’annoncer l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Une croissance stratosphérique de 23 % !
Cette statistique place notre langue au quatrième rang des idiomes les plus parlés dans le monde derrière l’anglais (1,5 milliard), le mandarin (1,2 milliard), l’espagnol (600 millions). Elle devance désormais l’arabe standard (335 millions), mais aussi - dans cet ordre - le bengali, le portugais, le russe, l’indonésien, l’ourdou (parlé au nord de l’Inde et au Pakistan), qui, tous, se situent au-dessous du seuil des 300 millions.
Disons les choses autrement. Jamais, dans sa longue histoire, le français n’a compté autant de locuteurs. Mieux : cette progression va se poursuivre puisque, selon les projections, le nombre de francophones devrait être compris entre 500 et 800 millions en 2070.
Ces chiffres bruts sont toutefois à prendre avec prudence pour au moins trois raisons. Premièrement, il faut s’entendre sur ce que l’on appelle un locuteur. L’Organisation internationale de la francophonie comptabilise non seulement les individus qui ont le français pour langue maternelle, notamment en France, en Suisse, en Belgique, au Luxembourg et au Québec, mais aussi ceux qui l’ont appris ou l’apprennent comme langue seconde. Ce qui veut dire que tous les...
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31/03 - Eric Trappier, l’homme fort de Dassault : enquête sur ses entrées à l’Elysée et au ministère des Armées
La scène a marqué les esprits. Début décembre, à l’hôtel de Brienne, le député Jean-Louis Thiériot (Les Républicains) remet un très attendu rapport sur la stratégie industrielle européenne de défense. Au premier rang, tout sourire, entouré de la ministre des Armées Catherine Vautrin et de sa ministre déléguée, Alice Rufo, Éric Trappier, rare PDG du secteur de l’armement à avoir fait le déplacement. A chaque recommandation du parlementaire, très remonté contre les responsabilités croissantes de la Commission européenne en matière de défense, Catherine Vautrin regarde le patron de Dassault Aviation du coin de l’œil. Coutumier des coups de gueule et connu pour son franc-parler, Éric Trappier est aussi respecté que craint. Le capitaine d’industrie serait-il plus puissant que les ministres des Armées successifs ? La question, provocatrice, revient régulièrement dans les coulisses françaises du milieu de la défense.
"La seule personne qu’Éric Trappier écoute, c’est le président. Les ministres, même le premier ministre, n'ont que très peu de leviers vis-à-vis de lui", estime un ancien fonctionnaire de l’imposante Direction générale de l’armement, sous tutelle du ministère des Armées. Entre Emmanuel Macron et le grand patron, c’est l’entente cordiale. Comme le veut la tradition présidentielle, les deux hommes se croisent a minima tous les deux ans au salon aéronautique du Bourget. Et échangent régulièrement sur les sujets de défense et d'autonomie stratégique. A l'automne 2022, peu après sa réélection, c’est un Emmanuel Macron...
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30/03 - "Les cryptomonnaies sont une arnaque" : le regard cash de l’économiste irlandais David McWilliams
Il est le plus rock'n'roll des ex-banquiers centraux. Economiste à la Banque centrale d'Irlande, puis chez UBS ou pour le fonds d'investissement Rockwest Capital, David McWilliams est devenu animateur de podcasts à succès, fondateur du festival Kilkenomics et essayiste de renommée internationale. Dans l'enthousiasmant Argent (Les Presse de la Cité), classé dans les livres de l'année 2024 par le Financial Times, l'Irlandais montre comment des Sumériens aux cryptomonnaies en passant par Crésus, le Magicien d'Oz et les systèmes fiduciaires, la monnaie a accompagné l'essor de l'humanité. Loin des anathèmes issus du christianisme comme de la gauche anticapitaliste, l'auteur souligne que l'argent a certes engendré de l'avidité et des krachs, mais a aussi permis une plus grande coopération et un progrès collectif.
Pour L'Express, David McWilliams explique pourquoi l'argent est une des plus grandes inventions humaines, décrypte son rôle dans le "miracle grec" et souligne que même les révolutionnaires doivent devenir des "comptables" (y compris Jean-Luc Mélenchon s'il arrive au pouvoir...). En revanche, l'économiste ne mâche pas ses mots sur les cryptomonnaies, qu'il qualifie d'"arnaque sophistiquée". Entretien.
L’Express : Dans votre livre, vous montrez à quel point l’argent a joué un rôle central dans le progrès humain. Pourtant, il est aujourd’hui souvent perçu négativement, comme quelque chose de sale et d’avilissant…
David McWilliams : Oui, et j’ai moi-même longtemps pensé de cette façon, parce que c’est...
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30/03 - "Femmes au foyer" en Ukraine : la réponse cinglante de Kiev au géant allemand de l’armement Rheinmetall
C'est l'histoire d'un dérapage puis d'un rétropédalage. Vendredi 27 février, Armin Papperger, le patron du géant allemand de l'armement, Rheinmetall, s'est attiré les foudres de l'Ukraine. Interrogé par les journalistes de The Atlantic sur le développement des technologies ukrainiennes, le PDG a comparé les principaux fabricants de drones de Kiev à des "femmes au foyer" dans leurs cuisines, estimant que cela "n'est pas de l'innovation".
"C'est comme jouer avec des Legos" s'est ensuite moqué Armin Papperger. Et d'enchaîner avec un propos misogyne : "Elles ont des imprimantes 3D dans la cuisine et elles produisent des pièces pour les drones." A la question du journaliste sur les capacités de Kiev à développer son arsenal aérien, considéré comme stratégique dans la défense du pays, le PDG allemand a rétorqué : "Ils n'ont pas réalisé de percée technologique majeure. Ce n'est pas la technologie de Lockheed Martin, General Dynamics ou Rheinmetall."Chaque femme au foyer ukrainienne "peut devenir PDG de Rheinmetall"
Rapidement, les propos du patron de Rheinmetall ont été condamnés par Kiev. Sur X, Alexander Kamyshin, conseiller du président ukrainien, a ironisé sur ses "drones Lego", rappelant leur efficacité face aux chars russes. Ce proche de Volodymyr Zelensky a assuré que les femmes travaillaient à égalité des hommes dans les usines d'armement du pays, insistant sur le fait que ces dernières "méritent le respect".
Rheinmetall says our #LEGODrones are #MadeByHousewives in their kitchens. Fine. Meanwhile our...
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30/03 - Plus jeunes, moins idéologues, sans organisation… Portrait-robot des nouveaux terroristes
Un couteau et une connexion à Internet. Le "coût d'entrée" du terrorisme aura rarement été aussi bas qu'aujourd'hui. Le 20 février 2026, deux adolescents de 16 ans ont été mis en examen. Ils projetaient de commettre une action terroriste à Lille dans une salle de concert, un centre commercial ou le conseil régional des Hauts-de-France. En novembre, deux autres jeunes hommes du même âge avaient été interpellés, soupçonnés d'avoir projeté un attentat contre des cibles de confession juive. En 2025, vingt mineurs ont été impliqués dans des dossiers terroristes dans l'Hexagone. Plus jeunes, plus isolés et radicalisés plus vite : leur profil colle aux nouvelles tendances du terrorisme.
Ces évolutions ont été explorées à l'occasion de deux conférences du Paris Defence and Strategy Forum, événement organisé en partenariat avec L'Express. Des spécialistes français et internationaux se sont relayés dans les différents amphithéâtres de l'Ecole militaire. Ils se sont notamment penchés sur l'évolution du terrorisme, d'ici à 2040. Avec un constat : l'essor des conflits armés risque de détourner l'attention des démocraties. Mais il ne fera pas disparaître le risque d'attentat. "En 2002, le terme de terrorisme était répété 84 fois dans la Stratégie de défense nationale des Etats-Unis, a remarqué mercredi au pupitre de l'amphithéâtre Foch Michael Miklaucic, professeur à l'université de Chicago, ancien du Département d'Etat américain. Sa plus récente version ne le mentionne que 5 fois."Attaques déjouées
Le nombre d'attaques déjouées ces...
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30/03 - Présidentielle 2027 : à gauche comme à droite, la guerre des primaires est déclarée
Si depuis plusieurs mois, l'ombre de 2027 planait sur les élections municipales, les prétendants à l'Elysée peuvent désormais profiter de toute la lumière. A peine les tracts remballés, les voilà repartis en campagne... pour être candidat à la fonction suprême. Car l'échéance suscite un intérêt historique : à plus d'un an du premier tour de l'élection présidentielle, ils sont une dizaine à briguer le Palais. Sauf que, face à la popularité du Rassemblement national, les candidats sont conscients que diviser les bulletins est un jeu plus que dangereux. Désormais, il faut donc les départager. Dans les pages de La Tribune du dimanche, 90 personnalités de droite et du centre ont appelé à l'union ce 29 mars. Une primaire ? Pourquoi pas, mais difficile de se mettre d'accord sur la stratégie. L'Express vous explique qui veut quoi, de droite à gauche.
Du côté des extrêmes, la question a déjà été tranchée : c'est non. Pour le Rassemblement national et la France insoumise, pas question de discuter. Les deux partis se présenteront seuls, quoi qu'il en coûte. Une seule question reste en suspens : qui représentera le parti à la flamme ? La décision sera prise le 7 juillet, en même temps que celle de la cour d'appel de Paris. Si l'instance judiciaire maintient la peine d'inéligibilité de Marine Le Pen, Jordan Bardella sortira du banc. Côté LFI, les électeurs trouveront - pour la quatrième fois - un bulletin à l'effigie de Jean-Luc Mélenchon à l'entrée de l'isoloir.La droite divisée
Dans la "grande famille de la droite", plus...
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30/03 - "Jurassic Fric" ou quand les milliardaires s’arrachent... des fossiles de dinosaures
Nouvelle mode des salles de ventes, les squelettes de dinosaures font l’objet de folles enchères à New York, Chicago, Londres ou Paris. Un squelette en bon état peut aujourd’hui dépasser la cote d’un Cézanne ou même de certains Picasso. La journaliste Pauline Lallement a pisté durant trois ans, à travers sept continents, cette ruée vers les fossiles, une quête pour ultra-riches qu’elle raconte dans une série de portraits, Jurassic Fric, publiée mi-mars par les éditions Flammarion. On y croise un crâne de tricératops, vieux de 66 millions d’années, vendu 170 000 euros en 2017, coût que l’acquéreur, un riche Asiatique, réglera sur le champ en payant avec une carte de crédit, ou Big Sara, le carnivore bipède, acheté en 2020 par un milliardaire européen, âgé de 43 ans, qui l’installa dans une galerie commerciale du Dorset. Gueule ouverte face au restaurant Five Guys, l’attraction dope la vente de burgers.
Ralph Wunsch, fondateur d’une start-up de coupons de réductions aux Philippines, richissime à 23 ans, acquiert, lui, en 2018, chez Drouot, un diplodocus et un allosaure, le lot pour 3 millions d’euros. La paire est désormais installée au 39e étage de son immeuble à Manille, le salon doit être spacieux. Le marchand de fossiles du Dakota du Sud, Walter Stein, a lui mis sur le marché un magnifique tricératops, baptisé Big John, dont la taille est celle d’un éléphant. L’énorme sculpture du squelette - complet à 60 % - fut exposée un temps dans une galerie du Marais, les clients appréciant de dîner à ses pieds, puis...
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30/03 - Cuba : pourquoi Donald Trump a laissé passer un pétrolier russe malgré l’embargo
Une fois encore, Donald Trump change son fusil d'épaule. Dimanche 29 mars au soir, quelques heures seulement avant l’arrivée sur l’île caribéenne d’un pétrolier russe visé par des sanctions américaines, dans un contexte de blocus pétrolier instauré par Washington, le président américain a annoncé un assouplissement de sa politique. "Si un pays souhaite actuellement livrer du pétrole à Cuba, cela ne me pose aucun problème, qu’il s’agisse de la Russie ou d’un autre pays", a-t-il déclaré à des journalistes à bord d'Air Force One.
Jusqu’à présent, l’administration Trump avait de facto bloqué toutes les livraisons de pétrole à destination de Cuba, dans le but d’exercer une pression sur les autorités de La Havane soutiens du Venezuela, tout en multipliant les déclarations à caractère menaçant. Ce changement de stratégie intervient après que le New York Times a révélé que les Etats-Unis s’apprêtaient à autoriser un pétrolier russe chargé de brut à accoster à Cuba, apportant ainsi un soutien crucial à l’île, confrontée à une crise énergétique qui ne cesse de s’aggraver.Un soutien de la Russie
Si les raisons de cette inflexion de l’administration Trump restent floues, une tentative de Washington d’intercepter le navire par la force aurait en revanche pu entraîner une montée des tensions maritimes avec la Russie. L'une de ses ambassades a déclaré dans un communiqué que "la Fédération de Russie exprime sa pleine solidarité avec Cuba, considère toutes les restrictions imposées à son encontre comme illégitimes - y compris celles liées à...
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30/03 - "Carnets photographiques" : à la découverte de Claude Ventura, l’homme au Leica d’or
Ils ne sont plus très nombreux, les flâneurs qui arpentent les rues de Paris, un Leica à la main. Claude Ventura est de ceux-là, toujours prêt à prendre à l’improviste là un regard, ici une grimace d’enfant, ici encore une "stripteaseuse à dix balles". Si son terrain de chasse actuel couvre Pigalle et Montmartre, c’est dans le monde entier que le réalisateur et documentariste a emmagasiné quelque 3 500 clichés (méticuleusement classés) depuis près de soixante ans.
Fort de ses émissions mythiques, Tous en scène, Pop 2, Cinéma Cinémas, le voilà très tôt à l’affût. Dès 1969, c’est l’Amérique, fantasme de ce gosse de la rue de Montreuil, comme le rappelle la documentariste Ruth Zylberman dans la préface de ce très bel album, sobrement titré Carnets photographiques (Allary Editions/Vincent Roger). En marge des tournages, il shoote l’East Village et ses décors à la Patti Smith du Kid et à la Taxi Driver, avant de s’aventurer plus tard vers Hollywood avec l’ami Philippe Garnier.
En août 1970, lors du festival de l’île de Wight, pass backstage en poche, il privilégie les contrechamps de la foule ; en 1974, à Liverpool, capitale du rock, cet as des pas de côté témoigne aussi des stigmates de la guerre. Gainsbourg, paradant avec Birkin dans sa vieille Mercedes 170 S décapotable, Eddie Constantine, Irène Jacob, Elia Kazan, Martin Scorsese, Michel Piccoli, Alain Delon, Johnny Winter, Tom Waits, etc., ils sont tous là, drapés de noir et blanc, sous nos yeux ébahis. Devant tant de flair et de...
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30/03 - Guerre au Moyen-Orient : comment l’Iran profite du conflit pour s’enrichir
C'est une exception parmi les pays pétroliers du Moyen-Orient. Alors que l'ensemble des Etats du Golfe a vu diminuer de façon drastique ses exportations de pétrole en raison du blocage du détroit d'Ormuz, l'Iran, au contraire, perçoit désormais deux fois plus de recettes pétrolières depuis le lancement des frappes américaines et israéliennes, le 28 février dernier. En dépit de ses revers militaires, le régime iranien, dont les pétroliers continuent de circuler dans le détroit, s’impose ainsi comme le principal bénéficiaire de cette guerre sur le plan énergétique, nous apprend The Economist.
D’après une source proche du secteur pétrolier iranien citée par le média britannique, les exportations actuelles représenteraient entre 2,4 et 2,8 millions de barils par jour, dont 1,5 à 1,8 million de barils de pétrole brut (c'est-à-dire non raffiné). Ces niveaux sont comparables, voire supérieurs, à ceux de l’an dernier, mais les prix de vente sont nettement plus élevés. En outre, l’appareil pétrolier iranien s’est transformé pour mieux résister aux frappes et aux sanctions. Une grande partie des revenus est désormais versée aux Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), force d’élite du régime. La Chine contribue aussi activement à la circulation de ces fonds, tandis que les réserves financières iraniennes sont dissimulées en Asie afin d’échapper à d’éventuelles attaques israéliennes.Un moyen de paiement
Du côté des vendeurs, bien que les exportations soient officiellement sous la responsabilité de la Compagnie...
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30/03 - Susanna Loeb, professeure à Stanford : "Le danger de l’IA scolaire, c’est le déchargement cognitif"
Même Internet n’avait pas bouleversé l'école si brutalement. Dans le monde, 86 % des étudiants utilisent déjà régulièrement l'intelligence artificielle dans leurs études. Compréhensible tant l’outil sait bien résumer quantité d'informations et vulgariser d’obscures notions. Mais la manière dont les élèves l’utilisent déterminera si l’IA sera, pour eux, un allié précieux ou un agent toxique. Professeure à l’école des sciences de l’éducation de l’université Stanford, Susanna Loeb étudie avec minutie l'impact de cette technologie. Entretien.
L'Express : De premières études évaluent-elles déjà l'impact de l'IA sur la qualité de l'apprentissage des enfants et des étudiants ?
Susanna Loeb : Oui, mais les données disponibles sont encore limitées. La tendance la plus claire qui se dégage à ce jour est que l’IA peut améliorer les performances pendant son utilisation, sans pour autant garantir une amélioration durable des performances autonomes par la suite. Une meilleure exécution des tâches n’est pas synonyme d’un apprentissage plus approfondi. La bonne question n'est pas de savoir si l'IA "fonctionne" ou non. La vraie question est : quel type d'outil favorise quel type d'apprentissage, pour quels élèves, dans quelles conditions ? L'adoption de l’IA se fait à la vitesse de l'éclair. Les données scientifiques doivent rattraper ce rythme.
Dans quelle mesure l'IA peut-elle améliorer l'éducation ?
Les cas les plus prometteurs sont ceux où l’IA aide les élèves à poursuivre l'effort de réflexion. Un cas d'utilisation...
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30/03 - Guerre en Iran : les différents scénarios d’une intervention terrestre américaine
Alors que le président américain Donald Trump oscille entre des déclarations suggérant une fin proche du conflit en Iran et des menaces d’intensification, le Pentagone se prépare à la possibilité d’opérations terrestres pouvant durer plusieurs semaines, a révélé le Washington Post ce dimanche 29 mars. Des discussions au sein de l'administration ont notamment porté sur une éventuelle prise de contrôle de l’île de Kharg, un point stratégique pour les exportations pétrolières iraniennes dans le golfe Persique (90 % du brut du pays y transite). D’autres options incluent des raids sur des zones côtières proches du détroit d’Ormuz, comme celle de Larak, dont l’Iran se sert pour surveiller et contrôler le trafic maritime. L'objectif pour les Etats-Unis serait ainsi d'identifier et de détruire les capacités de défense de leur adversaire - missiles, drones - menaçant la navigation commerciale et militaire.
Une telle mission, toutefois, comporterait des risques considérables, a souligné auprès du quotidien américain Michael Eisenstadt, directeur du programme d'études militaires et de sécurité au Washington Institute for Near East Policy. Selon lui, il serait bien plus prudent de miner l’île de Kharg et de l'utiliser comme moyen de pression pour contraindre l'Iran à sécuriser le bras de mer. "Je ne voudrais tout simplement pas me trouver dans cet espace restreint, face à la capacité de l'Iran de déployer des drones et peut-être même de l'artillerie", a-t-il précisé.
"Peut-être que nous prendrons l’île de Kharg, peut-être...
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30/03 - Guerre au Moyen-Orient : la Turquie annonce avoir intercepté un nouveau missile tiré depuis l’Iran
Le président américain Donald Trump a de nouveau mis en garde l'Iran, ce lundi 30 mars, déclarant que sans prochaine ouverture du détroit d'Ormuz, Téhéran courrait le risque de la destruction de ses puits de pétrole et de ses infrastructures électriques.
En dépit de ces menaces, les négociations avec l'Iran se passent "très bien", assure le président américain, selon qui Téhéran a accepté de laisser passer 20 pétroliers par le détroit d’Ormuz ces prochains jours.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump menace "d’anéantir" l’île de Kharg sans accord rapide
⇒ La Turquie annonce avoir intercepté un nouveau missile tiré depuis l'Iran
⇒ Deux nouvelles arrestations dans l'enquête sur l'attentat déjoué devant la Bank of America à Paris
Ce live est maintenant terminé, rendez-vous ici pour continuer à suivre toutes les dernières informations sur la guerre au Moyen-Orient.
20h05"Les négociations continuent" avec l'Iran, selon la Maison-Blanche
Les négociations avec l'Iran continuent de bien progresser et Téhéran a accepté certaines demandes américaines lors de discussions privées, selon la Maison-Blanche, qui ajoute que le discours public de Téhéran diffère de celui tenu à des responsables américains en privé.
"Malgré la posture publique du régime et les fausses informations, les négociations continuent et se déroulent bien. Ce qui est dit en public est, évidemment, bien différent de ce qui nous est communiqué en privé", dit la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt.
L'administration américaine a par ailleurs rejeté une...
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30/03 - Viktor Orban et les fantômes de la Hongrie : comment il utilise la mémoire comme arme électorale
A la veille des élections en Hongrie, la solidité d’Orban est ébranlée. Si les sondages doivent être maniés avec prudence dans un pays où l’appareil d’Etat, l’écosystème médiatique et l’architecture électorale ont été méthodiquement soumis au pouvoir, tous convergent malgré tout vers la même évidence : l’écart entre Viktor Orban et Peter Magyar se creuse, et Tisza est désormais en mesure de l’emporter. Le basculement est devenu un scénario plausible. D’autant que certains disent qu’Orban aurait peut-être perçu l’intérêt de faire porter les difficultés économiques du pays à un successeur, pour reprendre la main dans quelques années.
Cette fragilisation interne tient en partie à un paradoxe : Orban a longtemps transformé ses soutiens extérieurs en certificats de puissance intérieure. Mais les adoubements de Donald Trump et de Benyamin Netanyahou, hier gages d’aura dans l’internationale nationaliste, deviennent des armes à double tranchant en pleine guerre contre l’Iran. Car l’homme qui prétend incarner la stabilité hongroise apparaît de plus en plus dépendant de parrains étrangers dont la charge symbolique pourrait désormais excéder le bénéfice politique.
S’y ajoutent les révélations, à peine surprenantes, selon lesquelles Budapest aurait transmis à Moscou le contenu de réunions européennes confidentielles. Secret de Polichinelle peut-être, mais secret tout de même. Et lorsqu’un soupçon se mue en accusation publique, il cesse d’être un murmure de couloir pour devenir un fait politique. On ne peut pas encore mesurer l’ampleur...
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30/03 - Et si la clé de l’innovation se trouvait dans la confiance ? La leçon des pays nordiques
Le 9 septembre 2024, Mario Draghi remettait à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, son très attendu rapport sur l'avenir de la compétitivité du continent. Un épais document dans lequel l'ancien Premier ministre italien exposait la marche à suivre pour que l'Europe rattrape son retard, déjà considérable, sur la Chine et les Etats-Unis. Réduction des vulnérabilités en matière de matériaux stratégiques, investissements massifs financés par une dette commune, réforme du droit de la concurrence… Au total, Mario Draghi formulait 170 recommandations, dont près d'un tiers concernait la question centrale de l'innovation. Dans cette somme de 400 pages, une notion, pourtant capitale, n'apparaît qu'à une seule reprise : la confiance. Une anomalie au vu de son rôle moteur dans la capacité des Etats à créer et à développer de nouvelles technologies.
"Elle agit comme un véritable lubrifiant dans la chaîne des interactions et des activités économiques, explique l'économiste et professeur à HEC Yann Algan. Elle influence l’organisation des entreprises : lorsqu’elle est élevée, elle permet de décentraliser davantage les décisions. Or, les processus d’innovation reposent justement sur des informations de terrain. L’identification d’opportunités ne se fait pas uniquement depuis un bureau en haut de la hiérarchie."
A l'inverse, un niveau de confiance faible entrave l’innovation. "Dans les entreprises, les individus qui se sentent moins sécurisés dans leur emploi privilégient des recherches à court terme,...
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30/03 - Andrii Ordynovych, ex-colonel ukrainien : "Poutine surestime les succès de son armée"
A l’approche du 1500e jour de sa guerre brutale, Vladimir Poutine n’a rien perdu de sa détermination à ravager l’Ukraine. Au cours de la seule journée du 24 mars, près de 1000 drones Shahed se sont abattus sur le pays, marquant un nouveau cap dans sa violence aveugle contre les civils ukrainiens. Ce déluge de feu peine pourtant à masquer les déboires de son armée sur le front qui, après quatre années de guerre, apparaît plus enlisée que jamais et cède même du terrain dans le Sud-Est. Cette contre-attaque montre "que l’Ukraine n’est pas uniquement sur la défensive et reste capable d’exploiter les opportunités lorsqu’elles se présentent sur le front", souligne Andrii Ordynovych, colonel ukrainien aujourd’hui à la retraite, qui a été directeur adjoint de la Direction générale de la coopération militaire et de la vérification des forces armées ukrainiennes entre 2020 et 2023.
L’Express : Comment expliquer cette soudaine intensification des frappes russes contre les villes ukrainiennes ?
Andrii Ordynovych : Il s’agit de la série de frappes la plus importante contre notre pays depuis ces quatre dernières années. Au-delà du nombre d’engins qui ont été employés par les Russes, on constate que leur tactique a également évolué. Là où ils concentraient auparavant leurs frappes pendant la nuit, ils le font désormais en plein jour. Ces attaques ne visaient d’ailleurs absolument pas des cibles militaires. Un monastère bernardin classé à l’Unesco a été endommagé à Lviv, dans l’ouest du pays, ainsi qu’une maternité à...
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29/03 - Frédéric Beigbeder : "En Russie, vous trouveriez des dizaines et des dizaines d’Epstein…"
Frédéric Beigbeder se serait-il assagi pour de bon ? De passage à Paris, ce n’est pas au bout de la nuit mais à 9 heures du matin qu’il nous donne rendez-vous pour faire cette interview – à Saint-Germain-des-Prés, quand même, car certaines choses ne changent pas. Il publie Ibiza a beaucoup changé (Albin Michel), un recueil de nouvelles où son double romanesque Octave Parango nous emmène aux Baléares mais aussi au Pays basque, à Londres, ainsi qu’à l’extrémité de la Finlande, en Laponie – contrée inhabituelle pour cet homme que l’on associe plus spontanément aux boîtes de nuits occidentales qu’aux chiens de traîneau septentrionaux.
Quel Européen est Beigbeder ? Dans une conversation à bâtons rompus, on l’interroge sur ses souvenirs de ses cours à Sciences Po ainsi que sur les pays inattendus qu’il a découverts grâce aux traductions de ses livres ; et lui nous parle de Milan Kundera, de l’état actuel de la Russie ainsi que du scandale Epstein, qu’il avait annoncé dès 2007 dans son livre Au secours pardon. La frivolité apparente n’empêche pas d’évoquer les affaires sérieuses.
L’Express : Après vos études à Sciences Po, vous aviez 24 ans lors de la chute du mur de Berlin. Que signifiait l’Europe pour le jeune homme que vous étiez ?
Frédéric Beigbeder : C’était le sujet le plus ennuyeux au monde ! Tous ces grands débats autour du traité de Maastricht… Ce qui m’intéressait, à l’époque, c’était de savoir s’il valait mieux sortir chez Castel ou aux Bains Douches. Je voyais l’Europe comme une superstructure bureaucratique...
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29/03 - Guerre en Iran : comment l’Ukraine s’impose comme partenaire stratégique des monarchies du Golfe
Volodymyr Zelensky poursuit sa tournée au Moyen-Orient. Après l'Arabie saoudite la semaine dernière, puis les Emirats arabes unis et le Qatar cette semaine - trois pays avec lesquels il a ou va conclure des accords militaires -, c'est en Jordanie qu'est arrivé le président ukrainien dimanche. Animé toujours d'un même objectif : renforcer les liens de défense avec les pays du Golfe, dans un contexte de tensions croissantes liées à la guerre avec l’Iran. "Je me rends aujourd’hui en Jordanie. La sécurité est la priorité absolue, et il est important que tous les partenaires fassent les efforts nécessaires en ce sens", a écrit le président ukrainien sur X.
Alors que Volodymyr Zelensky s'inquiète de voir l'aide américaine - et occidentale de manière plus large - à l'Ukraine diminuer au profit de l'autre guerre en cours, ce dernier cherche à gagner le soutien des Etats du Golfe, pour combler son déficit budgétaire et financer sa production nationale d'armes. En échange, Kiev a proposé son expertise en matière de défense aérienne et sa technologie de destruction de drones aux pays de la région cherchant à contrer les attaques iraniennes.L'expertise anti-drones ukrainienne convoitée
Kiev a également déployé plus de 200 experts anti-drones dans les différents pays visités par Volodymyr Zelensky lors de sa tournée diplomatique. Une stratégie qui semble déjà porter ses fruits, alors que le président ukrainien vient d'annoncer ce week-end avoir signé ou être sur le point de signer des "contrats stratégiques de 10 ans"...
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29/03 - Nucléaire, décroissance, choc pétrolier : les vérités de Jean-Marc Jancovici
Que penser du revirement récent de l’Europe sur le nucléaire ? Que vaut notre mix énergétique français ? Les démocraties libérales sont-elles armées pour faire face aux défis climatiques qui se posent à elles ? Jean-Marc Jancovici. ingénieur, président du Shift Project, et incarnation d’une écologie appuyée sur la rigueur scientifique, est l'invité des Grands entretiens d'Anne Rosencher.
Anne Rosencher : Le 10 mars, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne et ancienne ministre d'un gouvernement d'Angela Merkel, déclarait que réduire la part du nucléaire en Europe depuis les années 1990 avait été "une erreur stratégique". Avez-vous été surpris par ces mots ?
Jean-Marc Jancovici : Non. Cela fait deux ou trois ans que l'opinion a viré sur le sujet : du fait de la guerre en Ukraine, les Européens sont redevenus bien plus favorables au nucléaire. Ce n'est pas un phénomène français, mais paneuropéen : partout, cette source d'énergie a gagné 15 à 20 points d'opinions positives. Outre-Rhin, l'évolution est notable puisque près d'un Allemand sur deux est favorable à la construction de nouveaux réacteurs. Et donc le discours politique s'adapte. Soyons lucides : à part quelques décisions courageuses en avance de phase – comme l'abolition de la peine de mort en France en 1981 –, les élus sont un très bon reflet de l'opinion… avec trois ans de retard !
Après deux ans et demi de retard, la programmation pluriannuelle de l'énergie française, qui fixe la stratégie de la France jusqu'en 2036, a vu le jour en...
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29/03 - J.D. Vance ou Marco Rubio ? La guerre en Iran accélère la bataille de succession post-Trump chez les républicains
Alors que la guerre en Iran menace de compromettre l'héritage du président Donald Trump, les enjeux politiques s'intensifient également pour deux de ses principaux lieutenants : le vice-président J.D. Vance et le secrétaire d'État Marco Rubio. Ces deux hommes, largement considérés comme des successeurs potentiels de Donald Trump, ont été plongés dans des négociations encore en cours visant à mettre fin à la guerre, à un moment où le Parti républicain réfléchit déjà à son avenir après Trump.
J.D. Vance a adopté une approche prudente, reflétant son scepticisme face à une implication militaire américaine prolongée, tandis que Marco Rubio s'est étroitement aligné sur la position belliciste de Donald Trump, s'imposant comme l'un des défenseurs les plus véhéments de la campagne au sein de l'administration.
Donald Trump a déclaré que les deux hommes participaient aux efforts visant à contraindre l'Iran à accepter les exigences américaines de démanteler ses programmes nucléaires et de missiles balistiques et de permettre le libre passage du trafic pétrolier dans le détroit d'Ormuz.La bataille de la succession déjà engagée
Avec la prochaine élection présidentielle prévue en 2028 et les limites de mandat empêchant Trump de se présenter à nouveau, le président a posé la question de la succession à ses alliés et conseillers en privé, demandant "J.D. ou Marco ?", ont déclaré deux personnes proches de ses opinions.
L'issue de l'opération militaire américaine, qui en est désormais à sa cinquième semaine, pourrait façonner les...
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29/03 - Etats-Unis : Maga fracturé sur l’Iran ? Pourquoi la révolte contre Donald Trump n’a pas lieu
Tucker Carlson, Megyn Kelly, Marjorie Taylor Greene… Trois figures ultra-médiatiques parmi les plus influentes de la galaxie Maga. Trois pourfendeurs de l’intervention américaine en Iran, au point que, depuis le début de l’opération "Furie épique le 28 février, un constat s’est largement imposé dans la presse et chez certains observateurs : le camp Maga serait fracturé sur l’Iran. Gabe Fleisher, auteur de la newsletter Wake Up To Politics, en vogue à Washington, n'est pas de cet avis. Ce jeune journaliste américain revendique une approche fondée sur les données, qu’il privilégie aux récits séduisants mais parfois éloignés de la réalité. Or, explique-t-il à L’Express, "la guerre en Iran est massivement impopulaire chez les démocrates, peu populaire chez les indépendants, mais enquête après enquête, les républicains la soutiennent à des niveaux élevés". Un sondage Politico réalisé avec Public First du 13 au 18 mars révèle par exemple que 61 % des électeurs pro-Trump non-Maga approuvent l'opération. Ce chiffre monte à 81 % chez les électeurs se définissant comme Maga. Malgré la promesse rompue par Donald Trump de ne pas intervenir militairement à l’étranger, les électeurs Maga lui restent donc fidèles.
Aurait-on fantasmé une rébellion de la base trumpiste ? Gabe Fleisher y voit plutôt une illusion d'optique. D’abord, si des figures emblématiques de la mouvance Maga, dotées d’importantes audiences et de plateformes influentes auprès des partisans du président, ont certes pris leurs distances sur l’Iran, "ces voix ne sont pas...
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29/03 - Anthropic : une fuite révèle les risques de la future IA "Claude Mythos" pour la cybersécurité
C'est une simple erreur de configuration qui a conduit à la fuite d'informations confidentielles. Et révélé au grand jour l'un des secrets les mieux gardés d'Anthropic : la mise au point d'une nouvelle IA, déjà source de vives inquiétudes. Baptisée Claude Mythos, ou Capybara, il s'agirait, selon l'entreprise, du "modèle le plus performant" qu'elle ait "jamais créé". "Un changement radical" par rapport aux IA existantes, confie même son porte-parole.
Ce sont deux chercheurs en sécurité informatique qui ont découvert cette fuite, avant qu'elle ne soit confirmée par le média américain Fortune jeudi 26 mars. Mais plus que les performances de Mythos vantées dans les fichiers mis en ligne par erreur, ce sont surtout ses risques cyber qui ont mis le monde de la tech en alerte. Dans les documents ayant fuité, le modèle est ainsi décrit comme "actuellement bien en avance sur tout autre modèle d’IA en matière de capacités cyber" et capable d’exploiter des vulnérabilités logicielles "à une échelle qui dépasse largement les efforts des défenseurs".Risques cyber identifiés
En d'autres termes : Anthropic reconnaît avoir développé un outil dont les capacités offensives potentielles - si des hackers venaient à s’en emparer - dépassent ce que les équipes de sécurité seraient en mesure de contrer, explicite Numerama. Par mesure de précaution, Mythos sera dans un premier temps mis à disposition de cyberdéfenseurs uniquement, afin de mieux appréhender ses failles potentielles. "Nous souhaitons redoubler de prudence et bien comprendre...
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29/03 - Anthropic contre OpenAI : la guerre qui change le cours de l’IA
L’histoire peut rappeler celle de Bill Gates et Steve Jobs. Durant les années quatre-vingt, les anciens dirigeants de Microsoft et Apple se sont écharpés sur leur vision de l’informatique qu’ils essayaient à leur manière de révolutionner. Gates avec une vision plutôt utilitariste. Jobs, dans un style résolument plus esthétique, centré sur l’expérience produit et le confort des utilisateurs. Dario Amodei, chercheur en biologie de formation et patron d'Anthropic, et Sam Altman, entrepreneur aussi visionnaire que subversif, à la tête d'OpenAI, incarnent aujourd’hui deux conceptions bien différentes de ce que doit être une entreprise d'intelligence artificielle générative. La technologie du moment.
Amodei, comme Gates, mise sur la productivité et bouscule notre manière d’utiliser un ordinateur grâce à Claude. Altman a introduit avec ChatGPT une réponse personnalisée à n’importe quelle question. Un produit déjà utilisé par 900 millions de personnes par semaine, un record d’adoption. Et comme Bill Gates et Steve Jobs en leurs temps, ils se détestent. Sur la scène du Sommet international de l'IA à New Delhi, en février, les deux leaders se sont un temps retrouvés côte à côte. Les sourires gênés ont laissé place au malaise quand tous les participants se sont pris la main pour la photo souvenir. Eux ont soigneusement évité de se toucher. La photo de cette esquive a fait le tour du monde.
Amodei et Altman se connaissent pourtant très bien. Anthropic a été fondé par sept dissidents d’OpenAI, dont Dario et sa sœur Daniela. La...
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29/03 - La "démondialisation" n’est pas pour demain : ce nouveau rapport qui tord le cou aux idées reçues
"L’épidémie de coronavirus change la donne de la mondialisation", affirmait en mars 2020 Bruno Le Maire, alors ministre de l’Économie. À l’heure des confinements, des fermetures de frontières et des pénuries de masques et de matériel médical, l’ex-locataire de Bercy était loin d’être le seul à penser que la crise sanitaire marquerait un tournant dans l’histoire du libre-échange. La célèbre éditorialiste économique du Financial Times, Rana Foroohar, écrivait ainsi : "la crise financière de 2008-2009, la pandémie et la guerre en Ukraine ont mis en lumière les vulnérabilités du système". "La mondialisation a atteint son apogée et commence à reculer. À sa place, un monde plus régionalisé, voire plus localisé, est en train d’émerger", concluait l’auteure de Homecoming : The Path to Prosperity in a Post-Global World (Crown, 2022).
Avec l’enchaînement des chocs géopolitiques des années 2020, certains éditorialistes, chercheurs et intellectuels se demandent si l’humanité ne serait pas carrément entrée dans une nouvelle ère de "démondialisation" ("deglobalisation", en anglais). Comprendre : un recul du niveau d’intégration de l’économie mondiale et un retour aux frontières et au local. D’autres, en revanche, se montrent pour le moins circonspects. Pour l’économiste Richard Baldwin, le récit d’un déclin de la mondialisation est "excessivement simpliste". Quant au professeur de géopolitique et de stratégie à l’IMD Simon J. Evenett, la thèse d’une démondialisation "repose sur des fondements factuels très fragiles".La mondialisation fait...
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29/03 - Berlin : de la crypte au bunker, une immersion à travers les siècles
A Berlin, l’histoire n’est jamais figée ; elle se lit dans les rues, les bâtiments, les sites patrimoniaux qui se réinventent à l’aune des nouvelles technologies ou des bouleversements géopolitiques. Au cœur de la capitale allemande, deux espaces muséaux majeurs viennent d'ouvrir ou de réouvrir, offrant une immersion à travers les siècles, des fastes impériaux aux drones militaires. Après six (longues) années de fermeture pour travaux, la crypte des Hohenzollern est à nouveau accessible au public. Sous le monumental Berliner Dom, un espace de 1500 mètres carrés abrite l'un des trésors de la ville : 91 sarcophages issus de la maison des Hohenzollern, une dynastie qui régna sur la Prusse puis sur l'Empire allemand jusqu'en 1918. Ici, reposent d'éminents personnages, parmi lesquels Frédéric ler et Sophie-Charlotte de Hanovre, l'érudite monarque qui donna son nom au palais de Charlottenburg. Aujourd'hui, c'est un espace entièrement repensé qui accueille les visiteurs puisqu'à la régulation climatique des lieux et la restauration des sépultures menacées par l'humidité s'ajoute un parcours de visite 2.0. Désormais, la vie à la cour prussienne, l'ascension politique de l’illustre lignée et ses rites funéraires s'appréhendent par le biais de dispositifs interactifs dernier cri.
A quelques stations de métro de là, c'est un tout autre récit qui s’écrit, celui d'un tragique conflit en train de se vivre, avec un nouvel espace muséal consacré à la guerre en Ukraine – le premier du genre hors des frontières ukrainiennes...
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29/03 - Benyamin Netanyahou ordonne à l’armée israélienne d’"étendre" la zone tampon dans le sud du Liban
Le risque d'une guerre iranienne étendue s'est accru alors que les Houthis du Yémen, alliés à l'Iran, ont lancé samedi leurs premières attaques contre Israël depuis le début du conflit. Ces attaques révèlent une nouvelle menace potentielle pour le transport maritime mondial, déjà fragilisé par la fermeture effective du détroit d'Ormuz, qui était auparavant une voie de passage pour environ un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz naturel liquéfié. Car si les Houthis étendent leur nouveau front dans le conflit, le détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes du Yémen, point de passage stratégique pour le trafic maritime vers le canal de Suez, pourrait être une cible.
Washington a déployé des milliers de Marines au Moyen-Orient dans le cadre de ce conflit qui dure depuis un mois. Le premier des deux contingents est arrivé vendredi à bord d'un navire d'assaut amphibie, a annoncé l'armée américaine samedi. Le Washington Post a rapporté hier que des responsables américains ont déclaré que le Pentagone se préparait à des opérations terrestres en Iran pendant plusieurs semaines, pouvant impliquer des raids menés par les forces spéciales et l'infanterie conventionnelle. Le journal a précisé que l'approbation par le président Donald Trump d'un tel déploiement restait incertaine.
À l'approche des élections de mi-mandat américaines prévues en novembre, la guerre, de plus en plus impopulaire, pèse sur le Parti républicain de Donald Trump. Ce dernier semble désireux d'y mettre fin rapidement, tout en...
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29/03 - Le monde après Trump : les trois scénarios sombres du géopolitologue Hal Brands
Professeur d'affaires internationales à la Johns Hopkins School of advanced international studies (Washington), chercheur à l'American Enterprise Institute et auteur du remarqué The Eurasian Century (W.W. Norton & Company), Hal Brands est l'un des géopolitologues les plus stimulants pour comprendre où va le monde. Récemment, il a publié dans la revue Foreign Policy un article évoquant les trois scénarios possibles pour le monde d'ici dix ans.
Pour L'Express, Hal Brands explique pourquoi l'après-Trump sera bien différent du monde que nous avons connu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, et présente les trois options, guère réjouissantes, qui s'ouvrent à nous : une nouvelle guerre froide entre les Etats-Unis et la Chine, une planète fractionnée en sphères d'influence, ou alors l'anarchie généralisée provoquée par des puissances prédatrices.
L’Express : Sommes-nous vraiment à la fin de l'ordre international tel que nous le connaissions depuis 1945 ?
Hal Brands : Cet ordre international a été mis en place par les États-Unis à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ils ont ensuite cherché à l'étendre à l'échelle mondiale après leur victoire dans la guerre froide. Ce projet a apporté au monde une paix, une prospérité et une liberté qui ont changé le cours de l’Histoire. Mais il est aujourd’hui sous forte pression. Il y a d'abord la montée en puissance ou la résurgence de pays comme la Chine et la Russie qui n'ont jamais pleinement adhéré à cet ordre, mais qui l’ont utilisé pour accroître leur richesse et...
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29/03 - Malgré la bouffée d’oxygène économique, Vladimir Poutine toujours en "zone de la mort"
En ce lundi 9 mars à Moscou, Vladimir Poutine arbore sa mine des bons jours. Il a toutes les raisons d'être satisfait : l’opération Epic Fury, lancée moins de deux semaines plus tôt par Donald Trump et Benjamin Netanyahu contre l’Iran, a fait s'envoler les cours du pétrole. Une aubaine pour le maître du Kremlin, dont l’année avait commencé sous de mauvais auspices, entre l’enlisement de son armée en Ukraine et une économie au bord de l'asphyxie. Alors, entouré ce jour-là au Kremlin des patrons des principales compagnies pétrolières et gazières du pays, le président russe savoure sa bonne fortune. "Si les entreprises et les acheteurs européens décident soudainement de changer d'orientation et de nous proposer une coopération stable et de long terme, sans aucune pression politique…nous serions ravis", lance-t-il, sûr de son effet. Quatre jours plus tard, Washington annonce un assouplissement temporaire des sanctions visant le pétrole russe pour stabiliser le marché.
Pour Poutine, l'espoir renaît, alors qu'une crise aiguë couvait dans l'économie russe. En janvier et février, les recettes liées à la vente d’hydrocarbures - qui pèsent pour près d’un quart du budget - avaient fondu de 47 % par rapport à la même période l'année précédente. La faute à un marché surapprovisionné et aux sanctions, qui forçaient Moscou à vendre son brut à prix cassés. Les calculs sont vite faits : le budget russe pour 2026 a été bâti avec l’hypothèse d’un baril à 59 dollars. En dessous de ce seuil, la Russie compense en piochant dans son...
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28/03 - Guerre en Iran : pourquoi le soulèvement populaire n’a pas eu lieu
C’était le scénario dont rêvait Benyamin Netanyahou. Lorsque à la mi-janvier, le patron du Mossad, David Barnea, débarque à Washington pour présenter son plan pour l’Iran à la Maison-Blanche, les responsables américains et israéliens les plus optimistes estimaient que l’élimination de hauts cadres iraniens - au premier rang desquels le Guide suprême Ali Khamenei tué dès le 28 février -, combinées à des actions des services de renseignement, provoquerait rapidement un soulèvement populaire.
Mais plus d’un mois après le début du conflit, et alors que Donald Trump tente d’arracher un accord au régime des mollahs, force est de constater que la révolte tant espérée n’a pas eu lieu. "Trump semble avoir adhéré à une théorie israélienne selon laquelle un choc militaire a des conséquences politiques en cascade. C’était une erreur d’analyse", constate Mohammad Zahid, chercheur spécialiste du Moyen-Orient à Rasanah, un think tank basé en Arabie saoudite. Convaincu de l’existence d’une fenêtre stratégique, le président américain s’est donc lancé dans une opération où l'Amérique sert de démultiplicateur de puissance à l’aviation israélienne : le Pentagone vise principalement des cibles militaires et Israël privilégie une logique de décapitation du pouvoir et de changement de régime. Malgré le déluge de feu déployé et les moyens colossaux dépensés (près d’un milliard de dollars par jour pour l’armée américaine), le régime n'est toujours pas...
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28/03 - Guerre en Iran : l’épuisement des missiles Tomahawk inquiète le Pentagone
"Si la guerre en Ukraine a été un signal d'alarme pour le secteur occidental de la défense, les seize premiers jours du conflit avec l'Iran constituent une alerte incendie annonçant une crise d'endurance", estime dans un rapport publié le 24 mars 2026 le Royal United Services Institute (RUSI) qui met en garde contre la "consommation massive de munitions de pointe lors de l'opération Fureur épique" par les Etats-Unis et Israël, contre l'Iran. En deux semaines, le centre de recherche britannique décompte 11 294 munitions tirées par la coalition israélo-américaine, dont 4 184 à vocation défensive, pour un coût d'environ 26 milliards de dollars. Un calcul qui fait entrer le conflit dans une "phase critique d’approvisionnement" en munition, selon l'institut.Diminution menaçante du stock de Tomahawk ?
Parmi les munitions menacées de pénurie, les redoutables missiles de croisière à longue portée Tomahawk américains. Pouvant parcourir plus de 1 600 kilomètres et tirés depuis des navires de surface ou des sous-marins, ils permettent aux forces américaines d’éviter l’envoi de pilotes dans des zones aériennes fortement défendues. Selon le Washington Post, plus de 850 Tomahawk ont été tirés depuis le début du conflit par l'armée américaine seule.
Un rythme de tir surveillé de très près par certains seniors du Pentagone, qui craignent que la première armée du monde ne se mette en difficulté sur le long terme si elle maintient cette cadence effrénée. Auprès du journal américain, ils s’inquiètent d’un nombre de missiles...
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28/03 - Pourquoi certains échappent au cancer : ce chercheur français qui tente de résoudre l’énigme
Avec un curriculum vitæ quelque peu baroque et un parcours académique tout sauf linéaire, le Dr Paul Bastard détonne dans la galerie des scientifiques qui se battent contre le cancer. Ce chercheur de 35 ans, lunettes rondes et chemise Oxford sous la blouse, déjà trente minutes en retard en cette matinée printanière, n’y connaît "pas grand-chose" aux tumeurs. Il n’est "ni oncologue ni épidémiologiste" et pourtant c’est de sa main — et de celles de ses équipes — que pourraient être modelées quelques-unes des futures révolutions en cancérologie.
Début mars, le pédiatre parisien, chercheur à l'Institut Imagine, a été auréolé d’un Cancer Grand Challenge, une bourse ultra-compétitive et qui examine uniquement les projets de rupture. Comble de l'ironie, le tout premier Français à y parvenir n’est autre qu’un profane, aucunement spécialiste en la matière. Le 1er mai, jour de lancement de ses travaux, le scientifique disposera de 25 millions de dollars de financement, et d'une seule mission : comprendre pourquoi certaines personnes très exposées ne développent pas de tumeur au cours de leur vie, un des mystères les mieux gardés de l’oncologie.
Qui de mieux qu’un impertinent pour renverser les paradigmes ? Dès ses premiers pas, à l’hôpital Necker (AP-HP) et à l’université américaine Rockefeller, Paul Bastard fait tout à l'envers. Résolument hors des clous, il fait ses premières classes dans l'équipe de Jean-Laurent Casanova, ponte de l'immunologie, se concentre d'abord sur le virus de l’herpès puis, en pleine pandémie,...
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28/03 - Donald Trump : la tentation périlleuse d’un coup de force sur l’île iranienne de Kharg
Alors que le président Donald Trump espère conclure un accord avec l'Iran pour mettre fin au conflit qui dure depuis un mois, le Financial Times rapporte que Washington envisage une autre option : prendre l'île de Kharg, située dans le golfe Persique à quelque 26 kilomètres des côtes iraniennes, où se trouvent 90 % des réserves pétrolières de Téhéran destinées aux exportations - les eaux profondes qui l'entourent permettent l'amarrage de pétroliers de fort tonnage. S'emparer de ce cœur pétrolier iranien permettrait à Donald Trump d’étouffer les revenus de Téhéran et de plier le régime à sa volonté — bien que celle-ci reste plus floue que jamais.
L’image décrite par le journal américain est digne d’un blockbuster sur les Marines : "Les troupes américaines approchent de l’île de Kharg, volant bas à bord d’aéronefs à rotors et d’hélicoptères. À l’atterrissage, elles se déploient sur le centre vital d’exportation pétrolière, le tout sous le feu iranien. Les troupes restent proches des infrastructures pétrolières de l’île pour se couvrir, confrontant le régime iranien à un dilemme extraordinaire : détruire les installations pétrolières pour atteindre l’ennemi ? Ou se retenir, permettant à Washington de prendre le contrôle de l’épine dorsale économique du pays ?"
L’objectif de cette opération, qui pourrait se dérouler dans les prochaines semaines, serait de s’emparer rapidement de l’île et de ses installations, en frappant d’abord les défenses avec des munitions de précision, puis en insérant les troupes par hélicoptère ou avions....
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28/03 - Enseignement supérieur privé : "Il est urgent d’agir après avoir laissé faire pendant des années"
Le projet de loi de régulation de l'enseignement supérieur privé que devait porter Philippe Baptiste, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, serait-il rangé au placard avant même d'avoir été débattu ? Un enterrement de première classe, en silence. Ce texte, rédigé depuis des mois déjà, visait notamment à durcir les contrôles afin de limiter les pratiques frauduleuses de certains établissements. Il devait théoriquement être présenté au Sénat au lendemain des élections municipales. Or il n'a pas été inscrit à l'ordre du jour de la conférence des présidents du Sénat et, ce, jusqu'à fin mai.
Dans les colonnes de L'Express en février, le ministre affirmait alors : "Le but de ce projet de loi est de s’assurer que les formations reconnues par l’Etat répondent à des standards de qualité exigeants. Cela passe par un renforcement du rôle du Haut conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (Hcéres). Les critères de la certification Qualiopi, seront également revus et conditionneront plus strictement l’accès aux financements liés à l’apprentissage."
Philippe Baptiste n'a pas souhaité répondre à nos questions sur ce report. D'après nos informations, la décision aurait été prise à Matignon. Elle interroge, alors que le scandale du Collège de Paris, l'un des plus gros groupes d'enseignement supérieur privé en France, n'en finit pas de faire des vagues. Le groupe, dont l'ancienne direction est accusée de fraude, de blanchiment d'argent et d'abus de biens sociaux, vient d'être placé en...
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28/03 - Crise du gaz : "La situation de l’Europe est plus grave qu’on ne le pense"
Et si la crise énergétique actuelle était finalement plus forte que celle qui a touché l'Europe en 2022, à la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie ? A mesure que le conflit en Iran s'éternise, ce scénario commence à prendre forme. Selon l'expert brésilien Felipe Germini, qui a passé près de vingt ans chez Schlumberger, l'Europe doit se préparer à entrer dans un nouveau monde où les importations d'énergie bon marché n'existeront plus. L'occasion pour elle de réduire - enfin - sa dépendance coûteuse aux énergies fossiles.
L'Express : Pensez-vous que la situation gazière de l’Europe est plus grave qu’on ne le pense ?
Felipe Germini : Oui. Il faut être familier avec les chiffres et les réalités physiques du marché pour prendre la mesure de la crise actuelle. Commençons par donner quelques ordres de grandeur. Les stocks de gaz de l’UE se situent à environ 30 % de leur capacité. L’Allemagne est dans la fourchette des 20 %. La France idem. Il s’agit du niveau saisonnier le plus bas depuis 2022, et il est bien inférieur à la moyenne des dix dernières années. Cela constitue déjà un problème en soi. Mais ce qui rend la situation structurellement dangereuse, c’est ce qui s’est passé le 2 mars. Des frappes de drones iraniens ont touché les installations de Ras Laffan et Mesaieed appartenant à Qatar Energy.
Ras Laffan n’est pas une installation mineure : elle traite environ 20 % de l’approvisionnement mondial en GNL. Qatar Energy a immédiatement cessé la production, invoquant un cas de force majeure. Deux des...
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28/03 - Le retour du train de nuit Paris-Berlin, point d’orgue d’une saga mouvementée
"Attention, le train ES 475, à destination de Berlin va partir..." Ou repartir si l'on souhaite être précis. En effet, depuis ce jeudi 26 mars, il est de nouveau possible de rallier la capitale allemande en train couchette grâce à la société coopérative belgo-néerlandaise European Sleeper qui annonce trois allers-retours par semaine. Prix du billet : 79,99 euros pour les billets premiers prix. Depuis le mois de décembre dernier, il fallait, pour se rendre à Berlin depuis la Gare de l'Est, dépenser quelques centaines d'euros le billet aller-retour et prévoir un trajet de huit heures... en journée. Pas très pratique lorsqu'on souhaite s'évader le temps d'un week-end prolongé.
Et c'est justement l'évasion que promet cette nouvelle entreprise sur le réseau de chemin de fer français. "J'ai toujours été fasciné par les trains de nuit", s'enthousiasme Elmer van Buuren, un de ses cofondateurs rencontré à la veille du départ inaugural dans un hôtel en face de la gare du Nord. Pour lui, "prendre l'avion est une nuisance" parce que les aéroports sont souvent excentrés des centres-villes et que cela implique de faire la queue sans cesse. A l'inverse, il salue "l'aventure romantique" que procure un voyage en train couchettes et défend "la praticité" du seul moyen de transport qui permet de s'endormir dans le centre-ville d'une capitale européenne et de se réveiller en plein cœur d'une autre.
Il n'est pas le premier à se jeter dans cette aventure du Paris-Berlin. Avant lui, de nombreuses entreprises s'y sont...
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28/03 - Carburants : le gouvernement lance un plan d’aides ciblées qui ne convainc pas
Les effets de la guerre avec l’Iran n’auront pas tardé à se faire sentir à la pompe. En quelques jours, les prix du gazole et de l’essence ont fortement augmenté en station-service, dans un contexte de hausse du pétrole, qui a atteint 110 dollars le baril de Brent ces derniers jours. Pour faire face à cette nouvelle contrainte économique, le gouvernement Lecornu II a annoncé, vendredi 27 mars, un plan d’aide sur les carburants.
Estimé à 70 millions d’euros d’investissement de l’État, ce dispositif, a priori limité au mois d’avril, est présenté comme un "plan de soutien immédiat en faveur de l’activité économique". Il cible uniquement certains secteurs — transport routier, pêche et agriculture — sans mesures générales pour la population. Parmi les dispositifs annoncés, aucun ne concerne les "gros rouleurs", comme les infirmières libérales, pourtant évoquées ces derniers jours. "On ne se ferme pas de porte pour l’avenir", s'est contenté de déclarer la ministre de l'Énergie Maud Brégeon.Le secteur des transports privilégié
Le soutien se concentre d’abord sur le secteur des transports, qui bénéficiera dès le 1er avril de 50 millions d’euros pour les TPE et PME (environ 45 000 entreprises) "justifiant des difficultés majeures". Selon le ministre des Transports Philippe Tabarot, cette aide prend la forme d’une "aide forfaitaire par véhicule" équivalente à 20 centimes par litre de carburant. "Un dispositif de guichet dédié sera mis en place", précise le ministère.
Depuis plusieurs semaines déjà, le gouvernement était mis sous...
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28/03 - Diane Richard, féministe de gauche : "Le militantisme est malade"
Son livre pourrait se lire comme une radiographie des maux qui, ces dernières années, rongent le féminisme. Dans Lutter sans se trahir. Récit d’un féminisme confisqué (Stock), Diane Richard, féministe de gauche et ancienne membre du collectif #NousToutes, analyse, à partir de son parcours, les angles morts et les impensés dont elle a été témoin : de la pureté militante au silence de certaines féministes face aux violences subies par les femmes israéliennes lors de l’attaque du 7 octobre 2023, jusqu’à la hiérarchisation des luttes. Auprès de L’Express, Diane Richard explique pourquoi, selon elle, nous avons tort d’opposer le féminisme "universaliste" et celui "intersectionnel", et plaide pour un militantisme "sain". Entretien.
L’Express : Votre ouvrage s’ouvre sur cette phrase : "le militantisme est malade". Mais malade de quoi ?
Diane Richard : A mon sens, les maladies du militantisme ne concernent pas seulement le féminisme. Le fait de se battre pour une cause implique de faire bloc - contre l’extrême droite, le racisme, etc. – et donc de tenir une ligne officielle. Ce qui parfois, peut pousser à vouloir faire taire toute critique interne, et dériver vers une forme de sectarisme et de "pureté militante". En clair : il est facile de sombrer dans le refus du compromis et des avis divergents. Dans mon livre, je raconte par exemple comment, au sein de #NousToutes, la perspective de participer à des événements ou d’accepter des subventions de la part d’entreprises jugées capitalistes était absolument...
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28/03 - Un week-end à Berlin : Brancusi prend toute la lumière à la Neue Nationalgalerie
Si l’œuvre de Constantin Brancusi (1876-1957) reste largement populaire auprès du grand public dans l'Hexagone, seuls les initiés la connaissent outre-Rhin. C’est dire l’événement que représente l’exposition d’ampleur déployée dans les vastes espaces de la Neue Nationalgalerie à Berlin. Le bâtiment de verre et d’acier, conçu par l’architecte moderniste Ludwig Mies van der Rohe à la fin des années 1960 sur le principe du less is more, offre un écrin idéal aux formes organiques façonnées par le sculpteur roumain. Leur simplicité presque déroutante ne peut qu’y être sublimée.
C’est, en outre, la première exposition consacrée à l’artiste en Allemagne depuis plus de cinquante ans, et la plus complète avec quelque 150 sculptures, clichés, dessins, films et documents d’archives, dont certains ont été peu ou jamais montrés, prêtés par des collections internationales et, en grande partie, par le Centre Pompidou, qui assure le commissariat de la rétrospective au côté de l’institution berlinoise. L’ensemble, exceptionnel, éclaire le processus créatif d’un Brancusi qui, pour mettre en valeur son travail, avait aussi recours à la photographie et au cinéma. Constantin Brancusi, "Autoportrait dans l'atelier : les Colonnes sans fin I à IV, Le Poisson (1930), Leda (1926)", vers 1934.
Là où la sculpture européenne du tournant du XXᵉ siècle se complaisait encore dans la virtuosité figurative, le sculpteur a choisi une autre voie. Arrivé à Paris en 1905, après des débuts académiques dans son pays natal et quelques pérégrinations sur le...
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28/03 - Livres : Curzio Malaparte, itinéraire d’un avant-gardiste égaré dans le fascisme
Voici comment Antonio Gramsci, aujourd’hui si souvent cité comme un prophète, définissait Malaparte en 1934 : "Son caractère dominant est un arrivisme effréné, une vanité démesurée et un snobisme de caméléon : pour avoir du succès, il était capable de n’importe quelle bassesse." La postérité a donné tort au penseur marxiste : plus que ses œuvres à lui, mieux vaut relire le génial auteur de Kaputt et de La Peau.
On sait que cet homme insaisissable d’origine germano-toscane, né en 1898 sous le nom de Kurt Erich Suckert, a choisi son pseudo en détournant le patronyme de Bonaparte. Après le traumatisme de la Première Guerre mondiale, dans laquelle il s’est engagé mineur, sa campagne d’Italie est l’adhésion au fascisme. Malaparte prône le campanilisme contre le cosmopolitisme (l’Italie périphérique contre les élites hors sol, dirait-on de nos jours), mais il aime trop l’avant-garde et ne tient pas assez sa langue. En 1931, son essai Technique du coup d’Etat est interdit par Mussolini. En 1933, il est arrêté et assigné à résidence à Lipari. Himmler nu
Il persévère dans le journalisme pour le Corriere della Sera. La Seconde Guerre mondiale lui permet d’atteindre la plénitude de son talent à 46 ans avec Kaputt, fascinant reportage romancé publié en 1944. C’est d’une certaine manière D’un château l’autre de Céline écrit par un neveu de Pirandello et un grand cousin de Pasolini. "Avec la liberté d’un indétectable espion" (comme le dit Kundera dans le chapitre admiratif qu’il lui consacre dans Une rencontre), Malaparte parcourt...
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28/03 - Guerre en Iran : les Houthis ouvrent le feu sur Israël, provoquant leur entrée en guerre
Un nouveau front s'ouvre dans le conflit au Moyen-Orient. Les Houthis, autre "proxy" redoutable de l'Iran au Yémen, qui étaient jusque-là restés calmes depuis l'opération américaine "Rough Rider" de mars 2025, ont revendiqué ce samedi leur première attaque contre Israël.
Hier, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a déclaré que la fin du conflit en Iran pourrait intervenir dans quelques semaines, et non quelques mois, ajoutant que les États-Unis pourraient atteindre leurs objectifs sans déployer de troupes au sol. L'intervention des Houthis pourrait toutefois changer la donne et accroître encore davantage l’instabilité de la région. Les Houthis possèdent notamment le contrôle d'un autre détroit stratégique de la région pour la circulation maritime, Bab El-Mandeb, qui donne accès à la mer Rouge vers le canal de Suez et la Méditerranée. Pour la France, les regards se tournent vers Djibouti, situé à moins de 50 kilomètres du Yémen, où se trouve une base des Forces françaises avec près de 1 500 militaires déployés, ainsi qu'une base américaine.
Le président américain Donald Trump a de nouveau laissé planer le doute vendredi soir sur son engagement en faveur de l'article 5 du traité de l'Alliance atlantique, selon lequel une attaque contre un de ses membres est considérée comme une attaque dirigée contre tous les alliés, estimant que Washington n'avait pas à " être là pour l'Otan ".
18h09Des groupes d'opposition iraniens se rassemblent à Londres pour éviter "la guerre civile" si le régime chute
Plus de 200...
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28/03 - Blocage du détroit d’Ormuz : une pénurie d’hélium, l’autre choc mondial qui menace la planète Tech
Epé-Gronau, grosse bourgade tranquille de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, en Allemagne, doit sa fortune à l'industrie textile, florissante à la fin du XIXe siècle. Nulle trace aujourd'hui des filatures et de ce passé besogneux. Seule la tour massive et carrée de l'église Sainte-Agathe barre l'horizon de cette grande plaine agricole qui s'étend mollement jusqu'aux Pays-Bas proches. La ville ensommeillée abrite pourtant en son sein l'un des trésors les plus précieux du moment.
Il n'est indiqué dans aucun guide touristique. Un joyau invisible à l'œil curieux des touristes en goguette. A 1 300 mètres de profondeur, dans un dédale de soixante-quinze gigantesques cavités abritant autrefois des mines de sel, le géant français Air Liquide veille jalousement sur la plus grande réserve souterraine d'hélium au monde. Depuis le 28 février et le déclenchement de la guerre en Iran, le sous-sol d'Epé-Gronau est devenu l'un des endroits les plus stratégiques d'Europe. Et sans doute aussi, l'un des plus protégés.Un trésor invisible devenu stratégique
Le blocage du détroit d'Ormuz par les gardiens de la Révolution n'a pas seulement chamboulé le commerce du pétrole, du gaz naturel ou celui des engrais, attisant la crainte d'un nouveau choc énergétique mondial. Il a aussi tourneboulé l'approvisionnement en hélium, sous-produit du gaz naturel, un composant essentiel pour bon nombre d'entreprises de haute technologie.
Dans l'industrie médicale, l’hélium liquide permet d’assurer la supraconductivité nécessaire au fonctionnement des...
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28/03 - Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau face au spectre de l’aventure solitaire
Ils sont son actif le plus précieux. Bruno Retailleau s'appuie sur les adhérents LR pour enduire de légitimité démocratique ses ambitions présidentielles. Ce mardi 24 mars, le plan se déroule sans accroc. Réunis en bureau politique, instance à la main du Vendéen, les dirigeants LR valident trois scenarii soumis au vote des militants en vue de la désignation du prétendant LR à l'Elysée : une primaire ouverte, fermée ou une simple désignation de Bruno Retailleau.
Ce dernier peut dormir sur ses deux oreilles. Son élection au printemps dernier par 75 % des militants lui promet un nouveau sacre, même en cas d'élection interne. Voilà un plan parfait. Trop parfait ? Avant la réunion de l'instance, Bruno Retailleau est mis en garde par un confident : "Ne te laisse pas enfermer dans une image du candidat à tout prix." Pourquoi ne pas tendre la main à d'autres prétendants de droite et esquisser l'idée d'une primaire le jour de sa désignation ? Cela ne coûte rien, elle a si peu de chances de voir le jour.
Des sondages poussifs, des candidatures de droite en pagaille... Bruno Retailleau est tenu de défendre la légitimité de son aventure élyséenne pour se départir de toute image de forcené. "Tu vas finir avec la secte du temple solaire si tu te contentes d'une primaire fermée", l'a prévenu cet automne son rival Laurent Wauquiez, apôtre intéressé d'un rassemblement plus large. Bruno Retailleau s'appuie, lui, sur l'histoire glorieuse de la droite pour consolider son ambition. "Depuis quand un parti gaulliste n’aurait-il...
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28/03 - La mise en garde d’Anders Fogh Rasmussen : "La Russie sera capable d’attaquer un pays de l’Otan d’ici à 2030"
Les Européens doivent prendre en main leur défense : c'est le message qu'Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l'Otan de 2009 à 2014, est venu marteler dans la capitale française à l'occasion du Paris Defence and Strategy Forum. Organisé du mardi 24 au jeudi 26 mars par l'Académie de défense de l'Ecole militaire, en partenariat avec L'Express, l'événement a réuni de nombreux dirigeants internationaux. Parmi eux, l'ancien premier ministre danois, qui s'est exprimé en faveur de deux idées qui lui sont chères : le soutien à l'Ukraine et l'importance d'une Europe de la défense forte - en coopération avec les Etats-Unis.
Auprès de L'Express, Rasmussen évoque ce qui est, selon lui, un impératif : la hausse des dépenses de défense des pays de l'Otan à 5 % du PIB, comme les membres de l'Alliance s'y sont engagés en juin dernier. Pour peser face à des Etats-Unis devenus imprévisibles, le Danois réclame aussi un changement d'état d'esprit des Européens. Il faut s'adapter à la philosophie de Donald Trump, et pratiquer une diplomatie "transactionnelle", dit-il.
L'Express : Un thème a traversé l'ensemble du Paris Defence and Strategy Forum : celui de l'autonomie stratégique européenne, alors que l'allié américain devient de plus en plus imprévisible. Comment l'accueillez-vous ?
Anders Fogh Rasmussen : Je suis en faveur de l'autonomie européenne - mais je voudrais qu'elle s'exerce en collaboration avec les Etats-Unis. Le Vieux continent doit être capable de tenir sur ces deux piliers. Pendant trop longtemps, nous...
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27/03 - Ruth Guerra (KPMG) : "La stabilité offerte par l’accord entre l’Europe et les Etats-Unis demeure fragile"
Huit mois après l’humiliation de Turnberry, l'Europe sort enfin du bois. Ce jeudi 26 mars, une vaste majorité de députés européens a approuvé l'accord signé en juillet dernier… en y ajoutant une série de conditions supplémentaires, censées prémunir l'UE contre les zigzags de l'intempestif locataire de la Maison-Blanche. Jusqu'au dernier moment, l'atmosphère fut tendue : la procédure d'approbation avait été gelée en janvier, sur fond d’escalade autour du Groenland. Plus récemment, l’ambassadeur américain Andrew Puzder est allé jusqu’à menacer l’Europe d’arrêter les livraisons de gaz naturel liquéfié (GNL) si elle ne signait pas l’accord. Ruth Guerra, avocate et spécialiste du commerce international à KPMG, décrypte pour l’Express ces nouvelles dispositions, inédites.
L'Express : L’Union européenne a multiplié les accords avec ses partenaires commerciaux ces derniers mois. En quoi celui-ci est-il différent ?
Ruth Guerra : C’est un accord atypique, à la fois dans la manière dont il a été négocié mais aussi au regard des typologies de clauses qu’il comporte. Traditionnellement, les accords de libre-échange de l'UE reposent sur une logique de réciprocité, avec une baisse des droits de douane des deux côtés. Ici, on est dans un schéma asymétrique : l’Europe bénéficie d’un plafonnement des droits de douane, tandis que les entreprises américaines obtiennent leur réduction à zéro vers l’Europe. On ne peut donc pas vraiment parler d’accord de libre-échange entre l’UE et les États-Unis, mais seulement d’accord commercial.
Quelles...
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27/03 - Pourquoi Israël et certains pays du Golfe craignent un accord prématuré entre Donald Trump et l’Iran
Donald Trump s'apprête-t-il à conclure un accord avec l'Iran ? Plusieurs signaux semblent pointer dans cette direction. Mais la perspective d'un accord de paix -sous médiation pakistanaise- est loin de satisfaire Israel et la plupart des pays du Golfe. Certains, comme l'Arabie Saoudite, feraient même pression sur le président américain pour l'inciter à poursuivre la guerre. L'idée étant, pour eux, de réduire au maximum les capacités balistiques de l'Iran, afin de limiter sa force de frappe dans la région et d'éviter par la même occasion d'en faire les frais. Explications.
Ces dernières années, les pays du Golfe ont considérablement amélioré leurs relations avec la République islamique. Mais les violentes attaques iraniennes à leur encontre, menées ces dernières semaines en riposte à l'offensive israélo-américaine, ont ravivé leurs craintes passées. Ils redoutent désormais de voir le régime iranien sortir enhardi de cette guerre, capable de frapper à sa guise des installations énergétiques sur leur sol et de faire la pluie et le beau temps sur le détroit d'Ormuz.Menace balistique et nucléaire
Pour les pays du Golfe, les missiles iraniens constituent la menace numéro un. Par conséquent, mettre fin au conflit avant d'avoir démantelé les capacités offensives de l’Iran reviendrait, selon eux, à offrir au régime iranien une victoire générationnelle, comparable au triomphe du dirigeant égyptien Gamal Abdel Nasser sur la Grande-Bretagne, la France et Israël lors de la crise de Suez en 1956, expliquent-ils.
Côté...
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27/03 - VIH en Europe : ces nombreuses idées reçues qui ont la vie dure
I=I, soit "indétectable égal intransmissible". C'est une équation simplissime que martèlent les associations de lutte contre le VIH mais que de nombreuses personnes peinent encore à résoudre. Le principe est pourtant simple. Une personne séropositive au VIH sous traitement voit sa charge virale baisser jusqu'à ce qu'elle ne soit plus détectable lors d'un prélèvement sanguin. A ce stade, cette personne n'a aucune chance de développer un stade avancé de la maladie - le sida - et ne transmet plus le virus.
Cela fait une dizaine d'années que plusieurs associations européennes et américaines ont fait de cette équation un slogan, mais le message peine encore à passer. D'après un sondage OpinionWay réalisé pour Sidaction à l'occasion de sa 32e campagne de collecte de dons, plus de trois jeunes de 15 à 24 ans sur quatre pensent que le VIH peut être transmis lors d’un rapport sexuel non protégé avec une personne séropositive sous traitement. C'est faux... et quand bien même, cela n'encourage même pas le port du préservatif puisque son usage est en baisse dans de nombreux pays européens. Malheureusement, cette idée reçue est loin d'être la seule à circuler. On fait le point.Non, un baiser ne suffit pas à transmettre le VIH
En 2006, un eurobaromètre démontrait que pour environ 60 % des Européens, un simple baiser suffisait à transmettre le virus du Sida. Vingt ans plus tard, cette idée reçue persiste encore. Un quart des Finlandais ou des Suédois ainsi que 16 % des Danois ou des Britanniques le pensent, d'après les...
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27/03 - Ventes de livres : quel écrivain retrouvera Xavier Dupont de Ligonnès ?
Le 15 avril 2011, Xavier Dupont de Ligonnès quittait l’hôtel Formule 1 de Roquebrune-sur-Argens pour s’évaporer à tout jamais. Sur des images prises par les caméras de vidéosurveillance, les dernières connues de l’assassin, on le voyait avec un livre à la main : Glacé, le premier livre de Bernard Minier. S’il n’est pas réapparu dans la vraie vie, le mystérieux Dupont de Ligonnès a alimenté de nombreux essais – à défaut de devenir un héros de roman.
Dans La Grâce (prix de Flore 2020, vendu à plus de 30 000 exemplaires en grand format), Thibault de Montaigu partait sur les traces de Dupont de Ligonnès mais, au lieu de retrouver le diable, il rencontrait Dieu – et son superbe livre bifurquait vers une quête mystique. D’autres sont restés sur leur chemin initial. Cette même année 2020, Society réussissait le carton de l’été en kiosque avec le fantastique reportage en deux volumes cosigné par Pierre Boisson, Maxime Chamoux, Sylvain Gouverneur et Thibault Raisse – près de 400 000 exemplaires écoulés du magazine, puis 34 000 de l'édition en livre chez So Lonely et enfin 17 000 du format poche chez Points. Toujours en 2020, Bruno de Stabenrath atteignait comme Montaigu les 30 000 exemplaires avec L’Ami impossible, où il revenait avec mélancolie sur la camaraderie l’ayant lié au futur assassin quand ils étaient adolescents à Versailles – il y avait des pages inoubliables, quasi fitzgéraldiennes, sur les soirées insouciantes de cette jeunesse dorée, qui n’aurait pu imaginer alors le drame qui la frapperait plus tard…Ventes...
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27/03 - Rafaël Amselem : "Contre quelques baisses d’impôts, David Lisnard est prêt à s’allier avec les pires réactionnaires"
David Lisnard ne veut plus rien avoir à faire avec Les Républicains (LR), et il l’a fait savoir. Au micro de BFMTV, le maire de Cannes a laissé entendre, mercredi 25 mars, qu’il quitterait le parti dirigé par Bruno Retailleau, et a contesté les modalités de désignation du candidat LR à la prochaine présidentielle. Surtout, le président de l’Association des maires de France (AMF) s’est dit favorable à une "grande primaire" incluant toute la droite jusqu’à Reconquête.
Il n’en fallait pas plus pour semer la zizanie dans le camp libéral français, entre ceux qui se montrent ouverts à une union des droites, et les autres, dont Rafaël Amselem. Pour cet analyste politique et journaliste indépendant, David Lisnard commet une grave erreur. Cette attitude, affirme-t-il à L’Express, serait même "symptomatique d’une tentation plus large chez certains libéraux qui, par antigauchisme niais, par propriétarisme, par sentiment de décadence, iront courir avec tous les réactionnaires en échange de quelques baisses d’impôts et formules pseudo-afueristes". Entretien.
L’Express : Quel regard portez-vous sur la déclaration de David Lisnard, qui s’est montré ouvert à une primaire de la droite incluant Reconquête ?
Rafaël Amselem : Contre quelques baisses d’impôts, David Lisnard est visiblement prêt à s’allier avec les pires réactionnaires. Son attitude est symptomatique d’une tentation plus large chez certains libéraux qui, par antigauchisme niais, par propriétarisme, par sentiment de décadence, iront courir avec tous les réactionnaires...
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27/03 - "La soumission de l’Europe a un coût !" : le cri de colère du spécialiste de l’énergie Guillaume Niarfeix
Expert de l’énergie et président de la Chambre de commerce et d'industrie franco-nigériane, Guillaume Niarfeix ne cache pas son exaspération. Le jour même de la sortie de son livre Electrochoc (Ed. Le Cherche midi) qui dénonce le manque de souveraineté de l’Europe en matière énergétique, le Parlement européen ploie devant les Etats-Unis en avalisant - moyennant l'instauration de garde-fous - l’accord commercial signé quelques mois plutôt entre Donald Trump et Ursula von der Leyen. L’occasion de se dégager de ce mauvais pas existait pourtant : l’Europe aurait pu jouer la carte de l’invalidation par la Cour suprême américaine des droits de douane décidés par Trump. Au lieu de cela, elle se laisse dominer.
L'Express : Votre livre insiste sur la nécessité de bâtir une Europe souveraine sur le plan énergétique. Que pensez-vous de ce vote au Parlement européen qui valide l’accord commercial conclu l’été dernier avec les Etats-Unis, et qui comporte notamment de grosses importations de GNL américain ?
G.N. C’est agaçant. Les Etats-Unis appliquent à la lettre leur stratégie de domination par l’énergie. Et nous Européens, nous nous laissons faire. A l’échelle de l’Union, cette soumission a un coût. Une année de dépendance aux énergies fossiles représente 390 milliards d’euros. Cela équivaut à 2,5 % du PIB - plus de deux fois le budget annuel de l’Union -, ou encore 870 euros par habitant. C’est énorme. Si nous réorientions cet ordre de grandeur vers notre propre système énergétique, nous pourrions par exemple financer...
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27/03 - Emmanuel Grégoire à vélo : le pouvoir contre lui-même, par Julia de Funès
Le nouveau maire de Paris a inauguré son mandat par un tour de la capitale à vélo. Le geste fut immédiatement lisible : simplicité, proximité, sobriété. Certes, le pouvoir vertical et autoritaire n’est — heureusement — plus à l’ordre du jour. Mais que nous dit le vélo du pouvoir contemporain ? Car le vélo ne vaut pas ici pour lui-même : il vaut comme signe. Et tout l’enjeu est de comprendre ce que ce signe exprime — et surtout en l’espèce ce qu’il contredit pour tout homme politique.
Le vélo incarne d’abord une forme d’égalité. Il donne à voir un élu ramené au niveau commun : pas de chauffeur, pas de voiture officielle, pas de signes distinctifs. Il suggère que gouverner consiste à être comme tout le monde, un individu parmi d’autres. Il installe une impression de normalité : un élu comparable à ceux qu’il gouverne. C’est louable et sympathique. Mais faux et démagogique, car le pouvoir ne peut être normal. Gouverner suppose une dissymétrie. L’homme de pouvoir à une responsabilité que les autres n’ont pas, celle de décider pour eux. L’égalitarisme que met en scène le vélo entre donc en contradiction — ou tente de compenser — la verticalité structurelle propre à tout pouvoir qui doit arbitrer puis trancher pour le plus grand nombre. Le paradoxe est frappant : le responsable politique à vélo veut apparaître comme tout le monde … précisément au moment où il ne l’est plus en devenant l’élu !
Le vélo suggère aussi la sobriété. La sobriété que met en scène le vélo ne dit pas seulement une manière de vivre plus écologique, elle...
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27/03 - Vladimir Poutine en appelle aux oligarques russes pour financer sa guerre en Ukraine
Alors que la guerre en Ukraine s'enlise et devient de plus en plus coûteuse, Vladimir Poutine a réuni plusieurs oligarques russes jeudi 26 mars pour solliciter leur contribution au budget de la défense, en berne, révèle le média russe indépendant The Bell. Objectif : permettre à la Russie de poursuivre son invasion, et conquérir l'intégralité de la région frontalière du Donbass, qu'elle contrôle déjà partiellement.Au moins deux réponses favorables
Une demande qui aurait reçu un écho favorable de la part de plusieurs oligarques. Suleiman Kerimov, un milliardaire qui serait lié à la récente prise de contrôle controversée du principal détaillant en ligne Wildberries, se serait notamment engagé à faire un don de 100 milliards de roubles (un milliard d'euros). Selon le Financial Times, qui est entré en contact avec plusieurs sources proches du dossier, le magnat des métaux Oleg Deripaska aurait lui aussi accepté de contribuer. Le Kremlin dément pour sa part toute sollicitation des oligarques et affirme que ces derniers ont offert de leur plein gré de participer à l'effort de guerre.
Alors que l"opération spéciale" en Ukraine est entrée dans sa cinquième année, la Russie est confrontée à un double coup dur : la baisse des recettes budgétaires provenant des ventes d'énergie et le ralentissement économique, qui affecte les recettes fiscales. Une mesure de plus pour financer la guerre
La demande de Vladimir Poutine aux oligarques s'inscrit ainsi dans la lignée des nombreuses tentatives du président russe pour...
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27/03 - "Parler d’inflation aujourd’hui est erroné et dangereux" : la mise au point de l’économiste Jean-Marc Daniel
Gare à la sémantique ! A contre-courant du bruit ambiant lié à la guerre en Iran, l'économiste Jean-Marc Daniel insiste : parler aujourd'hui de crise inflationniste n'est pas justifié. Le plus grand danger de cet abus de langage, c'est qu'il conduise les banques centrales à relever les taux d'intérêt. Au-delà des hausses de prix à court terme, le professeur d'économie à l'ESCP entrevoit surtout la déflation. Explications.
L'Express : Avec la flambée des prix de l’énergie, d’aucuns s’inquiètent d’un retour de l’inflation, y compris l’Insee dans sa dernière note de conjoncture. Qu’en pensez-vous ?
Jean-Marc Daniel : Il est erroné et dangereux d'utiliser le mot "inflation" aujourd’hui. D’abord parce que ce mot ne correspond pas à la situation actuelle, puisqu’on la définit par une "hausse des prix à la consommation durable et généralisée". Surtout, un contexte inflationniste induit que les banques centrales doivent réagir en durcissant leur politique monétaire. Or, la pire chose qui pourrait arriver en ce moment, c'est une augmentation des taux d'intérêt, pénalisante pour les entreprises et dramatique pour la situation économique à venir. Comme en 2022, la hausse des prix actuelle est temporaire. De façon structurelle, nous nous orientons vers une phase de déflation.
Ce qu’on redoute aujourd’hui, ce n'est pas seulement une hausse du prix à la pompe, c'est aussi la diffusion dans toute l’économie d’une énergie plus chère…
Effectivement, certains prix vont augmenter. Mais le paramètre à prendre en considération, c’est...
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27/03 - L’IA signe "la fin des faiseurs de PowerPoint", selon les directeurs d’HEC et de l’université Bocconi
Comment s’adaptent les écoles qui forment l'élite de demain au bouleversement de l’intelligence artificielle ? Invités du colloque de L’Express consacré à l’apprentissage à l’ère de l’IA, le 23 mars dernier, les directeurs de deux prestigieuses business schools ont partagé leurs expériences : Francesco Billari, recteur de l’université Bocconi, venu de Milan pour l’occasion, et Eloïc Peyrache, directeur général d’HEC.
L’Express : Grâce à l'IA générative, les étudiants peuvent produire en quelques secondes un business plan, une analyse de cas, une dissertation d'économie. Une remise en cause du modèle de vos grandes écoles, fondées sur l'effort ?
Francesco Billari : L’intelligence artificielle nous pose des défis, mais c'est aussi une occasion fantastique pour nos brillants étudiants. La Bocconi, historiquement spécialisée en économie et en management, va ouvrir un département de sciences informatiques. Nous faisons en sorte que tous les étudiants se familiarisent avec l'IA, qu'ils aient conscience des emplois menacés. Prenons l’exemple des présentations PowerPoint, travail typique d’un jeune embauché. De toute évidence, ce n’est pas un travail d'avenir. Donc il nous faut surtout nous assurer que chacun est capable de poser des questions et d’en interpréter les réponses, plutôt que de simplement produire des slides.
Eloïc Peyrache : La meilleure façon d'être remplacé, c'est d'être un passe-plat. Il va falloir continuer à penser et à développer un certain nombre de compétences. Longtemps, nos écoles se sont focalisées...
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27/03 - La fin du conflit en Iran pourrait intervenir dans quelques semaines, selon Marco Rubio
Donald Trump a annoncé dans la soirée du jeudi 26 mars qu'il s'abstiendrait pendant 10 jours supplémentaires de mettre à exécution sa menace de détruire les centrales énergétiques iraniennes, repoussant à nouveau l'échéance de son ultimatum, jusqu'au 6 avril cette fois. "Les discussions se poursuivent et, malgré les déclarations erronées affirmant le contraire, diffusées notamment par les médias diffusant de fausses informations, elles se déroulent très bien", a assuré le président américain sur son réseau Truth Social.
Auprès de Reuters, un responsable iranien de haut rang a pourtant jugé que la proposition américaine de sortie du conflit qui lui avait été transmise par l'intermédiaire du Pakistan était "à sens unique et injuste", et n'ouvrait aucune perspective de négociation.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump reporte de dix jours l'échéance de son ultimatum à l'Iran
⇒ Téhéran conseille aux civils de quitter les zones où les forces américaines sont déployées
⇒ La fin du conflit en Iran pourrait intervenir dans quelques semaines, selon Marco Rubio
21h00C’est la fin de ce direct
C’est la fin de ce direct. Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin avec les dernières informations, les réactions et les principaux développements de la nuit. Bonne soirée à vous.
19h54Plus de 400 combattants du Hezbollah ont été tués jusqu'à présent
Plus de 400 combattants du Hezbollah ont été tués depuis que le groupe armé libanais a lancé les premières...
