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24/03 - Marché pétrolier : ces ventes massives qui sèment le doute, juste avant l’annonce de Donald Trump
C'est une opération étonnante, voire suspecte, qui pourrait ressembler à un délit d'initié. Lundi 23 mars, environ un quart d'heure avant que Donald Trump ne publie sur ses réseaux sociaux un message évoquant des "conversations positives" avec l’Iran - et donc une potentielle issue favorable au conflit -, des milliers de contrats ont été échangés pendant deux minutes sur le marché pétrolier, pour une valeur de 580 millions de dollars, une somme inhabituellement élevée.
L'information, révélée par le Financial Times et Bloomberg, pose plusieurs questions, car les vendeurs, qui se sont délestés de quantités importantes de contrats sur le pétrole juste avant l’annonce du président, l’ont fait au meilleur moment. "Il est difficile de prouver une causalité… mais on peut se demander qui aurait été relativement agressif dans la vente de contrats à terme à ce moment-là, 15 minutes avant le message de Trump", a déclaré auprès du Financial Times un stratège de marché d’un courtier américain.
"L'histoire serait incompréhensible s'il n'existait pas une explication évidente : une personne proche de Trump était au courant de ses intentions et a exploité cette information privilégiée pour réaliser des profits considérables et immédiats", avance de son côté l'économiste américain Paul Krugman, prix Nobel en 2008. Et de poursuivre : "Lorsque des dirigeants d'une entreprise ou leurs proches exploitent des informations confidentielles à des fins d'enrichissement personnel, il s'agit de délit d'initié, illégal."L'Iran dément
Le doute a...
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24/03 - Guerre en Iran : le rôle discret mais crucial de l’Europe
Ils l'ont tous répété : "Cette guerre n’est pas la nôtre." Mais en coulisses, les dirigeants européens, qui ont tenu tête à Donald Trump en refusant unanimement de s'engager dans le conflit contre l'Iran, jouent en réalité un rôle clé. Leurs bases militaires, d'abord, facilitent l’une des opérations logistiques les plus complexes de l’armée américaine depuis des décennies. Ces dernières semaines, bombardiers, drones et navires américains ont en effet été ravitaillés, armés et déployés depuis des bases situées au Royaume-Uni, en Allemagne, au Portugal, en Italie, en France et en Grèce, selon les autorités.
Les drones d’attaque, par exemple, sont contrôlés dans la base américaine de Ramstein en Allemagne, qui constitue le centre névralgique des opérations américaines contre l’Iran, d’après des responsables allemands et américains. De lourds bombardiers B-1 ont aussi été photographiés en train de charger munitions et carburant à la base RAF Fairford, au Royaume-Uni, tandis que l’USS Gerald R. Ford, le plus grand porte-avions du monde, est actuellement amarré dans une base navale en Crète pour subir des réparations après avoir été endommagé par un incendie.Un tremplin stratégique
Avec 40 bases américaines et 80 000 personnels militaires positionnés sur le continent européen, ce dernier s'avère être un tremplin stratégique "extrêmement favorable" aux opérations menées par les Etats-Unis, a concédé le général Alexus Grynkewich de l’US Air Force, commandant militaire en chef de l’Otan, lors d’une récente audition au Sénat. "Les...
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24/03 - "Ils pensent tous qu’il va s’effondrer" : après les municipales, Edouard Philippe attendu au tournant
Enfin, les difficultés commencent. "Plus les rives du canyon sont élevées, plus la pression sera forte au centre", confiait Édouard Philippe en janvier. Depuis le premier tour des élections municipales, l’ombre d’un face-à-face entre Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon plane, qui effraie des millions d’électeurs. Le camp des modérés - s’il faut l’appeler ainsi -, usé par une décennie d’exercice du pouvoir, est-il capable de jouer un rôle dans ce moment charnière ? Ce qui suppose de s’entendre, d’innover, en un mot, de surprendre encore. La responsabilité historique qui est aujourd’hui la sienne doit modifier la donne, mieux, les comportements. "On a deux armées emmenées par deux chefs, l’un ayant même son remplaçant, et au milieu, le centre qui disparaît, constate, dépité, un ténor macroniste. La peur n’évite pas le danger." La peur, la hantise même, d’une prise en otages de millions de citoyens effarés par l’évolution de la scène politique.
"La pression, je ne la subis pas, je la bois" : certains attendaient sa mise en bière politique, c’est aujourd’hui vers Édouard Philippe que les regards sont tournés. Au moment où François Fillon puis David Lisnard s’affichent avec Eric Ciotti, au moment où Nicolas Sarkozy déjeune avec Jordan Bardella, lui tente de s’installer comme le candidat de la droite et du centre. Pour cela, il faut gagner "la primaire implicite", selon le mot d’un proche.
Le Havrais veut imaginer une nouvelle forme de rencontres avec les Français, pour évaluer ses idées et développer le sillon dont il...
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24/03 - Annexer le sud du Liban ? Ces ministres israéliens qui poussent pour repousser les frontières
Israël lance-t-il l'annexion du sud du Liban ? L'armée israélienne va occuper une "zone de sécurité" dans le sud du Liban s'étendant de la frontière jusqu'au fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord, a annoncé mardi 24 mars le ministre israélien de la Défense, Israël Katz. C'est la première fois, depuis la reprise des affrontements entre Israël et le Hezbollah libanais le 2 mars, que l'Etat hébreu énonce aussi clairement sa volonté de s'emparer de ce territoire représentant près d'un dixième de la superficie du Liban.
Israël Katz avait déjà averti le gouvernement libanais qu'il risquait de perdre des territoires s'il échouait à désarmer le Hezbollah. Le groupe armé chiite a réagi en affirmant qu'il se battrait pour empêcher les troupes israéliennes d'occuper le sud du Liban, qualifiant une telle initiative de "menace existentielle" pour l'État libanais. Hassan Fadlallah, député du Hezbollah, a déclaré que toute occupation israélienne au sud du Litani se heurterait à une résistance. "Nous n'avons d'autre choix que de faire face à cette agression et de nous accrocher à notre terre", a-t-il dit à Reuters.
Le Liban a été entraîné dans le conflit régional le 2 mars, lorsque le Hezbollah libanais, allié du régime iranien, a tiré des missiles contre Israël, en réponse à l'attaque israélo-américaine en Iran. Depuis, Israël a depuis ordonné à tous les habitants de quitter la zone située au sud du fleuve Litani, qu'il bombarde sans relâche en arguant qu'il s'agit d'un bastion du Hezbollah. Selon les autorités...
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24/03 - Eliminer le sommet du régime en Iran : la "stratégie tchétchène" peut-elle fonctionner ?
Eliminer un à un les hauts responsables iraniens, jusqu'à épuiser le sommet du régime. Après l'assassinat de l'ayatollah Khamenei, de son chef du Conseil suprême de sécurité nationale, Ali Larijani, ou de figures comme le ministre du renseignement Esmail Khatib, les Etats-Unis et Israël ont choisi la "stratégie de décapitation". Une doctrine éprouvée contre des acteurs non étatiques, illustrée par l’élimination d’Oussama ben Laden en 2011.
Jusqu'ici, la stratégie n'avait toutefois que rarement été utilisée contre un régime. L'exemple le plus proche est probablement la campagne menée par la Russie en Tchétchénie. Au tournant du siècle, le Kremlin avait fait la promesse d'éliminer les leaders rebelles tchétchènes, avant d'installer au pouvoir Ramzan Kadyrov, un leader local pro-Moscou.
Ce précédent est-il transposable à l'Iran ? L'Express a interrogé le Dr Austin Long, ancien responsable de la stabilité stratégique au Joint Staff, au coeur de la planification militaire américaine, aujourd'hui Senior Fellow au MIT.
L'Express : Peut-on établir un parallèle avec la stratégie de "décapitation du leadership" adoptée par la Russie en Tchétchénie dans les années 1990-2000 ?
Austin Long : Il y a un point de différence fondamental entre l'Iran et la Tchétchénie : Téhéran n'a pas de figure équivalente à Ramzan Kadyrov, l'homme que Moscou a mis au pouvoir en Tchétchénie. La Russie s'est appuyée sur cette figure soutenue localement pour mettre en place sa stratégie. Ce qui se passe à Téhéran pourrait davantage évoquer ce qui a...
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24/03 - "Un guerrier Maga" : qui est Markwayne Mullin, le nouveau secrétaire à la Sécurité intérieure nommé par Donald Trump ?
C'est un choix qui fait d'ores et déjà débat. Ce lundi 23 mars, Markwayne Mullin a été confirmé au poste de secrétaire à la Sécurité intérieure du gouvernement Trump, après un vote favorable du Sénat américain – 54 voix pour, 46 contre. Le sénateur républicain de l’Oklahoma depuis 2023, âgé de 48 ans, prend ainsi la direction d’un ministère paralysé depuis plus d’un mois par un blocage budgétaire, les démocrates refusant d’en valider le financement sans réformes majeures de l’ICE, la police de l’immigration placée sous son autorité.
Lors de son audition de confirmation au Sénat, Markwayne Mullin a expliqué qu’il chercherait à calmer les polémiques autour du département, tout en poursuivant les objectifs de Donald Trump, qu'il qualifie d'"ami", en matière d’immigration. "Mon objectif est que les gens comprennent que nous sommes là, que nous les protégeons et que nous travaillons avec eux", a-t-il notamment déclaré. Et si Mullin n’a pas dit vouloir abandonner l’objectif de la Maison-Blanche d’arrêter 3 000 migrants par jour, celui-ci semble vouloir prendre ses distances avec certaines méthodes controversées, indiquant par exemple que les agents n’entreraient plus dans des domiciles sans mandat judiciaire. Une inflexion qui révèle la nouvelle stratégie du président américain, conscient que ce sujet est politiquement délicat à l’approche des élections de mi-mandat. Un "guerrier Maga"
Décrit par Donald Trump comme un "guerrier Maga", Markwayne Mullin défend mordicus la politique menée par le président américain depuis son...
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24/03 - Stéphane Mallat, médaille d’or du CNRS : "Les mathématiques ne se découvrent pas dans un livre"
L'intérêt de Stéphane Mallat pour l'intelligence artificielle remonte à son doctorat, à l’université de Pennsylvanie, à la fin des années 1980. Le chercheur a ensuite travaillé sur la perception visuelle et le traitement du signal. Puis il s'est éloigné de l'IA, pour mieux y revenir "quand les réseaux de neurones ont commencé à démontrer des performances spectaculaires, d'autant que les mathématiques sous-jacentes étaient devenues beaucoup plus larges et intéressantes", explique-t-il à L'Express.
Polytechnicien, ancien président du département de mathématiques appliquées de l’X, Stéphane Mallat est professeur au Collège de France, membre de l’ENS–PSL et chercheur de l’IA Cluster PR[AI]RIE. Il a reçu en 2025 la médaille d'or du CNRS pour sa contribution au rayonnement de la recherche tricolore. L'Express lui a attribué, lundi soir, le Prix de la Science pour son initiative MathAData, qui vise à transmettre aux lycéens sa passion pour les maths.
L'Express : Quelles similitudes voyez-vous entre l'apprentissage des réseaux de neurones artificiels, qui sont au cœur de la révolution IA, et l'apprentissage humain ?
Stéphane Mallat : Il y en a beaucoup. Dans les deux cas, on tente de résoudre les mêmes problèmes extraordinairement complexes : la vision, le langage, la compréhension du monde physique… Prenez une image. C'est un million de pixels, donc un million de variables. Cet effort de résolution oblige l’humain, comme l’ordinateur, à simplifier la structure du problème afin de le rendre traitable. Des expériences en...
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24/03 - La Hongrie soupçonnée d’espionner l’UE pour la Russie : tout comprendre à l’affaire qui secoue Bruxelles
Le fil qui lie la Hongrie de Viktor Orban et la Russie de Vladimir Poutine se dévoile de plus en plus. Si la proximité entre les deux pays est connue depuis plusieurs années, et même assumée par le Premier ministre hongrois, une nouvelle étape a été franchie ce week-end. Selon le Washington Post, la Hongrie, par le biais de son ministre des Affaires étrangères, partagerait avec Moscou les détails des discussions européennes. L'Express fait le point sur ces accusations, qui interviennent à quelques semaines des élections législatives, où Viktor Orban est à la traîne dans les sondages.Que reproche-t-on à Peter Szijjarto ?
L'information aurait presque pu passer inaperçue tant elle était perdue dans une accumulation de révélations. Dans une longue enquête publiée samedi 21 mars, le Washington Post révélait que les services de renseignements extérieurs russes avaient proposé de mettre en scène une tentative d'assassinat de Viktor Orban pour le faire remonter dans les sondages. Mais ce n'est qu'au milieu de l'article que le scandale est révélé : selon un responsable européen de la sécurité, le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto passe régulièrement des appels à son homologue russe, Sergueï Lavrov, pendant les pauses des réunions européennes. Il fournirait notamment des "rapports en direct sur ce qui a été discuté" et des solutions possibles, affirme la même source, qui ajoute : "Chaque réunion de l’UE, depuis des années, se tient pratiquement avec Moscou à la table".
La proximité entre Peter...
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24/03 - Libre-échange : ce que contient l’accord signé entre l’Union européenne et l’Australie
Et de trois. Après l'accord controversé conclu avec les pays du Mercosur, et le vaste partenariat noué fin janvier avec l'Inde, l'Union européenne a signé ce mardi 24 mars un accord commercial avec l'Australie, une annonce qui marque la conclusion de plusieurs années de négociations et qui intervient alors que les Vingt-Sept cherchent à diversifier leurs marchés d'exportation et à étendre leurs liens au-delà de leurs partenaires traditionnels.
Cet accord reflète notamment la volonté de Bruxelles de s'affranchir de sa dépendance à l'égard de la Chine, en particulier en ce qui concerne les minerais critiques dont Pékin a limité les exportations. Il signale également l'importance grandissante accordée par l'UE à la région Indo-Pacifique, dans le sillage des accords commerciaux scellés ces derniers mois avec New Delhi mais aussi l'Indonésie.Les vins, les fruits et le chocolat européens exemptés de droits de douane
Aux termes de l'accord commercial, les droits de douane australiens vont être supprimés pour la quasi-totalité des produits en provenance de l'UE, avec pour effet d'éliminer un milliard d'euros de taxes douanières par an pour les entreprises, a déclaré la Commission européenne. Aucune taxe douanière ne sera ainsi prélevée par l'Australie sur les vins, le champagne, les fruits, les légumes et le chocolat européens, et ce dès l'entrée en vigueur de l'accord, quand la suppression des surtaxes sera progressive pour d’autres produits comme le fromage.
L'UE va de son côté autoriser des produits agricoles...
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24/03 - Slovénie : les recettes d’une réussite industrielle, par Alban Magro
Il y a toujours un intérêt à aborder un ensemble dans le détail. Cette phrase prend tout son sens lorsque, face à une carte d’Europe, on observe de près un pays aussi discret que la Slovénie. Souvent réduite à une ancienne République de l'Est ou à une destination touristique autour du lac de Bled, cette petite nation de deux millions d’habitants constitue en réalité l’un des systèmes industriels les plus préservés d’Europe.
Avant son indépendance, la Slovénie pouvait apparaître comme un simple wagon du train yougoslave, comptant pour seulement 10 % de sa population. En réalité, elle en était déjà la locomotive économique, représentant à la fin des années 1980 près d’un cinquième du PIB fédéral et environ un tiers des exportations. Cette tradition industrielle ne s’est pas dissipée après 1991 : elle s’est au contraire amplifiée.
Fait largement méconnu, la Slovénie figure parmi les économies les plus industrialisées de l’Union européenne. Le secteur manufacturier représente environ 19 % du PIB, contre 14 % dans l’Union européenne et à peine 10 % en France. Il dépasse même les champions allemands et polonais, qui enregistrent respectivement 18 % et 16 %. Plus révélateur encore, près d’un tiers des actifs travaille dans l’industrie, soit plus du double de la France. Pour un pays qui s’interroge sur sa réindustrialisation, la Slovénie constitue ainsi un cas d’étude instructif, non parce qu’elle serait un modèle parfait, mais parce qu’elle permet d’identifier quelques mécanismes simples qui expliquent la solidité industrielle d’une...
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24/03 - Apprendre à l’ère de l’IA : "ChatGPT ne remplacera jamais un bon prof..."
"Les maîtres d'école sont des jardiniers en intelligences humaines". C’est avec les mots de Victor Hugo que le directeur de la rédaction de L’Express, Eric Chol, a ouvert lundi 23 mars un colloque consacré à l’éducation, une première édition autour du thème : "Apprendre et se former à l’ère de l’IA". Dans le public, des élèves, des enseignants, des parents, des cadres, des entrepreneurs… Autant de populations confrontées à la révolution de l’intelligence artificielle et qui ont tout intérêt à cultiver le jardin des savoirs pour ne pas se laisser distancer par le progrès technologique.
Dans un théâtre Marigny plein à craquer, les débats ont débuté avec un duo au sommet de l’enseignement supérieur européen, une conversation franco-italienne entre deux directeurs qui se connaissent bien, Éloïc Peyrache, doyen et directeur général d'HEC Paris et Francesco Billari, recteur de l'université Bocconi. Leurs établissements ont cocréé un Bachelor, double diplôme en sciences des données et en sciences sociales. Ils font aujourd’hui face aux mêmes défis. "L’intelligence artificielle challenge notre quotidien mais c’est aussi une fantastique opportunité. Il est certain que désormais, les étudiants doivent être capables de poser des questions et d’interpréter les réponses de l'IA plutôt que de simplement réaliser un PowerPoint", estime Francesco Billari. Son homologue français abonde : "La meilleure façon d’être remplacé, c'est de devenir un passe-plat. Il va falloir continuer à penser, à développer des compétences". Et pour éviter...
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24/03 - Des négociations entre l’Iran et les Etats-Unis ? Donald Trump crée la confusion
Les choses ne sont pas toujours claires avec Donald Trump, il en a fait une marque de fabrique depuis son retour à la Maison-Blanche. Mais sur ses négociations avec l'Iran, elles sont même complètement floues, au point qu'il est difficile de démêler le vrai du faux. Après avoir menacé de détruire le réseau électrique du pays, le président américain a finalement fait marche arrière, lundi 23 mars, sur les réseaux sociaux, affirmant que des négociations avaient été engagées avec les autorités iraniennes, et faisant état d'"échanges très positifs et fructueux".
C'était sans compter sur le démenti de Téhéran, par la voix du président du Parlement iranien Mohammad-Bagher Ghalibaf sur X, qui a affirmé qu'"aucune négociation n'a eu lieu avec les États-Unis, et de fausses informations sont utilisées pour manipuler les marchés financiers et pétroliers et sortir du bourbier dans lequel les États-Unis et Israël sont piégés".
2/ No negotiations have been held with the US, and fakenews is used to manipulate the financial and oil markets and escape the quagmire in which the US and Israel are trapped.— محمدباقر قالیباف | MB Ghalibaf (@mb_ghalibaf) March 23, 2026
Sauf que selon une enquête du New York Times, publiée lundi 23 mars, des négociations ont bien été entamées en coulisse. Les ministres des Affaires étrangères d'Égypte, de Turquie, d'Arabie saoudite et du Pakistan se sont réunis jeudi dernier à Riyad pour trouver une issue diplomatique à la crise en Iran. Selon le quotidien américain, les responsables du renseignement égyptien ont...
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24/03 - Italie : Giorgia Meloni sous pression après son premier revers
Son statut d'invincibilité s'est brisé dans les urnes. Lundi 23 mars, la Première ministre italienne Giorgia Meloni a connu sa première défaite lors du référendum sur la justice, que 53,7 % des votants ont rejeté. Cette victoire du "No" est un revers inédit pour la dirigeante d'extrême droite qui avait fait de cette réforme l'un des points majeurs de son programme lors de son arrivée au pouvoir en 2022. Pire, ce changement constitutionnel, qui prévoyait une séparation de la carrière des juges et des procureurs et la modification du fonctionnement de l'organe qui les supervise, le Conseil supérieur de la magistrature, était l'une des propositions phares de la droite italienne depuis trois décennies, soutenue notamment par Silvio Berlusconi. Un moyen de dépolitiser la justice italienne pour Giorgia Meloni, une manière de l'affaiblir et de réduire son indépendance pour ses opposants.
Giorgia Meloni n'a pas vu venir ce faux pas et pour cause. Alors que les sondeurs avaient du mal à prédire l'issue du vote, peu de monde avait anticipé qu'un référendum sur la justice attirerait autant d'électeurs, avec 59 % de participation au niveau national. Jusqu'à 65 % de participation dans plusieurs grandes villes comme Milan, et même 70 % à Florence et à Bologne. Une participation record, portée par le vote des jeunes qui se sont déplacés dans les bureaux de vote en masse, révélatrice de ce que ce vote était devenu ces dernières semaines : un référendum pour ou contre le gouvernement Meloni. Face à la hausse des prix et...
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24/03 - Susceptibles, têtus… Ces profils qui font vivre l’enfer aux managers
Dix fois on refuse, onze fois la proposition revient. Souvent, le collaborateur têtu tourne en rond. Parfois poli - "tu sais, on devrait…" - souvent directif - "il faut…" -, il pousse à outrance son idée. Champion de l’innovation par ses arguments renouvelés, il est aussi médaille d’or du recyclage avec ses mantras rabâchés. A la longue, il épuise son manager dont la feuille de route est déjà fixée et qui a rappelé que le brainstorming n’était pas à l’ordre du jour. Usant.
Le collaborateur susceptible l’est tout autant lorsqu’on lui demande des comptes : "Tu crois vraiment que je faisais la fête ce matin dans les transports ?". Glacial, il va exploser de colère et désorganiser un peu plus la réunion qui s’annonçait déjà mal, si on ose évoquer son retard. Parfois, au contraire, il se referme, se fige, boude. Le manager ne connaît même pas le fait déclencheur de cette attitude, se questionne et se repasse la scène en boucle : "qu’est-ce que j’ai bien pu dire ou faire ?". Le collectif peut en prendre un coup, l’équipe peut se désagréger : comment manager de telles personnalités ?Les deux faces d'un même mécanisme
"Derrière ces comportements se cachent des causes, des besoins sous-jacents non satisfaits, mais le travail du manager est de les comprendre, pas de les changer", répond David Eyraud, auteur de Manager les 20 personnalités difficiles (Gereso, 2025). Avant de déplorer le comportement bloquant d’une personne entêtée, il convient de reconnaître l’investissement de cette dernière, qui se bat pour défendre une...
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24/03 - Guerre au Moyen-Orient : l’Iran affirme que les navires "non-hostiles" peuvent transiter par le détroit d’Ormuz
Les Etats-Unis et l'Iran sont-ils oui ou non en train de négocier ? Donald Trump a affirmé lundi 23 mars que "des points d'accord majeurs" avaient été dégagés au cours de discussions avec Téhéran, qui l'ont conduit à reporter sa menace de frapper les centrales électriques iraniennes. Mais la République islamique a démenti de son côté toute communication directe ou indirecte avec Washington, son ministère des Affaires étrangères accusant le locataire de la Maison-Blanche de vouloir "gagner du temps" face à la fébrilité des marchés financiers.
Sur le terrain, les frappes se poursuivent de part et d'autre. Israël a de nouveau été visé par des salves de missiles iraniens cette nuit. L'Etat hébreu poursuit par ailleurs ses opérations militaires aériennes et terrestres au Liban, disant lutter contre le Hezbollah aligné sur l'Iran, avec une incursion dans le sud du pays qui a ravivé le spectre d'une nouvelle occupation.
Les infos à retenir
⇒ Des négociations ont lieu entre l'Iran et les Etats-Unis, affirme Donald Trump
⇒ Le Pakistan propose d'accueillir des discussions de paix
⇒ Les navires "non-hostiles" peuvent transiter par le détroit d'Ormuz, affirme l'Iran
20h34Les environs de la centrale nucléaire de Bushehr attaqués, selon l'Iran
L'Organisation iranienne de l'énergie atomique a déclaré que les États-Unis et Israël avaient attaqué les environs de la centrale nucléaire iranienne de Bushehr mardi soir, a rapporté l'IRNA. Selon les premiers rapports, l'attaque n'a causé ni dégâts techniques ni victimes...
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24/03 - Partout en Europe, l’illusion du "cordon sanitaire" contre l’extrême droite
Les barrages contre l’extrême droite prennent l’eau. Les électeurs appelés, tels des castors, à colmater les fuites en unissant leurs voix contre la menace, se montrent de moins en moins motivés pour les réparer. Au Parlement européen, c’est une digue entière qui a sauté. Le projet de règlement visant à accélérer les expulsions de migrants en situation irrégulière, soumis au vote en séance plénière jeudi 26 mars, est pour la première fois le fruit d’une coopération des conservateurs et des trois groupes parlementaires d’extrême droite. La rupture est historique pour une assemblée supranationale où les votes résultent en général de compromis noués entre conservateurs, sociaux-démocrates et libéraux.
Partout en Europe, l’ostracisme ciblant l’extrême droite populiste au moyen d’un "cordon sanitaire" montre ses limites. Les votes de plus en plus massifs obtenus par ses représentants - leur dynamique dans les urnes s’est encore confirmée le 22 mars lors d’élections locales en France et en Allemagne et de législatives en Slovénie - transforment la composition des coalitions gouvernementales en casse-tête.
Les tentatives de l’Union européenne pour enrayer la poussée populiste ont fait long feu. En l’an 2000, elle avait été jusqu’à prendre des sanctions diplomatiques contre l’Autriche où les conservateurs s’étaient alliés avec le Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ) de Jörg Haider. En dépit de l’échec piteux de ces sanctions, et bien que l’Autriche n’ait pas cessé d’être une véritable démocratie, toute tentative de coopération...
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24/03 - Langues régionales : et si la France s’inspirait de l’exemple incroyable de la Slovénie ?
Et si France 2 diffusait à 21 heures des programmes en occitan sous‑titrés en français ? Et si les députés du Pays basque disposaient d’un droit de veto sur les lois concernant les minorités ? Et si tout fonctionnaire capable de s'exprimer en alsacien percevait une prime ? Oh, je sais bien que certains vont m'accuser d'écrire ces lignes au retour d’un stage intensif sur le thème "Che Guevara et les langues régionales". Ce qui précède n’est pourtant que la simple transposition de ce qu’il se passe dans un Etat très proche géographiquement de la France.
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Bienvenue en Slovénie ! Ce pays de deux millions d’habitants, qui vient d’organiser ses élections législatives ce 22 mars, est à juste titre considéré comme un modèle en raison des droits qu’il accorde à deux "communautés nationales autochtones". Elles ne sont pourtant pas très fournies numériquement puisque l’on recense respectivement 2 258 italophones et 6 343 magyarophones (1). Il n’empêche : chacune d’elles jouit de droits garantis par les articles 5, 11 et 64 de la Constitution. Des dispositions qui valent régulièrement à cet Etat des Balkans de recevoir les félicitations des observateurs internationaux. Le Comité d'experts du Conseil de l’Europe, qui suit l’application de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, salue ainsi "les efforts déployés par les autorités slovènes pour protéger les langues parlées dans leur pays"....
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24/03 - Cuba, l’obsession de Marco Rubio : ce qui se joue vraiment dans les prochaines semaines
Certains le surnomment déjà le "vice-roi de Cuba", en référence à l'époque coloniale où la couronne espagnole avait divisé son empire en quatre vice-royautés : Nouvelle-Espagne (capitale : Mexico), Pérou (Lima), Nouvelle-Grenade (Bogota) et Rio de la Plata (Buenos Aires). Pleinement autonome, Cuba, pour sa part, bénéficiait d'un statut privilégié, compte tenu de sa situation géographique unique et de son port militaire et commercial. Ces atouts font toujours de cette île un "hub" stratégique, à 150 kilomètres des côtes de la Floride et non loin de l'Amérique du Sud.
"Vice-roi" ? Le titre est évidemment exagéré. Mais, ces derniers mois, le Secrétaire d'Etat (ministre des Affaires étrangères) américain ressemble de plus en plus à un vice-président, au point d'avoir éclipsé – provisoirement ? – le vrai titulaire du poste, J.-D. Vance. Depuis la capture à Caracas, le 3 janvier, du président vénézuélien Nicolas Maduro et son transfert dans une prison new-yorkaise, on ne voit que lui, ou presque, parmi les ministres de Trump. Aujourd'hui en odeur de sainteté alors qu'il s'était écharpé avec ce dernier lors des primaires républicaines il y a dix ans, Marco Rubio est le seul à avoir été cité par le président Donald Trump lors de son discours sur l'état de l'Union, le 24 février. Le chef de la diplomatie a su se rendre indispensable : depuis quatorze mois, "Little Marco", comme le surnommait Trump jadis, est la cheville ouvrière de la doctrine "Donroe" (contraction de "Donald" et "Monroe"), ce succédanée de la doctrine du...
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23/03 - Guerre au Moyen-Orient : cette insurrection espérée qui n’est pas venue
Il y avait donc un plan. Ou, tout du moins, un espoir. Celui que le gouvernement iranien, après une première salve de bombardements ayant décapité ses leaders, soit renversé par une insurrection populaire. C'est ce que révèle le New York Times dans un article publié ce lundi, fondé sur des entretiens avec des responsables américains ou israéliens, qui se sont exprimés sous couvert d'anonymat. Dans les jours précédant l'intervention israélo-américaine contre l'Iran, le responsable du Mossad, David Barnea, a expliqué au Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou que son service serait à même de déclencher des émeutes et protestations susceptibles de conduire à la chute du régime de Téhéran. David Barnea a partagé ces perspectives avec des responsables de l'administration Trump lors d'un voyage à Washington à la mi-janvier. Le Premier ministre israélien l'a pris au mot, de même que le président Trump, qui s'est adressé en ces termes à la population iranienne dans son premier discours après les bombardements israélo-américains : "Prenez le contrôle de votre gouvernement : il ne vous reste plus qu’à le faire." Evidemment, les choses ne se sont pas passées ainsi. L'Iran réplique depuis un mois par des attaques tous azimuts contre ses voisins du Golfe persique, plongeant la région et le monde dans une grande incertitude, à tout le moins économique.
Outre-Atlantique, l'optimisme de David Barnea était loin d'être partagé par tous. Des responsables militaires avaient indiqué à Donald Trump que les Iraniens ne...
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23/03 - Général de Courrèges : "Une nation sans souveraineté n’est plus invitée à la table"
La France aussi a son forum sur la défense et la géostratégie. Moins installé que la Conférence de Munich, et pour cause, il n'en est qu'à sa troisième édition, contre 62 pour son homologue allemand, le Paris Defence and Strategy Forum (PDSF), organisé en partenariat avec L'Express, est le rendez-vous qui monte de ceux qui s'intéressent à la géopolitique, aux questions militaires et à la stratégie.
Du mardi 24 à ce jeudi 26 mars, de nombreux dirigeants internationaux se croiseront dans les amphithéâtres de l'Ecole militaire : on y attend la ministre des Armées, Catherine Vautrin, Fabien Mandon, le chef d'état-major des armées, plusieurs ministres européens, une partie de l'état-major danois, de hauts responsables allemands, l'amiral Dragone, président du comité militaire de l'Otan, Oleksandr Kamyshin, conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky, et nombre de gradés du Vieux Continent.
Dans cette perspective de remue-méninges européen, l'Académie de défense de l'École militaire (Academ) a souhaité mettre à l'honneur le Danemark, au cœur des convoitises de Donald Trump il y a quelques mois, et le concept de souveraineté. Le général Hervé de Courrèges, président de l'Academ et directeur de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) nous détaille sa vision de la souveraineté et sa nécessaire évolution pour répondre aux défis d'un monde où les guerres de haute intensité se multiplient.
L’Express : Dans le cadre du Paris Defence and Strategy Forum, vous consacrez trois jours de réflexion...
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23/03 - Rodolphe Saadé : de Marseille à Paris, son empire très stratégique dans l’IA
Une vague géante. Trois fois plus haute que les autres. Depuis des siècles, ces "monstres" aquatiques peuplent les récits des marins. "On a longtemps cru à des légendes. Mais les technologies modernes prouvent que ce phénomène, appelé 'vague scélérate', existe bel et bien", explique le commandant Emmanuel Delran, le directeur du centre de gestion de la flotte de CMA CGM. Scrutant un écran de la taille du mur, lui et ses collègues voient tout. Les 738 bateaux opérés par le groupe. Les phénomènes météo. Les alertes en temps réel. Une vigie high-tech qui guide les équipages de la compagnie. Ici, l’alerte Octopus signale non pas la présence d’un kraken mais celle d’un phénomène aussi dangereux : le roulis paramétrique. Il survient quand les vagues entrent en résonance avec le mouvement naturel d'un navire, chaque oscillation devenant plus violente que la précédente jusqu'à menacer sa stabilité. "Notre système permet de le détecter précocement et d’alerter l’équipage, qui effectue alors des manœuvres spécifiques afin de stopper ce cycle", poursuit le commandant.
Grâce à l'essor des constellations Internet basse orbite telles qu'Eutelsat ou Starlink, les bateaux reçoivent de plus en plus d'informations. Mais ils ne peuvent en traiter autant que des infrastructures terrestres. Le "Fleet Center" est perché au sommet de l'immense tour CMA CGM. Elle est légèrement moins haute que la Bonne Mère. Impensable de faire de l'ombre à Notre-Dame de la Garde, cette basilique marseillaise révérée par les marins. Devant les...
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23/03 - Municipales : la percée de LFI était une perçounette, par Anne Rosencher
D'emblée : je plaide coupable. Vraiment. Sans coquetterie. Dimanche 15 mars, au soir du premier tour des municipales, j'ai écrit que si la stratégie délétère de Jean-Luc Mélenchon n'avait aucun destin national – ça, je le maintiens –, elle avait néanmoins été payante dans cette campagne, puisque LFI y avait fait une "percée". Voilà. J'ai écrit trop vite. Les chiffres consolidés, publiés plus tard au compte-gouttes, dessinaient une réalité moins flatteuse, que le second tour a achevé de démontrer : la percée était une perçounette.
Bien sûr, il ne pouvait y avoir qu'une hausse mécanique d'élus LFI par rapport aux municipales de 2020, durant lesquelles le mouvement de Jean-Luc Mélenchon n'avait présenté que très – très – peu de listes. Bien sûr, aussi, des conquêtes symboliques donnaient une impression de dynamique, comme l'accession des insoumis dès le premier tour à la mairie de Saint-Denis-Pierrefitte (Bally Bagayoko, élu avec 13 506 voix) ou l'arrivée en tête de David Guiraud à Roubaix (8 500 voix au premier tour). Mais dans toute la France, LFI n'avait totalisé que 650 000 voix : c'est-à-dire 2,7 % du poids électoral à l'échelle nationale, et 12,5 % en moyenne dans les villes investies par les insoumis, comme l’a calculé l'Institut Jean-Jaurès dans les jours qui ont suivi. Et le think tank de poursuivre dans sa note : "Finalement, LFI n'a obtenu qu'un maire au premier tour, contre 24 au RN et ses alliés, et environ 350 au PS et ses alliés." Si bien que la victoire de Jean-Luc Mélenchon fut essentiellement de faire...
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23/03 - "Ce que fait le président est crucial" : Mark Rutte, indéfectible soutien de Donald Trump
Même lorsque ses relations avec les dirigeants européens sont au plus froides, le président américain Donald Trump sait posséder en la personne de Mark Rutte, le secrétaire général de l'Otan, un allié sur lequel il peut toujours compter. Ce week-end, ce dernier s'est fait le relais de son argumentaire quant au bienfondé de la guerre contre l'Iran, à l'occasion de deux interviews pour des chaînes de télévision américaines. "Je sais qu'il y a beaucoup de débats en Europe et aux Etats-Unis sur cette campagne du président contre l'Iran, à savoir si elle est bien nécessaire, mais laissez-moi vous le dire, elle est cruciale", a-t-il déclaré sur Fox News le 22 mars, avant de renchérir sur CBS News le même jour : "Ce que fait le président ici, à savoir priver l'Iran de ses capacités en matière de missiles balistiques et de capacités nucléaires, est d'une importance cruciale." Il a poursuivi en assurant Donald Trump de sa compassion quant au faible taux d'approbation que son action suscite parmi l'opinion américaine : "J'ai vu les sondages, mais j'espère vraiment que le peuple américain le soutiendra, car il agit ainsi pour rendre le monde entier plus sûr."
Interrogé sur le peu d'enthousiasme des dirigeants européens face au conflit, il a justifié cela par le fait qu'ils avaient dû être laissés hors des préparatifs militaires, mais que tout rentrait dans l'ordre désormais au vu de la promesse de 22 pays, dont 17 membres de l'Otan, de participer aux efforts pour la réouverture du détroit d'Ormuz.Messages zélateurs
Ce...
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23/03 - Aux municipales, la débâcle des écologistes : "Les maires RN ont adopté une approche moins clivante"
La "vague" écologiste de 2020, ne serait-elle finalement qu'une parenthèse ? Sur les neuf grandes villes remportées six ans plus tôt, six ont été perdues ce dimanche 22 mars, au soir du second tour des élections municipales. A Bordeaux, Pierre Hurmic chute face au macroniste Thomas Cazenave tandis qu'à Strasbourg, Jeanne Barseghian est nettement devancée par Catherine Trautmann, l'ancienne maire socialiste. Même scénario à Besançon, où l’édile sortante s’incline face à un candidat LR, et à Poitiers, où la maire écologiste est battue dans une triangulaire. A Annecy comme à Colombes, enfin, les maires écologistes cèdent également leur fauteuil.
Face à l'ampleur du reflux, les Verts se consolent depuis, avec la réélection de Grégory Doucet dans la ville des Gones. Mais celle-ci reste courte, le maire sortant n'ayant devancé Jean-Michel Aulas que d'un point, et n'aurait pas été possible sans le ralliement à La France insoumise, scellé au lendemain du premier tour. Par ailleurs, la mauvaise campagne de l'ancien patron de l'Olympique lyonnais a probablement aidé à la victoire de l'écologiste, donné perdant dans toutes les configurations voilà encore quelques semaines.
Mais alors, comment expliquer un tel désaveu des écologistes, alors même que la question environnementale continue à figurer parmi les premières préoccupations des Français derrière le pouvoir d'achat et la sécurité ? Si leur capitaine, Marine Tondelier, concède à demi-mot des "erreurs de communications", les raisons de cet échec cuisant pourraient bien...
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23/03 - Une fausse tentative d’assassinat contre Viktor Orban : cette proposition russe pour influencer l’élection hongroise
Le vainqueur d'une élection a souvent connu un tournant pendant une campagne : un discours survolté, un débat dominé, un meeting électrique. Visiblement, les autorités russes l'ont compris mais ont du mal à trouver la juste mesure. Alors que le Premier ministre hongrois Viktor Orban, proche du Kremlin et de Vladimir Poutine, peine à convaincre à l'approche des législatives, les services de renseignement extérieur russes (SVR) ont proposé d'organiser la mise en scène d'une tentative d'assassinat contre le chef du gouvernement, afin de "modifier fondamentalement l'ensemble du paradigme de la campagne électorale". Un plan surnommé "Gamechanger", présenté dans un rapport interne du Département des mesures actives du SVR, chargé des opérations d'influence politique, examiné et authentifié par un service de renseignement européen, selon un article du Washington Post. Interrogé sur ce sujet, le porte-parole de Viktor Orban, Zoltan Kovacs, n'a pas répondu au quotidien américain.
Mettre en scène "un tel incident" permettrait de "déplacer la perception de la campagne du domaine rationnel des questions socio-économiques vers un domaine émotionnel, où les thèmes clés deviendront la sécurité de l'État, la stabilité et la défense du système politique", expose le rapport en question.
Si l'on ne sait pas dans quelle mesure cette proposition a été prise en compte par le gouvernement russe, qui n'a pas non plus réagi à ces révélations, elle montre à quel point les élections hongroises sont un enjeu majeur aux yeux des Russes....
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23/03 - Gabriel Attal, la positive attitude malgré les miettes aux municipales
Gabriel Attal, "la femme sans âge". N'y voyez rien de personnel, c'est une image. L'une des plus célèbres illusions d'optique où se confondent, sur la même esquisse, une élégante jeune femme et une vieille dame rabougrie. Tout dépend, alors, de ce que vous voulez y voir... Après le second tour de ces élections municipales, à quoi ressemble le bilan du parti présidentiel ? À la princesse, ou à la sorcière ? Gabriel Attal voit ce qu'il veut voir. À la tribune, tout sourire, il se félicite d'avoir renforcé l'implantation territoriale de son parti en ayant "doublé son nombre d'élus locaux partout en France". Et, pour la première fois de sa (courte) histoire, Renaissance est même parvenu à conquérir deux villes de plus de 100 000 habitants : Bordeaux et Annecy, grâce aux listes menées par les anciens ministres Thomas Cazenave et Antoine Armand.
De fait, Renaissance, lors de ces élections municipales, partait de presque rien. Il y a six ans, une mauvaise préparation et un manque criant de savoir-faire politique avaient engendré une piteuse campagne pour le camp d'Emmanuel Macron. "Contrairement à d'autres majorités par le passé, nous n'avons pas pu bénéficier d'une dynamique grâce au cumul des mandats. Et en 2020, nos députés, qui étaient les plus connus sur le terrain, ne voulaient pas y aller", analyse Franck Riester, secrétaire général délégué aux élections, élu maire de Coulommiers au premier tour la semaine dernière.
Éviter que Renaissance rime avec déconfiture et Attal avec défaite. L'ex de Matignon, qui a...
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23/03 - "Le baiser des insoumis s’est transformé en baiser du diable" : les municipales vues de l’étranger
Au lendemain des élections municipales, les médias étrangers ont chacun leur vainqueur. Portés par la victoire parisienne, mais aussi celles à Lyon et Marseille, les socialistes sont mis à l'honneur par la BBC. "Les socialistes français se maintiennent au pouvoir dans les grandes villes, un coup de pouce électoral pour la gauche traditionnelle", titre le média britannique. À l'inverse, pour le quotidien belge Le Soir, "c’est la droite qui s’en sort le moins mal", malgré son "échec cuisant dans la capitale".
Mais c'est Le Temps qui dépeint le mieux la situation, titrant sur "une France écartelée". "Si cet éclatement des résultats permet à chacun de voir midi à sa porte, il peut aussi suggérer une analyse supplémentaire : la population française, agitée par des débats de plus en plus clivants, semble de plus en plus se couper en quatre parts (si ce n’est plus) irréconciliables et bien définies", analyse le quotidien suisse ce lundi matin, qui souhaite même "bonne chance" au successeur d'Emmanuel Macron en 2027 "pour gouverner un attelage si divergent".Les ardeurs du RN et de LFI "refroidies"
Dans ces élections municipales, la presse internationale a surtout porté ses yeux sur la capitale. "Dans un paysage politique très fragmenté, il y a une règle qui semble inébranlable en France : le Parti socialiste tient les rênes de la Mairie de Paris", pour les Espagnols d'ABC quand, pour la BBC, Rachida Dati "s'est avérée être une candidate qui divise, et son procès imminent pour corruption aura influencé certains...
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23/03 - Bugs, pannes, données détruites : le grand flou pour s’assurer contre les erreurs de l’IA
En décembre 2025, des ingénieurs d'Amazon confient à Kiro, leur assistant de code maison lancé quelques mois plus tôt, une mission banale de correction de bug mineur dans AWS Cost Explorer. Kiro dispose des mêmes droits d'accès qu'un développeur humain de niveau opérateur. Il prend une décision que nul humain n'aurait prise : supprimer l'environnement de production entier et le reconstruire à partir de zéro. Treize heures de panne s'ensuivent en Asie. La réponse officielle d'Amazon à la presse est sans ambiguïté : l’erreur provient d’un utilisateur du fait d’une mauvaise configuration des droits d'accès, ce n’est pas la faute de l'IA. Cette position reflète la doctrine que les fournisseurs d'agents autonomes inscrivent dans leurs contrats.
Le cas Amazon n'est pas isolé. Jason Lemkin, fondateur de la conférence SaaStr, a documenté comment son assistant de code Replit a supprimé sa base de données de production en juillet 2025, malgré des instructions explicites de ne pas y toucher. L'agent a ensuite reconnu une erreur de jugement catastrophique. La profusion de ces incidents dessine un schéma appelé à se reproduire. Un agent doté de permissions larges et d'un objectif mal cadré produit des dégâts que personne n'avait autorisés.
La question du "Qui paie ?" est tranchée contractuellement avant même que le dommage survienne, et elle l'est systématiquement en défaveur de l'entreprise qui a déployé l'outil. Les conditions d'utilisation d'OpenAI plafonnent la responsabilité du fournisseur au montant payé au cours...
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23/03 - Start-up : EU Inc, le 28e régime qui en cache vingt-sept ?
Va-t-il mettre fin à l’hémorragie ? Depuis quelques années, l’Europe planche sur un "28e régime". Un statut continental qui permettrait à ses entreprises d’attaquer le marché unique plus facilement. Primo, pour éviter que les meilleures pépites filent vers les Etats-Unis. Deuzio, afin qu’elles s’épargnent des millions d’euros de frais de conformité pour naviguer d’un des 27 pays vers les autres. Dégradant, une fois de plus, leur compétitivité face à leurs rivales américaines ou chinoises.
Dopé par les alertes de Mario Draghi ou d'Enrico Letta, ce serpent de mer a enfin trouvé la surface : EU Inc est né la semaine dernière. Il obtient le nom de ses principaux promoteurs : un vaste mouvement rassemblant des start-ups comme Lovable, Stripe, Revolut, DeepL ou en France Blablacar, ainsi que leurs lobbys nationaux. Il récupère, aussi, une partie de leurs aspirations : création rapide (48 heures) pour une centaine d'euros maximum, en ligne, sans capital minimum, avec une procédure d’insolvabilité simplifiée ou encore des stock-options taxées uniquement à la vente.
Mais pas toutes. Le mouvement à l’origine de EU Inc s’en est ému avant même l’opération de communication de la Commission européenne, en milieu de semaine dernière. La proposition "échoue à atteindre son objectif principal : créer une véritable norme unique à travers l'Europe qui garantisse une sécurité juridique à nos start-up", commentait-il. Le maillon faible : l’inexistence d’une cour de justice permettant de traiter les litiges survenus avec une EU Inc....
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23/03 - Guerre en Iran : Téhéran dément l’existence de discussions avec les Etats-Unis
L'Iran attaquera les centrales électriques israéliennes et celles qui alimentent les bases américaines dans le Golfe si le président Donald Trump met à exécution sa menace de détruire le réseau électrique iranien, ont déclaré ce lundi 23 mars les Gardiens de la révolution dans un communiqué, au surlendemain d'un ultimatum lancé par le président américain. "Si vous touchez à l’électricité, nous toucherons à l’électricité", préviennent-ils.
Quelques heures après cet avertissement, Donald Trump a fait savoir ce midi qu'il reportait de cinq jours toutes les frappes militaires contre les centrales électriques et les infrastructures énergétiques iraniennes, après des "échanges très positifs" avec Téhéran.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump reporte des frappes après des "échanges très positifs" avec Téhéran
⇒ Le président du Parlement iranien dément tout dialogue avec les Etats-Unis
⇒ Un ministre israélien appelle à l'annexion du sud du Liban
19h44Netanyahou affirme que Trump entrevoit la possibilité d'un accord avec l'Iran
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a déclaré lundi avoir parlé avec le président américain Donald Trump, qui entrevoyait une possibilité de parvenir à un accord avec l'Iran.
Donald Trump estimait qu'il était possible de "tirer parti des formidables succès obtenus par Tsahal (Forces de défense israéliennes) et l'armée américaine afin de réaliser les objectifs de la guerre dans le cadre d'un accord – un accord qui préservera nos intérêts vitaux", a déclaré Netanyahou dans une déclaration vidéo...
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23/03 - Mort de Lionel Jospin : son vrai legs inattendu à la politique française
Lionel Jospin, mort ce dimanche 22 mars à 88 ans, fut un vrai homme de gauche, il venait même de plus loin encore, trotskiste dans sa jeunesse. Le si courant procès de droitisation ne lui fut point intenté. Mais l’un de ses legs majeurs lui vaut aujourd’hui encore d’être critiqué par son camp. Est-ce ainsi que l’on s’élève, au-dessus des siens et au nom des institutions ?
A cette époque, il est Premier ministre, arrivé au pouvoir après une dissolution abracadabrantesque de Jacques Chirac. Lionel Jospin se croit en position de force à l’approche de l’élection présidentielle de 2002. Il a réussi, contre la volonté initiale du président et avec la complicité de Valéry Giscard d’Estaing, à imposer le quinquennat. Un référendum a validé le projet. Ce mandat présidentiel de cinq ans peut être contesté, de fait il modifie les équilibres.
Mais là n’est pas le legs qu’il laisse au pays au risque de heurter son propre camp. Le 26 novembre 2000, à Grenoble, le chef du gouvernement intervient devant ses troupes socialistes, lors d’un congrès du parti. "Ce qu'il nous faut souhaiter, c'est que le printemps 2002, celui des grands rendez-vous démocratiques dans lesquels le peuple s'exprime et tranche, ne soit pas un printemps de la confusion et des choix de convenance, mais un printemps de la clarté. La portée de chaque élection dans notre vie nationale doit être respectée et le déroulement des deux doit pouvoir se faire de façon ordonnée et digne. C'est pourquoi le débat qui s'engage est légitime et doit conduire les uns et...
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23/03 - Mort de Lionel Jospin, son premier portrait dans L’Express : "Un homme tendre qui ne sait pas sourire sur commande"
Depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir, les Français se familiarisent avec le visage imprégné de sérieux du successeur de François Mitterrand à la tête du Parti socialiste. A 43 ans, aux marges de l’appareil de l’Etat, c'est un homme-clé du nouveau régime. Dans L’Express, Noël-Jean Bergeroux s’interroge : "Est-ce Jospin qui gouverne ?"
L’Express du 20 novembre 1981Est-ce Jospin qui gouverne ?
Celui-là, personne n’imagine qu’il puisse lancer un jour à la télévision, comme Georges Marchais : "Alors, j’ai dit à ma femme : fais les valises, on rentre à Paris." Lionel Jospin, l’homme que peu de Français connaissaient il y a encore un an, le nouveau, chef du Parti socialiste sorti de l’ombre de François Mitterrand, le n° 3 — ou même 2 — de la hiérarchie politique réelle du pays, Lionel Jospin est le contraire d’un bateleur. Le contraire d’une vedette de télévision. Surtout, il est l’homme d’une génération où l’on ne dit plus à sa femme d’aller faire les valises !
Et la comparaison entre cet homme qui monte et le secrétaire général du Parti communiste va plus loin que la simple anecdote. Elle contient peut-être les explications vraies d’une ascension fulgurante.
Depuis une dizaine de mois, les Français le découvrent. Qui est-il, ce frisé grisonnant plus jeune que ses cheveux poivre et sel, mais plus vieux que le désordre de ses boucles ? D’abord, il ne sait pas sourire devant les caméras, d’où un début de réputation d’austérité. Jusqu’à ce jour, on l’a vu, à la télévision débattre, expliquer, haranguer. Avec clarté, précision...
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23/03 - Municipales 2026 : Bordeaux, Pau, Nice... Ces villes qui ont basculé au second tour
Le second tour de ces municipales aura bien eu son lot de surprises. Alors que la France insoumise confirme sa dynamique et continue son ancrage local, la droite a réussi à conquérir plusieurs bastions historiques de la gauche, en faisant basculer Clermont-Ferrand et Brest. Outre Nice, l'extrême droite a peiné à s'imposer dans les grandes villes.Les victoires de La France insoumise
L'élan insoumis s'était déjà fait remarquer au premier tour, malgré son absence dans les plus grandes villes, il s'est confirmé au second. A Roubaix, le député LFI David Guiraud a ainsi remporté le scrutin avec 53,19 % des voix, face au maire de droite sortant Alexandre Garcin. Il avait déjà créé la surprise au premier tour en arrivant largement en tête, manquant de peu la victoire, avec 46,64 % des voix.
Après Saint-Denis, remporté le 15 mars par Bally Bagayoko, au tour de la voisine : La Courneuve a été gagnée par le député LFI Aly Diouara avec 51,53 % des voix, face au socialiste Oumarou Doucouré (48,47%). Rien d'une surprise pour l'élu insoumis, déjà arrivé en tête au 1er tour, qui avait été rallié par la liste arrivée troisième, menée par Nadia Chahdoune et soutenue par le maire communiste sortant, Gilles Poux. Dans le Rhône, le parti mélenchoniste et Idir Boumertit ont également pris Vénissieux aux communistes à 25 voix près. View this post on...
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23/03 - Municipales : Marine Tondelier ou la dérive de la disqualification morale, par Gérald Bronner
Comme on pouvait s’y attendre, le second tour des municipales a fait scintiller les polarisations politiques qui traversent la société française, notamment parce qu’elles ont donné lieu à des alliances que certains jugent contre nature. Il a souligné, par exemple, la vacuité de la ligne politique d’un PS qui promet au national ce qu’il défait au niveau local. De ce point de vue, la situation strasbourgeoise est emblématique. Une figure historique du socialisme, Catherine Trautmann, élue au second tour, avait décidé de proposer un accord avec un candidat du centre droit plutôt que d’envisager une alliance entre écologistes et gauche radicale.
Cette "transgression" a été décrite par ceux à qui elle déplaît comme une offense faite à la morale. C’est le cas de Marine Tondelier, qui manque rarement une occasion de faire connaître sa vertu, et trouvait honteux la préférence de la socialiste. A tel point qu’elle prenait – ou peut-être feignait de prendre – au sérieux la déclaration opportune de Julien Odoul, cadre du RN, qui a fait savoir que, s’il était électeur strasbourgeois, il mettrait un bulletin Trautmann dans l’urne. "Soutenue par un raciste", voici la synthèse de la situation que propose la leader écologiste.
L'écologiste est trop jeune peut-être pour s’en souvenir, mais l’ancienne (et future) maire de Strasbourg a organisé l’une des plus grandes manifestations contre le FN d’alors. C’était en 1997. Par ailleurs, la façon dont elle a mené sa carrière laisse peu d’arguments pour douter de sa probité. Pourtant,...
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23/03 - Olivier Faure et les municipales : contradictions, manque de flair et capital esquinté
Olivier Faure est un personnage soumis aux interprétations… passionnées. On a connu l’unioniste pour son inféodation aux insoumis. On a reconnu le rocardien pour son mano à mano budgétaire avec Sébastien Lecornu. Alors comment définir l’homme politique, par-delà la plasticité stratégique ? Comment décrire celui qui paraphe un communiqué dénonçant les propos antisémites de Jean-Luc Mélenchon puis, quelques jours plus tard, avalise l’union dans certaines villes de France entre le PS et LFI ? Il existe tant de façons de dire les mêmes choses. Par exemple, il serait un premier secrétaire "sans états d’âme", selon son prédécesseur, Jean-Christophe Cambadélis. Les fidèles du dirigeant du Parti socialiste pensent un peu pareil, mais le disent, eux, en toute amitié. "On pense parfois que son principal défaut, c’est qu’il navigue à vue. C’est en réalité sa principale qualité : il s’adapte à chaque situation du moment que cela sert l’objectif qu’on s’est fixé", analyse Luc Broussy, l’un de ses plus proches lieutenants. En politique, Olivier Faure a donc les qualités de ses défauts, et un instinct de survie redoutable."Les élections servent aussi à vérifier des stratégies"
Et puis son flair lui fit défaut. Dimanche 22 mars, les listes d’union des socialistes avec les insoumis, celles qu’il a laissées faire, ont été majoritairement battues. Quand les mélenchonistes en tête ont tendu la main aux socialistes, à Limoges ou à Toulouse, les candidats de droite ont été élus ou réélus dans leurs mairies respectives. Lorsque les roses ont...
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23/03 - Le Paraguay au cœur de la rivalité Chine - Etats-Unis : "Le pays est une cible facile pour Pékin"
A peine sept millions d’habitants. Un PIB d’une cinquantaine de milliards de dollars. Coincé entre l’Argentine, le Brésil et la Bolivie, le Paraguay se retrouve étonnamment au centre de la rivalité entre les Etats-Unis et la Chine. Pour cause : il figure parmi les douze derniers pays entretenant des relations diplomatiques avec Taïwan, aux côtés du Guatemala, du Vatican et de quelques poids plumes insulaires comme Haïti, les Tuvalu ou Saint-Kitts-et-Nevis. Asunción est le dernier allié de Taïpei en Amérique du Sud. Alors, la Chine ne ménage pas ses efforts.
D’après Reuters, à la fin de l'année dernière, une députée du parti d’opposition du Paraguay est revenue d’une tournée dans six villes chinoises, tous frais payés par Pékin, avec des étoiles dans les yeux. Pour l’instant, le président Santiago Peña résiste à l’opération séduction. Mais la Chine pourrait se montrer de plus en plus "insistante", estime Jeremy Ghez, professeur d’économie et d’affaires internationales à HEC et auteur de La dernière des Américaines (Editions L'Harmattan, 2025).
L'Express : Seulement 12 pays dans le monde reconnaissent Taïwan, des Etats souvent très petits. Pourquoi la Chine cherche-t-elle tant à convaincre les récalcitrants, à commencer par le Paraguay ?
Jeremy Ghez : La Chine, en s'efforçant de pousser ces pays à retourner leur veste, essaye d'obtenir une victoire symbolique, une reconnaissance de son influence et de son omniprésence sur la scène internationale. La manœuvre est d'autant plus flagrante que ces pays n'ont pas un poids...
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23/03 - Municipales : "Nous avons gagné plus de villes que nous n’en espérions", se félicite Marine Le Pen
Le second tour des élections municipales, ce dimanche 22 mars, promettait des batailles serrées dans les plus grandes villes de France, notamment à Paris, Marseille et Lyon. Celle pour la capitale l'a finalement été beaucoup moins que prévu, entre le candidat de gauche Emmanuel Grégoire (50,52 % des voix) et l'ancienne ministre de la Culture Rachida Dati (41,52 %). Même chose à Marseille, où Benoît Payan (PS) s'est largement imposé face à Franck Allisio (RN). Parmi les surprises de ce scrutin, la droite l'a emporté à Clermont-Ferrand, tandis que l'ancien Premier ministre François Bayrou a été battu à Pau.
Les infos à retenir
⇒ Jean-Luc Mélenchon "est devenu le boulet de la gauche", juge Olivier Faure
⇒ Jean-Philippe Tanguy (RN) fustige "la lâcheté de LR" à Marseille et à Toulon
⇒ A Lyon, Jean-Michel Aulas va déposer un recours
16h00Aux municipales, la débâcle des écologistes : "Les maires RN ont adopté une approche moins clivante"
Si les Verts se sont aliénés beaucoup d'électeurs, c'est parce qu'ils ont préféré l'écologie dogmatique à une écologie dite "enracinée", analyse Marc Le Chevallier, chercheur franco-britannique au UCL Policy Lab.
>> Notre entretien avec Marc Le Chevallier
15h00"Nous avons gagné plus de villes que nous n’en espérions", se félicite Marine Le Pen
"Nous avons gagné plus de villes que nous n’en espérions", s'est réjouie Marine Le Pen depuis Budapest pour la "Grande Assemblée des Patriotes". Elle a toutefois regretté les défaites de Franck Allisio à Marseille et de Laure Lavalette à...
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23/03 - Municipales 2026 : alliances ratées avec LFI, bilan du RN… Les enseignements du second tour
Certes, près de 96 % des 35 000 communes françaises avaient élu leur maire dès le premier tour, dimanche dernier. Mais de nombreuses incertitudes persistaient dans plusieurs grandes villes, parmi lesquelles Paris, Lyon ou encore Strasbourg. L'Express décrypte les principaux enseignements de ce second tour, et les recompositions politiques qu’il dessine en vue de 2027.A Paris, la nette victoire d'Emmanuel Grégoire
Pari(s) gagnant pour le candidat socialiste qui avait pris le risque de ne pas fusionner avec la liste insoumise. Dans une triangulaire à l'issue incertaine, Emmanuel Grégoire s’impose avec 50 % des suffrages et succède à Anne Hidalgo, alors même que le maintien de la candidature de l'insoumise Sophia Chikirou (10 %) faisait courir un risque de dispersion des voix à gauche.
Pour Rachida Dati (40 %), ce troisième échec à Paris est en revanche comme un sérieux revers. Et pour cause : le retrait de la candidature de Sarah Knafo, conjugué à la fusion avec la liste de Pierre-Yves Bournazel (Horizons), lui avait ouvert un boulevard. "Je n'ai pas réussi à convaincre suffisamment que le changement était non seulement possible mais qu’il était surtout nécessaire", a déroulé, dans une rapide allocution, celle qui dit avoir "subi des attaques indignes, en dessous de la ceinture". La débâcle des Verts...
Les écologistes n'ont pas réussi à conserver leurs prises de 2020, année de la fameuse vague verte qui avait englouti plusieurs des grandes villes de l'Hexagone. Six ans plus tard, le reflux est net. A...
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23/03 - Municipales : pourquoi il faut se méfier des leçons trop rapides pour la présidentielle
18 mars 2001. Ce soir-là, Paris est une fête. Après 24 ans d’opposition, la capitale bascule à gauche. Bertrand Delanoë a gagné. Dans l’euphorie de la victoire, des milliers de socialistes, réunis jusqu’à deux heures du matin sur le parvis de l’Hôtel de Ville, scandent : “Donnez-nous les clés !” Ivres de joie, ils pensaient alors que ces mêmes clés déverrouilleraient, un an plus tard, la serrure du Palais de l’Elysée. Imprudents, ou simplement aveuglés par cette prise de guerre, des caciques du Parti socialiste partageaient ce raisonnement. Il n’en a rien été. En 2002, le PS ne se qualifiait pas au second tour de l’élection présidentielle, que Jacques Chirac remportait aisément.
Paris n’est pas la France ; en 2026, en France, le Rassemblement national ne pèse pas 1,6 % du corps électoral - c’est le score du candidat RN Thierry Mariani à Paris. Quelques jours avant le premier tour, dimanche 15 mars, une députée écologiste invitait ses camarades socialistes à méditer cette leçon : gare à ne pas se voir plus gros qu’on ne l’est vraiment… Et ne vous moquez pas, camarades insoumis, cela vaut aussi pour vous, prévenait-elle. Cela vaut pour tout le monde, d’ailleurs. Les Verts en savent quelque chose. Après la vague de 2020, Yannick Jadot n’a pas passé la barre des 5 % à la présidentielle.
Qu'annonce le cru 2026 ? Une poussée des insoumis ou, au contraire, la malédiction de s'allier avec eux ? Une progression du RN ou la persistance d'un plafond de verre ?Des signes encourageants d'implantation territoriale pour le PS et...
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22/03 - Union des droites ratée, mais ancrage renforcé : au RN, le vrai bilan des municipales
De la difficulté d’être surestimé. Le résultat paraît décevant, ce dimanche 22 mars, pour le Rassemblement national. Il y a une semaine encore, le parti d’extrême droite espérait l’emporter dans un certain nombre de grandes villes, en particulier dans le Sud, vendues avec une quasi-certitude comme de futures vitrines frontistes.
A Toulon, où la médiatique députée du Var Laure Lavalette menait une campagne tonitruante depuis de longs mois, c’est finalement la candidate divers droite Josée Massi qui l’emporte avec 53% des voix - contre 47% pour Laure Lavalette - après le retrait du sénateur LR Michel Bonnus. A Nîmes, où l’on assurait qu’il s’agissait d’un laboratoire prometteur de "l’union des droites", le candidat d’union de la gauche Vincent Bouget l’emporte face à Julien Sanchez, eurodéputé ancien maire de Beaucaire, avec 40,5 % contre 37,9 %. A Marseille, Franck Allisio, le candidat RN, arrive largement derrière le maire socialiste sortant, Benoît Payan, avec 40,4 % des scores contre 54,3 %. "A Marseille, le RN devient la première force d’opposition", se félicite Jordan Bardella.
Le président du parti revendique "la plus grande percée de toute l’histoire du RN, et (…) l’expression d’un basculement profond et d’une dynamique chaque jour plus puissante". Dans les faits, le mouvement compte certains coups d’éclat dans quelques villes du Sud, comme à Menton où la députée Alexandra Masson gagne avec 47,57 % des suffrages, ou Carcassonne et Agde, où les députés Christophe Barthès et Aurélien Lopez-Liguori...
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22/03 - Municipales à Paris : plus qu’une défaite politique, la déroute personnelle de Rachida Dati
Elle avait un boulevard devant elle. Rarement la droite avait bénéficié d'un tel alignement des planètes à la veille d'un scrutin. Et pourtant, elle a échoué. Rachida Dati a été battue ce dimanche au second tour des municipales parisiennes, nettement devancée par Emmanuel Grégoire. La droite ne ravira pas à la gauche la capitale, enseigne socialiste depuis 2001. Rachida Dati n'entrera pas à l'hôtel de ville, le "combat de sa vie."
A quoi reconnaît-on une défaite personnelle ? Quand elle défie toute logique politique. L'échec de Rachida Dati en est une. Ni la division de la gauche au second tour - bénédiction divine - ni le bilan contrasté d'Anne Hidalgo n'ont suffi à l'ancienne ministre de la Culture. Pas plus que le rassemblement de la droite derrière la maire du 7e arrondissement à l'issue du premier tour. Le tout sur fond de poussée de la droite dans le pays.
Cette défaite est celle d'une femme. D'une "marque", répète-t-on souvent chez LR. "C'est une star, mais avec les outrances et la déraison de la star", note une ministre. Elle a été victime ce dimanche d'un barrage des électeurs parisiens."Potentiel électoral réduit"
A l’origine, tout devait être simple. En janvier 2024, Rachida Dati entre au gouvernement pour poser la première pierre d'une alliance LR-Renaissance. L'ex-eurodéputée souhaite mettre ces formations à son service pour incarner l'alternance. Hors Dati, point de salut ! "Je suis une adepte de la méthode Sarkozy, se rassembler au premier tour pour faire un gros score et créer la dynamique...
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22/03 - Jean-Michel Aulas battu à Lyon : les leçons d’une campagne mal maîtrisée
Jean-Michel Aulas se souviendra de son 77e printemps ; celui dont le plus beau cadeau devait être les clés de l'Hôtel de ville de Lyon. Il n'en sera rien ; car, à rebours de l'ancien président du club de rugby Serge Blanco, élu maire de Biarritz, l'ancien homme d'affaires - qui a néanmoins annoncé avoir effectué un recours, invoquant de "très nombreuses irrégularités" lors du scrutin de Lyon - a échoué à l'emporter face au maire sortant, Grégory Doucet, ce dimanche 22 mars.
L'affaire avait pourtant l'air bien emmanchée pour Jean-Michel Aulas, attendu comme le messie par l'électorat lyonnais de centre droit, très critique de la politique conduite par la majorité écologiste arrivée en 2020. L'été dernier, alors que les rumeurs enflaient autour de sa candidature, un sondage le créditait de 47 % d'intentions de vote, vingt points devant Grégory Doucet. Mais ça, c'était avant que les électeurs ne retrouvent l'opiniâtre patron de l'OL, alors plein d'effusion, en candidat élusif à la mine fatiguée.A Lyon, Jean-Michel Aulas perd son pari contre le maire sortant écologiste Grégory Doucet à quelques milliers de voix près.
Car un tel écart entre les sondages et le résultat final ne peut trouver comme seules lectures la marge d'erreur et une remobilisation de dernière minute de l'électorat écologiste. Sans remettre en cause la sincérité de son engagement, Jean-Michel Aulas a donné l’image d’un candidat entré en lice sans avoir pleinement pris la mesure du terrain ni des épreuves qui l’attendaient.Une campagne approximative...
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22/03 - Présidentielle : Edouard Philippe, ce qu’il veut faire de sa victoire au Havre
Alcool et migraine : la dernière fois, Edouard Philippe eut une gueule de bois telle que la face du monde faillit en être changée. La face de la France, en tout cas. Le 28 juin 2020, il fête sa réélection au Havre sans modération et jusqu’au petit matin. On n’est pas sérieux quand on est Premier ministre. Le lundi matin, il apparaît les traits tendus, la mine pâle, dans les jardins de l’Elysée, où il écoute Emmanuel Macron s’exprimer devant la convention citoyenne pour le climat. Son air brumeux alimente les spéculations : le président lui aurait-il indiqué la voie de la sortie de Matignon ? Non, ce sera seulement le cas quelques jours plus tard.
22 mars 2026, six ans ont passé, Edouard Philippe peut encore avoir des maux de tête. Le voici vainqueur, un peu moins de 48 % en triangulaire au second tour, et le poids de l’histoire vient de s’abattre sur lui. On est sérieux quand on est candidat à l’élection présidentielle. Et pas n’importe quelle élection présidentielle : l’ombre d’un face-à-face entre Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon plane, qui effraie des millions d’électeurs. "Plus les rives du canyon sont élevées, plus la pression sera forte au centre", confiait-il en janvier, avant d’ajouter en souriant : "La pression, je ne la subis pas, je la bois" (décidément !).Edouard Philippe largement réélu au Havre.
Certains attendaient sa mise en bière politique, ils devront patienter. "On le disait mort, finalement il est vivant, se réjouit un fidèle. Ces municipales ferment une parenthèse de six ans. C’est un...
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22/03 - Municipales 2026 : Paris, Lyon, Marseille... Découvrez les résultats du second tour
La victoire de la gauche à Paris, Lille et Marseille, celle d'Edouard Philippe au Havre, d'Eric Ciotti à Nice, de La France insoumise à Roubaix et l'échec du Rassemblement national à Toulon figurent parmi les premiers enseignements du deuxième tour des élections municipales, ce dimanche 22 mars.
Dans la capitale, le candidat de la gauche Emmanuel Grégoire a largement remporté son duel avec la LR Rachida Dati. A Marseille, le maire divers gauche sortant Benoît Payan l'emporte face aux ambitions du RN Franck Allisio. A Lyon, le maire sortant écologiste Grégory Doucet a réussi à garder la ville devant l'ex-dirigeant de l'Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas.
La participation au deuxième tour des municipales s'élevait à 48,10 % à 17 heures et a atteint entre 57 % et 57,5 % selon les estimations de plusieurs instituts de sondage, en hausse par rapport au précédent examen de 2020 (41,86 %) bouleversé par la pandémie de Covid-19, mais bien en décembre 2014 (62,13 %).
00h10Fin de la soirée électorale de L'Express
Ce direct politique est terminé. Voici toutes nos analyses des résultats de ce second tour des municipales :
>> Jean-Michel Aulas battu à Lyon : les leçons d’une campagne mal maîtrisée
>> Union des droites ratée, mais ancrage renforcé : au RN, le vrai bilan des municipales...
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22/03 - Italie : pourquoi le référendum sur la magistrature constitue un test crucial pour Giorgia Meloni et son gouvernement
L'Italie s'apprête à voter pour un référendum crucial. Il s'agit sans doute, note la presse italienne, de l’échéance électorale la plus importante de ces dernières années dans le pays. Et pour cause : ce référendum sur la justice pourrait largement remodeler le fonctionnement de la magistrature en Italie. Mais les élections ont aussi une allure de vote de confiance sur Giorgia Meloni, alors que celle-ci bénéficie actuellement d'une forte popularité, explique Politico.Un projet de longue date de la droite
Concrètement, ce référendum propose d'introduire de nouvelles normes au sein du système judiciaire italien : séparation des carrières entre juges et procureurs, scission en deux du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), nomination des grands magistrats par tirage au sort et instauration d’une nouvelle "Haute Cour disciplinaire". Si le oui l'emportait, il viendrait valider un projet de réforme dans les cartons depuis près de trente ans. Et renforcerait en outre l'image d'invincibilité que projette aujourd'hui Giorgia Meloni à Rome et à Bruxelles.
Pourtant, si les sondages ont longtemps placé le "oui" en tête pour ce référendum, la marge tend à se réduire avec le "non". Si bien que Giorgia Meloni s'est lancée dans une croisade contre la magistrature, qu'elle accuse d'être "biaisée à gauche", suivie par plusieurs membres de son gouvernement, qui redoublent d'efforts pour décrédibiliser le pouvoir judiciaire auprès du grand public. Le ministre de la justice Carlo Nordio a ainsi été jusqu'à accuser le CSM de...
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22/03 - Demain, allons nous fabriquer nos vaccins nous-même, depuis notre canapé ?
De l’avis de tous ceux qui l'ont rencontrée, Rosie a toujours été très sociable. Elle aimait courir, renifler les fourrés, batifoler avec les inconnus croisés sur les longs chemins de terre en balade. Par jour de beau temps, rien ne semblait pouvoir arrêter cette Staffordshire Bull-Terrier croisée Shar-Peï, le museau au vent, déambulant dans Sydney à côté de son maître. Au départ, la maladie n'était pas visible. Elle est arrivée tout doucement, silencieuse puis vorace, grignotant en secret ses pattes, rongeant ses jarrets, ses cuisses ensuite, avant de s'en prendre à ce qu'il lui restait d'enthousiasme.
Un jour de 2024, Rosie refuse de sortir. Elle reste prostrée la gueule ouverte, sans rien dire. Sous son pelage noir et or, son maître, Paul Conyngham, un jeune entrepreneur de la tech australienne, découvre de vilaines boursouflures. Les deux filent à la clinique. Les nouvelles sont mauvaises. Les grosseurs s’avèrent être des tumeurs des mastocytes et, à en juger par leur nombre, les médecins pensent que Rosie ne pourra pas survivre. Paul Conyngham a tiré Rosie du refuge en 2019, et n'avait jamais imaginé que leur compagnonnage puisse s'arrêter aussi vite. Devant les vétérinaires, il refuse le diagnostic, jure qu’il sauvera Rosie de son cancer, qu’importe s’il faut payer tous les traitements du monde, ou en inventer de nouveaux.
Quelques mois passent et rien, ni les chirurgies, ni les chimiothérapies, ni les immunothérapies à plusieurs milliers de dollars australiens, n’aide le chien à l’agonie. Alors...
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22/03 - Donald Trump prépare le désengagement américain au Moyen-Orient et met la pression sur l’Otan
Durant les premiers jours de la guerre, Donald Trump s'est bien gardé de mentionner l’Otan, préférant vanter la puissance de frappe autonome des Etats-Unis. Trois semaines plus tard, le ton du président américain a changé, raconte le Washington Post. Devant la hausse des prix du pétrole, il fait désormais pression sur ses alliés. Avec un but principal : leur déléguer la délicate sécurisation du détroit d'Ormuz.Réticences des Européens
Seulement, après plus d'un an passé à critiquer ses alliés, accusés de ne pas suffisamment contribuer au financement de l'alliance transatlantique, et à menacer directement l'un d'entre eux - le Groenland, et par extension le Danemark -, la partie est loin d'être gagnée pour Donald Trump. Les dirigeants européens n'ont pas non plus oublié les droits de douane massifs infligés par le président américain, qui ont rendu leurs opinions publiques plus sceptiques que jamais vis-à-vis des Etats-Unis.
Bien qu’inquiets de la hausse des prix de l’énergie, la majorité des alliés restent ainsi prudents à l'idée de s'impliquer dans un conflit, dont la légalité reste encore à prouver. De quoi hérisser le président américain, dont la position s'est durcie cette semaine face au refus européen, allant jusqu'à qualifier l'Otan de "lâche". "Je pense que l’Otan fait une très grave erreur, a-t-il d'abord déclaré mardi. Je me demande depuis longtemps si l’Otan serait vraiment là pour nous."Pression sur les alliés de l'Otan
Vendredi, Donald Trump a finalement laissé entendre que le conflit au Moyen-Orient...
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22/03 - Le Texas prêt à basculer ? James Talarico, le démocrate populiste que Donald Trump déteste
"Il est temps de renverser la table". Le slogan de campagne de James Talarico a le mérite de parfaitement résumer son ambition. Le candidat démocrate à l'un des deux postes de sénateur du Texas lors des élections de mi-mandat en novembre prochain rêve de décrocher une fonction occupée sans partage par les républicains depuis… 1993. Pour y parvenir, ce Texan de 36 ans s’appuie sur un message à la fois religieux et populiste qui lui a permis d’écarter sans trop de difficultés sa concurrente à l’investiture démocrate, Jasmine Crockett, le 3 mars (il a obtenu 52,5 % des voix).
Une stratégie adaptée aux spécificités du "Lone Star State" - le deuxième Etat le plus peuplé du pays derrière la Californie, avec 30 millions d'habitants -, et qui trouve en partie ses racines dans la vie de James Talarico. Le candidat, qui siège depuis sept ans à la Chambre des représentants du Texas après avoir conquis une circonscription ayant voté pour Donald Trump en 2016, a mis entre parenthèses ses études de séminariste pour mener à bien sa campagne sénatoriale. "James Talarico est membre de l'Église presbytérienne des Etats-Unis, un groupe religieux théologiquement libéral, pointe Ryan Burge, professeur de sciences politiques à l’université de Saint-Louis (Missouri) spécialisé dans l’impact de la religion sur la vie politique américaine. Ils sont moins conservateurs sur le plan théologique que les évangéliques, notamment sur des questions comme le mariage gay ou l'avortement, en raison d'une approche plus souple de l’interprétation de...
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22/03 - "Saison Méditerranée 2026" à Marseille : un laboratoire culturel sur les rives de la grande bleue
Au croisement de la culture et de la diplomatie, la Saison Méditerranée 2026 s’annonce inédite par son ampleur. Son lancement, annoncé il y a bientôt trois ans par Emmanuel Macron, est imminent. Du 15 au 24 mai, la cité phocéenne va devenir le point de départ d’une manifestation qui réunira artistes, intellectuels et acteurs de la société civile, issus des deux rives du bassin, avant de se déployer, cinq mois durant, à travers une soixantaine de villes en France autour d’une ambition : renforcer les liens entre les peuples. La saison se clôturera d’ailleurs au-delà des frontières tricolores avec des événements programmés, l’automne prochain, au Maroc, en Tunisie, en Egypte ou encore au Liban. Expositions, spectacles vivants, concerts, débats, rencontres littéraires… Au total, plusieurs centaines de rendez-vous sont attendus, tous coordonnés par l’Institut français, sous le commissariat général de la directrice artistique et metteuse en scène Julie Kretzschmar.
Au-delà d’une simple vitrine culturelle à grande échelle, le projet se veut un laboratoire d’idées dans une région souvent marquée par les tensions politiques et les défis environnementaux. Julie Kretzschmar l’a ainsi construit comme un espace de dialogue et de coopération, avec des tables rondes et des forums publics autour de thématiques qui dépassent largement le champ artistique, comme les migrations, la transition écologique, l’urbanisme, la jeunesse méditerranéenne. En associant des chercheurs, des universitaires ou des acteurs économiques aux...
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22/03 - L’Iran affirme que le détroit d’Ormuz n’est fermé que pour ses ennemis
Le président Donald Trump a encore durci son discours à l’égard de l’Iran samedi soir, menaçant de cibler les infrastructures électriques du pays si Téhéran refusait de rouvrir le détroit d’Ormuz. Dans le même temps, les autorités iraniennes ont affiché leur détermination à ne pas céder et ont poursuivi leurs offensives en lançant une nouvelle vague d’attaques contre Israël.
Samedi soir, des missiles iraniens ont réussi à percer le système de défense aérienne israélien, pourtant réputé très performant, atteignant Dimona ainsi que la ville proche d’Arad. Les frappes ont causé des destructions matérielles et fait des dizaines de blessés, illustrant la capacité persistante de Téhéran à infliger des dommages malgré trois semaines de bombardements intensifs menés par les États-Unis et Israël.
16h10Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, affirme que les États-Unis disposent de "larges" fonds pour une guerre contre l'Iran
Le gouvernement américain dispose de "beaucoup d'argent" pour financer la guerre contre l'Iran, mais demande un financement supplémentaire au Congrès pour s'assurer que l'armée soit bien approvisionnée à l'avenir, a déclaré dimanche le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent. Bessent, s'exprimant sur le plateau de l'émission "Meet the Press" de NBC News, a également exclu toute proposition d'augmentation d'impôts pour financer la guerre.
La demande de l'armée américaine de 200 milliards de dollars de financement supplémentaire pour la guerre contre l'Iran se heurte à une forte opposition au Congrès, les...
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22/03 - Wolf Haas, l’auteur de polars autrichien qui fait disjoncter
Franz Escher exerce le – rare - métier d’orateur funéraire, profession parmi laquelle il s’est fait nombre d’ennemis ayant commis un livre contant leurs magouilles. L’ouvrage fit un flop et, depuis sa publication, il peine à se faire recruter pour rédiger les oraisons de défunts, ses anciens collègues des pompes funèbres préférant le tenir à distance de leurs clients en cercueil. Désœuvré, le célibataire s’ennuie, regrettant d’avoir cessé de fumer dix-sept ans auparavant et refusant toute distraction amoureuse, quand bien même la candidate, une ancienne consœur de funérailles, apprécie comme lui d’assembler, à quatre pattes sur le tapis, les pièces d’un puzzle.
Passé ce morne prologue, l’intrigue de Court-circuit, nouveau récit de l’auteur autrichien Wolf Haas vrille furieusement, et le lecteur gagnera à être attentif aux premières lignes dont l’imbrication donne le tournis. Franz Escher a donc fait venir dans son appartement viennois un dépanneur pour réparer une prise défectueuse. Tandis que celui-ci farfouille dans le tableau électrique, il patiente au salon en lisant un livre sur Elio Russo, ancien mafioso devenu témoin protégé. Elio Russo attend en prison d’être exfiltré sous une nouvelle identité. Le juge d’instruction devrait dans quelques heures venir le chercher dans sa cellule et le conduire discrètement jusqu’à une gare, où il lui remettra un billet de train pour la Suisse et des faux papiers. Ensuite, le repenti se construira une vie nouvelle, en prenant garde de ne jamais laisser de traces, car ayant livré...
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22/03 - Municipales : la participation est de 48,1 % à 17 heures
Les bureaux de vote ont ouvert pour le second tour. A Paris, le taux de participation pour le second tour s'élève à 40,98 % à 17 heures, soit le double de 2020 (23,89 %).
18h30
>>> Suivez la soirée électorale dans notre live politique.
17h00Un taux de participation de 48,1 % à 17 heures
Le taux de participation pour le second tour des élections municipales et communautaires à 17 heures, pour la France métropolitaine, s'élève à 48,1 %, selon le ministère de l'Intérieur. À la même heure, il était de 48,9 % au premier tour, le 15 mars dernier.
Au second tour des élections municipales de 2020, il était de 34,67 % à la même heure. Au second tour des élections municipales de 2014, il était de 52,36 % à la même heure. En 2008, le taux de participation s’élevait à 54,45 %.
A Paris, le taux de participation pour le second tour s'élève à 40,98 % à 17 heures, contre 23,89 % en 2020 à la même heure, et 38,6 % en 2014.
12h10Taux de participation à 12 heures : 20,33 %, en hausse par rapport au premier tour
À 12 heures dimanche, la participation au second tour des élections municipales en France métropolitaine atteignait 20,33 %, soit une progression d’environ un point par rapport au premier tour du 15 mars à la même heure (19,37 %), d’après les chiffres du ministère de l’Intérieur.
À titre de comparaison, lors du second tour des municipales de 2020 organisé en pleine période de Covid, ce taux s’élevait à 15,29 % à midi, un niveau inférieur à celui observé en 2014 (19,83 % au second tour). En 2008, la participation à...
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22/03 - Au bureau, les collègues qui ne votent pas comme vous peuvent vous déconcentrer
"Quand j’avais des clients au téléphone, je faisais attention à ce que je disais devant elle." Christelle, jeune avocate associée dans un cabinet de la région lyonnaise, se souvient avoir eu du mal à gérer, au quotidien, les convictions politiques très à gauche d’une collaboratrice, qui s’invitaient régulièrement dans les conversations et votait pour le parti de Jean-Luc Mélenchon. Avec la montée des extrêmes, confie-t-elle, certaines proximités deviennent plus difficiles : "Travailler avec quelqu’un qui vote La France insoumise ou le Rassemblement national me pose de plus en plus problème", lâche cette électrice de droite. Et une fois la journée terminée ? "En dehors du cabinet, je préfère les gens de gauche en général !".
Ce témoignage pourrait presque prêter à sourire s’il ne révélait pas un phénomène bien réel : l’effet de la polarisation politique sur les environnements de travail. Une étude récente menée par HEC auprès de salariés du privé montre d’ailleurs que ces clivages tiennent moins au salaire ou à la catégorie socio-professionnelle qu’à la qualité du lien social entre collègues. Mais ces tensions ont-elles un effet mesurable sur la performance ? C’est ce qu’ont cherché à établir deux chercheurs américains dans une étude publiée en octobre dans la revue Management Science.
Balazs Kovacs, professeur de comportement organisationnel à la Yale School of Management, et Tim Sels, chercheur à Berkeley, ont mesuré comment les différences politiques influencent la performance individuelle, en adoptant une méthode pour le...
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22/03 - Les maires français sous-payés ? Voici combien gagnent leurs homologues en Europe
Depuis 2020, 2 189 maires ont démissionné avant la fin de leur mandat, d'après l'Observatoire de la démocratie de proximité, dont 41,7 % élus dans des communes de moins de 500 habitants. C'est un record : jamais une mandature n'avait connu autant d'abandons de la part des édiles français. Tensions politiques locales, épuisement physique et moral, désillusion par rapport à la fonction… Les raisons de ces départs sont nombreuses.
Une chose est sûre : face à la complication du métier d'élu, leur rémunération ne suffit pas à les retenir. La moitié des maires français sont élus dans une commune de moins de 500 habitants, ce qui signifie qu'ils perçoivent une indemnité maximale d'environ 1 200 euros par mois, soit deux tiers du Smic mensuel brut. Bien souvent, ces plafonds sont en deçà de ceux en vigueur chez nos voisins européens. A l'occasion des élections municipales, faisons un tour d'Europe de la rémunération des maires.L'indemnisation des maires de petites communes françaises est plus faible que le Smic.En Espagne, des maires payés en fonction de leur temps de travail
Le barème fixé par la loi espagnole prévoit une rémunération différente en fonction de la taille de la commune et de l'investissement du maire. Dans les plus petites municipalités, on considère que les édiles ne travaillent qu'à temps partiel et touchent une indemnité maximale d'environ 30 000 euros par an. Cette rémunération grimpe par paliers : les maires de Bilbao et de Madrid touchent ainsi plus de 110 000 euros par an, soit environ 20 000...
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22/03 - Pétrole : "Chaque escalade au Moyen-Orient enrichit Moscou"
La guerre au Moyen-Orient conduira à des changements majeurs, à commencer sans doute par une accélération de la transition énergétique. Mais à plus court terme, le directeur de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) Fatih Barol alerte sur "la plus grande menace de l'histoire pour la sécurité énergétique mondiale", suite aux frappes militaires de part et d’autre du détroit d’Ormuz. "La remise en état pour le pétrole et le gaz prendra beaucoup de temps. Il faudra six mois pour que certains sites soient opérationnels, et beaucoup plus longtemps pour d'autres", prévient-il. De quoi alimenter les tensions sur le prix des hydrocarbures jusqu’à la fin de l’année ? A ce stade, toute prévision - même à trois mois - sur leur évolution semble vaine. Cependant, nous entrons durablement dans une période où la fourchette de prix du brut sera plus élevée, prévient l’économiste Michel Santi. Une bénédiction pour la Russie qui ne demande qu’à se refaire une santé.
L’Express : La situation s’emballe au Moyen-Orient. Jusqu’où les cours du pétrole peuvent-ils grimper ?
M.S. À court terme, nul ne le sait. Le baril de Brent a atteint 119 dollars cette semaine avant de retomber vers 109 au gré d’un communiqué israélien sur la réouverture d’Ormuz. Dix dollars de variation en quelques heures. Compte tenu des incertitudes liées au comportement des belligérants, prédire le baril à trois mois relève de l’astrologie. En revanche, nous avons sans doute changé de système de manière durable....
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22/03 - "Où sont les millions ?" : dans les grands groupes français, l’IA générative à l’épreuve du réel
En 1987, Robert Solow, économiste américain lauréat du prix Nobel, formulait un constat devenu célèbre : "Vous pouvez voir l'ère informatique partout, sauf dans les statistiques de la productivité." Quarante ans plus tard, en remplaçant "informatique" par "IA générative", le paradoxe n’a pas pris une ride. En dépit du bruit médiatique autour de cette technologie depuis plus de trois ans et la sortie de ChatGPT, les résultats tangibles sur l’économie tardent à se concrétiser. Fin février, une gigantesque enquête du National Bureau of Economic Research, menée auprès de 6 000 dirigeants d'entreprises aux Etats-Unis, en Europe et en Australie, concluait que près de neuf entreprises sur dix n'observaient aucun impact perceptible de l’IA générative sur leur emploi ou leur productivité sur les trois dernières années. Le chiffre fait écho à celui du MIT, qui avait défrayé la chronique l’été dernier en affirmant que 95 % des projets associés en entreprise échouaient à délivrer un retour sur investissement.
Ces derniers mois, L’Express a rencontré plusieurs "grands comptes", ces sociétés de premier plan de l’Hexagone comme Air France, Total, Axa… Des fleurons du CAC40 dont une partie dispose de bureaux donnant sur la dalle venteuse du quartier d’affaires La Défense. Tous l’admettent : malgré de fortes ambitions et des investissements dépassant parfois les six chiffres, la réalité du terrain est autrement plus modeste. La première difficulté concerne la donnée. L’IA générative repose sur des modèles de langage (LLM), très...
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22/03 - Emmanuel Macron, Nicolas Sarkozy, François Hollande : revenir à l’Elysée, la mission impossible des ex-présidents
"L’avenir dure longtemps", note Emmanuel Macron en décorant des fidèles début février. Parole de président, nostalgie d’ex-président, espoir de futur président ? Quitter l’Elysée à 49 ans, ce n’est pas emprunter le plus court chemin vers la retraite. Valéry Giscard d’Estaing avait 55 ans en mai 1981 et il fut soudain gagné, impression insupportable pour lui, par le sentiment de ne plus être utile d’autant qu’il estimait, autre désarroi, son œuvre interrompue. Si l’avenir dure longtemps, on en ignore le terme : la gestion du temps se révèle donc essentielle. La Constitution interdit à Emmanuel Macron de se représenter en 2027 - "Le seul élu à qui on impose cela, c'est ma pomme", fulminait-il dès en 2018, un an seulement après être arrivé. Alors il ne pourra qu’être sensible, l’un de ses plus proches le reconnaît, à la promesse de celui des candidats qui s’engagerait à faire un seul mandat, comme Xavier Bertrand il y a cinq ans.
Etre et avoir été est l’exact opposé de ce mantra cher à Emmanuel Macron, ce fameux "en même temps" ; il est aujourd’hui sa tentation, et même son horizon. Aux Etats-Unis, on ne repasse pas les plats, les battus sont généralement balayés, sauf Nixon, défait en 1960, vainqueur en 1968, sauf Trump, défait en 2020, vainqueur en 2024. Etre et avoir été est une maladie particulièrement contagieuse en France. "Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés", quelles qu’aient été les précautions prises. "Serai-je capable d'avoir une seconde vie, de faire autre chose ? [...] Quand la politique vous...
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21/03 - États-Unis : Donald Trump revoit sa stratégie migratoire et s’attire les critiques de son camp
C'est une évolution qui est loin de faire consensus au sein de sa base. Selon les informations du Wall Street Journal, le président américain Donald Trump a demandé à ses conseillers de revoir la manière dont sa promesse phare de "déportation massive" des migrants en situation irrégulière est mise en œuvre et présentée. Estimant que cette expression a été mal perçue par certains de ses électeurs, le dirigeant souhaiterait désormais mettre davantage l’accent sur l’arrestation de criminels plutôt que sur des opérations spectaculaires générant du désordre dans les villes, à l'image de celle de Minneapolis.
Cette volonté de réajuster la politique migratoire est en partie portée par sa cheffe de cabinet, Susie Wiles, qui juge que la gestion actuelle de l’immigration a transformé un thème fort de la présidence en un sujet politiquement délicat à l’approche des élections de mi-mandat. Le "tsar" des frontières, Tom Homan, a également remplacé le chef du Bureau des douanes et de la protection des frontières des États-Unis (CBP), Greg Bovino, à Minneapolis. Considéré comme une voix relativement modérée sur ces sujets, ce dernier privilégie depuis son arrivée en poste des interventions plus classiques, ciblant en priorité des individus ayant commis des infractions, notamment ceux transférés par les prisons locales. Résultat : le rythme des arrestations a légèrement diminué, passant à environ 1 200 par jour, contre plus de 1 500 lors des opérations intensives menées précédemment dans le Minnesota.Une coalition pro-déportation
"Il...
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21/03 - "Une fâcheuse tendance à se tromper" : sur l’énergie, l’Europe apprendra-t-elle enfin de ses erreurs ?
Mieux vaut tard que jamais. En reconnaissant, sans ambiguïté, que l’Europe n’aurait pas dû se détourner de l’énergie nucléaire, Ursula von der Leyen a dit tout haut ce que de nombreux experts pensaient tout bas depuis des lustres. Ce mea-culpa tardif laisse toutefois un goût amer : combien d’années perdues pour l’Europe ?
Dans une chronique récente pour L'Express, Cécile Maisonneuve, présidente de Decysive, remettait l'église au milieu du village : en 1995, le Vieux Continent tirait 33 % de son électricité du nucléaire et importait 44 % de son énergie. Aujourd’hui, les rapports se sont inversés : les importations représentent 54 %, tandis que la part du nucléaire dans la production électrique est retombée à 23 %. Quelle Europe aurions-nous aujourd’hui si nous avions choisi d’associer nucléarisation et décarbonation, au lieu de les opposer ? Dans ce scénario contrefactuel, la dépendance aux marchés gaziers serait moins prononcée et l’industrie européenne mieux protégée des secousses géopolitiques.
L’Allemagne, qui assiste aujourd’hui à la fin de son règne dans l'automobile, afficherait ainsi un autre visage. Mieux, si Berlin avait choisi de fermer d’abord ses centrales à charbon plutôt que son parc nucléaire, jusqu’à 1 100 millions de tonnes de CO2 auraient pu être évitées d’ici 2035 -, l’équivalent de près de trois années d’émissions françaises. Le coût économique et sanitaire imputable à cette trajectoire avoisine les 12 milliards de dollars par an. Autant de chiffres qui rappellent que les décisions énergétiques ont...
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21/03 - Iran : en visant Diego Garcia, Téhéran révèle une capacité de frappe bien plus longue qu’estimée
C'est une nouvelle qui pourrait marquer un tournant dans le conflit opposant la coalition israélo-américaine et l'Iran. Ce 21 mars, la République islamique a tiré pour la première fois des missiles balistiques de portée intermédiaire vers Diego Garcia, la base militaire conjointe américano-britannique nichée au cœur de l’océan Indien, selon plusieurs responsables américains cités par le Wall Street Journal. Selon ces mêmes sources, dont l’une s’est également exprimée auprès de CNN, deux missiles ont été lancés : l’un a échoué en vol en raison d’un problème technique encore inconnu, tandis que l’autre aurait été intercepté par un destroyer américain équipé d’un système SM-3. Une interception qui n’a toutefois pas été officiellement confirmée par le Pentagone.
Londres, en revanche, est sorti de sa réserve. Le ministère britannique de la Défense a dénoncé des "attaques imprudentes de l’Iran", tandis qu’une source officielle a confirmé à l’AFP que la tentative de frappe avait échoué. Côté iranien, l’agence de presse Mehr revendique implicitement l’opération, évoquant une cible visant "la base militaire des oppresseurs à Diego Garcia" et qualifiant cette action d’"étape importante" dans la capacité de Téhéran à menacer les intérêts américains au-delà de son environnement régional immédiat.
Située sur une île isolée de l’archipel des Chagos, sous souveraineté britannique, la base de Diego Garcia constitue un point névralgique pour les opérations militaires américaines, abritant sous-marins nucléaires, bombardiers stratégiques et...
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21/03 - Mango : la recette magique de ce fleuron espagnol pour déjouer la crise du prêt-à-porter
Quoi de mieux qu’une promenade rue de Rivoli pour prendre le pouls de la filière du prêt-à-porter en France ? Sur cette artère incontournable du shopping parisien, les vitrines des acteurs traditionnels du milieu de gamme, comme Camaïeu ou Naf Naf, n’existent plus que dans les souvenirs, victimes d'une crise mêlant changement des habitudes de consommation, inflation et concurrence chinoise. Parmi les survivants, les enseignes de l’empire Inditex – numéro un mondial de l'habillement avec sa figure de proue, le géant Zara, mais aussi Bershka et Pull and Bear. Un autre espagnol, dix fois plus petit, fait de la résistance : Mango. Fondé dans les années 1980 par les frères d’origine turque Isak et Nahman Andic, la marque vient de boucler une année record avec un bénéfice de 242 millions d'euros pour un chiffre d’affaires de 3,8 milliards, en croissance de 13 %.
Pour comprendre ce succès, il faut s’envoler pour Palau-solità i Plegamans, à une trentaine de kilomètres de Barcelone. Un complexe de bâtiments blancs, dont un ancien hangar d'aviation, forme le Mango Campus. Un an après le décès d’Isak Andic dans des circonstances troubles – l’enquête est en cours -, l’ombre du fondateur plane toujours au-dessus de cette zone industrielle. Les œuvres d’art issues de sa collection privée ornent les couloirs du siège tandis qu'à l’entrée trône une sculpture signée Jaume Plensa, l'un de ses proches.Faire la mode, pas des vêtements
C'est ici que les deux collections annuelles de Mango – auxquelles s’ajoutent des éditions...
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21/03 - Iran : pourquoi la stratégie de décapitation de tous les hauts responsables iraniens pourrait s’avérer contre-productive
La stratégie de "décapitation" portera-t-elle ses fruits ? Alors qu'Israël a annoncé mercredi la mort du ministre du renseignement iranien Esmail Khatib, au lendemain de celle du dirigeant de facto du pays Ali Larijani, plusieurs spécialistes s'interrogent sur l'efficacité de ces frappes ciblées à moyen et long terme. Du côté d'Israël et des Etats-Unis, viser les ténors du régime, bien que cela soit illégal au regard du droit international, a pour objectif de l'affaiblir et d’éviter des enlisements militaires, en décourageant notamment les cadres subalternes d’accepter des fonctions devenues extrêmement dangereuses. En parallèle, les milliers de bombardements menés contre la République islamique visent à restreindre toute riposte militaire.
Mais certains observateurs du conflit sont dubitatifs. Car au cœur du problème se trouvent la structure et la résilience du régime iranien. La figure du "martyr" est en effet profondément ancrée dans l’idéologie de la République islamique d’Iran, et l’élimination de hauts dirigeants, à défaut de raccourcir la guerre, peut attiser un désir de vengeance et fermer les voies diplomatiques — prolongeant ainsi le conflit. "Ce régime se nourrit d’une théologie de la souffrance, donc plus il y aura d’assassinats, plus il deviendra résilient, et des individus moins expérimentés accéderont à des postes plus élevés", a par exemple expliqué Bader Al-Saif, historien, lors d’une conférence du Middle East Institute.Un second souffle
"Ce n’est pas un régime personnalisé. Il existe des couches...
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21/03 - Leonardo Maria Del Vecchio, patron de Ray-Ban : "L’Europe est l’échelle minimale pour compter dans le monde"
Leonardo Maria Del Vecchio nous reçoit dans les bureaux de LMDV Capital, son family office avec vue sur Milan. Il affiche la détermination de ceux qui ne veulent pas être seulement perçus comme les héritiers d’un nom. Le sien est l’un des plus prestigieux du capitalisme italien - son père disparu en 2022 est le fondateur de l’empire Luxottica. A tout juste trente ans, celui qui préside Ray-Ban et officie comme Chief Strategy Officer d'EssilorLuxottica veut s’imposer comme un acteur incontournable de l’économie de la péninsule. A travers LMDV Capital, il déploie une stratégie d'investissement diversifiée, avec déjà plus de 50 participations en seulement quatre ans. Un portefeuille qui vise à exalter et défendre les excellences du made in Italy : des restaurants haut de gamme à Milan (Casa Fiori Chiari, Vesta, Trattoria del Ciumbia) à l'acquisition d'une marque historique d’eau minérale Acqua e Terme Fiuggi. Il nous livre sa vision entre pragmatisme économique et défense de la souveraineté italienne et européenne.
L'Express : Les entreprises dans lesquelles vous investissez sont essentiellement italiennes. Pourquoi cette préférence ?
Leonardo Maria Del Vecchio : C’est un choix de cœur autant que stratégique. Je crois profondément en la force des entreprises italiennes lorsqu’elles sont soutenues par une organisation, une technologie et une vision internationale. Notre système industriel possède encore un énorme potentiel à exprimer sur les marchés mondiaux, s’il est placé dans les bonnes conditions.
L’Italie...
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21/03 - Simone de Beauvoir : le mythe du Castor fait-il barrage à cette auteure de génie ?
Au fond les années Mitterrand auront causé le plus grand tort à l’image des gens de gauche – et on ne fait pas allusion à l’indéboulonnable ministre de la Culture d’alors, un certain Jack Lang. De même que Marguerite Duras paie encore le côté pontifiant qu’elle a pu montrer au sommet de sa gloire, en 1984, Simone de Beauvoir a sans doute fait fuir de potentiels lecteurs en devenant une institution des lettres. Comme Duras elle déjeunait à l’Elysée et avait l’oreille du président de la République. Autre signe de son statut souverain : en 1981, elle est traduite au Danemark par… la reine en personne, Margrethe II ! Depuis sa mort, en 1986, la notable enturbannée a eu droit à tous les honneurs de la part de la mairie de Paris : une place Sartre-Beauvoir à Saint-Germain-des-Prés, une passerelle Simone-de-Beauvoir (seul pont parisien à porter le nom d’une femme) et une plaque au 11 rue de la Bûcherie, dans le Ve arrondissement, qui précise que c’est là qu’elle a écrit Le Deuxième Sexe. C’est sans doute par ce classique contemporain qu’il faut repasser pour tenter de comprendre qui était la vraie Beauvoir derrière la "potiche" officielle qu’elle craignait d’être à la fin de sa vie.
Née en 1908 dans une famille bourgeoise mais en voie de déclassement, la jeune Simone comprend très tôt qu’elle aura à étudier et à travailler. Douée selon son père d’un "cerveau d’homme" (sic), elle doit son émancipation intellectuelle à son amie d’enfance et de jeunesse Elisabeth Lacoin, dite "Zaza", qui mourra prématurément à 21 ans. A...
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21/03 - Un week-end à Marseille : les (bonnes) mères s’exposent au Mucem
Quel sens prend la maternité quand elle se vit sous les auspices de Notre-Dame-de-la-Garde, cette Bonne Mère qui aimante les pèlerins depuis le XIIIe siècle, et plus largement dans le bassin méditerranéen ? A Marseille, le Mucem explore un sujet aussi intime qu’universel, qui trouve dans ces territoires ouverts sur la mer une expression plus prégnante qu’ailleurs : "En Méditerranée, la mère occupe une place centrale dans la vie quotidienne, mais cette 'reine mère de la sphère domestique' a paradoxalement peu de voix sur la place publique. Les artistes du Sud invoquent par ailleurs la maternité comme une matrice de création, quand elle est au contraire parfois vue comme un empêchement plus au Nord", avance Caroline Chenu, chargée de recherche au musée et co-commissaire de l’exposition Bonnes mères avec Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des Femmes. Ici, il s’agit donc moins de célébrer la figure maternelle que d’interroger, sur quatre millénaires, les visions plurielles d’un statut souvent idéalisé dans les sociétés méditerranéennes, entre mythes, enjeux sociaux et sujet artistique.
Pour nourrir un propos à la fois dense et complexe, près de 400 pièces, issues des réserves du Mucem ou de collections internationales, jalonnent un parcours immersif qui s’ouvre sur les représentations mythiques et symboliques de la maternité, des déesses mères de l’Antiquité à l’iconographie religieuse, en passant par les icônes politiques, patriotiques ou artistiques. Une madone à la grenade provenant de l'atelier...
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21/03 - Langue française : les moines copistes utilisaient déjà les SMS !
Bjr pour "bonjour", tkt pour "t’inquiète", a2m1 pour "à demain"… Dans les textos comme sur les réseaux sociaux, les abréviations fleurissent à qui mieux mieux, et certains le déplorent. Force est pourtant de le constater : ce procédé n’a rien de nouveau. Les moines copistes y recouraient déjà au Moyen Age !
Eh oui. A l’époque, mlt signifiait "moult" et chlr, "chevalier", comme le rappelle Gabriella Parussa dans Ecrire le français (Actes Sud). Les religieux n’hésitaient pas non plus à réduire un terme à sa prononciation la plus élémentaire (l pour "elle") ni à utiliser des chiffres (mat1 pour "matin" ou 2 au lieu de "d’eux"). Plus subtil : le 9 symbolisait en latin médiéval la syllabe cum (avec) car, graphiquement, le c suivi d’un m ressemblait à ce chiffre. De là "9me" pour "comme" ou "9ris" pour commentatoris.
Et c’est logique. Imaginez que vous ayez à reproduire un long texte sur un matériau rare et coûteux, a fortiori dans un monastère humide et mal chauffé (la CGT était assez mal implantée dans les abbayes). Je vous fiche ma plume d’oie que vous chercheriez immanquablement à gagner du temps et de la place !
Conclusion ? Gabriella Parussa est formelle. Il ne faut pas voir dans nos divers raccourcis et émojis contemporains une quelconque déformation de la langue, mais un code inventif qui n’est au fond rien d’autre qu’un retour à la tradition médiévale. Car je n'irais pas jusqu'à dire que les moines copistes écrivaient des textos, mais c'est tout 9.
L'amoureux du français et des langues de France prend sa...
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21/03 - Guerre en Iran : l’armée américaine déclare avoir "réduit" la menace iranienne dans le détroit d’Ormuz
Israël et l'Iran continuent de s'attaquer mutuellement ce samedi alors que les États-Unis ont envoyé des milliers de Marines supplémentaires au Moyen-Orient et que le président Donald Trump accusait les alliés de l'OTAN de lâcheté pour leur réticence à aider à ouvrir le détroit d'Ormuz. Selon l'agence iranienne Tasnim, le site d'enrichissement de Natanz a été visé par les Etats-Unis et Israël.
Israël a également frappé Beyrouth, affirmant viser le Hezbollah, intensifiant les frappes aériennes contre la milice libanaise soutenue par l'Iran.
Plus de 2 000 personnes ont été tuées depuis l'attaque menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran le 28 février, tandis que les Américains semblent de plus en plus inquiets face aux signes d'une possible extension du conflit, alors qu'il entre dans sa quatrième semaine.
Les Etats-Unis ont annoncé vendredi soir autoriser pour une durée de 30 jours la livraison et la vente de pétrole iranien bloqué en mer, alors que les prix de l'énergie se sont stabilisés après deux jours de fortes fluctuations provoquées par les attaques contre des installations énergétiques au Moyen-Orient.
Donald Trump a déclaré vendredi que les Etats-Unis étaient sur le point d'atteindre leurs objectifs dans la guerre en Iran et envisageaient de réduire leur engagement militaire au Moyen-Orient.
15h46L'Iran dit avoir touché un F-16 israélien
Selon un communiqué des gardiens de la révolution iraniens, relayé par la télévision d’État, un avion de combat F-16 appartenant à "l’ennemi sioniste" aurait été...
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21/03 - Emily Shuckburgh : "Nous voulons faire du Royaume-Uni une superpuissance en énergie propre"
Emily Shuckburgh est une climatologue de renommée mondiale. L'une de ces scientifiques qui avertissent inlassablement, depuis des décennies, des dangers d'une planète qui se réchauffe. Après avoir passé dix ans au British Antarctic Survey, où elle s'est consacrée à la recherche sur les océans polaires, et co-écrit The Ladybird Book on Climate Change avec le Roi Charles III et l'ornithologue Tony Juniper, elle dirige depuis 2019 Cambridge Zero, la grande initiative de l'université éponyme en matière de changement climatique.
En octobre dernier, Emily Shuckburgh a été nommée conseillère scientifique en chef au sein du ministère de la Sécurité énergétique britannique. Une mission d'importance, alors que tous les pays cherchent la solution pour diminuer leur vulnérabilité face aux chocs géopolitiques - la guerre au Moyen-Orient étant le dernier en date. De passage à Paris, elle a reçu L'Express et réaffirmé l'ambition du Royaume-Uni "de devenir une superpuissance en énergie propre". Elle a aussi souligné les grandes opportunités de coopération entre Londres et Paris : "En quelques centaines de kilomètres, nous voyons émerger un véritable écosystème d’innovations dans les technologies climatiques."
L’Express : Comment les tensions actuelles au Moyen-Orient redéfinissent-elles les priorités en matière de sécurité énergétique ?
Emily Shuckburgh : Elles ne font que renforcer le besoin de considérer notre sécurité énergétique comme une composante essentielle de notre agenda politique. L’importance de la transition vers le...
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21/03 - Victor D. Cha : "La Chine est beaucoup plus dépendante du commerce international qu’on ne le croit"
La guerre commerciale lancée par Donald Trump a monopolisé, ces derniers mois, l'attention du débat public, reléguant au second plan un autre acteur aux pratiques commerciales bien plus agressives : la Chine, comme le montrent Victor D. Cha, Ellen Kim et Andy Lim dans le passionnant China's Weaponization of Trade, Resistance Through Collective Resilience (Columbia University Press, non traduit). Le trio de chercheurs s'est appuyé sur un ensemble de données inédites qui illustrent comment Pékin n'a eu de cesse d'instrumentaliser le commerce international à des fins politiques, entre 1997 et 2025.
Et pourtant, "la Chine est beaucoup plus dépendante de ses partenaires commerciaux qu'on ne le croit", assure Victor D. Cha. Ce professeur à l’université de Georgetown y voit une opportunité pour les pays attachés à l'ordre libéral international : mettre en place une stratégie de "résilience collective" afin de dissuader Pékin de recourir à de futurs comportements prédateurs. Entretien.
L’Express : Dans votre livre, vous montrez comment la Chine utilise le commerce à des fins politiques. Vous qualifiez ces méthodes de "coercition économique". Qu’entendez-vous par là ?
Victor D. Cha : Pour la majorité des économistes, les échanges commerciaux entre pays sont perçus comme étant mutuellement bénéfiques. C’est un jeu à somme positive où tout le monde gagne, mais où chacun devient dépendant de l’autre. Ces cinquante dernières années, cette interdépendance était vue comme une manière positive d’organiser les relations...
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21/03 - Des Marines pour débloquer le détroit d’Ormuz ? L’analyse percutante du vice-amiral John W. Miller
Il connaît les moindres recoins du détroit d'Ormuz. Pour avoir dirigé la cinquième flotte de l'US Navy, basée à Bahreïn, et avoir été le commandant des forces navales du Commandement central des Etats-Unis (NAVCENT), le vice-amiral John W. "Fozzie" Miller est un témoin privilégié de la bataille stratégique qui se joue au cœur de cet espace maritime qui relie le golfe Persique et le golfe d'Oman. Alors que la guerre fait rage - seize navires du régime de Téhéran auraient encore été frappés dans un port du Golfe selon les médias iraniens -, Donald Trump a laissé planer le doute sur l'envoi de soldats américains sur le terrain. "Je n'envoie de troupes nulle part. [Et] si c'était le cas, je ne vous le dirais certainement pas", a-t-il affirmé le 19 mars, dans le bureau Ovale, aux côtés de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi. En parallèle, le Pentagone aurait largué le 17 mars des munitions à pénétration profonde de plus de deux tonnes sur des sites iraniens fortifiés le long du littoral, servant notamment à abriter des missiles de croisière antinavires, selon le Wall Street Journal. Pour tenter de désamorcer la crise dans le détroit d'Ormuz qui a paralysé le transport de 20 % du pétrole mondial et provoqué une flambée des prix de l'énergie, plusieurs pays occidentaux, dont la France, ont proposé le 19 mars leur aide pour sécuriser la zone.
Pour L'Express, le vice-amiral John W. "Fozzie" Miller décrypte les ressorts de ce conflit naval à très haute intensité et esquisse les pistes d'une sortie de crise....
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21/03 - "Priver un militaire de ces appareils aujourd’hui est inimaginable" : Strava, la faille des armées
Un footing à bonne allure. Ce 13 mars, un jeune officier de la marine nationale s'élance sur le pont du porte-avions Charles-de-Gaulle. Comme des millions d'utilisateurs, il enregistre sa performance via une montre connectée. Synchronisée avec l'application sportive Strava, son activité est accessible sur un profil public. En quelques clics, n'importe quel internaute peut suivre le tracé de sa course. Et, par la même occasion, localiser le navire et son escorte, au nord-ouest de Chypre, à une centaine de kilomètres des côtes turques.
Six jours plus tard, un article du Monde révèle l'incident. Le jeune homme étant un amateur des petites foulées, son compte Strava permet de suivre autant ses courses que le déplacement du porte-avions. Un problème évident : si le déploiement du Charles-de-Gaulle a été annoncé par Emmanuel Macron le 3 mars, le signalement de sa position précise en ligne est dangereux, en pleine guerre au Proche-Orient.
Ces incidents ne relèvent pas de simples dérives individuelles. Militaires en opération, gardes du corps de personnalités, agents de renseignements : ces dernières années, plusieurs professionnels pourtant rompus à la discrétion ont été trahis par l'usage de leurs téléphones ou d'objets connectés. Ils révèlent les limites d'une discipline numérique que les armées peinent à imposer totalement, en dépit des campagnes de sensibilisation. Car le smartphone est devenu indissociable du quotidien. Avec les tensions sur le recrutement, exiger une déconnexion prolongée devient irréaliste,...
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20/03 - Dérives de l’Ordre des médecins : le gardien de la déontologie est-il encore légitime ?
La nouvelle ne risque pas d’améliorer l’image de l’Ordre des médecins, déjà écornée par de multiples scandales. Le 18 mars, le Canard enchaîné a révélé un pré-rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) sur le Conseil national de l’Ordre des médecins, de son antenne parisienne, ainsi que celles du Rhône et des Bouches-du-Rhône. Pour l’institution censée incarner la rigueur déontologique de la profession médicale, le réquisitoire est sévère. Mais pour quiconque suit les tribulations de l’Ordre, il n’a rien de surprenant.
Le rapport de l’IGF, de 44 pages, décrit d’abord une gestion "émaillée d’irrégularités", des indemnités et défraiements "insuffisamment justifiés, voire irréguliers" et des achats "non conformes aux règles de la commande publique". Une conseillère ordinale a par exemple dépensé 15 000 euros en courses de taxi sur la seule année 2024. Le conseil départemental des Alpes-Maritimes, lui, a acquis une villa de 1 200 m² avec piscine pour 3,9 millions d’euros. L’Ordre a également organisé vingt événements entre 2022 et 2025 pour un budget de 3,1 millions d’euros. Le tout financé par les cotisations obligatoires - récemment augmentées à 365 euros par an - de 341 000 médecins. Ce qui permet à l'Ordre de jouir d'un budget annuel de 111 millions d'euros.Les patients, grands oubliés
Mais c’est sans doute sur la protection des patients, le cœur de sa mission, que l’Ordre faillit le plus gravement. "Le traitement des signalements et des plaintes ne permet pas de garantir que les manquements déontologiques soient...
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20/03 - Municipales à Marseille : Sébastien Delogu, l’insoumis au centre du duel
A Marseille, la bataille du second tour des élections municipales a pris un tour plus frontal encore jeudi 19 mars. Sur le plateau de France 2, le maire sortant Benoît Payan et son rival du Rassemblement national Franck Allisio se sont affrontés sur une accusation centrale dans l’entre-deux tours : celle d’une prise de contrôle de la mairie par La France insoumise (LFI) en cas de victoire du Printemps marseillais. "Derrière vous il y a Jean-Luc Mélenchon", a lancé le candidat RN. "Il n’y aura pas une seule personne issue de ses rangs", a répliqué Benoît Payan, cherchant à couper court à une polémique nourrie depuis le retrait des insoumis.
Car tout s’est joué mardi 17 mars. Après plus de vingt-quatre heures de suspense, Sébastien Delogu a finalement convoqué la presse dans un théâtre associatif du quartier de Belsunce. Dans une atmosphère lourde, le candidat de La France insoumise a annoncé son retrait de la course à l’Hôtel de Ville marseillais. Une décision dictée par la crainte de voir le Rassemblement national l’emporter, alors que Franck Allisio est arrivé en deuxième position au premier tour avec 35,02 % des suffrages. Arrivé quatrième, Sébastien Delogu renonce donc à se maintenir au second tour, mettant fin à l’hypothèse d’une quadrangulaire incertaine. "Face à l’irresponsabilité d’un homme, nous serons responsables pour un million", a-t-il lancé, visant directement le maire sortant, Benoît Payan, qui a refusé toute fusion avec les listes insoumises."Accord secret"
Ce retrait, immédiatement...
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20/03 - "La ville est morte" : Vierzon, ce fief communiste qui pourrait basculer à l’extrême droite
Il ne faut pas parler à Bruno de politique. Attablé au soleil sur la terrasse d’un bar du centre-ville de Vierzon, dans le Cher, ce retraité ne suit que "de loin" les élections municipales dans sa ville, sans se soucier "plus que ça" des résultats du scrutin et de leurs conséquences sur son quotidien. En revanche, l’homme connaît par cœur le prix du kilo de tomates, qui peut augmenter de "près d’un euro" en fonction des mois, et a bien conscience que la taille de son rôti chez le boucher a largement diminué "pour le même prix" sur les trois dernières années. La fermeture de nombreux commerces de la rue piétonne du Maréchal Joffre, au cœur de la ville, le désole tout autant - au même titre que le prix d’un repas au restaurant, "petit plaisir" qu’il ne s’offre plus depuis longtemps.
Malgré ces frustrations, Bruno rejette d’un revers de main l’idée de se rendre aux urnes ce dimanche 22 mars pour tenter de changer les choses. Comme plus de 47 % des Vierzonnais, il n'est pas allé voter lors du premier tour des élections, le 15 mars, et ne compte pas se déplacer davantage une semaine plus tard. "La politique, ça ne m’intéresse pas. Quoi qu’on vote, rien ne change", souffle-t-il, méfiant. Pourtant, dans cette commune de 25 000 habitants située en plein cœur du Centre-Val de Loire, le résultat du second tour pourrait être une déflagration.
