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13/01 - En Iran, le peuple se dresse contre les islamistes : l’heure de la révolte finale ?
Il y a ces médecins à qui l’on ordonne de ne pas soigner les blessés affluant en masse dans les hôpitaux, ces hommes et femmes qui n’hésitent plus à brûler des photos du Guide suprême, et ces dizaines, voire centaines, de sacs mortuaires qui s’entassent au centre médico-légal Kahrizak de Téhéran. Des manifestants abattus froidement par les services de sécurité iraniens.
Entre deux coupures d’Internet et quelques brèves discussions grâce au réseau Starlink, des témoignages glaçants affluent des 31 provinces du pays. Brutalité abjecte d’un régime islamiste aux abois face au courage inouï de la population iranienne qui, jour après jour, descend dans la rue au péril de sa vie. Les chiffres du bain de sang sont effroyables : plus de 500 morts et 10 000 arrestations depuis le 28 décembre, selon l'ONG Hrana, basée aux Etats-Unis. Même si la brutale répression réduit les chances d’une chute immédiate du pouvoir, l’hypothèse d’un basculement prochain de la République islamique demeure entière.
Quarante-sept ans après l’instauration de la République islamique, le régime des mollahs reste une machine à réprimer implacablement son peuple. Mais telle une vague qui revient chaque fois plus forte, les Iraniens continuent de se lever face à un régime liberticide, corrompu et inapte. Ils ont lancé le mouvement "vert" de 2009 contre la réélection frauduleuse de Mahmoud Ahmadinejad, les protestations contre la hausse des prix du carburant en 2019, la révolution "Femme, Vie, Liberté" en 2022, après la mort de Mahsa Ahmini pour un voile...
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13/01 - 2025, l’année où la France a basculé dans le solde naturel négatif pour la première fois depuis 1945
En 2025, la France a enregistré davantage de décès que de naissances, selon les chiffres officiels de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) publiés mardi 13 janvier. L'Insee fait état de 651 000 décès l’an dernier et de 645 000 naissances, dont le nombre s’est effondré depuis la pandémie mondiale de Covid-19. La fin de l’exception démographique française
Résultat : un solde naturel négatif, un événement inédit depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, qui érode l’avantage démographique de longue date du pays. La France a traditionnellement affiché une démographie plus robuste que la plupart des pays européens. En 2023, dernière année disposant de comparaisons au niveau de l’UE, la France se classait au deuxième rang avec un taux de fécondité de 1,65, derrière la Bulgarie et ses 1,81.
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13/01 - Projet Nightfall : le plan de Londres pour offrir un missile longue portée à l’Ukraine
Le concours à l’armement est lancé. Le Royaume-Uni a annoncé le 11 janvier le déclenchement du Project Nightfall, un programme sous forme de compétition destiné à développer le plus rapidement possible des missiles balistiques à longue portée pour l’Ukraine. Une nouvelle arme puissante qui devra "renforcer la puissance de feu de Kyiv face à la machine de guerre de Vladimir Poutine", selon un communiqué du ministère britannique de la Défense.
Selon le cahier des charges britannique, les missiles de pointe développés pourront atteindre des cibles situées à plus de 500 kilomètres. Ils seront dotés d’une ogive conventionnelle de 200 kilos et conçus pour "fonctionner sur des champs de bataille à haut risque présentant de fortes interférences électromagnétiques". Leur coût maximal est fixé à 800 000 livres sterling par unité, soit environ 920 000 euros, un montant relativement limité pour ce type d’armement.Combler le manque de missiles longue portée
Propulsés par fusée et lancés sur une trajectoire haute avant de retomber sur leur cible, les missiles balistiques atteignent des vitesses très élevées et sont difficiles à intercepter. La Russie y recourt largement contre l’Ukraine. Côté ukrainien, les seuls missiles balistiques utilisés jusqu’à présent sont les ATACMS fournis par les Etats-Unis, d’une portée maximale de 300 kilomètres, mais dont les stocks sont désormais très limités.
Le projet Nightfall vise précisément à combler ce déficit. L’objectif est d’aider Kyiv à frapper des cibles militaires et énergétiques russes...
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13/01 - "Tout pourrait s’arrêter là" : le procès en appel de Marine Le Pen vu de l’étranger
Une audience "sous pression", une leader de l'opposition qui pourrait "jouer sa carrière"... Alors que s'ouvre ce mardi 13 janvier le procès en appel de la cheffe de file du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, dans l'affaire des assistants parlementaires d'eurodéputés du parti accusés de détournement de fonds publics européens, la presse étrangère y voit un événement déterminant pour l'avenir politique de la candidate, longtemps perçue comme l'une des grandes favorites pour la prochaine présidentielle.
"Elle en a vu d'autres mais, cette fois, tout pourrait s'arrêter là", avertit depuis la Belgique La Libre, tandis que Le Soir assure que Marine Le Pen voit aujourd'hui son "destin suspendu à la justice". "Comment vit-elle cette épreuve ?", se demande Blick, qui explique que l'érosion de son image, avec cette affaire, se traduit aussi dans les chiffres : alors que 42 % des Français se disent aujourd'hui en accord avec les idées du RN, ils sont 49 % à juger Jordan Bardella apte à exercer la fonction présidentielle, contre 18 % pour Marine Le Pen, selon un sondage du magazine L'Hémicycle. Des "faits graves et étayés"
Il faut dire que "les faits reprochés sont aussi graves qu’étayés", rappelle un autre média suisse, 24 Heures : le FN, ancêtre du RN, est accusé d’avoir utilisé plus de 4 millions d’euros du Parlement européen entre 2004 et 2016, pour rémunérer des personnes travaillant en réalité pour le parti. Marine Le Pen, elle, aurait été l'un des rouages essentiels, en s'inscrivant "avec autorité et...
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13/01 - Donald Trump veut acheter le Groenland, mais à quel prix ?
Dans le jeu Risk, le Groenland fait figure de territoire clé, point d’accès au continent de l’Amérique du Nord auquel il appartient. Dessinée en jaune sur le plateau du jeu de société, l’île gelée contemple l’Islande, en couleur bleue, et rattachée, elle, à l’Europe. Enfant, Donald Trump était-il un expert du jeu baptisé "Conquête du monde" à sa création en 1957 ? Il dit ne pas exclure la voie militaire pour s’emparer de ce territoire grand comme 4 fois la France mais peuplé de seulement 57 000 habitants, même si, admet la Maison-Blanche, toutes les options sont sur la table, à commencer par celle du rachat. Dans l’esprit du magnat immobilier de New York, rien de plus normal que ce type de "deal" : Ne projetait-il pas, il y a quelques mois, de transformer la bande de Gaza en "Riviera du Moyen Orient" ?
Surtout, Donald Trump a de la suite dans les idées : en 2019, lors de son premier mandat présidentiel en 2019, il songeait déjà à s’emparer du Groenland. Il n’était d’ailleurs pas le premier à convoiter la plus grande île non continentale du monde : en 1868, un secrétaire d’Etat américain en avait proposé 5,5 millions de dollars, avant qu’en 1946, Harry S. Truman, président des Etats-Unis revoit l’offre à la hausse (100 millions de dollars). Elle fut refusée, et encore aujourd’hui, le Danemark, qui contrôle le Groenland, répète que l’étendue arctique n’est pas à vendre.
Qu’importe : dans le monde de Trump, tout s’achète et tout se vend. Mais à quel prix ? Faut-il calculer la valeur du Groenland en fonction de ses...
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13/01 - En Iran, la révolution en cours est un espoir pour l’Europe
L’Europe est dépourvue de stratégie face à la République islamique d’Iran. Après avoir misé pendant deux décennies sur un accord nucléaire qui s’est avéré une illusion, elle assiste impuissante à l’écrasement sanglant du soulèvement de la jeunesse. Ses principaux dirigeants, le français Macron, l’allemand Merz et le britannique Starmer, ont attendu le douzième jour des manifestations commencées le 28 décembre à Téhéran pour dénoncer la répression orchestrée par le tyran Khamenei. Et à ce jour, leur fermeté verbale ne s’est traduite par aucune action.
Pourtant, tout condamne le régime clérical, réactionnaire et illégitime des mollahs, qui dénie à sa population, depuis 47 ans, les libertés les plus élémentaires, et d’abord la liberté d’expression. Il gouverne par la force, la corruption et le népotisme. Il soumet les femmes, embastille et torture les opposants, quand il ne les exécute pas. Non content de piétiner les droits humains de son peuple et de quelques autres parmi ses voisins, il menace directement l’Europe, avec qui il dit être "en guerre totale" : l’expression a été employée par le président Massoud Pezeshkian, figure "pragmatique" de la caste régnante, dans une interview publiée à Téhéran au premier jour des manifestations.
Âme du radicalisme islamiste, la République islamique d’Iran exporte le terrorisme, via ses zélotes que sont le Hezbollah, le Hamas, le Djihad islamique ou les Houthis yéménites. Il poursuit un programme nucléaire militaire clandestin et développe des missiles balistiques capables de cibler Paris...
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13/01 - "Il maîtrise parfaitement les rouages internes" : au travail, la victoire du politique incompétent
Est-ce un trait de caractère ? Ce collègue discret et moyen, qu’on soutient pour qu’il atteigne ses objectifs et ne plombe pas les résultats du pôle, c’est aussi celui à qui l’on avance un repas quand il oublie sa carte, ou qu’on raccompagne chez lui après une soirée d’équipe. Mais on s’étouffe de jalousie en découvrant que ce même collègue en connaît plus sur la couleur préférée du N+2 que quiconque dans le service, qu’il a offert un vinyle à la N+1 lors d’un déjeuner et que depuis, il lui soumet des idées qu’on a soi-même proposées en réunion. Loin d’être le fruit du hasard, son ascension révèle une parfaite maîtrise des rouages internes. Animal politique au sens de l’entreprise, il possède une intelligence de terrain. Mais son incompétence, elle, demeure. "Ce n’est pas une question de personnalité", tranche Jean-Edouard Grésy, auteur de Gérer les ingérables. L’art et la science de la négociation au service de relations durables (ESF sciences humaines, 2020). "C’est plutôt une approche systémique dans les entreprises avec le 'principe de Peter'", affirme l’anthropologue et fondateur associé du cabinet AlterNego. "Une déférence pour les puissants"
Paradoxalement, au lieu de valoriser l’expertise ou la compétence, cette logique systémique, permet, selon Jean-Edouard Grésy, aux profils les plus politiques — ceux qui font preuve d’une loyauté (intéressée) sans faille envers leur supérieur — d’atteindre les sommets, sans faire de vagues ni de bruit. Pourtant, leurs lacunes sont flagrantes. Ainsi, dans leur ouvrage Le principe...
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13/01 - Manifestations en Iran : LFI n’est pas à une instrumentalisation près
Quand La France insoumise choisit ses combats, elle veille à désigner l’adversaire avec précision. En Iran, l’ennemi d’un peuple en lutte - réprimé dans le sang par le régime des mollahs - a donc d’abord été "la vie chère", "l’inflation" ou "le prix de l’électricité et du logement qui explosent". À croire que l’oracle Jean-Luc Mélenchon a été consulté jusqu’au Proche-Orient. Qu’il suffirait ainsi d’ingurgiter L’Ère du peuple (2014), sacro-sainte Bible du mouvement rédigée par son créateur, applicable en France comme ailleurs, pour saisir les ressorts de la révolte en cours, si protéiforme soit-elle. Mais dans leur quête nombriliste d’identification de la première étape de la révolution citoyenne, les insoumis avancent par petite touche sur l’essentiel.
Les Iraniens sont victimes de la vie chère ; ils sont martyrs d’une théocratie islamiste, misogyne, thanatocrate. Tout juste les députés LFI concèdent-ils au peuple soulevé de se battre pour ses "droits". Est-ce, comme le dit Manon Aubry, pour "ne pas jeter l’opprobre sur l’ensemble des musulmans du monde entier", qu’ils nomment si mal les choses ? Ou parce que les manifestations seraient soutenues, voire téléguidées par le Mossad, ainsi que le juge Mélenchon ? Le leader insoumis n’est pourtant pas Jean-Paul Sartre ou Michel Foucault : lui n’a jamais été de cette gauche fascinée par l’arrivée au pouvoir de l’Ayatollah Khomeyni en 1979 - et souhaite même la chute du régime. Quel dommage de donner aux adversaires l’opportunité de dire...
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13/01 - Accord UE-Mercosur : pourquoi le dossier n’est pas encore clos
Est-ce réellement la fin de 25 ans de négociations ? Alors que le Comité des représentants permanents des États membres auprès de l’Union européenne (Coreper) a approuvé vendredi dernier la signature de l’accord de libre-échange avec les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay et Bolivie), la Commission européenne doit officialiser la mise en œuvre de ce traité controversé ce samedi 17 janvier au Paraguay.
Le texte, qui contient plusieurs mesures visant à faciliter le commerce entre les deux zones, dont la suppression progressive de la quasi-totalité des droits de douane, la protection contre l’imitation de produits européens (roquefort, comté, champagne, etc.), ou encore l’ouverture de nouveaux quotas d’importation en Europe, notamment pour la viande bovine sud-américaine, suscite l’opposition de l’ensemble des forces politiques françaises, de la gauche radicale à l’extrême droite, et le rejet des principaux syndicats agricoles. Depuis plusieurs jours, ces derniers manifestent sur tout le territoire, craignant une arrivée massive de denrées sud-américaines, en particulier de viande bovine, perçue comme une concurrence déloyale pour les filières agricoles nationales du fait de coûts de production plus bas. L'exécutif français, également opposé à cette ouverture du marché, n'est pas parvenu à faire entendre sa voix face à ses partenaires européens, malgré le soutien de la Hongrie, la Pologne, l'Irlande et l'Autriche.Une bataille qui se poursuit
Au niveau de l'UE, la bataille n'est néanmoins pas...
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13/01 - Adolescents et réseaux sociaux : "Les règlements qui protègent déjà les jeunes ne sont pas appliqués"
En France, 58 % des 12-17 ans consultent quotidiennement les réseaux sociaux. Et près d'un adolescent sur deux y passe entre deux et cinq heures par jour. Face à cette réalité, le président Emmanuel Macron a évoqué à plusieurs reprises la possibilité d'en interdire l'accès aux moins de 15 ans. Une proposition de loi allant dans ce sens arrive ce mardi 13 janvier à l'Assemblée nationale, où sera également débattue la mise en place d'un "couvre-feu numérique" pour 15 - 18 ans. Des mesures radicales qui font débat, d’autant que le cadre réglementaire européen - notamment le RGPD et le Digital Services Act (DSA) - peine à être appliqué, alors qu'il prévoit déjà une interdiction pour les moins de 13 ans. C'est dans ce contexte que l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) publie son rapport sur les effets des réseaux sociaux sur la santé des adolescents.
Fruit de cinq ans de travail d’une cinquantaine d’experts issus de disciplines variées - épidémiologie, psychiatrie, psychologie, sciences de l'information et de la communication - le document repose sur l'analyse de plus d'un millier d'études scientifiques. Le constat est sans appel : troubles du sommeil, anxiété, dépression, troubles alimentaires, cyberharcèlement… Les risques de l’usage des réseaux sociaux par les adolescents sont nombreux et documentés, même si des bienfaits sont également soulignés, comme la sociabilisation et l'information. Les chercheurs proposent donc plusieurs solutions afin que les pouvoirs publics encadrent ces outils et les obligent...
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13/01 - Marine Le Pen face à la justice : trois questions sur son procès en appel, décisif pour son avenir
C'est un nouveau rendez-vous décisif pour la course à la présidentielle de 2027. Ce mardi 13 janvier, le procès en appel de la cheffe de file du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, s'ouvre à Paris, dans l'affaire des assistants parlementaires d'eurodéputés du parti. Moins d'un an après sa condamnation très commentée - et contestée par l'intéressée - à quatre ans d'emprisonnement, dont deux ans ferme aménageables et 100 000 euros d'amende, l'ancienne présidente du principal parti d'opposition est à nouveau jugée pour des soupçons de détournement de fonds publics européens, aux côtés de douze autres personnes, dont Louis Aliot, maire de Perpignan, le député Julien Odoul ou l'eurodéputé Nicolas Bay. L'Express fait le point sur ce procès prévu jusqu'au 12 février.De quoi parle-t-on ?
Tout commence en juin 2014, un mois après l'élection de 24 députés du Front National (FN) - l'ancêtre du RN - au Parlement européen. A l'époque, un renseignement anonyme évoque des soupçons de détournement de fonds publics européens, qui seront ensuite confirmés par deux juges d'instruction, chargés de l'enquête dès la fin de l'année 2016.
Dans leur ordonnance de renvoi rendue sept ans plus tard, ces magistrats estiment qu'a été mis en place au sein du FN, "de manière concertée et délibérée", un "système de détournement" des enveloppes mensuelles de 21 000 euros allouées par l'Union européenne à chaque député, afin de rémunérer des assistants parlementaires. L'objectif, selon l'accusation, était de combler les dettes du Front...
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13/01 - Manifestations en Iran : Donald Trump s’en prend aux partenaires commerciaux de Téhéran
Donald Trump a ressorti son arme favorite, les surtaxes. Le président américain a prévenu lundi 12 janvier que les pays faisant affaire avec l'Iran s'exposeront à des droits de douane de 25 % dans leurs échanges commerciaux avec les Etats-Unis, une annonce effectuée alors que Washington étudie de potentielles mesures à prendre dans le contexte de manifestations sans précédent depuis des années en Iran.
Via son réseau social Truth, le locataire de la Maison-Blanche a déclaré que la mesure prenait effet "immédiatement" et que ces surtaxes douanières s'appliqueraient sur "tous les échanges commerciaux" effectués par les pays visés avec les Etats-Unis. Cette directive est "définitive et sans appel", a-t-il ajouté, sans autres précisions.
Donald Trump a effectué cette annonce alors même que la Cour suprême américaine devrait se prononcer sous peu sur la légalité d'un éventail de droits de douane décidés par le président américain depuis son retour au pouvoir en janvier dernier.
Aucun document officiel n'a été publié par la Maison-Blanche sur son site officiel à propos de la mesure, dont on ne connaît pas le fondement juridique. La présidence américaine n'a pas répondu à une demande de commentaire.Critiques chinoises
D'après les données les plus récentes de la Banque mondiale, l'Iran a exporté des produits vers 147 partenaires commerciaux en 2022. La Chine, les Emirats arabes unis et l'Inde figurent parmi les principaux importateurs de produits iraniens. L'ambassade de Chine à Washington a critiqué la démarche de Donald...
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13/01 - David Baverez : "L’Europe a commis l’erreur majeure de négliger la géoéconomie"
"L'année 2026 sera rock-and-roll, mais ce sera celle des démocraties occidentales", s’exclame, enthousiaste, David Baverez en découvrant la dernière Une de l’Express. Style coiffé-décoiffé, lunettes rondes, cet investisseur basé à Hongkong a profité de son escale parisienne pour livrer son analyse sur la place de l'Europe dans un monde qui vit au rythme du duel sino-américain. L'occasion de replonger dans son livre, Bienvenue en économie de guerre, tout juste sorti en format poche chez Perrin.
Sa thèse ? Un basculement mondial de l'économie de paix, tirée par la demande, vers une économie de guerre, qui repose sur le contrôle de l'approvisionnement. Surtout, il constate que les titans chinois et américains ne font pas que s'affronter. Ensemble, ils écrasent l'Europe. Dos au mur, les Vingt-Sept ont encore une chance de sortir de leur inertie s'ils consentent à fournir un effort collectif et à transformer leur pacte social, plaide l'essayiste.
L'Express : Combien de temps cette phase d'économie de guerre, définie par l’offre, pourrait-elle durer ?
David Baverez : L’économie mondiale évolue traditionnellement par cycles d’environ trente ans, structurés en trois décennies - l’émergence d’une révolution technologique, sa diffusion mondiale avec des gains de productivité, puis le recours à l’endettement pour masquer son épuisement. Le cycle 1990-2020 correspond à la dernière période d’économie de paix. Depuis 2022, un nouveau cycle d'économie de guerre s’est ouvert. Nous sommes dans sa première décennie, celle du...
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13/01 - Loi de finances 2026 : "S’il n’y a pas de budget, ce n’est peut-être pas forcément une mauvaise chose"
La teneur des débats en Commission des finances sur le budget est souvent un bon indicateur de ce qui s'annonce à l'Assemblée nationale. Coup sur coup, ses membres - qui partaient de la copie adoptée par le Sénat en décembre - ont rejeté, les 9 et 10 janvier, les volets recettes et dépenses du projet. Une commission où plusieurs groupes ont brillé par leur absence.
Charge maintenant à tous les députés d’examiner le texte à partir de ce mardi 13 janvier. Pour Nathalie Janson, professeur d’économie à Neoma Business School et présidente du think tank libéral Génération Libre, il y a fort à parier que les discussions n’aboutiront pas sur un compromis. Selon elle, il faut surtout se projeter sur l’après-2027, date à laquelle de véritables réformes structurelles pourront (enfin) être mises en place.
L’Express : Que vous inspire ce nouvel épisode du débat budgétaire à l’Assemblée ?
Nathalie Janson : Je suis assez pessimiste. Lors des débats précédents, nous avons bien vu que des compromis ont presque toujours été trouvés autour des hausses d’impôts, et très rarement sur la baisse ou la révision des dépenses. Il n’est donc pas très surprenant que le Sénat ait finalement refusé de s’accorder avec les députés.
En même temps, je fais partie de ceux qui se disent que l'absence de budget n’est pas forcément une mauvaise chose. Beaucoup de pays ont déjà connu cette situation, comme la Belgique ou l’Espagne, qui est actuellement dans le même cas. La croissance relativement surprenante de la France montre peut-être aussi qu’on n’a pas...
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13/01 - En Iran, le fils du chah Reza Pahlavi de retour ? Pourquoi Benyamin Netanyahou en rêve
On aurait été étonné du contraire : Benyamin Netanyahou suit de "très près" les événements en Iran. Ce dimanche, le Premier ministre israélien a même consacré au soulèvement populaire sa traditionnelle allocation en préambule du conseil des ministres hebdomadaire. "Israël et le monde en entier sont en admiration devant le courage des citoyens iraniens. Israël soutient leur lutte pour la liberté et condamne avec force les massacres de citoyens innocents", a-t-il déclaré. Son ministre des Affaires étrangères et l’ensemble de la classe politique ont réagi à l’unisson. En Israël le régime des mollahs, qui a menacé à maintes reprises d’anéantir l’Etat juif, suscite un rejet unanime.
Du côté des autorités iraniennes, ce soutien explicite aux manifestants ravive les soupçons - plus ou moins sincères - de manipulation de la contestation par les services secrets israéliens, notamment pas le biais de faux comptes sur les réseaux sociaux. "Ils essaient de faire basculer dans la violence ces protestations pacifiques", a accusé le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi. "Israël souhaite que la pression intérieure sur le régime de Téhéran s’intensifie, mais ne peut pas apparaître comme celui qui la mène. Dès qu’Israël "embrasse" publiquement les manifestants, elle offre à Khamenei le prétexte idéal pour transformer des combattants de la liberté en 'agents sionistes'", décrypte Liraz Margalit dans le journal Maariv.
Même sans lui attribuer des manœuvres occultes, Israël a d’évidence joué un rôle primordial dans la...
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13/01 - Langues régionales : "Il y a une écoute positive de la part d’Edouard Geffray, mais..."
En 2021 était votée la loi Molac en faveur des langues dites régionales, la première sur ce thème depuis… la création de la Ve République ! Mais depuis, cela patine. Des profs compétents en breton envoyés en Vendée, des classes qui n'ouvrent pas alors que la demande des parents est très forte, des conventions avec l'Etat toujours sans signature... Aussi le sénateur basque Max Brisson (LR, Pyrénées-Atlantiques) et sa collègue bretonne Karine Daniel (PS, Loire-Atlantique) ont-ils rédigé un rapport pour dénoncer sa mauvaise application. Rapport qu’ils viennent de présenter au ministre de l’Education nationale, Edouard Geffray. Entretien.
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Pourquoi avoir centré votre rapport sur l’enseignement ?
Max Brisson et Karine Daniel : Parce que la transmission familiale est quasiment éteinte. Seule l’école peut désormais former de nouveaux locuteurs.
Le blocage principal ne vient-il pas de l’article 2 de la Constitution "la langue de la République est le français", et surtout de l’interprétation qu’en fait le Conseil constitutionnel, en l’utilisant systématiquement contre les langues dites régionales ? Dans ces conditions, pourquoi ne pas proposer une réforme de la Constitution ?
Pour deux raisons. D’une part, il ne s’agissait pas pour nous d’exprimer nos positions personnelles, mais de délivrer un rapport au nom de la commission culturelle du Sénat. D’autre part, le blocage - réel - du Conseil constitutionnel ne...
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13/01 - Au Monopoly de Donald Trump, le Groenland vaut plus cher que le Venezuela
Avec ses sweatshirts à capuche et sa bouille d’étudiant en sciences sociales qu’il était encore il n’y a pas si longtemps, le Premier ministre du Groenland n’a vraiment aucun point commun, à première vue, avec l’ex-dictateur du Venezuela. Âgé de trente-quatre ans, il est pourtant aux commandes du territoire dont Donald Trump a fait sa deuxième cible, après avoir fait enlever Nicolas Maduro et nommé à sa place son ex vice-présidente Delcy Rodriguez, pas plus démocrate que ce dernier, mais programmée pour obéir aux ordres du président américain.
Avant de devenir en mars 2025 le dirigeant de la plus grande île englacée du monde, vaste comme quatre fois la France et peuplée de 57 000 habitants, Jens-Frederik Nielsen a été champion de badminton à 19 reprises, en simple et en double. "Au final, ce qui compte, c’est la victoire", a-t-il déclaré au journal danois Weekendavisen au moment de son élection, comparant son goût du défi et de l’entraînement dans le sport et la politique. Président des Démocrates depuis 2020, un parti pro entreprises et centre droit, il dirige un gouvernement quadripartite sur la base d’un accord de coalition insistant sur la préparation de l’économie à une future indépendance du Groenland, déjà autonome mais toujours sous souveraineté danoise pour les compétences régaliennes.
Bien malgré lui, le jeune Nielsen est devenu le symptôme d’un moment de vérité sur la stratégie trumpienne. En mettant la main sur le Venezuela de Maduro, un tyran qui avait volé l’élection et gouvernait par la terreur, les...
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12/01 - Donald Trump et le Groenland : quand la France préservait Saint-Pierre-et-Miquelon du giron des Etats-Unis
Au moment où le président américain Donald Trump promet de s'emparer du Groenland "d'une manière ou d'une autre" (y compris par la voie militaire) et que l'Union européenne et l'Otan, désarçonnées, peinent à accorder leurs violons, un rappel historique attire l'attention en France. Il s'agit de la reprise, en 1941, par les Forces Françaises Libres, de l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon (situé en Amérique du Nord), au régime de Vichy, et ce en dépit de la volonté du gouvernement étasunien.
A l'aube du 24 décembre 1941, sous la direction de l'amiral Emile Muselier, les forces gaullistes opèrent, en effet, ce que l'historien Robert Aron appela le "putsch de Saint-Pierre-et-Miquelon". Trois bâtiments des forces navales de la France Libre - l'Aconit, l'Alysse et le Mimosa - débarquent sur l'archipel alors administré par le régime de Vichy, et en prennent le contrôle. Saint-Pierre-et-Miquelon devient le premier territoire repris par la France Libre.
Une initiative assez audacieuse, à en juger par les coordonnées militaires et diplomatiques de l'époque, défavorables au général De Gaulle. "Si près du continent américain, l'archipel était demeuré sous la souveraineté de Vichy, qui entretenait d'ailleurs de bonnes relations diplomatiques avec Washington où, en revanche, on se méfiait fort du général de Gaulle et de sa France libre", analyse Le Monde dans un article paru une quinzaine d'années plus tard.
Rapidement, le camp des Forces Françaises Libres va chercher à déplacer l'affrontement militaire sur le...
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12/01 - Bernard Arnault sous la Coupole : les coulisses de son entrée à l’Académie
Il est rare que l’on voit en public - si l’on peut ainsi qualifier la prestigieuse assemblée réunie sous la coupole de l’Académie des sciences morales et politiques ce lundi 12 janvier - Bernard Arnault sourire autant. Manifestant une décontraction joyeuse et étrennant son habit noir chamarré de feuilles d’olivier brodées, le néophyte académicien chuchote une blague à l’oreille de son voisin - Philippe Aghion, prix Nobel d’économie –, bavarde, rit, pouffe même tandis qu’il devise avec ses 45 nouveaux compagnons. En cette après-midi d’installation quai Conti, le PDG de LVMH manifeste son contentement.
Élu le 2 décembre 2024 au fauteuil 1 de la section Économie politique, Statistique et Finances, laissé vacant par le décès de Denis Kessler, PDG des assurances Scor, le Français le plus riche du monde a rassemblé pour l’occasion la fine fleur de l’establishment parisien. Si les placements sont libres, les invités sont toutefois priés de rejoindre leur zone : celle des collaborateurs LVMH, celle des membres du comité de l’épée, celle des quelques journalistes, celle encore des politiques quand au centre, faisant face aux pupitres, la famille au complet est assise.
Arrivé à la dernière minute, Thierry Breton, ami fidèle de Bernard Arnault, rouspète bruyamment de devoir s’asseoir bien loin à son goût, Hélène Arnault, pull noir et manteau blanc, embrasse chacun, étreignant Antoine Arnault, le fils aîné de son mari. La journaliste de CNews, Laurence Ferrari, membre du comité de l’épée, accompagnée de son beau-frère le...
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12/01 - "La plupart des politiques ne perçoivent pas la menace de la désinformation" : l’alerte de Dominique Costagliola et Mathieu Molimard
Les pouvoirs publics lancent officiellement aujourd'hui la lutte contre la désinformation en santé. La ministre Stéphanie Rist dévoile un vaste plan pour apporter la réplique à tous ceux qui prospèrent en diffusant des fausses informations sur les réseaux sociaux et dans les médias. Les mesures annoncées s'inspirent largement d'un rapport remis par le Pr Mathieu Molimard, Dominique Costagliola (1) et Hervé Maisonneuve, connus pour leur implication ces dernières années dans le combat contre les diffuseurs de fake news en tout genre.
Après une nouvelle phase de concertation ces prochaines semaines, avec notamment un sondage et la création d'un Comité citoyen qui rendra ses conclusions à l'occasion des Assises du numérique en santé le 18 février prochain, un Observatoire de la désinformation en santé devrait voir le jour - une mesure lancée par le précédent ministre Yannick Neuder. Un dispositif d'infovigilance sera créé, chargé de la veille, de l'évaluation et de la réponse aux fausses informations. Les pouvoirs publics vont aussi renforcer leur présence sur les réseaux, avec des vidéos sur TikTok et sur YouTube Shorts, et le site de référence Santé.fr se verra renforcé. Enfin, des kits d'information seront diffusés aux enseignants. Une forme de responsabilisation des plateformes est évoquée, de façon plus floue.
Toutes les réformes préconisées par les trois experts n'ont toutefois pas été retenues à ce stade. On peut regretter par exemple l'absence de mesures de protection des scientifiques qui s'opposent...
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12/01 - Peter Frankopan (Oxford) : "Nous prenons Donald Trump pour un bouffon, mais il a une vraie stratégie"
C’est l’historien qu’il faut lire pour comprendre notre présent. Beaucoup de dirigeants le consultent. Professeur d’Histoire globale à Oxford et directeur du Worcester College pour la recherche byzantine, Peter Frankopan a connu un succès mondial avec Les routes de la soie (Nevicata, 2017) et Les métamorphoses de la terre (Tallandier, 2024), qui paraît ces jours-ci en format de poche chez Points Seuil. Dans cette somme impressionnante, l’historien britannique revisite l’histoire du monde à la lumière de la relation de l’Homme avec la nature, des premiers hominiens à... Vladimir Poutine.
Brassant toutes les disciplines et se plaçant dans une perspective mondiale, Peter Frankopan donne les clés de compréhension de la "transition mondiale" que nous vivons. Selon lui, il faut considérer Donald Trump et son administration non pas comme la cause du bouleversement du monde, mais comme un symptôme. Il essaie de s’opposer à un ordre mondial en mutation, dont la Chine, la Russie ou les États du Golfe sont des éléments importants. L'historien éclaire nos angles morts européens. A ses yeux, nos analyses datent des années 1990 et notre réflexion stratégique est indigente. Nous devrions davantage nous intéresser à l'Inde et à la Turquie notamment.
L’Express : Dans Les Nouvelles Routes de la soie (2018) déjà, vous expliquiez que nous vivons une transformation similaire à celle qui a suivi la traversée de l’Atlantique par Christophe Colomb, en 1492. Sommes-nous entrés dans un nouveau monde ?
Peter Frankopan : Le monde...
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12/01 - "Cette fois, le peuple iranien est dans la rue pour renverser le régime", par Marzieh Mohebbi
Partout où un message peut se frayer un passage, j’écris. WhatsApp, Telegram, Instagram, e-mail… Je jette ces mots comme des bouteilles à la mer : "Mon amour, mon souffle, comment vas-tu ?" Puis, tandis qu’un frisson de terreur glacée me traverse de la tête aux pieds, je rassemble mon courage et j’ose poser la question fatidique : "Es-tu en vie ? Et les autres ? Dis-moi, que se passe-t-il dans la ville ?"
Du matin au soir, du soir au matin, les jours se succèdent. A chaque instant, je fixe l’écran de mon téléphone, j’attends. Peut-être qu’un souffle soudain se lèvera, que sa connexion reviendra, qu’il me dira qu’il est vivant. Que les forces du régime ne l’ont pas arrêté dans la rue avec leur brutalité coutumière. Que les fusils à plomb n’ont pas visé ses yeux. Que les balles de guerre n’ont pas transpercé son cœur. Mais aucune nouvelle n’arrive. Rien.
Car nous sommes Iraniens. Et où que nous cherchions refuge dans le monde, même au sein des plus grandes démocraties, les bras de la République islamique sont assez longs pour serrer nos gorges et nous torturer. Dans l’industrie de la répression, la souffrance et la torture, ce régime devance le monde entier.
Et pourtant, aujourd’hui en Iran, une véritable révolution est en cours. Dans toutes les villes, petites et grandes, le cœur des rues bat dans le feu, le sang et les cris, oscillant entre peur et espoir. Cette fois, le peuple est dans la rue pour sa libération, pour le renversement total du régime - et rien de moins.
Mais la République islamique tente de rompre...
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12/01 - "Cette fois, le peuple iranien est dans la rue pour renverser le régime", par Marzieh Mohebbi
Partout où un message peut se frayer un passage, j’écris. WhatsApp, Telegram, Instagram, e-mail… Je jette ces mots comme des bouteilles à la mer : "Mon amour, mon souffle, comment vas-tu ?" Puis, tandis qu’un frisson de terreur glacée me traverse de la tête aux pieds, je rassemble mon courage et j’ose poser la question fatidique : "Es-tu en vie ? Et les autres ? Dis-moi, que se passe-t-il dans la ville ?"
Du matin au soir, du soir au matin, les jours se succèdent. A chaque instant, je fixe l’écran de mon téléphone, j’attends. Peut-être qu’un souffle soudain se lèvera, que sa connexion reviendra, qu’il me dira qu’il est vivant. Que les forces du régime ne l’ont pas arrêté dans la rue avec leur brutalité coutumière. Que les fusils à plomb n’ont pas visé ses yeux. Que les balles de guerre n’ont pas transpercé son cœur. Mais aucune nouvelle n’arrive. Rien.
Car nous sommes Iraniens. Et où que nous cherchions refuge dans le monde, même au sein des plus grandes démocraties, les bras de la République islamique sont assez longs pour serrer nos gorges et nous torturer. Dans l’industrie de la répression, la souffrance et la torture, ce régime devance le monde entier.
Et pourtant, aujourd’hui en Iran, une véritable révolution est en cours. Dans toutes les villes, petites et grandes, le cœur des rues bat dans le feu, le sang et les cris, oscillant entre peur et espoir. Cette fois, le peuple est dans la rue pour sa libération, pour le renversement total du régime - et rien de moins.
Mais la République islamique tente de rompre...
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12/01 - PRINT L’Hélicoïde de Caracas : du centre commercial au centre de torture
Relégué dans l'oubli, l'architecte vénézuélien Jorge Romero Gutiérrez (1924-1997) doit se retourner dans sa tombe. Son grand œuvre, l'Hélicoïde de Caracas, conçu dans les années cinquante pour devenir le plus grand centre commercial d'Amérique latine, est devenu, sous Nicolas Maduro, le plus ignoble centre de torture du continent latino-américain. Il est spécialement dédié à la persécution des opposants politiques qui étaient encore au nombre de 806 au moment du Nouvel An. Toutefois, après le américain raid contre l'ex-président Nicolas Maduro et le transfert de celui-ci à New York, la présidente par intérim Delcy Rodriguez a commencé à en libérer une poignée: une dizaine seulement, soit environ 1% du total.
En forme de tour de Babel, l'Hélicoïde raconte la vertigineuse descente aux enfers d'un pays qui figurait parmi les dix les plus riches du monde dans les années 1950 à 1970, avant de sombrer dans la pauvreté extrême en raison du pillage de l'industrie pétrolière mis en oeuvre par la klepto-dictature en place depuis un quart de siècle. D'une audace architecturale folle, l'immense bâtiment hélicoïdal conçu sous la dictature de Marcos Pérez Jiménez (1948-1958) est ceinturé par une rampe automobile en forme de spirale longue de 4 kilomètres et qui dessert douze étages. Ce chef-d’œuvre d'architecture brutaliste devait à l'origine abriter 130 boutiques, des bureaux, un centre de conférences, un hôtel cinq étoiles, un club privé, un cinéma multiplexe, une piscine, un gymnase, un terrain de bowling, des restaurants,...
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12/01 - Groenland : l’obsession de Donald Trump
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12/01 - Négociations avec le Royaume-Uni : l’UE veut assurer ses arrières avec une "clause Farage"
Les relations entre l'Union européenne et le Royaume-Uni pourraient-elles se refroidir ? Alors que le pays a entamé des démarches pour se rapprocher de Bruxelles depuis l'arrivée au pouvoir du travailliste Keir Starmer en 2024, le retour sur le devant de la scène du leader du parti d'extrême droite Reform UK, Nigel Farage, fait craindre un revirement. Au point que les 27 exigent que tout futur gouvernement britannique verse une importante compensation financière s'il devait se retirer de l'accord de "réinitialisation" post-Brexit, visant à alléger les contraintes administratives sur les échanges de produits alimentaires, dont le résultat pourrait être une augmentation des exportations agroalimentaires britanniques vers l'UE de 22 %, selon une étude des universités d'Aston et de Bristol de 2024.
Ce projet de texte, fortement voulu par les organisations professionnelles et industrielles, exige que le Royaume-Uni "s’aligne de manière dynamique et applique simultanément" toutes les législations européennes régissant les produits animaux et végétaux. Pour le sécuriser, la "clause Farage", qui interviendrait dans le cas où celui-ci devient Premier ministre, stipule que la partie qui se retire unilatéralement de l'accord devra verser une indemnisation couvrant les coûts de mise en place "des infrastructures et équipements, du recrutement et de la formation initiaux, nécessaires à l'établissement des contrôles frontaliers", rapporte le Financial Times.
Cette "mesure de sécurité [vise] à assurer la...
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12/01 - Donald Trump : pourquoi ne voyons-nous jamais venir la tyrannie ? Par Gérald Bronner
La tyrannie peut prendre bien des visages, même celui de la démocratie, comme l’avait bien vu Alexis de Tocqueville. Donald Trump en propose, aujourd’hui, une déclinaison que le magistrat français n’avait certes pas envisagée. Le président américain vient de réaffirmer son intention d’annexer le Groenland en cherchant à prolonger l’effet de stupéfaction qu’il a produit par son intervention au Venezuela. Pourquoi sommes-nous sidérés par ce que nombre de commentateurs avaient pourtant annoncé ? En effet, ce n’est pas que les prédictions alarmantes n’ont pas été faites mais, pour beaucoup d’entre nous, il existe une résistance à croire que la tyrannie va vraiment advenir.
On a parfois raison de ne pas craindre le pire : il existe des exemples de radicalités politiques qui s’amollissent une fois qu’elles ont accédé au pouvoir, notamment parce que les faits sanctionnent l’application du programme irréaliste que, souvent, elles promeuvent. L’Histoire nous donne aussi à voir des totalitarismes qui s’installent à une vitesse que personne n’avait pressentie. L’exemple prototypique en est celui du danger nazi dans l’Allemagne de l’entre-deux-guerres. Beaucoup de conservateurs, d’industriels et de hauts fonctionnaires voyaient Hitler comme un moyen de stabiliser le pays, un rempart contre le communisme et – naïveté terminale – quelqu’un qu’ils pourraient contrôler une fois au pouvoir. Comme on sait, Hindenburg et son entourage ont accepté de le nommer chancelier en misant sur le fait qu’il serait encadré par des ministres...
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12/01 - Iran : ces options "très fortes" dont dispose Donald Trump pour une intervention
Il s'est dit "prêt à intervenir", et a affirmé que les États-Unis "ouvriraient le feu" si les autorités tiraient sur les manifestants. Alors que des mobilisations secouent l'Iran depuis deux semaines, le président américain Donald Trump envisage de faire pression sur le pays, et étudie plusieurs réponses militaires "très fortes" qui lui seront proposées ce mardi 13 janvier, lors d'une réunion avec de hauts responsables de l'administration.
Selon le Wall Street Journal, différents scénarios sont possibles : le déploiement d'armes cybernétiques secrètes contre des sites militaires et civils iraniens, l'imposition de nouvelles sanctions contre des personnalités du régime ou des secteurs de l'économie iranienne, ou encore des frappes militaires. Une autre option évoquée est la mise en place en Iran de terminaux Starlink, le service Internet par satellite d'Elon Musk, permettant aux manifestants de contourner la récente coupure d'internet dans le pays - Donald Trump devrait bientôt rencontrer Elon Musk pour en discuter, a-t-il fait savoir ce dimanche 11 janvier.Les dangers d'une intervention
Si le secrétaire d'Etat Marco Rubio et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou se sont entretenus samedi des manifestations et d'autres sujets relatifs au Moyen-Orient, comme la guerre à Gaza, certains responsables de l'administration craignent toutefois qu'une riposte américaine n'exacerbe les tensions dans la région, risquant de provoquer une confrontation directe entre les États-Unis, l'Iran et,...
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12/01 - Iran : le soulèvement qui menace le régime des mollahs
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12/01 - Manifestations en Iran : Reza Pahlavi, le fils du chah déchu qui attend son heure
"Je me prépare (…) à rentrer dans ma patrie pour être avec vous, grande nation iranienne, lorsque notre révolution nationale aura triomphé. Je crois que ce jour est très proche." Depuis le début des mobilisations contre la vie chère en Iran, qui ont pris progressivement une tournure politique appelant à la chute du régime, Reza Pahlavi multiplie les messages de soutien aux opposants sur X. Âgé de 65 ans, le fils du dernier chah d'Iran, renversé par la révolution islamique en 1979, est depuis exilé aux Etats-Unis, et détient le titre symbolique de souverain successeur, non reconnu par le régime iranien en place.
"C'est la bataille finale, Pahlavi reviendra !", ont scandé certains manifestants, démontrant la popularité croissante de celui qui se fait appeler prince lors de ses interventions publiques. "Aux yeux de nombreux Iraniens, notamment les jeunes, qui appellent à la fin du régime militaro-politique et ses pratiques rétrogrades, Reza Pahlavi incarne la modernité, la laïcité, et la possibilité pour l’Iran de renouer avec la communauté internationale", témoigne ainsi une ex-partisane du mouvement réformiste, auprès du Figaro.
Il faut dire que son nom revient sans cesse au gré des périodes de tensions qui agitent le pays. En 2009, lorsque des manifestations éclatent après la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad, Reza Pahlavi appelle par exemple "les forces de l'ordre à la désobéissance civile et à la neutralité" (un appel réitéré ce dimanche 11 janvier). En 2013, il crée également le...
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12/01 - Etats-Unis : mis sous pression par Donald Trump, le président de la Fed menacé de poursuites pénales
La pression auquel il fait face monte encore d'un cran. Le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Jerome Powell, a déclaré dimanche 11 janvier que l'administration du président Donald Trump l'avait menacé de poursuites pénales en lien avec l'une des auditions qu'il a effectuées l'été dernier devant le Congrès, à propos des rénovations du siège de la banque centrale.
Régulièrement visé par des critiques de Donald Trump, qui lui reproche depuis son retour au pouvoir en janvier dernier de ne pas baisser suffisamment les taux d'intérêt, Jerome Powell a dénoncé un "prétexte" destiné à accentuer la pression sur la Fed pour qu'elle réponde aux demandes du président américain.
Il a fait savoir que la Réserve fédérale avait reçu vendredi des convocations du département de la Justice pour témoigner devant un grand jury, une étape préalable à de possibles inculpations et qui constitue une escalade significative dans les tensions entre Donald Trump et Jerome Powell.
Réagissant au communiqué diffusé dimanche soir par le patron de la Fed, le sénateur républicain Thom Tillis, membre de la commission sénatoriale des Banques, a déclaré que la menace d'inculpation soulevait des questions sur l'"indépendance et la crédibilité" du département de la Justice. Thom Tillis a ajouté sur le réseau social X qu'il s'opposerait à de quelconques candidats nominés par Donald Trump pour siéger à la Fed "tant que cette question juridique ne sera pas complètement réglée". La commission sénatoriale des Banques a notamment pour mission...
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12/01 - Nucléaire : la France et l’Europe doivent déclarer l’urgence industrielle, par Jean-Marc Scolari
Face à la crise climatique et aux bouleversements géopolitiques, le nucléaire s’impose à nouveau comme un pilier stratégique de la souveraineté énergétique européenne. L’édition 2025 du World Nuclear Exhibition en a apporté la preuve : la France en première ligne parie sur l’atome pour tenir ses ambitions de neutralité carbone.
Les ambitions sont claires : la France vise un triplement de ses capacités nucléaires d’ici 2050. Mais entre les déclarations politiques et la réalité industrielle, un décalage majeur subsiste. Derrière les grandes annonces, le défi reste entier : transformer la volonté affichée en une exécution rapide, structurée et compétitive.Une guerre industrielle que l’Europe ne peut plus se permettre de perdre
Partout dans le monde, le nucléaire accélère. En Chine, une centrale peut sortir de terre en moins de 7 ans (en France, il en faut encore quinze). Avec 58 centrales nucléaires à son actif (57 pour la France), elle devrait dépasser les Etats-Unis d’ici 2030. Ce contraste révèle une faille structurelle, un décalage profond entre nos ambitions et notre capacité d’exécution. L’Europe, et la France ne peuvent plus se contenter de suivre le rythme. Elles doivent le donner.
Les freins sont connus et désormais critiques. D’abord, la pénurie de compétences pèse lourdement sur la relance du secteur. L’incertitude prolongée autour de l’avenir du nucléaire a dissuadé les investissements dans la formation. Résultat : les savoir-faire techniques, notamment dans des domaines comme le soudage de haute précision,...
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12/01 - "La hausse des loyers a fait baisser les naissances de 11 %" : l’étude choc de l’économiste Ben Couillard
En 2025, les naissances ont encore chuté en France. Pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le nombre de morts a même dépassé celui des nouveau-nés. Les Etats-Unis, du fait d’un taux de fécondité en baisse (1,6 %) comme de la politique migratoire restrictive de Donald Trump, sont au bord du déclin démographique.
Alors que le phénomène de la dénatalité frappe tous les pays développés (sauf Israël) et devient un sujet politique brûlant, l’économiste canadien Ben Couillard a récemment publié une étude choc prouvant que la hausse des loyers joue un rôle majeur sur la baisse du taux de fécondité américain.
A L’Express, le chercheur à l’université de Toronto explique ces résultats frappants, défend la construction de logements pour les familles, mais se montre sceptique sur le gel des loyers prôné notamment par le nouveau maire de New York, Zohran Mamdani.
L’Express : A quel point les prix de l’immobilier influencent-ils la natalité ?
Ben Couillard : De nombreux pays développés sont confrontés à des taux de natalité faibles, et en baisse constante. Il est très difficile d’isoler un seul facteur, car c’est un sujet multifactoriel. J’ai essayé de le faire pour le logement en m’appuyant sur la modélisation économétrique. Sans trop entrer dans les détails techniques, j’ai mis en place un modèle dynamique, avec les coûts du logement comme paramètre variable. En sachant bien sûr que les autres facteurs évoluent eux aussi au fil du temps : les femmes sont de plus en plus éduquées et présentes sur le marché...
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12/01 - Guerre commerciale : les raisons de l’étonnant sursaut des exportations du Mexique vers les Etats-Unis
Alors que tous les regards étaient tournés vers la crise vénézuélienne, Donald Trump n'oublie pas ses sujets de prédilection. "Les cartels dirigent le Mexique", a-t-il assené le week-end dernier. Trafic de drogue, immigration, excédent commercial… ses critiques envers le pays présidé par Claudia Sheinbaum sont bien connues. Autant de prétextes qui en faisaient une cible idéale pour son offensive douanière. Les exportations mexicaines, dirigées à 80 % vers les Etats-Unis, y étaient particulièrement vulnérables. Du moins sur le papier.
Car entre janvier et novembre, les flux de biens non pétroliers depuis le Mexique vers son voisin du Nord ont progressé de 8 % sur l’année. Certes, le secteur automobile a accusé une baisse, la Maison-Blanche ayant criblé la filière de droits de douane spécifiques. Mais les exportations des autres catégories de marchandises ont grimpé de 15 %, compensant ce recul.Bouillonnement du secteur de l'IA
En plein découplage sino-américain, les atouts du pays apparaissent plus nettement que jamais pour Washington. "Les produits mexicains restent les plus compétitifs pour les États-Unis en raison de l'interconnexion entre les deux marchés, de la proximité géographique – qui implique des coûts de transport plus faibles – et de droits de douane inférieurs à la moyenne mondiale, aux alentours de 5 %", pointe Diego Marroquin Bitar, chercheur au Center for Strategic and International Studies. Le taux effectif appliqué à la Chine dépasse, lui, les 30 %. Autant dire que le calcul est vite fait....
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12/01 - Aide à mourir : un débat qui divise nos voisins européens
Le débat français sur la fin de vie dure depuis vingt-cinq ans, et il n'est pas près d’être clos. Amendée par l’Assemblée le 27 mai 2025, la proposition de loi sur le "droit à l’aide à mourir" sera examinée à partir du 20 janvier par le Sénat. Et les échanges promettent d’être animés, tant le sujet divise.
À huis clos, ce 7 janvier, la Commission des affaires sociales de la chambre haute en a fortement atténué l’esprit. Plutôt qu’accorder au patient un droit au suicide assisté ou à l’euthanasie, les sénateurs se sont prononcés pour un dispositif "d’assistance médicale à mourir" pour les seules personnes en "phase terminale". Ce qui en restreint la portée à "ceux qui vont mourir" et non à "ceux qui veulent mourir", comme le résument les co-rapporteurs LR, Christine Bonfanti-Dossat et Alain Milon. Le vote aura lieu le 28 janvier, avant que le texte ne revienne à l’Assemblée en deuxième lecture. L’occasion de se rendre compte que, chez nos voisins aussi, ce sujet clivant et douloureux suscite des débats.En Espagne, un fragile consensus
Depuis 2021, la "Ley Organica" autorise l’euthanasie et le suicide assisté. L’épilogue d’un long combat politique et philosophique, porté depuis 2002 par les partis de gauche et des organisations civiles. Mais le pays reste traversé par une profonde fracture éthique, du fait de l'opposition de certains mouvements chrétiens, pour qui cette loi viole l’article 15 de la Constitution, garantissant le droit à la vie. Si "l’aide à mourir" se développe lentement (334 euthanasies en 2023, sur 766...
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12/01 - Donald Trump, aux racines de sa matrice économique : enquête sur un ovni idéologique
En apparence, rien ne semble relier Donald Trump à Friedrich Nietzsche. Le premier, qui s'est longtemps vanté de n'avoir jamais rien lu d'autre que la Bible, ne s'est sans doute jamais plongé dans le dédale des écrits du second. Et pourtant, en multipliant les coups d’éclat, le président américain épouse, jusqu’à l’incarner, l’une des obsessions du philosophe de la fin du XIXe siècle. Une quête monomaniaque, impulsive, aveugle, de puissance, qui pousse Donald Trump à piétiner les règles communes, balayer les normes installées et dynamiter l’ordre établi d’un "vieux monde" dont il faudrait libérer les esprits et les peuples. Une forme de "transvaluation des valeurs", comme le théorisa le penseur allemand, il y a plus d'un siècle et demi.
La séquence de ce début d’année est un condensé du logiciel trumpien. Une copie nietzschéenne. Une intervention militaire au Venezuela au mépris du droit et des règles internationales, la destitution d'un président-dictateur et la mainmise sur les ressources pétrolières du pays. Puis, à peine rassasié d’or noir vénézuélien, une offensive commerciale sur le Groenland et ses ressources naturelles et un accord arraché à 140 pays pour exempter les multinationales américaines du taux mondial minimal d’imposition de 15 % prévu dans un traité international signé sous l’égide de l’OCDE en 2021. Dans la foulée, Trump annonce le retrait immédiat des Etats-Unis de 66 organisations internationales, principalement rattachées aux Nations unies.
Alors que le président américain va fêter dans...
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11/01 - Manifestations en Iran : le régime menace de riposter à toute intervention américaine
L'Iran a menacé ce dimanche 11 janvier Israël et les bases américaines au Moyen-Orient de représailles en cas d'intervention des Etats-Unis contre la République islamique en soutien des manifestants qui défient le régime depuis deux semaines, alors que le bilan dépasse 500 morts, selon une organisation des droits humains basée aux États-Unis. Le président américain Donald Trump a plusieurs fois menacé ces derniers jours Téhéran de venir en aide aux protestataires en cas de répression trop brutale. "L'Iran veut la liberté" et "les Etats-Unis sont prêts à l'aider", a-t-il écrit samedi sur son réseau Truth Social.
Selon le Wall Street Journal, Donald Trump sera informé mardi par ses services de renseignement de la situation sur le terrain et des "options spécifiques" lui seront présentées pour y répondre. La possibilité d'une intervention américaine a été évoquée lors d'un appel téléphonique entre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, selon une source israélienne ayant assisté à la conversation, et Israël s'est placé en "état d'alerte maximale" face à cette possibilité de frappes américaines, ont indiqué trois sources israéliennes.
Israël n'a pour l'heure manifesté publiquement aucune volonté d'intervenir. Dans une interview publiée vendredi par The Economist, Benyamin Netanyahou a déclaré qu'une attaque iranienne contre son pays aurait des conséquences terribles. A propos des manifestations, il a ajouté : "Pour le reste, je pense que nous devons observer ce qui se...
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11/01 - Au Venezuela, l’Hélicoïde de Caracas : du centre commercial au centre de torture
Relégué dans l'oubli, l'architecte vénézuélien Jorge Romero Gutiérrez (1924-1997) doit se retourner dans sa tombe. Son grand œuvre, l'Hélicoïde de Caracas, conçu dans les années cinquante pour devenir le plus grand centre commercial d'Amérique latine, est devenu, sous Nicolas Maduro, le plus ignoble et célèbre centre de torture du continent latino-américain. Il est spécialement dédié à la persécution des opposants politiques qui étaient encore au nombre de 806 au moment du Nouvel An.
Toutefois, après l'arrestation de l'ex-président et son transfert à New York à la suite du raid de l'armée américaine, la présidente par intérim Delcy Rodriguez a commencé à en libérer un peu plus d'une dizaine, soit environ 1 % du total. Parmi eux : l'avocate, militante des droits humains et spécialiste des questions militaires Rocio San Miguel.
En forme de tour de Babel, l'Hélicoïde raconte la vertigineuse descente aux enfers d'un pays qui figurait parmi les dix les plus riches du monde dans les années 1950 à 1970, avant de sombrer dans la pauvreté extrême en raison du pillage de l'industrie pétrolière et de l'économie tout entière voulue par la klepto-dictature en place depuis un quart de siècle. D'une audace architecturale folle, l'immense bâtiment hélicoïdal conçu sous la dictature de Marcos Pérez Jiménez (1948-1958) est ceinturé par une rampe automobile en forme de spirale longue de 4 kilomètres qui dessert douze étages. Ce chef-d’œuvre d'architecture brutaliste devait à l'origine abriter 130 boutiques, des bureaux, un centre de...
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11/01 - Marco Rubio prochain dirigeant de Cuba ? Donald Trump fait pression pour un accord avec La Havane "avant qu’il ne soit trop tard"
Donald Trump a relancé, ce week-end, la pression américaine sur Cuba. Dimanche, le président des Etats-Unis a "vivement recommandé" à Cuba de parvenir à un accord avec les Etats-Unis "avant qu'il ne soit trop tard". "Il n'y aura plus d'argent ou de pétrole vers Cuba. Zéro !", a-t-il publié sur sa plateforme Truth Social. Le président américain a justifié cette menace par la fin du soutien vénézuélien à l'île après la capture, début janvier, du président Nicolas Maduro lors d'une opération nocturne à Caracas.
Depuis cette intervention spectaculaire, Washington fait pression sur la nouvelle présidente vénézuélienne par intérim, Delcy Rodriguez, pour mettre un terme aux livraisons de pétrole vers Cuba. Le Venezuela était jusqu'alors le principal fournisseur énergétique de l'île. Entre janvier et novembre de l'an dernier, Caracas a livré en moyenne 27 000 barils de pétrole par jour, couvrant environ la moitié de ses besoins, selon des données d'expédition maritime et des documents de la compagnie pétrolière nationale PDVSA cités par Reuters. Désormais, le pétrole vénézuélien est vendu aux Etats-Unis.Une économie fragilisée
Dans ce contexte de tension, Donald Trump a également partagé dimanche un message suggérant que son secrétaire d'Etat, Marco Rubio, né de parents immigrés cubains, pourrait devenir un jour président de Cuba. Le président américain a republié sur Truth Social un message de l'utilisateur Cliff Smith affirmant : "Marco Rubio sera président de Cuba", accompagné d'un émoji rieur, ajoutant en commentaire : "Cela...
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11/01 - "Avec les réseaux sociaux, des choses très graves vont se produire" : l’alerte du psychologue Jonathan Haidt
Difficile de lui contester le statut d'intellectuel le plus influent au monde. Professeur à la New York University Stern School of Business, Jonathan Haidt est l'auteur de Génération anxieuse (Les Arènes, 2025), dans lequel il alerte sur les conséquences des réseaux sociaux et des smartphones pour la santé mentale des jeunes. Ce best-seller (plus de deux millions d'exemplaires vendus) a directement conduit à l'interdiction des réseaux sociaux en Australie pour les moins de 16 ans, et la France pourrait bientôt suivre pour les moins de 15 ans. Mais le chercheur est aussi l'auteur d'une œuvre majeure en psychologie sociale, tentant depuis vingt ans de comprendre pourquoi nos sociétés sont si divisées. Les éditions Arpa publient le 15 janvier la traduction de The Righteous Mind (sous le titre La Supériorité morale), un classique de 2012 dans lequel Jonathan Haidt éclaire le fonctionnement de notre cerveau et montre l'importance des préférences morales dans nos positionnements politiques.
Pour L'Express, l'universitaire ne cache pas son inquiétude sur la "fragmentation totale" de nos sociétés, et déplore la radicalisation de la gauche comme de la droite. Analysant le phénomène Trump, il raconte aussi sa rencontre avec Emmanuel Macron.
L'Express : La polarisation politique que vous y décriviez dans La Supériorité morale semble plus que jamais d’actualité. Jusqu’où nos sociétés vont-elles se fragmenter ?
Jonathan Haidt : Les experts ne peuvent pas vraiment prédire l'avenir. En revanche, ils peuvent...
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11/01 - L’opération de Donald Trump sur le pétrole vénézuélien met l’Opep sous pression
L'opération américaine au Venezuela n'a pas fini de bouleverser l'ordre mondial, géopolitique et commercial. Après avoir enlevé et emprisonné le dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro le 3 janvier dernier, Donald Trump a répété ces derniers jours sa volonté de vouloir s'emparer du pétrole du pays, qui détient les plus importantes réserves stratégiques du monde (18 %).
Vendredi, le locataire de la Maison-Blanche promettait ainsi sur son réseau Truth social l'investissement de 100 milliards de dollars de la part des grandes compagnies pétrolière, qu'il s'apprêtait à rencontrer quelques heures plus tard dans le bureau Ovale. De quoi bouleverser le marché mondial du pétrole, au premier rang desquels l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), dont le Venezuela est l'un des membres fondateurs.Déséquilibre de l'offre et baisse des prix
Selon les plus récentes analyses de l'Opep, Caracas disposerait des plus grandes réserves mondiales de pétrole brut, avec près de 300 milliards de barils, devant l'Arabie saoudite (267 milliards de barils) et l'Iran (208 milliards de barils pour l'Iran). Toutefois, faute d'investissements massifs et dans un contexte de crise économique, la production de l'or noir par le pays reste jusqu'à présent relativement faible. A peine un million de barils par jour, quand 105 millions sont quotidiennement produits par le reste des pays exportateurs. Ce qui explique la relative stabilité du marché depuis l'attaque du 3 janvier.
Mais vu le potentiel du pays en matière de ressources...
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11/01 - Ostéopathie, la fin du remboursement par les mutuelles ? Ce que dit la science sur son efficacité
Qui n’a jamais poussé la porte d’un cabinet d’ostéopathie ? Un dos bloqué, des douleurs musculaires, une migraine ou des maux de ventre : cela devient presque un réflexe pour certains. Allongé sur la table, le praticien vous palpe. Il tente de préciser la cause de vos maux, fait parfois craquer quelques vertèbres, ou impose ses mains sur le crâne ou les articulations pour pratiquer des micromouvements. On en sort parfois un peu groggy, souvent soulagé. Le signe que "cela marche" ? Peu de personnes doutent de l’efficacité de la pratique. 86 % des Français font confiance aux ostéopathes et plus d’un sur deux en a consulté un au cours des cinq dernières années, selon un sondage Odoxa réalisé pour l’Union pour l’ostéopathie (UPO), la principale fédération des ostéopathes. Mais ce sentiment de satisfaction suffit-il à prouver un bénéfice médical et justifie-t-il un remboursement par les mutuelles et les complémentaires santé ?
La question, longtemps tabou tant la pratique est populaire, revient sur la table. Les attaques viennent notamment d’un rapport du Sénat publié en 2024 qui s’alarme de l’explosion du coût des "soins de confort" (près d’un milliard d’euros par an). Le document suggère de supprimer la prise en charge des actes d’ostéopathie des contrats responsables des organismes complémentaires, qui représentent 96 % des contrats et doivent respecter un cahier des charges fixé par le gouvernement (en échange d’une réduction de taxes).
Un second rapport, publié en 2025 par le Haut conseil pour l’avenir de...
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11/01 - Antonio Damasio, neuroscientifique : "La conscience ne se trouve pas dans le cerveau seul, elle est aussi dans le corps"
Comment expliquer que notre espèce, Sapiens, soit la seule sur Terre à disposer d'une conscience ? Quels sont les mécanismes qui, dans le secret de nos cellules, sont à l'œuvre pour former ce qui fait de nous des humains : nos pensées, nos sentiments, notre imagination ? Depuis trois décennies, le neuroscientifique portugais Antonio Damasio, l'un des plus influents et des plus originaux dans son domaine, tente de percer les mystères de l'organe le plus complexe de l'Homme : notre cerveau. Et de déconstruire l'idée cartésienne originelle de la séparation du corps et de l'esprit.
Dans son dernier livre intitulé L'intelligence naturelle et l'éveil de la conscience (Odile Jacob), le directeur de l'Institut pour l'étude neurologique de l'émotion et de la créativité de l'université de la Californie méridionale, âgé de 81 ans, va encore plus loin. Il soutient non seulement que la conscience est indissociable du corps, mais aussi que, contrairement à l'idée reçue, ce n'est pas la conscience elle-même qui nous fait ressentir, mais bien l'inverse : pour être conscient, il faut d'abord ressentir. La réponse à l'éternel mystère de la conscience, affirme l'auteur de L'Erreur de Descartes, ne réside pas dans le cortex cérébral – comme on le pensait auparavant – mais bien dans des structures plus anciennes. Cette distinction nous aide également à comprendre ce qui manque à l'intelligence artificielle pour être consciente d'elle-même. Pour l'instant, du moins...
L'Express : Vous écrivez dans votre nouvel ouvrage que la...
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11/01 - Iran : pourquoi la coupure d’Internet risque de durer longtemps
Depuis 72 heures, l'Iran est coupée du monde. En proie à des manifestations d'ampleur depuis le 28 décembre dernier, d'abord contre la vie chère puis rapidement contre le régime des Mollahs tout entier, les autorités ont brutalement coupé tous les signaux Internet. La répression, sanglante, durant laquelle au moins 116 personnes sont mortes et 2 600 ont été arrêtées selon l’organisation basée aux Etats-Unis Human Rights Activists News Agency, ne doit pas être filmée. Le monde ne doit pas voir.
Samedi, les gardiens de la révolution ont qualifié les manifestants de "terroristes" et ont déclaré que "préserver les acquis de la révolution islamique et maintenir la sécurité et la survie du régime constituent une ligne rouge"."Pire coupure de l'histoire de l'Iran"
À la suite du black-out d'Internet imposé par les autorités dans la nuit de jeudi à vendredi, "90 % du trafic Internet vers l’Iran s’est arrêté", explique Amir Rashidi, expert iranien des droits numériques, auprès du journal britannique The Guardian. En l'espace de quelques heures, les appels internationaux vers le pays ont été bloqués et les téléphones mobiles iraniens mis hors service. Amir Rashidi et d'autres experts évoquent une "coupure d’une précision glaçante".
Même les connexions via le puissant réseau satellitaire Internet de Starlink semblent avoir été coupées. Lors des manifestations de 2022 après la mort de Mahsa Amini et au commencement du mouvement "Femme, vie, liberté", le réseau avait pourtant été une bouée de sauvetage pour les Iraniens. "Il...
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11/01 - Ipesup : la prépa "secrète" et incontournable pour intégrer l’INSP (ex-ENA)
Thomas*, 24 ans, a appris l’existence de la prépa Ipesup un peu tard. "En 2025, j’avais décidé de m’inscrire à la préparation aux concours administratifs dispensée par Sciences Po afin de tenter celui de l’INSP. Au cours de l’année, j’ai découvert incidemment que plusieurs de mes camarades étaient inscrits dans cet organisme privé en parallèle. En général, ce n’est pas quelque chose qu’on aime mettre en avant", raconte l’étudiant. Résultat : après avoir échoué de peu à l’entrée de l’Institut national du service public (ex-ENA), le candidat malheureux retentera sa chance en 2026 en troquant la prépa Science Po… contre celle d’Ipesup. "Je qualifierais cette dernière de "boîte à examens blancs". Le fait qu’ils en proposent un grand nombre et que tout peut se faire à distance garantit un entraînement intensif. Un avantage indéniable", poursuit le jeune homme, pour qui cette stratégie de faire appel à un groupe privé pour augmenter ses chances de réussite est "un secret de moins en moins bien gardé". 93 % de réussite au concours
Sur son site Internet, Ipesup - qui n’a pas souhaité répondre aux sollicitations de L’Express - se félicite d’ailleurs des excellents résultats de sa Prép’INSP : ses étudiants représenteraient 25 des 27 candidats admis au concours externe de l’ex-ENA en 2024. Soit 93 % des lauréats. "Mieux vaut se méfier des statistiques affichées par les prépas en général car celles-ci ont tendance à gonfler leurs chiffres, nuance cet ancien membre du jury de l’INSP. Certains candidats ont pu suivre cette prépa privée...
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11/01 - "Je ne raffole pas de l’écriture blanche à la mode" : Lolita Pille ou l’éloge de la littérature absolue
Printemps 2002. Paris pense avoir trouvé pour de bon la nouvelle Sagan. Lolita Pille, 19 ans, fait scandale avec Hell, un premier roman électrique qui explore le côté obscur d’une certaine jeunesse dorée. Adapté au cinéma, le livre devient un phénomène générationnel – il se vend à plus de 300 000 exemplaires en poche. A la fois brillante et fêtarde, amie de Frédéric Beigbeder et de Simon Liberati, Lolita Pille séduit autant qu’elle agace. Elle ne se laisse pas marcher sur les pieds. Il faut revoir son passage à On n’est pas couché, en 2008, à l’occasion de la parution de son troisième roman, Crépuscule ville : pleine de répartie, la jeune femme écrabouille Eric Zemmour. C’est la fin d’un cycle. Malgré ses débuts en fanfare, la romancière souffre des calomnies misogynes qui la poursuivent depuis Hell (une fille n’aurait pas pu écrire seule un tel livre, blablabla). Elle veut montrer de quel bois elle se chauffe. Mais pour cela, elle a besoin de temps. Peu à peu, elle se fait plus discrète, et finit par disparaître de longues années chez ses parents à Brest, où elle mène une vie ascétique, relit ses idoles (Jane Austen, Emily Brontë, Virginia Woolf), travaille d’arrache-pied à différents manuscrits et nage dans l’océan par toutes les saisons.
A son grand retour en 2019 avec le roman Elena et les joueuses, les amnésiques l’ont oubliée et ses anciens ennemis ne lui laissent pas la grâce d’une seconde chance. Lolita Pille publie ensuite un superbe récit autobiographique, Une adolescente, qui ne connaît pas le succès qu’il...
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11/01 - Les Etats-Unis ont mené des frappes "à grande échelle" contre l’Etat islamique en Syrie
Le commandement central des États-Unis pour le Moyen-Orient (CentCom) a annoncé, samedi 10 janvier, avoir mené des frappes "à grande échelle" contre plusieurs cibles de l’organisation État islamique (EI) à travers la Syrie. Dans un message publié sur X, le CentCom précise que ces opérations ont été conduites "en collaboration avec des forces partenaires", sans identifier ces dernières. L’action intervient en représailles à une attaque survenue en décembre dans la région de Palmyre, qui avait coûté la vie à deux militaires et un interprète américains. "Notre message reste clair : si vous vous en prenez à nos combattants, nous vous trouverons et nous vous tuerons où que vous soyez dans le monde", a rappelé le CentCom. Le communiqué ne précisait pas si des personnes avaient été tuées lors des frappes.
https://t.co/cfTSJ2Nety— U.S. Central Command (@CENTCOM) January 10, 2026
Selon l'AFP, la Jordanie a indiqué dimanche avoir participé aux frappes, menées dans le cadre de la coalition internationale, "pour neutraliser les capacités des groupes terroristes et les empêcher de se réorganiser ou d’utiliser ces zones pour lancer des attaques menaçant la sécurité régionale"."De très lourdes représailles"
Ces frappes font suite à une première série d’attaques américaines en Syrie, déclenchées en décembre après l’assassinat de trois ressortissants américains. Washington avait alors frappé "plus de 70 cibles" dans les régions de Homs, Deir Ezzor et Raqa, tuant au moins cinq membres de l’EI, dont le chef d’une cellule de drones,...
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11/01 - A Toulouse, le musée des Augustins fait peau neuve
Six années de travaux et 25 millions d’euros mis sur la table – en majeure partie par la municipalité – auront été nécessaires pour rhabiller le musée des Augustins, l’un des fleurons du patrimoine toulousain. L’ancien couvent des ermites de saint Augustin au XIVe siècle, devenu, en 1795, le muséum du Midi de la République, l’un des premiers issus de la Révolution, dont l’ouverture suivit de peu celle du Louvre, a rouvert ses portes juste avant Noël. Point d’orgue de la rénovation, une façade contemporaine en pierre blanche de Dordogne, précédée d’un vaste parvis végétalisé en pente douce, remplace l’ancienne entrée et ses marches, qui rendaient l'accès peu commode aux personnes à mobilité réduite...
Cette nouvelle extension de 220 mètres carrées, conçue par l’agence portugaise Aires Mateus, continue de déconcerter une partie des habitants, jugeant le mur aveugle et sa blancheur immaculée en rupture avec la Ville rose. "On sait peu que les façades de briques qui donnent son surnom à la cité furent souvent recouvertes de chaux au XVIIIe siècle pour apporter de la lumière aux façades et assainir les rues étroites. Des édifices emblématiques de la cité, comme la basilique Saint-Sernin, le Capitole et nombre d’hôtels particuliers sont rehaussés de pierre blanche", justifie Laure Dalon, la directrice du musée. D’ailleurs, si la radicalité de la proposition divise, tous lui accordent le mérite de reconstituer une aile sud pour le cloître, celle d’origine ayant été arasée en 1895 pour ouvrir les artères commerçantes de Metz...
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11/01 - Israël en alerte maximale face au risque d’une intervention américaine en Iran
Israël est en état d'alerte maximale face à la possibilité d'une intervention américaine en Iran. Les sources, présentes lors de consultations de tenues de sécurité par Israël durant le week-end, n'ont pas précisé ce que signifiait, en pratique, "l'état d'alerte maximale".
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a évoqué la possibilité d'une intervention américaine en Iran lors d'un appel téléphonique avec le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio samedi, a déclaré une source israélienne présente lors de la conversation.116 morts lors des manifestations
Le président américain Donald Trump a déclaré à plusieurs reprises ces derniers jours que les États-Unis étaient prêts à intervenir pour défendre les manifestants en Iran en cas de répression violente des autorités de Téhéran. Encore samedi, il déclarait sur sa plateforme Truth Social que l'Iran "aspirait à la liberté" et que les Etats-Unis "se tenaient prêts à aider", menaçant de "frapper très fort" l'Iran en cas de répression trop meurtrière. Le New York Times affirme d'ailleurs que le président américain a été briefé ces derniers jours sur les options dont il dispose concernant d'éventuelles frappes, y compris visant des cibles civiles.
L'Iran, qui a connu une guerre de 12 jours avec Israël l'année dernière et dont les installations nucléaires ont été bombardées par les États-Unis en juin, connaît actuellement ses plus importantes manifestations antigouvernementales depuis des années. Le bilan...
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11/01 - Kenneth R. Rosen, reporter américain : "Mettre la main sur le Groenland, c’est donner carte blanche à Poutine"
L’Arctique est devenu le théâtre d’une nouvelle guerre froide qui devient chaque jour plus brûlante, et pas seulement sur le plan climatique. Polar War: Submarines, Spies, and the Struggle for Power in a Melting Arctic, le nouvel ouvrage du reporter de guerre américain Kenneth R. Rosen, paru aux États-Unis ce 6 janvier (Simon & Schuster, non traduit), en témoigne. Fruit de centaines d’interviews et de trois années de reportages aux quatre coins du Grand Nord, cette enquête, très fouillée, montre avec brio comment le changement climatique, les ambitions militaires et les opportunités économiques transforment l’Arctique en l’épicentre d’une nouvelle guerre froide. "Et ce n’est que le début", explique dans un entretien à L’Express ce journaliste maintes fois récompensé pour ses reportages en Ukraine, en Syrie ou encore en Irak.
Alors que l’ombre de Donald Trump plane de plus en plus sur le Groenland, que la Chine gagne en influence dans la région et que les Russes ont déjà une longueur d’avance sur leurs rivaux, Kenneth R. Rosen se montre particulièrement inquiet du retard américain dans cette partie du monde. Ce qu'il décrit n'est pas rassurant...
L’Express : "Pour ceux d’entre nous qui observons l’Arctique depuis environ cinq ans, la possibilité d’un conflit dans la région semble aujourd’hui inévitable", écrivez-vous. Quelle forme pourrait prendre un tel conflit ?
Kenneth R. Rosen : J’évoque dans le livre ce concept d’escalade horizontale, l’idée qu’un événement survenant dans l’Arctique pourrait...
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11/01 - Pluribus : pourquoi cette série est une ode au libéralisme
À première vue, la nouvelle création d’Apple TV, Pluribus, coche toutes les cases de la série apocalyptique. Le "pitch" est simple : des scientifiques américains interceptent un signal radio émis depuis plus de 600 000 années-lumière de la Terre qui, une fois décrypté, se révèle être la recette d’une séquence génétique. Reproduite en laboratoire, celle-ci échappe au contrôle des scientifiques et se transforme en un virus extraterrestre, programmé pour infecter l’humanité tout entière.
Mais à rebours des classiques du genre, comme The Walking Dead ou The Last of Us, la nouvelle série de Vince Gilligan – créateur des mythiques Breaking Bad et Better Call Saul -, ne donne à voir aucun paysage de désolation. Pas d’autoroutes jonchées de carcasses de voitures, ni d’immenses villes désertes où la nature reprend progressivement ses droits. Dans Pluribus, l’apocalypse prend la forme d’un monde ordonné, paisible et pacifique. Le virus ne transforme pas les humains contaminés en créatures monstrueuses, il les fond dans une humanité commune, où l’esprit de chaque individu s’efface au profit d’une conscience collective. Seuls les corps demeurent intacts. Une sorte de ruche planétaire, où près de sept milliards d’êtres humains partagent une seule et même psyché et communient dans la paix, la bienveillance, et la connaissance - puisque cet esprit est dépositaire de l’ensemble des savoirs, compétences et expériences accumulées depuis l’aube de l’humanité. Dans Pluribus, aucun zombie vociférant à la démarche traînante et aux vêtements...
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11/01 - Pierre-Simon Laplace, précurseur insoupçonné de la psychologie moderne
Le lecteur régulier de cette chronique est déjà familier avec l’idée selon laquelle nos intuitions sont trompeuses et notre raisonnement est souvent imparfait, du fait de nombreux biais et limites cognitives qui structurent notre esprit. L’étude systématique de ces phénomènes est due à de multiples chercheurs en psychologie principalement depuis les années 1970, parmi lesquels les Américains Amos Tversky et Daniel Kahneman sont les plus connus.
Pourtant, la première description d’un certain nombre d’entre eux est bien plus ancienne. Il y a tout juste deux siècles, le mathématicien français Pierre-Simon Laplace (1749-1827) publiait son Essai philosophique sur les probabilités (1825), incluant tout un chapitre intitulé Des illusions dans l’estimation des probabilités. Sans doute ignorée de bonne foi par la plupart des psychologues contemporains, la lecture de ce chapitre aujourd’hui est saisissante tant elle a anticipé les conceptions modernes des biais cognitifs."L’esprit a ses illusions, comme le sens de la vue"
Dès la première phrase de ce chapitre, Laplace fait un parallèle pertinent entre les illusions visuelles et les biais cognitifs. Il évoque dans la foulée le fait que nous avons accès à deux modes de raisonnement, intuitif et réfléchi, que Kahneman nommera "Système 1" et "Système 2". "L’esprit a ses illusions, comme le sens de la vue ; et de même que le toucher corrige celles-ci, la réflexion et le calcul corrigent les premières".
Il identifie les principaux facteurs à l’origine de nos erreurs : "Nos...
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11/01 - "Combattre tout en préparant le plan B" : Marine Le Pen, un an sur la ligne de crête
Maudits avocats. Il y a ceux qui lui disent non et ceux qui sont déjà pris. A l'automne un ténor peu suspect de sympathie pour l'extrême droite, approché par Marine Le Pen, décline poliment. Pire, alors que la députée du Nord prépare déjà un éventuel pourvoi en cassation, elle rencontre l’un d’eux, qu’elle trouve très bon, mais ce dernier lui annonce qu’il est déjà pris… par la partie adverse ! Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas…
Quelles pensées traverseront l’esprit de la cheffe de file nationaliste lorsqu’elle se présentera, ce mardi 13 janvier, à la barre, dans son procès en appel dans l’affaire des assistants parlementaires ? Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir ? Se dit-elle, comme le Grec Ésope en son temps, qu’"on ne peut rien changer à son destin" ? Rares sont ceux, au parti à la flamme, qui ont déjà eu cette discussion avec elle. En parler, c’est prendre le risque de raviver une blessure intime. Alors on s’applique plutôt la célèbre devise de Léon Gambetta : y penser toujours, n’en parler jamais. Chacun comprend qu’elle est entièrement absorbée par cet enjeu judiciaire, qui détermine son avenir politique. Un député qui passait devant le siège du RN entre le Noël et le jour de l’An n’a pas été surpris d’y voir la voiture de Marine Le Pen.
"C’est un nouveau procès. Elle a changé de stratégie de défense à l’automne, raconte l’un de ses lieutenants. Si elle veut avoir une chance de se présenter, il faut être moins politique, plus juridique." Et de se risquer - fait rare - à un pronostic : "Dans tous les cas, il y...
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10/01 - Appel inattendu avec Donald Trump : comment la Colombie a évité l’escalade militaire américaine
Un "malade" gérant "des usines de cocaïne" qui expédiraient de la drogue aux Etats-Unis. Voilà comment Donald Trump qualifiait le président colombien Gustavo Petro le 3 janvier dans un contexte de tensions entre Washington et Bogota à la suite de l'opération militaire américaine au Venezuela contre Nicolas Maduro. Interrogé sur la possibilité d'une opération militaire américaine dirigée cette fois contre la Colombie, Donald Trump avait répondu : "Ça me paraît une bonne idée."
Les menaces de Donald Trump semblent avoir été prises au sérieux par l'ancien guérillero Gustavo Petro. Moins d'une semaine après ce regain de tensions entre Washington et Caracas, le changement de ton est notable après un appel téléphonique entre les deux dirigeants, mercredi le 7 janvier. Donald Trump a annoncé vendredi qu’il rencontrera son homologue colombien à la Maison-Blanche début février. "Je suis certain que cela se passera très bien pour la Colombie et les Etats-Unis, mais il faut absolument empêcher l'entrée de cocaïne et d'autres drogues aux Etats-Unis", a écrit Donald Trump sur les réseaux sociaux. "Cela a été un grand honneur de parler avec le président de la Colombie, qui m'a téléphoné pour m'expliquer la situation en matière de drogues et concernant d'autres désaccords que nous avons eus. J'ai apprécié le fait qu'il m'appelle et le ton qu'il a employé et j'ai hâte de le rencontrer dans un avenir proche."
De son côté, Gustavo Petro a déclaré que cet échange "amical" était "historique". Dans un entretien accordé...
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10/01 - "Entre 25 et 30 millions de Français ont un revenu qui dépend de l’Etat" : le calcul choc d’un universitaire
Depuis le 1er janvier, faute de budget voté, le dispositif d’aides à la rénovation énergétique "MaPrimeRénov'" est suspendu. L’Etat ferme un de ses guichets et c’est tout un secteur d’activité qui tousse. De nombreux professionnels du bâtiment voient leur chiffre d’affaires divisé par deux ! Ce fait d'actualité illustre les travaux de Jérôme Baray, vice-président du conseil d’administration de l’Université du Mans. "En France, presque tout le monde est fonctionnaire sans le savoir" : le titre de sa récente contribution au site "The Conversation" a été remarqué. Professeur des universités en sciences de gestion, Jérôme Baray a mené toute une carrière d’entrepreneur avant d’intégrer le monde académique. Il a pu constater à quel point "l’Etat structure les marchés en France". En analysant les flux d’argent public et non en se limitant aux statuts, il en est arrivé à la conclusion qu’une part très importante des revenus considérés comme privés dépend en réalité de décisions publiques. Aucun secteur n’y échappe, selon lui. Même la "Start Up nation n’existerait pas sans l’Etat". Parmi les conséquences de cette imbrication du public et du privé, il pointe la corruption.
L’Express : "En France, presque tout le monde est fonctionnaire sans le savoir" : tel est le titre de votre article paru dans "The Conversation". Quel en est la genèse ?
Jérôme Baray : Cet article est né de mon expérience personnelle, mais aussi de mes travaux de recherche en sciences de gestion. Ingénieur, docteur et professeur des universités, je suis vice-président...
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10/01 - Pourquoi l’alcool est-il cancérigène ? Voici ce qu’il se passe dans votre corps quand vous buvez, même à petite dose
Un verre de vin au dîner, une ou deux petites bières entre collègues, un cocktail – ou plusieurs – le week-end. Des gestes presque anodins. Mais derrière cette convivialité et ces moments joyeux, se cache une réalité trop souvent minimisée, voire ignorée : l’alcool reste, avec le tabac, l’une des deux grandes causes évitables de tumeurs. "Les boissons alcoolisées sont responsables de 28 000 nouveaux cas et de 16 000 décès chaque année dans notre pays", rappelle le Pr Norbert Ifrah, le président de l’Institut national du cancer.
Car une fois ingéré, l’alcool déclenche une cascade de mécanismes biologiques délétères, que les scientifiques comprennent de mieux en mieux, même s’il reste encore quelques mystères. "L’effet cancérogène le plus puissant vient de la transformation de l’éthanol, le nom chimique de l’alcool, en acétaldéhyde, qui s’avère hautement toxique", indique Pietro Ferrari, responsable du département nutrition et métabolisme du Centre international de recherche sur le cancer (Circ), un organisme rattaché à l’Organisation mondiale de la santé. Cette première étape se déroule principalement au niveau du foie, et dans une moindre mesure dans la partie haute du tube digestif, de la bouche à l’œsophage.
L’acétaldéhyde reste généralement peu de temps dans l’organisme. La capacité des individus à le transformer plus ou moins rapidement en acétate, un composé inoffensif, varie selon leurs caractéristiques génétiques. Mais même avec une durée de vie courte, il peut causer beaucoup de dégâts. A commencer par des...
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10/01 - Cette négociation secrète entre le Vatican et les États-Unis pour offrir une porte de sortie à Nicolas Maduro
Le Vatican est une puissance spirituelle… mais aussi diplomatique. Vendredi 9 janvier, le pape Léon XIV, premier pape américain, a dénoncé le recours à la force militaire pour atteindre des objectifs diplomatiques lors d'un discours annuel de politique étrangère. "Une diplomatie qui promeut le dialogue et recherche le consensus de tous a été remplacée par une diplomatie de la force", a déploré le souverain pontife, élu en mai dernier, devant 184 ambassadeurs accrédités au Vatican.
Faisant référence à la capture, le week-end dernier, du président vénézuélien Nicolas Maduro par le président américain Donald Trump, le pape a appelé les gouvernements du monde à respecter la volonté du peuple vénézuélien à l'avenir et à sauvegarder ses droits humains et civils. En décembre dernier, Léon XIV, qui a critiqué certaines politiques de Donald Trump par le passé, avait exhorté le président américain à ne pas évincer Nicolas Maduro en recourant à la force militaire. "Le bien du peuple vénézuélien bien-aimé doit prévaloir sur toute autre considération", avait déclaré le souverain pontife. Le Washington Post révèle que le Vatican a même négocié avec les Etats-Unis afin d’offrir une porte de sortie à Nicolas Maduro avant sa capture par Washington.
Dans une enquête publiée vendredi 9 janvier, le quotidien américain dévoile les contours d’une réunion tenue la veille de Noël au Vatican, et jusqu'alors passée sous silence. Le cardinal Pietro...
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10/01 - L’improbable voyage de Philippe Sollers, Julia Kristeva et Roland Barthes au pays de Mao
En 2000, l’émission Strip-Tease avait filmé une délégation parlementaire belge en voyage en Corée du Nord. Grand moment de décalage entre la propagande d’un régime totalitaire et des élus en goguette, ce numéro mythique avait fait scandale en Belgique. Dommage que les caméras de Strip-Tease n’étaient pas disponibles en 1974 pour suivre le séjour de cinq de nos éminents intellectuels dans la Chine de Mao. Le pays sort alors de la Révolution culturelle, une manœuvre du Grand Timonier vieillissant pour reprendre le contrôle politique, qui a fait plusieurs millions de morts et provoqué d’innombrables tortures, humiliations et dénonciations publiques. Ce qui n’empêche pas Philippe Sollers, Julia Kristeva, Roland Barthes, Marcelin Pleynet et François Wahl d’embarquer pour trois semaines de tourisme organisées par Pékin. Jacques Lacan faillit rejoindre cette fine équipe, mais le ponte de la psychanalyse fut vexé que le pouvoir chinois ne délivra pas un visa à sa maîtresse. Acte manqué ?
Faute de vidéo, Jean Berthier reconstitue dans Voyage tranquille au pays des horreurs ce périple ubuesque, en s’appuyant sur les écrits des différents protagonistes. Avec une plume ironique, l’écrivain montre comment des esprits apparemment éclairés se sont aveuglés sur la nature totalitaire d'un régime, tout en énonçant des poncifs sur un pays auquel ils ne comprennent rien.
Rappelons le contexte de cette colonie Potemkine. En 1971, le sinologue belge Simon Leys publie Les Habits neufs du président Mao, dénonciation documentée de la...
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10/01 - "Isolement de la France", "une plaie pour Macron"... Le raté français sur le Mercosur vu d’Europe
Vingt-cinq ans de négociations pour l'adopter. Les États membres de l'Union européenne (UE) ont approuvé vendredi 9 janvier la signature de l'accord de libre-échange avec le bloc sud-américain Mercosur malgré l'opposition de plusieurs pays, dont la France. Les ambassadeurs des Vingt-Sept réunis à Bruxelles ont donné leur feu vert à cette signature, décision confirmée par la suite par les pays de l'UE.
Ces autorisations ouvrent la voie à la signature de l'accord par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avec le Marché commun du Sud, qui regroupe l'Argentine, la Bolivie, le Brésil et le Paraguay, à Asuncion. La cérémonie de signature de cet accord, le plus important signé par l'UE en matière d'allègement douanier puisqu'il supprimerait quatre milliards d'euros de surtaxes sur les exportations, aura lieu ce 17 janvier.L'Italie longtemps hésitante
L'accord a été arraché par la Commission européenne, notamment grâce au soutien de l'Italie, resté longtemps incertain, qui a fini par céder après la promesse faite par Ursula von der Leyen d'une avance sur 45 milliards d'euros d'aides de la politique agricole commune (PAC) débloquée en 2028 - plus tôt que prévu. "Un geste particulièrement destiné à l'Italie, qui menaçait de faire pencher la balance contre le Mercosur et qui est désormais convaincue", indique le quotidien suisse Le Temps. Emmanuel Macron a également salué cette annonce, sans pour autant se laisser convaincre de pencher en faveur du "oui".
Privée du soutien de l'Italie, la France...
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10/01 - Donald Trump, Vladimir Poutine, Xi Jinping : les prédateurs du nouvel ordre mondial
L’année 2026 est déjà celle de l’accélération des pays prédateurs. Dans la nuit du 2 au 3 janvier, les Etats-Unis ont lancé à la surprise générale une opération d’ampleur pour capturer le président vénézuélien Nicolas Maduro. Le déploiement massif de la marine américaine au large du pays ces six derniers mois n’était donc pas qu’une opération de communication politique. En kidnappant un chef d’Etat en exercice, Donald Trump a planté un nouveau clou sur le cercueil du droit international. "Ce n'est clairement pas une victoire pour la démocratie, s'inquiète Mary Ellen O'Connell, professeure de droit et juriste américaine. C'est sans aucun doute une terrible atteinte à l'Etat de droit."
Cette opération militaire spectaculaire offre un contraste saisissant avec l’échec de la Russie à enlever - voire éliminer-, en février 2022, le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Une question se pose maintenant : si le Venezuela est la dernière victime de ce nouveau Far-West mondial… qui sera la prochaine ? Partout, les appétits s’aiguisent, les budgets militaires s’accroissent, et les déclarations belliqueuses se multiplient.
Le Groenland, territoire danois hautement stratégique et riche en ressources naturelles, tombera-t-il bientôt dans l’escarcelle de l’administration Trump ? Taïwan, l’île qui résiste encore à Xi Jinping, pourra-t-elle faire front encore longtemps ? Sans parler de l’Ukraine, bien sûr, convoitée par Vladimir Poutine…
Pour tout comprendre au nouvel ordre mondial en train de se mettre en place, retrouvez les...
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10/01 - "Air de la ruche", propolis, gelée royale : ce que dit vraiment la science sur l’apithérapie
Deux abeilles fendent l’air en direction de la ruche. Avant de s’y engouffrer, elles s’arrêtent sur ce qui s’apparente au perron, un petit rebord en bois qui fait le tour de la structure. Les petites bestioles se frottent les pattes les unes contre les autres, comme pour se laver des saletés accumulées pendant leur escapade. "Les abeilles sont très disciplinées, vous savez. Elles n'oublient jamais de se désinfecter”, raconte Sophie Encev, apicultrice amateur et propriétaire des lieux, une dizaine de ruches, dans l'Oise.
Le paillasson doré sur lequel les insectes se roulent avec méthode, au milieu de ce jardin clairsemé, n’est autre que la fameuse "propolis", cette substance produite par les abeilles et prisée pour ses prétendues vertus sur le système immunitaire. C’est l’un des nombreux produits de la ruche vendu en parapharmacie et au rayon "complément alimentaire" des grandes surfaces. "Les abeilles s’en servent pour se protéger contre les champignons et les parasites, alors pourquoi pas nous ?", glisse l'exploitante.
Passionnée par ces petits insectes, la jeune femme autrefois biologiste s’est lancée il y a quelques années dans l'apiculture amateur. Une activité qui, à ses yeux, a autant à voir avec le soin qu'avec l’alimentaire. Phéromones, gelée royale, pollen... Pour la jeune femme, pas de doute, les sécrétions des abeilles seraient quasiment des "médicaments naturels". Il y aurait là, au milieu des champs, dans ces cocons boisés remplis d'insectes zébrés, une pharmacopée, mieux, une pratique de...
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10/01 - "Chair", de David Szalay : l’heure de la revanche pour la littérature masculine ?
Dua Lipa est-elle en passe de devenir la plus grande critique de notre époque ? On ne rigole qu’à moitié. Récemment, elle invitait Margaret Atwood dans son podcast littéraire. Il y a deux mois, nouvelle preuve de sa pertinence, c’était au tour de David Szalay de répondre à ses questions au sujet de son roman Chair, Booker Prize 2025. La popstar s’est déclarée "complètement obsédée" par le livre. Un enthousiasme étonnant : il y a deux ou trois ans, le ton désabusé déployé par Szalay sur près de 400 pages aurait pu lui attirer les foudres des féministes.
István, le personnage principal de Chair, n’est clairement pas une figure positive. Par sa passivité, il rappelle à la fois l’antihéros de L’Etranger de Camus et les hommes veules chers à Houellebecq. Au début du livre, István a 15 ans et vit en Hongrie. Il perd son pucelage dans les bras d’une voisine de 42 ans qui ne lui plaît pas. Un jour où il va la voir, il a affaire au mari. S’ensuit une échauffourée qui dérape : le cocu chute dans l’escalier, se tape la tête et meurt. István s’en moque comme de sa première partie de jambes en l’air. Après trois ans de prison, il s’engage dans l’armée et part pour l’Irak. Il oublie la guerre dans la coke, le speed et de tristes plans à trois.
Comment rebondir quand on a connu le stress post-traumatique ? On retrouve István à Londres, videur d’une boîte de strip-tease. Il se reconvertit en homme à tout faire (garde du corps et chauffeur) pour un richissime Suédois. Inévitablement, il entame une liaison avec Helen, la femme de son...
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10/01 - Pourquoi le français n’est plus la "langue de Molière"
C’est une phrase qui revient régulièrement : les Français parleraient "la langue de Molière". Or, comme le souligne Patrick Charaudeau (Qu’est-ce que le français, mythes et réalités, Classiques Garnier), cela ne correspond que de très loin à la vérité.
Commençons par rappeler une évidence : la radio et la télévision n’ayant pas encore été inventées au XVIIe siècle, nous ne savons pas comment s’exprimait Molière au quotidien. Mais il est évident qu’il n’utilisait pas à l’oral la langue de ses pièces, a fortiori celles écrites en alexandrins !
Il est tout aussi certain que la prononciation du français a changé depuis quatre siècles. Notre "monnaie" se prononçait monnoie, raison pour laquelle le grand Jean-Baptiste fait rimer ce mot avec joye. Mêmes évolutions pour la graphie - "auarice", "foüiller", "ie vous ay" - et pour l’ordre des mots - "un mien frère", "je m’irois pendre". En réalité, à moins que vous ne soyez membre de l’UFR de littérature française et comparée de La Sorbonne, il y a peu de chances que vous ayez jamais lu Molière dans le texte original, mais dans les versions, largement modernisées, du XIXe siècle.
Cela ne doit pas nous empêcher, naturellement, d’admirer ses œuvres, mais en ayant conscience que nous n’utilisons plus le même français que lui. Cela est bien normal, d’ailleurs, puisque toutes les langues vivantes se modifient au fil des générations. A défaut, cet article serait encore écrit en latin, c’est-à-dire dans la langue de… Cicéron...
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10/01 - Un week-end à Toulouse : aux Abattoirs, l’épopée pop de Jean-Charles de Castelbajac
Il a habillé Isabelle Adjani, Farrah Fawcett, Jean-Paul II, Vanessa Paradis ou encore Lady Gaga ; collaboré avec les icônes de l’underground new-yorkais Keith Haring, Andy Warhol et Jean-Michel Basquiat, mais aussi avec plusieurs trublions tricolores comme Sempé, Topor, Ben et Combas ; réalisé des fresques, des collages, des dessins ; designé du mobilier et customisé des objets du quotidien ; bousculé son époque en façonnant des vêtements-sculptures à partir d’une accumulation de nounours, de lunettes de soleil ou de pâtes alimentaires ; orné ses créations textiles de textes empruntés à la littérature, de Proust à Cocteau, de Gérard de Nerval à Simone de Beauvoir.
Le travail du boomer Jean-Charles de Castelbajac, inventeur de la robe-livre, du pull Snoopy ou de la vaisselle camouflage, est pluriel, sans frontières. Chez lui, depuis toujours, le stylisme et l’art ne font qu’un. Il les entremêle dans un joyeux charivari de couleurs primaires, autant inspiré par les histoires chevaleresques qui ont bercé son enfance que par l’iconographie de la pop culture.L'artiste a signé quantité d'œuvres graphiques, dont nombre d'inédits que l'on découvre ici.
Petit, déjà, il édifiait des forteresses à l’aide d’éléments détournés. Dans les internats catholiques, où il a traîné ses guêtres de 6 à 17 ans, il se rêvait un destin à part, où de l’indiscipline il ferait une discipline. C’est d’ailleurs à partir de sa couverture de pensionnaire qu’en 1968, libéré de ses obligations scolaires, Jean-Charles de Castelbajac, 18 ans, a...
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10/01 - Groenland : l’Europe a-t-elle les moyens de dissuader Donald Trump ?
Moins d’une semaine après les nouvelles menaces de Donald Trump de prendre le contrôle du Groenland, un vent de panique souffle toujours sur le Vieux Continent. Loin de voir la pression retomber, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a dénoncé le 8 janvier des propos "extrêmement inquiétants", et appelé à "s’en tenir" au respect du droit international. La veille, Paris avait annoncé que le sujet figurait au menu d’une réunion prévue le même jour avec Berlin et Varsovie. Au cœur des discussions : la question de la réponse à apporter en cas d’action hostile de Washington contre ce territoire de 2 millions de kilomètres carrés appartenant à la couronne danoise.
A ce stade difficile toutefois de savoir ce qu’a précisément en tête l’administration américaine, qui n’a cessé de souffler le chaud et le froid quant à la nature de ses intentions. "Toutes les options sont toujours sur la table pour le président Trump", a déclaré la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, le 7 janvier, tout en ajoutant que la "diplomatie" restait la première d’entre elles. Une chose est sûre : en cas d'opération militaire de la première puissance mondiale, difficile pour les Européens d’espérer tenir tête. "Il n'y a aujourd'hui ni les capacités militaires ni la volonté politique au niveau des Etats européens d'entrer dans un conflit avec les Etats-Unis", glisse un ancien diplomate européen.
Bien que faisant pâle figure face à des forces américaines dotées d’un budget hypertrophié (près de 900 milliards de dollars en...
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10/01 - Vimeo, AOL ou WeTransfer : le phénomène italien Bending Spoons, recycleur de la tech mondiale
"Sérieux, ils sont tellement bons !!!!" Xavier Niel n’est pas avare de points d’exclamation lorsqu’il évoque, par e-mail, Bending Spoons. Le milliardaire français en est actionnaire depuis l’été 2023, via son fonds Kima Ventures. Il a encore eu le nez creux. La start-up italienne enchaîne les acquisitions à un rythme d’enfer. En quelques mois, l’entreprise italienne a mis la main sur l’application de navigation Komoot, la plateforme vidéo Vimeo, l’ancien géant des services Internet américain AOL, et plus récemment la billetterie en ligne Eventbrite. L’année précédente avait déjà été marquée par les rachats du réseau social Meetup et du service de transfert de fichiers WeTransfer. Bending Spoons avait déjà dans son portefeuille l’application de prise de notes Evernote, celle de retouche photo Remini, et bien d’autres.
C’est sa raison d'être : réveiller de belles endormies. Des sociétés avec de bons produits et une clientèle fidèle, mais dont l’organisation ou la monétisation sont devenues obsolètes. Parfois, en ayant bénéficié d’investissements excessifs lors de bulles technologiques, au cours des 25 dernières années, en particulier aux Etats-Unis. Certaines restent méconnues du grand public, tandis que d'autres sont des noms familiers du Web à l’image de Vimeo, WeTransfer, ou encore AOL qui, au début des années 2000, surpassait en capitalisation boursière Boeing et General Motors combinés. "Dans la tech, on n’a pas vu de consolidateur aussi ambitieux et agressif ces dernières années au niveau mondial", souligne Thomas...
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10/01 - Emmanuel Macron prépare-t-il une dissolution ? L’histoire du président et du pistolet à eau
La dissolution, on la fait quand on n’en parle pas. Demandez à Gabriel Attal, alors Premier ministre, Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, Gérard Larcher, président du Sénat. Contrairement aux usages et surtout à la Constitution, Emmanuel Macron dissout le 9 juin 2024 sans les avoir consultés. Aucun des trois ne l’oubliera jamais, ne lui pardonnera jamais. Publiquement, le président a toujours dit qu’il ne dissoudrait pas à ce moment. Trois jours plus tôt, il répétait qu’il tirerait des leçons européennes du scrutin européen de ce jour-là, ce qui ne manquait pas forcément de bon sens.
Sortez tambours et trompettes. Sébastien Lecornu a donné instruction au ministère de l'Intérieur de préparer l'organisation d'éventuelles élections législatives aux mêmes dates que les municipales, les 15 et 22 mars, ont annoncé en boucle tous les médias. Une censure du gouvernement ne serait ainsi pas sans conséquence.
Qu’est-ce qui empêcherait une ficelle d’être à la fois grosse et usée ? Depuis 2022, l’exécutif sort l’arme de la dissolution à un rythme soutenu. Dans les mois qui suivent les législatives de juin 2022 et leur majorité relative cause de tant de malheurs, Emmanuel Macron indique à ses fidèles, pour que cela soit répété : si une motion de censure est un jour adoptée à l’Assemblée nationale, entraînant la chute du gouvernement, je ne changerai pas de Premier ministre, je renverrai les députés devant les électeurs.Pour être menaçant, il faut être fort
Au moment du débat sur les retraites, au printemps 2023,...
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10/01 - Corée du Nord : pour Kim Jong-un, hors de question de subir le même sort que Nicolas Maduro
La capture, le 3 janvier, du président vénézuélien Nicolas Maduro rend nerveux le régime nord-coréen. Sa crainte : voir son leader, Kim Jong-un, subir le même sort que le satrape de Caracas. D’où un communiqué au vitriol, dès le lendemain de l’opération américaine, par l’agence officielle KCNA, fustigeant un "acte hégémonique des Etats-Unis" ou encore une "violation grave de la souveraineté du pays" et une "atteinte flagrante à la Charte des Nations Unies et au droit international".
Pyongyang en a rajouté une couche le 5 janvier, à la faveur de tirs de missiles hypersoniques menés sous la supervision de Kim Jong-un. Ces lancements ont été présentés par les organes de propagande comme une "tâche stratégique très importante" pour maintenir et développer une "force de dissuasion nucléaire puissante et fiable" dans un contexte de "crise géopolitique et des événements internationaux complexes". Une allusion claire à l’arrestation de Nicolas Maduro et un message pour le président américain, Donald Trump : l’arsenal nucléaire de la Corée du Nord distingue la famille Kim du clan Maduro. Et il peut servir si nécessaire.
Pour les exégètes du régime nord-coréen, la réaction du régime prouve que la spectaculaire opération menée au cœur de la nuit sur Caracas a surpris Pyongyang. "Kim Jong-un constate une nouvelle fois la puissance et la menace que représentent les États-Unis, qui peuvent faire tout ce qu’ils veulent", observe Koh Yu-hwan, professeur d'études nord-coréennes à l'université Dongguk, à Séoul.Une paranoïa compréhensible...
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10/01 - Données personnelles : la confidentialité absolue n’est plus un état naturel
Depuis l’été dernier, les fuites de données personnelles se succèdent en France avec une régularité qui change la nature même du sujet. Bouygues Telecom a reconnu, le 6 août, un accès non autorisé aux données personnelles de 6,4 millions de clients. Le 1er décembre, France Travail et le réseau des missions locales ont révélé que les informations relatives à 1,6 million de jeunes - nom, prénom, date de naissance, numéro de sécurité sociale, identifiant France Travail, adresse postale et électronique, numéro de téléphone - étaient susceptibles d’être divulguées. Ce même mois, plusieurs dizaines de fiches confidentielles ont été extraites du Traitement d’antécédents judiciaires (TAJ) et du Fichier des personnes recherchées (FPR) lors d’une attaque informatique qui a touché le ministère de l’intérieur. Début janvier, l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) a confirmé un vol de données chez un sous-traitant.
La CNIL indique avoir reçu 5 629 notifications de violations de données personnelles en 2024, soit une hausse de 20 % par rapport à l’année précédente, et observe une recrudescence des opérations de très grande ampleur, celles qui touchent plus d’un million de personnes.Un "super fichier" officieux de la population
C’est ici qu’une lecture contre-intuitive, et réaliste, devient possible. Nous basculons, de fait, dans une ère d’ultra-transparence. Les citoyens n’ont pas cessé de tenir à leur vie privée, mais l’exposition répétée de leurs données personnelles devient un bruit de fond, une routine. Le point dur...
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10/01 - Guillaume Texier (Rexel) : "L’UE est trop rigide pour faire de la transition énergétique une opportunité"
En regardant le paysage par la fenêtre du bus, où une nappe de panneaux solaires habille les toitures d’une petite bourgade suisse, Guillaume Texier ne cache pas son enthousiasme. "Vous voyez, lorsqu’elle est faite de manière intelligente, leur intégration peut être très harmonieuse". Pour le directeur général de Rexel, le royaume de l’électron est un terrain de jeu qui ne cesse de s’étendre.
Fort de ses 27 000 salariés et d’un chiffre d’affaires de 19 milliards d’euros, ce groupe fondé en 1967 fait partie du club des champions tricolores de l’électricité, aux côtés de Legrand, Schneider Electric ou de son concurrent direct Sonepar. Ce distributeur inconnu du grand public fournit aux professionnels des kilomètres de câbles, des solutions d'économie d'énergie ou encore des équipements d'éclairage.
Diplômé de Polytechnique et des Mines, Guillaume Texier en a pris les commandes en 2021. Ce quinquagénaire à la silhouette de marathonien démarre habituellement sa journée de travail sur les coups de sept heures. Une habitude héritée de plus de dix années passées chez Saint-Gobain, après un détour par les ministères de l’Environnement et de l’Industrie. Sous son impulsion, Rexel se transforme : hausse des ventes en ligne, automatisation des centres logistiques… Et convainc les investisseurs - en Bourse, son cours a plus que doublé en quatre ans. Au point d'aiguiser l'appétit d'un groupe américain. En 2024, le distributeur de produits pour la construction QXO a tenté une offre de rachat, rejetée par le Français - preuve...
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09/01 - Ventes de livres : Delphine de Vigan ou Pierre Lemaitre, qui va lancer la rentrée de janvier ?
Après la période de faste du mois de décembre, janvier rime souvent avec gueule de bois et morne plaine dans le monde de l’édition. Les potentiels lecteurs n’ont plus un sou en poche et les romans reçus à Noël s’empilent sur les tables de chevet. Par ailleurs, certains livres marquants de 2025 (celui d’Adèle Yon), voire de 2024 (celui de Salomé Saqué) continuent sur leur lancée. Enfin, critiques et libraires ont souvent manqué de temps pour étudier la rentrée d’hiver, là où ils planchent pendant trois ou quatre mois sur celle de septembre. Est-ce à dire que les nouveautés qui arrivent sont d’ores et déjà condamnées ?
Pour conjurer ces mauvais augures, les éditeurs comptent sur quelques poids lourds. Du côté d’Albin Michel, en attendant dans deux semaines le come-back de Thomas Schlesser avec Le Chat du jardinier, c’est Mélissa Da Costa qui ouvre le bal avec Fauves. Son précédent titre, Tenir debout, s’était vendu à plus de 200 000 exemplaires, et son lectorat fidèle devrait lui réserver un bon accueil. Delphine de Vigan ou Pierre Lemaitre, qui va lancer la rentrée de janvier ?
Gallimard mise pour sa part sur Delphine de Vigan avec Je suis Romane Monnier, déjà encensé partout, de Paris Match à Télérama et jusque dans nos colonnes. L’étude des chiffres de ventes de Delphine de Vigan est l’occasion de rappeler qu’on ne naît pas best-seller, on le devient. Ses trois premiers romans (Jours sans faim, Les Jolis Garçons et Un soir de décembre) n’avaient pas été des succès. C’est avec No et moi, en 2007, que la romancière...
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09/01 - Méthode Billings, pseudoscience et complotisme : la croisade des réseaux d’extrême droite contre la pilule
Connaissez-vous la définition de "masculinisme" ? Ce mot, vous l’avez peut-être lu sur les réseaux sociaux, entendu aux infos ou au cinéma… Avec un bond de 800 %, Le Petit Robert le classe même en tête des termes plus recherchés de l’année 2025. Parmi les branches les plus véhémentes de ce courant, qui "cherche à promouvoir les droits des hommes et leurs intérêts dans la société au détriment de ceux des femmes" : se nichent les incels, contraction de involuntary celibates - les célibataires involontaires, en français - ces hommes qui reprochent leur solitude aux femmes.
Une nébuleuse, présente en ligne, violente, généralement proche de l’extrême droite, et toujours radicalement antiféministe. Dans leur ligne de mire, la contraception, qu’ils érigent en responsable de l’émancipation des femmes, comme d’autres courants d’ultradroite. Désinformation, théories complotistes, pseudoscience, géants du lobbying, réseaux européens et internationaux… A l’extrême droite, toutes les méthodes sont bonnes pour attaquer la pilule.Pseudosciences et dogme religieux
"Tinder, divorce de masse, psychose généralisée, féminisme hystérique…", Thaïs d’Escufon, l’influenceuse qui chuchote à l’oreille des incels, a bien des choses à reprocher à la pilule. Dans "La face cachée de la libération féminine", une vidéo publiée le 5 novembre 2023 qui a attiré 95 000 personnes, la youtubeuse formée à l’Action Française accable la contraception hormonale et incite à y renoncer. A en croire la vidéaste, mieux vaut privilégier les solutions dites "naturelles",...
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09/01 - "Le Groenland finira tôt ou tard par se détacher du Danemark" : l’analyse décapante d’un géopolitologue danois
Les moyens militaires déployés par le Danemark pour assurer la sécurité du Groenland seraient insuffisants face aux menaces russes et chinoises. Voilà, en somme, ce qui suffirait à justifier, selon Donald Trump, le passage sous pavillon américain de la dépendance du Danemark. Un argument fallacieux, claque Copenhague qui contre-attaque, pointant la responsabilité américaine après la fermeture de plusieurs bases militaires et des effectifs militaires passés de 10 000 en période de guerre froide à moins de 200 aujourd'hui.
Mais qu'importe le réel et ce qu'il cache. Donald Trump n'a jamais semblé aussi déterminé à mettre la main sur ce territoire de l'Arctique. La Maison-Blanche chante même qu'il étudierait "activement" des projets de rachat. Ainsi, face à la détermination de la première puissance mondiale, le Danemark a-t-il encore des cartes à jouer pour l'en dissuader ? Et quid de l'Otan ? Survivrait-elle à un conflit entre deux de ses membres ? L'analyse du professeur en sciences politiques à l’Université de Copenhague et spécialiste en relations internationales, sécurité et de défense, Mikkel Vedby Rasmussen.
L'Express : Comment le Danemark réagirait-il en cas d'intervention américaine sur son territoire autonome ?
Mikkel Vedby Rasmussen : Même si l’administration Trump surfe sur l’euphorie suscitée par une série d’actions militaires décisives au Venezuela, une intervention militaire américaine m'apparaît peu probable. Mais ne vous y trompez pas : si les Etats-Unis lançaient une invasion, les forces...
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09/01 - Des frappes "au sol" contre des cartels : Donald Trump accroît la pression sur le Mexique
Après le Venezuela, et en attendant peut-être Cuba et la Colombie, le Mexique et ses trafiquants de drogue sont chaque jour un peu plus dans le viseur de Donald Trump. Le président américain a annoncé jeudi 8 janvier les Etats-Unis allaient mener des frappes "au sol" contre les cartels de la drogue mexicains, sans préciser exactement où. "Nous allons commencer des frappes au sol en ce qui concerne les cartels. Les cartels dirigent le Mexique. C'est très, très triste de voir et regarder ce qui est arrivé dans ce pays", a déclaré Donald Trump dans une interview sur Fox News, alors que les Etats-Unis ont déployé dès cet été un important dispositif militaire dans les Caraïbes et bombardé des embarcations en provenance du Venezuela au nom de la lutte contre le narcotrafic.Il va "falloir faire quelque chose avec le Mexique"
Le week-end dernier, le milliardaire issu du parti républicain avait incité le Mexique à "se ressaisir", après des mois de pression sur le voisin du sud sur les questions de lutte contre le narcotrafic et de balance commerciale. Le président américain avait exhorté Claudia Sheinbaum, son homologue mexicaine, de laisser Washington envoyer des forces américaines lutter contre ces cartels de la drogue qui opèrent au Mexique, une proposition qu'elle avait déjà rejetée par le passé, a-t-il indiqué. Donald Trump avait évoqué la possibilité d'une intervention militaire américaine au Mexique, affirmant que les cartels de la drogue "dirigent" le pays et qu'il va "falloir faire quelque chose avec le...
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09/01 - Mercosur : l’accord approuvé par une majorité de pays de l’UE malgré l’opposition française
Après plus de 25 ans de négociations et malgré l'opposition de plusieurs pays, dont la France, les États membres de l'Union européenne ont approuvé ce vendredi 9 janvier la signature de l'accord de libre-échange avec le bloc sud-américain Mercosur.
L'accord a été donné via les ambassadeurs des Vingt-Sept, réunis à Bruxelles, a appris Reuters de trois diplomates européens et de sources. Les pays doivent confirmer leur vote par écrit d'ici 17h00, ont dit les diplomates.
La Commission européenne, qui a conclu les négociations il y a un an, et des pays tels que l'Allemagne et l'Espagne soutiennent que cet accord constitue un élément clé de la stratégie de l'UE visant à ouvrir de nouveaux marchés afin d'atténuer l'impact des droits de douane américains et de réduire la dépendance à l'égard de la Chine, particulièrement pour les minerais comme le lithium pour batteries.
Les détracteurs de l'accord commercial, au premier rang desquels la France - premier producteur agricole de l'UE -, s'inquiètent pour leur part d'une hausse des importations de produits alimentaires bon marché, notamment de bœuf, de volaille et de sucre, au détriment de l'agriculture locale.Signature dès la semaine prochaine
En colère, les agriculteurs ont lancé des manifestations dans toute l'Europe. En France, ils ont notamment mené jeudi des opérations de blocage dans et autour de Paris. Vendredi, une opération "escargot" a perturbé le trafic sur le périphérique parisien à l'initiative de la Confédération paysanne.
Pour être validé, l'accord...
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09/01 - Après Nicolas Maduro, et si Donald Trump kidnappait Emmanuel Macron ?
Après Nicolas Maduro, le président américain pourrait-il faire enlever Emmanuel Macron ? La question paraît saugrenue : contrairement au dictateur vénézuélien, le président français a été légitimement élu ; il dirige le pays qui est le plus ancien allié de Washington ; Donald Trump n’a formulé aucune accusation de narcotrafic contre lui et ne lui a pas demandé de quitter le pouvoir.
À bien regarder, pourtant, un tel scénario, même invraisemblable, aide à prendre la mesure de l’abîme dans lequel la relation transatlantique est tombée depuis le retour de Trump à la Maison-Blanche il y a un an. L’Europe et l’Amérique ont connu des périodes de tension depuis la Seconde Guerre mondiale, par exemple lors de la crise du canal de Suez en 1956 ou de l’invasion américaine de l’Irak en 2003. Mais jamais les membres de l’Alliance atlantique, celle qui se targuait encore récemment d’être "l’alliance la plus forte que le monde ait jamais connue", n’avaient été aussi proches du divorce.
Dans leur Stratégie nationale de sécurité, publiée en décembre, les Etats-Unis affichent leur intention de déstabiliser les gouvernements progressistes européens au profit des forces nationales populistes. Ils accompagnent le maintien de leur présence dans l’Otan de l’exigence d’un alignement absolu de leurs partenaires sur leurs seuls intérêts nationaux, au point qu’ils s’arrogent, au Groenland, le droit de s’approprier le territoire souverain d’un allié aussi fidèle que le Danemark. Dans ces conditions, s’en prendre à la France, vue comme le pays...
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09/01 - Manifestations, coupures Internet... La contestation s’intensifie en Iran
C'est une mobilisation initialement liée à la vie chère, qui s'est depuis élargie à des revendications politiques. Le mouvement de contestation anti-gouvernementale en Iran évolue rapidement, tandis que la pression internationale sur le régime iranien est croissante. Au moins 45 manifestants, dont huit mineurs, ont été tués depuis le début de la mobilisation dans le pays fin décembre, selon un nouveau bilan de l'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, publié jeudi 8 janvier. L'agence de presse américaine HRANA (Human Rights Activists News Agency) a fait état de 2 200 arrestations lors des troubles.
L'Iran a subi une coupure d'internet nationale jeudi, d'après l'organisation de surveillance d'internet NetBlocks, selon qui les données de connectivité ont révélé une chute brutale et quasi totale du réseau dans le pays au cours de l'après-midi. Cette coupure a coïncidé avec les appels à la mobilisation lancés à l'étranger par Reza Pahlavi, fils du dernier shah d'Iran, renversé lors de la révolution islamique de 1979. "Le monde entier vous regarde. Descendez dans la rue", a exhorté Reza Pahlavi sur les réseaux sociaux.
Great nation of Iran, the eyes of the world are upon you. Take to the streets and, as a united front, shout your demands. I warn the Islamic Republic, its leader, and the IRGC that the world and @POTUS are closely watching you. Suppression of the people will not go unanswered. https://t.co/keyFFounaX— Reza Pahlavi (@PahlaviReza) January 8, 2026
Le régime iranien a déjà imposé des...
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09/01 - Face à Donald Trump et Xi Jinping, l’Europe doit-elle créer une "alliance des Good Guys" ?
En ce début d'année, Donald Trump n’aura pas attendu longtemps pour acter l’abrupt retour à la loi du plus fort. La capture de Nicolás Maduro, sous couvert de narcotrafic, cache à peine la véritable raison du spectaculaire raid américain à Caracas : gérer les immenses réserves pétrolières du pays. Les raisons de la mise sous pression du Groenland sont similaires. A savoir mettre la main sur le potentiel minier du territoire danois. Le président républicain ne s’en est jamais caché : selon lui, puissance rime avec contrôle de l'énergie. Fossile, dans son cas.
Les premiers jours de 2026 viennent confirmer une tendance grandissante : une division du monde entre "pétro-Etats" et "électro-Etats". Les Etats-Unis, avides de pétrole et de gaz, se campent en leaders du premier groupe. La Chine, qui domine les technologies vertes et s’électrifie à marche forcée, domine la seconde catégorie. Et l’Union européenne ? "Elle occupe une position intermédiaire très inconfortable, dépendante des deux blocs, mais sans s'aligner pleinement sur aucun d'entre eux. En résumé, une soupape de pression", notent les chercheuses Tatiana Mitrova et Anne-Sophie Corbeau dans une captivante analyse publiée mi-décembre.
Les Vingt-Sept évoluent sur une ligne de crête, tiraillés au milieu d’un paysage énergétique de plus en plus bipolaire. En sevrage du gaz russe, le continent s’est davantage tourné vers le GNL américain. Conscient de l’importance de ce marché pour son pays, Donald Trump a utilisé la menace des droits de douane pour obtenir...
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09/01 - Minneapolis : ce que l’on sait de la mort de Renee Nicole Good, tuée par la police de l’immigration
C'est un drame survenu alors que l'administration de Donald Trump mène une répression accrue contre les immigrés depuis son retour au pouvoir. Un agent fédéral des services américains de l'immigration (ICE) a abattu mercredi 7 janvier une femme de 37 ans qui se trouvait dans sa voiture à Minneapolis, dans l’Etat du Minnesota. L'Express fait le point sur la mort de Renee Nicole Good, qui a déclenché des manifestations et un vif débat sur les circonstances de ce décès.Que s'est-il passé ?
Un agent de l'ICE a tiré en état de légitime défense après qu'"une émeutière violente" a tenté de renverser des policiers, a assuré une porte-parole du Département de la Sécurité intérieure dans un communiqué, ajoutant que l'agent avait craint pour sa vie. Toutefois, des vidéos de la fusillade, diffusées en ligne et authentifiées par Reuters, remettent en question la version officielle. L'une d'elles montre un agent s'approcher d'un SUV, ordonner à la conductrice de sortir et saisir la poignée de la portière, tandis qu'un autre agent apparaît devant la voiture. La conductrice recule dans un premier temps puis avance, et l'homme qui se trouve devant elle dégaine son arme, recule et tire trois coups de feu. On ignore si la voiture a heurté le policier, et ce dernier a tiré au moins un coup de feu après que le véhicule l'a dépassé.
You’re lying. There was no attempt to run the officer over and no ICE agents appear to be hurt.
Get out of our city. https://t.co/Pehycaaeei https://t.co/fMnubawQiD— Ilhan Omar (@IlhanMN) January 7,...
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09/01 - La Russie dit avoir frappé l’Ukraine avec son missile hypersonique Orechnik
L'armée russe a déclaré ce vendredi 9 janvier avoir tiré un missile hypersonique Orechnik sur une cible en Ukraine dans le cadre de ce qu'elle a décrit comme une frappe massive menée pendant la nuit contre des installations énergétiques et des sites de fabrication de drones. L'armée de l'air ukrainienne a confirmé un tir russe de ce missile depuis la base de Kapoustine Iar près de la mer Caspienne.
Le ministère de la Défense a déclaré dans un communiqué que cette frappe était une riposte à une tentative d'attaque de drone ukrainienne contre l'une des résidences du président Vladimir Poutine fin décembre. Kiev a qualifié de "mensonge" l'affirmation russe selon laquelle elle aurait tenté d'attaquer la résidence, située dans la région russe de Novgorod.
"Les cibles de la frappe ont été atteintes", a déclaré le ministère russe de la Défense. Le gouverneur de la région de Lviv, Maksym Kozytskyi, a déclaré qu'une infrastructure critique avait été visée. Selon les médias locaux, le gisement gazier de Stryi, doté d'une importante installation de stockage de gaz, était probablement la cible visée.
D'après l'armée de l'air ukrainienne, Moscou a lancé 36 missiles et 242 drones au total au cours de son attaque nocturne. Quatre personnes ont été tuées à Kiev, où des immeubles résidentiels ont été touchés, ont déclaré les autorités de la capitale ukrainienne. Selon le maire de la ville, Vitali Klitschko, un membre des services de secours a notamment été tué en arrivant près d'un immeuble touché par deux drones successifs. Le...
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09/01 - Didier Lallement parmi les généraux, ce maître-espion condamné pour homosexualité
La CIA noyaute l'entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris... Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l'espionnage, c'est lui qui s'intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'indiscrets exclusifs en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe. Lallement parmi les généraux
Il n’a pas troqué la casquette pour le képi… mais presque. Ces dernières semaines, des hauts gradés ont eu la surprise de croiser Didier Lallement, l’ex-préfet de police des années gilets jaunes, à l’état-major des armées. Pas pour une visite de courtoisie : depuis juillet 2025, ce réserviste de la Marine prépare un rapport commandé par Matignon. Le sujet ? L’articulation entre les administrations civiles et l’armée, en cas de conflit majeur impliquant la France. Rendu prévu à l’été 2026.Beigbeder dans Le Collimateur ?
Charles Beigbeder s’intéresse au Collimateur, le podcast consacré aux questions militaires, soutenu par le think tank Ifri et la Direction générale des relations internationales et de la stratégie (DGRIS) du ministère des Armées. Le patron, proche de la droite catholique, aimerait nouer un partenariat avec l’émission animée par Alexandre Jubelin. But avoué ? Faire connaître Straton, son nouveau fonds d’investissement dédié aux PME de la défense française. Wybot, maître espion condamné
Le commissaire Olivier Brun publiera...
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09/01 - Guerre en Ukraine : l’énergie portable, le nouveau nerf de la supériorité militaire, par Samuel Guillaume
L’énergie n’est plus un simple soutien logistique, elle est devenue un facteur décisif de supériorité stratégique. Pendant quinze ans, les armées occidentales ont combattu dans des environnements désertiques, face à des groupes irréguliers. L’Afghanistan, l’Irak ou le Sahel ont façonné une guerre mobile, centrée sur la logistique et le carburant.
La guerre en Ukraine marque un tournant. Elle oppose des armées de métier dotées d’équipements ultra-technologiques. La supériorité, on le voit, se joue désormais sur quatre aspects :
1) les communications cryptées et cartographies numériques
2) les capteurs intelligents et radars
3) l’usage massif des drones de surveillance et d’attaque
4) les armes de brouillage et systèmes anti-drones
Pourtant, il demeure un aspect essentiel qu’on a tendance à négliger : l’énergie. Dans une guerre où des dizaines de milliers de drones sont utilisés chaque mois, les enjeux de recharge deviennent aussi critiques que les drones eux-mêmes. Sur ces nouveaux terrains de conflits, l’énergie est omniprésente, et crée de fait des vulnérabilités. Un générateur qui tourne, un moteur en marche, ce sont autant de signatures thermiques détectables. Dans un champ de bataille saturé de drones, chaque source d’énergie devient alors une cible.Les drones, catalyseurs de la guerre énergétique
Jamais une innovation n’a bouleversé aussi vite le champ de bataille. En Ukraine, les drones sont partout (observation, ciblage, bombardement, logistique, attaques kamikazes). Face à eux, trois ripostes sont possibles :...
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09/01 - Venezuela : face à Donald Trump, l’Europe entre dans une nouvelle ère
Cette semaine l'actualité européenne qui a retenu notre attention, c’est le tournant qu’a pris la relation entre l’Europe et les Etats-Unis.
Le point de départ de cette crise se déroule vers 2 heures du matin le 3 janvier à Caracas, quand des détonations sont entendues dans la capitale vénézuélienne et aux alentours. Des dizaines d’avions et d’hélicoptères américains survolent le pays, avant d’atteindre la résidence de Nicolas Maduro. En quelques minutes, une unité d’élite capture le chef d’Etat et sa femme. Les images du dictateur cagoulé, en attente d’un jugement pour narcotrafic, font le tour du monde.
Le lendemain, dans l’avion présidentiel, Donald Trump se félicite de l’opération, qui ne respecte pourtant aucun cadre international. Il n’exclut pas de recourir à la même méthode dans d’autres pays, comme à Cuba par exemple. Et surtout le président américain s’exprime à nouveau sur le Groenland. "Nous avons besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale" précise Donald Trump, avant d'ajouter en riant "nous parlerons du Groenland dans 20 jours."
L’attaque au Venezuela, les déclarations offensives de Donald Trump… Deux évènements qui ont suscité des réactions timides de la part de l’Europe. Pourtant c’est une véritable rupture dans notre relation avec les Etats-Unis, comme l'explique Corentin Pennarguear, grand reporter au service Monde de L’Express, dans ce premier épisode de "La semaine européenne".
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09/01 - Absence de budget et loi spéciale : combien cette parenthèse va-t-elle coûter à la France ?
Les députés éprouvent, sans aucun doute, une sensation de déjà-vu en ce début de nouvelle année. Comme en 2025, ils vont devoir se retrouver sur les bancs de l’Assemblée pour débattre et tenter de trouver un accord sur le budget, après le rejet quasi unanime du mois dernier. Jeudi 8 janvier, le texte adopté par le Sénat a fait son retour en commission des Finances où les débats promettent d’être animés. Un processus rendu possible par l’adoption, le 23 décembre dernier, d’une nouvelle loi spéciale permettant à l’Etat de continuer à percevoir les impôts et de lever de la dette pour se financer. Le scénario ressemble fort à celui de l'an dernier, si ce n'est que seul le projet loi de finances 2026 sera de nouveau examiné par les parlementaires. La loi de financement de la sécurité sociale a, elle, obtenu de justesse, le feu vert du Parlement le mois dernier.
Mais pendant combien de temps l’Etat peut-il se permettre de vivre sans budget ? Et à quel prix ? Dans une interview publiée dans Le Parisien le 3 janvier, le ministre de l’Économie, Roland Lescure qualifiait la loi spéciale de "roue de secours qui permet de faire les quelques kilomètres qui nous séparent de la station de service pour changer les pneus et repartir de plus belle". Une solution dont le coût "se chiffrera a posteriori à plusieurs milliards d’euros". Une évaluation moins catégorique que la précédente. En octobre dernier, quelques jours avant l'ouverture des débats budgétaires à l'Assemblée nationale, le ministère des Comptes publics indiquait...
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08/01 - Arrêt des injections amaigrissantes GLP-1 : le poids revient en deux ans, alerte une étude
Une étude récente menée par des chercheurs de l’Université d’Oxford et publiée dans The BMJ montre que les patients qui arrêtent les médicaments amaigrissants à base de GLP‑1 (la version synthétique d’une hormone, à l’origine naturelle, produite dans l’intestin humain) souvent utilisés pour traiter l'obésité, reprennent en moyenne tout le poids perdu en moins de deux ans.
Les chercheurs ont analysé 37 études impliquant plus de 9 300 participants, et ont constaté que le poids était repris à un rythme moyen de 0,4 kg par mois après l’arrêt du traitement. Plus précisément, les personnes sous tout type de médicament amaigrissant perdaient en moyenne 8,3 kg pendant le traitement, mais reprenaient 4,8 kg au cours de la première année.Perte des bénéfices cardiovasculaires
Ces médicaments, initialement développés pour traiter le diabète, agissent en imitant l’hormone GLP‑1, qui aide à se sentir rassasié et régule la glycémie. Les injections permettent une perte de poids régulière, et peuvent améliorer certains indicateurs de santé cardiovasculaire et métabolique, comme le cholestérol et la tension artérielle. Des bénéfices qui tendent à s’effacer rapidement : ils reviennent à leur niveau initial dans les 1,4 an suivant l’arrêt du traitement, souligne l’Université d’Oxford.
Les chercheurs ont passé en revue les études en comparant les effets des médicaments amaigrissants aux programmes diététiques et d’exercice, ainsi qu’au placebo. Ils ont constaté que le rythme de reprise de poids après l’arrêt des médicaments est presque quatre...
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08/01 - Mercosur : pourquoi le non de la France n’empêchera pas le vote du texte
Emmanuel Macron a annoncé jeudi 8 janvier, dans un communiqué et sur ses réseaux sociaux, que la France voterait "contre la signature de l'accord entre l'Union européenne et les pays du Mercosur". Un accord "d'un autre âge", selon le chef de l'Etat, négocié "sur des bases trop anciennes".
Malgré des "avancées incontestables, le constat doit être dressé d'un rejet politique unanime de l'accord, comme l'ont clairement montré les récents débats à l'Assemblée nationale et au Sénat", a-t-il déclaré. Une position qui ne suffira toutefois probablement pas à bloquer le texte au niveau européen.
La France est favorable au commerce international, mais l’accord UE-Mercosur est un accord d’un autre âge, négocié depuis trop longtemps sur des bases trop anciennes (mandat de 1999).
Si la diversification commerciale est nécessaire, le gain économique de l’accord UE-Mercosur…— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) January 8, 2026
Depuis plusieurs semaines, la France tente de rallier d’autres Etats membres afin de constituer une minorité de blocage au sein du Conseil de l’Union européenne - une coalition représentant au moins 35 % de la population de l’UE, nécessaire pour empêcher l’adoption d’un texte commercial. Mais cette coalition ne s’est pas matérialisée. Malgré le soutien de la Pologne, de la Hongrie, de l’Autriche et de l'Irlande, d’autres pays clés comme l’Italie, l’Allemagne, l’Espagne ou les pays scandinaves, ont choisi de soutenir le traité ou de ne pas s’opposer frontalement, sapant ainsi cette stratégie de blocage. Le...
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08/01 - Derrière l’interdiction des réseaux sociaux, un invraisemblable match Emmanuel Macron - Gabriel Attal
C’est un bras de fer qui mobilise, excusez du peu, le président de la République et l’un de ses anciens Premiers ministres, Garbiel Attal. C’est un concours pour savoir qui était là "prem’s". C’est une bataille qui peut paraître dérisoire ou grotesque, c’est au choix, mais qui dit beaucoup de l’instant présent, une querelle de "legacy" et d’héritage. L’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans mobilise le sommet de l’Etat, celui qui l’occupe et celui qui veut le remplacer.
La querelle a quelque chose d’absurde. Voilà enfin une mesure consensuelle dans ce Parlement explosé façon puzzle. Utile aussi, tant la surexposition des jeunes au numérique pèse sur leur développement personnel. Mais la politique a ses règles propres. Un projet de loi préparé par le gouvernement et une proposition de loi soutenue par Gabriel Attal sont engagés dans une course de vitesse pour atterrir le premier. Les deux textes sont examinés ce jeudi 8 janvier par le Conseil d’Etat, chargé d’étudier leur viabilité juridique.
Gabriel Attal et Emmanuel Macron revendiquent tous deux une antériorité sur le sujet. Attention, bataille de dates ! Autour du chef de l’Etat, on se remémore avec gourmandise une scène. Le 16 janvier 2024, le président de la République dévoile son intention de réguler l’accès des enfants et adolescents aux écrans, qui "trop souvent enferment là où ils devraient libérer". Son Premier ministre, Gabriel Attal, en prend alors bonne note, qui assiste à la conférence de presse, rappelle-t-on à l’Elysée. Mais n’a-t-il...
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08/01 - "Les fantasmes sur l’immigration sont aussi nombreux à gauche qu’à droite" : la mise au point de l’économiste Alan Manning
Le "grand remplacement" est un mythe, les immigrés ne volent pas les emplois des natifs, l’immigration n’est pas une solution au vieillissement des sociétés européennes, et toute politique migratoire suppose de sélectionner parmi les candidats à la migration ceux que l’on accepte ou non sur le territoire. Voici, pêle-mêle, ce que montre Alan Manning dans son nouveau livre, Why Immigration Policy is Hard And How to Make it Better (Polity), qui vient de paraître en anglais.
Ancien président du Migration Advisory Committee - un organisme indépendant nommé par le gouvernement britannique et chargé de formuler des recommandations en matière de politique migratoire –, l’économiste revient pour L’Express sur les idées reçues qui polluent le débat public, aussi bien chez les partisans que chez les opposants à l’immigration. Loin des caricatures, Alan Manning défend une approche nuancée et factuelle d’un sujet qui déchaîne les passions. Entretien.
L’Express : Pourquoi écrire un livre sur un sujet aussi sensible que l’immigration ?
Alan Manning : Parce que lorsque je suis devenu, un peu par hasard, président du Migration Advisory Committee en 2016, je me suis retrouvé au cœur de la fabrication des politiques migratoires. Ce poste m’obligeait à me positionner, à dire quelle politique publique était bonne ou mauvaise. J’ai été frappé par le niveau de polarisation du débat public, où chacun est obligé de choisir un camp, alors même que le sujet de l’immigration est tout sauf binaire. En me confrontant à la réalité de la...
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08/01 - Enlèvement de Nicolas Maduro : pourquoi le raid américain aurait pu virer au fiasco
L’opération spéciale a été présentée par Donald Trump comme un succès retentissant. Une mission "parfaitement exécutée". Pourtant, le raid américain visant à capturer le président Nicolas Maduro à Caracas le 3 janvier dernier a frôlé la catastrophe à plusieurs reprises, pointe le New York Times dans un long récit publié le 7 janvier, basé sur les dires de "responsables américains actuels et anciens, qui ont parlé sous couvert d’anonymat". La mission, nommée "Absolute Resolve" impliquait plus de 150 aéronefs lancés depuis 20 bases différentes, reposant sur une coordination complexe.
Les hélicoptères de l’armée américaine ont survolé Caracas aux premières heures du samedi 3 janvier, glissant à basse altitude au-dessus de la capitale vénézuélienne pour atteindre le complexe fortifié de Nicolas Maduro. Selon le NYT, les appareils sont alors rapidement pris sous le feu vénézuélien. Le premier hélicoptère de l’assaut, "un gigantesque MH-47 Chinook à double rotor" est endommagé, son pilote et planificateur de la mission est "touché trois fois à la jambe". L'hélicoptère principal presque abattu
À ce moment, "le succès de l’opération est en jeu" juge le NYT, qui décrit une mission dont l’échec d’un seul élément aurait pu créer des risques catastrophiques pour tous les soldats impliqués. Et de convoquer le souvenir "mortel du Black Hawk abattu à Mogadiscio, en Somalie, en 1993, qui avait déclenché une bataille féroce au cours de laquelle 18 soldats américains étaient morts et 73 blessés".
Le chinook endommagé, pourtant, se stabilise...
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08/01 - Jacek Bartosiak : "Les Européens doivent être capables de franchir la frontière psychologique de la violence"
Jacek Bartosiak est l’un des penseurs géostratégiques polonais les plus influents. Fondateur et directeur général du think tank Strategy & Future, il est l’auteur de plusieurs best-sellers, écoulés à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires, consacrés aux enjeux de sécurité en Europe centrale et orientale, en Eurasie et dans le Pacifique. En 2025, il publie "Les yeux grands ouverts : stratégie polonaise en cas de guerre mondiale" (Non traduit).
Suivi par près d’un demi-million de personnes sur les réseaux sociaux, il est devenu une figure incontournable du débat public. Dans un pays traditionnellement atlantiste, ses positions profondément critiques à l’égard des États-Unis détonnent. Ultra-sceptique quant à la crédibilité de l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord, il plaide pour une alliance resserrée de la Pologne avec les pays scandinaves, les États baltes, la Turquie et, bien sûr, l’Ukraine, afin de faire face à une menace russe qu’il juge imminente. Un réalignement qui gagne du terrain au sein de la communauté stratégique polonaise, et progressivement parmi la classe politique. "Une guerre en Europe, au‑delà de l’Ukraine, est très probable", avertit ce spécialiste connu pour son franc-parler et un brin provocateur. Entretien.
L'Express : Pourquoi Donald Trump et les Européens n'arrivent-ils pas à mettre fin à la guerre en Ukraine ?
Jacek Bartosiak : Parce que les oppositions fondamentales n’ont pas été résolues sur le champ de bataille. La Russie estime qu’elle n’a pas suffisamment gagné cette...
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08/01 - Sébastien Lecornu à l’heure d’Atlas, quand François Mitterrand jugeait Jean-Luc Mélenchon
Nous sommes en 2026 et… Sébastien Lecornu est toujours à Matignon ! Il n'est là que depuis septembre dernier mais chaque jour est un combat. En attendant les municipales de mars, dernier scrutin avant le grand rendez-vous de la présidentielle. Mercosur, le débat impossible
Après l’abandon de la réforme des retraites, l’isolement sur le terrain européen, autre marqueur historique d’Emmanuel Macron ? La France pourrait voter non au traité du Mercosur et se mettre en minorité au sein de l’Union. "C’est devenu l’un de ces objets dont on ne peut même plus débattre", remarque dépité un macroniste historique.Mitterrand juge Mélenchon
Jean Glavany, qui fut (entre autres) chef de cabinet de François Mitterrand à l’Elysée, publie Conversations intimes (Perrin), un livre sur l’ancien président, trente ans après sa mort. Il rapporte ainsi ce propos sur Jean-Luc Mélenchon, qui avait une grande affection pour "le Vieux" : "Ce garçon a beaucoup de talent ; il faut juste qu’il se méfie de lui-même."Lecornu et l’heure d’Atlas
L’Elysée ne tarit pas d’éloges sur Sébastien Lecornu : "Le président et lui sont branchés sur le même voltage donc tout est extrêmement fluide et rapide entre eux." Après Jupiter, voici donc venu le moment d’"Atlas", avance même un conseiller en référence à ce dieu grec qui portrait sur ses épaules la voûte céleste : "Physiquement, il est un peu voûté, il essaie… L’époque est à ces personnalités peu médiatiques."Le Pen : le choix de Marseille
Signe de l’intérêt qu’elle porte à Marseille, deuxième ville de...
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08/01 - Le Français Laurent Vinatier libéré en échange d’un ressortissant russe
La Russie a remis en liberté le chercheur français de 49 ans Laurent Vinatier, a rapporté ce jeudi 8 janvier l'agence de presse russe Tass, citant le service russe de la sécurité intérieure (FSB).
La France estimait que Laurent Vinatier était arbitrairement détenu et demandait sa libération. Celle-ci a finalement eu lieu après la remise en liberté par la France d’un ressortissant russe incarcéré, le basketteur Daniil Kasatkin. Selon son avocat, le sportif arrêté en juin dernier à la demande des Etats-Unis pour une implication présumée dans des attaques informatiques, est rentré à Moscou par avion jeudi.Considéré comme un "agent de l'étranger"
Une grâce présidentielle de Vladimir Poutine a alors été annoncée en faveur de Laurent Vinatier ce jeudi. Laurent Vinatier avait été condamné en octobre 2024 pour avoir enfreint des lois obligeant les personnes considérées comme des "agents de l’étranger" à s’enregistrer auprès des autorités russes. En détention, il avait ensuite fait l’objet d’une enquête supplémentaire pour espionnage et risquait un nouveau procès dans les mois suivants.
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08/01 - GNL russe : l’Europe accusée de maintenir la machine de guerre du Kremlin
De nouvelles données montrent que le Kremlin a tiré environ 7,2 milliards d’euros de ses exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) vers l’Union européenne en 2025, révèle le quotidien britannique The Guardian. Une information qui met en cause certains gouvernements européens, accusés de financer via ces achats l’invasion de l’Ukraine par Vladimir Poutine.
C’est seulement le 3 décembre 2025 que les dirigeants de l’UE se sont engagés à interdire les importations de GNL russe — du gaz naturel refroidi à très basse température afin de faciliter son transport — d’ici le 1er janvier 2027 dans le cadre de la feuille de route REPowerEU, visant à mettre fin à la dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie. 15 millions de tonnes achetées au Kremlin en 2025
Mais pour l’heure selon les données du Guardian, les importations de GNL russe n’ont absolument pas décéléré malgré la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine, que l’UE est censée soutenir et protéger. Ainsi, plus de 15 millions de tonnes de GNL provenant du complexe de Yamal, situé dans la péninsule de Sibérie occidentale du même nom, ont transité vers des ports européens en 2025, pour un total de plus de 7 milliards d’euros versés au Kremlin selon les chiffres de l’ONG de défense des droits humains Urgewald. Pire encore : la part de l’UE dans les exportations mondiales de GNL de Yamal a même augmenté à 76,1 %. Ces importations restent légales et l’Europe centrale et orientale demeure fortement dépendante de cette énergie, raison pour laquelle l’UE se montrait jusqu’ici...
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08/01 - Jérôme Salomon chez Zoī ou la déliquescence de l’intérêt général
L’ancien directeur général de la santé, une des fonctions les plus importantes de l’Etat en matière sanitaire, vient d'annoncer qu'il se tournait vers le privé. En posant son bureau chez Zoī, cette start-up aux allures de villa de milliardaire à deux pas de la place Vendôme, Jérôme Salomon rejoint le cercle de plus en plus large des ex-serviteurs de la patrie partis défendre des intérêts bien plus restreints que ceux du bien commun.
Avec un tel choix, Jérôme Salomon participe, bon gré mal gré, à abîmer le système de santé publique, à bout de souffle depuis la crise sanitaire, où cet épidémiologiste de formation était pourtant aux avant-postes.
Zoī, 2000 m2 d’infrastructures médicales dernier cri, de spa, de piscines, de satin et de miroirs que L’Express avait pu visiter en 2023, n’est pas seulement une entreprise de luxe, tournée vers le profit. Les examens qu'elle propose - une trentaine de tests ultra-poussés censés prédire les pathologies et aider à ralentir le vieillissement - consacrent une médecine de l’exclusion, à destination du plus offrant. Les seuls concernés sont ceux qui peuvent débourser plus de 300 euros par mois, pour des dépistages allant bien au-delà de ce qui est recommandé par les autorités sanitaires. Plutôt Narcisse qu'Hippocrate
Avant lui, Olivier Véran avait déjà opté pour une trajectoire similaire, du ministère de la Santé à la chirurgie esthétique, pratique plus proche de Narcisse que d'Hippocrate. Alors que l’élu de Grenoble avait regretté le manque de médecins durant la crise sanitaire,...
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08/01 - Plusieurs hauts responsables du Congrès américain victimes d’une cyberattaque chinoise
La Chine a piraté les messageries électroniques utilisées par le personnel de plusieurs commissions influentes de la Chambre des représentants américaine, dans le cadre d’une vaste campagne de cyberespionnage connue sous le nom de Salt Typhoon, révèle le Financial Times ce jeudi 8 janvier. Selon des sources proches du dossier, les services de renseignement chinois ont accédé aux systèmes de messagerie de certains collaborateurs de la commission Chine, ainsi que des commissions des affaires étrangères, du renseignement et des forces armées. Ces intrusions ont été détectées en décembre, et l’identité exacte des personnes visées n’a pas été précisée, ajoute le quotidien financier.
Le ministère de la Sécurité d’État (MSS), les services de renseignement chinois, utilise le logiciel Salt Typhoon depuis plusieurs années pour infiltrer les communications téléphoniques. D'après des sources proches du dossier, il est difficile de déterminer si les courriels des parlementaires eux-mêmes ont été consultés. Les experts estiment néanmoins que cette attaque s’inscrit dans une campagne plus large, menée depuis au moins 2019, qui a permis à la Chine "de pénétrer les réseaux de plusieurs grands opérateurs télécoms, de fournisseurs d’accès à Internet, ainsi que des infrastructures gouvernementales, de transport, hôtelières et militaires sur tout le territoire américain", comme l'écrivait L'Express en septembre dernier. Les enquêteurs ont lié cette campagne à au moins trois sociétés technologiques...
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08/01 - Panne d’électricité géante à Berlin : un coup de semonce pour les autorités allemandes
Imaginez une panne d’électricité coupant Internet et plongeant dans le noir un arrondissement entier de Paris pendant cinq jours. Imaginez encore que l’incident survienne lors d’un hiver particulièrement froid, obligeant les habitants à trouver des solutions de secours pour se chauffer. Imaginez enfin que l’incident ait été provoqué de manière intentionnelle par un groupe d’activistes luttant contre le modèle capitaliste. Cette crise, plusieurs dizaines de milliers de Berlinois l’ont subie entre le 3 et le 8 janvier, après l’incendie d’un point précis du réseau de leur ville.
"J’ai des collègues et des amis qui habitent dans le secteur concerné. Pour eux, c’était une situation compliquée, comme un aperçu de ce que nos amis ukrainiens vivent depuis des années", témoigne Sven Rosner, directeur de l’Office franco-allemand pour la transition énergétique. La presse a d’abord pensé à une attaque russe avant qu’un réseau d’extrême gauche baptisé Vulkangruppe (groupe volcan) ne revendique l’attentat par le biais d’une lettre. "On ne peut exclure que d’autres acteurs, notamment des intérêts étrangers tels que la Russie, puissent être impliqués", précise Claudia Kemfert, professeure d’économie et de politique énergétiques à l’université de Lunebourg et à l’Institut allemand pour la recherche économique.
Au-delà des responsabilités, la situation chaotique que vit une partie des Berlinois s’apparente à un véritable coup de semonce pour les autorités, dont l’inaction face à la montée des risques est pointée du doigt.
"Les décideurs...
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08/01 - Anticiper, c’est penser hors du cadre pour ne pas subir, par Emmanuel Chiva
Voici le premier numéro d’une chronique dans laquelle je vais m’attacher à vous donner quelques clés dans le domaine de l’innovation de défense, des technologies et des enjeux géopolitiques qui en découlent.
Et pour cette première, je souhaitais rendre hommage à un immense auteur de science-fiction qui vient récemment de nous quitter : Pierre Bordage. Cet écrivain français remarquable a publié plus de 40 romans de science-fiction : le cycle de Wang ou celui de L’Enjomineur, ou encore la trilogie Les Guerriers du silence et a connu plusieurs adaptations, notamment en bande dessinée.
Pierre Bordage fut pendant dix ans le président d’un festival de science-fiction remarquable, Les Utopiales, qui a lieu chaque année à Nantes. C’est ce festival, et Roland Lehoucq, son successeur à la présidence, qui ont permis au ministère des Armées français de lancer en 2020 une initiative innovante et de remettre au centre du jeu l’exercice d’anticipation.
Dans le domaine militaire, la prospective et l’anticipation sont au centre de la réflexion stratégique. Pendant des années, la préparation du futur s’appuyait sur deux documents de réflexion : le PP30 (plan prospectif à trente ans publié par la DGA – direction générale de l’armement) et le BMP (oui, on aime bien les acronymes dans ce ministère). Ce dernier, qui signifie "besoin militaire prévisible" était rédigé par l’état-major des armées et éclairait notre besoin en termes de capacités nécessaires pour les dix ans à venir.Bactérie mangeuse de plastique
Aujourd’hui, le PP30...
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08/01 - Drame de Crans-Montana : dans les coulisses de l’Europe des secours
Jeudi 1er janvier, dans un immeuble de la rue Joseph II, à Bruxelles. Le Centre de coordination de la réaction d'urgence (ERCC), est en alerte. Dans cette salle de crise tapissée d'écrans qui surveillent la planète 24 heures sur 24, sept jours sur sept, les équipes viennent d'ouvrir un nouveau dossier : "Crans-Montana", du nom d'une station de ski suisse huppée où une catastrophe s'est produite voilà quelques heures à peine. Les membres de la cellule de crise étudient la liste des besoins que les autorités helvètes viennent de leur transmettre : lits de soins intensifs, médecins, capacités de transport médical aérien. Les agents suivent en temps réel ce qu’il se passe, où et quand, puis évaluent la réponse des secours (hélicoptères, ambulances, équipes médicales mobilisées) ainsi que l’impact humain : nombre de victimes, gravité des blessures, capacités hospitalières restantes, transferts de patients, tension sur les lits spécialisés...
"L'ERCC sert à coordonner l’acheminement de l’aide aux pays touchés par une catastrophe, qu’il s’agisse des secours d’urgence, d’expertise, d’équipes de protection civile ou d’équipements spécialisés", résume Eva Hrncirova, porte-parole de la Commission européenne en charge des questions de protection civile. Il s'agit du cœur opérationnel d'un outil méconnu du grand public : le mécanisme de protection civile de l'Union européenne (MPCU), qui dépend de la Commission européenne. Créé en 2001 et renforcé au fil des années, il est doté d’un budget de 3,3 milliards d'euros pour la période...
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08/01 - "Un personnage de roman" : François Mitterrand vu par Mauriac, Sagan, d’Ormesson…
Tribun, joueur de cartes, promeneur solitaire… François Mitterrand a occupé plus de 50 fois la une de L’Express. Dans nos archives, le jeune provincial croise l'ami fidèle, le séducteur irrésistible et l'amoureux de Venise."Cet enfant barrésien"
Monté de Jarnac à Paris à 17 ans, François Mitterrand réside dans le foyer qui avait accueilli quelques années plus tôt François Mauriac. L'étudiant féru de lettres ne tarde pas à rencontrer le célèbre écrivain. Vingt ans plus tard, François Mauriac évoque ainsi le jeune Mitterrand devenu ministre :
"Ce Mitterrand, je l'aime bien et depuis des années, si je ne le rencontre guère. C'est un garçon romanesque : je veux dire, un personnage de roman. Il sort, à quelques lieues de chez moi, du terroir charentais, comme Rastignac. A peine débarqué à Paris vers les années 1930, il vint loger au 104 de la rue de Vaugirard, dans une pieuse demeure où j'avais habité moi-même un quart de siècle plus tôt et que je fréquentais encore, de loin en loin [...]. L'ambition politique chez un jeune homme est une passion noble dans la mesure où elle se confond avec l'ambition pour la grandeur de la patrie. Ainsi, chez François Mitterrand, qui avance d'un pas tranquille - du pas de ceux qui se rappellent l'avertissement de Saint-Just : 'L'empire appartient aux flegmatiques'." (Bloc-Notes, le 8 octobre 1954)
En 1959, alors qu'il prend la défense du sénateur de la Nièvre empêtré dans l'affaire de l'Observatoire, c'est encore au jeune Mitterrand que Mauriac se réfère.