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27/03 - Prix de l’essence : de l’Allemagne à l’Italie, comment nos voisins tentent de limiter la hausse
"Ce n'est pas notre guerre, nous ne l'avons pas choisie", clament en chœur les dirigeants européens depuis le début des frappes américaines et israéliennes sur l'Iran. Une position qui ne place pas notre continent à l'abri des conséquences dramatiques de ce conflit au Moyen-Orient et du blocage du détroit d'Ormuz. Les premiers effets se ressentent dans les stations-service, où les prix de l'essence s'envolent : en quelques semaines, ils ont augmenté de plus de 10 % en moyenne en Europe. Ce n'est qu'un début.
La première crise pétrolière de 1973 avait poussé la France à se lancer dans l'énergie nucléaire, afin de réduire sa dépendance énergétique envers le Moyen-Orient. Aujourd'hui, les autorités françaises hésitent, inquiètes de mettre à mal les finances publiques et comptant sur l'engagement informel des distributeurs à plafonner les prix. Mais certains gouvernements européens, en particulier dans les pays d'Europe centrale et orientale, se précipitent pour limiter l'impact sur les automobilistes. Tour d'horizon.Les automobilistes français sont parmi les plus touchés par l'inflation des prix de l'essence depuis le début de la guerre en Iran.Slovénie : des prix bas qui attirent les voisins
En pleine campagne électorale, le gouvernement slovène a pris une décision radicale : bloquer les prix de l'essence à 1,48 euro le litre grâce à une baisse des taxes. Si la mesure est très populaire (le Premier ministre sortant, Robert Golob, l'a emporté de justesse le 22 mars), elle attire aussi les automobilistes...
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27/03 - Danemark, France, Slovénie : la poussée populiste qui montre les limites du cordon sanitaire
Il arrive parfois que l'actualité semble se jouer loin de nous. Alors tous les vendredis, on s’intéresse à un évènement qui a marqué la semaine, d’un point de vue européen, et on prend le temps d’expliquer pourquoi il nous concerne tous.
Ces derniers jours, il n’y a pas qu’en France que l’on votait en Europe. Au Danemark, les sociaux-démocrates de Mette Frederiksen ont réalisé le plus mauvais score de leur histoire tandis que le Parti du peuple danois, une formation d’extrême droite, a triplé son score par rapport aux législatives précédentes. Un résultat qui va rebattre les cartes des alliances pour le futur gouvernement danois.
Ce n’est pas la seule élection qu’il fallait surveiller. Pendant que chez nous en France, le Rassemblement national s’implantait un peu plus encore au niveau local, la Slovénie conservait de justesse son Premier ministre libéral, à un siège près face à la formation d’extrême droite.
Autant d’illustrations de la montée des populistes à travers l’Union européenne, et qui démontrent que les stratégies politiques du passé ne semblent plus fonctionner.
Dans cet épisode de La semaine européenne, Luc de Barochez, éditorialiste à L’Express, nous explique à quoi ressemble désormais le cordon sanitaire...
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27/03 - Humanity’s Last Exam, le "test de QI" que les IA les plus puissantes n’arrivent pas à battre
Dans la mythologie grecque, qui est l'arrière grand-père maternel de Jason ? Si vous séchez, peut-être préférerez-vous répondre à une question sur les syllabes fermées se terminant par une consonne en hébreu biblique, en vous basant sur la tradition de prononciation tibérienne. Voulez-vous plutôt tester votre connaissance des réactions en cascade péricyclique thermique d'ester méthylique ? Ou bien sur les chaînes de Markov et les graphes ?
Ces questions ne proviennent pas des annales d'examen d'une université d'élite, mais d'Humanity Last Exam. "Le dernier examen académique que nous voulons faire passer aux intelligences artificielles", précise Long Phan, chercheur en IA au Center of AI Safety et l'un des créateurs de ce test, pensé comme l'ultime frontière entre les humains et les machines. Des questions de niveau doctorat
Les tests pour mesurer les capacités des AI, ou benchmarks, étaient utilisés bien avant l'arrivée de l'intelligence artificielle générative pour déterminer si des produits étaient prêts à être déployés. Mais avec l'arrivée des LLM, les large langage models qui propulsent les outils comme ChatGPT, ils ont vite été dépassés. MMLU, dévoilé en 2020, avait ainsi été conçu pour être plus difficile que les autres benchmarks, et testait les IA sur 16 000 questions demandant de la culture générale ainsi que des capacités de raisonnement. Dès sa sortie, en novembre 2022, ChatGPT 3.5 affichait néanmoins 70 % de bonnes réponses.
Les modèles suivants enchaînent les records sur MMLU. Capables de s'entraîner...
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26/03 - L’aide militaire à l’Ukraine menacée par le conflit au Moyen-Orient ?
Le ciel est chargé de fumée, et la tension ne faiblit pas. Le Pentagone envisage de détourner vers le Moyen-Orient des armes destinées à l'Ukraine, alors que la guerre en Iran épuise certaines des munitions les plus critiques de l'armée américaine, a rapporté, jeudi 26 mars, le Washington Post, citant trois personnes au fait de la question. Parmi les armes susceptibles d'être réorientées figurent des missiles intercepteurs de défense aérienne acquis dans le cadre d'une initiative de l'Otan lancée l'an dernier, permettant aux pays partenaires d'acheter des armes américaines pour Kiev, informe le rapport. A noter qu'aucune décision n'a encore été prise.
Cette réflexion intervient alors que les opérations américaines dans la région s'intensifient. L'amiral Brad Cooper, chef du Commandement central des forces américaines au Moyen-Orient, a déclaré, mercredi 25 mars, que les États-Unis avaient frappé plus de 10 000 cibles en Iran et étaient en bonne voie de limiter la capacité de Téhéran à projeter sa puissance au-delà de ses frontières. Un porte-parole du Pentagone a indiqué au journal américain que le département de la Défense veillerait à ce que les forces américaines, ainsi que celles de leurs alliés et partenaires, disposent des moyens nécessaires pour combattre et vaincre.
Depuis le début de l’offensive américaine contre l’Iran, le 28 février, les capitales européennes s’inquiètent de l’épuisement rapide...
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26/03 - MBS, premier soutien de Donald Trump en Iran ? Le discret prince saoudien analysé par Karen Elliott House
Karen Elliott House est l’une des très rares journalistes à avoir eu accès à Mohamed ben Salmane (MBS) pour de nombreux entretiens approfondis. Alors que Donald Trump affirme avoir soumis un plan aux Iraniens pour mettre fin à la guerre - ce que dément Téhéran -, et que les pays du Golfe continuent d'être pris pour cible par le régime des mollahs, la diplomatie discrète du prince héritier saoudien demeure une énigme pour de nombreux observateurs. Selon une enquête du New York Times, MBS aurait récemment fait pression sur le président américain pour qu'il poursuive le conflit, assurant que cette campagne militaire était une "opportunité historique" de remodeler le Moyen-Orient.
Après la détente engagée en 2023, la ligne de l’Arabie saoudite à l'égard de Téhéran apparaît aujourd’hui clairement affirmée : "la chute du régime théocratique iranien", constate l'ex-journaliste du Wall Street Journal, Karen Elliott House qui couvre l'actualité de la monarchie pétrolière wahhabite depuis quatre décennies. La lauréate du prestigieux prix Pulitzer en 1984 a assisté à la révolution menée au pas de charge par MBS depuis qu'il est devenu, le 21 juin 2017, le prince héritier d'Arabie saoudite. Dans L'Homme qui voulait être roi, (Éditions Saint-Simon, parution le 9 avril), elle revient sur ses grandes réussites, ses échecs, ses excès autoritaires ainsi que sa passion pour... les jeux vidéo qui en dit beaucoup sur sa façon d'exercer le pouvoir. Entretien.
L'Express : Mohammed ben Salmane avait opéré un rapprochement avec l’Iran...
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26/03 - Vladimir Poutine, révélations sur sa vie cachée : ses deux fils, son obsession de vivre jusqu’à 150 ans...
"La démarche du pistolero". C’est ainsi que des professeurs de neurologie du très sérieux British Medical Journal ont baptisé l’étrange façon de marcher de Vladimir Poutine, rappelle le journaliste Vincent Jauvert dans son livre Kremlin confidentiel, dont L’Express publie les bonnes feuilles. "Nous avons observé qu’[il] présente une réduction notable du balancement du bras droit pendant la marche, écrivent-ils en 2015. Nous avons trouvé dans un manuel de formation du KGB une explication plausible : les recrues étaient entraînées à garder le bras droit immobile près du corps afin de pouvoir dégainer rapidement une arme. Nous pensons que cette habitude acquise a été conservée inconsciemment dans [sa] posture et [sa] démarche". Fruit d’une enquête fouillée et nourrie par de nombreux documents et témoignages, l’ouvrage de Vincent Jauvert vise à dévoiler la vraie nature du président russe, tout ce qu’il veut cacher : "sa quête effrénée de luxe, de pouvoir et de vengeance – sa vie privée et ses crimes aussi". Dans un texte saisissant, l’auteur montre comment ce chef mafieux a construit sa dictature à vie, accumulé une immense fortune, planifié l’invasion de l’Ukraine, et entraîné l’Europe dans une guerre sans fin. Extraits.Les Jeux de la corruption et du dopage
C’est peut-être là, sur les bords de la mer Noire, que le régime Poutine apparaît le plus crûment, dans toute son immoralité. Là aussi que sa stratégie de corruption et de mensonges a trouvé sa première limite. Grand amateur de sport, le maître du Kremlin a voulu les...
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26/03 - Italie : avec la victoire de Meloni, l’extrême droite au pouvoir
En pole position pour devenir la première femme chef de gouvernement de l'histoire de l'Italie, Giorgia Meloni, présidente du parti Fratelli d'Italia (FDI), incarne un mouvement à l'ADN post-fasciste qu'elle a réussi à "dédiaboliser" pour arriver au pouvoir. Sous la houlette de cette Romaine de 45 ans, FDI est devenu le premier parti du pays avec près d'un quart des voix.
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26/03 - L’Iran menace Bab el-Mandeb, autre verrou stratégique du commerce mondial
La "guerre éclair" qu'imaginait Donald Trump semble s’enliser. Mercredi 25 mars, l’exécutif américain a encore durci le ton. La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a assuré que le président des Etats-Unis était prêt à "déchaîner l’enfer" si l’Iran persistait dans ce qu’elle a qualifié de "mauvais calcul". À mesure que les menaces montent, la confrontation entre Washington, Israël et Téhéran s’étend bien au-delà du seul détroit d’Ormuz. Après avoir agité la menace d’un blocage de ce passage clé du Golfe, l’Iran a désormais brandi celle d’un "nouveau front" : Bab el-Mandeb, autre verrou maritime majeur, au sud de la mer Rouge.
Selon une source militaire citée par l’agence iranienne Tasnim, l’Iran pourrait viser cette zone en cas d’intervention terrestre américaine. La même source affirme que Bab el-Mandeb fait partie des passages maritimes "les plus sensibles au monde" et que Téhéran serait en mesure d’y faire peser une "menace crédible".
Le détroit de Bab el-Mandeb se situe entre Djibouti et le Yémen, à la jonction entre le golfe d’Aden et la mer Rouge. Il constitue un passage incontournable pour les navires qui remontent vers le canal de Suez. L'Express rappelait en 2024 que 40 % du trafic de conteneurs et 12 % du trafic commercial mondial transitait dans cette zone. Ce type de passage étroit, où se concentre une part importante des flux commerciaux, fait partie de ce que nos confrères chez RFI désignent comme des "choke points", ou points d’étranglement maritimes. "Des répercussions majeures"
Bab...
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26/03 - Tensions entre Olivier Faure et Boris Vallaud, l’arrière-pensée de Laurent Wauquiez sur Sarah Knafo
Ça y est, les élections municipales sont passées, elles étaient le dernier scrutin au suffrage universel direct avant le grand rendez-vous de la présidentielle. Autant dire que la vie politique entre dans une nouvelle phase, ô combien palpitante...François Hollande ne croit pas au duel RN-LFI
François Hollande était ce mercredi soir l’invité d’honneur de la soirée de lancement du dernier numéro de la revue trimestrielle L’Hémicycle, dont la nouvelle rédactrice en chef est d’ailleurs une certaine Valérie Trierweiler. Devant une centaine de chefs d’entreprise et quelques journalistes, réunis dans un bar du VIIIe arrondissement de Paris, l’ancien président a livré cette prédiction, maquillée d’humour : "Le second tour RN-LFI , ça n’arrivera pas. C’est une histoire que l’on raconte pour faire peur aux petits enfants." La blague a fait sourire, au premier rang, François Durvye, proche conseiller de Marine Le Pen et bras droit du milliardaire conservateur Pierre-Édouard Stérin.Olivier Faure - Boris Vallaud : le ton monte
Boris Vallaud a-t-il - enfin - pris la parole lors de la réunion du groupe socialiste qui a suivi le second tour des municipales ? "Oui, il a dit bonjour…", se moque Olivier Faure en petit comité. Les proches du premier secrétaire soulignent volontiers un point : "Vallaud n’a pas bougé une oreille de toute la campagne. Il y a vraiment une prime à la lâcheté."Pourquoi Laurent Wauquiez cite Sarah Knafo
Au risque de hérisser jusqu’à ses camarades de LR, Laurent Wauquiez cite toujours Sarah Knafo...
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26/03 - Singapour : la métropole verte qui réinvente la ville du futur
À première vue, Singapour impressionne par ses tours futuristes, son port ultra-moderne et ses quartiers d’affaires effervescents. Mais derrière cette image de métropole ultradynamique se dévoile une autre réalité : celle d’une ville pensée comme un écosystème, où urbanité et nature cohabitent en permanence. Parcs tropicaux, architectures végétalisées, réserves naturelles et fermes urbaines composent un paysage hybride, où l’on peut passer d’un rooftop au cœur de la skyline à une immersion en pleine jungle en quelques minutes.Les exemples sont nombreux et accessibles à tous. On peut courir au petit matin sur les pelouses panoramiques de Marina Barrage avec la skyline en toile de fond, déjeuner à Dempsey Hill après une matinée en centre-ville, puis terminer la journée sur un rooftop végétalisé face aux gratte-ciels. A Singapour, la « City in Nature » n’est pas un slogan, mais une manière concrète de vivre la ville. Plus au nord, la réserve de Kranji offre un contraste saisissant. Après une session shopping sur Orchard Road ou un brunch dans les adresses trendy de Dempsey Hill, quelques stations de métro ou de bus suffisent pour observer varans, oiseaux migrateurs et mangroves. Singapour compte d’ailleurs quatre réserves naturelles protégées, abritant une biodiversité remarquable : plus de 2 100 espèces de plantes, près de 390 espèces d’oiseaux et des centaines d’espèces d’insectes, de reptiles et de poissons. Une richesse d’autant plus surprenante que le territoire ne couvre que 744 km². En quelques stations, on...
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26/03 - L’irresponsabilité budgétaire des maires : la grande absente des municipales, par Kevin Brookes
Les élections municipales se sont achevées comme elles avaient commencé : dans un brouhaha médiatique où l'on spécule sur des noms plutôt que sur des projets. Pendant que les commentateurs s'épuisaient à déterminer quelle écurie présidentielle "gagnait" ces quelque 35 000 scrutins locaux, ils passaient à côté de l'essentiel : le triomphe du rejet de la politique. L'abstentionnisme confirme sa position de premier "parti" de France — et de très loin.L'abstentionniste, ce citoyen invisible
Ces élections s'inscrivent dans une tendance lourde, marquée par trois dynamiques convergentes : une désaffection croissante pour les urnes, un dégagisme plus prononcé qu'à l'ordinaire pour les sortants, et une fracture grandissante entre les choix électoraux des urbains et des ruraux.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Au premier tour, seuls 57 % des électeurs inscrits ont daigné se déplacer — et encore, ce taux ne tient pas compte des 2,2 millions de Français non inscrits sur les listes électorales. Si l'on inclut ces absents structurels, c'est bien la moitié des citoyens en âge de voter qui n'a pas participé. Le phénomène atteint des proportions vertigineuses chez les 25-34 ans, à 60 % d'abstention, et chez les ménages les plus modestes — moins de 1 250 € nets par mois — à 62 %. Autrement dit : ce sont les jeunes et les classes populaires, ceux que la politique prétend servir en priorité, qui s'en détournent le plus massivement. Quand ils votaient, les Français des villes moyennes ont souvent cédé au dégagisme en choisissant...
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26/03 - En Italie, Giorgia Meloni fait le ménage autour d’elle après l’échec de son référendum
À Rome, Giorgia Meloni remanie son gouvernement après la cuisante défaite d’un référendum sur la réforme de la justice, qui a fait office il y a quelques jours de test majeur pour son leadership. Lundi 23 mars, un pourcentage record d'Italiens — 59 % au niveau national et 70 % dans certaines grandes villes, un taux porté par les jeunes — s’est rendu aux urnes, pour rejeter à 54 % cette réforme phare portée historiquement par la droite dure italienne, transformant le vote en un véritable désaveu politique. Ce revers a immédiatement déclenché des remous au sein de l’exécutif, et renforcé l’opposition. View this post on Instagram
Si la Première ministre italienne a reconnu le résultat avec calme, refusant tout de même de démissionner, l’opposition a donc saisi l’occasion pour tenter de la pousser vers la sortie. Giorgia Meloni était déjà fragilisée ces derniers temps, entre les polémiques judiciaires touchant ses ministres, la nécessité de consolider sa majorité au parlement et un contexte socio-économique de hausse des prix et baisse de productivité en Italie.Démissions de ministres sous enquêtes
Le revers électoral du référendum a provoqué un remaniement immédiat au sein de la coalition de droite (Forza Italia) et d’extrême droite (La Ligue et Frères d’Italie) au pouvoir. Deux hauts responsables du ministère de la Justice ont démissionné dès mardi, suivis par la ministre de Tourisme ce mercredi 25 mars. Tous les trois faisaient l’objet d’enquêtes de la part des procureurs, ce qui donnait jusqu’ici...
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26/03 - Plus d’ONU, moins de Maga : et si on s’était trompés sur les années 1990 ?
Dans un contexte international troublé, l'esprit libéral des années 1990 se retrouve parfois mis au banc des accusés, désigné comme le grand responsable d'une partie des maux actuels de notre société, notamment en matière de mondialisation et d’immigration. Pourtant, sans cette décennie, le désordre des années 2020 serait probablement survenu plus tôt. C’est la thèse défendue par Harold James, professeur d’histoire à l’université de Princeton, dans une récente tribune publiée sur The Globalist. Il y répond à un texte paru sur ce même site d’analyses internationales par l'économiste Branko Milanovic, spécialiste des inégalités. Dans cet article, le concepteur de la célèbre "courbe de l’éléphant" revient sur les "illusions" de la mondialisation libérale des années 1990, "des idées qui se sont presque toutes révélées erronées". Une lecture qui s’inscrit dans une remise en cause plus large de cette décennie, que des historiens comme Gary Gerstle décrivent comme le moment de domination d’un "ordre néolibéral".
Une remise en cause réellement fondée ? "Il est devenu à la mode ces derniers temps de condamner les principales évolutions économiques que le monde a connues dans les années 1990. Mais, à mon avis, nous le faisons à nos risques et périls", écrit Harold James, qui prolonge cette analyse dans un entretien accordé à L’Express. Sans 1990, 2020 aurait été pire
Celui-ci voit dans ce rejet un consensus émergent tant à gauche qu'à droite, citant entre autres le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio qui, lors de la dernière...
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26/03 - Populiste et autoritaire : Mohammad Bagher Ghalibaf, nouvel homme fort de l’Iran
Figure emblématique de la ligne dure iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf s’impose aujourd’hui comme l’un des très rares dirigeants encore en mesure de peser sur l’avenir du pays. Alors que les frappes américaines ont décimé une large partie des élites politiques et sécuritaires de Téhéran, les personnalités capables à la fois de gouverner et de dialoguer avec l’étranger se comptent désormais sur les doigts d’une main.
C'est d'ailleurs à cela que le président du Parlement iranien doit d'être encore en vie à ce jour. Alors qu'il figurait sur la "hit-list" d'Israël, aux côtés du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, le Pakistan, voisin de l’Iran, aurait demandé à Washington que les deux hommes soient épargnés. "Les Israéliens avaient leurs coordonnées et voulaient les éliminer. Nous avons dit aux États-Unis que s'ils étaient tués eux aussi, il n'y aurait plus personne avec qui négocier", a indiqué ce jeudi 26 mars un responsable pakistanais à l'agence Reuters.
Jusqu'à présent, un grand destin national semblait se refuser à Mohammad Bagher Ghalibaf. Mais son ascension récente tient en vérité autant à l’élimination progressive de ses rivaux qu’à sa capacité à s’imposer dans un système fragilisé. Dans ce contexte d’incertitude, le président du Parlement apparaît désormais comme une option crédible pour représenter le pays sur la scène internationale, d’autant que le sort du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei reste flou après plusieurs jours sans apparition publique. À Washington, Mohammad Bagher Ghalibaf est...
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26/03 - Les services embarqués, une raison supplémentaire de passer à la facture électronique
Commençons par la simplicité. En quoi choisir la plateforme agréée Sage est indiqué pour les entreprises ?
Les PME et les ETI ont souvent un système d’information complexe, avec plusieurs solutions de gestion. Si la solution de gestion principale, l’ERP par exemple, est Sage, il est très simple de fonctionner avec notre plateforme agréée, intégrée à la dernière version de l’ERP. Mais même si la solution Sage n’est pas la solution principale, notre plateforme agréée permet de connecter tous les logiciels en un clic et de centraliser les flux de factures. Et vu le délai, choisir une plateforme agréée unique et qui ne demande pas de développement informatique est certainement un choix raisonnable !
En plus de la simplicité, je veux ajouter la sécurité. Choisir la plateforme agréée Sage, c’est choisir la plateforme d’un éditeur de solutions de gestion. C’est notre métier de collecter, de traiter et de transmettre des données de gestion. Et ce depuis 40 ans.Les entreprises s’interrogent souvent sur les cas d’usage. La plateforme agréée Sage est-elle compatible avec toutes les situations ?
Il y a une forme de confusion sur ce que l’on appelle les cas d’usage. Une plateforme agréée, c’est un tuyau avec des services associés. Ces services relèvent en partie de l’obligation fixée par l’administration (comme la transmission des statuts) et en partie du choix de l’éditeur.
Quoi qu’il en soit, le tuyau transmet des données de gestion structurées. C’est sa vocation. Donc, quelle que soient les cas d’usage de l’entreprise avant...
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26/03 - Guerre au Moyen-Orient : les Etats-Unis ont transmis à l’Iran un "plan d’action en 15 points"
L'inconnue demeure quant à l'état d'avancée, ou même l'existence actuelle des négociations entre Téhéran et Washington. Ces derniers jours, Donald Trump a affirmé à plusieurs reprises que "des points d'accord majeurs" avaient été dégagés. Après avoir rejeté une proposition d'accord de paix, l'Iran a expliqué pour sa part qu'aucune négociation directe n'avait lieu, mais que des intermédiaires transmettaient des messages. En public, Donald Trump surenchérit dans l'emphase en assurant que la République islamique veut à tout prix un accord de paix, mais que ses dirigeants "ont peur de le dire car ils seraient tués par leur peuple".
Sur le terrain, les bombes pleuvent toujours : Israël a indiqué ce jeudi matin avoir mené une série de frappes massives visant les infrastructures du régime iranien à travers le pays. Pendant ce temps, les membres du G7 se réunissent cette fin de semaine pour tenter d'obtenir de la clarté de la part des Etats-Unis quant à leurs plans et leurs objectifs dans cette guerre que Washington peine toujours à justifier et qui déstabilise le monde entier.
Les infos à retenir
⇒ "L'Iran nous supplie de conclure un accord", affirme Donald Trump
⇒ Les Etats-Unis ont transmis à l'Iran un "plan d'action en 15 points"
⇒ L'Iran sera attentif à toute demande espagnole concernant la navigation à travers le détroit d'Ormuz
20h00C’est la fin de ce direct
C’est la fin de ce direct. Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis. Nous reprendrons notre couverture de la guerre au Moyen-Orient dès demain matin...
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26/03 - Marine Le Pen et les grands prédateurs : "Poutine a un charisme absolument fou et parle très doucement"
Le 7 juillet prochain, Hubert Coudurier pourra ajouter un nouveau chapitre à son livre Le mystère Marine Le Pen (Plon). A cette date, la femme politique sera fixée sur son sort judiciaire et, par conséquent, sur son destin présidentiel. Dans les deux cas, l'ouvrage du directeur de l'information du Télégramme n'aura pas perdu de son intérêt. Tout d'abord, parce qu'il y brosse aussi, en creux, un portrait de Jordan Bardella. Ensuite, c'est une histoire française qu'il raconte dans ces pages grinçantes et truculentes. L'auteur s'est intéressé tardivement à cette rive politique. Ses précédents livres, il s'était notamment intéressé à Jacques Chirac et Valérie Pécresse. Il progresse dans son enquête à pas de chat, comme il se doit, en donnant des coups de griffe imprévisibles. Parmi les chapitres particulièrement intéressants, on retiendra ceux qu'il consacre aux relations de Marine Le Pen avec un certain nombre de ceux que Giuliano da Empoli surnomme "les prédateurs" : Vladimir Poutine, Donald Trump... Mais aussi Viktor Orban et Giorgia Meloni. Il raconte également "le virage pro-israélien" du RN et explore ses réseaux en Afrique. Le contexte mondial pourrait bien placer la géopolitique au coeur de la campagne présidentielle. Et dans ce domaine, le Rassemblement national se montre pour le moins "balbutiant". Dans un récent entretien à L'Express, le philosophe Alain Finkielkraut estimait que le RN demeurait "très largement poutinien". Le 23 mars, Marine Le Pen s'est rendue en Hongrie pour soutenir Viktor...
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26/03 - "Les villes américaines se porteraient mieux avec Hidalgo ou Grégoire" : l’étonnant constat de l’urbaniste Richard Florida
Richard Florida est l’un des urbanistes les plus influents au monde. Notamment depuis la publication, en 2002, de The Rise of the Creative Class, dans lequel il assurait que la croissance économique moderne repose sur une "classe créative" faite d’ingénieurs, d’intellectuels, d’artistes et de travailleurs du savoir. Il prédisait alors que les villes susceptibles d’attirer de tels talents deviendraient les plus dynamiques. Le best-seller a inspiré bon nombre de politiques urbaines à travers le monde.
Quinze ans plus tard vient le moment de l’autocritique. Dans The New Urban Crisis (2017), ce docteur de l’université de Columbia, professeur invité distingué à l’Université Vanderbilt (Tennessee) et professeur à l’Université canadienne de Toronto observe alors que le succès de grandes villes comme New York ou Paris a un coût : les classes populaires et moyennes s’en trouvent exclues en raison de la montée des inégalités.
Face à l’apparente aggravation de cette "nouvelle crise urbaine" - notamment pour les jeunes qui peinent à se loger dans les grandes villes comme Paris - L’Express a sollicité Richard Florida au lendemain des élections municipales. S’il attribue à Anne Hidalgo, maire sortante de la capitale, certains mérites – et anticipe un destin similaire pour son successeur, Emmanuel Grégoire - celui-ci se montre cependant sévère sur la trajectoire de Paris, devenue "un terrain de jeu pour les ultra-riches" et "une ville vitrine pour la Fashion Week". Il livre par ailleurs ses prédictions sur ce à quoi...
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26/03 - L’Etat "profiteur de crise" ? Les mauvais calculs de Marine Le Pen sur les prix du carburant
Depuis le début de la guerre en Iran, le Rassemblement national a fait de la lutte contre la hausse des prix du carburant un cheval de bataille. Quitte à tordre grossièrement la réalité économique. Après avoir réclamé de concert avec Jordan Bardella, début mars, une baisse des taxes sur l'énergie, Marine Le Pen a décidé d'en remettre une couche en mettant en cause l'Etat français.
Comme chaque semaine, les présidents de groupe de l'Assemblée nationale se réunissaient le 24 mars pour discuter des priorités législatives. A l'issue de leurs échanges, la députée du parti d'extrême droite a pris la parole devant les journalistes pour affirmer que l'Etat "se comportait comme un profiteur de crise". Selon elle, les caisses se remplissent de "recettes indues", "supplémentaires par rapport à ce que le budget a prévu, précisément parce que l'augmentation du prix entraîne l'augmentation corrélative des taxes". La cheffe des députés RN évoque notamment le "renflement des recettes grâce à la TICPE et grâce à la TVA".L'Etat perdant à l'arrivée
Un raisonnement largement contestable. Pour commencer, seules les rentrées fiscales liées à la TVA – fixée à 20 % sur les produits pétroliers – progressent lorsque les prix des carburants sont en hausse. La taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), elle, reste inchangée quelles que soient les fluctuations de prix. "Autrement dit, seule une petite partie de la hausse bénéficie effectivement à l’Etat", souligne Eric Dor, directeur des études économiques à l’IESEG...
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26/03 - D’ex-espion sans charisme à dictateur mafieux : comment notre vision de Vladimir Poutine a évolué
Le passé permet souvent d'éclairer l'actualité. Chaque jeudi, dans notre nouveau podcast Hier à la Une, on se plonge dans les archives de L’Express, pour comprendre autrement la couverture du magazine de la semaine.
Revirements de Donald Trump sur le détroit d'Ormuz, multiplication des attaques d'Israël sur l'Iran et le Liban, hausse des prix à la pompe en Europe... Le conflit entre Téhéran et Washington, qui dure désormais depuis près d’un mois, offre de toute évidence un peu d’oxygène à Moscou.
D'abord car les regards se détournent de la guerre en Ukraine. Le président américain et son secrétaire à la Défense assurent même que les armes envoyées en Ukraine devraient plutôt être utilisées pour servir les intérêts américains. Ensuite, parce que la hausse du prix du pétrole assure des revenus au Kremlin, dans le contexte d'une économie russe exsangue. Malgré tout, cela ne fait pas basculer la situation de la Russie qui reste suspendue aux décisions de Vladimir Poutine.
Cette semaine, L’Express consacre ainsi son nouveau numéro à la vie cachée du président russe. Pour comprendre le Vladimir Poutine d’aujourd’hui, le journaliste Vincent Jauvert a enquêté, et publie un texte saisissant permettant d’entrevoir les secrets de celui qui a emmené l’Europe dans une guerre sans fin.
Il y est par exemple question de son immense fortune qu'il cherche à ne surtout pas afficher. Mais aussi de sa - ou plutôt ses - familles. Après s’être séparé de sa femme, Lioudmila, avec qui il a eu deux filles, le président russe présente sa...
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26/03 - "L’ingérence russe est sans précédent en Hongrie" : l’alerte du journaliste d’investigation Szabolcs Panyi
Il est la bête noire du gouvernement hongrois, le poil à gratter de Viktor Orban dans la dernière ligne droite vers les législatives du 12 avril. Rédacteur en chef des enquêtes sur l'Europe centrale chez VSquare à Budapest, l’un des principaux médias d'investigation de la région, Szabolcs Panyi documente inlassablement l’influence du Kremlin dans la politique hongroise. Au point d'être inquiété par les autorités. Le gouvernement a annoncé ce jeudi 26 mars avoir déposé plainte contre lui pour "espionnage".
A quelques jours du scrutin, Szabolcs Panyi a accordé un entretien à L'Express. Il juge l’ingérence russe "sans précédent". Et la négligence de l’Union européenne coupable.
L’Express : Quelle est l’ampleur de l’infiltration russe dans cette campagne ?
Szabolcs Panyi : Nous faisons face à une campagne d’ingérence caractérisée. Les éléments s’accumulent, documentés par plusieurs médias. Début mars, VSquare a révélé que le Kremlin avait dépêché en Hongrie trois agents du GRU - le service de renseignement militaire - spécialisés dans la manipulation des réseaux sociaux. D'après nos informations, l'opération serait supervisée par Sergueï Kirienko, le premier chef adjoint de cabinet de Poutine, principal artisan de la stratégie d'influence russe. Il est également cité dans un récent article du Financial Times sur la Social Design Agency, une agence qui aurait orchestré la diffusion de récits favorables au gouvernement hongrois sur les réseaux sociaux, notamment via des influenceurs pro-Orbán. Enfin, les services de renseignement...
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25/03 - L’exposition au cadmium pourrait expliquer jusqu’à 34 % des cas d’ostéoporose d’ici 2040
Faut-il s'inquiéter du cadmium qui s'accumule dans les sols, et se retrouve bien souvent dans notre alimentation ? Et si oui, quels sont les risques pour la santé associés à la consommation de ce produit, normalement réservé à l'agriculture ? C'est à ces questions que l'Anses a entrepris de répondre dans un vaste rapport d'expertise de près de 400 pages. L'agence a passé au crible l'ensemble des sources d'exposition de la population française à ce métal lourd qui, une fois inhalé ou ingéré, s'amoncelle dans l'organisme où il peut rester entre 10 et 30 ans.
Conclusion : l'alimentation fait partie des premiers vecteurs de contaminations à ce toxique. Les résidus retrouvés dans la nourriture, expliquent à eux seuls jusqu'à 98 % de l'imprégnation chez les non-fumeurs, même si le tabac constitue un facteur aggravant, puisqu'un paquet de cigarettes quotidien représente un apport absorbé comparable à celui de l'alimentation entière, souligne l'Anses. Pire : à en croire les experts de l'agence, la situation s'aggrave. En 2011, l'Étude d'alimentation totale 2 (EAT2) de l'agence montrait que 0,6 % des adultes et 14 % des enfants de 3 à 17 ans dépassaient les valeurs toxicologiques de référence du cadmium par la seule alimentation. En 2026, l'Étude d'alimentation totale 3 (EAT3) révèle que ces pourcentages montent jusqu'à 1,7 % chez les adultes et 27 % chez les enfants. Si l'augmentation est documentée, reste à savoir ce que nous risquons.Des effets osseux et rénaux solidement documentés
Avec des résultats aussi...
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25/03 - Corruption, luxe et maîtresses : Vladimir Poutine, son vrai visage révélé dans un livre-enquête
"La démarche du pistolero". C’est ainsi que des professeurs de neurologie du très sérieux British Medical Journal ont baptisé l’étrange façon de marcher de Vladimir Poutine, rappelle le journaliste Vincent Jauvert dans son livre Kremlin confidentiel, dont L’Express publie les bonnes feuilles. "Nous avons observé qu’[il] présente une réduction notable du balancement du bras droit pendant la marche, écrivent-ils en 2015. Nous avons trouvé dans un manuel de formation du KGB une explication plausible : les recrues étaient entraînées à garder le bras droit immobile près du corps afin de pouvoir dégainer rapidement une arme. Nous pensons que cette habitude acquise a été conservée inconsciemment dans [sa] posture et [sa] démarche". Fruit d’une enquête fouillée et nourrie par de nombreux documents et témoignages, l’ouvrage de Vincent Jauvert vise à dévoiler la vraie nature du président russe, tout ce qu’il veut cacher : "sa quête effrénée de luxe, de pouvoir et de vengeance – sa vie privée et ses crimes aussi". Dans un texte saisissant, l’auteur montre comment ce chef mafieux a construit sa dictature à vie, accumulé une immense fortune, planifié l’invasion de l’Ukraine, et entraîné l’Europe dans une guerre sans fin. Extraits.Monsieur 35 %
C’est sa face la plus secrète. Poutine, qui a vécu, comme l’immense majorité des Soviétiques, dans la pauvreté et la fascination de l’abondance occidentale, aime le luxe. Pendant des années, il a vu les oligarques et certains hauts fonctionnaires acheter des propriétés somptueuses sur la...
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25/03 - "Donald Trump est un perdant vindicatif" : l’avertissement de Suzanne Nossel sur l’Iran
Près d’un mois après le lancement de l’opération "Fureur épique", il devient de plus en plus difficile d'entrevoir ce que pourrait constituer une victoire de Donald Trump en Iran, d’autant plus que, ce 25 mars, la télévision d’État iranienne a annoncé que Téhéran avait rejeté la proposition de paix américaine. À l’inverse, Suzanne Nossel s’inquiète surtout du scénario d’un échec. Dans une analyse récente publiée dans Foreign Policy, où elle intervient comme chroniqueuse, cette experte en politique étrangère américaine au Chicago Council on Global Affairs met en garde : "A mesure qu'il (Donald Trump) se retrouve acculé, il devient essentiel d’anticiper sa réaction face à la perspective d’une défaite en Iran et de se préparer à la possibilité que sa réponse rende le conflit encore plus dangereux".
S’appuyant sur les échecs passés du président américain, Suzanne Nossel estime que celui-ci dispose d’un ensemble de stratégies bien établies lorsque la tournure des événements lui est défavorable. Dans un entretien accordé à L’Express, cette spécialiste détaille les risques que de tels comportements pourraient faire peser à la fois sur la sécurité nationale américaine et sur la sécurité internationale s’ils venaient à s’appliquer au conflit iranien.
L’Express : Selon vous, les réactions passées de Donald Trump face à l’échec peuvent éclairer ce qui pourrait se produire au Moyen-Orient. Comment cela pourrait-il se vérifier dans le dossier iranien ?
Suzanne Nossel : Évidemment, il faut voir comment la situation en Iran va évoluer, et le...
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25/03 - Iran : qu’est-ce que la 82e brigade aéroportée, que les Etats-Unis s’apprêtent à déployer ?
"Ne mettez pas à l'épreuve notre détermination à défendre notre terre" : le président du Parlement iranien, Mohammad Ghalibaf, a réagi mercredi 25 mars aux informations de plusieurs médias américains évoquant l'hypothèse d'un envoi de soldats parachutistes américains en Iran.
Mis en difficulté par la guerre et surpris par la résistance du régime iranien, les Etats-Unis, qui bombardent le pays depuis plusieurs semaines, semblent vouloir passer un cap, avec un possible envoi de troupes au sol. Que sait-on de ce déploiement de quelques milliers de parachutistes ?"Déployable en 18 heures"
Selon le Washington Post, "le Pentagone a ordonné mardi le déploiement de quelques milliers de parachutistes de la 82e division aéroportée au Moyen-Orient", alors que le président Donald Trump envisagerait une escalade du conflit. De son côté, CNN évoque l'envoi "de 1 000 soldats", dans les prochains jours.
Ces militaires appartiendraient à une unité d'infanterie spécialisée dans les interventions ultra-rapides, comme "la prise de bases aériennes et d'autres infrastructures critiques, le renforcement des ambassades américaines et les évacuations d'urgence", précise le Washington Post. Cette force est conçue pour être déployée n'importe où dans le monde en moins de 18 heures, depuis sa base en Caroline du Nord.
Cette division est connue pour être intervenue lors du retrait américain d'Afghanistan en 2021, en appui des évacuations depuis l'aéroport international de Kaboul. Elle a également participé au débarquement de...
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25/03 - "Si la France veut éviter les extrêmes en 2027…" : l’analyse du politologue serbe Ivan Vejvoda
Il est l’un des meilleurs connaisseurs de l’Europe et sans conteste l’un des Européens les mieux renseignés sur la France. Ce qui, à bien des égards, fait d’Ivan Vejvoda, membre de l’Institut autrichien des affaires internationales à Vienne et figure clé du mouvement d’opposition démocratique en Yougoslavie dans les années 1990, une voix incontournable pour analyser les résultats de ce scrutin municipal à l’aune des tendances qui jalonnent le Vieux Continent.
Auprès de L’Express, le politologue – par ailleurs détenteur de l’Ordre national du mérite français au grade d’officier – tire les leçons de l’un des rebondissements majeurs de la séquence : à savoir la résilience inattendue des forces modérées qui, selon lui, ne préjuge pas nécessairement de la solidité du "front républicain" lors de l’élection présidentielle de 2027. Ivan Vejvoda analyse également le possible impact que pourrait avoir un dirigeant populiste français sur la cohésion européenne, mais aussi sur le risque d’ingérences étrangères. Entretien.
L’Express : Le premier tour des municipales de 2026 semblait consacrer une forte polarisation entre La France insoumise et le Rassemblement national, tandis que le second s’est davantage illustré par la résilience des partis modérés, notamment dans les grandes villes. Comment analysez-vous ce paradoxe ?
Ivan Vejvoda : Il est le fruit de deux phénomènes distincts. D’abord, ces vingt ou trente dernières années, le paysage politique a beaucoup changé. Les grands partis qui étaient au pouvoir depuis la Seconde Guerre...
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25/03 - Le bras de fer entre la Hongrie et l’Ukraine s’aggrave : Viktor Orban suspend "progressivement" les livraisons de gaz
La Hongrie va progressivement suspendre ses livraisons de gaz naturel vers l'Ukraine jusqu'à ce que l'approvisionnement en pétrole brut via l'oléoduc Droujba reprenne, a indiqué mercredi 25 mars le Premier ministre hongrois Viktor Orban, une déclaration venant aggraver le bras de fer avec Kiev concernant les approvisionnements énergétiques perturbés par la guerre.
La Hongrie et la Slovaquie, dont les dirigeants font figure d'exception au sein de l'Union européenne (UE) en raison de leurs relations avec Moscou, reprochent à Kiev l'interruption des flux de pétrole russe transitant par le Droujba. De son côté, l'Ukraine affirme que l'infrastructure a été endommagée fin janvier lors d'une attaque de drone russe et qu'elle s'efforce de la remettre en service dans les plus brefs délais. Peu convaincu, Viktor Orban a déclaré dans une vidéo publiée sur Facebook : "Nous suspendons progressivement les livraisons de gaz vers l'Ukraine et stockons le gaz restant chez nous".
Pourtant, selon les données de l'opérateur de gazoducs hongrois FGSZ, les exportations de gaz vers l'Ukraine se poursuivaient encore mercredi matin. L'opérateur ukrainien de transport de gaz a confirmé que 8,3 millions de mètres cubes seraient livrés ce jour-là, un volume identique à celui de mardi. En mars, Kiev a conclu un contrat d'approvisionnement de 180 millions de mètres cubes, soit environ 28 % de ses besoins mensuels. En février, 200 millions de mètres cubes avaient été livrés, soit 31 % du total, selon une source du secteur citée...
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25/03 - Guerre en Iran : assistons-nous vraiment à un "nouveau choc pétrolier" ?
Des prix du pétrole qui s'envolent sous l'effet des tensions au Moyen-Orient et une économie mondiale sous pression. Dans ce contexte, difficile de ne pas penser aux crises des années 70, marquées par plusieurs chocs pétroliers et un ralentissement de la croissance mondiale. Mardi 24 mars, le ministre français de l'Economie, Roland Lescure, l'a d'ailleurs affirmé devant l'Assemblée nationale : nous faisons face "à un nouveau choc pétrolier" et, "si ce choc énergétique devait se prolonger au-delà de quelques semaines, la crise pourrait se diffuser à l'ensemble de l'économie et prendre une dimension plus systémique". Ce mercredi, le ministre a finalement dit "regretter" ses propos, précisant que le terme "choc pétrolier" "s’appliquait dans [ses] mots à la situation internationale et en aucun cas à la situation française".
Lundi, c'est l'Agence internationale de l'énergie (AIE) qui mettait déjà en garde : "Aucun pays ne sera épargné par les effets de cette crise si elle se prolonge", a indiqué Fatih Birol, le directeur de l’Agence lors d’un point presse en Australie. Au moins 40 infrastructures énergétiques du Moyen-Orient ont été "gravement ou très gravement" endommagées dans ce conflit opposant l'Iran d'un côté et les Etats-Unis et Israël de l'autre.
A ces destructions s'ajoutent les perturbations dans le détroit d'Ormuz, sous contrôle iranien, et par lequel transite 20 % de la production mondiale d'hydrocarbures. "À ce stade, nous avons perdu 11 millions de barils par jour, soit davantage que lors des deux...
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25/03 - La France prête à combattre au Groenland, la SNCF surveille les gares grâce à l’IA
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'indiscrets exclusifs en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.Orasio dans les gares
La SNCF teste dans plusieurs gares françaises les solutions proposées par Orasio. Lancée en 2025, cette start-up spécialisée dans l'analyse vidéo grâce à l'intelligence artificielle doit permettre de retrouver au plus vite des individus ou objets correspondant à des caractéristiques précises. De quoi faciliter les réponses des agents de la SNCF aux réquisitions judiciaires, pour un gain de temps estimé à plus de 60 %. Le ministère des Armées suit de près le dispositif, dans l'optique d'un futur contrat. Palantir hors de France ?
Le géant américain de l’analyse de données cherche à réallouer plus intelligemment ses ressources en Europe. Palantir, qui vient de lancer une filiale en Belgique, a été confronté à une décroissance de ses activités sur le continent. L’entreprise née en 2003 dans la Silicon Valley, qui vient en France de renouveler son contrat avec la DGSI et compte parmi ses clients Airbus, Stellantis mais aussi l’Otan envisage de se concentrer davantage sur ses activités sensibles, au détriment du cloud, et de réduire la voilure à Paris....
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25/03 - Cours du pétrole : un répit inespéré pour Vladimir Poutine
Lorsque le 24 février dernier, la guerre en Ukraine est entrée dans sa cinquième année, la situation en Russie n’était guère reluisante. Escalade des dépenses publiques dopées par l’effort de guerre, creusement des revenus du pétrole et du gaz sous l’effet des sanctions internationales, croissance atone ou presque, inflation venant rogner le pouvoir d’achat de la population : la plupart des indicateurs ont viré dans le rouge. Au point de susciter de la colère, y compris dans les cercles proches du Kremlin, à voir la volte-face du blogueur Ilya Remeslo. "Il est temps de jeter l’éponge car avec Poutine, on ira nulle part", écrit l’influenceur, dans un article intitulé "Les cinq raisons pour lesquelles je ne soutiens plus Poutine". Des propos qui lui ont valu un internement en hôpital psychiatrique…
Comme du temps de l’Union soviétique, la vérité n’est jamais bonne à dire dans la Russie de Poutine. D’autant plus que ce dernier, depuis le 28 février, peut souffler. L’attaque déclenchée par les Etats-Unis et Israël en Iran a certes visé un allié de Moscou. Mais la propagation du conflit à l’ensemble du Moyen-Orient et ses répercussions sur le cours du pétrole lui ont apporté un formidable ballon d’oxygène. Avec la fermeture du détroit d’Ormuz, le cours du baril a franchi la barre des 100 dollars, une aubaine pour le maître des illusions russes. Car, quand le pétrole va, tout va ou presque dans son empire : les recettes liées aux ventes d’hydrocarbures alimentent les caisses de l’Etat, finançant largement la guerre en...
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25/03 - Jeune photographie européenne : circulez, y a tout à voir !
Au cœur du XIXe arrondissement, à l’abri du tumulte de la rue d’Aubervillers, le festival Circulations(s) nous offre à nouveau un panorama de la photographie émergente européenne sous l’historique verrière du Centquatre-Paris. C’est ici, depuis sa création en 2011 par l’association Fetart, que l’événement annuel s’est imposé comme un tremplin pour les jeunes photographes et un laboratoire des écritures visuelles actuelles. En quinze ans, la ligne directrice de Circulation(s) est restée constante : révéler des talents, sans distinction de notoriété ou de parcours, pour prendre la température des préoccupations esthétiques et sociétales d’une génération. Le festival privilégie les démarches hybrides, mêlant photographie, vidéo, installation et pratiques expérimentales. La direction artistique est collégiale, les exposants choisis au terme d’un appel à candidature. Cette année, ils sont 26, issus de quinze nationalités différentes, à interroger les enjeux d’une époque en pleine mutation, auxquels s’ajoutent quatre photographes invités dans le cadre d’un focus dédié à l’Irlande.T2i & NouN, "ManMan Dilo - Pouvoir & Regards".
L’édition 2026 s’inscrit ainsi dans une réflexion élargie sur les transformations en cours à travers l'Europe, qu'elles soient environnementales, politiques ou identitaires. Entre réalité et fiction, documentaire et mise en scène, l’approche transversale permet de croiser des récits personnels avec des problématiques globales. Parmi les artistes français retenus, Manon Tagand développe un projet sensible...
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25/03 - Guerre en Iran : ce que contient le plan de Donald Trump pour mettre fin au conflit
Alors que les échanges de tirs de missiles se poursuivent ce mercredi 25 mars entre l'Iran et Israël, plus de trois semaines après le début de la guerre au Moyen-Orient, le New York Times et la chaîne de télévision israélienne Channel 12 révèlent que Washington a transmis à Téhéran un plan en 15 points pour résoudre le conflit.Nucléaire et détroit d'Ormuz
Citant trois sources, Channel 12 rapporte que les Etats-Unis sont désireux de sceller une trêve d'un mois avec Téhéran pour discuter d'un accord. Selon la chaîne, ils demandent notamment que l'Iran s’engage à ne jamais se doter de l’arme nucléaire, s'abstienne d'enrichir de l'uranium et démantèle les sites nucléaires de Natanz, Ispahan et Fordo. D'après ce plan, la République islamique doit également remettre prochainement à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) son stock d’environ 450 kilogrammes d’uranium enrichi à 60 %, selon un calendrier à convenir.
Washington compte de plus limiter le programme de missiles iraniens, "à la fois en portée et en quantité". "Toute utilisation future de missiles serait limitée à l’autodéfense", précise le plan américain. L'un des points de cette proposition prévoit aussi que Téhéran arrête "de financer, de diriger et d’armer" ses alliés régionaux, comme le Hezbollah au Liban ou le Hamas à Gaza. Enfin, les Etats-Unis demandent que soit établie une "zone maritime libre" dans le détroit d'Ormuz, qui doit ainsi rester ouvert.
En contrepartie, l'Iran pourrait bénéficier d'une levée des sanctions internationales à son encontre,...
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25/03 - Danemark : Mette Frederiksen fragilisée à l’issue des législatives
Les sociaux-démocrates de la Première ministre danoise Mette Frederiksen ont enregistré mardi 24 mars leur plus mauvais résultat depuis plus d'un siècle lors des élections législatives.
Mette Frederiksen, qui dirige le Danemark depuis 2019 et brigue un troisième mandat, a convoqué ces élections plusieurs mois avant la date butoir d'octobre, une décision largement vue comme une tentative de profiter du regain de popularité dont elle bénéficie depuis qu'elle a tenu tête, en janvier, à Donald Trump et ses velléités d'annexion du Groenland, territoire danois semi-autonome.
Le résultat du scrutin a toutefois montré qu'elle était fragilisée, tant à gauche qu'à droite, alors que les questions de l'immigration, du coût de la vie et de la protection sociale se sont imposées comme étant les premières inquiétudes des électeurs.Mette Frederiksen "prête" pour un nouveau mandat
D'après les résultats définitifs, les sociaux-démocrates restent le premier parti du Danemark, avec 21,9 % des voix. Ils ont remporté 38 sièges au Folketing, le Parlement danois (qui en compte 179), contre 50 il y a quatre ans. Au total, le bloc de gauche, constitué de la formation de Mette Frederiksen et quatre autres mouvements, obtient 84 sièges, soit six de moins que les 90 nécessaires pour avoir la majorité absolue. Les partis de droite obtiennent eux 77 sièges.
"C’est le paradoxe de cette élection : la grande perdante, Mette Frederiksen, la Première ministre, est aussi la favorite pour devenir la prochaine Première ministre", commente auprès de...
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25/03 - Le "no a la guerra" de Pedro Sanchez, un slogan creux et dangereux, par Manuel Valls
Pedro Sanchez, le Premier ministre socialiste espagnol, est devenu la coqueluche d’une partie de la gauche européenne et de la presse. Son "No a la guerra" pour s’opposer à l’intervention israélo-américaine en Iran veut imposer une ligne politique irréfutable, un marqueur moral et une signature diplomatique.
La dimension intérieure est essentielle afin de comprendre ce slogan simplificateur pour un gouvernement sans majorité, sans budget, entaché par des affaires de corruption et défait dans tous les scrutins intermédiaires. Pedro Sanchez cherche à mobiliser une mémoire collective puissante et à structurer un clivage politique qu’il espère efficace en opposant une Espagne de la vertu à une opposition renvoyée à des choix passés.Gouverner n'est pas rejouer les fractures du passé
Son prédécesseur de centre droit, José Maria Aznar, avait soutenu, au nom de la solidarité transatlantique, l’intervention américaine et britannique en Irak en 2003. Un an après, Madrid était frappé par des attentats revendiqués par Al-Qaeda, provoquant la mort de 192 personnes. Ils avaient précipité la victoire des socialistes quatre jours après, lors d’élections pourtant imperdables pour le Parti populaire.
Mais gouverner ne consiste pas à rejouer les fractures du passé. Cela exige d’avoir la bonne lecture des conflits contemporains. L’Iran n’est pas l’Irak. Et le régime islamiste des mollahs représente un danger existentiel pour Israël, une menace majeure pour le Moyen-Orient et l’Europe.
En Espagne, ce slogan ne surgit jamais dans le...
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25/03 - Un nouveau "front républicain" contre LFI ? Ce que révèlent les municipales
"La République, c’est moi", osait Jean-Luc Mélenchon en 2018. Sept ans plus tard, une question se pose : assiste-t-on à la naissance d’un nouveau front républicain, désormais orienté contre LFI ? A défaut des dirigeants de gauche qui ont loupé le coche, les électeurs ont-ils appliqué le concept?
Le cas de Toulouse est le plus intéressant. Toulouse, c’est la ville qui a entendu davantage que d’autres les propos complotistes de Jean-Luc Mélenchon en 2021 : "Vous verrez que dans la dernière semaine de la campagne présidentielle, nous aurons un grave incident ou un meurtre. Ça a été Merah en 2012, ça a été l'attentat sur les Champs-Elysées [en 2017]. Tout ça, c'est écrit d'avance." Toulouse, c’est la ville où se présente François Piquemal, qui a toujours refusé de se démarquer des propos antisémites tenus par Jean-Luc Mélenchon pendant la campagne municipale.
Au premier tour, le candidat insoumis a obtenu 43 274 voix, tandis que le socialiste François Briançon en recueillait 39 245. Ces deux listes après fusion pouvaient donc miser sur un total de 82 619 voix (sans compter quelque 3 000 voix qui se sont portées sur des candidats d’extrême gauche). Au second tour, Piquemal totalise 78 925 voix, il en perd plus de 3 500. Parallèlement, la participation dans la ville rose augmente de plus de six points d’un tour à l’autre (soit plus de 17 000 votants supplémentaires). Le maire sortant Jean-Luc Moudenc progresse de près de 34 000 voix et l’emporte. Les bulletins blancs et nuls passent de moins de 2000 à près de 5 000....
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25/03 - Quand l’IA promet l’empathie dans un monde redevenu hostile, par François-Régis de Guenyveau
Un même matin, deux actualités. La première : l’intelligence artificielle au cœur des frappes de drones au Moyen-Orient, pièce maîtresse d’une guerre où l’humain délègue à la machine le soin de viser. La seconde : Replika, l’application comptant 25 millions d’utilisateurs, dont une proportion significative s’en sert pour un soutien émotionnel - certains s’y connectant au milieu de la nuit, quand il n’y a plus personne à qui parler. Même technologie, même époque. D’un côté, l’IA perfectionne l’art de la guerre. De l’autre, elle promet de nous protéger de toute conflictualité humaine. Un paradoxe qui en dit peut-être moins sur les machines que sur notre manière d’habiter le monde.La promesse d’un monde lisse
Ces deux usages, en apparence opposés, obéissent en réalité à la même logique : agir sans être exposé. Dans un cas, on veut frapper sans regarder mourir. Dans l’autre, être aimé sans risquer d’être rejeté. Dans les deux cas, l’autre est neutralisé comme sujet, réduit à une cible ou à un miroir. Ce que nous construisons ainsi, ce n’est pas une civilisation plus douce mais plus hostile à elle-même.
De Tokyo à New York, les applications de compagnie fleurissent. Replika promet une relation affective continue. Le pendentif connecté Friend se présente comme un ami permanent. Woebot offre un soutien psychologique immédiat. Ce succès fulgurant révèle notre difficulté croissante à accepter la rugosité de notre condition humaine. Car ces dispositifs ne se contentent pas de se substituer à nos amis : ils nous dispensent de l’effort...
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25/03 - Donald Trump menace de frapper plus durement l’Iran, si Téhéran n’accepte pas sa défaite
Israël a lancé de nouvelles frappes sur Téhéran dans la nuit du mardi 24 au mercredi 25 mars, après que le président américain Donald Trump a déclaré hier que des progrès avaient été effectués dans les négociations qui se déroulent entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre, ce que la République islamique a démenti.
Le New York Times et la chaîne de télévision israélienne Channel 12 rapportent que Washington a transmis à l'Iran, par l'intermédiaire du Pakistan, un plan en 15 points pour résoudre le conflit. Celui-ci demande entre autres que Téhéran n’essaie jamais de se doter de l’arme atomique, et qu'une "zone maritime libre" soit établie dans le détroit d'Ormuz. Concernant ce dernier, l'Iran a assuré hier soir que les navires "non-hostiles" pouvaient transiter par le passage stratégique.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump menace de frapper plus durement l'Iran, si Téhéran n'accepte pas sa défaite
⇒ Téhéran refuse la proposition de paix de Donald Trump
⇒ Le chef de l'ONU alerte sur une guerre "hors de contrôle" au Moyen-Orient
20h11Téhéran n'a "aucune intention" d'organiser des pourparlers avec Washington, déclare un ministre iranien
Washington fait parvenir à Téhéran des messages via différents médiateurs, déclare le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, niant toutefois une quelconque volonté d'organiser des négociations entre les deux camps. Les plus hautes autorités iraniennes étudient les propositions formulées, ajoute-t-il à la télévision d'Etat. Mais un échange de messages via...
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25/03 - "Quelqu’un devrait interdire les dimanches après-midi" : pourquoi il faut regarder la nouvelle série d’Arte
Isabel Coixet est la réalisatrice de la série de huit épisodes Quelqu’un devrait interdire les dimanches après-midi, actuellement disponible sur Arte. Ce titre long fait référence aux Cinq heures du soir à répétition du poème de Federico Garcia Lorca, car Isabel Coixet, née à Barcelone en 1960, s’intéresse beaucoup à la littérature. Son premier film hollywoodien, Lovers, avec Penélope Cruz et Ben Kingsley, tiré d’un roman de Philip Roth, raconte l’histoire d’amour entre un vieux et célèbre professeur de littérature et une jeune immigrée cubaine. Confirmant ce tropisme, Coixet réalise en 2017 The Bookshop, histoire d’une jeune femme qui ouvre une librairie dans une petite ville d’Angleterre et rencontre beaucoup de problèmes. En 2019, Coixet tourne Foodie Love, sa première série télé, une histoire d’amour culinaire entre une éditrice et un mathématicien, disponible aussi sur Arte. Il est également question de nourriture dans Quelqu’un devrait interdire les dimanches après-midi. Gastronomie japonaise, romans américains et cinéma d’auteur. Une vague impression de déjà-vu ? Attendez.Une bonne vieille intrigue cornélienne
L’histoire se passe dans un appartement parisien partagé par deux amis d’enfance Charlie (Clara Bretheau) et Nelson (Théo Christine) qui acceptent une colocataire, Louise (Liv Henneguier), provinciale débarquée dans l’intention de réussir dans le cinéma en devenant réalisatrice de films. Nelson a abandonné ses études de maths pour se consacrer à la cuisine japonaise, tandis que Charlie, passablement...
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25/03 - "Les services secrets iraniens sont une copie conforme du KGB" : le récit d’un ancien agent double franco-iranien
Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Dans “Nid d’espions”, le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.
En Iran, c’est l’espionnage qui est au cœur de l’assassinat ciblé, le samedi 28 février, de l’ayatollah Ali Khamenei, à Téhéran. L’opération a pris des mois, voire des années. Le Mossad, le service de renseignement israélien, et l’Unité 8200 de l’armée, ont infiltré les plus hauts cercles du pouvoir iranien. Au point même qu’un informateur a été retourné au profit d’Israël. S’agit-il d’un garde du corps du Guide suprême ? De l’épouse d’un dignitaire ? Difficile à dire. Mais les inimitiés et l’appât du gain ont certainement permis de retourner cette source. C’est sur elle que s’est appuyée l’opération.
D’abord, Tel Aviv a fait fuiter des messages, laissant entendre qu’un évènement imminent se préparait, une possible attaque. Une situation de crise qui obligeait alors les états-majors iraniens à se réunir. Une méthode qu’Israël avait testée pour comprendre les mécanismes de réaction, et éprouvée lors de l’attaque "Rising Lion" en juin dernier.
Alors comme prévu, à la fin du mois de février, Khamenei et les cadres du régime se réunissent. La fameuse source le confirme aux Israéliens et Américains. Depuis les caméras et antennes-relais piratées, les services de renseignement suivent une grande partie des...
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25/03 - Présidentielle 2027 : François Hollande et Raphaël Glucksmann, comment ils vont s’entredévorer
"C’est quoi, être président ?" Soudain, Raphaël Glucksmann ose. François Hollande sait revêtir ses plus beaux habits, lestés du poids de l’Histoire. Huis clos de l'une de leurs conversations privées. Quand, loin des combinazione dont il a le secret, le dernier président de gauche raconte le pouvoir, laisse entrevoir ses cicatrices : le voilà, songe Glucksmann, brusquement solennisé par le tragique. L’essayiste est devenu un homme politique, un présidentiable ambitieux ; il écoute, prend conseil. "Et le bouton nucléaire, alors, à quel moment le reçoit-on ?" C'est un homme tout court, après tout. Mais quand le soleil apprend à briller, la mort veut renaître. Et ni l’un ni l’autre ne peuvent se regarder fixement, disait La Rochefoucauld. Ainsi, la bienveillance laisse place à une subtile bataille d’influence.
Ces deux-là ont tant de fois été moqués, enterrés par les roses. Au soir du premier tour des élections municipales, la bataille du récit est perdue. À deux heures du matin, François Hollande réconforte un ami, sonné par sa défaite : "C’est injuste, la politique…" Dans de nombreuses villes, comme chez son ami brestois François Cuillandre, le PS s’allie à LFI. Idem à Limoges, malgré les bons conseils téléphoniques de l’ancien président. Olivier Faure savoure le moment, publie sur X tous azimuts les articles relatant la large union électorale à Tulle - fief historique de Hollande - incluant quelques insoumis. François Hollande rit jaune devant son écran, encaisse. Raphaël Glucksmann, lui, n’a pas envie de plaisanter,...
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24/03 - Marché pétrolier : ces ventes massives qui sèment le doute, juste avant l’annonce de Donald Trump
C'est une opération étonnante, voire suspecte, qui pourrait ressembler à un délit d'initié. Lundi 23 mars, environ un quart d'heure avant que Donald Trump ne publie sur ses réseaux sociaux un message évoquant des "conversations positives" avec l’Iran - et donc une potentielle issue favorable au conflit -, des milliers de contrats ont été échangés pendant deux minutes sur le marché pétrolier, pour une valeur de 580 millions de dollars, une somme inhabituellement élevée.
L'information, révélée par le Financial Times et Bloomberg, pose plusieurs questions, car les vendeurs, qui se sont délestés de quantités importantes de contrats sur le pétrole juste avant l’annonce du président, l’ont fait au meilleur moment. "Il est difficile de prouver une causalité… mais on peut se demander qui aurait été relativement agressif dans la vente de contrats à terme à ce moment-là, 15 minutes avant le message de Trump", a déclaré auprès du Financial Times un stratège de marché d’un courtier américain.
"L'histoire serait incompréhensible s'il n'existait pas une explication évidente : une personne proche de Trump était au courant de ses intentions et a exploité cette information privilégiée pour réaliser des profits considérables et immédiats", avance de son côté l'économiste américain Paul Krugman, prix Nobel en 2008. Et de poursuivre : "Lorsque des dirigeants d'une entreprise ou leurs proches exploitent des informations confidentielles à des fins d'enrichissement personnel, il s'agit de délit d'initié, illégal."L'Iran dément
Le doute a...
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24/03 - Guerre en Iran : le rôle discret mais crucial de l’Europe
Ils l'ont tous répété : "Cette guerre n’est pas la nôtre." Mais en coulisses, les dirigeants européens, qui ont tenu tête à Donald Trump en refusant unanimement de s'engager dans le conflit contre l'Iran, jouent en réalité un rôle clé. Leurs bases militaires, d'abord, facilitent l’une des opérations logistiques les plus complexes de l’armée américaine depuis des décennies. Ces dernières semaines, bombardiers, drones et navires américains ont en effet été ravitaillés, armés et déployés depuis des bases situées au Royaume-Uni, en Allemagne, au Portugal, en Italie, en France et en Grèce, selon les autorités.
Les drones d’attaque, par exemple, sont contrôlés dans la base américaine de Ramstein en Allemagne, qui constitue le centre névralgique des opérations américaines contre l’Iran, d’après des responsables allemands et américains. De lourds bombardiers B-1 ont aussi été photographiés en train de charger munitions et carburant à la base RAF Fairford, au Royaume-Uni, tandis que l’USS Gerald R. Ford, le plus grand porte-avions du monde, est actuellement amarré dans une base navale en Crète pour subir des réparations après avoir été endommagé par un incendie.Un tremplin stratégique
Avec 40 bases américaines et 80 000 personnels militaires positionnés sur le continent européen, ce dernier s'avère être un tremplin stratégique "extrêmement favorable" aux opérations menées par les Etats-Unis, a concédé le général Alexus Grynkewich de l’US Air Force, commandant militaire en chef de l’Otan, lors d’une récente audition au Sénat. "Les...
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24/03 - "Ils pensent tous qu’il va s’effondrer" : après les municipales, Edouard Philippe attendu au tournant
Enfin, les difficultés commencent. "Plus les rives du canyon sont élevées, plus la pression sera forte au centre", confiait Édouard Philippe en janvier. Depuis le premier tour des élections municipales, l’ombre d’un face-à-face entre Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon plane, qui effraie des millions d’électeurs. Le camp des modérés - s’il faut l’appeler ainsi -, usé par une décennie d’exercice du pouvoir, est-il capable de jouer un rôle dans ce moment charnière ? Ce qui suppose de s’entendre, d’innover, en un mot, de surprendre encore. La responsabilité historique qui est aujourd’hui la sienne doit modifier la donne, mieux, les comportements. "On a deux armées emmenées par deux chefs, l’un ayant même son remplaçant, et au milieu, le centre qui disparaît, constate, dépité, un ténor macroniste. La peur n’évite pas le danger." La peur, la hantise même, d’une prise en otages de millions de citoyens effarés par l’évolution de la scène politique.
"La pression, je ne la subis pas, je la bois" : certains attendaient sa mise en bière politique, c’est aujourd’hui vers Édouard Philippe que les regards sont tournés. Au moment où François Fillon puis David Lisnard s’affichent avec Eric Ciotti, au moment où Nicolas Sarkozy déjeune avec Jordan Bardella, lui tente de s’installer comme le candidat de la droite et du centre. Pour cela, il faut gagner "la primaire implicite", selon le mot d’un proche.
Le Havrais veut imaginer une nouvelle forme de rencontres avec les Français, pour évaluer ses idées et développer le sillon dont il...
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24/03 - Annexer le sud du Liban ? Ces ministres israéliens qui veulent repousser les frontières
Israël lance-t-il l'annexion du sud du Liban ? L'armée israélienne va occuper une "zone de sécurité" dans le sud du Liban s'étendant de la frontière jusqu'au fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord, a annoncé mardi 24 mars le ministre israélien de la Défense, Israël Katz. C'est la première fois, depuis la reprise des affrontements entre Israël et le Hezbollah libanais le 2 mars, que l'Etat hébreu énonce aussi clairement sa volonté de s'emparer de ce territoire représentant près d'un dixième de la superficie du Liban.
Israël Katz avait déjà averti le gouvernement libanais qu'il risquait de perdre des territoires s'il échouait à désarmer le Hezbollah. Le groupe armé chiite a réagi en affirmant qu'il se battrait pour empêcher les troupes israéliennes d'occuper le sud du Liban, qualifiant une telle initiative de "menace existentielle" pour l'État libanais. Hassan Fadlallah, député du Hezbollah, a déclaré que toute occupation israélienne au sud du Litani se heurterait à une résistance. "Nous n'avons d'autre choix que de faire face à cette agression et de nous accrocher à notre terre", a-t-il dit à Reuters.
Le Liban a été entraîné dans le conflit régional le 2 mars, lorsque le Hezbollah libanais, allié du régime iranien, a tiré des missiles contre Israël, en réponse à l'attaque israélo-américaine en Iran. Depuis, Israël a depuis ordonné à tous les habitants de quitter la zone située au sud du fleuve Litani, qu'il bombarde sans relâche en arguant qu'il s'agit d'un bastion du Hezbollah. Selon les autorités...
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24/03 - Eliminer le sommet du régime en Iran : la "stratégie tchétchène" peut-elle fonctionner ?
Eliminer un à un les hauts responsables iraniens, jusqu'à épuiser le sommet du régime. Après l'assassinat de l'ayatollah Khamenei, de son chef du Conseil suprême de sécurité nationale, Ali Larijani, ou de figures comme le ministre du renseignement Esmail Khatib, les Etats-Unis et Israël ont choisi la "stratégie de décapitation". Une doctrine éprouvée contre des acteurs non étatiques, illustrée par l’élimination d’Oussama ben Laden en 2011.
Jusqu'ici, la stratégie n'avait toutefois que rarement été utilisée contre un régime. L'exemple le plus proche est probablement la campagne menée par la Russie en Tchétchénie. Au tournant du siècle, le Kremlin avait fait la promesse d'éliminer les leaders rebelles tchétchènes, avant d'installer au pouvoir Ramzan Kadyrov, un leader local pro-Moscou.
Ce précédent est-il transposable à l'Iran ? L'Express a interrogé le Dr Austin Long, ancien responsable de la stabilité stratégique au Joint Staff, au coeur de la planification militaire américaine, aujourd'hui Senior Fellow au MIT.
L'Express : Peut-on établir un parallèle avec la stratégie de "décapitation du leadership" adoptée par la Russie en Tchétchénie dans les années 1990-2000 ?
Austin Long : Il y a un point de différence fondamental entre l'Iran et la Tchétchénie : Téhéran n'a pas de figure équivalente à Ramzan Kadyrov, l'homme que Moscou a mis au pouvoir en Tchétchénie. La Russie s'est appuyée sur cette figure soutenue localement pour mettre en place sa stratégie. Ce qui se passe à Téhéran pourrait davantage évoquer ce qui a...
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24/03 - "Un guerrier Maga" : qui est Markwayne Mullin, le nouveau secrétaire à la Sécurité intérieure nommé par Donald Trump ?
C'est un choix qui fait d'ores et déjà débat. Ce lundi 23 mars, Markwayne Mullin a été confirmé au poste de secrétaire à la Sécurité intérieure du gouvernement Trump, après un vote favorable du Sénat américain – 54 voix pour, 46 contre. Le sénateur républicain de l’Oklahoma depuis 2023, âgé de 48 ans, prend ainsi la direction d’un ministère paralysé depuis plus d’un mois par un blocage budgétaire, les démocrates refusant d’en valider le financement sans réformes majeures de l’ICE, la police de l’immigration placée sous son autorité.
Lors de son audition de confirmation au Sénat, Markwayne Mullin a expliqué qu’il chercherait à calmer les polémiques autour du département, tout en poursuivant les objectifs de Donald Trump, qu'il qualifie d'"ami", en matière d’immigration. "Mon objectif est que les gens comprennent que nous sommes là, que nous les protégeons et que nous travaillons avec eux", a-t-il notamment déclaré. Et si Mullin n’a pas dit vouloir abandonner l’objectif de la Maison-Blanche d’arrêter 3 000 migrants par jour, celui-ci semble vouloir prendre ses distances avec certaines méthodes controversées, indiquant par exemple que les agents n’entreraient plus dans des domiciles sans mandat judiciaire. Une inflexion qui révèle la nouvelle stratégie du président américain, conscient que ce sujet est politiquement délicat à l’approche des élections de mi-mandat. Un "guerrier Maga"
Décrit par Donald Trump comme un "guerrier Maga", Markwayne Mullin défend mordicus la politique menée par le président américain depuis son...
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24/03 - Stéphane Mallat, médaille d’or du CNRS : "Les mathématiques ne se découvrent pas dans un livre"
L'intérêt de Stéphane Mallat pour l'intelligence artificielle remonte à son doctorat, à l’université de Pennsylvanie, à la fin des années 1980. Le chercheur a ensuite travaillé sur la perception visuelle et le traitement du signal. Puis il s'est éloigné de l'IA, pour mieux y revenir "quand les réseaux de neurones ont commencé à démontrer des performances spectaculaires, d'autant que les mathématiques sous-jacentes étaient devenues beaucoup plus larges et intéressantes", explique-t-il à L'Express.
Polytechnicien, ancien président du département de mathématiques appliquées de l’X, Stéphane Mallat est professeur au Collège de France, membre de l’ENS–PSL et chercheur de l’IA Cluster PR[AI]RIE. Il a reçu en 2025 la médaille d'or du CNRS pour sa contribution au rayonnement de la recherche tricolore. L'Express lui a attribué, lundi soir, le Prix de la Science pour son initiative MathAData, qui vise à transmettre aux lycéens sa passion pour les maths.
L'Express : Quelles similitudes voyez-vous entre l'apprentissage des réseaux de neurones artificiels, qui sont au cœur de la révolution IA, et l'apprentissage humain ?
Stéphane Mallat : Il y en a beaucoup. Dans les deux cas, on tente de résoudre les mêmes problèmes extraordinairement complexes : la vision, le langage, la compréhension du monde physique… Prenez une image. C'est un million de pixels, donc un million de variables. Cet effort de résolution oblige l’humain, comme l’ordinateur, à simplifier la structure du problème afin de le rendre traitable. Des expériences en...
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24/03 - La Hongrie soupçonnée d’espionner l’UE pour la Russie : tout comprendre à l’affaire qui secoue Bruxelles
Le fil qui lie la Hongrie de Viktor Orban et la Russie de Vladimir Poutine se dévoile de plus en plus. Si la proximité entre les deux pays est connue depuis plusieurs années, et même assumée par le Premier ministre hongrois, une nouvelle étape a été franchie ce week-end. Selon le Washington Post, la Hongrie, par le biais de son ministre des Affaires étrangères, partagerait avec Moscou les détails des discussions européennes. L'Express fait le point sur ces accusations, qui interviennent à quelques semaines des élections législatives, où Viktor Orban est à la traîne dans les sondages.Que reproche-t-on à Peter Szijjarto ?
L'information aurait presque pu passer inaperçue tant elle était perdue dans une accumulation de révélations. Dans une longue enquête publiée samedi 21 mars, le Washington Post révélait que les services de renseignements extérieurs russes avaient proposé de mettre en scène une tentative d'assassinat de Viktor Orban pour le faire remonter dans les sondages. Mais ce n'est qu'au milieu de l'article que le scandale est révélé : selon un responsable européen de la sécurité, le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto passe régulièrement des appels à son homologue russe, Sergueï Lavrov, pendant les pauses des réunions européennes. Il fournirait notamment des "rapports en direct sur ce qui a été discuté" et des solutions possibles, affirme la même source, qui ajoute : "Chaque réunion de l’UE, depuis des années, se tient pratiquement avec Moscou à la table".
La proximité entre Peter...
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24/03 - Libre-échange : ce que contient l’accord signé entre l’Union européenne et l’Australie
Et de trois. Après l'accord controversé conclu avec les pays du Mercosur, et le vaste partenariat noué fin janvier avec l'Inde, l'Union européenne a signé ce mardi 24 mars un accord commercial avec l'Australie, une annonce qui marque la conclusion de plusieurs années de négociations et qui intervient alors que les Vingt-Sept cherchent à diversifier leurs marchés d'exportation et à étendre leurs liens au-delà de leurs partenaires traditionnels.
Cet accord reflète notamment la volonté de Bruxelles de s'affranchir de sa dépendance à l'égard de la Chine, en particulier en ce qui concerne les minerais critiques dont Pékin a limité les exportations. Il signale également l'importance grandissante accordée par l'UE à la région Indo-Pacifique, dans le sillage des accords commerciaux scellés ces derniers mois avec New Delhi mais aussi l'Indonésie.Les vins, les fruits et le chocolat européens exemptés de droits de douane
Aux termes de l'accord commercial, les droits de douane australiens vont être supprimés pour la quasi-totalité des produits en provenance de l'UE, avec pour effet d'éliminer un milliard d'euros de taxes douanières par an pour les entreprises, a déclaré la Commission européenne. Aucune taxe douanière ne sera ainsi prélevée par l'Australie sur les vins, le champagne, les fruits, les légumes et le chocolat européens, et ce dès l'entrée en vigueur de l'accord, quand la suppression des surtaxes sera progressive pour d’autres produits comme le fromage.
L'UE va de son côté autoriser des produits agricoles...
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24/03 - Slovénie : les recettes d’une réussite industrielle, par Alban Magro
Il y a toujours un intérêt à aborder un ensemble dans le détail. Cette phrase prend tout son sens lorsque, face à une carte d’Europe, on observe de près un pays aussi discret que la Slovénie. Souvent réduite à une ancienne République de l'Est ou à une destination touristique autour du lac de Bled, cette petite nation de deux millions d’habitants constitue en réalité l’un des systèmes industriels les plus préservés d’Europe.
Avant son indépendance, la Slovénie pouvait apparaître comme un simple wagon du train yougoslave, comptant pour seulement 10 % de sa population. En réalité, elle en était déjà la locomotive économique, représentant à la fin des années 1980 près d’un cinquième du PIB fédéral et environ un tiers des exportations. Cette tradition industrielle ne s’est pas dissipée après 1991 : elle s’est au contraire amplifiée.
Fait largement méconnu, la Slovénie figure parmi les économies les plus industrialisées de l’Union européenne. Le secteur manufacturier représente environ 19 % du PIB, contre 14 % dans l’Union européenne et à peine 10 % en France. Il dépasse même les champions allemands et polonais, qui enregistrent respectivement 18 % et 16 %. Plus révélateur encore, près d’un tiers des actifs travaille dans l’industrie, soit plus du double de la France. Pour un pays qui s’interroge sur sa réindustrialisation, la Slovénie constitue ainsi un cas d’étude instructif, non parce qu’elle serait un modèle parfait, mais parce qu’elle permet d’identifier quelques mécanismes simples qui expliquent la solidité industrielle d’une...
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24/03 - Apprendre à l’ère de l’IA : "ChatGPT ne remplacera jamais un bon prof..."
"Les maîtres d'école sont des jardiniers en intelligences humaines". C’est avec les mots de Victor Hugo que le directeur de la rédaction de L’Express, Eric Chol, a ouvert lundi 23 mars un colloque consacré à l’éducation, une première édition autour du thème : "Apprendre et se former à l’ère de l’IA". Dans le public, des élèves, des enseignants, des parents, des cadres, des entrepreneurs… Autant de populations confrontées à la révolution de l’intelligence artificielle et qui ont tout intérêt à cultiver le jardin des savoirs pour ne pas se laisser distancer par le progrès technologique.
Dans un théâtre Marigny plein à craquer, les débats ont débuté avec un duo au sommet de l’enseignement supérieur européen, une conversation franco-italienne entre deux directeurs qui se connaissent bien, Éloïc Peyrache, doyen et directeur général d'HEC Paris et Francesco Billari, recteur de l'université Bocconi. Leurs établissements ont cocréé un Bachelor, double diplôme en sciences des données et en sciences sociales. Ils font aujourd’hui face aux mêmes défis. "L’intelligence artificielle challenge notre quotidien mais c’est aussi une fantastique opportunité. Il est certain que désormais, les étudiants doivent être capables de poser des questions et d’interpréter les réponses de l'IA plutôt que de simplement réaliser un PowerPoint", estime Francesco Billari. Son homologue français abonde : "La meilleure façon d’être remplacé, c'est de devenir un passe-plat. Il va falloir continuer à penser, à développer des compétences". Et pour éviter...
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24/03 - Des négociations entre l’Iran et les Etats-Unis ? Donald Trump crée la confusion
Les choses ne sont pas toujours claires avec Donald Trump, il en a fait une marque de fabrique depuis son retour à la Maison-Blanche. Mais sur ses négociations avec l'Iran, elles sont même complètement floues, au point qu'il est difficile de démêler le vrai du faux. Après avoir menacé de détruire le réseau électrique du pays, le président américain a finalement fait marche arrière, lundi 23 mars, sur les réseaux sociaux, affirmant que des négociations avaient été engagées avec les autorités iraniennes, et faisant état d'"échanges très positifs et fructueux".
C'était sans compter sur le démenti de Téhéran, par la voix du président du Parlement iranien Mohammad-Bagher Ghalibaf sur X, qui a affirmé qu'"aucune négociation n'a eu lieu avec les États-Unis, et de fausses informations sont utilisées pour manipuler les marchés financiers et pétroliers et sortir du bourbier dans lequel les États-Unis et Israël sont piégés".
2/ No negotiations have been held with the US, and fakenews is used to manipulate the financial and oil markets and escape the quagmire in which the US and Israel are trapped.— محمدباقر قالیباف | MB Ghalibaf (@mb_ghalibaf) March 23, 2026
Sauf que selon une enquête du New York Times, publiée lundi 23 mars, des négociations ont bien été entamées en coulisse. Les ministres des Affaires étrangères d'Égypte, de Turquie, d'Arabie saoudite et du Pakistan se sont réunis jeudi dernier à Riyad pour trouver une issue diplomatique à la crise en Iran. Selon le quotidien américain, les responsables du renseignement égyptien ont...
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24/03 - Italie : Giorgia Meloni sous pression après son premier revers
Son statut d'invincibilité s'est brisé dans les urnes. Lundi 23 mars, la Première ministre italienne Giorgia Meloni a connu sa première défaite lors du référendum sur la justice, que 53,7 % des votants ont rejeté. Cette victoire du "No" est un revers inédit pour la dirigeante d'extrême droite qui avait fait de cette réforme l'un des points majeurs de son programme lors de son arrivée au pouvoir en 2022. Pire, ce changement constitutionnel, qui prévoyait une séparation de la carrière des juges et des procureurs et la modification du fonctionnement de l'organe qui les supervise, le Conseil supérieur de la magistrature, était l'une des propositions phares de la droite italienne depuis trois décennies, soutenue notamment par Silvio Berlusconi. Un moyen de dépolitiser la justice italienne pour Giorgia Meloni, une manière de l'affaiblir et de réduire son indépendance pour ses opposants.
Giorgia Meloni n'a pas vu venir ce faux pas et pour cause. Alors que les sondeurs avaient du mal à prédire l'issue du vote, peu de monde avait anticipé qu'un référendum sur la justice attirerait autant d'électeurs, avec 59 % de participation au niveau national. Jusqu'à 65 % de participation dans plusieurs grandes villes comme Milan, et même 70 % à Florence et à Bologne. Une participation record, portée par le vote des jeunes qui se sont déplacés dans les bureaux de vote en masse, révélatrice de ce que ce vote était devenu ces dernières semaines : un référendum pour ou contre le gouvernement Meloni. Face à la hausse des prix et...
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24/03 - Susceptibles, têtus… Ces profils qui font vivre l’enfer aux managers
Dix fois on refuse, onze fois la proposition revient. Souvent, le collaborateur têtu tourne en rond. Parfois poli - "tu sais, on devrait…" - souvent directif - "il faut…" -, il pousse à outrance son idée. Champion de l’innovation par ses arguments renouvelés, il est aussi médaille d’or du recyclage avec ses mantras rabâchés. A la longue, il épuise son manager dont la feuille de route est déjà fixée et qui a rappelé que le brainstorming n’était pas à l’ordre du jour. Usant.
Le collaborateur susceptible l’est tout autant lorsqu’on lui demande des comptes : "Tu crois vraiment que je faisais la fête ce matin dans les transports ?". Glacial, il va exploser de colère et désorganiser un peu plus la réunion qui s’annonçait déjà mal, si on ose évoquer son retard. Parfois, au contraire, il se referme, se fige, boude. Le manager ne connaît même pas le fait déclencheur de cette attitude, se questionne et se repasse la scène en boucle : "qu’est-ce que j’ai bien pu dire ou faire ?". Le collectif peut en prendre un coup, l’équipe peut se désagréger : comment manager de telles personnalités ?Les deux faces d'un même mécanisme
"Derrière ces comportements se cachent des causes, des besoins sous-jacents non satisfaits, mais le travail du manager est de les comprendre, pas de les changer", répond David Eyraud, auteur de Manager les 20 personnalités difficiles (Gereso, 2025). Avant de déplorer le comportement bloquant d’une personne entêtée, il convient de reconnaître l’investissement de cette dernière, qui se bat pour défendre une...
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24/03 - Guerre au Moyen-Orient : l’Iran affirme que les navires "non-hostiles" peuvent transiter par le détroit d’Ormuz
Les Etats-Unis et l'Iran sont-ils oui ou non en train de négocier ? Donald Trump a affirmé lundi 23 mars que "des points d'accord majeurs" avaient été dégagés au cours de discussions avec Téhéran, qui l'ont conduit à reporter sa menace de frapper les centrales électriques iraniennes. Mais la République islamique a démenti de son côté toute communication directe ou indirecte avec Washington, son ministère des Affaires étrangères accusant le locataire de la Maison-Blanche de vouloir "gagner du temps" face à la fébrilité des marchés financiers.
Sur le terrain, les frappes se poursuivent de part et d'autre. Israël a de nouveau été visé par des salves de missiles iraniens cette nuit. L'Etat hébreu poursuit par ailleurs ses opérations militaires aériennes et terrestres au Liban, disant lutter contre le Hezbollah aligné sur l'Iran, avec une incursion dans le sud du pays qui a ravivé le spectre d'une nouvelle occupation.
Les infos à retenir
⇒ Des négociations ont lieu entre l'Iran et les Etats-Unis, affirme Donald Trump
⇒ Le Pakistan propose d'accueillir des discussions de paix
⇒ Les navires "non-hostiles" peuvent transiter par le détroit d'Ormuz, affirme l'Iran
20h34Les environs de la centrale nucléaire de Bushehr attaqués, selon l'Iran
L'Organisation iranienne de l'énergie atomique a déclaré que les États-Unis et Israël avaient attaqué les environs de la centrale nucléaire iranienne de Bushehr mardi soir, a rapporté l'IRNA. Selon les premiers rapports, l'attaque n'a causé ni dégâts techniques ni victimes...
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24/03 - Partout en Europe, l’illusion du "cordon sanitaire" contre l’extrême droite
Les barrages contre l’extrême droite prennent l’eau. Les électeurs appelés, tels des castors, à colmater les fuites en unissant leurs voix contre la menace, se montrent de moins en moins motivés pour les réparer. Au Parlement européen, c’est une digue entière qui a sauté. Le projet de règlement visant à accélérer les expulsions de migrants en situation irrégulière, soumis au vote en séance plénière jeudi 26 mars, est pour la première fois le fruit d’une coopération des conservateurs et des trois groupes parlementaires d’extrême droite. La rupture est historique pour une assemblée supranationale où les votes résultent en général de compromis noués entre conservateurs, sociaux-démocrates et libéraux.