Ancrée à gauche et majoritairement dirigée par des élus communistes depuis plus d’un demi-siècle, Vierzon pourrait bien basculer à l’extrême droite. Au premier tour, la liste de...
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20/03 - Michel Cymes et Frédéric Saldmann vendent-ils toujours autant de livres ?
Les médecins stars seraient-ils en train de passer de mode ? Il y a dix ans, ils trônaient en tête des meilleures ventes d’essais. En 2016, alors présentateur vedette du Magazine de la santé sur France 5 (et également entendu sur les ondes d’Europe 1 et RTL), Michel Cymes écoulait 300 000 exemplaires de son livre Vivez mieux et plus longtemps (succès qui avait fait l’année de son éditeur, Stock). Hélas le chirurgien le plus populaire du PAF a ensuite vendu de moins en moins : 130 000 exemplaires pour Votre cerveau en 2017, 35 000 exemplaires pour Chers hypocondriaques… en 2018, 10 000 exemplaires pour Sur l’amour en 2020. Il est vrai que, à partir de l’automne 2017, ayant lancé son bimestriel Dr. Good !, il concurrençait lui-même ses propres livres… Son nouveau titre qui vient de paraître chez Albin Michel, Heureux comme des TDAH !, coécrit avec le pédopsychiatre Oliver Révol, marque-t-il son retour en forme ? En 3e position des essais, il vient de dépasser les 15 000 exemplaires.
Son principal rival d’antan, le cardiologue Frédéric Saldmann, est en revanche absent de notre classement, ce qui paraît incroyable quand on se souvient de ses scores passés. Par ailleurs nutritionniste, Saldmann a mangé son pain blanc entre 2013 et 2015 : Le Meilleur médicament, c’est vous ! et Prenez votre santé en main ! avaient atteint les 300 000 exemplaires. Les titres injonctifs avec points d’exclamation en prime ne font pas tout, et le thuriféraire du tantrisme, qui a souvent expliqué que douze orgasmes par mois...
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20/03 - Taïwan face à la Chine : le scénario noir du chaos énergétique
Rarement les manœuvres militaires chinoises n’ont semblé aussi proches de Taïwan qu'en ce 29 décembre 2025. Ce jour-là, l’île a été encerclée par 89 avions de guerre et 28 navires. Certains, qui s'étaient aventurés à une trentaine de kilomètres seulement des côtes, étaient visibles depuis la pointe la plus méridionale. Pour la seconde fois de l’année, la Chine s’entraînait à un blocus de ce territoire qu'elle considère comme l'une de ses provinces. Si elle était mise en place, une telle opération permettrait à Pékin, en étouffant la chaîne d’approvisionnement énergétique taïwanaise, de soumettre l’île "sans tirer un seul coup de feu", selon le think tank américain Foundation for Defense of Democraties (FDD).
L’été dernier, ce centre de réflexion basé à Washington a imaginé plusieurs scénarios de blocus. La conclusion est sans appel : sa dépendance énergétique est le talon d’Achille de Taïwan. Et pour cause, territoire exigu, sismique, et privé de ressources naturelles, l'île importe 96 % de son énergie : en majorité du gaz naturel liquéfié (GNL), source d'environ la moitié de sa production d'électricité. Cette vulnérabilité énergétique inquiète la communauté internationale : l’île produit en effet plus de la moitié des semi-conducteurs de la planète et détient un quasi-monopole sur les puces les plus avancées. Une activité de plus en plus énergivore, tant la demande mondiale explose.
Or, les menaces chinoises sur les...
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20/03 - Un ex-directeur du MI6, le prince William… Saint Andrews, voie royale des étudiants en Ecosse
Sur la pelouse parfaitement entretenue du complexe sportif de l’université de Saint Andrews, un maillot bleu ciel, aux couleurs de l’école, fend le terrain. Ballon ovale à la main, le jeune joueur évite ses adversaires de l’équipe rivale de New Castle, accélère, puis marque un essai parfait sous les applaudissements des spectateurs - presque tous acquis à sa cause. En ce mercredi nuageux de mars, le centre sportif de l'établissement écossais est en ébullition : Saint Andrews accueille les finales du British Universities and Colleges Sports (BUCS), batailles au sommet des meilleures équipes universitaires du pays. Plus de 500 étudiants se sont donné rendez-vous dans cette petite ville de la région de Fife, dans le nord de l’Ecosse, pour y disputer 21 matchs dans une dizaine de sports différents.
Pour l’université hôte, l’enjeu est de taille. "Contrairement à d’autres écoles, presque tout le monde ici fait partie d’une équipe sportive ou d’une association étudiante. Notre communauté est très soudée et extrêmement impliquée dans ce genre d’événements", commente Tom, étudiant en économie et membre de l’équipe de rugby. Depuis les gradins, il suit la partie avec attention : en cas de victoire, ses camarades seront classés en deuxième position de la ligue, soit le meilleur classement jamais obtenu par l’équipe de Saint Andrews. Mais pour Tom, l'investissement n’est pas que sportif.
En intégrant l’équipe, ce jeune Ecossais s’est lié d’amitié avec des élèves internationaux venus des Etats-Unis ou d’Afrique du Sud et avec...
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20/03 - Finances publiques : la célèbre lettre de Turgot au roi Louis XVI exposée à Bercy
Cela fera bientôt deux siècles et demi qu’il paraît vain de mettre en garde contre la gabegie de l’État et l’envolée de ses dépenses, en témoignent les mésaventures que connut en son temps – bien avant Raymond Barre, ou François Bayrou - Anne Robert Jacques Turgot, auteur de la fameuse lettre au roi Louis XVI. La missive, écrite à l’encre marron et dont la graphie régulière stupéfie, propriété des Archives nationales, sera, à compter du 23 mars après-midi, exposée pour la première fois et durant quelques heures, au ministère de l’Économie et des Finances à Bercy, une facétieuse idée organisée par les admirateurs de l’économiste, qui, ce même jour, décerneront leur prix du meilleur livre économique et financier, sous la présidence de Jean-Claude Trichet, ancien président de la Banque centrale européenne et gouverneur honoraire de la Banque de France.
Turgot, mort en 1781, occupe une place singulière dans l’histoire intellectuelle et politique. Né à Paris en 1727, il se destine d’abord à l’Église avant d’opter pour une carrière dans l’administration royale. Il participe à L’Encyclopédie, se lie avec les philosophes, dont Voltaire. Intendant de la généralité de Limoges à partir de 1761, il y applique des réformes : cadastre, amélioration des routes, lutte contre la pauvreté, liberté du commerce des grains. Ses résultats font parler de lui à Versailles. En 1774, le jeune Louis XVI le nomme à son côté contrôleur général des Finances, au moment où la monarchie est lourdement endettée. Turgot n’a pas froid aux yeux ; le 24 août,...
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20/03 - Flotte fantôme russe : un nouveau pétrolier arraisonné en Méditerranée par la France
La Marine française a arraisonné vendredi 20 mars en Méditerranée occidentale un pétrolier qui, selon le président Emmanuel Macron, appartenait à la flotte fantôme russe, un réseau de navires qui permet à Moscou d'exporter du pétrole malgré les sanctions occidentales.
Le cargo transportant du pétrole, nommé "Deyna", arborant un pavillon mozambicain, était soupçonné d'arborer un faux pavillon. Le navire avait quitté le port russe de Mourmansk. Des soupçons qui se sont confirmés une fois à bord : "l'examen des documents a confirmé les doutes quant à la régularité du pavillon arboré", a indiqué la préfecture maritime de la Méditerranée dans un communiqué, précisant qu'un signalement au procureur de la République de Marseille, compétent au titre du tribunal maritime, a été fait.
L'opération a été menée avec les alliés de la France dont le Royaume-Uni qui a participé au suivi du bâtiment, a ajouté la préfecture."Ces navires sont des profiteurs de guerre"
La Russie, qui fait l'objet de sanctions internationales croissantes à la suite de son invasion en Ukraine en 2022, n'a pas immédiatement commenté la saisie du pétrolier. Elle a par le passé qualifié d'acte de piraterie toute saisie de ses pétroliers ou de navires transportant sa cargaison.
Conformément au droit international et à la demande du procureur, le navire a été escorté jusqu'à un point d'ancrage pour une inspection plus approfondie, a indiqué la préfecture. "Ces navires, qui contournent les sanctions internationales et violent le droit de la mer, sont des profiteurs...
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20/03 - Suisse : au grand air dans le canton de Berne
Partir loin pour mieux déconnecter. Malgré les difficultés économiques et les tensions géopolitiques, le tourisme n’a cessé d’augmenter ces dernières années (1,52 milliard de voyages en 2025, selon l’Organisation mondiale du tourisme). Mais pas n’importe comment. En 2026, la tendance est aux vacances Jomo (Joy of missing out, comprenez "la joie de manquer quelque chose"), c’est-à-dire privilégier des séjours plus calmes et plus immersifs, quitte à privilégier des destinations stars. L’Express en a sélectionné quelques-unes, de l’île Maurice au Japon, en passant par le Canada, Singapour et même en Suisse (Ci-dessous). Et cette année, selon le voyagiste Sunweb, les Français anticipent davantage (+30 % des voyageurs par rapport au début de l’année dernière). Il convient donc de se hâter aujourd’hui pour s’offrir aux beaux jours des vacances lentes.
Au sud du canton, l’Oberland bernois déploie un décor spectaculaire. Les silhouettes de l’Eiger, du Mönch et de la Jungfrau dominent l’horizon, veillant sur des villages de carte postale. Depuis Grindelwald, grimpez à bord du téléphérique Eiger Express, puis empruntez le train à crémaillère pour rejoindre le Jungfraujoch, un col à 3 463 mètres d’altitude. Au sommet se dévoile le glacier d’Aletsch, le plus grand d’Europe ainsi qu’un étonnant palais de glace, où des sculptures translucides s’admirent toute l’année. A Interlaken, embarquez pour une croisière sur le lac Brienz avec déjeuner à bord avant de découvrir les chutes de Giessbach. Depuis le lac de Thoune, un sentier permet...
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20/03 - Législatives en Slovénie : un scandale d’espionnage secoue la campagne électorale
Une opération d'ingérence dans les élections en Slovénie menée par une société privée israélienne ? C'est la conclusion à laquelle sont arrivés un ensemble de chercheurs, journalistes d'investigation et défenseurs des droits slovènes. Selon eux, l'entreprise de renseignement Black Cube, fondée par d'anciens membres des forces de défense israéliennes, aurait espionné le parti démocrate du Premier ministre Robert Golob pour ternir son image, et favoriser ainsi son opposant conservateur pro-israélien, Janez Jansa.
Le gouvernement de gauche de Robert Golob a affiché son soutien à Gaza au cours de la campagne pour les élections législatives de ce dimanche 22 mars. Face à lui, l’opposition populiste de droite, menée par Janez Jansa - ancien Premier ministre pro-Trump – est plus favorable à la politique du gouvernement israélien.Espionnage du parti démocrate
Tout est parti de la publication sur Internet, début mars, de vidéos de personnalités slovènes proches de Robert Golob - un influent lobbyiste slovène, un avocat et un ancien ministre. Filmés à leur insu, ceux-ci apparaissent en train de discuter de corruption, de lobbying illégal et de détournement de fonds publics dans l'entourage du Premier ministre.
Si certains des faits évoqués peuvent être potentiellement graves, il est vite apparu que les personnes filmées avaient été piégées par de supposés investisseurs étrangers les ayant poussées, au cours de rencontres informelles, à se confier sur leurs liens avec Robert Golob, raconte Le Monde.
Il ne s'agit pas de la...
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20/03 - Face aux pétro-dictatures, nous devons devenir une électro-démocratie, par Thomas Pellerin-Carlin
En 2021, l’Europe a subi le premier choc gazier de son histoire. Vladimir Poutine restreint les exportations de gaz à destination de l’Europe, faisant grimper les prix du gaz de 25 à 100 euros du mégawattheure (MWh) entre mai et décembre 2021. Lorsque son armée est vaincue à Kiev, il restreint encore plus ses exportations, et les prix du gaz dépassent les 200 euros.
Cinq ans plus tard, l’histoire se répète. Des guerres illégales menées par Trump et par la dictature iranienne font grimper les prix du pétrole et du gaz. L’Europe se retrouve une fois encore exposée aux turbulences géopolitiques et en paie le prix. La leçon est pourtant évidente : tant que notre énergie dépendra du pétrole et du gaz que nous ne pouvons pas produire chez nous, notre sécurité économique restera à la merci des décisions de brutes : Poutine, Trump, Khamenei.
En Europe, ces augmentations se traduisent par une hausse des coûts pour les ménages et les entreprises, alimentant l’inflation, grevant notre balance commerciale et fragilisant l’activité économique. Cette situation révèle une nouvelle fois notre vulnérabilité. Aujourd’hui encore, près des deux tiers de l’énergie finale consommée en France comme en Europe proviennent du pétrole et du gaz. Cette dépendance massive fragilise notre souveraineté et rend nos économies vulnérables. On ne gouverne pas en courant derrière les crises. On anticipe pour les prévenir.Ne pas attendre le prochain choc
Lors des derniers chocs pétroliers et gaziers, les Etats ont avant tout cherché des expédients....
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20/03 - Cyberattaques, climat, science... Les maires sont-ils suffisamment armés pour faire les bons choix ?
Aucun journaliste n'a - à notre connaissance - eu l'idée saugrenue, pendant cette campagne municipale, de demander aux candidats ce qu’ils feraient en cas de rupture d’approvisionnement en masques, comment ils s'y prendraient pour évacuer un périmètre autour d’un site Seveso, ou encore, s'ils sont capables d'interpréter des données épidémiologiques. Et pourtant, les quelque 35 000 maires qui enfileront l'écharpe au soir du 22 mars prochain pourraient bien être confrontés dans leur mandat, à ce type d'exercice qui commande des décisions parfois lourdes de conséquences.
Feux de forêts, inondations, canicules, sécheresses, pandémie, pénuries sanitaires, émeutes urbaines, cyberattaques... Les Français bien avertis l'auront remarqué ; depuis les dernières élections, en 2020, nos édiles ont eu à gérer tout un cortège de crises. "Beaucoup de nouveaux maires imaginent que l’État prendra les commandes en cas de problèmes. Mais force est de constater que l’État se montre chaque année plus défaillant, laissant la charge aux élus de terrain de gérer les opérations d’urgence — et parfois agir avant même les instructions du préfet", explique Sébastien Leroy, maire LR de Mandelieu-la-Napoule depuis 2017.Le maire, nouvel expert malgré lui
Si les violences et catastrophes naturelles ont toujours fait partie des aléas auxquels les élus peuvent être confrontés, leur intensité et leur diversité ces dernières années ont eu pour conséquence de remodeler, parfois de façon considérable, la fonction de premier magistrat. Or, les réponses à...
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20/03 - Groenland : explosifs et poches de sang, comment le Danemark s’est préparé à une invasion américaine
Le Groenland mieux préparé qu'il n'y paraît à une invasion américaine ? C'est ce que semble indiquer une enquête de la télévision publique danoise DR parue ce jeudi 19 mars. Elle révèle, à travers les témoignages de plus de 12 sources haut placées au Danemark et dans le reste de l'Europe, comment l'île s'est massivement organisée et armée en prévision d'un éventuel conflit avec les Etats-Unis. Une démonstration de force pilotée par Copenhague, avec l'appui clé de plusieurs pays européens, dont la France. Explications.Arsenal militaire massif déployé
Le Danemark n'en a pas fait la promotion, et pourtant, dans l'ombre en ce début d'année, c'est un véritable réarmement de sa très convoitée île arctique qu'il a organisé. Avec un objectif : dissuader Donald Trump de mettre la main sur ce territoire - comme il a déclaré vouloir le faire à plusieurs reprises -, en augmentant le coût d'une opération américaine au Groenland.
Pour ce faire, Copenhague a acheminé des chasseurs F-35 danois en urgence, déployé des soldats et leur a fourni des explosifs capables de faire sauter les pistes d'atterrissage près de la capitale Nuuk et d'une ancienne base de chasseurs à Kangerlussuaq. De quoi empêcher les avions militaires américains de débarquer des soldats sur l'île si le président américain mettait ses menaces d'annexion à exécution. Les soldats ont également reçu des poches de sang, afin que les blessés puissent être soignés le cas échéant.Sursaut européen
Ces projets soulignent la gravité avec laquelle les menaces de Donald...
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20/03 - Olivier Sibony (HEC) : "Le jugement humain est-il déjà dépassé par l’IA ?"
Dans un monde où les progrès de l’IA sont si rapides qu’on n’arrive plus à les suivre, quelle compétence distinctive devrions-nous cultiver pour lui tenir tête ? À cette question existentielle, nombre de dirigeants ont une réponse toute trouvée. Il existe, nous disent-ils, une aptitude indispensable pour prendre les bonnes décisions dans les affaires comme dans la vie, et que les machines n’égaleront jamais : le jugement.
Blair Effron, banquier d’affaires de réputation mondiale, en souligne l’importance dans le New York Times. Pour fixer le juste prix dans une transaction complexe, l’IA, estime-t-il, n’arrive pas à la cheville d’une éducation classique : "le jugement ne peut être automatisé." Dans la Harvard Business Review, le consultant David Duncan s’inquiète que les jeunes managers ne parviennent plus à développer leur jugement, puisque en utilisant l’IA, ils se privent d’occasions de l’exercer. Dans un livre récent, le psychologue Barry Schwartz théorise les expériences de ces praticiens : "prendre de bonnes décisions, c’est une affaire de jugement, pas de calcul".
Tout cela est rassurant – comme on se rassurait naguère en pensant qu’un ordinateur ne pourrait jamais jouer au go, soutenir une conversation, ou rédiger un devoir de philosophie. Mais que recouvre ce mystérieux "jugement" ? Pour Duncan, c’est "la capacité d'agir avec sagesse quand les règles seules ne suffisent pas". Comme remplacer "jugement" par "sagesse" ne fait guère progresser la réflexion, un exemple illustre son propos. Deux cadres sont...
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20/03 - Les États-Unis déploient des milliers de soldats supplémentaires au Moyen-Orient
Les bombardements se poursuivent ce vendredi 20 mars sur des infrastructures énergétiques au Moyen-Orient, faisant craindre une envolée du prix du baril au-dessus des 180 dollars. De nouvelles frappes iraniennes ont visé une raffinerie de pétrole au Koweït cette nuit, provoquant un incendie. Egalement dans le Golfe, un incendie s'est déclenché dans un entrepôt au Bahreïn, a rapporté le ministère de l’intérieur du pays.
Face aux menaces sur l'approvisionnement en pétrole, l'Agence internationale de l'énergie a formulé ce vendredi matin plusieurs recommandations. La France a quant à elle fait savoir, à l'issue d'un sommet européen, qu'elle entendait "tester les principaux partenaires, et en particulier les membres permanents du Conseil de sécurité" des Nations unies, "sur l’opportunité d’avoir un cadre onusien sur ce que nous voulons faire sur Ormuz".
Les infos à retenir
⇒ Le porte-parole des Gardiens de la révolution tué dans une frappe
⇒ De nouvelles attaques iraniennes contre plusieurs pays du Golfe
⇒ Donald Trump qualifie les pays membres de l'Otan de "lâches"
19h33Le Royaume-Uni autorise les États-Unis à utiliser des bases britanniques
Le gouvernement britannique a autorisé vendredi les États-Unis à utiliser des bases militaires en Grande-Bretagne pour mener des frappes contre des sites de missiles iraniens qui attaquent des navires dans le détroit d'Ormuz.
Les ministres britanniques se sont réunis vendredi pour discuter de la guerre avec l'Iran et du blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran, selon un...
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20/03 - Mujtaba Rahman : "De l’Ukraine à l’Iran, les Français sont au cœur de la réponse européenne"
Groenland, Chypre, Ukraine, Liban, Iran, dissuasion nucléaire... Depuis le début de l'année, la diplomatie française est sur tous les fronts et Emmanuel Macron s'attire les éloges de la presse internationale. En Allemagne, la Süddeutsche Zeitung titrait récemment sur le "sans-faute" réalisé par le président français face à la guerre en Iran, qui place pourtant les Européens dans une situation extrêmement délicate, victimes collatérales d'une guerre décidée par leurs alliés historiques de Washington et d'Israël.
Basé à Londres, Mujtaba Rahman, directeur de la branche Europe de l'Eurasia Group, un cabinet spécialisé dans l'analyse des risques géopolitiques, suit au plus près les coulisses du pouvoir sur notre continent. Pour L'Express, il décrypte la place centrale prise par la diplomatie française en Europe, notamment grâce à sa puissance militaire et à l'omniprésence internationale de son président.
L'Express : Depuis le début de la guerre en Iran, la diplomatie menée par Emmanuel Macron a été saluée à l'étranger et fait plutôt consensus en interne, ce qui est suffisamment rare pour être souligné. Comment jugez-vous le rôle joué par la France dans ce moment délicat pour l'Europe ?
Mujtaba Rahman : Emmanuel Macron est le premier parmi ses pairs. A la fois sur le plan conceptuel et dans le concret, il reste probablement l'un des leaders les plus influents du Conseil européen. La France a un gouvernement doté d'une culture stratégique qui repose sur ses capacités nucléaires et sa dissuasion. Sur tous les grands...
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20/03 - La résistible ascension des pseudo-médecines, par le Pr Alain Fischer
"Médecines douces", "médecines complémentaires", "médecine intégrative" ou, pire, "médecines alternatives". Autant de dénominations avantageuses pour désigner des pratiques non conventionnelles ou pseudo-médecines. La liste est longue, de l’homéopathie à la naturopathie, en passant par l’étiopathie, la médecine anthroposophique, l’aromathérapie ou encore la réflexologie plantaire. Elles se caractérisent par le fait qu’aucune preuve scientifique de leurs bienfaits n’a été apportée, en dehors d’un effet placebo.
Pourtant, leurs pratiques se déploient. En cause : une publicité intense sur les réseaux sociaux, la demande d’un public parfois insatisfait d’une écoute insuffisante des médecins, ou encore une recherche incessante de bien-être. Des personnes en situation de vulnérabilité physique ou psychique en sont les proies.Un marché de 350 milliards d'euros
Malgré le déremboursement de l’homéopathie intervenu en 2018, le marché des pseudo-médecines est florissant : en 2020, aux États-Unis, il dépassait les 400 milliards de dollars (350 milliards d'euros). Internet et sans doute les moteurs conversationnels d’intelligence artificielle facilitent grandement leur accès, sans parler des rayons santé des librairies, trop souvent encombrés d’ouvrages en vantant les mérites.
Est-ce un problème ? Oui, lorsque ces pratiques se substituent à la médecine en entraînant des pertes de chance de guérison ou d’amélioration. Combien de patients ont-ils, de ce fait, interrompu le traitement d’un cancer ? Oui aussi lorsqu’elles s’associent...
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20/03 - Participation, nombre de candidats, salaire : en France, le rôle à part du maire
Il arrive parfois que l'actualité semble se jouer loin de nous. Alors tous les vendredis, on s’intéresse à un évènement qui a marqué la semaine, d’un point de vue européen, et on prend le temps d’expliquer pourquoi il nous concerne tous.
Ces derniers jours, l’actualité a été dominée par les négociations entre les partis, juste avant le second tour des élections municipales. Un scrutin que nos voisins européens surveillent certainement, tant il pourrait annoncer de nouvelles dynamiques politiques.
On peut lire, dans les résultats du premier tour, l’installation du Rassemblement national sur le territoire, avec 50 villes de plus de 10 000 habitants où l’extrême droite est arrivée en tête. Mais aussi la montée en puissance dans les communes de La France insoumise. Dans le même temps, les jeux d’alliances démontrent la perte de vitesse des partis traditionnels, le fameux "bloc central". Aussi, alors que les candidats de la majorité présidentielle peinent à s’imposer à l’échelon local, on s’interroge sur ce que cela présage pour 2027. Bref, ce vote est un véritable thermomètre politique. Et c’est l’illustration de l’importance toute particulière que revêt l’élection municipale en France.
Dans cet épisode de La semaine européenne, Mathias Penguilly, data-journaliste à L’Express, analyse la place des élections municipales en France par rapport à nos voisins...
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20/03 - Bally Bagayoko et la folle nuit de Saint-Denis : des chants antifascistes à la fausse polémique CNews
Personne ne jette un regard aux fresques décorant l’escalier monumental de l’Hôtel de Ville de Saint-Denis, heureusement que La pensée émancipatrice de l’Homme n’en prend pas ombrage, elle qui, sage et muette, en a vu d’autres. A-t-elle toutefois déjà entendu un tel brouhaha entre ses pompeux murs néo-Renaissance que celui qui enfle ce 15 mars, premier tour des élections municipales ? Il est près de 22 heures, dans le hall vrombissant, quand entre triomphal Bally Bagayoko, 52 ans, candidat LFI briguant la tête de la deuxième plus grande ville d’Île-de-France et de ses 150 000 habitants. Col roulé bleu, veste sombre, enjambée athlétique, l’ancien basketteur tient dans la main un de ses quatre enfants, collégien aux joues rondes. La foule, encore clairsemée, s’écarte en l’applaudissant. Pour le photographe le suivant à reculons, il fait un geste, le premier d’une série, le coude droit se replie tandis que la main gauche frappe la poitrine, un uppercut, sa signature.
À cette heure, l’ancien permanent syndical de la CGT à la RATP sait qu’il réalise un très bon score. La ville compte soixante bureaux de vote, les premiers résultats remontent. Il grimpe vers le premier étage et la salle des mariages, monumentale pièce décorée de frises, où l’attendent ses partisans, une tradition dans la ville où les vainqueurs du scrutin fêtent sous le toit d’ardoise. Personne ne sait depuis quand l’usage s’est installé, mais l’équipe LFI, qui avait un temps mis une option de réservation dans un bar du quartier de la place Caquet, a...
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19/03 - "Une filière prometteuse à l’ère de l’IA ? La programmation !" : l’analyse pleine d’optimisme d’Andrew McAfee (MIT)
Il est un des meilleurs spécialistes du progrès technologique au monde. Auteur de plusieurs best-sellers, dont Le Deuxième Age de la machine (Odile Jacob), coécrit avec l'économiste Erik Brynjolfsson, professeur à Stanford, Andrew McAfee détonne par son optimisme à l'heure où l'intelligence artificielle est attaquée de toutes parts, pour ses effets sur la planète comme pour son impact supposé sur les emplois. Le chercheur au Massachusetts Institute of Technology (MIT) se "réjouit que ces technologies extrêmement puissantes émergent aujourd'hui". Car, explique-t-il, "nous avons besoin d'elles pour maintenir et accroître notre niveau de vie, dans un contexte de mutation de nos systèmes économiques et de vieillissement démographique."
L'économiste place beaucoup d'espoir dans l'IA générative, dont il juge les progrès de ces dernières années impressionnants. Surtout, il ne croit pas au scénario d'un chômage technologique de masse : "dans les phases de destruction créatrice, il est toujours plus facile d'anticiper les destructions que les créations". Entretien.
L'Express : Dans Le deuxième Age de la machine, vous expliquiez que la révolution technologique digitale est aussi importante que la révolution industrielle. Vous écriviez cela avant même le boom de l'intelligence artificielle générative...
Andrew McAfee : La révolution industrielle et la machine à vapeur ont permis à l'humanité de dépasser les limites de notre force musculaire en démultipliant notre force physique, dans des proportions inimaginables....
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19/03 - Prix du pétrole, inflation... L’économie américaine est-elle assez solide face à la guerre au Moyen-Orient ?
Pour le moment, elle assure ne pas s'en préoccuper. Alors que les objectifs de la guerre menée par les États-Unis contre l'Iran demeurent nébuleux, l'administration républicaine à Washington balaie d'un revers de main les possibles conséquences sur l'économie américaine. Y compris la récente flambée du pétrole, dont Donald Trump ne semble pas inquiet. "Les États-Unis sont de loin le plus grand producteur de pétrole au monde, donc lorsque les prix du pétrole augmentent, nous gagnons beaucoup d'argent", a développé le dirigeant américain le 12 mars, sur sa plateforme Truth Social. "MAIS, en tant que président, ce qui est beaucoup plus important pour moi, c'est d'empêcher un empire du mal, l'Iran, de se doter d'armes nucléaires et de détruire le Moyen-Orient, voire le monde entier." Pour lui, l'intérêt stratégique de l'intervention israélo-américaine contre la République islamique serait donc bien supérieur aux répercussions dans le portefeuille des Américains.Flambée des prix du pétrole... et de l'énergie ?
Pourtant, la perspective d'une guerre qui se prolonge au Moyen-Orient suscite nombre d'inquiétudes de l'autre côté de l'Atlantique. Comme pour beaucoup de puissances occidentales ou émergentes, le blocage partiel du détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial, n'est pas sans effet sur les tarifs du carburant au sein des frontières américaines. Les cours des hydrocarbures explosent : ce mercredi, le prix du baril de Brent a dépassé les 107 dollars, tandis que son équivalent américain,...
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19/03 - "Transformer une entreprise, ça prend du temps" : les conseils d’Henri Giscard d’Estaing, l’homme qui a sauvé le Club Med
Arrivé au Club Med en 1997, devenu PDG en 2002, Henri Giscard d’Estaing a imposé sa stratégie de montée en gamme à un mythe national qui perdait beaucoup d’argent. En 2024, l'entreprise a réalisé 2 milliards de chiffre d’affaires et dégagé une marge opérationnelle de 10 %, des résultats historiques.
Après avoir quitté le Club Med l’année dernière à la suite de dissensions avec son actionnaire chinois Fosun, Henri Giscard d’Estaing préside aujourd’hui l’Ecole du Leadership de Paris (ELP) qui organise le 8 avril son deuxième forum du leadership, consacré à la transformation, en partenariat avec L’Express. En amont de l’événement, il nous donne ses conseils pour une transformation réussie, du diagnostic à la mise en œuvre sur la durée.
L'Express : Quelle était la situation du Club Med à votre arrivée à la fin des années 1990 ?
Henri Giscard d’Estaing : Face aux difficultés rencontrées depuis la guerre du Golfe et à des pertes massives, le Club Med avait déployé une stratégie de volume que Philippe Bourguignon, aux commandes depuis 1997, avait mise en œuvre avec succès à Euro Disney. L’objectif était d’avoir un remplissage maximal avec des prix accessibles. Cette stratégie s’est fracassée sur les Twin Towers le 11 septembre 2001 et la vague terroriste qui a suivi (en Tunisie et à Bali notamment). Venant s’ajouter aux conséquences de l’éclatement de la bulle Internet, ceci a entraîné une grave crise pour le tourisme avec une très forte contraction de la demande.
J’ai été nommé directeur général puis président dans ce contexte...
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19/03 - La Hongrie de Viktor Orban
Chasse aux migrants, attaques contre les ONG. la Hongrie de Viktor Orban multiplie les lois controversées et embarrasse l'Union européenne. Notre dossier.
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19/03 - Le RN et la droite : Jordan Bardella a pris ses distances avec la ligne de Marine Le Pen
Love me, please love me… Les élections municipales lèvent le voile sur certains attachements. Voici soudain Jordan Bardella mué en avocat de la droite. "M. Zemmour et Mme Knafo ont fait un mal considérable à la droite (NDLR : en éparpillant les voix)", a déploré le président du Rassemblement national, ce mardi, invité du 20h de TF1. "Moi je suis dans une démarche d’ouverture : est-ce que le rôle de la droite, c’est de s’unir ou d’exclure en l’occurrence ceux qui ambitionnent de battre la gauche ?", interroge-t-il, évoquant le cas des élections municipales parisiennes, avant d’assurer qu’il aurait voté, à titre personnel, pour Rachida Dati. Jusqu’aux dernières nouvelles, Jordan Bardella pourtant n’est pas électeur à Paris, et encore moins un représentant de "la droite". Marine Le Pen, quant à elle, s'est contentée d'appeler à faire barrage à la gauche. Un cadre frontiste note la différence d'approche. "Ce n'est pas la même chose, l'un vote pour, l'autre appelle à voter contre."
"Je suis poursuivie par cette arlésienne depuis 25 ans, c’est horrible, se désespérait encore Marine Le Pen en novembre 2025 devant les journalistes parlementaires. (…) Donc je vais répéter pour la énième fois, je ne suis pas pour l’union des droites, je ne suis pas pour sauver la droite. Venir s’adresser exclusivement à une droite qui par ailleurs est de plus en plus faible ne m’apparaît ni être une bonne chose pour le pays, ni susceptible de créer les conditions d’une union nationale." Deux têtes d’affiche, deux lignes, au sein du parti...
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19/03 - Guerre en Iran : le soutien avorté de Friedrich Merz au plan de Donald Trump
Sourires complices et compliments réciproques. Ce mardi 3 mars, Friedrich Merz et Donald Trump affichent sans réserve leur proximité dans le Bureau ovale. Invité à la Maison-Blanche, le chancelier allemand est alors le premier dirigeant européen à être reçu par le républicain à Washington depuis le lancement de la guerre en Iran. Trois jours plus tôt, les États-Unis et Israël ont mené d'importants bombardements contre la République islamique, tuant son Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei. À cet instant, pas question pour Friedrich Merz de critiquer l'opération ordonnée par son homologue américain. "Nous sommes sur la même longueur d'onde s'agissant de repousser ce régime épouvantable en Iran", lance le conservateur. Un discours qui satisfait Donald Trump, qualifiant son interlocuteur d'"homme très brillant". Inquiétudes sur le blocage du détroit d'Ormuz
Près de trois semaines après le début du conflit au Moyen-Orient, la mansuétude de Friedrich Merz vis-à-vis du président américain s'est estompée. Alors que Paris, Londres ou Madrid ont répété leur volonté de ne pas s'impliquer dans cette guerre, Berlin leur a emboîté le pas ces derniers jours. Dans une déclaration au Bundestag mercredi 18 mars, le chancelier n'a pas manqué de pointer à son tour la stratégie militaire américaine. Donald Trump peine lui-même à expliquer les objectifs de son armée au fil des frappes aériennes en Iran. "À ce jour, aucun plan convaincant n'a été présenté quant à la réussite de cette opération", a déploré Friedrich Merz devant les...
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19/03 - Ces villes où les municipales rendent dingue, les secrets de la panthéonisation de Marc Bloch
Nous sommes en 2026 et… Sébastien Lecornu est toujours à Matignon ! Il n'est là que depuis septembre dernier mais chaque jour est un combat. En attendant la fin des municipales de mars, dernier scrutin avant le grand rendez-vous de la présidentielle.Bloch au Panthéon : attention aux yeux !
L’entrée de l’historien Marc Bloch au Panthéon, le 23 juin, donnera lieu à plusieurs innovations pour une cérémonie de ce genre. D’abord, la remontée de la rue Soufflot sera originale ; puis la scénographie de la cérémonie reposera sur des techniques totalement nouvelles. Ce devrait être la dernière panthéonisation de la présidence Macron.Un ancien ministre renvoyé dans ses cordes
Lundi matin, alors qu’il tentait de se remettre de sa courte nuit, un proche d’Olivier Faure a reçu de nombreux messages d’amis macronistes quand l’annonce de la fusion entre les listes du PS et de LFI à Toulouse est tombée. "Vous ne pouvez pas faire ça !", lui écrit un ancien ministre, avant de l’exhorter à "virer François Briançon". Réponse franche de l’intéressé : "Ta gueule ! C’est quand la dernière fois que t’as voté socialiste ?" Au PS, on se soucie peu de ses anciens électeurs… Retailleau, l’énigme qui intrigue Renaissance
Quelle mouche a piqué Bruno Retailleau ? La prise de position du patron des LR concernant le second tour à Nice, consistant en un curieux "ni-Ciotti, ni-Estrosi", a laissé coi une partie des chefs à plumes de Renaissance. Un cadre du parti présidentiel, qui a ferraillé ou négocié à maintes reprises avec le Vendéen, reconnaît être...
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19/03 - Guerre en Iran : les dirigeants européens désemparés face à l’ampleur du choc énergétique
La guerre d’Iran, avec son côté inédit de guerre mondiale de l’énergie, est un supplice de Tantale pour les Européens : réduits à l’état de simples commentateurs du conflit, alors que leurs économies en subissent l’impact dévastateur, ils cherchent vainement des leviers pour pousser les belligérants à la retenue. Mais plus ils lancent des appels à la "désescalade", comme l'a fait encore une fois le Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement réuni jeudi 19 mars à Bruxelles, plus ils étalent leur impuissance stratégique.
Le salut d’une guerre très courte, comme certains l’espéraient après le déclenchement des hostilités par les Etats-Unis et Israël, ne s’est pas concrétisé. Pire, rien n’indique que les bombardements aériens, même aussi efficaces que ceux menés depuis le 28 février par Washington et Jérusalem, puissent être suffisants pour renverser le régime islamique de Téhéran. Ni même qu’ils puissent inciter ce régime à négocier un règlement de cessation du conflit qui fasse droit aux thèses occidentales, qui incluent la neutralisation des programmes nucléaire et balistique de l’Iran ainsi que l’arrêt de ses activités déstabilisatrices au Moyen-Orient et de son recours au terrorisme.
La plupart des pays européens, qui privilégiaient ces dernières années la voie diplomatique pour tenter d’empêcher Téhéran d’acquérir la bombe atomique, considèrent que n’ayant été ni consultés, ni informés par Washington et Jérusalem, cette guerre n’est pas la leur. Cette position a été la plus ouvertement exprimée par le président du...
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19/03 - Guerre en Iran : les frappes sur les installations énergétiques, une escalade majeure du conflit
La guerre des États-Unis et Israël menée en Iran va-t-elle changer de dimension ? Mercredi 18 mars, l'Etat hébreu a ciblé un champ gazier iranien. Celui de South Pars, sur les bords du Golfe persique, partagé entre l'Iran et le Qatar, et parmi les plus grands gisements de gaz naturel au monde. Tel Aviv n'a pas revendiqué l'attaque, mais Washington a confirmé, par la voix du président Donald Trump, la responsabilité israélienne.
En représailles, Téhéran a lancé plusieurs salves de missiles vers les pays du Golfe, alliés de Washington. Tôt ce matin du 19 mars, le complexe de Ras Laffan, au Qatar, qui héberge la plus grande usine de liquéfaction de gaz au monde, a ainsi été ciblé par des missiles iraniens, provoquant des incendies et infligeant au complexe des "dégâts considérables", selon l'opérateur public du site Qatar Energy. En Arabie saoudite, une attaque imputée aux drones iraniens Shahed a par ailleurs entraîné la suspension des opérations au champ de Shah, à 180 kilomètres au sud d'Abu Dhabi, exploité par une société en joint-venture entre une entreprise saoudienne et une compagnie américaine. Une raffinerie de pétrole a également été touchée par un drone à Yanbu, de l'autre côté du pays sur les rives de la mer Rouge."Une escalade inconsidérée"
Jusqu'ici, les États-Unis et Israël s'étaient plutôt retenus de cibler les installations énergétiques de l'Iran pour tenter d'éviter les représailles iraniennes contre les industries pétrolières et gazières dans la région. Ce week-end, les États-Unis ont bien frappé...
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19/03 - Pseudo-médecines : quand l’université de Clermont-Ferrand accueille un étonnant congrès
Au bingo des pseudo-médecines, le Congrès de santé intégrative, qui se déroulera vendredi 20 et samedi 21 mars à l'Université de Clermont-Ferrand, coche toutes les cases. Au programme : naturopathie, sophrologie, gestalt-thérapie, fasciathérapie, réflexologie... Les participants pourront prendre part à un "atelier vibrant" organisé par une spécialiste de la "danse thérapie selon une expression primitive". Ils pourront écouter une conférence baptisée "danse et conscience ", présentée par une professionnelle de "la mise en mouvement de l’énergie afin de conduire à la rencontre de la danse cosmique au travers de pratiques énergétiques". Ou assister à la présentation d'une médecin-coach, qui propose notamment de "l'aromathérapie dans l'accompagnement du deuil". L'homéopathie aura bien sûr une place d'honneur puisque le roi des pilules de sucre, le laboratoire Boiron, est partenaire de l'événement.
En guise de "parrain exceptionnel", les organisateurs ont enrôlé Yannick Noah, dont la conférence-débat clôturera l'après-midi du samedi. Une présence justifiée par "son approche globale de la performance mêlant yoga, diététique, préparation physique et un véritable écosystème humain lui permettant de mieux co-réguler ses émotions". Quant à la soirée du samedi, elle sera agrémentée d'un défilé animé par Miss Auvergne, Alice De Lima Guimaraes. La programmation a de quoi faire pâlir n'importe quel festival new-age. Sauf que tout cela se déroulera au sein d'une faculté de médecine.Rétropédalage ou instrumentalisation ?
Plus étonnant...
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19/03 - Les maires n’ont plus intérêt à développer l’attractivité de leurs communes : c’est absurde, par Nicolas Bouzou
Tous les maires me l’ont fait remarquer ces dernières années : ils ne sont plus beaucoup incités à mener des politiques d’attractivité économique et démographique dans leurs communes. Autrefois, leurs recettes fiscales étaient en grande partie liées à leur capacité à attirer sur leur territoire des entreprises et des ménages. Une entreprise en plus, c’était un montant conséquent de taxe professionnelle qui rentrait dans les caisses de la ville, ce qui permettait d’améliorer les services municipaux et d’augmenter les investissements locaux. Un ménage en plus, c’était autant de taxe d’habitation. CQFD.Réforme de la taxe professionnelle
En 2010, la taxe professionnelle a été supprimée. Elle a été remplacée par la contribution économique territoriale (CTE), elle-même composée d’une cotisation foncière des entreprises (CFE) et d’une cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE). Des mécanismes de compensation ont également été mis en place, notamment la dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle (DCRTP). On reconnaît là la passion française pour la complexité administrative et les acronymes incompréhensibles. Misère.
Le bilan de cette réforme est aujourd’hui assez clair. La CVAE a été progressivement réduite et doit être supprimée à terme, tandis que la DCRTP n’est pas indexée sur l’inflation, ce qui a mécaniquement érodé sa valeur réelle au fil du temps. Par ailleurs, la réforme a profondément modifié la structure des recettes locales. La taxe professionnelle frappait notamment les...
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19/03 - Triangulaires, quadrangulaires... Le second tour des municipales est-il plus éclaté qu’en 2020 ?
Rarement un entre-deux-tours de scrutin municipal n'aura été aussi rythmé que celui de cette élection. D'un côté, la gauche est tiraillée entre une consigne nationale qui déconseille les fusions avec La France insoumise et la réalité du terrain qui a vu plusieurs alliances scellées (comme à Strasbourg ou à Nantes). De l'autre, la droite part divisée dans plusieurs villes, au risque d'offrir quelques-uns de ses bastions historiques à des figures proches du Rassemblement national (c'est le cas à Nice ou encore Toulon). Enfin, à Paris, Lyon et Marseille, où les électeurs ont expérimenté pour la première fois la réforme du mode de scrutin pour les municipales, la partie semble encore loin d'être gagnée pour tous les candidats engagés.
Contacté, le ministère de l'Intérieur explique que le premier tour a permis d'élire directement près de 96 % des maires de France. Dans le reste des communes, plusieurs listes ont obtenu plus d'un dixième des suffrages exprimés et se sont donc qualifiées pour le second tour. Libre à elles de candidater en leur nom ou de s'associer avec d'autres listes.
Avant ces éventuelles tractations, le détail des configurations possibles était le suivant : "75 duels, 1 058 triangulaires, 338 quadrangulaires, 48 quinquangulaires, 5 sexangulaires et 1 septangulaire" à Saint-Jean-de-Védas, commune de 13 000 habitants située en banlieue de Montpellier (Hérault). Cette situation est le résultat d'un éclatement de notre scène politique, y compris à l'échelon local. Cette division s'observe tout...
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19/03 - Guerre en Iran : Donald Trump contredit par ses propres services de renseignement
Il s'agit de témoignages dont Donald Trump se serait sûrement bien passé. Convoqués devant le Comité sénatorial du renseignement ce mercredi 18 mars, Tulsi Gabbard, directrice du renseignement national, et John Ratcliffe, directeur de la CIA, ont eu du mal à justifier les affirmations du locataire de la Maison-Blanche selon lesquelles l'Iran présentait une menace imminente. Un argument dont se sert le président américain depuis les premières frappes américaines contre Téhéran le 28 février dernier pour justifier l'entrée en guerre des États-Unis contre la République islamique. Le programme d'enrichissement nucléaire iranien "anéanti" dès le mois de juin
Sur le programme nucléaire iranien, Donald Trump a déclaré à plusieurs reprises que l'Iran avait "tenté de reconstruire son programme nucléaire" après les frappes américaines du mois de juin lors de l'"opération Midnight Hammer" ("Marteau de minuit). Lors de son discours sur l'état de l'Union devant le Congrès le 24 février dernier, soit trois jours avant le début de la guerre, le président américain affirmait encore que les Iraniens "[poursuivaient] à l’heure actuelle leurs sinistres ambitions nucléaires". Mais Tulsi Gabbard a livré une tout autre version mercredi, dans sa déclaration écrite transmise au comité sénatorial. "À la suite de l'opération Midnight Hammer, le programme d'enrichissement nucléaire de l'Iran a été anéanti", a-t-elle assuré.
"Depuis lors, aucun effort n'a été entrepris pour tenter de reconstruire leurs capacités d'enrichissement", a-t-elle...
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19/03 - La renaissance de l’Orient-Express : quand le voyage est un art
Partir loin pour mieux déconnecter. Malgré les difficultés économiques et les tensions géopolitiques, le tourisme n’a cessé d’augmenter ces dernières années (1,52 milliard de voyages en 2025, selon l’Organisation mondiale du tourisme). Mais pas n’importe comment. En 2026, la tendance est aux vacances Jomo (Joy of missing out, comprenez "la joie de manquer quelque chose"), c’est-à-dire privilégier des séjours plus calmes et plus immersifs, quitte à privilégier des destinations stars. L’Express en a sélectionné quelques-unes, de l’île Maurice au Japon, en passant par le Canada et Singapour. Et cette année, selon le voyagiste Sunweb, les Français anticipent davantage (+30 % des voyageurs par rapport au début de l’année dernière). Il convient donc de se hâter aujourd’hui pour s’offrir aux beaux jours des vacances lentes.
Propriétaire du nom Orient-Express depuis 2017, le groupe Accor aura attendu 2025 pour lancer le premier train de prestige. Baptisé Dolce Vita, il rend hommage à son célèbre prédécesseur et fait revivre le mythe ferroviaire avec des cabines cinq étoiles, inspirées de l’âge d’or italien des années 1960. Entièrement conçu de l’autre côté des Alpes, son décor a été imaginé par le bureau Dimore Studio, qui réussit à trouver un équilibre parfait entre l’historique et le contemporain, sans jamais perdre de vue le plus important : le confort. Bois laqué, moquettes épaisses, banquettes graphiques, etc., les références aux maîtres du design comme Gio Ponti et Gae Aulenti sont nombreuses. Composé d’anciens wagons Z1, le...
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19/03 - Reconnu pour l’accompagnement scolaire, ACADOMIA investit de nombreux autres champs éducatifs depuis 2013, au premier rang desquels l’IA
Vous accompagnez des jeunes du primaire au monde étudiant, quels sont les enjeux auxquels font face les familles ?
Premier enjeu, des lacunes de plus en plus tôt dans le parcours scolaire et des problèmes de méthodologie. Deuxième enjeu, l’orientation et la préparation au supérieur, qui est devenu plus sélectif. Troisième enjeu, la place du numérique à la maison : les réseaux sociaux et l’IA en particulier.D’après vous de quelle manière l’IA bouleverse-t-elle le domaine de l’éducation ?
L’IA permet d’individualiser davantage les parcours de formation pour les adapter aux objectifs et aux besoins de chacun. Cela rejoint notre métier historique et nous passons progressivement d’Acadomia à Acadom.IA en intégrant l’IA pour aller plus loin sur l’individualisation.
En revanche, l’IA menace le goût de l’effort. Nous utilisons le terme « IA » pour parler d’« Intelligence Active » car tout l’enjeu est là : rester acteur de son apprentissage. Cela signifie être capable de poser des questions intéressantes, de faire preuve d’esprit critique et de s’approprier son parcours d’apprentissage, tout au long de la vie.
Enfin il y a un nouvel équilibre à trouver entre humain et IA. L’enseignant reste indispensable à l’apprentissage. Il transmet l’envie d’apprendre, la persévérance et incarne la curiosité et l’esprit critique.
À l’heure de l’IA, le vrai enjeu est de rester acteur de son apprentissage
Philippe Coléon, Co-fondateur et Président d’AcadomiaConcrètement, que proposez-vous aux élèves en matière d’IA ?
Notre première démarche a...
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19/03 - Valencia, le rêve méditerranéen à portée de week-end
Il y a des villes qui se visitent, et d’autres qui se vivent. Valencia fait clairement partie de la seconde catégorie. Dans la troisième plus grande ville d’Espagne, les mobilités douces sont privilégiées. La ville se découvre à pied ou à vélo, dans un cadre sûr et apaisé. Le symbole de cet art de vivre ?
Le Jardin du Turia, immense parc urbain de plus de 9 kilomètres aménagé dans l’ancien lit du fleuve, véritable colonne vertébrale verte de la ville. Le Turia est aujourd’hui l’un des plus grands parcs urbains d’Europe. On y trouve des pistes cyclables continues, des aires de jeux, des jardins thématiques et même des espaces culturels en plein air, parfaits pour une pause entre deux visites.Le choc architectural de la Cité des Arts et des Sciences
Au bout de cette coulée verte se dévoile la spectaculaire Cité des Arts et des Sciences, emblème de la Valencia contemporaine. Son architecture futuriste abrite musées, expositions et l’Oceanogràfic, le plus grand aquarium d’Europe. La Cité des Arts et des Sciences propose une véritable immersion culturelle avec le musée des Sciences, l’Hemisfèric et des expositions temporaires, idéales pour une après-midi culturelle, en solo comme en famille.Une ville chargée d’histoire
Le centre historique révèle une atmosphère plus authentique. Ruelles animées, places ombragées et marchés racontent l’âme valencienne. Le Mercado Central, l’un des plus grands marchés couverts d’Europe, met à l’honneur les produits locaux, tandis que la Lonja de la Seda, classée au patrimoine mondial...
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19/03 - Danemark : la leçon de populisme de Mette Frederiksen pour rester au pouvoir
Bien qu'ils se détestent depuis leur premier différend sur le Groenland en 2019 – elle avait jugé "absurde" son intention d'acheter ce territoire danois ; lui l'avait qualifiée de "méchante" – Mette Frederiksen peut dire merci à Donald Trump. En réitérant ses menaces d'annexion de la grande île danoise, début janvier, le président américain a remis en selle la Première ministre scandinave. Alors que la sociale-démocrate se trouvait en difficulté après la déroute des élections municipales de novembre à Copenhague (et ailleurs), la menace trumpienne sur le Groenland lui a permis de rebondir. "Les Danois trouvent qu'elle a bien géré la "séquence Trump" en s'appuyant sur ses alliés européens, notamment sur Emmanuel Macron dont le soutien, il est vrai, a été précieux", résume le biographe Thomas Larsen, auteur de Mette Frederiksen, un portrait politique (non traduit). Résultat ? Sa popularité est remontée dans les sondages. Requinquée, la cheffe de gouvernement au flair incontestable a sauté sur l'opportunité pour convoquer des élections anticipées sept mois avant le terme de son mandat. Au terme de seulement quatre semaines de campagne, le scrutin aura lieu le 24 mars.
Redoutable animal politique devenu une personnalité marquante de la scène européenne, Mette Frederiksen, 48 ans, entend conserver son poste. Si elle réussit son pari, elle battra, au cours de son troisième mandat, presque tous les records de longévité d'un Premier ministre danois de gauche. Jusqu'à présent, seul le social-démocrate Thorvald Stauning,...
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19/03 - Guerre au Moyen-Orient : six pays, dont la France, se disent "prêts à contribuer" à sécuriser le détroit d’Ormuz
Des frappes israéliennes ont visé mercredi 18 mars des installations énergétiques à South Pars, partie iranienne du plus grand gisement de gaz naturel du monde, sur les bords du Golfe persique. En représailles, Téhéran a lancé des frappes contre des gisements gaziers et pétroliers dans la région, tirant des missiles contre le Qatar et l'Arabie saoudite. La République islamique menace d’intensifier ses tirs si ses infrastructures énergétiques sont de nouveau visées par Israël ou les Etats-Unis. Donald Trump a de son côté menacé de "faire exploser l'intégralité du gisement de South Pars avec une force et une puissance que l'Iran n'a jamais connues ni observées auparavant" en cas de nouvelle attaque.
Les infos à retenir
⇒ L'Iran menace de détruire les infrastructures énergétiques de ses ennemis en cas de nouvelle attaque contre ses installations
⇒ La vente de 16 milliards de dollars d'armes à des pays du Golfe approuvée aux Etats-Unis
⇒ Six pays, dont la France, se disent "prêts à contribuer" à sécuriser le détroit d'Ormuz
19h44Les Américains majoritairement opposés à l'envoi de troupes en Iran
D'après un sondage réalisé par Ipsos pour Reuters, 55% des Américains se disent opposés à tout envoi de troupes terrestres en Iran. Une hypothèse qu'a d'ailleurs écartée Donald Trump ce mercredi, promettant de ne "pas déployer" de soldats au sol dans le pays.
Selon cette même enquête d'opinion, seuls 34% des Américains se disent favorables au déploiement d'un petit nombre de soldats des forces spéciales pour réaliser des...
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19/03 - En Allemagne, la fin du mythe automobile : "C’est comme pour le football, on a cru qu’on resterait des champions"
"Das Auto", c’est l’âme allemande, une culture, un mythe, un objet sacré. Si vous touchez le pare-chocs d’une voiture en Allemagne, même sans causer d’éraflures, la police se déplace pour faire un constat. Et si vous ne laissez pas vos coordonnées sur le pare-brise, vous risquez une dénonciation pour délit de fuite. "A l’étranger, la voiture est plutôt un véhicule utilitaire. C’est le cas aux Etats-Unis, par exemple. Chez nous, c’est un culte. Dans une station de lavage le week-end, vous faites la queue pendant trois heures et personne ne fait laver sa voiture par quelqu’un d’autre", explique Christian Bubeck, un agent immobilier de Stuttgart.
Les Allemands ont "l’essence dans le sang", disent-ils aux étrangers admiratifs qui viennent tester leurs berlines de luxe sur des autoroutes sans limitation de vitesse ni de péages pour les voitures. "Quand j'étais petit, on allait au musée de l'automobile avec l'école. J'y emmène moi-même ma fille", explique Thomas Fuhrmann, maire-adjoint conservateur des Finances de Stuttgart, une ville qui vit de la taxe professionnelle versée par Mercedes, Porsche et le plus grand équipementier du monde, Bosch.
Les exemples de cette influence dominante du secteur dans le pays ne manquent pas. L’élite ouvrière allemande, c’est celle qui travaille chez Volkswagen & Co, défendue par IG Metall, le plus puissant des syndicats du pays. La voix des constructeurs est portée par un lobby, la Fédération des constructeurs automobiles allemands (VDA), dirigée par une ancienne ministre...
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19/03 - Les pays du Golfe, nouvelle cible prioritaire des hackers iraniens
Le 2 mars 2026, alors que les drones iraniens frappaient les installations gazières de Ras Laffan, au Qatar, d'autres attaques, plus discrètes, visaient le pays. Des centaines de caméras de sécurité connectées ont reçu, subitement, des demandes de connexion à distance, exploitant des failles dans le processus d'authentification. Derrière ces tentatives d'intrusion plane l'ombre de groupes de cyberattaquants iraniens. "Depuis le 28 février, ils sont particulièrement actifs dans les tentatives de piratage de caméras", pointe Gil Messing, responsable du renseignement cyber chez CheckPoint. "N'ayant pas de troupes sur place, ils utilisent celles-ci pour voir si les frappes ont atteint leur cible, ou pour préparer la prochaine attaque".
L'Iran est depuis des années connu pour la fréquence de ses cyberattaques. Mais depuis le début de la guerre avec les Etats-Unis et Israël, les pays du Golfe sont devenus une cible prioritaire du régime et de ses proxys, qui mènent une campagne agressive. Selon l'entreprise de cybersécurité Radware, les cibles au Moyen-Orient concentrent 76 % des attaques iraniennes - Koweït, Israël et Jordanie en tête. "Téhéran mène une guerre hybride, avec des opérations cyber synchronisées avec des frappes physiques", souligne Kathryn Raines, responsable de l’équipe de renseignement chez Flashpoint, une entreprise spécialisée dans la cybersécurité. Une convergence inquiétante, qui perdure alors que le conflit dure depuis près de trois semaines. Les Iraniens, experts de la cyberguerre...
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19/03 - IA : des CD-ROM à ChatGPT, comment la technologie a révolutionné l’apprentissage
Le passé permet souvent d'éclairer l'actualité. Chaque jeudi, dans notre nouveau podcast Hier à la Une, on se plonge dans les archives de L’Express, pour comprendre autrement la couverture du magazine de la semaine.
Si vous tapez "intelligence artificielle" dans votre barre de recherche, voilà ce que vous trouverez en ce moment : Clash entre Anthropic et le Pentagone / Maladie de Charcot : l’intelligence artificielle identifie 18 médicaments courants en lien avec une meilleure survie / Meta pourrait licencier 20 % de ses effectifs pour compenser ses dépenses en IA / Guerre en Iran : l’usage militaire de l’IA pose des questions morales inédites... En 2026, l’intelligence artificielle a gagné du terrain et se trouve désormais sur tous les fronts, autant dans le domaine médical que dans la défense. Mais c’est dans le secteur de l’apprentissage que sa place de plus en plus grande inquiète, que ce soit à l’école ou au travail. Et c’est à ce sujet que L’Express consacre sa Une cette semaine.
Avec l'irruption de ChatGPT et un peu de recul, les experts de l'éducation voient l'IA comme un atout pour l'école, capable de personnaliser l'apprentissage. En générant des exemples à l'infini, elle décrypte tout, même les concepts les plus techniques. Son grand avantage : sa disponibilité 24h/24. Mais derrière cette aide précieuse, le bilan est contrasté. L'IA crée une illusion d'assimilation en poussant les élèves à la passivité intellectuelle. Pour y remédier, parents et enseignants doivent apprendre aux jeunes à...
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19/03 - Iran : Donald Trump et le périlleux trophée des 440 kilos d’uranium enrichi
Troisième semaine de guerre et une cadence militaire qui ne faiblit pas. Depuis le lancement des opérations "Fureur épique" et "Rugissement du lion", au moins une dizaine de hauts commandants du régime ont été éliminés, dont Ali Larijani, le chef de la sécurité en Iran, Gholamreza Soleimani, le chef des bassidjis, la milice paramilitaire des Gardiens de la révolution ou bien encore le ministre du Renseignement, Esmaïl Khatib. Des trophées de guerre à porter au crédit de Benyamin Netanyahou et de Donald Trump, qui déploie les moyens stratosphériques du Pentagone - près d’un milliard de dollars dépensés quotidiennement selon les estimations du Congrès américain.
Mais le locataire de la Maison-Blanche sait que, pour pouvoir revendiquer une victoire sans s’enliser pendant des semaines voire des mois en Iran, il lui faudra très probablement inscrire à son tableau de chasse une cible encore plus spectaculaire : les 440 kilos d’uranium enrichi à 60 %, capables d’atteindre rapidement 90 %, soit le seuil nécessaire pour fabriquer entre 10 et 11 armes nucléaires potentielles. Le sort de cette guerre pourrait donc dépendre de la vingtaine de petits conteneurs, à l’allure de bouteilles de plongée, protégeant les fameuses matières fissiles.
Si de nombreux objectifs de guerre demeurent encore flous, celui visant à empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire reste de loin le plus fréquemment avancé par l’administration américaine. Et ce, même si l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ne pointe aucun...
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18/03 - Le porte-avions Ford, un navire américain dernier cri… qui accumule les difficultés techniques
C'est un coup dur pour les Etats-Unis, au moment où Donald Trump et les Américains semblent éprouver des difficultés dans leur conflit engagé contre l'Iran. L'USS Gerald R. Ford, le plus grand porte-avions du monde, déployé dans le cadre de cette guerre, a été contraint d'interrompre sa mission au Moyen-Orient. En cause : un incendie "non lié aux combats" qui a fait deux blessés, jeudi 12 mars, avant d'être maîtrisé. Le feu a touché la "buanderie principale" du navire, a précisé sur X le commandement naval américain pour le Moyen-Orient, assurant que le système de propulsion du navire n'avait pas été endommagé et qu'il restait "pleinement opérationnel".
L'incendie a nécessité plusieurs heures pour être maîtrisé et a affecté plus de 600 marins et membres d'équipage qui avaient perdu leurs couchettes et dormaient depuis à même le sol ou sur des tables, ont indiqué les autorités. L'USS Gerald Ford se trouvait en mer Rouge. Il doit désormais faire cap vers la Crète, en Grèce, pour des opérations dont on ignore la durée.
Ce porte-avions doté de technologies de pointe, avec un équipage de plus de 4 000 marins, aurait rencontré d'importants problèmes avec son système de toilettes en mer. Des médias américains ont décrit des systèmes bouchés et de longues files d'attente pour les toilettes à bord du navire. Selon un responsable de la Marine interrogé par le Wall Street Journal (WSJ), le système d'évacuation des eaux usées du porte-avions Ford a connu des problèmes durant le déploiement, nécessitant en moyenne une...
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18/03 - Ce que les Français savent sur l’argent... et ce qu’ils ignorent
Combien de Français savent lire leur bulletin de salaire ? Comprennent l'effet de l'inflation sur leur épargne ? S'y retrouvent face aux produits proposés par leur banque ? Pour la première fois, le Baromètre de l'esprit critique, publié par Universcience (Cité des sciences et Palais de la découverte), en partenariat avec L'Express, s'est penché sur le rapport des Français à l'argent. L'enquête a été réalisée par l'institut ViaVoice auprès de 2 000 personnes de 18 ans et plus et de 609 jeunes de 15 à 24 ans. Elle met au jour des lacunes profondes dans notre culture financière et montre aussi un rapport ambivalent à la science, des difficultés à évaluer la fiabilité des informations et une montée en puissance de nouvelles sources comme l’intelligence artificielle.
"L'argent est un objet d'étude qui traverse tous les champs sociaux, explique Jeanne Lazarus, directrice de recherche CNRS, doyenne du Collège universitaire de Sciences Po et membre du comité scientifique du baromètre. Cela touche à l'organisation familiale, aux inégalités économiques, aux rapports de pouvoir. Dans nos sociétés monétarisées depuis la révolution industrielle, l'argent est une institution sociale centrale, et donc un révélateur particulièrement puissant."Des résultats pas toujours rassurants
Sur les grands repères économiques, les Français s'en sortent honorablement. Interrogés sur le principal poste de dépense des ménages, 67 % identifient correctement le logement, et sept sur dix comprennent que, face à un rendement de l'épargne de 1 %...
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18/03 - "C’est leur plaque tournante en Europe" : comment la Russie espionne depuis Vienne
Vienne, capitale de l’Autriche… et nid d'espions ? Comme aux grandes heures de la guerre froide, la capitale de l'Autriche a vu revenir les agents secrets du monde entier. Un pays est particulièrement suspecté d'espionnage depuis la "ville des rêves" : la Russie.
Moscou a intensifié l'activité de ses antennes paraboliques sur les bâtiments lui appartenant dans la capitale autrichienne, explique longuement le Financial Times (FT) dans un article publié mardi 17 mars. Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, les toits des vastes locaux diplomatiques russes situés dans la capitale autrichienne ont ainsi repris l'une de leurs fonctions les plus importantes de la guerre froide : celle de plus grande plateforme clandestine de renseignement électromagnétique du Kremlin en Occident, rapporte le quotidien anglais.
L'installation des antennes paraboliques ainsi que leur orientation et leur repositionnement sont particulièrement scrutés. A la veille de la Conférence de Munich sur la sécurité, en février dernier, l'une des plus grandes antennes paraboliques installées sur le toit de l’ambassade de Russie a ainsi été réorientée… et a retrouvé sa position initiale le lendemain de la clôture de la conférence.
Plusieurs autres lieux abritent des installations sur son toit, comme le centre culturel russe de Brahmsplatz. Au moins quatre antennes paraboliques existent également sur le toit d'un ancien sanatorium de la Sternwartestrasse, une clinique autrefois utilisée secrètement par les responsables du...
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18/03 - Marc Schwartz, patron de la Monnaie de Paris : "Je ne crois pas du tout en la disparition du cash en Europe"
En 1976, l'ancien ministre du général de Gaulle, Gaston Palewski, écrivait dans les colonnes du journal Le Monde que la construction de l'Europe n'était possible sans "une armée et une monnaie". Pour ce qui est de la première nécessité prescrite, le compte n'y est pas (encore). La seconde, en revanche, a été largement honorée. Depuis le 1er janvier 2002, c'est bien des euros qui sortent chaque jour, par millions de pièces, des ateliers de la Monnaie de Paris.
Sur la face de chacune, un emblème commun à l’ensemble des pays de la zone euro. Au revers, un autre, national, propre à l'identité de l'un de ses membres. "C’est un symbole très fort qui signifie que tout en participant à un ensemble plus large, chaque pays conserve son identité", lit Marc Schwarz, président de la Monnaie de Paris dont le sens aigu des affaires n'a jamais englouti l'attachement aux symboles et à leur histoire.
Installée quai Conti depuis 1775, l'institution fondée en 864 sous le règne de Charles II affiche, cette année encore, d'excellents résultats en dépit du net recul des espèces au profit des paiements dématérialisés. Son chiffre d'affaires a atteint en 2025 un niveau historique (197,2 millions d'euros) et sa rentabilité a progressé de 45 % par rapport à l'année précédente. De jolies performances qui seraient le fruit, nous dit-on, d'une habile stratégie de diversification emmanchée voilà plusieurs années déjà. Entretien avec le visage d'une des plus vieilles entreprises au monde.
L'Express : Après une très bonne année 2024 portée...
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18/03 - Sciences, argent, information : les 15-24 ans voient le monde autrement que leurs aînés
Les 15-24 ans sont plus nombreux que leurs aînés à se passionner pour la science, plus enclins à reproduire des expériences chez eux, plus prompts à se déclarer "scientifiques". Mais ils considèrent aussi plus volontiers que les horoscopes relèvent de la science, reconnaissent plus souvent persister dans leurs arguments même sans être sûrs de leur validité, et semblent moins se méfier de l’intelligence artificielle (IA) que les générations précédentes. Tel est le portrait ambivalent que dresse la cinquième édition du Baromètre de l'esprit critique, publié par Universcience (Cité des sciences et Palais de la découverte), en partenariat avec L'Express. L'enquête, réalisée par l'institut Viavoice auprès de 2 000 personnes de plus de 18 ans et de 609 jeunes de 15 à 24 ans, dessine un décalage croissant entre deux manières de penser et de s'informer.Une génération biberonnée aux sciences… à sa manière
Sur le papier, les 15-24 ans devraient rassurer ceux qui s'inquiètent de leur désaffection pour les sciences. Près d'un quart d'entre eux se dit "très intéressé" par les sujets scientifiques, contre 16 % pour le reste de la population. Ils sont aussi plus optimistes sur le rôle moral de la science - 68 % pensent qu'elle rend l'homme meilleur, contre 59 %. Les plus jeunes (15-17 ans) se distinguent par un enthousiasme encore plus marqué : 92 % estiment que la science développe des technologies utiles à tous et 85 % qu'elle permet de comprendre qui nous sommes (contre 84 % et 78 % des adultes).
Mais cet appétit s'accompagne...
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18/03 - "Les lettres de motivation ne valent plus rien" : comment l’IA rebat les cartes en entreprise
Si l'intelligence artificielle rebat déjà les cartes du savoir dans l'éducation, elle commence aussi à redéfinir le travail et pourrait bien, à terme, redéfinir les rapports de pouvoir en entreprise. L'étude de Stanford d'août 2025 — qui a observé depuis 2022 une baisse d'environ 13 % de l'emploi aux Etats-Unis chez les 22-25 ans dans les métiers les plus exposés à l'IA — a marqué les esprits. Mais si le débat public est obsédé par la question de la destruction d'emplois, "l'idée d'un chômage technologique généralisé — et en particulier que tous les postes juniors vont disparaître" — est absurde, tranche Fabian Stephany, chercheur à l'Oxford Internet Institute et à la tête du projet SkillScale, qui étudie comment les compétences liées à l’IA deviennent de plus en plus déterminantes pour les travailleurs comme pour les employeurs.
"Certes, les entreprises pourraient avoir — et c'est vraiment tragique — une incitation à court terme à se débarrasser des postes juniors, tout simplement parce que certaines des tâches que ces personnes accomplissent sont très similaires à ce que l'IA sait bien faire. Mais si vous vous débarrassez de ces personnes maintenant, prévient le chercheur, vous n'aurez pas de managers intermédiaires. C'est peut-être viable à très court terme, mais désastreux à long terme."
Les annonces de licenciements attribués à l’IA relèvent souvent de ce que le chercheur Ethan Mollick appelle l’"AI washing": certaines entreprises font porter à l'IA la responsabilité de suppressions de postes qui tiennent en...
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18/03 - Municipales : Nice, symbole des contradictions de Bruno Retailleau
Est-il un stratège subtil ou un chef brouillon ? Le tenant d'une droite indépendante ou l'artisan caché de dangereuses alliances ? Il a suffi d'une intervention matinale pour raviver les interrogations autour de la ligne de Bruno Retailleau après son refus de soutenir Christian Estrosi face à Eric Ciotti au second tour des municipales à Nice, en dépit d'un accord noué avec Horizons. Le président de LR a invoqué ce mercredi 18 mars sur BFMTV l'"appel à la gauche et au communautarisme" du maire sortant, en retard sur son vieil ennemi, pour justifier sa réserve.
S'en est suivie une avalanche attendue de réactions indignées : la formation d'Edouard Philippe exige une "clarification", Gabriel Attal déplore une perte de "repères" quand des piliers LR réaffirment avec vigueur leur soutien à Christian Estrosi. Ici, au nom du respect de la parole donnée. Là, au titre de la lutte contre l'extrême droite. "Chassez le naturel", "il nourrit l'ambiguïté", "union des droites rampantes"… Plusieurs ténors LR agitent auprès de L'Express le spectre d'un funeste rapprochement avec le RN, allié d'Eric Ciotti depuis l'été 2024. Voilà Bruno Retailleau rattrapé par le poison du soupçon."Union des droites par les urnes"
A quoi joue-t-il ? L'ancien ministre de l'Intérieur refuse tout accord d'appareil avec l'extrême droite en vue de la prochaine présidentielle. La digue LR-RN n'a ainsi pas été rompue lors des municipales, au grand soulagement d'un parti obsédé par sa singularité. Bruno Retailleau revendique en revanche une...
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18/03 - Des "neurones" qui jouent au jeu vidéo "Doom" ? La vérité scientifique derrière les annonces de Cortical Labs
Le 25 février, l’entreprise australienne Cortical Labs secouait Internet en dévoilant ses dernières avancées dans la course à l’informatique biologique. Au programme : six minutes de vidéo au montage nerveux et à la musique épique dans lesquelles les développeurs de la start-up racontent, gants bleus et blouse blanche de rigueur, avoir "cultivé" des cellules cérébrales humaines sur des puces informatiques, avant de les entraîner à "jouer" à Doom, jeu vidéo culte des années 1990.
A première vue, les images sont spectaculaires. Les développeurs connectent 200 000 neurones de laboratoire encapsulés dans une boîte à un boîtier électronique. Puis, magie de la science, à l'écran, le héros de cette simulation prisée des geeks se met à courir, arme au poing, bien décidé à abattre ses ennemis. Immédiatement après leur publication, ces extraits font le tour du monde, provoquant stupeur, enthousiasme ou effroi. En une publication, ce qui n'était qu'un délire de science-fiction semble s'imposer au réel.
Sur les plateformes, ces cellules humaines qui tirent sur des aliens virtuels depuis leurs bains de nutriment, cumulent désormais des millions de vues. Et relancent la machine à fantasme. Des articles font l'éloge d'une révolution, d'autres décrètent l'avènement d'une nouvelle ère. Il y aurait, dans ces morceaux de cervelles branchés à des câbles électriques des intelligences artificielles organiques, des IA constituées, non pas de silicium, mais de véritables cellules. Des affirmations livrées dans le vertige de l'instant,...
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18/03 - Municipales : comment Edouard Philippe et Gabriel Attal ont échappé au piège parisien
Et pourtant, ils ne la portent pas dans leur cœur. En cet automne 2025, Edouard Philippe et Bruno Retailleau participent à une série de rendez-vous pour accorder les violons d’Horizons et de LR aux élections municipales. Le cas de Paris n’est pas le plus brûlant, tant les positions sont fermes. Le Vendéen soutient la ministre de la Culture d'alors, au nom d’un accord noué à l’été. L’édile du Havre, lui, appuie bien sûr son lieutenant Pierre-Yves Bournazel, secrétaire général délégué de son parti. "Dati ? Il est hors de question qu’on la soutienne", lâche-t-il d'un ton sec lors d’un rendez-vous. Il y a de l’humain là-dedans. De culture politique, aussi. Rachida Dati n’est pas le genre de beauté de l’ancien Premier ministre, qui goûte très peu à ses méthodes "trumpistes", si éloignées de la rectitude de l'ancien conseiller d'Etat. Gabriel Attal aussi a lâché son ancienne collègue : l’ancien Premier ministre la juge en privé incapable d’agréger une partie des électeurs d’Anne Hidalgo de 2020 - qu’il juge décisifs dans la course à la capitale - et raille ses pratiques politiques... dont il a été une victime parmi d'autres. Seulement, Attal comme Philippe n'aiment pas insulter l'avenir. Les voilà de nouveau embarqués derrière le même candidat. Ou plutôt, la même candidate.
PYB. Trois lettres, un champion, et une bonne raison pour Edouard Philippe de s’inquiéter pour son futur. Durant des semaines, Pierre-Yves Bournazel joue le ventre mou de l’élection parisienne sans aucun espoir de victoire finale et, surtout, répète à l’envi...
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18/03 - "L’Europe apprend à dire non à Trump" : le refus de sécuriser le détroit d’Ormuz vu par la presse étrangère
Une "erreur monumentale". Voilà comment Donald Trump a qualifié mardi 17 mars le refus de la plupart des alliés de l'Otan de s'impliquer dans l'opération militaire israélienne en Iran. Un peu plus tôt, ce week-end, le président américain avait exhorté plusieurs pays, dans un message sur son réseau Truth Social, à venir en soutien des Etats-Unis pour sécuriser le détroit d'Ormuz, aujourd'hui bloqué par l'Iran et par lequel transite un cinquième du trafic mondial de pétrole et de gaz liquéfié. "Espérons que la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni et d'autres (...) enverront des navires dans la région afin que le détroit d'Ormuz ne soit plus menacé par un pays totalement décapité", avait-il déclaré. Il avait également menacé l'Otan dans une interview au Financial Times : "S'il n'y a pas de réponse ou si celle-ci est négative, je pense que cela aura des conséquences très mauvaises pour l'avenir de l'Otan", avait mis en garde le dirigeant issu du Parti républicain.
France, Allemagne, Grèce, Pologne… Les refus se sont multipliés. Les dirigeants européens estiment qu'il faudrait se concentrer sur la gestion des conséquences financières de la guerre, telles que la hausse des prix de l'énergie et les perturbations potentielles de l'approvisionnement alimentaire, plutôt que de s'engager militairement. Cette salve de réponses négatives reçue par Donald Trump "fait jubiler les médias européens", relève Courrier International. "C’est précisément le président qui joue depuis un an à la petite brute de...
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18/03 - Cet étonnant marché public pour le détroit d’Ormuz, les PDG de l’armement font la leçon aux parlementaires
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'indiscrets exclusifs en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.
Détroit Ormuz : la Marine fait appel au privé
La Marine nationale n’aurait pas les capacités de participer à un déminage du détroit d’Ormuz, faute de bateaux en nombre suffisant. Pour y remédier, le ministère français des Armées vient de passer un appel d’offres auprès de sociétés privées, comme le groupe SeaOwl, afin de fournir les moyens nécessaires, au cas où… L’état-major de la marine a indiqué à l’Elysée que ses huit chasseurs de mine suffisaient tout juste pour la sécurité du goulet de Brest et celle du porte-avions. Pas question de déshabiller Pierre pour habiller Paul.
Les cours intensifs des parlementaires
Les parlementaires se forment à marche forcée aux enjeux de défense. Depuis quelques mois, des petits-déjeuners se tiennent à huis clos au Palais Bourbon et au Sénat en présence de PDG et figures de proue du secteur. Dernier invité en date de cet exercice organisé par André Loesekrug-Pietri, directeur de la Joint European Disruptive Initiative (Jedi) : Eric Béranger, le PDG du missilier MBDA. Le format, qui a également accueilli l’amiral Pierre Vandier, sera...
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18/03 - Un statut européen pour les entreprises : cette mini-révolution qui vient
Après quatre décennies de débats infructueux et plusieurs échecs, la Commission européenne a relancé ce mercredi 18 mars un projet révolutionnaire pour les entrepreneurs : la création d’un statut européen pour les sociétés, conçu pour permettre à une entreprise de s’enregistrer en moins de 48 heures, pour un coût de 100 euros maximum et avec un capital qui peut n’être que de 1 euro symbolique, dans l’ensemble des 27 Etats membres de l’Union européenne à la fois.
Il faut encore l’accord du Parlement européen et un vote des Etats membres à la majorité qualifiée, le tout espéré d’ici la fin de l’année. Mais si le dispositif aboutit cette fois-ci, il pourra permettre aux start-up européennes de rivaliser enfin avec leurs concurrentes américaines. Et cela, sans avoir besoin d’aller s’installer aux Etats-Unis, comme l’ont fait ces dernières années trop de start-up européennes (qu’on pense à Deepl, Spotify ou BioNTech par exemple).
L’idée part d’un état des lieux navrant, qui avait été dressé par l’ancien président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, dans son rapport de 2024 sur les défauts de compétitivité du Vieux continent : les jeunes pousses européennes n’échouent pas par défaut d’idées, ni de talents, mais par leur trop fréquente incapacité à financer la phase critique de croissance initiale. Trop fragmenté, le système actuel aboutit à décourager l’entrepreneuriat.
En permettant aux start-up de s’enregistrer sous un régime de "EU Incorporated" (aussi appelé "28e régime" car il s’ajoutera, de manière optionnelle, aux...
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18/03 - De la médecine préventive à l’automatisation, comment l’IA révolutionne le secteur de la santé
La santé en France : un système performant mais non sans difficultés
La France dispose d’un système de santé reconnu pour sa qualité et sa capacité à prendre en charge l’ensemble de la population. Comme beaucoup de pays européens, il traverse néanmoins une période de tension, marquée par des défis bien identifiés. Les difficultés de recrutement dans de nombreuses professions ; infirmiers, médecins ou encore certaines spécialités comme l’anesthésie, la chirurgie ou l’obstétrique ; pèsent sur l’organisation des soins. Par ailleurs, les établissements évoluent dans un contexte budgétaire particulièrement contraint, avec un déficit de la Sécurité sociale en progression et un équilibre encore fragile entre les dépenses de soins et la prévention.
Dans ce paysage contraint, l’IA apparaît comme un levier complémentaire pour accompagner les acteurs du secteur : optimisation des processus, soutien à la productivité, meilleure allocation des ressources ou encore appui à la maîtrise des coûts. Autant de pistes qui peuvent contribuer à renforcer au quotidien l’efficacité des organisations de santé.Dell AI Factory avec NVIDIA : d’une médecine réactive à proactive
Avec plus de 40 ans d’expérience et d’expertise aux côtés des organisations de santé, Dell Technologies dispose aujourd’hui d’une compréhension approfondie des enjeux du secteur. Conçu en collaboration avec NVIDIA, leader mondial du calcul accéléré, sa nouvelle solution AI Factory ouvre la voie vers innovation opérationnelle et automatisation évolutive. Ceci grâce à des solutions...
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18/03 - Une solution IA complète et sécurisée pour chaque entreprise grâce à Dell AI Factory avec NVIDIA
Dell AI Factory avec NVIDIA : une plateforme IA « clé en main »
« L’usine IA » ou « AI Factory » se positionne comme étant la première solution d’IA d’entreprise de bout en bout, combinant à la fois l’infrastructure, les logiciels, et les services afin d’accélérer l’adoption de l’intelligence artificielle. Concrètement, cette plateforme intègre l’ensemble des composants nécessaires : serveurs, solutions de stockage, outils logiciels, microservices et services d’accompagnement. Cette approche globale permet aux entreprises de concevoir, déployer et exploiter des solutions d’IA sans avoir à gérer elles-mêmes la complexité d’une architecture à composer. Le principal atout de cette solution est sans conteste son approche « clé en main ». Selon Dell Technologies ces architectures intégrées réduisent de 86 % le délai de rentabilisation et offrent une infrastructure qui s’adapte à tous les contextes, du POC local aux déploiements massifs.
Cette flexibilité s’appuie notamment sur une infrastructure modulaire capable de couvrir l’ensemble des environnements : ordinateurs portables, stations de travail, serveurs PowerEdge dotés de GPU NVIDIA, ainsi que des solutions de stockage haute performance telles que la gamme PowerScale. L’architecture a été pensée pour accompagner les entreprises pas à pas : commencer par un environnement local et sécurisé, puis étendre leurs capacités selon l’évolution de leurs projets. Au cœur de cette montée en puissance se trouvent les données : sans données fiables, pas d’IA efficace. Dell fournit des...
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18/03 - Tourisme : au Japon, la douceur de vivre au programme
Partir loin pour mieux déconnecter. Malgré les difficultés économiques et les tensions géopolitiques, le tourisme n’a cessé d’augmenter ces dernières années (1,52 milliard de voyages en 2025, selon l’Organisation mondiale du tourisme). Mais pas n’importe comment. En 2026, la tendance est aux vacances Jomo (Joy of missing out, comprenez "la joie de manquer quelque chose"), c’est-à-dire privilégier des séjours plus calmes et plus immersifs, quitte à privilégier des destinations stars. L’Express en a sélectionné quelques-unes, de l’île Maurice au Japon (ci-dessous), en passant par le Canada et Singapour. Et cette année, selon le voyagiste Sunweb, les Français anticipent davantage (+30 % des voyageurs par rapport au début de l’année dernière). Il convient donc de se hâter aujourd’hui pour s’offrir aux beaux jours des vacances lentes.Kii, onsen et marche rituelle
Sur la péninsule de Kii, le voyage ralentit naturellement. Classées au patrimoine mondial de l'Unesco, les routes de pèlerinage du Kumano Kodo serpentent entre montagnes sacrées, forêts séculaires et sanctuaires shinto, invitant à une déconnexion profonde. Ici, chaque pas est un retour à l’essentiel, dans un Japon intime et spirituel. Après l’effort, le corps se délasse dans les onsen de montagne, véritables étapes ressourçantes au cœur de la nature. A Koyasan, les nuits en temples bouddhistes rythment un séjour de méditation, de silence et de repas végétariens hérités de la tradition monastique. Plus loin, des villages thermaux comme Kawayu offrent des bains...
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18/03 - La démission de Joe Kent, première défection au sein du camp Trump causée par la guerre en Iran
C'est un revers pour l'administration américaine. Joe Kent, le plus haut responsable de la lutte contre le terrorisme aux États-Unis, a démissionné de son poste, ce mardi 17 mars. Dans une lettre publiée sur le réseau social X, il met clairement en cause l'entrée en guerre des États-Unis avec l'Iran, aux côtés d'Israël depuis le 28 février dernier, pour se justifier.
Il est le premier responsable de l'administration Trump à claquer la porte à cause d'elle, et le plus haut à critiquer ouvertement cette guerre au Moyen-Orient, jusqu'ici peu comprise par une majorité de la population américaine. Selon un récent sondage Ipsos, 43 % des Américains désapprouvent les frappes militaires des États-Unis contre l'Iran."L'Iran, pas une menace imminente pour notre nation"
"Je ne peux pas en toute conscience soutenir la guerre en cours en Iran. L'Iran ne représentait pas de menace imminente pour notre nation, et il est clair que nous avons déclenché cette guerre en raison de la pression d'Israël et de son puissant lobby américain", a-t-il écrit dans sa lettre de démission destinée au président américain. Partout dans la presse américaine, dans le camp républicain comme démocrate, cette lettre a fait l'effet d'une déflagration, alors que Donald Trump peine depuis trois semaines à donner ses objectifs de guerre précis.
After much reflection, I have decided to resign from my position as Director of the National Counterterrorism Center, effective today.
I cannot in good conscience support the ongoing war in Iran. Iran...
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18/03 - Des frappes de drones menées par des terroristes en Europe ? La mise en garde de Volodymyr Zelensky
La menace vient du ciel, mais pas forcément de Russie. S’exprimant ce mardi 17 mars devant des membres du Parlement britannique dans l'enceinte du palais de Westminster, à l’occasion d’une visite à Londres dans le cadre d’une tournée européenne, Volodymyr Zelensky a appelé les pays occidentaux à moderniser leur défense, avec un avertissement : Moscou n’a pas l’exclusivité des attaques de drones, et le danger que représentent ces engins volants ne se limite pas à ceux que pourrait envoyer le Kremlin.
A mesure que la technologie des drones progresse, les nations européennes doivent ainsi se préparer à des attaques perpétrées par une multitude d’acteurs, a prévenu le président ukrainien, dans des propos rapportés par le Guardian. "Il ne s’agit pas seulement d’attaques lancées par un État. Nous devons être prêts à faire face à tout type d’attaque, y compris celles menées par des acteurs non étatiques, des réseaux criminels, des groupes terroristes et même des assaillants isolés capables de se procurer de telles technologies", a-t-il prévenu.
"Avec la généralisation des drones, les attaques de grande envergure ne coûtent plus des milliards. Elles coûtent bien moins cher", a-t-il également souligné, avant d’ajouter que les attaques de drones n’étaient "malheureusement" plus l’apanage de "riches fous comme Poutine".Expertise ukrainienne
Cette mise en garde survient alors que l’Ukraine, confrontée depuis février 2022 aux attaques russes, a acquis une expérience unique pour neutraliser les drones, utilisés à tour de bras par...
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18/03 - "Faire passer Apple pour le tonton ringard" : Nothing, l’étoile montante du smartphone européen
Va-t-on assister à un défilé de mode ? Tout porte à le croire dans ce décor industriel dressé sous le plafond de verre de l'immense bâtiment en briques de Central Saint-Martin, l'école de mode londonienne. Pourtant, ici, point de mannequins aux traits figés arborant des tenues à cinq chiffres : la star du show est l'électronique. Nothing, l'un des seuls constructeurs grand public européens de smartphones, a vu les choses en grand pour la présentation de ses nouveaux produits.
Dévoilés sous les applaudissements, le casque Headphone (a) et les deux modèles de téléphone, le Phone (4a) et le Phone (4a) Pro, font la part belle au design, à des prix calibrés : 159 euros pour le premier, de 369 à 569 euros pour les seconds. Les boîtiers ajourés - une spécialité maison - laissent apparaître une partie des composants électroniques. Les couleurs flashy, du jaune au rose en passant par le bleu électrique, tranchent avec les teintes fades des concurrents. Des appareils que l'on reconnaît de loin, au premier coup d'œil. Une singularité rare dans le secteur. "Nous voulons devenir la marque préférée de la nouvelle génération de créatifs, les Balenciaga ou Margiela de la tech", affirme Charlie Smith, le chef du marketing, sourire malicieux aux lèvres. L'idée est de "faire passer Apple pour le tonton ringard". Le mot d'ordre est clair, la tâche sacrément ambitieuse. Des mangas aux téléphones
D'ambition, le fondateur de Nothing, Carl Pei, n'en manque pas. Ce trentenaire suédo-chinois, passé par la prestigieuse Stockholm...
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18/03 - Guerre en Iran : pourquoi la mort d’Ali Larijani est un nouveau coup dur pour Téhéran
Trois semaines après le début de la guerre en Iran, Israël traque un à un les dirigeants de la République islamique. Mardi 17 mars, l'État hébreu a annoncé la mort d'Ali Larijani dans une frappe aérienne à Téhéran. Plus tard dans la journée, le régime des mollahs a confirmé la mort du dirigeant, ainsi que de son fils, Morteza Larijani, et du chef de son bureau, Alireza Bayat.
Ali Larijani était apparu pour la dernière fois en public vendredi dernier, lors d'une marche organisée chaque année en signe d’opposition à Israël. Malgré le risque d’être pris pour cible par Israël et les Etats-Unis, son apparition était alors passée pour un acte de défi adressé à ses adversaires.L'un des derniers hauts dirigeants encore en vie
L'homme, âgé de 68 ans, était le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale (CSSN) et un maillon clé du pouvoir iranien. Depuis la mort de l'ayatollah Khamenei dans une frappe israélienne le 28 février dernier, il était la figure politique la plus importante du pays. Selon The Times of Israel, Ali Larijani était perçu comme l'un des héritiers d'Ali Khamenei pour poursuivre la révolution islamique. Il avait d'ailleurs été pressenti pour lui succéder, avant que Mojtaba Khamenei ne soit finalement choisi.
Nommé en août secrétaire du CSSN, Ali Larijani a occupé des postes de haut niveau tout au long de sa carrière, marquée par sa loyauté envers Khamenei et sa réputation d'homme capable de nouer des relations pragmatiques avec les factions souvent rivales du système.
Il était aussi en charge d'un...
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18/03 - "L’UE est une promesse de sécurité" : pourquoi l’Islande relance sa course vers l’Europe
Un curieux phénomène sismique frappe l'océan Atlantique depuis le début de l'année : ses îles nordiques se rapprochent chaque jour un peu plus de notre continent européen. Elles cherchent, surtout, à s'éloigner au plus vite de la Maison-Blanche et de son imprévisible locataire. En menaçant d'envahir le Groenland en janvier, Donald Trump a en partie rabiboché ses habitants avec leurs lointains concitoyens du Danemark et provoqué des sueurs froides chez ses voisins islandais. Dans la foulée, une mauvaise blague de son ambassadeur à Reykjavik, avançant que "l'Islande sera bientôt le 52e État américain", a provoqué une crise existentielle sur la terre de feu et de glace.
Sans armée, se reposant sur la protection de l'oncle Sam, l'Islande se retrouve bien seule au milieu d'un océan de crises. Aussi, le gouvernement de coalition propose aux Islandais de voter dès le mois d'août, via un référendum, pour reprendre les négociations d'adhésion à l'Union européenne. Le scrutin, qui sera bientôt validé par le Parlement, s'annonce comme un tournant pour l'île de 400 000 habitants.
Si le "oui" l'emporte, comme les sondages (serrés) semblent l'indiquer, "le processus sera très rapide", a assuré la ministre des Affaires étrangères, Thorgerdur Katrin Gunnarsdóttir, tablant sur une adhésion dans un an et demi. "C'est un peu optimiste mais il est vrai que l'Islande a déjà rempli plusieurs chapitres pour rejoindre l'UE [NDLR : avant de se retirer des négociations d'adhésion en 2015] donc la procédure devrait être rapide, estime...
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18/03 - Mort d’Ali Larijani : "Les criminels devront bientôt payer pour son sang", déclare Mojtaba Khamenei
Au dix-neuvième jour de la guerre, les missiles iraniens ont déferlé sur Tel Aviv cette nuit. Une attaque justifiée par Téhéran comme des représailles à l'assassinat par Israël du secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien Ali Larijani, tué la veille, a rapporté mercredi 18 mars la télévision d'État iranienne. De son côté, Israël a poursuivi ses salves de frappes dans le centre-ville de Beyrouth et dans sa banlieue sud. Tôt ce mercredi, l'Etat hébreu a également envoyé des ordres d'évacuations de plusieurs villages du sud du pays ainsi que de la ville de Tyr.
Les infos à retenir
⇒ Le Guide suprême promet de venger la mort d'Ali Larijani
⇒ "Le régime iranien semble intact, mais largement affaibli", affirme la directrice du renseignement américain
⇒ Des pays proposent un corridor sécurisé pour libérer 20 000 marins bloqués dans le Golfe
20h30Un incendie sur le site gazier de Ras Laffan, "sous contrôle", selon les autorités qataries
Un incendie s'est déclaré sur le site gazier de Ras Laffan après des tirs de missiles iraniens. L'incendie est "sous contrôle", a annoncé le ministère de l'Intérieur qatari sur X.
20h18La sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz, une priorité pour l'UE
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, s'est entretenue ce mercredi matin avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a fait savoir un représentant de l'Union européenne.
Au cours de cet échange, Kaja Kallas a souligné que la sécurité de navigation dans le détroit d'Ormuz était une priorité...
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18/03 - Bien plus verte que Paris : comment Varsovie est devenue un modèle de végétalisation
Les 15 et 22 mars, les Français votent aux municipales. L'occasion pour L'Express de sélectionner chez nos voisins des idées innovantes, des concepts pertinents et des dynamiques vertueuses pour améliorer notre quotidien. Tour d'Europe des villes qui doivent nous inspirer, et surtout inspirer nos nouveaux élus.
EPISODE 1 - Ces villes qui doivent nous inspirer : Munich, le mariage réussi de la Silicon Valley et de l'huile de moteur
EPISODE 2 - Comment Vienne est devenue un petit paradis pour les seniors et les locataires
EPISODE 3 -Londres, un modèle pour la sécurité ? Sa recette miracle pour faire baisser le crime
EPISODE 4 - "Les polémiques à Paris nous ont beaucoup amusés" : Copenhague, ce modèle de propreté qui s'exporte
EPISODE 6 - Des mini-réacteurs nucléaires pour se chauffer ? Helsinki prépare sa révolution énergétique
EPISODE 7 - Dublin, l'incroyable succès d'un ovni américain en Europe
EPISODE 8 - "Il aime tout ce qui brille" : Giuseppe Sala, le maire qui a transformé Milan en marque mondiale
EPISODE 9 - Zurich, la ville qui a réussi le pari des transports publics… sans métro
Varsovie, verte ? L’idée a de quoi surprendre, tant cette ville de 1,8 million d'habitants a longtemps symbolisé l’héritage austère du communisme. Et pourtant, la capitale polonaise, passée maîtresse en végétalisation de zones bétonnées, est en passe de réussir son pari. En empruntant l’avenue Marszałkowska, longue artère rectiligne qui fend le centre de Varsovie, difficile d’échapper au vertigineux et très stalinien Palais...
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18/03 - "La Danse des renards", antidote parfait à la série grotesque "Heated Rivalry"
Le premier long-métrage de Valéry Carnoy, La Danse des renards, raconte l’histoire d’une amitié contrariée entre deux adolescents pensionnaires d’un internat de sport-études où ils se préparent à devenir boxeurs. Ils sont donc pleins d’énergie, d’ambition, et dotés de corps d’éphèbes tout ce qu’il y a de plus cinégéniques. Que les autres me pardonnent, je ne cite que les deux héros, Camille (Samuel Kichner) et Matteo (Fayçal Anaflous), le blondinet et le rebeu. Tout réussit au premier, chouchou du coach, le second ayant endossé le rôle de son lieutenant comme la meilleure chose qui pouvait lui arriver dans ce monde impitoyable de la compétition sportive.
Je vous rassure tout de suite, à aucun moment la relation intense entre Camille et Matteo ne sombre dans le cliché homoérotique. Une bénédiction après l’épreuve que je viens de subir avec le visionnage de la série la plus grotesque de l’année, Heated Rivalry (Torride rivalité) de Jacob Daniel Tierney, au succès insupportablement planétaire. Quand on ne sait pas filmer un match de hockey, pas choisir des acteurs crédibles pour interpréter des hockeyeurs professionnels, il n’y a aucune raison qu’on parvienne à les filmer au plumard sans faire pouffer de rire des connaisseurs. Coupez, quoi ! Paroles et gestes sont aussi légers qu’un coming out de Pierre Palmade au journal de 20 heures. Je n’en ai pas supporté plus de vingt minutes. M’étant abonné à HBO exprès pour savoir de quoi était fait le succès phénoménal de cette sirupeuse niaiserie, j’ai résilié mon abonnement...
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18/03 - "On ne peut pas travailler en Chine" : le récit d’Olivier Mas, ancien espion de la DGSE
Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Dans “Nid d’espions”, le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.
L’histoire paraît invraisemblable. Au cœur d’une petite commune de Gironde, dans une luxueuse maison en location, des supposés vacanciers ont installé dans le jardin, à l’abri des regards, une parabole de deux mètres de diamètre. Les voisins sont alertés car, dans les rues alentour, Internet est largement perturbé. Lors de la perquisition, la police va découvrir dans le logement un dispositif permettant de capter des données satellitaires. La parabole semblait être utilisée pour mettre la main sur des informations militaires sensibles. Les deux ressortissants chinois arrêtés se sont présentés comme ingénieurs dans les télécoms au moment de leur demande de visa. Ils sont désormais suspectés d’avoir transmis des informations à Pékin.
Une affaire qui en rappelle une autre : en 2022, en Haute-Garonne, une ressortissante chinoise est arrêtée alors que les autorités repèrent une antenne de sept mètres dans son jardin. Elle se trouve à proximité d’un site radio-électrique qui gère des satellites d’Airbus et Thalès, utilisés par le Centre national d’études spatiales.
Des opérations qui montrent l’intensification de l’espionnage mené par Pékin, en France et partout dans le monde. Et c’est ce qu’on...
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18/03 - Antoine Levy (Berkeley) : "Face au choc pétrolier, la France a les poings liés dans le dos"
Face à la hausse des prix de l'énergie provoquée par la guerre en Iran, la tentation interventionniste est grande chez les gouvernants. "Au contraire, il faut laisser le marché jouer son rôle de régulateur et laisser les prix faire baisser la demande", rétorque Antoine Levy dans sa chronique mensuelle à L'Express. L'économiste de Berkeley tire les leçons des crises précédentes et bat en brèche les idées reçues. La situation de la France le préoccupe particulièrement.
L'Express : De quelle manière la guerre en Iran va-t-elle affecter spécifiquement la France et l’Europe ?
Antoine Levy : L’Europe est particulièrement exposée aux conséquences de cette guerre. Pour deux raisons. La première : L’économie européenne, importatrice de matières premières, est très sensible aux variations du prix de l’énergie. Nous l’avons vu en 2022 après l’invasion de l’Ukraine par la Russie. C’est un peu moins vrai pour la France grâce au nucléaire.
La deuxième raison concerne le commerce international. On voit déjà se profiler un risque de rupture de certaines chaînes d'approvisionnement, en raison de la fermeture de certaines routes commerciales, en particulier le détroit d'Ormuz. Nous pourrions alors nous retrouver dans une situation similaire à celle du Covid en 2020. Nous pourrions manquer de composants électroniques, de LNG, d’hélium notamment. Il pourrait y avoir un effet de domino qui menacerait l’industrie manufacturière.
Depuis le début de la guerre en Ukraine, l'Europe a-t-elle pris conscience de sa fragilité énergétique ?...
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17/03 - Arrestations, restrictions d’Internet… Comment le régime iranien accentue sa répression intérieure
Est-ce un signe de faiblesse, en pleine pression exercée par une campagne aérienne conjointe américano-israélienne qui frappe régulièrement les forces de sécurité intérieure iraniennes depuis le début du conflit ? Les autorités iraniennes redoutent en tout cas la résurgence des mobilisations de la population et la répression intérieure se poursuit en pleine guerre. Téhéran accentue même sa traque aux espions et aux dissidents.
Des centaines de personnes, dont 10 étrangers, ont été arrêtées en Iran pour soupçons de collaboration avec Israël et les Etats-Unis, ont rapporté ce mardi 17 mars les médias iraniens. Les 10 ressortissants étrangers ont été arrêtés dans la province de Khorassan Razavi, au nord-est du pays, comme le relate Reuters. Leurs nationalités n’ont pas été précisées. Ils sont accusés d'avoir recueilli des informations sur des sites sensibles et préparé des opérations sur le terrain. Un autre groupe de 55 personnes a été arrêté dans la province méridionale d'Hormozgan, a rapporté ce mardi l'agence de presse semi-officielle Tasnim. Les individus ont été présentés comme des "mercenaires" des Etats-Unis et d’Israël. De même, dans le nord-ouest du pays, Tasnim a annoncé l'arrestation de 20 personnes, accusées par le parquet provincial d'avoir transmis à Israël des informations de localisation concernant les ressources militaires et de sécurité iraniennes, rapporte le Jerusalem Post.Au moins 500 personnes arrêtées depuis le 28 février
Ahmadreza Radan, le chef de la police du pays, a déclaré dimanche qu'au moins 500...
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17/03 - "Le PS s’est tiré une balle dans le pied pour 2027" : l’analyse au vitriol de Gérard Grunberg
"Vous savez ce que c’est, c’est des gros combinards. Ils ne vont pas nous coûter trop cher je pense à acheter pour le deuxième tour". Voilà comment Jean-Luc Mélenchon, à l’occasion de son meeting du 4 mars à Bondy, parlait du PS et de ses dirigeants. Au lendemain du premier tour des municipales, les socialistes, visiblement peu rancuniers, ont manqué une occasion de faire mentir le chef de file des insoumis. Après des semaines à s’échanger des invectives, les deux partis ont mis leurs différends entre parenthèses pour nouer, le temps d’un second tour, des alliances locales au nom de la "lutte antifasciste". À Toulouse, par exemple, les listes LFI et PS ont fusionné pour tenter de battre le maire divers droite sortant, Jean-Luc Moudenc. Une stratégie loin de faire l’unanimité à gauche : un "déshonneur", a ainsi commenté l’ancien Premier ministre Manuel Valls, chroniqueur à L’Express.
Pour Gérard Grunberg, directeur de recherche émérite au CNRS et spécialiste de la gauche, les tergiversations du Parti socialiste s’expliquent avant tout par son incapacité à rompre avec l’extrême gauche : "les socialistes n’ont jamais pleinement intégré la logique du parlementarisme et restent profondément marqués par les origines révolutionnaires de leur parti", explique à L’Express le politologue et directeur du site Telos. Conséquences : ces alliances de circonstances pourraient leur coûter cher lors des prochaines échéances électorales, alors même que ces municipales offraient l’occasion d'adopter une "nouvelle stratégie qui...
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17/03 - Elections municipales à Paris : le retrait calculé de Sarah Knafo
Une fois n'est pas coutume. En ce début de semaine, Sarah Knafo, la très volubile candidate d’extrême droite à la mairie de Paris a soudainement fait vœu de silence. Toujours si prompte à répondre aux sollicitations des journalistes, les nombreux appels restent sans réponse. Finalement qualifiée sur le fil, avec 10,4 % des voix, va-t-elle se maintenir au second tour des élections municipales ? L’information fuite dans le Canard enchaîné, elle se retirerait. Ses équipes démentent à grands cris. Sarah Knafo aime contrôler son timing. Elle le confirme quelques heures plus tard dans les colonnes du Parisien. L’eurodéputée Reconquête! renonce à déposer une liste dans l’espoir de "battre la gauche". Le ton est grandiloquent, la dimension sacrificielle largement surjouée. "N’importe quel politique aurait refusé de se retirer. Mais je ne suis pas n’importe quel politicien, assène-t-elle modestement. Je ne veux pas être comme eux : regardez où en est le pays, avec leurs petits calculs." Elle a aussi été reçue, mardi soir, sur le plateau de Pascal Praud (CNEWS), consacrée comme celle qui a préféré le choix de la raison pour sauver son camp.
En interne la décision a fait débat. Plusieurs voix se sont levées pour réclamer le maintien de sa liste, brandissant les avantages d’un groupe au Conseil de Paris, ou des bénéfices médiatiques d’une campagne de second tour. Et que dire de railleries attendues du Rassemblement national qui ne manquera pas de la dépeindre comme "la béquille du centrisme à Paris" ?Apparaître une nouvelle...
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17/03 - L’IA peut-elle offrir à tous les enfants une éducation de privilégiés ?
"Comment on fait les bébés ?" Vertigineuse question à laquelle tous les parents sont un jour sommés de répondre. ChatGPT le fait avec plus d'aplomb, en adaptant ses réponses à l'âge de l'inquisiteur. L'enfant a 4 ans ? L'IA propose une explication très sommaire : "Les bébés commencent quand un petit morceau du papa et un petit morceau de la maman se rejoignent. Le bébé grandit ensuite dans un endroit spécial dans le ventre de la maman, qu'on appelle l'utérus." Il s'agit d'un collégien ? ChatGPT explique la rencontre d'un spermatozoïde et d'un ovule, le rapport sexuel, l'évolution d'une cellule œuf, rappelant que cela touche "à l'amour, au consentement et à la protection". Le questionneur a un master en biologie ? L'IA lui détaillera la gamétogenèse, la fécondation aboutissant au "zygote diploïde", la "morula", le "blastocyste"...
Des productions bluffantes. Qui, pour les entreprises d'IA, sont la preuve éclatante que leur technologie va révolutionner l'éducation. "L'IA peut devenir un précieux tuteur qui fournit à chaque élève un accompagnement jusque-là réservé à une poignée d'entre eux", déclarait Sam Altman en 2024. Déjà, des écoles IA fleurissent aux Etats-Unis et en Chine. Comme l'Alpha School, coûteuse école privée à Austin qui promet une réussite "fulgurante" en seulement deux heures d'apprentissage académique par jour. A Pékin, les écoles primaires et secondaires sont d'ores et déjà tenues de programmer 8 heures de cours par an sur l'IA. L'impact de cette technologie sur l'éducation est cependant plus...
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17/03 - Face à l’incertitude mondiale, la leçon singulière du Japon : le décryptage de Karoline Postel-Vinay
"Quand l’incertitude concerne tout à la fois l’avenir de l’habitat terrestre, l’irruption des guerres, l’emballement des innovations technologiques et le vieillissement accéléré des populations, même les individus les plus nantis peuvent éprouver une difficulté à se projeter dans l’avenir. Le sentiment de désorientation peut alors devenir général et diffus dans l’ensemble des sociétés. Il peut être d’autant plus pénétrant que la soudaine illisibilité du présent et de l’avenir concerne nos certitudes élémentaires." Directrice de recherche à Sciences Po (Ceri), Karoline Postel-Vinay en est convaincue : la grande question politique de notre siècle est l’incertitude. L’impression d’inintelligibilité du monde nourrit les discours survivalistes et populistes. Ainsi du récit Maga aux Etats-Unis : "Il répond à une demande qui n’est pas celle de la vérité, à peine celle de la vraisemblance, mais celle de la suppression du sentiment pénible d’incertitude".
Invitée des Temps sauvages, le podcast géopolitique de L’Express, l’auteur de Face à l’imprévu (éditions du Cerf) conteste l’idée selon laquelle le ressort de Maga serait exclusivement le passéisme. "Le récit de Trump est d’abord une proposition pour le futur, analyse-t-elle. Le président américain fait comme si l’incertitude n’existait pas alors même que ses décisions en créent !".
>> Cet épisode est à retrouver sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast Addict
A l'instar des personnes, tous les Etats ne sont pas égaux devant l'incertitude mondiale. S’il...
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17/03 - Avoirs russes : l’influence trouble d’Olivier Huby, un banquier russophile au cœur d’Euroclear
25 septembre 2025. Dans les locaux du think tank Ifri, à Paris, l'économiste ukrainienne Oleksandra Betliy termine son intervention sur la reconstruction de son pays à l'occasion du Forum France-Ukraine. Un homme à l'air affable s'approche. Il dit travailler auprès d'Euroclear, l'institution financière belge qui gère la grande majorité des avoirs russes gelés en Europe. Il s'agit d'Olivier Huby.
Betliy, qui plaide pour l'utilisation des actifs bloqués afin de financer la reconstruction de l'Ukraine, tend l'oreille. La confiscation des avoirs russes est l'un des débats les plus brûlants de la guerre. "Votre idée est impossible. Les Américains et les Chinois retireraient leur argent", balaie Huby. Il affirme que toucher aux actifs russes risquerait de déstabiliser l'un des piliers du système financier international. "Nous n'étions pas d'accord, mais je voulais poursuivre la conversation", rapporte Betliy. Huby lui demande ses coordonnées. Il ne lui laisse pas les siennes. Quelques minutes plus tard, il disparaît dans la foule.Opposition à la confiscation des avoirs russes
Olena Halushka, co-initiatrice de la campagne internationale Make Russia Pay - qui défend aussi la confiscation des avoirs russes -, se souvient d'une scène similaire. Un homme "ressemblant à Huby" lui explique que l'Ukraine n'arriverait pas à confisquer ces avoirs. Il vante les mérites d'Elvira Nabioullina, la gouverneure de la Banque centrale de Russie : "Une excellente manager".
Cet homme n'est pas un simple observateur. Il a...
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17/03 - Escorter des navires dans le détroit d’Ormuz : pourquoi la solution proposée par Donald Trump est risquée
Une promesse à ce jour sans lendemain. Vendredi dernier, Donald Trump a affirmé que la marine américaine allait "très bientôt" commencer à escorter des pétroliers dans le détroit d’Ormuz, cette voie de passage cruciale par laquelle transitent 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux. Malgré sa volonté de fournir des escortes navales aux navires commerciaux afin de relancer la production pétrolière, aucune protection n'a été mise en place à ce jour.
Il faut dire que cette opération est délicate et risquée, selon les experts. Interrogé par le Financial Times, le directeur général de l'Organisation maritime internationale (OMI), une organisation onusienne, a indiqué que les escortes navales dans le détroit d'Ormuz ne garantiraient pas "à 100 %" la sécurité des navires tentant de le traverser. Selon Arsenio Dominguez, l'assistance militaire n'est "pas une solution à long terme ou durable" pour ouvrir ce très stratégique détroit. "Cela réduit le risque, mais le risque existe toujours. Les navires marchands et les marins peuvent être touchés", a déclaré le responsable panaméen au FT. "Nous sommes des victimes collatérales d'un conflit dont les causes profondes n'ont rien à voir avec le transport maritime", a-t-il par ailleurs regretté.
Depuis le début de la guerre, l'Iran a bombardé au moins 18 navires dans la région du Golfe, et son nouveau Guide suprême, Mojtaba Khamenei, a déclaré le détroit "fermé" à la navigation, même si, selon Téhéran, seuls les navires non américains ou israéliens ou ceux de leurs...
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17/03 - Canada : randonnées, saunas flottants et train d’exception, l’aventure grandeur nature en Alberta
Partir loin pour mieux déconnecter. Malgré les difficultés économiques et les tensions géopolitiques, le tourisme n’a cessé d’augmenter ces dernières années (1,52 milliard de voyages en 2025, selon l’Organisation mondiale du tourisme). Mais pas n’importe comment. En 2026, la tendance est aux vacances Jomo (Joy of missing out, comprenez "la joie de manquer quelque chose"), c’est-à-dire privilégier des séjours plus calmes et plus immersifs, quitte à privilégier des destinations stars. L’Express en a sélectionné quelques-unes, de l’île Maurice au Japon, en passant par le Canada (ci-dessous) et Singapour. Et cette année, selon le voyagiste Sunweb, les Français anticipent davantage (+30 % des voyageurs par rapport au début de l’année dernière). Il convient donc de se hâter aujourd’hui pour s’offrir aux beaux jours des vacances lentes.
Immense, sauvage et préservée, l’Alberta concentre sur son territoire lacs turquoise, forêts boréales et les célèbres montagnes Rocheuses. De grands espaces parfaits pour l’aventure et une échappée estivale. Depuis Calgary, direction le parc national de Banff, classé au patrimoine de l’Unesco, avant de rejoindre le Lake Louise, cerné par les sommets et le glacier Victoria. Johnston Canyon, Bourgeau Lake, Tunnel Mountain... Des randonnées de tous les niveaux offrent des points de vue spectaculaires. Pour découvrir la culture et les traditions de la Terre des Premières Nations, Brenda Holder, d’origine iroquoise, organise des randonnées dans la forêt à la recherche des plantes médicinales....
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17/03 - Pierre Vermeren : "L’Algérie s’est servie de la France pour faire oublier la guerre civile"
Comment la relation entre la France et l'Algérie a-t-elle pu déraper à ce point ? Dans le passionnant France Algérie (Taillandier), Pierre Vermeren revient sur le temps long d'une relation qu'il qualifie de "pathologique". Démentant des idées reçues sur la colonisation ou la francisation de l'Algérie, l'historien spécialiste du Maghreb et professeur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne défend la thèse selon laquelle la France a servi deux fois d'ennemi de l'extérieur au régime algérien, d'abord pour occulter la décennie noire, puis après le Hirak pour faire oublier à quel point son socle populaire est désormais mince. Parallèlement, il souligne aussi l'aveuglement des élites françaises qui n'ont pas vu l'évolution du pays. Entretien.
L’Express : Pourquoi la France a-t-elle colonisé l’Algérie ? Pour la critique marxiste, la colonisation est liée au capitalisme qui a cherché des débouchés et matières premières hors de l'Europe. Mais dans le cas de l’Algérie, vous favorisez l’hypothèse militaro-nationaliste : l’armée française, interdite d’action en Europe après la défaite de Napoléon, avait besoin d’un nouveau terrain…
Pierre Vermeren : Cette histoire d’expansion capitaliste ne tient pas la route. La France de l’époque est un pays riche, mais qui entamait à peine sa révolution industrielle et n’avait rien à exporter. L’Algérie était un pays pauvre, avec une agriculture difficile. Le pétrole n’y sera découvert que plus d’un siècle plus tard. En revanche, l’armée française a été démantelée depuis le Congrès de Vienne....
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17/03 - Municipales : Jordan Bardella et la droite, une main tendue dans le vide
Jordan Bardella se donne du mal, pourtant. Voilà des mois qu’il multiplie les appels du pied à la droite, s’échine à tresser des louanges à Nicolas Sarkozy, épargne la candidature de son fils à Menton - ville pourtant prisée par le Rassemblement national -, survend sa fibre libérale auprès des patrons. Ce dimanche, dans une allocution éclair depuis la commune frontiste de Beaucaire, le président du parti d’extrême droite a tendu la main "aux listes de droite sincères, aux listes indépendantes et à tous ceux qui refusent le désordre de l’extrême gauche et la dissolution dans le macronisme". Rompant avec la tradition lepéniste du "ni droite, ni gauche", le potentiel candidat à l’élection présidentielle entendait, cette fois, réussir à faire céder le front républicain, en initiant des alliances locales entre des listes de droite et des listes RN. Raté.
Excepté à Reims, où la candidate RN Anne-Sophie Frigout a fait alliance avec un candidat dissident Les Républicains - lequel n’était pas soutenu par les instances nationales et a immédiatement été exclu du parti -, aucune liste LR n’a saisi la main tendue de Jordan Bardella. Pire, dans son allocution, dimanche, Bruno Retailleau, le président du parti, a appelé à un grand rassemblement des électeurs de droite pour "battre la gauche et le Rassemblement national" dimanche prochain. Et le secrétaire général du parti, Geoffroy Didier, de préciser au micro de France Info que les élus qui s’allieraient avec l’extrême droite au second tour s’exposeraient à des sanctions. "Nous...
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17/03 - Entreprises familiales : "Le hiatus entre la génération actuelle et la suivante est flagrant"
Comment préparer la relève dans les entreprises familiales ? La banque privée suisse Lombard Odier s’est penchée sur cette épineuse question à travers une enquête de terrain réalisée en partenariat avec les étudiants d’HEC Paris. Edouard de Saint Pierre, son directeur général pour la France, dévoile à L’Express ses principaux enseignements.
L'Express : Vous invitez les dirigeants familiaux, dans cette étude, à passer "du silence au dialogue". Pourquoi cet appel ?
Edouard de Saint Pierre : Lombard Odier est une maison familiale de 230 ans d'existence. Elle a été transmise sept fois. J’appartiens moi-même à la huitième génération d'une des quatre familles fondatrices. Cette logique de family business, nous l'avons chevillée au corps.
L’écosystème des sociétés familiales a longtemps brillé par sa discrétion mais il a donné de la voix à l’automne dernier, quand la remise en cause du pacte Dutreil a émergé dans le débat public. Aussi perfectible soit-il, ce dispositif fiscal est le seul levier qui permet aujourd’hui en France de transmettre une entreprise à ses proches. Pour beaucoup de familles, cette mise à l’index du Dutreil a fait l’effet d’un coup de tonnerre : elles se sont senties obligées de sortir de leur traditionnelle réserve pour en rappeler l’importance, et les mérites.
L’étude que nous publions aujourd’hui s’inscrit dans le droit fil de notre métier qui consiste à accompagner des familles d’entrepreneurs, depuis cinq générations pour les plus anciennes, et de comprendre les aspirations de la prochaine...
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17/03 - Belgique : le Premier ministre critiqué pour avoir évoqué "un deal" avec la Russie
C'est une déclaration qui est loin d'être passée inaperçue. Samedi 14 mars, dans une déclaration auprès du journal L'Écho, le Premier ministre belge Bart De Wever a laissé entendre que l'UE devait conclure un accord avec la Russie. "Nous perdons sur tous les fronts, nous devons mettre fin au conflit dans l'intérêt de l'Europe", a dit le dirigeant nationaliste flamand. Et d'ajouter : "Il faut se réarmer et remilitariser la frontière. Dans le même temps, on doit normaliser les relations avec la Russie, regagner l’accès à l’énergie bon marché"."Ne pas donner à la Russie ce qu'elle veut"
Reste que, l'Union européenne est divisée sur la question. Le président français Emmanuel Macron, la Première ministre italienne Giorgia Meloni et le Premier ministre hongrois Viktor Orban ont récemment appelé à des discussions directes avec Moscou, tandis que la Pologne et les trois États baltes s'y opposent fermement. "En privé, les dirigeants européens sont d'accord avec moi, mais personne n'ose le dire à voix haute. Nous devons mettre fin au conflit dans l'intérêt de l'Europe, sans être naïfs à l'égard de Poutine", a encore indiqué Bart De Wever. Mais la requête de la France ou encore de l'Italie concerne davantage des pourparlers pour mettre fin à la guerre en Ukraine que pour avoir accès aux énergies russes. Fin décembre, les Vingt-Sept ont d'ailleurs trouvé un consensus pour l'élimination progressive de tout le gaz en provenance de Russie d'ici à novembre 2027, et réitéré leur objectif de mettre fin aux...