"Il a été cet enfant...
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08/01 - Mercosur : la France seule au front après le quasi-ralliement de l’Italie à l’accord
L’Italie semble desserrer l’étau autour de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur, laissant entrevoir une ouverture qui pourrait débloquer sa ratification. Mercredi 7 janvier, le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a jugé qu’un tel accord offrirait des "avantages énormes" et un "potentiel considérable" pour l’Europe. Une inflexion de ton notable, alors que l’Italie figurait jusqu’ici parmi les États les plus réticents à la signature du texte, aux côtés de la France. Après une réunion des ministres de l’agriculture des Vingt-Sept mercredi, les États membres devraient se prononcer sur l’accord ce vendredi 9 janvier.
Antonio Tajani a toutefois tenu à réfuter toute idée de volte-face. "L’Italie n’a jamais changé de position", assure-t-il dans un communiqué, affirmant avoir toujours soutenu la conclusion de l’accord, à condition que les "préoccupations légitimes du secteur agricole" soient prises en compte. Le chef de la diplomatie italienne a salué, à ce titre, les nouvelles mesures annoncées par la Commission européenne en faveur des agriculteurs, au moment où Bruxelles cherche à lever les derniers blocages autour de cet accord controversé.
Ce glissement italien rebat les cartes alors que la colère agricole en France continue. Dans la nuit de mercredi à jeudi, des agriculteurs opposés à l’accord sont arrivés à Paris, certains tracteurs rejoignant la tour Eiffel pour bloquer plusieurs axes routiers. Leur crainte ? Que l'entrée en vigueur du traité avec les pays...
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08/01 - Un ex-agent de la CIA sur la capture de Maduro : "C’est un âge d’or pour recruter des espions américains"
Un long et un méticuleux travail de surveillance. La capture de Nicolas Maduro n'a été possible qu'après des mois de préparation. Une opération pensée avec soin : dès le mois d'août, la CIA avait envoyé une équipe sur place dans le but d'espionner le chef d'Etat vénézuélien. Cette observation aurait permis de "localiser Maduro et de comprendre comment il se déplaçait, où il vivait, où il voyageait, ce qu'il mangeait, ce qu'il portait, quels étaient ses animaux de compagnie", a expliqué samedi 3 janvier le général Dan Caine, chef d'état-major des armées, lors d'une conférence de presse. Un savoir-faire maîtrisé de longue date par la CIA, habituée des opérations clandestines en Amérique du Sud dans les années 1950. Mais derrière la réussite opérationnelle, l’affaire cache une fragilité politique profonde du renseignement américain. Entretien avec un ancien officier de renseignement de l'Agence, Glenn Carle, auteur de The Interrogator: An Education.
L'Express : La capture de Nicolas Maduro frappe par son ampleur et son efficacité. En tant qu'expert, qu'en pensez-vous ?
Glenn Carle : Exécuter une opération comme celle-ci relève de compétences avant tout techniques. La réaliser repose sur deux piliers : la qualité des sources à l'intérieur du pays, et les moyens que l'on souhaite lui dédier. Les Etats-Unis avaient les deux, et les ont mobilisées. Ce type d'action est impressionnant, mais pas inédit. A l'époque de la "guerre contre la Terreur" (je mets bien les guillemets autour de l'expression), il nous a suffi d'une...
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08/01 - Un rachat du Groenland ? Les (nombreuses) questions que pose la lubie de Donald Trump
"Ça pourrait être l'affaire du siècle", s'emballe The Economist. Depuis plusieurs jours, la Maison-Blanche s'accroche à l’idée d’une acquisition du Groenland, invoquant des impératifs de sécurité nationale. Une perspective fermement rejetée par les dirigeants du territoire autonome, du Danemark et par plusieurs responsables européens, qui rappellent que l’île n’est pas à vendre. L’opposition affichée de la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, et des autorités de Nuuk n’a pourtant pas freiné les ardeurs de Donald Trump et de son entourage.
"Nous avons besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale", a martelé le président républicain ce week-end, évoquant sans preuve une présence russe et chinoise accrue. Son secrétaire d’État, Marco Rubio, a indiqué aux parlementaires que l’administration privilégiait une acquisition négociée plutôt qu’un recours à la force et qu’il devait rencontrer des responsables danois la semaine prochaine pour en discuter. Pour rappel, les États-Unis avaient déjà envisagé par le passé l’achat du Groenland. L'Express fait le point sur les questions soulevées par une telle idée.Y a-t-il des précédents d'achat de territoires ?
Un tel achat est théoriquement possible, "même si l’expansion territoriale par le biais de paiements en or ou autres est devenue plus rare à l’époque moderne", explique le Wall Street Journal. L’histoire montre ainsi que l’argent a déjà redessiné des frontières, en particulier aux États-Unis. Washington a ainsi acheté les îles Vierges au Danemark en 1917....
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08/01 - Budget 2026 : les débats reprennent à l’Assemblée, un recours au 49.3 inéluctable ?
Pourra-t-il éviter de devoir passer en force ? Sébastien Lecornu entend enfin parvenir à doter la France d'un budget pour 2026 sans rompre sa promesse de ne pas contourner le vote des députés, mais de nombreux élus estiment que le Premier ministre pourrait ne pas avoir d'autre choix, avec alors le risque qu'une nouvelle motion de censure soit déposée.
Avant les fêtes de fin d'année, le Parlement a adopté en urgence une loi spéciale élaborée pour assurer la continuité des services publics en attendant de pouvoir voter sur le projet de loi de finances pour 2026. Si cette mesure a été approuvée à une grande majorité à l'Assemblée nationale et à l'unanimité au Sénat, de grandes divergences demeurent alors que les députés reprennent ce jeudi 8 janvier en commission l'examen du projet de budget.
Une réunion avec un groupe restreint d'élus socialistes et du socle commun a été organisée mardi par le ministre de l'Economie et des Finances, Roland Lescure, et la ministre du Budget, Amélie de Montchalin, qui entendent faire adopter le budget d'ici la fin du mois. Les discussions ont duré quatre heures, avec l'objectif de parvenir à un terrain d'entente en amont de la reprise des débats parlementaires.
Dans l'hypothèse où aucun consensus ne serait trouvé, le seul espoir pour Sébastien Lecornu de sortir de l'impasse serait de recourir à l'article 49.3 de la Constitution. Cela contreviendrait à la promesse que le locataire de Matignon a effectuée et l'exposerait sans aucun doute au dépôt d'une motion de censure qui pourrait...
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08/01 - 2027 : pourquoi le prochain président sera impopulaire, par Nicolas Bouzou
Tenir jusqu’à la présidentielle : voilà le mot d’ordre repris sans discontinuer par les oppositions, encouragées en cela par certains médias qui ne se plaisent jamais autant que dans le climat de dramaturgie des campagnes électorales. Puisqu’il est tendance d’affirmer que ces huit dernières années ont été les pires que la France ait connues depuis la défaite d’Azincourt (et encore…), il n’y aurait rien d’autre à faire que d’attendre mai 2027 pour que la crise politique disparaisse et que l’économie, purgée du macronisme, redémarre.
J’écris cette chronique de l’Eurostar, de retour de Londres. L’ambiance politique britannique est très intéressante. Le Brexit a été voté il y a près de 10 ans. Les Brexiteurs avaient présenté la sortie de l’Union européenne comme l'acte fondateur d'une indépendance retrouvée, d'une immigration maîtrisée, d'une croissance relancée, d'un système de santé réparé. Comme les oppositions françaises présentent aujourd’hui le départ de Macron.Bouc émissaire
Or, que constatent désormais nos voisins ? Que sur chacun de ces points, leur pays fait moins bien qu’avant le Brexit. Pire : le Royaume-Uni est à peine moins méprisé par l’administration Trump que l’Union européenne, pourtant honnie par le camp Maga. A tel point que, après avoir réactivé Erasmus, le gouvernement britannique implore l’UE de laisser l’île revenir dans le marché unique. Welcome back ! Et oui, la stratégie du bouc émissaire fonctionne dans les urnes, pas dans les faits.
Les Français regretteront-ils Emmanuel Macron comme les Britanniques le...
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08/01 - François Mitterrand raconté par Jean Glavany : ses leçons à Emmanuel Macron, ses prophéties sur l’Ukraine
On pourrait croire qu’il s’agit d’un autre temps, celui des costumes en velours et des cartes postales. Mais la politique a ses permanences et la Ve République ses règles immuables. Emmanuel Macron gagnerait ainsi à s’inspirer parfois de François Mitterrand. En 1986, le président perd les législatives, s’ouvre alors la première cohabitation. Qui donne lieu à un témoignage passionnant de Jean Glavany, ex-chef de cabinet à l’Elysée, ancien ministre et auteur, pour le trentième anniversaire de la mort de son grand homme, de Conversations intimes (éditions Perrin), un portrait captivant de celui qui fut le premier chef d’Etat socialiste depuis 1958.
C’est la première fois qu’il prend la plume sur le sujet, ayant voulu, comme Peyrefitte avec son fameux C'était de Gaulle, "laisser le temps au temps", selon la fameuse maxime mitterrandienne. Et il révèle des moments inédits : le 14 mars 1986, deux jours avant les législatives, Mitterrand discute avec ses proches dans le Puy-de-Dôme cher à Michel Charasse. Comment choisir un Premier ministre ? "Soit biaiser, soit affronter." Il choisira d’affronter là où son lointain successeur, en 2024 (et jusqu’en 2025) préférera "biaiser". Quand recourir à une dissolution ? "C’est une arme à double tranchant, souligne Mitterrand, selon qu’elle soit ou non comprise : le peuple consulté sanctionne toujours les manœuvres." Emmanuel Macron (mais aussi Jacques Chirac) l’a appris à ses dépens. Le déjeuner du 23 mai 1986 avec Maurice Duverger, Jean-Denis Bredin, Roland Dumas et l’auteur...
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08/01 - Guerre en Ukraine : "Project Archangel", ces camps qui forment les pilotes de drones de Vladimir Poutine
La petite ville portuaire de Touapsé, sur les bords de la mer Noire, est surtout connue pour ses plages de galets et sa raffinerie - l'une des plus importantes de Russie. Mais depuis quelques mois, elle abrite également un centre d'entraînement d'un genre particulier. Dans des salles de classe improvisées, installées dans de vastes tentes, des dizaines d'élèves en treillis militaires réparent des cartes mères, soudent des câbles, ou s'entraînent à piloter sur ordinateurs des drones.
Une partie des récents succès militaires russes contre l'Ukraine se joue ici. Ces camps d'entraînement de fortune appartiennent au "Project Archangel", une initiative populaire russe créée au début de l'invasion de l'Ukraine. Si son objectif était au départ de lever des fonds pour fournir des drones aux soldats, l'initiative s'est depuis transformée en un groupe organisé, en lien avec l'armée et certains industriels militaires. Archangel forme désormais de futurs soldats russes au pilotage, dont certains rejoindront Rubicon, la redoutable unité spécialisée dans les attaques par drones. Au cœur de la guerre en Ukraine
Le projet Archangel voit le jour en octobre 2022, sous la forme d'un groupe Telegram. "Amis", peut-on lire dans le tout premier message du groupe, consulté par L'Express, "ce canal a été créé pour venir en aide à nos combattants dans la zone de l’opération militaire spéciale". L'objectif d'alors est simple : équiper en drones les unités russes en Ukraine grâce à des dons. "Chaque drone étant composé d’une...
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07/01 - Pétrolier russe saisi par les Etats-Unis : les contours d’une course-poursuite dans l’Atlantique
Une énième tension diplomatique, entre Washington et Moscou, prend des allures de bataille navale au milieu de l'océan Atlantique. Les Etats-Unis ont intercepté ce mercredi 7 janvier au large de l'Islande un pétrolier battant pavillon russe, et escorté à distance par un sous-marin russe, après une traque de plus de deux semaines dans l'Atlantique. Cette opération intervient dans le cadre de leurs efforts pour entraver les exportations de pétrole du Venezuela par la mer, ont déclaré des responsables américains.
Si les Etats-Unis ont multiplié les interventions contre des pétroliers depuis le début de leur blocus maritime du Venezuela, bloquant de nombreux tankers chargés de brut au large de ce pays d'Amérique latine depuis le mois dernier, il semble qu'il s'agisse de la première interception américaine d'un navire battant pavillon russe. Ce pétrolier sous sanctions américaines, appelé initialement Bella-1 et désormais enregistré sous le nom de Marinera, avait échappé le mois dernier au blocus américain dans les Caraïbes et son équipage avait refusé de laisser les garde-côtes américains monter à son bord. Le commandement de l'armée américaine en Europe a déclaré dans un message sur X que ce pétrolier avait été intercepté dans l'Atlantique Nord pour violation des sanctions américaines.
"Le blocus du pétrole vénézuélien illicite et sanctionné reste PLEINEMENT EFFECTIF, partout dans le monde", a écrit le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, en commentaire de cette publication sur X.
YOU CAN RUN, BUT YOU...
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07/01 - "FAFO" : quelle est cette nouvelle doctrine que Donald Trump veut imposer au monde ?
Après MAGA (Make America Great Again), un nouvel acronyme circule dans le monde trumpiste, et gagne du terrain dans les pages de la presse américaine. Surnommée "FAFO. Pour "Fuck Around and Find Out", il traduit une dynamique qui tend à se confirmer chaque mois un peu plus : les dirigeants mondiaux qui défient Donald Trump s’exposent à des représailles violentes et complètement dénuées de considérations diplomatiques. Autrement dit, l'approche préférée du président milliardaire consiste à punir immédiatement ceux qui s’opposent aux intérêts américains, ou en tout cas à l’image qu'il s’en fait.
Cette pseudo-doctrine doit son nom au chef du Pentagone, Pete Hegseth, qui l'a résumée en déclarant que le président vénézuélien Nicolas Maduro, capturé le 3 janvier par les forces américaines car accusé de narcoterrorisme, "effed around, and he found out" ("a tenté le coup, et il a vu ce qui se passait"). "Je ne comprends toujours pas comment ils n’ont pas encore compris", s’exclamait quant à lui le secrétaire d’Etat Marco Rubio aux journalistes à Mar-a-Lago, quelques heures après la capture du chef d'Etat sud-américain. Une doctrine qui repose finalement moins sur un cadre stratégique formalisé que sur une démonstration de force personnelle du président, présenté par son propre entourage comme imprévisible et prêt à agir sans délai.Le concept déjà viral sur les réseaux
Chez les adeptes de MAGA, le terme prend. Sur les réseaux sociaux, des vidéos virales décorellées floquées "FAFO" circulaient déjà ces derniers mois,...
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07/01 - Donald Trump étudie un "achat" du Groenland, Marco Rubio évoque une rencontre entre les Etats-Unis et le Danemark
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a déclaré mercredi 7 janvier qu'il s'entretiendrait la semaine prochaine avec des responsables danois à propos du Groenland, sans signaler une quelconque volonté de Washington de renoncer à l'objectif exprimé par Donald Trump de prendre le contrôle du territoire. Une rencontre confirmée par la cheffe de la diplomatie de l'île arctique, Vivian Motzfeldt, qui annonce que le Groenland y participera également.
L'intervention militaire des Etats-Unis au Venezuela le week-end dernier, lors de laquelle l'armée américaine a bombardé la capitale Caracas et a capturé le président Nicolas Maduro, a exacerbé les craintes du Danemark et de ses alliés européens de voir le Groenland faire face à un scénario similaire. D'autant que la Maison-Blanche a répété mercredi que "toutes les options" sont sur la table pour acquérir, pour des raisons de sécurité nationale selon le président américain, l'île de l'Arctique semi-autonome.
Une porte-parole de la présidence américaine a déclaré mardi qu'une intervention militaire était "toujours une option", alors même que des dirigeants européens, dont le président français Emmanuel Macron, ont marqué leur soutien au Danemark et au Groenland.
Interrogé mercredi sur la proposition de Copenhague de dialoguer sur la situation au Groenland, où les Etats-Unis disposent d'une base militaire, Marco Rubio a déclaré aux journalistes qu'il rencontrerait la prochaine semaine des responsables danois. "Nous allons discuter", dit-il.Première volonté : acheter le...
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07/01 - Réforme électorale : Giorgia Meloni redessine les règles à son avantage
La Première ministre d'extrême droite italienne Giorgia Meloni prévoit de réformer le système électoral afin de renforcer les chances de réélection de sa coalition de droite aux prochaines élections prévues en 2027, selon le Financial Times. Son parti, Frères d’Italie, souhaite supprimer le scrutin majoritaire uninominal à un tour, qui représente environ un tiers des sièges, et passer à un système proportionnel modifié. Cela diminuerait les chances qu’une alliance de gauche n’obtienne plus de sièges.
La volonté de la cheffe du gouvernement est défendue d’une seule voix par son parti. Selon le sénateur Lucio Malan, whip (député chargé de coordonner et d’unifier les votes des parlementaires de son parti) des Frères d’Italie, "nous pensons que ce serait dans l’intérêt de tous d’avoir une loi qui assure la stabilité… Avec le système actuel, le grand risque est d’avoir un parlement bloqué, sans majorité — ou des coalitions artificielles", a-t-il affirmé au quotidien américain. L’unification de la gauche change la donne
Le système électoral mixte actuel nommé le "Rosatellum" adopté en 2017, attribue 37 % des sièges de la chambre haute et basse au scrutin majoritaire uninominal (le candidat le plus voté gagne) et 63 % au scrutin proportionnel (les sièges sont répartis entre les partis selon le nombre de votes, avec un seuil minimum pour entrer au parlement). Le système encourage les coalitions avant l’élection, et avait d’ailleurs largement profité à la coalition à trois partis de Giorgia Meloni en 2022, qui avait alors...
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07/01 - Cathryn Clüver Ashbrook : "Trump ne renoncera pas à envahir le Groenland par respect de l’ordre mondial"
C'était jusqu'ici un tabou, presque un sujet de plaisanterie : depuis des années, Donald Trump clame son ambition d'annexer le Groenland, territoire immense qui fait partie du royaume du Danemark. Le 3 janvier, tout a changé. L'intervention militaire américaine pour enlever Nicolas Maduro, à Caracas, a ébranlé toutes les certitudes européennes. Oui, les Etats-Unis de Donald Trump sont capables d'agir à l'intérieur de pays souverains, sans aucun respect pour le droit international. Oui, le président américain répète, ces derniers jours, sa détermination à "s'occuper" du Groenland dans les semaines qui viennent. Oui, il faut prendre au sérieux ce que dit Donald Trump.
"Les liens transatlantiques se défont à toute vitesse", constate Cathryn Clüver Ashbrook, politologue germano-américaine et vice-présidente de la fondation Bertelsmann Stiftung, inquiète des manoeuvres de l'administration Trump à la fois aux Etats-Unis et en Europe. Mais les Européens peuvent agir contre cette agressivité inédite, assure-t-elle, à condition de s'en donner les moyens.
L'Express : Depuis l'intervention américaine au Venezuela, les Européens redoutent les visées de Donald Trump sur le Groenland, territoire danois dont le président américain dit vouloir s'occuper "dans environ deux mois". A quel point ce scénario doit-il inquiéter les Européens ?
Cathryn Clüver Ashbrook : Nous devons prendre au pied de la lettre ce que l'administration américaine a écrit dans sa Stratégie de sécurité nationale, parue en décembre. Il s'agit d'un...
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07/01 - "Là-bas, ils ne connaissent pas le mot décroissance" : l’économie américaine vue par Augustin Landier et David Thesmar
L'un est professeur à HEC, l'autre au Massachusetts Institute of Technology (MIT). Ensemble, ils forment l'un des duos d'économistes les plus iconoclastes du moment, et sont les coauteurs du Prix de nos valeurs ou de Dix idées qui coulent la France (Flammarion). Chaque mois, Augustin Landier et David Thesmar vont analyser en exclusivité pour L’Express l’actualité économique. Pour début 2026, le tandem transatlantique nous explique pourquoi les droits de douane de Donald Trump n'ont pas mené l'économie américaine - et mondiale - à la catastrophe annoncée. Ils évoquent aussi le risque d'une bulle IA et constatent le fossé grandissant entre Etats-Unis et Europe.
L'Express : En avril dernier, Donald Trump annonçait un relèvement massif des droits de douane à l’encontre des partenaires des Etats-Unis. De nombreux experts assuraient alors que le pays court à la catastrophe économique, et le monde à un chaos commercial. Neuf mois plus tard, il n’en est rien...
David Thesmar : Dans la littérature académique, les études ne trouvent pas de gros gains économiques liés à l’ouverture des échanges internationaux, en tout cas dans les modèles économiques standards. Si l’on se fie à ces modèles, le fait d’augmenter les droits de douane, même avec l’ampleur décidée par Trump, ne pouvait donc qu’avoir des effets limités.
Augustin Landier : Effectivement, des économistes comme Arnaud Costinot, un collègue de David au MIT, ont montré dans les années 2010 que les bénéfices de la mondialisation pour un pays comme les Etats-Unis sont...
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07/01 - Groenland, immigration… Stephen Miller, l’homme qui murmure à l’oreille de Donald Trump
Il semble gagner en notoriété à mesure que les politiques trumpiennes gagnent en extrémisme. Stephen Miller s’est imposé ces derniers mois aux yeux de la presse américaine comme "l’un des hommes les plus influents de la Maison-Blanche", "le bureaucrate non élu le plus puissant des Etats-Unis" ou encore "l’architecte du plan du président pour remodeler l’Amérique". Fidèle de la première heure depuis le premier mandat de Donald Trump, il est devenu en janvier 2025 le chef adjoint du personnel pour la politique de l’administration Trump, et conseiller très spécial à la sécurité intérieure du président.
Orateur connu pour sa brutalité verbale et son ton criard, il émerge sur la scène médiatique comme l’idéologue en chef du trumpisme, jouant un rôle central dans la définition des priorités politiques du président. De l’obsession migratoire aux discours de reconquête géopolitique chers au président, jusqu’aux fantasmes d’expansion comme le Groenland, Stephen Miller façonne pour le président des Etats-Unis une rhétorique de confrontation permanente, centrée sur une vision ultra-nationaliste où l’Amérique est présentée comme un territoire assiégé. Contre qui se bat-il ? Contre "la culture communiste woke cancérigène qui détruisait notre pays, nous conduisant à croire que les hommes sont des femmes, que les femmes sont des hommes, que la discrimination raciale contre les Blancs est bonne, que le mérite est mauvais, et que la sûreté et la sécurité physique importent moins que les sentiments des idéologues libéraux", raillait-il en...
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07/01 - Les Etats-Unis sont-ils encore un Etat de droit ? L’analyse d’un juriste qui tord le cou aux idées reçues
Avocat international et essayiste, auteur notamment de Guerre ou paix, essai sur le monde de demain (Grasset, 2007) et Résistances, la démocratie à l’épreuve (L’Observatoire, 2018), Laurent Cohen-Tanugi est un fin connaisseur du droit et des institutions politiques américains. Sous le titre, Les Etats-Unis sont-ils encore un Etat de droit ?, il dresse un bilan un an après le retour de Donald Trump au pouvoir.
L’Express : L’agression des Etats-Unis contre le Venezuela sonne-t-elle le glas du droit international et l’avènement de la loi du plus fort ?
Laurent Cohen-Tanugi : Le droit international est malmené de tous côtés depuis longtemps. Il s’est construit sur plusieurs siècles et survivra à cette opération, qui n’est pas en elle-même la plus grave des violations qu’il a subies ces dernières années. De même, l’avènement de la loi du plus fort et le changement de paradigme géopolitique sont en germe depuis le début des années 2000 ; je les avais anticipées dans un essai de 2007 intitulé Guerre ou paix.
Les Etats-Unis ont souvent pris des libertés avec le droit international. Les Européens s’alarmeraient sans doute moins de l’opération Maduro si elle ne s’inscrivait pas dans une visée impérialiste et prédatrice affirmée, qui englobe le Groenland, donc l’Europe et l’Otan eux-mêmes. C’est là que se situe la gravité du moment présent.
Cette opération militaire a mis les dirigeants européens dans l’embarras. Ils sont apparus divisés. L’Europe, comme puissance normative internationale, n’est-elle pas en train de...
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07/01 - Adina Revol : "Derrière le Venezuela et son pétrole, c’est la Chine que Trump cherche à affaiblir"
Cinq jours après l’intervention des Etats-Unis au Venezuela, Donald Trump vient de préciser ses plans concernant l’or noir du pays. Le président américain a annoncé hier soir avoir obtenu "entre 30 et 50 millions de barils de haute qualité de pétrole sous sanction" de la part des "autorités intérimaires" du Venezuela. Un pétrole "remis" par Caracas qui pourrait être vendu aux prix du marché, ce qui représente un pactole de 2,5 milliards de dollars aux cours actuels. Reste à savoir à qui les Etats-Unis le destinent, alors que jusqu’à présent la Chine achetait 80 % de la production vénézuélienne ?
"Derrière cette intervention, Donald Trump cherche d’abord à fragiliser la Chine", avertit Adina Revol, enseignante à Science Po et auteur de Rompre avec la Russie, le Réveil énergétique européen aux éditions Odile Jacob (2024).
L'Express : Le marché pétrolier a finalement peu réagi à l’intervention américaine au Venezuela et au départ du président Maduro. Comment expliquez-vous cette relative stabilité ?
Adina Revol : Ce n’est pas très étonnant car ce qui compte à court terme sur le marché pétrolier, ce sont les flux physiques. Or, nous sommes dans une situation où l’offre au niveau mondial est abondante. Tous les analystes anticipent par ailleurs un surplus et un accroissement des stocks. Cette situation permet donc de mieux résister aux chocs géopolitiques.
En outre, même si les réserves de pétrole vénézuéliennes sont gigantesques, l’état des infrastructures du pays, après des années de sous-investissement et de sanctions...
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07/01 - Venezuela : une vague de répression s’abat sur le pays depuis la capture de Nicolas Maduro
Après l’arrestation de Nicolas Maduro, dans la nuit du 2 au 3 janvier, le Venezuela connaît une vague de répression qui rappelle les heures les plus sombres du régime. Depuis plusieurs jours, journalistes, civils et opposants vivent sous un contrôle strict des forces de sécurité et des groupes paramilitaires loyalistes, les "colectivos". Dans les rues de Caracas, la peur s’est installée : beaucoup évitent désormais de célébrer ou de manifester ouvertement. "Nous avons gagné, mais nous avons aussi perdu", résume une quinquagénaire au Washington Post en comparant la situation actuelle à la dernière élection présidentielle de 2024, où Nicolas Maduro avait revendiqué la victoire malgré des résultats favorables à l’opposition.
Au moins quatorze journalistes et employés de médias ont été arrêtés lundi 5 janvier, dont onze appartenant à la presse internationale, selon le Syndicat national des travailleurs de la presse. La plupart ont été relâchés après plusieurs heures, mais plusieurs ont vu leurs téléphones fouillés par des agents du contre-espionnage militaire. Plusieurs arrestations ont eu lieu près de l’Assemblée nationale, au moment où Delcy Rodríguez prêtait serment comme présidente par intérim lors d’une cérémonie présidée par son frère, Jorge Rodríguez, président du Parlement.
Malgré cette transition de façade, l’appareil militaire reste arrimé à l’ancienne architecture du pouvoir. Lundi, le ministre de la Défense, Vladimir Padrino, a réaffirmé le soutien de l’armée à Delcy Rodríguez, assurant que les forces armées "se...
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07/01 - Stéphane Audrand : "Le destin de l’Occident se jouera dans les six mois à venir"
Il y a de quoi faire tourner la tête de bookmakers. Qui sera la prochaine cible de Donald Trump ? Le Groenland ? L’Iran ? Cuba ? A moins que le patron de la Maison-Blanche ne crée la surprise ailleurs ? Depuis la capture éclair du dictateur venezuelien Nicolas Maduro le 3 janvier dernier, au mépris total du droit international, tout semble possible. Un nouveau grand partage du monde se dessine en temps réel. L’Europe, estomaquée, a peu d’options. Et l’année 2026 ne fait que commencer… La suite pourrait s’avérer bien plus dangereuse d’après Stéphane Audrand, consultant en risques géopolitiques. Entretien.
L’Express : Quel monde est en train de se recomposer sous nos yeux ?
Stéphane Audrand : L’Europe assiste à la sortie brutale des grands compromis de l’après Seconde Guerre mondiale qui avaient permis de trouver un modus vivendi à l’issue de 200 ans de soubresauts marquant l’entrée dans la modernité. A l’échelle internationale, la création de l’ONU actait l’engagement des puissances à se restreindre et accepter un cadre normatif commun. Ce tournant reposait sur un intérêt compris pour une organisation plus pacifique du monde, avec des marchés économiques mieux organisés. Le corollaire, c’est que les petites nations pouvaient vivre sans dépendre du bon vouloir des grandes. Tout cela fonctionnait bon an mal an, avec des actions hybrides, parfois des guerres, mais l’Europe semblait protégée grâce à ses démocraties avancées et à une relation transatlantique solide.
Aujourd’hui, ce compromis craque. L’idée que la...
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07/01 - L’Express relève le défi européen et se réinvente en regardant plus loin
L’Europe humiliée, l’Europe effacée, l’Europe divisée. L’Europe ciblée par Donald Trump, l’Europe cramponnée à ses vieux logiciels, l’Europe diminuée démographiquement. On connaît trop, hélas, la ritournelle décliniste qui tourne en boucle dans un continent vulnérable sans leader ni projet. Mais ce constat d’impuissance n’a rien d’une fatalité. Ces maux dissimulent en réalité une incroyable diversité de richesses chez les 500 millions d’Européens.
C’est précisément cette Europe que nous allons vous raconter dans ce nouvel Express, de Londres à Vilnius, de Syracuse à Brême, de Cracovie à Lisbonne. L’Europe des idées et des campus. Une Europe aussi de la défense et des espions, des artistes et des laboratoires, des entrepreneurs et des intellectuels.
Lorsque Jean-Jacques Servan Schreiber, le fondateur de ce journal, parlait du lecteur de L’Express, il songeait à l’ingénieur de Grenoble. Avec ce journal né presque en même temps que la Communauté européenne, faisons un rêve : celui de lancer une conversation européenne, en nous adressant à vous, lecteurs français, mais aussi aux ingénieurs finlandais, aux avocats espagnols, aux chercheurs polonais, ou aux universitaires grecs. Une Europe de chair et de sang, aux quatre coins du continent. Bref, une Europe vivante, ancrée dans le quotidien pour mieux réinventer le futur de cet espace de liberté unique au monde.
A l’heure où Donald Trump malmène l’Etat de droit, où les empires se sentent pousser des ailes et où les populistes envahissent les écrans, cette Europe doit se...
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07/01 - "Voici comment votre ado peut déjouer les pièges des fake news" : les conseils du neuroscientifique Grégoire Borst
Les alertes n’y changent rien. Ces derniers jours, plusieurs enquêtes sont venues confirmer ce que les parents constatent tous les jours : les ados restent toujours aussi accros à leurs écrans en général, et à leurs réseaux sociaux en particulier. Ainsi, 99 % des 11-17 ans utilisent au moins une plateforme en ligne, selon une récente enquête de l’Arcom, le gendarme de l’audiovisuel et du numérique. L’âge d’accès aux réseaux sociaux devient même de plus en plus précoce : malgré l’interdiction de les utiliser avant 13 ans, 22 % des enfants de 11 ans indiquent avoir eu recours pour la première fois aux réseaux sociaux avant leur dixième anniversaire, contre 4 % des jeunes âgés aujourd’hui de 17 ans, toujours selon l’Arcom. Signe d'une indéniable accélération du phénomène.
A défaut de réussir à faire respecter les interdictions, ne pourrait-on pas plutôt aider les jeunes à développer leur esprit critique face aux fausses informations qui circulent sur ces plateformes ? C’est tout l’objet du travail du neuroscientifique Grégoire Borst, directeur du Laboratoire de psychologie du développement et de l’éducation de l’enfant (LaPsyDé). La clef : aider les adolescents à comprendre leurs biais cognitifs, pour mieux déjouer les pièges. Il nous livre ici ses conseils. Entretien.
L'Express : Vous avez publié récemment une étude unique en son genre sur les capacités des adolescents à distinguer les vraies des fausses informations. Que faut-il en retenir ?
Grégoire Borst : Les jeunes comprennent bien ce qu’il se passe...
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07/01 - "C’est sa décision la plus périlleuse à ce jour" : pourquoi l’administration Trump joue gros au Venezuela
Peu d’experts avaient vu venir l’intervention surprise des États-Unis à Caracas pour arrêter le président Maduro, le 3 janvier. S’il se dit aujourd’hui "surpris" par le côté spectaculaire de l'opération américaine, Peter Feaver — ancien conseiller spécial pour la planification stratégique sous l’administration Bush entre 2005 et 2007 — avait, lui, senti le vent tourner pour le dictateur venezuelien. Deux mois plus tôt, dans Foreign Affairs, il écrivait : "l’administration Trump a donné tous les signes qu’elle poursuivait un objectif de changement de régime au Venezuela, y compris la confirmation récente de Trump selon laquelle il a autorisé des actions clandestines de la CIA dans le pays." Et maintenant ? Dans un entretien accordé à L’Express, ce professeur de science politique à l’université Duke analyse les conséquences possibles de ce qu’il considère être "la décision la plus risquée prise par l’administration Trump", établissant un parallèle entre l’intervention à Caracas et l’Irak de 2003.
En outre, en agissant de façon unilatérale, avertit-il, le président américain devra assumer seul, et jusqu’au bout, les conséquences d’un éventuel échec à Caracas. Car, souligne celui qui a également travaillé au sein du Conseil de sécurité nationale sous Clinton, "il y a un risque que l’opération tourne mal". Il revient aussi sur les raisons pour lesquelles, selon lui, le gouvernement cubain a désormais de sérieuses raisons de s’inquiéter : il est clairement dans la ligne de mire de Washington.
L'Express : Comment interprétez-vous...
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07/01 - Etats-Unis : les visées de Donald Trump sur le Groenland divisent le camp des républicains
Après le kidnapping de Nicolas Maduro, président vénézuélien, l'envie de Donald Trump de redessiner le monde semble loin d'être rassasiée. Comme un enfant qui déplace ses pions sur un plateau à sa guise, le chef de l'Etat a réaffirmé son ambition d’annexer le Groenland, qu’il considère comme indispensable à la sécurité nationale des États-Unis. La Maison-Blanche a indiqué mardi 6 janvier que son administration étudiait les options en vue d’une acquisition du territoire, le recours aux forces armées américaines restant "toujours une option". Une priorité jugée essentielle pour dissuader les adversaires de Washington dans la région arctique.
Cependant, les ambitions de Donald Trump divisent jusque dans son propre camp. Son insistance récente pour que les États-Unis s'emparent du Groenland a suscité incrédulité et consternation au Capitole, où certains élus républicains estiment qu’une telle prise de contrôle serait trop dangereuse pour être envisagée. Plusieurs d’entre eux, pourtant majoritairement favorables à la mission américaine au Venezuela, jugent ainsi les menaces d’annexion du Groenland inappropriées, comme le rapporte le Wall Street Journal.
"Les menaces d’annexion du Groenland sont inutilement dangereuses", a par exemple tancé le représentant républicain de l'Utah, Blake Moore, dans une déclaration conjointe avec le démocrate Steny Hoyer (Maryland). Les coprésidents du groupe parlementaire bipartisan des Amis du Danemark ont rappelé que le Danemark était un allié de l’Otan et l’un des partenaires les plus...
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07/01 - Audiovisuel public : ces grandes réformes européennes qui pourraient nous inspirer
Comparer les lois, les chiffres, les phénomènes de société, les politiques publiques... Chaque semaine, L'Express explore les pratiques de nos voisins européens afin de trouver les meilleures inspirations sur notre continent et nourrir ainsi le débat en France.
Comment l’Etat peut-il faire des économies sans augmenter les impôts ? Partout en Europe, la question se pose, avec un secteur dans le viseur : l’audiovisuel public. Alors que des coupes budgétaires sont attendues en 2026 aux Pays-Bas, en Allemagne ou encore en France, plusieurs voix s’élèvent en faveur d’une privatisation de Radio France et de France Télévision, en particulier au sein de Reconquête et du RN qui reprochent au service public d’être tout à la fois dispendieux et partial - une commission d'enquête sur sa "neutralité", son "fonctionnement" et son "financement" a notamment été ouverte fin novembre au Palais Bourbon à la demande du groupe UDR d'Eric Ciotti, allié des frontistes.
Une double charge qui s’entend dans plusieurs des 24 langues du Vieux Continent, et ce depuis quelques années déjà. Des projets de privatisation ont même été amorcés, mais aucun n’a abouti. "Même lorsque la privatisation a été présentée comme une solution évidente, en particulier dans les années 1980 et 1990, l’expérience a montré ses limites, décrypte Jo Bardoel, chercheur associé à l’Amsterdam School of Communication Research. Les responsables politiques ont constaté qu’en laissant l’information, l’actualité politique ou la culture aux acteurs commerciaux, la quantité...
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07/01 - Venezuela : pourquoi "dictateur" est un mot interdit chez LFI
Nicolas Maduro est-il un "dictateur" ? Mardi 6 janvier sur BFMTV, Mathilde Panot a refusé de répondre à cette question. Enlevé par les forces spéciales américaines à Caracas, le président vénézuélien demeure incarcéré dans une prison de Brooklyn, accusé de trafic de drogue par l’administration de Donald Trump, un chef d’inculpation battu en brèche par le souci premier du président américain de contrôler la manne pétrolière de la République Bolivarienne. La question était donc déplacée ? Sans doute selon la présidente du groupe parlementaire LFI, pour qui la qualification du régime serait "un engrenage" - presqu’un contre-feu ! - destiné à justifier les violations du droit international.
L’un n’empêche pas l’autre. Comme si la conscience humaine était trop limitée pour conjuguer la dénonciation d’un régime autocratique et la capture de son leader, en dehors de toute règle internationale. Lui avait pourtant convoqué l’intelligence des Français : Jacques Chirac s’était opposé avec force à l’invasion alliée de l’Irak en 2003 avant de se "réjouir" de la chute de Saddam Hussein et du régime baasiste. Les insoumis érigent en modèle la diplomatie française de l’époque. Ils n’en gardent un souvenir que parcellaire. Pourquoi cette hémiplégie ?
Une manière bien commode pour les lieutenants de LFI de ne pas récuser un allié objectivement détestable. Un insoumis ne renie jamais ses combats, c’est tout le drame. Jean-Luc Mélenchon a beau avoir pris ses distances avec la présidence Maduro, c’est dans la révolution dite "bolivarienne" de son...
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07/01 - "Imperial Princess" : Monaco n’est pas la bonne planque pour une princesse russe
Monaco est en Europe sans en faire partie. Rattachée à la France comme l’ergot du coq gaulois : en vestige génétique d’une époque où la principauté s’étendait au-delà de Roquebrune jusqu’à Menton, sur une superficie dix fois plus vaste qu’aujourd’hui qui lui permettait de cultiver ses légumes, ses fruits, élever ses animaux, boire son eau de source, faire des pique-niques dans la nature. Après avoir cédé les neuf dixièmes de sa superficie à l’Etat français, avec le traité franco-monégasque de 1861, Monaco s’est construite en un siècle comme un gigantesque yacht échoué sur le littoral, avec un accès réduit à la mer. Si près de la France, si loin de la mer, dit-on, avec ce sens de l’autodérision propre aux tribus désespérées.
On compte aujourd’hui un peu moins de 10 000 citoyens monégasques pour 39 000 résidents et 50 000 frontaliers (ceux qui vivent dans les Alpes-Maritimes, travaillent à Monaco ou dans les quatre communes limitrophes : La Turbie, Cap-d’Ail, Roquebrune-Cap-Martin et Beausoleil ; ces frontaliers sont soumis aux lois de la préférence nationale en termes d’emploi, de logement et de protection sociale, avec toutefois un accès aux soins qui donne envie de tomber malade tellement on s’occupe bien de vous. On compte beaucoup, à Monaco, c’est la principale activité économique. C’est aussi ce que Virgil Vernier avait fait lors de son dernier film : 100 000 000 000 000 (Cent mille milliards), dont je vous avais parlé avec enthousiasme en décembre 2024. Le réalisateur s’était intéressé à la vie de trois jeunes...
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06/01 - La France et le Royaume-Uni s’accordent sur le déploiement de forces en Ukraine, en cas d’accord de paix
Réunis lors d'un nouveau sommet, les 35 pays de la "coalition des volontaires" ont affiché un front uni ce mardi 6 janvier à Paris, en s'engageant à fournir des garanties de sécurité "robustes" à l'Ukraine, en cas d'accord de cessez-le-feu avec la Russie, une perspective encore lointaine.
Ces garanties de sécurité, prévues dans la "déclaration de Paris", que les pays essentiellement européens prévoient d'apporter sont "la clé pour que jamais un accord de paix ne puisse signifier une reddition ukrainienne et que jamais un accord de paix ne puisse signifier une menace nouvelle pour l’Ukraine" de la part de la Russie, a assuré Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse.
La réunion de Paris acte une unité sans précédent entre la Coalition des volontaires, I'Ukraine et les États-Unis sur la dimension centrale des garanties de sécurité pour une paix juste et durable en Ukraine. pic.twitter.com/n1DxjGP0cU— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) January 6, 2026
"Cette déclaration de la coalition des volontaires vient pour la première fois reconnaître une convergence opérationnelle entre les 35 pays qui composent la coalition des volontaires, l'Ukraine et les Etats-Unis d'Amérique, pour bâtir des garanties de sécurité robustes", a encore déclaré Emmanuel Macron. Les alliés promettent de fournir à Kiev une aide militaire à long terme, dont la livraison d'armes, ainsi que la constitution d'une force multinationale qui appuierait la reconstruction de l'armée ukrainienne tout en renforçant la dissuasion. "Ces...
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06/01 - Un mystérieux trader gagne 400 000 dollars en pariant sur la chute de Nicolas Maduro
Il est 21h58 (heure de Caracas et de Washington) ce vendredi 2 janvier, lorsqu'un mystérieux trader parie en ligne sur la plateforme Polymarket (qui permet des paris en fonction d'événements sportifs ou non) près de 34 000 dollars (29 000 euros) sur la chute du président vénézuélien Nicolas Maduro "avant le 31 janvier 2026".
Moins de 5 heures plus tard, des explosions retentissent dans la capitale vénézuélienne. L'opération américaine "Absolute Resolve" vient d'aboutir à la capture du dirigeant, alors en route par les airs vers New York, où il sera incarcéré et déféré devant un juge. Le compte anonyme empoche alors 400 000 euros, soit douze fois plus que sa mise. De quoi alimenter les théories au sujet d'un délit d'initié et ainsi la fuite d'informations pourtant classées confidentielles jusqu'à l'assaut. Valeur multipliée par douze
La valeur des paris du compte anonyme, d'environ 34 000 dollars avant la capture de Nicolas Maduro, a grimpé juste après l'annonce de l'opération militaire américaine contre le dirigeant vénézuélien, selon les données de Polymarket, rapporte l'agence de presse britannique Reuters. Le compte du trader, anonyme, a été créé le mois dernier, tandis que le 27 décembre, celui-ci a acheté pour 96 dollars de contrats gagnants en cas d'invasion par les Etats-Unis du Venezuela avant le 31 janvier, et multipliant les paris similaires dans les jours qui ont suivi, alors que la tension montait entre Washington et Caracas.
Ces paris sur la chute de Maduro avant le 31 janvier 2026 n'étaient...
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06/01 - Et Donald Trump renversa l’ordre mondial : le début d’une "république impériale" américaine ?
Ce ne sont que quatre lettres. Mais elles résument le séisme géopolitique qui ébranle la planète depuis l’enlèvement spectaculaire du président vénézuélien, à Caracas, par les forces spéciales américaines, le 3 janvier. "SOON" (Bientôt), a averti Katie Miller, l’épouse du chef de cabinet adjoint de la Maison-Blanche, en publiant sur son compte X une carte du Groenland repeinte aux couleurs du drapeau américain.
Le 4 juillet, peut-être ? Quel plus beau cadeau qu’un 51e État pour fêter les 250 ans de l’indépendance américaine ? Le locataire de la Maison-Blanche a déclaré le mois dernier qu’il voulait faire construire pour cette date un arc de triomphe qui "écrasera" le monument parisien à la gloire des victoires napoléoniennes. Avait-il déjà en tête l’opération "détermination absolue" à Caracas et peut-être d’autres à venir ?
Il y a peu, cette idée aurait fait sourire. On affublait alors le président américain du sobriquet de "Taco" ("Trumps Always Chickens Out", Trump se dégonfle toujours). Mais après les frappes contre les Houthis au Yémen au printemps dernier, l’Iran en juillet, le Nigeria en décembre et la mise sous tutelle du Venezuela, une annexion du Groenland n’a plus rien d’impossible. Pas plus qu’une intervention à Cuba ou au Mexique. "Diplomatie de la canonnière"
Un an à peine après son "come-back", Donald Trump a renversé toutes les tables : il a brisé l’alliance historique entre l’Amérique et l’Europe, fait fi du droit international et remis au goût du jour la "diplomatie de la canonnière" prisée par ses...
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06/01 - Venezuela : pourquoi Donald Trump a tourné le dos à l’opposante et prix Nobel de la paix Maria Corina Machado
Trois jours après l'enlèvement spectaculaire et l'incarcération aux Etats-Unis du président vénézuélien Nicolas Maduro, les questions autour de sa succession à la tête du pays émergent. Lundi 5 janvier, la vice-présidente Delcy Rodríguez a prêté serment devant l'Assemblée nationale vénézuélienne. Elle a été officiellement investie présidente par intérim pour une période de 90 jours renouvelables, “à regret”, a-t-elle dit, affichant sa loyauté au président déchu.
Son investiture a été actée avec le feu vert des Etats-Unis et du président américain Donald Trump. Le journal espagnol El País souligne toutefois que Delcy Rodríguez, âgée de 56 ans, est un pilier du régime chaviste, ajoutant qu'elle a prêté serment devant un Parlement "dominé par une écrasante majorité chaviste, élu lors d’élections entachées d’accusations de fraude" et présidé par son propre frère, Jorge Rodríguez. "Tout change, et pourtant rien ne change", ironise le journal madrilène.Rapport de la CIA
Pourtant, l'opposante et lauréate du prix Nobel de la paix 2025 Maria Corina Machado, s'est manifestée pour la tenue d'une élection démocratique et rapide. "Je prévois de revenir au Venezuela dès que possible", a déclaré l'avocate et ancienne députée âgée de 58 ans, dans une interview à la chaîne Fox News ce mardi 6 janvier. Mais l'hypothèse a été écartée par les autorités américaines et Donald Trump, qui a exclu lundi, dans une interview à la chaîne NBC, la tenue d'élections libres dans le pays dans les trente prochains jours. Quand bien même l'opposante en exil à...
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06/01 - "L’Otan ne s’en relèvera pas" : que se passera-t-il demain si Trump s’empare du Groenland ?
A Copenhague comme à Nuuk, la capitale du Groenland, c’est d’un œil plus qu’inquiet qu’on regarde la récente aventure militaire de Donald Trump au Venezuela. Et pour cause. Au lendemain de l’annonce de la capture de Nicolas Maduro à Caracas le 3 janvier, le président républicain, enivré par son coup de force en Amérique latine, a réitéré ses menaces d’annexion de la grande île de l'Arctique appartenant à la couronne danoise. Et promis de s’en occuper "dans environ deux mois". Depuis, dans les capitales européennes, la sidération le dispute à l’inquiétude quant à l’avenir de ce territoire de 2 millions de kilomètres carrés peuplé de 57 000 habitants.
En l'absence de plus de précisions, difficile pour l’heure de savoir ce que Donald Trump a réellement en tête. "Il pourrait envoyer plus de troupes et essayer de prendre le contrôle du gouvernement local ou installer un pantin, avance Jacob Heilbrunn, qui dirige à Washington la revue de géopolitique The National Interest. Si un tel scénario devait se confirmer, ce serait proche d’une opération de type Crimée." En février 2014, cette péninsule ukrainienne avait été occupée par des troupes russes avant d’être annexée un mois plus tard par le Kremlin.Dans les pas de Moscou ?
De là à voir Washington marcher dans les pas de Moscou ? La mise en œuvre d’un tel scénario pourrait s’avérer complexe. "Envoyer des troupes au sol nécessiterait l’accord du Congrès, relève Yves Bertoncini, consultant en affaires européennes et ancien directeur de l’Institut Jacques Delors. Et il n’est pas...
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06/01 - En Ukraine, l’étonnant renvoi du chef du SBU par Volodymyr Zelensky
Après trois ans de services reconnus à la tête des services secrets ukrainiens, sa démission a été annoncée de façon très brève sur la chaîne de communication Telegram de la SBU. Lundi 5 janvier, Vasyl Maliuk, patron du SBU et principal planificateur d'années d'opérations de sabotage et d'attaque réussies derrière les lignes russes a ainsi déclaré quitter son poste de chef du service de sécurité.
"Je resterai dans le système pour effectuer des opérations qui continuent d'infliger un maximum de dégâts à l'ennemi. Un service de renseignement solide et moderne est essentiel à la sécurité de notre Etat", a-t-il écrit, tout en remerciant le président Volodymyr Zelensky pour les réformes du secteur de la défense.Un renvoi "pas nécessaire aujourd'hui"
Chef des services de renseignement ukrainiens depuis février 2023, Vasyl Maliuk, 42 ans, était très apprécié parmi les hauts fonctionnaires des services de sécurité de Kiev. Dès sa nomination, il avait contribué à réviser la SBU après avoir remplacé Ivan Bakanov, licencié par Volodymyr Zelensky en juillet 2022 pour ne pas avoir éradiqué les espions russes. Sous le commandement de Vasyl Maliuk, la SBU a mené la guerre clandestine de l'Ukraine contre la Russie, "avec une grande efficacité", souligne le quotidien ukrainien. Il est notamment connu pour être le cerveau de l’audacieuse opération surnommée "Toile d’araignée". Une vaste attaque inédite de drones coordonnés contre quatre aérodromes militaires en Russie, qui avait conduit à la destruction d'une bonne partie de la flotte...
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06/01 - La France bientôt en guerre contre la Russie ? Ne cédons pas à la panique, mais...
Dans l’esprit des Français, la peur d’une guerre avec la Russie est désormais bien installée. Si la question trottait dans nos têtes depuis que Moscou a décidé d’envahir l’Ukraine, il y aura bientôt quatre ans, elle se pose désormais avec une acuité particulière. Insidieuse, parfois maladroitement exprimée, cette crainte n’est toutefois pas irrationnelle. Selon plusieurs sondages, plus de la moitié des Français estiment qu’une telle guerre est possible dans les prochaines années, même si la Russie peine à conquérir les derniers arpents du Donbass.
Sonnant l’alarme pour mobiliser l’opinion, les responsables politiques et les chefs militaires ont récemment renforcé cette peur, sans jamais trouver les mots pour rassurer leurs concitoyens inquiets. À cet égard, le chef d’état-major des armées, le général Fabien Mandon, a fait, si l’on ose dire, un sans-faute. Le 22 octobre, il expliquait que "le premier objectif que j'ai donné aux armées est de se tenir prêtes à un choc [avec la Russie] dans trois-quatre ans." Un mois plus tard, devant les maires de France, il redoutait que "notre pays flanche parce qu’il n’est pas prêt à accepter de perdre ses enfants." Dans le même temps, Emmanuel Macron annonçait, le 27 novembre, le retour du service militaire – certes, pour quelques milliers de jeunes volontaires. Et quelques jours auparavant, le gouvernement avait publié "un guide pratique pour aider chaque citoyen à se préparer aux situations de crise".
Depuis deux ans, surtout, le président de la République évoque...
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06/01 - Venezuela : les racines d’un effondrement, par la réalisatrice Margarita Cadenas
Les difficultés que traverse aujourd’hui le Venezuela ne sont ni conjoncturelles ni exagérées : elles sont profondes, structurelles et exigent des réponses concrètes. Derrière les chiffres de la production et les débats géopolitiques, il y a une réalité humaine faite d’hôpitaux sans électricité, d’écoles désertées et de familles contraintes à l’exil. Pour comprendre cette crise, il est indispensable de revenir brièvement sur l’histoire du pays et sur les choix qui ont façonné son économie, en particulier dans le secteur pétrolier.
Au moment où ce texte est soumis, l’arrestation de Nicolas Maduro par les forces américaines relance une crise vénézuélienne déjà profonde et remet au premier plan la question de notre industrie pétrolière. Plus que des réactions immédiates ou des débats de plateau, c’est une vision stratégique à long terme - la capacité à réparer, moderniser et relancer la production - qui déterminera si l’immense potentiel de nos réserves pourra devenir une réalité pour notre peuple, plutôt qu’un simple enjeu géopolitique.
Le pétrole vénézuélien est exploité en partenariat avec les États-Unis depuis plus d’un siècle. Extrêmement lourd, il nécessite des procédés de raffinage complexes pour être exploitable. Dès la découverte des premiers gisements, ce sont les États-Unis qui ont historiquement investi dans la création des infrastructures pétrolières indispensables à son extraction et à sa transformation. Cette relation explique en grande partie la structure technique et commerciale de l’industrie pétrolière vénézuélienne....
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06/01 - Nicolas Maduro : le "deux poids-deux mesures" de Donald Trump dans sa lutte anti-drogue
Véritable menace ou prétexte pour lancer une opération ? Depuis l'intervention américaine au Venezuela, le week-end dernier, Donald Trump ne cesse de se réjouir de la capture par l'armée du dirigeant jusque-là au pouvoir à Caracas, Nicolas Maduro. Selon lui, le chaviste représentait un danger pour la sécurité des États-Unis, où il aurait participé à exporter de gigantesques quantités de cocaïne depuis son pays. Il aurait ainsi été "la cheville ouvrière d’un vaste réseau criminel". Désormais emprisonné dans un centre pénitentiaire du sud de New York, le président vénézuélien a comparu pour la première fois devant un juge ce lundi 5 janvier, notamment pour "narcoterrorisme". Des charges contre lesquelles il plaide non coupable.
Quoi qu'il en soit, l'administration Trump a fait de la lutte anti-drogue son principal motif d'intervention au Venezuela. Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, jure ainsi que l'opération se référait aux "forces de l'ordre" et non pas à l'armée. Pourtant, comme étayé dans un article du New York Times, le Venezuela est loin d'être l'acteur majeur du narcotrafic américain décrit par le camp républicain. Certes, une part non négligeable (10 à 13 % du trafic mondial) de cocaïne est exportée depuis le pays. Mais ces envois sont bien davantage à destination de l'Europe que des États-Unis, où la majeure partie de la drogue qui circule provient de la côte pacifique....
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06/01 - Après le Venezuela, l’Iran ? Le dernier cauchemar de l’ayatollah Khamenei
En pleine nuit en ce 2 janvier, réunion d’urgence au Conseil suprême de la sécurité nationale iranien. Confronté depuis le 28 décembre à un vaste mouvement de contestation contre l’hyperinflation et la violence des autorités, Donald Trump a provoqué un vent de panique à Téhéran, en menaçant directement le régime des mollahs : si l’Iran venait à éliminer encore des "manifestants pacifiques" - les ONG dénombrent déjà une vingtaine de victimes -, alors les Etats-Unis seraient prêts à venir à leur "secours", a averti le président américain...
Enième coup de menton d’un Donald Trump imprévisible ou volonté réelle de provoquer une bonne fois pour toutes la chute de l’ayatollah Khamenei ? Au moment où le républicain joue la carte de l’intimidation, à Téhéran, personne n’est encore au courant de ce qui se trame dans la "war room" de Washington... Dans une spectaculaire opération militaire, Nicolas Maduro et sa femme sont arrêtés par une unité des forces spéciales et déportés manu militari vers les Etats-Unis.
"Il y a désormais une jurisprudence vénézuélienne en matière de changement de régime", analyse David Khalfa, cofondateur de l’Atlantic Middle East Forum (Amef). "En Iran, Donald Trump pourrait aussi franchir le Rubicon lors d'une opération qui consisterait à capturer, voire à éliminer le guide suprême, pour faire en sorte que l'aile la plus modérée du régime prenne le relais et devienne plus conciliante vis-à-vis des intérêts américains, golfiens et israéliens", anticipe le chercheur. Les chiffres de l’activisme militaire du...
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06/01 - CentraleSupélec, le virage international : "Les bouleversements géopolitiques nous sont paradoxalement favorables"
En France, la réputation de CentraleSupélec n’est plus à faire. Mais la grande école d’ingénieurs, solidement installée en tête des classements tricolores, regarde désormais bien au-delà de nos frontières et accélère son développement international. "Le contexte géopolitique actuel nous donne l’opportunité d’attirer davantage de talents venus du monde entier. Une fenêtre s’ouvre, nous devons aller vite", confie son directeur Romain Soubeyran à L’Express. L’établissement joue sur tous les tableaux. Il noue des partenariats avec des universités étrangères de renom, s’appuie sur la puissance de l’université Paris-Saclay pour renforcer sa visibilité mondiale et mise sur l’attractivité de son futur campus parisien qui ouvrira ses portes cette année. Entretien.
L’Express : Vous dites vouloir transformer CentraleSupélec, école d’ingénieurs à la française, en une "school of engineering" de rang mondial. En quoi ce tournant est-il essentiel ?
Romain Soubeyran : La pénurie d’ingénieurs, qui s’annonce non seulement en France mais aussi à l’échelle internationale, rend ce virage indispensable. Le vivier d’étudiants français risque en effet de ne plus suffire, ce qui nous oblige à attirer les meilleurs talents internationaux. Si CentraleSupélec et le Groupe des Ecoles Centrale bénéficient déjà d’une visibilité à l’étranger grâce aux trois établissements implantés à Casablanca, Pékin et Hyderabad, nous devons encore renforcer notre image et nous aligner davantage sur les standards mondiaux. Le contexte actuel, malgré les bouleversements...
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06/01 - Nicolas Maduro, la chute d’un agent de Cuba : comment il a été formé, protégé et téléguidé par La Havane
A quoi pense un dictateur au moment de son arrestation ? Et à l’instant où il réalise qu’il vient de perdre son pouvoir absolu et la liberté ? Et à quoi songe Nicolas Maduro maintenant, seul dans sa cellule new-yorkaise de la prison Metropolitan Detention Center, à Brooklyn, à quelques encablures de Manhattan ? Dans cet endroit sordide connu pour ses conditions de détention inhumaines, la mauvaise qualité de sa nourriture, la présence de rats et les coupures d’électricité pendant les périodes de froid, le sort du narco-président panaméen Manuel Antonio Noriega – arrêté en 1989 par l’armée américaine, mort en détention vingt-sept ans plus tard – lui vient sans doute à l'esprit. Mais il doit aussi se souvenir de Fidel Castro (mort en 2016), personnage clé de son destin sans lequel il ne dormirait pas aujourd’hui derrière les barreaux.
"Nicolas Maduro est un pur produit du système cubain et de Fidel Castro", prévient la chercheuse Maria C. Werlau, auteure de l’indispensable Cuba’s intervention in Venezuela (2019, non traduit). "Le président déchu a été formé par La Havane, entraîné par La Havane, placé au cœur du pouvoir vénézuélien par La Havane, télécommandé par La Havane et même protégé par des gardes du corps de La Havane", explique cette Cubano-américaine. Et d'ajouter : "On ne comprend rien au Venezuela actuel si l’on ignore à quel point le pouvoir de Caracas est infiltré par la pensée cubaine, mais aussi par les espions et les agents de La Havane." Un seul exemple : trente-deux membres de la protection rapprochée de...
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06/01 - Management toxique : ces bons petits soldats sans qui rien ne serait possible
Dans le monde politique, on le surnomme parfois "le porte-flingue". C’est l’homme de main du leader, son bras droit officiel ou officieux, celui qui anticipe ses moindres désirs. Ses principales qualités : il ne discute jamais ses décisions et les fait appliquer au mieux. Dans certaines entreprises, ce duo est complété par quelques bons soldats, fidèles exécutants de la ligne fixée par le chef et son second. Lorsque tout le monde est convaincu par ce modèle pyramidal et militaire, tout va bien. En revanche, lorsqu’un collègue ne se sent pas en osmose et réclame un minimum d’explications avant d’obéir, on peut très vite lui reprocher son attitude. "On" ? "Ce mode de fonctionnement est rarement lié à la personnalité de celui qui l’exerce. C’est une dynamique de groupe, une soumission à l’autorité, qui peut amener des personnes à faire des choses hors-norme dans un système toxique", analyse Christophe Nguyen, psychologue du travail, enseignant et président du cabinet Empreinte Humaine.
A l’échelle des Etats, le totalitarisme en est un exemple frappant. Des discussions entre historiens perdurent : Staline aurait-il été le même sans Beria ? "Les dirigeants totalitaires sont tous paranoïaques, mais ils peuvent s’appuyer sur des relais pour faire fonctionner leur système. Sans relais, un tel régime ne peut pas s’installer", souligne l’expert. Mais qui joue ce rôle dans la chaîne d’ordres ? Christophe Nguyen évoque une célèbre expérience de psychologie sociale menée en 1963 par Stanley Milgram sur la soumission à...
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06/01 - Adresse aux journalistes : vous avez léché ? Lâchez maintenant ! Par Jean-François Copé
La période des vœux est généralement celle des formules convenues. Celui que je présente ici, parce qu’il s’adresse aux journalistes, ne relève pas de cette catégorie. Et j’ai bien conscience qu’en le formulant je pourrais choquer, même si ce n’est pas mon intention. Je veux m’adresser à tous ceux qui traitent de l’information politique dans notre pays à travers deux piliers. D’un côté, un travail journalistique d’enquête et de fond qui éclaire les ressorts internes des organisations politiques. De l’autre, le temps du débat public, celui des interviews où les responsables politiques sont censés rendre compte de leurs actes en répondant aux questions qui leur sont - ou non - posées. C’est la combinaison étroite de ces deux piliers qui contribue dans une démocratie à forger la substance de l’opinion publique.
Ces deux dernières années ont été marquées par une approche éditoriale étonnante. Deux enquêtes approfondies ont levé le voile sur le fonctionnement interne et les méthodes brutales de LFI et du RN : La Meute, de Charlotte Belaïch et Olivier Pérou (2025), qui révèle les horreurs de la machine LFI, et Des électeurs ordinaires, de Félicien Faury (2024) qui déconstruit la dédiabolisation du RN. Elles ont montré que ces formations politiques obéissaient à des logiques singulières, souvent incompatibles avec les standards démocratiques qu’elles revendiquent en façade. Or ces investigations rigoureuses ont bénéficié au moment de leur publication d’un écho important mais qui s’est très rapidement estompé en vertu du principe...
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06/01 - Capture de Nicolas Maduro : Marco Rubio, architecte en chef de l’opération militaire au Venezuela
Il a obtenu ce qu'il souhaitait de longue date. Avec la réussite de l'opération militaire américaine au Venezuela, Marco Rubio a vu un de ses vœux exaucés : la chute du régime de Nicolas Maduro. Bien avant sa nomination au sein de l'administration Trump, l'actuel secrétaire d'État américain a défendu tout au long de sa carrière l'idée d'une possible intervention armée au Venezuela. "Chaque fois qu'une menace pèse sur notre sécurité nationale ou nos intérêts nationaux, les États-Unis ont le droit d'utiliser la force militaire" avançait-il ainsi en 2019, lors d'une interview sur la radio américaine NPR. "Cela s'applique au Venezuela, mais cela s'applique partout dans le monde." La même année, il avait d'ailleurs soutenu l'opposant Juan Guaido, reconnu par Washington et nombre de capitales européennes comme le véritable gagnant des élections vénézuéliennes.Lobbying à toute épreuve
Lors de la conférence de presse organisée par Donald Trump à Mar-a-Lago après l'annonce de la capture du président vénézuélien, Marco Rubio s'est félicité de la réussite du plan américain. "Nicolas Maduro a eu la possibilité d'ouvrir des portes de sortie", a asséné l'ex-sénateur de Floride. "Il a préféré jouer au grand, au musclé, et maintenant, c'est lui qui est confronté à des problèmes." "Des portes de sortie" auxquelles le secrétaire d'Etat ne croyait pas beaucoup. La presse américaine raconte en effet à quel point Marco Rubio a exercé un lobbying à toute épreuve auprès de Donald Trump pour l'amener à recourir à la force militaire au...
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06/01 - Venezuela : "Au-delà du pétrole, les minerais pourraient être un intérêt pour tout le monde"
Donald Trump ne s’en cache pas. La capture de Nicolas Maduro au cours d’une spectaculaire intervention militaire des Etats-Unis à Caracas, dans la nuit du 2 ou 3 janvier, ouvre un accès aux vastes réserves pétrolières du Venezuela. "Nos très grandes compagnies pétrolières, les plus importantes au monde, vont se rendre sur place, dépenser des milliards de dollars […] et commencer à faire gagner de l’argent au pays", a d’ores et déjà prévenu le président américain en conférence de presse.
L’affaire est pourtant loin d’être aussi simple, estime Luisa Palacios, directrice intérimaire de la recherche au Center on Global Energy Policy de l’université Columbia (Etats-Unis). "Les investisseurs américains ont le choix dans la région. Leur décision dépendra de la stabilité du pays, de leur tolérance au risque et des conditions de marché", analyse l'ancienne présidente de Citgo, la filiale américaine de raffinage de la compagnie pétrogazière d’État du Venezuela (PDVSA). Au-delà du pétrole, d'autres ressources pourraient intéresser les puissances étrangères...
L'Express : Quel est l'état réel des réserves pétrolières du Venezuela ? Le chiffre de 300 milliards de barils est souvent évoqué...
Luisa Palacios : On peut avoir des doutes. Mais discuter du niveau exact des réserves - sont-elles plus ou moins importantes que l’Arabie saoudite ? - ne me paraît pas essentiel. Il faut s’en tenir aux faits : oui, elles sont parmi les plus grandes du monde. En revanche, le Venezuela affiche un des niveaux d’extraction les plus faibles de la...
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06/01 - "Un caméléon hors pair" : Manfred Weber, l’Allemand le plus puissant de Bruxelles
Autrefois imberbe, Manfred Weber arbore depuis six ans une barbe poivre et sel. Beaucoup y voient le stigmate d’un traumatisme politique impossible à oublier : à l’été 2019, justement, Emmanuel Macron a broyé les ambitions de ce Bavarois inconnu des Français, qui, fort de la première place obtenue par sa famille politique aux élections européennes, s’imaginait à la présidence de la Commission.
Las ! Le jeune président français ne voulait pas de ce pur produit parlementaire, dépourvu d’expérience gouvernementale comme de charisme, et trop à droite à ses yeux. A l’époque, les macronistes ne cachaient d’ailleurs pas leur mépris pour celui qu’ils surnommaient "l’ectoplasme". Finalement, les chefs d’Etat et de gouvernement des 27 imposeront une autre Allemande de centre droit, Ursula von der Leyen, infligeant une cinglante humiliation à son compatriote. "Weber n’est pas un tueur et, ce jour-là, il s’est fait tuer", résume un connaisseur des arcanes bruxellois.Le leader incontestable du puissant PPE
"Un revers devient une défaite uniquement si vous ne vous relevez pas", écrit aujourd’hui le quinquagénaire dans la biographie publiée sur son site Internet. Six ans plus tard, Manfred Weber a fait bien plus que se relever. Patron du plus grand groupe politique au Parlement de Strasbourg, président depuis 2022 du Parti populaire européen — le PPE, la puissante famille de la droite chrétienne-démocrate qui revendique 14 commissaires et 13 dirigeants autour de la table du Conseil européen —, le voilà plus central que...
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06/01 - Manifestations en Iran : le plan de l’ayatollah Khamenei pour fuir le pays
La preuve d'un pouvoir iranien sous pression. Le guide suprême de la République islamique, l'ayatollah Ali Khamenei, prévoit de quitter le pays si les forces de sécurité commençaient à désobéir aux ordres pour réprimer les manifestations qui bousculent actuellement le pays. L'information, initialement rapportée dimanche 4 janvier par le Times, est issue du renseignement britannique. "Le "plan B" concerne Khamenei et son cercle très restreint de proches collaborateurs et de membres de sa famille, y compris son fils et héritier désigné, Mojtaba", indique cette source. Au total, une vingtaine de personnes pourraient l'accompagner lors de son éventuelle fuite. D'après le média anglais, cette option serait activée uniquement en cas de désertions, défections ou de réticences à appliquer les ordres au sein des forces de sécurité.Guide suprême "paranoïaque"
Depuis fin décembre, l'Iran connaît sa plus importante vague de manifestations depuis le mouvement "Femme, vie, liberté", en 2022. Consécutive à la mort en prison de Mahsa Amini, une étudiante accusée par la police des mœurs de n'avoir pas correctement porté son voile, la contestation avait été réprimée dans le sang par le régime. Cette fois-ci, une grogne marchande, sur fond d'hyperinflation et d'effondrement du rial, s'est rapidement étendue au monde universitaire et à d'autres pans de la société. Lundi, selon la BBC, 26 des 31 provinces iraniennes ont été concernées par des rassemblements...
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06/01 - Et si Viktor Orban tombait ? Le scénario qui pourrait bouleverser l’Europe, par Catherine Fieschi
En avril 2026, la Hongrie votera. À première vue, un scrutin national de plus, dans une Europe déjà saturée d’élections. En réalité, un test continental, presque civilisationnel. Car Viktor Orban n’est pas seulement un Premier ministre hongrois. Il est devenu, en quinze ans, l’idéologue le plus efficace de l’extrême droite européenne, son dirigeant le plus retors, et peut-être son exportateur le plus influent. Mais pour la première fois sa réélection est loin d’être assurée.
Au pouvoir depuis 2010, ancien boursier de la fondation Soros devenu pourfendeur obsessionnel de George Soros, Orban a méthodiquement refaçonné la Hongrie. Il a théorisé la "démocratie illibérale" (selon l’expression forgée par Fareed Zakaria en 1997), un régime où l’élection subsiste mais où tout le reste est neutralisé : justice sous contrôle, médias alignés, société civile asphyxiée. La presse indépendante a été rachetée par des proches du pouvoir ; les ONG critiques sont harcelées ; la Central European University, a été poussée à l’exil. À cela s’ajoute une kleptocratie assumée : marchés publics captés par les amis du régime, et fortunes fulgurantes de proches du Premier ministre - son gendre, notamment, devenu milliardaire.
Mais l’impact d’Orban dépasse largement la Hongrie. Il est le premier dirigeant à avoir affirmé clairement ne pas vouloir quitter l’Union européenne, mais la transformer de l’intérieur. Parasiter sans soutenir. Profiter sans contribuer. Utiliser les règles - unanimité, veto, procédures institutionnelles - pour bloquer les sanctions...
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06/01 - Comment dit-on "montrer ses dents en riant", en français ?
Ce pourrait être une définition de mots croisés : "Tirer les oreilles de quelqu’un" (en huit lettres). Et la réponse serait : "menjewer". Vous ne connaissez pas ce terme ? C’est bien normal puisqu’il nous vient du malais, mais cet exemple illustre une vérité que connaissent tous les bilingues : de nombreux vocables étrangers sont intraduisibles en français sans passer par une périphrase. Parfois, on n’imagine même pas que l’idée ou le sentiment qu’il décrit puisse exister !
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C’est pourquoi chaque langue représente un imaginaire singulier, un visage particulier de l’humanité, "un monde qui augmente le monde", comme l’écrit le poète Jean-Pierre Siméon (1). Rien ne le montre mieux que l’ouvrage Les mots qui nous manquent de Yolande Zauberman et Paulina Mikol Spiechowicz, que l’on m’a récemment offert (grâces en soit rendues à la donatrice !) et dans lesquels j’ai puisé les "intraduisibles" suivants :
Achu (tibétain) : choc des premières secondes où le froid s’empare de nous.
Alhourâk (arabe) : l’amour comme une noyade, un abîme, un anéantissement.
Areodjarekput (inuit) : échanger ses épouses pour quelques jours.
Bakkushan (japonais) : jolie fille, mais seulement de dos.
Campanearse (espagnol) : Faire des tonneaux en voiture.
Chebol (coréen) : punition collective infligée à la famille d’un criminel, sachant que le châtiment peut être élargi aux cousins du deuxième degré et même à tous les habitants d’un...
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06/01 - De Charles de Gaulle à Emmanuel Macron : le droit international, cette passion à géométrie variable
Les mots, publiés en 1932 dans Le fil de l’épée, pourraient avoir été écrits hier. Dans cet essai visionnaire, Charles de Gaulle se penche sur le droit international, matière sensible que certains juristes répugnent à qualifier de "droit" tant son exécution échappe aux canons classiques : une règle appliquée par une autorité souveraine, dotée d’un pouvoir de sanction. De Gaulle mesure combien l’application de la norme internationale est à géométrie variable : seul un Etat puissant peut contraindre les autres à se soumettre à la règle commune. A défaut, elle n’est qu’un simple code de conduite, dépourvu de force exécutoire. "En supposant que les nations acceptent pour un temps de régler leurs rapports au moyen d’un code souverain, suffira-t-il de dire le droit, si l'on ne peut l'imposer ?, s’interroge-t-il. Les lois internationales ne vaudraient point sans troupes. Quelque direction que prenne le monde, il ne se passera pas des armes." Sans force, la règle perd toute sa substance.
A l’Elysée, le respect de la "souveraineté nationale" est au cœur de la politique gaullienne. Celle de la France, qu’il souhaite protéger. Celle des autres peuples, à travers le droit à l’autodétermination. Dans cette perspective, le fondateur de la Ve République ne compte pas se lier les mains avec des normes supranationales, dès lors qu'elles entrent en conflit avec les intérêts supposés de la France. "De Gaulle avait une épine dans le pied : la colonisation. Il a vertement critiqué les Nations unies, 'le machin', car ledit machin...
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05/01 - "Je suis innocent" : les premiers mots de Nicolas Maduro face à un juge américain
Un premier échange avec un juge. Le président vénézuélien Nicolas Maduro, capturé par les Etats-Unis au terme d'une opération militaire à Caracas, dans la nuit du 2 au 3 janvier, comparaissait devant un tribunal de New York ce lundi 5 janvier. Le dirigeant a plaidé non coupable lors de cette audience, tout comme son épouse, Cilia Flores, elle aussi enlevée lors de cette intervention. Nicolas Maduro, présenté comme un "baron de la drogue" par le président américain Donald Trump, est notamment accusé de narcoterrorisme, de complot en vue d'importer de la cocaïne et de possession d'armes automatiques et d'engins destructeurs. "Je suis un prisonnier de guerre"
Lors de cette comparution initiale, Nicolas Maduro a exprimé quelques mots devant le magistrat fédéral en charge de l'affaire, Alvin Hellerstein. "J'ai été arrêté à mon domicile à Caracas, au Venezuela", a d'abord lancé le dirigeant chaviste, avant d'être coupé par le juge. "Il y aura un moment et un lieu pour aborder tout cela", a expliqué ce dernier. En effet, comme relevé par CNN, il est très rare de voir un accusé prendre autant la parole lors d'une audience préliminaire aux Etats-Unis. Celle-ci n'est pas destinée à entrer dans le fond des débats. "Je suis innocent. Je ne suis pas coupable. Je suis un homme honnête. Je suis toujours président de mon pays", a toutefois déclaré, un peu plus tard, Nicolas Maduro, s'exprimant en espagnol. Avant d'ajouter, au moment de quitter la salle : "Je suis un prisonnier de guerre !"
Le juge a fixé la prochaine...
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05/01 - Amérique latine : ces autres Etats désormais dans le viseur de Donald Trump
Une région du monde plongée dans l’incertitude. L’opération militaire américaine au Venezuela, dans la nuit du 2 au 3 janvier, a abouti à la capture du dirigeant du pays, Nicolas Maduro. Une intervention qui marque une nouvelle étape dans la politique étrangère menée par le président américain Donald Trump. Ce coup de force peut-il en appeler d’autres en Amérique latine ? Depuis ce week-end, le républicain n’a pas hésité à multiplier les menaces contre plusieurs Etats de la zone. Des propos qui font écho à la publication de la nouvelle stratégie de défense nationale américaine, mi-décembre. Ce document appelait à retrouver une "suprématie" des Etats-Unis sur l'ensemble du continent américain.
Lors de sa conférence de presse au lendemain de l’opération à Caracas, Donald Trump a fait référence à sa volonté de renouer avec une forme modernisée de la "doctrine Monroe", du nom du 5e président américain, James Monroe. Au XIXe siècle, ce dernier avait promu l’idée selon laquelle les Etats-Unis devaient maintenir un certain contrôle sur l’ensemble du continent américain. Et ce, au détriment, à l’époque, des colons européens. "Selon notre nouvelle stratégie de sécurité nationale, la domination américaine dans l’hémisphère occidental ne sera plus jamais remise en question", a ainsi exhorté l’actuel locataire de la Maison-Blanche dans son discours. Cuba, l’obsession de Marco Rubio
Pour restaurer cette influence, l’administration républicaine s’est fixée plusieurs objectifs. La chute du régime chaviste de Nicolas Maduro, accusé...
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05/01 - "Trump a au moins le mérite de la franchise..." : le pessimisme de Phil Gunson, spécialiste du Venezuela
Soixante-douze heures à peine après le coup d’envoi de 2026, Donald Trump a peut-être déjà offert au monde l’image la plus marquante de l’année : le président vénézuélien, Nicolas Maduro, en survêtement gris, les yeux bandés et menotté, à bord de l'USS Iwo Jima, un navire d’assaut de la marine des États-Unis. Le sort du dictateur, héritier d’Hugo Chavez, est à présent entre les mains de la justice américaine.
Si, à travers le monde, la diaspora vénézuélienne a laissé éclater sa joie, le spécialiste du Venezuela et de l’Amérique latine Phil Gunson se montre bien plus pessimiste. Installé à Caracas, ce chercheur à l’International Crisis Group estime que la chute de Nicolas Maduro ne signifie ni changement de régime ni amorce de transition démocratique, dernière priorité de Donald Trump. "Le scénario le plus probable est celui d’un deal entre l’administration Trump et le gouvernement de Delcy Rodríguez", affirme-t-il. Quant à ceux qui espèrent voir accéder au pouvoir des opposants comme Maria Corina Machado ou Edmundo Gonzalez Urrutia, ils se "bercent d’illusions". Entretien.
L’Express : Un peu plus de quarante-huit heures après la capture par les États-Unis de Nicolas Maduro, quel est votre sentiment, vous qui êtes sur place à Caracas ?
Phil Gunson : La manière la plus simple de décrire ce qui se passe aujourd’hui au Venezuela est la suivante : le dictateur est tombé, mais la dictature est toujours en place. La plupart des membres de l’opposition espéraient que cette opération déboucherait naturellement sur un changement de...
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05/01 - Dépression résistante : le nombre de malades augmente, une réponse nationale est nécessaire
En 2025, la santé mentale a trouvé sa place dans le débat public. Grâce à la grande cause nationale, la France a reconnu qu’il n’existe pas de santé sans santé mentale. Cet élan collectif a permis d’informer, de déstigmatiser et de renforcer la prévention, en plaçant la santé mentale au cœur des parcours de soins.
La reconduction de la grande cause nationale Santé mentale en 2026 est une opportunité majeure pour transformer cet élan en action durable. Car la dépression résistante, cette forme sévère du trouble qui persiste malgré au moins deux traitements antidépresseurs bien conduits, révèle à quel point il est urgent de bâtir une réponse nationale fondée sur la continuité des soins, la coordination des acteurs et un accès équitable aux solutions thérapeutiques.Une urgence de santé publique encore ignorée
Une personne sur cinq connaîtra un épisode dépressif au cours de sa vie. Dans 15 à 30 % des cas (Haute Autorité de Santé, 2023), les traitements de première intention ne permettent pas une rémission durable : on parle alors de dépression résistante. Ces patients vivent avec des symptômes persistants, un risque suicidaire multiplié par dix et une désinsertion sociale souvent irréversible. Leur espérance de vie est réduite non seulement à cause du risque suicidaire, mais aussi de la surmortalité somatique (cardiovasculaire, métabolique, cancéreuse etc). Les addictions, présentes chez près d’un patient dépressif sur trois, forment un cercle aggravant : elles nourrissent la souffrance, amplifient le risque suicidaire et...
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05/01 - Inflation, conflits, diplomatie : les inquiétudes des Français pour 2026
C’est l’un des indicateurs dont la France peut s’enorgueillir par rapport à ses voisins : en 2025, l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui permet les comparaisons entre pays, n’a augmenté que de 0,9 %, contre plus de 2 % en moyenne dans la zone euro. Une maîtrise de l’inflation, liée notamment à la baisse des tarifs régulés de l’électricité et du prix du pétrole, dont les Français ne perçoivent pas les effets : la hausse des prix continue de les préoccuper. Elle arrive en tête de leurs préoccupations pour 2026, d’après notre sondage mené entre le 28 novembre et le 3 décembre auprès de deux échantillons : la population dans son ensemble, et les cadres.
"Cette inquiétude est surprenante, relève Tomasz Michalski, professeur d’économie internationale à HEC. L’enquête de la Banque centrale européenne auprès des prévisionnistes montre que les attentes d’inflation pour les 12 prochains mois restent ancrées autour de 2 % dans la zone, ce qui correspond à l’objectif de l’institution. Le taux en France devrait, lui, se situer entre 1,3 et 1,6 %, selon les prévisions." Un chiffre en légère hausse, donc, par rapport à l’an dernier. Mais qui n’a rien d’alarmant au vu des projections publiées le 19 décembre par la Banque de France. Les sujets d'ordres financiers sont ceux qui inquiètent le plus les Français en cette rentrée 2026.
Depuis le deuxième trimestre 2024, le salaire moyen par tête dans le secteur marchand progresse en effet plus vite que l’IPCH, tendance qui pourrait se poursuivre jusqu’en 2028. Quant au...
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05/01 - Crans-Montana : la puissance européenne se mesure aussi à sa solidarité
Dans la nuit de la Saint-Sylvestre, à Crans-Montana, dans le Valais suisse, la fête bascule en cauchemar. Un incendie ravage Le Constellation, une boîte de nuit bondée de jeunes vacanciers, faisant 40 morts dont neuf Français et 116 blessés, dont une vingtaine de Français. Très vite, les hôpitaux suisses se heurtent à la réalité : ils ne peuvent traiter seuls autant de grands brûlés.
En quelques heures, Berne demande l’activation du mécanisme européen de protection civile (MEPC), un filet de sécurité commun qui, depuis Bruxelles, recense les lits de réanimation et mobilise les ambulances aériennes et les experts disponibles. La réponse est fulgurante : 21 pays proposent leur aide. Des médecins français et italiens, spécialistes des grands brûlés, évaluent chaque patient et planifient les évacuations. Des dizaines de blessés sont transférés vers des cliniques de pointe en Belgique, en Allemagne, en France et en Italie, en fonction des capacités, de la proximité, de la langue et des attaches familiales. L’Europe se transforme alors en réseau de soins intensifs au service d’un même objectif : sauver un maximum de vies.
Reste un paradoxe : la Confédération helvétique n’est ni membre de l’Union ni du MEPC, dont elle a repoussé l’adhésion en novembre dernier. Heureusement pour elle, ce dispositif est pensé pour s’ouvrir aux pays tiers lorsque l’ampleur d’une catastrophe l’exige. L’incendie de Crans-Montana rappelle que la puissance européenne ne se mesure pas seulement en directives ou en budgets, mais dans cette...
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05/01 - Venezuela : la chute de Nicolas Maduro, bien plus que la perte d’un allié pour la Russie
Leur dernière rencontre invitait à solidifier leur coopération dans de nombreux domaines. Invité au printemps dernier à assister à la parade militaire du 9-Mai à Moscou, le président vénézuélien Nicolas Maduro avait été chaudement accueilli quelques jours plus tôt par son homologue russe, Vladimir Poutine. Au centre de leurs discussions ? La signature d'un accord de partenariat stratégique et de coopération entre la Russie et le Venezuela, à l'instar de ceux signés par le Kremlin avec l'Iran ou la Corée du Nord. Il s'agissait là d'un "document-cadre conséquent, substantiel et très important", d'après Dmitri Peskov, le porte-parole de la présidence russe. Le texte comprenait ainsi nombre d'axes de développement, comme l'exploitation conjointe de nouveaux gisements gaziers et pétroliers.Des liens économiques qui n'ont pas suffi
D'importants liens économiques, suffisants pour assurer à Caracas un bouclier défensif russe face aux menaces extérieures ? L'intervention américaine du week-end dernier, conclue par l'arrestation de Nicolas Maduro par Washington, a prouvé le contraire. Au moment de réagir à cette attaque, le discours de Moscou, qui a certes condamné l'opération, est resté tempéré. "Les Etats-Unis ont commis un acte d’agression armée contre le Venezuela", a réagi samedi 3 janvier le ministère russe des Affaires étrangères, évoquant une situation "préoccupante". Vladimir Poutine, loin de voler au secours de son allié vénézuélien, se mure dans le silence.
La chute de Nicolas Maduro constitue pourtant un coup...
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05/01 - Coup de force de Donald Trump au Venezuela : ce Far-West mondial qui sidère l’Europe
Chaque semaine, Luc de Barochez, éditorialiste Europe à L'Express, publiera une chronique intitulée "Erasme" traitant d'une question de politique européenne afin d’éclairer les débats actuels. Pour cela, elle ne se limitera pas aux activités des institutions transnationales mais elle s’attachera aussi à la vie politique et intellectuelle, ainsi qu'aux questions de société ayant une résonance transfrontalière dans les pays de l’Europe au sens large. Le patronage d’Erasme de Rotterdam est choisi pour trois raisons : le grand penseur humaniste de la Renaissance militait pour l’unité entre Européens, qu’il jugeait liés par un destin commun ; il a observé une attitude critique des pouvoirs de son temps, exprimée dans sa devise “cedo nulli” (je ne cède rien à personne) ; et enfin, son nom est synonyme pour le grand public d’un programme éducatif européen couronné de succès, Erasmus. La première chronique est à découvrir ci-dessous.
Le grand retour de la diplomatie de la canonnière, version Donald Trump, stupéfie l’Europe. Car pour elle, les leçons de l’opération américaine au Venezuela sont tout aussi dérangeantes les unes que les autres.
Primo, le monde dans lequel l’Union européenne a grandi n’existe plus. Le droit de la force supplante désormais la force du droit. Pour l’UE, fille du doux commerce et du consensus, la survie va demander beaucoup plus qu’une réforme : une révolution. Simple entité juridique, elle doit devenir un acteur géopolitique doté non seulement des moyens de peser mais aussi de la volonté de les...
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05/01 - Après le Venezuela, les craintes d’une opération de Donald Trump au Groenland ravivées
Après le Venezuela et l’enlèvement du président Nicolas Maduro, Donald Trump ira-t-il encore plus loin dans ses violations du droit international ? "Après Maduro, qui est le prochain ?", interroge frontalement l’agence de presse américaine Associated Press, qui souligne que le président américain "alimente d’ores et déjà les spéculations sur ses projets pour le Groenland, Cuba et la Colombie".
Un peu moins de 48 heures après l’opération militaire américaine au Venezuela, le locataire de la Maison-Blanche a en effet renouvelé dimanche ses appels à une prise de contrôle américaine du territoire danois du Groenland pour des intérêts de sécurité de son pays. "Nous avons absolument besoin du Groenland. Nous en avons besoin pour la défense", a-t-il déclaré dans une interview téléphonique au magazine The Atlantic."Nous avons besoin du Groenland"
L’opération de samedi soir par les forces américaines à Caracas et les commentaires de Trump dimanche ont accru les préoccupations au Danemark, qui a juridiction sur la vaste île riche en minéraux du Groenland. "Cela n’a absolument aucun sens de parler de la nécessité pour les États-Unis de prendre le contrôle du Groenland. Les États-Unis n’ont pas le droit d’annexer l’un des trois pays du royaume danois", a déclaré dimanche la Première ministre danoise Mette Frederiksen dans un communiqué de presse. Et d’ajouter : "J’exhorte donc fortement les États-Unis à cesser les menaces contre un allié historiquement proche et contre un autre pays et un autre peuple, qui ont très clairement...
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05/01 - Nicolas Maduro : ce que contient l’acte d’accusation américain contre le président vénézuélien
Ce lundi 5 janvier, le dirigeant du Venezuela Nicolas Maduro, enlevé à Caracas par les forces spéciales américaines dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 janvier, doit comparaître à midi heure locale (18 heures à Paris), aux côtés de son épouse, Cilia Flores, lors d’une audience de mise en accusation.
Un acte d'accusation de 25 pages, rendu public samedi, est venu exposer en des termes juridiques la théorie défendue depuis des mois par l’administration de Donald Trump. Le document allègue entre autres que Nicolas Maduro et d'autres dirigeants vénézuéliens ont, depuis plus de 25 ans, "abusé de leurs positions de confiance publique et corrompu des institutions autrefois légitimes pour importer des tonnes de cocaïne aux États-Unis". Et le texte de poursuivre que le chef d'État et ses complices "ont fourni une couverture policière et un soutien logistique" à de grands groupes de trafic de drogue, tels que le cartel mexicain de Sinaloa et le gang vénézuélien de Tren de Aragua. Selon le ministère américain de la Justice, ces organisations criminelles reversaient une partie de leurs profits à leurs protecteurs vénézuéliens. Nicolas Maduro est notamment accusé d'avoir vendu des passeports diplomatiques vénézuéliens à des trafiquants de drogue notoires et d'avoir facilité des vols sous couverture diplomatique pour ramener l'argent de la drogue du Mexique au Venezuela.Quatre chefs d'accusation
Plus concrètement, Nicolas Maduro a été inculpé de quatre chefs d'accusation : "complot de narcoterrorisme", "complot...
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05/01 - Venezuela : le grand flou du projet américain pour l’après-Maduro
Tout juste quelques heures après la capture et l’exfiltration du président vénézuélien Nicolas Maduro par une unité militaire américaine, Donald Trump a déclaré samedi 3 janvier vouloir "gérer" le pays en attendant une transition "sûre et judicieuse". Mais en pratique, "la façon dont Washington administrera ce pays dans les semaines et les mois à venir semble incertaine et obstinément complexe", souligne The Washington Post. Le président et son administration ne semblant pas tout à fait en phase sur leurs déclarations, ni sur la marche à suivre.Menace d’une nouvelle intervention militaire
Dimanche, Marco Rubio a ainsi semblé s’éloigner de l’affirmation du président Trump la veille selon laquelle les États-Unis "dirigeraient" le Venezuela, note en effet The New York Times. Interrogé par des journalistes sur le plan d’occupation des États-Unis, le secrétaire d’État a préféré parler "de contraindre" le gouvernement vénézuélien en fonction des attentes de l’administration américaine. "Les forces américaines continueront d’empêcher les pétroliers qui figurent sur la liste de sanctions américaines d’entrer et de sortir du pays jusqu’à ce que le gouvernement ouvre l’industrie pétrolière contrôlée par l’État aux investissements étrangers - en donnant vraisemblablement la priorité aux entreprises américaines - et apporte d’autres changements", a-t-il déclaré sur la chaîne CBS News. Il a en outre nié une présence militaire américaine sur le territoire vénézuélien, évoquant tout juste quelques dizaines d’hommes sur place lors de...
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05/01 - La neutralité, cette dangereuse illusion qui ronge notre époque, par Julia de Funès
Notre époque adore la neutralité. On nous apprend à "ne pas prendre les choses personnellement", à "ne pas faire de suppositions", à "observer sans juger" comme le préconisent les fameux accords toltèques, bible du développement personnel. La "communication non violente", elle, se voit transformée en une injonction à éviter toute tension, toute parole trop vive. Jugement et prise de position marquée ont été élevés au rang de menaces à conjurer. Cette injonction à la neutralité s’étend bien au-delà du développement personnel, et gagne aujourd’hui tous les espaces.
Dans les médias, l’injonction à la neutralité se donne des airs de vertu professionnelle. En 2025, une commission d’enquête a été lancée par l’Assemblée nationale pour interroger la neutralité de l’audiovisuel public. Quant aux entreprises, elles encouragent une communication neutre, notamment sur le genre ou l’origine, afin de ne stigmatiser personne. A l’école, on demande aux professeurs de ne rien transmettre qui puisse diviser. En Allemagne, la question de la "neutralité" dans la couverture du changement climatique — et l’usage de termes comme "crise" ou "urgence climatique", jugés par certains trop engagés — a fait l’objet de réflexions et de débats dans les médias. Pourtant, méfions-nous de la neutralité, cette vertu dangereuse. Malgré ses bonnes intentions d’impartialité, c’est une illusion pouvant conduire à la violence.
Illusion d’abord car la neutralité n’existe pas. Au nom de la neutralité, les journalistes n’assument pas leurs opinions alors même...
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05/01 - Venezuela : Nicolas Maduro renversé par Donald Trump
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05/01 - "Les Etats-Unis paraissent hors de contrôle…" : le coup de force de Trump au Venezuela analysé par Alexander Downes
Après plusieurs mois à exercer une pression grandissante sur le régime vénézuélien, les Etats-Unis sont subitement passés à l’action. La capture et l’exfiltration de Nicolas Maduro ont stupéfié le monde entier. Mais renverser un dictateur est une chose, gérer l’après une autre. Professeur à l’université George-Washington, Alexander Downes est l’auteur de Catastrophic Success : Why Foreign-Imposed Regime Change Goes Wrong (2021, non traduit), dans lequel il fait un bilan de tous les changements de régime imposés de l’extérieur depuis deux cents ans. L’universitaire y montre que de telles interventions accentuent les risques de guerre civile et peinent généralement à remplir les objectifs initiaux.
Pour L’Express, Alexander Downes explique pourquoi de telles opérations ont souvent des conséquences violentes, souligne les contradictions au sein de l’administration Trump et assure que ce basculement dans une nouvelle ère interventionniste doit réjouir la Russie comme la Chine.
L’Express : Il y a un mois et demi, dans L’Express, vous prévoyiez plusieurs scénarios pour le Venezuela suite aux menaces de Donald Trump contre le régime de Nicolas Maduro. Mais un enlèvement du dirigeant en plein cœur de la capitale Caracas n’en faisait pas partie…
Alexander Downes : J’étais assez sceptique quant à la capacité des États-Unis à renverser Maduro sans une invasion militaire totale au Venezuela. Ce qui s’est produit est inédit. Le cas le plus proche que j’ai pu trouver, c’est celui du Premier ministre libanais Saad Hariri qui...
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05/01 - Se chauffer sans charbon : en Pologne, le défi qui pourrait profiter à Veolia
L’année 2025 aura été prolifique pour la Pologne, qui a fait tomber plusieurs records. Des plus anecdotiques, comme la pêche du plus gros silure jamais enregistrée - un monstre de 2,92 mètres attrapé courant octobre par deux amateurs dans un lac du sud-est. Aux plus sérieux, à l’image des très bons résultats économiques du pays, parmi les meilleurs du continent. "Nous sommes devenus la vingtième économie du monde", annonçait même en juillet le Premier ministre Donald Tusk.
Autre bonne nouvelle, cette fois sur le plan énergétique : en juin, les renouvelables ont fourni plus d’électricité (44,1 %) que le charbon (43,7 %). Une grande première pour une nation accro au lignite. Le signe d’une transition qui s’accélère, avec l’essor du solaire et de l’éolien. Mais cette avancée n’éclipse pas le long chemin qu’il reste à parcourir. Car la décarbonation ne se limite pas seulement à l’électricité. Un autre aspect tout aussi essentiel est souvent relégué au second plan : la chaleur. Sur ce point, "la Pologne est à la croisée des chemins, prévient dans un rapport le think tank Forum Energii, basé à Varsovie. La hausse des coûts du carburant, le vieillissement des infrastructures et la pression croissante pour réduire les émissions rendent le maintien du statu quo de plus en plus insoutenable".
Pour se chauffer, le pays dispose d’un des réseaux de chaleur urbain les plus étendus d’Europe. Héritage de l’époque soviétique, les près de 23 000 kilomètres de tuyaux - soit trois fois plus qu’en France - desservent 40 % des ménages, les...
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05/01 - Venezuela : seul un coup de force pouvait ouvrir la voie à la démocratie, par Renée Fregosi
L’intervention des forces spéciales nord-américaines au Venezuela est sans doute la dernière chance de renverser la dictature qui affame et martyrise le pays depuis trois décennies. Il existe en effet quatre voies de sortie d’une dictature : ce qu’on a appelé la "transition à la démocratie" dans les années 1980-1990, c’est-à-dire une sortie pacifique négociée, comme ce que l’on a connu en Amérique latine et dans le bloc soviétique à cette époque ; le coup d’Etat de la part de militaires favorables à la démocratie associés à l’opposition politique, comme ce qui s’était passé au Venezuela même lors de la chute du dictateur Carlos Pérez Jímenez en 1958 ; une lutte armée intérieure comme cela a pu se produire à Cuba en 1959 contre le régime de Fulgencio Batista, ou au Nicaragua en 1978 avec le FSLN contre Somoza junior ; enfin, soit à la suite d’une guerre comme ce fut le cas contre les régimes fascistes et nazis, soit par une intervention militaire extérieure de plus ou moins grande ampleur.
Or il était manifeste que hélas, il n’y avait plus aucune possibilité de négocier une transition pacifique à la démocratie avec ce narcorégime, sans faire pression par la force. Un temps, on avait pu espérer que la dictature chaviste se fracture et qu’un accord entre les dissidents et l’opposition démocratique puisse déboucher sur un retour à l’ordre démocratique et à la prospérité dans ce pays qui fut par le passé un modèle de démocratie sociale redistributive. Mais, éduqué et inspiré par le régime cubain, Nicolas Maduro a...
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05/01 - "Il n’y a plus d’hommes là-bas" : le témoignage inédit d’un "malgré-nous" du Donbass
Lorsque son patron le convoque, dans la soirée du 23 février 2022, Petro* n’imagine pas que, quelques heures plus tard, les chars russes déferleront sur l’Ukraine. Chauffagiste dans une ville du Donbass sous occupation russe depuis 2014, ce quadragénaire n’a pas d’accès libre aux médias et à Internet, tous contrôlés par Moscou.
Après plusieurs heures d’attente, Petro et ses collègues sont conduits au commissariat militaire, puis transférés vers une base à Donetsk, où des centaines de personnes patientent en pleine nuit. Les autorités parlent alors d’un voenny zbor, une simple "vérification de l’état des troupes". "On nous a donné des uniformes en disant qu’il s’agissait d’un entraînement, se souvient Petro. Ils répétaient : ‘Trois ou quatre jours et vous rentrerez chez vous’."Mise en scène
Une mise en scène qui sera vite démentie. Le groupe est emmené dans une immense mine désaffectée en banlieue de Donetsk. Petro y reste deux semaines avec 1 500 autres Ukrainiens. A la mi-mars, tous sont déployés à une vingtaine de kilomètres de Marioupol pour participer à "l’opération spéciale".
C’est seulement là, raconte-t-il, qu’ils comprennent l’ampleur du piège que les Russes leur ont tendu. Après avoir trouvé un générateur, ils parviennent à allumer une télévision dans une maison abandonnée. "On a vu qu’il y avait des combats dans toute l’Ukraine, raconte Petro, la voix nouée. On a alors compris qu’on nous avait enrôlés, que ce n’était pas un entraînement, mais la guerre."
Petro fait partie de ces "malgré-nous" des temps modernes....
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04/01 - Un crime signé Ankara… et des silences français : l’incroyable affaire du triple assassinat de la rue La Fayette
Ce 2 décembre 2025, face au juge d’instruction Vincent Raffray, la mémoire de Manuel Valls flanche sérieusement. Certes, l’affaire pour laquelle l’ancien premier ministre est entendu comme témoin date de 2013, mais quelle affaire ! L’exécution de trois militantes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), guérilla séparatiste et bête noire de l’Etat turc, en plein Paris… Au moment même où des négociations de paix commençaient, à 3 000 kilomètres de là, pour mettre fin à ce conflit vieux de trente ans. Au 147, rue La Fayette, à deux pas de la gare du Nord, un pistolet semi-automatique de calibre 7,65 millimètres a tiré dix balles. Aucune n’a loupé sa cible. Les victimes se nomment Sakine Cansiz, l’une des fondatrices du PKK réfugiée en France, Fidan Dogan et Leyla Saylemez. Un triple assassinat sans meurtrier condamné, sans commanditaire inculpé, treize ans plus tard. Bref, un crime sans coupable. Le mystère tient en deux mots : raison d’Etat. Car nul n’ignore aujourd’hui les liens qui unissaient le principal suspect, Omar Güney et les services secrets turcs. A fortiori pas Manuel Valls, ministre de l’Intérieur à l’époque.
Au juge Raffray, ce 2 décembre, Valls concède que ce crime était "une opération, comme ça l’a été démontré, des services de renseignement turcs", selon le procès-verbal d’audition, que L’Express a pu consulter. En revanche, l’ex-socialiste n’a aucun souvenir de son rendez-vous avec l’ambassadeur de Turquie à Paris le 21 janvier 2013. Soit onze jours seulement après la tuerie. "Je n’en ai aucune...
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04/01 - Pourquoi Donald Trump a-t-il choisi Delcy Rodriguez, une fidèle de Maduro, pour diriger le Venezuela ?
Le fauteuil de l’exécutif ne pouvait pas rester vide. La capture de Nicolas Maduro à l’issue d’une opération menée par les États-Unis dans la nuit de vendredi à samedi a laissé le pouvoir aux mains de la vice-présidente exécutive Delcy Rodríguez. Le chef d’État américain Donald Trump a martelé, samedi 3 janvier, que cette dernière avait prêté serment après son arrestation et s’était entretenue avec le secrétaire d’État Marco Rubio. La Constitution vénézuélienne, en vertu des articles 233 et 234, prévoit que Delcy Rodríguez assume les fonctions de présidente par intérim en l’absence du chef de l’État, une disposition que la Cour suprême vénézuélienne a ordonné d’appliquer samedi soir.
Peu après les déclarations de Donald Trump, Delcy Rodríguez s’est coulée dans son rôle de présidente en s’exprimant à la télévision d’État, entourée de son frère Jorge Rodríguez, président de l’Assemblée nationale, du ministre de l’Intérieur Diosdado Cabello et du ministre de la Défense Vladimir Padrino Lopez. Lunettes carrées sur le nez et l’air sévère, elle a affirmé que Nicolás Maduro restait le seul président légitime du Venezuela, appelant au calme et à l’unité face à "l’enlèvement" du dirigeant. Une position à rebours de celle décrite par Donald Trump, qui alléguait qu’elle était prête à coopérer avec les États-Unis après la capture de Nicolás Maduro.
Donald Trump a écarté l’idée de travailler avec la cheffe de file de l’opposition vénézuélienne et lauréate du prix Nobel de la paix,...
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04/01 - Gaspard Koenig : "L’Europe pourrait devenir un des rares espaces vivables de notre planète"
En 2023, Gaspard Koenig avait séduit plus de 100 000 lecteurs avec une histoire de vers de terre. Humus inaugurait son cycle romanesque sur les éléments. Après ce voyage souterrain, l’écrivain se mouille encore. Bienvenue à Saint-Firmin, un village normand qui entend bien se réapproprier l’eau. Maria, l’épicière idéaliste venue de Roumanie, a été élue maire sur cette promesse. Mais la gestion de l’eau est tout sauf un long fleuve tranquille. Qui ne sait pas déchiffrer les sigles cabalistiques du langage politico-administratif risque la noyade. Entre Kafka et Giono, Aqua croque notre époque avec férocité tout en faisant jaillir sa poésie enfouie. Un roman qui se boit sans soif.
L'Express : Aqua est un roman sur l’eau, mais aussi sur la bureaucratie. Comment arrive-t-on à rendre romanesque des sujets aussi prosaïques que l’intercommunalité ?
Gaspard Koenig : Tout sujet peut être romanesque. J’ai récemment lu La Curée de Zola qui parle de la destruction de Paris par Haussmann et des stratégies spéculatrices mises en place à ce moment-là. Des passages entiers décrivent des mécanismes financiers très documentés, mais durant lesquels le lecteur décroche un peu. Ce n’est pas grave, car cela donne un puissant effet de réel, et ça n’empêche pas La Curée d’être un roman dont on tourne les pages, avec des personnages très vivants. Un romancier peut prendre la société dans sa complexité, avec parfois sa fadeur et son ennui, et la faire vivre à travers des histoires. Même en parlant des intercommunalités [rires].
L’idée d’Aqua...
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04/01 - "De lourdes incertitudes", "un risque stratégique" : la presse mondiale s’emballe après l’enlèvement de Nicolas Maduro
Après la capture du chef d’État vénézuélien Nicolas Maduro et de son épouse, samedi 3 janvier, l’opération américaine a pris de court les médias du monde entier, à commencer par ceux des États-Unis. "Trump a incontestablement éliminé un mauvais dirigeant et porté un coup décisif dans la lutte pour la suprématie mondiale", écrit Bloomberg. D’après le média en ligne, le raid illustre la méthode de guerre privilégiée par le président américain : "Maximiser le secret et l’effet de surprise." Une stratégie susceptible d’offrir "des avantages stratégiques immédiats", mais qui fait également "peser de lourdes incertitudes" pour la suite.
C’est en premier lieu la question de la légalité d’une telle opération, au cœur d’un pays étranger, qui a fait tiquer le New York Times. "Nous savons que la politique belliciste de Donald Trump est illégale", clame d’entrée le quotidien américain. Ce dernier rappelle au passage les frappes meurtrières effectuées sans fondement juridique dans les Caraïbes sur des embarcations accusées, sans preuve, de participer au trafic de drogue. Le quotidien new-yorkais dénonce le piétinement du droit américain et international. L’attaque du 3 janvier signe le retour de l’impérialisme en Amérique latine, poursuit le quotidien.
Le Washington Post s’attarde de son côté sur les conséquences de la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro. "Lors du raid au Venezuela, le spectre d’un changement de régime plane à nouveau sur...
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04/01 - La Bourse pour tous, ce modèle suédois qui fait ses preuves
A peine seize heures passées, Stockholm est déjà engloutie par l’obscurité. L'heure est au fika, cette pause-café indissociable de l'art de vivre suédois. Dans un studio feutré, au cœur d’un quartier chic de la capitale, une poignée de jeunes tirés à quatre épingles sont réunis pour préparer une vidéo en direct sur la plateforme Twitch avec, en arrière-plan, une photo de l'emblématique taureau de Wall Street. L’un d’eux désigne fièrement une action en papier, encadrée telle une précieuse relique. D’autres discutent de la nouvelle qui vient d’apparaître sur l’écran de leurs smartphones – la suspension du titre du groupe technologique suédois Intellego, après une enquête contre son PDG.
Ces aficionados de la Bourse, 23 ans en moyenne et un tiers de femmes, sont des bénévoles de l’association Unga Aktiesparare - "Jeunes actionnaires" -, fondée en 1990 pour démocratiser l’accès à l’investissement. "Notre plus jeune membre avait douze minutes lors de son adhésion ; son père m’a appelé depuis la maternité pour l’inscrire dès sa naissance", se rappelle, amusé, Henrik Wallerström, le président de ce club d'apprentis financiers. L'association publie un magazine et organise voyages, visites d’entreprises et autres conférences en partenariat avec le Nasdaq. Avec la volonté de parler au plus grand nombre. "Même avec dix euros, n’importe qui peut commencer à investir en Bourse", plaide Henrik Wallerström, curieux du sujet depuis ses années lycée.Un modèle à la sauce libérale
Rien de surprenant dans un pays qui se classe parmi les...
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04/01 - Opération "Absolute Resolve" : les coulisses de l’intervention américaine au Venezuela
Moins de cinq heures. C’est le temps qu’il a fallu pour capturer le président vénézuélien Nicolas Maduro. Son homologue américain Donald Trump a justifié l’opération "Absolute Resolve", une "opération brillante" selon ses mots, par la lutte contre le trafic de drogue et par sa volonté de traduire le dirigeant devant la justice américaine, sur la base d’accusations de "narcoterrorisme".
Samedi 3 janvier, lors d’une conférence de presse organisée en Floride, le président des États-Unis a laissé son chef d’état-major, le général Dan Caine, détailler les contours de cette intervention militaire surprise. Selon le New York Times, il s’agissait de l’opération militaire américaine "la plus risquée" menée par les commandos d’élite de la Delta Force depuis l’assaut des SEAL Team 6 contre Oussama ben Laden, tué en 2011 dans une maison sécurisée au Pakistan.
L’enlèvement du président vénézuélien, au pouvoir depuis 2013, serait l’aboutissement de "mois de travail" des services de renseignement américains. Dès le mois d’août dernier, une équipe clandestine d’agents de la CIA se serait infiltrée chez son voisin afin de collecter des informations sur Nicolas Maduro. Son objectif, assure le général Dan Caine : "Comprendre comment [le président vénézuélien] se déplaçait, où il vivait, où il voyageait, ce qu’il mangeait, ce qu’il portait, ainsi que ses animaux de compagnie." Une fois ces informations collectées, l’opération est entrée dans sa phase d’exécution.22h46 : début de l’opération
Vendredi 2 janvier, Donald Trump a donné l’ordre de...
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04/01 - Venezuela : après l’arrestation de Nicolas Maduro, la lutte de pouvoir s’intensifie au sommet de l’État
La capture par les États-Unis du dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro - qualifiée de stupéfiante et puissante par le président Donald Trump - laisse planer l'incertitude quant à savoir qui dirige ce pays riche en pétrole. Samedi, Donald Trump a déclaré que la vice-présidente Delcy Rodriguez, membre de la puissante cabale au sommet du gouvernement du pays, avait prêté serment après l'arrestation de Nicolas Maduro et qu'elle s'était entretenue avec le secrétaire d'État américain Marco Rubio, ce qui a alimenté les spéculations quant à sa possible prise de fonction.
Conformément à la constitution vénézuélienne, Rodriguez devient présidente par intérim en l'absence de Nicolas Maduro, et la plus haute juridiction du pays lui a ordonné d'assumer ce rôle samedi soir. Mais peu après les remarques de Donald Trump, Rodriguez est apparue à la télévision d'État, flanquée de son frère, le président de l'Assemblée nationale Jorge Rodriguez, du ministre de l'Intérieur Diosdado Cabello et du ministre de la Défense Vladimir Padrino Lopez, et a déclaré que Nicolas Maduro restait le seul président du Venezuela. Cette apparition commune indique que le groupe qui partage le pouvoir avec Nicolas Maduro reste uni – pour l’instant.
Samedi, Donald Trump a publiquement fermé la porte à toute collaboration avec la cheffe de l'opposition et lauréate du prix Nobel Maria Corina Machado, largement considérée comme l'adversaire la plus crédible de Maduro, affirmant qu'elle ne bénéficiait d'aucun soutien à l'intérieur du pays. Après que Machado a été...
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04/01 - Dans les halles désaffectées de West Smithfield, le pari architectural du London Museum
Il compte parmi les plus importants projets culturels en cours de construction sur le continent européen. Pour partie en voie d’achèvement, le London Museum affiche clairement son ambition : devenir une destination de renommée mondiale et une vitrine de la réutilisation adaptative de sites patrimoniaux. Déployées au nord-ouest de Londres, les halles désaffectées de West Smithfield sont ainsi en passe de se métamorphoser en complexe muséal durable dans un secteur historique de la métropole : tour à tour cimetière romain, lieu d’exécution, foire aux bestiaux et source d’inspiration pour Charles Dickens, le quartier de Smithfield doit sa réputation à son grand marché couvert, cœur battant de la City à travers les siècles.
C’est dans ce haut lieu du commerce viandard que le London Museum, dont les collections sont dédiées à l’histoire de la capitale, du paléolithique à l’époque moderne, a choisi de s’implanter. Il se répartira entre deux bâtiments, réhabilités par les bureaux d'architectes Stanton Williams, Asif Khan et Julian Harrap. Le vieux Marché général abritera les galeries permanentes du futur musée et ouvrira ses portes au public dès la fin 2026 au terme d’un chantier titanesque. L’édifice au plafond en forme de dôme caractéristique de l’époque victorienne menaçant ruine, il a fallu nettoyer en profondeur les 10 000 mètres carrés de briques rouges et de pierre, renforcer les toitures et mettre au jour un vaste réseau de voûtes souterraines, jadis un immense dépôt de marchandises desservi par la Great Northern...
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04/01 - La France et le Royaume-Uni ont mené des frappes conjointes sur l’Etat islamique en Syrie
Les armées de l'air du Royaume-Uni et de la France ont mené une opération conjointe samedi soir contre une cache d'arme présumée qui était utilisée auparavant par le groupe Etat islamique en Syrie, a annoncé le ministère britannique de la Défense. Des avions occidentaux mènent des patrouilles pour empêcher le retour des groupes de combattants islamistes qui régnaient sur certaines régions de la Syrie jusqu'en 2019.
Des analyses des services de renseignement ont identifié une installation souterraine qui aurait été utilisée comme dépôt d'armes et d'explosifs dans les montagnes au nord de Palmyre, a affirmé le ministère britannique de la Défense dans un communiqué. "Notre avion a utilisé des bombes guidées pour viser plusieurs tunnels d'accès à l'installation. Bien qu'une évaluation détaillée soit en cours, les premières indications laissent penser que la cible a été atteinte", a-t-il ajouté."Eradiquer toute résurgence de Daesh"
La zone ne comptait "aucune habitation civile" avant la frappe, a indiqué la Grande-Bretagne. "Cette action témoigne du leadership du Royaume-Uni et de sa détermination à se tenir aux côtés de ses alliés pour éradiquer toute résurgence de Daech et de ses idéologies dangereuses et violentes au Moyen-Orient", s'est félicité dans le même communiqué le ministre britannique de la Défense, John Healey.
Né du chaos de la guerre syrienne, déclenchée en 2011, le groupe État islamique (EI) avait, à son apogée, pris le contrôle de vastes zones du pays, dont la région de Palmyre. Malgré sa défaite face à...
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04/01 - Pedro Sanchez, le chouchou de la gauche française : ses liens avec Olivier Faure, la fascination de Jean-Luc Mélenchon
"C’est vrai que tu envisages de quitter le pouvoir ?" Sébastien Lecornu n’est pas l’unique Premier ministre avec lequel Olivier Faure s’entretient. En quête de stature et d’inspiration présidentielle, le premier secrétaire du PS cultive ses réseaux étrangers, admiratif de l’action menée en Espagne par Pedro Sanchez – qui, lui, appartient à sa famille politique. Lorsque à Malte, en novembre dernier, Faure le croise à l’occasion d’un événement de l’Internationale socialiste présidée par le Madrilène, le patron des socialistes s’inquiète des murmures qui embaument la pénible fin de règne du chef de gouvernement espagnol, marquée par les scandales de corruption (trois de ses plus proches collaborateurs ont fait de la prison) et les défaites aux multiples élections partielles.
Une envie d’ailleurs, un départ vers une institution internationale ? L’intéressé dément et rassure son allié, dans la langue de Molière. Sanchez aurait discuté avec sa femme, ses enfants et à date, il serait bel et bien candidat à sa propre succession. Les socialistes français peuvent donc souffler : ils conservent temporairement un idéal sur lequel s’appuyer.Rencontre Sanchez - Glucksmann
À la recherche d’un récit alléchant, dans une Europe où l’Espagne fait figure de bastion progressiste, les sociaux-démocrates tricolores érigent Pedro Sanchez en modèle. "La gauche française l’observe comme un contre-exemple de la politique menée par Emmanuel Macron, analyse Antoine de Laporte, expert associé de la Fondation Jean-Jaurès, spécialiste de la vie...
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04/01 - Iran : la révolution en cours peut-elle enfin faire tomber le régime ?, par Anne Rosencher
On n’ose y croire. L’information fiable qui nous provient d’Iran est si rare ; il nous faut nous accrocher aux images charriées par les réseaux sociaux. On y voit, dans plusieurs villes, le courage prendre à nouveau comme un feu dans la pampa. Des cortèges. Des cris. Des chants. Et en face : des tirs. Des arrestations. Un homme, vêtu de sombre, se tient, assis à même le bitume, devant les motards du régime qui attendent, interdits, comme attendirent naguère les chars devant l’homme de Tian'anmen. Moment suspendu. Image à jamais gravée dans les rétines de l’Histoire. À Téhéran, à Chiraz, à Ispahan et dans bien d'autres villes encore… les étudiants ont rejoint, depuis le 29 décembre, les manifestations qui avaient débuté quelques jours avant. Et le monde libre retient son souffle : cette fois, est-ce la bonne ?
Voilà plus de trois ans que nous assistons à une révolution folle en Iran. Une révolution dont le caractère inédit tient tout entier dans son cri de ralliement : Femme, Vie, Liberté ! Et qui débute par la mort d’une femme de 22 ans, Mahsa Amini, arrêtée trois jours avant par la police des mœurs, à Téhéran, pour un voile mal mis. Deux mèches folles au vent ; un attentat à la pudeur dans les rues de la République islamique d’Iran. La mort suspecte de la jeune femme, le 16 septembre 2022, ouvre les vannes d’un formidable éboulement contre le régime des mollahs. Dans les rues d’Iran, des femmes brûlent leur hijab, et des hommes – prouvant que le féminisme est un universalisme, et pas un combat en "non-mixité" – se...
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04/01 - "HugoDécrypte en Russie", la BD qui dérange Vladimir Poutine
Publiée en novembre, la bande dessinée HugoDécrypte en Russie* est déjà un succès d’édition. Avec 80 000 exemplaires vendus, voici cet ouvrage dans le peloton de tête des best-sellers du genre, avec Astérix en Lusitanie, le dernier Blake et Mortimer ou le nouvel album du Chat, de Philippe Geluck. Deux traductions, en espagnol et en coréen, sont en cours ; d’autres sont prévues. Mais la preuve ultime du succès de cet album de 200 pages qui raconte l’histoire de la Russie à travers les yeux du youtubeur journaliste Hugo Travers (représenté comme un Tintin moderne qui voyage à travers les siècles pour interviewer Ivan le Terrible, Raspoutine ou Staline) provient de Moscou.Publiée en novembre 2025, la bande dessinée d'Hugo Travers rencontre un succès qui incommode le Kremlin.
Car sur les rives de la Moskova, la BD du fondateur d'HugoDécrypte, le média en ligne le plus suivi par les Français de moins de 35 ans, fait jaser. Peu après sa parution en France, un certain Roman Krastelev s’émeut, sur la chaîne RuNews24, que l’ouvrage soit déjà classé numéro 1 sur le site de vente en ligne Amazon. En direct, le politicien moscovite pointe les auteurs du doigt : "Ils accusent systématiquement la Russie de déclencher des guerres, des conflits internationaux et de despotisme sanglant. Et ils ne se gênent pas pour représenter les personnages historiques russes de manière caricaturale", dénonce ce dirigeant du Parti libéral-démocrate de Russie (LDPR), le parti de feu Vladimir Jirinovski qui n’est ni "libéral" ni...
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03/01 - Attaque américaine au Venezuela : "Cuba craint d’être la prochaine cible si le Venezuela tombe"
C'est un événement historique, qui suscite l'émoi du monde entier et pose de nombreuses questions sur le plan du droit international. Dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 janvier, des éléments de la Delta Force, l’unité spéciale la plus pointue de l’US Army, se sont emparés du dictateur vénézuélien Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores et les ont immédiatement exfiltrés en dehors du pays, accusés par Washington de "narcoterrorisme".
Originaire du Venezuela et maître de conférences en sociologie à l'Université Paris-Nanterre, Pedro José Garcia Sanchez évoque les répercussions qu'une telle situation pourrait avoir dans la région.
L’Express : Les Etats-unis accusent Nicolas Maduro de "narcoterrorisme" et dénoncent un "complot pour importation de cocaïne" pour justifier leur intervention au Venezuela. Qu’en est-il réellement ?
Le Venezuela est effectivement devenu un hub pour les criminels, de nombreuses bases factuelles étayent les accusations des Américains sur l’importation de drogues dans le pays. D’abord, l’extradition en 2023 d’Hugo Armando Carvajal Barrios, surnommé "El Pollo", un militaire qui a dirigé pendant une dizaine d’années le service de renseignement vénézuélien sous les gouvernements d’Hugo Chavez et Nicolas Maduro, et à qui Washington reprochait un chargement de plus de cinq tonnes de cocaïne qu’il avait fait importer aux Etats-Unis via le Mexique. En 2015, lui et d’autres hauts fonctionnaires vénézuéliens étaient également visés par une enquête de la justice américaine pour leur implication...
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03/01 - Les Etats-Unis vont "diriger le pays" jusqu’à ce qu’une ce qu’une "transition, appropriée et judicieuse" soit possible, déclare Donald Trump
Des explosions ont eu lieu vers 2 heures du matin (7 heures en France) dans les environs de la capitale vénézuélienne. L'électricité était coupée dans le sud de Caracas, près d'une importante base militaire.
Le Venezuela a dénoncé une "très grave agression militaire" perpétrée "par le gouvernement actuel des États-Unis d’Amérique contre le territoire vénézuélien et sa population", affirmant que des "zones civiles et militaires" ont été touchées à Caracas, la capitale, ainsi que dans les États de Miranda, d’Aragua et de La Guaira. Le bilan humain est encore inconnu.
Le président américain, Donald Trump, qui a confirmé avoir mené "avec succès une frappe de grande envergure contre le Venezuela", a annoncé que son dirigeant, le président Nicolas Maduro, et son épouse, ont été capturés et exfiltrés du pays. Ils ont été "inculpés dans le district sud de New York", et devront répondre d'accusations liées à la drogue et au terrorisme. Le dirigeant vénézuélien, au pouvoir depuis 2013, est accusé par Donald Trump d’être à la tête d’un vaste réseau de narcotrafic, imputations démenties par Nicolas Maduro.
Alors que l'Union européenne appelle à la "retenue", l'Espagne se propose de jouer un rôle de médiateur. "Nous devons tous respecter le droit international", a défendu le premier ministre britannique, Keir Starmer.
17h53"Nous allons diriger le pays jusqu’à ce que nous puissions assurer une transition sûre, appropriée et judicieuse", déclare Donald Trump
Les Etats-Unis vont maintenir leur rôle au Venezuela jusqu'à ce qu'une "transition,...
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03/01 - Capture de Nicolas Maduro : "Le bilan de vingt-cinq ans de socialisme au Venezuela est calamiteux"
En Europe et aux États-Unis, un débat fait déjà rage pour savoir si les actions des États-Unis et la spectaculaire arrestation de Nicolas Maduro sont conformes au droit international – et bien sûr, cela peut être discuté. Les États-Unis affirment que Maduro n’est pas le président légitime du Venezuela. C’est vrai : il a massivement truqué les élections de juillet 2024. Peu après ces élections, j’ai rencontré Adriana Flores Márquez, une militante libertaire active dans la résistance au Venezuela et qui a travaillé en étroite collaboration avec Maria Corina Machado, lauréate du prix Nobel de la paix l’année. Maria s’est également enfuie, en Argentine, où je l’ai rencontrée. Elle m’a certifié que le candidat de l’opposition (Machado elle-même n’avait pas été autorisée à se présenter) avait obtenu environ 70 % des voix.
Les États-Unis affirment que Maduro est un trafiquant de drogue et l’ont donc arrêté. Cela aussi est connu depuis des années : le régime socialiste du Venezuela tire principalement ses revenus du trafic de drogue, alors que rien d’autre ne fonctionne plus dans ce pays qui possède les plus grandes réserves de pétrole au monde.Une personne sur trois est partie
Pour beaucoup de Vénézuéliens aujourd’hui, le plus important est que le dictateur ne soit plus dans le pays. Ce matin, Daniel Di Martino, économiste au Manhattan Institute, a par exemple publié sur X : "TU L’AS FAIT. Donald Trump. MERCI. MERCI. MERCI." Daniel vit aux États-Unis depuis plusieurs années ; il a fui le Venezuela, comme beaucoup d’autres. Près de...
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03/01 - Venezuela : la capture de Nicolas Maduro, un exploit militaire (au mépris du droit international)
Dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 janvier, des éléments de la Delta Force, l’unité spéciale la plus pointue de l’US Army, se sont emparés du dictateur vénézuélien et de son épouse Cilia Flores et les ont immédiatement exfiltrés en dehors du pays. Selon toute vraisemblance, le commando de la Delta Force a bénéficié du soutien des hélicoptères du 160th Special Operations Aviation Regiment, les "Night Stalkers", ainsi que d’autres éléments du JSOC (Joint Special Operations Command) et de la CIA.
Une telle action n’a pu se faire qu’avec un exceptionnel niveau de renseignement et, sans doute, quelques complicités au sein du régime bolivarien. Au même moment, une "frappe à grande échelle", selon Donald Trump, a visé des installations militaires et stratégiques dans la capitale Caracas et aux environs. On devrait rapidement en savoir plus sur le déroulé de cette opération – y compris le nom qui lui a été donné par le Pentagone.
Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a rapidement assuré qu’il n’y aurait pas de suites militaires ("no further action"), l’opération visant à présenter Nicolas Maduro devant la justice américaine. Le président vénézuélien fait, depuis mars 2020, l’objet d’une accusation fédérale américaine pour "narcoterrorisme, importation de cocaïne, possession d’armes à feu, corruption et abus de pouvoir". Dans leurs documents officiels, les Etats-Unis placent désormais la menace représentée par le narcotrafic et les "organisations criminelles transnationales" à un niveau comparable à celui du terrorisme...
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03/01 - Ce choc qui décidera de l’avenir au Moyen-Orient, par Bernard Haykel
Le Moyen-Orient est déchiré par deux visions du monde concurrentes. La première est révisionniste et croit au potentiel transformateur de la violence, fondée sur une vision religieuse rédemptrice. La seconde privilégie la stabilité politique et le développement économique — un ordre d’États souverains poursuivant pacifiquement leurs intérêts nationaux. L’avenir de la région dépendra de l’issue de la confrontation entre ces deux visions.
Les révisionnistes sont représentés par l’Iran et ses proxys islamistes, qui cherchent ouvertement à détruire Israël, à vaincre les alliés régionaux des États-Unis et, à terme, à expulser les Américains de la région. Ils invoquent la cause palestinienne pour atteindre ces objectifs, car aucune autre question ne suscite une sympathie plus large ni ne radicalise aussi facilement les opinions publiques arabes et musulmanes. Pourtant, loin d’aider les Palestiniens, leurs actions ont engendré des souffrances et des misères sans fin, pour les Palestiniens, mais aussi pour les Libanais et les Yéménites.
Ce camp révisionniste n’est pas exclusivement islamiste. Les partis ultranationalistes israéliens, alliés au gouvernement de Benyamin Netanyahou, nourrissent eux aussi le fantasme du recours à la violence pour créer un "grand Israël", en refusant aux Palestiniens le droit à un État et en annexant des territoires non seulement en Cisjordanie et à Gaza, mais également en Syrie. À l’instar de l’Iran, l’extrême droite israélienne peut être qualifiée de révolutionnaire : elle représente l’autre...
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03/01 - "Mort à Khamenei !" En Iran, les manifestations "contre la vie chère" prennent une tournure politique
Un simple mouvement "contre la vie chère" ? Depuis le début de la mobilisation le 28 décembre, partie des bazars de Téhéran pour s’étendre à tout l’Iran, les manifestants affichent de plus en plus des revendications politiques, bien au-delà de la simple question économique.
A l’origine, les commerçants de la capitale ont fermé boutique pour protester contre l’inflation causée par la dépréciation de la monnaie nationale, puis ont été rejoints par les étudiants qui ont manifesté dans une dizaine d’universités à travers le pays. Le 31 décembre, le procureur général de la République islamique avait alors mis en garde, affirmant que le pouvoir judiciaire fera preuve de "fermeté" si les manifestations contre la vie chère en Iran étaient instrumentalisées à des fins de "déstabilisation".
Pour comprendre qu'il s'agit bien plus d'une simple protestation contre la situation économique, un simple coup d'œil aux slogans affichés dans la rue suffit. "Mort à Khamenei", "A bas le dictateur !", "Iranien ! Crie haut et fort pour tes droits !", pouvait-on lire sur les pancartes des protestataires, comme le rapporte Le Figaro. Des phrases chocs qui dénoncent les "fausses promesses" du régime et réclament la "fin du tyran", en référence à Ali Khamenei, le guide suprême iranien. Depuis le mouvement "Femme, Vie, Liberté", à la suite de la mort de Mahsa Amini, arrêtée pour un voile mal porté en 2022, une grande partie de la population exprime en effet son ras-le-bol face aux lois obsolètes d’un régime islamique au pouvoir depuis 45 ans,...
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03/01 - L’Université de Saint-Gall, ce temple suisse où se forge l’élite économique germanique
On ne grimpe pas par hasard sur la colline du Rosenberg. Seuls quelques touristes égarés à Saint-Gall, cette ville de 80 000 habitants à l'extrême nord-est de la Suisse, se chauffent les mollets pour gravir le raidillon et découvrir la vue sur les toits pointus de la cité moyenâgeuse. Les passants qui sillonnent le dédale des rues étroites connaissent, eux, les codes du quartier. Derrière de hautes haies taillées au cordeau, on devine d'immenses villas, folies architecturales de la fin du XIXe. A l'écart des regards, l'Institute auf dem Rosenberg, l'un des pensionnats les plus prisés au monde, éduque descendants de têtes couronnées et rejetons de milliardaires. Opulence furtive, secrets garantis. Rigueur calviniste assumée. C'est là que niche l'université de Saint-Gall, le graal de l'élite économique germanique. Ici, pas de campus bouillonnant comme à Harvard ou HEC. Saint-Gall est une université de poche de 10 000 étudiants.
Tout autour, les pics dentelés des Churfirsten et au creux de la vallée, les eaux transparentes de la Linth. " Il n'y a pas grand-chose d'autre à faire ici qu'étudier. Quand j'y suis arrivée à 17 ans, j'ai rencontré des gens qui pensaient vite et qui voulaient avancer encore plus vite" raconte Nicole Büttner-Thiel, l'une des figures phares de l'intelligence artificielle en Allemagne à la tête de Merantix Momentum, également secrétaire général du FDP, le parti libéral allemand.
C’est en 1898 que les riches industriels de la ville, spécialisés dans la dentelle, décident de financer...
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03/01 - Ce que l’on sait des explosions au Venezuela
De multiples explosions ont secoué ce samedi 3 janvier la ville de Caracas, au Venezuela, où des colonnes de fumée noire et des avions étaient visibles, d’après des témoins de Reuters et des images circulant sur les réseaux sociaux. Le courant est coupé dans plusieurs secteurs de la ville, et le président Nicolas Maduro accuse les Etats-Unis d’en être responsables. L’Express fait le point sur la situation.· Des explosions à plusieurs endroits de la ville
Dès 2 heures du matin, des avions et des bruits forts ont été entendus dans plusieurs endroits de Caracas, la capitale, et une colonne de fumée était visible, ont rapporté des témoins de Reuters. Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent de grands incendies avec des dégagements de fumée, et l’agence américaine AP a dénombré au moins sept explosions, tout en mentionnant le vol d’appareils à basse altitude.
Certaines ont été entendues à l’aéroport et au port de Caracas, a affirmé une habitante de la Guaira à l’AFP, sous couvert d’anonymat. D’autres habitants ont dit avoir entendu des explosions à Higuerote, à une centaine de kilomètres à l’est de Caracas. Toujours selon Reuters, une panne de courant affectait le sud de la ville, à proximité d’une importante base militaire. Pour l’heure, les causes et les lieux précis des incidents ne sont pas connus.· Une agression des Etats-Unis ?
Très vite, le Venezuela a dénoncé une "très grave agression militaire perpétrée par […] les Etats-Unis contre le territoire et la population vénézuéliens", dans un communiqué...
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03/01 - Un week-end à Londres : Constable et Turner, l’eau et le feu à la Tate Britain
A l’été 1831, l’association de deux tableaux sur les cimaises de la Royal Academy de Londres faisait le buzz. D’un côté, était accroché Caligula’s Palace and Bridge de Turner. De l’autre, Salisbury Cathedral from the Meadows signé Constable. Il n’en a pas fallu davantage pour susciter un raz-de-marée comparatif entre la chaleur du soleil italien restituée par le premier et l’humidité nuageuse de la Grande-Bretagne rendue par le second. "Le feu et l’eau" : c’est ainsi qu’un critique résuma alors le contraste saisissant entre les deux géants de la peinture de paysage, un registre auquel ils ont, par des approches radicalement différentes, donné un souffle novateur.
Aujourd’hui, à l’occasion du 250e anniversaire de leur naissance, une exposition événement à la Tate Britain décrypte leurs approches concurrentes et met en lumière les rouages de leur rivalité. 170 œuvres sont ainsi réunies, dont certaines n’avaient pas été montrées au public d’outre-Manche depuis plusieurs décennies, la plus notable, The Burning of the Houses of Lords and Commons (Turner, 1835), prêté par le Cleveland Museum of Art, retrouvant le sol britannique après un siècle d’exil.
Rien pourtant ne prédisposait les deux artistes à partager le haut de l’affiche, tant leurs origines et leurs trajectoires divergent. Né en 1775, J.M.W. Turner grandit dans le salon de coiffure paternel à Covent Garden, au cœur du quartier commercial de la métropole londonienne. Fils d’un exploitant agricole prospère, qui fait figure de châtelain local, John Constable voit...
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03/01 - Oatly, l’histoire mouvementée du suédois qui biberonne le monde au lait d’avoine
Amateurs de matcha ou de pumpkin spice latte, dans tout bon coffee-shop, on vous proposera sûrement une variante "lait d’avoine" pour agrémenter votre breuvage. Et il y a de fortes chances qu’elle soit estampillée Oatly. Cette marque suédoise s’est taillé la part du lion dans la production de lait végétal à base d’avoine. Non sans heurts. En 25 ans d’existence, la firme de Malmö, qui vend aujourd’hui ses briques dans plus de vingt pays, en a vu de toutes les couleurs.
Le destin d’Oatly a même failli ne pas dépasser le stade du laboratoire. Au début des années 1990, au sein de l’université de Lund, en Suède, le chercheur en chimie et nutrition Rickard Öste planche sur une alternative au lait de vache à destination des personnes intolérantes au lactose. Après des centaines d’essais, il parvient à mettre au point une boisson à base d’avoine qui répond enfin à ses attentes. Quatre ans plus tard, épaulé par son frère Bjorn, il fonde Ceba AB, la maison mère d’Oatly, et passe à l’échelle industrielle. Le duo décroche un premier contrat avec Danone pour la production d’un yaourt. Faux départ : la demande n’est pas au rendez-vous et après un an de commercialisation, le produit est retiré des rayons. La fratrie redémarre de zéro.
Longtemps, le mélange de grains et d’eau fabriqué par Oatly s’est adressé uniquement aux carencés en lactase, cette enzyme qui permet de digérer le lactose. Les bienfaits de l’avoine sont pourtant nombreux, et prouvés. "Elle contient des fibres spécifiques, les bêta-glucanes, qui contribuent notamment à...
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03/01 - "Les Belles Promesses" de Pierre Lemaitre : tragédie chez les Pelletier
Et de sept ! Depuis 2013, Pierre Lemaitre a entamé sa longue marche pour balayer le XXe siècle. Salué dès l’entame de de sa première trilogie (Au-revoir là-haut), par le prix Goncourt, le feuilletoniste le plus populaire de France conclut aujourd’hui sa tétralogie avec Les Belles Promesses… qui n’engagent que ceux qui y croient. Pierre Lemaitre n’est pas de ceux-là, qui donne des accents tragiques à cette décennie des Trente Glorieuses, 1963-1973. Avec, en épicentre de son tableau dumassien, la famille Pelletier, évidemment _ avec séance de rattrapage ici ou là pour les retardataires. Ainsi, Geneviève, la femme de Jean, l’aîné des Pelletier, est toujours aussi redoutable, confite dans sa méchanceté et son opportunisme tous azimuts. Victimes, entre autres, du fiel de la mégère, son fils Philippe, par trop emprunté, après que sa cible précédente, Colette, est devenue une excellente élève ; et sa sœur, Thérèse, traitée comme une bonne à tout faire ; et Jean, qui expie ainsi ses fautes. Des fautes – criminelles - que son frère François, le journaliste, déchiré entre l’amour fraternel et la justice humaine, n’est pas loin de déterrer.
Autour d’eux, la France avance à grands pas vers le "progrès" et sa cohorte de dommages collatéraux (expulsés, laissés-pour-compte, dégâts climatiques) entre l’agriculture intensive émergente et les travaux dantesques du périphérique parisien, en passant par les "événements" d’Algérie comme on disait à l’époque. Il est aussi question d’un incendie mortel, d’un orphelin objet de bien de...
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03/01 - Espionnage américain : ce que la France savait… et a laissé faire
Réunion de crise à l'Elysée. En 2013, l'hebdomadaire allemand Der Spiegel feuilletonne sur l'affaire Edward Snowden. Ce sous-traitant de la NSA et de la CIA vient de révéler un système de surveillance mondial des communications. Grâce aux archives de l'informaticien, des informations remontent sur l'existence d'une station d'écoute américaine située à Paris. Et pas n'importe où : sur le toit de l'ambassade américaine, à peine dissimulé derrière une façade en trompe-l’œil.
Alain Zabulon, coordonnateur national du renseignement, s'interroge : les Américains ont-ils déposé un permis de construire ? Il faudrait vérifier auprès de la mairie de Paris. Devant ces questionnements purement administratifs, les services secrets s'agacent. "Ils avaient refait le toit de leur ambassade pour qu’il soit transparent aux ondes électromagnétiques. On se doutait de pourquoi", grince Bernard Barbier, directeur technique de la DGSE de 2006 à 2014. Frappé d'amnésie sélective, Paris redécouvre l'espionnage américain. "Il n'y a pas que des antennes télé sur les toits des ambassades ! ironise Jean-François Ferlet, ancien directeur du renseignement militaire de 2017 à 2021. Tout le monde fait du renseignement. En la matière, on n'a pas d'amis, on n'a que des contacts".La fin du secret
Les maîtres espions mettaient en garde depuis longtemps contre le risque d'écoutes illégales. Y compris venu de l'allié américain. Dès 2007, la DGSE organise un exercice grandeur nature pour sensibiliser Nicolas Sarkozy. Elle déploie un dispositif...
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03/01 - Françoise Thom : "Le grand projet de Poutine est celui d’une hégémonie russe sur toute l’Europe"
A l’heure où s’accélèrent les pourparlers en vue de mettre fin à la guerre en Ukraine, Vladimir Poutine semble plus que jamais déterminé à livrer bataille. A l’occasion de ses vœux du nouvel an, le chef du Kremlin a affiché un optimisme intact quant à ses chances de "victoire" à l’aube du quatrième anniversaire du conflit. Sans fournir la moindre preuve, Moscou avait deux jours plus tôt accusé Kiev d’avoir lancé une attaque de drones contre le palais du président russe dans la région de Novgorod. De quoi une fois de plus semer le doute sur sa volonté de faire dérailler les tractations diplomatiques - alors qu'un rapport de la CIA a démenti les allégations russes peu de temps après.
"Tout signe de faiblesse envoyé par l’Occident ne fait qu’encourager le Kremlin à aller toujours plus loin, analyse l’historienne Françoise Thom. Lorsque les dirigeants occidentaux disent vouloir dialoguer avec la Russie, Poutine interprète cela en termes de rapport de force. Sa logique ? Si ses adversaires veulent négocier, c’est qu’ils sont en position de faiblesse et que c’est le moment de pousser son avantage." Dans son nouvel ouvrage La guerre totale de Vladimir Poutine (Editions A l’Est de Brest-Litovsk, 2026), à paraître le 8 janvier, cette spécialiste de l’URSS et de la Russie post-soviétique analyse avec force détails la mécanique infernale guidant le régime russe, son univers mental, et ses ambitions par-delà l'Ukraine. Interview.
L’Express : Dans votre ouvrage, vous écrivez que Poutine évolue "dans le même univers mental"...
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09/12 - Espionnage, fraude… L’ANSSI alerte sur les failles des smartphones
Ils ne nous quittent jamais. Sur la table de nuit, dans la poche, sur le bureau ou à la main, les smartphones font partie intégrante de notre quotidien. A mesure que les usages se sont multipliés, messageries, paiements, géolocalisation, stockage de documents sensibles, les téléphones sont devenus des cibles privilégiées pour l’espionnage, la surveillance et la criminalité numérique. Leur omniprésence, combinée à la quantité et à la sensibilité des données qu’ils traitent, en fait un outil idéal pour qui cherche à intercepter des informations ou à surveiller un individu.
Dans un rapport publié le 26 novembre 2025, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) rappelle que le téléphone portable est un objet à haut risque sur le plan cyber.Des risques anciens mais persistants
Le risque n’est pas nouveau. Depuis des années, les téléphones mobiles reposent sur des technologies qui présentent des failles. Pour fonctionner, un smartphone échange en permanence des données par ondes radio avec son environnement : antennes-relais, réseaux Wi-Fi, objets connectés ou terminaux de paiement. Ces échanges utilisent des protocoles standards qui, comme tous les systèmes informatiques, peuvent être détournés par des acteurs malveillants.
Certaines faiblesses sont anciennes et bien connues. La 2G, par exemple, est encore utilisée dans certaines régions du monde pour assurer une couverture minimale. Or, cette technologie offre un niveau de sécurité très faible. Les SMS y circulent sans réelle protection et les...
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09/12 - IA : Microsoft va investir 17,5 milliards de dollars en Inde, son "plus gros investissement" en Asie
Le géant technologique américain Microsoft va investir 17,5 milliards de dollars en Inde, son "plus gros investissement jamais réalisé en Asie", a annoncé mardi 9 décembre son patron Satya Nadella sur X. "Afin de soutenir les ambitions du pays, Microsoft s'engage à investir 17,5 milliards de dollars américains – soit notre plus gros investissement à ce jour en Asie – pour contribuer à la mise en place de l'infrastructure, des compétences et des capacités souveraines nécessaires à un avenir où l'IA sera la priorité de l'Inde", a déclaré Satya Nadella dans un message sur X, sans donner plus de précisions.Un investissement étalé sur quatre ans
Le patron de Microsoft a fait cette annonce après une rencontre avec le Premier ministre Narendra Modi à New Delhi. Il l'a remercié d'avoir eu "une conversation enrichissante sur les opportunités offertes par l'IA en Inde". Dans un communiqué distinct, Microsoft précise que l'investissement sera étalé sur quatre ans.
Narendra Modi s'est dit pour sa part "heureux" que le géant technologique ait choisi l'Inde pour son plus important investissement en Asie. "La jeunesse indienne saura saisir cette opportunité pour innover et exploiter la puissance de l'IA au service d'un monde meilleur", a déclaré le Premier ministre sur X.
Microsoft avait déjà annoncé cette année un plan d'investissement dans le pays, d'un montant de 3 milliards de dollars, dans l'IA et les infrastructures pour le cloud (informatique à distance) au cours des deux prochaines années.Les géants de la...
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09/12 - EXCLUSIF. Budget, taxe Zucman, impôts, retraites... Le vrai visage du RN à l’Assemblée
Il y a tant à perdre à sortir du cocon protecteur de l'ambiguïté. "Le Rassemblement national version 2025 a voulu se faire passer pour un parti pro business, mais la séquence budgétaire de la rentrée a révélé surtout leur matrice antisystème et anti-entreprise", cingle le président d’un lobby patronal industriel. En politique, il y a les discours, les postures, les promesses soufflées dans le secret d’une réunion qui n’apparaîtra sur aucun agenda officiel. Et puis, le réel des positions dans l’Hémicycle. L’index enfoncé sur l’un des trois boutons du boîtier de vote. Le résultat final annoncé au perchoir.
Quel est le vrai visage du premier parti de l’Assemblée nationale ? Celui d’un libéralisme entrepreneurial mâtiné de gaullisme social, comme le revendique Jordan Bardella, ou celui d’un souverainisme économique teinté de dirigisme étatique, comme l’affiche Marine Le Pen ? Pour tenter de dissiper le brouillard, L’Express, avec l’aide des chercheurs de la plateforme Datan, a passé au crible tous les votes à l’Assemblée depuis le début de la 17e législature, en juillet 2024. Une analyse fine des alliances, en isolant les sujets sortant des Commissions des affaires économiques et sociales, qui permet de comprendre avec qui vote le RN. Et surtout quelle trace laisse ses élus sur les finances publiques du pays.
Premier enseignement : la stratégie de la cravate et la quête de respectabilité les ont conduits à voter davantage avec les autres partis qu’auparavant, pour rompre avec le jeu de la contestation permanente. "Le RN,...
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09/12 - La France en "abondance" électrique : ces erreurs qu’elle doit éviter
Cette mise à jour était aussi attendue qu’elle sera commentée. RTE, le gestionnaire du réseau électrique français, a actualisé ce mardi 9 décembre ses scénarios d’évolution de la production et consommation d’électricité d’ici à 2035. Ces projections tracent le chemin à suivre pour atteindre la neutralité carbone à la moitié du siècle. Et ce nouveau "bilan prévisionnel", qui sert de guide aux décideurs, marque un vrai tournant : la France produit beaucoup d’énergie bas-carbone mais n’en consomme pas assez !
"Le pays est entré dans un épisode de surcapacité pour les deux ou trois prochaines années, grâce à une meilleure disponibilité du nucléaire et au développement des énergies renouvelables (EnR)", explique Xavier Piechaczyk, le président du directoire de RTE. Ce phénomène "d’abondance" n’est pas inédit - ce fut notamment le cas pendant les années 1990 et 2000. Mais il doit être géré avec précaution, au risque de commettre des erreurs que l’on pourrait payer cher à l’avenir. "Profiter d’un peu de surcapacités est une force. Mais cela devient un coût en cas de suréquipement pérenne", analyse Emeric de Vigan, fondateur du cabinet de conseil 42 Advisors et spécialiste des marchés de l’électricité.
En trois ans, le paysage électrique français a bien changé. Si la production a retrouvé des couleurs, la consommation demeure atone. "Non seulement elle n’augmente pas, mais elle est revenue à son niveau d’il y a 20 ans",...
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09/12 - Thomas Clozel (Owkin) : "L’industrie pharmaceutique telle qu’elle est aujourd’hui n’a pas beaucoup d’avenir..."
Tignasse grise, jeans et baskets, sans oublier un sens inné de la formule... Hématologue de formation, codeur par passion, Thomas Clozel a endossé sans difficulté, et avec succès, depuis presque dix ans le costume du parfait start-upper. Owkin, la société d'intelligence artificielle appliquée à la santé qu'il a cofondée avec un polytechnicien, Gilles Wainrib, a multiplié les partenariats avec les plus grands hôpitaux et laboratoires pharmaceutiques. Avec une première molécule en essai clinique depuis cette année, l'heure de vérité sur la pertinence de sa plateforme d'IA approche. Entretien.
L’Express : Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste l’activité d’Owkin ?
Thomas Clozel : Notre objectif, c’est d’utiliser l’intelligence artificielle pour découvrir de nouveaux médicaments pour des maladies que l’on n’arrive pas à traiter aujourd’hui. La biologie est le meilleur terrain de jeu pour l’IA, car le fonctionnement de nos organismes est juste beaucoup trop compliqué à appréhender pour nos cerveaux humains. Il faut intégrer des milliers de paramètres qui interagissent entre eux – gènes, cellules, ARN, tissus, protéines... On n’y comprend rien ! On ne connaît toujours pas les causes des cancers, des allergies, ou encore de la maladie d’Alzheimer. Les progrès réalisés ces dernières décennies restent malgré tout limités.
Contre les tumeurs du cerveau, on en est à peu près au même stade qu’il y a vingt ans. De nouvelles formes de cancers apparaissent, comme le cholangiocarcinome qui touche les voies biliaires :...
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09/12 - En Ukraine, la Russie accusée de multiplier les exécutions de soldats ayant déposé les armes
Quatre soldats allongés face contre terre, devant une ligne d’arbres calcinés. Un autre qui se place à leurs côtés et les exécute de rafales en pleine tête. Avant de faire de même avec un cinquième qui commençait à ramper, à quelques mètres de là. La scène, glaçante, a été filmée par un drone et diffusée par l’organisation ukrainienne d’analyse militaire Deepstate sur Telegram, le 22 novembre. Selon nos confrères du Temps, elle se serait déroulée près du village de Kotlyne, non loin de Pokrovsk, que les troupes du Kremlin tentent de conquérir depuis des mois et dont Vladimir Poutine a revendiqué la conquête la semaine dernière – Kiev, toutefois, affirme toujours tenir la partie nord de la ville.
La vidéo témoigne d’une recrudescence des exécutions de soldats ukrainiens ayant déposé les armes au cours des derniers mois. "Depuis la mi-novembre, nous avons enregistré une augmentation du nombre de rapports faisant état d’exécutions de militaires ukrainiens capturés par les forces armées russes", explique au Temps Danielle Bell, cheffe de la Mission de surveillance des droits de l’homme des Nations unies en Ukraine (HRMMU). Crimes de guerre
Deux soldats ukrainiens capturés dans la banlieue de Zatyshshia, dans l’oblast de Zaporijia, auraient été exécutés, selon une autre vidéo de DeepState, publiée le 15 novembre. Le 27, cinq d’entre eux qui venaient d’être faits prisonniers, toujours dans l’oblast de Zaporijia, auraient subi le même sort après avoir été interrogés puis contraints à s’allonger, a indiqué le parquet...
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09/12 - L’Australie franchit le pas et interdit les réseaux sociaux aux moins de 16 ans
Les moins de 16 ans d'Australie sont officiellement interdits d'accès à de nombreux réseaux sociaux depuis mercredi matin, une démarche pionnière au niveau mondial qui vise à protéger la jeunesse des algorithmes addictifs d'Instagram, TikTok ou encore Snapchat. Une mesure accueillie avec soulagement par bien des parents
Des centaines de milliers d'adolescents s'apprêtent à se réveiller déconnectés des applications sur lesquelles ils pouvaient passer plusieurs heures par jour. Sans mesures "raisonnables" prises pour faire respecter la loi, les plateformes concernées risquent des amendes pouvant atteindre 28 millions d'euros en vertu de cette obligation entrée en vigueur mercredi à minuit heure de Sydney et Canberra (13H00 GMT mardi), et dont l'application sera scrutée par les autorités de nombreux pays.
L'Australie devient ainsi un des premiers pays à imposer les mesures les plus radicales dans le monde face aux géants de la tech, parmi lesquels les américains Meta et Google. Les réseaux sociaux "sont utilisés comme une arme par les harceleurs (...), sont vecteurs d'anxiété, constituent un outil pour les escrocs et, pire que tout, sont un outil pour les prédateurs en ligne", a justifié le Premier ministre travailliste Anthony Albanese, à la veille de l'entrée en vigueur de la mesure.
Addiction aux écrans, harcèlement en ligne, violence, contenus sexuels : la mesure est accueillie avec soulagement par bien des parents démunis mais n'enthousiasme que modérément les premiers concernés. "Je ne pense pas...
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09/12 - Laïcité : et s’il suffisait de lire la loi de 1905 pour réconcilier les gauches ?
Lundi 8 décembre, à la veille du 120e anniversaire de la loi dite de séparation de l’Eglise et de l’Etat, Emmanuel Macron a reçu la lettre d’un lointain descendant d’Emile Combes, l’ancien président du Conseil (1902-1905). Guillaume Lacroix, le président du Parti radical de gauche - l’ancêtre du Parti radical auquel appartenait l’anticlérical "père Combes" - a soumis au chef de l’Etat l’idée d’un nouveau référendum. "Nous vous proposons d’enrichir la devise de la République qui unit les Français de la manière suivante : Liberté-Egalité-Fraternité-Laïcité", écrit l’homme de centre gauche. La proposition, visant à modifier l’article 2 de la Constitution de 1958, a beau relever du symbole, elle n’est pas exempte de sous-entendus pour le reste de son camp. "Si le vote devait se tenir aujourd’hui, je ne pense pas que cette loi soit votée par tous les partis de gauche", imagine-t-il aujourd’hui.Le "faux-sens" de Jean-Luc Mélenchon
Paradoxe d’un principe désormais consensuel, mais soumis à une rude bataille d’interprétation… Si, selon la sénatrice PS Laurence Rossignol, la droite et l’extrême droite opèrent sur la laïcité "une OPA inamicale, à des fins racistes contre les musulmans", à bâbord, le principe est devenu le terrain de confrontation des gauches irréconciliables. Un clivage peu ou prou vieux comme ce camp, notait déjà l’historien Arnaud Houte dans un article de Libération, paru en 2015. "Sous la IIIe République déjà, au moins trois gauches coexistaient sur la laïcité. Les socialistes ne voient pas dans le cléricalisme...