Partout en Europe, l’ostracisme ciblant l’extrême droite populiste au moyen d’un "cordon sanitaire" montre ses limites. Les votes de plus en plus massifs obtenus par ses représentants - leur dynamique dans les urnes s’est encore confirmée le 22 mars lors d’élections locales en France et en Allemagne et de législatives en Slovénie - transforment la composition des coalitions gouvernementales en casse-tête.
Les tentatives de l’Union européenne pour enrayer la poussée populiste ont fait long feu. En l’an 2000, elle avait été jusqu’à prendre des sanctions diplomatiques contre l’Autriche où les conservateurs s’étaient alliés avec le Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ) de Jörg Haider. En dépit de l’échec piteux de ces sanctions, et bien que l’Autriche n’ait pas cessé d’être une véritable démocratie, toute tentative de coopération...
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24/03 - Langues régionales : et si la France s’inspirait de l’exemple incroyable de la Slovénie ?
Et si France 2 diffusait à 21 heures des programmes en occitan sous‑titrés en français ? Et si les députés du Pays basque disposaient d’un droit de veto sur les lois concernant les minorités ? Et si tout fonctionnaire capable de s'exprimer en alsacien percevait une prime ? Oh, je sais bien que certains vont m'accuser d'écrire ces lignes au retour d’un stage intensif sur le thème "Che Guevara et les langues régionales". Ce qui précède n’est pourtant que la simple transposition de ce qu’il se passe dans un Etat très proche géographiquement de la France.
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Bienvenue en Slovénie ! Ce pays de deux millions d’habitants, qui vient d’organiser ses élections législatives ce 22 mars, est à juste titre considéré comme un modèle en raison des droits qu’il accorde à deux "communautés nationales autochtones". Elles ne sont pourtant pas très fournies numériquement puisque l’on recense respectivement 2 258 italophones et 6 343 magyarophones (1). Il n’empêche : chacune d’elles jouit de droits garantis par les articles 5, 11 et 64 de la Constitution. Des dispositions qui valent régulièrement à cet Etat des Balkans de recevoir les félicitations des observateurs internationaux. Le Comité d'experts du Conseil de l’Europe, qui suit l’application de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, salue ainsi "les efforts déployés par les autorités slovènes pour protéger les langues parlées dans leur pays"....
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24/03 - Marco Rubio face à Cuba : l’heure décisive approche
Certains le surnomment déjà le "vice-roi de Cuba", en référence à l'époque coloniale où la couronne espagnole avait divisé son empire en quatre vice-royautés : Nouvelle-Espagne (capitale : Mexico), Pérou (Lima), Nouvelle-Grenade (Bogota) et Rio de la Plata (Buenos Aires). Pleinement autonome, Cuba, pour sa part, bénéficiait d'un statut privilégié, compte tenu de sa situation géographique unique et de son port militaire et commercial. Ces atouts font toujours de cette île un "hub" stratégique, à 150 kilomètres des côtes de la Floride et non loin de l'Amérique du Sud.
"Vice-roi" ? Le titre est évidemment exagéré. Mais, ces derniers mois, le Secrétaire d'Etat (ministre des Affaires étrangères) américain ressemble de plus en plus à un vice-président, au point d'avoir éclipsé – provisoirement ? – le vrai titulaire du poste, J.-D. Vance. Depuis la capture à Caracas, le 3 janvier, du président vénézuélien Nicolas Maduro et son transfert dans une prison new-yorkaise, on ne voit que lui, ou presque, parmi les ministres de Trump. Aujourd'hui en odeur de sainteté alors qu'il s'était écharpé avec ce dernier lors des primaires républicaines il y a dix ans, Marco Rubio est le seul à avoir été cité par le président Donald Trump lors de son discours sur l'état de l'Union, le 24 février. Le chef de la diplomatie a su se rendre indispensable : depuis quatorze mois, "Little Marco", comme le surnommait Trump jadis, est la cheville ouvrière de la doctrine "Donroe" (contraction de "Donald" et "Monroe"), ce succédanée de la doctrine du...
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23/03 - Guerre au Moyen-Orient : cette insurrection espérée qui n’est pas venue
Il y avait donc un plan. Ou, tout du moins, un espoir. Celui que le gouvernement iranien, après une première salve de bombardements ayant décapité ses leaders, soit renversé par une insurrection populaire. C'est ce que révèle le New York Times dans un article publié ce lundi, fondé sur des entretiens avec des responsables américains ou israéliens, qui se sont exprimés sous couvert d'anonymat. Dans les jours précédant l'intervention israélo-américaine contre l'Iran, le responsable du Mossad, David Barnea, a expliqué au Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou que son service serait à même de déclencher des émeutes et protestations susceptibles de conduire à la chute du régime de Téhéran. David Barnea a partagé ces perspectives avec des responsables de l'administration Trump lors d'un voyage à Washington à la mi-janvier. Le Premier ministre israélien l'a pris au mot, de même que le président Trump, qui s'est adressé en ces termes à la population iranienne dans son premier discours après les bombardements israélo-américains : "Prenez le contrôle de votre gouvernement : il ne vous reste plus qu’à le faire." Evidemment, les choses ne se sont pas passées ainsi. L'Iran réplique depuis un mois par des attaques tous azimuts contre ses voisins du Golfe persique, plongeant la région et le monde dans une grande incertitude, à tout le moins économique.
Outre-Atlantique, l'optimisme de David Barnea était loin d'être partagé par tous. Des responsables militaires avaient indiqué à Donald Trump que les Iraniens ne...
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23/03 - Général de Courrèges : "Une nation sans souveraineté n’est plus invitée à la table"
La France aussi a son forum sur la défense et la géostratégie. Moins installé que la Conférence de Munich, et pour cause, il n'en est qu'à sa troisième édition, contre 62 pour son homologue allemand, le Paris Defence and Strategy Forum (PDSF), organisé en partenariat avec L'Express, est le rendez-vous qui monte de ceux qui s'intéressent à la géopolitique, aux questions militaires et à la stratégie.
Du mardi 24 à ce jeudi 26 mars, de nombreux dirigeants internationaux se croiseront dans les amphithéâtres de l'Ecole militaire : on y attend la ministre des Armées, Catherine Vautrin, Fabien Mandon, le chef d'état-major des armées, plusieurs ministres européens, une partie de l'état-major danois, de hauts responsables allemands, l'amiral Dragone, président du comité militaire de l'Otan, Oleksandr Kamyshin, conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky, et nombre de gradés du Vieux Continent.
Dans cette perspective de remue-méninges européen, l'Académie de défense de l'École militaire (Academ) a souhaité mettre à l'honneur le Danemark, au cœur des convoitises de Donald Trump il y a quelques mois, et le concept de souveraineté. Le général Hervé de Courrèges, président de l'Academ et directeur de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) nous détaille sa vision de la souveraineté et sa nécessaire évolution pour répondre aux défis d'un monde où les guerres de haute intensité se multiplient.
L’Express : Dans le cadre du Paris Defence and Strategy Forum, vous consacrez trois jours de réflexion...
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23/03 - Rodolphe Saadé : de Marseille à Paris, son empire très stratégique dans l’IA
Une vague géante. Trois fois plus haute que les autres. Depuis des siècles, ces "monstres" aquatiques peuplent les récits des marins. "On a longtemps cru à des légendes. Mais les technologies modernes prouvent que ce phénomène, appelé 'vague scélérate', existe bel et bien", explique le commandant Emmanuel Delran, le directeur du centre de gestion de la flotte de CMA CGM. Scrutant un écran de la taille du mur, lui et ses collègues voient tout. Les 738 bateaux opérés par le groupe. Les phénomènes météo. Les alertes en temps réel. Une vigie high-tech qui guide les équipages de la compagnie. Ici, l’alerte Octopus signale non pas la présence d’un kraken mais celle d’un phénomène aussi dangereux : le roulis paramétrique. Il survient quand les vagues entrent en résonance avec le mouvement naturel d'un navire, chaque oscillation devenant plus violente que la précédente jusqu'à menacer sa stabilité. "Notre système permet de le détecter précocement et d’alerter l’équipage, qui effectue alors des manœuvres spécifiques afin de stopper ce cycle", poursuit le commandant.
Grâce à l'essor des constellations Internet basse orbite telles qu'Eutelsat ou Starlink, les bateaux reçoivent de plus en plus d'informations. Mais ils ne peuvent en traiter autant que des infrastructures terrestres. Le "Fleet Center" est perché au sommet de l'immense tour CMA CGM. Elle est légèrement moins haute que la Bonne Mère. Impensable de faire de l'ombre à Notre-Dame de la Garde, cette basilique marseillaise révérée par les marins. Devant les...
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23/03 - Municipales : la percée de LFI était une perçounette, par Anne Rosencher
D'emblée : je plaide coupable. Vraiment. Sans coquetterie. Dimanche 15 mars, au soir du premier tour des municipales, j'ai écrit que si la stratégie délétère de Jean-Luc Mélenchon n'avait aucun destin national – ça, je le maintiens –, elle avait néanmoins été payante dans cette campagne, puisque LFI y avait fait une "percée". Voilà. J'ai écrit trop vite. Les chiffres consolidés, publiés plus tard au compte-gouttes, dessinaient une réalité moins flatteuse, que le second tour a achevé de démontrer : la percée était une perçounette.
Bien sûr, il ne pouvait y avoir qu'une hausse mécanique d'élus LFI par rapport aux municipales de 2020, durant lesquelles le mouvement de Jean-Luc Mélenchon n'avait présenté que très – très – peu de listes. Bien sûr, aussi, des conquêtes symboliques donnaient une impression de dynamique, comme l'accession des insoumis dès le premier tour à la mairie de Saint-Denis-Pierrefitte (Bally Bagayoko, élu avec 13 506 voix) ou l'arrivée en tête de David Guiraud à Roubaix (8 500 voix au premier tour). Mais dans toute la France, LFI n'avait totalisé que 650 000 voix : c'est-à-dire 2,7 % du poids électoral à l'échelle nationale, et 12,5 % en moyenne dans les villes investies par les insoumis, comme l’a calculé l'Institut Jean-Jaurès dans les jours qui ont suivi. Et le think tank de poursuivre dans sa note : "Finalement, LFI n'a obtenu qu'un maire au premier tour, contre 24 au RN et ses alliés, et environ 350 au PS et ses alliés." Si bien que la victoire de Jean-Luc Mélenchon fut essentiellement de faire...
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23/03 - "Ce que fait le président est crucial" : Mark Rutte, indéfectible soutien de Donald Trump
Même lorsque ses relations avec les dirigeants européens sont au plus froides, le président américain Donald Trump sait posséder en la personne de Mark Rutte, le secrétaire général de l'Otan, un allié sur lequel il peut toujours compter. Ce week-end, ce dernier s'est fait le relais de son argumentaire quant au bienfondé de la guerre contre l'Iran, à l'occasion de deux interviews pour des chaînes de télévision américaines. "Je sais qu'il y a beaucoup de débats en Europe et aux Etats-Unis sur cette campagne du président contre l'Iran, à savoir si elle est bien nécessaire, mais laissez-moi vous le dire, elle est cruciale", a-t-il déclaré sur Fox News le 22 mars, avant de renchérir sur CBS News le même jour : "Ce que fait le président ici, à savoir priver l'Iran de ses capacités en matière de missiles balistiques et de capacités nucléaires, est d'une importance cruciale." Il a poursuivi en assurant Donald Trump de sa compassion quant au faible taux d'approbation que son action suscite parmi l'opinion américaine : "J'ai vu les sondages, mais j'espère vraiment que le peuple américain le soutiendra, car il agit ainsi pour rendre le monde entier plus sûr."
Interrogé sur le peu d'enthousiasme des dirigeants européens face au conflit, il a justifié cela par le fait qu'ils avaient dû être laissés hors des préparatifs militaires, mais que tout rentrait dans l'ordre désormais au vu de la promesse de 22 pays, dont 17 membres de l'Otan, de participer aux efforts pour la réouverture du détroit d'Ormuz.Messages zélateurs
Ce...
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23/03 - Aux municipales, la débâcle des écologistes : "Les maires RN ont adopté une approche moins clivante"
La "vague" écologiste de 2020, ne serait-elle finalement qu'une parenthèse ? Sur les neuf grandes villes remportées six ans plus tôt, six ont été perdues ce dimanche 22 mars, au soir du second tour des élections municipales. A Bordeaux, Pierre Hurmic chute face au macroniste Thomas Cazenave tandis qu'à Strasbourg, Jeanne Barseghian est nettement devancée par Catherine Trautmann, l'ancienne maire socialiste. Même scénario à Besançon, où l’édile sortante s’incline face à un candidat LR, et à Poitiers, où la maire écologiste est battue dans une triangulaire. A Annecy comme à Colombes, enfin, les maires écologistes cèdent également leur fauteuil.
Face à l'ampleur du reflux, les Verts se consolent depuis, avec la réélection de Grégory Doucet dans la ville des Gones. Mais celle-ci reste courte, le maire sortant n'ayant devancé Jean-Michel Aulas que d'un point, et n'aurait pas été possible sans le ralliement à La France insoumise, scellé au lendemain du premier tour. Par ailleurs, la mauvaise campagne de l'ancien patron de l'Olympique lyonnais a probablement aidé à la victoire de l'écologiste, donné perdant dans toutes les configurations voilà encore quelques semaines.
Mais alors, comment expliquer un tel désaveu des écologistes, alors même que la question environnementale continue à figurer parmi les premières préoccupations des Français derrière le pouvoir d'achat et la sécurité ? Si leur capitaine, Marine Tondelier, concède à demi-mot des "erreurs de communications", les raisons de cet échec cuisant pourraient bien...
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23/03 - Une fausse tentative d’assassinat contre Viktor Orban : cette proposition russe pour influencer l’élection hongroise
Le vainqueur d'une élection a souvent connu un tournant pendant une campagne : un discours survolté, un débat dominé, un meeting électrique. Visiblement, les autorités russes l'ont compris mais ont du mal à trouver la juste mesure. Alors que le Premier ministre hongrois Viktor Orban, proche du Kremlin et de Vladimir Poutine, peine à convaincre à l'approche des législatives, les services de renseignement extérieur russes (SVR) ont proposé d'organiser la mise en scène d'une tentative d'assassinat contre le chef du gouvernement, afin de "modifier fondamentalement l'ensemble du paradigme de la campagne électorale". Un plan surnommé "Gamechanger", présenté dans un rapport interne du Département des mesures actives du SVR, chargé des opérations d'influence politique, examiné et authentifié par un service de renseignement européen, selon un article du Washington Post. Interrogé sur ce sujet, le porte-parole de Viktor Orban, Zoltan Kovacs, n'a pas répondu au quotidien américain.
Mettre en scène "un tel incident" permettrait de "déplacer la perception de la campagne du domaine rationnel des questions socio-économiques vers un domaine émotionnel, où les thèmes clés deviendront la sécurité de l'État, la stabilité et la défense du système politique", expose le rapport en question.
Si l'on ne sait pas dans quelle mesure cette proposition a été prise en compte par le gouvernement russe, qui n'a pas non plus réagi à ces révélations, elle montre à quel point les élections hongroises sont un enjeu majeur aux yeux des Russes....
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23/03 - Gabriel Attal, la positive attitude malgré les miettes aux municipales
Gabriel Attal, "la femme sans âge". N'y voyez rien de personnel, c'est une image. L'une des plus célèbres illusions d'optique où se confondent, sur la même esquisse, une élégante jeune femme et une vieille dame rabougrie. Tout dépend, alors, de ce que vous voulez y voir... Après le second tour de ces élections municipales, à quoi ressemble le bilan du parti présidentiel ? À la princesse, ou à la sorcière ? Gabriel Attal voit ce qu'il veut voir. À la tribune, tout sourire, il se félicite d'avoir renforcé l'implantation territoriale de son parti en ayant "doublé son nombre d'élus locaux partout en France". Et, pour la première fois de sa (courte) histoire, Renaissance est même parvenu à conquérir deux villes de plus de 100 000 habitants : Bordeaux et Annecy, grâce aux listes menées par les anciens ministres Thomas Cazenave et Antoine Armand.
De fait, Renaissance, lors de ces élections municipales, partait de presque rien. Il y a six ans, une mauvaise préparation et un manque criant de savoir-faire politique avaient engendré une piteuse campagne pour le camp d'Emmanuel Macron. "Contrairement à d'autres majorités par le passé, nous n'avons pas pu bénéficier d'une dynamique grâce au cumul des mandats. Et en 2020, nos députés, qui étaient les plus connus sur le terrain, ne voulaient pas y aller", analyse Franck Riester, secrétaire général délégué aux élections, élu maire de Coulommiers au premier tour la semaine dernière.
Éviter que Renaissance rime avec déconfiture et Attal avec défaite. L'ex de Matignon, qui a...
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23/03 - "Le baiser des insoumis s’est transformé en baiser du diable" : les municipales vues de l’étranger
Au lendemain des élections municipales, les médias étrangers ont chacun leur vainqueur. Portés par la victoire parisienne, mais aussi celles à Lyon et Marseille, les socialistes sont mis à l'honneur par la BBC. "Les socialistes français se maintiennent au pouvoir dans les grandes villes, un coup de pouce électoral pour la gauche traditionnelle", titre le média britannique. À l'inverse, pour le quotidien belge Le Soir, "c’est la droite qui s’en sort le moins mal", malgré son "échec cuisant dans la capitale".
Mais c'est Le Temps qui dépeint le mieux la situation, titrant sur "une France écartelée". "Si cet éclatement des résultats permet à chacun de voir midi à sa porte, il peut aussi suggérer une analyse supplémentaire : la population française, agitée par des débats de plus en plus clivants, semble de plus en plus se couper en quatre parts (si ce n’est plus) irréconciliables et bien définies", analyse le quotidien suisse ce lundi matin, qui souhaite même "bonne chance" au successeur d'Emmanuel Macron en 2027 "pour gouverner un attelage si divergent".Les ardeurs du RN et de LFI "refroidies"
Dans ces élections municipales, la presse internationale a surtout porté ses yeux sur la capitale. "Dans un paysage politique très fragmenté, il y a une règle qui semble inébranlable en France : le Parti socialiste tient les rênes de la Mairie de Paris", pour les Espagnols d'ABC quand, pour la BBC, Rachida Dati "s'est avérée être une candidate qui divise, et son procès imminent pour corruption aura influencé certains...
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23/03 - Bugs, pannes, données détruites : le grand flou pour s’assurer contre les erreurs de l’IA
En décembre 2025, des ingénieurs d'Amazon confient à Kiro, leur assistant de code maison lancé quelques mois plus tôt, une mission banale de correction de bug mineur dans AWS Cost Explorer. Kiro dispose des mêmes droits d'accès qu'un développeur humain de niveau opérateur. Il prend une décision que nul humain n'aurait prise : supprimer l'environnement de production entier et le reconstruire à partir de zéro. Treize heures de panne s'ensuivent en Asie. La réponse officielle d'Amazon à la presse est sans ambiguïté : l’erreur provient d’un utilisateur du fait d’une mauvaise configuration des droits d'accès, ce n’est pas la faute de l'IA. Cette position reflète la doctrine que les fournisseurs d'agents autonomes inscrivent dans leurs contrats.
Le cas Amazon n'est pas isolé. Jason Lemkin, fondateur de la conférence SaaStr, a documenté comment son assistant de code Replit a supprimé sa base de données de production en juillet 2025, malgré des instructions explicites de ne pas y toucher. L'agent a ensuite reconnu une erreur de jugement catastrophique. La profusion de ces incidents dessine un schéma appelé à se reproduire. Un agent doté de permissions larges et d'un objectif mal cadré produit des dégâts que personne n'avait autorisés.
La question du "Qui paie ?" est tranchée contractuellement avant même que le dommage survienne, et elle l'est systématiquement en défaveur de l'entreprise qui a déployé l'outil. Les conditions d'utilisation d'OpenAI plafonnent la responsabilité du fournisseur au montant payé au cours...
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23/03 - Start-up : EU Inc, le 28e régime qui en cache vingt-sept ?
Va-t-il mettre fin à l’hémorragie ? Depuis quelques années, l’Europe planche sur un "28e régime". Un statut continental qui permettrait à ses entreprises d’attaquer le marché unique plus facilement. Primo, pour éviter que les meilleures pépites filent vers les Etats-Unis. Deuzio, afin qu’elles s’épargnent des millions d’euros de frais de conformité pour naviguer d’un des 27 pays vers les autres. Dégradant, une fois de plus, leur compétitivité face à leurs rivales américaines ou chinoises.
Dopé par les alertes de Mario Draghi ou d'Enrico Letta, ce serpent de mer a enfin trouvé la surface : EU Inc est né la semaine dernière. Il obtient le nom de ses principaux promoteurs : un vaste mouvement rassemblant des start-ups comme Lovable, Stripe, Revolut, DeepL ou en France Blablacar, ainsi que leurs lobbys nationaux. Il récupère, aussi, une partie de leurs aspirations : création rapide (48 heures) pour une centaine d'euros maximum, en ligne, sans capital minimum, avec une procédure d’insolvabilité simplifiée ou encore des stock-options taxées uniquement à la vente.
Mais pas toutes. Le mouvement à l’origine de EU Inc s’en est ému avant même l’opération de communication de la Commission européenne, en milieu de semaine dernière. La proposition "échoue à atteindre son objectif principal : créer une véritable norme unique à travers l'Europe qui garantisse une sécurité juridique à nos start-up", commentait-il. Le maillon faible : l’inexistence d’une cour de justice permettant de traiter les litiges survenus avec une EU Inc....
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23/03 - Guerre en Iran : Téhéran dément l’existence de discussions avec les Etats-Unis
L'Iran attaquera les centrales électriques israéliennes et celles qui alimentent les bases américaines dans le Golfe si le président Donald Trump met à exécution sa menace de détruire le réseau électrique iranien, ont déclaré ce lundi 23 mars les Gardiens de la révolution dans un communiqué, au surlendemain d'un ultimatum lancé par le président américain. "Si vous touchez à l’électricité, nous toucherons à l’électricité", préviennent-ils.
Quelques heures après cet avertissement, Donald Trump a fait savoir ce midi qu'il reportait de cinq jours toutes les frappes militaires contre les centrales électriques et les infrastructures énergétiques iraniennes, après des "échanges très positifs" avec Téhéran.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump reporte des frappes après des "échanges très positifs" avec Téhéran
⇒ Le président du Parlement iranien dément tout dialogue avec les Etats-Unis
⇒ Un ministre israélien appelle à l'annexion du sud du Liban
19h44Netanyahou affirme que Trump entrevoit la possibilité d'un accord avec l'Iran
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a déclaré lundi avoir parlé avec le président américain Donald Trump, qui entrevoyait une possibilité de parvenir à un accord avec l'Iran.
Donald Trump estimait qu'il était possible de "tirer parti des formidables succès obtenus par Tsahal (Forces de défense israéliennes) et l'armée américaine afin de réaliser les objectifs de la guerre dans le cadre d'un accord – un accord qui préservera nos intérêts vitaux", a déclaré Netanyahou dans une déclaration vidéo...
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23/03 - Mort de Lionel Jospin : son vrai legs inattendu à la politique française
Lionel Jospin, mort ce dimanche 22 mars à 88 ans, fut un vrai homme de gauche, il venait même de plus loin encore, trotskiste dans sa jeunesse. Le si courant procès de droitisation ne lui fut point intenté. Mais l’un de ses legs majeurs lui vaut aujourd’hui encore d’être critiqué par son camp. Est-ce ainsi que l’on s’élève, au-dessus des siens et au nom des institutions ?
A cette époque, il est Premier ministre, arrivé au pouvoir après une dissolution abracadabrantesque de Jacques Chirac. Lionel Jospin se croit en position de force à l’approche de l’élection présidentielle de 2002. Il a réussi, contre la volonté initiale du président et avec la complicité de Valéry Giscard d’Estaing, à imposer le quinquennat. Un référendum a validé le projet. Ce mandat présidentiel de cinq ans peut être contesté, de fait il modifie les équilibres.
Mais là n’est pas le legs qu’il laisse au pays au risque de heurter son propre camp. Le 26 novembre 2000, à Grenoble, le chef du gouvernement intervient devant ses troupes socialistes, lors d’un congrès du parti. "Ce qu'il nous faut souhaiter, c'est que le printemps 2002, celui des grands rendez-vous démocratiques dans lesquels le peuple s'exprime et tranche, ne soit pas un printemps de la confusion et des choix de convenance, mais un printemps de la clarté. La portée de chaque élection dans notre vie nationale doit être respectée et le déroulement des deux doit pouvoir se faire de façon ordonnée et digne. C'est pourquoi le débat qui s'engage est légitime et doit conduire les uns et...
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23/03 - Mort de Lionel Jospin, son premier portrait dans L’Express : "Un homme tendre qui ne sait pas sourire sur commande"
Depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir, les Français se familiarisent avec le visage imprégné de sérieux du successeur de François Mitterrand à la tête du Parti socialiste. A 43 ans, aux marges de l’appareil de l’Etat, c'est un homme-clé du nouveau régime. Dans L’Express, Noël-Jean Bergeroux s’interroge : "Est-ce Jospin qui gouverne ?"
L’Express du 20 novembre 1981Est-ce Jospin qui gouverne ?
Celui-là, personne n’imagine qu’il puisse lancer un jour à la télévision, comme Georges Marchais : "Alors, j’ai dit à ma femme : fais les valises, on rentre à Paris." Lionel Jospin, l’homme que peu de Français connaissaient il y a encore un an, le nouveau, chef du Parti socialiste sorti de l’ombre de François Mitterrand, le n° 3 — ou même 2 — de la hiérarchie politique réelle du pays, Lionel Jospin est le contraire d’un bateleur. Le contraire d’une vedette de télévision. Surtout, il est l’homme d’une génération où l’on ne dit plus à sa femme d’aller faire les valises !
Et la comparaison entre cet homme qui monte et le secrétaire général du Parti communiste va plus loin que la simple anecdote. Elle contient peut-être les explications vraies d’une ascension fulgurante.
Depuis une dizaine de mois, les Français le découvrent. Qui est-il, ce frisé grisonnant plus jeune que ses cheveux poivre et sel, mais plus vieux que le désordre de ses boucles ? D’abord, il ne sait pas sourire devant les caméras, d’où un début de réputation d’austérité. Jusqu’à ce jour, on l’a vu, à la télévision débattre, expliquer, haranguer. Avec clarté, précision...
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23/03 - Municipales 2026 : Bordeaux, Pau, Nice... Ces villes qui ont basculé au second tour
Le second tour de ces municipales aura bien eu son lot de surprises. Alors que la France insoumise confirme sa dynamique et continue son ancrage local, la droite a réussi à conquérir plusieurs bastions historiques de la gauche, en faisant basculer Clermont-Ferrand et Brest. Outre Nice, l'extrême droite a peiné à s'imposer dans les grandes villes.Les victoires de La France insoumise
L'élan insoumis s'était déjà fait remarquer au premier tour, malgré son absence dans les plus grandes villes, il s'est confirmé au second. A Roubaix, le député LFI David Guiraud a ainsi remporté le scrutin avec 53,19 % des voix, face au maire de droite sortant Alexandre Garcin. Il avait déjà créé la surprise au premier tour en arrivant largement en tête, manquant de peu la victoire, avec 46,64 % des voix.
Après Saint-Denis, remporté le 15 mars par Bally Bagayoko, au tour de la voisine : La Courneuve a été gagnée par le député LFI Aly Diouara avec 51,53 % des voix, face au socialiste Oumarou Doucouré (48,47%). Rien d'une surprise pour l'élu insoumis, déjà arrivé en tête au 1er tour, qui avait été rallié par la liste arrivée troisième, menée par Nadia Chahdoune et soutenue par le maire communiste sortant, Gilles Poux. Dans le Rhône, le parti mélenchoniste et Idir Boumertit ont également pris Vénissieux aux communistes à 25 voix près. View this post on...
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23/03 - Municipales : Marine Tondelier ou la dérive de la disqualification morale, par Gérald Bronner
Comme on pouvait s’y attendre, le second tour des municipales a fait scintiller les polarisations politiques qui traversent la société française, notamment parce qu’elles ont donné lieu à des alliances que certains jugent contre nature. Il a souligné, par exemple, la vacuité de la ligne politique d’un PS qui promet au national ce qu’il défait au niveau local. De ce point de vue, la situation strasbourgeoise est emblématique. Une figure historique du socialisme, Catherine Trautmann, élue au second tour, avait décidé de proposer un accord avec un candidat du centre droit plutôt que d’envisager une alliance entre écologistes et gauche radicale.
Cette "transgression" a été décrite par ceux à qui elle déplaît comme une offense faite à la morale. C’est le cas de Marine Tondelier, qui manque rarement une occasion de faire connaître sa vertu, et trouvait honteux la préférence de la socialiste. A tel point qu’elle prenait – ou peut-être feignait de prendre – au sérieux la déclaration opportune de Julien Odoul, cadre du RN, qui a fait savoir que, s’il était électeur strasbourgeois, il mettrait un bulletin Trautmann dans l’urne. "Soutenue par un raciste", voici la synthèse de la situation que propose la leader écologiste.
L'écologiste est trop jeune peut-être pour s’en souvenir, mais l’ancienne (et future) maire de Strasbourg a organisé l’une des plus grandes manifestations contre le FN d’alors. C’était en 1997. Par ailleurs, la façon dont elle a mené sa carrière laisse peu d’arguments pour douter de sa probité. Pourtant,...
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23/03 - Olivier Faure et les municipales : contradictions, manque de flair et capital esquinté
Olivier Faure est un personnage soumis aux interprétations… passionnées. On a connu l’unioniste pour son inféodation aux insoumis. On a reconnu le rocardien pour son mano à mano budgétaire avec Sébastien Lecornu. Alors comment définir l’homme politique, par-delà la plasticité stratégique ? Comment décrire celui qui paraphe un communiqué dénonçant les propos antisémites de Jean-Luc Mélenchon puis, quelques jours plus tard, avalise l’union dans certaines villes de France entre le PS et LFI ? Il existe tant de façons de dire les mêmes choses. Par exemple, il serait un premier secrétaire "sans états d’âme", selon son prédécesseur, Jean-Christophe Cambadélis. Les fidèles du dirigeant du Parti socialiste pensent un peu pareil, mais le disent, eux, en toute amitié. "On pense parfois que son principal défaut, c’est qu’il navigue à vue. C’est en réalité sa principale qualité : il s’adapte à chaque situation du moment que cela sert l’objectif qu’on s’est fixé", analyse Luc Broussy, l’un de ses plus proches lieutenants. En politique, Olivier Faure a donc les qualités de ses défauts, et un instinct de survie redoutable."Les élections servent aussi à vérifier des stratégies"
Et puis son flair lui fit défaut. Dimanche 22 mars, les listes d’union des socialistes avec les insoumis, celles qu’il a laissées faire, ont été majoritairement battues. Quand les mélenchonistes en tête ont tendu la main aux socialistes, à Limoges ou à Toulouse, les candidats de droite ont été élus ou réélus dans leurs mairies respectives. Lorsque les roses ont...
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23/03 - Le Paraguay au cœur de la rivalité Chine - Etats-Unis : "Le pays est une cible facile pour Pékin"
A peine sept millions d’habitants. Un PIB d’une cinquantaine de milliards de dollars. Coincé entre l’Argentine, le Brésil et la Bolivie, le Paraguay se retrouve étonnamment au centre de la rivalité entre les Etats-Unis et la Chine. Pour cause : il figure parmi les douze derniers pays entretenant des relations diplomatiques avec Taïwan, aux côtés du Guatemala, du Vatican et de quelques poids plumes insulaires comme Haïti, les Tuvalu ou Saint-Kitts-et-Nevis. Asunción est le dernier allié de Taïpei en Amérique du Sud. Alors, la Chine ne ménage pas ses efforts.
D’après Reuters, à la fin de l'année dernière, une députée du parti d’opposition du Paraguay est revenue d’une tournée dans six villes chinoises, tous frais payés par Pékin, avec des étoiles dans les yeux. Pour l’instant, le président Santiago Peña résiste à l’opération séduction. Mais la Chine pourrait se montrer de plus en plus "insistante", estime Jeremy Ghez, professeur d’économie et d’affaires internationales à HEC et auteur de La dernière des Américaines (Editions L'Harmattan, 2025).
L'Express : Seulement 12 pays dans le monde reconnaissent Taïwan, des Etats souvent très petits. Pourquoi la Chine cherche-t-elle tant à convaincre les récalcitrants, à commencer par le Paraguay ?
Jeremy Ghez : La Chine, en s'efforçant de pousser ces pays à retourner leur veste, essaye d'obtenir une victoire symbolique, une reconnaissance de son influence et de son omniprésence sur la scène internationale. La manœuvre est d'autant plus flagrante que ces pays n'ont pas un poids...
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23/03 - Municipales : "Nous avons gagné plus de villes que nous n’en espérions", se félicite Marine Le Pen
Le second tour des élections municipales, ce dimanche 22 mars, promettait des batailles serrées dans les plus grandes villes de France, notamment à Paris, Marseille et Lyon. Celle pour la capitale l'a finalement été beaucoup moins que prévu, entre le candidat de gauche Emmanuel Grégoire (50,52 % des voix) et l'ancienne ministre de la Culture Rachida Dati (41,52 %). Même chose à Marseille, où Benoît Payan (PS) s'est largement imposé face à Franck Allisio (RN). Parmi les surprises de ce scrutin, la droite l'a emporté à Clermont-Ferrand, tandis que l'ancien Premier ministre François Bayrou a été battu à Pau.
Les infos à retenir
⇒ Jean-Luc Mélenchon "est devenu le boulet de la gauche", juge Olivier Faure
⇒ Jean-Philippe Tanguy (RN) fustige "la lâcheté de LR" à Marseille et à Toulon
⇒ A Lyon, Jean-Michel Aulas va déposer un recours
16h00Aux municipales, la débâcle des écologistes : "Les maires RN ont adopté une approche moins clivante"
Si les Verts se sont aliénés beaucoup d'électeurs, c'est parce qu'ils ont préféré l'écologie dogmatique à une écologie dite "enracinée", analyse Marc Le Chevallier, chercheur franco-britannique au UCL Policy Lab.
>> Notre entretien avec Marc Le Chevallier
15h00"Nous avons gagné plus de villes que nous n’en espérions", se félicite Marine Le Pen
"Nous avons gagné plus de villes que nous n’en espérions", s'est réjouie Marine Le Pen depuis Budapest pour la "Grande Assemblée des Patriotes". Elle a toutefois regretté les défaites de Franck Allisio à Marseille et de Laure Lavalette à...
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23/03 - Municipales 2026 : alliances ratées avec LFI, bilan du RN… Les enseignements du second tour
Certes, près de 96 % des 35 000 communes françaises avaient élu leur maire dès le premier tour, dimanche dernier. Mais de nombreuses incertitudes persistaient dans plusieurs grandes villes, parmi lesquelles Paris, Lyon ou encore Strasbourg. L'Express décrypte les principaux enseignements de ce second tour, et les recompositions politiques qu’il dessine en vue de 2027.A Paris, la nette victoire d'Emmanuel Grégoire
Pari(s) gagnant pour le candidat socialiste qui avait pris le risque de ne pas fusionner avec la liste insoumise. Dans une triangulaire à l'issue incertaine, Emmanuel Grégoire s’impose avec 50 % des suffrages et succède à Anne Hidalgo, alors même que le maintien de la candidature de l'insoumise Sophia Chikirou (10 %) faisait courir un risque de dispersion des voix à gauche.
Pour Rachida Dati (40 %), ce troisième échec à Paris est en revanche comme un sérieux revers. Et pour cause : le retrait de la candidature de Sarah Knafo, conjugué à la fusion avec la liste de Pierre-Yves Bournazel (Horizons), lui avait ouvert un boulevard. "Je n'ai pas réussi à convaincre suffisamment que le changement était non seulement possible mais qu’il était surtout nécessaire", a déroulé, dans une rapide allocution, celle qui dit avoir "subi des attaques indignes, en dessous de la ceinture". La débâcle des Verts...
Les écologistes n'ont pas réussi à conserver leurs prises de 2020, année de la fameuse vague verte qui avait englouti plusieurs des grandes villes de l'Hexagone. Six ans plus tard, le reflux est net. A...
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23/03 - Municipales : pourquoi il faut se méfier des leçons trop rapides pour la présidentielle
18 mars 2001. Ce soir-là, Paris est une fête. Après 24 ans d’opposition, la capitale bascule à gauche. Bertrand Delanoë a gagné. Dans l’euphorie de la victoire, des milliers de socialistes, réunis jusqu’à deux heures du matin sur le parvis de l’Hôtel de Ville, scandent : “Donnez-nous les clés !” Ivres de joie, ils pensaient alors que ces mêmes clés déverrouilleraient, un an plus tard, la serrure du Palais de l’Elysée. Imprudents, ou simplement aveuglés par cette prise de guerre, des caciques du Parti socialiste partageaient ce raisonnement. Il n’en a rien été. En 2002, le PS ne se qualifiait pas au second tour de l’élection présidentielle, que Jacques Chirac remportait aisément.
Paris n’est pas la France ; en 2026, en France, le Rassemblement national ne pèse pas 1,6 % du corps électoral - c’est le score du candidat RN Thierry Mariani à Paris. Quelques jours avant le premier tour, dimanche 15 mars, une députée écologiste invitait ses camarades socialistes à méditer cette leçon : gare à ne pas se voir plus gros qu’on ne l’est vraiment… Et ne vous moquez pas, camarades insoumis, cela vaut aussi pour vous, prévenait-elle. Cela vaut pour tout le monde, d’ailleurs. Les Verts en savent quelque chose. Après la vague de 2020, Yannick Jadot n’a pas passé la barre des 5 % à la présidentielle.
Qu'annonce le cru 2026 ? Une poussée des insoumis ou, au contraire, la malédiction de s'allier avec eux ? Une progression du RN ou la persistance d'un plafond de verre ?Des signes encourageants d'implantation territoriale pour le PS et...
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22/03 - Union des droites ratée, mais ancrage renforcé : au RN, le vrai bilan des municipales
De la difficulté d’être surestimé. Le résultat paraît décevant, ce dimanche 22 mars, pour le Rassemblement national. Il y a une semaine encore, le parti d’extrême droite espérait l’emporter dans un certain nombre de grandes villes, en particulier dans le Sud, vendues avec une quasi-certitude comme de futures vitrines frontistes.
A Toulon, où la médiatique députée du Var Laure Lavalette menait une campagne tonitruante depuis de longs mois, c’est finalement la candidate divers droite Josée Massi qui l’emporte avec 53% des voix - contre 47% pour Laure Lavalette - après le retrait du sénateur LR Michel Bonnus. A Nîmes, où l’on assurait qu’il s’agissait d’un laboratoire prometteur de "l’union des droites", le candidat d’union de la gauche Vincent Bouget l’emporte face à Julien Sanchez, eurodéputé ancien maire de Beaucaire, avec 40,5 % contre 37,9 %. A Marseille, Franck Allisio, le candidat RN, arrive largement derrière le maire socialiste sortant, Benoît Payan, avec 40,4 % des scores contre 54,3 %. "A Marseille, le RN devient la première force d’opposition", se félicite Jordan Bardella.
Le président du parti revendique "la plus grande percée de toute l’histoire du RN, et (…) l’expression d’un basculement profond et d’une dynamique chaque jour plus puissante". Dans les faits, le mouvement compte certains coups d’éclat dans quelques villes du Sud, comme à Menton où la députée Alexandra Masson gagne avec 47,57 % des suffrages, ou Carcassonne et Agde, où les députés Christophe Barthès et Aurélien Lopez-Liguori...
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22/03 - Municipales à Paris : plus qu’une défaite politique, la déroute personnelle de Rachida Dati
Elle avait un boulevard devant elle. Rarement la droite avait bénéficié d'un tel alignement des planètes à la veille d'un scrutin. Et pourtant, elle a échoué. Rachida Dati a été battue ce dimanche au second tour des municipales parisiennes, nettement devancée par Emmanuel Grégoire. La droite ne ravira pas à la gauche la capitale, enseigne socialiste depuis 2001. Rachida Dati n'entrera pas à l'hôtel de ville, le "combat de sa vie."
A quoi reconnaît-on une défaite personnelle ? Quand elle défie toute logique politique. L'échec de Rachida Dati en est une. Ni la division de la gauche au second tour - bénédiction divine - ni le bilan contrasté d'Anne Hidalgo n'ont suffi à l'ancienne ministre de la Culture. Pas plus que le rassemblement de la droite derrière la maire du 7e arrondissement à l'issue du premier tour. Le tout sur fond de poussée de la droite dans le pays.
Cette défaite est celle d'une femme. D'une "marque", répète-t-on souvent chez LR. "C'est une star, mais avec les outrances et la déraison de la star", note une ministre. Elle a été victime ce dimanche d'un barrage des électeurs parisiens."Potentiel électoral réduit"
A l’origine, tout devait être simple. En janvier 2024, Rachida Dati entre au gouvernement pour poser la première pierre d'une alliance LR-Renaissance. L'ex-eurodéputée souhaite mettre ces formations à son service pour incarner l'alternance. Hors Dati, point de salut ! "Je suis une adepte de la méthode Sarkozy, se rassembler au premier tour pour faire un gros score et créer la dynamique...
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22/03 - Jean-Michel Aulas battu à Lyon : les leçons d’une campagne mal maîtrisée
Jean-Michel Aulas se souviendra de son 77e printemps ; celui dont le plus beau cadeau devait être les clés de l'Hôtel de ville de Lyon. Il n'en sera rien ; car, à rebours de l'ancien président du club de rugby Serge Blanco, élu maire de Biarritz, l'ancien homme d'affaires - qui a néanmoins annoncé avoir effectué un recours, invoquant de "très nombreuses irrégularités" lors du scrutin de Lyon - a échoué à l'emporter face au maire sortant, Grégory Doucet, ce dimanche 22 mars.
L'affaire avait pourtant l'air bien emmanchée pour Jean-Michel Aulas, attendu comme le messie par l'électorat lyonnais de centre droit, très critique de la politique conduite par la majorité écologiste arrivée en 2020. L'été dernier, alors que les rumeurs enflaient autour de sa candidature, un sondage le créditait de 47 % d'intentions de vote, vingt points devant Grégory Doucet. Mais ça, c'était avant que les électeurs ne retrouvent l'opiniâtre patron de l'OL, alors plein d'effusion, en candidat élusif à la mine fatiguée.A Lyon, Jean-Michel Aulas perd son pari contre le maire sortant écologiste Grégory Doucet à quelques milliers de voix près.
Car un tel écart entre les sondages et le résultat final ne peut trouver comme seules lectures la marge d'erreur et une remobilisation de dernière minute de l'électorat écologiste. Sans remettre en cause la sincérité de son engagement, Jean-Michel Aulas a donné l’image d’un candidat entré en lice sans avoir pleinement pris la mesure du terrain ni des épreuves qui l’attendaient.Une campagne approximative...
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22/03 - Présidentielle : Edouard Philippe, ce qu’il veut faire de sa victoire au Havre
Alcool et migraine : la dernière fois, Edouard Philippe eut une gueule de bois telle que la face du monde faillit en être changée. La face de la France, en tout cas. Le 28 juin 2020, il fête sa réélection au Havre sans modération et jusqu’au petit matin. On n’est pas sérieux quand on est Premier ministre. Le lundi matin, il apparaît les traits tendus, la mine pâle, dans les jardins de l’Elysée, où il écoute Emmanuel Macron s’exprimer devant la convention citoyenne pour le climat. Son air brumeux alimente les spéculations : le président lui aurait-il indiqué la voie de la sortie de Matignon ? Non, ce sera seulement le cas quelques jours plus tard.
22 mars 2026, six ans ont passé, Edouard Philippe peut encore avoir des maux de tête. Le voici vainqueur, un peu moins de 48 % en triangulaire au second tour, et le poids de l’histoire vient de s’abattre sur lui. On est sérieux quand on est candidat à l’élection présidentielle. Et pas n’importe quelle élection présidentielle : l’ombre d’un face-à-face entre Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon plane, qui effraie des millions d’électeurs. "Plus les rives du canyon sont élevées, plus la pression sera forte au centre", confiait-il en janvier, avant d’ajouter en souriant : "La pression, je ne la subis pas, je la bois" (décidément !).Edouard Philippe largement réélu au Havre.
Certains attendaient sa mise en bière politique, ils devront patienter. "On le disait mort, finalement il est vivant, se réjouit un fidèle. Ces municipales ferment une parenthèse de six ans. C’est un...
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22/03 - Municipales 2026 : Paris, Lyon, Marseille... Découvrez les résultats du second tour
La victoire de la gauche à Paris, Lille et Marseille, celle d'Edouard Philippe au Havre, d'Eric Ciotti à Nice, de La France insoumise à Roubaix et l'échec du Rassemblement national à Toulon figurent parmi les premiers enseignements du deuxième tour des élections municipales, ce dimanche 22 mars.
Dans la capitale, le candidat de la gauche Emmanuel Grégoire a largement remporté son duel avec la LR Rachida Dati. A Marseille, le maire divers gauche sortant Benoît Payan l'emporte face aux ambitions du RN Franck Allisio. A Lyon, le maire sortant écologiste Grégory Doucet a réussi à garder la ville devant l'ex-dirigeant de l'Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas.
La participation au deuxième tour des municipales s'élevait à 48,10 % à 17 heures et a atteint entre 57 % et 57,5 % selon les estimations de plusieurs instituts de sondage, en hausse par rapport au précédent examen de 2020 (41,86 %) bouleversé par la pandémie de Covid-19, mais bien en décembre 2014 (62,13 %).
00h10Fin de la soirée électorale de L'Express
Ce direct politique est terminé. Voici toutes nos analyses des résultats de ce second tour des municipales :
>> Jean-Michel Aulas battu à Lyon : les leçons d’une campagne mal maîtrisée
>> Union des droites ratée, mais ancrage renforcé : au RN, le vrai bilan des municipales...
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22/03 - Italie : pourquoi le référendum sur la magistrature constitue un test crucial pour Giorgia Meloni et son gouvernement
L'Italie s'apprête à voter pour un référendum crucial. Il s'agit sans doute, note la presse italienne, de l’échéance électorale la plus importante de ces dernières années dans le pays. Et pour cause : ce référendum sur la justice pourrait largement remodeler le fonctionnement de la magistrature en Italie. Mais les élections ont aussi une allure de vote de confiance sur Giorgia Meloni, alors que celle-ci bénéficie actuellement d'une forte popularité, explique Politico.Un projet de longue date de la droite
Concrètement, ce référendum propose d'introduire de nouvelles normes au sein du système judiciaire italien : séparation des carrières entre juges et procureurs, scission en deux du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), nomination des grands magistrats par tirage au sort et instauration d’une nouvelle "Haute Cour disciplinaire". Si le oui l'emportait, il viendrait valider un projet de réforme dans les cartons depuis près de trente ans. Et renforcerait en outre l'image d'invincibilité que projette aujourd'hui Giorgia Meloni à Rome et à Bruxelles.
Pourtant, si les sondages ont longtemps placé le "oui" en tête pour ce référendum, la marge tend à se réduire avec le "non". Si bien que Giorgia Meloni s'est lancée dans une croisade contre la magistrature, qu'elle accuse d'être "biaisée à gauche", suivie par plusieurs membres de son gouvernement, qui redoublent d'efforts pour décrédibiliser le pouvoir judiciaire auprès du grand public. Le ministre de la justice Carlo Nordio a ainsi été jusqu'à accuser le CSM de...
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22/03 - Demain, allons nous fabriquer nos vaccins nous-même, depuis notre canapé ?
De l’avis de tous ceux qui l'ont rencontrée, Rosie a toujours été très sociable. Elle aimait courir, renifler les fourrés, batifoler avec les inconnus croisés sur les longs chemins de terre en balade. Par jour de beau temps, rien ne semblait pouvoir arrêter cette Staffordshire Bull-Terrier croisée Shar-Peï, le museau au vent, déambulant dans Sydney à côté de son maître. Au départ, la maladie n'était pas visible. Elle est arrivée tout doucement, silencieuse puis vorace, grignotant en secret ses pattes, rongeant ses jarrets, ses cuisses ensuite, avant de s'en prendre à ce qu'il lui restait d'enthousiasme.
Un jour de 2024, Rosie refuse de sortir. Elle reste prostrée la gueule ouverte, sans rien dire. Sous son pelage noir et or, son maître, Paul Conyngham, un jeune entrepreneur de la tech australienne, découvre de vilaines boursouflures. Les deux filent à la clinique. Les nouvelles sont mauvaises. Les grosseurs s’avèrent être des tumeurs des mastocytes et, à en juger par leur nombre, les médecins pensent que Rosie ne pourra pas survivre. Paul Conyngham a tiré Rosie du refuge en 2019, et n'avait jamais imaginé que leur compagnonnage puisse s'arrêter aussi vite. Devant les vétérinaires, il refuse le diagnostic, jure qu’il sauvera Rosie de son cancer, qu’importe s’il faut payer tous les traitements du monde, ou en inventer de nouveaux.
Quelques mois passent et rien, ni les chirurgies, ni les chimiothérapies, ni les immunothérapies à plusieurs milliers de dollars australiens, n’aide le chien à l’agonie. Alors...
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22/03 - Donald Trump prépare le désengagement américain au Moyen-Orient et met la pression sur l’Otan
Durant les premiers jours de la guerre, Donald Trump s'est bien gardé de mentionner l’Otan, préférant vanter la puissance de frappe autonome des Etats-Unis. Trois semaines plus tard, le ton du président américain a changé, raconte le Washington Post. Devant la hausse des prix du pétrole, il fait désormais pression sur ses alliés. Avec un but principal : leur déléguer la délicate sécurisation du détroit d'Ormuz.Réticences des Européens
Seulement, après plus d'un an passé à critiquer ses alliés, accusés de ne pas suffisamment contribuer au financement de l'alliance transatlantique, et à menacer directement l'un d'entre eux - le Groenland, et par extension le Danemark -, la partie est loin d'être gagnée pour Donald Trump. Les dirigeants européens n'ont pas non plus oublié les droits de douane massifs infligés par le président américain, qui ont rendu leurs opinions publiques plus sceptiques que jamais vis-à-vis des Etats-Unis.
Bien qu’inquiets de la hausse des prix de l’énergie, la majorité des alliés restent ainsi prudents à l'idée de s'impliquer dans un conflit, dont la légalité reste encore à prouver. De quoi hérisser le président américain, dont la position s'est durcie cette semaine face au refus européen, allant jusqu'à qualifier l'Otan de "lâche". "Je pense que l’Otan fait une très grave erreur, a-t-il d'abord déclaré mardi. Je me demande depuis longtemps si l’Otan serait vraiment là pour nous."Pression sur les alliés de l'Otan
Vendredi, Donald Trump a finalement laissé entendre que le conflit au Moyen-Orient...
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22/03 - Le Texas prêt à basculer ? James Talarico, le démocrate populiste que Donald Trump déteste
"Il est temps de renverser la table". Le slogan de campagne de James Talarico a le mérite de parfaitement résumer son ambition. Le candidat démocrate à l'un des deux postes de sénateur du Texas lors des élections de mi-mandat en novembre prochain rêve de décrocher une fonction occupée sans partage par les républicains depuis… 1993. Pour y parvenir, ce Texan de 36 ans s’appuie sur un message à la fois religieux et populiste qui lui a permis d’écarter sans trop de difficultés sa concurrente à l’investiture démocrate, Jasmine Crockett, le 3 mars (il a obtenu 52,5 % des voix).
Une stratégie adaptée aux spécificités du "Lone Star State" - le deuxième Etat le plus peuplé du pays derrière la Californie, avec 30 millions d'habitants -, et qui trouve en partie ses racines dans la vie de James Talarico. Le candidat, qui siège depuis sept ans à la Chambre des représentants du Texas après avoir conquis une circonscription ayant voté pour Donald Trump en 2016, a mis entre parenthèses ses études de séminariste pour mener à bien sa campagne sénatoriale. "James Talarico est membre de l'Église presbytérienne des Etats-Unis, un groupe religieux théologiquement libéral, pointe Ryan Burge, professeur de sciences politiques à l’université de Saint-Louis (Missouri) spécialisé dans l’impact de la religion sur la vie politique américaine. Ils sont moins conservateurs sur le plan théologique que les évangéliques, notamment sur des questions comme le mariage gay ou l'avortement, en raison d'une approche plus souple de l’interprétation de...
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22/03 - "Saison Méditerranée 2026" à Marseille : un laboratoire culturel sur les rives de la grande bleue
Au croisement de la culture et de la diplomatie, la Saison Méditerranée 2026 s’annonce inédite par son ampleur. Son lancement, annoncé il y a bientôt trois ans par Emmanuel Macron, est imminent. Du 15 au 24 mai, la cité phocéenne va devenir le point de départ d’une manifestation qui réunira artistes, intellectuels et acteurs de la société civile, issus des deux rives du bassin, avant de se déployer, cinq mois durant, à travers une soixantaine de villes en France autour d’une ambition : renforcer les liens entre les peuples. La saison se clôturera d’ailleurs au-delà des frontières tricolores avec des événements programmés, l’automne prochain, au Maroc, en Tunisie, en Egypte ou encore au Liban. Expositions, spectacles vivants, concerts, débats, rencontres littéraires… Au total, plusieurs centaines de rendez-vous sont attendus, tous coordonnés par l’Institut français, sous le commissariat général de la directrice artistique et metteuse en scène Julie Kretzschmar.
Au-delà d’une simple vitrine culturelle à grande échelle, le projet se veut un laboratoire d’idées dans une région souvent marquée par les tensions politiques et les défis environnementaux. Julie Kretzschmar l’a ainsi construit comme un espace de dialogue et de coopération, avec des tables rondes et des forums publics autour de thématiques qui dépassent largement le champ artistique, comme les migrations, la transition écologique, l’urbanisme, la jeunesse méditerranéenne. En associant des chercheurs, des universitaires ou des acteurs économiques aux...
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22/03 - L’Iran affirme que le détroit d’Ormuz n’est fermé que pour ses ennemis
Le président Donald Trump a encore durci son discours à l’égard de l’Iran samedi soir, menaçant de cibler les infrastructures électriques du pays si Téhéran refusait de rouvrir le détroit d’Ormuz. Dans le même temps, les autorités iraniennes ont affiché leur détermination à ne pas céder et ont poursuivi leurs offensives en lançant une nouvelle vague d’attaques contre Israël.
Samedi soir, des missiles iraniens ont réussi à percer le système de défense aérienne israélien, pourtant réputé très performant, atteignant Dimona ainsi que la ville proche d’Arad. Les frappes ont causé des destructions matérielles et fait des dizaines de blessés, illustrant la capacité persistante de Téhéran à infliger des dommages malgré trois semaines de bombardements intensifs menés par les États-Unis et Israël.
16h10Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, affirme que les États-Unis disposent de "larges" fonds pour une guerre contre l'Iran
Le gouvernement américain dispose de "beaucoup d'argent" pour financer la guerre contre l'Iran, mais demande un financement supplémentaire au Congrès pour s'assurer que l'armée soit bien approvisionnée à l'avenir, a déclaré dimanche le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent. Bessent, s'exprimant sur le plateau de l'émission "Meet the Press" de NBC News, a également exclu toute proposition d'augmentation d'impôts pour financer la guerre.
La demande de l'armée américaine de 200 milliards de dollars de financement supplémentaire pour la guerre contre l'Iran se heurte à une forte opposition au Congrès, les...
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22/03 - Wolf Haas, l’auteur de polars autrichien qui fait disjoncter
Franz Escher exerce le – rare - métier d’orateur funéraire, profession parmi laquelle il s’est fait nombre d’ennemis ayant commis un livre contant leurs magouilles. L’ouvrage fit un flop et, depuis sa publication, il peine à se faire recruter pour rédiger les oraisons de défunts, ses anciens collègues des pompes funèbres préférant le tenir à distance de leurs clients en cercueil. Désœuvré, le célibataire s’ennuie, regrettant d’avoir cessé de fumer dix-sept ans auparavant et refusant toute distraction amoureuse, quand bien même la candidate, une ancienne consœur de funérailles, apprécie comme lui d’assembler, à quatre pattes sur le tapis, les pièces d’un puzzle.
Passé ce morne prologue, l’intrigue de Court-circuit, nouveau récit de l’auteur autrichien Wolf Haas vrille furieusement, et le lecteur gagnera à être attentif aux premières lignes dont l’imbrication donne le tournis. Franz Escher a donc fait venir dans son appartement viennois un dépanneur pour réparer une prise défectueuse. Tandis que celui-ci farfouille dans le tableau électrique, il patiente au salon en lisant un livre sur Elio Russo, ancien mafioso devenu témoin protégé. Elio Russo attend en prison d’être exfiltré sous une nouvelle identité. Le juge d’instruction devrait dans quelques heures venir le chercher dans sa cellule et le conduire discrètement jusqu’à une gare, où il lui remettra un billet de train pour la Suisse et des faux papiers. Ensuite, le repenti se construira une vie nouvelle, en prenant garde de ne jamais laisser de traces, car ayant livré...
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22/03 - Municipales : la participation est de 48,1 % à 17 heures
Les bureaux de vote ont ouvert pour le second tour. A Paris, le taux de participation pour le second tour s'élève à 40,98 % à 17 heures, soit le double de 2020 (23,89 %).
18h30
>>> Suivez la soirée électorale dans notre live politique.
17h00Un taux de participation de 48,1 % à 17 heures
Le taux de participation pour le second tour des élections municipales et communautaires à 17 heures, pour la France métropolitaine, s'élève à 48,1 %, selon le ministère de l'Intérieur. À la même heure, il était de 48,9 % au premier tour, le 15 mars dernier.
Au second tour des élections municipales de 2020, il était de 34,67 % à la même heure. Au second tour des élections municipales de 2014, il était de 52,36 % à la même heure. En 2008, le taux de participation s’élevait à 54,45 %.
A Paris, le taux de participation pour le second tour s'élève à 40,98 % à 17 heures, contre 23,89 % en 2020 à la même heure, et 38,6 % en 2014.
12h10Taux de participation à 12 heures : 20,33 %, en hausse par rapport au premier tour
À 12 heures dimanche, la participation au second tour des élections municipales en France métropolitaine atteignait 20,33 %, soit une progression d’environ un point par rapport au premier tour du 15 mars à la même heure (19,37 %), d’après les chiffres du ministère de l’Intérieur.
À titre de comparaison, lors du second tour des municipales de 2020 organisé en pleine période de Covid, ce taux s’élevait à 15,29 % à midi, un niveau inférieur à celui observé en 2014 (19,83 % au second tour). En 2008, la participation à...
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22/03 - Au bureau, les collègues qui ne votent pas comme vous peuvent vous déconcentrer
"Quand j’avais des clients au téléphone, je faisais attention à ce que je disais devant elle." Christelle, jeune avocate associée dans un cabinet de la région lyonnaise, se souvient avoir eu du mal à gérer, au quotidien, les convictions politiques très à gauche d’une collaboratrice, qui s’invitaient régulièrement dans les conversations et votait pour le parti de Jean-Luc Mélenchon. Avec la montée des extrêmes, confie-t-elle, certaines proximités deviennent plus difficiles : "Travailler avec quelqu’un qui vote La France insoumise ou le Rassemblement national me pose de plus en plus problème", lâche cette électrice de droite. Et une fois la journée terminée ? "En dehors du cabinet, je préfère les gens de gauche en général !".
Ce témoignage pourrait presque prêter à sourire s’il ne révélait pas un phénomène bien réel : l’effet de la polarisation politique sur les environnements de travail. Une étude récente menée par HEC auprès de salariés du privé montre d’ailleurs que ces clivages tiennent moins au salaire ou à la catégorie socio-professionnelle qu’à la qualité du lien social entre collègues. Mais ces tensions ont-elles un effet mesurable sur la performance ? C’est ce qu’ont cherché à établir deux chercheurs américains dans une étude publiée en octobre dans la revue Management Science.
Balazs Kovacs, professeur de comportement organisationnel à la Yale School of Management, et Tim Sels, chercheur à Berkeley, ont mesuré comment les différences politiques influencent la performance individuelle, en adoptant une méthode pour le...
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22/03 - Les maires français sous-payés ? Voici combien gagnent leurs homologues en Europe
Depuis 2020, 2 189 maires ont démissionné avant la fin de leur mandat, d'après l'Observatoire de la démocratie de proximité, dont 41,7 % élus dans des communes de moins de 500 habitants. C'est un record : jamais une mandature n'avait connu autant d'abandons de la part des édiles français. Tensions politiques locales, épuisement physique et moral, désillusion par rapport à la fonction… Les raisons de ces départs sont nombreuses.
Une chose est sûre : face à la complication du métier d'élu, leur rémunération ne suffit pas à les retenir. La moitié des maires français sont élus dans une commune de moins de 500 habitants, ce qui signifie qu'ils perçoivent une indemnité maximale d'environ 1 200 euros par mois, soit deux tiers du Smic mensuel brut. Bien souvent, ces plafonds sont en deçà de ceux en vigueur chez nos voisins européens. A l'occasion des élections municipales, faisons un tour d'Europe de la rémunération des maires.L'indemnisation des maires de petites communes françaises est plus faible que le Smic.En Espagne, des maires payés en fonction de leur temps de travail
Le barème fixé par la loi espagnole prévoit une rémunération différente en fonction de la taille de la commune et de l'investissement du maire. Dans les plus petites municipalités, on considère que les édiles ne travaillent qu'à temps partiel et touchent une indemnité maximale d'environ 30 000 euros par an. Cette rémunération grimpe par paliers : les maires de Bilbao et de Madrid touchent ainsi plus de 110 000 euros par an, soit environ 20 000...
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22/03 - Pétrole : "Chaque escalade au Moyen-Orient enrichit Moscou"
La guerre au Moyen-Orient conduira à des changements majeurs, à commencer sans doute par une accélération de la transition énergétique. Mais à plus court terme, le directeur de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) Fatih Barol alerte sur "la plus grande menace de l'histoire pour la sécurité énergétique mondiale", suite aux frappes militaires de part et d’autre du détroit d’Ormuz. "La remise en état pour le pétrole et le gaz prendra beaucoup de temps. Il faudra six mois pour que certains sites soient opérationnels, et beaucoup plus longtemps pour d'autres", prévient-il. De quoi alimenter les tensions sur le prix des hydrocarbures jusqu’à la fin de l’année ? A ce stade, toute prévision - même à trois mois - sur leur évolution semble vaine. Cependant, nous entrons durablement dans une période où la fourchette de prix du brut sera plus élevée, prévient l’économiste Michel Santi. Une bénédiction pour la Russie qui ne demande qu’à se refaire une santé.
L’Express : La situation s’emballe au Moyen-Orient. Jusqu’où les cours du pétrole peuvent-ils grimper ?
M.S. À court terme, nul ne le sait. Le baril de Brent a atteint 119 dollars cette semaine avant de retomber vers 109 au gré d’un communiqué israélien sur la réouverture d’Ormuz. Dix dollars de variation en quelques heures. Compte tenu des incertitudes liées au comportement des belligérants, prédire le baril à trois mois relève de l’astrologie. En revanche, nous avons sans doute changé de système de manière durable....
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22/03 - "Où sont les millions ?" : dans les grands groupes français, l’IA générative à l’épreuve du réel
En 1987, Robert Solow, économiste américain lauréat du prix Nobel, formulait un constat devenu célèbre : "Vous pouvez voir l'ère informatique partout, sauf dans les statistiques de la productivité." Quarante ans plus tard, en remplaçant "informatique" par "IA générative", le paradoxe n’a pas pris une ride. En dépit du bruit médiatique autour de cette technologie depuis plus de trois ans et la sortie de ChatGPT, les résultats tangibles sur l’économie tardent à se concrétiser. Fin février, une gigantesque enquête du National Bureau of Economic Research, menée auprès de 6 000 dirigeants d'entreprises aux Etats-Unis, en Europe et en Australie, concluait que près de neuf entreprises sur dix n'observaient aucun impact perceptible de l’IA générative sur leur emploi ou leur productivité sur les trois dernières années. Le chiffre fait écho à celui du MIT, qui avait défrayé la chronique l’été dernier en affirmant que 95 % des projets associés en entreprise échouaient à délivrer un retour sur investissement.
Ces derniers mois, L’Express a rencontré plusieurs "grands comptes", ces sociétés de premier plan de l’Hexagone comme Air France, Total, Axa… Des fleurons du CAC40 dont une partie dispose de bureaux donnant sur la dalle venteuse du quartier d’affaires La Défense. Tous l’admettent : malgré de fortes ambitions et des investissements dépassant parfois les six chiffres, la réalité du terrain est autrement plus modeste. La première difficulté concerne la donnée. L’IA générative repose sur des modèles de langage (LLM), très...
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22/03 - Emmanuel Macron, Nicolas Sarkozy, François Hollande : revenir à l’Elysée, la mission impossible des ex-présidents
"L’avenir dure longtemps", note Emmanuel Macron en décorant des fidèles début février. Parole de président, nostalgie d’ex-président, espoir de futur président ? Quitter l’Elysée à 49 ans, ce n’est pas emprunter le plus court chemin vers la retraite. Valéry Giscard d’Estaing avait 55 ans en mai 1981 et il fut soudain gagné, impression insupportable pour lui, par le sentiment de ne plus être utile d’autant qu’il estimait, autre désarroi, son œuvre interrompue. Si l’avenir dure longtemps, on en ignore le terme : la gestion du temps se révèle donc essentielle. La Constitution interdit à Emmanuel Macron de se représenter en 2027 - "Le seul élu à qui on impose cela, c'est ma pomme", fulminait-il dès en 2018, un an seulement après être arrivé. Alors il ne pourra qu’être sensible, l’un de ses plus proches le reconnaît, à la promesse de celui des candidats qui s’engagerait à faire un seul mandat, comme Xavier Bertrand il y a cinq ans.
Etre et avoir été est l’exact opposé de ce mantra cher à Emmanuel Macron, ce fameux "en même temps" ; il est aujourd’hui sa tentation, et même son horizon. Aux Etats-Unis, on ne repasse pas les plats, les battus sont généralement balayés, sauf Nixon, défait en 1960, vainqueur en 1968, sauf Trump, défait en 2020, vainqueur en 2024. Etre et avoir été est une maladie particulièrement contagieuse en France. "Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés", quelles qu’aient été les précautions prises. "Serai-je capable d'avoir une seconde vie, de faire autre chose ? [...] Quand la politique vous...
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21/03 - États-Unis : Donald Trump revoit sa stratégie migratoire et s’attire les critiques de son camp
C'est une évolution qui est loin de faire consensus au sein de sa base. Selon les informations du Wall Street Journal, le président américain Donald Trump a demandé à ses conseillers de revoir la manière dont sa promesse phare de "déportation massive" des migrants en situation irrégulière est mise en œuvre et présentée. Estimant que cette expression a été mal perçue par certains de ses électeurs, le dirigeant souhaiterait désormais mettre davantage l’accent sur l’arrestation de criminels plutôt que sur des opérations spectaculaires générant du désordre dans les villes, à l'image de celle de Minneapolis.
Cette volonté de réajuster la politique migratoire est en partie portée par sa cheffe de cabinet, Susie Wiles, qui juge que la gestion actuelle de l’immigration a transformé un thème fort de la présidence en un sujet politiquement délicat à l’approche des élections de mi-mandat. Le "tsar" des frontières, Tom Homan, a également remplacé le chef du Bureau des douanes et de la protection des frontières des États-Unis (CBP), Greg Bovino, à Minneapolis. Considéré comme une voix relativement modérée sur ces sujets, ce dernier privilégie depuis son arrivée en poste des interventions plus classiques, ciblant en priorité des individus ayant commis des infractions, notamment ceux transférés par les prisons locales. Résultat : le rythme des arrestations a légèrement diminué, passant à environ 1 200 par jour, contre plus de 1 500 lors des opérations intensives menées précédemment dans le Minnesota.Une coalition pro-déportation
"Il...
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21/03 - "Une fâcheuse tendance à se tromper" : sur l’énergie, l’Europe apprendra-t-elle enfin de ses erreurs ?
Mieux vaut tard que jamais. En reconnaissant, sans ambiguïté, que l’Europe n’aurait pas dû se détourner de l’énergie nucléaire, Ursula von der Leyen a dit tout haut ce que de nombreux experts pensaient tout bas depuis des lustres. Ce mea-culpa tardif laisse toutefois un goût amer : combien d’années perdues pour l’Europe ?
Dans une chronique récente pour L'Express, Cécile Maisonneuve, présidente de Decysive, remettait l'église au milieu du village : en 1995, le Vieux Continent tirait 33 % de son électricité du nucléaire et importait 44 % de son énergie. Aujourd’hui, les rapports se sont inversés : les importations représentent 54 %, tandis que la part du nucléaire dans la production électrique est retombée à 23 %. Quelle Europe aurions-nous aujourd’hui si nous avions choisi d’associer nucléarisation et décarbonation, au lieu de les opposer ? Dans ce scénario contrefactuel, la dépendance aux marchés gaziers serait moins prononcée et l’industrie européenne mieux protégée des secousses géopolitiques.
L’Allemagne, qui assiste aujourd’hui à la fin de son règne dans l'automobile, afficherait ainsi un autre visage. Mieux, si Berlin avait choisi de fermer d’abord ses centrales à charbon plutôt que son parc nucléaire, jusqu’à 1 100 millions de tonnes de CO2 auraient pu être évitées d’ici 2035 -, l’équivalent de près de trois années d’émissions françaises. Le coût économique et sanitaire imputable à cette trajectoire avoisine les 12 milliards de dollars par an. Autant de chiffres qui rappellent que les décisions énergétiques ont...
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21/03 - Iran : en visant Diego Garcia, Téhéran révèle une capacité de frappe bien plus longue qu’estimée
C'est une nouvelle qui pourrait marquer un tournant dans le conflit opposant la coalition israélo-américaine et l'Iran. Ce 21 mars, la République islamique a tiré pour la première fois des missiles balistiques de portée intermédiaire vers Diego Garcia, la base militaire conjointe américano-britannique nichée au cœur de l’océan Indien, selon plusieurs responsables américains cités par le Wall Street Journal. Selon ces mêmes sources, dont l’une s’est également exprimée auprès de CNN, deux missiles ont été lancés : l’un a échoué en vol en raison d’un problème technique encore inconnu, tandis que l’autre aurait été intercepté par un destroyer américain équipé d’un système SM-3. Une interception qui n’a toutefois pas été officiellement confirmée par le Pentagone.
Londres, en revanche, est sorti de sa réserve. Le ministère britannique de la Défense a dénoncé des "attaques imprudentes de l’Iran", tandis qu’une source officielle a confirmé à l’AFP que la tentative de frappe avait échoué. Côté iranien, l’agence de presse Mehr revendique implicitement l’opération, évoquant une cible visant "la base militaire des oppresseurs à Diego Garcia" et qualifiant cette action d’"étape importante" dans la capacité de Téhéran à menacer les intérêts américains au-delà de son environnement régional immédiat.
Située sur une île isolée de l’archipel des Chagos, sous souveraineté britannique, la base de Diego Garcia constitue un point névralgique pour les opérations militaires américaines, abritant sous-marins nucléaires, bombardiers stratégiques et...
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21/03 - Mango : la recette magique de ce fleuron espagnol pour déjouer la crise du prêt-à-porter
Quoi de mieux qu’une promenade rue de Rivoli pour prendre le pouls de la filière du prêt-à-porter en France ? Sur cette artère incontournable du shopping parisien, les vitrines des acteurs traditionnels du milieu de gamme, comme Camaïeu ou Naf Naf, n’existent plus que dans les souvenirs, victimes d'une crise mêlant changement des habitudes de consommation, inflation et concurrence chinoise. Parmi les survivants, les enseignes de l’empire Inditex – numéro un mondial de l'habillement avec sa figure de proue, le géant Zara, mais aussi Bershka et Pull and Bear. Un autre espagnol, dix fois plus petit, fait de la résistance : Mango. Fondé dans les années 1980 par les frères d’origine turque Isak et Nahman Andic, la marque vient de boucler une année record avec un bénéfice de 242 millions d'euros pour un chiffre d’affaires de 3,8 milliards, en croissance de 13 %.
Pour comprendre ce succès, il faut s’envoler pour Palau-solità i Plegamans, à une trentaine de kilomètres de Barcelone. Un complexe de bâtiments blancs, dont un ancien hangar d'aviation, forme le Mango Campus. Un an après le décès d’Isak Andic dans des circonstances troubles – l’enquête est en cours -, l’ombre du fondateur plane toujours au-dessus de cette zone industrielle. Les œuvres d’art issues de sa collection privée ornent les couloirs du siège tandis qu'à l’entrée trône une sculpture signée Jaume Plensa, l'un de ses proches.Faire la mode, pas des vêtements
C'est ici que les deux collections annuelles de Mango – auxquelles s’ajoutent des éditions...
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21/03 - Iran : pourquoi la stratégie de décapitation de tous les hauts responsables iraniens pourrait s’avérer contre-productive
La stratégie de "décapitation" portera-t-elle ses fruits ? Alors qu'Israël a annoncé mercredi la mort du ministre du renseignement iranien Esmail Khatib, au lendemain de celle du dirigeant de facto du pays Ali Larijani, plusieurs spécialistes s'interrogent sur l'efficacité de ces frappes ciblées à moyen et long terme. Du côté d'Israël et des Etats-Unis, viser les ténors du régime, bien que cela soit illégal au regard du droit international, a pour objectif de l'affaiblir et d’éviter des enlisements militaires, en décourageant notamment les cadres subalternes d’accepter des fonctions devenues extrêmement dangereuses. En parallèle, les milliers de bombardements menés contre la République islamique visent à restreindre toute riposte militaire.
Mais certains observateurs du conflit sont dubitatifs. Car au cœur du problème se trouvent la structure et la résilience du régime iranien. La figure du "martyr" est en effet profondément ancrée dans l’idéologie de la République islamique d’Iran, et l’élimination de hauts dirigeants, à défaut de raccourcir la guerre, peut attiser un désir de vengeance et fermer les voies diplomatiques — prolongeant ainsi le conflit. "Ce régime se nourrit d’une théologie de la souffrance, donc plus il y aura d’assassinats, plus il deviendra résilient, et des individus moins expérimentés accéderont à des postes plus élevés", a par exemple expliqué Bader Al-Saif, historien, lors d’une conférence du Middle East Institute.Un second souffle
"Ce n’est pas un régime personnalisé. Il existe des couches...
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21/03 - Leonardo Maria Del Vecchio, patron de Ray-Ban : "L’Europe est l’échelle minimale pour compter dans le monde"
Leonardo Maria Del Vecchio nous reçoit dans les bureaux de LMDV Capital, son family office avec vue sur Milan. Il affiche la détermination de ceux qui ne veulent pas être seulement perçus comme les héritiers d’un nom. Le sien est l’un des plus prestigieux du capitalisme italien - son père disparu en 2022 est le fondateur de l’empire Luxottica. A tout juste trente ans, celui qui préside Ray-Ban et officie comme Chief Strategy Officer d'EssilorLuxottica veut s’imposer comme un acteur incontournable de l’économie de la péninsule. A travers LMDV Capital, il déploie une stratégie d'investissement diversifiée, avec déjà plus de 50 participations en seulement quatre ans. Un portefeuille qui vise à exalter et défendre les excellences du made in Italy : des restaurants haut de gamme à Milan (Casa Fiori Chiari, Vesta, Trattoria del Ciumbia) à l'acquisition d'une marque historique d’eau minérale Acqua e Terme Fiuggi. Il nous livre sa vision entre pragmatisme économique et défense de la souveraineté italienne et européenne.
L'Express : Les entreprises dans lesquelles vous investissez sont essentiellement italiennes. Pourquoi cette préférence ?
Leonardo Maria Del Vecchio : C’est un choix de cœur autant que stratégique. Je crois profondément en la force des entreprises italiennes lorsqu’elles sont soutenues par une organisation, une technologie et une vision internationale. Notre système industriel possède encore un énorme potentiel à exprimer sur les marchés mondiaux, s’il est placé dans les bonnes conditions.
L’Italie...
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21/03 - Simone de Beauvoir : le mythe du Castor fait-il barrage à cette auteure de génie ?
Au fond les années Mitterrand auront causé le plus grand tort à l’image des gens de gauche – et on ne fait pas allusion à l’indéboulonnable ministre de la Culture d’alors, un certain Jack Lang. De même que Marguerite Duras paie encore le côté pontifiant qu’elle a pu montrer au sommet de sa gloire, en 1984, Simone de Beauvoir a sans doute fait fuir de potentiels lecteurs en devenant une institution des lettres. Comme Duras elle déjeunait à l’Elysée et avait l’oreille du président de la République. Autre signe de son statut souverain : en 1981, elle est traduite au Danemark par… la reine en personne, Margrethe II ! Depuis sa mort, en 1986, la notable enturbannée a eu droit à tous les honneurs de la part de la mairie de Paris : une place Sartre-Beauvoir à Saint-Germain-des-Prés, une passerelle Simone-de-Beauvoir (seul pont parisien à porter le nom d’une femme) et une plaque au 11 rue de la Bûcherie, dans le Ve arrondissement, qui précise que c’est là qu’elle a écrit Le Deuxième Sexe. C’est sans doute par ce classique contemporain qu’il faut repasser pour tenter de comprendre qui était la vraie Beauvoir derrière la "potiche" officielle qu’elle craignait d’être à la fin de sa vie.
Née en 1908 dans une famille bourgeoise mais en voie de déclassement, la jeune Simone comprend très tôt qu’elle aura à étudier et à travailler. Douée selon son père d’un "cerveau d’homme" (sic), elle doit son émancipation intellectuelle à son amie d’enfance et de jeunesse Elisabeth Lacoin, dite "Zaza", qui mourra prématurément à 21 ans. A...
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21/03 - Un week-end à Marseille : les (bonnes) mères s’exposent au Mucem
Quel sens prend la maternité quand elle se vit sous les auspices de Notre-Dame-de-la-Garde, cette Bonne Mère qui aimante les pèlerins depuis le XIIIe siècle, et plus largement dans le bassin méditerranéen ? A Marseille, le Mucem explore un sujet aussi intime qu’universel, qui trouve dans ces territoires ouverts sur la mer une expression plus prégnante qu’ailleurs : "En Méditerranée, la mère occupe une place centrale dans la vie quotidienne, mais cette 'reine mère de la sphère domestique' a paradoxalement peu de voix sur la place publique. Les artistes du Sud invoquent par ailleurs la maternité comme une matrice de création, quand elle est au contraire parfois vue comme un empêchement plus au Nord", avance Caroline Chenu, chargée de recherche au musée et co-commissaire de l’exposition Bonnes mères avec Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des Femmes. Ici, il s’agit donc moins de célébrer la figure maternelle que d’interroger, sur quatre millénaires, les visions plurielles d’un statut souvent idéalisé dans les sociétés méditerranéennes, entre mythes, enjeux sociaux et sujet artistique.
Pour nourrir un propos à la fois dense et complexe, près de 400 pièces, issues des réserves du Mucem ou de collections internationales, jalonnent un parcours immersif qui s’ouvre sur les représentations mythiques et symboliques de la maternité, des déesses mères de l’Antiquité à l’iconographie religieuse, en passant par les icônes politiques, patriotiques ou artistiques. Une madone à la grenade provenant de l'atelier...
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21/03 - Langue française : les moines copistes utilisaient déjà les SMS !
Bjr pour "bonjour", tkt pour "t’inquiète", a2m1 pour "à demain"… Dans les textos comme sur les réseaux sociaux, les abréviations fleurissent à qui mieux mieux, et certains le déplorent. Force est pourtant de le constater : ce procédé n’a rien de nouveau. Les moines copistes y recouraient déjà au Moyen Age !
Eh oui. A l’époque, mlt signifiait "moult" et chlr, "chevalier", comme le rappelle Gabriella Parussa dans Ecrire le français (Actes Sud). Les religieux n’hésitaient pas non plus à réduire un terme à sa prononciation la plus élémentaire (l pour "elle") ni à utiliser des chiffres (mat1 pour "matin" ou 2 au lieu de "d’eux"). Plus subtil : le 9 symbolisait en latin médiéval la syllabe cum (avec) car, graphiquement, le c suivi d’un m ressemblait à ce chiffre. De là "9me" pour "comme" ou "9ris" pour commentatoris.
Et c’est logique. Imaginez que vous ayez à reproduire un long texte sur un matériau rare et coûteux, a fortiori dans un monastère humide et mal chauffé (la CGT était assez mal implantée dans les abbayes). Je vous fiche ma plume d’oie que vous chercheriez immanquablement à gagner du temps et de la place !
Conclusion ? Gabriella Parussa est formelle. Il ne faut pas voir dans nos divers raccourcis et émojis contemporains une quelconque déformation de la langue, mais un code inventif qui n’est au fond rien d’autre qu’un retour à la tradition médiévale. Car je n'irais pas jusqu'à dire que les moines copistes écrivaient des textos, mais c'est tout 9.
L'amoureux du français et des langues de France prend sa...
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21/03 - Guerre en Iran : l’armée américaine déclare avoir "réduit" la menace iranienne dans le détroit d’Ormuz
Israël et l'Iran continuent de s'attaquer mutuellement ce samedi alors que les États-Unis ont envoyé des milliers de Marines supplémentaires au Moyen-Orient et que le président Donald Trump accusait les alliés de l'OTAN de lâcheté pour leur réticence à aider à ouvrir le détroit d'Ormuz. Selon l'agence iranienne Tasnim, le site d'enrichissement de Natanz a été visé par les Etats-Unis et Israël.
Israël a également frappé Beyrouth, affirmant viser le Hezbollah, intensifiant les frappes aériennes contre la milice libanaise soutenue par l'Iran.
Plus de 2 000 personnes ont été tuées depuis l'attaque menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran le 28 février, tandis que les Américains semblent de plus en plus inquiets face aux signes d'une possible extension du conflit, alors qu'il entre dans sa quatrième semaine.
Les Etats-Unis ont annoncé vendredi soir autoriser pour une durée de 30 jours la livraison et la vente de pétrole iranien bloqué en mer, alors que les prix de l'énergie se sont stabilisés après deux jours de fortes fluctuations provoquées par les attaques contre des installations énergétiques au Moyen-Orient.
Donald Trump a déclaré vendredi que les Etats-Unis étaient sur le point d'atteindre leurs objectifs dans la guerre en Iran et envisageaient de réduire leur engagement militaire au Moyen-Orient.
15h46L'Iran dit avoir touché un F-16 israélien
Selon un communiqué des gardiens de la révolution iraniens, relayé par la télévision d’État, un avion de combat F-16 appartenant à "l’ennemi sioniste" aurait été...
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21/03 - Emily Shuckburgh : "Nous voulons faire du Royaume-Uni une superpuissance en énergie propre"
Emily Shuckburgh est une climatologue de renommée mondiale. L'une de ces scientifiques qui avertissent inlassablement, depuis des décennies, des dangers d'une planète qui se réchauffe. Après avoir passé dix ans au British Antarctic Survey, où elle s'est consacrée à la recherche sur les océans polaires, et co-écrit The Ladybird Book on Climate Change avec le Roi Charles III et l'ornithologue Tony Juniper, elle dirige depuis 2019 Cambridge Zero, la grande initiative de l'université éponyme en matière de changement climatique.
En octobre dernier, Emily Shuckburgh a été nommée conseillère scientifique en chef au sein du ministère de la Sécurité énergétique britannique. Une mission d'importance, alors que tous les pays cherchent la solution pour diminuer leur vulnérabilité face aux chocs géopolitiques - la guerre au Moyen-Orient étant le dernier en date. De passage à Paris, elle a reçu L'Express et réaffirmé l'ambition du Royaume-Uni "de devenir une superpuissance en énergie propre". Elle a aussi souligné les grandes opportunités de coopération entre Londres et Paris : "En quelques centaines de kilomètres, nous voyons émerger un véritable écosystème d’innovations dans les technologies climatiques."
L’Express : Comment les tensions actuelles au Moyen-Orient redéfinissent-elles les priorités en matière de sécurité énergétique ?
Emily Shuckburgh : Elles ne font que renforcer le besoin de considérer notre sécurité énergétique comme une composante essentielle de notre agenda politique. L’importance de la transition vers le...
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21/03 - Victor D. Cha : "La Chine est beaucoup plus dépendante du commerce international qu’on ne le croit"
La guerre commerciale lancée par Donald Trump a monopolisé, ces derniers mois, l'attention du débat public, reléguant au second plan un autre acteur aux pratiques commerciales bien plus agressives : la Chine, comme le montrent Victor D. Cha, Ellen Kim et Andy Lim dans le passionnant China's Weaponization of Trade, Resistance Through Collective Resilience (Columbia University Press, non traduit). Le trio de chercheurs s'est appuyé sur un ensemble de données inédites qui illustrent comment Pékin n'a eu de cesse d'instrumentaliser le commerce international à des fins politiques, entre 1997 et 2025.
Et pourtant, "la Chine est beaucoup plus dépendante de ses partenaires commerciaux qu'on ne le croit", assure Victor D. Cha. Ce professeur à l’université de Georgetown y voit une opportunité pour les pays attachés à l'ordre libéral international : mettre en place une stratégie de "résilience collective" afin de dissuader Pékin de recourir à de futurs comportements prédateurs. Entretien.
L’Express : Dans votre livre, vous montrez comment la Chine utilise le commerce à des fins politiques. Vous qualifiez ces méthodes de "coercition économique". Qu’entendez-vous par là ?
Victor D. Cha : Pour la majorité des économistes, les échanges commerciaux entre pays sont perçus comme étant mutuellement bénéfiques. C’est un jeu à somme positive où tout le monde gagne, mais où chacun devient dépendant de l’autre. Ces cinquante dernières années, cette interdépendance était vue comme une manière positive d’organiser les relations...