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17/03 - Alliances PS-LFI aux municipales : François Hollande et Raphaël Glucksmann, les dessous d’un désaveu
Mieux vaut deux fois qu’une. Lundi 16 mars, François Hollande le déclame sur France Inter, "la clarté c’est une dynamique, et ça veut dire qu’on ne fait pas d’alliance". Voilà des semaines que le dernier président socialiste de la Ve République met en garde ses troupes contre la tentation de s’allier avec La France insoumise. Voici venu le moment, celui de la contre-offensive, celui de l’affirmation des principes. En sortant de la Maison de la radio, il discute au téléphone avec son ami, le maire PS de Brest depuis 25 ans, François Cuillandre. L’ancien chef de l’Etat en remet une couche. Il sait que l’édile est en délicatesse dans son fief breton, devancé sur sa droite, et suivi par la tête de liste insoumise arrivée en troisième position. Tiens bon, l’ami ! François Hollande lui réexplicite sa position, telle qu’énoncée sur les ondes du service public : plutôt qu’une fusion, le sortant devrait mobiliser tous les électeurs de gauche.
Un ancien président peut aussi siffler dans un violon. Quelques heures plus tard, dans la ville portuaire, socialistes et insoumis annoncent la fusion de leur liste. Et le supplice chinois ne s'arrête pas là, songe tout haut Olivier Faure. Mardi, le premier secrétaire du PS se fait l'écho sur ses réseaux sociaux d'une fusion à Tulle, le chef lieu hollandiste. La liste du maire divers gauche sortant s'allierait donc aussi avec LFI ? La vérité est plus complexe, puisque Bernard Combes se joint à une liste dirigée par un communiste...comprenant des Verts et un insoumis. Mais...
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17/03 - Municipales : quand fragmentation rime avec polarisation, par Eric Chol
Il fut un temps où le PS, le PCF, l’UDF et le RPR régnaient sur une très large partie du paysage politique français. Les choses étaient simples, aidées par la règle du scrutin majoritaire, qui, pénalisant les petits partis, obligeait à des alliances au second tour. Les élections s’enchaînaient, les alternances aussi : à une vague bleue succédait une vague rose. En 1983, le Front national de Jean-Marie Le Pen fit sensation en obtenant 16,7 % des suffrages à Dreux, avec une liste menée par Jean-Pierre Stirbois, qui fusionna au deuxième tour avec la liste UDF-RPR pour gagner la ville.
En 2017, Emmanuel Macron, pressé d’en finir avec les partis dinosaures, se présenta comme le candidat "et de droite et de gauche". Tel un démolisseur, il voulut porter l’estocade aux formations du passé tout en créant la sienne. Mais qu’il s’appelle République en marche ou Renaissance, le parti présidentiel n’a jamais réussi à prendre pied localement, ne faisant qu’alimenter un peu plus la bombe à fragmentation électorale à l’œuvre.De Toulouse à Roubaix, de Rennes à Nice
Le 15 mars, le premier tour des municipales est venu en apporter la preuve éclatante. Car si les partis traditionnels (PS/LR) dominent encore les urnes, l’heure est à l’émiettement électoral, comparable à celui observé à l’Assemblée nationale en juin 2024, avec désormais l’irruption au niveau local de LFI et du RN, aux côtés de la troisième force, le bloc central. Un morcellement en cinq familles politiques (a minima) qui aboutit à une multiplication des scénarios de...
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17/03 - Général H.R. McMaster : "Donald Trump a restauré la dissuasion américaine dans le monde"
Respecté pour ses analyses tranchantes et son aptitude à dire les vérités qui fâchent – il s'est brouillé avec Donald Trump, qu'il égratigne dans ses Mémoires – le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche de 2017 à 2018 est également connu pour sa critique lucide de la guerre du Vietnam. Herbert Raymond (dit "H.R.") McMaster est aussi un expert du "Red teaming", ce "war game" consistant à se mettre à la place de l'ennemi (la red team, ou équipe rouge). Théoricien militaire très écouté, il est aujourd'hui chercheur émérite à l'Institut Hoover de l'université de Stanford, en Californie. Son conseil aux Iraniens ? Déposer les armes. Maintenant.
L'Express : Nombre d'observateurs s'inquiètent de la résilience des Iraniens et incriminent le manque de préparation de Donald Trump, anticipant un fiasco. Le déroulé de la guerre vous surprend-il ?
Général H.R. McMaster : Mon principal étonnement vient de ce que l’Iran n’a aucunement hésité à frapper 14 pays différents dans la région. Ce qui, évidemment, souligne la pertinence de l'opération américano-israélienne. Il s'agit d'empêcher le régime théocratique de se projeter au-delà de ses frontières afin qu'il cesse d'être une menace pour les pays qui l'entourent et pour l’économie mondiale. Pour le reste, peu de choses m'étonnent car les opérations se passent essentiellement comme les planificateurs militaires américains les ont prévues.
Donald Trump a repris l’initiative géostratégique et restauré de la dissuasion
H.R. McMaster
Vraiment ? Mais le blocage du détroit...
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17/03 - "Je peux en faire tout ce que je veux" : Donald Trump maintient la pression sur Cuba
Un jour, une menace. Alors que les responsables américains et cubains négocient l'avenir de l'île des Caraïbes gouvernée par les communistes et assiégée économiquement par un blocus pétrolier imposé par les États-Unis, Donald Trump gronde.
Lors d'une conférence de presse dans le bureau Ovale, à la Maison-Blanche lundi 16 mars, le président américain a déclaré qu'il serait "honoré de prendre Cuba, sous une forme ou une autre", voilant à peine la référence à la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro au mois de janvier dernier. "Je pense que (...) j'aurai l'honneur de prendre Cuba", a ajouté Donald Trump. "Que je libère [l'île], que je la prenne - je pense que je peux en faire tout ce que je veux. C'est une nation très affaiblie en ce moment", a-t-il poursuivi. L'administration Trump affiche clairement l'objectif de destituer le président cubain, mais l'utilisation de la force militaire, comme au Venezuela, semble toutefois peu probable selon plusieurs observateurs cités dans la presse américaine. Washington plaide pour la destitution du président cubain
Tout juste quelques heures après la prise de parole du président américain, un article du New York Times est venu appuyer davantage la rhétorique agressive de Donald Trump. Selon le quotidien, qui cite des sources proches des pourparlers en cours entre Washington et La Havane, l'administration Trump chercherait à évincer le président Miguel Diaz-Canel du pouvoir, sans toutefois faire chuter son gouvernement. Autrement dit, les Américains cherchent...
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17/03 - Taxe sur les petits colis : la France pâtit déjà de sa stratégie de cavalier seul
La France s'est vite fait rattraper par la réalité. Depuis le 1er mars, elle impose une taxe de deux euros sur les petits colis importés sur son sol depuis un pays situé hors de l'Union européenne. Cette ponction concerne chaque catégorie d'article contenue dans un envoi dont la valeur totale est inférieure à 150 euros. Une initiative individuelle qui avait déconcerté nos voisins européens. Et pour cause : une mesure similaire doit en principe entrer en vigueur dans l'UE d'ici la fin de l'année. Elle viendra s'ajouter à un droit de douane forfaitaire de trois euros qui s'appliquera en Europe à partir du 1er juillet prochain.
Après l'adoption définitive de la taxe tricolore dans le projet de loi de finances 2026, de nombreux experts alertaient sur les risques que le choix de Paris de faire cavalier seul ne provoque une réorganisation des flux de livraisons. Les conséquences ne se sont pas fait attendre. D'après les premiers chiffres de l'Union des entreprises Transport et logistique de France (Union TLF), le nombre de petits colis enregistrés par les douanes à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle avait déjà chuté de 92 % dès le 3 mars. Une cinquantaine de vols cargo hebdomadaires ne se posent plus sur le tarmac le plus fréquenté de l'Hexagone. La Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas sont désormais les nouvelles destinations de ces appareils, avant que des camions ne prennent le relais pour traverser la frontière et livrer les centres de distribution.Une menace sous-estimée ?
Le gouvernement a-t-il...
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17/03 - "Je ne donnais plus d’ordres, j’envoyais des émojis prière" : le retour d’expérience d’un officier de Légion
"Avec le service commercial, maintenant c’est la guerre", hurle l’informaticien. "Le chef de la comptabilité m’a envoyé un scud", se plaint plus loin le DRH. "Votre cible, ce sont les 18-24 ans", explique le responsable de la publicité à "ses troupes". "Votre mission : sortir les couteaux", tempête le directeur commercial. "Muscle ta stratégie", lui répond le marketing. "On va conquérir de nouveaux marchés", s’enthousiasme le dirigeant devant ses salariés. "S’il tente une OPA, je déclenche la guerre nucléaire", menace-t-il plus tard à son comité de direction, sa "task-force de warriors", dans sa "war room" pour une "opération commando". Ce vocabulaire guerrier existe à tous les étages de l’entreprise, tout comme "l’ordre" du "chef" à son N-1, la base de la relation de travail : le pouvoir de direction et le lien de subordination. Mais pour que ce rapport fonctionne, "donner l’ordre ne suffit pas", répond le capitaine Nicolas Brault dans un ouvrage éponyme (Michel Lafon, 2026), "que ce soit pour des charpentiers, des élèves, des salariés ou des soldats".
Est-ce pour se galvaniser que l’hyperbole militaire est à ce point entrée dans le langage courant ? Ou pour imiter l’armée, souvent présentée comme un modèle en matière de leadership ? "Aucune organisation au monde n’a plus réfléchi au commandement que l’armée française", souligne auprès de L'Express l’officier de la Légion étrangère et ancien professeur d’histoire, aujourd’hui reconverti dans le conseil aux entreprises et créateur du podcast Quartier Libre....
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17/03 - Municipales : les dépôts de listes pour le second tour sont clôturés
Deux jours après le premier tour des élections municipales, marqué par une forte abstention d'environ 43 %, les candidats ont jusqu'à 18 heures ce mardi 17 mars pour déposer leur liste en vue du second tour. Celui-ci, organisé dimanche prochain, donnera le "la" en termes de dynamique et d'alliances à un an de l'élection présidentielle appelée à donner un successeur à Emmanuel Macron.
Hier, les négociations d'entre-deux-tours sont allées bon train. A Paris, Pierre-Yves Bournazel (Horizons) a confirmé la fusion de sa liste avec celle de Rachida Dati, tandis qu'à Lyon, la liste de Grégory Doucet (écologiste) a annoncé être rejointe par LFI. Pas d'alliance à gauche en revanche à Marseille, où le maire sortant Benoît Payan (PS) a refusé l'offre de l'Insoumis Sébastien Delogu. Celui-ci a annoncé ce mardi midi son retrait.
Les infos à retenir
⇒ Jean-Luc Mélenchon annonce saisir l'Arcom après l'annonce d’un débat télévisé sans la candidate Insoumise Sophia Chikirou
⇒ Sarah Knafo retire sa liste du second tour à Paris, Sébastien Delogu fait de même à Marseille
⇒ Les dépôts de listes pour le second tour sont désormais clôturés
20h56Jordan Bardella appelle à "faire barrage" à la gauche et l'extrême gauche
Invité mardi soir du 20 heures de TF1, le président du Rassemblement national Jordan Bardella a salué une "percée historique" de son parti au premier tour des élections municipales et a appelé les citoyens français à "faire barrage" à la gauche et l'extrême gauche dimanche prochain.
Il a également annoncé voter "à titre personnel"...
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17/03 - Immigration, le grand malentendu des gauches européennes
Le 24 mars, les Danois sont appelés aux urnes. Mette Frederiksen a déclenché des élections anticipées, et ce choix de calendrier n’est pas innocent. La Première ministre sociale-démocrate a estimé qu’alors que son parti baissait dans les sondages depuis des mois, elle bénéficiait tout d’un coup d’un courant favorable inattendu : l’affaire du Groenland. En résistant publiquement aux rodomontades de Donald Trump sur le rachat de l’île autonome, elle a incarné quelque chose de rare dans la politique européenne — une posture souveraine, ferme, lisible.
Pourtant, si Frederiksen devrait conserver le pouvoir, ce n’est pas seulement grâce au Groenland (qui figure à peine dans la campagne). Mais surtout parce qu’elle a opéré un tournant que beaucoup de ses homologues progressistes n’osent pas encore adopter : l’une des politiques d’immigration les plus restrictives d’Europe, assumée, revendiquée, théorisée. Son message est direct : on peut être de gauche et fermer les frontières.
Cela est amplement documenté : les discours anti-migrants ont conquis une partie de la gauche européenne. L’argument, dans sa version la plus structurée, est social : pour protéger les travailleurs, défendre les salaires et préserver des Etats-providence construits sur des décennies, il faudrait contenir les flux migratoires. Dans ce cas de figure, l’immigré devient moins un bouc émissaire qu’une variable socio-économique à contrôler.
Le Royaume-Uni de Keir Starmer illustre la même logique. Héritier d’un Labour bousculé par le Brexit, et talonné...
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17/03 - Guerre au Moyen-Orient : l’Iran annonce la mort du chef de la milice bassidj, Gholamreza Soleimani
Alors que la guerre des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran est entrée dans sa troisième semaine, aucune issue ne se dessine à court terme, d'autant que l'armée israélienne a intensifié ses opérations au Liban contre le Hezbollah et a poursuivi dans la nuit du lundi 16 au mardi 17 mars ses frappes contre Téhéran et Beyrouth. L'Iran a de son côté mené de nouvelles attaques en direction d'Israël, démontrant qu'il dispose toujours de la capacité à lancer des missiles à longue portée en dépit des vastes bombardements israélo-américains. Les Émirats arabes unis et le Qatar ont également été la cible de frappes durant la nuit, qui ont fait au moins un mort.
Tôt ce mardi matin, l'Élysée a annoncé la tenue d'un nouveau conseil de défense et de sécurité nationale mardi après-midi "sur la situation en Iran et au Moyen-Orient", convoqué par Emmanuel Macron.
Les infos à retenir
⇒ Israël annonce avoir éliminé Ali Larijani, homme fort de Téhéran
⇒ "La France ne prendra pas part aux opérations de libération du détroit d'Ormuz dans le contexte actuel", déclare Emmanuel Macron
⇒ Donald Trump assure n'avoir "plus besoin de l'aide des pays de l'Otan"
19h45L'Iran annonce la mort de Gholamreza Soleimani
Gholamreza Soleimani, commandant de la milice paramilitaire iranienne des Gardiens de la révolution, Bassidj, a été tué lors de frappes américano-israéliennes, ont annoncé ce mardi les médias d'Etat iraniens. Israël avait déclaré plus tôt dans la journée avoir tué Gholamrea Soleimani ainsi que l'élimination du chef de la sécurité...
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17/03 - "Donald Trump doit finir le travail" : face à l’Iran, les Emirats arabes unis en première ligne
L’opération israélo-américaine contre l'Iran est entrée dans sa troisième semaine. Et dans les pays du Golfe, la crainte d’une guerre qui s’éternise alimente une inquiétude croissante. Alors que de nouvelles explosions ont retenti le 17 mars à Dubaï et qu'une personne a été tuée par la chute de débris d’un missile intercepté à Abou Dhabi, le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, et le président des Emirats arabes unis, Mohammed ben Zayed, ont accusé l'Iran de provoquer "une dangereuse escalade" lors d’un entretien téléphonique. Depuis le début du conflit, les Émirats arabes unis sont le pays ayant subi le plus d’attaques de la part de Téhéran, surpassant même Israël, avec à ce jour un total de 1 627 drones Shahed, 15 missiles de croisière et 304 missiles balistiques lancés contre leur territoire, selon un décompte fait par l’agence de presse officielle (WAM).
Ces attaques massives et quotidiennes ont suscité la stupéfaction à Abou Dhabi alors, qu’il y a encore quelques semaines, Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité iranien, se trouvait en territoire émirati afin de faire pression pour éviter la guerre. "Le régime iranien est aujourd’hui perçu comme l’ennemi principal par les États arabes du Golfe", pointe Abdulkhaleq Abdulla, politologue dubaïote et chercheur non-résident à l’Université de Harvard. D’après l’auteur de Gulf Regional System (non traduit, 2021), les Émirats, qui apprécient particulièrement l’aide de la France, n’envisagent toutefois pas de posture offensive contre Téhéran, mais...
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17/03 - Zurich, la ville qui a réussi le pari des transports publics… sans métro
Les 15 et 22 mars, les Français votent aux municipales. L'occasion pour L'Express de sélectionner chez nos voisins des idées innovantes, des concepts pertinents et des dynamiques vertueuses pour améliorer notre quotidien. Tour d'Europe des villes qui doivent nous inspirer, et surtout inspirer nos nouveaux élus.
EPISODE 1 - Ces villes qui doivent nous inspirer : Munich, le mariage réussi de la Silicon Valley et de l'huile de moteur
EPISODE 2 - Comment Vienne est devenue un petit paradis pour les seniors et les locataires
EPISODE 3 -Londres, un modèle pour la sécurité ? Sa recette miracle pour faire baisser le crime
EPISODE 4 - "Les polémiques à Paris nous ont beaucoup amusés" : Copenhague, ce modèle de propreté qui s'exporte
ÉPISODE 6 - Des mini-réacteurs nucléaires pour se chauffer ? Helsinki prépare sa révolution énergétique
ÉPISODE 7 - Dublin, l'incroyable succès d'un ovni américain en Europe
ÉPISODE 8 - "Il aime tout ce qui brille" : Giuseppe Sala, le maire qui a transformé Milan en marque mondiale
Cœur battant de la finance européenne, Zurich est moins citée pour son réseau de transports en commun, pourtant réputé comme l’un des plus performants du Vieux continent, et qui permet en une trentaine de minutes de traverser son agglomération. En 2023, 95 % des quelque 400 000 Zurichois s’en disaient d'ailleurs satisfaits, plaçant la ville helvétique - où 60 % des habitants utilisent les transports publics, contre 42 % en moyenne en Europe - au sommet du podium, devant Vienne (91 %), Rotterdam (88 %) et à...
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17/03 - "Nord", "sud", "est", "ouest" : l’étonnante origine des noms des points cardinaux
Les GPS ont beau nous rendre bien des services, nous nous référons toujours au nord, au sud, à l’est et à l’ouest pour nous orienter. Mais au fait, savez-vous d’où viennent ces quatre petits mots ? La réponse à cette question réserve, vous allez le voir, quelques surprises.
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"Est" a pour origine l’anglais east, lui-même issu de la racine indo-européenne (1) es, signifiant "aurore". Le mot, qui s’est un temps écrit hest, indique donc la direction du soleil levant. Jusque-là, rien d’étonnant.
Il possède au moins deux synonymes : "levant", précisément, et "orient", dérivé du latin oriens, participe présent du verbe oriri ("se lever"). De là, évidemment, notre "orientation", qui suppose de bien déterminer sa position par rapport au soleil, mais aussi notre "origine". De là encore "aborigène", dont le sens littéral est "depuis l’origine". S’il est surtout employé aujourd’hui à propos des populations autochtones de l’Australie, les Romains, eux, utilisaient ce terme pour désigner les premiers habitants de l’Italie.
Plus inattendu encore : "orient" est également à la source d’"avorter", qui se décompose en ab ("négatif") et du même verbe oriri, avec cette fois le sens de "naître". Car symboliquement, le soleil "naît" à l’orient…
"Ouest". Ce mot-là aussi nous est parvenu par un terme anglais, west. On le trouvait d’ailleurs sous cette graphie en français en 1140, comme l’indique le Dictionnaire historique de la...
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17/03 - "Sarah Knafo aurait-elle abusé d’Emily in Paris ?" : le regard de Jérôme Batout sur les municipales
C'est le livre que tout candidat à la future élection présidentielle devrait lire : La revanche de la province (Gallimard, 2022). Son auteur, le philosophe et économiste Jérôme Batout, y raconte une séparation : celle du couple formé par Paris et la province. Province que l'essayiste se garde bien d'enfermer dans un bloc homogène. Au nom de la mondialisation, la capitale a délaissé le reste du pays. "La France des territoires", comme on la dénomme dans ce style technocratique inimitable, a fait son deuil et appris à exister davantage par elle-même, sans s'appuyer sur ce tuteur condescendant. Cette "émancipation tranquille" échappe encore largement aux médias nationaux et aux politiques. Provincialisée à son tour, la "ville lumière" prend conscience que la prospérité du pays ne pourra reposer que sur ses boutiques de luxe : elle a aussi besoin d'usines sur tout le territoire. Comment cette nouvelle relation Paris-Province se traduit-elle dans les élections municipales ? Pour L'Express, Jérôme Batout a accepté de promener son regard sur la campagne électorale, de Paris à Marseille, de Bordeaux à Guéret.
L'Express : La "sécession" entre la province et Paris que vous avez fait apparaître dans votre livre s’est-elle accentuée depuis sa parution ? Quelles en sont les nouvelles manifestations ?
Jérôme Batout : La thèse de mon essai n’est pas, à proprement parler, celle d’une sécession entre Paris et la province. Ce que j’ai voulu décrire, c’est plutôt un changement d’attitude : une partie de la province,...
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16/03 - Municipales : Nantes, Limoges, Toulouse, Lyon... LFI se pose en arbitre dans les grandes villes
Les négociations d'entre-deux-tours sont allées bon train ce lundi, au lendemain d'un premier tour des élections municipales marqué par une forte abstention (environ 43 % d'abstention), un émiettement des voix et une percée de La France insoumise (LFI). Malgré une campagne émaillée de polémiques - décès du militant identitaire Quentin Deranque à Lyon imputé à l'extrême gauche, accusations d'antisémitisme à l'encontre de Jean-Luc Mélenchon - LFI a réalisé de bons scores dans des villes comme Limoges, Lille, Paris et Marseille, jusqu'à s'offrir une victoire dès le premier tour à Saint-Denis, aux portes de Paris. Des résultats étonnamment bons qui obligent le reste de la gauche à des tractations au cas par cas, le Parti socialiste rejetant tout accord au niveau national.
A l'autre bout de l'échiquier politique, le Rassemblement national a conforté son ancrage territorial en conservant en un seul tour des villes comme Perpignan, Beaucaire, Fréjus, Cagnes-sur-Mer dans le pourtour méditerranéen, mais aussi le Pontet (Vaucluse), Bruay-la-Buissière (Pas-de-Calais), Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Hayange (Moselle) et à Moissac (Tarn-et-Garonne).L'alliance Dati-Bournazel à Paris
Dans un paysage politique fracturé, le suspense est grand dans les plus grandes villes à commencer par Paris, où la liste de gauche emmenée par Emmanuel Grégoire est en ballottage favorable à 38 %, loin devant celle de l'ex-ministre de la Culture LR Rachida Dati (25 %), soutenue par le MoDem et l'UDI. Pour un second tour qui pourrait être...
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16/03 - Gavin Mortimer : "Jean-Luc Mélenchon calque son comportement sur Donald Trump"
Et si la percée de La France insoumise lors du premier tour des élections municipales était moins inattendue qu’il n’y paraît ? Et si les victoires du Rassemblement national, notamment dans le Sud-Est, n’étaient pas nécessairement de bon augure pour le parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella en vue de la présidentielle de 2027 ? Voilà quelques-unes des surprenantes réponses de Gavin Mortimer, écrivain britannique et chroniqueur pour le magazine conservateur The Spectator, interrogé par L’Express au lendemain du premier tour de ce scrutin local.
Selon lui, tant ces premiers résultats que les sondages d’opinion donnant à Jordan Bardella une longueur d’avance pour 2027 seraient à prendre avec des pincettes. La position du parti de Marine Le Pen sur certains sujets centraux n’est plus "aussi claire et "antisystème" qu’elle ne l’était auparavant". Une place récupérée, selon lui, par un Jean-Luc Mélenchon calquant son comportement sur… Donald Trump. De quoi faire dire à ce fin observateur de la vie politique française que 2027 sera une année politique extraordinaire pour l’Hexagone, lors de laquelle tout pourra basculer.
L’Express : L’un des enseignements de ce premier tour, c’est la percée inattendue de La France insoumise dans plusieurs grandes villes. Cela vous surprend-il ?
Gavin Mortimer : Franchement, non. Les scores réalisés par La France insoumise s’inscrivent dans une tendance que l’on observe dans d’autres démocraties occidentales. Qu’il s’agisse de New York où Zohran Mamdani a remporté la victoire, de...
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16/03 - "Ce n’est pas notre guerre" : l’appel de Donald Trump pour sécuriser Ormuz divise ses alliés et la Chine
L'appel du pied est insistant et porte la trace d'un certain agacement. Le président américain Donald Trump a exhorté plusieurs pays ce week-end, dans un message sur son réseau social Truth Media, à venir en soutien des Etats-Unis pour sécuriser le détroit d'Ormuz, aujourd'hui bloqué par l'Iran et par lequel transite un cinquième du trafic mondial de pétrole et de gaz liquéfié. "De nombreux pays vont envoyer des navires de guerre, en collaboration avec les Etats-Unis, pour maintenir le détroit ouvert et sûr", a-t-il écrit, avant de continuer : "Espérons que la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni et d'autres (...) enverront des navires dans la région afin que le détroit d'Ormuz ne soit plus menacé par un pays totalement décapité." Ses demandes se sont doublées d'une légère menace adressée à l'Otan dans une interview au Financial Times : "S'il n'y a pas de réponse ou si celle-ci est négative, je pense que cela aura des conséquences très mauvaises pour l'avenir de l'Otan", a-t-il mis en garde."Ce n'est pas notre guerre"
Ce ton impérieux ne semble pas avoir eu les effets escomptés, puisque pour l'heure aucun pays n'a répondu de manière favorable à sa demande, même si tous sont affectés par le blocus d'Ormuz, n'ayant visiblement aucune envie de se retrouver mêlés à une guerre pour laquelle ils n'ont même pas été consultés.
Certains lui ont même opposé une fin de non-recevoir, à l'image du ministre de la Défense allemand Boris Pistorius, qui a déclaré : "Ce n'est pas notre guerre ; nous ne...
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16/03 - Municipales 2026 : Marseille, symbole des ambivalences de la droite
On la disait "déprimée", affectée par son maigre score de 12,5 % des suffrages aux municipales à Marseille, loin derrière Benoît Payan (PS) et Franck Allisio (RN). La candidate de la droite et du centre Martine Vassal a décidé ce lundi 16 mars de se maintenir au second tour du scrutin, malgré ses chances inexistantes de s'installer à l'hôtel de ville. "Entre la gauche de Monsieur Payan, l'extrême droite du RN et l'extrême gauche LFI, il existe à Marseille un courant de pensée profondément républicain. (...) Il serait impensable de priver les Marseillais de cette représentation au second tour", explique l'élue dans un communiqué.
Son maintien préserve LR d'une disparition locale. "Se retirer, c'est s'effacer", note en privé le président de LR Bruno Retailleau. Le Vendéen a échangé dès dimanche soir avec Martine Vassal pour la convaincre de rester en piste. Son cas s'est invité lors d'une visioconférence organisée lundi par le président du Sénat Gérard Larcher et des cadres du bloc central. "Elle a la mission d'aller au bout"
Son choix revêtait un enjeu stratégique majeur pour LR, dépassant son simple sort personnel. Martine Vassal ne devait pas être, à son corps défendant, l'artisane de l'union des droites. "Si elle lâchait, la moitié de sa liste aurait appelé à voter Allisio. Elle a la mission d'aller au bout", confie un participant. Martine Vassal reste en course, et la droite souffle. Les responsables LR mesurent combien un retrait de la Présidente de la métropole d'Aix-Marseille-Provence risquait de renforcer...
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16/03 - Collège de Paris, révélations sur un nouveau scandale : campus fantôme, diplômes bidon, agents recruteurs...
A Châteauroux, La Martinerie est une institution. Vestige immobile d'un glorieux passé militaire. Les quelque 380 hectares de cette ancienne caserne de l'armée américaine font partie de l'histoire de la ville. Les blindés du général Hicks, les GI's s'époumonant dans les bars du centre-ville, les vols d'essais des pilotes de l'Otan, plein gaz au-dessus des toits dans un vacarme tonitruant. Aujourd'hui, des dizaines de bâtiments militaires désaffectés rouillent tranquillement derrière de hautes barrières électrifiées. Certains ont été réhabilités en quête d'un avenir radieux. Au milieu des herbes folles, on distingue une piste d'athlétisme et une piscine. Les épreuves de tir des Jeux olympiques de Paris 2024 ont réveillé le site l'espace d'un été. Depuis, plus rien.
C'est pourtant là que des milliers d'étudiants indiens, népalais, sri lankais ou encore congolais devaient poursuivre leurs études. Du moins, c'est ce qu'on leur avait promis. Entre 2023 et la fin 2024, le Collège de Paris, par le biais de sa branche internationale, a commercialisé à l'étranger des dizaines de formations - Bachelor, MBA... - aux noms pompeux. Des cursus qui devaient être dispensés sur le site de La Martinerie. Or, aucun étudiant n'a jamais mis les pieds à Châteauroux. Campus fantôme, formations bidon… Le mystère demeure : où est passé l'argent des frais d'inscriptions réglés par ces candidats étrangers ?
"Nous n'en avons pas vu la couleur", affirme Vincent Rouaix, le nouveau directeur du Collège de Paris. Arrivé à la tête de...
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16/03 - L’Europe doit assumer son histoire héroïque : les leçons de Peter Sloterdijk
Qui pense que l’Europe est moribonde se trompe. Le philosophe allemand Peter Sloterdijk décrit dans son nouvel ouvrage* un continent qui, pour le meilleur et pour le pire, a marqué plus que tout autre l’histoire du demi-millénaire écoulé. Un continent qui a encore beaucoup à raconter au monde. Un continent dont l’annonce maintes fois publiée de son déclin est, comme pourrait le dire Mark Twain à propos de sa propre mort, très exagérée.
Le livre est ambitieux : offrir une nouvelle lecture de cette entité polymorphe baptisée Europe, en s’attardant au moyen de "marque-pages" sur des chapitres de son histoire méconnus mais, sous sa plume, chargés de sens. Ainsi, l’auteur situe l’acte de naissance de l’Europe en l’an 390 à Milan : l’évêque local, Ambroise, refusa pendant des mois l’accès de son église à l’empereur Théodose le Grand, après que celui-ci avait ordonné un massacre de contestataires. Dans cet affrontement dénoué par une pénitence publique du souverain, le philosophe voit la tension entre le pouvoir spirituel et le pouvoir politique, clé de la liberté. Il y décèle aussi l’amorce de la pratique chrétienne de la confession, qui sera institutionnalisée par l’Église au XIIIe siècle et qui débouchera plus tard sur la culture de l’autobiographie, élément essentiel du savoir-vivre européen.
Le livre se fonde sur une série de leçons que l’auteur a dispensées en 2024, au Collège de France à Paris, sur le thème de l’Europe. Laquelle n’est, au fond, qu’un avatar post-impérial de l’Empire romain, après que maintes nations...
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16/03 - Guerre en Iran : en Asie, les alliés de Washington sur le qui-vive après le redéploiement de la flotte américaine
La région était censée constituer la priorité de Washington, celle où il importait de montrer les muscles face à une menace chinoise de plus en plus prégnante. Plusieurs pays alliés des Etats-Unis en Asie constatent pourtant avec inquiétude un redéploiement de ressources militaires de leur territoire vers le golfe Persique, où la guerre avec l'Iran est entrée dans sa troisième semaine. Juste avant son déclenchement, c'est un groupe aéronaval basé en mer de Chine qui a rejoint le Moyen-Orient, où le tiers de la flotte américaine se trouve désormais. La semaine passée, des missiles Patriot et des systèmes Thaad, composés de radars, de camions et de missiles, le nec plus ultra en matière de défense aérienne, ont également été déplacés alors qu'ils étaient positionnés en Corée du Sud pour refroidir les ardeurs de la Corée du Nord. Les dirigeants des pays concernés déplorent cette évolution, mais admettent leur impuissance à la réfréner, à l'image du président sud-coréen Lee Jae Myung, qui a déclaré la semaine passée à son gouvernement "il est indéniable que nous ne pouvons pas obtenir tout ce que nous voulons dans cette affaire", selon Bloomberg.Pénurie de munitions
La nature ayant horreur du vide, les conséquences de cette bascule pourraient se traduire par un accroissement de l'influence chinoise, voire de sa pression autour de Taïwan. Pékin, qui est déjà en position de force en mer de Chine, produit ainsi des navires de guerre à un rythme bien plus soutenu que celui des Etats-Unis. Une crise économique pourrait en outre...
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16/03 - Guerre en Iran : l’armée française envoie des Rafale auprès de ses alliés arabes
Dans la plus grande discrétion, l’armée de l’air française a considérablement renforcé ses capacités au Moyen-Orient. Selon nos informations, pas moins de vingt-quatre Rafale seraient actuellement présents en Jordanie et aux Emirats arabes unis. Depuis le début des frappes de la République islamique, ces appareils ont abattu des "dizaines" de drones iraniens, essentiellement dans le ciel des Emirats. Une source assure que "les Rafale décollent et rentrent au bout de trois quarts d’heure, leurs munitions épuisées…"
En temps normal, la France maintient quatre Rafale sur la base H5 en Jordanie et six autres à Al Dhafra, au sud d’Abou Dhabi.
Le chef d’état-major de l’armée de l’air, le général Jérôme Bellanger, s’est rendu sur place ce week-end. Aucun ministre ou responsable politique n’a fait le déplacement.Un million d'euros le missile
La France est liée par des accords de défense avec plusieurs pays de la région, notamment les Emirats, le Qatar et dans une moindre mesure le Koweït. Leur contenu exact n’a jamais été rendu public. La France est également fortement engagée en Jordanie et en Irak.
L’intensité des tirs contre les drones pèse déjà sur le stock réduit de munitions – essentiellement celui des missiles air-air Mica. Chaque missile coûte un peu moins d’un million d’euros… Il faut une trentaine de mois à l’industriel MBDA pour livrer un Mica, une fois la commande passée. Comme l’avait dit Emmanuel Macron, lors de ses vœux aux armées, le 15 janvier dernier : "Est-ce que nous sommes en économie de guerre ? La...
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16/03 - Frédéric Dabi : "La vague RN dans le Sud entérine la conversion des électeurs LR en électeurs RN"
Percée de LFI dans les grandes villes, RN en embuscade, maintien des écologistes, surprise de dernière minute à Paris, triangulaires et quadrangulaires à foison... Le premier tour de ces élections municipales a étonné tant par le nombre de résultats inattendus, que par leur caractère inédit. Il est également venu confirmer la fragmentation du paysage politique observé au lendemain des législatives anticipées, en juillet 2024 : dans la plupart des grandes villes, aucun parti ne peut prétendre pouvoir remporter seul ces élections.
Un constat qui confère aux stratégies d'alliance un poids, sinon considérable, déterminant dans l'issue du scrutin. Les listes ont jusqu'à mardi 17 mars, 18 heures pour acter ou non d'une fusion, et rebattre les cartes. "Cette nouvelle campagne a commencé dimanche 15 mars à 20 heures", assure Frédéric Dabi, directeur général Opinion de l'Ifop qui analyse pour L'Express les résultats de ce premier tour et les rapports de force qui s’esquissent pour le second, entre stratégies d’alliance, configurations inédites et forte incertitude dans de nombreuses grandes villes. Entretien.
L'Express : L'abstention a été plus faible qu'en 2020. Ce recul a-t-il bénéficié aux candidats RN et LFI, dont les électorats sont historiquement abstentionnistes ?
Frédéric Dabi : Je ne dirais pas ça. L’élection de 2020 était une élection très particulière, presque accidentelle, sous Covid, avec les rumeurs d’annulation et la prise de parole assez tardive d’Édouard Philippe le samedi soir. En dehors de ce contexte...
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16/03 - Municipales : Saint-Denis, Roubaix, Lille... Ces villes où LFI fait une percée spectaculaire
Le premier tour des municipales, dimanche 15 mars, a réservé son lot de surprises, avec la percée de La France insoumise dans plusieurs grandes villes. Ces résultats illustrent que, dans certaines métropoles, la gauche devra composer avec LFI pour espérer conserver ses majorités. À une semaine du second tour, prévu le 22 mars, les négociations et tractations s’annoncent intenses, alors que les partis cherchent à sceller les alliances qui pourraient déterminer l’issue du scrutin.Roubaix
À Roubaix, David Guiraud et La France insoumise dominent largement le premier tour, avec 46,64 % des suffrages exprimés, contre seulement 20,09 % pour le maire sortant, Alexandre Garcin (divers droite). Ces résultats confirment la montée en puissance de la gauche radicale dans cette ville populaire de 100 000 habitants. Pour le second tour, une quadrangulaire se profile, avec Karim Amrouni, à la tête d’une liste divers gauche (16,76 %), qui a annoncé sur France Télévision un "zéro ralliement" à LFI. Malgré ce refus d'une coalition, la marge confortable du député LFI et la structuration de son électorat laissent peu de doute sur ses chances de victoire. Lille
À Lille, le premier tour des municipales a dessiné un paysage politique serré. Le maire sortant socialiste, Arnaud Deslandes (26,26 %), arrive légèrement en tête, suivi de près par la candidate de La France...
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16/03 - Olivier Galland : "Au second tour des municipales, la logique du ’tout sauf LFI’ pourrait l’emporter"
C’est une percée que l'on n'attendait pas. Malgré l’enchaînement de polémiques ces derniers mois et les dérapages verbaux de Jean-Luc Mélenchon, La France insoumise a réalisé de bons résultats dans plusieurs villes ce 15 mars, lors du premier tour des municipales. LFI a ainsi remporté Saint-Denis et obtenu environ 47 % des voix à Roubaix, près de 28 % à Toulouse et environ 23 % à Lille. De quoi donner le sourire au leader des insoumis qui, avant le second tour prévu le 22 mars, a appelé les "coalitions de la gauche traditionnelle" à "se placer à hauteur des enjeux historiques de ce moment politique".
Pour Olivier Galland, directeur de recherche émérite au CNRS, ce résultat surprise traduit avant tout le succès, auprès d’une partie de l’électorat, des discours axés sur la lutte contre "la menace fasciste". Interrogé par L’Express, le sociologue invite toutefois à ne pas trop nationaliser ce scrutin. Au regard également des bons scores réalisés par le Rassemblement national, le spécialiste estime qu'une "tendance inquiétante se dessine" : le renforcement des extrêmes. Entretien.
L’Express : Au vu des résultats de ce premier tour, LFI semble tirer son épingle du jeu. Comment l’analysez-vous ?
Olivier Galland : Le principal enseignement de ce premier tour est que LFI ne semble pas payer les différentes polémiques des dernières semaines. Cela peut surprendre, car on s’attendait plutôt à l’effet inverse. Cela s’explique sans doute par le fait que l’électorat insoumis est très soudé et fortement mobilisé. Le discours...
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16/03 - "Il aime tout ce qui brille" : Giuseppe Sala, le maire qui a transformé Milan en marque mondiale
Les 15 et 22 mars, les Français votent aux municipales. L'occasion pour L'Express de sélectionner chez nos voisins des idées innovantes, des concepts pertinents et des dynamiques vertueuses pour améliorer notre quotidien. Tour d'Europe des villes qui doivent nous inspirer, et surtout inspirer nos nouveaux élus.
EPISODE 1 - Ces villes qui doivent nous inspirer : Munich, le mariage réussi de la Silicon Valley et de l'huile de moteur
EPISODE 2 - Comment Vienne est devenue un petit paradis pour les seniors et les locataires
EPISODE 3 -Londres, un modèle pour la sécurité ? Sa recette miracle pour faire baisser le crime
EPISODE 4 - "Les polémiques à Paris nous ont beaucoup amusés" : Copenhague, ce modèle de propreté qui s'exporte
EPISODE 5 - Prague, la ville rêvée des étudiants qui caracole en tête des classements européens
ÉPISODE 6 - Des mini-réacteurs nucléaires pour se chauffer ? Helsinki prépare sa révolution énergétique
ÉPISODE 7 - Dublin, l'incroyable succès d'un ovni américain en Europe
Giuseppe Sala a l’allure d’un PDG et le pragmatisme d’un ingénieur. Des atouts majeurs à Milan, capitale économique de l'Italie, qui a érigé le travail en valeur absolue. Malgré son aspect terne, ce maire, encarté chez les écologistes, est l’homme qui a transformé la "ville grise" en vitrine étincelante de la modernité italienne, avec les JO d'hiver 2026 comme symbole de réussite.
"Beppe" Sala n’est pas seulement un homme politique : il est avant tout un manager, titre qu’il revendique avec fierté. Son CV se veut irréprochable...
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16/03 - Législatives en Hongrie : Viktor Orban contre Peter Magyar, la bataille de la rue et des récits
Vu du ciel, le pont Marguerite enjambant le Danube est plein à craquer. Les partisans du Premier ministre Viktor Orban sont venus en nombre à Budapest, ce 15 mars. Cocarde rouge blanc vert de rigueur, aux couleurs de la Hongrie, drapeau national en main. Par endroits, flotte celui de la Transylvanie - en mémoire de cette terre perdue au lendemain de l’effondrement de l’Autriche-Hongrie en 1918.
Ce dimanche 15 mars, jour de fête nationale célébrant la révolte de 1848 contre la domination des Habsbourg, le parti au pouvoir Fidesz et son adversaire Tisza se sont livrés à un duel saisissant en plein cœur de la capitale hongroise : à quelques rues d’écart, deux marches concurrentes en forme de test de popularité grandeur nature à un mois d'élections législatives décisives le 12 avril. Pour la première fois, le chef du gouvernement national-populiste risque son siège face à une opposition unie, incarnée par Peter Magyar, son ancien compagnon de route devenu dissident. Face à face, deux Hongrie polarisées à l’extrême. L'obsession Zelensky
Côté Fidesz, une obsession devenue l’unique thème de la campagne. Elle tient en 8 lettres : Zelensky. Le président ukrainien est omniprésent sur les affiches de campagnes pro-pouvoir. Dans le défilé, ce 15 mars, des pancartes le montrent en photo à côté de Peter Magyar, représenté comme sa marionnette. En tête du cortège, une banderole jure que la Hongrie ne sera pas "une colonie de l’Ukraine". Au départ de cette "Marche pour la paix", se tient Attila Steiner, secrétaire d'État à...
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16/03 - Les élections municipales vues de l’étranger : "Les extrêmes bousculent l’ancien monde"
"Le nouvel épisode d’un cycle électoral long et tumultueux", note El País. Si ce scrutin concerne avant tout des enjeux locaux, les élections municipales, dont le premier tour s'est tenu dimanche 15 mars, a attiré l’attention des médias étrangers. Pas de Une mondiale, mais ces résultats sont déjà analysés comme un baromètre avant la présidentielle de 2027. The Guardian évoque un "test crucial du climat politique", soulignant que "les partis d’extrême droite et de gauche radicale" pourraient consolider leur ancrage local. De son côté, nos voisins suisses du Temps poursuivent les images météorologiques, qualifiant ce scrutin de "thermomètre du pays avant le grand rendez-vous électoral".
Pendant des années, les maires et conseillers municipaux français – notamment dans les grandes villes – ont été dominés par les partis historiques : socialistes à gauche, Républicains à droite. Mais les cartes sont en train d’être rebattues. "L’extrême droite et la gauche radicale bousculent l’ancien monde", constate Le Soir. Le bloc central sort lui aussi affaibli de ce premier tour, comme à Lille (Nord), où la candidate Renaissance, Violette Spillebout, peine à dépasser 10 %. "Ces résultats constituent un vote de censure clair contre le président de la République après neuf années à la tête du pays", tance le quotidien...
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16/03 - Jonah Levy (Berkeley) : "Jean-Luc Mélenchon est devenu l’idiot utile des partisans d’une union des droites"
Depuis les États-Unis, le premier tour des élections municipales françaises donne au politologue Jonah D. Levy un fort sentiment de déjà-vu. Tout en restant prudent quant à l’issue du second tour, en raison des nombreuses inconnues qui nous séparent encore du résultat de dimanche prochain, ce professeur de science politique à l’université de Berkeley, spécialiste de la vie politique française, estime que les résultats du 15 mars résonnent furieusement avec la polarisation qui ronge la démocratie américaine depuis dix ans.
Le Rassemblement national remporte des villes. L'idée d'une union des droites fait son chemin. LFI réalise une percée inattendue, tandis que la gauche de gouvernement sort du scrutin plus dépendante de cet ancien allié dont elle pensait pourtant pouvoir s’éloigner. Le centre, lui, s'efface progressivement. L’universitaire américain voit dans les résultats du premier tour, "la phase finale de la tragédie du macronisme" : celle d’un pays où la politique est devenue une guerre et où les élites ont fini par légitimer ceux qu’elles auraient dû combattre. Si LFI a créé la surprise au premier tour, Jonah D. Levy estime toutefois qu’il ne faut pas perdre de vue le véritable gagnant de dimanche soir : le RN. Des résultats qu’il juge plus inquiétants encore que la progression des Insoumis, dans la mesure où, à un an de l’élection présidentielle, le premier apparaît bien plus proche du pouvoir que le second. Entretien.
L’Express : Les résultats du premier tour des élections municipales permettent-ils...
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16/03 - Pourquoi l’expression "en vrai" envahit nos conversations, par Julia de Funès
"En vrai" circule dans les conversations comme un tic syntaxique admis : "En vrai, je suis fatigué", "en vrai ça m’a fait de la peine" … "En vrai" est de ces expressions qui ne se contentent pas d’enlaidir la langue, mais révèlent l’époque qui les produit. De quoi cet usage devenu maniaque est-il le symptôme ?
D’abord, "en vrai" joue un rôle ambivalent : il gonfle ce qui est faible et affaiblit ce qui est fort. Dans la conversation ordinaire, l’expression sert de contenance. Elle donne du volume à une phrase qui n’en a pas, trop simple, trop courte, trop pauvre en mots. On lui ajoute ces deux mots pour donner l’impression qu’une parole importante va suivre, et ce qui arrive est presque toujours un truisme tranquille : "en vrai, la santé c’est important", "en vrai, l’amitié ça compte". La formule agit comme une pompe à profondeur qui gonfle légèrement des idées parfaitement plates.
Mais dès que l’on applique cette même expression aux grandes phrases de la philosophie ou de la littérature, l’effet s’inverse immédiatement. Ce qui servait d’amplificateur devient aussitôt un affaiblisseur. Prenons la phrase de Blaise Pascal : "Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point." En version contaminée cela donne : "En vrai, le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point." La pensée tombe immédiatement d’un étage. Essayons encore avec Descartes : "Je pense, donc je suis." Version contaminée : "En vrai, je pense, donc je suis." La certitude métaphysique se transforme en tentative d’auto-conviction....
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16/03 - Détroit d’Ormuz : l’Iran a-t-il vraiment piégé la mer ? Les coulisses de la "guerre des mines"
Les mines marines sont une formidable arme psychologique. On le voit dans le détroit d’Ormuz : pas besoin d’en "mouiller" réellement pour qu’elles produisent leur effet. Il suffit que l’Iran menace de le faire pour semer la panique dans les flottes de commerce et sur les marchés pétroliers. La simple présomption de leur présence bloque le trafic maritime, puis nécessiterait l’engagement de moyens militaires conséquents pour s’en prémunir. Mines "à influence"
Les mines sont en effet une arme redoutable. Les vieux films de guerre nous montraient parfois ces grosses boules métalliques noires, dérivant dangereusement vers la coque du bateau. Parsemées de pointes, ("les cornes de Herz"), parfois reliées au fond par un câble (un "orin") et surtout bourrées d’explosifs : la terreur des marins. Pour l’essentiel, ce type d’engins a été envoyé dans les salles de musée.
Les mines modernes sont dites "à influence". Les Allemands ont été les premiers à s’en servir massivement durant la Seconde Guerre mondiale, mais la technologie a, depuis lors, considérablement évolué. Ces mines sont bardées de capteurs : acoustiques, magnétiques, hydrostatiques (qui mesurent la pression), etc. Posées sur le fond ou flottant entre deux eaux – donc invisibles depuis la surface – elles détectent le passage d’un navire dans un rayon de 200 à 300 mètres. Les plus sophistiquées peuvent même identifier le navire et le "classifier" ami ou ennemi. Lorsque la mine estime que le bateau est dans la zone optimale de mise à feu, elle déclenche elle-même...
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16/03 - EN DIRECT. Guerre en Iran : Donald Trump reproche à certains pays leur "manque d’enthousiasme" concernant la sécurisation du détroit d’Ormuz
Au dix-septième jour du conflit au Moyen-Orient, la pression diplomatique s’accentue sur Téhéran. Emmanuel Macron a fait savoir qu’il s’était entretenu, dimanche 15 mars, avec son homologue iranien, Massoud Pezeshkian, l’appelant à "mettre fin immédiatement" à ses "attaques inacceptables", menées directement ou par l’intermédiaire de milices alliées contre les pays de la région. Dans le même temps, Donald Trump a affirmé dimanche soir que son administration était en contact avec sept pays – sans les identifier – afin d’obtenir leur aide pour sécuriser le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite habituellement près de 20 % du pétrole mondial.
Les infos à retenir
⇒ Israël affirme avoir détruit l'avion utilisé par l'ex-Guide suprême iranien Ali Khamenei
⇒ Israël élargit sa campagne terrestre au Liban
⇒ Le trafic reprend à l'aéroport de Dubaï après une suspension de plusieurs heures
18h36L'UE n'a "aucune envie" d'étendre sa mission navale au Moyen-Orient jusqu'au détroit d'Ormuz
Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne n'ont montré "aucune volonté" d'étendre pour le moment une mission navale de l'UE au Moyen-Orient ("Aspides") au détroit d'Ormuz, a déclaré lundi la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas.
Le président américain Donald Trump a appelé d'autres nations à aider à surveiller le détroit après que l'Iran a répondu aux attaques américano-israéliennes en utilisant des drones, des missiles et des mines pour...
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16/03 - Municipales : Jean-Luc Mélenchon, pyromane et maître chanteur de la gauche
Il n’y a pas que le nom de Raphaël Glucksmann que Jean-Luc Mélenchon a écorché sur scène. Il y a également celui de ses propres candidats. À Perpignan, le temps d’un meeting, le patriarche insoumis a rebaptisé Mickaël Idrac, la tête de liste insoumise, "Michel". En cette fin de campagne municipale, à raison de deux longues interventions par semaine, le triple candidat à la présidentielle a assumé d’effacer ses candidats aux municipales. À son profit.
Car une campagne peut en cacher une autre à un an de l’onction suprême - l’attitude est partagée sur l’échiquier politique - et, bien qu’on puisse le déplorer, on ne peut reprocher à Jean-Luc Mélenchon de transformer ses porte-drapeaux locaux en plantes vertes. "Ses meetings ont développé des propositions à portée nationale : on assume d‘avoir nationalisé ce scrutin. Il est l’un des orateurs qui créent des succès de campagne. Il capte des audiences larges, il a joué un rôle majeur", se félicitait Paul Vannier, le "Monsieur élections" de La France insoumise, quelques jours avant le premier tour du scrutin.La marque LFI s’implante
Dimanche 15 mars, les insoumis ne mangent pas de merles, ils dînent des grives. À Toulouse ou à Limoges, François Piquemal et Damien Maudet, députés et têtes de liste LFI, sont arrivés en tête à gauche. À Lille ou Avignon, les candidats socialistes et insoumis sont au coude à coude. Jean-Luc Mélenchon et ses candidats n’ont pas encore plumé la volaille rose - qui demeure en première position à bâbord - mais dans certaines métropoles, ils l’ont...
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16/03 - Municipales : à Paris, Pierre-Yves Bournazel confirme la fusion de sa liste avec celle de Rachida Dati et se retire de la course
Le premier tour des élections municipales a permis dimanche 15 mars aux formations politiques de prendre leur pouls électoral à l'approche de la présidentielle de 2027, à commencer par le Rassemblement national (RN), bien placé à Toulon et Marseille.
Au regard des résultats, l'incertitude domine dans les grandes villes comme Paris, où la droite ambitionne de mettre fin à 25 années de gestion de gauche, et Marseille, où le maire sortant Benoît Payan et le candidat RN Franck Allisio sont arrivés en tête. Le second tour, le 22 mars, dépendra en grande partie des alliances passées d'ici là dans un paysage politique en pleine recomposition à droite comme à gauche.
Les infos à retenir
⇒ A Toulouse, PS et LFI fusionnent
⇒ Benoît Payan refuse l'offre d'alliance de Sébastien Delogu (LFI)
⇒ Sarah Knafo adresse "une main tendue" à Rachida Dati, que celle-ci a préféré tendre à Pierre-Yves Bournazel
20h25Pierre-Yves Bournazel confirme la fusion de sa liste avec celle de Rachida Dati et se retire de la course
Invité lundi soir au "20 heures" de France 2, l’ancien candidat Horizons à la mairie de Paris, Pierre-Yves Bournazel, a confirmé la fusion de sa liste avec celle de Rachida Dati (LR-MoDem) en vue du second tour. Il a toutefois précisé qu’il ne figurera pas sur cette liste, estimant qu’"il faut savoir tourner une page", alors qu’"une majorité de Parisiens attendent le changement et l’alternance". "J’ai permis aux Parisiens qui voulaient ce changement de le réaliser, j’ai accompli mon devoir. Une autre vie va commencer...
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16/03 - Municipales : la stratégie délétère de Jean-Luc Mélenchon a payé, par Anne Rosencher
Je suis nostalgique d'il y a à peine quelques années. Quand Jean-Luc Mélenchon s'adonnait au "dog whistling" (sifflet à ultrason), c’est-à-dire à la stratégie de l'allusion et du message codé qui rameute les initiés, sans avoir à se trahir vis-à-vis de la majorité. Oh, quand on les titillait, certains de ses électeurs convenaient bien que le leader des insoumis avait dit quelque chose de bizarre sur Mohammed Merah au micro de France Inter : "C'est bateau (...) un événement qui permet de montrer du doigt les musulmans et d'inventer une guerre civile", avait-il digressé au sujet du meurtrier notamment de trois enfants juifs dans une cour d’école. Ils convenaient, aussi, ces électeurs, qu'avoir dit d’Éric Zemmour "qu'il reprodui(sait) beaucoup de scénarios culturels : on ne change rien à la tradition, on a la créolisation en horreur… Tout ça, ce sont des traditions qui sont beaucoup liées au judaïsme" était vraiment limite.
Tout comme d'avoir asséné que Jésus avait été mis sur la croix "par ses propres compatriotes". Mais globalement, ils juraient surtout, ces électeurs, ne pas avoir entendu ces dérapages, ou les avoir oubliés… "Franchement ? Tu crois ?", demandaient certains, attentifs, mais finalement incrédules. Les accrocs étaient espacés. Des maladresses, arguaient-ils. Et puis, quand même, LFI c’est la gauche. C'est-à-dire : "le bien". Ils concédaient qu'il fallait être vigilants. Mais une fois dans l'isoloir, l'impérieuse nécessité de mettre un bulletin de gauche dans l'urne - par conviction sincère ou par...
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15/03 - Municipales 2026 : le pari gagnant de LFI, vague RN dans le Sud... Les enseignements du premier tour
Paris peut-elle basculer à droite ? Dans quelles villes la gauche succombera-t-elle à une alliance avec La France insoumise (LFI) ? Les Républicains risquent-ils de voir leurs bastions historiques engloutis par la vague RN ? Au soir d'un premier tour qui a comporté son lot de surprises, L'Express tente de décrypter les principaux enseignements du scrutin et les équilibres qui pourraient faire basculer le second tour. View this post on Instagram À Paris, les yeux rivés sur les stratégies d'alliance au second tour
C'est une quinquangulaire qui va se jouer à Paris dimanche 22 mars entre le socialiste Emmanuel Grégoire (38,7 %), la candidate LR Rachida Dati (24,7 %), l’insoumise Sophia Chikirou (12,1 %) et Pierre-Yves Bournazel (11,6 %), candidat d’Horizons, le parti d’Édouard Philippe et Sarah Knafo (10,4), candidate Reconquête qualifiée de justesse au second tour. L’enjeu est majeur dans la capitale, où la succession d’Anne Hidalgo ouvre une bataille entre la gauche sortante et une droite qui espère reconquérir la ville après plus de vingt ans de domination socialiste.
Et dans ce paysage politique fragmenté, ce sont bien les stratégies d’alliance qui risquent de peser le plus dans l’issue du scrutin. À droite, le maintien de Pierre-Yves Bournazel, chantre du "ni Dati ni Grégoire", pourrait compliquer la tâche de Rachida Dati, qui brigue la mairie pour la troisième fois consécutive. À gauche, celui de Sophia Chikirou — qui a déjà annoncé qu'elle se maintiendra au second tour si...
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15/03 - Municipales 2026 : face à LFI et au RN, le cordon sanitaire... parce qu’il le faut bien
"Oh le con !" Charles Pasqua fait du Pasqua. Nous sommes en mai 1987, et le ministre de l’Intérieur réagit à la tribune que vient de publier son collègue dans le gouvernement Chirac, le ministre du Commerce extérieur Michel Noir. Dans Le Monde, celui-ci écrit : "Mieux vaut perdre l’élection présidentielle que son âme en pactisant avec Le Pen et ses idées." Il racontera plus tard avoir "craché cet article en trois quarts d’heure" et l’avoir dicté en pleine nuit à une sténo du journal. Cela lui vaudra aussi d’être sermonné par Jacques Chirac en personne.
"Oh le con", devait penser Jean-Luc Mélenchon en voyant Olivier Faure s’éloigner des insoumis. "Tu ne vaux pas un clou comme stratège", lui a-t-il lancé en meeting à Marseille, à quelques jours du premier tour. Que le leader des insoumis singe Charles Pasqua ne surprendra personne, maintenant qu’il emprunte volontiers à Jean-Marie Le Pen au cours de ses meetings en prenant un malin plaisir à écorcher le nom des personnalités juives. "Perdre plutôt que faire alliance avec LFI" est un "danger suicidaire", a-t-il expliqué le même jour.
On pourrait penser que les élections municipales échappent au combat pour les valeurs qui avait valu à Michel Noir son quart d’heure de gloire médiatique. Pas cette fois. Quand plusieurs ténors de LFI mènent une campagne ouvertement antisémite, quand le RN et ses alliés sont en passe de s’installer dans plusieurs villes importantes sans avoir réussi à chasser de ses listes les erreurs de casting, l’enjeu va au-delà de la gestion d’une...
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15/03 - Municipales 2026 : Eric Ciotti en tête à Nice, la grande peur de la droite
"Cela n'a absolument rien à voir avec le local." Ce 11 juin 2024, Eric Ciotti montre patte blanche par SMS auprès d'un cadre LR. Le président des Républicains vient de créer un séisme politique en annonçant sur TF1 son alliance avec le Rassemblement national en vue des législatives anticipées. Mais qu'on se le dise : le député des Alpes-Maritimes ne rejoint par Marine Le Pen pour sauver son siège à l'Assemblée ou préparer les élections municipales de Nice, son obsession. Non, il assure n'être mu que par son désir de mettre en œuvre l'union des droites, clef supposée de la victoire en 2027.
Les destins local et national d'Eric Ciotti s'entremêlent aujourd'hui. Avec 41,5 % des suffrages au premier tour, le patron de l'Union des droites pour la République (UDR) est en mesure de ravir la ville de Nice à son éternel rival Christian Estrosi, distancé avec 31,8 % des voix, selon des estimations Elabe. À un interlocuteur, Eric Ciotti a récemment affiché sa confiance : seuls un retrait de la gauche et un barrage d'ampleur peuvent à ses yeux l'empêcher de s'installer à l'hôtel de ville. La violence de la campagne entre les deux frères ennemis n'a d'égal que la peur qui étreint la droite. Les Républicains (LR) observent avec inquiétude ce possible succès, à la charge symbolique lourde et aux conséquences brumeuses. "Si Nice bascule, c'est terrible pour LR"
À l’origine, la droite souriait. Le 7 juillet 2024, le RN se fracasse sur le front républicain au second tour des législatives. Les cadres LR sont ravis de l'échec...
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15/03 - Edouard Philippe en tête au Havre : la première semaine du reste de sa vie
Le silence national, semble-t-il, est d'or. Et la stratégie d'Edouard Philippe ces dernières semaines a, semble-t-il, porté ses fruits. Le voilà soulagé, à voir sa mine réjouie lors de sa prise de parole à 20h30 ce dimanche 15 mars. Celui qui a choisi de se consacrer entièrement à sa réélection, quitte à délaisser notamment les sujets internationaux, a dû souffler devant les résultats du premier tour au Havre. L'ancien Premier ministre est arrivé confortablement en tête du scrutin avec 43,76 % des voix, devançant de dix points son concurrent principal, le député PCF et candidat d'union de la gauche Jean-Paul Lecoq (33,25 %). Qualifié en troisième position, le représentant de l'alliance UDR-RN Franck Keller dépasse largement la barre de qualification avec 15,3 % des suffrages et pourrait tout de même fragiliser ainsi Édouard Philippe pour le second tour. Alors qu'il y a six ans celui-ci avait bataillé contre son seul adversaire communiste pour l'emporter (59 % contre 41 %), cette année la triangulaire n'arrange malgré tout pas les affaires du maire du Havre, qui devrait voir une partie de ses voix de 2020 atterrir dans l'escarcelle du lieutenant d'Éric Ciotti.
Une partie de l'enjeu de ce scrutin déterminant pour Edouard Philippe réside donc dans la future attitude des états-majors UDR-RN et de leur électorat : Jean-Paul Lecoq, non soutenu par La France insoumise, fera-t-il office d'épouvantail en engendrant un réflexe anticommuniste, donc pro-Philippe ? Ou, au contraire, la filiation entre de l'ancien...
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15/03 - Municipales 2026 : Paris, Lyon, Marseille... Découvrez les résultats du premier tour
Six ans après un dernier scrutin en pleine crise du Covid, près de 49 millions de Français étaient appelés aux urnes ce dimanche 15 mars pour le premier tour des élections municipales, destinées à désigner les maires et conseillers municipaux de quelque 35 000 communes.
D'après les premiers résultats, les socialistes Emmanuel Grégoire et Benoît Payan sont premiers à Paris et Marseille. A Lyon, Grégory Doucet et Jean-Michel Aulas sont donnés à égalité, tandis qu'Edouard Philippe (Horizons) est en tête au Havre, tout comme Laure Lavalette (RN) à Toulon et Eric Ciotti (RN-UDR) à Nice.
Les infos à retenir
⇒ Les socialistes Emmanuel Grégoire et Benoît Payan sont en tête à Paris et Marseille
⇒ Jean-Luc Mélenchon salue la "magnifique percée" de son parti
⇒ Marine Le Pen revendique "une immense victoire" pour le Rassemblement national
00h07Quelles affiches pour le second tour dans les grandes villes ? View this post on Instagram
00h04Rachida Dati réélue dans le VIIe arrondissement de Paris
Avec plus de 58,7% des suffrages, la maire sortante du VIIe arrondissement Rachida Dati est réélue dès le premier tour dans sa mairie d'arrondissement.
23h51Pourquoi Olivier Faure a tort de dire que la stratégie de Jean-Luc Mélenchon a montré ses limites
Les explications de notre journaliste Mattias Corrasco :
23h47A Grenoble, Alain Carignon et Laurence Ruffin au coude-à-coude
Qui succédera à Eric Piolle ? Alors que le maire écologiste a choisi de ne pas se représenter à Grenoble, l'ancien maire (1983-1995) de la...
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15/03 - Pascal Wagner-Egger : "Les complotistes ne découvrent jamais les vrais complots"
Un quart des Français déclarent avoir déjà refusé un vaccin. 19 % pensent que "la 5G affaiblit le système immunitaire, rendant plus vulnérable aux maladies dont le Covid-19". Et près d’un tiers des 18-24 ans pense que les vaccins à ARN messager causent "des dommages irréversibles dans les organes vitaux des enfants". Ces chiffres, issus d'enquêtes IFOP (2023) et IPSOS (2024), alertent sur une crise de confiance qui traverse notre société. La réussite des fausses informations est aussi économique : à l'échelle mondiale, les sites qui les diffusent génèrent 2,6 milliards de dollars de revenus publicitaires par an, selon un rapport NewsGuard et Comscore. En France, le site FranceSoir et l'association BonSens.org ont collecté des centaines de milliers d'euros de dons défiscalisés en diffusant massivement de fausses informations. Et aux États-Unis, plusieurs personnalités sont devenues millionnaires, comme Alex Jones, avec son site Infowars, l’un des principaux hubs de la désinformation mondiale.
Comment en est-on arrivé là ? S’il existe depuis longtemps, le phénomène conspirationniste est devenu particulièrement visible à partir de 2008, lors de la diffusion du documentaire Loose Change sur le 11-Septembre, visionné par 100 millions de personnes. Cette visibilité s'est amplifiée avec les attentats terroristes en France, puis avec l’usage décomplexé des fake news par le président américain Donald Trump et a atteint son paroxysme pendant la pandémie de Covid-19. Dans son ouvrage Je ne suis pas complotiste, mais…...
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15/03 - Derrière la colossale levée de Yann Le Cun, l’ascension inévitable des "World Models"
Monsieur je-sais-tout peut toujours être pris à défaut. Ces dernières semaines, des internautes se sont amusés à demander à ChatGPT et consorts s’il était préférable d’aller à une station de lavage automobile ou la station-essence à proximité à pied ou en voiture. Certaines IA ont défendu mordicus la première option plus sobre. Pas très malin, au vu de la finalité évidente : laver sa voiture ou remplir son réservoir. Tout aussi récemment, des experts en IA ont monté un comparateur (benchmark), le "bullshit bench", afin de déterminer quel acteur s’en tirait le mieux face aux questions incohérentes. Anthropic (Claude) se débrouille plutôt bien, contrairement à ChatGPT, Mistral ou DeepSeek.
Le sujet est plus profond qu’il n’y paraît. L’IA générative, sous sa forme actuelle, est de plus en plus critiquée. Son fonctionnement repose sur des modèles de langage (LLM) qui, grossièrement, construisent leurs réponses mot à mot. Le secret de leurs performances, assez remarquables jusqu’ici dans la création de contenus, de recommandations ou d'analyses, consiste en un entraînement massif à partir de milliards de données textuelles. L’entièreté - ou presque - du web. Lorsqu'on lui soumet la phrase "je laisse tomber un vase en cristal", il répond que le vase se brise. Non pas parce qu'il comprend la physique, mais parce que cette association est massivement présente dans le corpus.
Yann Le Cun y voit une limite qui l’empêcherait de comprendre des phénomènes simples. Son plafond de verre. Le célèbre chercheur français vient, cette...
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15/03 - Le SAMP-T NG, ce nouveau système de défense aérienne franco-italien que l’Ukraine va tester
La relation entre l'Ukraine et la France s'est, une nouvelle fois, renforcée. En visite à Paris depuis vendredi, Volodymyr Zelensky a annoncé le test d'un nouveau système de défense aérienne, le SAMP-T NG. "Nous recevons un système cette année que nous testerons face aux menaces balistiques", a déclaré le président ukrainien devant plusieurs médias français, vendredi 13 mars. Une annonce gardée sous embargo depuis deux jours.
Construit par le consortium Eurosam, né de la collaboration entre le français Thales et l'italien MBDA, le SAMP-T NG est un système de défense aérienne nouvelle génération. Si le test est concluant, il sera une alternative au système actuel, le Patriot américain. Au-delà de la question militaire, ce choix est également stratégique pour Zelensky et son pays alors que les États-Unis ont coupé leur aide à l'Ukraine depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.Futures commandes européennes
Selon le site d'Eurosam, le SAMP-T NG, qui sera livré à partir de cette année, peut détecter les cibles, notamment les missiles supersoniques, à plus de 350 kilomètres et les intercepter à partir de 150 kilomètres. Mais pour le constructeur, sa force réside dans le nombre limité de personnes nécessaires pour le manipuler. Composé de six lanceurs, il peut porter jusqu'à 48 missiles Aster.
Cette annonce intervient alors que la France et l'Italie souhaitent accélérer la mise en place de ce nouveau système de défense aérienne, dont ils ont, chacun, commandé une dizaine de modèles. Outre l'Italie, la...
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15/03 - L’oléoduc Petroline, nouvel espoir pour l’économie pétrolière, bouleversée par la guerre en Iran
En quelques jours, ce projet est devenu la roue de secours d'une région plongée dans la guerre. Sous-utilisée depuis sa construction au début des années 80, l'oléoduc Petroline est devenu la solution miracle pour exporter les hydrocarbures hors de la région alors que l'Iran bloque toujours le détroit d'Ormuz, par lequel passe 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial. Construit au milieu de la guerre entre l'Iran et l'Irak, alors que le conflit menaçait déjà la stabilité du golfe Persique, cet oléoduc de 1 200 kilomètres traverse l'Arabie saoudite d'est en ouest, entre les installations pétrolières d'Abqaiq et le port de Yanbu, en mer Rouge.
Alors que le groupe pétrolier d'État saoudien Aramco présentait ses résultats mardi, son P-DG Amin Nasser s'est alarmé de la situation. "Bien que nous ayons déjà connu des perturbations par le passé, celle-ci est de loin la plus grande crise à laquelle l'industrie pétrolière et gazière de la région ait jamais été confrontée." Pour autant, c'est bien son entreprise qui exploite cet oléoduc par lequel passait un million de barils de pétrole par jour avant le début de la guerre. Dans les prochains jours, l'entreprise saoudienne compte augmenter la capacité de son oléoduc à sept millions de barils par jour maximum.Un test grandeur nature
Selon le Wall Street Journal, si deux millions de barils seront réservés aux raffineries saoudiennes, le reste sera reversé sur le marché mondial, qui subit déjà les effets du conflit en Iran. Alors que le prix de référence du baril...
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15/03 - Nicolas Bouzou : "La France a frôlé plusieurs fois le précipice, mais elle est toujours là"
Comment va le pays ? Au fil de ses contributions dans L’Express, Nicolas Bouzou prend le pouls de la France. Et s’inquiète souvent du coup de mou qu’elle traverse. "Ses finances publiques la placent dans une situation de dépendance totale aux marchés, son armée est trop petite pour être totalement dissuasive, son système éducatif ne prépare pas correctement l’avenir de nos enfants, le maquis réglementaire et la fiscalité inhibent l’innovation, la croissance et les salaires", écrit-il dans son dernier livre, L’éternel sursaut (XO éditions), une plongée érudite et alerte dans 2 500 ans d’histoire. Cet ouvrage n’est pas "l’œuvre d’un historien", prend soin de préciser notre chroniqueur, mais un "essai d’interprétation historique" qui entend montrer "pourquoi, en France, le meilleur succède au pire et pourquoi la période qui s’ouvre, après les difficultés et la médiocrité de ces dernières années, pourrait être brillante, marquée par un retour de la prospérité, de l’influence et de la puissance." Une profession de foi qui détonne dans le déclinisme ambiant. Entretien.
L'Express : Il existe, dites-vous, une forme d’esprit français qui veut que le pays se divise en permanence sur une quantité de sujets et ne se rassemble que lorsqu’un péril plus grand le menace. Mais cette passion pour la querelle n’est-elle pas aussi une preuve de notre vitalité démocratique ?
Nicolas Bouzou : C’est vrai. J’entends souvent dire que la France est structurellement bloquée. Non : elle est capable de se réformer, mais plus tard que les autres...
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15/03 - Dublin, l’incroyable succès d’un ovni américain en Europe
Les 15 et 22 mars, les Français votent aux municipales. L'occasion pour L'Express de sélectionner chez nos voisins des idées innovantes, des concepts pertinents et des dynamiques vertueuses pour améliorer notre quotidien. Tour d'Europe des villes qui doivent nous inspirer, et surtout inspirer nos nouveaux élus.
EPISODE 1 - Ces villes qui doivent nous inspirer : Munich, le mariage réussi de la Silicon Valley et de l'huile de moteur
EPISODE 2 - Comment Vienne est devenue un petit paradis pour les seniors et les locataires
EPISODE 3 -Londres, un modèle pour la sécurité ? Sa recette miracle pour faire baisser le crime
EPISODE 4 - "Les polémiques à Paris nous ont beaucoup amusés" : Copenhague, ce modèle de propreté qui s'exporte
EPISODE 5 - Prague, la ville rêvée des étudiants qui caracole en tête des classements européens
ÉPISODE 6 - Des mini-réacteurs nucléaires pour se chauffer ? Helsinki prépare sa révolution énergétique
ÉPISODE 8 - "Il aime tout ce qui brille" : Giuseppe Sala, le maire qui a transformé Milan en marque mondiale
En 1996, alors étudiant Erasmus en Ecosse, Laurent Muzellec profite d'une escapade pour découvrir Dublin. Après avoir passé le mur de séparation nord-irlandais, il se faufile sur de petites routes mal entretenues pour rejoindre la capitale irlandaise, dont le surnom dit tout de son état à l'époque : "Dirty Old Town" —"la Sale vieille ville", comme dans la chanson des Pogues britanniques. "Dublin est alors très, très pauvre, se remémore le Brestois d'origine. Des vieilles voitures...
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15/03 - Anna Hope : une sous-Jean d’Ormesson pour bobos ?
Le décor, splendide, est planté dès les premières pages : une propriété de 400 hectares sise dans le Sussex, où repose un manoir fin XVIIIe à la mode Greek Revival avec un fronton façon temple, des pilastres et des colonnes centrales de style palladien – pour créer cette maison de rêve, Anna Hope avait en tête Hammerwood Park. A l’origine, les jardins avaient été dessinés par le paysagiste Humphry Repton. La piscine et le court de tennis n’existent plus, mais on trouve encore à l’intérieur des portraits des propriétaires signés Joshua Reynolds ou John Singer Sargent. Depuis le père fondateur, Oliver Brooke, sept générations ont défilé. Le dernier patriarche en date, le volage et caractériel Philip Brooke, vient de casser sa pipe. A l’occasion de ses funérailles, sa femme (Grace) et leurs trois enfants (Frannie, Milo et Isa) vont pouvoir gentiment régler leurs comptes…
Avec déjà près de 15 000 exemplaires vendus depuis début janvier, Nos héritages est un des rares livres étrangers qui surnage en ce moment. Les critiques sont élogieuses. En attaquant avec curiosité les 444 pages du roman, on espérait y retrouver quelque chose de Downton Abbey. On pensait aussi à Au plaisir de Dieu – en 1974, Jean d’Ormesson avait créé le château de Plessis-lez-Vaudreuil en s’inspirant de Saint-Fargeau, la demeure ancestrale de son grand-père maternel. Avions-nous mis la barre trop haut ? Si Anna Hope cite en exergue Vita Sackville-West, elle n’a pas le tour d’esprit distingué de l’âme sœur de Virginia Woolf. Elle ne possède pas non plus...
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15/03 - Municipales 2026 : la participation s’élevait à 48,90 % à 17 heures
Près de 49 millions de Français sont appelés aux urnes ce dimanche 15 mars pour le premier tour des élections municipales destiné à désigner les maires et conseillers municipaux de quelque 35 000 communes.
Dans les grandes villes, à commencer par Paris et Marseille, l'incertitude domine quant à la question du contrôle. Dans la capitale, la droite ambitionne de mettre fin à 25 années de domination d'une gauche toujours résistante tandis que le Rassemblement national espère ravir la seconde ville de France.
La participation devrait être en forte hausse par rapport aux élections municipales de 2020 organisées en pleine pandémie de Covid-19. Au premier tour, la participation n'avait alors été que de 44,6 %. Le deuxième tour du scrutin municipal se tiendra le 22 mars.
Les infos à retenir
⇒ La participation s'élève à 48,90 % à 17 heures, selon le ministère de l'Intérieur
⇒ A Marseille, le Rassemblement national rêve d'un séisme politique
⇒ Les enquêtes d'opinion prévoient des résultats serrés dans de nombreuses villes lors du premier tour des élections municipales
18h00Suivez la soirée électorale avec nous
Rendez-vous ici pour suivre avec nous toute la soirée électorale. Nous suivrons ensemble les principaux résultats et les principales déclarations.
17h00La participation s'élève à 48,90 % à 17 heures
À 17 heures, le taux de participation en France métropolitaine était de 48,90 %, selon le ministère de l’Intérieur. Un chiffre en hausse de 10 points par rapport aux dernières élections municipales de 2020 - organisées...
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15/03 - Peinture : sur les traces de Joaquin Sorolla, de Madrid à Valencia
Parmi les événements attendus à Madrid, figure en bonne place la réouverture du musée Sorolla, qui achève sa mue après plus de deux ans de travaux. Rénové en profondeur, agrandi, il sera bientôt prêt à accueillir les visiteurs dans ce qui fut le refuge du plus emblématique artiste espagnol au tournant du XXe siècle. C’est en 1911 que l’architecte Enrique Maria Repullés y Vargas édifie cette imposante maison-atelier sur le Paseo General Martinez Campos, au cœur de la capitale espagnole, pour Joaquin Sorolla (1863-1923) et sa famille, alors que le coloriste originaire de Valencia rencontre un succès international avec ses scènes de plage baignées de lumière.
Après la mort du peintre, sous l’égide de sa veuve Clotilde Garcia, la demeure devient un musée national en 1932, un lieu unique qui abrite 1 400 toiles signées du luministe, parmi lesquelles la célèbre Promenade au bord de la mer, du mobilier, des sculptures, des céramiques, des objets réunis par Sorolla tout au long de sa vie, mais aussi un important fond de photographies anciennes et de correspondance privée.Près de 9000 pièces composent les collections du museo Sorolla, au cœur de la capitale espagnole.
En doublant sa superficie, le nouveau musée Sorolla va désormais jouir de nouveaux espaces d’expositions temporaires, de réserves modernes aptes à conserver les quelque 9 000 pièces qui composent ses collections, d’un atelier de restauration innovant et d’une salle de spectacles. Le bâtiment existant, lui, s’est vu réhabilité, notamment pour fluidifier...
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15/03 - Moyen-Orient : Netanyahou répond aux rumeurs sur sa mort venues d’Iran
Les Etats-Unis pourraient de nouveau frapper l'île iranienne de Kharg "pour le plaisir", a déclaré Donald Trump, ajoutant que les conditions d'un éventuel accord pour mettre fin au conflit n'étaient pas encore réunies bien que Téhéran y semble prêt selon lui, deux semaines après le début du conflit au Moyen-Orient. Le président américain avait affirmé auparavant que les Etats-Unis avaient "totalement détruit" des cibles militaires sur l'île de Kharg.
L'Iran, dont 90 % des exportations de pétrole sont parties des terminaux de l'île de Kharg, a pour sa part menacée de s'en prendre en représailles aux installations pétrolières des compagnies coopérantes avec les Etats-Unis dans la région en cas d'attaque contre ses propres infrastructures d'hydrocarbures.
Donald Trump a également demandé aux pays qui importent du pétrole par le détroit d'Ormuz de sécuriser ce passage, en promettant l'aide de Washington. Il a dit espérer que plusieurs pays dont la France enverrait des navires de guerre pour sécuriser le détroit, par où transite en temps normal 20% du pétrole mondial.
Au seizième jour de guerre, le conflit ne montre toujours aucun signe d’apaisement : les Gardiens de la révolution iraniens ont dit dimanche 15 mars avoir tiré des missiles et des drones contre des cibles en Israël et trois bases militaires américaines dans la région. L'armée israélienne a dit qu'elle interceptait des projectiles tirés en direction de l'Etat hébreu. Et l'Arabie saoudite a dit avoir intercepté et détruit 10 drones à Ryad et dans l'est...
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15/03 - Tourisme : notre sélection d’hôtels pour (re)découvrir l’île Maurice
Partir loin pour mieux déconnecter. Malgré les difficultés économiques et les tensions géopolitiques, le tourisme n’a cessé d’augmenter ces dernières années (1,52 milliard de voyages en 2025, selon l’Organisation mondiale du tourisme). Mais pas n’importe comment. En 2026, la tendance est aux vacances Jomo (Joy of missing out, comprenez "la joie de manquer quelque chose"), c’est-à-dire privilégier des séjours plus calmes et plus immersifs, quitte à privilégier des destinations stars. L’Express en a sélectionné quelques-unes, de l’île Maurice (ci-dessous) au Japon, en passant par le Canada et Singapour. Et cette année, selon le voyagiste Sunweb, les Français anticipent davantage (+30 % des voyageurs par rapport au début de l’année dernière). Il convient donc de se hâter aujourd’hui pour s’offrir aux beaux jours des vacances lentes.Energie au Long Beach
Situé sur la côte Est, sa longue plage de sable blanc en fait un refuge paradisiaque particulièrement adapté aux familles. Tandis que les enfants trouvent leur bonheur au "kids club", au tir à l’arc ou sur le mur d’escalade, les parents découvrent le spa au cœur d’un jardin tropical. Lancé en 2024, le concept Glow présente une approche authentique du bien-être, en utilisant les richesses naturelles de l’île. Intégrées aux rituels, les infusions de plantes aromatiques locales démontrent leurs vertus purifiantes, vivifiantes et régénérantes. Bercées par les chants d’oiseaux, les deux heures, de soins énergétiques (Radiance Glow Journey) permettent de choyer corps et...
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15/03 - IA : pourquoi il est urgent d’interdire les "deepfakes"
Il y a quelques semaines, une trentaine de vidéos dans lesquelles le célèbre chercheur en nutrition Serge Hercberg - créateur du Nutriscore - donnait des conseils nutritionnels fantaisistes ont été diffusées sur Internet. Il s’agissait de "deepfakes" ou hypertrucages, des faux générés par des outils d’intelligence artificielle (IA) permettant de faire dire n’importe quoi à n’importe qui, quasiment impossibles à distinguer de vraies vidéos du chercheur. La communauté scientifique et médicale s’est émue de la facilité avec laquelle ces outils pouvaient faciliter la diffusion de fausses informations en santé, en piratant l’image et l’autorité de chercheurs reconnus.
Mais la désinformation en santé n’est pas le problème le plus grave posé par ces hypertrucages. Depuis que les sociétés humaines existent, elles s’appuient sur l’idée que chacun peut être tenu responsable de ce qu’il dit et de ce qu’il fait. Elles nécessitent pour cela une communication fiable et authentique, ce qui est transparent lorsque les personnes sont réunies physiquement, mais pose problème lorsqu’elles sont éloignées. L’écriture a permis la communication à distance, et les signatures et sceaux apposés en bas des lettres ont longtemps garanti leur authenticité. Depuis le XIXe siècle, les enregistrements photographiques, puis sonores et audiovisuels sont venus compléter les déclarations des témoins directs pour établir de manière indiscutable les faits et les actes. Les télécommunications, en transportant la voix puis l’image, ont de plus grandement...
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15/03 - Pierre Haski : "Ce voyage de Donald Trump en Chine sera décisif pour les dix ans à venir..."
Cela fait un demi-siècle qu'il observe en tant que journaliste les bouleversements de la planète. Chroniqueur géopolitique de la matinale de France Inter et président de l'association Reporters sans frontières, Pierre Haski analyse dans La Fin d'un monde (Stock) les transformations de l'ordre international en revenant sur son propre parcours, de l'Afrique du Sud durant l'apartheid à la Chine où il fut correspondant durant cinq ans pour Libération, avant de créer Rue89. Mi-Mémoires, mi-essai de géopolitique, l'ouvrage est passionnant de bout en bout.
Pour L'Express, Pierre Haski analyse ce qui se joue aujourd'hui au Moyen-Orient avec la démonstration de puissance américaine qui est peut-être aussi synonyme d'une impuissance stratégique. Mais il évoque aussi les enjeux de la visite de Donald Trump à Pékin, qui doit se tenir à la fin du mois, tout comme les ambitions de Xi Jinping. Faisant le bilan diplomatique d'Emmanuel Macron, Pierre Haski assure que dans un monde en plein tumulte, dominé par deux puissances prédatrices, l'Europe est le seul destin possible pour la France si elle veut continuer à peser sur les affaires internationales.
L'Express : A quel point la guerre en cours au Moyen-Orient représente-t-elle une bascule supplémentaire vers un nouveau monde, que vous décrivez dans votre livre ?
Pierre Haski : Il y a une dimension régionale très forte dans cette guerre en Iran. C’est la poursuite de ce qui se passe depuis le 7 octobre 2023, et de l’ambition israélienne d’affaiblir, voire de...
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15/03 - Municipales 2026 : l’enjeu sous-estimé des data centers pour les futurs maires
Ils poussent comme des champignons. Et ce n’est pas près de s’arrêter. La France est de loin le pays qui a recueilli le plus d’investissements étrangers pour la construction de data centers (ou centre de données) en 2025 dans le monde : près de 60 milliards d’euros. Les dernières éditions de Choose France ou du Sommet international de l'IA soulignent sa forte attractivité dans ces constructions qui hébergent et font transiter nos données. Pour des questions de connectivité, les régions parisiennes et marseillaises sont les plus prisées des promoteurs. Mais depuis peu, leur toile s’étend partout de Bordeaux au Grand Est en passant par Cambrai dans le Nord, qui devrait accueillir l’énorme projet du Canadien Brookfield. L’exécutif a mis sur pied une stratégie et un slogan "Plug Baby Plug". L'objectif : devenir un eldorado entrepôts de serveurs partout dans le pays qui exploiteront ses surplus d'électricité. Quelque 63 sites bien raccordés à son parc nucléaire ont déjà été identifiés. La puissance électrique allouée à ces centres de données devrait exploser ces prochaines années, à plusieurs gigawatts. A lui seul, le data center de Cambrai devrait réquisitionner la production équivalente à un réacteur.
Cette emprise croissante suscite encore peu de débats en marge des élections municipales, dont le premier tour aura lieu dimanche. Peut-être car les data centers ne sont pas encore si visibles. Les temps d’instruction, de lancement des constructions, et de finalisation s’étalent sur deux à cinq ans voire davantage. La...
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15/03 - "Donald Trump n’est pas un réaliste, c’est un kleptocrate" : la charge d’Alexander Cooley
On a souvent expliqué l’obsession de Donald Trump pour la résolution de conflits internationaux par son désir d’obtenir le sacro-saint prix Nobel de la paix, ou par sa volonté de préserver les intérêts américains : la doctrine "America First". Mais si le "réalisme" souvent prêté au président américain n’était que de la poudre aux yeux, destinée à dissimuler une réalité autrement plus dérangeante ? C’est la thèse d’Alexander Cooley, professeur de sciences politiques et vice-doyen au Barnard College qui, dans un article paru dans Foreign Affairs coécrit avec le professeur à Georgetown Daniel Nexon, qualifie la politique trumpiste de "kleptocratique". Auprès de L’Express, cet expert dissèque plusieurs cas qu’il juge symptomatiques d’un mélange entre décisions diplomatiques et intérêts privés. Au point d’identifier cette logique jusque dans les dossiers iraniens, russes, et chinois… Entretien.
L’Express : Bon nombre d’analystes décrivent la politique de Donald Trump comme réaliste - un courant en relations internationales selon lequel le système international est anarchique et que chaque État doit avant tout assurer sa survie. Vous n’êtes pas d’accord…
Alexander Cooley : Absolument. Ils se fondent à tort sur le fait que Donald Trump rejette le libéralisme au niveau national et international. Je veux notamment parler du respect de l’État de droit, de la séparation des pouvoirs ou encore du multilatéralisme et de l’ordre mondial fondé sur des règles. Mais ce cas de figure, bien qu’évidemment critiquable, impliquerait que...
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15/03 - Les Etats-Unis de Donald Trump, cet incinérateur de talents mondiaux, par Stephen Smith
Depuis qu’ils existent, les États-Unis sont un incinérateur de talents et de la rage de vaincre. Depuis qu’ils sont un géant géopolitique, soit depuis la Deuxième Guerre mondiale, ils attirent en particulier the best and the brightest. C’est même devenu l’une des conditions de leur hégémonie. L’intégration des brillants cerveaux venus, d’abord, surtout d’Europe, puis principalement d’Asie a alimenté la machine d’excellence que sont leurs universités, laboratoires, entreprises de pointe ou, encore, studios de cinéma. Si bien qu’en montant dans une hiérarchie américaine, le pourcentage des "récemment arrivés" augmente invariablement. Ce qui n’a pas posé de problèmes insurmontables tant que ces cerveaux entraient dans le pays dans les mêmes conditions que les autres immigrés pour devenir des Américains, arrivés comme eux, simplement avant.
Notons, toutefois, que la forte corrélation entre excellence et extranéité dit quelque chose de gênant sur le "modèle" américain. Il se nourrit d’une matière première qu’il ne produit pas, ou insuffisamment. Plus les immigrés deviennent de "vrais" Américains, plus ils sont médiocres (et, intégration visible, aussi plus corpulents en se fondant dans une population dont 40% sont obèses et 30% additionnels ont du surpoids).Cheval de Troie
Il y a six mois, Donald Trump a tiré une balle dans les pieds d’argile du colosse qu’est l’Amérique. Il a frappé le visa pour des immigrants "hautement qualifiés" — le H-1B, créé en 1990, dans l’euphorie de la mondialisation — d’une surtaxe de 100 000...
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15/03 - Après Kharg, l’île de Qeshm ? Le joyau iranien au cœur de la bataille du détroit d’Ormuz
A peine élu président en 2005, le très conservateur Mahmoud Ahmadinejad rêvait d’en faire une sorte de Dubaï iranien. Avec ses majestueux canyons, sa forêt de mangroves et ses villages de pêcheurs couronnés de badguir - des tours persanes traditionnelles servant à ventiler les maisons -, l’île de Qeshm, la plus grande du golfe Persique, avait tous les atouts pour charmer les touristes du monde entier. Cette "perle" s'étirant sur une centaine de kilomètres dans le détroit d’Ormuz a même été classée dès 2017 par l’Unesco pour son patrimoine géologique exceptionnel.
Si Qeshm n’a en réalité jamais pu rivaliser avec le luxe de Dubaï, cet endroit paradisiaque aux eaux cristallines attirait il y a encore quelques mois la classe moyenne iranienne, malgré la crise économique. Mais l’opération américano-israélienne, lancée le 28 février contre le régime des mollahs, a stoppé net ses ambitions touristiques, transformant ce havre de paix en potentielle cible militaire. Et mis en lumière son rôle stratégique pour l’Iran.Des touristes iraniens profitent du site de la Vallée des Étoiles sur l'île de Qeshm, en Iran, le 23 décembre 2011.Une usine de dessalement frappée
Une première attaque est venue le rappeler subitement. Le 7 mars, le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, accuse ainsi le Pentagone d’avoir frappé une usine de dessalement de l’île qui ravitaillait une trentaine de villages environnants. Une allégation non confirmée par Washington mais constituant une escalade majeure aux yeux de Téhéran, qui a...
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14/03 - "Si l’Iran met l’uranium enrichi à la disposition de Daech..." : le constat alarmant d’Adel Bakawan
La région était déjà la cible de plusieurs attaques de factions pro-iraniennes depuis le début du conflit. Cette fois, c'est un soldat français qui a été tué et six autres blessés lors d'une attaque de drone qui a visé une base militaire kurde en Irak, dans la région d'Erbil. Emmanuel Macron a confirmé vendredi sur X le décès de l'adjudant-chef Arnaud Frion du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces (Isère). C'est le groupe armé Ashab al-Kahf qui a revendiqué l'attaque sur Telegram, alors que Paris vient d'envoyer, quelques jours plus tôt, son porte-avions Charles-de-Gaulle dans la région, escorté de huit frégates et deux porte-hélicoptères amphibies, en soutien aux alliés de la France dans la région.
Cette attaque rappelle à quel point la situation est alarmante dans la région, estime Adel Bakawan, directeur du European Institute for Studies on the Middle East and North Africa (EISMENA). L'instabilité de l'Iran et de plusieurs pays de la région, conjuguée à l'activation des proxys iraniens, pourrait favoriser la résurgence de nombreux mouvements terroristes. Entretien.
L'Express : Un militaire français a été tué par un groupe armé irakien et pro-iranien, Ashab al-Kahf qui a revendiqué l’attaque. Que sait-on sur ce groupe ?
Adel Bakawan : Le nom d’Ashab al-Kahf apparaît au début de l’année 2019. Cette période correspond à une série d’attaques de drones ou de missiles balistiques visant le Kurdistan irakien. En effet, des milices irakiennes s’en prennent régulièrement aux infrastructures de la région :...
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14/03 - Kharg, la petite île iranienne devenue cible stratégique de Washington
On la surnomme parfois "l'île interdite". Sous contrôle des Gardiens de la révolution, l'île de Kharg est aussi petite que convoitée. Une petite bande de terre broussailleuse d'à peine quelques kilomètres de long, située à une trentaine de kilomètres des côtes iraniennes. Sur ses terres se cache le plus grand terminal d’exportation de pétrole brut de l’Iran, par lequel transitent 90 % des exportations de brut du pays. Jusqu’ici épargnée par les Etats-Unis et Israël, Donald Trump a revendiqué "l'un des raids aériens les plus puissants de l'histoire au Moyen-Orient" après avoir frappé les cibles militaires présentes sur l'île dans la nuit de vendredi à samedi, tout en se gardant, pour l'instant, de toucher au terminal pétrolier lui‑même.
Le président américain a martelé avoir choisi de "ne pas détruire les infrastructures pétrolières" de Kharg, liant cette retenue au maintien de la libre circulation des navires dans le détroit d’Ormuz. En clair, le pétrole reste pour l’instant épargné mais l’ultimatum est posé : si Téhéran bloque le détroit, les installations pétrolières de l’île pourraient devenir la prochaine cible. Côté iranien, Téhéran a prévenu que toute attaque contre ses propres infrastructures énergétiques l'amènerait à prendre pour cible, en représailles, les installations dans la région des compagnies pétrolières associées aux Etats-Unis.Pourquoi les Etats-Unis visent l’île de Kharg
Au fil des décennies, l’île a été recouverte d’infrastructures énergétiques. Par des oléoducs, Kharg reçoit...
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14/03 - En Hongrie, la campagne de communication du Kremlin pour reconduire Viktor Orban au pouvoir
Sur le continent européen, les dirigeants aux relations chaleureuses avec Vladimir Poutine se comptent sur les doigts d'une main. Hormis son allié de toujours biélorusse Alexandre Loukachenko, le président russe peut compter sur ses liens avec le président serbe Aleksandar Vučić ou le Premier ministre slovaque, Robert Fico. Mais une autre figure suscite bien plus l'intérêt du Kremlin : Viktor Orban. Chef du gouvernement hongrois depuis 2010, ce dernier n'a jamais caché sa proximité avec son homologue à Moscou. Une entente qu'il n'a pas reniée depuis le début de la guerre en Ukraine : le conflit n'a pas empêché le conservateur de se rendre plusieurs fois dans la capitale russe afin de rencontrer Vladimir Poutine, auquel il a promis en novembre dernier de continuer de se fournir en hydrocarbures russes.
Un soutien rare, et donc précieux, pour l'ex-espion du KGB. Mais celui-ci compte bien remercier Viktor Orban de sa sympathie à son égard. Le 12 avril prochain, les électeurs hongrois seront appelés aux urnes pour un nouveau scrutin législatif. Or, après des années de domination sans partage du pouvoir, l'actuel Premier ministre fait face à un opposant mieux placé que lui dans les sondages. Peter Magyar, ex-membre du Fidesz, le parti de Viktor Orban, menace sérieusement sa place au pouvoir. Les enquêtes d'opinion attribuent à ce candidat pro-européen une avance d'environ 10 points sur son ancien allié. La Hongrie bientôt sous l'administration d'un gouvernement plus critique de la Russie ? Impossible à...
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14/03 - "Le problème du Louvre, c’est qu’il dépense mal" : Maryvonne de Saint-Pulgent décrypte la crise du patrimoine
Sept ans après l’incendie de Notre-Dame, quatre mois après l'humiliant cambriolage du Louvre, de nombreuses questions se posent. Comment en est-on arrivé là ? Par désinvolture ? Mauvaises décisions politiques ? Nos chefs-d’œuvre sont-ils en péril ? Maryvonne de Saint-Pulgent, directrice générale du patrimoine de 1993 à 1997 et auteur d'Alerte sur le patrimoine (Gallimard, février 2026) est l'invitée des Grands entretiens d'Anne Rosencher. Une personnalité qui parle en connaissance de cause, et qui ne mâche pas ces mots. Avec ses formules ciselées de "tonton flingueuse du patrimoine", elle nous décrit, exemples à l'appui, des décennies de mauvaises priorités. L'intégralité des quarante-cinq minutes d'entretien est à retrouver sur les plateformes habituelles de vidéos et de podcasts.
L'Express : Le cambriolage du Louvre en octobre a provoqué la stupeur des Français. D’autant plus que quelques semaines plus tard, une inondation endommageait le département des antiquités égyptiennes. De quoi cette apparente incurie est-elle le symptôme ?
Maryvonne de Saint-Pulgent : Alors je vais charger la barque : il y a eu plusieurs inondations au Louvre depuis le cambriolage. Une dans une bibliothèque, et une, effectivement, dans un département muséographique. Sans compter la fermeture de la galerie Campana en novembre, pourtant restaurée il y a peu, sans que l'on ait vérifié l'état du plancher au-dessus… qui ne tient plus. Deux ans après sa réouverture en grande pompe, voilà la galerie emblématique à nouveau fermée !...
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14/03 - Tourisme : Singapour, l’échappée verte en pleine ville
Partir loin pour mieux déconnecter. Malgré les difficultés économiques et les tensions géopolitiques, le tourisme n’a cessé d’augmenter ces dernières années (1,52 milliard de voyages en 2025, selon l’Organisation mondiale du tourisme). Mais pas n’importe comment. En 2026, la tendance est aux vacances Jomo (Joy of missing out, comprenez "la joie de manquer quelque chose"), c’est-à-dire privilégier des séjours plus calmes et plus immersifs, quitte à privilégier des destinations stars. L’Express en a sélectionné quelques-unes, de l’île Maurice au Japon, en passant par le Canada et Singapour. Et cette année, selon le voyagiste Sunweb, les Français anticipent davantage (+ 30 % des voyageurs par rapport au début de l’année dernière). Il convient donc de se hâter aujourd’hui pour s’offrir aux beaux jours des vacances lentes.
Se mettre au vert en pleine ville ? L’idée n’est pas antinomique pour cette cité-Etat, voulant concilier développement urbain, qualité de vie et durabilité environnementale. Une politique engagée dès 1967 par le Premier ministre Lee Kuan Yew, qui souhaitait transformer Singapour en une "belle cité-jardin avec des fleurs et des arbres, sans ordures, et aussi ordonnée que possible". Peu à peu, la ville se métamorphose et les autorités votent en 1975 le Parcs and Trees Act afin de maintenir la végétation et imposer un aménagement paysager dans tout projet de développement industriel ou d’habitation.Depuis 2005, un programme écologique avec des normes strictes
Une promenade à travers les avenues centrales...
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14/03 - Guerre au Moyen-Orient : derrière les attaques iraniennes, l’ombre de Vladimir Poutine
Une proximité qui perdure en temps de guerre. Dans son conflit contre Israël et les États-Unis, l'Iran peut compter sur un soutien de poids : la Russie. Sans s'impliquer frontalement dans les hostilités, plusieurs éléments indiquent que Moscou apporte un soutien stratégique important à Téhéran afin de l'aider dans ses attaques contre des intérêts étrangers, notamment américains. "Je pense que personne ne sera surpris d'apprendre que la main invisible de Vladimir Poutine est derrière certaines tactiques iraniennes, voire potentiellement derrière certaines de leurs capacités", a pointé jeudi 12 mars John Healey, le ministre britannique de la Défense, lors d'une prise de parole à Londres (Royaume-Uni). Des tactiques militaires inspirées de la Russie ?
Cet appui se matérialise sur plusieurs plans. Premier aspect : la tactique militaire. D'après The Guardian, l'Iran aurait déjà lancé plus de 2 000 drones Shahed depuis le 28 février sur tout le Moyen-Orient. Pour améliorer leur potentiel de destruction, la Russie aurait fourni des conseils d'utilisation de ces armes à la République islamique. Les militaires britanniques, visés dans la nuit de mercredi à jeudi par une attaque de drone sur une base d'Erbil (Irak), ont constaté sur le terrain que ces engins volaient "beaucoup plus bas que d'habitude". De quoi rendre ces appareils moins faciles à intercepter et "plus efficaces" au moment des frappes, a précisé le lieutenant-général Nick Perry, chef britannique des opérations interarmées.
Au-delà de la question...
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14/03 - Guerre en Iran : pourquoi la Chine pourrait être l’une des grandes gagnantes du conflit
Les apparences sont parfois trompeuses. Pour de nombreux observateurs, la Chine fait partie des grands perdants de la guerre en Iran. Il faut dire que sur le plan énergétique, le pays semble avoir pris un coup. Il est de loin le premier client du pétrole iranien, puisqu’il achète à des prix décotés entre 80 et 90 % de toute la production venant de Téhéran. De plus,selon le cabinet Kpler, 55 % de l’or noir et 32 % du gaz naturel liquéfié (GNL) que la Chine importe transite par le détroit d’Ormuz, où la circulation est désormais très restreinte.
Mais est-ce vraiment suffisant pour fragiliser le géant asiatique ? On peut en douter, tant Pékin peaufine sa stratégie de domination et de résilience depuis de nombreuses années. Pour se protéger, le gouvernement de Xi Jinping a déjà ordonné aux raffineurs de réduire les exportations de produits pétroliers afin de conserver cette ressource pour le marché intérieur. Il peut aussi compter sur un immense stock stratégique constitué de longue date : autour de 1,4 milliard barils de pétrole. Soit davantage que tous les pays membre de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) réunis... De quoi voir venir avant d'entrer véritablement dans le dur.
"Pour la Chine, ce n’est qu’une crise passagère. Elle s’est préparée depuis de nombreuses années à ce genre de scénario", assure Emmanuel Hache, adjoint scientifique à IFP Energies nouvelles et directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). D’une part grâce à la diversification de ses...
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14/03 - Un week-end à Madrid : Alberto Greco artiste vivant "hasta la muerte"
Peintre informel, poète, acteur, auteur de manifestes, musard queer, maître de cérémonie, fondateur de l’arte vivo… Alberto Greco (1931-1965) fut, au cours de sa courte existence, tout cela et bien d’autres choses encore. Seize années durant, il a fait de sa vie un espace public d’invention esthétique, entre exhibitionnisme histrionique, événements médiatiques et potins de rue, prônant l’engagement de l’art "avec les éléments vivants de notre réalité : le mouvement, le temps, les gens, les conversations, les odeurs, les rumeurs, les lieux, les situations".
Aujourd’hui, et cela sonne un peu comme une redécouverte, le musée Reina Sofia, à Madrid, retrace le parcours "tortueux et anticonformiste" du trublion de l’avant-garde expérimentale dans une rétrospective réunissant plus de 200 œuvres et documents, visible jusqu'au 8 juin. Fernando Davis, le commissaire de l’exposition, s’est attaché à mettre en lumière la production littéraire et artistique associée aux multiples déplacements géographiques de l'artiste portègne qui, dès le début des années 1950, cède aux démons de la bougeotte : Puna de Atacama, Humahuaca, Paris, Rio de Janeiro, São Paulo, Gênes, Rome, Madrid, Piedralaves, New York, Ibiza, Barcelone... Performance "vivo-dito" d'Alberto Greco, photographié par Claudio Abate à Rome, en 1962.
La trajectoire de Greco est celle d’un autodidacte qui fréquente très brièvement l’Ecole des beaux-arts de sa ville natale, se forme un temps dans l’atelier de Cecilia Markovich à la fin des années 1940, recueille aussi...
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14/03 - Détroit d’Ormuz : Donald Trump demande à d’autres pays l’envoi de navires de guerre
Les Etats-Unis ont "totalement détruit" des cibles militaires sur l'île iranienne de Kharg et ils en bombarderont les infrastructures pétrolières si l'Iran ne lève pas son blocage du détroit d'Ormuz, a déclaré Donald Trump, deux semaines après le début du conflit au Moyen-Orient qui a déjà provoqué une envolée des cours du pétrole.
L'Iran, dont 90 % des exportations de pétrole partent des terminaux de l'île de Kharg, a pour sa part menacé de s'en prendre en représailles aux installations pétrolières des compagnies coopérant avec les Etats-Unis dans la région en cas d'attaque contre ses propres infrastructures d'hydrocarbures. Alors que Téhéran ne montre aucun signe de fléchissement, les attaques se poursuivent de part et d'autre, Israël ayant dit vendredi avoir frappé plus de 200 cibles en 24 heures dans le centre et l'ouest de l'Iran, notamment des lanceurs de missiles balistiques, des systèmes de défense antiaérienne et des sites de production d'armes.
L'ambassade des Etats-Unis en Irak, à Bagdad, a été touchée par des missiles samedi et de la fumée s'élevait du bâtiment. Les Gardiens de la révolution iraniens ont pour leur part déclaré avoir poursuivi leurs attaques contre Israël aux côtés du Hezbollah libanais, selon l'agence iranienne Tasnim. Donald Trump, qui donne des indications contradictoires sur la durée du conflit, a déclaré vendredi 13 mars aux journalistes qu'il durerait "aussi longtemps que nécessaire".
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump déclare avoir "complètement détruit" des cibles militaires sur...
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14/03 - Langue française : ces petits "s" qui changent tout
Qui dira jamais l’importance d’un "s" pour marquer le pluriel ? Le plus souvent, il s’agit d’une simple question d’orthographe : "un arbre", "des arbres". Mais, dans certains cas, l’enjeu est plus important encore car c’est le sens qui change du tout au tout. Voyez plutôt.Il arrive que, dans la précipitation, on oublie son parapluie. Ce qui peut être fâcheux en cas de précipitations.Avoir des lettres n’est pas déconseillé quand on veut en écrire une.J’aime beaucoup jouer aux échecs, pas tellement en subir un. On peut le regretter, mais toute l’humanité n’a pas fait ses humanités.Pour passer un examen, mieux vaut disposer de solides connaissances qu’une vague connaissance au ministère de l’Education nationale.Inutile de faire vos courses au pas de course. Pour écrire ses mémoires, il est préférable d’en avoir une bonne.Quand je regarde une émission de variétés, je me dis souvent que cela manque de variété. Avec la généralisation du paiement électronique, les espèces deviennent une espèce en voie de disparition.En se débarrassant de ses effets à la télévision, on réussit généralement son petit effet.
Moralité ? Il y a tout de même des pluriels bien singuliers.
Source : Dictionnaire du bon français contemporain, avec des exemples effrontés et des commentaires insolents, par Françoise Nore. Editions Les Cent...
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14/03 - Iran, la succession de Khomeini en 1989 : "On aurait tort de donner à Ali Khamenei un certificat de modération"
Dix ans après son retour triomphal d'exil, l'ayatollah Khomeini s'éteint le 3 juin 1989. Envoyé spécial à Téhéran pour couvrir les obsèques du Guide suprême, Alain Louyot dresse le portrait de son successeur.Extrait de L'Express du 9 juin 1989Les orphelins de l'imam
Bien sûr, au moins à court terme, tout semblait "verrouillé" dans les institutions de la République islamique, afin de garantir un semblant d'ordre et de continuité. On pouvait, dès lors, prendre sans trop de risque, ici, le pari que les quarante jours de deuil national ne seraient pas troublés par les rivalités des candidats à la succession ni par les velléités de retour en force des mouvements d'opposition exilés. Déjà, on savait écarté le fils du disparu, Ahmad, dont la personnalité ne séduisait personne. Enfin, en un temps record, un héritier "universellement reconnu comme juste, pieux et compétent", comme l'assurent les officiels, avait pu être désigné par la toute-puissante Assemblée des experts. Sans doute, un guide aussi charismatique que Khomeini ne saurait avoir de remplaçant à sa mesure.
Reste que le choix de Seyyed Ali Khamenei Moussavi, 51 ans, président de la République islamique dont le deuxième mandat devait expirer ce mois-ci, paraît particulièrement judicieux. Si l'on se place, bien évidemment, du point de vue des tenants du régime théocratique en vigueur... "En effet, confie un diplomate en poste à Téhéran, Khamenei est peut-être le seul dignitaire capable sinon de réconcilier vraiment, du moins de faire coexister sans trop de...
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14/03 - "C’est le son le plus terrifiant de la guerre" : en Ukraine, deux jours dans une formation anti-drones
Jusqu'au dernier moment, nous n'aurons pas l'adresse. Notre bus slalome sur un chemin boueux, au cœur d'une forêt de la région de Kiev. Soudain apparaissent des bâtiments en ruine dissimulés sous des filets de camouflage. Une vingtaine de journalistes descendent, tous ukrainiens - sauf moi. Direction : une formation anti-drones dans un centre d'entraînement militaire, menée par la fondation 2402.
Créée en février 2022 par deux reporters ukrainiens, cette organisation à but non lucratif a d'abord distribué des gilets pare-balles aux journalistes envoyés sur le front, avant de les former à exercer leur métier en zone de guerre. Ce type de stages, conçus par des militaires britanniques dans les années 1990, se sont imposés dans les rédactions anglo-saxonnes. "Mais en Ukraine, ils ne collaient plus à notre réalité", tranche Kateryna Sergatskova, cofondatrice et reporter de guerre passée par l’Irak et la Syrie.
Le long de la ligne de front, des milliers de drones — souvent produits pour quelques centaines de dollars — créent une "kill zone" de 20 à 25 kilomètres de profondeur, attaquant tout ce qui bouge, y compris les journalistes. En octobre 2025, le photojournaliste français Antoni Lallican est ainsi tué à une vingtaine de kilomètres du front. Peu après, un drone frappe Kramatorsk et tue deux journalistes ukrainiens, Olena Hramova et Yevhen Karmazin. Les pertes imputables aux drones sur le front sont passées de moins de 10 % en 2022 à près de 80 % l'an dernier, selon les données de l’armée ukrainienne....
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14/03 - Akshay Rathi, The Economist Intelligence Unit : "L’Europe est le meilleur endroit où vivre en 2026"
A la tête d'une équipe de vingt analystes et de centaines de sondeurs locaux, Akshay Rathi supervise chaque année le classement mondial de la qualité de vie avec The Economist Intelligence Unit. 173 villes sont épluchées à travers cinq critères principaux, déclinés en dizaines de sujets du quotidien : la stabilité, l'éducation, les infrastructures, la santé et la culture. Tout en bas du classement, Damas (Syrie) et Tripoli (Libye) stagnent aux deux dernières places. Le sommet, lui, semble réservé à l'Europe occidentale, avec quatre villes dans le top 5 de l'année passée : Copenhague, Vienne, Zurich et Genève.
A l'approche des municipales en France, les 15 et 22 mars, Akshay Rathi développe ces choix pour L'Express et explique la place occupée par les deux villes françaises du classement, Paris et Lyon.
L'Express : Parmi les cinq premières villes de votre classement de la qualité de vie, quatre se trouvent en Europe occidentale. L'Europe est-elle le meilleur endroit pour vivre sur terre en 2026 ?
Akshay Rathi : Aucun doute là-dessus : en termes de qualité de vie, on ne fait pas mieux que les villes d'Europe occidentale. Et de loin ! Leur défi consiste désormais à maintenir ce niveau de services publics et d'infrastructures : leur nombre d'habitants ne cesse de croître, leurs organismes publics se retrouvent sous pression et leurs ressources ont tendance à diminuer, ce qui fait légèrement décliner la qualité de vie dans ces grandes villes européennes. Mais en termes d'infrastructures municipales,...
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14/03 - A Téhéran, l’espoir d’un avenir meilleur s’amenuise : "Je veux assister au départ des mollahs, mais..."
Le premier jour, lorsque la nouvelle du bombardement, et de la destruction du bureau du Guide suprême, est tombée vers 10 heures du matin, la population, terrifiée, s'est ruée vers les stations-service, les boulangeries et les magasins, craignant une pénurie. "Nous n'avons plus de conserves, ni de thon, ni de haricots, ni même de biscuits, témoigne un vendeur dans une épicerie. Les gens ont tout acheté dans les deux premières heures, et on ignore quand ces produits seront de nouveau disponibles."
Dans la capitale iranienne, l'odeur de poudre est omniprésente. Cette opération américano-israélienne l’a de nouveau plongée dans les ténèbres, pour la troisième fois depuis un demi-siècle. Une femme au foyer raconte : "J'avais sept ans pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988) et je priais pour que mon enfant ne connaisse jamais cela, qu'il ne grandisse pas dans ce climat de violence. Mais voilà, c'est arrivé et nous devons maintenant quitter Téhéran". Comme elle, de nombreux parents ont récupéré leurs enfants à l'école et ont fui la ville dans la nuit, se mêlant à tous ceux qui prenaient la route.L'espoir de justice
Beaucoup, aussi, sont restés chez eux, confiants dans l'issue de la guerre, en attendant que quelque chose d'important se produise. Il était 22 heures lorsque la rumeur de la mort de l'ayatollah Ali Khamenei a retenti. Un événement qu'espéraient des familles endeuillées par la répression sanglante des manifestations des 8 et 9 janvier, ainsi que ceux que l’échec des protestations avait laissé...
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14/03 - Détroit d’Ormuz : "En voulant assurer les bateaux, Donald Trump suit son schéma rhétorique habituel"
Dans le chaos créé par les drones iraniens et les missiles occidentaux, l'idée a vite fait "pschitt". Donald Trump espérait relancer le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz en proposant un système d’assurance bon marché. Mais comme souvent avec le président américain, les discours enflammés peinent à se traduire par de véritables avancées sur le terrain. Spécialiste de la politique américaine au Cato Institute, Tad DeHaven décrypte pour L'Express le schéma de pensée du président américain, son désir de créer un fonds souverain qu’il pourrait gérer à sa guise sans l'aval du Congrès, mais aussi les nombreux problèmes soulevés par la gouvernance trumpiste.
L’Express : La proposition de Donald Trump visant à réduire le coût de l’assurance pour les navires transitant par le détroit d’Ormuz, est-elle adaptée à la situation ?
Tad DeHaven : Pas vraiment. Il s'agit d'un problème lié au risque de guerre, et pas simplement d'un manque d'argent. Les assureurs procèdent à une réévaluation agressive des tarifs. Les menaces physiques persistent, même si la Lloyd's a déclaré que la couverture dans le Golfe "restait actuellement en place", ce qui signifie que le marché est sous pression mais pas absent. Ce que Trump a décrit se présente comme une protection universelle et bon marché pour tout le commerce maritime. Or ce que la Société financière internationale pour le développement (DFC), qui doit servir de support à cette politique, a réellement annoncé, c'est un mécanisme de réassurance beaucoup plus restreint destiné à des...
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13/03 - "Une décision très préoccupante" : l’Europe vent debout contre la levée des sanctions américaines sur le pétrole russe
Les réactions européennes ne se sont pas fait attendre. Le ministère américain des Finances a annoncé ce jeudi une dérogation de 30 jours pour l'achat, malgré les sanctions américaines, de pétrole et produits pétroliers russes actuellement bloqués en mer, une mesure visant à stabiliser les marchés énergétiques mondiaux perturbés par la guerre en Iran.
Cette dérogation autorise la livraison et la vente de pétrole brut et de produits pétroliers russes qui ont été chargés sur des navires au plus tard le 12 mars. Elle sera valable jusqu'au 11 avril prochain, selon un texte publié sur le site internet du département du Trésor américain. Les Européens inquiets
Mais si l'allègement des sanctions devrait stimuler l'offre mondiale de pétrole, il pourrait également compliquer les efforts des Occidentaux visant à priver la Russie des revenus nécessaires à sa guerre en Ukraine et mettre Washington en désaccord avec ses alliés.
L'Europe a donc sans surprise déploré cette dérogation, à l'image du chancelier allemand Friedrich Merz, qui l'a qualifiée de "mauvaise" décision. "Il y a actuellement un problème avec les prix, mais pas avec l'approvisionnement. A cet égard, j'aimerais savoir quels autres facteurs ont poussé le gouvernement américain à prendre cette décision", a-t-il déclaré en marge d'un déplacement en Norvège.
De son côté, l’Union européenne, par la voix du président du Conseil européen Antonio Costa, a jugé "très préoccupante" la décision "unilatérale" des Etats-Unis, qui a "des répercussions sur la sécurité...
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13/03 - Ventes de livres : Marie-Antoinette peut-elle sauver la librairie ?
On comptait sur Gisèle Pelicot et son récit Et la joie de vivre (Flammarion) pour voler au secours d’un marché en berne. Elle a fait une très bonne première semaine à 63 000 exemplaires, puis une deuxième à 40 000 et enfin une troisième à 20 000. Sauf surprise, la courbe va continuer de baisser – mais elle devrait quand même permettre à Gisèle Pelicot d’atteindre les 150 000 exemplaires. Les observateurs passant d’une actualité à une autre, tous les regards sont déjà braqués ailleurs : sur les potentiels best-sellers de mars.
Soulagement pour leurs éditeurs respectifs, Calmann-Lévy et Hugo Publishing : Guillaume Musso et Morgane Moncomble répondent présents avec Le Crime du paradis et La Révolte de la Reine. Il n’est pas inintéressant se pencher sur ce dernier livre. Après le carton des quatre volumes de sa saga Seasons, Morgane Moncomble fait cette fois-ci dans le roman historique avec une trilogie, Inheritance, dont La Révolte de la Reine est le premier tome. Nous sommes à Versailles en 1788. La révolte populaire gronde tandis que des cabales pourrissent la cour. Originalité de l’affaire ? Le roi et la reine ne s’appellent pas Louis XVI et Marie-Antoinette mais… Alexandre d’Arc du Lys et Acacia. Cette romance ennemies to lovers cache une uchronie : Morgane Moncomble réinvente complètement les faits historiques, intervertit date, lieux et événements, et l’on va de surprise en surprise (impossible d’en dire plus). On ne sait pas ce qu’en auraient pensé Tocqueville ou François Furet, mais les fans sont d’ores...