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09/12 - EN DIRECT. L’Assemblée nationale adopte de justesse le budget de la Sécurité sociale
Les députés ont adopté de peu mardi le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2026, une victoire importante pour le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui gagne son pari dans une Assemblée sans majorité et sans avoir utilisé le 49.3. L'issue du vote était particulièrement incertaine du fait du refus affiché par Les Républicains et Horizons de soutenir le texte, bien que membres du camp gouvernemental. A gauche, Olivier Faure a salué une "victoire" qui est "d'abord celle du Parlement lui-même".
Les infos à retenir
⇒ L'Assemblée adopte le budget de la Sécurité sociale à 13 voix près
⇒ Le texte repartira au Sénat vendredi 12 décembre
⇒ Sébastien Lecornu salue une "majorité de responsabilité" qui a permis son adoption
20h07Sébastien Lecornu salue une "majorité de responsabilité" qui a permis son adoption
Sébastien Lecornu a salué l'adoption mardi du budget de la Sécurité sociale en nouvelle lecture à l'Assemblée, "après un débat exigeant, sans 49-3" et grâce à une "majorité de responsabilité" qui "montre que le compromis n’est pas un slogan".
Le Premier ministre a souhaité également, "dès demain", "travailler à l'adoption d'un budget pour l'Etat". "Ce sera difficile", a-t-il estimé dans un message sur le réseau social X.
Les trois parties du Projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2026 – recettes, dépenses, et compte de l’année en cours – ont été adoptées librement, après un débat exigeant, sans 49-3, une première depuis 2022. Ce soir, l’Assemblée nationale a confirmé ce…— Sébastien Lecornu...
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09/12 - Pourquoi l’UE a finalement reporté son plan "Made in Europe"
Il aurait dû être présenté ce mercredi 10 décembre. Mais ne le sera finalement qu’en janvier 2026 au plus tôt. Un plan pour "l’accélération industrielle", préparé par le commissaire européen chargé de l’Industrie Stéphane Séjourné, est censé fixer aux industriels des objectifs chiffrés de "Made in Europe", en leur imposant d’utiliser très majoritairement des composants européens pour pouvoir bénéficier d’aides ou de commandes publiques.
Mais les ministres de l’industrie européens n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur les secteurs auxquels il devrait s’appliquer. Au grand dam de la France, qui pousse pour ce projet depuis longtemps.Un risque d'"étouffer l’innovation"
D’autres pays y voient en effet une menace pour la compétitivité européenne. Au cœur de la controverse : des quotas de contenu domestique, prévus pour certains produits comme les automobiles ou les onduleurs solaires, afin de réduire la dépendance à la Chine, explique le Financial Times. Neuf économies parmi les plus libérales des Vingt-Sept, comme la République tchèque, l’Irlande, ou les pays baltes et nordiques, sont ainsi vent debout contre ce texte. Selon eux, la préférence européenne ne devrait être qu’un "dernier recours", au risque d'"étouffer l’innovation" et de mettre en péril "de potentiels accords commerciaux".
"Si les incitations à la R & D et à l’efficacité sont affaiblies au sein du marché unique, où seules les entreprises européennes opèrent, nous risquons de perdre en compétitivité à l’échelle mondiale et de constater une baisse de la...
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09/12 - Gaza : l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair écarté du "comité de la paix" de Donald Trump
Son nom était le seul à circuler dans les médias parmi les potentiels membres du comité de la paix pour Gaza, annoncé par Donald Trump fin septembre. Mais Tony Blair, l’homme qui a dirigé le Royaume-Uni entre 1997 et 2007, a finalement été écarté de l’organe chargé de superviser la transition politique à Gaza à la suite de l’opposition de plusieurs pays arabes, selon les informations du Financial Times. En cause : son passé avec le Moyen-Orient, qui lui avait initialement valu sa place dans la short list de Washington.
Une réticence anticipée par le président de Etats-Unis qui avait déclaré dès octobre : "J’ai toujours apprécié Tony, mais je veux m’assurer qu’il soit un choix acceptable pour tout le monde".
En 2003, le dirigeant travailliste s’était de fait allié à l’invasion américaine de l’Irak. Pendant 6 ans, le Royaume-Uni a déployé 45 000 soldats pour une opération fondée sur de fausses informations : la supposée présence d’armes de destruction massive en Irak. L’offensive qui a coûté la vie à plus de 100 000 Irakiens, a immédiatement provoqué à l’époque un tollé dans l’opinion publique britannique, avec de nombreuses manifestations à travers le pays. Une défiance à l’égard de l’ancien Premier ministre remise à l’ordre du jour en 2016 par la parution du rapport de la commission d’enquête Chilcot. Le texte, particulièrement sévère à l’encontre de Tony Blair, met en lumière le manque de préparation et de discernement du gouvernement britannique lors du lancement de l’offensive.
Après son départ de Downing street, le...
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09/12 - Quand Pete Hegseth et Pam Bondi défendaient le droit des militaires à désobéir à des ordres illégaux
La contradiction ne manque pas de piquant. Alors qu’il a qualifié sur X de "méprisable" la vidéo, publiée le 18 novembre, dans laquelle six élus démocrates rappelaient aux membres des forces armées américaines qu’ils avaient le droit de ne pas obéir à des "ordres illégaux" de l’administration Trump, Pete Hegseth, le secrétaire à la Défense, défendait la même position en 2016. A propos de Donald Trump qui plus est.
Les faits remontent à mars 2016. Le milliardaire new-yorkais fait alors office de favori à la primaire du camp républicain pour l’élection présidentielle à venir. Lors d’un débat entre les candidats diffusé par la chaîne Fox News, le magnat de l’immobilier, qui a déclaré plus tôt dans la campagne qu’il jugeait les Etats-Unis bien tendres avec les terroristes et suggéré qu’il faudrait également "éliminer leurs familles", se voit interroger par l’un des présentateurs sur son attitude en cas de refus des militaires d’exécuter ses ordres. "Ils ne me désobéiraient pas. Croyez-moi", répond-il. Interrogé sur cette déclaration le lendemain, Pete Hegseth, alors consultant pour la chaîne conservatrice, déclare en plateau, comme vient de l’exhumer CNN : "Vous n’allez simplement pas suivre un ordre s’il est illégal". Puis ajoute : "Voici le problème avec Trump. Il dit : 'Allez-y, tuez la famille. Allez-y, torturez. Allez-y, allez plus loin que le waterboarding.' Mais que se passe-t-il lorsque les gens suivent ces ordres, ou ne les suivent pas ? Il n’est pas certain que Donald Trump les soutiendra." Dans une autre...
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09/12 - "En Russie, la corruption est omniprésente !" : nos lecteurs réagissent à l’actualité
Corruption : et la Russie ?
Chantal Bourry, Jonzac (Charente-Maritime)
Il me paraît injuste de critiquer la corruption occasionnelle sévissant encore en Ukraine sans évoquer celle, omniprésente, touchant la Russie, État où il n’existe plus de contre-pouvoirs. Tandis que Kiev autorise les institutions et les ONG qui luttent contre la corruption, Moscou les interdit. Elle est pour le Kremlin non seulement un très important moyen d’enrichissement personnel du président et de ses proches, mais également un puissant outil pour écarter certains hauts responsables jugés insuffisamment loyaux. Les dénonciateurs indépendants (citoyens, journalistes, associations…) sont, eux, réduits au silence, à l’exemple d’Alexeï Navalny qui avait créé en 2011 l’Anti-Corruption Foundation. Elle avait été classée "organisation terroriste" par la Cour suprême russe. (Le scandale Midas éclabousse Zelensky, L’Express du 27 novembre)Service militaire volontaire : oui, mais…
Laurent Opsomer, Saint-Amand-les-Eaux (Nord)
Emmanuel Macron veut instaurer un service militaire volontaire en France. Ce n’est guère surprenant. La guerre en Ukraine est, en effet, une boucherie digne de la Grande Guerre, qui nécessite de la "chair à canon" mais aussi des techniciens très qualifiés. Il pourrait concerner entre 10 000 et 50 000 jeunes gens par an auxquels serait versée une solde de 900 à 1 000 euros par mois. Mais les problèmes sont multiples. La France, comme les autres pays européens (et la Russie), est entrée dans un hiver démographique....
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09/12 - "Journal d’un prisonnier" : Nicolas Sarkozy est-il l’égal d’Oscar Wilde ?
Après avoir pris la relève de François Mitterrand et Jacques Chirac à l’Elysée, Nicolas Sarkozy a donc succédé à Guillaume Apollinaire et Jean Genet, passés avant lui à la prison de la Santé. Cela suffit-il à faire de lui un poète avant-gardiste ou un écrivain saisissant ? Les amateurs de Zone et Notre-Dame-des-Fleurs risquent d’être déçus par Le Journal d’un prisonnier (Fayard), qui ne s’illustre pas par des innovations formelles majeures.
Dès la première page, Sarkozy nous prévient : "Il ne s’agit pas d’un roman." Bien que ne voulant pas "nourrir une paranoïa caricaturale", Nicolas S. se présente comme une sorte de nouveau Joseph K., l’homme qui se fait arrêter au début du Procès de Kafka. "Quels crimes avais-je bien pu commettre ?", se demande-t-il, avant de réfuter toute implication dans "cette sinistre affaire de prétendu financement libyen". Nous sommes le 21 octobre au matin : le patriarche Sarkozy a réuni autour de lui toute sa famille recomposée pour un dernier petit-déjeuner. Ensemble, ils font face à la "tragédie". On se croirait dans le Journal de ce qui s’est passé à la tour du Temple de Cléry quand ce dernier, valet de pied de Louis XVI, raconte les adieux du roi à sa femme et à ses enfants. En Marie-Antoinette de la Ve République, Carla Bruni est "merveilleuse comme à l’accoutumée". Un éditeur aurait pu conseiller à Sarkozy d’ajuster le ton, trop grandiloquent au vu des faits – passer moins de trois semaines en prison, c’est un traitement légèrement moins rude que d’être envoyé à l’échafaud.
Puis...
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09/12 - Guerre en Ukraine : ces espions russes qui surveillent les Etats-Unis depuis le Mexique
Le Mexique sert-il de tremplin à la Russie pour espionner les Etats-Unis et glaner ainsi des informations sur l’Ukraine ? A en croire les dernières révélations du New York Times, ce scénario n’a rien de fictif. Depuis le début de la guerre en Ukraine, Moscou a intensifié ses activités diplomatiques et d’espionnage depuis le Mexique… qui ne semble pas pressé d’y mettre un terme.
Persuadée que les espions russes utilisent le Mexique pour bénéficier d’une couverture touristique et échapper aux systèmes de surveillance sophistiqués de Washington, la CIA enquête sur leur identité depuis plusieurs années. Au cours de la présidence Biden, l’agence dresse une liste de plus de deux douzaines d’espions russes se faisant passer pour des diplomates. Elle la transmet aux autorités mexicaines de l’époque, qui se refusent toutefois à les expulser. L’élection de Claudia Sheinbaum à la tête du pays l’an dernier n’y change rien. Plusieurs diplomates mexicains vont même jusqu’à affirmer n’avoir jamais eu connaissance de cette liste.La "Vienne de l’Amérique latine"
Côté américain, l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier jette un flou sur la position du pays. Alors que le président des Etats-Unis continue de souffler le chaud et le froid avec la Russie, difficile de savoir si Washington continue de faire pression pour des expulsions. Mais les analystes s’accordent sur un point : Donald Trump démontre par ces actions en Amérique latine qu’il cherche à affirmer la suprématie de Washington sur le continent. Son intérêt est...
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09/12 - "Si vous voulez influencer votre patron…" : ces salariés qui arrivent à imposer leurs idées
Rares sont ceux à ne pas avoir vécu cette volte-face qui remet tout en question. Tout commence par une réunion classique, suivie d’un e-mail annonçant la nouvelle stratégie : pour se développer, on va sur de nouveaux marchés à l’international. L’ensemble des acteurs travaille sur le projet : on chiffre, on budgétise et les juristes se renseignent sur le droit local. On consulte des experts de ces pays, on noue des contacts, on établit un rétroplanning. Tout le monde est à fond. On est à la limite de mettre de la musique folklorique pour motiver les troupes, quand on aperçoit deux ombres descendre du bureau du patron. Il avait un rendez-vous ? L’après-midi, convocation. Le grand chef a l’air grave : il a vu des spécialistes… les fameux visiteurs du midi. Le verdict tombe : le projet est abandonné, on recentre sur la France. Les derniers à lui avoir parlé ont eu gain de cause. Fin du voyage. On reste alors avec l’impression que tout ce qui a été préparé n’a servi à rien. Que tout a été balayé d’un coup par des rivaux qui ont fait capoter le projet au dernier moment.
"Cela arrive parfois que le dernier qui a parlé l’a emporté. Mais le dirigeant est souvent aussi de l’avis du premier qui a parlé et cela, on le remarque moins", nuance Olivier Sibony, auteur notamment de Vous allez commettre une terrible erreur ! (Champs, Flammarion, 2019).Le biais d’ancrage
Pour ce professeur à HEC Paris, les épisodes de volte-face sont en effet moins fréquents que les cas où le manager prend sa décision dès le départ. "En général,...
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09/12 - Qui mettra la main sur Warner ? Netflix, Paramount et la malédiction du vainqueur
Que serait Hollywood sans haletants rebondissements ? Alors que le géant du streaming Netflix a dévoilé un colossal projet de rachat de Warner à 83 milliards de dollars, Paramount Skydance tente de faire capoter l’opération. Le groupe a dévoilé le 8 décembre une contre-offre à 108,4 milliards de dollars visant à acquérir l’ensemble de Warner, chaînes TV comprises, là où Netflix ne prévoit d’avaler que certains actifs stratégiques (studio Warner, HBO Max).
Paramount Skydance joue sur la peur que les régulateurs retoquent la fusion avec Netflix - qui consoliderait ainsi sa place de leader du streaming payant. La crainte est que cela permette au groupe co-dirigé par Ted Sarandos de tirer les prix facturés aux abonnés vers le haut et ceux accordés à ses partenaires (studios d’effets spéciaux, scénaristes, acteurs…) vers le bas. Il serait néanmoins excessif de penser que cette fusion tuerait toute concurrence. Disney qui a avalé au fil des ans Pixar, Lucasfilm, Marvel jusqu’au méga-rachat de la Fox (71 milliards de dollars) est loin d’être un poids plume. "Netflix met aussi en avant le poids d’acteurs gratuits ou semi-gratuits tels que YouTube", observe Pierre Harand, PDG du cabinet Fifty-five. La plateforme vidéo de Google dépasse d’ailleurs Netflix en nombre d’heures de visionnage. Et avec l’IA générative qui promet de réduire beaucoup les coûts de production, la mutation de ce secteur est loin d’être achevée.Hollywood a sous-estimé Netflix
L’idée que Donald Trump voudrait avantager Paramount, dirigé par le fils...
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09/12 - Voitures électriques : Renault et Ford annoncent un partenariat "historique"
Les constructeurs automobiles français Renault Group et américain Ford ont annoncé mardi 9 décembre avoir noué un partenariat pour développer deux voitures électriques de marque Ford sur une plateforme de Renault dans le nord de la France. Les deux groupes ont également signé une lettre d’intention pour une coopération dans le secteur des véhicules utilitaires légers (VUL) en Europe, pour éventuellement "développer et fabriquer ensemble certains VUL Renault et Ford", écrivent-ils dans un communiqué.
Ce partenariat stratégique, présenté comme "historique", vise à "élargir l'offre de véhicules électriques de Ford destinée aux clients européens" et à renforcer "considérablement la compétitivité des deux entreprises dans un paysage automobile européen en pleine mutation", précise le texte.Objectif début 2028
Ces deux véhicules Ford, dont le premier est attendu en concessions début 2028, seront "conçus par Ford et développés avec Renault Group". Ils seront "basés sur la plateforme Ampère", filiale électrique de Renault, et produits par le constructeur dans le nord de la France, bénéficiant ainsi des "atouts et de la compétitivité de Renault Group en matière de véhicules électriques", selon le communiqué.
Ils "marquent la première étape d'une nouvelle offensive produit ambitieuse de Ford en Europe", ajoute-t-il. "Nous sommes très fiers qu'un constructeur aussi iconique nous ait choisi. Cela nous conforte dans l'idée que notre vision d'un développement à grande échelle de véhicules électriques compétitifs en Europe est sur la...
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09/12 - Horlogerie : les quatre livres à lire pour les amateurs de montres
Art horloger
Sous un angle éducatif et ludique, cet ouvrage collectif de 600 pages, écrit par une dizaine de rédacteurs, est enrichi par plus de quarante témoignages. Il explore les coulisses de la haute horlogerie et l’univers des garde-temps mécaniques. Avec une attention particulière portée à la manufacture suisse Audemars Piguet, qui célèbre son 150e anniversaire.Seamaster Only - La montre de plongée Omega, par Grégoire Rossier, Anthony Marquié, Kox, Ash Lambe (Watchprint)
Plongeuse
Une décennie après leur premier ouvrage Moonwatch Only, dédié à la montre Speedmaster Moonwatch d’Omega, les auteurs consacrent leur nouvel opus à une autre icône de la marque suisse, la montre de plongée Seamaster 300 (1957-1970). A la fois historique et technique, il sera lu avec intérêt aussi bien par les béotiens comme par les connaisseurs.Montres rares, par Paul Miquel (Gründ)
Trouvailles
L’ouvrage Montres rares présente une sélection de garde-temps édités en très peu d’exemplaires, voire en un seul. Il comprend trois chapitres : stars des enchères, très haute horlogerie, montres de héros. Près de 75 montres sont ainsi décrites, sans compter la dizaine de modèles réalisés dans le cadre de la vente aux enchères caritative Only Watch.Le guide des montres vintage - Les années 1950, l’âge d’or, par Judikaël Hirel (Le Cherche Midi)
Collections
Après l’édition de 2024 qui détaillait les époques de l’horlogerie ancienne, Le guide des montres vintage explore les années 1950, qui ont vu l’essor des loisirs grand public et ont inspiré...
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09/12 - IA : Donald Trump autorise Nvidia à vendre certaines puces à la Chine
Donald Trump a annoncé lundi 8 décembre avoir autorisé, sous conditions, l’exportation par Nvidia de certaines de ses puces vers la Chine, après s’être entretenu avec le président chinois Xi Jinping, qui a également donné son feu vert selon le chef de l’Etat américain.
Ce dernier a indiqué, sur son réseau Truth Social, que Nvidia reverserait à l’Etat américain 25 % du chiffre d’affaires des ventes de ces processeurs graphiques (GPU), très recherchés pour le développement de l’intelligence artificielle (IA). L’agrément porte sur les puces H200, de la gamme Hopper, Nvidia ayant lancé, fin 2024, une nouvelle ligne plus performante, la Blackwell. Il ne s’agit donc pas des produits les plus avancés du groupe américain.
Ce qui n’a pas empêché l’opposition de dénoncer la décision du président républicain comme un "immense échec en matière économique et de sécurité nationale". L’accès de la Chine à ces puces lui "permettra de rendre ses armes plus meurtrières, de mener des cyberattaques plus efficaces contre les entreprises et les infrastructures sensibles américaines et de renforcer son secteur économique et manufacturier", ont accusé plusieurs sénateurs démocrates dans un communiqué.Accès au marché chinois
Les exportations de puces américaines vers la Chine sont un sujet de tension depuis plusieurs années, l’ex-président démocrate Joe Biden puis son successeur Donald Trump craignant, en particulier, qu’elles ne soient utilisées à des fins militaires. Dès 2022, le gouvernement Biden avait mis en place des restrictions à l’export....
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09/12 - Donald Trump enfonce le clou sur l’Europe, accusée de prendre "certaines mauvaises directions"
Quelques jours après la publication par Washington de la nouvelle stratégie de sécurité des Etats-Unis, très offensive à l’égard des Européens, Donald Trump en a remis une couche lundi 8 décembre, avertissant que l’Europe prenait de "mauvaises directions". "L’Europe doit faire très attention", a déclaré le président américain à la presse à la Maison-Blanche, ajoutant : "L’Europe prend certaines mauvaises directions, c’est très mauvais, très mauvais pour les gens. Nous ne voulons pas que l’Europe change autant".
L’administration de Donald Trump avait publié vendredi un document présentant une "Stratégie de sécurité nationale" résolument nationaliste, anticipant l'"effacement civilisationnel" de l’Europe et prônant la lutte contre les "migrations de masse". "Si les tendances actuelles se poursuivent, le continent européen sera méconnaissable dans 20 ans ou moins", affirme-t-il dans le document.
Sont également pointées du doigt les décisions européennes qui, à en croire l’administration Trump, "sapent la liberté politique et la souveraineté, les politiques migratoires qui transforment le continent et créent des tensions, la censure de la liberté d’expression et la répression de l’opposition politique, la chute des taux de natalité, ainsi que la perte des identités nationales." Un discours qui a dans la foulée été massivement relayé par plusieurs figures américaines d’extrême droite. A commencer par Elon Musk qui a carrément jugé que "l’UE devrait être abolie et la souveraineté revenir aux Etats, de manière que les...
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09/12 - Galeries Lafayette, Accor… L’Inde, nouvelle terre promise des entreprises françaises ?
Deux rues entièrement privatisées. Un podium long de plusieurs dizaines de mètres recouvert d’un tissu fuchsia et entouré de gradins où trônent influenceurs et vedettes locales pour assister à un défilé de mode intitulé "La Fête". Des enceintes qui crachent la version électro d’un titre de Claude François. La scène ne se déroule pas en pleine Fashion Week à Paris, mais dans le quartier de Kala Ghoda, dans le sud de Mumbai. Le 16 novembre, Les Galeries Lafayette inauguraient officiellement - et en grande pompe - leur premier flagship en Inde, fruit de longues années de travail sur place.
A l’intérieur, 280 marques - pour la plupart de luxe, dont 70 % sont présentes pour la première fois sur le territoire - se partagent 9 000 mètres carrés. Une superficie bien moins importante que le vaisseau amiral parisien du boulevard Haussmann, mais comparable à celle des Galeries Lafayette Nice Masséna. Dans un décor aux allures d’hôtel particulier parisien, les matériaux et finitions haut de gamme ont été privilégiés pour séduire la riche clientèle indienne. Dans la plus grande ville du pays - 22 millions d’habitants -, la concentration de milliardaires est la plus élevée au monde, et les millionnaires se bousculent.
Pour mener à bien ce projet, le groupe français s’est associé en franchise - format déjà éprouvé dans l’Hexagone - avec Aditya Birla Group, l’un des trois principaux conglomérats indiens, qui a financé les investissements. Un schéma incontournable. "On avait le choix entre plusieurs sociétés indiennes, raconte...
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09/12 - A l’Assemblée nationale, une journée décisive pour le budget de la Sécu… et pour Sébastien Lecornu
De l’issue du vote, son avenir pourrait dépendre. Sébastien Lecornu tente ce mardi 9 décembre le pari de faire adopter sans majorité le projet de budget de la Sécurité sociale à l’Assemblée, où il s’est assuré du soutien des socialistes mais risque d’être lâché par les siens.
Le texte pourrait être rejeté non pas à cause d’Olivier Faure, le patron du PS, qui a appelé à voter "pour" et avec lequel le Premier ministre a mené la danse des négociations, mais parce que dans son propre camp, Les Républicains et Horizons refusent de soutenir un budget qui, à leurs yeux, fait trop de concessions à la gauche. Le scrutin s’annonce donc extrêmement serré sur la deuxième lecture du projet de loi, dans lequel le chef du gouvernement a concédé la suspension de l’emblématique réforme des retraites.
Et son rejet pourrait précipiter la chute de Sébastien Lecornu, même si la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a jugé dimanche qu’une démission "n’aurait pas de sens". Nommé il y a tout juste trois mois à Matignon, le chef du gouvernement a en effet renoncé à recourir au 49.3, qui permet de faire passer un texte sans vote mais expose à la censure. Et défend la méthode des "petits pas".Edouard Philippe joue les trouble-fête
Il a déjà senti le vent du boulet souffler sur le volet "recettes" du texte, adopté à peu de voix grâce à plusieurs compromis, sur la CSG du capital par exemple ou la promesse d’abandonner l’augmentation des franchises médicales. Mais aussi grâce aux nombreux absents dans l’hémicycle, notamment au Rassemblement...
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09/12 - Soudan : la ruée vers l’or, ce funeste business qui alimente la guerre
Les premières averses de la saison des pluies inondent les rues de Port-Soudan. Près de l’eau boueuse, Mustafa* astique minutieusement la vitrine de sa boutique, puis les présentoirs de bracelets, bagues et autres parures. "La production d’or a progressé depuis le début de la guerre, car les gérants d’usines, de pharmacies, d’hôpitaux… Tout le monde a pris la direction des mines", observe le jeune homme, dont la famille possède également une entreprise d’extraction d’or dans le nord du pays. Dans son magasin, les clients se font pourtant rares. "Le prix de l’or a augmenté, alors que beaucoup de Soudanais ont perdu leurs revenus", déplore Mustafa. Le bijoutier accuse le conflit qui oppose les troupes régulières des Forces armées soudanaises (FAS) aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) depuis le 15 avril 2023. Les patrons respectifs des deux camps, Abdel Fattah al-Burhane et Mohamed Hamdan Dagalo, alias "Hemeti", avaient pourtant manœuvré de concert pour renverser, en octobre 2021, le gouvernement d’Abdallah Hamdok, formé après la chute du dictateur Omar el Béchir deux ans plus tôt.
Leur appétit pour le pouvoir, et surtout pour les richesses dont regorge le pays des deux Nils, a fini par plonger la nation tout entière dans une guerre d’une ampleur inédite. Plus de 12 millions d’habitants ont été jetés sur les routes. L'ONU évoque la pire crise humanitaire du monde. Au milieu de ce chaos, la production d’or attire les étudiants qui sont privés d’université, les ouvriers que la guerre a mis au...
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09/12 - Langue française : le grand tournant de la "Terreur linguistique"
Qui le sait ? Le personnage de Marianne, symbole de la République, est né d’un poème écrit… en languedocien par Guillaume Lavabre. Cordonnier de son état, poète à ses heures perdues, ce natif de Puylaurens (Tarn) rédige en 1792 La garisou de Marianno (La guérison de Marianne), prénom populaire choisi pour symboliser le régime qu’il appelle de ses vœux. Et de filer la métaphore : Marianno est malade, comme la France est malade de la monarchie, mais elle guérira grâce aux soins apportés par des généraux révolutionnaires comme Kellermann ou Dumouriez.
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Cette anecdote le montre : au début de la Révolution, le français reste une langue étrangère pour la majorité de la population. Selon les estimations, un habitant sur cinq seulement le maîtrise ! Aussi une question cruciale se pose-t-elle rapidement : comment diffuser, depuis Paris, les idées nouvelles ? Recourir au français est tentant, mais comporte un risque évident : que les messages soient mal compris, comme en témoigne cette mésaventure survenue à un maire alsacien. Dans un questionnaire concernant sa commune, il doit indiquer si l’on y recense des "bossus", des "fous" et des "crétins". L’édile, qui ne connaît pas le sens de ce dernier mot, suppose benoîtement qu’un "e" a été oublié et que l’on veut savoir si ses administrés sont chrétiens. Alors, il répond avec candeur : "Nous le sommes tous !" (1).
Reste l’autre solution, pragmatique, consistant à...
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09/12 - Finances publiques : cette leçon venue d’Irlande qui devrait inspirer la France
À l’heure où la France s’enlise dans les déficits chroniques et les bricolages fiscaux, un pays de 5 millions d’habitants rappelle une vérité simple que Paris refuse toujours d’entendre : une fiscalité n’est efficace que lorsqu’elle s’appuie sur des finances publiques saines, si ce n’est irréprochables.
L’Irlande n’a pas prospéré, ces dernières années, seulement grâce à la magie d’un taux d’impôt sur les sociétés bas. Elle a appris, parfois brutalement, que cette attractivité ne devient une force que lorsqu’elle repose sur une discipline budgétaire : la crise de 2008, qui l’a conduite au bord du gouffre et placée sous le plan de sauvetage de la "troïka", a agi comme un électrochoc. L’Irlande a découvert qu’une attractivité fiscale non encadrée crée des illusions, nourrit des bulles et fragilise l’État : seule la rigueur permet de la transformer en moteur durable.
Ainsi, contrairement au récit français, Dublin a pensé sa compétitivité comme le sommet d’un édifice budgétaire solide. Alors que la France affichera encore 5,8 % de déficit en 2025, l’Irlande a enregistré 1,7 % d’excédent en 2024 et s’achemine vers 1,5 % cette année, selon la Commission européenne. Sans compter une dette publique à 33 % du PIB, contre 116 % dans l’Hexagone, soit le niveau irlandais de 2010… l’année du sauvetage.
Dublin ne joue pas avec sa chance. Consciente du caractère atypique de ses recettes d’impôt sur les sociétés, l’Irlande a créé en 2024 le Future Ireland Fund, un fonds d’épargne publique alimenté par une partie des recettes exceptionnelles des...
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09/12 - "Trump peut aller dans n’importe quelle direction" : la nouvelle stratégie américaine mise en perspective par Dimitar Bechev
Alors que pendant des siècles, l’Europe a imposé sa volonté au monde entier, l’inverse serait-il en train de se produire ? Directeur du programme Dahrendorf au centre d’études européennes à l’université Oxford, Dimitar Bechev a développé le concept en vogue de "ruée vers l’Europe" ("scramble for Europe") pour montrer comment le Vieux Continent est aujourd’hui la proie des grandes puissances, de la Chine aux Etats-Unis en passant par la Russie. Il publiera l’année prochaine un livre à ce sujet.
Alors que la nouvelle stratégie de sécurité nationale américaine ne masque plus son hostilité envers une Europe jugée en plein "effacement civilisationnel", Dimitar Bechev remet pour L’Express ce texte en perspective, en soulignant les contradictions entre les différents courants trumpistes, avec au milieu un Donald Trump plus imprévisible que jamais. Le chercheur analyse aussi les menaces très différentes que représentent la Russie et la Chine. Si l’Europe veut redevenir un acteur et non un objet passif des relations internationales, elle doit selon lui augmenter son budget de la défense, appliquer les recommandations économiques de Mario Draghi, tout en développant des relations stratégiques avec ses voisins proches. Entretien.
L’Express : Votre concept de "ruée vers l’Europe" est de plus en plus cité par les spécialistes, du politologue bulgare Ivan Krastev au chroniqueur du Financial Times Gideon Rachman. Qu’entendez-vous par là ?
Dimitar Bechev : L’Europe est passée d’un rôle de décideur ou de faiseur d’événements...
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08/12 - Fin du vaccin contre l’hépatite B aux Etats-Unis ? Ce que préconisent les autres pays
"Le calendrier vaccinal américain est devenu excessif", a lancé Donald Trump vendredi 5 décembre dans un message sur Truth Social. Selon lui, les nourrissons en parfaite santé se voient imposer 72 doses, un nombre bien plus élevé que dans n’importe quel autre pays. "C’est ridicule !" a-t-il ajouté, soulignant que parents et scientifiques avaient depuis longtemps soulevé des doutes sur l’efficacité de ce calendrier. Le républicain n’a pas précisé comment il comptait ces injections, mais il semble avoir inclus chaque dose des vaccins combinés ainsi que les vaccins saisonniers effectués tout au long de l’enfance. Aux Etats-Unis, la vaccination couvre 17 maladies, nettement plus que dans la plupart des autres pays développés.
Pour y remédier, le président a annoncé la création d’un nouveau calendrier vaccinal après qu'une partie des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), dirigé par Robert F. Kennedy Jr., ait souligné les divergences entre les calendriers de différents pays. Cette décision suit la levée de la recommandation du CDC concernant le vaccin contre l’hépatite B à la naissance : vendredi, ces experts ont décidé de cesser de recommander le vaccin contre l'hépatite B aux nouveau-nés. Une réunion du comité avait notamment mis en lumière le calendrier danois, où l’hépatite B n’est administrée qu’aux nourrissons à risque.Le Danemark pris comme exemple
Ce n'est pas la première fois que le Danemark est cité par Washington comme un exemple sur le sujet des vaccinations. La Maison-Blanche y...
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08/12 - Dans les tunnels de Gaza, une guerre souterraine ralentit le processus de paix
A l’est de Rafah, les soldats israéliens progressent mètre après mètre dans un labyrinthe souterrain. L’armée poursuit un travail méthodique : repérer, ouvrir et détruire les tunnels où les hommes du Hamas sont retranchés depuis le début du cessez-le-feu. Des foreuses géantes creusent le sol, les tunnels sont minés, parfois inondés par les troupes israéliennes pour pousser les combattants à sortir. Selon Israël, ses soldats se rapprochent peu à peu des derniers groupes, et plus de quarante d’entre eux auraient été tués ces derniers jours.
Ces opérations se déroulent alors qu’une trêve tient péniblement à la surface, perturbée par des échanges de tirs presque quotidiens. Le cessez-le-feu négocié par Washington en octobre avait laissé ces combattants du Hamas du mauvais côté de la ligne de séparation, enfermés dans un réseau souterrain où les affrontements continuent sans interruption.
Alors que sous terre la situation n’évolue pas, Benyamin Netanyahou a affirmé dimanche 7 décembre vouloir passer "très bientôt" à la deuxième phase de l’accord et prépare une nouvelle rencontre avec Donald Trump en décembre.Entre 60 et 80 soldats bloqués, selon le Hamas
Dans les tunnels, la situation humanitaire est de plus en plus critique. L’eau et la nourriture s’amenuisent selon des responsables des services de renseignement arabes et de l’armée israélienne, cités par le Wall Street Journal. Au début de la trêve, Israël estimait qu’entre 100 et 200 combattants du Hamas étaient encore retranchés sous Rafah. Le Hamas affirme aujourd’hui...
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08/12 - Budget de la Sécurité sociale : et s’il n’était pas voté ?
Aurons-nous un budget pour 2026 ? Depuis plus d’un mois, le gouvernement est engagé dans une course contre la montre pour faire adopter son texte avant le 31 décembre. Alors que le budget de la Sécurité sociale – PLFSS - est débattu en seconde lecture à l’Assemblée nationale, le couperet pourrait s’abattre sur l’exécutif ce mardi 9 décembre. Et les pronostics ne sont pas en sa faveur : nombreux sont les députés qui prévoient de s’abstenir ou de voter contre le texte. Si ce scénario prenait forme, qu’adviendrait-il ?Pas de loi spéciale…
Vous n’avez pas pu y échapper : c’est une hypothèse qui a été servie à toutes les sauces, celle de la "loi spéciale". Cette carte permet au gouvernement de faire déborder le budget pour 2025 afin de continuer de percevoir les impôts existants et d'emprunter pour l’Etat ainsi que pour plusieurs organismes de sécurité sociale. Sauf que la loi spéciale ne peut être dégainée que pour le projet de loi de finances, c’est-à-dire le premier volet du texte relatif aux "recettes", déjà adopté par les députés le 5 décembre.
Car techniquement, le PLFSS, dédié aux "dépenses", n’est pas vital à la continuité de l’Etat. Dans un article dédié au sujet, Stéphanie Damarey, professeure de droit public à l’Université de Lille, précise : "En matière de dépenses, le PLFSS contient des objectifs de dépenses (et non des plafonds de dépenses comme c’est le cas dans une loi de finances) […] cela signifie que pour la Sécurité sociale, dans l’idéal, ces objectifs ne seront pas dépassés" mais "en pratique" ils le sont très...
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08/12 - Financement de l’Ukraine : l’Europe doit rapidement sortir de sa frilosité
La diplomatie européenne ne sait plus où donner de la tête. Trois jours après la publication par Washington de sa "stratégie de sécurité nationale", dans laquelle la Maison-Blanche prononce son divorce avec l'Europe, les dirigeants français, britannique, allemand et ukrainien ont tenté, ce lundi 8 décembre à Londres, de coordonner leur position dans les négociations de paix en cours. En marge de ces tractations, ils ont pu évoquer un autre dossier clé qui ne leur donne pas moins de maux de tête : celui des avoirs russes gelés.
Retour en arrière. Le 3 décembre, la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, a dévoilé son grand plan visant à assurer le financement de l’Ukraine pendant les deux prochaines années. Problème, parmi les deux options retenues, celle d’un "prêt de réparation" de quelque 137 milliards d’euros à Kiev, garanti par les avoirs russes gelés, se heurte à l’opposition farouche de la Belgique, où dort la majeure partie de ces fonds (la société belge Euroclear détient 210 milliards d’euros, dont 185 mobilisables). Sa crainte ? Devoir faire face seule à des représailles russes et un éventuel remboursement.
Dans une ultime tentative de sauver ce plan, le chancelier allemand Friedrich Merz s'est rendu en urgence en Belgique dans la soirée du vendredi 5 décembre pour un dîner avec son Premier ministre Bart De Wever. L'objectif : tenter de le convaincre de ne plus freiner des quatre fers.Risque de débâcle
Depuis, l’affaire tourne à l’épreuve de force. Qui en sortira vainqueur ?...
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08/12 - Bataille autour du sondage sur l’antisémitisme à l’université : les dessous de sa suspension
C’est l’histoire d’un sondage sur l’antisémitisme à l’université qui ne verra jamais le jour. A cause de Vincent Bolloré, Donald Trump et de la "droitisation" du pays, comme l'affirment ses détracteurs ? Ou serait-ce autre chose ? Tout commence le mardi 18 novembre. Ce jour-là, les chefs d’établissements universitaires reçoivent une missive à en-tête bleu-blanc-rouge les invitant à relayer auprès de l’ensemble des personnels – enseignants, enseignants-chercheurs, chercheurs, ingénieurs, techniciens ou administratifs – un lien pour accéder à un questionnaire. Objet : "Enquête nationale sur l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur et la recherche". Laquelle, menée par une équipe de chercheurs du Cevipof (Centre de recherches politiques de Sciences Po) et administrée par l’Ifop, dépend d’un programme de recherche dédié, lancé le 29 avril par le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste.
Sur le papier, le principe est simple. Chaque répondant – le sondage est facultatif - doit notamment compléter son âge, genre, académie dans laquelle il exerce, type d’établissement, fonction principale, plus haut niveau de diplôme, code postal, proximité avec un parti politique, ainsi que sa possible religion. L’essentiel des questions portant sur l’antisémitisme, Israël et le conflit israélo-palestinien.
Quatre jours, c’est le temps qu’il aura fallu pour que le courrier atterrisse sur le site d’un collectif d’universitaires intitulé Rogue ESR – référence à la "révolte" des personnels d’agences fédérales scientifiques...
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08/12 - Bydgoszcz, la capitale polonaise de l’Otan qui se prépare à faire face à la Russie
"Bydgoszcz". Pour beaucoup, ce nom de ville à seulement deux voyelles peut sembler bien exotique. Voire faire sourire. Mais les initiés aux enjeux de sécurité euroatlantique le savent : cette métropole située au centre de la Pologne est l’un des cœurs discrets mais stratégiques de la transformation de l’Otan.
A première vue, rien ne le laisse deviner. Emmitouflées dans des manteaux épais et coiffées de bonnets, les familles flânent paisiblement le long des artères rectilignes du centre-ville, héritage de l’occupation prussienne des siècles passés. Ici et là, des bâtisses en brique rouge et des clochers aux contours dorés donnent du relief à la trame urbaine, entre les immeubles néorenaissance et art nouveau, en passant par les constructions brutalistes des quartiers périphériques.
"Nous sommes une ville industrielle, longtemps perçue comme grise et quelconque. Aujourd’hui, nous sommes devenus un lieu où il fait bon vivre", se targue Rafal Bruski, le maire, observant du coin de l'œil, par la fenêtre, l’installation du marché de Noël sur le parvis de l’hôtel de ville. Chargé d’administrer plus de 300 000 habitants, l’édile est en poste depuis quinze ans. Et il admet d’emblée : au-delà des fonds européens, la ville doit son développement à son rôle névralgique pour l’Alliance Atlantique. "La présence de forces otaniennes sur place façonne Bydgoszcz depuis plus de 20 ans, relate le maire. Cela explique les investissements accrus dans les routes, les hôpitaux et l’infrastructure aéroportuaire"."Faire face à n’importe quel...
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08/12 - Vers un remboursement du cannabis thérapeutique en France ? Les coulisses d’une évaluation sous haute tension
C’est un projet qui se veut ambitieux. Une équipe composée "des meilleurs experts", un investissement "record" de 10 millions d’euros, et une filière "100 % française", couvrant toute la chaîne de production, de la culture de la plante au développement du médicament. Chez Overseed, la première start-up de biotechnologie à avoir entamé des recherches sur la production de cannabis à visée thérapeutique en France, l’optimisme est de mise : l’année prochaine, elle en est sûre, marquera une étape cruciale vers l’autorisation de ce traitement, destiné à soulager la douleur et l’anxiété des patients réfractaires aux solutions déjà existantes. "Nous sommes prêts à déposer un dossier de demande d’accès au marché auprès de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM)", assure Hugues Péribère, le PDG, tandis qu’une collaboration tripartite est déjà prévue entre sa société, le CNRS et le CHU d’Orléans.
Car d’ici mars 2026, la Haute autorité de santé (HAS) doit rendre un avis très attendu sur les médicaments à base de cannabis. En fonction des résultats, c'est-à-dire de l'appréciation du service médical rendu par ces nouvelles molécules et de leur intérêt par rapport aux thérapeutiques existantes - qui peut être majeur ou important, modéré ou faible ou insuffisant -, ces dernières seront ou non remboursées par la Sécurité sociale à des taux plus ou moins élevés. L'avis de la HAS sera aussi déterminant pour la négociation du prix des produits entre les fabricants et l'Etat. Dit autrement, l'accès à ce médicament pour les malades et...
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08/12 - Un an après le rapport Draghi, l’attractivité de l’Europe toujours en berne
Un certain désenchantement. Un an après le rapport Draghi qui préconisait la mise en place urgente d’un ensemble de mesures à même de redonner de la compétitivité à l’Europe, les patrons européens estiment que le compte n’y est pas, selon le sondage bi-annuel de la Table ronde des industriels européens, un lobby regroupant une soixantaine de PDG de grandes entreprises européennes, fondé en 1983. Le climat est morose, mais légèrement moins qu’il y a quelques mois : l’indice de confiance des PDG envers l’Europe est remonté à 44 %, après être descendu à 27 % au printemps. Il demeure toutefois sous la barre des 50 % pour la troisième fois de suite, ce qui n’était jamais arrivé depuis la mise en place du sondage, en 2017.
L’un des principaux enseignements du sondage tient surtout au décrochage du Vieux Continent, qui perd du terrain sur le plan de l’attractivité au profit des Etats-Unis. Le chiffre est édifiant : seuls 8 % des PDG interrogés ont prévu d’augmenter leurs investissements en Europe par rapport à ce qu’ils projetaient six mois en arrière. 24 % pensent au contraire les baisser, et 45 % les augmenter aux Etats-Unis. Simplifier les normes, une priorité largement partagée
Voilà un an de cela, le rapport Draghi avait suscité une adhésion massive des PDG européens, qui assuraient pour 80 % d’entre eux que si ses recommandations devenaient réalité, ils investiraient davantage en Europe qu’ailleurs. Aujourd’hui, 76 % d’entre eux jugent que celles-ci sont restées lettres mortes, notamment dans les domaines clés que...
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08/12 - Paramount Skydance relance la bataille pour Warner Bros Discovery et défie l’offre de Netflix
Le groupe de télévision et de cinéma Paramount Skydance a présenté lundi 8 décembre une contre-offre pour son concurrent Warner Bros Discovery (WBD), valorisé 108,4 milliards de dollars, trois jours après l'annonce d'un accord de rachat entre WBD et Netflix. A la différence de Netflix, qui ne propose de racheter, pour l'essentiel, que le studio Warner Bros et la plateforme de vidéo à la demande HBO Max, Paramount Skydance veut, lui, acquérir l'ensemble de WBD, y compris son portefeuille de chaînes de télévision.
Avant d'étudier une vente, Warner Bros Discovery avait pour projet de scinder du reste du groupe ces chaînes, parmi lesquelles figure CNN et Discovery, estimant leur potentiel de croissance moindre dans un contexte d'érosion de la télévision par câble aux Etats-Unis.La famille Ellison en renfort
Paramount Skydance avait été le premier à manifester son intérêt pour Warner Bros Discovery et a soumis au moins cinq offres, avant celle de lundi, mais le conseil de WBD lui a préféré Netflix, qui a également coiffé au poteau le câblo-opérateur Comcast. "Notre offre est la plus élevée parmi celles qui sont sur la table", a déclaré David Ellison, patron de Paramount Skydance, lors d'un entretien à la chaîne CNBC. Celle de Netflix valorisait Warner Bros et HBO Max 83 milliards de dollars, dette comprise (72 hors dette).
Pour tenter de convaincre le conseil d'administration de WBD et ses actionnaires, Paramount Skydance est prêt à financer son offre intégralement en numéraire, alors que celle de Netflix...
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08/12 - Elon Musk contre l’UE : pourquoi le patron de X n’a pas fini de se plaindre
L’Europe n’a même pas dégainé la première. Avant l’officialisation de la nouvelle, le vice-président américain J.D. Vance lançait les hostilités sur X, jeudi 4 décembre. "Des rumeurs circulent selon lesquelles la Commission européenne infligerait une amende de plusieurs centaines de millions de dollars à X pour son inaction face à la censure. L’UE devrait défendre la liberté d’expression au lieu de s’en prendre à des entreprises américaines pour des broutilles." Il n’était, en réalité, ni question de censure, ni de broutilles.
Quelques heures plus tard, l’Union européenne annonçait - pour de vrai cette fois - une amende de 120 millions d’euros à l’encontre du réseau social dirigé par l’entrepreneur Elon Musk. Sa première au nom de son règlement sur le numérique, le DSA, en raison de trois motifs dont la conception trompeuse de ses "coches bleues". Selon l'UE, ces badges dupent les utilisateurs qui pensent à tort que les comptes sont officiels. Le règlement "interdit clairement aux plateformes en ligne de prétendre à tort que les utilisateurs ont été vérifiés, alors qu’aucune vérification de ce type n’a eu lieu", note le régulateur. Marco Rubio, le secrétaire d’Etat américain, a fait fi de l’explication : "C’est une attaque contre toutes les plateformes tech américaines et une attaque contre le peuple américain par un gouvernement étranger", a-t-il gravement affirmé, toujours sur X. Un réseau banni dans la plupart des régimes autoritaires, dont la Russie. Quant à Elon Musk, il a ni plus ni moins demandé le "démantèlement" de...
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08/12 - Budget de la Sécurité sociale : qui va voter quoi ?
Le compte à rebours est lancé pour le gouvernement. Vingt-quatre heures pour faire passer son budget de la Sécurité sociale à l’Assemblée nationale, faute de quoi le pays risquerait de plonger dans une nouvelle crise politique. Vendredi, les députés ont adopté - de justesse - le volet "recettes", mais il serait prématuré pour l’exécutif de crier victoire. Dans cet hémicycle divisé, difficile d’y voir clair et de se faire une idée de l’avenir du texte. On vous détaille les prévisions de vote, de gauche à droite.Les socialistes à la rescousse du gouvernement
Alors que les soutiens se font rares au sein même de la majorité, les roses tendent la main à Sébastien Lecornu, après lui avoir tordu le bras. Ce 8 décembre, au micro de BFM TV, Olivier Faure a appelé ses députés à voter en faveur du budget "de compromis". Et l’enjeu est de taille pour les socialistes. Avec le volet "dépenses", la suspension de la réforme des retraites qu’avait obtenue le PS en échange de la non-censure du gouvernement sera également soumise au vote. L’occasion de prouver le bien-fondé de leur arrangement.
"Il y a eu toute une série d’avancées […] le Premier ministre s’est engagé - sur la suspension de la réforme des retraites -, il s’est montré fiable dans toute la discussion. Je souhaite que nous puissions à notre tour être fiables et faire en sorte que ce budget soit adopté", a réclamé le parton du parti à la rose.
Conscient que sa position ne fait pas l’unanimité à gauche, Olivier Faure tente de rassembler les troupes, les encourageant à "faire...
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08/12 - Syrie : en exil, d’anciens proches de Bachar el-Assad complotent contre le nouveau gouvernement
Un an après la chute de Bachar el-Assad en Syrie, une enquête de Reuters dévoile que d’anciens proches de l’ancien dictateur, exilés en Russie depuis sa chute et désireux de retrouver une influence perdue, fomenteraient chacun de leur côté des soulèvements contre le nouveau gouvernement de Syrie. Ils auraient pour cela dépensé des millions de dollars, notamment pour financer des combattants.
Il s’agit de l’ancien chef des services secrets, Kamal Hassan, et du cousin de Bachar el-Assad, Rami Makhlouf. Selon Reuters, les deux hommes se disputent également "le contrôle d’un réseau de 14 salles de commandement souterraines remplies d’armes et de munitions, construites dans les derniers jours de la dictature". Deux officiers et un gouverneur régional syrien ont confirmé l’existence de ces salles à l’agence britannique, qui a par ailleurs recueilli le témoignage de 48 personnes sous couvert d’anonymat, examiné des documents financiers et opérationnels, ainsi que des messages vocaux et écrits.
Après sa chute, Bachar el-Assad s’est enfui en Russie en décembre 2024, où selon quatre personnes proches de la famille contactées par l’agence de presse, il se serait "largement résigné à l’exil à Moscou". "Mais d’autres personnalités de son entourage proche, dont son frère, n’ont pas accepté de perdre le pouvoir" au profit du nouveau gouvernement dirigé...
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08/12 - Guerre en Ukraine : ces milliards d’euros d’avoirs russes gelés détenus en France
La Belgique n’a pas l’exclusivité des avoirs russes gelés en Europe. Si Euroclear, la société internationale de dépôt de fonds basée à Bruxelles, possède quelque 180 milliards d’euros, environ 18 milliards se trouvent dans les coffres de banques françaises, ce qui fait de la France la deuxième réserve de fonds russes gelés dans l’Union européenne. Mais leur localisation précise est un secret bien gardé, comme le rapporte le Financial Times ce lundi 8 décembre : Paris refuse depuis deux ans de révéler à ses partenaires européens le nom de ces établissements, qui seraient au nombre de quatre, selon des sources du FT, le principal étant BNP Paribas.
"Il s’agit d’informations sensibles pour le marché, c’est comme si des médecins discutaient publiquement de dossiers médicaux", a déclaré Olof Gill, porte-parole de la Commission, au quotidien britannique, qui n’a obtenu de commentaires ni des banques françaises, ni de l’Elysée, ni de Bercy ou du Trésor, preuve de la sensibilité du sujet. L’utilisation des intérêts dégagés par ces avoirs est également tenue secrète par Paris. Seule certitude, elle n’obéit pas aux mêmes règles que celle des intérêts des avoirs d’Euroclear, qui sont versés à l’Ukraine sous forme de prêt et représentaient 4,5 milliards d’euros en 2023.
Contactée par L'Express, BNP Paribas assure "ne détenir aucun actif en France appartenant à des entités publiques russes, y compris la Banque centrale de Russie".Intenses tractations
Les avoirs russes gelés au lendemain de l’invasion de l’Ukraine font l’objet depuis...
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08/12 - "Les recruteurs tombent dans le panneau" : sur LinkedIn, le virus de l’autopromo se répand à grande vitesse
Entre l’envoi de deux mails, c’est décidé. Vous ouvrez LinkedIn pour vous lancer dans la rédaction d’un post valorisant votre nouvelle fonction, votre dernier projet ou ces résultats impressionnants du genre + 200 % de clics sur votre récente campagne marketing. Quitte à faire dire aux chiffres ce qui vous arrange. Combien de fois ne vous a-t-on répété : il faut apprendre à se "vendre". Une bien laide expression quand on y pense. Puis vient la liste des remerciements façon cérémonie des Oscars. Un post peu inspiré mais qui se veut inspirant, saupoudré de trois émojis — idéalement une fusée en mode décollage — et de quelques hashtags. Vous guettez, presque fébrile, l’arrivée des premiers likes. Un j’aime, c’est bien. Un j’adore, c’est mieux. Et si un recruteur vous repère, encore mieux. Vous commencez à vous inquiéter de l’absence de réaction de ceux "qui comptent" dans votre entreprise. Le grand huit émotionnel a commencé. Pendant ce temps, votre productivité, elle, n’a pas quitté la ligne de départ. Car entre le moment où vous avez eu l’idée de votre post et celui où vous l’avez conçu, 45 minutes se sont déjà évaporées. Sans compter les multiples rafraîchissements de la page pour vérifier si de nouveaux likes apparaissent. On connaît tous ces adeptes du marketing de soi sur les réseaux sociaux. Une tendance plus marquée chez les hommes que chez les femmes selon plusieurs études.En interne, tout le monde vous observe…
Évidemment, rien de condamnable à célébrer une promotion ou à partager une bonne nouvelle avec son réseau....
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08/12 - Algérie : pourquoi Christophe Gleizes est plus difficile à faire libérer que Boualem Sansal
La déception est immense. Ce jeudi 3 décembre, le journaliste Christophe Gleizes, emprisonné en Algérie depuis juin, n’a pas été libéré. Sa condamnation à sept ans de prison pour apologie du terrorisme a au contraire été confirmée en appel. Tout ça pour rien, ou presque ; avoir fait du journalisme avec un visa de touriste et avoir parlé à des dirigeants de la JS Kabylie, le club mythique de Tizi Ouzou. "Mon analyse, c’est que pendant le temps du délibéré, les magistrats ont reçu une commande", a expliqué son avocat, Emmanuel Daoud, dans l’émission Pour tout dire de T18, ce vendredi 5 décembre.
Nouvelle surprise, tant la relation entre la France et l’Algérie avait paru s’améliorer ces dernières semaines, les deux parties trouvant un intérêt commun à mettre en scène une entente nouvelle sur le dos de l’ex-ministre Bruno Retailleau. La libération de l’écrivain Boualem Sansal, le 12 novembre, a concrétisé cette embellie.
"Nous sommes plus optimistes pour Christophe Gleizes que pour Boualem Sansal", a souvent répété le quai d’Orsay aux journalistes ces derniers mois. Et pourtant. La libération de Boualem Sansal a montré que le régime algérien souhaitait se débarrasser d’un prisonnier âgé, en mauvaise santé, très défendu par le monde intellectuel. Ce "bougé" a rendu plus complexe la gestion du cas Gleizes, Alger optant manifestement pour le cynisme : en se délestant de ses deux prisonniers politiques français, le régime se serait privé d’un levier utile dans ses négociations, notamment migratoires et mémorielles, avec la...
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08/12 - "Tout le monde va devoir être mis à contribution" : les pistes de Terra Nova pour stabiliser la dette
Un effort demandé "à tout le monde ou presque", représentant, entre autres, "2 300 à 3 000 € par foyer et par an" : stabiliser la dette publique française nécessitera un effort de 100 à 120 milliards d’euros par an à moyen terme et imposera des mesures mettant tout le monde à contribution, y compris les plus riches, selon une note du centre de réflexion Terra Nova publiée ce lundi 8 décembre.
Pour enrayer la spirale d’une dette publique progressant plus vite que la richesse nationale et la stabiliser autour de 120-130 % du produit intérieur brut (contre 115,6 % du PIB fin juin), "il faudra faire 100 à 120 milliards d’euros d’économies par rapport à une situation où les dépenses progressent au rythme de la richesse nationale. C’est en plus de ce qu’il faudra faire pour ralentir certaines dépenses qui progressent plus vite que le PIB, comme les retraites et la santé", a déclaré à l’AFP Guillaume Hannezo, professeur associé à l’Ecole normale supérieure et auteur de cette note du centre de réflexion classé à gauche."On ne fait pas dans la dentelle"
Cet effort, comparable aux estimations de la Cour des comptes ou d’instituts économiques, représente 3,5 à 4 % du PIB. Il correspond au montant que pourrait atteindre la charge de la dette (le paiement des intérêts) dans quelques années si la totalité des 3 400 milliards d’euros de la dette tricolore était refinancée au taux de 3,5 % actuellement demandé par les investisseurs pour prêter de l’argent à la France sur 10 ans.
Compenser ce montant par des hausses de recettes...
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08/12 - Horlogerie : notre sélection de belles montres à découvrir
Série limitée
Depuis vingt ans, Ralf Tech poursuit sa conquête des océans. En 2005, la WR1 atteignait - 330 mètres au bras d’un plongeur autonome. En 2011, la WRX était certifiée -1 000 mètres et devenait la montre des nageurs de combat du commando Hubert de la Marine Nationale. Un palier était franchi en 2022 avec le modèle The Beast, testé et certifié - 3 000 mètres en conditions réelles. Quelques mois plus tard, le fabricant américain de sous-marins Triton faisait descendre la montre à une profondeur record de - 4 000 mètres. Cependant, comme la série avait déjà été fabriquée, le cadran affichait encore - 3 000 mètres ! Sur celui de la nouvelle édition limitée de 77 pièces The Beast Manufacture Automatic "Edition II", l’indication de profondeur est désormais en phase avec les tests validés. Le fond de la boîte est équipé d’un système d’encapsulage intégral, garantissant une étanchéité optimale et évitant le recours à une valve à hélium. Quant au mouvement manufacture français, le calibre Pequignet atteint une autonomie jusqu’à 77 heures de réserve de marche.Modèle automatique Acquanero, étanche à 700 mètres
Hommage
Genius Watches s’était fait remarquer par ses collections audacieuses en 39 et 36 mm, imaginées en hommage à deux références iconiques de Gérald Genta des années 1970. Le design du boîtier et du bracelet s’inspirait de l’un de ces deux classiques horlogers - dans la partie supérieure - et du second, dans la moitié inférieure. Avec le modèle automatique Acquanero, étanche à 700 mètres, la marque suisse célèbre...
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08/12 - Le leadership, une vertu dangereuse ? Le regard de Julia de Funès
Il y a des mots qui, à force d’être répétés, perdent leur sens. Un exemple ? Le leadership.
Les formations qui l’inculquent n’en finissent pas de fleurir. Elles promettent toutes la même chose : vous apprendre à "incarner une posture managériale", à "gagner en charisme", à "activer les leviers du leadership"… Quoi de plus généreux ? Là encore ne serait-ce pas ce que j’appelle une vertu dangereuse, un bon sentiment qui se retourne en écueil ? Une vertu qui chavire en vice ?
Car on ne devient pas charismatique en suivant une méthode comportementale. Les postures qu’on enseigne sont souvent superficielles, mécaniques, artificielles. Elles font croire qu’il suffirait de se tenir droit, de parler fort, de regarder les gens dans les yeux pour devenir un leader naturel.
Or, le charisme, l’autorité, le leadership, ne s’enseigne pas. Et pour deux raisons. D’abord, parce que l’autorité dépend toujours d’autrui. On peut apprendre toutes les techniques du monde, si les autres ne nous reconnaissent aucune autorité, nous n’en aurons jamais. L’autorité ne s’impose pas, elle se reçoit. Elle repose sur un jugement extérieur qu’aucune formation ne peut garantir.
Ensuite, parce que l’autorité est singulière. Ces formations veulent tout standardiser : un kit de comportements, une recette de gestes et de mots, censés convenir à tout le monde. Mais l’autorité, justement, ne supporte pas ce type de formatage. Elle est affaire de style, de personnalité, de vérité intérieure. Le charisme, le leadership, l’autorité, ne viennent pas du...
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08/12 - Chine : l’excédent commercial s’envole et dépasse 1 000 milliards de dollars pour la première fois
L’excédent commercial colossal de la Chine a atteint un niveau inédit, en dépassant pour la première fois les 1 000 milliards de dollars en 2025. Les exportations à travers le reste du monde ont compensé la forte baisse des livraisons vers les États-Unis, indiquent des chiffres officiels publiés lundi 8 décembre.
Le solde positif des échanges de la Chine avec le reste du monde de janvier à novembre était de 1 080 milliards de dollars, a indiqué l’administration des Douanes. "L’excédent commercial de la Chine cette année a déjà dépassé celui de l’année dernière, et nous prévoyons qu’il augmentera encore l’année prochaine", écrit dans une note Zichun Huang, de Capital Economics. "La faiblesse des exportations vers les Etats-Unis a été largement compensée par les expéditions vers d’autres marchés" en novembre, a-t-elle dit.
Les exportations de la Chine ont augmenté de 5,9 % en novembre sur un an, plus rapidement que prévu, mais ont baissé de 28,6 % vers les seuls Etats-Unis au cours de la même période, a indiqué l’administration des Douanes. Le chiffre global des exportations est meilleur que les prévisions de l’agence Bloomberg, qui tablait sur une hausse de 4 %.
Cette embellie fait suite à un recul des exportations de 1,1 % sur un an en octobre, le premier depuis février coïncidant avec un regain des tensions commerciales avec les Etats-Unis.Faible consommation intérieure
Les importations ont progressé de 1,9 % sur un an en novembre, à un rythme plus lent que la hausse de 3 % prévue par Bloomberg, nouveau signe...
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08/12 - Crédit immobilier : comment éviter les pièges de l’assurance emprunteur
Si les emprunteurs négocient souvent âprement le taux d’intérêt de leur crédit, rares sont ceux qui portent attention à l’assurance DIIT (décès, invalidité, incapacité de travail), qui lui est associée. Ce contrat prévoit les règles de prise en charge de vos mensualités si vous êtes victime d’un sinistre. Un "contrat groupe", vendu par la filiale d’assurance de la banque, est généralement proposé. Vous pourrez souvent trouver moins cher en optant pour une assurance en délégation, c’est-à-dire en allant souscrire un "contrat individuel" auprès d’une autre compagnie. Leur fonctionnement diffère : les premières offrent une couverture identique à tous les assurés sur un principe de mutualisation tandis que les secondes fixent leur tarif en fonction du risque propre à chaque souscripteur.Tarif selon l’âge
Le prix de ces deux assurances n’est donc pas le même. Le tarif des contrats "groupe" varie, la plupart du temps, selon la tranche d’âge : les emprunteurs les plus âgés paient plus cher que ceux qui ont moins de 30 ans. En revanche, les contrats individuels tiennent compte de multiples facteurs pour calculer le coût de la couverture, comme la profession, l’âge, l’état de santé, les habitudes de vie, etc. Concrètement, si vous êtes jeune, en bonne santé, exercez une profession sédentaire et ne pratiquez pas de sport à risques, une assurance individuelle sera souvent bien plus intéressante. Mais avant d’opter pour cette formule, lisez attentivement les conditions des contrats car, si les couvertures sont globalement...
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08/12 - Tensions entre le Cambodge et la Thaïlande : le cessez-le-feu de Donald Trump déjà menacé
La Thaïlande et le Cambodge se sont accusés lundi 8 décembre d’avoir repris les hostilités à la frontière, où Bangkok a indiqué mener des frappes aériennes et où un soldat thaïlandais et quatre civils cambodgiens sont morts, selon les deux camps, moins de deux mois après un accord de cessez-le-feu chapeauté par Donald Trump.
Le président américain avait qualifié d'"historique" la signature d’un accord, le 26 octobre, entre les deux pays voisins d’Asie du Sud-Est, opposés de longue date sur un différend frontalier. Suspendu depuis, il devait refermer la page de cinq jours de combats en juillet, au sol et dans les airs, qui avaient fait au moins 43 morts et contraint quelque 300 000 personnes à évacuer.
Un mois et demi après seulement, les hostilités sont reparties dans la nuit de dimanche à lundi et les deux camps s’en rejettent la responsabilité. L’armée thaïlandaise affirme avoir été attaquée par le Cambodge dans la province d’Ubon Ratchathani et indique qu’un de ses soldats a été tué et quatre autres blessés. Le ministère cambodgien de la Défense a déclaré de son côté que les forces thaïlandaises avaient lancé tôt lundi matin une attaque dans les provinces frontalières de Preah Vihear et d’Oddar Meanchey, sans que ses troupes ne ripostent.
Le ministre cambodgien de l'Information Neth Pheaktra a déclaré à l'AFP que les "attaques thaïlandaises" avaient causé la mort de quatre civils cambodgiens et fait une dizaine de blessés.Avions de chasse
"A toutes les forces sur le front, veuillez faire preuve de patience", a demandé...
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08/12 - Comment la crise du logement pousse la Génération Z vers les cryptomonnaies
Une forte hausse suivie d’une chute tout aussi brutale : la récente volatilité de l’action du fabricant de viande végétale Beyond Meat, en grande difficulté financière, a remis en lumière le phénomène des "actions mèmes". Ces titres, comme GameStop ou AMC, s’envolent non pas grâce aux fondamentaux des entreprises, mais sous l’effet de l’enthousiasme de petits investisseurs mobilisés sur des forums en ligne, tels que WallStreetBets. L’épisode ranime les commentaires sur l’appétence des moins de 35 ans pour le risque, leur supposée légèreté – résumée par l’acronyme Yolo ("You Only Live Once") – et la viralité des réseaux sociaux.
Les données de comportement confirment ce basculement. Le rapport Global Retail Investor Outlook 2024 du World Economic Forum montre qu’environ 30 % des membres de la génération Z investissent déjà en Bourse au début de l’âge adulte, deux fois plus que les millennials au même âge, et qu’une proportion croissante d’entre eux commence par les cryptomonnaies plutôt que par les livrets ou les fonds indiciels. L’étude américaine Gen Z and Investing : Social Media, Crypto, FOMO, and Family indique qu’une fraction significative des jeunes investisseurs américains ne détient que des cryptoactifs ou des NFT, sans diversification classique, et s’informe d’abord via TikTok ou YouTube plutôt que par des canaux institutionnels.
Des travaux sur le trading d’options montrent également que la génération Z se distingue par des portefeuilles de petite taille mais une forte propension au trading journalier, en...
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08/12 - Guerre en Ukraine : pour Volodymyr Zelensky, Kiev n’a pas le droit "légal" ni "moral" de céder des territoires à Moscou
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, qui a déclaré samedi avoir eu une conversation téléphonique "constructive" avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner et les négociateurs de Kiev, a participé ce lundi 8 décembre à Londres à une rencontre avec le Premier ministre britannique Keir Starmer, le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz. Le président américain Donald Trump a de son côté reproché dimanche soir à son homologue ukrainien de n’avoir "pas lu la proposition" de paix sur l’Ukraine dévoilée il y a trois semaines par les Etats-Unis.
Les infos à retenir
⇒ Kiev n'a pas le droit "légal" ni "moral" de céder des territoires à Moscou, dit Volodymyr Zelensky
⇒ Donald Trump reproche à Volodymyr Zelensky de n’avoir "pas lu la proposition" de paix pour l’Ukraine
⇒ Paris évoque de prochains échanges entre Européens, Américains et Ukrainiens pour "renforcer la convergence"Volodymyr Zelensky se rendra en Italie mardi
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé qu'il se rendrait dans la nuit de lundi à mardi en Italie, après un bref passage à Bruxelles, en plein pourparlers sur un plan de paix entre Kiev et Moscou.
S'exprimant devant la presse, il a précisé qu'il avait atterri à Bruxelles où il doit notamment rencontrer le secrétaire général de l'Otan et la cheffe de la Commission européenne. "Puis, pendant la nuit, vers 1 heure ou minuit, j'irai en Italie", a-t-il poursuivi.Kiev n'a pas le droit "légal" ni "moral" de céder des territoires à Moscou, dit...
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08/12 - Comment nos IA du quotidien peuvent relayer la propagande du Kremlin
Solène Alifat : Pour préparer cette série sur le côté obscur de l’IA, je me suis dit que j’allais directement poser la question au premier concerné, c’est-à-dire une intelligence artificielle. En l’occurence, je suis allée sur Chat GPT, et je vous propose, chers auditeurs, de vous partager ses réponses. Ce sont ses vraies réponses qu’on a enregistrées et vous allez entendre la "voix" du chatbot. J’ouvre l’application et je lui demande : "Est-ce que tu penses que l’IA a des faces sombres ?"
Chat GPT : C’est une question qui fait beaucoup débat, je dirais. Comme toute technologie l’intelligence artificielle a des aspects positifs et des aspects qui peuvent être un peu plus complexes ou éthiquement discutables, mais ça dépend vraiment de l’utilisation qu’on en fait je pense.
Solène Alifat : Et selon toi, quelles sont ces faces sombres ?
Chat GPT : On entend souvent parler par exemple de la question de la vie privée avec l’utilisation des données personnelles, ou encore les biais algorythmiques qui peuvent reproduire certaines discriminations. Et puis il y a aussi les préoccupations autour de l’automatisation qui peut avoir un impact sur certains emplois. Il y a aussi le risque de désinformation, et il y a toujours la question de la dépendance aux technologies qui peut avoir un impact sur nos compétences humaines, notre autonomie, etc.
Solène Alifat : Je souhaite justement réaliser une série de podcasts sur les faces sombres de l’intelligence artificielle. En tant qu’IA, ça ne te pose pas de problème ?
Chat...
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08/12 - Pourquoi l’Europe se déchire sur les prix de l’électricité : "Il y aura toujours un gagnant et un perdant"
D’abord le charbon et l’acier, maintenant l’électricité. L’Europe est liée par l’énergie, pour le meilleur comme pour le pire. Sauf que les pays ont la fâcheuse tendance à voir le verre à moitié vide. Quand ils n’affichent pas clairement leur irritation. Ce fut le cas, fin novembre, de la Norvège. Le ministre de l’Energie, Terje Aasland, regrettait de ne plus sentir clairement les bénéfices mutuels du réseau européen. La raison ? L’Allemagne. Et plus précisément son prix uniforme de l’électricité qui, par effet papillon, fait grimper la facture à Oslo. Le coup de pression à l’égard de Berlin - et indirectement de Bruxelles - n’a rien d’innocent : la Norvège doit bientôt décider de remplacer ou non ses vieillissants câbles de transport Skagerrak 1 et 2, qui la relient au Danemark. Son choix, quel qu’il soit, aura des conséquences bien au-delà de ses frontières.
L’agacement norvégien n’est pas nouveau. Le gouvernement était déjà monté au créneau l’an dernier sur le sujet. Dans la foulée, la Suède avait manifesté la même exaspération, et désigné le même coupable. La construction d’une nouvelle interconnexion sous-marine entre les deux pays est ainsi devenue un levier de négociation : Stockholm n’ira de l’avant que si Berlin divise son marché en plusieurs zones, comme suggéré par le réseau européen des gestionnaires de réseau de transport d’électricité (Entso-e). Et ce afin de mieux refléter la réalité des prix entre le nord, où la production électrique est abondante et la consommation modérée, et le sud, qui connaît une situation...
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08/12 - Présidentielle 2027 : Raphaël Glucksmann - Olivier Faure, récit d’une fêlure
7 mai 2025 à Strasbourg, commémorations des 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale. En immersion au Parlement européen, Olivier Faure croise la maître des lieux, Roberta Metsola, s’entretient avec le président du Conseil européen Antonio Costa, partage un café avec Stéphane Séjourné, commissaire à l’industrie, aux PME et au Marché unique… Le patron des socialistes n’est pas ministre, contrairement à ce que laisserait penser son agenda, il est au contraire une personnalité en quête d’envergure. Alors les moments forts de la journée sont immortalisés, publiés sur les réseaux sociaux. Ses plus fidèles lieutenants sont bien sûr de la mise en scène. Mais lorsqu’un être, un seul, manque à l’image…
Où est passé Raphaël Glucksmann ? Les deux hommes se voient tout de même, à l’abri des regards indiscrets. En réalité, ils sont presque convoqués - non pas dans le bureau de la directrice, mais dans celui de la coprésidente des socialistes français. 45 minutes d’entrevue et quelques bulles, car Nora Mebarek leur passe un savon. Elle désespère de la manière dont est déployée cette concurrence, carburant à malveillances disséminées dans la presse. Alors elle met les choses au clair : "Parlez-vous, arrêtez de faire parler les autres à votre place. L’un contre l’autre, il n’y a d’avenir pour aucun de vous deux." Quand Olivier Faure et Raphaël Glucksmann célèbrent la paix, leurs amis les somment d’arrêter la gué-guerre. Obsédante interrogation à gauche
"Raphaël, je ne comprends pas ton truc." Le dire, c’est comprendre que Glucksmann...
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07/12 - Stanley Bill (Cambridge) : "L’exemple polonais le montre, il est difficile de se remettre d’une parenthèse populiste"
Comment une démocratie libérale peut-elle se défendre efficacement contre des régimes autoritaires et dictatoriaux sans renier ses principes ni se compromettre ? A cette question, quasiment aussi vieille que la démocratie elle-même, le philosophe Karl Popper répondait par le "paradoxe de la tolérance" : une société ouverte doit pouvoir refuser la tolérance à ceux qui entendent l’abolir. Deux siècles plus tôt, cela se traduisait par le fameux "pas de liberté pour les ennemis de la liberté", attribué au Montagnard Louis Antoine de Saint-Just.
Alors que les populismes gagnent du terrain un peu partout dans le monde, et en Europe en particulier, ce dilemme se pose à nouveau avec force. En Pologne, le retour au pouvoir d’une coalition centriste menée par Donald Tusk, après la "parenthèse illibérale" du PiS (le parti nationaliste conservateur Droit et Justice) entre 2015 et 2023, offre un véritable laboratoire de sortie du populisme, estime Stanley Bill, professeur à Cambridge et spécialiste du pays. Pour légitimer ses politiques de "retour à la démocratie", l’actuel Premier ministre polonais a repris à son compte le concept de "démocratie militante" forgé dans les années 30 par le juriste Karl Loewenstein, selon lequel les régimes démocratiques doivent se doter de mécanismes juridiques exceptionnels pour protéger la démocratie des assauts du fascisme. Au risque, prévient Stanley Bill, co-auteur avec Ben Stanley de Good Change : The Rise and Fall of Poland’s Illiberal Revolution (Stanford University Press, 2025),...
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07/12 - Front républicain ou union des droites ? LR se divise sur l’idée d’une primaire ouverte à l’extrême droite
"La primaire qui dynamite la droite", se félicite le Journal du Dimanche, média classé à l’extrême droite, ce dimanche 7 décembre. Une formule qui résume bien l’idée à l’œuvre depuis plusieurs semaines dans les rangs de la droite parlementaire. À l’approche de la présidentielle de 2027, Laurent Wauquiez, président du groupe Droite républicaine à l’Assemblée nationale, défend le principe d’une primaire largement ouverte, bien au-delà du périmètre traditionnel des Républicains, jusqu’à inclure l’eurodéputée du parti d’extrême droite Reconquête! Sarah Knafo. Présentée comme un antidote aux échecs électoraux répétés, cette stratégie fait surtout planer le risque d’une nouvelle fracture interne au parti.
Fin octobre, sur RTL, le patron des députés LR se livrait à un exercice d’équilibriste. D’un côté, il assume le principe d’un large départage "de Gerald Darmanin à Sarah Knafo", tout en évitant soigneusement de prononcer le nom d’Eric Zemmour. Une précaution qui ne trompe personne, d’autant que les deux hommes se connaissent bien. "Impossible d’imaginer cette primaire élargie à Reconquête! sans l’aval de son fondateur, compagnon de Sarah Knafo à la ville", soulignent nos confrères du Monde. Du côté de la principale intéressée, cette dernière avait défendu sur RTL cette idée également : "Cette primaire à droite pourrait être utile pour remettre les idées de la droite au centre du débat."
Aux côtés de Laurent Wauquiez, d’autres membres des Républicains revendiquent la même réflexion. Depuis plusieurs mois, David Lisnard plaide pour une...
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07/12 - "Il y a deux chances sur trois qu’une guerre nucléaire éclate d’ici 2045" : le scénario noir de Mark Lynas
Quand Charles Oppenheimer, petit-fils du père de la bombe atomique, qualifie un livre dédié au risque de guerre nucléaire de "puissant et clairvoyant", on regarde forcément au-delà de la couverture… Dans Six minutes to winter : Nuclear war and how to avoid it (Bloomsbury), Mark Lynas, célèbre journaliste spécialiste de l’environnement, notamment auteur de Nuclear 2.0 : Why a green future needs nuclear power ("Nucléaire 2.0 : pourquoi un avenir vert a besoin de l'énergie nucléaire"), se penche sur un sujet qui, en apparence, a tout du scénario de science-fiction. En apparence seulement car, selon ses calculs, les chances qu’une guerre nucléaire se produise à grande échelle seraient de 63 % d’ici 2045.
A L’Express, Mark Lynas décrit comment, en l’espace de quelques minutes, le monde pourrait basculer dans un véritable "hiver nucléaire" ; de quoi rendre la planète pratiquement inhabitable… "En cas de conflit nucléaire majeur, nous reviendrions certainement à une ère préindustrielle dans la mesure où toutes les chaînes d'approvisionnement et les infrastructures industrielles que nous connaissons aujourd'hui, des transports à Internet, cesseraient d'exister", détaille-t-il. Pire : "Les conséquences d'une guerre nucléaire seraient bien plus dramatiques et dévastatrices que celles du changement climatique". Russie, Etats-Unis, Pakistan, Inde… Le journaliste passe également en revue les moments au cours desquels le monde a frôlé la guerre nucléaire. Avec une leçon à la clé : "Nous sommes exposés à une catastrophe...
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07/12 - A Tchernobyl, l’impact d’un drone russe compromet la sécurité du site nucléaire
Encore une mauvaise nouvelle pour l’Ukraine. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a indiqué que le bouclier de confinement recouvrant le réacteur accidenté de Tchernobyl, en Ukraine, ne remplit désormais plus pleinement sa fonction de protection contre les radiations. En février dernier, un drone explosif russe a touché le sarcophage, provoquant une brèche dans la structure d’acier censée isoler le site.
Achevé en 2019 dans le cadre d’un programme soutenu par l’Union européenne, le "New Safe Confinement" (également nommé l’Arche de Tchernobyl) venait coiffer le premier sarcophage en béton très dégradé, construit dans la précipitation après l’accident nucléaire du 26 avril 1986. Cet ouvrage de très haute technicité, qui avait nécessité un investissement de près de 1,5 milliard d’euros, avait été conçu pour durer un siècle. Longue de 257 mètres, haut de 108 mètres et pesant 36 000 tonnes — l’équivalent d’une centaine de Boeing 747 —, "cette arche devait résister à des conditions extrêmes : températures allant de – 43 °C à + 45 °C, vents violents comparables à ceux d’une tornade de catégorie 3 et séismes de magnitude 7", nous explique Vincent Houard, ingénieur nucléaire et membre de l’Observatoire Energie & Climat de l’Institut Sapiens.
Pensé pour garantir le confinement radioactif et permettre le démantèlement progressif du réacteur accidenté en toute sûreté, ce dôme métallique a été construit par le consortium Novarka (Bouygues Construction et Vinci Construction), puis lentement déplacé sur rails afin de...
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07/12 - Yves Camdeborde, François Simon… Les dix livres sur la gastronomie qui ont retenu notre attention en 2025
L'année 2025 a été un excellent millésime pour les livres de cuisine où chefs, écrivains et journalistes ont rivalisé de créativité pour nourrir notre curiosité. L’Express en a retenu dix, une sélection non exhaustive mais qui a marqué notre bibliothèque gourmande. Entre beaux livres inspirants, enquêtes, hommages à des terroirs vivants et ouvrages plus techniques… Voici notre sélection.Y retournerai-je ?, de François Simon
Retournera-t-on en librairie acheter le nouveau livre du plus salé des critiques gastronomiques, François Simon ? Assurément. Et plutôt deux fois qu’une. Pour l’offrir aux gens dont on souhaite prendre soin. Bien sûr, ils trouveront dans ces carnets hédonistes des adresses confidentielles et bienveillantes : Kidoguchi à Tokyo (pour ses sushis), le glacier Cremeria Santo Stephano à Bologne, L’Océan au Croisic…
Mais il y a bien plus dans ce Baedeker égotiste : une esthétique de l’échappée, un mode d’emploi pour prendre la poudre d’escampette. La maquette, très visuelle, donne un aspect très personnel à cet ouvrage. Comme si l’auteur l’avait composé pour nous seuls, en tirage ultra-limité. Pour savourer pleinement Y retournerai-je ?, on suivra également le compte Instagram de l’auteur (390 000 abonnés). "J’écris un livre pour savoir ce qu’il y a dedans", explique François Simon citant Julien Green. On lit le sien pour savoir ce qu’il y a en nous.
> Aux éditions Flammarion (26 euros)Le potager des chefs, Yves Camdeborde
A ceux qui pensent que la saisonnalité n’est qu’un argument marketing pour des...
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07/12 - Emmanuel Macron menace la Chine de droits de douane "dans les tout prochains mois"
Emmanuel Macron hausse le ton face à la Chine, qu'il menace de droits de douane "dans les tout prochains mois" si Pékin ne prend pas des mesures pour réduire le déficit commercial qui ne cesse de se creuser avec l'Union européenne". Je leur ai dit que, s'ils ne réagissaient pas, nous, Européens, serions contraints, dans les tout prochains mois, de prendre des mesures fortes (...) à l'instar des Etats-Unis, comme par exemple des droits de douane sur les produits chinois", a déclaré le président français, de retour d'un voyage officiel en Chine, dans un entretien dans le quotidien français Les Echos, publié dimanche.
Washington impose de forts tarifs douaniers sur les produits chinois, qui ont toutefois été réduit de 57% à 47% dans le cadre d'un accord, annoncé fin octobre entre les deux pays. "La Chine vient percuter le coeur du modèle industriel et d'innovation européen, historiquement basé sur la machine-outil et l'automobile", relève Emmanuel Macron.Résistance allemande
Et le protectionnisme de l'administration Trump ne fait qu'aggraver les choses. "Elle accroît nos problèmes en redirigeant les flux chinois massivement sur nos marchés", met en avant le président français. "Aujourd'hui, nous sommes pris entre les deux et c'est une question de vie ou de mort pour l'industrie européenne", déplore-t-il. Mais il reste conscient que la constitution d'un front commun européen sur la question n'est pas facile, l'Allemagne, très présente en Chine, n'étant "pas encore totalement sur notre ligne".
Lors de sa...
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07/12 - "Amène ton ami" : en Russie, le business lucratif du recrutement militaire
Alors que la guerre en Ukraine s’inscrit dans la durée, le recrutement de soldats est devenu, en Russie, un enjeu économique à part entière. En 2025, un mécanisme parallèle, fondé sur des primes et des gratifications à la performance, s’est progressivement imposé avec l’appui des autorités locales. Au cœur de ce dispositif, une logique simple, résumée par une formule largement diffusée : "Amène ton ami." Désormais, chaque engagement facilité par un intermédiaire peut donner lieu à une rémunération envers ce dernier, versée pour avoir orienté un volontaire vers le ministère de la Défense, souligne Courrier International.
Sur Telegram, VKontakte ou le site d’annonces Avito, les propositions d’enrôlement se multiplient, accompagnées d’arguments soigneusement sélectionnés : "pas de combats", "affectation en deuxième ligne", "dettes effacées". Présentées comme de simples opportunités professionnelles, ces promesses masquent toutefois une organisation bien plus structurée. Selon plusieurs médias indépendants russes, dont VotTak, média russophone affilié à la chaîne biélorusse Belsat, le recrutement militaire s’est imposé comme une activité lucrative à part entière, où mettre des hommes en relation avec l’armée est devenu un travail rémunéré.
"Dans au moins 21 régions, les administrations locales proposent une prime, parfois massive, pour chaque volontaire amené au centre de recrutement", rappellent nos confrères...
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07/12 - "La Longue Paix s’achève peut-être…" : la mise en garde de Graham Allison et James Winnefeld Jr.
Ces huit dernières décennies ont représenté la plus longue période sans guerre entre grandes puissances depuis l’Empire romain. Cette ère anormale de paix prolongée a fait suite à deux guerres catastrophiques, si destructrices que les historiens ont jugé nécessaire de créer un nouveau terme pour les décrire : les "guerres mondiales". Mais si le reste du XXe siècle avait été aussi violent que les deux millénaires précédents, la vie de presque toutes les personnes vivant aujourd’hui aurait été radicalement différente.
L’absence de guerres entre grandes puissances depuis 1945 n’est pas un pur hasard. L’expérience d’un conflit meurtrier entre 1939 et 1945 a poussé les architectes de l’après-guerre à tenter de modifier le cours de l’Histoire. L’expérience personnelle des dirigeants américains, qui ont remporté la guerre, leur a donné la confiance nécessaire pour imaginer l’inimaginable et faire ce que les générations précédentes avaient rejeté comme irréalisable, en construisant un ordre international capable d’apporter la paix. Pour que cette longue période de paix se poursuive, dirigeants et citoyens doivent aujourd’hui reconnaître l’ampleur de cet exploit, prendre conscience de sa fragilité et entamer un débat sérieux sur les mesures à prendre pour le préserver pour la prochaine génération.Le conflit nucléaire évité, pour l’instant
Trois chiffres résument les succès de l’ordre international en matière de sécurité : 80, 80 et 9. Cela fait quatre-vingts ans qu’il n’y a pas eu de guerre ouverte entre les grandes puissances....
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07/12 - Yann Bouvier, le "Decaux 2.0" qui combat la post-vérité historique sur les réseaux sociaux
Même les thuriféraires de Philippe de Villiers le reconnaissent : quand l’homme du Puy du Fou s’emballe sur telle ou telle période de l’histoire de France, il ne faut pas être trop à cheval sur la vérité des faits. Le passé n’est-il qu’un réservoir à fables qu’on peut tourner dans un sens ou dans l’autre au gré de ses convictions ? A une époque polarisée où Patrick Boucheron et Eric Zemmour paraissent irréconciliables, on cherche des gens qui essaient de sortir des clivages et remettent la raison au centre du débat. Par ailleurs, les temps ont changé. Les livres d’histoire se vendent nettement moins, et il faut aller trouver le public là où il est. Dès les années 1950, Alain Decaux avait investi la radio et la télévision. Nul doute qu’il serait aujourd’hui sur les réseaux sociaux, où pullulent ignorance, théories du complot et maintenant vidéos générées par IA.
Le Decaux 2.0 s’appelle Yann Bouvier. Sous le pseudonyme de @YannToutCourt, ce professeur d’histoire-géographie cumule 1,4 million d’abonnés entre TikTok, YouTube et Instagram. Il s’est fait connaître en postant des vidéos où il entend combattre idées reçues et récits volontairement falsifiés à des fins politiques. Ce travail pédagogique se prolonge aujourd’hui par un livre collectif qu’il a dirigé, France Fictions. Dans une préface aux airs de manifeste, Bouvier fixe le cadre. Il veut "décloisonner recherche et vulgarisation" : "La démarche, c’est surtout refuser le triomphe de la post-vérité, que les fictions soient données pour vraies, que les mythes n’emplissent...
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07/12 - Louvre : la galerie des Cinq Continents a ouvert ses portes
Il y a vingt-cinq ans, six années avant l’ouverture du musée du quai Branly, qui porte aujourd'hui son nom en extension, Jacques Chirac inaugurait le pavillon des Sessions, faisant ainsi entrer l’art extra-occidental au Louvre après des décennies de polémique. En cette fin 2025, alors que ce manifeste d’une égalité entre les productions culturelles d’où qu’elles viennent n’est plus sujet à débat, l’espace conçu par Jean-Marie Wilmotte en 2000 s’est mué en galerie des Cinq Continents, sous l’égide des deux institutions parisiennes, qui s’en partagent le commissariat avec un mot d’ordre : mettre en relation ces cultures, dont la pluralité patrimoniale est désormais reconnue par tous. Le sanctuaire relooké a ouvert ses portes ce 3 décembre après quelques tâtonnements de dates, la visite de presse initialement prévue le 12 novembre ayant été repoussée, dans la précipitation, trois semaines plus tard : la faute au "casse du siècle" et au rapport désastreux sur les failles sécuritaires du musée livré par la Cour des Comptes qui en a résulté.
L’accès à la Galerie se fait par la méconnue porte des Lions, dont l’entrée, reconfigurée, permet d’accéder directement au premier étage, où les salles de peintures italiennes et espagnoles des XVIIe et XVIIIe siècles viennent d’être rénovées. Le hall d’accueil, sobrement refondu avec les matériaux d’origine, enrichi d’un vestiaire libre-service et d’un café-boulangerie avec vue sur le jardin du Carrousel, joue des contrastes entre parement en pierre claire et bois sombre. Au mur, les...
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07/12 - Horlogerie : le monde mystérieux des montres en éditions spéciales
Moins exclusives que des séries limitées, les éditions spéciales mettent l’accent sur un détail original ou un univers singulier. Ainsi, le cadran de la montre Mido, qui s’inspire de l’âge d’or du petit écran, ne passe pas inaperçu auprès d’une génération qui a connu la mire sur son téléviseur. Cette édition spéciale Multifort TV Big Date S01E02 rend hommage aux bandes multicolores de mise au point, ce "bruit de pixels" emblématique. De plus, le boîtier carré aux angles arrondis de la ligne Multifort TV Big Date reprend les formes de modèles Mido des années 1970, déjà en référence à un écran de télévision.Prospex Samourai Edition Spéciale Padi SRPL53
Dans un style plus sportif, Seiko dédie deux éditions spéciales à l’organisation de formation à la plongée sous-marine PADI*. Le modèle Prospex Samouraï, étanche à 200 mètres, arbore un cadran vert émeraude qui fait allusion à la lumière et à l’ondulation de la surface de l’eau vues depuis les profondeurs.WRB Automatic « California »
C’est encore un cadran qui distingue la référence WRB Automatic de Ralf Tech mais, cette fois, dans une série limitée de 100 pièces. Clin d’œil aux codes esthétiques de l’horlogerie des années 1930, cette alternance de chiffres romains dans la partie supérieure et de chiffres arabes dans la partie inférieure, a été baptisée California cinquante ans plus tard. Dès lors que des collectionneurs de montres japonais ont déniché ces pièces rares chez des marchands de Los Angeles.Monterey W0YG11
Louis Vuitton regarde aussi dans le rétroviseur avec sa série limitée...
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07/12 - Nicolas Sarkozy a assuré à Marine Le Pen qu’il ne s’associerait pas à un "front républicain" contre le RN
Nicolas Sarkozy a assuré à Marine Le Pen qu’il ne s’associerait pas à un éventuel "front républicain" contre le RN et plaidé pour un "rassemblement le plus large possible", "sans anathème", selon les extraits de son prochain livre publiés dimanche dans La Tribune. Dans Le Journal d’un prisonnier, le livre consacré à ses 20 jours de détention, en librairie mercredi, l’ex-chef de l’Etat rapporte un échange téléphonique avec Marine Le Pen.
Nicolas Sarkozy l’avait contactée après sa condamnation à cinq ans de prison au procès du financement libyen de sa campagne de 2007 pour la remercier d’avoir pris sa défense. Au cours de cet échange, rapporte-t-il dans son livre, Marine Le Pen lui aurait dit : "Votre voix porte sur l’électorat populaire, vous associerez-vous à un quelconque front républicain " lors de futures échéances électorales ? "Ma réponse fut sans ambiguïté : 'Non, et de surcroît je l’assumerai en prenant le moment venu une position publique sur le sujet'", écrit l’ancien président. Plus loin dans l’ouvrage, il juge que "le chemin de reconstruction de la droite ne pourra passer que par l’esprit de rassemblement le plus large possible, sans exclusive et sans anathème".Des relations "distendues" avec Macron
Nicolas Sarkozy a en revanche des mots acerbes à l’égard d’Emmanuel Macron, qu’il a rencontré peu avant son incarcération, le 21 octobre : "Je n’avais rien à lui dire et n’avais guère envie d’une discussion amicale avec lui". "Depuis la funeste décision de dissoudre l’Assemblée nationale, nos relations...
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07/12 - Placements : préparez votre retraite en soutenant la Défense
Mettre l’argent des Français au service de l’économie réelle : l’idée bénéficie d’un coup de pouce réglementaire depuis la loi Industrie Verte, entrée en vigueur en octobre 2024. Elle impose une part minimale d’investissements non cotés dans les gestions pilotées des contrats d’assurance-vie et des plans d’épargne retraite, via des fonds de private equity. Ces produits investis au capital de petites et moyennes entreprises (PME) et d’entreprises de taille intermédiaire (ETI) non cotées en Bourse y sont aussi de plus en plus souvent accessibles en gestion libre, pour des tickets d’entrée réduits à quelques centaines ou milliers d’euros seulement.
La liste est en passe de s’allonger avec le coup d’envoi du fonds Bpifrance Défense, dont la création avait été annoncée en mars 2025 par le gouvernement Bayrou. "Le lancement de ce fonds très grand public, accessible dès 500 euros, va dans le sens de la démocratisation du private equity souhaitée par la loi, explique Philippe Crevel, le directeur du Cercle de l’Épargne. Mais cela reste un placement risqué, plutôt destiné aux épargnants en quête de diversification."
En vitesse de croisière, le portefeuille sera investi dans 500 entreprises non cotées de la base industrielle et technologique de défense (BITD). Celle-ci regroupe les entreprises contribuant à concevoir et produire des équipements pour les armées. Elle est constituée de neuf grands groupes industriels (Dassault Aviation, Safran, Thalès…) et de 4 000 entreprises plus petites. Ce marché est en forte croissance...
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07/12 - Ukraine : Viktor Orban va envoyer des hommes d’affaires hongrois en Russie pour préparer l’après-guerre
Le Premier ministre nationaliste hongrois Viktor Orban a annoncé l'envoi d'une délégation d'hommes d'affaires en Russie dans les prochains jours, pour préparer l'après-guerre en Ukraine, samedi lors d'un meeting à quelques mois des élections législatives dans son pays. Cette mission se concentrera sur des coopérations économiques et s'inscrit dans la volonté de "penser dès maintenant au monde d’après-guerre et d'après les sanctions", a-t-il déclaré devant un millier de personnes réunies dans une salle de sport à Kecskemét, dans le centre de la Hongrie.Acquérir des raffineries détenues pas les Russes en Europe
Viktor Orban, rare dirigeant européen proche à la fois du président américain Donald Trump et du président russe Vladimir Poutine, a affirmé discuter à la fois avec les Américains et les Russes, "même si je ne peux pas révéler tous les détails", a-t-il dit. "Il faut anticiper, car si Dieu nous aide et que la guerre se termine sans que nous y soyons entraînés, et si le président américain réussit à réintégrer la Russie dans l’économie mondiale, que les sanctions sont démantelées, nous nous retrouverons dans un tout autre espace économique", a-t-il encore déclaré.
Selon les médias hongrois, la compagnie pétrolière et gazière hongroise MOL envisage d'acquérir des raffineries et des stations-service en Europe, détenues par les groupes russes Lukoil et Gazprom soumis à des sanctions américaines ainsi que des participations dans des sites de production au Kazakhstan et en Azerbaïdjan — des sujets qui auraient été évoqués...
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07/12 - Bank for the Planet : un compte à vue pour mettre son argent au vert
Mettre son argent au vert n’est pas une affaire simple. Comparer les offres, évaluer leur impact et éviter le greenwashing s’apparentent à un véritable défi. Surtout, s’il existe un large panel de propositions en matière d’épargne, les offres éthiques sont bien plus limitées en ce qui concerne la banque du quotidien. C’est pourtant une première étape déterminante puisque choisir une banque "verte" revient à s’assurer que l’argent déposé sur son compte finance réellement des projets durables.
C’est la promesse de Bank for the Planet, une offre bancaire lancée par le Crédit Coopératif - banque engagée dans les transitions écologique et sociale du groupe BPCE - en partenariat avec Team for the Planet - entreprise à mission et à but non lucratif qui finance des projets innovants permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Cette offre bancaire permet notamment de tracer son argent, c'est-à-dire de s’assurer que les projets qu’il va contribuer à financer sont bel et bien axés sur la préservation de la planète. En outre, le Crédit Coopératif applique des standards élevés. "La banque a adopté une politique d’exclusion stricte des énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz) de ses financements, ce qui la distingue nettement des principales banques françaises qui continuent à soutenir ce secteur", souligne ainsi l’ONG Reclaim Finance.Microdons et intérêts
Le partenariat prévoit aussi une carte bancaire solidaire permettant de faire, à chaque utilisation, des microdons à Team for the Planet ainsi que des livrets...
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07/12 - Les espions chinois à l’assaut de Taïwan : "Quand j’ai vu l’enveloppe, j’ai su qu’ils me cherchaient"
Tout sourire, chemise hawaïenne et lunettes de soleil aviateur, Huang Chu-jung se présente sur sa page Facebook comme un grand-père taïwanais inoffensif. Cette photo, datant de novembre 2024, est la dernière publiée sur son compte. Quelques mois plus tard, en février 2025, l’homme est arrêté, soupçonné d’être à la tête d’un cercle d’espionnage pour le compte de la Chine. L’affaire a fait l’effet d’une bombe à Taïwan : cet ancien assistant d’un conseiller municipal avait en effet infiltré le cœur du pouvoir, recrutant trois informateurs au sein du DPP, le parti honni de Pékin pour ses racines indépendantistes, et qui dirige l’île depuis 2016.
C’est un an après ce changement de cap politique, que Huang semble entrer en action. Certains médias taïwanais rapportent qu’il aurait été approché dès 2003 par les services secrets chinois - c’était alors un homme d’affaires -, lors d’un de ses fréquents voyages sur le continent. Il recrute un conseiller auprès du Bureau présidentiel et un assistant de Joseph Wu, ministre des Affaires étrangères de 2018 à 2024. Ho Ren-chieh, qui a travaillé en étroite collaboration avec le chef de la diplomatie taïwanaise pendant tout son mandat, a ainsi pu transmettre des fichiers confidentiels, telles que des conversations avec des dignitaires étrangers, via une application de jeu sur téléphone, cryptée par les services secrets chinois.
Contacté par L’Express, le ministère des Affaires étrangères se dit "consterné", ces fuites pouvant "porter préjudice aux résultats diplomatiques accumulés pendant...
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07/12 - Pourquoi les fans de jeux vidéo sont devenus la cible préférée des hackers
On trouve de tout sur les forums de hackers russophones. Des kits de phishing, des accès pour pénétrer dans les infrastructures d’entreprises, des registres d’adresses mails, voire des offres d’emploi pour écrire des virus… Un catalogue qui comprend également des "logs", soit des dossiers d'informations volées à des utilisateurs par des virus spécialisés appelés "infostealers". Ces logs peuvent contenir les mots de passe de la victime, son historique de connexion, des photos personnelles… Et des détails sur ce qui a conduit à l'installation de l'infostealer sur l'ordinateur.
C’est en analysant des dizaines de milliers de ces logs que l'entreprise de cybersécurité Flare a détecté une tendance étonnante : les gamers font partie des cibles préférées des cybercriminels. Plus de 41 % des personnes étudiées ont été infectées à travers des fichiers maquillés en jeux vidéo, ou en contenus en rapport avec des jeux. Leur étude montre que les hackers ont élaboré une technique d’ingénierie sociale afin de convaincre leurs futures victimes de télécharger, volontairement, leur virus.Des cibles plus jeunes
Dans le monde, on estime que des millions d’appareils ont été infectés par ce type d'infostealers, et que des milliards de logs ont été récupérés par des pirates. Un raz-de-marée alimenté par des acteurs spécialisés. Le groupe Lumma qui commercialisait ses virus via des abonnements mensuels à plusieurs milliers de dollars était, par exemple, l'un des gangs les plus connus du secteur, avant son démantèlement en mai 2025 par...
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07/12 - Elon Musk, la contre-attaque : comment il tente de sauver son empire
Un mouchoir blanc agité timidement. Puis un autre. Elon Musk et Donald Trump ont enterré la hache de guerre cet automne. En juin encore, chaque camp s’envoyait des boules puantes – sur l’affaire Epstein, l’usage de drogues, les menaces de renvoi en Afrique du Sud, le pays natal d'Elon Musk. Aujourd’hui, le fondateur de Tesla et SpaceX a de nouveau ses entrées à la Maison-Blanche. Nœud papillon, smoking seyant, il est apparu au dîner organisé le 18 novembre par le président américain pour le prince saoudien Mohammed ben Salmane. Quinze jours plus tôt, le nom de Jared Isaacman était remis en lice pour prendre la tête de la Nasa. Ce proche d’Elon Musk avait été brutalement écarté en mai, après la fâcherie du républicain et du roi de la tech. Le processus de paix est désormais enclenché.
L’épopée washingtonienne de Musk se termine sur une note douce-amère. Son fameux Département de l’Efficacité gouvernementale (DOGE), censé remettre d’aplomb les finances publiques américaines, a discrètement fermé ses portes. Le milliardaire n’a pas réussi à rallier Donald Trump à ses vues sur les droits de douane, qu’il honnit. Mais l’heure n’est pas à remâcher ses rancunes. L’homme le plus riche du monde est de retour aux affaires. Et il a plusieurs feux à éteindre.
"Bravo à Jeff Bezos et à Blue Origin !", tweete-t-il, fair-play, lorsque la compagnie de son rival parvient à récupérer le propulseur de sa fusée New Glenn, mi-novembre. Blue Origin avançait dans le spatial à un rythme de tortue derrière le lièvre SpaceX. Mais elle a avalé de...
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06/12 - Pourquoi le rachat de Warner Bros par Netflix inquiète Hollywood
Friends, la saga Harry Potter ou la série Game of Thrones… Le géant du streaming Netflix a annoncé vendredi 5 décembre le rachat pour près de 83 milliards de dollars du studio de cinéma et de télévision historique Warner Bros Discovery (WBD) dans un communiqué commun. Cela lui permet d’acquérir un immense catalogue de films mais aussi le prestigieux service de streaming HBO Max. Une transaction qui va "avoir un impact sur l’industrie du divertissement pendant des décennies", prédit le média Bloomberg.
Il s’agit de la plus grosse opération du genre dans le domaine du divertissement depuis le rachat de la Fox par Disney (71 milliards de dollars) en 2019. Le communiqué précise que les actionnaires de Warner recevront pour chaque action 23,30 dollars en espèces et 4,50 dollars en actions Netflix - loin des seulement 8 dollars de l’action Warner Bros Discovery en avril dernier.Quel impact pour les salles de cinéma ?
Netflix a la réputation de ne diffuser que quelques films dans les salles de cinéma pour des durées limitées, des avant-premières ou "généralement afin de pouvoir prétendre à des récompenses telles que les Oscars", rappelle Bloomberg. Le streaming à domicile est sa vocation principale. Cité par le New York Times, le directeur général de Cinema United, une association professionnelle représentant 30 000 écrans de cinéma aux États-Unis, a qualifié le rachat par Netflix de "menace sans précédent pour le secteur mondial de l’exploitation cinématographique". "Des cinémas fermeront, des communautés...
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06/12 - "Ah, les jeunes d’aujourd’hui…" : ces clichés qui en disent plus sur vous que sur eux
Si vous pensez que les jeunes d’aujourd’hui sont idiots, incultes, paresseux, égoïstes ou mal élevés, sachez que vous êtes en bonne compagnie. Dès le Ier siècle avant notre ère, Horace s’en plaignait déjà : "Pires que leurs aïeux, nos pères ont eu en nous des fils qui ne les valaient pas, et d’où va sortir une postérité plus méchante encore" (bien d’autres citations similaires que l’on trouve sur Internet semblent en revanche apocryphes). En même temps, si ce constat était vrai à chaque génération, l’humanité aurait subi une dégénérescence spectaculaire en 2 000 ans, difficile à réconcilier avec les progrès considérables effectués dans tous les domaines, par exemple les sciences, la technologie, la santé ou même l’intelligence. Cette contradiction nous met la puce à l’oreille sur le fait que notre évaluation des jeunes générations est peut-être biaisée.
Une étude de deux chercheurs américains en psychologie a testé cette hypothèse en analysant le lien entre les jugements émis sur la jeune génération par plusieurs milliers de participants américains adultes, et leurs propres attitudes et caractéristiques cognitives. Dans trois expériences successives, ils ont trouvé que plus les gens rapportent dans un questionnaire une attitude autoritariste, plus ils jugent que les jeunes sont moins respectueux de leurs aînés que la génération précédente. Plus les participants ont des scores élevés dans un test de vocabulaire, plus ils jugent que les jeunes sont moins intelligents que leur génération. Plus ils ont de bons scores dans un test...
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06/12 - Hépatite B : les nouvelles recommandations américaines suscitent l’inquiétude des pédiatres
Cette décision, adoptée par huit voix contre trois, devrait être suivie par les autorités fédérales américaines et conduire à la fin de l'actuelle politique de prévention du pays, en vigueur depuis plus de 30 ans. Donald Trump s'est félicité sur son réseau Truth Social d'une "très bonne décision".
Selon la nouvelle recommandation, l'administration d'une première dose de vaccin contre l'hépatite B - sur trois - dans les premières heures de la vie d'un enfant ne serait plus systématiquement recommandée aux bébés dont la mère a été testée négative.
Ce changement majeur a été immédiatement dénoncé par des associations de soignants comme injustifié et même dangereux, en raison notamment des failles dans le dépistage des mères aux Etats-Unis et de la possibilité que les nouveau-nés soient contaminés par d'autres personnes de leur entourage. Cela "entraînera une augmentation des infections par l'hépatite B chez les nourrissons et les enfants", a ainsi fustigé Susan Kressly, présidente de l'Académie américaine de pédiatrie.
Le Comité consultatif sur les pratiques de vaccination (ACIP), entièrement remanié plus tôt cette année par le ministre vaccinosceptique Robert Kennedy Jr. a également recommandé qu'un test sérologique puisse être réalisé après une première injection pour évaluer la nécessité de doses futures."Causer du tort"
L'hépatite B est une maladie virale du foie qui peut notamment être transmise par la mère lors de l'accouchement et qui expose les personnes touchées à un risque élevé de décès par cirrhose ou cancer du...
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06/12 - Stratégie nationale de sécurité des Etats-Unis : Donald Trump lâche officiellement l’Europe
Au moins, les choses sont claires. L’Europe est seule, à ses risques et périls. L’Amérique de Donald Trump partage avec la Russie de Vladimir Poutine et la Chine de Xi Jinping l’objectif de vassaliser le Vieux Continent. La nouvelle Stratégie nationale de sécurité, révélée le 4 décembre par la Maison-Blanche, lève les derniers doutes. Washington s’y affranchit de toute responsabilité envers la sécurité de ses alliés et multiplie les reproches à leur encontre.
Le document présente l’Union européenne non seulement comme un compétiteur économique déloyal et un passager clandestin sécuritaire mais aussi, ce qui est nouveau, comme un adversaire idéologique. C’est même le seul désigné ainsi à travers le monde, mis à part l’Iran et les terroristes islamistes qui, eux, ne sont cités qu’en passant. L’Europe, véritable obsession, y est mentionnée à 48 reprises.
Le texte prétend que si l’immigration se poursuit, le Vieux Continent ne sera "plus reconnaissable" dans vingt ans, voire moins, avec des pays qui deviendraient "en majorité non-européens". La fiabilité des engagements auxquels les alliés ont souscrit en pâtirait. Venant d’une nation d’immigrants, dont la construction s’est accompagnée du génocide des peuples premiers, l’accusation est pour le moins déplacée. D’autant qu’aux Etats-Unis, la proportion des personnes nées à l’étranger est aujourd’hui plus élevée que dans l’Union européenne.
La feuille de route officielle de la politique étrangère de Donald Trump reprend les termes du discours choc prononcé par son vice-président...
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06/12 - Thomas Hartung (Johns-Hopkins) : "Toutes les intuitions de Robert Kennedy Jr. ne sont pas fondées, mais...."
La toxicologie est une science qui peut être cruelle. Elle consiste, bien souvent, à administrer de lourdes doses de produits toxiques à des souris, jusqu’à ce qu’elles meurent, ou que leurs organes s'abîment. Du moins, elle consistait : grâce à l’avènement des organes de synthèse, et l’effort de chercheurs engagés, le recours aux animaux de laboratoire devient de moins en moins nécessaire.
Parmi ceux qui ont participé à ce changement figure l'allemand Thomas Hartung, un des grands experts du domaine depuis deux décennies. A force d’étudier les interactions des cellules avec les diverses molécules auxquelles nous sommes exposés, ce scientifique de l'université américaine Johns-Hopkins s’est mis en tête un projet un peu fou : toutes les répertorier, une à une, jusqu'à décrypter l'ensemble de l'"exposome" humain et ses effets sur la santé.
Une approche qu'il voudrait aussi ambitieuse que le Human Genome project, cette grande aventure internationale qui a conduit au décodage du génome. Ce n'est pas encore le cas, mais, avec l’avènement des outils moléculaires de précision, des banques de données biologiques et de l’intelligence artificielle, le vent pourrait bien être en train de tourner. C'est du moins ce qu'il défend, d'estrades en estrades, comme ce vendredi à Pretoria, en Afrique du Sud, pour la 13e édition de la Conférence mondiale du journalisme scientifique.
A entendre ce spécialiste, cadre du Global exposome forum, une initiative pour favoriser les efforts internationaux en la matière, le monde n’aurait...
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06/12 - LFI "n’acceptera jamais l’entrisme religieux", assure Jean-Luc Mélenchon devant la commission d’enquête
La France insoumise (LFI) "n'acceptera jamais l'entrisme religieux", a assuré samedi Jean-Luc Mélenchon lors de son audition devant la commission d'enquête parlementaire sur des liens supposés entre mouvements politiques et réseaux islamistes, assurant que son mouvement avait déjà été "innocenté" par les travaux de la commission.
"La question de la laïcité de l'État est fondatrice" pour LFI, a affirmé Jean-Luc Mélenchon après avoir reconnu "l'existence d'une menace islamiste au milieu de bien d'autres". "Nous parlons d’un fait, une menace, dont je reconnais l’existence évidemment, au milieu de bien d’autres, mais elle existe. Donc la France doit faire attention à agir avec intelligence", a-t-il consenti. Il a appelé à ne pas confondre "l'islam et l'islamisme" et "l'islamisme avec le terrorisme".
La commission d'enquête a auditionné plusieurs personnalités ou responsables, notamment des auteurs d'ouvrages visant La France insoumise mais aussi des chercheurs universitaires, des sondeurs ou des responsables comme le directeur du renseignement de la Préfecture de police de Paris ou le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.
Elle "a déjà produit les documents qui nous innocentent absolument. Tous les responsables de services de renseignement que vous avez entendus, aucun ne dit qu'il y a un lien entre nous et les islamistes", a assuré le fondateur de LFI. Jean-Luc Mélenchon a notamment fait référence à l'audition des auteurs du rapport sur l'entrisme des Frères musulmans qui ont répété ne pas avoir observé...
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06/12 - L’espace, futur terrain de la rivalité entre Sam Altman et Elon Musk ?
La rivalité entre Sam Altman, directeur général du champion de l'intelligence artificielle OpenAI (à l’origine de ChatGPT), et Elon Musk, qui dirige entre autre SpaceX et Tesla, se poursuit. Selon des informations du Wall Street Journal, Sam Altman a envisagé au cours de l’été de réunir des fonds pour acquérir ou s’associer à une entreprise de fusées, avec en vue notamment un fabricant appelé Stoke Space. Si, selon le quotidien américain, les négociations sont actuellement au point mort, il est évident qu'une telle entreprise concurrencerait directement son éternel rival, le patron de l'entreprise aérospatiale SpaceX.Une fusée pour rivaliser
"Dois-je créer une entreprise de fusées ?", s’était déjà interrogé Sam Altman lors d’un podcast en juin avec son frère. Les discussions avec Stoke Space se seraient intensifiées à l’automne, selon des personnes proches des négociations s'étant confiées au Wall Street journal, avec la proposition d’OpenAI d’investir dans la société et de devenir actionnaire majoritaire - soit plusieurs milliards de dollars au fil du temps.
Sam Altman n'est pas le seul à vouloir chasser sur les terres de l'homme le plus riche du monde. Plusieurs sociétés de lancement tentent de concurrencer SpaceX dans le domaine aérospatial privé, notamment Blue Origin (l’entreprise de Jeff Bezos), Rocket Lab et Stoke Space (fondée en 2020 par d’anciens employés de Blue Origin). Cette dernière est en train de développer une fusée, appelée Nova, que l’entreprise souhaite entièrement réutilisable. Mais la...
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06/12 - Dette, IA, krach, dénatalité… Les dix livres de l’année pour comprendre l’économie
La rédaction de l’Express a sélectionné dix des meilleurs livres sur l’économie parus cette année. On y retrouve des essais français (dette sociale magistralement décortiquée par le directeur de Bpifrance Nicolas Dufourcq, dénatalité vue par l’économiste libéral Maxime Sbaihi, "criminalité verte" dénoncée par Marc Lomazzi…), mais aussi des best-sellers internationaux en anglais, comme le 1929 du prodige Andrew Ross Sorkin ou Breakneck de Dan Wang, qui nous explique pourquoi la Chine est devenue un pays d’ingénieurs, et les Etats-Unis une nation de juristes."La dette sociale de la France", par Nicolas Dufourcq (Odile Jacob)
Depuis 1974, aucun gouvernement n’a été capable de voter un budget à l’équilibre. Un demi-siècle plus tard, la facture se rappelle aux Français : la dette publique, qui était de 20,7 % du PIB en 1980, atteint aujourd’hui 115,6 % du PIB, soit 3 416,3 milliards d’euros. Malgré la gravité de la situation budgétaire, les députés ont trouvé bon de voter la suspension de la réforme des retraites de 2023, acmé d’un an et demi de blocage politique. Quiconque veut comprendre les raisons profondes de ce déni collectif doit absolument lire le dernier livre de Nicolas Dufourcq. Pour le patron de la Banque publique d’investissement (Bpifrance), la dérive budgétaire de la France s’explique avant tout par la "boule de neige de dette sociale" : depuis 1975, les trois quarts de l’augmentation des dépenses publiques viennent des prestations sociales. Une addiction qui s’enracine, affirme l’auteur, dans...
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06/12 - "Pour un Européen, manger du Dubaï chocolate, c’est la décadence !" : la leçon d’Histoire de l’épicier parisien Gabriel Bouchaud
Sa boutique en haut de la Montagne Sainte-Geneviève, à Paris (14, rue Descartes, Ve arrondissement), ferait tourner casaque au frexiteur le plus endurci ! Sitôt franchi le seuil, l’euroscepticisme le plus tenace fond devant ces rayonnages garnis de sauces à frites bruxelloises, de moutardes douces à l’orange de Bavière, de miels naturels catalans, de bonbons irlandais… Le maître des lieux, Gabriel Bouchaud, est intarissable sur l’histoire de ses produits. Ce diplômé en histoire moderne et géopolitique (son sujet de master portait sur la politique internationale du duc de Savoie), ancien journaliste idées du Point, a ouvert Le Comptoir Gastronomique Européen en 2024. Sans surprise, on n’y trouvera pas de "Dubaï chocolate" ! Rencontre érudite et gourmande.
L’Express : Comment un journaliste spécialisé dans les idées en vient à quitter son job pour ouvrir un magasin d’alimentation européen à Paris ?
Gabriel Bouchaud : Beaucoup de raisons très différentes, mais j’avais envie de trouver le moyen de combiner une de mes passions, la bonne chère, avec la possibilité de faire une petite différence positive dans la vie des gens. Il existe dans la presse un biais de négativité consubstantiel à son modèle économique : pour paraphraser Steven Pinker, personne n’a envie de lire un article sur les dizaines de milliers d’avions qui atteignent leurs destinations sans encombre jour après jour. Avoir une boutique comme la mienne, c’est presque créer un biais de positivité dans la vie des gens. N’importe qui passera une moins...
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06/12 - Pour la création de "Territoires 100% lecteurs" partout en France, par Patrick Weil
En mars prochain, les Français éliront leurs nouveaux maires. Les municipalités touchent au cœur de la vie quotidienne : l’école, le logement, l’eau et l’environnement, le petit et le grand commerce, le lien social, la sécurité ou le sport. Mais un autre sujet, profondément structurant, devrait s’inviter dans les priorités de tous les programmes des candidats : celui de la lecture.
Car lire n’est pas un loisir parmi d’autres. La lecture conditionne la réussite scolaire, l’accès à l’emploi, elle agit comme un formidable levier de réduction des inégalités. Elle favorise, en outre, le développement de l’esprit critique, de l’imaginaire, de la capacité à comprendre le monde, à rencontrer l’autre. Enfin la lecture et les lieux de lecture partagée apaisent les individus et les sociétés.
Pourtant, l’accès au livre en France demeure profondément inégal. Près d’un ouvrier sur deux ne lit jamais. Un quart des familles possèdent moins de cinq livres à la maison. Dans certains quartiers, dans certaines campagnes, l’objet livre est devenu rare, presque étrange, voire étranger.
Cette réalité n’est pas une fatalité. Partout où les collectivités ont fait de la lecture une priorité – en renforçant les bibliothèques, en allant vers les habitants, en impliquant écoles, associations, commerçants, familles – les résultats sont tangibles : les enfants réussissent mieux, les liens entre générations se recréent, les espaces publics sont plus apaisés. La lecture n’est pas seulement une question d’offre culturelle : c’est une politique de...
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06/12 - M pour "Maréchal", D comme "Dieu", C comme "citoyen"… Quand les abécédaires font… de la politique
Quoi de plus neutre, en apparence, que les lettres de l’alphabet ? Eh bien détrompez-vous, car le génie humain est tel qu’il a réussi à glisser de la propagande dans les abécédaires. C’est – entre mille autres choses, tant l’ouvrage est riche - ce que j’ai appris dans Ecrire le français (éditions Actes sud), publié par Gabriella Parussa, enseignante à La Sorbonne et spécialiste de l’histoire de notre langue.
Comme son nom l’indique, un abécédaire est un livret d’apprentissage des lettres, présentées dans l’ordre alphabétique. Aussi ces instruments ont-ils joué un rôle fondamental dans l’apprentissage de l’écrit. En témoigne le beau titre du livret composé par Jean de Gerson au début du XVe siècle : L’A.B.C des pauvres gens.
Le problème ? Pour des raisons pédagogiques, chacune est illustrée par un ou plusieurs mots commençant par ces lettres. Il faut donc sélectionner les heureux élus et c’est là que les préjugés du temps s’engouffrent.
Nul ne s’en étonnera : les abécédaires du Moyen Age et de la Renaissance privilégiaient les références religieuses : A comme ange, C comme Croix, D comme Dieu, M comme Marie…. L’orientation change du tout au tout avec la Révolution, qui entend diffuser les valeurs du nouveau régime. Dans l’Alphabet républicain de Jean‑Baptiste Chemin‑Dupontès, on trouve alors A comme "Assemblée nationale", C comme "Citoyen", É comme "Égalité", G comme "Guerrier", J comme "Jean-Jacques Rousseau".
Les années passent ; l’idéologie reste. Au début du XXe siècle, l’un de ces livrets utilise les lettres I et J pour...
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06/12 - Assurance-vie : pourquoi il faut opter pour une gestion pilotée dynamique
Il n’est nul besoin de souscrire un placement dédié à la retraite pour commencer à épargner en vue de ses vieux jours. De ce point de vue, l’assurance-vie est le complément idéal au plan d’épargne retraite (PER), apportant une souplesse bienvenue alors que ce dernier est bloqué jusqu’à la fin de la vie active.
Côté assurance-vie, la flexibilité est au rendez-vous et c’est bien ce qui en fait le produit financier préféré des Français. Avec un versement initial réduit à quelques centaines d’euros dans la plupart des contrats, la possibilité de mettre en place des versements programmés personnalisables à souhait et un vaste choix de supports financiers, elle s’adapte à tous les patrimoines et à tous les profils.
Mieux : il est possible de détenir plusieurs contrats, un par objectif par exemple (un pour la retraite, un pour se constituer un apport pour un achat immobilier, un pour les études des enfants…). Ce qui permet ensuite d’adapter leur gestion en fonction de l’horizon de temps de chaque projet.
Une chose est sûre : avec la retraite en ligne de mire, il est possible de mettre une dose de risque significative dans son allocation. Voilà qui peut faire peur ? C’est pourquoi les assureurs ont développé depuis une dizaine d’années des offres de gestion dite "pilotée", aussi appelée "gestion sous mandat". Sur le papier, le principe a tout pour plaire puisqu’il s’agit de confier son épargne à des professionnels afin qu’ils la fassent fructifier. Une solution idéale pour les personnes qui n’ont ni le temps ni l’envie...
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06/12 - Horlogerie : ces montres à la modernité intemporelle
Les modes passent, certaines montres demeurent. Leur design d’une élégance maîtrisée, la fiabilité des mouvements qui les anime, leur longévité ou, à l’inverse, leur modernité… Autant de critères qui les distinguent.
Icône parmi les icônes, la Tank de Cartier est née en 1917. La référence Tank Louis Cartier, elle, a vu le jour cinq ans plus tard, avec un profil légèrement modifié : un boîtier étiré, des brancards affinés, des angles adoucis. Déclinée désormais en grand modèle, elle s’équipe du mouvement manufacture 1899 MC, mécanique à remontage automatique.
Autre maison fidèle à sa rigueur stylistique, A. Lange & Söhne cultive une sobriété sans concession. Sa montre Saxonia Thin se distingue par son cadran en onyx noir, où seuls deux aiguilles et de fins index bâtons se détachent. Le boîtier, réalisé en or miel ou en platine, finement poli, abrite un mouvement mécanique à remontage manuel, prisé des puristes.Classic Origin Beige
C’est également un calibre à remontage manuel qui anime la Classic Origin Beige de Laurent Ferrier, horloger adepte d’un minimalisme maîtrisé. De forme galet en or rouge 5N, le boîtier dialogue harmonieusement avec le ton écru du cadran. Entre héritage et présent, ce garde-temps semble pensé pour traverser les époques.
C’est une impression similaire qui se retrouve chez Parmigiani Fleurier. La Tonda PF Micro-Rotor Stainless Steel & Rose Gold Stone Blue associe avec subtilité acier et or rose, illustrant la notion de "luxe privé" chère à Guido Terrni, qui dirige la maison. Il évoque la volonté...
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06/12 - Au musée du quai Branly, la fantastique saga des dragons d’Asie orientale
Le dragon originaire de Chine serait-il aux antipodes de l’imagerie malfaisante véhiculée par notre imaginaire occidental ? C’est en tout cas ce que nous raconte le nouveau parcours déroulé au musée du quai Branly - Jacques Chirac qui consacre une exposition à cette créature fantastique, dont les premières évocations en Asie orientale remontent au néolithique et continuent d’inspirer aujourd’hui les artistes de la culture populaire. Ici, depuis la nuit des temps, l’animal cracheur de feu aux intentions maléfiques qui nous est familier se présente, au contraire, en grand ordonnateur d’un monde harmonieux : "Il incarne l’énergie vitale universelle et l’élément aquatique, la terre dépend de sa toute-puissance pour recevoir les bienfaits du ciel", soulignent les trois commissaires du Musée national du Palais à Taïpei, qui ont orchestré avec Paris cette fascinante réunion d’objets et d’œuvres à découvrir jusqu’au 26 mars. Sont notamment montrées une centaine de pièces inédites, parmi lesquelles d’inestimables joyaux conservés par l’institution taïwanaise.
Le dragon commence sa gestation dans la culture de Hongshan, quelques milliers d’années avant notre ère, à travers des ornements funéraires en jade, retrouvés dans les sépultures d’illustres défunts. Sous la dynastie Shang, il joue déjà son rôle d’intercesseur auprès du ciel sur les premières inscriptions chinoises connues, et apparaît comme une figure centrale dans les croyances de la Chine ancienne, où il truste les motifs animaliers de vases rituels en bronze. Le voyage...
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06/12 - Budget de la Sécu : l’Assemblée rétablit la suspension de la réforme des retraites
Après avoir adopté vendredi la partie recettes du budget de la Sécurité sociale dans un scrutin à suspense, l'Assemblée y a réintroduit la suspension de l'emblématique réforme des retraites. Prochaine étape: le vote sur l'ensemble du texte mardi, avec un résultat très incertain. Ce budget "n'est pas parfait, mais il est le meilleur budget possible", a estimé le Premier ministre Sébastien Lecornu sur X, en invitant les députés à se prononcer la semaine prochaine "en conscience, pour l'intérêt général".
Les députés ont quasiment terminé l'examen des articles dans la nuit de vendredi à samedi, et l'achèveront mardi. Ils voteront dans la foulée sur la partie "dépenses" du texte, avant le vote sur l'ensemble du projet de loi. Une dernière discussion concernera l'article crucial sur l'objectif des dépenses de l'assurance maladie (l'Ondam).
La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a d'ores et déjà annoncé devant les députés son "objectif" de présenter un amendement portant une augmentation de "3 %" de ces dépenses (contre +2 % jusqu'ici). Et ce alors que beaucoup dénonçaient un objectif trop bas jusqu'ici, équivalent à une cure d'économies.
Dans la soirée vendredi, une mesure explosive du texte, le gel des pensions de retraite et des minima sociaux, a été largement rejetée par les députés, comme en première lecture. Elle avait été partiellement rétablie au Sénat. Ce même Sénat s'était opposé à la suspension de la réforme des retraites, prix de la non-censure du gouvernement de Sébastien Lecornu par les socialistes. Les...
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06/12 - Klimt, un artiste hors de portée sur le marché de l’art ?
Le 18 novembre dernier à New York, en vingt minutes, Sotheby’s a adjugé Le Portrait d’Elisabeth Lederer de Gustav Klimt au prix de 236,4 millions de dollars (204 millions d’euros). Ce tableau représentant la fille de son principal mécène devient ainsi la deuxième œuvre la plus chère jamais vendue aux enchères. Seul le Salvator Mundi de Léonard de Vinci a fait mieux puisqu’il avait été cédé pour 450 millions de dollars (environ 380 millions d’euros) en 2017. Deux autres tableaux de Klimt étaient présentés : une Prairie en fleur qui a trouvé preneur pour 86 millions de dollars (74,2 millions d’euros) et une Pente forestière à Unterach am Attersee, pour 68,3 millions de dollars (58,9 millions d’euros).
L’artiste de la Sécession viennoise - courant artistique né à la fin du XIXe siècle - a toujours été très cher, le précédent record de 85,3 millions de livres (98,9 millions d’euros) ayant été enregistré en 2023 à Londres pour La Dame à l’éventail. Autant dire que pour acheter un tableau de Klimt, il faut une fortune considérable.
L’amateur moins riche mais tout de même très aisé ne doit pas perdre tout espoir. Des dessins de l’artiste sont aussi régulièrement proposés, essentiellement à Vienne dans les maisons de ventes Dorotheum et im Kinsky, ou dans les galeries d’art. Ils sont plus abordables à défaut d’être bon marché. Comptez entre 50 000 euros et 200 000 euros pour les acquérir, certains d’entre eux dépassant même 500 000 euros. Et ces prix ne cessent de grimper...
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06/12 - Menaces sur les câbles sous-marins : la stratégie hybride de l’Otan pour sécuriser l’Internet mondial
Près de 99 % du trafic Internet mondial passe sous les océans, par le biais de câbles sous-marins. Ces liaisons, longues parfois de plus de 20 000 kilomètres, tapissent le fond des mers et sont la clé de voûte des communications planétaires. En tout, 1,7 million de kilomètres de câbles permettent d’assurer la connexion de milliards de personnes, et d’exécuter 10 000 milliards de dollars de transactions financières quotidiennement.
Or, ces câbles sont constamment endommagés. Ils sont menacés par les glissements de terrain et les tremblements de terres sous-marins. La faune et la flore océanique les détériorent. Les filets des pêcheurs les abîment. La plupart de la centaine d’incidents répertoriés chaque année sont involontaires ou d’origine naturelle. Mais, de plus en plus, ces câbles semblent pris pour cible par des saboteurs.
Depuis 2023, quatre incidents ont touché des câbles taïwanais, que le gouvernement de l’île, indépendante de facto mais revendiquée par la Chine, a attribués à Pékin. Entre novembre 2024 et janvier 2025, quatre liaisons posées dans la mer Baltique ont été endommagées, et depuis 2021, huit incidents suspects ont été signalés dans la zone euro-atlantique. Le think tank anglais Policy Exchange fait état de plus de 70 signalements de navires russes au comportement anormal près d’infrastructures maritimes critiques. Enfin, en septembre dernier, deux câbles reliant l’Asie et le Moyen-Orient ont été sectionnés dans la mer Rouge, les soupçons se portant vers le groupe de rebelles Houthis au Yémen....
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06/12 - Ses hôtels littéraires, ses trésors… Jacques Letertre, un bibliophile pas comme les autres
En septembre dernier, pour les auteurs se rendant au Livre sur la Place à Nancy, c’est à l’hôtel Stendhal qu’il fallait prendre une chambre. Y étaient descendus des vedettes de la rentrée (Sorj Chalandon ou Anne Berest), plusieurs jurés du prix Goncourt (Pierre Assouline, Tahar Ben Jelloun, Paule Constant) et même un Prix Nobel de littérature (J. M. G. Le Clézio). En marge du salon officiel, des conférences étaient organisées au Stendhal par son affable propriétaire, Jacques Letertre. Jacques Letertre ? Si son nom ne dit rien au plus grand nombre, il se transmet comme un sésame entre les initiés.
Président de la société des Hôtels Littéraires, Jacques Letertre est à la tête de cinq autres hôtels thématiques à travers la France, outre le Stendhal : le Swann, le Marcel Aymé et l’Arthur Rimbaud à Paris, le Gustave Flaubert à Rouen et l’Alexandre Vialatte à Clermont-Ferrand. Agé de 69 ans, le passionné y présente sous vitrine les lettres et livres rares qu’il a réunis tout au long de sa vie de bibliophile. Ne s’arrêtant pas à ça, et aimant transmettre les trésors qu’il a exhumés, l’hôtelier esthète est aussi apporteur de projets dans l’édition : on lui doit la réédition corrigée de Pyrénées et Corse de Flaubert en Folio, les savoureuses Lettres à Horace Finaly de Proust chez Gallimard ou les inédits Poèmes de minuit de Desnos chez Seghers. Ajoutons enfin à son crédit la création en 2015 du prix Céleste Albaret, qui réunit dans son jury la crème des proustiens (dont Jean-Yves Tadié et Antoine Compagnon) et affiche déjà un beau...
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06/12 - "Si Staline devait juger la présidence Poutine…" : l’éclairage du biographe William Nester
"Choisir ses victimes, préparer minutieusement ses plans, assouvir une vengeance implacable puis aller se coucher… Il n’est rien de plus doux au monde", disait Joseph Staline. Dans Joseph Stalin and the Art of Tyranny : One of History’s Most Feared Dictators (Frontline, 2025), William Nester, professeur au département de sciences politiques de l’université St. John’s à New York, explore la face la plus sombre de l’ancien tyran rouge, au sadisme aigu : "Il évitait d’assister aux séances de torture ou aux exécutions, mais il prenait un malin plaisir à entendre les récits de ses sbires sur les derniers instants de leurs victimes." Une plongée glaçante dans la dérive autoritaire et sanglante d’un homme décrit comme un travailleur acharné, dont les politiques ont causé la mort de millions de personnes, tuées par balles, famine, maladie ou travail forcé jusqu’à l’épuisement. Des méthodes qui ont inspiré d’autres dictateurs après lui. Un bourreau qui, malgré ce sinistre bilan, opère un retour en grâce dans la Russie du XXIe siècle.
Si Vladimir Poutine n’est pas un tyran au sens strict du terme, l’auteur de Putin’s Virtual War (Frontline, non traduit, 2020) estime que le parcours de Staline offre une grille de lecture du fonctionnement de l’actuel dirigeant russe. Deux hommes dont les obsessions expansionnistes ont pris le dessus sur les compétences économiques, quitte à conduire leur pays dans l’impasse. "Poutine aurait pu être un nouveau Pierre le Grand : il aurait pu ouvrir la Russie à l’Occident. Au lieu de cela,...
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05/12 - Donald Trump lauréat du premier "Prix de la paix" de la Fifa
"Un grand jour" : la cérémonie de tirage au sort du Mondial-2026 a débuté vendredi 5 décembre au Kennedy Center de Washington, sous l'égide de Donald Trump et très haute surveillance. "C'est un grand jour et c'est un sport formidable", a clamé le président américain sur le tapis rouge de la grande salle de spectacles de Washington qui accueille l'événement.
Donald Trump est ensuite allé s'asseoir au balcon en compagnie du président de la FIFA, Gianni Infantino, dont il est proche, et non loin du Premier ministre canadien Mark Caney et de la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum, co-organisateurs. Sur la scène, Gianni Infantino a fait applaudir les trois dirigeants. "C'est le plus grand événement que l'humanité ait jamais vu (...), cela va être stratosphérique", a-t-il déclaré avec emphase. Auparavant le ténor Andrea Bocelli avait entonné l'air "Nessun Dorma" ("Que personne ne dorme") tiré de l'opéra Turandot de Giacomo Puccini, sous les applaudissements du public.
En effet durant près de deux heures, c'est un véritable show qui va se dérouler dans l'imposante salle de spectacle située dans la capitale américaine, aux abords de laquelle un imposant dispositif de sécurité a été mis en place, obligeant les personnes accréditées à patienter parfois presque deux heures, sous la neige, pour y pénétrer. Cet évènement en mondovision constitue le premier temps fort de ce tournoi hors-normes organisé dans trois pays (Etats-Unis, Mexique, Canada), pour déterminer le parcours des 48 équipes - une première - lancées dans...
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05/12 - Comment l’IA assèche le monde de l’électronique : "Il y a un vrai retournement"
Dans la Mecque des bricoleurs informatiques, le quartier scintillant de néons de Akihabara, à Tokyo, au Japon, quelques geeks ont récemment vu apparaître des panonceaux peu ordinaires : des restrictions d’achat sur les disques durs et autres barrettes de mémoire vive (RAM), particulièrement utiles pour le stockage d’informations et la rapidité de traitement d’un ordinateur. Pas plus de huit articles dans le panier, signalent des affiches. Sur les sites spécialisés, les clients ont vite remarqué l’emballement : le prix de certaines RAM a crû de 500 %, celui de disques durs de 100 %. Tous les signes avant-coureurs d’une pénurie.
Quelques fabricants d’ordinateurs, comme Dell ou HP, l'ont confirmé sans détour ces dernières semaines : les prix vont grimper. Car ces composants représentent jusqu’à un cinquième de leur tarif final. Et la contagion pourrait s’étendre au-delà. Des smartphones aux véhicules modernes, en passant par les simples clés USB et les équipements médicaux : toute l’électronique mondiale a également besoin de ces pièces dédiées à la mémoire pour son bon fonctionnement. "Les appareils les plus touchés seront clairement les smartphones d’entrée de gamme à moins de 300 euros, mais chaque fabricant fixera sa stratégie en fonction de la variation du prix d’achat et sa capacité à bien négocier", a estimé un responsable de Motorola dans Le Parisien. La réaction d’Apple est très attendue. Que se passe-t-il au juste ?Le boom des puces HBM
La cause se trouve loin des étals d’Akihabara : dans les salles...
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05/12 - Ventes de livres : comment expliquer le mystère Olivier Marleix ?
Une fois n’est pas coutume, nous n’allons pas reparler pour la énième fois de Philippe de Villiers ni de Jordan Bardella. Ce n’est pas qu’on ne se passionne pas pour Populicide ou Ce que veulent les Français (parus chez Fayard), deux livres assurément majeurs, mais cette semaine une anomalie retient notre attention un peu plus bas dans le classement des essais. Entre Eric Zemmour, 7e avec La Messe n’est pas dite (Fayard encore) et Tony Estanguet, 9e avec Pour l’amour du sport (Calmann-Lévy), c’est Olivier Marleix qui est 8e avec Dissolution française (Robert Laffont).
On ne fera pas injure à feu Olivier Marleix, retrouvé pendu chez lui en juillet dernier, en affirmant qu’il était moins médiatique que Zemmour et Estanguet. Est-ce le mystère de sa disparition, comme en écho à celles, tout aussi tragiques et romanesques, de François de Grossouvre et de Pierre Bérégovoy, qui explique son succès posthume ? Sa mort avait suscité des conjectures complotistes. Il y a sans doute de cela, mais pas que. Avec son look façon Giscard 1974, Olivier Marleix ne manquait pas d’allure, se distinguant du débraillage actuel. Député depuis 2012, anciennement maire d’Anet, vice-président du conseil général d’Eure-et-Loir et président du groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale, il était estimé par ses pairs. Sous-titré "la fin du macronisme", Dissolution française est enfin un livre politique d’une grande lucidité qui confirme que Marleix, déjà auteur des Liquidateurs, ne manquait pas de talent comme essayiste. Avec 4 000...
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05/12 - BMW et le virage de la décarbonation : sa stratégie innovante face au tout-électrique
A quoi bon attendre la mise en place d’une réglementation critiquée de toute part ? Alors que les négociations sur le "paquet automobile" s’enveniment et que la Commission européenne tente de trouver un compromis sur la fin des ventes de véhicules à moteur thermique en 2035, BMW veut montrer la voie. Le groupe allemand vise désormais une réduction de 60 millions de tonnes de ses émissions de CO2 entre 2019 et 2035. Un effort sans équivalent dans l’industrie automobile européenne, qui s’accompagne d’une conviction forte : l’électrification des véhicules ne doit pas être l’alpha et l’oméga de la décarbonation. Il existe de nombreux autres leviers. Une philosophie appliquée tous azimuts par le constructeur. Avec des résultats.De vieux filets de pêche recyclés
Dans le laboratoire de l’Urban Colab, le centre d’incubation créé en 2021 par la capitale de la Bavière et le centre d’innovation de l’université technique de Munich (UnternehmerTUM) dont la présidente du conseil de surveillance, Susanne Klatten, est l’actionnaire majoritaire de BMW, de jeunes pousses imaginent déjà les matériaux de demain. Elles testent, produisent, épaulées par des experts industriels. Le Suisse Bcomp y présente ses fibres de lin destinées au renforcement des tissus ou à une meilleure absorption des vibrations. Tissés à l’image des veines d’une feuille d’arbre, les composites se révèlent aussi rigides et légers que la fibre de carbone. Avec à la clé une réduction de plastique jusqu’à 70 % selon les pièces, un gain de poids de 50 % et une...
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05/12 - Budget de la Sécu : l’Assemblée adopte les recettes et poursuit les débats, nouveau vote décisif en vue mardi
Du répit pour le gouvernement : l'Assemblée a adopté vendredi 5 décembre dans un scrutin à suspense la partie recettes du budget de la Sécurité sociale, malgré la division du camp gouvernemental, une issue qui permet aux débats de se poursuivre avant un autre vote crucial sur l'ensemble du texte mardi.
La chambre basse a adopté la partie recettes par 166 voix contre 140 et 32 abstentions, avec le soutien de Renaissance, du MoDem, du PS et des indépendants de Liot. L'alliance RN-UDR, LFI et les écologistes ont voté contre, quand LR et Horizons, membres du camp gouvernemental, se sont majoritairement abstenus.
Le scrutin a été marqué par une faible affluence pour un vote crucial : 239 députés sur 577 n'ont pas voté, dont des absents de marque comme Marine Le Pen (RN)- retenue par un enterrement selon son entourage-, Manuel Bompard (LFI), François Hollande (PS) et Michel Barnier (LR). Les groupes les plus fermement opposés au texte (RN, UDR, LFI) peuvent encore mobiliser plus de troupes. "Ca passe parce que le RN avait seulement 69 présents (sur 123 députés, NDLR), le vote d'aujourd’hui n'est pas reconductible" mardi, alerte un cadre macroniste.Succès temporaire
Le résultat serré est donc un avertissement pour le gouvernement. Mais aussi une forme de succès, même temporaire, après avoir multiplié les gestes d'ouverture en espérant faire passer le texte sans 49.3.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a lui salué "le travail de concertation" avec les forces politiques. Très présent dans l'hémicycle cette...
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05/12 - L’Union européenne inflige une amende de 120 millions d’euros à X
L'Union européenne a infligé vendredi 5 décembre une amende de 120 millions d'euros à X, le réseau social d'Elon Musk, au risque d'une nouvelle confrontation avec le président américain Donald Trump.
Avant même l'officialisation de cette décision, le vice-président américain J.D. Vance avait dénoncé la démarche européenne. "L'UE devrait défendre la liberté d'expression au lieu de s'en prendre à des entreprises américaines pour des foutaises", a-t-il lancé, s'attirant un message de remerciement d'Elon Musk.
L'amende contre X "n'a rien à voir avec de la censure", a répondu la vice-présidente de la Commission européenne chargée du numérique, Henna Virkkunen, interrogée par des journalistes. "Nous ne sommes pas là pour imposer les amendes les plus élevée, mais pour nous assurer que nos lois sur le numérique soient respectées".
Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a estimé vendredi que l'amende infligée par l'Union européenne à X, constituait une "attaque contre le peuple américain par des gouvernements étrangers". "L'amende de 140 millions de dollars infligée par la Commission européenne n'est pas seulement une attaque contre X, c'est une attaque contre toutes les plateformes technologiques américaines et le peuple américain par des gouvernements étrangers", a fustigé Marco Rubio sur X, en ajoutant que "l'époque de la censure des Américains en ligne est révolue".Première amende imposée à une plateforme dans le cadre du DSA
L'amende annoncée par Bruxelles est la première imposée à une plateforme dans le...
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05/12 - Sébastien Lecornu, la stratégie du silence : "Il a une méthode, mais c’est très secret"
Trois ans au ministère de la Défense, cela vous apprend à rester muet. Et comme Sébastien Lecornu avait déjà de bonnes dispositions en matière de discrétion, voici le Premier ministre en passe d’installer une méthode centrée sur un mot : le silence. S’il a beaucoup parlé ces dernières heures, ce fut directement aux députés, pour les convaincre d’adopter la partie recettes du projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Et, miracle, il est parvenu à franchir, ce vendredi 5 décembre, un obstacle qui se présentait mal : 166 voix pour, 140 contre.
Faudrait-il savoir tenir sa langue pour réussir ? Dans les jours qui précèdent, ceux qui soutiennent Sébastien Lecornu ont les nerfs à vif. A défaut d’avoir les oreilles pleines. A la fin novembre, les présidents de groupe Marc Fesneau (Modem) et Hervé Marseille (UDI) se rendent l’un et l’autre à Matignon : "Tu ne dis rien ! Tu ne préviens pas, même ceux qui te soutiennent."
Gabriel Attal, à la tête du groupe le plus important du socle commun, n’est pas mieux traité. L’ancien Premier ministre découvre l’abandon du 49.3 en regardant la télévision (au moins la présidente de l’Assemblée nationale, très directement concernée, en avait-elle été prévenue par un message à l’aube sur son portable) ; il apprend le dégel des pensions de retraite en entendant le chef du gouvernement répondre au socialiste Boris Vallaud ; il est informé de la hausse de la CSG sur le patrimoine en suivant les débats dans l’hémicycle. Son homologue à la tête du groupe LR, Laurent Wauquiez, est évidemment...
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05/12 - Netflix va racheter Warner Bros Discovery pour près de 83 milliards de dollars
Netflix, le géant du streaming, va racheter le studio de cinéma et de télévision Warner Bros Discovery pour près de 83 milliards de dollars au total, ont annoncé les deux entreprises américaines dans un communiqué commun vendredi 5 décembre. Cette acquisition, qui permet à Netflix d'acquérir un immense catalogue de films mais aussi le prestigieux service de streaming HBO Max, est la plus grosse opération de consolidation dans le domaine du divertissement depuis le rachat de Fox par Disney pour 71 milliards de dollars en 2019.
Paramount Skydance et l'opérateur Comcast étaient également en lice pour le rachat de Warner Bros Discovery (WBD), mais Netflix a proposé l'offre la plus élevée. La plateforme va verser 27,75 dollars par action à WBD, valorisant l'entreprise à 72 milliards de dollars, hors dette. Selon des médias américains, le conseil d'administration de Warner Bros Discovery souhaitait un chiffre autour de 75 milliards de dollars, hors dette.
En juin, WBD avait annoncé son intention de séparer ses divisions streaming et studios en deux sociétés distinctes cotées en Bourse. "Cette séparation devrait maintenant être achevée au troisième trimestre 2026, avant la finalisation de cette transaction", indique le communiqué. "Notre mission a toujours été de divertir", a commenté Ted Sarandos, directeur général de Netflix, cité dans le communiqué.
"En combinant l'incroyable bibliothèque de séries et de films de Warner Bros — des classiques intemporels comme Casablanca et Citizen Kane aux favoris modernes...
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05/12 - Europe, immigration… Ce que dit la nouvelle stratégie de défense nationale de Donald Trump
La vision de Donald Trump en matière de relations internationales expliquée en longueur. L’administration du président américain a publié, dans la nuit du jeudi 4 au vendredi 5 décembre, un document sur sa "stratégie de défense nationale". En 33 pages, ce texte rappelle les priorités du milliardaire républicain au niveau diplomatique. Alors qu’il se vante ces derniers temps du nombre de guerres qu’il serait parvenu à interrompre, Donald Trump expose ici sa volonté de ne pas intervenir dans de nouveaux conflits. "Les affaires d’autres pays ne sont notre préoccupation que si leurs activités menacent directement nos intérêts", précise ainsi le document."Réajuster" la présence américaine dans le monde
Les sympathisants de son mouvement Maga ("Make America Great Again") promeuvent justement généralement le fait de ne pas impliquer les États-Unis dans de nouveaux conflits guerriers. Lors de ses différentes campagnes présidentielles, Donald Trump a d’ailleurs souvent répété cette idée. Mais ses déclarations menaçantes depuis son retour au pouvoir – contre le Nigeria, le Groenland, le Canada… – ont parfois pu donner à sa base une impression inverse à cette logique.
Ici, dans ce plan, l’administration républicaine réaffirme finalement la volonté d’un "réajustement" de la présence militaire américaine dans le monde. Pour elle, il s’agit désormais de "répondre aux menaces urgentes sur notre continent" tout en mettant en œuvre "un éloignement des théâtres dont l’importance relative pour la sécurité nationale américaine a...
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05/12 - Allemagne : le Parlement donne son feu vert au projet controversé de nouveau service militaire
Le Bundestag a approuvé ce vendredi 5 décembre le maintien du service militaire basé sur le volontariat, au terme d’âpres débats au sein de la coalition sur le moyen de renforcer une armée en manque de recrues.
Les conservateurs (CDU-CSU) du chancelier Friedrich Merz souhaitaient au départ réintroduire une forme de conscription obligatoire pour les hommes et par tirage au sort, se heurtant à l’opposition du parti allié social-démocrate, de tradition plus pacifiste. La coalition a fini par s’entendre sur une version non-coercitive.
Le nouveau texte prévoit que tous les hommes de 18 ans pourront demander à faire un service militaire d’une durée minimum de 6 mois. Ils devront auparavant passer un examen médical et remplir un questionnaire sur leur disponibilité et leur volonté de servir dans l’armée. Les femmes pourront aussi s’inscrire sur la base du volontariat.
Ces dispositions seront introduites à partir de mi-2027, a précisé un communiqué du ministère de la défense, sous réserve de l’acceptation par le Bundesrat, la chambre haute du parlement allemand.Un service volontaire… "si tout se passe bien"
Cette mesure doit permettre d’augmenter le nombre de volontaires, alors que le chancelier Friedrich Merz a selon ses termes pour ambition de bâtir l’armée conventionnelle la "plus puissante d’Europe"...
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05/12 - La base abritant les sous-marins nucléaires français survolée par des drones
Plusieurs drones ont survolé dans la soirée du jeudi 4 décembre la base sous-marine de l’Île Longue (Finistère), qui abrite les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) de la dissuasion nucléaire française, a appris l’AFP auprès de la gendarmerie.
Cinq drones ont été détectés techniquement jeudi soir, vers 19h30, au-dessus de la base, qui borde la rade de Brest. Un dispositif de lutte anti-drones et de recherches a été mis en place. Le bataillon de fusiliers marins, qui assure la protection de la base, a effectué plusieurs tirs anti-drones, selon la même source."Aucun lien avec une ingérence étrangère" établi
Une enquête judiciaire va être ouverte vendredi par le parquet militaire de Rennes, a indiqué à l'AFP la préfecture maritime de l'Atlantique. "Les infrastructures sensibles n'ont pas été menacées" par ce survol, a toutefois précisé le capitaine de frégate Guillaume Le Rasle, porte-parole de la préfecture maritime.
"Il est trop tôt pour caractériser" l'origine des drones, a précisé Guillaume Le Rasle. Il a cependant estimé que ces vols au-dessus de la base sous-marine de l'Île Longue avaient "pour objectif d'inquiéter la population".
Aucun drone n'a été abattu ni de pilote identifié lors du survol de la base abritant les sous-marins de la dissuasion nucléaire française, dans la rade de Brest (Finistère), a indiqué vendredi à l'AFP le parquet de Rennes. "Aucun lien avec une ingérence étrangère n'est donc fait", a précisé le procureur Frédéric Teillet, en précisant que les fusiliers marins avaient "procédé...
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05/12 - Quand l’IA fait douter les complotistes, par Gérald Bronner
Il ne fait pas de doute que l’intelligence artificielle peut amplifier les flux de crédulité qui fragilisent déjà nos démocraties. Plusieurs études montrent comment elle peut servir, sous la forme de bots malveillants, à déstabiliser les opinions publiques en diffusant massivement sur les réseaux sociaux des fausses informations à grande échelle, avec un raffinement psychologique inquiétant. Par ailleurs, la profusion de textes, d’images et aujourd’hui de vidéos artificielles indistingables de productions réelles sont de nature à promouvoir le scepticisme opportuniste, c’est-à-dire le fait de croire ou de ne pas croire selon nos préférences.
Mais pourquoi ne pas signaler un ensemble de publications qui montrent comment ChatGPT et les autres grands modèles de langage peuvent aussi être convoqués contre la démocratie des crédules ? Depuis plusieurs mois, des chercheurs comme David Rand, Gordon Pennycook ou encore Tom Costello multiplient les publications qui montrent que c’est une méthode efficace pour faire douter les croyants de la solidité de leur citadelle mentale. Il suffit de faire dialoguer un individu avec une IA sur une croyance conspirationniste à laquelle il adhère… et le niveau de croyance diminue et de façon durable ! Le croyant ne devient pas soudainement un être de pure rationalité mais, du moins, il se passe quelque chose. Et l’effet a pu être mesuré aussi bien avec des climatosceptiques qu’avec des antivaccins.IA infatigables
La question est : pourquoi ça marche ? Y répondre donne des...
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05/12 - Budget 2026 : ces milliards de recettes fiscales qui ont disparu lors de l’examen au Sénat
Ils vont continuer à examiner la suite du budget de l’État. Jeudi 4 décembre, les sénateurs ont adopté le volet "recettes" du projet de loi de finances (PLF) pour 2026, à 198 voix contre 105. Un vote dont s’est réjoui le gouvernement, représenté par le ministre de la Fonction publique, David Amiel, dans l’hémicycle sénatorial. "Parce que, chacun le sait, en l’absence de budget, nous serions tous condamnés au pire, c’est-à-dire à assister, impuissants, à l’explosion des déficits", a-t-il exposé, devant les parlementaires. Néanmoins, la version adoptée par le Sénat demeure très éloignée des objectifs de réduction du déficit tracés par Sébastien Lecornu.L’effort demandé aux entreprises allégé…
Le Premier ministre, qui tablait initialement sur une trentaine de milliards d’économies dans le cadre de l’examen du budget au Parlement, voit en effet une partie des nouvelles recettes fiscales prévues dans ce PLF disparaître après l’adoption de cette première partie du texte au Sénat. Au total, près de 8 milliards d’euros de nouvelles rentrées d’argent ont été supprimés par les élus du palais du Luxembourg. La chambre haute, à majorité de droite et du centre, n’a pas hésité à revenir sur plusieurs dispositions emblématiques, concernant notamment l’imposition de nouvelles taxes sur les entreprises.
Dans le détail, la taxe sur les holdings familiales, conçue par le gouvernement comme une sorte d’alternative à la controversée taxe Zucman, a été complètement revue par les sénateurs. Loin du milliard espéré par Matignon, cette nouvelle mouture...
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05/12 - Horlogerie : découvrez ces montres dotées de mécanismes d’exception
Plusieurs manufactures valorisent la haute horlogerie à travers des créations exceptionnelles. La Quête du Temps, l’horloge de Vacheron Constantin récemment exposée au Louvre, mérite tous les superlatifs : 7 années de développement ; pas moins de 23 complications et 6 293 composants ; un automate actionné par 158 cames ; 15 demandes de brevets, dont 7 à caractère horloger. Sans oublier la réunion de multiples métiers d’art : sertissage de pierres précieuses ; marqueteries de nacre et de pierres dures ; émail grand feu ; guillochage ; gravures ; sculpture en bronze coulé ; peinture miniature sur verre…Naissance d’une Montre 3
Une autre œuvre singulière résulte du travail commun de 80 artisans de la Chronométrie Ferdinand Berthoud et de Chopard. Naissance d’une Montre 3 expose le troisième chapitre d’un projet à la fois horloger et patrimonial. Cette édition limitée de 11 exemplaires, inspirés de la montre de poche astronomique N°3 de Ferdinand Berthoud, a nécessité 11 000 heures de travail pendant 6 ans. L’exploit réside dans la fabrication des 747 composants sans assistance numérique, à la main ou à l’aide d’outils traditionnels. Certifié "Chronomètre" par le COSC (Contrôle officiel suisse du chronomètre), ce garde-temps fonctionne avec force constante par fusée et chaîne, balancier bimétallique et aiguille des secondes centrale.Star Legacy Suspended Exo Tourbillon Château de Versailles
La marque Montblanc, de son côté, rend hommage au bal masqué le plus célèbre de France, "Le bal des Ifs", dans sa série limitée...