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21/03 - Des Marines pour débloquer le détroit d’Ormuz ? L’analyse percutante du vice-amiral John W. Miller
Il connaît les moindres recoins du détroit d'Ormuz. Pour avoir dirigé la cinquième flotte de l'US Navy, basée à Bahreïn, et avoir été le commandant des forces navales du Commandement central des Etats-Unis (NAVCENT), le vice-amiral John W. "Fozzie" Miller est un témoin privilégié de la bataille stratégique qui se joue au cœur de cet espace maritime qui relie le golfe Persique et le golfe d'Oman. Alors que la guerre fait rage - seize navires du régime de Téhéran auraient encore été frappés dans un port du Golfe selon les médias iraniens -, Donald Trump a laissé planer le doute sur l'envoi de soldats américains sur le terrain. "Je n'envoie de troupes nulle part. [Et] si c'était le cas, je ne vous le dirais certainement pas", a-t-il affirmé le 19 mars, dans le bureau Ovale, aux côtés de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi. En parallèle, le Pentagone aurait largué le 17 mars des munitions à pénétration profonde de plus de deux tonnes sur des sites iraniens fortifiés le long du littoral, servant notamment à abriter des missiles de croisière antinavires, selon le Wall Street Journal. Pour tenter de désamorcer la crise dans le détroit d'Ormuz qui a paralysé le transport de 20 % du pétrole mondial et provoqué une flambée des prix de l'énergie, plusieurs pays occidentaux, dont la France, ont proposé le 19 mars leur aide pour sécuriser la zone.
Pour L'Express, le vice-amiral John W. "Fozzie" Miller décrypte les ressorts de ce conflit naval à très haute intensité et esquisse les pistes d'une sortie de crise....
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21/03 - "Priver un militaire de ces appareils aujourd’hui est inimaginable" : Strava, la faille des armées
Un footing à bonne allure. Ce 13 mars, un jeune officier de la marine nationale s'élance sur le pont du porte-avions Charles-de-Gaulle. Comme des millions d'utilisateurs, il enregistre sa performance via une montre connectée. Synchronisée avec l'application sportive Strava, son activité est accessible sur un profil public. En quelques clics, n'importe quel internaute peut suivre le tracé de sa course. Et, par la même occasion, localiser le navire et son escorte, au nord-ouest de Chypre, à une centaine de kilomètres des côtes turques.
Six jours plus tard, un article du Monde révèle l'incident. Le jeune homme étant un amateur des petites foulées, son compte Strava permet de suivre autant ses courses que le déplacement du porte-avions. Un problème évident : si le déploiement du Charles-de-Gaulle a été annoncé par Emmanuel Macron le 3 mars, le signalement de sa position précise en ligne est dangereux, en pleine guerre au Proche-Orient.
Ces incidents ne relèvent pas de simples dérives individuelles. Militaires en opération, gardes du corps de personnalités, agents de renseignements : ces dernières années, plusieurs professionnels pourtant rompus à la discrétion ont été trahis par l'usage de leurs téléphones ou d'objets connectés. Ils révèlent les limites d'une discipline numérique que les armées peinent à imposer totalement, en dépit des campagnes de sensibilisation. Car le smartphone est devenu indissociable du quotidien. Avec les tensions sur le recrutement, exiger une déconnexion prolongée devient irréaliste,...
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20/03 - Dérives de l’Ordre des médecins : le gardien de la déontologie est-il encore légitime ?
La nouvelle ne risque pas d’améliorer l’image de l’Ordre des médecins, déjà écornée par de multiples scandales. Le 18 mars, le Canard enchaîné a révélé un pré-rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) sur le Conseil national de l’Ordre des médecins, de son antenne parisienne, ainsi que celles du Rhône et des Bouches-du-Rhône. Pour l’institution censée incarner la rigueur déontologique de la profession médicale, le réquisitoire est sévère. Mais pour quiconque suit les tribulations de l’Ordre, il n’a rien de surprenant.
Le rapport de l’IGF, de 44 pages, décrit d’abord une gestion "émaillée d’irrégularités", des indemnités et défraiements "insuffisamment justifiés, voire irréguliers" et des achats "non conformes aux règles de la commande publique". Une conseillère ordinale a par exemple dépensé 15 000 euros en courses de taxi sur la seule année 2024. Le conseil départemental des Alpes-Maritimes, lui, a acquis une villa de 1 200 m² avec piscine pour 3,9 millions d’euros. L’Ordre a également organisé vingt événements entre 2022 et 2025 pour un budget de 3,1 millions d’euros. Le tout financé par les cotisations obligatoires - récemment augmentées à 365 euros par an - de 341 000 médecins. Ce qui permet à l'Ordre de jouir d'un budget annuel de 111 millions d'euros.Les patients, grands oubliés
Mais c’est sans doute sur la protection des patients, le cœur de sa mission, que l’Ordre faillit le plus gravement. "Le traitement des signalements et des plaintes ne permet pas de garantir que les manquements déontologiques soient...
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20/03 - Municipales à Marseille : Sébastien Delogu, l’insoumis au centre du duel
A Marseille, la bataille du second tour des élections municipales a pris un tour plus frontal encore jeudi 19 mars. Sur le plateau de France 2, le maire sortant Benoît Payan et son rival du Rassemblement national Franck Allisio se sont affrontés sur une accusation centrale dans l’entre-deux tours : celle d’une prise de contrôle de la mairie par La France insoumise (LFI) en cas de victoire du Printemps marseillais. "Derrière vous il y a Jean-Luc Mélenchon", a lancé le candidat RN. "Il n’y aura pas une seule personne issue de ses rangs", a répliqué Benoît Payan, cherchant à couper court à une polémique nourrie depuis le retrait des insoumis.
Car tout s’est joué mardi 17 mars. Après plus de vingt-quatre heures de suspense, Sébastien Delogu a finalement convoqué la presse dans un théâtre associatif du quartier de Belsunce. Dans une atmosphère lourde, le candidat de La France insoumise a annoncé son retrait de la course à l’Hôtel de Ville marseillais. Une décision dictée par la crainte de voir le Rassemblement national l’emporter, alors que Franck Allisio est arrivé en deuxième position au premier tour avec 35,02 % des suffrages. Arrivé quatrième, Sébastien Delogu renonce donc à se maintenir au second tour, mettant fin à l’hypothèse d’une quadrangulaire incertaine. "Face à l’irresponsabilité d’un homme, nous serons responsables pour un million", a-t-il lancé, visant directement le maire sortant, Benoît Payan, qui a refusé toute fusion avec les listes insoumises."Accord secret"
Ce retrait, immédiatement...
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20/03 - "La ville est morte" : Vierzon, ce fief communiste qui pourrait basculer à l’extrême droite
Il ne faut pas parler à Bruno de politique. Attablé au soleil sur la terrasse d’un bar du centre-ville de Vierzon, dans le Cher, ce retraité ne suit que "de loin" les élections municipales dans sa ville, sans se soucier "plus que ça" des résultats du scrutin et de leurs conséquences sur son quotidien. En revanche, l’homme connaît par cœur le prix du kilo de tomates, qui peut augmenter de "près d’un euro" en fonction des mois, et a bien conscience que la taille de son rôti chez le boucher a largement diminué "pour le même prix" sur les trois dernières années. La fermeture de nombreux commerces de la rue piétonne du Maréchal Joffre, au cœur de la ville, le désole tout autant - au même titre que le prix d’un repas au restaurant, "petit plaisir" qu’il ne s’offre plus depuis longtemps.
Malgré ces frustrations, Bruno rejette d’un revers de main l’idée de se rendre aux urnes ce dimanche 22 mars pour tenter de changer les choses. Comme plus de 47 % des Vierzonnais, il n'est pas allé voter lors du premier tour des élections, le 15 mars, et ne compte pas se déplacer davantage une semaine plus tard. "La politique, ça ne m’intéresse pas. Quoi qu’on vote, rien ne change", souffle-t-il, méfiant. Pourtant, dans cette commune de 25 000 habitants située en plein cœur du Centre-Val de Loire, le résultat du second tour pourrait être une déflagration.
Ancrée à gauche et majoritairement dirigée par des élus communistes depuis plus d’un demi-siècle, Vierzon pourrait bien basculer à l’extrême droite. Au premier tour, la liste de...
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20/03 - Michel Cymes et Frédéric Saldmann vendent-ils toujours autant de livres ?
Les médecins stars seraient-ils en train de passer de mode ? Il y a dix ans, ils trônaient en tête des meilleures ventes d’essais. En 2016, alors présentateur vedette du Magazine de la santé sur France 5 (et également entendu sur les ondes d’Europe 1 et RTL), Michel Cymes écoulait 300 000 exemplaires de son livre Vivez mieux et plus longtemps (succès qui avait fait l’année de son éditeur, Stock). Hélas le chirurgien le plus populaire du PAF a ensuite vendu de moins en moins : 130 000 exemplaires pour Votre cerveau en 2017, 35 000 exemplaires pour Chers hypocondriaques… en 2018, 10 000 exemplaires pour Sur l’amour en 2020. Il est vrai que, à partir de l’automne 2017, ayant lancé son bimestriel Dr. Good !, il concurrençait lui-même ses propres livres… Son nouveau titre qui vient de paraître chez Albin Michel, Heureux comme des TDAH !, coécrit avec le pédopsychiatre Oliver Révol, marque-t-il son retour en forme ? En 3e position des essais, il vient de dépasser les 15 000 exemplaires.
Son principal rival d’antan, le cardiologue Frédéric Saldmann, est en revanche absent de notre classement, ce qui paraît incroyable quand on se souvient de ses scores passés. Par ailleurs nutritionniste, Saldmann a mangé son pain blanc entre 2013 et 2015 : Le Meilleur médicament, c’est vous ! et Prenez votre santé en main ! avaient atteint les 300 000 exemplaires. Les titres injonctifs avec points d’exclamation en prime ne font pas tout, et le thuriféraire du tantrisme, qui a souvent expliqué que douze orgasmes par mois...
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20/03 - Taïwan face à la Chine : le scénario noir du chaos énergétique
Rarement les manœuvres militaires chinoises n’ont semblé aussi proches de Taïwan qu'en ce 29 décembre 2025. Ce jour-là, l’île a été encerclée par 89 avions de guerre et 28 navires. Certains, qui s'étaient aventurés à une trentaine de kilomètres seulement des côtes, étaient visibles depuis la pointe la plus méridionale. Pour la seconde fois de l’année, la Chine s’entraînait à un blocus de ce territoire qu'elle considère comme l'une de ses provinces. Si elle était mise en place, une telle opération permettrait à Pékin, en étouffant la chaîne d’approvisionnement énergétique taïwanaise, de soumettre l’île "sans tirer un seul coup de feu", selon le think tank américain Foundation for Defense of Democraties (FDD).
L’été dernier, ce centre de réflexion basé à Washington a imaginé plusieurs scénarios de blocus. La conclusion est sans appel : sa dépendance énergétique est le talon d’Achille de Taïwan. Et pour cause, territoire exigu, sismique, et privé de ressources naturelles, l'île importe 96 % de son énergie : en majorité du gaz naturel liquéfié (GNL), source d'environ la moitié de sa production d'électricité. Cette vulnérabilité énergétique inquiète la communauté internationale : l’île produit en effet plus de la moitié des semi-conducteurs de la planète et détient un quasi-monopole sur les puces les plus avancées. Une activité de plus en plus énergivore, tant la demande mondiale explose.
Or, les menaces chinoises sur les...
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20/03 - Un ex-directeur du MI6, le prince William… Saint Andrews, voie royale des étudiants en Ecosse
Sur la pelouse parfaitement entretenue du complexe sportif de l’université de Saint Andrews, un maillot bleu ciel, aux couleurs de l’école, fend le terrain. Ballon ovale à la main, le jeune joueur évite ses adversaires de l’équipe rivale de New Castle, accélère, puis marque un essai parfait sous les applaudissements des spectateurs - presque tous acquis à sa cause. En ce mercredi nuageux de mars, le centre sportif de l'établissement écossais est en ébullition : Saint Andrews accueille les finales du British Universities and Colleges Sports (BUCS), batailles au sommet des meilleures équipes universitaires du pays. Plus de 500 étudiants se sont donné rendez-vous dans cette petite ville de la région de Fife, dans le nord de l’Ecosse, pour y disputer 21 matchs dans une dizaine de sports différents.
Pour l’université hôte, l’enjeu est de taille. "Contrairement à d’autres écoles, presque tout le monde ici fait partie d’une équipe sportive ou d’une association étudiante. Notre communauté est très soudée et extrêmement impliquée dans ce genre d’événements", commente Tom, étudiant en économie et membre de l’équipe de rugby. Depuis les gradins, il suit la partie avec attention : en cas de victoire, ses camarades seront classés en deuxième position de la ligue, soit le meilleur classement jamais obtenu par l’équipe de Saint Andrews. Mais pour Tom, l'investissement n’est pas que sportif.
En intégrant l’équipe, ce jeune Ecossais s’est lié d’amitié avec des élèves internationaux venus des Etats-Unis ou d’Afrique du Sud et avec...
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20/03 - Finances publiques : la célèbre lettre de Turgot au roi Louis XVI exposée à Bercy
Cela fera bientôt deux siècles et demi qu’il paraît vain de mettre en garde contre la gabegie de l’État et l’envolée de ses dépenses, en témoignent les mésaventures que connut en son temps – bien avant Raymond Barre, ou François Bayrou - Anne Robert Jacques Turgot, auteur de la fameuse lettre au roi Louis XVI. La missive, écrite à l’encre marron et dont la graphie régulière stupéfie, propriété des Archives nationales, sera, à compter du 23 mars après-midi, exposée pour la première fois et durant quelques heures, au ministère de l’Économie et des Finances à Bercy, une facétieuse idée organisée par les admirateurs de l’économiste, qui, ce même jour, décerneront leur prix du meilleur livre économique et financier, sous la présidence de Jean-Claude Trichet, ancien président de la Banque centrale européenne et gouverneur honoraire de la Banque de France.
Turgot, mort en 1781, occupe une place singulière dans l’histoire intellectuelle et politique. Né à Paris en 1727, il se destine d’abord à l’Église avant d’opter pour une carrière dans l’administration royale. Il participe à L’Encyclopédie, se lie avec les philosophes, dont Voltaire. Intendant de la généralité de Limoges à partir de 1761, il y applique des réformes : cadastre, amélioration des routes, lutte contre la pauvreté, liberté du commerce des grains. Ses résultats font parler de lui à Versailles. En 1774, le jeune Louis XVI le nomme à son côté contrôleur général des Finances, au moment où la monarchie est lourdement endettée. Turgot n’a pas froid aux yeux ; le 24 août,...
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20/03 - Flotte fantôme russe : un nouveau pétrolier arraisonné en Méditerranée par la France
La Marine française a arraisonné vendredi 20 mars en Méditerranée occidentale un pétrolier qui, selon le président Emmanuel Macron, appartenait à la flotte fantôme russe, un réseau de navires qui permet à Moscou d'exporter du pétrole malgré les sanctions occidentales.
Le cargo transportant du pétrole, nommé "Deyna", arborant un pavillon mozambicain, était soupçonné d'arborer un faux pavillon. Le navire avait quitté le port russe de Mourmansk. Des soupçons qui se sont confirmés une fois à bord : "l'examen des documents a confirmé les doutes quant à la régularité du pavillon arboré", a indiqué la préfecture maritime de la Méditerranée dans un communiqué, précisant qu'un signalement au procureur de la République de Marseille, compétent au titre du tribunal maritime, a été fait.
L'opération a été menée avec les alliés de la France dont le Royaume-Uni qui a participé au suivi du bâtiment, a ajouté la préfecture."Ces navires sont des profiteurs de guerre"
La Russie, qui fait l'objet de sanctions internationales croissantes à la suite de son invasion en Ukraine en 2022, n'a pas immédiatement commenté la saisie du pétrolier. Elle a par le passé qualifié d'acte de piraterie toute saisie de ses pétroliers ou de navires transportant sa cargaison.
Conformément au droit international et à la demande du procureur, le navire a été escorté jusqu'à un point d'ancrage pour une inspection plus approfondie, a indiqué la préfecture. "Ces navires, qui contournent les sanctions internationales et violent le droit de la mer, sont des profiteurs...
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20/03 - Suisse : au grand air dans le canton de Berne
Partir loin pour mieux déconnecter. Malgré les difficultés économiques et les tensions géopolitiques, le tourisme n’a cessé d’augmenter ces dernières années (1,52 milliard de voyages en 2025, selon l’Organisation mondiale du tourisme). Mais pas n’importe comment. En 2026, la tendance est aux vacances Jomo (Joy of missing out, comprenez "la joie de manquer quelque chose"), c’est-à-dire privilégier des séjours plus calmes et plus immersifs, quitte à privilégier des destinations stars. L’Express en a sélectionné quelques-unes, de l’île Maurice au Japon, en passant par le Canada, Singapour et même en Suisse (Ci-dessous). Et cette année, selon le voyagiste Sunweb, les Français anticipent davantage (+30 % des voyageurs par rapport au début de l’année dernière). Il convient donc de se hâter aujourd’hui pour s’offrir aux beaux jours des vacances lentes.
Au sud du canton, l’Oberland bernois déploie un décor spectaculaire. Les silhouettes de l’Eiger, du Mönch et de la Jungfrau dominent l’horizon, veillant sur des villages de carte postale. Depuis Grindelwald, grimpez à bord du téléphérique Eiger Express, puis empruntez le train à crémaillère pour rejoindre le Jungfraujoch, un col à 3 463 mètres d’altitude. Au sommet se dévoile le glacier d’Aletsch, le plus grand d’Europe ainsi qu’un étonnant palais de glace, où des sculptures translucides s’admirent toute l’année. A Interlaken, embarquez pour une croisière sur le lac Brienz avec déjeuner à bord avant de découvrir les chutes de Giessbach. Depuis le lac de Thoune, un sentier permet...
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20/03 - Législatives en Slovénie : un scandale d’espionnage secoue la campagne électorale
Une opération d'ingérence dans les élections en Slovénie menée par une société privée israélienne ? C'est la conclusion à laquelle sont arrivés un ensemble de chercheurs, journalistes d'investigation et défenseurs des droits slovènes. Selon eux, l'entreprise de renseignement Black Cube, fondée par d'anciens membres des forces de défense israéliennes, aurait espionné le parti démocrate du Premier ministre Robert Golob pour ternir son image, et favoriser ainsi son opposant conservateur pro-israélien, Janez Jansa.
Le gouvernement de gauche de Robert Golob a affiché son soutien à Gaza au cours de la campagne pour les élections législatives de ce dimanche 22 mars. Face à lui, l’opposition populiste de droite, menée par Janez Jansa - ancien Premier ministre pro-Trump – est plus favorable à la politique du gouvernement israélien.Espionnage du parti démocrate
Tout est parti de la publication sur Internet, début mars, de vidéos de personnalités slovènes proches de Robert Golob - un influent lobbyiste slovène, un avocat et un ancien ministre. Filmés à leur insu, ceux-ci apparaissent en train de discuter de corruption, de lobbying illégal et de détournement de fonds publics dans l'entourage du Premier ministre.
Si certains des faits évoqués peuvent être potentiellement graves, il est vite apparu que les personnes filmées avaient été piégées par de supposés investisseurs étrangers les ayant poussées, au cours de rencontres informelles, à se confier sur leurs liens avec Robert Golob, raconte Le Monde.
Il ne s'agit pas de la...
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20/03 - Face aux pétro-dictatures, nous devons devenir une électro-démocratie, par Thomas Pellerin-Carlin
En 2021, l’Europe a subi le premier choc gazier de son histoire. Vladimir Poutine restreint les exportations de gaz à destination de l’Europe, faisant grimper les prix du gaz de 25 à 100 euros du mégawattheure (MWh) entre mai et décembre 2021. Lorsque son armée est vaincue à Kiev, il restreint encore plus ses exportations, et les prix du gaz dépassent les 200 euros.
Cinq ans plus tard, l’histoire se répète. Des guerres illégales menées par Trump et par la dictature iranienne font grimper les prix du pétrole et du gaz. L’Europe se retrouve une fois encore exposée aux turbulences géopolitiques et en paie le prix. La leçon est pourtant évidente : tant que notre énergie dépendra du pétrole et du gaz que nous ne pouvons pas produire chez nous, notre sécurité économique restera à la merci des décisions de brutes : Poutine, Trump, Khamenei.
En Europe, ces augmentations se traduisent par une hausse des coûts pour les ménages et les entreprises, alimentant l’inflation, grevant notre balance commerciale et fragilisant l’activité économique. Cette situation révèle une nouvelle fois notre vulnérabilité. Aujourd’hui encore, près des deux tiers de l’énergie finale consommée en France comme en Europe proviennent du pétrole et du gaz. Cette dépendance massive fragilise notre souveraineté et rend nos économies vulnérables. On ne gouverne pas en courant derrière les crises. On anticipe pour les prévenir.Ne pas attendre le prochain choc
Lors des derniers chocs pétroliers et gaziers, les Etats ont avant tout cherché des expédients....
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20/03 - Cyberattaques, climat, science... Les maires sont-ils suffisamment armés pour faire les bons choix ?
Aucun journaliste n'a - à notre connaissance - eu l'idée saugrenue, pendant cette campagne municipale, de demander aux candidats ce qu’ils feraient en cas de rupture d’approvisionnement en masques, comment ils s'y prendraient pour évacuer un périmètre autour d’un site Seveso, ou encore, s'ils sont capables d'interpréter des données épidémiologiques. Et pourtant, les quelque 35 000 maires qui enfileront l'écharpe au soir du 22 mars prochain pourraient bien être confrontés dans leur mandat, à ce type d'exercice qui commande des décisions parfois lourdes de conséquences.
Feux de forêts, inondations, canicules, sécheresses, pandémie, pénuries sanitaires, émeutes urbaines, cyberattaques... Les Français bien avertis l'auront remarqué ; depuis les dernières élections, en 2020, nos édiles ont eu à gérer tout un cortège de crises. "Beaucoup de nouveaux maires imaginent que l’État prendra les commandes en cas de problèmes. Mais force est de constater que l’État se montre chaque année plus défaillant, laissant la charge aux élus de terrain de gérer les opérations d’urgence — et parfois agir avant même les instructions du préfet", explique Sébastien Leroy, maire LR de Mandelieu-la-Napoule depuis 2017.Le maire, nouvel expert malgré lui
Si les violences et catastrophes naturelles ont toujours fait partie des aléas auxquels les élus peuvent être confrontés, leur intensité et leur diversité ces dernières années ont eu pour conséquence de remodeler, parfois de façon considérable, la fonction de premier magistrat. Or, les réponses à...
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20/03 - Groenland : explosifs et poches de sang, comment le Danemark s’est préparé à une invasion américaine
Le Groenland mieux préparé qu'il n'y paraît à une invasion américaine ? C'est ce que semble indiquer une enquête de la télévision publique danoise DR parue ce jeudi 19 mars. Elle révèle, à travers les témoignages de plus de 12 sources haut placées au Danemark et dans le reste de l'Europe, comment l'île s'est massivement organisée et armée en prévision d'un éventuel conflit avec les Etats-Unis. Une démonstration de force pilotée par Copenhague, avec l'appui clé de plusieurs pays européens, dont la France. Explications.Arsenal militaire massif déployé
Le Danemark n'en a pas fait la promotion, et pourtant, dans l'ombre en ce début d'année, c'est un véritable réarmement de sa très convoitée île arctique qu'il a organisé. Avec un objectif : dissuader Donald Trump de mettre la main sur ce territoire - comme il a déclaré vouloir le faire à plusieurs reprises -, en augmentant le coût d'une opération américaine au Groenland.
Pour ce faire, Copenhague a acheminé des chasseurs F-35 danois en urgence, déployé des soldats et leur a fourni des explosifs capables de faire sauter les pistes d'atterrissage près de la capitale Nuuk et d'une ancienne base de chasseurs à Kangerlussuaq. De quoi empêcher les avions militaires américains de débarquer des soldats sur l'île si le président américain mettait ses menaces d'annexion à exécution. Les soldats ont également reçu des poches de sang, afin que les blessés puissent être soignés le cas échéant.Sursaut européen
Ces projets soulignent la gravité avec laquelle les menaces de Donald...
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20/03 - Olivier Sibony (HEC) : "Le jugement humain est-il déjà dépassé par l’IA ?"
Dans un monde où les progrès de l’IA sont si rapides qu’on n’arrive plus à les suivre, quelle compétence distinctive devrions-nous cultiver pour lui tenir tête ? À cette question existentielle, nombre de dirigeants ont une réponse toute trouvée. Il existe, nous disent-ils, une aptitude indispensable pour prendre les bonnes décisions dans les affaires comme dans la vie, et que les machines n’égaleront jamais : le jugement.
Blair Effron, banquier d’affaires de réputation mondiale, en souligne l’importance dans le New York Times. Pour fixer le juste prix dans une transaction complexe, l’IA, estime-t-il, n’arrive pas à la cheville d’une éducation classique : "le jugement ne peut être automatisé." Dans la Harvard Business Review, le consultant David Duncan s’inquiète que les jeunes managers ne parviennent plus à développer leur jugement, puisque en utilisant l’IA, ils se privent d’occasions de l’exercer. Dans un livre récent, le psychologue Barry Schwartz théorise les expériences de ces praticiens : "prendre de bonnes décisions, c’est une affaire de jugement, pas de calcul".
Tout cela est rassurant – comme on se rassurait naguère en pensant qu’un ordinateur ne pourrait jamais jouer au go, soutenir une conversation, ou rédiger un devoir de philosophie. Mais que recouvre ce mystérieux "jugement" ? Pour Duncan, c’est "la capacité d'agir avec sagesse quand les règles seules ne suffisent pas". Comme remplacer "jugement" par "sagesse" ne fait guère progresser la réflexion, un exemple illustre son propos. Deux cadres sont...
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20/03 - Les États-Unis déploient des milliers de soldats supplémentaires au Moyen-Orient
Les bombardements se poursuivent ce vendredi 20 mars sur des infrastructures énergétiques au Moyen-Orient, faisant craindre une envolée du prix du baril au-dessus des 180 dollars. De nouvelles frappes iraniennes ont visé une raffinerie de pétrole au Koweït cette nuit, provoquant un incendie. Egalement dans le Golfe, un incendie s'est déclenché dans un entrepôt au Bahreïn, a rapporté le ministère de l’intérieur du pays.
Face aux menaces sur l'approvisionnement en pétrole, l'Agence internationale de l'énergie a formulé ce vendredi matin plusieurs recommandations. La France a quant à elle fait savoir, à l'issue d'un sommet européen, qu'elle entendait "tester les principaux partenaires, et en particulier les membres permanents du Conseil de sécurité" des Nations unies, "sur l’opportunité d’avoir un cadre onusien sur ce que nous voulons faire sur Ormuz".
Les infos à retenir
⇒ Le porte-parole des Gardiens de la révolution tué dans une frappe
⇒ De nouvelles attaques iraniennes contre plusieurs pays du Golfe
⇒ Donald Trump qualifie les pays membres de l'Otan de "lâches"
19h33Le Royaume-Uni autorise les États-Unis à utiliser des bases britanniques
Le gouvernement britannique a autorisé vendredi les États-Unis à utiliser des bases militaires en Grande-Bretagne pour mener des frappes contre des sites de missiles iraniens qui attaquent des navires dans le détroit d'Ormuz.
Les ministres britanniques se sont réunis vendredi pour discuter de la guerre avec l'Iran et du blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran, selon un...
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20/03 - Mujtaba Rahman : "De l’Ukraine à l’Iran, les Français sont au cœur de la réponse européenne"
Groenland, Chypre, Ukraine, Liban, Iran, dissuasion nucléaire... Depuis le début de l'année, la diplomatie française est sur tous les fronts et Emmanuel Macron s'attire les éloges de la presse internationale. En Allemagne, la Süddeutsche Zeitung titrait récemment sur le "sans-faute" réalisé par le président français face à la guerre en Iran, qui place pourtant les Européens dans une situation extrêmement délicate, victimes collatérales d'une guerre décidée par leurs alliés historiques de Washington et d'Israël.
Basé à Londres, Mujtaba Rahman, directeur de la branche Europe de l'Eurasia Group, un cabinet spécialisé dans l'analyse des risques géopolitiques, suit au plus près les coulisses du pouvoir sur notre continent. Pour L'Express, il décrypte la place centrale prise par la diplomatie française en Europe, notamment grâce à sa puissance militaire et à l'omniprésence internationale de son président.
L'Express : Depuis le début de la guerre en Iran, la diplomatie menée par Emmanuel Macron a été saluée à l'étranger et fait plutôt consensus en interne, ce qui est suffisamment rare pour être souligné. Comment jugez-vous le rôle joué par la France dans ce moment délicat pour l'Europe ?
Mujtaba Rahman : Emmanuel Macron est le premier parmi ses pairs. A la fois sur le plan conceptuel et dans le concret, il reste probablement l'un des leaders les plus influents du Conseil européen. La France a un gouvernement doté d'une culture stratégique qui repose sur ses capacités nucléaires et sa dissuasion. Sur tous les grands...
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20/03 - La résistible ascension des pseudo-médecines, par le Pr Alain Fischer
"Médecines douces", "médecines complémentaires", "médecine intégrative" ou, pire, "médecines alternatives". Autant de dénominations avantageuses pour désigner des pratiques non conventionnelles ou pseudo-médecines. La liste est longue, de l’homéopathie à la naturopathie, en passant par l’étiopathie, la médecine anthroposophique, l’aromathérapie ou encore la réflexologie plantaire. Elles se caractérisent par le fait qu’aucune preuve scientifique de leurs bienfaits n’a été apportée, en dehors d’un effet placebo.
Pourtant, leurs pratiques se déploient. En cause : une publicité intense sur les réseaux sociaux, la demande d’un public parfois insatisfait d’une écoute insuffisante des médecins, ou encore une recherche incessante de bien-être. Des personnes en situation de vulnérabilité physique ou psychique en sont les proies.Un marché de 350 milliards d'euros
Malgré le déremboursement de l’homéopathie intervenu en 2018, le marché des pseudo-médecines est florissant : en 2020, aux États-Unis, il dépassait les 400 milliards de dollars (350 milliards d'euros). Internet et sans doute les moteurs conversationnels d’intelligence artificielle facilitent grandement leur accès, sans parler des rayons santé des librairies, trop souvent encombrés d’ouvrages en vantant les mérites.
Est-ce un problème ? Oui, lorsque ces pratiques se substituent à la médecine en entraînant des pertes de chance de guérison ou d’amélioration. Combien de patients ont-ils, de ce fait, interrompu le traitement d’un cancer ? Oui aussi lorsqu’elles s’associent...
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20/03 - Participation, nombre de candidats, salaire : en France, le rôle à part du maire
Il arrive parfois que l'actualité semble se jouer loin de nous. Alors tous les vendredis, on s’intéresse à un évènement qui a marqué la semaine, d’un point de vue européen, et on prend le temps d’expliquer pourquoi il nous concerne tous.
Ces derniers jours, l’actualité a été dominée par les négociations entre les partis, juste avant le second tour des élections municipales. Un scrutin que nos voisins européens surveillent certainement, tant il pourrait annoncer de nouvelles dynamiques politiques.
On peut lire, dans les résultats du premier tour, l’installation du Rassemblement national sur le territoire, avec 50 villes de plus de 10 000 habitants où l’extrême droite est arrivée en tête. Mais aussi la montée en puissance dans les communes de La France insoumise. Dans le même temps, les jeux d’alliances démontrent la perte de vitesse des partis traditionnels, le fameux "bloc central". Aussi, alors que les candidats de la majorité présidentielle peinent à s’imposer à l’échelon local, on s’interroge sur ce que cela présage pour 2027. Bref, ce vote est un véritable thermomètre politique. Et c’est l’illustration de l’importance toute particulière que revêt l’élection municipale en France.
Dans cet épisode de La semaine européenne, Mathias Penguilly, data-journaliste à L’Express, analyse la place des élections municipales en France par rapport à nos voisins...
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20/03 - Bally Bagayoko et la folle nuit de Saint-Denis : des chants antifascistes à la fausse polémique CNews
Personne ne jette un regard aux fresques décorant l’escalier monumental de l’Hôtel de Ville de Saint-Denis, heureusement que La pensée émancipatrice de l’Homme n’en prend pas ombrage, elle qui, sage et muette, en a vu d’autres. A-t-elle toutefois déjà entendu un tel brouhaha entre ses pompeux murs néo-Renaissance que celui qui enfle ce 15 mars, premier tour des élections municipales ? Il est près de 22 heures, dans le hall vrombissant, quand entre triomphal Bally Bagayoko, 52 ans, candidat LFI briguant la tête de la deuxième plus grande ville d’Île-de-France et de ses 150 000 habitants. Col roulé bleu, veste sombre, enjambée athlétique, l’ancien basketteur tient dans la main un de ses quatre enfants, collégien aux joues rondes. La foule, encore clairsemée, s’écarte en l’applaudissant. Pour le photographe le suivant à reculons, il fait un geste, le premier d’une série, le coude droit se replie tandis que la main gauche frappe la poitrine, un uppercut, sa signature.
À cette heure, l’ancien permanent syndical de la CGT à la RATP sait qu’il réalise un très bon score. La ville compte soixante bureaux de vote, les premiers résultats remontent. Il grimpe vers le premier étage et la salle des mariages, monumentale pièce décorée de frises, où l’attendent ses partisans, une tradition dans la ville où les vainqueurs du scrutin fêtent sous le toit d’ardoise. Personne ne sait depuis quand l’usage s’est installé, mais l’équipe LFI, qui avait un temps mis une option de réservation dans un bar du quartier de la place Caquet, a...
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19/03 - "Une filière prometteuse à l’ère de l’IA ? La programmation !" : l’analyse pleine d’optimisme d’Andrew McAfee (MIT)
Il est un des meilleurs spécialistes du progrès technologique au monde. Auteur de plusieurs best-sellers, dont Le Deuxième Age de la machine (Odile Jacob), coécrit avec l'économiste Erik Brynjolfsson, professeur à Stanford, Andrew McAfee détonne par son optimisme à l'heure où l'intelligence artificielle est attaquée de toutes parts, pour ses effets sur la planète comme pour son impact supposé sur les emplois. Le chercheur au Massachusetts Institute of Technology (MIT) se "réjouit que ces technologies extrêmement puissantes émergent aujourd'hui". Car, explique-t-il, "nous avons besoin d'elles pour maintenir et accroître notre niveau de vie, dans un contexte de mutation de nos systèmes économiques et de vieillissement démographique."
L'économiste place beaucoup d'espoir dans l'IA générative, dont il juge les progrès de ces dernières années impressionnants. Surtout, il ne croit pas au scénario d'un chômage technologique de masse : "dans les phases de destruction créatrice, il est toujours plus facile d'anticiper les destructions que les créations". Entretien.
L'Express : Dans Le deuxième Age de la machine, vous expliquiez que la révolution technologique digitale est aussi importante que la révolution industrielle. Vous écriviez cela avant même le boom de l'intelligence artificielle générative...
Andrew McAfee : La révolution industrielle et la machine à vapeur ont permis à l'humanité de dépasser les limites de notre force musculaire en démultipliant notre force physique, dans des proportions inimaginables....
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19/03 - Prix du pétrole, inflation... L’économie américaine est-elle assez solide face à la guerre au Moyen-Orient ?
Pour le moment, elle assure ne pas s'en préoccuper. Alors que les objectifs de la guerre menée par les États-Unis contre l'Iran demeurent nébuleux, l'administration républicaine à Washington balaie d'un revers de main les possibles conséquences sur l'économie américaine. Y compris la récente flambée du pétrole, dont Donald Trump ne semble pas inquiet. "Les États-Unis sont de loin le plus grand producteur de pétrole au monde, donc lorsque les prix du pétrole augmentent, nous gagnons beaucoup d'argent", a développé le dirigeant américain le 12 mars, sur sa plateforme Truth Social. "MAIS, en tant que président, ce qui est beaucoup plus important pour moi, c'est d'empêcher un empire du mal, l'Iran, de se doter d'armes nucléaires et de détruire le Moyen-Orient, voire le monde entier." Pour lui, l'intérêt stratégique de l'intervention israélo-américaine contre la République islamique serait donc bien supérieur aux répercussions dans le portefeuille des Américains.Flambée des prix du pétrole... et de l'énergie ?
Pourtant, la perspective d'une guerre qui se prolonge au Moyen-Orient suscite nombre d'inquiétudes de l'autre côté de l'Atlantique. Comme pour beaucoup de puissances occidentales ou émergentes, le blocage partiel du détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial, n'est pas sans effet sur les tarifs du carburant au sein des frontières américaines. Les cours des hydrocarbures explosent : ce mercredi, le prix du baril de Brent a dépassé les 107 dollars, tandis que son équivalent américain,...
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19/03 - "Transformer une entreprise, ça prend du temps" : les conseils d’Henri Giscard d’Estaing, l’homme qui a sauvé le Club Med
Arrivé au Club Med en 1997, devenu PDG en 2002, Henri Giscard d’Estaing a imposé sa stratégie de montée en gamme à un mythe national qui perdait beaucoup d’argent. En 2024, l'entreprise a réalisé 2 milliards de chiffre d’affaires et dégagé une marge opérationnelle de 10 %, des résultats historiques.
Après avoir quitté le Club Med l’année dernière à la suite de dissensions avec son actionnaire chinois Fosun, Henri Giscard d’Estaing préside aujourd’hui l’Ecole du Leadership de Paris (ELP) qui organise le 8 avril son deuxième forum du leadership, consacré à la transformation, en partenariat avec L’Express. En amont de l’événement, il nous donne ses conseils pour une transformation réussie, du diagnostic à la mise en œuvre sur la durée.
L'Express : Quelle était la situation du Club Med à votre arrivée à la fin des années 1990 ?
Henri Giscard d’Estaing : Face aux difficultés rencontrées depuis la guerre du Golfe et à des pertes massives, le Club Med avait déployé une stratégie de volume que Philippe Bourguignon, aux commandes depuis 1997, avait mise en œuvre avec succès à Euro Disney. L’objectif était d’avoir un remplissage maximal avec des prix accessibles. Cette stratégie s’est fracassée sur les Twin Towers le 11 septembre 2001 et la vague terroriste qui a suivi (en Tunisie et à Bali notamment). Venant s’ajouter aux conséquences de l’éclatement de la bulle Internet, ceci a entraîné une grave crise pour le tourisme avec une très forte contraction de la demande.
J’ai été nommé directeur général puis président dans ce contexte...
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19/03 - La Hongrie de Viktor Orban
Chasse aux migrants, attaques contre les ONG. la Hongrie de Viktor Orban multiplie les lois controversées et embarrasse l'Union européenne. Notre dossier.
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19/03 - Le RN et la droite : Jordan Bardella a pris ses distances avec la ligne de Marine Le Pen
Love me, please love me… Les élections municipales lèvent le voile sur certains attachements. Voici soudain Jordan Bardella mué en avocat de la droite. "M. Zemmour et Mme Knafo ont fait un mal considérable à la droite (NDLR : en éparpillant les voix)", a déploré le président du Rassemblement national, ce mardi, invité du 20h de TF1. "Moi je suis dans une démarche d’ouverture : est-ce que le rôle de la droite, c’est de s’unir ou d’exclure en l’occurrence ceux qui ambitionnent de battre la gauche ?", interroge-t-il, évoquant le cas des élections municipales parisiennes, avant d’assurer qu’il aurait voté, à titre personnel, pour Rachida Dati. Jusqu’aux dernières nouvelles, Jordan Bardella pourtant n’est pas électeur à Paris, et encore moins un représentant de "la droite". Marine Le Pen, quant à elle, s'est contentée d'appeler à faire barrage à la gauche. Un cadre frontiste note la différence d'approche. "Ce n'est pas la même chose, l'un vote pour, l'autre appelle à voter contre."
"Je suis poursuivie par cette arlésienne depuis 25 ans, c’est horrible, se désespérait encore Marine Le Pen en novembre 2025 devant les journalistes parlementaires. (…) Donc je vais répéter pour la énième fois, je ne suis pas pour l’union des droites, je ne suis pas pour sauver la droite. Venir s’adresser exclusivement à une droite qui par ailleurs est de plus en plus faible ne m’apparaît ni être une bonne chose pour le pays, ni susceptible de créer les conditions d’une union nationale." Deux têtes d’affiche, deux lignes, au sein du parti...
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19/03 - Guerre en Iran : le soutien avorté de Friedrich Merz au plan de Donald Trump
Sourires complices et compliments réciproques. Ce mardi 3 mars, Friedrich Merz et Donald Trump affichent sans réserve leur proximité dans le Bureau ovale. Invité à la Maison-Blanche, le chancelier allemand est alors le premier dirigeant européen à être reçu par le républicain à Washington depuis le lancement de la guerre en Iran. Trois jours plus tôt, les États-Unis et Israël ont mené d'importants bombardements contre la République islamique, tuant son Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei. À cet instant, pas question pour Friedrich Merz de critiquer l'opération ordonnée par son homologue américain. "Nous sommes sur la même longueur d'onde s'agissant de repousser ce régime épouvantable en Iran", lance le conservateur. Un discours qui satisfait Donald Trump, qualifiant son interlocuteur d'"homme très brillant". Inquiétudes sur le blocage du détroit d'Ormuz
Près de trois semaines après le début du conflit au Moyen-Orient, la mansuétude de Friedrich Merz vis-à-vis du président américain s'est estompée. Alors que Paris, Londres ou Madrid ont répété leur volonté de ne pas s'impliquer dans cette guerre, Berlin leur a emboîté le pas ces derniers jours. Dans une déclaration au Bundestag mercredi 18 mars, le chancelier n'a pas manqué de pointer à son tour la stratégie militaire américaine. Donald Trump peine lui-même à expliquer les objectifs de son armée au fil des frappes aériennes en Iran. "À ce jour, aucun plan convaincant n'a été présenté quant à la réussite de cette opération", a déploré Friedrich Merz devant les...
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19/03 - Ces villes où les municipales rendent dingue, les secrets de la panthéonisation de Marc Bloch
Nous sommes en 2026 et… Sébastien Lecornu est toujours à Matignon ! Il n'est là que depuis septembre dernier mais chaque jour est un combat. En attendant la fin des municipales de mars, dernier scrutin avant le grand rendez-vous de la présidentielle.Bloch au Panthéon : attention aux yeux !
L’entrée de l’historien Marc Bloch au Panthéon, le 23 juin, donnera lieu à plusieurs innovations pour une cérémonie de ce genre. D’abord, la remontée de la rue Soufflot sera originale ; puis la scénographie de la cérémonie reposera sur des techniques totalement nouvelles. Ce devrait être la dernière panthéonisation de la présidence Macron.Un ancien ministre renvoyé dans ses cordes
Lundi matin, alors qu’il tentait de se remettre de sa courte nuit, un proche d’Olivier Faure a reçu de nombreux messages d’amis macronistes quand l’annonce de la fusion entre les listes du PS et de LFI à Toulouse est tombée. "Vous ne pouvez pas faire ça !", lui écrit un ancien ministre, avant de l’exhorter à "virer François Briançon". Réponse franche de l’intéressé : "Ta gueule ! C’est quand la dernière fois que t’as voté socialiste ?" Au PS, on se soucie peu de ses anciens électeurs… Retailleau, l’énigme qui intrigue Renaissance
Quelle mouche a piqué Bruno Retailleau ? La prise de position du patron des LR concernant le second tour à Nice, consistant en un curieux "ni-Ciotti, ni-Estrosi", a laissé coi une partie des chefs à plumes de Renaissance. Un cadre du parti présidentiel, qui a ferraillé ou négocié à maintes reprises avec le Vendéen, reconnaît être...
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19/03 - Guerre en Iran : les dirigeants européens désemparés face à l’ampleur du choc énergétique
La guerre d’Iran, avec son côté inédit de guerre mondiale de l’énergie, est un supplice de Tantale pour les Européens : réduits à l’état de simples commentateurs du conflit, alors que leurs économies en subissent l’impact dévastateur, ils cherchent vainement des leviers pour pousser les belligérants à la retenue. Mais plus ils lancent des appels à la "désescalade", comme l'a fait encore une fois le Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement réuni jeudi 19 mars à Bruxelles, plus ils étalent leur impuissance stratégique.
Le salut d’une guerre très courte, comme certains l’espéraient après le déclenchement des hostilités par les Etats-Unis et Israël, ne s’est pas concrétisé. Pire, rien n’indique que les bombardements aériens, même aussi efficaces que ceux menés depuis le 28 février par Washington et Jérusalem, puissent être suffisants pour renverser le régime islamique de Téhéran. Ni même qu’ils puissent inciter ce régime à négocier un règlement de cessation du conflit qui fasse droit aux thèses occidentales, qui incluent la neutralisation des programmes nucléaire et balistique de l’Iran ainsi que l’arrêt de ses activités déstabilisatrices au Moyen-Orient et de son recours au terrorisme.
La plupart des pays européens, qui privilégiaient ces dernières années la voie diplomatique pour tenter d’empêcher Téhéran d’acquérir la bombe atomique, considèrent que n’ayant été ni consultés, ni informés par Washington et Jérusalem, cette guerre n’est pas la leur. Cette position a été la plus ouvertement exprimée par le président du...
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19/03 - Guerre en Iran : les frappes sur les installations énergétiques, une escalade majeure du conflit
La guerre des États-Unis et Israël menée en Iran va-t-elle changer de dimension ? Mercredi 18 mars, l'Etat hébreu a ciblé un champ gazier iranien. Celui de South Pars, sur les bords du Golfe persique, partagé entre l'Iran et le Qatar, et parmi les plus grands gisements de gaz naturel au monde. Tel Aviv n'a pas revendiqué l'attaque, mais Washington a confirmé, par la voix du président Donald Trump, la responsabilité israélienne.
En représailles, Téhéran a lancé plusieurs salves de missiles vers les pays du Golfe, alliés de Washington. Tôt ce matin du 19 mars, le complexe de Ras Laffan, au Qatar, qui héberge la plus grande usine de liquéfaction de gaz au monde, a ainsi été ciblé par des missiles iraniens, provoquant des incendies et infligeant au complexe des "dégâts considérables", selon l'opérateur public du site Qatar Energy. En Arabie saoudite, une attaque imputée aux drones iraniens Shahed a par ailleurs entraîné la suspension des opérations au champ de Shah, à 180 kilomètres au sud d'Abu Dhabi, exploité par une société en joint-venture entre une entreprise saoudienne et une compagnie américaine. Une raffinerie de pétrole a également été touchée par un drone à Yanbu, de l'autre côté du pays sur les rives de la mer Rouge."Une escalade inconsidérée"
Jusqu'ici, les États-Unis et Israël s'étaient plutôt retenus de cibler les installations énergétiques de l'Iran pour tenter d'éviter les représailles iraniennes contre les industries pétrolières et gazières dans la région. Ce week-end, les États-Unis ont bien frappé...
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19/03 - Pseudo-médecines : quand l’université de Clermont-Ferrand accueille un étonnant congrès
Au bingo des pseudo-médecines, le Congrès de santé intégrative, qui se déroulera vendredi 20 et samedi 21 mars à l'Université de Clermont-Ferrand, coche toutes les cases. Au programme : naturopathie, sophrologie, gestalt-thérapie, fasciathérapie, réflexologie... Les participants pourront prendre part à un "atelier vibrant" organisé par une spécialiste de la "danse thérapie selon une expression primitive". Ils pourront écouter une conférence baptisée "danse et conscience ", présentée par une professionnelle de "la mise en mouvement de l’énergie afin de conduire à la rencontre de la danse cosmique au travers de pratiques énergétiques". Ou assister à la présentation d'une médecin-coach, qui propose notamment de "l'aromathérapie dans l'accompagnement du deuil". L'homéopathie aura bien sûr une place d'honneur puisque le roi des pilules de sucre, le laboratoire Boiron, est partenaire de l'événement.
En guise de "parrain exceptionnel", les organisateurs ont enrôlé Yannick Noah, dont la conférence-débat clôturera l'après-midi du samedi. Une présence justifiée par "son approche globale de la performance mêlant yoga, diététique, préparation physique et un véritable écosystème humain lui permettant de mieux co-réguler ses émotions". Quant à la soirée du samedi, elle sera agrémentée d'un défilé animé par Miss Auvergne, Alice De Lima Guimaraes. La programmation a de quoi faire pâlir n'importe quel festival new-age. Sauf que tout cela se déroulera au sein d'une faculté de médecine.Rétropédalage ou instrumentalisation ?
Plus étonnant...
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19/03 - Les maires n’ont plus intérêt à développer l’attractivité de leurs communes : c’est absurde, par Nicolas Bouzou
Tous les maires me l’ont fait remarquer ces dernières années : ils ne sont plus beaucoup incités à mener des politiques d’attractivité économique et démographique dans leurs communes. Autrefois, leurs recettes fiscales étaient en grande partie liées à leur capacité à attirer sur leur territoire des entreprises et des ménages. Une entreprise en plus, c’était un montant conséquent de taxe professionnelle qui rentrait dans les caisses de la ville, ce qui permettait d’améliorer les services municipaux et d’augmenter les investissements locaux. Un ménage en plus, c’était autant de taxe d’habitation. CQFD.Réforme de la taxe professionnelle
En 2010, la taxe professionnelle a été supprimée. Elle a été remplacée par la contribution économique territoriale (CTE), elle-même composée d’une cotisation foncière des entreprises (CFE) et d’une cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE). Des mécanismes de compensation ont également été mis en place, notamment la dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle (DCRTP). On reconnaît là la passion française pour la complexité administrative et les acronymes incompréhensibles. Misère.
Le bilan de cette réforme est aujourd’hui assez clair. La CVAE a été progressivement réduite et doit être supprimée à terme, tandis que la DCRTP n’est pas indexée sur l’inflation, ce qui a mécaniquement érodé sa valeur réelle au fil du temps. Par ailleurs, la réforme a profondément modifié la structure des recettes locales. La taxe professionnelle frappait notamment les...
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19/03 - Triangulaires, quadrangulaires... Le second tour des municipales est-il plus éclaté qu’en 2020 ?
Rarement un entre-deux-tours de scrutin municipal n'aura été aussi rythmé que celui de cette élection. D'un côté, la gauche est tiraillée entre une consigne nationale qui déconseille les fusions avec La France insoumise et la réalité du terrain qui a vu plusieurs alliances scellées (comme à Strasbourg ou à Nantes). De l'autre, la droite part divisée dans plusieurs villes, au risque d'offrir quelques-uns de ses bastions historiques à des figures proches du Rassemblement national (c'est le cas à Nice ou encore Toulon). Enfin, à Paris, Lyon et Marseille, où les électeurs ont expérimenté pour la première fois la réforme du mode de scrutin pour les municipales, la partie semble encore loin d'être gagnée pour tous les candidats engagés.
Contacté, le ministère de l'Intérieur explique que le premier tour a permis d'élire directement près de 96 % des maires de France. Dans le reste des communes, plusieurs listes ont obtenu plus d'un dixième des suffrages exprimés et se sont donc qualifiées pour le second tour. Libre à elles de candidater en leur nom ou de s'associer avec d'autres listes.
Avant ces éventuelles tractations, le détail des configurations possibles était le suivant : "75 duels, 1 058 triangulaires, 338 quadrangulaires, 48 quinquangulaires, 5 sexangulaires et 1 septangulaire" à Saint-Jean-de-Védas, commune de 13 000 habitants située en banlieue de Montpellier (Hérault). Cette situation est le résultat d'un éclatement de notre scène politique, y compris à l'échelon local. Cette division s'observe tout...
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19/03 - Guerre en Iran : Donald Trump contredit par ses propres services de renseignement
Il s'agit de témoignages dont Donald Trump se serait sûrement bien passé. Convoqués devant le Comité sénatorial du renseignement ce mercredi 18 mars, Tulsi Gabbard, directrice du renseignement national, et John Ratcliffe, directeur de la CIA, ont eu du mal à justifier les affirmations du locataire de la Maison-Blanche selon lesquelles l'Iran présentait une menace imminente. Un argument dont se sert le président américain depuis les premières frappes américaines contre Téhéran le 28 février dernier pour justifier l'entrée en guerre des États-Unis contre la République islamique. Le programme d'enrichissement nucléaire iranien "anéanti" dès le mois de juin
Sur le programme nucléaire iranien, Donald Trump a déclaré à plusieurs reprises que l'Iran avait "tenté de reconstruire son programme nucléaire" après les frappes américaines du mois de juin lors de l'"opération Midnight Hammer" ("Marteau de minuit). Lors de son discours sur l'état de l'Union devant le Congrès le 24 février dernier, soit trois jours avant le début de la guerre, le président américain affirmait encore que les Iraniens "[poursuivaient] à l’heure actuelle leurs sinistres ambitions nucléaires". Mais Tulsi Gabbard a livré une tout autre version mercredi, dans sa déclaration écrite transmise au comité sénatorial. "À la suite de l'opération Midnight Hammer, le programme d'enrichissement nucléaire de l'Iran a été anéanti", a-t-elle assuré.
"Depuis lors, aucun effort n'a été entrepris pour tenter de reconstruire leurs capacités d'enrichissement", a-t-elle...
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19/03 - La renaissance de l’Orient-Express : quand le voyage est un art
Partir loin pour mieux déconnecter. Malgré les difficultés économiques et les tensions géopolitiques, le tourisme n’a cessé d’augmenter ces dernières années (1,52 milliard de voyages en 2025, selon l’Organisation mondiale du tourisme). Mais pas n’importe comment. En 2026, la tendance est aux vacances Jomo (Joy of missing out, comprenez "la joie de manquer quelque chose"), c’est-à-dire privilégier des séjours plus calmes et plus immersifs, quitte à privilégier des destinations stars. L’Express en a sélectionné quelques-unes, de l’île Maurice au Japon, en passant par le Canada et Singapour. Et cette année, selon le voyagiste Sunweb, les Français anticipent davantage (+30 % des voyageurs par rapport au début de l’année dernière). Il convient donc de se hâter aujourd’hui pour s’offrir aux beaux jours des vacances lentes.
Propriétaire du nom Orient-Express depuis 2017, le groupe Accor aura attendu 2025 pour lancer le premier train de prestige. Baptisé Dolce Vita, il rend hommage à son célèbre prédécesseur et fait revivre le mythe ferroviaire avec des cabines cinq étoiles, inspirées de l’âge d’or italien des années 1960. Entièrement conçu de l’autre côté des Alpes, son décor a été imaginé par le bureau Dimore Studio, qui réussit à trouver un équilibre parfait entre l’historique et le contemporain, sans jamais perdre de vue le plus important : le confort. Bois laqué, moquettes épaisses, banquettes graphiques, etc., les références aux maîtres du design comme Gio Ponti et Gae Aulenti sont nombreuses. Composé d’anciens wagons Z1, le...
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19/03 - Reconnu pour l’accompagnement scolaire, ACADOMIA investit de nombreux autres champs éducatifs depuis 2013, au premier rang desquels l’IA
Vous accompagnez des jeunes du primaire au monde étudiant, quels sont les enjeux auxquels font face les familles ?
Premier enjeu, des lacunes de plus en plus tôt dans le parcours scolaire et des problèmes de méthodologie. Deuxième enjeu, l’orientation et la préparation au supérieur, qui est devenu plus sélectif. Troisième enjeu, la place du numérique à la maison : les réseaux sociaux et l’IA en particulier.D’après vous de quelle manière l’IA bouleverse-t-elle le domaine de l’éducation ?
L’IA permet d’individualiser davantage les parcours de formation pour les adapter aux objectifs et aux besoins de chacun. Cela rejoint notre métier historique et nous passons progressivement d’Acadomia à Acadom.IA en intégrant l’IA pour aller plus loin sur l’individualisation.
En revanche, l’IA menace le goût de l’effort. Nous utilisons le terme « IA » pour parler d’« Intelligence Active » car tout l’enjeu est là : rester acteur de son apprentissage. Cela signifie être capable de poser des questions intéressantes, de faire preuve d’esprit critique et de s’approprier son parcours d’apprentissage, tout au long de la vie.
Enfin il y a un nouvel équilibre à trouver entre humain et IA. L’enseignant reste indispensable à l’apprentissage. Il transmet l’envie d’apprendre, la persévérance et incarne la curiosité et l’esprit critique.
À l’heure de l’IA, le vrai enjeu est de rester acteur de son apprentissage
Philippe Coléon, Co-fondateur et Président d’AcadomiaConcrètement, que proposez-vous aux élèves en matière d’IA ?
Notre première démarche a...
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19/03 - Valencia, le rêve méditerranéen à portée de week-end
Il y a des villes qui se visitent, et d’autres qui se vivent. Valencia fait clairement partie de la seconde catégorie. Dans la troisième plus grande ville d’Espagne, les mobilités douces sont privilégiées. La ville se découvre à pied ou à vélo, dans un cadre sûr et apaisé. Le symbole de cet art de vivre ?
Le Jardin du Turia, immense parc urbain de plus de 9 kilomètres aménagé dans l’ancien lit du fleuve, véritable colonne vertébrale verte de la ville. Le Turia est aujourd’hui l’un des plus grands parcs urbains d’Europe. On y trouve des pistes cyclables continues, des aires de jeux, des jardins thématiques et même des espaces culturels en plein air, parfaits pour une pause entre deux visites.Le choc architectural de la Cité des Arts et des Sciences
Au bout de cette coulée verte se dévoile la spectaculaire Cité des Arts et des Sciences, emblème de la Valencia contemporaine. Son architecture futuriste abrite musées, expositions et l’Oceanogràfic, le plus grand aquarium d’Europe. La Cité des Arts et des Sciences propose une véritable immersion culturelle avec le musée des Sciences, l’Hemisfèric et des expositions temporaires, idéales pour une après-midi culturelle, en solo comme en famille.Une ville chargée d’histoire
Le centre historique révèle une atmosphère plus authentique. Ruelles animées, places ombragées et marchés racontent l’âme valencienne. Le Mercado Central, l’un des plus grands marchés couverts d’Europe, met à l’honneur les produits locaux, tandis que la Lonja de la Seda, classée au patrimoine mondial...
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19/03 - Danemark : la leçon de populisme de Mette Frederiksen pour rester au pouvoir
Bien qu'ils se détestent depuis leur premier différend sur le Groenland en 2019 – elle avait jugé "absurde" son intention d'acheter ce territoire danois ; lui l'avait qualifiée de "méchante" – Mette Frederiksen peut dire merci à Donald Trump. En réitérant ses menaces d'annexion de la grande île danoise, début janvier, le président américain a remis en selle la Première ministre scandinave. Alors que la sociale-démocrate se trouvait en difficulté après la déroute des élections municipales de novembre à Copenhague (et ailleurs), la menace trumpienne sur le Groenland lui a permis de rebondir. "Les Danois trouvent qu'elle a bien géré la "séquence Trump" en s'appuyant sur ses alliés européens, notamment sur Emmanuel Macron dont le soutien, il est vrai, a été précieux", résume le biographe Thomas Larsen, auteur de Mette Frederiksen, un portrait politique (non traduit). Résultat ? Sa popularité est remontée dans les sondages. Requinquée, la cheffe de gouvernement au flair incontestable a sauté sur l'opportunité pour convoquer des élections anticipées sept mois avant le terme de son mandat. Au terme de seulement quatre semaines de campagne, le scrutin aura lieu le 24 mars.
Redoutable animal politique devenu une personnalité marquante de la scène européenne, Mette Frederiksen, 48 ans, entend conserver son poste. Si elle réussit son pari, elle battra, au cours de son troisième mandat, presque tous les records de longévité d'un Premier ministre danois de gauche. Jusqu'à présent, seul le social-démocrate Thorvald Stauning,...
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19/03 - Guerre au Moyen-Orient : six pays, dont la France, se disent "prêts à contribuer" à sécuriser le détroit d’Ormuz
Des frappes israéliennes ont visé mercredi 18 mars des installations énergétiques à South Pars, partie iranienne du plus grand gisement de gaz naturel du monde, sur les bords du Golfe persique. En représailles, Téhéran a lancé des frappes contre des gisements gaziers et pétroliers dans la région, tirant des missiles contre le Qatar et l'Arabie saoudite. La République islamique menace d’intensifier ses tirs si ses infrastructures énergétiques sont de nouveau visées par Israël ou les Etats-Unis. Donald Trump a de son côté menacé de "faire exploser l'intégralité du gisement de South Pars avec une force et une puissance que l'Iran n'a jamais connues ni observées auparavant" en cas de nouvelle attaque.
Les infos à retenir
⇒ L'Iran menace de détruire les infrastructures énergétiques de ses ennemis en cas de nouvelle attaque contre ses installations
⇒ La vente de 16 milliards de dollars d'armes à des pays du Golfe approuvée aux Etats-Unis
⇒ Six pays, dont la France, se disent "prêts à contribuer" à sécuriser le détroit d'Ormuz
19h44Les Américains majoritairement opposés à l'envoi de troupes en Iran
D'après un sondage réalisé par Ipsos pour Reuters, 55% des Américains se disent opposés à tout envoi de troupes terrestres en Iran. Une hypothèse qu'a d'ailleurs écartée Donald Trump ce mercredi, promettant de ne "pas déployer" de soldats au sol dans le pays.
Selon cette même enquête d'opinion, seuls 34% des Américains se disent favorables au déploiement d'un petit nombre de soldats des forces spéciales pour réaliser des...
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19/03 - En Allemagne, la fin du mythe automobile : "C’est comme pour le football, on a cru qu’on resterait des champions"
"Das Auto", c’est l’âme allemande, une culture, un mythe, un objet sacré. Si vous touchez le pare-chocs d’une voiture en Allemagne, même sans causer d’éraflures, la police se déplace pour faire un constat. Et si vous ne laissez pas vos coordonnées sur le pare-brise, vous risquez une dénonciation pour délit de fuite. "A l’étranger, la voiture est plutôt un véhicule utilitaire. C’est le cas aux Etats-Unis, par exemple. Chez nous, c’est un culte. Dans une station de lavage le week-end, vous faites la queue pendant trois heures et personne ne fait laver sa voiture par quelqu’un d’autre", explique Christian Bubeck, un agent immobilier de Stuttgart.
Les Allemands ont "l’essence dans le sang", disent-ils aux étrangers admiratifs qui viennent tester leurs berlines de luxe sur des autoroutes sans limitation de vitesse ni de péages pour les voitures. "Quand j'étais petit, on allait au musée de l'automobile avec l'école. J'y emmène moi-même ma fille", explique Thomas Fuhrmann, maire-adjoint conservateur des Finances de Stuttgart, une ville qui vit de la taxe professionnelle versée par Mercedes, Porsche et le plus grand équipementier du monde, Bosch.
Les exemples de cette influence dominante du secteur dans le pays ne manquent pas. L’élite ouvrière allemande, c’est celle qui travaille chez Volkswagen & Co, défendue par IG Metall, le plus puissant des syndicats du pays. La voix des constructeurs est portée par un lobby, la Fédération des constructeurs automobiles allemands (VDA), dirigée par une ancienne ministre...
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19/03 - Les pays du Golfe, nouvelle cible prioritaire des hackers iraniens
Le 2 mars 2026, alors que les drones iraniens frappaient les installations gazières de Ras Laffan, au Qatar, d'autres attaques, plus discrètes, visaient le pays. Des centaines de caméras de sécurité connectées ont reçu, subitement, des demandes de connexion à distance, exploitant des failles dans le processus d'authentification. Derrière ces tentatives d'intrusion plane l'ombre de groupes de cyberattaquants iraniens. "Depuis le 28 février, ils sont particulièrement actifs dans les tentatives de piratage de caméras", pointe Gil Messing, responsable du renseignement cyber chez CheckPoint. "N'ayant pas de troupes sur place, ils utilisent celles-ci pour voir si les frappes ont atteint leur cible, ou pour préparer la prochaine attaque".
L'Iran est depuis des années connu pour la fréquence de ses cyberattaques. Mais depuis le début de la guerre avec les Etats-Unis et Israël, les pays du Golfe sont devenus une cible prioritaire du régime et de ses proxys, qui mènent une campagne agressive. Selon l'entreprise de cybersécurité Radware, les cibles au Moyen-Orient concentrent 76 % des attaques iraniennes - Koweït, Israël et Jordanie en tête. "Téhéran mène une guerre hybride, avec des opérations cyber synchronisées avec des frappes physiques", souligne Kathryn Raines, responsable de l’équipe de renseignement chez Flashpoint, une entreprise spécialisée dans la cybersécurité. Une convergence inquiétante, qui perdure alors que le conflit dure depuis près de trois semaines. Les Iraniens, experts de la cyberguerre...
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19/03 - IA : des CD-ROM à ChatGPT, comment la technologie a révolutionné l’apprentissage
Le passé permet souvent d'éclairer l'actualité. Chaque jeudi, dans notre nouveau podcast Hier à la Une, on se plonge dans les archives de L’Express, pour comprendre autrement la couverture du magazine de la semaine.
Si vous tapez "intelligence artificielle" dans votre barre de recherche, voilà ce que vous trouverez en ce moment : Clash entre Anthropic et le Pentagone / Maladie de Charcot : l’intelligence artificielle identifie 18 médicaments courants en lien avec une meilleure survie / Meta pourrait licencier 20 % de ses effectifs pour compenser ses dépenses en IA / Guerre en Iran : l’usage militaire de l’IA pose des questions morales inédites... En 2026, l’intelligence artificielle a gagné du terrain et se trouve désormais sur tous les fronts, autant dans le domaine médical que dans la défense. Mais c’est dans le secteur de l’apprentissage que sa place de plus en plus grande inquiète, que ce soit à l’école ou au travail. Et c’est à ce sujet que L’Express consacre sa Une cette semaine.
Avec l'irruption de ChatGPT et un peu de recul, les experts de l'éducation voient l'IA comme un atout pour l'école, capable de personnaliser l'apprentissage. En générant des exemples à l'infini, elle décrypte tout, même les concepts les plus techniques. Son grand avantage : sa disponibilité 24h/24. Mais derrière cette aide précieuse, le bilan est contrasté. L'IA crée une illusion d'assimilation en poussant les élèves à la passivité intellectuelle. Pour y remédier, parents et enseignants doivent apprendre aux jeunes à...
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19/03 - Iran : Donald Trump et le périlleux trophée des 440 kilos d’uranium enrichi
Troisième semaine de guerre et une cadence militaire qui ne faiblit pas. Depuis le lancement des opérations "Fureur épique" et "Rugissement du lion", au moins une dizaine de hauts commandants du régime ont été éliminés, dont Ali Larijani, le chef de la sécurité en Iran, Gholamreza Soleimani, le chef des bassidjis, la milice paramilitaire des Gardiens de la révolution ou bien encore le ministre du Renseignement, Esmaïl Khatib. Des trophées de guerre à porter au crédit de Benyamin Netanyahou et de Donald Trump, qui déploie les moyens stratosphériques du Pentagone - près d’un milliard de dollars dépensés quotidiennement selon les estimations du Congrès américain.
Mais le locataire de la Maison-Blanche sait que, pour pouvoir revendiquer une victoire sans s’enliser pendant des semaines voire des mois en Iran, il lui faudra très probablement inscrire à son tableau de chasse une cible encore plus spectaculaire : les 440 kilos d’uranium enrichi à 60 %, capables d’atteindre rapidement 90 %, soit le seuil nécessaire pour fabriquer entre 10 et 11 armes nucléaires potentielles. Le sort de cette guerre pourrait donc dépendre de la vingtaine de petits conteneurs, à l’allure de bouteilles de plongée, protégeant les fameuses matières fissiles.
Si de nombreux objectifs de guerre demeurent encore flous, celui visant à empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire reste de loin le plus fréquemment avancé par l’administration américaine. Et ce, même si l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ne pointe aucun...
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18/03 - Le porte-avions Ford, un navire américain dernier cri… qui accumule les difficultés techniques
C'est un coup dur pour les Etats-Unis, au moment où Donald Trump et les Américains semblent éprouver des difficultés dans leur conflit engagé contre l'Iran. L'USS Gerald R. Ford, le plus grand porte-avions du monde, déployé dans le cadre de cette guerre, a été contraint d'interrompre sa mission au Moyen-Orient. En cause : un incendie "non lié aux combats" qui a fait deux blessés, jeudi 12 mars, avant d'être maîtrisé. Le feu a touché la "buanderie principale" du navire, a précisé sur X le commandement naval américain pour le Moyen-Orient, assurant que le système de propulsion du navire n'avait pas été endommagé et qu'il restait "pleinement opérationnel".
L'incendie a nécessité plusieurs heures pour être maîtrisé et a affecté plus de 600 marins et membres d'équipage qui avaient perdu leurs couchettes et dormaient depuis à même le sol ou sur des tables, ont indiqué les autorités. L'USS Gerald Ford se trouvait en mer Rouge. Il doit désormais faire cap vers la Crète, en Grèce, pour des opérations dont on ignore la durée.
Ce porte-avions doté de technologies de pointe, avec un équipage de plus de 4 000 marins, aurait rencontré d'importants problèmes avec son système de toilettes en mer. Des médias américains ont décrit des systèmes bouchés et de longues files d'attente pour les toilettes à bord du navire. Selon un responsable de la Marine interrogé par le Wall Street Journal (WSJ), le système d'évacuation des eaux usées du porte-avions Ford a connu des problèmes durant le déploiement, nécessitant en moyenne une...
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18/03 - Ce que les Français savent sur l’argent... et ce qu’ils ignorent
Combien de Français savent lire leur bulletin de salaire ? Comprennent l'effet de l'inflation sur leur épargne ? S'y retrouvent face aux produits proposés par leur banque ? Pour la première fois, le Baromètre de l'esprit critique, publié par Universcience (Cité des sciences et Palais de la découverte), en partenariat avec L'Express, s'est penché sur le rapport des Français à l'argent. L'enquête a été réalisée par l'institut ViaVoice auprès de 2 000 personnes de 18 ans et plus et de 609 jeunes de 15 à 24 ans. Elle met au jour des lacunes profondes dans notre culture financière et montre aussi un rapport ambivalent à la science, des difficultés à évaluer la fiabilité des informations et une montée en puissance de nouvelles sources comme l’intelligence artificielle.
"L'argent est un objet d'étude qui traverse tous les champs sociaux, explique Jeanne Lazarus, directrice de recherche CNRS, doyenne du Collège universitaire de Sciences Po et membre du comité scientifique du baromètre. Cela touche à l'organisation familiale, aux inégalités économiques, aux rapports de pouvoir. Dans nos sociétés monétarisées depuis la révolution industrielle, l'argent est une institution sociale centrale, et donc un révélateur particulièrement puissant."Des résultats pas toujours rassurants
Sur les grands repères économiques, les Français s'en sortent honorablement. Interrogés sur le principal poste de dépense des ménages, 67 % identifient correctement le logement, et sept sur dix comprennent que, face à un rendement de l'épargne de 1 %...
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18/03 - "C’est leur plaque tournante en Europe" : comment la Russie espionne depuis Vienne
Vienne, capitale de l’Autriche… et nid d'espions ? Comme aux grandes heures de la guerre froide, la capitale de l'Autriche a vu revenir les agents secrets du monde entier. Un pays est particulièrement suspecté d'espionnage depuis la "ville des rêves" : la Russie.
Moscou a intensifié l'activité de ses antennes paraboliques sur les bâtiments lui appartenant dans la capitale autrichienne, explique longuement le Financial Times (FT) dans un article publié mardi 17 mars. Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, les toits des vastes locaux diplomatiques russes situés dans la capitale autrichienne ont ainsi repris l'une de leurs fonctions les plus importantes de la guerre froide : celle de plus grande plateforme clandestine de renseignement électromagnétique du Kremlin en Occident, rapporte le quotidien anglais.
L'installation des antennes paraboliques ainsi que leur orientation et leur repositionnement sont particulièrement scrutés. A la veille de la Conférence de Munich sur la sécurité, en février dernier, l'une des plus grandes antennes paraboliques installées sur le toit de l’ambassade de Russie a ainsi été réorientée… et a retrouvé sa position initiale le lendemain de la clôture de la conférence.
Plusieurs autres lieux abritent des installations sur son toit, comme le centre culturel russe de Brahmsplatz. Au moins quatre antennes paraboliques existent également sur le toit d'un ancien sanatorium de la Sternwartestrasse, une clinique autrefois utilisée secrètement par les responsables du...
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18/03 - Marc Schwartz, patron de la Monnaie de Paris : "Je ne crois pas du tout en la disparition du cash en Europe"
En 1976, l'ancien ministre du général de Gaulle, Gaston Palewski, écrivait dans les colonnes du journal Le Monde que la construction de l'Europe n'était possible sans "une armée et une monnaie". Pour ce qui est de la première nécessité prescrite, le compte n'y est pas (encore). La seconde, en revanche, a été largement honorée. Depuis le 1er janvier 2002, c'est bien des euros qui sortent chaque jour, par millions de pièces, des ateliers de la Monnaie de Paris.
Sur la face de chacune, un emblème commun à l’ensemble des pays de la zone euro. Au revers, un autre, national, propre à l'identité de l'un de ses membres. "C’est un symbole très fort qui signifie que tout en participant à un ensemble plus large, chaque pays conserve son identité", lit Marc Schwarz, président de la Monnaie de Paris dont le sens aigu des affaires n'a jamais englouti l'attachement aux symboles et à leur histoire.
Installée quai Conti depuis 1775, l'institution fondée en 864 sous le règne de Charles II affiche, cette année encore, d'excellents résultats en dépit du net recul des espèces au profit des paiements dématérialisés. Son chiffre d'affaires a atteint en 2025 un niveau historique (197,2 millions d'euros) et sa rentabilité a progressé de 45 % par rapport à l'année précédente. De jolies performances qui seraient le fruit, nous dit-on, d'une habile stratégie de diversification emmanchée voilà plusieurs années déjà. Entretien avec le visage d'une des plus vieilles entreprises au monde.
L'Express : Après une très bonne année 2024 portée...
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18/03 - Sciences, argent, information : les 15-24 ans voient le monde autrement que leurs aînés
Les 15-24 ans sont plus nombreux que leurs aînés à se passionner pour la science, plus enclins à reproduire des expériences chez eux, plus prompts à se déclarer "scientifiques". Mais ils considèrent aussi plus volontiers que les horoscopes relèvent de la science, reconnaissent plus souvent persister dans leurs arguments même sans être sûrs de leur validité, et semblent moins se méfier de l’intelligence artificielle (IA) que les générations précédentes. Tel est le portrait ambivalent que dresse la cinquième édition du Baromètre de l'esprit critique, publié par Universcience (Cité des sciences et Palais de la découverte), en partenariat avec L'Express. L'enquête, réalisée par l'institut Viavoice auprès de 2 000 personnes de plus de 18 ans et de 609 jeunes de 15 à 24 ans, dessine un décalage croissant entre deux manières de penser et de s'informer.Une génération biberonnée aux sciences… à sa manière
Sur le papier, les 15-24 ans devraient rassurer ceux qui s'inquiètent de leur désaffection pour les sciences. Près d'un quart d'entre eux se dit "très intéressé" par les sujets scientifiques, contre 16 % pour le reste de la population. Ils sont aussi plus optimistes sur le rôle moral de la science - 68 % pensent qu'elle rend l'homme meilleur, contre 59 %. Les plus jeunes (15-17 ans) se distinguent par un enthousiasme encore plus marqué : 92 % estiment que la science développe des technologies utiles à tous et 85 % qu'elle permet de comprendre qui nous sommes (contre 84 % et 78 % des adultes).
Mais cet appétit s'accompagne...
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18/03 - "Les lettres de motivation ne valent plus rien" : comment l’IA rebat les cartes en entreprise
Si l'intelligence artificielle rebat déjà les cartes du savoir dans l'éducation, elle commence aussi à redéfinir le travail et pourrait bien, à terme, redéfinir les rapports de pouvoir en entreprise. L'étude de Stanford d'août 2025 — qui a observé depuis 2022 une baisse d'environ 13 % de l'emploi aux Etats-Unis chez les 22-25 ans dans les métiers les plus exposés à l'IA — a marqué les esprits. Mais si le débat public est obsédé par la question de la destruction d'emplois, "l'idée d'un chômage technologique généralisé — et en particulier que tous les postes juniors vont disparaître" — est absurde, tranche Fabian Stephany, chercheur à l'Oxford Internet Institute et à la tête du projet SkillScale, qui étudie comment les compétences liées à l’IA deviennent de plus en plus déterminantes pour les travailleurs comme pour les employeurs.
"Certes, les entreprises pourraient avoir — et c'est vraiment tragique — une incitation à court terme à se débarrasser des postes juniors, tout simplement parce que certaines des tâches que ces personnes accomplissent sont très similaires à ce que l'IA sait bien faire. Mais si vous vous débarrassez de ces personnes maintenant, prévient le chercheur, vous n'aurez pas de managers intermédiaires. C'est peut-être viable à très court terme, mais désastreux à long terme."
Les annonces de licenciements attribués à l’IA relèvent souvent de ce que le chercheur Ethan Mollick appelle l’"AI washing": certaines entreprises font porter à l'IA la responsabilité de suppressions de postes qui tiennent en...
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18/03 - Municipales : Nice, symbole des contradictions de Bruno Retailleau
Est-il un stratège subtil ou un chef brouillon ? Le tenant d'une droite indépendante ou l'artisan caché de dangereuses alliances ? Il a suffi d'une intervention matinale pour raviver les interrogations autour de la ligne de Bruno Retailleau après son refus de soutenir Christian Estrosi face à Eric Ciotti au second tour des municipales à Nice, en dépit d'un accord noué avec Horizons. Le président de LR a invoqué ce mercredi 18 mars sur BFMTV l'"appel à la gauche et au communautarisme" du maire sortant, en retard sur son vieil ennemi, pour justifier sa réserve.
S'en est suivie une avalanche attendue de réactions indignées : la formation d'Edouard Philippe exige une "clarification", Gabriel Attal déplore une perte de "repères" quand des piliers LR réaffirment avec vigueur leur soutien à Christian Estrosi. Ici, au nom du respect de la parole donnée. Là, au titre de la lutte contre l'extrême droite. "Chassez le naturel", "il nourrit l'ambiguïté", "union des droites rampantes"… Plusieurs ténors LR agitent auprès de L'Express le spectre d'un funeste rapprochement avec le RN, allié d'Eric Ciotti depuis l'été 2024. Voilà Bruno Retailleau rattrapé par le poison du soupçon."Union des droites par les urnes"
A quoi joue-t-il ? L'ancien ministre de l'Intérieur refuse tout accord d'appareil avec l'extrême droite en vue de la prochaine présidentielle. La digue LR-RN n'a ainsi pas été rompue lors des municipales, au grand soulagement d'un parti obsédé par sa singularité. Bruno Retailleau revendique en revanche une...
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18/03 - Des "neurones" qui jouent au jeu vidéo "Doom" ? La vérité scientifique derrière les annonces de Cortical Labs
Le 25 février, l’entreprise australienne Cortical Labs secouait Internet en dévoilant ses dernières avancées dans la course à l’informatique biologique. Au programme : six minutes de vidéo au montage nerveux et à la musique épique dans lesquelles les développeurs de la start-up racontent, gants bleus et blouse blanche de rigueur, avoir "cultivé" des cellules cérébrales humaines sur des puces informatiques, avant de les entraîner à "jouer" à Doom, jeu vidéo culte des années 1990.
A première vue, les images sont spectaculaires. Les développeurs connectent 200 000 neurones de laboratoire encapsulés dans une boîte à un boîtier électronique. Puis, magie de la science, à l'écran, le héros de cette simulation prisée des geeks se met à courir, arme au poing, bien décidé à abattre ses ennemis. Immédiatement après leur publication, ces extraits font le tour du monde, provoquant stupeur, enthousiasme ou effroi. En une publication, ce qui n'était qu'un délire de science-fiction semble s'imposer au réel.
Sur les plateformes, ces cellules humaines qui tirent sur des aliens virtuels depuis leurs bains de nutriment, cumulent désormais des millions de vues. Et relancent la machine à fantasme. Des articles font l'éloge d'une révolution, d'autres décrètent l'avènement d'une nouvelle ère. Il y aurait, dans ces morceaux de cervelles branchés à des câbles électriques des intelligences artificielles organiques, des IA constituées, non pas de silicium, mais de véritables cellules. Des affirmations livrées dans le vertige de l'instant,...
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18/03 - Municipales : comment Edouard Philippe et Gabriel Attal ont échappé au piège parisien
Et pourtant, ils ne la portent pas dans leur cœur. En cet automne 2025, Edouard Philippe et Bruno Retailleau participent à une série de rendez-vous pour accorder les violons d’Horizons et de LR aux élections municipales. Le cas de Paris n’est pas le plus brûlant, tant les positions sont fermes. Le Vendéen soutient la ministre de la Culture d'alors, au nom d’un accord noué à l’été. L’édile du Havre, lui, appuie bien sûr son lieutenant Pierre-Yves Bournazel, secrétaire général délégué de son parti. "Dati ? Il est hors de question qu’on la soutienne", lâche-t-il d'un ton sec lors d’un rendez-vous. Il y a de l’humain là-dedans. De culture politique, aussi. Rachida Dati n’est pas le genre de beauté de l’ancien Premier ministre, qui goûte très peu à ses méthodes "trumpistes", si éloignées de la rectitude de l'ancien conseiller d'Etat. Gabriel Attal aussi a lâché son ancienne collègue : l’ancien Premier ministre la juge en privé incapable d’agréger une partie des électeurs d’Anne Hidalgo de 2020 - qu’il juge décisifs dans la course à la capitale - et raille ses pratiques politiques... dont il a été une victime parmi d'autres. Seulement, Attal comme Philippe n'aiment pas insulter l'avenir. Les voilà de nouveau embarqués derrière le même candidat. Ou plutôt, la même candidate.
PYB. Trois lettres, un champion, et une bonne raison pour Edouard Philippe de s’inquiéter pour son futur. Durant des semaines, Pierre-Yves Bournazel joue le ventre mou de l’élection parisienne sans aucun espoir de victoire finale et, surtout, répète à l’envi...
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18/03 - "L’Europe apprend à dire non à Trump" : le refus de sécuriser le détroit d’Ormuz vu par la presse étrangère
Une "erreur monumentale". Voilà comment Donald Trump a qualifié mardi 17 mars le refus de la plupart des alliés de l'Otan de s'impliquer dans l'opération militaire israélienne en Iran. Un peu plus tôt, ce week-end, le président américain avait exhorté plusieurs pays, dans un message sur son réseau Truth Social, à venir en soutien des Etats-Unis pour sécuriser le détroit d'Ormuz, aujourd'hui bloqué par l'Iran et par lequel transite un cinquième du trafic mondial de pétrole et de gaz liquéfié. "Espérons que la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni et d'autres (...) enverront des navires dans la région afin que le détroit d'Ormuz ne soit plus menacé par un pays totalement décapité", avait-il déclaré. Il avait également menacé l'Otan dans une interview au Financial Times : "S'il n'y a pas de réponse ou si celle-ci est négative, je pense que cela aura des conséquences très mauvaises pour l'avenir de l'Otan", avait mis en garde le dirigeant issu du Parti républicain.
France, Allemagne, Grèce, Pologne… Les refus se sont multipliés. Les dirigeants européens estiment qu'il faudrait se concentrer sur la gestion des conséquences financières de la guerre, telles que la hausse des prix de l'énergie et les perturbations potentielles de l'approvisionnement alimentaire, plutôt que de s'engager militairement. Cette salve de réponses négatives reçue par Donald Trump "fait jubiler les médias européens", relève Courrier International. "C’est précisément le président qui joue depuis un an à la petite brute de...
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18/03 - Cet étonnant marché public pour le détroit d’Ormuz, les PDG de l’armement font la leçon aux parlementaires
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'indiscrets exclusifs en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.
Détroit Ormuz : la Marine fait appel au privé
La Marine nationale n’aurait pas les capacités de participer à un déminage du détroit d’Ormuz, faute de bateaux en nombre suffisant. Pour y remédier, le ministère français des Armées vient de passer un appel d’offres auprès de sociétés privées, comme le groupe SeaOwl, afin de fournir les moyens nécessaires, au cas où… L’état-major de la marine a indiqué à l’Elysée que ses huit chasseurs de mine suffisaient tout juste pour la sécurité du goulet de Brest et celle du porte-avions. Pas question de déshabiller Pierre pour habiller Paul.
Les cours intensifs des parlementaires
Les parlementaires se forment à marche forcée aux enjeux de défense. Depuis quelques mois, des petits-déjeuners se tiennent à huis clos au Palais Bourbon et au Sénat en présence de PDG et figures de proue du secteur. Dernier invité en date de cet exercice organisé par André Loesekrug-Pietri, directeur de la Joint European Disruptive Initiative (Jedi) : Eric Béranger, le PDG du missilier MBDA. Le format, qui a également accueilli l’amiral Pierre Vandier, sera...
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18/03 - Un statut européen pour les entreprises : cette mini-révolution qui vient
Après quatre décennies de débats infructueux et plusieurs échecs, la Commission européenne a relancé ce mercredi 18 mars un projet révolutionnaire pour les entrepreneurs : la création d’un statut européen pour les sociétés, conçu pour permettre à une entreprise de s’enregistrer en moins de 48 heures, pour un coût de 100 euros maximum et avec un capital qui peut n’être que de 1 euro symbolique, dans l’ensemble des 27 Etats membres de l’Union européenne à la fois.
Il faut encore l’accord du Parlement européen et un vote des Etats membres à la majorité qualifiée, le tout espéré d’ici la fin de l’année. Mais si le dispositif aboutit cette fois-ci, il pourra permettre aux start-up européennes de rivaliser enfin avec leurs concurrentes américaines. Et cela, sans avoir besoin d’aller s’installer aux Etats-Unis, comme l’ont fait ces dernières années trop de start-up européennes (qu’on pense à Deepl, Spotify ou BioNTech par exemple).
L’idée part d’un état des lieux navrant, qui avait été dressé par l’ancien président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, dans son rapport de 2024 sur les défauts de compétitivité du Vieux continent : les jeunes pousses européennes n’échouent pas par défaut d’idées, ni de talents, mais par leur trop fréquente incapacité à financer la phase critique de croissance initiale. Trop fragmenté, le système actuel aboutit à décourager l’entrepreneuriat.
En permettant aux start-up de s’enregistrer sous un régime de "EU Incorporated" (aussi appelé "28e régime" car il s’ajoutera, de manière optionnelle, aux...
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18/03 - De la médecine préventive à l’automatisation, comment l’IA révolutionne le secteur de la santé
La santé en France : un système performant mais non sans difficultés
La France dispose d’un système de santé reconnu pour sa qualité et sa capacité à prendre en charge l’ensemble de la population. Comme beaucoup de pays européens, il traverse néanmoins une période de tension, marquée par des défis bien identifiés. Les difficultés de recrutement dans de nombreuses professions ; infirmiers, médecins ou encore certaines spécialités comme l’anesthésie, la chirurgie ou l’obstétrique ; pèsent sur l’organisation des soins. Par ailleurs, les établissements évoluent dans un contexte budgétaire particulièrement contraint, avec un déficit de la Sécurité sociale en progression et un équilibre encore fragile entre les dépenses de soins et la prévention.