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13/03 - Municipales 2026 : la double campagne de Marine Tondelier sous l’œil d’Olivier Faure
"Vous faites ce que vous voulez, mais nos espoirs reposent sur vous pour les douze prochaines années." Mars 2014, place du marché d’Hénin-Beaumont. La colistière EELV du coin, une certaine Marine Tondelier, fait les cent pas téléphone en main. La gauche est en déroute dans le reste du pays mais l’Isère, elle, est un îlot. À l’autre bout du fil, un conseiller d’Éric Piolle reçoit quelques encouragements avant l’élection de son poulain à la mairie de Grenoble. Mais l’exception est un signal faible. Les Verts n’auront qu’à attendre le prochain scrutin local pour que la vague émeraude ne déferle sur les métropoles et autres villes de plus de 100 000 habitants. Comme un éternel recommencement à l’aube de nouvelles élections municipales où l’écologie n’est plus une priorité, certains édiles verts - comme à Lyon, Strasbourg ou Bordeaux - affichent une grise mine. Devenue aujourd’hui patronne des Écologistes, Marine Tondelier s’apprête ainsi à remettre en jeu le patrimoine du parti, et bien davantage encore.Campagne à double face
Marine Tondelier a mené une campagne à double face. Côté pile, la secrétaire nationale des Écologistes est venue appuyer les listes portées par des Verts ou composées de personnalités de son cru. Elle et ses amis, comme le sénateur Thomas Dossus, voient même "la bérézina s’éloigner", escomptent d’autres conquêtes, à l’instar des villes de Talence, Fécamp ou Lorient. Jeudi 12 mars, les boucles écologistes ont chauffé, car les huiles ont fait circuler un bon sondage. À Lyon, le sortant Grégory Doucet...
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13/03 - Renouveau industriel : "Rien ne justifie que des produits standardisés soient encore fabriqués en Europe"
Un timide sourire ou une légère inquiétude ? Difficile de trouver la réaction adéquate face au bilan de santé de l'industrie, dévoilé cette semaine par Bpifrance, la banque publique d’investissement : si la France a vu naître 50 usines de plus en 2025 qu’en 2024 - avec un total de 245 l'an dernier - le rideau s'est baissé sur 244 sites. Certains, comme Brandt en décembre, ont marqué les esprits. Et la série noire semble se poursuivre en ce début d'année avec la verrerie Arc, placée en redressement judiciaire en janvier. Déjà en queue du peloton européen en matière de poids de l’industrie dans son PIB, la France peine à enrayer l'hémorragie de ses filières historiques.
Aux confins de Mulhouse, dans une immense bâtisse en briques, on réfléchit intensément à la question. Cette friche industrielle de la Société alsacienne de constructions mécaniques - l'ancêtre d'Alstom - abrite aujourd'hui Kilomètre zéro (Km0), laboratoire de l’innovation dans l’industrie au travers de sa transformation numérique. Entièrement privé, il accueille aussi bien des start-up que des équipes issues de grands groupes, comme Eiffage. A sa tête, un tandem singulier : Gérald Cohen, professeur à l’université de Haute-Alsace, et Patrick Rein, chef d’entreprise.Penser une industrie soutenable
Refusant le défaitisme, le duo ne manque pas d’idées pour réimaginer le paysage industriel tricolore. Avec une conviction : plutôt que de rembobiner l’ancien film, il faut révolutionner l'approche. "Il serait inutile de réindustrialiser en ajoutant de la capacité...
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13/03 - "LFI, anatomie d’une perversion" : le livre noir du mélenchonisme
Qui aurait pu imaginer, avant La France insoumise (LFI), qu'un pas seulement séparait l'universalisme républicain du communautarisme assumé ? Jamais aucune formation politique n'a opéré, dans l'histoire moderne, une aussi rapide et profonde mutation que celle fondée par Jean-Luc Mélenchon en 2016. Un ouvrage collectif, LFI, anatomie d'une perversion (David Reinharc éditions), rédigé sous la direction du philosophe et historien des idées Pierre-André Taguieff, qui regroupe une panoplie d'intellectuels - de Raphaël Enthoven à Dominique Schnapper en passant par Eva Illouz, Olivier Galland, Christine Angot, ou encore Philippe Val, Brice Couturier, Jean-Éric Schoettl et auquel Alix L'Hospital et Baptiste Gauthey, journalistes à L'Express, ont participé - tente de comprendre les ressorts de cette mue à nulle autre pareille, qui arrive encore à surprendre.
Chapitre après chapitre, on ne cesse de s'interroger : comment celui qui "croyait à la laïcité" (Najwa El Haïté), dénonçait jusqu'en 2016 "avec vigueur le port du voile et de la burqa" (Marc Knobel), prononçait le 26 janvier 2015 l'oraison funèbre de Charb, a-t-il pu se transformer en thuriféraire d'un "nouveau peuple" (Robert Redeker), en "révisionniste assumé"...
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13/03 - Pologne : crise politique ouverte entre Donald Tusk et Karol Nawrocki autour du programme Safe
"La Pologne doit s’armer, mais elle doit le faire selon ses propres règles." Ces mots, prononcés le 12 mars dans une allocution télévisée par le président conservateur Karol Nawrocki, le seul étendard blanc et rouge derrière lui, mettent fin au suspense électrique qui pesait sur Varsovie depuis des semaines. D’un ton ferme, le chef de l’Etat polonais a annoncé appliquer son veto au plan Safe, ce crédit européen XXL à taux préférentiel, censé financer les dépenses militaires des Etats membres et pour lequel la Commission européenne pourrait mobiliser jusqu'à 150 milliards d'euros.
En Pologne, c’est un véritable coup de semonce puisque le pays, aux portes de la guerre en Ukraine, est censé être le plus large bénéficiaire de ce mécanisme européen. Pour justifier son véto, le président a fustigé un "emprunt étranger contracté sur quarante-cinq ans [...] sur lequel se rémunéreront les banques occidentales et les institutions financières". Selon Karol Nawrocki, "Bruxelles pourrait suspendre le financement de manière arbitraire, en invoquant des mécanismes de conditionnalité", tels que le respect de l’État de droit, un terrain sur lequel les nationalistes polonais ont déjà été épinglés par le passé. Bref, voilà 44 milliards d’euros de prêts européens balayés d’un revers de main.Une lutte politique au sommet
Le mécanisme Safe, arraché au forceps par le Premier ministre Donald Tusk auprès de la Commission européenne l’année passée, devait être le triomphe diplomatique du gouvernement centriste. Le voilà converti en casse-tête...
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13/03 - Arnaud Miranda : "Le trumpisme s’approprie les idées néoréactionnaires, même les plus loufoques"
Longtemps limité, aux États-Unis à quelques blogs, le courant "néoréactionnaire" serait sans doute resté dans l’ombre si Donald Trump n’était revenu au pouvoir. Seulement voilà : après le premier mandat chaotique du président Maga, il fallait donner une colonne vertébrale au mouvement qui porte son nom, le trumpisme. Quelques "penseurs", comme Curtis Yarvin ou Nick Land, en ont profité pour occuper le terrain. Soutenus par le milliardaire Peter Thiel et porteurs d’idées ultraradicales - destruction de la démocratie, instauration d’un modèle monarchiste et inégalitaire qui rappelle singulièrement les années 1930… -, ils ont désormais une certaine influence dans la sphère Maga.
Le programme de réduction de coûts Doge, initié par Elon Musk ? Ce sont eux. Transformer Gaza en Riviera ? Eux aussi. Le discours de J.D. Vance qui a traumatisé les Européens à la conférence de Munich, l’an dernier ? Eux toujours. Il faut donc s’intéresser à eux, car eux s’intéressent à nous, et veulent nous mettre à l’heure néoréactionnaire, explique Arnaud Miranda, chercheur associé au Cevipof et enseignant à Sciences Po, qui vient de leur consacrer un essai très instructif, Les lumières sombres (1). Entretien.
L'Express : Animal politique à sang chaud, Donald Trump est souvent perçu comme un être dépourvu de toute idéologie. Qu’en pensez-vous ?
Arnaud Miranda : Lorsqu’il est arrivé au pouvoir en 2016, Donald Trump n’avait ni plan de bataille ni structure idéologique, ce qui a produit les quatre années erratiques que l’on connaît. Fort de ce...
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13/03 - Nucléaire : cette erreur stratégique de l’Europe qui doit nous servir de leçon
"Erreur stratégique" : la tentation de l’amertume est grande après la sortie de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, reconnaissant la faute que fut la marginalisation de l’énergie nucléaire en Europe, à l’occasion du sommet international organisé à Paris le 10 mars dernier. Amertume en songeant au temps perdu et aux conséquences majeures de cette décision que prirent, à partir du tournant des années 2000, nombre de pays européens. Amertume devant les chiffres : en 1995, l’Europe produisait 33 % de son électricité avec du nucléaire et importait 44 % de son énergie ; aujourd’hui, elle importe 54 % de son énergie… et produit 23 % de son électricité avec du nucléaire. Amertume en constatant que le développement des énergies renouvelables a très majoritairement remplacé, non pas les importations, mais la production domestique.
Que serait aujourd’hui la situation énergétique européenne si le continent avait choisi de faire rimer nucléarisation et décarbonation, au lieu de jouer la décarbonation contre la nucléarisation ? Dans le scénario contrefactuel d’un continent resté leader nucléaire, l’Europe de 2026 ne regarderait pas les marchés du gaz avec la même inquiétude. Son système électrique reposerait sur un socle bas carbone plus robuste et pilotable. L’industrie européenne serait moins exposée aux chocs géopolitiques et aux flambées de prix. S’agissant du cas précis de l’Allemagne, certaines modélisations montrent que, si Berlin avait choisi de fermer d’abord ses centrales à charbon plutôt que...
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13/03 - Municipales : ce que disent les derniers sondages dans les principales villes françaises
Suspense total à Paris, le RN en embuscade à Marseille, l'avenir politique d'Edouard Philippe en jeu au Havre... Les enquêtes d'opinion prévoient des résultats serrés dans de nombreuses villes lors du premier tour des élections municipales, dimanche 15 mars. Quelque peu éclipsé ces dernières semaines par l'actualité internationale et la guerre au Moyen-Orient, le scrutin concentre pourtant d'importants enjeux, tant au niveau local qu'à l'échelon national, près d'un an avant la présidentielle. À deux jours de choisir les quelque 35 000 maires français, que disent les derniers sondages dans les principales métropoles du pays ? Tour d'horizon.Paris : un match Grégoire/Dati rempli d'incertitudes
Dans la capitale, tenter de prédire qui pourrait prendre la place d'Anne Hidalgo est particulièrement difficile. Deux favoris se détachent : Emmanuel Grégoire (PS-ÉCO-PCF) et Rachida Dati (LR-MoDem). Longtemps premier adjoint à l'Hôtel de ville, le député socialiste est crédité de 31 % des intentions de vote dans le dernier sondage OpinionWay publié le 12 mars pour Le JDD, Europe 1 et CNews. Une légère avance sur l'ex-ministre de la Culture, qui cumulerait pour le moment 26 % des votes. Mais la configuration du second tour, avec une possible quadrangulaire, voire une quinquangulaire, pourrait rebattre toutes les cartes. Trois candidats pourraient être en position de se maintenir : la députée LFI Sophia Chikirou (13 %), l'eurodéputée Reconquête Sarah Knafo (12 %) et le centriste Pierre-Yves Bournazel (12 %).Marseille...
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13/03 - Municipales 2026 : cet enjeu caché derrière les non-désistements des candidats
Attention, une élection peut en cacher une autre ! Bien sûr, les 15 et 22 mars, les Français voteront pour élire l'équipe municipale et donc le maire de leur ville ou de leur village. Bien sûr, les enjeux locaux sont capitaux : il y va de la gestion des écoles publiques, des crèches, de la voirie, des logements, de la sécurité publique, des projets d'urbanisme ou bien encore de la vie culturelle des 36 529 communes que compte notre pays. Mais ce que vous ne savez peut-être pas, c'est qu'en glissant un bulletin dans l'urne ces deux prochains dimanches, vous dessinerez, aussi, la future composition du Sénat, puisque l'écrasante majorité du collège électoral des sénateurs est composée d'élus municipaux ou de délégués désignés par les conseils municipaux. Pas une mince affaire, surtout lorsque l'Assemblée nationale se trouve à ce point morcelée et polarisée : la chambre haute a démontré, depuis quelques années, son importance comme sa capacité de nuisance pour le pouvoir en place.
Les partis, eux, ont parfaitement intégré ce coup de billard constitutionnel à deux bandes. D'autant que la moitié des sièges au Sénat sera renouvelée... en septembre prochain. Alors que fleurissent déjà, çà et là, les appels au désistement dans l'entre-deux tours en cas de risque de victoire du Rassemblement national ou, inversement, de La France insoumise, on comprend alors un peu mieux pourquoi les formations et leurs candidats comptent bien se maintenir coûte que coûte. Un petit empêchement, c'est bien. De grands électeurs, c'est mieux....
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13/03 - Les Kurdes iraniens se préparent à affronter les mollahs de Téhéran : "Nous attendons le bon moment…"
La voix d’Afsana Rahimi est entrecoupée de respirations saccadées. "Ils viennent de viser notre base, alors que nous étions tous à l’intérieur", parvient-elle à articuler avant de raccrocher subitement son téléphone. Quelques minutes plus tôt, le siège du Khabat, l’un des partis d’opposition kurdes iraniens exilés en Irak, a été attaqué. Un drone puis un missile se sont écrasés sur le campement situé à Topzawa, à 25 kilomètres à l’ouest d’Erbil, dans le nord du pays. Les fenêtres ont volé en éclats, comme l’intérieur de trois bâtiments. Parmi la cinquantaine de peshmergas – terme désignant les combattants kurdes et signifiant "ceux qui affrontent la mort" – qui vivaient et s’entraînaient ici, deux ont été blessés. Ils ont désormais pour la plupart déserté les lieux et seule une poignée d'entre eux, leur kalachnikov pour seul moyen de défense, est restée pour surveiller le ciel obscur.
C’est de là que pleuvent depuis le début de la guerre les drones et les missiles envoyés par Téhéran et ses alliés chiites irakiens. Ils visent les positions des Kurdes iraniens exilés depuis les années 1980 au Kurdistan irakien. L’Iran craint qu'ils ne prennent part à la guerre, aux côtés des États-Unis et d’Israël. Et intensifie ses frappes.
La semaine dernière, Donald Trump a déclaré à Reuters qu'il soutiendrait ces groupes d'opposition s'ils lançaient une opération terrestre contre Iran. Le 22 février, cinq d’entre elles, rejointes ensuite par une sixième, ont annoncé la création d’une coalition visant à "renverser la République islamique" et à...
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13/03 - Moyen-Orient : ce que l’on sait de la mort d’un soldat français en Irak
Une première victime française de la guerre au Moyen-Orient. "L’adjudant-chef Arnaud Frion du 7ème bataillon de chasseurs alpins de Varces est mort pour la France lors d’une attaque dans la région d’Erbil en Irak", a annoncé Emmanuel Macron, dans un message publié dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13 mars sur son compte X. Le président de la République a adressé "toute l'affection et la solidarité de la Nation" à "sa famille" et à "ses frères d'armes".
Au total, sept soldats, "parmi lesquels l’adjudant-chef Arnaud Frion", ont été touchés lors de cette attaque de drone survenue à 20h40 (heure française) au centre de la base kurde de Mala Kara, a précisé vendredi matin le ministère des Armées dans un communiqué. "Malgré une prise en charge rapide par les équipes médicales présentes", Arnaud Frion, déployé en Irak depuis le 24 janvier 2026, "a succombé à ses blessures", indique le texte, qui rapporte que le rapatriement des blessés "toujours à l’hôpital" se "met en place".
Le Kurdistan irakien et sa capitale Erbil ont été ciblés ces derniers jours par de nombreuses frappes. Sans explicitement revendiquer cette attaque, Ashab Al-Kahf, un groupe armé pro-iranien en Irak, a indiqué son souhait de cibler "tous les intérêts français en Irak et dans la région", après le déploiement du porte-avions français Charles-de-Gaulle dans le Golfe persique. Cette milice chiite, soutien du régime des mollahs, a notamment appelé la population à ne pas s'approcher...
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13/03 - Des municipales à la présidentielle : l’infâme plan de bataille du camarade Mélenchon
Les digues sont rompues. Jean-Luc Mélenchon caresse l’antisémitisme le plus archaïque et flatte la violence gauchiste la plus décérébrée. Mais que cherche-t-il vraiment vu que, selon toute évidence, il cherche quelque chose ? J’entrevois deux strates d’un plan de bataille rationnel (en laissant de côté l’hypothèse – non invalidée à ce jour – d’une pure et simple aspiration au chaos).
Primo, les municipales. LFI a besoin de gagner quelques mairies importantes, et d’écraser ceux qui semblent s’éloigner du nid. Il lui faut donc parler à sa base et notamment aux cités – avec ce qu’elles emportent de séparatisme et de haine d’Israël – mais aussi à l’importante et hétérogène fraction de la jeunesse qui, en bon automate semi-hormonal armé d’une culture historique structurée comme une passoire, prête l’oreille à son discours rageux et se promet le "Grand soir". Devant cette clientèle, Mélenchon sait qu’il peut tout se permettre sans prendre aucun risque.
Secundo, la présidentielle. Contrairement à Marine Le Pen ou Jordan Bardella, Mélenchon n’a aucun besoin de se dédiaboliser. Il parie que les "raisonnables" viendront à lui de toute façon. Pour au moins deux raisons.
La première tient à la puissance du réflexe identitaire "de gauche". L’histoire récente montre qu’il n’a pas disparu. La Nupes de 2022 avait fini par collapser sous la pression insoumise. Aux européennes, le PS s’était résolu à avancer sous la rassurante bannière glucksmannienne et avait obtenu un bon résultat. Le coin semblait enfoncé entre les dingues et les autres....
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13/03 - Comment le blocage d’Ormuz menace la sécurité alimentaire de 50 millions de personnes
Donald Trump a - encore - parlé trop vite. Le président américain a beau avoir affirmé, lundi 9 mars, que la guerre en Iran était "bientôt finie", une tout autre réalité s'observe sur le terrain. Près de deux semaines après le début de l'attaque menée par les Etats-Unis et Israël sur l'Iran, la tension est loin d'être retombée au Moyen-Orient. Dans le détroit d'Ormuz, point névralgique du commerce maritime mondial, un vraquier thaïlandais, parti des Emirats arabes unis en direction de l'Inde, a dû être évacué, mercredi 11 mars, après avoir été touché par deux tirs de missile. Sur les images diffusées sur les réseaux sociaux, on distingue le navire, long de plus de 170 mètres, en flamme, entouré de canots de sauvetage sur lesquels se précipitent les 22 membres de l'équipage. Une attaque, revendiquée par les Gardiens de la révolution, qui vient s'ajouter à la longue liste d'incidents du même type depuis le début du conflit.
Sans compter que la milice iranienne menace désormais de disséminer des mines tout le long de cet étroit point de passage, où transite un cinquième des volumes mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Encore une mauvaise nouvelle pour ces marchés, dont les cours s'envolent et dégringolent au gré des manœuvres et des annonces de chaque camp. Ce n'est pourtant pas le seul point de vigilance. Si Téhéran prive de nombreux pays, notamment asiatiques, de leurs acheminements continus en hydrocarbures, elle menace aussi sur le long terme la sécurité alimentaire des pays du Golfe. Cette bande marine de...
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13/03 - Moyen-Orient : Netanyahou répond aux rumeurs sur sa mort venues d’Iran
Nouvelle nuit d'affrontements au Moyen-Orient. En ce 14ᵉ jour de guerre, les hostilités entre les États-Unis, Israël et l'Iran ne faiblissent pas. Pétroliers attaqués, détroit d'Ormuz toujours bloqué, bombardements massifs à Téhéran, Tel-Aviv ou Beyrouth : près de deux semaines après le début de la guerre, la région continue de s'embraser. Pour la première fois depuis le début du conflit, une victime française est à déplorer : un soldat basé dans la région d'Erbil, en Irak, victime d'une attaque qui a blessé plusieurs autres militaires.
De son côté, Donald Trump, mis sous pression par la hausse historique des prix du pétrole, se montre satisfait de l'évolution du conflit. "La situation avec l'Iran évolue très rapidement", a-t-il dit déclaré jeudi soir. "Tout se passe très bien, notre armée est sans égale." Les frappes aériennes menées par les forces américaines et israéliennes auraient conduit au total "jusqu'à 3,2 millions" d'Iraniens à se déplacer à l'intérieur de l'Iran, a indiqué jeudi le Haut-Commissariat pour les réfugiés. Environ 800 000 personnes ont également dû fuir les bombardements au Liban.
Les infos à retenir
⇒ Un soldat français tué dans une attaque sur une base militaire en Irak
⇒ L’armée américaine annonce la mort de quatre nouveaux soldats
⇒ Donald Trump promet de frapper l'Iran "très fort" la semaine prochaine
18h54Netanyahou répond aux rumeurs sur sa mort venues d'Iran sur sa mort dans une vidéo
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a publié ce dimanche une vidéo de lui prenant un café et...
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13/03 - "Imaginez que Nice, Toulon, Marseille tombent" : au RN, l’espoir d’une vague sudiste
"Imaginez un instant un scénario dans lequel Nice, Toulon, Marseille tombent. Ce serait catastrophique." Le constat que dresse ce cadre des Républicains est à deux doigts de lui couper l’appétit. A deux semaines du premier tour des élections municipales, la droite a le moral dans les chaussettes. Surtout quand elle regarde vers le Sud. Là-bas, c’est le Rassemblement national qui a le vent en poupe. Marseille, Toulon, Nîmes, Nice, Menton, Carcassonne, Draguignan… La liste des villes dans lesquelles le parti d’extrême droite pourrait l’emporter est longue. Sans compter Perpignan et Fréjus - dont le maire David Rachline, mis à l'écart des instances du parti à la suite de soupçons de malversation candidate sans étiquette -, déjà tombées entre les mains du RN en 2020 et 2014.
Longtemps, pourtant, les frontistes se sont relativement désintéressés des élections municipales qui, hormis quelques exceptions, ne leur réussissaient pas. En mal d’implantation locale, le parti peinait à trouver des candidats crédibles, relégué aux marges de la sphère politique, et préférait se concentrer sur les scrutins européens et nationaux qui lui étaient plus favorables. Mais depuis 2022 et la déferlante d’élus RN à l’Assemblée nationale, les choses ont changé. Les troupes de Marine Le Pen ont commencé à s’implanter localement, à faire la tournée des cérémonies officielles, à nouer des relations avec les notables de leurs circonscriptions, à dialoguer avec les élus d’autres bords. Alors cette fois, la consigne a été donnée : il ne s’agit...
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13/03 - Municipales 2026 : avec près de 35 000 maires, la France est une exception en Europe
Apathiques, les Français auraient peur de l'engagement politique... Voilà une idée mise à mal par la réalité : fin 2025, la France comptait plus de 520 000 élus, dont la plupart à l'échelon communal. Soit environ 1 % des résidents en âge de voter. Le 15 mars, au premier tour des municipales, ils seront plus de 900 000 candidats à un mandat local.
Ces nombres impressionnants montrent l'attachement des Français à leur commune : ils sont 65 % à exprimer cette affection pour leur municipalité contre à peine plus de 50 % pour les départements et les régions, d'après une étude du Cevipof pour l'association des maires de France, publiée à l'été 2025. Dans ces conditions, la suppression ou le regroupement de communes vire souvent au casse-tête : depuis 2020, leur nombre total n'a baissé que de 0,25 %. Résultat, il existe toujours près de 34 875 municipalités en France, un record (et de très loin) en Europe. Plus d'une commune de l'Union européenne sur trois est française car nos voisins, eux, ont souvent fait d'autres paris de gestion locale. Un tiers des communes européennes sont françaises alors que la population française ne représente qu'un sixième de la population de l'UE.La Suède, pionnière de la restructuration
Aujourd'hui, certaines des 300 communes suédoises ont une superficie qui dépasse le double de la Corse, mais ce n'a pas toujours été le cas. Il existait encore près de 2 300 communes dans le royaume au début du XXe siècle. En 1952, puis en 1971, Stockholm a entrepris plusieurs réformes qui ont divisé par...
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13/03 - Guerre en Iran : quels risques pour l’économie européenne ?
Il arrive parfois que l'actualité semble se jouer loin de nous. Alors tous les vendredis, on s’intéresse à un évènement qui a marqué la semaine, d’un point de vue européen, et on prend le temps d’expliquer pourquoi il nous concerne tous.
Quatorze jours après l’attaque conjointe des Etats Unis et d’Israël sur Téhéran, le prix du pétrole a explosé faisant augmenter les prix à la pompe chez nous en France. Comme Jordan Bardella, le patron du RN, La France insoumise a demandé la mise en place d'un bouclier tarifaire, une proposition balayée par le gouvernement. Des tensions qui illustrent les craintes de voir la situation en Iran produire une crise économique en Europe.
Dans cet épisode de La semaine européenne, Tatiana Serova, journaliste au service Economie de L’Express, décrypte les risques qui pèsent sur les économies européennes, face au conflit au Moyen-Orient.
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Cet épisode a été écrit et présenté par Charlotte Baris, monté et réalisé par Jules Krot.
Crédits : RMC, BFMTV
Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent
Visuel : Alice Lagarde
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13/03 - Rajan Menon : "La disparition de l’Otan ne serait pas le cataclysme géopolitique que certains redoutent"
Menaces d’un retrait américain, intensification des opérations hybrides russes contre les pays membres de l’Otan… Ces dernières années, la crainte d’une fragilisation voire, d’une disparition de l’Alliance atlantique s’est drastiquement accrue. Et pourtant, Rajan Menon, professeur émérite de relations internationales à la Colin Powell School for Civic and Global Leadership du City College of New York n’est pas inquiet. Si, selon lui, les Etats-Unis ont tout intérêt à se maintenir au sein de l’Otan, l’Europe serait en réalité "loin d'avoir autant besoin de l'Alliance – et donc des États-Unis – qu'on le prétend souvent". Celle-ci disposerait, à en croire cet expert, les ressources économiques, technologiques et humaines nécessaires pour évoluer progressivement vers une plus grande autonomie en matière de défense. Y compris face à la menace russe, qu’il juge par ailleurs surestimée. Entretien.
L'Express : Selon vous, la disparition de l'Otan est non seulement possible, mais elle ne serait pas non plus une catastrophe. Expliquez-nous…
Rajan Menon : Depuis la fin de la guerre froide, l'Otan vit pour ainsi dire à crédit. Lors de sa création, son premier secrétaire général, Lord Ismay, avait résumé sa mission ainsi : garder les Américains à l'intérieur, les Russes à l'extérieur et les Allemands sous contrôle. Deux de ces objectifs ont disparu. Tout d'abord, dans les années qui ont suivi la fin de l’URSS, l’effondrement économique a profondément affaibli le pays et éliminé, du moins pour un temps, la perception d'une menace...
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12/03 - Mojtaba Khamenei, son empire financier secret : manoirs londoniens, comptes en Suisse...
L'avenue des millionnaires. C'est ainsi qu'est surnommée l'avenue Bishops, située dans le nord de Londres et desservant un ensemble de manoirs bordés d'arbres et protégés de portails blindés. La dernière maison de la rue appartiendrait, selon une longue enquête de Bloomberg parue en janvier, à Mojtaba Khamenei, 56 ans, élu la semaine dernière nouveau Guide suprême de l'Iran à la suite du décès de son père Ali Khamenei dans les bombardements israélo-américains. Cette propriété ne serait qu'une partie d'un vaste ensemble, qui comprendrait d'autres résidences londoniennes, une douzaine au total – dont un appartement situé à un jet de pierre de l'ambassade israélienne – d'autres à Dubaï, des hôtels de luxe à Francfort ou à Majorque, des comptes bancaires en Suisse... Des biens à Paris et Toronto auraient été vendus ces dernières années.
Le nom de Mojtaba Khamenei n'apparaît toutefois jamais dans les titres de propriété, qui ont fait l'objet de montages financiers complexes. Ces montages établissent comment l'élite iranienne a réussi à échapper aux sanctions occidentales en jouant sur les failles du système financier mondial, et notamment sur le laxisme des registres des bénéficiaires effectifs des sociétés.Une myriade de sociétés écran
Au cœur des manœuvres revient le nom d'un homme d'affaires, celui d'Ali Ansari. A 57 ans, cet oligarque a bâti sa fortune dans l'immobilier et dans la banque, et possède notamment l'un des plus vastes centres commerciaux du monde, le somptueux Iran Mall, doté de piscines intérieures. Il a...
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12/03 - "Les couples ont le droit de savoir s’ils sont porteurs de mutations" : le débat Jean-François Delfraissy - Bana Jabri
Les Etats généraux de la bioéthique viennent de s’ouvrir. Au menu des discussions qui vont émailler l’année, des questions laissées en suspens par les précédentes révisions des lois de bioéthique, à commencer par l’accès aux tests génétiques. Si une part de la population souhaite recourir librement aux tests dits "récréatifs", il existe un sujet bien plus urgent, et bien plus crucial. Une douloureuse exception française, qui restreint terriblement la possibilité pour des couples de savoir s’ils sont porteurs de mutations à l’origine de maladies génétiques rares mais graves (mucoviscidose, myopathie de Duchenne...) qu’ils risquent de transmettre à leurs enfants. Un sujet qui mérite d’être réexaminé avec la plus grande attention. Le Pr Jean-François Delfraissy, président du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) et Bana Jabri, la présidente de l’Institut des maladies génétiques (Imagine) en débattent, en amont d’un colloque organisé le 19 mars par Imagine, dont L’Express est partenaire.
L’Express : Les États généraux de la bioéthique viennent d’ouvrir. Quelles grandes questions relatives aux progrès en génétique y seront abordées ?
Pr Jean-François Delfraissy : Dans la construction des lois de bioéthique, ce sont souvent les sujets transversaux qui se révèlent les plus complexes. Par exemple, quand on croise la génétique et les enjeux de procréation, le numérique ou l’accès aux données de santé. Une partie des réflexions à venir, que ce soit lors des débats organisés dans les espaces éthiques en région ou lors de nos...
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12/03 - Après "Le Charme discret de l’intestin", le nouveau livre de Giulia Enders : "Ecouter notre corps peut nous aider à mieux nous connaître"
Paru en 2014, Le Charme discret de l’intestin a connu un succès phénoménal : traduit dans 39 langues, il s’est écoulé à 8 millions d’exemplaires dans le monde. Avec ce best-seller, le grand public avait découvert les vertus secrètes de notre système digestif et des milliards de bactéries qui le peuplent. Son autrice, Giulia Enders, revient avec un nouveau livre, Organique (Albin Michel, en librairies le 19 mars). Devenue médecin – gastro-entérologue, forcément – la jeune Allemande veut cette fois nous aider à prendre conscience de ce que signifie vraiment "être à l’écoute de son corps".
Toujours avec la même pédagogie imagée et enjouée, elle nous fait découvrir le fonctionnement de quelques-uns de nos organes, et les dernières découvertes scientifiques à leur propos. Avec une conviction : en nous inspirant des leçons qu’ils ont à nous apprendre, en comprenant mieux notre corps, nous pourrons non seulement prévenir certaines maladies, mais aussi mieux nous comprendre nous-mêmes. Entretien exclusif.
L’Express : Le Charme discret de l’intestin a été publié en 2014. Qu’avez-vous fait au cours des douze dernières années ?
Giulia Enders : J'ai terminé mes études de médecine et obtenu mon doctorat, puis j'ai travaillé dans un hôpital à Hambourg. J'ai également participé à l'organisation d'une exposition sur l'intestin à la Cité des sciences à Paris, et contribué à un documentaire avec Netflix sur la santé intestinale. L’envie d’écrire un deuxième livre est venue quand, à l’hôpital, je me suis rendu compte que pour être un...
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12/03 - "Au Moyen-Orient, nous vivons peut-être le début d’une inflation alimentaire incontrôlable" : l’analyse de Sébastien Abis
L'alimentation peut aussi être une arme de guerre. Parallèlement au réarmement militaire, de plus en plus de pays font de l'agriculture un levier de puissance. Or l'embrasement du Golfe révèle l'extrême fragilité de certains systèmes agricoles alors que 30 % des engrais mondiaux passent par le détroit d'Ormuz et que l'approvisionnement en denrées alimentaires de près de 200 millions de personnes est aujourd'hui en jeu. Sébastien Abis, chercheur à l'Iris, directeur du club Demeter, et auteur de "Russie-Ukraine, la guerre hybride" aux éditions Armand Colin, décortique les ressorts de la crise agricole qui est en train de s'écrire dans le Golfe.
L'Express : Le conflit en Ukraine a révélé l'importance de l'arme agricole, une autre forme de guerre hybride. En quoi l'embrasement du Golfe et le blocage du détroit d'Ormuz comportent-ils eux aussi une composante agricole ?
Sébastien Abis : Toutes les guerres, celles d'hier comme celles d'aujourd'hui, ont une dimension agricole et nous l'avions sans doute oublié. Le conflit en Ukraine nous l'a rappelé : derrière le volet militaire, il y a évidemment la rivalité entre deux grandes puissances productrices et exportatrices. L'agriculture est aujourd'hui centrale dans la stratégie du Kremlin, qui se sert des grains et des engrais comme des outils diplomatiques et coercitifs. Elle est aussi au cœur de la résistance ukrainienne : protéger ses terres, c'est préserver non seulement une ressource économique mais aussi une identité et un avenir.
A Ormuz, nous sommes...
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12/03 - Guerre en Iran : Ursula von der Leyen accusée de fracturer l’Union européenne
Prononcée dans le contexte de la deuxième semaine du conflit au Moyen-Orient, la phrase a créé son lot de remous, troublant un peu plus la relation pas toujours limpide entre Ursula von der Leyen et la diplomatie européenne. Alors qu'elle s'exprimait lundi lors de la conférence annuelle des ambassadeurs de l'Union européenne à Bruxelles, la présidente de la Commission a notamment déclaré que "l'Europe ne peut plus être la gardienne de l'ancien ordre mondial, d'un monde qui a disparu et qui ne reviendra pas". Puis précisé sa pensée : "Nous défendrons toujours le système fondé sur des règles que nous avons contribué à construire avec nos alliés, mais nous ne pouvons plus le considérer comme le seul moyen de défendre nos intérêts ni supposer que ses règles nous mettront à l'abri des menaces complexes auxquelles nous sommes confrontés." "Ses propos n'ont aucune valeur"
Une phrase que d'aucuns ont vu comme une forme de renoncement à la proéminence des règles de droit, au nom de la realpolitik, risquant d'inciter les Européens à fermer les yeux sur les violations du droit international. Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, virulent opposant à la campagne militaire israélo-américaine, l'a assurément interprété en ce sens. "Le dilemme ne concerne pas l'opposition entre un ordre ancien et un ordre nouveau, mais entre un ordre international et un désordre international", a-t-il déclaré au journal El Diario. "Le monde change, mais les valeurs et les principes de l'UE ne doivent pas changer." Le président du...
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12/03 - "Penser hors du cadre est un mythe" : ce que la science révèle sur les bonnes idées
En vingt et un ans d’existence, la franchise Toy Story a généré plus de 3 milliards de dollars en salles. Et pourtant, il s’en est fallu de peu pour que le projet ne voie jamais le jour. À l’origine, la jeune société d’animation Pixar proposa à Disney un long-métrage réalisé en images de synthèse, mais dans une version sombre, avec un Woody tyrannique maltraitant les autres jouets. Peu convaincu par l’histoire et par la capacité de l’animation par ordinateur à porter un film, le géant du divertissement refusa. Plutôt que de repartir de zéro, l’équipe analysa les critiques, conserva ce qui fonctionnait et transforma le récit en un film d’amitié entre Woody et Buzz, au ton plus émouvant. Ce pivot suffit à faire du bijou de Pixar un succès retentissant.
Le développement de Toy Story illustre une leçon cruciale : souvent, un ajustement ou une légère modification permet de transformer une idée qui peine en un succès éclatant. Comme le disait Thomas Edison : "Beaucoup d'échecs dans la vie sont le fait de gens qui ne réalisaient pas à quel point ils étaient proches du succès quand ils ont abandonné.", écrit George Newman dans son nouveau livre How Great Ideas Happen: The Hidden Steps Behind Breakthrough Success (Simon & Schuster, 2026, non traduit).
Dans cet ouvrage instructif, ce professeur à la Rotman School of Management de l’université de Toronto prend comme point de départ une question simple, à laquelle on ferait bien de réfléchir plus souvent : comment naissent les bonnes idées ? Il s’appuie sur la recherche...
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12/03 - Emmanuel Macron ne fera pas "radio Nostalgie", Nicolas Sarkozy "propriétaire de LR" ?
Nous sommes en 2026 et… Sébastien Lecornu est toujours à Matignon ! Il n'est là que depuis septembre dernier mais chaque jour est un combat. En attendant les municipales de mars, dernier scrutin avant le grand rendez-vous de la présidentielle.Le bien banal bureau de Borne
En couple comme en politique, il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour. Par conséquent, Élisabeth Borne ne doit pas avoir le sentiment d’être la députée Renaissance la plus aimée. De retour à l’Assemblée nationale en novembre dernier après son stage de dix mois à l’Éducation nationale, l’ex-Première ministre n’occupe encore aujourd’hui qu’un petit bureau au 9, rue de Bourgogne, pas tout à fait adapté à la stature d’un ancien chef du gouvernement. "Quand vous êtes président de groupe, vous faites un tout petit peu attention à donner à un ex-Premier ministre autre chose qu’une cellule de l’immeuble Olympe de Gouges", grince un ancien collègue de Borne, surpris par le manque de considération de Gabriel Attal. Macron et "radio Nostalgie"
"Je ne vais pas faire radio Nostalgie" : Emmanuel Macron ne veut pas traverser la période qui commence et le conduira jusqu’à la sortie de l’Elysée comme une longue tournée des adieux. Il entend bien rester dans l’actualité le plus longtemps possible. "Mais la piètre qualité des prétendants joue en sa faveur", assure un proche du président.La larme de Lecornu
Un responsable du bloc central a sondé Sébastien Lecornu sur ses réelles intentions pour les prochains mois. Et le chef du gouvernement de commencer...
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12/03 - Iran : ce que pensent les Américains de la guerre de Donald Trump
"Contrairement aux conflits passés des États-Unis, l'attaque contre l'Iran est contestée par la plupart des Américains", souligne le New York Times. Dans les jours qui ont suivi les frappes au Moyen-Orient, la plupart des sondages ont révélé une forte division de la population face à cette intervention : selon Reuters/Ipsos, seulement 27 % des Américains y sont favorables, tandis qu’un sondage Fox News fait état lui d’un soutien de 50 %. Cette forte disparité traduit des avis encore en formation, à mesure que les citoyens prennent connaissance des détails et des conséquences des attaques. Plus grave encore, 60 % des personnes interrogées déclarent ne pas faire confiance à Donald Trump pour prendre les bonnes décisions concernant l’usage de la force des États-Unis en Iran, et estiment qu’il n’a pas de plan clair, selon une enquête de CNN.
L’opinion se divise fortement selon les affiliations politiques. Les démocrates et les indépendants se montrent largement opposés à l'opération au Moyen-Orient, tandis que la majorité des républicains soutient encore le chef de l'Etat. Même chez ces derniers cependant, près de la moitié exprime des inquiétudes, notamment sur la hausse probable des prix de l’essence. Les précédentes promesses de Donald Trump de mettre fin aux "guerres sans fin" rendent cette intervention encore plus incompréhensible pour une partie de son électorat. Même parmi les républicains, 52 % s’opposent ainsi à une intervention au sol, contre 37 % qui la soutiennent. L’expérience montre que le soutien...
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12/03 - Guerre au Moyen-Orient : des frappes israéliennes touchent le centre de Beyrouth
Le conflit qui fait rage au Moyen-Orient depuis le lancement des bombardements israéliens et américains contre l'Iran est entré, jeudi 12 mars, dans son treizième jour. Les frappes contre Beyrouth se poursuivent également au Liban, où Israël et le Hezbollah, mouvement aligné sur l'Iran, s'affrontent. Près de deux mille personnes ont été tuées à travers le Moyen-Orient depuis le début de l'offensive déclenchée le 28 février. De son côté, le président américain, Donald Trump, a indiqué que l’Iran était "proche de la défaite" et que les Etats-Unis allaient "finir le boulot", sans expliquer réellement ce que cela signifie.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump assure que l’Iran est "proche de la défaite"
⇒ "Nous ne renoncerons pas à venger le sang des martyrs", déclare Mojtaba Khamenei
⇒ La guerre est à l'origine de "la plus importante perturbation" de l’approvisionnement en pétrole de l’histoire, selon l'AIE
19h07L’armée israélienne annonce avoir bombardé des postes de contrôle de la milice des Bassidj à Téhéran
L'armée israélienne a annoncé jeudi avoir bombardé des postes de contrôle de la milice paramilitaire iranienne des Bassidj, affiliée aux Gardiens de la révolution. Cette dernière est souvent utilisée pour réprimer les manifestations à l'intérieur de l'Iran.
L'armée a déclaré avoir récemment identifié de nouveaux barrages routiers établis par l'unité des Bassidj à Téhéran. "Au cours des dernières 24 heures, les barrages routiers et les agents du Bassidj" ont été visés, a précisé l'armée dans un communiqué.
17h56L'Iran...
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12/03 - Frappe contre une école en Iran : la piste d’une erreur américaine se précise
Un bilan terrible qui pourrait résulter d'une erreur tragique. La frappe contre une école de filles en Iran, qui a tué des dizaines d'enfants, pourrait être le résultat de l'utilisation par les États-Unis de données de ciblage obsolètes, ont déclaré mercredi 11 mars à Reuters deux sources proches du dossier, fournissant de nouveaux détails sur ce qui pourrait être l'un des pires cas de pertes civiles depuis des décennies de conflits américains.
Reuters a été le premier média à rapporter jeudi dernier qu'une enquête interne en cours menée par l'armée américaine montrait que les forces américaines étaient probablement responsables de la frappe contre l'école de filles à Minab, dans le sud de l'Iran. Une vidéo a fait surface, montrant, selon les experts, un missile Tomahawk américain frappant la zone. Cependant, les circonstances exactes de la tragédie restent floues et le Pentagone s'est refusé à tout commentaire, l'enquête étant toujours en cours. La frappe, survenue le premier jour des attaques américaines et israéliennes contre l'Iran, a tué 150 écolières, d'après l'ambassadeur iranien auprès de l'ONU à Genève, Ali Bahreini.
Selon des copies archivées du site web officiel de l'école Shajare Tayyebeh, celle-ci est adjacente à un complexe géré par les Gardiens de la révolution islamique, la force militaire qui relève du Guide suprême iranien. L'une des sources de Reuters, s'exprimant sous couvert d'anonymat, a indiqué que les responsables de l'élaboration des dossiers de ciblage semblaient avoir utilisé des...
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12/03 - Le scénario noir d’une attaque du Charles-de-Gaulle, cet influent Allemand pro-Macron sur la dissuasion
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'indiscrets exclusifs en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.Comment la France pourrait entrer en guerre
Les militaires appellent ça les "cas non conformes", ces scénarios imprévus nécessitant une réaction appropriée, anticipée à froid. L'entourage du président de la République a donc étudié les conséquences d'une attaque du porte-avions Charles-de-Gaulle, en route vers la Méditerranée orientale, par les forces iraniennes. Si le bâtiment français était touché... alors la posture de Paris évoluerait inévitablement. Pour entrer en guerre contre l'Iran. "Si l'agresseur agresse, on en tirera les conséquences et on franchira un nouveau seuil", résume une source au sein de l'exécutif. Un cas de figure cela dit improbable eu égard aux capacités et aux objectifs prioritaires de Téhéran.Weber remercie Macron
Mercredi 4 mars, lors d'une réunion du groupe du Parti populaire européen, son président, l’eurodéputé allemand Manfred Weber, a remercié Emmanuel Macron pour son discours deux jours plus tôt à l’Île Longue. Le chef de l’État y a annoncé la "mise en place progressive d’une dissuasion avancée", évoquant notamment la possibilité pour...
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12/03 - Iran : pourquoi la guerre renforce la position de Recep Tayyip Erdogan face à l’Europe
Les 4 et 9 mars, deux missiles iraniens volant en direction du territoire turc étaient abattus dans les airs par les forces de l'Otan, probablement en route vers des bases américaines du sud du pays, ou vers le terminal de l'oléoduc stratégique acheminant le pétrole azéri en Méditerranée. Le leader islamo-nationaliste turc, Recep Tayyip Erdogan, est bien mal payé de ses efforts envers Téhéran. Après avoir soutenu sur le plan diplomatique les massacres des manifestants iraniens protestants contre le régime des mollahs en janvier, il avait tenté d'user de son influence sur Donald Trump pour éviter une guerre contre l'Iran. Il craignait en effet qu'elle ne déstabilise son économie et renforce les Kurdes iraniens. Pour autant, si elle comporte de nombreux risques, la guerre israélo-américaine en Iran et la déstabilisation de la région peuvent en partie jouer en faveur du leader turc, comme cela a été le cas avec la guerre en Syrie.
A l'occasion du conflit syrien - qui s'est achevé au profit des islamistes, plutôt proches d'Ankara -, la Turquie a joué un rôle central dans la gestion des réfugiés fuyant les combats. Profitant de la situation, elle avait négocié, pour les garder sur son sol, des compensations économiques et politiques avec les Européens. La guerre en Ukraine, ensuite, a encore souligné l'importance stratégique de la Turquie, deuxième plus grande armée de l'Otan, riveraine de la mer Noire et gardienne du détroit du Bosphore. Le conflit en Iran, lui, vient rappeler la place toujours centrale du...
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12/03 - Iran : terrorisme en Europe, guerre civile au Liban… Les scénarios noirs de Sébastien Lecornu
Onze jours après le début de la guerre en Iran, Sébastien Lecornu s’est livré ce mercredi 11 mars à un exercice de pédagogie face aux principales formations politiques réunies à Matignon. En présence du chef d’état-major des armées, Fabien Mandon, et de représentants de trois services de renseignement – la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et la Direction du renseignement militaire (DRM) – le chef du gouvernement a mené une réunion de crise pour exposer les principaux scénarios redoutés au Moyen-Orient, dans le cadre du conflit ouvert entre l’Iran, Israël et les Etats-Unis.
L’exécutif montre une vigilance particulière aux risques de prolifération nucléaire et balistique dans la région et au déploiement de mines dans le détroit d’Ormuz, récemment évoqués par les services de renseignement américains et plus ouvertement par Donald Trump. Le président américain a déclaré mardi que les Etats-Unis avaient frappé et "complètement détruit" dix navires poseurs de mines inactifs, avertissant que d’autres suivraient après avoir demandé à l’Iran de retirer toutes les mines qu’il aurait pu poser dans le détroit d’Ormuz. En menaçant de miner ce bras de mer, par lequel transite 25 % du trafic mondial de pétrole, l’Iran cherche à paralyser le commerce mondial d’hydrocarbures et à mettre la pression sur les Etats-Unis.
Sébastien Lecornu, qui a d’après des propos rapportés admis ses difficultés à décrypter les intentions américaines parfois "désalignées" des buts de guerre...
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12/03 - La Californie, cible potentielle de l’Iran : la mise en garde du FBI
Les drones iraniens pourraient-ils frapper la côte ouest américaine, à des dizaines de milliers de kilomètres du Moyen-Orient ? Le FBI a averti le mois dernier les forces de l'ordre de la possibilité que Téhéran tente de riposter à toute frappe en lançant des attaques surprises de drones en Californie, dans une note de sécurité consultée par Reuters.
Cette alerte confidentielle, émise par le FBI via le Centre régional conjoint de renseignement de Los Angeles, qui regroupe plusieurs agences, a été rendue publique mercredi 11 mars, alors que la guerre qui a débuté le 28 février par des bombardements massifs américains et israéliens sur Téhéran entrait dans son 12e jour. La formulation de la note du FBI, révélée en premier par ABC News, indique que le texte a été rédigé avant le début des hostilités. La possibilité de représailles iraniennes sur le territoire américain était alors déjà clairement prise en compte.Une attaque depuis un navire au large
Le rapport cite des informations de la police fédérale américaine selon lesquelles, début février, l'Iran "aurait aspiré à mener une attaque surprise à l'aide de drones" lancés depuis un navire au large contre des cibles en Californie "dans l'éventualité où les États-Unis mèneraient des frappes contre l'Iran". "Nous ne disposons d'aucune information supplémentaire concernant le moment, la méthode, la cible ou les auteurs" d'une telle attaque, ajoute le bulletin. Le FBI a refusé de commenter ce dernier.
L'Iran, dont...
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12/03 - Des mini-réacteurs nucléaires pour se chauffer ? Helsinki prépare sa révolution énergétique
Les 15 et 22 mars, les Français votent aux municipales. L'occasion pour L'Express de sélectionner chez nos voisins des idées innovantes, des concepts pertinents et des dynamiques vertueuses pour améliorer notre quotidien. Tour d'Europe des villes qui doivent nous inspirer, et surtout inspirer nos nouveaux élus.
EPISODE 1 - Ces villes qui doivent nous inspirer : Munich, le mariage réussi de la Silicon Valley et de l'huile de moteur
EPISODE 2 - Comment Vienne est devenue un petit paradis pour les seniors et les locataires
EPISODE 3 -Londres, un modèle pour la sécurité ? Sa recette miracle pour faire baisser le crime
EPISODE 4 - "Les polémiques à Paris nous ont beaucoup amusés" : Copenhague, ce modèle de propreté qui s'exporte
EPISODE 5 - Prague, la ville rêvée des étudiants qui caracole en tête des classements européens
ÉPISODE 7 - Dublin, l'incroyable succès d'un ovni américain en Europe
ÉPISODE 8 - "Il aime tout ce qui brille" : Giuseppe Sala, le maire qui a transformé Milan en marque mondiale
Imaginez un réacteur nucléaire situé en plein cœur de Paris, près de la tour Eiffel. Pas un EPR énorme non, mais un modèle 150 fois plus petit si bien qu’il peut être enterré sous les pelouses du Trocadéro. Ce scénario, encore inimaginable chez nous, pourrait être demain le quotidien des habitants d’Helsinki.
La capitale finlandaise a décidé de confier à la filière nucléaire une partie de ses énormes besoins en chaleur. "Trois sites sont à l’étude pour accueillir un ou plusieurs réacteurs, dont un situé à 1 kilomètre...
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12/03 - "Les cyberattaques contre les hôpitaux restent à un niveau élevé" : l’alerte du patron de l’Agence du numérique en santé
L'Agence du numérique en santé organise ce jeudi 12 mars la première édition de ses Rencontres nationales. A cette occasion, son directeur général Jean-Christophe Zerbini dévoile dans L'Express les derniers chiffres des incidents de cybersécurité relevés l'an dernier dans les hôpitaux. Avec un message clé : parce qu'il ne sera pas possible d'empêcher les cyberattaques, les établissements doivent améliorer leur protection, mais surtout renforcer leurs capacités de réaction. Jean-Christophe Zerbini s'exprime pour la première fois aussi sur la fuite de données de patients constatée au sein de l'éditeur de logiciel médicaux Cegedim, et en tire les leçons. Entretien exclusif.
L'Express : L’affaire Cegedim a montré à quel point le champ de la santé restait fragile face aux cyberattaques. Qu’en est-il dans les établissements de santé ?
Jean-Christophe Zerbini : La loi oblige les hôpitaux et les cliniques à déclarer les incidents : 764 ont été recensés en 2025. Les cyberattaques semblent donc se stabiliser, mais à un niveau encore trop élevé. Ce volume est en effet à peu près similaire à ceux constatés en 2024 et 2023, ce qui représente un quadruplement par rapport à 2020. La réalité, c’est que les attaques vont continuer, nous ne pouvons pas les empêcher. Des hackers trouveront toujours à un moment ou à un autre un moyen de passer, le risque ne disparaîtra jamais totalement. L’enjeu est donc de renforcer la prévention, la détection et la capacité de réaction des établissements. Notons que 582 structures ont aussi fait...
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12/03 - Pétrole : tout comprendre à la mobilisation sans précédent des réserves stratégiques
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a lancé son plan d’urgence, un geste rare et d’une ampleur inédite. La libération de 400 millions de barils de réserves de pétrole, décidée mercredi 11 mars, vise à limiter l’impact catastrophique de la guerre en Iran sur l’approvisionnement mondial. L’AIE a annoncé que ses 32 pays membres avaient donné leur accord à l’unanimité pour le prélèvement collectif le plus massif jamais réalisé sur leurs réserves stratégiques de pétrole (RSP). Cette opération dépasse de plus du double le précédent record, établi en mars 2022 après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, lorsque les États-Unis avaient libéré 180 millions de barils — jusque-là la plus grande intervention de ce type jamais orchestrée.En quoi consistent les réserves stratégiques mobilisées ?
C’est sous l’égide de l'AIE, rattachée à l’OCDE, l'Organisation de coopération et de développement économiques, que le système des stocks stratégiques de pétrole a été mis en place. Pour prévenir toute interruption d’approvisionnement, les pays membres doivent maintenir des réserves couvrant au moins 90 jours d’importations. Selon l’AIE, ils disposent aujourd’hui de plus de 1,2 milliard de barils de stocks d’urgence, auxquels s’ajoutent 600 millions de barils détenus par l’industrie en vertu d’obligations réglementaires. Le déblocage conjoint dévoilé représente ainsi environ un tiers de ces réserves publiques.
A noter que l'AIE n'a procédé qu'à quatre déblocages d'urgence de ses réserves stratégiques de pétrole depuis sa création par les membres de...
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12/03 - Un monde en recomposition, quels risques pour demain ?
Climat : risque n°1... face à des autorités encore mal préparées
Pour la cinquième année consécutive, le risque climatique domine le classement du Future Risks Report d’AXA. Pourtant, seuls 12 % des experts interrogés¹ jugent les autorités publiques prêtes à y faire face, révélant un fossé entre la conscience du danger et la capacité à y répondre.
Le Future Risks Report 2025 d’AXA, basé sur une enquête menée auprès d’un panel de 3 600 experts dans 57 pays et 23 000 personnes du grand public dans 18 pays, place le risque climatique en tête.L’enjeu n’est plus la prévention mais l’adaptation à un monde qui a déjà commencé à se transformer.Ce risque provoque des effets en cascade sur la biodiversité, l’agriculture, l’économie, la géopolitique et la santé, formant le point d’ancrage pour comprendre la polycrise actuelle.Un fossé entre conscience et action
Face à cette urgence reconnue, seuls 12 % des experts interrogés¹ considèrent que les pouvoirs publics sont véritablement préparés aux défis climatiques.Ce chiffre révèle le paradoxe entre la conscience du risque et la capacité effective d’y répondre.Le fait que l’action des pouvoirs publics se concentre souvent sur les risques immédiats, au détriment de transformations plus profondes indispensables pour éviter l’aggravation du risque à long terme, nourrit un sentiment croissant de vulnérabilité.De nouvelles réponses émergent
Pour participer à la construction d’une approche plus durable, AXA déploie des solutions innovantes combinant expertise scientifique, outils technologiques et...
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12/03 - "Ils semblent inatteignables" : au bureau, le mystère des managers "poker face"
Dans un monde où les ressentis sont mis à l’honneur ("libérez vos émotions !"), certains les expriment volontairement ou non, les accentuent même, laissant transparaître tout ce qui les affecte ou les réjouit, par des froncements de sourcils, des sourires ou une gestuelle qui trahit les moindres bouleversements intérieurs. Les soft skills sont désormais valorisées : il faut que l’autre voit qu’on éprouve de l’empathie, que l’on fait preuve de bienveillance. A l’inverse pourtant, d’autres adoptent un "masque", une attitude aux gestes minimalistes, aux mots rares et sans émotion apparente, tel un joueur de poker qui cache son jeu. La question de la dissimulation est d’ailleurs centrale : bluffe-t-il en affichant ce visage froid, presque inexpressif, alors que l’entreprise vit une crise sans précédent ou que d’autres collègues sont au bord de la crise de nerfs ?
"Il semble impassible, désaffecté, là où l'on attendrait un registre normal d’émotions", explique Gabriel Perez, psychologue du travail, psychothérapeute, professeur de philosophie et formateur SSCT (santé, sécurité et conditions de travail). Une personne loin d’une "normalité" classique. Mais alors qui se cache derrière cet être à l’incroyable sang-froid ? Existe-t-il différents types de "poker face" ?Dissimulateur ?
L’auteur d’On achève bien l’école (Grasset, 2025) décrit plusieurs réalités derrière cette apparence glaciale. "En réalité, la plupart des personnes qui dissimulent ressentent ce qui se passe mais font un effort de contenance pour apparaître...
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12/03 - Affaire Julian Assange : comment la CIA a infiltré l’ambassade d’Equateur pour le surveiller
Début 2018, la tentative de Julian Assange, cyber-militant et journaliste, de s'échapper de l'ambassade d'Equateur à Londres, où il était réfugié pour échapper à la justice américaine, échoue. Cette semaine, le journal espagnol El País révélait les détails de l'échec de cette évasion, dû à l'action d'un ancien militaire espagnol, David Morales, dont l'entreprise était chargée d'assurer la sécurité de l'ambassade équatorienne. Une position que David Morales, propriétaire d'UC Global SL (une société de conseil en sécurité basée à Jerez de la Frontera, en Andalousie), et agent double, a utilisé au profit de la CIA, selon les informations révélées par le quotidien espagnol.
Tout commence en 2016 : David Morales, ex-militaire et patron d'une société de sécurité largement inconnue du grand public, se rend à Las Vegas pour un salon de l'armement. Il y rencontre Brian Nagel et Zohar Lahav, responsables de la sécurité d'un casino appartenant au milliardaire Sheldon Adelson, proche du Parti républicain et de Donald Trump. Morales leur confie être le responsable de la sécurité de l'ambassade d'Equateur à Londres, où se trouve alors réfugié Julian Assange.
Il entame une relation avec ces deux personnages, l'un se trouvant également être un ex-militaire américain. Rapidement, David Morales va commencer à travailler pour le compte de la CIA. Au moment de la révélation des liens entre UC Global SL et les services américains, dans les années qui suivirent, plusieurs employés de la société ont expliqué comment s'était forgée cette...
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12/03 - "Des pistes pour avancer dans la vie" : Giulia Enders, les extraits exclusifs de son nouveau livre
Après le succès planétaire du "Charme discret de l'intestin", Giulia Enders revient avec un nouveau livre, Organique (Albin Michel), en librairies à partir du 19 mars. Poumons, muscles, système immunitaire, peau et cerveau... la jeune médecin allemande y passe en revue le fonctionnement de cinq organes pour mieux mettre en lumière tout ce que nous pouvons apprendre de notre organisme. Avec son style bien à elle, imagé et joyeux, la découverte de la physiologie du corps humain devient un vrai plaisir. Mieux, une jolie leçon de vie, entre vulgarisation scientifique, prévention médicale et développement personnel. Extraits exclusifs. La langue organique : le commencement
On parle volontiers de notre corps en termes technologiques, économiques, et même militaires. Notre cerveau est comparé à un ordinateur, notre système immunitaire défend notre organisme contre de dangereux envahisseurs, et avoir une pratique sportive, c’est investir dans notre santé, alors que sans entraînement efficace, on prend le risque d’en payer la facture plus tard. Les sujets qui animent le monde déteignent à l’évidence sur notre vision de nous-mêmes – mais avec quelles conséquences pour nous ?
Au fond, l’inverse serait tout aussi justifié : et si notre corps nous indiquait comment penser le monde professionnel ou notre vie en société ? Etayer cette thèse est devenu mon dada. Chaque fois que le monde suscitait en moi une interrogation, je consultais différents ouvrages scientifiques sur la vie intime de notre organisme. (...) Pour...
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12/03 - Municipales 2026 : à Marseille, la guerre des gauches qui profite au RN
Tiraillée depuis plus d’un siècle entre un "Midi blanc" bourgeois et un "Midi rouge" ouvrier, Marseille va-t-elle basculer dans le bleu marine le 22 mars prochain ? A quelques jours du premier tour, la gauche marseillaise aborde ces municipales dans un climat bien différent de celui de 2020. A l’époque, la bannière du Printemps marseillais avait permis de rassembler socialistes, écologistes, communistes et une partie de la société civile pour mettre fin à vingt-cinq ans de règne de la droite. Six ans plus tard, la présence quasi assurée du candidat LFI au second tour et les divisions internes compliquent la stratégie électorale et pourraient rebattre les cartes au profit du Rassemblement national (RN).
Les derniers sondages placent son candidat Franck Allisio (32 %) au coude-à-coude avec le maire sortant Benoît Payan (35 %). La candidate divers droite Martine Vassal, présidente de la métropole et du département, est, elle, en fâcheuse position (18 %), reléguée loin derrière dans une ville pourtant réputée "imperdable" pour la droite avant 2020.
Dans ce contexte, toute dispersion à gauche pourrait peser lourd. "Si Marseille tombe aux mains du RN, ce serait un séisme pour le pays", tonne Benoît Payan en une de Libération avant de viser le patron des insoumis : cette ville "est trop fragile pour qu'un néofasciste la gouverne à cause des ambitions de Jean-Luc Mélenchon", qui "préfère malheureusement que l’extrême droite l’emporte plutôt que de laisser une gauche qui n’est pas la sienne aux commandes".
Un...
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12/03 - "J’y passe des nuits entières" : peut-on devenir accro aux informations liées à la guerre ?
Le 28 février 2026 au matin, une pluie de missiles s’abat sur les infrastructures iraniennes. Au même moment, Aimerick, jeune savoyard de 27 ans, qui n'a pas grand-chose à voir avec la guerre, se met à pianoter frénétiquement sur son téléphone. L’actualité lui donne le tournis, le "déstabilise" dit-il. Qu’importe : le jeune homme consomme autant d’informations qu’il le peut, incapable de faire autre chose. Depuis ses Alpes natales, il n’a aucune chance d’apercevoir un canon. Pourtant, le voilà qui se rue sur Internet et s’administre des articles par centaines, obnubilé au point d’oublier ce qu’il était en train de faire.
Une scène presque habituelle pour ce jeune homme, responsable de rayon dans la grande distribution. Pas le moins du monde passionné par l’Iran ou la violence, ce grand curieux dit avoir bien du mal à résister au flot d'actualités liées à la guerre. Au point de rester "bloqué" dans ces épisodes de boulimie informationnelle. Au programme : des sessions qui peuvent durer des heures, où il dévore frénétiquement scènes d'explosions et images de cadavres. "Quand cela m’arrive, je me sens complètement dépassé, je peux y passer des nuits entières. J’ai l’impression d’être directement concerné par le conflit", raconte le Haut-Savoyard, cigarette à la bouche, depuis son balcon donnant sur le Mont-Blanc.
Au déclenchement de la guerre en Ukraine, le jeune homme s'était déjà retrouvé "hypnotisé", complètement envahi par le déroulé des événements. Il sautait sur chaque notification, épiait la moindre vibration de...
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12/03 - Municipales 2026 : derrière le phénomène Sarah Knafo, l’impasse stratégique de Reconquête !
En cet été 2021, la candidature présidentielle d'Eric Zemmour a cessé d'être un simple murmure. Elle est un projet, orchestré en coulisses par sa compagne Sarah Knafo et une flopée de militants d'extrême droite. Oui, cet attelage radical doit cimenter la grande union des droites professée par le fondateur de Reconquête!. Celle qui rassemblera les orphelins de "Le Pen, Pasqua, Sarkozy et Fillon", déclamera-t-il en avril 2022. À l’époque, un collaborateur LR exprime ses réserves à la magistrate de la Cour des comptes. "Vous n'y arriverez pas avec des gens comme Damien Rieu", ancien membre de Génération identitaire, davantage réputé pour ses tweets compulsifs que pour son œuvre doctrinale. "Quand on veut l'union des droites, c'est avec toutes les droites", réplique Sarah Knafo.
La suite est connue. L'appel au rassemblement d'Eric Zemmour a mué en guerre à mort avec Valérie Pécresse et Marine Le Pen. Ici est né le grand malentendu. Peut-on incarner l'union en rajoutant un équidé à la course des petits chevaux ? Peut-on rassembler la droite avec un ADN si radical ? Est-on légitime à tendre la main après avoir mordu celle des autres ? Cette contradiction étreint Reconquête! depuis sa naissance. Elle la poursuit à Paris."Faiseuse de roi"
Et pourtant, quel mal se donne son égérie ! Oublié, le ton lugubre et anxiogène de 2022. Sarah Knafo prend soin de "dézemmouriser" sa campagne municipale, à coups de visuels chaleureux et de promesses de "ville heureuse". La normalisation vaut bien le kitsch et le pillage de...
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12/03 - Iran : ces immenses moyens déployés par la CIA depuis des décennies
Le passé permet souvent d'éclairer l'actualité. Chaque jeudi, dans notre nouveau podcast Hier à la Une, on se plonge dans les archives de L’Express, pour comprendre autrement la couverture du magazine de la semaine.
Samedi 28 février, à Tel Aviv comme à Washington, la même scène : un dirigeant qui observe une photo de la dépouille de l’ayatollah Khamenei. Un cliché - entre les mains de Benyamin Netanyahou et Donald Trump - qui illustre la réussite de l’opération Fureur épique menée conjointement par les Etats-Unis et Israël en Iran quelques heures plus tôt. Et c’est à cette collaboration que L’Express consacre sa Une cette semaine.
Cette opération est l'aboutissement de plusieurs décennies de préparation et de lourds investissements dans les services, autant côté américain qu'israélien. Son succès repose sur une coopération entre le renseignement humain et la haute technologie.
À l'aide de cette fine connaissance du pays, la CIA et encore plus le Mossad ont infiltré les cercles du pouvoir depuis longtemps, jusqu'à atteindre une source dans l'entourage de l'ayatollah. Une source humaine qui va informer Américains et Israéliens d’une réunion entre Khamenei et les cadres du régime. L’opération est lancée dans les heures qui suivent.
Depuis, l’intensité de la guerre ne faiblit pas. D'après le Pentagone, les États-Unis ont frappé près de 2 000 cibles dans les quatre premiers jours de l'opération Fureur épique. De son côté, l'armée israélienne dit avoir détruit environ 1 000 objectifs par jour. Mais la CIA qui mène une...
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12/03 - Tatiana Mitrova (Columbia) : "Pour la Russie, le prix élevé du baril peut être un levier pour alléger les sanctions"
"A 5h30, heure de Moscou, le prix du baril a dépassé les 119 dollars, avant de redescendre à 107, puis à 106". Ce n'est pas un analyste du secteur pétrolier, mais bien Vladimir Poutine qui a improvisé cette information financière lundi 9 mars, au cours d'une réunion conviée en urgence au Kremlin. L'intérêt du président pour le cours du brut est bien compréhensible : l'Etat russe tire environ un quart de ses revenus des hydrocarbures. Ainsi, la récente envolée des cours, liée à l'embrasement du Moyen-Orient, lui permet de renflouer ses caisses et ainsi contribuer à financer la guerre en Ukraine. Le feu vert de 30 jours donné par Washington à l’Inde pour acheter du brut russe a été une autre bonne nouvelle pour Moscou. Cerise inespérée sur le gâteau : Donald Trump a même évoqué la possible levée de certaines sanctions.
Quelques semaines plus tôt, le tableau était bien plus maussade. Les barils russes, transportés à bord d’une "flotte fantôme" pour contourner les sanctions, étaient vendus à de forts rabais dans un contexte de marché surapprovisionné. Résultat : en janvier et février, les revenus gaziers et pétroliers ont chuté de 47 % en un an. L’euphorie actuelle est-elle prématurée ? L'industrie pétrolière du pays est-elle à même d'augmenter ses volumes ? Tatiana Mitrova, chercheuse au Center on Global Energy Policy de la Columbia University, détaille auprès de L'Express les conséquences de la crise iranienne pour Moscou.
L’Express : A quel point la Russie peut-elle tirer parti de la situation actuelle pour vendre...
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11/03 - Guerre en Iran : l’armée israélienne annonce mener une série de frappes "à grande échelle" sur Beyrouth
Les frappes ne cessent pas au Moyen-Orient. En ce douzième jour de conflit dans la région, déclenché le 28 février par des bombardements israélo-américains sur l'Iran, Téhéran a déclaré avoir lancé son attaque "la plus violente et la plus lourde depuis le début de la guerre". Koweït, Bahreïn, Arabie saoudite, Qatar... Plusieurs pays du Golfe ont fait état de missiles ou de drones visant leur territoire ces dernières heures. Trois navires ont par ailleurs été touchés par des projectiles d'origine inconnue dans le détroit d'Ormuz, toujours bloqué.
De son côté, Israël a également été visé par la République islamique, poussant la population à se mettre à l'abri dans des pièces souterraines. L'armée de l'État hébreu, a, elle, de nouveau frappé la capitale du Liban, Beyrouth, la nuit dernière. Alors que Donald Trump donne des signaux contradictoires sur la perspective d'une sortie de crise, les puissances du G7 se réuniront ce mercredi après-midi en visioconférence "pour évoquer les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient".
Les infos à retenir
⇒ "Nous pourrions les éliminer en moins d’une heure", lance Donald Trump à propos des forces iraniennes
⇒ Les capacités militaires de l’Iran "ne sont pas réduites à zéro", prévient Emmanuel Macron
⇒ L’armée israélienne annonce mener une série de frappes "à grande échelle" sur la banlieue sud de Beyrouth
20h42L’armée israélienne annonce mener une série de frappes "à grande échelle" sur la banlieue sud de Beyrouth
Tsahal a annoncé avoir débuté une "vague d'ampleur" d'attaques...
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11/03 - "Donald Trump a vu trop grand face à l’Iran" : l’analyse implacable du spécialiste Robert A. Pape
Les premières heures de l'opération "Fureur épique", le 28 février, ont démontré la portée extraordinaire de la guerre de précision moderne. Les frappes américaines et israéliennes ont tué le Guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, ainsi que des hauts commandants du Corps des gardiens de la révolution islamique et des responsables clés des services de renseignement. Pourtant, en quelques heures, tout espoir que ces frappes chirurgicales limitent l'ampleur de la guerre s'est envolé. L'Iran a lancé des centaines de missiles balistiques et de drones non seulement sur Israël, mais aussi à travers le Golfe.
La riposte iranienne a eu d'énormes répercussions sur les Emirats arabes unis, le Qatar, l’Arabie saoudite ou Bahreïn, tuant des civils, fermant des aéroports, menaçant le transport maritime et les exportations de pétrole, et ternissant l'image de stabilité et de sécurité de la région. Un hôtel emblématique situé sur le front de mer à Dubaï a pris feu. Plusieurs pétroliers ont été touchés près du détroit d'Ormuz, ce qui a entraîné une forte hausse des primes d'assurance pour le transport maritime dans le Golfe.
Les frappes iraniennes ne peuvent être considérées comme des actes de représailles éparses, les derniers soubresauts d'un régime moribond. Elles représentent plutôt une stratégie d'escalade horizontale, une tentative de transformer les enjeux d'un conflit en élargissant sa portée et en prolongeant sa durée. Une telle stratégie permet à un combattant plus faible de modifier le calcul d'un adversaire...
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11/03 - "C’est énorme comme histoire" : au Parlement européen, le virage à 180 degrés du RN sur le règlement "Retour"
C’est l’histoire d’un virage à 180 degrés. Marine Le Pen, qui n’est jamais la dernière à critiquer le "en même temps" d’Emmanuel Macron, semble y prendre goût. Il suffit, pour s’en convaincre, de lire deux tweets. L’un est publié le 31 octobre 2025 ; l’autre, le 9 mars 2026. Dans le premier, elle voue aux gémonies le règlement "Retour", un "projet mortifère" auquel le Rassemblement national "s’opposera sans faiblir".
Quatre mois passent, son groupe au Parlement européen adopte peu ou prou le même texte et elle se félicite d’un "succès" - le règlement a été adopté en commission et doit encore être voté en session plénière. Utile enseignement pour la suite : on peut donc à la fois dénoncer un "coup d’Etat juridique" et y participer ! Après tout, "la victoire a cent pères", disait Kennedy. Et chacun réécrit l’histoire de la bataille pour s’auréoler de gloire… "C’est énorme comme histoire. En réalité, les élus du RN ont été contraints de voter ce texte parce que, sinon, ils auraient été esseulés dans leur propre groupe, rectifie un pilier du groupe PPE. Ils essaient de faire oublier que le fait que ce soit un règlement, et non une directive, était une ligne rouge pour eux."
Il y a un an, en mars 2025, la Commission européenne présentait un projet de règlement "Retour" - doux euphémisme bruxellois pour parler d’expulsions d’étrangers en situation irrégulière. L’idée du commissaire à la Migration, Magnus Brunner (PPE), est de durcir considérablement la directive de 2008, jugée laxiste - sur l’ensemble des décisions de retour en...
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11/03 - Comment des hackers russes ont piraté les comptes Signal et WhatsApp de responsables aux Pays-Bas
Des militaires, des responsables politiques en lien avec le gouvernement ou même des journalistes ont pu être la cible de cyberattaques russes aux Pays-Bas, ont annoncé les services de renseignement du pays cette semaine dans un communiqué. Pour cela, les hackers n'ont pas eu besoin de recourir à des procédés ultra-sophistiqués mais simplement de s'introduire, par la ruse, dans des comptes de messageries privées largement connues, comme Whatsapp ou Signal.
Les attaquants ont en effet réussi à rentrer en contact avec leurs victimes, en se faisant passer pour le chatbot d'assistance de l'application Signal et les ont convaincues de fournir leurs codes d'identification. Les hackers ont également envoyé de faux QR Codes qui, une fois scannés par leurs cibles, ont permis d'associer les ordinateurs des pirates aux comptes de messagerie de leurs victimes.Partage d'informations confidentielles
Réagissant à cette annonce, l'application Signal a déclaré sur les réseaux sociaux que les attaques avaient été "menées via des campagnes de phishing sophistiquées, conçues pour inciter les utilisateurs à partager des informations", et que son cryptage et son infrastructure n'avaient pas été compromis. Le phishing, ou tentative d'hameçonnage, est une technique d'escroquerie où l'attaquant se fait passer pour une entité de confiance.
Dans le cas présent, on parle également d'ingénierie sociale, c'est-à-dire de techniques de manipulation psychologique, exploitant les failles humaines plutôt que technologiques. Les...
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11/03 - Géopolitique : comment les entreprises se reconfigurent à bas bruit, par Stéphane Auray et Céline Azémar
Les dirigeants n’ont plus le loisir de considérer la géopolitique comme un simple bruit de fond accompagnant la mondialisation : elle en est devenue l’ossature invisible, mais décisive, qui fait et défait les chaînes de valeur [UNCTAD, World Investment Report 2024]. Les tensions entre grandes puissances, les régimes de sanctions, la montée des contrôles à l’exportation et la multiplication des cyberattaques ont fait entrer les entreprises dans une ère de "guerre hybride", où la frontière entre risque économique et risque stratégique se brouille chaque jour davantage [CEPR, "Global economic fracturing and shifting investment patterns", 2024].
Dans ce nouvel environnement, continuer à optimiser l’implantation des sites de production comme s’il ne s’agissait que d’un problème de coûts et de marché revient à piloter une multinationale avec des cartes obsolètes**. Les travaux récents sur la "fracturation" des flux d’investissements internationaux montrent que la géopolitique pèse désormais autant que les déterminants économiques traditionnels, voire les relègue au second plan lorsque les tensions s’aiguisent [Attinasi, Ioannou, Lebastard, Morris, ECB Economic Bulletin 7, 2023]. Pour les conseils d’administration, le choix n’est plus entre changement ou statu quo, mais entre reconfiguration ordonnée et ajustement contraint dans l’urgence.Prendre acte de la "distance géopolitique"
Une première exigence consiste à reconnaître que la géopolitique ne se résume plus à des impressions qualitatives, mais qu’elle dispose...
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11/03 - Iran, le piège se referme : l’avertissement de Gina Bennett, l’analyste de la CIA qui avait prévenu du danger Ben Laden
Elle est une légende du renseignement américain. Analyste à la CIA pendant plus de trente ans, Gina Bennett a rédigé en 1993 le premier rapport interne de l'agence identifiant Oussama ben Laden comme une menace pour la sécurité nationale des Etats-Unis. Cette spécialiste de l'antiterrorisme a très tôt mis en garde contre l’essor d’al-Qaeda. Désormais enseignante à l'université de Georgetown, elle continue de s'intéresser de près aux opérations de son ancienne agence.
Lancée le 28 février par Washington et Tel-Aviv, l'opération Fureur épique a été une réussite tactique dans ses premières heures : l’élimination du Guide suprême et de plusieurs cadres des Gardiens de la révolution a fragilisé le régime iranien. Mais elle a aussitôt déclenché une réplique de la République islamique contre les pays abritant des bases américaines, notamment dans le Golfe. Le Moyen-Orient s'embrase, le risque d'un enlisement se profile, alors que l'administration Trump semble incapable de dessiner une sortie du conflit, s'inquiète Bennett.
L'Express : Tactiquement, l'opération Fureur épique a entraîné l'élimination de Khamenei et de plusieurs autres cadres du régime iranien. Qu'en pensez-vous ?
Gina Bennett : Je ne pense pas que cette guerre constitue une victoire stratégique à long terme. La plupart des Américains sont aussi sceptiques sur le sujet, car ils ont vu ce scénario se produire déjà deux fois en l'espace d'une génération : d'abord l'Afghanistan, à partir de 2001, et ensuite l'Irak, à partir de 2003. Je tire deux...
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11/03 - Détroit d’Ormuz : combien de temps la France et ses voisins européens peuvent-ils tenir sans pétrole ?
Urgence : les cours de l'or noir flambent. Dix jours après le début de l'attaque lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, le détroit d'Ormuz est toujours verrouillé. D'ordinaire, cet étroit passage commercial voit transiter environ un cinquième des exportations mondiales quotidiennes de pétrole. Alors que les bombardements se poursuivent dans la région, les flux commerciaux se sont taris, provoquant une forte inflation du cours du Brent : plus 28 % en quelques jours. Celui-ci a même dépassé la barre symbolique des 120 dollars le baril avant de redescendre légèrement face aux promesses d'apaisement. Une annonce a notamment permis de rassurer les marchés : le déblocage d'une partie des réserves stratégiques de pétrole (RSP).
Ce mercredi 11 mars, les 32 pays membres de l'Agence internationale de l'énergie se sont accordés sur le déblocage de 400 millions de barils, soit environ un tiers de leur réserve totale et plus de deux fois ce qui avait été débloqué en 2022, lors de l'invasion russe en Ukraine. C'est la sixième fois qu'une telle action coordonnée est décidée mais la première fois de cette ampleur. Elle intervient en amont d'une rencontre des pays membres du G7 organisée à Paris.
A l'origine, ces réserves stratégiques ont été constituées en 1974, à la suite d'un autre choc pétrolier majeur. Les pays membres de l'agence (en grande partie des pays européens membres de l'OCDE) se sont engagés à se constituer un stock de pétrole à écouler en cas d'urgence, correspondant à plus de 90 jours de leur...
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11/03 - "Les agents IA prendront bientôt le contrôle de votre navigateur Web" : les prédictions d’Aymeric Roucher
La page d’accueil ressemble à celle du forum Reddit, en plus rudimentaire. Un lieu où plusieurs millions d'utilisateurs discutent à bâtons rompus de divers sujets - beaucoup de tech, il faut l’admettre, mais aussi de la nature humaine. Car Moltbook est spécial : il est réservé aux "agents IA". Des automates, à qui l’on donne une consigne, et qui dès lors, discutent tout seul. Ce site, qui vient d'être acquis par Meta, a suscité un buzz mondial, le mois dernier. Beaucoup y ont découvert cette nouvelle évolution de l’intelligence artificielle générative, en gestation depuis plusieurs années. Moltbook, comme la popularité de l’outil open source OpenClaw (dont le fondateur Peter Steinberger vient quant à lui de rejoindre OpenAI), ou encore le succès des agents d’Anthropic en entreprise, signe la montée en puissance de ces IA dont l’autonomie progresse de mois en mois. Les explications avec l’ingénieur en intelligence artificielle Aymeric Roucher, ancien de l’entreprise franco-américaine Hugging Face et auteur de l’ouvrage Ultra-intelligence : jusqu’où iront les IA ? (Odile Jacob, 2025).
L’Express : Il y a peu, l'agent IA était encore une niche. Aujourd’hui, avec l’irruption d’OpenClaw et de Moltbook, le grand public commence à se saisir de cette évolution. L’ère du chatbot - je pose une question, j'obtiens une réponse - est-elle déjà révolue ?
Aymeric Roucher : Je le vois comme un continuum. La première irruption de l'IA dans le quotidien des gens est venue de ChatGPT : pour la première fois, il était possible...
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11/03 - "Sain et sauf" mais invisible : l’étrange absence du nouveau Guide suprême iranien Mojtaba Khamenei
Dans les rues de Téhéran, son visage s'affiche sur de gigantesques pancartes. Mojtaba Khamenei, le nouveau Guide suprême nommé dimanche 8 mars, apparaît le plus souvent dessiné aux côtés de ses deux prédécesseurs : le fondateur de la République islamique, Rouhollah Khomeini, et son père, Ali Khamenei, qui était à la tête du pays depuis 1989. Mais, le 28 février, au premier jour de la guerre lancée conjointement par Israël et les États-Unis, l'ayatollah a été tué dans une frappe, mettant fin à plusieurs décennies de pouvoir. Un tournant pour le régime des mollahs, contraint de trouver un nouveau Guide suprême au plus vite. Après plusieurs jours d'attente, l'Assemblée des experts, l'organe chargé de cette désignation, a opté pour la continuité en choisissant Mojtaba Khamenei. Une figure mystérieuse, méconnue de la population iranienne et des observateurs internationaux... et qui n'a toujours pas donné signe de vie, plus de trois jours après l'annonce officielle de son arrivée au pouvoir.Aucun signe de vie
Le religieux de 56 ans n'a fait aucune apparition à la télévision ou dans les médias d'État, pas plus que sur les réseaux sociaux. Il n'a pas non plus communiqué de déclaration officielle sur les principaux canaux de propagande du régime, ni été aperçu sur une quelconque photographie depuis le début de la guerre. Une absence qui interroge : où est donc Mojtaba Khamenei, et surtout, dans quel état se trouve-t-il ? Ces questions sont légitimes, puisqu'il est avéré que celui-ci a été blessé dans le bombardement ayant tué...
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11/03 - CIA-Mossad, l’opération "Fureur épique" décortiquée par dix experts : taupe en Iran, cyberattaques et satellites
Peu de personnes ont vu cette image. Samedi 28 février, des responsables militaires tendent une photo à Benyamin Netanyahou. Le Premier ministre israélien regarde la dépouille de l’ayatollah Khamenei, tué à Téhéran le jour même. À des milliers de kilomètres de Tel-Aviv, Donald Trump contemple le même cliché. C'est la preuve qu'il attendait depuis des heures. Une source humaine au plus près des décombres l'a transmise. "Khamenei, l'une des personnes les plus maléfiques de l'histoire, est mort", écrit le président américain sur Truth Social, son réseau social. Le lendemain, les médias iraniens confirment la mort du Guide suprême, ainsi que celle d’au moins trois autres cadres du régime.
"Nous venons d'assister à l'utilisation particulièrement réussie du renseignement pour éliminer des cibles bien spécifiques. Cette opération est l'aboutissement d'années de lourds investissements dans les services, autant côté américain qu'israélien", observe Dan Lomas, chercheur en relations internationales à l’université de Nottingham, expert de l'espionnage. Les assassinats ciblés de dirigeants par des puissances étrangères sont rarissimes. L'exemple le plus proche reste celui de l'Afghan Hafizullah Amin, tué à Kaboul par les forces soviétiques en 1979. La puissante République islamique d'Iran est un adversaire d'une tout autre dimension. Et pourtant, la voilà aujourd'hui décapitée.
Cette élimination n'est que la première étape d'un plan beaucoup plus large. Washington et Tel-Aviv veulent détruire ce qu’ils voient comme le...
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11/03 - Emmanuel Macron, sa stratégie au Liban : "Il faut harceler Benyamin Netanyahou"
L’engrenage mortifère est de retour au Levant. Plus d'une semaine après l'élimination d'Ali Khamenei au premier jour de l'opération "Fureur Epique" et "Rugissement du Lion", le Hezbollah a précipité le Liban dans la guerre. En lançant une attaque contre l'Etat hébreu, la milice chiite armée par l'Iran a déclenché en retour des bombardements israéliens de très grande ampleur, principalement dans le sud du pays. Le bilan est lourd : le conflit a déjà fait 486 morts et 1 313 blessés, selon l'OMS, et plus de 667 000 déplacées, selon le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR).
Depuis plusieurs jours, Emmanuel Macron est à la manœuvre pour tenter de faire cesser les hostilités. Le président français, qui a récemment parlé avec Benyamin Netanyahou et Donald Trump, se heurte au refus du Premier ministre israélien. La France cherche ainsi à créer les conditions d'un retour au cessez-le-feu qui avait été entériné en novembre 2024 entre le Hezbollah et l'Etat hébreu. Selon Michel Duclos, ex-ambassadeur et conseiller spécial à l’Institut Montaigne, "la France est pratiquement le seul pays" à s'inquiéter du sort des Libanais qui "avaient des attentes élevées envers Emmanuel Macron". Il le concède toutefois : la France ne peut pas jouer les deus ex machina au Liban, dans un contexte d’embrasement régional où les grandes puissances militaires sont déjà à l’œuvre. Entretien.
L'Express : Au Liban, le président français réclame la fin des combats au Hezbollah en échange d’une cessation des opérations militaires...
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11/03 - Défense : le trouillomètre européen varie en fonction de la distance
La raison du plus fort est toujours la meilleure, dit la fable. A condition bien sûr d’être le plus fort. Ce qu’ont compris Donald Trump et Benyamin Netanyahou : la puissance de feu de l’armada américaine au Moyen-Orient ou la domination des avions de chasse de Tsahal dans le ciel iranien résument à elles seules la somme des investissements de ces deux pays pour asseoir leur supériorité militaire dans la région ou dans le monde.
Avis aux Européens, qui, assoupis pendant un quart de siècle par les "dividendes de la paix", se convertissent avec plus ou moins de rapidité à l’économie de guerre. L’occupation de la Crimée par les Russes en 2014 a provoqué un premier réveil. Le 24 février 2022, la guerre en Ukraine a sonné l’alarme. Le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche a fini d’ouvrir les yeux de l’Europe. Indiscutablement, le réarmement est en marche : entre 2020 et 2025, les dépenses des Etats de l’Union européenne ont bondi de 63,8 % (381 milliards d’euros). Est-ce suffisant ? Non, car en dépit du rattrapage, les sommes en jeu représentent moins de la moitié du budget de la défense américain.
Résultat, la dépendance à l’égard Etats-Unis demeure très forte : entre 2021 et 2025, l’Europe a triplé ses achats d’armes à l’étranger, selon le Sipri, devenant au passage le premier importateur mondial dans le domaine, son principal fournisseur étant les Etats-Unis.
En outre, l’effort de réarmement européen reste très inégalement réparti. Logiquement, les premiers pays à se réveiller ont été ceux d’Europe de l’Est ou du...
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11/03 - Ils font bouger l’Europe
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11/03 - David Shelley : "Nous ne pouvons plus nous restreindre aux seuls livres"
Il compte parmi la poignée de génies qui ont fait l’édition française. Deux siècles après l’ouverture de sa première librairie en 1826, Louis Hachette reste surtout célèbre pour l’invention de la Bibliothèque des chemins de fer, vaste réseau de points de vente dans les gares qui existe encore à l’heure actuelle avec les Relay. Le bicentenaire d’Hachette* est l’occasion de prendre le large. Plutôt que de publier un énième article sur les best-sellers controversés de Fayard, nous avons préféré discuter avec David Shelley. Ce brillant éditeur né en 1976, patron d’Hachette UK depuis 2018, a également pris la tête d’Hachette Book Group USA en 2024. C’est de New York qu’il nous répond par visioconférence, visiblement en pleine forme alors qu’il n’est que 5 heures du matin chez lui.
Que représente Louis Hachette pour un homme né au pays de W. H. Smith ? "Je ne crois pas qu’il ait théorisé grand-chose, mais ses actions parlent pour lui. Il a publié un vaste choix de livres, s’adressant à de nombreux lecteurs. Il voulait que les livres soient abordables pour le grand public. Il y a une continuité aujourd’hui quand je vois la variété des publications du groupe Hachette – des livres pour divertir, pour inspirer, pour surprendre… Louis Hachette était aussi un homme d’affaires astucieux. Il est évident que pour être un grand éditeur il faut aussi être un bon businessman – ça ne devrait pas être un tabou. La première règle est d’avoir une gestion saine de son entreprise. Il faut savoir tenir ses finances. A quoi bon s’enthousiasmer...
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11/03 - Prague, la ville rêvée des étudiants qui caracole en tête des classements européens
Les 15 et 22 mars, les Français votent aux municipales. L'occasion pour L'Express de sélectionner chez nos voisins des idées innovantes, des concepts pertinents et des dynamiques vertueuses pour améliorer notre quotidien. Tour d'Europe des villes qui doivent nous inspirer, et surtout inspirer nos nouveaux élus.
EPISODE 1 - Ces villes qui doivent nous inspirer : Munich, le mariage réussi de la Silicon Valley et de l'huile de moteur
EPISODE 2 - Comment Vienne est devenue un petit paradis pour les seniors et les locataires
EPISODE 3 -Londres, un modèle pour la sécurité ? Sa recette miracle pour faire baisser le crime
EPISODE 4 - "Les polémiques à Paris nous ont beaucoup amusés" : Copenhague, ce modèle de propreté qui s'exporte
ÉPISODE 6 - Des mini-réacteurs nucléaires pour se chauffer ? Helsinki prépare sa révolution énergétique
Caleb House prend un moment pour réfléchir et creuser dans sa mémoire. "J’ai beau chercher, je n’ai jamais rencontré un seul étudiant qui regrettait d’être parti en échange à Prague", assure cet Américain, coordinateur du recrutement international à l'Université Charles, la plus grande de République tchèque. Depuis des années, la ville de Franz Kafka et Václav Havel caracole en tête des classements des meilleures villes universitaires d'Europe. Étudiants, anciens comme actuels, s'enthousiasment pour sa qualité de vie, les écoles y sont nombreuses et réputées.
Cinq d'entre elles, dont l'Université technique de Prague et la Prague University of Economics and Business, figurent dans le top 1...
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11/03 - Des mines navales déposées par l’Iran ? Ce risque qui plane sur le détroit d’Ormuz
C'est une méthode déjà employée par Téhéran dans le passé. En pleine guerre au Moyen-Orient, les États-Unis soupçonnent l'Iran de vouloir déployer des mines navales dans le détroit d'Ormuz pour menacer les embarcations qui le traverseraient. Les craintes du renseignement américain, étayées par plusieurs sources auprès de CBS News, anticipent un scénario noir dans le golfe Persique. L'étroite voie navigable séparant l'Iran de la péninsule arabique fermée à long terme en raison du risque représenté par ces engins explosifs ? Les pays producteurs d'hydrocarbures derrière ce passage (Qatar, Koweït, Irak...) resteraient le cas échéant complètement isolés du trafic maritime international. Impossible à envisager pour Washington, alors que les prix du pétrole sont déjà en train de flamber.De premières mines déjà posées ces derniers jours ?
Si aucune confirmation officielle n'a été apportée sur ces éléments, CNN va encore plus loin : d'après ses informations, le minage de la zone par Téhéran aurait déjà commencé. Le média, qui se base sur des échanges avec deux sources proches du dossier, indique que cette opération n'en serait qu'à ses débuts, avec seulement "quelques dizaines de mines (...) posées ces derniers jours". Néanmoins, la capacité de nuisance iranienne en la matière demeure importante. D'après la chaîne, la République islamique disposerait encore de 80 à 90 % de ses navires utilisés pour déposer des mines au fond de l'eau. CBS News, elle, chiffre entre 2 000 et 6 000 le nombre de munitions de ce genre disponibles dans...
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11/03 - L’Université technique d’Eindhoven, alliée méconnue du champion ASML et de l’Europe des puces
On ne voit qu’elles, la nuit tombée, dans le ciel d’Eindhoven. Les sept lettres de Philips, éclairées d’un bleu royal, au sommet de la Lichttoren, la "Tour lumière". Ici, la firme néerlandaise n’est pas qu’un vendeur de téléviseurs, de rasoirs, d’ampoules ou de biberons. Elle en est l'ossature. On y retrouve le musée Philips, bâti sur l’ancienne usine historique, le stade Philips, qui accueille l’équipe du PSV Eindhoven, la piscine, des écoles, des hôpitaux des parcs… Sans la présence de la multinationale, l’université technique (TU/e), greffée au centre-ville, n’aurait également jamais vu le jour, il y a tout juste 70 ans. Plus d’un siècle après sa lointaine cousine de Delft, le campus le plus prestigieux du pays, fondé par le roi Guillaume II. Une histoire qui a poussé la TU/e à se démarquer. "Nous sommes tournés vers les besoins de l’industrie", résume simplement sa rectrice, la chimiste belge Silvia Lenaerts.
Philips ? Dans la liste des anciens élèves prestigieux fournis par l’établissement figurent inévitablement des anciens de la maison. Pas de prix Nobel, mais plutôt des ex-patrons à l'instar de Gerard Kleisterlee. Ou des ingénieurs comme Kees Schouhamer Immink, discret inventeur du compact-disc (CD), qui a inspiré le DVD puis le Blu-ray. Philips n’est cependant plus l'unique pivot de la région. Quatre lettres, d’un bleu plus sombre, lui ont volé la vedette : ASML. Une compagnie néerlandaise spécialisée dans la construction de machines de fabrication des puces électroniques basée à Veldhoven, dans la banlieue...
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11/03 - Pete Hegseth, un fanatique des croisades pour qui l’Iran ne serait que la première étape
C’est l’histoire d’une revanche. Pete Hegseth attendait son heure depuis le 20 janvier 2021, date d’une humiliation jamais digérée. Ce matin-là, le soldat de la Garde nationale qu’il est encore s’apprête à officier pour la cérémonie d’investiture de Joe Biden, quatorze jours après l’assaut du Capitole. Son téléphone sonne. Au bout du fil, un supérieur lui ordonne de rester chez lui. Principe de précaution : un compagnon d’armes a signalé Hegseth comme une possible "menace interne". En cause, un tatouage aperçu sur son biceps droit. On y lit : "Deus Vult" ("Dieu le veut"), le cri de ralliement des croisés au XIe siècle, devise connue des cercles de l’alt-right (extrême droite).
Cinq ans plus tard, voilà Pete Hegseth musclé et tatoué comme jamais, mais cette fois au sommet de sa gloire, propulsé à la tête du département de la Défense, un ministère au budget pharaonique de 850 milliards de dollars employant trois millions de soldats, réservistes et civils. Au nez et à la barbe de ses détracteurs d’hier, il réalise aujourd’hui son fantasme de toujours : une "croisade américaine", dont la République islamique iranienne serait la première cible, dans un remake de la guerre contre le terrorisme engagée en 2001 par George W. Bush, qui employait le même terme.
"Tout comme les croisés chrétiens, qui ont repoussé les hordes musulmanes au XIIe siècle, les croisés américains devront faire preuve du même courage face aux islamistes", prophétisait-il en 2020 dans son livre American Crusade. Ce 4 mars, au quatrième jour de la...
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11/03 - De la "Nakba" au 7-Octobre : deux grands films pour la paix en Palestine
On dirait que le film de Cherien Dabis, Ce qu’il reste de nous, tombe à point nommé, pile sur l’actualité. En réalité, il aurait fallu qu’elle soit très forte pour sortir son film sur la Palestine sans tomber pile sur l’actualité. La Palestine est comme une horloge arrêtée qui donne toujours, à un certain moment, l’heure juste de la guerre.
Cherien Dabis est née en 1976 aux Etats-Unis. Elle avait 8 ans quand elle a mis les pieds pour la première fois en Palestine, là où son père, médecin, était né. Elle avait 33 ans quand son premier film, Amerrika, est sorti. Il raconte l’histoire d’une famille palestinienne immigrée aux Etats-Unis. Son deuxième film, sorti en 2013, May in the Summer, raconte aussi l’histoire d’une famille palestinienne immigrée, mais en Jordanie. Dabis semble tout à fait à l’aise sur la question de l’autobiographie : elle prend par-ci et par-là des faits, des personnages qui n’ont pas besoin d’être strictement autobiographiques pour raconter sa vie, qui tourne autour de cette question : est-ce qu’on a vraiment le droit d’exister, nous, les Palestiniens. Est-ce que ça va finir un jour de se faire traiter comme des chiens, de nous obliger à le devenir, et de se demander jusqu’à quand on pourra se retenir d’agir comme des chiens, et si on ne ferait pas mieux de devenir les chiens qu’on nous demande d’être, comme de se mettre une balle dans la tête, en état de légitime défense.
N’ayant apparemment pas trouvé la réponse, et parce qu’elle pratique ce métier stupide de cinéaste, Cherien Dabis a décidé...
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11/03 - Préférence européenne : un signal positif qui ne s’attaque pas à la racine du mal, par Jean-Luc Demarty
La Commission européenne a proposé le 4 mars un règlement complexe de 79 articles, l’Industrial Accelerator Act (IAA), dont l’objectif non affiché, mais transparent, est de protéger l’industrie européenne de la menace existentielle de l’industrie chinoise. La situation est grave avec une accélération sans précédent de la compétitivité de l’industrie chinoise et de ses exportations depuis la sortie du Covid. Depuis début 2022, les prix industriels à la production ont augmenté de 15 % dans l’UE et baissé de 7 % en Chine. L’écart de compétitivité est désormais de 30 à 40 % pour des produits de qualité équivalente voire supérieure. Les exportations européennes de biens manufacturés vers la Chine stagnent depuis 2019 autour de 200 milliards d'euros, tandis que les importations européennes de biens manufacturés chinois ont largement doublé depuis dix ans, à plus de 500 milliards d'euros. Cette situation a été aggravée par les mesures protectionnistes de Donald Trump. Il est également clair que la Chine a renoncé au timide rééquilibrage, entre 2015 et 2019, de son modèle de capitalisme d’Etat exclusivement tourné vers l’exportation, encore renforcé depuis la sortie du Covid.
La réaction de la Commission européenne est bienvenue dans la mesure où il y a urgence. Toutefois l’UE, et particulièrement la Commission européenne, sont partiellement responsables de la menace chinoise. En effet, le Green Deal, avec sa bureaucratie verte tentaculaire, ses normes excessives et son objectif de "net zero" en 2050, a considérablement aggravé...
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11/03 - Mary-Ann Baumgartner, la brillante séductrice de la CIA
Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Dans “Nid d’espions”, le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.
En matière d’espionnage, il est souvent question de séduction. Savoir convaincre, grâce à son attitude, un interlocuteur. Lui donner envie de nous dévoiler des informations. Lui laisser croire, surtout, que nos demandes sont désintéressées. Le charme devient alors un véritable outil de l’agent secret, et les services de renseignements peuvent fonder toute une stratégie dessus.
C’est le cas de la Stasi, le service de police politique et d’espionnage de l’Allemagne de l’Est, durant la Guerre froide. Créé en 1950, et partenaire de premier plan de l’URSS, la Stasi et son chef du renseignement extérieur, Markus Wolf, vont mettre en place une division bien particulière : les agents Roméo. Des espions chargés de séduire des femmes à la position clé en RFA. Envoyés de l’autre côté du mur, des jeunes hommes considérés comme charmants, autant par leur physique que dans leurs manières, vont repérer des fonctionnaires solitaires de l’Ouest. Leur cible principale : les secrétaires des diplomates, tout aussi bien informées, ayant souvent accès à des documents confidentiels, mais également moins surveillées.
Au sein de l’Otan, dans les ambassades, ou dans les ministères, des dizaines de femmes vont être...
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11/03 - Catastrophe nucléaire de Fukushima : "La Chine a tout fait pour envenimer la situation"
A l’occasion du quinzième anniversaire de la catastrophe nucléaire japonaise, Marylène Gervais, docteur en sciences politiques de l'université Paris-Panthéon-Assas, revient sur un aspect peu connu de ce drame : l’offensive politique et informationnelle tous azimuts menée par la Chine. Ces dernières années, Pékin s'est échiné à décrédibiliser l’archipel, surfant notamment sur la crainte de la population liée aux rejets des eaux traitées de la centrale dans l’océan. Si la riposte du Japon lui a permis de rétablir la confiance au niveau international et de faire mûrir sa communication, les tensions entre les deux pays sont loin d’être retombées.
L’Express : Dans une étude récente, vous avez mis en lumière l’ingérence de la Chine à la suite de l’accident nucléaire de Fukushima. Pourquoi ?
Marylène Gervais : Parce que ce volet n’a pas jamais vraiment été raconté. En 2011, lorsqu’un tsunami a entraîné la catastrophe nucléaire que l’on connaît, l'intérêt pour la Chine, d’un point de vue géopolitique, était beaucoup moins marqué qu'aujourd'hui. Ses observateurs semblaient davantage intéressés par sa puissance économique et les opportunités commerciales qu’elle pouvait offrir aux pays occidentaux. C’était oublier que pour la Chine, le Japon représente un rival stratégique en tant qu'allié des États-Unis dans la région.
Depuis maintenant plus d'une dizaine d'années, et notamment l'arrivée de Xi Jinping en 2013, la Chine ne cache plus ses ambitions - y compris territoriales - en Asie. De manière concomitante, le Japon s’affirme de...
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10/03 - Thibault Muzergues : "Même Vladimir Poutine tente de se faire passer pour Calimero"
Associer "droite" et "woke"a, a priori, tout d'un oxymore. Dans La droite woke (L'Observatoire), le politologue Thibault Muzergues décrit pourtant des parallèles troublants entre les deux camps idéologiques, en montrant qu'à force de se focaliser sur le wokisme, une partie de la droite ressemble de plus en plus à son adversaire, avec une même obsession pour les identités minoritaires, une même victimisation incessante et une même intolérance à base de "safe spaces" et de cancel culture. Selon lui, même des "hommes forts" comme Vladimir Poutine, Viktor Orban ou Donald Trump ont adopté une rhétorique plaintive, jouant sur une corde victimaire pour mieux amadouer leur électorat. La critique est d'autant plus féroce que l'auteur se décrit lui-même comme un libéral-conservateur. Entretien.
L'Express : Votre livre dénonce une "dérive woke" d’une partie de la droite. Comment peut-on être "antiwoke" et "woke" à la fois ?
Thibault Muzergues : J’ai vécu la montée en puissance de la droite woke quasiment de l’intérieur, lorsque je travaillais à l’International Republican Institute, et j’en ai même fait les frais l’an dernier au début du second mandat de Trump – donc ce livre est un récit de première main, pour ainsi dire. C’est en combattant le wokisme de gauche qu’une frange de la droite américaine, mais aussi européenne, a fini par en adopter les codes, dans une stratégie de renouveau d’un projet réactionnaire. Cette droite woke est tout aussi obsédée par l’identité, tout aussi victimaire et tout aussi intolérante que...
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10/03 - Iran : la Maison-Blanche assure que la marine américaine n’a pas escorté de pétrolier à travers le détroit d’Ormuz
Le président américain Donald Trump a déclaré lundi aux journalistes que la guerre au Moyen-Orient était "quasiment finie", au lendemain de la désignation en Iran de Mojtaba Khamenei comme nouveau guide suprême de la Révolution islamique, en remplacement de son père, l'ayatollah Ali Khamenei, assassiné au premier jour de la campagne militaire israélo-américaine.
Donald Trump s'est dit "déçu" du choix de Téhéran, qui peut être perçu comme un signal de défi à l'égard des Etats-Unis, déplorant que cela "entraîne plus ou moins les mêmes problèmes" en Iran. Il avait exprimé sa volonté d'être impliqué dans la désignation du nouveau dirigeant iranien, désireux que celui-ci soit conciliant avec Washington et Israël. Reste que les commentaires du président américain à propos de la fin imminente de la guerre ont provoqué un relâchement sur les marchés pétroliers et financiers, alors que le prix du baril avait dépassé dimanche le seuil des 100 dollars pour la première fois depuis 2022.
L'Iran a affiché lundi son soutien à Mojtaba Khamenei, la presse officielle diffusant des images montrant des foules rassemblées dans plusieurs villes pour saluer le nouveau guide suprême, avec des drapeaux iraniens et des portraits d'Ali Khamenei brandis. L'armée iranienne a pour sa part déclaré qu'elle allait intensifier ses attaques de missiles. Donald Trump a dit lundi vouloir une victoire "totale", sans expliquer précisément ce que cela signifiait. Il a effectué par le passé des commentaires contradictoires sur les objectifs de Washington et...
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10/03 - "Nous, les boomers, avons fait suer nos parents comme nos enfants" : l’étonnant dialogue Thierry Lhermitte - Maxime Sbaihi
Avec ses potes du Splendid, il a incarné jusqu'à la caricature les vacances des boomers dans la série des Bronzés. Issu d'une génération "insouciante" de l'après-guerre, Thierry Lhermitte, 73 ans, est un passionné de sciences comme d'histoire. Mais l'acteur s'est aussi intéressé à la démographie, et a lu avec enthousiasme Les Balançoires vides (L'Observatoire) de Maxime Sbaihi. Cet économiste libéral et directeur stratégique du Club Landoy y analyse avec brio la chute des naissances, avertissant sur les bouleversements économiques et sociaux qu'ils vont provoquer, tout en appelant à un rééquilibrage générationnel en faveur des jeunes. La nouvelle baisse des naissances en 2025 et l'entrée de la France dans un solde naturel négatif n'a fait que confirmer son diagnostic.
L'Express a réuni les deux hommes pour un échange de haut vol. Pendant près de deux heures, Thierry Lhermitte, 73 ans et trois enfants, et Maxime Sbaihi, 39 ans et un enfant, ont parlé librement des bouleversements démographiques, de la démagogie politique sur l'immigration comme sur la retraite à 60 ans, des conséquences d'une société gérontocratique, d'héritage et d'inégalités de patrimoine… A la fin, on s'est dit que ce dialogue est le meilleur antidote à une possible guerre de générations entre boomers accusés d'égoïsme et jeunes qualifiés de "baby-glandeurs".
Thierry Lhermitte : Il y a quelques années, j’ai demandé au paléoanthropologue Pascal Picq pourquoi on ne parlait plus des problèmes de surpopulation. J’avais lu dans les années 1970 le...
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10/03 - Pourquoi certains sont infidèles, et d’autres non : les explications du biologiste Justin Garcia
Pourquoi aimons-nous ? Pourquoi avons-nous un partenaire qui nous satisfait sexuellement mais pas émotionnellement, ou l’inverse ? Comment certains couples traversent-ils toutes les tempêtes sans passer par la case infidélité ? Ouvrir son couple est-i l réellement risqué ? Et en quoi notre quête d'intimité éclaire-t-elle certains de nos plus beaux élans comme de nos comportements les plus destructeurs ? Voilà quelques-unes des questions qu’explore le Dr Justin Garcia, directeur exécutif de l’Institut Kinsey, dans son nouveau livre, The Intimate Animal: The Science of Sex, Fidelity, and Why We Live and Die for Love (Little, Brown Spark, non traduit). S’appuyant sur des décennies de recherches interdisciplinaires en biologie évolutive, psychologie, neurosciences, anthropologie et sciences sociales, ce spécialiste analyse une tension universelle : celle entre notre désir évolutif de sexualité et notre besoin tout aussi évolutif d’intimité. En d'autres termes, nous serions programmés pour être socialement monogames, mais pas nécessairement câblés pour l’être sexuellement. Or, lorsque notre besoin existentiel d’amour et d’intimité entre en conflit avec nos pulsions sexuelles, cela peut conduire à des situations douloureuses, avec ou sans infidélité.
Dans un entretien accordé à L’Express, Justin Garcia explique ce que nous attendons vraiment d’une relation qui dure, mais aussi comment les nouvelles technologies changent la donne dans les histoires d'un soir ou de toute une vie — vous serez surpris par son analyse...
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10/03 - Quand Lego a failli disparaître : l’histoire méconnue d’une incroyable résurrection
En règle générale, les villes se situent dans des pays. Mais à Billund, 6 500 habitants, c'est l'inverse : en rase campagne, la petite commune contient un pays tout entier, le Legoland. Etat multiculturel et multicolore, il abrite tous les édifices iconiques de la planète, construits à l'aide de 20 millions de petites briques en plastique : la Tour Eiffel, Buckingham Palace, le Colisée, le Taj Mahal, l'Opéra de Sydney, le Capitole de Washington, la Statue de la Liberté de New York, le Mont Rushmore du Dakota du Sud. Et aussi des moulins à vent représentant la Hollande, des fjords norvégiens, les pittoresques canaux de Copenhague, et même le pas de tir de la Nasa à Cap Canaveral (Floride).
Dans ces scénographies animées se meuvent des figurines Lego, des bateaux, des trains, des camions, des avions, des fusées. Créé en 1968, le Legoland du Danemark - il en existe dix autres, deux en Europe, trois aux Etats-Unis et cinq en Asie - enchante chaque année plus de 2 millions de visiteurs, danois et internationaux, qui se rendent sur place par un vol direct grâce à l'aéroport international de Billund qui dessert à la fois Legoland et le siège social de Lego, lui-même en forme de briques assemblées.Lego Star Wars, le premier contrat de licence
Vitrine de l'entreprise, ce parc d'attractions ne représente qu'une infime partie de la réussite de la multinationale – véritable fierté danoise au même titre que Maersk (transport maritime), Novo Nordisk (groupe pharmaceutique), Carlsberg (brasserie) ou Bang &...
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10/03 - Louvre, Notre-Dame, Chambord : autopsie d’un scandale, par Maryvonne de Saint-Pulgent
Sept ans après l’incendie de Notre-Dame qui a traumatisé les Français, quatre mois après l'humiliant cambriolage du Louvre, de nombreuses questions se posent. Comment en est-on arrivé là ? Par désinvolture ? Mauvaises décisions politiques ? Nos chefs-d’œuvre sont-ils en péril ? Maryvonne de Saint-Pulgent, ancienne haut fonctionnaire, directrice générale du patrimoine de 1993 à 1997 et auteur d'Alerte sur le patrimoine (Gallimard, février 2026) est l'invitée de cette nouvelle édition des Grands entretiens d'Anne Rosencher.
Une personnalité qui parle en connaissance de cause, et qui ne mâche pas ces mots. Avec ses formules ciselées de "tonton flingueuse du patrimoine", elle nous décrit, exemples nourris de son expérience à l'appui, des décennies de mauvaises priorités. Trop de grands projets présidentiels au détriment de l'entretien de l'existant - "Dès qu'un projet devient politique, la rationalité disparaît." Trop de protections juridiques sans moyens derrière — "C'est de la gesticulation." Trop de mécénat mal orienté, trop d'événementiel, pas assez de vision à long terme. Un entretien décoiffant, à retrouver en vidéo sur YouTube et Dailymotion, mais aussi en podcast sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast...
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10/03 - Guerre en Iran : pourquoi les producteurs russes de pétrole se frottent les mains
La guerre en Iran ne fait pas que des malheureux dans le secteur de l'énergie. Le prix du pétrole a dépassé les 100 dollars le baril et a atteint 114 dollars pour la première fois depuis 2022. Certains s'en tirent particulièrement bien : les producteurs de pétrole russes. Dans ce contexte de hausse spectaculaire des prix de l'or noir depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, le 28 février, leurs actions ont fortement augmenté. La capitalisation totale des géants pétroliers russes Rosneft, Lukoil, Gazprom Neft, Surgutneftegaz et Tatneft a ainsi augmenté de 1969 milliards de roubles, soit environ 21,50 milliards d'euros, rapporte Euronews, citant le Moscow Times. Les titres de Rosneft ont grimpé de 25 % en une semaine et demie, quand le prix de Lukoil a augmenté de 10,2 % et celui de Gazprom Oil de 11 %, indique ce média en ligne indépendant.
L'acheminement de l'or noir depuis les pays du Golfe est perturbé par la guerre au Moyen-Orient. En cause : la réduction du trafic à presque zéro dans le détroit d'Ormuz, au large de l'Iran et des Emirats arabes unis. Cette paralysie est une aubaine pour les producteurs de pétrole russes, alors qu'environ 20 % du pétrole mondial transite par ce détroit. La Russie ne dépend en effet pas de cet endroit si stratégique pour exporter sa production de pétrole. Moscou "est un gros exportateur de pétrole en Asie", rappelle auprès des Echos Homayoun Falakshahi, analyste chez Kpler. "Puisque les pays du Moyen-Orient exportent surtout vers l'Asie et que le...
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10/03 - Jordan Bardella - Nicolas Sarkozy : l’histoire d’un déjeuner secret
Jordan Bardella a souvent la dent dure contre la droite et ses candidats : normal, nous sommes dans la dernière ligne de la campagne des municipales. Le vendredi 6 mars, par exemple, il se moque volontiers à la tribune du maire de Nice, Christian Estrosi. Le président du RN est en meeting à une trentaine de kilomètres de la capitale azuréenne, à Menton, pour soutenir Alexandra Masson, dont les chances de victoire sont réelles. Du plus connu des adversaires de la députée locale du RN, un certain Louis Sarkozy, il ne dit en revanche pas un mot…
La politique côté cour, la politique côté jardin. Cette fois, Jordan Bardella ouvre la bouche : normal, il est à table. En face de lui se trouve Nicolas Sarkozy. Nous sommes le 19 février, le déjeuner va durer près de deux heures. Les deux hommes ont appris à se connaître, ils se seraient même vus à plusieurs reprises au cours des derniers mois. Le 1er juillet 2025, l’ancien président avait reçu le dirigeant du RN pour des croissants, ainsi que l’avait révélé Le Parisien.
La discrétion est de mise : l’ex-chef de l’Etat, en attente de son procès en appel dans l’affaire libyenne le 16 mars, ne veut pas se mêler publiquement de politique. Et les élections municipales arrivent, qui voient la droite et l’extrême droite s’affronter dans de nombreuses communes. Jordan Bardella a simplement veillé à mettre dans la confidence Marine Le Pen – ce que cette dernière confirme à L’Express.
"Considérer [les dirigeants du Rassemblement national] me semble aussi naturel que nécessaire" :...
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10/03 - "L’hiver a été particulièrement difficile" : en Ukraine, les entreprises résistent aux coupures d’électricité
Oleksandr Honchar n’a pas dormi de la nuit : Moscou a lancé une pluie de drones sur une centrale électrique de Kiev, en face de chez lui. Réveillé par les explosions, il a aussitôt consulté les caméras de surveillance de son usine, qu'il nous montre : sous l'effet du souffle, les machines vibrent, les ampoules au plafond oscillent. À 39 ans, il dirige Ideashop, une entreprise de fabrication de cosmétiques qui emploie une centaine de personnes. L’usine est située au nord de Kiev, sur la trajectoire des drones qui descendent le fleuve Dniepr depuis la Biélorussie. Ces bombardements russes obligent le chef d'entreprise à innover pour maintenir son activité sans électricité.
En cette matinée de fin février, l'entreprise d’Oleksandr tourne d'ailleurs à plein régime. La musique pop de la radio donne la cadence aux employées qui remplissent des tubes de crèmes et de shampoings. Seul l'immense générateur, de la taille d'une camionnette, ronronnant sur le parking, trahit une situation hors-norme. Car ici, comme dans la majeure partie de la capitale, le réseau municipal ne délivre l'électricité que quelques heures par jour. "Les pertes seraient bien plus lourdes si l'on cessait de travailler"
Cet hiver, la Russie a profité des températures atteignant les -20 °C pour lancer une attaque sans précédents sur le système énergétique, détruisant 60 % des capacités de production du pays. Du 1er décembre au 28 février, Moscou a lancé plus de 14 670 bombes, 738 missiles et près de 19 000 drones, a déclaré Volodymyr...
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10/03 - Pourquoi l’Europe est devenue le principal importateur d’armes au monde
Le monde se réarme et les plus gros acheteurs d'armes sont… les Européens. L'Europe est devenue le principal importateur d'armes au monde au cours des cinq dernières années, d'après les données publiées lundi 9 mars par l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri). Selon ce rapport, les pays européens ont plus que triplé leurs importations d'armes entre 2021 et 2025 par rapport à la période 2016-2020 : l'Europe a ainsi représenté 33 % des importations mondiales, contre 12 % au cours de la période quinquennale précédente.
Cet institut international indépendant fondé en 1966 compare les tendances sur cinq ans car des livraisons dans le cadre de contrats importants peuvent fausser les chiffres annuels. Le volume des flux mondiaux d'armes a augmenté de 9,2 % entre 2021 et 2025 par rapport aux cinq années précédentes, indique également le Sipri. L'augmentation des flux mondiaux est la plus importante depuis 2011-2015, relève-t-il dans son rapport.
Les Etats-Unis, premier fournisseur mondial d'armes, représentent 42 % du total des transferts internationaux sur la période 2021-2025, contre 36 % entre 2016 et 2020. Ces cinq dernières années, les Américains ont exporté des armes vers 99 Etats, dont 35 en Europe. Pour la première fois depuis deux décennies, la plus grande part des exportations américaines est allée à l’Europe (38 %), devant celle du Moyen-Orient (33 %). "La forte augmentation des flux d'armes vers les Etats européens a fait grimper les transferts mondiaux d'armes de...
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10/03 - Guerre en Iran : "S’en prendre à une usine de dessalement équivaut à sortir l’arme nucléaire"
La guerre au Moyen-Orient se transformera-t-elle en guerre de l’eau ? Dimanche 8 mars, le Bahreïn a accusé l’Iran d’avoir ciblé l’une de ses usines de dessalement. Plus tôt, Téhéran dénonçait une attaque similaire de la part des Etats-Unis contre une de ses installations. Deux autres usines - l'une située aux Emirats arabes unis et l'autre au Koweït - auraient également subi des dégâts provoqués par la chute de drones iraniens interceptés. Dans cette région très sensible au changement climatique et parmi les plus arides de la planète, la disponibilité de l’eau est dix fois plus basse que la moyenne, selon la Banque mondiale.