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05/12 - Guerre en Ukraine : Emmanuel Macron appelle à accroître "la pression sur l’économie russe"
Alors que les discussions diplomatiques sur le conflit en Ukraine se poursuivent, Vladimir Poutine n’a montré aucun signe d’assouplissement jeudi 4 décembre, à l’occasion d’un déplacement en Inde. Le président russe a estimé que les négociations en cours étaient "complexes", mais qu’il fallait s’y "engager" plutôt que de les entraver, dans un entretien diffusé par une chaîne de télévision indienne. "Parvenir à un consensus entre des parties en conflit n’est pas chose aisée, mais je crois que le président Trump s’y emploie sincèrement", a-t-il dit selon des propos traduits par India Today. "Je pense que nous devons nous engager dans cet effort plutôt que d’y faire obstruction", a-t-il ajouté, faisant allusion aux Européens que Moscou accuse de vouloir empêcher un accord. Dans une adresse télévisée, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a de son côté assuré que son pays était "prêt à faire face à toute éventualité".
Les infos à retenir
⇒ Emmanuel Macron appelle à accroître "la pression sur l’économie russe"
⇒ Vladimir Poutine dit qu'il va continuer de "livrer du pétrole sans interruption" à l'Inde
⇒ Friedrich Merz en Belgique pour "convaincre" Bart De Wever sur les avoirs russes gelésDe nouvelles discussions entre Ukrainiens et Américains prévues ce vendredi à Miami
De nouveaux entretiens entre Ukrainiens et Américains sont prévus ce vendredi à Miami en Floride pour discuter du plan américain visant à mettre fin à la guerre avec la Russie, a indiqué à l'AFP un responsable à Kiev.
"Oui, une nouvelle réunion est attendue...
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05/12 - Livres : qui était vraiment Cyrano de Bergerac ?
Quand on pense à Cyrano de Bergerac apparaît le visage de Gérard Depardieu, alors au faîte de sa gloire. L’ancienne icône du cinéma français a depuis pris du plomb dans l’aile. Surtout, il n’est pas inutile de rappeler que le film de Rappeneau ne raconte pas du tout qui était Cyrano : c’est une adaptation de la célèbre pièce de Rostand. Malgré son talent et sa postérité, ce texte de 1897 prend beaucoup de liberté avec le destin d’un diable d’homme ayant vécu de 1619 à 1655.
Bien que Gérard de Cortanze écrive en romancier et se revendique de la fiction, il rétablit quelques vérités dans le livre qu’il consacre à l’intenable libertin. Savinien de Cyrano vient de la vallée de Chevreuse, et non du Périgord. Quand il débarque tout jeune à Paris, c’est un chien fou dans un jeu de quilles. L’Académie française, nouvellement fondée en 1635, ne suffit pas à canaliser la bohème littéraire. Les duels déciment les gandins de bonne famille. Provocateur, bretteur, Cyrano sort son épée plus souvent qu’à son tour. Il n’a pas le temps de respirer que la Fronde explose en 1648 : c’est cette fois sa plume qu’il agite, en signant des mazarinades.
Menant la mauvaise vie, Cyrano souffre de la syphilis. Il n’en a plus pour longtemps (il mourra à 36 ans). La Terre ne lui suffit pas. Initié à l’alchimie et rêvant des étoiles, il imagine Les Etats et Empires de la Lune, qui, deux siècles avant Jules Verne, préfigurent la science-fiction. S’il est né après le cardinal de Retz, et juste avant La Fontaine et Molière, n’est-ce pas surtout de Galilée...
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05/12 - Irlande : nouvelle incursion suspecte de drones lors de l’arrivée de Volodymyr Zelensky
Nouvelle alerte de sécurité dans le ciel européen. Tandis que les cas de survols de drones inconnus se multiplient sur le Vieux Continent depuis septembre, un nouvel épisode de ce type a eu lieu en Irlande, en début de semaine. Mais cette fois, l’affaire est évoquée avec encore plus de gravité. La raison ? L’avion du président ukrainien Volodymyr Zelensky, arrivé lundi 1er décembre à Dublin pour y rencontrer les dirigeants du pays, venait d’atterrir à l’aéroport de la capitale irlandaise quand l’incident est survenu.Des drones sur la trajectoire prévue de l’avion de Zelensky
Que s’est-il passé précisément ? La presse irlandaise révèle que plusieurs drones - quatre ou cinq selon les sources – ont donc été repérés au large de Dublin. Plus inquiétant : comme l’explique le site web local The Journal, ces mystérieux engins ont été détectés dans la zone d’exclusion aérienne mise en place par les autorités du pays pendant la visite de Volodymyr Zelensky. L’avion du dirigeant a atterri en avance vers 23 heures, soit juste avant que les drones ne soient localisés… sur la trajectoire de l’appareil, à l’heure de passage initialement prévue par le plan de vol. Un bateau appartenant à la marine irlandaise, présent dans la zone, a ensuite été à son tour survolé. Le navire n’a pas pu intervenir pour neutraliser les drones.
D’après plusieurs sources interrogées par l’Irish Times, le président ukrainien n’aurait pas été véritablement mis en danger par ces machines. Les autorités s’orienteraient en priorité vers l’hypothèse d’une volonté...
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05/12 - Placements : améliorez votre pension grâce aux SCPI
Après quelques années de collecte exceptionnelle, les SCPI (Société civile de placement immobilier) ont désormais moins la faveur des épargnants. Pourtant, elles demeurent un formidable placement retraite, puisqu’elles permettent de toucher des revenus réguliers dans le temps. Pour cela, leurs gestionnaires investissent dans l’immobilier tertiaire (bureaux, commerces, hôtels…), assurent la gestion locative du parc et reversent une quote-part des loyers encaissés aux porteurs de parts.
De surcroît, les SCPI sont très accessibles, car il suffit de quelques centaines d’euros pour débuter un investissement. Elles déchargent aussi les souscripteurs de tout souci de gestion, un atout considérable pour éviter des problèmes locatifs une fois à la retraite.
Enfin, elles permettent une diversification bien plus large qu’un investissement en direct. Ce placement est donc moins risqué et, surtout, vous garantit de percevoir un revenu même en cas de tempête immobilière, car il est peu probable que tous les locataires d’une SCPI fassent défaut en même temps. Cerise sur le gâteau : leur rentabilité est intéressante, puisqu’en moyenne, elles ont rapporté 4,72 % en 2024, selon l’Institut de l’Epargne Immobilière et Foncière (IEIF).
En pratique, il faut toutefois choisir les bonnes SCPI, c’est-à-dire celles qui répondent à une problématique retraite. L'offre est très large, d’autant que, ces cinq dernières années, beaucoup de sociétés de gestion se sont lancées sur ce créneau tandis que les plus anciennes ont créé des nouveaux...
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05/12 - "Momie", l’exposition-événement qui donne autant à voir qu’à réfléchir
Difficile de ne pas penser immédiatement à lui en entrant dans la pénombre de l’exposition "Momies" qui se tient au Musée de l’Homme à Paris jusqu’au 26 mai 2026. Lui, c’est Rascar Capac, l’empereur inca tout droit sortie de l’album de Tintin, Les Sept boules de cristal, venant hanter les nuits du détective à la houppette après avoir disparu de sa vitrine un soir d’orage. Mes collègues des journaux artistiques (ne citons pas de titre) écriront qu’ils ont, eux, immédiatement pensé au Cri d’Edvard Munch. Parce que la momie de l’homme Chachapoya, merveilleusement conservée avec sa position presque fœtale – genoux et coude contre le torse – et son expression fascinante – les orbites des yeux creuses, sa bouche ouverte qui lui donnent un air plaintif -, aurait croisé le regard du célèbre peintre norvégien lors de l’exposition universelle de 1889 à Paris où elle se trouvait exposée (la momie, pas la toile). Cela s’appelle une "conjecture".L’homme de Chachapoya au centre de l’exposition "Momies" qui se tient au Musée de l’Homme actuellement.
Revenons alors à Tintin dont l’album figure en bonne place dans la salle ouvrant l’exposition au même titre que des affiches de films (Le retour de la momie), des publicités (pour le savon Palmolive), des jouets (Lego), des disques et même des… bonbons. "On a rassemblé un peu tous les clichés", s’amuse Pascal Sellier, directeur de recherche émérite au CNRS, l’un des deux responsables scientifiques de l’événement. "Muséalement" parlant il faudra s’interroger sur cette mode très 2025...
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05/12 - Sous-marins nucléaires : menacé par Donald Trump, le pacte Aukus avec l’Australie finalement approuvé
L’Australie peut pousser un soupir de soulagement. Le Pentagone a réaffirmé jeudi 4 décembre l’engagement de Washington dans le pacte militaire Aukus conclu avec Londres et Canberra au détriment de la France, qui prévoit notamment la vente à l’Australie de trois sous-marins d’attaque à propulsion nucléaire.
Ce pacte avait été signé par Washington en 2021, sous l’administration de Joe Biden, avec le Royaume-Uni et l’Australie afin de chercher à juguler l’influence de la Chine dans le Pacifique. L’administration du président Donald Trump a toutefois demandé en juin un réexamen de l’accord, déclenchant des inquiétudes côté australien.
Au terme de cinq mois d’examen, le Pentagone a conclu que le pacte était "en accord avec la politique 'Amérique d’abord' du président Trump", a déclaré jeudi le porte-parole du Pentagone Sean Parnell dans un communiqué. "Conformément aux directives du président Trump selon lesquelles Aukus doit progresser 'à plein régime', le passage en revue a identifié des opportunités pour placer Aukus sur les bases les plus solides possibles", a-t-il ajouté, sans donner plus de précisions.Défis techniques
Selon Joe Courtney, élu du Connecticut particulièrement impliqué dans ce dossier, l’examen a permis de vérifier que "ce plan s’accorde avec la défense des intérêts de notre pays en termes de sécurité nationale". "Il est important de noter que l’accord Aukus de 2021 a survécu à trois changements de gouvernement dans les trois pays et reste toujours solide", a-t-il souligné dans un communiqué.
Le projet...
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05/12 - Emploi : la flexisécurité danoise, ce modèle dont la France devrait s’inspirer
Vu de France, on a coutume de dater le modèle danois de la flexisécurité, unique en son genre, du début des années 1990. A l’époque, l’Etat scandinave traverse une passe difficile marquée par une inflation anormalement élevée et un taux de chômage de plus de 10 %. "Le système d’indemnisation était généreux, ce qui réduisait fortement l’incitation à reprendre un travail", relate Michael Svarer, professeur d’économie à l’Aarhus University, la deuxième plus grande université du pays. Après la perte d’un emploi, un salarié pouvait toucher l’assurance chômage pendant sept ans. Le gouvernement décide de serrer la vis, en réduisant progressivement cette période d’indemnisation.
Une étape de plus vers la flexisécurité, dans un processus qui a pris plusieurs décennies. "L’évolution vers le modèle actuel a été progressive", reconnaît Michael Svarer. Pour que la recette fonctionne, trois ingrédients, que les économistes qualifient parfois de "triangle d’or", sont indispensables : flexibilité, sécurité et politique de l’emploi active.Les emplois ne sont pas protégés, au contraire des employés
Le premier concerne les employeurs et la possibilité qui leur est offerte de licencier simplement. Au Danemark, même un poste dit "permanent", à la manière d’un CDI en France, est susceptible d’être supprimé du jour au lendemain. "Un professeur à l’université, par exemple, peut se voir signifier son licenciement en quelques jours, ce qui serait inconcevable dans des pays comme l’Allemagne ou la France", raconte Janine Leschke, maître de conférences...
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05/12 - "Ils se jouent de nous" : face aux pourparlers russo-américains, la grande méfiance des Européens
Ces pourparlers vont-ils vraiment aboutir ? Les États-Unis se montrent proactifs ces dernières semaines pour tenter de mettre un terme à la guerre en Ukraine, menée par le Kremlin depuis désormais près de quatre ans. Après le déplacement en Russie de Steve Witkoff et Jared Kushner, les émissaires de Donald Trump, plus tôt dans la semaine, de nouvelles discussions doivent avoir lieu entre les parties américaine et ukrainienne ce vendredi 5 décembre, en Floride (États-Unis), précise le Wall Street Journal. Mi-novembre, l’administration du président républicain avait également présenté un plan de paix en 28 points, sur le modèle de celui signé au Proche-Orient, comme cadre de ces négociations. Cette proposition reprenait un certain nombre de revendications de Moscou, ce qui avait suscité l’inquiétude des Européens.Préoccupations européennes
Laissés à l’écart des échanges, les dirigeants des États du Vieux Continent n’ont pas vu leurs doutes se tarir à la lumière des derniers développements. Au contraire : leur méfiance à l’égard du pouvoir américain sur le dossier ukrainien a rarement paru aussi grande. Ce jeudi, le quotidien allemand Der Spiegel a révélé une série de notes secrètes, issues d’une réunion par téléphone de plusieurs chefs d’État et de gouvernement européens. Les principales puissances des 27 étaient représentées lors de cet appel, tenu lundi. Ces échanges traduisent de vives préoccupations vis-à-vis du cadre diplomatique imposé par Washington pour mener les tractations avec Kiev et Moscou.
Le président français...
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05/12 - Budget de la Sécu : l’Assemblée adopte une hausse de la CSG sur le capital remaniée par l’exécutif
Au bout d’un long débat parfois tendu, l’Assemblée a adopté jeudi 4 décembre une version amoindrie de la hausse de la CSG sur le patrimoine, par un amendement du gouvernement excluant entre autres les PEL, assurances vie et revenus fonciers.
L’amendement voté lors de l’examen du projet de budget de la Sécurité sociale réécrit une mesure venue de la gauche pour augmenter la Contribution sociale généralisée sur les revenus du capital, clivante pour la droite. La nouvelle mouture exclut plusieurs catégories, faisant passer le rendement initialement attendu de 2,8 milliards à environ 1,5 milliard selon le gouvernement.
"Les revenus tirés de la location sous toutes ses formes ne sont pas touchés, tous les revenus fonciers sont exclus, tous les revenus issus des contrats d’assurance vie sont exclus, toutes les plus-values immobilières sont exclues", a énuméré la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, citant également "les intérêts et les primes des PEL" et "celles des plans d’épargne populaire". "Nous préservons toute l’épargne populaire", a-t-elle résumé. "Sous prétexte de vouloir soi-disant épargner les petits épargnants, on épargne les gros", a rétorqué Yannick Monnet (PCF), pointant un rendement deux fois moins important que prévu."Un amendement de compromis"
A gauche, la France insoumise s’est abstenue, tandis qu’écologistes et PS ont majoritairement voté pour. La mesure a été votée par 177 voix contre 84, avec le soutien des députés Renaissance, MoDem, et Liot. 92 députés se sont abstenus, dont 36 au...
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05/12 - L’actu à La Loupe : la question des élections au cœur des négociations entre Russes et Ukrainiens
Les rencontres clés se sont multipliées cette semaine autour de la guerre en Ukraine. D’abord, Emmanuel Macron recevait pour la deuxième fois en quinze jours le président Volodymyr Zelensky. Le président de la République s'est montré mesuré : "Pour le plan de paix complet, il faudra l’Ukraine autour de la table, la Russie autour de la table et les Européens autour de la table, donc ce n'est pas encore maintenant". "Nous devons également veiller à ce que le Russie n'ait pas l’impression d’obtenir une récompense pour cette guerre" a ajouté le président ukrainien.
Au même moment, une délégation ukrainienne se trouvait aux Etats-Unis, pour échanger avec le secrétaire d’Etat Marco Rubio. Puis, c’était au tour de Steve Witkoff, l’émissaire américain, d’être reçu à Moscou par Vladimir Poutine, qui a refusé le plan présenté, précisant que "les Européens n'ont pas de programme de paix, ils sont du côté de la guerre".
C’est donc une semaine décisive pour les négociations qui vient de s’écouler, alors que le plan russo-américain présenté le 21 novembre avait choqué l’Europe et l’Ukraine. Chaque point est depuis largement discuté : qu’il s’agisse des territoires occupés, des forces de sécurité garantes de la paix, des avoirs russes gelés... ou encore de la tenue d’élections en Ukraine... Un point crucial sur lequel nous éclaire Paul Véronique, journaliste au service Monde de L’Express.
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05/12 - Quelle conjoncture pour l’Europe en 2026 ? Les prévisions peu optimistes de Florence Pisani
Madrid-Paris-Bruxelles. Après avoir jonglé avec les annulations d’Eurostar, Florence Pisani a fini par arriver dans la capitale européenne, camp de base des équipes de Candriam. Directrice de la recherche économique mondiale de cette société de gestion, elle revient d’Espagne avec une impression mitigée. Sur place, ses interlocuteurs lui ont fait part de la difficulté à se loger dans la région madrilène, tant les prix ont flambé sous la pression d’une immigration aisée venue d’Amérique latine. Au point de créer un décalage entre le ressenti de la population et les statistiques flatteuses de l’activité économique. Cette vitalité devrait se prolonger en 2026. Au-delà, rien n’est moins sûr.
"Le plan de relance NextGenEu [NDLR : des prêts et subventions de l’Union européenne consentis pendant la crise Covid] bénéficie surtout aux Etats du Sud et explique une partie de leur surperformance. Les PIB de l’Espagne et du Portugal devraient ainsi progresser de 2 % l’an prochain", estime Florence Pisani. Avant de nuancer : "C’est la dernière vague, car ce programme prend fin dans un an. Les économies des pays méditerranéens, dont la croissance a été en partie tirée par ces fonds européens, vont donc ralentir en 2027". En Italie, la fin du "superbonus", une subvention très généreuse à la rénovation énergétique des logements, pèse déjà sur l’investissement résidentiel. "Grâce à NextGenEU, la construction non résidentielle augmente encore un peu. Mais l’investissement en équipement des entreprises peine à repartir et la...
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04/12 - Les Etats-Unis vont déployer des drones kamikazes au Moyen-Orient, inspirés d’un modèle iranien
C’est un objet volant triangulaire, devenu tristement célèbre pour son utilisation répétée contre des villes ukrainiennes par la Russie. Les Etats-Unis vont s’inspirer des drones iraniens à bas coût Shahed-136, pour concevoir leur propre unité de drones kamikazes - la première déployée au Moyen-Orient.
Cette annonce s’inscrit dans la stratégie du secrétaire de la Défense américain, Pete Hegseth, baptisée "Domination par les drones", "visant à acquérir ces systèmes aériens bon marché fabriqués par des entreprises américaines et rapidement déployables sur le terrain", explique le Wall Street Journal. Cette initiative vise à relancer le développement de l’arsenal du Pentagone, tout en simplifiant les procédures d’achat.
C’est en effet l’une des leçons de la guerre qui se déroule actuellement aux portes de l’Europe : les conflits actuels et de demain auront un important recours à ces objets volants - rudimentaires certes, mais efficaces, reproduisibles rapidement et surtout, à moindre coût financier. "L’objectif est d’équiper chaque unité de l’armée de terre de petits drones d’attaque unidirectionnels d’ici la fin 2026", précise le WSJ.Alternative bon marché
Le 3 décembre 2025, le Commandement central des Etats-Unis (CENTCOM) a ainsi lancé un groupe de travail, la Task Force Scorpion Strike, ayant pour but le déploiement de cette unité de drones d’attaques unidirectionnels (c’est-à-dire, conçus pour atteindre une cible spécifique, et délivrer une charge explosive). Ces drones FLM 136, appelés aussi LUCAS (acronyme en anglais...
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04/12 - Au Groenland, la leçon de résistance du Danemark face à l’ogre Donald Trump
Chez les Inuits, le sens de l’humour relève de la politesse. N’en avoir aucun contrevient à la norme sociale, tout comme la mauvaise humeur, très mal vue. Pour les 57 000 habitants du Groenland, le comique, les fous rires, mais aussi les moqueries sont un mode de communication. Dans Les derniers rois de Thulé (1953), le géographe Jean Malaurie décrit une scène à l’intérieur d’un igloo où l’exubérance joyeuse contraste avec la rigueur glaciale de l’extérieur. La langue locale, le kalaallisut, est elle-même propice aux plaisanteries en raison de ses mots à rallonge. Une prononciation approximative est du plus bel effet comique. Ainsi "tukalaarivugut" ("Nous nous reverrons") peut facilement s’entendre "tutilaarivugut" ("La prochaine fois, nous dormirons sous la même couverture"). Mais, avec Donald Trump, fini de rigoler !Dans l'Atlantique Nord, un territoire géant convoité par Washington.
Depuis son retour à la Maison-Blanche, le président "Maga" multiplie les coups de pressions sur le Groenland, où Washington possède une base aérienne depuis la Seconde Guerre mondiale – devenue, récemment, une base militaire d’observation spatiale. Cette hostilité, Mette Frederiksen ne l’a pas vu arriver. Depuis six ans pourtant, Donald Trump annonce son intention d’acquérir l’immense île – quatre fois la superficie de la France. L’ancienne colonie danoise, devenue semi-autonome en 2009, est "essentielle à la sécurité des Etats-Unis", déclare-t-il en 2019. Lorsque la Première ministre danoise qualifie l’idée d’absurde, c’est...
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04/12 - L’Occident va-t-il basculer ? L’alerte du président finlandais Alexander Stubb
Le monde a davantage changé au cours des quatre dernières années qu’au cours des trente années précédentes. Nos fils d’actualité regorgent de conflits et de tragédies. La Russie bombarde l’Ukraine, le Moyen-Orient est en ébullition et des guerres font rage en Afrique. Alors que les conflits se multiplient, les démocraties semblent être en déclin. L’ère de l’après-guerre froide est révolue. Malgré les espoirs qui ont suivi la chute du mur de Berlin, le monde ne s’est pas uni pour embrasser la démocratie et le capitalisme de marché. Les forces qui étaient censées rassembler le monde – le commerce, l’énergie, la technologie et l’information – le divisent désormais.
Nous vivons dans un nouveau monde en proie au désordre. L’ordre libéral fondé sur des règles qui a vu le jour après la fin de la Seconde Guerre mondiale est en train de mourir. La coopération multilatérale cède la place à une concurrence multipolaire. Les transactions opportunistes semblent primer sur la défense des règles internationales. La concurrence entre les grandes puissances est de retour, la rivalité entre la Chine et les États-Unis définissant le cadre géopolitique. Mais ce n’est pas la seule force qui façonne l’ordre mondial. Les puissances moyennes émergentes, notamment le Brésil, l’Inde, le Mexique, le Nigeria, l’Arabie saoudite, l’Afrique du Sud et la Turquie, sont devenues des acteurs qui changent la donne. Ensemble, elles disposent des moyens économiques et du poids géopolitique nécessaires pour faire pencher l’ordre mondial vers la stabilité ou...
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04/12 - "Sleepy Donald" : après s’être moqué de Joe Biden, Trump aussi pique du nez en pleine réunion
Après "Sleepy Joe" - le surnom donné à l’ex-président Joe Biden pour ses moments d’absences en plein débat, ou sa capacité à s’assoupir lors de réunions publiques - va-t-on s’habituer à voir Donald Trump piquer un somme en plein conseil des ministres ? C’est ce qui est arrivé, mardi 2 décembre, au président américain, et peu plus tôt, le mois dernier, lors d’une réunion dans le bureau Ovale - lui valant le joyeux surnom de "Dozy Don" (le Donald somnolent).
Une situation d’autant plus cocasse que le président, qui fêtera ses 80 ans en juin prochain, a ouvert la réunion de mardi en fustigeant un article du New York Times s’interrogeant sur sa santé et remarquant qu’il était moins actif que lors de son premier mandat, en 2017. Le journal souligne que le milliardaire a réduit son nombre d’apparitions publiques ou de déplacements dans le pays, et que son agenda a été allégé, avec un programme se déroulant plutôt l’après-midi. L’article attire également l’attention sur un IRM passé en octobre."Plus vif qu’il y a 25 ans"
Mais pour Donald Trump les journalistes à l’origine de cette enquête sont "complètement fous". "Je vous le dirai quand quelque chose n’ira pas", a-t-il assuré, disant se sentir "plus vif qu’il y a 25 ans". Une tirade qui semble avoir vidé Donald Trump de son énergie pour le reste de l’après-midi… Ce dernier ayant commencé à piquer du nez environ quinze minutes après, selon CNN.
Sur les images de la télévision américaine, on le voit ainsi fermer les yeux pendant de longues minutes, à plusieurs reprises. Y compris...
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04/12 - Empoisonnement au Novitchok : Vladimir Poutine porte la "responsabilité morale" de la mort d’une Britannique
Le Royaume-Uni a convoqué jeudi 4 décembre l’ambassadeur russe et sanctionné l’intégralité du renseignement militaire de ce pays après qu’une enquête a conclu à la "responsabilité morale" du président Vladimir Poutine dans la mort d’une Britannique, empoisonnée au Novitchok en 2018.Moscou a toujours nié être impliqué
Dawn Sturgess, mère de famille de 44 ans, est décédée en juillet 2018 en Angleterre, quelques mois après la tentative d’empoisonnement de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia, qui ont eux survécu. L’affaire avait provoqué une crise diplomatique entre la Russie et le Royaume-Uni, et des expulsions réciproques de diplomates, un fait sans précédent depuis la fin de la Guerre froide. Moscou a toujours nié être impliqué.
Dawn Sturgess est la "victime innocente d’une tentative d’assassinat menée par des agents d’une organisation étatique russe dans les rues de Salisbury", ville du sud-ouest de l’Angleterre, a conclu Anthony Hugues, président de l’enquête indépendante qui rendait ses conclusions jeudi.
Le ministère britannique des Affaires étrangères a annoncé dans la foulée avoir convoqué l’ambassadeur russe, Andreï Kelin, et infligé des sanctions contre "l’intégralité" du renseignement militaire russe (GRU), jugé responsable de la mort de Dawn Sturgess. "Les empoisonnements de Salisbury ont choqué la nation et les conclusions d’aujourd’hui rappellent avec gravité le mépris du Kremlin pour les vies d’innocents. La mort inutile de Dawn est une tragédie", a déclaré le Premier ministre Keir...
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04/12 - Pr Mahmoud Zureik : "Sur les vaccins anti-Covid, notre étude devrait éteindre toutes les fake news"
Avec l'arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche et surtout de Robert F. Kennedy Jr à la tête de l'administration de la Santé américaine, les défenseurs de la santé publique s'attendaient au pire. Ils n'ont pas été déçus : coupes claires dans les budgets de la recherche, désinformation sur l'autisme et le VIH, démantèlement des infrastructures de santé et surtout... attaques massives et répétées contre la vaccination.
Particulièrement dans le collimateur du nouvel exécutif américain : les injections anti-Covid. Les vaccins à ARN messager seraient dangereux pour les femmes enceintes et leurs foetus, et - dernière accusation en date - ils se trouveraient même à l'origine du décès de plusieurs enfants. Des accusations qui laissent les spécialistes sceptiques, les données brutes utilisées étant unanimement reconnues comme peu fiables. Face à cette désinformation à flot continu, d'autres pays poursuivent heureusement leurs programmes de surveillance et d'évaluation rigoureuses de ces injections.
En France, grâce aux bases de données exhaustives de l'Assurance maladie, le groupement Epi-Phare a multiplié les études. Au fil des mois et des années, les travaux de cette équipe d'épidémiologistes ont montré que les vaccins protégeaient bien contre les formes graves, qu'ils n'étaient pas associés à des risques plus élevés de maladies cardiovasculaires, et qu'ils pouvaient être utilisés en toute sécurité pendant la grossesse. A l'inverse, les mêmes chercheurs...
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04/12 - Nicolas Sarkozy à genoux, Gabriel Attal en prison... Nos indiscrets politiques
Qui est le Premier ministre En fait, c’est une colle… Sébastien Lecornu est à Matignon, il vient d’arriver mais son sort paraît comme suspendu… Le second quinquennat d’Emmanuel Macron est décidément à nul autre pareil. Chaque semaine qui passe nous réserve de nouvelles surprises.Laurent Nuñez dans sa maison
Les débuts de Laurent Nuñez, qui dans sa carrière a enchaîné les responsabilités dans le domaine de la sécurité, en séduisent plus d’un, même à droite. "La maison lui obéit au doigt et à l’œil", remarque par exemple Valérie Pécresse. Le ministre de l’Intérieur confie qu’il ne découvre pas grand-chose à Beauvau, en termes de fonctionnement comme de dossiers. C’est l’Outre-mer qu’il connaissait le moins, or ce portefeuille n’est plus rattaché à l’Intérieur depuis 2024. Parlementaires sous pression
Chaque ministre tente de convaincre les députés d’adopter le budget en donnant des exemples de ce qui ne serait pas réalisé en cas d’échec. Laurent Nuñez a ainsi décidé de recevoir à Beauvau tous les parlementaires concernés par les 58 brigades de gendarmerie que le projet de loi de finances 2026 prévoit de créer.Sébastien Lecornu "fait tourner les assiettes"
Après les déclarations d’Edouard Philippe sur le PLFSS mardi 2 décembre, Sébastien Lecornu, devant ses interlocuteurs, a remarqué qu’il "n’était pas aidé". Le Premier ministre, qui doit faire face aux injonctions contradictoires des parlementaires, a résumé son activité du moment par cette formule : "Je fais tourner les assiettes !"Nicolas Sarkozy à genoux
Le plus cher désir de...
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04/12 - Camps de "rééducation" : Kiev accuse Moscou d’envoyer des enfants ukrainiens en Corée du Nord
L'Ukraine a accusé jeudi 4 décembre la Russie d'envoyer vers des camps de "rééducation" en Corée de Nord des enfants ukrainiens "enlevés" par Moscou dans les territoires occupés par l'armée russe. Dans un communiqué, le médiateur ukrainien pour les droits humains, Dmytro Loubinets, a évoqué de nouvelles "informations" faisant état de l'existence de camps en Corée du Nord où des enfants ukrainiens sont soumis, selon lui, à une "russification" et une "militarisation" forcées.
"Chaque enfant doit être retrouvé, protégé et ramené chez lui. Les enfants ukrainiens ne peuvent pas être des armes entre les mains de l'agresseur", a plaidé Dmytro Loubinets.165 "camps de rééducation"
La veille, lors d'une audition devant le Sénat américain, Kateryna Rachevska, une responsable d'une ONG ukrainienne, Regional Center for Human Rights, a déclaré que son organisation avait recensé 165 "camps de rééducation" pour enfants ukrainiens enlevés par Moscou. Selon elle, ces lieux se trouvent dans les territoires ukrainiens occupés, en Russie, au Bélarus et en Corée du Nord.
Kateryna Rachevska a affirmé que, selon son ONG, deux enfants venant respectivement de la Crimée annexée et de la partie de la région de Donetsk sous contrôle russe avaient notamment été envoyés dans un camp à Songdowon, en Corée du Nord, à 9 000 km de l'Ukraine. "On y enseignait aux enfants à 'détruire les militaristes japonais' et ils ont rencontré des anciens combattants (nord-coréens, NDLR) qui avaient attaqué en 1968 le navire Pueblo de l'US Navy", a-t-elle...
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04/12 - Cryptos, Bourses, gestionnaires d’actifs… Bientôt un super gendarme financier européen ?
Confier à un puissant gendarme la surveillance d’une large partie des acteurs financiers de l’UE : c’est la mesure phare d’un projet dévoilé ce jeudi 4 décembre par Bruxelles qui pourrait bouleverser la régulation financière du continent, en quête d’autonomie face aux Etats-Unis de Donald Trump. La Commission européenne a détaillé une série de propositions visant à confier à l’autorité européenne des marchés financiers Esma (une agence ayant pour l’instant un simple rôle de coordination) des pouvoirs renforcés au détriment des régulateurs nationaux.
Un premier pas vers la création d’un marché des capitaux européen unifié, à même de rivaliser avec les autres puissances financières mondiales, selon Bruxelles. "Ne pas agir ne mènera qu’à une voie : une Europe qui investit trop peu, croît trop lentement et se fait distancer sur le plan géopolitique", a déclaré la Commissaire aux Services financiers Maria Luis Albuquerque, lors d’une conférence de presse.Des Etats trop laxistes
Le projet envisage de transférer à l’Esma la supervision et l’octroi des licences d’exercice pour les prestataires de services liés aux cryptomonnaies. Ce rôle revient pour le moment aux autorités nationales, mais certains Etats sont accusés d’être trop laxistes. L’Esma a relevé des manquements à Malte, où le secteur est florissant, et qui s’oppose logiquement à toute centralisation.
L’institution aurait aussi la charge de surveiller toutes les infrastructures de marchés "significatives", c’est-à-dire ayant une taille suffisamment importante ou des...
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04/12 - "Vladimir Poutine savoure la situation" : les négociations sur l’Ukraine vues de l’étranger
Alors que les négociateurs américains font depuis plusieurs jours des allers-retours entre Vladimir Poutine et les équipes ukrainiennes, de New York à Londres, les analyses de la presse anglophone semblent converger vers une conclusion : les pourparlers de paix pilotés depuis Washington butent surtout sur Vladimir Poutine, tandis que la Maison-Blanche de Donald Trump fait face à des choix qui pourraient laisser l’Ukraine encore plus isolée.
Le New York Times rappelle d’abord l’échec du calendrier fixé par Donald Trump : "Le président voulait que Moscou et Kiev parviennent à un accord d’ici Thanksgiving". Un ultimatum politique qui s’est rapidement heurté à la réalité d’un Kremlin inflexible et d’une Ukraine incapable d’accepter les concessions exigées, concernant notamment certains des territoires actuellement occupés par les troupes russes, que les deux camps refusent de céder.
Résultat : Donald Trump se retrouve "face à un ensemble de choix difficiles, mais familiers", estime le quotidien américain. Celui-ci évoque un dilemme désormais assumé à Washington : faire pression sur Kiev ou reconnaître l’échec d’une stratégie menée à marche forcée. Après une rencontre organisée mardi à Moscou entre Steve Witkoff, Jared Kushner et Vladimir Poutine, considérée par beaucoup comme un échec, une délégation ukrainienne retrouve ce jeudi 4 décembre les négociateurs de Donald Trump, faisant tout de même subsister l’espoir d’un certain progrès.
Quelle que soit l’issue, il semble désormais clair que Donald Trump "devra attendre...
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04/12 - L’Union européenne ouvre la porte à une nouvelle génération d’OGM non "transgéniques"
Les députés européens et les Etats membres ont scellé un accord dans la nuit du mercredi 3 au jeudi 4 décembre pour développer les plantes issues de nouvelles techniques génomiques (NGT) dans l’agriculture au sein de l’UE.
Qualifiées de "nouveaux OGM" par leurs détracteurs, ces NGT permettent de modifier le génome d’une plante mais sans introduire d’ADN étranger, contrairement aux OGM de première génération. Les semences obtenues par NGT sont donc bien des organismes génétiquement modifiés mais ne sont pas "transgéniques".
Les gros syndicats agricoles soutiennent ces techniques pour développer des variétés plus résistantes aux aléas climatiques et moins gourmandes en engrais. L’eurodéputée suédoise Jessica Polfjärd (PPE, droite), rapporteure de ce texte, s’est réjouie d’une "avancée majeure". "Cette technologie permettra de cultiver des plantes résistantes au changement climatique et d’obtenir des rendements plus élevés sur des surfaces plus réduites", a-t-elle assuré. Le centriste français Pascal Canfin a lui aussi salué une "excellente nouvelle", avec "davantage de solutions pour lutter contre les pénuries d’eau, la sécheresse, la hausse des températures".Pas d’autorisation dans l’agriculture biologique
Le compromis assouplit les règles actuelles pour une partie des NGT, dits de catégorie 1 qui, sous réserve d’un nombre limité de mutations, seront considérés comme équivalents aux variétés conventionnelles. Les NGT résistantes aux herbicides ou produisant des insecticides ne seront pas autorisées sur le marché, au nom...
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04/12 - Horlogerie : à la découverte des nouvelles montres minérales
Les pierres naturelles sont porteuses d’une puissance émotionnelle autant qu’esthétique. Leurs nuances, les inclusions et veinures tout comme la diversité de textures nourrissent la créativité des horlogers et garantissent la singularité de chaque montre. Certaines maisons ont travaillé ces matériaux depuis des décennies ; d’autres s’y sont aventurées plus récemment ; toutes sélectionnent et taillent avec soin ces fragments de pierres ornementales afin qu’elles dialoguent avec le design de leur montre.Code 11.59 Tourbillon Volant Automatique
A l’occasion de son 150e anniversaire, Audemars Piguet a choisi la racine de rubis de Tanzanie, la sodalite du Brésil et la malachite de Zambie pour un trio de cadrans dans sa collection Code 11.59 Tourbillon Volant Automatique. Chaque pierre s’accorde à un boîtier en or gris, jaune ou rose.Antarctique Mount Erebus Lapis-Lazuli
Trois autres minéraux ornent les Antarctique Mount Erebus Rare Stones de Czapek : lapis-lazuli, œil de faucon d’Afrique du Sud ou météorite de Gibeon, originaire de Namibie. Franck Muller a lui aussi retenu le bleu profond du lapis-lazuli et le vert vibrant de la malachite - deux roches parmi les plus prisées pour leurs vertus décoratives -, tout en osant le rouge dense du jaspe sur la ligne Curvex CX Mineral.Oyster Perpetual GMT-Master II
Rolex est allé encore plus loin en habillant son Oyster Perpetual GMT-Master II d’un cadran inédit en œil de fer, un mélange naturel d’œil-de-tigre, de jaspe et d’hématite. Ce minéral méconnu, aux...
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04/12 - Condamnation de Christophe Gleizes en Algérie : Emmanuel Macron promet d’agir pour "sa libération"
Emmanuel Macron a "appris avec une profonde inquiétude la condamnation en appel" à sept ans de prison du journaliste français Christophe Gleizes en Algérie, a déclaré ce jeudi 4 décembre l’Elysée. "Il lui adresse ses pensées ainsi qu’à sa famille. Nous continuerons d’agir auprès des autorités algériennes pour obtenir sa libération et son retour en France dans les plus brefs délais", a ajouté la présidence française au lendemain de la décision de justice.
Emprisonné depuis juin pour "apologie du terrorisme", le journaliste sportif, collaborateur des magazines So Foot et Society, a vu mercredi sa peine de sept ans d’emprisonnement confirmée.
"On regrette cette décision. Dont acte. […] Il y a des discussions en cours, on va les poursuivre avec la partie algérienne" et la question de la libération de Christophe Gleizes "sera un élément déterminant", a de son côté commenté le ministre de l’Intérieur sur France 2. "Nous allons peser de tout notre poids pour obtenir la libération" de Christophe Gleizes, et ce sera "un élément majeur des discussions en cours", a insisté Laurent Nuñez.
Christophe Gleizes, 36 ans, s’était rendu en Algérie en mai 2024 pour un article sur le club de football le plus titré du pays, la Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK), basé à Tizi Ouzou, à 100 kilomètres à l’est d’Alger. Arrêté le 28 mai 2024 et placé sous contrôle judiciaire, il avait été condamné en juin dernier pour "apologie du terrorisme" en première instance à sept ans de prison et est depuis incarcéré.Appel à une grâce présidentielle...
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04/12 - "Signal Gate" : le chef du Pentagone accusé d’avoir mis l’armée américaine en danger
Un organe indépendant au sein du Pentagone a estimé que le ministre américain de la Défense Pete Hegseth avait mis ses propres troupes en danger en utilisant en mars dernier l’application de messagerie Signal pour discuter de frappes au Yémen, ont rapporté mercredi 3 décembre les médias américains. Les Etats-Unis avaient mené une campagne militaire début 2025 contre les rebelles houthis au nom de la protection de la liberté de navigation et du commerce international transitant par la mer Rouge.
Pete Hegseth n’est pas le seul à se voir reprocher l’usage de Signal : l’ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, Mike Waltz, avait été écarté début mai, après les révélations d’un journaliste du magazine The Atlantic, ajouté par mégarde à un groupe de discussion sur Signal portant sur ces frappes.
Cette fois, l’enquête menée par un organisme indépendant au sein du ministère de la Défense a conclu que Pete Hegseth, inclus dans ce groupe de discussion, a mis l’armée en danger, selon les médias américains. La conversation contenait des messages dans lesquels Pete Hegseth dévoile l’heure des frappes quelques heures avant qu’elles n’aient lieu, mais aussi des informations sur les équipements militaires employés."L’affaire est close"
Une préoccupation majeure, selon les enquêteurs, est que si les détails de l’attaque à venir avaient été divulgués ou piratés à partir de l’application commerciale, qui n’est pas conçue pour transmettre des informations classifiées, les Houthis auraient pu savoir quand s’attendre à ce...
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04/12 - Placements : le PEA, une enveloppe retraite encore sous-estimée
Enveloppe d’épargne de long terme, permettant d’investir sur des actifs risqués (actions, titres d’entreprises non cotées…), souple dans ses versements et peu onéreux : le plan d’épargne en actions (PEA) présente de nombreux atouts pour un épargnant désireux de se constituer un capital. Il est aussi tout à fait légitime dans une stratégie retraite. "Les épargnants ont souvent le réflexe de procéder à des rachats sur leur assurance-vie s’ils ont besoin de revenus complémentaires à la retraite, mais je conseille à mes clients d’utiliser plutôt leur PEA, qui est très pertinent dans cette optique", estime Alban de la Raitrie, gérant privé chez Financière d’Uzès. D’autant que certains PEA ouverts de longue date peuvent avoir atteint des montants d’encours importants grâce à la valorisation des actifs détenus et à la capitalisation des gains.
Or, une fois que le plan a plus de cinq ans, il est possible d’y réaliser des retraits à la carte, rapidement et sans frais. Les plus-values sont exonérées d’impôts ; seuls les prélèvements sociaux (17,2 %) sont dus. De ce point de vue, le PEA est très compétitif par rapport à l’assurance-vie où les gains contenus dans les retraits sont taxés à 7,5 % après huit ans (et 12,8 % au-delà de 150 000 euros pour les versements réalisés après le 27 septembre 2017), avec un abattement de 4 600 euros pour un célibataire et de 9 200 euros pour un couple. Les prélèvements sociaux y sont également prélevés.
En outre, cet acte n’entraîne pas la clôture du placement et cela ne vous empêche pas de réaliser...
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04/12 - IA en entreprise : une bonne nouvelle pour les 50-60 ans, un défi pour les jeunes
Comme chacun se sent autorisé à dire tout et n’importe quoi sur l’impact de l’intelligence artificielle sur le marché du travail, de préférence sous la forme de prophéties cataclysmiques, il est sans doute utile de revenir à ce que nous disent réellement les données. De nombreuses études empiriques réalisées auprès d’entreprises, dans des secteurs divers, intégrant plusieurs panels de salariés, permettent aujourd’hui d’apporter quelques réponses concrètes à des questions fondamentales : l’IA détruit-elle des emplois ? Qui sont les perdants et les gagnants de cette transition ? Et surtout : rendre l’IA accessible à tous est-il possible ?
Premier constat : si dans une tribune récente du Figaro, Éric Sadin nous avertissait de "la mort de la destruction créatrice" schumpétérienne, en réalité, elle fonctionne toujours. L’économiste autrichien en a vu d’autres, lui dont les analyses sont annoncées périmées à chaque vague d’innovation technologique. Ces annonces alarmantes se fondent toujours sur des sentiments, jamais sur des analyses. Aujourd’hui, les entreprises qui adoptent l’IA augmentent en moyenne leur productivité, leurs ventes… et leurs effectifs. L’innovation ne supprime pas l’emploi dans sa globalité, elle le déplace. On recrute parfois moins de développeurs juniors, mais davantage de commerciaux, de chefs de projets, de profils capables d’articuler technique et relationnel. Rien de très différent, au fond, de ce que l’on observait lors des grandes révolutions industrielles précédentes : automatisation d’un côté,...
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04/12 - Ukraine : Donald Trump assure que Vladimir Poutine "veut mettre fin à la guerre"
Donald Trump se veut rassurant : ses équipes ont eu "l’impression" au cours des derniers jours d’intenses pourparlers que "Vladimir Poutine veut mettre fin à la guerre", a déclaré mercredi le président américain. Une faible garantie qui pourrait ne pas s’avérer suffisante pour les responsables ukrainiens, qui rencontrent ce jeudi 4 décembre à nouveau l’émissaire américain Steve Witkoff. Pendant ce temps, le président français cherche le soutien de la Chine, seul pays à pouvoir influencer la Russie sur le sujet de l’Ukraine, durant une visite diplomatique en grande pompe à Pékin, qui durera jusqu’à vendredi.
Les infos à retenir :
⇒ Donald Trump assure que Vladimir Poutine "veut mettre fin à la guerre"
⇒ Emmanuel Macron demande à la Chine de coopérer sur l’Ukraine
⇒ Londres et Oslo vont traquer ensemble les sous-marins russesLondres et Oslo vont traquer ensemble les sous-marins russes
Le Royaume-Uni et la Norvège ont signé ce jeudi un nouvel accord de coopération dans la défense, prévoyant d’opérer ensemble une flotte de frégates pour "traquer les sous-marins russes" en Atlantique Nord, face à l'exacerbation des tensions avec Moscou.
Cet accord intervient quelques mois après l’annonce de l’achat par la Norvège d’au moins cinq frégates de Type 26 du groupe britannique BAE Systems, pour un montant de 10 milliards de livres (11,5 milliards d’euros). Il "porte (notre relation) à un niveau encore supérieur", s'est félicité le Premier ministre britannique Keir Starmer, qui a reçu son homologue norvégien Jonas Gahr Støre à...
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04/12 - Comment ServiceNow aide à rétablir la confiance entre humains et intelligence artificielle
L’intelligence artificielle n’est plus une promesse lointaine : peu à peu, elle s’impose dans toutes les organisations. Seulement, de nombreux dirigeants et salariés doutent encore. Peur d’être remplacés, de perdre le sens de leur travail ou encore de ne plus comprendre comment les décisions sont prises. Pour ServiceNow, une conviction s’impose : l’IA doit avant tout servir les personnes.ServiceNow : redonner du sens au travail quotidien
L’un des grands apports de la plateforme d’intelligence artificielle développée par ServiceNow est de libérer les salariés des tâches répétitives et administratives. En automatisant les demandes internes, qu’il s’agisse de problèmes informatiques, de ressources humaines ou de logistique , elle leur rend un temps précieux. Ce temps gagné leur permet de se recentrer sur les activités à valeur ajoutée, celles qui demandent de la créativité, de la réflexion ou du lien humain. En d’autres termes, ServiceNow ne remplace pas les travailleurs mais rend leur rôle plus utile, plus motivant et plus humain.Simplifier la vie des collaborateurs
Au lieu de naviguer entre des dizaines d’applications et de procédures, la plateforme offre un point d’accès unique pour toutes les demandes et démarches. Chaque salarié sait où trouver l’information ou comment signaler un besoin. Mieux. Il peut suivre l’avancement de ses demandes sans perdre de temps.
Le résultat est donc immédiat puisque cela engendre moins de stress, plus de clarté et une meilleure expérience de travail. Et pour les équipes, cela...
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04/12 - En Chine, Emmanuel Macron presse Xi Jinping sur l’Ukraine et les déséquilibres commerciaux
Le président français Emmanuel Macron a pressé ce jeudi 4 décembre son homologue chinois Xi Jinping d’œuvrer à mettre fin à la guerre en Ukraine et à corriger les déséquilibres commerciaux, lors d’une visite en grande pompe à Pékin.
"Nous devons continuer à nous mobiliser en faveur de la paix et de la stabilité dans le monde. Et de l’Ukraine aux différentes régions du monde qui sont touchées par la guerre, la capacité que nous avons à œuvrer ensemble est déterminante", a déclaré Emmanuel Macron après un entretien restreint et avant des discussions en format élargi. "Nous avons, nous le savons, beaucoup de voies de convergence, nous avons parfois des désaccords, mais nous avons la responsabilité de savoir les dépasser, de trouver des mécanismes de coopération, de règlement des différends pour un multilatéralisme efficace auquel nous croyons", a ajouté le dirigeant français.
"J'espère que la Chine pourra se joindre à notre appel et à nos efforts pour parvenir dans les meilleurs délais à tout le moins à un cessez-le-feu", a-t-il aussi dit plus tard, lors d'une apparition commune devant les médias, pendant laquelle il a dit avoir "longuement évoqué" avec son homologue l'Ukraine, "menace vitale pour la sécurité européenne".
Pour sa part, Xi Jinping a assuré que la Chine entendait coopérer avec la France pour "écarter toute interférence" et "rendre le partenariat stratégique général entre la Chine et la France plus stable". Il a surtout rejeté fermement toute part de responsabilité dans la crise ukrainienne. "La Chine...
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04/12 - "La France doit retrouver l’amour du risque" : l’appel de deux responsables du Boston Consulting Group
"Allons, en quarante ans de carrière, je peux me réjouir de ne pas avoir commis de grosses erreurs". Au jour de leur départ en retraite, les dirigeants d’entreprises se laissent parfois aller à ce genre de confidence. S’agit-il vraiment d’un motif de réjouissance ? Ne faut-il pas y voir plutôt le signe que l’intéressé n’a simplement pas pris assez de risques au cours de sa carrière ?
Pas simple, dans un pays où l’aversion au risque est un trait culturel. La stabilité de notre CAC40 en est peut-être l’une des manifestations les plus visibles. Entre 2015 et 2025, sa composition est restée… quasi inchangée. Dans le même temps, 40 % des 40 premières entreprises du S & P 500 ont été renouvelées, conséquence d’initiatives plus nombreuses et plus ambitieuses. Notons aussi que nous sommes l’un des rares pays à avoir conféré une valeur constitutionnelle au principe de précaution, inscrit dans la Charte de l’environnement de 2005.
Dès l’école, le modèle du "bon élève", celui qui ne se trompe jamais, est mis en valeur. Plus tard, l’échec est généralement sanctionné et rarement perçu comme une opportunité d’apprentissage. Une récente enquête qualitative menée par BCG auprès d’une centaine de dirigeants français à l’occasion des Entretiens 2025 révèle que seuls 20 % d’entre eux considèrent la prise de risque comme une attitude encouragée. Or, il ne peut y avoir de croissance sans prise de risque.Obésité réglementaire
Lorsque l’inflation était nulle et la croissance solide, la carte de la sécurité pouvait encore être jouable. Mais ce...
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04/12 - Crise des prisons : quand la réinsertion n’est pas une priorité
Vous vous souvenez peut-être d’une polémique née le jour de la dernière Saint-Valentin, le 14 février 2025. Tout part de la maison d’arrêt de Toulouse-Seysse, où des détenus auraient bénéficié de soins du visage.
Le syndicat local Force ouvrière justice s’insurge. Dans un communiqué, il écrit : "Non, vous ne rêvez pas !! Tout cela payé par nos impôts !"
En réalité, des étudiantes en esthétique ont donné des conseils aux détenus gratuitement. Et elles n’ont d’ailleurs pas prodigué de soins directement. Mais pour le ministre de la Justice Gérald Darmanin, ce genre d’activité en prison demeure incompréhensible.
Les activités considérées comme "ludiques" sont alors suspendues dans les prisons. Jusqu’au 19 mai dernier. Ce jour-là, le Conseil d’Etat décide de désavouer la décision de Gérald Darmanin. La centaine d’activités qui avaient été mises en pause ont désormais pu reprendre.
Plusieurs associations saluent cette décision, insistant sur l’importance de la réinsertion après la détention. Mais ce n’est donc pas l’avis du gouvernement, pour qui prévenir la récidive se fera plutôt par l’autorité de l’Etat.
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Cet épisode a été écrit par Solène Alifat, présenté par Charlotte Baris, monté par Emeline Dulio et réalisé par Jules Krot.
Crédit : CNews, Le Parisien, Elysée, BFMTV
Musique et habillage : Emmanuel Herschon/Studio Torrent
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04/12 - En Inde, la tournée de Vladimir Poutine qui bouscule l’idée d’une Russie isolée
Avant même d’atterrir sur le sol indien ce jeudi 4 décembre, Vladimir Poutine peut se frotter les mains. Pour sa première visite dans la capitale indienne depuis le début de la guerre en Ukraine, à l’occasion du 23e sommet annuel Inde-Russie, le chef du Kremlin peut espérer signer de juteux contrats. Au programme : des discussions sur l’achat éventuel de davantage de systèmes antiaériens russe S400 et d’avions de chasse modernes Su-57 sur lesquels lorgne New Delhi alors que la Russie reste son principal fournisseur de matériel militaire. Egalement au menu, la question des approvisionnements russes en pétrole. Et pour cause : le vide laissé par les Européens a ouvert grand les vannes pour le sous-continent.
"L’Inde veut profiter de la décote sur le brut russe provoquée par les sanctions occidentales pour acheter du pétrole au-dessous du prix de marché international, pointe Julien Vercueil, économiste spécialiste de la Russie à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). La conséquence est tout à fait spectaculaire pour les exportations russes vers l’Inde : si l’on compare à 2021, elles ont au total été multipliées par plus de sept en 2024." Résultat, la Russie est devenue le premier fournisseur de brut de l’Inde, allant jusqu’à représenter près de 40 % de ses approvisionnements en 2025. Une manne que Moscou espère inscrire dans la durée, à l’heure où les pressions américaines sur New Delhi menacent de réduire ces livraisons.
Mais au-delà des contrats, ce voyage offre surtout une...
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03/12 - Cette alléchante proposition faite par le Soudan au Kremlin, en échange de livraisons d’armes
Jusqu’à 150 000 personnes décédées de la violence, de la famine ou des maladies, des dizaines de milliers de déplacés : depuis avril 2023, la guerre civile fait rage au Soudan. La Russie, de son côté, pourrait tirer un avantage considérable de cette situation macabre : le gouvernement militaire de Khartoum, mis en difficulté par le conflit avec les groupes rebelles, aurait proposé à Moscou d’établir une base navale russe en mer Rouge, en échange de la fourniture de matériel militaire.
Le Wall Street Journal indique, en effet, que les autorités auraient proposé en octobre à la Russie, d’installer une base maritime à Port-Soudan, ou sur un autre point d’ancrage en mer Rouge, pour une durée de 25 ans. Un atout pour étendre son influence militaire sur le continent africain, mais aussi sur cet axe commercial - l’une des routes les plus empruntées au monde.Quatre navires de guerre stationnés
L’infrastructure serait en capacité d’accueillir 300 soldats russes et quatre navires en simultané, dont des bâtiments à propulsion nucléaire. Cette perspective inquiète les Etats-Unis, qui voient d’un mauvais œil l’influence croissante de Moscou et de Pékin en Afrique. "Ce serait un développement préoccupant pour les Etats-Unis, qui s’efforcent d’empêcher la Russie et la Chine de contrôler les ports africains où elles pourraient réarmer et moderniser leurs navires de guerre et, potentiellement, bloquer des voies maritimes vitales", analyse le quotidien.
Situé au milieu de la mer Rouge, Port-Soudan offrirait aux Russes une excellente...
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03/12 - Pr Alain Puisieux (Institut Curie) : "Nous vivrons peut-être un jour dans un monde où il n’y aura plus de cancers incurables"
L’arsenal contre les tumeurs n’a cessé de se renforcer ces dernières années, et les taux de mortalité par cancer reculent régulièrement. Pour autant, le "crabe" reste encore la principale cause de décès dans notre pays. Il faut donc aller plus loin pour réussir à proposer des solutions à un plus grand nombre de patients. Le Pr Alain Puisieux détaille les pistes explorées par les scientifiques de l’Institut Curie. A sa tête depuis mai 2024, il a une conviction : si un monde sans cancer n’est pas envisageable, un monde sans cancer incurable pourrait bien se trouver à portée de main. A condition de continuer à investir dans la recherche… Entretien.
L’Express : Quel regard portez-vous sur les progrès réalisés ces dernières années dans la lutte contre le cancer ?
Alain Puisieux : Pour répondre à cette question, j’aime toujours revenir 65 millions d’années avant notre ère. En effet, on a l’impression que le cancer est une maladie des temps modernes. De fait, le nombre de cas a doublé en trente ans, et l’OMS estime qu’il va encore progresser de 75 % d’ici à 2050. Mais cette pathologie existe depuis l’apparition des organismes multicellulaires, car elle est inhérente aux processus de division et de régulation des cellules. La meilleure preuve, c’est que l’on a retrouvé des traces de tumeurs osseuses sur des squelettes de dinosaures - des ostéosarcomes en tous points similaires à ceux qui frappent certains adolescents aujourd’hui.
Des papyrus égyptiens datant de 1 500 avant J.-C. mentionnent déjà des "tumeurs" ou...
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03/12 - "Attention aux apprentis sorciers du climat !" : le débat Laurent Fabius-Thomas Buberl
L’ex-vice-président des Etats-Unis, Al Gore, l’avait qualifié de moment diplomatique "le plus habile" auquel il ait assisté depuis deux décennies. En 2015, à l’issue d’une COP21 menée de main de maître par la France, 196 pays s’étaient engagés à poursuivre leurs efforts "pour limiter l’augmentation de la température à 1,5 °C au-dessus des niveaux préindustriels." Dix ans après l’accord de Paris, L’Express a réuni son maître de cérémonie de l’époque, Laurent Fabius, et le directeur général d’Axa, premier assureur mondial des entreprises, Thomas Buberl.
Dans un contexte marqué la poussée du climatoscepticisme et la polarisation des relations internationales, l’un et l’autre s’accordent sur la nécessité de sortir des incantations et de rendre tangible la concrétisation des efforts demandés aux populations, pour emporter leur adhésion.
Laurent Fabius, la COP de Belém s’est achevée dans la déception générale. Vous avez été, en tant que ministre des Affaires étrangères et président de la COP21, le grand ordonnateur de l’accord de Paris en 2015. Un succès diplomatique inégalé jusqu’ici. Y a-t-il une recette particulière pour réussir une grand-messe sur le climat ?
Laurent Fabius : J’aimerais bien la connaître ! Hélas, chaque COP est unique. Il y a dix ans, nous avions été aidés par la conjonction entre la science, la société et les Etats. Il n’y avait pas, dans mon souvenir, de contestation organisée des travaux du GIEC. Malgré des résistances surtout dans le secteur pétro-charbonnier, les collectivités locales et la majorité des...
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03/12 - Les croisades de la mouvance Maga : enquête sur les réseaux trumpistes en Europe
"Un jour, elle sera présidente de la République". Parole d’apôtre Maga ("Make America Great Again") sur… Marion Maréchal. Nous sommes à Rome, le 4 février 2020 : la petite-fille de Jean-Marie Le Pen monte sur la scène de la National Conservatism Conference, grand-messe de l’ultradroite internationale, où sont conviés Viktor Orban et Giorgia Meloni. Escarpins et minijupe noirs, accent à couper au couteau, assurance remarquée. Dans le public, un certain Rod Dreher tweete : "Marion Maréchal prononce en ce moment même un discours formidable." Et prophétise : "Un jour, elle sera présidente de la République. Tant mieux pour la République." Le journaliste américain est un intime du futur vice-président J.D. Vance, il sera bientôt l’un des artisans de son ascension éclair. Le genre d’ami précieux pour qui rêve de conquérir le pouvoir. Bonne nouvelle pour ses disciples, Rod Dreher a pris, depuis peu, ses quartiers en Europe. L’essayiste conservateur s’est installé en 2022 à Budapest, séduit par le "modèle Orban". Directeur du projet "Network" au Danube Institute, un think tank financé par l’Etat hongrois, il s’active tous azimuts pour évangéliser le Vieux Continent. De Dubrovnik à Bruxelles, il professe dans les conférences "Mega" (pour "Make Europe Great Again") et au Parlement européen, réseaute, facilite en février 2025 la visite en Slovaquie du milliardaire Peter Thiel (ex-conseiller de Trump et sponsor de J.D. Vance), accompagne Viktor Orban à la Maison-Blanche début novembre et, à ses heures perdues, tresse des...
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03/12 - Algérie : le journaliste français Christophe Gleizes condamné en appel à 7 ans de prison
Un effondrement pour les proches du reporter Christophe Gleizes. Un mois après la libération par Alger de l’intellectuel franco-algérien Boualem Sansal, on aurait pu espérer une issue similaire pour son homologue, le journaliste français, arrêté le 28 mai 2024, alors qu’il préparait un reportage sportif. Mais il n’en est rien : ce mercredi 3 décembre, la Cour d’appel de Tizi-Ouzou a confirmé la condamnation à 7 ans de prison du journaliste Christophe Gleizes, 36 ans, emprisonné depuis juin pour "apologie du terrorisme".
"La cour confirme le jugement rendu en première instance", a en effet déclaré le président de la juridiction à l’issue de ce nouveau procès - une annonce qui a suscité la consternation dans la salle. Ses proches, interrogés par l’AFP, se sont dits "effondrés". "Je suis sous le choc. Dans tous les scénarios envisagés, je ne me suis jamais imaginé celui de la confirmation du verdict. Tous les signaux étaient positifs sur un apaisement des relations" entre les deux pays, a ajouté Sylvie Godard, la mère du reporter."Apologie du terrorisme"
Le journaliste avait pourtant exhorté, mercredi 3 décembre, à la "clémence" la Cour d’appel de Tizi-Ouzou, juste avant que le parquet ne réclame un alourdissement à dix ans de sa première condamnation pour "apologie du terrorisme".
A la barre, l’accusé de 36 ans, condamné à sept ans de prison en première instance, a demandé "pardon", reconnaissant avoir fait "beaucoup d’erreurs journalistiques malgré (ses) bonnes intentions", selon un journaliste de l’AFP présent...
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03/12 - Terres rares : l’Europe accélère pour tenter de réduire sa dépendance à la Chine
L'Union européenne va aider à financer et à accélérer le développement des projets de production de terres rares et autres matières premières critiques pour réduire sa dépendance à la Chine, dont la mainmise sur ces matériaux essentiels à l'économie génère de fortes tensions. "Aujourd'hui, l'Europe apporte sa réponse à la nouvelle situation géopolitique mondiale", et elle "acte son indépendance sur les matières premières critiques", a souligné le vice-président de la Commission Stéphane Séjourné, en présentant mercredi ces mesures à la presse.L'UE débloque près de 3 milliards d'euros
La Commission européenne va notamment débloquer près de 3 milliards d'euros pour financer des projets stratégiques dans l'extraction, le raffinage et le recyclage de ces minerais et métaux indispensables à de nombreux secteurs, sur le Vieux Continent et dans des pays partenaires. Elle mobilisera pour ce faire des fonds issus de programmes européens et de la Banque européenne d'investissement.
Elle va en outre créer début 2026 un Centre européen des matières premières critiques. "Il aura trois principales missions : 'monitorer' et évaluer les besoins, acheter en commun pour le compte des États membres et stocker et livrer en fonction des besoins des entreprises", a expliqué Stéphane Séjourné.
Autre action concrète, Bruxelles veut restreindre en début d'année prochaine les exportations des rebuts et déchets d'aimants permanents (qui sont fabriqués à partir de terres rares et servent à de nombreux usages industriels), pour favoriser leur...
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03/12 - François Chimits : "Face à la déferlante de produits chinois, la réponse de l’UE n’est pas à la hauteur"
Pour sa quatrième visite d’Etat en Chine depuis 2017, du 3 au 5 décembre, Emmanuel Macron, qui était accompagné en 2023 par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, sera bien seul face à Xi Jinping. Le programme est pourtant ambitieux : le président français compte mettre l’accent sur la réduction des déséquilibres économiques entre l’Europe et la Chine, tout en essayant d’inciter cette dernière à exercer son influence sur la Russie, afin d’avancer vers un accord de paix durable en Ukraine.
Il y a urgence. Les discussions avec Vladimir Poutine s’enlisent et, sur le plan commercial, le déficit de l’Europe par rapport à la Chine ne cesse de se creuser : il a atteint 304,5 milliards d’euros en 2024 (contre 111,4 en 2014). Le déficit français à l’égard de la Chine s’est, lui, élevé à 47 milliards l’an dernier, multiplié par près de deux en dix ans. Dans un mouvement inverse de celui des dernières décennies, Emmanuel Macron cherchera aussi à attirer des investissements chinois sur des secteurs de pointe afin de bénéficier de transferts technologiques.
La tâche s’annonce toutefois rude pour le chef de l’Etat français, tant le rapport de force est à l’avantage de Pékin, face à une Europe désunie, analyse François Chimits, responsable des projets Europe à l’Institut Montaigne. Entretien.
L'Express : Le déficit commercial de l'Europe par rapport à la Chine ne cesse de s'accroître. Comment l’expliquez-vous ?
François Chimits : On observe un redoutable effet ciseau, avec d'un côté une érosion dans le temps...
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03/12 - Proche-Orient : ce que l’on sait des discussions pour réduire la tension entre le Liban et Israël
Des responsables civils libanais et israélien participent mercredi 3 décembre à une réunion du mécanisme de surveillance du cessez-le-feu dans le sud du Liban, premières discussions directes depuis plus de 40 ans entre les deux pays toujours en état de guerre. Cette réunion intervient alors qu'Israël menace d'une escalade au Liban, où il continue de viser le Hezbollah malgré le cessez-le-feu en cours depuis un an, accusant la formation pro-iranienne de se réarmer. Des civils au comité de surveillance du cessez-le-feu
Israël a annoncé mercredi l'envoi d'un émissaire pour une rencontre avec des responsables au Liban, présentant cela comme une "première tentative pour établir une base de relations et de coopération économique" entre les deux pays ennemis depuis des décennies. La présidence libanaise a pour sa part annoncé mercredi avoir nommé un ancien diplomate à la tête de la délégation libanaise aux réunions du mécanisme et indiqué qu'Israël avait fait de même.
Le comité de surveillance du cessez-le-feu est réuni mercredi au siège des forces de l'ONU à Naqoura, localité libanaise frontalière d'Israël, a indiqué à l'AFP une source proche des participants. Elle a précisé que les délégations du Liban et d'Israël y sont dirigées par des civils, et que l'émissaire américaine pour le Proche-Orient Morgan Ortagus participe à la réunion.
Des militaires représentaient jusqu'à présent le Liban et Israël aux réunions de cet organisme dirigé par les Etats-Unis et qui comprend également la France et l'ONU. La délégation libanaise...
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03/12 - PFAS : une étude confirme l’omniprésence d’un polluant éternel dans l’eau en France
Le TFA, "polluant éternel" de la famille des PFAS, est présent dans 92 % des eaux en France, selon des mesures publiées par les pouvoirs publics mercredi 3 décembre, qui confirment les craintes des associations environnementales. Ce chiffre est issu de prélèvements réalisés par l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) dans 647 échantillons d'eau brute (cours d'eau, mares, lacs, eaux souterraines, puits, etc.) et 627 d'eau du robinet, sur tout le territoire, en métropole et Outre-mer.Le TFA, un composé capable de contaminer toute la chaîne alimentaire
C'est la première fois que les services de l'Etat mesurent de manière aussi complète les niveaux d'acide trifluoroacétique (TFA, de formule chimique CF₃COOH) dans l'eau. Et les résultats confortent ceux, alarmants, déjà obtenus par des chercheurs ou des associations de défense de l'environnement, en France et dans d'autres pays.
Le TFA est un composé qui, selon plusieurs études, paraît nocif pour le foie et la fertilité, et fait courir aux fœtus le risque de malformations. Il est extrêmement persistant dans l'environnement, mobile et capable de contaminer largement toute la chaîne alimentaire, solides comme boissons, et les organismes. En tant que "PFAS à chaîne courte", avec peu d'atomes de carbone, ce qui en fait une molécule très petite, il est extrêmement difficile à extraire lors du traitement de l'eau et pratiquement indestructible.35 PFAS différents dans les eaux
L'Anses a mesuré la concentration dans les eaux de...
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03/12 - Guerre en Ukraine : un instructeur militaire britannique soupçonné d’espionner pour la Russie
Les autorités ukrainiennes ont arrêté à Kiev Ross David Cutmore, un ancien militaire britannique de 40 ans originaire de Dunfermline, soupçonné d’avoir espionné pour la Russie. Selon les procureurs ukrainiens, il aurait aussi été recruté par le FSB, les services de sécurité russes, pour "mener des assassinats ciblés sur le territoire de l’Ukraine" entre 2024 et 2025. Si l’information a été révélée par le journal britannique The Times le 2 décembre, l’arrestation a eu lieu fin octobre devant sa résidence à Kiev. Arrivé début 2024 dans la ville de Mykolaïv dans le sud de l’Ukraine comme instructeur militaire, après avoir servi auparavant au Moyen-Orient avec l’armée britannique, Ross David Cutmore avait ensuite rejoint une unité de gardes-frontières.
D’après des sources sécuritaires citées par The Times, l’homme serait le suspect principal de l’enquête ukrainienne. Le FSB l’aurait repéré après la publication "d’annonces offrant ses services" dans des groupes en ligne prorusses. Selon The Independant, c’est fin septembre 2024 qu’il quitte ses activités d’instructeur dans l’armée ukrainienne, et déménage à Odessa pour établir un contact avec un agent russe. Il aurait par la suite été approché par des agents du renseignement russe, selon The Times, qui lui auraient offert 6 000 dollars en échange d’informations sensibles sur les positions de militaires ukrainiens autour de la ville.Espionnage et préparation d’explosifs
Auprès du Guardian, le bureau du...
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03/12 - Nicolas Puech, l’héritier ruiné d’Hermès, assigne LVMH et Bernard Arnault en justice
L’un des héritiers du fleuron du luxe Hermès, Nicolas Puech, a assigné au civil le groupe rival LVMH et son patron, le milliardaire Bernard Arnault, estimant avoir été dépossédé de ses actions et réclamant 14 milliards d’euros, a appris l'AFP de source judiciaire.
Résident suisse, Nicolas Puech accusait son ex-gestionnaire de fortune, Eric Freymond, décédé en juillet dernier, de l’avoir spolié de ses actions au profit de Bernard Arnault et du groupe LVMH. Au pénal, une "instruction est toujours en cours" à Paris à ce sujet, a indiqué une deuxième source à l’AFP. Contacté par l’AFP, ni LVMH, ni les conseils de Nicolas Puech n’ont souhaité commenter cette assignation révélée dans un premier temps par Libération.
Nicolas Puech, 82 ans, qui chiffre son préjudice à 14,3 milliards d'euros, a déposé son assignation le 15 mai 2025. Il a depuis demandé un sursis à statuer, "dans l'attente de l'issue" de la procédure pénale, a précisé la première source. Une prochaine audience, procédurale, est prévue le 19 février 2026.Six millions d'actions
Nicolas Puech estime avoir été dépossédé par son ancien gestionnaire de fortune de six millions d'actions, héritées de la maison fondée par son arrière-grand-père, et représentant près de 5,76 % du capital, soit environ 14,3 milliards d'euros au cours actuel.
Selon Le Canard Enchaîné mercredi, Eric Freymond aurait avoué devant les juges français l'été dernier, peu de temps avant sa mort, avoir vendu en 2008...
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03/12 - "Le financement de nouveaux projets de recherche est menacé" : l’alerte de Claire Giry (ANR)
Pour célébrer les 20 ans de la création de l'Agence nationale de la recherche, ses responsables ont choisi un thème d'une grande actualité : la confiance dans la science, au cœur d'un colloque organisé le 11 décembre à la Bibliothèque nationale de France - François Mitterand, à Paris. Alors que les attaques contre la recherche se font toujours plus fortes, aux Etats-Unis de la part de l'administration Trump, ou sur les réseaux sociaux un peu partout dans le monde, il devient urgent de replacer la rationalité au centre de nos sociétés.
C'est tout le paradoxe de l'époque. Car au moment où, plus que jamais, nos scientifiques ont besoin de soutien, l'Etat, dans sa quête d'économies, pourrait être tenté de s'attaquer aussi au budget de la recherche - et de ne pas tenir les engagements pris dans le cadre de la Loi de programmation de 2020. Une solution de courte vue, plaide Claire Giry, la présidente directrice générale de l'Agence nationale de la recherche : "Il en va de notre capacité à affronter les grandes problématiques actuelles, du changement climatique à la fracture numérique, en passant par l’énergie, la santé, ou encore les questions économiques, et de souveraineté nationale". Entretien.
L'Express : Les élus prévoient de rogner sur le budget de la recherche. C’est forcément une mauvaise nouvelle, quand on est à la tête de la principale agence de financement du secteur…
Claire Giry : Ce que j’entends dans les échanges sur le Projet de loi de finances me rend assez inquiète, oui. Nous avons des soutiens...
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03/12 - Budget 2026 : le gouvernement répète qu’il n’utilisera pas le 49.3
Alors que les députés ont recommencé hier à plancher sur le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2026, le gouvernement a redit ce mercredi 3 décembre qu’il n’avait toujours pas l’intention de recourir au 49.3 pour passer en force, conformément à ce qu’avait annoncé Sébastien Lecornu début octobre, comme le réclamaient alors les socialistes.
"On s’est engagé à ne pas l’utiliser, nous n’utiliserons pas le 49.3", cela reviendrait "à acter l’échec des discussions parlementaires", a déclaré sur BFMTV sa porte-parole Maud Bregeon. "C’est un peu facile" de suggérer de l’utiliser. "Pourquoi est-ce que nous aurions peur du débat parlementaire ?", a-t-elle ajouté.
🗨️ "C'est un peu facile"
Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, réagit aux propos de Bruno Retailleau qui demande à Sébastien Lecornu "d'assumer le 49.3" pic.twitter.com/lsBTGDeHT4— BFM (@BFMTV) December 3, 2025
Elle a souhaité aller "au vote au bout" le mardi 9 décembre, date prévue pour le vote solennel du projet de budget de la Sécurité sociale (PLFSS). "Ce sera une journée importante et les uns et les autres pourront prendre position. Puis les Français regarderont qui a choisi la réduction du déficit et qui a refusé d’avancer vers un budget", a-t-elle développé.
Lundi déjà, c’est le ministre de l’Economie Roland Lescure qui s’était dit sur France 2 "persuadé" qu’un compromis était possible, "parce qu’il y a une majorité de députés qui le veulent", plutôt que de procéder par un 49-3 "qui déresponsabilise tout le monde".Bruno...
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03/12 - Soupçons de fraude : pourquoi l’ex-cheffe de la diplomatie de l’UE Federica Mogherini a été inculpée
L’ex-cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Federica Mogherini, a été inculpée ce mercredi 3 décembre en Belgique, au cœur d’un scandale de corruption. Elle est inculpée pour usage frauduleux de fonds européens, dans le cadre d’une enquête sur l’attribution par l’UE d’un contrat de formation de futurs diplomates au Collège d’Europe, une école de Bruges qu’elle dirige actuellement. Ce contrat représenterait quelque 654 000 euros, selon une source européenne de l’AFP.
Selon le parquet européen, qui supervise les investigations, deux autres suspects ont été interpellés mardi à Bruxelles, comme elle : un haut responsable de la Commission européenne, Stefano Sannino, ainsi que le directeur adjoint du Collège d’Europe. Tous deux ont également été inculpés après une journée d’interrogatoire par la police belge. Les trois suspects ont été remis en liberté sous conditions dans la nuit, a précisé à l’AFP une porte-parole du parquet européen, qui ajoute que "ces accusations concernent des faits de fraude et de corruption dans le cadre de marchés publics, de conflit d’intérêts et de violation du secret professionnel".Des contrats de formation attribués au Collège d’Europe
Le Collège d’Europe à Bruges est un établissement réputé qui forme de nombreux fonctionnaires européens, et Federica Mogherini en est la rectrice depuis septembre 2020. La responsable italienne de 52 ans dirige également depuis août 2022 l’Académie diplomatique de l’UE, le programme qui se retrouve au cœur de l’enquête du parquet européen.
L’enquête porte sur...
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03/12 - Narcotrafic : l’étonnante grâce accordée par Donald Trump à l’ex-président du Honduras
Il avait été condamné à 45 ans de prison ferme pour trafic de drogue aux Etats-Unis… et a finalement été gracié par Donald Trump lundi 1er décembre. À la surprise générale, l’ex-président du Honduras Juan Orlando Hernandez est sorti de sa prison de Virginie-Occidentale alors que son pays traverse des élections tendues. "Après presque quatre années de douleur, d’attente et d’épreuves difficiles, mon mari est à nouveau un homme libre, en vertu de la grâce présidentielle", a annoncé son épouse mardi.
L’homme était pourtant accusé d’être responsable d’avoir inondé les Etats-Unis de drogue lorsqu’il était au pouvoir, jugé coupable d’avoir aidé à expédier des centaines de tonnes de cocaïne sur le sol américain. Cette libération tranche donc avec la rhétorique antidrogue qui constitue l’un des fers de lance de Donald Trump. Le président s’est justifié de son choix lors d’un échange avec la presse mardi : "C’était une horrible chasse aux sorcières orchestrée par Biden. Beaucoup de gens au Honduras m’ont demandé de le faire. Et je l’ai fait". "S’il y a des trafiquants de drogue dans votre pays […], on n’envoie pas forcément le président en prison pour 45 ans" a ajouté Donald Trump, qui a fait de la lutte contre le narcotrafic son leitmotiv dans ses relations avec l’Amérique latine.
Le Honduras, dont Juan Orlando Hernandez a été le chef d’Etat de 2014 à 2022, est l’un des pays les plus violents de la région, du fait principalement des gangs qui contrôlent le trafic de drogue et le crime organisé. Le procès fédéral de l’ancien président à...
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03/12 - PER : le mode d’emploi pour changer de contrat retraite
Le PER comporte de nombreux d’avantages, mais il a aussi un gros défaut : il s’agit d’un placement tunnel vous empêchant de récupérer vos avoirs avant la retraite, sauf gros coups durs ou achat de votre résidence principale. Un point problématique, a fortiori si les performances ne sont pas au niveau attendu. Que faire dans ce cas ? Vous avez en effet toute liberté de souscrire autant de contrats que vous le souhaitez. Dès lors, cessez d’alimenter votre mauvais PER et reportez-vous sur un plan de meilleure qualité. Plus radical encore, vous pouvez aussi y transférer l’épargne accumulée sur votre ancien plan !
Cette disposition ne peut vous être refusée, mais elle peut vous être facturée jusqu’à 1 % du capital en compte les cinq premières années de détention - un tarif maximal prévu dans la quasi-totalité des produits du marché. Passé ce délai, tout transfert s’effectue sans frais et à l’abri de toute imposition, selon la loi. Les premiers contrats ouverts fin 2019 et courant 2020 sont désormais concernés par cette gratuité.
En pratique, commencez par ouvrir le PER sur lequel vous souhaitez transférer votre épargne, puis informez par lettre recommandée le gestionnaire de l’ancien contrat avec les informations adéquates (nom de l’établissement et du plan vers lesquels vous voulez orienter le transfert). Ce dernier a alors trois mois pour vous communiquer la valeur du capital transféré, frais éventuels déduits, vous laissant ensuite un mois de réflexion pour renoncer à l’opération. Examinez la somme annoncée pour...
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03/12 - Ukraine, commerce… Ces nombreux dossiers au menu de la visite d’Emmanuel Macron en Chine
C’est sa quatrième visite d’État en Chine : Emmanuel Macron entame ce mercredi 3 décembre un voyage de trois jours à Pékin afin de défendre les intérêts français et européens, de l’Ukraine aux échanges commerciaux, sur fond de contentieux croissants avec le géant asiatique.
Le président français, attendu vers 17h00 locales (10h00 heure française) dans la capitale chinoise, entrera dans le vif du sujet jeudi avec son homologue Xi Jinping, après une séquence privée, la visite des jardins de Qianlong à la Cité interdite, à son arrivée. Les deux dirigeants se retrouveront aussi vendredi à Chengdu, dans la province du Sichuan (centre), berceau des pandas géants devenus des ambassadeurs de la Chine à travers le monde, pour une rencontre plus informelle.
Emmanuel Macron est accompagné de son épouse Brigitte, de six ministres (Affaires étrangères, Economie, Agriculture, Environnement, Enseignement supérieur, Culture) et 35 patrons de grands groupes (Airbus, EDF, Danone..) ou d’entreprises plus familiales, du luxe à l’agroalimentaire.
"Nous voulons, et ce sera l’objet de la conversation stratégique avec le président Xi Jinping, que l’Europe soit respectée comme un grand partenaire de la Chine", a insisté l’Elysée à la veille de la visite.Guerre en Ukraine
Sujet prioritaire, la guerre en Ukraine et par ricochet la sécurité du Vieux continent, alors que les discussions s’intensifient pour tenter de mettre fin aux hostilités. Emmanuel Macron va appeler une nouvelle fois Xi Jinping à "peser" sur la Russie, partenaire...
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03/12 - Cette victoire des républicains dans le Tennessee n’a pas de quoi rassurer Donald Trump
C’est ce qui s’appelle une victoire en demi-teinte. Les républicains ont remporté mardi 2 décembre une législative partielle dans le Tennessee, mais avec une marge bien plus faible que celle obtenue par Donald Trump dans cette circonscription en 2024, envoyant de nouveaux signaux d’alarme pour la majorité présidentielle à moins d’un an des élections de mi-mandat.
Selon les projections du New York Times, CNN et NBC, le républicain Matt Van Epps l’a emporté avec environ 53 %, soit autour de huit points d’écart sur sa rivale démocrate Aftyn Behn. Soit bien moins que les 22 points d’avance récoltés par Donald Trump à la dernière présidentielle dans ce fief conservateur.
"Félicitations à Matt Van Epps pour sa GRANDE victoire au Congrès dans le grand Etat du Tennessee", a rapidement salué Donald Trump sur son réseau Truth Social, usant de majuscules à son habitude. "Encore une grande soirée pour le Parti républicain !!!", a insisté le président américain, dénonçant encore une fois l’opposition de "gauche radicale", alors que les démocrates ont récemment remporté plusieurs scrutins, suscitant des inquiétudes dans les rangs du camp présidentiel.
Ce scrutin était destiné à remplacer un élu républicain démissionnaire dans une circonscription de plus de 800 000 habitants, qui traverse le Tennessee du nord au sud en passant par une partie de la capitale, Nashville."A trois personnes de perdre la majorité"
Matt Van Epps partait globalement favori. Mais dans un sondage d’Emerson College paru la semaine dernière, le républicain était...
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03/12 - Immigration : ce fossé qui sépare le PS des socialistes danois
Juillet 2025, le Danemark prend la présidence du Conseil de l’Union européenne, et Mette Frederiksen perturbe les eurodéputés. Tantôt la gauche applaudit quand la Première ministre danoise défend corps et âme le Pacte Vert face aux coups de canif venus de la droite. Et tantôt la gauche "regarde ses pompes" – confidence d’un socialiste français. Car la sociale-démocrate appelle aussi à "renforcer les frontières extérieures, réduire l'afflux de migrants vers l'Europe et contribuer à stabiliser les pays voisins de l'UE en rendant le processus de retour plus facile et plus efficace". "Les citoyens ont le droit de se sentir en sécurité dans leur propre pays!", insiste-t-elle.
Dans les couloirs strasbourgeois, François-Xavier Bellamy, patron européen Les Républicains, est tout sourire. "Si on avait des socialistes comme ça chez nous…" Et un collègue Rassemblement national, encore ému, de lui répondre : "On serait à 3 % !" Les deux hommes continueront ainsi à se désoler ou se rassurer, c’est selon."Ils passent de l’État-providence à la préférence nationale"
"Je ne veux pas faire baisser l’extrême droite en reprenant ses arguments", dit le patron du PS Olivier Faure. Si Mette Frederiksen est parfois érigée en exemple, ça n’est certainement pas de son fait. Quand il était ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau a, lui, accueilli à Beauvau son homologue d’alors Kaare Dybvad, pour vanter les "résultats remarquables" de ce partenaire. De son côté, Jordan Bardella a pèleriné vers Copenhague, encourageant la France à "aller...
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03/12 - Ukraine : les récents "succès de l’armée russe" ont influencé les pourparlers, affirme le Kremlin
Les intenses discussions diplomatiques menées depuis plusieurs jours n’ont toujours pas permis de trouver de compromis sur la question qui pourrait résoudre ou enliser définitivement le conflit en Ukraine : celle de l’avenir des territoires occupés par la Russie, qui représentent 19 % du pays. Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio salue tout de même "des progrès", tandis que le Kremlin s’est félicité d'"une discussion constructive" après une rencontre à Moscou entre Vladimir Poutine et l’émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff. Est-ce vraiment un bon signe pour l’Ukraine ? Pendant ce temps, Emmanuel Macron est arrivé à Pékin ce 3 décembre, où il compte bien faire des négociations pour la paix en Ukraine l’une des priorités de ses requêtes à la Chine.
Les infos à retenir :
⇒ La Russie se dit prête à rencontrer des responsables américains "autant que nécessaire"
⇒ Les récents "succès de l'armée russe" ont influencé les pourparlers sur l'Ukraine, dit le Kremlin
⇒ La Commission européenne présente son plan pour financer l'UkraineUne "paix juste" en Ukraine est peu probable, estime le président de Finlande
Tout accord visant à mettre fin aux combats en Ukraine a peu de chances de remplir les conditions nécessaires à une paix juste, a jugé mercredi le président de Finlande.
Les pays européens oeuvrent actuellement pour préserver l'indépendance, la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine, a assuré Alexander Stubb dans un entretien à la chaîne de télévision finlandaise MTV3. "Mais en réalité, la paix peut...
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03/12 - Des Philippines à... Donald Trump : la saga méconnue du yo-yo
On sait de source sûre que Napoléon jouait au yo-yo pour se détendre avant les grandes batailles. Il est avéré que Donald Trump, avant chacune de ses paix éternelles, c’est-à-dire à peu près tout le temps, joue lui aussi au yo-yo. Ce jeu primitif a été inventé juste après la toupie dont il est la version verticale. A la Restauration, les immigrés ont rapporté cette petite boule de bois accroché à une ficelle de leur exil anglais où ce jeu était très en vogue. Le yo-yo connut alors, en France, un grand succès sous le nom d’"émigrette" ou d’"émigrant", un truc qu’on chasse et qui revient toujours. Comme les juifs sous Philippe Auguste, comme les Latinos sous Trump. Comme demain les musulmans sous Bardella-Marine.
Cette invention diabolique nous vient des Philippines. C’est d’ailleurs un étudiant philippin, Pedro Edralin Florès, immigré aux Etats-Unis, qui, en 1928, l’exporte des Philippines et le commercialise sous le nom de yo-yo – qui veut dire "viens-viens" en tagalog, la deuxième langue des Philippines. Florès vend 300 000 yo-yo la première année, le voilà riche. Mais, en 1932, un autre Donald (Duncan) rapplique et rachète la compagnie de Florès pour 250 000 dollars. Donald s’associe avec William Randolph Hearst, le patron de presse qui lui permet de promouvoir le yo-yo partout dans le pays. Génie du marketing, Donald fait du yo-yo une discipline de compétition, si bien qu’en 1946, quand Donald Trump voit le jour, le yo-yo est un sport national. La sage-femme en jouait tout en délivrant la parturiente. Prise...
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03/12 - Dans les prisons françaises, l’empire des narcotrafiquants
14 mai 2024. Un détenu sort du tribunal de Rouen et monte dans un fourgon pénitentiaire. Un deuxième véhicule l’accompagne, en escorte. Le prisonnier doit être raccompagné à la maison d’arrêt d’Evreux, à une cinquantaine de kilomètres. Mais à mi-chemin, au niveau du péage d’Incarville, dans l’Eure, une voiture noire arrive à contresens. Elle bloque le passage des deux fourgons. Plusieurs hommes cagoulés sortent du véhicule. Lourdement armés, ils ouvrent le feu, récupèrent le détenu et prennent la fuite.
Les agents pénitentiaires n’ont rien pu faire. Deux d’entre eux ont perdu la vie, et trois autres sont blessés. Les images de cette évasion spectaculaire secouent le milieu carcéral et la France entière prend conscience du niveau de violence du narcobanditisme.
Vous avez certainement deviné de quelle évasion il s’agit : celle du narcotrafiquant Mohamed Amra. 9 mois plus tard, celui qu’on surnomme "la mouche" est retrouvé en Roumanie. Ses cheveux teints en roux, il affiche un grand sourire à son arrivée au tribunal de Bucarest. Après cette arrestation, le ministre de la Justice Gérald Darmanin prend la parole et décrit les conditions de détention qui attendent Mohamed Amra à la prison de Condé-sur-Sarthe.
Le garde des Sceaux se sert donc de cette attaque pour justifier son projet de prisons de haute-sécurité. Mais comment le narcotrafic est-il devenu si puissant au point de faire vaciller le système carcéral français ?
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03/12 - Nigel Farage, l’agent russe et la "Poutine-Trump connection"
Lorsque la police antiterroriste l’a arrêté à l’aéroport de Manchester, en septembre 2021, Nathan Gill s’apprêtait à embarquer dans un avion pour Moscou. Il avait tout d’un homme sans histoire et sans reproche, bon père de famille gallois et électeur du parti conservateur dévoué à Dieu, à sa femme et à leurs cinq enfants. Ancien évêque resté membre actif de l’église des mormons, il avait eu une révélation, un soir de 2005, en voyant apparaître à la télévision l’homme politique qui serait désormais son nouvel objet d’adoration : Nigel Farage, le nationaliste britannique d’extrême droite, alors député du parti europhobe Ukip au Parlement européen puis leader victorieux du référendum sur le Brexit, repérable à ses pintes de bière et à son bagou populiste.
Elu député Ukip en 2014, Nathan Gill avait accompagné Farage quand il fonda le parti Reform UK, avatar du Ukip, et dirigé sa branche galloise (Reform UK Wales). L’une de ses ex-collègues de parti, Alexandra Philips, l’a décrit ainsi au Times : "Il n’était pas le plus grand esprit politique de sa génération. Je pense que lorsque les Russes veulent former quelqu’un, ils savent cibler la bonne personne." Nationaliste, trumpiste, antieuropéen et, cerise sur le gâteau, un peu fade : quelle proie plus parfaite pour les agents des services secrets russes ? Gill vient d’être condamné à dix ans et demi de prison au Royaume-Uni pour avoir accepté de l’argent en échange de déclarations publiques pro russes sur l’Ukraine.Encombrante amitié
L’histoire n’est ni anecdotique, ni anodine....
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02/12 - La visite de Viktor Orbán à Moscou jette un froid sur les relations entre la Hongrie et la Pologne
C’est une annonce qui a le mérite d’être claire. Alors que le président polonais Karol Nawrocki devait rencontrer son homologue polonais, Viktor Orbán, le 4 décembre prochain, le premier a purement et simplement annulé. En cause : le voyage du dirigeant hongrois à Moscou, a justifié le chef du bureau international du président polonais.
Viktor Orbán et Vladimir Poutine ont en effet tenu des pourparlers au Kremlin vendredi dernier au sujet du sort des raffineries russes sanctionnées. Un voyage qui a coïncidé avec les efforts de Washington pour obtenir un accord de paix entre la Russie et l’Ukraine. "Le geste de Nawrocki marque un nouveau tournant : l’amitié millénaire s’enfonce dans des profondeurs sans précédent", commente le journal en ligne Valasz Online depuis Budapest. Une décision "sensible pour le pouvoir hongrois, car Nawrocki est un conservateur qui avait été félicité par Orban après sa victoire à la présidentielle", et "plusieurs experts le présentaient comme celui capable de renouer les relations politiques [entre les deux pays]", souligne le site."Pas confiance dans les accords de paix"
Mais, "Viktor Orbán a rencontré Vladimir Poutine à plusieurs reprises depuis 2022 et ses opinions pro-russes sont bien connues, alors qu’est-ce qui est différent cette fois-ci ?", s’interroge le média polonais TVP World. Viktor Orbán, un proche allié du président américain Donald Trump, est largement considéré comme le leader le plus favorable au Kremlin de l’Union européenne. Il a longtemps essayé de se faire...
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02/12 - La Turquie s’inquiète des attaques contre des bateaux en mer Noire revendiquées par l’Ukraine
Une nouvelle attaque contre un cargo en mer Noire a été signalée ce mardi 2 décembre par la Turquie, à 80 milles nautiques de ses côtes. Le MildVolga 2, naviguant sous pavillon russe selon le site Marine Traffic, "a signalé avoir été attaqué [...] alors qu'il faisait route de la Russie vers la Géorgie avec une cargaison d'huile de tournesol", a indiqué la Direction des Affaires maritimes (DGM) sur X, précisant que "les 13 membres d'équipage sont sains et saufs" et que le navire n'avait pas demandé d'assistance.
"Le MildVolga-2 fait actuellement route vers le port turc de Sinop par ses propres moyens", a-t-elle ajouté.Deux attaques revendiquées par l'Ukraine
Ce nouvel incident survient après deux attaques de drones revendiquées par l'Ukraine dans la zone économique turque, vendredi et samedi, qui ont visé des pétroliers de la "flotte fantôme" russe, sous sanctions occidentales, qui continue d'exporter du pétrole russe. Une "escalade inquiétante" selon le président turc Recep Tayyip Erdogan qui estime que "le conflit entre la Russie et l'Ukraine a(vait) clairement atteint une dimension où il menace la sécurité de la navigation en mer Noire".
"Nous ne pouvons en aucun cas accepter ces attaques qui menacent la sécurité de navigation, l'environnement et la vie dans notre zone économique exclusive", a souligné le chef de l'Etat, dont le pays occupe la rive sud de la mer Noire.
Les deux pétroliers naviguant sous pavillon gambien, le Kairos et le Virat, tous deux sous sanctions occidentales donc, se...
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02/12 - Russie : ces étranges explosions de pétroliers au large du Sénégal
C’est un événement d’un genre inédit qui s’est produit dans la nuit de jeudi à vendredi dernier (du 27 au 28 novembre) près du port de Dakar, au Sénégal. Vers 23h45, "quatre explosions externes" ont été détectées sur le Mersin, un pétrolier qui mouille depuis deux mois à 19 kilomètres des côtes sénégalaises.
Sur les réseaux sociaux, des vidéos ont montré un affaissement du bateau dans l’eau. Et son armateur turc, Besiktas Shipping, a évoqué ce lundi 1er décembre dans un communiqué de presse, "une entrée d’eau dans la salle des machines", indiquant que les 22 membres d’équipage ont été évacués et mis en sécurité.Une attaque de l’Ukraine pas écartée
L’armateur Besiktas Shipping a par ailleurs déclaré qu’il soutenait les enquêtes sur la cause des explosions et qu’il travaillait avec les assureurs et les autorités sénégalaises pour gérer les conséquences de l’incident, notamment les éventuelles pollutions que cela pourrait entraîner alors que le navire contient près de 39 000 tonnes de carburant. La société d’analyse des expéditions de matières premières Kpler affirme que le navire transportait du gazole et qu’il a été en contact avec plusieurs ports russes à plusieurs reprises cette année.
Selon le correspondant du Monde au Sénégal, l’enquête préliminaire, dirigée par l’autorité de sécurité maritime du Sénégal (Hasmar), n’exclue aucune piste, y compris celle d’une attaque ukrainienne. "Il est prématuré de confirmer ou d’infirmer un scénario précis avant la conclusion de ce travail d’expertise", explique-t-elle auprès du quotidien. "Si...
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02/12 - Retraites, innovation, protectionnisme... Philippe Aghion face à Anne Rosencher, les leçons d’un Nobel
Dans cette deuxième édition des Grands entretiens d’Anne Rosencher, la directrice déléguée de la rédaction de L'Express reçoit un Nobel monté sur ressorts. Toujours dans la conversation, il bondit, tressaute et s’enflamme. Philippe Aghion, Prix Nobel d’économie 2025 est notre invité. L'occasion de parler d'innovation, du décrochage européen face à la Chine et aux Etats-Unis, mais aussi de la réforme des retraites et du Rassemblement national. Une discussion à découvrir en vidéo sur YouTube et Dailymotion, mais aussi en audio sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast Addict.
Ce qui suit est la transcription de l'épisode :
Anne Rosencher : Bonjour Philippe Aghion !
Philippe Aghion : Bonjour.
Anne Rosencher : Alors bien sûr, aujourd’hui, je vais vous interviewer sur l’innovation, sur l’importance qu’elle a dans l’économie. Après tout, c’est pour ça que vous avez eu votre prix Nobel. On va aussi parler du retard de l'Europe, peut-être sur cette question. On va évoquer le divorce entre l’analyse économique et les opinions publiques, par exemple. Mais avant, je voudrais vous poser une question vraiment "prix Nobel". Vous êtes le cinquième Prix Nobel d’économie français. Qu’est-ce que ça fait ? Je dirais presque, est-ce qu’il y a un sentiment de fierté nationale comme un buteur qui marque pour l’équipe de France en Coupe du Monde ?
Philippe Aghion : Immédiatement, il y a un tsunami de messages du monde entier qui vous arrive…
Anne Rosencher : Et de sollicitations.
Philippe Aghion : Et après, les...
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02/12 - Danemark : les recettes de Mette Frederiksen, la Première ministre de gauche qui dit stop à l’immigration
Mieux que La Petite Sirène ou La Reine des neiges, deux contes du Danois H.C. Andersen, voici la saga d’un petit royaume où l’économie se porte bien, où les habitants ont le sourire et où un optimisme général plane dans l’air. Bienvenue au Danemark (6 millions d’âmes) dont l’enquête planétaire World Happiness Report 2025 confirme année après année que ses habitants sont les gens "les plus heureux du monde", juste après les Finlandais. Ce bonheur général, il se mesure à la mine épanouie des enfants qui courent dans les allées de Legoland (parc thématique dédié aux Lego) comme aux éclats de rire sur les terrasses de café du port de Copenhague. Dans les entreprises règne aussi une forme de bien-être : patrons, syndicats et employés y entretiennent un dialogue social constructif fondé sur l’écoute et le respect mutuel. Résultat, là-bas, tout le monde est d’accord pour reporter l’âge de départ à la retraite de 67 à 68 ans d’ici à 2030 et jusqu’à 70 ans à partir de 2040.
C’est à peine croyable, mais même l’ambiance des maisons de retraite est sympa ! Dans ce pays où les seniors sont rois, les équivalents de nos Ehpad sont parmi les plus agréables à vivre au monde. Voici donc un pays en bonne santé qui, en outre, affiche des statistiques insolentes : + 3,5 % de croissance l’année dernière, chômage stable à 6 % et endettement public minimal à 30,5 % (contre 114 % en France). Cerise sur le gâteau, l’excédent budgétaire de l’Etat permet de financer à peu près n’importe quel nouveau projet.
Si tout va si bien, c’est donc qu’il n’y a...
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02/12 - Ces pays reçoivent des millions de dollars pour accueillir des expulsés américains
En échange de quelques millions de dollars, Donald Trump et son administration se sont arrogés le droit d’expulser des milliers d’immigrés en situation irrégulière. Selon le ministère de la sécurité Intérieure (DHS), près de 527 000 étrangers illégaux ont été expulsés depuis l’investiture du président américain en janvier dernier. A ceux-là, s’ajoutent près de 1,6 million d’individus qui se seraient "volontairement déportés", selon les mots du même ministère.
Dans le cas des expulsions forcées, le gouvernement américain a signé des contrats avec plusieurs pays tiers, en Amérique du Sud et en Afrique, pour que ces derniers acceptent de recevoir et gérer ces déportés, quand bien même ils n’en sont pas originaires, en échange d’importantes sommes d’argent, et sans obligation de redevabilité.5 millions de dollars contre 160 personnes
Le 17 novembre dernier, le gouvernement d’Eswatini, petit pays enclavé entre l’Afrique du Sud et le Mozambique, a confirmé pour la première fois avoir reçu 5,1 millions de dollars (4,3 millions d’euros) des Etats-Unis en échange de l’accueil d’un total, à terme, de 160 personnes jugées "indésirables" par l’administration américaine. Le petit royaume d’Afrique australe a depuis mi-juillet reçu et incarcéré 15 hommes expulsés par Washington, au même titre qu’au moins cinq autres pays africains. L’un d’entre eux a depuis été renvoyé vers son pays d’origine la Jamaïque, tandis que les 14 autres, parmi lesquels un Cubain, un Yéménite, un Laotien, au moins quatre Vietnamiens, un Philippin et un Cambodgien,...
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02/12 - David Rachline démissionne de la vice-présidence du RN
David Rachline, maire de Fréjus, dans le Var, et ancienne étoile montante du Rassemblement national (RN), a annoncé mardi 2 décembre dans un communiqué démissionner de son poste de vice-président du parti d'extrême droite pour éviter que les soupçons de malversations pesant sur lui ne soient instrumentalisés contre le parti.
En début de matinée, Marine Le Pen, présidente des députés RN, avait déclaré qu'elle ne souhaitait plus que David Rachline, dont elle a été très proche, soit vice-président du parti, et que la question était "en voie de règlement". Déjà "en retrait" depuis plusieurs mois, David Rachline a expliqué dans son communiqué : "Je prends également la décision de démissionner de ma vice-présidence du Rassemblement national, pour éviter que les accusations médiatiques portées à mon encontre ne soient utilisées de façon malveillante pour nuire à la dynamique du RN".Propulsé deuxième vice-président du RN en 2022
Il restera adhérent au RN et "attaché aux idées (qu'il) défend depuis l'âge de 15 ans" même si, comme en 2020 et dans un souci selon lui de rassemblement "au-delà des étiquettes partisanes et des débats nationaux", il n'a pas sollicité l'investiture du RN en vue de briguer un troisième mandat à la mairie de Fréjus en 2026.
Conseiller municipal à 20 ans, maire et sénateur à 26 ans, David Rachline a dirigé le Front national de la jeunesse et la campagne de Marine Le Pen pour la présidentielle de 2017. En 2022, il a été propulsé deuxième vice-président du RN, qui avait auparavant érigé Fréjus, cité balnéaire...
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02/12 - "L’économie est en chute libre" : en Allemagne, les industriels sonnent l’alarme
L’économie allemande traverse "sa crise la plus profonde" de l’après-guerre, a averti mardi 2 décembre la première fédération industrielle du pays, reprochant au gouvernement son inaction malgré une quatrième année consécutive de production industrielle en chute.
Le produit intérieur brut (PIB) de l’Allemagne devrait au mieux connaître une année de stagnation en 2025, après deux ans de récession, tandis que le chancelier Friedrich Merz semble peiner à trouver la recette pour mener des réformes et donner confiance aux entreprises.
"L’économie allemande est en chute libre et pourtant le gouvernement ne réagit pas avec la détermination nécessaire", a dénoncé dans un communiqué Peter Leibinger, président de la Fédération des industries allemandes (BDI). Le secteur secondaire est en cette fin 2025 "à un plus bas dramatique", a-t-il alerté.
Le communiqué de cette organisation patronale est pour le moins alarmiste et critique du chancelier Merz, un conservateur allié aux sociaux-démocrates au sein d’une coalition gouvernementale assez impopulaire, arrivée au pouvoir au printemps, après des élections législatives marquées par l’essor de l’extrême droite.Un "décrochage structurel"
"Nous attendons cette année une chute de la production de 2 %, la production industrielle sera donc en recul pour la 4e année consécutive. Ce n’est pas un trou d’air conjoncturel, mais un décrochage structurel", martèle le BDI, appelant les autorités à un "tournant dans la politique économique, avec des priorités claires pour la compétitivité et la...
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02/12 - Lutte contre le narcotrafic : cette double frappe dans les Caraïbes qui agite Washington
Un ordre de tir contre des naufragés : la Maison-Blanche a confirmé, lundi 1er décembre, qu’un amiral américain avait ordonné, début septembre, une seconde frappe contre un bateau suspecté de transporter de la drogue dans les Caraïbes, alors que des survivants d’un premier bombardement s’y trouvaient encore. Les révélations faites initialement par The Washington Post et The Intercept plongent les Etats-Unis dans l’une des plus graves controverses militaires de l’ère Trump et soulèvent de lourdes questions juridiques et politiques. D’après CNN, l’armée avait connaissance de la présence de rescapés visibles au moment du second tir.
Pour de nombreux juristes, l’affaire dépasse largement le cadre déjà contesté de ces opérations antidrogue. "Les frappes étaient déjà juridiquement douteuses, puisque aucune guerre n’est déclarée dans les Caraïbes. Mais le meurtre de survivants constitue un acte d’une gravité inédite", résume CNN. Le droit des conflits armés est clair : l’exécution d’un ennemi hors de combat — blessé, capturé ou naufragé — est interdite et considérée comme un crime de guerre. "Ils enfreignent la loi dans les deux cas", souligne Sarah Harrison, ancienne conseillère juridique au Pentagone. "Ils tuent des civils, et même s’ils les considéraient comme des combattants, ce serait tout autant illégal."
Le contexte régional est particulièrement tendu. Depuis août 2025, les Etats-Unis ont renforcé leur présence militaire en mer des Caraïbes, accusant le président...
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02/12 - Fiscalité anti-riche : la sagesse suisse doit inspirer les idéologues français, par Eric Chol
Peter Spuhler ne fera donc pas ses valises. Le milliardaire suisse, patron de Stadler Rail, avait mis le feu aux poudres lorsque, l’été dernier, dans une interview accordée au quotidien zurichois Tages-Anzeiger, il avait prévenu qu’il était prêt à quitter la Suisse si le projet d’impôt sur les successions visant les super-riches était adopté par ses compatriotes.
La votation fédérale du 30 novembre en a décidé autrement : loin d’être populaire, l’initiative de la Jeunesse Socialiste a été au contraire balayée par plus des trois quarts des électeurs. Un rejet qui n’a pu que rassurer la ministre des Finances ou le président de la Confédération, inquiets par cette "expérimentation risquée", qui "aurait mis en péril la situation économique de la Suisse".
Après des mois de débat enflammé, la sagesse suisse s’est imposée et Peter Spuhler, dont la fortune est estimée à 4,3 milliards d’euros, ne s’envolera ni vers Milan ni vers Dubaï. Tant mieux pour lui et sa famille. Tant mieux surtout pour la Suisse, où contrairement à la France, les habitants ont parfaitement compris qu’être riche n’était pas forcément une tare, et surtout, que les grosses fortunes de Genève ou Zurich participent activement à la prospérité du pays. Car les 9 millions d’Helvètes en sont convaincus : un vote en faveur de cet impôt sur les successions - imaginé pour financer la politique climatique - aurait abouti à faire fuir à l’étranger des dizaines voire des centaines de leurs compatriotes aux portefeuilles trop garnis."Quand les riches maigrissent, les...
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02/12 - En Italie, le journal "La Stampa" vandalisé : attaquer la liberté, ce n’est pas défendre la Palestine
Une rédaction qui empeste la fumée, son sol recouvert de fumier, ses murs tagués d’insultes. Et des menaces de mort scandées à visage découvert : "Journalistes terroristes, vous êtes les premiers sur la liste", "Tuez les journalistes". La scène s’est déroulée à Turin, le 28 novembre, dans les locaux de La Stampa, grand quotidien italien de centre droit. Une centaine de casseurs ont envahi et saccagé la rédaction, sous prétexte d’une manifestation propalestinienne et de l’arrestation d’un imam égyptien, menacé d’expulsion après avoir défendu les attaques terroristes du 7-Octobre. Mais il ne s’agit ici aucunement de défendre les Palestiniens : c’est une attaque pure et simple contre la liberté, contre la liberté de la presse et contre la liberté d’expression.Un souvenir des "années de plomb"
Ces méthodes et ces slogans rappellent les heures sombres de l’Italie quand, dans les années 1970, les Brigades rouges, des miliciens d’extrême gauche, menaçaient et assassinaient policiers, magistrats et journalistes. "Un héritage dont ces jeunes n’ont même pas conscience, ce qui fait froid dans le dos", écrit Andrea Malaguti, le directeur de La Stampa, qui a bien connu ces "années de plomb" italiennes.
"Nous aimerions rappeler à ces jeunes, à peine sortis du lycée, cette décennie folle et meurtrière, qu’ils comprennent à la fois où peuvent mener ces dérives et combien ils ont de la chance de vivre dans une période paisible dans laquelle ils peuvent faire ce qu’ils souhaitent : manifester, être en colère, réclamer, protester,...
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02/12 - L’Europe sous la menace d’une guerre : le (vrai) tragique est de retour, par Jean-François Copé
"Nous sommes à un point de bascule", annonçait Emmanuel Macron dans la Revue nationale stratégique 2025, qui prévoit une possible nouvelle agression russe sur le sol européen d’ici 2030. Et pourtant, lorsque le chef d’Etat-major des armées rappelle que la France doit "accepter l’idée de perdre ses enfants", la polémique l’emporte sans nuance.
Jean-Luc Mélenchon exprime son "désaccord total" reprochant de "prévoir des sacrifices qui seraient la conséquence de nos échecs diplomatiques". Plus étonnant, Sébastien Chenu, le vice-président du RN, lui, l’accuse "d’alarmisme" tandis que ses lieutenants, racontent sur toutes les antennes que l’arme nucléaire se suffira bien à elle toute seule, au mépris de toutes les études les plus pointues sur la nécessité d’une réponse conventionnelle et hybride.
Au-delà des propos caricaturaux des partis populistes, on voit bien aussi la gêne des milieux politiques traditionnels nourris au slogan tellement compréhensible du "plus jamais ça". Parce que la guerre, c’est la perception concrète et brutale du tragique. Anesthésiés par le confort du progrès
Pendant deux mille ans d’histoire européenne, de génération en génération, des pères, des fils, des frères sont tombés à la guerre. Or nous vivons depuis quatre-vingts ans en paix sur notre continent, et notre rapport à la mort a profondément changé. Anesthésiés par le confort du progrès et de la prospérité économique, rassurés par le parapluie...
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02/12 - Chute de la natalité et finances publiques : l’alerte de la Cour des comptes
Fécondité en baisse, vieillissement accéléré de la population : le poids du basculement démographique de la France sur les finances publiques va aller croissant, souligne ce mardi 2 décembre la Cour des comptes, qui invite à repenser "la vision collective" du vieillissement et de l’âge du départ à la retraite.
"La contrainte systémique que fait peser la démographie sur les systèmes de retraite par répartition invite à repenser la tranche d’âge 60-70 ans comme une décennie où l’activité professionnelle devra continuer à prendre une place croissante pour ceux qui le pourront", note le rapport de la Cour des comptes.
A l’heure où l’Assemblée nationale va reprendre l’examen du budget de la Sécurité sociale dans la version transmise par le Sénat, amputée de la suspension de la réforme des retraites jusqu’en 2028, la Cour souligne que "l’âge de bascule entre travail et retraite exerce, au moins autant que le niveau des pensions, une influence décisive sur l’équilibre des finances publiques". Mais "l’intensité du débat sur les retraites" ne devrait pas éclipser les autres défis posés par le vieillissement de la population, insistent les Sages de la rue Cambon.Décrochage entre recettes et dépenses
Avec le déclin de la fécondité (1,62 enfant par femme en 2024), l’allongement de l’espérance de vie, l’arrivée à des âges avancés des générations nombreuses du baby-boom, la part des seniors d’au moins 65 ans dans la population française est passée de 16,3 % en 2005 à 21,8 % en 2024, et pourrait atteindre 28,9 % en 2070.
Conséquence :...
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02/12 - Demander ses collègues en amis sur les réseaux ? "Votre crédibilité peut en prendre un coup..."
Entre les clichés remplis de belles couleurs sur Instagram, des photos de ses enfants sur Facebook, des coups de gueule personnels sur LinkedIn, les réseaux sociaux sont devenus un espace où l’on suit, où l’on est suivi, où l’on se crée une communauté. Par conséquent, il peut être tentant d’ajouter des collaborateurs, son supérieur hiérarchique ou ses subordonnés à sa liste de contacts, ou bien d’accepter leurs sollicitations. Mais qui inviter sans se tromper ? Peut-on refuser une demande ? Et quels pourraient être les risques, personnels comme professionnels, si la relation de travail venait à se dégrader ? Autant de questions à considérer avant de cliquer sur le bouton "inviter" ou "accepter".
"Le manager peut avoir des affinités avec certains collègues et nombreux sont ceux qui ont vu de réelles amitiés naître au bureau", observe Marie-Clémence Paget, directrice marketing chez Hays France, cabinet de recrutement. Les réseaux sociaux, explique-t-elle, peuvent servir à briser la glace au travail, "à créer des liens autour de centres d’intérêt communs et à discuter d’autres sujets que les échéances des projets". Et si la relation avec un collaborateur devient plus amicale, "il n’est pas forcément nécessaire de la réfréner au nom d’une conception peut-être dépassée du professionnalisme", précise-t-elle. "Mais le fait d’accepter l’invitation de collaborateurs sur les réseaux sociaux n’est pas neutre", ajoute-t-elle. Avec un risque majeur : "brouiller la frontière entre vie professionnelle et vie personnelle…". "Je...
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02/12 - L’Elysée et CNews s’écharpent sur le projet de "labellisation" des médias d’Emmanuel Macron
Le bras de fer entre l’Elysée et les médias du groupe Bolloré a franchi une nouvelle étape, lundi 1er décembre. Dans une vidéo publiée sur le réseau social X (ex-Twitter), la présidence a repris plusieurs extraits de CNews - notamment des éditoriaux de Pascal Praud et des interventions de Philippe de Villiers - pour les estampiller d’un message "Attention fausse information". Une riposte claire aux critiques qui ont enflammé la droite et l’extrême droite depuis l’annonce par Emmanuel Macron d’un projet de "label" des réseaux sociaux et des sites d’information. L’occasion aussi pour le président de préciser que cette labellisation serait faite par des "professionnels des médias" : "Ce n’est pas l’Etat qui doit vérifier. Si c’est l’État qui doit vérifier, là ça devient une dictature".
Pravda ?
Ministère de la vérité ?
Quand parler de lutte contre la désinformation suscite la désinformation… pic.twitter.com/PspZup1aXF— Élysée (@Elysee) December 1, 2025
L’origine de la polémique remonte au mercredi 26 octobre. En déplacement à Arras (Pas-de-Calais) sur le thème de la démocratie à l’heure des plateformes, Emmanuel Macron a réitéré son souhait de voir émerger un "label" professionnel distinguant les réseaux et sites qui vivent de la publicité personnalisée de ceux qui produisent de l’information vérifiée. Une idée déjà discutée lors des États généraux de l’information et qui, selon Le Journal du dimanche (JDD), propriété de Vincent Bolloré, pourrait être confiée à l’Arcom, mais surtout à Reporters sans frontières. L’ONG est...
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02/12 - Guerre en Ukraine : l’effrayant jusqu’au boutisme de Vladimir Poutine
Lorsque Vladimir Poutine reçoit au Kremlin l’émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff, il l’invite à discuter autour de sa fameuse table de réunion ovale. D'après les photos, on devine qu'il ne s'assoit pas face à lui dans le sens de la longueur – comme il l’avait fait en 2022 avec Emmanuel Macron, créant une grotesque distance de 6 mètres – mais plus près, dans le sens de la largeur. Autant cajoler un ami personnel de Trump, qui a de surcroît "le plus profond respect" pour le président russe.
A l’heure où nous écrivons ces lignes, nul ne sait ce que contient précisément le plan de paix pour l'Ukraine présenté le 2 décembre par Witkoff au chef du Kremlin, pour sa sixième visite à Moscou depuis janvier. Mais la réaction de Poutine est prévisible : si le document ne correspond pas exactement à ses attentes, il se montrera inflexible.
Alors que la ligne du leader américain oscille depuis des mois sur le dossier ukrainien (même s’il finit toujours par se ranger du côté de Moscou), le président russe se distingue, lui, par sa constance dans l'intransigeance. Ses objectifs n’ont jamais varié : désarmer l’Ukraine, s’assurer qu’elle n’intégrera jamais l’Otan, et conquérir des territoires. Mais tout en maintenant ses exigences maximalistes, il prend soin de préserver sa relation avec Trump. Son jeu consiste à clamer qu'il veut la paix, mais que les Ukrainiens et les Européens bloquent les négociations. Avec un argument martelé à l'envi : impossible de signer un accord avec un président ukrainien jugé "illégitime". "Poutine...
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02/12 - "Merci au général Mandon" : nos lecteurs réagissent à l’actualité
Merci au général Mandon
Pierre Malo, Béthune (Pas-de-Calais)
Les propos du général Mandon devant les maires de France sur les risques de guerre avec la Russie dans les trois ou quatre ans à venir ont suscité de vives réactions, très souvent critiques. Les pacifistes sont aussitôt montés au front. Font-ils preuve d’aveuglement, de mauvaise foi, de déni des réalités ? En tout cas, ils n’ont rien appris de l’Histoire. Que la perspective d’un conflit fasse peur, cela se comprend. Mais il est inutile de se voiler la face : la menace est bien là et les événements en fournissent la preuve de façon quotidienne. Les cris d’orfraie poussés par les oppositions, notamment à gauche, rappellent malheureusement le précédent des années 1930 en France quand une bonne partie de la classe politique refusait de voir les dangers représentés par l’arrivée au pouvoir de Hitler. Résultats : une défaite cinglante en mai-juin 1940, due à l’impréparation de l’armée française, suivie par quatre ans d’occupation et de guerre. Bravo, Messieurs et Mesdames les pacifistes ! Et merci au général Mandon pour la leçon… (L’Europe est en guerre… et ne le sait pas, L’Express du 27 novembre).Ukraine : rester ferme…
François Faure, Annecy (Haute-Savoie)
Le plan de paix de Trump est totalement irréaliste ! L’Ukraine doit-elle accepter ce plan pro-Poutine et d’être amputée d’une partie de son territoire ? Et si elle le refuse, doit-on l’accuser de vouloir la guerre ? Il est temps que l’Europe réagisse et propose son plan : retrait total de la Russie des...
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02/12 - "Comment s’en satisfaire ?" : sur le budget, la lettre de Sébastien Lecornu qui ne rassure pas les patrons
Sébastien Lecornu a posté sur ses réseaux sociaux une longue réponse à la tribune "Trop, c’est trop !" publiée le 6 novembre par L’Express. Signée à ce jour par 2 000 dirigeants d’entreprises, de tous secteurs, tailles ou régions, cette alerte collective sur les dérives du débat budgétaire actuel, dans lequel les hausses d’impôts existants succèdent à la création de nouvelles taxes, a mis Matignon en émoi.
"Je mesure pleinement votre besoin de stabilité et de visibilité [en matière fiscale]", tente de rassurer le Premier ministre avec cette "Lettre aux entrepreneuses et entrepreneurs de France". Avant de souligner aussitôt que "le vrai danger pour le pays, c’est l’absence de budget".
Les réactions n’ont pas manqué. Pour Geoffroy Roux de Bezieux, l’ancien président du Medef, "un "budget de compromis" ne peut avoir de sens s’il entrave la liberté de ceux qui créent de la richesse". Dans un style plus fleuri, le consultant Vincent Pinte Deregnaucourt résume l’équation : "Si je comprends bien, on a d’un côté : pas de budget et c’est la grosse cata. De l’autre, un budget cata, et c’est juste la cata. Donc le message, c’est : mieux vaut la cata que la grosse cata. Comment s’en satisfaire ?"
Le 17 décembre, L’Express réunira salle Gaveau, à Paris, les signataires de cette tribune. Pour sortir de ce "à prendre ou à laisser" stérile et discuter, enfin, des alternatives au tout impôt. Comme la remise à plat de nos dépenses publiques. Un éléphant dans la pièce que si peu de responsables politiques osent regarder en...
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02/12 - Placements : jusqu’à quel âge ouvrir un PER ?
Dans un monde idéal, les épargnants commenceraient à épargner pour leur retraite dès 30 ans, tout en achetant leur résidence principale et en mettant de l’argent de côté pour d’autres projets comme les études de leurs enfants. Dans la pratique, certains particuliers se réveillent, la cinquantaine passée, sans réel plan pour compléter leur retraite.
Cela signifie-t-il qu’il est trop tard pour ouvrir un plan d’épargne retraite (PER) ? "Absolument pas ! Il est certes recommandé d’épargner pour sa retraite le plus tôt possible, mais alimenter un PER à 55 ans reste une bonne idée", estime Emmanuel Hardy, président du réseau de conseillers en gestion de patrimoine Inovéa. C’est même probablement le meilleur moment du point de vue fiscal. A l’approche de la soixantaine, certains épargnants ont souvent un taux d’imposition élevé, a fortiori si leurs enfants ont quitté le foyer fiscal. Pour eux, l’avantage à l’entrée du PER - les versements sont déductibles des revenus dans certaines conditions - constitue une aubaine. Il peut donc être intéressant d’ouvrir et d’alimenter copieusement un plan d’épargne retraite (dans les limites du plafond de déductibilité) pour profiter à plein de l’avantage fiscal. Un versement de 10 000 euros permet ainsi d’économiser 4 100 euros d’impôt sur le revenu pour un contribuable dans la tranche marginale à 41 %.
"Il est également possible de reporter les plafonds non utilisés pendant les trois années précédentes, rappelle Stanislas de Vasselot, directeur général de Linxea. Le montant disponible pour...
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02/12 - Budget 2026 : le casse-tête du PS face au possible retour du 49.3
Le 25 novembre dernier, Nicolas Sansu n’est pas un député véhément, c’est un bulldozer endimanché. Au "bateau ivre" de Sébastien Lecornu, "tirant des bords, bâbords mais plus sûrement tribord, au mépris de la France […]", le parlementaire Gauche démocrate et républicaine promet, en substance, la chute et le déshonneur. "Monsieur le Premier ministre, pas de changement maintenant, plus de gouvernement demain". Sur les bancs d’à côté, quelques cadres roses s’esclaffent - en réalité, Aurélien Rousseau, François Hollande et Philippe Brun rient jaune. "Lui, je pense qu’il va s’abstenir", glisse, débordant d’ironie, l’un des trois, les yeux rivés vers Olivier Faure. "C’est normal, il part de loin !", relativise le patron du PS. C’est de notoriété publique, le premier secrétaire du Parti socialiste est d’un naturel optimiste…"Nous ne sommes pas seuls dans la barque"
Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) revient dans l’hémicycle et les calculettes tournent à plein régime dans la maison rose. Dans ce texte se loge, entre autres, la "suspension" de la réforme des retraites. Les socialistes jouent alors l’essentiel de leur stratégie, la clé de voûte de la non-censure, si contestée à gauche. Nouveau calcul donc : oubliez les communistes ! "Si Liot et le socle commun votent en faveur du budget, on n’aurait plus qu’à convaincre les écologistes de s’abstenir avec nous", songe tout haut un député PS. La combinaison a des allures de plan sur la comète, tant les Verts disposent d’un groupe hétérogène, et donc peu...
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02/12 - Présidentielle au Honduras : quand Donald Trump se mêle du résultat de l’élection
Le président américain Donald Trump a accusé lundi 1er décembre les autorités du Honduras d’essayer de manipuler le résultat de l’élection présidentielle, alors que le candidat qu’il soutient, Nasry Asfura, est au coude-à-coude avec un autre candidat de droite, Salvador Nasralla.
Le premier, ancien maire de Tegucigalpa âgé de 67 ans, devance le second, animateur de télévision de 72 ans, de seulement 515 voix après le décompte numérique de 57 % des procès-verbaux, a déclaré en milieu de journée lundi sur le réseau social X la présidente du Conseil national électoral (CNE). Ce faible écart constitue, compte tenu de la marge d’erreur, une "égalité technique", a indiqué Ana Paola Hall. Elle a demandé "de la patience" aux électeurs, sans préciser quand le dépouillement manuel prendra fin. Il pourrait durer plusieurs jours.
"Les chiffres parleront d’eux-mêmes", a affirmé Nasry Asfura, du Parti national (PN), depuis son quartier général de campagne. Salvador Nasralla, du Parti libéral (PL), se dit en tête avec cinq points d’avance, selon ses projections.
"On dirait que le Honduras est en train d’essayer de changer le résultat de son élection présidentielle. S’ils le font, ils le paieront cher !" a commenté Donald Trump sur son réseau Truth Social, accusant le CNE d’avoir "abruptement cessé de compter" les voix, sans fournir de preuves.
Une chose est sûre, lors du scrutin dimanche, les Honduriens ont sanctionné la gauche dirigée par la présidente Xiomara Castro, qui gouverne l’un des pays les plus pauvres d’Amérique latine,...
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02/12 - Vladimir Poutine assure que la Russie est "prête" si l’Europe veut la "guerre"
Malgré l’intransigeance persistante de Vladimir Poutine, plus de trois ans après le lancement de l’offensive russe contre l’Ukraine, la Maison-Blanche s’est déclarée, lundi 1er décembre, "très optimiste" sur les chances de parvenir à un accord visant à mettre fin au conflit. Vladimir Poutine et l'émissaire américain Steve Witkoff ont débuté mardi soir à Moscou des pourparlers sur le plan américain. La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a souligné que le président Donald Trump et son équipe "ont travaillé très dur sur ce dossier et souhaitent tous sincèrement voir cette guerre prendre fin".
Les infos à retenir :
⇒ Si l'Europe veut la "guerre" avec la Russie, "nous sommes prêts", lance Vladimir Poutine
⇒ Vladimir Poutine et l'émissaire américain Steve Witkoff ont débuté mardi soir à Moscou des pourparlers sur le plan américain
⇒ Une délégation de Kiev pourrait rencontrer en Europe mercredi Steve Witkoff et Jared KushnerLes pourparlers débutent entre Vladimir Poutine et Steve Witkoff
Vladimir Poutine et l'émissaire américain Steve Witkoff ont débuté mardi soir à Moscou des pourparlers sur le plan américain visant à mettre fin à la guerre en Ukraine, peu après des propos menaçants du président russe à l'encontre des Européens.
Une délégation de Kiev pourrait rencontrer mercredi Steve Witkoff et le gendre du président...
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02/12 - "BuT", "aDvenir", "oBscur" : quand la prononciation suit l’orthographe
Connaissez-vous l’effet Buben ? Non ? Ce n’est pas moi qui vais vous le rapprocher, je n’ai appris son existence que depuis peu. Il s’agit en fait de l’influence de l’orthographe sur la prononciation. Savez-vous par exemple que, théoriquement, nous ne devrions pas prononcer le d de "aDvenir" ni le t de "buT", ce que nous faisons tous allègrement parce que ces lettres sont écrites ? Un procédé analysé dans les années 1930 par un linguiste tchèque, Vladimir Buben, qui lui a donné son nom.
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Ce phénomène, également appelé "prononciation orthographique", revêt un caractère massif en français. C’est le cas notamment pour des lettres finales ("doT", "filS", "nombriL") ou situées à l’intérieur des mots ("chePtel", "exaCT", "suBtil"). C’est aussi le cas des doubles consonnes nettement articulées ("coLLègue", "graMMaire") ou encore des ensembles de deux lettres qui posent difficulté ("gageUre", censé rimer avec "chaussUre", sonne désormais souvent comme "meillEUr").
Le mouvement ne date pas d’hier. Déjà, au XVIIe siècle, Molière dénonçait "cette exactitude de prononciation qui appuie sur toutes les syllabes". Le pauvre ! S’il ressuscitait, l’auteur de L’Avare serait sans doute effrayé de nous entendre dire "aDversaire", "domPteur" ou "oBscur" alors que ces lettres étymologiques ont été ajoutées à la fin du Moyen Age uniquement pour rappeler leur source latine (parfois par erreur, d’ailleurs, mais c’est un autre...
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02/12 - "Il se passe des choses que vous ne voyez pas..." : comment la France s’est lancée dans la riposte aux trolls
Une dizaine de personnes entrent au 37, quai d'Orsay, à Paris. En ces premiers jours de juillet 2025, Marie-Doha Besancenot, la nouvelle conseillère à la communication stratégique du ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, reçoit. Pas des diplomates, ni des politiques : des influenceurs. L'Etat cherche des relais.
Elle poursuit une méthode mise en place avant son arrivée. Depuis des mois, son ministère et les Armées ont pris langue avec des influenceurs. Louis Duclos (62 000 abonnés), spécialisé dans "l'analyse géopolitique" et "Le Zelenkyste" (32 000 abonnés), ancien collaborateur d'élu sous pseudonyme, en font partie. "Le Quai nous envoie des éléments pour nous aider à vérifier une information. Parfois, il nous demande si on a vu telle ou telle fake news, pour voir si l'on peut réagir sur nos comptes", explique ce dernier. Le Quai d'Orsay est convaincu que cette collaboration - non rémunérée - avec des influenceurs spécialisés permettra de toucher un public hors d'atteinte. "Il faut expliquer que nous sommes dans une guerre hybride, où l'adversaire cherche à ruiner notre moral et à nous désorganiser complètement", observe Stéphane Bouillon, ancien patron du secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDSN).
La tâche est immense. Depuis le début de la guerre en Ukraine, la France fait face à une multiplication des attaques informationnelles. Deux affaires ont récemment surgi dans le calendrier judiciaire. Ce 26 novembre, quatre personnes soupçonnées d'espionnage et d'ingérence...
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02/12 - L’école, premier symptôme de la fracture territoriale ? Ce qu’en disent les Français
"Ils quittent un à un le pays pour s’en aller gagner leur vie loin de la terre où ils sont nés". Si L’Express se risque à citer un compagnon de route du Parti communiste français, c’est bien parce que soixante ans plus tard, les paroles de Jean Ferrat semblent toujours autant d’actualité. Les petites communes continuent de voir leurs habitants s'exiler. Il faut dire que près de neuf Français sur dix estiment aujourd’hui encore que les politiques publiques négligent les zones rurales. Confirmé par une étude de l’Ifop réalisé pour la fondation Excellence Ruralités dont L’Express a la primeur, ce sentiment d’abandon transcende générations, sympathies politiques, catégories sociales et situations géographiques.
Au cœur de cette persistante fracture entre centres urbains et zones rurales, le nerf sensible de l’école publique, toujours. L’institution, conçue pour être un ascenseur social républicain à la fin du XIXe siècle, cristallise les tensions. D’après l’étude, une majorité de Français pense que les élèves en difficulté scolarisés dans un bourg par exemple, bénéficient d’un accompagnement scolaire moindre que leurs camardes des grandes villes. Une opinion partagée par près de trois quarts des classes moyennes supérieures habitant en zone rurale, et qui s’additionne à la dégradation des conditions et de la qualité de l’instruction mise en lumière par de précédents travaux. Selon Jérôme Fourquet, le directeur du département "Opinion et stratèges d'entreprise" de l'Ifop, ce phénomène ne serait pas étranger à...
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01/12 - Le Danemark, ce "petit pays" devenu un modèle de soutien à l’Ukraine
Avec ses 6 millions d’habitants et un produit intérieur brut de moins de 400 milliards d’euros, le Danemark est un "petit" pays d’Europe. Mais il est grand par la générosité et la constance de son appui à l’Ukraine. Qu’on rapporte l’aide à la population ou à la richesse nationale, aucun autre pays ne débourse autant que le royaume pour épauler la résistance des Ukrainiens. Son soutien militaire cumulé se chiffre à plus de 9 milliards d’euros depuis l’invasion russe de 2022. Par comparaison, selon les données de l’institut d’études allemand KIW qui tient le décompte de toutes les aides versées, la contribution bilatérale de la France arrive péniblement à 6 milliards d’euros…Le Danemark devance l'Estonie et la Lituanie sur le podium des pays qui ont fourni le plus d'aide en % du PIB et en milliards d'euros.
Pourtant éloignés du champ de bataille, les Danois se sentent pleinement concernés par les combats. Ils ont compris que les petits pays ne peuvent pas survivre libres et prospères dans un monde qui serait livré à la loi de la jungle. Ils savent qu’une défaite de Kiev aurait de lourdes conséquences pour l’autodétermination des peuples de notre continent, pour l’avenir de la démocratie et pour la survie du modèle social dont ils sont si fiers. Le service de renseignements danois est l’un de ceux qui mettent le plus en garde contre la guerre hybride que livre Moscou au mode de vie européen. Et les ambitions prédatrices de Donald Trump sur le Groenland, territoire danois de l’Arctique, ont encore accru la...
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01/12 - Un rapport de la Cour des comptes relance le débat sur la taxation des plus riches
Alors que les débats sur la taxe Zucman avaient fini par se taire, un nouveau rapport pourrait relancer la discorde au Parlement, en plein vote du budget 2026.
Ce lundi 1er décembre, le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO), institution associée à la Cour des comptes, publie un rapport sur l’imposition du patrimoine des Français, qu’il juge déséquilibré. Pour corriger ces distorsions, les auteurs du rapport jugent souhaitable "une contribution plus effective des très hauts patrimoines aux charges publiques". De quoi raviver les débats animés sur la taxation des plus riches, déjà introduits par la taxe Zucman au début de l’automne.Imposition des hauts patrimoines
Dès son préambule, le rapport rappelle ainsi que l’imposition du patrimoine, d’un montant de 113,2 milliards d'euros en 2024, progresse légèrement plus rapidement que la valeur du patrimoine depuis 30 ans, et place la France en position comparativement élevée par rapport aux autres pays membres de l’OCDE. Et d’ajouter que l’imposition porte sur un patrimoine qui croît plus fortement que le revenu et qui se concentre au sommet de la distribution alors que les 1 % les plus riches détiennent 27 % de la richesse nationale.
Dans son rapport, l’institution indépendante associée à la Cour des comptes, sous la houlette de Pierre Moscovici, propose ainsi des pistes de réforme. Parmi les scénarios les plus avancés : un élargissement de l’assiette, une baisse des taux de droit commun des droits de succession et une imposition des revenus économiques non...
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01/12 - Washington annule ses droits de douane sur les produits pharmaceutiques britanniques
Washington a annoncé lundi 1er décembre être parvenu à un accord avec Londres en vue d'annuler les droits de douane appliqués jusqu'ici aux produits pharmaceutiques britanniques, comme à ceux du reste du monde, en échange d'une hausse de 25 % du prix de médicaments au Royaume-Uni.
L'accord vise à s'assurer, selon le gouvernement américain, que "les patients américains ne payent pas leurs médicaments au prix fort pour subventionner la santé dans les autres pays développés", a pointé le représentant de la Maison-Blanche au Commerce (USTR), Jamieson Greer, cité dans le communiqué.L'augmentation concerne les médicaments dits "innovants"
L'augmentation des prix concernent les nouveaux médicaments considérés comme "innovants" et dans le cadre des achats réalisés par le NHS, le service de santé public au Royaume-Uni. Selon le communiqué de la Maison-Blanche, Londres s'engage par ailleurs à ne pas compenser cette hausse des prix par une baisse de ceux appliqués sur d'autres produits du catalogues des laboratoires pharmaceutiques.
En échange Washington annule donc les droits de douane sur les produits pharmaceutiques provenant du Royaume-Uni, théoriquement appliqués depuis début octobre comme pour ceux du reste du monde, et s'engage à ne pas en mettre en place de nouveaux à l'avenir.
"Les Américains ne devraient pas faire face au prix du médicament le plus élevé au monde pour les médicaments qu’ils ont aidé à financer", a déclaré dans le communiqué le secrétaire à la Santé Robert Kennedy Jr., cet accord avec le...
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01/12 - Sébastien Lecornu le cachottier, l’histoire de sa renomination : fausses fuites et vrais coups de fil
C’est l’histoire d’un coup de fil. Le lundi 6 octobre, Sébastien Lecornu vient de présenter à la surprise générale sa démission à Emmanuel Macron – certains conseillers du président ont découvert son arrivée à l’Elysée en voyant sa voiture. Il quitte maintenant le Palais et rentre à Matignon. Pour préparer ses cartons ? Pas du tout : pour préparer la suite, mieux, pour sauver sa peau. Car le chef de l’Etat ne l’a pas à cet instant reconduit dans ses fonctions. Pas une minute à perdre. Dans la voiture, le Premier ministre prend connaissance des dernières déclarations d’Olivier Faure. Celui-ci a, jusque-là, et malgré l’abandon du 49.3 conformément à ce qu’il réclamait, des mots très durs, répétant encore deux jours plus tôt dans Le Parisien : "Nous nous dirigeons tout droit vers la censure."
Sur France Inter, le premier secrétaire du PS nuance son propos : "Au moment où nous nous parlons, je ne vois pas ce qui nous conduirait à ne pas voter la censure. Mais je sais aussi que dans les discussions, tout peut progresser, y compris dans les dernières heures. Moi ce que je souhaite, ce n’est pas changer le casting, ce que je veux, c’est une politique qui change de cap." Sébastien Lecornu comprend le message. "Je vais l’appeler, faites-le prévenir", demande-t-il. Ce ne sera pas inutile. En fin de matinée, Olivier Faure écrit sur X : "Je me demandais s’il restait un gaulliste dans ce pays. Il en restait un, et il vient de démissionner avec dignité et honneur." Bientôt l’Eurois constatera que plusieurs responsables de LR sont...
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01/12 - "La vraie question est de savoir si l’IA va survivre à l’humain" : la théorie iconoclaste de Michael Solon
La révolution de l’intelligence artificielle fascine autant qu’elle inquiète. D’un côté, les "techno-optimistes", convaincus de son potentiel et de ses bénéfices pour l’avenir des sociétés humaines. De l’autre, les sceptiques, qui doutent de ses promesses, notamment sur le plan économique, et ceux qui redoutent une technologie susceptible de bouleverser notre vie démocratique, voire la définition même de la nature humaine. Michael Solon, lui, a choisi son camp.
Senior Fellow au Hudson Institute, un influent think tank américain, cet ancien conseiller de plusieurs sénateurs républicains est convaincu que l’intelligence artificielle pourrait être à l’origine d’un futur "miracle économique". À condition, prévient-il, de laisser le marché faire son œuvre. Une position loin de faire consensus à Bruxelles. De l’IA Act au Digital Market Act en passant par le Data Act, l’Union européenne n’a qu’un mot d’ordre : réglementer. Une approche que déplore Michael Solon, estimant que l’UE s’y prend à rebours : "à ce rythme, la question n’est pas tant de savoir si l’humain va survivre à l’intelligence artificielle, mais si l’IA va survivre à l’humain". Entretien.
L’Express : Lorsque l’on parle d’intelligence artificielle dans le débat public, c’est le plus souvent pour en souligner les dangers et réfléchir aux meilleurs moyens de se préparer aux bouleversements qu’elle pourrait engendrer. Mais selon vous, la révolution de l’IA pourrait être à l’origine d’un "nouveau miracle économique". Pourquoi ?
Michael Solon : Pendant des dizaines de...
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01/12 - En Ukraine, la première unité de drones entièrement féminine rejoint le combat contre la Russie
Quatre ans après l’invasion russe en Ukraine, les femmes sont de plus en plus visibles sur la ligne de front face aux Russes. Depuis le début de l’année 2025, plus de 70 000 femmes se sont enrôlées dans l’armée ukrainienne, en hausse de 20 % depuis 2022, dont 5 500 directement sur le front.
Et depuis l’été, il existe même une unité entièrement composée de femmes, sans hommes, rapporte un long reportage du journal The Washington Post. Il s’agit d’une unité composée de quatre femmes qui "conduisent leur propre véhicule, transportent leur propre équipement, fabriquent leurs propres explosifs et lancent des drones armés le long du front sud-est", précise le journal dont les propos sont étayés par des photos.Une première
A travers des portraits photo dans les tranchées, vêtues du treillis militaire ou dans leur appartement exigu, habillées en civil, près des zones de combat dans la région de Zaporijjia, le journal américain raconte le quotidien de ces jeunes femmes aux parcours très différents. Daria, 35 ans, ancienne commerciale pour des produits pour bébé dirige ainsi cette équipe féminine composée de quatre autres jeunes femmes : Oleksandra, 24 ans originaire de Kiev et étudiante en art en Suisse ; Tetiana, 22 ans diplômée de journalisme, Viktoriia, 26 ans comptable de la région de l’ouest de Tchernivtsi et Maryna, 23 ans, gymnaste aérienne originaire de Dnipro.
"J’ai décidé de ne pas être une victime, mais d’être un prédateur", déclare auprès du Washington Post Daria, l’ancienne commerciale désormais à la tête de...
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01/12 - Les "Bitcoin Treasury Companies" : de Michael Saylor à Eric Larchevêque, une stratégie explosive
Le roi du teasing. Des jours durant, Eric Larchevêque a chauffé ses réseaux à coups de messages énigmatiques et théâtraux. "L’annonce que je m’apprête à faire est sans précédent : aucune entreprise, en France, en Europe ou dans le monde, ne l’a encore fait", écrivait fin novembre sur X cette star de l’émission Qui veut être mon associé ?, également cofondateur de la société Ledger. Qui précise ensuite : "A toutes les personnes à qui j’ai pitché l’idée, j’ai presque toujours reçu la même réponse : 'Tu es vraiment prêt pour ce que ça va déclencher ?' (sic)".
A l’arrivée, un peu de moqueries sur Internet pour un show plutôt minimaliste, le 24 novembre, sur la scène de l’Espace Clacquesin, une ancienne distillerie de Malakoff, dans les Hauts-de-Seine. Puis, surtout, quelques doutes sur le fond du projet : "The Bitcoin Society", un club privé aux principes flous, adossé à une "Bitcoin Treasury Company" (BTC), le cœur du réacteur. Un business à la fois déjà vu et particulièrement risqué.
Il s’inspire de celui de Strategy (ex-MicroStrategy), une entreprise dirigée par Michael Saylor, qui a inauguré ce type de structure en plein boom des cryptoactifs, en 2020. Le principe : accumuler du bitcoin au sein d’une société cotée en Bourse, et faire grimper la valeur de cette entreprise encore plus vite que le plus célèbre des cryptoactifs. De sorte, à l’arrivée, qu’il soit plus intéressant pour les investisseurs d’acheter une action de Strategy plutôt que du bitcoin lui-même. Comment ? Grâce à un habile effet de levier. Michael Saylor...
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01/12 - Taxation des riches : la Suisse, cette exception qui ne devrait pas en être une
"Taxons les riches !" Le slogan démagogique rebondit à travers l’Europe. La gauche française en rêve, la gauche britannique le fait : le budget que vient de présenter à Londres la chancelière de l’Échiquier, Rachel Reeves, prévoit plus d’impôts sur les entreprises et les propriétaires, plus de dépenses sociales, plus de dettes. En deux ans, le gouvernement travailliste le plus à gauche depuis un demi-siècle aura alourdi la pression fiscale de l’équivalent de 75 milliards d’euros et accru les dépenses de 90 milliards d’euros. Le déficit budgétaire dépasse les 5 % du produit intérieur brut et la dette publique, selon le Fonds monétaire international, atteint 103 % du PIB.
Il y a près d’une décennie, les partisans du Brexit avaient vendu aux électeurs la sortie de l’Union européenne comme un moyen de "reprendre le contrôle" sur les frontières du pays et de renouer avec l’essor économique dans une Angleterre libérale qui deviendrait une "Singapour-sur-Tamise". L’inverse s’est passé ! L’immigration a atteint un record historique en 2023 ; le poids de l’Etat ne cesse d’enfler ; l’économie est mise sous tutelle.L’attractivité de la Confédération
L’appel à taxer les riches, en revanche, a échoué en Suisse. Dimanche 30 novembre, la population a repoussé lors d’une votation (référendum), par 78 % des suffrages exprimés, le projet proposé par le parti socialiste d’imposer à 50 % l’héritage des plus fortunés. L’objectif affiché était de financer la lutte contre le réchauffement climatique. Mais la mesure aurait surtout réduit...
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01/12 - Pourparlers sur l’Ukraine : Roustem Oumerov, un Tatar de Crimée fin négociateur
Toujours vêtu d’un treillis sombre, Roustem Oumerov se trouve au cœur de la machine diplomatique ukrainienne. Depuis l’été 2025, l’ancien ministre de la Défense ukrainien, un homme bedonnant aux cheveux rasés âgé de 43 ans, occupe un poste stratégique : secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense (NSDC), véritable état-major politique de Volodymyr Zelensky. Ces derniers jours, il a remplacé Andriy Yermak à la tête de la délégation ukrainienne lors des discussions exploratoires menées avec Washington, dans l’espoir d’esquisser les contours d’une paix avec Moscou alors que Kiev cherche à consolider ses positions militaires tout en maintenant le soutien de ses alliés. Ce "réformateur pragmatique" comme l’écrit La Libre est devenu l’un des hommes les plus écoutés de Kiev.
Musulman pratiquant, issu de la minorité tatare de Crimée, Roustem Oumerov incarne une trajectoire singulière dans une élite politique dominée par les figures issues de l’Ouest du pays. Sa famille, déportée en Ouzbékistan sous Staline, regagne l’Ukraine à la fin des années 80. Il suit ensuite des études d’économie à Kiev et entame une carrière dans les télécommunications. Il débute en 2004 chez l’opérateur mobile Lifecell, puis cofonde en 2013 un fonds d’investissement, Astem. A ce moment-là, il mêle carrière entrepreneuriale et activisme au sein des instances représentatives des Tatars de Crimée, et devient conseiller du leader historique de la communauté, Mustafa Djemilev.
Puis, son entrée à la Rada (le parlement ukrainien) en 2019, sous...
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01/12 - BD : l’édition 2026 du festival d’Angoulême annulée après des semaines d’incertitude
L'édition 2026 du festival international de BD d'Angoulême prévue fin janvier, qui était plombée par le boycott des auteurs et la défection des éditeurs, est officiellement "annulée", a affirmé ce lundi 1er décembre à l'AFP un des avocats de la société organisatrice 9e Art+.
"L'édition 2026 est annulée. Un courrier a été envoyé en fin de semaine dernière pour en informer les partenaires publics du festival", a indiqué Me Vincent Brenot, ajoutant que cette décision, révélée par le quotidien La Charente Libre, était la "simple conséquence" de la position des financeurs publics du festival.
C'est la première fois depuis sa création en 1974 et hors période de Covid que le Festival international de la bande dessinée (FIBD) ne se tiendra pas. Depuis plusieurs semaines, la tenue de la 53e édition, prévue du 29 janvier au 1er février, était hautement compromise en raison de la fronde d'une grande partie du secteur de la BD, vent debout contre la société 9e Art+ qui organise l'événement depuis 2007. Boycott
De nombreux auteurs et autrices, dont la lauréate du Grand Prix de la BD d'Angoulême 2025 Anouk Ricard, avaient annoncé boycotter l'édition 2026, critiquant l'opacité et la dérive commerciale du festival et reprochant notamment à 9e Art+ d'avoir licencié une salariée qui venait de porter plainte en 2024 pour un viol survenu en marge du festival. Les grandes maisons d'édition de BD avaient, elles, jugé cette 53e édition "compromise", estimant "la confiance (...) rompue" avec les organisateurs. Enfin, le 20 novembre, les...
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01/12 - Scandale de corruption en Ukraine : pourquoi le départ d’Andriy Yermak pourrait être une bonne nouvelle
Ce dimanche 30 novembre, en Floride, il n’était pas sur la photo. Rattrapé par les soupçons de corruption qui pèsent sur lui, Andriy Yermak ne mènera plus les négociations, côté ukrainien, pour mettre fin à la guerre contre la Russie. Mais si elle a provoqué un séisme à Kiev comme dans les chancelleries européennes, la démission du puissant directeur de cabinet de Volodymyr Zelensky n’est pas forcément une mauvaise nouvelle, explique Oleksandr Merejko, député de la majorité : "Cette décision renforcera la confiance des citoyens et de nos partenaires occidentaux", confie-t-il à L’Express.
Nombre des partenaires occidentaux n’appréciaient en effet guère Yermak, accusé d’avoir marginalisé le ministère des Affaires étrangères et écarté son ancien chef, respecté et populaire, Dmytro Kouleba. Arrivé au pouvoir en 2020, sans expérience politique, Andriy Yermak négligeait souvent les règles protocolaires et privilégiait les relations personnelles. Il s’était notamment rapproché du conseiller américain à la sécurité nationale de Joe Biden, Jake Sullivan, une proximité mal perçue par la future administration Trump, qui le jugeait trop partisan.
Si l’opposition se réjouit de ce départ, certains élus craignent toutefois que Yermak ne continue à tirer les ficelles dans l’ombre. "Son départ ne suffira pas à briser la verticale de corruption. Sans changement de système, il n’y aura pas de transformation en profondeur, seulement un renouvellement de visages", assène le député d'opposition Volodymyr Ariev, du parti de l'ancien président...
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01/12 - L’ostéopathe, nouveau dieu de nos existences modernes, par Julia de Funès
Qui n’a pas aujourd’hui son "ostéo" ? Ou pire, qui ne s’empresse pas de vous recommander le sien ? A croire que ce guérisseur au goût du jour est devenu l’indispensable compagnon des existences modernes. Pourquoi cet engouement collectif pour l’ostéopathie ? Cela tient-il à son approche holistique ? Contrairement au médecin qui se focalise sur l’organe en souffrance, l’ostéopathe a une approche globale. Pendant que le cardiologue, l’urologue ou tout autre médecin consacrent des années à approfondir un organe étroit de spécialisation, "l’ostéo" lui revendique l’intelligence du tout. Eh oui, plus les études sont longues plus l’objet du savoir se rétrécit, moins on étudie plus on surplombe, c’est bien connu...
Ce grand dominant qui voit donc large, décèle des connexions improbables, des correspondances insoupçonnées vous diront ses adeptes ! Un mal de pied peut être un trop-plein de gluten qui s’ignore, une névralgie, une carie en embuscade… C’est au nom du grand tout interconnecté qu’il nous malaxe le ventre quand nous venons pour le dos ! Sa main explore l’intestin pendant que l’autre taquine la rate. Il roule, palpe, dénoue le duodénum, agite les voies biliaires, pour finir, comme par miracle, par apaiser les omoplates en tensions.
Son attrait s’expliquerait-il aussi par ses préconisations nutritives à la mode ? C’est souvent d’un air pénétré d’expérimenté que l’ostéo nous admoneste généralement un régime alimentaire fait de sève de bouleau, gaulthérie, arbre à thé et autres merveilles bio. Qui sait si cette...
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01/12 - Plan de paix pour l’Ukraine : ce deal économique que Donald Trump espère conclure avec la Russie
Officiellement, l’objectif était de trouver une issue à la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Mais derrière le plan de paix américain, un projet en 28 points présenté il y a dix jours et rédigé sans les alliés européens de Kiev, une autre logique apparaît selon le Wall Street Journal : celle d’un deal économique inédit entre Washington et Moscou, au grand dam de l’Europe. Objectif pour le Kremlin : sortir l’économie russe, d’une valeur de 2 000 milliards de dollars, de l’isolement.
Tout a commencé loin des chancelleries, sur les rives de Miami Beach. Le mois dernier, trois hommes se sont réunis dans une villa avec un ordinateur portable : Steve Witkoff, promoteur immobilier devenu l’émissaire de Donald Trump, Kirill Dmitriev, ex-patron du fonds souverain russe et négociateur choisi par Vladimir Poutine, et Jared Kushner, le gendre du président américain. Si ces cadres se voulaient loin du faste de la Maison-Blanche, c’est là que s’est écrit l’essentiel du plan de paix américain.
Pour Kirill Dmitriev, l’idée est simple : transformer l’après-guerre en opportunité économique. En cas d’accord, les entreprises américaines pourraient accéder en priorité aux 300 milliards de dollars d’actifs russes gelés en Europe, et financer une reconstruction de l’Ukraine menée depuis Washington.Moscou, un marché à conquérir pour Washington
A plus long terme, plusieurs projets sont évoqués selon le WSJ : exploitation des ressources minières dans l’Arctique, investissements énergétiques et, dans une version plus ambitieuse encore,...
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01/12 - "Le vrai danger, c’est l’absence de budget" : la réponse de Sébastien Lecornu à l’inquiétude des patrons
Sébastien Lecornu tente, dans une lettre publiée ce lundi 1er décembre sur les réseaux sociaux, de rassurer les entrepreneurs à propos des débats budgétaires et fiscaux en cours au Parlement, jugeant que "le vrai danger pour le pays" serait "l’absence de budget".
"Vous avez exprimé vos inquiétudes sur la fiscalité. Je les entends et je mesure pleinement votre besoin de stabilité et de visibilité en la matière. Mais vous avez aussi compris le vrai danger pour le pays : c’est l’absence de budget", écrit notamment le Premier ministre. "Croire qu’un pays peut prospérer sans budget voté, c’est une illusion dangereuse, qui s’installe pourtant progressivement chez certains", insiste Sébastien Lecornu.
Dans une tribune publiée par L’Express, 2 000 patrons ont récemment alerté contre "les dérives d’un débat budgétaire qui risque de conduire la France à la catastrophe", mettant en garde contre la fragilisation des forces vives qui financent le modèle social français.