Dans ce paysage contraint, l’IA apparaît comme un levier complémentaire pour accompagner les acteurs du secteur : optimisation des processus, soutien à la productivité, meilleure allocation des ressources ou encore appui à la maîtrise des coûts. Autant de pistes qui peuvent contribuer à renforcer au quotidien l’efficacité des organisations de santé.Dell AI Factory avec NVIDIA : d’une médecine réactive à proactive
Avec plus de 40 ans d’expérience et d’expertise aux côtés des organisations de santé, Dell Technologies dispose aujourd’hui d’une compréhension approfondie des enjeux du secteur. Conçu en collaboration avec NVIDIA, leader mondial du calcul accéléré, sa nouvelle solution AI Factory ouvre la voie vers innovation opérationnelle et automatisation évolutive. Ceci grâce à des solutions...
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18/03 - Une solution IA complète et sécurisée pour chaque entreprise grâce à Dell AI Factory avec NVIDIA
Dell AI Factory avec NVIDIA : une plateforme IA « clé en main »
« L’usine IA » ou « AI Factory » se positionne comme étant la première solution d’IA d’entreprise de bout en bout, combinant à la fois l’infrastructure, les logiciels, et les services afin d’accélérer l’adoption de l’intelligence artificielle. Concrètement, cette plateforme intègre l’ensemble des composants nécessaires : serveurs, solutions de stockage, outils logiciels, microservices et services d’accompagnement. Cette approche globale permet aux entreprises de concevoir, déployer et exploiter des solutions d’IA sans avoir à gérer elles-mêmes la complexité d’une architecture à composer. Le principal atout de cette solution est sans conteste son approche « clé en main ». Selon Dell Technologies ces architectures intégrées réduisent de 86 % le délai de rentabilisation et offrent une infrastructure qui s’adapte à tous les contextes, du POC local aux déploiements massifs.
Cette flexibilité s’appuie notamment sur une infrastructure modulaire capable de couvrir l’ensemble des environnements : ordinateurs portables, stations de travail, serveurs PowerEdge dotés de GPU NVIDIA, ainsi que des solutions de stockage haute performance telles que la gamme PowerScale. L’architecture a été pensée pour accompagner les entreprises pas à pas : commencer par un environnement local et sécurisé, puis étendre leurs capacités selon l’évolution de leurs projets. Au cœur de cette montée en puissance se trouvent les données : sans données fiables, pas d’IA efficace. Dell fournit des...
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18/03 - Tourisme : au Japon, la douceur de vivre au programme
Partir loin pour mieux déconnecter. Malgré les difficultés économiques et les tensions géopolitiques, le tourisme n’a cessé d’augmenter ces dernières années (1,52 milliard de voyages en 2025, selon l’Organisation mondiale du tourisme). Mais pas n’importe comment. En 2026, la tendance est aux vacances Jomo (Joy of missing out, comprenez "la joie de manquer quelque chose"), c’est-à-dire privilégier des séjours plus calmes et plus immersifs, quitte à privilégier des destinations stars. L’Express en a sélectionné quelques-unes, de l’île Maurice au Japon (ci-dessous), en passant par le Canada et Singapour. Et cette année, selon le voyagiste Sunweb, les Français anticipent davantage (+30 % des voyageurs par rapport au début de l’année dernière). Il convient donc de se hâter aujourd’hui pour s’offrir aux beaux jours des vacances lentes.Kii, onsen et marche rituelle
Sur la péninsule de Kii, le voyage ralentit naturellement. Classées au patrimoine mondial de l'Unesco, les routes de pèlerinage du Kumano Kodo serpentent entre montagnes sacrées, forêts séculaires et sanctuaires shinto, invitant à une déconnexion profonde. Ici, chaque pas est un retour à l’essentiel, dans un Japon intime et spirituel. Après l’effort, le corps se délasse dans les onsen de montagne, véritables étapes ressourçantes au cœur de la nature. A Koyasan, les nuits en temples bouddhistes rythment un séjour de méditation, de silence et de repas végétariens hérités de la tradition monastique. Plus loin, des villages thermaux comme Kawayu offrent des bains...
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18/03 - La démission de Joe Kent, première défection au sein du camp Trump causée par la guerre en Iran
C'est un revers pour l'administration américaine. Joe Kent, le plus haut responsable de la lutte contre le terrorisme aux États-Unis, a démissionné de son poste, ce mardi 17 mars. Dans une lettre publiée sur le réseau social X, il met clairement en cause l'entrée en guerre des États-Unis avec l'Iran, aux côtés d'Israël depuis le 28 février dernier, pour se justifier.
Il est le premier responsable de l'administration Trump à claquer la porte à cause d'elle, et le plus haut à critiquer ouvertement cette guerre au Moyen-Orient, jusqu'ici peu comprise par une majorité de la population américaine. Selon un récent sondage Ipsos, 43 % des Américains désapprouvent les frappes militaires des États-Unis contre l'Iran."L'Iran, pas une menace imminente pour notre nation"
"Je ne peux pas en toute conscience soutenir la guerre en cours en Iran. L'Iran ne représentait pas de menace imminente pour notre nation, et il est clair que nous avons déclenché cette guerre en raison de la pression d'Israël et de son puissant lobby américain", a-t-il écrit dans sa lettre de démission destinée au président américain. Partout dans la presse américaine, dans le camp républicain comme démocrate, cette lettre a fait l'effet d'une déflagration, alors que Donald Trump peine depuis trois semaines à donner ses objectifs de guerre précis.
After much reflection, I have decided to resign from my position as Director of the National Counterterrorism Center, effective today.
I cannot in good conscience support the ongoing war in Iran. Iran...
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18/03 - Des frappes de drones menées par des terroristes en Europe ? La mise en garde de Volodymyr Zelensky
La menace vient du ciel, mais pas forcément de Russie. S’exprimant ce mardi 17 mars devant des membres du Parlement britannique dans l'enceinte du palais de Westminster, à l’occasion d’une visite à Londres dans le cadre d’une tournée européenne, Volodymyr Zelensky a appelé les pays occidentaux à moderniser leur défense, avec un avertissement : Moscou n’a pas l’exclusivité des attaques de drones, et le danger que représentent ces engins volants ne se limite pas à ceux que pourrait envoyer le Kremlin.
A mesure que la technologie des drones progresse, les nations européennes doivent ainsi se préparer à des attaques perpétrées par une multitude d’acteurs, a prévenu le président ukrainien, dans des propos rapportés par le Guardian. "Il ne s’agit pas seulement d’attaques lancées par un État. Nous devons être prêts à faire face à tout type d’attaque, y compris celles menées par des acteurs non étatiques, des réseaux criminels, des groupes terroristes et même des assaillants isolés capables de se procurer de telles technologies", a-t-il prévenu.
"Avec la généralisation des drones, les attaques de grande envergure ne coûtent plus des milliards. Elles coûtent bien moins cher", a-t-il également souligné, avant d’ajouter que les attaques de drones n’étaient "malheureusement" plus l’apanage de "riches fous comme Poutine".Expertise ukrainienne
Cette mise en garde survient alors que l’Ukraine, confrontée depuis février 2022 aux attaques russes, a acquis une expérience unique pour neutraliser les drones, utilisés à tour de bras par...
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18/03 - "Faire passer Apple pour le tonton ringard" : Nothing, l’étoile montante du smartphone européen
Va-t-on assister à un défilé de mode ? Tout porte à le croire dans ce décor industriel dressé sous le plafond de verre de l'immense bâtiment en briques de Central Saint-Martin, l'école de mode londonienne. Pourtant, ici, point de mannequins aux traits figés arborant des tenues à cinq chiffres : la star du show est l'électronique. Nothing, l'un des seuls constructeurs grand public européens de smartphones, a vu les choses en grand pour la présentation de ses nouveaux produits.
Dévoilés sous les applaudissements, le casque Headphone (a) et les deux modèles de téléphone, le Phone (4a) et le Phone (4a) Pro, font la part belle au design, à des prix calibrés : 159 euros pour le premier, de 369 à 569 euros pour les seconds. Les boîtiers ajourés - une spécialité maison - laissent apparaître une partie des composants électroniques. Les couleurs flashy, du jaune au rose en passant par le bleu électrique, tranchent avec les teintes fades des concurrents. Des appareils que l'on reconnaît de loin, au premier coup d'œil. Une singularité rare dans le secteur. "Nous voulons devenir la marque préférée de la nouvelle génération de créatifs, les Balenciaga ou Margiela de la tech", affirme Charlie Smith, le chef du marketing, sourire malicieux aux lèvres. L'idée est de "faire passer Apple pour le tonton ringard". Le mot d'ordre est clair, la tâche sacrément ambitieuse. Des mangas aux téléphones
D'ambition, le fondateur de Nothing, Carl Pei, n'en manque pas. Ce trentenaire suédo-chinois, passé par la prestigieuse Stockholm...
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18/03 - Guerre en Iran : pourquoi la mort d’Ali Larijani est un nouveau coup dur pour Téhéran
Trois semaines après le début de la guerre en Iran, Israël traque un à un les dirigeants de la République islamique. Mardi 17 mars, l'État hébreu a annoncé la mort d'Ali Larijani dans une frappe aérienne à Téhéran. Plus tard dans la journée, le régime des mollahs a confirmé la mort du dirigeant, ainsi que de son fils, Morteza Larijani, et du chef de son bureau, Alireza Bayat.
Ali Larijani était apparu pour la dernière fois en public vendredi dernier, lors d'une marche organisée chaque année en signe d’opposition à Israël. Malgré le risque d’être pris pour cible par Israël et les Etats-Unis, son apparition était alors passée pour un acte de défi adressé à ses adversaires.L'un des derniers hauts dirigeants encore en vie
L'homme, âgé de 68 ans, était le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale (CSSN) et un maillon clé du pouvoir iranien. Depuis la mort de l'ayatollah Khamenei dans une frappe israélienne le 28 février dernier, il était la figure politique la plus importante du pays. Selon The Times of Israel, Ali Larijani était perçu comme l'un des héritiers d'Ali Khamenei pour poursuivre la révolution islamique. Il avait d'ailleurs été pressenti pour lui succéder, avant que Mojtaba Khamenei ne soit finalement choisi.
Nommé en août secrétaire du CSSN, Ali Larijani a occupé des postes de haut niveau tout au long de sa carrière, marquée par sa loyauté envers Khamenei et sa réputation d'homme capable de nouer des relations pragmatiques avec les factions souvent rivales du système.
Il était aussi en charge d'un...
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18/03 - "L’UE est une promesse de sécurité" : pourquoi l’Islande relance sa course vers l’Europe
Un curieux phénomène sismique frappe l'océan Atlantique depuis le début de l'année : ses îles nordiques se rapprochent chaque jour un peu plus de notre continent européen. Elles cherchent, surtout, à s'éloigner au plus vite de la Maison-Blanche et de son imprévisible locataire. En menaçant d'envahir le Groenland en janvier, Donald Trump a en partie rabiboché ses habitants avec leurs lointains concitoyens du Danemark et provoqué des sueurs froides chez ses voisins islandais. Dans la foulée, une mauvaise blague de son ambassadeur à Reykjavik, avançant que "l'Islande sera bientôt le 52e État américain", a provoqué une crise existentielle sur la terre de feu et de glace.
Sans armée, se reposant sur la protection de l'oncle Sam, l'Islande se retrouve bien seule au milieu d'un océan de crises. Aussi, le gouvernement de coalition propose aux Islandais de voter dès le mois d'août, via un référendum, pour reprendre les négociations d'adhésion à l'Union européenne. Le scrutin, qui sera bientôt validé par le Parlement, s'annonce comme un tournant pour l'île de 400 000 habitants.
Si le "oui" l'emporte, comme les sondages (serrés) semblent l'indiquer, "le processus sera très rapide", a assuré la ministre des Affaires étrangères, Thorgerdur Katrin Gunnarsdóttir, tablant sur une adhésion dans un an et demi. "C'est un peu optimiste mais il est vrai que l'Islande a déjà rempli plusieurs chapitres pour rejoindre l'UE [NDLR : avant de se retirer des négociations d'adhésion en 2015] donc la procédure devrait être rapide, estime...
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18/03 - Mort d’Ali Larijani : "Les criminels devront bientôt payer pour son sang", déclare Mojtaba Khamenei
Au dix-neuvième jour de la guerre, les missiles iraniens ont déferlé sur Tel Aviv cette nuit. Une attaque justifiée par Téhéran comme des représailles à l'assassinat par Israël du secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien Ali Larijani, tué la veille, a rapporté mercredi 18 mars la télévision d'État iranienne. De son côté, Israël a poursuivi ses salves de frappes dans le centre-ville de Beyrouth et dans sa banlieue sud. Tôt ce mercredi, l'Etat hébreu a également envoyé des ordres d'évacuations de plusieurs villages du sud du pays ainsi que de la ville de Tyr.
Les infos à retenir
⇒ Le Guide suprême promet de venger la mort d'Ali Larijani
⇒ "Le régime iranien semble intact, mais largement affaibli", affirme la directrice du renseignement américain
⇒ Des pays proposent un corridor sécurisé pour libérer 20 000 marins bloqués dans le Golfe
20h30Un incendie sur le site gazier de Ras Laffan, "sous contrôle", selon les autorités qataries
Un incendie s'est déclaré sur le site gazier de Ras Laffan après des tirs de missiles iraniens. L'incendie est "sous contrôle", a annoncé le ministère de l'Intérieur qatari sur X.
20h18La sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz, une priorité pour l'UE
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, s'est entretenue ce mercredi matin avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a fait savoir un représentant de l'Union européenne.
Au cours de cet échange, Kaja Kallas a souligné que la sécurité de navigation dans le détroit d'Ormuz était une priorité...
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18/03 - Bien plus verte que Paris : comment Varsovie est devenue un modèle de végétalisation
Les 15 et 22 mars, les Français votent aux municipales. L'occasion pour L'Express de sélectionner chez nos voisins des idées innovantes, des concepts pertinents et des dynamiques vertueuses pour améliorer notre quotidien. Tour d'Europe des villes qui doivent nous inspirer, et surtout inspirer nos nouveaux élus.
EPISODE 1 - Ces villes qui doivent nous inspirer : Munich, le mariage réussi de la Silicon Valley et de l'huile de moteur
EPISODE 2 - Comment Vienne est devenue un petit paradis pour les seniors et les locataires
EPISODE 3 -Londres, un modèle pour la sécurité ? Sa recette miracle pour faire baisser le crime
EPISODE 4 - "Les polémiques à Paris nous ont beaucoup amusés" : Copenhague, ce modèle de propreté qui s'exporte
EPISODE 6 - Des mini-réacteurs nucléaires pour se chauffer ? Helsinki prépare sa révolution énergétique
EPISODE 7 - Dublin, l'incroyable succès d'un ovni américain en Europe
EPISODE 8 - "Il aime tout ce qui brille" : Giuseppe Sala, le maire qui a transformé Milan en marque mondiale
EPISODE 9 - Zurich, la ville qui a réussi le pari des transports publics… sans métro
Varsovie, verte ? L’idée a de quoi surprendre, tant cette ville de 1,8 million d'habitants a longtemps symbolisé l’héritage austère du communisme. Et pourtant, la capitale polonaise, passée maîtresse en végétalisation de zones bétonnées, est en passe de réussir son pari. En empruntant l’avenue Marszałkowska, longue artère rectiligne qui fend le centre de Varsovie, difficile d’échapper au vertigineux et très stalinien Palais...
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18/03 - "La Danse des renards", antidote parfait à la série grotesque "Heated Rivalry"
Le premier long-métrage de Valéry Carnoy, La Danse des renards, raconte l’histoire d’une amitié contrariée entre deux adolescents pensionnaires d’un internat de sport-études où ils se préparent à devenir boxeurs. Ils sont donc pleins d’énergie, d’ambition, et dotés de corps d’éphèbes tout ce qu’il y a de plus cinégéniques. Que les autres me pardonnent, je ne cite que les deux héros, Camille (Samuel Kichner) et Matteo (Fayçal Anaflous), le blondinet et le rebeu. Tout réussit au premier, chouchou du coach, le second ayant endossé le rôle de son lieutenant comme la meilleure chose qui pouvait lui arriver dans ce monde impitoyable de la compétition sportive.
Je vous rassure tout de suite, à aucun moment la relation intense entre Camille et Matteo ne sombre dans le cliché homoérotique. Une bénédiction après l’épreuve que je viens de subir avec le visionnage de la série la plus grotesque de l’année, Heated Rivalry (Torride rivalité) de Jacob Daniel Tierney, au succès insupportablement planétaire. Quand on ne sait pas filmer un match de hockey, pas choisir des acteurs crédibles pour interpréter des hockeyeurs professionnels, il n’y a aucune raison qu’on parvienne à les filmer au plumard sans faire pouffer de rire des connaisseurs. Coupez, quoi ! Paroles et gestes sont aussi légers qu’un coming out de Pierre Palmade au journal de 20 heures. Je n’en ai pas supporté plus de vingt minutes. M’étant abonné à HBO exprès pour savoir de quoi était fait le succès phénoménal de cette sirupeuse niaiserie, j’ai résilié mon abonnement...
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18/03 - "On ne peut pas travailler en Chine" : le récit d’Olivier Mas, ancien espion de la DGSE
Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Dans “Nid d’espions”, le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.
L’histoire paraît invraisemblable. Au cœur d’une petite commune de Gironde, dans une luxueuse maison en location, des supposés vacanciers ont installé dans le jardin, à l’abri des regards, une parabole de deux mètres de diamètre. Les voisins sont alertés car, dans les rues alentour, Internet est largement perturbé. Lors de la perquisition, la police va découvrir dans le logement un dispositif permettant de capter des données satellitaires. La parabole semblait être utilisée pour mettre la main sur des informations militaires sensibles. Les deux ressortissants chinois arrêtés se sont présentés comme ingénieurs dans les télécoms au moment de leur demande de visa. Ils sont désormais suspectés d’avoir transmis des informations à Pékin.
Une affaire qui en rappelle une autre : en 2022, en Haute-Garonne, une ressortissante chinoise est arrêtée alors que les autorités repèrent une antenne de sept mètres dans son jardin. Elle se trouve à proximité d’un site radio-électrique qui gère des satellites d’Airbus et Thalès, utilisés par le Centre national d’études spatiales.
Des opérations qui montrent l’intensification de l’espionnage mené par Pékin, en France et partout dans le monde. Et c’est ce qu’on...
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18/03 - Antoine Lévy (Berkeley) : "Nous sommes loin des chocs pétroliers des années 1970"
Face à la hausse des prix de l'énergie provoquée par la guerre en Iran, la tentation interventionniste est grande chez les gouvernants. "Au contraire, il faut laisser le marché jouer son rôle de régulateur et laisser les prix faire baisser la demande", rétorque Antoine Levy dans sa chronique mensuelle à L'Express. L'économiste de Berkeley tire les leçons des crises précédentes et bat en brèche les idées reçues. La situation de la France le préoccupe particulièrement.
L'Express : De quelle manière la guerre en Iran va-t-elle affecter spécifiquement la France et l’Europe ?
Antoine Levy : L’Europe est particulièrement exposée aux conséquences de cette guerre. Pour deux raisons. La première : L’économie européenne, importatrice de matières premières, est très sensible aux variations du prix de l’énergie. Nous l’avons vu en 2022 après l’invasion de l’Ukraine par la Russie. C’est un peu moins vrai pour la France grâce au nucléaire.
La deuxième raison concerne le commerce international. On voit déjà se profiler un risque de rupture de certaines chaînes d'approvisionnement, en raison de la fermeture de certaines routes commerciales, en particulier le détroit d'Ormuz. Nous pourrions alors nous retrouver dans une situation similaire à celle du Covid en 2020. Nous pourrions manquer de composants électroniques, de LNG, d’hélium notamment. Il pourrait y avoir un effet de domino qui menacerait l’industrie manufacturière.
Depuis le début de la guerre en Ukraine, l'Europe a-t-elle pris conscience de sa fragilité énergétique ?...
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17/03 - Arrestations, restrictions d’Internet… Comment le régime iranien accentue sa répression intérieure
Est-ce un signe de faiblesse, en pleine pression exercée par une campagne aérienne conjointe américano-israélienne qui frappe régulièrement les forces de sécurité intérieure iraniennes depuis le début du conflit ? Les autorités iraniennes redoutent en tout cas la résurgence des mobilisations de la population et la répression intérieure se poursuit en pleine guerre. Téhéran accentue même sa traque aux espions et aux dissidents.
Des centaines de personnes, dont 10 étrangers, ont été arrêtées en Iran pour soupçons de collaboration avec Israël et les Etats-Unis, ont rapporté ce mardi 17 mars les médias iraniens. Les 10 ressortissants étrangers ont été arrêtés dans la province de Khorassan Razavi, au nord-est du pays, comme le relate Reuters. Leurs nationalités n’ont pas été précisées. Ils sont accusés d'avoir recueilli des informations sur des sites sensibles et préparé des opérations sur le terrain. Un autre groupe de 55 personnes a été arrêté dans la province méridionale d'Hormozgan, a rapporté ce mardi l'agence de presse semi-officielle Tasnim. Les individus ont été présentés comme des "mercenaires" des Etats-Unis et d’Israël. De même, dans le nord-ouest du pays, Tasnim a annoncé l'arrestation de 20 personnes, accusées par le parquet provincial d'avoir transmis à Israël des informations de localisation concernant les ressources militaires et de sécurité iraniennes, rapporte le Jerusalem Post.Au moins 500 personnes arrêtées depuis le 28 février
Ahmadreza Radan, le chef de la police du pays, a déclaré dimanche qu'au moins 500...
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17/03 - "Le PS s’est tiré une balle dans le pied pour 2027" : l’analyse au vitriol de Gérard Grunberg
"Vous savez ce que c’est, c’est des gros combinards. Ils ne vont pas nous coûter trop cher je pense à acheter pour le deuxième tour". Voilà comment Jean-Luc Mélenchon, à l’occasion de son meeting du 4 mars à Bondy, parlait du PS et de ses dirigeants. Au lendemain du premier tour des municipales, les socialistes, visiblement peu rancuniers, ont manqué une occasion de faire mentir le chef de file des insoumis. Après des semaines à s’échanger des invectives, les deux partis ont mis leurs différends entre parenthèses pour nouer, le temps d’un second tour, des alliances locales au nom de la "lutte antifasciste". À Toulouse, par exemple, les listes LFI et PS ont fusionné pour tenter de battre le maire divers droite sortant, Jean-Luc Moudenc. Une stratégie loin de faire l’unanimité à gauche : un "déshonneur", a ainsi commenté l’ancien Premier ministre Manuel Valls, chroniqueur à L’Express.
Pour Gérard Grunberg, directeur de recherche émérite au CNRS et spécialiste de la gauche, les tergiversations du Parti socialiste s’expliquent avant tout par son incapacité à rompre avec l’extrême gauche : "les socialistes n’ont jamais pleinement intégré la logique du parlementarisme et restent profondément marqués par les origines révolutionnaires de leur parti", explique à L’Express le politologue et directeur du site Telos. Conséquences : ces alliances de circonstances pourraient leur coûter cher lors des prochaines échéances électorales, alors même que ces municipales offraient l’occasion d'adopter une "nouvelle stratégie qui...
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17/03 - Elections municipales à Paris : le retrait calculé de Sarah Knafo
Une fois n'est pas coutume. En ce début de semaine, Sarah Knafo, la très volubile candidate d’extrême droite à la mairie de Paris a soudainement fait vœu de silence. Toujours si prompte à répondre aux sollicitations des journalistes, les nombreux appels restent sans réponse. Finalement qualifiée sur le fil, avec 10,4 % des voix, va-t-elle se maintenir au second tour des élections municipales ? L’information fuite dans le Canard enchaîné, elle se retirerait. Ses équipes démentent à grands cris. Sarah Knafo aime contrôler son timing. Elle le confirme quelques heures plus tard dans les colonnes du Parisien. L’eurodéputée Reconquête! renonce à déposer une liste dans l’espoir de "battre la gauche". Le ton est grandiloquent, la dimension sacrificielle largement surjouée. "N’importe quel politique aurait refusé de se retirer. Mais je ne suis pas n’importe quel politicien, assène-t-elle modestement. Je ne veux pas être comme eux : regardez où en est le pays, avec leurs petits calculs." Elle a aussi été reçue, mardi soir, sur le plateau de Pascal Praud (CNEWS), consacrée comme celle qui a préféré le choix de la raison pour sauver son camp.
En interne la décision a fait débat. Plusieurs voix se sont levées pour réclamer le maintien de sa liste, brandissant les avantages d’un groupe au Conseil de Paris, ou des bénéfices médiatiques d’une campagne de second tour. Et que dire de railleries attendues du Rassemblement national qui ne manquera pas de la dépeindre comme "la béquille du centrisme à Paris" ?Apparaître une nouvelle...
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17/03 - L’IA peut-elle offrir à tous les enfants une éducation de privilégiés ?
"Comment on fait les bébés ?" Vertigineuse question à laquelle tous les parents sont un jour sommés de répondre. ChatGPT le fait avec plus d'aplomb, en adaptant ses réponses à l'âge de l'inquisiteur. L'enfant a 4 ans ? L'IA propose une explication très sommaire : "Les bébés commencent quand un petit morceau du papa et un petit morceau de la maman se rejoignent. Le bébé grandit ensuite dans un endroit spécial dans le ventre de la maman, qu'on appelle l'utérus." Il s'agit d'un collégien ? ChatGPT explique la rencontre d'un spermatozoïde et d'un ovule, le rapport sexuel, l'évolution d'une cellule œuf, rappelant que cela touche "à l'amour, au consentement et à la protection". Le questionneur a un master en biologie ? L'IA lui détaillera la gamétogenèse, la fécondation aboutissant au "zygote diploïde", la "morula", le "blastocyste"...
Des productions bluffantes. Qui, pour les entreprises d'IA, sont la preuve éclatante que leur technologie va révolutionner l'éducation. "L'IA peut devenir un précieux tuteur qui fournit à chaque élève un accompagnement jusque-là réservé à une poignée d'entre eux", déclarait Sam Altman en 2024. Déjà, des écoles IA fleurissent aux Etats-Unis et en Chine. Comme l'Alpha School, coûteuse école privée à Austin qui promet une réussite "fulgurante" en seulement deux heures d'apprentissage académique par jour. A Pékin, les écoles primaires et secondaires sont d'ores et déjà tenues de programmer 8 heures de cours par an sur l'IA. L'impact de cette technologie sur l'éducation est cependant plus...
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17/03 - Face à l’incertitude mondiale, la leçon singulière du Japon : le décryptage de Karoline Postel-Vinay
"Quand l’incertitude concerne tout à la fois l’avenir de l’habitat terrestre, l’irruption des guerres, l’emballement des innovations technologiques et le vieillissement accéléré des populations, même les individus les plus nantis peuvent éprouver une difficulté à se projeter dans l’avenir. Le sentiment de désorientation peut alors devenir général et diffus dans l’ensemble des sociétés. Il peut être d’autant plus pénétrant que la soudaine illisibilité du présent et de l’avenir concerne nos certitudes élémentaires." Directrice de recherche à Sciences Po (Ceri), Karoline Postel-Vinay en est convaincue : la grande question politique de notre siècle est l’incertitude. L’impression d’inintelligibilité du monde nourrit les discours survivalistes et populistes. Ainsi du récit Maga aux Etats-Unis : "Il répond à une demande qui n’est pas celle de la vérité, à peine celle de la vraisemblance, mais celle de la suppression du sentiment pénible d’incertitude".
Invitée des Temps sauvages, le podcast géopolitique de L’Express, l’auteur de Face à l’imprévu (éditions du Cerf) conteste l’idée selon laquelle le ressort de Maga serait exclusivement le passéisme. "Le récit de Trump est d’abord une proposition pour le futur, analyse-t-elle. Le président américain fait comme si l’incertitude n’existait pas alors même que ses décisions en créent !".
>> Cet épisode est à retrouver sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast Addict
A l'instar des personnes, tous les Etats ne sont pas égaux devant l'incertitude mondiale. S’il...
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17/03 - Avoirs russes : l’influence trouble d’Olivier Huby, un banquier russophile au cœur d’Euroclear
25 septembre 2025. Dans les locaux du think tank Ifri, à Paris, l'économiste ukrainienne Oleksandra Betliy termine son intervention sur la reconstruction de son pays à l'occasion du Forum France-Ukraine. Un homme à l'air affable s'approche. Il dit travailler auprès d'Euroclear, l'institution financière belge qui gère la grande majorité des avoirs russes gelés en Europe. Il s'agit d'Olivier Huby.
Betliy, qui plaide pour l'utilisation des actifs bloqués afin de financer la reconstruction de l'Ukraine, tend l'oreille. La confiscation des avoirs russes est l'un des débats les plus brûlants de la guerre. "Votre idée est impossible. Les Américains et les Chinois retireraient leur argent", balaie Huby. Il affirme que toucher aux actifs russes risquerait de déstabiliser l'un des piliers du système financier international. "Nous n'étions pas d'accord, mais je voulais poursuivre la conversation", rapporte Betliy. Huby lui demande ses coordonnées. Il ne lui laisse pas les siennes. Quelques minutes plus tard, il disparaît dans la foule.Opposition à la confiscation des avoirs russes
Olena Halushka, co-initiatrice de la campagne internationale Make Russia Pay - qui défend aussi la confiscation des avoirs russes -, se souvient d'une scène similaire. Un homme "ressemblant à Huby" lui explique que l'Ukraine n'arriverait pas à confisquer ces avoirs. Il vante les mérites d'Elvira Nabioullina, la gouverneure de la Banque centrale de Russie : "Une excellente manager".
Cet homme n'est pas un simple observateur. Il a...
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17/03 - Escorter des navires dans le détroit d’Ormuz : pourquoi la solution proposée par Donald Trump est risquée
Une promesse à ce jour sans lendemain. Vendredi dernier, Donald Trump a affirmé que la marine américaine allait "très bientôt" commencer à escorter des pétroliers dans le détroit d’Ormuz, cette voie de passage cruciale par laquelle transitent 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux. Malgré sa volonté de fournir des escortes navales aux navires commerciaux afin de relancer la production pétrolière, aucune protection n'a été mise en place à ce jour.
Il faut dire que cette opération est délicate et risquée, selon les experts. Interrogé par le Financial Times, le directeur général de l'Organisation maritime internationale (OMI), une organisation onusienne, a indiqué que les escortes navales dans le détroit d'Ormuz ne garantiraient pas "à 100 %" la sécurité des navires tentant de le traverser. Selon Arsenio Dominguez, l'assistance militaire n'est "pas une solution à long terme ou durable" pour ouvrir ce très stratégique détroit. "Cela réduit le risque, mais le risque existe toujours. Les navires marchands et les marins peuvent être touchés", a déclaré le responsable panaméen au FT. "Nous sommes des victimes collatérales d'un conflit dont les causes profondes n'ont rien à voir avec le transport maritime", a-t-il par ailleurs regretté.
Depuis le début de la guerre, l'Iran a bombardé au moins 18 navires dans la région du Golfe, et son nouveau Guide suprême, Mojtaba Khamenei, a déclaré le détroit "fermé" à la navigation, même si, selon Téhéran, seuls les navires non américains ou israéliens ou ceux de leurs...
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17/03 - Canada : randonnées, saunas flottants et train d’exception, l’aventure grandeur nature en Alberta
Partir loin pour mieux déconnecter. Malgré les difficultés économiques et les tensions géopolitiques, le tourisme n’a cessé d’augmenter ces dernières années (1,52 milliard de voyages en 2025, selon l’Organisation mondiale du tourisme). Mais pas n’importe comment. En 2026, la tendance est aux vacances Jomo (Joy of missing out, comprenez "la joie de manquer quelque chose"), c’est-à-dire privilégier des séjours plus calmes et plus immersifs, quitte à privilégier des destinations stars. L’Express en a sélectionné quelques-unes, de l’île Maurice au Japon, en passant par le Canada (ci-dessous) et Singapour. Et cette année, selon le voyagiste Sunweb, les Français anticipent davantage (+30 % des voyageurs par rapport au début de l’année dernière). Il convient donc de se hâter aujourd’hui pour s’offrir aux beaux jours des vacances lentes.
Immense, sauvage et préservée, l’Alberta concentre sur son territoire lacs turquoise, forêts boréales et les célèbres montagnes Rocheuses. De grands espaces parfaits pour l’aventure et une échappée estivale. Depuis Calgary, direction le parc national de Banff, classé au patrimoine de l’Unesco, avant de rejoindre le Lake Louise, cerné par les sommets et le glacier Victoria. Johnston Canyon, Bourgeau Lake, Tunnel Mountain... Des randonnées de tous les niveaux offrent des points de vue spectaculaires. Pour découvrir la culture et les traditions de la Terre des Premières Nations, Brenda Holder, d’origine iroquoise, organise des randonnées dans la forêt à la recherche des plantes médicinales....
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17/03 - Pierre Vermeren : "L’Algérie s’est servie de la France pour faire oublier la guerre civile"
Comment la relation entre la France et l'Algérie a-t-elle pu déraper à ce point ? Dans le passionnant France Algérie (Taillandier), Pierre Vermeren revient sur le temps long d'une relation qu'il qualifie de "pathologique". Démentant des idées reçues sur la colonisation ou la francisation de l'Algérie, l'historien spécialiste du Maghreb et professeur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne défend la thèse selon laquelle la France a servi deux fois d'ennemi de l'extérieur au régime algérien, d'abord pour occulter la décennie noire, puis après le Hirak pour faire oublier à quel point son socle populaire est désormais mince. Parallèlement, il souligne aussi l'aveuglement des élites françaises qui n'ont pas vu l'évolution du pays. Entretien.
L’Express : Pourquoi la France a-t-elle colonisé l’Algérie ? Pour la critique marxiste, la colonisation est liée au capitalisme qui a cherché des débouchés et matières premières hors de l'Europe. Mais dans le cas de l’Algérie, vous favorisez l’hypothèse militaro-nationaliste : l’armée française, interdite d’action en Europe après la défaite de Napoléon, avait besoin d’un nouveau terrain…
Pierre Vermeren : Cette histoire d’expansion capitaliste ne tient pas la route. La France de l’époque est un pays riche, mais qui entamait à peine sa révolution industrielle et n’avait rien à exporter. L’Algérie était un pays pauvre, avec une agriculture difficile. Le pétrole n’y sera découvert que plus d’un siècle plus tard. En revanche, l’armée française a été démantelée depuis le Congrès de Vienne....
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17/03 - Municipales : Jordan Bardella et la droite, une main tendue dans le vide
Jordan Bardella se donne du mal, pourtant. Voilà des mois qu’il multiplie les appels du pied à la droite, s’échine à tresser des louanges à Nicolas Sarkozy, épargne la candidature de son fils à Menton - ville pourtant prisée par le Rassemblement national -, survend sa fibre libérale auprès des patrons. Ce dimanche, dans une allocution éclair depuis la commune frontiste de Beaucaire, le président du parti d’extrême droite a tendu la main "aux listes de droite sincères, aux listes indépendantes et à tous ceux qui refusent le désordre de l’extrême gauche et la dissolution dans le macronisme". Rompant avec la tradition lepéniste du "ni droite, ni gauche", le potentiel candidat à l’élection présidentielle entendait, cette fois, réussir à faire céder le front républicain, en initiant des alliances locales entre des listes de droite et des listes RN. Raté.
Excepté à Reims, où la candidate RN Anne-Sophie Frigout a fait alliance avec un candidat dissident Les Républicains - lequel n’était pas soutenu par les instances nationales et a immédiatement été exclu du parti -, aucune liste LR n’a saisi la main tendue de Jordan Bardella. Pire, dans son allocution, dimanche, Bruno Retailleau, le président du parti, a appelé à un grand rassemblement des électeurs de droite pour "battre la gauche et le Rassemblement national" dimanche prochain. Et le secrétaire général du parti, Geoffroy Didier, de préciser au micro de France Info que les élus qui s’allieraient avec l’extrême droite au second tour s’exposeraient à des sanctions. "Nous...
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17/03 - Entreprises familiales : "Le hiatus entre la génération actuelle et la suivante est flagrant"
Comment préparer la relève dans les entreprises familiales ? La banque privée suisse Lombard Odier s’est penchée sur cette épineuse question à travers une enquête de terrain réalisée en partenariat avec les étudiants d’HEC Paris. Edouard de Saint Pierre, son directeur général pour la France, dévoile à L’Express ses principaux enseignements.
L'Express : Vous invitez les dirigeants familiaux, dans cette étude, à passer "du silence au dialogue". Pourquoi cet appel ?
Edouard de Saint Pierre : Lombard Odier est une maison familiale de 230 ans d'existence. Elle a été transmise sept fois. J’appartiens moi-même à la huitième génération d'une des quatre familles fondatrices. Cette logique de family business, nous l'avons chevillée au corps.
L’écosystème des sociétés familiales a longtemps brillé par sa discrétion mais il a donné de la voix à l’automne dernier, quand la remise en cause du pacte Dutreil a émergé dans le débat public. Aussi perfectible soit-il, ce dispositif fiscal est le seul levier qui permet aujourd’hui en France de transmettre une entreprise à ses proches. Pour beaucoup de familles, cette mise à l’index du Dutreil a fait l’effet d’un coup de tonnerre : elles se sont senties obligées de sortir de leur traditionnelle réserve pour en rappeler l’importance, et les mérites.
L’étude que nous publions aujourd’hui s’inscrit dans le droit fil de notre métier qui consiste à accompagner des familles d’entrepreneurs, depuis cinq générations pour les plus anciennes, et de comprendre les aspirations de la prochaine...
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17/03 - Belgique : le Premier ministre critiqué pour avoir évoqué "un deal" avec la Russie
C'est une déclaration qui est loin d'être passée inaperçue. Samedi 14 mars, dans une déclaration auprès du journal L'Écho, le Premier ministre belge Bart De Wever a laissé entendre que l'UE devait conclure un accord avec la Russie. "Nous perdons sur tous les fronts, nous devons mettre fin au conflit dans l'intérêt de l'Europe", a dit le dirigeant nationaliste flamand. Et d'ajouter : "Il faut se réarmer et remilitariser la frontière. Dans le même temps, on doit normaliser les relations avec la Russie, regagner l’accès à l’énergie bon marché"."Ne pas donner à la Russie ce qu'elle veut"
Reste que, l'Union européenne est divisée sur la question. Le président français Emmanuel Macron, la Première ministre italienne Giorgia Meloni et le Premier ministre hongrois Viktor Orban ont récemment appelé à des discussions directes avec Moscou, tandis que la Pologne et les trois États baltes s'y opposent fermement. "En privé, les dirigeants européens sont d'accord avec moi, mais personne n'ose le dire à voix haute. Nous devons mettre fin au conflit dans l'intérêt de l'Europe, sans être naïfs à l'égard de Poutine", a encore indiqué Bart De Wever. Mais la requête de la France ou encore de l'Italie concerne davantage des pourparlers pour mettre fin à la guerre en Ukraine que pour avoir accès aux énergies russes. Fin décembre, les Vingt-Sept ont d'ailleurs trouvé un consensus pour l'élimination progressive de tout le gaz en provenance de Russie d'ici à novembre 2027, et réitéré leur objectif de mettre fin aux...
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17/03 - Alliances PS-LFI aux municipales : François Hollande et Raphaël Glucksmann, les dessous d’un désaveu
Mieux vaut deux fois qu’une. Lundi 16 mars, François Hollande le déclame sur France Inter, "la clarté c’est une dynamique, et ça veut dire qu’on ne fait pas d’alliance". Voilà des semaines que le dernier président socialiste de la Ve République met en garde ses troupes contre la tentation de s’allier avec La France insoumise. Voici venu le moment, celui de la contre-offensive, celui de l’affirmation des principes. En sortant de la Maison de la radio, il discute au téléphone avec son ami, le maire PS de Brest depuis 25 ans, François Cuillandre. L’ancien chef de l’Etat en remet une couche. Il sait que l’édile est en délicatesse dans son fief breton, devancé sur sa droite, et suivi par la tête de liste insoumise arrivée en troisième position. Tiens bon, l’ami ! François Hollande lui réexplicite sa position, telle qu’énoncée sur les ondes du service public : plutôt qu’une fusion, le sortant devrait mobiliser tous les électeurs de gauche.
Un ancien président peut aussi siffler dans un violon. Quelques heures plus tard, dans la ville portuaire, socialistes et insoumis annoncent la fusion de leur liste. Et le supplice chinois ne s'arrête pas là, songe tout haut Olivier Faure. Mardi, le premier secrétaire du PS se fait l'écho sur ses réseaux sociaux d'une fusion à Tulle, le chef lieu hollandiste. La liste du maire divers gauche sortant s'allierait donc aussi avec LFI ? La vérité est plus complexe, puisque Bernard Combes se joint à une liste dirigée par un communiste...comprenant des Verts et un insoumis. Mais...
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17/03 - Municipales : quand fragmentation rime avec polarisation, par Eric Chol
Il fut un temps où le PS, le PCF, l’UDF et le RPR régnaient sur une très large partie du paysage politique français. Les choses étaient simples, aidées par la règle du scrutin majoritaire, qui, pénalisant les petits partis, obligeait à des alliances au second tour. Les élections s’enchaînaient, les alternances aussi : à une vague bleue succédait une vague rose. En 1983, le Front national de Jean-Marie Le Pen fit sensation en obtenant 16,7 % des suffrages à Dreux, avec une liste menée par Jean-Pierre Stirbois, qui fusionna au deuxième tour avec la liste UDF-RPR pour gagner la ville.
En 2017, Emmanuel Macron, pressé d’en finir avec les partis dinosaures, se présenta comme le candidat "et de droite et de gauche". Tel un démolisseur, il voulut porter l’estocade aux formations du passé tout en créant la sienne. Mais qu’il s’appelle République en marche ou Renaissance, le parti présidentiel n’a jamais réussi à prendre pied localement, ne faisant qu’alimenter un peu plus la bombe à fragmentation électorale à l’œuvre.De Toulouse à Roubaix, de Rennes à Nice
Le 15 mars, le premier tour des municipales est venu en apporter la preuve éclatante. Car si les partis traditionnels (PS/LR) dominent encore les urnes, l’heure est à l’émiettement électoral, comparable à celui observé à l’Assemblée nationale en juin 2024, avec désormais l’irruption au niveau local de LFI et du RN, aux côtés de la troisième force, le bloc central. Un morcellement en cinq familles politiques (a minima) qui aboutit à une multiplication des scénarios de...
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17/03 - Général H.R. McMaster : "Donald Trump a restauré la dissuasion américaine dans le monde"
Respecté pour ses analyses tranchantes et son aptitude à dire les vérités qui fâchent – il s'est brouillé avec Donald Trump, qu'il égratigne dans ses Mémoires – le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche de 2017 à 2018 est également connu pour sa critique lucide de la guerre du Vietnam. Herbert Raymond (dit "H.R.") McMaster est aussi un expert du "Red teaming", ce "war game" consistant à se mettre à la place de l'ennemi (la red team, ou équipe rouge). Théoricien militaire très écouté, il est aujourd'hui chercheur émérite à l'Institut Hoover de l'université de Stanford, en Californie. Son conseil aux Iraniens ? Déposer les armes. Maintenant.
L'Express : Nombre d'observateurs s'inquiètent de la résilience des Iraniens et incriminent le manque de préparation de Donald Trump, anticipant un fiasco. Le déroulé de la guerre vous surprend-il ?
Général H.R. McMaster : Mon principal étonnement vient de ce que l’Iran n’a aucunement hésité à frapper 14 pays différents dans la région. Ce qui, évidemment, souligne la pertinence de l'opération américano-israélienne. Il s'agit d'empêcher le régime théocratique de se projeter au-delà de ses frontières afin qu'il cesse d'être une menace pour les pays qui l'entourent et pour l’économie mondiale. Pour le reste, peu de choses m'étonnent car les opérations se passent essentiellement comme les planificateurs militaires américains les ont prévues.
Donald Trump a repris l’initiative géostratégique et restauré de la dissuasion
H.R. McMaster
Vraiment ? Mais le blocage du détroit...
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17/03 - "Je peux en faire tout ce que je veux" : Donald Trump maintient la pression sur Cuba
Un jour, une menace. Alors que les responsables américains et cubains négocient l'avenir de l'île des Caraïbes gouvernée par les communistes et assiégée économiquement par un blocus pétrolier imposé par les États-Unis, Donald Trump gronde.
Lors d'une conférence de presse dans le bureau Ovale, à la Maison-Blanche lundi 16 mars, le président américain a déclaré qu'il serait "honoré de prendre Cuba, sous une forme ou une autre", voilant à peine la référence à la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro au mois de janvier dernier. "Je pense que (...) j'aurai l'honneur de prendre Cuba", a ajouté Donald Trump. "Que je libère [l'île], que je la prenne - je pense que je peux en faire tout ce que je veux. C'est une nation très affaiblie en ce moment", a-t-il poursuivi. L'administration Trump affiche clairement l'objectif de destituer le président cubain, mais l'utilisation de la force militaire, comme au Venezuela, semble toutefois peu probable selon plusieurs observateurs cités dans la presse américaine. Washington plaide pour la destitution du président cubain
Tout juste quelques heures après la prise de parole du président américain, un article du New York Times est venu appuyer davantage la rhétorique agressive de Donald Trump. Selon le quotidien, qui cite des sources proches des pourparlers en cours entre Washington et La Havane, l'administration Trump chercherait à évincer le président Miguel Diaz-Canel du pouvoir, sans toutefois faire chuter son gouvernement. Autrement dit, les Américains cherchent...
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17/03 - Taxe sur les petits colis : la France pâtit déjà de sa stratégie de cavalier seul
La France s'est vite fait rattraper par la réalité. Depuis le 1er mars, elle impose une taxe de deux euros sur les petits colis importés sur son sol depuis un pays situé hors de l'Union européenne. Cette ponction concerne chaque catégorie d'article contenue dans un envoi dont la valeur totale est inférieure à 150 euros. Une initiative individuelle qui avait déconcerté nos voisins européens. Et pour cause : une mesure similaire doit en principe entrer en vigueur dans l'UE d'ici la fin de l'année. Elle viendra s'ajouter à un droit de douane forfaitaire de trois euros qui s'appliquera en Europe à partir du 1er juillet prochain.
Après l'adoption définitive de la taxe tricolore dans le projet de loi de finances 2026, de nombreux experts alertaient sur les risques que le choix de Paris de faire cavalier seul ne provoque une réorganisation des flux de livraisons. Les conséquences ne se sont pas fait attendre. D'après les premiers chiffres de l'Union des entreprises Transport et logistique de France (Union TLF), le nombre de petits colis enregistrés par les douanes à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle avait déjà chuté de 92 % dès le 3 mars. Une cinquantaine de vols cargo hebdomadaires ne se posent plus sur le tarmac le plus fréquenté de l'Hexagone. La Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas sont désormais les nouvelles destinations de ces appareils, avant que des camions ne prennent le relais pour traverser la frontière et livrer les centres de distribution.Une menace sous-estimée ?
Le gouvernement a-t-il...
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17/03 - "Je ne donnais plus d’ordres, j’envoyais des émojis prière" : le retour d’expérience d’un officier de Légion
"Avec le service commercial, maintenant c’est la guerre", hurle l’informaticien. "Le chef de la comptabilité m’a envoyé un scud", se plaint plus loin le DRH. "Votre cible, ce sont les 18-24 ans", explique le responsable de la publicité à "ses troupes". "Votre mission : sortir les couteaux", tempête le directeur commercial. "Muscle ta stratégie", lui répond le marketing. "On va conquérir de nouveaux marchés", s’enthousiasme le dirigeant devant ses salariés. "S’il tente une OPA, je déclenche la guerre nucléaire", menace-t-il plus tard à son comité de direction, sa "task-force de warriors", dans sa "war room" pour une "opération commando". Ce vocabulaire guerrier existe à tous les étages de l’entreprise, tout comme "l’ordre" du "chef" à son N-1, la base de la relation de travail : le pouvoir de direction et le lien de subordination. Mais pour que ce rapport fonctionne, "donner l’ordre ne suffit pas", répond le capitaine Nicolas Brault dans un ouvrage éponyme (Michel Lafon, 2026), "que ce soit pour des charpentiers, des élèves, des salariés ou des soldats".
Est-ce pour se galvaniser que l’hyperbole militaire est à ce point entrée dans le langage courant ? Ou pour imiter l’armée, souvent présentée comme un modèle en matière de leadership ? "Aucune organisation au monde n’a plus réfléchi au commandement que l’armée française", souligne auprès de L'Express l’officier de la Légion étrangère et ancien professeur d’histoire, aujourd’hui reconverti dans le conseil aux entreprises et créateur du podcast Quartier Libre....
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17/03 - Municipales : les dépôts de listes pour le second tour sont clôturés
Deux jours après le premier tour des élections municipales, marqué par une forte abstention d'environ 43 %, les candidats ont jusqu'à 18 heures ce mardi 17 mars pour déposer leur liste en vue du second tour. Celui-ci, organisé dimanche prochain, donnera le "la" en termes de dynamique et d'alliances à un an de l'élection présidentielle appelée à donner un successeur à Emmanuel Macron.
Hier, les négociations d'entre-deux-tours sont allées bon train. A Paris, Pierre-Yves Bournazel (Horizons) a confirmé la fusion de sa liste avec celle de Rachida Dati, tandis qu'à Lyon, la liste de Grégory Doucet (écologiste) a annoncé être rejointe par LFI. Pas d'alliance à gauche en revanche à Marseille, où le maire sortant Benoît Payan (PS) a refusé l'offre de l'Insoumis Sébastien Delogu. Celui-ci a annoncé ce mardi midi son retrait.
Les infos à retenir
⇒ Jean-Luc Mélenchon annonce saisir l'Arcom après l'annonce d’un débat télévisé sans la candidate Insoumise Sophia Chikirou
⇒ Sarah Knafo retire sa liste du second tour à Paris, Sébastien Delogu fait de même à Marseille
⇒ Les dépôts de listes pour le second tour sont désormais clôturés
20h56Jordan Bardella appelle à "faire barrage" à la gauche et l'extrême gauche
Invité mardi soir du 20 heures de TF1, le président du Rassemblement national Jordan Bardella a salué une "percée historique" de son parti au premier tour des élections municipales et a appelé les citoyens français à "faire barrage" à la gauche et l'extrême gauche dimanche prochain.
Il a également annoncé voter "à titre personnel"...
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17/03 - Immigration, le grand malentendu des gauches européennes
Le 24 mars, les Danois sont appelés aux urnes. Mette Frederiksen a déclenché des élections anticipées, et ce choix de calendrier n’est pas innocent. La Première ministre sociale-démocrate a estimé qu’alors que son parti baissait dans les sondages depuis des mois, elle bénéficiait tout d’un coup d’un courant favorable inattendu : l’affaire du Groenland. En résistant publiquement aux rodomontades de Donald Trump sur le rachat de l’île autonome, elle a incarné quelque chose de rare dans la politique européenne — une posture souveraine, ferme, lisible.
Pourtant, si Frederiksen devrait conserver le pouvoir, ce n’est pas seulement grâce au Groenland (qui figure à peine dans la campagne). Mais surtout parce qu’elle a opéré un tournant que beaucoup de ses homologues progressistes n’osent pas encore adopter : l’une des politiques d’immigration les plus restrictives d’Europe, assumée, revendiquée, théorisée. Son message est direct : on peut être de gauche et fermer les frontières.
Cela est amplement documenté : les discours anti-migrants ont conquis une partie de la gauche européenne. L’argument, dans sa version la plus structurée, est social : pour protéger les travailleurs, défendre les salaires et préserver des Etats-providence construits sur des décennies, il faudrait contenir les flux migratoires. Dans ce cas de figure, l’immigré devient moins un bouc émissaire qu’une variable socio-économique à contrôler.
Le Royaume-Uni de Keir Starmer illustre la même logique. Héritier d’un Labour bousculé par le Brexit, et talonné...
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17/03 - Guerre au Moyen-Orient : l’Iran annonce la mort du chef de la milice bassidj, Gholamreza Soleimani
Alors que la guerre des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran est entrée dans sa troisième semaine, aucune issue ne se dessine à court terme, d'autant que l'armée israélienne a intensifié ses opérations au Liban contre le Hezbollah et a poursuivi dans la nuit du lundi 16 au mardi 17 mars ses frappes contre Téhéran et Beyrouth. L'Iran a de son côté mené de nouvelles attaques en direction d'Israël, démontrant qu'il dispose toujours de la capacité à lancer des missiles à longue portée en dépit des vastes bombardements israélo-américains. Les Émirats arabes unis et le Qatar ont également été la cible de frappes durant la nuit, qui ont fait au moins un mort.
Tôt ce mardi matin, l'Élysée a annoncé la tenue d'un nouveau conseil de défense et de sécurité nationale mardi après-midi "sur la situation en Iran et au Moyen-Orient", convoqué par Emmanuel Macron.
Les infos à retenir
⇒ Israël annonce avoir éliminé Ali Larijani, homme fort de Téhéran
⇒ "La France ne prendra pas part aux opérations de libération du détroit d'Ormuz dans le contexte actuel", déclare Emmanuel Macron
⇒ Donald Trump assure n'avoir "plus besoin de l'aide des pays de l'Otan"
19h45L'Iran annonce la mort de Gholamreza Soleimani
Gholamreza Soleimani, commandant de la milice paramilitaire iranienne des Gardiens de la révolution, Bassidj, a été tué lors de frappes américano-israéliennes, ont annoncé ce mardi les médias d'Etat iraniens. Israël avait déclaré plus tôt dans la journée avoir tué Gholamrea Soleimani ainsi que l'élimination du chef de la sécurité...
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17/03 - "Donald Trump doit finir le travail" : face à l’Iran, les Emirats arabes unis en première ligne
L’opération israélo-américaine contre l'Iran est entrée dans sa troisième semaine. Et dans les pays du Golfe, la crainte d’une guerre qui s’éternise alimente une inquiétude croissante. Alors que de nouvelles explosions ont retenti le 17 mars à Dubaï et qu'une personne a été tuée par la chute de débris d’un missile intercepté à Abou Dhabi, le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, et le président des Emirats arabes unis, Mohammed ben Zayed, ont accusé l'Iran de provoquer "une dangereuse escalade" lors d’un entretien téléphonique. Depuis le début du conflit, les Émirats arabes unis sont le pays ayant subi le plus d’attaques de la part de Téhéran, surpassant même Israël, avec à ce jour un total de 1 627 drones Shahed, 15 missiles de croisière et 304 missiles balistiques lancés contre leur territoire, selon un décompte fait par l’agence de presse officielle (WAM).
Ces attaques massives et quotidiennes ont suscité la stupéfaction à Abou Dhabi alors, qu’il y a encore quelques semaines, Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité iranien, se trouvait en territoire émirati afin de faire pression pour éviter la guerre. "Le régime iranien est aujourd’hui perçu comme l’ennemi principal par les États arabes du Golfe", pointe Abdulkhaleq Abdulla, politologue dubaïote et chercheur non-résident à l’Université de Harvard. D’après l’auteur de Gulf Regional System (non traduit, 2021), les Émirats, qui apprécient particulièrement l’aide de la France, n’envisagent toutefois pas de posture offensive contre Téhéran, mais...
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17/03 - Zurich, la ville qui a réussi le pari des transports publics… sans métro
Les 15 et 22 mars, les Français votent aux municipales. L'occasion pour L'Express de sélectionner chez nos voisins des idées innovantes, des concepts pertinents et des dynamiques vertueuses pour améliorer notre quotidien. Tour d'Europe des villes qui doivent nous inspirer, et surtout inspirer nos nouveaux élus.
EPISODE 1 - Ces villes qui doivent nous inspirer : Munich, le mariage réussi de la Silicon Valley et de l'huile de moteur
EPISODE 2 - Comment Vienne est devenue un petit paradis pour les seniors et les locataires
EPISODE 3 -Londres, un modèle pour la sécurité ? Sa recette miracle pour faire baisser le crime
EPISODE 4 - "Les polémiques à Paris nous ont beaucoup amusés" : Copenhague, ce modèle de propreté qui s'exporte
ÉPISODE 6 - Des mini-réacteurs nucléaires pour se chauffer ? Helsinki prépare sa révolution énergétique
ÉPISODE 7 - Dublin, l'incroyable succès d'un ovni américain en Europe
ÉPISODE 8 - "Il aime tout ce qui brille" : Giuseppe Sala, le maire qui a transformé Milan en marque mondiale
Cœur battant de la finance européenne, Zurich est moins citée pour son réseau de transports en commun, pourtant réputé comme l’un des plus performants du Vieux continent, et qui permet en une trentaine de minutes de traverser son agglomération. En 2023, 95 % des quelque 400 000 Zurichois s’en disaient d'ailleurs satisfaits, plaçant la ville helvétique - où 60 % des habitants utilisent les transports publics, contre 42 % en moyenne en Europe - au sommet du podium, devant Vienne (91 %), Rotterdam (88 %) et à...
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17/03 - "Nord", "sud", "est", "ouest" : l’étonnante origine des noms des points cardinaux
Les GPS ont beau nous rendre bien des services, nous nous référons toujours au nord, au sud, à l’est et à l’ouest pour nous orienter. Mais au fait, savez-vous d’où viennent ces quatre petits mots ? La réponse à cette question réserve, vous allez le voir, quelques surprises.
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"Est" a pour origine l’anglais east, lui-même issu de la racine indo-européenne (1) es, signifiant "aurore". Le mot, qui s’est un temps écrit hest, indique donc la direction du soleil levant. Jusque-là, rien d’étonnant.
Il possède au moins deux synonymes : "levant", précisément, et "orient", dérivé du latin oriens, participe présent du verbe oriri ("se lever"). De là, évidemment, notre "orientation", qui suppose de bien déterminer sa position par rapport au soleil, mais aussi notre "origine". De là encore "aborigène", dont le sens littéral est "depuis l’origine". S’il est surtout employé aujourd’hui à propos des populations autochtones de l’Australie, les Romains, eux, utilisaient ce terme pour désigner les premiers habitants de l’Italie.
Plus inattendu encore : "orient" est également à la source d’"avorter", qui se décompose en ab ("négatif") et du même verbe oriri, avec cette fois le sens de "naître". Car symboliquement, le soleil "naît" à l’orient…
"Ouest". Ce mot-là aussi nous est parvenu par un terme anglais, west. On le trouvait d’ailleurs sous cette graphie en français en 1140, comme l’indique le Dictionnaire historique de la...
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17/03 - "Sarah Knafo aurait-elle abusé d’Emily in Paris ?" : le regard de Jérôme Batout sur les municipales
C'est le livre que tout candidat à la future élection présidentielle devrait lire : La revanche de la province (Gallimard, 2022). Son auteur, le philosophe et économiste Jérôme Batout, y raconte une séparation : celle du couple formé par Paris et la province. Province que l'essayiste se garde bien d'enfermer dans un bloc homogène. Au nom de la mondialisation, la capitale a délaissé le reste du pays. "La France des territoires", comme on la dénomme dans ce style technocratique inimitable, a fait son deuil et appris à exister davantage par elle-même, sans s'appuyer sur ce tuteur condescendant. Cette "émancipation tranquille" échappe encore largement aux médias nationaux et aux politiques. Provincialisée à son tour, la "ville lumière" prend conscience que la prospérité du pays ne pourra reposer que sur ses boutiques de luxe : elle a aussi besoin d'usines sur tout le territoire. Comment cette nouvelle relation Paris-Province se traduit-elle dans les élections municipales ? Pour L'Express, Jérôme Batout a accepté de promener son regard sur la campagne électorale, de Paris à Marseille, de Bordeaux à Guéret.
L'Express : La "sécession" entre la province et Paris que vous avez fait apparaître dans votre livre s’est-elle accentuée depuis sa parution ? Quelles en sont les nouvelles manifestations ?
Jérôme Batout : La thèse de mon essai n’est pas, à proprement parler, celle d’une sécession entre Paris et la province. Ce que j’ai voulu décrire, c’est plutôt un changement d’attitude : une partie de la province,...
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16/03 - Municipales : Nantes, Limoges, Toulouse, Lyon... LFI se pose en arbitre dans les grandes villes
Les négociations d'entre-deux-tours sont allées bon train ce lundi, au lendemain d'un premier tour des élections municipales marqué par une forte abstention (environ 43 % d'abstention), un émiettement des voix et une percée de La France insoumise (LFI). Malgré une campagne émaillée de polémiques - décès du militant identitaire Quentin Deranque à Lyon imputé à l'extrême gauche, accusations d'antisémitisme à l'encontre de Jean-Luc Mélenchon - LFI a réalisé de bons scores dans des villes comme Limoges, Lille, Paris et Marseille, jusqu'à s'offrir une victoire dès le premier tour à Saint-Denis, aux portes de Paris. Des résultats étonnamment bons qui obligent le reste de la gauche à des tractations au cas par cas, le Parti socialiste rejetant tout accord au niveau national.
A l'autre bout de l'échiquier politique, le Rassemblement national a conforté son ancrage territorial en conservant en un seul tour des villes comme Perpignan, Beaucaire, Fréjus, Cagnes-sur-Mer dans le pourtour méditerranéen, mais aussi le Pontet (Vaucluse), Bruay-la-Buissière (Pas-de-Calais), Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Hayange (Moselle) et à Moissac (Tarn-et-Garonne).L'alliance Dati-Bournazel à Paris
Dans un paysage politique fracturé, le suspense est grand dans les plus grandes villes à commencer par Paris, où la liste de gauche emmenée par Emmanuel Grégoire est en ballottage favorable à 38 %, loin devant celle de l'ex-ministre de la Culture LR Rachida Dati (25 %), soutenue par le MoDem et l'UDI. Pour un second tour qui pourrait être...
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16/03 - Gavin Mortimer : "Jean-Luc Mélenchon calque son comportement sur Donald Trump"
Et si la percée de La France insoumise lors du premier tour des élections municipales était moins inattendue qu’il n’y paraît ? Et si les victoires du Rassemblement national, notamment dans le Sud-Est, n’étaient pas nécessairement de bon augure pour le parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella en vue de la présidentielle de 2027 ? Voilà quelques-unes des surprenantes réponses de Gavin Mortimer, écrivain britannique et chroniqueur pour le magazine conservateur The Spectator, interrogé par L’Express au lendemain du premier tour de ce scrutin local.
Selon lui, tant ces premiers résultats que les sondages d’opinion donnant à Jordan Bardella une longueur d’avance pour 2027 seraient à prendre avec des pincettes. La position du parti de Marine Le Pen sur certains sujets centraux n’est plus "aussi claire et "antisystème" qu’elle ne l’était auparavant". Une place récupérée, selon lui, par un Jean-Luc Mélenchon calquant son comportement sur… Donald Trump. De quoi faire dire à ce fin observateur de la vie politique française que 2027 sera une année politique extraordinaire pour l’Hexagone, lors de laquelle tout pourra basculer.
L’Express : L’un des enseignements de ce premier tour, c’est la percée inattendue de La France insoumise dans plusieurs grandes villes. Cela vous surprend-il ?
Gavin Mortimer : Franchement, non. Les scores réalisés par La France insoumise s’inscrivent dans une tendance que l’on observe dans d’autres démocraties occidentales. Qu’il s’agisse de New York où Zohran Mamdani a remporté la victoire, de...
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16/03 - "Ce n’est pas notre guerre" : l’appel de Donald Trump pour sécuriser Ormuz divise ses alliés et la Chine
L'appel du pied est insistant et porte la trace d'un certain agacement. Le président américain Donald Trump a exhorté plusieurs pays ce week-end, dans un message sur son réseau social Truth Media, à venir en soutien des Etats-Unis pour sécuriser le détroit d'Ormuz, aujourd'hui bloqué par l'Iran et par lequel transite un cinquième du trafic mondial de pétrole et de gaz liquéfié. "De nombreux pays vont envoyer des navires de guerre, en collaboration avec les Etats-Unis, pour maintenir le détroit ouvert et sûr", a-t-il écrit, avant de continuer : "Espérons que la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni et d'autres (...) enverront des navires dans la région afin que le détroit d'Ormuz ne soit plus menacé par un pays totalement décapité." Ses demandes se sont doublées d'une légère menace adressée à l'Otan dans une interview au Financial Times : "S'il n'y a pas de réponse ou si celle-ci est négative, je pense que cela aura des conséquences très mauvaises pour l'avenir de l'Otan", a-t-il mis en garde."Ce n'est pas notre guerre"
Ce ton impérieux ne semble pas avoir eu les effets escomptés, puisque pour l'heure aucun pays n'a répondu de manière favorable à sa demande, même si tous sont affectés par le blocus d'Ormuz, n'ayant visiblement aucune envie de se retrouver mêlés à une guerre pour laquelle ils n'ont même pas été consultés.
Certains lui ont même opposé une fin de non-recevoir, à l'image du ministre de la Défense allemand Boris Pistorius, qui a déclaré : "Ce n'est pas notre guerre ; nous ne...
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16/03 - Municipales 2026 : Marseille, symbole des ambivalences de la droite
On la disait "déprimée", affectée par son maigre score de 12,5 % des suffrages aux municipales à Marseille, loin derrière Benoît Payan (PS) et Franck Allisio (RN). La candidate de la droite et du centre Martine Vassal a décidé ce lundi 16 mars de se maintenir au second tour du scrutin, malgré ses chances inexistantes de s'installer à l'hôtel de ville. "Entre la gauche de Monsieur Payan, l'extrême droite du RN et l'extrême gauche LFI, il existe à Marseille un courant de pensée profondément républicain. (...) Il serait impensable de priver les Marseillais de cette représentation au second tour", explique l'élue dans un communiqué.
Son maintien préserve LR d'une disparition locale. "Se retirer, c'est s'effacer", note en privé le président de LR Bruno Retailleau. Le Vendéen a échangé dès dimanche soir avec Martine Vassal pour la convaincre de rester en piste. Son cas s'est invité lors d'une visioconférence organisée lundi par le président du Sénat Gérard Larcher et des cadres du bloc central. "Elle a la mission d'aller au bout"
Son choix revêtait un enjeu stratégique majeur pour LR, dépassant son simple sort personnel. Martine Vassal ne devait pas être, à son corps défendant, l'artisane de l'union des droites. "Si elle lâchait, la moitié de sa liste aurait appelé à voter Allisio. Elle a la mission d'aller au bout", confie un participant. Martine Vassal reste en course, et la droite souffle. Les responsables LR mesurent combien un retrait de la Présidente de la métropole d'Aix-Marseille-Provence risquait de renforcer...
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16/03 - Collège de Paris, révélations sur un nouveau scandale : campus fantôme, diplômes bidon, agents recruteurs...
A Châteauroux, La Martinerie est une institution. Vestige immobile d'un glorieux passé militaire. Les quelque 380 hectares de cette ancienne caserne de l'armée américaine font partie de l'histoire de la ville. Les blindés du général Hicks, les GI's s'époumonant dans les bars du centre-ville, les vols d'essais des pilotes de l'Otan, plein gaz au-dessus des toits dans un vacarme tonitruant. Aujourd'hui, des dizaines de bâtiments militaires désaffectés rouillent tranquillement derrière de hautes barrières électrifiées. Certains ont été réhabilités en quête d'un avenir radieux. Au milieu des herbes folles, on distingue une piste d'athlétisme et une piscine. Les épreuves de tir des Jeux olympiques de Paris 2024 ont réveillé le site l'espace d'un été. Depuis, plus rien.
C'est pourtant là que des milliers d'étudiants indiens, népalais, sri lankais ou encore congolais devaient poursuivre leurs études. Du moins, c'est ce qu'on leur avait promis. Entre 2023 et la fin 2024, le Collège de Paris, par le biais de sa branche internationale, a commercialisé à l'étranger des dizaines de formations - Bachelor, MBA... - aux noms pompeux. Des cursus qui devaient être dispensés sur le site de La Martinerie. Or, aucun étudiant n'a jamais mis les pieds à Châteauroux. Campus fantôme, formations bidon… Le mystère demeure : où est passé l'argent des frais d'inscriptions réglés par ces candidats étrangers ?
"Nous n'en avons pas vu la couleur", affirme Vincent Rouaix, le nouveau directeur du Collège de Paris. Arrivé à la tête de...
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16/03 - L’Europe doit assumer son histoire héroïque : les leçons de Peter Sloterdijk
Qui pense que l’Europe est moribonde se trompe. Le philosophe allemand Peter Sloterdijk décrit dans son nouvel ouvrage* un continent qui, pour le meilleur et pour le pire, a marqué plus que tout autre l’histoire du demi-millénaire écoulé. Un continent qui a encore beaucoup à raconter au monde. Un continent dont l’annonce maintes fois publiée de son déclin est, comme pourrait le dire Mark Twain à propos de sa propre mort, très exagérée.
Le livre est ambitieux : offrir une nouvelle lecture de cette entité polymorphe baptisée Europe, en s’attardant au moyen de "marque-pages" sur des chapitres de son histoire méconnus mais, sous sa plume, chargés de sens. Ainsi, l’auteur situe l’acte de naissance de l’Europe en l’an 390 à Milan : l’évêque local, Ambroise, refusa pendant des mois l’accès de son église à l’empereur Théodose le Grand, après que celui-ci avait ordonné un massacre de contestataires. Dans cet affrontement dénoué par une pénitence publique du souverain, le philosophe voit la tension entre le pouvoir spirituel et le pouvoir politique, clé de la liberté. Il y décèle aussi l’amorce de la pratique chrétienne de la confession, qui sera institutionnalisée par l’Église au XIIIe siècle et qui débouchera plus tard sur la culture de l’autobiographie, élément essentiel du savoir-vivre européen.
Le livre se fonde sur une série de leçons que l’auteur a dispensées en 2024, au Collège de France à Paris, sur le thème de l’Europe. Laquelle n’est, au fond, qu’un avatar post-impérial de l’Empire romain, après que maintes nations...
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16/03 - Guerre en Iran : en Asie, les alliés de Washington sur le qui-vive après le redéploiement de la flotte américaine
La région était censée constituer la priorité de Washington, celle où il importait de montrer les muscles face à une menace chinoise de plus en plus prégnante. Plusieurs pays alliés des Etats-Unis en Asie constatent pourtant avec inquiétude un redéploiement de ressources militaires de leur territoire vers le golfe Persique, où la guerre avec l'Iran est entrée dans sa troisième semaine. Juste avant son déclenchement, c'est un groupe aéronaval basé en mer de Chine qui a rejoint le Moyen-Orient, où le tiers de la flotte américaine se trouve désormais. La semaine passée, des missiles Patriot et des systèmes Thaad, composés de radars, de camions et de missiles, le nec plus ultra en matière de défense aérienne, ont également été déplacés alors qu'ils étaient positionnés en Corée du Sud pour refroidir les ardeurs de la Corée du Nord. Les dirigeants des pays concernés déplorent cette évolution, mais admettent leur impuissance à la réfréner, à l'image du président sud-coréen Lee Jae Myung, qui a déclaré la semaine passée à son gouvernement "il est indéniable que nous ne pouvons pas obtenir tout ce que nous voulons dans cette affaire", selon Bloomberg.Pénurie de munitions
La nature ayant horreur du vide, les conséquences de cette bascule pourraient se traduire par un accroissement de l'influence chinoise, voire de sa pression autour de Taïwan. Pékin, qui est déjà en position de force en mer de Chine, produit ainsi des navires de guerre à un rythme bien plus soutenu que celui des Etats-Unis. Une crise économique pourrait en outre...
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16/03 - Guerre en Iran : l’armée française envoie des Rafale auprès de ses alliés arabes
Dans la plus grande discrétion, l’armée de l’air française a considérablement renforcé ses capacités au Moyen-Orient. Selon nos informations, pas moins de vingt-quatre Rafale seraient actuellement présents en Jordanie et aux Emirats arabes unis. Depuis le début des frappes de la République islamique, ces appareils ont abattu des "dizaines" de drones iraniens, essentiellement dans le ciel des Emirats. Une source assure que "les Rafale décollent et rentrent au bout de trois quarts d’heure, leurs munitions épuisées…"
En temps normal, la France maintient quatre Rafale sur la base H5 en Jordanie et six autres à Al Dhafra, au sud d’Abou Dhabi.
Le chef d’état-major de l’armée de l’air, le général Jérôme Bellanger, s’est rendu sur place ce week-end. Aucun ministre ou responsable politique n’a fait le déplacement.Un million d'euros le missile
La France est liée par des accords de défense avec plusieurs pays de la région, notamment les Emirats, le Qatar et dans une moindre mesure le Koweït. Leur contenu exact n’a jamais été rendu public. La France est également fortement engagée en Jordanie et en Irak.
L’intensité des tirs contre les drones pèse déjà sur le stock réduit de munitions – essentiellement celui des missiles air-air Mica. Chaque missile coûte un peu moins d’un million d’euros… Il faut une trentaine de mois à l’industriel MBDA pour livrer un Mica, une fois la commande passée. Comme l’avait dit Emmanuel Macron, lors de ses vœux aux armées, le 15 janvier dernier : "Est-ce que nous sommes en économie de guerre ? La...
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16/03 - Frédéric Dabi : "La vague RN dans le Sud entérine la conversion des électeurs LR en électeurs RN"
Percée de LFI dans les grandes villes, RN en embuscade, maintien des écologistes, surprise de dernière minute à Paris, triangulaires et quadrangulaires à foison... Le premier tour de ces élections municipales a étonné tant par le nombre de résultats inattendus, que par leur caractère inédit. Il est également venu confirmer la fragmentation du paysage politique observé au lendemain des législatives anticipées, en juillet 2024 : dans la plupart des grandes villes, aucun parti ne peut prétendre pouvoir remporter seul ces élections.
Un constat qui confère aux stratégies d'alliance un poids, sinon considérable, déterminant dans l'issue du scrutin. Les listes ont jusqu'à mardi 17 mars, 18 heures pour acter ou non d'une fusion, et rebattre les cartes. "Cette nouvelle campagne a commencé dimanche 15 mars à 20 heures", assure Frédéric Dabi, directeur général Opinion de l'Ifop qui analyse pour L'Express les résultats de ce premier tour et les rapports de force qui s’esquissent pour le second, entre stratégies d’alliance, configurations inédites et forte incertitude dans de nombreuses grandes villes. Entretien.
L'Express : L'abstention a été plus faible qu'en 2020. Ce recul a-t-il bénéficié aux candidats RN et LFI, dont les électorats sont historiquement abstentionnistes ?
Frédéric Dabi : Je ne dirais pas ça. L’élection de 2020 était une élection très particulière, presque accidentelle, sous Covid, avec les rumeurs d’annulation et la prise de parole assez tardive d’Édouard Philippe le samedi soir. En dehors de ce contexte...
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16/03 - Municipales : Saint-Denis, Roubaix, Lille... Ces villes où LFI fait une percée spectaculaire
Le premier tour des municipales, dimanche 15 mars, a réservé son lot de surprises, avec la percée de La France insoumise dans plusieurs grandes villes. Ces résultats illustrent que, dans certaines métropoles, la gauche devra composer avec LFI pour espérer conserver ses majorités. À une semaine du second tour, prévu le 22 mars, les négociations et tractations s’annoncent intenses, alors que les partis cherchent à sceller les alliances qui pourraient déterminer l’issue du scrutin.Roubaix
À Roubaix, David Guiraud et La France insoumise dominent largement le premier tour, avec 46,64 % des suffrages exprimés, contre seulement 20,09 % pour le maire sortant, Alexandre Garcin (divers droite). Ces résultats confirment la montée en puissance de la gauche radicale dans cette ville populaire de 100 000 habitants. Pour le second tour, une quadrangulaire se profile, avec Karim Amrouni, à la tête d’une liste divers gauche (16,76 %), qui a annoncé sur France Télévision un "zéro ralliement" à LFI. Malgré ce refus d'une coalition, la marge confortable du député LFI et la structuration de son électorat laissent peu de doute sur ses chances de victoire. Lille
À Lille, le premier tour des municipales a dessiné un paysage politique serré. Le maire sortant socialiste, Arnaud Deslandes (26,26 %), arrive légèrement en tête, suivi de près par la candidate de La France...
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16/03 - Olivier Galland : "Au second tour des municipales, la logique du ’tout sauf LFI’ pourrait l’emporter"
C’est une percée que l'on n'attendait pas. Malgré l’enchaînement de polémiques ces derniers mois et les dérapages verbaux de Jean-Luc Mélenchon, La France insoumise a réalisé de bons résultats dans plusieurs villes ce 15 mars, lors du premier tour des municipales. LFI a ainsi remporté Saint-Denis et obtenu environ 47 % des voix à Roubaix, près de 28 % à Toulouse et environ 23 % à Lille. De quoi donner le sourire au leader des insoumis qui, avant le second tour prévu le 22 mars, a appelé les "coalitions de la gauche traditionnelle" à "se placer à hauteur des enjeux historiques de ce moment politique".
Pour Olivier Galland, directeur de recherche émérite au CNRS, ce résultat surprise traduit avant tout le succès, auprès d’une partie de l’électorat, des discours axés sur la lutte contre "la menace fasciste". Interrogé par L’Express, le sociologue invite toutefois à ne pas trop nationaliser ce scrutin. Au regard également des bons scores réalisés par le Rassemblement national, le spécialiste estime qu'une "tendance inquiétante se dessine" : le renforcement des extrêmes. Entretien.
L’Express : Au vu des résultats de ce premier tour, LFI semble tirer son épingle du jeu. Comment l’analysez-vous ?
Olivier Galland : Le principal enseignement de ce premier tour est que LFI ne semble pas payer les différentes polémiques des dernières semaines. Cela peut surprendre, car on s’attendait plutôt à l’effet inverse. Cela s’explique sans doute par le fait que l’électorat insoumis est très soudé et fortement mobilisé. Le discours...
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16/03 - "Il aime tout ce qui brille" : Giuseppe Sala, le maire qui a transformé Milan en marque mondiale
Les 15 et 22 mars, les Français votent aux municipales. L'occasion pour L'Express de sélectionner chez nos voisins des idées innovantes, des concepts pertinents et des dynamiques vertueuses pour améliorer notre quotidien. Tour d'Europe des villes qui doivent nous inspirer, et surtout inspirer nos nouveaux élus.
EPISODE 1 - Ces villes qui doivent nous inspirer : Munich, le mariage réussi de la Silicon Valley et de l'huile de moteur
EPISODE 2 - Comment Vienne est devenue un petit paradis pour les seniors et les locataires
EPISODE 3 -Londres, un modèle pour la sécurité ? Sa recette miracle pour faire baisser le crime
EPISODE 4 - "Les polémiques à Paris nous ont beaucoup amusés" : Copenhague, ce modèle de propreté qui s'exporte
EPISODE 5 - Prague, la ville rêvée des étudiants qui caracole en tête des classements européens
ÉPISODE 6 - Des mini-réacteurs nucléaires pour se chauffer ? Helsinki prépare sa révolution énergétique
ÉPISODE 7 - Dublin, l'incroyable succès d'un ovni américain en Europe
Giuseppe Sala a l’allure d’un PDG et le pragmatisme d’un ingénieur. Des atouts majeurs à Milan, capitale économique de l'Italie, qui a érigé le travail en valeur absolue. Malgré son aspect terne, ce maire, encarté chez les écologistes, est l’homme qui a transformé la "ville grise" en vitrine étincelante de la modernité italienne, avec les JO d'hiver 2026 comme symbole de réussite.
"Beppe" Sala n’est pas seulement un homme politique : il est avant tout un manager, titre qu’il revendique avec fierté. Son CV se veut irréprochable...
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16/03 - Législatives en Hongrie : Viktor Orban contre Peter Magyar, la bataille de la rue et des récits
Vu du ciel, le pont Marguerite enjambant le Danube est plein à craquer. Les partisans du Premier ministre Viktor Orban sont venus en nombre à Budapest, ce 15 mars. Cocarde rouge blanc vert de rigueur, aux couleurs de la Hongrie, drapeau national en main. Par endroits, flotte celui de la Transylvanie - en mémoire de cette terre perdue au lendemain de l’effondrement de l’Autriche-Hongrie en 1918.
Ce dimanche 15 mars, jour de fête nationale célébrant la révolte de 1848 contre la domination des Habsbourg, le parti au pouvoir Fidesz et son adversaire Tisza se sont livrés à un duel saisissant en plein cœur de la capitale hongroise : à quelques rues d’écart, deux marches concurrentes en forme de test de popularité grandeur nature à un mois d'élections législatives décisives le 12 avril. Pour la première fois, le chef du gouvernement national-populiste risque son siège face à une opposition unie, incarnée par Peter Magyar, son ancien compagnon de route devenu dissident. Face à face, deux Hongrie polarisées à l’extrême. L'obsession Zelensky
Côté Fidesz, une obsession devenue l’unique thème de la campagne. Elle tient en 8 lettres : Zelensky. Le président ukrainien est omniprésent sur les affiches de campagnes pro-pouvoir. Dans le défilé, ce 15 mars, des pancartes le montrent en photo à côté de Peter Magyar, représenté comme sa marionnette. En tête du cortège, une banderole jure que la Hongrie ne sera pas "une colonie de l’Ukraine". Au départ de cette "Marche pour la paix", se tient Attila Steiner, secrétaire d'État à...
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16/03 - Les élections municipales vues de l’étranger : "Les extrêmes bousculent l’ancien monde"
"Le nouvel épisode d’un cycle électoral long et tumultueux", note El País. Si ce scrutin concerne avant tout des enjeux locaux, les élections municipales, dont le premier tour s'est tenu dimanche 15 mars, a attiré l’attention des médias étrangers. Pas de Une mondiale, mais ces résultats sont déjà analysés comme un baromètre avant la présidentielle de 2027. The Guardian évoque un "test crucial du climat politique", soulignant que "les partis d’extrême droite et de gauche radicale" pourraient consolider leur ancrage local. De son côté, nos voisins suisses du Temps poursuivent les images météorologiques, qualifiant ce scrutin de "thermomètre du pays avant le grand rendez-vous électoral".
Pendant des années, les maires et conseillers municipaux français – notamment dans les grandes villes – ont été dominés par les partis historiques : socialistes à gauche, Républicains à droite. Mais les cartes sont en train d’être rebattues. "L’extrême droite et la gauche radicale bousculent l’ancien monde", constate Le Soir. Le bloc central sort lui aussi affaibli de ce premier tour, comme à Lille (Nord), où la candidate Renaissance, Violette Spillebout, peine à dépasser 10 %. "Ces résultats constituent un vote de censure clair contre le président de la République après neuf années à la tête du pays", tance le quotidien...
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16/03 - Jonah Levy (Berkeley) : "Jean-Luc Mélenchon est devenu l’idiot utile des partisans d’une union des droites"
Depuis les États-Unis, le premier tour des élections municipales françaises donne au politologue Jonah D. Levy un fort sentiment de déjà-vu. Tout en restant prudent quant à l’issue du second tour, en raison des nombreuses inconnues qui nous séparent encore du résultat de dimanche prochain, ce professeur de science politique à l’université de Berkeley, spécialiste de la vie politique française, estime que les résultats du 15 mars résonnent furieusement avec la polarisation qui ronge la démocratie américaine depuis dix ans.
Le Rassemblement national remporte des villes. L'idée d'une union des droites fait son chemin. LFI réalise une percée inattendue, tandis que la gauche de gouvernement sort du scrutin plus dépendante de cet ancien allié dont elle pensait pourtant pouvoir s’éloigner. Le centre, lui, s'efface progressivement. L’universitaire américain voit dans les résultats du premier tour, "la phase finale de la tragédie du macronisme" : celle d’un pays où la politique est devenue une guerre et où les élites ont fini par légitimer ceux qu’elles auraient dû combattre. Si LFI a créé la surprise au premier tour, Jonah D. Levy estime toutefois qu’il ne faut pas perdre de vue le véritable gagnant de dimanche soir : le RN. Des résultats qu’il juge plus inquiétants encore que la progression des Insoumis, dans la mesure où, à un an de l’élection présidentielle, le premier apparaît bien plus proche du pouvoir que le second. Entretien.
L’Express : Les résultats du premier tour des élections municipales permettent-ils...
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16/03 - Pourquoi l’expression "en vrai" envahit nos conversations, par Julia de Funès
"En vrai" circule dans les conversations comme un tic syntaxique admis : "En vrai, je suis fatigué", "en vrai ça m’a fait de la peine" … "En vrai" est de ces expressions qui ne se contentent pas d’enlaidir la langue, mais révèlent l’époque qui les produit. De quoi cet usage devenu maniaque est-il le symptôme ?
D’abord, "en vrai" joue un rôle ambivalent : il gonfle ce qui est faible et affaiblit ce qui est fort. Dans la conversation ordinaire, l’expression sert de contenance. Elle donne du volume à une phrase qui n’en a pas, trop simple, trop courte, trop pauvre en mots. On lui ajoute ces deux mots pour donner l’impression qu’une parole importante va suivre, et ce qui arrive est presque toujours un truisme tranquille : "en vrai, la santé c’est important", "en vrai, l’amitié ça compte". La formule agit comme une pompe à profondeur qui gonfle légèrement des idées parfaitement plates.
Mais dès que l’on applique cette même expression aux grandes phrases de la philosophie ou de la littérature, l’effet s’inverse immédiatement. Ce qui servait d’amplificateur devient aussitôt un affaiblisseur. Prenons la phrase de Blaise Pascal : "Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point." En version contaminée cela donne : "En vrai, le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point." La pensée tombe immédiatement d’un étage. Essayons encore avec Descartes : "Je pense, donc je suis." Version contaminée : "En vrai, je pense, donc je suis." La certitude métaphysique se transforme en tentative d’auto-conviction....
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16/03 - Détroit d’Ormuz : l’Iran a-t-il vraiment piégé la mer ? Les coulisses de la "guerre des mines"
Les mines marines sont une formidable arme psychologique. On le voit dans le détroit d’Ormuz : pas besoin d’en "mouiller" réellement pour qu’elles produisent leur effet. Il suffit que l’Iran menace de le faire pour semer la panique dans les flottes de commerce et sur les marchés pétroliers. La simple présomption de leur présence bloque le trafic maritime, puis nécessiterait l’engagement de moyens militaires conséquents pour s’en prémunir. Mines "à influence"
Les mines sont en effet une arme redoutable. Les vieux films de guerre nous montraient parfois ces grosses boules métalliques noires, dérivant dangereusement vers la coque du bateau. Parsemées de pointes, ("les cornes de Herz"), parfois reliées au fond par un câble (un "orin") et surtout bourrées d’explosifs : la terreur des marins. Pour l’essentiel, ce type d’engins a été envoyé dans les salles de musée.