"La vulnérabilité la plus profonde des pays du Golfe reste les usines de dessalement", explique Michael Christopher Low, directeur du Centre du Moyen-Orient à l’Université de l’Utah (Etats-Unis). Ces infrastructures sont cruciales pour l'eau potable de millions d'habitants. Dès lors, les Iraniens pourraient-ils les viser sciemment afin de plonger la région dans le chaos ? "Ce serait la réponse la plus extrême et la plus irrationnelle. Car il n’y a pratiquement plus d’étape supérieure possible dans l’escalade militaire", prévient l’historien, auteur d’un livre à paraître aux presses de l’Université de Californie, Saltwater Kingdoms: Fossil-Fueled Water and Climate Change in Arabia.
L’Express...
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10/03 - "Les polémiques à Paris nous ont beaucoup amusés" : Copenhague, ce modèle de propreté qui s’exporte
Les 15 et 22 mars, les Français votent aux municipales. L'occasion pour L'Express de sélectionner chez nos voisins des idées innovantes, des concepts pertinents et des dynamiques vertueuses pour améliorer notre quotidien. Tour d'Europe des villes qui doivent nous inspirer, et surtout inspirer nos nouveaux élus.
EPISODE 1 - Ces villes qui doivent nous inspirer : Munich, le mariage réussi de la Silicon Valley et de l'huile de moteur
EPISODE 2 - Comment Vienne est devenue un petit paradis pour les seniors et les locataires
EPISODE 3 -Londres, un modèle pour la sécurité ? Sa recette miracle pour faire baisser le crime
EPISODE 5 - Prague, la ville rêvée des étudiants qui caracole en tête des classements européens
ÉPISODE 6 - Des mini-réacteurs nucléaires pour se chauffer ? Helsinki prépare sa révolution énergétique
Pas une franche rigolade, mais des éclats de rire discrets, politesse danoise oblige. L'été dernier, les habitants de Copenhague ont regardé avec attention les Parisiens enfiler leurs combinaisons, prélever des échantillons d'eau et s'inquiéter des maladies de peau avant de se baigner, pour la toute première fois, dans la Seine. "Ici, tout le monde se jette dans le port sans se poser de questions, tant la qualité de l'eau est bonne depuis des années, sourit Natalie Gulsrud, spécialiste d'aménagements urbains à l'Université de Copenhague. Toutes ces polémiques à Paris ont été très amusantes à suivre."
Depuis quinze ans déjà, la capitale danoise a modernisé ses systèmes d'égouts et a investi...
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10/03 - Inflation, finances publiques : comment la crise au Moyen-Orient menace l’Europe
Un choc stagflationniste majeur pour l'économie mondiale et européenne. Tel est le spectre qu'a agité ce lundi 9 mars Valdis Dombrovskis, commissaire européen à l'économie, en cas de prolongation du conflit au Moyen-Orient. Dix jours auront suffi à rendre caduques les prévisions des économistes pour l'année. Chez Goldman Sachs, on rappelle une règle d’or : en moyenne, chaque hausse de 10 % des prix du pétrole réduit le PIB de 0,1 % et augmente l’inflation de 0,2 point à l'échelle mondiale. Or faire des hypothèses sur les conséquences du conflit revient à résoudre une équation à plusieurs inconnues - sa magnitude, sa persistance et sa propagation. Alors que le président américain a évoqué "quatre ou cinq semaines" d'affrontement, la perspective d’une désescalade immédiate s'éloigne.
L'énergie constitue la principale courroie de transmission du conflit vers le Vieux Continent. Depuis le début des hostilités, le cours du Brent a grimpé à son plus haut niveau depuis 2022, tandis que l’indice gazier néerlandais TTF a connu une hausse brutale à un moment où les stocks européens étaient inhabituellement bas. Les frappes sur des installations gazières au Qatar, un des fournisseurs européens de gaz naturel liquéfié (GNL), ont contribué à cette envolée. Une calamité, à l’heure où Bruxelles inclut la baisse des prix de l’énergie dans ses objectifs de compétitivité.
Cet emballement des prix vient remuer le couteau dans une vieille plaie européenne : sa dépendance énergétique. Certes, depuis le début de la guerre en Ukraine, les...
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10/03 - Guerre en Iran : ces premiers signes de frictions entre les Etats-Unis et Israël
Le conflit au Moyen-Orient est entré dans sa 11e journée ce mardi 10 mars. Israël poursuit ses opérations contre le Hezbollah au Liban, tandis que l'Iran prévient que la guerre n'est pas finie, après des déclarations de Donald Trump selon lesquelles la guerre contre l'Iran allait "se terminer bientôt", et est "quasiment finie", sans évoquer d'échéance précise. Si, officiellement, les Etats-Unis et Israël travaillent ensemble, main dans la main, avec un partage des opérations, en coulisses, cette bonne entente commence à se fissurer.
Lundi, Donald Trump a dit vouloir une victoire "totale", sans en définir les conditions. Depuis le début du conflit, le président américain tient des propos contradictoires sur les objectifs de Washington et les raisons pour lesquelles cette campagne militaire a été lancée. Le dirigeant ne semble pas avoir de stratégie claire de sortie du conflit, donnant l'impression d'une improvisation au fil des événements. Le changement de régime n'est pas vraiment une priorité pour lui. Le président américain verrait sans doute d'un bon œil un scénario à la vénézuélienne, c'est-à-dire travailler avec des cadres du pouvoir en place bienveillants à l’égard de Washington, plutôt que de faciliter un véritable changement de régime.
A contrario, Israël a de son côté dit vouloir entraîner la chute du système théocratique iranien et a promis, avant même qu'il ne soit désigné, de faire du successeur d'Ali Khamenei une cible. "Nous avons un plan méthodique, avec de nombreuses surprises, pour éradiquer le...
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10/03 - L’Australie accorde l’asile à cinq footballeuses iraniennes, pour les protéger après ne pas avoir chanté leur hymne
L'Australie a accordé mardi 10 mars des visas humanitaires à cinq joueuses de football iraniennes qui avaient demandé l'asile, redoutant d'être persécutées à leur retour dans leur pays pour avoir refusé de chanter l'hymne national lors d'un match de la Coupe d'Asie. "Les Australiens ont été touchés par le sort de ces femmes courageuses", a déclaré le Premier ministre australien Anthony Albanese lors d'une conférence de presse à Canberra. L'annonce intervient au lendemain de l'intervention de la police pour extraire les femmes des griffes de leurs responsables au sein du gouvernement iranien. "Elles sont en sécurité ici, et elles devraient se sentir comme chez elles."
Les autorités australiennes ont identifié les joueuses comme étant Zahra Sarbali Alishah, Mona Hamoudi, Zahra Ghanbari, Fatemeh Pasandideh et Atefeh Ramezanizadeh. Elles séjournent dans un lieu tenu secret sous protection policière, ont indiqué les autorités.
Le ministre de l’Intérieur, Tony Burke, a publié sur son compte X des photos le montrant aux côtés des cinq joueuses après leur avoir accordé leurs visas. Il a indiqué que le gouvernement menait depuis plusieurs jours des discussions secrètes avec elles, tout en reconnaissant que la décision de fuir était difficile à prendre. "Même si l’offre reste valable pour les autres membres de l’équipe, il est tout à fait possible, voire probable, que toutes les femmes de l’équipe ne décident pas de saisir l’opportunité que leur offre l’Australie", a-t-il déclaré.
Last night I was able to tell five...
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10/03 - Influenceurs, élus, hauts fonctionnaires... Enquête sur les réseaux pro-iraniens en France
Les images ont été sélectionnées avec soin, montées au ralenti sur fond de musique religieuse chiite. Sur la place de la République, à Paris, on y voit flotter d’immenses drapeaux de l’actuel régime de la République islamique d’Iran. De jeunes militants sont filmés portant fièrement des portraits des deux guides Guides suprêmes iraniens, Rouhollah Khomeyni (mort en 1989) et Ali Khamenei, tué samedi 28 février dans des attaques lancées conjointement par Israël et les États-Unis contre l’Iran. Datée du 1er mars 2026, la vidéo, intitulée "Paris supports Iran" [Paris soutient l’Iran, en français] est partagée sur les réseaux sociaux de Shahin Hazamy, influenceur franco-iranien qui se présente comme "journaliste indépendant", et comptabilise sur Instagram et TikTok plus de 630 000 abonnés.
Le jeune homme, qui s’est d’abord fait connaître en dénonçant les violences policières sur les réseaux sociaux, a peu à peu glissé dans un militantisme plus radical et prorégime iranien. Le 1er mars, il poste par exemple un portrait d’Ali Khamenei qu'il présente comme un "martyr tombé suite à l’agression américano-sioniste", ou des vidéos reprenant ouvertement la propagande de la République islamique. Il y affiche également publiquement son soutien à Mahdieh Esfandiari, Iranienne de 39 ans condamnée fin février par la justice française à quatre ans de prison (dont un ferme) et à une interdiction définitive du territoire français pour apologie du terrorisme. La trentenaire est notamment accusée d’avoir alimenté, entre 2023 et 2024, des...
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10/03 - La résurrection des barrages français : "Ils joueront bientôt un rôle encore plus crucial"
Nos barrages vont-ils enfin sortir la tête de l'eau ? L’hydroélectricité française devrait bientôt en finir avec la paralysie née d'un contentieux de près de vingt ans avec la Commission européenne. Cette dernière poussait la France à ouvrir à la concurrence les édifices dont la concession était arrivée à échéance, ce que Paris refusait tout net. Les deux mises en demeure de Bruxelles, en 2015 et 2019, n’y ont rien changé. L'avenir de la première source d’énergie verte du pays - 11 % du mix électrique - semblait bouché.
Puis la crise énergétique est passée par là. Le statu quo du parc hydraulique, souverain et précieux pour équilibrer le réseau électrique, devenait invraisemblable. Paris et Bruxelles ont donc repris les discussions, et se sont entendus l’été dernier sur un accord de principe. Les barrages français passeront du régime de concession à celui, plus souple, d’autorisation - une piste que L’Express évoquait déjà en 2023. C’était aussi l’option privilégiée par EDF, qui exploite les trois quarts des barrages du pays. Le groupe public devra, en revanche, mettre à disposition 6 gigawatts (GW) de cette production à des fournisseurs tiers. Un principe inscrit dans une proposition de loi récemment approuvée par l’Assemblée, et dont les sénateurs doivent se saisir début avril. "2026 pourrait être l’année du déblocage de tous nos problèmes, espère Xavier Casiot, président de France Hydro Electricité. Car notre territoire dispose d’un vrai potentiel." Oui, mais lequel ?
Le choix des mots est important. Celui des lieux...
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10/03 - Préférence européenne : les illusions d’un projet d’une complexité folle
"Acheter européen" : l’idée est révolutionnaire pour l’Union européenne, biberonnée depuis des décennies au libre-échange. Elle inspire les dernières propositions de la Commission visant à protéger l’industrie du continent des ravages de la concurrence déloyale chinoise. Le principe consiste à réserver l’argent public, qu’il soit distribué sous forme de subventions, d’aides d’Etat ou de marchés publics, aux produits fabriqués en Europe. Le projet est séduisant mais périlleux. Car plus les règles seront contraignantes, plus elles désavantageront l’économie et donc les consommateurs.
Primo, attention au risque de se tirer une balle dans le pied. Le commerce international est l’un des rares domaines où l’Union est une puissance qui compte dans le monde. Elle enregistre chaque année un excédent commercial, qui peut atteindre des montants colossaux : 150 milliards d’euros en 2024, dernière année connue. Le libre-échange enrichit les Européens. S’engager dans la voie protectionniste favorisée aujourd'hui par les Etats-Unis et la Chine, c’est risquer de tuer la poule aux œufs d’or.
Secundo, l’excès de bureaucratie nous guette, une fois de plus. Alors que la Commission d’Ursula von der Leyen n’avait ces derniers mois que le mot "simplification" à la bouche, la voilà qui met sur la table, sous l’impulsion du commissaire français, Stéphane Séjourné, un projet d’une complexité folle. Dans un monde où les chaînes de valeur sont mondiales, il va falloir définir, pour chaque produit, à partir de quel seuil celui-ci sera estampillé...
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09/03 - Donald Trump juge que la guerre en Iran est "quasiment finie"
Le conflit débuté le 28 février dernier sur le point de s'achever ? C'est ce que le président américain Donald Trump a laissé entendre dans une interview accordée à CBS News puis lors d'une conférence de presse, ce lundi 9 mars, jugeant que la guerre en Iran est selon lui "quasiment finie" et que Washington est "bien en avance" sur son estimation initiale de quatre à cinq semaines. "Je pense que la guerre est quasiment finie. Ils (l'Iran, NDLR) n'ont plus de marine, plus de moyens de communication, plus d'armée de l'air", a déclaré Donald Trump à la chaîne de télévision américaine.
Le président américain a toutefois rejeté lors de sa conférence de presse une possible fin du conflit cette semaine, indiquant simplement qu'il se terminerait "prochainement", sans plus de précisions. Menaces autour du pétrole
Questionné par CBS News sur le détroit d'Ormuz, le locataire de la Maison-Blanche a indiqué que des navires y circulent actuellement, mais qu'il "envisage de le contrôler". Lors de sa conférence de presse, Donald Trump a menacé de "frapper plus fort l'Iran" si Téhéran décide de bloquer l'approvisionnement en pétrole.
"Je ne laisserai pas un régime terroriste tenter de stopper l’offre mondiale de pétrole. Et si l’Iran fait quelque chose en ce sens, ils seront frappés beaucoup, beaucoup plus fort", a-t-il ainsi déclaré.
Le détroit d'Ormuz est un point de passage stratégique majeur pour le transport du pétrole à l'échelle mondiale, assurant environ un cinquième des flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel...
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09/03 - Shadi Hamid : "Il ne faut pas idéaliser le caractère libéral de la société iranienne"
La mort de l’ayatollah Khamenei a plongé le régime des mollahs dans le chaos, suscitant l’exultation de la diaspora iranienne, dispersée aux quatre coins du monde. Près d’un demi-siècle après la révolution islamique de 1979, qui a instauré un système politique autoritaire, répressif, et ultraconservateur, les plus optimistes des opposants s’autorisent enfin à rêver d’une transition démocratique. Shadi Hamid, professeur de science politique à l’université de Georgetown, tempère toutefois : "Je pense que la démocratie est possible au Moyen-Orient. Mais elle ne sera pas libérale", explique-t-il à L’Express. Ce spécialiste des liens entre islam, politique et démocratie, met en garde contre la tentation d’idéaliser "l’exception iranienne" : "Je crains que nous ayons tendance à surestimer le caractère sécularisé, progressiste et libéral de la société iranienne". Entretien.
L’Express : Alors que le régime iranien semble fragilisé après les frappes américano-israéliennes, rien n’indique pour l’instant qu’une transition démocratique soit en cours. Comment l’expliquez-vous ?
Shadi Hamid : Le problème, c’est que l’administration Trump ne fait pas de la démocratie en Iran une priorité. Ajoutez à cela le rôle d’Israël, qui préfère un Iran affaibli ne jouant qu’un rôle limité dans la région, plutôt qu’un Iran fier, fort, uni et démocratique. Nous sommes donc dans une situation regrettable, et les conditions ne sont simplement pas réunies pour favoriser une évolution du régime dans un sens plus démocratique.
Personnellement, s’il existait...
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09/03 - Thierry Breton : "Sortant des traités, l’Europe s’expose à la tempête"
L’heure est grave pour l’Europe. À l’Est, la guerre a refait irruption sur notre continent, tandis qu’au Sud et au Moyen‑Orient, les foyers de crise se multiplient. La compétition stratégique entre grandes puissances s’intensifie, les opinions publiques doutent, les extrêmes prospèrent. Dans cet environnement d’ouragan géopolitique, la question n’est plus seulement de savoir si l’Union "fait assez", mais si elle tient encore debout sur les fondations institutionnelles que les pères de l’Europe avaient patiemment dessinées.
Ces fondations étaient simples et robustes. Un Parlement européen pour représenter les citoyens, débattre, codécider la loi, contrôler l’exécutif. Un Conseil, où siègent les États, pour faire converger des souverainetés nationales qui restent, quoi qu’on en dise, le cœur de la légitimité démocratique en Europe. Et une Commission chargée de proposer, d’exécuter, de veiller aux traités, dans une position d’arbitre et de moteur, mais certainement pas de chef de camp. La force de ce triangle ne vient pas d’un homme providentiel ni d’une majorité partisane, mais de la séparation des rôles et de la confiance que cette séparation rend possible.
Au centre de ce dispositif, la Commission a été voulue comme une institution singulière. Ni gouvernement partisan, ni simple secrétariat administratif, elle est collégiale et indépendante. Collégiale, parce que chaque commissaire partage la responsabilité des décisions, quelle que soit sa nationalité ou son portefeuille. Indépendante, parce que chacun d’eux jure à...
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09/03 - La France aurait-elle pu mener l’opération "Fureur épique" ? L’analyse de cinq généraux et ex-cadres de la DGSE
La France aurait-elle pu mener l’opération "Fureur épique" en Iran ? Trois fois non, répondent les experts. D’abord parce que les services de renseignement n’ont pas les moyens de disposer d’une source humaine dans l’entourage direct de l’ayatollah Khamenei, à la différence de la CIA et du Mossad. C’est cette taupe qui a semble-t-il fourni l’information décisive sur la réunion des hauts gradés du samedi 28 février. "Le renseignement, ça prend beaucoup de temps. On serait incapable de faire ça sur l'Iran. Il faut travailler deux ou trois ans sur un objectif prioritaire, mettre beaucoup de moyens", expose Olivier Mas, ex-colonel de la DGSE.
"Les grands services de renseignement, il n’y a rien qu’ils ne puissent pas faire. La limite, c’est le coût et le temps", estime Jérôme Poirot, ex-coordonnateur adjoint du renseignement à l’Elysée. Mais un autre ancien dirigeant de la DGSE tord davantage le nez : "Israël travaille depuis 47 ans sur l’Iran. Recruter des sources au sommet du pouvoir, ça ne prend pas trois ans, mais beaucoup plus". Impossible aujourd’hui de mener une "opération homo", comme on nomme ces éliminations par le service Action de la DGSE, pour tuer un dirigeant comme Ali Khamenei. Et ce, faute d’accès suffisant au Guide suprême.
Il existe un domaine sur lequel la DGSE mise beaucoup depuis longtemps, notamment en Iran : la lutte contre la prolifération nucléaire. Dans ce milieu spécifique, le renseignement français dispose d’informateurs de haut niveau. Probablement pas suffisant pour infiltrer...
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09/03 - Le comparateur
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09/03 - Et si on supprimait l’impôt sur le revenu ? Par Nathalie Janson et Benjamin Griffoul
Éric Lombard a des problèmes avec ses chiffres. D'abord 13 000 Français assujettis à l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) ne s'acquitteraient d'aucun impôt sur le revenu (IR). Puis, corrigé, élargi, redéfini : 50 000. De son propre aveu, ce nouveau chiffre ne vient pas d'une étude ou d'une note publique, mais d'un "échange avec l'administration fiscale". Voilà qui en dit long sur l'état de notre débat public au sujet de l'impôt : un ancien ministre agite des statistiques invérifiables, tandis qu'on évite soigneusement de parler du cœur du sujet. Le problème n'est pas que 50 000 foyers ne paient pas l'impôt sur le revenu, mais l'architecture même de notre système fiscal de 3 500 pages. En 2025, 55 % des foyers fiscaux français ne payaient pas d'IR. Or, un impôt que la majorité ne paie pas n'est pas un impôt civique, mais une taxe politique appliquée à une minorité, que les plus habiles contournent légalement et que les plus mobiles fuient tout simplement.
Notre système fiscal est devenu absurde en raison de son illisibilité, qui permet à chacun d’en faire une lecture qui l’arrange, comme l'illustre l'exemple d’Éric Lombard qui ne cesse de réévaluer le nombre de contribuables qui fraudent. Mais en France, il est impossible d’échapper à l’impôt. A partir de ce constat, il importe de ne pas oublier la leçon formulée par le philosophe et écrivain Benjamin Constant, au début du XIXe siècle : "Tout impôt, de quelque nature qu'il soit, a toujours une influence plus ou moins fâcheuse. Si l'impôt produit quelque fois un...
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09/03 - L’édito Erasme
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09/03 - Municipales 2026 : ces grandes villes où tout peut basculer
Le compte à rebours est lancé : les élections municipales auront lieu les 15 et 22 mars 2026. Lors de ce scrutin, environ 900 000 candidats répartis sur 50 000 listes seront à départager. Comme toujours, seules les listes ayant obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés peuvent accéder au second tour, à moins qu’une liste ait obtenu la majorité absolue dès le premier tour. Alors que près de 35 000 communes sont concernées, l’attention se portera particulièrement sur quelques grandes villes où la carte politique locale pourrait être bouleversée. Paris
A Paris, la bataille des municipales bat son plein. Rachida Dati, candidate de la droite soutenue par Emmanuel Macron, espère rafler une mairie détenue par la gauche depuis 2001. Face à elle, le socialiste Emmanuel Grégoire, ex-premier adjoint de Anne Hidalgo, porte les couleurs de la majorité sortante. Les sondages placent pour l’instant ces deux candidats en tête au premier tour avec une légère avance pour celui de gauche qui récolte 32 % des intentions de vote au premier tour contre 26,5 % pour l'ex-ministre de la Culture, selon une enquête d'opinion Elabe/Berger-Levrault réalisée par nos confrères de BFMTV, La Tribune Dimanche et Le Figaro.
Dans ce...
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09/03 - "La nomination de Mojtaba Khamenei est un doigt d’honneur à Israël" : le décryptage d’Ali Alfoneh
"Que se passera-t-il après le décès du Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei ?", s’interrogeait en 2020 Ali Alfoneh dans son livre Political Succession in the Islamic Republic of Iran : Demise of the Clergy and the Rise of the Revolutionary Guard Corps(BookBaby). À l’époque déjà, ce spécialiste du régime iranien et chercheur à l’Arab Gulf States Institute mettait en lumière les rivalités existantes entre les élites technocratiques et le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) autour de cette succession. Surtout, il avançait l’hypothèse d’une possible transformation de la République islamique en dictature militaire.
Six ans plus tard, alors que Mojtaba Khamenei vient de succéder à son père, ce scénario n’est toujours pas à écarter. Selon Ali Alfoneh, un Iran "diplomatiquement isolé, nationaliste, appauvri et animé d’un esprit de revanche pourrait aussi bien évoluer vers quelque chose ressemblant au modèle nord-coréen". Entretien.
L’Express : Mojtaba Khamenei vient d’être nommé par l’Assemblée des experts. Pourtant, l’hérédité dans la succession n’est pas valorisée dans la République islamique d’Iran, car cela rappelle les pratiques du shah. Comment expliquez-vous cette entorse à la règle ?
Ali Alfoneh : La direction héréditaire est en effet idéologiquement abhorrée par la République islamique. Mais il ne faut pas oublier que la succession est un exercice politique, bien plus que théologique. La faction dominante parmi les élites dirigeantes identifie un candidat préféré et fait pression sur...
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09/03 - Guerre en Iran : Emmanuel Macron dit préparer "une mission strictement défensive" pour rouvrir le détroit d’Ormuz
En déplacement à Chypre ce lundi 9 mars, Emmanuel Macron a dit préparer avec ses partenaires une mission "purement défensive" pour permettre la réouverture du très stratégique détroit d'Ormuz et escorter les navires transportant du pétrole et du gaz, bloqués par le conflit au Moyen-Orient.
"Nous sommes en train de mettre en place une mission purement défensive, purement d'accompagnement, qui doit être préparée conjointement avec des Etats européens et non européens, qui a vocation à permettre l'escorte de porte-conteneurs et de tankers pour rouvrir le détroit d'Ormuz, qui est essentiel au commerce international et à la circulation du gaz et du pétrole", a déclaré le chef de l'Etat depuis Paphos, où il s'exprimait aux côtés de son homologue chypriote Nikos Christodoulides. "Nous préparons cette mission avec nos partenaires. Elle a pour but d'être strictement pacifique, strictement défensive", a précisé Emmanuel Macron. Un total de huit frégates françaises mobilisées
Le président français a aussi annoncé que la France enverra deux frégates dans le cadre de la mission navale de l'Union européenne Aspides en mer Rouge. "Nous voulons assurer la liberté de navigation et la sûreté maritime en Méditerranée orientale et en mer Rouge", a fait valoir le chef de l'Etat. View this post on Instagram
Au total, "la présence française qui se déploiera de la Méditerranée orientale, en mer Rouge et justement au large d'Ormuz, mobilisera huit frégates, deux portes-hélicoptères amphibies et notre porte-avions",...
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09/03 - Guerre en Iran : "Nous ne participons pas à un conflit en cours", assure Emmanuel Macron à bord du Charles-de-Gaulle
Mojtaba Khamenei, fils de l'ayatollah Ali Khamenei assassiné au premier jour de la campagne militaire menée par les Etats-Unis et Israël en Iran, a été nommé par l'Assemblée des experts iraniens dimanche successeur de son père comme Guide suprême de la République islamique, selon la presse officielle.
Ce lundi, Donald Trump s'est d'ores-et-dejà dit insatisfait du nom du nouveau Guide suprême. De son côté, Israël avait déjà prévenu qu'il pourrait cibler quiconque serait désigné nouveau guide suprême de l'Iran.
En déplacement à Chypre, d'où il a dit préparer avec des pays partenaires une "mission purement défensive" visant à rouvrir le détroit d'Ormuz, Emmanuel Macron s'est aussi rendu sur le porte-avions français Charles-de-Gaulle, actuellement en Méditerranée. Face aux armées, le chef de l'Etat a assuré que la France "ne participe pas à un conflit en cours".
Les infos à retenir
⇒ Mojtaba Khamenei, fils de l'ayatollah Ali Khamenei, a été nommé Guide suprême de la République islamique
⇒ La Turquie annonce le déploiement de six avions de chasse F-16 dans le nord de Chypre
⇒ Le baril de pétrole dépasse les 115 dollars
⇒ Emmanuel Macron est en déplacement à Chypre, où il a dit préparer une "mission purement défensive" pour rouvrir le détroit d'Ormuz. Il se rend ensuite sur le porte-avions Charles-de-Gaulle.
19h45Les Gardiens de la révolution annoncent une intensification des frappes iraniennes
Le commandant de la force aérospatiale des Gardiens de la révolution, Majid Mousavi, annonce que la fréquence et l'ampleur des...
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09/03 - Guerre au Moyen-Orient : dans le golfe Persique, l’eau potable devient une cible stratégique
Nouvelle escalade dangereuse dans le golfe Persique : après les bases militaires, c’est désormais l’eau qui devient cible stratégique. Une manière de jouer avec la vie de millions de civils dans une région où les ressources en eau douce sont rares, et où chaque goutte compte. En effet, les nombreuses usines de dessalement du Moyen-Orient, qui extraient le sel de l'eau de mer, constituent la principale source d'eau potable pour des millions d'habitants de cette région aride. Visant la faille invisible, un drone iranien a frappé une usine de dessalement au Bahreïn, mettant en péril la ressource la plus vitale du Golfe, juste derrière le pétrole. L’attaque a provoqué des dégâts matériels et blessé trois personnes, a confirmé, dimanche 8 mars, le ministère de l’Intérieur bahreïni.
L'Iran n'a pas encore réagi à l'attaque, mais la veille, le ministre des Affaires étrangères du régime des mollahs, Abbas Araghchi, avait affirmé que Washington avait frappé une usine de dessalement iranienne sur l'île de Qeshm, dans le Golfe. "L’approvisionnement en eau de 30 villages est perturbé. Attaquer les infrastructures iraniennes est un acte dangereux aux graves conséquences. Ce sont les États-Unis qui ont créé ce précédent, et non l’Iran", a tancé Abbas Araghchi sur les réseaux sociaux. Un porte-parole du Commandement central américain, responsable du Moyen-Orient, a, cependant, démenti toute attaque militaire contre une usine de dessalement en Iran.
Quoi qu’il en soit, les auteurs de ces attaques savent parfaitement ce qu’ils...
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09/03 - Pétrole, tourisme, pénuries… La guerre au Moyen-Orient fait trembler l’économie mondiale
Imbibée de pétrole, la mèche d'une crise économique planétaire s'est allumée dans le golfe persique. Après l'attaque du 28 février menée par Israël et les Etats-Unis contre l'Iran, le cours du Brent avait augmenté de près de 30 % en cinq séances. Ce lundi 9 mars, au sortir d'un week-end émaillé de frappes sur différents dépôts autour de Téhéran, il a bondi de 16 % en une seule journée, enfonçant la barre symbolique des 100 dollars le baril. Interrogé par le Financial Times, le ministre de l'Energie qatari, Saad al-Kaabi, le voit à 150 dollars d'ici deux ou trois semaines si le trafic des tankers, mais aussi des méthaniers, dans le stratégique détroit d'Ormuz ne reprend pas. Une flambée qui, après celle de 2022 liée au déclenchement de la guerre en Ukraine, pourrait de nouveau faire vaciller des pans entiers de l'industrie mondiale. Revue de détail. Pétrole : une prime de risque durable
Cette fois, c'est peut-être la crise de trop. De celle qui peut tout faire basculer. Pour Seqens, le chouchou français du paracétamol, la guerre en Iran a un air de déjà-vu. En 2020, au cœur de la pandémie, la France, fiévreuse, s'inquiétait des pénuries de Doliprane et découvrait éberluée l'extrême dépendance européenne aux principes actifs venus d'Asie. Dans l'urgence, il fallait investir, relocaliser, ne plus rien sacrifier sur l'autel de la souveraineté européenne. Seqens a joué le jeu, ouvert une usine flambant neuve dans l'Isère fin 2025… Et patatras, l'Iran s'est embrasé. Depuis dix jours, Gildas Barreyre, le secrétaire général de...
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09/03 - Yann Algan (HEC) : "Le salarié LFI plébiscite le télétravail, celui du RN préfère les petites équipes"
Si un tiers des salariés du privé ne revendiquent aucune préférence partisane, plus d'un quart se reconnaissent dans les idées du Rassemblement national. Le parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella devance largement les autres mouvements. Fait récent : le RN est devenu le premier parti chez les cadres. Qu'est-ce qui distingue un salarié RN d'un "LFiste", d'un socialiste ou d'un centriste, entre autres ? Ont-ils des attentes différentes vis-à-vis du travail ? Accordent-ils la même confiance à leurs collègues ? Comment perçoivent-ils l'arrivée de l'intelligence artificielle ? Une étude inédite de HEC, "La politique au travail : vécu en entreprise et fractures politiques", réalisée auprès de 3 909 salariés du privé, éclaire cet angle mort des enquêtes électorales autant que des sondages sur la vie en entreprise. Leurs auteurs, Yann Algan, Antonin Bergeaud et Camille Frouard - les deux premiers professeurs à HEC et le troisième étudiant - expliquent notamment que ce qui sépare les électorats au travail n’est ni le salaire, ni la catégorie socioprofessionnelle, mais "la qualité du lien social vécu au quotidien dans l’entreprise". Yann Algan s'en explique dans L'Express.
L'Express : La confiance interpersonnelle et la satisfaction dans la vie sont deux ressorts importants des choix politiques. En quoi l'entreprise permet-elle de mieux les mesurer ?
Yann Algan : Dans un livre récent sur Les origines du populisme [1] , nous avions déjà identifié la confiance dans les autres et la satisfaction dans la vie comme...
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09/03 - Iran : Mojtaba Khamenei, de l’ombre familiale au sommet du pouvoir
C’est une scène qui semble tout droit sortie d’une dystopie politique : à peine la disparition du chef actée, que déjà la succession se met en place, comme si rien ne devait vraiment changer. Il suffit de regarder Mojtaba Khamenei, 56 ans, pour avoir cette impression troublante de continuité : mêmes petits yeux noisette, même turban noir, et cet air de fausse bonhomie que lui donnent un visage rond et une barbe fournie. À 56 ans, le second fils d'Ali Khamenei succède à son père, mort dans un bombardement américano-israélien samedi 28 février. "La légitimité du sang", se réjouit le quotidien libanais Al Akhbar, proche du Hezbollah, qui voit dans cette nomination "un message de cohésion politique et militaire", selon France 24.
Mojtaba Khamenei est le seul des six fils de l’ayatollah Ali Khamenei à avoir occupé une place visible dans les sphères du pouvoir. Religieux influent, il était réputé proche des appareils sécuritaires iraniens et à la tête de vastes réseaux d’affaires hérités de son père, rappelait déjà L'Express avant sa désignation. Très lié aux Gardiens de la révolution, il supervisait le Beit, le bureau du guide suprême chargé de filtrer et de valider l’essentiel des décisions de l’État iranien. Né en 1969 à Mashhad, dans le nord-est de l’Iran, Mojtaba Khamenei voit le nouveau régime engagé, au début des années 1980, dans une guerre contre l’Irak...
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09/03 - Londres, un modèle pour la sécurité ? Sa recette miracle pour faire baisser le crime
Les 15 et 22 mars, les Français votent aux municipales. L'occasion pour L'Express de sélectionner chez nos voisins des idées innovantes, des concepts pertinents et des dynamiques vertueuses pour améliorer notre quotidien. Tour d'Europe des villes qui doivent nous inspirer, et surtout inspirer nos nouveaux élus.
EPISODE 1 - Ces villes qui doivent nous inspirer : Munich, le mariage réussi de la Silicon Valley et de l'huile de moteur
EPISODE 2 - Comment Vienne est devenue un petit paradis pour les seniors et les locataires
EPISODE 4 - "Les polémiques à Paris nous ont beaucoup amusés" : Copenhague, ce modèle de propreté qui s'exporte
EPISODE 5 - Prague, la ville rêvée des étudiants qui caracole en tête des classements européens
ÉPISODE 6 - Des mini-réacteurs nucléaires pour se chauffer ? Helsinki prépare sa révolution énergétique
À en croire TikTok et X, Londres détiendrait le record européen du "knife crime", les agressions par armes blanches. Les vidéos virales de rixes entre adolescents et les discours alarmistes ont alimenté l’image d’une ville dangereuse livrée aux gangs. Les chiffres racontent une toute autre histoire : en 2025, la capitale britannique a enregistré son plus faible nombre d’homicides depuis une décennie – 97 morts – soit environ 1,1 victime pour 100 000 habitants. Un taux inférieur à ceux de Paris (1,3), Berlin (1,4) ou New York (3,2).
Cette amélioration s’inscrit dans une tendance de long terme. Les homicides ont chuté d’environ un tiers depuis 2019, et ce malgré la croissance...
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09/03 - IA : le secteur du logiciel n’est pas en crise, il était en bulle
Le mot "SaaSpocalypse" circule depuis quelques semaines dans les salles de marchés. On peut comprendre la frayeur des fabricants de software as a service (SaaS). L'ETF iShares IGV, qui synthétise les principaux éditeurs de logiciels cotés, a perdu 19 % depuis le début de l'année et 29 % depuis son pic de septembre 2025. Le Nasdaq Emerging Cloud Index de Bessemer Venture Partners, indice de référence pour les éditeurs uniquement disponibles sur le cloud, avait plongé de 62 % entre son sommet de novembre 2021 et la fin 2022, avant de se reprendre partiellement. Il rechute de 30 % depuis janvier. Les géants — Salesforce, ServiceNow, Workday — voient leur capitalisation s'éroder mois après mois. Pourtant, les mêmes entreprises affichent une croissance lissée d'environ 17 % par an et une marge moyenne proche de 10 %. Ce n'est pas une apocalypse. C'est un retour à la réalité économique.
Ce que le marché réévalue méthodiquement n'est pas la santé de ces entreprises mais l'anomalie de leur valorisation. Le multiple médian de valorisation avait atteint 19 fois les revenus récurrents annuels au pic de novembre 2021, contre 6 à 7 fois aujourd'hui, soit les niveaux de 2015-2016. Certaines sociétés en hypercroissance dépassaient 40 fois. Ce n'était pas l'expression d'une valeur fondamentale mais le produit de trois conditions exceptionnelles qui ont coexisté pendant une quinzaine d'années et se sont évaporées simultanément.
La première : le coût de développement logiciel était structurellement élevé. Construire un...
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08/03 - Guerre en Iran : l’Ukraine au secours de Donald Trump et des monarchies du Golfe
Une semaine après le début de l’offensive israélo-américaine en Iran, les drones kamikazes Shahed envoyés par Téhéran continuent de pleuvoir à un rythme inédit sur Israël et les pays de la région. Plus de 2 000 de ces engins low cost (35 000 dollars pièce) auraient d’ores et déjà été envoyés, ont revendiqué vendredi les Gardiens de la Révolution. Face à ce déluge de feu sans précédent, Washington et ses alliés portent un intérêt croissant à l’Ukraine, qui, à plus de 2 000 kilomètres de là, a acquis une expérience unique pour les neutraliser. Et pour cause : Kiev est confronté depuis quatre ans à ces armes utilisées massivement par l’armée de Poutine.
Rien que cette semaine, le Pentagone et au moins trois monarchies du Golfe - l’Arabie saoudite, les Emirats et le Qatar - ont évoqué avec des industriels ukrainiens de l’armement la question d’un achat éventuel de drones intercepteurs, nous confirme une source du secteur. Ces engins, de petits aéronefs conçus spécifiquement pour détruire les Shahed, ont l’avantage de présenter un coût bien inférieur aux millions de dollars des munitions utilisées par les batteries Patriot et autres systèmes de défense antiaérienne dont se servent quotidiennement Washington et ses alliés au Moyen-Orient.
"Le prix d’un drone intercepteur ukrainien tourne autour de 2 000 dollars, abonde Mykhailo Gonchar, président de l’institut ukrainien Centre for Global Studies Strategy XXI. C’est infiniment moins cher que toutes les défenses actuellement utilisées contre l’Iran." Ils présentent aussi l’intérêt de...
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08/03 - Guerre en Iran : CMA-CGM, Maersk, MSC... Les armateurs choisissent de rerouter leur flotte vers l’Afrique
Près de sept jours après le début de la guerre en Iran, démarrée par des frappes israélo-américaines le 28 février dernier, tout le commerce mondial des hydrocarbures retient son souffle. Depuis une semaine, le détroit d'Ormuz, où transitent habituellement près de 20 % du pétrole mondial (soit entre 15 et 17 millions de barils par jour) et 20 % du gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance du Qatar, de l'Arabie saoudite ou encore des Émirats arabes unis, est quasiment fermé. Bordé à l'est par l'Iran, qui riposte aux frappes américaines en ciblant les pays de la région, le trafic maritime dans cette mer presque fermée a ainsi chuté de 90 %, selon la société d'analyse Kpler.
Tandis qu'à quelques centaines de kilomètres de là, la situation du canal de Suez, vital pour près de 12 % du commerce mondial, n'est pas beaucoup plus dynamique. Déjà effondrées de moitié depuis 2023 à cause des attaques des rebelles houthistes du Yémen en Mer Rouge en lien avec la guerre à Gaza, les traversées de navires en provenance du Moyen-Orient vers l'Europe sont aujourd'hui presque à l'arrêt. Selon le site Windward, spécialiste des données maritimes, 23 passages ont été enregistrés le 4 mars, soit une baisse de moitié par rapport à la moyenne quotidienne oscillant entre 40 et 55 passages.Cap sur l'Afrique du Sud
Dès le premier jour des frappes, le 28 février, l'armateur français CMA-CGM a déclaré avoir demandé à tous ses navires présents dans le Golfe Persique de "se mettre à l'abri", et donc de ne pas franchir le détroit d'Ormuz. Dans le...
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08/03 - Le successeur d’Ali Khamenei a été désigné, sans que son nom ne soit encore dévoilé
Interrogé samedi sur la possibilité d'envoyer des troupes au sol pour sécuriser les sites nucléaires, Donald Trump a déclaré que c'était quelque chose qu'ils pourraient faire "plus tard".
Les gouvernements d'Arabie saoudite, du Koweït, des Émirats arabes unis et de Bahreïn ont signalé des attaques de drones iraniens sur leur territoire samedi et tôt dimanche, un important incendie ayant ravagé un immeuble de bureaux gouvernementaux au Koweït. L’Arabie saoudite a averti Téhéran que la poursuite des attaques iraniennes contre le royaume et son secteur énergétique pourrait inciter Riyad à riposter de la même manière, ont indiqué à Reuters des sources proches du dossier.
L'ambassade des États-Unis à Oslo, la capitale norvégienne, a également été touchée par une explosion tôt dimanche matin. Selon la police, des dégâts mineurs ont été constatés, mais aucun blessé n'a été signalé. Les causes de l'explosion et les personnes impliquées restent pour l'instant inconnues.
Dans une tentative apparente d'apaiser les tensions dans le Golfe, le président iranien a présenté ses excuses aux États voisins pour les attaques perpétrées samedi contre des installations américaines dans ces pays. Des propos qui ont provoqué une onde de choc politique en Iran, incitant son cabinet à réaffirmer que l'armée iranienne répondrait fermement aux attaques provenant de bases américaines.
L'assemblée des experts chargée de désigner le prochain guide suprême de l'Iran, en remplacement de l'ayatollah Ali Khamenei, assassiné la semaine dernière, pourrait...
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08/03 - "La France a une dette morale envers l’Iran" : l’interview croisée de Ayda Hadizadeh et Pouria Amirshahi
"Tu vas demander la présidence ?" Quand, au début de la législature, la députée du Parti socialiste Ayda Hadizadeh a voulu prendre la tête groupe d’amitié France-Iran à l’Assemblée nationale, elle a tout de même posé la question à Pouria Amirshahi. Réponse négative de l’intéressé. Lui comme elle est natif de Téhéran, lui comme elle y conserve encore des attaches. Mais le député apparenté écologiste l’admet : "l’Iran, ça n’est pas la cause que j’incarne, matin, midi et soir". Peut-être un peu moins que sa collègue socialiste. Une semaine après le début de la guerre, Ayda Hadizadeh n’a pas quitté de l’œil les réseaux sociaux ; Pouria Amirshahi, lui, a préféré éteindre la télévision. Mais aucun n’a détourné le regard de ce conflit qui embrase le Moyen-Orient. L’Express a réuni les deux députés. Ensemble, ils partagent leurs sentiments mêlés, leurs "joies coupables" - à l’annonce de la mort du Guide suprême Ali Khamenei notamment - leurs colères parfois nuancées, et leurs espoirs, souvent mitigés. Entretiens croisés.
L'Express : En tant que députés français natifs d’Iran, quelles pensées vous ont traversé l’esprit lorsque vous avez pris connaissance de l’attaque israélo-américaine samedi dernier ?
Pouria Amirshahi : Je n'étais pas très surpris, car je sentais bien que la "guerre des 12 jours" n'avait pas dit son dernier mot. L'obsession de Netanyahou concernant l'Iran, mais aussi le besoin pour le régime d'être héroïsé dans sa confrontation avec ces deux puissances-là, m'ont conduit à penser qu'une forme de guerre perpétuelle était...
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08/03 - Hanna Notte : "Même à Moscou, certains craignent que Cuba soit la prochaine cible"
Moscou ne répond plus. Après l’attaque israélo-américaine contre l’Iran et la mort de l’ayatollah Khamenei, le maître du Kremlin s’est contenté de quelques mots de soutien à son "partenaire stratégique global", le régime de Téhéran. Prudence calculée ou réelle impuissance ? Dans un entretien à L’Express, Hanna Notte, directrice du programme de non-prolifération Eurasie au James Martin Center for Non proliferation Studies, estime que si la Russie n’a pas la marge de manœuvre nécessaire pour s’impliquer dans une guerre au Moyen-Orient, le conflit dans la région pourrait néanmoins avoir des conséquences importantes pour Moscou. Et peut-être même lui profiter. Entretien.
L’Express : Après l’attaque israélo-américaine contre l’Iran et la mort de l’ayatollah Khamenei, de nombreux commentateurs ont souligné l’impuissance de la Russie et son incapacité à venir en aide à ses partenaires. Peut-on vraiment parler d’incapacité, ou s’agit-il plutôt d’un choix de la part de Vladimir Poutine ?
Hanna Notte : Les deux ne s'excluent pas nécessairement. D’un côté, les ressources de la Russie sont limitées par la guerre en Ukraine. À tel point que, même si elle le souhaitait, elle n'aurait pas la marge de manœuvre nécessaire pour s'impliquer dans une guerre au Moyen-Orient. De l'autre, Vladimir Poutine n'est fondamentalement pas intéressé par le type de guerre auquel nous assistons actuellement. À bien des égards, cela correspond à sa politique étrangère dans la région depuis dix ans, comme en témoigne le fait que Moscou a toujours pris soin...
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08/03 - Guerre en Iran : le jeu d’équilibriste de Giorgia Meloni entre Donald Trump et Téhéran
Sur le dossier iranien, Giorgia Meloni, avance à pas comptés. Et pour cause : la présidente du Conseil italien, qui peut aujourd'hui se targuer d'être l'interlocutrice européenne privilégiée de Washington, demeure aussi un allié historique de Téhéran, avec un canal de discussion toujours ouvert."Une grande dirigeante, une amie"
Pas plus tard que samedi, répondant à une interview téléphonique du quotidien italien Corriere della Sera, le président américain faisait l'éloge de la Première ministre Giorgia Meloni, estimant qu'elle est une alliée précieuse pour son pays, désormais en guerre en Iran. "J'aime l'Italie, je pense que c'est une grande leader", a déclaré le président américain. Giorgia Meloni "essaie toujours d'aider, c'est une excellente leader et c'est mon amie", a-t-il martelé, en réponse à l'annonce vendredi par Rome de l'envoi de structures navales pour la défense de Chypre, aux côtés de la France, de l'Espagne et des Pays-Bas, mais aussi en soutien aux pays du Golfe alliés, sous le feu des frappes de riposte de Téhéran depuis une semaine.
Toutefois, en Italie, comme ailleurs en Europe et même aux États-Unis, la guerre en Iran est loin de faire l'unanimité. D'autant qu'elle attise les craintes d'une inflation galopante des prix de l'énergie. Un enjeu qui revêt une importance capitale dans un pays où les factures d'électricité figurent au top 5 des plus chères d'Europe, selon Euronews. Quant à Donald Trump, il n'est guère apprécié de nos voisins italiens, rapporte le site d'information Politico....
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08/03 - Iran : quand la France incubait, chez elle, le régime des mollahs
Le 6 octobre 1978, un vieil ayatollah enturbanné, une longue cape brune sur les épaules, atterrit à l’aéroport parisien Charles-de-Gaulle en provenance de Bagdad. Il présente son passeport au fonctionnaire de la police aux frontières qui lui octroie sans autre formalité un visa de tourisme de trois mois, comme c’était la règle à l’époque pour tout Iranien arrivant en France.
Un intellectuel exilé, Abolhassan Banisadr, est venu accueillir le religieux. Il le conduit à son appartement de Cachan, en banlieue parisienne, où il l’héberge quelques jours avant de l’installer dans le village de Neauphle-le-Château, dans les Yvelines. Pendant quatre mois, jusqu’à son retour à Téhéran le 1er février 1979, Rouhollah Khomeini va y fomenter la révolution islamique iranienne, premier triomphe contemporain de l’islamisme politique.
Prises au dépourvu, les autorités françaises mettent plusieurs jours à prendre la mesure de l’événement. Le monarque absolu qui règne en Iran, le chah (empereur) Mohammed Reza Pahlavi, est pourtant l’un des principaux alliés de la France au Proche-Orient ; Khomeini est, depuis des années, son ennemi mortel ; exilé depuis 1964 en Irak, il vient d’en être expulsé par le président Saddam Hussein à la demande du souverain iranien.
Le remue-ménage causé par l’arrivée de l’éminence chiite dans le paisible bourg des Yvelines, ainsi que les dépêches inquiètes envoyées par l’ambassade de France à Téhéran, finissent par éveiller l’attention des autorités. Dès son élection en 1974, le président Valéry Giscard...
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08/03 - "Me pendre avec ma plus belle cravate" : Floc’h et Fromental, l’art de mourir avec élégance
Voici un livre qui fait un drôle d’effet après les débats sur la loi sur l’aide à mourir. Les esthètes n’ont pas attendu cette vulgaire démocratisation du suicide pour quitter ce monde avec panache. Quand le quotidien s’avère trop pénible, vaut-il mieux ouvrir le gaz et avaler trois tubes de gardénal, comme Drieu la Rochelle ? Se mettre délicatement la tête dans le four, comme Sylvia Plath ? Ou se faire seppuku, comme Mishima ? Ces trois écrivains figurent dans Memento Mori de Floc’h et Fromental, une réédition de deux de leurs anciens livres des années 1980, Life et High Life, augmentés d’une quinzaine de portraits d’artistes ayant choisi de prendre la tangente – les superbes images de Floc’h sont agrémentées de calligrammes signés Jean-Luc Fromental. On y croise aussi bien Diane Arbus que Kurt Cobain, Nicolas de Staël que Ian Curtis. Difficile de ne pas sourire devant le dessin de George Sanders, ni de rêver devant celui de Virginia Woolf…
On retrouve le duo un matin d’hiver chez son éditeur, Le Dilettante. Malgré son allure d’éternel jeune homme, Floc’h a déjà 72 ans. Son CV est long comme le bras : La Trilogie du Blitz avec François Rivière, ses couvertures du New Yorker, ses affiches de films pour Diabolo Menthe de Diane Kurys, Alain Resnais, Woody Allen ou Pascal Bonitzer, et tout ce qu’il a fait par ailleurs, comme un épisode de Blake et Mortimer et son Travel Book Edimbourg pour Louis Vuitton, le guide de voyage le plus chic qui soit. Floc’h n’a jamais cherché à être grand public, démagogue, il est...
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08/03 - Côte fleurie : l’éden inspiré de la Maison douce époque
C’est une longue histoire, traversée par l’art et la littérature, qui continue de s’écrire à Benerville-sur-Mer. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, Eugène Boudin y trimballe maintes fois son chevalet, peignant les couchers de soleil sur les rivages de la discrète villégiature ou les élégantes de la nouvelle station balnéaire de Deauville, à deux pas de là. C’est aussi à Bénerville, qui ne s’appelle pas encore Benerville-sur-Mer, que le collectionneur Paul Gallimard fait édifier, sur les pentes du mont Canisy, le Château Gabriel, en 1874, au moment même où, à Paris, l’impressionnisme signe avec éclat son acte de naissance.
Trois décennies plus tard, le vaste manoir anglo-normand voit se nouer l’amitié entre Marcel Proust et le jeune Gaston, fils de Paul et futur gérant de la Nouvelle Revue française – en 1919, trois ans avant la mort de l’écrivain, le second éditera A l’ombre des jeunes filles en fleur, où planent les paysages de la Côte fleurie. Mais, revenons en 1908, l’année de la rencontre entre les deux hommes, lorsque l’architecte Henri Goury s’inspire ouvertement du Château Gabriel pour construire une somptueuse demeure voisine, le Castel Bénerville, destinée à l’agent de change parisien François-Stephen Ribes, qui reçoit là le gratin des arts, des lettres et de la finance.Les 14 suites et chambres portent toutes le nom d'un illustre écrivain.
Le castel a connu depuis des fortunes diverses. Un temps propriété du parfumeur François Coty, il est ensuite réquisitionné par l’armée allemande pendant la Deuxième...
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08/03 - Comment Vienne est devenue un petit paradis pour les seniors et les locataires
Les 15 et 22 mars, les Français votent aux municipales. L'occasion pour L'Express de sélectionner chez nos voisins des idées innovantes, des concepts pertinents et des dynamiques vertueuses pour améliorer notre quotidien. Tour d'Europe des villes qui doivent nous inspirer, et surtout inspirer nos nouveaux élus.
EPISODE 1 - Ces villes qui doivent nous inspirer : Munich, le mariage réussi de la Silicon Valley et de l'huile de moteur
EPISODE 3 - Londres, un modèle pour la sécurité ? Sa recette miracle pour faire baisser le crime
EPISODE 4 - "Les polémiques à Paris nous ont beaucoup amusés" : Copenhague, ce modèle de propreté qui s'exporte
EPISODE 5 - Prague, la ville rêvée des étudiants qui caracole en tête des classements européens
Rester inactive n’a jamais été une option pour Suzanne Claudia Krasni, retraitée Viennoise de 80 ans. Pour éviter à tout prix la sédentarité et l’isolement, cette résidente de la capitale autrichienne se rend plusieurs fois par semaine au "Pensionistinnenklub" (club de retraité, en français) de son quartier. Dans ces centres communautaires dédiés aux seniors et accessibles gratuitement à tous les résidents Viennois âgés de plus de 60 ans, elle rencontre d’autres retraités, pratique la gymnastique, les randonnées de groupe ou la danse - discipline qu’elle enseigne désormais en ligne à ses nouveaux camarades. "Cela me permet non seulement de rester en forme physiquement, mais aussi de garder un esprit jeune ! À chaque fois, je ressens à quel point il est bon...
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08/03 - Etats-Unis : pourquoi la droite Maga se fracture autour de l’IA
Il en faut beaucoup pour rapprocher deux ennemis. Brendan Steinhauser sait de quoi il parle. "Je suis conservateur jusqu'au bout des ongles", explique ce Texan qui a organisé, en vingt ans de carrière politique, plusieurs campagnes pour des candidats républicains. "Jamais de ma vie, assure-t-il, je n’aurais imaginé être d’accord avec Bernie Sanders !" Pourtant, Brendan Steinhauser, à la tête depuis l'an dernier de l'ONG The Alliance for Secure AI, milite, comme le sénateur socialiste du Vermont, pour plus de régulation en matière d'intelligence artificielle : "Nous nous devons de faire les choses bien, pour ne pas perdre le contrôle sur cette technologie".
L'IA est devenue un sujet qui divise les Américains : une étude du Pew Research Center, parue en septembre 2025, indique que 50 % d’entre eux sont plus inquiets qu’excités par son utilisation dans la vie de tous les jours. Une hausse spectaculaire par rapport à 2021, où ils n’étaient que 37 % à se déclarer préoccupés, et qu'on constate aussi bien chez les sympathisants démocrates que républicains.
La position de Donald Trump sur l’intelligence artificielle est tout autre. Le président américain a commencé son deuxième mandat en multipliant les annonces sur les investissements dans le secteur et en présentant cette technologie comme un instrument de la puissance des Etats-Unis. Alors que la dispute entre Anthropic et le Pentagone a des...
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08/03 - Dubaï et les pays du Golfe : la fin du mirage
Comme d'un coup de baguette magique et avec tout le talent d'un prestidigitateur, Dubaï, Abou Dhabi, le Qatar mais aussi les autres ville-Etats ou pays de la région avaient fini par nous faire croire qu'ils ne se trouvaient pas au Moyen-Orient. Et qu'au contraire, ces havres de paix au luxe tapageur vivaient sous cloche ou dans une bulle préservée de la géographie, loin des conflits qui ravagent la région depuis un quart de siècle et davantage : guerres en Irak, guerre israélo-palestinienne, guerre en Syrie, guerre au (tout proche) Yémen, et, depuis le 28 février, guerre en Iran. C'était trop beau pour être vrai. Un premier projectile - suivi de près par 380 missiles et 1 480 drones lancés dans toute la région les jours suivants - aura suffi à pulvériser cette illusion sécuritaire.
Dès le premier jour de la riposte iranienne, leurs débris, interceptés par la défense des Émirats arabes unis, sont retombés sur les hôtels Fairmont The Palm (situé sur la célèbre île artificielle en forme de palmier) et Burl Al Arab (7 étoiles), occasionnant des incendies. Dans les heures suivantes, le consulat américain, l'aéroport, une centrale électrique, une base aérienne australienne ont également été touchés à des degrés divers. "Pour la psyché des pétromonarchies, qui ont tout misé sur la stabilité, le choc est d'autant plus grand que de nombreuses cibles sont des bâtiments civils", estime l'expert David Rigoulet-Roze, de l’Institut français d'analyse stratégique. "Les Emirats ne s'imaginaient pas si fragiles, car jamais...
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07/03 - "Cuba vit ses derniers moments" : la nouvelle offensive de Donald Trump contre les cartels
Le président américain Donald Trump a accueilli samedi en Floride des dirigeants latino-américains pour lancer une nouvelle coalition contre les cartels de la drogue, tout en adoptant un ton dédaigneux envers la région, déclarant aux responsables que leurs pays avaient permis aux gangs de s'emparer de territoires et plaisantant sur le fait qu'il n'avait pas le temps d'apprendre leurs langues.
Lors de ce sommet baptisé "Bouclier des Amériques", organisé dans son complexe du Trump National Doral Golf à Miami, Donald Trump a signé une proclamation officialisant cette coalition régionale. Douze dirigeants d’Amérique latine et des Caraïbes ont participé à cette rencontre, dont le président argentin Javier Milei et le président salvadorien Nayib Bukele.Cuba et le Venezuela en ligne de mire
Donald Trump a présenté cette initiative comme une campagne offensive destinée à "éradiquer les cartels criminels qui infestent notre région", les citant comme l'une des principales raisons de l'intensification de l'engagement américain en Amérique latine, notamment à travers une campagne de pression contre le Venezuela qui a abouti à la capture du président Nicolas Maduro en janvier. Dans un discours de plus de trente minutes, il a accusé les gouvernements de la région d’avoir laissé "de vastes portions de territoire de l’hémisphère occidental tomber sous le contrôle direct de gangs transnationaux".
Donald Trump a laissé entendre que Washington pourrait recourir à des frappes ciblées contre les chefs de cartels si ses...
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07/03 - Après les frappes contre l’Iran, la Corée du Nord accélère sa stratégie nucléaire
Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, avait prévenu : l'opération menée par Washington en Iran, en visant "les ambitions nucléaires" du pays, "enverrait de nombreux signaux au passage", au-delà du Moyen-Orient. Selon plusieurs analystes, après l'attaque israélo-américaine ayant décapité la tête du régime iranien, la Corée du Nord prendrait la menace américaine contre son pays très au sérieux - sans pour autant renoncer à son programme nucléaire, au contraire.
Cherchant à gonfler les muscles, le dirigeant Kim Jong-un a déclaré, jeudi 5 mars via l'agence KCNA, que Pyongyang avait conclu cette semaine des essais militaires avec un navire destroyer, présenté comme ultramoderne. C'est "un changement radical" pour "la défense de la souveraineté maritime nord-coréenne", a-t-il affirmé, précisant que "le pays n’avait pas réussi à accomplir [une telle chose] depuis un demi-siècle", relaie Le Monde avec AFP. "L'armement de la marine avec des armes nucléaires progresse de manière satisfaisante", a ajouté l'homme fort de Pyongyang.Une menace "réelle" contre les adversaires des Etats-Unis
"Pour Kim Jong-un, la leçon la plus immédiate à tirer des opérations américaines au Venezuela et en Iran est que la capacité et la volonté des États-Unis d'éliminer les dirigeants hostiles sont passées de la théorie à la pratique", analyse auprès du Korea Times Go Myong-hyun, analyste à l'Institute for National Security Strategy. La semaine dernière, le ministère nord-coréen des Affaires étrangères a critiqué les États-Unis pour...
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07/03 - David Izadifar : "En Iran, l’hypothèse d’un coup d’Etat ne doit pas être exclue"
Pour la première fois de son histoire, le régime des mollahs a été décapité, et le commandant en chef des Gardiens de la révolution éliminé, aux côtés d'une cinquantaine de hauts dignitaires. Depuis, les bombes américaines et israéliennes continuent de pleuvoir au-dessus de l'Iran, et pourtant ; force est de constater que cette République islamique famélique, tient, presque impavide. Un processus de désignation du successeur au Guide suprême a été ouvert et un nom semble mettre d'accord l'IRGC, le Corps des gardiens de la révolution islamique : celui du fils de Khamenei, dont le règne promet d'être plus sanguinaire encore que celui de son père, subodore le spécialiste de l'Iran, David Izadifar. Les Iraniens, désabusés, ont-ils encore une chances d'y échapper ? Et à quelles conditions ? Entretien.
L'Express : Sommes-nous en train d'assister à la fin du régime instauré en 1979 ?
David Izadifar : La situation est extrêmement tendue. Plusieurs personnalités importantes du régime ont été éliminées, ainsi qu’une cinquantaine de membres des Gardiens de la révolution, souvent de haut rang. Par ailleurs, de nombreux centres et bases de commandement de l’IRGC ont été gravement endommagés ou détruits. Or, lors du mouvement déclenché après la mort de Mahsa Amini, les forces de sécurité manquaient déjà d’unités antiémeutes pour faire face aux manifestations. Si les frappes israéliennes et américaines continuent de détruire les centres du Bassidj et de l’IRGC, il pourrait devenir très difficile de maintenir le système de répression...
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07/03 - En Iran, Donald Trump peut-il s’appuyer sur les Kurdes pour déstabiliser le régime ?
Tandis que les bombardements sur la capitale iranienne se poursuivent samedi, une semaine après l'offensive lancée par les Etats-Unis et Israël, Washington réfléchit aux solutions pour continuer d'affaiblir le régime iranien, après l'assassinat de l'ayatollah Ali Khamenei. Cherchant à éviter une intervention terrestre américaine qui pourrait s'avérer coûteuse, le Pentagone tenterait de s'appuyer sur des forces locales, en profitant des divisions ethniques. Cette semaine, la chaîne CNN a ainsi indiqué que, d'après certaines sources, la CIA s'efforcerait d'armer les Kurdes d'Irak, afin de fomenter un soulèvement populaire en Iran, aux côtés d'autres groupes d'opposition.
Les autorités américaines n'ont pas confirmé publiquement cette information. Mais on sait, toujours selon la chaîne américaine, que Donald Trump s'est entretenu cette semaine avec des responsables kurdes d'Iran. L'un d'entre eux a également dévoilé que ces forces d'opposition devraient participer à une opération terrestre dans l'ouest de l'Iran dans les prochains jours, tandis que plusieurs de ces groupes ont publié des communiqués appelant les forces iraniennes à la défection.
"Au niveau tactique, l’objectif apparent semble être d’entraîner les forces terrestres du Corps des gardiens de la révolution [organisation paramilitaire liée au régime iranien, NDLR] dans des opérations anti-insurrectionnelles contre les groupes séparatistes, les exposant davantage à la puissance aérienne américaine et israélienne", analyse auprès du Figaro Ali Vaez,...
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07/03 - "En privé, Donald Trump pense déjà au jugement de l’Histoire" : le récit de Jonathan Lemire (The Atlantic)
Donald Trump manie l'effet de surprise comme rarement un président américain avant lui. Mais avec sa décision de frapper l'Iran le 28 février, la surprise du chef est peut-être celle de trop. Chaque jour qui passe renforce l'impression que le président américain s'est engagé dans une guerre sans stratégie claire, avec le risque de se retrouver enlisé dans un conflit long et coûteux - financièrement comme politiquement. Aux États-Unis, à huit mois des élections de mi-mandat, la base Maga montre des signes de contestation. Le long silence du vice-président J.D. Vance - resté muet pendant près de 72 heures après la décision de lancer les frappes avant de finalement défendre l'opération sur Fox News - n'a pas manqué de faire couler de l'encre.
Dans un récent article publié dans The Atlantic, le journaliste Jonathan Lemire décrit comment Donald Trump est passé d'"America First" à "America Last". Bien que les républicains risquent de subir une débâcle au Congrès en novembre, celui qui couvre la Maison-Blanche depuis 2016 estime que Donald Trump a bien plus à perdre encore. "Il n'a jamais vraiment été l'isolationniste qu'il promettait d'être au départ", analyse pour L'Express l'auteur de The Big Lie (2022, Flatiron Books, non traduit) - qui décrit un président obsédé par l'idée de "redessiner la carte du monde" et "déterminé à laisser une empreinte extraordinaire sur l'histoire, sans se laisser contraindre par quoi que ce soit, ni par qui que ce soit." Or, s'il existe un scénario de sortie de crise optimiste pour...
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07/03 - "Le jour où je suis tombé amoureux", de Patrick Besson : comment bien planifier son quatrième mariage ?
Bizarrement les lectures frivoles sont parfois celles qui marquent le plus. En attaquant cet article, nous revient en tête une interview de Jay McInerney par Frédéric Beigbeder parue dans… Lui en 2013. Beigbeder s’était présenté à l’entretien accompagné de sa dernière épouse en date, Lara. Commentaire pince-sans-rire de McInerney : "Félicitations pour ton mariage ! C’est le troisième, c’est bien ça ? Moi, c’est le quatrième qui fut le bon…"
Il faut croire qu’il y a du McInerney chez Patrick Besson. Au début de son nouveau livre, Le jour où je suis tombé amoureux (Albin Michel), son double romanesque vient de divorcer pour la troisième fois. En finir avec un mariage n’est pas forcément catastrophique : quel que soit son âge, on redevient un jeune homme (ou une jeune femme). Encore faut-il savoir rebondir. Tournant en rond à Paris, Besson s’amourache de la comédienne Jennifer Carpenter, vue dans Dexter. Qu’elle soit en couple depuis une dizaine d’années avec le musicien Seth Avett (membre du groupe de folk sirupeux The Avett Brothers) ne le freine pas : il prend l’avion pour Los Angeles avec la ferme intention de lui passer la bague au doigt.
On l’aura compris : Le jour où je suis tombé amoureux ne s’adresse pas aux gens sérieux. Une fois arrivé à Hollywood, Besson va réussir à rencontrer Jennifer Carpenter mais aussi croiser Brad Pitt, George Clooney, Matt Damon et un commando tchétchène qui viendra mettre à sac une soirée donnée par un milliardaire russe à Bel Air… C’est n’importe quoi et on rit de bon cœur,...
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07/03 - Un week-end à Deauville : "Vu(e)s de dos", l’exposition décoiffante des Franciscaines
Sur le panneau, trois femmes nues aux courbes épanouies forment une ronde pudique dans un décor bucolique. La figure centrale nous tourne le dos, les bras posés sur les épaules de ses compagnes face au spectateur. Cette œuvre anonyme du XVIe siècle compte parmi les multiples déclinaisons de l’iconographie des Trois Grâces où l’on retrouve immanquablement le personnage au premier plan masquant, par sa posture, l’intimité des deux autres divinités grecques et reprenant ainsi les valeurs de retenue féminine chères à la culture visuelle antique. Prêté par le Louvre, le tableau figure aujourd’hui dans l’exposition* que les Franciscaines consacrent aux "portraits sans figures" dans l’histoire de l’art.
Le sujet est complètement inédit. Pourtant, "il questionne l’identité, invite au mystère, et devient parfois un sujet narratif à part entière, chargé de significations esthétiques, sociales, émotionnelles", défend Annie Madet-Vache, la directrice des Franciscaines, qui planche sur la question depuis quatre ans. "Tout était à faire", résume celle qui a choisi de la traiter sous l’angle chronologique pour témoigner de la "disparité" d’un motif longtemps marginalisé. "Lavandière" (1860), par Camille Paul Guigou.
De Watteau à Toulouse-Lautrec, de Félix Vallotton à Bettina Rheims, la représentation dorsale s’est frayé, non sans peine, un chemin dans l’histoire de l’art. Au cours d’un Moyen Age trusté par l’iconographie chrétienne, elle demeure confidentielle, souvent cantonnée aux personnages secondaires. Cela ne s’arrange pas...
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07/03 - PPE3 : Agnès Pannier-Runacher répond à notre chroniqueuse Cécile Maisonneuve
Dans sa chronique publiée dans L’Express, Cécile Maisonneuve livre une lecture surprenante de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Cette analyse reprend sur certains points les approximations et amalgames qu’on a pu entendre chez les semeurs de doutes au service des énergies fossiles. Revue de détails des cinq prétendus mythes qui, selon cette chronique, auraient aveuglé le gouvernement dans l’élaboration de cette programmation.
1/ Le gouvernement parierait sur le fait que "la consommation d’électricité augmentera massivement"
Contrairement à ce qu’affirme Cécile Maisonneuve, la PPE ne "parie" pas sur une explosion aveugle de la demande d’électricité, elle travaille à organiser sa mise en œuvre. C’est même le cœur de notre stratégie énergétique : remplacer un système énergétique historiquement centré sur des fossiles importées et carbonées par un système énergétique fondé sur des énergies bas carbone produites en France, au premier rang desquelles se trouve l’électricité. Dans cette approche stratégique, production et consommation d’électricité doivent progresser concomitamment.
Pourquoi ce choix ? Parce que même si nous pouvons compter sur la sobriété, l’efficacité énergétique et, dans une moindre mesure, la biomasse ou la géothermie, nous savons pertinemment que cela ne suffira pas à remplacer l’énorme quantité de gaz naturel et de pétrole que nous importons et consommons aujourd’hui. Il nous faut donc produire et consommer plus d’électricité. Et il est urgent de le faire pour trois raisons. D’abord parce...
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07/03 - Amour, bijou, bouquet... Ce que le français doit aux langues régionales
On l’ignore souvent, mais lorsqu’un écrivain décrit une scène où, par amour, un beau jeune homme offre un bijou à sa dulcinée, il utilise un mot venu de l’occitan (amour) et un autre du breton (bijou). Car c’est un fait : le français a largement emprunté à ses voisines, les langues dites régionales.
En veut-on d’autres illustrations ? Le catalan nous a offert "bandoulière" et "sardane" ; le francique mosellan "besogne" et "fauteuil" ; le basque "chistera" et "isard" ; le corse "maquis" et "vendetta" ; le picard "rescapé" et "flaque" ; le normand "vague" et "homard" (sous l’influence des Vikings, bien sûr), mais aussi "joli" et "bouquet" (qui s’est substitué à l’ancien français "bouchet"). Le breton, lui, ne nous a pas donné seulement "biniou" et "menhir", mais aussi "cohue", "balai" et "goélette". Mention spéciale à l’occitan, toutefois, la plus influente de toutes, avec "abeille", "bastide", "cadet", "cep", "daurade", "langouste", "pic" et "pinède". Entre autres…
Cette floraison aurait sans doute réjoui Du Bellay qui, dans sa célèbre Défense et illustration de la langue française, encourageait précisément le français à emprunter aux autres langues de France. Si le grand poète venait à ressusciter, il constaterait avec plaisir que le phénomène a pris des allures d’avalanche. Mais là, c’est du francoprovençal !
Source : L’aventure des mots français venus d’ailleurs. Par Henriette Walter. Editions Robert...
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07/03 - Les excuses du président iranien mettent en lumière les divisions au sein des dirigeants du pays
Israël et l'Iran ont échangé des attaques alors que la guerre au Moyen-Orient entrait dans une deuxième semaine samedi, tandis que le président iranien Masoud Pezeshkian a présenté des excuses inhabituelles aux États voisins pour ses "actions", cherchant apparemment à calmer la colère régionale contre les frappes iraniennes sur des cibles civiles du Golfe. Le président iranien a également dit s'être engagé à "mettre fin aux attaques", à la condition d'un arrêt des attaques contre l'Iran menées depuis leur territoire.
Les propos de Masoud Pezeshkian ont provoqué une vive polémique en Iran, incitant son cabinet à réaffirmer que l'armée iranienne répondrait fermement aux attaques provenant des bases américaines de la région. Hamid Rasai, un religieux et député conservateur, a écrit sur X : "Monsieur Pezeshkian, votre position était non professionnelle, faible et inacceptable." Donald Trump a qualifié les excuses de l'Iran de capitulation, tout en affirmant que le pays serait "durement touché" samedi.
L'armée israélienne a annoncé ce matin avoir lancé une nouvelle vague de frappes sur Téhéran et Ispahan, une semaine jour pour jour après le début de l'opération israélo-américaine contre le régime iranien. Le président iranien a déclaré que le pays n'attaquerait plus les "pays voisins", alors même que le Qatar et Bahreïn signalaient des tirs ennemis.
18h19Les pays qui accueillent des bases américaines "ne connaîtront pas la paix", selon l'Iran
Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, a réagi aux excuses...
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07/03 - Ces villes qui doivent nous inspirer : Munich, le mariage réussi de la Silicon Valley et de l’huile de moteur
Les 15 et 22 mars, les Français votent aux municipales. L'occasion pour L'Express de sélectionner chez nos voisins des idées innovantes, des concepts pertinents et des dynamiques vertueuses pour améliorer notre quotidien. Tour d'Europe des villes qui doivent nous inspirer, et surtout inspirer nos nouveaux élus.
C’est le plus bluffant des clubs étudiants. Au WARR de l'Université technique de Munich (TUM), on ne perd pas son temps à organiser des soirées karaoké : on construit des fusées. "Les clubs ont accès, chez nous, à de grands ateliers équipés d’une variété de machines pour mener leurs expériences et fabriquer des prototypes. Des imprimantes 3D ou des grues pour lever des poids lourds", confie Ulrich Meyer, porte-parole de l’université. La TUM va leur remettre, cette année encore, les clés d’un hall additionnel de 1200 m2, financé par 10 millions d’euros de dons.
Une stratégie qui paye. Depuis sa création en 1962, le WARR Club a mis des satellites CubeStar en orbite, créé pour l'ISS un laboratoire automatisé d’expériences en microgravité et raflé plusieurs fois le premier prix des compétitions Hyperloop d'Elon Musk. On retrouve même certains de ses membres derrière l’ambitieuse Isar Aerospace, la première start-up européenne à s’attaquer au marché des mini-lanceurs orbitaux.
Le WARR Club symbolise bien le caractère radicalement singulier de la tech munichoise. Là où Paris, Londres et Berlin ont misé sur le numérique grand public, l'IA, le software et les fintechs, Munich cible un marché plus pointu mais ô...
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07/03 - Guerre en Iran : Gabriel Attal et Edouard Philippe, deux Premiers ministres aux stratégies inversées
Ils ont tous deux connu l'enfer de Matignon (l'un, certes, cinq fois plus longtemps que l'autre) et sont tous deux candidats à la prochaine élection présidentielle (l'un, certes, déjà déclaré ; l'autre ménageant encore le faux suspense). Ainsi s'achève la liste des similitudes. Pour le reste, Édouard Philippe et Gabriel Attal mènent chacun leur barque à leur propre manière, avec deux stratégies médiatiques bien différentes. Et ce n'est pas l'actualité internationale qui y changera quelque chose. Alors que l'offensive américano-israélienne en Iran ne faiblit pas et que le Moyen-Orient ne cesse de s'embraser, les deux anciens Premiers ministres d'Emmanuel Macron ont opté pour deux positionnements diamétralement opposés : le Francilien fait feu de tout bois quand le Havrais, lui, fait vœu de silence.
De tous les Premiers ministres d'Emmanuel Macron, Édouard Philippe est celui qui est resté le plus longtemps en poste, trois années et un mois. Cela vous confère non seulement un beau curriculum vitæ et un carnet d'adresses fourni à l'extérieur de nos frontières, mais également une certaine carrure politique et une hauteur de vue, ce qu'il n'a jamais hésité à mettre en avant depuis son départ de Matignon. De même, dès ses premiers discours en tant que leader de son parti, il s'est évertué à se montrer présent sur les enjeux mondiaux, notamment autour de la notion de "puissance" de l'Union européenne qui se doit absolument d'être "respectée". L'année dernière encore, sur le plateau de C à Vous, il assurait à propos...
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07/03 - Arash Azizi : "Mojtaba Khamenei, le nouveau Guide suprême iranien, est une figure très opaque"
Arash Azizi est l’un des plus fins connaisseurs de la société iranienne et de son mouvement d’opposition au régime des mollahs. Il est aussi l’une des voix les plus écoutées de la diaspora iranienne outre-Atlantique. Depuis de nombreuses années, l’intellectuel irano-américain, auteur de What Iranians Want, Women, Life, Freedom (Oneworld Publications, 2024), dénonce la tyrannie du régime islamiste de Téhéran et appelle de ses vœux une transition démocratique.
Mais l’historien ne prend pas ses désirs pour des réalités. Interrogé par L’Express, il revient sur les différents scénarios pour le futur de l’Iran, en prenant soin de distinguer le possible du souhaitable. Si la question de la succession lui apparaît "secondaire" pour l’avenir du régime, il remarque que l’idée selon laquelle le pays devrait suivre un modèle proche de celui de l’Arabie saoudite "circule réellement" dans certains cercles de l’appareil sécuritaire et "mérite d’être prise au sérieux". Enfin, le réalisme du chercheur à la prestigieuse université de Yale ne l’empêche pas pour autant de rêver d’un Iran qui privilégierait son intérêt national à sa haine de l’Etat hébreu. Son souhait le plus cher ? "Que l’on remplace les slogans comme "mort à l’Amérique" ou "mort à Israël" par "vive l’Iran"". Entretien.
L’Express : Mojtaba Khamenei, l’un des fils de l’ayatollah Khamenei, est le nouveau Guide suprême iranien. Que sait-on de cet homme ?
Arash Azizi : Mojtaba Khamenei est une figure très opaque, et je ne saurais trop insister sur ce point. On ne trouve aucune...
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07/03 - Iran : dans l’enfer de la prison d’Evin, les opposants aux mollahs préparent déjà l’après
"La situation à la prison d'Evin est critique. Les forces spéciales (de la police iranienne Nopo) contrôlent l'établissement, les accès sont verrouillés et les autorités ont quitté les lieux. La nourriture se fait rare et l'économat est fermé." Sur X, la femme d’un prisonnier politique, condamné à 3 ans d'incarcération pour avoir critiqué le pouvoir, témoigne de l'inquiétude qui gagne les familles de détenus. Que va-t-il advenir de ces prisonniers alors que le ciel de Téhéran s'embrase sous les missiles américains et israéliens et que le régime est prêt à tout pour se maintenir ? L'ONG Iran Human Rights tire déjà la sonnette d'alarme face au danger d'exécutions accélérées menées sous le couvert de la guerre.
Depuis des décennies ce lieu, symbole de la répression de la République islamique, vit au rythme des soubresauts de l'histoire iranienne. Chaque vague de colère, suivie d'arrestations arbitraires, a vu son lot d'opposants y être brutalement incarcéré : royalistes, communistes, marxistes, libéraux, réformateurs… En plus d'être un lieu d'horreur où la torture est monnaie courante, l'établissement construit en 1972 sous le règne du dernier chah est devenu un carrefour d’idées politiques, au point d'être surnommé "l’université d'Evin" par ses occupants. Le choc des idéologies
Otage retenu à Evin entre 2022 et 2024, Louis Arnaud en a été le témoin. Dans son ouvrage La Révolution intérieure (Éditions des Équateurs, paru en 2026), il décrit une mosaïque de groupes très hétérogènes, aux visions et aux modes d’action...
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06/03 - Le "Charles-de-Gaulle" est en Méditerranée : pourquoi la France déplace "40 000 tonnes de diplomatie"
"Le porte-avions, c’est 40 000 tonnes de diplomatie". Rarement, ce cliché inspiré d’Henry Kissinger et que les marins aiment tant reprendre n’aura été aussi vrai. Parce que la France est politiquement hors-jeu dans la guerre d’Iran, elle dépêche le Charles-de-Gaulle "sur zone". Enfin presque "sur zone" : en Méditerranée orientale, à 2000 kilomètres du golfe Arabo-persique. Pour quoi faire ? Comme l’explique Alice Rufo, ministre déléguée des Armées, il s’agit d’un "signalement stratégique" : "Nous défendons nos intérêts, nous sommes là." Montrer le pavillon français à défaut de peser réellement sur les événements en cours.
Le Charles-de-Gaulle a été rattrapé par l’actualité. Son déploiement, baptisé "Lafayette 26" était tourné vers l’Atlantique. Il s’agissait de témoigner de l’engagement français dans la défense navale du flanc nord de l’Alliance atlantique. Face à la menace russe, évidemment, mais aussi aux velléités de Washington d’annexer le Groenland… Las ! A peine arrivé en Suède, le porte-avions a dû repartir vers la Méditerranée, où une autre crise l’attendait. Au passage, cet épisode a donné lieu à un couac magistral de communication, les Armées et le Quai d’Orsay démentant l’information exacte du journaliste Jean-Marc Tanguy sur le site Le Marin…
Ce vendredi 6 mars, le Charles-de-Gaulle et son escorte ont donc franchi le détroit de Gibraltar, faisant cap à l’Est vers la "médor", la Méditerranée orientale, sans doute quelque part au large de Chypre et du Liban. A raison d’environ 1 000 kilomètres par jour, le Groupe aéronaval...
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06/03 - Ventes de livres : la guerre des best-sellers aura-t-elle lieu ?
En guise de préambule, un point s’impose sur le cas de Gisèle Pelicot, en tête des ventes d’essais. Et la joie de vivre (Flammarion) a fait un très bon démarrage avec 63 000 exemplaires écoulés la première semaine. En deuxième semaine, elle a fait moins : "seulement" 40 000 exemplaires. On peut voir le verre à moitié plein (elle en est déjà à plus de 100 000 exemplaires en quinze jours) ou à moitié vide (le fait qu’elle ait reculé de plus de 30 % dès la deuxième semaine n’est pas bon signe pour la suite). Quoi qu’il en soit, de tels chiffres sont faramineux dans un contexte où atteindre ne serait-ce que 10 000 exemplaires fait désormais figure de prodige…
Après un mois de janvier sinistré (sauf pour Pierre Lemaitre), et un mois de février marqué par l’exception Pelicot, nous voici déjà en mars. Le printemps verra-t-il éclore des succès ? Les éditeurs ont fait le nécessaire. Sont sortis cette semaine le nouveau Guillaume Musso, Le Crime du paradis (Calmann-Lévy), ainsi que le Morgane Moncomble, La Révolte de la reine (Hugo Publishing), qui bénéficie d’un premier tirage de 180 000 exemplaires. Sortez vos agendas car ce n’est que l’apéritif. Nous attendons la semaine prochaine (offices du 11 et du 12 mars) Marie Vareille avec Nous qui avons connu Solange (Flammarion), Aurélie Valognes avec L’Emerveillement (JC Lattès), Tatiana de Rosnay avec Les Cœurs sont faits pour être brisés (Albin Michel) et Maud Ankaoua avec Tu m’avais promis (Eyrolles). Notons que certains de ces romanciers jouent gros, car la littérature ne...
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06/03 - Arancha Gonzalez, ex-ministre des Affaires étrangères : "Quand l’Espagne dit non à la guerre, ce n’est pas juste un slogan"
Quatre mots ont marqué les esprits européens cette semaine : "no a la guerra". Une formule prononcée par Pedro Sanchez, mercredi 4 mars, en conclusion d'une charge en règle contre "des dirigeants incapables de répondre aux besoins de leurs citoyens et qui instrumentalisent la guerre pour masquer leurs échecs". Avec cette attaque visant, sans les nommer, Donald Trump et Benyamin Netanyahou, le Premier ministre espagnol s'est érigé en premier opposant à la guerre en Iran, qui bouleverse le Moyen-Orient et au-delà depuis le 28 février. Par ailleurs, en refusant que les Américains utilisent leurs bases militaires en Andalousie pour cette opération, Madrid s'est attiré les foudres de la Maison-Blanche, qui menace d'arrêter tout commerce avec la quatrième puissance économique européenne.
Arancha González fut la ministre des Affaires étrangères de Pedro Sanchez en 2020 et 2021. A présent doyenne de la Paris School of International Affairs (PSIA) à Sciences Po, cette amoureuse de l'Europe défend la position de la diplomatie espagnole, en raconte les origines et assure que notre continent aura un rôle clé à jouer dans ce conflit.
L'Express : Le monde entier a entendu le "No a la guerra" de Pedro Sanchez, quatre mots pour définir la position espagnole sur l'Iran. Vous avez été sa ministre des Affaires étrangères. Est-ce un simple slogan romantique ou la définition même de la politique étrangère espagnole ?
Arancha González : Avant tout, il s'agit d'exprimer le fait que l'Espagne considère que cette guerre...
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06/03 - Jean-Luc Mélenchon, nouvel épouvantail de la droite : une stratégie risquée face au RN
La droite s'est trouvé un nouveau croque-mitaine. Il a les traits de Jean-Luc Mélenchon. Le leader de La France insoumise (LFI) arbore tous les atours du diable politique. Procès en communautarisme et antisémitisme s'accumulent contre l'ancien socialiste, soutenu en bloc par ses fidèles. Presque un don du ciel. Alors, pourquoi se priver ? À droite, la lutte contre LFI a mué en stratégie politique. Aucune émission télévisée sans qu'un responsable du parti n'alerte sur le danger représenté par l’extrême gauche. Le président des Républicains (LR) Bruno Retailleau a organisé une conférence de presse ce jeudi 5 mars pour dénoncer les "accords de la honte" noués par les socialistes et LFI aux élections municipales. "LFI est un adversaire idéal", admet un pilier LR.
L'offensive ne manque pas d'intérêts. Les polémiques nourries par Jean-Luc Mélenchon saturent l'espace médiatique. Attaquer LFI est une promesse de visibilité. Cette opération mobilise l’électorat LR et participe à la reconstitution d’un clivage gauche droite chéri par l'ancien ministre de l'Intérieur. Au diable le centre macroniste et son insaisissable plasticité. La droite est enfin en guerre contre un ennemi absolu, aux valeurs aux antipodes des siennes. "C’est le moment de disloquer la gauche", note un hiérarque LR, à l’approche de la présidentielle. Un petit goût de revanche saisit enfin la droite, si souvent accusée d'accointances coupables avec le Rassemblement national. Là voilà heureuse d’instruire le même procès au Parti socialiste, qui a posé...
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06/03 - "Leur rivalité est une perte de temps" : MBS et MBZ, l’autre conflit qui va décider de l’avenir du Moyen-Orient
La guerre en Iran a, pour l'instant, mis au second plan une rivalité croissante au Moyen-Orient : la tension entre l'Arabie saoudite et les Emirats arabes, et entre leurs deux dirigeants, Mohammed ben Salmane (MBS) et Mohammed ben Zayed (MBZ). Avant que les Israéliens et les Américains ne passent à l'attaque, ces Etats du Golfe se sont opposés du Yémen au Soudan, sous les yeux de Donald Trump. Aujourd'hui, ils sont tous les deux ciblés par un régime iranien bien décidé à exporter le chaos dans toute la région. Les mollahs vont-ils ressouder MBS et MBZ et accélérer le rapprochement entre l'Arabie saoudite et Israël, alors que les Émirats arabes unis sont déjà officiellement alliés à Tel Aviv?
Professeur d’études du Proche-Orient à l’université de Princeton, chercheur à l’Hudson Institute et chroniqueur à L'Express, Bernard Haykel doit cette année publier en anglais une biographie du prince héritier MBS. Il nous décrypte les causes profondes, structurelles et personnelles, de cette rivalité entre deux modernisateurs autoritaires qui détestent les islamistes, mais s'opposent dans leur vision géopolitique...
L'Express : Quelles sont les causes profondes de la rivalité entre l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis (EAU), qui s’est intensifiée ces derniers mois au Yémen, au Soudan ou en Somalie ?
Bernard Haykel : Elle est à la fois structurelle, et personnelle entre Mohammed ben Salman (MBS) et Mohammed ben Zayed (MBZ). D'abord, il y a la différence de taille entre les deux pays. L'Arabie saoudite est plus...
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06/03 - Frappe contre une école en Iran : des zones d’ombre à éclaircir, la piste d’une implication américaine
Elles comptent parmi les premières images marquantes de cette guerre. Les frappes du 28 février qui ont touché une école primaire de Minab, dans le sud de l’Iran, constituent l’épisode le plus meurtrier connu en termes de victimes civiles depuis les attaques menées par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran. À ce stade, aucune des parties n’a officiellement assumé la responsabilité de cette frappe. Mais un ensemble d’éléments rassemblés par le New York Times semble désigner une piste probable, tout en laissant subsister de nombreuses zones d’ombre.
Selon le journal américain, l’analyse d’images satellites récemment publiées, de vidéos géolocalisées et de messages diffusés sur les réseaux sociaux montre que l’école aurait été gravement endommagée par une frappe de précision. Celle-ci serait intervenue simultanément à des attaques visant une base navale voisine, gérée par le Corps des gardiens de la révolution islamique, à proximité du détroit d’Ormuz, zone stratégique du
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06/03 - Alicia Garcia Herrero : "La chute du régime iranien pourrait freiner une attaque de la Chine sur Taïwan"
Alors que l'issue du conflit en Iran est incertaine, la Chine, dont Téhéran constituait l'un des alliés dans la région, n'est pas sortie du bois. Fidèle à sa ligne, Pékin appelle à la fin des combats et met en garde contre le risque d’un embrasement régional. Même si la fragilisation de l'Iran et le blocus du détroit d'Ormuz compliquent son approvisionnement énergétique, le pays dispose de réserves suffisantes pour tenir plusieurs semaines. A l'origine de la retenue chinoise : les victoires symboliques et les gains commerciaux que pourrait obtenir Xi Jinping lors de sa rencontre avec Donald Trump à la fin du mois, soutient Alicia Garcia Herrero, chef économiste de Natixis à Hong Kong.
L'Express : En quoi la campagne militaire menée par les Etats-Unis et Israël en Iran perturbe-t-elle les plans de la Chine ?
Alicia Garcia Herrero : La Chine souffre d'une vulnérabilité énergétique. Or elle a fait de l'Iran, qui est assis sur les troisièmes réserves mondiales de pétrole, un acteur clé de son approvisionnement. Pékin absorbe aujourd'hui entre 80 et 90 % du pétrole iranien, ce qui représente quasiment 13 % de ses importations d'or noir. Un pétrole qu'elle achète à des prix très décotés, probablement autour de 35 dollars le baril, soit quasiment moitié moins que le cours mondial au moment du déclenchement de la guerre. Cela lui donne un avantage compétitif indéniable, d'autant qu'elle achète aussi énormément de pétrole à la Russie, à des prix bradés eux aussi.
La Chine a parié également sur l'Iran pour son futur...
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06/03 - En Iran, la guerre des souterrains : les "villes missiles" de Téhéran sous pression américaine
Depuis des décennies, l’Iran a multiplié la construction de bunkers souterrains pour protéger son arsenal de missiles. Mais cette stratégie pourrait-elle se retourner contre Téhéran ? Moins d’une semaine après le début de la guerre au Moyen-Orient, elle commence à apparaître comme une possible faiblesse, estime le Wall Street Journal. Des images satellites montrent ainsi les restes de plusieurs missiles et lanceurs iraniens détruits lors de frappes américano-israéliennes, souvent à proximité des entrées des "villes missiles", comme les responsables iraniens désignent leurs sites souterrains. L’Iran dispose par ailleurs de l’un des plus vastes arsenaux de missiles de la région, avec plus de 3 000 missiles balistiques estimés en 2022 par le Commandement central américain.
Selon plusieurs analystes militaires, la quasi-totalité des dizaines de bases iraniennes seraient souterraines. En mars 2025, des images de propagande montrant l’inauguration de l’une de ces installations dévoilaient des commandants supérieurs parcourant de longs couloirs sans fenêtres, bordés de camions transportant des missiles. La vidéo ne précisait toutefois pas l’emplacement de cette base. Ces infrastructures sont souvent creusées dans les montagnes. Dissimulées sur l’ensemble du territoire iranien, elles peuvent notamment abriter des missiles à longue portée comme les Shahab-3, ainsi que les modèles Sejil et Khorramshahr, capables de frapper des cibles situées jusqu’à 2 000 kilomètres, selon El Pais. Sur certaines bases, Téhéran a...
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06/03 - Renverser la tyrannie suffit-il à faire naître le bien ? Le mirage du "chaos créateur"
L’intervention américaine et israélienne en Iran suscite un espoir légitime. On ne peut que souhaiter à ce peuple martyr de pouvoir vivre dans un monde débarrassé de la dictature islamique installée depuis près de cinquante ans. Elle pose malgré tout une question : l’affaiblissement brutal d’un régime détestable crée-t-il nécessairement les conditions d’un ordre politique meilleur ? Les exemples récents ne manquent pas pour interroger la théorie implicite et naïve qui mise sur l’idée qu’abattre le mal suffit à faire surgir naturellement le bien.
Les attentats du 11-Septembre ont été le déclencheur d’une doctrine qui s’est épanouie sous la présidence de George W. Bush. Nombre de penseurs néoconservateurs ou d’acteurs politiques – comme Condoleezza Rice – ont promu la thèse du "chaos créateur" : il faut renverser un pouvoir tyrannique pour refonder une société sur des bases assainies. L'exemple de l'Irak et de la Libye
Le cas irakien fut en quelque sorte l’expérience princeps de cette doctrine et aurait dû servir à lui seul d’avertissement. En mai 2003, l’Autorité provisoire de la coalition a détruit l’ancien ordre – et facilement – mais sans prévoir avec le sérieux et le recul nécessaires l’installation de nouvelles institutions légitimes. La disparition du pouvoir autoritaire a produit un espace dans lequel se sont engouffrés violence armée, entrepreneurs politiques et rivalités sociales.
Le seul cas de la Libye devrait suffire à promouvoir une réflexion en profondeur avant toute intervention. La chute de Mouammar Kadhafi...
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06/03 - Factures d’énergie : la demande démagogique de Jordan Bardella face à la guerre en Iran
Jordan Bardella n'aura pas attendu longtemps pour s'engouffrer dans la brèche. Dès le soir du 2 mars, deux jours seulement après le début de l'opération militaire des Etats-Unis et d'Israël en Iran, le président du Rassemblement national s'est fendu d'un message sur X dans lequel il appelait l’Etat français et l’Union européenne à "anticiper dès maintenant les conséquences pour le quotidien des Français" des "risques d’envolée des prix de l’énergie engendrée par la situation au Moyen-Orient". Et le député européen de réclamer une baisse de la TVA sur l'énergie - une demande de longue date du parti d'extrême droite -, ainsi que de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE).
Une perte de recettes fiscales qui serait compensée, selon lui, par la hausse du volume des taxes liée à l'augmentation des prix du gaz, du pétrole et de l'électricité. Sans quoi l'Etat s'enrichirait "sur le dos des Français en profitant de la crise internationale." Un raisonnement économique largement contestable. "C’est une absurdité, étrille le fondateur du site Fipeco et spécialiste des finances publiques, François Ecalle. Diminuer ces taxes d’un milliard d’euros favoriserait peut-être un peu la consommation, mais cela ne compensera jamais le montant perdu. Au mieux, cela pourrait rapporter 200 millions d'euros." Le retour du bouclier tarifaire ?
Une telle mesure reviendrait en réalité à mettre en place un bouclier tarifaire déguisé. Instauré entre 2021 et 2024 par le gouvernement pour limiter la flambée des...
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06/03 - Fañch, Artús, Martí... : la décision qui change tout pour les prénoms régionaux
Il n’y a sans doute qu’en France que ce type de polémiques peut avoir lieu. Depuis près de dix ans, des familles se voyaient interdire de donner à leurs enfants des prénoms comme Fañch, Artús ou Martí. Motif ? L’utilisation de signes censés ne pas appartenir à la langue française, la seule acceptée pour les actes d’état civil. Cette prohibition a vécu : Gérald Darmanin vient d’ordonner d’abandonner les poursuites engagées contre les parents concernés.
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Le ministre de la Justice a en effet estimé qu’il était temps de "respecter les choix individuels" et de "ne pas engorger inutilement les juridictions". Une décision de bon sens, alors que chacun se plaint des lenteurs de la Justice. De plus, les procédures judiciaires n’aboutissaient pas systématiquement. En novembre dernier, la Cour d’appel de Rennes avait ainsi contredit le procureur de Lorient en ordonnant "la substitution du prénom Fanch par le prénom Fañch", conformément à l’orthographe bretonne.
Cette décision, qui vaut aussi pour les prénoms tahitiens, créoles, catalans, occitans, alsaciens ou corses, apporte un peu de sagesse dans un dossier délirant à tous égards. Même le Conseil constitutionnel avait cru bon, en 2021, de censurer un article de la loi Molac autorisant l’emploi de ces "signes diacritiques" (qui distinguent). Selon la haute juridiction, cette disposition revenait à accorder un droit à l'usage par les particuliers d'une autre langue...
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06/03 - Affaire Epstein : ces documents du FBI qui pourraient embarrasser Donald Trump
Le ministère américain de la Justice a publié, jeudi 5 mars, des documents du FBI qui retranscrivent les auditions d'une femme qui a formulé il y a plus de six ans des accusations graves de violences sexuelles contre le président Donald Trump.
En 2019, des agents du FBI ont interrogé cette femme à quatre reprises dans le cadre de leur enquête sur Jeffrey Epstein, accusé de trafic sexuel. Le ministère de la Justice avait précédemment publié un compte rendu confirmant la tenue de ces entretiens, mais n'avait diffusé qu'un résumé de l'une de ces quatre rencontres, au cours de laquelle elle accusait Epstein de l'avoir agressée sexuellement lorsqu'elle était adolescente.
Les documents récemment divulgués, publiés jeudi sur le site web du département de la Justice, montrent qu'elle a également affirmé que Donald Trump avait tenté de la forcer à lui faire une fellation après que Jeffrey Epstein l'a présentée au futur président à New York ou dans le New Jersey dans les années 1980, alors qu'elle avait entre 13 et 15 ans.
La Maison-Blanche n'a pas immédiatement réagi aux questions concernant ces révélations. Politico, qui a révélé l'affaire en premier, a indiqué que la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, avait qualifié les allégations d'"accusations totalement infondées", sans le moindre élément de preuve crédible".Des "allégations mensongères et sensationnalistes"
Le ministère de la Justice a averti que certains documents contenaient des "allégations mensongères et sensationnalistes à l'encontre du...
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06/03 - Des missiles contre des drones d’interception : le deal proposé par Volodymyr Zelensky à Donald Trump
Kiev propose un échange de bons procédés à Washington. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est dit prêt à fournir des drones intercepteurs aux Etats-Unis et à leurs alliés au Moyen-Orient afin de les aider à contrer les attaques de drones iraniens Shahed dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient, a indiqué à Reuters une source proche du dossier. En retour, l’Ukraine espère obtenir davantage de missiles américains Patriot, devenus indispensables pour se protéger des frappes russes. Le Pentagone et au moins un gouvernement du Golfe, le Qatar, discutent actuellement avec Kiev de l’acquisition de ces systèmes destinés à neutraliser les drones.
Pourquoi l'Ukraine est-elle appelée à la rescousse ? Kiev est forte de son expérience acquise depuis l’invasion russe, débutée en février 2022. Depuis près de quatre ans, Moscou utilise massivement le drone kamikaze Shahed pour frapper les infrastructures ukrainiennes. Face à cette menace, Kiev a progressivement développé toute une gamme de drones intercepteurs peu coûteux, capables de détruire ces appareils en vol. "Nous avons reçu une demande des Etats-Unis pour un soutien spécifique en matière de protection contre les drones Shahed au Moyen-Orient", a écrit Volodymyr Zelensky en anglais sur le réseau social X.
Comme le rappelait L'Express, l'Iran privilégie ses drones Shahed pour frapper les pays du Golfe. Objectif : préserver une partie de son arsenal balistique. Quand un missile coûte entre un et deux millions de dollars, un drone kamikaze iranien vaut...
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06/03 - Face aux survols intempestifs de drones, la France prépare sa riposte
En escale à Malmö pour quelques jours, le porte-avions Charles-de-Gaulle a été visé fin février par une manœuvre d’intimidation dont les Russes ont le secret. Un drone rudimentaire s’est envolé d’un navire de renseignement russe qui naviguait dans les eaux territoriales suédoises, pour approcher le bâtiment amiral français. Rapidement brouillé par la marine suédoise, l’engin a été neutralisé à 13 kilomètres du porte-avions. Si la provocation a été qualifiée de dérisoire et ridicule par le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, la manœuvre teste une nouvelle fois ostensiblement les capacités de défense françaises.
Rares sont les équipements sensibles et stratégiques à ne pas avoir été survolés ou approchés ces derniers mois par des drones. Une usine de production d’explosifs, des sous-marins nucléaires ou, plus récemment, des installations de la direction du renseignement militaire… Le site d’Eurenco à Bergerac (Dordogne), la base navale de l’Île Longue (Finistère) et la base militaire de Creil (Oise) ont fait les frais de ces incursions venues du ciel. En septembre dernier, un incident a provoqué une onde de choc au sein du ministère des Armées. Le temps non pas de plusieurs minutes mais de plusieurs heures, un essaim de drones non identifiés a survolé les chars Leclerc du camp militaire de Mourmelon-le-Grand (Marne), l’un des plus grands du pays, où ont été formés des soldats ukrainiens. Et d'après trois sources concordantes, seul le drone envoyé par les forces de sécurité pour intervenir face à ces intrus...
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06/03 - Guerre en Iran : Donald Trump réclame une "capitulation sans condition" du régime
Sur les plateaux de télévision du monde entier, les images d'explosions, de fumées et d'immeubles éventrés tournent en boucle. Depuis le début de cette guerre, il y a sept jours, l'Iran a pris pour cible Israël, les Etats du Golfe, Chypre, la Turquie et l'Azerbaïdjan, et s'est étendu à l'océan Indien au large du Sri Lanka, où un sous-marin américain a coulé un navire de guerre iranien. Vendredi 6 mars, l'Etat hébreu a annoncé avoir lancé une vague d'attaques de grande envergure contre des infrastructures à Téhéran, tandis que l'armée américaine estime avoir coulé plus de 30 navires iraniens depuis le début du conflit.
Parallèlement, la guerre se poursuit au Liban, où Israël laisse planer la menace d'une intervention terrestre après des tirs du Hezbollah en direction de son territoire. L'armée israélienne a dit, ce jeudi, avoir commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth.Les infos à retenir
⇒ La situation au Moyen-Orient constitue une "urgence humanitaire majeure", d'après l'ONU
⇒ Donald Trump affirme qu'il n'y aura pas d'accord avec l'Iran, sauf si "capitulation"
⇒ Sébastien Lecornu va réunir les partis politiques à Matignon mercredi
19h04L'armée israélienne déclare avoir bombardé plus de 500 cibles au Liban
L'armée israélienne déclare avoir bombardé plus de 500 cibles au Liban cette semaine. Elle a dit avoir frappé vendredi un centre de commandement de la marine du Corps des gardiens de la révolution iranienne ainsi que des centres de commandement de la marine, de l'unité...
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06/03 - Comment nos voisins élisent leur maire : tour d’Europe des petites bizarreries électorales
Les 15 et 22 mars prochains, les Français sont appelés aux urnes pour renouveler leurs conseils municipaux et choisir leur maire. Pour les électeurs de Paris, Lyon et Marseille, une nouveauté : pour la première fois depuis 1982, ils pourront directement voter pour leur conseil municipal chargé d'élire le maire. Jusqu'ici, ils n'élisaient que les conseillers de leur arrondissement, chargés eux-mêmes d'élire le conseil municipal. La nouvelle loi dépèce cette spécificité électorale pour rapprocher le mode de scrutin de celui en vigueur dans toutes les autres communes de France.
A en croire ses architectes, cette réforme devrait permettre de renforcer la légitimité du maire central. La France est jupitérienne même à l'échelon local. Mais ce n'est pas le cas de tous nos voisins européens. Dans certains pays, l'édile est juste le chef d'une administration, nommé par le gouvernement central, avec un pouvoir politique très limité. Dans d'autres, il est parfois le chef d'un comité législatif qui fonctionne comme une assemblée nationale. Des spécificités qui racontent beaucoup de la manière dont nos voisins européens font de la politique et qui pourrait nous inspirer.En Allemagne, des règles disparates... et un record de durée !
Les règles qui encadrent les élections locales outre-Rhin varient d'un Land à l'autre. Dans la plupart des Etats fédérés, les bourgmestres sont élus au suffrage universel direct pour une période de cinq à huit ans. Il existe cependant une exception, dans la région frontalière de la Sarre où ils...
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06/03 - Guerre en Iran : bien que blessé, le régime conserve une dangereuse puissance de feu
Au sixième jour de l'opération "Rugissement du lion", Jérusalem s’est une fois de plus réveillée au son déchirant des explosions. Au terme d’une brève accalmie de sept heures, Tsahal a annoncé ce jeudi matin avoir placé plusieurs régions du pays en état d’alerte face à la menace de "missiles lancés d’Iran". Dans le ciel israélien, les stries laissées par le passage de ces engins, et celles des défenses antiaériennes envoyées pour les intercepter en vol, sont devenues tristement banales moins d’une semaine après le début de la guerre.
Bien qu’affaiblie comme jamais par le pilonnage intensif des forces américaines et israéliennes, la République islamique conserve une dangereuse puissance de feu. "On remarque un saut qualitatif dans les frappes qui sont conduites, relève David Khalfa, cofondateur de l’Atlantic Middle East Forum. Il y a une augmentation de la précision, de la vélocité et de la létalité qui est liée à une montée en gamme capacitaire."Course contre la montre pour détruire les missiles
Avant la guerre des Douze Jours qui l’avait opposée à Israël en juin dernier, la République islamique disposait d’un stock estimé à environ 3 000 missiles balistiques - des engins qui suivent une trajectoire en parabolique hors de l’atmosphère avant de retomber sur leur cible. Si des centaines d'engins avaient été utilisés ou détruits durant le conflit, les industriels iraniens n’avaient pas tardé à relancer la production. "Le régime de Téhéran s’est employé à en fabriquer des dizaines chaque mois, abonde le lieutenant-colonel...
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06/03 - Minxin Pei : "L’ère du miracle économique chinois est désormais révolue"
Quiconque s’intéresse à la Chine post-maoïste est naturellement tenté d’opposer l’ouverture impulsée par Deng Xiaoping au retour à l’autoritarisme sous Xi Jinping. La première période incarne l’entrée dans le commerce mondial et la libéralisation progressive de l’économie d’un pays dévasté par la Révolution culturelle et le communisme. La seconde, par contraste, peine à soutenir la comparaison. Il est séduisant d’y voir la régression d’un régime renouant avec ses vieux démons. Une lecture binaire pourtant trompeuse. C’est la thèse défendue par le politologue Minxin Pei, auteur de nombreux ouvrages reconnus sur la Chine, dans The Broken China Dream (Princeton University Press, non traduit).
Dans cet ouvrage passionnant consacré à la Chine depuis la mort de Mao Zedong, ce professeur au Claremont McKenna College montre au contraire que le tournant autoritaire n’a rien d’un accident de parcours. Pis : le ver était dans le fruit. Dès les réformes engagées par Deng Xiaoping, la priorité du régime était de préserver le rôle du Parti communiste chinois (PCC) et de sauver les institutions clés du totalitarisme. Surtout, à rebours de ceux qui voient dans la Chine l’inquiétante montée en puissance d’un contre-modèle aux démocraties libérales occidentales, le chercheur, interrogé par L’Express, décrit un système économique à bout de souffle, miné par ses inefficacités et le gaspillage de ressources. Au point d’affirmer que l’ère de ce qu’on a appelé le miracle économique chinois "est désormais révolue". Entretien.
L’Express : Entre...
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05/03 - Au-delà du gaz et du pétrole, ces secteurs mis à mal par le blocage du détroit d’Ormuz
Des effets en cascade sur le commerce mondial. La fermeture du détroit d'Ormuz, provoquée par la guerre ouverte par Israël et les États-Unis contre l'Iran le 28 février, engendre de multiples difficultés pour l'acheminement des matières premières vers et depuis le Golfe persique. Des centaines de navires sont actuellement bloqués derrière l'étroit passage qui sépare les côtes iraniennes, au nord, de celles omanaises, au sud. Chaque mois, environ 3 000 bateaux empruntent cette route, particulièrement stratégique pour les échanges maritimes dans de nombreux secteurs. Les hostilités des derniers jours, marquées par des frappes de Téhéran sur les riches monarchies de la région, perturbent avant tout les exportations de pétrole et de gaz de la région. Plusieurs sites liés aux hydrocarbures ont d'ailleurs été touchés par les tirs de drones et de missiles iraniens. Les gigantesques ports de Jebel Ali de Dubaï, aux Émirats arabes unis, et Ras Tanura, sur la côte saoudienne, sont pour le moment paralysés.
La fermeture du détroit d'Ormuz, combinée à l'incertitude du contexte actuel dans la région, inquiète déjà grandement les entreprises du secteur. Mais ces dernières sont loin d'être les seules à subir dès à présent des répercussions sur leurs activités par ce blocage. "Un conflit limité à quelques jours ou semaines – hypothèse privilégiée à ce jour – devrait avoir un impact limité", détaille Ruben Nizard, responsable de la recherche sectorielle au sein de la compagnie Coface, qui a mené un rapport sur les conséquences...
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05/03 - Nicolas d’Estienne d’Orves : "Je n’ai pas souvenir de différences criantes entre femmes de droite et de gauche"
On ne s’ennuie jamais avec Nicolas d’Estienne d’Orves, l’homme qui sait mélanger dans ses livres une certaine gauloiserie aristo et une efficacité à l’américaine (il a par sa mère des origines yankee). Ecrivain, il est devenu en 2024 un personnage de roman en inspirant à sa compagne Emma Becker le déjà culte Antonin de Quincy d’Avricourt du Mal joli. Il a depuis repris sa place d’auteur en se lançant dans une saga sur les sept péchés capitaux. Après L’Île de l’orgueil (sur l’orgueil, faut-il le préciser), voici La Reine de mai (sur la luxure).
Le livre s’ouvre sur une scène de crime à la Bernard Minier : on retrouve dans une cave les cadavres de sept femmes. Très vite l’élégance naturelle de d’Estienne d’Orves reprend le dessus et on quitte le polar lambda pour aller vers le fantastique. Il est question d’un personnage énigmatique, Tobias Gantzer, expert en tableaux anciens et faussaire de génie, qui ressemble à Barbey d’Aurevilly ou Salvador Dali. Il cache chez lui une non moins mystérieuse toile magique, comme dans Le Portrait de Dorian Gray de Wilde ou Le Cas de Charles Dexter Ward de Lovecraft… Après lecture de ce divertissement distingué, il convenait de revenir sur terre en discutant luxure avec NéO – où il sera question d’opéra, d’andouillette et de la supériorité de l’érotisme sur l’idéologie.
L’Express : Vous aviez commencé votre série sur les péchés capitaux par l’orgueil. Pourquoi avoir choisi la luxure cette fois-ci ? De la part du fin gastronome que vous êtes, on aurait pu s’attendre à la...
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05/03 - "La destruction ou l’usure" : les leçons pour l’Iran et l’Ukraine du "Clausewitz russe", Alexandre Svetchine
"La tête de Svetchine était taillée à gros traits : oreilles, nez, bouche, et des yeux noirs lumineux, faits pour la passion ; lui-même était inébranlable, impossible à convaincre." Ainsi Alexandre Soljenitsyne décrit-il Alexandre Svetchine dans La Roue rouge.
Aujourd’hui, les éditions Perrin publient pour la première fois en français (dans une traduction du général (2S) Bernard Aussedat) le maître livre de ce grand stratégiste russe, Strategiia, cent ans après sa parution en Russie. Officier du tsar rallié à la révolution bolchevique, général de l’Armée rouge et professeur de stratégie à la célèbre académie Frounzé, Svetchine fut victime des purges staliniennes de 1938. Trois ans avant sa mort, il consacra une biographie au prussien Carl Philippo Gottlieb von Clausewitz, dont Léon Tolstoï s’inspira pour un personnage de colonel dans Guerre et paix. Dans Strategiia, le nom de ce dernier est le plus cité. Trente et une fois, selon l’historien militaire Patrick Bouhet, l’un des deux préfaciers de l’ouvrage.Publié en 1926, ce traité de stratégie militaire soviétique est traduit pour la première fois en français.
Entre les deux stratégistes, il y avait bien des points communs biographiques. Issus de familles militaires, ils devinrent généraux. La théorie n’était jamais loin de l’action : ces deux pédagogues développèrent en parallèle une féconde réflexion intellectuelle. L’un et l’autre furent marqués par un événement militaire : L’écroulement de la Prusse face à Napoléon Ier en 1806 pour Clausewitz : la défaite de la...
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05/03 - "Trump envoie un message fort à la Chine" : les enjeux de la guerre en Iran décryptés par Fabrice Balanche
Maître de conférences en géographie à l'université Lyon-2 et arabisant, Fabrice Balanche est un spécialiste de la géopolitique au Moyen-Orient. Pour L'Express, il analyse les dessous de la grande reconfiguration à l'œuvre dans la région. Alors qu'Israël cherche à faire un "grand ménage" face à l'Iran et au Hezbollah, les Etats-Unis veulent selon lui reprendre la main sur le Moyen-Orient face à leur grand rival chinois, une démonstration de force qui paye déjà ses fruits par rapport aux pays du Golfe. En revanche, le régime iranien poursuit à ses yeux une stratégie aussi irréaliste que suicidaire en semant le chaos au Moyen-Orient et en surestimant ses soutiens chinois, russes ou musulmans, alors que l'intégrité territoriale du pays est aujourd'hui en jeu...
L’Express : Israël et les Etats-Unis ont un objectif affiché similaire, abattre le régime iranien, mais n’ont-ils pas des motivations et des enjeux différents dans cette guerre ?
Fabrice Balanche : En abattant le régime iranien, Israël se débarrasserait définitivement de la menace nucléaire et balistique iranienne, comme du financement de ses proxys au Moyen-Orient (Hezbollah, Hamas…). C’est l’objectif de Netanyahou comme de l’État profond israélien. Pour Donald Trump, l’Iran, quoi qu’il en dise, n’est pas une menace directe pour les Etats-Unis. Difficile de croire qu’un missile iranien puisse frapper le sol américain. Ça fait partie de la propagande pour convaincre le citoyen américain. Mais les Etats-Unis veulent eux aussi empêcher l’Iran d’avoir un...
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05/03 - Le favori d’Emmanuel Macron pour 2027, Sarah Knafo courtise un ex-ministre
Nous sommes en 2026 et… Sébastien Lecornu est toujours à Matignon ! Il n'est là que depuis septembre dernier mais chaque jour est un combat. En attendant les municipales de mars, dernier scrutin avant le grand rendez-vous de la présidentielle.Quand Gérald Darmanin impressionne un ex-Premier ministre
Gérald Darmanin gagnerait-il, à la Justice, des galons de respectabilité même chez ceux qui n’entretiennent pas une longue romance avec Nicolas Sarkozy et ses fils spirituels ? Récemment, le chiraquien de toujours Jean-Pierre Raffarin s’est dit "impressionné" par la "progression" du Garde des Sceaux. L’ancien Premier ministre, qui lui rend visite de temps à autre place Vendôme, a ainsi confié en petit comité qu’il était agréablement surpris de le voir "lire, penser, réfléchir, bosser… Et pas seulement ses sujets !". De là à dire que Gérald Darmanin a la positive attitude… La drôle de liste de Sophia Chikirou
La liste du "Nouveau Paris populaire" de Sophia Chikirou a été déposée en préfecture le 24 février dernier. La section du 10e arrondissement parisien louait alors, dans une publication Instagram, une liste "qui ressemble aux Parisiennes et aux Parisiens". Pourquoi pas ! Une vingtaine de colistiers sont soit des salariés ou chargés de mission au siège du mouvement, soit d'actuels (ou anciens) collaborateurs politiques de députés ou d’eurodéputés (parmi eux, ceux de Rodrigo Arenas, Sophia Chikirou, Antoine Léaument, Danièle Obono ou Nadège Abomangoli). Mais les insoumis n’ont pas jugé nécessaire de le préciser....
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05/03 - Guerre en Iran : Australie, France... Ces pays qui déploient des moyens militaires au Moyen-Orient
Alors que s'ouvre le sixième jour d'une guerre meurtrière lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, plusieurs pays ont annoncé l'envoi de moyens militaires au Moyen-Orient. Parmi eux, des pays européens, dont la France, le Royaume-Uni, l'Italie et l'Espagne. L'Australie et la Nouvelle-Zélande ont également entrepris de tels déploiements. Retour sur les ressources militaires allouées, pays par pays.Australie
Le Premier ministre australien a annoncé ce jeudi 5 mars déployer des "ressources militaires" au Moyen-Orient en réaction à la guerre provoquée par l’offensive américano-israélienne sur l’Iran. "Nous avons déployé des ressources militaires dans le cadre de nos plans d’urgence déclenchés au début de la semaine", a déclaré Anthony Albanese au Parlement, alors que quelque 115 000 ressortissants australiens se trouvent dans la région.
Il n’a pas précisé quels étaient les moyens en question, mais il s'agirait, selon le média australien SBS News, de deux avions militaires. Nouvelle-Zélande
La Nouvelle-Zélande a annoncé le déploiement d’avions de défense dans la région mercredi. Le gouvernement néo-zélandais a déclaré qu'il enverrait deux avions C-130J Hercules des forces de défense au Moyen-Orient au cas où ils seraient nécessaires pour évacuer les Néo-Zélandais de la région.Royaume-Uni
Le gouvernement britannique va déployer un navire de guerre de la Royal Navy - HMS Dragon, un destroyer de type 45 - en Méditerranée orientale afin de renforcer la sécurité autour de la base aérienne britannique d'Akrotiri à...
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05/03 - Académiciens, chercheurs, Prix Nobel : l’alerte de quinze scientifiques face aux autoritarismes
En réaction aux attaques contre les sciences aux Etats-Unis, le mouvement Stand Up for Science France organisait il y a un an une série d'événements pour défendre les sciences. Depuis, la situation a empiré. Les sciences de la santé, les sciences du climat et les sciences humaines sont particulièrement visées, mais, en réalité, toutes les disciplines sont attaquées.
En voici quelques exemples :
- Les Etats-Unis se sont retirés de plus de 60 organisations internationales de science et d’expertise ;
- Suite aux baisses drastiques de budget et d’emplois, le nombre de titulaires d’un doctorat travaillant dans les domaines des sciences, de la technologie, de l'ingénierie et des mathématiques (STEM) ou des sciences de la santé, dans l’emploi public (NSF, NIH, CDC, etc.) a diminué de 14 % en un an ;
- Le ministre de la santé, R. F. Kennedy, a nommé dans diverses commissions des personnes hostiles à la vaccination, y compris aux vaccins contre la rougeole ou la poliomyélite, remettant en question les programmes de vaccination en santé publique et relayant des critiques scientifiquement infondées ;
- Donald Trump a affirmé devant l’ONU que le réchauffement climatique était une "escroquerie", et le démantèlement des réglementations en la matière est en marche : récemment, l’agence de protection de l’environnement a abrogé la déclaration scientifique de 2009 affirmant que l’accumulation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère a des conséquences néfastes en santé publique (base de nombreuses réglementations), et...