"Depuis plus de deux mois, je m’efforce de repousser les perspectives d’une crise politique totale. Il en va de l’image de la France dans le monde. Nos concitoyens nous le demandent. Je sais aussi que vous ne pouvez pas bâtir un avenir durable pour votre entreprise dans une démocratie bloquée", fait valoir ce lundi le chef du gouvernement.
Deux mille entrepreneurs ont alerté sur les risques d’un débat budgétaire contraire à l’intérêt des entreprises et des Français. Leur message appelle une réponse : confiance dans l’avenir économique de la France et une...
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01/12 - Plan d’épargne retraite : notre guide pour faire les bons choix
En cette fin d’année, le plan d’épargne retraite (PER) fait carton plein dans les établissements financiers. La raison ? Une carotte fiscale. Ce que vous y versez est en effet déductible du revenu imposable (jusqu’à certains plafonds), ce qui réduit de facto votre impôt sur le revenu. Mais cet appât ne doit pas vous aveugler car le PER est un placement tunnel, destiné aux actifs et uniquement déblocable à la retraite (sauf gros coups durs ou achat de votre résidence principale). S’y engager demande de la réflexion. C’est aussi un produit à deux têtes, mis en place dans nombre d’entreprises, mais que vous pouvez aussi souscrire à titre individuel. Enfin, les supports financiers pour investir vos deniers sont multiples, tout comme les enseignes commercialisant ce produit. Comment faire le tri ? Autant de questions à vous poser avant de souscrire. Voici nos réponses.
Combien verser dans un PER ?
La réponse dépend d’abord du capital visé une fois à la retraite. Par exemple, si vous visez 75 000 euros à 65 ans, avec vingt ans d’épargne devant vous et 4 % de rendement annuel, il vous faudra mettre de côté 206 euros chaque mois. Quelques simulations sous diverses hypothèses seront ici très utiles pour déterminer le juste montant à épargner.
Dans un PER, rien ne vous oblige à réaliser des versements réguliers (mensuels ou trimestriels). Cette discipline d’épargne est toutefois prônée par les professionnels. Le plus efficace consiste à automatiser des virements réguliers avec un montant minimum, que vous pourrez...
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01/12 - Placements : le courtier IG France élargit son offre avec actions, ETF et PEA pour 2026
Les Français s’intéressent de plus en plus aux actions et le courtier en ligne IG France l’a bien compris. Historiquement spécialisée dans les CFD - "contract for difference" -, une solution d’investissement complexe permettant d’investir avec effet de levier sur le marché des indices, des devises ou encore des cryptomonnaies, la société se lance dans les comptes-titres et proposera un plan d’épargne en actions (PEA) "d’ici le printemps 2026", assure Maëva Chazal, directrice d’IG France.
L’offre ouvre à ses clients la faculté de passer des ordres sur un panel de 6 000 actions, surtout européennes et américaines, ainsi que 2 000 ETF émanant des plus grandes maisons. Ce périmètre est amené à évoluer dans le temps en fonction de la demande des utilisateurs. "Côté crypto, nous travaillons à obtenir la licence MiCA [NDLR : réglementation européenne] et nous verrons si nous intégrons la classe d’actifs ou si nous créons un compte dédié", précise Maëva Chazal.
Une nouvelle application vient apporter des outils d’aide à la décision aux utilisateurs tels qu’une veille du marché pour chaque titre réalisé par intelligence artificielle, différentes données financières, l'historique des dividendes ou encore un score de 1 à 10 résumant l’analyse de six indicateurs clés. Ajoutons la possibilité d'alimenter le compte par carte bancaire et de fractionner ses achats. Les liquidités non investies sont rémunérées. Bon à savoir : IG ne facture aucuns frais, le compte-titres étant utilisé comme produit de conquête pour attirer de nouveaux...
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01/12 - Budget de la Sécu : Sébastien Lecornu consulte en vue d’une semaine cruciale
Le Premier ministre Sébastien Lecornu sera à la manœuvre cette semaine pour tenter d’arracher un compromis sur le budget de la Sécurité sociale, de retour dans l’hémicycle à partir de mardi pour une nouvelle lecture décisive.
Ce lundi 1er décembre à la mi-journée, le chef de gouvernement a prévu de rencontrer successivement les responsables du PS et du PCF à Matignon. Il rencontrera également les représentants des écologistes mardi, et ceux du RN mercredi, après avoir vu ceux de Liot et de LR la semaine dernière.
Sébastien Lecornu, qui assistera à la discussion générale sur le budget de la Sécu mardi, a par ailleurs prévu des rencontres avec plusieurs organisations patronale et syndicales (Medef, CFDT, FO), et échangera avec des parlementaires sur la défense ou l’énergie, thèmes clés du budget de l’Etat.
Lundi, il a adressé une lettre aux entrepreneurs afin de les rassurer face au "vrai danger pour le pays" : "l'absence de budget". Il y évoque notamment "un moment de clarification nationale", où chacun "devra dire où il se situe : avec ceux qui veulent faire tenir le pays, ou avec ceux qui préfèrent le voir vaciller"."On est assez loin d’un accord"
Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale revient à l’Assemblée dans la version transmise par le Sénat, assez éloignée de celle des députés, puisque les sénateurs en ont rejeté la mesure phare, la suspension de la réforme des retraites, et écarté une piste de recettes arrachée de haute lutte par les socialistes, à savoir la hausse de la CSG sur les revenus...
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01/12 - En entreprise, sommes-nous tous des "talents" ? La réponse de Julia de Funès
L’enfer est pavé de bonnes intentions, comme, par exemple, considérer que nous sommes tous des "talents". Depuis quelques années, les directeurs des ressources humaines se sont parfois baptisés "directeurs de richesses humaines", comme si le simple changement lexical suffisait à leur conférer un supplément d’âme. Et puisque les salariés sont devenus des "richesses", pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Les voilà désormais promus "talents". Plus personne n’est un employé, encore moins un subordonné : nous sommes tous des talents.
C’est valorisant, flatteur, presque poétique. Et surtout, ça fait bien. Les entreprises ne parlent plus de recrutement mais de "détection des talents", plus de gestion mais de "fidélisation des talents". Le mot brille tellement qu’il en devient intouchable. Personne n’ose le questionner. Et pourtant, c’est une vertu dangereuse. Une bonne intention qui se retourne en son contraire, un terrible écueil.
Pourquoi ? Parce que premièrement il est outrageusement démagogique. Car enfin, tout le monde ne peut pas être un talent ! Il y a des travailleurs moyens, des maladroits, des fainéants, des incompétents — bref, une variété de comportements humains. Mais dans la course à la positivité, il faut gommer les différences. C’est un terme qui se veut et se pense reconnaissant, alors qu’il empêche la véritable reconnaissance. Si tout le monde est un talent, plus personne ne l’est. Le piédestal devient un parterre. Et l’on finit par abaisser ce qu’on prétendait élever.Qui valorise les dons de...
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01/12 - Pour relancer son nucléaire, la Belgique s’en remet à "Atomic boy"
C’est dans les moments difficiles que se forgent les réputations. Pour Mathieu Bihet, l’épreuve du feu a eu lieu début 2025, juste après sa nomination. En abrogeant deux articles d’une loi qui programmait la fermeture de cinq réacteurs nucléaires et interdisait d’en construire d’autres, le nouveau ministre belge de l’Energie n’a pas seulement brisé un tabou national. Il a gagné un surnom : celui d’Atomic Boy.
Dans son bureau de Bruxelles, ce libéral d’à peine 34 ans, affilié au mouvement réformateur (MR), s’amuse de son nouveau sobriquet : "Mieux vaut être appelé de la sorte que de porter le nom d’une taxe. Au moins, la Belgique est désormais sur de bons rails." Un trait d’humour par ici, une tirade sérieuse par là… Mathieu Bihet a le contact facile, passant de ministre à bon camarade avec un naturel déconcertant. "Je suis un bon client pour les médias", assume-t-il avec le sourire.
"Il aime débattre et possède une force de conviction et de convivialité hors du commun", confirme Daniel Baquelaine, député MR, ancien ministre des Pensions et de l’Intégration sociale, qui l’a vite pris sous son aile. Ceux qui le connaissent évoquent aussi son côté "poil à gratter". "Il met le doigt sur les problèmes, cherche à comprendre la situation et à trouver des solutions. C’est à lui, par exemple, que l’on doit le statut d’étudiant entrepreneur. Un dispositif utilisé aujourd’hui par plusieurs milliers de jeunes en Belgique", explique un proche collaborateur, qui se souvient aussi de sa participation, au sein du MR, à des...
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01/12 - L’Occident a une responsabilité dans l’impasse à Gaza, par Arié Bensemhoun
Alors que le temps s’égrène dans les ruines de Gaza et que les derniers corps d’otages peinent à être restitués, l’idée même d’une paix durable apparaît plus que jamais comme un mirage. Le Hamas, fidèle à sa logique de guerre sainte jusqu’au-boutiste, refuse son désarmement - préalable pourtant indispensable à la reconstruction du territoire et à la stabilité régionale. L’Occident se donne bonne conscience à coups de résolutions et de communiqués, mais la reprise des combats paraît inévitable tant que le Hamas persiste à violer ses engagements du plan Trump.
L’impasse n’est pas née du seul fanatisme des uns ni de la résistance des autres. Elle est aussi le fruit d’un enchaînement d’erreurs des nations occidentales — singulièrement de l’Europe, France en tête — qui ont perdu le sens des valeurs qu’elles prétendaient défendre et ont, par faiblesse, permis au Hamas de subsister.
Tout a commencé par une faute de perception. Là où Israël a vécu le 7 octobre 2023 comme une blessure existentielle - une razzia pogromiste d’un autre âge - l’Occident a voulu le replacer dans la grammaire obsolète du "conflit israélo-palestinien". Ce réflexe pavlovien a aplati l’histoire, dilué la tragédie et permis au terrorisme de se redéployer sous les habits d’une prétendue "résistance". Les chancelleries occidentales ont refusé de voir que le 7-Octobre n’était pas qu’un nouvel épisode de barbarie palestinienne, mais l’expression d’une guerre métaphysique : celle que le fanatisme islamiste livre à la civilisation.
Cette guerre, dix ans après les...
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01/12 - Guerre en Ukraine : Volodymyr Zelensky souhaite des pourparlers avec Donald Trump sur les "questions clé"
Alors que Kiev est confrontée à une progression militaire de Moscou à l’est, et que le pays est secoué par un grave scandale de corruption, des délégations ukrainienne et américaine ont négocié plusieurs heures, dimanche 30 novembre, en Floride. Après ces pourparlers qualifiés de "productifs", le président Donald Trump a affiché son optimisme : "Je pense que la Russie aimerait que cela se termine, et je pense que l’Ukraine, je sais que l’Ukraine aimerait que cela se termine", a-t-il lancé à bord d’Air Force One. Volodymyr Zelensky, de son côté, est reçu ce lundi 1er décembre à l'Elysée par Emmanuel Macron.Les infos à retenir
⇒ Volodymyr Zelensky souhaite des pourparlers avec Donald Trump sur les "questions clé"
⇒ Un plan de paix ne peut être "finalisé" qu'avec l'Ukraine et les Européens "autour de la table", dit Emmanuel Macron
⇒ L’émissaire américain Steve Witkoff rencontrera Vladimir Poutine à Moscou mardiLa Maison-Blanche se dit "très optimiste" sur les chances d'un accord
La Maison-Blanche s'est déclarée lundi "très optimiste" sur les chances de parvenir à un accord visant à mettre fin à la guerre en Ukraine, alors que les négociations avec Moscou et Kiev s'intensifient. "Je pense que l'administration est très optimiste", a déclaré la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, ajoutant que Donald Trump et son équipe "ont travaillé très dur sur ce dossier et souhaitent tous sincèrement voir cette guerre prendre fin".Volodymyr Zelensky souhaite des pourparlers avec Donald Trump sur les "questions clé"
Le...
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01/12 - "Ce n’est plus un phénomène marginal" : comment les stéréotypes masculinistes ralentissent la lutte contre le VIH
Hélène Roger, la directrice des plaidoyers de l’association Sidaction, s’impatiente. "Il faut mettre en place rapidement les cours d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS). C’est un système qui permet de toucher tous les jeunes", défend-elle quelques jours après la publication de données inquiétantes par Santé Publique France. En 2023, plus de 900 jeunes de 15 à 24 ans ont découvert leur séropositivité au VIH ce qui correspond à une hausse de 41 % par rapport à 2014. Sur la même période, le nombre de découvertes a baissé de 15 % chez les 25-49 ans.
Cette augmentation s’explique en partie par la croissance massive du nombre de dépistages. Depuis le 1er janvier 2022, toute personne peut effectuer une sérologie VIH gratuite, sans ordonnance et sans rendez-vous dans tous les laboratoires de biologie médicale français. Mécaniquement, cette opération baptisée "VIH Test" a entraîné une forte augmentation du nombre de tests réalisés, notamment chez les jeunes. "Mais cela ne suffit pas à expliquer la hausse des sérologies positives chez les jeunes", d’après Hélène Roger, qui s’alarme de certains comportements favorisant les contaminations au VIH et aux infections sexuellement transmissibles en général. Un sondage OpinionWay réalisé pour son association révèle par exemple qu’un quart des jeunes hommes de 16 à 34 ans pensent qu’une femme positive au VIH ou à une autre IST a trop de partenaires sexuels et 43 % pensent qu’une femme qui multiplie les partenaires "ne se respecte pas". "Dans les rapports...
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01/12 - Crise des prisons françaises : l’éternel problème de la surpopulation carcérale
Près de 40 ans en arrière, le sujet de la surpopulation carcérale en France faisait déjà la une des journaux. Et malgré les différents plans de construction annoncés par les politiques, la musique est toujours la même, comme par exemple en 1994 où la surpopulation carcérale est devenue ingérable.
Chaque année, de nouveaux records de surpopulation continuent à être battus. 101 % de densité carcérale en 2002, 115 en 2015, et jusqu’à plus de 130 % aujourd’hui. Dans ce contexte, les rapports annuels du contrôleur général des lieux de privation de liberté se suivent et se ressemblent
Les discours ne changent pas et le problème de la surpopulation dans les prisons françaises semble insoluble. Mais comment expliquer ces échecs successifs ? Et pourrait-on enfin y trouver des réponses ?
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Cet épisode a été écrit par Solène Alifat, présenté par Charlotte Baris et réalisé par Jules Krot.
Crédit : INA, France Info, France Inter, Euronews, Europe 1, BFMTV, CNews, Le Parisien
Musique et habillage : Emmanuel Herschon/Studio Torrent
Logo : Jérémy Cambour
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Pour aller plus loin :
Envoyer ses prisonniers à l'étranger ? La face cachée d'une option qui séduit en Europe...
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30/11 - Israël : Benyamin Netanyahou demande une grâce présidentielle dans son procès pour corruption
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, a officiellement demandé une grâce présidentielle dans son procès pour corruption, pour mettre fin, selon lui, aux divisions suscitées dans le pays par ses démêlés judiciaires, fort du soutien de Donald Trump qui avait demandé un tel geste à son homologue israélien. Benjamin Netanyahou, qui nie toute faute dans ces affaires, est régulièrement entendu dans le cadre d'au moins trois procédures judiciaires, dans lesquelles aucun jugement n'a encore été rendu.
Les services du président israélien Isaac Herzog ont annoncé dimanche qu'il avait adressé au président "une demande de grâce exceptionnelle". "Après réception de tous les avis", Isaac Herzog "examinera la requête avec responsabilité et sérieux". Tout en affirmant vouloir mener le procès à terme pour prouver son innocence, le Premier ministre a ensuite justifié cette demande au nom de "l'intérêt public" dans une vidéo diffusée par ses services, mettant en avant les "immenses défis" que le pays doit relever.
Le président américain, Donald Trump, avait écrit à Isaac Herzog plus tôt ce mois-ci pour lui demander d'accorder une grâce à Benyamin Netanyahou. "La poursuite du procès nous déchire de l'intérieur, suscitant de vives divisions et intensifiant les fractures", a plaidé Benyamin Netanyahou, sur fond de vives divisions politiques entre ses partisans et détracteurs. "Je suis certain (...) que la fin immédiate du procès contribuera grandement à apaiser les tensions et à promouvoir la réconciliation générale" du...
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30/11 - "Dans la sphère Maga, réhabiliter Hitler vise à renverser le récit de l’Amérique" : l’alerte d’un chroniqueur de The Atlantic
Depuis les massacres du 7-Octobre et la guerre à Gaza qui s’est ensuivie, l’antisémitisme a regagné du terrain dans nos sociétés occidentales, et les États-Unis ne font pas exception. Des étudiants juifs harcelés et agressés lors de manifestations pro-Palestine. La résidence du gouverneur de Pennsylvanie, Josh Shapiro, incendiée en raison de son soutien à Israël. Deux jeunes employés de l’ambassade israélienne abattus devant Capital Jewish Museum. L’ascension de Nick Fuentes, un nationaliste blanc, et de son jeune mouvement "Groyper", admiratif de Hitler, qui secoue la droite, tandis que la gauche affronte ses propres formes d’antisémitisme. La liste — non exhaustive - est longue. Mais ce regain d’hostilité ne s’explique pas uniquement par le conflit à Gaza, qui a été "un moment révélateur, une sorte d’éclair qui illumine le paysage et permet de voir toutes les fractures dans la société", analyse Yair Rosenberg, journaliste au magazine The Atlantic, où il traite des liens entre politique, culture et religion. D’après lui, "plusieurs dynamiques à l’œuvre dans la société américaine depuis une dizaine d’années alimentent aujourd’hui la montée de l’antisémitisme aux États-Unis".
Deux choses l’inquiètent particulièrement : la jeunesse américaine - "Ils sont aujourd’hui plus antisémites que leurs aînés" - et le révisionnisme à la droite de la droite - "Par calcul électoral, certains responsables politiques préfèrent détourner le regard". Entretien.
L'Express : Selon vous, le regain d’antisémitisme aux Etats-Unis s'explique en...
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30/11 - "La Russie pourrait servir de modèle à d’autres grandes puissances..." : le scénario choc d’Andreas Umland
Il n’est certainement pas le premier à constater avec inquiétude qu’en attaquant l’Ukraine, Vladimir Poutine a porté un coup dur à l’ordre international sur lequel reposait le monde depuis 1945. Pas plus qu’il n’est le seul à pointer le risque que d’autres grandes puissances prennent pour modèle le comportement de Moscou. Mais il est certainement l’un des rares à s’être penché sur ce que le sort de Kiev pourrait inspirer… aux plus petits États. À en croire Andreas Umland, analyste au sein du Stockholm Centre for Eastern European Studies (SCEEUS) de l’Institut suédois des affaires internationales, les pays les plus faibles et les plus petits de l’échiquier géopolitique pourraient ainsi en venir à la conclusion qu’ils ne peuvent plus compter ni sur le droit, ni sur la solidarité, ni sur les organisations internationales. Et donc en déduire qu’ils devront veiller par eux-mêmes à leur sécurité nationale.
Certes, certains parviendront à rejoindre des alliances militaires susceptibles de les protéger, voire à en former de nouvelles avec de grandes puissances. Mais pour les autres ? "Dans le pire des cas, nous pourrions assister à une ère de prolifération sans précédent des armes de destruction massive". Ne pas se méprendre : le diagnostic de ce professeur associé en sciences politiques au sein de l’académie Mohyla de Kiev ne concerne pas seulement les Etats géographiquement proches de l’Ukraine, "mais plutôt des pays situés sur différents continents, de l’Asie à l’Afrique en passant par l’Amérique latine". Andreas...
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30/11 - Gaza : pourquoi la force internationale voulue par Donald Trump n’arrive pas à se constituer
Le plan de l’administration Trump pour Gaza, centré sur la création d’une force internationale de stabilisation, se heurte à un obstacle majeur : trouver des volontaires prêts à s’engager sur le terrain. Alors que Washington multiplie les appels à la coopération, les pays susceptibles de fournir des soldats se montrent de plus en plus hésitants. Les capitales étrangères redoutent notamment que leurs troupes soient contraintes à des confrontations armées avec les Palestiniens.
Une crainte qui pousse plusieurs nations à revoir leurs promesses initiales. Malgré ces difficultés, les responsables américains continuent de tenter de convaincre des pays de rejoindre cette initiative, considérée comme centrale dans la stratégie de paix imaginée par la Maison-Blanche.Les pays de plus en plus réticents
L’enthousiasme initial de certains États commence à se dissiper. L’Indonésie, qui avait envisagé d’envoyer jusqu’à 20 000 soldats, prévoit désormais un déploiement beaucoup plus limité. Selon des sources proches du dossier à Jakarta, consultées par le Washington Post, un premier contingent d’environ 1 200 militaires pourrait être mobilisé, mais il faudrait près de six mois avant qu’il ne soit pleinement opérationnel. Les responsables indonésiens soulignent que la mission se concentrera sur des activités civiles telles que la santé et la reconstruction, car certains officiers craignent d’être entraînés dans des affrontements armés avec la population locale.
L’Azerbaïdjan, qui avait également accepté de fournir des troupes,...
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30/11 - Budget : les Socialistes mettent la pression sur le bloc central avant leur rencontre avec Sébastien Lecornu lundi
Lundi midi, Sébastien Lecornu recevra les représentants du PS, dans le cadre des nouvelles concertations voulues par Matignon pour élaborer un compromis. Le temps presse : le projet de Budget de la Sécu (PLFSS) revient en séance mardi à l'Assemblée. Le vote en séance sur le PLFSS est prévu le 9 décembre.
Ce texte est retourné dès samedi en commission au Palais-Bourbon, après avoir été largement modifié au Sénat, dominé par la droite et le centre. Revenant notamment sur la suspension de la réforme des retraites concédée par Sébastien Lecornu aux socialistes en échange de sa non-censure.
A l'issue d'un examen express, la commission des Affaires sociales de l'Assemblée a rejeté le texte, signe de la difficulté qui attend le gouvernement en séance. Les socialistes se sont abstenus sur le vote final, tandis que les commissaires Les Républicains (LR) ont voté contre. Et dans le bloc central, les députés Horizons hésiteront en séance entre vote contre et abstention, selon le président de la Commission des affaires sociales Frédéric Valletoux.
16h09Lecornu veut réformer la communication de l'État, vise 300 millions d'économies en 2026
Sébastien Lecornu entend "réformer structurellement la communication de l’État", visant en 2026 une réduction de 300 millions d'euros par rapport au milliard dépensé en 2024, a-t-on appris dimanche auprès de Matignon, confirmant une information du JDD.
"Dans le prolongement de la circulaire du 4 octobre 2025 relative au moratoire sur les dépenses de communication pour l’année 2025, et d'un...
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30/11 - Plan de paix : pour Marco Rubio, les discussions visent à "ouvrir la voie" à une Ukraine souveraine
Des négociateurs ukrainiens vont discuter dimanche aux Etats-Unis du plan américain visant à trouver une issue à la guerre avec la Russie, Kiev étant sous fortes pressions militaire et politique. Ils seront reçus par le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio et l'émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff.
Alors que l'armée russe progresse dans l'est de l'Ukraine, une attaque de drones a fait au moins un mort et 11 blessés dans la nuit de samedi à dimanche près de Kiev. Quelques heures plus tôt, Kiev avait revendiqué l'attaque de deux pétroliers en mer Noire, disant avoir frappé avec des drones navals des navires de la flotte fantôme russe.
Dans ce contexte tendu et trois jours après le que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a limogé son chef de cabinet, Andriï Iermak, accusé de corruption, Emmanuel Macron recevra le président ukrainien de nouveau lundi à Paris.
13h52Le Kazakhstan accuse l'Ukraine après une attaque contre un terminal pétrolier crucial en Russie
Les autorités du Kazakhstan ont appelé l'Ukraine dimanche à cesser ses frappes contre un terminal pétrolier majeur situé en Russie, endommagé samedi par une attaque de drones navals et crucial pour le transport de pétrole entre l'Asie centrale et l'Europe. Dans un communiqué, la diplomatie kazakhe "proteste contre une nouvelle attaque ciblée contre une infrastructure critique appartenant au Consortium international oléoduc caspien (CPC) Novorossiïsk" en Russie.
"Nous considérons cet incident comme un acte préjudiciable aux relations...
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30/11 - "La France, ce pays où le terme ’libéral’ passe pour une insulte" : le testament journalistique de Philippe Tesson
Il fut condamné trente-deux fois pour offense au chef de l’État. Et excommunié pour avoir commandé à ses journalistes un banc d’essai sur les confessionnaux parisiens ! "Je ne vois pas pourquoi on fait un numéro de 60 millions de consommateurs avec des questionnaires sur les machines à laver, et pourquoi on ne le fait pas sur des problèmes moraux", répondait Philippe Tesson (1928-2023) à ceux qui lui rappelaient ses quartiers d’indiscipline. Et de leur brandir sa devise : "Tout est grave, mais rien n’est important".
Le prince rebelle du journalisme, rédacteur en chef de Combat, fondateur du Quotidien de Paris, directeur des Nouvelles littéraires, a écrit 20 000 articles, selon le décompte d’Olivier Frébourg, le plus "tessonien" des éditeurs, qui en publie les pièces de choix dans un beau livre aux éditions des Équateurs.
Son titre : Le quotidien de l’éternité. Ainsi s’intitule le journal que Philippe et sa femme Marie-Claude, avec qui il avait créé Le Quotidien du médecin et Le Quotidien de Paris, s’apprêtent à lancer au paradis. Une trouvaille poétique de leur fils, l’écrivain Sylvain Tesson.
Une Pléiade Tesson ? Pas le genre du bonhomme, qui aura passé sa vie à fuir les corsets, l’esprit de sérieux et les enterrements de première classe. Airs d’éternel lutin, regard voltairien, ce franc-tireur se complaisait dans l’indéfini. "Je me fais une règle de l’indéfinition, disait-il. Je n’aime pas les classifications, je n’aime pas les schémas, je n’aime pas les catégories ni les catéchismes".
Philippe Tesson composait...
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30/11 - Nationalisation d’ArcelorMittal : le RN tombe dans le piège de l’acier
L’acier rougeoyant des hauts fourneaux d’ArcelorMittal a brûlé plus d’un dirigeant politique. Nicolas Sarkozy à Gandrange, en 2008, victime de ses fausses promesses. Ou François Hollande, à Florange en 2012. Dans un scénario immuable, la sidérurgie ébouillante la classe politique. Aux portes du pouvoir, le Rassemblement national pourrait en faire les frais aujourd’hui.
Au cœur de la nuit du 27 novembre, le projet de loi porté par la députée LFI Aurélie Trouvé sur la nationalisation d’Arcelor a été voté grâce à l’abstention de l’extrême droite. Le parti de Marine Le Pen, adepte d’un nouveau "en même temps", s’est retrouvé piégé par ses propres contradictions, coincé entre ses promesses de protection et de sauvetage de l’industrie chères à son aile gauche et ses engagements de sérieux budgétaire envoyés à la droite et au patronat. A force de grands écarts, l’élongation menace.Une solution Made in Europe
Nationalisation comme le défend la gauche, ou "Golden Share" avec un droit de véto de l’Etat sur les décisions stratégiques de l’entreprise comme le proposait le RN, aucune de ses options ne réglera le problème principal de l’aciériste français, à savoir l’effondrement de son carnet de commandes en raison d’un manque de compétitivité criant. Car l’augmentation des droits de douane américains sur l’acier européen et surtout l’afflux d’acier chinois ultra-subventionné laminent toute l’industrie sidérurgique du Vieux Continent, laquelle s’est, au même moment, lancée dans un verdissement de ses pratiques très coûteux....
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30/11 - Immigration : malgré un solde migratoire en baisse, le Royaume-Uni reste persuadé d’être "submergé"
Devant le Parlement britannique, la ministre de l’Intérieur, Shabana Mahmood, est catégorique : selon elle, le pays aurait été bousculé par un afflux de migrants d’une ampleur "déstabilisante". Un phénomène qu’elle juge inédit dans l’histoire récente du Royaume-Uni. Face aux députés, elle a martelé que ses réformes doivent mettre un coup d’arrêt à une dynamique qu’elle estime incontrôlée.
Depuis son arrivée au ministère, Shabana Mahmood multiplie les annonces : restrictions renforcées pour l’immigration légale, conditions plus dures imposées aux demandeurs d’asile, discours alarmistes sur les risques d’attractivité du pays. Un durcissement assumé, alors même que les données sur l’immigration publiées cette semaine racontent une histoire radicalement différente.
Loin de la perception d’un pays submergé par les arrivées, les chiffres montrent une réalité inversée : l’immigration chute à grande vitesse. Le solde migratoire du Royaume-Uni s’est effondré, tombant à un cinquième de son niveau record de 2023. En un an seulement, la migration nette a dégringolé de 649 000 à 204 000 personnes.898 000 arrivées contre 1,3 million auparavant
Les derniers chiffres officiels confirment une tendance amorcée depuis plus d’un an : le Royaume-Uni attire désormais bien moins qu’autrefois. Selon le rapport publié jeudi 27 novembre par l’Office national des statistiques, la migration nette, c’est-à-dire la différence entre les arrivées et les départs, s’est presque amputée de moitié en 2024. Cette chute brutale doit autant aux règles...
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30/11 - "L’IA va bouleverser des métiers comme product manager" : l’avertissement de Richard Rumelt, pape de la stratégie
C’est une bible de la stratégie enfin disponible en français. Dans son best-seller Bonne stratégie, mauvaise stratégie (Arpa), Richard Rumelt dénonce la confusion grandissante entre une vraie stratégie d’entreprise et des discours creux, des objectifs irréalistes ou des vœux pieux souvent mis en avant par des dirigeants. Professeur émérite à l’UCLA Anderson School of Management, ancien ingénieur à la Nasa et conseiller de grandes entreprises comme Apple ou Intel, Richard Rumelt s’inspire de son expérience comme de l’histoire militaire ou du succès de Nvidia pour montrer qu’une stratégie est une méthode claire et rigoureuse, reposant sur un diagnostic, une politique directrice et un programme d’action.
Pour L’Express, Richard Rumelt explique comme tout dirigeant peut adopter une stratégie, tout en fustigeant les dérives de la notion de "leadership". Il annonce aussi que l’IA va bouleverser des fonctions aujourd’hui en vogue chez les jeunes diplômés, comme "product manager".
L’Express : Pourquoi confondons-nous trop souvent la stratégie avec de simples objectifs à atteindre, des discours de motivation ou une "vision" ?
Richard Rumelt : J’ai travaillé avec de nombreuses entreprises et agences gouvernementales. Toutes expriment des ambitions ou fixent des objectifs à atteindre. Mais, et c’est particulièrement le cas dans le monde de l’entreprise, il y a cette tendance à confondre stratégie et objectif. Lorsqu’un PDG fait sa présentation à son conseil d’administration, il va presque toujours dire : "L’année...
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30/11 - Placements : quel avenir pour le plan d’épargne retraite ?
Officiellement lancé le 1er octobre 2019, le plan d’épargne retraite (PER) a fêté ses cinq ans sur un succès. De l’aveu des professionnels de l’épargne, il s’agit d’un dispositif bien pensé, qui a su combler les défaillances de ses prédécesseurs, et notamment la sortie en rente viagère, véritable épouvantail pour les épargnants. Sur ce critère sensible, le PER fait fort en laissant une totale liberté au souscripteur.
Son succès se traduit dans les chiffres. À fin mai 2025, les PER assurantiels - qui peuvent être souscrits à titre individuel - comptabilisaient 7,3 millions d’assurés pour un encours total de 100 milliards d’euros ! Un cap symbolique, selon Paul Esmein, le directeur général de France Assureurs. "Depuis quatre ans, près d’un million de nouveaux d’épargnants en moyenne souscrivent un PER auprès des assureurs chaque année." Un engouement à attribuer à la volonté des Français de préparer leur retraite, mais aussi à l’avantage fiscal procuré par le PER, puisque les versements sont déductibles des revenus, moyennant une imposition à la sortie.
Depuis sa création, peu de modifications ont été apportées au dispositif, hormis l’interdiction de souscription pour les mineurs et l’intégration d’investissement non cotés dans les grilles financières prévues par défaut pour la gestion des capitaux.
La fiscalité avantageuse du produit est néanmoins régulièrement attaquée. En 2024, la Cour des comptes recommandait ainsi de resserrer le bénéfice fiscal attaché à l’épargne retraite, ce dernier bénéficiant essentiellement à des...
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30/11 - "Maison Guermont", à Paris : l’immersion artistique 2.0
Du trottoir, on ne devine rien de ce qui se passe derrière les murs du 27, rue La Bruyère, dans le IXe arrondissement de Paris, à deux pas de l’hôtel particulier qui abrita la famille Cocteau. Pourtant, la façade, discrètement nichée dans cette artère tranquille de la Nouvelle Athènes, suggère d’emblée le mystère, avec ses fenêtres voilées et sa poignée de porte en forme de nuage doré. Il faut en franchir le seuil, une fois rendez-vous pris (1), pour découvrir l’œuvre d’art total imaginée par Milène Guermont, dans l’esprit du Gesamtkunstwerk au XIXe siècle.
D’une ancienne agence de voyage désaffectée, elle a fait Maison Guermont, une "sculpture habitable et performative" qui a nécessité cinq années d’esquisses et d’expérimentations avant de prendre forme. Un projet un peu fou, mais parfaitement raccord avec l’audace de celle qui coiffe deux casquettes, artiste et ingénieure, et fit notamment parler d’elle en 2015, avec Phares, une pyramide en résille métallique de 30 mètres de haut, installée place de la Concorde, face à l’Obélique, qui s’illuminait au rythme des battements de cœur des passants.
"Ici, tout est art, jusqu’à l’air que vous respirez". C’est l’entrée en matière qui nous est livrée, dès notre entrée dans l’antre de la rue La Bruyère, où l’hôtesse nous reçoit, vêtue d’un peignoir en soie japonais. Lumière, odeurs, sons, couleurs, matières, objets, mobilier, plafond… Tout est œuvre, en effet, jusqu’aux interrupteurs et à l’eau "frissonnante" distillée par un robinet aux allures de pyramidion. Des éléments du...
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30/11 - Rejeté en commission, le budget de la Sécu de retour à l’Assemblée
Le projet de budget de la Sécurité sociale arrivera dans l'hémicycle mardi, avec pour base de travail la version transmise par les sénateurs, pour un vote prévu le 9 décembre. Le rejet du texte en commission, samedi, a permis de mesurer le chemin qui reste à parcourir pour aboutir, au cours de cette nouvelle lecture, à un compromis.
Si le Parti socialiste s'est abstenu sur le vote final, selon le socialiste Jérôme Guedj, les députés Les Républicains ont voté contre le texte, selon leur représentante Justine Gruet. En commission "on tire à blanc, les votes n'impactent pas le texte qui sera étudié en séance, mais ça donne un aperçu, et on voit qu'il y a encore beaucoup de points de difficultés à surmonter avant de trouver un accord global", a déclaré à l'AFP le président de la commission Frédéric Valletoux après le vote. Son propre groupe, Horizons, devrait hésiter entre contre et abstention en séance, a-t-il précisé.
Avant même le rejet, le chef des députés socialistes Boris Vallaud a souligné samedi dans une interview au Parisien que les socialistes ne pouvaient pas "être les seuls" à rechercher le compromis sur le budget, appelant le camp gouvernemental au "ressaisissement".Aperçu des accords et des désaccords
Les débats de samedi ont permis d'entrevoir les accords qui se noueront ou pas dans l'hémicycle. La commission a par exemple rétabli la hausse de la CSG sur les revenus du capital, votée en première lecture à l'Assemblée début novembre avant d'être supprimée au Sénat. Ce dispositif voté à l'initiative des...
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30/11 - Placements : cette menace qui plane sur les jeunes SCPI
Lancée en septembre 2024, la société civile de placement immobilier (SCPI) Patrimonia Capital & Rendement, gérée par le groupe Patrimonia, jette l’éponge. "Dans un contexte de marché marqué par la multiplication des nouveaux véhicules et une forte concurrence sur la collecte, la SCPI n’a pas atteint, dans le délai d’un an prévu par le Code monétaire et financier, le seuil réglementaire de 15 % du capital social collecté auprès du public", explique le gérant dans le bulletin trimestriel d’information envoyé aux porteurs de parts. De ce fait, conformément à la réglementation, la SCPI doit donc être mise en dissolution. Le remboursement des souscripteurs devrait être aisé puisque la SCPI n’a procédé à aucune acquisition depuis son lancement.
Pourtant, l’histoire avait bien commencé pour cette jeune SCPI ciblant les commerces et locaux d’activités en périphérie, l’une des expertises de Patrimonia. A son lancement, elle a bénéficié d’un apport de six actifs par le groupe, lui permettant d’offrir immédiatement un rendement à ses porteurs. Pour l’année 2025, elle visait un taux de distribution de 8,5 %. Elle avait en outre relevé son prix de part de 200 à 210 euros en mars dernier. Ces attraits n'auront pas suffi puisque la société de gestion a capté moins de 2 millions d’euros d’épargne.
L'incident interpelle, alors qu'une trentaine de SCPI ont été créées en 2024 et 2025. Or, les derniers chiffres de l’Association française des sociétés de placement immobilier (Aspim) montrent qu’une poignée de supports accaparent la...
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30/11 - Boston Dynamics, que reste-t-il de l’ex-star des robots humanoïdes ? "Le sujet n° 1 pour eux, c’était le buzz"
Il a une certitude : d’ici 10 ans, les robots seront chez nous. Seul sur une scène immense, Robert Playter, PDG du mythique laboratoire de robotique Boston Dynamics et invité du Web Summit de Lisbonne, explique à un public captivé que l’arrivée des machines humanoïdes est imminente. Et qu’elle va tout changer. "Il y a encore beaucoup à faire, mais rien de tout cela n’aurait été possible sans l’intelligence artificielle", affirme-t-il. Pour appuyer son propos, une vidéo du nouveau robot Atlas est diffusée en arrière-plan. On y voit la machine marcher, courir, se relever, ranger, et même faire du breakdance.
Pour clore la performance, un robot s'approche du PDG sur scène. Non pas, hélas, celui de la vidéo mais le robot chien Spot, télécommandé par un employé se tenant discrètement à l'arrière de la scène. Sa performance anime plaisamment le spectacle mais ne fait pas oublier l’absence d’Atlas.
Pendant des années, Boston Dynamics a été à la pointe de la robotique, mais semble aujourd’hui en retard par rapport à ses concurrents. Tesla a fait défiler des dizaines de robots Optimus lors d’un événement l’année dernière. La firme 1X vend Neo, un robot humanoïde pensé pour réaliser les tâches ménagères du quotidien. Figure a dévoilé la troisième génération de son robot, dédié à la manufacture, au début du mois d’octobre. La firme chinoise Unitree a développé sept modèles différents de robots humanoïdes, dont l’un a participé à un match de boxe en direct. Enfin, XPeng, le constructeur chinois...
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30/11 - Déjà à la recherche de livres pour Noël ? Voici trois curiosités à ne surtout pas louper
On sait que la rentrée littéraire est encore plus dangereuse que le triangle des Bermudes. Pour un roman qui sort du lot, combien de livres portés disparus ? Alors que vont commencer les achats de Noël, d’ordinaire favorables aux grands prix de l’automne, une contre-programmation s’impose."Il pleut sur la parade", de Lucie-Anne Belgy
A nos amis sachant rire de leur angoisse existentielle, on offrira Il pleut sur la parade de Lucie-Anne Belgy. La narratrice, Lucie, est une goy qui tombe amoureuse d’un juif, Jonas, garçon lunaire échappé d’un film de Woody Allen. Jusqu’ici tout va bien – encore que le père de Jonas soit très contrarié par cette union qu’il juge contre-nature. Ça dégénère à la naissance d’Ariel, et surtout quand le petit garçon fête ses 5 ans : il se met alors à frapper les enfants de sa classe. On l’emmène chez une pédopsychiatre – "le genre sommité des pète-au-casque".
La psy conseille aux parents de "travailler la question du traumatisme transgénérationnel". Lucie et Jonas ont beau revisiter leur histoire familiale, rien n’y fait, Ariel demeure violent. Au bord de la crise de nerfs, le couple se déchire. Racontée par quelqu’un d’autre, cette histoire aurait pu être une tranche de vie bobo plaintive et déplaisante. Il n’en est rien. On sait qu’un bon livre est affaire de regard et de style plutôt que de sujet, et Lucie-Anne Belgy parvient à insuffler humour et poésie à Il pleut sur la parade, comme si Clémentine Mélois se retrouvait parachutée dans Zuckerman enchaîné de Philip Roth.
Il pleut sur...
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30/11 - La Chine à l’assaut du câble HDMI : les coulisses d’une bataille géopolitique
Derrière le câble qui relie nos box et nos consoles à nos téléviseurs, un bras de fer a débuté. La Chine a décidé de s’attaquer à la suprématie d’un standard occidental : la prise HDMI. Ce connecteur a été créé en 2002 par un groupe d’industriels japonais (Hitachi, Panasonic, Sony, Toshiba), européens (Philips, Thomson-RCA devenue Vantiva) et américain (Silicon Image, aujourd’hui Lattice Semiconductors). Sur le plan technique, ce consortium a fait disparaître la forêt de câbles derrière nos postes. Sur le plan économique, c’est autre chose : un système très verrouillé.
Pour utiliser le standard HDMI, un fabricant d’appareils électroniques doit payer des frais fixes annuels de 5 000 à 10 000 dollars et verser quelques centimes par appareil vendu. La redevance de base est de 0,15 dollar par produit, réduite à 0,05 dollar si le logo HDMI apparaît sur l’appareil - voire à 0,04 dollar s’il a un système de chiffrement Intel pour limiter la copie illégale de films et séries.
Autrement dit, chaque télé, chaque console, chaque lecteur qui sort d’une usine paie son obole au club HDMI. Quand on sait qu’en 2024, il s’est vendu environ 230 millions de téléviseurs dans le monde, un peu plus que l’année précédente, cela finit par faire une belle rente. Le paysage a toutefois changé. Samsung reste le numéro un, mais les chinois TCL et Hisense ont pris les deuxième et troisième places, reléguant LG au quatrième rang. Surtout, 84 % des téléviseurs sont désormais fabriqués en Chine. Le marché se polarise entre volumes de masse à bas prix,...
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30/11 - L’ère des réseaux sociaux est révolue... Ce qui va suivre s’annonce bien pire
Depuis sa création, Facebook se décrit comme une sorte de service public qui favorise les relations humaines. En 2005, peu après le lancement, son cofondateur Mark Zuckerberg dépeignait le réseau comme un "icebreaker" qui aiderait à se faire des amis. Facebook est depuis devenu Meta, avec des ambitions plus grandioses, mais sa mission reste globalement similaire : "Construire l'avenir des relations humaines et la technologie qui les rend possibles."
Plus de trois milliards de personnes utilisent quotidiennement les produits Meta tels que Facebook et Instagram. Ils sont encore plus nombreux à utiliser des plateformes concurrentes qui promettent également des relations et une communauté. Mais nous ne sommes toujours pas entrés dans une nouvelle ère des relations humaines plus profondes et meilleures, de l'aveu de Zuckerberg lui-même. "Il y a une statistique que je trouve toujours incroyable. Je crois que l'Américain moyen a moins de trois amis. Or la personne moyenne a besoin de beaucoup plus ; je pense que c'est environ quinze amis, n'est-ce pas ?", a-t-il confié en avril au podcasteur Dwarkesh Patel.
Zuckerberg se trompait sur les détails - la majorité des adultes américains déclarent avoir au moins trois amis proches, selon des enquêtes récentes - mais il touchait à quelque chose de réel. Il ne fait aucun doute que nous devenons de moins en moins sociables. Les gens sont plongés dans leurs téléphones, attirés par un "engagement" sans fin et sans intérêt sur les réseaux sociaux. Au cours des...
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29/11 - Guerre en Ukraine : les Américains et Volodymyr Zelensky proches du point de rupture
Les négociateurs ukrainiens qui, ce samedi 29 novembre, volent vers les États-Unis pour discuter avec les Américains du plan de paix, doivent avoir le cœur bien lourd. Leur chef, Andriy Yermak, qui était chargé de mener des négociations probablement très délicates avec la Maison-Blanche, n’est pas avec eux. Et il ne le sera plus jamais. Hier, l’omnipotent chef de cabinet de Volodymyr Zelensky a fait ses cartons, en raison des graves soupçons de corruption qui pèsent sur lui.
Autant dire que l’accueil à Washington risque d’être glacial. "Yermak n’était guère apprécié dans l’entourage de Donald Trump, évoque un diplomate de haut rang, qui l’a souvent vu à l’œuvre dans des 'bilatéraux'. Les rapports avec lui pouvaient être très abrasifs, mais c’était un roc. Les Américains considéraient que c’était lui qui tenait les positions ukrainiennes."Semaine à haut risque
Sa démission met Volodymyr Zelensky en situation de faiblesse à la veille d’une semaine à haut risque. Selon le Telegraph, Donald Trump serait prêt à reconnaître le contrôle de la Russie sur la Crimée et "d’autres territoires occupés" – expression qui pourrait désigner des oblasts de Donetsk et de Loughansk.
En début de semaine prochaine, ses fidèles émissaires, Steve Witkoff et Jaresh Kushner, devraient apporter la bonne nouvelle au chef du Kremlin. Près de quatre ans après le lancement de son invasion, Poutine pourrait donc voir ses principales exigences satisfaites par...
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29/11 - Défense européenne : échec des négociations sur la participation britannique à un programme d’aide à l’industrie
C’est un résultat "décevant", si l’on en croit le ministre britannique des relations avec l’Union européenne, Nick Thomas-Symonds. Vendredi 28 novembre, Bruxelles et Londres ont pris acte de l’échec de leurs négociations visant à inclure l’industrie britannique dans le nouveau programme de financement de la défense européenne, dénommé Safe (pour "Security Action for Europe").
Doté d’un budget de 150 milliards d’euros sous forme de prêts, ce programme, qui doit permettre aux Européens de lancer des appels d’offres pour l’achat de matériel militaire "made in Europe", illustre la volonté du vieux continent de se préparer à la menace russe et au risque de désengagement américain, après la série d’incidents d’espionnage, de sabotages et d’intrusions dans l’espace aérien européen attribués à Moscou par les services de renseignement occidentaux.Des désaccords sur le montant
Les négociations ont principalement achoppé sur des questions d’argent, l’Union européenne réclamant un ticket d’entrée allant jusqu’à 6,5 milliards d’euros pour que Londres puisse bénéficier de ce programme d’aide. Mais les Britanniques, eux, n’offraient qu’environ 70 millions d’euros, selon le Financial Times. "La Commission a commencé avec un chiffre important afin d’obtenir, lors des négociations, une somme d’au moins 2 milliards d’euros. Mais la stratégie a échoué. Londres n’a pas suivi", commente un diplomate européen cité par Le Monde. "Les négociations ont été menées de bonne foi, mais notre position a toujours été claire : nous ne signerons que des...
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29/11 - Guerre en Ukraine : Emmanuel Macron recevra Volodymyr Zelensky lundi à Paris
Le président français Emmanuel Macron recevra lundi à Paris son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, a annoncé samedi l'Elysée, alors qu'une équipe de négociateurs ukrainiens est partie pour les Etats-Unis afin de discuter du plan américain visant à mettre fin au conflit avec la Russie.
Des attaques de drones navals ont fortement endommagé samedi une infrastructure pétrolière dans un port russe en mer Noire, ont annoncé les autorités, tandis que Kiev a revendiqué des frappes contre deux pétroliers de la flotte fantôme qui permet au Kremlin de contourner les sanctions occidentales.
16h38Macron recevra Zelensky lundi à Paris
Le président français Emmanuel Macron recevra lundi à Paris son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, a annoncé samedi l'Elysée, alors qu'une équipe de négociateurs ukrainiens est partie pour les Etats-Unis afin de discuter du plan américain visant à mettre fin au conflit avec la Russie.
"Les deux dirigeants échangeront sur la situation et sur les conditions d’une paix juste et durable, dans la continuité des discussions de Genève et du plan américain et d’une concertation étroite avec nos partenaires européens. Ils feront également le point sur le travail engagé sur les garanties de sécurité dans le cadre de la coalition des volontaires", a indiqué la présidence française.
Kiev a été la cible dans la nuit de vendredi à samedi d'une nouvelle attaque de drones russes, quelques heures après que M. Zelensky eut limogé son chef de cabinet, Andriï Iermak, bras droit extrêmement influent, à...
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29/11 - Une attaque américaine imminente au Venezuela ? Donald Trump annonce la fermeture "entière" de l’espace aérien du pays
"À toutes les compagnies aériennes, pilotes, trafiquants de drogue et trafiquants d'êtres humains," a écrit samedi 29 novembre Donald Trump sur son réseau Truth Social, "veuillez considérer L'ESPACE AÉRIEN AU-DESSUS ET AUTOUR DU VENEZUELA COMME ENTIÈREMENT FERMÉ". Le président américain n'a pas donné de détails.
Cette déclaration intervient alors que l'administration Trump, dans sa lutte contre les cartels de la drogue, intensifie la pression sur le Venezuela avec un déploiement militaire majeur dans les Caraïbes, incluant le plus grand porte-avions du monde. Donald Trump accuse en particulier le Venezuela d'être un artisan du trafic de drogue qui inonde le marché américain. Caracas dément et insiste sur le fait que l'objectif véritable est un changement de régime et la mainmise sur les réserves pétrolières du pays.Grave crise économique
Au pouvoir depuis 2013, le président socialiste Nicolas Maduro, héritier politique de Hugo Chavez, figure de la gauche radicale en Amérique latine, a été réélu en 2024 à l'issu d'un scrutin contesté, marqué par des troubles et des arrestations massives. Il est accusé de dérive autoritaire par les États-Unis et l'Union européenne, qui ont sanctionné le régime.
Le Venezuela traverse une grave crise économique, qui a conduit plus de 7 millions de ses habitants, sur une population de 30 millions de personnes, à émigrer, selon les chiffres de l'ONU. Le pays a enregistré une contraction de son PIB de 80% entre 2013 et 2023.
Les forces américaines ont mené des frappes contre plus de...
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29/11 - Norbert Ifrah (Institut national du cancer) : "La France fait partie des trois pays au monde où l’on guérit le mieux"
Sa parole est rare. Président de l’Institut national du cancer depuis 2016, Norbert Ifrah est un homme discret, qui s’exprime peu dans les médias. A la tête de la principale institution chargée de coordonner la lutte contre la maladie, de renforcer la prévention et de garantir aux Français un accès à des soins de qualité, il est pourtant aux premières loges pour observer les progrès réalisés ces dernières années. Aujourd’hui, il se dit profondément "optimiste" au sujet de notre capacité à vaincre cette pathologie.
Des malades à qui il ne reste pas six mois à vivre, d’autres, usés par plusieurs opérations et des traitements toxiques, ce spécialiste, ancien chef de service au CHU d’Angers, en croise pourtant encore. Les drames n’ont jamais cessé de se produire depuis qu’il a pris la tête de l’institution, en 2016. Pourtant, il voit des raisons de se réjouir. Caché dans les contrées difficiles de la littérature scientifique, loin du vacarme de la presse et de ses trains qui n’arrivent pas à l’heure, se constitue, petit à petit, un matelas de "bonnes", ou plutôt de "meilleures" nouvelles.
Pas de quoi "vaincre" le cancer, bien sûr, mais de vraies avancées tout de même. En 1970, quand le président des États-Unis, Richard Nixon déclarait la "guerre" contre les cancers, date clef des premières politiques publiques en la matière, Norbert Ifrah avait 16 ans. Il ne savait pas qu’il allait soigner les tumeurs des cellules sanguines. Ni, que 50 ans plus tard, le monde serait en passe d’éradiquer certaines tumeurs, comme celles...
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29/11 - Airbus : ce que l’on sait des milliers d’avions A320 cloués au sol
On a l'habitude des turbulences de Boeing, un peu moins de celles d'Airbus. Vendredi 28 novembre, le constructeur européen a pourtant annoncé le rappel de quelque 6 000 avions A320 pour remplacer en toute urgence un logiciel de commande vulnérable aux radiations solaires, après un incident fin octobre aux États-Unis. Une situation qui a provoqué retards et annulations aux quatre coins du monde, des Philippines à la Colombie. L’Express fait le point.Un incident à l’origine de cette campagne
Cette campagne de rappel d’A320 fait suite à un incident le 30 octobre sur un vol de JetBlue entre Cancun, au Mexique, et Newark, près de New York. Au moment de la phase de croisière, au-dessus du golfe du Mexique, l’appareil a soudainement piqué vers le sol sans aucune intervention des pilotes, les contraignant à se poser en urgence à Tampa, en Floride.
Le décryptage de l’incident a "révélé que des radiations solaires intenses pourraient corrompre des données essentielles au fonctionnement des commandes de vol", rapportait le groupe européen. "Si ce problème n’est pas corrigé, il pourrait, dans le pire des cas, entraîner une manœuvre de profondeur non commandée susceptible de dépasser les limites de résistance structurelle de l’appareil", alertait de son côté l’agence européenne de l’aviation.Que sait-on du logiciel ?
Il s’agit d’un calculateur profondeur-ailerons (ELAC) fabriqué par Thales, un fournisseur d’Airbus, bien que ce dernier ait précisé à l’AFP ne pas être à l'origine du problème. "La fonctionnalité dont il est...
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29/11 - Budget : le Sénat s’oppose à la surtaxe sur les entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse le milliard d’euros
Le Sénat a rejeté samedi la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, l'une des principales propositions du gouvernement qui espérait en dégager des recettes de quatre milliards d'euros dans son projet de budget pour 2026. La chambre haute, dominée par une alliance entre la droite et les centristes, a repoussé cette mesure à 202 voix contre 118.
Cette contribution exceptionnelle, opérée via une surtaxe sur l'impôt sur les sociétés (IS), avait été instaurée dans le précédent budget, avec un rendement attendu de 8 milliards d'euros pour 2025. Le gouvernement a proposé de la reconduire en 2026, tout en la divisant par deux.
Mais ce vote du Sénat n'est pas définitif : la mesure sera à nouveau examinée au Parlement dans la suite des débats budgétaires. La surtaxe concernerait environ 400 grandes entreprises, celles dont le chiffre d'affaires dépasse le milliard d'euros. "Il est incompréhensible que le gouvernement choisisse cette facilité de taxer les entreprises plutôt que de réduire les dépenses", s'est justifié Jean-François Husson, rapporteur général du budget (Les Républicains), rappelant que l'exécutif avait assuré à plusieurs reprises que cette contribution resterait cantonnée à la seule année 2025. La majorité sénatoriale promet de compenser cette perte de recettes par des baisses de dépenses.Les divergences parlementaires
Ce vote des sénateurs montre à nouveau les grandes divergences qui existent entre l'Assemblée nationale et le Sénat. En effet, les députés avait non seulement approuvé ce dispositif...
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29/11 - Avec son nouveau budget, le gouvernement britannique espère défier la courbe de Laffer
Pour l’effet de surprise, c’est raté. Peu avant de monter à la tribune du Parlement le 26 novembre, Rachel Reeves a découvert que le budget qu’elle s’apprêtait à dévoiler avait fuité. Sa copie évoque tristement les débats qui agitent aussi la France : un an après avoir alourdi les impôts de 40 milliards de livres, la chancelière de l’Echiquier a annoncé une nouvelle hausse de 26 milliards d’ici 2029-2030.
Pour assainir les comptes, l’ancienne économiste de la Banque d’Angleterre a donc encore opté pour une augmentation des recettes, au détriment d’une rationalisation des dépenses. Pire, elle propose même de nouvelles aides énergétiques et un coup de pouce au salaire minimum. En contrepartie, le budget prévoit un gel des seuils de l’impôt sur le revenu. Les dividendes, l’épargne, ou encore l’immobilier de haute valeur sont aussi dans le viseur. Résultat : les recettes fiscales pourraient atteindre un niveau inédit, à 38 % du PIB d’ici 2030-2031.
Le hic : "Ces nouveaux impôts ont un effet de distorsion qui affaiblit l’attractivité du pays et limite donc la croissance potentielle, déplore Raphaël Gallardo, chef économiste de Carmignac. In fine, ce budget fait passer le Royaume-Uni au-delà de l’optimum de la courbe de Laffer". Ce modèle en forme de U, qui continue à susciter des débats, est souvent résumé par l’aphorisme "trop d’impôt tue l’impôt". Il a été formulé par l’économiste américain Arthur Laffer sur un coin de table en 1974. En clair, il énonce qu’une augmentation de la fiscalité conduit, à terme, à une baisse...
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29/11 - Daria Kaleniuk, ONG ukrainienne anti-corruption : "Yermak aurait dû être démis de son poste bien plus tôt"
Deux semaines après la démission de deux ministres soupçonnés d’être impliqués dans le détournement de 100 millions de dollars dans le secteur énergétique, nouveau séisme au sommet de l’Etat ukrainien. Ce vendredi, le bras droit et puissant chef de cabinet de Volodymyr Zelensky, Andriy Yermak, a remis sa démission après la perquisition menée un peu plus tôt à son domicile par l’agence anti-corruption (NABU) et le parquet spécialisé anti-corruption (SAPO). En cause, sa possible implication dans cette affaire tentaculaire qui empoisonne la présidence ukrainienne au pire moment, alors qu’elle est engagée dans d’âpres négociations avec les Etats-Unis autour d’un plan pour mettre fin à la guerre avec la Russie.
"Sa destitution par le président offre néanmoins au pays une chance de se renforcer, de repenser sa gouvernance et de la rendre plus résiliente, en nommant des personnes intègres et compétentes aux plus hauts postes", juge Daria Kaleniuk, directrice exécutive de l’Anti-corruption Action Center (AntAC), l’une des ONG les plus en pointe en Ukraine dans la lutte contre la corruption. Entretien.
L’Express : Andriy Yermak a été limogé ce vendredi à la suite des perquisitions menées à son domicile. Était-ce inévitable ?
Daria Kaleniuk : C’est à mon sens une décision très positive. Je regrette simplement qu'elle ne soit pas arrivée avant. Volodymyr Zelensky s’appuyait beaucoup trop sur Andriy Yermak, tant en matière de politique intérieure que de politique étrangère. Il était ainsi devenu une sorte de directeur des...
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29/11 - Derrière des promesses d’embauche en Russie, des Sud-Africains enrôlés de force dans l’armée
Comme d’autres, il pensait suivre une formation d’un an de garde du corps en Russie. Père de trois enfants, sans emploi : l’homme de 46 ans a vu une opportunité pour résoudre ses difficultés. D’autant que la proposition, séduisante, émane de Duduzile Zuma-Sambudla, la fille de Jacob Zuma, l’ancien président sud-africain : à l’issue de cette période d’un an à apprendre le métier, elle lui promet qu’il pourra travailler en tant qu’agent de sécurité pour le parti politique de son père.
Mais une fois sur place, le rêve devient cauchemar : les "formateurs" donnent au quadragénaire un treillis militaire et un fusil, et l’emmènent à Rostov, dans le sud du pays. Peu de temps après, le voilà en première ligne de la guerre en Ukraine, dormant dans des tranchées au milieu des champs de bataille du Donbass, des chars et des drones. "On nous a menti. Il n’y a pas eu d’entraînement pour les gardes du corps. On partait à la guerre", témoigne-t-il au New York Times ce 29 novembre, amer. Au total, 17 autres hommes seraient tombés dans un piège similaire.Une enquête ouverte
En Afrique du Sud, cette affaire a progressivement pris de l’ampleur, au point que le président, Cyril Ramaphosa, a annoncé l’ouverture d’une enquête sur les circonstances de leur "recrutement". La police sud-africaine a annoncé samedi avoir interpellé à l'aéroport de Johannesburg quatre homme en route pour la Russie et soupçonnés de partir rejoindre les rangs de l'armée russe. Les quatre hommes, interpellés jeudi et vendredi, doivent comparaître lundi devant un...
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29/11 - "Ça leur a fait l’effet d’une gifle…" : quand une certaine gauche s’enfonce dans le déni suite au sondage de l’Ifop
"Il faut toujours dire ce que l’on voit ; surtout, il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l’on voit", écrivait Charles Péguy. Alors, quand viennent sur la table des sujets aussi inflammables que la religion, l’islamisme ou l’intégration des musulmans français, il peut être tentant de fermer les yeux. Comme une partie de la gauche, qui, depuis la publication de l’enquête de l’Ifop sur le rapport à l’islam et à l’islamisme des musulmans de France, remue ciel et terre pour ne pas voir. Ne pas voir, par exemple, la montée du rigorisme et de l’orthopraxie chez les Français de confession musulmane, particulièrement nette chez les moins de 25 ans, dont 30 % se déclarent "extrêmement" ou "très religieux" et 67 % affirment "prier quotidiennement" (contre 28 % en 2007). Ou encore, ne pas regarder en face qu’à l’heure où sécularisation et progressisme caractérisent la trajectoire des pays occidentaux, 43 % des Français musulmans refusent au moins une forme de contact physique ou visuel avec l’autre sexe, et que 65 % d’entre eux estiment que la religion a plus raison que la science sur la question de la création du monde.Un commanditaire problématique ?
Des résultats "chocs", largement relayés par la droite et l’extrême droite, parfois avec un brin de sensationnalisme. Mais si certains se frottent les mains, d’autres se couvrent les yeux. Politiques, journalistes, universitaires ou intellectuels, nombreux sont ceux, dans l’intelligentsia de gauche, à attaquer le sondage pour mieux réfuter ses...
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29/11 - Menaces, pressions… Aux Etats-Unis, une vague de départs d’élus républicains inquiète le camp MAGA
C’est une démission qui a fait l’effet d’une petite bombe dans le camp de Donald Trump. Le 21 novembre dernier, l’une des plus virulentes représentantes du mouvement MAGA (Make America Great Again), Marjorie Taylor Greene, a quitté le Congrès américain, après avoir ouvertement critiqué la gestion de l’affaire Epstein par le président américain. Si ce dernier l’a désavouée en retour, il est pour autant de plus en plus contesté dans ses rangs, au point que 41 élus républicains à la Chambre, sur 435, prévoient de ne pas se représenter en novembre 2026, un chiffre inhabituellement élevé à un an de l’échéance.
"La lune de miel est finie", a commenté auprès de l’AFP Andrew Koneschusky, ex-conseiller parlementaire du chef démocrate Chuck Schumer, pour qui certains républicains sont aujourd’hui profondément déçus par la seconde administration Trump. Parmi les griefs, l’ancien politique cite "la crise croissante du coût de la vie", "la concentration du pouvoir dans l’exécutif", "la diminution des pouvoirs du Congrès" ou, là encore, l’affaire du criminel sexuel Jeffrey Epstein, l’administration Trump ayant longtemps tergiversé avant de promulguer une loi contraignant à rendre public l’ensemble des documents relatifs au dossier.
Interrogé par Axios, le représentant du Nebraska, Don Bacon, qui prendra sa retraite en 2027, a quant à lui déclaré être "tellement en colère" contre le plan de paix pour l’Ukraine proposé par Donald Trump la semaine dernière qu’il avait "envisagé" de démissionner. Le document, qui comportait 28 points,...
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29/11 - Dans l’antre de Gustave Moreau, entre cabinet de curiosités et exposition magistrale
Il avait tout prévu, tout agencé au centimètre près : la place du mobilier, l’accrochage des tableaux, la disposition des objets… Plus d’un siècle après, rien n’a bougé. Gustave Moreau doit jubiler depuis son ciel. Quand, en septembre 1897, sept mois avant de rendre l’âme, il couche sur le papier ses dernières volontés, il assortit le leg à l’Etat français de sa demeure parisienne, transformée par ses soins en musée, aux recommandations les plus claires, lui enjoignant de "garder toujours, ou au moins aussi longtemps que possible, cette collection, en lui conservant son caractère d’ensemble qui permette de constater la somme de travail et d’efforts de l’artiste pendant sa vie". Aujourd’hui, resté intact, l’édifice du 14, rue de La Rochefoucauld, fleuron de la Nouvelle-Athènes - le quartier à l’architecture néoclassique créé dans les années 1820 -, se déploie sur quatre niveaux, où sont conservées près de 25 000 œuvres.
La postérité de son travail a très tôt préoccupé Moreau. En 1862, à 36 ans, il est encore un inconnu lorsque, déjà, il s’inquiète du sort de ses compositions et qu’alors germe l’envie de leur offrir un sanctuaire : "séparées, elles périssent ; prises ensemble, elles donnent un peu l’idée de ce que j’étais comme artiste et du milieu dans lequel je me plaisais à rêver." Après le décès de ses parents, qui avaient acquis la résidence en 1852, le peintre, désormais célèbre, jette les bases d’une muséographie qui tienne à la fois du cabinet de curiosités et de l’exposition magistrale. Il sélectionne peintures et...
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29/11 - Placements : comment bien investir son épargne retraite
La perspective de la retraite suscite de l’inquiétude chez de nombreux Français. 72 % d’entre eux pensent que leurs pensions ne seront pas suffisantes pour leur garantir un niveau de vie correct, selon une enquête AG2R La Mondiale - Amphitéa - Cercle de l’épargne, parue en juin dernier. Et six Français sur dix considèrent qu’il faut épargner pour la retraite avant 35 ans.
Si le constat semble faire l’unanimité, le choix de la méthode est plus complexe. Selon un sondage de l’UMR (Union Mutualiste Retraite), 9 Français qui préparent financièrement leur retraite sur 10 indiquent se tourner vers l’épargne et les placements. Mais plus de la moitié d’entre eux optent pour de l’épargne bancaire disponible : Livret A, livret de développement durable et solidaire, livret d’épargne populaire, assurance-vie, plan d’épargne logement.
Or, pour atteindre son objectif, il est important d’investir de manière régulière mais aussi de souscrire des placements cohérents avec votre objectif. "L’horizon d’investissement dépend de l’âge du souscripteur, rappelle Patrick Thiberge, directeur général de Meilleurtaux Placement. Plus vous êtes jeune et plus vous pouvez prendre des risques pour aller chercher du rendement." Comprenez : investir dans des actions ou de capital investissement (au sein d’entreprises non cotées). "Attention, il faut une durée d’investissement d’au moins quinze ans pour éliminer tout risque de perte sur les actions, la durée recommandée pour en tirer tout son potentiel étant plutôt de 20 à 25 ans", précise...
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29/11 - Langue française : l’influence du latin va encore plus loin que vous ne le pensiez
On a beau savoir que le français vient du latin, on n’imagine pas jusqu’où s’exerce son influence. Je n’avais par exemple jamais fait le rapprochement entre le lin, linum, et le verbe "souligner". Et pourtant… La tige du lin étant très droite, les Romains ont créé le mot linea, fil de lin, qui a donné "ligne" et ses multiples dérivés : aligner, surligner, interligne, rectiligne, etc. La descendance de ce petit mot en français est telle qu’il a même donné naissance à… des anglicismes comme pipeline, eyeliner ou hotline. De vous à moi, c’est un peu borderline…
Je me doutais que volvo, "rouler", avait donné son nom à une marque de voitures. En revanche, c’est en lisant Jean Pruvost (1) que j’ai appris qu’il avait étalement inspiré "voltiger" (tourner autour), "révolte" (se retourner contre une autorité), "désinvolte" (qui n’est pas enroulé sur soi-même, donc sans gêne). Là est aussi l’origine du "revolver", dont le barillet tourne sur lui-même.
Le trio magnus (grand), maximus (le plus grand) et major (plus grand) nous a pour sa part offert "magnifique" et "magnanime" (qui a de la grandeur d’âme) ; "maximum" et le 357 "magnum" des films d’action ; "majeur", "majordome" et "majorité" - du moins quand Emmanuel Macron ne dissout pas impulsivement l’Assemblée nationale, mais c’est un autre débat.
Terminons cette petite énumération par indico ("indiquer"), lequel a débouché sur "indication", mais aussi sur "index" (le doigt qui montre), terme repris par les Inquisiteurs pour désigner les livres à interdire aux bons...
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29/11 - Etats-Unis : Donald Trump annonce l’annulation de certains décrets signés par Joe Biden
Donald Trump a affirmé vendredi qu'il annulait les décrets et autres documents signés par son prédécesseur démocrate Joe Biden avec une machine à signer, des déclarations aux conséquences juridiques incertaines. "Tout document signé par Joe l'endormi à l'aide de la machine à signer (...) est par la présente annulé et n'a plus aucune force ni effet", a écrit le président républicain sur sa plateforme Truth Social.
Les conséquences concrètes de cette déclaration, et notamment la question de savoir si le président républicain a le pouvoir d'annuler les documents signés par son prédécesseur ou si l'utilisation d'une machine à signer, appelée aussi stylo automatique, est un motif d'invalidation, n'étaient pas claires dans l'immédiat."Joe l'endormi"
La machine à signer est un angle d'attaque régulièrement employé par Donald Trump pour tenter de discréditer son prédécesseur Joe Biden et réduire à néant ses décisions. Il s'agit d'un automate équipé d'un stylo qui permet de reproduire la signature d'un individu, préalablement enregistrée. Cet appareil est utilisé par le gouvernement américain mais aussi par des entreprises pour signer des documents en grand nombre.
Dénonçant "l'un des plus gros scandales" de l'histoire américaine, le milliardaire républicain soutient, sans avancer de preuves, que des collaborateurs de Joe Biden utilisaient la machine à signer pour signer des textes qu'il n'avait pas approuvés. Il avait ordonné en juin le lancement d'une enquête contre l'entourage de l'ancien président, accusé d'avoir "comploté"...
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29/11 - IA : la "bulle" qui met les investisseurs en ébullition
Le 19 novembre, Nvidia publiait des résultats records. La société technologique américaine spécialisée dans les puces électroniques, valeur emblématique de l’intelligence artificielle (IA), a rassuré les marchés financiers en dévoilant des chiffres supérieurs aux attentes des analystes. Au troisième trimestre, son chiffre d’affaires est en progression de 62 % sur un an et son résultat net atteint 32 milliards de dollars.
Cette annonce a permis à la société de voir son cours se rapprocher des 200 dollars dans les heures qui ont suivi l’annonce, mais le soufflé est vite retombé. "Les bons résultats de Nvidia n’ont pas réussi à enrayer les prises de profits sur le Nasdaq et à apaiser certaines craintes autour de l’IA", estiment les équipes de gestion d’Edmond de Rothschild Asset Management. En effet, depuis quelques semaines, les esprits s’agitent pour savoir si le secteur n’est pas entré dans une bulle.Un afflux d’argent
En cause, les montagnes de dépenses d’investissement réalisées par les grands acteurs de la tech, essentiellement dans des centres de données de grande capacité. Cette année, les Meta, Alphabet, Amazon et Microsoft ont investi plus de 300 milliards de dollars dans l’IA et cette boulimie devrait encore s’accentuer l’an prochain. Même le patron de Google, Sundar Pichai, a reconnu, dans un entretien à la BBC, une forme d’irrationalité. "Nous avons connu jadis des bulles liées à des excès d’investissements dans les infrastructures, notamment à l’époque de l’essor des chemins de fer mais aussi, plus...
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29/11 - La stratégie de la Suède face à la menace russe : "Chacun doit être capable de survivre en autarcie pendant une semaine"
Dans les guerres modernes, il n’y a plus vraiment de "planqué". Au contraire, c’est lorsque toute la société civile participe – chacun à son niveau – à la résistance, y compris à l’arrière dans des tâches non-combattantes, qu’une guerre peut être gagnée sur la ligne du front. Voilà ce que le ministre suédois de la Défense civile est venu dire aux décideurs français en présentant, la semaine dernière à Paris, le concept de Totalförsvar, ou "défense totale".
Mis en œuvre par Stockholm pendant la guerre froide, ce modèle a été réactivé peu après l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014, et mis en œuvre dans des proportions inédites depuis un an. A noter que dans la Finlande voisine, ce même système fonctionne déjà parfaitement car il n'a pas été abandonné dans les années 1990 mais maintenu jusqu'à ce jour.
"En temps de paix, c’est l’armée qui protège les civils, explique Carl-Oskar Bohlin, dont le portefeuille (ministre de la Défense civile, rattaché au ministre de la Défense) est unique en Europe. Mais en temps de guerre, c’est le contraire." Sans la résilience et la solidité d’une société sur laquelle s’appuyer, les combattants du front n’ont aucune chance de l’emporter. Le ministre à barbe de Viking a donc fait distribuer à chaque foyer suédois un livret de 32 pages détaillant les bons réflexes à adopter et les stocks à constituer en prévision d’une guerre ou une crise grave.Traduit en anglais, le livret de 32 pages, distribué à tous les foyers suédois, détaille les dispositions a prendre en prévision d'une guerre ou d'une...
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29/11 - Dans les prisons françaises, la bataille du renseignement contre les terroristes et les narcotrafiquants
Ils font partie des individus les plus surveillés de France. Au 1er octobre dernier, 700 détenus étaient suivis par le Service national du renseignement pénitentiaire (SNRP) au titre de leur accointance avec l’islam radical violent - dont la moitié pour terrorisme. Le SNRP suivait aussi plus de 700 autres prisonniers au titre de la lutte contre la criminalité organisée ou de la lutte contre l’extrémisme violent. Au total, les faits et gestes de 1 500 détenus sont étroitement observés par ce service spécialisé composé de 338 agents, répartis entre le siège national à Paris, dix cellules interrégionales (CIRP) et les différentes prisons du territoire.
Le travail à abattre est colossal. Chargés de collecter et analyser toutes les données concernant ces détenus dangereux, les agents du SNRP ont pour responsabilité de prévenir les violences au sein des prisons, tout en surveillant l’éventuelle implication de détenus dans des crimes commis à l’extérieur. "C’est un travail de fourmi, qui demande beaucoup de temps, de moyens, d’investigations et de coordination avec les autres services", décrit Eric Faleyeux, secrétaire régional CFDT pénitentiaire pour la région Grand Est et fin connaisseur du service.
Depuis la création officielle du SNRP en 2017, poussée par la vague d’attentats de 2015 et la nette augmentation des détenus djihadistes en prison, ce service a dû s’adapter à la professionnalisation de la criminalité organisée, au pouvoir financier quasi illimité des narcotrafiquants, et à la porosité de plus en plus...
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28/11 - Ventes de livres : Nathacha Appanah aura-t-elle le même succès que Neige Sinno ?
En mêlant dans La Nuit au cœur (Gallimard) une histoire d’emprise subie quand elle était jeune à celles de deux autres victimes (une cousine tuée par son mari, et Chahinez Daoud, morte immolée par son conjoint), Nathacha Appanah reprenait la trame de Trois femmes puissantes de Marie NDiaye (Goncourt 2009). On l’a dite un temps favorite pour le plus célèbre de nos prix. C’était sans compter sur la percée de Laurent Mauvignier, qui a fini par rallier tous les suffrages critiques et publics.
Nathacha Appanah a des raisons de se consoler : en plus du prix Femina, elle vient de remporter le Renaudot des lycéens et surtout, jeudi 27 novembre, le Goncourt des lycéens - remis à l'Elysée par le président de la République. Un triplé inédit. Ces dernières années, deux écrivaines avaient réussi le doublé Femina et Goncourt des lycéens : Clara Dupont-Monod avec S’adapter (Stock) en 2021 et Neige Sinno avec Triste Tigre (P.O.L) en 2023. Toutes les deux avaient dépassé les 250 000 exemplaires en grand format, avec un léger avantage pour Neige Sinno. Comptant 45 000 exemplaires écoulés de La Nuit au cœur, Nathacha Appanah est encore juste derrière deux auteurs stars de la rentrée, Anne Berest (Finistère, Albin Michel) et Paul Gasnier (La Collision, Gallimard), mais elle fait désormais mieux qu’eux en termes de ventes par semaine. Si sa courbe continue de s’amplifier elle devrait vite les doubler et peut-être rattraper la lauréate pleine de panache du prix Renaudot (celui des non-lycéens !), Adélaïde de Clermont-Tonnerre, qui...
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28/11 - Démission du bras droit de Volodymyr Zelensky : ce scandale de corruption qui secoue l’Ukraine
Volodymyr Zelensky a limogé vendredi 28 novembre son chef de cabinet, Andriy Yermak, considéré comme son bras droit et l'un des hommes les plus influents d'Ukraine, après la perquisition de son logement par les enquêteurs de l'agence anticorruption. Cette démission, qui risque de déstabiliser la présidence, arrive à un moment très difficile pour l'Ukraine, alors que ses soldats sont à la peine sur le front et qu'elle négocie avec les Etats-Unis sur un plan visant à mettre fin à quatre ans de guerre avec la Russie. Le deuxième homme le plus influent d'Ukraine
Âgé de 54 ans, Andriy Yermak était justement à la tête de la délégation ukrainienne pour ces pourparlers et l'un des membres les plus importants de l'équipe du président Zelensky. Sa démission intervient deux semaines après la révélation d'un scandale de corruption d'ampleur dans le secteur énergétique, déjà mis à mal par les bombardements russes.
"Le chef du cabinet, Andriy Yermak, a présenté sa démission", a annoncé Volodymyr Zelensky dans son message quotidien à la population diffusé sur les réseaux sociaux, le remerciant d'avoir "toujours représenté la position de l'Ukraine" et "toujours adopté une position patriotique". Il a précisé qu'il s'entretiendrait samedi avec les personnes susceptibles de remplacer Andriy Yermak à la tête de la présidence. Un décret de Volodymyr Zelensky a validé dans la foulée sa démission.
Le président a appelé les Ukrainiens à "ne pas perdre (leur) unité", alors que de nombreuses voix s'interrogeaient depuis quatre ans sur...
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28/11 - Oliver Stuenkel : "En coulisses, les Brics redoutent une Chine hors de contrôle"
Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump, fidèle à sa ligne, n’a eu de cesse de souffler le chaud et le froid sur certains pays des Brics, dont la liste s'est allongée ces dernières années (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud, Iran, Égypte, Émirats arabes unis, Indonésie et Éthiopie). Et si le bloc avait raté une occasion de s’unir face au géant américain ? C’est tout le propos d’Oliver Stuenkel, chercheur au sein de la fondation Carnegie et professeur à l’école de relations internationales de la fondation Getulio Vargas (Sao Paulo) qui, dans un récent article publié dans Foreign Affairs, jugeait avec Alexander Gabuev, que les Brics avaient "manqué leur chance".
A L’Express, cet expert le reconnaît : il s’attendait à ce que la coopération entre les pays du groupe s’accélère sous l’impulsion des politiques trumpiennes. C’était sans compter les divergences structurelles qui persistent en leur sein : "Non seulement tous les pays des Brics n’ont pas les mêmes priorités, mais en plus, le degré d’antagonisme envers les institutions internationales varie considérablement d’un pays à l’autre". Une incapacité à s’unir par ailleurs symptomatique d’un refus des pays membres de se ranger derrière la superpuissance chinoise… "Désormais, les Brics ne s’inquiètent plus seulement d’un Washington sans limites. Ils craignent également que Pékin devienne hors de contrôle (…) Hormis la Russie, les pays des Brics ne veulent pas devenir les vassaux de la Chine". Entretien.
L’Express : Selon vous, les politiques de Donald...
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28/11 - Andrew C. Kuchins : "La guerre froide continue… et elle est plus dangereuse que jamais"
Et si la guerre froide n’avait en réalité jamais pris fin ? C’est la thèse détonante d’Andrew C. Kuchins, professeur à l’université Johns Hopkins et senior fellow au sein du Center for the National Interest, un think tank néoréaliste américain. Certes, il y a eu la chute du mur de Berlin, la réunification de l’Allemagne et l’effondrement de l’Union soviétique, "mais une chose n’a pas changé d’un iota : le risque de confrontation nucléaire", pointe-t-il. Avec un déplacement de la ligne de démarcation vers l’Est : "La période actuelle est beaucoup plus dangereuse – en particulier avec la guerre en Ukraine, qui pourrait s'intensifier et s'étendre – qu'elle ne l'était pendant la guerre froide".
En filigrane, Andrew C. Kuchins analyse les reconfigurations géopolitiques susceptibles de modifier la donne. "Du simple fait de l'augmentation du nombre d'acteurs importants, les formats multipolaires sont plus difficiles à gérer. Les risques de mauvaise interprétation des intentions des adversaires et donc de conflit sont plus grands, surtout lorsqu'il existe des puissances insatisfaites du statu quo, comme la Russie et la Chine aujourd'hui". Entretien.
L'Express : Selon vous, la guerre froide n'a pas réellement pris fin en 1991. Vous risquez d’en surprendre plus d’un...
Andrew Kuchins : Lorsque l'on pense à la fin de la guerre froide, trois événements survenus entre 1989 et 1991 viennent naturellement à l'esprit : la chute du mur de Berlin, la réunification de l'Allemagne et l'effondrement de l'Union soviétique. Mais...
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28/11 - Portable interdit au lycée, référé contre les infox... Ce qu’il faut retenir du débat avec Emmanuel Macron
Création d'une action judiciaire d'urgence contre "les fausses informations" sur les réseaux sociaux, "interdiction en période électorale de la publicité rémunérée" sur ces mêmes sites, téléphone portable interdit au lycée à partir de la rentrée prochaine... Emmanuel Macron s'est exprimé ce vendredi 28 novembre à Mirecourt, dans les Vosges, lors d'un débat avec des lecteurs des journaux de l'est de la France, appartenant au groupe Ebra, sur le thème de "la démocratie à l'épreuve des réseaux sociaux et des algorithmes".Un référé d'urgence contre les infox sur les réseaux
Le président de la République a annoncé avoir demandé au gouvernement un travail, à rendre "d'ici la fin de l'année" pour instaurer un "référé" contre les fausses informations ou les informations attentatoires à la dignité d'une personne. Il s'agit d'obtenir qu'elles puissent être bloquées en urgence sur les réseaux sociaux.
Interrogé par une femme qui s'est dite harcelée sur les réseaux par un collègue qui a continué à diffuser des images d'elle détournées par l'intelligence artificielle malgré une première condamnation, Emmanuel Macron a souligné qu'il avait lui-même été "personnellement" confronté au même genre de choses", et son épouse Brigitte Macron "encore plus".
"On est totalement démuni. C'est-à-dire que ça prend un temps fou, ça continue, les gens le voient, il y a des fadas pour penser que c'est vrai. Et puis ça, ça vous mine", a dit le chef de l'Etat. "Et là, on n'a aucun moyen de saisir le juge. Et donc ce vers quoi il faut qu'on aille, c'est de...
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28/11 - Poupées sexuelles d’apparence enfantine : une entreprise française dans le viseur de la justice
Une enquête a été ouverte concernant une entreprise basée à Savigny-le-Temple en Seine-et-Marne et commercialisant des poupées sexuelles à l'allure enfantine, a indiqué vendredi à l'AFP le procureur de Melun, confirmant une information du Parisien. Selon le procureur Jean-Michel Bourlès, l'enquête a été ouverte "la semaine dernière" après un "signalement Pharos", un portail du ministère de l'Intérieur où sont déclarés les contenus illicites sur internet."Aucune zone d'ombre ne sera tolérée"
La haute-commissaire à l'Enfance, Sarah El Haïry, a par la suite également saisi la justice. "Qu'il s'agisse d'une plate-forme internationale comme Shein ou d'une entreprise française, ma position est la même : si des contenus ou des produits pédocriminels sont identifiés, les fournisseurs doivent transmettre le nom des acheteurs à la justice", déclare l'ancienne ministre dans un article du Parisien publié vendredi. "Aucune zone d'ombre ne sera tolérée, qui plus est quand le revendeur de ces horreurs peut être votre voisin, comme ici en Seine-et-Marne", a-t-elle ajouté.
En début de semaine, le journal La République de Seine-et-Marne avait déjà mentionné dans un article cette société, indiquant qu'elle était "dans le viseur" de l'association Mouv'enfants.
Sur le site de l'entreprise ObeyMe Dolls, qui se définit comme "N°1 de la poupée sexuelle 'sex doll' et 'love doll' en France et en Europe", un message signale que "certaines références de poupées ont été retirées (du) catalogue". "Cette décision fait suite à la problématique...
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28/11 - Attaque à Washington : les "unités zéro", ces "escadrons de la mort" dont le suspect a fait partie
On les appelle "unités zéros". Ces forces paramilitaires, inconnues du grand public, font de nouveau parler d’elles ces derniers jours aux Etats-Unis. A l’origine de ce retour en pleine lumière : l’auteur présumé de la fusillade contre deux membres de la Garde nationale à Washington a un temps travaillé pour elles en Afghanistan. Le directeur de la CIA John Ratcliffe l’a lui-même confirmé à CBS News jeudi 27 octobre : "Le suspect a auparavant travaillé avec le gouvernement américain, y compris la CIA, en tant que membre d’une force partenaire à Kandahar", a-t-il fait savoir.
Lesdites "unités zéro" étaient exclusivement composées de ressortissants afghans et opéraient sous l’égide de la Direction nationale de la sécurité (NDS), l’agence de renseignement créée avec le soutien de la CIA pour appuyer le précédent gouvernement afghan, soutenu par les États-Unis. Anciennement connues sous le nom "d’équipes de poursuite antiterroriste", ces unités ont été entraînées à mener des raids nocturnes et des missions clandestines à travers l’Afghanistan pendant la guerre menée par les États-Unis. Au moment du retrait américain en août 2021, ces unités ont été officiellement intégrées aux services de renseignement afghans. Elles comptaient alors des milliers de membres.Forces paramilitaires entraînées par la CIA
Lors de la prise de contrôle éclair du pays par les talibans, alors que l’armée afghane se désagrégeait et que l’armée américaine s’efforçait d’évacuer des milliers de personnes, les unités zéro ont joué un rôle essentiel dans la...
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28/11 - Le "budget base zéro", cette pratique des entreprises qui pourrait inspirer l’Etat
Les débats autour du budget 2025 n’avaient pas brillé par leur hauteur de vue. Les palabres parlementaires de cet automne autour du projet 2026 ne relèvent pas le niveau. Du haut de la montagne de dette publique française - près de 3 500 milliards d’euros -, un demi-siècle d’incurie nous contemple. Notre pays n’a pas voté de comptes à l’équilibre depuis 1974. Dans cette chronique d’une catastrophe annoncée, la réponse politique semble bien loin des enjeux. "On s’écharpe, sur les bancs de l’Assemblée nationale, pour des mesures qui ne concernent que 0,05 % de la dette", fustige Marie-Pierre de Bailliencourt, directrice générale de l’Institut Montaigne. Pour rompre avec la fatalité, les experts de ce think tank libéral se sont prêtés à l’exercice dit "budget base zéro" (BBZ), auquel s’adonnent d’ordinaire les entreprises plutôt que les Etats. Le principe est simple : au lieu de s’appuyer sur la copie de l’année précédente, on repart d’une feuille blanche pour questionner, poste par poste, la légitimité de chaque dépense.
Afin de poser le cadre, l’auteur de l’étude, Nicolas Laine, a retenu quelques postulats de départ. Un objectif d’équilibre primaire (hors intérêts de la dette) des comptes publics en 2029, pas d’imposition supplémentaire dans l’intervalle, et le respect de nos grands engagements – rémunérer nos créanciers, investir dans la défense jusqu’à parvenir à 2,7 % du PIB sous quatre ans et abonder le budget de l’Union européenne, autant de dépenses auxquelles on ne saurait se soustraire. Cette année 2029 est...
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28/11 - Audiovisuel public : les coulisses d’une commission d’enquête explosive
Faites entrer l’accusé ! Une pièce de théâtre s’est jouée, ce mardi 25 novembre, au deuxième sous-sol du Palais Bourbon. C’est en tout cas comme cela qu’a été présentée par le groupe Union des droites pour la République (UDR) l’audition du président de l’Arcom, Martin Ajdari, dans le cadre de la commission d’enquête sur "la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public". Comme on vendrait des places pour Le Bourgeois gentilhomme, les communicants d’Éric Ciotti évoquent sur les réseaux sociaux un "acte I". Dans cette drôle de pièce, les comédiens ne sont pas Monsieur Jourdain et Dorimène mais Charles Alloncle et Jérémie Patrier-Leitus, respectivement rapporteur et président de cette commission qui fera couler beaucoup d’encre. Et il n’y aura pas cinq actes, comme dans la pièce de Molière, mais une cinquantaine, puisque les auditions s’étaleront sur trois mois. Tous les ingrédients sont réunis pour en faire un "show" médiatique à succès, dont les médias du groupe Bolloré, en guerre ouverte avec les groupes de l’audiovisuel public, feront leur beurre.
Le ton avait été donné avant cette première audition, l’entourage de Ciotti s’occupant, par voie de presse, du "teasing", promettant de mettre tout le monde "sur le gril" et de "sortir les cadavres du placard". Voilà de quoi rassurer Delphine Ernotte, patronne de France Télévision, et Sibyle Veil, directrice générale de Radio France, convoquées les 10 et 17 décembre ! C’est donc dans un contexte un brin tendu que s’est déroulée l’audition de Martin...
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28/11 - Baïkonour : le cosmodrome russe endommagé lors du décollage d’une fusée vers l’ISS
Le pas de tir du cosmodrome russe de Baïkonour, au Kazakhstan, a subi des dommages jeudi 27 novembre lors du décollage d’une fusée Soyouz emportant un équipage russo-américain vers la Station spatiale internationale, a indiqué l’agence spatiale russe Roscosmos. "Nous avons relevé des dommages sur plusieurs éléments" du pas de tir, a écrit Roscosmos sur les réseaux sociaux, après l’inspection de ces installations qui sont les seules à permettre à la Russie de faire décoller des vols habités.
L’agence spatiale a cependant assuré que "tous les matériels de réserve sont disponibles pour la réparation", et que le pas de tir serait remis en état "dans les plus brefs délais".Des dommages importants, selon des blogs spécialisés
Des blogs russes spécialisés ont de leur côté affirmé que la Russie ne serait durablement pas en mesure d’assurer le lancement de vols habités, estimant que les dommages subis par les installations lors du décollage de jeudi étaient importants.
La mission Soyouz MS-38, emportant les cosmonautes russes Sergueï Koud-Svertchkov et Sergueï Mikaïev ainsi que l’astronaute américain Chris Williams, a décollé de Baïkonour jeudi à 10h27 (heure française). Le vaisseau s’est par la suite arrimé à la Station spatiale internationale (ISS) sans dommage, selon Roscosmos.
L’espace est un des rares domaines dans lesquels s’est poursuivie la coopération entre la Russie et les Etats-Unis après le début de l’offensive russe en Ukraine en février...
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28/11 - Défense : avec "Michelangelo", l’Europe bientôt dotée de son "dôme de fer" ?
Vers une défense antiaérienne européenne connectée ? C’est la promesse faite par l’entreprise publique italienne Leonardo, qui a présenté jeudi 27 novembre un système pointu d’intelligence artificielle. Sa mission : connecter les radars, missiles et systèmes de commandement européens pour neutraliser de potentielles menaces russes. Un fonctionnement inspiré du dôme de fer israélien, opérationnel depuis 2011. "Il s’agit d’un modèle important pour la sécurité de l’Italie, de l’Europe et des pays de l’Otan dans les années à venir", a déclaré Roberto Cingolani, directeur général de Leonardo, lors de la présentation du système aux hauts responsables de l’armée italienne. Selon lui, ce système baptisé "Michelangelo" sera opérationnel dès "fin 2027".
L’idée est de permettre à n’importe quel pays européen de pouvoir l’utiliser, alors que chacun empile aujourd’hui des systèmes différents, achetés à des industriels et à des pays parfois concurrents. D’un côté, l’Allemagne a pris la tête d’un projet de bouclier aérien européen (ESSI) basé notamment sur des équipements américains (Patriot) et israéliens (Arrow 3) et a été suivie par une vingtaine de pays - dont le Royaume-Uni, la Suède et la Finlande. De l’autre, plusieurs Etats comme l’Italie ou la France se sont montrés critiques d’un système basé sur des technologies non-européennes et ont préféré privilégier le système franco-italien SAMP-T.Renforcer l’intégration des systèmes de défense européens
Pour Leonardo, Michelangelo pourrait permettre de réconcilier ces deux visions : "Le système...
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28/11 - Placements : "Les Français préparent mal leur retraite"
PER, PEA, Assurance-vie, immobilier… Il est plusieurs manières de mettre de côté de l’argent en vue de ses vieux jours. Suivez les conseils des meilleurs experts.
Comment les épargnants français anticipent-ils la retraite ?
En France, près de la moitié des épargnants déclarent mettre de l’argent de côté pour leur retraite, en investissant notamment dans des produits dédiés comme le plan d’épargne retraite (PER). Il y a vingt ou trente ans, ils se reposaient beaucoup plus sur les régimes complémentaires comme l’Agirc-Arrco. Sous cet angle, la situation actuelle est plutôt encourageante.
Néanmoins, à l’échelle européenne, une majorité de personnes anticipent une baisse de leur niveau de vie à la retraite, ce qui alimente un sentiment d’inquiétude. D’ailleurs, 55 % des investisseurs jugent ne pas épargner assez.
Quelles sont les raisons de ce décalage ?
L’inflation, en premier lieu, suivie par les imprévus financiers et l’incertitude économique. Un autre sujet émerge dans l’étude : la crainte de devenir une charge pour ses proches. Ce n’est pas illogique. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre de personnes âgées de plus de 80 ans devrait tripler d’ici 2050. Dans ce contexte, disposer d’une surface financière suffisante apparaît essentiel pour préserver sa qualité de vie.
Comment les Français s’y prennent-ils pour combler le manque à gagner ?
Pas très bien, malheureusement. Près des deux tiers de leur épargne financière restent investis dans des actifs peu risqués et faiblement rémunérateurs, tels que...
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28/11 - Guerre en Ukraine : Volodymyr Zelensky limoge son bras droit, sur fond d’accusations de corruption
Vladimir Poutine a posé ses conditions jeudi 27 novembre, en affirmant que la Russie ne cesserait les hostilités en Ukraine que si les forces de Kiev acceptaient de se retirer des territoires dont Moscou revendique l’annexion. Faute de quoi l’armée russe les prendra "par la force", a menacé le maître du Kremlin, dont les déclarations interviennent alors que les Etats-Unis ont présenté la semaine dernière un plan visant à mettre fin à la guerre, qui a été perçu comme largement favorable aux Russes. Ce texte a été amendé le week-end dernier après des consultations avec les Ukrainiens et doit désormais être présenté à Moscou, où l’émissaire américain Steve Witkoff est attendu la semaine prochaine.
Les infos à retenir
⇒ Volodymyr Zelensky limoge son bras droit après des perquisitions anticorruption
⇒ La Belgique redit son opposition à l'utilisation des avoirs russes pour financer l'Ukraine
⇒ Viktor Orban à Moscou pour rencontrer Vladimir PoutineVolodymyr Zelensky limoge son bras droit après des perquisitions anticorruption
Le président Volodymyr Zelensky a limogé vendredi son chef de cabinet, Andriy Yermak, considéré comme son bras droit et l'un des hommes les plus influents d'Ukraine, après la perquisition de son logement par les enquêteurs de l'agence anticorruption.
Âgé de 54 ans, Andriy Yermak était à la tête de la délégation ukrainienne pour les pourparlers avec les Etats-Unis et la Russie et l'un des membres les plus importants de l'équipe du président Zelensky. Sa démission intervient deux semaines après la...
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28/11 - Attaque à Washington : Donald Trump veut bloquer "définitivement" l’immigration "du tiers-monde"
C’est une nouvelle étape franchie par Donald Trump dans le durcissement de la politique migratoire américaine. Le président républicain n’a pas mâché ses mots dans une longue diatribe publiée jeudi 27 novembre sur Truth Social. "Je vais suspendre définitivement l’immigration en provenance de tous les pays du tiers-monde afin de permettre au système américain de se rétablir complètement", a-t-il fait savoir.
ll a également affirmé que son gouvernement allait "chasser toute personne qui n’est pas un atout pour les Etats-Unis ou qui est incapable d’aimer notre pays, mettre fin aux bénéfices et subventions fédéraux pour les non-citoyens de notre pays, dénaturaliser les migrants qui nuisent à la tranquillité nationale, et expulser tout ressortissant étranger qui constitue un fardeau public, un risque pour la sécurité ou qui n’est pas compatible avec la civilisation occidentale".
Plus tôt dans la soirée, Donald Trump avait annoncé la mort de Sarah Beckstrom, l’une des deux militaires de la garde nationale blessés par balle mercredi lors d’une attaque près de la Maison-Blanche. L’autre militaire se trouve dans un état critique. L’assaillant présumé est un ressortissant afghan entré aux États-Unis en septembre 2021, Rahmanullah Lakanwal. Ce dernier avait été admis dans le cadre d’un programme mis en place sous l’administration Biden, qui a permis d’évacuer et de réinstaller des dizaines de milliers d’Afghans après le retrait chaotique des États-Unis du pays.Réexamen des "cartes vertes" pour les ressortissants de 19 pays...
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28/11 - Trois raisons de ne pas désespérer de la France, par Nicolas Bouzou
On ne compte plus, dans nos entourages, le nombre de chefs d’entreprise qui menacent de quitter la France. Leur colère peut s’entendre tant le spectacle offert par une grande partie de la classe politique est affligeant. Après avoir eu à subir l’obsessionnel débat sur la taxe Zucman et ces fameux riches qui soi-disant ne paient pas d’impôts, nous avons dû supporter l’hystérie fiscale de l’Assemblée nationale, heureusement tempérée par la sagesse du Sénat.
On peut donc comprendre que certains dirigeants en viennent à se demander si la France est bien le bon pays pour entreprendre et connaître une vie professionnelle faite de liberté et de succès. Malgré l’ambiance délétère qui règne dans notre pays, et la méconnaissance médiatique et politique des mécanismes basiques de l’entreprise, la réponse n’en demeure pas moins positive. Pour trois raisons.L’Espagne et la Belgique calent aussi sur le budget
La première, c’est que la France a beau se désoler lorsqu’elle se regarde, elle trouve matière à se consoler en jetant un œil à ses voisins. Prenons l’Espagne, souvent citée en exemple pour avoir brillamment réussi son redressement depuis la crise des dettes souveraines. En réalité, ce pays vit aujourd’hui sur le budget… de 2023. Le gouvernement minoritaire du socialiste Pedro Sanchez reconnaît lui-même que les chances d’adoption d’un nouveau budget pour l’an prochain sont minces. Le gouvernement fédéral belge de coalition, dirigé par le nationaliste flamand Bart De Wever, n’a pas non plus finalisé la partie "dépenses" de son...
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28/11 - ArcelorMittal : l’Assemblée approuve une loi visant à nationaliser l’aciériste, le gouvernement contre
L’Assemblée nationale a adopté jeudi 27 novembre en première lecture une proposition de loi LFI visant à nationaliser ArcelorMittal France, dans un contexte de grande difficulté pour la sidérurgie française. Le gouvernement, défavorable à la mesure, a critiqué ce vendredi une "réponse populiste à un problème structurel".
A l’issue du scrutin les Insoumis ont salué une "victoire historique" par la voix de leur cheffe de groupe Mathilde Panot. Jean-Luc Mélenchon a lui lu dans ce vote une "page d’histoire à l’Assemblée nationale". L’avenir de la proposition de loi est toutefois hautement incertain, car il lui sera difficile d’être adoptée au Sénat, dominé par la droite et le centre.
En dépit de débats tendus, entre LFI accusant le RN d’obstruction, et le groupe de Marine Le Pen reprochant aux Insoumis de susciter de "faux espoirs" pour les salariés, le texte a été adopté par 127 voix contre 41. Il a reçu le soutien de la gauche (insoumis, socialistes, écologistes et communistes) et le RN s’est abstenu. Le camp gouvernemental, peu mobilisé jeudi, a voté contre.Une "évidence politique" ?
La loi "ne sera pas appliquée", a prédit a contrario le député Horizons Sylvain Berrios. Le Sénat, dominé par la droite et le centre, "ne votera jamais votre loi et il n’y aura pas de nationalisation avant la présidentielle", a lancé Jean-Philippe Tanguy (RN). "Je ne vois pas pourquoi nous n’y arriverons pas […] plus ça ira, plus on verra comme une évidence politique qu’il faut nationaliser ArcelorMittal", a répliqué la rapporteure...
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28/11 - Cancer : détecter les tumeurs par une simple prise de sang, un rêve bientôt réalité ?
C’était la promesse d’une révolution. En 2019, la société californienne Grail développait Galleri, un nouveau test de dépistage par prise de sang. Son ambition : détecter des dizaines de cancers avant même l’apparition des premiers symptômes. De quoi faire rêver médecins et patients, car plus on repère les tumeurs tôt, plus on sauve de vies. L’année suivante, Grail était rachetée 6 milliards d’euros par Illumina, leader mondial du séquençage génétique. Et en 2021, Galleri était commercialisé sur le territoire américain, pour l'équivalent de 950 euros par patient.
Quatre ans plus tard, la révolution promise n’a pourtant pas eu lieu. L’approbation définitive de l’autorité américaine de régulation des médicaments (FDA), initialement prévue pour 2024, est reportée à 2026. Car malgré de nouveaux résultats prometteurs, la technologie demeure immature.
Aujourd’hui, pour repérer un cancer dans le sang, les scientifiques cherchent l’ADN tumoral circulant. "Il s’agit des fragments d’ADN relâchés par le cancer", explique le Pr François-Clément Bidard, oncologue à l’Institut Curie. Une fois ces fragments récupérés, la piste la plus prometteuse pour dépister les cancers précoces consiste à analyser cet ADN à la recherche d’anomalies de méthylation, des petites marques chimiques naturellement présentes sur le génome. "Lorsqu’elles ne se trouvent pas au bon endroit, elles peuvent signifier la présence d’une tumeur ", décrypte le Pr Bidard.
Dans ce domaine, les plus avancés à ce jour restent tout de même Grail et son test Galleri. Leur force :...
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28/11 - Prix de l’électricité : "La France devrait optimiser son parc nucléaire au lieu d’investir tête baissée"
Une feuille de route énergétique au pied du sapin ? Le gouvernement semble vouloir finaliser la publication de la troisième programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) avant Noël. Mais la méfiance reste de mise dans le secteur, déçu par les multiples promesses non tenues de l’exécutif au cours de l’année. L’énergie fait pourtant partie des "priorités absolues" de Sébastien Lecornu. Le Premier ministre a demandé cette semaine au ministre de l’Économie, Roland Lescure, "de travailler à des scénarios de baisse du prix de l’électricité pour les Français". Pour Emeric de Vigan, fondateur du cabinet de conseil 42 Advisors et spécialiste des marchés de l’électricité, les débats actuels autour de l’énergie manifestent un retour à une "forme de réalisme". Malgré un gros point noir : le futur mécanisme de vente du nucléaire, défavorable pour tout le monde.
L’Express : Quels peuvent être les scénarios évoqués par Sébastien Lecornu pour faire baisser les prix de l’électricité ?
Emeric de Vigan : Le plus plausible est celui d’une baisse de la taxation. Mais il peut sembler compliqué vu l’état des finances publiques. Par contre, il pourrait y avoir une bascule de l’électricité vers le gaz, qui reste moins taxé. On peut imaginer une mesure un peu habile, dans la mesure où le prix du gaz baisse : une hausse des taxes dessus ne ferait pas monter la facture finale du consommateur. Car, après tout, c’est la seule donnée qui l’intéresse.
D’autres leviers pourraient être étudiés. Par exemple des contrats particuliers pour les entreprises, même...
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28/11 - L’actu à La Loupe : face à Donald Trump et Vladimir Poutine, l’Europe a-t-elle encore son mot à dire ?
De Belém pour parler climat à Johannesburg pour évoquer notamment les dossiers Soudanais et Palestiniens, les Européens étaient très occupés la semaine dernière. On attendait beaucoup de la COP 30 au Brésil et du G20 en Afrique du Sud : deux grandes réunions auxquelles l’administration Trump avait choisi de ne pas participer, laissant la main notamment à l’Europe.
Mais les Américains comptaient bien se faire remarquer. C’est le moment qu’a choisi Donald Trump pour soumettre à Kiev un nouveau plan de paix, négocié dans le plus grand secret avec... la Russie.
Une annonce surprise, dont les propositions étaient surtout à l’avantage de Vladimir Poutine : cession de certains territoires, réduction de l’armée ukrainienne ou encore interdiction d’entrer dans l’Otan. Le G20 s’est alors transformé dans les coulisses en réunion de crise sur l’Ukraine, et les alliés de Kiev se retrouvaient ensuite à Genève pour formuler une réponse.
Les négociations ont repris. Donald Trump assure qu’il ne reste que "quelques points de désaccord" à régler, quand le Kremlin estime que le nouveau plan européen n’est pas constructif. Du côté de l’Ukraine, on joue les équilibristes avec Washington, alors que les frappes se poursuivent sur le pays. Une séquence qui illustre l’effacement de l’Europe face aux Etats-Unis...
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28/11 - Vers des élections en Ukraine ? "Le risque d’ingérence russe serait de 100 %"
Avec la révélation du plan en 28 points concocté par Washington et Moscou pour mettre fin à la guerre, revient sur la table l’épineuse question de l’organisation d’élections en Ukraine. Vieille antienne de Donald Trump, qui, un mois après sa prise de fonction, avait traité le président ukrainien de "dictateur sans élection", cette clause, également réclamée par le Kremlin, soucieux d’éjecter Volodymyr Zelensky du pouvoir, prévoit ainsi l’organisation d’élections "dans 100 jours". Un délai très court, remplacé dans la contre-proposition européenne par la formulation plus vague "dès que possible". Initialement prévue en avril 2024, la dernière présidentielle a été ajournée depuis lors en raison de la loi martiale. Problème, dans un pays où près d’un million de personnes sont toujours mobilisées sous les drapeaux et 7 autres millions ont fui à l’étranger, cet appel aux urnes relève du casse-tête. Est-ce pour autant impossible ? "Il faut tout reprendre à zéro, juge Olha Aivazovska, présidente du conseil d'administration de l'ONG Opora, une organisation de référence chargée de la surveillance des élections et du processus électoral en Ukraine. La législation actuelle n’est plus adaptée pour conduire ces élections à court terme, car la guerre a modifié en profondeur les conditions d’exercice du vote." Entretien.
L’Express : Le plan en 28 points dévoilé la semaine dernière prévoit la tenue d'élections dans les 100 jours suivant la signature potentielle d'un accord de cessez-le-feu. Est-ce réellement possible en si peu de temps ?...
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27/11 - Des médicaments pour empêcher les tumeurs d’apparaître ? L’idée qui pourrait révolutionner la santé
En 1947, un biologiste israélien du nom d’Isaac Berenblum (1903 - 2000) décide de badigeonner ses souris de substances cancérigènes. Pas par cruauté, non, mais pour observer jour après jour la formation des tumeurs sous leur pelage. Pour que ses animaux tombent malades, le chercheur sort l’artillerie lourde : les produits qu’il utilise provoquent systématiquement des mutations dans l’ADN, un mécanisme qui fait dérailler les copies des cellules et que l’on retrouve au départ de la plupart des cancers. Ainsi exposées, les souris n’ont, en théorie, aucune chance de s’en sortir. Pourtant, en les examinant, le chercheur fait une curieuse découverte : tandis que chez certaines, les tumeurs prolifèrent, sur d’autres, elles peinent à se former, comme si quelque chose manquait à leur développement… Une observation en apparence anodine, mais très vite acclamée par les spécialistes de l’époque. Pour les scientifiques, pas de doute, ce temps gagné est la preuve que la simple présence de mutations ne suffit pas pour que le cancer s’installe.
En poussant leurs recherches, les chercheurs d’alors découvrent que de nombreuses réactions en chaîne permettent aux cellules défaillantes de résister. En temps normal, quand tout va bien, l’organisme contrôle et les élimine. Mais parfois, les cellules touchées se cachent, s’accumulent, se liguent et prospèrent, aidées par toute une série de mécanismes délétères. Des processus dits de "cancérisation" ou de "promotion" du cancer connus en théorie depuis les années 1950, mais mal compris,...
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27/11 - En France, la natalité continue de chuter
Les chiffres s’accumulent, et confirment une tendance qui ne faiblit pas. Jeudi 27 novembre, une nouvelle étude de l’Insee a révélé que le nombre moyen quotidien de naissances en France a baissé de 2,3 % en 2025 par rapport à 2024, sur les mois de janvier à octobre. Selon ces données provisoires, la natalité chute dans toutes les régions, hormis dans les Pays de la Loire, où il est stable (+ 0,1 %), et à La Réunion (+ 1,0 %) et à Mayotte (+ 1,9 %), où il augmente. Parmi les collectivités comptant le plus de naissances, la baisse est de 4,3 % dans les Hauts-de-France, de 2,7 % en Auvergne-Rhône-Alpes et de 2,4 % en Île-de-France, de quoi alimenter encore les inquiétudes des politiques et des scientifiques.
Depuis 2022, le nombre de naissances est en effet au niveau le plus bas connu depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. En 2023, il est passé sous la barre symbolique des 700 000. Et depuis 2011, le nombre de naissances diminue chaque année, à l’exception de 2021, qui a connu un léger rebond après les confinements liés au Covid-19. En 2024, il avait encore reculé de 2,8 % par rapport à l’année précédente : 660 800 nouveau-nés avaient vu le jour, selon l’estimation révisée de l’Insee.Un enjeu économique important
Le nombre de décès en octobre, lui, sera connu ce vendredi. Sur neuf mois, le solde naturel de la France était repassé dans le vert avec, entre janvier et septembre, 479 830 décès contre 483 496 naissances. Mais les tendances sont là : d’un côté, la natalité décline. De l’autre, la mortalité augmente...
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27/11 - Service militaire volontaire : les inspirations européennes d’Emmanuel Macron
Trente ans après sa suppression par Jacques Chirac, le service militaire fait son retour en France. Emmanuel Macron en a annoncé les contours, ce jeudi 27 novembre, sur la base militaire de Varces, en Isère : il se fera sur la base du volontariat, pendant une durée de 10 mois et accueillera 3 000 jeunes dès l’été 2026. Alors que la menace russe s’accentue, le président dit accélérer la réforme de notre armée, qui compte 200 000 militaires d’active et bénéficiera, avec ce service national, "d’un appui en profondeur, au cœur de la nation", selon le chef de l’Etat.
En coulisses, l’Elysée explique que la France rejoint seulement le grand mouvement européen d’appel sous les drapeaux. "On regarde chez nos voisins et une grande partie d’entre eux ont un service militaire, obligatoire ou non, souligne un conseiller du président : soit ils l’ont maintenu, soit ils l’ont rétabli, soit ils sont en train de le rétablir, ce qui correspond à l’état des menaces qui pèsent sur nous, partenaires européens." Les équipes françaises ont notamment observé de près les pays du nord de l’Europe, comme la Norvège, et en discutent régulièrement avec leurs homologues allemands, qui tentent eux aussi de réinstaurer le service militaire.Norvège : un service militaire prestigieux
Début 2024, la princesse Ingrid Alexandra de Norvège a fait la fierté de sa famille (royale) : à 19 ans, la deuxième dans la ligne de succession au trône a été sélectionnée pour réaliser son service militaire. Un honneur, après un processus de sélection encore plus...
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27/11 - L’appel des scientifiques à l’origine du Nutri-Score : "Il est possible de rendre son affichage obligatoire en France"
Dans le cadre de la discussion du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (le PLFSS 2026) le 21 novembre dernier, le Sénat n’a pas adopté l’article voté par l’Assemblée nationale le 7 novembre, prévoyant une taxe de 5 % du chiffre d’affaires pour les entreprises qui n’afficheraient pas le Nutri-Score, ce qui revenait à le rendre obligatoire pour tous les produits.
Cette mesure est pourtant justifiée du point de vue de la santé publique. En effet, depuis l’arrêté interministériel du 31 octobre 2017, l’apposition du logo Nutri-Score sur la face avant des emballages des aliments repose sur le volontariat des opérateurs économiques. Cette approche facultative, bien qu’ayant favorisé une adoption partielle du dispositif sous la pression sociétale (1 500 marques l’ont adopté, soit un peu plus de 60 % du marché alimentaire) demeure insuffisante pour garantir une information qui soit optimale pour permettre d’orienter les choix des consommateurs vers une alimentation plus favorable à la santé. Diverses grandes entreprises refusent toujours de l’afficher (Ferrero, Lactalis, Coca-Cola, Mars, Mondelez, Unilever…) et certaines qui l’avaient pourtant adopté (Danone, Bjorg) ont décidé de ne plus l’afficher à la suite de la mise à jour scientifique du Nutri-Score, le rendant plus sévère pour les produits sucrés.
Or, dans un contexte d’augmentation continue du surpoids et de l’obésité au sein de la population — un adulte sur deux et près d’un enfant sur cinq — et de l’incidence élevée des maladies chroniques liées...
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27/11 - En Suisse, débats agités sur l’évolution du service militaire
Alors qu’en France Emmanuel Macron a annoncé vouloir remettre en place un service national militaire pour les volontaires, la Suisse, elle, songe à le modifier. Ce dimanche 30 novembre, la population helvète doit se prononcer sur son remplacement par un service civique obligatoire pour tous, une proposition qui a suscité de vifs débats dans le pays. Pour ses défenseurs, l’objectif est de faire évoluer le service militaire obligatoire actuel vers un service pour tous, hommes et femmes, que ce soit dans l’armée, la protection civile ou dans des domaines tels que la protection de l’environnement et l’intervention en cas de catastrophes, la cyberdéfense ou l’agriculture.
"Le monde a changé ces dernières années. Assurer la sécurité dans le pays devient de plus en plus difficile. On ne peut plus compter uniquement sur l’armée. Le service citoyen permet une évolution vers un système de milice moderne et intégral, dans lequel l’armée conserve sa priorité et qui permet aussi aux femmes de s’y intégrer pleinement", soutient le conseiller national Beat Flach auprès du Temps, qui rappelle que les femmes n’ont actuellement pas l’obligation de servir en Suisse.
L’initiative viserait ainsi une "véritable égalité", où "chaque jeune contribuerait au bien-être de la collectivité d’une manière ou d’une autre", appuie à l’AFP Noémie Roten, à l’origine de la mesure. Selon elle, le système actuel est discriminatoire car il exclut les femmes des réseaux et expériences acquis lors du service, et dans un contexte de tensions...
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27/11 - "La Belgique est l’un des cancres de l’Europe, mais la France est pire…" : l’alerte de l’économiste Mikael J.K. Petitjean
La Belgique traverse, depuis le 24 novembre, l'un des plus vastes mouvements sociaux des quarante dernières années. Enseignants, cheminots, personnels de santé, salariés du privé : nombreux sont ceux qui ont suivi l’appel des trois principaux syndicats du pays. L’origine de la colère ? Le "programme d’austérité" - ainsi le qualifient ses opposants – porté par le gouvernement fédéral. L’accord conclu par la coalition au pouvoir, allant de la droite nationaliste flamande à la gauche sociale-démocrate (flamande, là-auss), prévoit une réduction des dépenses publiques de 9,2 milliards d’euros d’ici à 2029.
Il faut dire que la situation budgétaire du pays ressemble à s’y méprendre à celle de son voisin français. Ce que confirme, avec quelques nuances, le franco-belge Mikael J. K. Petitjean, chef économiste chez Waterloo Asset Management et professeur de finance à l’Université catholique de Louvain. Les deux Etats ont un déficit important, une dette qui ne fait que grimper, une croissance atone, une population vieillissante, et cette éternelle addiction aux dépenses publiques. Mais, selon Mikael J.K. Petitjean, la France devrait "s’inspirer du programme d’austérité belge, tant sa situation est encore plus critique". Entretien.
L’Express : D’après la Banque nationale de Belgique, la charge de la dette publique de la Belgique serait "intenable" si aucune décision n’est prise, et pourrait atteindre, selon ses estimations, 41,5 milliards d’euros en 2034. Est-ce la raison pour laquelle le gouvernement de coalition s’est donné...
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27/11 - U-Scan, le scanner urinaire de Withings : la promesse "innovante" qui divise les scientifiques
"Plus qu’une innovation technologique : c’est une révolution dans la façon d’écouter ce que notre corps nous dit chaque jour." Ce 23 octobre 2025, pour le lancement du "premier scanner d’analyse urinaire à domicile", le "U-Scan", Withings ne lésine pas sur les superlatifs. Avec ce dispositif "de pointe" à la forme de coquillage, la start-up française spécialiste des objets connectés entend bien s’affirmer comme le leader de l’auto-test, et promet une "stratégie nutritionnelle sur mesure", offrant de "nombreux avantages pour la santé au quotidien". Le U-Scan, une fois fixé dans la cuvette des toilettes, collecte en effet l’urine de l’utilisateur, puis lui fournit quatre indicateurs sur une application mobile, afin d’optimiser sa nutrition : niveaux de vitamine C, de bio-acidité, de cétones et d’hydratation. Une deuxième version de l’outil, destiné à "réduire le risque de formation des calculs rénaux" dixit le site, mesure également le taux de calcium, un élément clé dans l’apparition de ces dépôts.
"L’urine est une source riche en données : la suivre en continu peut aider à mieux comprendre votre équilibre rénal ainsi que d’autres besoins de santé et de bien-être", soutient Withings, qui dit avoir passé sept ans pour concevoir son produit, aussi commercialisé en Europe et aux Etats-Unis. Pilier de la French Tech à l’étranger, où elle réalise 90 % de ses ventes, la marque et son U-Scan avaient fait sensation à l’édition 2023 du Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas, le plus grand salon consacré à l’innovation...
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27/11 - Attaque à Washington : le FBI enquête pour terrorisme
Le patron du FBI a annoncé jeudi 27 novembre que la police fédérale américaine menait une enquête pour terrorisme après que deux militaires de la Garde nationale ont été grièvement blessés par des tirs la veille à Washington, dans une attaque qualifiée d'"embuscade" par les autorités. "Il s'agit d'une enquête en cours pour acte de terrorisme", a déclaré Kash Patel lors d'une conférence de presse.Une attaque "ciblée"
Deux militaires de la Garde nationale ont été blessés par balles mercredi dans la capitale américaine, à deux pas de la Maison-Blanche, par un ressortissant afghan, arrivé sur le sol américain en 2021. Âgés de 20 et 24 ans, ils se trouvent toujours jeudi dans un état critique, a précisé la procureure de Washington, Jeanine Pirro, pendant la conférence de presse.
Lors de cette attaque "ciblée", "un tireur isolé a ouvert le feu sans provocation, comme dans une embuscade", a-t-elle détaillé, précisant que l'assaillant était armé d'un revolver Smith & Wesson. Il a tiré sur les deux militaires avant d'être "maîtrisé" et "neutralisé" par d'autres gardes nationaux.Un suspect afghan arrêté
Identifié comme Rahmanullah Lakanwal, 29 ans, a été transporté dans un hôpital local, "où il se trouve toujours à l'heure qu'il est, sous haute surveillance", a ajouté Jeanine Pirro. Elle a précisé qu'il ferait face à trois chefs d'agression armée avec intention de tuer.
Le suspect est un ressortissant afghan ayant travaillé avec les forces armées américaines en Afghanistan avant d'être exfiltré vers les Etats-Unis en septembre...
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27/11 - Jordan Bardella impressionne des ministres, le conseil de Laurent Wauquiez à Edouard Philippe
Qui est le Premier ministre En fait, c’est une colle… Sébastien Lecornu est à Matignon, il vient d’arriver mais son sort paraît comme suspendu… Le second quinquennat d’Emmanuel Macron est décidément à nul autre pareil. Chaque semaine qui passe nous réserve de nouvelles surprises.L’idée du perron
Sébastien Lecornu est réapparu lundi sur le perron de Matignon, drapeaux français et européen en arrière-fond, pour l’une de ces déclarations dont il apprécie le format. La première fois qu’il l’a utilisé, c’était le 3 octobre, pour annoncer qu’il renonçait au 49.3. Et l’idée venait… de lui, et non d’un conseiller. "On avait un peu la trouille car il parle sans prompteur et souvent sans papier, mais il l’a très bien fait", raconte un proche.Catherine Vautrin devra s’armer… de patience
Depuis son arrivée à Brienne, la nouvelle ministre des Armées est plutôt fidèle à l’expression qui consacre son institution : muette. Et ce n’est pas Sébastien Lecornu, ancien de la maison, qui l’aidera à reprendre du souffle. Le 10 décembre aura lieu - via l’article 50-1 de la Constitution - un débat puis un vote à l’Assemblée nationale sur la "trajectoire d’augmentation des moyens de nos armées". Et il y a de très grandes chances que la prise de parole du gouvernement soit assurée par… Sébastien Lecornu lui-même, et non par la numéro 3 du gouvernement. Selon un très proche du Premier ministre, il "connaît très bien le sujet et il a très envie de le porter lui-même" et il serait "extrêmement, mais extrêmement étonnant qu’il en soit autrement". Qu’il est...
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27/11 - Le plan secret de l’Allemagne en cas de guerre contre la Russie
C’est un document jusqu’alors confidentiel, dont une partie du contenu vient d’être révélée par le Wall Street Journal. Ce mercredi 26 novembre, le journal américain a mis au jour un plan secret de guerre contre la Russie, élaboré par une douzaine d’officiers supérieurs allemands il y a deux ans et demi, et dont la mise en œuvre serait toujours un objectif. "Le but est de prévenir la guerre en faisant clairement comprendre à nos ennemis que s’ils nous attaquent, ils n’y parviendront pas", a déclaré l’un des auteurs de ce projet, connu dans les milieux militaires sous le nom d’OPLAN DEU.
Le document, de 1 200 pages, précise notamment comment près de 800 000 soldats allemands, américains et d’autres pays de l’Otan seraient acheminés vers l’est, en direction de la ligne de front, dans l’éventualité d’une guerre avec le pays de Vladimir Poutine. Les ports, fleuves, voies ferrées et routes empruntés par ces derniers y sont cartographiés, tandis que des détails sont donnés quant à la manière de ravitailler et protéger les combattants tout au long de leur trajet. "Regardez la carte : les Alpes constituant une barrière naturelle, les troupes de l’Otan devraient traverser l’Allemagne en cas d’affrontement avec la Russie, quel que soit le point de départ", a analysé auprès du Wall Street Journal Tim Stuchtey, directeur de l’Institut Brandenburg pour la société et la sécurité, un organisme non partisan.Une série d’attaques
Si un tel plan existe, c’est parce que plusieurs responsables allemands sont convaincus que la Russie...
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27/11 - Trois questions pratiques sur le service national militaire pour les volontaires annoncé par Emmanuel Macron
Un engagement de dix mois pour les jeunes volontaires et motivés, au moment où les menaces russes n’ont jamais été aussi élevées. Ce jeudi 27 novembre, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé le retour en France du service national, lors d’un déplacement auprès de la 27e Brigade d’Infanterie de Montagne sur la base militaire de Varces (Isère). "Notre jeunesse a soif d’engagement. Il existe une génération prête à se lever pour la patrie et notre armée est le cadre naturel d’expression de ce besoin de servir", a-t-il justifié. Quels jeunes y participeront ? Dans quelles conditions ? Et pour quelles missions ? L’Express fait le point.Qui est concerné ?
Le service national est ouvert aux Français et Françaises majeurs volontaires qui seront sélectionnés par les armées en fonction de leurs besoins. En 2026, le ministère des Armées choisira 3 000 jeunes qui débuteront leur service à l’été, pour une période de dix mois considérée comme une année de césure dans les études, selon l’exécutif.
Environ 80 % des sélectionnés auront entre 18 et 19 ans, et 20 % auront des profils plus spécialisés (ingénieur, analyste de données, infirmier, etc.) et pourront faire leur service jusqu’à 25 ans avec le grade d’aspirant, le premier grade d’officier.
Pendant le service, le premier mois sera consacré à la formation initiale (les classes). "Ils acquerront l’esprit de discipline, se formeront au maniement des armes, à la marche au pas, aux chants, à l’ensemble des rituels qui nourrissent la fraternité de nos armées, et concourent...
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27/11 - Taxe foncière, prix de l’électricité… Les gestes de Sébastien Lecornu pour faire passer le budget
Pour éviter la censure du projet de loi du budget 2026, Sébastien Lecornu cherche toujours le compromis. Ces derniers jours, le Premier ministre a ainsi essaimé diverses annonces censées ravir, ou du moins, rassasier les velléités des uns et des autres.L’augmentation de la taxe foncière reportée
Mercredi 26 novembre le locataire de Matignon en séance au Sénat a ainsi indiqué qu’il n’y aurait finalement pas de hausse de la taxe foncière comme le prévoyait Bercy, renvoyant ce calendrier à l’après municipales.
"J’ai demandé aux ministres concernés de dilater ce calendrier pour nous emmener jusqu’au mois de mai ou juin pour permettre cette approche départementale", voire "commune par commune", a déclaré le Premier ministre lors de la séance des questions au gouvernement. Cette taxe devait augmenter en raison d’une mise à jour de sa base de calcul par le ministère de l’Economie. En moyenne, la hausse de cette taxe, payée par quelque 32 millions de propriétaires, serait de 63 euros par an pour chacun des 7,4 millions de logements concernés.
Le président du parti Renaissance Gabriel Attal a salué "une excellente nouvelle pour les propriétaires, que nous réclamions depuis le premier jour". Le patron du Rassemblement national Jordan Bardella s’est félicité d’avoir "fait annuler la scandaleuse hausse de la taxe foncière" et "fait respecter la France des propriétaires".Faire baisser les prix de l’électricité
Autre point de fléchissement : mardi en fin de journée, Matignon a demandé à Bercy des "scénarios pour faire baisser...
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27/11 - "Purement militaire" et volontaire : Emmanuel Macron annonce un nouveau "service national" dès l’été prochain
Il est censé "répondre aux besoins des armées" face aux menaces russes et aux risques accrus de conflit : en déplacement auprès de la 27e Brigade d’Infanterie de Montagne (BIM) de Varces, en Isère, Emmanuel Macron a annoncé ce jeudi 27 novembre un nouveau "service national", "purement militaire" et volontaire, qui sera mis en place "progressivement dès l’été prochain". "Notre jeunesse a soif d’engagement" et est "prête à se lever pour la patrie", a déclaré le président, qui a précisé que ce nouveau service national durerait "dix mois", comme une "année de césure" pour les jeunes majeurs.
"Le cœur sera les jeunes âgés de 18 et 19 ans", et concernera 3 000 personnes à l'été 2026 avant d'atteindre un objectif de 50 000 par an en 2035, a annoncé le chef de l'Etat, indiquant aussi que les jeunes volontaires serviront "uniquement sur le territoire national". Dès mardi, il avait assuré qu'il ne s'agissait pas "d'envoyer nos jeunes en Ukraine".
"La seule façon" d'éviter "le danger" est de "s'y préparer" plutôt que d'alimenter "la peur", a encore déclaré Emmanuel Macron. "Dans ce monde incertain où la force prime sur le droit et la guerre se conjugue au présent, notre nation n'a le droit ni à la peur ni à la panique ni à l'impréparation ni à la division", a-t-il affirmé. "La peur, au demeurant, n'évite jamais le danger. La seule façon de l'éviter, c'est de s'y préparer", a-t-il ajouté, expliquant que "c'est ce que font nos armées au quotidien".
Les volontaires seront rémunérés 800 euros par mois minimum, hébergés, nourris...
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27/11 - Budget 2026 : "Le retour du 49.3 ne peut pas être complètement écarté"
La course contre la montre est lancée. Après d’intenses débats à l’Assemblée nationale, conclus par un rejet quasi unanime de la partie "recettes" du projet de loi de finances 2026, le Sénat se lance à son tour ce jeudi 27 novembre dans l’examen du budget. A majorité à droite, la chambre haute devrait prendre une tout autre direction que les députés. Les sénateurs ont jusqu’au 15 décembre pour débattre et voter. Face aux nombreux désaccords qui persistent entre les différentes forces politiques, le vote d’une nouvelle loi spéciale pour permettre aux parlementaires de trouver un compromis en début d’année prochaine apparaît de plus en plus probable.
Pour la constitutionnaliste Anne-Charlène Bezzina, elle serait la solution la moins inflammable. Ordonnances, loi spéciale, vote avant le 31 décembre… Pour L’Express, cette chercheuse au Centre universitaire au Centre de recherches politiques de Sciences po (Cevipof) balaye tous les scénarios envisageables. Le retour du 49.3, pourtant exclu d’emblée par le Premier ministre Sébastien Lecornu, pourrait selon elle, faire son retour sous une forme inattendue.
L’Express : Au vu de ce qui s’est passé à l’Assemblée avec le rejet quasi unanime du volet recettes, un budget voté avant le 31 décembre vous paraît-il réaliste aujourd’hui ?
Anne-Charlène Bezzina : Il ne faut pas oublier que le processus législatif n’est pas terminé. Après une commission mixte paritaire (CMP), par exemple, même si elle échoue, l’Assemblée nationale et le Sénat reprennent le texte lors de nouvelles...
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27/11 - Appel entre Steve Witkoff et un conseiller russe : l’origine de la fuite au cœur de toutes les spéculations
Le scoop extraordinaire révélé mardi 25 novembre par l’agence Bloomberg, au sujet des conversations téléphoniques entre l’émissaire de la Maison-Blanche, Steve Witkoff, et ses interlocuteurs russes, continue d’alimenter des commentaires de part et d’autre de l’Atlantique. Avec une question sous-jacente qui émerge sur l’origine de cette fuite et ses éventuelles motivations. "La provenance de ce scoop est tout aussi intéressante", pointe le quotidien The Guardian. "Qui l’a fait, et pourquoi ?", s’interroge également The Wall Street Journal en Une de son site.
Serait-ce un conseiller de la Maison-Blanche, agacé par la place prise par l’ancien agent immobilier devenu diplomate ? Un service de renseignement européen, alors que le plan pour la paix en Ukraine initialement présenté par Washington est peu favorable à Kiev ? Ou bien les Russes eux-mêmes, dont certains ne voudraient pas voir la guerre se terminer maintenant ? Au moment de publier son article, l’agence Bloomberg s’est en tout cas assurée de ne donner aucun indice susceptible de trahir sa ou ses source(s).Confusion générale
Surnommées les "Witi-Leaks" par la presse, ces révélations sont un aperçu explosif des négociations de paix de Donald Trump, qui pourraient faire sauter son plan visant à mettre fin à...
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27/11 - Vladimir Poutine assure qu’il "cessera les hostilités" si l’Ukraine se retire des territoires revendiqués par Moscou
Le Kremlin a qualifié mercredi 26 novembre de "processus sérieux" les efforts diplomatiques en cours autour du plan américain pour mettre fin à la guerre en Ukraine, dont la version initiale, jugée très favorable à Moscou, a eu le mérite de relancer les discussions. Donald Trump, qui pousse pour la signature d’un accord de paix entre l’Ukraine et la Russie, a assuré ce même jour qu’il ne restait que "quelques points de désaccord" à régler. Plusieurs dirigeants européens ont toutefois tempéré son optimisme. Moscou a également prévenu qu’il était encore "trop tôt" pour savoir si l’on se rapprochait d’une possible sortie d’un conflit qui dure depuis près de quatre ans.
L’émissaire américain Steve Witkoff est attendu la semaine prochaine en Russie, où il doit rencontrer Vladimir Poutine. Hier, les révélations d’une conversation téléphonique entre l’envoyé de la Maison-Blanche et un conseiller du président russe, Iouri Ouchakov, ont semé le trouble en montrant que le premier avait conseillé le second sur la manière d’introduire auprès de Donald Trump un plan de règlement du conflit en Ukraine.
Les infos à retenir
⇒ Emmanuel Macron va demander à Xi Jinping de peser sur Moscou en faveur d'un cessez-le-feu
⇒ La Russie "cessera les hostilités" si l'armée ukrainienne se retire des territoires revendiqués par Moscou, selon Vladimir Poutine
⇒ La Turquie se dit prête à participer aux "forces de réassurance" en UkraineLe secrétaire général de l'Otan salue les efforts de Donald Trump
Le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, a...
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27/11 - Placements : comment se constituer un capital pour sa retraite ?
Avec ou sans réforme des retraites, il faut s’y faire : la cessation d’activité se traduit inévitablement par une forte baisse des revenus. Le "taux de remplacement", calculé en rapportant la pension de retraite au dernier revenu d’activité professionnel, permet de mesurer son ampleur. Celle-ci dépend notamment du statut - les travailleurs non-salariés sont les moins bien lotis - et de l’évolution de ses revenus pendant la carrière. De nombreux actifs perçoivent ainsi une pension égale à la moitié de leur salaire. Pour obtenir une estimation personnalisée, il suffit de se connecter sur le site info-retraite.fr.
Une fois ce constat réalisé, il vous reste à prendre les choses en mains. "Beaucoup de jeunes comptent sur un gros coup de chance pour se constituer un capital, relate Valentine Demaison, la directrice générale de Mon Petit Placement. C’est imprudent. Le secret consiste à commencer à épargner tôt et à le faire régulièrement."
Le raisonnement a fait ses preuves, mais il peine parfois à convaincre car il ne fait pas rêver. Quand l’or et le bitcoin gagnent respectivement 50 % et 70 % sur un an, investir pour préparer sa retraite dans dix, vingt ou trente ans peut paraître un peu ingrat. Pourtant, les petits ruisseaux font vraiment de grandes rivières. "Je crois plus aux bonnes habitudes qu’à la discipline, explique Emmanuel Hardy, président du réseau de conseillers en gestion de patrimoine Inovéa. Si vous devez penser chaque mois à épargner, vous risquez d’être souvent tenté d’y renoncer. La solution...
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27/11 - Taxe Zucman : quand les universitaires flottent dans un monde parallèle, par Denys de Béchillon
Je suis fasciné par l’aptitude d’un bon nombre de mes camarades universitaires à flotter dans un monde parallèle. Prenez Zucman et sa taxe. À la question de savoir si, par hasard, elle n’aurait pas au bout du compte des effets calamiteux, l’intéressé répond invariablement que les études – entendez, la littérature académique ou ses morceaux très choisis – montrent que non, pas du tout, et qu’il n’y a aucun souci à se faire : les contribuables fortunés ne s’exileront pas tant que ça ; les capitaux ne fuiront pas tant que ça ; le rendement de l’impôt ne baissera pas tant que ça ; la démoralisation des entrepreneurs ne sévira tant que ça ; pas plus que leurs conséquences sur l’activité, l’investissement, l’emploi…
Ayant perçu l’inverse au contact du monde des affaires, je finis par me demander comment ce genre de carabistouilles peut naître, croître et s’imposer avec autant de facilité.
Ô, bien sûr, il y a la mauvaise foi ; tout ce qui, grâce à elle, fait que l’on ne voit pas ce que l’on veut surtout ne pas voir. Piketty n’a aucun scrupule à ignorer l’aggravation de la menace militaire et les faiblesses structurelles de notre défense nationale parce qu’elles contrarient son projet d’allocation massive de ressources à des programmes sociaux. Zucman, tout à son projet de "justice", rationalise son envie de faire payer les riches en confectionnant sur mesure la théorie économique qui va bien et lui permet de planer au-dessus de toute prédiction contraire. Ce n’est pas la vérité qui guide le monde, c’est l’affirmation.
L’idéologie,...
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27/11 - Deux militaires dans un état critique, un suspect afghan… Ce que l’on sait de l’attaque à Washington
Mercredi 26 novembre, des tirs ont résonné près de la Maison-Blanche à Washington. Deux militaires ont été la cible d’une attaque. Vers 14h15 locales (20h15 heure française), "un suspect est arrivé à l’angle de la rue, a soulevé son arme à feu et a tiré vers des gardes nationaux" en patrouille, a déclaré lors d’une conférence de presse Jeffery Carroll, un responsable de la police de Washington, parlant d’un "tireur solitaire." D’autres gardes nationaux "sont parvenus" à le "maîtriser pour l’arrêter", a-t-il ajouté.
Les deux militaires, originaires de Virginie-Occidentale, sont dans un "état critique", a insisté devant les caméras Kash Patel, le directeur du FBI, alors que la confusion a un temps régné sur leur sort. Le tireur présumé est lui aussi "sévèrement blessé", a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social, qualifiant l’assaillant d'"animal" qui "paiera très cher" son acte.Un suspect afghan
Dans une allocution vidéo solennelle, le président américain a ensuite confirmé que le suspect arrêté était un homme venu d’Afghanistan en septembre 2021. Le ministère de la Sécurité intérieure a identifié le suspect comme étant Rahmanullah Lakanwal, 29 ans, rapporte la chaîne CNN précisant qu’il avait demandé l’asile en 2024, et qu’il a été accordé par l’administration Trump en avril 2025. Selon un parent contacté par le média NBC News, l’homme a servi dans l’armée afghane, chez les forces spéciales, pendant 10 ans aux côtés des États-Unis. La chaîne Fox News cite de son côté le directeur de la CIA, John Ratcliffe, selon qui le...
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27/11 - Budget de la Sécu : pas d’accord en commission, le texte retourne à l’Assemblée
Le faux suspense n’aura pas duré : sénateurs et députés ont promptement acté mercredi 26 novembre leurs divergences sur le budget de la Sécurité sociale, renvoyant à l’Assemblée nationale le texte du gouvernement avant une semaine cruciale pour son avenir.
Aucune version de compromis de ce projet de loi, l’un des deux budgets actuellement à l’examen au Parlement, n’a pu être trouvée, face aux positions orthogonales du Sénat et de l’Assemblée sur la suspension de la réforme des retraites ou le gel des minima sociaux et des pensions de retraite.
Quelques heures après que le Sénat a adopté sa propre copie, sept députés et sept sénateurs ont acté en quarante minutes leurs désaccords. Pour le gouvernement, Amélie de Montchalin (Comptes publics) a pris "acte" de l’échec de cette commission mixte paritaire (CMP), estimant qu’il était possible de "trouver des accords" dans la suite de la navette parlementaire.Semaine cruciale en vue
Difficiles à suivre pour le grand public, d’autant que les objets de négociations se multiplient sur les budgets de l’Etat et de la Sécu, les débats vont entrer dans une semaine cruciale. La version sénatoriale du budget de la Sécu va être réécrite à l’Assemblée, samedi en commission et surtout à partir de mardi dans l’hémicycle, lors d’une semaine décisive (les débats sont programmés jusqu’au 7 décembre). "Il faut qu’avant le 2 décembre on ait quand même une vision un peu globale de ce que pourrait être le point d’atterrissage", appelle Jérôme Guedj, député PS. "C’est l’heure de vérité il faut...
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27/11 - Une phrase sur Taïwan… et une tempête économique : la crise que le Japon n’avait pas anticipée
Repli boursier, affaiblissement du yen, flambée des taux longs... Après avoir relevé l'épreuve des urnes, Sanae Takaichi affronte désormais une double tempête - un test des marchés et une crise diplomatique avec la Chine. Première femme à prendre les rênes du pouvoir de l'Archipel, elle est surtout celle dont la rhétorique est allée le plus loin sur la question de Taïwan. Tout est parti d'une phrase lâchée devant les parlementaires, le 7 novembre. La cheffe du gouvernement affirme alors que le recours à la force contre l’île revendiquée par la Chine pourrait constituer "une menace à la survie du Japon". Le gouvernement tente ensuite de relativiser ses propos, mais il est trop tard : la mèche est allumée.
Outrées par cette "provocation", les autorités chinoises ripostent, appelant leurs ressortissants à ne pas se rendre au Japon. Résultat : près de 30 % des voyages prévus d’ici décembre ont été annulés, d’après des données relayées par Bloomberg. Pour le pays du Soleil levant, qui ambitionne d’accueillir 60 millions de visiteurs en 2030, l'affaire n'est pas neutre : les Chinois comptent pour près d'un quart des arrivées et 35 % des recettes touristiques. Takahide Kiuchi, chercheur au Nomura Research Institute, a fait le calcul, une baisse des voyages depuis la Chine et Hongkong, équivalente à celle qui a eu lieu en 2012, pourrait rogner le PIB nippon de 1 800 milliards de yens, soit 0,3% du PIB nominal de 2024.Dépendance à la Chine
Car les deux pays n’en sont pas à leur première bisbille. Il y a treize ans, le...
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27/11 - France - Algérie : les guerres d’espionnage derrière la crise diplomatique
Depuis l’été dernier, les relations entre la France et l’Algérie se dégradent de jour en jour. Derniers événements en date : les condamnations du journaliste français Christophe Gleizes et de l’écrivain Boualem Sansal à respectivement sept et cinq ans de prison. Et comme souvent dans ces moments de tensions, on essaye de regarder en arrière pour tenter de mieux comprendre l’actualité.
A L’Express, trois journalistes se sont penchés sur la relation ambivalente entre ces deux pays. Mais ils se sont intéressés à une histoire un peu particulière : celle des batailles d’espionnage. Pour leur enquête, ils ont rassemblé de très nombreux documents dans des dossiers, classés par ordre chronologique. Des photos d’espions infiltrés, des preuves écrites de kidnappings, des archives sur des assassinats cachés… ces dossiers contiennent tous les éléments pour faire le récit des guerres secrètes franco-algériennes.
En ouvrant le dernier dossier sur l’espionnage entre la France et l’Algérie, on tombe d’abord sur une lettre d’Emmanuel Macron qui date du 27 juillet 2024. Elle est adressée au roi du Maroc et on peut y lire : "Je considère que le présent et l’avenir du Sahara occidental s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine."
Ce territoire du Sahara occidental est au cœur des tensions entre le Maroc, qui le revendique comme une province, et l’Algérie, qui y soutient les indépendantistes. Dans un précédent épisode de La Loupe, la journaliste du service société Alexandra Saviana était venue nous éclairer sur le...
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27/11 - Général François Chauvancy : "On ne remplace pas une armée de métier avec des jeunes volontaires"
Le projet est à l'étude depuis plusieurs mois. Ce jeudi 27 novembre, après une cérémonie militaire en Isère, Emmanuel Macron devrait annoncer le renouveau d'un service militaire volontaire. "Dans le monde où nous vivons, fait d'incertitudes, d'une montée des tensions, si nous voulons véritablement être en sécurité, il faut dissuader l'autre de venir (...) La France doit continuer d'être une nation forte, avec une armée forte, mais aussi une capacité de sursaut collectif", a déclaré samedi le chef de l'Etat, en marge du G20 à Johannesburg, en Afrique du Sud. Une nouveauté dans un pays qui a suspendu la conscription en 1997.
Construit sur le volontariat, ce dispositif permettrait de répondre au besoin "d’acquérir de la masse", nécessaire pour tenir dans la durée en cas de conflit, expliquait cet été le général Pierre Schill, chef d’état-major de l’armée de Terre. L’objectif ? Intégrer, à terme, 50 000 jeunes par an, selon une source proche du dossier citée par l’AFP. Problème : les armées devront absorber cette mission supplémentaire à effectifs quasiment constants chez les militaires d'active. Sont-elles capables d’assumer la charge ? L’Express a interrogé le général (2S) François Chauvancy.
L'Express : Le chef de l'Etat devrait prochainement annoncer un service militaire volontaire. Qu'en pensez-vous ?
Général François Chauvancy : Signalons que les objectifs sont plus modestes que ceux du Service national universel (SNU) en termes d'effectifs. On ne parle pas de 64 000 jeunes, mais initialement de 3 000 personnes...
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26/11 - Etats-Unis : deux militaires de la Garde nationale touchés par des tirs près de la Maison-Blanche
Deux militaires de la Garde nationale ont été grièvement blessés ce mercredi 26 novembre par des tirs d'arme à feu à Washington, à environ 500 mètres de la Maison-Blanche, a annoncé le FBI. Peu avant, le gouverneur de la Virginie-Occidentale Patrick Morrisey avait affirmé sur X que les deux militaires étaient morts, avant de publier une seconde déclaration, citant des "informations contradictoires".
Un suspect a été arrêté, a fait savoir la police de la capitale américaine sur X, tandis que des hélicoptères survolaient la zone. L’individu arrêté, qualifié "d’animal" par Donald Trump, a également été blessé. Il "paiera très cher" son acte, a ajouté le président américain depuis la Floride.
Cinq cents militaires supplémentaires de la garde nationale seront déployés à Washington, a annoncé mercredi le chef du Pentagone. "Cela ne fait que renforcer notre détermination à faire de Washington un endroit sûr", a déclaré Pete Hegseth, qui fait un déplacement en République dominicaine, en faisant cette annonce. Ce nouveau déploiement portera à plus de 2 500 le nombre de militaires de ce corps de réserve déployés dans la ville.
Depuis juin, le président républicain a envoyé la Garde nationale successivement à Los Angeles, Washington et Memphis, à chaque fois contre l'avis des autorités locales démocrates, disant ces renforts nécessaires pour lutter contre la criminalité et appuyer la police fédérale de l'immigration (ICE).
Alors que les statistiques officielles montrent une baisse de la criminalité violente à Washington, le...
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26/11 - En Afrique du Sud, la fille d’un ex-président accusée d’enrôler de force des hommes pour la Russie
On leur avait promis une formation en sécurité pour devenir gardes du corps pour des personnalités haut placées en Afrique du Sud ; ils se retrouvent aujourd’hui bloqués en Ukraine, forcés de combattre pour la Russie. C’est le calvaire que vivent actuellement 17 Sud-Africains, enrôlés de force dans l’armée russe, après s’être vu promettre un stage d’entraînement dans le pays. L’affaire suscite d’autant plus un tollé que l’une des personnes à l’origine de ce recrutement ne serait autre que la fille de l’ex-président Jacob Zuma, Duduzile Zuma-Sambudla, députée du parti Umkhonto we Sizwe (MK).
C’est sa sœur, Nkosazana Zuma-Mncube, qui a annoncé dans un communiqué avoir déposé plainte, samedi 22 novembre, auprès des autorités sud-africaines, accusant Duduzile Zuma-Sambudla et deux autres personnes d’avoir recruté illégalement une vingtaine d’hommes, dont huit de leur propre famille. Elle les accuse de trafic d’êtres humains, d’escroquerie et de soutien à une armée étrangère.Bloqués dans le Donbass
"Ces hommes ont été attirés en Russie sous de faux prétextes et livrés à un groupe de mercenaires russes pour combattre en Ukraine, à leur insu et sans leur consentement. Parmi ces 17 hommes, qui sollicitent l’aide du gouvernement sud-africain, figurent huit membres de ma famille", a indiqué l’autre fille de l’ex-président Jacob Zuma, dans une déclaration diffusée par plusieurs médias sud-africains. Le 6 novembre, la présidence sud-africaine avait, elle aussi, annoncé avoir reçu des appels de détresse de 17 hommes âgés de 20 à 39 ans,...
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26/11 - Le Sénat adopte sa version du budget de la Sécu, bientôt de retour à l’Assemblée nationale
Le Sénat a adopté largement mercredi 26 novembre le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2026, dans une version remaniée et très éloignée des votes de l'Assemblée nationale, qui s'apprête à récupérer ce texte. Grâce à une confortable majorité de sénateurs Les Républicains et centristes, la chambre haute a voté pour ce projet à 196 voix contre 119.
Une commission mixte paritaire (CMP) entre députés et sénateurs va se réunir dans la foulée mercredi soir pour tenter de concilier les versions du texte des députés et sénateurs. Elle devrait se solder par un échec et le texte sera alors renvoyé en nouvelle lecture dans l'hémicycle de l'Assemblée, dès mardi.
Les divergences sont en effet nombreuses entre les deux chambres sur ce projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), avec un désaccord majeur sur la suspension de la réforme des retraites, supprimée au Sénat alors qu'elle a permis au Premier ministre Sébastien Lecornu d'obtenir la non-censure des députés socialistes.
Tout en saluant le "souci de sérieux budgétaire" du Sénat, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a reconnu qu'il y avait "encore du chemin avant d'aboutir à une copie définitive et équilibrée". La tâche sera "délicate" selon lui, mais "il y a des terrains d'entente possibles", a-t-il voulu croire.Une copie proche de celle voulue par le gouvernement
Au final, à l'exception de cette concession sur la réforme "Borne", la copie du Sénat se rapproche beaucoup de celle voulue initialement par le gouvernement, qui a laissé la main au...
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26/11 - "J’ai compris à ce moment-là qu’il me mentait" : Nicolas Puech, l’héritier ruiné d’Hermès brise le silence
Celui qui fut toute sa vie le richissime héritier Hermès et son premier actionnaire familial ne s’était pas exprimé publiquement depuis 2011, quand bien même, ces trois dernières années, la presse de toute l’Europe – et jusqu’aux Etats-Unis - s’est interrogée sur l’escroquerie phénoménale dont il se dit victime, décortiquant sa vie affective, soupesant ses capacités cognitives ou interrogeant sa désarmante bonhomie. Nicolas Puech, 82 ans, a laissé dire, observant comment son ex-gestionnaire de fortune, aujourd’hui décédé, le genevois Eric Freymond, qu’il congédia en 2022, savait nourrir d’efficaces contre-feux médiatiques.
Dans le bureau parisien, où il nous a donné rendez-vous, Nicolas Puech explique prendre enfin la parole "pour dire la vérité et ne plus laisser se propager les mensonges". Et les mensonges, à l’en croire, ont prospéré pendant trente ans, pendant toutes ces années où il confia l’entière gestion de son patrimoine financier à l’élégant virtuose, cet ami aux manières exquises, si prévenant qu’il veillait à ne jamais le laisser seul une seconde, allant jusqu’à recevoir et traiter son courrier. Et puis, à la fin de l’été 2022, soudain l’octogénaire comprend que son conseiller lui ment. Bientôt, il le soupçonne même de lui avoir subtilisé ses six millions d’actions, un pactole estimé à 14 milliards d’euros.
En septembre 2023, il dépose plainte à Genève, plainte rejetée par le ministère public qui l’estima "insuffisamment étayée". En mars dernier, nouvelle plainte, cette fois à Paris, pour "abus de confiance", se...
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26/11 - Guerre en Ukraine : un plan de paix signé Donald Trump ou... Vladimir Poutine ?
"Une liste de positions russes, plutôt qu’une proposition sérieuse" : la semaine dernière, le média américain Axios révélait l’ébauche de plan de paix pour l’Ukraine défendu par Donald Trump, suscitant un tollé international. Le document, qui comporte 28 points, prévoyait notamment la cession par l’Ukraine de territoires n’étant même pas occupés par la Russie, et son renoncement à intégrer l’Otan. Ce mercredi 26 novembre, on apprend par l’agence Reuters que ce plan, que les Etats-Unis voulaient voir approuvé par l’Ukraine avant Thanksgiving, "s’inspire d’un document rédigé par des Russes et soumis à l’administration Trump en octobre".
C’est Moscou, elle-même, qui a dévoilé cette feuille de route. Cette dernière aurait été élaborée à la suite d’une rencontre entre les responsables américains Jared Kushner et Steve Witkoff, et l’envoyé russe Kirill Dmitriev, à Miami, fin octobre. Elle reprendrait la logique générale des discussions entre Vladimir Poutine et Donald Trump, lors du sommet historique à Anchorage, en Alaska. Peu de personnes au sein du département d’Etat et de la Maison-Blanche auraient été informées de cette rencontre.La position russe "entendue"
"Ce document contenait des éléments que le gouvernement russe avait déjà avancés à la table des négociations, notamment des concessions territoriales que l’Ukraine avait rejetées", détaille Reuters. Après près de quatre ans d’invasion, la Russie occupe en effet plus de 19 % du territoire ukrainien, au sud et à l’est. Il évoquait également la garantie que l’Ukraine renonce...
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26/11 - Cancer : contre les métastases et les rechutes, ces nouvelles idées scientifiques qui pourraient tout changer
Raphaël Rodriguez l’avoue : il ne s’attendait pas au tourbillon qui a suivi la publication, en juin, sur le site de L’Express, d’un article relatant ses travaux visant à éradiquer les métastases, ces grosseurs disséminées dans l’organisme qui emportent encore trop souvent les malades du cancer. Les sollicitations médiatiques se sont multipliées, et surtout, "des centaines et des centaines de mails se sont empilés dans sa messagerie à l’Institut Curie", raconte-t-il. Des courriels de patients, mais aussi d’oncologues, de collègues chercheurs ou de simples citoyens, avides d’en savoir plus, auxquels le jeune scientifique a tous répondu, un par un…
Cet immense intérêt suscité par ses recherches très pointues – le rôle des molécules de fer et de cuivre dans le processus métastatique - est à la hauteur des attentes du public. Notre arsenal a beau se remplir d’armes toujours plus puissantes, le cancer parvient encore trop souvent à les déjouer. Il faut donc encore repousser les frontières de la connaissance pour inventer de nouvelles réponses à lui opposer. Dans leurs laboratoires, les chercheurs continuent de décortiquer les tumeurs, cellule par cellule, gène par gène, pour en comprendre tous les ressorts. Plus fascinantes les unes que les autres, leurs idées n’aboutiront sans doute pas toutes – mais certaines pourraient bien, un jour prochain, révolutionner la prise en charge des malades.Empêcher les cellules tumorales de se camoufler
Les traitements existants ou en développement visent un seul objectif : détruire...