Les mines modernes sont dites "à influence". Les Allemands ont été les premiers à s’en servir massivement durant la Seconde Guerre mondiale, mais la technologie a, depuis lors, considérablement évolué. Ces mines sont bardées de capteurs : acoustiques, magnétiques, hydrostatiques (qui mesurent la pression), etc. Posées sur le fond ou flottant entre deux eaux – donc invisibles depuis la surface – elles détectent le passage d’un navire dans un rayon de 200 à 300 mètres. Les plus sophistiquées peuvent même identifier le navire et le "classifier" ami ou ennemi. Lorsque la mine estime que le bateau est dans la zone optimale de mise à feu, elle déclenche elle-même...
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16/03 - EN DIRECT. Guerre en Iran : Donald Trump reproche à certains pays leur "manque d’enthousiasme" concernant la sécurisation du détroit d’Ormuz
Au dix-septième jour du conflit au Moyen-Orient, la pression diplomatique s’accentue sur Téhéran. Emmanuel Macron a fait savoir qu’il s’était entretenu, dimanche 15 mars, avec son homologue iranien, Massoud Pezeshkian, l’appelant à "mettre fin immédiatement" à ses "attaques inacceptables", menées directement ou par l’intermédiaire de milices alliées contre les pays de la région. Dans le même temps, Donald Trump a affirmé dimanche soir que son administration était en contact avec sept pays – sans les identifier – afin d’obtenir leur aide pour sécuriser le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite habituellement près de 20 % du pétrole mondial.
Les infos à retenir
⇒ Israël affirme avoir détruit l'avion utilisé par l'ex-Guide suprême iranien Ali Khamenei
⇒ Israël élargit sa campagne terrestre au Liban
⇒ Le trafic reprend à l'aéroport de Dubaï après une suspension de plusieurs heures
18h36L'UE n'a "aucune envie" d'étendre sa mission navale au Moyen-Orient jusqu'au détroit d'Ormuz
Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne n'ont montré "aucune volonté" d'étendre pour le moment une mission navale de l'UE au Moyen-Orient ("Aspides") au détroit d'Ormuz, a déclaré lundi la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas.
Le président américain Donald Trump a appelé d'autres nations à aider à surveiller le détroit après que l'Iran a répondu aux attaques américano-israéliennes en utilisant des drones, des missiles et des mines pour...
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16/03 - Municipales : Jean-Luc Mélenchon, pyromane et maître chanteur de la gauche
Il n’y a pas que le nom de Raphaël Glucksmann que Jean-Luc Mélenchon a écorché sur scène. Il y a également celui de ses propres candidats. À Perpignan, le temps d’un meeting, le patriarche insoumis a rebaptisé Mickaël Idrac, la tête de liste insoumise, "Michel". En cette fin de campagne municipale, à raison de deux longues interventions par semaine, le triple candidat à la présidentielle a assumé d’effacer ses candidats aux municipales. À son profit.
Car une campagne peut en cacher une autre à un an de l’onction suprême - l’attitude est partagée sur l’échiquier politique - et, bien qu’on puisse le déplorer, on ne peut reprocher à Jean-Luc Mélenchon de transformer ses porte-drapeaux locaux en plantes vertes. "Ses meetings ont développé des propositions à portée nationale : on assume d‘avoir nationalisé ce scrutin. Il est l’un des orateurs qui créent des succès de campagne. Il capte des audiences larges, il a joué un rôle majeur", se félicitait Paul Vannier, le "Monsieur élections" de La France insoumise, quelques jours avant le premier tour du scrutin.La marque LFI s’implante
Dimanche 15 mars, les insoumis ne mangent pas de merles, ils dînent des grives. À Toulouse ou à Limoges, François Piquemal et Damien Maudet, députés et têtes de liste LFI, sont arrivés en tête à gauche. À Lille ou Avignon, les candidats socialistes et insoumis sont au coude à coude. Jean-Luc Mélenchon et ses candidats n’ont pas encore plumé la volaille rose - qui demeure en première position à bâbord - mais dans certaines métropoles, ils l’ont...
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16/03 - Municipales : à Paris, Pierre-Yves Bournazel confirme la fusion de sa liste avec celle de Rachida Dati et se retire de la course
Le premier tour des élections municipales a permis dimanche 15 mars aux formations politiques de prendre leur pouls électoral à l'approche de la présidentielle de 2027, à commencer par le Rassemblement national (RN), bien placé à Toulon et Marseille.
Au regard des résultats, l'incertitude domine dans les grandes villes comme Paris, où la droite ambitionne de mettre fin à 25 années de gestion de gauche, et Marseille, où le maire sortant Benoît Payan et le candidat RN Franck Allisio sont arrivés en tête. Le second tour, le 22 mars, dépendra en grande partie des alliances passées d'ici là dans un paysage politique en pleine recomposition à droite comme à gauche.
Les infos à retenir
⇒ A Toulouse, PS et LFI fusionnent
⇒ Benoît Payan refuse l'offre d'alliance de Sébastien Delogu (LFI)
⇒ Sarah Knafo adresse "une main tendue" à Rachida Dati, que celle-ci a préféré tendre à Pierre-Yves Bournazel
20h25Pierre-Yves Bournazel confirme la fusion de sa liste avec celle de Rachida Dati et se retire de la course
Invité lundi soir au "20 heures" de France 2, l’ancien candidat Horizons à la mairie de Paris, Pierre-Yves Bournazel, a confirmé la fusion de sa liste avec celle de Rachida Dati (LR-MoDem) en vue du second tour. Il a toutefois précisé qu’il ne figurera pas sur cette liste, estimant qu’"il faut savoir tourner une page", alors qu’"une majorité de Parisiens attendent le changement et l’alternance". "J’ai permis aux Parisiens qui voulaient ce changement de le réaliser, j’ai accompli mon devoir. Une autre vie va commencer...
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16/03 - Municipales : la stratégie délétère de Jean-Luc Mélenchon a payé, par Anne Rosencher
Je suis nostalgique d'il y a à peine quelques années. Quand Jean-Luc Mélenchon s'adonnait au "dog whistling" (sifflet à ultrason), c’est-à-dire à la stratégie de l'allusion et du message codé qui rameute les initiés, sans avoir à se trahir vis-à-vis de la majorité. Oh, quand on les titillait, certains de ses électeurs convenaient bien que le leader des insoumis avait dit quelque chose de bizarre sur Mohammed Merah au micro de France Inter : "C'est bateau (...) un événement qui permet de montrer du doigt les musulmans et d'inventer une guerre civile", avait-il digressé au sujet du meurtrier notamment de trois enfants juifs dans une cour d’école. Ils convenaient, aussi, ces électeurs, qu'avoir dit d’Éric Zemmour "qu'il reprodui(sait) beaucoup de scénarios culturels : on ne change rien à la tradition, on a la créolisation en horreur… Tout ça, ce sont des traditions qui sont beaucoup liées au judaïsme" était vraiment limite.
Tout comme d'avoir asséné que Jésus avait été mis sur la croix "par ses propres compatriotes". Mais globalement, ils juraient surtout, ces électeurs, ne pas avoir entendu ces dérapages, ou les avoir oubliés… "Franchement ? Tu crois ?", demandaient certains, attentifs, mais finalement incrédules. Les accrocs étaient espacés. Des maladresses, arguaient-ils. Et puis, quand même, LFI c’est la gauche. C'est-à-dire : "le bien". Ils concédaient qu'il fallait être vigilants. Mais une fois dans l'isoloir, l'impérieuse nécessité de mettre un bulletin de gauche dans l'urne - par conviction sincère ou par...
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15/03 - Municipales 2026 : le pari gagnant de LFI, vague RN dans le Sud... Les enseignements du premier tour
Paris peut-elle basculer à droite ? Dans quelles villes la gauche succombera-t-elle à une alliance avec La France insoumise (LFI) ? Les Républicains risquent-ils de voir leurs bastions historiques engloutis par la vague RN ? Au soir d'un premier tour qui a comporté son lot de surprises, L'Express tente de décrypter les principaux enseignements du scrutin et les équilibres qui pourraient faire basculer le second tour. View this post on Instagram À Paris, les yeux rivés sur les stratégies d'alliance au second tour
C'est une quinquangulaire qui va se jouer à Paris dimanche 22 mars entre le socialiste Emmanuel Grégoire (38,7 %), la candidate LR Rachida Dati (24,7 %), l’insoumise Sophia Chikirou (12,1 %) et Pierre-Yves Bournazel (11,6 %), candidat d’Horizons, le parti d’Édouard Philippe et Sarah Knafo (10,4), candidate Reconquête qualifiée de justesse au second tour. L’enjeu est majeur dans la capitale, où la succession d’Anne Hidalgo ouvre une bataille entre la gauche sortante et une droite qui espère reconquérir la ville après plus de vingt ans de domination socialiste.
Et dans ce paysage politique fragmenté, ce sont bien les stratégies d’alliance qui risquent de peser le plus dans l’issue du scrutin. À droite, le maintien de Pierre-Yves Bournazel, chantre du "ni Dati ni Grégoire", pourrait compliquer la tâche de Rachida Dati, qui brigue la mairie pour la troisième fois consécutive. À gauche, celui de Sophia Chikirou — qui a déjà annoncé qu'elle se maintiendra au second tour si...
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15/03 - Municipales 2026 : face à LFI et au RN, le cordon sanitaire... parce qu’il le faut bien
"Oh le con !" Charles Pasqua fait du Pasqua. Nous sommes en mai 1987, et le ministre de l’Intérieur réagit à la tribune que vient de publier son collègue dans le gouvernement Chirac, le ministre du Commerce extérieur Michel Noir. Dans Le Monde, celui-ci écrit : "Mieux vaut perdre l’élection présidentielle que son âme en pactisant avec Le Pen et ses idées." Il racontera plus tard avoir "craché cet article en trois quarts d’heure" et l’avoir dicté en pleine nuit à une sténo du journal. Cela lui vaudra aussi d’être sermonné par Jacques Chirac en personne.
"Oh le con", devait penser Jean-Luc Mélenchon en voyant Olivier Faure s’éloigner des insoumis. "Tu ne vaux pas un clou comme stratège", lui a-t-il lancé en meeting à Marseille, à quelques jours du premier tour. Que le leader des insoumis singe Charles Pasqua ne surprendra personne, maintenant qu’il emprunte volontiers à Jean-Marie Le Pen au cours de ses meetings en prenant un malin plaisir à écorcher le nom des personnalités juives. "Perdre plutôt que faire alliance avec LFI" est un "danger suicidaire", a-t-il expliqué le même jour.
On pourrait penser que les élections municipales échappent au combat pour les valeurs qui avait valu à Michel Noir son quart d’heure de gloire médiatique. Pas cette fois. Quand plusieurs ténors de LFI mènent une campagne ouvertement antisémite, quand le RN et ses alliés sont en passe de s’installer dans plusieurs villes importantes sans avoir réussi à chasser de ses listes les erreurs de casting, l’enjeu va au-delà de la gestion d’une...
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15/03 - Municipales 2026 : Eric Ciotti en tête à Nice, la grande peur de la droite
"Cela n'a absolument rien à voir avec le local." Ce 11 juin 2024, Eric Ciotti montre patte blanche par SMS auprès d'un cadre LR. Le président des Républicains vient de créer un séisme politique en annonçant sur TF1 son alliance avec le Rassemblement national en vue des législatives anticipées. Mais qu'on se le dise : le député des Alpes-Maritimes ne rejoint par Marine Le Pen pour sauver son siège à l'Assemblée ou préparer les élections municipales de Nice, son obsession. Non, il assure n'être mu que par son désir de mettre en œuvre l'union des droites, clef supposée de la victoire en 2027.
Les destins local et national d'Eric Ciotti s'entremêlent aujourd'hui. Avec 41,5 % des suffrages au premier tour, le patron de l'Union des droites pour la République (UDR) est en mesure de ravir la ville de Nice à son éternel rival Christian Estrosi, distancé avec 31,8 % des voix, selon des estimations Elabe. À un interlocuteur, Eric Ciotti a récemment affiché sa confiance : seuls un retrait de la gauche et un barrage d'ampleur peuvent à ses yeux l'empêcher de s'installer à l'hôtel de ville. La violence de la campagne entre les deux frères ennemis n'a d'égal que la peur qui étreint la droite. Les Républicains (LR) observent avec inquiétude ce possible succès, à la charge symbolique lourde et aux conséquences brumeuses. "Si Nice bascule, c'est terrible pour LR"
À l’origine, la droite souriait. Le 7 juillet 2024, le RN se fracasse sur le front républicain au second tour des législatives. Les cadres LR sont ravis de l'échec...
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15/03 - Edouard Philippe en tête au Havre : la première semaine du reste de sa vie
Le silence national, semble-t-il, est d'or. Et la stratégie d'Edouard Philippe ces dernières semaines a, semble-t-il, porté ses fruits. Le voilà soulagé, à voir sa mine réjouie lors de sa prise de parole à 20h30 ce dimanche 15 mars. Celui qui a choisi de se consacrer entièrement à sa réélection, quitte à délaisser notamment les sujets internationaux, a dû souffler devant les résultats du premier tour au Havre. L'ancien Premier ministre est arrivé confortablement en tête du scrutin avec 43,76 % des voix, devançant de dix points son concurrent principal, le député PCF et candidat d'union de la gauche Jean-Paul Lecoq (33,25 %). Qualifié en troisième position, le représentant de l'alliance UDR-RN Franck Keller dépasse largement la barre de qualification avec 15,3 % des suffrages et pourrait tout de même fragiliser ainsi Édouard Philippe pour le second tour. Alors qu'il y a six ans celui-ci avait bataillé contre son seul adversaire communiste pour l'emporter (59 % contre 41 %), cette année la triangulaire n'arrange malgré tout pas les affaires du maire du Havre, qui devrait voir une partie de ses voix de 2020 atterrir dans l'escarcelle du lieutenant d'Éric Ciotti.
Une partie de l'enjeu de ce scrutin déterminant pour Edouard Philippe réside donc dans la future attitude des états-majors UDR-RN et de leur électorat : Jean-Paul Lecoq, non soutenu par La France insoumise, fera-t-il office d'épouvantail en engendrant un réflexe anticommuniste, donc pro-Philippe ? Ou, au contraire, la filiation entre de l'ancien...
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15/03 - Municipales 2026 : Paris, Lyon, Marseille... Découvrez les résultats du premier tour
Six ans après un dernier scrutin en pleine crise du Covid, près de 49 millions de Français étaient appelés aux urnes ce dimanche 15 mars pour le premier tour des élections municipales, destinées à désigner les maires et conseillers municipaux de quelque 35 000 communes.
D'après les premiers résultats, les socialistes Emmanuel Grégoire et Benoît Payan sont premiers à Paris et Marseille. A Lyon, Grégory Doucet et Jean-Michel Aulas sont donnés à égalité, tandis qu'Edouard Philippe (Horizons) est en tête au Havre, tout comme Laure Lavalette (RN) à Toulon et Eric Ciotti (RN-UDR) à Nice.
Les infos à retenir
⇒ Les socialistes Emmanuel Grégoire et Benoît Payan sont en tête à Paris et Marseille
⇒ Jean-Luc Mélenchon salue la "magnifique percée" de son parti
⇒ Marine Le Pen revendique "une immense victoire" pour le Rassemblement national
00h07Quelles affiches pour le second tour dans les grandes villes ? View this post on Instagram
00h04Rachida Dati réélue dans le VIIe arrondissement de Paris
Avec plus de 58,7% des suffrages, la maire sortante du VIIe arrondissement Rachida Dati est réélue dès le premier tour dans sa mairie d'arrondissement.
23h51Pourquoi Olivier Faure a tort de dire que la stratégie de Jean-Luc Mélenchon a montré ses limites
Les explications de notre journaliste Mattias Corrasco :
23h47A Grenoble, Alain Carignon et Laurence Ruffin au coude-à-coude
Qui succédera à Eric Piolle ? Alors que le maire écologiste a choisi de ne pas se représenter à Grenoble, l'ancien maire (1983-1995) de la...
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15/03 - Pascal Wagner-Egger : "Les complotistes ne découvrent jamais les vrais complots"
Un quart des Français déclarent avoir déjà refusé un vaccin. 19 % pensent que "la 5G affaiblit le système immunitaire, rendant plus vulnérable aux maladies dont le Covid-19". Et près d’un tiers des 18-24 ans pense que les vaccins à ARN messager causent "des dommages irréversibles dans les organes vitaux des enfants". Ces chiffres, issus d'enquêtes IFOP (2023) et IPSOS (2024), alertent sur une crise de confiance qui traverse notre société. La réussite des fausses informations est aussi économique : à l'échelle mondiale, les sites qui les diffusent génèrent 2,6 milliards de dollars de revenus publicitaires par an, selon un rapport NewsGuard et Comscore. En France, le site FranceSoir et l'association BonSens.org ont collecté des centaines de milliers d'euros de dons défiscalisés en diffusant massivement de fausses informations. Et aux États-Unis, plusieurs personnalités sont devenues millionnaires, comme Alex Jones, avec son site Infowars, l’un des principaux hubs de la désinformation mondiale.
Comment en est-on arrivé là ? S’il existe depuis longtemps, le phénomène conspirationniste est devenu particulièrement visible à partir de 2008, lors de la diffusion du documentaire Loose Change sur le 11-Septembre, visionné par 100 millions de personnes. Cette visibilité s'est amplifiée avec les attentats terroristes en France, puis avec l’usage décomplexé des fake news par le président américain Donald Trump et a atteint son paroxysme pendant la pandémie de Covid-19. Dans son ouvrage Je ne suis pas complotiste, mais…...
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15/03 - Derrière la colossale levée de Yann Le Cun, l’ascension inévitable des "World Models"
Monsieur je-sais-tout peut toujours être pris à défaut. Ces dernières semaines, des internautes se sont amusés à demander à ChatGPT et consorts s’il était préférable d’aller à une station de lavage automobile ou la station-essence à proximité à pied ou en voiture. Certaines IA ont défendu mordicus la première option plus sobre. Pas très malin, au vu de la finalité évidente : laver sa voiture ou remplir son réservoir. Tout aussi récemment, des experts en IA ont monté un comparateur (benchmark), le "bullshit bench", afin de déterminer quel acteur s’en tirait le mieux face aux questions incohérentes. Anthropic (Claude) se débrouille plutôt bien, contrairement à ChatGPT, Mistral ou DeepSeek.
Le sujet est plus profond qu’il n’y paraît. L’IA générative, sous sa forme actuelle, est de plus en plus critiquée. Son fonctionnement repose sur des modèles de langage (LLM) qui, grossièrement, construisent leurs réponses mot à mot. Le secret de leurs performances, assez remarquables jusqu’ici dans la création de contenus, de recommandations ou d'analyses, consiste en un entraînement massif à partir de milliards de données textuelles. L’entièreté - ou presque - du web. Lorsqu'on lui soumet la phrase "je laisse tomber un vase en cristal", il répond que le vase se brise. Non pas parce qu'il comprend la physique, mais parce que cette association est massivement présente dans le corpus.
Yann Le Cun y voit une limite qui l’empêcherait de comprendre des phénomènes simples. Son plafond de verre. Le célèbre chercheur français vient, cette...
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15/03 - Le SAMP-T NG, ce nouveau système de défense aérienne franco-italien que l’Ukraine va tester
La relation entre l'Ukraine et la France s'est, une nouvelle fois, renforcée. En visite à Paris depuis vendredi, Volodymyr Zelensky a annoncé le test d'un nouveau système de défense aérienne, le SAMP-T NG. "Nous recevons un système cette année que nous testerons face aux menaces balistiques", a déclaré le président ukrainien devant plusieurs médias français, vendredi 13 mars. Une annonce gardée sous embargo depuis deux jours.
Construit par le consortium Eurosam, né de la collaboration entre le français Thales et l'italien MBDA, le SAMP-T NG est un système de défense aérienne nouvelle génération. Si le test est concluant, il sera une alternative au système actuel, le Patriot américain. Au-delà de la question militaire, ce choix est également stratégique pour Zelensky et son pays alors que les États-Unis ont coupé leur aide à l'Ukraine depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.Futures commandes européennes
Selon le site d'Eurosam, le SAMP-T NG, qui sera livré à partir de cette année, peut détecter les cibles, notamment les missiles supersoniques, à plus de 350 kilomètres et les intercepter à partir de 150 kilomètres. Mais pour le constructeur, sa force réside dans le nombre limité de personnes nécessaires pour le manipuler. Composé de six lanceurs, il peut porter jusqu'à 48 missiles Aster.
Cette annonce intervient alors que la France et l'Italie souhaitent accélérer la mise en place de ce nouveau système de défense aérienne, dont ils ont, chacun, commandé une dizaine de modèles. Outre l'Italie, la...
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15/03 - L’oléoduc Petroline, nouvel espoir pour l’économie pétrolière, bouleversée par la guerre en Iran
En quelques jours, ce projet est devenu la roue de secours d'une région plongée dans la guerre. Sous-utilisée depuis sa construction au début des années 80, l'oléoduc Petroline est devenu la solution miracle pour exporter les hydrocarbures hors de la région alors que l'Iran bloque toujours le détroit d'Ormuz, par lequel passe 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial. Construit au milieu de la guerre entre l'Iran et l'Irak, alors que le conflit menaçait déjà la stabilité du golfe Persique, cet oléoduc de 1 200 kilomètres traverse l'Arabie saoudite d'est en ouest, entre les installations pétrolières d'Abqaiq et le port de Yanbu, en mer Rouge.
Alors que le groupe pétrolier d'État saoudien Aramco présentait ses résultats mardi, son P-DG Amin Nasser s'est alarmé de la situation. "Bien que nous ayons déjà connu des perturbations par le passé, celle-ci est de loin la plus grande crise à laquelle l'industrie pétrolière et gazière de la région ait jamais été confrontée." Pour autant, c'est bien son entreprise qui exploite cet oléoduc par lequel passait un million de barils de pétrole par jour avant le début de la guerre. Dans les prochains jours, l'entreprise saoudienne compte augmenter la capacité de son oléoduc à sept millions de barils par jour maximum.Un test grandeur nature
Selon le Wall Street Journal, si deux millions de barils seront réservés aux raffineries saoudiennes, le reste sera reversé sur le marché mondial, qui subit déjà les effets du conflit en Iran. Alors que le prix de référence du baril...
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15/03 - Nicolas Bouzou : "La France a frôlé plusieurs fois le précipice, mais elle est toujours là"
Comment va le pays ? Au fil de ses contributions dans L’Express, Nicolas Bouzou prend le pouls de la France. Et s’inquiète souvent du coup de mou qu’elle traverse. "Ses finances publiques la placent dans une situation de dépendance totale aux marchés, son armée est trop petite pour être totalement dissuasive, son système éducatif ne prépare pas correctement l’avenir de nos enfants, le maquis réglementaire et la fiscalité inhibent l’innovation, la croissance et les salaires", écrit-il dans son dernier livre, L’éternel sursaut (XO éditions), une plongée érudite et alerte dans 2 500 ans d’histoire. Cet ouvrage n’est pas "l’œuvre d’un historien", prend soin de préciser notre chroniqueur, mais un "essai d’interprétation historique" qui entend montrer "pourquoi, en France, le meilleur succède au pire et pourquoi la période qui s’ouvre, après les difficultés et la médiocrité de ces dernières années, pourrait être brillante, marquée par un retour de la prospérité, de l’influence et de la puissance." Une profession de foi qui détonne dans le déclinisme ambiant. Entretien.
L'Express : Il existe, dites-vous, une forme d’esprit français qui veut que le pays se divise en permanence sur une quantité de sujets et ne se rassemble que lorsqu’un péril plus grand le menace. Mais cette passion pour la querelle n’est-elle pas aussi une preuve de notre vitalité démocratique ?
Nicolas Bouzou : C’est vrai. J’entends souvent dire que la France est structurellement bloquée. Non : elle est capable de se réformer, mais plus tard que les autres...
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15/03 - Dublin, l’incroyable succès d’un ovni américain en Europe
Les 15 et 22 mars, les Français votent aux municipales. L'occasion pour L'Express de sélectionner chez nos voisins des idées innovantes, des concepts pertinents et des dynamiques vertueuses pour améliorer notre quotidien. Tour d'Europe des villes qui doivent nous inspirer, et surtout inspirer nos nouveaux élus.
EPISODE 1 - Ces villes qui doivent nous inspirer : Munich, le mariage réussi de la Silicon Valley et de l'huile de moteur
EPISODE 2 - Comment Vienne est devenue un petit paradis pour les seniors et les locataires
EPISODE 3 -Londres, un modèle pour la sécurité ? Sa recette miracle pour faire baisser le crime
EPISODE 4 - "Les polémiques à Paris nous ont beaucoup amusés" : Copenhague, ce modèle de propreté qui s'exporte
EPISODE 5 - Prague, la ville rêvée des étudiants qui caracole en tête des classements européens
ÉPISODE 6 - Des mini-réacteurs nucléaires pour se chauffer ? Helsinki prépare sa révolution énergétique
ÉPISODE 8 - "Il aime tout ce qui brille" : Giuseppe Sala, le maire qui a transformé Milan en marque mondiale
En 1996, alors étudiant Erasmus en Ecosse, Laurent Muzellec profite d'une escapade pour découvrir Dublin. Après avoir passé le mur de séparation nord-irlandais, il se faufile sur de petites routes mal entretenues pour rejoindre la capitale irlandaise, dont le surnom dit tout de son état à l'époque : "Dirty Old Town" —"la Sale vieille ville", comme dans la chanson des Pogues britanniques. "Dublin est alors très, très pauvre, se remémore le Brestois d'origine. Des vieilles voitures...
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15/03 - Anna Hope : une sous-Jean d’Ormesson pour bobos ?
Le décor, splendide, est planté dès les premières pages : une propriété de 400 hectares sise dans le Sussex, où repose un manoir fin XVIIIe à la mode Greek Revival avec un fronton façon temple, des pilastres et des colonnes centrales de style palladien – pour créer cette maison de rêve, Anna Hope avait en tête Hammerwood Park. A l’origine, les jardins avaient été dessinés par le paysagiste Humphry Repton. La piscine et le court de tennis n’existent plus, mais on trouve encore à l’intérieur des portraits des propriétaires signés Joshua Reynolds ou John Singer Sargent. Depuis le père fondateur, Oliver Brooke, sept générations ont défilé. Le dernier patriarche en date, le volage et caractériel Philip Brooke, vient de casser sa pipe. A l’occasion de ses funérailles, sa femme (Grace) et leurs trois enfants (Frannie, Milo et Isa) vont pouvoir gentiment régler leurs comptes…
Avec déjà près de 15 000 exemplaires vendus depuis début janvier, Nos héritages est un des rares livres étrangers qui surnage en ce moment. Les critiques sont élogieuses. En attaquant avec curiosité les 444 pages du roman, on espérait y retrouver quelque chose de Downton Abbey. On pensait aussi à Au plaisir de Dieu – en 1974, Jean d’Ormesson avait créé le château de Plessis-lez-Vaudreuil en s’inspirant de Saint-Fargeau, la demeure ancestrale de son grand-père maternel. Avions-nous mis la barre trop haut ? Si Anna Hope cite en exergue Vita Sackville-West, elle n’a pas le tour d’esprit distingué de l’âme sœur de Virginia Woolf. Elle ne possède pas non plus...
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15/03 - Municipales 2026 : la participation s’élevait à 48,90 % à 17 heures
Près de 49 millions de Français sont appelés aux urnes ce dimanche 15 mars pour le premier tour des élections municipales destiné à désigner les maires et conseillers municipaux de quelque 35 000 communes.
Dans les grandes villes, à commencer par Paris et Marseille, l'incertitude domine quant à la question du contrôle. Dans la capitale, la droite ambitionne de mettre fin à 25 années de domination d'une gauche toujours résistante tandis que le Rassemblement national espère ravir la seconde ville de France.
La participation devrait être en forte hausse par rapport aux élections municipales de 2020 organisées en pleine pandémie de Covid-19. Au premier tour, la participation n'avait alors été que de 44,6 %. Le deuxième tour du scrutin municipal se tiendra le 22 mars.
Les infos à retenir
⇒ La participation s'élève à 48,90 % à 17 heures, selon le ministère de l'Intérieur
⇒ A Marseille, le Rassemblement national rêve d'un séisme politique
⇒ Les enquêtes d'opinion prévoient des résultats serrés dans de nombreuses villes lors du premier tour des élections municipales
18h00Suivez la soirée électorale avec nous
Rendez-vous ici pour suivre avec nous toute la soirée électorale. Nous suivrons ensemble les principaux résultats et les principales déclarations.
17h00La participation s'élève à 48,90 % à 17 heures
À 17 heures, le taux de participation en France métropolitaine était de 48,90 %, selon le ministère de l’Intérieur. Un chiffre en hausse de 10 points par rapport aux dernières élections municipales de 2020 - organisées...
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15/03 - Peinture : sur les traces de Joaquin Sorolla, de Madrid à Valencia
Parmi les événements attendus à Madrid, figure en bonne place la réouverture du musée Sorolla, qui achève sa mue après plus de deux ans de travaux. Rénové en profondeur, agrandi, il sera bientôt prêt à accueillir les visiteurs dans ce qui fut le refuge du plus emblématique artiste espagnol au tournant du XXe siècle. C’est en 1911 que l’architecte Enrique Maria Repullés y Vargas édifie cette imposante maison-atelier sur le Paseo General Martinez Campos, au cœur de la capitale espagnole, pour Joaquin Sorolla (1863-1923) et sa famille, alors que le coloriste originaire de Valencia rencontre un succès international avec ses scènes de plage baignées de lumière.
Après la mort du peintre, sous l’égide de sa veuve Clotilde Garcia, la demeure devient un musée national en 1932, un lieu unique qui abrite 1 400 toiles signées du luministe, parmi lesquelles la célèbre Promenade au bord de la mer, du mobilier, des sculptures, des céramiques, des objets réunis par Sorolla tout au long de sa vie, mais aussi un important fond de photographies anciennes et de correspondance privée.Près de 9000 pièces composent les collections du museo Sorolla, au cœur de la capitale espagnole.
En doublant sa superficie, le nouveau musée Sorolla va désormais jouir de nouveaux espaces d’expositions temporaires, de réserves modernes aptes à conserver les quelque 9 000 pièces qui composent ses collections, d’un atelier de restauration innovant et d’une salle de spectacles. Le bâtiment existant, lui, s’est vu réhabilité, notamment pour fluidifier...
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15/03 - Moyen-Orient : Netanyahou répond aux rumeurs sur sa mort venues d’Iran
Les Etats-Unis pourraient de nouveau frapper l'île iranienne de Kharg "pour le plaisir", a déclaré Donald Trump, ajoutant que les conditions d'un éventuel accord pour mettre fin au conflit n'étaient pas encore réunies bien que Téhéran y semble prêt selon lui, deux semaines après le début du conflit au Moyen-Orient. Le président américain avait affirmé auparavant que les Etats-Unis avaient "totalement détruit" des cibles militaires sur l'île de Kharg.
L'Iran, dont 90 % des exportations de pétrole sont parties des terminaux de l'île de Kharg, a pour sa part menacée de s'en prendre en représailles aux installations pétrolières des compagnies coopérantes avec les Etats-Unis dans la région en cas d'attaque contre ses propres infrastructures d'hydrocarbures.
Donald Trump a également demandé aux pays qui importent du pétrole par le détroit d'Ormuz de sécuriser ce passage, en promettant l'aide de Washington. Il a dit espérer que plusieurs pays dont la France enverrait des navires de guerre pour sécuriser le détroit, par où transite en temps normal 20% du pétrole mondial.
Au seizième jour de guerre, le conflit ne montre toujours aucun signe d’apaisement : les Gardiens de la révolution iraniens ont dit dimanche 15 mars avoir tiré des missiles et des drones contre des cibles en Israël et trois bases militaires américaines dans la région. L'armée israélienne a dit qu'elle interceptait des projectiles tirés en direction de l'Etat hébreu. Et l'Arabie saoudite a dit avoir intercepté et détruit 10 drones à Ryad et dans l'est...
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15/03 - Tourisme : notre sélection d’hôtels pour (re)découvrir l’île Maurice
Partir loin pour mieux déconnecter. Malgré les difficultés économiques et les tensions géopolitiques, le tourisme n’a cessé d’augmenter ces dernières années (1,52 milliard de voyages en 2025, selon l’Organisation mondiale du tourisme). Mais pas n’importe comment. En 2026, la tendance est aux vacances Jomo (Joy of missing out, comprenez "la joie de manquer quelque chose"), c’est-à-dire privilégier des séjours plus calmes et plus immersifs, quitte à privilégier des destinations stars. L’Express en a sélectionné quelques-unes, de l’île Maurice (ci-dessous) au Japon, en passant par le Canada et Singapour. Et cette année, selon le voyagiste Sunweb, les Français anticipent davantage (+30 % des voyageurs par rapport au début de l’année dernière). Il convient donc de se hâter aujourd’hui pour s’offrir aux beaux jours des vacances lentes.Energie au Long Beach
Situé sur la côte Est, sa longue plage de sable blanc en fait un refuge paradisiaque particulièrement adapté aux familles. Tandis que les enfants trouvent leur bonheur au "kids club", au tir à l’arc ou sur le mur d’escalade, les parents découvrent le spa au cœur d’un jardin tropical. Lancé en 2024, le concept Glow présente une approche authentique du bien-être, en utilisant les richesses naturelles de l’île. Intégrées aux rituels, les infusions de plantes aromatiques locales démontrent leurs vertus purifiantes, vivifiantes et régénérantes. Bercées par les chants d’oiseaux, les deux heures, de soins énergétiques (Radiance Glow Journey) permettent de choyer corps et...
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15/03 - IA : pourquoi il est urgent d’interdire les "deepfakes"
Il y a quelques semaines, une trentaine de vidéos dans lesquelles le célèbre chercheur en nutrition Serge Hercberg - créateur du Nutriscore - donnait des conseils nutritionnels fantaisistes ont été diffusées sur Internet. Il s’agissait de "deepfakes" ou hypertrucages, des faux générés par des outils d’intelligence artificielle (IA) permettant de faire dire n’importe quoi à n’importe qui, quasiment impossibles à distinguer de vraies vidéos du chercheur. La communauté scientifique et médicale s’est émue de la facilité avec laquelle ces outils pouvaient faciliter la diffusion de fausses informations en santé, en piratant l’image et l’autorité de chercheurs reconnus.
Mais la désinformation en santé n’est pas le problème le plus grave posé par ces hypertrucages. Depuis que les sociétés humaines existent, elles s’appuient sur l’idée que chacun peut être tenu responsable de ce qu’il dit et de ce qu’il fait. Elles nécessitent pour cela une communication fiable et authentique, ce qui est transparent lorsque les personnes sont réunies physiquement, mais pose problème lorsqu’elles sont éloignées. L’écriture a permis la communication à distance, et les signatures et sceaux apposés en bas des lettres ont longtemps garanti leur authenticité. Depuis le XIXe siècle, les enregistrements photographiques, puis sonores et audiovisuels sont venus compléter les déclarations des témoins directs pour établir de manière indiscutable les faits et les actes. Les télécommunications, en transportant la voix puis l’image, ont de plus grandement...
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15/03 - Pierre Haski : "Ce voyage de Donald Trump en Chine sera décisif pour les dix ans à venir..."
Cela fait un demi-siècle qu'il observe en tant que journaliste les bouleversements de la planète. Chroniqueur géopolitique de la matinale de France Inter et président de l'association Reporters sans frontières, Pierre Haski analyse dans La Fin d'un monde (Stock) les transformations de l'ordre international en revenant sur son propre parcours, de l'Afrique du Sud durant l'apartheid à la Chine où il fut correspondant durant cinq ans pour Libération, avant de créer Rue89. Mi-Mémoires, mi-essai de géopolitique, l'ouvrage est passionnant de bout en bout.
Pour L'Express, Pierre Haski analyse ce qui se joue aujourd'hui au Moyen-Orient avec la démonstration de puissance américaine qui est peut-être aussi synonyme d'une impuissance stratégique. Mais il évoque aussi les enjeux de la visite de Donald Trump à Pékin, qui doit se tenir à la fin du mois, tout comme les ambitions de Xi Jinping. Faisant le bilan diplomatique d'Emmanuel Macron, Pierre Haski assure que dans un monde en plein tumulte, dominé par deux puissances prédatrices, l'Europe est le seul destin possible pour la France si elle veut continuer à peser sur les affaires internationales.
L'Express : A quel point la guerre en cours au Moyen-Orient représente-t-elle une bascule supplémentaire vers un nouveau monde, que vous décrivez dans votre livre ?
Pierre Haski : Il y a une dimension régionale très forte dans cette guerre en Iran. C’est la poursuite de ce qui se passe depuis le 7 octobre 2023, et de l’ambition israélienne d’affaiblir, voire de...
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15/03 - Municipales 2026 : l’enjeu sous-estimé des data centers pour les futurs maires
Ils poussent comme des champignons. Et ce n’est pas près de s’arrêter. La France est de loin le pays qui a recueilli le plus d’investissements étrangers pour la construction de data centers (ou centre de données) en 2025 dans le monde : près de 60 milliards d’euros. Les dernières éditions de Choose France ou du Sommet international de l'IA soulignent sa forte attractivité dans ces constructions qui hébergent et font transiter nos données. Pour des questions de connectivité, les régions parisiennes et marseillaises sont les plus prisées des promoteurs. Mais depuis peu, leur toile s’étend partout de Bordeaux au Grand Est en passant par Cambrai dans le Nord, qui devrait accueillir l’énorme projet du Canadien Brookfield. L’exécutif a mis sur pied une stratégie et un slogan "Plug Baby Plug". L'objectif : devenir un eldorado entrepôts de serveurs partout dans le pays qui exploiteront ses surplus d'électricité. Quelque 63 sites bien raccordés à son parc nucléaire ont déjà été identifiés. La puissance électrique allouée à ces centres de données devrait exploser ces prochaines années, à plusieurs gigawatts. A lui seul, le data center de Cambrai devrait réquisitionner la production équivalente à un réacteur.
Cette emprise croissante suscite encore peu de débats en marge des élections municipales, dont le premier tour aura lieu dimanche. Peut-être car les data centers ne sont pas encore si visibles. Les temps d’instruction, de lancement des constructions, et de finalisation s’étalent sur deux à cinq ans voire davantage. La...
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15/03 - "Donald Trump n’est pas un réaliste, c’est un kleptocrate" : la charge d’Alexander Cooley
On a souvent expliqué l’obsession de Donald Trump pour la résolution de conflits internationaux par son désir d’obtenir le sacro-saint prix Nobel de la paix, ou par sa volonté de préserver les intérêts américains : la doctrine "America First". Mais si le "réalisme" souvent prêté au président américain n’était que de la poudre aux yeux, destinée à dissimuler une réalité autrement plus dérangeante ? C’est la thèse d’Alexander Cooley, professeur de sciences politiques et vice-doyen au Barnard College qui, dans un article paru dans Foreign Affairs coécrit avec le professeur à Georgetown Daniel Nexon, qualifie la politique trumpiste de "kleptocratique". Auprès de L’Express, cet expert dissèque plusieurs cas qu’il juge symptomatiques d’un mélange entre décisions diplomatiques et intérêts privés. Au point d’identifier cette logique jusque dans les dossiers iraniens, russes, et chinois… Entretien.
L’Express : Bon nombre d’analystes décrivent la politique de Donald Trump comme réaliste - un courant en relations internationales selon lequel le système international est anarchique et que chaque État doit avant tout assurer sa survie. Vous n’êtes pas d’accord…
Alexander Cooley : Absolument. Ils se fondent à tort sur le fait que Donald Trump rejette le libéralisme au niveau national et international. Je veux notamment parler du respect de l’État de droit, de la séparation des pouvoirs ou encore du multilatéralisme et de l’ordre mondial fondé sur des règles. Mais ce cas de figure, bien qu’évidemment critiquable, impliquerait que...
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15/03 - Les Etats-Unis de Donald Trump, cet incinérateur de talents mondiaux, par Stephen Smith
Depuis qu’ils existent, les États-Unis sont un incinérateur de talents et de la rage de vaincre. Depuis qu’ils sont un géant géopolitique, soit depuis la Deuxième Guerre mondiale, ils attirent en particulier the best and the brightest. C’est même devenu l’une des conditions de leur hégémonie. L’intégration des brillants cerveaux venus, d’abord, surtout d’Europe, puis principalement d’Asie a alimenté la machine d’excellence que sont leurs universités, laboratoires, entreprises de pointe ou, encore, studios de cinéma. Si bien qu’en montant dans une hiérarchie américaine, le pourcentage des "récemment arrivés" augmente invariablement. Ce qui n’a pas posé de problèmes insurmontables tant que ces cerveaux entraient dans le pays dans les mêmes conditions que les autres immigrés pour devenir des Américains, arrivés comme eux, simplement avant.
Notons, toutefois, que la forte corrélation entre excellence et extranéité dit quelque chose de gênant sur le "modèle" américain. Il se nourrit d’une matière première qu’il ne produit pas, ou insuffisamment. Plus les immigrés deviennent de "vrais" Américains, plus ils sont médiocres (et, intégration visible, aussi plus corpulents en se fondant dans une population dont 40% sont obèses et 30% additionnels ont du surpoids).Cheval de Troie
Il y a six mois, Donald Trump a tiré une balle dans les pieds d’argile du colosse qu’est l’Amérique. Il a frappé le visa pour des immigrants "hautement qualifiés" — le H-1B, créé en 1990, dans l’euphorie de la mondialisation — d’une surtaxe de 100 000...
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15/03 - Après Kharg, l’île de Qeshm ? Le joyau iranien au cœur de la bataille du détroit d’Ormuz
A peine élu président en 2005, le très conservateur Mahmoud Ahmadinejad rêvait d’en faire une sorte de Dubaï iranien. Avec ses majestueux canyons, sa forêt de mangroves et ses villages de pêcheurs couronnés de badguir - des tours persanes traditionnelles servant à ventiler les maisons -, l’île de Qeshm, la plus grande du golfe Persique, avait tous les atouts pour charmer les touristes du monde entier. Cette "perle" s'étirant sur une centaine de kilomètres dans le détroit d’Ormuz a même été classée dès 2017 par l’Unesco pour son patrimoine géologique exceptionnel.
Si Qeshm n’a en réalité jamais pu rivaliser avec le luxe de Dubaï, cet endroit paradisiaque aux eaux cristallines attirait il y a encore quelques mois la classe moyenne iranienne, malgré la crise économique. Mais l’opération américano-israélienne, lancée le 28 février contre le régime des mollahs, a stoppé net ses ambitions touristiques, transformant ce havre de paix en potentielle cible militaire. Et mis en lumière son rôle stratégique pour l’Iran.Des touristes iraniens profitent du site de la Vallée des Étoiles sur l'île de Qeshm, en Iran, le 23 décembre 2011.Une usine de dessalement frappée
Une première attaque est venue le rappeler subitement. Le 7 mars, le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, accuse ainsi le Pentagone d’avoir frappé une usine de dessalement de l’île qui ravitaillait une trentaine de villages environnants. Une allégation non confirmée par Washington mais constituant une escalade majeure aux yeux de Téhéran, qui a...
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14/03 - "Si l’Iran met l’uranium enrichi à la disposition de Daech..." : le constat alarmant d’Adel Bakawan
La région était déjà la cible de plusieurs attaques de factions pro-iraniennes depuis le début du conflit. Cette fois, c'est un soldat français qui a été tué et six autres blessés lors d'une attaque de drone qui a visé une base militaire kurde en Irak, dans la région d'Erbil. Emmanuel Macron a confirmé vendredi sur X le décès de l'adjudant-chef Arnaud Frion du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces (Isère). C'est le groupe armé Ashab al-Kahf qui a revendiqué l'attaque sur Telegram, alors que Paris vient d'envoyer, quelques jours plus tôt, son porte-avions Charles-de-Gaulle dans la région, escorté de huit frégates et deux porte-hélicoptères amphibies, en soutien aux alliés de la France dans la région.
Cette attaque rappelle à quel point la situation est alarmante dans la région, estime Adel Bakawan, directeur du European Institute for Studies on the Middle East and North Africa (EISMENA). L'instabilité de l'Iran et de plusieurs pays de la région, conjuguée à l'activation des proxys iraniens, pourrait favoriser la résurgence de nombreux mouvements terroristes. Entretien.
L'Express : Un militaire français a été tué par un groupe armé irakien et pro-iranien, Ashab al-Kahf qui a revendiqué l’attaque. Que sait-on sur ce groupe ?
Adel Bakawan : Le nom d’Ashab al-Kahf apparaît au début de l’année 2019. Cette période correspond à une série d’attaques de drones ou de missiles balistiques visant le Kurdistan irakien. En effet, des milices irakiennes s’en prennent régulièrement aux infrastructures de la région :...
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14/03 - Kharg, la petite île iranienne devenue cible stratégique de Washington
On la surnomme parfois "l'île interdite". Sous contrôle des Gardiens de la révolution, l'île de Kharg est aussi petite que convoitée. Une petite bande de terre broussailleuse d'à peine quelques kilomètres de long, située à une trentaine de kilomètres des côtes iraniennes. Sur ses terres se cache le plus grand terminal d’exportation de pétrole brut de l’Iran, par lequel transitent 90 % des exportations de brut du pays. Jusqu’ici épargnée par les Etats-Unis et Israël, Donald Trump a revendiqué "l'un des raids aériens les plus puissants de l'histoire au Moyen-Orient" après avoir frappé les cibles militaires présentes sur l'île dans la nuit de vendredi à samedi, tout en se gardant, pour l'instant, de toucher au terminal pétrolier lui‑même.
Le président américain a martelé avoir choisi de "ne pas détruire les infrastructures pétrolières" de Kharg, liant cette retenue au maintien de la libre circulation des navires dans le détroit d’Ormuz. En clair, le pétrole reste pour l’instant épargné mais l’ultimatum est posé : si Téhéran bloque le détroit, les installations pétrolières de l’île pourraient devenir la prochaine cible. Côté iranien, Téhéran a prévenu que toute attaque contre ses propres infrastructures énergétiques l'amènerait à prendre pour cible, en représailles, les installations dans la région des compagnies pétrolières associées aux Etats-Unis.Pourquoi les Etats-Unis visent l’île de Kharg
Au fil des décennies, l’île a été recouverte d’infrastructures énergétiques. Par des oléoducs, Kharg reçoit...
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14/03 - En Hongrie, la campagne de communication du Kremlin pour reconduire Viktor Orban au pouvoir
Sur le continent européen, les dirigeants aux relations chaleureuses avec Vladimir Poutine se comptent sur les doigts d'une main. Hormis son allié de toujours biélorusse Alexandre Loukachenko, le président russe peut compter sur ses liens avec le président serbe Aleksandar Vučić ou le Premier ministre slovaque, Robert Fico. Mais une autre figure suscite bien plus l'intérêt du Kremlin : Viktor Orban. Chef du gouvernement hongrois depuis 2010, ce dernier n'a jamais caché sa proximité avec son homologue à Moscou. Une entente qu'il n'a pas reniée depuis le début de la guerre en Ukraine : le conflit n'a pas empêché le conservateur de se rendre plusieurs fois dans la capitale russe afin de rencontrer Vladimir Poutine, auquel il a promis en novembre dernier de continuer de se fournir en hydrocarbures russes.
Un soutien rare, et donc précieux, pour l'ex-espion du KGB. Mais celui-ci compte bien remercier Viktor Orban de sa sympathie à son égard. Le 12 avril prochain, les électeurs hongrois seront appelés aux urnes pour un nouveau scrutin législatif. Or, après des années de domination sans partage du pouvoir, l'actuel Premier ministre fait face à un opposant mieux placé que lui dans les sondages. Peter Magyar, ex-membre du Fidesz, le parti de Viktor Orban, menace sérieusement sa place au pouvoir. Les enquêtes d'opinion attribuent à ce candidat pro-européen une avance d'environ 10 points sur son ancien allié. La Hongrie bientôt sous l'administration d'un gouvernement plus critique de la Russie ? Impossible à...
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14/03 - "Le problème du Louvre, c’est qu’il dépense mal" : Maryvonne de Saint-Pulgent décrypte la crise du patrimoine
Sept ans après l’incendie de Notre-Dame, quatre mois après l'humiliant cambriolage du Louvre, de nombreuses questions se posent. Comment en est-on arrivé là ? Par désinvolture ? Mauvaises décisions politiques ? Nos chefs-d’œuvre sont-ils en péril ? Maryvonne de Saint-Pulgent, directrice générale du patrimoine de 1993 à 1997 et auteur d'Alerte sur le patrimoine (Gallimard, février 2026) est l'invitée des Grands entretiens d'Anne Rosencher. Une personnalité qui parle en connaissance de cause, et qui ne mâche pas ces mots. Avec ses formules ciselées de "tonton flingueuse du patrimoine", elle nous décrit, exemples à l'appui, des décennies de mauvaises priorités. L'intégralité des quarante-cinq minutes d'entretien est à retrouver sur les plateformes habituelles de vidéos et de podcasts.
L'Express : Le cambriolage du Louvre en octobre a provoqué la stupeur des Français. D’autant plus que quelques semaines plus tard, une inondation endommageait le département des antiquités égyptiennes. De quoi cette apparente incurie est-elle le symptôme ?
Maryvonne de Saint-Pulgent : Alors je vais charger la barque : il y a eu plusieurs inondations au Louvre depuis le cambriolage. Une dans une bibliothèque, et une, effectivement, dans un département muséographique. Sans compter la fermeture de la galerie Campana en novembre, pourtant restaurée il y a peu, sans que l'on ait vérifié l'état du plancher au-dessus… qui ne tient plus. Deux ans après sa réouverture en grande pompe, voilà la galerie emblématique à nouveau fermée !...
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14/03 - Tourisme : Singapour, l’échappée verte en pleine ville
Partir loin pour mieux déconnecter. Malgré les difficultés économiques et les tensions géopolitiques, le tourisme n’a cessé d’augmenter ces dernières années (1,52 milliard de voyages en 2025, selon l’Organisation mondiale du tourisme). Mais pas n’importe comment. En 2026, la tendance est aux vacances Jomo (Joy of missing out, comprenez "la joie de manquer quelque chose"), c’est-à-dire privilégier des séjours plus calmes et plus immersifs, quitte à privilégier des destinations stars. L’Express en a sélectionné quelques-unes, de l’île Maurice au Japon, en passant par le Canada et Singapour. Et cette année, selon le voyagiste Sunweb, les Français anticipent davantage (+ 30 % des voyageurs par rapport au début de l’année dernière). Il convient donc de se hâter aujourd’hui pour s’offrir aux beaux jours des vacances lentes.
Se mettre au vert en pleine ville ? L’idée n’est pas antinomique pour cette cité-Etat, voulant concilier développement urbain, qualité de vie et durabilité environnementale. Une politique engagée dès 1967 par le Premier ministre Lee Kuan Yew, qui souhaitait transformer Singapour en une "belle cité-jardin avec des fleurs et des arbres, sans ordures, et aussi ordonnée que possible". Peu à peu, la ville se métamorphose et les autorités votent en 1975 le Parcs and Trees Act afin de maintenir la végétation et imposer un aménagement paysager dans tout projet de développement industriel ou d’habitation.Depuis 2005, un programme écologique avec des normes strictes
Une promenade à travers les avenues centrales...
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14/03 - Guerre au Moyen-Orient : derrière les attaques iraniennes, l’ombre de Vladimir Poutine
Une proximité qui perdure en temps de guerre. Dans son conflit contre Israël et les États-Unis, l'Iran peut compter sur un soutien de poids : la Russie. Sans s'impliquer frontalement dans les hostilités, plusieurs éléments indiquent que Moscou apporte un soutien stratégique important à Téhéran afin de l'aider dans ses attaques contre des intérêts étrangers, notamment américains. "Je pense que personne ne sera surpris d'apprendre que la main invisible de Vladimir Poutine est derrière certaines tactiques iraniennes, voire potentiellement derrière certaines de leurs capacités", a pointé jeudi 12 mars John Healey, le ministre britannique de la Défense, lors d'une prise de parole à Londres (Royaume-Uni). Des tactiques militaires inspirées de la Russie ?
Cet appui se matérialise sur plusieurs plans. Premier aspect : la tactique militaire. D'après The Guardian, l'Iran aurait déjà lancé plus de 2 000 drones Shahed depuis le 28 février sur tout le Moyen-Orient. Pour améliorer leur potentiel de destruction, la Russie aurait fourni des conseils d'utilisation de ces armes à la République islamique. Les militaires britanniques, visés dans la nuit de mercredi à jeudi par une attaque de drone sur une base d'Erbil (Irak), ont constaté sur le terrain que ces engins volaient "beaucoup plus bas que d'habitude". De quoi rendre ces appareils moins faciles à intercepter et "plus efficaces" au moment des frappes, a précisé le lieutenant-général Nick Perry, chef britannique des opérations interarmées.
Au-delà de la question...
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14/03 - Guerre en Iran : pourquoi la Chine pourrait être l’une des grandes gagnantes du conflit
Les apparences sont parfois trompeuses. Pour de nombreux observateurs, la Chine fait partie des grands perdants de la guerre en Iran. Il faut dire que sur le plan énergétique, le pays semble avoir pris un coup. Il est de loin le premier client du pétrole iranien, puisqu’il achète à des prix décotés entre 80 et 90 % de toute la production venant de Téhéran. De plus,selon le cabinet Kpler, 55 % de l’or noir et 32 % du gaz naturel liquéfié (GNL) que la Chine importe transite par le détroit d’Ormuz, où la circulation est désormais très restreinte.
Mais est-ce vraiment suffisant pour fragiliser le géant asiatique ? On peut en douter, tant Pékin peaufine sa stratégie de domination et de résilience depuis de nombreuses années. Pour se protéger, le gouvernement de Xi Jinping a déjà ordonné aux raffineurs de réduire les exportations de produits pétroliers afin de conserver cette ressource pour le marché intérieur. Il peut aussi compter sur un immense stock stratégique constitué de longue date : autour de 1,4 milliard barils de pétrole. Soit davantage que tous les pays membre de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) réunis... De quoi voir venir avant d'entrer véritablement dans le dur.
"Pour la Chine, ce n’est qu’une crise passagère. Elle s’est préparée depuis de nombreuses années à ce genre de scénario", assure Emmanuel Hache, adjoint scientifique à IFP Energies nouvelles et directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). D’une part grâce à la diversification de ses...
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14/03 - Un week-end à Madrid : Alberto Greco artiste vivant "hasta la muerte"
Peintre informel, poète, acteur, auteur de manifestes, musard queer, maître de cérémonie, fondateur de l’arte vivo… Alberto Greco (1931-1965) fut, au cours de sa courte existence, tout cela et bien d’autres choses encore. Seize années durant, il a fait de sa vie un espace public d’invention esthétique, entre exhibitionnisme histrionique, événements médiatiques et potins de rue, prônant l’engagement de l’art "avec les éléments vivants de notre réalité : le mouvement, le temps, les gens, les conversations, les odeurs, les rumeurs, les lieux, les situations".
Aujourd’hui, et cela sonne un peu comme une redécouverte, le musée Reina Sofia, à Madrid, retrace le parcours "tortueux et anticonformiste" du trublion de l’avant-garde expérimentale dans une rétrospective réunissant plus de 200 œuvres et documents, visible jusqu'au 8 juin. Fernando Davis, le commissaire de l’exposition, s’est attaché à mettre en lumière la production littéraire et artistique associée aux multiples déplacements géographiques de l'artiste portègne qui, dès le début des années 1950, cède aux démons de la bougeotte : Puna de Atacama, Humahuaca, Paris, Rio de Janeiro, São Paulo, Gênes, Rome, Madrid, Piedralaves, New York, Ibiza, Barcelone... Performance "vivo-dito" d'Alberto Greco, photographié par Claudio Abate à Rome, en 1962.
La trajectoire de Greco est celle d’un autodidacte qui fréquente très brièvement l’Ecole des beaux-arts de sa ville natale, se forme un temps dans l’atelier de Cecilia Markovich à la fin des années 1940, recueille aussi...
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14/03 - Détroit d’Ormuz : Donald Trump demande à d’autres pays l’envoi de navires de guerre
Les Etats-Unis ont "totalement détruit" des cibles militaires sur l'île iranienne de Kharg et ils en bombarderont les infrastructures pétrolières si l'Iran ne lève pas son blocage du détroit d'Ormuz, a déclaré Donald Trump, deux semaines après le début du conflit au Moyen-Orient qui a déjà provoqué une envolée des cours du pétrole.
L'Iran, dont 90 % des exportations de pétrole partent des terminaux de l'île de Kharg, a pour sa part menacé de s'en prendre en représailles aux installations pétrolières des compagnies coopérant avec les Etats-Unis dans la région en cas d'attaque contre ses propres infrastructures d'hydrocarbures. Alors que Téhéran ne montre aucun signe de fléchissement, les attaques se poursuivent de part et d'autre, Israël ayant dit vendredi avoir frappé plus de 200 cibles en 24 heures dans le centre et l'ouest de l'Iran, notamment des lanceurs de missiles balistiques, des systèmes de défense antiaérienne et des sites de production d'armes.
L'ambassade des Etats-Unis en Irak, à Bagdad, a été touchée par des missiles samedi et de la fumée s'élevait du bâtiment. Les Gardiens de la révolution iraniens ont pour leur part déclaré avoir poursuivi leurs attaques contre Israël aux côtés du Hezbollah libanais, selon l'agence iranienne Tasnim. Donald Trump, qui donne des indications contradictoires sur la durée du conflit, a déclaré vendredi 13 mars aux journalistes qu'il durerait "aussi longtemps que nécessaire".
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump déclare avoir "complètement détruit" des cibles militaires sur...
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14/03 - Langue française : ces petits "s" qui changent tout
Qui dira jamais l’importance d’un "s" pour marquer le pluriel ? Le plus souvent, il s’agit d’une simple question d’orthographe : "un arbre", "des arbres". Mais, dans certains cas, l’enjeu est plus important encore car c’est le sens qui change du tout au tout. Voyez plutôt.Il arrive que, dans la précipitation, on oublie son parapluie. Ce qui peut être fâcheux en cas de précipitations.Avoir des lettres n’est pas déconseillé quand on veut en écrire une.J’aime beaucoup jouer aux échecs, pas tellement en subir un. On peut le regretter, mais toute l’humanité n’a pas fait ses humanités.Pour passer un examen, mieux vaut disposer de solides connaissances qu’une vague connaissance au ministère de l’Education nationale.Inutile de faire vos courses au pas de course. Pour écrire ses mémoires, il est préférable d’en avoir une bonne.Quand je regarde une émission de variétés, je me dis souvent que cela manque de variété. Avec la généralisation du paiement électronique, les espèces deviennent une espèce en voie de disparition.En se débarrassant de ses effets à la télévision, on réussit généralement son petit effet.
Moralité ? Il y a tout de même des pluriels bien singuliers.
Source : Dictionnaire du bon français contemporain, avec des exemples effrontés et des commentaires insolents, par Françoise Nore. Editions Les Cent...
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14/03 - Iran, la succession de Khomeini en 1989 : "On aurait tort de donner à Ali Khamenei un certificat de modération"
Dix ans après son retour triomphal d'exil, l'ayatollah Khomeini s'éteint le 3 juin 1989. Envoyé spécial à Téhéran pour couvrir les obsèques du Guide suprême, Alain Louyot dresse le portrait de son successeur.Extrait de L'Express du 9 juin 1989Les orphelins de l'imam
Bien sûr, au moins à court terme, tout semblait "verrouillé" dans les institutions de la République islamique, afin de garantir un semblant d'ordre et de continuité. On pouvait, dès lors, prendre sans trop de risque, ici, le pari que les quarante jours de deuil national ne seraient pas troublés par les rivalités des candidats à la succession ni par les velléités de retour en force des mouvements d'opposition exilés. Déjà, on savait écarté le fils du disparu, Ahmad, dont la personnalité ne séduisait personne. Enfin, en un temps record, un héritier "universellement reconnu comme juste, pieux et compétent", comme l'assurent les officiels, avait pu être désigné par la toute-puissante Assemblée des experts. Sans doute, un guide aussi charismatique que Khomeini ne saurait avoir de remplaçant à sa mesure.
Reste que le choix de Seyyed Ali Khamenei Moussavi, 51 ans, président de la République islamique dont le deuxième mandat devait expirer ce mois-ci, paraît particulièrement judicieux. Si l'on se place, bien évidemment, du point de vue des tenants du régime théocratique en vigueur... "En effet, confie un diplomate en poste à Téhéran, Khamenei est peut-être le seul dignitaire capable sinon de réconcilier vraiment, du moins de faire coexister sans trop de...
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14/03 - "C’est le son le plus terrifiant de la guerre" : en Ukraine, deux jours dans une formation anti-drones
Jusqu'au dernier moment, nous n'aurons pas l'adresse. Notre bus slalome sur un chemin boueux, au cœur d'une forêt de la région de Kiev. Soudain apparaissent des bâtiments en ruine dissimulés sous des filets de camouflage. Une vingtaine de journalistes descendent, tous ukrainiens - sauf moi. Direction : une formation anti-drones dans un centre d'entraînement militaire, menée par la fondation 2402.
Créée en février 2022 par deux reporters ukrainiens, cette organisation à but non lucratif a d'abord distribué des gilets pare-balles aux journalistes envoyés sur le front, avant de les former à exercer leur métier en zone de guerre. Ce type de stages, conçus par des militaires britanniques dans les années 1990, se sont imposés dans les rédactions anglo-saxonnes. "Mais en Ukraine, ils ne collaient plus à notre réalité", tranche Kateryna Sergatskova, cofondatrice et reporter de guerre passée par l’Irak et la Syrie.
Le long de la ligne de front, des milliers de drones — souvent produits pour quelques centaines de dollars — créent une "kill zone" de 20 à 25 kilomètres de profondeur, attaquant tout ce qui bouge, y compris les journalistes. En octobre 2025, le photojournaliste français Antoni Lallican est ainsi tué à une vingtaine de kilomètres du front. Peu après, un drone frappe Kramatorsk et tue deux journalistes ukrainiens, Olena Hramova et Yevhen Karmazin. Les pertes imputables aux drones sur le front sont passées de moins de 10 % en 2022 à près de 80 % l'an dernier, selon les données de l’armée ukrainienne....
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14/03 - Akshay Rathi, The Economist Intelligence Unit : "L’Europe est le meilleur endroit où vivre en 2026"
A la tête d'une équipe de vingt analystes et de centaines de sondeurs locaux, Akshay Rathi supervise chaque année le classement mondial de la qualité de vie avec The Economist Intelligence Unit. 173 villes sont épluchées à travers cinq critères principaux, déclinés en dizaines de sujets du quotidien : la stabilité, l'éducation, les infrastructures, la santé et la culture. Tout en bas du classement, Damas (Syrie) et Tripoli (Libye) stagnent aux deux dernières places. Le sommet, lui, semble réservé à l'Europe occidentale, avec quatre villes dans le top 5 de l'année passée : Copenhague, Vienne, Zurich et Genève.
A l'approche des municipales en France, les 15 et 22 mars, Akshay Rathi développe ces choix pour L'Express et explique la place occupée par les deux villes françaises du classement, Paris et Lyon.
L'Express : Parmi les cinq premières villes de votre classement de la qualité de vie, quatre se trouvent en Europe occidentale. L'Europe est-elle le meilleur endroit pour vivre sur terre en 2026 ?
Akshay Rathi : Aucun doute là-dessus : en termes de qualité de vie, on ne fait pas mieux que les villes d'Europe occidentale. Et de loin ! Leur défi consiste désormais à maintenir ce niveau de services publics et d'infrastructures : leur nombre d'habitants ne cesse de croître, leurs organismes publics se retrouvent sous pression et leurs ressources ont tendance à diminuer, ce qui fait légèrement décliner la qualité de vie dans ces grandes villes européennes. Mais en termes d'infrastructures municipales,...
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14/03 - A Téhéran, l’espoir d’un avenir meilleur s’amenuise : "Je veux assister au départ des mollahs, mais..."
Le premier jour, lorsque la nouvelle du bombardement, et de la destruction du bureau du Guide suprême, est tombée vers 10 heures du matin, la population, terrifiée, s'est ruée vers les stations-service, les boulangeries et les magasins, craignant une pénurie. "Nous n'avons plus de conserves, ni de thon, ni de haricots, ni même de biscuits, témoigne un vendeur dans une épicerie. Les gens ont tout acheté dans les deux premières heures, et on ignore quand ces produits seront de nouveau disponibles."
Dans la capitale iranienne, l'odeur de poudre est omniprésente. Cette opération américano-israélienne l’a de nouveau plongée dans les ténèbres, pour la troisième fois depuis un demi-siècle. Une femme au foyer raconte : "J'avais sept ans pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988) et je priais pour que mon enfant ne connaisse jamais cela, qu'il ne grandisse pas dans ce climat de violence. Mais voilà, c'est arrivé et nous devons maintenant quitter Téhéran". Comme elle, de nombreux parents ont récupéré leurs enfants à l'école et ont fui la ville dans la nuit, se mêlant à tous ceux qui prenaient la route.L'espoir de justice
Beaucoup, aussi, sont restés chez eux, confiants dans l'issue de la guerre, en attendant que quelque chose d'important se produise. Il était 22 heures lorsque la rumeur de la mort de l'ayatollah Ali Khamenei a retenti. Un événement qu'espéraient des familles endeuillées par la répression sanglante des manifestations des 8 et 9 janvier, ainsi que ceux que l’échec des protestations avait laissé...
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14/03 - Détroit d’Ormuz : "En voulant assurer les bateaux, Donald Trump suit son schéma rhétorique habituel"
Dans le chaos créé par les drones iraniens et les missiles occidentaux, l'idée a vite fait "pschitt". Donald Trump espérait relancer le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz en proposant un système d’assurance bon marché. Mais comme souvent avec le président américain, les discours enflammés peinent à se traduire par de véritables avancées sur le terrain. Spécialiste de la politique américaine au Cato Institute, Tad DeHaven décrypte pour L'Express le schéma de pensée du président américain, son désir de créer un fonds souverain qu’il pourrait gérer à sa guise sans l'aval du Congrès, mais aussi les nombreux problèmes soulevés par la gouvernance trumpiste.
L’Express : La proposition de Donald Trump visant à réduire le coût de l’assurance pour les navires transitant par le détroit d’Ormuz, est-elle adaptée à la situation ?
Tad DeHaven : Pas vraiment. Il s'agit d'un problème lié au risque de guerre, et pas simplement d'un manque d'argent. Les assureurs procèdent à une réévaluation agressive des tarifs. Les menaces physiques persistent, même si la Lloyd's a déclaré que la couverture dans le Golfe "restait actuellement en place", ce qui signifie que le marché est sous pression mais pas absent. Ce que Trump a décrit se présente comme une protection universelle et bon marché pour tout le commerce maritime. Or ce que la Société financière internationale pour le développement (DFC), qui doit servir de support à cette politique, a réellement annoncé, c'est un mécanisme de réassurance beaucoup plus restreint destiné à des...
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13/03 - "Une décision très préoccupante" : l’Europe vent debout contre la levée des sanctions américaines sur le pétrole russe
Les réactions européennes ne se sont pas fait attendre. Le ministère américain des Finances a annoncé ce jeudi une dérogation de 30 jours pour l'achat, malgré les sanctions américaines, de pétrole et produits pétroliers russes actuellement bloqués en mer, une mesure visant à stabiliser les marchés énergétiques mondiaux perturbés par la guerre en Iran.
Cette dérogation autorise la livraison et la vente de pétrole brut et de produits pétroliers russes qui ont été chargés sur des navires au plus tard le 12 mars. Elle sera valable jusqu'au 11 avril prochain, selon un texte publié sur le site internet du département du Trésor américain. Les Européens inquiets
Mais si l'allègement des sanctions devrait stimuler l'offre mondiale de pétrole, il pourrait également compliquer les efforts des Occidentaux visant à priver la Russie des revenus nécessaires à sa guerre en Ukraine et mettre Washington en désaccord avec ses alliés.
L'Europe a donc sans surprise déploré cette dérogation, à l'image du chancelier allemand Friedrich Merz, qui l'a qualifiée de "mauvaise" décision. "Il y a actuellement un problème avec les prix, mais pas avec l'approvisionnement. A cet égard, j'aimerais savoir quels autres facteurs ont poussé le gouvernement américain à prendre cette décision", a-t-il déclaré en marge d'un déplacement en Norvège.
De son côté, l’Union européenne, par la voix du président du Conseil européen Antonio Costa, a jugé "très préoccupante" la décision "unilatérale" des Etats-Unis, qui a "des répercussions sur la sécurité...
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13/03 - Ventes de livres : Marie-Antoinette peut-elle sauver la librairie ?
On comptait sur Gisèle Pelicot et son récit Et la joie de vivre (Flammarion) pour voler au secours d’un marché en berne. Elle a fait une très bonne première semaine à 63 000 exemplaires, puis une deuxième à 40 000 et enfin une troisième à 20 000. Sauf surprise, la courbe va continuer de baisser – mais elle devrait quand même permettre à Gisèle Pelicot d’atteindre les 150 000 exemplaires. Les observateurs passant d’une actualité à une autre, tous les regards sont déjà braqués ailleurs : sur les potentiels best-sellers de mars.
Soulagement pour leurs éditeurs respectifs, Calmann-Lévy et Hugo Publishing : Guillaume Musso et Morgane Moncomble répondent présents avec Le Crime du paradis et La Révolte de la Reine. Il n’est pas inintéressant se pencher sur ce dernier livre. Après le carton des quatre volumes de sa saga Seasons, Morgane Moncomble fait cette fois-ci dans le roman historique avec une trilogie, Inheritance, dont La Révolte de la Reine est le premier tome. Nous sommes à Versailles en 1788. La révolte populaire gronde tandis que des cabales pourrissent la cour. Originalité de l’affaire ? Le roi et la reine ne s’appellent pas Louis XVI et Marie-Antoinette mais… Alexandre d’Arc du Lys et Acacia. Cette romance ennemies to lovers cache une uchronie : Morgane Moncomble réinvente complètement les faits historiques, intervertit date, lieux et événements, et l’on va de surprise en surprise (impossible d’en dire plus). On ne sait pas ce qu’en auraient pensé Tocqueville ou François Furet, mais les fans sont d’ores...
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13/03 - Municipales 2026 : la double campagne de Marine Tondelier sous l’œil d’Olivier Faure
"Vous faites ce que vous voulez, mais nos espoirs reposent sur vous pour les douze prochaines années." Mars 2014, place du marché d’Hénin-Beaumont. La colistière EELV du coin, une certaine Marine Tondelier, fait les cent pas téléphone en main. La gauche est en déroute dans le reste du pays mais l’Isère, elle, est un îlot. À l’autre bout du fil, un conseiller d’Éric Piolle reçoit quelques encouragements avant l’élection de son poulain à la mairie de Grenoble. Mais l’exception est un signal faible. Les Verts n’auront qu’à attendre le prochain scrutin local pour que la vague émeraude ne déferle sur les métropoles et autres villes de plus de 100 000 habitants. Comme un éternel recommencement à l’aube de nouvelles élections municipales où l’écologie n’est plus une priorité, certains édiles verts - comme à Lyon, Strasbourg ou Bordeaux - affichent une grise mine. Devenue aujourd’hui patronne des Écologistes, Marine Tondelier s’apprête ainsi à remettre en jeu le patrimoine du parti, et bien davantage encore.Campagne à double face
Marine Tondelier a mené une campagne à double face. Côté pile, la secrétaire nationale des Écologistes est venue appuyer les listes portées par des Verts ou composées de personnalités de son cru. Elle et ses amis, comme le sénateur Thomas Dossus, voient même "la bérézina s’éloigner", escomptent d’autres conquêtes, à l’instar des villes de Talence, Fécamp ou Lorient. Jeudi 12 mars, les boucles écologistes ont chauffé, car les huiles ont fait circuler un bon sondage. À Lyon, le sortant Grégory Doucet...
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13/03 - Renouveau industriel : "Rien ne justifie que des produits standardisés soient encore fabriqués en Europe"
Un timide sourire ou une légère inquiétude ? Difficile de trouver la réaction adéquate face au bilan de santé de l'industrie, dévoilé cette semaine par Bpifrance, la banque publique d’investissement : si la France a vu naître 50 usines de plus en 2025 qu’en 2024 - avec un total de 245 l'an dernier - le rideau s'est baissé sur 244 sites. Certains, comme Brandt en décembre, ont marqué les esprits. Et la série noire semble se poursuivre en ce début d'année avec la verrerie Arc, placée en redressement judiciaire en janvier. Déjà en queue du peloton européen en matière de poids de l’industrie dans son PIB, la France peine à enrayer l'hémorragie de ses filières historiques.
Aux confins de Mulhouse, dans une immense bâtisse en briques, on réfléchit intensément à la question. Cette friche industrielle de la Société alsacienne de constructions mécaniques - l'ancêtre d'Alstom - abrite aujourd'hui Kilomètre zéro (Km0), laboratoire de l’innovation dans l’industrie au travers de sa transformation numérique. Entièrement privé, il accueille aussi bien des start-up que des équipes issues de grands groupes, comme Eiffage. A sa tête, un tandem singulier : Gérald Cohen, professeur à l’université de Haute-Alsace, et Patrick Rein, chef d’entreprise.Penser une industrie soutenable
Refusant le défaitisme, le duo ne manque pas d’idées pour réimaginer le paysage industriel tricolore. Avec une conviction : plutôt que de rembobiner l’ancien film, il faut révolutionner l'approche. "Il serait inutile de réindustrialiser en ajoutant de la capacité...
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13/03 - "LFI, anatomie d’une perversion" : le livre noir du mélenchonisme
Qui aurait pu imaginer, avant La France insoumise (LFI), qu'un pas seulement séparait l'universalisme républicain du communautarisme assumé ? Jamais aucune formation politique n'a opéré, dans l'histoire moderne, une aussi rapide et profonde mutation que celle fondée par Jean-Luc Mélenchon en 2016. Un ouvrage collectif, LFI, anatomie d'une perversion (David Reinharc éditions), rédigé sous la direction du philosophe et historien des idées Pierre-André Taguieff, qui regroupe une panoplie d'intellectuels - de Raphaël Enthoven à Dominique Schnapper en passant par Eva Illouz, Olivier Galland, Christine Angot, ou encore Philippe Val, Brice Couturier, Jean-Éric Schoettl et auquel Alix L'Hospital et Baptiste Gauthey, journalistes à L'Express, ont participé - tente de comprendre les ressorts de cette mue à nulle autre pareille, qui arrive encore à surprendre.
Chapitre après chapitre, on ne cesse de s'interroger : comment celui qui "croyait à la laïcité" (Najwa El Haïté), dénonçait jusqu'en 2016 "avec vigueur le port du voile et de la burqa" (Marc Knobel), prononçait le 26 janvier 2015 l'oraison funèbre de Charb, a-t-il pu se transformer en thuriféraire d'un "nouveau peuple" (Robert Redeker), en "révisionniste assumé"...
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13/03 - Pologne : crise politique ouverte entre Donald Tusk et Karol Nawrocki autour du programme Safe
"La Pologne doit s’armer, mais elle doit le faire selon ses propres règles." Ces mots, prononcés le 12 mars dans une allocution télévisée par le président conservateur Karol Nawrocki, le seul étendard blanc et rouge derrière lui, mettent fin au suspense électrique qui pesait sur Varsovie depuis des semaines. D’un ton ferme, le chef de l’Etat polonais a annoncé appliquer son veto au plan Safe, ce crédit européen XXL à taux préférentiel, censé financer les dépenses militaires des Etats membres et pour lequel la Commission européenne pourrait mobiliser jusqu'à 150 milliards d'euros.
En Pologne, c’est un véritable coup de semonce puisque le pays, aux portes de la guerre en Ukraine, est censé être le plus large bénéficiaire de ce mécanisme européen. Pour justifier son véto, le président a fustigé un "emprunt étranger contracté sur quarante-cinq ans [...] sur lequel se rémunéreront les banques occidentales et les institutions financières". Selon Karol Nawrocki, "Bruxelles pourrait suspendre le financement de manière arbitraire, en invoquant des mécanismes de conditionnalité", tels que le respect de l’État de droit, un terrain sur lequel les nationalistes polonais ont déjà été épinglés par le passé. Bref, voilà 44 milliards d’euros de prêts européens balayés d’un revers de main.Une lutte politique au sommet
Le mécanisme Safe, arraché au forceps par le Premier ministre Donald Tusk auprès de la Commission européenne l’année passée, devait être le triomphe diplomatique du gouvernement centriste. Le voilà converti en casse-tête...
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13/03 - Arnaud Miranda : "En Russie ou en Chine, on s’intéresse aussi aux néoréactionnaires américains"
Longtemps limité, aux Etats-Unis à quelques blogs, le courant "néoréactionnaire" serait sans doute resté dans l’ombre si Donald Trump n’était revenu au pouvoir. Seulement voilà : après le premier mandat chaotique du président Maga, il fallait donner une colonne vertébrale au mouvement qui porte son nom, le trumpisme. Quelques "penseurs", comme Curtis Yarvin ou Nick Land, en ont profité pour occuper le terrain. Soutenus par le milliardaire Peter Thiel et porteurs d’idées ultraradicales - destruction de la démocratie, instauration d’un modèle monarchiste et inégalitaire qui rappelle singulièrement les années 1930… -, ils ont désormais une certaine influence dans la sphère Maga.
Le programme de réduction de coûts Doge, initié par Elon Musk ? Ce sont eux. Transformer Gaza en Riviera ? Eux aussi. Le discours de J.D. Vance qui a traumatisé les Européens à la conférence de Munich, l’an dernier ? Eux toujours. Il faut donc s’intéresser à eux, car eux s’intéressent à nous, et veulent nous mettre à l’heure néoréactionnaire, explique Arnaud Miranda, chercheur associé au Cevipof et enseignant à Sciences Po, qui vient de leur consacrer un essai très instructif, Les lumières sombres (1). Entretien.
L'Express : Animal politique à sang chaud, Donald Trump est souvent perçu comme un être dépourvu de toute idéologie. Qu’en pensez-vous ?
Arnaud Miranda : Lorsqu’il est arrivé au pouvoir en 2016, Donald Trump n’avait ni plan de bataille ni structure idéologique, ce qui a produit les quatre années erratiques que l’on connaît. Fort de ce...
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13/03 - Nucléaire : cette erreur stratégique de l’Europe qui doit nous servir de leçon
"Erreur stratégique" : la tentation de l’amertume est grande après la sortie de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, reconnaissant la faute que fut la marginalisation de l’énergie nucléaire en Europe, à l’occasion du sommet international organisé à Paris le 10 mars dernier. Amertume en songeant au temps perdu et aux conséquences majeures de cette décision que prirent, à partir du tournant des années 2000, nombre de pays européens. Amertume devant les chiffres : en 1995, l’Europe produisait 33 % de son électricité avec du nucléaire et importait 44 % de son énergie ; aujourd’hui, elle importe 54 % de son énergie… et produit 23 % de son électricité avec du nucléaire. Amertume en constatant que le développement des énergies renouvelables a très majoritairement remplacé, non pas les importations, mais la production domestique.
Que serait aujourd’hui la situation énergétique européenne si le continent avait choisi de faire rimer nucléarisation et décarbonation, au lieu de jouer la décarbonation contre la nucléarisation ? Dans le scénario contrefactuel d’un continent resté leader nucléaire, l’Europe de 2026 ne regarderait pas les marchés du gaz avec la même inquiétude. Son système électrique reposerait sur un socle bas carbone plus robuste et pilotable. L’industrie européenne serait moins exposée aux chocs géopolitiques et aux flambées de prix. S’agissant du cas précis de l’Allemagne, certaines modélisations montrent que, si Berlin avait choisi de fermer d’abord ses centrales à charbon plutôt que...
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13/03 - Municipales : ce que disent les derniers sondages dans les principales villes françaises
Suspense total à Paris, le RN en embuscade à Marseille, l'avenir politique d'Edouard Philippe en jeu au Havre... Les enquêtes d'opinion prévoient des résultats serrés dans de nombreuses villes lors du premier tour des élections municipales, dimanche 15 mars. Quelque peu éclipsé ces dernières semaines par l'actualité internationale et la guerre au Moyen-Orient, le scrutin concentre pourtant d'importants enjeux, tant au niveau local qu'à l'échelon national, près d'un an avant la présidentielle. À deux jours de choisir les quelque 35 000 maires français, que disent les derniers sondages dans les principales métropoles du pays ? Tour d'horizon.Paris : un match Grégoire/Dati rempli d'incertitudes
Dans la capitale, tenter de prédire qui pourrait prendre la place d'Anne Hidalgo est particulièrement difficile. Deux favoris se détachent : Emmanuel Grégoire (PS-ÉCO-PCF) et Rachida Dati (LR-MoDem). Longtemps premier adjoint à l'Hôtel de ville, le député socialiste est crédité de 31 % des intentions de vote dans le dernier sondage OpinionWay publié le 12 mars pour Le JDD, Europe 1 et CNews. Une légère avance sur l'ex-ministre de la Culture, qui cumulerait pour le moment 26 % des votes. Mais la configuration du second tour, avec une possible quadrangulaire, voire une quinquangulaire, pourrait rebattre toutes les cartes. Trois candidats pourraient être en position de se maintenir : la députée LFI Sophia Chikirou (13 %), l'eurodéputée Reconquête Sarah Knafo (12 %) et le centriste Pierre-Yves Bournazel (12 %).Marseille...
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13/03 - Municipales 2026 : cet enjeu caché derrière les non-désistements des candidats
Attention, une élection peut en cacher une autre ! Bien sûr, les 15 et 22 mars, les Français voteront pour élire l'équipe municipale et donc le maire de leur ville ou de leur village. Bien sûr, les enjeux locaux sont capitaux : il y va de la gestion des écoles publiques, des crèches, de la voirie, des logements, de la sécurité publique, des projets d'urbanisme ou bien encore de la vie culturelle des 36 529 communes que compte notre pays. Mais ce que vous ne savez peut-être pas, c'est qu'en glissant un bulletin dans l'urne ces deux prochains dimanches, vous dessinerez, aussi, la future composition du Sénat, puisque l'écrasante majorité du collège électoral des sénateurs est composée d'élus municipaux ou de délégués désignés par les conseils municipaux. Pas une mince affaire, surtout lorsque l'Assemblée nationale se trouve à ce point morcelée et polarisée : la chambre haute a démontré, depuis quelques années, son importance comme sa capacité de nuisance pour le pouvoir en place.
Les partis, eux, ont parfaitement intégré ce coup de billard constitutionnel à deux bandes. D'autant que la moitié des sièges au Sénat sera renouvelée... en septembre prochain. Alors que fleurissent déjà, çà et là, les appels au désistement dans l'entre-deux tours en cas de risque de victoire du Rassemblement national ou, inversement, de La France insoumise, on comprend alors un peu mieux pourquoi les formations et leurs candidats comptent bien se maintenir coûte que coûte. Un petit empêchement, c'est bien. De grands électeurs, c'est mieux....
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13/03 - Les Kurdes iraniens se préparent à affronter les mollahs de Téhéran : "Nous attendons le bon moment…"
La voix d’Afsana Rahimi est entrecoupée de respirations saccadées. "Ils viennent de viser notre base, alors que nous étions tous à l’intérieur", parvient-elle à articuler avant de raccrocher subitement son téléphone. Quelques minutes plus tôt, le siège du Khabat, l’un des partis d’opposition kurdes iraniens exilés en Irak, a été attaqué. Un drone puis un missile se sont écrasés sur le campement situé à Topzawa, à 25 kilomètres à l’ouest d’Erbil, dans le nord du pays. Les fenêtres ont volé en éclats, comme l’intérieur de trois bâtiments. Parmi la cinquantaine de peshmergas – terme désignant les combattants kurdes et signifiant "ceux qui affrontent la mort" – qui vivaient et s’entraînaient ici, deux ont été blessés. Ils ont désormais pour la plupart déserté les lieux et seule une poignée d'entre eux, leur kalachnikov pour seul moyen de défense, est restée pour surveiller le ciel obscur.
C’est de là que pleuvent depuis le début de la guerre les drones et les missiles envoyés par Téhéran et ses alliés chiites irakiens. Ils visent les positions des Kurdes iraniens exilés depuis les années 1980 au Kurdistan irakien. L’Iran craint qu'ils ne prennent part à la guerre, aux côtés des États-Unis et d’Israël. Et intensifie ses frappes.
La semaine dernière, Donald Trump a déclaré à Reuters qu'il soutiendrait ces groupes d'opposition s'ils lançaient une opération terrestre contre Iran. Le 22 février, cinq d’entre elles, rejointes ensuite par une sixième, ont annoncé la création d’une coalition visant à "renverser la République islamique" et à...
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13/03 - Moyen-Orient : ce que l’on sait de la mort d’un soldat français en Irak
Une première victime française de la guerre au Moyen-Orient. "L’adjudant-chef Arnaud Frion du 7ème bataillon de chasseurs alpins de Varces est mort pour la France lors d’une attaque dans la région d’Erbil en Irak", a annoncé Emmanuel Macron, dans un message publié dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13 mars sur son compte X. Le président de la République a adressé "toute l'affection et la solidarité de la Nation" à "sa famille" et à "ses frères d'armes".
Au total, sept soldats, "parmi lesquels l’adjudant-chef Arnaud Frion", ont été touchés lors de cette attaque de drone survenue à 20h40 (heure française) au centre de la base kurde de Mala Kara, a précisé vendredi matin le ministère des Armées dans un communiqué. "Malgré une prise en charge rapide par les équipes médicales présentes", Arnaud Frion, déployé en Irak depuis le 24 janvier 2026, "a succombé à ses blessures", indique le texte, qui rapporte que le rapatriement des blessés "toujours à l’hôpital" se "met en place".
Le Kurdistan irakien et sa capitale Erbil ont été ciblés ces derniers jours par de nombreuses frappes. Sans explicitement revendiquer cette attaque, Ashab Al-Kahf, un groupe armé pro-iranien en Irak, a indiqué son souhait de cibler "tous les intérêts français en Irak et dans la région", après le déploiement du porte-avions français Charles-de-Gaulle dans le Golfe persique. Cette milice chiite, soutien du régime des mollahs, a notamment appelé la population à ne pas s'approcher...