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05/03 - Au sommet des entreprises, l’étonnant succès du "ménage à trois"
Un ménage à trois ? En amour, l’expérience peut sembler risquée, mais dans le monde professionnel elle se révèle plus durable que le traditionnel binôme — du moins quand il s’agit de diriger une équipe. En effet, le leadership partagé fonctionne, mais reste bancal lorsqu’il repose sur deux personnes seulement, révèlent les travaux d’une équipe de chercheurs américains de l’université Northwestern. Le tandem ? Une configuration trop instable pour durer.
"Cette instabilité dyadique apparaît de manière constante dans les données modernes comme historiques, suggérant un phénomène organisationnel récurrent", souligne l’étude publiée en décembre dernier dans la revue Academy of Management Discoveries. À l'inverse, le leadership à un seul chef et celui à trois personnes ou plus tendent à se maintenir dans le temps. Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs se sont appuyés sur des données collectées lors de missions simulées de la Nasa et des données statistiques sur l'Empire romain, mais aussi sur des exemples contemporains de co-direction dans des grandes entreprises actuelles.
Mais pourquoi la Nasa ? "Nous avons été mandatés par l'agence spatiale américaine pour étudier les facteurs qui rendent efficaces des équipes vivant ensemble lors d'une mission de longue durée. Nous avons travaillé sur ce sujet pendant environ dix ans", explique à L'Express Leslie DeChurch, professeure à la Kellogg School of Management de l'université Northwestern. Les missions spatiales sont un véritable laboratoire vivant du leadership "où...
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05/03 - LFI : une honte pour notre pays mais une organisation redoutablement efficace, par Nicolas Bouzou
La France insoumise est un mouvement antisémite, racialiste - or le racialisme mène automatiquement au racisme, sinon il n’a pas de raison d’exister - et totalitaire. La gauche socialiste semble avoir découvert ce caractère intrinsèquement violent depuis que Jean-Luc Mélenchon défend mordicus la Jeune Garde, et cet antisémitisme depuis que le même Mélenchon, parodiant Alain Soral, a ironisé sur le fait que les médias prononçaient "Epstine" et non "Epstein". Quelle blague.
Tous les observateurs avisés savent depuis de longues années que ce mouvement a pour objectif de semer la division et le chaos dans notre pays, meilleur moyen pour lui d’obtenir des résultats électoraux significatifs. Quiconque a eu affaire à ces gens-là dans le débat public sait qu’ils sont plus menaçants que tous les autres réunis. Face à LFI, François Hollande ou Raphaël Glucksmann ont certes prononcé les mots justes. Mais ils ont fait alliance en 2022 avec ce mouvement dans le cadre du Nouveau Front populaire, ce qui, malgré leurs qualités respectives, est impardonnable. Dans la vie, on est ce que l'on fait, pas ce que l'on prétend être.
Le programme économique de LFI, basé sur le ressentiment et la haine vis-à-vis de la réussite, ruinerait notre pays. LFI au pouvoir, ce serait le naufrage économique, le contrôle de la presse, la haine institutionnalisée contre les juifs, la collaboration avec les totalitarismes. Si notre analyse de la situation s’arrêtait là, elle serait incomplète. Car LFI est, certes, une honte pour notre pays, mais...
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05/03 - Dissuasion nucléaire : Emmanuel Macron inscrit notre doctrine dans le temps long, par Manuel Valls
Dans son discours sur l’avenir de la dissuasion nucléaire nationale à la base navale de l’île Longue, le président de la République a présenté le nouveau concept de "dissuasion avancée" et annoncé une augmentation du nombre de têtes nucléaires françaises. Il a également mis l’accent sur la coopération et la solidarité avec nos alliés en Europe.
J’ai suffisamment de désaccords avec Emmanuel Macron pour ne pas marquer mon soutien à ses orientations quand il s’agit de nos intérêts vitaux. Mon soutien à l’évolution de notre doctrine nucléaire
Il a eu raison d’acter la fermeture d’une "parenthèse de l’histoire", face à la multiplication des conflits en cours et à venir, et de souligner l’entrée du monde dans un nouvel "âge d’armes nucléaires". L’architecture mondiale de maîtrise des armes nucléaires est effectivement affaiblie. Elle s’apparente à un "champ de ruines" pour reprendre son expression, plusieurs traités internationaux étant désormais inopérants ou menacés.
Le président inscrit avec intelligence l’évolution de notre doctrine nucléaire dans le temps long. L’Invincible, futur sous-marin de la composante océanique de notre dissuasion nucléaire, doit par exemple être achevé en 2036. Dans la continuité de ses prédécesseurs, le chef de l’État a eu raison d’insister sur la souveraineté de la France en matière de dissuasion nucléaire. Il se devait de rappeler qu’il n’y aura aucun partage de la décision ultime, ni de sa planification, ni de sa mise en œuvre, ni de son financement. Elle appartient au seul président de la République...
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05/03 - Guerre en Iran : l’offensive menée par Donald Trump est-elle légale ?
IL est neuf heures, heure locale, samedi, lorsque les Etats-Unis et Israël attaquent conjointement l'Iran. Pour justifier ces frappes, Washington affirme que Téhéran serait à une semaine de disposer de l'arme nucléaire et construirait des missiles capables d'atteindre les Etats-Unis. Des allégations aussitôt démenties par l'agence internationale de l'énergie atomique et qui interrogent sur la légalité de cette guerre. Si les experts rappellent la nécessité d'examiner séparément les différentes frappes - assassinat d'Ali Khamenei, frappes aériennes, attaque d'un sous-marin, ils s'accordent pour dire que le droit international a été largement bafoué. Explications.
Alors que le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a décrit l'opération aérienne menée en Iran comme "la plus meurtrière, la plus complexe et la plus précise de l’histoire" et que Donald Trump a annoncé qu'elle pourrait durer cinq semaines, les démocrates ont insisté pour qu'un vote puisse avoir lieu - comme cela aurait dû être fait préalablement - au Congrès. Mercredi 4 février, le Sénat, largement acquis aux républicains, a refusé de limiter les pouvoirs de Donald Trump. La Chambre des représentants doit quant à elle se prononcer ce jeudi. Droit international bafoué
Si la Maison-Blanche se défend de toute action illégale, plusieurs juristes interviewés par le Guardian affirment le contraire. "Ce sont des objectifs de politique militaire", explique Wells Dixon, avocat principal au Center for Constitutional Rights, après avoir examiné les arguments de...
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05/03 - Le Liban est déjà le grand perdant de la guerre en Iran
Ni la population, ni les autorités, ni même certains cadres du Hezbollah ne souhaitaient cette escalade militaire dramatique au Levant. Et pourtant, voilà que le Liban se retrouve percuté par l’embrasement régional, transformant le pays du Cèdre en théâtre connexe de la guerre en Iran. Le 2 mars, la milice chiite - parrainée par la République islamique - a pris la décision d’envoyer un cocktail de roquettes et de drones sur Israël, offrant à l’Etat hébreu les conditions d’une nouvelle offensive d’envergure. "Une fois de plus, le Liban (est utilisé) comme plateforme pour des guerres qui ne [le] concernent pas", se désespère le président Joseph Aoun. "Un acte irresponsable qui met en danger la sécurité du Liban et donne à Israël des excuses pour continuer ses attaques contre ce pays", critique encore le Premier ministre, Nawaf Salam.
Conséquence, les Libanais se réveillent depuis plusieurs jours au milieu du fracas des bombes avec des frappes massives de Tsahal dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion de la milice chiite, le sud du pays ainsi que dans la vallée de la Bekaa. Les représailles israéliennes ont déjà coûté la vie à des dizaines de Libanais et fait déjà 60 000 déplacés selon l'ONU, alors que le pays pansait encore ses plaies, quinze mois après le cessez-le-feu entre l'Etat hébreu et le "parti de Dieu".
La décision unilatérale de la direction du Hezbollah a pris de court jusqu'à certains cadres… de son propre mouvement et son précieux allié chiite Nabih Berri, le président du Parlement. "Après...
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05/03 - E-commerce chinois et petits colis : un défi sous-estimé en Europe
Du recrutement controversé de l'ancien ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, comme conseiller en responsabilité sociale et environnementale, à la vente en ligne de poupées pédopornographiques, en passant par l'ouverture de son premier point de vente physique au BHV, Shein n'en finit plus de défrayer la chronique depuis deux ans en France. Sa montée en puissance, à la faveur de la pandémie de Covid et de la crise inflationniste, n'a fait qu'accélérer le déclin de l'industrie textile européenne. Mais à trop se focaliser sur ce géant de l'ultra-fast-fashion, on oublie que d'autres plateformes chinoises inondent, elles aussi, de leurs petits colis le marché européen. Leur logistique implacable met aujourd'hui en péril une autre filière majeure, celle de la distribution.
C'est tout l'objet d'une note, intitulée "Shein, l'arbre qui cache la forêt", publiée ce jeudi 5 mars, par l'Institut Montaigne et rédigée par le conseiller Asie de ce think tank, François Godement. "La production textile européenne d’entrée de gamme est déjà détruite. Le choc porte maintenant sur la distribution", résume-t-il auprès de L'Express, déplorant une prise de conscience encore trop faible dans l'opinion publique. "Les Français sont moins sensibles à la perte d’emplois dans ce secteur qu’à la désindustrialisation. Or c’est là que se joue désormais une partie essentielle", estime-t-il.
Ce spécialiste de la Chine s'est plongé dans la mécanique bien huilée des Temu, AliExpress et autre JD.com - dernier conquérant chinois en date sur...
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05/03 - L’extraordinaire histoire de l’espion américain qui réussit à changer le régime en Iran
Plusieurs conjurés ont été arrêtés ; le chah a fui en avion à Bagdad ; le coup d’Etat fomenté par la Central Intelligence Agency (CIA) a échoué. Nous sommes à l’aube du 16 août 1953 et la tentative américaine de renverser le Premier ministre pour installer à Téhéran un gouvernement favorable aux intérêts des Occidentaux est mal engagée. Mais ce n’est que partie remise. Trois jours plus tard, à la suite de péripéties rocambolesques, l’envoyé de la CIA réussira dans son entreprise.
L'affaire est peu connue en Europe, mais le changement du régime iranien, auquel aspire le président Donald Trump, a bien un précédent : il y a trois quarts de siècle, les services secrets américains renversèrent le seul gouvernement réellement démocratique que la Perse ait connu dans son histoire millénaire. L’opération "Ajax", selon son nom de code à la CIA, mit en branle une série de tragédies, dont le peuple iranien continue à souffrir aujourd’hui, comme le souligne le journaliste américain Stephen Kinzer dans un livre-enquête* sur le sujet.
En 1953, le monde est plongé dans la guerre froide ; la guerre de Corée s’achève par un armistice en forme de match nul entre communistes et pro-américains ; en Egypte, l’arrivée au pouvoir du colonel Nasser, l’année précédente, a inauguré une vague révolutionnaire dans le monde arabo-musulman. A Washington, on craint que l’Iran, pays frontalier de l’Union soviétique, tombe à son tour dans l’orbite de Moscou.
A la source du conflit, on trouve, comment souvent au XXe siècle dans la région, le pétrole....
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05/03 - Finances publiques : quand les maires donnent la leçon à l’Etat
Cette fois, André Morère ne rempilera pas. La mairie du village, grosse bâtisse de deux étages, place des Troubadours à Saint-Hilaire, il en connaît les moindres recoins. Trente ans d'engagement municipal, dont quatre mandats successifs, comme maire de cette petite commune rurale de 1 800 âmes à une vingtaine de kilomètres de Toulouse, en Haute-Garonne. Des anecdotes plein les cartons et surtout la fierté de remettre à son successeur les clés d'une ville dont les comptes sont au carré. Pour cela, il a décidé récemment de suspendre les deux dernières tranches des travaux de voirie. Peur que la commune n'ait plus, à l'avenir, les moyens de payer la facture : 900 000 euros, un sacré paquet d'argent. Alors, va pour les trottoirs et quelques rues. Le reste, et notamment l'aménagement de la place du village, attendra.
Durant ces six dernières années, l'édile a piloté la bourgade, les yeux rivés sur le compteur de la CAF. La capacité d'autofinancement, en langage municipal. "La CAF, c'est ce qui reste quand on a fait la soustraction entre les recettes et les dépenses de fonctionnement. C'est le seul indicateur qui vaille pour mesurer la bonne gestion d'une commune", théorise-t-il. Le bon sens d'un élu de terrain rodé aux subtilités des finances publiques. Alors, comme beaucoup de maires, il voit rouge ces derniers temps quand il entend que "là-haut, à Paris", on reprocherait aux élus locaux de dormir sur une épargne un peu trop abondante. La punition du bon élève.
Une note d'une dizaine de pages publiée...
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05/03 - Guerre au Moyen-Orient : Emmanuel Macron annonce "l’envoi immédiat d’une aide humanitaire" au Liban
Alors que la guerre entre dans sa sixième journée, Israël et les Etats-Unis poursuivent, ce jeudi 5 mars, leurs bombardements sur l'Iran. Au Liban, le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, a été la cible d’une nouvelle frappe aérienne israélienne, dans la nuit de mercredi à jeudi. Les autorités libanaises ont, elles, annoncé trois nouveaux morts dans des frappes ayant visé deux voitures près de la capitale. Israël laisse toujours planer la menace d'une intervention terrestre au Liban.
Par ailleurs, le Sénat américain a refusé, mercredi, de limiter les pouvoirs de Donald Trump dans la guerre contre l’Iran, une résolution en ce sens ayant été rejetée grâce au soutien robuste de la majorité républicaine.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump affirme qu'il doit être impliqué dans le choix du prochain dirigeant iranien
⇒ Israël ordonne l'évacuation d'une partie de Beyrouth
⇒ Joseph Aoun demande à Emmanuel Macron d'intervenir auprès d'Israël pour empêcher le bombardement du sud de Beyrouth
20h05Un avion de rapatriement d’Air France contraint de "faire demi-tour en raison de tirs de missiles"
Un avion d'Air France envoyé pour rapatrier les citoyens français aux Emirats arabes unis a été contraint de faire demi-tour en raison de tirs de missiles dans la zone, a annoncé le ministre des Transports Philippe Tabarot sur X.
"Malgré les moyens mis en œuvre, en lien avec le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, pour poursuivre le rapatriement des Français qui le souhaitent depuis le Moyen-Orient, le vol Air France...
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05/03 - De la RFA à aujourd’hui : comment l’Allemagne a su se réinventer
Le passé permet souvent d'éclairer l'actualité. Chaque jeudi, dans notre nouveau podcast Hier à la Une, on se plonge dans les archives de L’Express, pour comprendre autrement la couverture du magazine de la semaine.
Il y a quelques jours, le chancelier allemand Friedrich Merz était en Chine puis aux Etats-Unis, tant pour défendre l’économie allemande, que pour parler au nom de toute l’Union européenne. Des déplacements qui illustrent la nouvelle place que souhaite désormais prendre l’Allemagne, comme on peut le lire cette semaine dans les pages de L’Express.
Car depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, le modèle allemand s’est retrouvé ébranlé. La réussite allemande reposait sur un gaz russe très bon marché, la forte proximité avec les Etats Unis, et des exportations très élevées vers la Chine. Ces piliers de la croissance allemande se sont écroulés : les robinets du gaz ont été fermés, la confiance s’étiole avec Washington notamment sur le dossier ukrainien, et l’industrie chinoise monte en gamme dans les secteurs phares pour l’Allemagne comme l’automobile.
A ces difficultés s’ajoute l’instabilité politique. L’après Merkel a été complexe, les coalitions se sont révélées impossibles. Et le résultat, c’est un pays immobile face à ces nouveaux défis.
Mais l’Allemagne est en pleine révolution. Sur le plan diplomatique, Berlin compte bien retrouver sa place en Europe, notamment en s’éloignant du couple franco-allemand. Déjà en difficulté avec le chancelier Olaf Scholz, la relation entre Emmanuel Macron et...
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05/03 - Guerre en Ukraine : avec Starlink, l’influence hors norme du très versatile Elon Musk
Sur le front ukrainien, la température glaciale du mois de février s’est accompagnée d’un vent de panique sur les chaînes Telegram des blogueurs militaires russes. Mais celui-ci ne devait rien à la météo. "La désactivation brutale de Starlink par Musk s’avère extrêmement problématique pour nos forces, témoigne, angoissé, l’un de ces comptes très populaires et ultranationalistes. Pour l’instant, nos troupes ne disposent pas de système équivalent." Un autre, suivi par plus d’1,5 million de personnes en appelle, lui, aux dons, afin de financer des radios et palier aux "problèmes de communication" survenus parmi les troupes : "Après le blocage de Starlink, les soldats sur le front ont besoin en urgence de notre aide pour relancer l’offensive et repousser les attaques ennemies."
A l’origine de cet affolement inhabituel, Elon Musk, patron de SpaceX et de sa filiale Starlink, qui, début février, a soudainement décidé d'empêcher l'accès de l’armée russe à sa constellation de plus de 10 000 satellites, qui fournissent une connexion Internet partout sur le front. Un revers cinglant pour les forces de Poutine, mais surtout, un rappel du spectaculaire impact que peuvent avoir sur le champ de bataille les décisions de l'homme d’affaires américain, qui avait lancé ce service en 2015. "Cette connectivité par satellite est devenue cruciale, confirme Thibault Fouillet, directeur scientifique de l’Institut d’études de stratégie et de défense. Concrètement, elle permet d’échanger des informations en temps réel, de coordonner...
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04/03 - Guerre en Iran : la CIA souhaiterait soutenir des milices kurdes pour provoquer un coup d’Etat
Après être intervenus en Iran par l'extérieur, les États-Unis souhaitent désormais agir de l'intérieur. Selon CNN, la CIA et l'administration Trump sont en discussion avec plusieurs groupes d'opposition iraniens et des dirigeants kurdes irakiens pour les soutenir militairement. Une manière de faciliter un soulèvement populaire, alors que les bombardements ayant tué l'ayatollah Khamenei et des dizaines de dignitaires iraniens ont fortement fragilisé le régime.
Selon CNN, citant un haut responsable kurde, Donald Trump s'est notamment entretenu mardi avec le président du Parti démocratique du Kurdistan iranien (KDPI), Mustafa Hijri. Son groupe avait été ciblé par le Corps des Gardiens de la révolution islamique, à l'instar des autres groupes kurdes qui opèrent le long de la frontière entre l'Irak et l'Iran. Au total, plusieurs milliers de combattants kurdes seraient mobilisés dans cette zone, notamment dans le Kurdistan irakien. Selon Axios, le milliardaire avait déjà échangé dimanche avec les dirigeants des deux principales factions kurdes irakiennes, Masoud Barzani du Parti démocratique du Kurdistan (PDK) et Bafel Talabani de l'Union patriotique du Kurdistan (PUK), pour discuter de l'opération militaire en Iran.Le soutien irakien nécessaire
Depuis le début de la guerre, alors que plusieurs groupes kurdes iraniens ont fait allusion à des actions militaires contre les forces iraniennes, une opération terrestre pourrait aussi être déclenchée dans les prochains jours, selon ce responsable, à condition...
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04/03 - "Plus la crise dure, pire c’est" : quand la guerre en Iran nourrit l’anxiété des Français
L’offensive militaire menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran depuis le 28 février a provoqué des représailles massives à travers tout le Moyen-Orient. Ce nouveau conflit s'ajoute à une séquence géopolitique surchargée : guerre en Ukraine depuis plus de quatre ans, conflit à Gaza, tensions commerciales et menaces territoriales de Donald Trump sur le Groenland… Pour beaucoup, le sentiment d'un monde au bord du précipice génère une anxiété diffuse mais bien réelle.
Or le terrain psychique des Français est déjà fragilisé. Selon le dernier Baromètre de Santé publique France publié fin 2025, 15,6 % des Français ont vécu un épisode dépressif l’an passé. Une tendance en hausse depuis 2017, amplifiée par la pandémie de Covid-19. Et selon un sondage Elabe réalisé en mars 2025 - bien avant les frappes sur l'Iran -, 76 % des Français étaient déjà inquiets d'une propagation du conflit ukrainien à d'autres pays et 64 % redoutaient qu'il touche la France. La succession des crises - et notamment l’ouverture d’un nouveau front en Iran - n'est pas sans conséquence sur le psychisme collectif.
C'est ce phénomène qu'étudie Nicolas Franck, professeur de psychiatrie à l'université Lyon-1 et au centre hospitalier Le Vinatier. Pendant la pandémie, il a mené avec son équipe plusieurs enquêtes auprès de 30 000 personnes afin de mesurer l'évolution du bien-être psychique en temps de crise. Son constat, qu'il détaille dans son livre Covid-19 et détresse psychologique (Odile...
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04/03 - Jean-Luc Mélenchon isolé ? Le pari risqué du Parti socialiste avant les municipales
Les socialistes arrivent tard à tout, mais enfin, ils arrivent… Depuis que l’obsédante question insoumise s’est invitée au sein du Parti socialiste, les consensus sont suffisamment rares pour être soulignés. Les miracles peuvent ainsi tomber trois mois après Noël, ou neuf mois après que Jérôme Guedj a insulté Jean-Luc Mélenchon de "salopard antisémite" en plein congrès du PS. Quelques jours, surtout, après que le leader de LFI a ironisé sur la prononciation du nom du pédocriminel Jeffrey Epstein, et "déformé par erreur" jure-t-il - il est permis d’en douter - celui de Raphaël Glucksmann.
Mardi 3 mars, le Bureau national du PS a dénoncé unanimement et "sans réserve" la multiplication "des caricatures complotistes et propos antisémites intolérables" de Jean-Luc Mélenchon. Si la formulation "relents antisémites" a été évoquée lors de la réunion, c’est bien cette assertion qui a été adoptée collectivement. Pour la première fois, les instances dirigeantes roses l’écrivent noir sur blanc : le patriarche insoumis a versé dans l’antisémitisme. "Ce texte est le fruit d’un compromis et c’est un progrès", s’est réjoui François Kalfon, eurodéputé socialiste et opposant résolu à Olivier Faure.Les socialistes ciblent Mélenchon et sa direction
Jean-Luc Mélenchon a beau dénoncer d'"intolérables accusations" et une "désolidarisation du combat antifasciste qui reprend les attaques de l'extrême droite", les socialistes ont lancé leur offensive, à une semaine du premier tour des élections municipales. "Je n'ai pas de leçon à recevoir d'un...
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04/03 - Iran : Mojtaba Khamenei, le fils du Guide suprême qui pourrait hériter du pouvoir
Un Khamenei peut en cacher un autre. Quatre jours après la mort d'Ali Khamenei, son second fils Mojtaba semble s'imposer comme le premier choix pour devenir le prochain Guide suprême. Lors de deux réunions virtuelles de l'Assemblée d'experts iranienne, composée des 88 principaux clercs du régime, le nom de Mojtaba a été coché comme le principal candidat pour succéder à son père, selon plusieurs responsables iraniens, sous couvert d'anonymat. Selon le New York Times, le choix aurait dû être annoncé ce mercredi matin mais plusieurs réserves avaient été exprimées, craignant qu'il ne devienne une cible pour les États-Unis et Israël. Une frappe israélienne a d'ailleurs détruit le bâtiment où devaient se réunir initialement les membres de l'Assemblée. Selon l'agence de presse, proche du pouvoir iranien, il était vide lors du bombardement.
Figure influente du régime iranien, très proche des Gardiens de la révolution, Mojtaba Khamenei manœuvre depuis longtemps dans les arcanes du pouvoir. Alors qu'il gérait jusque-là le Beit, le bureau chargé de valider toutes les décisions prises par l’Etat iranien, l'homme de 56 ans a longtemps été perçu comme l'héritier politique de son père, même s'il avait petit à petit disparu de la scène ces dernières années. "Mojtaba est le choix le plus sage en ce moment parce qu'il est intimement familier avec la gestion et la coordination des appareils de sécurité et militaires, selon l'analyste iranien Mehdi Rahmati au New York Times. Il était en charge de cela."Une future dynastie Khamenei ?...
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04/03 - "C’est allé bien plus vite que nous ne l’anticipions" : la révolution IA décryptée par David Thesmar et Augustin Landier
Les possibilités offertes par l'intelligence artificielle connaissent une accélération phénoménale depuis quelques semaines, ce qui ne manque pas de désorienter les observateurs et les marchés financiers. Dans cette quête pour essayer de "comprendre à quoi ressemblera le monde dans cinq ou dix ans, en extrapolant les changements d’une technologie qui évolue d’un mois à l’autre", Augustin Landier, professeur à HEC, et David Thesmar, professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT), dissipent quelques malentendus et esquissent de nouvelles pistes de réflexion.
L'Express : La publication par le cabinet américain Citrini Research d’une dystopie consacrée aux agents IA a fait ressurgir les craintes d'un hypothétique remplacement de l’homme par la machine : explosion du chômage parmi les "cols blancs" dès 2028, effondrement durable de la consommation, krach boursier... Que faut-il en penser ?
Augustin Landier : C’est une prédiction qui n’est vraiment pas solide sur le plan de l’analyse économique. Elle postule que les gains de productivité permis par l’IA entraînent irrémédiablement les salaires vers le bas, au point de détruire des pans entiers de l’économie sans faire émerger de nouvelles activités. Cette idée qu’une technologie nouvelle qui rend les entreprises plus productives peut créer un effet domino conduisant à l’effondrement économique est un vieux sophisme, comme l’ont relevé de nombreux économistes. Pour une raison simple : il ignore un enchaînement logique majeur. Si des entreprises, grâce à...
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04/03 - "Il ne gère absolument pas le groupe" : à Strasbourg, la difficile mue européenne de Jordan Bardella
Branle-bas de combat au Parlement européen. Mardi 10 février, dans l’agitation qui précède un vote important sur le renvoi d’étrangers en situation irrégulière dans des pays jugés "sûrs", l’Allemande Lena Düpont, qui siège au Parti populaire européen (PPE), grimpe à toute vitesse les marches de l’hémicycle. Elle s’assure auprès de l’eurodéputé RN Fabrice Leggeri que le compte est bon au sein des Patriotes pour l’Europe (PfE), le groupe présidé par Jordan Bardella. L’ancien patron de Frontex acquiesce, puis s’enquiert, auprès d’autres élus, de la position des différents groupes de droite et d’extrême droite.
Quand le résultat s’affiche sur le grand écran, ces nouveaux alliés comprennent qu’ils n’avaient aucun souci à se faire: le texte est adopté à une large majorité, avec 408 voix pour (sur 720), rassemblant la droite traditionnelle et l’extrême droite la plus sulfureuse. Tout ce beau monde se lève comme un seul homme pour applaudir cette victoire commune. "Merci beaucoup", textote Lena Düpont à Fabrice Leggeri, qui s’enorgueillit d’avoir reçu d’autres messages d’élus PPE. "Ce n’est pas un accident de vote", confie, après coup, le Français, racontant volontiers qu’il entretient également de très bons rapports avec l’Espagnol Javier Zarzalejos (PPE), croisé le matin même dans un ascenseur. Leggeri veut qu’on le sache : il parle à tout le monde. Et le cordon sanitaire, qui reléguait hier le RN aux marges de l’instance européenne, craque. Jordan Bardella, d’ailleurs, ne s’y trompe pas, saluant en conférence de presse "un vote qui...
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04/03 - Guerre en Iran : ces questions autour du déploiement du Charles de Gaulle en Méditerranée
Il aurait dû continuer ses exercices avec l'Otan en Atlantique Nord, où il participait à la mission "Lafayette 26". Il se dirige finalement vers le sud, en Méditerranée. Dans son allocution mardi soir à la télévision, Emmanuel Macron a annoncé le départ du porte-avions français Charles de Gaulle vers la Méditerranée. "Nous avons des accords de défense qui nous lient au Qatar, au Koweït et aux Émirats arabes unis, a annoncé le président dans son discours. Ces derniers sont particulièrement ciblés, et nous leur devons de la solidarité". Le bâtiment français va participer à la construction d'une coalition pour sécuriser notamment le transport maritime, alors que le détroit d'Ormuz est fermé par l'Iran.
Parti dès mardi soir, le bâtiment de 261 mètres devrait arriver dans la zone dans une dizaine de jours selon le ministère de la Défense. Fort d'un équipage de près de 1 900 marins, il tient sa force dans son groupe aérien embarqué qu'il transporte, qui peut être composé de 40 aéronefs : des avions de combat Rafale Marine, des Grumman E-2 Hawkeye, des avions américains de commandement équipés de radars, ou encore des hélicoptères Caïman Marine. Au total, 600 marins sont chargés du groupe aérien embarqué. Mis en service en 2001, en remplacement du porte-avions Foch, il transporte également plusieurs armes de combat comme des canons, des mitrailleuses et des systèmes anti-missiles, précise le ministère de la Défense."Légitime défense"
Mais le Charles de Gaulle ne se déplace pas seul en Méditerranée. Le groupe aéronaval...
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04/03 - Iran : comment l’IA générative est devenue une arme stratégique pour faire la guerre
On le sonne pour des idées de visites lors de nos prochaines vacances, un avis sur une vilaine toux, ou encore des corrections dans nos e-mails de travail. Avec ChatGPT, l’IA générative s’est imposée dans des usages quotidiens. Mais peut-on s’en servir avant d’envoyer un missile sur l'ennemi ? C’est ce que suggère l’utilisation de Claude, l'IA de l’entreprise Anthropic, par le Pentagone, le ministère de la Défense américain, lors des récentes frappes en Iran menées conjointement avec Israël. Selon le Wall Street Journal, le commandement militaire américain a recouru à des outils d’IA générative à des fins de renseignement, de sélection des cibles et de simulations de champs de bataille. Quelques mois plus tôt, Anthropic aurait également été à la manœuvre dans l’assaut contre le régime vénézuélien et la capture du dictateur Nicolas Maduro.
L’IA générative est aujourd’hui présente dans de nombreux pans des activités militaires américaines, dont l’analyse de renseignement. Comme l'explique le contre-amiral Vincent Sébastien, directeur adjoint de l’Agence ministérielle pour l’intelligence artificielle de défense (Amiad), "l’exploitation de la donnée issue du renseignement et du champ de bataille par les IA permet de construire rapidement des plans de frappes."
Auparavant, des centaines d’analystes étaient nécessaires afin d'ausculter les énormes quantités d’information collectées par les services américains. Cela, dans le but de déceler des signaux faibles ou comprendre les manœuvres des adversaires. Désormais les modèles...
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04/03 - Guerre en Iran : l’Otan détruit un missile balistique qui se dirigeait vers la Turquie
Un missile balistique tiré depuis l'Iran et se dirigeant vers l'espace aérien turc a été intercepté mercredi 4 mars par les systèmes de défense de l'Otan déployés en Méditerranée orientale, a déclaré le ministère turc de la Défense. "Un missile balistique tiré depuis l'Iran, qui avait traversé les espaces aériens de l'Irak et de la Syrie avant d'être détecté comme se dirigeant vers l'espace aérien turc, a été intercepté et neutralisé par les éléments de défense aérienne et antimissile de l'Otan stationnés en Méditerranée orientale [...] Aucun mort ni blessé n’a été signalé lors de cet incident", a indiqué le ministère turc de la Défense dans un communiqué publié sur X.
Statement Regarding the Neutralized Ballistic Munition#MillîSavunmaBakanlığı pic.twitter.com/wFjZuoAgPI— T.C. Millî Savunma Bakanlığı (@tcsavunma) March 4, 2026
Un débris issu de la munition d'interception est toutefois retombé dans le district de Dörtyol, province de Hatay, dans le sud-est de la Turquie, une zone proche de la frontière syrienne. "Toute action hostile recevra la réponse appropriée"
"Toutes les mesures nécessaires à la défense de notre territoire et de notre espace aérien seront prises avec fermeté et sans hésitation. Nous rappelons que nous nous réservons le droit de répondre à toute action hostile contre notre pays", a ajouté le ministère. L'ambassadeur iranien à Ankara sera convoqué au ministère des Affaires étrangères, a indiqué une source diplomatique turque.
Burhanettin Duran, directeur des communications de la présidence turque, a renchéri sur...
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04/03 - Iran : comment les tentatives d’assassinat contre Donald Trump ont influencé sa décision d’attaquer Téhéran
La justification de la guerre menée par Washington en Iran, aux côtés d'Israël, semble encore floue cinq jours après le début des frappes dans la région. Dans une tentative d'explication, Marco Rubio, le chef de la diplomatie américaine, avait expliqué lundi devant les journalistes que les frappes avaient débuté samedi face à "une menace imminente" d'une attaque de l'Iran sur Israël, instillant l'idée que Tel-Aviv aurait poussé Washington à agir.
Mais le président américain ne semble pas tout à fait en accord avec cette justification, suggérant même l'inverse. Mardi, Donald Trump a ainsi déclaré que ces frappes étaient prévues de longue date et que c'est probablement lui qui "leur a forcé la main [à Israël, NDLR]", et non l'inverse. Et d'ajouter : "Si nous n'avions pas frappé, ils auraient attaqué en premier. J'en étais convaincu. Cela devait être fait", a-t-il dit.Une dimension personnelle
A ce jour, Donald Trump n'a toujours pas fourni de preuves expliquant pourquoi son administration pensait que l'Iran constituait une menace imminente pour les Etats-Unis. Toutefois, le président américain aurait reconnu dimanche auprès de journalistes, et notamment du correspondant à Washington de la chaîne ABC News, Jonathan Karl, que ces frappes en Iran avait une dimension personnelle pour lui. Selon le journaliste, le président a rapporté le fait que les efforts de l'Iran pour l'assassiner en 2024, lors de la campagne présidentielle, ont pu faire partie des facteurs dans la décision de lancer l'opération conjointe...
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04/03 - Nucléaire : ce que signifie la nouvelle "dissuasion avancée" française
Augmentation du nombre de têtes nucléaires, "dispersion dans la profondeur du continent européen", "épaulement conventionnel réciproque" : Emmanuel Macron a présenté, lundi 2 mars à l’Ile Longue (Finistère), une évolution importante de la doctrine de dissuasion nucléaire française. Que signifient concrètement ces annonces ? Revue de détails. Têtes nucléaires et changement de vocabulaire
"J’ai ordonné d’augmenter le nombre de têtes nucléaires", car un "rehaussement de notre arsenal est indispensable" dans le nouveau contexte international, a indiqué le chef de l’Etat. Des "têtes nucléaires", c’est-à-dire des bombes, la France en possède aujourd’hui "moins de 300" : les TNA (têtes nucléaires aéroportées) et TNO (têtes nucléaires océaniques). On ignore ce qu’il en sera demain, puisque "nous ne communiquerons plus sur les chiffres de notre arsenal", a précisé Emmanuel Macron.
Les têtes nucléaires sont fabriquées par la direction des applications militaires du commissariat à l’énergie atomique (DAM-CEA) dans l’usine ultra-secrète du Valduc, au nord de Dijon (Côte d’Or). Même si la France a démantelé, en 1996 et 1997, ses installations de production de matières fissiles, le plutonium à Marcoule (Gard) et l’uranium hautement enrichi à Pierrelatte (Drôme), elle dispose d’un stock largement suffisant de plusieurs tonnes – le chiffre est secret – pour pouvoir fabriquer de nouvelles têtes. Quelques kilos de plutonium et d’uranium sont nécessaires pour chaque arme. L’élément qui risquait de manquer était le tritium. Ce gaz est utilisé...
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04/03 - Peut-on manipuler la météo pour gagner la guerre ? Par Emmanuel Chiva
On parle beaucoup du dérèglement climatique, et nous en voyons les effets chaque jour, lorsque l’on traverse la France transformée en un lac en raison de crues inédites par leur durée ou leur ampleur, ou encore par l’apparition de tornades subites dans des zones jusqu’alors épargnées. Mais peut-on, à l’instar des illusionnistes du film Insaisissables 2, manipuler la pluie ou le climat ? Et surtout, peut-on risquer de le faire à des fins militaires ?
Ce sujet n’est pas nouveau. Depuis 1945, les scientifiques s’y intéressent, par exemple pour provoquer les pluies par ensemencement des nuages. Le principe ? Utiliser de la neige carbonique, ou des particules d’iodure d’argent, afin de provoquer la cristallisation de gouttes dans les nuages et d'ainsi faire pleuvoir sur commande. Cette technique est bien évidemment étudiée à des fins agricoles, mais aussi à des fins militaires.Opération "Popeye"
Lors de la guerre du Vietnam, les Etats-Unis déclenchent l’opération "Popeye" destinée à ensemencer les nuages pendant la mousson afin de prolonger cette dernière et de condamner leurs adversaires à patauger dans la boue. Plus de 2 300 opérations ont ainsi été lancées. Cette technique a d’ailleurs également été utilisée par les soldats français en Indochine.
L’ouvrage Radar : menaces 2035 (Robert Laffont) que j’ai eu l’honneur de coordonner pour le compte du ministère des Armées imagine un futur dans lequel les rayons du soleil sont contrôlés par de gigantesques miroirs placés en orbite, à des fins économiques. Le but ?...
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04/03 - La France s’engage contre les drones iraniens, cette doctrine nucléaire introuvable à l’Elysée
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'indiscrets exclusifs en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.La France défend Chypre contre l'Iran
La France prête main-forte à Chypre après les attaques de drones iraniens perpétrées à l’encontre d’une base britannique, comme l'a annoncé Emmanuel Macron. Paris prévoit d’envoyer des systèmes anti-missiles, anti-drones ainsi qu’une frégate. C’est plus précisément la frégate multi-missions Languedoc, équipée de systèmes anti-balistiques, qui sera chargée d’aller patrouiller dans les eaux de la région. En parallèle, après une frappe de drone ayant touché un hangar sur une base française aux Emirats arabes unis, des Rafale ont été dépêchés pour mener des missions de sécurisation au-dessus des bases tricolores, plus précisément six appareils de la flotte aérienne, a appris L'Express.Pas de doctrine nucléaire à l'Elysée
Surprise des conseillers diplomatiques d'Emmanuel Macron en 2017 : alors qu'ils sollicitaient l'état-major particulier du président de la République pour obtenir des éléments secret-défense sur la doctrine de dissuasion nucléaire française, on leur aurait fait savoir que ces écrits... n'existent pas. Ce sont les discours...
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04/03 - "En Iran, le système commence déjà à pourrir de l’intérieur" : les prédictions de Saeid Golkar
En janvier dernier, alors que le peuple iranien se révoltait en masse contre la dictature des mollahs, L’Express interrogeait Saeid Golkar, politologue irano-américain et professeur associé à l’université du Tennessee à Chattanooga. A l’époque, celui-ci nous avait expliqué que la chute du régime islamique ne saurait se profiler sans que soit ciblé le "cœur du régime", à savoir l’ayatollah Khamenei et sa famille.
Si trop de variables subsistent encore, selon lui, pour prédire l’avenir de la dictature islamique, Saeid Golkar analyse cependant les différents signes indiquant que le système commence à "pourrir de l’intérieur" après l’attaque d'Israël et des Etats-Unis contre l'Iran, suivie de la mort du Guide suprême. L’ayatollah Khamenei ayant par ailleurs commis de son vivant plusieurs "erreurs majeures", responsables du fait que le régime se trouve aujourd’hui dans une position aussi vulnérable. Entretien.
L'Express : Lors de notre dernière conversation, vous expliquiez que le régime islamique ne pourrait être véritablement ébranlé qu’à la condition qu'un coup dur soit porté au cœur du pouvoir, à savoir contre l'ayatollah Khamenei et son entourage proche. Nous y voilà…
Saeid Golkar : L'ayatollah Khamenei a certes été tué, mais le réseau clérical reste intact. Il en va de même pour le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), les forces de sécurité et la bureaucratie d'État. Cela signifie que les nombreuses couches de ce système en forme d'oignon sont toujours en place. Cela dit, si les membres de l'élite...
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04/03 - Guerre en Iran : Donald Trump menace l’Espagne, Pedro Sanchez refuse de "jouer à la roulette russe"
Le torchon brûle entre Washington et Madrid. Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a réaffirmé, ce mercredi 4 mars, son opposition à l'attaque menée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, suite aux menaces de Donald Trump de couper les échanges commerciaux avec l'Espagne en raison de sa position sur le conflit au Moyen-Orient.
"C’est ainsi que commencent les grandes catastrophes de l’humanité… On ne peut pas jouer à la roulette russe avec le destin de millions de personnes", a déclaré ce matin Pedro Sanchez lors d'une allocution télévisée à la nation.
Les tensions entre les deux alliés de l'Otan se sont intensifiées après que Pedro Sanchez a dénoncé les bombardements américains et israéliens en Iran, une position peu commune parmi les pays européens. Madrid est allé plus loin en interdisant aux avions américains d'utiliser les bases navales et aériennes du sud de l'Espagne pour l'offensive contre Téhéran. Un crime de lèse-majesté pour Washington, qui a été obligé de déplacer 15 appareils, dont des ravitailleurs, qui se trouvaient sur ces sites militaires. "Nous ne voulons rien avoir à faire avec l'Espagne"
"L'Espagne est épouvantable", a lâché mardi Donald Trump dans le bureau Ovale avant de s'entretenir avec le chancelier allemand Friedrich Merz, en visite à la Maison-Blanche. "Nous allons stopper tous les échanges commerciaux avec l'Espagne. Nous ne voulons rien avoir à faire avec l'Espagne", a-t-il dit. "J'ai le droit de stopper tout cela. Des embargos - je fais ce que je veux, et on pourrait le...
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04/03 - Un lien entre résidus de pesticides et hausse des cas de cancer ? Retour sur des mois d’emballement dans le débat public
Le 2 février, le sénateur Les Républicains Laurent Duplomb déposait une nouvelle proposition de loi pour soutenir les agriculteurs face à la concurrence européenne. Six mois après une première tentative malheureuse, la recette de l’élu, par ailleurs cadre de la FNSEA, n’a pas changé : à l’écouter, nous n’aurions pas d’autre choix que de réintroduire certains pesticides, au risque sinon de voir des filières entières s’effondrer par manque de rendement.
En pleins préparatifs pour le Salon de l’agriculture, caisse de résonance des humeurs agricoles, cette proposition n’a, évidemment, pas manqué de faire réagir. Et pour cause. Depuis l’été dernier, date de la première tentative du sénateur de faire revenir plusieurs néonicotinoïdes dont le très controversé acétamipride, militants, politiques, et chercheurs ne cessent de s'écharper autour de la dangerosité de ces produits - une controverse régulièrement couverte dans L’Express, et sur son site Internet.
Le débat se cristallise autour du rôle que joueraient les résidus de pesticides retrouvés dans l'alimentation et l'eau dans la survenue des cas de cancer. Pour certaines associations de patients écologistes, comme Extinction Rébellion, combat Monsanto, ou encore Cancer colère, il faudrait voir dans les produits phytosanitaires une cause importante, sinon principale, de l'apparition de certaines tumeurs. Face à ce propos martelé depuis les premiers échanges parlementaires, des élus jurent au contraire qu’il n’y a strictement "rien à craindre". Deux scientifiques, la bride...
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04/03 - Guerre en Iran : le régime des mollahs frappe la CIA à Ryad
Parmi les frappes de drones lancées par l'Iran dans la région après l'attaque coordonnée des Etats-Unis et Israël samedi 28 février, l'une d'elles a atterri sur l'ambassade des Etats-Unis à Ryad en Arabie saoudite. Et selon le journal The Washington Post, une antenne de la CIA aurait alors été touchée. Si l'information venait à être confirmée officiellement cela "représenterait une victoire symbolique pour le régime des mollahs", écrit le quotidien, qui cherche à frapper les représentations américaines dans la région, au Qatar, en Arabie saoudite ainsi qu'aux Emirats arabes unis. Dégâts matériels
Selon les informations du journal, deux drones se sont abattus sur le bâtiment, et plus précisément sur l'aile qui abrite la CIA. Si aucune victime n'est à déplorer, l'explosion a toutefois engendré de gros dégâts matériels, provoquant l'effondrement d'une partie du toit et un incendie. Une alerte interne du Département d'État obtenue par le Washington Post a ainsi déclaré que l'attaque du drone a "effondré" une partie du toit de l'ambassade et "contaminé" l'intérieur avec de la fumée. L'avis a déclaré que l'ambassade a subi des "dommages structurels" et que le personnel "continue de s'abriter sur place".
Néanmoins, l'étendue des dommages causés à l'agence, qui se trouvait au dernier étage de l'ambassade et est l'une des plus importantes de la région, n'est pas claire, poursuit le quotidien. "Être pris pour cible fait partie du job"
Selon des sources proches de la CIA ou membres de la CIA elles-mêmes, la perte de cette...
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04/03 - "L’Art du ricochet", de Nicolas Delesalle : carnet de bord d’un Tintin vieillissant
De retour du front en Ukraine, Nicolas Delesalle, grand reporter à Paris Match, se fait arrêter à la frontière moldave, sans qu’il sache pourquoi. Il se retrouve dans une voiture de police, menottes aux poignets, filant à toute vitesse vers la capitale Chisinau, conduite sportive, hurlements de sirène et discussions en roumain auxquelles il ne comprend rien, dans un pays qu’il ne connaît pas. "Je sais juste que la question la plus courante que les Moldaves posent sur Google est : 'Pourquoi la Moldavie existe ?'".
Ce go fast à travers la campagne moldave est un parfait moment pour faire le point sur sa vie comme sur son métier. "La vie est une suite de renoncements. J’ai vieilli, j’ai cinquante-deux ans, j’aime me balader chez Truffaut, je n’ai plus beaucoup de temps et le meilleur est passé. J’ai renoncé à une grande carrière, à des femmes sublimes, à un destin, à la jeunesse", confie-t-il.
L’Art du ricochet porte bien son nom. Loin des récits de guerre virilistes, Nicolas Delesalle y dévoile les coulisses d’un reportage en Ukraine, tout en revenant sur les moments qui ont altéré sa trajectoire intime, l’ont obligé à rebondir et lui ont permis de comprendre que "l’existence n’était pas un buffet à volonté". On y suit le journaliste, sa photographe et un fixeur entre les tranchées et les boîtes de nuit de l’arrière. "Loin de l’image d’une ville en guerre, Kiev est pleine de vie, ce qui est très difficile d’expliquer à l’étranger. La loupe des médias a tendance à nous faire que l'Ukraine est tout entière à...
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04/03 - Iran, Venezuela, Syrie... Vladimir Poutine, le pire allié du monde
Avant de rendre son dernier souffle, Ali Khamenei a peut-être eu une pensée pour son ami Vladimir Poutine. Drôle d’ami, qui n’aura pas bougé un petit doigt pour le sauver. Tout juste a-t-il présenté ses "plus sincères condoléances", déplorant "une violation cynique de toutes les normes de la morale humaine et du droit international". C’est sûr, le président russe en connaît un rayon sur ces questions.
Depuis une décennie, l’aspirant tsar et l’ayatollah affichaient leur proximité, unis dans leur haine de "l’Occident collectif" et leur croisade contre les sanctions. En janvier 2025, les deux pays avaient conclu un nouveau partenariat stratégique, signé à Moscou sous les dorures du Kremlin. Trois ans plus tôt, la République islamique volait au secours de Vladimir Poutine dans sa guerre contre l’Ukraine. D'abord en conseillant le Kremlin pour s’adapter – et contourner – les sanctions occidentales. Ensuite, en lui fournissant une précieuse aide militaire.
Dès 2022, l’Iran livre à l’armée russe des drones Shahed par milliers. Des aéronefs bon marché, capables de voler jusqu’à 2 500 kilomètres. Redoutables pour cibler les infrastructures et les civils ukrainiens. Conquis par cette technologie, le gouvernement russe signe en 2023 un accord de 1,75 milliard de dollars autorisant la Russie à les importer, mais aussi à développer les capacités pour les produire localement. Trois ans plus tard, elle maîtrise jusqu’à 90 % de leur fabrication. Clause d'assistance mutuelle
Ainsi Vladimir Poutine dispose-t-il de ses...
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04/03 - Guerre en Iran : Emmanuel Macron affirme avoir demandé à Benyamin Netanyahou "de s’abstenir d’une offensive terrestre" au Liban
Israël et les Etats-Unis poursuivent, ce mercredi 4 mars, leurs bombardements incessants sur l'Iran pour une cinquième journée, visant notamment les sites de tirs de missiles, les défenses antiaériennes et les centres de commandement du régime des mollahs. Le conflit s'est aussi étendu au Liban, où Israël laisse planer la menace d'une intervention terrestre après des tirs du Hezbollah sur son territoire.
Malgré le ciblage méthodique des dirigeants iraniens, dont le Guide suprême Ali Khamenei tué dès samedi, l'Iran continue pour sa part de riposter en tentant de frapper Israël mais aussi des pays du Golfe accueillant des forces occidentales.
Les infos à retenir
⇒ La Maison-Blanche dit avoir vu des informations "sur une possible succession de Mojtaba Khamenei"
⇒ Un missile tiré d'Iran qui visait la Turquie détruit par l’Otan
⇒ Emmanuel Macron appelle à ce que le Hezbollah libanais et Israël "reviennent à l'accord de cessez-le-feu"
20h23Emmanuel Macron appelle à ce que le Hezbollah libanais et Israël "reviennent à l'accord de cessez-le-feu"
Le président français Emmanuel Macron a déclaré mercredi avoir parlé avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre libanais Nawaf Salam et avoir discuté de la situation au Liban, les exhortant à la désescalade.
Dans un message publié sur la plateforme de médias sociaux X, Emmanuel Macron a déclaré que la stratégie d'escalade du Hezbollah constituait une grave erreur qui mettait en danger toute la région....
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04/03 - "Nous n’avons rien appris du passé" : l’erreur stratégique de l’Europe sur le gaz
Un air de déjà-vu. En février 2022, l’Europe se retrouve avec un stock de gaz particulièrement bas, autour de 30 % des capacités. Cette fragilité, que certains pensent alors passagère, se transformera ensuite en crise énergétique majeure après l'invasion de l’Ukraine par la Russie, fournisseur numéro 1 à l'époque du gaz européen. Mars 2026, bis repetita ? Après un hiver plus froid que prévu, l’Europe compte encore, comme quatre ans plus tôt, très peu de gaz en réserve. Et une autre guerre vient à nouveau de révéler sa vulnérabilité...
L’attaque conjointe des Etats-Unis et d’Israël contre l’Iran, et les répliques de cette dernière, ont bousculé les marchés de l’énergie : ces derniers jours, les prix du gaz ont augmenté de plus de 35 % en Europe. Le Vieux Continent est surtout exposé à la situation du gaz naturel liquéfié (GNL), le substitut choisi pour se sevrer du gaz russe. "Si les flux de GNL transitant par le détroit d’Ormuz [entre l’Iran et les Emirats Arabes Unis, NDLR] sont réduits, la disponibilité mondiale sur le marché spot se resserre immédiatement, note le think tank bruxellois Bruegel. L’Europe serait alors contrainte de rivaliser avec les acheteurs asiatiques pour les cargaisons flexibles — une situation déjà observée lors de la crise énergétique de 2021-2023." Ce qui ne ferait qu’enchérir les opérations de remplissage des stocks, dont la campagne doit commencer bientôt."Un choix de Bisounours"
Mauvais timing ou erreur stratégique ? "Nous...
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04/03 - "Rural" : au cinéma la crise agricole, à la littérature la crise hydrique
Rural, voilà un film que j’adore. Des personnages, une histoire et, en guise de méthode, faire confiance au septième art. Les premières minutes du film d’Edouard Bergeon ne sont pourtant pas engageantes, on se demande dans quel film de propagande on est tombé. Jérôme Bayle est au téléphone, chez lui, dans sa ferme, du côté de Montesquieu-Volvestre, en Haute-Garonne, il parle à une journaliste qui l’interroge, il lui sort son discours de syndicaliste paysan contre le Mercosur et sur la nécessité de se battre : "parce que si on ne fait rien on est sûr de perdre", dit-il.
Je n’avais jamais entendu parler de Jérôme Bayle, "figure nationale de la ruralité, éleveur charismatique du Sud-Ouest". Je n’en savais pas plus sur les barrages organisés par son "collectif des Ultras de l’A64". On comprend au fil des images qu’il est le leader de ce mouvement d’inspiration gilets jaunes, version paysan du Midi Pyrénées. On monte avec lui en voiture, il chante Bella ciao, il est meilleur au mégaphone pour haranguer la foule des militants : "Alors à partir de jeudi, ceux qui ont des couilles… !" Moins poétique, plus efficace. Il discute avec la gendarmerie, au bord de l’autoroute, aucune violence, c’est cool, ça ne va pas passer en boucle sur CNews. apparaît une paysanne du cru, soixante-dix balais bien tassés, on ne comprend pas tout de suite que c’est sa mère. Il y a plein de choses qu’on ne comprend pas tout de suite dans le film. Aucune voix off ne nous explique qui est qui, ni le comment du pourquoi, le cinéaste ne pose...
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04/03 - Comment l’Unesco est devenue une plaque tournante de l’espionnage mondial
Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Dans “Nid d’espions”, le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.
Paris, c'est évidemment la Ville Lumière, la ville des amoureux. Mais aussi la ville... des espions ! La capitale serait le lieu idéal pour les agents secrets du monde entier. D’abord, parce que Paris a une position géographique stratégique, au cœur de l’Europe, partagée entre l’Est et l’Ouest. Un héritage également historique, qui remonte à la Guerre froide : alors que le général de Gaulle prenait son indépendance des Etats-Unis en sortant du commandement de l’Otan, la France devenait un lieu clé pour récolter du renseignement des deux côtés du rideau de fer.
Avec sa politique d’accueil, les diasporas – et donc les informateurs - qu’on y trouve sont aussi très variées. Et ce qui intéresse les touristes intéresse également les espions : de nombreuses rues étroites à visiter, bien utiles pour s’échapper et semer une filature, un métro parmi les plus anciens du monde, qui offre un réseau d’interconnexions idéal mais aussi des palaces et des restaurants dans lesquels les agents secrets autant que les voyageurs aiment descendre.
Enfin, Paris accueille une grande diversité d’ambassades, d’organisations politiques, et d’institutions internationales, où se croisent des diplomates des quatre coins...
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04/03 - Donald Trump face à l’Iran : le bras de fer qui peut bouleverser l’ordre mondial
Trente-six ans d’un règne sanguinaire pulvérisé en seulement deux heures. A 6 heures du matin, ce samedi 28 février, au moment où les chasseurs de l’Israeli Air Force décollent de leur base, Ali Khamenei ne sait pas encore qu’il vit ses ultimes moments à la tête de l’Iran. Les services de renseignement de la CIA et du Mossad, qui traquaient depuis des mois ses moindres faits et gestes, ont obtenu l’information d’une imprudente réunion secrète en présence du Guide suprême.
Les deux plus grandes agences de renseignements au monde vont offrir sur un plateau l’ennemi numéro 1 d’Israël. A 9 h 40, à Téhéran, les missiles à longue portée claquent en plein cœur du quartier Pasteur, tuant l’ayatollah et plusieurs hauts membres de l’État-major iranien. "Pour Netanyahou, le Premier ministre israélien, le rêve est brusquement devenu réalité", estime Danny Citrinowicz, chercheur à l’Institut for national security studies, à Tel-Aviv. Des scènes de liesse
Dans les premières heures, alors même que la mort du Guide suprême n’est pas encore officialisée par l’Iran, la nouvelle se répand comme une traînée de poudre dans tout le pays. Sur les réseaux sociaux fleurissent des scènes de liesse qui contrastent avec le fracas des bombes - le Pentagone a pilonné plus de 1 250 cibles dans les premières quarante-huit heures du conflit. Pour cela, l’armée américaine a déployé deux groupes aéronavals, équipés de chasseurs de dernière génération. Une "invincible armada", sans équivalent depuis la guerre en Irak en 2003. Historiques par leur...
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03/03 - Ali Larijani, dirigeant pragmatique et fidèle soutien de Khamenei, nouvel homme fort de l’Iran
Il a longtemps été l'homme pragmatique du régime des mollahs, celui ouvert aux discussions et aux négociations. Pourtant, lundi, c'est sa voix qui s'est violemment opposée aux États-Unis de Donald Trump. "L'Iran, contrairement aux États-Unis, s'est préparé à une longue guerre", a écrit Ali Larijani dans une série de publications sur X. Accusant Donald Trump d'avoir "plongé la région dans le chaos" et de faire "une fois de plus payer le prix de son culte de la personnalité aux soldats et à leurs familles américaines", il a fermé la porte à toute négociation avec les États-Unis.
Trump's wishful thinking has dragged the whole region into an unnecessarily war and now he is rightly worried about more American casualties. It is indeed very sad that he is sacrificing American treasure and blood to advance Netanyahu's illegitimate expansionist ambitions. https://t.co/b11I6cNb6I— Ali Larijani | علی لاریجانی (@alilarijani_ir) March 2, 2026
Après l'assassinat d'Ali Khamenei dans un bombardement américain et de plusieurs dizaines de dignitaires iraniens, Ali Larijani est la nouvelle figure du régime des mollahs, en attendant qu'un nouveau chef d'État soit désigné. Fidèle proche de l'ayatollah, il avait été choisi par le chef de l'État lui-même pour prendre son relais s'il venait à mourir. Secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale jusque-là, il était alors chargé de la protection de la République islamique face aux attaques militaires. Donald Trump pourrait s'appuyer sur lui pour préparer la suite du...
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03/03 - Envoi du Charles de Gaulle, frégate à Chypre... Ce qu’il faut retenir de l’allocution d’Emmanuel Macron
Le chef de l'Etat, qui a mis en garde lundi contre un risque "d'embrasement à nos frontières" après le lancement samedi de l'offensive israélo-américaine en Iran, s'est adressé aux Français ce mardi soir à 20 heures lors d'une allocution télévisée. "L'Iran porte la responsabilité première de cette situation", a déclaré Emmanuel Macron tout en estimant que les opérations conduites par les Etats-Unis et Israël l'ont été "en dehors du droit international", "ce que nous ne pouvons pas approuver", a-t-il dénoncé, ajoutant "que l'Histoire ne pleure jamais les bourreaux de leur peuple. Aucun ne sera regretté".
Le président a rappelé que près de 400 000 Français se trouvent actuellement dans la région. Deux vols de rapatriement sont attendus dans la soirée à Paris pour évacuer les ressortissants les plus vulnérables.Le porte-avions Charles de Gaulle fait route vers la Méditerranée
Emmanuel Macron a également annoncé avoir donné l'ordre au porte-avions Charles de Gaulle, à ses moyens aériens et à son escorte de frégates, de faire route vers la Méditerranée, invoquant les conséquences du conflit au Moyen-Orient sur le commerce international. "Le détroit d’Ormuz est de fait fermé et c’est par ce détroit que transitent environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié dans le monde. Le canal de Suez, la mer Rouge sont aussi sous tension et menacés", a-t-il expliqué.
Dans la foulée, le président a annoncé le déploiement de radars, de Rafales supplémentaires et l'envoi d'une frégate française, le Languedoc, au large de Chypre.
Deux...
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03/03 - Pour sortir de la guerre, l’Iran pourrait proposer un "accord de rêve" aux États-Unis
Les négociations étaient pourtant ouvertes entre les deux pays. Alors que les États-Unis et l'Iran discutaient depuis plusieurs mois pour trouver un accord sur la question du nucléaire iranien, les deux parties s'étaient de nouveau rencontrées jeudi 26 mars à Genève. Selon Oman, pays médiateur, l'Iran avait même accepté de renoncer au stockage d'uranium enrichi alors que Donald Trump le réclamait justement. Puis Téhéran a été bombardé, tuant l'ayatollah Khamenei, à la tête du pays depuis 1989 et plusieurs dizaines de hauts-dignitaires iraniens. Depuis, la région s'est embrasée et les missiles pleuvent sur les pays de la région.
Paradoxalement, le président américain ne ferme pas la porte à des discussions. Selon CNBC, Donald Trump a affirmé que les dirigeants iraniens "veulent parler", ce qu'il aurait accepté. Une option que semble confirmer le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, qui aurait confié à son homologue omanais que l'Iran était ouvert à des efforts pour éviter toute nouvelle escalade de violence. D'autant que Donald Trump n'a aucun intérêt à faire durer la guerre en Iran à l'approche des élections de midterm, la population américaine voyant d'un mauvais œil cette nouvelle intervention au Moyen-Orient."L'Iran, contrairement aux États-Unis, s'est préparé à une longue guerre"
Après la mort d'Ali Khamenei et le temps que l'Assemblée des experts, l'organisme clérical chargé de choisir un nouveau chef d'État selon la Constitution iranienne, se décide, le nouvel homme fort du pays semble...
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03/03 - Espion de la DGSE ou "honorable mytho" ? Le cas Vincent Crouzet déchire le vrai "Bureau des légendes"
Hiver 2023. Grégoire (le prénom a été changé) et Vincent Crouzet échangent des messages sur WhatsApp. Entre l’ancien chef du service mission de la DGSE, une de ses unités les plus secrètes, et son ex-collaborateur, il est question de se voir à Paris ou en Bretagne, d’une vérification d’identité aussi, que Crouzet, connaisseur de la région, pourrait effectuer en Afrique du Sud. L’affaire s’avérera un simple hameçonnage sur les réseaux sociaux.
Trois ans plus tard, l’amitié a laissé place à une hostilité glaciale. "Crouzet s'est inventé un passé qu'il n'a jamais vécu (à part en rêves peut-être), ce qui irrite un peu ceux qui ont vraiment été sur le terrain des opérations clandestines", écrit Grégoire depuis son compte LinkedIn, le 18 février. "Mythomane", lâche-t-il aussi, en commentaire d’un article sur celui qu’il qualifie désormais d’"imposteur qui a probablement trop vu de ‘James Bond’".
En cause, l’autobiographie de Vincent Crouzet, 61 ans, Le jour où je suis devenu espion (L’Observatoire), publiée début février. Désormais chroniqueur sur LCI, où il est présenté comme "expert en renseignement", ce consultant en géopolitique y raconte son recrutement au sein du service secret français, en 1989. Il dirige alors les jeunes giscardiens, le mouvement de jeunesse du président déchu, où il noue des liens avec les oppositions libérales de plusieurs pays du Sud, dont l’Angola. Or la DGSE a justement besoin de relais dans ce pays pétrolier. "Je me souviens de Vincent Crouzet, qui a été président des jeunes giscardiens. Il était...
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03/03 - Stephen Smith : "La jeune Afrique va se ruer vers la vieille Europe, c’est dans l’ordre des choses"
"A l’université, j'avais l'impression d'être dans un supermarché intellectuel. Je suivais un séminaire, puis un autre. Mais il n'y avait aucune cohérence. Je suis allé voir ma mère et je lui ai dit que j’aimerais prendre une année sabbatique. Et je suis parti en auto-stop à travers l'Afrique, entre l'Algérie et le Niger, en faisant des allers-retours avec des camions à travers le désert. C’est là que j'ai commencé à apprendre le français, avec des Africains. Ces derniers sont polyglottes. Moi-même, je le suis : ma mère est allemande, je parle ma langue maternelle et j'ai appris le français l'espagnol. En rentrant de cette année, j'avais l'impression d'avoir trouvé ma voie, le dénominateur commun me permettant d'unifier mes séminaires et mes activités. L’Afrique est une sorte de laboratoire anthropologique. Les questions de modernité et de tradition sont totalement chamboulées là-bas."
Ainsi Stephen Smith raconte-t-il, dans le nouvel épisode des Temps sauvages, le podcast géopolitique de L’Express, la naissance de sa vocation d’africaniste. Professeur à l’université Duke, après avoir longtemps été journaliste à Libération puis au Monde, il a publié plusieurs ouvrages consacrés au continent, qui font autorité. On peut désormais le lire tous les mois dans L'Express.
>> Cet épisode est à retrouver sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast Addict
Pour qui veut comprendre les enjeux de la "rencontre migratoire" entre l’Afrique et l’Europe, il faut lire son enquête parue en 2018, La ruée vers...
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03/03 - Visés par l’Iran, les pays du Golfe auront-ils assez d’intercepteurs ?
En représailles aux attaques d'Israël et des États-Unis, qui ont notamment tué l'ayatollah Khamenei et de nombreux dignitaires iraniens, l'Iran bombarde la région du Golfe depuis près de quatre jours. Des attaques contre Israël, les intérêts militaires américains au Qatar ou aux Émirats arabes unis, mais aussi leurs alliés. Lundi, les Émirats arabes unis affirmaient avoir été ciblés par 174 missiles balistiques, huit missiles de croisière et 689 drones en trois jours. Bien moins ciblé, le Bahreïn a tout de même été visé par 70 missiles balistiques, tandis que le Qatar a fait face à 65 missiles et 12 drones samedi.
Jusque-là, les pays du Golfe ont su se défendre grâce à leur défense aérienne. Quand les Émirats arabes unis affirment avoir intercepté tous les missiles et plus de 93 % des drones, les Qataris ont détruit 63 des 65 missiles lancés. Mais jusqu'à quand pourront-ils résister ? Alors que l'Iran possédait environ 2 000 missiles balistiques après le conflit de l'année dernière avec Israël selon Bloomberg, les défenses aériennes des pays du Golfe s'épuisent jour après jour. "L'intensité d'utilisation des intercepteurs que nous avons observée ces derniers jours ne peut pas être maintenue plus d'une semaine supplémentaire — probablement quelques jours tout au plus — après quoi ils ressentiront douloureusement la pénurie d'intercepteurs", a analysé Fabian Hoffman, expert en missiles à l'université d'Oslo, auprès du Wall Street Journal.Stratégie militaire... et financière
Si le nombre d'intercepteurs disponibles reste...
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03/03 - Iran, le risque de représailles : ces menaces qui pèsent sur la France et l’Europe
Juin 2024. La police française interpelle Bashir Biazar, un Iranien de 41 ans, résidant à Dijon depuis 2022. Cet ancien chef du département de la musique à la télévision publique iranienne a rejoint son épouse et ses enfants au titre du regroupement familial, en provenance de Londres, où il exerçait au sein d’une association proche du régime islamique.
Depuis des mois, la DGSI s’est convaincue qu’il s’agit d’un agent dormant possiblement dangereux. Un "agent d’influence, un agitateur qui promeut les vues de la République d’Iran et, de manière plus inquiétante, procède au harcèlement des opposants au régime", comme le décrit le représentant du ministère de l’Intérieur devant le tribunal administratif de Paris, le 3 juillet. Mais pas seulement.
Un "membre d’al-Qods", dit-il aussi, l’unité d’élite du corps des Gardiens de la révolution, chargée notamment des attentats en Occident. Selon Le Point, l’arrêté d’expulsion du territoire français évoquera même des velléités d’action "contre des opposants iraniens ou des cibles juives ou israéliennes". La France redécouvre la menace iranienne. A bas bruit, pour l’heure.L’opposition iranienne et la communauté juive menacées
Ce samedi 28 février, Paris relève son niveau d’alerte après les frappes américaines et israéliennes en Iran. Dans un télégramme cité par l'AFP, Laurent Nunez, le ministre de l’Intérieur, appelle à renforcer la sécurité autour de "certains points d'intérêt des parties impliquées", notamment les ambassades. Il demande aux préfets de "signaler immédiatement aux...
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03/03 - Pétrole et gaz : comment la guerre au Moyen-Orient bouleverse l’équilibre mondial de l’énergie
Septembre 1979 - mars 2026, 47 années d'écart et toujours la même angoisse. A l'époque, la révolution iranienne et la chute du gouvernement de Chapour Bakhtiar marquent le début du second choc pétrolier, après celui de 1973, précipitant de nouveau la planète dans la récession et signant la fin des Trente Glorieuses. Par un curieux effet de miroir inversé, l'Iran se retrouve une nouvelle fois au milieu de la scène énergétique alors que la dictature des Mollahs, décapitée, paraît extrêmement fragilisée depuis l'attaque conjointe des Etats-Unis et d'Israël.
Pour autant, le monde de 2026 n'a plus rien à voir avec celui de 1979. Le poids du pétrole dans nos économies a drastiquement reculé, l'Opep a perdu de sa superbe, les Etats-Unis sont devenus les premiers producteurs mondiaux d'or noir, la mode est à l'électrification massive des usages et la Chine, claquemurée à l'époque, affiche aujourd'hui un besoin frénétique d'énergie. Si le contexte est radicalement différent, les tensions n'en sont pas moins réelles. Et les marchés financiers très fébriles comme en témoigne le coup de chaud sur les cours du pétrole et surtout du gaz depuis le début de la guerre. En sept points, L'Express décortique la nouvelle géopolitique de l'énergie en train de s'écrire.La Chine, l'autre objectif de guerre de Trump
Le plan a été peaufiné. Et il n'est même pas secret. Dans le rapport paru en novembre dernier détaillant la stratégie de sécurité nationale des Etats-Unis, Donald Trump ne fait pas mystère de son intention d'affaiblir par tous...
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03/03 - L’Europe menacée par l’Iran : où sont situées ses bases militaires au Moyen-Orient ?
"Toute [implication des Européens] contre l’Iran serait considérée comme un geste de complicité avec les agresseurs", a prévenu Esmaeil Baghaei, le porte-parole du ministre des Affaires étrangères iranien lors d'une conférence de presse organisée ce mardi 3 mars. Cet avertissement intervient au quatrième jour de l'attaque menée par Israël et les Etats-Unis, qui a déjà mené à l'élimination d'Ali Khamenei, Guide suprême de la république islamique d'Iran, ainsi qu'à celle de plusieurs hauts dignitaires du régime. Tandis que Téhéran riposte et vise des bases étrangères dans presque tous les pays de la région, une partie des Européens a accordé son soutien à l'opération, quand d'autres rechignent.
C'est notamment le cas de l'Espagne qui a refusé d'ouvrir deux de ses bases militaires aux Etats-Unis. Habituellement, ces bases situées à proximité de Cadix et de Séville permettent d'assurer le ravitaillement des troupes américaines lors de leur transit vers le Moyen-Orient. Pour justifier ce positionnement qui tranche avec celui de ses voisins, le gouvernement de Pedro Sanchez en a appelé au respect du droit international. L'ambassadeur iranien à Madrid a également été convoqué par le ministère des Affaires étrangères qui dénonce "le lancement d'attaques contre le territoire européen [...] et sur d'autres pays de la région."
Cette condamnation diplomatique intervient en pleine riposte iranienne. Au soir du 2 mars, Téhéran avait déjà envoyé plusieurs centaines de missiles, notamment vers Israël ainsi que vers des bases...
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03/03 - Iran : l’Espagne refuse que ses bases aériennes aident les Etats-Unis dans leur offensive
Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a pris une décision de fond dont il devra assumer les conséquences : l’Espagne n’ouvrira pas ses bases stratégiques aux forces américaines pour leurs opérations contre l’Iran, prenant ainsi le risque d’un bras de fer politique avec Washington et rompant avec plusieurs alliés européens. Lundi 2 mars, le ministre des Affaires étrangères José Manuel Albares affirmait sur la télévision publique que "les bases espagnoles ne sont pas utilisées pour cette opération militaire", tandis que la ministre de la Défense Margarita Robles précisait qu’elles "ne fourniront un soutien que si cela était nécessaire d’un point de vue humanitaire".
Rechazamos la acción militar unilateral de EE.UU. e Israel, que supone una escalada y contribuye a un orden internacional más incierto y hostil.
Rechazamos igualmente las acciones del régimen iraní y de la Guardia Revolucionaria. No podemos permitirnos otra guerra prolongada y…— Pedro Sánchez (@sanchezcastejon) February 28, 2026
Ce mardi 3 mars, le quotidien espagnol El Pais a confirmé que le gouvernement avait formellement ordonné de ne pas autoriser l’utilisation des bases américaines de Rota (Cadix) et Moron (Séville) pour ces opérations. Les États-Unis opèrent habituellement sur ces bases dans le cadre d'un accord d'utilisation conjointe, mais elles demeurent sous souveraineté espagnole. "Ils se trompent"
Selon le quotidien, l’exécutif considère...
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03/03 - Iran : l’axe du mal ne répond plus, par Eric Chol
C’était au départ une trouvaille des conseillers de George W. Bush, peu après les attentats du 11-Septembre. Dans son discours sur l’état de l’Union, en janvier 2002, le président des Etats-Unis qualifie d’"axe du mal" ces Etats accusés d’avoir aidé Ben Laden et les islamistes : l’Iran, l’Irak, et la Corée du Nord. L’expression, empruntée au lexique de la Seconde Guerre mondiale, va servir à la croisade du bien contre le mal lancée par les néoconservateurs américains juste avant l’invasion de l’Irak en 2003 ; puis elle passera aux oubliettes, avant de revenir sur le devant de la scène après l’attaque russe en Ukraine, en 2022.
Cette fois-ci, le camp du mal est clairement identifié : les régimes autocratiques, revanchards et antioccidentaux de Poutine, de Xi Jinping, d’Ali Khamenei et de Kim Jong-un. Soit les quatre cavaliers de l’apocalypse qui cumulent ensemble, jusqu’à la mort du Guide suprême iranien, 84 années de pouvoir.
Inutile de chercher derrière cette appellation une quelconque cohérence. "C’est la façon dont les Etats-Unis perçoivent ces pays, en insistant sur une justification morale, car dans la réalité, cet axe n’existe pas", résume Guillaume Lasconjarias, professeur associé à la Sorbonne Université.
Pas d’organisation, pas d’alliance militaire, pas de secrétariat permanent, pas même d’objectifs communs… Et pourtant, entre Pyongyang, Pékin, Téhéran et Moscou, le courant passe bien, entretenu par une détestation mutuelle des valeurs occidentales et démocratiques. Au point que le régime des ùollahs, de...
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03/03 - "Donald Trump a perdu le contrôle de la situation" : l’inquiétude de la spécialiste Emma Ashford
Jusqu’où Donald Trump est-il prêt à aller pour faire tomber le régime iranien ? Lui-même le sait-il ? Alors que le président américain n’exclut plus l’envoi de troupes au sol, ses intentions demeurent floues, marquées par des déclarations contradictoires qui suscitent interrogations et scepticisme chez de nombreux observateurs internationaux. C’est notamment le cas d’Emma Ashford, chroniqueuse en politique étrangère à Foreign Policy et chercheuse au programme Reimagining U.S. Grand Strategy du Stimson Center, l’un des think tanks les plus influents à Washington. Selon cette professeure à l’université de Georgetown, en lançant des frappes militaires contre l’Iran, Donald Trump — qui se présentait comme le candidat de la paix et dénonçait les guerres inutiles au Moyen-Orient — aurait non seulement trahi sa base et ses promesses de campagne, mais aurait surtout amorcé une dérive vers "l’aventurisme militaire".
Un président qui, après être intervenu de manière spectaculaire au Venezuela et s’être toujours montré très investi dans le dossier iranien, aurait succombé à la tentation de croire que la force résout tout, et dont la communication chaotique trahirait l’absence d’une stratégie claire en Iran. Le pire scénario, avertit-elle, serait celui d’un conflit qui s’enlise.
L’Express : Selon vous, Donald Trump a trahi sa base en lançant des frappes contre l'Iran. Sommes-nous en train d'assister à un virage néoconservateur du président américain ?
Emma Ashford : Je ne le pense pas. Deux raisons expliquent selon moi pourquoi...
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03/03 - "La vérification est indispensable" : les comptables face au casse-tête de l’IA
"Trois et deux font cinq. Cinq et sept douze. Douze et trois quinze. Bonjour. Quinze et sept vingt-deux. Vingt-deux et six vingt-huit… Vingt-six et cinq trente et un. Ouf ! Ça fait donc cinq cent un millions six cent vingt-deux mille sept cent trente et un. Cinq cents millions de quoi ? De... je ne sais plus... j’ai tellement de travail ! Je suis sérieux, moi, je ne m’amuse pas à des balivernes ! Deux et cinq sept..." Ainsi commence la rencontre du Petit Prince avec le businessman – comptable, dans le roman éponyme d’Antoine de Saint-Exupéry. Cinq cents millions de quoi au juste ?
Quatre-vingt-trois ans plus tard, la question reste d'actualité : selon une étude Dext/Censuswide (janvier 2026), 37 % des professionnels de la comptabilité signalent des pertes financières pour les entreprises à la suite de conseils erronés fournis par l’intelligence artificielle. De plus, 60 % des comptables passent jusqu'à trois heures par mois pour rectifier de petites erreurs quand 31 % perdent de quatre à dix heures par semaine à corriger des problèmes plus importants liés aux IA génératives. Quand les clients se rebellent
"On utilise depuis longtemps l’IA notamment pour des extractions qui permettent de faire gagner du temps", explique Geoffrey Nozerand, responsable partenariat France de Dext, plateforme automatisée qui accompagne 2 000 cabinets comptables. Oublier la saisie à la main. Pour Thomas Corgnet, Chief Marketing Officer d'Acasi, cabinet d’expertise comptable en ligne dédié aux indépendants, une...
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03/03 - Le grand flou de Donald Trump sur l’Iran : entre calendrier incertain et objectifs changeants
Le président américain Donald Trump a cherché lundi 2 mars à justifier la vaste campagne militaire lancée contre l'Iran, offrant ses commentaires les plus détaillés depuis le début des frappes samedi. De retour à la Maison-Blanche après un week-end passé dans sa résidence en Floride, il a déclaré que les attaques aériennes menées par les États-Unis et Israël pourraient durer quatre à cinq semaines, mais pourraient se prolonger au-delà.
"Nous sommes déjà considérablement en avance sur nos prévisions", a-t-il dit dans ses premiers commentaires publics depuis le début du conflit, alors que plus d'un millier de cibles en Iran ont déjà été frappées et que le Guide suprême de la révolution iranienne, l'ayatollah Ali Khamenei, a été tué samedi, de même que d'autres hauts responsables à Téhéran. "Mais peu importe le temps que ça prendra, ça ira. [Nous ferons] tout ce qui est nécessaire", a-t-il ajouté. A ce jour, le président américain n'a toujours pas prononcé d'allocution télévisée à la nation, comme le veut la coutume pour une intervention militaire.Une "menace intolérable" avancée pour justifier l’attaque
Une seule justification est rabâchée pour expliquer le choix de déclencher une guerre régionale au Moyen-Orient, qui déborde désormais jusqu’au cœur de Beyrouth, la capitale du Liban encore sous les bombes d’Israël ce mardi matin. Selon Donald Trump, l’offensive était nécessaire pour empêcher Téhéran de développer l'arme nucléaire et pour neutraliser...
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03/03 - Guerre en Iran : le numéro d’équilibriste de Jean-Luc Mélenchon
C’est l’eurodéputée insoumise par qui la polémique vient. Rima Hassan cultive désormais son opposition zélée à l’opération israélo-américaine "Furie épique" en Iran. Sur ses réseaux sociaux, l’élue fustige tantôt un article de presse paru dans Le Parisien, recueillant la parole d’Iraniens en exil se réjouissant de l’intervention militaire extérieure ; "une sélection de témoignages à des fins de propagande guerrière", juge-t-elle. Tantôt elle arbore un drapeau américain en flammes, la nouvelle "bannière" de son compte X. Mais la figure radicale du combat palestinien à Bruxelles ne se trompe pas de combat, ni de prisme. "C’est Israël qui a voulu cette guerre", écrit Rima Hassan. Parfois, la nouvelle insoumise va même au-delà des positions de son mouvement... Au jour du déclenchement de l’opération, elle affirme que l’Iran a "le droit de se défendre" - et qu’Israël a "le droit de la fermer". "Un porte-parole de la République islamique tiendrait ces propos, souffle Ayda Hadizadeh, députée du Parti socialiste et native de Téhéran. Si elle n’est pas payée par le régime, elle devrait penser à prendre un billet", ironise-t-elle.
Jean-Luc Mélenchon a, lui, déclenché suffisamment de polémiques pour s’attirer un faux procès. Au diapason du reste de la gauche, le triple candidat à la présidentielle n’a pas versé une larme à la mort du dictateur Ali Khamenei. "Je pense aux milliers de victimes qu’il a faites, à la lutte implacable qu’il a menée contre le peuple iranien", a-t-il déclaré dimanche 1er mars en meeting à Perpignan. Aux...
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03/03 - Placements : comment diversifier au mieux ses investissements
De nombreuses raisons peuvent inciter les épargnants à sortir des placements traditionnels : doper la performance de leurs économies, alléger leur fiscalité, donner du sens à leur argent… Autant de motivations qui les conduisent à se tourner vers des actifs prometteurs en termes de rendement, mais plus risqués. "Diversifier son portefeuille permet de répartir les aléas, tout en atténuant la volatilité, souligne Bettina Mazzocchi, responsable des solutions multi-actifs patrimoniales pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique chez BlackRock. Dans ce but, la palette de solutions s’est considérablement élargie ces dernières années, avec la montée en puissance des fonds indiciels cotés (ETF) et la démocratisation des marchés non cotés."
Voici différents placements dont la caractéristique commune est d’être peu, voire pas du tout, liés aux mouvements des marchés financiers.
Les bois et forêts : naturel et durable
Si l’investissement dans ce secteur connaît actuellement un regain d’intérêt, acheter son lopin de bois nécessite de solides moyens financiers. Un exemple ? Un bouquet de hêtres de 22 hectares, situé en Haute-Saône, est proposé à… 395 000 euros ! A défaut de posséder une telle somme, vous pouvez acheter des parts auprès d’un groupement forestier d’investissement (GFI), accessibles à partir de 1 000 euros. Dans ce cas, une société de gestion de portefeuilles acquiert et exploite les arbres pour le compte d’investisseurs. Aux côtés des leaders historiques comme La Forestière et France Valley, d’autres acteurs se...
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03/03 - Combien de temps l’Iran peut-il continuer à tirer sur Israël ?
Les sirènes retentissent à intervalles réguliers, les écoles restent fermées et l’économie tourne au ralenti. Depuis le lancement de l’offensive américano-israélienne contre Téhéran il y a quatre jours, Israël vit au rythme des missiles de représailles envoyés par l’Iran. Cette pression peut-elle durer ? Comme le relève le journal israélien Haaretz, l’Iran a pour l'heure opté pour une stratégie de tirs mesurés afin de maintenir une menace constante sans épuiser trop vite son arsenal.
"La stratégie iranienne est claire", explique à Haaretz Pini Yungman, président du TSG Group, entreprise israélienne spécialisée dans les systèmes de commandement et de contrôle pour les forces de sécurité. "Ils se sont préparés à une attaque américano-israélienne, ce qui leur permet de nous maintenir sous un feu continu sans épuiser rapidement leur arsenal de missiles et de lanceurs, même s’ils sont attaqués par des avions de chasse américains"."Quelques jours, mais pas des mois"
L’Iran possède le plus grand stock de missiles balistiques du Moyen-Orient, avec une portée allant pour certains jusqu’à 2 000 kilomètres, capables donc d’atteindre Israël. L’arsenal de Téhéran est évalué à plus de 2 000 missiles balistiques. Mais une partie a été détruite pendant le début de la guerre, tout comme environ 200 lanceurs, par les frappes aériennes israélo-américaines, selon Reuters. Les engins longue portée incluent le Sejil (2 000 km), l’Emad (1 700 km), le Ghadr (2 000 km), le Shahab-3 (1 300 km), le Khorramshahr (2 000 km) et le Hoveyzeh (1 350 km). Des...
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03/03 - "L’Iran en 1979 n’est plus celui de 1926" : l’instauration de la République islamique analysée par Raymond Aron
Quel avenir pour "le prophète désarmé", nouvel homme fort de l'Iran, après la fuite du dernier des Pahlavi, s'interroge Raymond Aron dans son éditorial. Désormais, prévient-il, "la construction de la République islamique pose d'autres problèmes que la destruction de la dynastie Pahlavi."
Dans L'Express du 17 février 1979Le prophète désarmé
L'aboutissement de la lutte entre les deux pouvoirs, l'ayatollah Khomeini et Chapour Bakhtiar, ne faisait pas de doute. En quittant le pays, le chah avait, en fait, abdiqué. Le Premier ministre tenait son pouvoir d'un souverain que lui-même avait, pendant des années, combattu et dénoncé. Il se réclamait d'une légalité que les foules bafouaient à chaque instant. Si l'Armée n'avait pas pu ou pas voulu sauver la dynastie, pourquoi aurait-elle résisté jusqu'au bout à une vague populaire qui montait de jour en jour ? Dans le duel entre le vieux chef religieux et l'Empereur, ce qui me frappait, c'était que l'un, de son village français, remplissait le monde de ses anathèmes et que l'autre, isolé dans son palais, avouait pour ainsi dire les méfaits que ses adversaires lui reprochaient.
Le chah livra lui-même aux bêtes ceux qui l'avaient servi ; il promit de rendre au pays les libertés qu'il avait supprimées ; comme s'il espérait s'entendre avec ses adversaires ou apaiser le peuple en prenant à son compte les critiques et le programme des opposants. Stratégie dérisoire. Un régime despotique prévient la révolte par des réformes octroyées, avant que gronde la colère. Quand la...
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03/03 - Municipales : dans les petites communes rurales, le "casse-tête" de la parité
La date est bloquée depuis des mois dans l’agenda de Claudine Danezan. La maire de Marestaing, petite commune du Gers de 350 habitants, a attendu le jeudi 26 février 2026, dernier jour avant la clôture officielle du dépôt des candidatures pour les élections municipales, pour se rendre à la préfecture et y communiquer sa liste de candidats. "Je savais que j’irai au tout dernier moment, car j’avais conscience que ça pourrait prendre beaucoup de temps. Et j’ai bien fait !" justifie l’élue. La dernière candidate de sa liste a en effet été officiellement "recrutée" in extremis quelques jours plus tôt, le samedi 21 février. Pour l’édile, la "chasse" aux candidats n’a pas été de tout repos. En plus de trouver des citoyens disponibles et motivés pour s’engager sur un mandat de six ans, elle a dû, pour la première fois cette année, constituer une liste parfaitement paritaire - une obligation qui ne touchait jusqu’alors que les communes de plus de 1 000 habitants.
"On a toujours essayé de respecter cette parité à Marestaing. Mais cette année, seules deux femmes sur cinq étaient prêtes à rester au conseil municipal, pour six hommes", explique la maire, qui n’a eu d’autres choix que de s’adapter. En cas de non-respect de cette obligation de parité, la liste présentée n’est pas considérée comme recevable, et la commune concernée risque d’être placée sous tutelle de la préfecture via la nomination d’une "délégation spéciale", avant une nouvelle élection dans un délai de trois mois. Pour éviter un tel scénario, Claudine...
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03/03 - Guerre en Iran : Reza Pahlavi - Ali Ahmad Khomeini, la bataille des héritiers
L'histoire comme un éternel recommencement. 47 ans après la Révolution islamique, la mort de l'ayatollah Khamenei ouvre une nouvelle page de l'histoire de l'Iran : une page remplie d'inconnu et de chaos potentiel. Alors, dans cette période de doutes, des noms familiers refont surface : celui d'Ali Ahmad Khomeini, petit-fils du premier Guide suprême ; celui de Reza Pahlavi, fils du dernier chah d'Iran, en exil depuis 1979. Deux camps de la Révolution, deux incarnations d'un avenir possible de l'Iran.
Du côté du régime iranien, la mort de l'ayatollah Khamenei laisse un vide béant. A 86 ans, le Guide suprême régnait à la fois sur le gouvernement, les religieux, l'armée régulière et les Gardiens de la révolution. D'après la Constitution, une assemblée des experts, composée de 88 hauts dignitaires religieux, doit se réunir bientôt pour nommer le prochain chef d'Etat. "Mais la République islamique n'a connu qu'une seule succession dans son histoire, et jamais en temps de guerre, souligne Alex Vatanka, auteur de The Battle of the Ayatollahs in Iran (2021). La dernière transition, en 1989, était le résultat d'arrangements occultes. Les 88 religieux valident seulement le nom d'un candidat, qui sera probablement choisi par les Gardiens de la révolution cette fois."
Le nom qui émerge des coulisses du pouvoir iranien est bien connu : Ali Ahmad Khomeini, petit-fils du fondateur de la République islamique. "Il est le favori dans la course à la succession, assure le chercheur Nozar Vaziri dans une analyse pour...
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03/03 - Guerre en Iran : Emmanuel Macron annonce que le porte-avions Charles de Gaulle fait route vers la Méditerranée
Au quatrième jour de l'opération israélienne et américaine contre l'Iran, les frappes et attaques de drones continuent ce mardi 3 mars dans tous les pays de la région ou presque. Les Etats-Unis ont conseillé lundi soir à leurs ressortissants de partir immédiatement de plus d'une dizaine de pays du Proche-Orient, citant des "risques sécuritaires".
S'exprimant pour la première fois devant les journalistes depuis le lancement de cette campagne militaire, Donald Trump a déclaré lundi à la Maison-Blanche que les Etats-Unis anticipaient un conflit de quatre à cinq semaines avec l'Iran. Un peu plus tôt, il avait assuré sur CNN que "la grosse vague" d'attaques contre l'Iran n'était "même pas encore arrivée".
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump annonce couper tous les échanges commerciaux avec l'Espagne
⇒ Le bâtiment de l'Assemblée des experts iraniens rasé par une frappe aérienne
⇒ Emmanuel Macron annonce le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle et d’une frégate
20h57"Il n'y a aucune preuve que l'Iran développe une arme atomique", selon l'AIEA
"Il n'y a aucune preuve que l'Iran développe une arme atomique", dit le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, ajoutant toutefois que le stock important d'uranium enrichi de Téhéran et le refus de celui-ci de donner un accès complet aux inspecteurs de l'AIEA ont nourri de profondes réflexions.
Sans progrès sur la question, poursuit-il, l’AIEA ne sera pas en mesure de confirmer que le programme nucléaire de l’Iran est...
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03/03 - Pourquoi il est important de parler de fascisme, par Catherine Fieschi
Autour de la mort tragique de Quentin Deranque, une bataille lexicale s’est ouverte révélant des réflexes politiques à la fois apeurés et brouillons. Chacun a semblé chercher moins à comprendre qu’à stabiliser un récit immédiatement acceptable. Soyons indulgents : face à un événement violent et politiquement chargé, le langage a vacillé.
Quentin Deranque, qui assurait le service d’ordre du groupe d’extrême droite Némésis, est ainsi d’abord présenté comme un "militant identitaire", formule atténuée qui transforme une appartenance idéologique en simple engagement. En face, ses agresseurs désignés comme des "antifas", relèvent donc de l’"extrême gauche", une radicalité cette fois clairement assumée dans le vocabulaire employé. Les qualifications sont ensuite devenues plus précises, les prudences plus équilibrées. Mais quelque chose est resté inchangé : une nette réticence à nommer certains phénomènes pour ce qu’ils pourraient être.
Les actes doivent évidemment être jugés pour ce qu’ils sont : une violence abominable ayant entraîné la mort d’un jeune homme de 23 ans. Rien ne saurait en atténuer la gravité ni la responsabilité.
Mais les débats publics et médiatiques autour de cette affaire reposent trop souvent sur une idée devenue familière - le fascisme n’existerait plus. Le raisonnement est redoutablement efficace. Et circulaire. Si le fascisme appartient définitivement au passé, alors l’antifascisme devient une posture anachronique et absurde. Voire la véritable source de violence politique. En disqualifiant l’antifascisme, le...
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03/03 - Langue française : les petits secrets de nos gros mots
Vous passez à table et vous lancez à votre petite famille un très sonore « Bon appétit » ? Sachez-le : il fut un temps où vous auriez été considéré comme un ostrogoth de la pire espèce. Et pour cause : du XVIIe au XIXe siècle environ, il s'agissait alors d'un gros mot ! La bonne société bannissait en effet à cette époque de la conversation la moindre allusion au corps. Evoquer "l’appétit" revenait donc à rappeler l’existence d’un tube digestif, autrement dit à ravaler l’être humain au rang d’un vulgaire animal.
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Cet exemple le montre : la notion de « gros mots » est totalement subjective et varie avec le temps. Au Moyen Age, dans une société profondément croyante, le juron suprême était évidemment rattaché à l’univers religieux. Toute allusion gouailleuse au Créateur équivalait, selon certains théologiens, à blesser physiquement le Christ ! Ce qui n’empêchait pas nos ancêtres, je vous rassure, de multiplier les "Bon Dieu", "Tonnerre de Dieu", et autres "Bonne mère", "doux Jésus" et "fils de David". Sans oublier les allusions à Belzébuth que sont "par Lucifer", "enfant de Satan", "que diable", etc.
C’est à mesure que l’Eglise catholique a perdu de sa toute-puissante que la référence au corps humain s’est imposée comme la plus inconvenante, comme on l’a vu pour « bon appétit ». Avec une prédilection, il fallait s’y attendre, pour ce qui ressort du domaine sexuel. La décence m’interdit de les citer tous, mais les...
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03/03 - Entre l’extrême droite française et l’Iran, l’histoire méconnue d’une relation parfois ambiguë
"Les Etats-Unis et Israël ont pris la décision de frapper le régime terroriste des mollahs". C’est par ce sobre constat que Jordan Bardella commente la décision du président américain. Ce samedi 28 février, Donald Trump s’est associé à Israël pour frapper l’Iran, provoquant la mort dans des bombardements du Guide suprême iranien Ali Khamenei. Le lendemain, Téhéran a répliqué par l’envoi massif de missiles vers Israël et plusieurs pays du Golfe. Dans un message publié sur X, le président du Rassemblement national dénonce les "frappes iraniennes", et demande au président de la République de réunir les chefs de partis, réclamant que la France parle d’une voix "claire, forte et indépendante". De son côté, Marine Le Pen dénonce la "fuite en avant criminelle du régime islamiste des mollahs" qui "s’en prend une fois encore délibérément à la population civile israélienne." Il faut remonter quelques années en arrière pour comprendre le contre-pied de ce positionnement. Du temps où Marine Le Pen n’avait pas encore concouru à une élection présidentielle, et où Jean-Marie Le Pen régnait en maître sur ce qui s’appelait encore le Front national.
11 novembre 2006 : la traditionnelle fête des Bleu-blanc-rouge (BBR) bat son plein en Seine-Saint-Denis. Soudain, une foule se masse auprès d’un participant surprise. L’humoriste Dieudonné, déjà condamné à l’époque pour incitation à la haine raciale pour des propos visant des Juifs, déambule fièrement dans les allées de la fête frontiste, croise Jean-Marie Le Pen en pleine préparation de sa...
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03/03 - Iran : le raid contre l’ayatollah Khamenei analysé par un ancien de la DGSE
L'assassinat de l'ayatollah Ali Khamenei, tué dans une frappe le 28 février, a été permis par une étroite collaboration : celle des services de renseignement américains et israéliens. D'après des informations du New York Times, la cible a été localisée avec une extrême précision par la CIA. L'agence américaine suivait le Guide suprême du pays depuis des mois, recueillant et affinant les informations sur ses habitudes et déplacements.
Cette opération s’inscrit dans une série récente d’actions démontrant la précision croissante du renseignement américain, comme l'a montré la capture de l'ex-président Nicolas Maduro au Venezuela, le 3 janvier. Cette dernière est permise par les moyens colossaux notamment attribués à la NSA, l'agence responsable de la collecte de données et de la surveillance de l'information et à la NGA, chargée de l'imagerie spatiale. Bernard Barbier, ancien directeur technique de la DGSE jusqu'en 2014, analyse pour L'Express ce que démontre l'opération "Fureur épique", lancée contre l'Iran, du dispositif américain.
L'Express : Quelles leçons tirez-vous de l'attaque lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran ? Démontre-t-elle les capacités de renseignement des Etats-Unis ?
Bernard Barbier : L'attaque de samedi ressemble beaucoup à ce qu'ont fait les Israéliens en visant le quartier général du Hezbollah à Beyrouth, en septembre 2024. Cette fois-ci, la même méthode a été adaptée contre le QG de l'ayatollah. L'opération comprenait clairement du renseignement humain, qui devait probablement...
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02/03 - De l’Iran au Venezuela : bienvenue dans l’ère de la CIA "made in Trump"
Pour éliminer le guide suprême iranien, Ali Khamenei, les informations de la CIA ont encore une fois été décisives. Selon les informations du New York Times, l'agence de renseignement américaine traquait l'ayatollah depuis des mois et savait qu'une réunion entre les dirigeants iraniens allait avoir lieu samedi 28 février à Téhéran. L'infiltration de la CIA ne s'est pas arrêtée là puisque l'agence américaine aurait également pu transmettre une photo de l'ayatollah au président américain pour confirmer son décès.
Malgré ce nouveau succès, une menace plane sur l’agence de renseignements la plus puissante au monde. Son nom ? Donald Trump. Dès son retour à la Maison-Blanche, en janvier 2025, le président américain organise une purge d’envergure au sein de ses services de renseignements. L'objectif : détruire les carrières des personnes qui ont enquêté sur ses liaisons avec la Russie lors de la campagne de 2016. "La purge va même encore plus loin, précise Tim Weiner, journaliste américain, auteur de La Mission (Robert Laffont), vainqueur du prix Pulitzer en 1988. Si vous voulez un poste élevé au sein de la CIA, vous devez essentiellement prêter allégeance, non pas à la Constitution, mais à Donald Trump lui-même." Un an après le début de cette purge, difficile de savoir précisément combien de personnes sont parties. Certaines sources évoquent un chiffre avoisinant les 1 200 personnes.
D’autres changements surviennent rapidement. Notamment sur le recrutement des agents. Depuis les années 1980, la CIA avait pour habitude...
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02/03 - Attaque iranienne contre une base militaire à Chypre : la guerre aux portes de l’Europe ?
La guerre au Moyen-Orient, entre la coalition israélo-américaine et l'Iran, pourrait-elle s'étendre aux portes de l'Europe ? Lundi, une base britannique située à Chypre a été ciblée par plusieurs drones iraniens Shahed, causant toutefois des dégâts limités et aucune victime, selon des responsables chypriotes et britanniques.
Une première frappe a touché une piste de la base aérienne britannique d'Akrotiri peu après minuit. Les responsables chypriotes pensent que l'attaque aurait été menée par le Hezbollah libanais, groupe militaire soutenu par l'Iran, au moyen d'un drone Shahed.
La cible n'était pas l'île méditerranéenne en soi, mais la base militaire britannique. Depuis ce week-end, l'Iran et ses alliés ripostent en effet à l'offensive israélo-américaine par des attaques contre des bases militaires, y compris alliées. Lundi en journée, deux autres drones ont été détectés se dirigeant vers Akrotiri, avant d'être interceptés, a déclaré un porte-parole chypriote.Vers une possible escalade ?
La base d'Akrotiri est dans le viseur de l'Iran et de ses alliés, après que le Premier ministre Keir Starmer a accepté la demande des Etats-Unis, dimanche, d'utiliser cette position pour "des frappes défensives". La Grande-Bretagne compte environ 7 000 militaires et leurs familles à Chypre. Ses bases, d'une superficie de 255 kilomètres carrés (un peu moins de 3 % de la superficie de Chypre), abritent également un poste d'écoute britannique stratégique.
Le président chypriote Níkos Christodoulídis a néanmoins dit vouloir "être...
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02/03 - Pouvoir décapité, siège des Gardiens de la révolution attaqué : quelles pertes côté iranien ?
Assiste-t-on à la fin du régime des mollahs ? Dimanche 1er mars, les médias iraniens ont confirmé la mort du Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, dans des frappes israélo-américaines contre sa résidence, la veille. Son nom s'ajoute ainsi à la liste des dignitaires politiques et militaires éliminés au cours de l'offensive menée par les Etats-Unis et Israël, déclenchée samedi 28 février. L'Iran a également essuyé des frappes contre le quartier général des Gardiens de la révolution, et une partie de sa flotte navale a été coulée. Et ce, en moins de trois jours, plongeant la République islamique dans sa pire crise depuis l'avènement du régime en 1979. De nombreuses figures militaires et politiques assassinées
Lundi, les médias iraniens ont confirmé la mort de Mansoureh Khojasteh, l'épouse d'Ali Khamenei, blessée dans l'attaque contre le palais présidentiel. Selon l'agence Tasnim, sept missiles se sont abattus aux abords de la résidence du Guide suprême samedi, tuant également la fille d'Ali Khamenei, son gendre et sa petite-fille.
Donald Trump s'est empressé de se réjouir de la mort d'Ali Khamenei sur son réseau Truth Social, évoquant "l'une des personnes les plus diaboliques de l'Histoire". En tant que Guide suprême de la Révolution islamique, l'ayatollah occupait le plus haut poste en termes de responsabilités politiques et religieuses en Iran, le président assurant quant à lui la direction du gouvernement. A 86 ans, Ali Khamenei dirigeait le pays d'une main de fer depuis 1989, ayant notamment orchestré les...
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02/03 - En Israël, l’union sacrée sous les sirènes : "Il faut en finir une fois pour toutes avec la menace iranienne"
Shaul Marciano se trouvait dans une synagogue de Jérusalem samedi matin, lorsque retentit la première sirène de cette nouvelle guerre contre l'Iran. L'officiant venait de lire la section hebdomadaire de la Torah, un célèbre extrait du Deutéronome comportant l'injonction : "Tu effaceras le souvenir d'Amalek." "Chez nous, il n'y a pas de hasard : Dieu dirige l'histoire, assure le quinquagénaire. Dans la Bible, Amalek est l'ennemi héréditaire d'Israël, celui qui cherche à nous exterminer à chaque génération. Au XXe siècle, c'était Hitler. Pour notre époque, c'est l'Iran des mollahs. Et nous effacerons son souvenir."
La semaine se révèle décidément riche en symboles. Ce mardi 3 mars, les Juifs célèbrent la fête de Pourim qui commémore l'annulation d'un massacre antisémite organisé par Haman, un dirigeant de la Perse antique, l'ancêtre de l'Iran. "Khamenei, c'est Haman", s'exclame Shaul Marciano. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a lui-même fait allusion à cet épisode dans son discours diffusé lors du déclenchement des hostilités. "Il y a 2 500 ans, dans l’ancienne Perse, un ennemi s’est dressé contre nous avec le même objectif : anéantir notre peuple. Mais Mardochée le Juif et la reine Esther, par leur courage et leur ingéniosité, ont sauvé notre peuple. En ces jours de Pourim, le sort a été tiré et le méchant Haman a péri. Aujourd’hui encore, à Pourim, le sort a été tiré et la fin du régime maléfique est proche", a prédit le dirigeant israélien. "Je n'ai jamais vu un tel cataclysme"
La mystique de cette guerre...
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02/03 - Pourquoi l’Europe doit s’impliquer en Iran
Les Européens n’ont pas su s’élever à la hauteur de l’enjeu iranien. Mis devant le fait accompli par Washington et Jérusalem, ils vont devoir gérer les conséquences d’une guerre à leur porte qui impacte leur sécurité mais sur laquelle ils n’ont guère de prise. Cueillis à froid par l’intervention américano-israélienne, qui était pourtant prévisible, les dirigeants ont réagi dans la confusion. L’Espagne l’a condamnée, certains l’ont approuvée, la majorité s’est gardée de prendre position.
Bien sûr, Donald Trump a pris, une fois de plus, des libertés avec le droit international et avec la charte de l'ONU - il n’est pas le premier président américain à le faire. Bien sûr, l’implication des Etats-Unis a aussi à voir avec le calendrier électoral - les législatives de mi-mandat, prévues le 3 novembre, se présentent mal pour Trump, et une action d’éclat au Proche-Orient pourrait aider son camp à remonter la pente. Bien sûr, les précédents historiques tendent à prouver que les avions de combat ne sont pas un vecteur adapté pour promouvoir la démocratie.
Il n’empêche : l’opération en Iran se présente comme une occasion historique de contrer et peut-être d’éliminer un régime malfaisant, qui fait régner la terreur depuis un demi-siècle au Proche-Orient et au-delà. Un régime qui a pris pour cible l’Occident, qui s’est fixé pour objectif de rayer Israël de la carte du monde, qui a eu recours à plusieurs reprises au terrorisme contre les intérêts européens, français en particulier. Cette théocratie chiite a promu l’islamisme le plus...
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02/03 - Hausse de l’arsenal nucléaire, "dissuasion avancée"... Ce qu’il faut retenir du discours d’Emmanuel Macron
Depuis la base de l'Île Longue à Brest, où sont stationnés les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins, Emmanuel Macron a pris la parole ce lundi 2 mars pour évoquer le rôle de la dissuasion nucléaire. "Nous vivons actuellement au plan géopolitique une période de rupture pleine de risques", a déclaré le chef de l'Etat, évoquant un contexte international marqué par la guerre en Ukraine, les tensions au Moyen-Orient et la multiplication des crises impliquant des puissances nucléaires. Une situation qui justifie, selon Emmanuel Macron, "un durcissement" du modèle français de dissuasion nucléaire.Une "dissuasion avancée" à l'échelle européenne
Emmanuel Macron a esquissé une évolution stratégique majeure : la mise en place progressive d’une "dissuasion avancée" inscrite "dans la profondeur du continent européen", à laquelle huit pays européens "ont accepté" de participer. L'Allemagne, qui sera un partenaire clé de cet effort, a précisé le président, mais aussi le Royaume-Uni, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark.
Cette initiative vise à renforcer la contribution française à la sécurité européenne, dans un contexte où la fiabilité du parapluie nucléaire américain est perçue comme moins évidente depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025. Le président a souligné que cette démarche se ferait en complément de la mission nucléaire de l’Otan.
"Nos forces aériennes stratégiques pourront ainsi se disséminer dans la profondeur du continent européen. Cette...
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02/03 - Guerre en Iran : pourquoi Benyamin Netanyahou a déjà gagné
C’est l’avantage de partir en guerre aux côtés de Donald Trump : toute l’attention se concentre sur le président américain, ce qui n’est pas pour lui déplaire. Dans la conduite des opérations contre l’Iran, les Israéliens font bien plus figure d’égaux des Américains que d’associés juniors. Rien qu'au premier jour de l’attaque, près de 200 avions israéliens ont touché plus de 500 cibles sur le sol iranien. Qu’importe, les médias occidentaux se focalisent sur la "guerre de Trump". L’issue de ce conflit, comme l’évolution de l’Iran après la mort d’Ali Khamenei, restent bien incertaines. Le régime de Téhéran va-t-il se radicaliser, se "vénézualiser" ou s’effondrer ? Mais d’ores et déjà, on peut déclarer un grand gagnant : Benyamin Netanyahou.
Il y a trois ans, les militaires israéliens n’avaient que deux obsessions. L’une toute proche, le Hezbollah à la frontière libanaise, et l’autre à près de 2 000 kilomètres, le régime islamique iranien, perçu de loin comme la plus grande menace pour l’existence de l’État juif. Plus personne ne semblait alors se préoccuper de Gaza et du Hamas, qu’on croyait sous contrôle grâce à la technologie israélienne, à la manne financière du Qatar et au pécule des travailleurs gazaouis autorisés à entrer sur le territoire israélien. Décidé par Yahya Sinouar sans consulter le parrain iranien, le 7 octobre 2023 fut à la fois un désastre du renseignement israélien – dont Netanyahou n’a toujours pas répondu – et une incroyable opportunité historique pour se débarrasser de "l’axe de la résistance" centré autour...
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02/03 - Les municipales vues par Yann Algan (HEC) : "Pour susciter des vocations, il faut mieux payer les maires"
L’Express s’associe à l’institut de sondages Viavoice, à HEC Paris et à BFM Business, pour questionner régulièrement un panel représentatif de Français et de cadres sur un sujet d’actualité. A l’approche des élections municipales, Yann Algan, professeur d’économie à HEC, décrypte les résultats de ce "Baromètre des décideurs" consacré à la figure du "maire-manager".
L'Express : Outre les réponses traditionnelles autour de la sécurité et des services publics, l’équilibre des comptes et l’attractivité économique figurent, d’après notre enquête, parmi les priorités assignées aux futurs maires. Ces problématiques, au cœur du débat national depuis des mois, auraient-elles ruisselé au niveau local ?
Yann Algan : Les discussions autour du budget 2026 se sont éternisées, mais elles ont permis de communiquer largement sur l’état de nos finances publiques. A l’image du travail de pédagogie de Nicolas Dufourcq, le patron de Bpifrance, la Banque publique d’investissement, qui rappelle sans cesse que plus de la moitié de l’endettement du pays est constituée de prestations sociales, qu'on ne construit pas une France de l'innovation en regardant le passé, etc.
La déshérence des PME, des commerces ou des services dans les territoires est vécue au quotidien par les Français, phénomène qui s'est accéléré avec la crise du Covid. La désindustrialisation est massive, le nombre de magasins est en chute libre, en particulier dans les villes de moins de 100 000 habitants. Dans une étude pour le Conseil d'analyse économique analysant le mouvement...
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02/03 - Changer le régime iranien par les airs ? Cette doctrine controversée qui a séduit Donald Trump
Le 28 février, Donald Trump et l'Etat d'Israël ont lancé une offensive aérienne inédite contre leur ennemi commun : l'Iran. Pour l'heure, aucune force terrestre officielle n'est engagée sur le terrain, et les bombardements massifs sur des centaines de cibles se poursuivent. Résultat, nombre de dirigeants de la République islamique, à commencer par le Guide suprême Ali Khamenei, ont été tués dans ces frappes permises notamment par les renseignements de la CIA. L'objectif affiché par Donald Trump quelques heures seulement après le déclenchement de l'opération "Epic Fury" est clair : renverser le régime iranien en place depuis 1979. Derrière cette stratégie militaire se cache une doctrine longtemps discréditée mais remise au goût du jour par les cercles néoréactionnaires de Washington : le mythe du "regime change" par les airs développé au début du XXe siècle par Giulio Douhet.
"Conquérir la maîtrise de l’air signifie la victoire ; être battu dans les airs signifie la défaite", écrivait ce théoricien italien en 1921 dans son fameux Il dominio dell’aria, un écrit toujours étudié dans les écoles militaires. Pour résumer sa pensée : aucune arme - ni la défense anti-aérienne, ni l'aviation de chasse - ne serait capable de bloquer une offensive aérienne majeure. Ces offensives aériennes permettraient de remporter la victoire en bombardant les arrières de l'ennemi et ses centres vitaux économiques (industries, entrepôts, voies ferrées) et militaires (dépôts, quartiers généraux) mais également en bombardant les populations...
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02/03 - Le Hezbollah dans le viseur d’Israël, le Liban rattrapé par la guerre
Le Liban se trouve pris en étau dans la guerre déclenchée par Donald Trump et Israël au Moyen-Orient. Ce lundi 2 mars au matin, Tel-Aviv a confirmé la menace qui plane sur le pays. Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré que le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, était désormais une "cible à éliminer", après que le groupe armé, allié de Téhéran, a tiré sur Israël en représailles à l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei. "Quiconque suit la voie de Khamenei se retrouvera bientôt avec lui dans les profondeurs de l’enfer", a prévenu le ministre israélien sur X.
Après deux jours de bombardements américains et israéliens en Iran, le conflit s’est donc étendu jusqu’au Liban, où Tsahal a annoncé dans la nuit de dimanche à lundi avoir commencé à frapper le Hezbollah. Après avoir ordonné l’évacuation de dizaines de villes libanaises, l’armée israélienne a d’abord ciblé des localités du sud du Liban, qui accueillaient des représentants du mouvement armé chiite. Avant de frapper jusqu’à Beyrouth, la capitale, dont le sud est un fief notoire du Hezbollah. Des explosions ont été signalées dans la capitale et en périphérie sud. "Les frappes se poursuivent et leur intensité va augmenter", a affirmé dans la matinée le général Rafi Milo, chef du commandement nord de l’armée israélienne. Les bombardements ont déjà fait au moins 31 morts et 149 blessés, selon l’agence de presse officielle libanaise ANI.Le Hezbollah doit "rendre ses armes illégales"
Le président Joseph Aoun a très vite fait savoir qu’il condamnait les...
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02/03 - Abbas Milani (Stanford) : "En Iran, une guerre comme celle de Trump ne pourra pas amener la démocratie"
Il y a eu des scènes de joie comme rarement en Iran. Après plusieurs heures d'incertitudes, la confirmation de la mort du Guide suprême, l'ayatollah Khamenei au pouvoir depuis 36 ans en ce 1er mars, a été fêtée dans de nombreuses villes du pays. Bien que le régime des mollahs ait rapidement mis en place un triumvirat composé du président Masoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejeï et de l’ayatollah Alireza Arafi pour assurer la transition, cet événement marque néanmoins un tournant historique en Iran.
Pour L'Express, Abbas Milani, directeur du programme d'études iraniennes à l'université de Stanford, dresse le bilan du règne sanguinaire et sans partage du plus haut dirigeant chiite, "l'une des périodes les plus dramatiques, les plus autoritaires et les plus destructrices de l’histoire contemporaine de l’Iran". Selon lui, le régime des mollahs est bien en train de disparaître. Avec de nombreux bouleversements à la clé. Entretien.
L’Express : Khamenei a été éliminé lors de l'opération lancée contre Téhéran. Comment a réagi la population ?
Abbas Milani : Des milliers de personnes sont descendues dans les rues à travers le pays pour faire la fête. Sur les réseaux sociaux iraniens, beaucoup ont déjà remercié le président américain pour cette action, même s’ils ignorent ses objectifs stratégiques. Mais plus tard dans la nuit, le régime a envoyé ses hommes à moto pour disperser les gens et réintroduire ses propres partisans dans les rues, afin de simuler un "deuil" et montrer que la...
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02/03 - "La guerre en Iran va chambouler la carte énergétique mondiale" : l’avertissement d’Ana Maria Jaller Makarewicz
Les frappes contre l'Iran et les craintes d'un blocage prolongé du détroit d'Ormuz menacent l'Europe d'un choc énergétique majeur, quasiment quatre ans après le début de la guerre en Ukraine qui avait eu pour conséquence une envolée des prix du gaz. Car il n'y a pas que le pétrole qui transite par cet étroit passage maritime où deux pétroliers ont déjà été touchés. L'approvisionnement en gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance du Qatar pourrait aussi être perturbé alors même que le Vieux Continent s'est engagé à stopper définitivement ses achats de GNL à la Russie d'ici la fin de l'année. Avec à la clé une flambée des cours du gaz comme en 2022, avertit Ana Maria Jaller Makarewicz, chercheuse à l'Institute for Energy Economics and Financial Analysis à Londres.
L'Express : Dans quelle mesure un conflit majeur en Iran, avec comme conséquence un blocage prolongé du détroit d'Ormuz, pourrait affecter l'approvisionnement énergétique de l'Europe ?
Ana Maria Jaller Makarewicz : L'impact potentiel est considérable car ce détroit est la principale artère du commerce pétrolier et gazier mondial. Et tout dépendra évidemment de la durée du conflit. Pour l'Europe, ce sont les importations de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance du Qatar qui sont en jeu. Certes, depuis 2022 et avec la multiplication des événements en mer Rouge, l'Europe a déjà réduit ses achats : l'an passé, le continent n'a importé que 12 BCM de GNL du Qatar – un BCM équivaut à un milliard de mètres cubes – contre 25 en 2022. Un chiffre comparable à ce que...
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02/03 - Dénatalité : le symptôme d’une époque qui ne veut plus être dérangée, par Julia de Funès
La natalité s’effondre et les explications prolifèrent. Conscience écologique, instabilité géopolitique, à chaque motif sa valeur… Mais si ces raisons multiples procédaient d’une seule et même logique, non pas celle d’un sens accru des responsabilités, mais au contraire une nouvelle manière de s’en dispenser ?
Premier argument, la conscience écologique. L’enfant n’est plus seulement un miracle ou une promesse mais une empreinte carbone. Ne pas procréer devient un geste supérieur, celui de sauver la planète en s’abstenant. L’argument impressionne. Pourtant, se faire le gardien du monde, ne peut-il pas aussi servir à rehausser l’image de soi ? Quelle promotion morale plus flatteuse que celle de vouloir préserver notre terre ? L’écologie peut être une conviction sincère, elle peut aussi servir de levier narcissique, d’écran vertueux derrière lequel se dissimule le désir de se valoriser.
Deuxième argument, l’instabilité du monde. Guerres, crises multiples, menaces diffuses rendraient irresponsable toute naissance. Pourtant, l’Histoire dément cette causalité. Les périodes de conflits n’ont pas mécaniquement tari les naissances ; leurs lendemains ont plutôt été marqués par de puissants regains démographiques. Ce n’est donc pas l’instabilité du monde qui explique la dénatalité, mais la difficulté croissante à y consentir. L’angoisse d’un avenir imprévisible suffit désormais à dissuader d’enfanter. L’instabilité du monde peut être une conviction sincère, elle peut aussi servir à s’épargner une telle angoisse. Une société sans...
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02/03 - Iran : comment les frappes de Donald Trump fragilisent sa campagne pour les midterms
Seul un Américain sur quatre approuve les frappes des États-Unis contre l'Iran, tandis qu’environ la moitié — dont un républicain sur quatre — estime que le président Donald Trump est trop enclin à utiliser la force militaire, a révélé dimanche 1er mars un sondage Reuters/Ipsos au lendemain du déclenchement d'une nouvelle guerre au Moyen-Orient. À quelques mois des midterms américains qui se dérouleront en novembre, le locataire de la Maison-Blanche risque gros avec les multiples attaques balistiques lancées sur l’Iran, qui ont décimé ses principaux dirigeants, dont le guide suprême Ali Khamenei, ont fait au moins 550 morts dans le pays et ont déclenché une guerre régionalisée dans le golfe du Moyen-Orient.
Car ces frappes ont propulsé une crise internationale au cœur de la campagne des élections de mi-mandat, exposant les fragilités politiques du président américain. Si les républicains ont majoritairement salué une opération "vitale", les démocrates ont averti qu’elle pourrait "dégénérer en une campagne militaire périlleuse et prolongée". Mais les divisions sont également internes : elles fissurent aussi la coalition du président. Selon le Washington Post, malgré les apparences d’unité, la décision militaire a "ébranlé des pans de la coalition qui lui a permis à deux reprises de conquérir la Maison-Blanche".Une base isolationniste déboussolée
Donald Trump, élu en promettant d’en finir avec les "va-t-en-guerre" et en dénonçant la guerre en Irak comme une "énorme et stupide erreur", avait assuré : "Je mettrai fin au...
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02/03 - SCPI : comment bien faire le tri entre les différents fonds ?