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26/11 - Terres rares : la nouvelle guerre des métaux
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26/11 - Taxe foncière : Sébastien Lecornu annonce suspendre la hausse jusqu’au printemps
Le gouvernement va suspendre d'ici au printemps une hausse envisagée de la taxe foncière, qui avait suscité un tollé dans la classe politique, le temps de "changer (la) méthode" pour son calcul qui sera plus locale, a annoncé Sébastien Lecornu mercredi 26 novembre devant le Sénat.
"J'ai demandé aux ministres concernés de dilater ce calendrier pour nous emmener jusqu'au mois de mai ou juin pour permettre cette approche départementale", voire "commune par commune", a déclaré le Premier ministre lors de la séance des questions au gouvernement.Un système devenu "caduc"
Cette taxe devait augmenter en raison d'une mise à jour de sa base de calcul par le ministère de l'Economie. En moyenne, la hausse de cette taxe, payée par quelque 32 millions de propriétaires, serait de 63 euros par an pour chacun des 7,4 millions de logement concernés.
"On est en train de traiter nationalement un sujet qui parfois n'a strictement rien à voir d'un département à l'autre", a expliqué le chef du gouvernement, en dénonçant au passage "le procès" lancé par "certains extrêmes ou démagogues" contre les élus locaux qui la perçoivent. "Notre système de revalorisation des bases locatives, tel qu'il existe depuis 1959", est devenu "caduc", a ajouté Sébastien Lecornu, en invitant les élus locaux "à tracer un chemin nouveau sur la révision" de ces bases.
Face aux critiques suscitées, le gouvernement avait annoncé l'organisation d'une consultation des parlementaires et des élus locaux afin "d'examiner les évolutions nécessaires" de cette...
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26/11 - "On se croirait dans le film Ridicule" : Sébastien Lecornu - Gérald Darmanin, une si étrange amitié
"Il faut que Gérald comprenne." Le dire, c’est reconnaître qu’il ne comprendra pas, qu’il ne peut pas comprendre. Sébastien Lecornu en est bien conscient, et pour deux bonnes raisons. Raison numéro 1 : Gérald, c’est Darmanin. Raison numéro 2 : ce n’est pas un ami, c’est son meilleur ami, son double et pourtant son contraire. La politique est malmenée comme jamais, elle reste le lieu indépassable des passions humaines.
Reprenons. Nous sommes le samedi 11 octobre. La veille à 22 heures, Sébastien Lecornu a été renommé Premier ministre. Trois jours plus tôt, devant près de 7 millions de téléspectateurs, il a clamé que "[sa] mission était terminée". Juste avant, juste après, il a tout fait, et même un peu plus, pour être reconduit dans ses fonctions, dont il avait démissionné le lundi. Dans le secret d’un échange avec le président du Sénat Gérard Larcher, il concède qu’il ne demande qu’à rempiler. Le moine-soldat n’a pas envie de sortir des ordres un mois après y être entré. Ne pas s’y tromper : ce n’est pas parce qu’il est discret qu’il est du genre à s’effacer. "Si ça se trouve, dans trois semaines je suis ancien Premier ministre, c’est dans ma tête, ce truc", lâchait-il en arrivant. Il veut juste que ce truc reste une vue de l’esprit, pas une réalité.
A cet instant ce samedi, Gérald Darmanin est un ex. C’est son anniversaire mais ce n’est pas sa fête. Lui le voltigeur a déjà été chassé d’un gouvernement, par ce Michel Barnier d’un autre temps à qui il en a tenu fortement rigueur. La disparition n’est pas le genre de la...
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26/11 - Antoine Vermorel-Marques : "Sans primaire allant du centre à LR, on ne battra personne en 2027"
Tout le monde phosphore. A dix huit mois de l’élection présidentielle, les ténors de la droite et du centre s’interrogent la tenue d’une primaire en vue de 2027. Son opportunité fait débat, tout comme son périmètre. Edouard Philippe n’en veut pas. Laurent Wauquiez souhaite la réserver à la droite et l’étendre à l’eurodéputée Reconquête Sarah Knafo. Gérald Darmanin veut qu’elle aille de "Gabriel Attal à Bruno Retailleau". Le député LR de la Loire Antoine Vermorel-Marques prône aussi une compétition ouverte de "Renaissance aux Républicains".
L'Express : Les candidatures de droite et du centre pullulent en vue de l’élection présidentielle. Comment Les Républicains doivent-ils choisir leur candidat pour 2027 ?
Antoine Vermorel-Marques : Avant de parler du "comment", parlons du "pourquoi". Veut-on un candidat pour faire de la figuration ou pour gagner ? Nous nous dirigeons aujourd’hui vers un second tour Bardella-Mélenchon, sorte de 21 avril 2002 à l’envers. Le seul moyen d’éviter ce péril est une candidature unique de la droite et du centre pour atteindre le seuil du second tour de l'élection présidentielle.
Pour avoir un seul candidat, il nous faut une primaire allant du centre aux Républicains, ce que Michel Barnier appelait le socle commun. Il n’y a pas d’autre outil pour gagner et éviter une dispersion des voix au premier tour. Nous jouons aujourd'hui aux petits chevaux avec nos partis politiques tandis que Jordan Bardella joue aux échecs. Cela sera échec et mat s'il se retrouve face à Jean-Luc Mélenchon.
Ce...
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26/11 - Affaire Bygmalion : la Cour de cassation condamne définitivement Nicolas Sarkozy
La Cour de cassation a confirmé mercredi 26 novembre la condamnation de Nicolas Sarkozy dans l'affaire Bygmalion, en faisant la deuxième condamnation pénale définitive au casier judiciaire de l'ex-chef de l'Etat après celle dans le dossier Bismuth, ou des écoutes.
La Cour ayant rejeté les moyens soulevés par le pourvoi, "le candidat, le directeur de sa campagne et les deux directeurs du parti politique qui soutenait le candidat sont donc définitivement condamnés", indique dans un communiqué la plus haute instance judiciaire de France, qui juge le respect du droit et non le fond des dossiers. Nicolas Sarkozy "prend acte" de sa condamnation définitive à un an de prison dont six mois ferme dans l'affaire Bygmalion, ont déclaré à l'AFP ses avocats Patrice Spinosi et Emmanuel Piwnica.
"Nicolas Sarkozy prend acte du rejet de son recours comme il l'a toujours fait des décisions rendues à son encontre. Alors qu'il a été constaté par la cour d'appel qu'il n'a jamais eu personnellement connaissance du dépassement des frais de sa campagne en 2012 du fait du détournement par la société Bygmalion, la Cour de cassation considère néanmoins que sa seule qualité de candidat suffit pour qu'il en soit pénalement responsable", a écrit la défense de l'ex-président dans un communiqué transmis à l'AFP.
"Nous disposions pourtant d'un précédent favorable sur le sujet de l'Assemblée plénière de la Cour de cassation qui est la formation la plus solennelle de cette juridiction. La solution retenue contre Nicolas Sarkozy est donc...
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26/11 - Russie : quand des selfies trahissent la localisation d’enfants enlevés en Ukraine
Depuis le début de la guerre en Ukraine, en février 2022, plusieurs dizaines de milliers de jeunes Ukrainiens ont été volés par la Russie, en violation complète du droit international. Chargé par le Département d’Etat américain d’étudier l’étendue du phénomène, le Humanitarian Research Lab (HRL), un laboratoire de l’université de Yale, estime leur nombre total à 36 000.
L’été dernier, L’Express consacrait une longue enquête au sujet, plusieurs personnalités signant alors un appel à l’opinion internationale dénonçant "une opération délibérée d’effacement de l’identité" de ces enfants déportés par la Russie.
A l’occasion d’un déplacement à Stockholm pour un séminaire au Parlement suédois consacré à ces rapts, lundi 24 novembre, le directeur du HRL est revenu auprès de l’AFP sur le travail de son laboratoire, confiant notamment avoir d’abord cru être face à une mission impossible : "Comment retrouver des enfants dissimulés et protégés par les services de sécurité russes ? Dans une affaire d’enlèvement où nous ne disposons que d’internet et d’images satellites ?".Des selfies pour se faire bien voir
Mais une erreur commise par les Russes a finalement facilité la tâche : des selfies de responsables locaux russes en compagnie d’enfants ukrainiens. "Les responsables locaux, cherchant à se faire bien voir du Kremlin, se prenaient en photo aux côtés des enfants dans les bus", explique Nathaniel Raymond. "Le plus 'drôle' dans cette histoire", relate-t-il, c’est qu’ils avaient oublié de désactiver les services de localisation sur leurs...
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26/11 - "Voici ce que j’ai dit à Trump..." : l’intégralité de la conversation entre Steve Witkoff et un conseiller de Vladimir Poutine
L'affaire relance les accusations de collusion entre l'administration américaine et le Kremlin, au moment où les pourparlers de paix sur le conflit ukrainien se poursuivent. Steve Witkoff, émissaire spécial de Donald Trump, a donné des conseils à un conseiller de Vladimir Poutine sur la manière d'introduire auprès du président américain un plan de règlement du conflit en Ukraine, selon une conversation téléphonique révélée mardi 25 novembre par Bloomberg. "Cette histoire prouve une chose : l'émissaire spécial Witkoff parle à des responsables à la fois en Russie et en Ukraine presque chaque jour pour obtenir la paix, ce qui est exactement ce pour quoi le président Trump l'a nommé", a réagi le directeur de communication de la Maison-Blanche Steven Cheung, dans une déclaration transmise à l'AFP. Le président américain a lui aussi pris la défense de son émissaire spécial, qui doit rencontrer le président russe la semaine prochaine à Moscou. Tout en indiquant n'avoir pas entendu la conversation en question, Donald Trump a jugé qu'il s'agissait d'une technique de négociation "standard".
L'Express vous propose la retranscription de cet échange, daté du 14 octobre, entre l'ancien homme d'affaires américain et Iouri Ouchakov, conseiller diplomatique du président russe, dans lequel est évoqué un futur plan de règlement du conflit, inspiré de celui annoncé peu auparavant pour mettre fin à la guerre à Gaza. Nous analysons davantage le contexte de cette conversation dans cet article.
Steve Witkoff : Salut Iouri.
Iouri...
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26/11 - Un emprunt forcé des plus fortunés : la nouvelle piste du PS pour mettre les riches à contribution
La rose met son grain de sel dans le budget. Plusieurs amendements socialistes au projet de loi de finances pour 2026, mis en avant par Les Echos, proposent d’instaurer un emprunt obligatoire à taux zéro, pour environ 20 000 des contribuables les plus aisés. "Ce n’est pas une taxe, ce n’est pas un impôt. C’est du patriotisme fiscal, certes obligatoire, mais qui ne va impacter qu’à la marge les plus grandes fortunes", a plaidé auprès de l’AFP le chef des sénateurs socialistes Patrick Kanner, ravi de voir que cette proposition "interpelle" le gouvernement.
"C’est une contribution exceptionnelle, de l’argent frais qui rentre et qu’on n’ira pas emprunter sur les marchés à des taux élevés", a ajouté le sénateur PS du Nord, qui a peu d’espoirs de voir sa proposition adoptée au Sénat mais qui mise sur son retour par la suite dans la discussion parlementaire. La proposition pourrait rapporter entre 6 et 15 milliards d’euros selon les critères retenus, selon lui. Elle "concernerait 0,05 % des foyers fiscaux", a-t-il calculé.
Cette contribution obligatoire concernerait les contribuables déclarant plus d’un million d’euros de revenus imposables, ainsi que ceux dont le patrimoine net taxable dépasse 10 millions d’euros — soit environ 20 000 foyers. "C’est une proposition complètement nouvelle qui peut, lors du débat au Parlement, avoir une oreille attentive du gouvernement", espère Thierry Cozic, sénateur socialiste."Pas besoin" d’un emprunt "forcé"
Mais du côté de l’exécutif, les dents grincent. La France n’a aucun...
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26/11 - Donald Trump voit MBS comme un Crésus moderne, par Bernard Haykel
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane (MBS), a reçu, mardi 18 novembre, à Washington un accueil quasi officiel, avec une garde d’honneur montée et un survol de jets F-35 et F-15. Donald Trump l’a couvert d’éloges, l’a publiquement exonéré du meurtre du dissident Jamal Khashoggi et s’est félicité de la promesse de 1 000 milliards de dollars d’investissements saoudiens dans l’économie américaine. Cette visite a permis d’obtenir plusieurs résultats pour chacune des deux parties, certains symboliques, d’autres plus tangibles. Et si les Saoudiens semblent être sortis gagnants de cet échange, l’association étroite de MBS avec le président Trump pourrait, à terme, lui coûter cher auprès du Parti démocrate et d’une future administration démocrate.
Le prince héritier poursuivait trois objectifs. Le premier consistait à restaurer son statut aux États-Unis en tant que dirigeant international respecté et souverain incontesté du royaume. Ses rencontres avec Trump dans le bureau Ovale, lors d’un dîner officiel à la Maison-Blanche, puis avec les responsables du Congrès et du monde des affaires, des journalistes et des experts en politiques publiques, montrent qu’il a atteint ce but. Le respect et les honneurs accordés en tant que dirigeant de facto de l’Arabie saoudite ont flatté les sensibilités nationalistes saoudiennes : les Saoudiens ont éprouvé une grande fierté à voir leur pays et leur dirigeant ainsi célébrés.
Le deuxième objectif était la signature d’un accord de défense stratégique garantissant la...
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26/11 - Une association humanitaire pour couverture : cette nouvelle affaire d’ingérence russe en France
Nouvelle affaire d’ingérence russe sur le sol français. Trois personnes ont été mises en examen et écrouées à Paris dans une enquête pour espionnage économique et propagande prorusse, après la découverte d’affiches en faveur de Moscou sur l’Arc de triomphe. L’un des suspects, Vyacheslav P., ressortissant russe de 40 ans, a été identifié grâce à la vidéosurveillance en train de les coller début septembre, a indiqué mardi 25 novembre le parquet, après des informations dévoilées par Le Parisien et le site spécialisé Intelligence Online.
Il aurait ensuite fait un compte rendu téléphonique à la fondatrice de l’association SOS Donbass, Anna Novikova, Franco-Russe de 40 ans, soupçonnée d’avoir sollicité des cadres d’entreprises françaises pour obtenir des informations économiques. Née en Sibérie, celle-ci était déjà surveillée par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) depuis le début de l’année : le contre-espionnage avait relevé "des agissements susceptibles de porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation", déclenchant l’ouverture d’une enquête préliminaire. Un juge d’instruction a ensuite été désigné, en mars, enquêtant notamment pour "intelligence avec une puissance étrangère", un délit puni de 10 ans d’emprisonnement.
La troisième personne écrouée est un homme de 63 ans né en Seine-Saint-Denis, Vincent P, l’actuel président de l’association. Les trois suspects ont passé 96 heures en garde à vue, selon Le Parisien et...
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26/11 - Face à Donald Trump, l’Europe doit avoir l’envie d’être unie, par Eric Chol
"quod donare mora nequit annua, dat brevis hora". Il advient en une heure ce qui n’arrive pas en une année. Ce pourrait être la nouvelle devise de Donald Trump qui, depuis son retour sur le trône de la Maison-Blanche, impose un rythme d’enfer à l’ensemble de la planète. Quand on le croit à fond, le président continue d’accélérer. Tant pis pour ceux qui peinent à suivre. Droits de douane, paix au Proche-Orient, volonté de mettre fin la guerre entre l’Ukraine et la Russie : son agenda ne désemplit pas. Les diplomates américains, eux, rasent les murs : le promoteur immobilier new-yorkais, préfère ses "envoyés spéciaux", Steve Witkoff et son gendre Jared Kushner.
Sidérés, les dirigeants européens se prennent claque sur claque. Ce fut en février la leçon de démocratie agressive de J.D. Vance, numéro deux des Etats-Unis, lors de la conférence de Munich. Puis la scène humiliante pour Volodymyr Zelensky dans le bureau Ovale de la Maison-Blanche. Nouveau camouflet cet été, lorsque le président américain, entre deux parties de golf, convoque dans sa résidence écossaise Ursula von der Leyen et impose ses tarifs commerciaux à l’Europe. Sourire crispé de la présidente de la Commission de Bruxelles, que l’on voit lever le pouce de la victoire aux côtés d’un Donald Trump jubilant.
A peine remise, l’Europe assiste le 13 octobre, tel un spectateur désengagé, au sommet pour la paix à Gaza, organisé par le maître du monde à Charm el-Cheikh, en Égypte. Rebelote quand surgit le fameux plan en 28 points, concocté en secret par les...
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26/11 - Service militaire obligatoire : en 1996, Jacques Chirac misait sur la fin de la menace venue de l’Est
Dans L’Express du 1er février 1996Les soldats de l’an 2000
Finie la conscription "fille de la Révolution et de l’esprit républicain", qui, bon an, mal an, depuis plus de deux siècles, concerne plus de 300 000 jeunes gens d’une classe d’âge ? Aux oubliettes le bon vieux service qui, déjà, en 1971, avait troqué son label de militaire contre celui de national ? Terminés pour les appelés le treillis et les classes ?
"Le service n’est plus tout à fait adapté, une réforme de cette vénérable institution s’impose", a tranché Jacques Chirac, le 25 janvier, en préconisant une extension des formes civiles dudit service, qui seraient ouvertes aux garçons et aux filles. "Des formes civiques", préfère Charles Millon, ministre de la Défense, qui, sur instructions pressantes du chef de l’Etat, accélère la cadence des travaux du comité stratégique mis en place en juillet 1995. A la mi-mars, un débat d’orientation se déroulera au Parlement, avant que soit déposée, en mai, une loi de programmation militaire tenant compte de cette volonté présidentielle.
"Le projet n’aura pas tous ses boutons de guêtre. Le service civique prendra du temps pour être organisé. D’autant que, sur un tel sujet, nous devons obtenir un consensus", précise un membre du cabinet chargé du dossier, Rue Saint-Dominique. Autrement dit : que les quelque 262 000 appelés du contingent actuellement sous les drapeaux ne se réjouissent pas trop vite : la quille n’est pas pour demain. La réforme du service pourrait prendre plusieurs années - certains disent un septennat -...
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26/11 - La bienveillance, cette vertu dangereuse, par Julia de Funès
Il y a des mots qui, à force d’être répétés, perdent leur sens. La bienveillance en fait partie. On nous en sert à toutes les sauces : management bienveillant, communication bienveillante, entreprise bienveillante… Tout doit désormais être baigné de bienveillance. Mais à trop vouloir paraître bienveillant, on finit par ne plus l’être. Et c’est ce que j’appelle une vertu dangereuse, une vertu qui se retourne en son contraire. Une bonne intention qui chavire en écueil.
Car sous couvert de bienveillance, on n’ose bien souvent plus rien dire à son entourage ou ses collaborateurs, on n’ose plus les contredire, de peur de les offenser. La bienveillance devient alors de la complaisance : on préfère ménager les susceptibilités que chercher la vérité. On fait passer l’absence de jugement pour une forme de bonté, le refus de critiquer pour de la tolérance, le silence pour du respect. Mais rien n’est plus violent, au fond, que cette complaisance lâche qui confond la confrontation avec le conflit et le respect avec le non-dit.
Étymologiquement, bienveillance signifie "vouloir le bien". Vouloir le bien, ce n’est pas caresser l’autre dans le sens du poil : c’est estimer sa pensée, se confronter à lui, débattre, oser le questionner, pour aller toujours vers plus d’intelligence et de vérité. Or on sait bien que c’est en frottant les idées entre elles que jaillit la vérité. Une idée n’est pas vraie parce qu’elle est aimable, mais parce qu’elle résiste à la contradiction.
Mettre une pensée en contradiction, en difficulté, ce...
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26/11 - Guerre en Ukraine : les troublantes conversations de Steve Witkoff avec la Russie
Le ton est chaleureux entre la Russie et les Etats-Unis, quitte à se dire quelques mots doux derrière le combiné. L’agence Bloomberg a révélé mardi 25 novembre deux conversations téléphoniques qui soulèvent de sérieux doutes sur la proximité entre l’émissaire de la Maison-Blanche, Steve Witkoff, et ses interlocuteurs russes. Au fil des échanges, entièrement retranscrits sur la base d’un enregistrement audio, ce proche de Donald Trump semble s’écarter de son rôle de médiateur : loin de chercher à rapprocher Moscou et Kiev, il adopte une posture largement favorable au Kremlin.
La première conversation téléphonique, le 14 octobre, est entre Steve Witkoff et le conseiller diplomatique de Vladimir Poutine, Iouri Ouchakov, qui fut ambassadeur russe à Washington. Au bout du fil, Steve Witkoff ne se contente pas d’exposer une position américaine, mais il conseille son interlocuteur sur la manière d’aborder son patron. Steve Witkoff suggère ainsi au conseiller russe de programmer un appel entre Donald Trump et Vladimir Poutine avant la visite du président ukrainien Volodymyr Zelensky à la Maison-Blanche, prévue le 17 octobre.
Il recommande même d’utiliser l’accord sur Gaza comme levier pour séduire Donald Trump, suggérant que Vladimir Poutine félicite son homologue américain pour ce qu’il a accompli au Proche-Orient. En effet, la veille de cet échange téléphonique, l’ex-magnat de l’immobilier savourait le succès de sa campagne pour mettre fin à la guerre dans l’enclave palestinienne. "La veille, il était devenu le...
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26/11 - Poupées pédopornographiques : les plateformes AliExpress et Joom dans le viseur de l’Etat
L’Etat va saisir un juge civil contre les plateformes de commerce en ligne AliExpress et Joom pour ventes de "poupées pédopornographiques", a annoncé mercredi 26 novembre le ministre du Commerce Serge Papin sur TF1.
"Il va y avoir une plainte au judiciaire sur ces deux plateformes, de la part de l’Etat, puisqu’elles vendent des poupées pédopornographiques aussi", a-t-il annoncé lors de son interview, alors que Shein, qui proposait à la vente des poupées sexuelles à l’apparence enfantine, est déjà sous le coup de procédures judiciaires.
Techniquement, l’Etat va assigner AliExpress et Joom, a précisé le cabinet du ministre. C’est une plainte au civil. L’assignation en justice est l’acte qui permet de saisir officiellement un juge civil d’un différend entre deux parties. C’est bien plus qu’une simple formalité administrative : elle permet de notifier officiellement à une personne ou entité visée qu’une procédure judiciaire est engagée contre elle."Protéger les enfants"
"C’est un combat qui vise à protéger les consommateurs, qui vise aussi à protéger les enfants, les adolescents", a expliqué Serge Papin. Le ministre avait déjà annoncé mi-novembre le signalement à la justice par le gouvernement les plateformes AliExpress et Joom en même temps que eBay, Temu, Wish, pour la vente de produits illégaux. AliExpress avait assuré que "les annonces concernées (par le signalement) ont été retirées", après l’ouverture d’une enquête de justice début novembre.
La plateforme de commerce en ligne AliExpress est la propriété du géant...
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26/11 - Cambriolage au Louvre : ce nouveau document embarrassant pour le musée
Voilà de quoi relancer les critiques sur la gestion du plus célèbre musée du monde. Un audit de sûreté faisait état dès 2018 du "point de vulnérabilité" que représentait le balcon du Louvre par lequel sont entrés les cambrioleurs pour dérober les bijoux lors du casse du 19 octobre, affirme un article du Monde publié mardi 25 novembre.
Contactée par l’AFP dans la soirée, la direction du musée parisien n’a pas donné suite dans l’immédiat. Mais elle a assuré au journal n’avoir eu connaissance de ce rapport qu’après le cambriolage, c’est-à-dire quatre ans après l’arrivée de Laurence des Cars à la tête de l’établissement.
Selon Le Monde, cet audit de sûreté réalisé en 2018 par le joaillier Van Cleef & Arpels pour le musée avait décrit avec précision la faille potentielle que représentait le balcon emprunté le 19 octobre et son accès possible par un monte-charge.
Ces détails correspondent au mode opératoire des malfaiteurs : grâce à une nacelle, ils sont parvenus à se hisser jusqu’au balcon de la galerie d’Apollon, puis ont brisé la fenêtre à l’aide d’une disqueuse pour ensuite dérober huit joyaux de la Couronne de France. Le butin, estimé à 88 millions d’euros, reste à ce jour introuvable. @lexpress
💎 Le spectaculaire casse du Louvre, le 19 octobre, met en lumière un autre aspect du marché noir de l'art : le recel. Comment les braqueurs vont-ils pouvoir revendre leur butin ? L’Express passe trois scénarios en revue avec Philippe Hansen, spécialiste en droit du marché de l'art. 🔗 Lien en bio...
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26/11 - Finances publiques : les sombres prophéties de Raymond Soubie
Conseiller de Jacques Chirac et de Raymond Barre à Matignon, puis de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, Raymond Soubie arpente depuis plus d'un demi-siècle le maquis des questions sociales. A 85 ans, l’éminence grise de la droite a tout vu, lu et entendu. Sur le financement des retraites, du chômage, de l’Assurance-maladie. Cette tuyauterie complexe qui alimente, bon an, mal an, notre Etat-providence. Les 21 et 22 novembre derniers, les Rencontres Capitales, organisées par son groupe de presse AEF, ont réuni un parterre de patrons, d'experts et de chercheurs pour explorer ce qui nous relie encore en France. Pas la politique, à l’évidence. En recevant L’Express dans ses bureaux d’Alixio, le cabinet de conseil en ressources humaines qu’il a fondé et préside toujours, le grand officier de la Légion d’honneur n’affiche pas la sérénité des vieilles troupes sur le sujet n° 1 du moment : le budget.
Dans l’excellent livre de Nicolas Dufourcq, La Dette sociale de la France, 1974-2024, paru récemment chez Odile Jacob, il se disait "pessimiste et désemparé" devant la médiocrité du débat autour de l’endettement record du pays - 3 500 milliards d’euros –, constitué pour plus de la moitié par des prestations sociales financées depuis quarante ans à crédit. Son entrevue avec le directeur général de Bpifrance s’était tenue fin avril. François Bayrou, seul contre tous, tentait à l’époque d’alerter le pays sur "l’urgence vitale" de maîtriser nos dépenses publiques.
Six mois plus tard, changement de décor...
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26/11 - Le Kremlin évoque un "processus sérieux" en cours pour mettre fin à la guerre en Ukraine
A en croire le président américain Donald Trump, il ne reste que "quelques points de désaccord" à régler : l’activité diplomatique s’est accélérée, mardi 25 novembre, pour trouver une issue à la guerre en Ukraine, alors que les frappes russes se poursuivent sans répit. L’émissaire spécial américain Steve Witkoff doit se rendre à Moscou "la semaine prochaine" pour discuter avec le président russe Vladimir Poutine, a dit le président américain. Ce dernier a aussi indiqué qu’il espérait pour sa part rencontrer le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le président russe, mais "seulement quand l’accord pour terminer cette guerre sera conclu ou aura atteint les phases finales" de discussion. Le secrétaire à l’Armée de terre américain Dan Driscoll, après avoir mené des discussions avec les Russes à Abou Dhabi, va de son côté se réunir avec les Ukrainiens.
Les infos à retenir
⇒ Steve Witkoff rencontrera Vladimir Poutine à Moscou la semaine prochaine, dit Donald Trump
⇒ Le Kremlin juge "inutiles" les efforts des Européens pour jouer un rôle dans les négociations
⇒ L'Europe soutiendra l'Ukraine sans relâche jusqu'à la paix, promet Ursula von der LeyenLe Kremlin évoque un "processus sérieux" en cours pour mettre fin à la guerre en Ukraine
Le Kremlin a qualifié mercredi de "processus sérieux" les efforts diplomatiques en cours autour du plan américain pour mettre fin à la guerre en Ukraine, avant une visite prévue la semaine prochaine à Moscou de l'émissaire américain.
"Le processus est en cours. Il s'agit d'un processus...
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26/11 - Le cinéma français est-il prisonnier de ses clichés sociaux ?
Le personnage de l’écrivain est au cinéma français ce que Paris est au cinéma américain, d’abord une succession de clichés. Dans A Pied d’œuvre de Valérie Donzelli, Paul Marquet (Bastien Bouillon) a d’abord connu un certain succès avec ses premiers romans autobiographiques. Le jeune photographe a décidé de vendre ses appareils pour se lancer dans l’écriture. Et le public avait marché. Mais quand le film commence, c’est la débâcle : sa femme le quitte, emmenant avec elle ses deux enfants. Son "éditrice Gallimard" (Virginie Ledoyen) lui refuse son dernier manuscrit. Fauché, il doit quitter son bel appartement pour un entresol de 20 mètres carrés avec vue imprenable sur les chaussures des passants et les déjections canines.
Il lui faut aussi trouver du boulot sur un site d’enchères esclavagiste où celui qui offre ses services à plus bas prix remporte le job : tondre une pelouse avec un sécateur, démonter une mezzanine d’une demi-tonne, déboucher les gogues à la petite cuiller, et finir en taxi de nuit, clandestin. Imaginez comment ça va finir et vous avez gagné : toujours pareil, dans tous les films dont le héros est un écrivain : par la séance de dédicaces. Et moi, le happy end me fait chialer, parce que, forcément, malgré ou grâce aux lieux communs, j’ai fini par m’identifier à cet écrivain français autobiographique qui a tant souffert de l’incompréhension de ses proches.
Le film de Donzelli est adapté du sixième et dernier roman de Franck Courtès, A pied d’œuvre, paru chez Gallimard en 2023, un an avant que...
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26/11 - France-Algérie : des petits arrangements entre espions dans les années 1980 et 1990
Depuis l’été dernier, les relations entre la France et l’Algérie se dégradent de jour en jour. Derniers événements en date : les condamnations du journaliste français Christophe Gleizes et de l’écrivain Boualem Sansal à respectivement sept et cinq ans de prison. Et comme souvent dans ces moments de tensions, on essaye de regarder en arrière pour tenter de mieux comprendre l’actualité. A L’Express, trois journalistes se sont penchés sur la relation ambivalente entre ces deux pays. Mais ils se sont intéressés à une histoire un peu particulière : celle des batailles d’espionnage.
Pour leur enquête, ils ont rassemblé de très nombreux documents dans des dossiers, classés par ordre chronologique. Des photos d’espions infiltrés, des preuves écrites de kidnappings, des archives sur des assassinats cachés… ces dossiers contiennent tous les éléments pour faire le récit des guerres secrètes franco-algériennes.
Les premières archives présentes dans notre dossier du jour ne concernent ni l’Algérie, ni la France, mais l’Iran. Et elles datent de 1978. Cette année-là, le pays est parcouru par des grèves massives et des manifestations quotidiennes de plus en plus violentes. Cette révolution oblige le Shah d’Iran, Mohammad Reza Pahlavi, à l’exil.
L’ayatollah Khomeiny, qui a orchestré ces événements depuis la France, retourne dans son pays, où il est accueilli en héros. L’Iran se transforme alors radicalement pour devenir un régime islamiste. Un tournant majeur pour la région, mais aussi pour le monde.
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26/11 - Les conseils d’un ministre suédois à la France : "Si l’on taxe trop la réussite, les entrepreneurs réinvestissent moins"
Un pays où 70 % des particuliers logent leur épargne dans des fonds d’investissement méritait bien un ministre des Marchés de capitaux. Ces placements constituent l'ossature du robuste écosystème financier suédois, qui a vu naître Spotify, Klarna et tant d’autres. Sur les dix dernières années, Stockholm a compté plus d’introductions en Bourse que la France, l’Allemagne et l’Espagne réunies.
A l'heure où l'Europe cherche à mobiliser l'épargne privée pour financer ses investissements, la prouesse suédoise a été saluée par Mario Draghi dans son rapport phare de 2024. Car loin d'être vilipendés par l'opinion publique, les marchés financiers sont un motif de fierté. Pour le ministre Niklas Wykman, ils jouent même un rôle de cohésion sociale : ils sont ouverts à tous les Suédois, peu importe leur profession ou leur statut social. Interrogé par L’Express, il détaille les rouages du fameux "modèle suédois" et explique comment le pays a bâti un système économique fondé sur la responsabilité individuelle. Une source d'inspiration.
L’Express : En matière d'éducation financière, la Suède fait partie des meilleurs élèves. Comment le pays est-il parvenu à ce résultat et comment vous assurez-vous que les citoyens sont bien informés ?
Niklas Wykman : Bien sûr, il est essentiel de disposer d’un bon système scolaire, avec un enseignement solide en mathématiques et en économie. Mais l’apprentissage financier repose avant tout sur le learning by doing - la mise en pratique. Certains de nos compatriotes sont spontanément passionnés par les...
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25/11 - Budget de la Sécu : le Sénat s’oppose à la suspension de la réforme des retraites
Le Sénat s'est opposé massivement, mardi soir, à la suspension de la réforme des retraites dans le cadre du budget de la Sécurité sociale, marquant son désaccord avec la concession majeure du Premier ministre, Sébastien Lecornu, en direction des socialistes.
Par 190 voix contre 108, la chambre haute, dominée par la droite, a refusé ce décalage à janvier 2028 de la réforme "Borne" portant l'âge légal de départ à 64 ans.
La mesure pourra être rétablie par l'Assemblée nationale par la suite, mais l'opposition du Sénat risque d'acter l'absence de compromis possible entre les deux chambres du Parlement sur le projet de loi de financement de la Sécu, à la veille d'une commission mixte paritaire (CMP) entre députés et sénateurs, qui devrait se solder par un échec.300 millions en 2026
"La suspension de la réforme des retraites, c'est le tribut payé par le gouvernement à la gauche pour durer", a martelé le président des Républicains, Bruno Retailleau, redevenu sénateur, refusant de "reporter sur les générations futures le fardeau de l'endettement". La sénatrice LR Pascale Gruny a qualifié cette mesure de "poudre de Perlimpinpin", craignant qu'elle ne vienne "sacrifier la jeunesse" pour "sauver le gouvernement".
Le coût total de la mesure est de 300 millions en 2026 et 1,9 milliard en 2027, en incluant les carrières longues au dispositif de suspension de la réforme Borne.
Au cours de débats fermes mais globalement respectueux, la gauche a multiplié les invectives en direction de la droite et des centristes, leur...
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25/11 - Les Etats-Unis désignent le "Cartel des Soleils" comme "organisation terroriste"… alors qu’il n’existe pas vraiment
Quiconque parviendra à arrêter le président vénézuélien, Nicolas Maduro, sera récompensé de 50 millions de dollars. C’est du moins la promesse folle de l’administration de Donald Trump, qui accuse le dirigeant latino-américain d’être à la tête d’un réseau de narcotrafic, le "Cartel des Soleils", officiellement classé "organisation terroriste étrangère" ce lundi 24 novembre par les Etats-Unis.
"Le Venezuela rejette de manière catégorique, ferme et absolue le nouveau et ridicule mensonge du Secrétaire du Département d'Etat, Marco Rubio", a aussitôt réagi Caracas dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères, qui dénonce un prétexte pour "justifier une intervention illégitime et illégale contre le Venezuela".
L’existence de ce "cartel" est de fait contredite par de nombreux spécialistes des questions criminelles et de stupéfiants en Amérique latine. Ce nom, qui évoque les épaulettes des généraux vénézuéliens ornées d’un soleil doré dont le nombre augmente à mesure que le rang s’élève, est apparu dans la presse en 1993, six ans avant l’arrivée au pouvoir de l’ex-président Hugo Chavez, dans une affaire impliquant deux généraux visés par une enquête pour trafic de drogue. "L’expression "Cartel des Soleils" a été inventée par des journalistes vénézuéliens. [Mais] cette organisation n’existe pas", a déclaré auprès du New York Times Phil Gunson, analyste principal à l’International Crisis Group, qui vit au Venezuela.Une corruption étatique
Voilà pourquoi, ni l’Evaluation nationale annuelle des menaces liées à la drogue de...
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25/11 - Budget de la Sécu : le Sénat rétablit le gel des retraites en 2026, sauf pour les petites pensions
Le Sénat a rétabli mardi 25 novembre le gel des pensions de retraite dans le budget de la Sécurité sociale pour 2026, sauf pour celles inférieures à 1 400 euros par mois qui resteront indexées sur l'inflation. Cette mesure, que l'Assemblée nationale avait supprimée, a fait l'objet d'un avis de "sagesse" du gouvernement (ni pour ni contre), le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, la soutenant "dans son principe". Ce vote est encore loin d'être définitif car le budget de la Sécu va revenir dans les prochains jours sur le bureau des députés.
La chambre haute s'apprête également à s'opposer à la suspension de la réforme des retraites, concession phare du gouvernement aux socialistes sur laquelle un vote est prévu mardi soir.
Outre le gel des pensions, les sénateurs ont également rétabli le gel des prestations sociales (allocations familiales, RSA...), à l'exception de l'allocation aux adultes handicapés (AAH). Ces mesures, décriées par la gauche, correspondent en quelque sorte à la mise en place du principe de "l'année blanche". Son avantage : elle permet des économies majeures dans un contexte de dérapage budgétaire. Son inconvénient : elle est très impopulaire au sein des oppositions, qui s'y sont d'ailleurs massivement opposées lors de l'examen du texte à l'Assemblée nationale."L'effort de tous les Français est attendu"
Le gel total des retraites et des prestations sociales, proposé initialement par le gouvernement, rapporterait 3,6 milliards d'euros en 2026, selon l'exécutif. La version votée au Sénat...
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25/11 - Cancer, les vrais progrès de la science : "La frontière de la guérison a bougé"
On dit de Valérie, 56 ans, qu’elle a "bonne mine". Qu’elle n’a pas l’air "malade". Peut-être est-ce dû à cet infatigable entrain, elle qui a toujours eu une énergie "débordante" et mille projets à la fois, cadre dans l’assurance et élue d’une petite commune du sud de la région parisienne. Difficile de deviner qu’elle a frôlé la mort, et qu’elle se bat encore pour la tenir à distance. Il y a cinq ans, les médecins lui ont diagnostiqué une tumeur maligne. Apprendre que l’on a un "adénocarcinome pulmonaire de stade 4", cela met un coup, mais moins que les mots qui viennent juste après, ceux qui disent que guérir est impossible, et qu’il faut désormais voir le futur comme un goutte-à-goutte, jour après jour plutôt qu’années après années.
Voilà à peine une décennie, Valérie n’aurait pas tenu un an. Grâce aux avancées de la science, elle a déjoué ce pronostic, et continue de sortir, de dîner avec des amis, de voyager même. Une vie normale ou presque, hormis cette grande fatigue qui l’empêche de travailler, et ce souffle dans la voix, qui rappelle que les exploits d’un jour, dans la lutte contre le cancer, peuvent à tout moment s’estomper. Comme beaucoup de patients, Valérie s’est mise à lire tout ce qu’elle pouvait sur le cancer. Quand la presse généraliste ne suffisait plus, elle s’est plongée dans les articles scientifiques. Des études loin de dépeindre un tableau totalement noir.
Le "crabe", pourtant, continue de faire peur : il reste la principale source d’inquiétude en matière de santé pour 80 % des Français, selon un...
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25/11 - Le vieillissement des populations est une "bombe à retardement" pour la croissance, selon la BERD
C’est une situation qui pourrait avoir des répercussions délétères sur le plan économique et social. D’après un rapport de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) publié mardi 25 novembre, la baisse de la proportion des personnes en âge de travailler, déjà en cours dans certains pays, devrait réduire la croissance annuelle du produit intérieur brut (PIB) par habitant de près de 0,4 point de pourcentage par an en moyenne, entre 2024 et 2050, dans les économies d’Europe émergente.
"Aujourd’hui déjà, la démographie érode la croissance du niveau de vie, et elle constituera un frein à la croissance du PIB à l’avenir", a averti à Reuters Beata Javorcik, économiste en chef de la BERD. Selon cette spécialiste, les pays post-communistes "vieillissent avant de s’enrichir", l’âge médian atteignant 37 ans alors que le PIB par habitant moyen s’élève à 10 000 dollars, contre 40 000 dollars quand l’âge médian était à ce niveau dans les économies avancées des années 1990.Une baisse de la natalité
Le rapport met en lumière divers facteurs expliquant la baisse du taux de natalité, allant de l’évolution des normes sociales à la diminution des revenus professionnels des femmes à la suite de la naissance d’un enfant. Toutefois, si la quasi-totalité des pays membres de la BERD ont mis en place des mesures incitatives pour stimuler la natalité, Beata Javorcik indique qu’elles n’ont produit aucun changement significatif et durable. "De nombreux pays de la BERD (Europe centrale et orientale, Asie centrale,...
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25/11 - Bruxelles valide les efforts de la France pour réduire son déficit, malgré des doutes pour 2026
La Commission européenne a estimé mardi 25 novembre que la France respectait les engagements qu'elle avait pris pour réduire son déficit public colossal, tout en notant l'"incertitude considérable" entourant le projet de budget pour 2026. Dans son avis sur les perspectives budgétaires des 27 Etats membres, présenté devant le Parlement européen, la Commission a souligné que le projet de budget du gouvernement Lecornu était "conforme" aux recommandations émises dans le cadre de la procédure de déficit excessif lancée en juillet 2024 contre la France.
La Commission a donné jusqu'en 2029 à Paris pour redresser la barre et ramener son déficit en dessous de 3 % du PIB, la limite prévue par le Pacte de stabilité européen.Une "incertitude considérable"
Dans son avis, Bruxelles note que selon ses propres prévisions publiées mi-novembre, le déficit public français devrait redescendre à 4,9 % du PIB l'an prochain contre 5,5% cette année, des niveaux très proches des prévisions du gouvernement, qui table sur un déficit de 4,7 % en 2026 après 5,4 % en 2025. "Cependant, cette évaluation est entourée d'une incertitude considérable, vu les discussions parlementaires toujours en cours", prévient l'exécutif européen.
La France n'est pas le seul pays membre sous le coup d'une procédure pour déficit excessif : c'est le cas aussi de l'Autriche, la Belgique, l'Italie, la Hongrie, Malte, la Pologne, la Slovaquie et la Roumanie, et la Commission a annoncé en outre vouloir placer sous cette procédure un dixième Etat, la Finlande....
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25/11 - Andrius Kubilius sur la menace russe : "Il faut prendre au sérieux les alertes de nos services de renseignement"
Quand on est né à Vilnius et que l’on a un voisin qui s’appelle la Russie, on connaît le sens du mot menace. Depuis septembre 2024, Andrius Kubilius occupe le poste de Commissaire européen à la défense. Un poste créé sur mesure pour cet ancien Premier ministre de Lituanie, qui ferraille sans relâche pour que l’Union européenne prenne réellement conscience de la menace qui pèse sur elle. Invité au colloque Europe de L’Express, qui s’est tenu à Strasbourg le 24 novembre, il nous livre ses réflexions sur le plan de paix de Donald Trump et sur la Russie d’après-Poutine. Verbatim.Un plan de paix européen
"Nous passons notre temps à discuter des plans de paix américains, mais il serait beaucoup plus intéressant que nous, Européens, élaborions notre propre plan avec les Ukrainiens, puis que nous en discutions avec nos partenaires, à Washington, pour aboutir à un document final. Il est crucial que celui-ci empêche des agressions futures contre l’Ukraine et l’Europe. Or, certaines dispositions inscrites dans le plan initial américain auraient incité Poutine à des attaques futures contre l’Ukraine et l’Europe.
Il est par exemple inacceptable de diminuer les capacités de l’armée ukrainienne ou de décréter que l’Ukraine ne fera jamais partie de l’Otan. Pourquoi Vladimir Poutine demande-t-il ça ? Deux possibilités : soit il craint que l’Otan utilise le territoire ukrainien pour attaquer la Russie, ce qui est, de mon point de vue, complètement absurde. L’Otan est une alliance de défense qui ne planifie jamais d’opération...
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25/11 - "Quel est l’intérêt d’être à 27 si c’est pour avoir le poids du Luxembourg ?" : les indiscrétions du colloque européen de L’Express
Strasbourg, sans doute la seule ville de France où la gare vous accueille sur l’air de l’Ode à la joie, l’hymne européen signé Beethoven. Ce 24 novembre, L’Express a investi la "capitale de l’Europe" pour un colloque exceptionnel consacré à l’avenir de notre continent et à ses défis, réunissant des personnalités de premier plan dans tous les domaines.
Devant nos lecteurs strasbourgeois, ces voix européennes ont sonné l’alerte face aux menaces extérieures, alors qu’à Genève nos diplomates tentent de sauver l’Ukraine des méandres du plan Trump. Elles nous ont aussi fourni de nombreux motifs d’espoir, soulignant les réelles forces qui font avancer notre continent. "Ecouter de tels intervenants, c’est comme déguster de la mousseline, à la fois léger et très nourrissant", nous confieront des lecteurs ravis à la fin de l’événement.Giuliano da Empoli et Ursula von der Leyen, "Première ministre du Luxembourg"
Pour ouvrir notre colloque Ici c’est l’Europe, L’Express a fait appel à l’écrivain préféré de nos dirigeants, celui dont les livres s’empilent sur les tables de chevet d’Emmanuel Macron ou de Mette Frederiksen. Lui-même se définit comme "moitié suisse, moitié italien et moitié français" : à l’évidence, Giuliano da Empoli maîtrise davantage les coulisses du pouvoir que les mathématiques. Sur scène, l’auteur du Mage du Kremlin (800 000 exemplaires vendus chez Gallimard) observe avec son œil malicieux l’état d’esprit des Européens depuis un an : "le second mandat de Donald Trump nous fait passer du scandale à la sidération. Au...
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25/11 - Octave Klaba, patron d’OVHcloud : "L’IA déterminera quelle partie du monde va dominer l’autre pendant des décennies"
Jamais les data centers n’avaient semblé aussi sexy. Depuis que les Américains dépensent des centaines de milliards de dollars pour en couvrir leur pays et mener la course à l’IA, ces grands entrepôts remplis de serveurs sont la nouvelle passion des investisseurs. OVHcloud, le premier fournisseur européen, ne bénéficie guère de cette euphorie boursière : depuis son introduction en Bourse en 2021, son cours a baissé de plus de 50 %. Le groupe fondé par le franco-polonais Octave Klaba affronte, il est vrai, une concurrence de taille : celle des trois géants américains, Amazon, Microsoft et Alphabet, qui ont avalé les trois quarts du marché du cloud européen.
Octave Klaba l’assure, grâce aux investissements de ces dernières années, OVH possède désormais un catalogue assez solide pour répondre aux besoins de tous les types de clients, et dispose de technologies de pointe pour profiter des vagues de l’IA et du quantique. Des arguments qui résonnent à l’heure où les Européens se rendent compte du danger de leur dépendance aux technologies américaines. Entretien.
L’Express : Président du conseil d’administration d’OVHcloud, vous avez récemment remis votre casquette de DG. Pour quelles raisons ?
Octave Klaba : Notre croissance a diminué de manière inattendue, un peu trop brutalement selon nous. Deux raisons à cela. D’abord, lorsque nous nous sommes cotés en Bourse en 2021, nous avions un plan stratégique sur cinq ans que nous n’avons pas suffisamment fait évoluer par la suite. C’est nécessaire dans un secteur qui se...
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25/11 - Réservistes mobilisés et coupures internet : comment la Russie tente de lutter contre les drones ukrainiens
C’est un décret passé relativement inaperçu, mais qui a changé la donne dans la stratégie déployée par la Russie pour faire face aux drones ukrainiens. Le 4 novembre dernier, Vladimir Poutine a autorisé le déploiement de réservistes afin de renforcer la protection d’infrastructures stratégiques comme les raffineries de pétrole, régulièrement visées par des frappes destinées à tarir la rente d’hydrocarbures finançant l’effort de guerre du Kremlin.
Cette mesure, qui permet à la Russie de mobiliser environ deux millions de personnes selon les parlementaires, évite une annonce officielle, et d’éventuelles résistances : à l’automne 2022, le Kremlin avait dû se résoudre à une mobilisation partielle devant la résistance farouche des Ukrainiens, poussant des milliers de jeunes hommes à fuir le pays. Ces réservistes, qui suivent un entraînement militaire annuel et perçoivent une modeste indemnité mensuelle, ont jusqu’à présent été exemptés de combats en Ukraine, sauf s’ils se sont portés volontaires.
Si les autorités russes ont déjà déployé un dense réseau de systèmes de défense aérienne autour de la résidence de Vladimir Poutine à Valdaï, ainsi qu’autour du quartier huppé de Roublevka, où résident de nombreuses personnalités politiques, elles peinent encore à assurer une protection adéquate des centaines de raffineries de pétrole disséminées à travers le pays, ainsi que des autres installations industrielles liées au conflit. Résultat : avec ces frappes ukrainiennes, les automobilistes sont désormais confrontés à des pénuries d’essence...
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25/11 - "Refonder l’éducation au cinéma et à l’image" : le gouvernement annonce un plan de 15 mesures
Le gouvernement a annoncé mardi 25 novembre un plan de 15 mesures afin de "refonder l'éducation au cinéma et à l'image", promettant notamment de "multiplier" les classes à horaires aménagées spécialité cinéma et de doubler le nombre d'élèves qui bénéficient du dispositif "Ma classe au cinéma".
"La cible, c'est bien de permettre à nos élèves de s'éloigner du petit écran et de développer leur esprit critique en passant au grand", a rappelé le ministre de l'Education nationale Edouard Geffray lors d'un déplacement dans un cinéma puis un lycée de Créteil, déplorant que les jeunes soient "bombardés de contenus" sur smartphone "dont la médiocrité n'est pas à démontrer". "Nous allons faire entrer nos dispositifs dans une nouvelle ère", a affirmé lors de ce déplacement la ministre de la Culture Rachida Dati, qui promet par ailleurs que "dès 2026, 8 millions d'euros de moyens nouveaux seront engagés par le ministère de la Culture et le Centre national du cinéma et l'image animée" (CNC).Création d'un diplôme interuniversitaire d'éducation au cinéma
Parmi les 15 mesures, les ministres souhaitent notamment "qu'un élève sur trois, d'ici deux ans" bénéficie du dispositif "Ma classe au cinéma", a indiqué Edouard Geffray. Lancé à la fin des années 1980, il permet aux élèves d'aller au moins trois fois par an au cinéma avec leur classe. Deux millions d'élèves en bénéficient actuellement, grâce à un prix du billet préférentiel. Les ministres entendent arriver à 4 millions d'élèves.
Le gouvernement veut également "multiplier" les classes à...
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25/11 - La Chine profite des sanctions contre la Russie pour lui vendre au prix fort ses fournitures de guerre
Les exportateurs chinois ont nettement augmenté les prix des biens essentiels qu’ils vendent au secteur militaro-industriel russe, profitant de la dépendance accrue du Kremlin face aux sanctions occidentales. C’est la conclusion d’une étude récente de l’Institut des économies émergentes de la Banque de Finlande (Bofit), citée notamment par le Financial Times.
Selon celle-ci, les prix des produits soumis au contrôle des exportations expédiés depuis la Chine vers la Russie ont augmenté de 87 % en moyenne entre 2021 et 2024. À titre de comparaison, le prix de produits similaires expédiés ailleurs n’a augmenté que de 9 % sur la même période.
Par conséquent, ces hausses de prix restreindraient la capacité de Moscou à acquérir des technologies sensibles, alors même que la Russie parvient à contourner une partie des sanctions en s’appuyant sur des fournisseurs chinois. Un haut responsable occidental chargé des sanctions a confirmé cette dynamique au Financial Times. Il estime que le fait que des entreprises chinoises "exploitent" les acheteurs russes peut être considéré comme "un résultat plutôt positif". Selon lui, "augmenter le prix d’un bien de 80 % revient à presque diviser par deux ce que les clients peuvent réellement acheter"."Parfois il s’agit tout simplement de vol"
Alors que les échanges bilatéraux entre les deux pays sont passés de 146,9 milliards de dollars en 2021 à un niveau record de 254 milliards de dollars en 2024, le Bofit indique que cette hausse est principalement due à l’augmentation des prix...
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25/11 - Pas de voile ni de jeûne avant 16 ans : ce que proposent les sénateurs LR contre l’islamisme
Interdiction du voile et du jeûne avant 16 ans, lutte contre les mariages "forcés", laïcité dans le sport… Les sénateurs Les Républicains (LR) ont proposé une panoplie de mesures pour combattre "l’entrisme islamiste", dans un rapport consulté par l’AFP ce mardi 25 novembre.
Vingt-neuf sénateurs du groupe LR, sous la houlette de la sénatrice du Val-d’Oise Jacqueline Eustache Brinio, font plusieurs dizaines de propositions réparties en 17 chapitres, dans le but de "converger vers la nécessité d’un réarmement républicain global face à l’offensive islamiste".
Le rapport, révélé par Le Figaro et dont l’AFP a obtenu copie, reprend nombre de mesures phares de la droite, comme l’interdiction du port du voile pour les accompagnatrices de sorties scolaires, ou pour les mineures de moins de 16 ans. Une proposition proche de celle du chef des députés LR Laurent Wauquiez, qui avait déposé lundi une proposition de loi pour interdire le port du voile aux fillettes dans l’espace public, un texte dont la constitutionnalité est mise en doute par des juristes.Lutte contre les mariages "forcés"
Se fondant "sur une approche de protection de l’enfance", le rapport des sénateurs LR propose par ailleurs l’interdiction du jeûne...
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25/11 - Transparence des salaires : ce cauchemar qui se profile pour les DRH
Les salariés français sont paradoxaux, surtout en matière d’argent. Alors qu’ils ne supportent pas de dire combien ils gagnent, ils spéculent sans cesse sur les salaires de leurs collègues, des chefs, des nouveaux arrivants. Bientôt, ils ne pourront plus pratiquer leur sport national favori car la directive européenne sur la transparence salariale adoptée le 10 mai 2023 doit être impérativement transposée dans le droit français avant le 7 juin 2026. Elle impose aux entreprises d’au moins 50 salariés de nouvelles obligations en matière de transparence salariale, afin de garantir l’égalité de rémunération, notamment entre femmes et hommes, mais aussi entre les salariés d’une même catégorie.
Même si personne n’aura le droit de demander des informations sur le salaire de ses collègues, l’employeur devra mettre à la disposition du personnel les critères utilisés pour déterminer la rémunération, les niveaux de salaire et leur progression. Une révolution ? Claude Calmon, fondateur de Calmon Partenaires Group, plateforme de services dédiée au secteur de l’investissement, nuance : "Cela fait déjà dix ans que ça existe. Pour les centaines de milliers de personnes qui travaillent dans les entités financières déjà structurées comme les fonds d’investissement, il y a déjà des grilles de salaire".
Des fourchettes connues, un peu comme dans la fonction publique, même si ces deux univers sont aux antipodes l’un de l’autre. "Il ne faut pas se leurrer, les salariés se parlent et sont parfaitement au courant des rémunérations. Ils se...
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25/11 - Antisémitisme à l’université : ce sondage qui fait des vagues
Depuis le 18 novembre, la communauté universitaire est invitée à répondre à un sondage sur l’antisémitisme, à l’initiative du ministère de l’Enseignement supérieur. Officiellement, cette enquête doit permettre de "quantifier le phénomène" dans les universités et organismes de recherche. Mais sa diffusion provoque de vives réactions, au point de tendre un peu plus un milieu déjà fragilisé. Lundi 24 novembre, selon Le Monde, l’association France Université a adressé un courrier au ministère pour lui signaler "un certain nombre de problèmes dans la conception et les questions posées", annonçant qu’elle ne cautionnerait pas le sondage, un document de 44 pages réalisé par l’Ifop.
Largement relayé sur les réseaux sociaux, un courrier daté du 18 novembre et adressé aux chefs d’établissements les incite à diffuser aux enseignants et personnels administratifs un lien vers le questionnaire. Or certaines questions ont suscité l’inquiétude, "y compris auprès des responsables administratifs et juridiques", selon France Universités, notamment sur le respect du RGPD et la "neutralité de l’État".
Les personnes sollicitées doivent se prononcer sur le conflit israélo-palestinien, indiquer leur âge, fonction, région, mais aussi leur religion éventuelle ou leur proximité avec un parti politique. Confiée au Cevipof, le centre de recherches politiques de Sciences Po, cette étude consacrée à "l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur et la recherche", repose sur deux enquêtes, l’une menée auprès des étudiants, l’autre auprès des...
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25/11 - Narcotrafic : un tsunami européen
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25/11 - Ces trois jours où Donald Trump a fait vaciller le multilatéralisme
S’il n’est pas complètement mort, le multilatéralisme est KO debout, sous les coups des Américains, en cette fin novembre. Tout un symbole : après avoir frappé un bloc de bois pour clôturer le G20 qui se tenait dans son pays, le président sud-africain a transmis le 23 novembre son marteau à une chaise vide. Et pour cause : ni Donald Trump, qui boycottait ce sommet, ni aucun responsable américain n’étaient présents pour le traditionnel passage de relais à l’hôte du prochain rendez-vous, en 2026 : à savoir les Etats-Unis, qui comptent l'organiser dans un complexe de golf appartenant à la famille Trump...
"Le G20 arrive peut-être à la fin d’un cycle", a euphémisé sur place Emmanuel Macron, notant que cette instance "avait beaucoup de mal" à régler "les grandes crises internationales". De fait, si cette réunion, séchée par plusieurs autres dirigeants et minée par les rivalités politiques, s'est conclue par une déclaration commune, celle-ci se contente d’appeler à "une paix juste, globale et durable, au Soudan, en République démocratique du Congo, dans les territoires palestiniens occupés et en Ukraine".
L'Ukraine, évoquée au détour d'une phrase. Alors qu'au cours du même week-end, les dirigeants européens présents à Johannesburg s'étaient réunis en catastrophe pour discuter du "plan de paix" en 28 points présenté par les Américains aux Ukrainiens, qui reprenait la plupart des revendications du Kremlin, et équivalait à une capitulation pour Kiev.
Pour compléter ce triste tableau, à 8 600 kilomètres de là, au Brésil, où...
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25/11 - Budget 2026 : surtaxe sur les entreprises, petits colis… Le Sénat imprime sa marque sur le texte
Refus de la surtaxe sur les entreprises, gestes envers les collectivités locales… La droite sénatoriale a revu, lundi 24 novembre, la partie "recettes" du budget de l’État en y introduisant plusieurs économies. Repartant du texte initial du gouvernement — la copie des députés ayant été rejetée à l’Assemblée — les sénateurs ont parcouru la première partie du projet de loi de finances pour 2026.
Cette réunion était surtout synonyme de tour de chauffe avant l’examen du texte dans l’hémicycle, prévu à partir de jeudi et jusqu’au vote solennel du 15 décembre. A ce stade, seul le rapporteur général Jean-François Husson (Les Républicains) a pu proposer des amendements. "La cible de déficit à 4,7 % du PIB doit être tenue. Je m’y attacherai", a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse.
La copie sénatoriale s’écarte d’ores et déjà du projet Lecornu sur plusieurs volets, notamment en allégeant la fiscalité des entreprises. La contribution exceptionnelle sur les bénéfices, prévue pour rapporter 8 milliards en 2025, et dont le gouvernement a défendu le maintien dans l’espoir de récolter 4 milliards d’euros en 2026, a ainsi été supprimée. "Les entreprises françaises ne doivent pas être les victimes des errements budgétaires de l’État", a justifié Jean-François Husson.
Les commissaires aux Finances ont aussi voté une restriction de la taxe sur les holdings familiales proposée par le gouvernement, pour que celle-ci ne se limite qu’aux "biens somptuaires".Un cadeau aux collectivités locales
Autres mesures supprimées : les sénateurs ne...
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25/11 - "Les résistants russes nous donnent une leçon de courage" : nos lecteurs réagissent à l’actualité
Pour qui voter ?
Bruno Saintes, La Rochelle (Charente-Maritime)
Mais pour qui va-t-on pouvoir voter lors des prochaines élections nationales ? Pour des extrêmes aux programmes aussi fantaisistes qu’irréalistes et dangereux ? Un Parti socialiste qui persiste dans ses errements économiques (retraite, 35 heures, gratuité totale des soins, …) ? Des LR qui oublient un peu vite qu’ils ont été 14 à voter contre la réforme des retraites en 2023 et 25 pour sa suspension en 2025 ? Un bloc central dont on peine à déterminer les contours économiques et politiques ? L’absence de positions claires et compréhensibles de chacun de nos partis constitue le plus grand risque pour notre démocratie et pour la France. (Jordan Bardella, les affres de la jeunesse, L’Express du 20 novembre).Hommage aux résistants
Roger Moresco, Perpignan (Pyrénées-Orientales)
Bravo à vos deux journalistes pour leur article consacré aux résistants de l’ombre en Russie. Ils sont certes minoritaires au sein d’une population russe majoritairement acquise à Poutine et à son régime en raison d’une propagande intense, mais quelle leçon de courage ils nous donnent, eux qui risquent leur vie en permanence ! Comme l’ont fait pendant la Seconde guerre mondiale les résistants français, eux aussi minoritaires, mais farouchement attachés au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Depuis le premier jour de l’invasion, un drapeau ukrainien est présent dans mon appartement et il y restera jusqu’à la victoire finale car la démocratie finit toujours par triompher...
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25/11 - Plan de paix de Donald Trump : comment la Maison-Blanche trahit l’Ukraine
Le soi-disant plan de paix de Donald Trump pour l’Ukraine est venu confirmer les pires craintes nourries de ce côté-ci de l’Atlantique, où l’on soupçonne le président américain de vouloir s’entendre avec Vladimir Poutine sur le dos non seulement de Kiev, mais aussi de l’Europe entière. Au-delà du diktat révoltant imposé à l’Ukraine, qui n’a pourtant pas perdu la guerre imposée par l’agresseur russe, au-delà du parti pris pro-Poutine choisi par la Maison-Blanche, au-delà du peu de cas que Washington fait de l’avis de ses "alliés", c’est l’ensemble des projets de l’Union européenne pour asseoir son autonomie stratégique et garantir la sécurité européenne face à l’impérialisme poutinien que le projet percute de plein fouet. Plusieurs de ses dispositions sont orthogonales aux efforts déployés conjointement par les Etats membres de l’Union européenne et les autres alliés de Kiev (Royaume-Uni, Norvège, Canada…) pour aider le pays agressé à résister aux attaques de Moscou, alors qu’approche le quatrième anniversaire de l’invasion.
Le mémorandum a été concocté depuis la fin du mois d’octobre, dans le plus grand secret, par trois hommes : d’un côté, les émissaires de la Maison-Blanche Steve Witkoff, promoteur immobilier new-yorkais et partenaire de golf de Trump, et Jared Kushner, gendre du président, et de l’autre, l’envoyé spécial du Kremlin, Kirill Dmitriev. Cet économiste russe né à Kiev il y a 50 ans et formé à l’Université de Stanford et à la Harvard Business School aux Etats-Unis est depuis 2011 le PDG du fonds souverain russe,...
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25/11 - Ukraine, service national, budget… Ce qu’il faut retenir de l’interview d’Emmanuel Macron
Emmanuel Macron a accordé ce mardi 25 novembre un entretien à RTL, au cours duquel il a notamment appelé à ne pas se montrer "faible" face à la "menace" de la Russie, tout en excluant l’envoi de "nos jeunes en Ukraine", alors qu’il s’apprête à annoncer cette semaine l’instauration d’un nouveau service national volontaire.Un appel à ne pas se montrer "faible" face à la "menace" de la Russie
Dénonçant la guerre hybride menée par Moscou, le président a appelé à ne pas être "faible" face à la "menace" de la Russie qui a "une posture beaucoup plus agressive". "Nous aurions tort d’être faibles face à cette menace. Et donc si nous voulons nous protéger, nous Français, ce qui est ma seule obsession, nous devons montrer que nous ne sommes pas faibles avec la puissance qui nous menace le plus", a-t-il déclaré.
"Si nous sommes faibles en Ukraine, si on dit 'c'est plus notre problème, au fond, ils sont très loin', […] on va laisser tomber l’Ukraine", a prévenu Emmanuel Macron. "Ce jour-là, vous donnez un signal de faiblesse […] à la Russie qui, au fond, depuis dix ans, a fait un choix stratégique, c’est de redevenir une puissance impériale, c’est-à-dire d’avancer partout", a-t-il développé.
Le chef de l’Etat, qui participera dans l’après-midi à une réunion par visioconférence de la coalition des soutiens de l’Ukraine, a également affirmé que c’était "aux Européens de décider" comment utiliser les actifs russes gelés, que Donald Trump propose dans son plan de paix d’investir dans des projets menés par les Etats-Unis pour...
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25/11 - Etats-Unis : les Frères musulmans dans le viseur de Donald Trump
Le président américain Donald Trump a signé dans la soirée du lundi 24 novembre un décret enclenchant un processus au terme duquel les branches des Frères musulmans dans certains pays doivent être désignées comme "organisations terroristes étrangères".
Le texte publié par la Maison-Blanche note que les antennes des Frères musulmans "au Liban, en Jordanie et en Egypte", le pays où ce mouvement a été fondé en 1928, "commettent ou encouragent et soutiennent des campagnes de violence et de déstabilisation qui nuisent à leurs propres régions, à des citoyens américains ou à des intérêts américains".
C’est au chef de la diplomatie Marco Rubio et au ministre des Finances Scott Bessent qu’il reviendrait de mener à bout le processus de désignation. La classification comme "organisation terroriste étrangère" permet, outre la pression politique, de prendre une série de mesures financières et administratives : gel des avoirs, interdiction de transactions, interdiction d’entrée sur le territoire américain, etc.Interdiction dans plusieurs pays
Israël, allié des Etats-Unis, s’est félicité de cette décision du président Trump : "C’est important, non seulement pour Israël, mais aussi pour les pays arabes voisins qui ont souffert durant des décennies du terrorisme des Frères musulmans", a jugé sur X son ambassadeur auprès des Nations unies, Danny Danon, citant le Liban, l’Egypte et la Jordanie.
La confrérie des Frères musulmans, organisation transnationale implantée dans de nombreux pays, a longtemps été le principal mouvement...
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25/11 - L’Europe face au risque de désinflation : cette alerte que la BCE surveille de près
L’alerte vient d’un haut responsable économique français. Entre avril et août 2025, les importations en provenance de Chine dans la zone euro ont augmenté de 12 % par rapport à la même période l’année dernière, tandis que les prix à l’importation ont diminué de 8 %. "C’est, avec l’appréciation de l’euro face aux autres devises, l’un des risques d’inflation à la baisse les plus importants à mes yeux", explique-t-il.
Dans le contexte de la guerre commerciale lancée par les Etats-Unis, l’afflux de biens chinois vers le Vieux Continent a franchi un nouveau palier. "Nous avons, de manière structurelle, un déficit commercial vis-à-vis de la Chine, et celui-ci s’est fortement creusé au fil du temps", détaille Juliette Cohen, stratégiste chez CPR AM qui distingue deux phases d’accélération. La première autour de 2009-2010, puis une autre à partir de 2020, beaucoup plus marquée. Si bien que "la part de la Chine dans les importations de la zone euro est passée d’environ 5 % en 2000 à 16-17 % aujourd’hui", ajoute-t-elle. Un nouveau point de bascule a été franchi en novembre. Anthony Morlet-Lavidalie, économiste à l’institut Rexecode, a calculé, pour Les Echos, que l’excédent commercial de Pékin avec l’Europe avait pour la première fois dépassé celui avec les Etats-Unis sur les douze derniers mois.
Et ce n’est que le début. Avec des droits de douane de 47 % imposés à leurs produits envoyés vers le territoire américain, les entreprises chinoises vont continuer d’abreuver la trop conciliante Europe de leurs marchandises. Sans compter...
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25/11 - Volodymyr Zelensky "prêt à aller de l’avant" avec le plan américain pour mettre fin à la guerre
Les frappes continuent à l’est de l’Europe. L’Ukraine et la Russie ont toutes deux fait état, ce mardi 25 novembre, de frappes aériennes "massives" de l’ennemi sur leurs territoires respectifs, avec au moins trois morts recensés dans la région russe de Rostov et au moins six du côté ukrainien.
Ces nouvelles attaques aux missiles et aux drones interviennent alors que la Russie, qui a menacé d’intensifier les bombardements si Kiev n’acceptait pas le plan en 28 points du président américain Donald Trump pour mettre fin au conflit, a rejeté lundi une contre-proposition européenne à ce projet considéré comme largement favorable à ses intérêts.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump envoie son émissaire Steve Witkoff auprès de Vladimir Poutine à Moscou
⇒ La dernière version du projet de plan américain pour une résolution du conflit est "significativement meilleure" pour Kiev
⇒ Donald Trump assure être "très proche" d'un accord sur l'UkraineLes "principes" du nouveau projet américain pourraient conduire à des "accords plus profonds", estime Volodymyr Zelensky
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé mardi dans son adresse quotidienne que les "principes" d'un plan américain révisé pour mettre fin à la guerre avec la Russie pourraient conduire à des "accords plus profonds", mais et que "beaucoup dépend" désormais de Washington.
"Je compte sur une coopération active continue avec la partie américaine et avec le président (Donald) Trump. Beaucoup dépend de l'Amérique, car la Russie accorde la plus grande attention à la...
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25/11 - Langues régionales : le "tout-français" et ses contradictions
Que les âmes sensibles arrêtent dès à présent leur lecture, car la phrase qui suit pourrait provoquer chez elles un arrêt cardiaque. Vous êtes prêt ? Donc, voici : historiquement, la France est un pays multilingue. Ça va ? Personne n’a été obligé d’appeler les pompiers ? Alors ajoutons aussitôt cette précision capitale : la France est un pays multilingue qui s’emploie à toute force à devenir un pays monolingue. Une démarche empreinte de contradictions, comme vous allez pouvoir le constater.
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Un livre entier serait nécessaire pour illustrer l’hostilité profonde de l’Etat à l’égard du breton, de l’occitan, du normand ou des langues ultramarines. Aussi vais-je me contenter de rappeler ici l’essentiel, en m’inspirant des travaux du linguiste Michel Launey (1) :
1794 : Robespierre rédige un décret stipulant que tout fonctionnaire ayant recours à une langue autre que le français sera "condamné à six mois d’emprisonnement et destitué".
1882 : à une époque où la moitié environ des Français s’expriment dans une langue dite régionale, les lois Ferry les ignorent et font du français la seule langue de l’école et de la réussite sociale.
1999 : le Conseil constitutionnel juge contraire à la Loi fondamentale la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires.
2001 : le Conseil d’Etat refuse le financement sur fonds publics des écoles Diwan, dans lesquelles les cours ont lieu majoritairement en breton.
2006 : le...
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25/11 - France-Algérie : l’espionnage derrière la bataille du pétrole en 1971
Depuis l’été dernier, les relations entre la France et l’Algérie se dégradent de jour en jour. Derniers événements en date : les condamnations du journaliste français Christophe Gleizes et de l’écrivain Boualem Sansal à respectivement sept et cinq ans de prison. Et comme souvent dans ces moments de tensions, on essaye de regarder en arrière pour tenter de mieux comprendre l’actualité.
A L’Express, trois journalistes se sont penchés sur la relation ambivalente entre ces deux pays. Mais ils se sont intéressés à une histoire un peu particulière : celle des batailles d’espionnage.
Pour leur enquête, ils ont rassemblé de très nombreux documents dans des dossiers, classés par ordre chronologique. Des photos d’espions infiltrés, des preuves écrites de kidnappings, des archives sur des assassinats cachés… Ces dossiers contiennent tous les éléments pour faire le récit des guerres secrètes franco-algériennes.
Dans ce deuxième dossier, il y a d’abord un document dont on a déjà parlé hier : les accords d’Evian, signés en mars 1962.
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Cet épisode a été présenté par Charlotte Baris, écrit et monté par Solène Alifat et réalisé par Jules Krot.
Crédits : INA, Le Monde
Musique et habillage : Emmanuel Herschon/Studio Torrent
Logo : Jérémy Cambour
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25/11 - Un an après l’élection de Donald Trump, pourquoi la Bourse américaine est-elle au plus haut ?
Bad news is good news. Cette paradoxale devise rappellerait presque les glaçants oxymores orwelliens - "La guerre c’est la paix, la liberté c’est l’esclavage, l’ignorance c’est la force". C’est pourtant la boussole des marchés financiers depuis plusieurs années. Et avec le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, elle résonne encore plus fort. Ni les droits de douane à tout va, ni les menaces sur l’indépendance de la Réserve Fédérale, ni même le shutdown - le gel de l’activité des administrations américaines qui a perturbé la publication des données économiques - n’auront réussi à infléchir la tendance : l’indice S & P 500 a atteint de nouveaux records cette année et son gain depuis novembre 2024 dépasse 10 %.
Cette trajectoire n’a certes pas été linéaire. Le "Jour de la Libération", où Donald Trump a dévoilé sa liste de droits de douane prohibitifs – a provoqué une dégringolade historique le 2 avril. Mais la fébrilité n’a été que passagère. Rapidement, le président américain a rétropédalé, ouvrant la voie à la théorie, devenue fameuse, du "TACO". Rien à voir avec un plat mexicain, il s’agit là de l’acronyme de "Trump always chickens out". Autrement dit, Trump finit toujours par reculer.Une économie plus résiliente que prévu
Wall Street a ainsi appris à naviguer dans le maelström qui règne à Washington. Sa résistance a surtout rappelé un principe fondamental : le véritable moteur du marché n’est pas l’actualité elle-même, mais surtout la manière dont elle se compare aux attentes. Or, sur le plan douanier, le pire a été...
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24/11 - Réussir son management et son leadership : boostez votre carrière avec nos conseils et analyses
L'entreprise, c'est Janus. Des salariés réunis autour d'un objectif commun, défini par la direction et le marché. Côté pile, une stratégie, des normes, une organisation. Côté face, la gestion complexe de l'humain qui dépasse le cadre professionnel : c'est la hiérarchie confrontée à des choix. Manager ou non, chacun doit trouver sa place et ses clés d'analyse dans les rouages de cet univers, où le travail et le collectif en sont les matières premières. Télétravail, collaborateurs, organisation... L'Express vous accompagne dans votre rôle de manager et vous donne les clés pour affronter dans les meilleures conditions les problématiques d'aujourd'hui.
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24/11 - Etats-Unis : la justice annule deux inculpations téléguidées par Donald Trump contre ses bêtes noires
Une juge fédérale a annulé, ce lundi 24 novembre, deux inculpations téléguidées par Donald Trump, contre l’ancien directeur du FBI James Comey et la procureure générale de l’Etat de New York, Letitia James, cibles de la vindicte du président américain.
Donald Trump a maintes fois exprimé pendant sa campagne électorale sa volonté de se venger de tous ceux qu’il considère comme des ennemis personnels. James Comey, 64 ans, est devenu le 25 septembre la première de ces personnalités à être inculpée depuis son retour au pouvoir, avant Letitia James, 67 ans, le 9 octobre.
Une juge fédérale a invalidé lundi la nomination de Lindsey Halligan, la procureure choisie par Donald Trump, qui avait engagé ces poursuites, et prononcé en conséquence l’abandon des poursuites dans les deux dossiers. Lors d’une audience la semaine dernière, cette juge s’était montrée très sceptique sur la légalité de la désignation de la procureure, promettant de rendre une décision à ce sujet d’ici la fête de Thanksgiving, le 27 novembre.
La magistrate laisse néanmoins la possibilité au ministère de la Justice de présenter un nouvel acte d’accusation dans les deux affaires mais dans le cas de James Comey le délai de prescription des faits qui lui sont reprochés a expiré fin septembre. James Comey et Letitia James ont introduit d’autres recours en annulation des poursuites, arguant notamment du fait qu’elles étaient motivées par la seule "rancune personnelle" du président américain. La justice ne s’est pas encore prononcée sur ces arguments.Procureur...
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24/11 - Guerre en Ukraine : la Hongrie de Viktor Orban, premier soutien du plan de paix de Donald Trump
Un appui franc et massif à Donald Trump. Le Premier ministre hongrois Viktor Orban affiche son soutien au plan controversé proposé par le président américain pour mettre fin à la guerre en Ukraine. Annoncé la semaine dernière, ce projet en 28 points, dont la forme s’inspire du texte ayant permis de signer le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas à Gaza, inclut plusieurs mesures destinées à mettre fin au conflit meurtrier. Rédigé sans consultation des Européens, ce nouveau "plan Trump" prévoit par exemple la cession à Moscou de plusieurs territoires ukrainiens conquis par la Russie, ainsi que leur reconnaissance de facto par Washington. De faire craindre à Kiev – et aux principales puissances du Vieux Continent – une sorte de capitulation, près de quatre ans après de l’invasion russe de 2022.Empêcher le versement d’une nouvelle aide européenne
Eurosceptique, Viktor Orban n’a jamais cessé de mettre en avant ses liens avec le Kremlin. Au début de l’été 2024, il s’était ainsi déplacé à Moscou pour rencontrer Vladimir Poutine, sans demander l’accord du reste des 27 pays membres de l’Union européenne. L’épisode avait suscité l’ire de nombre de ses homologues sur le continent. Aujourd’hui, le Premier ministre hongrois les exhorte à adhérer sans réserve au projet américain pour mettre un terme à la guerre en Ukraine. "Les Européens doivent soutenir immédiatement et sans condition l’initiative de paix des Etats-Unis", a-t-il écrit samedi dans une lettre envoyée à Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission...
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24/11 - Plaintes en série, polémiques avec LFI… Les ondes de choc du sondage explosif de l’Ifop sur l’islam
De l’étude d’opinion aux conséquences judiciaires. Publié le 18 novembre dernier, un sondage de l’Ifop sur l'"état des lieux du rapport à l’islam et à l’islamisme des musulmans de France" a provoqué des réactions contrastées au sein de la classe politique. Commandée par la confidentielle revue Écran de veille, cette enquête a été ciblée par une partie de la gauche, en particulier par les élus de la France insoumise. Plusieurs parlementaires de la formation de Jean-Luc Mélenchon ont ainsi pointé du doigt ces travaux, les accusant de stigmatiser la communauté musulmane en France. "Ce sondage n’est ni fait ni à faire", a par exemple critiqué la cheffe de file LFI à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot, dimanche sur BFMTV.L’Ifop défend sa méthode
Que contient précisément ce sondage ? Les données de l’Ifop montrent que 80 % des musulmans se considèrent comme un individu "religieux", soit près de deux fois plus que la moyenne des croyants d’autres religions interrogés (48 %). Parmi les chiffres avancés dans le débat public, 30 % des musulmans âgés de moins de 25 ans se disent "extrêmement" ou "très" religieux – un pourcentage supérieur à celui d’autres tranches d’âge. Un jeune musulman sur quatre (24 %) affirme par ailleurs avoir de la sympathie pour la mouvance islamiste des Frères musulmans. Pour l’Ifop, ces résultats "révèlent […] une intensification des pratiques religieuses, un durcissement des positions sur les questions de mixité, et une sympathie croissante pour les courants radicaux de l’islam politique", écrit-elle...
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24/11 - IA : le secret de la renaissance de Google
La dernière grande percée dans l’IA ne vient ni d’OpenAI, le créateur de ChatGPT, ni du chinois DeepSeek ou du français Mistral. Mais d’un pionnier du Web que beaucoup pensaient en retrait face à ces nouvelles stars. Google, grâce à son dernier grand modèle de langage Gemini 3, caracole en tête de tous les classements de notation standards de l’industrie évaluant la capacité des IA dans l’écriture, la création d’images, les mathématiques ou encore le code informatique. Le père du célèbre moteur de recherche vante des capacités de "raisonnement de niveau doctorat" jamais atteintes par ses concurrents. Qui peuvent en effet avoir quelques sueurs froides.
Le succès de Google repose sur un atout maison. Le groupe mise plus que jamais sur ses "TPU", des puces électroniques que la compagnie a elle-même conçues pour optimiser l’entraînement de ses modèles. Une rareté dans l’écosystème, qui se fournit presque exclusivement en puces GPU Nvidia, produits aussi sophistiqués qu’onéreux qui permettent au fabricant d’atteindre 4 300 milliards de dollars de capitalisation boursière.
OpenAI, notamment, en est friand, et dépendant. Le créateur de ChatGPT tente bien de produire ses propres puces avec le fabricant Broadcom, mais ce chantier prendra du temps. Plus de dix ans se sont ainsi écoulés depuis les premières versions de TPU de Google. Ces puces lui permettent aujourd’hui des économies précieuses dans un secteur qui redoute l’explosion d’une bulle. Et des gains de performance spectaculaires. Un vrai coup d’avance, cette...
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24/11 - "Ces cinq entreprises valent plus que la Chine…" : le nouvel ordre mondial de l’innovation décrypté par Mehran Gul
C’est un fascinant tour du monde de l’innovation, de San Francisco, nouvelle capitale de l’IA, à la Corée du Sud, en passant par le Canada, l’Europe ou Singapour. Dans The New Geography of Innovation (William Collins, non traduit), Mehran Gul, spécialiste de la tech et des transformations digitales, est parti à la rencontre des entrepreneurs, chercheurs et investisseurs qui façonnent la planète de demain. Classé parmi les livres de l’année par le Financial Times, son essai analyse finement les forces et faiblesses des différentes régions. Il montre comment les Etats-Unis, en dépit des annonces très prématurées sur le déclin de la Silicon Valley, jouent toujours dans une ligue à part, tandis que la Chine a fait des progrès spectaculaires, de la recherche scientifique à l’IA, tout en étant le leader incontesté de la transition énergétique.
Dans un entretien à L’Express, Mehran Gul évoque les forces et faiblesses des deux superpuissances de l’innovation, et explique ce que l’Europe pourrait faire concrètement pour accélérer dans cette course. Mais il souligne aussi que de la Russie à l’Afrique, le reste du monde à du souci à se faire, tant il a pris du retard.
L’Express : On aurait pu penser qu’à l’ère du numérique et du télétravail, la géographie devienne moins importante. Mais vous soulignez à quel point elle reste clé en matière d’innovation…
Mehran Gul : On mentionne régulièrement les exemples d’entreprises comme Skype (Estonie), UiPath (Roumanie) ou Hugging Face (France). Mais le fait est que ces entreprises...
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24/11 - Epargne : le Livret A boudé par les Français avec des retraits records
Le livret A n’a décidément plus le vent en poupe. Les Français ont retiré 5 milliards d’euros de plus qu’ils n’en ont déposé sur leurs Livrets A et Livrets de développement durable et solidaire (LDDS) en octobre, selon les données publiées lundi 24 novembre par la Caisse des dépôts. Ce recul de 5,1 milliards d’euros, plus grosse décollecte pour un mois d’octobre, est lié à la baisse du taux de rémunération des deux livrets : alors qu’il se situait encore à 3 % début 2025, il a été ramené à 2,4 % le 1er février, puis à 1,7 % au 1er août. Le taux d’inflation pour la France, lui, est de 2,2 % au 17 octobre. L’encours total sur les deux produits atteint 601,7 milliards d’euros à fin octobre 2025.L’assurance-vie privilégiée
Les Français n’ont pas pour autant cessé d’épargner : leur taux d’épargne a grimpé à 18,7 % de leur revenu disponible au deuxième trimestre 2025, selon la Banque de France, un record depuis les années 1970, hors période du Covid. Les épargnants français ont ainsi déposé 14,9 milliards d’euros sur leurs contrats d’assurance-vie en septembre, le plus haut niveau pour un mois de septembre, selon France Assureurs.
En octobre, la collecte nette du Livret d’épargne populaire, réservé aux ménages modestes, a été tout juste positive avec 20 millions d’euros pour l’ensemble des réseaux. L’encours total atteint 80,7 milliards d’euros et n’a pas retrouvé le niveau atteint en avril avant un nombre important de fermetures au printemps pour les détenteurs dépassant le plafond de...
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24/11 - Sarkozy 2007 : le manuel de la conquête qui les inspire, de Gabriel Attal à Jordan Bardella
En cet automne 2024, Matignon est un vieux souvenir. Gabriel Attal n’est qu’un député parmi d’autres, jeté sous le bus par la dissolution d'Emmanuel Macron. L’ancien Premier ministre songe déjà à 2027. Il est sur le point de s’emparer de Renaissance, bébé du président. Un siège dans un quartier cossu de Paris, un compte en banque solide… Et c’est tout ! Le parti, en état de mort cérébral, n’a pas produit une idée depuis des lustres. En a-t-il déjà fourni ?
Gabriel Attal convie alors Emmanuelle Mignon à déjeuner. L’ancienne conseillère de Nicolas Sarkozy a transformé l’UMP en machine de guerre intellectuelle entre 2005 et 2007. C’est justement ce qui intéresse l’élu des Hauts-de-Seine, soucieux de solidifier le corpus de Renaissance. L’énarque lui décrit ces fameuses "conventions thématiques", à l’origine du projet de Nicolas Sarkozy. Comment les préparer ? Comment les médiatiser ? Gabriel Attal veut tout savoir de cette "méthode".
L’ancien Premier ministre rencontre aussi Franck Louvrier, à l’époque conseiller en communication du candidat UMP. Comment traiter la presse dans une présidentielle ? Faut-il privilégier certains médias ? Là encore, le maire de La Baule livre conseils et souvenirs au jeune député. Comme ces interviews accordées par Nicolas Sarkozy à toute presse spécialisée dépassant 5 000 lecteurs. Un formidable vecteur d’influence autant qu’un champ de mines. Une erreur… et tout un secteur professionnel s’étouffe."J’ai passé ma vie à rompre"
Certaines victoires tombent dans l’oubli. Elles sont le reflet d’une...
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24/11 - Au large du Royaume-Uni, ces incursions russes à répétition qui testent l’Otan
Les eaux territoriales britanniques semblent devenues des voies de navigation familières aux navires russes. Quelques jours après l’interception d’un bâtiment du ministère de la Défense russe, le Yantar, quelques semaines après celle d’un destroyer de 163 mètres lourdement équipé, le Koulakov, le secrétaire d’Etat à la Défense John Healey a annoncé dimanche 23 novembre que deux nouveaux bâtiments appartenant à la flotte de Moscou venaient d’être reconduits vers d’autres eaux. Après les avoir suivis au cours des deux dernières semaines, dans le détroit de Douvres et dans la Manche, le HMS Severn, un navire de patrouille de la Royal Navy, a escorté la corvette RFN Stoikiy ainsi que le pétrolier Yelnya vers les eaux internationales, où un bâtiment de l’Otan a pris le relais. Le ministre anglais a signalé une hausse de 30 % des incursions de navires russes dans les eaux britanniques au cours des deux dernières années.
La semaine passée, le Yantar, suspecté de cartographier les câbles sous-marins britanniques, avait été pris dans les filets de la marine britannique, mais non sans résistance. La frégate de la Royal Navy qui le suivait ainsi que plusieurs bateaux de la marine marchande ont vu leur GPS se brouiller. Les marins russes, selon les déclarations du ministre, ont même été jusqu’à diriger des faisceaux laser vers les pilotes de la Royal Air Force qui les survolaient. "Tout ce qui entrave, perturbe ou met en danger les pilotes aux commandes d’avions militaires britanniques est extrêmement dangereux", avait...
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24/11 - Jean-Michel Blanquer : "Ce n’est pas un hasard si la France est le pays le plus attaqué par les islamistes"
Il y a, entre les discours sans épaisseur des uns et les indignations litaniques des autres, les réflexions vivifiantes de Jean-Michel Blanquer. Preuve que politique et intellectuel ne sont pas encore tout à fait devenus des oxymores. Et parce qu’il ne faut "pas opposer les idées à l’action", l'agrégé de droit public n’a jamais cessé de s’instruire. Il a lu Bernanos, Bodin, Braudel, Camus, Du Bellay, Péguy. Les relit, souvent, car chacun affine un peu plus son regard sur la société, ses mouvements, ses altérations.
Il lui arrive parfois même de trouver chez ces témoins de l'autrefois des réponses aux crises qui traversent notre époque. L'ancien ministre de l'Education nationale, redevenu professeur à l'Université Paris-Assas, en a compilé quelques-unes dans Civilisation française (Albin Michel, 2025). Un ouvrage dense, qui dessine le croquis d'une France menacée par l'uniformisation des centres urbains, la désertion des bourgs, l'immigration incontrôlée, le communautarisme religieux, l'impotence de l'Etat, le déclassement sur la scène internationale. Autant de menaces qu'il est encore temps de combattre. Mais encore faut-il être correctement armé. Entretien.
L’Express : Vous avez choisi comme titre "Civilisation française". Quels en sont les fondations, les traits distinctifs ?
Jean-Michel Blanquer : La notion même de civilisation renvoie à la couche la plus profonde de l’histoire d’un pays. Fernand Braudel distingue trois temporalités : celle de l’événement, celle de l’époque — qui s’étend sur plusieurs...
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24/11 - Des votes thématiques sur des "priorités" : la nouvelle piste de Sébastien Lecornu pour éviter un blocage au Parlement
Un budget coûte que coûte, quitte à relancer une nouvelle "méthode" dans l’hémicycle. Lors d’une prise de parole depuis l’hôtel de Matignon ce lundi 24 novembre, le Premier ministre Sébastien Lecornu a appelé les différentes forces politiques à débattre et voter dans les prochaines semaines spécifiquement sur des priorités "absolues". L’objectif ? Trouver des compromis au Parlement avant la fin de l’année sur plusieurs grands domaines : le déficit, la réforme de l’État, l’énergie, l’agriculture, ainsi que la sécurité intérieure et extérieure. Ainsi, Sébastien Lecornu saisira "sûrement la semaine prochaine" l’Assemblée nationale et le Sénat d’un vote spécifique sur la défense, a indiqué Matignon.Nouvelles rencontres avec les formations politiques à Matignon
Cette déclaration intervient deux jours après le rejet, dans la nuit de vendredi à samedi, du projet de loi de finances (PLF) par les députés. Sur 405 voix exprimées, seul un député Liot, Harold Huwart, s’est prononcé pour l’adoption du budget. 84 autres députés se sont abstenus. Difficile, dans ces conditions, d’imaginer qu’un tel texte puisse recueillir suffisamment d’adhésion lors de son vote final pour être approuvé. "Les parlementaires doivent défendre le Parlement. Il y a quelque chose de stupéfiant, au fond, de voir certains parlementaires parler déjà de loi spéciale, d’échec, d’ordonnance, au moment où le Parlement peut se saisir de cette responsabilité historique", a dénoncé Sébastien Lecornu.
Le Sénat va...
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24/11 - Défense : à quoi pourrait ressembler un service militaire volontaire en France ?
Les jeunes vont-ils devoir se remettre au garde à vous ? Sur fond de guerre aux portes de l’Europe, Emmanuel Macron doit annoncer ce jeudi 27 novembre l’instauration d’un service militaire volontaire en France, à l'occasion d'un déplacement auprès de la 27e Brigade d'Infanterie de Montagne (BIM) de Varces, en Isère. Dimanche, La Tribune avançait que le président de la République allait proposer aux jeunes français âgés de 18 ans un service militaire basé sur le volontariat dès 2026.
Le chef de l'Etat a pris les devants en assurant mardi sur RTL qu'il ne s'agissait pas "d'envoyer nos jeunes en Ukraine", après la polémique sur les propos du chef d'état-major des armées, le général Fabien Mandon, qui avait estimé que le pays devait être prêt à "accepter de perdre ses enfants".
"Dans le monde où nous vivons fait d’incertitudes, d’une montée des tensions, si nous voulons véritablement être en sécurité, il faut dissuader l’autre de venir […] La France doit continuer d’être une nation forte avec une armée forte mais avec aussi une capacité de sursaut collectif", avait affirmé samedi dernier le chef de l’Etat, en marge du G20 à Johannesburg, en Afrique du Sud.
Interrogé par l’AFP il y a quelques jours, le ministère des Armées n’a pas souhaité s’exprimer sur les contours de ce service militaire et sa durée, tout comme son coût. Il y a des "travaux en ce sens", a simplement indiqué Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées dimanche sur franceinfo.
De son côté, La Tribune Dimanche avance quelques précisions : "Payés entre 900 et...
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24/11 - Huit mois avant la fin de sa mission, le Doge d’Elon Musk démantelé en catimini
Une fermeture aussi discrète que son ouverture fut fracassante. Institué par décret au premier jour de la seconde présidence Trump et piloté par celui qui était alors son précieux allié, Elon Musk, le Doge (de son vrai nom "département de l’efficacité gouvernementale") aurait cessé ses activités huit mois avant la fin prévue de son contrat, selon les déclarations de son directeur de la gestion du personnel, Scott Kupor, à Reuters. Ses fonctions ont été transférées à l’OPM (l’agence gouvernementale de ressources humaines). Scott Kupor a néanmoins tenu à préciser dimanche 23 novembre sur X que "les principes du Doge restent bien vivants : déréglementation, élimination de la fraude, du gaspillage et des abus, restructuration de la fonction publique fédérale, priorité accordée à l’efficacité."
Le Doge fut le symbole d’un assaut sans précédent mené contre les agences fédérales et leurs employés, dans l’objectif proclamé de colossales économies : 1 000 milliards de dollars à l’horizon de septembre dernier, selon les ambitions d’Elon Musk. L’une de ses plus retentissantes décisions fut la suppression de l’USAID, l’Agence américaine pour le développement international, active à travers le monde via des politiques de vaccination, de prévention du paludisme et de lutte contre le sida. D’abord réduite à peau de chagrin, elle a été fermée en juillet. Une étude menée par une épidémiologiste de l’université de Boston, Brooke Nichols, estime que plus de 600 000 personnes à travers le monde sont déjà mortes des suites...
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24/11 - Pourquoi l’Occident ne doit pas abandonner l’Afghanistan, par Pierre Bentata
J’ai rencontré Ahmad Massoud avant son intervention publique aux Rencontres de l’Avenir. Une conférence rendue possible par les efforts conjoints de Nicolas Bouzou, organisateur et président de l’événement, et de David Martinon, ancien ambassadeur de France en Afghanistan.
Durant une vingtaine de minutes, j’ai pu m’entretenir avec le fils du commandant Massoud, actuel leader du Front national de libération de l’Afghanistan. Et depuis cet instant, je n’ai qu’une idée : rédiger ce texte. Pour soutenir la cause qu’il défend. Pour rompre la solitude de son peuple. Pour exorciser aussi ce sentiment de lâcheté qui m’envahit et devrait toucher tous les Français, quand un homme combat là-bas pour des valeurs que nous ne défendons plus ici.
Dès son arrivée, il m’a impressionné. L’homme est souriant, chaleureux et attentionné, mais conserve une gravité et un profond sérieux. Le diplômé du King’s College et de la Royal Military Academy Sandhurst est concis, précis et direct. Il n’a pas le temps de s’éparpiller. Massoud est en mission, pour témoigner et interpeller. Pour nous réveiller en réalité.
En quelques minutes, il détaille la situation géopolitique de son pays. L’erreur du retrait américain sans concertation avec l’armée afghane et les forces de la coalition internationale, les vices des accords de Doha d’où est exclu le peuple afghan, la reconnaissance russe des talibans, le jeu trouble du Pakistan. Tout cela pour mettre en évidence une absence : la nôtre. L’Europe, ou plus précisément les partisans des valeurs de liberté,...
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24/11 - Choyée par Donald Trump, la Russie de Vladimir Poutine n’est forte que de la faiblesse européenne
Deux abstentions. Il aura fallu coup sur coup deux abstentions récentes de Moscou au Conseil de sécurité pour illustrer symboliquement la grande faiblesse géopolitique de la Russie ; d’abord en abandonnant le partenaire algérien face au Maroc et à ses alliés sur le dossier du Sahara occidental, ensuite faute de la moindre influence proche-orientale face au plébiscite du plan Trump pour Gaza.
Déjà l’attaque de l’Ukraine avait alerté sur l’isolement ou le manque d’influence alternative de Moscou. A trois reprises, de 2022 à 2024, l’Assemblée générale des Nations unies avait condamné l’offensive russe par plus de 140 voix contre 8 et une trentaine d’abstentions. Les abstentionnistes furent entre autres puissances la Chine, l’Inde, l’Arabie saoudite ou encore le Brésil, et les "alliés" des Etats minuscules, faillis, indigents ou déjà inféodés (Biélorussie). Rien qu’au Moyen-Orient, en moins de deux ans, Moscou a subi la perte du fidèle allié syrien, l’affaiblissement du partenaire iranien, et donc le plan américain pour Gaza dans lequel la Russie n’aura aucun rôle. L’Arabie saoudite a rejoint les Brics (à la cohérence archi douteuse) ? Elle vient surtout de demander une alliance militaire intégrée et des escadrilles de F-35 à Washington !
Sur le plan technologique, aucun investissement sérieux n’a été consenti par Poutine depuis 2000, les budgets de Recherche & Développement et de formation ingénieuriale sont sacrifiés, d’où un faible nombre de brevets déposés. Conséquence directe : depuis la déchirure du tissu...
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24/11 - Tensions entre la Chine et le Japon : ces missiles près de Taïwan qui inquiètent Pékin
La Chine a jugé lundi 24 novembre "dangereux" le projet réaffirmé du Japon de déployer des missiles sol-air sur Yonaguni, l’île nippone la plus proche de Taïwan, elle-même au cœur d’un regain de tension entre Pékin et Tokyo.
Le ministère chinois des Affaires étrangères a réagi à des propos tenus dimanche par le ministre japonais de la Défense Shinjiro Koizumi et rapportés par la presse, selon lesquels le projet d’installer ces missiles était "en bonne voie".
"Le déploiement d’armes offensives par le Japon sur les îles du sud-ouest voisines de Taïwan vise délibérément à créer des tensions régionales et à provoquer une confrontation militaire", a dit une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning, lors d’un point presse régulier. "Cette tendance, conjuguée aux propos erronés de la Première ministre (japonaise) Sanae Takaichi, est extrêmement dangereuse", a-t-elle déclaré."La Chine est déterminée"
La Chine et le Japon sont engagés dans une vive querelle depuis que la Première ministre japonaise a affirmé le 7 novembre que des opérations armées contre Taïwan pourraient justifier une intervention militaire japonaise pour défendre l’île. La Chine, qui revendique Taïwan comme faisant partie de son territoire, voit dans ces paroles une provocation.
"La Chine est déterminée et capable de défendre sa souveraineté territoriale nationale", a dit Mao Ning. "La Chine ne permettra jamais aux forces japonaises d’extrême droite de renverser le cours de l’histoire, elle ne permettra jamais les ingérences de la part...
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24/11 - En Belgique, une grève massive et "historique" contre le plan d’austérité du gouvernement
"La Belgique à l’arrêt : une paralysie inédite", titre le quotidien Le Soir. De son côté, La Libre Belgique évoque une "suspension de temps" doublée d’une "parenthèse historique". Trains supprimés, vols annulés, crèches fermées : la Belgique se prépare, ce lundi 24 novembre, à trois jours de grève contre les réformes envisagées par le gouvernement De Wever pour redresser les finances publiques, comparées à un "démantèlement social" par les syndicats.
Le mouvement dénonçant la "casse sociale" du gouvernement est organisé en trois temps. Les transports publics et les chemins de fer lancent le bal lundi. L’exploitant des chemins de fer belges, la SNCB, a prévu une circulation limitée à un train sur deux, voire un sur trois selon les lignes. Plusieurs Eurostar reliant Bruxelles à Paris ont également été annulés.
Ils doivent ensuite être rejoints, mardi, par les services publics : les crèches, administrations, hôpitaux… "Les enseignants se joindront aussi à la grève les 25 et 26 novembre, alors que le service public de Wallonie, le ministère de la Communauté française, les administrations locales et provinciales débrayeront pendant les trois jours. Le secteur de la santé devrait également prendre part aux protestations", précise Le Soir. Une grève interprofessionnelle est prévue mercredi. L’étendue précise des perturbations est encore incertaine.Un accord budgétaire trouvé
Hasard du calendrier ou non, un accord de gouvernement sur une trajectoire pluriannuelle d’économies budgétaires a été conclu dans la nuit de dimanche à...
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24/11 - Guerre en Ukraine : ce que contient la contre-proposition des Européens au plan américain
L’offensive européenne se dessine. Selon l’agence Reuters, Londres, Paris et Berlin ont rédigé une contre-proposition au plan de paix américain pour l’Ukraine, dévoilée dimanche 23 novembre. La première ébauche de Washington - rédigée sans les alliés européens - avait été rejetée en l’état par Kiev et jugée par nombre d’observateurs bien trop favorable à Moscou. La nouvelle mouture européenne publiée en intégralité sur le site de l’agence, ne rompt pas avec l’approche américaine, puisqu’elle en reprend la structure point par point. Mais le texte apporte quelques modifications.
Alors que les Etats-Unis et l’Ukraine ont affirmé dans la nuit de dimanche à lundi qu’un "futur accord" de paix "devra pleinement respecter la souveraineté" ukrainienne - après des pourparlers qualifiés de "constructifs" à Genève - la copie révisée du camp européen s’aligne sur ce principe en le réaffirmant explicitement : "La souveraineté de l’Ukraine doit être réaffirmée", déclare ainsi le premier point.
Vient ensuite une autre proposition : la conclusion d'"un accord de non-agression complet" entre la Russie, l’Ukraine et l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan) destiné à lever les zones grises des trente dernières années. Une formulation proche de celle du plan américain, mais avec un glissement notable : là où Washington mentionnait "l’Europe", les Européens inscrivent clairement "Otan".
Autre point très important : la troisième proposition du plan américain - qui suggérait...
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24/11 - De Citizen Kane à l’ère Musk : l’étonnante modernité d’Orson Welles revisitée par trois auteurs
"La Guerre des mondes", qui n’a pas entendu parler de cette émission mythique, diffusée le 30 octobre 1938, veille d’Halloween, sur les ondes de CBS ? Adapté du roman de l'écrivain britannique H. G. Wells, relatant "en direct" l’invasion du New Jersey par les Martiens, ce canular berna le public américain et provoqua un scandale notoire dûment repris par la presse du monde entier. Son auteur, Orson Welles (1915-1985), s’était déjà fait un nom sur les planches, à seulement 20 ans, avec sa mise en scène, entre autres, d’un Macbeth vaudou à Harlem, mais c’est bien cette "fantaisie" qui poussa le studio RKO à donner à ce débutant absolu carte blanche pour réaliser son premier film, Citizen Kane (1941), récit balzacien (la naissance, la fortune, la presse, le pouvoir, la déchéance) menacé d’interdiction par son modèle principal, William Randolph Hearst, redoutable magnat des médias.
C’est tout cela, ses douze longs-métrages achevés (La Splendeur des Amberson, Le Criminel, La Dame de Shanghai, Othello...) et les inachevés, ses compromissions ("danse de l’ours" sur les plateaux de télé ou autres clowneries pour financer ses films), ses prouesses d’acteur (Le Troisième Homme), etc., que nous livre Frédéric Bonnaud, maître d’œuvre d’un beau et passionnant ouvrage collectif My Name is Orson Welles (La Table Ronde, 464 pages, 44,50 €), à avaler avant ou après être allé voir l’épatante exposition éponyme à la Cinémathèque française, à Paris (jusqu’au 11 janvier).Servitude volontaire moderne
La guerre des mondes, c’est aussi...
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24/11 - Liban : qui était le chef du Hezbollah tué dans une frappe israélienne ?
Le Hezbollah libanais a confirmé dans la soirée du dimanche 23 novembre la mort du chef militaire Haitham Ali Tabatabai, qualifié par Israël de chef d’état-major de la formation pro-iranienne, dans une frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth, qui a fait cinq morts au total selon les autorités libanaises.
C’est le plus haut responsable du Hezbollah à être tué depuis la fin, il y a près d’un an, de la guerre meurtrière qui a opposé le mouvement islamiste à l’Etat-hébreu et dont il est sorti décapité.
Haitham Ali Tabatabai, présenté par l’armée israélienne comme "le plus important commandant du Hezbollah", avait été promu chef militaire du mouvement chiite après la mort des principaux responsables militaires de ce dernier durant la guerre avec Israël. Son nom reste largement inconnu du grand public libanais.Visé par des sanctions américaines
Selon une source proche de la formation pro-iranienne, Tabatabai était auparavant "responsable du dossier du Yémen" au sein du Hezbollah, qui soutient les rebelles houthis. Il avait également occupé des fonctions en Syrie où le mouvement islamiste soutenait militairement le pouvoir déchu de Bachar el-Assad, selon les Etats-Unis. Toujours selon cette source, Tabatabai était basé à l’étranger et était "revenu au Liban pendant la guerre". Son père est d’origine iranienne et sa mère libanaise, mais il a la nationalité libanaise, d’après la même source.
Les Etats-Unis ont imposé des sanctions contre lui en 2016, le désignant comme "terroriste". Le Trésor américain a offert...
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24/11 - Boualem Sansal : détention, Bruno Retailleau… L’écrivain gracié par l’Algérie sort du silence
Pour sa première prise de parole depuis sa libération par l’Algérie et son retour en France, l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal a assuré dimanche 23 novembre avoir toujours voulu "la réconciliation" entre les deux pays, en reconnaissant que sa parole était bridée par les enjeux diplomatiques.
"Je suis depuis toujours pour la réconciliation entre la France et l’Algérie", a déclaré Boualem Sansal dans le journal de 20h00 de France 2, en estimant que les deux pays avaient "raté le coche" après l’indépendance de l’ancienne colonie en 1962. "Soixante années sont passées, on est encore en train d’utiliser des discours de la guerre de libération", a-t-il déploré.
Sa parole est-elle bridée par les enjeux diplomatiques, lui a demandé le journaliste Laurent Delahousse ? "Oui, en quelque sorte, je ne vous parle pas de manière naturelle […], je contrôle chacun de mes mots", a-t-il concédé. "Je pense à Christophe Gleizes", journaliste français emprisonné en Algérie et qui sera jugé en appel le 3 décembre, a-t-il enchaîné.
🔴⚡️ "C'est compliqué. On a besoin de quelques jours pour mettre les mots exacts sur les événements"
Les premiers mots de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal après sa libération. #JT20h pic.twitter.com/cN0uAJoXrQ— Le20h-France Télévisions (@le20hfrancetele) November 23, 2025
Incarcéré en Algérie pendant un an pour certaines prises de position sur son pays natal, Boualem Sansal, 81 ans, a retrouvé la liberté le 12 novembre. Il a
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24/11 - L’IA broyeuse d’emplois, vraiment ? Un expert américain met à mal les scénarios catastrophes
Un "bain de sang" pour les cols blancs : c’est le scénario glaçant mis sur la table par Dario Amodei, PDG d’Anthropic, l’un des leaders mondiaux de l’intelligence artificielle. Au printemps dernier, ce jeune entrepreneur milliardaire avertissait que l’IA pourrait faire disparaître jusqu’à la moitié des emplois de bureau d’entrée de gamme et faire grimper le chômage à 10–20 % d’ici un à cinq ans. Dans le même temps, Sam Altman, patron d’OpenAI, estimait que le modèle universitaire pourrait devenir obsolète dans une dizaine d’années. Ces récits alarmistes relayés par la big tech laissent James Pethokoukis sceptique. Chercheur à l’American Enterprise Institute, passionné d’intelligence artificielle et convaincu de son potentiel économique, l’homme préfère s’en tenir aux faits. À ses yeux, ni les licenciements annoncés ces derniers mois, ni l’emballement médiatique ne suffisent à prouver que l’IA représente une menace existentielle pour les cadres.
L’auteur de la newsletter Faster, Please ! juge qu’en l’état, ni les performances réelles des IA, ni les données de productivité ne valident la thèse d’un raz-de-marée dévastateur. Même si aucun scénario dans un sens ou dans l’autre n’est à exclure complètement, précise cet expert en politique économique, en appelant à davantage d’humilité sur le sujet. James Pethokoukis ne croit pas davantage à l’existence d’une bulle financière autour de l’IA, ni même à la mise en place d’un revenu universel de base (UBI) appelé de leurs vœux par des acteurs de la tech afin de compenser les pertes...
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24/11 - Ukraine : la contre-proposition européenne au plan américain n’est "pas constructive", juge le Kremlin
A l’issue de négociations en Suisse ce dimanche 23 novembre, la Maison-Blanche a salué dans un communiqué commun avec la délégation ukrainienne des "pourparlers constructifs, concentrés sur l’objectif et respectueux, insistant sur l’engagement commun de parvenir à une paix juste et durable". Les discussions de Genève, officiellement closes, se sont tenues sur la base du projet de plan en 28 points du président américain Donald Trump visant à mettre fin au conflit provoqué par près de quatre ans d’invasion russe. Résultat : les Etats-Unis et l’Ukraine ont affirmé qu’un "futur accord" de paix "devra pleinement respecter la souveraineté" de Kiev. Un premier pas.Les infos à retenir
⇒ Pour le Kremlin, la contre-proposition européenne au plan américain pour l'Ukraine n'est "pas constructive"
⇒ L’Europe devra donner son accord à tout plan de paix, prévient Friedrich Merz
⇒ Volodymyr Zelensky salue les avancées des pourparlers mais dit qu’une "paix réelle" nécessite "beaucoup plus"Pour le Kremlin, la contre-proposition européenne au plan américain pour l'Ukraine n'est pas constructive
Le Kremlin a indiqué ce lundi que la contre-proposition européenne à un plan américain en 28 points pour mettre fin à la guerre en Ukraine n'était pas constructive et ne convenait pas à la Russie.
"En ce qui concerne les plans qui circulent, ce matin (lundi) nous avons appris l'existence d'un plan européen qui, à première vue, n'est pas du tout constructif et ne nous convient pas", a déclaré le conseiller diplomatique de Vladimir Poutine,...
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24/11 - Une France bâtie sur le mensonge finira par s’effondrer, par Philippe Silberzahn
Pourquoi la France peine-t-elle autant à réformer son modèle économique alors que les signaux d’alarme se multiplient depuis des décennies ? La réponse ne réside pas uniquement dans les contraintes objectives – vieillissement démographique, concurrence mondiale, endettement – mais dans un mal insidieux : le mensonge collectif sur notre situation réelle.
Les ravages du mensonge dans une société ont été brillamment décrits par Alexandre Soljenitsyne dans le contexte de l’URSS des années 1970. Le dissident russe identifiait quatre de ses effets destructeurs. D’abord, la dissolution de la vérité comme repère commun. Lorsque les faits perdent leur valeur, lorsque les statistiques sont manipulées et les discours officiels deviennent pure mise en scène, la société flotte dans une irréalité qui la coupe du monde. Ensuite, la corruption intérieure des individus. En acceptant de répéter ce qu’ils savent faux, les citoyens perdent leur intégrité et leur capacité de jugement. Le troisième effet touche le lien social : dans un climat généralisé de mensonge, la confiance s’évanouit. Chacun soupçonne l’autre de dissimuler, de feindre. Enfin, le mensonge possède un pouvoir destructeur sur le système lui-même. Une société bâtie sur le mensonge finit par s’effondrer, rattrapée un jour par le réel.
La France de 2025 offre une illustration préoccupante de ces mécanismes. Depuis des décennies, le pays accumule des déficits structurels tout en maintenant un discours rassurant. Les signaux d’alarme sont minimisés ou attribués à des facteurs...
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24/11 - Infiltration, assassinats ciblés… L’espionnage français pendant la guerre d’Algérie
Depuis l’été dernier, les relations entre la France et l’Algérie se dégradent de jour en jour. Derniers événements en date : les condamnations de l’écrivain Boualem Sansal et du journaliste français Christophe Gleizes à respectivement cinq et sept ans de prison. Et comme souvent dans ces moments de tensions, on essaye de regarder en arrière pour tenter de mieux comprendre l’actualité.
A L’Express, trois journalistes se sont penchés sur cette relation ambivalente entre les deux pays. Mais ils se sont intéressés à une histoire un peu particulière : celle des batailles d’espionnage.
Pour leur enquête, ils ont rassemblé de très nombreux documents dans des dossiers, classés par ordre chronologique. Des photos d’espions infiltrés, des preuves écrites de kidnappings, des archives sur des assassinats cachés. Ces dossiers contiennent tous les éléments pour faire le récit des guerres secrètes franco-algériennes.
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Cet épisode a été écrit par Solène Alifat, présenté par Charlotte Baris, monté par Emeline Dulio et réalisé par Jules Krot.
Crédits : INA, France 5
Musique et habillage : Emmanuel Herschon/Studio Torrent
Logo : Jérémy Cambour
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Pour aller plus loin :
Boualem Sansal : la France, l’Algérie et le supplice chinois
Algérie : "Tous les ingrédients...
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24/11 - Au Mali, l’étau djihadiste se resserre : Bamako ne tient plus qu’à un fil
Depuis l’été dernier, leur avancée semble inexorable. "Aujourd’hui, les djihadistes sont présents partout au Mali", assure Mohammed A. Pour ce marchand touareg, qui commerce entre Bamako, Tombouctou et Kayes, croiser leur chemin au cours de ces longues traversées du Sahel est devenu une sorte de "routine". "Malheureusement, quand on n’a pas le choix, on finit par s’habituer à tout", lâche-t-il, résigné, au bout d’une ligne téléphonique instable.
"Le plus souvent, ils se déplacent à motos, ils arrêtent les convois de marchandises, parfois pour les brûler, parfois pour se servir, et ils contrôlent les transports de voyageurs", précise ce père de famille, qui avoue tout de même avoir eu "la peur au ventre" plusieurs fois en les voyant. Fin octobre, les djihadistes ont annoncé que "tous les axes autour de Bamako" seraient désormais considérés comme des "zones de guerre" et ont imposé la séparation entre hommes et femmes dans les transports.
"Ils sont aussi présents dans les villes, comme à Tombouctou, où, habillés en civils, ils font de la surveillance et tentent d’accroître leur influence sur les populations", poursuit-il, assurant qu’il est lui-même régulièrement approché pour rejoindre leurs rangs dans un contexte économique de plus en plus tendu.
Ces dernières semaines, mieux valait ne pas avoir besoin d’un médecin
Historiquement implanté dans le nord et le centre du pays, le Groupe de soutien de l’islam et des musulmans (GSIM), la filiale sahélienne d’Al-Qaeda, étend désormais son influence vers l’Ouest, tout...
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23/11 - Laurent Obertone, Papacito, Zoé Sagan… Laura Magné, l’éditrice de l’ombre qui ne s’excuse de rien
Laura Magné ne se rend que rarement à Paris. D’ailleurs, elle n’a pas prévu d’y venir de sitôt. Ou le dit-elle pour s’épargner une rencontre avec L’Express ? Au téléphone, la jeune femme de 34 ans fuit les anecdotes, n’entre pas dans les détails, ampute certaines réponses d’un "vous voyez ce que je veux dire". C’est que notre interlocutrice ne sait pas, dit-elle de son accent chantant du Sud-Ouest, "à quelle sauce [elle va] être mangée". Méfiance de mise. Surtout, la très discrète éditrice, qui opère d’ordinaire côté coulisses, n’a pas pour habitude de faire étalage de son parcours. C’est pourtant elle que l’on retrouve derrière la plupart des auteurs les plus controversés de la décennie, en tête desquels l’essayiste star de la mouvance libertarienne et d’extrême droite Laurent Obertone, avec qui elle a cofondé les éditions indépendantes Magnus, suivi de près par le virulent vidéaste Papacito, condamné pour injures homophobes et incitation à la violence, ou encore Marsault, dessinateur à la mine acide qui, lorsqu’on le sollicite, ne cache pas sa hâte de "[nous] voir tous au chômage".
C’est encore elle qui fut à l’origine de la publication de Transmania, petit phénomène de librairie (23 000 exemplaires vendus selon Edistat) signé des féministes désormais proches de l’orbite identitaire Marguerite Stern et Dora Moutot. Elle aussi, à la barre de l’édition de Suspecte, ouvrage signé Zoé Sagan, un personnage inventé par le publicitaire Aurélien Poirson-Atlan et considéré comme l’un des principaux artisans, au sein de la...
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23/11 - Kirill Dmitriev, l’homme de Poutine dans l’ombre des négociations pour le plan de paix en Ukraine
Derrière le plan de paix américain en 28 points dévoilé jeudi 20 novembre, se cache un nom rarement cité ouvertement : celui du Russe Kirill Dmitriev. Peu connu du grand public mais bien installé dans les réseaux du pouvoir russe, ce financier de 50 ans est l’un des principaux artisans du document qui reprend les lignes rouges de Moscou sur l’issue du conflit en Ukraine. Aux côtés de l’homme d’affaires américain Steve Witkoff, il serait l'un des architectes de la feuille de route américaine repoussée par Kiev qui l'a jugée trop favorable à la Russie.
Né en 1975 à Kiev, Kirill Dmitriev évite toutefois de se présenter comme Ukrainien. Le média indépendant russe The Bell souligne qu’il préfère se définir comme "enfant de l’Union soviétique". A noter que sa naturalisation russe, survenue au début des années 2000, reste entourée de zones d’ombre : selon plusieurs sources, le renseignement militaire russe (GRU) aurait facilité sa transition au moment où commençait son ascension dans la finance.
À la fin des années quatre-vingt, Kirill Dmitriev suit sa famille aux États-Unis. Diplômé de la prestigieuse université de Stanford, il passe brièvement en tant que stagiaire par le cabinet de consultants McKinsey, qui lui permet de poursuivre un cursus à Harvard. Il entame sa carrière en tant que principal associé dans la société d’investissement Delta Private Equity Partners dont l’un des fonds - Delta Capital Fund - est connu pour avoir été l’une des sociétés les plus rentables dans l’histoire financière russe. Il dirige...
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23/11 - "Poutine a déjà sa nouvelle guerre en Europe à l’esprit" : l’avertissement d’Andreï Kozovoï, spécialiste de la Russie
Sa grand-mère, muse du prix Nobel de littérature Boris Pasternak, a inspiré le personnage de Lara dans Le Docteur Jivago, ce qui lui a valu deux déportations. Ses parents ont fait connaissance au goulag, avant de réussir à quitter l'Union soviétique dans les années 1980 pour s'installer en France, où son père Vadim, poète et traducteur, est devenu l'ami de René Char ou Henri Michaux.
Dans Les Exilés (Grasset), Andreï Kozovoï revient sur l'incroyable histoire de sa famille, qui résume à elle seule l'évolution de la Russie sur près d'un siècle. Aujourd'hui professeur à l'université de Lille, ce spécialiste d'histoire russe et soviétique se montre très pessimiste sur la guerre en Ukraine, tout en assurant que Vladimir Poutine souffre d'un complexe d"infériorité. Entretien.
L’Express : Votre grand-mère a inspiré le personnage de Lara dans Le Docteur Jivago de Boris Pasternak. Pourquoi ce roman a-t-il tant gêné le pouvoir soviétique à l’époque de sa sortie, en 1957 ?
Andreï Kozovoï : Il faut revenir sur les origines de cette histoire. Ma grand-mère maternelle, Olga Ivinskaïa, grande passionnée de poésie, rencontre Boris Pasternak en 1946 dans les locaux de la revue Novy Mir. Il est pour elle un dieu vivant. A l’époque, le personnage de Lara n’existe pas dans la première mouture du Docteur Jivago. Il a un coup de foudre pour elle, alors qu’il est marié. Ils vivent une histoire passionnelle, mais en 1949, elle est arrêtée. Staline organise alors une purge sociale, une campagne contre les "cosmopolites sans patrie" -...
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23/11 - Israël frappe Beyrouth contre le "chef d’état-major du Hezbollah", faisant un mort et 21 blessés
Israël a annoncé dimanche avoir mené une frappe visant le chef d'état-major du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, après que Benjamin Netanyahou a juré de "faire tout le nécessaire" pour empêcher un renforcement du mouvement pro-iranien. Cette attaque, la cinquième contre ce bastion du Hezbollah dans la capitale depuis le cessez-le-feu entre Israël et le mouvement islamiste entré en vigueur fin novembre 2024, a fait un mort et 21 blessés, selon les autorités libanaises.
Dans cette zone densément peuplée, la frappe a touché les troisième et quatrième étages d'un immeuble de neuf étages, autour duquel des ambulances se sont rassemblées tandis que des secouristes inspectaient les appartements, a constaté un journaliste de l'AFP. Le Hezbollah a confirmé qu'une de ses "personnalités" était visée, sans préciser son identité ni si elle avait été tuée, ce que n'ont pas non plus fait les autorités israéliennes et libanaises.
Le président libanais Joseph Aoun a appelé la communauté internationale à "intervenir sérieusement et avec force pour mettre fin aux attaques contre le Liban" menées par Israël. Le bureau de Benjamin Netanyahou a annoncé dans la foulée que sur ordre du Premier ministre, l'armée israélienne venait d'"attaquer au cœur de Beyrouth, le chef d'état-major du Hezbollah qui a dirigé le renforcement et l'armement de l'organisation terroriste".
Benjamin Netanyahu "a ordonné l'attaque sur recommandation du ministre de la Défense et du chef d'état-major", a ajouté son bureau. L'armée...
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23/11 - Voter Mélenchon au premier tour ? Gare au piège de l’intransitivité, par Gérald Bronner
Le principe de transitivité s’enseigne au collège en classe de mathématiques. Il énonce que si un premier élément est en relation avec un second, et que ce second est en relation avec un troisième alors le premier est aussi en relation avec le troisième. On peut le dire de l’égalité par exemple ou de la supériorité : si a > b et si b > c alors a > c. Ce principe a été considéré comme un axiome de la rationalité par nombre d’économistes car si vous préférez un bien A à un bien B et un bien B à un bien C alors vous devriez préférer, si vous êtes raisonnable, A à C.
Seulement voilà, la vie politique nous conduit parfois à des choix qui sont intransitifs, c’est-à-dire qui ne respectent pas le principe, pourtant logique, de transitivité. L’une des premières réflexions à ce sujet nous vient du grand Condorcet. Dans son Essai sur l’application de l’analyse à la probabilité des décisions rendues à la pluralité des voix, il remarquait que, dans certaines conditions, lorsqu’un groupe délibère et doit choisir entre plusieurs options, il peut arriver que la majorité produise un résultat incohérent, même si chaque électeur raisonne logiquement. Supposons, par exemple, que dans un groupe de 100 personnes, 35 préfèrent A à B et B à C ; 33 préfèrent B à C et C à A ; 32 préfèrent C à A et A à B. En comparant les options deux à deux, on obtient des majorités claires : A bat B (67 voix contre 33) B bat C (68 contre 32), mais C bat A (65 contre 35) ! La majorité affirme donc à la fois que A est plus désirable que B, que B est...
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23/11 - En Russie, tout étranger doit désormais servir dans l’armée pour obtenir un permis de séjour
C’est désormais officiel. Ecrit noir sur blanc. Depuis la signature de l’oukase n° 821 par le chef d’Etat russe, Vladimir Poutine, le 5 novembre 2025, la règle est la suivante : tout homme étranger âgé de 18 à 65 ans devra s’engager dans l’armée pour espérer obtenir un permis de séjour ou une naturalisation en Russie. Un contrat d’un an est théoriquement requis. Dans la pratique, il lie le soldat jusqu’à la fin de l'"opération militaire spéciale" en Ukraine - une durée donc indéfinie.
Si elle semble désormais gravée dans la juridiction russe, cette stratégie n’est pas nouvelle. Depuis les premiers mois de la guerre, des témoignages ont évoqué des pressions exercées sur des migrants originaires du Caucase ou d’Asie centrale. Certains travaillaient dans la restauration ou comme chauffeurs de taxi, rapporte Le Monde. Alors que leur statut précaire - absence de papiers d’identité à jour, renouvellement difficile de titre de séjour - les rendait vulnérables sur le sol russe, des centaines auraient été menacés d’expulsions s’ils refusaient de signer un engagement militaire. Dans certains cas, des personnes migrantes sans papiers auraient été placées dans des centres de rétention et sommés de "choisir".
Avec l’oukase 821, le système officieux est entériné et le champ de personnes concernées élargi. En effet, tout homme vivant déjà en Russie et souhaitant s’y établir durablement est désormais visé. Concrètement, si le candidat veut obtenir un permis de séjour ou déposer une demande de naturalisation, il devra présenter l’un...
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23/11 - A Lisbonne, l’impressionnante flambée des prix de l’immobilier : "Le problème, ce n’est plus Airbnb"
A l'approche des élections municipales portugaises, organisées le 12 octobre dernier, un sujet revenait en boucle dans les discours de tous les candidats : le logement, le logement, le logement. Il faut dire que le pays est dans une situation délicate. Au deuxième trimestre 2025, Eurostat a enregistré une hausse des prix de 17,2 % en glissement annuel. Il s'agit, de loin, de la plus forte augmentation du continent (+5,4 % en moyenne), mais aussi de la plus forte hausse qu'a connue le pays depuis la crise de 2008.
Alors que Paris s'enthousiasme de la timide reprise du marché après deux années d'atonie (la France enregistre, elle, une hausse de 0,5 % en glissement annuel), Lisbonne frissonne. Lors de la précédente mandature, Filipa Roseta était l'élue à la chambre municipale en charge du Logement et de la Construction à Lisbonne. Avant de retrouver les bancs de l'école d'architecture où elle enseignait avant de prendre ses fonctions, elle a accepté de raconter les dynamiques qui rendent le marché immobilier portugais si inhospitalier... et de démonter quelques stéréotypes.
L’Express : D'après une étude publiée en octobre 2025 par la Commission européenne, le Portugal fait partie d'une minorité de pays membres où les prix de l'immobilier ont doublé depuis 2015. Les derniers chiffres font état d'une accélération alarmante de cette hausse, notamment dans la capitale, Lisbonne. Comment l'expliquer ?
Filipa Roseta : C'est un phénomène multifactoriel, évidemment, mais à Lisbonne, le problème principal, c'est...
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23/11 - Et si nous dépensions mal notre argent ? La leçon d’investissement de Morgan Housel
Faut-il s’offrir un studio à Paris ou un pavillon à La Rochelle ? Mettre de l’argent de côté ou dépenser sans compter ? Autant de questions financières qui nous occupent le jour, et nous hantent parfois la nuit. Dans The Art of Spending Money (2025, non traduit), l’investisseur Morgan Housel explique comment dépenser intelligemment, loin des recettes miracles. L’auteur du best-seller La Psychologie de l’argent (Valor, 2022) — vendu à plus de 8 millions d’exemplaires dans le monde — nous invite d’abord à une forme d’introspection philosophique : qu’est-ce qui motive chacune de nos dépenses, des plus futiles aux plus fastes ? Le désir ? Le conformisme ? L’avidité ? Pour ce spécialiste de la finance comportementale, inutile de prétendre aborder nos dépenses sous un angle purement rationnel : si construire sa richesse peut relever de savants calculs, la manière dont nous dépensons notre argent, elle, n’a rien d’une science exacte. Il s’agit davantage d’un art, personnel, intime, révélateur de notre rapport à nous-mêmes, aux autres, à nos proches. Et, au fond, à la manière dont nous voulons mener notre vie. Car, souligne-t-il, "ce qui apporte de la joie à une personne peut laisser une autre complètement indifférente".
Dès les premières pages, l’ancien chroniqueur au Wall Street Journal s’attaque à la grande question qui nous obsède tous : l’argent peut-il acheter le bonheur ? "Oui", répond-il. Dépenser de l’argent peut-il nous rendre plus heureux ? "Oui. Mais…". Car, bien sûr, il y a un "mais" : ce qui compte, explique...
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23/11 - "Bureaucrates, sadomasochisme et vélos volés" : au cœur d’une saga politico-judiciaire au Danemark
"Toute cette affaire est complètement absurde", s’agace un chroniqueur du média danois centre droit Berlingske. De son côté, le Copenhagen Post semble se délecter de ce "polar nordique" qu’il résume en quelques mots : "bureaucrates, sadomasochisme et vélos volés." Le 5 novembre 2025, tous les yeux étaient braqués sur le tribunal de Lyngby, au nord de Copenhague. Ce dernier a ordonné le versement de 20 000 couronnes (soit environ 2 700 euros) à l’ancien patron du renseignement militaire danois (FE), Lars Findsen, pour atteinte à sa vie privée.
En cause : une réunion confidentielle, en janvier 2022, au cours de laquelle le chef du renseignement intérieur (PET), Finn Borch Andersen, aurait dévoilé aux responsables politiques des éléments intimes de sa vie, affirmant notamment que Lars Findsen volait des vélos pour les échanger contre des services sexuels sadomasochistes. Des accusations spectaculaires, mais impossibles à étayer.
La cour les a jugées fausses, illégales et offensantes, et donc largement injustifiables - même au nom de la sécurité nationale. Alors que le parquet a fait appel, ce verdict rouvre une plaie que le gouvernement aimerait refermer au plus vite. Le PET lui est désormais suspecté d’avoir manipulé les responsables politiques pour faire surveiller Lars Findsen.
Cette affaire "découle de l’une des sagas politiques et juridiques les plus extraordinaires de l’histoire récente du Danemark : le fameux "scandale FE", résume le Copenhagen Post.Un partenariat secret entre le FE et l’agence...
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23/11 - Marché de l’art : Soulages, une cote qui flambe mais des estampes encore abordables
Il y a maintenant trois ans, le 25 octobre 2022 précisément, la France perdait l’un de ses plus grands artistes, Pierre Soulages. Mondialement réputé pour ses grandes toiles baptisées Outrenoirs, où les aplats de ladite couleur jouent avec la lumière, ce peintre a fait l’objet de nombreuses expositions dans les plus grandes institutions culturelles, tant en Europe qu’en Asie ou aux Etats-Unis. Jusqu’au 11 janvier, une présentation originale lui est consacrée au musée du Luxembourg, à Paris, puisqu’on y expose pour la première fois près de 130 de ses œuvres sur papier. Des gouaches, fusains, encres, mines de plomb ou brous de noix.Des toiles à plusieurs millions de dollars
C’est aujourd’hui l’artiste français qui atteint dans les ventes aux enchères, comme en galerie, les prix les plus élevés. Pourtant, il est encore possible d’acheter ses estampes à des tarifs accessibles mais peut-être plus pour très longtemps car elles aussi ne cessent de se valoriser.
La cote de Pierre Soulages est en effet très soutenue. En 2021, chez Sotheby’s à New York, un tableau intitulé Peinture 195 x 130 cm, 4 août 1961, considéré comme exceptionnel par son mélange de noir et de rouge, a été adjugé 20,2 millions de dollars. Même si elles n’atteignent pas toutes ce montant astronomique, ses toiles, qui passent régulièrement aux enchères, se vendent très cher. Il faut souvent compter plus d’un million d’euros pour celles de dimension moyenne mais les grandes œuvres spectaculaires vont bien au-delà, atteignant...
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23/11 - La nouvelle version du plan américain reflète "la plupart des priorités clés" de l’Ukraine, selon Kiev
Des responsables ukrainiens, américains et européens se retrouvent, dimanche 23 novembre, en Suisse pour discuter du plan de Donald Trump pour l'Ukraine, qui fait craindre à Kiev une capitulation forcée mais ne constitue pas, selon Washington, une offre finale.
Salué par Moscou, ce plan en 28 points suscite une grande inquiétude à Kiev car il reprend plusieurs exigences clés de la Russie, à savoir que l'Ukraine lui cède des territoires, accepte de réduire la taille de son armée et renonce à intégrer l'Otan. Il offre cependant des garanties de sécurité occidentales à Kiev pour prévenir toute nouvelle attaque russe.
Le président Volodymyr Zelensky a estimé dimanche que le plan américain visant à mettre fin à la guerre avec la Russie pouvait inclure les "perspectives ukrainiennes", après des réunions en Suisse entre Ukrainiens, Américains et Européens. Il avait repoussé vendredi ce plan, que Donald Trump et Vladimir Poutine le pressent d'accepter, assurant qu'il allait proposer des "alternatives" aux Américains.
16h47La nouvelle version du plan américain reflète "la plupart des priorités clés" de l'Ukraine, selon Kiev
La nouvelle version du plan américain visant à mettre fin à la guerre en Ukraine reflète "la plupart des priorités clés" de Kiev, a estimé dimanche l'un des membres de la délégation ukrainienne aux pourparlers à Genève. "La version actuelle du document, bien qu'elle en soit encore aux dernières étapes de son approbation, reflète déjà la plupart des priorités clés de l'Ukraine", a déclaré sur...
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23/11 - "C’est un doigt d’honneur à la jeunesse" : le budget 2026 passé au crible par Christelle Morançais
Ancienne entrepreneuse devenue patronne de région, Christelle Morançais, courageuse responsable attachée à la réduction des dépenses publiques pour les uns, "Thatcher des Pays de la Loire" pour les autres, bouillonne en voyant les nombreuses nouvelles taxes votées dans le cadre du budget 2026. La vice-présidente d’Horizons, le parti d’Édouard Philippe, s'indigne d'une situation catastrophique et d'un pays où personne dans le champ politique ne semble être plus responsable de rien. Entretien d'une militante probusiness qui assume sa radicalité.
L’Express : Dans une tribune publiée dans L’Express, plus de 1 000 chefs d’entreprise s’alarment des trouvailles toujours plus audacieuses des parlementaires pour mettre sur pied de nouvelles taxes. Vous qui avez été cheffe d’entreprise avant d’être responsable politique, les comprenez-vous ?
Christelle Morançais : Bien sûr ! Ça fait 40 ans que nos entreprises encaissent des politiques "anti-compétitivité" sans rien dire. En France, une certaine doxa de gauche, dominante dans la presse et à l’université, adore détester les patrons et les entreprises. C’est commode, ça évite de voir la réalité en face. Mais ce temps-là est fini. Nos entreprises doivent se rebeller, et c’est ce qu’elles commencent à faire. Les emplois, les salaires, la compétitivité, le modèle social… Ce sont elles et leurs 21 millions de salariés qui les financent massivement, et personne d’autre. Le monde économique doit peser beaucoup plus fortement sur le débat public. Ce qui est en train de se passer à...
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23/11 - Terres rares : Gina Rinehart, la "Trumpette" d’Australie qui défie la Chine
De quoi parlaient-ils ? Impossible de le savoir avec certitude. Mais pour l’un comme pour l’autre, le business n’est jamais très éloigné du plaisir, même le temps d’une soirée. Surtout quand elle se déroule à Mar-a-Lago, la fastueuse demeure floridienne de Donald Trump. En plein shutdown le plus long de l’histoire du pays, le républicain y a tenu fin octobre une réception d’Halloween sur le thème de Gatsby le Magnifique. Ambiance costumes trois-pièces, robes à paillettes, plumes et colliers de perles. Plusieurs photos de la soirée ont filtré. Au premier plan de l’une d’elles figurent, tout sourire, le secrétaire d’Etat Marco Rubio, sa femme Jeanette, et l’ex-vedette de Fox News Jeanine Pirro, nommée cet été procureure de Washington sur demande du président américain. Ce dernier, attablé à l’arrière, affiche un air sérieux. Il fixe un document que Gina Rinehart, en tenue noire et blanche, penchée au-dessus de son épaule, pointe du doigt. View this post on Instagram
A Mar-a-Lago, la personne la plus riche d’Australie joue à domicile - ou presque. Elle y vient en voisine depuis l’achat à Palm Beach, en 2023, de deux propriétés via des sociétés liées à sa famille. Grande fan de Donald Trump, elle a participé à sa soirée électorale victorieuse en novembre 2024, ainsi qu’à son investiture à la Maison-Blanche en début d’année. Une solide amitié s’est nouée entre eux. Fructueuse, aussi. Le tout bien aidé par le contexte géopolitique et la volonté des pays occidentaux - Etats-Unis en tête - de desserrer...
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23/11 - "J’allais toquer chez Sylvain Tesson sans m’annoncer" : Philibert Humm, les facéties d’un promeneur pas si solitaire
Poutres apparentes, pageot perché sur une mezzanine de guingois, planisphère et bibelots d’un autre temps avec, en guise de dernière acquisition, un vélo de l’armée suisse datant de 1935. Le studio qu’habite Philibert Humm à Strasbourg-Saint-Denis, à Paris, ressemble à ses livres : c’est le repaire d’un aventurier de proximité, toujours prêt à partir explorer les recoins les plus insolites de la province. Humm s’était révélé grâce à deux récits de voyage coécrits avec son ami de jeunesse Pierre Adrian : Le Tour de la France par deux enfants d’aujourd’hui (2019), remake contemporain du classique des écoles de la IIIe République ; puis La Micheline (2021), tournée des grands-ducs à la recherche de bars et de bistrots restés dans leur jus. Après ces sympathiques apéritifs, c’est en solo qu’il a donné la pleine mesure de son talent, déployant toute sa verve et sa fantaisie là où Adrian est plus intimiste et mélancolique. Dans Les Tribulations d’un Français en France (2021), Humm trouvait l’exotisme près de chez nous – la Toscane à Clisson et Rome à Autun, les Caraïbes en Corse ou l’Amazonie en Auvergne. Il a ensuite signé le roman le plus amusant de la dernière décennie : dans Roman fleuve (prix Interallié 2022), épaulé par deux compagnons pas fortiches, il remontait les boucles de la Seine sur un canoë de fortune ayant soi-disant appartenu à Véronique Sanson. Cette sorte de version française de Trois Hommes dans un bateau de Jerome K. Jerome lui a permis de toucher le grand public en dépassant largement les 100 000...
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23/11 - Le plan de Donald Trump pour la paix en Ukraine torpille les ambitions de l’Europe
Si l’objectif de Donald Trump, en dégainant son soi-disant plan de paix pour l’Ukraine, était de contrarier les Européens, il n’aurait pas pu faire mieux. Plusieurs dispositions du mémorandum sont orthogonales aux efforts déployés par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne et les autres alliés de Kiev pour aider le pays agressé à résister à Moscou.
Les réactions horrifiées et indignées des diplomates et experts dans les capitales européennes disent le choc causé par la publication des 28 points du projet américain. Car c’est l’ensemble des projets de l’Union européenne pour asseoir son "autonomie stratégique" et garantir la sécurité européenne face à l’impérialisme poutinien qui est percuté de plein fouet par le plan Trump, concocté en secret par l’émissaire américain Steve Witkoff et son homologue du Kremlin, Kirill Dmitriev.
Cinq points en particulier sont douloureux pour les Européens, du moins la grande majorité d’entre eux (la Hongrie pro russe de Viktor Orban, hostile à l’aide à l’Ukraine, a applaudi aux propositions de Washington). Au-delà du diktat imposé à l’Ukraine, qui est en lui-même révoltant du point de vue européen, ces points d’inquiétude montrent le peu de cas que Donald Trump fait de la sécurité du Vieux continent et des intérêts de ses alliés.
Primo, le plan prohibe le stationnement de militaires des pays de l’Alliance atlantique en Ukraine. Or, Français et Britanniques, en toute transparence avec les Américains, ont mis sur pied depuis l’été une "Coalition des volontaires" regroupant...
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22/11 - "Un texte plat", "la bonne direction"... Que contient le projet d’accord final de la COP30 validé ce samedi ?
Le front des pays émergents et pétroliers s’est révélé insurmontable : alors que les négociations de la COP30 au Brésil se sont prolongées samedi après deux semaines chaotiques de sommet en Amazonie, les Européens se sont résignés samedi à accepter un accord mondial à la COP30 qui ne reprend qu’a minima leurs demandes sur la sortie des énergies fossiles, préférant ce compromis à un échec total du multilatéralisme.
"Nous devons le soutenir car, au moins, il nous emmène dans la bonne direction", a déclaré le commissaire européen Wopke Hoekstra au climat après une nuit de négociations et une réunion de coordination avec les Vingt-Sept.Que contient le projet final d’accord ?
Le projet final d’accord ne contient pas de mention explicite des énergies fossiles, selon le texte publié samedi. Or, la combustion du pétrole, du gaz et du charbon sont largement responsables du réchauffement planétaire. Le texte n’appelle à accélérer l’action que de façon "volontaire", et ne fait qu’une référence simplement indirecte à la sortie des énergies fossiles, en rappelant le consensus de la COP28 à Dubaï, et sans écrire les mots explicitement. Ce qui est loin du plan un temps réclamé par plus de 80 pays européens, latino-américains ou insulaires - particulièrement menacés par la montée des eaux.
Le texte, doit qui encore être entériné par consensus lors d’une séance de clôture samedi à Belém, appelle à tripler les financements pour l’adaptation climatique des pays en développement sur les dix prochaines années, par rapport à l’objectif actuel de...
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22/11 - Sommet du G20 : comment l’Afrique du Sud tire parti de l’absence des Etats-Unis
Le sommet du G20 s’est ouvert ce samedi 22 novembre en Afrique du Sud, dans un contexte particulier. Pour la première fois de son histoire, soit depuis 1999, il se tient sur le continent africain. Mais pour la première fois aussi, un président américain, en l'occurrence Donald Trump, a décidé de le boycotter, accusant sans fondement l'Afrique du Sud de mener un "génocide" contre la population blanche sud-africaine, ainsi que d’autres dirigeants comme le Chinois Xi Jinping (représenté par son Premier ministre Li Qiang), l'Argentin Javier Milei (représenté par son ministre des Affaires étrangères) ou la Mexicaine Claudia Sheinbaum. D’après Le Grand continent, seuls 13 dirigeants sur 19 sont présents - le G20 regroupe 19 pays, plus l’Union européenne et l’Union africaine, représentant 85 % du PIB mondial et les deux tiers de la population mondiale.
Les tensions entre Pretoria et Washington ne sont pas près de s’apaiser, puisque le ministre sud-africain des Affaires étrangères Ronald Lamola a annoncé à la presse ce samedi que le président Ramaphosa ne transmettra pas la prochaine présidence du G20 "au chargé d’affaires des Etats-Unis" comme c'était censé être le cas, en raison de l’absence de Donald Trump. "Les Etats-Unis sont un membre du G20 et s’ils veulent être représentés, ils peuvent toujours envoyer quiconque de rang approprié", a-t-il ajouté.Une ambition et des succès
Mais qu'importe : ces bouderies n'ont pas démotivé le président d’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa, qui souhaite faire du sommet un moyen de...
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22/11 - Comment les écrans piègent aussi les plus de 70 ans : entre désinformation, arnaques et achats compulsifs
Il y a parfois des petits problèmes techniques, dans les émissions de Nicole. Certains de ses "shows" sur les réseaux sociaux coupent tout seuls, elle ne sait pas bien pourquoi. Quand elle se prend en selfie au sortir du lit, ou en train de se passer du fond de teint, le cadre n’est pas toujours bien tenu, c’est vrai. Et alors ? A 74 ans, Nicole est ce qu’on appelle une "influenceuse seniors". A cet âge, ne pas connaître toutes les subtilités des réseaux sociaux n’est pas un problème : cela fait partie du personnage. Cette ancienne esthéticienne bretonne s’est lancée dans la production de contenus "beauté" en 2012, pour fuir l'ennui de la retraite. Un pari fou, alors qu’à l’époque, les comptes de maquillage sont tous tenus par des femmes nées en même temps que ses petites-filles. Au début, ses proches s’étonnent de la voir s’amuser autant derrière les écrans. Ils lui disent que cela ne va pas durer, que c’est une mode, et elle, elle s’accroche, piquée par ce passe-temps que l’on voudrait réservé aux jeunes.
Près de 14 ans plus tard la voilà à la tête d’un des comptes Instagram seniors les plus suivis de l’Hexagone. Une quasi-professionnelle du smartphone. Les grandes marques de cosmétiques la courtisent, la paient même, pour parler de leurs produits. Avec le temps, ses prises de vues se sont améliorées, mais la recette est restée la même : des petites vidéos face caméra, quelques photos entre amis sans prise de tête, et un montage souvent sommaire, une simplicité qui a conquis plus de 450 000 abonnés sur toutes...
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22/11 - Budget 2026 : après le rejet par l’Assemblée nationale, quelles sont les prochaines dates-clés ?
Après le rejet du projet de budget de l'Etat pour 2026 à l'Assemblée nationale en première lecture, le texte est transmis au Sénat et le calendrier budgétaire s'affine. Délais très contraints, allers-retours entre Assemblée et Sénat, examen en parallèle du projet de budget de la Sécurité sociale... Voici les dates-clés des prochaines semaines au Parlement.Budget de l'Etat (PLF)
- Jeudi 27 novembre : début de l'examen du Projet de loi de finances (PLF) dans l'hémicycle du Sénat.
- Jeudi 4 décembre : vote au Sénat sur la partie "recettes" du PLF.
- Vendredi 5 décembre : début de l'examen au Sénat de la partie "dépenses" du PLF.
- Lundi 15 décembre : vote solennel au Sénat sur l'ensemble du PLF.
- A partir du 15 décembre : convocation d'une commission mixte paritaire (CMP) réunissant sept députés et sept sénateurs afin de chercher une version de compromis du texte (date à confirmer). S'il y a un accord, un vote sur les conclusions de CMP devra être programmé à l'Assemblée et au Sénat. Dans le cas contraire, une nouvelle lecture du PLF devra être organisée à l'Assemblée puis au Sénat. L'Assemblée pourra ensuite être saisie en lecture définitive.
- Vendredi 19 décembre : date limite théorique pour déposer un projet de loi spéciale prolongeant le budget 2025 aux premiers mois de 2026 (mais l'examen du PLF peut se poursuivre).
- Mardi 23 décembre : expiration le soir à minuit du délai de 70 jours d'examen au Parlement, fixé par la Constitution pour le PLF. Le gouvernement peut procéder par ordonnances à partir de cette date,...
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22/11 - Eric Roussel : "De Gaulle avait en lui une dose de machiavélisme sans laquelle il n’aurait jamais réussi"
Jean Monnet, Charles de Gaulle, Georges Pompidou, Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand, ou encore Pierre Mendès-France qu’il a rencontré deux jours avant son décès… Autant de monstres politiques au destin hors-norme disséqués par le génial Eric Roussel dans des biographies qui se dévorent comme un roman du XIXe. L'ouvrage magistral que lui a commandé Gallimard et qui raconte l’homme du dix-huit juin, a été couronnée par plusieurs prix, et a fortiori, par l’estime de la patronne honoraire de L’Express, Françoise Giroud qui, alitée au moment de sa parution, a carrément fait découper l’ouvrage jugé trop imposant, en trois parties ! Deux décennies plus tard, Eric Roussel est de nouveau sacré ; par le jury du prix de la Biographie politique cette fois-ci, pour son dernier ouvrage, Jusqu’au bout de la nuit (Perrin, 2025). Une biographie qui dénote, pour l’essentiel, par le personnage qu’elle raconte : Jacques Benoist-Méchin, cet "ultra" de la collaboration sous Vichy, antithèse, peut-être, du résistant Pierre Brossolette dont le parcours a lui aussi été raconté par l’ancien journaliste.
Pour la petite histoire, L’Express avait, voila une quarantaine d’années, proposé à Eric Roussel de brosser le portrait de cet intellectuel homosexuel, passé de la gauche qui lit Proust à l’extrême droite collaborationniste fascinée par l’ordre et la figure de l'homme providentiel. Le projet n’a pas abouti, mais l’envie de raconter ce personnage aux "milles vies", si unique en son genre n’a jamais quitté celui qui entre-temps, a...
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22/11 - Face à Vladimir Poutine et Xi Jinping, l’Europe est en guerre... et elle ne le sait pas
Les Norvégiens viennent de descendre un bus électrique "made in China" dans les tréfonds d’une mine sous une montagne pour tester, sans interférence extérieure, la possibilité qu’il soit rendu inopérant par une action télécommandée. Bingo ! Ils ont découvert qu’une simple carte SIM permet au constructeur Yutong, ou à un hacker ayant pénétré son système informatique, d’actualiser le logiciel du bus depuis son quartier général de Zhengzhou et donc, en théorie, de stopper le véhicule à volonté.
L’affaire a suscité la panique au Danemark et au Royaume-Uni, qui utilisent eux aussi des bus Yutong pour leurs transports publics. Elle est symptomatique de l’innocence et de la naïveté des Européens face aux menaces posées par les puissances autoritaires. L’Europe est la cible d’une guerre secrète qui bat son plein. Beaucoup de ses responsables politiques et de ses habitants l’ignorent ou ne veulent pas la voir.
En témoignent les réactions outragées qui ont suivi ces derniers jours les propos du chef d’état-major des armées françaises, le général Fabien Mandon, sur la nécessaire "force d’âme pour accepter de nous faire mal pour protéger ce que l’on est", y compris le cas échéant en acceptant de "perdre ses enfants". Rien que de banal pour un chef militaire chargé de défendre la nation en temps de guerre contre les malfaisants qui la prennent pour cible.
Car l’histoire des bus Yutong n’est qu’un exemple parmi des dizaines d’autres. Le mois dernier, un groupe de parlementaires européens a alerté la Commission européenne sur la...
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22/11 - Ce que l’on sait de l’étonnante rencontre entre Donald Trump et Zohran Mamdani à la Maison-Blanche
Une bromance inattendue. Vendredi, le président américain Donald Trump et le prochain maire démocrate de New York, Zohran Mamdani, récemment élu, se sont rencontrés dans le bureau Ovale de la Maison-Blanche. Une rencontre qualifiée de cordiale par les observateurs présents et lors de laquelle, malgré leurs divergences politiques, ils ont assuré qu’ils travailleraient en bonne intelligence, notamment sur la question du coût de la vie."Un excellent maire"
"Je pense, je l’espère, que vous allez avoir un excellent maire. Plus il réussira, plus je serai content. […] Nous allons l’aider à réaliser le rêve de tout le monde, avoir un New York fort et très sûr", a déclaré le président américain - qui avait pourtant qualifié Zohran Mamdani de "communiste fou" et d'"imbécile" à plusieurs reprises pendant la campagne municipale, tandis que ce dernier qualifiait le président de "despote". "On a dit de moi des choses bien pires que despote. Donc ce n’est pas si insultant que ça. Peut-être qu’il changera d’avis", a réagi Donald Trump à une question à ce sujet de l’un des journalistes présents.
Devant les journalistes, Donald Trump, lui-même new-yorkais, a selon l’AFP presque semblé prendre sous son aile le socialiste démocrate de 34 ans. Comme le souligne le Washington Post, cette entente est allée à l’encontre "de presque toutes les attentes de leurs électorats respectifs", Donald Trump affirmant même qu’il se sentirait enfin à l’aise de retourner vivre à New York avec ce nouveau maire. Zohran Mamdani, lui, a déclaré avoir...
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22/11 - L’exposition à voir : Jean Gaumy, le grand témoin d’un monde maritime menacé
Il est né près de Royan, en Charente-Maritime, il y a soixante-dix-sept ans, mais c’est en Normandie, sur le littoral du pays de Caux, qu’il a jeté l’ancre en 1995, là où, aujourd’hui, une rétrospective lui est consacrée, après celle présentée cet été au Musée national de la marine, à Paris. Dans l’ancienne sécherie des morues qui abrite les Pêcheries, musée de Fécamp, Jean Gaumy et sa gueule burinée de terre-neuvas sont ici chez eux. Au côté d’Aurélien Arnaud, le commissaire de l’exposition, le photographe trimballe sa dégaine de baroudeur de cimaise en cimaise, commente, dans un débit de mitraillette, les images qu’il a saisies à bord des chalutiers, au fond d’un sous-marin nucléaire, lors d’une exploration des pôles, ou, plus récemment, au pied des falaises de la côte d’Albâtre. Il parle trop, "comme souvent le font les grands timides", mais, assure-t-il, au cours des reportages qu’il a réalisés au fil des décennies, il a toujours su "[s]’effacer" pour témoigner du quotidien des gens de mer, "aller au-delà de la seule représentation du visible". Ce qui l’intéresse avant tout ? La confrontation de l’être humain avec son environnement, le rapport de force, parfois déséquilibré, entre l’homme et l’océan.
De Tintin à la boucane. La fascination de Jean Gaumy pour le monde maritime remonte à l’enfance quand, à l’âge de 10 ans, il s’adonnait à la pêche, dévorait L’Etoile mystérieuse, Vingt-mille lieues sous les mers ou Moby Dick et découvrait au cinéma Nanouk l’Esquimau. A ses débuts, au sein de l’agence Gamma, qu’il rejoint, en...
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22/11 - Après 125 heures de débats houleux, l’Assemblée rejette à la quasi-unanimité le budget de l’Etat
Fait inédit dans la Ve République : la quasi totalité de l'Assemblée a rejeté dans la nuit de vendredi à samedi le budget de l'Etat, un vote sans surprise mais qui augure mal son adoption avant la fin de l'année. Après 125 heures de débats parfois houleux sur la fiscalité du patrimoine, ou celle des grandes entreprises, 404 députés ont rejeté la partie "recettes" du texte (un pour, 84 abstentions), emportant ainsi l'ensemble du projet de loi, sans même étudier la partie "dépenses".
Les groupes de gauche et le RN ont voté contre, ceux du camp gouvernemental se sont divisés entre votes contre et abstentions. Seul à voter pour, le député du groupe centriste Liot Harold Huwart. "Je veux un budget pour la France. Je ne comprends pas par quelle logique vous arrivez à trouver une majorité sur chaque article et une unanimité contre le texte.(…) C’est inouï, inédit. Heureusement que le ridicule ne tue pas, on aurait 577 morts à déplorer", avait expliqué l’élu centriste avant le vote.