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13/03 - Des municipales à la présidentielle : l’infâme plan de bataille du camarade Mélenchon
Les digues sont rompues. Jean-Luc Mélenchon caresse l’antisémitisme le plus archaïque et flatte la violence gauchiste la plus décérébrée. Mais que cherche-t-il vraiment vu que, selon toute évidence, il cherche quelque chose ? J’entrevois deux strates d’un plan de bataille rationnel (en laissant de côté l’hypothèse – non invalidée à ce jour – d’une pure et simple aspiration au chaos).
Primo, les municipales. LFI a besoin de gagner quelques mairies importantes, et d’écraser ceux qui semblent s’éloigner du nid. Il lui faut donc parler à sa base et notamment aux cités – avec ce qu’elles emportent de séparatisme et de haine d’Israël – mais aussi à l’importante et hétérogène fraction de la jeunesse qui, en bon automate semi-hormonal armé d’une culture historique structurée comme une passoire, prête l’oreille à son discours rageux et se promet le "Grand soir". Devant cette clientèle, Mélenchon sait qu’il peut tout se permettre sans prendre aucun risque.
Secundo, la présidentielle. Contrairement à Marine Le Pen ou Jordan Bardella, Mélenchon n’a aucun besoin de se dédiaboliser. Il parie que les "raisonnables" viendront à lui de toute façon. Pour au moins deux raisons.
La première tient à la puissance du réflexe identitaire "de gauche". L’histoire récente montre qu’il n’a pas disparu. La Nupes de 2022 avait fini par collapser sous la pression insoumise. Aux européennes, le PS s’était résolu à avancer sous la rassurante bannière glucksmannienne et avait obtenu un bon résultat. Le coin semblait enfoncé entre les dingues et les autres....
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13/03 - Comment le blocage d’Ormuz menace la sécurité alimentaire de 50 millions de personnes
Donald Trump a - encore - parlé trop vite. Le président américain a beau avoir affirmé, lundi 9 mars, que la guerre en Iran était "bientôt finie", une tout autre réalité s'observe sur le terrain. Près de deux semaines après le début de l'attaque menée par les Etats-Unis et Israël sur l'Iran, la tension est loin d'être retombée au Moyen-Orient. Dans le détroit d'Ormuz, point névralgique du commerce maritime mondial, un vraquier thaïlandais, parti des Emirats arabes unis en direction de l'Inde, a dû être évacué, mercredi 11 mars, après avoir été touché par deux tirs de missile. Sur les images diffusées sur les réseaux sociaux, on distingue le navire, long de plus de 170 mètres, en flamme, entouré de canots de sauvetage sur lesquels se précipitent les 22 membres de l'équipage. Une attaque, revendiquée par les Gardiens de la révolution, qui vient s'ajouter à la longue liste d'incidents du même type depuis le début du conflit.
Sans compter que la milice iranienne menace désormais de disséminer des mines tout le long de cet étroit point de passage, où transite un cinquième des volumes mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Encore une mauvaise nouvelle pour ces marchés, dont les cours s'envolent et dégringolent au gré des manœuvres et des annonces de chaque camp. Ce n'est pourtant pas le seul point de vigilance. Si Téhéran prive de nombreux pays, notamment asiatiques, de leurs acheminements continus en hydrocarbures, elle menace aussi sur le long terme la sécurité alimentaire des pays du Golfe. Cette bande marine de...
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13/03 - Moyen-Orient : Netanyahou répond aux rumeurs sur sa mort venues d’Iran
Nouvelle nuit d'affrontements au Moyen-Orient. En ce 14ᵉ jour de guerre, les hostilités entre les États-Unis, Israël et l'Iran ne faiblissent pas. Pétroliers attaqués, détroit d'Ormuz toujours bloqué, bombardements massifs à Téhéran, Tel-Aviv ou Beyrouth : près de deux semaines après le début de la guerre, la région continue de s'embraser. Pour la première fois depuis le début du conflit, une victime française est à déplorer : un soldat basé dans la région d'Erbil, en Irak, victime d'une attaque qui a blessé plusieurs autres militaires.
De son côté, Donald Trump, mis sous pression par la hausse historique des prix du pétrole, se montre satisfait de l'évolution du conflit. "La situation avec l'Iran évolue très rapidement", a-t-il dit déclaré jeudi soir. "Tout se passe très bien, notre armée est sans égale." Les frappes aériennes menées par les forces américaines et israéliennes auraient conduit au total "jusqu'à 3,2 millions" d'Iraniens à se déplacer à l'intérieur de l'Iran, a indiqué jeudi le Haut-Commissariat pour les réfugiés. Environ 800 000 personnes ont également dû fuir les bombardements au Liban.
Les infos à retenir
⇒ Un soldat français tué dans une attaque sur une base militaire en Irak
⇒ L’armée américaine annonce la mort de quatre nouveaux soldats
⇒ Donald Trump promet de frapper l'Iran "très fort" la semaine prochaine
18h54Netanyahou répond aux rumeurs sur sa mort venues d'Iran sur sa mort dans une vidéo
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a publié ce dimanche une vidéo de lui prenant un café et...
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13/03 - "Imaginez que Nice, Toulon, Marseille tombent" : au RN, l’espoir d’une vague sudiste
"Imaginez un instant un scénario dans lequel Nice, Toulon, Marseille tombent. Ce serait catastrophique." Le constat que dresse ce cadre des Républicains est à deux doigts de lui couper l’appétit. A deux semaines du premier tour des élections municipales, la droite a le moral dans les chaussettes. Surtout quand elle regarde vers le Sud. Là-bas, c’est le Rassemblement national qui a le vent en poupe. Marseille, Toulon, Nîmes, Nice, Menton, Carcassonne, Draguignan… La liste des villes dans lesquelles le parti d’extrême droite pourrait l’emporter est longue. Sans compter Perpignan et Fréjus - dont le maire David Rachline, mis à l'écart des instances du parti à la suite de soupçons de malversation candidate sans étiquette -, déjà tombées entre les mains du RN en 2020 et 2014.
Longtemps, pourtant, les frontistes se sont relativement désintéressés des élections municipales qui, hormis quelques exceptions, ne leur réussissaient pas. En mal d’implantation locale, le parti peinait à trouver des candidats crédibles, relégué aux marges de la sphère politique, et préférait se concentrer sur les scrutins européens et nationaux qui lui étaient plus favorables. Mais depuis 2022 et la déferlante d’élus RN à l’Assemblée nationale, les choses ont changé. Les troupes de Marine Le Pen ont commencé à s’implanter localement, à faire la tournée des cérémonies officielles, à nouer des relations avec les notables de leurs circonscriptions, à dialoguer avec les élus d’autres bords. Alors cette fois, la consigne a été donnée : il ne s’agit...
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13/03 - Municipales 2026 : avec près de 35 000 maires, la France est une exception en Europe
Apathiques, les Français auraient peur de l'engagement politique... Voilà une idée mise à mal par la réalité : fin 2025, la France comptait plus de 520 000 élus, dont la plupart à l'échelon communal. Soit environ 1 % des résidents en âge de voter. Le 15 mars, au premier tour des municipales, ils seront plus de 900 000 candidats à un mandat local.
Ces nombres impressionnants montrent l'attachement des Français à leur commune : ils sont 65 % à exprimer cette affection pour leur municipalité contre à peine plus de 50 % pour les départements et les régions, d'après une étude du Cevipof pour l'association des maires de France, publiée à l'été 2025. Dans ces conditions, la suppression ou le regroupement de communes vire souvent au casse-tête : depuis 2020, leur nombre total n'a baissé que de 0,25 %. Résultat, il existe toujours près de 34 875 municipalités en France, un record (et de très loin) en Europe. Plus d'une commune de l'Union européenne sur trois est française car nos voisins, eux, ont souvent fait d'autres paris de gestion locale. Un tiers des communes européennes sont françaises alors que la population française ne représente qu'un sixième de la population de l'UE.La Suède, pionnière de la restructuration
Aujourd'hui, certaines des 300 communes suédoises ont une superficie qui dépasse le double de la Corse, mais ce n'a pas toujours été le cas. Il existait encore près de 2 300 communes dans le royaume au début du XXe siècle. En 1952, puis en 1971, Stockholm a entrepris plusieurs réformes qui ont divisé par...
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13/03 - Guerre en Iran : quels risques pour l’économie européenne ?
Il arrive parfois que l'actualité semble se jouer loin de nous. Alors tous les vendredis, on s’intéresse à un évènement qui a marqué la semaine, d’un point de vue européen, et on prend le temps d’expliquer pourquoi il nous concerne tous.
Quatorze jours après l’attaque conjointe des Etats Unis et d’Israël sur Téhéran, le prix du pétrole a explosé faisant augmenter les prix à la pompe chez nous en France. Comme Jordan Bardella, le patron du RN, La France insoumise a demandé la mise en place d'un bouclier tarifaire, une proposition balayée par le gouvernement. Des tensions qui illustrent les craintes de voir la situation en Iran produire une crise économique en Europe.
Dans cet épisode de La semaine européenne, Tatiana Serova, journaliste au service Economie de L’Express, décrypte les risques qui pèsent sur les économies européennes, face au conflit au Moyen-Orient.
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Cet épisode a été écrit et présenté par Charlotte Baris, monté et réalisé par Jules Krot.
Crédits : RMC, BFMTV
Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent
Visuel : Alice Lagarde
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13/03 - Rajan Menon : "La disparition de l’Otan ne serait pas le cataclysme géopolitique que certains redoutent"
Menaces d’un retrait américain, intensification des opérations hybrides russes contre les pays membres de l’Otan… Ces dernières années, la crainte d’une fragilisation voire, d’une disparition de l’Alliance atlantique s’est drastiquement accrue. Et pourtant, Rajan Menon, professeur émérite de relations internationales à la Colin Powell School for Civic and Global Leadership du City College of New York n’est pas inquiet. Si, selon lui, les Etats-Unis ont tout intérêt à se maintenir au sein de l’Otan, l’Europe serait en réalité "loin d'avoir autant besoin de l'Alliance – et donc des États-Unis – qu'on le prétend souvent". Celle-ci disposerait, à en croire cet expert, les ressources économiques, technologiques et humaines nécessaires pour évoluer progressivement vers une plus grande autonomie en matière de défense. Y compris face à la menace russe, qu’il juge par ailleurs surestimée. Entretien.
L'Express : Selon vous, la disparition de l'Otan est non seulement possible, mais elle ne serait pas non plus une catastrophe. Expliquez-nous…
Rajan Menon : Depuis la fin de la guerre froide, l'Otan vit pour ainsi dire à crédit. Lors de sa création, son premier secrétaire général, Lord Ismay, avait résumé sa mission ainsi : garder les Américains à l'intérieur, les Russes à l'extérieur et les Allemands sous contrôle. Deux de ces objectifs ont disparu. Tout d'abord, dans les années qui ont suivi la fin de l’URSS, l’effondrement économique a profondément affaibli le pays et éliminé, du moins pour un temps, la perception d'une menace...
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12/03 - Mojtaba Khamenei, son empire financier secret : manoirs londoniens, comptes en Suisse...
L'avenue des millionnaires. C'est ainsi qu'est surnommée l'avenue Bishops, située dans le nord de Londres et desservant un ensemble de manoirs bordés d'arbres et protégés de portails blindés. La dernière maison de la rue appartiendrait, selon une longue enquête de Bloomberg parue en janvier, à Mojtaba Khamenei, 56 ans, élu la semaine dernière nouveau Guide suprême de l'Iran à la suite du décès de son père Ali Khamenei dans les bombardements israélo-américains. Cette propriété ne serait qu'une partie d'un vaste ensemble, qui comprendrait d'autres résidences londoniennes, une douzaine au total – dont un appartement situé à un jet de pierre de l'ambassade israélienne – d'autres à Dubaï, des hôtels de luxe à Francfort ou à Majorque, des comptes bancaires en Suisse... Des biens à Paris et Toronto auraient été vendus ces dernières années.
Le nom de Mojtaba Khamenei n'apparaît toutefois jamais dans les titres de propriété, qui ont fait l'objet de montages financiers complexes. Ces montages établissent comment l'élite iranienne a réussi à échapper aux sanctions occidentales en jouant sur les failles du système financier mondial, et notamment sur le laxisme des registres des bénéficiaires effectifs des sociétés.Une myriade de sociétés écran
Au cœur des manœuvres revient le nom d'un homme d'affaires, celui d'Ali Ansari. A 57 ans, cet oligarque a bâti sa fortune dans l'immobilier et dans la banque, et possède notamment l'un des plus vastes centres commerciaux du monde, le somptueux Iran Mall, doté de piscines intérieures. Il a...
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12/03 - "Les couples ont le droit de savoir s’ils sont porteurs de mutations" : le débat Jean-François Delfraissy - Bana Jabri
Les Etats généraux de la bioéthique viennent de s’ouvrir. Au menu des discussions qui vont émailler l’année, des questions laissées en suspens par les précédentes révisions des lois de bioéthique, à commencer par l’accès aux tests génétiques. Si une part de la population souhaite recourir librement aux tests dits "récréatifs", il existe un sujet bien plus urgent, et bien plus crucial. Une douloureuse exception française, qui restreint terriblement la possibilité pour des couples de savoir s’ils sont porteurs de mutations à l’origine de maladies génétiques rares mais graves (mucoviscidose, myopathie de Duchenne...) qu’ils risquent de transmettre à leurs enfants. Un sujet qui mérite d’être réexaminé avec la plus grande attention. Le Pr Jean-François Delfraissy, président du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) et Bana Jabri, la présidente de l’Institut des maladies génétiques (Imagine) en débattent, en amont d’un colloque organisé le 19 mars par Imagine, dont L’Express est partenaire.
L’Express : Les États généraux de la bioéthique viennent d’ouvrir. Quelles grandes questions relatives aux progrès en génétique y seront abordées ?
Pr Jean-François Delfraissy : Dans la construction des lois de bioéthique, ce sont souvent les sujets transversaux qui se révèlent les plus complexes. Par exemple, quand on croise la génétique et les enjeux de procréation, le numérique ou l’accès aux données de santé. Une partie des réflexions à venir, que ce soit lors des débats organisés dans les espaces éthiques en région ou lors de nos...
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12/03 - Après "Le Charme discret de l’intestin", le nouveau livre de Giulia Enders : "Ecouter notre corps peut nous aider à mieux nous connaître"
Paru en 2014, Le Charme discret de l’intestin a connu un succès phénoménal : traduit dans 39 langues, il s’est écoulé à 8 millions d’exemplaires dans le monde. Avec ce best-seller, le grand public avait découvert les vertus secrètes de notre système digestif et des milliards de bactéries qui le peuplent. Son autrice, Giulia Enders, revient avec un nouveau livre, Organique (Albin Michel, en librairies le 19 mars). Devenue médecin – gastro-entérologue, forcément – la jeune Allemande veut cette fois nous aider à prendre conscience de ce que signifie vraiment "être à l’écoute de son corps".
Toujours avec la même pédagogie imagée et enjouée, elle nous fait découvrir le fonctionnement de quelques-uns de nos organes, et les dernières découvertes scientifiques à leur propos. Avec une conviction : en nous inspirant des leçons qu’ils ont à nous apprendre, en comprenant mieux notre corps, nous pourrons non seulement prévenir certaines maladies, mais aussi mieux nous comprendre nous-mêmes. Entretien exclusif.
L’Express : Le Charme discret de l’intestin a été publié en 2014. Qu’avez-vous fait au cours des douze dernières années ?
Giulia Enders : J'ai terminé mes études de médecine et obtenu mon doctorat, puis j'ai travaillé dans un hôpital à Hambourg. J'ai également participé à l'organisation d'une exposition sur l'intestin à la Cité des sciences à Paris, et contribué à un documentaire avec Netflix sur la santé intestinale. L’envie d’écrire un deuxième livre est venue quand, à l’hôpital, je me suis rendu compte que pour être un...
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12/03 - "Au Moyen-Orient, nous vivons peut-être le début d’une inflation alimentaire incontrôlable" : l’analyse de Sébastien Abis
L'alimentation peut aussi être une arme de guerre. Parallèlement au réarmement militaire, de plus en plus de pays font de l'agriculture un levier de puissance. Or l'embrasement du Golfe révèle l'extrême fragilité de certains systèmes agricoles alors que 30 % des engrais mondiaux passent par le détroit d'Ormuz et que l'approvisionnement en denrées alimentaires de près de 200 millions de personnes est aujourd'hui en jeu. Sébastien Abis, chercheur à l'Iris, directeur du club Demeter, et auteur de "Russie-Ukraine, la guerre hybride" aux éditions Armand Colin, décortique les ressorts de la crise agricole qui est en train de s'écrire dans le Golfe.
L'Express : Le conflit en Ukraine a révélé l'importance de l'arme agricole, une autre forme de guerre hybride. En quoi l'embrasement du Golfe et le blocage du détroit d'Ormuz comportent-ils eux aussi une composante agricole ?
Sébastien Abis : Toutes les guerres, celles d'hier comme celles d'aujourd'hui, ont une dimension agricole et nous l'avions sans doute oublié. Le conflit en Ukraine nous l'a rappelé : derrière le volet militaire, il y a évidemment la rivalité entre deux grandes puissances productrices et exportatrices. L'agriculture est aujourd'hui centrale dans la stratégie du Kremlin, qui se sert des grains et des engrais comme des outils diplomatiques et coercitifs. Elle est aussi au cœur de la résistance ukrainienne : protéger ses terres, c'est préserver non seulement une ressource économique mais aussi une identité et un avenir.
A Ormuz, nous sommes...
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12/03 - Guerre en Iran : Ursula von der Leyen accusée de fracturer l’Union européenne
Prononcée dans le contexte de la deuxième semaine du conflit au Moyen-Orient, la phrase a créé son lot de remous, troublant un peu plus la relation pas toujours limpide entre Ursula von der Leyen et la diplomatie européenne. Alors qu'elle s'exprimait lundi lors de la conférence annuelle des ambassadeurs de l'Union européenne à Bruxelles, la présidente de la Commission a notamment déclaré que "l'Europe ne peut plus être la gardienne de l'ancien ordre mondial, d'un monde qui a disparu et qui ne reviendra pas". Puis précisé sa pensée : "Nous défendrons toujours le système fondé sur des règles que nous avons contribué à construire avec nos alliés, mais nous ne pouvons plus le considérer comme le seul moyen de défendre nos intérêts ni supposer que ses règles nous mettront à l'abri des menaces complexes auxquelles nous sommes confrontés." "Ses propos n'ont aucune valeur"
Une phrase que d'aucuns ont vu comme une forme de renoncement à la proéminence des règles de droit, au nom de la realpolitik, risquant d'inciter les Européens à fermer les yeux sur les violations du droit international. Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, virulent opposant à la campagne militaire israélo-américaine, l'a assurément interprété en ce sens. "Le dilemme ne concerne pas l'opposition entre un ordre ancien et un ordre nouveau, mais entre un ordre international et un désordre international", a-t-il déclaré au journal El Diario. "Le monde change, mais les valeurs et les principes de l'UE ne doivent pas changer." Le président du...
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12/03 - "Penser hors du cadre est un mythe" : ce que la science révèle sur les bonnes idées
En vingt et un ans d’existence, la franchise Toy Story a généré plus de 3 milliards de dollars en salles. Et pourtant, il s’en est fallu de peu pour que le projet ne voie jamais le jour. À l’origine, la jeune société d’animation Pixar proposa à Disney un long-métrage réalisé en images de synthèse, mais dans une version sombre, avec un Woody tyrannique maltraitant les autres jouets. Peu convaincu par l’histoire et par la capacité de l’animation par ordinateur à porter un film, le géant du divertissement refusa. Plutôt que de repartir de zéro, l’équipe analysa les critiques, conserva ce qui fonctionnait et transforma le récit en un film d’amitié entre Woody et Buzz, au ton plus émouvant. Ce pivot suffit à faire du bijou de Pixar un succès retentissant.
Le développement de Toy Story illustre une leçon cruciale : souvent, un ajustement ou une légère modification permet de transformer une idée qui peine en un succès éclatant. Comme le disait Thomas Edison : "Beaucoup d'échecs dans la vie sont le fait de gens qui ne réalisaient pas à quel point ils étaient proches du succès quand ils ont abandonné.", écrit George Newman dans son nouveau livre How Great Ideas Happen: The Hidden Steps Behind Breakthrough Success (Simon & Schuster, 2026, non traduit).
Dans cet ouvrage instructif, ce professeur à la Rotman School of Management de l’université de Toronto prend comme point de départ une question simple, à laquelle on ferait bien de réfléchir plus souvent : comment naissent les bonnes idées ? Il s’appuie sur la recherche...
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12/03 - Emmanuel Macron ne fera pas "radio Nostalgie", Nicolas Sarkozy "propriétaire de LR" ?
Nous sommes en 2026 et… Sébastien Lecornu est toujours à Matignon ! Il n'est là que depuis septembre dernier mais chaque jour est un combat. En attendant les municipales de mars, dernier scrutin avant le grand rendez-vous de la présidentielle.Le bien banal bureau de Borne
En couple comme en politique, il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour. Par conséquent, Élisabeth Borne ne doit pas avoir le sentiment d’être la députée Renaissance la plus aimée. De retour à l’Assemblée nationale en novembre dernier après son stage de dix mois à l’Éducation nationale, l’ex-Première ministre n’occupe encore aujourd’hui qu’un petit bureau au 9, rue de Bourgogne, pas tout à fait adapté à la stature d’un ancien chef du gouvernement. "Quand vous êtes président de groupe, vous faites un tout petit peu attention à donner à un ex-Premier ministre autre chose qu’une cellule de l’immeuble Olympe de Gouges", grince un ancien collègue de Borne, surpris par le manque de considération de Gabriel Attal. Macron et "radio Nostalgie"
"Je ne vais pas faire radio Nostalgie" : Emmanuel Macron ne veut pas traverser la période qui commence et le conduira jusqu’à la sortie de l’Elysée comme une longue tournée des adieux. Il entend bien rester dans l’actualité le plus longtemps possible. "Mais la piètre qualité des prétendants joue en sa faveur", assure un proche du président.La larme de Lecornu
Un responsable du bloc central a sondé Sébastien Lecornu sur ses réelles intentions pour les prochains mois. Et le chef du gouvernement de commencer...
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12/03 - Iran : ce que pensent les Américains de la guerre de Donald Trump
"Contrairement aux conflits passés des États-Unis, l'attaque contre l'Iran est contestée par la plupart des Américains", souligne le New York Times. Dans les jours qui ont suivi les frappes au Moyen-Orient, la plupart des sondages ont révélé une forte division de la population face à cette intervention : selon Reuters/Ipsos, seulement 27 % des Américains y sont favorables, tandis qu’un sondage Fox News fait état lui d’un soutien de 50 %. Cette forte disparité traduit des avis encore en formation, à mesure que les citoyens prennent connaissance des détails et des conséquences des attaques. Plus grave encore, 60 % des personnes interrogées déclarent ne pas faire confiance à Donald Trump pour prendre les bonnes décisions concernant l’usage de la force des États-Unis en Iran, et estiment qu’il n’a pas de plan clair, selon une enquête de CNN.
L’opinion se divise fortement selon les affiliations politiques. Les démocrates et les indépendants se montrent largement opposés à l'opération au Moyen-Orient, tandis que la majorité des républicains soutient encore le chef de l'Etat. Même chez ces derniers cependant, près de la moitié exprime des inquiétudes, notamment sur la hausse probable des prix de l’essence. Les précédentes promesses de Donald Trump de mettre fin aux "guerres sans fin" rendent cette intervention encore plus incompréhensible pour une partie de son électorat. Même parmi les républicains, 52 % s’opposent ainsi à une intervention au sol, contre 37 % qui la soutiennent. L’expérience montre que le soutien...
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12/03 - Guerre au Moyen-Orient : des frappes israéliennes touchent le centre de Beyrouth
Le conflit qui fait rage au Moyen-Orient depuis le lancement des bombardements israéliens et américains contre l'Iran est entré, jeudi 12 mars, dans son treizième jour. Les frappes contre Beyrouth se poursuivent également au Liban, où Israël et le Hezbollah, mouvement aligné sur l'Iran, s'affrontent. Près de deux mille personnes ont été tuées à travers le Moyen-Orient depuis le début de l'offensive déclenchée le 28 février. De son côté, le président américain, Donald Trump, a indiqué que l’Iran était "proche de la défaite" et que les Etats-Unis allaient "finir le boulot", sans expliquer réellement ce que cela signifie.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump assure que l’Iran est "proche de la défaite"
⇒ "Nous ne renoncerons pas à venger le sang des martyrs", déclare Mojtaba Khamenei
⇒ La guerre est à l'origine de "la plus importante perturbation" de l’approvisionnement en pétrole de l’histoire, selon l'AIE
19h07L’armée israélienne annonce avoir bombardé des postes de contrôle de la milice des Bassidj à Téhéran
L'armée israélienne a annoncé jeudi avoir bombardé des postes de contrôle de la milice paramilitaire iranienne des Bassidj, affiliée aux Gardiens de la révolution. Cette dernière est souvent utilisée pour réprimer les manifestations à l'intérieur de l'Iran.
L'armée a déclaré avoir récemment identifié de nouveaux barrages routiers établis par l'unité des Bassidj à Téhéran. "Au cours des dernières 24 heures, les barrages routiers et les agents du Bassidj" ont été visés, a précisé l'armée dans un communiqué.
17h56L'Iran...
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12/03 - Frappe contre une école en Iran : la piste d’une erreur américaine se précise
Un bilan terrible qui pourrait résulter d'une erreur tragique. La frappe contre une école de filles en Iran, qui a tué des dizaines d'enfants, pourrait être le résultat de l'utilisation par les États-Unis de données de ciblage obsolètes, ont déclaré mercredi 11 mars à Reuters deux sources proches du dossier, fournissant de nouveaux détails sur ce qui pourrait être l'un des pires cas de pertes civiles depuis des décennies de conflits américains.
Reuters a été le premier média à rapporter jeudi dernier qu'une enquête interne en cours menée par l'armée américaine montrait que les forces américaines étaient probablement responsables de la frappe contre l'école de filles à Minab, dans le sud de l'Iran. Une vidéo a fait surface, montrant, selon les experts, un missile Tomahawk américain frappant la zone. Cependant, les circonstances exactes de la tragédie restent floues et le Pentagone s'est refusé à tout commentaire, l'enquête étant toujours en cours. La frappe, survenue le premier jour des attaques américaines et israéliennes contre l'Iran, a tué 150 écolières, d'après l'ambassadeur iranien auprès de l'ONU à Genève, Ali Bahreini.
Selon des copies archivées du site web officiel de l'école Shajare Tayyebeh, celle-ci est adjacente à un complexe géré par les Gardiens de la révolution islamique, la force militaire qui relève du Guide suprême iranien. L'une des sources de Reuters, s'exprimant sous couvert d'anonymat, a indiqué que les responsables de l'élaboration des dossiers de ciblage semblaient avoir utilisé des...
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12/03 - Le scénario noir d’une attaque du Charles-de-Gaulle, cet influent Allemand pro-Macron sur la dissuasion
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'indiscrets exclusifs en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.Comment la France pourrait entrer en guerre
Les militaires appellent ça les "cas non conformes", ces scénarios imprévus nécessitant une réaction appropriée, anticipée à froid. L'entourage du président de la République a donc étudié les conséquences d'une attaque du porte-avions Charles-de-Gaulle, en route vers la Méditerranée orientale, par les forces iraniennes. Si le bâtiment français était touché... alors la posture de Paris évoluerait inévitablement. Pour entrer en guerre contre l'Iran. "Si l'agresseur agresse, on en tirera les conséquences et on franchira un nouveau seuil", résume une source au sein de l'exécutif. Un cas de figure cela dit improbable eu égard aux capacités et aux objectifs prioritaires de Téhéran.Weber remercie Macron
Mercredi 4 mars, lors d'une réunion du groupe du Parti populaire européen, son président, l’eurodéputé allemand Manfred Weber, a remercié Emmanuel Macron pour son discours deux jours plus tôt à l’Île Longue. Le chef de l’État y a annoncé la "mise en place progressive d’une dissuasion avancée", évoquant notamment la possibilité pour...
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12/03 - Iran : pourquoi la guerre renforce la position de Recep Tayyip Erdogan face à l’Europe
Les 4 et 9 mars, deux missiles iraniens volant en direction du territoire turc étaient abattus dans les airs par les forces de l'Otan, probablement en route vers des bases américaines du sud du pays, ou vers le terminal de l'oléoduc stratégique acheminant le pétrole azéri en Méditerranée. Le leader islamo-nationaliste turc, Recep Tayyip Erdogan, est bien mal payé de ses efforts envers Téhéran. Après avoir soutenu sur le plan diplomatique les massacres des manifestants iraniens protestants contre le régime des mollahs en janvier, il avait tenté d'user de son influence sur Donald Trump pour éviter une guerre contre l'Iran. Il craignait en effet qu'elle ne déstabilise son économie et renforce les Kurdes iraniens. Pour autant, si elle comporte de nombreux risques, la guerre israélo-américaine en Iran et la déstabilisation de la région peuvent en partie jouer en faveur du leader turc, comme cela a été le cas avec la guerre en Syrie.
A l'occasion du conflit syrien - qui s'est achevé au profit des islamistes, plutôt proches d'Ankara -, la Turquie a joué un rôle central dans la gestion des réfugiés fuyant les combats. Profitant de la situation, elle avait négocié, pour les garder sur son sol, des compensations économiques et politiques avec les Européens. La guerre en Ukraine, ensuite, a encore souligné l'importance stratégique de la Turquie, deuxième plus grande armée de l'Otan, riveraine de la mer Noire et gardienne du détroit du Bosphore. Le conflit en Iran, lui, vient rappeler la place toujours centrale du...
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12/03 - Iran : terrorisme en Europe, guerre civile au Liban… Les scénarios noirs de Sébastien Lecornu
Onze jours après le début de la guerre en Iran, Sébastien Lecornu s’est livré ce mercredi 11 mars à un exercice de pédagogie face aux principales formations politiques réunies à Matignon. En présence du chef d’état-major des armées, Fabien Mandon, et de représentants de trois services de renseignement – la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et la Direction du renseignement militaire (DRM) – le chef du gouvernement a mené une réunion de crise pour exposer les principaux scénarios redoutés au Moyen-Orient, dans le cadre du conflit ouvert entre l’Iran, Israël et les Etats-Unis.
L’exécutif montre une vigilance particulière aux risques de prolifération nucléaire et balistique dans la région et au déploiement de mines dans le détroit d’Ormuz, récemment évoqués par les services de renseignement américains et plus ouvertement par Donald Trump. Le président américain a déclaré mardi que les Etats-Unis avaient frappé et "complètement détruit" dix navires poseurs de mines inactifs, avertissant que d’autres suivraient après avoir demandé à l’Iran de retirer toutes les mines qu’il aurait pu poser dans le détroit d’Ormuz. En menaçant de miner ce bras de mer, par lequel transite 25 % du trafic mondial de pétrole, l’Iran cherche à paralyser le commerce mondial d’hydrocarbures et à mettre la pression sur les Etats-Unis.
Sébastien Lecornu, qui a d’après des propos rapportés admis ses difficultés à décrypter les intentions américaines parfois "désalignées" des buts de guerre...
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12/03 - La Californie, cible potentielle de l’Iran : la mise en garde du FBI
Les drones iraniens pourraient-ils frapper la côte ouest américaine, à des dizaines de milliers de kilomètres du Moyen-Orient ? Le FBI a averti le mois dernier les forces de l'ordre de la possibilité que Téhéran tente de riposter à toute frappe en lançant des attaques surprises de drones en Californie, dans une note de sécurité consultée par Reuters.
Cette alerte confidentielle, émise par le FBI via le Centre régional conjoint de renseignement de Los Angeles, qui regroupe plusieurs agences, a été rendue publique mercredi 11 mars, alors que la guerre qui a débuté le 28 février par des bombardements massifs américains et israéliens sur Téhéran entrait dans son 12e jour. La formulation de la note du FBI, révélée en premier par ABC News, indique que le texte a été rédigé avant le début des hostilités. La possibilité de représailles iraniennes sur le territoire américain était alors déjà clairement prise en compte.Une attaque depuis un navire au large
Le rapport cite des informations de la police fédérale américaine selon lesquelles, début février, l'Iran "aurait aspiré à mener une attaque surprise à l'aide de drones" lancés depuis un navire au large contre des cibles en Californie "dans l'éventualité où les États-Unis mèneraient des frappes contre l'Iran". "Nous ne disposons d'aucune information supplémentaire concernant le moment, la méthode, la cible ou les auteurs" d'une telle attaque, ajoute le bulletin. Le FBI a refusé de commenter ce dernier.
L'Iran, dont...
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12/03 - Des mini-réacteurs nucléaires pour se chauffer ? Helsinki prépare sa révolution énergétique
Les 15 et 22 mars, les Français votent aux municipales. L'occasion pour L'Express de sélectionner chez nos voisins des idées innovantes, des concepts pertinents et des dynamiques vertueuses pour améliorer notre quotidien. Tour d'Europe des villes qui doivent nous inspirer, et surtout inspirer nos nouveaux élus.
EPISODE 1 - Ces villes qui doivent nous inspirer : Munich, le mariage réussi de la Silicon Valley et de l'huile de moteur
EPISODE 2 - Comment Vienne est devenue un petit paradis pour les seniors et les locataires
EPISODE 3 -Londres, un modèle pour la sécurité ? Sa recette miracle pour faire baisser le crime
EPISODE 4 - "Les polémiques à Paris nous ont beaucoup amusés" : Copenhague, ce modèle de propreté qui s'exporte
EPISODE 5 - Prague, la ville rêvée des étudiants qui caracole en tête des classements européens
ÉPISODE 7 - Dublin, l'incroyable succès d'un ovni américain en Europe
ÉPISODE 8 - "Il aime tout ce qui brille" : Giuseppe Sala, le maire qui a transformé Milan en marque mondiale
Imaginez un réacteur nucléaire situé en plein cœur de Paris, près de la tour Eiffel. Pas un EPR énorme non, mais un modèle 150 fois plus petit si bien qu’il peut être enterré sous les pelouses du Trocadéro. Ce scénario, encore inimaginable chez nous, pourrait être demain le quotidien des habitants d’Helsinki.
La capitale finlandaise a décidé de confier à la filière nucléaire une partie de ses énormes besoins en chaleur. "Trois sites sont à l’étude pour accueillir un ou plusieurs réacteurs, dont un situé à 1 kilomètre...
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12/03 - "Les cyberattaques contre les hôpitaux restent à un niveau élevé" : l’alerte du patron de l’Agence du numérique en santé
L'Agence du numérique en santé organise ce jeudi 12 mars la première édition de ses Rencontres nationales. A cette occasion, son directeur général Jean-Christophe Zerbini dévoile dans L'Express les derniers chiffres des incidents de cybersécurité relevés l'an dernier dans les hôpitaux. Avec un message clé : parce qu'il ne sera pas possible d'empêcher les cyberattaques, les établissements doivent améliorer leur protection, mais surtout renforcer leurs capacités de réaction. Jean-Christophe Zerbini s'exprime pour la première fois aussi sur la fuite de données de patients constatée au sein de l'éditeur de logiciel médicaux Cegedim, et en tire les leçons. Entretien exclusif.
L'Express : L’affaire Cegedim a montré à quel point le champ de la santé restait fragile face aux cyberattaques. Qu’en est-il dans les établissements de santé ?
Jean-Christophe Zerbini : La loi oblige les hôpitaux et les cliniques à déclarer les incidents : 764 ont été recensés en 2025. Les cyberattaques semblent donc se stabiliser, mais à un niveau encore trop élevé. Ce volume est en effet à peu près similaire à ceux constatés en 2024 et 2023, ce qui représente un quadruplement par rapport à 2020. La réalité, c’est que les attaques vont continuer, nous ne pouvons pas les empêcher. Des hackers trouveront toujours à un moment ou à un autre un moyen de passer, le risque ne disparaîtra jamais totalement. L’enjeu est donc de renforcer la prévention, la détection et la capacité de réaction des établissements. Notons que 582 structures ont aussi fait...
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12/03 - Pétrole : tout comprendre à la mobilisation sans précédent des réserves stratégiques
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a lancé son plan d’urgence, un geste rare et d’une ampleur inédite. La libération de 400 millions de barils de réserves de pétrole, décidée mercredi 11 mars, vise à limiter l’impact catastrophique de la guerre en Iran sur l’approvisionnement mondial. L’AIE a annoncé que ses 32 pays membres avaient donné leur accord à l’unanimité pour le prélèvement collectif le plus massif jamais réalisé sur leurs réserves stratégiques de pétrole (RSP). Cette opération dépasse de plus du double le précédent record, établi en mars 2022 après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, lorsque les États-Unis avaient libéré 180 millions de barils — jusque-là la plus grande intervention de ce type jamais orchestrée.En quoi consistent les réserves stratégiques mobilisées ?
C’est sous l’égide de l'AIE, rattachée à l’OCDE, l'Organisation de coopération et de développement économiques, que le système des stocks stratégiques de pétrole a été mis en place. Pour prévenir toute interruption d’approvisionnement, les pays membres doivent maintenir des réserves couvrant au moins 90 jours d’importations. Selon l’AIE, ils disposent aujourd’hui de plus de 1,2 milliard de barils de stocks d’urgence, auxquels s’ajoutent 600 millions de barils détenus par l’industrie en vertu d’obligations réglementaires. Le déblocage conjoint dévoilé représente ainsi environ un tiers de ces réserves publiques.
A noter que l'AIE n'a procédé qu'à quatre déblocages d'urgence de ses réserves stratégiques de pétrole depuis sa création par les membres de...
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12/03 - Un monde en recomposition, quels risques pour demain ?
Climat : risque n°1... face à des autorités encore mal préparées
Pour la cinquième année consécutive, le risque climatique domine le classement du Future Risks Report d’AXA. Pourtant, seuls 12 % des experts interrogés¹ jugent les autorités publiques prêtes à y faire face, révélant un fossé entre la conscience du danger et la capacité à y répondre.
Le Future Risks Report 2025 d’AXA, basé sur une enquête menée auprès d’un panel de 3 600 experts dans 57 pays et 23 000 personnes du grand public dans 18 pays, place le risque climatique en tête.L’enjeu n’est plus la prévention mais l’adaptation à un monde qui a déjà commencé à se transformer.Ce risque provoque des effets en cascade sur la biodiversité, l’agriculture, l’économie, la géopolitique et la santé, formant le point d’ancrage pour comprendre la polycrise actuelle.Un fossé entre conscience et action
Face à cette urgence reconnue, seuls 12 % des experts interrogés¹ considèrent que les pouvoirs publics sont véritablement préparés aux défis climatiques.Ce chiffre révèle le paradoxe entre la conscience du risque et la capacité effective d’y répondre.Le fait que l’action des pouvoirs publics se concentre souvent sur les risques immédiats, au détriment de transformations plus profondes indispensables pour éviter l’aggravation du risque à long terme, nourrit un sentiment croissant de vulnérabilité.De nouvelles réponses émergent
Pour participer à la construction d’une approche plus durable, AXA déploie des solutions innovantes combinant expertise scientifique, outils technologiques et...
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12/03 - "Ils semblent inatteignables" : au bureau, le mystère des managers "poker face"
Dans un monde où les ressentis sont mis à l’honneur ("libérez vos émotions !"), certains les expriment volontairement ou non, les accentuent même, laissant transparaître tout ce qui les affecte ou les réjouit, par des froncements de sourcils, des sourires ou une gestuelle qui trahit les moindres bouleversements intérieurs. Les soft skills sont désormais valorisées : il faut que l’autre voit qu’on éprouve de l’empathie, que l’on fait preuve de bienveillance. A l’inverse pourtant, d’autres adoptent un "masque", une attitude aux gestes minimalistes, aux mots rares et sans émotion apparente, tel un joueur de poker qui cache son jeu. La question de la dissimulation est d’ailleurs centrale : bluffe-t-il en affichant ce visage froid, presque inexpressif, alors que l’entreprise vit une crise sans précédent ou que d’autres collègues sont au bord de la crise de nerfs ?
"Il semble impassible, désaffecté, là où l'on attendrait un registre normal d’émotions", explique Gabriel Perez, psychologue du travail, psychothérapeute, professeur de philosophie et formateur SSCT (santé, sécurité et conditions de travail). Une personne loin d’une "normalité" classique. Mais alors qui se cache derrière cet être à l’incroyable sang-froid ? Existe-t-il différents types de "poker face" ?Dissimulateur ?
L’auteur d’On achève bien l’école (Grasset, 2025) décrit plusieurs réalités derrière cette apparence glaciale. "En réalité, la plupart des personnes qui dissimulent ressentent ce qui se passe mais font un effort de contenance pour apparaître...
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12/03 - Affaire Julian Assange : comment la CIA a infiltré l’ambassade d’Equateur pour le surveiller
Début 2018, la tentative de Julian Assange, cyber-militant et journaliste, de s'échapper de l'ambassade d'Equateur à Londres, où il était réfugié pour échapper à la justice américaine, échoue. Cette semaine, le journal espagnol El País révélait les détails de l'échec de cette évasion, dû à l'action d'un ancien militaire espagnol, David Morales, dont l'entreprise était chargée d'assurer la sécurité de l'ambassade équatorienne. Une position que David Morales, propriétaire d'UC Global SL (une société de conseil en sécurité basée à Jerez de la Frontera, en Andalousie), et agent double, a utilisé au profit de la CIA, selon les informations révélées par le quotidien espagnol.
Tout commence en 2016 : David Morales, ex-militaire et patron d'une société de sécurité largement inconnue du grand public, se rend à Las Vegas pour un salon de l'armement. Il y rencontre Brian Nagel et Zohar Lahav, responsables de la sécurité d'un casino appartenant au milliardaire Sheldon Adelson, proche du Parti républicain et de Donald Trump. Morales leur confie être le responsable de la sécurité de l'ambassade d'Equateur à Londres, où se trouve alors réfugié Julian Assange.
Il entame une relation avec ces deux personnages, l'un se trouvant également être un ex-militaire américain. Rapidement, David Morales va commencer à travailler pour le compte de la CIA. Au moment de la révélation des liens entre UC Global SL et les services américains, dans les années qui suivirent, plusieurs employés de la société ont expliqué comment s'était forgée cette...
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12/03 - "Des pistes pour avancer dans la vie" : Giulia Enders, les extraits exclusifs de son nouveau livre
Après le succès planétaire du "Charme discret de l'intestin", Giulia Enders revient avec un nouveau livre, Organique (Albin Michel), en librairies à partir du 19 mars. Poumons, muscles, système immunitaire, peau et cerveau... la jeune médecin allemande y passe en revue le fonctionnement de cinq organes pour mieux mettre en lumière tout ce que nous pouvons apprendre de notre organisme. Avec son style bien à elle, imagé et joyeux, la découverte de la physiologie du corps humain devient un vrai plaisir. Mieux, une jolie leçon de vie, entre vulgarisation scientifique, prévention médicale et développement personnel. Extraits exclusifs. La langue organique : le commencement
On parle volontiers de notre corps en termes technologiques, économiques, et même militaires. Notre cerveau est comparé à un ordinateur, notre système immunitaire défend notre organisme contre de dangereux envahisseurs, et avoir une pratique sportive, c’est investir dans notre santé, alors que sans entraînement efficace, on prend le risque d’en payer la facture plus tard. Les sujets qui animent le monde déteignent à l’évidence sur notre vision de nous-mêmes – mais avec quelles conséquences pour nous ?
Au fond, l’inverse serait tout aussi justifié : et si notre corps nous indiquait comment penser le monde professionnel ou notre vie en société ? Etayer cette thèse est devenu mon dada. Chaque fois que le monde suscitait en moi une interrogation, je consultais différents ouvrages scientifiques sur la vie intime de notre organisme. (...) Pour...
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12/03 - Municipales 2026 : à Marseille, la guerre des gauches qui profite au RN
Tiraillée depuis plus d’un siècle entre un "Midi blanc" bourgeois et un "Midi rouge" ouvrier, Marseille va-t-elle basculer dans le bleu marine le 22 mars prochain ? A quelques jours du premier tour, la gauche marseillaise aborde ces municipales dans un climat bien différent de celui de 2020. A l’époque, la bannière du Printemps marseillais avait permis de rassembler socialistes, écologistes, communistes et une partie de la société civile pour mettre fin à vingt-cinq ans de règne de la droite. Six ans plus tard, la présence quasi assurée du candidat LFI au second tour et les divisions internes compliquent la stratégie électorale et pourraient rebattre les cartes au profit du Rassemblement national (RN).
Les derniers sondages placent son candidat Franck Allisio (32 %) au coude-à-coude avec le maire sortant Benoît Payan (35 %). La candidate divers droite Martine Vassal, présidente de la métropole et du département, est, elle, en fâcheuse position (18 %), reléguée loin derrière dans une ville pourtant réputée "imperdable" pour la droite avant 2020.
Dans ce contexte, toute dispersion à gauche pourrait peser lourd. "Si Marseille tombe aux mains du RN, ce serait un séisme pour le pays", tonne Benoît Payan en une de Libération avant de viser le patron des insoumis : cette ville "est trop fragile pour qu'un néofasciste la gouverne à cause des ambitions de Jean-Luc Mélenchon", qui "préfère malheureusement que l’extrême droite l’emporte plutôt que de laisser une gauche qui n’est pas la sienne aux commandes".
Un...
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12/03 - "J’y passe des nuits entières" : peut-on devenir accro aux informations liées à la guerre ?
Le 28 février 2026 au matin, une pluie de missiles s’abat sur les infrastructures iraniennes. Au même moment, Aimerick, jeune savoyard de 27 ans, qui n'a pas grand-chose à voir avec la guerre, se met à pianoter frénétiquement sur son téléphone. L’actualité lui donne le tournis, le "déstabilise" dit-il. Qu’importe : le jeune homme consomme autant d’informations qu’il le peut, incapable de faire autre chose. Depuis ses Alpes natales, il n’a aucune chance d’apercevoir un canon. Pourtant, le voilà qui se rue sur Internet et s’administre des articles par centaines, obnubilé au point d’oublier ce qu’il était en train de faire.
Une scène presque habituelle pour ce jeune homme, responsable de rayon dans la grande distribution. Pas le moins du monde passionné par l’Iran ou la violence, ce grand curieux dit avoir bien du mal à résister au flot d'actualités liées à la guerre. Au point de rester "bloqué" dans ces épisodes de boulimie informationnelle. Au programme : des sessions qui peuvent durer des heures, où il dévore frénétiquement scènes d'explosions et images de cadavres. "Quand cela m’arrive, je me sens complètement dépassé, je peux y passer des nuits entières. J’ai l’impression d’être directement concerné par le conflit", raconte le Haut-Savoyard, cigarette à la bouche, depuis son balcon donnant sur le Mont-Blanc.
Au déclenchement de la guerre en Ukraine, le jeune homme s'était déjà retrouvé "hypnotisé", complètement envahi par le déroulé des événements. Il sautait sur chaque notification, épiait la moindre vibration de...
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12/03 - Municipales 2026 : derrière le phénomène Sarah Knafo, l’impasse stratégique de Reconquête !
En cet été 2021, la candidature présidentielle d'Eric Zemmour a cessé d'être un simple murmure. Elle est un projet, orchestré en coulisses par sa compagne Sarah Knafo et une flopée de militants d'extrême droite. Oui, cet attelage radical doit cimenter la grande union des droites professée par le fondateur de Reconquête!. Celle qui rassemblera les orphelins de "Le Pen, Pasqua, Sarkozy et Fillon", déclamera-t-il en avril 2022. À l’époque, un collaborateur LR exprime ses réserves à la magistrate de la Cour des comptes. "Vous n'y arriverez pas avec des gens comme Damien Rieu", ancien membre de Génération identitaire, davantage réputé pour ses tweets compulsifs que pour son œuvre doctrinale. "Quand on veut l'union des droites, c'est avec toutes les droites", réplique Sarah Knafo.
La suite est connue. L'appel au rassemblement d'Eric Zemmour a mué en guerre à mort avec Valérie Pécresse et Marine Le Pen. Ici est né le grand malentendu. Peut-on incarner l'union en rajoutant un équidé à la course des petits chevaux ? Peut-on rassembler la droite avec un ADN si radical ? Est-on légitime à tendre la main après avoir mordu celle des autres ? Cette contradiction étreint Reconquête! depuis sa naissance. Elle la poursuit à Paris."Faiseuse de roi"
Et pourtant, quel mal se donne son égérie ! Oublié, le ton lugubre et anxiogène de 2022. Sarah Knafo prend soin de "dézemmouriser" sa campagne municipale, à coups de visuels chaleureux et de promesses de "ville heureuse". La normalisation vaut bien le kitsch et le pillage de...
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12/03 - Iran : ces immenses moyens déployés par la CIA depuis des décennies
Le passé permet souvent d'éclairer l'actualité. Chaque jeudi, dans notre nouveau podcast Hier à la Une, on se plonge dans les archives de L’Express, pour comprendre autrement la couverture du magazine de la semaine.
Samedi 28 février, à Tel Aviv comme à Washington, la même scène : un dirigeant qui observe une photo de la dépouille de l’ayatollah Khamenei. Un cliché - entre les mains de Benyamin Netanyahou et Donald Trump - qui illustre la réussite de l’opération Fureur épique menée conjointement par les Etats-Unis et Israël en Iran quelques heures plus tôt. Et c’est à cette collaboration que L’Express consacre sa Une cette semaine.
Cette opération est l'aboutissement de plusieurs décennies de préparation et de lourds investissements dans les services, autant côté américain qu'israélien. Son succès repose sur une coopération entre le renseignement humain et la haute technologie.
À l'aide de cette fine connaissance du pays, la CIA et encore plus le Mossad ont infiltré les cercles du pouvoir depuis longtemps, jusqu'à atteindre une source dans l'entourage de l'ayatollah. Une source humaine qui va informer Américains et Israéliens d’une réunion entre Khamenei et les cadres du régime. L’opération est lancée dans les heures qui suivent.
Depuis, l’intensité de la guerre ne faiblit pas. D'après le Pentagone, les États-Unis ont frappé près de 2 000 cibles dans les quatre premiers jours de l'opération Fureur épique. De son côté, l'armée israélienne dit avoir détruit environ 1 000 objectifs par jour. Mais la CIA qui mène une...
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12/03 - Tatiana Mitrova (Columbia) : "Pour la Russie, le prix élevé du baril peut être un levier pour alléger les sanctions"
"A 5h30, heure de Moscou, le prix du baril a dépassé les 119 dollars, avant de redescendre à 107, puis à 106". Ce n'est pas un analyste du secteur pétrolier, mais bien Vladimir Poutine qui a improvisé cette information financière lundi 9 mars, au cours d'une réunion conviée en urgence au Kremlin. L'intérêt du président pour le cours du brut est bien compréhensible : l'Etat russe tire environ un quart de ses revenus des hydrocarbures. Ainsi, la récente envolée des cours, liée à l'embrasement du Moyen-Orient, lui permet de renflouer ses caisses et ainsi contribuer à financer la guerre en Ukraine. Le feu vert de 30 jours donné par Washington à l’Inde pour acheter du brut russe a été une autre bonne nouvelle pour Moscou. Cerise inespérée sur le gâteau : Donald Trump a même évoqué la possible levée de certaines sanctions.
Quelques semaines plus tôt, le tableau était bien plus maussade. Les barils russes, transportés à bord d’une "flotte fantôme" pour contourner les sanctions, étaient vendus à de forts rabais dans un contexte de marché surapprovisionné. Résultat : en janvier et février, les revenus gaziers et pétroliers ont chuté de 47 % en un an. L’euphorie actuelle est-elle prématurée ? L'industrie pétrolière du pays est-elle à même d'augmenter ses volumes ? Tatiana Mitrova, chercheuse au Center on Global Energy Policy de la Columbia University, détaille auprès de L'Express les conséquences de la crise iranienne pour Moscou.
L’Express : A quel point la Russie peut-elle tirer parti de la situation actuelle pour vendre...
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11/03 - Guerre en Iran : l’armée israélienne annonce mener une série de frappes "à grande échelle" sur Beyrouth
Les frappes ne cessent pas au Moyen-Orient. En ce douzième jour de conflit dans la région, déclenché le 28 février par des bombardements israélo-américains sur l'Iran, Téhéran a déclaré avoir lancé son attaque "la plus violente et la plus lourde depuis le début de la guerre". Koweït, Bahreïn, Arabie saoudite, Qatar... Plusieurs pays du Golfe ont fait état de missiles ou de drones visant leur territoire ces dernières heures. Trois navires ont par ailleurs été touchés par des projectiles d'origine inconnue dans le détroit d'Ormuz, toujours bloqué.
De son côté, Israël a également été visé par la République islamique, poussant la population à se mettre à l'abri dans des pièces souterraines. L'armée de l'État hébreu, a, elle, de nouveau frappé la capitale du Liban, Beyrouth, la nuit dernière. Alors que Donald Trump donne des signaux contradictoires sur la perspective d'une sortie de crise, les puissances du G7 se réuniront ce mercredi après-midi en visioconférence "pour évoquer les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient".
Les infos à retenir
⇒ "Nous pourrions les éliminer en moins d’une heure", lance Donald Trump à propos des forces iraniennes
⇒ Les capacités militaires de l’Iran "ne sont pas réduites à zéro", prévient Emmanuel Macron
⇒ L’armée israélienne annonce mener une série de frappes "à grande échelle" sur la banlieue sud de Beyrouth
20h42L’armée israélienne annonce mener une série de frappes "à grande échelle" sur la banlieue sud de Beyrouth
Tsahal a annoncé avoir débuté une "vague d'ampleur" d'attaques...
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11/03 - "Donald Trump a vu trop grand face à l’Iran" : l’analyse implacable du spécialiste Robert A. Pape
Les premières heures de l'opération "Fureur épique", le 28 février, ont démontré la portée extraordinaire de la guerre de précision moderne. Les frappes américaines et israéliennes ont tué le Guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, ainsi que des hauts commandants du Corps des gardiens de la révolution islamique et des responsables clés des services de renseignement. Pourtant, en quelques heures, tout espoir que ces frappes chirurgicales limitent l'ampleur de la guerre s'est envolé. L'Iran a lancé des centaines de missiles balistiques et de drones non seulement sur Israël, mais aussi à travers le Golfe.
La riposte iranienne a eu d'énormes répercussions sur les Emirats arabes unis, le Qatar, l’Arabie saoudite ou Bahreïn, tuant des civils, fermant des aéroports, menaçant le transport maritime et les exportations de pétrole, et ternissant l'image de stabilité et de sécurité de la région. Un hôtel emblématique situé sur le front de mer à Dubaï a pris feu. Plusieurs pétroliers ont été touchés près du détroit d'Ormuz, ce qui a entraîné une forte hausse des primes d'assurance pour le transport maritime dans le Golfe.
Les frappes iraniennes ne peuvent être considérées comme des actes de représailles éparses, les derniers soubresauts d'un régime moribond. Elles représentent plutôt une stratégie d'escalade horizontale, une tentative de transformer les enjeux d'un conflit en élargissant sa portée et en prolongeant sa durée. Une telle stratégie permet à un combattant plus faible de modifier le calcul d'un adversaire...
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11/03 - "C’est énorme comme histoire" : au Parlement européen, le virage à 180 degrés du RN sur le règlement "Retour"
C’est l’histoire d’un virage à 180 degrés. Marine Le Pen, qui n’est jamais la dernière à critiquer le "en même temps" d’Emmanuel Macron, semble y prendre goût. Il suffit, pour s’en convaincre, de lire deux tweets. L’un est publié le 31 octobre 2025 ; l’autre, le 9 mars 2026. Dans le premier, elle voue aux gémonies le règlement "Retour", un "projet mortifère" auquel le Rassemblement national "s’opposera sans faiblir".
Quatre mois passent, son groupe au Parlement européen adopte peu ou prou le même texte et elle se félicite d’un "succès" - le règlement a été adopté en commission et doit encore être voté en session plénière. Utile enseignement pour la suite : on peut donc à la fois dénoncer un "coup d’Etat juridique" et y participer ! Après tout, "la victoire a cent pères", disait Kennedy. Et chacun réécrit l’histoire de la bataille pour s’auréoler de gloire… "C’est énorme comme histoire. En réalité, les élus du RN ont été contraints de voter ce texte parce que, sinon, ils auraient été esseulés dans leur propre groupe, rectifie un pilier du groupe PPE. Ils essaient de faire oublier que le fait que ce soit un règlement, et non une directive, était une ligne rouge pour eux."
Il y a un an, en mars 2025, la Commission européenne présentait un projet de règlement "Retour" - doux euphémisme bruxellois pour parler d’expulsions d’étrangers en situation irrégulière. L’idée du commissaire à la Migration, Magnus Brunner (PPE), est de durcir considérablement la directive de 2008, jugée laxiste - sur l’ensemble des décisions de retour en...
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11/03 - Comment des hackers russes ont piraté les comptes Signal et WhatsApp de responsables aux Pays-Bas
Des militaires, des responsables politiques en lien avec le gouvernement ou même des journalistes ont pu être la cible de cyberattaques russes aux Pays-Bas, ont annoncé les services de renseignement du pays cette semaine dans un communiqué. Pour cela, les hackers n'ont pas eu besoin de recourir à des procédés ultra-sophistiqués mais simplement de s'introduire, par la ruse, dans des comptes de messageries privées largement connues, comme Whatsapp ou Signal.
Les attaquants ont en effet réussi à rentrer en contact avec leurs victimes, en se faisant passer pour le chatbot d'assistance de l'application Signal et les ont convaincues de fournir leurs codes d'identification. Les hackers ont également envoyé de faux QR Codes qui, une fois scannés par leurs cibles, ont permis d'associer les ordinateurs des pirates aux comptes de messagerie de leurs victimes.Partage d'informations confidentielles
Réagissant à cette annonce, l'application Signal a déclaré sur les réseaux sociaux que les attaques avaient été "menées via des campagnes de phishing sophistiquées, conçues pour inciter les utilisateurs à partager des informations", et que son cryptage et son infrastructure n'avaient pas été compromis. Le phishing, ou tentative d'hameçonnage, est une technique d'escroquerie où l'attaquant se fait passer pour une entité de confiance.
Dans le cas présent, on parle également d'ingénierie sociale, c'est-à-dire de techniques de manipulation psychologique, exploitant les failles humaines plutôt que technologiques. Les...
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11/03 - Géopolitique : comment les entreprises se reconfigurent à bas bruit, par Stéphane Auray et Céline Azémar
Les dirigeants n’ont plus le loisir de considérer la géopolitique comme un simple bruit de fond accompagnant la mondialisation : elle en est devenue l’ossature invisible, mais décisive, qui fait et défait les chaînes de valeur [UNCTAD, World Investment Report 2024]. Les tensions entre grandes puissances, les régimes de sanctions, la montée des contrôles à l’exportation et la multiplication des cyberattaques ont fait entrer les entreprises dans une ère de "guerre hybride", où la frontière entre risque économique et risque stratégique se brouille chaque jour davantage [CEPR, "Global economic fracturing and shifting investment patterns", 2024].
Dans ce nouvel environnement, continuer à optimiser l’implantation des sites de production comme s’il ne s’agissait que d’un problème de coûts et de marché revient à piloter une multinationale avec des cartes obsolètes**. Les travaux récents sur la "fracturation" des flux d’investissements internationaux montrent que la géopolitique pèse désormais autant que les déterminants économiques traditionnels, voire les relègue au second plan lorsque les tensions s’aiguisent [Attinasi, Ioannou, Lebastard, Morris, ECB Economic Bulletin 7, 2023]. Pour les conseils d’administration, le choix n’est plus entre changement ou statu quo, mais entre reconfiguration ordonnée et ajustement contraint dans l’urgence.Prendre acte de la "distance géopolitique"
Une première exigence consiste à reconnaître que la géopolitique ne se résume plus à des impressions qualitatives, mais qu’elle dispose...
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11/03 - Iran, le piège se referme : l’avertissement de Gina Bennett, l’analyste de la CIA qui avait prévenu du danger Ben Laden
Elle est une légende du renseignement américain. Analyste à la CIA pendant plus de trente ans, Gina Bennett a rédigé en 1993 le premier rapport interne de l'agence identifiant Oussama ben Laden comme une menace pour la sécurité nationale des Etats-Unis. Cette spécialiste de l'antiterrorisme a très tôt mis en garde contre l’essor d’al-Qaeda. Désormais enseignante à l'université de Georgetown, elle continue de s'intéresser de près aux opérations de son ancienne agence.
Lancée le 28 février par Washington et Tel-Aviv, l'opération Fureur épique a été une réussite tactique dans ses premières heures : l’élimination du Guide suprême et de plusieurs cadres des Gardiens de la révolution a fragilisé le régime iranien. Mais elle a aussitôt déclenché une réplique de la République islamique contre les pays abritant des bases américaines, notamment dans le Golfe. Le Moyen-Orient s'embrase, le risque d'un enlisement se profile, alors que l'administration Trump semble incapable de dessiner une sortie du conflit, s'inquiète Bennett.
L'Express : Tactiquement, l'opération Fureur épique a entraîné l'élimination de Khamenei et de plusieurs autres cadres du régime iranien. Qu'en pensez-vous ?
Gina Bennett : Je ne pense pas que cette guerre constitue une victoire stratégique à long terme. La plupart des Américains sont aussi sceptiques sur le sujet, car ils ont vu ce scénario se produire déjà deux fois en l'espace d'une génération : d'abord l'Afghanistan, à partir de 2001, et ensuite l'Irak, à partir de 2003. Je tire deux...
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11/03 - Détroit d’Ormuz : combien de temps la France et ses voisins européens peuvent-ils tenir sans pétrole ?
Urgence : les cours de l'or noir flambent. Dix jours après le début de l'attaque lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, le détroit d'Ormuz est toujours verrouillé. D'ordinaire, cet étroit passage commercial voit transiter environ un cinquième des exportations mondiales quotidiennes de pétrole. Alors que les bombardements se poursuivent dans la région, les flux commerciaux se sont taris, provoquant une forte inflation du cours du Brent : plus 28 % en quelques jours. Celui-ci a même dépassé la barre symbolique des 120 dollars le baril avant de redescendre légèrement face aux promesses d'apaisement. Une annonce a notamment permis de rassurer les marchés : le déblocage d'une partie des réserves stratégiques de pétrole (RSP).
Ce mercredi 11 mars, les 32 pays membres de l'Agence internationale de l'énergie se sont accordés sur le déblocage de 400 millions de barils, soit environ un tiers de leur réserve totale et plus de deux fois ce qui avait été débloqué en 2022, lors de l'invasion russe en Ukraine. C'est la sixième fois qu'une telle action coordonnée est décidée mais la première fois de cette ampleur. Elle intervient en amont d'une rencontre des pays membres du G7 organisée à Paris.
A l'origine, ces réserves stratégiques ont été constituées en 1974, à la suite d'un autre choc pétrolier majeur. Les pays membres de l'agence (en grande partie des pays européens membres de l'OCDE) se sont engagés à se constituer un stock de pétrole à écouler en cas d'urgence, correspondant à plus de 90 jours de leur...
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11/03 - "Les agents IA prendront bientôt le contrôle de votre navigateur Web" : les prédictions d’Aymeric Roucher
La page d’accueil ressemble à celle du forum Reddit, en plus rudimentaire. Un lieu où plusieurs millions d'utilisateurs discutent à bâtons rompus de divers sujets - beaucoup de tech, il faut l’admettre, mais aussi de la nature humaine. Car Moltbook est spécial : il est réservé aux "agents IA". Des automates, à qui l’on donne une consigne, et qui dès lors, discutent tout seul. Ce site, qui vient d'être acquis par Meta, a suscité un buzz mondial, le mois dernier. Beaucoup y ont découvert cette nouvelle évolution de l’intelligence artificielle générative, en gestation depuis plusieurs années. Moltbook, comme la popularité de l’outil open source OpenClaw (dont le fondateur Peter Steinberger vient quant à lui de rejoindre OpenAI), ou encore le succès des agents d’Anthropic en entreprise, signe la montée en puissance de ces IA dont l’autonomie progresse de mois en mois. Les explications avec l’ingénieur en intelligence artificielle Aymeric Roucher, ancien de l’entreprise franco-américaine Hugging Face et auteur de l’ouvrage Ultra-intelligence : jusqu’où iront les IA ? (Odile Jacob, 2025).
L’Express : Il y a peu, l'agent IA était encore une niche. Aujourd’hui, avec l’irruption d’OpenClaw et de Moltbook, le grand public commence à se saisir de cette évolution. L’ère du chatbot - je pose une question, j'obtiens une réponse - est-elle déjà révolue ?
Aymeric Roucher : Je le vois comme un continuum. La première irruption de l'IA dans le quotidien des gens est venue de ChatGPT : pour la première fois, il était possible...
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11/03 - "Sain et sauf" mais invisible : l’étrange absence du nouveau Guide suprême iranien Mojtaba Khamenei
Dans les rues de Téhéran, son visage s'affiche sur de gigantesques pancartes. Mojtaba Khamenei, le nouveau Guide suprême nommé dimanche 8 mars, apparaît le plus souvent dessiné aux côtés de ses deux prédécesseurs : le fondateur de la République islamique, Rouhollah Khomeini, et son père, Ali Khamenei, qui était à la tête du pays depuis 1989. Mais, le 28 février, au premier jour de la guerre lancée conjointement par Israël et les États-Unis, l'ayatollah a été tué dans une frappe, mettant fin à plusieurs décennies de pouvoir. Un tournant pour le régime des mollahs, contraint de trouver un nouveau Guide suprême au plus vite. Après plusieurs jours d'attente, l'Assemblée des experts, l'organe chargé de cette désignation, a opté pour la continuité en choisissant Mojtaba Khamenei. Une figure mystérieuse, méconnue de la population iranienne et des observateurs internationaux... et qui n'a toujours pas donné signe de vie, plus de trois jours après l'annonce officielle de son arrivée au pouvoir.Aucun signe de vie
Le religieux de 56 ans n'a fait aucune apparition à la télévision ou dans les médias d'État, pas plus que sur les réseaux sociaux. Il n'a pas non plus communiqué de déclaration officielle sur les principaux canaux de propagande du régime, ni été aperçu sur une quelconque photographie depuis le début de la guerre. Une absence qui interroge : où est donc Mojtaba Khamenei, et surtout, dans quel état se trouve-t-il ? Ces questions sont légitimes, puisqu'il est avéré que celui-ci a été blessé dans le bombardement ayant tué...
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11/03 - CIA-Mossad, l’opération "Fureur épique" décortiquée par dix experts : taupe en Iran, cyberattaques et satellites
Peu de personnes ont vu cette image. Samedi 28 février, des responsables militaires tendent une photo à Benyamin Netanyahou. Le Premier ministre israélien regarde la dépouille de l’ayatollah Khamenei, tué à Téhéran le jour même. À des milliers de kilomètres de Tel-Aviv, Donald Trump contemple le même cliché. C'est la preuve qu'il attendait depuis des heures. Une source humaine au plus près des décombres l'a transmise. "Khamenei, l'une des personnes les plus maléfiques de l'histoire, est mort", écrit le président américain sur Truth Social, son réseau social. Le lendemain, les médias iraniens confirment la mort du Guide suprême, ainsi que celle d’au moins trois autres cadres du régime.
"Nous venons d'assister à l'utilisation particulièrement réussie du renseignement pour éliminer des cibles bien spécifiques. Cette opération est l'aboutissement d'années de lourds investissements dans les services, autant côté américain qu'israélien", observe Dan Lomas, chercheur en relations internationales à l’université de Nottingham, expert de l'espionnage. Les assassinats ciblés de dirigeants par des puissances étrangères sont rarissimes. L'exemple le plus proche reste celui de l'Afghan Hafizullah Amin, tué à Kaboul par les forces soviétiques en 1979. La puissante République islamique d'Iran est un adversaire d'une tout autre dimension. Et pourtant, la voilà aujourd'hui décapitée.
Cette élimination n'est que la première étape d'un plan beaucoup plus large. Washington et Tel-Aviv veulent détruire ce qu’ils voient comme le...
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11/03 - Emmanuel Macron, sa stratégie au Liban : "Il faut harceler Benyamin Netanyahou"
L’engrenage mortifère est de retour au Levant. Plus d'une semaine après l'élimination d'Ali Khamenei au premier jour de l'opération "Fureur Epique" et "Rugissement du Lion", le Hezbollah a précipité le Liban dans la guerre. En lançant une attaque contre l'Etat hébreu, la milice chiite armée par l'Iran a déclenché en retour des bombardements israéliens de très grande ampleur, principalement dans le sud du pays. Le bilan est lourd : le conflit a déjà fait 486 morts et 1 313 blessés, selon l'OMS, et plus de 667 000 déplacées, selon le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR).
Depuis plusieurs jours, Emmanuel Macron est à la manœuvre pour tenter de faire cesser les hostilités. Le président français, qui a récemment parlé avec Benyamin Netanyahou et Donald Trump, se heurte au refus du Premier ministre israélien. La France cherche ainsi à créer les conditions d'un retour au cessez-le-feu qui avait été entériné en novembre 2024 entre le Hezbollah et l'Etat hébreu. Selon Michel Duclos, ex-ambassadeur et conseiller spécial à l’Institut Montaigne, "la France est pratiquement le seul pays" à s'inquiéter du sort des Libanais qui "avaient des attentes élevées envers Emmanuel Macron". Il le concède toutefois : la France ne peut pas jouer les deus ex machina au Liban, dans un contexte d’embrasement régional où les grandes puissances militaires sont déjà à l’œuvre. Entretien.
L'Express : Au Liban, le président français réclame la fin des combats au Hezbollah en échange d’une cessation des opérations militaires...
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11/03 - Défense : le trouillomètre européen varie en fonction de la distance
La raison du plus fort est toujours la meilleure, dit la fable. A condition bien sûr d’être le plus fort. Ce qu’ont compris Donald Trump et Benyamin Netanyahou : la puissance de feu de l’armada américaine au Moyen-Orient ou la domination des avions de chasse de Tsahal dans le ciel iranien résument à elles seules la somme des investissements de ces deux pays pour asseoir leur supériorité militaire dans la région ou dans le monde.
Avis aux Européens, qui, assoupis pendant un quart de siècle par les "dividendes de la paix", se convertissent avec plus ou moins de rapidité à l’économie de guerre. L’occupation de la Crimée par les Russes en 2014 a provoqué un premier réveil. Le 24 février 2022, la guerre en Ukraine a sonné l’alarme. Le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche a fini d’ouvrir les yeux de l’Europe. Indiscutablement, le réarmement est en marche : entre 2020 et 2025, les dépenses des Etats de l’Union européenne ont bondi de 63,8 % (381 milliards d’euros). Est-ce suffisant ? Non, car en dépit du rattrapage, les sommes en jeu représentent moins de la moitié du budget de la défense américain.
Résultat, la dépendance à l’égard Etats-Unis demeure très forte : entre 2021 et 2025, l’Europe a triplé ses achats d’armes à l’étranger, selon le Sipri, devenant au passage le premier importateur mondial dans le domaine, son principal fournisseur étant les Etats-Unis.
En outre, l’effort de réarmement européen reste très inégalement réparti. Logiquement, les premiers pays à se réveiller ont été ceux d’Europe de l’Est ou du...
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11/03 - Ils font bouger l’Europe
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11/03 - David Shelley : "Nous ne pouvons plus nous restreindre aux seuls livres"
Il compte parmi la poignée de génies qui ont fait l’édition française. Deux siècles après l’ouverture de sa première librairie en 1826, Louis Hachette reste surtout célèbre pour l’invention de la Bibliothèque des chemins de fer, vaste réseau de points de vente dans les gares qui existe encore à l’heure actuelle avec les Relay. Le bicentenaire d’Hachette* est l’occasion de prendre le large. Plutôt que de publier un énième article sur les best-sellers controversés de Fayard, nous avons préféré discuter avec David Shelley. Ce brillant éditeur né en 1976, patron d’Hachette UK depuis 2018, a également pris la tête d’Hachette Book Group USA en 2024. C’est de New York qu’il nous répond par visioconférence, visiblement en pleine forme alors qu’il n’est que 5 heures du matin chez lui.
Que représente Louis Hachette pour un homme né au pays de W. H. Smith ? "Je ne crois pas qu’il ait théorisé grand-chose, mais ses actions parlent pour lui. Il a publié un vaste choix de livres, s’adressant à de nombreux lecteurs. Il voulait que les livres soient abordables pour le grand public. Il y a une continuité aujourd’hui quand je vois la variété des publications du groupe Hachette – des livres pour divertir, pour inspirer, pour surprendre… Louis Hachette était aussi un homme d’affaires astucieux. Il est évident que pour être un grand éditeur il faut aussi être un bon businessman – ça ne devrait pas être un tabou. La première règle est d’avoir une gestion saine de son entreprise. Il faut savoir tenir ses finances. A quoi bon s’enthousiasmer...
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11/03 - Prague, la ville rêvée des étudiants qui caracole en tête des classements européens
Les 15 et 22 mars, les Français votent aux municipales. L'occasion pour L'Express de sélectionner chez nos voisins des idées innovantes, des concepts pertinents et des dynamiques vertueuses pour améliorer notre quotidien. Tour d'Europe des villes qui doivent nous inspirer, et surtout inspirer nos nouveaux élus.
EPISODE 1 - Ces villes qui doivent nous inspirer : Munich, le mariage réussi de la Silicon Valley et de l'huile de moteur
EPISODE 2 - Comment Vienne est devenue un petit paradis pour les seniors et les locataires
EPISODE 3 -Londres, un modèle pour la sécurité ? Sa recette miracle pour faire baisser le crime
EPISODE 4 - "Les polémiques à Paris nous ont beaucoup amusés" : Copenhague, ce modèle de propreté qui s'exporte
ÉPISODE 6 - Des mini-réacteurs nucléaires pour se chauffer ? Helsinki prépare sa révolution énergétique
Caleb House prend un moment pour réfléchir et creuser dans sa mémoire. "J’ai beau chercher, je n’ai jamais rencontré un seul étudiant qui regrettait d’être parti en échange à Prague", assure cet Américain, coordinateur du recrutement international à l'Université Charles, la plus grande de République tchèque. Depuis des années, la ville de Franz Kafka et Václav Havel caracole en tête des classements des meilleures villes universitaires d'Europe. Étudiants, anciens comme actuels, s'enthousiasment pour sa qualité de vie, les écoles y sont nombreuses et réputées.
Cinq d'entre elles, dont l'Université technique de Prague et la Prague University of Economics and Business, figurent dans le top 1...
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11/03 - Des mines navales déposées par l’Iran ? Ce risque qui plane sur le détroit d’Ormuz
C'est une méthode déjà employée par Téhéran dans le passé. En pleine guerre au Moyen-Orient, les États-Unis soupçonnent l'Iran de vouloir déployer des mines navales dans le détroit d'Ormuz pour menacer les embarcations qui le traverseraient. Les craintes du renseignement américain, étayées par plusieurs sources auprès de CBS News, anticipent un scénario noir dans le golfe Persique. L'étroite voie navigable séparant l'Iran de la péninsule arabique fermée à long terme en raison du risque représenté par ces engins explosifs ? Les pays producteurs d'hydrocarbures derrière ce passage (Qatar, Koweït, Irak...) resteraient le cas échéant complètement isolés du trafic maritime international. Impossible à envisager pour Washington, alors que les prix du pétrole sont déjà en train de flamber.De premières mines déjà posées ces derniers jours ?
Si aucune confirmation officielle n'a été apportée sur ces éléments, CNN va encore plus loin : d'après ses informations, le minage de la zone par Téhéran aurait déjà commencé. Le média, qui se base sur des échanges avec deux sources proches du dossier, indique que cette opération n'en serait qu'à ses débuts, avec seulement "quelques dizaines de mines (...) posées ces derniers jours". Néanmoins, la capacité de nuisance iranienne en la matière demeure importante. D'après la chaîne, la République islamique disposerait encore de 80 à 90 % de ses navires utilisés pour déposer des mines au fond de l'eau. CBS News, elle, chiffre entre 2 000 et 6 000 le nombre de munitions de ce genre disponibles dans...
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11/03 - L’Université technique d’Eindhoven, alliée méconnue du champion ASML et de l’Europe des puces
On ne voit qu’elles, la nuit tombée, dans le ciel d’Eindhoven. Les sept lettres de Philips, éclairées d’un bleu royal, au sommet de la Lichttoren, la "Tour lumière". Ici, la firme néerlandaise n’est pas qu’un vendeur de téléviseurs, de rasoirs, d’ampoules ou de biberons. Elle en est l'ossature. On y retrouve le musée Philips, bâti sur l’ancienne usine historique, le stade Philips, qui accueille l’équipe du PSV Eindhoven, la piscine, des écoles, des hôpitaux des parcs… Sans la présence de la multinationale, l’université technique (TU/e), greffée au centre-ville, n’aurait également jamais vu le jour, il y a tout juste 70 ans. Plus d’un siècle après sa lointaine cousine de Delft, le campus le plus prestigieux du pays, fondé par le roi Guillaume II. Une histoire qui a poussé la TU/e à se démarquer. "Nous sommes tournés vers les besoins de l’industrie", résume simplement sa rectrice, la chimiste belge Silvia Lenaerts.
Philips ? Dans la liste des anciens élèves prestigieux fournis par l’établissement figurent inévitablement des anciens de la maison. Pas de prix Nobel, mais plutôt des ex-patrons à l'instar de Gerard Kleisterlee. Ou des ingénieurs comme Kees Schouhamer Immink, discret inventeur du compact-disc (CD), qui a inspiré le DVD puis le Blu-ray. Philips n’est cependant plus l'unique pivot de la région. Quatre lettres, d’un bleu plus sombre, lui ont volé la vedette : ASML. Une compagnie néerlandaise spécialisée dans la construction de machines de fabrication des puces électroniques basée à Veldhoven, dans la banlieue...
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11/03 - Pete Hegseth, un fanatique des croisades pour qui l’Iran ne serait que la première étape
C’est l’histoire d’une revanche. Pete Hegseth attendait son heure depuis le 20 janvier 2021, date d’une humiliation jamais digérée. Ce matin-là, le soldat de la Garde nationale qu’il est encore s’apprête à officier pour la cérémonie d’investiture de Joe Biden, quatorze jours après l’assaut du Capitole. Son téléphone sonne. Au bout du fil, un supérieur lui ordonne de rester chez lui. Principe de précaution : un compagnon d’armes a signalé Hegseth comme une possible "menace interne". En cause, un tatouage aperçu sur son biceps droit. On y lit : "Deus Vult" ("Dieu le veut"), le cri de ralliement des croisés au XIe siècle, devise connue des cercles de l’alt-right (extrême droite).
Cinq ans plus tard, voilà Pete Hegseth musclé et tatoué comme jamais, mais cette fois au sommet de sa gloire, propulsé à la tête du département de la Défense, un ministère au budget pharaonique de 850 milliards de dollars employant trois millions de soldats, réservistes et civils. Au nez et à la barbe de ses détracteurs d’hier, il réalise aujourd’hui son fantasme de toujours : une "croisade américaine", dont la République islamique iranienne serait la première cible, dans un remake de la guerre contre le terrorisme engagée en 2001 par George W. Bush, qui employait le même terme.
"Tout comme les croisés chrétiens, qui ont repoussé les hordes musulmanes au XIIe siècle, les croisés américains devront faire preuve du même courage face aux islamistes", prophétisait-il en 2020 dans son livre American Crusade. Ce 4 mars, au quatrième jour de la...
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11/03 - De la "Nakba" au 7-Octobre : deux grands films pour la paix en Palestine
On dirait que le film de Cherien Dabis, Ce qu’il reste de nous, tombe à point nommé, pile sur l’actualité. En réalité, il aurait fallu qu’elle soit très forte pour sortir son film sur la Palestine sans tomber pile sur l’actualité. La Palestine est comme une horloge arrêtée qui donne toujours, à un certain moment, l’heure juste de la guerre.
Cherien Dabis est née en 1976 aux Etats-Unis. Elle avait 8 ans quand elle a mis les pieds pour la première fois en Palestine, là où son père, médecin, était né. Elle avait 33 ans quand son premier film, Amerrika, est sorti. Il raconte l’histoire d’une famille palestinienne immigrée aux Etats-Unis. Son deuxième film, sorti en 2013, May in the Summer, raconte aussi l’histoire d’une famille palestinienne immigrée, mais en Jordanie. Dabis semble tout à fait à l’aise sur la question de l’autobiographie : elle prend par-ci et par-là des faits, des personnages qui n’ont pas besoin d’être strictement autobiographiques pour raconter sa vie, qui tourne autour de cette question : est-ce qu’on a vraiment le droit d’exister, nous, les Palestiniens. Est-ce que ça va finir un jour de se faire traiter comme des chiens, de nous obliger à le devenir, et de se demander jusqu’à quand on pourra se retenir d’agir comme des chiens, et si on ne ferait pas mieux de devenir les chiens qu’on nous demande d’être, comme de se mettre une balle dans la tête, en état de légitime défense.
N’ayant apparemment pas trouvé la réponse, et parce qu’elle pratique ce métier stupide de cinéaste, Cherien Dabis a décidé...
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11/03 - Préférence européenne : un signal positif qui ne s’attaque pas à la racine du mal, par Jean-Luc Demarty
La Commission européenne a proposé le 4 mars un règlement complexe de 79 articles, l’Industrial Accelerator Act (IAA), dont l’objectif non affiché, mais transparent, est de protéger l’industrie européenne de la menace existentielle de l’industrie chinoise. La situation est grave avec une accélération sans précédent de la compétitivité de l’industrie chinoise et de ses exportations depuis la sortie du Covid. Depuis début 2022, les prix industriels à la production ont augmenté de 15 % dans l’UE et baissé de 7 % en Chine. L’écart de compétitivité est désormais de 30 à 40 % pour des produits de qualité équivalente voire supérieure. Les exportations européennes de biens manufacturés vers la Chine stagnent depuis 2019 autour de 200 milliards d'euros, tandis que les importations européennes de biens manufacturés chinois ont largement doublé depuis dix ans, à plus de 500 milliards d'euros. Cette situation a été aggravée par les mesures protectionnistes de Donald Trump. Il est également clair que la Chine a renoncé au timide rééquilibrage, entre 2015 et 2019, de son modèle de capitalisme d’Etat exclusivement tourné vers l’exportation, encore renforcé depuis la sortie du Covid.
La réaction de la Commission européenne est bienvenue dans la mesure où il y a urgence. Toutefois l’UE, et particulièrement la Commission européenne, sont partiellement responsables de la menace chinoise. En effet, le Green Deal, avec sa bureaucratie verte tentaculaire, ses normes excessives et son objectif de "net zero" en 2050, a considérablement aggravé...
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11/03 - Mary-Ann Baumgartner, la brillante séductrice de la CIA
Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Dans “Nid d’espions”, le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.
En matière d’espionnage, il est souvent question de séduction. Savoir convaincre, grâce à son attitude, un interlocuteur. Lui donner envie de nous dévoiler des informations. Lui laisser croire, surtout, que nos demandes sont désintéressées. Le charme devient alors un véritable outil de l’agent secret, et les services de renseignements peuvent fonder toute une stratégie dessus.
C’est le cas de la Stasi, le service de police politique et d’espionnage de l’Allemagne de l’Est, durant la Guerre froide. Créé en 1950, et partenaire de premier plan de l’URSS, la Stasi et son chef du renseignement extérieur, Markus Wolf, vont mettre en place une division bien particulière : les agents Roméo. Des espions chargés de séduire des femmes à la position clé en RFA. Envoyés de l’autre côté du mur, des jeunes hommes considérés comme charmants, autant par leur physique que dans leurs manières, vont repérer des fonctionnaires solitaires de l’Ouest. Leur cible principale : les secrétaires des diplomates, tout aussi bien informées, ayant souvent accès à des documents confidentiels, mais également moins surveillées.
Au sein de l’Otan, dans les ambassades, ou dans les ministères, des dizaines de femmes vont être...
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11/03 - Catastrophe nucléaire de Fukushima : "La Chine a tout fait pour envenimer la situation"
A l’occasion du quinzième anniversaire de la catastrophe nucléaire japonaise, Marylène Gervais, docteur en sciences politiques de l'université Paris-Panthéon-Assas, revient sur un aspect peu connu de ce drame : l’offensive politique et informationnelle tous azimuts menée par la Chine. Ces dernières années, Pékin s'est échiné à décrédibiliser l’archipel, surfant notamment sur la crainte de la population liée aux rejets des eaux traitées de la centrale dans l’océan. Si la riposte du Japon lui a permis de rétablir la confiance au niveau international et de faire mûrir sa communication, les tensions entre les deux pays sont loin d’être retombées.
L’Express : Dans une étude récente, vous avez mis en lumière l’ingérence de la Chine à la suite de l’accident nucléaire de Fukushima. Pourquoi ?
Marylène Gervais : Parce que ce volet n’a pas jamais vraiment été raconté. En 2011, lorsqu’un tsunami a entraîné la catastrophe nucléaire que l’on connaît, l'intérêt pour la Chine, d’un point de vue géopolitique, était beaucoup moins marqué qu'aujourd'hui. Ses observateurs semblaient davantage intéressés par sa puissance économique et les opportunités commerciales qu’elle pouvait offrir aux pays occidentaux. C’était oublier que pour la Chine, le Japon représente un rival stratégique en tant qu'allié des États-Unis dans la région.
Depuis maintenant plus d'une dizaine d'années, et notamment l'arrivée de Xi Jinping en 2013, la Chine ne cache plus ses ambitions - y compris territoriales - en Asie. De manière concomitante, le Japon s’affirme de...
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10/03 - Thibault Muzergues : "Même Vladimir Poutine tente de se faire passer pour Calimero"
Associer "droite" et "woke"a, a priori, tout d'un oxymore. Dans La droite woke (L'Observatoire), le politologue Thibault Muzergues décrit pourtant des parallèles troublants entre les deux camps idéologiques, en montrant qu'à force de se focaliser sur le wokisme, une partie de la droite ressemble de plus en plus à son adversaire, avec une même obsession pour les identités minoritaires, une même victimisation incessante et une même intolérance à base de "safe spaces" et de cancel culture. Selon lui, même des "hommes forts" comme Vladimir Poutine, Viktor Orban ou Donald Trump ont adopté une rhétorique plaintive, jouant sur une corde victimaire pour mieux amadouer leur électorat. La critique est d'autant plus féroce que l'auteur se décrit lui-même comme un libéral-conservateur. Entretien.