Les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) viennent de connaître une troisième année de crise. Et pour cause. Ces fonds immobiliers, qui permettent d’investir avec un ticket d’entrée limité dans des bureaux, des commerces, des hôtels, des entrepôts ou encore des cliniques, ont subi de plein fouet la hausse des taux d’intérêt et l’essor du télétravail. Certains acteurs historiques, qui avaient acheté en masse des actifs fort cher à la fin des années 2010, se retrouvent aujourd’hui à gérer un parc en perte de valeur. Dans ces circonstances, les gérants doivent répercuter cette baisse sur le prix de part détenue par les investisseurs.
Cette situation s’est traduite par un appétit limité des épargnants pour ces supports, la collecte étant passée de 10 milliards d’euros à son pic en 2022 à seulement 3,5 milliards en 2024 et probablement autour de 4 milliards d’euros en 2025. "Nous nous attendions à un rebond plus fort l'an dernier, mais il n’a pas eu lieu, constate Pierre Garin, directeur du pôle immobilier du courtier Linxea. Les SCPI ont souffert de la concurrence des offres de bonus sur les fonds en euros. Heureusement, nous avons observé un vrai regain d’activité au cours du dernier trimestre 2025. Et depuis le début de l'année, nous voyons beaucoup d’intérêt des épargnants pour de l’achat à crédit."
Mais à toute chose malheur est bon et de nouveaux produits ont fleuri ces dernières années pour profiter du contexte de marché. En effet, la baisse des prix de l’immobilier permet aux gérants en capacité...
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02/03 - Les coulisses de l’attaque contre l’Iran : les infos de la CIA, les appels de MBS…
Les Etats-Unis ne percevaient aucune menace imminente de l’Iran contre eux lorsqu’ils ont, samedi 28 février, lancé une attaque d’ampleur contre le régime des mollahs, rapportent plusieurs médias américains au troisième jour de la guerre. Mais ces dernières semaines, une "fenêtre d’opportunité" se serait dessinée devant les yeux de Donald Trump, à mesure que deux de ses alliés du Moyen-Orient, Israël et l’Arabie saoudite, lui signalaient qu’il était temps de frapper. L’opération "Fureur épique", déclenchée après un important déploiement militaire américain — le plus massif dans la région depuis l’invasion de l’Irak en 2003 — a visé les centres de commandement et les dirigeants iraniens. Dès la première heure, elle a entraîné la mort du Guide suprême Ali Khamenei, au pouvoir depuis près de quarante ans, ainsi que de plusieurs hauts responsables. Ces dernières 48 heures, les frappes et représailles se sont multipliées entre Washington et Téhéran, faisant tomber des bombes sur plusieurs pays de la région, dont le Liban, l’Arabie saoudite, le Qatar ou encore les Emirats arabes unis.
Ces incitations extérieures sont intervenues à un moment où la séquence diplomatique entre les Etats-Unis et l'Iran s'essouflait depuis plusieurs semaines, laissant présager la fin des discussions. À l’issue de leur troisième rencontre à Genève le jeudi 26 février, les envoyés américains Steve Witkoff et Jared Kushner ont finalement tranché en estimant que Téhéran...
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02/03 - Mahmoud Moradkhani, neveu de l’ayatollah Khamenei : "Les Iraniens garderont un très mauvais souvenir de lui"
Au téléphone, aucune tristesse dans la voix du Dr Mahmoud Moradkhani. Ce médecin ORL près de Lille, réfugié iranien, a pourtant perdu un membre de sa famille ce week-end lors des frappes américaines et israéliennes sur Téhéran. Le plus célèbre, d'ailleurs : son oncle, l'ayatollah Ali Khamenei, qui portait le titre de Guide suprême de la République islamique depuis 1989.
Mahmoud Moradkhani a fui l'Iran en 1985, refusant de prêter allégeance au régime pour exercer son métier de médecin. Sa mère et sa sœur, elles, sont restées à Téhéran, ce qui ne les a pas empêché de résister : la mère du docteur Moradkhani avait même écrit une lettre ouverte pour dénoncer le "califat despotique" de son frère lors de la révolte "Femme, vie, liberté" fin 2022. Auprès de L'Express, Mahmoud Moradkhani se souvient de son oncle et espère que sa mort va mettre l'Iran sur la voie de la liberté, après plus de 40 ans d'oppression islamique.
L'Express : Les médias iraniens ont confirmé la mort de votre oncle, l'ayatollah Khamenei, dans les frappes américaines et israéliennes sur Téhéran. Quel sentiment domine chez vous aujourd'hui ?
Mahmoud Moradkhani : Je suis content, comme la plupart des Iraniens. Je n'avais plus de sentiments personnels envers lui, je ne le considérais plus comme oncle depuis longtemps. Nous n'avions plus de relations, il était une personnalité publique et, dans ce cas là, les sentiments pesonnels et affectifs disparaissent.
En 2023, vous nous disiez tout de même que, quand vous étiez enfant, il était votre oncle...
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02/03 - Législatives en Hongrie : "Pour la première fois en 16 ans, Viktor Orban peut perdre"
Dimanche 12 avril, Donald Trump, Vladimir Poutine et Xi Jinping auront les yeux rivés sur Budapest. Leur allié Viktor Orban, figure de proue de la droite nationale-populiste, remettra en jeu son siège de chef de gouvernement lors d'une élection législative capitale. Pour la première fois depuis qu'il a pris le pouvoir en 2010 et dirige la Hongrie d'une main de fer, l'élection ne semble pas jouée d'avance. Son adversaire, Peter Magyar, est donné en tête de la plupart des sondages indépendants. Confrontés à une inflation record en Union européenne, les Hongrois "ne croient plus" aux promesses d'Orban. A défaut de faire campagne sur son bilan, ce dernier agite nuit et jour la menace d'une guerre dont seul lui pourrait protéger son peuple. "Viktor Orban fait campagne sur la peur, c’est tout ce qu'il lui reste", décrypte le politologue hongrois Andras Biro-Nagy, directeur du think tank Policy solutions, à Budapest.
L’Express : Pour la première fois depuis 2010, un changement de gouvernement semble possible en Hongrie. Comment l’expliquez-vous ?
Andras Biro-Nagy : Ces quatre dernières années, une chose fondamentale a changé : la conviction du peuple hongrois que Viktor Orban est toujours capable de gouverner et d'apporter des résultats positifs dans leur vie quotidienne a été ébranlée. Depuis les dernières élections en 2022, l'économie hongroise n'a pas connu de véritable croissance. Pour la première fois, Viktor Orban doit se présenter à un scrutin après un mandat au cours duquel il n'a pas pu prouver au...
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02/03 - Dissuasion nucléaire : la dernière bataille d’Emmanuel Macron l’Européen... pour quel héritage ?
Une étape de plus, l'une des dernières avant de laisser les clés de l'Élysée dans un peu plus d'un an. Ce lundi 2 mars, sur la base militaire de l'Ile Longue, Emmanuel Macron précisera, au cours d'un discours très attendu, sa proposition d'élargir la dissuasion nucléaire française à la protection de ses voisins de l'Union. Le chef de l'Etat poursuit ainsi sa croisade, commencée lors de son discours de la Sorbonne en 2017, pour approfondir l'intégration européenne. Seulement, cet allant fera-t-il des petits ? Alors que les appétits s'aiguisent dans le bloc central pour 2027, il est à se demander si ses successeurs putatifs reprendront à leur compte cette part constitutive de l'ADN macroniste.
Dans le camp élargi du président, l'humeur du moment est bien davantage à la différenciation, voire à la scission, qu'à la continuation. Parions que dans les mois à venir, la tendance n'est pas près de s'inverser. Au Château, où l'on prépare doucement mais sûrement la mise en musique de l'héritage du locataire des lieux, on a déjà placé son activisme et son bilan européens en haut de la liste des succès. Comment imaginer que les ambitieux n'épousent pas le sillon tracé ? "L'euro-enthousiasme d'hier est une euro-nécessité aujourd'hui : existe-t-il un autre choix lorsqu'on est dans le camp des modérés ?, pointe un conseiller d'Emmanuel Macron. Ce sera très difficile pour le bloc central de ne pas s'inscrire dans ce champ-là. Et je conseille de bosser le sujet pour gagner en densité car, pour l'heure, c'est assez...
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02/03 - Guerre en Iran : Donald Trump n’exclut pas l’envoi de troupes au sol
Moins de 48 heures après le lancement par Israël et les Etats-Unis d'une campagne de frappes aériennes présentée comme "préventive" contre l'Iran, qui a notamment causé la mort de l'ayatollah Ali Khamenei, l'armée israélienne a déclaré dans la nuit du dimanche 1er au lundi 2 mars qu'elle continuait de mener des frappes à grande échelle contre des "cibles" situées à travers la capitale iranienne Téhéran. Le conflit s'est par ailleurs étendu au Liban, où Tsahal a dit avoir commencé à frapper le Hezbollah en réponse à des projectiles lancés en direction d'Israël par le mouvement armé allié de l'Iran.
Dans une interview au Daily Mail, Donald Trump a de son côté dit penser que la campagne militaire contre l'Iran pourrait durer quatre semaines. Dans un autre entretien, accordé à The Atlantic, le président américain a aussi assuré être disposé à parler aux nouveaux dirigeants iraniens : "Ils veulent parler et j'ai accepté", a-t-il déclaré.
Les infos à retenir
⇒ Donald Trump n'exclut pas l'envoi de troupes au sol
⇒ L'Iran "ne restera pas silencieux" face aux "attaques" contre un hôpital et une école
⇒ L'épouse d'Ali Khamenei succombe à ses blessures
19h56Israël n'exclut pas une offensive terrestre au Liban
"Toutes les options sont sur la table", a déclaré le porte-parole de l'armée israélienne, interrogé sur la possibilité d'une attaque terrestre contre le Hezbollah pro iranien en complément de la campagne en cours de frappes aériennes. "Nous agirons pour désarmer le Hezbollah", a déclaré le général de brigade Effie Defrin,...
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02/03 - "Si les Iraniens deviennent suicidaires, le chaos pourrait être mondial" : l’avertissement de Bernard Haykel (Princeton)
Il est l’un des universitaires le mieux renseigné sur le Moyen-Orient, ayant notamment un accès personnel à Mohammed ben Salmane (MBS), prince héritier de l’Arabie saoudite. Professeur d’études du Proche-Orient à l’université de Princeton et chercheur à l’Hudson Institute, Bernard Haykel est aussi chroniqueur pour L’Express. Après l’attaque américaine et israélienne ayant provoqué la mort du Guide suprême Khamenei, puis la riposte iranienne ciblant notamment les pays du Golfe, le professeur américain évoque l’évolution du régime iranien et présente les trois scénarios possibles pour le Moyen-Orient. Si le régime iranien devient suicidaire, le chaos pourrait devenir mondial, avertit-il…
L’Express : Le régime iranien a riposté à la mort du Guide suprême Khamenei en ciblant Israël, mais aussi les pays du Golfe. Comment cette guerre peut-elle évoluer ?
Bernard Haykel : Il s’agit clairement d’un moment existentiel pour le régime iranien. Va-t-il devenir suicidaire ou purement meurtrier ? Traditionnellement, c'est un régime qui tient beaucoup à maintenir sa survie. Il a toujours été assez prudent pour ne pas devenir suicidaire. Il a préféré utiliser les armes de ses proxys, le Hezbollah ou les Houthistes. Mais cette attaque, il peut devenir beaucoup plus agressif, en essayant de fermer le détroit d’Ormuz ou en ciblant les centres pétroliers dans tout le Golfe, dans le but de créer un chaos mondial. Pour l’instant, les Iraniens n’avaient pas choisi d’attaquer les centres énergétiques et pétroliers, car ils avaient très...
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01/03 - Guerre en Iran : vers un changement de régime rapide ? Ce qu’en pensent cinq experts
L'assassinat du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a plongé la République islamique dans sa crise la plus périlleuse depuis la révolution de 1979, la confrontant à une guerre sur son propre territoire, à une succession non résolue et à des tensions internes croissantes. Malgré le choc provoqué par l'assassinat de Khamenei, cinq responsables et analystes régionaux ont mis en garde contre toute prédiction d'un effondrement rapide. Selon eux, l'ordre politique iranien a été délibérément construit pour éviter toute dépendance envers un seul dirigeant, en répartissant l'autorité entre les institutions cléricales, l'appareil sécuritaire et les réseaux de pouvoir."
Le système iranien est plus important qu'un seul homme ; destituer Khamenei pourrait durcir le régime plutôt que de l'affaiblir", a déclaré Danny Citrinowicz de l'Atlantic Council. "L’Iran a été bâti pour survivre à la perte d’un dirigeant", a ajouté Ali Hashem, chercheur associé à Royal Holloway, Université de Londres. "Le danger ne réside pas dans un vide. Il réside dans la possibilité que la guerre et les pressions poussent le système au-delà de sa limite de résilience."Au cœur de cette résilience se trouve le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), corps d'élite longtemps considéré comme le véritable centre de gravité de l'Iran.
L'équilibre des pouvoirs repose désormais sur la capacité des Gardiens à sortir affaiblis par les pertes sur le champ de bataille et les dissensions internes, ou au contraire, renforcés et unis autour d'une...
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01/03 - Des "mensonges flagrants", une opération nécessaire pour un "monde plus sûr"... L’attaque de Donald Trump contre l’Iran vue par la presse étrangère
Après la confirmation de la mort du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, et de plusieurs autres figures de la République islamique, Israël et les Etats-Unis n'entendent pas relâcher la pression sur le régime iranien. Trois soldats américains ont été tués et cinq autres grièvement blessés dans le cadre de l'opération militaire contre l'Iran, a annoncé ce dimanche 1er mars le commandement central de l'armée américaine, sans préciser où ces pertes sont intervenues.
Interrogé ce dimanche par la chaîne CNBC, Donald Trump a assuré que l'opération lancée samedi en coordination avec Israël était "en avance sur ses objectifs", sans que l'on ne connaisse précisément la teneur de ces objectifs : une élimination des programmes nucléaire et balistique iraniens, un renversement du régime des mollahs, une manière de limiter l'influence chinoise dans le secteur énergétique en lien avec l'Iran… ou un peu de tout cela ? De nombreux médias, américains comme européens, pointent ce "flou" sur les motifs de l'intervention. "Un président américain responsable avancerait une argumentation solide en faveur d'une action plus poussée contre l'Iran. Il expliquerait clairement ses objectifs et l'opportunité de passer à l'attaque maintenant", estime le New York Times.
Dans son éditorial, traduit et relayé par Courrier International, le célèbre quotidien américain déplore la guerre menée par Donald Trump. "Il ne donne aucune explication crédible sur les raisons pour lesquelles il risque la vie des membres de nos forces armées et...
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01/03 - Emirats arabes unis, Qatar, Arabie saoudite… Et soudain, les pétromonarchies du Golfe découvrent la guerre
De lourdes explosions entendues au-dessus de Doha, la capitale du Qatar, un hôtel de Manama au Bahreïn qui a subi une attaque, des personnes blessées par des débris d'un drone abattu par les défenses aériennes de Dubaï aux Emirats arabes unis… Les pays du Golfe, zones habituellement sécurisées dans une région instable, ne sont pas épargnés par les attaques aériennes de représailles lancées par l'Iran, en pleine guerre menée par les États-Unis et Israël contre Téhéran.
À Dubaï, de nombreux habitants, en grande majorité des ressortissants étrangers attirés par la réputation de sécurité de la ville, étaient désemparés. Contrairement à Israël, Dubaï ne dispose d'aucun réseau d'abris ni de système d'alerte précis, laissant la population livrée à elle-même. Aucune sirène d'alerte n'a retenti dans cette ville lors des collisions entre les missiles et les intercepteurs. Le secteur aérien est également perturbé. L'aéroport international de Dubaï a subi des dommages lors des attaques iraniennes, tandis que les aéroports d'Abou Dhabi et du Koweït ont également été touchés. Les principaux aéroports de transit, notamment Dubaï, Abou Dhabi et Doha, étaient fermés ou fortement restreints ce dimanche et une grande partie de l'espace aérien de la région reste fermée.
L'Iran a donc mis à exécution sa menace de frapper les Etats du Golfe persique en cas d'attaque. Dès samedi, de nombreuses explosions ont été entendues dans le ciel du Qatar, des Émirats arabes unis, du Bahreïn et du Koweït, qui hébergent des bases militaires américaines. La...
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01/03 - "Une recomposition à bas bruit se joue au Moyen-Orient" : les dessous de l’attaque en Iran analysés par Gilles Kepel
Un peu plus de deux ans après le 7 octobre 2023, l'attaque contre l'Iran par Israël et les Etats-Unis, désireux de faire tomber le régime des mollahs, et la mort du Guide suprême Ali Khamenei représentent l'épisode le plus spectaculaire de la reconfiguration du Moyen-Orient. Professeur émérite des universités et fin connaisseur de l'islamisme, Gilles Kepel avait déjà analysé ces transformations à l'oeuvre dans Le Bouleversement du monde (Plon, aussi disponible en version actualisée chez Pocket).
Pour L'Express, l'auteur de La Revanche de Dieu remet en perspective cette attaque voulue par Donald Trump et Benyamin Netanyahou, analyse la riposte iranienne et décrypte le jeu complexe des pays arabes. Si une page historique se tourne avec la mort de Khamenei, dernière figure de la révolution de 1979, Gilles Kepel nous explique pourquoi l'islamisme politique n'a sans doute pas dit son dernier mot au Moyen-Orient. En France, l'islamo-gauchisme, dopé par l'arrivée au pouvoir de l'ayatollah Khomeyni, semble avoir de beaux jours devant lui, à l'image d'une Rima Hassan reportant toute la faute sur "l'agresseur" israélien, sans un mot pour la dictature religieuse en Iran...
L’Express : Ali Khamenei est-il la dernière et plus prestigieuse "victime" d’un cycle violent ouvert le 7 octobre 2023 ? Depuis cette attaque sanglante décidée par Yahya Sinouar, les "proxys" iraniens, le Hamas, le Hezbollah ou le régime de Bachar el-Assad, ont été décimés…
Gilles Kepel : Autant qu’on sache, Sinouar n’avait pas demandé...
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01/03 - "Pour de Gaulle, il fallait toujours s’attendre au meilleur comme au pire avec les Américains". Son biographe raconte
"La France avait peut-être raison depuis le début (...) Aucun pays ne s’est montré aussi constamment sceptique quant à la fiabilité de son allié transatlantique", pouvait-on lire dans un éditorial de The Economist publié après la conférence de Munich. Et le journal de l'establishment anglo-saxon de rendre hommage à De Gaulle ! De quoi faire sourire Jean-Luc Barré, qui a publié cet automne le deuxième tome de sa biographie du général, "Le premier des Français" (Grasset). Ce volume couvre quatorze années, de la Libération à la crise de mai 1958. Souvent résumée à une "traversée du désert", cette période fut, au contraire, très féconde. Restauration de l'Etat, reconstruction de l'ego national, rétablissement international... En écrivain et en historien, Jean-Luc Barré restitue à merveille cet immédiat après-guerre qui, politiquement, n'est pas sans évoquer la situation présente. Il campe De Gaulle en joueur de poker misant sur un nouveau 18 juin, qui finira par arriver, mais bien plus tard qu'il l'espérait. Les relations avec les Etats-Unis et la défense européenne sont aussi déjà au coeur de cette fresque passionnante. Et très actuelle : Le président de la République, Emmanuel Macron s'est exprimé le 2 mars sur la dissuasion nucléaire française dans le cadre de l'Île Longue, à Brest (Finistère), où sont stationnés les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins français. L'ombre du Général a plané sur la Bretagne durant son discours.
L'Express : "Ni fiables ni très solides et ne comprenant rien à l’Histoire ni à l’Europe"....
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01/03 - Guerre en Iran : l’Amérique hyperpuissante, l’Europe méprisée pour sa faiblesse
En décapitant le régime iranien, les Etats-Unis font la démonstration qu’ils sont toujours, au Moyen-Orient comme ailleurs, l’unique puissance dominante. Pour l’Europe, les implications sont considérables. Exit la "multipolarité" qui devait permettre à l’Union européenne de se faire une place comme acteur géopolitique à part entière. Les actions décisives menées par l’administration Trump depuis le début de l’année, en Iran comme au Venezuela, montrent que pour la Maison-Blanche, la résolution de replacer l’Amérique au firmament de la planète n’est pas que rhétorique. Elle s’accompagne d’une volonté politique de remodeler le monde à sa main au détriment de la Chine mais aussi de l’Europe, méprisée pour sa faiblesse.
Le rival chinois et son partenaire russe sont relégués en seconde division. Contraints de s’en tenir à des condamnations verbales, ils ont laissé tomber leur allié de Téhéran comme ils avaient abandonné leur protégé de Caracas le 3 janvier. Tous les autocrates savent désormais qu’en confiant leur sécurité à Pékin et à Moscou, ils risquent de finir pulvérisés par une bombe, à l’instar de l’iranien Khamenei, ou de croupir dans une prison new-yorkaise, tel le vénézuélien Maduro. La Chine et la Russie n’ont pas la capacité d’effectuer de telles actions ciblées. Vladimir Poutine l’a tenté en 2022 en Ukraine mais quatre ans plus tard, ses armées piétinent encore dans les steppes du Donbass.
Les Européens, pour leur part, en sont réduits à soutenir du bout des lèvres, ou du moins à s’abstenir de critiquer, les opérations...
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01/03 - Blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran : "Si cela dure, ce serait un suicide stratégique pour Téhéran"
Un couloir maritime d'une cinquantaine de kilomètres entre l'Iran et Oman vers lequel tous les géants mondiaux du pétrole ont les yeux rivés. Après l'attaque conjointe des Etats-Unis et d'Israël sur l'Iran, les Gardiens de la révolution ont affirmé avoir fermé le détroit d'Ormuz, point de passage essentiel pour le commerce du pétrole et du gaz naturel liquéfié. Francis Perrin, directeur de recherche à l'Iris, spécialiste des questions énergétiques, s'interroge sur la réalité de ce blocage. Selon lui, une telle action de la part de Téhéran ne pourrait avoir lieu que si les dirigeants iraniens estimaient que le régime est définitivement condamné.
L'Express : Peut-on réellement "fermer" le détroit d’Ormuz du jour au lendemain, comme prétendent l’avoir fait les Gardiens de la révolution ?
Francis Perrin : Oui, il est possible de le faire du jour au lendemain. En revanche, une telle fermeture ne durerait pas longtemps. Ce point de passage constitue la principale artère du commerce pétrolier mondial. Environ 20 % de la consommation mondiale de pétrole y transite chaque jour. À cela s'ajoutent près de 20 % des exportations mondiales de gaz naturel liquéfié. L’enjeu est donc doublement stratégique : le pétrole, première énergie mondiale, et le gaz naturel, troisième énergie mondiale.
Depuis des années, la menace de fermeture est régulièrement brandie par les dirigeants iraniens, sans qu'ils ne passent jamais à l'acte. À mon sens, ils ne peuvent réellement envisager cette option que s’ils estiment que le régime est...
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01/03 - Trump, Obama, Carter, Nixon... Entre les Etats-Unis et l’Iran, cinquante ans de conflit inextricable
En mai 1972, sur les hauteurs verdoyantes de Téhéran, le chah d'Iran et son épouse Farah Pahlavi reçoivent Richard Nixon et sa femme Pat, vêtue d'une robe longue en soie rose pour un dîner de gala. Sept ans avant la révolution islamique, les Etats-Unis et l'Iran sont encore de solides alliés en vertu de la doctrine Nixon selon laquelle Téhéran est, avec l'Arabie saoudite, l'un de ses deux piliers de sa politique de stabilité au Moyen Orient. Le président américain décuple l'aide militaire qu'il offre à la monarchie persique. Cela inclut des avions F-14 Tomcat, des navires destroyers, des systèmes Awacs.
L'Iran est alors le "gendarme" de Washington dans le Golfe, censé contenir l'URSS dans la région. Lors du dîner de gala, au palais Saadabad, Richard Nixon porte un toast. Le républicain va jusqu'à dire au chah "Protégez-moi" [sous-entendu : dans la région]. Il vient ainsi d'offrir au monarque un chèque en blanc. Celui-ci, saisi d'hubris, accentue la répression contre les opposants politiques. Par ailleurs atteint par la folie des grandeurs, il va jusqu'à tenter de racheter la compagnie aérienne Pan Am et la chaîne d'hôtel Intercontinental. Interrogé des années plus tard sur son soutien au chah d'Iran, Richard Nixon dira : "Ce n'est pas tellement que nous approuvions toute sa politique, mais l'alternative au chah nous semblait pire." Il n'y avait pas de bonne solution, en somme.Le Nouvel An iranien de Jimmy Carter
Après l'affaire du Watergate et la démission du président, son successeur Gerald Ford...
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01/03 - Iran : qui pourrait succéder au guide suprême, Ali Khamenei ?
Il s'efforçait depuis près de quatre décennies de faire de l'Iran chiite une puissance régionale rivalisant avec les Etats sunnites du Golfe tout en entretenant une rivalité avec les Etats-Unis. L'ayatollah et guide suprême de la Révolution islamique, Ali Khamenei, est mort samedi 28 février à l'âge de 86 ans. Les médias officiels iraniens ont déclaré qu'il avait été tué dans les frappes aériennes menées par Israël et les Etats-Unis qui ont détruit sa résidence dans le centre de Téhéran.
La Constitution iranienne prévoit qu'un nouveau dirigeant doit être élu dans un délai de trois mois. D'ici là, le président Massoud Pezeshkian, l'ayatollah Alireza Arafi, membre du Conseil des gardiens, et l'ayatollah Gholamhossein Mohseni-Ejei, chef du pouvoir judiciaire, assureront l'intérim au sein du conseil des dirigeants, un organe chargé de remplir le rôle du guide suprême dans l'attente de nouvelles élections.Trois successeurs potentiels
Ali Khamenei était en place depuis 1989 et détenait l'autorité suprême sur toutes les branches du gouvernement, sur l'armée et sur le pouvoir judiciaire, conformément au système nouveau système du "vilayat-e faqih" (gouvernement des savants ou tutelle du juriste islamique) qui soutient que, jusqu'au retour du 12e imam chiite, disparu au IXe siècle, le pouvoir sur terre doit être exercé par un religieux vénérable. Depuis 1979 avec Khomeini d'abord puis Khamenei, le guide suprême avait donc le dernier mot sur toutes les affaires d'Etat. Il était vénéré par ses fidèles comme un représentant...
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01/03 - "Jamais la nourriture n’a été aussi sûre et peu chère" : le constat à contre-courant du chercheur Jan Dutkiewicz
"Comment manger sans trop s’abîmer la santé". Publié le 22 février, cet article du Monde, qui repose sur des conseils du nutritionniste Anthony Berthou, résume bien les obsessions et angoisses de notre époque. Si on ne veut pas trop nuire à son corps "tout en préservant la planète", il faudrait manger des produits non transformés, issus de filières courtes, bien sûr bios. Au même moment vient de paraître en anglais Feed the people ! (Basic Books), qui prend à rebours ces discours en vogue en replaçant notre système alimentaire moderne dans une perspective globale et historique.
Les deux auteurs, Jan Dutkiewicz, professeur assistant à l’Institut Pratt (New York) et Gabriel N. Rosenberg, professeur associé à l’université Duke et chercheur à l’Institut Max Planck d’histoire des sciences à Berlin, défendent la thèse selon laquelle notre système alimentaire industriel doit être amélioré, notamment en matière d’environnement ou de malbouffe, mais que jamais la nourriture n’a été aussi abondante, peu chère et sûre, alors que la faim, la malnutrition et les maladies liées à la nourriture ont longtemps été la règle dans l’Histoire. Pour eux, un retour en arrière est illusoire si on veut nourrir une planète de 8 milliards d’habitants, tout en permettant à toutes les catégories sociales de profiter d’une alimentation riche et variée. Les deux auteurs nuancent aussi les discours alarmistes sur les aliments ultra-transformés, soulignant qu’on ne peut pas tout mettre dans le même sac.
En exclusivité pour L’Express, Jan Dutkiewicz...
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01/03 - Des frappes contre le nucléaire iranien ? "Donald Trump se trouve face à un test décisif"
Il y avait pourtant des "progrès" si l'on en croit le médiateur omanais. Mais Donald Trump et Benyamin Netanyahou ont finalement décidé d'intervenir. Alors que plusieurs rounds de négociation indirecte entre Américains et Iraniens ont eu lieu ces dernières semaines, centrés sur la question du programme nucléaire, la campagne de frappes menées par Tel-Aviv et Washington a enterré l'éventualité d'un accord diplomatique. "Je suis consterné. Des négociations actives et sérieuses ont une fois de plus été sapées", a déclaré le 28 février, Badr Al-Boussaïdi, le ministre des affaires étrangères omanais, sur le réseau social X alors que les premières opérations militaires de grande envergure dans toute la région venaient de débuter.
Si pour le moment, aucune information crédible ne fait état de nouvelles actions menées contre les installations nucléaires, les Etats-Unis pourraient bien à l'action dans les heures ou les jours à venir, anticipe David Albright, président de l’Institute for Science an International Security (ISIS). Pour ce grand spécialiste de la prolifération nucléaire qui a collaboré avec l'AEIA, si rien n'est fait, "la question de la finalité même de la guerre se poserait". Entretien.
A l’époque de la guerre des douze jours, Donald Trump avait dit que le programme nucléaire iranien était "anéanti". Mais lors de son allocution où Trump annonce le lancement de la guerre, il a de nouveau insisté sur le fait que l’Iran ne devait jamais obtenir d’arme nucléaire. Comment expliquer cette contradiction ?
Le...
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01/03 - Gilles Candar : "Jamais dans l’histoire de la gauche, un parti n’a été aussi disqualifié que LFI aux yeux de l’opinion"
Alors que le Rassemblement national poursuit sa stratégie de dédiabolisation et de respectabilité, La France insoumise (LFI) s’enferme un peu plus chaque jour dans une dynamique de radicalisation. Brutalité, communautarisme, outrances, accusations d'antisémitisme, populisme… La liste des griefs visant LFI et son leader n’en finit plus de s’allonger. Dernier épisode en date : lors d’un meeting à Lyon le 26 février, Jean-Luc Mélenchon a réaffirmé son soutien à la Jeune Garde et tenu des propos jugés antisémites sur l'affaire Epstein. L’époque paraît bien loin, où LFI apparaissait comme le centre de gravité d’une union des gauches forte de 146 députés. Au point que pour une partie de l'opinion, le "tout sauf le RN" s’est mué en "tout sauf LFI". Dans le baromètre politique Ipsos bva-CESI du 14 février, 66 % des Français se disent "plutôt mécontents" ou "très mécontents" à l’idée d’une élection de Jean-Luc Mélenchon à la présidence de la République, contre 44 % pour Jordan Bardella.
Même en remontant à la IIIe République, jamais le premier parti de gauche n’a semblé susciter un tel rejet dans l’opinion, explique Gilles Candar, grand spécialiste de la gauche française et co-auteur, avec Jean-Jacques Becker, du classique Histoire des gauches en France (La Découverte). Pour L’Express, l’historien tente d’analyser la dérive de La France insoumise, dont on voit bien, assure-t-il, "qu’ils cherchent à choquer le bourgeois". Entretien.
L’Express : Depuis 2022, La France insoumise (LFI) est régulièrement au cœur de controverses. Dans...
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01/03 - Sculpture : un musée à ciel ouvert bientôt à Amsterdam
Si le nouvel écrin paysager du Rijksmuseum est très attendu par les habitants de la Venise du Nord, il fera sans doute aussi le bonheur des nombreux visiteurs du musée qui se pressent chaque année devant les chefs-d’œuvre du siècle d’or hollandais signés Rembrandt, Ruisdael ou Vermeer. Ils ont d’ailleurs été plus de 2,5 millions à franchir le seuil de l’institution en 2025. A deux pas, le jardin, lui, permettra de contempler, en libre accès, des pièces issues des collections du musée, souvent moins visibles que les illustres tableaux qui ont fait sa renommée mondiale, puisqu’il abritera les sculptures d’artistes majeurs du XXe siècle, comme Alexander Calder, Alberto Giacometti, Louise Bourgeois, Jean Arp ou encore Henri Moore. Il s’agit d’un projet d’envergure, mené grâce au don de 60 millions d’euros octroyé au Rijksmuseum par la Fondation Don Quixote, son plus important mécène privé, qui constitueront le noyau dur des pièces permanentes montrées au jardin.
A deux pas du musée amsterdamois, il va se déployer à l’intersection des artères Boerenwetering, Ruysdaelkade et Stadhouderskade sur un site occupé par trois pavillons au style expressionniste rattaché à l’école d’Amsterdam. Réunis au parc existant Carel Willinkplantsoen, le trio d’édifices et leurs jardins attenants ne formeront plus qu’un seul espace paysager dédié à la statuaire. Confié aux architectes londoniens de Foster + Partners, le chantier verra ainsi les pavillons se transformer en lieux d’expositions temporaires, tandis que l’aménagement des...
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01/03 - Bourse : le retour en grâce des actions européennes
Le Vieux Continent n’a pas dit son dernier mot. Après des années de domination des marchés états-uniens, de plus en plus d’investisseurs envisagent de diversifier leurs placements en dehors de Wall Street, du dollar, de la technologie… et de Donald Trump ! Dans ce contexte, l’Europe a une belle carte à jouer, d’autant que les curseurs sont au vert pour la zone. "Nous sommes face à un alignement des planètes assez rare", considère Raphaël Thuin, directeur des stratégies de marchés de capitaux chez Tikehau Capital. A commencer par un environnement macroéconomique porteur en zone euro, avec une croissance attendue stable et une inflation maîtrisée. Le retour en grâce des actions européennes.
"L’économie va également bénéficier de la mise en œuvre du plan de relance allemand voté en septembre, dont les dépenses n’ont commencé à être engagées qu’en octobre dernier", complète Laurent Chaudeurge, membre du comité d’investissement de BDL Capital Management. Enfin, de façon plus globale, la zone euro bénéficie d’une meilleure attractivité que par le passé. "Le statut de l’Europe comme zone d’investissement s’est renforcé ces dernières années avec une accélération en 2025", analyse François-Xavier Chauchat, économiste et membre du comité d’investissement de Dorval Asset Management.
Un bémol, toutefois : les actions européennes ne sont plus aussi bon marché qu’il y a un an car elles ont déjà rattrapé une partie de leur retard. L’indice MSCI Europe a ainsi gagné près de 20 % en 2025. Pour poursuivre leur progression, les valeurs de...
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01/03 - "La fin du régime en Iran pourrait avoir des conséquences considérables sur l’islamisme dans le monde" : le grand récit de Brice Couturier
Sommes-nous en train de vivre la fin d'une ère qui s'est ouverte en 1979 avec le retour en Iran de l'ayatollah Khomeini à Téhéran ? Le journaliste, essayiste et historien des idées Brice Couturier a raconté cette année clé dans un livre magistral, "1979 : le grand basculement du monde" (Perrin), dont la (re)lecture s'impose aujourd'hui à la lumière de l'opération "Rugissement du lion" menée conjointement par les Etats-Unis et Israël. Le retour de l'ayatollah Khomeini ne fut certes pas le seul événement qui marqua cette année-là. Brice Couturier en étudie une dizaine, de la contre-révolution thatchérienne au pèlerinage de Jean-Paul II en Pologne, en passant par la nouvelle Chine de Deng Xiaoping. Mais la première révolution islamiste du monde moderne a peut-être encore davantage modelé notre présent politique et géopolitique.
L'Express : Vous consacrez un chapitre de votre ouvrage "1979" à l’Iran de Khomeini. En quoi ce dernier a-t-il fait "basculer le monde" ?
Brice Couturier : C’était la première révolution islamiste du monde moderne et c’est l’acte de naissance de ce qu’on a appelé l’islamo-gauchisme. Ali Shariati, un Iranien mort en exil peu de temps avant la révolution khomeiniste, avait théorisé une doctrine mêlant la lutte des classes marxiste avec le chiisme. Le moteur de l’histoire, selon lui, était la lutte des "moustadafines" (les déshérités, les bons musulmans) contre "moustakbirines" (les orgueilleux, les mauvais musulmans et les impies).
La révolution islamiste iranienne a démontré qu’il existait un...
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01/03 - Nucléaire : la France prête à un "épaulement conventionnel" européen ?
Le président de la République va-t-il annoncer une évolution notable de notre doctrine stratégique ? Jusqu’où la France ira-t-elle dans la "dimension européenne" de sa dissuasion nucléaire ? Un "partage" de la bombe avec nos voisins est-il dans les cartons ? Ce sont les questions qui se posaient à la veille du discours qu’Emmanuel Macron doit prononcer ce lundi 2 mars depuis l’Ile Longue, la base navale qui abrite les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) dans la rade de Brest. L’Express peut aborder un début de réponses et balayer les fausses accusations professées d’ores et déjà par les souverainistes, de droite et de gauche. Tel le député européen RN Philippe Olivier qui affirme carrément que si "M. Macron pense pouvoir donner l’arme nucléaire française à l’UE, il sera l’objet d’une procédure de destitution pour trahison".
Il n’a jamais été question de "donner" l’arme nucléaire française à l’UE ou à quiconque d’autre. Une chose est certaine : la France ne va pas partager le bouton nucléaire. Emmanuel Macron le réaffirmera ce lundi, comme il l’avait fait le 5 mars 2025 : "Quoi qu’il arrive, la décision a toujours été et restera entre les mains du président de la République." Prétendre que le chef de l’Etat partagerait ce pouvoir avec la Commission européenne, le chancelier allemand ou un quelconque "comité Théodule" bruxellois est une contre-vérité. A l’Élysée, on insiste sur les "invariants" de la doctrine française, en particulier "l’unicité de la décision du président de la République. C’est sa...
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01/03 - Pourquoi Marguerite Duras est-elle si détestée ?
Il est délicat de dire du bien de Marguerite Duras dans L’Express. En 1986, le meilleur critique de l’histoire de notre journal, le regretté Angelo Rinaldi, se moquait de "la Castafiore" et ajustait ainsi le tir : "Depuis Sarah Bernhardt, aucun artiste n’avait étalé en public un pareil contentement de soi, et encore la comédienne avait-elle l’excuse de vivre avec un boa." L’autre grand arbitre des élégances littéraires de la deuxième moitié du XXe siècle, Renaud Matignon, partageait cet avis. Dans Minimum respect (2003), Philippe Muray faisait lui rimer "Duras" avec "radasse", "pétasse", "grognasse" et "bécasse". Pas sûr que c’est ce qu’il ait écrit de plus fin. On suivra encore moins Philippe Sollers voyant en Duras une "grenouille embagousée" – ne faisait-il pas là son propre autoportrait ?
Pourquoi tant de haine ? Pour beaucoup de lecteurs (plutôt de droite), Duras est une ambulance sur laquelle on tire par paresse intellectuelle. Il est vrai qu’elle a souvent donné le bâton pour se faire battre. Souvenons-nous de qui elle était dans les années 1980. La victoire à la présidentielle de son vieux copain François Mitterrand propulse l’ancienne militante du Parti communiste français en figure de proue de la gauche caviar – dès l’automne 1981, Duras participe à un voyage officiel aux Etats-Unis. En 1984, quand elle a droit à une émission spéciale d’Apostrophes, trois millions de téléspectateurs écoutent l’icône pérorer chez Bernard Pivot (à titre de comparaison, ils étaient 550 000 à regarder Gisèle Pelicot à...
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01/03 - Guerre en Iran : Paris, Berlin et Londres prêts à intervenir pour défendre leurs intérêts
Les médias officiels iraniens ont confirmé ce dimanche 1er mars que l'ayatollah Ali Khamenei avait été tué dans les frappes menées par Israël et les Etats-Unis, tandis que l'armée israélienne a déclaré dans la nuit de samedi à dimanche qu'elle avait lancé de nouvelles frappes contre l'Iran.
Israël et les Etats-Unis ont lancé samedi 28 février une campagne de frappes aériennes présentée comme "préventive" contre l'Iran, précisant que celle-ci devrait durer "plusieurs jours", alors que les médias officiels iraniens ont fait état de nombreuses explosions à Téhéran et dans d'autres villes du pays.
22h08Paris, Berlin et Londres prêts à intervenir
Les dirigeants britannique, français et allemand ont déclaré ce soir qu'ils étaient prêts à prendre des mesures pour défendre leurs intérêts dans la région après les attaques de missiles "aveugles et disproportionnées" menées par l'Iran."Nous prendrons des mesures pour défendre nos intérêts et ceux de nos alliés dans la région, y compris potentiellement des tirs de missiles et de drones sur leur source", ont déclaré les dirigeants du groupe dit E-3 dans un communiqué. "Nous avons convenu de travailler ensemble avec les États-Unis et leurs alliés dans la région sur ce sujet."
19h55Trois pétroliers endommagés dans le Golfe et un marin tué
Au moins trois pétroliers ont été endommagés au large des côtes du Golfe et un marin a été tué alors que les représailles iraniennes aux frappes américaines et israéliennes contre l'Iran ont exposé les navires à des dommages collatéraux, ont déclaré...
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01/03 - Les "faucons" de la géopolitique prennent le pouvoir en Europe : "Ils n’ont pas peur de l’escalade"
Noël, le temps des cadeaux, des retrouvailles, de la chaleur au coin du feu et… des réprimandes. L'hiver dernier, en rentrant dans leurs pays respectifs pour les fêtes, les élus et les hauts fonctionnaires européens de Bruxelles ont reçu un accueil pour le moins chahuté. "Partout, sauf peut-être en Pologne, ils s'en sont pris plein la tête à propos de la soumission d'Ursula von der Leyen à Donald Trump lors du deal écossais de Turnberry, raconte un observateur bien placé. Début janvier, nombreux sont revenus à Bruxelles en défendant une ligne dure européenne sur la politique internationale, que ce soit face aux Etats-Unis ou à la Russie."
Au fil du mois, les menaces de Donald Trump sur le Groenland, puis le tumultueux forum de Davos ont achevé de convaincre les derniers ingénus, persuadés que les relations volcaniques entre les deux côtés de l'Atlantique ne relevaient que du malentendu. "Même les Néerlandais sont devenus partisans de la manière forte", raconte, ébahie, une source à Bruxelles. L'Europe des herbivores et des colombes aurait donc fait son temps.Un groupe de pensée majoritaire dans l'establishment européen
A leur place, les faucons européens ont pris le pouvoir. Leur profil ? Ils ne considèrent plus les Etats-Unis comme un allié, soutiennent une augmentation massive des dépenses militaires nationales et approuvent l'action de l'Union européenne. Dans une étude passionnante sur "l'archipel européen", publiée mi-février et basée sur des sondages réalisés en novembre dernier dans 13 pays, le...
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28/02 - Attaque contre l’Iran : Donald Trump annonce que le guide suprême Ali Khamenei est mort
C'est désormais officiel. Après plusieurs heures de flottement, Donald Trump a confirmé la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans des frappes aériennes présentées comme "préventives" contre l'Iran. Cela vient confirmer des informations israéliennes divulguées plus tôt dans la soirée. Donald Trump a par ailleurs affirmé que "le peuple iranien à la plus grande occasion" de reprendre le contrôle de son pays, et que les frappes contre l'Iran se poursuivront "sans interruption tout au long de la semaine". Le régime iranien, lui, n'a toujours pas confirmé la mort du guide suprême iranien à l'heure où nous écrivons ces lignes.
Interrogé un peu plus tôt par la chaîne NBC News sur la mort possible du guide suprême iranien, le président américain Donald Trump a répondu : "J’ai parlé à beaucoup de gens et nous avons le sentiment certain, nous avons le sentiment que ces informations sont correctes". Dans un communiqué, l’armée israélienne a par ailleurs affirmé avoir tué Ali Shamkhani, conseiller du guide iranien ainsi que Mohammad Pakpour, le chef des Gardiens de la révolution au cours des bombardements de la journée.
Téhéran, en représailles, a pris pour cible l'Etat hébreu ainsi que des bases américaines situées dans plusieurs Etats du Golfe. L'opération, appelée "Fureur épique" par le Pentagone, vise à neutraliser les "menaces imminentes" constituées par le régime iranien, a dit Donald Trump, le président des États-Unis, qui a affirmé que les capacités de fabrication de missiles balistiques de Téhéran ainsi que sa...
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28/02 - Transition ou guerre civile en Iran ? Après la mort du guide suprême Ali Khamenei, quel avenir pour le régime ?
Samedi matin, des explosions retentissent aux quatre coins de l'Iran. Après une guerre de douze jours en juin dernier, les Etats-Unis et Israël frappent à nouveau le pays. Les dirigeants américain et israélien s'expriment dans la foulée, revendiquant une attaque "préventive" destinée à neutraliser les capacités nucléaires et balistiques de l'Iran, et à faire tomber le régime des mollahs. S'ensuit aussitôt une riposte iranienne dans de nombreux pays du Golfe. La guerre pourrait durer plus longtemps qu'en juin, avertissent les experts.
"L'heure de votre liberté est venue", assure de son côté Donald Trump, à l'attention de la population iranienne. Alors que celle-ci était descendue en masse dans les rues le mois dernier, les manifestations avaient été réprimées dans le sang par le régime. "Il semble que la population soit prête à reprendre ce risque, explique David Rigoulet-Roze, chercheur à l'Ifas et rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques. Cela suppose toutefois qu’elle ne se sente pas abandonnée, comme ce fut le cas début janvier lorsque Donald Trump avait indiqué que l’aide arrivait, ce qui n'avait finalement pas eu lieu à l'époque."Plus qu'un homme, une structure entière
La question est sur toutes les lèvres en Iran : cette fois-ci, le régime islamique peut-il tomber ? "L'intention est en tout cas de mettre le régime à genoux en provoquant virtuellement un effondrement interne, ce qui pourrait créer un espace pour que la population exerce une pression décisive", avance le chercheur. Mais les...
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28/02 - L’argumentaire hasardeux brandi par Donald Trump pour justifier les frappes américaines en Iran
Pourquoi Donald Trump a-t-il décidé d'attaquer l'Iran sans avoir consulté le Congrès, seul pouvoir en théorie autorisé à déclarer une guerre ? S'agit-il à nouveau de frapper des sites nucléaires iraniens, comme il l'a déjà fait en juin dernier ? Ou bien de "libérer le peuple iranien" comme certains le prétendent ? S'agit-il cette fois de renverser le régime, à l'image de George W. Bush avec Saddam Hussein en 2003 ? Qu'espère-t-il vraiment obtenir et comment justifie-t-il de telles frappes ? Retour sur les arguments - faux ou dénués de preuves pour la plupart - mis en avant par le président américain.Allégations infondées
La première carte brandie par Donald Trump et ses conseillers est celle de la menace nucléaire. Steve Witkoff a été jusqu'à affirmer sur Fox News que l'Iran était "probablement à une semaine de disposer de matériaux permettant la fabrication de bombes à l'échelle industrielle". La Maison-Blanche assure aussi que l'Iran a relancé son programme nucléaire et développe des missiles à longue portée qui seraient bientôt capables d'atteindre les États-Unis.
Or, rappelle le New York Times, ces trois allégations sont soit fausses, soit non prouvées. Il est très peu probable que l'Iran, après avoir démantelé les installations nucléaires touchées par les frappes américaines et israéliennes de juin 2025, ait déjà pu reprendre l'enrichissement d'uranium nécessaire au déclenchement d'une bombe ou de missiles d'une telle portée. Et quand bien même le pays aurait repris des activités sur certains sites, ceux-ci sont...
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28/02 - "En Iran, il y a un véritable risque de chaos" : l’analyse de David Rigoulet-Roze
"Fureur épique" côté américain, "Lion rugissant" côté israélien : deux noms pour une impressionnante opération conjointe. Tel-Aviv et Washington ont lancé le 28 février une campagne massive de frappes aériennes présentée comme "préventive" contre l’Iran, précisant que celle-ci devrait durer "plusieurs jours", alors que les médias officiels iraniens font état de nombreuses explosions à Téhéran et dans plusieurs villes du pays comme Ispahan (centre), Qom (centre), Karaj (ouest de Téhéran) et Kermanchah (ouest).
Elle vise à neutraliser les "menaces imminentes" constituées par le régime iranien, a assuré Donald Trump, qui précise que les capacités de fabrication de missiles balistiques de Téhéran ainsi que sa marine, qui faisait notamment peser une menace sur le trafic commercial dans le détroit d'Ormuz, allaient être "anéanties". Du côté iranien, la riposte a été immédiate : Tsahal et l’agence de presse iranienne Tasnim ont rapporté que Téhéran avait déjà lancé plusieurs missiles et drones en direction d’Israël. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a déclaré que l'opération militaire visait à éliminer une "menace existentielle" pour Israël et à "créer les conditions pour que le peuple iranien puisse prendre son destin en main". L'offensive américano-israélienne a déjà des conséquences dans la région. Les autorités du Bahreïn, du Qatar, des Émirats arabes unis et du Koweït, qui hébergent des bases militaires américaines, ont dit avoir intercepté à cette heure tous les missiles qui visaient leur territoire.
L'objectif...
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28/02 - Mort de Quentin Deranque : comment déradicaliser les militants violents ?
La mort de Quentin Deranque, 23 ans, membre de la mouvance identitaire lyonnaise, deux jours après une rixe qui l’a opposé à des antifascistes à Lyon, a provoqué une onde de choc politique majeure. Depuis, l'affaire alimente un débat houleux sur la responsabilité respective des extrêmes, sept personnes ont été mises en examen, dont un assistant parlementaire et un ancien stagiaire du député LFI Raphaël Arnault, pour homicide volontaire et complicité de meurtre, et une marche d'hommage a rassemblé plus de 3 000 personnes à Lyon le 21 février, émaillée de saluts nazis et d'insultes homophobes.
Mais au-delà de ces polémiques, cet événement tragique soulève aussi une question fondamentale sur laquelle les chercheurs en psychologie sociale et en sciences politiques se penchent depuis des décennies : peut-on déradicaliser les militants violents et, si oui, comment ?Un manque de données robustes
Il faut d’abord comprendre comment des gens a priori ordinaires en viennent à commettre des violences politiques. Dans un article publié dans The Conversation, Antoine Marie, chercheur postdoctorant à l'École normale supérieure (ENS-PSL) et Peter Barrett, professeur invité à l’ESSEC, citent le psychologue Fathali Moghaddam qui a théorisé “l’escalier vers le terrorisme”. Ce modèle décrit un processus progressif qui commence par une exposition sélective à l'information, se poursuit par l’acquisition de visions de plus en plus biaisées - aux accents parfois conspirationnistes - des questions politiques, et se termine par la...
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28/02 - Riposte de l’Iran aux frappes : de nombreux pays de la région ciblés par des tirs de missiles iraniens
Quelques heures après les frappes israélo-américaines sur l'Iran, la riposte ne s'est pas fait attendre. Des missiles iraniens ont été tirés contre de nombreux pays du Golfe. En première ligne : les pays du Moyen-Orient abritant des bases militaires américaines (Koweït, Qatar, Émirats arabes unis, Bahrein et Jordanie). "Tous les territoires occupés et les bases américaines criminelles dans la région ont été frappés par les puissants coups des missiles iraniens. Cette opération se poursuivra sans relâche jusqu’à la défaite décisive de l’ennemi", ont déclaré les Gardiens de la révolution iraniens.Emirats arabes unis
Au moins une personne a été tuée à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, selon l’agence de presse officielle du pays. Plusieurs missiles lancés depuis l'Iran ont été interceptés dans le pays, qui "se réserve pleinement le droit de répondre à cette escalade". Des avions de chasse ont été vus en train de survoler la zone de Yas Island à Abou Dhabi samedi après-midi.Bahreïn
Un centre du quartier général de la cinquième flotte américaine à Bahreïn a été touché par une "attaque de missile", ont annoncé samedi les autorités du pays dans un communiqué. Une vidéo d’un témoin de Reuters montrait un panache de fumée grise s’élevant près des côtes de cette petite nation insulaire, tandis que des sirènes retentissaient. Les Gardiens de la révolution iraniens ont confirmé, un peu plus tard, avoir ciblé la Cinquième flotte de la marine américaine stationnée à Bahreïn.Qatar
Samedi, les systèmes de défense du Qatar ont intercepté un...
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28/02 - "Nous parlons au mauvais président" : l’audition inédite de Bill Clinton sur l’affaire Epstein relance la pression sur Donald Trump
C'est une première dans l'histoire des Etats-Unis. Jamais un ancien président n'avait été forcé de comparaître devant une commission au Congrès. Bill Clinton a changé la donne vendredi : il a dû s'expliquer, pendant six heures et à huis clos, sur ses liens avec Jeffrey Epstein. S'il a bien reçu le pédocriminel à la Maison-Blanche (17 fois) et voyagé dans son jet privé (27 fois), il ignorait tout, a-t-il dit, de ses agissements. Quant à son épouse Hillary, auditionnée la veille, Bill Clinton a assuré qu'elle n'avait rien à voir avec le prédateur sexuel.Pas de complaisance
Le président de la commission James Comer (membre du parti Républicain) a déclaré que l’ex-président démocrate avait été "très coopératif" et tenté de répondre à chaque question posée, concernant notamment des photos compromettantes, même lorsque son avocat lui disait de se taire. "Non seulement je n’aurais pas pris son avion si j’avais eu le moindre soupçon de ce qu’il faisait, mais je l’aurais dénoncé moi-même et j’aurais mené la campagne pour que justice soit faite pour ses crimes, et non pour des arrangements à l’amiable", a assuré Bill Clinton devant la commission.
Après avoir résisté pendant des mois, dénonçant une convocation plus politique que judiciaire, l’ancien locataire de la Maison-Blanche, qui dit avoir rompu tout lien avec Jeffrey Epstein en 2006, a finalement accepté de se prêter à cet exercice. L'audience a été rythmée par de nombreuses questions, dont beaucoup de la part du camp démocrate lui-même.L'ombre de Donald Trump
Les démocrates...
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28/02 - Guillaume Lacroix : "Jean-Luc Mélenchon veille à être présenté comme le diable matin, midi et soir"
Il a contribué à créer l’union des gauches sans ne jamais y participer. Guillaume Lacroix, président du PRG, a permis à Jean-Luc Mélenchon et Olivier Faure d’entrer en contact en 2022, une pierre à l’édification de la Nupes. Car l’homme de centre-gauche, qui n’a pas non plus souhaité participer au Nouveau Front populaire, n’est ni un "camarade", ni un sectaire. Il a côtoyé le leader insoumis, partagé quelques conversations avec lui. Mais aujourd’hui, les deux ne s’adressent plus la parole. "Quand je lui ai dit que la duplicité sur l’antisémitisme contribuait à le renforcer, il l’a très mal pris. A partir de là, nos relations se sont interrompues", glisse-t-il. Lacroix a appris à comprendre ses stratégies, ses polémiques, toutes calculées selon lui. Celle sur la prononciation du nom du criminel sexuel américain Jeffrey Epstein, en meeting à Lyon jeudi 26 février a, selon lui, "provoqué exactement l’effet qu’il recherchait" : “On en arrive à une forme de référendum permanent : pour ou contre Jean-Luc Mélenchon", dit-il à L’Express. Entretien.
L'Express : Vous diriez, à l’unisson du reste de la classe politique, qu’hier soir à Lyon Jean-Luc Mélenchon a versé dans une rhétorique antisémite ?
Guillaume Lacroix : Jean-Luc Mélenchon a commis une double faute. Il continue d’abord à banaliser l’antisémitisme par l’ironie : il sait qu’il est attendu au tournant sur ce sujet, alors il vient lui-même chercher la bagarre. En ironisant, il ne prend pas de distance, il affaiblit la gravité du mot et, ce faisant, il renforce le phénomène...
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28/02 - Glion Institut des Hautes Etudes : les "bonnes recettes" de l’école suisse de management hôtelier
A l’heure où certaines écoles françaises de commerce battent de l’aile et sont obligées de se réinventer, les établissements suisses d’hospitality management affichent une santé éclatante. A l’image de l’Ecole hôtelière de Lausanne (EHL), des Roches ou encore de Glion Institut des Hautes Etudes. Cette dernière se hisse à la sixième place de sa catégorie dans le QS World University Rankings 2025, l’un des classements mondiaux les plus réputés. Ses recettes ? Reprendre les codes traditionnels du management qui ont fait leurs preuves tout en cultivant ses différences. Soit une grande place accordée à l’enseignement pratique, des cours à effectifs réduits, et une grande ouverture sur l’international. Entretien avec Philippe Vignon, son directeur général.
L'Express : Né en 1962, Glion Institut de Hautes Études fait aujourd’hui partie des plus grandes écoles de management hôtelier du monde. Quelles sont les clés de ce succès ?
Philippe Vignon : Avant tout, notre réussite s’inscrit dans le fonctionnement du système suisse, historiquement fondé sur l’apprentissage et la professionnalisation. Nombre de nos grands patrons sont d’ailleurs passés par cette filière avant de poursuivre leur parcours au sein d’une haute école spécialisée. En cela, nous nous inscrivons dans une approche différente de celle que l’on trouve traditionnellement en France, où les grandes écoles de commerce et de management mettent historiquement l’accent sur l’excellence académique. Le positionnement d’un établissement comme Glion se rapproche davantage...
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28/02 - De l’attaque des Etats-Unis et d’Israël à la riposte de l’Iran : récit des premières heures de l’opération "Fureur épique"
Israël et les États-Unis ont annoncé ce samedi 28 février avoir lancé une campagne de frappes présentées comme "préventives" contre l'Iran, qui devrait durer "plusieurs jours", alors que les médias iraniens faisaient état de nombreuses explosions à Téhéran et dans d'autres villes du pays. L'armée israélienne et l'agence de presse iranienne Tasnim ont indiqué que l'Iran avait riposté en tirant plusieurs salves de missiles et de drones en direction d'Israël. Aucun dégât n'a été signalé pour le moment.Les autorités du Bahreïn, du Qatar, des émirats arabes unis et du Koweït, qui hébergent des bases militaires américaines, ont dit avoir intercepté à cette heure tous les missiles qui visaient leur territoire. "Une importante opération militaire a débuté contre l'Iran", a déclaré Donald Trump après l'annonce initiale par Israël d'une "frappe préventive". Cette opération, appelée "Fureur épique" par le Pentagone, vise à neutraliser les "menaces imminentes" constituées par le régime iranien, a ajouté le président des États-Unis, qui a affirmé que les capacités de fabrication de missiles balistiques de Téhéran ainsi que sa marine, qui fait notamment peser une menace sur le trafic commercial dans le détroit d'Ormuz, allaient être "anéantis".
Donald Trump avait fait part vendredi 27 février de son insatisfaction quant à l'avancée des négociations sur les programme nucléaire et de missiles balistiques de Téhéran. Il a répété samedi que l'Iran ne pourrait jamais se doter de l'arme atomique. Le Premier ministre israélien Benyamin...
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28/02 - Assurance-vie : trois conseils à suivre pour choisir les meilleurs contrats
Le début de cette année 2026 a été marqué par la géopolitique. Ukraine, Iran, Venezuela, Groenland… Autant de dossiers chauds, susceptibles d’amener leur lot de surprises et de craintes dans les prochains mois. Pourtant, force est de constater que les marchés sont de plus en plus insensibles aux nouvelles de ce type, se contentant de soubresauts bien vite effacés. Pour le reste, le 31 décembre ne semble pas avoir marqué une rupture et 2026 a débuté dans la droite ligne de 2025. Les épargnants doivent composer avec des taux d’intérêt plus faibles à court terme et plus élevés à long terme, des indices boursiers globalement chers et un marché immobilier en pleine convalescence. L’inaction n’est néanmoins pas une option. Car à défaut de rupture, il faut suivre les évolutions : réduire ses placements de court terme, faire les bons choix sur ses actifs risqués et diversifier au maximum son patrimoine. Tout en se préparant à ce que tout financier expérimenté appréhende : l’imprévu.
Tous les contrats d’assurance-vie ne se valent pas car de nombreux contrats existent. Voici les principaux critères à prendre en compte.
Un fonds en euros performant dans la durée
Commencez par évaluer la qualité du fonds en euros car ce produit à capital garanti en est l’une des composantes essentielles. Il devrait afficher un taux moyen autour de 2,60 % en 2025, mais les moins bons contrats se situent aux alentours d’1,50 % tandis que les meilleurs dépassent les 4 %. Mieux vaut toutefois privilégier un fonds en euros régulier et durablement...
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28/02 - Un week-end à Amsterdam : l’art des "Métamorphoses" au Rijksmuseum
"Tout change, rien ne périt." Ainsi pourrait se résumer les Métamorphoses d’Ovide, la somme de récits épiques, dans laquelle le poète latin reprit les grands thèmes de la mythologie grecque et romaine pour décrire un monde où les dieux et les hommes se transforment en animaux, en végétaux ou en minéraux. Dans son fameux Schilder-boeck publié en 1604, le Flamand Carel van Mander qualifiait le long poème ovidien de "Bible des artistes", une formule qui trouve sa justification au fil des siècles, tant le texte a inspiré et continue d’inspirer les créateurs, toutes disciplines et époques confondues.
C’est autour de cette inépuisable émulation que le Rijksmuseum d’Amsterdam, étroitement associé à la galerie Borghèse de Rome, propose une exposition d’envergure, qui réunit plus de 80 œuvres, peintures, sculptures, gravures, tapisseries, céramiques, photographies ou vidéos issues de musées et de collections privées du monde entier. Une sorte de florilège grandiose qui voit se côtoyer dans l’institution hollandaise Arcimbolo, Brancusi, Bernini, Caravage, Louise Bourgeois, Magritte, Poussin, Rubens ou encore Rodin. L’exposition, visible jusqu’au 25 mai, se déplacera l’été prochain dans la capitale italienne avec une configuration légèrement différente. Auguste Rodin, "Pygmalion and Galatea", 1908–1909.
Du chaos, qui précéda la création du monde, à la terrifiante Méduse, d’Arachné changée en araignée par Minerve au séducteur Jupiter adepte du travestissement, de Pygmalion et Narcisse à l’enlèvement d’Europe, la quête...
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28/02 - "Juste après dieu, il y a papa", le dernier roman d’Eric-Emmanuel Schmitt : une plongée au cœur de la famille Mozart
Eric-Emmanuel Schmitt serait-il l’un des enfants survivants non répertoriés du Léopold et Anna Maria Mozart ? C’est à s’y méprendre tant dans son nouveau roman, Juste après Dieu, il y a papa (Albin Michel), il est au diapason des heurts et malheurs de la famille du grand musicien salzbourgeois. Cette intimité, le dramaturge et académicien Goncourt l’a acquise dès ses 15 ans, lorsqu’à l’opéra de Lyon, l’Air de la comtesse des Noces de Figaro l’a sauvé d’un suicide annoncé. "La guérison par la beauté", c’est ainsi qu’il nous résume aujourd’hui cette rencontre enchantée. Puis il y a deux ans, c’est le déclic. Sa paternité (tardive) lui fait voir d’un nouvel œil l’image de ce père longtemps vilipendé par la vox populi, à commencer par les romantiques du XVIIIe siècle : Léopold Mozart aurait été un montreur de singes, un hyper-manipulateur qui tirait de l'argent des exhibitions de ses enfants, et un castrateur…
La réalité est plus complexe, sous-entend Eric-Emmanuel Schmitt dans son roman, même si Léopold n’a eu de cesse de briser les foucades de son fils, qui se mariera avec Constance Weber sans l’en avertir (et de tenir sous son joug, sa fille, Nannerl). Il rappelle combien la première tournée européenne de la famille (80 villes en trois ans !) entendait dévoiler au monde le génie de Wolfgang (il a alors 6 ans) et révéler ce miracle à une époque où l'athéisme montait. Par la suite, le vice-maître de chapelle et professeur de musique se rendant compte qu’il ne pouvait plus rien apprendre à son prodige de fils, il se doit de...
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28/02 - Attaque en Iran : Netanyahou assure qu’il y a "des signes" que le guide suprême Ali Khamenei est mort
Le président américain Donald Trump a déclaré samedi que les États-Unis avaient entamé des "opérations de combat majeures" en Iran, faisant suite à une série de frappes préventives menées par Israël.
Téhéran a riposté en lançant des missiles vers plusieurs bases aériennes américaines dans de nombreux pays de la région.
Cette attaque fait suite à une guerre aérienne de 12 jours en juin dernier, lorsque les États-Unis se sont joints à une campagne militaire israélienne contre les installations nucléaires iraniennes, dans le cadre de l'action militaire américaine la plus directe jamais menée contre la République islamique. Depuis, les États-Unis et Israël avertissaient l'Iran qu'ils frapperaient à nouveau si Téhéran poursuivait ses programmes nucléaires et de missiles balistiques. Téhéran a déclaré que l'Iran se défendrait contre toute attaque. Les Iraniens ont averti les pays voisins accueillant des troupes américaines qu'ils riposteraient contre les bases américaines si Washington les frappait.
20h26Netanyahou dit qu'il y a de nombreux signes que le guide suprême est mort
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a déclaré ce soir qu'il existait de nombreux signes suggérant que le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, aurait pu être tué lors de frappes israélo-américaines en Iran."Ce matin, nous avons détruit le complexe du tyran Khamenei", a déclaré Netanyahou dans un message vidéo, ajoutant que pendant plus de 30 ans, Khamenei avait "répandu le terrorisme à travers le monde, rendu son propre...
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28/02 - Et si l’Europe tenait dans une canette ? Le pari audacieux d’Embrace
Au fond d’une cour pavée du Xe arrondissement de Paris, premier étage sur cour, escalier de bois vermoulu. L’appartement, drôlement baptisé "camp de base européen", affiche des signes de longévité - parquet branlant, murs de couleur moutarde, fauteuils de guingois, et dans un coin le sapin de Noël oublié. Ici s’active une quinzaine d’à peine trentenaires, dont six sont des salariés, s’interpellant d’une table à l’autre, tandis que se replient vers la pièce du fond, nommée elle "la grotte", ceux qui cherchent le calme. Si le lieu ressemble fort peu au siège social d’une entreprise, et encore moins à celui d’une sémillante start-up, c’est pourtant là qu’Augustin Paluel-Marmont, 50 ans, dirige son nouveau projet : Embrace, la première marque de boissons résolument européenne.
Le cofondateur, et seul senior à bord, a connu le succès quand il lança, en 2004, avec son copain de l’ESCP, Michel de Rovira, la marque de biscuits Michel et Augustin. L’initiative des deux anciens du lycée Franklin emballa les consommateurs. Aucune usine, toute la fabrication déléguée dans douze sites partenaires et sur l’emballage des messages rigolos écrits selon un visuel reconnaissable. La marque, qui assume s’être inspirée du glacier américain Ben et Jerry’s, fait florès. Vendue dans vingt pays, elle élargit sa gamme, lance des yaourts, des jus de fruits puis des desserts. En 2013, Artemis, holding de la famille Pinault, la rachète. Trois ans plus tard, Danone l’avale. En 2023, les fondateurs partis vers d’autres aventures, voient leur...
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28/02 - Pourquoi Donald Trump ne fait plus vendre en librairies... et ce que cela dit de l’Amérique
Alex Shephard connaît bien les rues de New York. En particulier depuis qu’il est escorté par Harriet, son fidèle compagnon canin qui l’oblige à sortir quotidiennement en dépit de la météo. La routine a parfois du bon, même pour un journaliste. Car ce sont ces moments qui ont permis à ce rédacteur en chef du magazine The New Republic de remarquer un détail troublant : des cartons abandonnés sur les trottoirs, destinés au rebut. A l’intérieur ? Des livres. Mais pas n’importe lesquels : ceux-ci sont consacrés à Donald Trump. "Ces dernières années, il ne s’est pas passé un mois sans que je ne voie ce genre d’ouvrages laissés à l’abandon dans les rues ou dans des boîtes à livres", assure-t-il au téléphone.
Trump peut bien incendier ou encenser un livre le concernant sur ses réseaux sociaux, cela n’a que peu ou pas d’impact sur les ventes.
Jonathan Burnham
Le temps où le public américain s’arrachait le dernier Michael Wolff, auteur du best-seller Fire and Fury : Inside the Trump White House (2018), ou l’un des trois ouvrages du célèbre journaliste Bob Woodward dédiés au premier mandat de Donald Trump (Fear, Rage et Peril) semble révolu. Depuis quelque temps, les livres consacrés au président américain ont pour beaucoup déserté le célèbre classement littéraire du New York Times. Un phénomène qui n’a pas échappé à The Atlantic et Politico : à quelques mois d’intervalle, les deux médias se sont penchés sur l’éclatement de la "bulle" d’édition Trump.
Comme le rapporte The Atlantic, là où au moins vingt ouvrages sur le président...
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28/02 - Roberto Saviano, son avertissement à la France : "Quand l’Etat devient impuissant, le crime organisé se substitue à lui"
Sera-t-il possible un jour d'en finir avec la criminalité organisée ? Le juge Falcone en était convaincu - "comme tous les phénomènes humains, la mafia a un commencement, une évolution, et elle aura une fin" ; son biographe, beaucoup moins. Une divergence de vue qui s'explique peut-être par le désormais recul, que le journaliste et écrivain Roberto Saviano, qu'on ne présente plus, a sur son aîné de quarante ans, assassiné à l'aube des années 90. Car en matière de lutte contre le narcobanditisme, tout n'a pas été tenté, mais beaucoup l'a été tout de même. Première infectée par la gangrène, l'Italie a été pionnière dans le développement d'un arsenal juridique et répressif dont la France aujourd'hui, s'inspire timidement.
Mais comme pour le reste, comprendre la criminalité organisée, pour lutter contre, commande de remonter le fil de ses origines. Et qu'il s'agisse de la mafia italienne, des cartels latino-américains, ou des réseaux de trafiquants qui prospèrent aujourd'hui sur le Vieux Continent, tous ont comme premier point commun d'avoir germé partout où l'Etat semblait reculer. "Lorsque les structures de l’Etat s’affaiblissent, les groupes criminels ne se contentent pas de faire du trafic, elles se présentent à la population comme un acteur social", explique l'auteur de Extra pure, Voyage dans l'économie de la cocaïne (Gallimard), invité jeudi 26 février à l’Université Panthéon-Assas par Le Laboratoire de la République, pour une conférence intitulée La démocratie face aux crimes organisés. Les narcotrafiquants...
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27/02 - Un an après la catastrophe de Fukushima, les regrets du Premier ministre Naoto Kan
L'Express : Dans quelles conditions avez-vous été informé des événements du 11 mars 2011 ?
Naoto Kan : Ce jour-là, je me trouvais à la chambre haute de la Diète, où j'assistais à une réunion de la commission des Comptes. Je répondais aux questions de l'opposition quand, à 14h46, le séisme a eu lieu. Tout a commencé à trembler violemment. Mon attention a été attirée par un lourd chandelier qui menaçait de tomber. Des gens se sont glissés sous les bureaux. Le président a suspendu la séance. Quand les secousses se sont arrêtées, avec mon équipe, nous sommes retournés au kantei [NDLR : bureau du Premier ministre]. J'ai immédiatement réuni la cellule de crise dans la salle prévue à cet effet au sous-sol du bâtiment. Nous étions confrontés à des problèmes de communication par téléphone portable, il a fallu déménager et nous nous sommes finalement installés dans mon bureau et dans la salle voisine. C'est de là que les premières décisions ont été prises.
Personnellement, comment avez-vous vécu les premiers jours ?
Au début, j'ai passé l'essentiel de mon temps à cet étage. J'en sortais uniquement pour me rendre dans les zones dévastées. Vous savez, pour aller du kantei à la résidence du Premier ministre, où je logeais à l'époque, il suffit de faire 110 pas. Pourtant, pendant une semaine, je ne suis pas rentré chez moi. Je dormais par épisodes, une demi-heure de temps en temps. Je n'ai quasiment pas quitté ma tenue de crise. Mon épouse, Nobuko, apportait des fruits, notamment des mikan [NDLR : sortes de...
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27/02 - Mercosur : pourquoi Ursula von der Leyen prend de court Emmanuel Macron
Ça les tuerait de le reconnaître mais, quelque part, Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen se ressemblent. Ces deux-là partagent au moins un point commun : ils n’aiment rien tant qu’être les maîtres des horloges. Et quand ils ont une idée en tête, ils ne s’embarrassent d’aucun feu vert. Ils y vont, pied au plancher, sans se retourner. Ainsi, ce vendredi 27 février, la présidente de la Commission européenne n’a pas attendu l’aval du président français pour annoncer l’application provisoire du Mercosur, ce traité de libre-échange avec des pays d’Amérique du Sud qui déchaîne les passions de ce côté du Rhin. Surtout, elle n’a pas eu l’élégance d’attendre la clôture du Salon International de l’Agriculture (SIA) pour faire cette annonce. Une "mauvaise surprise" et une "mauvaise manière", a regretté Emmanuel Macron. Von der Leyen est coutumière de ces "mauvaises manières". Parlez-en à Michel Barnier. C’est l’expression que l’ancien Premier ministre avait employée quand l’Allemande avait osé s’envoler pour Montevideo, en Uruguay, pour boucler les négociations sur le Mercosur, au moment même où son gouvernement était censuré, en décembre 2024.
Voilà pour la "mauvaise manière". Mais pourquoi est-ce une "surprise" ? Après tout, "VDL", comme beaucoup la surnomment dans les instances européennes, a parfaitement le droit de décider d’appliquer cet accord, en dépit de la saisine, par les eurodéputés, de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). Ce qui choque, c’est qu’elle rompe ainsi une sorte de "gentlemen's agreement" qui ne...
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27/02 - Autisme et TDAH : "La France doit cesser d’être l’ultime bastion des pratiques psychanalytiques"
A l’heure où la science progresse, où les connaissances sur la trajectoire neurodéveloppementale et les troubles du neurodéveloppement de l’enfant se précisent, et où les recommandations internationales convergent, la France peut-elle encore se permettre de rester figée dans le XXe siècle ? La proposition d’amendement au Projet de loi de financement de la Sécurité Sociale déposée par la sénatrice Jocelyne Guidez, visant au déremboursement des approches psychanalytiques, bien qu’ayant été rejetée car trop large, a eu le courage de poser une question essentielle. Elle a ravivé un débat que nous pensions dépassé : celui de la place de la psychanalyse dans l’accompagnement de l’autisme et des troubles du neurodéveloppement. Sur le fond, cette initiative était cohérente avec l’état actuel des connaissances scientifiques et les recommandations en vigueur.
Le rejet de cet amendement constitue, à nos yeux, une occasion manquée. Il prolonge une incohérence persistante entre l’état des connaissances scientifiques et les choix de financement public. Dans ce contexte, nous, signataires de cette tribune, exprimons notre vive inquiétude face aux demandes de maintien du remboursement portées par certains professionnels, et du financement de toute structure sanitaire, sociale et médico-sociale, qui continuent de mettre en œuvre des pratiques non recommandées scientifiquement. La récente actualisation des recommandations de bonnes pratiques professionnelles publiées par la Haute Autorité de santé, le jeudi 12 février 2026,...
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27/02 - Défense : l’ambitieux plan de recrutement de Safran en 2026
A l’image de Thales, Naval Group ou du missilier MBDA, Safran ambitionne d’étoffer ses rangs. Portée par des résultats en hausse en 2025, l’entreprise prévoit de recruter 1 000 profils en France à Montluçon, Dijon ou encore Poitiers mais aussi en région parisienne pour accroître les effectifs de sa seule division Safran Electronics & Defense, indique-t-elle à L’Express. Depuis 2022 et le début de la guerre en Ukraine, 5 000 recrues sont venues renforcer les équipes de cette branche du groupe d’aéronautique consacrée aux équipements militaires et spatiaux.
Le plus important site du groupe dans la défense, implanté à Montluçon, dans l’Allier, tourne à plein régime. Sa production de bombes AASM (pour "armement air-sol modulaire") a quadruplé depuis 2022. Ces bombes intelligentes de 250 à 1 000 kilogrammes étaient prévues initialement pour les Rafale et ont été adaptées pour pouvoir être tirées depuis les avions de chasse de l’armée de l’air ukrainienne – dont les Mig-29, Sukhoï-27 et Mirage 2000.31,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2025
L’usine livre également des systèmes de navigation, à même d’équiper des hélicoptères, tanks, blindés, canons et satellites, pour leur permettre de se repérer dans l’espace sans avoir à se connecter à un réseau satellitaire. Les conflits récents en Libye, en Syrie et en mer Rouge ont fait s’envoler la demande de tels équipements. Dans le détail, Safran recherche essentiellement des opérateurs industriels, usineurs et techniciens en électronique et optronique sur ce site, ainsi...
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27/02 - Eldad Shavit : "Donald Trump est naïf s’il croit que l’Iran capitulera après quelques frappes"
La pression s'intensifie sur l'Iran d'heures en heures. Après un nouveau cycle de négociations indirectes en Suisse entre Washington et Téhéran, supervisé par Oman et marqué par de timides avancées, le déploiement militaire des Etats-Unis s’accélère à grande vitesse dans la région. Le plus grand porte-avions du monde, l'USS Gerald R. Ford, après avoir stationné à quai en Crète, a repris la mer en Méditerranée orientale pour poursuivre son déploiement en préparation d’éventuelles frappes.
Selon des données de vol, au moins une vingtaine d'avions de chasse américains ont traversé l'Atlantique ces dernières heures afin de rejoindre des bases en Jordanie ou en Israël. Enfin, un destroyer supplémentaire, l'USS John Finn, a aussi été déployé en renfort dans le nord de la mer d'Arabie, le golfe d'Oman et le golfe Persique, annonce le Wall Street Journal. Une "armada" sans équivalent dans la région depuis l'invasion de l'Irak en 2003, prête à agir dès que le président des Etats-Unis en donnera l’ordre.
Sur le plan diplomatique, les deux parties prévoient de reprendre les négociations prochainement après des consultations dans leurs capitales respectives. Des discussions techniques sont déjà prévues la semaine prochaine à Vienne, a déclaré le ministre omanais des Affaires étrangères, Sayyid Badr Albusaidi, dans un message publié sur X. Reste à savoir si Donald Trump temporisera, alors que les démocrates de la Chambre des représentants s’apprêtent à inscrire à l’ordre du jour, dès la semaine prochaine, un projet de loi...
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27/02 - Contre les survols de drones, la Belgique muscle sa défense aérienne
L'objectif est d'améliorer la sécurité d'un des plus importants carrefours commerciaux de l'Europe. Le port d'Anvers, en Belgique, se dotera à partir de 2027 d'un tout nouveau système de lutte contre les menaces venues du ciel. "Un système de défense aérienne sera installé dans le port", a confirmé le Premier ministre belge, Bart De Wever, lors d'un déplacement sur les lieux mercredi 25 février. "Il s’agit d’un système Nasams qui a déjà été commandé." Ce modèle de fabrication norvégienne, qui fonctionne avec des missiles sol-air, participera à protéger le site flamand, qui ne possède pour le moment pas de telle installation. À l'automne dernier, le ministre belge de la Défense, Theo Francken, avait annoncé que Bruxelles avait trouvé un accord avec les Pays-Bas pour certains de ces systèmes antiaériens.Des lacunes jusque-là inquiétantes
Peu de détails, tels que le futur emplacement précis de cet appareil, ont filtré pour l'instant dans les médias. Une chose est certaine : pour la Belgique, mais aussi l'Union européenne, la mise en place de ce système dans le port d'Anvers était devenue urgente ces derniers mois. Comme de nombreuses autres infrastructures (bases militaires, aéroports...) du pays, le site portuaire a été survolé en novembre par deux engins inconnus. "On a vu les drones, mais nos systèmes de radars ne les ont pas détectés, en raison des technologies utilisées", expliquait à l'AFP quelques jours après l'incident Jacques Vandermeiren, à la tête du complexe anversois. "On est très vulnérables, c'est...
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27/02 - INFO L’EXPRESS. Le coordonnateur adjoint du renseignement à l’Elysée rejoint CMA-CGM
Son parcours est tout aussi discret que son profil - à peine trouve-t-on trace de son nom sur le site de l'Elysée. Thierry Wiley, numéro 2 de la coordination nationale du renseignement et de la lutte contre le terrorisme (CNRLT), vient d'être recruté dans le privé. Le haut fonctionnaire rejoindra en juillet l'armateur CMA-CGM. Il y occupera le poste de vice-président aux affaires stratégiques auprès de son PDG, Rodolphe Saadé. Avec sa carrière partagée entre le ministère des Armées et la diplomatie, il est l'un des derniers recrutements illustrant l’intérêt croissant du secteur privé pour les anciens des services secrets.
Officier de l'armée de Terre, réserviste de la Marine nationale, Thierry Wiley a passé l'essentiel de sa carrière à la DGSE. Spécialiste du Moyen-Orient, arabophone et persanophone, il a été officier traitant et a occupé des responsabilités dans la région. Au début des années 2010, il prend la tête de la cellule de coordination de la DGSE pour la libération des otages de Daech. Libération d'otages
A cette époque, il est notamment responsable de l'opération de libération des otages Edouard Elias et Didier François. Le 19 avril 2014, les deux journalistes sont rapatriés depuis la Turquie par le groupe aérien mixte 56 Vaucluse (GAM-56), l'unité de transport aérien de la DGSE. Wiley est dans l'avion, costume bleu et mocassins, élément incongru au milieu des agents du service action. "Il était monté à toute berzingue dans l'avion, encore en costard. On a commencé le débriefing de la situation en...
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27/02 - Mercosur : la Commission européenne va appliquer de façon provisoire l’accord controversé
L'Union européenne va appliquer de façon provisoire l'accord de libre-échange controversé avec le bloc sud-américain Mercosur, a annoncé ce vendredi 27 février la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. "Au cours des dernières semaines, j’ai échangé sur cette question de manière approfondie avec les États membres et les élus du Parlement européen. Sur cette base, la Commission va désormais procéder à l’application provisoire", a-t-elle déclaré face à la presse.
Cet accord commercial, le plus important jamais conclu par la Commission en termes de réductions tarifaires, a été passé avec l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay après 25 ans de négociations. L’Uruguay et l’Argentine sont devenus jeudi les premiers pays à le ratifier. Selon l'exécutif européen, il supprimera quelque 4 milliards d'euros (4,7 milliards de dollars) de droits de douane sur les exportations de l'UE.La France "regrette" cette décision
L'Allemagne et d'autres partisans de l'accord tels que l'Espagne affirment qu'il est essentiel pour compenser les pertes commerciales dues aux droits de douane américains et pour réduire la dépendance vis-à-vis de la Chine en matière de minéraux essentiels. Ses opposants, menés par la France, premier producteur agricole de l'UE, affirment quant à eux que cet accord entraînera une forte augmentation des importations de viande bovine, de sucre et de volaille bon marché, ce qui nuira aux agriculteurs européens, qui ont organisé de nombreuses manifestations pour protester.
Réagissant...
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27/02 - L’IA oblige les écoles à sortir de l’ère du monologue, par Jean-Marc Ogier
L’enseignement supérieur français arrive à un point de rupture. L'irruption massive de l’intelligence artificielle dans nos vies et nos laboratoires n'est pas une simple "mise à jour" technologique : c’est un séisme qui fait voler en éclats des siècles de traditions pédagogiques. Le constat est sans appel : nous assistons, en direct, à la mort clinique de l’enseignement traditionnel et en particulier du cours magistral. En tant qu’enseignant et chercheur en informatique, ancien président de La Rochelle Université, et aujourd'hui à la tête de CESI école d’ingénieurs, je refuse de voir dans cette mutation une menace. C’est, au contraire, l’opportunité historique de redonner ses lettres de noblesse à l’acte d’apprendre et d’enseigner. Mais pour cela, nous devons accepter de rompre avec nos vieux réflexes.Briser le miroir de la passivité
Pendant trop longtemps, notre système a reposé sur la rareté de l’information. Le professeur, détenteur du savoir, le transmettait de manière descendante à des étudiants récepteurs, souvent passifs. Ce modèle est aujourd’hui obsolète. Dans un monde où la connaissance mondiale est accessible en un clic, où le renouvellement de celle-ci est extrêmement rapide la rendant ainsi obsolète à court/moyen terme, où l'IA peut la synthétiser en une seconde, rester assis dans un amphithéâtre à écouter une parole linéaire n'a plus aucun sens pour les nouvelles générations. Dans ce contexte d’accélération brutal et totalement inédit, la résolution d’un problème, soit la capacité à répondre à une...
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27/02 - Missiles iraniens : les affirmations alarmistes de Donald Trump sont-elles justifiées ?
Une analyse loin d'être partagée par les spécialistes. Mardi 24 février, lors de son traditionnel discours sur l'État de l'Union, Donald Trump a mentionné les tensions actuelles entre les États-Unis et l'Iran. Les deux pays négocient depuis plusieurs semaines sur le sujet du nucléaire iranien pour éviter une nouvelle escalade militaire dans la région, moins d'un an après les frappes américaines sur trois sites militaires du régime des mollahs. Au-delà du crucial enjeu atomique, un autre aspect de la défense iranienne semble particulièrement inquiéter le locataire de la Maison-Blanche : les capacités balistiques de Téhéran. Durant sa prise de parole au Congrès, Donald Trump a ainsi affirmé que l'Iran était en train de développer des missiles à longue portée susceptibles d'atteindre "bientôt" le territoire américain. Problème : aucune donnée factuelle ne permet en l'état d'appuyer une telle affirmation.Dix ans de développement encore nécessaires
La sortie a laissé circonspects la plupart des experts militaires, peu convaincus par l'imminence d'un danger de la sorte. D'après eux, l'Iran n'est aujourd'hui pas en mesure de fabriquer rapidement des missiles balistiques si puissants et capables de pénétrer à l'intérieur des frontières américaines. L'an dernier, une note de la Defence Intelligence Agency, une des agences de renseignement militaire américaines, estimait que le pays du Moyen-Orient ne pourrait concevoir de telles munitions qu'à une échéance de dix ans, soit d'ici à 2035. Pour deux sources au fait du...
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27/02 - Marine Le Pen - Jordan Bardella : chronique d’une succession réussie
Et soudain, le visage de Jean-Marie Le Pen vire cramoisi. "Il n’y a pas de guerre de succession car la succession n’est pas ouverte !", tonne le président du Front national. Nous sommes en 1994 et le chef de file de l’extrême droite est hors de lui à l’idée qu’une frange de son parti complote dans l’espoir de le remplacer. C’est qu’il y a vingt ans, le Front national filait droit. Jean-Marie Le Pen régnait en maître incontesté sur son appareil politique, et quiconque s’aventurait à remettre en cause la parole du chef était purgé sans autre forme de procès. La question de la succession, elle, n’était même pas envisagée. Le parti se complaisait dans ce fonctionnement vertical qui a largement sacrifié, un par un, tous les numéros deux à qui l’on reprochait toujours de prendre trop de place.
Vingt-deux ans plus tard, c’est encore une affaire de succession qui agite les Le Pen. Celle-ci, en revanche, paraît se dérouler sans accroc. C’est un héritier qu’on désigne aujourd’hui. Celui de Marine Le Pen, qui semble, pas à pas, faire le deuil définitif d’une quatrième candidature à l’élection présidentielle, à la suite de sa condamnation dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national (devenu Rassemblement national). Il faudra attendre le 7 juillet, date à laquelle la cour d’appel rendra son délibéré qui décidera de l’avenir politique de la leader de l’extrême droite française, pour être fixé sur la décision définitive de la députée du Pas-de-Calais. D’ici là pourtant, cette dernière pave, jour après jour, la...
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27/02 - Antisémitisme, complotisme : pourquoi Jean-Luc Mélenchon fait du Jean-Marie Le Pen
Longtemps Jean-Luc Mélenchon s’est cherché un maître, un modèle. Peut-on lui reprocher d’avoir ainsi tâtonné ? Il a enfin trouvé : il s’agit de Jean-Marie Le Pen. Copier-coller ! En septembre 1988, quelques mois après ses propos sur les chambres à gaz ("Je ne dis pas que ça n’a pas existé, je n’ai pas pu moi-même en voir, et je n’ai pas étudié spécialement la question, mais je crois que c’est un point de détail de la Seconde Guerre mondiale"), le président du Front national cherche à faire parler de lui et à remettre les projecteurs sur sa seule personne.
Pendant l’université d’été de son parti, il évoque le ministre centriste de la Fonction publique, Michel Durafour. "M. Durafour et Dumoulin, obscur ministre de l’ouverture, dans laquelle il a d’ailleurs immédiatement disparu, a déclaré : 'Nous devons nous allier, aux élections municipales, y compris avec le Parti communiste, car le PC, lui, perd des forces tandis que l’extrême droite ne cesse d’en gagner'", commence-t-il par déclarer. Les militants applaudissent, avant de savourer la suite : "M. Durafour-crématoire, merci de cet aveu !" L’orateur est en nage, il tient un mouchoir à la main, et la foule rit grassement. Le ministre de la Justice, Pierre Arpaillange, réagit : Jean-Marie Le Pen sera condamné à 10 000 francs d’amende pour injure publique, une peine qui sera confirmée en appel, en 1993.
Du Cap d’Agde à Lyon, d’un tribun à un autre. Quoi de mieux qu’une foule à haranguer avec un jeu de mots ? Quelle meilleure stratégie que de provoquer sans prendre aucune...
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27/02 - Le Pakistan et l’Afghanistan "en guerre ouverte" : que se passe-t-il entre les deux voisins ?
Alors que les hostilités s'intensifient entre les deux voisins, le Pakistan a mené dans la nuit du jeudi 26 au vendredi 27 février des frappes contre des cibles situées dans des grandes villes d'Afghanistan, ont dit des responsables pakistanais et talibans. C'est la la première fois qu'Islamabad cible directement des sites liés au pouvoir des talibans plutôt que des groupes armés que le Pakistan accuse l'Afghanistan d'héberge, ce qui marque une rupture brutale dans les relations entre ces pays islamiques, autrefois proches alliés.
Des sources sécuritaires au Pakistan ont déclaré que des frappes terrestres et aériennes ont été menées contre des sites, des quartiers généraux et des dépôts de munitions talibans à plusieurs endroits le long de la frontière entre les deux pays. Des affrontements terrestres ont également eu lieu dans plusieurs secteurs le long de celle-ci. Les talibans ont déclaré avoir lancé ce qu'ils ont décrit comme des attaques de représailles contre des installations militaires pakistanaises. Tant Islamabad que Kaboul ont fait état de lourdes pertes, des bilans différents que Reuters n'a pas été en mesure de vérifier de manière indépendante."Une guerre ouverte entre nous et vous"
"Notre patience a atteint ses limites. Il s'agit maintenant d'une guerre ouverte entre nous et vous [NDLR : l'Afghanistan]", a déclaré vendredi le ministre pakistanais de la Défense, Khawaja Muhammad Asif. Ce regain de violence le long de la frontière de 2 600 km entre les deux voisins illustre la fragilité du...
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27/02 - Livrets : quels sont les meilleurs placements en 2026 ?
La rémunération du livret A est passée de 3 % en janvier 2025 à 1,50 % le 1er février 2026. S’il s’agit d’une mauvaise nouvelle pour les épargnants, ce livret réglementé demeure malgré tout incontournable pour placer son épargne de précaution. Car contrairement aux autres placements sans risque, le livret A et le livret de développement durable et solidaire (LDDS) sont exonérés d’impôt et de prélèvements sociaux, ce qui leur permet d’afficher un rendement supérieur aux placements similaires. "Avec la hausse de la CSG, le prélèvement forfaitaire unique est passé de 30 % à 31,4 % depuis le premier janvier pour les livrets bancaires et les comptes à terme, ce qui amplifie l’avantage concurrentiel des produits réglementés", explique Philippe Crevel, le directeur du Cercle de l’Épargne. Quels placements privilégier ?
La priorité consiste donc à placer votre épargne de précaution en priorité sur le livret A, dans la limite de 22 950 euros, et sur le LDSS, plafonné à 12 000 euros. Au-delà, il faut vous tourner vers les livrets fiscalisés, en particulier ceux de certains établissements en ligne. Ils rapportent au maximum 1,80 à 2 % bruts, mais il est possible de bénéficier de taux promotionnels à l’ouverture d’un premier livret. Il vous faut donc faire le tour du marché pour déterminer quelle est la meilleure offre du moment. Mi-février, plusieurs acteurs comme Cashbee, Distingo Bank, Meilleurtaux.com, Placement-direct.fr et Renault Bank proposaient entre 4 % et 5 % sur deux à trois mois à leurs nouveaux clients. Chez Cashbee,...
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27/02 - Affaire Epstein : ce qu’a dit Hillary Clinton lors de son audition par des élus du Congrès
Bon gré mal gré, elle s'est finalement pliée à l'exercice des questions-réponses. L'ex-secrétaire d'État Hillary Clinton a témoigné jeudi 26 février à Chappaqua, dans l'État de New York (États-Unis) devant la commission de surveillance de la Chambre des représentants sur ses liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein. L'audition à huis clos, d'une durée proche de six heures, n'a pas abouti à de fracassantes révélations. Mais elle a donné la possibilité à la démocrate de se défendre sur la nature de sa véritable relation avec le financier américain et de sa compagne et complice, Ghislaine Maxwell. "Je n'avais aucune idée de leurs activités criminelles", a-t-elle assuré dans une déclaration liminaire, publiée sur son compte X. "Je ne me souviens pas avoir un jour rencontré M. Epstein. Je n'ai jamais voyagé à bord de son avion ni visité sa résidence insulaire ou ses bureaux."Des liens "superficiels" avec Ghislaine Maxwell
Hillary Clinton et son mari Bill ont été appelés à témoigner à plusieurs reprises devant cette commission parlementaire pour évoquer la nature de leur relation avec l'ex-financier américain, retrouvé pendu dans sa cellule en 2019 après avoir été incarcéré pour avoir mis en place un vaste système d'exploitation sexuelle de mineures. L'ancien président a accueilli plusieurs fois Jeffrey Epstein à la Maison-Blanche lors de son mandat. Il a aussi voyagé à plusieurs reprises dans son jet privé et a été photographié plusieurs fois en sa compagnie. Était-il au courant de ses agissements criminels ? Interrogée...
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27/02 - Crise institutionnelle ou crise politique ? Le révélateur de l’article 49.3, par Denys de Béchillon
Or, donc, 49.3 renaquit de ses cendres… Quasiment à la satisfaction générale, par-dessus le marché ; au moins chez ceux dont le projet politique n’est pas en soi de provoquer la dissolution de l’Assemblée. On n’en était vraiment pas là début octobre. Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’engageait à ne rien faire de tel ; le plus gros des forces politiques communiait dans la phobie de cet article ; la presse chantait en chœur. Décidément, tout passe… Mais peu importe. On a déjà vu d’autres inconstances, et celle-là s’explique bien. Ce qui compte, c’est ce que cet épisode dit de la vraie nature des procédures constitutionnelles, et plus encore de la vraie nature de nos problèmes du moment.
Max Weber expliquait que les acteurs juridiques manient les règles comme les joueurs les cartes : tactiquement. Ils essaient de sortir la meilleure au meilleur moment. Rien n’est plus juste. Il faut se représenter les articles de la Constitution comme autant de ressources dont les responsables usent, ou pas, pour parvenir à leurs fins. Ça tombe bien, l’art. 49.3 est spécialement taillé pour ça. Fait pour placer chacun devant sa conscience et/ou sa calculette intérieure : le gouvernement, qui peut tomber ; les parlementaires, qui peuvent y perdre leur siège ; le tout sur fond de dramaturgie républicaine. Il faut choisir. C’est ce qu’ils ont fait ces jours-ci. Le recours à ce moyen a ouvert la porte de l’adoption du budget au plus bas coût politique perçu par les uns et par les autres ; aucun ne prenant le risque (ni la...
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27/02 - Netflix laisse la voie libre à Paramount pour le rachat de Warner Bros
Une bataille de plusieurs mois semble toucher à sa fin. Dans un nouveau rebondissement, Netflix a fait savoir jeudi 26 février qu'il ne relèverait pas son offre pour l'acquisition de Warner Bros Discovery après celle révisée déposée par Paramount Skydance, une annonce qui met fin au feuilleton du rachat du prestigieux studio de cinéma américain et de sa plateforme de streaming.
"Nous avons toujours fait preuve de discipline et, au prix nécessaire pour égaler la dernière offre de Paramount Skydance, l'opération n'est plus intéressante financièrement. Nous refusons donc de nous aligner sur l'offre de Paramount Skydance", a dit Netflix dans un communiqué.
Netflix a confirmé à Reuters qu'il renonçait à son offre de rachat de Warner Bros Discovery. Le conseil d'administration du studio légendaire doit encore approuver l'offre de Paramount Skydance. "Une fois que notre conseil d'administration aura approuvé l'accord de rachat de Paramount, cela créera une valeur phénoménale pour nos actionnaires", a déclaré le directeur général de Warner Bros, David Zaslav, dans un communiqué. "Nous sommes enthousiasmés par le potentiel d'une alliance entre Paramount Skydance et Warner Bros Discovery et avons hâte de commencer à travailler ensemble et de raconter les histoires qui touchent le monde entier", a-t-il poursuivi.31 dollars par action contre 27,75
Paramount a poursuivi avec acharnement sa quête de rachat de Warner Bros, lançant une campagne hostile pour supplanter Netflix. La société est parvenue à ramener Warner...
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27/02 - Un "war game" opposant l’Otan à la Russie vire à la débâcle : "Cela devient vite ingérable sans les Américains"
Soixante-cinq kilomètres pour faire vaciller l'Europe. Depuis la fin de la guerre froide, le corridor de Suwalki donne des maux de tête aux militaires du continent. Situé entre l'enclave russe de Kaliningrad et la Biélorussie, ce mince espace est la seule langue de terre reliant les pays baltes à leurs alliés de l'Otan. C'est ici que le journal allemand Die Welt a imaginé, en décembre, un wargame. Ses résultats, publiés au début du mois de février, ont de quoi inquiéter les Européens. Il suffirait à Moscou de quatre jours pour prendre la ville lituanienne de Marijampole.
Le scénario se déroule dans un futur proche. En octobre 2026, un cessez-le-feu a gelé le conflit en Ukraine, permettant à la Russie de garder le contrôle sur les territoires occupés. Après un exercice conjoint entre Moscou et Minsk, plus de 12 000 soldats russes restent positionnés près de la frontière lituanienne. Des incidents éclatent dans la zone, et Vilnius décide de fermer sa frontière. Le Kremlin évoque une "crise humanitaire" à Kaliningrad avant de réclamer un corridor de transit à travers la Lituanie. Le gouvernement lituanien refuse, mais Moscou l'établit par la force. L'article 5 de l'Otan - qui implique que les membres de l'alliance se protègent mutuellement en cas d'agression - est évoqué. Les Etats-Unis refusent de s'engager militairement face à l'argument "humanitaire" évoqué par les Russes. En face, l'Europe hésite. Les Polonais n'envoient aucune troupe de l'autre côté de la frontière. L'Allemagne consulte les Landers,...
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27/02 - Nadia Fettah Alaoui, ministre de l’Economie du Maroc : "Dans un monde turbulent, notre pays inspire confiance"
Deux investissements majeurs en l'espace de six mois, qui ne doivent rien au hasard. En octobre dernier, Safran annonçait l'ouverture prochaine, au Maroc, d'une ligne d'assemblage de moteurs Leap, destinés aux A320 et A321 d'Airbus. Le 13 février, rebelote : le géant français de l'aéronautique, présent de longue date dans le pays, dévoilait cette fois-ci un nouveau projet d'usine de fabrication des trains d’atterrissage, toujours pour les futurs appareils de l'avionneur européen.
Pour Nadia Fettah Alaoui, ministre de l'Economie et des Finances du Maroc depuis 2021, ces victoires successives illustrent la capacité du Royaume à attirer les investissements étrangers. Auprès de L'Express, la première femme à occuper ce poste dans l'histoire, et diplômée d'HEC, détaille la stratégie industrielle et économique du gouvernement, avec comme horizon 2030, date de la Coupe du monde de football organisée conjointement avec le Portugal et l'Espagne.
L'Express : Safran a annoncé il y a quelques jours de nouveaux investissements majeurs au Maroc. En quoi ce partenariat s’inscrit-il dans la feuille de route industrielle du Royaume ?
Nadia Fettah Alaoui : Cette annonce conforte le positionnement du Maroc comme plateforme aéronautique nationale. C’est une étape supplémentaire dans la construction d’un écosystème solide. Nous ne sommes plus dans une simple logique d’implantation industrielle, mais dans une relation de confiance et de montée en gamme. Safran est présent au Maroc depuis 25 ans. Aujourd’hui, il ne s’agit...
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27/02 - Droits de douane de Donald Trump : l’Europe peut-elle négocier avec la Chine ?
Il arrive parfois que l'actualité semble se jouer loin de nous. Alors tous les vendredis, on s’intéresse à un évènement qui a marqué la semaine, d’un point de vue européen, et on prend le temps d’expliquer pourquoi il nous concerne tous.
Il y a une semaine, la Cour suprême des Etats Unis a jugé illégaux les tarifs douaniers imposés par le président américain. En réponse, Donald Trump a annoncé instaurer des taxes de 10 % sur tous les produits importés aux Etats-Unis. Dans la foulée, le Parlement européen a enfoncé le clou : l'Union a décidé de suspendre la mise en œuvre de l’accord conclut l’été dernier avec Washington.
Bref, la bataille des droits de douane est donc encore loin d’être terminée... En attendant, l’Europe doit trouver des solutions pour assurer ses exportations, et maintenir son économie. Alors l’Union européenne s’interroge : dans ce contexte, la Chine peut-elle être le bon partenaire ?
Dans cet épisode de La semaine européenne, Thibault Marotte, journaliste au service Economie de L’Express, détaille les enjeux de la relation économique entre la Chine et l'Europe.
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Cet épisode a été écrit et présenté par Charlotte Baris, monté et réalisé par Jules Krot.
Crédits : BBC
Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent
Visuel : Alice Lagarde
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Pour aller plus loin
"La Chine...
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27/02 - Iran : après l’échec des négociations, voici comment l’US Navy se prépare à attaquer
Au terme de longs préparatifs (deux mois), la tenaille américaine est prête à se refermer sur l'Iran. Une fois encore, l'Amérique est sur le pied de guerre au Moyen-Orient. Et attend les ordres de la Maison-Blanche. L'US Navy a envoyé des dizaines de bâtiments de guerre en Méditerranée, en mer Rouge, dans le golfe Persique et en mer d'Arabie. L'US Air Force a elle aussi déplacé des centaines d'avions de guerre, de surveillance et de ravitaillement dans la région.
"L'armada est impressionnante, reconnaît l'amiral Jean-Mathieu Rey à propos des moyens exceptionnels mobilisés par la marine tout en remarquant à quel point la situation contraste avec le passé récent. "Depuis l'invasion de l'Irak en 2003, la marine américaine avait quasiment déserté la région", rappelle celui qui commandait, voilà peu, les opérations navales françaises dans l'Indo-Pacifique.
Rien, peut-être, ne symbolise mieux ce retour en force dans la région que la présence des deux porte-avions yankees : l’USS Gerald Ford (plus grand bâtiment de guerre américain), en provenance de la mer des Caraïbes et l'USS Abraham Lincoln (USS signifie United States Ship), précédemment en mer des Philippines. Le premier se trouve en mer Méditerranée, près d’Israël ; le second est positionné dans l'océan Indien, en mer d'Arabie. A eux deux, ces mastodontes transportent 150 avions de guerre (davantage que n'en possède l'armée de l'air française !) et 10 000 marins. Mais ce n'est pas tout. D'autres navires les accompagnent. "Un porte-avions ne se déplace jamais...
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26/02 - VIH : un traitement préventif injectable arrive en France
C'est une "avancée majeure dans la lutte contre le VIH", s’est réjouie l'association française de lutte contre le sida, Aides. Ce jeudi 26 février, le ministère de la Santé a autorisé la vente du cabotégravir en France. Ce traitement préventif contre l'infection au VIH est commercialisé sous le nom d'Apretude et sera entièrement pris en charge. Une décision justifiée par son caractère "irremplaçable et particulièrement coûteux", d'après l'arrêté gouvernemental paru au Journal officiel.
Selon des recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS), de l'Agence nationale de recherches sur le sida (ANRS) et du Conseil national du sida et des hépatites virales (CNS), datées de février, la PrEP "consiste à proposer aux personnes à risque de s’infecter par le VIH un traitement préventif médicamenteux qui va les protéger contre l’infection." Parce qu'il est préventif, les personnes ayant déjà contracté le virus ne sont pas éligibles. L'HAS ne recommande pas ce médicament aux femmes en âge de procréer en raison du "risque potentiel de malformation" chez le fœtus.Une attente due au prix du médicament
Un médicament préventif contre le sida, dit prophylaxie pré-exposition (PrEP), existe déjà en France. Toutefois, parce qu'il est sous forme de comprimé, il nécessite une prise très fréquente. Loin d'être de l'ordre du détail, cette contrainte peut engendrer un mauvais suivi, voire un abandon du traitement. Apretude sera administré par injection tous les deux mois, une innovation. Le médicament, longuement attendu par les...
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26/02 - Des tunnels secrets pour faire entrer des migrants en Europe, la Russie mise en cause
En prenant la présidence de l'Union européenne en janvier 2025, la Pologne avait alerté sur les risques. Alors que le sous-secrétaire à la migration polonais, Maciej Duszczyk, avait accusé la Russie de vouloir "transformer les migrations en arme", une enquête du Telegraph révèle que la Russie envoie des migrants vers l'Europe à l'aide de tunnels secrets, creusés entre la Biélorussie, son alliée, et l'Europe. Selon le Telegraph, Minsk a tenté de faire traverser la frontière à des dizaines de milliers de migrants. Ce n'est pas une première puisque les relations s'étaient déjà tendues entre la Pologne et la Biélorussie en 2021, alors que cette dernière nourrissait une grave crise migratoire pour déstabiliser l'Union européenne.
"Les officiers de l'unité de la garde-frontière de Podlachie ont découvert au total quatre tunnels sous la frontière avec la Biélorussie, tous en 2025", a détaillé le lieutenant-colonel Katarzyna Zdanowicz au Telegraph. Selon des hauts responsables polonais, la Russie et la Biélorussie ont bénéficié d'aide pour construire ces tunnels, notamment de spécialistes du Moyen-Orient avec un "haut niveau d'expertise". S'il est compliqué d'être sûr de l'identité des groupes ayant apporté leur aide, les seuls groupes du Moyen-Orient capables de construire ces infrastructures sont le Hamas dans la bande de Gaza, le Hezbollah au Liban ou certaines factions kurdes. La piste de l'Etat islamique a également été évoquée.Des pistes du Moyen-Orient
"L'une des choses que nous avons immédiatement remarquées...
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26/02 - Affaire Epstein : le président du Forum de Davos Borge Brende démissionne
Une démission de plus dans le sillage de l'affaire Epstein. Le président et directeur du Forum économique mondial de Davos, Borge Brende, a annoncé ce jeudi 26 février démissionner de ses fonctions, quelques semaines après l'ouverture d'une enquête sur ses relations avec le défunt financier et délinquant sexuel Jeffrey Epstein.
En poste depuis 2017 à la tête de l'institution, l'ancien ministre norvégien des Affaires étrangères a fait connaître sa décision dans un communiqué. "Après mûre réflexion, j’ai décidé de quitter mes fonctions de président et directeur général du Forum économique mondial. Ces huit années et demie ont été extrêmement enrichissantes", a-t-il déclaré.
Le communiqué publié par le Forum économique mondial ne mentionne pas explicitement Jeffrey Epstein. Toutefois, dans des déclarations aux médias norvégiens, Borge Brende a reconnu des erreurs d'appréciation dans la gestion de ses échanges avec l'homme d'affaires américain. Il a affirmé ne pas vouloir que cette affaire détourne l'attention des activités du Forum, notamment le sommet annuel de Davos, qui réunit dirigeants politiques et économiques du monde entier."Vous me manquez, Monsieur"
Cette annonce intervient après les révélations du département américain de la Justice indiquant qu'il avait participé à trois dîners d'affaires avec Jeffrey Epstein et échangé avec lui par mails et par messages. Borge Brende a reconnu qu'il regrettait de ne pas avoir fait preuve de davantage de transparence concernant ces dîners et ces échanges qu'il avait eus avec...
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26/02 - Remaniement : Agresti-Roubache, Pégard... Les nouveaux ministres du gouvernement Lecornu
Le gouvernement de Sébastien Lecornu évolue ce jeudi 26 février et quatre nouveaux ministres font leur entrée. Catherine Pégard, conseillère culture à l'Elysée, et auparavant présidente du château de Versailles, a été nommée ministre de la Culture, en remplacement de Rachida Dati, partie faire campagne pour la mairie de Paris.
Parmi les autres changements, l'ancienne secrétaire d'Etat chargée de la Ville et de la Citoyenneté sous les gouvernements Borne et Attal, Sabrina Agresti-Roubache fait son retour en tant que ministre déléguée chargée de l'Enseignement et de la Formation professionnels et de l'Apprentissage.
La députée macroniste Camille Galliard-Minier est, elle, nommée ministre déléguée chargée de l'Autonomie et des Personnes handicapées, en remplacement de Charlotte Parmentier-Lecocq. Et l'actuel député Les Républicains des Hauts-de-Seine Jean-Didier Berger est nommé ministre auprès du ministre de l'Intérieur, selon le communiqué de l'Elysée. Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement conserve son poste et ajoute celui de ministre déléguée chargée de l'Energie.
Découvrez le nouvelle composition du gouvernement :
M. Laurent NUÑEZ, ministre de l'Intérieur ;
Mme Catherine VAUTRIN, ministre des Armées et des Anciens combattants ;
M. Jean-Pierre FARANDOU, ministre du Travail et des Solidarités ;
Mme Monique BARBUT, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature ;
M. Gérald DARMANIN, garde des Sceaux, ministre de la Justice ;
M. Roland...
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26/02 - Les Ecologistes et La France insoumise, champions de l’interdiction au Parlement, par Sacha Benhamou
Dans une société libérale, l’interdiction devrait constituer l’ultime recours, un outil d’exception actionné uniquement lorsque la protection de l’ordre public ou des droits fondamentaux l’exige. Pourtant, le Baromètre 2025 du recours à la norme prohibitive au Parlement français, étude inédite de Génération Libre, révèle une autre réalité : l’interdiction n'est plus le dernier rempart, mais un style de gouvernement et un marqueur identitaire fort. Sous couvert de "précaution", notre Parlement semble s'être lancé dans une course effrénée à la norme prohibitive, substituant de plus en plus la contrainte à la responsabilité individuelle.
Les chiffres de notre baromètre sont sans appel : sur l’ensemble des initiatives parlementaires déposées en 2025, pas moins de 287 proposaient une interdiction explicite. Si cet activisme normatif est largement alimenté par les groupes d'opposition pour peser sur le débat public, il dessine surtout une fracture idéologique nette. Le camp de la prohibition a ses champions : les Ecologistes et La France insoumise cumulent à eux deux plus de la moitié des initiatives prohibitives des deux chambres. À l’Assemblée nationale, la singularité écologiste frappe par son intensité : environ un tiers de leurs propositions visent explicitement à interdire, contre une moyenne de 4,8 % pour les autres groupes.Du principe de précaution...
Le moteur de cette inflation législative a changé de nom. C’est désormais la "santé publique" qui trône au sommet des registres de justification, loin devant...
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26/02 - En Suède, un drone neutralisé près du porte-avions Charles de Gaulle
Amarré en Suède, le porte-avions français a été mis en alerte ce jeudi 26 février. Alors qu'il participe à un exercice stratégique dans le port de Malmö, le Charles de Gaulle a été approché par un drone. Selon les informations du média suédois SVT, l'engin aurait décollé d'un navire russe stationné à proximité et se serait dirigé en direction du bâtiment français.
Repéré par les forces militaires suédoises, le drone a été ciblé par une opération de brouillage avant de disparaître, sans que l'on sache s'il s'est écrasé dans l'eau ou s'il est retourné sur le navire russe. Aucune information sur le modèle du drone n'a été divulguée.Opération "Lafayette 26"
Le séjour suédois du navire français n'est pas de tout repos. Toujours selon SVT, une marée noire pétrolière a été découverte ce jeudi, en début d'après-midi dans le port où est amarré le Charles de Gaulle. "Nous sommes en train de déterminer d'où provient le pétrole et de prélever des échantillons, explique Karin Cars, chargée de communication des garde-côtes suédois, précisant qu'une enquête préliminaire sur des crimes environnementaux avait été ouverte. Aucun élément ne permet de dire que cette marée noire, contenue dans le bassin portuaire, soit liée au drone russe.
Arrivé en Suède mercredi, après avoir participé aux opérations "Orion 26" au large des côtes normandes, le porte-avions français doit y rester quelques jours avant de continuer son déploiement en Atlantique Nord avec la mission "Lafayette 26", coordonnée avec les forces de l'Otan. Elle vise notamment à "sécuriser les...
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26/02 - Alain Finkielkraut : "Je suis effaré par ce que devient la gauche"
Alain Finkielkraut a la passion de la conversation. C'est la forme qu'il a choisie pour son nouvel ouvrage, Le coeur lourd (Gallimard), un des succès de librairie de ce début d'année. Pour dialoguer avec lui, Vincent Tremolet de Villers, le directeur délégué de la rédaction du Figaro, un cadet bienveillant et admiratif. "Orphelin inconsolable" de la gauche, "Fink" a trouvé refuge sur la rive droite. Dans ces entretiens, on entend l'intranquillité du philosophe, terrifié par le retour de l'antisémitisme en Europe et blessé par la politique de Benjamin Netanyahou. Le cœur lourd exprime son rapport inquiet à une "France qui s'en va". Mais l'auteur de L'identité malheureuse laisse aussi parler sa fantaisie. Les pages sur l'amour durable et la prière sont les plus belles du livre. L'Express, qui vient de se lancer en Pologne, le pays natal de ses parents, s'est souvenu que le philosophe fut durant neuf ans l'animateur d'une revue intitulée Le messager européen pour l'interroger sur sa vision de l'Europe.
L'Express : L’écrivain Antoine Blondin, disait : "Je n’ai pas été de gauche lorsque j’étais jeune de peur de finir comme un vieux con de droite". Redoutez-vous de devenir ce "vieux con de droite" ?
Alain Finkielkraut : Je suis traité de vieux con depuis très longtemps. Comme dirait ce maître zen qu'était Jacques Chirac, "cela m'en touche une sans faire bouger l'autre."
C’est vous qui avez changé ou bien plutôt la société qui est plus à droite ?
Non, je n'ai pas changé et je le dis dans Le cœur lourd :...
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26/02 - Bruno Retailleau veut un débat avec Jean-Luc Mélenchon, ce point qui met d’accord Jordan Bardella et LFI
Nous sommes en 2026 et… Sébastien Lecornu est toujours à Matignon ! Il n'est là que depuis septembre dernier mais chaque jour est un combat. En attendant les municipales de mars, dernier scrutin avant le grand rendez-vous de la présidentielle.Fin de vie : Yaël Braun-Pivet croit à un calendrier serré
Impossible avant la fin du mandat d’Emmanuel Macron ? Yaël Braun-Pivet se dit persuadée que la proposition de loi ouvrant une "aide à mourir" sera adoptée avant les vacances parlementaires de cet été. La présidente de l’Assemblée nationale, qui est très partisane de cette évolution, a conseillé à Gérard Larcher de pousser la Haute assemblée à changer d’attitude : "Le Sénat, s’il veut peser sur le résultat final, doit entrer dans le texte pour avoir une commission mixte paritaire qui soit conclusive", souligne-t-elle. Si la CMP échoue, une nouvelle lecture devra avoir lieu à l’Assemblée nationale.Les angoisses d’Edouard Philippe
Avant même la publication d’un sondage le donnant battu, Edouard Philippe avait confié à un proche son pressentiment : l’extrême droite, dont le candidat avait obtenu au Havre 7,31 % aux municipales de 2020, allait cette fois dépasser la barre des 10 % au premier tour, le 15 mars, le contraignant à une triangulaire plus risquée pour lui.
Il faut désormais faire contre mauvaise fortune bon cœur : les amis de l’ancien Premier ministre espèrent que le risque d’une victoire d’un candidat communiste incitera les électeurs de la droite dure à voter malgré tout pour Edouard Philippe au second tour....
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26/02 - Affaire Epstein : pourquoi l’audition des Clinton est-elle aussi attendue ?
Depuis le 30 janvier, pas un jour ne passe sans que l'affaire Epstein ne fasse les gros titres. Mais certaines journées sont charnières dans la compréhension de ce dossier explosif, qui ne cesse d'être noyé par le flot de révélations médiatiques. Ces jeudi et vendredi pourraient être l'une d'elles : après avoir longtemps refusé, les époux Clinton vont témoigner, à huis clos, devant la commission de surveillance de la Chambre des représentants, jeudi pour Hillary et vendredi pour Bill. Des témoignages sous serment alors que les deux personnalités politiques sont accusées depuis plusieurs années par Donald Trump d'être proches du prédateur sexuel.
L'organisation de ces deux auditions résulte d'un long bras de fer entre le couple et James Comer, le chef républicain de la puissante commission sur le dossier Epstein à la Chambre des représentants, spécialement créée pour enquêter sur les crimes de l'homme d'affaires. Pendant plusieurs mois, Hillary et Bill Clinton ont refusé d'honorer les convocations de la commission, estimant qu'elles étaient politiquement motivées et "légalement non valables". Le 13 janvier dernier, ils ne s'étaient pas rendus au Capitole devant la Commission, à majorité républicaine, un choix qu'avait regretté Comer, menaçant le couple de poursuites judiciaires pour entrave au Congrès. "Personne n'accuse Bill Clinton de quoi que ce soit de répréhensible, nous avons seulement des questions", avait-il alors réagi. Acceptant finalement de répondre aux questions du Congrès, ils avaient demandé à...
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26/02 - Municipales 2026 : tout ce qu’il faut savoir sur le scrutin
Les 15 et 22 mars prochains se tiendront les élections municipales. Les près de 35 000 communes françaises organiseront leurs scrutins pour élire leurs maires et leurs conseils municipaux pour les six prochaines années. L’Express vous liste tout ce qu’il faut savoir pour voter sereinement lors de cette échéance locale.Comment fonctionne le scrutin ?
Le conseil municipal est composé de sept à 69 élus en fonction de la taille de la commune. Comme le rappelle le site gouvernemental Vie publique, les conseillers sont élus au suffrage universel direct. Le scrutin est proportionnel, de liste, à deux tours, avec prime majoritaire. Cette dernière particularité sert à garantir qu'il y aura une majorité claire pour gouverner.