L'Assemblée avait déjà rejeté en 2024 le budget de l'État, de manière inédite sous la Ve République. Mais c'est une première qu'il le soit avec une telle ampleur."Travail utile"
Si elle a vu dans le "plus long débat budgétaire" de la Ve République, un "travail utile", la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a aussi déploré un "certain nombre de mesures inconstitutionnelles, irréalistes ou inapplicables". Sur X, elle a dénoncé l'"attitude cynique" des "extrêmes", se disant cependant "convaincue" de la possibilité d'un compromis.
Le...
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22/11 - Plan de paix pour l’Ukraine : Kiev discute avec Paris, Londres et Bruxelles des "prochaines étapes"
Volodymyr Zelensky a repoussé vendredi le plan américain qui vise à mettre fin à près de quatre ans d'invasion russe, perçu à Kiev comme très favorable au Kremlin, assurant qu'il ne "trahirait" pas son pays. Son homologue russe Vladimir Poutine a de son côté menacé de poursuivre les conquêtes en cas de refus.
Le plan demande notamment à Kiev de céder des territoires à la Russie, renoncer à intégrer l'Otan, réduire ses forces armées et organiser des élections dans la foulée. Donald Trump a fait nettement pression vendredi pour que l'Ukraine souscrive à son projet, si possible sous une semaine, en lançant qu'il "faudrait bien" que ce plan convienne à Kiev.
L'Ukraine et ses alliés européens s'activent samedi pour trouver dans l'urgence une réponse au plan américain. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a annoncé que les dirigeants européens présents à Johannesburg pour le sommet du G20 se réuniraient samedi à ce sujet.
12h46L'Ukraine va entamer des "consultations" en Suisse avec les Américains sur un "futur accord de paix" avec Moscou
L'Ukraine va mener prochainement des pourparlers en Suisse avec les Etats-Unis pour discuter du plan de Donald Trump pour mettre fin à la guerre avec la Russie, a annoncé samedi un haut responsable ukrainien. "Dans les prochains jours, nous lancerons en Suisse des consultations entre de hauts responsables ukrainiens et américains sur les paramètres possibles d'un futur accord de paix", a indiqué sur Facebook Roustem Oumerov, à la tête du Conseil de...
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22/11 - TikTok : enquête sur ces influenceurs islamistes qui envahissent la plateforme
"Cinq métiers qui sont harâm, mais vous pensez qu’ils sont halal". Face caméra, Nabil.bnc liste les professions qui sont selon lui "haram", interdites par la religion musulmane, et non "halal" - autorisées. Dans un TikTok cumulant plus d’1,3 million de vues, l’influenceur cite notamment les "caissiers ou caissières" : "Vous serez amené à faire passer des produits comme de l’alcool, du porc, du poulet pas halal. Tous les aliments qui sont harâm et que vous faites passer pour la consommation des gens ne sont pas autorisés". Selon lui, la profession de "chauffeur routier dans l’alimentaire" est également proscrite, ainsi qu’une partie de l’avocature (les avocats défendant un coupable devant "user de stratagèmes"). Il n’est pas non plus conseillé de travailler dans une banque ("les intérêts, en islam, c’est totalement harâm") ou encore "dans les champs de vigne" (qui contribuent à la production du vin).
Avec ses plus de 591 000 abonnés, Nabil.bnc fait partie d’une génération d’influenceurs qui a fait de l’interprétation radicale de l’islam son fonds de commerce. Pour obtenir la faveur de l’algorithme, leur recette est simple : des discours clivants, souvent extrêmes, qui déclenchent des émotions fortes auprès du public, et entraînent beaucoup de réactions.
En mai, un rapport sur les Frères musulmans commandé par le gouvernement a mis en garde contre "les prédicateurs 2.0". Selon ses auteurs, ces influenceurs constitueraient à présent "un facteur majeur de diffusion de l’islamisme", devenant un lien "entre les...
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22/11 - Du budget à 2027, la gauche anti-Mélenchon peine encore à s’accorder
Les députés de gauche ferraillent pour l’unité ? Qu’ils jettent un œil vers le Jardin du Luxembourg ! Là-bas au moins, les sénateurs n’envisagent pas de disséminer des chausse-trapes sur le chemin de leurs partenaires. Mieux : le 18 novembre dernier, le socialiste Patrick Kanner, l’écologiste Guillaume Gontard et la communiste Cécile Cukierman se sont affichés ensemble pour marquer l’arrivée du PLFSS au Sénat. A la chambre haute, le bloc de gauche joue bas, désarmé face à la toute-puissance numérique de la droite sénatoriale. "On n’aura pas de cas de conscience : on sauvera ce qu’on peut sauver", confie l’écolo Mélanie Vogel. Aussi, La France insoumise y est absente…
A l’Assemblée nationale, sur fond de bataille hégémonique, l’étude des différents projets de loi de finance met quotidiennement en lumière les dissensus entre socialistes et Insoumis. "Un remake du Congrès de Tours" par amendement, ironise-t-on. Les balles sifflent si fort au-dessus des têtes unionistes… Une preuve, croit savoir l’ancienne députée LFI Raquel Garrido, de leur raison d’être : "Plus le péril de la division est visible, plus la nécessité de l’union saute aux yeux".Précautions langagières
Mais derrière le rideau, les désaccords au sein du "Front Populaire 2027" - cet espace politique porté par la gauche "anti-mélenchoniste" désireuse d’une candidature commune à la présidentielle - sont apparus. Les unitaires ont beau jeu de crier au cessez-le-feu entre LFI et le PS, eux aussi ont donné dans le socialo-bashing. "Ils ont dégainé leur contre-budget...
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22/11 - "Tu seras un écrivain, mon fils" : entre François Mauriac et Claude, une correspondance pleine de pudeur
François Mauriac n’a pas rêvé, toute sa vie, d’être une hôtesse de l’air. Aussi, quand son fils Claude décide à l’adolescence qu’il sera pilote comme son héros Guynemer, il le recadre sèchement : "Mais je voudrais qu’à 13 ans tu fusses capable de comprendre que l’aviation n’est pas un métier. Il n’y a aucun espoir que tu puisses être Lindbergh ou Pelletier-Doisy. Tu imagines que pour conduire les avions postaux ou autres, on trouve des professionnels, des gens costauds, des mécaniciens, enfin, ce que tu ne seras jamais."
Très tôt, Mauriac a d’autres projets pour son rejeton : il sera écrivain ou rien. En 1938, il lui écrit ainsi : "Ce prolongement de moi-même en toi compte beaucoup plus que tu n’imagines." Idée qui revient quelques mois plus tard : "Enfin, je suis fier de mon garçon. Et il est délicieux de se dire qu’on continuera de vivre après sa mort dans un être différent et pareil, plus lucide et qui aura profité de vos expériences…" Un an plus tard, rebelote : "Tu peux être un des guides de ta génération." Puis : "Car la vie continuera sous une forme ou sous une autre et tu seras une des têtes de ta génération. De cela, je suis sûr. Alors ménage-toi. Quant à tes angoisses au sujet d’un métier, il n’y a plus l’ombre d’un doute : tu es écrivain, tu écriras ; tu seras peut-être l’auteur de l’œuvre que j’aurais pu écrire." Une sacrée pression, dirait-on aujourd’hui…Un géniteur distant
Né en 1914, Claude Mauriac grandit entre Paris et la Gironde à l’ombre de ce géniteur distant, souvent absent, qui aurait pu être un...
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22/11 - "Les Afghanes subissent un apartheid de genre" : l’appel à l’aide d’Ahmad Massoud
Il est le fils du Commandant Ahmed Chah Massoud, le héros de la résistance contre l’Armée rouge dans les années 80 et symbole de la lutte contre les talibans en Afghanistan, assassiné le 9 septembre 2001. Depuis la chute de Kaboul en août 2021, Ahmad Massoud a fondé le Front national de la résistance, regroupant militaires et personnalités politiques opposées au régime taliban. De passage en France, il était l’invité exceptionnel des Rencontres de l’Avenir, le 8 novembre dernier à Saint-Raphaël où il a livré sa vision de la lutte contre l’autoritarisme. Entretien.
L'Express : Après votre père, vous poursuivez aujourd’hui le combat pour un Afghanistan démocratique et affrontez le même ennemi que lui, il y a vingt-cinq ans. Votre pays n’a-t-il pas changé depuis ?
Ahmad Massoud : Si l’Afghanistan a beaucoup changé depuis le retour des talibans au pouvoir, la réponse n’est pas unilatérale. La tyrannie est la même mais il y a tout de même des différences. Je crois même que c’est encore plus dur que du temps de mon père. Les talibans reçoivent trop de soutien au niveau international.
Par ailleurs, il n’y avait pas à l’époque de sujet de lassitude vis-à-vis de la question afghane. Peut-être est-ce trop tard pour rattraper le coup. Dans tous les cas, ce qui n’a pas changé depuis un quart de siècle, et ce malgré notre isolement, c’est que la France reste à l’avant-garde de cette lutte pour nous soutenir et pour les droits de l’homme.
Pourquoi la communauté internationale semble-t-elle fermer les yeux sur la situation...
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21/11 - Corruption en Ukraine : le scandale Midas se rapproche de Zelensky
Le 10 novembre, à l’aube, des enquêteurs du Bureau national anticorruption (NABU) ont perquisitionné un complexe résidentiel de la rue Mykhaïlo Hrouchevsky, à proximité immédiate de Bankova, siège de la présidence ukrainienne, à Kiev. Après quinze mois d’investigations et plus de mille heures d’écoutes téléphoniques, ils ont fouillé les appartements luxueux appartenant à un proche de Volodymyr Zelensky.
Dans le cadre de l’opération baptisée "Midas", environ soixante-dix bureaux et résidences, y compris celles de plusieurs ministres, ont été perquisitionnés et cinq personnes arrêtées. Timour Minditch, propriétaire des appartements susnommés, avait disparu quelques heures auparavant, franchissant la frontière polonaise avant de s’envoler vers Israël, dont il possède la nationalité.
Peu connu du grand public, Minditch faisait partie du premier cercle de Zelensky, un lien que le président cherche désormais à minimiser. C’est dans l’un des appartements perquisitionnés de l’homme d’affaires, au 18e étage, offrant une vue panoramique sur le Dnipro, que Zelensky avait fêté son anniversaire en 2021, en pleine période de confinement. À cette époque, l’ex-comédien devenu chef d’État vivait quelques étages plus bas. Producteur de cinéma et ancien associé de l’oligarque Ihor Kolomoïsky, il est aussi l’un des cofondateurs du studio Kvartal 95 avec Zelensky, avant que ce dernier ne cède ses parts lors de sa campagne présidentielle en 2019.Attaque sur les institutions anticorruption
D’après plusieurs médias ukrainiens, Minditch occupe une...
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21/11 - L’UE lance une procédure d’infraction contre la Slovaquie pour des changements constitutionnels
La Commission européenne a annoncé vendredi 21 novembre lancer une procédure d'infraction contre la Slovaquie après des changements constitutionnels visant à faire primer le droit national sur le droit européen.
Adoptés en septembre, ces amendements stipulent entre autres que "la Slovaquie conserve sa souveraineté en matière d'identité nationale (...), de santé, de science, d'éducation" ou "d'état civil" et restreignent les droits des couples de même sexe. Autant de modifications qui avaient été présentées comme une "étape historique" pour le Premier ministre nationaliste, Robert Fico. Mais la Commission les juge contraires "au principe de primauté du droit européen".Robert Fico n'envisage pas de modifier l'amendement
L'exécutif européen assure avoir fait part de ses préoccupations auprès de autorités slovaques "avant l'adoption des amendements" et regrette qu'elles "n'aient pas été prises en compte".
La Slovaquie dispose désormais de deux mois pour répondre aux préoccupations soulevées par la Commission, mais Robert Fico a d'ores et déjà affirmé vendredi qu'il n'envisageait pas de modifier l'amendement. "Je peux confirmer à cent pour cent qu'il n'y aura aucun changement", a-t-il déclaré aux journalistes.
La Hongrie voisine de Viktor Orban a adopté des mesures similaires et fait aussi l'objet d'une procédure d'infraction de l'Union européenne. Par le passé, la primauté du droit européen avait déjà été remise en cause en 2021 par la Pologne en violation des traités, selon...
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21/11 - Ventes de livres : Lena Situations, plus forte que Philippe de Villiers et Jordan Bardella ?
Changement en tête des ventes d’essais. Derrière Jordan Bardella (Ce que veulent les Français, Fayard) et Philippe de Villiers (Populicide, Fayard aussi), le podium est complété par Lena Situations. Après le carton de Toujours plus (Robert Laffont), qui s’était vendu à 500 000 exemplaires en 2020, l’influenceuse/entrepreneuse publie Encore mieux au sein de sa propre structure, Lena Editions – le but étant de toucher encore plus de droits d’auteur, ce qu’on ne peut pas lui reprocher. De quoi est-il question dans Encore mieux ? Lena nous en dit plus sur son site, avec le tutoiement de rigueur : "C’est un livre qui t’aide à passer de 'plus' à 'mieux'. J’y parle de comment se défaire du regard des autres, d’apprendre à s’organiser pour ne pas se tuer à la tâche, de poser ses limites, de mieux s’aimer et de créer un système de valeurs qui t’appartient. Surtout, ça n’est pas une leçon : je partage ce qui a marché pour moi, ce qui n’a pas marché aussi, et toutes les réflexions et expériences sur ces sujets que j’ai eues ces dernières années." Bref, un énième livre de développement personnel 2.0.
Lena Situations étant un phénomène (elle compte 5 millions de followers sur Instagram et a sa statue au Musée Grévin depuis 2024), elle a droit à une promo de star. Lundi matin, Sonia Devillers lui a déroulé le tapis rouge lors de la matinale de France Inter. L’occasion de revenir sur le clin d’œil rancunier que Lena adresse à Frédéric Beigbeder, auquel Encore mieux est dédié – en 2020, l'auteur de 99 francs avait flingué Toujours...
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21/11 - "La montée de l’islamisme touche toute l’Europe" : le sondage choc de l’Ifop analysé par Ruud Koopmans
C’est un sondage qui fait la Une de tous les médias. Publiée le 18 novembre, une étude réalisée par l’Ifop met en avant "un phénomène de ’réislamisation’ qui affecte tout particulièrement les jeunes musulmans français et s’accompagne d’une progression marquante de l’adhésion aux thèses islamistes". Même l’émission Quotidien – qu’on ne peut soupçonner d’être trop à droite – évoque des "chiffres stupéfiants" : 33 % des Français musulmans interrogés expriment une sympathie pour au moins une mouvance islamiste, 42 % des moins de 25 ans approuvent tout ou partie des positions islamistes, et 52 % des 18-24 ans choisiraient le respect des règles de leur religion plutôt que le respect des lois françaises.
Des résultats loin d’étonner Ruud Koopmans, sociologue au Berlin Social Science Center et professeur à l’Université Humboldt. Selon ce spécialiste des politiques d’intégration et du multiculturalisme, les conclusions de l’enquête confirment une tendance observable depuis au moins une dizaine d’années dans de nombreux pays européens. Pour l’auteur de Het Vervallen huis van de islam ("La maison détériorée de l’islam", non traduit), ces évolutions s’expliquent avant tout par "les transformations du monde musulman", marqué depuis les années 1970 par une montée continue du fondamentalisme religieux et de l’islamisme. Entretien.
L’Express : Le sondage de l’Ifop montre un net renforcement de la religiosité chez les musulmans français : 62 % prient quotidiennement, contre 39 % en 2007, et 35 % vont à la mosquée fréquemment contre 20 % en...
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21/11 - COP30 : l’avenir du climat se joue ailleurs, par Cécile Maisonneuve
Belém, 21 novembre 2025. La COP30 s’achève dans une indifférence presque polie. Les journalistes ont déserté les couloirs de la Blue Zone, ce cœur de la négociation, dès la seconde semaine ; les directs se font rares ; les manifestations indigènes ne passent plus en boucle. Même les réseaux sociaux bâillent. Dix ans pile après l’accord de Paris, la grand-messe climatique a perdu son aura. Et, curieusement, personne ne semble s’en émouvoir.
C’est que la musique a changé de salle. Pendant que les délégués se disputent encore sur la virgule d’un paragraphe du "Belém Political Package", le monde réel et la transformation du système énergétique avancent sans eux. Le Brésil lui-même, hôte de la cérémonie et pays au mix électrique presque totalement décarboné, en offre un miroir parfait : son président Lula pose devant les caméras en défenseur de l’Amazonie tandis que le géant pétrolier brésilien Petrobras, à quelques centaines de kilomètres, prépare tranquillement l’ajout de 1,2 million de barils par jour d’ici 2026. Discours vert à Belém, derricks au large de Santos. C’est la transition telle qu’elle est : brutale, contradictoire, vivante.
Le dernier panorama annuel de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) publié en octobre le montre à chaque page. Dans une version revenue au réalisme sous la pression forte – pour le moins… - des Etats-Unis, le World Energy Outlook 2025 ne mentionne plus le pic pétrolier de 2030, prévoyant au contraire une demande de pétrole qui grimpe jusqu’à 113 millions de barils par jour en 2050. Il est...
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21/11 - "La DZ Mafia suit une logique de pur terrorisme" : le regard avisé du directeur de l’Académie du renseignement
Voilà vingt ans que Jean-François Gayraud laboure son sujet, les mafias. Un folklore, pouvait-on encore sourire quand le mot renvoyait à une réalité lointaine, dont la France pouvait s’estimer préservée. Le mafieux, c’était Al Pacino jouant Michael Corleone dans Le Parrain, le Lino Ventura des Tontons Flingueurs, figures iconiques, attachantes. Et puis la drogue s’est déversée sur le territoire français.
Des tueries à n’en plus finir endeuillent certaines villes, en particulier Marseille, où le frère d’Amine Kessaci, un lanceur d’alerte anti-narcotrafic, a été abattu le 13 novembre. La piste d'un cadre de la DZ Mafia est étudiée. Un assassinat comme un avertissement : ceux qui parlent le paieront du sang des leurs.
Dans Les sociétés du silence (Fayard), le commissaire Gayraud relie les points. Comment le cinéma et le crime se sont auto-alimentés ; comment les mafias, surtout, s’infiltrent au cœur discrètement du système en corrompant. Cet ancien haut responsable de la DGSI, âgé de 61 ans, sait de quoi il retourne : désormais directeur de l’académie du renseignement, il observe, depuis plusieurs années, le crime organisé s’insinuer en France. Il n’est pas trop tard, veut-il croire. A condition de changer de posture.
L'Express : Votre livre porte sur l’art du silence des mafias. Le frère du lanceur d’alerte Amine Kessaci vient d’être assassiné à Marseille, en représailles à ses prises de position anti-trafic de drogue et anti-DZ Mafia. Quel est le but d’un tel "crime d’avertissement" ?
Jean-François Gayraud : La...
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21/11 - Un ex-député européen condamné à 10 ans de prison pour corruption au profit de Moscou
Un ancien député européen du parti pro-Brexit UKIP, Nathan Gill, a été condamné vendredi 21 novembre à Londres à 10 ans et demi de prison pour avoir accepté des pots-de-vin dans le cadre d'une campagne d'influence pro-russe au Parlement européen.
Nathan Gill, 52 ans, a été député européen de 2014 à 2020, d'abord pour le parti UKIP puis pour le Brexit Party. Il a alors travaillé avec Nigel Farage, alors également élu au Parlement européen. Nathan Gill a ensuite été le chef de Reform UK au Pays de Galles en 2021, mais n'est plus membre du parti anti-immigration dirigé par Nigel Farage.
L'affaire, et la lourde sentence dont écope Nathan Gill, est embarrassante pour Reform UK et Nigel Farage, en tête des sondages au Royaume-Uni. "Votre conduite a fondamentalement compromis l'intégrité d'un organe législatif supranational", a déclaré la juge au tribunal de l'Old Bailey. Elle représente aussi "une grave trahison de la confiance que vous ont accordée les électeurs".Des sommes "considérables"
Nathan Gill a reconnu huit des faits de corruption qui lui étaient reprochés pour les années 2018 et 2019. Il a fait des déclarations pro-russes au Parlement européen et dans des médias moyennant rémunération. Au Parlement européen et dans des médias, Nathan Gill a "avancé des arguments favorables aux intérêts russes concernant l'Ukraine" et, pour cela, a reçu en espèces des sommes "considérables", a détaillé la juge.
Le responsable de l'accusation a évoqué un discours prononcé par Nathan Gill au Parlement européen le 12 décembre...
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21/11 - Guerre en Ukraine : pourquoi le départ de l’émissaire américain Keith Kellogg est un coup dur pour Kiev
C’est une mauvaise nouvelle pour Volodymyr Zelensky. Alors même que l’administration Trump vient de mettre sur la table un plan de paix largement favorable à Moscou, Kiev s’apprête à voir partir son interlocuteur privilégié à la Maison-Blanche. De quoi donner des sueurs froides à l’Ukraine où Keith Kellogg était très apprécié. La décision de l’envoyé spécial de quitter son poste a d’abord été révélée par l’agence Reuters mercredi 19 novembre, avant d’être confirmée jeudi par un membre de la Maison-Blanche au journal ukrainien The Kyiv Independent, qui souligne que ce départ est celui d’un "allié clé".
Keith Kellogg se serait senti mis de côté lors des négociations sur l’Ukraine, au profit notamment de Steve Witkoff, selon les informations du Washington Post. Il semblerait en effet qu’il n’ait pas participé à la rédaction du plan rendu public vendredi, pas plus qu’à la réunion en octobre avec Volodymyr Zelensky. Son rôle d’envoyé spécial pour l’Ukraine s’est réduit lorsque Steve Witkoff, un promoteur immobilier sans expérience précédente dans la diplomatie ou la sécurité, s’est imposé comme le principal interlocuteur du président auprès de Vladimir Poutine et de ses conseillers.Fervent partisan de l’Ukraine
Il s’agirait donc de la raison principale ayant poussé Keith Kellogg à partir. D’autant que le poste d’envoyé spécial du président étant une fonction temporaire, qui doit faire l’objet d’une confirmation par le Sénat pour s’étendre au-delà de 360 jours, Keith Kellogg a jugé que janvier serait un moment naturel pour partir.
Un...
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21/11 - Royaume-Uni : un réseau de blanchiment aidait la Russie à contourner les sanctions contre elle
Un vaste réseau de blanchiment d’argent opérant à travers le Royaume-Uni a secrètement acheté une banque au Kirghizistan pour aider la Russie à contourner les sanctions occidentales visant à entraver le financement de la guerre en Ukraine, a annoncé ce vendredi 21 novembre la police britannique.
Ce rachat a été rendu public par l’Agence nationale de lutte contre la criminalité (NCA), dans le cadre de ce qu’elle a présenté comme la deuxième phase d’une opération de police internationale baptisée "Operation Destabilise".Des centaines de coursiers à travers le pays
Une première phase avait été annoncée en décembre 2024. A l’époque la NCA avait qualifié l’opération de "plus vaste opération anti-blanchiment depuis une décennie". Elle a déjà conduit à 128 arrestations et à la saisie de plus de 25 millions de livres sterling (28,3 millions d’euros) en espèces et en cryptomonnaie au Royaume-Uni, selon la NCA.
Le réseau de blanchiment incriminé a utilisé des centaines de coursiers dans au moins 28 communes du Royaume-Uni pour collecter de l’argent provenant de trafic de drogue, trafic d’armes et de réseaux d’immigration illégale. L’argent a ensuite été rapidement converti en cryptomonnaie et envoyé à travers le monde, selon la NCA.
Deux réseaux russophones, appelés Smart et TGR, sont au cœur des opérations de blanchiment, selon la NCA.
C’est pendant la deuxième phase de l’opération policière que les autorités ont découvert que certains des fonds blanchis transitaient par une banque au Kirghizistan, la Keremet Bank. Celle-ci a été...
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21/11 - Pourquoi l’écologie nous emmerde (et comment y remédier), par Antoine Buéno
Alors que la COP30, boycottée par les États-Unis de Donald Trump, s'achève ce 21 novembre et que nous vivons une période de backlash (régression) écologique sans précédent, il est plus urgent que jamais de répondre à cette question capitale pour l’avenir de la planète : pourquoi l’écologie nous emmerde-t-elle tant ?
Une question régulièrement posée dans les médias sous différents angles. Moins souvent dans la littérature dite écologiste. Elle l’a pourtant été récemment par Éric Aeschimann, journaliste au Nouvel Obs, dans un livre au titre incompréhensible : Les Vipères ne tombent pas du ciel. L’ouvrage d’Aeschimann a le grand mérite de regarder la réalité en face : Total et Trump ne sont pas les seuls à rejeter l’écologie, les classes populaires aussi. Pourquoi ?
Selon lui parce que l’écologie est devenue technocratique (difficile à contredire), donneuse de leçon (bien vu) et, encore plus fondamentalement (c’est là que les choses se gâtent), parce que nous avons été envoûtés par le Grand capital. Oui, vous avez bien lu. Rendons la parole à l’auteur pour ne pas trahir sa pensée : "J’émets du CO2 parce que ma vie quotidienne est insérée dans des dispositifs sociotechniques conçus dans le but précis de maximiser le profit des entreprises qui les ont mis en place." Autrement dit, la pollution ne sert qu’à enrichir Bernard Arnault. Puisque nous avons été envoûtés par des capitalistes qui nous conduisent à polluer, la seule solution est une sorte d’exorcisme anticapitaliste. Ne souriez pas, ce n’est pas très charitable. Englués...
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21/11 - Hydrocarbures : Donald Trump souhaite une expansion massive du forage offshore
L’administration de Donald Trump a dévoilé jeudi 20 novembre un plan pour autoriser le forage de pétrole et de gaz sur des millions de kilomètres carrés dans les eaux côtières américaines, une démarche qui pourrait aboutir à une expansion massive de l’extraction d’énergies fossiles.
Ce plan confirme le décalage croissant entre les Etats-Unis, qui boudent la COP30 au Brésil, et une grande partie du reste du monde qui tente de limiter les effets du changement climatique.Une surface équivalente à celle de l’Amazonie
Le projet prévoit d’ouvrir au forage 34 concessions dans les eaux du Golfe du Mexique - que Donald Trump appelle Golfe d’Amérique -, au large de la Californie et le long de la côte nord de l’Alaska - dans une zone vierge qui n’a jamais été forée auparavant. Au total, plus de 500 millions d’hectares seraient accessibles à l’industrie pétrolière et gazière, une surface équivalente à celle de l’Amazonie.
Avec ce plan, "nous garantissons que l’industrie offshore américaine reste forte, que nos travailleurs restent employés et que notre nation reste dominante sur le plan énergétique pour les décennies à venir", a vanté le ministre américain de l’Intérieur, Doug Burgum, en reprochant à la précédente administration Biden d’avoir "freiné les concessions pétrolières et gazières offshore".
Même sous Joe Biden, qui avait fixé des objectifs climatiques ambitieux aux Etats-Unis et mis en place des restrictions sur le forage, la production américaine de pétrole a atteint des sommets historiques."Plan idiot"
Depuis son retour...
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21/11 - Comment la Chine tente de discréditer les Rafale français au profit de ses propres avions
Le Rafale, nerf de la guerre entre l’Inde et le Pakistan ? C’est ce que semble croire la Chine, qui ne ménage pas les avions de combat de fabrication française. Et pour cause, l’Inde est équipée militairement par la France (et la Russie), et le Pakistan par la Chine… Une rivalité mise au jour lors d’affrontements au Cachemire en mai dernier, où se sont notamment fait face Rafale français et chasseurs J-10 chinois. Un conflit dont Pékin a tiré parti pour vanter la sophistication de ses armes. Quitte à recourir à la désinformation, rapporte une commission américaine en charge des questions sécuritaires avec la Chine. Avec un objectif, selon elle : nuire aux ventes du Rafale au profit des équipements chinois.
Très vite, l’armée pakistanaise - soutenue par la Chine - a ainsi affirmé le 7 mai avoir abattu cinq avions indiens, dont trois Rafale, lors des frappes indiennes sur son sol, selon le porte-parole de l’armée, le lieutenant-général Ahmed Chaudhry. En réalité, l’armée indienne n’a perdu qu’un Rafale dans ce qui est considéré comme la plus importante bataille aérienne depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Et la perte de ce Rafale ne serait pas due à un tir ennemi, rappelle La Tribune.Recours à la désinformation
De son côté, Pékin dément avoir eu recours à des faux comptes sur les réseaux sociaux...
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21/11 - Autisme et vaccins : cette fausse théorie relayée par la principale agence sanitaire américaine
La possibilité d’un lien entre vaccins et autisme a beau avoir été maintes fois démentie, la principale agence sanitaire des États-Unis l’évoque désormais, se faisant l’écho des thèses du contesté ministre de la Santé de Donald Trump. Dans une mise à jour de leur site internet tard mercredi 19 novembre, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont radicalement changé leur réponse sur le sujet.
Jusqu’ici, l’agence rappelait que nombre d’études ont "démontré qu’il n’existe aucun lien entre la vaccination et le développement d’un trouble du spectre autistique", une conclusion partagée par l’OMS et les grandes instances scientifiques. Mais jeudi ce texte avait été en grande partie remplacé par des éléments de langage reprenant ceux du ministre de la Santé Robert Kennedy Jr, lequel relaie depuis des années des théories complotistes sur les vaccins, notamment sur ceux contre le Covid-19.
L’agence stipule désormais que son précédent démenti n’était "pas fondé sur des preuves" et accuse les autorités sanitaires d’avoir ignoré les études soutenant un tel lien. Et ce, alors que des années de recherche ont pourtant démontré l’absence de lien de causalité entre les vaccinations et l’autisme ou d’autres troubles du développement neurologique."L’impression que nous revenons au Moyen Âge"
"C’est extrêmement inquiétant", alerte auprès de l’AFP Helen Tager-Flusberg, spécialiste de l’autisme à l’Université de Boston. "J’ai l’impression que nous revenons au Moyen Âge […] nous sapons la science en la liant aux intérêts...
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21/11 - Guerre en Ukraine : cession de territoires, Otan… Ce que prévoit le nouveau plan de Donald Trump
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a plaidé jeudi 20 novembre en faveur d’une "paix digne" alors que les Etats-Unis ont présenté un plan, qui prévoit la cession de territoires à la Russie, la réintégration de cette dernière au G8 et l’interdiction pour l’Ukraine d’adhérer à l’Otan. Si l’administration présidentielle ukrainienne s’est montrée prudente dans sa réaction, certains responsables ukrainiens ont aussitôt qualifié ce plan d'"absurde", de "capitulation" et de fin effective de l’existence du pays en tant qu’État indépendant.
Car ce plan semble reprendre les exigences maximalistes de Moscou et ignorer de nombreuses lignes rouges ukrainiennes. Il exigerait un revirement de la part de Volodymyr Zelensky, qui a déclaré par le passé qu’aucune cession de territoire ne serait acceptable. En outre, il apparaît difficile à faire accepter aux alliés européens de l’Ukraine, qui insistent depuis longtemps pour être associés aux négociations de paix, compte tenu des implications plus larges d’un tel accord pour la sécurité du continent.
Alors que contient exactement ce plan en 28 points élaboré par des responsables russes et américains ? Plusieurs enjeux clés y sont abordés, notamment les questions de territoire, de sécurité et de diplomatie.Territoire
Le plan prévoit notamment la cession à la Russie des régions ukrainiennes de Donetsk et Lougansk, dans l’est du pays. Ces deux régions que Moscou réclame, et la Crimée annexée par la Russie en 2014, seraient ainsi "reconnues de facto comme russes, y compris par les...
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21/11 - Volodymyr Zelensky repousse le plan américain pour mettre fin à la guerre avec la Russie
La présidence ukrainienne a annoncé jeudi 20 novembre avoir "officiellement reçu un projet de plan de la part des Etats-Unis qui, selon l’évaluation américaine, pourrait redynamiser la diplomatie". Mais ce nouveau projet a surtout de quoi donner des sueurs froides à l’Ukraine : il prévoit notamment que Kiev cède à Moscou les régions de Donetsk et Lougansk, qui seraient "reconnues de facto comme russes, y compris par les Etats-Unis". Tandis que la Russie pourrait réintégrer le G8, Kiev devrait également s’engager à ne jamais rejoindre l’Otan. Seule consolation : un responsable américain a déclaré jeudi que le plan de Washington comprenait des garanties de sécurité équivalentes à celles de l’Otan en cas de future attaque. Ce vendredi, Volodymyr Zelensky a repoussé vendredi le plan américain visant à mettre fin à près de quatre ans d'invasion russe, assurant qu'il ne "trahira" pas son pays.
Les infos à retenir
⇒ Volodymyr Zelensky a repoussé vendredi le plan américain visant à mettre fin à près de quatre ans d'invasion russe
⇒ Donald Trump juge que le 27 novembre est une date butoir "adéquate" pour que l'Ukraine accepte son plan
⇒ Le plan américain pour l'Ukraine peut "servir de base à un règlement définitif" du conflit, selon Vladimir PoutineFriedrich Merz et Donald Trump "d'accord sur les prochaines étapes"
Le chancelier allemand Friedrich Merz et le président américain Donald Trump se sont "mis d'accord sur les prochaines étapes", lors d'un entretien au sujet du plan américain pour l'Ukraine, a annoncé vendredi le...
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21/11 - Immobilier : face à la flambée de la taxe foncière, dans quelles villes investir ?
A l’approche des élections municipales de 2026, l’heure est à la modération du côté des impôts locaux. Ainsi, le taux de taxe foncière est resté quasiment stable cette année, relève le 19e rapport de l’Observatoire des taxes foncières réalisé par l’Union nationale de la propriété immobilière (UNPI). Ce qui n’a pas empêché la facture des propriétaires de progresser du fait de la revalorisation légale des valeurs locatives (1,7 % en 2025). Surtout, "cette stabilité exceptionnelle ne saurait faire oublier qu’en dix ans, entre 2014 et 2024, la taxe foncière a augmenté de 37,3 % en moyenne", souligne Frédéric Zumbiehl, juriste à l’UNPI. Ce chiffre monte même à 87,9 % à Paris, 56,5 % à Strasbourg ou encore 55,9 % à Limoges.Une note salée pour les bailleurs
La hausse a été particulièrement marquée entre 2019 et 2024, en raison de taux de majoration records des valeurs locatives. La hausse des taux pratiqués par les collectivités est restée, elle, relativement stable au fil du temps. Pour les bailleurs, la note finale est salée. "Les locataires ont bénéficié d’un gain de pouvoir d’achat avec la suppression de la taxe d’habitation alors que les propriétaires ont vu leur rentabilité grevée par la hausse de la taxe foncière", estime Pierre-Emmanuel Jus, directeur général de Maslow, une plateforme d’investissement locatif.
Sur la même période, les revenus perçus par ces derniers n’ont pas suivi puisque les loyers n’ont, eux, progressé que de 15,4 %, selon l’Insee. L’UNPI estime que la taxe foncière représente désormais l’équivalent de...
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21/11 - L’actu à La Loupe : l’Europe face à la tech américaine et chinoise
S'unir pour faire front. Face aux alertes concernant le manque d'innovation dans la tech et de champions européens, qu’on pouvait notamment lire dans le rapport Draghi remis il y a tout juste un an, la France et l’Allemagne avaient promis de faire avancer les choses.
Emmanuel Macron et le chancelier Friedrich Merz ont donc réuni les 27 ministres du numérique, ainsi que des patrons et des acteurs de la tech. Avec un message : l’Europe doit et peut être souveraine dans le domaine...
"Nous avons tout ce qu'il faut pour mettre en œuvre notre programme visant à renforcer la souveraineté dans le domaine numérique", a dit le président de la République.
Dans son discours, Emmanuel Macron a précisé que "l'Europe ne veut pas être le client des grandes entreprises et des solutions fournies par les Etats Unis et la Chine". Car l’enjeu est là : l’écart qui se creuse entre les deux géants et leurs mastodontes du numérique. Mais pour défendre et imposer la vision européenne de la tech, il y a encore quelques obstacles.
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Cet épisode a été écrit et présenté par Charlotte Baris, monté et réalisé par Jules Krot, rédaction en chef Thibauld Mathieu.
Crédits : Elysée
Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent
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Pour aller plus loin
Martin...
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21/11 - Sauveurs ou complices ? Face aux hackers, le business trouble des négociateurs de rançons
La légende du pompier pyromane est bien connue. Le 3 novembre 2025, elle a résonné dans le monde de la cybersécurité. Le département de la Justice américain a mis en examen trois négociateurs d’un genre particulier : ces derniers étaient spécialisés dans les affaires de rançongiciels (en anglais ransomwares). Ces redoutables virus peuvent rendre inutilisables toutes les machines d’un parc informatique et crypter les fichiers qu'elles contiennent. Les hackers offrent alors une solution à leurs victimes : si elles versent une somme en cryptomonnaies, elles pourront retrouver leurs ordinateurs et leurs documents sains et saufs. C’est là que les négociateurs de ransomwares entrent en action.
Comme lors d’une prise d’otage, leur rôle est d'obtenir le bon retour des biens des entreprises, de faire baisser le prix de la rançon, de gagner du temps, voire de convaincre les cybercriminels d’accepter les paiements en plusieurs fois. Une image de héros pas toujours fidèle à la réalité : les trois négociateurs inculpés par la justice américaine sont accusés d’avoir eux-mêmes déployé des logiciels malveillants dans le dos de leurs clients.
Face à l'émergence d'une véritable industrie du rançongiciel, le rôle de ces négociateurs est de plus en plus controversé. Il y a ici un "conflit d’intérêts incroyable, bizarre et effrayant", juge Sherrod DeGrippo, directrice de la stratégie de renseignement sur les cybermenaces chez Microsoft.Aux origines du métier de négociateurs en ransomware
Le tout premier rançongiciel est apparu en...
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20/11 - IA : les Etats-Unis ouvrent la porte au Moyen-Orient avec un accord sur les puces Nvidia
C’est un accord important pour les pays du Moyen-Orient qui cherchent à rattraper leur retard dans la course à l’intelligence artificielle. Le département américain du Commerce a autorisé mercredi 19 novembre l’exportation de puces Nvidia pour le compte de deux entreprises basées aux Emirats arabes unis et en Arabie saoudite : le groupe G42 et la société Humain.
Cette idée avait été au départ rejetée par certains responsables de l’administration Trump évoquant des problèmes de sécurité. Mais depuis, le 47e président des Etats-Unis s’est entretenu avec les dirigeants des deux pays, discussions qui se sont poursuivies cette semaine. Le prince héritier saoudien et dirigeant de facto de l’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, était en visite ces derniers jours à Washington, où il a conclu plusieurs accords avec les Etats-Unis, notamment "un partenariat stratégique dans l’IA", selon l’agence de presse saoudienne SPA.
L’accord entre Humain et Nvidia pose les bases d’un partenariat "élargi", prévoyant "de déployer jusqu’à 600 000 infrastructures issues des dernières technologies d’IA de Nvidia au cours des trois prochaines années", a indiqué Humain dans un communiqué. "En plus de développer des centres de données alimentés par Nvidia en Arabie saoudite, Humain va étendre ses activités à des centres de données d’IA aux Etats-Unis, également alimentés par la technologie IA de Nvidia", est-il précisé dans le communiqué.Jusqu’à 35 000 puces
Les deux entreprises pourront acheter l’équivalent de jusqu’à 35 000 puces Nvidia...
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20/11 - Le brise-glace "Stalingrad", ce nouveau géant nucléaire construit à Saint-Pétersbourg
A Saint-Pétersbourg, un pan entier de la stratégie militaire russe vient de prendre forme sous l’objectif des médias nationaux. Ce mardi 18 novembre, le chantier naval de la Baltique a célébré le début de la construction d’un nouveau géant de l’Arctique, un brise-glace à propulsion nucléaire baptisé "Stalingrad". Le nom, chargé de mémoire, a donné à la cérémonie une dimension historique : parmi les invités, on remarquait la silhouette de Pavel Vinokourov, vétéran de la bataille de Stalingrad, qui s’apprête à souffler ses 103 bougies.
Vladimir Poutine, présent par visioconférence, a profité de l’événement pour marteler la souveraineté technologique de son pays : selon lui, aucune nation, hormis la Russie, n’est capable de produire en série des brise-glaces atomiques puissants et autonomes, fondés sur des technologies strictement nationales.173 mètres de long et 34 mètres de large
Sous sa coque massive, le Stalingrad s’inscrit dans la lignée des navires du projet 22220, les plus impressionnants brise-glaces jamais construits. Long d’environ 173 mètres et large de 34 mètres, il embarque une puissance de 60 MW capable de propulser cette forteresse d’acier à près de 22 nœuds sur des eaux dégagées (environ 40 kilomètres-heure, NDLR) tout en brisant des glaces de trois mètres d’épaisseur. Sa longévité, pensée pour s’étirer sur quatre décennies, repose sur une architecture à double tirant d’eau et sur deux réacteurs nucléaires RITM-200 qui lui assurent presque sept ans d’activité sans recharge.
L’engin peut aussi bien se...
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20/11 - Une prime "régalienne" de 500 euros par an pour les maires ? L’idée de Sébastien Lecornu
Sébastien Lecornu a annoncé jeudi 20 novembre devant le congrès des maires étudier l'idée d'une prime "régalienne" de 500 euros pour chacun des maires afin de "sécuriser" les actes qu'ils prennent. "On ne peut pas demander aux maires, agents de l'Etat, de prendre sans cesse plus de risques sans voir ce risque reconnu. Et donc j'ai demandé aux ministres de travailler à un principe de prime régalienne (...) qui pourrait représenter 500 euros par an pour chaque maire, quelle que soit la taille de la commune", a déclaré le Premier ministre en clôture du 107e congrès des maires réuni à Paris.
Il s'agit de "sécuriser (la) capacité (du maire) à prendre un certain nombre d'actes au nom de l'État", a-t-il fait valoir. La France compte environ 35 000 communes.Un "méga décret" d'ici Noël
Le chef du gouvernement entend également prendre un "méga décret" d'ici Noël pour "élaguer" une trentaine de normes "complètement surréalistes". Il prévoit d'en supprimer encore 70 "entre janvier et février". Il a cité plusieurs mesures qu'il veut supprimer, dont sa "préférée" : l'obligation annuelle de vidange des piscines municipales. "Je souhaite que le début du prochain mandat municipal puisse se faire dans la plus grande des simplicités", a appuyé Sébastien Lecornu.
Le Premier ministre, privé de majorité pour faire passer son budget, a fustigé au passage le "désordre politique" au Parlement. Il faut "arriver à sauver la démocratie représentative" et "faire en sorte qu'un chemin de compromis puisse être trouvé" sur le budget, "parce...
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20/11 - Un comportement "passible de la peine de mort" : Donald Trump accuse des démocrates de sédition
"COMPORTEMENT SEDITIEUX, passible de la peine de MORT!" a écrit jeudi 20 novembre Donald Trump sur son réseau Truth Social, juste après avoir attaqué six élus démocrates qui ont appelé à la désobéissance civile dans l'armée.
Dans un message publié peu auparavant sur la même plateforme, le président américain avait qualifié ces opposants de "traîtres" ayant un "comportement séditieux". "Ceci est vraiment mauvais et dangereux pour notre pays", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social en commentaire d'un article de presse consacré à cet appel lancé sur X par six élus démocrates à la Chambre des représentants et au Sénat, ayant eux-mêmes servi dans l'armée ou les services de renseignement. "Trump vient de réclamer la mort pour des élus démocrates. Absolument infâme", a réagi le Parti démocrate sur X. Les meneurs démocrates à la Chambre des représentants ont dénoncé dans un communiqué la "rhétorique violente et déchaînée" du président américain, l'appelant à supprimer ses messages "avant que quelqu'un ne soit tué"."Vous pouvez refuser les ordres illégaux"
Ces six élus démocrates à la Chambre des représentants et au Sénat, ayant eux-mêmes servi dans l'armée ou les services secrets, ont publié sur X une vidéo dans laquelle ils lancent à l'intention des militaires et des agents du renseignement : "Vous pouvez refuser les ordres illégaux." Dans leur vidéo, ces six démocrates estiment que "cette administration oppose nos militaires en uniforme et nos professionnels du renseignement aux citoyens américains"....
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20/11 - "Une tactique courante de la mafia sicilienne" : après l’assassinat de Mehdi Kessaci, le regard de Federico Varese
A Marseille, un cap a été franchi le 13 novembre quand deux tueurs à moto ont ouvert le feu sur Mehdi Kessaci, dans un quartier tranquille du IVe arrondissement. Le seul tort de ce jeune homme de vingt ans, qui passait les concours pour devenir gardien de la paix ? Etre le petit frère d’Amine Kessaci, figure locale de la lutte contre le crime organisé.
Depuis, une vague de peur et de colère s’est abattue sur la cité phocéenne, tant ce meurtre ressemble à "un assassinat d’intimidation" pour faire taire un militant gênant. Une pratique malheureusement courante pour les mafias de l’autre côté de la frontière, comme le rappelle Federico Varese, spécialiste italien du crime organisé et professeur de sociologie à Sciences Po Paris. Auprès de L’Express, il raconte la puissance inédite des réseaux criminels sur notre continent, mais insiste : face aux mafias, "il n’est jamais trop tard pour agir".
L'Express : Le meurtre de Mehdi Kessaci, dont le grand frère milite contre le crime organisé, a choqué Marseille et toute la France. Sa mort ressemble à "un assassinat d’intimidation" : est-ce une tactique répandue au sein des mafias en Europe ?
Federico Varese : Cette histoire est particulièrement choquante et terrible. Malheureusement, il s’agit d’une tactique plutôt courante du crime organisé, notamment de la mafia sicilienne : quand ils ne pouvaient pas mettre la main sur le témoin principal, ils tuaient ses proches. Ce fut le cas pour Tommaso Buscetta qui, en tant qu’ancien membre de la mafia sicilienne, était sans...
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20/11 - Steven Chu, prix Nobel et ex-secrétaire à l’Energie d’Obama : "Les militaires étaient mes meilleurs alliés"
Difficile de rester indifférent devant un tel CV. C’est à en perdre le compte des diplômes honorifiques qui lui ont été décernés - plus d’une trentaine. Ou des académies dont il est membre - six, sept ? Alors, faisons simple : Steven Chu, 77 ans, est un scientifique américain, diplômé de l’université de Berkeley (Californie). Co-lauréat du prix Nobel de physique en 1997 pour sa contribution au refroidissement et au confinement atomique à l’aide de lasers, il a été secrétaire à l’Energie dans l’administration Obama entre 2009 et 2013. La reconnaissance scientifique ultime, un intermède politique puis le retour aux laboratoires. Une certaine idée du "service national", pour éviter de devenir un "animal de Washington".
Steven Chu, aujourd’hui professeur à Stanford (Californie), est de ceux qu’on écoute religieusement. De passage en France, il a reçu L’Express entre deux réunions et conférences à l’ESPCI Paris-PSL, où il préside le conseil scientifique international. Le physicien revient sur une transition énergétique mondiale encore bien trop poussive malgré des motifs d’espoirs, sur le rôle crucial de la science et de l’innovation, ou sur le virage climatosceptique du gouvernement qu’il a autrefois servi.
L’Express : Vous avez récemment comparé les efforts mondiaux pour éviter un désastre climatique à la tentative de faire virer le Titanic après avoir aperçu l’iceberg. Sommes-nous condamnés à sombrer ?
Steven Chu : Au début, le Titanic avançait à pleine vitesse sans être conscient du danger. Puis deux jeunes...
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20/11 - Quand Donald Trump s’en prend aux Etats américains qui régulent l’IA
Mardi 18 novembre, sur Truth Social, Donald Trump n’a laissé aucune place au doute. En quelques lignes, écrites en lettres capitales, il a exigé une règle fédérale unique pour encadrer l’intelligence artificielle. "Nous DEVONS disposer d'une norme fédérale unique au lieu d'un patchwork de 50 régimes réglementaires étatiques. Si nous ne le faisons pas, la Chine nous rattrapera facilement dans la course à l'IA. Intégrez-la dans la NDAA ou adoptez un projet de loi distinct, et personne ne pourra jamais rivaliser avec les Etats-Unis." Et l’ordre n’est plus seulement politique : la Maison-Blanche a déjà signé une ordonnance obligeant le ministère de la Justice à poursuivre les Etats qui tenteraient de réguler l’IA à leur manière. Le républicain accuse notamment les Etats américains de freiner l’innovation. Et quoi de pire pour le chantre du MAGA que de risquer de voir son pays dépassé par la Chine.
Une copie de l’ordonnance a été examinée par le Washington Post et le Wall Street Journal, et confirmée auprès de ces médias par une source proche de l’exécutif. Silence total, en revanche, du côté de l’administration Trump, qui refuse pour l’instant de commenter cette information.Une offensive fédérale pour reprendre le pouvoir
Cette décision de Donald Trump n’était pas imprévisible. Depuis des mois, la Maison-Blanche cherche un moyen de neutraliser les initiatives étatiques. Dans les couloirs du Capitole, ses équipes jouent des coudes pour introduire une forme de moratoire national sur les lois des Etats, en l’associant au...
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20/11 - Bruno Retailleau "sans papier", le pull de "prof" de Sébastien Lecornu, le clash interne à LFI
Qui est le Premier ministre ? En fait, c’est une colle… Sébastien Lecornu est à Matignon, il vient d’arriver mais son sort paraît comme suspendu… Le second quinquennat d’Emmanuel Macron est décidément à nul autre pareil. Chaque semaine qui passe nous réserve de nouvelles surprises.L’Elysée rit jaune
L’Elysée préfère en rire - jaune peut-être. Alors que des députés Renaissance ont déposé une proposition de loi pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, un conseiller d’Emmanuel Macron relève : "Pour la première fois depuis longtemps, le parti du président se mobilise sur un sujet porté par le président !"Sébastien Lecornu et le souci du détail
Sébastien Lecornu a le sens du détail - et de la communication. C’est à une heure du matin, dans la nuit de mercredi à jeudi, qu’il s’est inquiété, dans une boucle interne, de savoir qui participerait, vendredi matin, à une matinale à la radio. Le Premier ministre est intervenu ce jeudi après-midi devant le congrès de l’Association des maires de France.Le pull de "prof"
Laurent Wauquiez avait sa parka rouge. Sébastien Lecornu a son pull en laine. Le Premier ministre ne quitte pas ce vêtement sous son costume depuis sa prise de fonctions. De la communication destinée à normaliser le chef du gouvernement ? N’y pensez pas… Un député du socle commun a tout de même eu la surprise d’être sondé par un conseiller de Matignon sur le sujet. "Il a l’air d’un prof retraité, s’amuse le parlementaire. Il est jeune mais a le physique d’un mec de 60 ans."Emmanuel Macron sans personne...
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20/11 - Guerre en Ukraine : Dan Driscoll, le nouvel envoyé de Donald Trump pour relancer les pourparlers
Depuis le retour au pouvoir de Donald Trump en janvier, peu de responsables américains se sont rendus en Ukraine. La délégation arrivée mercredi 19 novembre à Kiev, qui doit rencontrer le président Volodymyr Zelensky ce jeudi soir, est conduite par l’un d’eux : Dan Driscoll, secrétaire à l’Armée de terre américaine. Objectif : faire avancer un accord de coopération sur les drones et discuter du plan de paix en 28 étapes que l’émissaire Steve Witkoff a élaboré, seul, avec son homologue russe, Kirill Dmitriev. La présence de Dan Driscoll à Kiev n’a rien d’habituel : si le président américain a déjà dépêché des émissaires atypiques, il n’avait jusqu’ici en revanche jamais envoyé de hauts responsables de l’armée en Ukraine pour négocier la fin du conflit.Un ami personnel de J.D. Vance
Que fait donc cet envoyé du Pentagone en Ukraine, et qui est-il exactement ? Selon le Washington Post, la portée et l’importance de la visite du général Driscoll, sur fond d’initiative américaine pour régler le conflit avec Moscou, restent floues. Ce que l’on sait, à ce stade, c’est qu’il voyage avec deux généraux quatre étoiles : Randy George, chef d’état-major de l’Armée de terre, et Christopher Donahue, commandant des forces armées américaines en Europe. Et qu’il s’est déjà entretenu avec de hauts responsables des secteurs militaire et industriel ukrainiens, à commencer par le commandant en chef des armées ukrainiennes Oleksandr Syrsky et le ministre ukrainien de la Défense Denys Chmygal.
Daniel Driscoll,...
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20/11 - Lionel Martellini (Edhec) : "Demain, nous voulons que chaque étudiant soit exposé au quantique"
"La physique quantique, c’est très simple". Discuter avec Lionel Martellini donne bien envie d’y croire. Ce professeur de finance à l’Edhec, la prestigieuse école de commerce lilloise, a une longueur d’avance, comme en témoigne son épatant CV. Diplômé de l’ESCP et de l’ENSAE, il est titulaire d’un doctorat de finance à Berkeley (Californie). Dix-sept ans plus tard il en obtenait un second, cette fois en astrophysique, à l’Université Côte-d’Azur. Un intérêt pour la science qui remonte à l’enfance, avoue-t-il. Entre-temps, il a passé une année à Princeton, pour s’aérer les idées et, au passage, participer à la collaboration internationale qui conduira à la découverte des ondes gravitationnelles. Puis une autre au Massachussets Institute of Technology (MIT), où il change radicalement d’échelle pour se consacrer à l’infiniment petit, la physique quantique, "la plus grande aventure intellectuelle de l’histoire de l’humanité".
Après avoir dirigé, pendant une vingtaine d’années, l’Edhec Risk Institute, centre de recherche dédié à la finance et à la gestion d’actifs, le chercheur quinquagénaire se coiffe aujourd’hui de sa deuxième casquette pour prendre la tête de l’Edhec Quantum Institute, nouvellement créé. Un pont entre les laboratoires, les start-up et l'enseignement supérieur, pour préparer les étudiants aux métiers de demain, à un moment où les qubits s’apprêtent à changer le monde.
L’Express : Pour les profanes, comment définiriez-vous la physique quantique ?
Lionel Martellini : C’est la physique qui s’intéresse à la...
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20/11 - Du "népotisme" à l’INSP (ex-ENA) ? La lettre explosive des élèves, la réponse de la direction
"Cette fable, nous avons été très peu à la croire", dénonce une écrasante majorité (75 %) de la promotion sortante Paul-Émile Victor de l’Institut national du service public (ex-ENA). La refonte de l’école et la suppression du classement à la sortie acté en 2023 leur avaient été présentées comme une promesse d’égalité. "Elles ont en réalité signé un bien triste retour à l’Ancien régime, où les candidats sont présélectionnés arbitrairement, où les talents et les vertus ne peuvent plus être défendus à égalité par les candidats, où des entretiens fantoches viennent entériner un choix fixé à l’avance", écrivent les élèves dans une lettre ouverte rendue publique le 18 novembre 2025.
L’une d’entre eux évoque, auprès de L’Express, une forme de "népotisme" et de "copinage" favorisant les enfants de hauts fonctionnaires. "Il suffit d’avoir la liste des affectations sous les yeux pour faire le lien : quand on voit que deux enfants de préfets, choisis parmi 60 candidats se retrouvent au ministère de l’Intérieur, et que deux enfants de hauts fonctionnaires intègrent le ministère de l’Economie, on se dit que ce n’est pas un hasard".
Un faux procès pour Maryvonne Le Brignonen, la directrice de l’INSP. "Parmi les élèves non appariés (NDLR : non affectés) au premier tour, j’ai aussi identifié au moins un enfant de très haut fonctionnaire. Preuve que ce qui est avancé n’a pas de sens", confie-t-elle à L’Express.Classement de sortie
Pour bien comprendre la réforme, un retour en arrière s’impose. Avant que celle-ci ne s’applique, les élèves étaient...
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20/11 - Salut nazi et chansons racistes : Nigel Farage accablé par des témoignages d’anciens camarades
Des saluts nazis, des chants incitant à "gazer les juifs et les noirs", des propos racistes à l’encontre de camarades pakistanais… La liste des accusations formulées à l’encontre du leader de Reform UK - qui nie en bloc - par ses anciens camarades de classe semble interminable. Ils sont plus d’une douzaine à s’être confiés dans les colonnes du Guardian cette semaine, et leurs témoignages font froid dans le dos. A commencer par celui du célèbre réalisateur Peter Ettedgui, primé aux BAFTA et aux Emmys, dont les grands-parents ont fui l’Allemagne nazie. "Il s’approchait de moi en grognant : 'Hitler avait raison' ou 'A gazer !', ajoutant parfois un long sifflement pour imiter le bruit des chambres à gaz", raconte-t-il à propos de ses années collège avec Nigel Farage à Dulwich, dans le sud de Londres. "Je n’avais jamais été confronté à l’antisémitisme pendant mon enfance, alors la première fois que ces propos haineux sont sortis de la bouche de Farage, cela m’a profondément choqué", ajoute-t-il.
Mais Peter Ettedgui est loin d’être le seul à se souvenir de propos haineux. Un autre élève issu d’une minorité ethnique a affirmé avoir été lui aussi pris pour cible par Nigel Farage, alors âgé de 17 ans. "Il s’approchait flanqué de deux camarades aussi grands que lui et s’adressait à tous ceux qui semblaient 'différents'. Cela m’a concerné à trois reprises ; il me demandait d’où je venais, puis pointait du doigt l’endroit d’où je venais en disant : 'C’est le chemin du retour'."
Cet ancien élève a déclaré qu’il arrivait que Nigel...
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20/11 - L’Ukraine dit avoir reçu "un projet de plan" de la part des Etats-Unis pour mettre fin à la guerre avec la Russie
Volodymyr Zelensky va rencontrer jeudi à Kiev des haut responsables du Pentagone, a annoncé son administration, au lendemain du dévoilement des éléments d'un plan américain pour mettre fin à la guerre menée par la Russie en Ukraine, à des conditions favorables au Kremlin. Ce nouveau plan américain, en dépit des appels à renforcer la pression sur Moscou, semble ainsi reprendre les conditions maximalistes avancées précédemment par la Russie, des exigences dénoncées par les autorités ukrainiennes comme équivalant à une capitulation. Ce plan comprend notamment la reconnaissance des conquêtes de la Russie en Ukraine, dont elle occupe environ 20% du territoire. Il prévoit aussi une réduction de la taille de l'armée ukrainienne de moitié et l'abandon de ses armes à longue portée.
Les infos à retenir
⇒ L'Ukraine dit avoir reçu "un projet de plan" de la part des Etats-Unis
⇒ La paix en Ukraine ne peut se faire qu’avec les Européens et les Ukrainiens, dit Kaja Kallas
⇒ 22 personnes portées disparues au lendemain de la frappe russe sur TernopilLa Russie revendique la prise de la ville de Koupiansk, dans l'est de l'Ukraine
L'armée russe a revendiqué jeudi la prise de la ville de Koupiansk, bastion ukrainien du nord-est, l'une des villes où les troupes de Moscou avaient réalisé des avancées ces dernières semaines face à des forces ukrainiennes en difficulté sur le front. Les forces russes "ont terminé la libération de la ville de Koupiansk", a déclaré au président Vladimir Poutine le commandant du groupement de troupes...
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20/11 - "Accepter de perdre nos enfants" : les propos chocs du chef d’état-major des Armées font polémique
Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a exprimé mercredi 19 novembre son "désaccord total" avec le chef d’état-major des Armées français, le général Fabien Mandon, qui a estimé la veille lors du Congrès des maires de France que le pays devait "accepter de perdre ses enfants".
"On a tout le savoir, toute la force économique et démographique pour dissuader le régime de Moscou […]. Ce qu’il nous manque, et c’est là où vous avez un rôle majeur, c’est la force d’âme pour accepter de nous faire mal pour protéger ce que l’on est", a dit lors d’un discours devant les maires le plus haut gradé français, le général Mandon. "Si notre pays flanche parce qu’il n’est pas prêt à accepter de perdre ses enfants, parce qu’il faut dire les choses, de souffrir économiquement parce que les priorités iront à de la production défense, alors on est en risque", a-t-il ajouté. "Il faut en parler dans vos communes", a-t-il conclu.
Des déclarations qui ne sont pas passées inaperçues. "Je veux exprimer un désaccord total avec le discours du chef d’État-major des armées. Ce n’est pas à lui d’aller inviter les maires ni qui que ce soit à des préparations guerrières décidées par personne", a réagi sur X Jean-Luc Mélenchon. Le leader de LFI a également reproché au chef d’état-major des Armées français de "prévoir des sacrifices qui seraient la conséquence de nos échecs diplomatiques sur lesquels son avis public n’a pas été demandé".
Je veux exprimer un désaccord total avec le discours du chef d'État-major des armées. Ce n'est pas à lui...
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20/11 - Budget 2026 : l’Assemblée approuve la mise en place d’une taxe sur les "petits colis"
L’Assemblée nationale a approuvé mercredi 19 novembre la mise en place d’une taxe de deux euros ciblant les "petits colis" d’une valeur inférieure à 150 euros d’origine extra-européenne, qui servira à financer les dispositifs pour contrôler ces produits.
208 députés contre 87 ont approuvé cette mesure proposée par le gouvernement dans le cadre de l’examen en première lecture du budget de l’Etat. Le RN a voté contre, la gauche, la coalition gouvernementale et le groupe ciottiste UDR, allié de Marine Le Pen, pour.
La mesure a suscité de vifs débats, le Rassemblement national dénonçant une "taxe sur la consommation populaire et les classes moyennes", quand la ministre Amélie de Montchalin (Comptes publics) a défendu une "redevance" destinée à contrôler des produits souvent "dangereux".
Ces discussions interviennent alors que la plateforme de commerce en ligne d’origine chinoise Shein est sous le feu des critiques, accusée de vendre de nombreux produits non conformes et illicites."Une taxe sur la consommation populaire"
"Ce n’est pas une taxe pour empêcher la concurrence déloyale chinoise, c’est une taxe sur la consommation populaire et les classes moyennes", a dénoncé le député Jean-Philippe Tanguy (RN). "Faire croire aux Français qu’en taxant les petits colis, vous arriverez à augmenter de manière spectaculaire le nombre de contrôles, c’est se moquer du monde", a renchéri la présidente du groupe, Marine Le Pen, soulignant que "l’année dernière, 0,125 % de colis ont été vérifiés".
La France insoumise s’est...
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20/11 - 20 novembre 1975, la jour où Franco est mort : récit en vidéo d’une transition démocratique
Solidement accroché aux rênes du pouvoir pendant presque 40 ans, Franco a eu une longévité impressionnante pour un dictateur. Le 20 novembre 1975, il meurt à l'âge de 82 ans. Un mois plus tôt, L'Express lui réservait un dossier spécial relatant sa vie. Dans ce numéro, daté du 12 octobre 1975, on trouve un sondage intitulé "Les Français jugent Franco". On y lit par exemple que 43 % des sondés pensent que l’Espagne est le pays qui respecte le moins les droits de l’homme dans le monde, largement devant l’URSS ou la Chine. On y lit aussi que 32 % des Français estiment que la démocratie va s’établir après la mort de Franco. En réalité, le général avait déjà réfléchi à la question.
En 1969, malade, Franco désigne officiellement le petit-fils du dernier roi d'Espagne, Juan Carlos, comme successeur. "Juan Carlos avait été élevé par Franco lui-même. Il en faisait donc le garant de la continuité des institutions et du franquisme", raconte Mercedes Yusta, historienne et docteure en études hispaniques. Mais au début des années 1970, les démocraties occidentales accentuent la pression sur le régime espagnol. Dès son investiture, Juan Carlos entame donc une transition démocratique complexe, marquée par plusieurs moments clés, tels que les premières élections libres, le 15 juin 1977, ou le référendum qui a approuvé la Constitution espagnole, le 6 décembre 1978.
Mais l'armée va avoir du mal à accepter ces changements démocratiques. "On dit souvent que la transition à la démocratie en Espagne s'est passée avec un bruit de sabre de...
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20/11 - Frappes israéliennes à Gaza : le Qatar dénonce une "escalade dangereuse" menaçant la trêve
Israël poursuit ce jeudi 20 novembre ses frappes à Gaza, assurant vouloir "démanteler des infrastructures terroristes". La veille, de précédents bombardements avaient déjà tué 27 civils, au cours de l'une des journées les plus meurtrières depuis le début, le 10 octobre, du cessez-le-feu conclu entre Israël et le Hamas sous l’égide des Etats-Unis.
Pour l’instant, cette trêve a permis, dans sa première phase, le retour des 20 derniers otages israéliens vivants du 7-Octobre, en échange de la libération de plusieurs centaines de prisonniers palestiniens. 25 corps d’otages ont été restitués à Israël sur les 28 que le Hamas s’était engagé à rendre. Israël dénonce le retard du mouvement islamiste, qui de son côté, invoque la difficulté de les retrouver dans un territoire dévasté par deux ans de guerre. La mise en œuvre de la deuxième phase du plan Trump pour Gaza, endossé par une résolution onusienne, n’a pas encore été approuvée. Elle prévoit notamment le désarmement du Hamas, la mise en place d’une autorité de transition et le déploiement d’une force internationale de stabilisation.
Les infos à retenir
⇒ Au moins quatre morts dans de nouvelles frappes israéliennes ce jeudi
⇒ Le Qatar dénonce une "escalade dangereuse" menaçant la trêve
⇒ Plus de 10 000 enfants gazaouis vaccinés en huit jours contre diverses maladiesFrappes israéliennes à Gaza : le Qatar dénonce une "escalade dangereuse" menaçant la trêve
Le Qatar, qui joue le rôle de médiateur entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas, a condamné ce jeudi 20 novembre...
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20/11 - Au Parlement européen, l’histoire d’un vrai-faux rapprochement entre la droite et l’extrême droite
C’est une petite révolution. Certains évoquent un "moment de bascule" ; d’autres s’inquiètent d’un "tremblement de terre" politique. Ladite secousse s’est produite à 11h50, jeudi 13 novembre, au Parlement européen, à Strasbourg, loin des affres du débat budgétaire. Par 382 voix contre 249, la droite et l’extrême droite ont formé une alliance inédite pour revenir en partie sur la directive qui impose un "devoir de vigilance" aux entreprises en matière de respect des droits humains et environnementaux.
C’est une première pour un paquet législatif de cette importance - l’Omnibus I, porté par Stéphane Séjourné à la Commission européenne, avant d’être largement modifié par le Parti populaire européen (PPE). "Une autre majorité est possible", s’est aussitôt félicité Jordan Bardella, patron des Patriotes pour l’Europe. L’eurodéputé écologiste Pascal Canfin y voit "la première matérialisation concrète de l’union des droites". Le rêve de Sarah Knafo serait-il vraiment exaucé ? La réalité est, comme toujours, un peu plus nuancée.A l'origine de la loi, le député Dominique Potier
Rembobinons. C’est une vieille histoire, qui débute avant l’effondrement, en 2013, du Rana Plaza, au Bangladesh - le drame avait coûté la vie à 1 130 ouvriers, entassés dans un immeuble. Avec des ONG environnementales, le député PS Dominique Potier s’empare du sujet. Un jour, il a rendez-vous à Bercy avec un certain… Emmanuel Macron. L’élu socialiste de Meurthe-et-Moselle lui présente la proposition de loi qu’il prépare. "Oui, je connais très bien le sujet,...
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20/11 - Meta : le Français Yann LeCun, figure de l’IA, prend son indépendance
L’ingénieur informatique français Yann LeCun, figure de l’intelligence artificielle (IA) et responsable de la recherche IA chez Meta, a annoncé mercredi 19 novembre, sur Facebook, son départ fin 2025 du groupe américain.
Le chercheur français de 65 ans, annoncé sur le départ depuis plusieurs jours, a indiqué qu’il allait lancer sa propre start-up, dédiée au développement de modèles d’IA capables de comprendre le monde physique. <script async="1" defer="1" crossorigin="anonymous" src="https://connect.facebook.net/fr_FR/sdk.js#xfbml=1&version=v24.0"></script>
C’est une page qui se tourne chez Meta, où Yann LeCun aura passé 12 ans à la tête du laboratoire Facebook Artificial Intelligence Research (FAIR). Jusqu’à cette année, il incarnait les travaux conséquents menés par Meta dans le domaine de l’IA.Critique envers les modèles de langage
Mais ces derniers mois, Mark Zuckerberg, PDG de Meta, a décidé de réorienter le développement de l’intelligence artificielle au sein du groupe et s’est notamment lancé dans une vaste campagne de recrutements. Il a, entre autres, débauché l’entrepreneur Alexandr Wang, cofondateur de la start-up Scale AI, qu’il a placé à la tête d’une nouvelle entité baptisée Superintelligence Labs, rassemblant l’ensemble des ressources dédiées à l’IA. Responsable de la recherche IA chez Meta, Yann LeCun a été intégré à cette unité et placé sous la responsabilité d’Alexandr Wang.
Au-delà de ce remaniement hiérarchique, le groupe s’est réorienté...
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20/11 - "Il faut vraiment réglementer les cryptos !" : en plein "bitcoin krach", l’alerte de la députée européenne Aurore Lalucq
Présidente de la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen, Aurore Lalucq, du parti Place publique, pointe du doigt l’opacité qui règne dans l’univers des cryptoactifs. Entretien. Aurore Lalucq, coprésidente du parti Place Publique (PP), s'adresse à la presse après une rencontre avec le Premier ministre français à l'hôtel de Matignon à Paris, le 2 septembre 2025, une semaine avant le vote de confiance de l'Assemblée nationale.
Une nouvelle enquête menée par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) révèle l’importance du blanchiment d’argent sur les plateformes et comptoirs d’échanges de cryptomonnaies. Ce phénomène vous surprend-il ?
Non, ce n’est pas très étonnant et cette enquête vient illustrer factuellement, une fois de plus, que les cryptos et les stable coins sont des véhicules assez parfaits pour ce type de délits. Le monde des cryptos est un monde parallèle à celui de la finance traditionnelle qui, lui, est extrêmement réglementé. Le citoyen lambda ne s’en rend pas forcément compte, et c’est assez normal, mais il y a une foultitude de réglementations pour prévenir les manipulations de marché, les arnaques, le blanchiment d’argent… Même si aucun système n’est parfait. Le problème, c’est que dans les cryptos, toute cette réglementation commence à exister, mais elle n’est pas au même niveau et n’existe pas dans tous les pays.
Pourtant, au niveau européen, le règlement MiCa visant à soumettre les plateformes à des règles plus strictes a été mis en place en...
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20/11 - Donald Trump est-il prêt à défendre Taïwan en cas d’attaque de la Chine ?
Le 9 aout 2020, un Boeing bleu ciel se pose sur le tarmac de l’aéroport de Taipei. À son bord, se trouve le secrétaire d’Etat à la Santé de Donald Trump, en plein premier mandat. Devant l’avion estampillé United States of America, Alex Azar salue les représentants du gouvernement taïwanais.
Un ministre américain peu connu qui se rend à Taïwan, cela peut vous sembler anodin. Mais il s’agit là du plus haut responsable américain à avoir visité l’ile depuis 1979. Dans les heures qui suivent, le ministre de la Santé rencontre également le président taïwanais de l’époque Tsai Ing-wen. De quoi faire réagir la Chine qui s’insurge de cette visite.
Mais cinq ans plus tard, alors que les tensions commerciales entre Pékin et Washington sont au plus fort, l’opposition autour de Taïwan entre les deux pays pourrait-elle se faire plus vive ? Et Donald Trump est-il toujours engagé pour la défense de l’Etat insulaire ?
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Cet épisode a été écrit et présenté par Charlotte Baris, monté par Emeline Dulio et réalisé par Jules Krot.
Crédits : HuffPost Entertainment, Arte, France Culture, Times News, CNA, France 24
Musique et habillage : Emmanuel Herschon/Studio Torrent
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20/11 - Psychanalyse et autisme : l’amendement d’une sénatrice qui déchaîne les passions
Jocelyne Guidez ne s'attendait pas à déclencher une telle tempête. Cette sénatrice centriste de l'Essonne, d'ordinaire plutôt discrète, a déposé un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 proposant de supprimer tout remboursement ou participation financière de l’Assurance maladie aux prises en charge psychanalytiques pour les troubles du neurodéveloppement (TND), et notamment l’autisme. Les réactions ne se sont pas fait attendre. En trois jours, une pétition sur Change.org a recueilli plus de... 63 000 signatures contre cette initiative, tandis que les syndicats de psychologues et les sociétés psychanalytiques multiplient les courriers aux parlementaires.
Pour Jocelyne Guidez, qui travaille sur les TND depuis plusieurs années, la situation des familles justifie largement son initiative. "Toutes les associations de parents dont les enfants souffrent de ces troubles sont opposées à la psychanalyse", rappelle-t-elle. La Haute autorité de santé indique par ailleurs clairement depuis 2012 que la psychanalyse ne figure pas parmi les interventions recommandées dans le champ des troubles du spectre autistique, leur efficacité n’ayant jamais été démontrée par la science. "Aujourd'hui, l’urgence est de réduire la dette. Pourquoi continue-t-on à rembourser des pratiques non validées ?", s’interroge l’élue.
Des mails "très virulents" ont aussitôt commencé à remplir sa messagerie électronique, comme celles de ses collègues sénateurs. Les représentants des psychanalystes défendent...
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19/11 - Au moins 22 morts dans les frappes israéliennes sur la bande de Gaza
La Défense civile de la bande de Gaza a fait état mercredi de 22 personnes tuées dans des bombardements israéliens à travers le territoire, où Israël a dit mener des frappes contre le Hamas présentées comme une riposte à des attaques contre ses soldats en violation de la trêve.
Les frappes israéliennes ont fait 12 morts à Gaza-ville, dont un couple et ses trois enfants a indiqué la Défense civile, organisme de premiers secours opérant sous l'autorité du Hamas et dont le porte-parole, Mahmoud Bassal, est apparu dans une vidéo en exhibant les corps de trois jeunes enfants dans un linceul. Mahmoud Bassal a également annoncé 10 morts dans la région de Khan Younès (sud de la bande de Gaza), parmi lesquels deux mineurs dont il n'a pas précisé l'âge.Tsahal accuse "plusieurs terroristes"
L'armée israélienne avait auparavant accusé "plusieurs terroristes [d'avoir] ouvert le feu [mercredi] en direction de la zone où [ses] soldats opèrent à Khan Younès". Ces tirs n'ont fait aucun blessé mais constituent "une violation de l'accord de cessez-le-feu", indique un communiqué militaire, ajoutant qu'"en réponse [l'armée israélienne avait] commencé à frapper des cibles terroristes du Hamas dans toute la bande de Gaza".
Compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d'accès sur le terrain, l'AFP n'est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les informations des différentes parties.
Une trêve fragile, déjà marquée par plusieurs accès de violences, est en vigueur à Gaza depuis le 10 octobre, sur...
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19/11 - Guerre en Ukraine : l’administration Trump travaillerait avec la Russie sur un nouveau plan de paix
Donald Trump n'aurait pas renoncé à convaincre Vladimir Poutine d'arrêter la guerre en Ukraine. Dans un article publié mardi 18 novembre, le média américain Axios révèle que l'administration républicaine au pouvoir à Washington aurait travaillé sur un plan en 28 points pour mettre fin au conflit qui meurtrit l'est de l'Europe depuis près de quatre ans. Peu de détails sur le contenu précis des propositions américaines ont filtré dans la presse outre-Atlantique, mais ce projet serait articulé autour de quatre grands axes : "la paix en Ukraine, les garanties de sécurité, la sécurité en Europe et les futures relations des Etats-Unis avec la Russie et l’Ukraine". Aucune indication, en revanche, sur les conditions dans lesquelles la Maison-Blanche imagine le contrôle de l'est de l'Ukraine, aujourd'hui partiellement occupé par la Russie. Une position russe "entendue", selon Moscou
L'information de ce nouveau plan intervient plus d'un mois après le succès diplomatique de Donald Trump à Gaza. Toujours selon Axios, le président américain souhaiterait s'inspirer du plan américain ayant servi de base aux pourparlers pour l'obtention d'un cessez-le-feu au Proche-Orient afin de transformer l'essai en Ukraine. Mardi, le républicain a redit son intention de continuer à chercher une voie pour la paix dans la région. "J'ai en fait mis fin à huit guerres", a-t-il affirmé, en référence aux conflits auxquels il aurait permis de trouver une issue. "Il m'en reste une autre à mener avec Poutine. Je suis un peu surpris par lui....
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19/11 - Shein : 12 fédérations commerciales attaquent en justice le géant asiatique pour "concurrence déloyale"
Une "mobilisation sans précédent de la filière". Douze fédérations commerciales françaises, ainsi qu'une centaine de marques, annoncent ce mercredi 19 novembre le lancement d'une action en justice contre le géant asiatique du e-commerce Shein. En cause, selon ces plaignants ? La "concurrence déloyale" liée aux pratiques de l'entreprise, "dont le modèle repose sur le non-respect des réglementations applicables à tous les acteurs implantés en France". À travers cette démarche judiciaire, les organisations entendent donc "demander réparation des préjudices qu’elles ont subis" à cause de cette situation.Des "manquements massifs et répétés"
Dans le détail, que reprochent ces fédérations à Shein ? Dans un communiqué, elles dénoncent les méthodes de l'entreprise fondée en Chine. Celles-ci "mettent en danger la sécurité des consommateurs, fragilisent nos entreprises, détruisent des emplois, et menacent la vitalité des territoires", déplorent-elles, rappelant que Shein a déjà été condamné par le passé en France pour "pratiques commerciales trompeuses". Pour ces faits, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) lui a ainsi infligé une amende de 40 millions d'euros en juillet dernier. L'instance avait ainsi démontré que Shein avait "trompé les consommateurs sur la réalité des réductions dont ils pouvaient bénéficier".
Par des "manquements massifs et répétés", l'entreprise asiatique "a pu réduire illégitimement ses coûts, accroître ses profits et gagner des parts de...
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19/11 - Pascal Praud, le journaliste le plus influent de France : la proposition de BFM, ses appels avec les politiques
D’abord, un corps, format pleine page autour duquel s’étale son éditorial dans le Journal du Dimanche, obligeant le lecteur à parcourir son épaule, poursuivre le long de son coude, son corps encore, gommant sa hauteur sur le plateau de CNews, son doigt qu’il mordille, son oreille qu’il gratte, jouant avec ses lunettes et baissant la tête pour lire ses fiches. La gestuelle souligne sa simplicité ; ici pas de prompteur, ni de raideur, Pascal Praud ne transmet pas des informations, il s’offre tout entier pour raconter la France comme il rouspéterait assis dans son salon. Depuis ses audiences de l’été, le sexagénaire surexposé passe pour le journaliste le plus influent du paysage médiatique.
Aucun animateur n’a comme lui porté seul une chaîne au pinacle, écrasant la concurrence de ses 4 %, des parts de marché et monopolisant six heures d’antenne quotidienne. Aucun n’ose comme lui sélectionner l’actualité afin qu’elle illustre ses marottes – et diffuse celles de son employeur Vincent Bolloré. Son récit, outré et diablement efficace, régale désormais entre 800 000 et un million de fans, et sa séquence matinale règne parmi les chaînes nationales. Son talk-show, L’Heure des pros, assume crânement d’être ce café du commerce survolté, hypnotique, répétant en boucle combien l’insécurité et l’immigration seraient les causes de tous nos maux, et l’ancien commentateur de matchs de foot, costumes Hartwood coupés sur mesure, y fait office de pythie adulée. Bateleur opportuniste ou réactionnaire affolé, l’homme aux boutons de...
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19/11 - L’armée israélienne dit mener des frappes dans le sud du Liban
L'armée israélienne a dit mercredi avoir lancé des frappes sur deux localités du sud du Liban après des appels à évacuer, affirmant qu'elle visait le groupe islamiste du Hezbollah. Israël poursuit ses frappes régulières sur le Liban malgré un cessez-le-feu entré en vigueur en novembre 2024, à l'issue de plus d'un an d'hostilités avec le Hezbollah pro-iranien.
"L'armée israélienne frappe actuellement plusieurs sites terroristes du Hezbollah dans le sud du Liban", a-t-elle déclaré dans un communiqué. L'agence de presse officielle libanaise, Ani, a indiqué que des raids avaient frappé les villages de Deir Kifa et Chahour. La population appelée à évacuer
Plus tôt mercredi, le colonel Avichay Adraee, porte-parole de l'armée israélienne avait prévenu dans un message en arabe sur X que les forces y "attaquer(aient) prochainement des infrastructures militaires appartenant au groupe terroriste Hezbollah dans différentes zones du sud du Liban, en réponse aux tentatives illégales de l'organisation de se rétablir dans la région". L'officier a appelé la population à évacuer sans tarder les alentours de deux bâtiments dont il a précisé, cartes à l'appui, la localisation dans les deux villages. L'armée a ensuite lancé d'autres appels à évacuer plusieurs bâtiments dans les villes d’Ainata et de Tayr Felsay, également dans le sud du Liban.
Israël accuse le Hezbollah de mener des activités qui violent le cessez-le-feu et l'accuse de chercher à reconstituer ses capacités militaires, et d'aider le groupe islamiste palestinien du...
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19/11 - Tambouilles politiques, luttes de pouvoir... Comment la machine bruxelloise a eu le scalp du rapport Draghi
13 novembre 2025, un jour de plénière comme un autre dans l’enceinte en bois blond du Parlement européen à Bruxelles. A 8 heures 30 précises, Roberta Metsola, la présidente du Parlement ouvre le bal devant une assemblée aux trois quarts vide, et passe rapidement la parole à Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, venue en voisine. Chemisier grège sous une veste virginale, brushing argenté. Collier de perles immuable. Discours convenu et vaguement creux. Pendant une petite dizaine de minutes, la femme la plus puissante d’Europe glisse de la COP30, qui se tient à Belém au Brésil à la décarbonation de l’économie, à l’Ukraine, la démocratie, la liberté, avant de lancer un "longue vie à l’Europe", mollement applaudi. Pliant les quelques feuilles posées sur son pupitre, elle tourne les talons et s’éclipse prestement de l’hémicycle. Fin de l’intervention.
Le mot compétitivité n’aura été prononcé qu’une seule fois. Et pas une allusion au vote qui aura lieu quelques heures plus tard dans la même assemblée. Un vote hautement politique puisque le Parlement doit se prononcer sur un texte législatif proposé par la Commission en février 2025, baptisé "Omnibus 1"- curieuse appellation pour une Europe qui souhaite avancer vite ! - et qui rassemble une palanquée de simplifications réglementaires. Au premier rang desquelles, la fameuse directive CS3D, sur le devoir de vigilance qui oblige les entreprises de plus de 1 000 salariés à retracer et documenter méthodiquement toutes les pratiques environnementales et...
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19/11 - Un Français sur deux vit de l’argent public… et si c’était ça, le problème de la France ?
Après avoir lu les quelque 500 pages du dernier ouvrage de Nicolas Dufourcq, difficile de ne pas interpréter la crise politique et budgétaire actuelle de la France à travers cette célèbre citation attribuée à Karl Marx : "L’histoire se répète, d’abord comme une tragédie, puis comme une farce." Dans La dette sociale de la France : 1974-2024 (Odile Jacob), le patron de la Banque publique d’investissement (BPI) fait le récit d’un demi-siècle de renoncements. Et ce, alors même que les députés viennent de voter… la suspension de la réforme des retraites. En 1976 déjà, Raymond Barre alertait à la télévision : "la France vit au-dessus de ses moyens". Le diagnostic est connu. Depuis 1974, pas un gouvernement n’a été capable de faire voter un budget à l’équilibre. Cinquante ans plus tard, la facture se rappelle aux Français : la dette publique française atteint des sommets. De 20,7 % du PIB en 1980, cette dernière s’élève aujourd’hui à 115,6 % du PIB, soit… 3 416,3 milliards d’euros. La faute, insiste Nicolas Dufourcq, à la "boule de neige de dette sociale" : depuis 1975, les trois quarts de l’augmentation des dépenses publiques viennent des prestations sociales, et chaque année s’ajoutent 100 milliards de dette sociale supplémentaire. Tandis que, selon le dernier rapport du think tank GenerationLibre, 6 % seulement des dépenses publiques sont allouées aux missions régaliennes, la sécurité sociale représente 47 % du budget total de l’Etat. En 2023, sur 1 000 euros d’impôts, 561 euros finançaient la protection sociale, contre 5...
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19/11 - Allemagne : pourquoi la réforme des retraites pourrait fracturer le gouvernement de Friedrich Merz
Il n'y a pas qu'en France qu'une réforme des retraites menace le gouvernement. En Allemagne, l'équipe de Friedrich Merz est fragilisée par des dissensions internes au sein des troupes conservatrices au Bundestag. 18 élus de la Junge Union (JU), l'organisation de jeunes de la CDU/CSU, le parti du chancelier, menacent de ne pas voter le texte de loi encadrant le versement dans le pays des pensions de retraite pour les prochaines années. En cause ? La volonté des sociaux-démocrates du SPD, participants à la coalition au pouvoir, d'étendre au-delà de 2031 le maintien de l'actuel niveau de pension, établi à 48 % du revenu moyen d'un salarié.Débat interne parmi les conservateurs
Cette mesure est largement critiquée par les jeunes conservateurs, pour qui une telle disposition engendrerait des coûts supplémentaires de plus de 115 milliards d'euros jusqu'à 2040. Une manne qui, selon eux, devrait être "supportée" essentiellement par les actifs et nouveaux venus sur le marché du travail. "C'est tout simplement insoutenable sur le plan fiscal", critique ainsi l'un de leurs représentants, Johannes Volkmann, par ailleurs petit-fils de l'ex-chancelier conservateur Helmut Kohl. A l'opposé de cette évolution défendue par le gouvernement, la Junge Union propose, elle, d'abaisser à 47 % le niveau des pensions des retraites.
L'opposition de l'organisation de jeunesse à la mesure est loin d'être anecdotique. En effet, Friedrich Merz ne possède au Parlement qu'une marge de manœuvre très réduite pour faire passer ses...
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19/11 - "La qualité de l’air dans les écoles est un enjeu crucial" : des soignants, enseignants, scientifiques et parents interpellent les maires
En mars 2020, le premier tour des municipales avait lieu deux jours avant de confiner le pays, alors qu’un nouveau virus aéroporté déferlait. En avril 2022, à Marseille, le candidat Emmanuel Macron promettait "un effort massif de purification de l’air dans nos écoles, nos hôpitaux, nos maisons de retraite, et dans tous les bâtiments publics", avec des résultats "visibles dès la fin de l’année".
En novembre 2025, à quatre mois de nouvelles élections municipales, et pendant que se tient le Congrès des maires, une question s’impose : quel est le bilan des maires (dont le mandat est marqué par la pandémie) quant à l’amélioration de la qualité de l'air dans les écoles et bâtiments publics dont ils ont la responsabilité ? Un manque de diagnostic et de considération
Depuis des années, les mesures dans les écoles montrent un renouvellement d’air souvent insuffisant, quelle que soit la saison. Ce n’est pas une opinion : c’est un constat documenté par l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (campagne "Ecole" 2013-2017), par Santé publique France (journée nationale de la qualité de l’air du 14 octobre 2022 par exemple) ou par l’OMS, qui a soutenu en juin dernier la deuxième conférence européenne sur la qualité de l’air intérieur, dédiée aux écoles françaises.
Ce constat répété a mené à une évolution de la loi. Le décret 2022-1689 du 27 décembre 2022 a modifié le code de l’Environnement et rendu plus contraignante la surveillance de la qualité de l'air intérieur (QAI) dans certains établissements, dont les écoles, avec...
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19/11 - Impôts : pourquoi la taxe foncière va augmenter pour 7,4 millions de logements en 2026
La mauvaise nouvelle est tombée mardi 18 novembre : une mise à jour des fichiers de logements par le ministère de l’Economie va provoquer l’augmentation de la taxe foncière pour 7,4 millions de logements en 2026, a indiqué Bercy à l’AFP, confirmant une information du Parisien. L’Express répond à vos questions sur cette hausse.Pourquoi cette augmentation ?
"C’est une question d’efficacité et d’équité de l’impôt : que chacun paie selon le type de logement qu’il détient", justifie le cabinet de la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin.
Payée par quelque 32 millions de propriétaires, la taxe foncière repose, en plus de la surface en mètres carrés, sur des critères dits "de confort" tels que la présence d’eau courante, d’électricité, de WC ou de lavabos dans le logement, des critères figés depuis 1970 - et dont la question de la réforme est un serpent de mer depuis des années. La présence de chacun de ces éléments augmente artificiellement le nombre de mètres carrés pris en compte, et mécaniquement le montant de la taxe foncière. Ainsi, avoir l’eau courante ajoute 4m2 au logement.
"L’opération de fiabilisation des bases foncières qui va être menée en 2026" vise à prendre en compte "ces éléments de confort lorsqu’ils ne sont pas aujourd’hui intégrés à la base foncière", explique la Direction Générale des Finances publiques (DGFiP). "Il s’agit juste de généraliser une règle qui aurait déjà dû l’être auparavant", a précisé ce mercredi la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, lors du compte-rendu du Conseil des...
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19/11 - Nexperia, la guerre des puces : les Pays-Bas jouent l’apaisement face à la Chine
Les Pays-Bas ont fait un pas important mercredi 19 novembre vers la Chine pour apaiser les tensions dans le différend avec Pékin sur l’exportation vers l’Europe de composants électroniques Nexperia, jugés cruciaux par l’industrie automobile. Le ministre néerlandais de l’Economie, Vincent Karremans, a annoncé la suspension de la prise de contrôle par La Haye du fournisseur mondial chinois de composants électroniques, basé aux Pays-Bas.
Depuis plusieurs mois, Nexperia est au cœur d’un bras de fer entre la Chine et les Pays-Bas, qui a fait craindre au secteur automobile européen un arrêt de leur production.
L’entreprise, basée à Nimègue, près de la frontière allemande, a été acquise en 2018 par une société chinoise. Mais fin septembre, invoquant des raisons de sécurité nationale, le gouvernement néerlandais a pris de facto le contrôle de Nexperia.
Pékin a alors interdit les réexportations des produits de l’entreprise de la Chine vers l’Europe, faisant rapidement monter les tensions géopolitiques et les inquiétudes des constructeurs automobiles. Ces derniers utilisent massivement les puces Nexperia dans leurs systèmes électroniques embarqués."Le moment est venu de prendre une mesure constructive"
Les tensions avec la Chine étaient déjà en voie d’apaisement depuis quelques semaines. Samedi, la Commission européenne a salué "des progrès encourageants" dans le différend après la promesse chinoise d’une simplification des procédures d’exportation des composants Nexperia vers les clients européens et internationaux.
"Au vu...
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19/11 - Si le RN arrive au pouvoir, les patrons regretteront la politique de l’offre d’Emmanuel Macron
Marine Le Pen explique souvent dans les médias que le programme économique du Rassemblement national n’est pas de droite. On pourrait disserter à l’envi sur ce que signifie être "de droite" en matière économique dans notre pays, mais on peut sans nul doute affirmer que le programme du RN n’est pas libéral. Mélange de protectionnisme, de déréglementations et de privatisations, de baisses et de hausses d’impôts, c’est un grand fourre-tout.
Au-delà du programme, il est intéressant d’analyser ce que le RN a effectivement voté à l’Assemblée nationale ces dernières semaines. Concernant le volet fiscal, ses députés ont donné leur aval à plus de 30 milliards d’impôts supplémentaires, soit davantage que le choc fiscal de François Hollande en 2012. Ces hausses ont été votées de concert avec la gauche et le MoDem. Parmi les prélèvements soutenus par le RN figure le délirant "impôt sur la fortune improductive" qui élargit l’IFI aux actifs financiers, y compris l’assurance-vie. Autrement dit, dans un pays où la fiscalité du capital est déjà l’une des plus élevées au monde, cet impôt adoubé par le RN taxe à la fois le financement de l’Etat - les compagnies d’assurance détiennent quelque 350 milliards d’euros d’obligations françaises, soit près de 10 % de la dette publique - et celui des entreprises. A pleurer.Orgie fiscale
Le RN a également voté l’impôt universel sur les multinationales, inspiré d’une proposition de La France insoumise, comme alternative à la taxe Zucman que ses députés ont rejetée dans l’un de leurs rares élans de...
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19/11 - Budget de la Sécu : ces économies drastiques souhaitées par le Sénat pour réduire le déficit
Le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2026, après être passé une première fois à l’Assemblée nationale, va être examiné à partir de ce mercredi 19 novembre dans l’hémicycle du Sénat, qui promet de le modifier très largement. Le déficit spontané de la Sécurité sociale en 2026 est estimé à 28,7 milliards d’euros par le Gouvernement, rappelle le Sénat dans son exposé général. "Dans le texte proposé par la commission, des mesures d’amélioration du solde de 13,6 milliards d’euros permettraient de ramener le déficit à 15,1 milliards d’euros."
Le gouvernement a transmis à la chambre haute le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) avec toutes les modifications adoptées par l’Assemblée nationale, même si cette dernière n’est pas parvenue à un vote sur l’ensemble du texte dans les délais.Ramener le déficit de 24 à 15 milliards d’euros
Cette copie modifiée fait bondir le déficit de la Sécurité sociale à plus de 24 milliards d’euros en 2026, contre 23 milliards en 2025. La majorité droite-centristes du Sénat souhaite elle rétablir le cap d’un déficit ramené à 17,5 milliards d’euros, objectif initial du gouvernement, voire donc le faire descendre à 15,1 milliards. "Il faut faire face aux réalités budgétaires. Rien n’est agréable à porter", a déclaré la rapporteure générale de la commission des Affaires sociales, Élisabeth Doineau, à Public Sénat.
Un vote solennel doit survenir le 26 novembre au Sénat, nouvelle étape du parcours parlementaire de cette loi, qui devrait s’étirer jusqu’à la mi-décembre dans les deux...
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19/11 - L’édition 2026 du festival de BD d’Angoulême ne tient plus qu’à un fil
La prochaine édition du festival d’Angoulême, traversé par la plus grave crise de son histoire, aura-t-elle lieu ? Les principales maisons d’édition de BD estiment que l’événement, prévu fin janvier, "ne pourra plus se tenir" en raison de la volonté des auteurs de boycotter cette édition, a indiqué ce mercredi 19 novembre leur syndicat.
"Compte tenu de ce mouvement de grande ampleur qu’ils comprennent, les éditeurs estiment que l’édition 2026 ne pourra plus se tenir", indique dans un communiqué le Syndicat national de l’édition (SNE), qui représente 24 poids lourds du secteur dont Casterman, Glénat, Delcourt ou Bayard. Ces grands éditeurs disent également espérer "un apaisement" afin de "construire le festival de demain dès 2027".
La réaction de 9e Art +, société très contestée qui organise le festival international de la BD depuis 2007, n’était pas connue dans l’immédiat. Mais l’organisation avait démenti plus tôt dans la journée auprès de Ouest-France des informations de Libération faisant état d’une annulation.Appels au boycott
L’Etat et les collectivités locales qui financent en partie le festival, plus grand rendez-vous mondial de la BD, devaient se réunir en urgence ce mercredi à 11h00. Toutefois, la région Nouvelle-Aquitaine, principal financeur public de l’événement, a déjà dit à l’AFP vouloir maintenir la prochaine édition. "On maintient notre volonté d’avoir une édition en 2026", a déclaré Frédéric Vilcocq, conseiller culture de la collectivité dirigée par le socialiste Alain Rousset. Une année blanche...
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19/11 - Aliments ultra-transformés : l’alerte d’un collectif de chercheurs contre une menace pour la santé
Les aliments ultra-transformés constituent une réelle menace pour la santé, selon un vaste collectif de chercheurs qui publient ce mercredi 19 novembre une série d’études dans le Lancet, accusant en outre l’industrie agroalimentaire de semer le doute sur le sujet.
Les industriels appliquent "des tactiques dignes de l’industrie du tabac" pour décrédibiliser les recherches sur les aliments ultra-transformés, a estimé, lors d’une conférence de presse organisée par le Lancet, Chris van Tulleken, l’un des principaux auteurs de l’une de ces études, publiées par la grande revue médicale avec l’ambition de dresser un panorama de référence sur le sujet.
Ces trois études s’inscrivent dans un contexte où les inquiétudes sanitaires s’accroissent autour des aliments ultra-transformés, mais où de vives controverses scientifiques demeurent autour de l’ampleur des risques.Obésité, diabète…
Selon certains scientifiques, le terme d’aliments ultra-transformés, qui s’applique en gros à des produits résultant de processus industriels complexes et recombinant des ingrédients variés, recouvre une réalité trop floue, au risque d’un certain alarmisme. Selon d’autres chercheurs, ces doutes sont illégitimes en l’état des connaissances et sont instrumentalisés par l’industrie agro-alimentaire afin de bloquer toute mesure visant à réduire la consommation d’aliments ultra-transformés.
Les auteurs des études du Lancet s’inscrivent clairement dans ce second camp. Parmi eux figure l’épidémiologiste Carlos Monteiro, créateur d’un système dit Nova pour...
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19/11 - Guerre en Ukraine : un plan américain prévoit la cession de territoires à Moscou
Désireux de relancer des négociations pour la paix actuellement dans l’impasse, Volodymyr Zelensky s'est rendu ce mercredi 19 novembre en Turquie pour rencontrer son homologue turc. Moscou a de son côté indiqué qu’aucun émissaire russe ne se rendrait en Turquie ce mercredi.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi soir à relancer les négociations d'Istanbul entre la Russie et l'Ukraine pour mettre un terme à une guerre aux effets "dévastateurs". Ces discussions ont lieu dans un moment très difficile pour l’armée ukrainienne, alors qu’une ville clé sur le front Est, Pokrovsk, semble sur le point de tomber. Les frappes russes se poursuivent en parallèle : au moins 25 personnes ont été tuées dans la nuit de mardi à mercredi par des attaques dans l’ouest de l’Ukraine.
Les infos à retenir
⇒ Un plan américain prévoit la cession de territoires à Moscou
⇒ Recep Tayyip Erdogan appelle à lancer les négociations d'Istanbul
⇒ Volodymyr Zelensky dit espérer une reprise des échanges de prisonniers avec la Russie "d'ici la fin de l'année"Un plan américain prévoit la cession de territoires à Moscou
L'Ukraine a reçu une nouvelle proposition de paix de la part des Etats-Unis qui requiert notamment que Kiev cède les territoires actuellement sous contrôle de la Russie et réduise son armée de plus de moitié, selon des déclarations mercredi à l'AFP d'un haut-responsable proche du dossier.
"Nous recevons des signaux disant que nous devons accepter ce plan", a déclaré cette source sous couvert d'anonymat. La proposition...
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19/11 - Vacances d’hiver 2025 : notre guide pour découvrir les Pyrénées-Orientales et l’Ariège
Pour les stations, l’enneigement n’est plus une garantie de succès. Si les plus élevées voient les réservations s’effectuer de plus en plus tôt, toutes anticipent les effets du réchauffement climatique à long terme. Avec un seul mot d’ordre : diversifier les activités. Raquettes, ski de fond, luge, marche, mais aussi architecture, cocooning ou bistronomie. Massif par massif, voici notre guide pour assouvir toutes les envies.Porté-Puymorens, une station village au soleil
Les skieurs de tous niveaux plébiscitent les 50 kilomètres de pistes de Porté-Puymorens (Pyrénées-Orientales), à deux pas de l’Andorre. Le domaine, qui culmine à 2 400 mètres et offre 900 mètres de dénivelé, propose également de vastes espaces dévolus au ski de randonnée, un atout complété par un ensoleillement maximal. Quant aux amateurs de sensations fortes, ils ne manqueront pas de fouler "Le Pied dans le vide", une passerelle ajourée suspendue à 300 mètres au-dessus de coulées blanches vertigineuses. Accessible par le téléski de Font-Frède, c’est un dispositif unique dans le massif.Le pied dans le vide, une passerelle suspendue à 300 mètres de haut.
Au milieu de la forêt - A 10 kilomètres de l’Espagne, Font-Romeu - Pyrénées 2 000 (Pyrénées-Orientales) déploie 47 pistes tous niveaux, de 1 800 à 2 200 mètres d’altitude. Equipée d’un snowpark et de nouveaux espaces balisés dédiés au ski de randonnée, la station dispose d’un domaine de ski nordique aux 111 kilomètres d’itinéraires répartis sur les sites de La Clame, Les Stanyols et, plus loin, La...
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19/11 - Assassinat de Jamal Khashoggi : en défendant MBS, Donald Trump contredit les conclusions de la CIA
En plus d’offrir à Mohammed ben Salmane, "MBS", une spectaculaire réhabilitation diplomatique assortie d’importants accords dans la défense et l’énergie, Donald Trump a défendu avec vigueur mardi 18 novembre le prince héritier saoudien concernant l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi en 2018.
"Vous parlez d’une personne extrêmement controversée. Beaucoup de gens n’aimaient pas ce monsieur dont vous parlez. Que vous l’aimiez ou pas, des choses se sont produites", a lancé le républicain de 79 ans en réponse à une question d’une journaliste de la chaîne ABC sur Jamal Khashoggi, ancien chroniqueur du Washington Post. Mohammed ben Salmane "n’était au courant de rien", a ensuite affirmé Donald Trump, qui s’en est pris violemment à la journaliste qui posait la question. Il l’a accusée, pendant un échange dans le bureau Ovale en compagnie du prince héritier, de chercher à "embarrasser" celui qu’il qualifie de "très bon ami". "Vous n’avez pas besoin de mettre notre invité dans l’embarras en lui posant une telle question", a-t-il ajouté.
Reçu avec une garde à cheval, des coups de canon et un survol d’avions de combat, le dirigeant de facto du royaume saoudien a même eu droit aux louanges du président américain pour son bilan "incroyable en matière de droits humains."Un rapport accusateur de la CIA
Des "déformations" de la réalité qui "sont en contradiction avec les faits et sont indignes de la fonction présidentielle", selon un éditorial du Washington Post ce mercredi.
Résidant aux Etats-Unis, critique du pouvoir...
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19/11 - L’Europe bouge enfin, et c’est une bonne nouvelle, par Eric Chol
Une majorité introuvable, une assemblée fragmentée, des partis incapables de s’entendre, un budget 2026 otage des intérêts politiques, un exécutif sous la menace d’une motion de censure : non, il ne s’agit pas de la France, mais de l’Union européenne, où, depuis les élections de 2024 et l’émiettement du bloc central au sein du Parlement, les difficultés s’accumulent pour Ursula von der Leyen. Critiquée de toute part depuis le début de son deuxième mandat, la présidente de la Commission européenne semble pourtant avoir mis (un peu) d’eau dans son vin, acceptant ces derniers jours des concessions salutaires. Une attitude conciliante qui a déjà permis de remettre l’Europe sur de bons rails.
C’est ainsi que le budget 2026 devrait enfin être adopté le 24 novembre, avec de vraies avancées sur la compétitivité, l’énergie ou la capacité de faire face aux tensions géopolitiques. Quant aux textes issus du Pacte Vert, ils ont été largement vidés de leur substance bureaucratique, de quoi soulager des chefs d’entreprise inquiets par l’ampleur des usines à gaz imaginées par les eurocrates. Dommage que les partis centristes n’aient pas réussi à s’entendre pour saluer ce pragmatisme bruxellois, contraignant l’exécutif européen à une faute de carre politique, en fermant les yeux sur une alliance entre l’extrême droite et la droite au Parlement européen pour valider la révision des textes environnementaux.
Sur le fond, l’Europe bouge, et c’est une bonne nouvelle, comme si, avec beaucoup de retard, les avertissements lancés par Mario...
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19/11 - Alstom est-il enfin sur de bons rails ? Les vérités d’Henri Poupart-Lafarge
Terminus en vue pour Henri Poupart-Lafarge. PDG d’Alstom depuis 2016, le polytechnicien avait perdu sa casquette de président l’an dernier, après une déconfiture boursière dont le groupe, éjecté du CAC40, se relève à peine aujourd’hui. En avril prochain, il tirera définitivement sa révérence et cédera son fauteuil de directeur général à Martin Sion, l’actuel patron d’ArianeGroup.
Entré chez le constructeur de trains il y a près de trente ans, cet amoureux du rail a fait d’Alstom le deuxième acteur mondial, derrière la compagnie d’Etat chinoise. "Le premier en réalité, corrige son entourage, car CRRC est essentiellement tournée vers son immense marché domestique." Sous son règne, le chiffre d’affaires a quasiment triplé - 18,5 milliards d’euros au dernier exercice. Mais sa plus grande fierté vient d’un autre indicateur, le net promoter score, qui mesure la satisfaction client : "Il est à son plus haut niveau historique. Plus élevé encore qu’avant l’acquisition de Bombardier Transport".
Un sacré morceau que ce rival canadien, avalé en 2020 pour près de 6 milliards d’euros, et dont la digestion s’est révélée plus longue et chaotique que prévue. A l’heure du bilan, Henri Poupart-Lafarge se félicite de l’année record qui s’annonce. La marge du premier semestre, dévoilée le 13 novembre, s’établit à 6,4 %, contre 5,9 % un an plus tôt. Et les ventes de toutes les divisions sont en hausse. Un retour à meilleure fortune… qui fera le bonheur de son successeur.Henri Poupart-Lafarge, le 10 jullet 2023 (Alstom photo shooting). Le...
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19/11 - Affaire Epstein : le Congrès américain vote pour une publication du dossier, et maintenant ?
Le Congrès américain a approuvé mardi 18 novembre une proposition de loi visant à contraindre le gouvernement à rendre public son dossier sur le criminel sexuel Jeffrey Epstein. Donald Trump, un temps fortement opposé au texte, doit désormais le signer pour promulgation.
Adoptée à 427 voix pour et 1 contre à la Chambre, puis approuvée à l’unanimité au Sénat, où une procédure particulière a été utilisée pour que le texte soit automatiquement considéré comme adopté, la législation vise à ordonner au ministère de la Justice "de publier tous les documents et archives" en sa possession concernant le financier new-yorkais, mort en prison en 2019 avant son procès pour crimes sexuels.
Dans le détail, le texte fait obligation au ministère de la Justice de rendre publics dans les 30 jours l’intégralité des documents non classifiés en sa possession sur Jeffrey Epstein, sa complice Ghislaine Maxwell, qui purge une peine de vingt ans de prison, et toutes les personnes impliquées dans les procédures judiciaires. Il s’agit notamment des documents sur les procédures qui ont conduit à sa condamnation en 2008 en Floride (sud-est) ainsi qu’à son inculpation fédérale à New York pour des charges plus graves d’exploitation sexuelle de mineures. Sont également concernées toutes les entités, privées ou publiques, liées aux activités de Jeffrey Epstein, y compris non criminelles, ainsi que les plans de vol, listes de passagers, etc. de tous les véhicules lui ayant appartenu.Donald Trump assure n’avoir "rien à voir avec Jeffrey Epstein"...
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19/11 - Plébiscitées, mais à moitié vides : l’énigme des crèches municipales à Toulouse
Des berceaux vides, et des parents sur liste d’attente. "Le groupe des bébés n’est pas plein du tout, il y a des places vacantes, raconte Noémie*, déléguée du personnel dans une crèche municipale toulousaine. Le groupe des moyens non plus : nous sommes encore en train de rencontrer des familles. Il n’y a que dans le groupe des plus grands que nous sommes vraiment au complet". Deux nouveaux nourrissons devraient s’ajouter à sa crèche la semaine prochaine. Mais Noémie ne comprend pas la logique. "D’un côté, la mairie nous demande de faire rentrer les enfants au maximum pour répondre aux besoins des parents. De l’autre, il suffit de discuter avec les autres professionnels pour comprendre qu’il est difficile de boucler les effectifs", poursuit-elle.
La situation déroute aussi les parents. Victoria, maman de jumeaux nés en juillet, s’est inscrite en juin sur la plateforme municipale. "Il faut attendre le sixième mois de grossesse pour pouvoir faire une demande", précise-t-elle. La décision devrait tomber à la fin du mois. "C’est long. Ça nous laisse aussi peu de temps pour trouver une solution, alors que mon mari est salarié et que je reprends le travail en janvier", explique-t-elle. Elle craint de vivre le même scénario qu’une de ses amies : "Elle a essuyé un premier refus cette année. Elle a finalement obtenu une place après avoir été placée sur liste d’attente, mais il était déjà trop tard : elle s’était tournée vers une crèche privée." Ces mêmes crèches, qui au niveau national, ont récemment fait polémique...
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19/11 - "L’Inconnu de la Grande Arche" : pourquoi ce film n’est pas qu’une banale plainte d’artiste
L’Inconnu de la Grande Arche commence par un happy end. La drôlerie et l’émotion d’une victoire inattendue couronnant un type dont on n’a jamais entendu parler. A Mitterrand revient l’honneur et la difficulté d’annoncer et de prononcer son nom sans trébucher. Il demande à Jean-Louis Subileau (Xavier Dolan), son conseiller en architecture et urbanisme, de lui apporter ses lunettes ; il sert aussi à ça. Le président de la République ouvre l’enveloppe et n’en revient pas. Stoïque, il annonce : "Johan Otto von Spreckelsen". Pouvait pas s’appeler Jean Nouvel comme tout le monde ?
A la tronche que tirent les sommités présentes dans ce salon doré de l’Elysée, ce choix a tout l’air d’un camouflet. Comment ces crétins de jurés ont-ils pu confier le plus grand projet architectural de l’histoire de la Ve République à un Danois qui n’a jamais construit autre chose que des églises ? Seulement voilà, c’était un concours anonyme ; c’est-à-dire que les projets sont arrivés sans le nom des auteurs.
Ni CV ni agence, pas de magouille, pas de mondanité, rien que le dessin. Et voilà le résultat. A mon avis, ce qui s’est passé, c’est qu’en découvrant la proposition de Sperckelsen, ils ont trouvé ça tellement surprenant, beau, pur, ils ont cru que c’était celui de Jean Nouvel. Quand l’impartialité se trompe à ce point, il faudrait la changer, comme font certains avec la démocratie.Mitterand aurait préféré un Français
En attendant, Mitterrand n’est pas content, il aurait préféré un Français.
– Appelez-moi le lauréat que je puisse le...
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19/11 - Face à Donald Trump, la Chine soigne sa relation avec la Russie
Nous sommes le 21 janvier 2025. La veille, Donald Trump a prêté serment sur les marches du Capitole, avant de signer de nombreux décrets dans les premières heures de sa présidence. Mais comme s’ils n’avaient rien remarqué, deux hommes décident de se téléphoner : Vladimir Poutine et Xi Jinping ont fixé un échange pour démarrer la nouvelle année.
L’un est à Moscou et l’autre à Pékin. Chacun est souriant, installé à son bureau, devant de grands drapeaux de la Chine et de la Russie
Les deux puissances affirment tout de même leur volonté de renforcer le dialogue avec Washington. Mais dès les premiers instants du mandat de Donald Trump, la Chine veut s’assurer que le message est clair : Pékin et Moscou sont alliés, et cette alliance ne dépend pas des Etats-Unis. Ensemble, ils comptent bien faire bloc face au président américain.
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Cet épisode a été écrit et présenté par Charlotte Baris, monté par Emeline Dulio et réalisé par Jules Krot.
Crédits : HuffPost Entertainment, Arte, France Culture, Times News, CNA, France 24
Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent
Logo : Jérémy Cambour
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Pour aller plus loin
Guerre en Ukraine : l’embarras de la Chine face au dialogue Trump-Poutine
Chine - Etats-Unis, l'affrontement : le plan de Xi Jinping...
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19/11 - "Trump ne devrait pas prendre le Venezuela pour le Panama" : la leçon géopolitique d’Alexander Downes
Quelle mouche a bien pu piquer le président américain ? En quelques mois à peine, Donald Trump a délaissé la voie diplomatique avec le régime de Caracas, lancé des frappes aériennes dans les Caraïbes et le Pacifique, et laissé entendre que les jours de Nicolas Maduro étaient désormais comptés. Officiellement, cette escalade s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le narcotrafic : Trump accuse le dictateur vénézuélien d'être responsable de l’envoi de drogues et de criminels violents vers les États-Unis. Jugeant que Maduro "n’a pas été bon pour les États-Unis", le président américain a, le 17 novembre, laissé la porte ouverte à des discussions tout en n’excluant pas l’envoi de troupes sur le terrain. Comme nombre de dossiers internationaux l’ont montré depuis le début de l’année, le président des Etats-Unis laisse planer un certain flou sur ses réelles intentions. "L’administration Trump compte son lot de partisans d’un changement de régime au Venezuela", pointe cependant Alexander Downes, professeur de sciences politiques et d’affaires internationales à la George Washington University.
Mais cette ambition, si elle venait à se confirmer, aurait-elle des chances de réussir ? "Il existe une panoplie d’options pour renverser un régime. Mais la plupart d’entre elles ont de très mauvais bilans", tranche l’expert. Et qu’en serait-il de l’après ? A L’Express, l’auteur de Catastrophic Success: Why Foreign-Imposed Regime Change Goes Wrong (2021, non traduit) décrit un risque accru de guerre civile, mais aussi la...
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19/11 - Tech européenne : l’essor de Paris, les 50 "Puissants" et les défis de 2026
Le retard était frappant. Mais Paris a su le combler. Le Royaume-Uni hébergeait huit des dix plus gros fonds européens levés en 2024. L’édifiant rapport annuel sur la tech européenne d’Atomico révèle que la France et l’Allemagne ont grillé la politesse à Londres cette année, plaçant chacune quatre noms dans le classement. Paris se distingue même en abritant à la fois la médaille d’or (Cathay Inovation Fund III, 1 Md$) et la médaille d’argent (Eurazeo Growth Fund IV, 770 M$).
Ce palmarès est, par essence, très changeant. Le Royaume-Uni, place forte de l’investissement technologique, reviendra à coup sûr en force dans de prochains cycles. L’irruption de Paris, Berlin et Munich prouve cependant que l’Europe tout entière a pris du galon. Elle mesure enfin l’importance de la souveraineté numérique, objet du sommet européen que l’Allemagne et la France co-organisaient ce 18 novembre. Et elle a une base plus solide pour relever ce défi.
Depuis 2015, les niveaux d’investissements y ont été multipliés par plus de dix. Cela profite notamment aux deep tech, ces start-up spécialisées dans les innovations de rupture. Le spécialiste de l’IA de défense Helsing a, par exemple, levé 660 millions de dollars en série D cette année. Et Proxima Fusion 200 millions de dollars en série A. Des tours de table dont le secteur n’aurait osé rêver par le passé. En 2025, près de 60 % de personnes supplémentaires ont créé leur entreprise en Europe par rapport à 2023, précise le rapport du fonds britannique Atomico.Les 20 Titans et les 50 Puissants...
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18/11 - Contrats, accords d’Abraham... Ce qu’il faut retenir de la rencontre entre Donald Trump et Mohammed ben Salmane
Des louanges de la part du président américain. Reçu ce mardi 18 novembre à la Maison-Blanche, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, dit "MBS" a été chaleureusement accueilli sur le sol américain par Donald Trump. "Nous avons aujourd'hui dans le bureau Ovale un homme extrêmement respecté, un ami de longue date, un très bon ami", a-t-il déclaré, aux côtés du responsable saoudien. Les deux hommes s'étaient déjà rencontrés récemment, lors de la tournée au Moyen-Orient du milliardaire républicain au printemps.Contrat d'investissement rehaussé
L'Arabie saoudite, un des principaux alliés des Etats-Unis dans la région, prévoit d'investir massivement sur le territoire américain. Durant sa visite dans le pays au printemps, Donald Trump avait signé des contrats d'une valeur de 600 milliards de dollars, engageant Riyad à dépenser outre-Atlantique dans de nombreux secteurs. Ce mardi, Mohammed ben Salmane a finalement rehaussé ce montant. "Nous croyons en l'avenir de (...) l'Amérique. Je crois, Monsieur le Président, qu'aujourd'hui et demain, nous pouvons annoncer que nous allons augmenter ces 600 milliards à près de 1 000 milliards de dollars pour l'investissement", a-t-il dit dans le bureau Ovale, un geste dont s'est félicité le président américain.
Les Etats-Unis et l'Arabie saoudite ont par ailleurs une "déclaration commune" sur l'énergie nucléaire civile qui "crée la base légale pour une coopération se chiffrant en milliards de dollars sur plusieurs décennies" et "menée dans le respect de règles fortes de...
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18/11 - En Europe, l’essor des "Active clubs", ces groupes qui combinent fitness et suprémacisme blanc
Quatre jeunes hommes ont été condamnés mardi 18 novembre en Suède, dans l’une des premières affaires judiciaires impliquant sur le sol européen des membres d’un "Active club", ces clubs d’extrême droite d’un nouveau genre apparus voici quelques années. A Stockholm, le 27 août dernier, peu après minuit, trois hommes avaient été agressés en raison de leur couleur de peau, deux dans la rue et l’un dans le métro. Des insultes racistes et des saluts nazis, filmés par les caméras de surveillance, ont accompagné les coups. Un exemplaire de Mein Kampf et des carnet ornés de croix gammés ont été retrouvés aux domiciles des auteurs, âgés de 21 à 23 ans.
Ces quatre derniers ont été condamnés à des peines de trois ans à trois ans et six mois de prison, notamment pour violences aggravées.Cellules décentralisées
Agés de 21 à 23 ans, les agresseurs appartiennent à un "Active club", des groupes dont les membres se partagent entre exaltation de l'exercice physique et idéologie fasciste et néonazie. Ces nouvelles formes de fight clubs remontent à 2017 et sont l'œuvre du néonazi américain Rob Rundo. Fondateur du mouvement suprémaciste Rise Above Movement, impliqué dans les violences meurtrières de Charlottesville, en 2017, Rundo, condamné à vingt-quatre mois de prison dans une autre affaire fin 2024, avait ensuite opté pour la mise en place de ces cellules décentralisées, plus difficiles à repérer par les autorités, et plus difficiles à décapiter. Elles prolifèrent depuis aux Etats-Unis, mais aussi au Canada, en Australie, en Amérique du...
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18/11 - Mario Draghi, l’homme que nous devrions écouter : dans la fabrique d’un "super pompier" européen
Deux mois avant d’être officiellement nommé à la présidence de la Banque centrale européenne, le 24 juin 2011, Mario Draghi faisait la couverture du tabloïd allemand Bild, en costume cravate et ridiculement affublé d’un casque à pointe semblable à celui du chancelier impérial Bismarck, posé un peu de traviole sur sa tête. Avec ce titre aussi persifleur que réellement admiratif, venant de ce magazine populiste : "Tellement allemand !"
La Une de Bild marquait une étape de sa victoire et la preuve que le candidat à la BCE avait su comment s’y prendre pour séduire les élites de Francfort et de Berlin. Au pays qui a fait de la dette publique un crime moral et de la rigueur intégriste une vertu, celles-ci n’étaient pas rassurées à l’idée de voir un Italien se mêler de leurs finances. Mario Draghi avait veillé à les attendrir en donnant une interview au grand quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung. Il y déclarait : "Nous devrions tous suivre l’exemple de l’Allemagne. L’Allemagne a amélioré sa compétitivité en mettant en œuvre des réformes structurelles. Ce doit être le modèle à suivre." L’article de couverture de Bild, paru peu après, attestait son orthodoxie à l’allemande et son attachement à l’ordolibéralisme, tout Italien qu’il était. Le plus dur était fait.Il se rend discrètement à l'Elysée
Parallèlement, le candidat à la BCE s’était rendu discrètement à l’Elysée, en passant par la porte arrière du palais, pour expliquer à Nicolas Sarkozy qu’il saurait être un peu français aussi, c’est-à-dire favorable si...
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18/11 - Outrancier, fan de réseaux sociaux... Qui est le petit-fils de Kennedy qui se présente au Congrès américain ?
Un playback improvisé en extérieur sur une vieille chanson de Taylor Swift. Un selfie capturé aux toilettes, urinoirs en arrière-plan. Une vidéo tournée face caméra, façon débriefing des actualités des derniers jours. Avec de telles publications, le compte Instagram de Jack Schlossberg ne ressemble pas franchement à celui d'un candidat comme un autre au Congrès américain. Cet homme de 32 ans, 787 000 abonnés au compteur sur le réseau social, vient pourtant d'annoncer sa candidature aux élections de mi-mandat l'an prochain pour devenir le nouveau représentant d'une des circonscriptions de New York.Une figure anti-MAGA
Mais la tonalité atypique de son contenu sur les réseaux sociaux n'est pas la seule raison de la médiatisation outre-Atlantique de son entrée en campagne : Jack Schlossberg n'est autre que le petit-fils de l'ancien président des Etats-Unis John Fitzgerald Kennedy, assassiné à Dallas en 1963. Forcément, avec un tel pedigree, les médias américains se sont penchés sur le profil de ce nouveau venu en politique. Son entrée en campagne a été officialisée début novembre à travers une vidéo, diffusée sur ses réseaux sociaux. Sa volonté en se présentant ? Répondre à la "crise" traversée "à tous niveaux" par son pays. Dans sa prise de parole, il regrette entre autres "les coupes historiques dans les programmes sociaux dont dépendent les familles travailleuses (santé, éducation, garde d'enfants)" et la "corruption" aux Etats-Unis.
Politiquement, Jack Schlossberg tente de s'afficher comme l'anti-MAGA ("Make...
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18/11 - "Brisons le tabou des différences hommes-femmes !" : nos lecteurs réagissent à l’actualité
Illettrisme climatique
Claude Gisselbrecht, Metz (Moselle)
Vous avez dit "réchauffement climatique" ? Mais de quoi parlez-vous ? Canular, escroquerie, arnaque verte que tout cela, dixit Donald Trump… A ce niveau-là, il ne s’agit plus de climatoscepticisme, mais d’inconscience à l’état pur, voire d'"illettrisme" scientifique… Pas de COP30, donc, encore moins de G20… Ainsi, petit à petit, l’homme à la mèche blonde pourrait bien mettre le feu à notre planète bleue ! (Coup de chaud ou coup de froid à Belém ?, L’Express du 6 novembre).Halte aux paramédecines
Philippe Herbert, Donville-les-Bains (Manche)
Merci à L’Express pour vos mises au point régulières sur les paramédecines qui, certes, ont toujours existé, mais fleurissent plus que jamais en raison de la désertification médicale et du mal-être grandissant de la population. Sur ce plan, le laxisme de l’Etat et des Conseils Ordinaux professionnels est surprenant ! (Le juteux mirage de la "micro-immunothérapie", L’Express du 6 novembre).Union des droites : les pour…
Louis Causero Essey-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle)
Le refus de Jean-François Copé d’une union des droites promet un échec futur de la droite en France, malgré un contexte qui lui semble particulièrement favorable politiquement. Nous pouvons déplorer la domination de partis qualifiés d’extrémistes - LFI, à gauche le LFI ; le RN, à droite - mais force est de constater qu’ils ne peuvent être ignorés. Cela implique de prévoir une coalition de plusieurs partis, comme c’est la pratique dans de nombreuses...
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18/11 - "L’Europe ne comprend pas Donald Trump" : Giuliano da Empoli face à Anne Rosencher
Dans cette toute nouvelle émission proposée par L’Express, Anne Rosencher reçoit Giuliano da Empoli, auteur de L’Heure des prédateurs et du très remarqué Mage du Kremlin. L’ancien stratège du président du Conseil italien Matteo Renzi y dissèque les mécaniques du pouvoir, la montée en puissance de leaders comme Donald Trump et les limites de l’approche européenne face à cette nouvelle donne mondiale. Une discussion à découvrir en vidéo sur YouTube et Dailymotion, mais aussi en audio sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast Addict.
Ce qui suit est la transcription de l'épisode :
Anne Rosencher : Bonjour, bienvenue dans cette nouvelle émission proposée par L'Express. Tous les quinze jours, j'interviewerai pour vous une personne pertinente sur un sujet ou un thème en particulier, en prenant, c'est important, le temps d'approfondir. Les Chinois disent du pouvoir que c'est un dragon dans le brouillard, le traquer c'est être confronté chaque jour à la futilité, à l'approximation, à la contradiction. Ces phrases, je les emprunte à notre premier invité, qui s'est fait lui-même une spécialité d’observer le pouvoir. Au fil de ses livres, romans ou essais, il en dissèque les mécanismes. Giuliano da Empoli, traqueur de dragon dans le brouillard, nous fait l'amitié d'inaugurer cette émission.
Avec lui, nous allons pouvoir parler de pouvoir, donc, de ceux qui l'exercent, notamment ces nouveaux maîtres du monde, qui ressemblent davantage aux César des temps anciens et laissent tant de leurs...
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18/11 - Les antibiotiques, à nouveau trop systématiques en France en 2024
L'essai n'a pas été transformé. La prescription et la consommation d'antibiotiques, en léger tassement en 2023, a nettement rebondi en 2024 en France, qui s'éloigne de ses objectifs et demeure parmi les mauvais élèves européens malgré la menace grandissante de l'antibiorésistance.
Le faible reflux de 2023 "ne se confirme donc pas en 2024", conclut une étude annuelle de Santé publique France à partir de données sur les remboursements de la Sécurité sociale, communiquée pour la Semaine mondiale de sensibilisation à la résistance aux antimicrobiens (18-24 novembre). Le rebond concerne les prescriptions (plus de 860 pour 1 000 habitants dans l'année, +4,8 % comparé à 2023), comme la consommation (+5,4 % des doses journalières pour 1 000 habitants). Environ 4 Français sur 10 s'en voient prescrire au moins une fois par an.
Après une tendance à la baisse depuis 2014, avec une chute liée au début de la crise Covid, 2021 et 2022 avaient été marquées par une reprise de l'usage des antibiotiques, avec le retour des infections hivernales courantes et des consultations. 2023 était apparue comme un rétablissement de la normale et un effet de la pédagogie collective.La France occupe le 2e rang des pays consommant le plus d'antibiotiques en Europe
Pour expliquer la "cassure" de 2024, "l'une des hypothèses est liée aux épidémies saisonnières hivernales (grippe, bronchiolite), d'activité assez soutenues, majoritairement virales (...) mais pouvant entraîner des prescriptions d'antibiotiques", pourtant inutiles, a déclaré à...
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18/11 - "Chacun peut piocher dans le Coran comme on va au marché" : les débuts de l’islam décryptés par Jacqueline Chabbi
Professeure émérite de l'Université Paris 8, agrégée d'arabe et spécialiste des débuts de l'islam, Jacqueline Chabbi a, tout au long de sa carrière, prôné une lecture historique et anthropologique du Coran. Pour comprendre ce texte, il faut selon elle le remettre dans le contexte des sociétés de son époque. Reprenant ses interventions sur sa chaîne YouTube, Le Coran des Lumières (Grasset) est une bonne introduction à ses travaux. Jacqueline Chabbi y montre comment la religion tribale apparue au début du VIIe siècle en Arabie a considérablement évolué au IXe siècle sous la dynastie impériale des Abbassides, installée à Bagdad. La spécialiste souligne que la figure de Mahomet, ou Muhammad, n'a été sacralisée que tardivement.
Pour L'Express, Jacqueline Chabbi explique ces évolutions et remet en question un certain nombre d'idées reçues sur les liens entre Coran et Bible, l'islam comme "soumission", le voyage nocturne et l’ascension de Mahomet ou les supposés "miracles scientifiques" du Coran.
L’Express : En quoi, pour comprendre le Coran, est-il indispensable de connaître le contexte dans lequel il est apparu, c’est-à-dire celui des tribus de l’Arabie occidentale au VIIe siècle ?
Jacqueline Chabbi : Il y a une période dite "prophétique" qui représente un blanc qu’il s’agit de combler, car le texte du Coran ne s’est pas écrit sur place. Le meilleur moyen dont nous disposons, c’est l’anthropologie historique, c’est-à-dire la connaissance des usages des mots dans leur contexte de l’époque, et celle des modes de vie...
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18/11 - Tentatives d’espionnage de la Chine : le MI5 alerte les parlementaires britanniques
Le service britannique de renseignement intérieur (MI5) a alerté les parlementaires sur des tentatives d'espionnage et de recrutement de la Chine, a annoncé mardi 18 novembre le ministre en charge de la Sécurité, Dan Jarvis, qui a dévoilé un ensemble de mesures visant à mieux protéger les élus. "Un peu plus tôt mardi, le MI5 a émis une alerte espionnage" à destination des parlementaires, "pour les avertir du ciblage en cours de nos institutions démocratiques par des acteurs chinois", a déclaré le ministre devant les députés à la chambre des Communes.
Cette alerte intervient quelques semaines après la polémique soulevée par l'abandon de charges contre deux hommes, dont un travaillant au Parlement britannique, soupçonnés d'espionnage au profit de Pékin. Le gouvernement travailliste a été accusé d'avoir fait échouer leur procès pour ménager ses relations avec la Chine, ce dont il s'est toujours fermement défendu.Des agents chinois pourraient se faire passer pour des "chasseurs de tête"
Selon le ministre, des agents chinois tentent de "recruter et de cultiver des relations avec des individus ayant accès à des informations sensibles sur le parlement et le gouvernement", par exemple en se faisant passer pour des "chasseurs de tête" externes. Ces tentatives peuvent aussi viser "les assistants parlementaires, des économistes, des employés de think tanks, des consultants en géopolitique ou des fonctionnaires", a-t-il détaillé.
La ministre des Affaires étrangères Yvette Cooper a évoqué ce sujet avec son homologue...
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18/11 - Pologne : deux Ukrainiens au service de la Russie suspectés d’avoir saboté une voie ferrée stratégique
"Une limite a été franchie." Ce mardi 18 novembre, Donald Tusk, le Premier ministre polonais, s'adresse aux parlementaires du pays sur un ton grave. Lundi, une portion de la voie ferrée reliant sa capitale, Varsovie, et Lublin, ville proche de la frontière avec l'Ukraine, a été retrouvée détruite par des explosifs, la rendant un temps impraticable. Plus loin sur la ligne, d'autres dégâts ont été constatés sur une caténaire, forçant un train transportant plusieurs centaines de passagers à s'immobiliser. Dans ce second cas, un "collier" en acier a été retrouvé posé sur un rail et était "destiné probablement à faire dérailler un train", assure Donald Tusk. Des faits que les autorités polonaises ont rapidement qualifiés de sabotage, possiblement commis "pour le compte d’un service de renseignement étranger". Une voie cruciale à l'acheminement de l'aide en Ukraine
Cette voie ferrée est une composante essentielle à l'acheminement de l'aide humanitaire et militaire à l'Ukraine. Chaque jour, 115 trains y circulent. Dès mardi matin, Varsovie n'a pas hésité à faire comprendre que l'ombre de Moscou planait au-dessus de ces incidents. Le porte-parole du ministre polonais des services de sécurité, Jacek Dobrzyński, avait ainsi déclaré que "tout indique" que le renseignement russe serait impliqué dans cette affaire. Devant la Diète, la chambre basse du Parlement polonais, Donald Tusk s'est fait ce mardi midi encore plus précis. Le responsable a annoncé l'identification de deux suspects, des "citoyens ukrainiens qui...
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18/11 - Gracié par l’Algérie, Boualem Sansal est de retour en France
L'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, qui se trouvait en Allemagne depuis sa libération de prison en Algérie mercredi, est de "retour en France" mardi 18 novembre, a annoncé son comité de soutien dans un communiqué. "Le Comité de soutien international à Boualem Sansal salue avec une profonde émotion le retour en France de notre ami et compatriote", indique le communiqué sans donner plus de précision. A ce stade, les autorités françaises n'ont pas publiquement réagi à cette annonce. Emprisonné pendant un an
Incarcéré en Algérie pendant un an pour certaines prises de position, Boualem Sansal, 81 ans, avait retrouvé la liberté mercredi après avoir été gracié par le président algérien Abdelmadjid Tebboune, qui avait répondu favorablement à une demande des autorités allemandes.
L'écrivain, qui se trouvait au cœur d'une crise diplomatique entre Alger et Paris, avait alors été transféré à Berlin pour des soins médicaux et résidait depuis à la résidence de l'ambassadeur français en Allemagne. Son retour était, depuis, guetté en France où un comité de soutien réclamait depuis plusieurs mois sa libération. En Algérie, Boualem Sansal purgeait une peine de cinq ans de prison notamment pour "atteinte à l'unité nationale".
"Nous envoyons un salut fraternel à Boualem Sansal, ainsi qu'à sa famille qui a traversé avec dignité et courage cette épreuve longue, injuste et douloureuse", indique ce comité dans son communiqué. "Il appartiendra désormais à l’écrivain de choisir le moment et les formats dans lesquels il souhaitera...
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18/11 - Transparence des salaires : les cadres français plus critiques que leurs voisins européens
Communiquer aux salariés les rémunérations de leurs collègues. Cela ne sera plus une option mais une obligation pour les entreprises françaises à partir de 2026. Dès l'année prochaine en effet, une directive européenne en ce sens sera transposée dans le droit national. Une initiative de transparence largement plébiscitée par les cadres français, révèle une étude de l'Apec, d'autant que ces derniers se montrent plus critiques que leurs voisins européens sur la situation actuelle dans leur entreprise.Un manque de transparence ressenti davantage en France qu'ailleurs en Europe
Près d'un cadre français sur deux (46 %) considère ainsi que la politique salariale de sa société est opaque, contre 38 % des cadres en Allemagne, 33 % en Espagne et seulement 28 % en Italie, selon cette étude publiée ce mardi 18 novembre. En France, cette sensation d'opacité est particulièrement répandue chez les femmes (52 %), mais aussi chez les cadres des grandes entreprises (58 %) et les non-managers (60 %). Les critères d'augmentation des salaires eux-mêmes sont jugés opaques par 49 % des cadres français. C'est là encore plus qu'ailleurs en Europe (38 % en Allemagne, 43 % en Espagne et en Italie).
S'ils sont plus critiques que leurs voisins sur la situation actuelle, les Français aspirent tout autant qu'eux à plus de transparence salariale. En France, environ six cadres sur dix se déclarent ainsi favorables à ce que les salaires de chacun soient connus de tous dans les entreprises, comme en Espagne, en Italie, ou en...
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18/11 - Coûteux, résultats "peu discernables"… La Cour des comptes épingle le pacte Dutreil
La Cour des comptes a proposé mardi 18 une réforme du pacte Dutreil, qui offre des conditions fiscales très avantageuses pour les transmissions d’entreprises familiales, dont elle juge le coût "élevé" pour des résultats économiques "peu discernables".
Ce dispositif fiscal offre actuellement un abattement de 75 % sur la valeur de l’entreprise transmise, à condition d’une conservation de celle-ci par les héritiers pendant une période déterminée. La juridiction financière propose d’une part de "supprimer les mécanismes relevant de l’optimisation fiscale", d’autre part de revoir à la baisse le taux d’exonération.
Le coût de cette mesure, calculé en évaluant le manque à gagner pour le fisc par rapport à une transmission classique, s’est élevé à "plus de 5,5 milliards d’euros" en 2024, après 3,3 milliards en 2023, années marquées chacune par une "très grosse opération" de transmission, selon le rapport. Il était de 1,2 milliard d’euros en 2020 et 2021.
Pourtant, chaque année, faute d’évaluation précise - le rapport de la Cour des comptes est la première tentative de connaître précisément ces sommes - le coût du pacte Dutreil est inscrit à 500 millions d’euros seulement dans les projets de loi de finances, somme portée à 800 millions en 2025.Les organisations patronales défendent un "trésor national"
Dans le même temps, la Cour détaille dans son rapport des "effets économiques favorables attendus (qui) ne sont pas observés". Dans ses recommandations, elle propose de supprimer les biens non professionnels du régime de faveur, et...
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18/11 - Gaza : quels pays pour la "force internationale" prévue par la résolution votée à l’ONU ?
Le Conseil de sécurité des Nations unies a voté lundi 17 novembre pour la résolution américaine endossant le plan de Donald Trump pour Gaza, qui prévoit notamment le déploiement d’une force internationale, rejetée par le Hamas. Cette "Force de stabilisation internationale" (ISF) était déjà prévue dans l’accord qui a conduit à un fragile cessez-le-feu le 10 octobre entre Israël et le Hamas palestinien. Selon les termes de cet accord, elle sera composée d’une coalition en majorité composée de pays arabes et musulmans, et déployée à Gaza pour y superviser la sécurité à mesure que l’armée israélienne s’en retirera.
Si aucune composition n’a été dévoilée, selon des sources diplomatiques à l’AFP, certains pays ont déjà dit qu’ils étaient prêts à participer à cette force de stabilisation internationale, notamment l’Indonésie - qui a dit en septembre être disposée à "déployer 20 000 ou plus de ses fils et filles pour aider à maintenir la paix à Gaza" - mais tiennent à un mandat du Conseil de sécurité pour effectivement déployer des troupes dans le territoire palestinien. Selon Politico, qui citait mi-octobre un officiel de la Défense américaine, et un ancien responsable de la Défense, l’Indonésie, l’Azerbaïdjan et le Pakistan "sont les principaux candidats pour fournir des troupes à une future force de stabilisation dans la bande de Gaza". D’après...
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18/11 - Les vraies raisons de la faillite silencieuse de nos services publics, par Vincent Champain
La France traverse une crise de ses finances publiques sans précédent, avec une dette qui dépasse les 3 400 milliards d’euros et un déficit dont l’échéance de résorption reste indéterminée. Cette crise de nature financière cache trois déséquilibres de fond. Le premier déséquilibre est celui de l’écart entre nos ambitions de dépense et notre capacité à les financer.
Nous dépenserons cette année plus de 160 milliards d’euros de plus que ce que les administrations publiques collectent. En 150 ans, nous n’avons été en excédent qu’une année sur cinq. Nous en sommes au point où de nombreux experts français diffusent l’idée qu’il n’est pas possible de réduire les dépenses. Pourtant la France est le seul des dix plus grands pays d’Europe à n’avoir jamais réduit ses dépenses publiques de plus de 2,3 % d’une année sur l’autre depuis 45 ans (la Suède, l’Allemagne ou les Pays-Bas ont fait deux fois mieux).
Le deuxième déséquilibre concerne l’équité intergénérationnelle : les moyens bénéficiant aux plus de 50 ans augmentent toujours plus vite que la richesse nationale, alors que ceux destinés aux jeunes sont des variables d’ajustement. Nos dépenses en pourcentage du PIB étant désormais au plafond, l’augmentation des dépenses de retraite, de dépendance ou de santé des seniors grignote progressivement les ressources disponibles pour l’éducation, l’insertion professionnelle des jeunes ou la recherche. Si gouverner c’est choisir, ne pas choisir quand les ressources sont limitées c’est laisser l
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18/11 - Budget : quand la Grèce vole au secours des finances françaises
Les bonnes nouvelles sur le front du budget se faisant rares, les députés et sénateurs français ont bien volontiers accueilli celle-ci : la découverte du remboursement par anticipation d’1,1 milliard d’euros de la Grèce à Paris. Une manne qui arrive à point nommé alors que les députés ferraillent toujours sur le projet de loi de finances, qui doit être renvoyé au Sénat dans une semaine, et que Bercy espère maintenir le déficit à 4,7 % du PIB.Un prêt de 11,4 milliards entre 2010 et 2012
L’origine du prêt français remonte à 2010. Alors au bord de la faillite, Athènes donne des sueurs froides à l’Europe, et certains, comme l’Allemagne, en viennent même à envisager que le pays sorte de la zone euro, qu’il menace d’engloutir à sa suite. Athènes se verra finalement prêter 274 milliards par le Fonds monétaire international (FMI) et par différents pays, dont la France, qui lui verse 11,4 milliards d’euros entre 2010 et 2012 - une somme alors accusée de plomber les comptes publics. En échange, le pays est placé sous tutelle par la Commission de Bruxelles, la Banque centrale européenne et le FMI, et contraint à des réformes majeures, pour le moins douloureuses : les fonctionnaires perdent plus de 40 % de leur salaire, les retraités près de 50 % de leurs pensions… Huit années de récession se succèdent, le PIB chute de 25 %, le taux de chômage atteint les 28 %, jusqu’à ce que les choses s’améliorent et que le pays puisse s’affranchir de la tutelle en 2018.
Signe d’une santé économique retrouvée, la somme remboursée à Paris...
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18/11 - Finances, carrière, promotions… Ce piège mental qui coûte cher aux femmes cadres
"Pour réclamer de l’argent avec politesse et efficacité, commencez par une salutation amicale…" : ainsi débute l’un des premiers conseils trouvés en ligne en cas de problème financier. Un salaire toujours impayé le 10 du mois suivant, ou une demande d’augmentation adressée à son N + 1 parce que les derniers arrivés, moins diplômés, gagnent 200 euros de plus, sont deux exemples parmi des centaines de frustrations possibles.
Pourtant, si certains y vont au culot et en souriant, d’autres restent paralysés face à une demande pourtant légitime. Orgueil ? Sentiment de vexation ? Impression de quémander ? Le clivage se joue principalement entre les hommes et les femmes, les premiers étant plus prompts à réclamer que les secondes. Le rapport des Français à l’argent révèle un contraste net : pour 43 % des hommes, l’argent évoque avant tout la liberté, tandis que pour 39 % des femmes, il rime plutôt avec l’angoisse, selon le baromètre ViveS 2025 (Les femmes et l’argent, Viavoice/BoursoBank/Natixis Wealth Management). 53 % des hommes se sentent légitimes lorsqu’il s’agit d’obtenir une promotion, contre 43 % des femmes. Et pourtant, cela fait 60 ans que la loi du 13 juillet 1965 a autorisé les femmes mariées à ouvrir un compte bancaire sans le consentement de leur mari. Alors, où en est vraiment l’émancipation financière des femmes ?
A temps de travail égal, le salaire moyen des femmes reste inférieur de 14,9 % à celui des hommes. À poste équivalent et en équivalent temps plein, l’écart reste de 4 %, selon l’Insee (Fanny...
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18/11 - Ukraine : la Russie accuse la France d’"alimenter" la guerre en vendant des Rafale à Kiev
En visite à Paris lundi 17 novembre, Volodymyr Zelensky a signé avec Emmanuel Macron une "déclaration d’intention" en vue de l’achat futur de cent avions de combat français Rafale, dont l’Ukraine entend se doter pour la première fois, et de systèmes de défense aérienne. "C’est un accord historique et nous apprécions beaucoup le soutien de la France", a salué le président ukrainien Volodymyr Zelensky. La Russie, elle, a bien sûr vu d’un mauvais œil cette annonce : Moscou a accusé ce mardi Paris d'"alimenter" la guerre en Ukraine.
Les infos à retenir
⇒ La Russie accuse la France d'"alimenter" la guerre en vendant des Rafale à Kiev
⇒ Volodymyr Zelensky en Turquie mercredi pour "raviver" des négociations
⇒ Une attaque de missile russe tue une adolescente dans l’est de l’UkraineLa Russie accuse la France d'"alimenter" la guerre en vendant des Rafale à Kiev
Moscou a accusé ce mardi la France d'"alimenter" la guerre en Ukraine en signant un accord sur le futur achat par Kiev de 100 avions de combat français Rafale. "Paris ne contribue en aucun cas à la paix, mais alimente au contraire les sentiments militaristes et proguerre", a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en réponse à une question de l’AFP, lors de son briefing quotidien.
Lundi, les présidents ukrainien, Volodymyr Zelensky, et français, Emmanuel Macron, ont signé à Paris une "déclaration d’intention", qualifiée d'"historique" par Volodymyr Zelensky, portant sur l’achat futur par Kiev de 100 Rafale avec leurs armements associés.
Depuis le...
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18/11 - Les partis populistes et l’indignation sélective, par Jean-François Copé
Depuis des mois, aux quatre coins du monde les conflits s’enchaînent et les drames se multiplient. Les images bouleversent à juste titre les consciences. Mais derrière l’émotion légitime, une question dérangeante se pose. Pourquoi certaines tragédies mobilisent-elles les partis populistes, tandis que d’autres génèrent leur indifférence ? L’Ukraine qui voit ses enjeux atténués, Gaza qui est brandie comme un étendard tandis que le Soudan est ignoré. Trois conflits, trois positions qui ne sont pas dues au hasard. Cette indignation sélective est devenue un ressort majeur des partis populistes qui instrumentalisent ces conflits avec pour seul objectif : servir leurs propres intérêts.
Depuis 2022, l’Ukraine est le théâtre d’une guerre majeure aux portes de l’Union européenne qui menace directement notre sécurité, notre indépendance énergétique et notre modèle démocratique. Mais au Rassemblement National, les liens avec la Russie restent profonds. Tour à tour créancier avec plus de 11 millions d’euros de prêts russes contractés au temps du FN, puis modèle revendiqué qu’on brandissait fièrement sur les tracts, le parti n’a jamais caché son admiration pour Moscou. Marine Le Pen vantait en 2017, après une visite au Kremlin qu’on pourrait presque qualifier de rencontre vassale, "la nouvelle vision" du monde qu’incarnerait Vladimir Poutine. Cette proximité affirmée hier, se traduit aujourd’hui non seulement par le refus de voter les résolutions européennes visant à sanctionner financièrement le pays mais surtout par un silence...
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18/11 - Tensions avec le Venezuela : Donald Trump souffle le chaud et le froid face à Nicolas Maduro
Donald Trump a déclaré lundi 17 novembre qu’il parlerait "à un moment donné" au président vénézuélien Nicolas Maduro, qui s’est dit prêt à échanger "en tête-à-tête" avec son homologue, au moment où le déploiement militaire américain au large du Venezuela fait monter les tensions. "A un moment donné, je vais lui parler", a déclaré à des journalistes le président américain dans le bureau Ovale, tout en ajoutant que Nicolas Maduro "n’a pas été bon pour les Etats-Unis".
Mais dans le même temps, interrogé pour savoir s’il excluait l’envoi de troupes américaines au Venezuela, Donald Trump a répondu : "Non, je n’exclus pas cette possibilité, je n’exclus rien."
Nicolas Maduro a déclaré dans la foulée être prêt à discuter "en tête-à-tête". "Aux États-Unis, celui qui veut parler avec le Venezuela (on) parlera (avec lui), 'face to face', en tête-à-tête. Sans aucun problème. Ce qu’on ne peut pas permettre […] c’est que le peuple chrétien du Venezuela soit bombardé et massacré", a-t-il dit.
Les Etats-Unis ont mené ces dernières semaines une vingtaine de frappes contre des embarcations qu’ils accusent - sans présenter de preuves - de transporter de la drogue, faisant au moins 83 victimes. Le déploiement militaire américain dans la région s’est considérablement renforcé avec l’arrivée toute récente du porte-avions Gerald Ford, le plus grand au monde.
"Nous devons simplement nous occuper du Venezuela", a jugé Donald Trump, accusant Caracas d’avoir "déversé des centaines de milliers de personnes issues des prisons dans notre pays". Caracas accuse...
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18/11 - Joaillerie : "Les consommateurs de bijoux sont en recherche de repères"
"L’archive agit comme un ancrage". Telle est la conviction de Morgane Pouillot, chef de projet prospective et stratégies créatives chez LeherpeurParis. De fait, nombre de maisons de joaillerie n’ont de cesse de revisiter, voire de réinventer leurs classiques. La preuve par l’Art Déco, qui s’affiche encore dans les créations contemporaines. Ce mouvement - dont Paris célèbre en ce moment le centenaire - se voulait en rupture avec le passé tout en s’inspirant du cubisme et de la culture de civilisations lointaines, ce qui ne l’avait pas empêché de poser, dès cette époque, les bases de la joaillerie moderne. Poursuivre sur la voie de l’innovation reste donc possible. A condition, comme le conseille encore Morgane Pouillot, de "redéfinir les contours de la créativité, entre héritage et révolution".
Morgane Pouillot, qui est une chasseuse de tendances, accompagne les marques et les entreprises des industries créatives dans la construction de récits sensibles et de nouveaux imaginaires en écho aux regards et aux comportements de l’époque.
Pourquoi les marques de joaillerie réinventent-elles leurs archives ?
Dans une époque en panne de sens, noyée dans un brouhaha ambiant, les consommateurs sont en recherche de repères et d’imageries familières auxquelles se rattacher. Face à ce besoin croissant, les marques vont puiser dans leurs archives, allant de la simple réédition à l’intégration de celles-ci dans un processus dynamique de réinvention.
En renouant avec leur passé, les marques réactivent une mémoire vivante,...
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18/11 - La vendetta judiciaire de Donald Trump contre l’ex-directeur du FBI pourrait bien tourner court
La procédure pénale contre l’ancien directeur du FBI James Comey, désigné par Donald Trump à son ministère de la Justice comme une cible prioritaire, apparaît mal embarquée, après une nouvelle décision d’un juge fédéral de Virginie très sévère pour l’accusation, lundi 17 novembre.
Donald Trump a maintes fois exprimé pendant sa campagne électorale sa volonté de se venger de tous ceux qu’il considère comme des ennemis personnels. James Comey, 64 ans, est devenu fin septembre la première de ces personnalités à être inculpée depuis le retour au pouvoir du milliardaire. Il avait témoigné en 2020 devant le Congrès au sujet de l’enquête du FBI sur les liens supposés entre la Russie et la première campagne présidentielle de Donald Trump en 2016.Vers un classement sans suite ?
Un juge a relevé dans une décision rendue lundi "une série troublante de faux pas dans la conduite des investigations", susceptible selon lui de motiver une annulation de l’inculpation si la défense en faisait la demande. "L’évaluation du juge d’instance renforce la possibilité croissante que l’affaire Comey soit classée sans suite avant même d’être jugée", explique Politico.
En cause notamment, la présentation par Lindsey Halligan, la procureure choisie par Donald Trump, des éléments du dossier au grand jury - commission de citoyens investie de pouvoirs d’enquête. "Le tribunal a identifié deux déclarations de la procureure au grand jury qui de prime abord apparaissent comme des formulations fondamentalement erronées de la loi qui pourraient compromettre...
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18/11 - Vacances d’hiver 2025 : entre luxe, familles et traditions, les Hautes-Pyrénées tentent de se réinventer
Pour les stations, l’enneigement n’est plus une garantie de succès. Si les plus élevées voient les réservations s’effectuer de plus en plus tôt, toutes anticipent les effets du réchauffement climatique à long terme. Avec un seul mot d’ordre : diversifier les activités. Raquettes, ski de fond, luge, marche, mais aussi architecture, cocooning ou bistronomie. Massif par massif, voici notre guide pour assouvir toutes les envies.Peyragudes, une station 100 % famille
Un pied dans les Hautes-Pyrénées, l’autre en Haute-Garonne, Peyragudes se déploie sur deux versants totalisant plus de 50 pistes tous niveaux. Le gros atout du domaine ? Son accessibilité qui en fait une destination familiale privilégiée. Aménagé sur 800 mètres, le long de la sapinière de Balestas et offrant un point de vue inédit sur le lac de Génos-Loudenvieille, le sentier enneigé de Peyralou est particulièrement prisé des parents et enfants, qui l’empruntent à pied, en raquettes ou en poussette tout-terrain. En fin de journée, c’est aussi en famille que l’on s’adonne au snook ou encore au snow-tubbing, qui permet de dévaler la pente sur une bouée gonflable.Peyragudes, des pistes pour tous les niveaux.
Tout schuss !
Les 700 hectares de pistes de Saint-Lary-Soulan en font le domaine skiable le plus vaste du département et l’un des plus convoités pour l’authenticité de son village d’origine, relié par télécabine à Saint-Lary 1 700 et Saint-Lary 1 900. La station est aussi le rendez-vous des adeptes de la glisse libre, avec sa nouvelle descente de...
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18/11 - Budget 2026 : les députés du socle commun ne voteront pas le volet recettes "en l’état"
Les députés du centre et de la droite, reçus dans la soirée du lundi 17 novembre, par Sébastien Lecornu, se sont "accordés" pour ne pas voter en faveur du volet recettes du budget de l’État, actuellement en examen dans l’hémicycle, si ce dernier venait à être soumis au vote, a rapporté mardi l’entourage du Premier ministre.
Les groupes du "socle commun" - de Renaissance à LR - "se sont accordés sur le fait qu’en l’état, ils ne pourraient pas voter pour, en raison de l’insincérité de certaines mesures adoptées", selon cette source, précisant qu'ils avaient été "consultés" par Sébastien Lecornu sur leurs intentions.
L'entourage du Premier ministre n'a pas été plus précis sur le sens du vote de ces groupes qui pourraient donc s'abstenir ou voter contre ce volet recettes, qui est en cours d'examen en première lecture à l'Assemblée nationale. Ces groupes ont néanmoins "affirmé leur volonté de continuer à travailler à un compromis lors des prochaines étapes de la navette parlementaire".Ordonnances ou loi spéciale
"Le péril qui pèse sur l'économie française, c'est l'absence de budget", avait prévenu lundi Sébastien Lecornu devant des patrons, en insistant pour que le gouvernement "affirme encore plus fortement (ses) convictions", se disant par exemple partisan du pacte Dutreil, qui facilite la transmission d'une entreprise familiale. Il avait souhaité un compromis sur le budget "avant" fin décembre, "parce que s'il n'y a pas de budget, ce sera un mauvais compromis en gestion de crise plus tard".
Si le budget ne peut être...