L'Express : Votre livre dénonce une "dérive woke" d’une partie de la droite. Comment peut-on être "antiwoke" et "woke" à la fois ?
Thibault Muzergues : J’ai vécu la montée en puissance de la droite woke quasiment de l’intérieur, lorsque je travaillais à l’International Republican Institute, et j’en ai même fait les frais l’an dernier au début du second mandat de Trump – donc ce livre est un récit de première main, pour ainsi dire. C’est en combattant le wokisme de gauche qu’une frange de la droite américaine, mais aussi européenne, a fini par en adopter les codes, dans une stratégie de renouveau d’un projet réactionnaire. Cette droite woke est tout aussi obsédée par l’identité, tout aussi victimaire et tout aussi intolérante que...
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10/03 - Iran : la Maison-Blanche assure que la marine américaine n’a pas escorté de pétrolier à travers le détroit d’Ormuz
Le président américain Donald Trump a déclaré lundi aux journalistes que la guerre au Moyen-Orient était "quasiment finie", au lendemain de la désignation en Iran de Mojtaba Khamenei comme nouveau guide suprême de la Révolution islamique, en remplacement de son père, l'ayatollah Ali Khamenei, assassiné au premier jour de la campagne militaire israélo-américaine.
Donald Trump s'est dit "déçu" du choix de Téhéran, qui peut être perçu comme un signal de défi à l'égard des Etats-Unis, déplorant que cela "entraîne plus ou moins les mêmes problèmes" en Iran. Il avait exprimé sa volonté d'être impliqué dans la désignation du nouveau dirigeant iranien, désireux que celui-ci soit conciliant avec Washington et Israël. Reste que les commentaires du président américain à propos de la fin imminente de la guerre ont provoqué un relâchement sur les marchés pétroliers et financiers, alors que le prix du baril avait dépassé dimanche le seuil des 100 dollars pour la première fois depuis 2022.
L'Iran a affiché lundi son soutien à Mojtaba Khamenei, la presse officielle diffusant des images montrant des foules rassemblées dans plusieurs villes pour saluer le nouveau guide suprême, avec des drapeaux iraniens et des portraits d'Ali Khamenei brandis. L'armée iranienne a pour sa part déclaré qu'elle allait intensifier ses attaques de missiles. Donald Trump a dit lundi vouloir une victoire "totale", sans expliquer précisément ce que cela signifiait. Il a effectué par le passé des commentaires contradictoires sur les objectifs de Washington et...
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10/03 - "Nous, les boomers, avons fait suer nos parents comme nos enfants" : l’étonnant dialogue Thierry Lhermitte - Maxime Sbaihi
Avec ses potes du Splendid, il a incarné jusqu'à la caricature les vacances des boomers dans la série des Bronzés. Issu d'une génération "insouciante" de l'après-guerre, Thierry Lhermitte, 73 ans, est un passionné de sciences comme d'histoire. Mais l'acteur s'est aussi intéressé à la démographie, et a lu avec enthousiasme Les Balançoires vides (L'Observatoire) de Maxime Sbaihi. Cet économiste libéral et directeur stratégique du Club Landoy y analyse avec brio la chute des naissances, avertissant sur les bouleversements économiques et sociaux qu'ils vont provoquer, tout en appelant à un rééquilibrage générationnel en faveur des jeunes. La nouvelle baisse des naissances en 2025 et l'entrée de la France dans un solde naturel négatif n'a fait que confirmer son diagnostic.
L'Express a réuni les deux hommes pour un échange de haut vol. Pendant près de deux heures, Thierry Lhermitte, 73 ans et trois enfants, et Maxime Sbaihi, 39 ans et un enfant, ont parlé librement des bouleversements démographiques, de la démagogie politique sur l'immigration comme sur la retraite à 60 ans, des conséquences d'une société gérontocratique, d'héritage et d'inégalités de patrimoine… A la fin, on s'est dit que ce dialogue est le meilleur antidote à une possible guerre de générations entre boomers accusés d'égoïsme et jeunes qualifiés de "baby-glandeurs".
Thierry Lhermitte : Il y a quelques années, j’ai demandé au paléoanthropologue Pascal Picq pourquoi on ne parlait plus des problèmes de surpopulation. J’avais lu dans les années 1970 le...
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10/03 - Pourquoi certains sont infidèles, et d’autres non : les explications du biologiste Justin Garcia
Pourquoi aimons-nous ? Pourquoi avons-nous un partenaire qui nous satisfait sexuellement mais pas émotionnellement, ou l’inverse ? Comment certains couples traversent-ils toutes les tempêtes sans passer par la case infidélité ? Ouvrir son couple est-i l réellement risqué ? Et en quoi notre quête d'intimité éclaire-t-elle certains de nos plus beaux élans comme de nos comportements les plus destructeurs ? Voilà quelques-unes des questions qu’explore le Dr Justin Garcia, directeur exécutif de l’Institut Kinsey, dans son nouveau livre, The Intimate Animal: The Science of Sex, Fidelity, and Why We Live and Die for Love (Little, Brown Spark, non traduit). S’appuyant sur des décennies de recherches interdisciplinaires en biologie évolutive, psychologie, neurosciences, anthropologie et sciences sociales, ce spécialiste analyse une tension universelle : celle entre notre désir évolutif de sexualité et notre besoin tout aussi évolutif d’intimité. En d'autres termes, nous serions programmés pour être socialement monogames, mais pas nécessairement câblés pour l’être sexuellement. Or, lorsque notre besoin existentiel d’amour et d’intimité entre en conflit avec nos pulsions sexuelles, cela peut conduire à des situations douloureuses, avec ou sans infidélité.
Dans un entretien accordé à L’Express, Justin Garcia explique ce que nous attendons vraiment d’une relation qui dure, mais aussi comment les nouvelles technologies changent la donne dans les histoires d'un soir ou de toute une vie — vous serez surpris par son analyse...
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10/03 - Quand Lego a failli disparaître : l’histoire méconnue d’une incroyable résurrection
En règle générale, les villes se situent dans des pays. Mais à Billund, 6 500 habitants, c'est l'inverse : en rase campagne, la petite commune contient un pays tout entier, le Legoland. Etat multiculturel et multicolore, il abrite tous les édifices iconiques de la planète, construits à l'aide de 20 millions de petites briques en plastique : la Tour Eiffel, Buckingham Palace, le Colisée, le Taj Mahal, l'Opéra de Sydney, le Capitole de Washington, la Statue de la Liberté de New York, le Mont Rushmore du Dakota du Sud. Et aussi des moulins à vent représentant la Hollande, des fjords norvégiens, les pittoresques canaux de Copenhague, et même le pas de tir de la Nasa à Cap Canaveral (Floride).
Dans ces scénographies animées se meuvent des figurines Lego, des bateaux, des trains, des camions, des avions, des fusées. Créé en 1968, le Legoland du Danemark - il en existe dix autres, deux en Europe, trois aux Etats-Unis et cinq en Asie - enchante chaque année plus de 2 millions de visiteurs, danois et internationaux, qui se rendent sur place par un vol direct grâce à l'aéroport international de Billund qui dessert à la fois Legoland et le siège social de Lego, lui-même en forme de briques assemblées.Lego Star Wars, le premier contrat de licence
Vitrine de l'entreprise, ce parc d'attractions ne représente qu'une infime partie de la réussite de la multinationale – véritable fierté danoise au même titre que Maersk (transport maritime), Novo Nordisk (groupe pharmaceutique), Carlsberg (brasserie) ou Bang &...
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10/03 - Louvre, Notre-Dame, Chambord : autopsie d’un scandale, par Maryvonne de Saint-Pulgent
Sept ans après l’incendie de Notre-Dame qui a traumatisé les Français, quatre mois après l'humiliant cambriolage du Louvre, de nombreuses questions se posent. Comment en est-on arrivé là ? Par désinvolture ? Mauvaises décisions politiques ? Nos chefs-d’œuvre sont-ils en péril ? Maryvonne de Saint-Pulgent, ancienne haut fonctionnaire, directrice générale du patrimoine de 1993 à 1997 et auteur d'Alerte sur le patrimoine (Gallimard, février 2026) est l'invitée de cette nouvelle édition des Grands entretiens d'Anne Rosencher.
Une personnalité qui parle en connaissance de cause, et qui ne mâche pas ces mots. Avec ses formules ciselées de "tonton flingueuse du patrimoine", elle nous décrit, exemples nourris de son expérience à l'appui, des décennies de mauvaises priorités. Trop de grands projets présidentiels au détriment de l'entretien de l'existant - "Dès qu'un projet devient politique, la rationalité disparaît." Trop de protections juridiques sans moyens derrière — "C'est de la gesticulation." Trop de mécénat mal orienté, trop d'événementiel, pas assez de vision à long terme. Un entretien décoiffant, à retrouver en vidéo sur YouTube et Dailymotion, mais aussi en podcast sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast...
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10/03 - Guerre en Iran : pourquoi les producteurs russes de pétrole se frottent les mains
La guerre en Iran ne fait pas que des malheureux dans le secteur de l'énergie. Le prix du pétrole a dépassé les 100 dollars le baril et a atteint 114 dollars pour la première fois depuis 2022. Certains s'en tirent particulièrement bien : les producteurs de pétrole russes. Dans ce contexte de hausse spectaculaire des prix de l'or noir depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, le 28 février, leurs actions ont fortement augmenté. La capitalisation totale des géants pétroliers russes Rosneft, Lukoil, Gazprom Neft, Surgutneftegaz et Tatneft a ainsi augmenté de 1969 milliards de roubles, soit environ 21,50 milliards d'euros, rapporte Euronews, citant le Moscow Times. Les titres de Rosneft ont grimpé de 25 % en une semaine et demie, quand le prix de Lukoil a augmenté de 10,2 % et celui de Gazprom Oil de 11 %, indique ce média en ligne indépendant.
L'acheminement de l'or noir depuis les pays du Golfe est perturbé par la guerre au Moyen-Orient. En cause : la réduction du trafic à presque zéro dans le détroit d'Ormuz, au large de l'Iran et des Emirats arabes unis. Cette paralysie est une aubaine pour les producteurs de pétrole russes, alors qu'environ 20 % du pétrole mondial transite par ce détroit. La Russie ne dépend en effet pas de cet endroit si stratégique pour exporter sa production de pétrole. Moscou "est un gros exportateur de pétrole en Asie", rappelle auprès des Echos Homayoun Falakshahi, analyste chez Kpler. "Puisque les pays du Moyen-Orient exportent surtout vers l'Asie et que le...
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10/03 - Jordan Bardella - Nicolas Sarkozy : l’histoire d’un déjeuner secret
Jordan Bardella a souvent la dent dure contre la droite et ses candidats : normal, nous sommes dans la dernière ligne de la campagne des municipales. Le vendredi 6 mars, par exemple, il se moque volontiers à la tribune du maire de Nice, Christian Estrosi. Le président du RN est en meeting à une trentaine de kilomètres de la capitale azuréenne, à Menton, pour soutenir Alexandra Masson, dont les chances de victoire sont réelles. Du plus connu des adversaires de la députée locale du RN, un certain Louis Sarkozy, il ne dit en revanche pas un mot…
La politique côté cour, la politique côté jardin. Cette fois, Jordan Bardella ouvre la bouche : normal, il est à table. En face de lui se trouve Nicolas Sarkozy. Nous sommes le 19 février, le déjeuner va durer près de deux heures. Les deux hommes ont appris à se connaître, ils se seraient même vus à plusieurs reprises au cours des derniers mois. Le 1er juillet 2025, l’ancien président avait reçu le dirigeant du RN pour des croissants, ainsi que l’avait révélé Le Parisien.
La discrétion est de mise : l’ex-chef de l’Etat, en attente de son procès en appel dans l’affaire libyenne le 16 mars, ne veut pas se mêler publiquement de politique. Et les élections municipales arrivent, qui voient la droite et l’extrême droite s’affronter dans de nombreuses communes. Jordan Bardella a simplement veillé à mettre dans la confidence Marine Le Pen – ce que cette dernière confirme à L’Express.
"Considérer [les dirigeants du Rassemblement national] me semble aussi naturel que nécessaire" :...
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10/03 - "L’hiver a été particulièrement difficile" : en Ukraine, les entreprises résistent aux coupures d’électricité
Oleksandr Honchar n’a pas dormi de la nuit : Moscou a lancé une pluie de drones sur une centrale électrique de Kiev, en face de chez lui. Réveillé par les explosions, il a aussitôt consulté les caméras de surveillance de son usine, qu'il nous montre : sous l'effet du souffle, les machines vibrent, les ampoules au plafond oscillent. À 39 ans, il dirige Ideashop, une entreprise de fabrication de cosmétiques qui emploie une centaine de personnes. L’usine est située au nord de Kiev, sur la trajectoire des drones qui descendent le fleuve Dniepr depuis la Biélorussie. Ces bombardements russes obligent le chef d'entreprise à innover pour maintenir son activité sans électricité.
En cette matinée de fin février, l'entreprise d’Oleksandr tourne d'ailleurs à plein régime. La musique pop de la radio donne la cadence aux employées qui remplissent des tubes de crèmes et de shampoings. Seul l'immense générateur, de la taille d'une camionnette, ronronnant sur le parking, trahit une situation hors-norme. Car ici, comme dans la majeure partie de la capitale, le réseau municipal ne délivre l'électricité que quelques heures par jour. "Les pertes seraient bien plus lourdes si l'on cessait de travailler"
Cet hiver, la Russie a profité des températures atteignant les -20 °C pour lancer une attaque sans précédents sur le système énergétique, détruisant 60 % des capacités de production du pays. Du 1er décembre au 28 février, Moscou a lancé plus de 14 670 bombes, 738 missiles et près de 19 000 drones, a déclaré Volodymyr...
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10/03 - Pourquoi l’Europe est devenue le principal importateur d’armes au monde
Le monde se réarme et les plus gros acheteurs d'armes sont… les Européens. L'Europe est devenue le principal importateur d'armes au monde au cours des cinq dernières années, d'après les données publiées lundi 9 mars par l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri). Selon ce rapport, les pays européens ont plus que triplé leurs importations d'armes entre 2021 et 2025 par rapport à la période 2016-2020 : l'Europe a ainsi représenté 33 % des importations mondiales, contre 12 % au cours de la période quinquennale précédente.
Cet institut international indépendant fondé en 1966 compare les tendances sur cinq ans car des livraisons dans le cadre de contrats importants peuvent fausser les chiffres annuels. Le volume des flux mondiaux d'armes a augmenté de 9,2 % entre 2021 et 2025 par rapport aux cinq années précédentes, indique également le Sipri. L'augmentation des flux mondiaux est la plus importante depuis 2011-2015, relève-t-il dans son rapport.
Les Etats-Unis, premier fournisseur mondial d'armes, représentent 42 % du total des transferts internationaux sur la période 2021-2025, contre 36 % entre 2016 et 2020. Ces cinq dernières années, les Américains ont exporté des armes vers 99 Etats, dont 35 en Europe. Pour la première fois depuis deux décennies, la plus grande part des exportations américaines est allée à l’Europe (38 %), devant celle du Moyen-Orient (33 %). "La forte augmentation des flux d'armes vers les Etats européens a fait grimper les transferts mondiaux d'armes de...
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10/03 - Guerre en Iran : "S’en prendre à une usine de dessalement équivaut à sortir l’arme nucléaire"
La guerre au Moyen-Orient se transformera-t-elle en guerre de l’eau ? Dimanche 8 mars, le Bahreïn a accusé l’Iran d’avoir ciblé l’une de ses usines de dessalement. Plus tôt, Téhéran dénonçait une attaque similaire de la part des Etats-Unis contre une de ses installations. Deux autres usines - l'une située aux Emirats arabes unis et l'autre au Koweït - auraient également subi des dégâts provoqués par la chute de drones iraniens interceptés. Dans cette région très sensible au changement climatique et parmi les plus arides de la planète, la disponibilité de l’eau est dix fois plus basse que la moyenne, selon la Banque mondiale.
"La vulnérabilité la plus profonde des pays du Golfe reste les usines de dessalement", explique Michael Christopher Low, directeur du Centre du Moyen-Orient à l’Université de l’Utah (Etats-Unis). Ces infrastructures sont cruciales pour l'eau potable de millions d'habitants. Dès lors, les Iraniens pourraient-ils les viser sciemment afin de plonger la région dans le chaos ? "Ce serait la réponse la plus extrême et la plus irrationnelle. Car il n’y a pratiquement plus d’étape supérieure possible dans l’escalade militaire", prévient l’historien, auteur d’un livre à paraître aux presses de l’Université de Californie, Saltwater Kingdoms: Fossil-Fueled Water and Climate Change in Arabia.
L’Express...
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10/03 - "Les polémiques à Paris nous ont beaucoup amusés" : Copenhague, ce modèle de propreté qui s’exporte
Les 15 et 22 mars, les Français votent aux municipales. L'occasion pour L'Express de sélectionner chez nos voisins des idées innovantes, des concepts pertinents et des dynamiques vertueuses pour améliorer notre quotidien. Tour d'Europe des villes qui doivent nous inspirer, et surtout inspirer nos nouveaux élus.
EPISODE 1 - Ces villes qui doivent nous inspirer : Munich, le mariage réussi de la Silicon Valley et de l'huile de moteur
EPISODE 2 - Comment Vienne est devenue un petit paradis pour les seniors et les locataires
EPISODE 3 -Londres, un modèle pour la sécurité ? Sa recette miracle pour faire baisser le crime
EPISODE 5 - Prague, la ville rêvée des étudiants qui caracole en tête des classements européens
ÉPISODE 6 - Des mini-réacteurs nucléaires pour se chauffer ? Helsinki prépare sa révolution énergétique
Pas une franche rigolade, mais des éclats de rire discrets, politesse danoise oblige. L'été dernier, les habitants de Copenhague ont regardé avec attention les Parisiens enfiler leurs combinaisons, prélever des échantillons d'eau et s'inquiéter des maladies de peau avant de se baigner, pour la toute première fois, dans la Seine. "Ici, tout le monde se jette dans le port sans se poser de questions, tant la qualité de l'eau est bonne depuis des années, sourit Natalie Gulsrud, spécialiste d'aménagements urbains à l'Université de Copenhague. Toutes ces polémiques à Paris ont été très amusantes à suivre."
Depuis quinze ans déjà, la capitale danoise a modernisé ses systèmes d'égouts et a investi...
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10/03 - Inflation, finances publiques : comment la crise au Moyen-Orient menace l’Europe
Un choc stagflationniste majeur pour l'économie mondiale et européenne. Tel est le spectre qu'a agité ce lundi 9 mars Valdis Dombrovskis, commissaire européen à l'économie, en cas de prolongation du conflit au Moyen-Orient. Dix jours auront suffi à rendre caduques les prévisions des économistes pour l'année. Chez Goldman Sachs, on rappelle une règle d’or : en moyenne, chaque hausse de 10 % des prix du pétrole réduit le PIB de 0,1 % et augmente l’inflation de 0,2 point à l'échelle mondiale. Or faire des hypothèses sur les conséquences du conflit revient à résoudre une équation à plusieurs inconnues - sa magnitude, sa persistance et sa propagation. Alors que le président américain a évoqué "quatre ou cinq semaines" d'affrontement, la perspective d’une désescalade immédiate s'éloigne.
L'énergie constitue la principale courroie de transmission du conflit vers le Vieux Continent. Depuis le début des hostilités, le cours du Brent a grimpé à son plus haut niveau depuis 2022, tandis que l’indice gazier néerlandais TTF a connu une hausse brutale à un moment où les stocks européens étaient inhabituellement bas. Les frappes sur des installations gazières au Qatar, un des fournisseurs européens de gaz naturel liquéfié (GNL), ont contribué à cette envolée. Une calamité, à l’heure où Bruxelles inclut la baisse des prix de l’énergie dans ses objectifs de compétitivité.
Cet emballement des prix vient remuer le couteau dans une vieille plaie européenne : sa dépendance énergétique. Certes, depuis le début de la guerre en Ukraine, les...
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10/03 - Guerre en Iran : ces premiers signes de frictions entre les Etats-Unis et Israël
Le conflit au Moyen-Orient est entré dans sa 11e journée ce mardi 10 mars. Israël poursuit ses opérations contre le Hezbollah au Liban, tandis que l'Iran prévient que la guerre n'est pas finie, après des déclarations de Donald Trump selon lesquelles la guerre contre l'Iran allait "se terminer bientôt", et est "quasiment finie", sans évoquer d'échéance précise. Si, officiellement, les Etats-Unis et Israël travaillent ensemble, main dans la main, avec un partage des opérations, en coulisses, cette bonne entente commence à se fissurer.
Lundi, Donald Trump a dit vouloir une victoire "totale", sans en définir les conditions. Depuis le début du conflit, le président américain tient des propos contradictoires sur les objectifs de Washington et les raisons pour lesquelles cette campagne militaire a été lancée. Le dirigeant ne semble pas avoir de stratégie claire de sortie du conflit, donnant l'impression d'une improvisation au fil des événements. Le changement de régime n'est pas vraiment une priorité pour lui. Le président américain verrait sans doute d'un bon œil un scénario à la vénézuélienne, c'est-à-dire travailler avec des cadres du pouvoir en place bienveillants à l’égard de Washington, plutôt que de faciliter un véritable changement de régime.
A contrario, Israël a de son côté dit vouloir entraîner la chute du système théocratique iranien et a promis, avant même qu'il ne soit désigné, de faire du successeur d'Ali Khamenei une cible. "Nous avons un plan méthodique, avec de nombreuses surprises, pour éradiquer le...
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10/03 - L’Australie accorde l’asile à cinq footballeuses iraniennes, pour les protéger après ne pas avoir chanté leur hymne
L'Australie a accordé mardi 10 mars des visas humanitaires à cinq joueuses de football iraniennes qui avaient demandé l'asile, redoutant d'être persécutées à leur retour dans leur pays pour avoir refusé de chanter l'hymne national lors d'un match de la Coupe d'Asie. "Les Australiens ont été touchés par le sort de ces femmes courageuses", a déclaré le Premier ministre australien Anthony Albanese lors d'une conférence de presse à Canberra. L'annonce intervient au lendemain de l'intervention de la police pour extraire les femmes des griffes de leurs responsables au sein du gouvernement iranien. "Elles sont en sécurité ici, et elles devraient se sentir comme chez elles."
Les autorités australiennes ont identifié les joueuses comme étant Zahra Sarbali Alishah, Mona Hamoudi, Zahra Ghanbari, Fatemeh Pasandideh et Atefeh Ramezanizadeh. Elles séjournent dans un lieu tenu secret sous protection policière, ont indiqué les autorités.
Le ministre de l’Intérieur, Tony Burke, a publié sur son compte X des photos le montrant aux côtés des cinq joueuses après leur avoir accordé leurs visas. Il a indiqué que le gouvernement menait depuis plusieurs jours des discussions secrètes avec elles, tout en reconnaissant que la décision de fuir était difficile à prendre. "Même si l’offre reste valable pour les autres membres de l’équipe, il est tout à fait possible, voire probable, que toutes les femmes de l’équipe ne décident pas de saisir l’opportunité que leur offre l’Australie", a-t-il déclaré.
Last night I was able to tell five...
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10/03 - Influenceurs, élus, hauts fonctionnaires... Enquête sur les réseaux pro-iraniens en France
Les images ont été sélectionnées avec soin, montées au ralenti sur fond de musique religieuse chiite. Sur la place de la République, à Paris, on y voit flotter d’immenses drapeaux de l’actuel régime de la République islamique d’Iran. De jeunes militants sont filmés portant fièrement des portraits des deux guides Guides suprêmes iraniens, Rouhollah Khomeyni (mort en 1989) et Ali Khamenei, tué samedi 28 février dans des attaques lancées conjointement par Israël et les États-Unis contre l’Iran. Datée du 1er mars 2026, la vidéo, intitulée "Paris supports Iran" [Paris soutient l’Iran, en français] est partagée sur les réseaux sociaux de Shahin Hazamy, influenceur franco-iranien qui se présente comme "journaliste indépendant", et comptabilise sur Instagram et TikTok plus de 630 000 abonnés.
Le jeune homme, qui s’est d’abord fait connaître en dénonçant les violences policières sur les réseaux sociaux, a peu à peu glissé dans un militantisme plus radical et prorégime iranien. Le 1er mars, il poste par exemple un portrait d’Ali Khamenei qu'il présente comme un "martyr tombé suite à l’agression américano-sioniste", ou des vidéos reprenant ouvertement la propagande de la République islamique. Il y affiche également publiquement son soutien à Mahdieh Esfandiari, Iranienne de 39 ans condamnée fin février par la justice française à quatre ans de prison (dont un ferme) et à une interdiction définitive du territoire français pour apologie du terrorisme. La trentenaire est notamment accusée d’avoir alimenté, entre 2023 et 2024, des...
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10/03 - La résurrection des barrages français : "Ils joueront bientôt un rôle encore plus crucial"
Nos barrages vont-ils enfin sortir la tête de l'eau ? L’hydroélectricité française devrait bientôt en finir avec la paralysie née d'un contentieux de près de vingt ans avec la Commission européenne. Cette dernière poussait la France à ouvrir à la concurrence les édifices dont la concession était arrivée à échéance, ce que Paris refusait tout net. Les deux mises en demeure de Bruxelles, en 2015 et 2019, n’y ont rien changé. L'avenir de la première source d’énergie verte du pays - 11 % du mix électrique - semblait bouché.
Puis la crise énergétique est passée par là. Le statu quo du parc hydraulique, souverain et précieux pour équilibrer le réseau électrique, devenait invraisemblable. Paris et Bruxelles ont donc repris les discussions, et se sont entendus l’été dernier sur un accord de principe. Les barrages français passeront du régime de concession à celui, plus souple, d’autorisation - une piste que L’Express évoquait déjà en 2023. C’était aussi l’option privilégiée par EDF, qui exploite les trois quarts des barrages du pays. Le groupe public devra, en revanche, mettre à disposition 6 gigawatts (GW) de cette production à des fournisseurs tiers. Un principe inscrit dans une proposition de loi récemment approuvée par l’Assemblée, et dont les sénateurs doivent se saisir début avril. "2026 pourrait être l’année du déblocage de tous nos problèmes, espère Xavier Casiot, président de France Hydro Electricité. Car notre territoire dispose d’un vrai potentiel." Oui, mais lequel ?
Le choix des mots est important. Celui des lieux...
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10/03 - Préférence européenne : les illusions d’un projet d’une complexité folle
"Acheter européen" : l’idée est révolutionnaire pour l’Union européenne, biberonnée depuis des décennies au libre-échange. Elle inspire les dernières propositions de la Commission visant à protéger l’industrie du continent des ravages de la concurrence déloyale chinoise. Le principe consiste à réserver l’argent public, qu’il soit distribué sous forme de subventions, d’aides d’Etat ou de marchés publics, aux produits fabriqués en Europe. Le projet est séduisant mais périlleux. Car plus les règles seront contraignantes, plus elles désavantageront l’économie et donc les consommateurs.
Primo, attention au risque de se tirer une balle dans le pied. Le commerce international est l’un des rares domaines où l’Union est une puissance qui compte dans le monde. Elle enregistre chaque année un excédent commercial, qui peut atteindre des montants colossaux : 150 milliards d’euros en 2024, dernière année connue. Le libre-échange enrichit les Européens. S’engager dans la voie protectionniste favorisée aujourd'hui par les Etats-Unis et la Chine, c’est risquer de tuer la poule aux œufs d’or.
Secundo, l’excès de bureaucratie nous guette, une fois de plus. Alors que la Commission d’Ursula von der Leyen n’avait ces derniers mois que le mot "simplification" à la bouche, la voilà qui met sur la table, sous l’impulsion du commissaire français, Stéphane Séjourné, un projet d’une complexité folle. Dans un monde où les chaînes de valeur sont mondiales, il va falloir définir, pour chaque produit, à partir de quel seuil celui-ci sera estampillé...
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09/03 - Donald Trump juge que la guerre en Iran est "quasiment finie"
Le conflit débuté le 28 février dernier sur le point de s'achever ? C'est ce que le président américain Donald Trump a laissé entendre dans une interview accordée à CBS News puis lors d'une conférence de presse, ce lundi 9 mars, jugeant que la guerre en Iran est selon lui "quasiment finie" et que Washington est "bien en avance" sur son estimation initiale de quatre à cinq semaines. "Je pense que la guerre est quasiment finie. Ils (l'Iran, NDLR) n'ont plus de marine, plus de moyens de communication, plus d'armée de l'air", a déclaré Donald Trump à la chaîne de télévision américaine.
Le président américain a toutefois rejeté lors de sa conférence de presse une possible fin du conflit cette semaine, indiquant simplement qu'il se terminerait "prochainement", sans plus de précisions. Menaces autour du pétrole
Questionné par CBS News sur le détroit d'Ormuz, le locataire de la Maison-Blanche a indiqué que des navires y circulent actuellement, mais qu'il "envisage de le contrôler". Lors de sa conférence de presse, Donald Trump a menacé de "frapper plus fort l'Iran" si Téhéran décide de bloquer l'approvisionnement en pétrole.
"Je ne laisserai pas un régime terroriste tenter de stopper l’offre mondiale de pétrole. Et si l’Iran fait quelque chose en ce sens, ils seront frappés beaucoup, beaucoup plus fort", a-t-il ainsi déclaré.
Le détroit d'Ormuz est un point de passage stratégique majeur pour le transport du pétrole à l'échelle mondiale, assurant environ un cinquième des flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel...
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09/03 - Shadi Hamid : "Il ne faut pas idéaliser le caractère libéral de la société iranienne"
La mort de l’ayatollah Khamenei a plongé le régime des mollahs dans le chaos, suscitant l’exultation de la diaspora iranienne, dispersée aux quatre coins du monde. Près d’un demi-siècle après la révolution islamique de 1979, qui a instauré un système politique autoritaire, répressif, et ultraconservateur, les plus optimistes des opposants s’autorisent enfin à rêver d’une transition démocratique. Shadi Hamid, professeur de science politique à l’université de Georgetown, tempère toutefois : "Je pense que la démocratie est possible au Moyen-Orient. Mais elle ne sera pas libérale", explique-t-il à L’Express. Ce spécialiste des liens entre islam, politique et démocratie, met en garde contre la tentation d’idéaliser "l’exception iranienne" : "Je crains que nous ayons tendance à surestimer le caractère sécularisé, progressiste et libéral de la société iranienne". Entretien.
L’Express : Alors que le régime iranien semble fragilisé après les frappes américano-israéliennes, rien n’indique pour l’instant qu’une transition démocratique soit en cours. Comment l’expliquez-vous ?
Shadi Hamid : Le problème, c’est que l’administration Trump ne fait pas de la démocratie en Iran une priorité. Ajoutez à cela le rôle d’Israël, qui préfère un Iran affaibli ne jouant qu’un rôle limité dans la région, plutôt qu’un Iran fier, fort, uni et démocratique. Nous sommes donc dans une situation regrettable, et les conditions ne sont simplement pas réunies pour favoriser une évolution du régime dans un sens plus démocratique.
Personnellement, s’il existait...
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09/03 - Thierry Breton : "Sortant des traités, l’Europe s’expose à la tempête"
L’heure est grave pour l’Europe. À l’Est, la guerre a refait irruption sur notre continent, tandis qu’au Sud et au Moyen‑Orient, les foyers de crise se multiplient. La compétition stratégique entre grandes puissances s’intensifie, les opinions publiques doutent, les extrêmes prospèrent. Dans cet environnement d’ouragan géopolitique, la question n’est plus seulement de savoir si l’Union "fait assez", mais si elle tient encore debout sur les fondations institutionnelles que les pères de l’Europe avaient patiemment dessinées.
Ces fondations étaient simples et robustes. Un Parlement européen pour représenter les citoyens, débattre, codécider la loi, contrôler l’exécutif. Un Conseil, où siègent les États, pour faire converger des souverainetés nationales qui restent, quoi qu’on en dise, le cœur de la légitimité démocratique en Europe. Et une Commission chargée de proposer, d’exécuter, de veiller aux traités, dans une position d’arbitre et de moteur, mais certainement pas de chef de camp. La force de ce triangle ne vient pas d’un homme providentiel ni d’une majorité partisane, mais de la séparation des rôles et de la confiance que cette séparation rend possible.
Au centre de ce dispositif, la Commission a été voulue comme une institution singulière. Ni gouvernement partisan, ni simple secrétariat administratif, elle est collégiale et indépendante. Collégiale, parce que chaque commissaire partage la responsabilité des décisions, quelle que soit sa nationalité ou son portefeuille. Indépendante, parce que chacun d’eux jure à...
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09/03 - La France aurait-elle pu mener l’opération "Fureur épique" ? L’analyse de cinq généraux et ex-cadres de la DGSE
La France aurait-elle pu mener l’opération "Fureur épique" en Iran ? Trois fois non, répondent les experts. D’abord parce que les services de renseignement n’ont pas les moyens de disposer d’une source humaine dans l’entourage direct de l’ayatollah Khamenei, à la différence de la CIA et du Mossad. C’est cette taupe qui a semble-t-il fourni l’information décisive sur la réunion des hauts gradés du samedi 28 février. "Le renseignement, ça prend beaucoup de temps. On serait incapable de faire ça sur l'Iran. Il faut travailler deux ou trois ans sur un objectif prioritaire, mettre beaucoup de moyens", expose Olivier Mas, ex-colonel de la DGSE.
"Les grands services de renseignement, il n’y a rien qu’ils ne puissent pas faire. La limite, c’est le coût et le temps", estime Jérôme Poirot, ex-coordonnateur adjoint du renseignement à l’Elysée. Mais un autre ancien dirigeant de la DGSE tord davantage le nez : "Israël travaille depuis 47 ans sur l’Iran. Recruter des sources au sommet du pouvoir, ça ne prend pas trois ans, mais beaucoup plus". Impossible aujourd’hui de mener une "opération homo", comme on nomme ces éliminations par le service Action de la DGSE, pour tuer un dirigeant comme Ali Khamenei. Et ce, faute d’accès suffisant au Guide suprême.
Il existe un domaine sur lequel la DGSE mise beaucoup depuis longtemps, notamment en Iran : la lutte contre la prolifération nucléaire. Dans ce milieu spécifique, le renseignement français dispose d’informateurs de haut niveau. Probablement pas suffisant pour infiltrer...
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09/03 - Le comparateur
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09/03 - Et si on supprimait l’impôt sur le revenu ? Par Nathalie Janson et Benjamin Griffoul
Éric Lombard a des problèmes avec ses chiffres. D'abord 13 000 Français assujettis à l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) ne s'acquitteraient d'aucun impôt sur le revenu (IR). Puis, corrigé, élargi, redéfini : 50 000. De son propre aveu, ce nouveau chiffre ne vient pas d'une étude ou d'une note publique, mais d'un "échange avec l'administration fiscale". Voilà qui en dit long sur l'état de notre débat public au sujet de l'impôt : un ancien ministre agite des statistiques invérifiables, tandis qu'on évite soigneusement de parler du cœur du sujet. Le problème n'est pas que 50 000 foyers ne paient pas l'impôt sur le revenu, mais l'architecture même de notre système fiscal de 3 500 pages. En 2025, 55 % des foyers fiscaux français ne payaient pas d'IR. Or, un impôt que la majorité ne paie pas n'est pas un impôt civique, mais une taxe politique appliquée à une minorité, que les plus habiles contournent légalement et que les plus mobiles fuient tout simplement.
Notre système fiscal est devenu absurde en raison de son illisibilité, qui permet à chacun d’en faire une lecture qui l’arrange, comme l'illustre l'exemple d’Éric Lombard qui ne cesse de réévaluer le nombre de contribuables qui fraudent. Mais en France, il est impossible d’échapper à l’impôt. A partir de ce constat, il importe de ne pas oublier la leçon formulée par le philosophe et écrivain Benjamin Constant, au début du XIXe siècle : "Tout impôt, de quelque nature qu'il soit, a toujours une influence plus ou moins fâcheuse. Si l'impôt produit quelque fois un...
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09/03 - L’édito Erasme
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09/03 - Municipales 2026 : ces grandes villes où tout peut basculer
Le compte à rebours est lancé : les élections municipales auront lieu les 15 et 22 mars 2026. Lors de ce scrutin, environ 900 000 candidats répartis sur 50 000 listes seront à départager. Comme toujours, seules les listes ayant obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés peuvent accéder au second tour, à moins qu’une liste ait obtenu la majorité absolue dès le premier tour. Alors que près de 35 000 communes sont concernées, l’attention se portera particulièrement sur quelques grandes villes où la carte politique locale pourrait être bouleversée. Paris
A Paris, la bataille des municipales bat son plein. Rachida Dati, candidate de la droite soutenue par Emmanuel Macron, espère rafler une mairie détenue par la gauche depuis 2001. Face à elle, le socialiste Emmanuel Grégoire, ex-premier adjoint de Anne Hidalgo, porte les couleurs de la majorité sortante. Les sondages placent pour l’instant ces deux candidats en tête au premier tour avec une légère avance pour celui de gauche qui récolte 32 % des intentions de vote au premier tour contre 26,5 % pour l'ex-ministre de la Culture, selon une enquête d'opinion Elabe/Berger-Levrault réalisée par nos confrères de BFMTV, La Tribune Dimanche et Le Figaro.
Dans ce...
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09/03 - "La nomination de Mojtaba Khamenei est un doigt d’honneur à Israël" : le décryptage d’Ali Alfoneh
"Que se passera-t-il après le décès du Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei ?", s’interrogeait en 2020 Ali Alfoneh dans son livre Political Succession in the Islamic Republic of Iran : Demise of the Clergy and the Rise of the Revolutionary Guard Corps(BookBaby). À l’époque déjà, ce spécialiste du régime iranien et chercheur à l’Arab Gulf States Institute mettait en lumière les rivalités existantes entre les élites technocratiques et le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) autour de cette succession. Surtout, il avançait l’hypothèse d’une possible transformation de la République islamique en dictature militaire.
Six ans plus tard, alors que Mojtaba Khamenei vient de succéder à son père, ce scénario n’est toujours pas à écarter. Selon Ali Alfoneh, un Iran "diplomatiquement isolé, nationaliste, appauvri et animé d’un esprit de revanche pourrait aussi bien évoluer vers quelque chose ressemblant au modèle nord-coréen". Entretien.
L’Express : Mojtaba Khamenei vient d’être nommé par l’Assemblée des experts. Pourtant, l’hérédité dans la succession n’est pas valorisée dans la République islamique d’Iran, car cela rappelle les pratiques du shah. Comment expliquez-vous cette entorse à la règle ?
Ali Alfoneh : La direction héréditaire est en effet idéologiquement abhorrée par la République islamique. Mais il ne faut pas oublier que la succession est un exercice politique, bien plus que théologique. La faction dominante parmi les élites dirigeantes identifie un candidat préféré et fait pression sur...
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09/03 - Guerre en Iran : Emmanuel Macron dit préparer "une mission strictement défensive" pour rouvrir le détroit d’Ormuz
En déplacement à Chypre ce lundi 9 mars, Emmanuel Macron a dit préparer avec ses partenaires une mission "purement défensive" pour permettre la réouverture du très stratégique détroit d'Ormuz et escorter les navires transportant du pétrole et du gaz, bloqués par le conflit au Moyen-Orient.
"Nous sommes en train de mettre en place une mission purement défensive, purement d'accompagnement, qui doit être préparée conjointement avec des Etats européens et non européens, qui a vocation à permettre l'escorte de porte-conteneurs et de tankers pour rouvrir le détroit d'Ormuz, qui est essentiel au commerce international et à la circulation du gaz et du pétrole", a déclaré le chef de l'Etat depuis Paphos, où il s'exprimait aux côtés de son homologue chypriote Nikos Christodoulides. "Nous préparons cette mission avec nos partenaires. Elle a pour but d'être strictement pacifique, strictement défensive", a précisé Emmanuel Macron. Un total de huit frégates françaises mobilisées
Le président français a aussi annoncé que la France enverra deux frégates dans le cadre de la mission navale de l'Union européenne Aspides en mer Rouge. "Nous voulons assurer la liberté de navigation et la sûreté maritime en Méditerranée orientale et en mer Rouge", a fait valoir le chef de l'Etat. View this post on Instagram
Au total, "la présence française qui se déploiera de la Méditerranée orientale, en mer Rouge et justement au large d'Ormuz, mobilisera huit frégates, deux portes-hélicoptères amphibies et notre porte-avions",...
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09/03 - Guerre en Iran : "Nous ne participons pas à un conflit en cours", assure Emmanuel Macron à bord du Charles-de-Gaulle
Mojtaba Khamenei, fils de l'ayatollah Ali Khamenei assassiné au premier jour de la campagne militaire menée par les Etats-Unis et Israël en Iran, a été nommé par l'Assemblée des experts iraniens dimanche successeur de son père comme Guide suprême de la République islamique, selon la presse officielle.
Ce lundi, Donald Trump s'est d'ores-et-dejà dit insatisfait du nom du nouveau Guide suprême. De son côté, Israël avait déjà prévenu qu'il pourrait cibler quiconque serait désigné nouveau guide suprême de l'Iran.
En déplacement à Chypre, d'où il a dit préparer avec des pays partenaires une "mission purement défensive" visant à rouvrir le détroit d'Ormuz, Emmanuel Macron s'est aussi rendu sur le porte-avions français Charles-de-Gaulle, actuellement en Méditerranée. Face aux armées, le chef de l'Etat a assuré que la France "ne participe pas à un conflit en cours".
Les infos à retenir
⇒ Mojtaba Khamenei, fils de l'ayatollah Ali Khamenei, a été nommé Guide suprême de la République islamique
⇒ La Turquie annonce le déploiement de six avions de chasse F-16 dans le nord de Chypre
⇒ Le baril de pétrole dépasse les 115 dollars
⇒ Emmanuel Macron est en déplacement à Chypre, où il a dit préparer une "mission purement défensive" pour rouvrir le détroit d'Ormuz. Il se rend ensuite sur le porte-avions Charles-de-Gaulle.
19h45Les Gardiens de la révolution annoncent une intensification des frappes iraniennes
Le commandant de la force aérospatiale des Gardiens de la révolution, Majid Mousavi, annonce que la fréquence et l'ampleur des...
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09/03 - Guerre au Moyen-Orient : dans le golfe Persique, l’eau potable devient une cible stratégique
Nouvelle escalade dangereuse dans le golfe Persique : après les bases militaires, c’est désormais l’eau qui devient cible stratégique. Une manière de jouer avec la vie de millions de civils dans une région où les ressources en eau douce sont rares, et où chaque goutte compte. En effet, les nombreuses usines de dessalement du Moyen-Orient, qui extraient le sel de l'eau de mer, constituent la principale source d'eau potable pour des millions d'habitants de cette région aride. Visant la faille invisible, un drone iranien a frappé une usine de dessalement au Bahreïn, mettant en péril la ressource la plus vitale du Golfe, juste derrière le pétrole. L’attaque a provoqué des dégâts matériels et blessé trois personnes, a confirmé, dimanche 8 mars, le ministère de l’Intérieur bahreïni.
L'Iran n'a pas encore réagi à l'attaque, mais la veille, le ministre des Affaires étrangères du régime des mollahs, Abbas Araghchi, avait affirmé que Washington avait frappé une usine de dessalement iranienne sur l'île de Qeshm, dans le Golfe. "L’approvisionnement en eau de 30 villages est perturbé. Attaquer les infrastructures iraniennes est un acte dangereux aux graves conséquences. Ce sont les États-Unis qui ont créé ce précédent, et non l’Iran", a tancé Abbas Araghchi sur les réseaux sociaux. Un porte-parole du Commandement central américain, responsable du Moyen-Orient, a, cependant, démenti toute attaque militaire contre une usine de dessalement en Iran.
Quoi qu’il en soit, les auteurs de ces attaques savent parfaitement ce qu’ils...
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09/03 - Pétrole, tourisme, pénuries… La guerre au Moyen-Orient fait trembler l’économie mondiale
Imbibée de pétrole, la mèche d'une crise économique planétaire s'est allumée dans le golfe persique. Après l'attaque du 28 février menée par Israël et les Etats-Unis contre l'Iran, le cours du Brent avait augmenté de près de 30 % en cinq séances. Ce lundi 9 mars, au sortir d'un week-end émaillé de frappes sur différents dépôts autour de Téhéran, il a bondi de 16 % en une seule journée, enfonçant la barre symbolique des 100 dollars le baril. Interrogé par le Financial Times, le ministre de l'Energie qatari, Saad al-Kaabi, le voit à 150 dollars d'ici deux ou trois semaines si le trafic des tankers, mais aussi des méthaniers, dans le stratégique détroit d'Ormuz ne reprend pas. Une flambée qui, après celle de 2022 liée au déclenchement de la guerre en Ukraine, pourrait de nouveau faire vaciller des pans entiers de l'industrie mondiale. Revue de détail. Pétrole : une prime de risque durable
Cette fois, c'est peut-être la crise de trop. De celle qui peut tout faire basculer. Pour Seqens, le chouchou français du paracétamol, la guerre en Iran a un air de déjà-vu. En 2020, au cœur de la pandémie, la France, fiévreuse, s'inquiétait des pénuries de Doliprane et découvrait éberluée l'extrême dépendance européenne aux principes actifs venus d'Asie. Dans l'urgence, il fallait investir, relocaliser, ne plus rien sacrifier sur l'autel de la souveraineté européenne. Seqens a joué le jeu, ouvert une usine flambant neuve dans l'Isère fin 2025… Et patatras, l'Iran s'est embrasé. Depuis dix jours, Gildas Barreyre, le secrétaire général de...
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09/03 - Yann Algan (HEC) : "Le salarié LFI plébiscite le télétravail, celui du RN préfère les petites équipes"
Si un tiers des salariés du privé ne revendiquent aucune préférence partisane, plus d'un quart se reconnaissent dans les idées du Rassemblement national. Le parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella devance largement les autres mouvements. Fait récent : le RN est devenu le premier parti chez les cadres. Qu'est-ce qui distingue un salarié RN d'un "LFiste", d'un socialiste ou d'un centriste, entre autres ? Ont-ils des attentes différentes vis-à-vis du travail ? Accordent-ils la même confiance à leurs collègues ? Comment perçoivent-ils l'arrivée de l'intelligence artificielle ? Une étude inédite de HEC, "La politique au travail : vécu en entreprise et fractures politiques", réalisée auprès de 3 909 salariés du privé, éclaire cet angle mort des enquêtes électorales autant que des sondages sur la vie en entreprise. Leurs auteurs, Yann Algan, Antonin Bergeaud et Camille Frouard - les deux premiers professeurs à HEC et le troisième étudiant - expliquent notamment que ce qui sépare les électorats au travail n’est ni le salaire, ni la catégorie socioprofessionnelle, mais "la qualité du lien social vécu au quotidien dans l’entreprise". Yann Algan s'en explique dans L'Express.
L'Express : La confiance interpersonnelle et la satisfaction dans la vie sont deux ressorts importants des choix politiques. En quoi l'entreprise permet-elle de mieux les mesurer ?
Yann Algan : Dans un livre récent sur Les origines du populisme [1] , nous avions déjà identifié la confiance dans les autres et la satisfaction dans la vie comme...
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09/03 - Iran : Mojtaba Khamenei, de l’ombre familiale au sommet du pouvoir
C’est une scène qui semble tout droit sortie d’une dystopie politique : à peine la disparition du chef actée, que déjà la succession se met en place, comme si rien ne devait vraiment changer. Il suffit de regarder Mojtaba Khamenei, 56 ans, pour avoir cette impression troublante de continuité : mêmes petits yeux noisette, même turban noir, et cet air de fausse bonhomie que lui donnent un visage rond et une barbe fournie. À 56 ans, le second fils d'Ali Khamenei succède à son père, mort dans un bombardement américano-israélien samedi 28 février. "La légitimité du sang", se réjouit le quotidien libanais Al Akhbar, proche du Hezbollah, qui voit dans cette nomination "un message de cohésion politique et militaire", selon France 24.
Mojtaba Khamenei est le seul des six fils de l’ayatollah Ali Khamenei à avoir occupé une place visible dans les sphères du pouvoir. Religieux influent, il était réputé proche des appareils sécuritaires iraniens et à la tête de vastes réseaux d’affaires hérités de son père, rappelait déjà L'Express avant sa désignation. Très lié aux Gardiens de la révolution, il supervisait le Beit, le bureau du guide suprême chargé de filtrer et de valider l’essentiel des décisions de l’État iranien. Né en 1969 à Mashhad, dans le nord-est de l’Iran, Mojtaba Khamenei voit le nouveau régime engagé, au début des années 1980, dans une guerre contre l’Irak...
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09/03 - Londres, un modèle pour la sécurité ? Sa recette miracle pour faire baisser le crime
Les 15 et 22 mars, les Français votent aux municipales. L'occasion pour L'Express de sélectionner chez nos voisins des idées innovantes, des concepts pertinents et des dynamiques vertueuses pour améliorer notre quotidien. Tour d'Europe des villes qui doivent nous inspirer, et surtout inspirer nos nouveaux élus.
EPISODE 1 - Ces villes qui doivent nous inspirer : Munich, le mariage réussi de la Silicon Valley et de l'huile de moteur
EPISODE 2 - Comment Vienne est devenue un petit paradis pour les seniors et les locataires
EPISODE 4 - "Les polémiques à Paris nous ont beaucoup amusés" : Copenhague, ce modèle de propreté qui s'exporte
EPISODE 5 - Prague, la ville rêvée des étudiants qui caracole en tête des classements européens
ÉPISODE 6 - Des mini-réacteurs nucléaires pour se chauffer ? Helsinki prépare sa révolution énergétique
À en croire TikTok et X, Londres détiendrait le record européen du "knife crime", les agressions par armes blanches. Les vidéos virales de rixes entre adolescents et les discours alarmistes ont alimenté l’image d’une ville dangereuse livrée aux gangs. Les chiffres racontent une toute autre histoire : en 2025, la capitale britannique a enregistré son plus faible nombre d’homicides depuis une décennie – 97 morts – soit environ 1,1 victime pour 100 000 habitants. Un taux inférieur à ceux de Paris (1,3), Berlin (1,4) ou New York (3,2).
Cette amélioration s’inscrit dans une tendance de long terme. Les homicides ont chuté d’environ un tiers depuis 2019, et ce malgré la croissance...
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09/03 - IA : le secteur du logiciel n’est pas en crise, il était en bulle
Le mot "SaaSpocalypse" circule depuis quelques semaines dans les salles de marchés. On peut comprendre la frayeur des fabricants de software as a service (SaaS). L'ETF iShares IGV, qui synthétise les principaux éditeurs de logiciels cotés, a perdu 19 % depuis le début de l'année et 29 % depuis son pic de septembre 2025. Le Nasdaq Emerging Cloud Index de Bessemer Venture Partners, indice de référence pour les éditeurs uniquement disponibles sur le cloud, avait plongé de 62 % entre son sommet de novembre 2021 et la fin 2022, avant de se reprendre partiellement. Il rechute de 30 % depuis janvier. Les géants — Salesforce, ServiceNow, Workday — voient leur capitalisation s'éroder mois après mois. Pourtant, les mêmes entreprises affichent une croissance lissée d'environ 17 % par an et une marge moyenne proche de 10 %. Ce n'est pas une apocalypse. C'est un retour à la réalité économique.
Ce que le marché réévalue méthodiquement n'est pas la santé de ces entreprises mais l'anomalie de leur valorisation. Le multiple médian de valorisation avait atteint 19 fois les revenus récurrents annuels au pic de novembre 2021, contre 6 à 7 fois aujourd'hui, soit les niveaux de 2015-2016. Certaines sociétés en hypercroissance dépassaient 40 fois. Ce n'était pas l'expression d'une valeur fondamentale mais le produit de trois conditions exceptionnelles qui ont coexisté pendant une quinzaine d'années et se sont évaporées simultanément.
La première : le coût de développement logiciel était structurellement élevé. Construire un...
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08/03 - Guerre en Iran : l’Ukraine au secours de Donald Trump et des monarchies du Golfe
Une semaine après le début de l’offensive israélo-américaine en Iran, les drones kamikazes Shahed envoyés par Téhéran continuent de pleuvoir à un rythme inédit sur Israël et les pays de la région. Plus de 2 000 de ces engins low cost (35 000 dollars pièce) auraient d’ores et déjà été envoyés, ont revendiqué vendredi les Gardiens de la Révolution. Face à ce déluge de feu sans précédent, Washington et ses alliés portent un intérêt croissant à l’Ukraine, qui, à plus de 2 000 kilomètres de là, a acquis une expérience unique pour les neutraliser. Et pour cause : Kiev est confronté depuis quatre ans à ces armes utilisées massivement par l’armée de Poutine.
Rien que cette semaine, le Pentagone et au moins trois monarchies du Golfe - l’Arabie saoudite, les Emirats et le Qatar - ont évoqué avec des industriels ukrainiens de l’armement la question d’un achat éventuel de drones intercepteurs, nous confirme une source du secteur. Ces engins, de petits aéronefs conçus spécifiquement pour détruire les Shahed, ont l’avantage de présenter un coût bien inférieur aux millions de dollars des munitions utilisées par les batteries Patriot et autres systèmes de défense antiaérienne dont se servent quotidiennement Washington et ses alliés au Moyen-Orient.
"Le prix d’un drone intercepteur ukrainien tourne autour de 2 000 dollars, abonde Mykhailo Gonchar, président de l’institut ukrainien Centre for Global Studies Strategy XXI. C’est infiniment moins cher que toutes les défenses actuellement utilisées contre l’Iran." Ils présentent aussi l’intérêt de...
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08/03 - Guerre en Iran : CMA-CGM, Maersk, MSC... Les armateurs choisissent de rerouter leur flotte vers l’Afrique
Près de sept jours après le début de la guerre en Iran, démarrée par des frappes israélo-américaines le 28 février dernier, tout le commerce mondial des hydrocarbures retient son souffle. Depuis une semaine, le détroit d'Ormuz, où transitent habituellement près de 20 % du pétrole mondial (soit entre 15 et 17 millions de barils par jour) et 20 % du gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance du Qatar, de l'Arabie saoudite ou encore des Émirats arabes unis, est quasiment fermé. Bordé à l'est par l'Iran, qui riposte aux frappes américaines en ciblant les pays de la région, le trafic maritime dans cette mer presque fermée a ainsi chuté de 90 %, selon la société d'analyse Kpler.
Tandis qu'à quelques centaines de kilomètres de là, la situation du canal de Suez, vital pour près de 12 % du commerce mondial, n'est pas beaucoup plus dynamique. Déjà effondrées de moitié depuis 2023 à cause des attaques des rebelles houthistes du Yémen en Mer Rouge en lien avec la guerre à Gaza, les traversées de navires en provenance du Moyen-Orient vers l'Europe sont aujourd'hui presque à l'arrêt. Selon le site Windward, spécialiste des données maritimes, 23 passages ont été enregistrés le 4 mars, soit une baisse de moitié par rapport à la moyenne quotidienne oscillant entre 40 et 55 passages.Cap sur l'Afrique du Sud
Dès le premier jour des frappes, le 28 février, l'armateur français CMA-CGM a déclaré avoir demandé à tous ses navires présents dans le Golfe Persique de "se mettre à l'abri", et donc de ne pas franchir le détroit d'Ormuz. Dans le...
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08/03 - Le successeur d’Ali Khamenei a été désigné, sans que son nom ne soit encore dévoilé
Interrogé samedi sur la possibilité d'envoyer des troupes au sol pour sécuriser les sites nucléaires, Donald Trump a déclaré que c'était quelque chose qu'ils pourraient faire "plus tard".
Les gouvernements d'Arabie saoudite, du Koweït, des Émirats arabes unis et de Bahreïn ont signalé des attaques de drones iraniens sur leur territoire samedi et tôt dimanche, un important incendie ayant ravagé un immeuble de bureaux gouvernementaux au Koweït. L’Arabie saoudite a averti Téhéran que la poursuite des attaques iraniennes contre le royaume et son secteur énergétique pourrait inciter Riyad à riposter de la même manière, ont indiqué à Reuters des sources proches du dossier.
L'ambassade des États-Unis à Oslo, la capitale norvégienne, a également été touchée par une explosion tôt dimanche matin. Selon la police, des dégâts mineurs ont été constatés, mais aucun blessé n'a été signalé. Les causes de l'explosion et les personnes impliquées restent pour l'instant inconnues.
Dans une tentative apparente d'apaiser les tensions dans le Golfe, le président iranien a présenté ses excuses aux États voisins pour les attaques perpétrées samedi contre des installations américaines dans ces pays. Des propos qui ont provoqué une onde de choc politique en Iran, incitant son cabinet à réaffirmer que l'armée iranienne répondrait fermement aux attaques provenant de bases américaines.
L'assemblée des experts chargée de désigner le prochain guide suprême de l'Iran, en remplacement de l'ayatollah Ali Khamenei, assassiné la semaine dernière, pourrait...
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08/03 - "La France a une dette morale envers l’Iran" : l’interview croisée de Ayda Hadizadeh et Pouria Amirshahi
"Tu vas demander la présidence ?" Quand, au début de la législature, la députée du Parti socialiste Ayda Hadizadeh a voulu prendre la tête groupe d’amitié France-Iran à l’Assemblée nationale, elle a tout de même posé la question à Pouria Amirshahi. Réponse négative de l’intéressé. Lui comme elle est natif de Téhéran, lui comme elle y conserve encore des attaches. Mais le député apparenté écologiste l’admet : "l’Iran, ça n’est pas la cause que j’incarne, matin, midi et soir". Peut-être un peu moins que sa collègue socialiste. Une semaine après le début de la guerre, Ayda Hadizadeh n’a pas quitté de l’œil les réseaux sociaux ; Pouria Amirshahi, lui, a préféré éteindre la télévision. Mais aucun n’a détourné le regard de ce conflit qui embrase le Moyen-Orient. L’Express a réuni les deux députés. Ensemble, ils partagent leurs sentiments mêlés, leurs "joies coupables" - à l’annonce de la mort du Guide suprême Ali Khamenei notamment - leurs colères parfois nuancées, et leurs espoirs, souvent mitigés. Entretiens croisés.
L'Express : En tant que députés français natifs d’Iran, quelles pensées vous ont traversé l’esprit lorsque vous avez pris connaissance de l’attaque israélo-américaine samedi dernier ?
Pouria Amirshahi : Je n'étais pas très surpris, car je sentais bien que la "guerre des 12 jours" n'avait pas dit son dernier mot. L'obsession de Netanyahou concernant l'Iran, mais aussi le besoin pour le régime d'être héroïsé dans sa confrontation avec ces deux puissances-là, m'ont conduit à penser qu'une forme de guerre perpétuelle était...
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08/03 - Hanna Notte : "Même à Moscou, certains craignent que Cuba soit la prochaine cible"
Moscou ne répond plus. Après l’attaque israélo-américaine contre l’Iran et la mort de l’ayatollah Khamenei, le maître du Kremlin s’est contenté de quelques mots de soutien à son "partenaire stratégique global", le régime de Téhéran. Prudence calculée ou réelle impuissance ? Dans un entretien à L’Express, Hanna Notte, directrice du programme de non-prolifération Eurasie au James Martin Center for Non proliferation Studies, estime que si la Russie n’a pas la marge de manœuvre nécessaire pour s’impliquer dans une guerre au Moyen-Orient, le conflit dans la région pourrait néanmoins avoir des conséquences importantes pour Moscou. Et peut-être même lui profiter. Entretien.
L’Express : Après l’attaque israélo-américaine contre l’Iran et la mort de l’ayatollah Khamenei, de nombreux commentateurs ont souligné l’impuissance de la Russie et son incapacité à venir en aide à ses partenaires. Peut-on vraiment parler d’incapacité, ou s’agit-il plutôt d’un choix de la part de Vladimir Poutine ?
Hanna Notte : Les deux ne s'excluent pas nécessairement. D’un côté, les ressources de la Russie sont limitées par la guerre en Ukraine. À tel point que, même si elle le souhaitait, elle n'aurait pas la marge de manœuvre nécessaire pour s'impliquer dans une guerre au Moyen-Orient. De l'autre, Vladimir Poutine n'est fondamentalement pas intéressé par le type de guerre auquel nous assistons actuellement. À bien des égards, cela correspond à sa politique étrangère dans la région depuis dix ans, comme en témoigne le fait que Moscou a toujours pris soin...
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08/03 - Guerre en Iran : le jeu d’équilibriste de Giorgia Meloni entre Donald Trump et Téhéran
Sur le dossier iranien, Giorgia Meloni, avance à pas comptés. Et pour cause : la présidente du Conseil italien, qui peut aujourd'hui se targuer d'être l'interlocutrice européenne privilégiée de Washington, demeure aussi un allié historique de Téhéran, avec un canal de discussion toujours ouvert."Une grande dirigeante, une amie"
Pas plus tard que samedi, répondant à une interview téléphonique du quotidien italien Corriere della Sera, le président américain faisait l'éloge de la Première ministre Giorgia Meloni, estimant qu'elle est une alliée précieuse pour son pays, désormais en guerre en Iran. "J'aime l'Italie, je pense que c'est une grande leader", a déclaré le président américain. Giorgia Meloni "essaie toujours d'aider, c'est une excellente leader et c'est mon amie", a-t-il martelé, en réponse à l'annonce vendredi par Rome de l'envoi de structures navales pour la défense de Chypre, aux côtés de la France, de l'Espagne et des Pays-Bas, mais aussi en soutien aux pays du Golfe alliés, sous le feu des frappes de riposte de Téhéran depuis une semaine.
Toutefois, en Italie, comme ailleurs en Europe et même aux États-Unis, la guerre en Iran est loin de faire l'unanimité. D'autant qu'elle attise les craintes d'une inflation galopante des prix de l'énergie. Un enjeu qui revêt une importance capitale dans un pays où les factures d'électricité figurent au top 5 des plus chères d'Europe, selon Euronews. Quant à Donald Trump, il n'est guère apprécié de nos voisins italiens, rapporte le site d'information Politico....
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08/03 - Iran : quand la France incubait, chez elle, le régime des mollahs
Le 6 octobre 1978, un vieil ayatollah enturbanné, une longue cape brune sur les épaules, atterrit à l’aéroport parisien Charles-de-Gaulle en provenance de Bagdad. Il présente son passeport au fonctionnaire de la police aux frontières qui lui octroie sans autre formalité un visa de tourisme de trois mois, comme c’était la règle à l’époque pour tout Iranien arrivant en France.
Un intellectuel exilé, Abolhassan Banisadr, est venu accueillir le religieux. Il le conduit à son appartement de Cachan, en banlieue parisienne, où il l’héberge quelques jours avant de l’installer dans le village de Neauphle-le-Château, dans les Yvelines. Pendant quatre mois, jusqu’à son retour à Téhéran le 1er février 1979, Rouhollah Khomeini va y fomenter la révolution islamique iranienne, premier triomphe contemporain de l’islamisme politique.
Prises au dépourvu, les autorités françaises mettent plusieurs jours à prendre la mesure de l’événement. Le monarque absolu qui règne en Iran, le chah (empereur) Mohammed Reza Pahlavi, est pourtant l’un des principaux alliés de la France au Proche-Orient ; Khomeini est, depuis des années, son ennemi mortel ; exilé depuis 1964 en Irak, il vient d’en être expulsé par le président Saddam Hussein à la demande du souverain iranien.
Le remue-ménage causé par l’arrivée de l’éminence chiite dans le paisible bourg des Yvelines, ainsi que les dépêches inquiètes envoyées par l’ambassade de France à Téhéran, finissent par éveiller l’attention des autorités. Dès son élection en 1974, le président Valéry Giscard...
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08/03 - "Me pendre avec ma plus belle cravate" : Floc’h et Fromental, l’art de mourir avec élégance
Voici un livre qui fait un drôle d’effet après les débats sur la loi sur l’aide à mourir. Les esthètes n’ont pas attendu cette vulgaire démocratisation du suicide pour quitter ce monde avec panache. Quand le quotidien s’avère trop pénible, vaut-il mieux ouvrir le gaz et avaler trois tubes de gardénal, comme Drieu la Rochelle ? Se mettre délicatement la tête dans le four, comme Sylvia Plath ? Ou se faire seppuku, comme Mishima ? Ces trois écrivains figurent dans Memento Mori de Floc’h et Fromental, une réédition de deux de leurs anciens livres des années 1980, Life et High Life, augmentés d’une quinzaine de portraits d’artistes ayant choisi de prendre la tangente – les superbes images de Floc’h sont agrémentées de calligrammes signés Jean-Luc Fromental. On y croise aussi bien Diane Arbus que Kurt Cobain, Nicolas de Staël que Ian Curtis. Difficile de ne pas sourire devant le dessin de George Sanders, ni de rêver devant celui de Virginia Woolf…
On retrouve le duo un matin d’hiver chez son éditeur, Le Dilettante. Malgré son allure d’éternel jeune homme, Floc’h a déjà 72 ans. Son CV est long comme le bras : La Trilogie du Blitz avec François Rivière, ses couvertures du New Yorker, ses affiches de films pour Diabolo Menthe de Diane Kurys, Alain Resnais, Woody Allen ou Pascal Bonitzer, et tout ce qu’il a fait par ailleurs, comme un épisode de Blake et Mortimer et son Travel Book Edimbourg pour Louis Vuitton, le guide de voyage le plus chic qui soit. Floc’h n’a jamais cherché à être grand public, démagogue, il est...
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08/03 - Côte fleurie : l’éden inspiré de la Maison douce époque
C’est une longue histoire, traversée par l’art et la littérature, qui continue de s’écrire à Benerville-sur-Mer. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, Eugène Boudin y trimballe maintes fois son chevalet, peignant les couchers de soleil sur les rivages de la discrète villégiature ou les élégantes de la nouvelle station balnéaire de Deauville, à deux pas de là. C’est aussi à Bénerville, qui ne s’appelle pas encore Benerville-sur-Mer, que le collectionneur Paul Gallimard fait édifier, sur les pentes du mont Canisy, le Château Gabriel, en 1874, au moment même où, à Paris, l’impressionnisme signe avec éclat son acte de naissance.
Trois décennies plus tard, le vaste manoir anglo-normand voit se nouer l’amitié entre Marcel Proust et le jeune Gaston, fils de Paul et futur gérant de la Nouvelle Revue française – en 1919, trois ans avant la mort de l’écrivain, le second éditera A l’ombre des jeunes filles en fleur, où planent les paysages de la Côte fleurie. Mais, revenons en 1908, l’année de la rencontre entre les deux hommes, lorsque l’architecte Henri Goury s’inspire ouvertement du Château Gabriel pour construire une somptueuse demeure voisine, le Castel Bénerville, destinée à l’agent de change parisien François-Stephen Ribes, qui reçoit là le gratin des arts, des lettres et de la finance.Les 14 suites et chambres portent toutes le nom d'un illustre écrivain.
Le castel a connu depuis des fortunes diverses. Un temps propriété du parfumeur François Coty, il est ensuite réquisitionné par l’armée allemande pendant la Deuxième...
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08/03 - Comment Vienne est devenue un petit paradis pour les seniors et les locataires
Les 15 et 22 mars, les Français votent aux municipales. L'occasion pour L'Express de sélectionner chez nos voisins des idées innovantes, des concepts pertinents et des dynamiques vertueuses pour améliorer notre quotidien. Tour d'Europe des villes qui doivent nous inspirer, et surtout inspirer nos nouveaux élus.
EPISODE 1 - Ces villes qui doivent nous inspirer : Munich, le mariage réussi de la Silicon Valley et de l'huile de moteur
EPISODE 3 - Londres, un modèle pour la sécurité ? Sa recette miracle pour faire baisser le crime
EPISODE 4 - "Les polémiques à Paris nous ont beaucoup amusés" : Copenhague, ce modèle de propreté qui s'exporte
EPISODE 5 - Prague, la ville rêvée des étudiants qui caracole en tête des classements européens
Rester inactive n’a jamais été une option pour Suzanne Claudia Krasni, retraitée Viennoise de 80 ans. Pour éviter à tout prix la sédentarité et l’isolement, cette résidente de la capitale autrichienne se rend plusieurs fois par semaine au "Pensionistinnenklub" (club de retraité, en français) de son quartier. Dans ces centres communautaires dédiés aux seniors et accessibles gratuitement à tous les résidents Viennois âgés de plus de 60 ans, elle rencontre d’autres retraités, pratique la gymnastique, les randonnées de groupe ou la danse - discipline qu’elle enseigne désormais en ligne à ses nouveaux camarades. "Cela me permet non seulement de rester en forme physiquement, mais aussi de garder un esprit jeune ! À chaque fois, je ressens à quel point il est bon...
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08/03 - Etats-Unis : pourquoi la droite Maga se fracture autour de l’IA
Il en faut beaucoup pour rapprocher deux ennemis. Brendan Steinhauser sait de quoi il parle. "Je suis conservateur jusqu'au bout des ongles", explique ce Texan qui a organisé, en vingt ans de carrière politique, plusieurs campagnes pour des candidats républicains. "Jamais de ma vie, assure-t-il, je n’aurais imaginé être d’accord avec Bernie Sanders !" Pourtant, Brendan Steinhauser, à la tête depuis l'an dernier de l'ONG The Alliance for Secure AI, milite, comme le sénateur socialiste du Vermont, pour plus de régulation en matière d'intelligence artificielle : "Nous nous devons de faire les choses bien, pour ne pas perdre le contrôle sur cette technologie".
L'IA est devenue un sujet qui divise les Américains : une étude du Pew Research Center, parue en septembre 2025, indique que 50 % d’entre eux sont plus inquiets qu’excités par son utilisation dans la vie de tous les jours. Une hausse spectaculaire par rapport à 2021, où ils n’étaient que 37 % à se déclarer préoccupés, et qu'on constate aussi bien chez les sympathisants démocrates que républicains.
La position de Donald Trump sur l’intelligence artificielle est tout autre. Le président américain a commencé son deuxième mandat en multipliant les annonces sur les investissements dans le secteur et en présentant cette technologie comme un instrument de la puissance des Etats-Unis. Alors que la dispute entre Anthropic et le Pentagone a des...
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07/03 - "En privé, Donald Trump pense déjà au jugement de l’Histoire" : le récit de Jonathan Lemire (The Atlantic)
Donald Trump manie l'effet de surprise comme rarement un président américain avant lui. Mais avec sa décision de frapper l'Iran le 28 février, la surprise du chef est peut-être celle de trop. Chaque jour qui passe renforce l'impression que le président américain s'est engagé dans une guerre sans stratégie claire, avec le risque de se retrouver enlisé dans un conflit long et coûteux - financièrement comme politiquement. Aux États-Unis, à huit mois des élections de mi-mandat, la base Maga montre des signes de contestation. Le long silence du vice-président J.D. Vance - resté muet pendant près de 72 heures après la décision de lancer les frappes avant de finalement défendre l'opération sur Fox News - n'a pas manqué de faire couler de l'encre.
Dans un récent article publié dans The Atlantic, le journaliste Jonathan Lemire décrit comment Donald Trump est passé d'"America First" à "America Last". Bien que les républicains risquent de subir une débâcle au Congrès en novembre, celui qui couvre la Maison-Blanche depuis 2016 estime que Donald Trump a bien plus à perdre encore. "Il n'a jamais vraiment été l'isolationniste qu'il promettait d'être au départ", analyse pour L'Express l'auteur de The Big Lie (2022, Flatiron Books, non traduit) - qui décrit un président obsédé par l'idée de "redessiner la carte du monde" et "déterminé à laisser une empreinte extraordinaire sur l'histoire, sans se laisser contraindre par quoi que ce soit, ni par qui que ce soit." Or, s'il existe un scénario de sortie de crise optimiste pour...
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07/03 - Arash Azizi : "Mojtaba Khamenei, le nouveau Guide suprême iranien, est une figure très opaque"
Arash Azizi est l’un des plus fins connaisseurs de la société iranienne et de son mouvement d’opposition au régime des mollahs. Il est aussi l’une des voix les plus écoutées de la diaspora iranienne outre-Atlantique. Depuis de nombreuses années, l’intellectuel irano-américain, auteur de What Iranians Want, Women, Life, Freedom (Oneworld Publications, 2024), dénonce la tyrannie du régime islamiste de Téhéran et appelle de ses vœux une transition démocratique.
Mais l’historien ne prend pas ses désirs pour des réalités. Interrogé par L’Express, il revient sur les différents scénarios pour le futur de l’Iran, en prenant soin de distinguer le possible du souhaitable. Si la question de la succession lui apparaît "secondaire" pour l’avenir du régime, il remarque que l’idée selon laquelle le pays devrait suivre un modèle proche de celui de l’Arabie saoudite "circule réellement" dans certains cercles de l’appareil sécuritaire et "mérite d’être prise au sérieux". Enfin, le réalisme du chercheur à la prestigieuse université de Yale ne l’empêche pas pour autant de rêver d’un Iran qui privilégierait son intérêt national à sa haine de l’Etat hébreu. Son souhait le plus cher ? "Que l’on remplace les slogans comme "mort à l’Amérique" ou "mort à Israël" par "vive l’Iran"". Entretien.
L’Express : Mojtaba Khamenei, l’un des fils de l’ayatollah Khamenei, est le nouveau Guide suprême iranien. Que sait-on de cet homme ?
Arash Azizi : Mojtaba Khamenei est une figure très opaque, et je ne saurais trop insister sur ce point. On ne trouve aucune...
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02/03 - Changer le régime iranien par les airs ? Cette doctrine controversée qui a séduit Donald Trump
Le 28 février, Donald Trump et l'Etat d'Israël ont lancé une offensive aérienne inédite contre leur ennemi commun : l'Iran. Pour l'heure, aucune force terrestre officielle n'est engagée sur le terrain, et les bombardements massifs sur des centaines de cibles se poursuivent. Résultat, nombre de dirigeants de la République islamique, à commencer par le Guide suprême Ali Khamenei, ont été tués dans ces frappes permises notamment par les renseignements de la CIA. L'objectif affiché par Donald Trump quelques heures seulement après le déclenchement de l'opération "Epic Fury" est clair : renverser le régime iranien en place depuis 1979. Derrière cette stratégie militaire se cache une doctrine longtemps discréditée mais remise au goût du jour par les cercles néoréactionnaires de Washington : le mythe du "regime change" par les airs développé au début du XXe siècle par Giulio Douhet.
"Conquérir la maîtrise de l’air signifie la victoire ; être battu dans les airs signifie la défaite", écrivait ce théoricien italien en 1921 dans son fameux Il dominio dell’aria, un écrit toujours étudié dans les écoles militaires. Pour résumer sa pensée : aucune arme - ni la défense anti-aérienne, ni l'aviation de chasse - ne serait capable de bloquer une offensive aérienne majeure. Ces offensives aériennes permettraient de remporter la victoire en bombardant les arrières de l'ennemi et ses centres vitaux économiques (industries, entrepôts, voies ferrées) et militaires (dépôts, quartiers généraux) mais également en bombardant les populations...
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02/03 - Abbas Milani (Stanford) : "En Iran, une guerre comme celle de Trump ne pourra pas amener la démocratie"
Il y a eu des scènes de joie comme rarement en Iran. Après plusieurs heures d'incertitudes, la confirmation de la mort du Guide suprême, l'ayatollah Khamenei au pouvoir depuis 36 ans en ce 1er mars, a été fêtée dans de nombreuses villes du pays. Bien que le régime des mollahs ait rapidement mis en place un triumvirat composé du président Masoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejeï et de l’ayatollah Alireza Arafi pour assurer la transition, cet événement marque néanmoins un tournant historique en Iran.
Pour L'Express, Abbas Milani, directeur du programme d'études iraniennes à l'université de Stanford, dresse le bilan du règne sanguinaire et sans partage du plus haut dirigeant chiite, "l'une des périodes les plus dramatiques, les plus autoritaires et les plus destructrices de l’histoire contemporaine de l’Iran". Selon lui, le régime des mollahs est bien en train de disparaître. Avec de nombreux bouleversements à la clé. Entretien.
L’Express : Khamenei a été éliminé lors de l'opération lancée contre Téhéran. Comment a réagi la population ?
Abbas Milani : Des milliers de personnes sont descendues dans les rues à travers le pays pour faire la fête. Sur les réseaux sociaux iraniens, beaucoup ont déjà remercié le président américain pour cette action, même s’ils ignorent ses objectifs stratégiques. Mais plus tard dans la nuit, le régime a envoyé ses hommes à moto pour disperser les gens et réintroduire ses propres partisans dans les rues, afin de simuler un "deuil" et montrer que la...
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02/03 - "La guerre en Iran va chambouler la carte énergétique mondiale" : l’avertissement d’Ana Maria Jaller Makarewicz
Les frappes contre l'Iran et les craintes d'un blocage prolongé du détroit d'Ormuz menacent l'Europe d'un choc énergétique majeur, quasiment quatre ans après le début de la guerre en Ukraine qui avait eu pour conséquence une envolée des prix du gaz. Car il n'y a pas que le pétrole qui transite par cet étroit passage maritime où deux pétroliers ont déjà été touchés. L'approvisionnement en gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance du Qatar pourrait aussi être perturbé alors même que le Vieux Continent s'est engagé à stopper définitivement ses achats de GNL à la Russie d'ici la fin de l'année. Avec à la clé une flambée des cours du gaz comme en 2022, avertit Ana Maria Jaller Makarewicz, chercheuse à l'Institute for Energy Economics and Financial Analysis à Londres.
L'Express : Dans quelle mesure un conflit majeur en Iran, avec comme conséquence un blocage prolongé du détroit d'Ormuz, pourrait affecter l'approvisionnement énergétique de l'Europe ?
Ana Maria Jaller Makarewicz : L'impact potentiel est considérable car ce détroit est la principale artère du commerce pétrolier et gazier mondial. Et tout dépendra évidemment de la durée du conflit. Pour l'Europe, ce sont les importations de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance du Qatar qui sont en jeu. Certes, depuis 2022 et avec la multiplication des événements en mer Rouge, l'Europe a déjà réduit ses achats : l'an passé, le continent n'a importé que 12 BCM de GNL du Qatar – un BCM équivaut à un milliard de mètres cubes – contre 25 en 2022. Un chiffre comparable à ce que...
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02/03 - SCPI : comment bien faire le tri entre les différents fonds ?
Les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) viennent de connaître une troisième année de crise. Et pour cause. Ces fonds immobiliers, qui permettent d’investir avec un ticket d’entrée limité dans des bureaux, des commerces, des hôtels, des entrepôts ou encore des cliniques, ont subi de plein fouet la hausse des taux d’intérêt et l’essor du télétravail. Certains acteurs historiques, qui avaient acheté en masse des actifs fort cher à la fin des années 2010, se retrouvent aujourd’hui à gérer un parc en perte de valeur. Dans ces circonstances, les gérants doivent répercuter cette baisse sur le prix de part détenue par les investisseurs.
Cette situation s’est traduite par un appétit limité des épargnants pour ces supports, la collecte étant passée de 10 milliards d’euros à son pic en 2022 à seulement 3,5 milliards en 2024 et probablement autour de 4 milliards d’euros en 2025. "Nous nous attendions à un rebond plus fort l'an dernier, mais il n’a pas eu lieu, constate Pierre Garin, directeur du pôle immobilier du courtier Linxea. Les SCPI ont souffert de la concurrence des offres de bonus sur les fonds en euros. Heureusement, nous avons observé un vrai regain d’activité au cours du dernier trimestre 2025. Et depuis le début de l'année, nous voyons beaucoup d’intérêt des épargnants pour de l’achat à crédit."
Mais à toute chose malheur est bon et de nouveaux produits ont fleuri ces dernières années pour profiter du contexte de marché. En effet, la baisse des prix de l’immobilier permet aux gérants en capacité...
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01/03 - "Pour de Gaulle, il fallait toujours s’attendre au meilleur comme au pire avec les Américains". Son biographe raconte
"La France avait peut-être raison depuis le début (...) Aucun pays ne s’est montré aussi constamment sceptique quant à la fiabilité de son allié transatlantique", pouvait-on lire dans un éditorial de The Economist publié après la conférence de Munich. Et le journal de l'establishment anglo-saxon de rendre hommage à De Gaulle ! De quoi faire sourire Jean-Luc Barré, qui a publié cet automne le deuxième tome de sa biographie du général, "Le premier des Français" (Grasset). Ce volume couvre quatorze années, de la Libération à la crise de mai 1958. Souvent résumée à une "traversée du désert", cette période fut, au contraire, très féconde. Restauration de l'Etat, reconstruction de l'ego national, rétablissement international... En écrivain et en historien, Jean-Luc Barré restitue à merveille cet immédiat après-guerre qui, politiquement, n'est pas sans évoquer la situation présente. Il campe De Gaulle en joueur de poker misant sur un nouveau 18 juin, qui finira par arriver, mais bien plus tard qu'il l'espérait. Les relations avec les Etats-Unis et la défense européenne sont aussi déjà au coeur de cette fresque passionnante. Et très actuelle : Le président de la République, Emmanuel Macron s'est exprimé le 2 mars sur la dissuasion nucléaire française dans le cadre de l'Île Longue, à Brest (Finistère), où sont stationnés les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins français. L'ombre du Général a plané sur la Bretagne durant son discours.
L'Express : "Ni fiables ni très solides et ne comprenant rien à l’Histoire ni à l’Europe"....
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01/03 - "La fin du régime en Iran pourrait avoir des conséquences considérables sur l’islamisme dans le monde" : le grand récit de Brice Couturier
Sommes-nous en train de vivre la fin d'une ère qui s'est ouverte en 1979 avec le retour en Iran de l'ayatollah Khomeini à Téhéran ? Le journaliste, essayiste et historien des idées Brice Couturier a raconté cette année clé dans un livre magistral, "1979 : le grand basculement du monde" (Perrin), dont la (re)lecture s'impose aujourd'hui à la lumière de l'opération "Rugissement du lion" menée conjointement par les Etats-Unis et Israël. Le retour de l'ayatollah Khomeini ne fut certes pas le seul événement qui marqua cette année-là. Brice Couturier en étudie une dizaine, de la contre-révolution thatchérienne au pèlerinage de Jean-Paul II en Pologne, en passant par la nouvelle Chine de Deng Xiaoping. Mais la première révolution islamiste du monde moderne a peut-être encore davantage modelé notre présent politique et géopolitique.
L'Express : Vous consacrez un chapitre de votre ouvrage "1979" à l’Iran de Khomeini. En quoi ce dernier a-t-il fait "basculer le monde" ?
Brice Couturier : C’était la première révolution islamiste du monde moderne et c’est l’acte de naissance de ce qu’on a appelé l’islamo-gauchisme. Ali Shariati, un Iranien mort en exil peu de temps avant la révolution khomeiniste, avait théorisé une doctrine mêlant la lutte des classes marxiste avec le chiisme. Le moteur de l’histoire, selon lui, était la lutte des "moustadafines" (les déshérités, les bons musulmans) contre "moustakbirines" (les orgueilleux, les mauvais musulmans et les impies).
La révolution islamiste iranienne a démontré qu’il existait un...
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27/02 - Un "war game" opposant l’Otan à la Russie vire à la débâcle : "Cela devient vite ingérable sans les Américains"
Soixante-cinq kilomètres pour faire vaciller l'Europe. Depuis la fin de la guerre froide, le corridor de Suwalki donne des maux de tête aux militaires du continent. Situé entre l'enclave russe de Kaliningrad et la Biélorussie, ce mince espace est la seule langue de terre reliant les pays baltes à leurs alliés de l'Otan. C'est ici que le journal allemand Die Welt a imaginé, en décembre, un wargame. Ses résultats, publiés au début du mois de février, ont de quoi inquiéter les Européens. Il suffirait à Moscou de quatre jours pour prendre la ville lituanienne de Marijampole.
Le scénario se déroule dans un futur proche. En octobre 2026, un cessez-le-feu a gelé le conflit en Ukraine, permettant à la Russie de garder le contrôle sur les territoires occupés. Après un exercice conjoint entre Moscou et Minsk, plus de 12 000 soldats russes restent positionnés près de la frontière lituanienne. Des incidents éclatent dans la zone, et Vilnius décide de fermer sa frontière. Le Kremlin évoque une "crise humanitaire" à Kaliningrad avant de réclamer un corridor de transit à travers la Lituanie. Le gouvernement lituanien refuse, mais Moscou l'établit par la force. L'article 5 de l'Otan - qui implique que les membres de l'alliance se protègent mutuellement en cas d'agression - est évoqué. Les Etats-Unis refusent de s'engager militairement face à l'argument "humanitaire" évoqué par les Russes. En face, l'Europe hésite. Les Polonais n'envoient aucune troupe de l'autre côté de la frontière. L'Allemagne consulte les Landers,...
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26/02 - Alain Finkielkraut : "Je suis effaré par ce que devient la gauche"
Alain Finkielkraut a la passion de la conversation. C'est la forme qu'il a choisie pour son nouvel ouvrage, Le coeur lourd (Gallimard), un des succès de librairie de ce début d'année. Pour dialoguer avec lui, Vincent Tremolet de Villers, le directeur délégué de la rédaction du Figaro, un cadet bienveillant et admiratif. "Orphelin inconsolable" de la gauche, "Fink" a trouvé refuge sur la rive droite. Dans ces entretiens, on entend l'intranquillité du philosophe, terrifié par le retour de l'antisémitisme en Europe et blessé par la politique de Benjamin Netanyahou. Le cœur lourd exprime son rapport inquiet à une "France qui s'en va". Mais l'auteur de L'identité malheureuse laisse aussi parler sa fantaisie. Les pages sur l'amour durable et la prière sont les plus belles du livre. L'Express, qui vient de se lancer en Pologne, le pays natal de ses parents, s'est souvenu que le philosophe fut durant neuf ans l'animateur d'une revue intitulée Le messager européen pour l'interroger sur sa vision de l'Europe.
L'Express : L’écrivain Antoine Blondin, disait : "Je n’ai pas été de gauche lorsque j’étais jeune de peur de finir comme un vieux con de droite". Redoutez-vous de devenir ce "vieux con de droite" ?
Alain Finkielkraut : Je suis traité de vieux con depuis très longtemps. Comme dirait ce maître zen qu'était Jacques Chirac, "cela m'en touche une sans faire bouger l'autre."
C’est vous qui avez changé ou bien plutôt la société qui est plus à droite ?
Non, je n'ai pas changé et je le dis dans Le cœur lourd :...
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04/02 - Élections municipales 2026 : nos analyses, podcasts et vidéos
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12/01 - Frappes en Iran : un tournant pour le Moyen-Orient