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18/11 - Margaret Atwood : "Nous, Canadiens, sommes moins à plaindre que vous les Français"
Orwell avait écrit 1984. Hasard ou coïncidence, en 1984, Margaret Atwood s’installe un moment à Berlin-Ouest pour écrire un roman orwellien en diable, La Servante écarlate, qui sortira en 1985 au Canada et l’année suivante aux Etats-Unis. On connaît la suite : des millions d’exemplaires vendus à travers le monde et une série à succès qui, depuis 2017, a donné au livre une aura supplémentaire. Que des manifestantes américaines s’habillent de robes rouges et de coiffes blanches pour appeler à défendre les droits des femmes a encore renforcé le mythe Atwood. A plus de 80 ans, la Canadienne est devenue une icône pop. La preuve ? Dua Lipa vient de la recevoir dans son podcast littéraire.
Chez tout écrivain reconnu, il y a une préhistoire. Margaret Atwood la raconte aujourd’hui dans Le Livre des vies (Robert Laffont), un récit toujours espiègle et lumineux malgré les moments difficiles. Il faut lire les chapitres où elle se souvient de son enfance dans la forêt, où son père entomologiste emmenait la famille vivre une partie de l’année – dans une incroyable scène, la mère de la petite Margaret combat un ours avec un balai. Il est aussi question de harcèlement scolaire, l’occasion pour Atwood de découvrir la méchanceté féminine. Puis viennent les heures heureuses, à travers la bohème littéraire de Toronto, les premiers succès, la consécration critique et publique… Graeme Gibson, son compagnon pendant plus de quatre décennies, accompagne Margaret Atwood dans ses nombreux voyages. Mort en 2019, il n’est plus là pour lire ce...
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18/11 - Elon Musk, Sam Altman, Peter Thiel... A quoi pensent les géants de la tech ?
Il a pris un taxi avec Sam Altman, père de ChatGPT. A Séoul, il s’est incrusté auprès de Sergey Brin, co-fondateur de Google, lors de la victoire historique du logiciel AlphaGo de DeepMind. Il a pisté Mark Zuckerberg jusqu’à une plage sauvage à Hawaï, où monsieur Facebook s’est fait construire un bunker pour se préparer à la fin du monde. En 2016, Elon Musk lui a confié qu’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, ferait un bon président. Après une longue traque, Pavel Durov, créateur russe de la messagerie Telegram, lui a révélé être le père biologique d’une centaine d’enfants.
Tintin de la planète tech, Guillaume Grallet a échangé avec tout ce qui compte au sein de cette nouvelle aristocratie numérique. Dans le passionnant Pionniers, le rédacteur en chef du Point revient sur ces rencontres. Des entrepreneurs, scientifiques, ingénieurs et informaticiens en tee-shirts, parfois plus puissants que des chefs d’Etat, et qui sont à l’avant-garde des révolutions en matière d’intelligence artificielle, de réseaux sociaux, d’interfaces homme-machine… Guillaume Grallet décrypte leurs combats, leurs névroses, leurs obsessions, leurs évolutions, et montre à quel point ces "mavericks de l’accélération technologique" sont souvent passionnés par les idées. De quoi donner à la Silicon Valley des airs de nouvelle Athènes, pour le meilleur et le pire. Reid Hoffman, fondateur de LinkedIn, a étudié la philosophie à l’université d’Oxford. Le co-créateur de Palantir, Alex Karp, a été l’élève de Jürgen Habermas. Son associé, le très...
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18/11 - Guerre en Ukraine : la capture de Pokrovsk, une victoire qui coûterait cher à la Russie
Après des mois d’un inimaginable bain de sang, la bataille pour la ville de Pokrovsk s’approche dangereusement de son épilogue. Confrontées à des infiltrations incessantes de troupes russes par le sud et la menace d’un encerclement par le nord, les forces ukrainiennes apparaissent dans une position de plus en plus précaire pour assurer la défense de la cité. La prise de cette localité - comme celle de la ville jumelle de Myrnohrad avec laquelle elle formait un ensemble d’environ 100 000 habitants avant la guerre - serait la plus importante enregistrée par l’armée russe depuis celle d’Avdiivka en février 2024. Une conquête qui ne manquerait pas d’être mise à profit politiquement par Vladimir Poutine, alors qu’il a fait de la capture du Donbass son objectif numéro un.
Difficile néanmoins de faire abstraction de l’hécatombe consentie par ses forces pour en arriver là. "La conquête de Pokrovsk serait plus une victoire politique que militaire, abonde le général Nicolas Richoux, ancien commandant de la 7e brigade blindée. Sur le plan militaire, c’est un effort disproportionné par rapport aux gains." A Pokrovsk comme dans le reste du pays, les pertes enregistrées par l’armée russe sont abyssales. Rien qu’en octobre, on en compterait au moins 25 000 (morts, blessés, disparus), principalement dans cette ville, a annoncé Volodymyr Zelensky devant la presse le 7 novembre. Quelques jours plus tôt, les renseignements britanniques en recensaient plus de 350 000 dans l’ensemble du pays depuis le début de l’année. Cela,...
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18/11 - Gaza : Israël affirme que le plan de Donald Trump apportera "paix et prospérité"
Donald Trump a salué lundi 17 novembre l’adoption par le Conseil de sécurité de l'ONU d’une résolution endossant son plan de paix pour Gaza, qui entraînera selon lui "davantage de paix dans le monde". "Cela restera comme l’une des approbations les plus importantes de l’histoire des Nations Unies", a réagi le président américain sur Truth Social, remerciant les pays siégeant au Conseil de sécurité, y compris la Russie et la Chine, qui se sont abstenues. Le texte prévoit notamment le déploiement d'une force de "stabilisation" internationale, et la création d'un "Comité de la paix", organe de "gouvernance de transition" jusqu'à la réforme de l'Autorité palestinienne. Contrairement aux premières versions, l’éventualité d’un Etat palestinien est également mentionnée par cette résolution.
Les infos à retenir
⇒ Le Conseil de sécurité de l'ONU vote pour le plan de paix de Donald Trump
⇒ Un ministre israélien appelle à arrêter Mahmoud Abbas si l'ONU vote en faveur d’un Etat palestinien
⇒ Benyamin Netanyahou dit qu’il va s’occuper "personnellement" des actes de certains colons en CisjordanieIsraël affirme que le plan de Donald Trump sur Gaza apportera "paix et prospérité" après le vote à l'ONU
Le bureau du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a salué ce mardi le plan de paix du président américain Donald Trump pour Gaza, au lendemain de l'adoption par le Conseil de sécurité de l'ONU de la résolution américaine qui endosse cette feuille de route.
"Nous pensons que le plan du président Trump mènera à la paix et à la...
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18/11 - Gaza : force internationale, Etat palestinien… Ce que dit la résolution américaine adoptée à l’ONU
Le Conseil de sécurité de l'ONU a voté lundi 17 novembre pour le plan de paix de Donald Trump à Gaza, prévoyant en particulier le déploiement d’une force internationale, sous la pression des Etats-Unis qui mettaient en garde contre le risque d’une reprise de la guerre.
Treize de ses membres se sont prononcés en faveur de la résolution. Le président américain s’est félicité d’une "des approbations les plus importantes de l’histoire des Nations Unies". Donald Trump a remercié les pays siégeant au Conseil de sécurité, y compris la Russie et la Chine, qui se sont abstenues.
Plusieurs fois modifiée lors de négociations sensibles, la résolution "endosse" le plan du président américain qui a permis, depuis le 10 octobre, un cessez-le-feu fragile entre Israël et le Hamas dans le territoire palestinien. Le texte, vu par l’AFP, donne mandat jusqu’au 31 décembre 2027 à un "Comité de la paix", organe de "gouvernance de transition" jusqu’à la réforme de l’Autorité palestinienne. Ce comité doit être présidé par Donald Trump.
La résolution "autorise" aussi une "force de stabilisation internationale" (ISF) chargée notamment de la sécurisation des frontières avec Israël et l’Egypte, de la démilitarisation de Gaza, du désarmement "des groupes armés non étatiques", de la protection des civils et de la formation d’une police palestinienne. La composition de cette force n’est pas évoquée.L’éventualité d’un Etat palestinien mentionnée
Contrairement aux premières versions, l’éventualité d’un Etat palestinien est mentionnée. Après la réforme...
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18/11 - Quand une bataille pour l’orthographe vire aux émeutes meurtrières
En ce 8 novembre 1901, plusieurs milliers d’étudiants manifestent à Athènes depuis le temple de Zeus olympien jusqu’à l’université. L’objet de leur courroux ? Une traduction des Evangiles qui, de manière irrespectueuse à leurs yeux, recourt au grec moderne alors que, jusqu’à présent, seul le grec ancien était en usage pour le texte sacré. Bientôt, l’opposition avec les forces de l’ordre tourne au drame : les "émeutes de l’Evangile", comme on les appellera, provoquent la mort de huit personnes. Tombées au champ d’honneur de la langue.
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Pour expliquer comment une simple question linguistique a pu prendre un tour aussi tragique, un retour en arrière s’impose. Dès le premier siècle avant Jésus-Christ, le grec parlé par le peuple, qui avait beaucoup évolué au cours de la période précédente, commence à être présenté par certains érudits comme "vulgaire" et indigne d’accéder à l’écriture. Eux ne jurent que par le grec de l’époque classique.
La même question se repose en 1830, au moment où le pays recouvre son indépendance. Elle est tranchée de manière nette : la langue populaire, le "démotique", est écartée au profit de sa concurrente ancienne, dite "katharéousa".
Le débat est-il clos pour autant ? Aucunement. Car le caractère archaïsant de la katharéousa se heurte à une difficulté majeure : la population ne la comprend pas ! Aussi la controverse revient-elle sur le devant de la scène au tournant du XIXe et du XXe...
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18/11 - Fiche de paie : pourquoi les Français n’y comprennent rien (et pourquoi c’est grave)
La France se classe parfois championne du monde. Pas toujours pour de bonnes raisons. Elle domine ainsi sans partage le palmarès de la complexité des fiches de paie, selon l’indice publié par Strada en 2023, confortant les éditions précédentes. Ce prestataire de services en dévoilera d’ici quelques semaines la mise à jour. Spoiler : il y a peu de risques que notre pays cède sa place de numéro un, malgré quelques prétendants parmi nos voisins comme l’Allemagne, la Suisse ou l’Italie.
Pour expliquer cette médaille d’or, Anthony Contat, membre du bureau national de l’Association nationale des DRH, pointe "un modèle encadré par des contraintes juridiques et comptables qui implique des impondérables". L’inventivité française en matière de réglementations semble sans limite. "Tous les mois, il faut composer avec des changements légaux, et autant de calculs à modifier, vérifier, livrer", témoigne Laurent Chantegret, expert de Strada. Un fardeau pour les entreprises mais aussi un casse-tête pour les salariés.Au Royaume-Uni, une fiche "minimaliste"
Le français Elior - 133 000 salariés - est une bonne vigie des pratiques internationales en matière de ressources humaines. Le groupe de restauration collective a épluché pour L’Express les fiches de paie de quatre des dix pays étrangers dans lesquels il opère : Royaume-Uni, Italie, Espagne et Allemagne. Son service RH confirme d’abord le constat de Strada pour la France, où le souci du détail est poussé très loin - près d’une centaine d’informations obligatoires. Mais...
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17/11 - Sommet Choose France : 30 milliards d’euros d’investissements annoncés
Le sommet Choose France, grand-messe annuelle habituellement destinée aux investisseurs étrangers, a mis à l'honneur lundi, pour sa première "édition France", les entreprises tricolores qui choisissent d'investir dans le pays, à hauteur de 30,4 milliards d'euros cette année.30,4 milliards d'euros d'investissements
Choose France valorise chaque année les investissements en France d'entreprises étrangères, et la France est cette année pour la sixième fois consécutive pays le plus attractif d'Europe, selon le cabinet EY. Mais cette fois il s'agit de saluer, à la maison de la Chimie à Paris et non sous les ors du château de Versailles, les 151 investissements annoncés cette année par des entreprises françaises, pour un total de 30,4 milliards d'euros dont 9,2 milliards d'euros annoncés lors de l'évènement lundi.
Ces derniers concernent surtout des centres de données : champion de la journée, OpCore (groupe Iliad, maison mère de l'opérateur Free) va investir 4 milliards d'euros dans un nouveau "data center" (centre de données) en Seine-et-Marne. Eclairion investira 2,5 milliards d'euros en Moselle, Sesterce 1,5 milliard en Auvergne-Rhône Alpes et Thésée 60 millions d'euros dans les Yvelines, toujours pour des centres de données.
"Dans le monde actuel, chaque entreprise regarde partout pour ses investissements, en UE ou ailleurs", remarque-t-on à Bercy, et "c'est bien de pouvoir féliciter celles qui continuent à investir en France". "On a souhaité cette journée pour vous dire 'bravo et merci'", a d'ailleurs...
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17/11 - "Sans le procès des nazis à Nuremberg, l’engrenage aurait été infernal" : le récit glaçant d’Alfred de Montesquiou
Le 20 novembre 1945 s’ouvrait le procès de Nuremberg pour juger les crimes nazis. Dans son livre Le crépuscule des hommes (Robert Laffont), couronné par le prix Renaudot de l’Essai, l’écrivain et grand reporter Alfred de Montesquiou raconte le plus grand procès de l’Histoire du point de vue de tous ceux qui y ont contribué (magistrats, interprètes) ou l’ont raconté (journalistes, écrivains, photographes). L’un des livres les plus marquants de cette année 2025. Pour Arte, Alfred de Montesquiou a également réalisé un documentaire saisissant sur Nuremberg, diffusé mardi 18 novembre (disponible sur le site de la chaîne). Il dévoile à L’Express les coulisses de son travail et de cet événement hors-norme.
L’Express : Qu’évoquait pour vous le procès de Nuremberg avant d’écrire votre livre et de réaliser votre film ?
Alfred de Montesquiou : Mon professeur à Sciences Po, Didier Lazard, qui avait assisté au procès de Nuremberg, m’en a beaucoup parlé. Il me racontait les couacs du quotidien, les amitiés qui étaient nées, au-delà des frontières et des idéologies. J’ai eu envie de me plonger dans le procès, qui a été la matrice du droit international. Cet aspect m’a toujours passionné. Devenu reporter, j’ai vu de près de ce qu’était un génocide, au Darfour. J’ai suivi le travail de la Cour pénale internationale.
A Nuremberg, "tout arrivait pour la première fois, tout était unique", dites-vous dans votre documentaire. C’est ce côté expérimental qui vous a intéressé comme écrivain ?
Cette sensation d’être en présence d’un moment...
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17/11 - Narcotrafic : Emmanuel Macron annonce une réunion ce mardi à l’Elysée
Agir contre le trafic de drogue. Le président de la République a convoqué ce mardi 18 novembre à l'Elysée une réunion "sur la mise en œuvre de la loi narcotrafic" et "la situation à Marseille". Ce rendez-vous intervient après plusieurs faits divers dramatiques en France ces derniers jours, notamment dans la métropole des Bouches-du-Rhône.
Plusieurs membres du gouvernement seront présents comme le ministre de la Justice Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot ou encore la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin. Des responsables de la police et le procureur de Marseille Nicolas Bessone seront également autour de la table, a fait savoir l'Elysée, confirmant une information de franceinfo.Faits divers à Marseille et à Grenoble
La situation à Marseille, touchée la semaine dernière par un nouveau fait divers probablement lié au trafic de drogue, sera donc évoquée lors de ces échanges. Jeudi 13 novembre, Mehdi Kessaci, frère du militant écologiste et activiste engagé contre le narcobanditisme Amine Kessaci, a été tué par balles dans le 4ᵉ arrondissement de la ville. Ce lundi, sur France Inter, Nicolas Bessone a confirmé que les enquêteurs privilégiaient toujours la piste d'un crime d'avertissement. "Si cette hypothèse se révélait exacte, on aurait un véritable point de bascule", a poursuivi le magistrat, toujours sur les ondes de la radio publique.
Outre cette affaire, la tentative de meurtre d'un mineur de 13 ans, dimanche à Grenoble...
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17/11 - Boualem Sansal libéré : une année dévastatrice… pour l’Algérie
Alger garde la face. En acceptant le transfert de son otage Boualem Sansal en Allemagne, mercredi 12 novembre, le régime présidé par Abdelmadjid Tebboune s’est imaginé réaliser un joli coup diplomatique : le voilà se délestant d’un prisonnier encombrant, sans céder directement à la France, et en faisant, qui plus est, un pied de nez spectaculaire à son meilleur ennemi, l’ancien ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau.
Bien joué ? Pas vraiment. Si l’enchaînement des événements peut donner l’impression d’une habileté géopolitique algérienne, il suffit de reculer le regard pour contempler le désastre. L’affaire Boualem Sansal, détenu pendant presque un an pour délit d’opinion, aura constitué, d’un bout à l’autre, une catastrophe pour l’Algérie. La "nomenklatura" du régime en a pâti personnellement. On désigne ainsi ces familles de dignitaires, quelques centaines de personnes liées au commandement de l’armée, du renseignement et du gouvernement, titulaires de passeports diplomatiques. Le rétablissement des visas les concernant, décidé par Emmanuel Macron le 6 août dernier, conséquence de relations envenimées en partie par l’emprisonnement de Boualem Sansal, est vécu avec amertume à Alger, selon des sources concordantes.La population algérienne paye fort le prix du bras de fer
Les entourages des gouvernants ne peuvent plus se rendre avec la même fluidité qu’avant à Paris, pour y passer le week-end ou quelques jours de vacances. Comme le quidam, les voilà obligés de faire la queue dans les consulats, où ils courent le risque...
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17/11 - "Camp de désintoxication", coach spécialisé... Ces méthodes déconcertantes pour séparer les enfants des écrans
Pas de téléphone, ni de tablette ou de télévision : pendant un mois, voilà les règles à respecter absolument par les adolescents participant au "Reset Summer Camp". Chaque été, des dizaines de jeunes, âgés de 13 à 18 ans, intègrent cette structure atypique. L'ambition des parents qui les y envoient ? Réduire drastiquement leur temps d'écran en suivant un des "Digital Detox Programs" mis en avant par l'organisme. Ce "camp de désintoxication" numérique, basé à Santa Barbara (Californie), a toutefois un prix : les familles doivent payer environ 8 000 dollars pour financer la venue d'un de leurs enfants. Les parents eux-mêmes très exposés aux écrans
Dans une longue enquête, le Washington Post détaille ainsi comment les parents américains ont désormais recours à toute une panoplie de méthodes pour tenter de limiter l'exposition des écrans de leurs enfants – quitte, donc, à débourser une certaine somme d'argent. Il faut dire que le "Reset Summer Camp" vante des résultats prétendument efficaces. Sur son site web, il relaie des témoignages de parents, comme celui de Mélissa, visiblement réjouie du passage de son fils dans le centre. "Depuis le camp, il a parfaitement compris et se régule de façon très acceptable ; nous n'avons plus besoin de le gronder ni de lui rappeler ses limites", assure-t-elle. "Il est plus attentif en voiture et remarque des détails qu'il n'aurait jamais remarqués auparavant."
Solution crédible ou démarche fantasque pour réduire le temps d'écran ? Quoi qu'il en soit, outre-Atlantique, ils sont...
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17/11 - MBS à la Maison-Blanche : les attentes irréalistes de Donald Trump
A 40 ans, Mohammed ben Salmane ne se déplace pas si facilement. Ces derniers mois, le prince héritier saoudien multiplie les faux bonds : il n’était pas à New York, en septembre, pour la conférence sur la Palestine qu’il coprésidait avec Emmanuel Macron. Il n’était pas non plus à Charm el-Cheikh, en octobre, pour assister à la conclusion du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, aux côtés du gratin des dirigeants arabes et européens. En coulisses, certains diplomates occidentaux lient ses absences répétées à la santé fragile de son père de 89 ans, le roi Salmane, dont la mort pourrait ouvrir une lutte de succession, en l’absence physique de son héritier. Tous s’accordent, aussi, pour désigner MBS comme le plus imprévisible des dirigeants.
Ce mardi 18 novembre, le prince saoudien ne ratera toutefois pas son rendez-vous à la Maison-Blanche. MBS n’a pas remis les pieds aux Etats-Unis depuis le meurtre de Jamal Kashoggi, opposant saoudien et chroniqueur du Washington Post, dans le consulat d’Istanbul en octobre 2018. Les renseignements américains le jugent responsable de l’assassinat, mais son statut de Premier ministre d’Arabie saoudite le protège de toute arrestation à Washington. D’autant que Donald Trump joue de sa proximité avec ce jeune prince si riche, à qui il a réservé le premier voyage de son second mandat, en mai dernier. "MBS revient à Washington avec le statut de pilier de la politique américaine au Moyen-Orient, souligne Michael Wahid Hanna, directeur du programme Amérique à l’International Crisis...
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17/11 - Ventes de livres : le prix Goncourt, plus fort que le dernier Astérix ?
Bien qu’il n’ait pas exactement la silhouette d’Obélix, Laurent Mauvignier semble désormais d’attaque pour tenir tête à un camp retranché romain. Boosté par son prix Goncourt décerné le 4 novembre, il dépasse Astérix en Lusitanie (Hachette) en nombre de ventes par semaine (ayant atteint le million d’exemplaires, la BD demeure en tête dans l’absolu). Astérix en Lusitanie, impeccablement scénarisé par l’espiègle Fabcaro, est un des plaisirs de l’automne : grâce à ce voyage dépaysant et à un jeu habile avec l'histoire de la série, les situations et les clichés, Fabcaro et le dessinateur Didier Conrad renouent avec l’esprit de Goscinny et Uderzo, là où les précédents épisodes étaient trop souvent décevants.
On aurait des choses moins aimables à dire sur La Maison vide (Minuit) de Mauvignier, saga familiale qui manque singulièrement de panache gaulois, mais les jurés de chez Drouant ainsi que les lecteurs ont tranché : ce sera le livre totem (pour ne pas dire le roman menhir) de cette rentrée 2025. Pensez donc : avec des chiffres aussi dopés que s’il était tombé enfant dans la marmite des frères Goncourt, Mauvignier vend désormais 6 à 7 fois plus de livres que Carrère, et 30 fois plus qu’Anne Berest. Par Toutatis !
Derrière Mauvignier, notons la belle performance d’Adélaïde de Clermont-Tonnerre, notre favorite de cet automne. Je voulais vivre (Grasset) est une épatante réécriture d'Alexandre Dumas qui réhabilite le personnage de Milady – laquelle a autrement plus d’intérêt que Falbala. Avec son prix Renaudot très mérité,...
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17/11 - "Pot de miel", fausse rançon et arrangements : la vérité sur le "kidnapping" d’un banquier ouzbek à Paris
Un "pot de miel" - technique consistant à mettre en œuvre un charme féminin pour attirer sa cible – au Sofitel Arc de Triomphe, un mini-van Mercedes, puis vingt-sept heures de captivité de Paris à Nice, des coups, des menaces de viol, des simulations de pendaison et d’égorgement au cri de "Allah Akbar", pour une rançon de 5 millions d’euros. C’est le récit cauchemardesque qu’a déroulé Kakhramonjon Olimov le 24 juin 2025, dans sa déposition à la brigade de répression du banditisme à Paris, dont L’Express a pris connaissance. L’homme d’affaires de 48 ans, qui se décrit comme l’actionnaire unique d’une des plus grandes banques d’Ouzbékistan, mais aussi comme partenaire industriel d’EDF et Siemens, s’est ensuite adressé au quotidien Le Monde pour raconter son calvaire.
Sauf que les choses ne se sont pas passées de cette façon. En coopération avec The Insider, un média indépendant basé à Riga, en Lettonie, L’Express a pu consulter des documents et contacter toutes les parties. Et faire la lumière sur une mise en scène suivie d’une trahison, motivée par des différends commerciaux sous couvert de "persécution politique". Une affaire emblématique de la manière dont des financiers de l’espace post-soviétique tentent d’instrumentaliser la France – et l’Europe – pour régler leurs comptes. Plantureuse "Anastacia"
Celle qui se présente comme "Anastacia", a expliqué Olimov à la police, a pris le même avion que lui pour rejoindre Paris depuis Istanbul. La plantureuse jeune femme d’environ 25 ans prend prétexte de cette coïncidence...
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17/11 - En plein processus de paix, le Hamas suspecté de stocker des armes à l’étranger
Un écueil de plus dans la mise en œuvre du plan de paix de Donald Trump ? Alors que l’une de ses étapes consiste en une démilitarisation du Hamas, le groupe islamiste responsable des attaques du 7-Octobre s’emploierait, selon la télévision publique israélienne KAN, à déplacer des réserves d’armes dans différents pays africains, dont le Yémen. Il tenterait également d’en acquérir de nouvelles.
Voilà qui compliquerait un peu plus une équation déjà ardue alors que le Conseil de sécurité de l’ONU doit voter ce lundi 17 novembre sur un projet de résolution relatif à la force internationale susceptible d’être déployée dans la partie de la bande de Gaza encore contrôlée par le Hamas (soit 47 % du territoire). Alors que le cessez–le–feu est entré en vigueur début octobre, la Maison-Blanche peinerait à obtenir des engagements fermes de la part de ses alliés quant à leur participation à cette coalition, dont l’une des missions consistera en la démilitarisation du territoire, et donc du Hamas. 60 % des tunnels intacts
Ce dernier, bien qu’il ait signé l’accord de paix, semble tout faire pour retarder l’échéance. Le mois dernier, l’un des membres de son bureau politique, Mohammed Nazzal, a ainsi déclaré à Reuters : "Je ne peux pas répondre par oui ou par non [NDLR : sur la question du désarmement]. Franchement, cela dépend de la nature du projet. Le projet de désarmement dont vous parlez, qu’est-ce que cela signifie ? A qui les armes seront-elles remises ?"
De son côté, Israël, qui contrôle 53 % de la bande de Gaza, celle située...
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17/11 - Une première depuis près de 20 ans : le déficit de l’Espagne sera bientôt moins élevé que celui de l’Allemagne
L'Espagne en pleine forme économique. Pour la première fois depuis près de 20 ans, le déficit public du pays de la péninsule ibérique devrait dépasser celui de l'Allemagne sur l'année 2025. Selon les projections de la Commission européenne publiées ce lundi 17 novembre, d'ici au 31 décembre, ce chiffre atteindrait ainsi 2,5 % du PIB espagnol, soit moins que les 3,1 % du PIB allemand anticipés par Bruxelles. Une situation inespérée pour Madrid, après une longue période d'austérité liée aux crises financière et immobilière dans le pays au tournant des années 2010.Une forte croissance post-Covid-19
Comment expliquer cette tendance ? Depuis la fin de la pandémie de Covid-19, l'Espagne connaît un véritable renouveau en matière économique. A l'instar d'autres pays aux finances mises à mal par la crise il y a 15 ans (Grèce, Portugal...), la quatrième puissance européenne est portée par une forte croissance. Depuis 2022, celle-ci a grimpé de 3,9 % en moyenne par trimestre... contre 0,3 % en Allemagne. "Nous avons également des perspectives positives jusqu'en 2028, avec une croissance robuste, équilibrée et soutenue sur des bases solides", s'était félicité mi-septembre Carlos Cuerpo, le ministre espagnol de l'Économie.
Cette nouvelle diminution du déficit public constituerait donc la cinquième baisse consécutive en la matière en Espagne. Le résultat d'une longue politique de relance de l'autre côté des Pyrénées, à tous niveaux. Pour combler en urgence ses lacunes financières, Madrid a d'abord emprunté 41 milliards...
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17/11 - Guerre en Ukraine : ce que contient l’accord "historique" conclu entre Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky
Le président français a accueilli ce lundi 17 novembre son homologue sur la base de Villacoublay, au sud-ouest de Paris, où des industriels ont présenté les fleurons de l'armement tricolore au dirigeant du pays en guerre depuis 2022 avec la Russie. Ils ont signé une "déclaration d'intention qui porte sur la coopération relative à l'acquisition par l'Ukraine d'équipements de défense français".100 Rafale et des systèmes de défense aérienne
Selon l'Elysée, l'accord se projette sur un horizon d'une dizaine d'années et porte sur de possibles contrats à venir pour l'acquisition de quelque "100 Rafale", avec leurs armements associés", ainsi que huit systèmes de défense aérienne SAMP-T nouvelle génération, en cours de développement. Sont aussi concernées quatre systèmes de radar, "de nouvelles acquisitions de bombes propulsées (AASM Hammer)", et des drones d'observation, d'attaque ou d'interception, a précisé la présidence française.
Le président ukrainien avait déjà signé le mois dernier une lettre d'intention en vue d'acquérir 100 à 150 avions de chasse suédois Gripen. Ce changement d'approche permet de planifier le renforcement à long terme de la défense ukrainienne après une éventuelle issue du conflit.
S'agissant des drones et des bombes guidées, Emmanuel Macron a évoqué "des engagements de production d'ici à la fin de l'année et sur les trois années qui viennent". Sur les Rafale, les délais s'annoncent plus longs, en raison des temps de négociation des contrats, de production et de formation des pilotes. S'agissant...
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17/11 - Corruption en Ukraine : l’Europe doit envisager l’après-Zelensky
Le scandale de corruption qui secoue l’Ukraine se rapproche dangereusement du président Volodymyr Zelensky : la démission ce vendredi 28 novembre de son bras droit, Andriy Yermak, qui était considéré comme le numéro deux du pays, fragilise le chef de l’Etat comme jamais depuis le début de l’invasion russe il y a près de 4 ans. On ne sait pas exactement ce qui est reproché au directeur de cabinet de la présidence. Mais la perquisition de son domicile, dans la matinée, par les inspecteurs de l’Agence nationale anticorruption, a rendu intenable son maintien à ce poste clé.
Le scandale, qui porte sur des détournements estimés à quelque 100 millions de dollars (85 millions d’euros) par des personnalités haut placées dans l’appareil gouvernemental, n’en finit pas de faire des vagues. Il aggrave la passe dramatique dans laquelle se trouve l’Ukraine, confrontée par ailleurs à la progression lente mais régulière de l’armée russe sur le champ de bataille, aux bombardements qui endommagent son réseau énergétique à la veille de l’hiver, aux pressions des Etats-Unis pour qu’elle accepte un plan de paix favorable à Moscou, et à l’incapacité des Européens à s’entendre sur l’octroi d’un prêt à Kiev pour l’aider à renflouer ses caisses quasi vides.
Le cerveau du réseau de corruption serait Timour Minditch, ancien associé d’affaires du président Zelensky du temps où celui-ci était un humoriste vedette. Manifestement prévenu que l’enquête se rapprochait de lui, l’homme a fui l’Ukraine juste avant un coup de filet du parquet anticorruption...
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17/11 - Derrière la rupture entre Donald Trump et Marjorie Taylor Greene, l’inquiétude de la base Maga
C’était l’une de ses plus ardentes supportrices, celle qui l’avait défendu contre vents et marées, embrassant toutes ses théories conspirationnistes et notamment le vol de l’élection présidentielle de 2020. Donald Trump a pourtant rompu avec fracas la semaine dernière avec l’élue de Géorgie Marjorie Taylor Greene. "Je ne sais pas ce qui arrive à Marjorie, c’est une femme bien. Je pense qu’elle s’est égarée", a-t-il déclaré dans le bureau Ovale avant d’ajouter sur son réseau Truth Social qu’il soutiendrait volontiers un candidat contre elle dans une primaire pour les élections de mi-mandat de 2026, lors desquelles tous les sièges de la Chambre des représentants seront remis en jeu. Et d’ajouter : "Maggie 'la Dingue' ne fait que SE PLAINDRE, SE PLAINDRE, SE PLAINDRE".L’ombre du dossier Epstein
Le grief du président envers cette alliée des plus zélées, incarnation de la droite la plus radicale, tient pour partie à son insistance à ce que soit publiée l’intégralité du dossier Epstein - Marjorie Taylor Greene fait partie des quatre républicains ayant ajouté leurs voix aux démocrates pour que la Chambre des représentants examine cette semaine une proposition de loi forçant le ministère de la Justice à cette publication. Longtemps rétif à rendre publics ces dossiers relatifs aux abus sexuels perpétrés par le financier new-yorkais, qui s’est suicidé en prison en 2019 et dont il a longtemps été proche, Donald Trump a finalement effectué dimanche l’un de ces revirements dont il est coutumier : "Les républicains de la Chambre...
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17/11 - La transparence des salaires ? Une aubaine ou… un poison, par Julia de Funès
Dans les tribunaux comme dans les entreprises, le besoin de transparence semble aujourd’hui aussi pressant que légitime. L’affaire de l’ancien président Nicolas Sarkozy n’a pas seulement relancé un débat judiciaire : elle a révélé une fracture morale, celle d’une société qui ne croit plus, à tort ou à raison, à l’impartialité de sa justice. Chaque décision rend-elle justice ou obéit-elle à d’autres motifs ? Trop de verdicts paraissent obscurs, trop d’arrêts réveillent un soupçon moral en échappant au sens commun. Comme si la justice, au lieu d’incarner l’impartialité, dissimulait sa partialité derrière la complexité impénétrable du droit. Mais cette défiance, et le désir de clarté qui l’accompagne, ne concernent pas seulement les tribunaux. Elle gagne aussi les entreprises.
La transposition d’une directive européenne - au plus tard le 7 juin 2026 -, imposant une transparence sur les grilles de salaires, répond au même besoin pressant : les écarts persistants de rémunération entre hommes et femmes nourrissent un sentiment d’opacité et laissent apparaître une réalité injuste. Pourquoi de telles différences ? Sur quels critères ? Ainsi, l’exigence croissante de transparence répond d’abord à un besoin simple : comprendre. Les citoyens ne réclament pas plus de visibilité par caprice, mais par nécessité démocratique. On ne peut participer à la vie publique qu’à condition de se faire un jugement ; on ne peut juger qu’en comprenant ; et l’on ne peut comprendre qu’en voyant clair.
Or, c’est ici que tout se joue, car la transparence...
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17/11 - Les retraités, éternels gagnants des débats budgétaires
S’il fallait une preuve supplémentaire que la mise à contribution des retraités pour redresser les comptes publics demeure un sujet tabou chez les politiques en France, les députés en ont encore fait l’implacable démonstration la semaine dernière. A l’occasion de l’examen du projet de loi de finances de la sécurité sociale, l’Assemblée nationale a, coup sur coup, rejeté deux mesures de bon sens pour diminuer la dépense publique.
Les élus ont d’abord voté - à 308 voix pour et 99 voix contre - en faveur d’un amendement supprimant le gel des prestations sociales et des pensions de retraite, contre l’avis du gouvernement. Ils se sont ensuite prononcés, de nouveau à une écrasante majorité, contre la suppression de l’abattement fiscal de 10 % sur les pensions de retraite. Celui-ci devait être remplacé, sur proposition du Premier ministre, Sébastien Lecornu, par un autre mécanisme qui aurait permis d’épargner les retraités les moins aisés. Deux votes sans appel qui illustrent la frilosité intemporelle de la quasi-totalité de la classe politique dès qu’il s’agit de toucher, même marginalement, aux pensions de retraite. Avec la suspension de la réforme Borne, ce sont aussi 3,5 millions de personnes qui pourront partir trois mois plus tôt que prévu.Un calcul électoral
"Racket", "les nouveaux boucs émissaires", "un coup bas"… A gauche comme à droite, des responsables politiques de tous bords étaient montés au créneau pour défendre nos aînés. A l’approche des élections municipales l’année prochaine, très vite suivies de la...
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17/11 - Nucléaire : la prolongation des centrales "avantageuse" malgré son coût, selon la Cour des comptes
Prolonger le parc nucléaire d’EDF jusqu’à 50, voire 60 ans reste une "option avantageuse" et est même plus "compétitif" que de construire de nouveaux réacteurs, malgré l’explosion des coûts de maintenance, selon un rapport de la Cour des comptes publié ce lundi 17 novembre.
"La maintenance des centrales et la poursuite de leur exploitation jusqu’à 60 ans, voire au-delà, nécessitent de poursuivre la mobilisation par EDF d’importantes ressources financières […] mais ces investissements paraissent rentables pour l’exploitant" et restent une "option avantageuse" pour le système électrique français, soulignent les magistrats financiers dans un rapport de 120 pages consacré à la maintenance du parc nucléaire de l’entreprise publique.Plus de 6 milliards d’euros de dépenses de maintenance annuelles
Sur la période étudiée, 2014-2024, les activités de maintenance sur le parc se sont "intensifiées", avec des "dépenses annuelles afférentes (qui) atteignent désormais un niveau supérieur à 6 milliards d’euros courants, soit une augmentation de 28 %" par rapport à 2006-2014, selon la Cour des comptes. "L’alourdissement des opérations" s’explique par le vieillissement des réacteurs, dont l’âge moyen atteint aujourd’hui 40 ans - leur durée de vie initialement prévue - et le "rehaussement continu du niveau de sûreté" depuis l’accident de Fukushima.
Une hausse appelée à se poursuivre : la prolongation du parc, au côté de la construction de six nouveaux réacteurs de type EPR2, est au cœur du chantier de relance de l’atome annoncée en...
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17/11 - La famille Borromée à la tête d’un empire touristique : les nouvelles ambitions européennes de la dynastie italienne
Il y a de ces lieux que l’on croit connaître à travers la plume exquise de Flaubert ou de Stendhal. On s’imagine ces paysages, qui invitent à la rêverie. Puis un jour, on les découvre. Et ils nous coupent le souffle. Isola Madre en fait partie. Est-ce le micro-climat propre à cet écrin de verdure, trônant au milieu du lac Majeur ? Ou les fruits exotiques qui s’offrent depuis les branches des arbres, en plein mois d’octobre ? Ou peut-être les paons blancs qui se pavanent le long des allées tirées au cordeau. Tout ici, respire le raffinement. Au loin, les Alpes suisses se dressent au-dessus des eaux spéculaires. Au sommet de cette île, culmine le Palazzo Borromeo, habité par la famille éponyme aux XVIIIe et XIXe siècles.
Cette lignée d’aristocrates, issue de Lombardie, porte le poids de plusieurs siècles. Banquiers à l’origine, les membres de la maison Borromée ont été princes, cardinaux, et autres personnages influents, proches des Habsbourg et des Médicis. Aujourd’hui encore, la dynastie est indissociable du gotha italien : une des héritières a épousé John Elkann, président de Stellantis et de Ferrari. Beatrice Borromeo, elle, est mariée à Pierre Casiraghi, fils de la princesse Caroline de Monaco.Préserver les trésors familiaux
A quelques encablures, une autre perle d’architecture émerge de l’eau : l’Isola Bella, célèbre pour ses jardins en terrasses. L’été, son majestueux palais accueille des membres de la famille, et un drapeau bleu et rouge y flotte au vent pour signaler leur présence. A l’intérieur,...
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17/11 - Choose France : ce qu’il faut savoir sur l’édition tricolore qui se tient ce lundi
Grand-messe annuelle habituellement destinée aux investisseurs étrangers, le sommet "Choose France" (9ème édition) s’ouvre ce lundi 17 novembre à Paris. C’est un sommet inédit à plusieurs égards, à commencer par sa composition franco-française. Objectif : encourager les investissements dans les entreprises tricolores et en particulier dans les secteurs stratégiques de l’industrie, malmenés par le climat d’incertitude politique. Un peu plus de 9 milliards d’euros d’investissements français dans des projets totalement nouveaux sont attendus. Retour en détail sur les spécificités de cet événement.Une édition franco-française inédite
C’est la toute première "édition France" pour ce sommet, censée mettre à l’honneur les entreprises tricolores qui investissent dans le pays. "Pour la première fois, ce qu’on fait depuis huit ans en attirant les investisseurs internationaux à venir sur tous nos territoires et, année après année, à bâtir des investissements, construire des usines… On va le faire pour accompagner nos entreprises françaises et nos grands groupes pour investir davantage sur notre propre territoire", s’est félicité vendredi soir Emmanuel Macron.
Le sommet réunira, à la Maison de la Chimie à Paris, 200 entreprises (grands groupes, PME, start-ups, ETI…) mais également des fédérations professionnelles et des organisations syndicales et patronales.
Les secteurs représentés au sommet vont de l’énergie à l’agroalimentaire, en passant par la santé, la chimie ou le spatial. Des secteurs considérés comme "stratégiques"...
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17/11 - Boucheron, Chanel, Louis Vuitton… L’actualité de la joaillerie en bref
"L’archive agit comme un ancrage". Telle est la conviction de Morgane Pouillot, chef de projet prospective et stratégies créatives chez LeherpeurParis. De fait, nombre de maisons de joaillerie n’ont de cesse de revisiter, voire de réinventer leurs classiques. La preuve par l’Art Déco, qui s’affiche encore dans les créations contemporaines. Ce mouvement - dont Paris célèbre en ce moment le centenaire - se voulait en rupture avec le passé tout en s’inspirant du cubisme et de la culture de civilisations lointaines, ce qui ne l’avait pas empêché de poser, dès cette époque, les bases de la joaillerie moderne. Poursuivre sur la voie de l’innovation reste donc possible. A condition, comme le conseille encore Morgane Pouillot, de "redéfinir les contours de la créativité, entre héritage et révolution".Capsules
Boucheron dévoile une sixième collection capsule. Claire Choisne, directrice des créations, avait inauguré ce concept en 2020 avec Quatre Blue Edition : un trait bleu jean, en céramique hybride hyceram, avait été ajouté aux motifs de la collection Quatre de Boucheron. L’année suivante, avec Holographique, les collections Quatre et Jack étaient déclinées dans une céramique aux reflets iridescents et changeants. Jack de Boucheron Ultime vit le jour en 2022 : cinq pièces uniques en Cofalit®, matière issue de recyclages de déchets industriels. La capsule More is More avait été imaginée par Claire Choisne pendant les confinements du covid et dévoilée trois ans plus tard. Résultat, des pièces de haute joaillerie...
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17/11 - Vacances d’hiver 2025 : les atouts des Hautes-Alpes, département le plus haut de France
Pour les stations, l’enneigement n’est plus une garantie de succès. Si les plus élevées voient les réservations s’effectuer de plus en plus tôt, toutes anticipent les effets du réchauffement climatique à long terme. Avec un seul mot d’ordre : diversifier les activités. Raquettes, ski de fond, luge, marche, mais aussi architecture, cocooning ou bistronomie. Massif par massif, voici notre guide pour assouvir toutes les envies.
Plus haut département de France (1 630 mètres en moyenne), plus haute ville (Briançon), plus hautes communes avec mairie, église et école, plus haut observatoire (Saint-Véran, 2 890 mètres), plus haut stade de biathlon (Ceillac) et même plus haute distillerie (hameau de la Chalp, 2 040 mètres) : le nom de ce département n’est pas usurpé !
Serre-Chevalier, une station très durable
Avec 80 % du domaine skiable au-dessus de 2 000 mètres, Serre-Chevalier privilégie toujours plus le ski en altitude. Dernière action en date : la nouvelle télécabine de Villeneuve (côté Club Med) permet aux débutants d’accéder au large plateau de Méa qui leur est dédié, à 2 300 m. Autre atout, la station invite au bien-être dans les 4 500 mètres carrés des Grands bains du Monêtier où le bassin d’eau pétillante, la cascade à 44 °C., l’espace salin, s’enrichissent d’un spa haut de gamme : La Rotonde. Mais Serre Chevalier cultive une autre force, moins visible : ses initiatives durables, sur la transition énergétique et l’économie circulaire. Elle produit en énergie renouvelable pour 34 % de ses besoins liés au domaine...
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17/11 - Impôts : donner à des œuvres, un choix fiscalement gagnant
Girardin industriel, groupements forestiers, plans d’épargne retraite : de nombreux placements permettent de réduire son impôt. Mais la plupart d’entre eux comportent, en retour, des contraintes fortes : risque de perdre une bonne partie de sa mise, argent bloqué jusqu’à la retraite, rendement minime… Pour alléger la note, il existe une autre solution : se montrer généreux. Les dons ont l’avantage d’être simples, rapides à réaliser en fin d’année, et dotés d’une bonne efficacité fiscale.Jusqu’à 75 % de réduction
Les libéralités des particuliers ouvrent droit à une réduction d’impôt égale à 66 % des sommes versées, retenues dans la limite de 20 % du revenu imposable. Si vous avez dépassé ce niveau, il est possible de reporter l’excédent sur les cinq années fiscales suivantes. Le périmètre des organismes éligibles est très large puisqu’il intègre ceux dotés d’un caractère philanthropique, éducatif, scientifique, social, humanitaire, sportif, familial ou culturel, ou concourant à l’égalité entre les femmes et les hommes, à la mise en valeur du patrimoine artistique, à la défense de l’environnement naturel ou à la diffusion de la culture, de la langue et des connaissances scientifiques françaises.
Les cotisations à des partis politiques ou à des syndicats entrent dans ce champ, de même que les associations en faveur du pluralisme de la presse. Le taux de réduction est même porté à 75 % pour les dons en faveur d’associations qui viennent en aide aux personnes en difficulté (Restos du Cœur, Croix-Rouge…), dans la limite de 1 000...
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17/11 - Chili : l’extrême droite se rapproche du pouvoir, 35 ans après la fin de la dictature de Pinochet
La communiste modérée Jeannette Jara et son rival d’extrême droite José Antonio Kast s’affronteront au second tour de la présidentielle chilienne, après être arrivés en tête dimanche 16 novembre du premier tour lors d’un scrutin dominé par les inquiétudes liées à la criminalité.
La candidate de la coalition de centre gauche au pouvoir recueille 26,71 % des suffrages, contre 24,12 % pour son rival ultraconservateur, selon des résultats officiels portant sur près de 83 % des bulletins dépouillés. Ils s’affronteront le 14 décembre. Avant le premier tour, les sondages ont toutefois prédit la défaite de Jeannette Jara au second tour en cas de qualification face à un candidat de droite ou d’extrême droite, en raison du report des voix.
Ces résultats "sont une très mauvaise nouvelle pour Jeannette Jara", commente pour l’AFP Rodrigo Arellano, analyste à l’Université du Développement du Chili. "Toutes les projections de son équipe tablaient sur plus de 30 %", explique-t-il, soulignant que "l’ensemble des candidats de l’opposition la devancent de près du double"."Ne laissez pas la peur endurcir vos cœurs"
L’ancienne ministre du Travail a exhorté les électeurs à ne pas laisser la montée de la criminalité les pousser vers l’extrême droite. "Ne laissez pas la peur endurcir vos cœurs", a-t-elle déclaré.
Pour la première fois depuis la fin de la dictature d’Augusto Pinochet en 1990, la droite radicale pourrait revenir au pouvoir. "Nous allons reconstruire" le pays, a lancé José Antonio Kast.
L’extrême droite était aussi représentée...
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17/11 - Amazon contre Perplexity : la guerre du shopping autonome
Amazon a franchi une ligne rarement enjambée en novembre. Le géant de l’e-commerce a déposé une plainte fédérale contre Perplexity, lui reprochant d’avoir déployé son navigateur agentique Comet pour effectuer des achats sur sa plateforme sans autorisation. L’accusation ? Fraude informatique. Comet se déguiserait en Google Chrome pour accéder à Amazon en utilisant les identifiants des clients, contournant ainsi les règles de la plateforme. Connue pour ses pratiques agressives d’extraction de données Web, Perplexity est déjà poursuivie en justice par l’Encyclopædia Britannica, Merriam-Webster, News Corp et le New York Times pour vol de contenu. Elle n’a pas tardé à répondre. Dans un billet de blog au titre cinglant "Bullying is Not Innovation", la start-up accuse Amazon de protéger ses revenus publicitaires plutôt que l’intérêt des utilisateurs. L’ironie de la situation n’échappe à personne : Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon, est investisseur dans Perplexity, qui dépense par ailleurs des centaines de millions de dollars en services cloud… chez Amazon Web Services.
Derrière l’affrontement entre Amazon et Perplexity se dessine l’une des transformations les plus radicales du commerce numérique : l’avènement de l’agentique, ces agents IA autonomes capables d’effectuer des tâches complexes à la place des utilisateurs. Selon une étude de McKinsey publiée en novembre, le marché B2C américain pourrait voir jusqu’à 1 000 milliards de dollars de revenus orchestrés par l’agentique d’ici 2030. Au niveau mondial, les...
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17/11 - "Digital Crimes unit" : plongée au cœur de l’équipe d’élite de Microsoft qui traque les cybercriminels
Très peu de personnes peuvent passer les lourdes portes de verre. "Pas même les autres employés de Microsoft. Juste les membres de l’unité", indique Steve Masada. "Eux, et nos partenaires externes, comme le FBI, Europol, ou la NCA [agence anglaise de lutte contre le crime organisé, NDLR]". Quelques heures plus tôt, c’était l’ancienne première ministre britannique Theresa May qui traversait ces pièces, nous explique-t-il. C’est maintenant notre tour. Derrière les portes, s’étire un long couloir empli d’écrans affichant les missions et les portraits des membres de l’unité — il est formellement interdit de les prendre en photo. Il mène au cœur de l’une des unités les plus stratégiques de Microsoft.
La Digital Crimes Unit, dirigée par Steve Masada, a un motto simple : "leading the fight against cybercrime" ("être à la pointe de la lutte contre la cybercriminalité"). Un combat ardu face à un secteur de plus en plus actif. Si en 2022, le coût de la cybercriminalité mondiale s’est élevé à 8 440 milliards de dollars, Microsoft estime que ce chiffre pourrait grimper à plus de 23 840 milliards d’ici à 2027.
A elles seules, les victimes de rançongiciels ont versé 1,1 milliard de dollars en 2023 pour tenter de récupérer l’accès à leurs fichiers cryptés par ces virus. "Il s’agit pourtant de l’un des crimes les moins dénoncés à la police par les entreprises", reprend Steve à travers les couloirs de la DCU, "ce chiffre est certainement bien supérieur en réalité".
Cette déferlante est menée par des cybercriminels de toutes...
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17/11 - L’Ukraine aura besoin de 70 milliards d’euros en 2026, l’UE présente ses options
A l’approche de l’hiver, l’armée russe continue de gagner du terrain sur le front ukrainien, en particulier dans la région de Zaporijia, au sud du pays, partiellement occupée par Moscou, où la Russie a revendiqué dimanche la prise de deux nouveaux villages. Mais la bataille a aussi lieu dans les airs : Moscou multiplie les attaques de missiles et de drones, comme cette nuit à l'est de l'Ukraine, où cinq personnes sont mortes. Les infrastructures énergétiques sont également en première ligne des frappes russes.
Volodymyr Zelensky et Emmanuel Macron se retrouvent ce lundi 17 novembre à Paris pour discuter des besoins militaires de Kiev et signer un accord de coopération en matière de défense aérienne. C’est la neuvième visite du président ukrainien en France depuis le début de la guerre. Elle intervient alors que Zelensky est affaibli en interne par un scandale de corruption, qui l’a forcé à prendre des sanctions contre l’un de ses plus proches collaborateurs.
Les infos à retenir
⇒ Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky signent une lettre d'intention pour l'achat futur par Kiev de jusqu'à 100 Rafale
⇒ L'Ukraine aura besoin de 70 milliards d'euros en 2026
⇒ La Russie continue de progresser dans l'est de l'UkraineL'Ukraine aura besoin de 70 milliards d'euros en 2026, l'UE présente ses options
L'Ukraine aura besoin l'an prochain de plus de 70 milliards d'euros pour financer sa guerre contre Moscou, que les 27 devront prendre en charge pour l'essentiel, selon un document de la Commission européenne détaillant...
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17/11 - Affaire Jeffrey Epstein : le nouveau revirement de Donald Trump
Dans une volte-face, Donald Trump a déclaré dimanche 16 novembre qu’il soutenait un vote à la Chambre des représentants américaine pour la publication du dossier du délinquant sexuel Jeffrey Epstein. "Les républicains de la Chambre devraient voter pour publier le dossier Epstein, parce que nous n’avons rien à cacher et qu’il est temps de mettre ce canular démocrate derrière nous", a écrit sur sa plateforme Truth Social le président, qui était jusque-là opposé à l’idée.
"Le ministère de la Justice a déjà rendu publiques des dizaines de milliers de pages sur 'Epstein', et s’intéresse à plusieurs agents démocrates" concernant leur "relation" avec celui-ci, a ajouté Donald Trump, citant "Bill Clinton, Reid Hoffman, Larry Summers, etc".
La Chambre des représentants doit examiner cette semaine une proposition de loi qui forcerait le ministère de la Justice à publier le reste du dossier du riche financier new-yorkais, mort en prison avant son procès. Donald Trump a été accusé de chercher à empêcher un vote pour dissimuler des éléments l’impliquant dans cette affaire, ce que l’intéressé a démenti.
La position qu’il tenait avant son revirement a semé la division dans le camp républicain, habituellement loyal. Le milliardaire a pris ses distances avec de proches alliés issus de son mouvement "MAGA" (Make America Great Again), dont des parlementaires comme Marjorie Taylor Greene, à laquelle il a retiré ce week-end son soutien pour les élections de 2026. "Certains 'membres' du Parti républicain sont 'utilisés', et on ne peut pas...
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17/11 - Droits de douane : la Chine prête pour la guerre commerciale de Donald Trump
"Nous avons un problème en particulier, et c’est la Chine. Ce qu’ils nous font payer, nous leur ferons payer en retour." Ces mots de Donald Trump ne datent pas de ces dernières semaines mais d’il y a sept ans. Alors en plein milieu de son premier mandat, en 2018, le président américain lançait déjà une guerre commerciale contre son ennemi. Il avait à ce moment imposé un droit de douane de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium venus de Chine. La réponse de la deuxième économie du monde ne s'était pas fait attendre : les taxes sur les imports américains étaient passées de 8 à près de 21 %.
Dans les mois qui suivent, les deux pays s’affrontent par réglementations interposées : hausses successives des tarifs à l’importation, extensions à de nouveaux secteurs, quand Trump s’en prend aux géants technologiques chinois, Pékin instaure une loi favorisant les investissements nationaux. Des tensions qui vont durer jusqu’à la fin de son premier mandat, et se poursuivre avec Joe Biden...
Mais malgré des conséquences visibles, à son retour Donald Trump n’a pas hésité à relancer la guerre des droits de douane avec la Chine... Le 2 avril, dans la cour de la Maison-Blanche, le président américain a annoncé en grande pompe, de nouvelles mesures : un droit de douane réciproque réduit de 34 %. "En gros, ils nous font payer, nous les faisons payer."
La Chine a déjà riposté, et il semblerait que Xi Jinping a préparé toute son économie à faire face à Donald Trump...
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17/11 - Guerre en Ukraine : Rubicon, la redoutable unité d’élite de drones de Vladimir Poutine
En cette sombre journée d’automne, à proximité de Pokrovsk, épicentre des combats où les forces de Moscou déversent quotidiennement leur effroyable déluge de feu, un drone russe file en ligne droite le long d’un chemin de terre. Sur la vidéo en vue subjective qu’il transmet à son opérateur, surgissent des carcasses calcinées de blindés ukrainiens : un International Maxxpro fourni par les Etats-Unis, un BMC Kirpi turc, un Roshel Senator canadien… Derrière ces destructions, le Rubicon Center, une unité d’élite russe spécialisée dans les drones, qui, pour l’occasion, a partagé les images sur sa chaîne Telegram. Cette vidéo est toutefois loin d’être la seule. Plusieurs sont publiées quotidiennement avec, à chaque fois, le résultat des frappes conduites sur le front par ses pilotes.
De son vrai nom Rubicon Center of Advanced Unmanned Technologies (Centre Rubicon des technologies avancées sans pilote), cette entité d’un nouveau genre a été créée en octobre 2024 sur instruction du ministre russe de la Défense, Andreï Belousov. L’objectif : muscler les capacités de Moscou dans l’utilisation de ces aéronefs dont les vrombissements retentissent aujourd’hui partout sur le front. "Il s’agit d’une structure hybride qui, au-delà d’opérer sur le front et de former des pilotes, développe de nouvelles tactiques et de nouvelles technologies, souligne Michael Gjerstad, chercheur à l’International Institute for Strategic Studies (IISS). En cela, elle tranche avec la culture militaire russe traditionnelle, connue pour sa rigidité et sa...
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16/11 - Financement de l’effort de guerre en Ukraine : le salut viendra-t-il de la Norvège ?
Pour réarmer l’Ukraine, l’UE a un plan. Et pas n’importe lequel : elle envisage d’accorder à Kiev un prêt exceptionnel de 140 milliards d’euros, qui serait financé à partir des avoirs russes gelés par la Banque Centrale européenne. Problème : pour cela, elle doit pouvoir offrir à Euroclear - l’institution financière belge qui en détient la majeure partie - des garanties solides qu’elle sera remboursée si les avoirs russes venaient à être rapatriés à Moscou.
Or, au vu des divisions à l’œuvre dans l’UE, et des positions pro-Poutine de certains chefs d’Etat européens comme Viktor Orban, rien n’est moins sûr. Comme l’explique Le Monde, il suffirait, par exemple, que la Hongrie s’oppose au renouvellement des sanctions, qui intervient tous les six mois, pour que ce scénario de rapatriement des avoirs devienne réalité. Pour parer à cette éventualité, à laquelle la Belgique refuse de se risquer, l’UE a donc besoin d’un garant pour ce prêt. Et la Norvège semble être le candidat idéal.Utilisation du fonds souverain norvégien
C’est en tout cas ce qu’ont avancé deux économistes norvégiens - Havard Alland et Knut Anton Mork - dans une tribune publiée fin octobre sur le site international Project Syndicate. Leur idée est la suivante : s’appuyer sur le fonds souverain pétrolier dont dispose la Norvège - d’une valeur de plus de 1 700 milliards d’euros - comme garantie au "prêt de réparation" de l’Ukraine.
Grâce au fonds pétrolier, la Norvège dispose de la note triple A la plus forte d’Europe et même du monde, ce qui en fait le seul pays...
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16/11 - Parcoursup : les conseils de la science pour surmonter le stress du contrôle continu
Accepteriez-vous de passer le bac pendant deux ans ? Si vous avez plus de 20 ans, la réponse sera probablement : "non". C’est pourtant ce que vivent les élèves de première et de terminale depuis la réforme mise en place par l’ex-ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer en 2021. " Le contrôle continu devait limiter le stress du bac mais finalement, les élèves ont l’impression de passer le bac tous les jours", lançait le responsable d’un lycée parisien lors de la réunion de rentrée de septembre dernier. Pour lui, aucun doute : les élèves, de première notamment, sont bien plus stressés qu’avant. "Là où ils avaient le temps de s’approprier leurs matières, le contrôle continu a rajouté des enjeux dont on se demande s’ils étaient vraiment nécessaires", soupire-t-il.
La réforme du bac Blanquer a en effet renforcé le poids des évaluations organisées tout au long de l’année. Elles représentent désormais 40 % de la note finale du bac. Surtout, ces notes, qui apparaissent sur les bulletins de première et de terminale, sont scrutées par les formations du supérieur. D’où ce sentiment, pour les lycéens, que le moindre faux pas peut leur être fatal. "Les années lycée s’apparentent aujourd’hui à une course de haies : s’ils veulent arriver en tête à la fin de l’épreuve, qui s’appelle Parcoursup, les élèves se doivent de réussir toutes les évaluations successives pendant deux ans. Résultat, certains sont en hyperpression permanente dans toutes les matières, convaincus que le moindre dixième de point joue", dénonce Grégoire Ensel,...
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16/11 - Martin Sion (ArianeGroup) : "Toutes les grandes nations ont instauré une préférence nationale… sauf l’Europe"
Il prendra dans quelques mois les rênes du champion français du ferroviaire Alstom. En attendant, Martin Sion, le président exécutif d’ArianeGroup reste concentré sur son objectif : assurer à l’Europe un accès souverain à l’espace au prix le moins élevé possible. Une mission cruciale alors que l’espace ressemble chaque jour davantage à un champ de bataille.
L'Express : A Toulouse, lors de la présentation de la stratégie nationale, le président Emmanuel Macron a prononcé un discours alarmiste et volontariste, qualifiant l’espace de champ de bataille. Etes-vous aligné avec cette vision ?
Martin Sion : Absolument. La guerre en Ukraine a démontré de façon extrêmement claire qu’il n’y a plus de défense sans espace. Pour du renseignement, des communications, de la géolocalisation et donc aujourd’hui pour la sécurité des Européens, une souveraineté est nécessaire dans ce domaine. C’est pourquoi nous assistons aujourd’hui à une course entre les puissances mondiales. Elles ont compris qu’elles ont besoin d’avoir la main sur une chaîne qui commence sur le pas de tir, qui prend le lanceur, les infrastructures en orbite, les satellites, et les moyens au sol.
Les spécialistes nous alertent sur une possible guerre des satellites dans les trois ou quatre ans qui viennent. Est-ce vraiment inéluctable ?
Il n’est pas de notre ressort de prédire ce genre d’événement. Cependant, chez ArianeGroup, nous disposons d’un service baptisé Helix, qui nous permet de faire une cartographie de l’ensemble des objets se trouvant dans l’espace...
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16/11 - "Il n’y aura jamais d’État palestinien", assure Israël
Ce lundi 17 novembre, le Conseil de sécurité des Nations unies doit se prononcer sur un projet de résolution américaine endossant le plan de Donald Trump pour la bande de Gaza. Ce plan prévoit d’accorder un mandat jusqu’à la fin 2027 à un "comité de la paix" et d’autoriser le déploiement d’une "force de stabilisation internationale".
Il évoque également la possibilité d'un Etat palestinien, contre lequel le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a rappelé son opposition.
14h03Au Liban, les Casques bleus accusent l'armée israélienne de leur avoir tiré dessus
La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a accusé dimanche l'armée israélienne d'avoir ouvert le feu sur ses membres dans le sud du pays, sans faire de blessés, et a appelé Israël à cesser toute attaque contre les Casques bleus. La Finul œuvre avec l'armée libanaise à l'application de l'accord de cessez-le-feu ayant mis fin le 27 novembre 2024 à plus d'un an de conflit, dont deux mois de guerre ouverte, entre le mouvement pro-iranien Hezbollah et Israël.
"Ce matin, les Forces de défense israéliennes (FDI) ont tiré sur des soldats de la paix de la Finul à partir d'un char Merkava situé près d'une position établie par Israël en territoire libanais", indique un communiqué de la Finul. Celle-ci précise que des mitrailleuses lourdes ont tiré près des soldats, mais qu'ils ont pu quitter les lieux en toute sécurité lorsque le char s'était retiré.
Ces tirs "constituent une violation grave de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations...
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16/11 - Hongrie : à l’approche des législatives, Viktor Orban se positionne en "faiseur de paix" contre l’opposition
Tout est parti d’un sondage, qui a donné des sueurs froides au parti d’extrême droite à la tête du pays. Alors que se profilent les élections législatives, en avril 2026, un institut indépendant publie des chiffres sur les intentions de votes… donnant la principale formation d’opposition, Tisza, parti conservateur pro-européen de Péter Magyar largement en tête devant le Fidesz de Viktor Orban. 18 points d’écart entre les deux partis. Un autre sondage, de l’institut Electoral Geography, place aussi Tisza en tête, de sept points cette fois devant le parti de gouvernement…
Des chiffres qui ont créé des remous dans les rangs du Fidesz à six mois des élections, et conduit le premier ministre à adopter une rhétorique beaucoup plus offensive contre l’opposition. Avec un angle d’attaque principal : la guerre en Ukraine. Pour rassurer des électeurs inquiets d’une importation du conflit voisin sur leur sol, Viktor Orban joue la carte de la "raison". Dans les meetings de campagne, il galvanise les foules sur fond de slogans "anti-guerre" et se défend même d’être "le seul pays d’Europe à défendre la paix"."Anti-guerre" et "voix de la raison"
Il accuse d’ailleurs son principal opposant, Péter Magyar - un ancien fidèle de son parti, qui a subitement changé de camp en 2024 - de vouloir entraîner la Hongrie dans la guerre sans fin entre Moscou et Kiev et d’être le vassal de Bruxelles dans sa "course perdue" au réarmement. "Le Fidesz est le parti de la guerre et de la haine, tandis que Tisza œuvre pour la paix dans le pays et...
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16/11 - Royaume-Uni : ce que prévoit le vaste plan sur l’immigration annoncé par Londres, inspiré du modèle danois
Restriction de la protection accordée aux réfugiés et des aides accordées aux demandeurs d'asile : le gouvernement travailliste britannique a défendu dimanche sa vaste réforme destinée à lutter contre l'immigration irrégulière, dont la restriction de la protection accordée aux demandeurs d'asile, assurant que ce sujet ultra-sensible "déchire" le pays.
Deux mesures phares de ce plan, dont la présentation détaillée doit se tenir lundi au Parlement, ont été dévoilées samedi soir par le ministère de l'Intérieur. Parmi elles, la réduction de la protection accordée aux réfugiés, qui seront "forcés de rentrer dans leur pays d'origine dès qu'il sera jugé sûr" et la suppression de l'accès automatique aux aides sociales pour les demandeurs d'asile.
Interrogée dimanche sur la BBC et Sky news, la ministre de l'Intérieur Shabana Mahmood, a défendu en bloc ces premières mesures. Née dans une famille originaire du Pakistan, elle a déclaré à la BBC que si "l'immigration fait absolument partie" de son expérience de vie, elle ressent "un devoir moral" de lutter contre l'immigration irrégulière. "C'est un devoir moral pour moi, car je vois que la migration illégale déchire notre pays", a-t-elle déclaré.
Selon la ministre, cette immigration "divise les communautés, les gens constatent une énorme pression dans leurs communautés et ils voient également un système qui est défaillant, où les gens peuvent (...) profiter du système", a-t-elle poursuivi. "Ce pays a une fière tradition d'accueil des personnes fuyant le danger, mais notre...
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16/11 - Les années 1990 de Philip Roth : entre dépression suicidaire et résurrection littéraire
A l’occasion du précédent tome de la Pléiade consacré à Philip Roth, nous étions revenus sur les années 1980 de l’écrivain, lesquelles furent pour lui extraordinaires sur le plan créatif. De 1979 à 1985, Roth publie en effet les quatre tomes de sa fascinante série Zuckerman enchaîné (comprenant L’Ecrivain fantôme, Zuckerman délivré, La Leçon d’anatomie et L’Orgie de Prague). En 1986, encore plus inspiré et ambitieux, il sort La Contrevie, un labyrinthe littéraire sur l’identité où chaque partie contredit la précédente, jusqu’à donner le tournis au lecteur. Tout juste quinquagénaire, le romancier semble au sommet de son art, ce que confirme en 1988 un essai, Les Faits. Cette année-là, lors de la première intifada, il se rend à Jérusalem interviewer Aharon Appelfeld et assister au procès d’Ivan Demjanjuk, ce garagiste américain accusé d’avoir été un gardien sanguinaire à Treblinka. Puis Philip Roth retourne vivre en Amérique à plein temps, alors qu’il passait six mois par an à Londres depuis 1976, avec sa compagne anglaise Claire Bloom. Ces événements auront leur importance lors de la décennie suivante.
En 1989, le père de Roth meurt d’une tumeur au cerveau, ce qui inspirera à son fils son récit Patrimoine (1991). Alors qu’il prend un coup de vieux, l’écrivain renaît. Le stress d’une vie conjugale malheureuse, et plus assurément la prise de bêtabloquants, l’avaient réduit à l’impuissance – un comble pour l’auteur de La Complainte de Portnoy et de Professeur de désir. Comme le raconte Marc Weitzmann dans La Part sauvage,...
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16/11 - Bourse : la souveraineté européenne, une thématique en vogue
Après la défense, place à la souveraineté européenne. "Dans un contexte marqué par le repli du multilatéralisme et par la reconfiguration des alliances internationales, l’Europe est vouée à réinventer ses leviers de puissance et de compétitivité pour garantir sa prospérité à long terme", pointent les équipes d’Edmond de Rothschild Asset Management, à l’occasion de la sortie du fonds Mission Europa, un support actions dédiée au renforcement stratégique de l’Union européenne.Des plans de financement d’envergure
Cette société de gestion n’est pas la seule à avoir flairé le filon. Après quelques précurseurs comme CPR AM (CPR Invest European Strategic Autonomy) et Tikehau Capital (Tikehau European Sovereignty Fund), les lancements se sont multipliés ces derniers mois : Allianz Innovation Souveraineté Européenne chez Allianz Global Investors, Lazard Sovereignty Europe chez Lazard Frères Gestion ou encore Amundi European Strategic Autonomy UCITS ETF chez Amundi.
"Nous avons aujourd’hui le sentiment qu’il y a une prise de conscience et une envie au niveau européen de mettre en place des actions concrètes pour renforcer l’autonomie stratégique européenne, à la suite de plusieurs événements successifs : le Covid, la guerre en Ukraine ou encore la nouvelle administration Trump", relate Emilie Brunet-Manardo, cogérante du fonds Lazard Sovereignty Europe chez Lazard Frères Gestion. Cette volonté se traduit notamment par des plans de financement européens d’envergure, comme ReArm, une enveloppe de 800 milliards d’euros pour...
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16/11 - De Louis XIV à Lady Gaga, l’histoire folle du diamant, la reine des pierres précieuses
"L’archive agit comme un ancrage". Telle est la conviction de Morgane Pouillot, chef de projet prospective et stratégies créatives chez LeherpeurParis. De fait, nombre de maisons de joaillerie n’ont de cesse de revisiter, voire de réinventer leurs classiques. La preuve par l’Art Déco, qui s’affiche encore dans les créations contemporaines. Ce mouvement - dont Paris célèbre en ce moment le centenaire - se voulait en rupture avec le passé tout en s’inspirant du cubisme et de la culture de civilisations lointaines, ce qui ne l’avait pas empêché de poser, dès cette époque, les bases de la joaillerie moderne. Poursuivre sur la voie de l’innovation reste donc possible. A condition, comme le conseille encore Morgane Pouillot, de "redéfinir les contours de la créativité, entre héritage et révolution".Diamants de couleur
Certains des premiers diamants découverts il y a plus de 2 400 ans le long des rivières de Golconde, en Inde, étaient des gemmes de couleur. A partir du XVIIIe siècle, de nouveaux gisements furent mis au jour au Brésil, produisant des tonalités jaunes, vertes, roses, voire rouges. Les joyaux de la couronne française - tristement d’actualité après le vol survenu dans le musée du Louvre le 19 octobre dernier - sont sertis de plusieurs de ces pierres brésiliennes. Des gemmes colorées ont aussi été trouvées au Canada, au Botswana, en Afrique du Sud, en Sierra Leone ou en Australie.Collier Rosina.
Le Fancy Colour Diamond Report - un rapport complet sur les diamants de couleur - a été publié il y a...
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16/11 - Stations de ski en Isère : une diversité des horizons et des descentes d’anthologie
Pour les stations, l’enneigement n’est plus une garantie de succès. Si les plus élevées voient les réservations s’effectuer de plus en plus tôt, toutes anticipent les effets du réchauffement climatique à long terme. Avec un seul mot d’ordre : diversifier les activités. Raquettes, ski de fond, luge, marche, mais aussi architecture, cocooning ou bistronomie. Massif par massif, voici notre guide pour assouvir toutes les envies.
Parmi les quatre massifs qui composent le département, ceux de Belledonne et Oisans assurent avec une certaine pérennité le spectacle blanc. Le premier parce qu’il constitue une barrière naturelle aux chutes de neige venues de l’ouest, le second parce qu’il tutoie les 4 000 mètres. Ce qui ne les empêche pas de songer à des lendemains qui chantent sous un soleil trop chaleureux.Les Deux Alpes, une station vers l’avenir
À peu de distance des plus hauts sommets de l’Oisans et des Écrins qui exhalent le souffle de leurs glaciers, la station des Deux Alpes compte sur sa calotte glaciaire à 3 500 mètres pour assurer le meilleur de la glisse. Dès les années 1980, des pièges à neige y ont été installés pour maintenir autant que possible le manteau. Pourtant, les responsables anticipent. "Nous visons demain", dit Fabrice Pérez, directeur de l’office du tourisme. Si 80 à 85 % des vacanciers viennent ici pour skier, un jour ou l’autre, il faudra bien imaginer un autre destin. A savoir des activités complémentaires, toutes saisons. Le téléphérique Jandri, inauguré l’an passé, participe de ce plan,...
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16/11 - Aux portes de Bilbao, la splendeur retrouvée du Palacio Arriluce
A moins de vingt minutes du centre-ville de Bilbao et du Guggenheim conçu par Franck Gehry, Getxo, retraite privilégiée de la haute bourgeoisie et de l’aristocratie espagnoles au début du XXe siècle, garde les vestiges de sa splendeur passée. Dans cette villégiature, des "maisons-palais" ont été édifiées en nombre pour les familles considérées alors comme les plus riches du pays, à l’instar du Palacio Arriluce, une demeure néo-gothique transformée en palace à la fin 2023 après trois années de travaux.
L’endroit, rénové dans le respect de son architecture première aux allures de château médiéval, vient d’ailleurs tout juste d’être classé par le magazine Forbes parmi les 20 hôtels du monde à visiter au moins une fois dans sa vie. Il est aussi membre de The Leading Hotels of the World et compte parmi les lieux sélectionnés dans l’ouvrage autour du design et des architectures remarquables que le label a publié en décembre dernier aux éditions Monacelli.
Construit par l’architecte basque Jose Luis Oriol en 1912 pour le marquis de Arriluce, l’imposant monument en pierres de taille, flanqué de deux tours asymétriques, a joué un rôle de précurseur, servi de déclencheur : au cours des Années folles, à ce tout premier palais bâti sur les hauteurs de Getxo, dans le quartier Neguri, resté le plus chic de la commune littorale, s’en sont ajoutés d’autres, plus somptueux les uns que les autres. Au fil des décennies, ils ont fait de l’enclave au relief escarpé, surplombant l’estuaire de Nervion, qui se jette dans la mer Cantabrique,...
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16/11 - Le Français Camilo Castro détenu au Venezuela depuis juin est libéré, annonce Emmanuel Macron
"Camilo Castro est libre. Je partage le soulagement de ses proches et remercie tous ceux qui ont œuvré à sa libération", a indiqué le chef de l'Etat français sur le réseau social X, à propos du Français Camilo Castro, détenu au Venezuela depuis cinq mois, assurant que "la France avance parfois sans bruit, mais toujours avec détermination et sang-froid".
"On ne peut pas se représenter (l'émotion que cela représente, NDLR) par rapport à toutes les joies qu'on a dans la vie, toutes les bonnes surprises, tous les soulagements", a confié à l'AFP la mère de Camilo Castro, Hélène Boursier. "On va se bagarrer pour que ça n'arrive plus. (...) Ce n'est pas parce que pour nous ça se termine bien qu'on va s'arrêter là. On pense aux autres, on ne va pas les oublier", a martelé cette militante de longue date d'Amnesty International, qui vit près de Toulouse.
Camilo Castro, professeur de yoga de 41 ans, avait disparu le 26 juin au poste-frontière de Paraguachon, séparant le Venezuela de la Colombie, où il réside. Il s'y était rendu pour renouveler son visa de séjour colombien arrivé à échéance, avait expliqué en août sa famille. Après avoir été libéré, il est arrivé samedi en fin d'après-midi à l'ambassade de France au Venezuela, a expliqué son beau-père Yves Guibert. "Il était extrêmement heureux d'être sorti, un peu surexcité et en même temps encore dans une forme d'inquiétude tant qu'il n'avait pas quitté le territoire du Venezuela", a ajouté Yves Guibert."Disparitions forcées" depuis le retour de Maduro
Mi-septembre, Hélène...
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16/11 - "L’Europe doute, et c’est sa force" : le cours d’histoire et de littérature de William Marx
Comment l’Europe peut-elle demeurer fidèle aux Essais de Montaigne et à Don Quichotte tout en s’affirmant face à Vladimir Poutine et Donald Trump ? L’esprit européen est celui du doute et du dialogue, pas de la vérité imposée. Cet état esprit a été fécondé par les grands récits mythologiques et les chefs-d’œuvre de la littérature. Dante, Goethe, Shakespeare, Rabelais, Cervantès, Kafka et d’autres peuvent bien revendiquer la paternité de l’Europe. Car oui, le roman est bien un idéal européen, comme le rappellera William Marx lors du colloque Europe de L’Express, qui se tiendra le 24 novembre, au Palais des Congrès de Strasbourg. Ecrivain, essayiste, ce professeur au Collège de France, titulaire de la chaire Littératures comparées, a notamment publié Un savoir gai (Minuit, 2018), Des étoiles nouvelles. Quand la littérature découvre le monde (Minuit, 2021) et Un été avec Don Quichotte (Éditions des Equateurs/France Inter, 2024).
L’Express : En quoi le roman est-il un "idéal européen" ?
William Marx : Il n’y a pas d’Europe sans récits communs. La littérature a fourni à la civilisation européenne ses mythes fondateurs : ceux de l’Antiquité gréco-romaine, en particulier l’Enéide de Virgile. Le mythe d’Enée, héros venu de Troie pour fonder Rome, est celui de l’exil fondateur. Voilà le mythe européen par excellence : l’idée que notre civilisation vient d’ailleurs, qu’elle naît du déplacement, de la migration, que nous puisons nos références chez d’autres. Tous les peuples se sont reconnus dans cette légende : les rois de France,...
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16/11 - Trop inexpérimenté pour être président ? Jordan Bardella face au procès en incompétence
Élève Bardella, levez-vous ! Tous l’ont observé de près, ce jour d’août 2023, quand Emmanuel Macron a organisé les rencontres de Saint-Denis avec les chefs de parti. Pas de caméras cette fois, pas de faux-semblant, on allait voir ce que valait vraiment la bête. Gare au jugement méprisant - "Il pratique le bodybuilding, ça dit tout", murmure l’un des participants -, il faut plutôt se rassurer.
"Il a un vrai savoir-faire médiatique, mais il est nul techniquement, sa légèreté sur les sujets de fond se voit, constatera Edouard Philippe. Il paraît quand même beaucoup plus léger, moins dense, que Marine Le Pen, pas seulement sur le fond mais aussi sur la personnalité, la dimension." François Bayrou ne sera pas moins indulgent : "Soit c’est Napoléon, soit c’est un fake. Il fait illusion pendant dix minutes, puis c’est le vide."
Enfin, une prise sur cette paroi si lisse… A dix-huit mois de l’élection présidentielle, les adversaires du Rassemblement national pensent avoir trouvé la martingale contre Jordan Bardella, appelé à remplacer Marine Le Pen si la justice empêchait cette dernière de concourir. Le président du Rassemblement national ? Trop jeune, et dénué de toute expérience professionnelle. Il suffit de lire son maigre CV. Le jeune homme de 30 ans, qui n’a pas validé sa licence de géographie, a la politique pour seule histoire. Et encore. Son œuvre d’eurodéputé est famélique. Il n’a pas dirigé la moindre collectivité locale.
Ce qui manque au prodige frontiste ? Une vie, tout simplement - écrire ses mémoires ne...
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15/11 - Rolex et lingots d’or : l’opération séduction de la Suisse qui a fait fléchir Donald Trump sur les droits de douane
Après des mois d’impasse diplomatique, la Suisse peut enfin souffler. Frappée l’été dernier par les droits de douane américains parmi les plus élevés au monde, la Confédération helvétique a enfin trouvé un compromis avec Donald Trump, comme ce dernier l'a annoncé ce vendredi 14 novembre. En échange de plusieurs concessions sur la taxation de ses importations américaines, la Suisse voit ainsi ses droits de douane passer de 39 % à 15 %.
Le secteur privé suisse a également donné des garanties, promettant d’investir 200 milliards de dollars aux Etats-Unis d’ici à fin 2028. C’est justement l’implication des entreprises suisses, et plus directement de leurs patrons, qui a été déterminante pour la conclusion d’un accord tant attendu sur les droits de douane. Selon le Wall Street Journal, les poids lourds du tissu économique suisse ont œuvré en coulisses au cours de ces derniers mois, en parallèle des nombreux voyages diplomatiques des personnalités officielles. C’est peu dire que les grands patrons s’impatientaient, suivant de près les efforts répétés de la présidente de la Confédération, Karin Keller-Sutter : l’économie du pays dépend fortement des exportations, dont 18 % sont destinées aux Etats-Unis.Loge Rolex à l’US Open et lingots d’or
L’opération séduction a commencé dans la loge Rolex à l’US Open, début septembre. Donald Trump y avait été invité par le directeur général de la marque suisse de montres de luxe, Jean-Frédéric Dufour, pour regarder la finale du tournoi. En réponse à une sénatrice démocrate américaine,...
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15/11 - Des gélules "d’air brassé par les abeilles" contre la ménopause ? Les étonnantes promesses "nutrition" de Naturalia
Un couple s’enlace, et, juste un peu plus loin, des jeunes se chamaillent en attendant la rame. Une femme drapée d’un long manteau de laine descend les escaliers qui mènent au quai. C’est elle qui remarque les affiches en premier. Parce qu’elle n’est pas sur son téléphone, et peut-être aussi parce qu’elle a l’âge d’être concernée, elle est la seule à réaliser ce qu’elle regarde.
En face d’elle, sur les carreaux blancs du métro parisien, trônent deux mots, en gras, à la police si grande qu’ils s’étendent d’un bout à l’autre de l’encart publicitaire. Deux mots que l’on a peu l’habitude de rencontrer et qui, étirés comme ça, sur trois mètres et en majuscules, semblent crier leur contenu - "SÉCHERESSE VAGINALE" - à tous les voyageurs qui le voient. En le lisant, l’usagère hausse les sourcils, puis se met à sourire.
Comme à cette station - République - les affiches de ce type se sont multipliées des couloirs du métro parisien ces derniers jours. Un peu plus loin, à Saint-Lazare, les murs hurlent "SUEURS NOCTURNES", ou encore "BOUFFÉES DE CHALEUR". Parfois, les trois versions sont alignées, on ne voit qu’elles en sortant du train. En bas figure le logo de l’enseigne parisienne Naturalia, spécialisée dans l’agriculture biologique.Une "prise de position"…
En placardant ainsi les maux de la ménopause, la marque se revendique "la première à parler ouvertement" de ce sujet. Une "prise de position" pour "briser le tabou" sur cette période de la vie des femmes parfois très incommodante, dit-elle. Des projections, des débats, ou des...
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15/11 - Détroit d’Ormuz : l’Iran arraisonne un pétrolier dans le golfe et ravive les tensions
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont confirmé dimanche avoir saisi dans les eaux du Golfe un pétrolier qui avait changé soudainement de cap vendredi dans le détroit d'Ormuz pour se diriger vers les eaux iraniennes, selon l'AFP. Vendredi 14 novembre à 4 heures du matin, "suite à une décision de justice ordonnant la saisie de la cargaison d'un pétrolier, le Talara, battant pavillon des Iles Marshall, les unités d'intervention rapide de la marine des Gardiens de la Révolution ont surveillé ses mouvements, l'ont intercepté et arraisonné", ont indiqué ces derniers dans un communiqué, cité par l'AFP. Les autorités iraniennes affirment que le pétrolier "transportait une cargaison non autorisée", sans fournir davantage de précisions. "Le pétrolier transportait 30 000 tonnes de produits pétrochimiques et se dirigeait vers Singapour. Il a été conduit ce matin à un mouillage afin de traiter les violations constatées", ont précisé les Gardiens.
Le Talara, construit en 2010, mesure 228 mètres et affiche 73 371 tonnes de port en lourd. Il appartient, selon la base de données Equasis spécialisée dans la sécurité des pétroliers, à la société chypriote Pasha Finance Inc. Le navire, parti d’Ajman (Émirats arabes unis) à destination de Singapour, a soudainement changé de cap dans le détroit d’Ormuz avant de se diriger vers les eaux iraniennes.
La société maritime Ambrey indique qu’il a été approché par trois petites embarcations avant de virer brusquement vers les côtes iraniennes et de se...
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15/11 - Les fast-foods bientôt taxés en France ? Pourquoi ce projet des écologistes fait débat
Elles fleurissent régulièrement au coin des rues des grandes et moyennes villes, offrant burgers, poulet frit, donuts ou encore sandwichs à emporter : au pays de la gastronomie, les chaînes de fast-food prospèrent. Une croissance exponentielle qu'il convient à présent de refréner, pour les députés écologistes.
Dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances 2026, les députés du groupe écologiste et social ont déposé un amendement instaurant une double taxe aux chaînes de restauration rapide franchisées, à partir du 1er juillet 2026. La première est une taxe unique, due à l’ouverture de l’établissement, d’un montant de 50 000 euros. Elle s’accompagne d’un deuxième impôt annuel, une "taxe à l’exploitation" fixée à 10 000 euros. Celle-ci débuterait l’année suivant l’enrôlement de la taxe d’ouverture. Le montant de ces deux impôts serait même doublé si le fast-food est situé à moins de 300 mètres d’un établissement scolaire, comme le précise la proposition des députés qui devra être examinée dans le cadre des discussions portant sur le budget 2026.Seuls les franchisés sont concernés
Le groupe écologiste, inquiet de la croissance du nombre de chaînes franchisées, souhaite ainsi "freiner la prolifération de fast-foods", à commencer par le géant McDonald’s. L’enseigne américaine domine largement le marché français de la restauration rapide avec 1 560 restaurants en 2024, faisant de la France la première filiale de McDonald’s dans le monde après les Etats-Unis, indiquent Les Echos. Elle avait annoncé en début d’année vouloir...
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15/11 - Frédéric Dabi : "Deux scénarios se dessinent aux élections municipales..."
Drôle de campagne que celle-ci… Les élections municipales de 2026 sont dans toutes les têtes, surtout à l’Assemblée nationale, qui compte un bon vivier de candidats, mais la campagne n’a pas vraiment commencé, l’urgence étant l’adoption d’un budget. À quoi peut ressembler cette étrange campagne, à un an de l’élection présidentielle ? La situation est-elle comparable à celle de 2001 ? Comment notre regard sur les maires évolue-t-il ? Quelques éléments de réponse avec le directeur général de l’Ifop, Frédéric Dabi, coauteur, avec Brice Soccol, politologue et essayiste, de L’écharpe et les tempêtes (L’Aube). Entretien.
L’Express : En quoi ces élections municipales seront-elles différentes des précédentes ?
Frédéric Dabi : Il y a deux inconnues majeures. D’abord, la participation. Dans ce contexte si compliqué où les Français sont perdus, la question se pose : vont-ils voter ? Je participe comme intervenant à de nombreux congrès de maires locaux et ce qu’ils me renvoient, c’est que les administrés n’y comprennent rien, ne voient plus le politique agir. Il y a cette "éclipse du politique" dont je parle souvent. Le politique apparaît comme un astre mort.
Deux scénarios se dessinent : soit un repli vers le local, avec une mobilisation forte en hommage au seul élu de confiance qui reste dans le pays ; soit une défiance qui contamine même le local, dans un contexte de "descente de charges" où les enjeux nationaux non traités redescendent à l’échelle locale. La deuxième grande inconnue, c’est le cycle électoral. Qu’est-ce qui nous...
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15/11 - Maria Helena Vieira da Silva : l’exploratrice de l’espace illumine le Guggenheim de Bilbao
Sans Arpad, rien, peut-être, n’aurait été possible. "Tout cela est très mystérieux. Notre vie a été merveilleuse. Tout le monde est surpris ! Deux peintres qui s’aiment et qui ont passé toute leur vie ensemble." C’est ainsi que, la maturité venue, Maria Helena Vieira da Silva (1908-1992) décrit sa relation au long cours avec Arpad Szenes. Venue à Paris pour perfectionner son apprentissage à l’école des Beaux-Arts de Lisbonne, la jeune Portugaise a croisé le peintre hongrois à l’Académie de la Grande Chaumière en 1928 puis épousé deux ans plus tard ce natif de Bucarest de onze ans son aîné.
Il est dilettante, elle vit pour son art, mais loin d’en prendre ombrage, Szenes n’aura de cesse de célébrer, dans les nombreux portraits qu’il fait d’elle, le dévouement absolu de sa femme à la peinture. Jusqu’à la mort d’Arpad, en 1985, ils formeront l’un des couples artistiques emblématiques de la capitale française, comme le rappelle la commissaire Flavia Frigeri en ouverture de l’exposition Maria Helena da Silva. Anatomie de l’espace, présentée au musée Guggenheim de Bilbao (Espagne) jusqu’au 22 février.Un croisement alambiqué de réseaux
L’idée d’espace constitue en effet le nerf central du travail de l’artiste lisboète. Tout au long de sa carrière, elle en explore inlassablement les recoins, les liens, les lignes, les plans qu’elle traduit sur la toile par un croisement alambiqué de réseaux et de mosaïques colorés. Entre représentation et abstraction, paysages urbains réels ou imaginaires, ses compositions labyrinthiques aux...
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15/11 - Joaillerie : des hommages à l’époque Art déco qui fête son centenaire
"L’archive agit comme un ancrage". Telle est la conviction de Morgane Pouillot, chef de projet prospective et stratégies créatives chez Leherpeur Paris. De fait, nombre de maisons de joaillerie n’ont de cesse de revisiter, voire de réinventer leurs classiques. La preuve par l’Art déco, qui s’affiche encore dans les créations contemporaines. Ce mouvement - dont Paris célèbre en ce moment le centenaire - se voulait en rupture avec le passé tout en s’inspirant du cubisme et de la culture de civilisations lointaines, ce qui ne l’avait pas empêché de poser, dès cette époque, les bases de la joaillerie moderne. Poursuivre sur la voie de l’innovation reste donc possible. A condition, comme le conseille encore Morgane Pouillot, de "redéfinir les contours de la créativité, entre héritage et révolution".Bague Géométrie & Contrastes.
"Les bijoux sont souvent tournés vers l’avenir… Dans l’entre-deux-guerres, un vent nouveau souffle sur la création. La joaillerie s’imprègne de modernité", raconte "La voix des bijoux", podcast de l’Ecole des arts joailliers, avec le soutien de Van Cleef & Arpels. La dénomination Art déco découle de l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes, qui s’est tenue à Paris en 1925. Sa fréquentation et son retentissement furent tels que le mouvement se diffusa partout dans le monde et que son héritage reste encore présent de nos jours.Anna Hu : bracelet Modern Art Deco. Tasaki Atelier : boucles d’oreilles Linkage.
Depuis le mois dernier et jusqu’au 26 avril 2026 se...
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15/11 - Val Thorens, La Plagne... Notre guide pour bien skier en Savoie
Pour les stations, l’enneigement n’est plus une garantie de succès. Si les plus élevées voient les réservations s’effectuer de plus en plus tôt, toutes anticipent les effets du réchauffement climatiques à long terme. Avec un seul mot d’ordre : diversifier les activités. Raquettes, ski de fond, luge, marche, mais aussi architecture, cocooning ou bistronomie. Massif par massif, voici notre guide pour assouvir toutes les envies.
Avec une altitude moyenne de 1 500 mètres, la Savoie revendique 8 7 % de ses domaines de ski alpin à plus de 1 800 mètres et 21 millions de journées skieurs (les 2/5e de France). Les domaines reliés (3 Vallées, Paradiski, Les Sybelles, Tignes-Val d’Isère, etc.) s’y déclinent au superlatif. À Méribel, 85 % du site dépassent 1 900 mètres d’altitude ; à Tignes, on dévale les pentes à 3 456 mètres ; 60 % des pistes de Val d’Isère se situent à plus de 2 200 mm et la plus basse à 1 800. Sur sa frange frontalière avec l’Italie, les retours d’est déversent régulièrement quantité d’or blanc à Val d’Isère et Val-Cenis…Val Thorens, une station d’altitude
Symbole suprême de la station d’altitude, Val Thorens remporte la palme européenne avec ses 2 300 mètres. Six mois d’exploitation hivernale, presque deux millions de journées/skieurs, un taux d’occupation moyen de 85 %. Et un domaine skiable qui grimpe à 3 200 mètres et se rattache aux 3 Vallées (650 kilomètres de pistes). Pourtant… "C’est lorsque tout va bien qu’on anticipe le mieux l’avenir", dit Vincent Lalanne, directeur général de l’office du tourisme. Et...
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15/11 - Café, bananes, tomates... Rattrapé par l’inflation, Donald Trump renonce à une partie de ses droits de douane
"J'ai déterminé que certains produits agricoles ne devaient pas être soumis aux droits de douane réciproques" mis en place en avril, a expliqué vendredi le président américain dans le décret publié sur le site de la Maison-Blanche. Dans la liste figurent des produits que les Etats-Unis ne cultivent pas, ou alors en trop faible quantité par rapport aux besoins : café, thé, avocats, tomates, mangues, bananes, épices, pignons de pin... Il y a aussi des pièces de boeuf, alors que le prix de cette viande a atteint des records dans le pays.
L'exécutif semble ainsi reconnaître que sa politique protectionniste tous azimuts, dont il vante sans cesse les mérites, ratissait trop large. Il a d'ailleurs annoncé ces derniers jours des accords bilatéraux pour réduire la pression sur certains partenaires commerciaux, à l'instar de la Suisse, qui verra la lourde surtaxe visant ses produits (de 39%) abaissée.
En avril, Donald Trump a mis en place des droits de douane dits "réciproques" d'au moins 10% sur la plupart des produits entrant aux Etats-Unis au nom de la réduction du déficit commercial du pays et du soutien à la production locale. Ces taxes recouvraient jusqu'aux denrées ne pouvant pousser sur le sol américain, un élément qui a régulièrement été raillé par l'opposition. Même si ces droits de douane ont eu un impact moins fort que redouté sur les prix payés par les consommateurs, la facture n'est pas neutre pour des Américains essorés par la très forte inflation post-Covid-19.Les élections au tournant
Les prix...
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15/11 - Immobilier : le "coliving", séduisant mais pas sans risque
Aujourd’hui, de plus en plus de locataires peinent à trouver un toit. La raison ? Quels que soient leur profil et le lieu où ils cherchent, l’offre de biens locatifs manque. La pénurie est particulièrement criante dans les grandes métropoles et les villes universitaires, et pousse les jeunes actifs et les étudiants à chercher des solutions alternatives pour se loger. Parmi elles, le "coliving" est en plein essor. Rien à voir avec la colocation, prisée des étudiants, qui consiste à louer un appartement à plusieurs avec un bail unique. Il ne s’agit pas non plus d’habitat partagé, qui concerne plutôt les seniors autonomes souhaitant vivre ensemble au même endroit, et qui s’apparente à une version moderne du béguinage.
Le coliving, version résidentielle du "coworking", découle d’une stratégie plus industrielle, puisqu’il repose sur des travaux d’envergure dans de grands appartements, maisons ou anciens bureaux réhabilités, pour y créer le maximum de petites surfaces privatives et louer chacune d’entre elles en meublé de standing.Autant de baux que d’occupants
Après réhabilitation, le propriétaire peut proposer son bien en direct, mais la majorité du temps il sous-loue à une société qui l’exploite. Chaque occupant signe un bail meublé, qui correspond à la location de sa propre chambre avec une salle de douche personnelle. Il partage des espaces communs - cuisine, séjour et souvent une surface réservée au télétravail - avec les autres. "Il s’agit d’une alternative à la résidence hôtelière, certains grands logements...
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15/11 - Plan de Trump pour Gaza : les Etats-Unis font pression pour l’adoption de leur résolution à l’ONU lundi
La semaine dernière, les Américains ont officiellement entamé des négociations au sein du Conseil de sécurité de l'ONU sur un projet de texte qui "endosse" le plan du président américain ayant permis la mise en place, le 10 octobre, d'un cessez-le-feu fragile dans le territoire palestinien ravagé par deux années de guerre provoquée par une attaque sanglante du mouvement islamiste Hamas. Le texte autorise notamment le déploiement d'une "force de stabilisation internationale" (ISF).
Face aux réserves de certains membres et à la proposition d'un texte concurrent de la Russie, ils ont mis en garde vendredi contre les risques d'un rejet de leur texte et affiché le soutien de plusieurs pays arabes et musulmans. "Les Etats-Unis, le Qatar, l'Egypte, les Emirats arabes unis, le royaume d'Arabie saoudite, l'Indonésie, le Pakistan, la Jordanie et la Turquie expriment leur soutien conjoint" au projet de résolution américaine autorisant notamment une force internationale dans le territoire palestinien, et espèrent son adoption "rapide", disent-ils dans une déclaration commune. Ce plan offre "un chemin viable vers la paix et la stabilité, non seulement pour les Israéliens et les Palestiniens, mais pour toute la région", ont-ils insisté.
Le Royaume-Uni a également apporté vendredi son soutien public au texte américain. Et le Conseil se prononcera lundi à 23 heures (heure française) sur le texte, ont indiqué vendredi soir plusieurs sources diplomatiques à l'AFP. Le projet de résolution américain, plusieurs fois...
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15/11 - Orientation, formations, avenir : une journée pour y voir plus clair
Cet événement digital permet aux futurs étudiants, à leurs parents ou encore à des professionnels en reconversion, d’explorer les programmes de nombreuses formations, de poser leurs questions, d’assister à des présentations en direct et de mieux comprendre les débouchés de chaque filière, ceci sans quitter leur canapé. Plus de 50 écoles du supérieur seront ainsi présentes en plateau pour présenter leurs programmes, répondre aux questions des internautes et partager leur vision des métiers de demain. Commerce, ingénierie, art, luxe, santé, communication, droit, digital… tous les secteurs seront représentés.Au programme du prochain E-salon de L’Express Éducation
Dès 10h, une cinquantaine d’écoles et organismes de formation, tous secteurs confondus, se relaieront sur le plateau de L’Express Éducation, pour présenter leur cursus. Une intervention de dix minutes qui leur permet de toucher des centaines d’internautes en une seule prise de parole. Futurs étudiants, parents d’élèves, professionnels en reconversion auront alors la possibilité de poser toutes leurs questions en direct live, celles-ci seront préalablement modérées par les équipes en coulisse.
Pour cette nouvelle édition, L’Express Éducation s’est associé à Eloquentia pour proposer cinq duels autour de sujets qui font débat dans le monde de l’orientation : Prépa ou université ? Études courtes ou études longues ? Alternance ou pas ? Etc… L’Express Éducation et Eloquentia se proposent ainsi d’aider les jeunes à y voir plus clair dans leur choix d’orientation grâce...
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15/11 - Les vraies causes de la domination des "grandes" langues
A votre avis, si l’on parle aujourd’hui anglais en Australie, est-ce parce que :Les Aborigènes sont tombés en pâmoison devant la liste des verbes irréguliers des British ?Ils ont été vaincus par les colons ?
Bon, je ne ramasserais pas les copies mais, bien évidemment, seule la seconde réponse vous rapportera des points. Et vous l’aurez compris : la même règle vaut pour l’espagnol en Amérique du Sud, l’arabe au Maghreb, le portugais au Brésil – liste non exhaustive.
La conclusion s’impose : si ces différents idiomes sont devenus de grandes langues mondiales, leur domination ne doit rien à leurs supposées "qualités" intrinsèques, mais tout à la puissance militaire de leur pays d’origine. "La différence entre une langue et un dialecte, c’est que la langue a une armée", selon la formule géniale du linguiste Max Weinreich.
Cette règle vaut bien entendu pour notre pays. Ceux d’entre vous qui ne bavardent pas au fond de la classe sont donc censés pouvoir répondre sans difficultés à cette nouvelle question :
Si l’on parle aujourd’hui français à Bordeaux, à Strasbourg et à Pointe-à-Pitre, est-ce parce que :Le français est une langue plus claire que les autres ?Il était la langue de Paris, la ville du pouvoir ?
Là encore, la réponse 2 s’impose car, contrairement à ce qu’a l’on a voulu faire croire, le gascon, l’alsacien, le créole guadeloupéen et les autres sont capables de tout exprimer, que ce soit la colère, l’amour, ou les pensées les plus poétiques (Frédéric Mistral a reçu le prix Nobel de littérature pour une œuvre en...
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15/11 - Ariane 6, l’espoir de l’Europe face à SpaceX : dans les coulisses de la bataille des lanceurs spatiaux
Cinq heures du matin. L’aube se lève à peine sur le centre spatial guyanais. Alors que des dizaines de perroquets traversent le ciel en piaillant, l’étage principal d’Ariane 6 émerge lentement de son atelier de préparation. Tiré à l’horizontale par un chariot télécommandé, ce cylindre d’une trentaine de mètres de haut, fabriqué aux Mureaux dans les Yvelines, prend la direction du pas de tir situé à quelques centaines de mètres de là. En l’espace d’une journée, il sera hissé en position verticale puis connecté aux "boosters", les fusées servant à la propulsion, stockées par paires dans un hangar proche.
Loïc Ménager, directeur d’ArianeGroup et Arianespace en Guyane, surveille les opérations, non sans une certaine fierté. "Nous nous améliorons à chaque tir", confie-t-il. Entre le vol inaugural du 9 juillet 2024 et le quatrième lancement d’Ariane 6, il ne s’est écoulé que 15 mois. Une mise en service plus rapide que celle des lanceurs concurrents. Même SpaceX n’a pas fait aussi bien. Il lui a fallu attendre 28 mois entre le premier vol de son Falcon 9 et son quatrième lancement.
SpaceX contre Ariane 6. Entre les deux, la bataille d’image et de chiffres continue de faire rage. Dans l’esprit du grand public, l’Américain garde l’avantage. Car avec un objectif de 8 à 10 vols dans l’année, Ariane 6 reste à des années-lumière des cadences de son concurrent (134 vols en 2024). Sur Internet, nombre de vidéos à la gloire d’Elon Musk continuent de railler le lanceur européen, jugé plus cher et moins avancé d’un point de vue...
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15/11 - Livres : loin du prix Goncourt et ses 750 pages, petit éloge de la forme courte
Ceux qui sont attachés à une certaine idée de l’esprit français ont pu s’étonner de l’emballement général autour de La Maison vide de Laurent Mauvignier. Au XVIIe siècle, on savait exprimer une vérité intemporelle en une maxime bien tournée ; au XXIe, le lauréat du prix Goncourt s’étend sur 750 pages pour rabâcher les clichés de son temps. Est-ce vraiment un progrès ? Dieu merci on trouve encore en librairie des écrivains qui préfèrent la ligne claire au charabia ampoulé.
A cause de son look d’éternel jeune homme, on a tendance à prendre Fabrice Gaignault à la légère. C’est injuste. A bientôt 70 ans, il a construit une véritable œuvre littéraire, à ranger dans le genre mélancolique pop. Entre autres titres il a signé des livres envoûtants (Egéries sixties ou Aspen Terminus, sur Claudine Longet), un roman autobiographique poignant (La Vie la plus douce) et un récit carrément fascinant (Patrick Procktor, sur ce peintre ami de David Hockney qui finit éclipsé par son cadet alors qu’il était plus à la mode à leurs débuts).
Avec Un livre, Gaignault s’éloigne de ses marottes habituelles et nous emmène à Auschwitz auprès de Primo Levi. Ce dernier, âgé de 25 ans et malade de la scarlatine, n’a plus que la mort comme horizon. Il tombe un jour sur Remorques, un roman du Français Roger Vercel (prix Goncourt en 1934 pour Capitaine Conan) dans lequel il puise un "élixir de vie" (l’expression est de Gaignault). Levi va s’accrocher à cette lecture comme à un radeau, ainsi qu’il l’a rapporté lui-même dans Si c’est un homme. Avec sobriété,...
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15/11 - Sanctuarisez les budgets de la recherche et de l’éducation : l’appel aux parlementaires du Pr Alain Fischer
En 2003, après des coupes budgétaires affectant la recherche scientifique, la communauté scientifique avait réagi avec vigueur, les directeurs de laboratoire allant jusqu’à démissionner. Ces manifestations inhabituelles dans ce milieu avaient permis, dans une certaine mesure, d’améliorer le financement et de faire évoluer son fonctionnement avec notamment la création de l’Agence nationale de la recherche (ANR). Où en est-on aujourd'hui, à l’heure de l’examen du budget par le Parlement ?
La communauté européenne avait fixé voici 25 ans l’objectif que chaque pays consacre au moins 3 % de son produit intérieur brut (PIB) aux activités de recherche publique et privée. Cet engagement, face au décrochage déjà observé avec les Etats Unis, avait pour objectif de redynamiser recherche et innovation au service de l’économie. De façon plus dramatique, Mario Draghi a rappelé l’an dernier que l’Europe devait activement prendre le chemin de l’innovation, alors que Philippe Aghion, prix Nobel d’économie 2025, nous redit avec force que notre avenir dépend en grande partie des efforts tournés vers l’éducation et la recherche. On pourrait y ajouter l’impérieuse nécessité d'investir face à la menace climatique et le fait que le soutien de la recherche fondamentale, quête incessante de l’humanité vers la compréhension du monde, est aussi la source principale de l’innovation.
Pourtant, la France n’a pas accompli cet effort. La part du PIB consacrée à la recherche, 2,18 %, est la même qu’il y a 17 ans alors que l’Allemagne, dont le...
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15/11 - La BBC, grandeur et décadence : le brûlant dossier israélo-palestinien, l’épineuse question des LGBT+
Dès l’annonce de la démission du directeur général de la BBC, Tim Davie, ainsi que de sa directrice de l’information Deborah Turness, des voix anonymes au sein de la Corporation ont dénoncé un coup monté par tous ceux qui voudraient la faire disparaître : les trumpistes, les conservateurs… et le propriétaire de l’hebdomadaire Jewish Chronicle, le conservateur Robbie Gibb, ex-directeur de la communication de l’ancienne première ministre Theresa May et membre du conseil d’administration de la chaîne publique depuis 2021… Pourtant, la "Beeb", comme on l’appelait autrefois avec affection, est seule responsable de ce qui lui arrive.
L’affaire qui a précipité la crise est un montage à charge contre Donald Trump diffusé une semaine avant sa réélection en novembre 2024. En raboutant deux éléments de phrases prononcés au début et à la fin d’un long discours le 6 janvier 2021, l’émission d’investigation Panorama a laissé croire aux téléspectateurs que Donald Trump avait appelé directement à marcher sur le Capitol et à s’y battre. En fait, il avait tout d’abord incité "à venir encourager les membres du Congrès" pour les convaincre, puis 50 minutes plus tard, à "se battre, se battre comme des beaux diables" pour faire entendre leur voix. L’émission avait été vue et validée par le "Bureau de vérification et d'éthique" de la Corporation. Personne n’avait rien trouvé à redire à ce que l’on ne peut que nommer une "fake news". C’est un rapport, fuité à la presse début novembre, qui a révélé l’affaire et mit le feu aux poudres.
Ce...
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14/11 - Taïwan : face au Japon, le grand retour des "loups guerriers" chinois
"On ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment", écrivait au XVIIe siècle le cardinal de Retz dans ses mémoires. La nouvelle Première ministre japonaise Sanae Takaichi, n’a visiblement pas jugé bon d’appliquer cette maxime. Moins de trois semaines après sa prise de fonction, la "Dame de fer" nationaliste a suscité l’ire de la Chine sur un dossier très sensible, en déclarant que "le déploiement de navires de guerre et le recours à la force [contre Taïwan] pourraient constituer une menace pour la survie du Japon".
Or cette qualification du danger n’a rien d’anodin : elle impliquerait l’envoi de troupes japonaises pour défendre l’île [de facto indépendante, mais revendiquée par Pékin], au titre de la "légitime défense collective" prévue par une loi adoptée en 2015. En évoquant une possible guerre contre la Chine, Sanae Takaichi, première femme à diriger le Japon, a franchi un pas par rapport à ses prédécesseurs, qui avaient maintenu une "ambiguïté stratégique".
Renouant avec la diplomatie agressive dite des "loups guerriers", qu’elle avait mise en sourdine dernièrement, la Chine a vertement réagi par la voix du consul général de Chine à Osaka qui, semblant cibler la Première ministre, a menacé sur X, de "couper cette sale tête sans la moindre hésitation", avant d’effacer son message. Tout aussi outrancier, l’influent journaliste Hu Xijin, proche du pouvoir, a estimé que Sanae Takaichi était "une sorcière maléfique", qui "a réussi à déclencher une nouvelle explosion de haine mutuelle entre l’opinion publique chinoise et...
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14/11 - Soulagement pour la Suisse, qui obtient une réduction des droits de douane américains
La lourde surtaxe américaine de 39 % sur les produits suisses est en passe d'être réduite, Washington et Berne ayant annoncé vendredi 14 novembre avoir finalement trouvé un terrain d'entente. L'exécutif américain a accepté d'abaisser les droits de douane frappant les produits helvétiques depuis août, pour les ramener de 39 % à 15 %. Le gouvernement suisse a remercié sur X le président Donald Trump "pour son engagement constructif".
L'accord - qui concerne aussi le Liechtenstein - doit encore être formalisé, le gouvernement suisse précisant dans un communiqué avoir abouti avec Washington à "une déclaration d'intention juridiquement non contraignante". Les parties prévoient de terminer les négociations "début 2026", selon la Maison-Blanche.Berne accorde plusieurs concessions
En échange d'une réduction des droits de douane, Berne a accordé une série de concessions tout en tentant de préserver son secteur agricole, alors que les Etats-Unis cherchent à pousser les exportations américaines en la matière.
Le ministre suisse de l'Economie Guy Parmelin a expliqué en conférence de presse que son pays allait "supprimer les droits de douane sur les poissons, fruits de mer américains ainsi que sur certains produits agricoles exotiques ou non sensibles, comme les agrumes, certaines noix, les compléments alimentaires, les produits du tabac ou le café". "Par ailleurs, a-t-il poursuivi, de petits contingents en franchise de droits seront accordés pour le bœuf, la viande de bison et la volaille."
Selon le communiqué de...
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14/11 - Le Mali suspend "jusqu’à nouvel ordre" les chaînes françaises LCI et TF1
La Haute autorité de la communication du Mali (HAC) a suspendu les chaînes françaises LCI et TF1, leur reprochant "des affirmations non vérifiées et des contrevérités" relatives aux djihadistes dans ce pays sahélien, selon une décision consultée vendredi 14 novembre par l'AFP. "Les services des télévisions LCI et TF1 sont retirés des bouquets de tous les distributeurs de service de radiodiffusion sonore ou télévisuelle au Mali, jusqu'à nouvel ordre, à compter de la date de signature de la présente décision" de la HAC datée de jeudi.Des mesures répressives contre la presse
Le Mali dirigé par un régime militaire à la suite de putschs entre 2020 et 2022, a pris des mesures répressives contre la presse, suspendu l'accès ou la diffusion de plusieurs médias - notamment étrangers - et réduit au silence ou emprisonné des journalistes et autres voix critiques.
Selon la HAC, la LCI a diffusé une "séquence de 12,24 mn extraite de l'émission 'Grand Dossier' le dimanche 9 novembre 2025 à 13H00, structurée en deux volets : 'Mali, les djihadistes aux portes de Bamako' et "'Mali, le nouveau fief d'Al-Qaïda'". Cette séquence a été "reprise par TF1 sur sa page web" le même jour, selon elle. Or, selon le régulateur des médias au Mali, elle comporte "des affirmations non vérifiées et des contrevérités" relatives notamment aux allégations selon lesquelles "la junte a interdit la vente du carburant" ou "désormais les terroristes sont donc proches de faire tomber la capitale" Bamako.
Il estime que ces affirmations, qu'il incrimine, sont...
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14/11 - Après Shein, le gouvernement signale six nouvelles plateformes à la justice
Dans le sillage de Shein, le gouvernement a signalé six nouvelles plateformes internet à la justice, dont cinq (AliExpress, Joom, eBay, Temu, Wish) pour la vente de produits illégaux, a annoncé vendredi 14 novembre le ministre du Commerce Serge Papin au Parisien. La Répression des fraudes (DGCCRF) a découvert "qu'AliExpress et Joom vendaient aussi des poupées pédopornographiques" et que Wish, Temu, AliExpress et eBay "vendaient des armes de catégorie A, comme des poings américains et des machettes", a déclaré le ministre.
Par ailleurs, Wish, Temu et Amazon "ne respectaient pas leurs obligations de filtrage des mineurs aux images à caractère pornographiques", a-t-il ajouté. "Nous avons signalé au procureur de la République l'ensemble des plateformes qui proposaient des contenus illicites", a poursuivi Serge Papin, interrogé sur le lancement d'actions judiciaires.
"S'agissant de Shein nous avons en plus demandé sa suspension à la justice", a-t-il rappelé. "Toute plateforme qui aura commercialisé des articles illicites aura le même traitement", a prévenu Serge Papin, ce qui ne correspond pas aux griefs à l'encontre du géant américain Amazon, pointé lui pour des problèmes de filtrage d'images. "Les dossiers sont soit déjà déposés, soit en passe de l'être". Avec les ministres de l'Economie, Roland Lescure, déléguée au Numérique, Anne Le Hénanff, de l'Intérieur Laurent Nuñez, "notre vigilance ne faiblira pas", a-t-il ajouté. Shein auditionné mardi à l'Assemblée nationale
En outre, Serge Papin réunira, le 27...
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14/11 - En marge de la COP30, le plaidoyer de Pascal Lamy : "Il faut relancer les discussions entre Etats"
Nous l’avions rencontré en 2023. A l’époque, Pascal Lamy, qui préside la Commission climatique sur le dépassement (climate overshooting commission), nous avait prévenus : puisque les grandes négociations sur le réchauffement s’embourbent, il nous faut préparer un plan B, une stratégie visant à étudier des solutions technologiques qui ne sont pas forcément consensuelles comme la géo-ingénierie solaire. Deux ans plus tard, l’ancien dirigeant de l’OMC persiste avec l’idée d’un moratoire permettant d’encadrer ces recherches. Cependant, débattre de ces questions reste extrêmement difficile.
L’Express : La commission que vous présidez rencontre-t-elle plus d’écho aujourd’hui qu’il y a deux ans ? Le dépassement du seuil de deux degrés semble de plus en plus probable. Les Nations Unies parlent désormais de 2,3 à 2,5 degrés si tous les plans annoncés par les pays signataires des accords de Paris sont appliqués.
Pascal Lamy : Effectivement, la situation devient plus claire. Il y a deux ans, on était encore obligés de prendre quelques précautions pour évoquer le dépassement. Désormais, celui-ci devient un consensus scientifique.
Les défenseurs du climat sont toujours là, poussant à mettre en place des politiques plus vertueuses. Mais leurs opposants restent nombreux et il faut bien l’avouer, nous sommes un peu débordés. Les Etats-Unis, sous l’impulsion de Donald Trump, participent au backlash écologique. La Chine fait elle aussi de la résistance, même si en vitrine elle nous montre beaucoup de technologies vertes. En Europe,...
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14/11 - Cyberattaques, drones, désinformation... Les grands pays européens veulent unir leurs forces contre les menaces russes
Les ministres de la Défense de cinq grands pays européens membres de l'Otan ont promis une coopération accrue pour contrer les "menaces hybrides" telles que les cyberattaques, les incursions de drones et la désinformation, après une réunion vendredi 14 novembre à Berlin où ils ont de nouveau pointé Moscou du doigt."Soutien indéfectible" à l'Ukraine
L'Allemagne, la France, la Pologne, le Royaume-Uni et l'Italie ont également réitéré leur "soutien indéfectible" à l'Ukraine et leur engagement à poursuivre le renforcement de leurs propres forces armées, dans une déclaration commune. "Nous intensifierons notre coopération pour contrer les menaces hybrides contre les alliés, y compris en répondant aux défis posés par les drones, les cyberattaques et la désinformation", ont déclaré les alliés du "Groupe européen des Cinq", établi un an plus tôt.
Cela inclura l'exploration de "systèmes de défense contre les drones" ainsi que "l'amélioration du partage d'informations", ont-ils ajouté.
Depuis l'invasion russe de l'Ukraine, les pays européens accusent la Russie de mener une guerre "hybride" à leur égard — soit un mélange de moyens non conventionnels qui peut inclure du sabotage ou des campagnes de désinformation.Les survols de drones se multiplient
Les signalements de survols de drones se sont multipliés dans des aéroports et autres sites sensibles, dont militaires, ces derniers mois en Europe du nord, les dirigeants de ces pays voyant la main de Moscou derrière ces actions. "La Russie tente de détourner l'attention de ses...
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14/11 - "Allocation sociale unique" : un projet de loi sera déposé en décembre
Le gouvernement déposera un projet de loi en décembre en faveur d'une "allocation sociale unique", réclamée principalement par la droite, a annoncé le Premier ministre Sébastien Lecornu vendredi 14 novembre à Albi lors des Assises des Départements de France. L'"allocation sociale unique" permet de "rapprocher la prime d'activité, le RSA et un certain nombre d'aides au logement", a précisé Sébastien Lecornu.
Il a souligné la "capacité" de cette mesure "à faire des économies, non pas sur les bénéficiaires (...) mais tout simplement, évidemment, des économies de gestion", et à "réconcilier beaucoup de gens de sensibilités politiques différentes". "Il est temps d'enfin créer un vrai social.gouv.fr qui permet aux travailleurs sociaux" et aux départements en charge des aides sociales, "de pouvoir justement avoir un accompagnement personnalisé" des bénéficiaires, a-t-il ajouté.Une mesure chère à Laurent Wauquiez
Il s'agit d'une mesure chère au chef de file des députés Les Républicains Laurent Wauquiez, qui préconise une "allocation sociale unique" plafonnée à "70 % du Smic" afin de lutter contre l'"assistanat".
Pour les associations de défense des plus précaires, l'idée d'une simplification et d'une harmonisation des bases des prestations sociales est une bonne chose en soi au vu du taux de non recours de certaines d'entre elles. Mais il ne faut pas que cette réforme se fasse aux dépens des plus vulnérables, insistent-elles, mettant en garde contre la tentation d'une "harmonisation vers le bas".
Ce risque de potentiels...
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14/11 - Shein au BHV : l’ouverture des cinq magasins en région reportée sans nouvelle date
Les ouvertures des magasins Shein dans cinq BHV en région, prévues en novembre et décembre, vont être décalées "de quelques jours ou de quelques semaines", a annoncé vendredi 14 novembre sur BFMTV Frédéric Merlin, patron de la Société des grands magasins (SGM). "Il faut qu’on adapte l’offre, il faut qu’on adapte la politique de prix et c’est pour ça que nous allons sans doute décaler de quelques jours ou de quelques semaines nos ouvertures en province", a déclaré le dirigeant de la SGM qui exploite le BHV.
Après être arrivé au BHV Paris le 5 novembre, Shein devait s’installer le 18 novembre à Dijon et Reims et le 21 novembre à Grenoble, et début décembre à Angers et Limoges. L’ouverture à Paris s’est déroulée en plein scandale après la vente en ligne sur la plateforme de Shein de poupées sexuelles ressemblant à des fillettes, ainsi que des armes de catégorie A. Après avoir supprimé de son site tous les produits illicites, Shein a échappé à une suspension en France, mais reste sous le coup de procédures judiciaires."Un report pour faire mieux"
Frédéric Merlin a assuré que les ouvertures de Shein en région sont toujours prévues, malgré les vives critiques autour des pratiques de la plateforme, expliquant qu’il s’agit simplement d'"un report pour faire mieux". "Les magasins Shein en province sont sans doute trop petits et donc nous avons peur de frustrer le client parce que nous voulons absolument apprendre de nos démarrages au BHV et pouvoir essayer de faire mieux pour satisfaire encore mieux nos clients",...
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14/11 - Guerre en Ukraine : dans les tranchées, la "gangrène gazeuse" fait son retour
C’est une infection musculaire grave autrefois associée aux tranchées de la Première Guerre mondiale et longtemps considérée comme éradiquée en Europe. La gangrène gazeuse réapparaît désormais en Ukraine, révèle un récit du journal britannique The Telegraph, qui explique que les médecins militaires attribuent ce retour à la guerre de tranchées moderne, où les frappes de drones rendent l’évacuation des blessés presque impossible.Une infection sévère qui se propage rapidement
Causée principalement par des bactéries Clostridium, la gangrène gazeuse se développe dans les tissus nécrotiques privés d’oxygène, provoquant douleur, gonflement, décoloration des tissus et bulles de gaz sous la peau. L’infection survient souvent après des blessures traumatiques profondes, notamment par balle ou explosion, surtout lorsque les soins sont retardés.
"Nous voyons des complications de blessures que personne de vivant n’a jamais vues en temps de guerre […] Nous avons des gens qui arrivent à l’hôpital deux semaines après avoir été blessés, qui sont restés assis dans des points de stabilisation souterrains, et que nous maintenons en vie du mieux que nous pouvons", explique Alex, volontaire étranger dans la région de Zaporijia, auprès du Telegraph. Selon lui, "ces délais d’évacuation n’ont jamais été observés depuis 50 ans – probablement depuis la Seconde Guerre mondiale – et nous observons des pathologies que nous n’avions jamais vues auparavant".Des conditions de soins précaires sur le front
Les conditions sur le front ukrainien aggravent...
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14/11 - Le grand patron Philippe Veran répond à Olivier Faure : "Il ne connaît pas le monde de l’entreprise"
Sans surprise aucune, les députés ont voté ce mercredi 12 novembre la suspension de la réforme des retraites. Comme annoncé, l’âge légal de départ sera donc gelé à 62 ans et 9 mois jusqu’en 2028, au moins. Depuis l’adoption de l’amendement, le patron du PS Olivier Faure plastronne, "fier" d’avoir déboulonné le totem de la macronie pour la modique somme de 4 à 5 milliards d’euros par an en 2027, et de 20 milliards d’euros par an à compter de 2035. Cher payé pour une modeste avancée - la mise sur pause concerne uniquement les Français nés entre 1964 et 1968 et les carrières longues, soit quelque trois millions de personnes sur une trentaine de millions d’actifs…
Surtout, cette "victoire" arrachée par les socialistes ou plutôt, ce renoncement du camp macroniste, survient au terme de plusieurs semaines où les 64 ans et la taxe Zucman se sont partagé le monopole des débats budgétaires. Autant d’heures passées à faire osciller les réflexions entre le creusement du déficit public et les ponctions sur l’outil productif, ce générateur de richesses que l’on fragilise à chaque nouvelle surtaxe. "Et pourtant, les entreprises sont des acteurs indispensables à la soutenabilité de notre modèle social", déplore Philippe Veran qui figure parmi le millier de signataires de la tribune, que nous publions, dénonçant la tournure prise par le débat budgétaire. Entretien.
L’Express : Pourquoi avez-vous signé cette tribune ?
Philippe Veran : J’ai estimé qu’il était nécessaire que les chefs d’entreprise, qui ne sont ni des privilégiés ni des...
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14/11 - Municipales à Paris : Sophia Chikirou portera les couleurs de LFI
La députée insoumise Sophia Chikirou s’est officiellement lancée vendredi 14 novembre dans la course à la mairie de Paris, avec l’ambition de conquérir un électorat populaire délaissé à ses yeux par la majorité socialiste aux commandes de la capitale, avec laquelle elle ne s’alliera pas pour battre la droite de Rachida Dati.
"Le mandat de député est passionnant mais il y a une énorme frustration de ne pas arriver à répondre aux demandes des gens", a confié à l’AFP Sophia Chikirou, investie par le mouvement de Jean-Luc Mélenchon pour prendre la tête de liste aux municipales de mars 2026. Elle était la seule candidate.
"J’incarnerai le Paris populaire", assure la députée et conseillère régionale de 46 ans qui prône une "rupture" avec le bilan de la maire socialiste sortante Anne Hidalgo. "Je ne m’achèterai pas de robes à 6 000 euros", a-t-elle taclé dans une allusion à la polémique sur les notes de frais de l’édile à la tête de la capitale depuis 2014."Je suis l’opposée de ma caricature"
"On va redécouvrir Sophia Chikirou. J’ai laissé pendant des années des adversaires politiques et médiatiques salir mon image. Je suis l’opposée de ma caricature", assure cette proche de Jean-Luc Mélenchon jugée clivante, y compris à gauche.
Elle a notamment dit cet été ne pas considérer la Chine comme une dictature et avait publié un message comparant le dirigeant du PCF Fabien Roussel à Jacques Doriot, ancien communiste passé à la collaboration dans les années 1940. Elle est par ailleurs mise en examen notamment pour "escroquerie...
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14/11 - Tensions autour de Taïwan : pourquoi les relations s’enveniment entre la Chine et le Japon
Le ton monte entre la Chine et le Japon. Pékin a indiqué vendredi 14 novembre avoir convoqué l’ambassadeur japonais après des déclarations jugées "extrêmement graves" de la nouvelle Première ministre Sanae Takaichi, qui a laissé entrevoir une possible intervention militaire pour défendre Taïwan, île vivement revendiquée par la Chine. Malgré la réaction virulente de Pékin, Tokyo a assuré que sa position sur Taïwan restait "inchangée" et a plaidé pour "la paix et la stabilité" dans le détroit, tout en favorisant le dialogue."Nous devons envisager le scénario du pire"
Sanae Takaichi, connue pour ses positions nationalistes radicales et ses critiques virulentes de Pékin, est à la tête du gouvernement nippon depuis le 21 octobre. Elle est aussi fervente partisane de Taïwan, qu’elle a visité à plusieurs reprises comme députée. Ses déclarations sur l’île ont immédiatement ravivé les tensions bilatérales, dans un contexte où le Japon et la Chine entretiennent des relations tumultueuses malgré des liens commerciaux importants.
Le 7 novembre, devant le Parlement japonais, elle a affirmé que des attaques armées contre Taïwan pourraient justifier l’envoi de troupes japonaises pour défendre l’île, au titre de la "légitime défense collective" prévue par la loi japonaise de 2015. Selon elle, une situation d’urgence à Taïwan "pourrait constituer une menace pour la survie du Japon" et justifierait "le déploiement de navires de guerre et le recours à la force". "La situation concernant Taïwan est devenue si grave que nous devons...
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14/11 - Taïwan : les Etats-Unis approuvent une vente d’armes, une première sous Donald Trump
Les Etats-Unis ont approuvé la première vente d’armes à Taïwan depuis le retour au pouvoir en janvier du président américain, Donald Trump, a annoncé vendredi 14 novembre le ministère taïwanais des Affaires étrangères, tandis que Pékin a exprimé sa "ferme" opposition.
"C’est la première fois que la nouvelle administration Trump annonce une vente d’armes à Taïwan", a déclaré le ministère, après l’approbation par le Département d’Etat américain d’une vente d’armes. Taïwan avait demandé "des composants, des pièces de rechange et des accessoires, ainsi qu’un soutien pour la réparation et le retour des avions F-16, C-130 et Indigenous Defense Fighter (IDF)" pour un montant de 330 millions de dollars, selon une déclaration publiée par l’Agence de coopération pour la sécurité de la défense des Etats-Unis.
Washington reste le soutien le plus puissant de Taïwan, dont la Chine revendique la souveraineté. Pékin affirme que l’île fait partie de son territoire et a menacé d’utiliser la force pour le ramener sous son contrôle. Taïwan dispose de sa propre industrie de défense, mais son armée serait largement dépassée en cas de conflit avec la Chine et reste fortement dépendante des armes américaines pour assurer sa défense.Mécontentement chinois
Réagissant à cette annonce, la Chine a exprimé son fort mécontentement....
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14/11 - Vacances d’hiver en Haute-Savoie : ces lieux encore méconnus à découvrir
Pour les stations de ski, l’enneigement n’est plus une garantie de succès. Si les plus élevées voient les réservations s’effectuer de plus en plus tôt, toutes anticipent les effets du réchauffement climatique à long terme. Avec un seul mot d’ordre : diversifier les activités. Raquettes, ski de fond, luge, marche, mais aussi architecture, cocooning ou bistronomie. Massif par massif, voici notre guide pour assouvir toutes les envies.
Du Léman aux Aravis, la Haute-Savoie décline ses caractères géographiques, authentiques ou avant-gardistes au gré de sites aussi célèbres que différents : Avoriaz, Chamonix, Megève, La Clusaz… Si le rapport à la montagne est évident, nul besoin de grimper haut pour trouver la meilleure neige. L’influence glacée du massif du Mont-Blanc et les fameux "retours d’est" venus d’Italie savent y pourvoir.
Une station d’architecture et d’art - Depuis les Grandes Platières, au sommet du domaine skiable de Flaine, le regard embrasse le panorama le plus spectaculaire du massif du Mont-Blanc. Ici, à 2 500 m, la neige serait la plus abondante de Haute-Savoie, à altitude égale, grâce au sol rocheux qui maintient le froid en sous-sol. Qu’importe la statistique, Flaine fait valoir d’autres atouts, à commencer par son architecture inspirée du Bauhaus, fruit d’un avant-gardisme signé Marcel Breuer et Gérard Chervaz. La modernité intemporelle des bâtiments érigés dans les années 1960, leur habillage, le décor aussi, mis en scène avec des œuvres de Topor, Dubuffet, Picasso, etc., ont contribué au...
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14/11 - Obèse ou diabétique ? Obtenir un visa pour les Etats-Unis pourrait devenir plus difficile
Les étrangers cherchant à émigrer aux États-Unis pourraient désormais se voir refuser un visa en raison de leur état de santé — y compris s’ils souffrent d’obésité — selon une directive du département d’État qui s’inscrit dans le durcissement de la politique migratoire de l’administration de Donald Trump. Les nouvelles règles, nettement plus sévères que celles en vigueur jusqu’ici, ont été transmises dans une notice envoyée plus tôt ce mois-ci par le secrétaire d’État Marco Rubio aux ambassades et consulats américains du monde entier.
Avant d’accorder un visa, "vous devez tenir compte de l’état de santé du demandeur", précise cette notice révélée en premier lieu par KFF Health News et dont le contenu a été confirmé par l’AFP. Parmi les pathologies susceptibles de bloquer l’accès au territoire américain figurent l’obésité, le diabète ou le cancer… "Mais sans s’y limiter", souligne la notice, qui n’a, selon les sources du Washington Post "pas suivi les procédures habituelles de relecture par le personnel de carrière".Ne pas peser sur le contribuable américain
L’explication mise en avant : ces pathologies peuvent nécessiter "des soins coûtant plusieurs centaines de milliers de dollars", précise le document. Selon le porte-parole adjoint du département d’État, Tommy Pigott, cette politique vise de fait à "accorder la priorité aux intérêts du peuple américain". "Cela inclut la mise en œuvre de politiques visant à garantir que notre système d’immigration ne soit pas un fardeau pour les contribuables américains", a-t-il ajouté dans un...
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14/11 - Budget de la Sécu : l’alerte du ministre du Travail sur une hausse du déficit
A l’issue de l’examen en première lecture projet de budget de la sécurité sociale à l’Assemblée, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, s’est dit jeudi 13 novembre "inquiet du déficit", dans un entretien au Parisien, estimant qu’il pourrait atteindre 24 milliards d’euros en 2026, plus que cette année. A ce stade "il nous manque beaucoup d’économies que l’on a du mal à faire voter", a-t-il reconnu.
"Notre objectif était de le réduire, en le faisant passer de 23 à 17 milliards d’euros. Aujourd’hui, selon nos derniers calculs, nous pourrions atteindre les 24 milliards", a précisé le ministre. "Quand la copie finale arrivera à l’Assemblée en décembre, tout le monde devra faire un pas vers l’autre", a-t-il ajouté, en appelant à "la responsabilité de tous les parlementaires".6,8 milliards supplémentaires de déficit
Si le projet de budget de la Sécu était adopté dans sa version modifiée par l’Assemblée, "nous passerions d’un déficit de 17,5 milliards d’euros" prévu initialement par le gouvernement, à un déficit "d’environ 24,3 milliards d’euros", avait aussi expliqué plus tôt dans la journée Thibault Bazin (LR), rapporteur général de la commission des Affaires sociales, au lendemain de la fin de l’examen du texte en première lecture par les députés.
Selon ses calculs, les changements apportés par l’Assemblée nationale au projet de budget de la Sécurité sociale pour 2026 creuseraient son déficit de 6,8 milliards. Dans le détail, "l’Assemblée a réduit les mesures d’économies […] d’environ 3,8 milliards d’euros et les...
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14/11 - "L’Europe pourrait réduire de 60 % le coût de son nucléaire" : le combat du député européen Christophe Grudler
Il n’est pas du genre à pratiquer la langue de bois. Alors, quand les ambitions américaines ou les dogmes européens malmènent la filière nucléaire, Christophe Grudler le fait savoir. Persuadé que l’énergie de l’atome constitue un atout stratégique pour le Vieux Continent, l’eurodeputé (Renew) se bat pour que cette technologie puisse bénéficier des outils de financement adéquats. Il alerte également sur les pressions commerciales exercées en continu par les Etats-Unis. Si L’Europe cède aux dernières exigences de Washington en matière de droits de douane, elle s’en mordra les doigts. Entretien.
L’Express : Le Parlement européen est désormais majoritairement en faveur du nucléaire. C’est une occasion unique. La filière va-t-elle en profiter pour libérer tout son potentiel ?
Christophe Grudler : Effectivement, on trouve désormais des soutiens au nucléaire dans tous les groupes politiques. En cinq ans, les députés favorables à cette technologie sont devenus majoritaires. C’est bien la preuve d’une meilleure acceptation. Cependant, il reste encore des barrières à lever pour développer cette industrie. En 2018, une étude de la Commission européenne, intitulée "Pour une planète plus propre", mentionnait que pour arriver à nos objectifs en matière d’environnement - réduire les émissions à leur niveau des années 1990 en 2050 -, il fallait en moyenne 15 % de nucléaire dans le mix électrique de la zone. Ce message a été quelque peu oublié.
Avec le Green deal, on a mis la barre à fond vers les énergies renouvelables. Certes, ces...
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14/11 - Marc Lazar : "Jean-Luc Mélenchon a redessiné maintes fois son peuple"
Professeur émérite d’histoire et de sociologie politique à Sciences Po et à l’université LUISS à Rome, Marc Lazar publie Pour l’amour du peuple : Histoire du populisme en France, XIXᵉ-XXIᵉ siècle (éditions Gallimard, 2025). Comme à droite ou à l’extrême droite, aucun parti de gauche n’a échappé à la tentation populiste, marquée par ce qu’il appelle le "populisme intermittent". Jean-Luc Mélenchon, lui, est un leader populiste, "mais son populisme oscille en permanence", note le chercheur. Entretien.
L’Express : À gauche, le terme "populisme" est devenu un anathème, souvent lancé par le PS pour décrédibiliser les insoumis. Pourtant, écrivez-vous, toutes les composantes de la gauche ont à un moment embrassé cette stratégie.
Marc Lazar : Tout dépend de ce que l’on entend par "populisme". L’un des éléments de définition que je donne dans mon livre est une opposition terme à terme entre le peuple bon et vertueux et les élites corrompues. Il existe à droite, mais à gauche on le retrouve notamment au sein du Parti communiste français. Dans les années 1930, le secrétaire général du PCF, Maurice Thorez, publie par exemple une autobiographie intitulée Fils du peuple, dénonce les "200 familles", utilise le slogan "faire payer les riches", en assimilant cette minorité à des éléments extérieurs à la nation. Rebelote dans les années 1970 sous Georges Marchais, qui fait parfois appel au "peuple révolutionnaire" ou au "peuple de France" plutôt qu’à "la classe", dans le but de concurrencer le Parti socialiste. En réalité le PCF a une...
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14/11 - Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky visiteront lundi à Paris l’état-major de la "force multinationale Ukraine"
L’hiver approche, et avec elle la bataille de l’énergie et de la chaleur. Kiev est une nouvelle fois victime de vastes bombardements, ce vendredi 14 novembre. Les frappes russes ont fait au moins six morts et ont réussi à priver certains quartiers de chauffage. Huit des dix districts de la capitale ont été touchés par les frappes, selon les secours, et la municipalité a averti que les transports en commun seraient affectés ce vendredi matin. L’Ukraine de son côté a lancé plus de 200 drones sur la Russie, avec pour but de mettre hors service une raffinerie pétrolière de la côte. Les négociations de paix entre Kiev et Moscou sont au point mort après le report d'un sommet à Budapest qui avait été évoqué entre Donald Trump et Vladimir Poutine.
Les infos à retenir
⇒ Kiev frappée par une attaque russe massive
⇒ L’Ukraine a visé une raffinerie en Russie
⇒ Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky visiteront lundi à Paris l'état-major de la "force multinationale Ukraine"Moscou dit que des débris de drones ukrainiens ont touché une centrale nucléaire russe jeudi
Des débris de drones ukrainiens ont touché jeudi la centrale nucléaire de Novovoronej, dans le sud-ouest de la Russie, perturbant brièvement son fonctionnement, a indiqué vendredi le directeur de l'agence russe du nucléaire Rosatom.
"Environ huit drones ont été dirigés, cela ne fait aucun doute, vers la centrale nucléaire de Novovoronej", a déclaré Alexeï Likhatchev lors d'une conférence de presse. Les drones ont été abattus, mais "certains débris sont tombés et ont...
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14/11 - "C’est quoi déjà le mot en français ?" : le livre qui va vous dégoûter des anglicismes
Ces dernières années, dans les couloirs de L’Express, nombreux ont été ceux - j’en fais partie - à avoir tenté l’impossible : convaincre mon collègue Michel Feltin-Palas de parler de newsletter et non de lettre d’information. Bien mal nous en a pris. Avec le truculent Les anglicismes et nous : C’est quoi le mot en français ? (Heliopoles, 2025) ce Béarnais, ardent défenseur des langues régionales, le prouve une nouvelle fois : on ne badine pas avec la langue française, encore moins lorsqu’il s’agit de la dénaturer à coups d’anglicismes. On pourrait croire le combat perdu d’avance. Daté. Mais c’est là toute la force de cet ouvrage inspiré de sa lettre d’information "Sur le bout des langues", très populaire auprès de nos abonnés : nous faire réfléchir à l’usage du français, non pas uniquement comme langue, mais comme un enjeu à la fois social et politique.
"Ni vous ni moi ne verrons l’anglais remplacer le français dans les rues de Paris ou de Toulouse, cela est absolument certain", évacue d’emblée le journaliste. Mais à la question, "pourrait-on un jour ne plus parler français en France ?", peut-être, répond-il. Avec cette mise en garde : "se rendormir illico sur nos oreilles serait précisément le piège". Car l’anglais a beau être concurrencé par la montée d’autres langues, la syntaxe française être moins attaquée qu’au Québec, le français être la deuxième langue la plus parlée au monde - la seule avec l’anglais à être pratiquée sur les cinq continents -, l’anglicisation croissante de la société française a des...
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14/11 - Le Hamas va-t-il se venger en Europe après sa défaite à Gaza ?
Vaincu militairement par l’armée israélienne à Gaza, le Hamas s’apprête-t-il à prendre sa revanche en perpétrant des attentats au cœur de l’Europe ? Plusieurs incidents récents témoignent de préparatifs inquiétants d’un réseau créé par la formation islamiste palestinienne ayant des ramifications dans plusieurs pays européens : découverte d’une cache d’armes en Autriche, interpellation de plusieurs suspects en Allemagne et au Royaume-Uni, arrestation aux Pays-Bas d’un prétendu journaliste palestinien accusé d’être un financier du mouvement terroriste…
Le 6 novembre, le service autrichien de sécurité intérieure (Direktion Staatsschutz und Nachrichtendienst, DSN) a annoncé la saisie de cinq armes à feu et 10 chargeurs de munitions dans un entrepôt loué à Vienne. Selon un de ses porte-paroles, l’arsenal amassé par "des structures opératives du Hamas à l’étranger" était destiné à "préparer de possibles attentats terroristes en Europe, en particulier contre des institutions juives ou israéliennes".
Trois jours auparavant, un citoyen britannique d’origine palestinienne, suspecté d’avoir entreposé ces armes à Vienne, avait été appréhendé à Londres, à la demande du parquet antiterroriste allemand. D’après une enquête du quotidien allemand Die Welt, l’homme serait l’un des fils de Bassem Naim, un haut cadre du Hamas en exil au Qatar qui a échappé de peu à un bombardement israélien le 9 septembre à Doha.
En Allemagne, trois hommes opérant pour le compte du Hamas - un citoyen libanais et deux citoyens allemands, nés respectivement au Liban...
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14/11 - L’actu à La Loupe : Emmanuel Macron et la bataille du musée-mémoriel du terrorisme
Cette semaine, l’actualité qui a retenu l’attention de la Loupe c’est le maintien d’un musée-mémorial du terrorisme. En pleine semaine d’hommages aux victimes des attentats du 13 novembre 2015, ce projet, porté par Emmanuel Macron, se poursuit. Mais derrière la dimension mémorielle, c’est une bataille politique, financière et historique qui se joue. Encore dernièrement, le lieu a été changé : plutôt qu'au Mont-Valérien, dans les Hauts-de-Seine, c'est dans le XIIIème arrondissement de Paris que le musée devrait ouvrir ses portes en 2027. Récit d’Agnès Laurent, grand reporter à L’Express.
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L’équipe : Charlotte Baris (écriture et présentation), Jules Krot (montage et réalisation)
Crédits : France 24, RTL, France 3, TF1, INA
Musique et habillage : Emmanuel Herschon/Studio Torrent
Logo : Jérémy Cambour
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Charlotte Baris : C’était il y a 10 ans. Durant près d’une semaine, au début de l’année 2015, la France plonge dans la peur. Le 7 janvier, deux terroristes attaquent les locaux de Charlie Hebdo à Paris, tuant douze personnes et en blessant onze autres. La traque des frères Kouachi va durer deux jours. Au même moment, le 9 janvier, un homme prend en otage les clients d’une supérette cacher. Quatre seront abattus.
Cette semaine, la France a donc rendu hommage à ces victimes de...
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13/11 - Guerre à Gaza : un rapport pointe la "complicité" des pays ayant livré du pétrole à Israël
C’est un rapport inédit. Selon le document publié jeudi par l’ONG Oil Change International, en marge de la COP30 au Brésil, vingt-cinq pays ont approvisionné Israël en pétrole durant la guerre dans la bande de Gaza. Ce rapport, rendu public en marge de la COP30 au Brésil, montre que l’Azerbaïdjan et le Kazakhstan ont fourni 70 % des livraisons de brut entre le 1er novembre 2023 et le 1er octobre 2025. La Russie, la Grèce et les États-Unis figurent en tête des exportateurs de produits pétroliers raffinés vers Israël, les États-Unis étant le seul pays à fournir du JP-8, un carburant pour avions militaires.
"Les États ayant approvisionné Israël en carburant pendant cette période l’ont fait en pleine connaissance de ses atrocités", affirme Oil Change International, qui milite pour l’abandon progressif des énergies fossiles. "Leur complicité est documentée ici pour les tenir responsables. Ces États doivent reconnaître leur rôle dans ce génocide et cesser leur complicité", ajoute-t-elle. L’ONG a mandaté le cabinet d’études Data Desk pour analyser les flux pétroliers, identifiant 323 expéditions durant la période étudiée, totalisant 21,2 millions de tonnes.Accusations de complicité
Le conflit a débuté en octobre 2023 après une attaque du mouvement islamiste Hamas ayant coûté la vie à 1 221 personnes côté israélien, principalement des civils, selon un décompte de l’Agence France Presse établi à partir de données officielles. Depuis lors, plus de 69 000 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la bande de...
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13/11 - "Ils ont la pire position de toute l’entreprise" : le malaise des managers intermédiaires décrypté par Jan Hagen
"Les écoles de commerce ont tendance à se focaliser sur les success stories. Moi, je m’intéresse plutôt à ce qui se passe quand les choses tournent mal". Ainsi se présente à nous Jan Hagen, professeur à l’ESMT Berlin (European School of Management and Technology), classée dans le top 20 des meilleures écoles de management d’Europe par le Financial Times. Spécialiste de la gestion des échecs organisationnels dans les structures à haute fiabilité comme l’aviation ou l’armée, cet expert allemand a récemment révélé les premiers résultats d’une étude mondiale réalisée avec sa consœur Bin Zhao sur la sécurité psychologique des managers. Bien que préliminaires – l’étude est toujours en cours – les résultats ont été jugés suffisamment pertinents par les auteurs pour être diffusés à ce stade.
Principal enseignement : en matière de sécurité psychologique, les entreprises ont concentré leurs efforts sur les employés de terrain mais semblent avoir oublié une pièce maîtresse : le "middle management", lequel, paradoxalement, est celui qui ressent le plus fortement l’absence de cette sécurité. "Les managers intermédiaires créent un climat de confiance pour leurs équipes, mais n’en bénéficient pas eux-mêmes", explique à L’Express Jan Hagen, auteur de How Could This Happen ? : Managing Errors in Organizations (2018, Palgrave Macmillan). Or, prévient-il, une faible sécurité psychologique au milieu de la hiérarchie provoque des effets en cascade dans toute l'entreprise. Un exemple marquant : "Craignant le risque de carrière lié à l’aveu d’un...
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13/11 - En Afghanistan, comment la CIA a mené une mission secrète pour saboter la production d’opium pendant dix ans
La guerre en Afghanistan entre les Etats-Unis et les talibans s’est jouée sur tous les fronts. Jusqu’aux champs de pavot. Selon des révélations du journal The Washington Post, en vingt ans de guerre d’usure en Afghanistan, les Etats-Unis ont largué depuis le ciel une multitude de projectiles, dont des armes, mais aussi des milliards de minuscules graines de pavot.
Pendant plus d’une décennie, la CIA a mené, de façon intermittente, un programme "audacieux et hautement confidentiel", raconte le quotidien américain, visant à manipuler secrètement la lucrative culture du pavot en Afghanistan. L’objectif : recouvrir les champs des agriculteurs afghans de semences spécialement modifiées pour faire germer des plantes ne contenant pratiquement aucun des produits chimiques raffinés en héroïne. Un programme clandestin, jusqu’alors inconnu, qui constitue un chapitre non négligeable de la guerre menée par les Etats-Unis en Afghanistan entre 2001 et 2021.Programme secret
Pendant longtemps le pavot afghan, utilisé pour fabriquer l’héroïne a alimenté la corruption au sein du gouvernement de l’ancien président Hamid Karzaï et dans les provinces. Son trafic a permis pendant des décennies, et c’est encore le cas aujourd’hui, de financer l’armement et l’équipement des talibans. Le pavot afghan était et est à la source de la majeure partie de l’approvisionnement mondial en héroïne, dont la plus grande partie de la drogue est destinée à l’Europe. Alors, les alliés occidentaux et les agences gouvernementales américaines se sont...
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13/11 - Donald Trump va-t-il envahir le Venezuela ? Les trois scénarios privilégiés par les spécialistes
Au large du Venezuela, la marine américaine est en surchauffe. Depuis août, une vingtaine d'embarcations suspectées de transporter de la drogue ont été pulvérisées par l'armée américaine. Bilan : plus de 75 morts à ce jour. L'USS Gerald Ford, le plus grand porte-avions du monde, vient également d'être déployé au large de l'Amérique latine, sur ordre de Donald Trump, marquant une montée en puissance considérable des moyens militaires mobilisés par Washington et accentuant les tensions avec le Venezuela qui a annoncé en réponse un déploiement "massif". Le président américain a aussi publiquement autorisé des actions clandestines de la CIA dans le pays.
Officiellement, Donald Trump accuse le président vénézuélien Nicolas Maduro d’être à la tête d’un régime "narcoterroriste", et maintient dans les Caraïbes une importante présence militaire avec notamment une demi-douzaine de navires de guerre. Le Venezuela accuse pour sa part Washington de prendre prétexte du narcotrafic "pour imposer un changement de régime" à Caracas et s'emparer de son pétrole. Donald Trump a en effet donné des indications contradictoires sur sa stratégie, évoquant par moments des frappes sur le sol vénézuélien et des jours comptés pour Nicolas Maduro, mais écartant aussi l'idée d'une guerre.
En réalité, les tensions entre les Etats-Unis et le pays latino-américain s’inscrivent dans un contexte historique beaucoup plus large. Depuis le XIXe siècle, la région est une préoccupation majeure de la politique étrangère américaine. La doctrine Monroe en fait...
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13/11 - L’IA, nouvelle passion du Vatican : ce que révèle la lettre du numéro deux du Saint-Siège
Que peuvent bien avoir en commun Wall Street et le Saint-Siège ? Un monde sépare les bruyants bureaux de trading des couloirs séculaires du Vatican. En 2025, ces deux univers scrutent cependant avec autant d’intérêt - bien que pour des raisons distinctes - les inventions de la Silicon Valley. Diplômé en mathématiques, le pape Léon XIV a porté le sujet de l’IA dès sa première conférence de presse. Il en parle désormais fréquemment dans ses discours et sur les réseaux sociaux. Son nom lui-même fait référence au pape Léon XIII et son traitement de la question sociale lors des premières révolutions industrielles, l’actuel souverain pontife estimant que l’IA sera une transformation d’ampleur similaire.
C’est donc tout naturellement à l’intelligence artificielle que l’association des Semaines sociales de France a choisi de consacrer sa rencontre annuelle qui se déroule à Bordeaux et en ligne du 15 au 16 novembre. L’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve, le philosophe Olivier Abel, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, la directrice de recherche au CNRS Claire Mathieu… Des profils variés viendront éclairer le sujet sous différentes facettes. Une lettre du cardinal Pietro Parolin, numéro deux du Saint-Siège, sera également lue en préambule de l’événement. Un document que L’Express a pu consulter en avant-première et qui montre que le Vatican a étonnamment bien cerné les enjeux de cette technologie.Affronter le défi de l’IA "sans crainte"
Alors que beaucoup, ébahis par la maîtrise du...
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13/11 - Shutdown : pourquoi la "grande victoire" de Donald Trump pourrait finir par se retourner contre lui
Donald Trump a savouré sa victoire sur Fox News : selon lui, le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, "pensait pouvoir briser les républicains, et ce sont les républicains qui l’ont brisé". "Nous ne céderons jamais au chantage", a renchéri le président américain en signant mercredi 12 novembre la loi mettant fin à la plus longue paralysie budgétaire des Etats-Unis, qui a bouleversé plusieurs pans de l’économie du pays. Deux jours plus tôt, il se félicitait déjà auprès de ses troupes : "C’est une très grande victoire", proclamait-il avec la fin en vue d’un shutdown de 43 jours, dont il a profité pour éreinter l’opposition démocrate et vanter une nouvelle fois sa politique économique.
Sur le papier, la droite de Donald Trump semble avoir obtenu ce qu’elle voulait. Fatigués du blocage qui paralysait le pays, huit sénateurs démocrates ont fini par voter avec les républicains lundi, approuvant une loi prolongeant le budget précédent jusqu’à fin janvier. Mercredi soir à la Chambre des représentants, six démocrates ont joint leur vote à ceux de la majorité présidentielle. Mais derrière les cris de victoire du locataire de la Maison-Blanche, la réalité est plus nuancée : la majorité des démocrates reste opposée à un accord jugé insuffisant. Pire, les sondeurs républicains rappellent que les subventions pour le programme d’assurance santé "Obamacare", sur lesquelles les républicains ont refusé tout compromis jusqu’au dernier jour du shutdown, sont populaires chez des millions d’électeurs de Donald Trump.L’enjeu...
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10/11 - L’Amérique de Donald Trump
Contre toute attente, le milliardaire imprévisible et outrancier new-yorkais Donald Trump, 70 ans, a remporté l'élection présidentielle de 2016 aux Etats-Unis, face à la démocrate Hillary Clinton. Investi président le 20 janvier 2017, il a succédé à Barack Obama. Promettant à l'Amérique ordre et sécurité, il fait de la lutte contre l'immigration la priorité de son administration à la Maison Blanche, symbolisée par son projet de mur à la frontière avec le Mexique. Après une campagne iconoclaste souvent en opposition à la ligne de son propre parti, le magnat de l'immobilier multiplie les bravades à l'international, notamment evers la Corée du Nord, la Chine et l'Iran.
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06/11 - EXCLUSIF. 2000 patrons dénoncent la folie fiscale : "Trop, c’est trop ! Nous refusons de voir la France s’enliser"
Nous, dirigeants d’entreprise, voulons alerter sur les dérives d’un débat budgétaire qui risque de conduire la France à la catastrophe. Notre pays ne pourra pas préserver son modèle social s’il continue à fragiliser les forces vives qui le financent.Une nation forte, mais fragilisée
Nous avons la chance de vivre dans un grand pays, dont l’économie demeure l’une des plus puissantes au monde : 3,8 millions d’entreprises et plus de 21 millions de salariés font vivre ce modèle de solidarité qui finance nos écoles, nos hôpitaux et nos services publics.
Mais cette vitalité est aujourd’hui menacée. Alors que la concurrence mondiale et européenne est féroce, la France travaille moins qu’ailleurs, tout en multipliant les normes et les taxes. Depuis 2024, l’instabilité politique a encore aggravé la situation. Nous avons tenu bon, souvent en silence, mais le seuil d’alerte est franchi.Un débat budgétaire dévoyé
Ce qui devrait être un moment de lucidité et de responsabilité s’est transformé en défouloir idéologique. La maîtrise des dépenses publiques a disparu du débat, et la fiscalité - pourtant essentielle au financement du pays - est désormais pensée comme une sanction plutôt qu’un outil d’équilibre. L’Assemblée nationale semble ignorer les conséquences concrètes de ses choix : affaiblissement de l’attractivité, frein à la réindustrialisation, obstacles à la transition écologique et numérique.Une spirale fiscale dangereuse
Les décisions prises ou en discussion vont bien au-delà des 14 milliards d’euros de hausses d’impôts prévus...