En pratique, si une liste obtient la majorité absolue des voix dès le premier tour, elle reçoit automatiquement la moitié des sièges du conseil municipal. L’autre moitié est ensuite répartie proportionnellement entre toutes les listes ayant obtenu plus de 5 % des voix.
Si aucune liste ne dépasse les 50 %, un second tour est organisé. Pour pouvoir se maintenir, une liste doit avoir obtenu au moins 10 % des voix au premier tour. Les listes ayant recueilli entre 5 % et 10 % peuvent fusionner avec une autre liste. C'est pour cette raison que des triangulaires voire des quadrangulaires peuvent s'affronter. Au second tour, les sièges sont également répartis proportionnellement en fonction des scores avec prime majoritaire.
Une fois que le conseil municipal a été élu, il vote à son tour pour...
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26/02 - Cisjordanie : face aux colonies israéliennes, les Etats-Unis à rebours du reste du monde
Une décision symboliquement lourde de conséquences. Pour la première fois, les États-Unis vont fournir cette semaine des services de passeport dans une colonie israélienne en Cisjordanie, ont annoncé mardi 24 février plusieurs officiels américains. "Des officiers consulaires vont fournir des services routiniers de passeport à Efrat le vendredi 27 février", a ainsi indiqué, sur X, l'ambassade américaine à Jérusalem. Cette localité est une colonie située au sud de la ville palestinienne de Bethléem. La même source a ajouté qu'un projet similaire était prévu à Ramallah, ainsi que dans d'autres colonies et villes. Des dizaines de milliers de ressortissants américains disposant de la double nationalité israélienne résideraient en Cisjordanie, selon des estimations.Marqueur fort
L'annonce de Washington constitue un nouveau marqueur fort de son soutien à Israël, qui ne cesse d'étendre son influence en Cisjordanie. Au sein du gouvernement du Premier ministre Benyamin Netanyahou, de nombreux élus nationalistes prônent une annexion du territoire occupé. Ce mois-ci, le pouvoir israélien a d'ailleurs approuvé de nouvelles mesures destinées à renforcer son contrôle sur cette région. Celles-ci permettent notamment de faciliter l'achat de terres par les colons israéliens – une initiative dénoncée par les Palestiniens comme une "annexion de facto".
Avec ce nouveau plan, l'État hébreu se laisse aussi la possibilité d'agir dans certaines zones cisjordaniennes jusque-là sous contrôle de l'Autorité palestinienne. Une décision...
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26/02 - Diabète et obésité : les résultats prometteurs d’un nouveau traitement oral
C’est une avancée qui pourrait encore changer le quotidien de millions de patients atteints de diabète de type 2. Selon une étude publiée ce jeudi 26 février dans la prestigieuse revue The Lancet, une nouvelle pilule, nommée "orforglipron", développée par le laboratoire américain Eli Lilly, serait plus efficace que le seul traitement oral actuellement disponible à base de sémaglutide. Prise sous forme injectable, cette molécule, commercialisée sous les noms d'Ozempic et de Wegovy par le laboratoire danois Novo Nordisk, a révolutionné la prise en charge du diabète et de l'obésité. Les firmes pharmaceutiques cherchent à présent à développer des traitements équivalents mais sous forme de comprimés, plus faciles à prendre que des piqûres hebdomadaires.
Entre septembre 2023 et août 2025, 1 698 participants à l'étude ont été aléatoirement chargés de prendre leur traitement anti-diabète, assuré soit par l'orforglipron pour une partie de la cohorte, soit par le sémaglutide oral. L'étude s'est ainsi attelée à comparer pendant 52 semaines les effets des deux médicaments.Une révolution dans la révolution ?
Le sémaglutide appartient à la famille des "analogues du GLP-1", qui agissent notamment sur l'hormone de la satiété (porteuse du nom "GLP-1") en l'imitant pour réguler la glycémie et l'appétit en stimulant l'insuline. Elles permettent ainsi des pertes de poids considérables. Mais les résultats de l'étude du Lancet démontrent une efficacité supérieure de l'orforglipron. Le médicament utilise la même technologie basée sur les...
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26/02 - Ukraine : pourquoi la Russie a la capacité de mener une cinquième année de guerre
Des affrontements sanglants... qui pourraient se poursuivre encore durant des mois ? Le spectre d'une guerre au long cours en Ukraine inquiète de nouveau l'Europe en cette fin février, quatre ans tout juste après le lancement de l'offensive de la Russie sur le territoire de son voisin, à l'hiver 2022. Cette hypothèse est appuyée par une vaste étude de l'Institut international d'études stratégiques (IISS), un des think tanks de référence au niveau mondial sur les questions de défense. Comme chaque année, le groupe de réflexion vient de publier ses perspectives en matière militaire pour l'année à venir. Avec un enseignement majeur : Moscou dispose de la capacité à maintenir sans trop de problèmes son attaque de l'Ukraine une année de plus. Investissements militaires
Dimanche 22 février, le président russe, Vladimir Poutine, a ainsi fait part de son ambition de continuer à "renforcer l'armée et la marine" de son pays. Un objectif qui s'inscrit dans la poursuite de la politique menée ces dernières années : dans son analyse, l'IISS rappelle que les investissements de la Russie dans ses forces de défense ont déjà drastiquement augmenté depuis 2022. Rien qu'en 2025, ceux-ci ont encore crû de 3 %, après plusieurs années de hausse. Au total, ils ont représenté sur un an 186 milliards de dollars, soit environ 7,3 % du produit intérieur brut total du pays. Une proportion bien plus élevée que la part de la richesse nationale consacrée aux dépenses militaires par la France, la Chine ou les États-Unis.
La montée en...
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26/02 - "Les droits de douane de Donald Trump sont des impôts déguisés" : l’analyse de l’économiste Alex Durante
Ils n’auront même pas fêté leur première année d'existence. Déclarés illégaux par la Cour suprême ce 20 février, les droits de douane annoncés par Donald Trump lors du "Liberation Day" ont été en grande partie annulés, freinant ainsi les velléités protectionnistes du président américain.
"Une très bonne nouvelle pour les entreprises et les consommateurs américains", se félicite Alex Durante, économiste principal à la Tax Foundation, un think tank américain spécialisé dans l’analyse des politiques fiscales. Co-auteur d’une note sur les conséquences de la guerre commerciale de Trump sur l’économie américaine, ce chercheur revient sur les principaux enseignements de son étude, entre hausse de la charge fiscale moyenne des ménages et réduction de la croissance, et explique pourquoi l’augmentation des tarifs douaniers s’apparente à un "impôt déguisé". Entretien.
L’Express : Comment avez-vous accueilli la décision rendue par la Cour suprême ?
Alex Durante : C’est une très bonne nouvelle pour les entreprises et les consommateurs américains, car même si l’administration Trump dispose d’autres leviers d’action, elle ne pourra manifestement pas rétablir à l’identique le régime précédent. La marge de manœuvre présidentielle s’est considérablement réduite, et je m’en réjouis pour l’économie américaine.
Donald Trump et ses soutiens ont toujours soutenu que la hausse des droits de douane pèserait d’abord sur les pays étrangers. Pourtant, les résultats de votre étude semblent démontrer l’inverse…
Exactement, et cela s’explique par le fait que...
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26/02 - Bourse : "L’année 2026 peut être excellente pour les actions européennes"
Le début de cette année 2026 a été marqué par la géopolitique. Ukraine, Iran, Venezuela, Groenland… Autant de dossiers chauds, susceptibles d’amener leur lot de surprises et de craintes dans les prochains mois. Pourtant, force est de constater que les marchés sont de plus en plus insensibles aux nouvelles de ce type, se contentant de soubresauts bien vite effacés. Pour le reste, le 31 décembre ne semble pas avoir marqué une rupture et 2026 a débuté dans la droite ligne de 2025. Les épargnants doivent composer avec des taux d’intérêt plus faibles à court terme et plus élevés à long terme, des indices boursiers globalement chers et un marché immobilier en pleine convalescence. L’inaction n’est néanmoins pas une option. Car à défaut de rupture, il faut suivre les évolutions : réduire ses placements de court terme, faire les bons choix sur ses actifs risqués et diversifier au maximum son patrimoine. Tout en se préparant à ce que tout financier expérimenté appréhende : l’imprévu.
Après trois années de hausse, les marchés vont-ils rester au sommet, compte tenu a fortiori des bouleversements géopolitiques en cours ? Benjamin Melman, directeur des gestions chez Edmond de Rothschild Asset Management, en analyse les enjeux et opportunités.
L'Express : Comment voyez-vous l’année 2026 ?
Benjamin Melman Cela fait trois ans que les marchés enregistrent de fortes hausses et les niveaux de valorisation sont parfois excessifs, notamment aux Etats-Unis dans l’intelligence artificielle (IA). Pourtant, il est difficile d’identifier...
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26/02 - Affaire Epstein : ces documents liés à Donald Trump qui n’ont toujours pas été publiés
Donald Trump de nouveau emporté dans la tempête de l'affaire Epstein. Près d'un mois après la publication, fin janvier, de plus de trois millions de documents relatifs à ce scandale sexuel, le président américain demeure fragilisé par ses anciens liens avec le pédocriminel, mort en prison en 2019. Mardi 24 février, la radio NPR a dévoilé que plusieurs dizaines de documents liés à l'actuel locataire de la Maison-Blanche ne figuraient pas dans les fichiers mis en ligne par le ministère de la Justice américain (DoJ).
Au total d'après NPR, 53 pages liées à Donald Trump manqueraient à l'appel parmi la somme de documents publiés par le ministère de la Justice. Parmi les fichiers absents : trois des quatre entretiens menés par le FBI avec une victime du couple Jeffrey Epstein/Ghislaine Maxwell. Cette dernière, qui dit avoir été abusée plusieurs fois par le prédateur sexuel, a aussi nommément cité le président américain dans une plainte de 2019. Dans les années 80, alors qu'elle était une jeune adolescente, elle aurait été présentée à Donald Trump par Jeffrey Epstein lui-même. Le républicain "l'aurait ensuite forcée à baisser la tête vers son pénis exposé, qu'elle aurait mordu", a-t-elle affirmé dans sa plainte, selon des éléments consultés par NPR. "En réponse, Trump l'aurait frappée à la tête et l'aurait mise à la porte."
Sur l'ensemble des entretiens menés par le FBI sur ce point de l'enquête, seul le premier échange entre les agents fédéraux et cette accusatrice a été mis en ligne fin janvier. Durant cette discussion, la...
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26/02 - Une tentative d’"infiltration terroriste" : Cuba abat quatre occupants d’un bateau venu des Etats-Unis
Les forces de sécurité cubaines ont abattu mercredi 25 février quatre personnes et blessé six autres se trouvant à bord d'une vedette immatriculée en Floride qui avait pénétré les eaux cubaines, a déclaré La Havane. Un commandant de patrouille cubain a également été blessé lors de cet incident, qui intervient dans un contexte de tensions élevées entre l'île et les Etats-Unis.
Le ministère de l'Intérieur cubain a déclaré que le groupe était composé de Cubains antigouvernementaux, dont certains étaient recherchés pour avoir planifié des attentats. Ils venaient des États-Unis, vêtus de tenues de camouflage et armés de fusils d'assaut, de pistolets, d'explosifs artisanaux, de gilets pare-balles et de lunettes de visée, a précisé Cuba. Un autre suspect cubain a été arrêté sur le territoire cubain dans le cadre de cette affaire, indique un communiqué officiel. "D’après les premières déclarations des détenus, ils avaient l’intention de procéder à une infiltration à des fins terroristes", a indiqué le ministère de l’Intérieur.
Une enquête a été ouverte pour déterminer exactement ce qu'il s'est passé, a déclaré ce dernier, précisant que les blessés avaient été évacués pour recevoir des soins médicaux."Extrêmement rare"
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a déclaré aux journalistes qu'il ne s'agissait pas d'une opération des Etats-Unis et qu'aucun membre du personnel du gouvernement américain n'était impliqué. Les autorités cubaines ont informé les États-Unis de l'incident, mais l'ambassade américaine à La Havane va vérifier les faits...
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26/02 - Gare au mythe de l’impuissance des démocraties, par Gérald Bronner
L’historien Joseph Tainter, dans son livre The Collapse of Complex Societies, s’interroge sur l’effondrement des sociétés complexes. A un certain point, souligne-t-il, les bénéfices de la sophistication croissante d’une société ne paraissent plus en mesure de compenser ses coûts. Le système devient vorace en ressources et ne permet pas de s’adapter aux nouveaux défis qui le menacent. La tentation de chaque partie de rompre avec le tout et de retrouver une forme de souveraineté devient de plus en plus forte… jusqu’à la dislocation de ce tout.
Nombreux sont ceux qui pensent que nous sommes entrés dans un tel moment crépusculaire de la civilisation. Le prestige de la démocratie est assombri par le spectre de l’impuissance. Ainsi, la dernière étude du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) indique qu’on trouve près d’un Français sur deux pour reconnaître qu’"en démocratie rien n’avance. Il vaudrait mieux moins de démocratie mais plus d’efficacité". Une idée qui a bondi de 10 points en à peine trois ans et qui est partagée par 63 % des électeurs de Marine Le Pen.Vertu fondamentale
Le principe même de la démocratie libérale, au moins autant que l’expression du vote, est d’organiser l’existence de contre-pouvoirs. Ceux-ci nous protègent de la tyrannie possible de ceux qui nous dirigent mais elle introduit aussi, c’est vrai, une complexité et, possiblement, une lenteur dans l’administration des choses publiques. Or, nous voyons bien celles-ci mais non celle-là. Notre cerveau est ainsi fait, comme l’a...
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26/02 - Des "Koweït" français : quand des communes s’enrichissent grâce aux projets énergétiques
Pour les miracles, oubliez Lourdes. Il suffit d’aller dans le Cotentin et de regarder de près son tissu économique. Selon une étude publiée en 2024, ce discret bassin est plus dynamique pour les créations d’emplois que des métropoles comme Toulouse ou Nantes ! "Miracle, eldorado… On en parlait beaucoup il y a deux ou trois ans quand le climat national était morose et que notre territoire, à l'inverse, jouissait de perspectives très élevées", se souvient le sénateur (LR) David Margueritte, ancien président de la communauté d’agglomération.
Depuis, la situation n'a pas changé. Bien au contraire. Déjà favorisé par la présence d'une industrie de défense navale, le Cotentin profite de la vitalité d'une filière nucléaire en plein renouveau. En quelques kilomètres de presqu’île se trouvent la centrale historique de Flamanville (Manche), le premier réacteur EPR du pays, l’usine de retraitement des déchets nucléaires et le centre de stockage d’Orano à la Hague. Une densité sans équivalent, synonyme de jackpot pour les communes voisines. Entre toutes les taxes et impôts qui en découlent, elles se partagent plusieurs dizaines de millions d’euros par an.
A ce jeu, Flamanville sort gagnante. La commune est l’une des plus riches de France, proportionnellement à son nombre d’habitants (1 600). En percevant près de 27 millions d’euros annuels de recettes fiscales, elle dispose d’une trésorerie à faire pâlir des villes dix fois plus peuplées. Ses ressources ont même augmenté depuis le branchement au réseau de l’EPR, fin 2024....
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26/02 - Ecoles de commerce : la crise s’est amorcée il y a plus de trente ans
Le passé permet souvent d'éclairer l'actualité. Chaque jeudi, dans notre nouveau podcast Hier à la Une, on se plonge dans les archives de L’Express, pour comprendre autrement la couverture du magazine de la semaine.
Ces jours-ci, en pleines vacances scolaires, nombre de lycéens se rendent certainement sur la plateforme Parcoursup. Depuis janvier, et jusqu’au 12 mars, les élèves doivent formuler leurs vœux pour leurs études supérieures. Alors les écoles de commerce auront-elles toujours autant la cote ? C’est la question que se pose L’Express cette semaine.
Car l'âge d'or des écoles de management semble être révolu. Dans cette tempête qui s'amorce, on constate des regroupements d'établissements, des restructurations, des fermetures d'amphithéâtres.
Les causes de cette crise sont diverses. D’abord la démographie : moins d’étudiants, c’est moins d’argent qui rentre dans les caisses. Toujours sur le volet financier, les subventions se sont réduites, qu’il s’agisse de l’aide des collectivités locales ou du financement de l’apprentissage par l’Etat. La faute aussi à un trop grand nombre d’établissements : la France se situe à la quatrième place mondiale en termes de nombre d'écoles de management rapporté à la population, après les Etats-Unis, la Chine et le Royaume-Uni.
Certaines d'entre elles sont d'un excellent niveau. On peut citer les institutions bien ancrées comme HEC ou l'ESSEC, les nombreuses écoles de province mais aussi des établissements qui accueillent des bacheliers et proposent des formations de niveau...
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26/02 - Remaniement : après la démission de Rachida Dati, Sébastien Lecornu et le cas Gérald Darmanin
Demandez à l'entourage d'Emmanuel Macron de confirmer la date du remaniement, c'est avoir en retour l'occasion de réviser ses classiques de philosophie antique. Une poignée de jours avant le dimanche 22 février, date butoir avant laquelle Sébastien Lecornu s'était engagé à réaliser son "ajustement" gouvernemental, un prudent conseiller du palais ironisait : "Attendons de voir. En bon adepte de Socrate, j'applique son précepte : connais-toi toi-même..." Puisqu'il se connaît bien, il sait donc pertinemment qu'en Macronie plus qu'ailleurs 1) une date butoir n'est jamais butoir ; 2) l'Elysée et Matignon sont rarement sur la même fréquence ; 3) un Premier ministre n'est jamais à l'abri de se contredire et d'être chahuté. N'est-ce pas écrit en tout petit en bas de la fiche de poste ?
Ce devait être son moment. De plaisir, presque. Du moins, de retour à la normale. "On ne peut pas dire qu'il est joyeux de parler budget depuis quatre mois", explique-t-on dans l'équipe de Sébastien Lecornu. Après les négociations interminables, les concessions, les reproches (notamment de son camp), il allait pouvoir montrer ce qu'il avait dans le ventre et dans les idées. Et Matignon de redevenir une gare de triages des réformes après avoir été réduit à un super ministère des Relations avec le Parlement. Seulement, il n'était pas tellement prévu que ce mini-remaniement, voulu banal et bref, se révèle aussi pénible pour le Premier ministre.
Il y a de l'insolence dans l'air. Cela valait bien la peine de chercher, trouver puis...
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25/02 - "Certaines IA sont meilleures que les meilleurs experts humains" : le regard d’Olivier Sibony (HEC)
Dans la masse d’ouvrages proposant une grille de lecture souvent binaire – et parfois hors sol - sur l’intelligence artificielle, la parution de Faut-il encore décider ? (Flammarion, 240 p.) ce 25 février, offre un grand bol d’air frais. Peut-être est-ce parce que ce n’est pas un livre sur l’IA mais sur la décision à l’ère de l’IA. Une approche qui devrait intéresser de nombreux décideurs. Olivier Sibony, professeur de stratégie à HEC Paris, et l’entrepreneur Eric Hazan explorent études et exemples concrets à l’appui, comment l’arrivée de l’IA nous oblige à revoir notre rapport à la décision — et pourquoi cela va aller crescendo dans les années à venir.
Un constat : "Nous sommes entrés dans un monde où, de plus en plus, les décisions artificielles seront meilleures que celles des experts humains." Si l’IA peut vraiment décider mieux que nous, faut-il encore décider ? interrogent dès les deux auteurs. Ici, point de dystopie ou de "technophilie naïve". La question n’est pas simplement de savoir qui décide, mais dans quelles conditions chacun doit le faire. Entretien.
L’Express : De manière étonnante, l’histoire de l’IA et celle des sciences de la décision sont étroitement liées, expliquez-vous.
Olivier Sibony : Oui, car l’étude scientifique de la décision est plus récente qu’on ne l’imagine. Mais ce qui est intéressant — et ce qui nous a surpris lorsque nous avons mené cette étude historique —, c’est que les différentes formes d’IA actuelles présentent une analogie avec les deux modes de pensée identifiés par les...
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25/02 - Mort de Quentin Deranque : quand Jean-Luc Mélenchon réécrit l’histoire et que le PS se paie de mots
"Quel premier communiant n’a rêvé d’être pape ?" La question a turlupiné François Mitterrand au mitan des années 1970. Cinq décennies plus tard, Elisabeth Borne a vu cette acception confirmée par un lointain successeur. Sous les dorures de Matignon, la Première ministre d’alors reçoit Olivier Faure. Elle s’interroge sur le cap de l’actuel premier secrétaire du PS. L’alliance entre un parti dit de "gouvernement", et ce mouvement de la gauche radicale est jugée contre-nature. Et si feu la NUPES clive l’ensemble de la classe politique, elle déchire surtout la formation au poing et à la rose. Alors, à quoi bon s’acoquiner avec le nouveau diable ? Faure se laisse aller à la confidence. À la cheffe du gouvernement, il explique que sa manœuvre n’a pas grand-chose de nouveau, puisqu’elle est calquée sur la stratégie de conquête du pouvoir du premier président de gauche de la Ve République. "Mitterrand aussi s’est allié avec le Parti communiste", glisse-t-il, rappelant qu’il avait surtout fini par le "phagocyter". Elisabeth Borne en est restée coite. "Il se prend pour Mitterrand maintenant ?", songera-t-elle tout bas. La gauche se paie de mots
Lui aussi aimerait revêtir les habits du Sphinx. Jean-Luc Mélenchon s’est de toute façon approprié l’une des principales maximes mitterrandiennes : "Dans la vie, il faut être offensif. Si on se défend, on a déjà perdu." Au lendemain de la disparition de Quentin Deranque, lynché à mort à Lyon par plusieurs individus - d’anciens membres d’un groupuscule allié, la Jeune Garde, ont été...
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25/02 - Fin de vie : ce que contiennent les deux textes adoptés par l’Assemblée nationale
Il y a eu la convention citoyenne, l'annonce officielle dans la presse, la présentation du texte en conseil des ministres, les débats à l'Assemblée nationale, la dissolution, la reprise du chantier, le rejet du Sénat, et le retour en chambre basse... Après un marathon parlementaire dont le coup de départ a été tiré en 2023, les députés ont - enfin - adopté la proposition de loi sur la fin de vie ce mercredi 25 février. Avec 299 voix pour et 226 contre - symptomatique des divisions qu'il génère - la version finale est désormais transmise au Sénat.
Le dossier est composé de deux textes. Le premier a pour objectif de consolider et d’élargir l’accès aux soins palliatifs. Adopté à l'unanimité, il prévoit notamment la création de "maisons d’accompagnement" pour faire le pont entre le domicile et l'hôpital. Le second instaure la possibilité d’une aide à mourir, encadrée par des conditions strictes. C'est autour de ce dernier que se concentraient les crispations. L'auto-administration de la substance létale
En particulier, la question du mode d’administration de la substance létale, dont une seconde délibération a été réclamée par le président de la commission des Affaires sociales, Frédéric Valletoux. Dans sa version initiale, la copie prévoyait que le patient s’administre lui-même le produit, sauf s'il n'est "physiquement pas en mesure" de le faire. Dans ce cas, le texte comprend une "exception d’euthanasie", c’est-à-dire que la responsabilité reviendrait à un médecin ou à un infirmier.
Pendant la dernière semaine de...
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25/02 - Blanchiment, dérives sectaires, escroqueries : l’inquiétant business des universités en ligne
Il y a d'abord le nom, forcément ronflant qui claque comme une promesse d'ascension sociale et nourrit la chimère d'un CV rutilant. Le rêve américain à portée de clics, allégé de quelques milliers de dollars en moins. L'American Management University (AMU) est une université 100 % en ligne, apparue sur la Toile en octobre 2024. Au Journal officiel où elle est enregistrée en tant qu'association, elle figure au départ sous le nom de Global University of Sciences and Technology. Puis, en avril 2025, ses géniteurs l'ont rebaptisée, lui donnant un vernis plus américain, gage sans doute de modernité.
Créée par un certain Roy Virgin, star autoproclamée du management, consultant à ses heures perdues et leader "en motivation", l'AMU a son siège sous le soleil californien, à Upland dans le comté de San Bernardino. Mais sur son site Internet où des photographies d'étudiants radieux défilent en boucle, on découvre que le "global headquarter" de l'université est installé au 11, rue de Magdebourg, non loin de la place du Trocadéro, à Paris. Une adresse prestigieuse qui rassemble, vante le site, le centre administratif, le service des inscriptions, quatre salles de conférences et six salles de réunion dans un espace ouvert. Plusieurs espaces de détente permettent aux étudiants de se relaxer pendant les pauses et entre les cours. Pour convaincre de la beauté des lieux, une image passée par la moulinette d'une intelligence artificielle montre un vaste bâtiment moderne dont le hall d'entrée est flanqué de deux grands...
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25/02 - Ilya Somin, le juriste derrière la chute des droits de douane : "Donald Trump ne peut pas agir comme un monarque"
1er février 2025. À peine de retour à la Maison-Blanche, Donald Trump instaure des droits de douane de 25 % sur les importations canadiennes et mexicaines, et de 10 % sur celles provenant de Chine. Pour contourner le Congrès auquel la Constitution américaine confie la régulation de la politique commerciale des États-Unis, le président invoque l’International Emergency Economic Powers Act de 1977 (IEEPA). Le lendemain, le juriste et professeur de droit à la prestigieuse Université George Mason, Ilya Somin, prend la plume sur le blog The Volokh Conspiracy – un blog juridique très lu et hébergé par le média libéral et libertarien Reason – pour détailler les arguments juridiques qui, selon lui, suffiraient à prouver que le tour de passe-passe de l’administration Trump est légalement irrecevable. Puis, tout s’emballe : le Liberty Justice Center (un cabinet d’avocats à but non lucratif et œuvrant dans l’intérêt public) contacte Somin, et porte l’affaire, qui prend le nom de "VOS Selections, Inc. v. Trump", devant différentes juridictions, jusqu’à arriver devant la plus haute instance judiciaire des États-Unis.
Ce 20 février 2026, la Cour suprême, pourtant à majorité conservatrice, a estimé que le président outrepassait ses pouvoirs, et que les tarifs douaniers adoptés en vertu de la loi de 1977 étaient illégaux. Dans un entretien accordé à L’Express, Ilya Somin salue "une victoire majeure pour l’État de droit, la séparation des pouvoirs, les entreprises américaines et les millions de consommateurs lésés par ces...
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25/02 - En Allemagne, l’AfD confrontée à une série d’accusations de népotisme
Ce sont des accusations qui font tache pour une formation, l'AfD, qui a construit son image sur un idéal d'exemplarité. Différents médias allemands ont révélé au cours des semaines passées des pratiques relevant du népotisme. C'est tout d'abord le député Jan Wenzel Schmidt, élu du Land de Saxe-Anhalt, dans l’est de l’Allemagne, qui a été accusé par le magazine Der Spiegel à la fin de l'année dernière d’avoir confié certaines tâches de son activité parlementaire à des employés de sa société de produits de vapotage. Lesquels étaient rémunérés environ 550 euros par mois, avec de l'argent public.
Au début du mois, la chaîne de télévision ZDF a par ailleurs révélé que le père du ministre-président du même Land, Ulrich Siegmund, était employé par le député Thomas Korell, autre élu de Saxe-Anhalt au Bundestag et touchait 7 725 euros brut par mois. Le même Korell a également eu recours aux parents d’un autre député régional de l’AfD. Quant à Claudia Weiss, autre députée AfD de Saxe-Anhalt, elle s’est attachée les services de trois membres de la fratrie d’un cadre local du parti... tandis que l'une de ses filles, comme les compagnes de deux autres élus, sont rémunérées par le groupe parlementaire du parti au parlement de Magdebourg (capitale du Land de Saxe-Anhalt). Dans le Land de Basse-Saxe, des pratiques similaires ont été observées. Selon les médias, l’épouse du président local du parti, Ansgar Schledde, travaille au service d’un député fédéral AfD.
S'il est proscrit pour un député allemand d'employer l'un de ses proches, cette...
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25/02 - L’Islande souhaite accélérer le vote sur son adhésion à l’UE
L'Islande, petit Etat insulaire de 400 000 habitants, pourrait-elle devenir le 28e Etat membre de l'Union européenne ? Selon plusieurs sources du média en ligne Politico, l'actuel gouvernement pourrait consulter ses concitoyens dès le mois d'août 2026 pour un référendum d'intégration à l'UE.
La semaine dernière, la ministre islandaise des Affaires étrangères, Þorgerður Katrín Gunnarsdóttir, a annoncé que le Parlement présentera une résolution ce printemps sur l'opportunité d'organiser un référendum sur la reprise des pourparlers d'adhésion à l'UE. "Les développements dans les affaires mondiales montrent que nous devrions examiner ce qui est le mieux adapté pour renforcer nos défenses et notre sécurité", a-t-elle expliqué auprès de la radio publique RÚV.Des pourparlers accélérés
L'actuelle coalition dirigeante de Reykjavik, au pouvoir depuis 2024, avait promis d'organiser un référendum sur la reprise des pourparlers d'adhésion à l'UE d'ici 2027. La décision de reprendre les pourparlers dès le printemps 2025 serait alors une preuve d'accélération. Un revirement après qu'un gouvernement précédent a gelé les négociations en 2013, et définitivement abandonné la candidature d'intégration en 2015. Selon le média public RÚV, deux sondages d'opinion en 2025 indiquaient une majorité étroite en faveur de l'adhésion à l'Union européenne. Dans l'un, réalisé par l'institut Prósent, 45 % des répondants se disaient favorables à l'adhésion de leur pays à l'UE, contre 35 % contre. Un autre sondage de Gallup donnait des résultats...
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25/02 - "La France n’est pas le Mexique... Elle est au stade 2 sur 3" : l’ex-patron de la PJ analyse l’opération "El Mencho"
Depuis le 22 février, le Mexique est à feu et à sang. La mort d'un puissant baron de la drogue lors d’une opération militaire, Nemesio Oseguera, alias "El Mencho", a plongé le pays dans le chaos. On dénombre à cette heure près d'une centaine de morts. Les Etats-Unis avaient promis une récompense de 15 millions de dollars pour la capture d'"El Mencho". Les cartels mexicains occupent une place importante dans le livre que publie cette semaine l'ancien patron du 36, quai des Orfèvres, Bernard Petit, Tsunami blanc (Plon). Une enquête très complète sur le narcotrafic international, de l'Amérique du sud aux villes européennes.
L'Express : Le décès de Nemesio Osegueradu, chef d’un des plus gros cartels de drogue mexicain, dans une opération militaire, provoque des violences dans tout le pays et plus de 70 morts. Êtes-vous surpris par l’ampleur de cet événement ?
Bernard Petit : Pas vraiment. Il s’agit du chef du cartel de Jalisco, un des plus violents et de loin le plus armé du Mexique. Il fallait donc s’attendre à une réaction. Pour mémoire, la seule année 2023, on dénombrait 30 000 meurtres liés au narcotrafic au Mexique ! Les cartels ont infiltré en profondeur les institutions du pays. Des journalistes, des juges, des policiers, des douaniers, des militaires sont devenus leurs affidés, quand ils ne sont pas directement issus de leurs rangs. Dans de nombreuses villes, les polices locales sont à la solde d’un cartel : les agents ferment les yeux sur les activités illégales en échange d’argent ou par peur,...
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25/02 - IA : comment un scénario fictif alarmiste a fait trembler Wall Street
Et si Wall Street s'effondrait ? Ce dimanche 22 février, un scénario sur l'avènement de l'intelligence artificielle, entièrement fictif, a affolé la bourse américaine. Tout est parti d'une publication du cabinet d’analyse financière Citrini Research. Spécialiste de la tech, celui-ci est réputé pour ses analyses prospectives - d'habitude très sérieuses et fondées sur des faits. Sauf que, cette fois, son fondateur, Alap Shah, s'est attelé à un nouvel exercice : un récit imaginaire, ancré en 2028, sur l'évolution des marchés confrontés à l'essor de l’IA.
Un texte d'une telle crédibilité que "The 2028 Global Intelligence Crisis" - "La crise mondiale de l'intelligence de 2028" - est rapidement devenu viral... Jusqu'à ce que la fiction finisse par avoir des répercussions bien réelles. Pourtant, dès les premières lignes, l'auteur prévient : "Ce qui suit est un scénario, pas une prédiction". Son objectif : "préparer [les lecteurs] aux risques potentiels alors que l'IA rend l'économie de plus en plus étrange".Les salariés remplacés par l'IA
Dans cette note ultra-fournie, agrémentée d'infographies et de données, Alap Shah brosse le portrait d'une économie mondiale agonisante, terrassée par la technologie. Explosion du chômage, effondrement de la consommation, crash des marchés, impuissance des pouvoirs publics...
Le scénario dystopique prévoit que la crise s'amorcera avec l'omniprésence de l'intelligence artificielle et des agents autonomes, capables d'exécuter des tâches complexes. Ils codent, ils analysent, ils...
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25/02 - Derrière l’arrivée de Mara en France, la ruée des mineurs de bitcoins vers l’IA
L’accord est scellé. Mais il n’a pas fini de faire parler. L’Américain Fred Thiel en a conscience. Le patron du plus grand mineur de bitcoins au monde, Mara Holdings, était à Paris lundi 23 février. Pin’s "M" sur le revers de la veste, lunettes de marque italienne bien ajustées, il s’exprimait auprès d’un petit comité de journalistes dans les locaux d’un cabinet d’intelligence économique de la capitale. L’objectif : donner le change depuis l’officialisation, vendredi, du rachat d'une filiale d’EDF, Exaion, spécialisée dans le calcul haute performance et le cloud IA. Un deal relativement modeste, à environ 150 millions d’euros, pour 64 % du capital, qui aura toutefois mis plusieurs mois à se dessiner, en raison d’une levée de boucliers dont l’ampleur a surpris Fred Thiel. Ce francophile, né à Neuilly-sur-Seine (sans aucun lien de parenté avec Peter Thiel, l'entrepreneur pro-Trump fondateur de la société Palantir), en cours de naturalisation, s'était alors muré dans le silence.
D’abord face aux pro-bitcoin et aux mineurs français, dénonçant une distorsion de la concurrence. Certains parmi eux soupçonnent Mara de se préparer à "miner" du bitcoin à des prix de l’énergie avantageux, grâce à sa nouvelle proximité avec EDF. Pour rappel, le minage est la validation d’une multitude de transactions grâce à du calcul informatique. Une pratique électro-intensive rémunérée en bitcoins, créés ex nihilo par le système inventé par le mystérieux Satoshi Nakamoto. Mara en détient 53,250 à ce jour, le deuxième vivier sur la planète...
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25/02 - IA : entre Anthropic et le Pentagone, le bras de fer vire à l’ultimatum
La tension qui couve depuis plusieurs semaines entre Anthropic et l'administration américaine est montée d'un cran. A l'issue d'une réunion ce mardi 24 février entre le PDG de la société Dario Amodei et le secrétaire à la Défense américain Pete Hegseth, ce dernier a donné jusqu'à vendredi à la firme pour se plier aux desiderata du Pentagone. A savoir : la levée de ses restrictions quant à l'utilisation par l'armée de son IA Claude, qu'Anthropic entend exclure de deux domaines, la surveillance des masses d'une part et le développement d'armes autonomes d'autre part.
Des réserves inacceptables pour Pete Hegseth. Faute d'accord, le ministre américain menace d'annuler le contrat passé avec Anthropic à l'été 2025, pour un montant de 200 millions de dollars, ou encore de recourir au Defense Production Act, une loi de 1950 édictée dans le contexte de la guerre de Corée qui autorise le gouvernement à prendre le contrôle de sociétés au nom de la sécurité du pays. La loi a notamment été utilisée lors de l'épidémie de Covid, mais son recours manquerait ici de bases légales, selon des juristes. "Je ne suis pas sûr que cet aspect de la DPA ait jamais été utilisé de cette manière", a déclaré au Washington Post Jerry McGinn, directeur du Centre d'études stratégiques et internationales pour les questions relatives à la base industrielle.Divergence idéologique
Dans un monde de la tech qui a largement prêté allégeance à Donald Trump, à l'image d'Elon Musk (xAI) ou...
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25/02 - "Donald Trump a laissé filer le plus cadeau de sa vie" : l’analyse de Desmond Lachman
Et si c'était le faux pas de trop pour Donald Trump ? Après le revers infligé à ses droits de douane par une Cour suprême pourtant à majorité conservatrice, le président américain, fidèle à lui-même, a choisi de contre-attaquer en annonçant de nouveaux droits mondiaux de 10 %. Mais de l'avis de Desmond Lachman, chercheur à l'American Enterprise Institute (think tank libéral basé à Washington), en refusant de laisser le dernier mot à la plus haute juridiction des États-Unis, Donald Trump a probablement laissé passer le plus beau cadeau politique de sa vie : "On aurait pu penser qu'une personne rationnelle saisirait cette porte de sortie, car les droits de douane ne sont pas populaires, il a des élections de mi-mandat à gérer, et il a un problème de pouvoir d'achat que ces droits aggravent", explique à L'Express cet ancien directeur adjoint du FMI.
Selon lui, l'obsession tarifaire du chef d'État américain, ajoutée à une situation budgétaire explosive, constitue un mélange hautement inflammable : "Les États-Unis ont d'énormes besoins de financement extérieur, et ce que Donald Trump fait, c'est s'employer à saper la confiance des étrangers", déplore-t-il. Une seule force, plus puissante que Donald Trump lui-même, pourrait, ajoute-t-il, le contraindre à renoncer à ces droits de douane... Entretien.
L’Express : Après la décision de la Cour suprême, Donald Trump a annoncé de nouveaux droits de douane à 15 %, puis 10 %. Comment analysez-vous cette obstination ?
Desmond Lachman : Cela ne fait que créer une grande...
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25/02 - "Face aux massacres de manifestants en Iran, nous ne resterons pas silencieux" : l’appel de 111 personnalités
Les soussignés – avocats, membres des professions juridiques et personnalités publiques, que nous soyons de nationalité ou d’origine iranienne, ou de toute autre nationalité – formulons, avec urgence et profonde préoccupation, le présent appel au nom de celles et ceux qui, en Iran, sont réduits au silence.
Partout en Iran, des manifestants pacifiques, qui n'ont cherché qu'à exercer leur droit à la liberté d'expression et à l'autodétermination dans la dignité – y compris leur droit légitime d'exprimer leur exaspération face à l'effondrement économique désormais systémique du pays, qui empêche le peuple iranien d’accéder à ses besoins les plus élémentaires (alors que, selon certaines informations, des milliards de dollars seraient détournés quotidiennement par ceux qui détiennent le pouvoir et leurs proches) – ont été confrontés à l'usage de la force, à des arrestations massives et à des homicides systématiques à grande échelle, ainsi qu’un black-out informationnel croissant.
Bien que les informations en provenance d’Iran soient rares, celles qui parviennent jusqu’à nous indiquent que le nombre de morts liés à la répression menée par le régime au cours des dernières semaines dépasserait les dizaines de milliers de personnes, pour la plupart des jeunes, tandis qu’un nombre plus important encore serait détenu illégalement. Le lieu de détention des personnes arrêtées n’est pas divulgué, et il est fait état d’exécutions menées sans aucun procès.Crimes contre l'humanité
Parallèlement, le régime iranien a coupé l’accès de la...
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25/02 - Agrivoltaïsme : entre promesses de revenus et colère des riverains
Entre le réchauffement climatique, l’érosion de la biodiversité, l’appauvrissement des sols, le risque de virus toujours plus résistants comme l'a montré la dernière épizootie de dermatose nodulaire contagieuse qui a frappé les bovins français durant l’hiver, l’agriculture n’a pas d’autre choix que de changer de modèle et se réinventer dans un monde toujours plus concurrentiel. Robotisation, intelligence artificielle, nouvelles semences, images satellitaires et prévisions, agrivoltaïsme… les nouvelles technologies (agritech) doivent permettre à nos cultivateurs et nos éleveurs de travailler dans un monde plus durable. Plongée au cœur de la ferme 2.O.
Isabelle Moquet évoque des projets qui "pullulent" dans sa campagne, située au sud de la Vienne, une terre d’élevage, assez isolée. Eric Duputier cite "7 000 hectares de programmes sur la seule communauté de communes". Tous deux sont membres du bureau des Prés survoltés, une association locale opposée à l’agrivoltaïsme. "On prétend que cette technologie va sauver l’agriculture et le climat, or elle ne fera ni l’un ni l’autre", tempêtent-ils.
Apparue dans les années 2010, ce type de production d’électricité combine, comme son nom l’indique, activité agricole et photovoltaïque. En clair, une société loue à un agriculteur ses champs pour y installer des panneaux solaires situés à quelques mètres du sol, sous lesquels il continue ses activités d’élevage ou de production végétale. La pratique a été cadrée par la loi Aper en 2023. Elle stipule notamment que l’activité agricole...
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25/02 - Les vérités d’un général sur l’échec du Scaf, l’Europe accro comme jamais au renseignement américain
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'indiscrets exclusifs en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.L'Europe accro aux grandes oreilles US
"L’Europe dépend aujourd’hui à 80 % du renseignement américain. Les 20 % restants proviennent des services européens dans leur ensemble", confiait, en marge de la conférence de Munich sur la sécurité, un ancien conseiller défense du président fédéral allemand. Désormais en poste au sein de la planification stratégique du commandement naval, cet officier supérieur s’inquiète de la dépendance du continent à Washington : selon lui, toute autonomie stratégique passera d’abord par un renforcement des capacités européennes de renseignement, en particulier techniques. Pourquoi le Scaf se meurt
"Le Scaf est mort", assurait, il y a quelques jours, un général d’active de l’armée française, à propos du futur avion de combat européen. Le projet était initialement porté par Paris et Berlin, mais seul l'Élysée semble encore y croire. Une situation que ce militaire attribue en partie à l’industrie française de l’armement : "Nous avons bâti notre système autour de la dissuasion et de l’autonomie stratégique. Résultat : notre marché est sans doute...
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25/02 - Economie, Iran... Ce qu’il faut retenir du discours de Donald Trump devant le Congrès
Il s'est exprimé pendant près de deux heures : Donald Trump a vanté mardi 24 février devant le Congrès ses réussites économiques, à l'occasion du plus long discours sur l'état de l'Union jamais prononcé (une heure et 47 minutes), affirmant que les Etats-Unis entraient dans un "âge d'or". "Notre nation est de retour - meilleure, plus grande, plus riche, plus forte", a dit le président américain depuis le pupitre, alors que les républicains du Congrès scandaient "USA, USA".
L'hôte de la Maison-Blanche a pris la parole lors d'une allocution télévisée en "prime time" (21h00 heure de Washington, 03h00 mercredi heure française). Ce discours offrait à Donald Trump une opportunité de convaincre les électeurs de maintenir au pouvoir les républicains, qui contrôlent avec une majorité étroite les deux chambres du Congrès. L'ensemble des sièges de la Chambre des représentants et une partie du Sénat seront en jeu lors des "midterms" en novembre prochain.L'inflation "s'effondre" selon Donald Trump
Habitué des digressions parfois erratiques, Donald Trump s'en est cette fois tenu à son discours, discutant de l'économie durant la première partie de son allocution. Il a dressé un panorama complet des problèmes économiques du quotidien – logement, santé, factures d'énergie... – mais il s'est une fois de plus abstenu de reconnaître que de nombreux Américains sont toujours aux prises avec le coût élevé de la vie. L'inflation "s'effondre", a-t-il ainsi affirmé, bien que le prix des denrées alimentaires, du logement ou des assurances...
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25/02 - Projets numériques des armées : la liste noire du général Thierry Burkhard
Il aura tenté de faire le grand ménage. Sur fond de tour de vis budgétaire et de menace russe, l’ancien chef d’état-major des armées a entrepris fin 2024 de passer en revue les grands projets numériques menés au sein du ministère des Armées, pour examiner leur efficacité au cas par cas. Le général Thierry Burkhard a ainsi, d’après nos informations, dressé quelques mois avant de quitter ses fonctions une liste confidentielle d’une dizaine de vastes chantiers pilotés de longue date, parfois depuis une dizaine d'années, sans pour autant présenter de résultat probant.
Son projet à l’époque : se délester des plus insatisfaisants d’entre eux pour alléger les finances du ministère, se rabattre sur des solutions plus fonctionnelles et mieux répondre à la révolution technologique en marche sur le front ukrainien. "L’idée était aussi de réfléchir à la possibilité d’établir un droit d’arrêt des initiatives manifestement vouées à l’échec", indique un expert du numérique de défense. Car alors même que certains chantiers à la dérive sont loin d’obtenir les résultats escomptés malgré les montants engagés, les contrats noués sur plusieurs années avec les grands noms du numérique français laissent rarement entrevoir de possibilité de sortie.
La démarche de Thierry Burkhard a été suivie d’effets. En raison d’une série de dysfonctionnements constatés autour d’une solution de commandement des opérations militaires, élaborée depuis plus de huit ans par Sopra Steria et Thales, la Direction générale de l’armement (DGA) a décidé au printemps 2025...
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25/02 - Exposition : Dove Allouche ou la disparition des appareils, par Christophe Donner
Dove Allouche expose ses dernières œuvres dans la nouvelle galerie de Peter Freeman, située au commencement de la rue Montpensier, celle qui longe le Palais Royal à Paris. Titre de l’expo : CHNOPS. On saura plus tard pourquoi.
De plus en plus de gens savent que Dove Allouche est un artiste confidentiel. Je me demande s’il le fait exprès ou si c’est à cause de ce qu’il crée, qui serait de l’ordre de la confidence. En tout cas, depuis que j’ai découvert qu’il existait, je le vois passer d’un sommet à l’autre d’un art minimal, conceptuel, en même temps soucieux d’esthétique et même d’élégance, chacune de ses séries d’œuvres produisant sur moi ce type d’émotion que j’éprouve parfois devant la beauté des sciences. Comme si les mathématiques, la géométrie, la chimie, la physique ouvraient dans son œuvre un chemin direct, sans affect, sans mélo ni pathos, vers son intellect.
Vous pouvez passer le long des vastes baies vitrées de la galerie Peter Freeman, rue Montpensier, si vous vous arrêtez devant les taches noires accrochées aux murs, c’est bien. Si vous ne vous arrêtez pas, c’est bien aussi. Car c’est un peu le sujet de l’expo. Tu vois, tu ne vois pas. La comète Halley passe. Tu la vois, tu ne la vois pas. Dove Allouche ne l’a pas prise, ni saisie, ni capturée, il n’a pas d’appareil pour faire ça ; les images, il les crée, ce qui est tout à fait différent. Neuf objets visuels encadrés comme des tableaux sont accrochés face à la rue, offerts aux passants qui passent devant neuf fois la comète Halley. "C’est la chambre...
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25/02 - Emmanuel Macron et ses espions : "L’Ukraine est un échec du renseignement français"
Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Dans “Nid d’espions”, le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.
Plusieurs fois par mois, c’est un ballet bien particulier qui a lieu au cœur de l’Elysée. Emmanuel Macron descend dans les sous-sols du palais présidentiel. Il est généralement accompagné du Premier ministre, du ministre des Armées, de celui des Affaires étrangères et parfois d'autres membres du gouvernement. Est également présent le Secrétariat général de défense et de sécurité nationale.
Tous pénètrent dans une pièce ultra sécurisée, éloignée des regards et des oreilles : le PC Jupiter. Dans cet abri antiatomique, les questions de défense et de renseignement les plus sensibles sont abordées. Des scènes que l’on n’observait que très peu avant l’arrivée d’Emmanuel Macron à la présidence. Avant 2017, la plupart de ces réunions se tenaient dans le salon vert, au premier étage de l’Elysée. Désormais, on laisse même son téléphone à l’entrée, dans une boîte.
Cette anecdote est révélatrice de la passion du président de la République pour le renseignement et les espions. Emmanuel Macron a, depuis le début de son premier mandat, montré un intérêt particulier pour le sujet, à l’inverse de ses prédécesseurs. Et c’est ce qu’on vous raconte dans cet entretien réalisé par Etienne Girard, directeur adjoint de la...
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25/02 - Non, notre monde actuel n’a rien à voir avec "1984" ! Par Antoine Buéno
C’est le phénomène du moment, difficile de passer à côté : Orwell : 2+2=5, un documentaire de Raoul Peck, sort au cinéma. Toute la presse bien-pensante s’en est emparée pour crier au chef-d’œuvre. Le documentaire est un tissu de citations de George Orwell plaquées sur des images d’actualité. C’est extrêmement anxiogène, c’est flippant. C’est le but. Le message est clair, éclair, coup de poing : réveillez-vous ! Nous sommes dans 1984 ! Orwell avait tout vu venir !
Le problème, c’est que c’est un pur mensonge, une manipulation. Ce qui est en réalité orwellien, c’est le documentaire de Raoul Peck, pas notre époque. C’est du Jean-Pierre Pernaut ou du CNews de chevalier blanc. Exactement les mêmes ficelles, exactement les mêmes ressorts : on amalgame, on raccourcit, on effraie. Comme au JT, mais du côté du "bien".
Dans 1984, le régime réécrit l’Histoire en permanence en jetant au feu les actualités qui ne correspondent plus à sa vérité du moment. Winston, le héros du livre, est chargé de cette basse besogne. Les brasiers où sont envoyées les coupures de presse s’appellent poétiquement "des trous de mémoire". Le documentaire de Raoul Peck est un énorme trou de mémoire. Il semble avoir tout simplement oublié 1984, le roman d’Orwell. Le réalisateur l’a-t-il lu ? La question se pose puisque ne surnagent dans Orwell : 2+2=5 que des slogans qui peuvent être collés à n’importe quelle actualité. Pour mémoire donc, dans 1984, Orwell décrit une société cauchemardesque, la pire société possible, c’est l’épure de la dystopie. Ce monde...
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24/02 - Comment Jeffrey Epstein a dissimulé des preuves dans plusieurs entrepôts à travers les Etats-Unis
Jeffrey Epstein n'en a pas fini de défrayer la chronique. Mais pour une fois, les révélations ne concernent pas une énième personnalité politique mise en cause pour ses liens avec le pédocriminel. On apprend aujourd'hui que la myriade de documents révélés le mois dernier pourrait n'être que l'arbre qui cache la forêt. Le financier aurait stocké des preuves compromettantes dans des entrepôts à travers les Etats-Unis, selon les dernières informations du Telegraph.
Pour ce faire, Jeffrey Epstein aurait fait appel à des détectives privés. Un tas d'ordinateurs, de disques durs, de photographies auraient ainsi été retirés de ses différentes propriétés puis dissimulés dans au moins six sites de stockage loués à son nom. Des relevés bancaires montrent qu’il louait au moins un box de stockage dès 2003, période où il fréquentait l’élite mondaine de Palm Beach. Les paiements pour ces unités se sont poursuivis jusqu’en 2019, année de sa mort. Perquisitions incomplètes ?
Les mandats examinés par le Telegraph laissent penser que les autorités américaines n’ont jamais perquisitionné ces entrepôts. Lors des perquisitions menées en 2019 après son arrestation pour trafic sexuel, le FBI a saisi de nombreux appareils électroniques dans ses résidences de New York et des îles Vierges américaines. Toutefois, les documents consultés ne mentionnent pas de descentes dans des entrepôts externes.
Ces espaces de stockage pourraient donc contenir des éléments inédits et sensibles, notamment des photos ou vidéos. De nombreuses victimes soupçonnent...
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24/02 - La présidente du Louvre, Laurence des Cars, a remis sa démission à Emmanuel Macron
Fragilisée et placée en ligne de mire depuis le cambriolage du Louvre le 19 octobre, la présidente du musée, Laurence des Cars, a remis sa démission à Emmanuel Macron ce mardi 24 février, a annoncé l'Elysée.
Le chef de l'Etat l'a acceptée en saluant "un acte de responsabilité dans un moment où le plus grand musée du monde a besoin d'apaisement et d'une nouvelle impulsion forte pour mener à bien des grands chantiers de sécurisation, de modernisation et le projet "Louvre - Nouvelle Renaissance"", a fait savoir la présidence dans un communiqué.
Le président de la République, qui l'avait nommée en 2021, "l'a remerciée pour son action et son engagement ces dernières années" et a souhaité lui confier "une mission dans le cadre de la présidence française du G7 sur la coopération entre les grands musées des pays concernés". Avant d'être à la tête du musée du Louvre, Laurence des Cars avait dirigé le musée d'Orsay et celui de l'Orangerie.Une démission presque inéluctable
Après le cambriolage au retentissement mondial, au cours duquel huit bijoux de la couronne française ont été dérobés, notamment le diadème de l’impératrice Eugénie, [NDLR : un préjudice estimé à 88 millions d'euros], plusieurs responsables politiques et syndicaux avaient rapidement mis en cause la responsabilité de l'historienne de l'art, réclamant qu'elle tire les conséquences de cette affaire, ce qui revenait à demander son départ. Défendant en premier lieu son action à la tête du musée, elle avait par la suite présenté sa démission à la ministre de la...
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24/02 - "L’âge d’or est terminé" : pourquoi nos écoles de commerce sont dans la tourmente
Cela fait des semaines que le dossier passe discrètement de main en main. Dans le monde feutré de l'enseignement supérieur privé, rien n'a filtré des négociations en cours mais ceux qui se sont plongés dans l'épaisse liasse de documents et de rapports financiers se sont posé à chaque fois la même question : combien vaut réellement Y School, ce groupe d'écoles post-bac dont le centre névralgique est à Troyes, dans l'Aube ? Dans la corbeille de la mariée, un ensemble de quatre établissements : une école de commerce et de management, une autre spécialisée dans les métiers du tourisme, une troisième dans le design et enfin, une école de la deuxième chance dédiée aux décrocheurs. Près de 2 000 élèves au total.
En septembre dernier, lors de la rentrée scolaire, la pépite du groupe, South Champagne Business School – anciennement ESC Troyes - n'a accueilli aucun étudiant sortant du cycle de classe préparatoire. A l'issue du concours national, ceux que le logiciel d'affectation a envoyés à Troyes, ont décliné la proposition, préférant "cuber" leur dernière année de classe prépa ou partir vers d'autres cieux, souvent dans une université à l'étranger. Un désamour qui a frappé d'autres grandes écoles. Sur les 26 business schools ouvertes au concours post-prépa, 9 n'ont pas fait le plein à l'automne dernier, d'après les relevés du Sigem, le système d'intégration aux grandes écoles de management. "Ce phénomène dure maintenant depuis près de trois ans", souffle Anne Rivière, sa présidente. L'arithmétique est implacable. Moins...
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24/02 - Comment la société doit se préparer à une guerre de haute intensité : l’éclairage de Bénédicte Chéron
Face à Vladimir Poutine, face à la Chine, et même face aux brutalités de l’allié américain, l’Europe se réveille dans la douleur. A quoi doit-elle s'attendre, désormais, en termes de conflits ? Et comment s'y préparer ? L'historienne Bénédicte Chéron, qui fait paraître ces jours Mobiliser aux éditions du Rocher, est l'invitée des Grands entretiens d'Anne Rosencher. L'intégralité des échanges est à retrouver en vidéo sur YouTube et Dailymotion, mais aussi en podcast sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast Addict.
L'Express : Cela fait quatre ans que la Russie a envahi l'Ukraine. Vous qui suivez de près l’imprégnation des questions militaires dans la société, diriez-vous que depuis les mentalités ont changé en France ?
Bénédicte Chéron : Difficile à dire. Quatre ans, c’est évidemment long pour ceux qui sont en guerre, mais pour une société malgré tout périphérique par rapport au conflit, c’est assez court. On peut bien sûr noter quelques évolutions et signaux "faibles" : les questions de défense, par exemple, occupent une plus grande centralité dans le débat public. Cependant, il faut rester lucide. On est souvent trompé par les plateaux des chaînes d’information en continu : ceux qui les suivent ont l’impression qu’on en parle beaucoup, mais les audiences restent assez limitées et fragmentées. Après l’énorme surprise de février 2022, une forme d’habitude et de routine s’est installée. Il est fort possible que, dans l’esprit des Français, cette guerre soit devenue aujourd’hui "une...
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24/02 - Guerre en Ukraine : après une série d’attentats, Kiev envisage de limiter l’accès à Telegram
Plusieurs acteurs politiques ukrainiens ont appelé à la restriction du réseau social Telegram, après une série d'attentats à la bombe à travers le pays, selon le Kyiv Post. Dimanche 22 février, deux explosions visant des policiers à Lviv ont fait un mort et 25 blessés. Le jour suivant, deux autres détonations ont retenti à Mykolaiv, dans le sud du pays, et à Dnipro, au centre de l'Ukraine. Cette fois encore, des policiers ont été blessés et des commissariats endommagés. Le président Volodymyr Zelensky et d'autres acteurs politiques ukrainiens, ont lié ces attaques au renseignement du Kremlin. Les autorités affirment que les auteurs de ces attentats ont été recrutés sur Telegram, motivés par une offre de rémunération ou par leurs convictions prorusse.
"Une fois de plus, nous voyons que l'ennemi utilise systématiquement Telegram pour recruter des terroristes, coordonner leurs actions et mener des attaques", a écrit sur Telegram l'ancienne vice-Première ministre de l'Ukraine Iryna Vereshchuk. Dans les colonnes du Kyiv Post, la femme politique appelle à "limiter les capacités de ces plateformes", et assure "qu'il faut réfléchir au fonctionnement de Telegram et d'autres plateformes anonymes dans notre espace d'information en temps de guerre"."Environ la moitié" des terroristes recrutés sur Telegram
A l'occasion d'une conférence de presse tenue lundi 23 février, le ministre de l'Intérieur, Ihor Klymenko, a déclaré qu'"environ la moitié" du recrutement pour les campagnes d'attentats à la bombe s'était faite via...
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24/02 - Près des bases militaires en Europe, la discrète offensive immobilière de la Russie
C'est une révélation qui a de quoi faire pâlir plus d'un Européen. On avait déjà connaissance de manoeuvres d'espionnage mises en oeuvre par Moscou. On sait désormais que la Russie envisage de mener des actions de sabotage à travers l'Europe et qu'elle acquiert, dans ce but, des biens situés à proximité de bases militaires. Si ce sont avant tout les pays nordiques qui sont visés, toute l'Europe serait concernée, à en croire le journal britannique The Telegraph. Et la Russie piloterait même certains actes de malveillance directement depuis Paris. Explications.
Ce sont plusieurs acquisitions, par des Russes, de biens immobiliers qui ont éveillé les soupçons des services de renseignement européens. Qu'il s'agisse de chalets isolés, d'appartements urbains, d'écoles abandonnées, d'entrepôts, ou parfois même d'îles, ces sites présentent tous un point commun : leur proximité avec une base militaire ou des infrastructures critiques. Qui rend possible d'y implanter des postes d'écoute ou d'y rassembler du matériel - des drones et explosifs se trouveraient déjà dans certains de ces sites - ... et in fine, d'en faire le point de départ d'opérations de sabotage. "Zone grise"
Si les actes hostiles attribués à Moscou sont déjà en nette hausse depuis le début de l'invasion de l'Ukraine il y a quatre ans - incendies criminels à Londres et à Varsovie, projets de déraillement ferroviaire -, plusieurs responsables alertent sur une possible envolée de ces pratiques. Selon eux, la Russie envisagerait de tester une stratégie de...
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24/02 - Panique démographique : "Que dit de notre société une espèce qui ne veut plus se reproduire ?"
La panique démographique nous guette-t-elle ? Le débat, autrefois centré sur la surpopulation, s’est désormais déplacé vers la question d’une dépopulation massive. Les analyses annonçant une chute vertigineuse se multiplient. Dans un essai publié dans Foreign Affairs, Jennifer D. Sciubba ne conteste pas la baisse inquiétante de la fécondité. Mais cette spécialiste américaine des dynamiques démographiques met en garde : dans un contexte de montée des régimes autoritaires, cette rhétorique alarmiste pourrait servir de justification à des mesures liberticides ou à un recul des droits des femmes. L'histoire l'a montré, de la politique de l’enfant unique en Chine aux stérilisations forcées au Pérou, l'emballement démographique peut conduire à de graves atteintes aux droits individuels.
Refuser le catastrophisme ne signifie pas pour autant rester les bras croisés face aux lourdes conséquences économiques du déclin de la population, estime la directrice générale du Population Reference Bureau, une organisation américaine spécialisée dans l’analyse des tendances démographiques. Car faute d’anticipation, "nous risquons d’aboutir à une situation où des personnes en souffriront", avertit l'auteure de Toxic Demography: Ideology and the Politics of Population (2025, non trad.) dans un entretien à L'Express. La démographe explique également pourquoi le débat sur la dépopulation nous détourne d'enjeux plus brûlants encore.
L’Express : Au vu de l’ampleur et de l'accélération de la chute de la natalité à travers le monde, n’y...
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24/02 - L’Ecole alsacienne déchirée par une guerre civile : les coulisses d’une crise inédite
L’occasion aurait pu être saisie d’enterrer les bisbilles, mais il n’en fut rien. Six heures durant, le 19 février, l’assemblée générale de l’Ecole alsacienne a tempêté, hurlé, multipliant les incidents sous le regard de deux huissiers, pris à partie par les deux camps. Soirée mouvementée qui fige à nouveau la division. Voici d’un côté, les fidèles d’Alain Grangé-Cabane, président du conseil d’administration, et de l’autre, les soutiens du directeur licencié de l’école, Pierre de Panafieu. Et c’est le camp Grangé-Cabane qui remporte la manche, avec 102 voix le désignant comme président de la séance quand Oliver Nora, patron des éditions Grasset, n’obtint lui que 73 voix. De mémoire de parents d’élèves, jamais l’auguste école privée du VIe arrondissement de Paris n’a connu d’aussi rocambolesque nuit. Mais l’Ecole alsacienne prend goût à l’agit-prop.
La semaine précédente, elle a connu sa première manifestation de rue, rassemblant une centaine de participants, sous la surveillance somnolente d’un camion de police. Une poignée de collégiens peignés, des parents concentrés, et la silencieuse Elisabeth Guigou, ancienne ministre de la Justice. Quand apparaît, au crépuscule, Pierre de Panafieu, écharpe bleue autour du cou, c’est l’extase. Autour de lui, une nuée de banderoles cryptiques. "Ne maltraitez pas nos Pa-Pa : Parent-Panafieu", "C.A. suffit", "C.A. ne se fait pas" - C.A le sigle désignant le conseil d’administration de l’école, cible de toutes les fureurs. Une enseignante monte sur l’estrade, puis c’est au tour de Jul, le...
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24/02 - Droits de douane de Donald Trump : tout comprendre aux nouvelles surtaxes entrées en vigueur ce mardi
C'est reparti pour un tour ? Depuis ce mardi 24 février, les Etats-Unis ont imposé une nouvelle taxe mondiale de 10 % à tous les pays, et ce pour une durée de 150 jours. Quelques jours après son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump s'est engagé dans une guerre commerciale... à coups de droits de douane. Dans un dernier retournement de situation, la Cour suprême américaine a invalidé vendredi 20 février une série de droits de douane décidés par la Maison-Blanche, après des mois de négociations avec le monde entier. Contrairement à ce qu'affirmait Washington, le pays n'était pas en situation d'urgence nationale, rendant ainsi l'invocation de la loi IEEPA (NDLR : International Emergency Economic Powers Act) illégale.Quels nouveaux tarifs ?
Privé de son levier d’urgence nationale, le président américain a immédiatement activé une autre base juridique, se fondant cette fois sur la section 122 de la loi sur le commerce de 1974. Une première : cette disposition n'ayant jamais été utilisée pour fixer des taxes. Elle permet au chef de l'Etat de réduire les importations en imposant des droits de douane jusqu'à 15 % pour rééquilibrer les échanges entre les Etats-Unis et leurs partenaires économiques dès lors qu'un déséquilibre marqué de la balance des paiements est démontré. Cette taxe peut être appliquée pendant une période maximale de 150 jours, soit jusqu'au 24 juillet. Après avoir annoncé ce week-end qu'ils seraient de 15 %, les nouveaux droits de douane de Donald Trump entrent finalement en vigueur ce mardi à 10...
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24/02 - Fascisme : pourquoi il faut relire Umberto Eco
Lecteur, êtes-vous fasciste ou anti-fasciste ? Vous êtes sommé de choisir votre camp. Après tout, n’y a-t-il pas sur une barricade, comme le dit le coordinateur national de LFI, Manuel Bompard, "que deux côtés" ? Si vous n’êtes pas avec nous, c’est que vous êtes contre nous. Cette logique campiste présente au moins un avantage : elle évite de réfléchir. L’anathème "fasciste" empêche toute conversation, puisqu’on ne discute pas avec un fasciste. Mais si vous voulez comprendre plutôt que juger, si vous refusez cette vision binaire, simpliste et réductrice, si vous voulez vous faire une idée de ce qu’est réellement le fascisme, on ne peut que vous recommander la lecture d’un court essai d’Umberto Eco, Reconnaître le fascisme (Grasset, 40 pages). Le philosophe italien a vécu dans sa chair le fascisme de Benito Mussolini et ce livre, avant d’être un essai théorique, est un précieux témoignage de l’expérience personnelle d’un des plus grands penseurs du XXe siècle.
L’ouvrage, qui peut se lire d’une traite, est extrait d’un discours prononcé par Umberto Eco à l’université de Columbia, à New York, le 25 avril 1995, à l’occasion du cinquantième anniversaire de la libération de l’Europe. Il y revient longuement sur l’ubiquité du thème "fascisme", désignant strictement, à l’origine, le régime de Mussolini, avant de devenir un moyen d’anathème universel. "Le terme fascisme s’adapte à tout parce que même si l’on élimine un ou plusieurs aspects, il sera toujours possible de le reconnaître comme fasciste. Enlevez-lui l’impérialisme...
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24/02 - Guerre en Ukraine : nos analyses, décryptages et entretiens
Le 24 février 2022, la Russie a déclenché son attaque sur l'Ukraine, tentant de s'emparer de la capitale Kiev dans une offensive éclair. Mais les forces ukrainiennes ont opposé une résistance farouche, obligeant les troupes russes à la retraite et déplaçant les combats vers le bassin du Donbass, dans l'est du pays, et dans son sud agricole. Du côté de l'Occident, le temps diplomatique a laissé place à celui des sanctions contre Moscou. Alors que la guerre se poursuit, inexorablement, peu de signes de progrès sont visibles.
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24/02 - Droits de douane : les juges, dernier rempart face au populisme ? Par Eric Chol
Donald Trump, qui pensait avoir façonné à sa main la Cour suprême, s’est pris un vent qu’il a peu apprécié, au point de traiter les sages américains d’"antipatriotiques" et de "déloyaux". Qu’ont-ils donc fait de si terrible ? Ils ont jeté à la poubelle la quasi-totalité du dispositif sur les droits de douane, son chef-d’œuvre politique depuis son retour à la Maison-Blanche. Et même si depuis l’annonce, le 20 février, de ce désaveu cinglant, le président américain a trouvé la parade en exhibant un nouvel arsenal de sanctions, la décision des juges apporte la preuve éclatante de l’efficacité des contre-pouvoirs américains.
Dans un pays où l’ensemble des institutions, des tribunaux à la police en passant par la réserve fédérale, ne cesse d’être chahuté par le pouvoir populiste, la digue juridique n’a pas cédé. "Ce pays a connu deux cent cinquante ans de pratique ininterrompue de la démocratie : dix années de Trump ne vont pas tout renverser", veut croire Laurence Nardon, responsable du programme Amérique à l’Ifri.Et en France ?
L’exemple américain, inscrit dans une longue tradition de primauté du pouvoir judiciaire, nous renvoie au débat sur la robustesse des contre-pouvoirs français. Après tout, si un apprenti dictateur était élu demain à l’Elysée, comment être certain qu’il n’aurait pas tout loisir pour faire sauter les verrous institutionnels en place ?
Une partie de la réponse figure dans les textes fondateurs de la Ve République, et la jurisprudence, où l’on trouve des garde-fous juridiques solides. "A moins de...
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24/02 - La guerre commerciale de Donald Trump : tous nos contenus
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24/02 - Manifestations en Iran : le régime face à une nouvelle contestation étudiante
Un mois après de vastes manifestations, dont la violente répression a causé la mort de plus de 7 000 personnes en Iran selon les ONG (3 000 selon le bilan officiel des autorités), les étudiants du pays descendent dans la rue pour la quatrième journée d'affilée, ce mardi 24 février. Depuis samedi, jour du début du nouveau trimestre universitaire, plusieurs établissements du pays, notamment dans la capitale Téhéran, sont le théâtre de manifestations mais aussi d'affrontements entre opposants au régime et groupes pro-gouvernement.
Ces manifestations surviennent alors que les États-Unis font planer des menaces d'intervention militaire en Iran si aucun accord sur le nucléaire n'est trouvé. Mardi, les manifestations ont repris dans plusieurs universités du pays. Selon une vidéo relayée par la chaîne Telegram Anjmotahed, des étudiants de l'Université de Téhéran ont scandé "Par le sang des camarades, nous tiendrons jusqu'à la fin", malgré la présence de nombreux Bassidji, ces groupes paramilitaires déployés pour réprimer les manifestations anti-gouvernement. Selon Iran Wire, les étudiants de l'Université Shahid Beheshti de Téhéran ont entamé une marche de protestation ce mardi matin. À l'Université des Beaux-Arts, les manifestants ont scandé "Mort au dictateur" ou encore "Khamenei, monstre, nous t'enterrons", toujours selon la chaîne Telegram Anjmotahed.
Pro-government and anti-government demonstrators clash at the Amirkabir University of Technology in Tehran, with additional protests and actions taking place this...
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24/02 - "Les très riches paient plus d’impôts que ce que vous pensez..." : la mise au point d’économistes sur la polémique des "13 000"
Le chiffre a fait mouche : 13 000 ménages paient l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) mais aucun impôt sur le revenu. Pour certains responsables politiques, le verdict est immédiat : injustice, indécence, nécessité d’un "impôt minimum". L’émotion est forte. L’analyse, beaucoup moins.
Cette polémique repose sur un double contresens fiscal. D’abord, l’idée qu’un patrimoine immobilier important pourrait exister en dehors de l’impôt. Ensuite, que les "riches" ne paieraient pas d’impôt parce qu’une poignée d’entre eux échappe à l’impôt sur le revenu en particulier. C’est doublement faux.
D’abord, un patrimoine immobilier taxable à l’IFI est déjà un patrimoine fiscalisé. Cet impôt n’est pas symbolique : il est réel, annuel et frappe le patrimoine immobilier net au-delà de 1,3 million d’euros, quel que soit le revenu imposable. En 2024, il concernait environ 186 000 foyers et a rapporté plus de deux milliards d’euros à l’État, soit 11 000 euros d’impôt par redevable. Il s’ajoute à la taxe foncière sur ce même patrimoine. Parler de contribuables "qui ne paient pas d’impôt" alors qu’ils acquittent déjà une surimposition spécifique sur leur patrimoine relève donc soit de l’ignorance, soit de la manipulation : un bien immobilier ne se constitue jamais hors du champ fiscal.Histoire fiscale
Ensuite, un patrimoine immobilier a une histoire fiscale. Avant d’être taxé à l’IFI, un bien immobilier a été acquis grâce à des revenus déclarés (salaires, revenus professionnels, dividendes, plus-values), épargnés et déjà taxés, lourdement et...
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24/02 - Recherché par Moscou, un déserteur russe témoigne : "Mes parents sont contraints de me traiter de traître à la patrie"
"Quand avons-nous franchi la frontière ? Je ne m’en souviens plus. Peut-être avant le 24 février. Depuis plusieurs jours, nous étions comme hors du temps."
Attablé dans la cuisine de son appartement à Astana, au Kazakhstan, Evgueny Korobov cherche ses mots. Quelques semaines avant l’invasion de l’Ukraine, sa brigade, postée à proximité de Samara, dans le sud-est de la Russie, avait été envoyée dans la région de Koursk, à la lisière de l'Ukraine. "Nous sommes arrivés le 10 février. Je m’en souviens très bien, c’était le jour de la paie."
Officiellement, il s’agissait "d’exercices militaires". "Le commandement nous assurait que, malgré les tensions, il n’y aurait pas de guerre. Ce serait juste des démonstrations de force, et tout irait bien." Pourtant, l'offensive débute, sans que personne ne s'y attende. Les premiers jours se déroulent dans une étrange suspension, se souvient-il. Puis, soudain, "les tirs ont jailli de partout. Une véritable guerre a commencé".
D'abord stationné près de Kiev, Evgueny Korobov est affecté dans le Donbass, sur la ligne de front où il passe près de trois mois. Il désertera définitivement les tranchées en janvier 2023. Son témoignage, à visage découvert, est rare. Car même à l’étranger, les déserteurs russes sont activement recherchés par le Kremlin dans le cadre de procédures de répression transnationale. Il encourt jusqu’à quinze ans de prison pour désertion et vit depuis trois ans caché au Kazakhstan, pays voisin de la Russie.Népotisme et impréparation
Au sein de la 15e brigade de...
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24/02 - Droits de douane : ces entreprises qui veulent que Donald Trump les rembourse
Les risques pesaient sur l'administration Trump depuis la décision de la Cour suprême d'invalider, vendredi 20 février, les droits de douane sur la quasi-totalité des produits entrant aux États-Unis. FedEx a ouvert le bal. L'entreprise de livraison est la première grande société américaine à déposer plainte contre le gouvernement pour demander le remboursement des taxes que la justice américaine a jugées illégales, depuis que l'instance a rendu son verdict. "FedEx a pris les mesures nécessaires pour protéger les droits de la société en tant qu'importateur officiel afin d'obtenir des remboursements de droits de douane", a déclaré la société dans un communiqué lundi 23 février.
Depuis novembre et la mise en place de ces tarifs douaniers, plusieurs centaines d'entreprises avaient anticipé l'annonce de la Cour suprême en entamant des démarches judiciaires. Parmi elles, plusieurs poids lourds comme le géant chinois des voitures électriques BYD, la filiale américaine du constructeur japonais Toyota, l'entreprise de caméra embarquée GoPro ou encore la multinationale américaine Costco.175 milliards de dollars
Mais rien ne garantit que ces procédures aillent à leur terme. Bien que la Cour suprême ait annulé les droits de douane, l'instance ne s'est pas exprimée sur la question des remboursements. "La Cour ne dit rien aujourd'hui sur la question de savoir si, et le cas échéant comment, le gouvernement devrait procéder pour restituer les milliards de dollars qu'il a perçus auprès des importateurs", a écrit le juge...
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24/02 - IA : comment la banque et l’assurance se préparent au grand bouleversement
Un lieu froid, moderne et épuré, où la dématérialisation ultime est effrayante, comme dans les romans de science-fiction, version Philip K. Dick. Gigantesque. Des bornes, mais ni guichet ni humain. Où sont les traders ? Où se cachent les conseillers ? Est-ce la banque de demain : des agences où l’on ignore où sont stockés l’or et tous les dépôts financiers ? Cette vision n’est plus seulement théorique. Elle traverse l’ensemble du secteur financier, des banques traditionnelles aux agences numériques.
Le 5 février dernier, la plateforme d'échange de cryptomonnaies Gemini annonçait ainsi vouloir supprimer 200 emplois dans le monde. Début 2025, Bloomberg Intelligence estimait que d’ici 2030, l'intelligence artificielle pourrait remplacer 200 000 emplois au sein des grandes banques mondiales. Fin janvier 2026, 1 800 suppressions de postes ont été annoncées à la Société Générale en France, 1 200 dans le monde pour BNP Paribas. Des salariés du Crédit Agricole, eux, se sont mis en grève, le 22 janvier, pour dénoncer notamment des coupes dans les effectifs. "L'impact que l'on projette sur les effectifs et la masse salariale, c'est à peu près de l'ordre d'une quinzaine de pourcents à horizon d'une dizaine d'années", affirmait récemment Thomas Rocafull, directeur associé banque chez Sia Partners, interrogé par Franceinfo. Soit plus de 50 000 postes au total.
Dès, lors, faut-il redouter une casse sociale d'ampleur dans le secteur bancaire ? "Il n’y a pas de suppression d’emplois mais des métiers qui évoluent", nuance...
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24/02 - Sécheresse, maladies : la France à la pointe de la course aux semences agricoles
Entre le réchauffement climatique, l’érosion de la biodiversité, l’appauvrissement des sols, le risque de virus toujours plus résistants comme l'a montré la dernière épizootie de dermatose nodulaire contagieuse qui a frappé les bovins français durant l’hiver, l’agriculture n’a pas d’autre choix que de changer de modèle et se réinventer dans un monde toujours plus concurrentiel. Robotisation, intelligence artificielle, nouvelles semences, images satellitaires et prévisions, agrivoltaïsme… les nouvelles technologies (agritech) doivent permettre à nos cultivateurs et nos éleveurs de travailler dans un monde plus durable. Plongée au cœur de la ferme 2.O.
Les graines, c’est la vie ! Sans elles, pas d’épis de maïs, ni d’huile de tournesol, ni de plants de tomates, essentiels à nos assiettes et à la production alimentaire mondiale. Mais les aléas climatiques, la prolifération des maladies et les obligations de rendement viennent bousculer cet équilibre ancestral.
La France, premier producteur européen de semences avec un chiffre d’affaires de quatre milliards d’euros, n’entend pas rester spectatrice face aux mutations en cours et à venir. Industriels, chercheurs et entrepreneurs se mobilisent pour trouver des solutions durables et innovantes. "Notre mission consiste à créer et de développer de nouvelles variétés résistantes aux ravageurs et aux stress environnementaux", indique Rémy Cailliatte, ingénieur de recherche au sein du département Biologie et Amélioration des Plantes à l’Inrae. "L’innovation est portée par...
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24/02 - Mort de Quentin Deranque : la nouvelle provocation de l’ambassadeur américain Charles Kushner
Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a demandé à ce que l'accès de l'ambassadeur américain aux membres du gouvernement soit suspendu après que Charles Kushner n'a pas répondu à une convocation liée à des commentaires concernant la mort du militant identitaire Quentin Deranque, a-t-on appris lundi 23 février de source diplomatique.
L'ambassadeur était convoqué ce même jour au Quai d'Orsay, une mesure rarissime entre alliés, mais il "ne s'est pas présenté", a déclaré la source. "Face à cette apparente incompréhension des attendus élémentaires de la mission d'ambassadeur ayant l'honneur de représenter son pays, le ministre a demandé qu'il ne puisse plus accéder directement aux membres du gouvernement français", a-t-elle indiqué, ajoutant qu'il était toujours possible que Charles Kushner "exerce sa mission et se présente" au Quai en vue d'échanges "permettant d'aplanir les irritants".
Vendredi, l'ambassade des Etats-Unis en France écrivait sur X : "Les informations, corroborées par le ministre français de l'Intérieur, selon lesquelles Quentin Deranque aurait été tué par des militants d'extrême gauche, devraient tous nous préoccuper." "L'extrémisme violent de gauche est en hausse et son rôle dans la mort de Quentin Deranque démontre la menace qu'il représente pour la sécurité publique", ajoutait l'ambassade.Jean-Noël Barrot exige des "explications"
Dimanche, Jean-Noël Barrot avait jugé que les commentaires en cause constituaient une "instrumentalisation" d'un fait "qui concerne la communauté...
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24/02 - Etats-Unis - Iran : ces risques en cas de guerre qui inquiètent le Pentagone
Entouré d'une équipe entièrement acquise à sa cause depuis le début de son deuxième mandat, Donald Trump est rarement confronté à une opposition dans son camp, aussi légère soit-elle. Mais lorsqu'un conseiller ose émettre des doutes, le milliardaire les balaie. C'est le sort qu'a subi le chef d'état-major américain Dan Caine au sujet d'une potentielle guerre avec l'Iran. Alors que l'armée américaine masse ses navires, dont deux porte-avions, au Moyen-Orient, Donald Trump maintient la menace d'une intervention militaire contre la République islamique si un accord sur le nucléaire n'était pas trouvé rapidement entre les deux pays.
Alors que, dans un long message publié sur son réseau social Truth Social, Donald Trump a affirmé lundi 23 février que Dan Caine prédisait qu'une guerre avec l'Iran serait "quelque chose de facilement gagné", la réalité semble tout autre. Selon le Washington Post et le Wall Street Journal, le général a fait part de ses préoccupations au président Trump en privé, lors d'une réunion à la Maison-Blanche la semaine dernière. En cause notamment : les stocks de munitions américains ont été largement consommés par le soutien militaire de Washington à Israël et à l'Ukraine. Une guerre ouverte avec l'Iran pourrait encore épuiser davantage les réserves, et compliquer la préparation d'un potentiel conflit futur avec la Chine, ont souligné des responsables auprès du Wall Street Journal. Selon le Washington Post, le ministère de la Défense a été forcé de demander 30 milliards de dollars au Congrès...
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24/02 - Charles Kushner, un ambassadeur américain à Paris : portrait d’un multimilliardaire en mission
L’ambassadeur des Etats-Unis, Charles Kushner, se couche à 21 heures et se lève à 5 heures. Dès son réveil, entouré par ses officiers de sécurité, il quitte l’hôtel de Pontalba, la résidence officielle, marche jusqu’à l’hôtel Crillon, place de la Concorde, où il enchaîne les longueurs dans la piscine à la mosaïque couleur céladon - routine matinale immuable. Musculature drue, cheveux neige, le multimilliardaire septuagénaire paraît dessiné au couteau, comme taillé dans un arbre sec, tonicité dont son compte Instagram laisse penser qu’il n’est pas peu fier. Le 7 septembre, le nouvel émissaire de Donald Trump à Paris s’est ainsi laissé filmer dans un concours de planche contre des Marines bodybuildés et, quelle surprise, c’est lui, le plus âgé de la bande qui remporta l’épreuve en tenant 7,59 minutes sur les avant-bras.
Sa discipline sportive gouverne d’ailleurs son agenda, et partant celui de la représentation des Etats-Unis en France. Jamais de dîner officiel, déjeuners frugaux, à l’exception de furtifs passages au Cercle Interallié, comités toujours restreints. Certaines réunions sont présidées avec sa femme, l’élégante Seryl, qui comme lui, ne parle ni ne comprend le Français. Cordial, affable, le lointain successeur de Benjamin Franklin s’exprime avec simplicité, et comme son patron Trump, honnit les rendez-vous longs, assuré de pouvoir tout régler en dix minutes au téléphone. Son pragmatisme interroge. Et sa maladresse - très - volontaire, comme lorsqu'il somme via son compte X les autorités françaises de poursuivre...
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24/02 - La chanson va-t-elle sauver Michel Houellebecq ?
On a beau tout passer à Houellebecq, la vérité oblige à dire qu’il n’a cessé de décevoir depuis Sérotonine (2019). Son dernier roman en date, Anéantir (2022), était interminable. On a préféré oublier son complaisant récit Quelques mois dans ma vie (2023). Quant à la comédie de Guillaume Nicloux, Dans la peau de Blanche Houellebecq (2024), elle avait diverti moins de 25 000 spectateurs. Jusqu’où allait aller cette dégringolade ? Le lecteur ricaneur qui survolera Combat toujours perdant (Flammarion), le nouveau recueil de poèmes de Houellebecq, pourra aisément se moquer de cette soixantaine de pages alternant défaitisme facile et porno fatigué. On y lit des choses comme : "Allons ! Il faut partir / Et nettoyer la place / Libérer l’avenir / Pour la nouvelle race." Ou des aphorismes du style : "On essaie parfois d’avoir recours aux putes / (Ou, aussi bien, aux idéologues) / Mais les putes ne viendront pas / Elles ont autre chose à faire / (Et les idéologues, au fond, aussi). / C’est ainsi que se déroule la journée / Et, grosso modo, la vie." Les considérations bas de gamme sur "les fesses des filles" ou le souvenir d’une "souple suceuse" ne relèvent pas franchement le niveau…
Mais ce diable de Houellebecq a toujours eu plus d’un tour dans son sac. Parallèlement à ce recueil dispensable, il sort un album qui donnera des frissons aux nostalgiques. On se souvient que, en l’an 2000, une partie du personnage de Houellebecq avait été façonnée par l’album Présence humaine, que lui avait composé Bertrand Burgalat. Alors...
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24/02 - Après quatre ans de guerre en Ukraine, l’Europe fait sa mue gaullienne
L’Europe n’est certes pas devenue carnivore, mais elle n’est plus tout à fait herbivore. Alors que la guerre d’Ukraine entre dans sa cinquième année, elle a perdu sa naïveté. Elle apprend, bien que difficilement, à parler le langage de la puissance. Son projet n’a jamais été aussi proche de celui que lui assignait le président français Charles de Gaulle en 1962 : "Une Europe unie qui aurait assez de force, assez de moyens et assez de cohésion pour exister par elle-même".
Le 24 février 2022, l’invasion russe la prenait au dépourvu. Ses armées étaient anémiées par des années de négligence. Son économie était distancée par celle des Etats-Unis. Son énergie dépendait de la Russie, son commerce de la Chine. Mais depuis, les progrès vers l’indépendance sont tangibles. La plupart des pays du continent ont renoncé aux hydrocarbures russes. Ils ont décrété une série de sanctions économiques contre Moscou. Ils ont pris en charge 99 % de l’aide à l’Ukraine, depuis la défection de l’Amérique il y a un an.
Surtout, ils se réarment : en 2025, les Vingt-Sept de l’UE ont dépensé, en moyenne, 80 % de plus pour leur défense qu’avant l’invasion de l’Ukraine, selon les calculs de la Commission. Et ils semblent enfin décidés à construire leur souveraineté numérique, technologique, industrielle. À de rares exceptions près (la Hongrie de Viktor Orban, notamment), les Etats européens, y compris le Royaume-Uni et la Norvège hors UE, ont serré les rangs et tourné la page des décennies d’insouciance stratégique qui avaient suivi la chute de l’Union...
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24/02 - Friedrich Merz, sa visite stratégique en Chine : "Il doit arriver en représentant de l’UE, pas de l’Allemagne"
Sur quel pied Friedrich Merz devra-t-il danser ? Ce mardi 24 février, le chancelier allemand entame en Chine une visite officielle de deux jours, la première depuis sa prise de fonction. Le dirigeant aura attendu dix mois avant de se rendre chez le premier partenaire commercial de l'Allemagne. C'est presque deux fois plus qu'Angela Merkel en son temps et quasiment autant que son prédécesseur Olaf Scholz en novembre 2022, à la grande différence que la pandémie avait alors compliqué tout déplacement officiel dans le pays. Friedrich Merz se retrouve pris entre deux feux : d'un côté, l'industrie allemande est toujours aussi dépendante de la Chine, de l'autre les entreprises chinoises sont montées en compétence et deviennent de sérieux concurrents sur des secteurs autrefois dominés par l'Allemagne.
Pour Holger Görg, professeur d'économie internationale à l'université de Kiel et directeur du groupe de recherche "Commerce et investissement internationaux" à l'Institut de Kiel, le chancelier serait avisé de mettre en avant les intérêts européens plutôt que les siens afin de peser dans la balance.
L'Express : Friedrich Merz arrive à Pékin dans un contexte très différent de celui d’Angela Merkel ou d’Olaf Scholz. Quelle approche doit-il adopter ?
Holger Görg : Sa position est délicate. Je pense surtout qu’il l’aborde de la mauvaise manière. Aujourd’hui, aucun Etat européen ne peut, à lui seul, rivaliser avec la Chine et prétendre être un véritable contrepoids stratégique. Ni l’Allemagne, ni la France, ni le...
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24/02 - Diella, une IA devenue ministre anti-corruption... mais pas si incorruptible
Pour lancer une opération "mains propres", autant choisir une ministre qui n'a pas… de mains. Ni pieds, ni tête d'ailleurs. Née en 2025, propulsée ministre en septembre dernier, Diella doit mener la bataille de l'Albanie contre la corruption, en tant que première intelligence artificielle (IA) à siéger dans un gouvernement.
Idée de génie, ou plutôt de dirigeant malin : en tant qu'entité virtuelle, Diella peut répartir les contrats publics sans crainte qu'elle ne détourne des fonds pour son profit personnel. "Le Premier ministre, Edi Rama, est un excellent communiquant, il veut renvoyer l'image d'une Albanie innovante et moderne, souligne Sébastien Maillard, chercheur associé à la Chatham House et spécialiste de l'Union européenne. Mais Diella est surtout un symbole, la vraie lutte contre la corruption s'organise ailleurs."Un symbole qui se retourne contre ses créateurs
Peau d'une blancheur céleste, sourire angélique, léger voile traditionnel sur de longs cheveux noirs… Diella possède tous les attributs (numériques) pour incarner la pureté albanaise. En tant qu'avatar, elle court les conférences internationales —sans payer de billets d'avion— et intervient au Parlement pour répondre aux questions au gouvernement. L'automne dernier, l'IA s'est permise de faire la leçon aux députés albanais qui l'accusaient d'avoir un rôle contraire à la Constitution : "Je ne suis constituée que de données, de savoir et d'algorithmes destinés à servir les citoyens de manière impartiale, en toute transparence et sans jamais...
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24/02 - Affaire Epstein : Peter Mandelson, ex-ministre et ambassadeur britannique, arrêté puis libéré sous caution
Nouveau coup de tonnerre à Londres. L'ancien ambassadeur britannique aux États-Unis, Peter Mandelson, sous le coup d'une enquête en raison de ses liens avec le prédateur sexuel Jeffrey Epstein, a été arrêté, lundi 23 février, par la police à son domicile, avant d'être libéré sous caution ce mardi "dans l’attente de la poursuite de l’enquête".
La police n'a pas donné l'identité de la personne interpellée mais a précisé dans un communiqué avoir arrêté un homme de 72 ans, l'âge de Peter Mandelson, soupçonné de manquement présumé au devoir de probité dans l'exercice de ses fonctions publiques.
Peter Mandelson a été relevé de ses fonctions en septembre dernier à la suite d'une première salve de révélations dans l'affaire Epstein. Il a depuis été déchu de son titre de "lord" et a quitté le Parti travailliste. Le quotidien britannique The Times a rapporté précédemment que des policiers s'étaient rendus au domicile de Peter Mandelson pour procéder à son arrestation. Nommé ambassadeur aux États-Unis par le Premier ministre Keir Starmer en février 2025, il aurait notamment communiqué au prédateur sexuel, mort en prison en 2019, des informations relatives à d’éventuelles cessions d’actifs britanniques.De nombreux courriers échangés
Des courriels échangés entre Mandelson et Epstein, publiés par le ministère américain de la Justice fin janvier, ont révélé que les deux hommes entretenaient une relation plus étroite qu'on ne le savait publiquement, et que Mandelson avait partagé des informations avec le financier lorsqu'il était ministre...
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24/02 - En Angleterre, l’incroyable renaissance d’une langue que l’on croyait disparue
On l’appelait Dolly Pentreath. A sa mort, en 1777, cette marchande de poisson est présentée comme la dernière locutrice monolingue du cornique, une langue celtique pratiquée en Cornouailles, dans l’extrême sud-ouest de l’Angleterre. Un neveu de Napoléon Ier, Louis-Lucien Bonaparte, par ailleurs linguiste, viendra lui-même déposer une épitaphe sur sa tombe en 1860. Et pourtant… En 2026, cette langue officiellement déclarée "éteinte" gagne de nouveau des locuteurs.
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Les recherches les plus récentes ont conduit à nuancer à la marge la légende de la "dernière locutrice"(1). "Il est certain que le cornique a perdu son statut de langue d’usage quotidien de la population vers la fin du XVIIIe siècle. En revanche, il est probable que des personnes ont continué à le parler à côté de l’anglais au XIXe siècle, notamment des pêcheurs", indique Morwenna Jenkin, qui l’a elle-même appris à l’adolescence.
Le constat principal, cependant, demeure. Le cornique, qui avait connu un pic de 39 000 locuteurs au XIIIe siècle, a lentement reculé face à la pression de l’anglais, imposé comme langue de l’Eglise au XVIe siècle, puis comme langue de l’éducation au XIXe siècle. Au point, donc, d’être déclaré "langue éteinte" par l’Unesco dans son Atlas des langues en danger dans le monde.
Il est tout aussi incontestable qu’il connaît depuis quelque temps une nouvelle jeunesse. Environ 6 000 écoliers l’étudient désormais à l’école....
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24/02 - Sir Thomas Drew, ambassadeur du Royaume-Uni : "La fin de la guerre en Ukraine ne se décidera pas sur le champ de bataille"
A 200 mètres de l'Elysée, au-dessus du 35 rue du Faubourg Saint-Honoré, flotte l'Union Jack au côté du drapeau français. "Le Premier ministre, Sir Keir Starmer, est sans doute le seul chef de gouvernement à pouvoir se rendre à pied chez le président Emmanuel Macron quand il est en visite à Paris", sourit Sir Thomas Drew, ambassadeur du Royaume-Uni à Paris depuis l'été dernier et parfait francophone, après avoir passé une partie de son enfance en France.
Ce diplomate de carrière, passé par Moscou et Islamabad, spécialiste du contre-terrorisme et des questions de sécurité, reçoit L'Express à la veille du quatrième anniversaire de l'invasion russe de l'Ukraine. Sur le bureau de ce grand amateur de vélo, un maillot cycliste aux couleurs ukrainiennes, cadeau de ses équipes lors de son dernier jour à la tête du département de la défense et du renseignement du ministère des Affaires étrangères, à Londres.
"Je veux juste rappeler à quel point ce conflit est réel, que la guerre ne s'est pas arrêtée et que le danger concerne tout le monde", souligne Sir Thomas Drew. En exclusivité, l'ambassadeur détaille sa vision de la situation en Ukraine et de la sécurité de notre continent face à un pays et son dirigeant, Vladimir Poutine, qui ne semblent plus reculer devant rien.
L'Express : Le 24 février 2022, il y a quatre ans exactement, la Russie lançait son invasion totale de l'Ukraine. A l'époque, vous étiez directeur général de la défense et du renseignement au Foreign Office, à Londres. Auriez-vous pu prédire que cette...
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23/02 - Un "sabotage politique" : l’UE accuse la Hongrie de saper le soutien à l’Ukraine
Les dirigeants européens ont accusé la Hongrie de saboter le soutien à l'Ukraine, à la veille du quatrième anniversaire de l'invasion russe, après le blocage par Budapest de nouvelles sanctions contre Moscou. Ce lundi 23 février, l'Allemagne, la France et d'autres Etats membres de l'Union européenne (UE) n'ont pas réussi à convaincre le gouvernement de Viktor Orban d'approuver un nouveau train de sanctions ni un prêt de 90 milliards d'euros destiné à aider Kiev à répondre à ses besoins militaires et financiers.
"C'est un revers et un message que nous ne voulions pas envoyer aujourd'hui mais le travail continue", a déclaré la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, à l'issue d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne à Bruxelles.
L'incompréhension est d'autant plus vive que le blocage hongrois intervient malgré un accord trouvé en décembre par les dirigeants européens. "Une décision prise par le Conseil européen doit être respectée. Lorsque des dirigeants parviennent à un consensus, ils sont liés par leur décision. Tout manquement à cet engagement constitue une atteinte au principe de coopération loyale", a écrit Antonio Costa, président du Conseil européen, dans une lettre adressée à Viktor Orban et consultée par Reuters. "Aucun Etat membre ne peut être autorisé à saper la crédibilité des décisions prises collectivement par le Conseil européen", a-t-il ajouté. "Il est vraiment regrettable que la décision à laquelle tous les pays sont parvenus au Conseil européen, tous les...
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23/02 - A quelques mois du Mondial 2026, le Mexique face au défi sécuritaire des cartels
À quelques mois de la Coupe du monde 2026, le défi sécuritaire s’impose comme l’une des principales inquiétudes du Mexique. Les violences déclenchées cette semaine par des membres du cartel de Jalisco Nouvelle Génération (CJNG) après la mort de leur chef, Nemesio Oseguera Cervantes, dit "El Mencho", rappellent la fragilité du contexte dans un pays qui s’apprête à accueillir des dizaines de milliers de supporters venus du monde entier. La vague d’attaques - incendies de commerces, barricades enflammées et blocages routiers - a touché une vingtaine d’États, dont Jalisco, où se situe Guadalajara, l’une des villes hôtes du Mondial.
Dans la foulée de l’opération ayant conduit à la mort d’"El Mencho", les autorités ont déclenché un plan d’alerte rouge dans la région. Bars et restaurants ont fermé, plusieurs matchs de football ont été reportés et la vie quotidienne s’est retrouvée paralysée. Ces "narcobloqueos", une tactique régulièrement utilisée par les cartels, consistent à réquisitionner et incendier bus ou taxis pour bloquer les axes routiers.
À l’approche de la grande messe du ballon rond, ces événements ont ravivé des souvenirs douloureux, notamment la fusillade de 2011 près du stade Corona de Santos Laguna, dans le nord du pays. Selon The Guardian, cet épisode avait provoqué la fuite de joueurs et de supporters vers les vestiaires, illustrant la vulnérabilité du football face à la violence du crime organisé. La question sécuritaire est d’autant plus sensible que Guadalajara doit accueillir quatre matchs de la Coupe du...
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23/02 - En cas de frappes américaines, l’Iran pourrait ordonner des attaques à l’étranger, y compris en Europe
Des membres des services de sécurité américains et d'autres pays occidentaux ont confié au New York Times qu'ils observent des signaux de plus en plus inquiétants, indiquant que l'Iran pourrait ordonner des attaques terroristes par l'intermédiaire de ses proxys : le Hezbollah, les Houthis et possiblement Al-Qaïda - principalement. Téhéran pourrait ordonner d'attaquer des cibles américaines sur le sol européen et au Moyen-Orient, si Donald Trump ordonnait des frappes à grande échelle contre le pays.
Une perspective dont s'alerte Colin Clarke, directeur exécutif du Soufan Center, société de renseignement et de conseil, devant les journalistes du titre new-yorkais. "L'Iran peut œuvrer à travers ses proxys pour mener des attaques terroristes, ce qui augmenterait le coût de chaque intervention militaire américaine". D'autant plus que, malgré la surveillance accrue de Washington, il reste difficile d'identifier ce qui pourrait provoquer un passage à l'acte de Téhéran.
Selon les mêmes responsables de sécurité sondés par le média, aucun complot en cours d'élaboration n'aurait été détecté. Toutefois, une intensification des "chatter" - terme issu du jargon des services secrets pour désigner l'interception électronique des communications des terroristes - laisse présager un certain niveau de planification et de coordination des attaques.Une menace existentielle ?
Quant aux menaces, elles abondent. La crainte des responsables du renseignement et de la lutte contre le terrorisme : que "Téhéran recrute les Houthis au...
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23/02 - L’espace, nouveau champ de bataille : la France parviendra-t-elle à protéger ses satellites ?
Dès l'entrée de la "war room" la température grimpe de plusieurs degrés, signe que la guerre virtuelle a commencé. Répartis en petites équipes sur un vaste plateau, une cinquantaine de spécialistes du Commandement de l'espace (CDE) gardent les yeux rivés sur leurs écrans. Dans leur viseur ? "Sauron", un satellite fictif équipé de brouilleurs. L’intrus s'est positionné de manière à gêner les opérations militaires d'un pays ami agressé au sol par une puissance extérieure. Après avoir détecté la menace et évalué les différents scénarios possibles, les équipes du CDE ripostent en plaçant un satellite français à 14 kilomètres de l'engin ennemi. Bien que virtuelle, l'opération est délicate : il s'agit de montrer ses muscles sans provoquer d'escalade.
"Ce programme d'entraînement, qui porte le nom de SparteX, est unique en Europe", assure le colonel Olivier Fleury, qui dirige l'exercice. Pendant trois semaines, au cœur de la base militaire 101 à Toulouse, les forces françaises se sont préparées aux conflits de demain. L'occasion de tester notre résilience en cas d'attaque sur nos satellites. Ces derniers constituent en effet une cible de choix en raison du rôle majeur qu'ils jouent dans l’évolution des conflits. Des menaces multiples
"Sans satellite, l'armée devient sourde et muette", confirme Sylvain Bataillard, cofondateur de HyPrSpace, une start-up qui développe des mini-lanceurs à propulsion innovante. On l'a vu en Ukraine : juste avant l’invasion russe, une cyberattaque ciblant les satellites américains Viasat a...
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23/02 - Eloïc Peyrache (HEC) : "Protégeons les étudiants contre le marketing trompeur et les formations médiocres"
La liste des écoles privées épinglées pour fraude ou irrégularités n’en finit pas de s’allonger, à l'image du Collège de Paris aujourd'hui dans le viseur du gouvernement. Le projet de loi porté par Philippe Baptiste, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, promet un meilleur contrôle des formations. L’objectif étant, qu’à l’avenir, celles qui figureront sur la plateforme Parcoursup soient toutes irréprochables. Le calendrier se précise, puisque le texte passera en première lecture au Sénat au printemps prochain. Une bonne nouvelle, selon Eloïc Peyrache, directeur général d’HEC.
L’Express : Qu’attendez-vous de ce texte, porté par le ministre Philippe Baptiste ?
Eloïc Peyrache : Beaucoup. Le projet de loi sur la régulation de l’enseignement supérieur privé vise à répondre aux dérives constatées dans certaines écoles en encadrant beaucoup plus strictement leur activité. L’objectif est d’instaurer des modes de reconnaissance clairs (accréditation, partenariat) qui conditionneront l’accès à des diplômes reconnus par l’Etat et la possibilité d’être présent sur des plateformes comme Parcoursup.
Concrètement, il s’agit de remplacer un cadre juridique aujourd’hui jugé trop permissif et flou par des procédures d’évaluation robustes, conduites notamment par le Haut conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (Hcéres), et de renforcer les pouvoirs de contrôle de l’administration sur l’ouverture, la gestion et la qualité pédagogique des établissements privés. Cela inclut un agrément...
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23/02 - Comment un ex-chauffeur de taxi est devenu un acteur clé de la campagne de sabotage russe en Europe
La campagne de sabotage menée par le Kremlin contre les alliés européens de l'Ukraine s'intensifie. Incendies criminels, engins explosifs artisanaux, projets d'attaques contre des avions cargo : selon des responsables occidentaux, ces opérations relèvent d'une guerre clandestine orchestrée par les services de renseignement russes. Et, au coeur de plusieurs de ces complots, apparaît un profil inattendu, selon le New York Times : celui d'un ancien chauffeur de taxi russe de 42 ans, Aleksei Vladimirovich Kolosovsky.
Rien, en apparence, ne prédestinait cet homme à jouer un rôle dans ce conflit de l'ombre. Le New York Times retrace son profil : installé dans la région de Krasnodar, dans le sud de la Russie, il semble vivre modestement. Souvent endetté, selon des services de sécurité européens, il expose sur les réseaux sociaux des photos de voitures sans prétention. Sa dernière publication remonte au 15 décembre 2020, jour de son anniversaire. Une photo avec sa mère.
Pourtant, d'après des documents judiciaires et des entretiens avec plus d'une douzaine de responsables de la sécurité dans cinq pays européens, Aleksei Vladimirovich Kolosovsky, il est devenu un "acteur clé" d'une nouvelle forme de guerre non conventionnelle, rappelle le New York Times. Non pas un officier formé ou un agent infiltré, mais un prestataire de services travaillant en étroite collaboration avec des officiers du GRU, le renseignement militaire russe, notamment...
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23/02 - Mexique : l’ombre des Etats-Unis derrière la mort du narcotrafiquant "El Mencho"
Depuis ce dimanche 22 février, le Mexique est en proie à une vague de violence faisant suite à la mort d'un puissant baron de la drogue lors d’une opération militaire : Nemesio Oseguera, alias "El Mencho". Le patron du Cartel de Jalisco Nouvelle Génération (CJNG) faisait partie des narcotrafiquants les plus recherchés, non seulement par son pays, mais aussi par les Etats-Unis qui avaient mis sa tête à prix : 15 millions de dollars pour toute information menant à sa capture. Ce week-end, la collaboration entre Washington et Mexico a conduit à l'élimination de l'ancien policier devenu bandit.
C'est une toute nouvelle force opérationnelle, dirigée par l'armée américaine et spécialisée dans la collecte de renseignements sur les cartels de la drogue, qui a joué un rôle dans le raid militaire mexicain de dimanche. L'unité, qui a été baptisée Joint Interagency Task Force-Counter Cartel - Groupe de travail interagences conjoint de lutte contre les cartels, en français - regroupe plusieurs agences gouvernementales. Elle n'a été officiellement lancée que le mois dernier, a confié un responsable américain de la défense à Reuters. Son rôle : cartographier les réseaux des membres des cartels des deux côtés de la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Toutefois, si le groupe de travail américain était bien impliqué, l'assaut visant "El Mencho" était une opération strictement mexicaine, a insisté l'informé.
Selon une autre source anonyme - qui n'a pas directement fait référence à la force opérationnelle - les...
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23/02 - Groenland : comment Donald Trump a ravivé les tensions en proposant d’envoyer un navire-hôpital
"Encore une journée. Encore une histoire complètement dingue". Malgré l'émoji souriant qui accompagne son post sur les réseaux sociaux, Aaja Chemnitz, députée du Groenland, ne cache pas sa désolation face aux polémiques répétées provoquées par le président américain. Dernière en date : la proposition de Donald Trump, samedi 21 février, d'envoyer un navire-hôpital vers le territoire arctique. Pourtant, le Groenland ne traverse pas de crise humanitaire et son système de santé, public, est probablement bien plus accessible que le système américain. La déclaration des Etats-Unis pourrait donc prêter à sourire, si le contexte n'était pas à l'escalade avec ce territoire, rattaché au royaume du Danemark.
La manœuvre de Donald Trump, opportuniste, intervient après l'annonce par le Commandement arctique interarmées, samedi, de l'évacuation d'un membre d'équipage d'un sous-marin américain naviguant dans les eaux groenlandaises, et nécessitant des soins médicaux urgents. Le citoyen américain a été transféré aux autorités sanitaires groenlandaises et transporté à l'hôpital de Nuuk, la capitale. "L'évacuation a eu lieu dans les eaux territoriales groenlandaises, à 7 milles nautiques au large de Nuuk. Elle a été effectuée par l'hélicoptère Seahawk de la Défense danoise, déployé depuis le navire d'inspection Vædderen", rapporte le Washington Post.
Une nouvelle à laquelle a aussitôt réagi Donald Trump : "Nous allons envoyer un formidable navire-hôpital au Groenland pour soigner les nombreux malades qui n'y reçoivent aucun soin. Il est...
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23/02 - 24 février 2022, le moment churchillien de Volodymyr Zelensky, par Manuel Valls
Ce 24 février entraîne l’Ukraine dans sa cinquième année de guerre contre l’agression russe. Un conflit qui mêle les tranchées de 1914-1918 et les technologies du XXIe siècle. Les victimes se comptent par centaines de milliers. Des crimes de guerre ont été perpétrés par les troupes de Vladimir Poutine. Le front bouge à peine.
Au cœur de cette épreuve se tient un homme : Volodymyr Zelensky. Le 24 février 2022, il avait deux options : fuir ou rester. Il est resté. Aux Américains qui lui proposaient l’exfiltration, il répondit : "Je n'ai pas besoin d'un taxi, j'ai besoin de munitions." Ce choix fut son acte fondateur. À cet instant, l’acteur est devenu chef de guerre et homme d’État.Refus d'une paix humiliante
Ne nous trompons pas. Volodymyr Zelensky n’est pas un héros immaculé. Son ascension politique fut marquée par des ambiguïtés et des promesses inabouties. Mais l’épreuve révèle les hommes. Elle les dépasse ou les élève. Chez lui, elle a produit une métamorphose. Le président contesté est devenu le symbole d’une nation en armes. Son visage s’est durci. Sa parole s’est ancrée. Il n’y avait plus d’écart entre ce qu’il disait et ce qu’il incarnait.
Il continue de parler chaque jour à son peuple, dans une société ultra-connectée où l’État, l’armée et la société coopèrent jusque dans le cyberespace. L’Ukraine mobilise ses ingénieurs, ses entreprises, ses start-up. Elle innove dans la guerre des drones qu’elle produit par millions. Ce n’est pas seulement une armée qui résiste, peut-être la première en Europe, c’est une...
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23/02 - Iran : cet accord secret conclu avec la Russie pour l’achat de missiles portables
C'est un pas supplémentaire dans la coopération militaire entre la Russie et l'Iran. Selon le Financial Times, Téhéran a conclu en décembre dernier un accord secret avec Moscou pour l'achat de milliers de missiles portables de pointe. Cette transaction vise à renforcer les défenses aériennes iraniennes, mises à mal par la guerre des 12 jours en juin dernier, contre Israël et les Etats-Unis.
La Russie s'est ainsi engagée à livrer 500 unités de lancement portables "Verba" et 2 500 missiles "9M336" sur trois ans, pour un montant de 495 millions d'euros. Ce système de défense aérien est l'un des modèles russes les plus sophistiqués à l'heure actuelle. Il s'agit "d'un missile à guidage infrarouge tiré à l'épaule, capable de cibler les missiles de croisière, les aéronefs volant à basse altitude et les drones", explique le Financial Times. L'accord comprend également la livraison de 500 viseurs nocturnes "Mowgli-2".Renforcer la défense aérienne
Ce système, qui vise à être exploité par de petites unités mobiles, est moins vulnérable aux frappes que des installations fixes. Il permet de créer rapidement des défenses au sol. "Fourni aux bonnes personnes au bon moment, il peut causer d'énormes dégâts", analyse auprès du FT Ruslan Pukhov, expert militaire au sein d'un groupe de réflexion basé à Moscou. De plus, son utilisation ne nécessite pas de formation poussée. A noter cependant qu'en dépit de ces avantages, l'emploi des systèmes Verba n'a eu jusqu'ici qu'un rôle limité dans la défense russe contre les attaques de...
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23/02 - Salon de l’agriculture : ces start-up qui innovent face au calvaire administratif
Entre le réchauffement climatique, l’érosion de la biodiversité, l’appauvrissement des sols, le risque de virus toujours plus résistants comme l'a montré la dernière épizootie de dermatose nodulaire contagieuse qui a frappé les bovins français durant l’hiver, l’agriculture n’a pas d’autre choix que de changer de modèle et se réinventer dans un monde toujours plus concurrentiel. Robotisation, intelligence artificielle, nouvelles semences, images satellitaires et prévisions, agrivoltaïsme… les nouvelles technologies (agritech) doivent permettre à nos cultivateurs et nos éleveurs de travailler dans un monde plus durable. Plongée au cœur de la ferme 2.O.
En France, la révolution technologique qui agite le monde agricole a surgi de ses propres entrailles, initiée par les nouvelles générations marquées par le spectacle désolant de leurs parents croulant sous les tâches administratives. Ces jeunes ayant grandi avec Internet ont mis au point de nouveaux outils, pour remplir des formulaires contraignants. "Sur une exploitation de taille moyenne, un agriculteur y consacre environ 500 heures par an, produisant une centaine de documents", détaille le Charentais David Joulin. Diplômé d’une école d’ingénieur, il a développé avec Brice Texier, son associé, un projet en libre accès (open source) financé par la région Nouvelle-Aquitaine, visant à centraliser toutes les données d’un établissement au sein d’une même interface et à automatiser les tâches liées à la comptabilité, à la traçabilité de la production, au suivi des...
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23/02 - Etats-Unis : ce que l’on sait de l’intrusion d’un homme armé chez Donald Trump à Mar-a-Lago
Le président américain a-t-il échappé à une nouvelle tentative d'assassinat ? Dimanche 22 février, aux alentours de 1h30 du matin, un homme a franchi le périmètre du complexe hôtelier de Donald Trump à Mar-a-Lago, en Floride, muni d'un fusil de chasse et d'un bidon d'essence. Il a été abattu par les forces de sécurité présentes sur place.Que sait-on du profil de l'attaquant ?
Selon les informations relayées par la presse américaine, dont le New York Times, l'individu serait le jeune Austin Tucker Martin, 21 ans, originaire de la ville de Cameron en Caroline du Nord. Les autorités affirment l'avoir abattu alors que, interpellé à l'entrée de la résidence de Mar-a-Lago, il aurait refusé de lâcher son arme et aurait "levé son fusil pour faire feu", explique le shérif du comté de Palm Beach, Ric Bradshaw.
Le jeune homme était recherché par sa famille, qui avait signalé sa disparition quelques heures plus tôt et publié des messages d'alerte sur les réseaux sociaux. Un communiqué du bureau du shérif du comté où il résidait indique également qu'Austin Martin aurait fait le trajet en voiture le samedi après-midi, depuis la Caroline du Nord jusqu'à la Floride, à 1 200 kilomètres de là.
Tucker "Austin" Martin was reported missing by his family in Carthage, NC this morning. The same name has been dropped as the deceased shooter at Mar-a-Lago. pic.twitter.com/x5FXWNAxYL— Kim "Katie" USA (@KimKatieUSA) February 22, 2026
Une Volkswagen argentée, similaire au modèle figurant sur l'avis de recherche d'Austin...
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23/02 - "La Chine est en passe de refermer le siècle des humiliations" : l’analyse au scalpel de Robin Rivaton
Donald Trump ira jauger son plus grand rival en avril. Juste avant la décision de la Cour suprême invalidant une grande partie de ses droits de douane, le président américain a confirmé qu'il se rendrait en Chine. Les tariffs n’ont de toute façon pas réussi à enrayer la folle ascension de la deuxième puissance mondiale. "Le modèle chinois arrive à maturité", affirme l’essayiste et chroniqueur à L'Express Robin Rivaton dans son dernier livre Why China will run the 21st century. Les Européens continuent, hélas, de l’analyser de travers, estime ce fin connaisseur de la Chine. Entretien.
L’Express : Les Occidentaux ont compris tardivement que la Chine était bien plus qu’une usine à bas coût. Commettent-ils d'autres erreurs à son sujet ?
Robin Rivaton : Plusieurs erreurs de lecture circulent encore. La première concerne le coût du travail : l'avantage comparatif chinois ne repose plus sur des salaires bas - ceux-ci sont désormais largement supérieurs à ceux des pays voisins d'Asie du Sud-Est. La compétitivité chinoise tient plutôt à sa capacité d'innovation, à la montée de l'automatisation et à ses 3,6 millions de PME industrielles très réactives. Deuxième idée fausse : celle d'une Chine où la propriété intellectuelle serait systématiquement bafouée. Le pays innovant de plus en plus, l'outil judiciaire s'est considérablement renforcé dans ce domaine. Troisième préjugé : la Chine serait une économie tournée vers l'export. C'est inexact. Ses productions sont avant tout destinées à un marché intérieur immense et très...
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23/02 - Scope Ratings, l’ambitieuse agence allemande qui veut bousculer la notation financière
"C’est en temps de paix que l’on bâtit la forteresse de son indépendance". Sous les moulures du bureau parisien de Scope Ratings, les mots de Vincent Georgel-O’Reilly résonnent avec gravité. Le codirecteur général de cette agence de notation européenne en est convaincu : aujourd’hui, plus que jamais, les investisseurs ont intérêt à diversifier leurs sources d’évaluation crédit. Turbulences transatlantiques et désir de souveraineté obligent. Chez Scope Ratings, les préceptes du rapport Draghi sont sur toutes les lèvres et l'on parle avec entrain d’indépendance stratégique de l’Europe. Le secteur de la notation financière est au cœur du sujet : pilier de l’économie, il influence, par ses verdicts, le coût de la dette émise par les États et les entreprises. Or plus de 90 % du marché européen est aux mains des "Big Three" – Fitch, Moody’s et Standard & Poor's. Détrôner ce triumvirat américain n’a rien d’évident : sa légitimité remonte à 1975, lorsque le gendarme financier des Etats-Unis lui a octroyé un statut de référence.
L’idée de créer un champion "Made in Europe" de la notation est née dans le sillage de la crise de la zone euro, il y a une quinzaine d'années. A l’époque, les trois géants de Wall Street sont accusés de mettre de l’huile sur le feu en dégradant les notes souveraines de plusieurs pays, dont la Grèce et le Portugal. Mais l'alternative européenne restera finalement dans les limbes. "Tel qu’il était conçu, ce projet d’agence de notation publique aurait eu peu de chance de rivaliser avec les 'Big Three' : son...
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23/02 - Drones, "kill zone", robots... En Ukraine, les contours d’une guerre "mutante"
Depuis quatre ans, en Ukraine, la guerre ne cesse de muter sous nos yeux. Les vérités militaires établies un jour ne sont déjà plus celles du lendemain. Comme le capitalisme décrit par l’économiste Joseph Schumpeter, la guerre de haute intensité est une "destruction créatrice". Dans les armées ukrainiennes et russes, l’innovation bat son plein, remettant en cause non seulement les modes opératoires, mais aussi nos idées les mieux établies.
Ainsi, la notion de "front". Au début de la guerre, on avait une ligne précise, qui séparait les deux armées. Cela permettait d’établir des cartes extrêmement précises et de mesurer, quasiment au kilomètre carré près, la progression ou le recul des forces en présence. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. L’usage massif de petits drones et munitions téléopérées (FPV) a complètement changé la donne.
Entre les deux armées, il existe désormais une "zone grise" ou "kill zone" qui peut atteindre quelques dizaines de kilomètres de large. Elle est "lacunaire" disent les militaires, c’est-à-dire qu’elle n’est pas continue et stabilisée. Soldats ukrainiens et russes peuvent s’y aventurer – et ils le font avec des méthodes innovantes (motos, quads…) et parfois au prix de lourdes pertes – mais ils ne parviennent pas à la contrôler complètement. Comme durant la Première Guerre mondiale, le "blocage tactique" perdure. Mais là où, en 14-18, quelques centaines de mètres séparaient les tranchées, cela se compte désormais en dizaines de kilomètres.
Les tranchées, justement, ne sont plus adaptées à la...
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22/02 - Collège de Paris, les dessous d’un scandale : soupçons de blanchiment, trafic de visas…
"On ne recrute pas l'élite, on la forme." Telle est la devise du Collège de Paris. Un modèle du genre pour une entreprise qui a embrassé dès 2020 le statut de société à mission et dont la raison d'être est de "rendre l'excellence accessible". Le Collège de Paris est l'un des plus grands groupes privés d'éducation en France. Une galaxie d'une trentaine d'écoles qui intervient sur toute la gamme du marché de l'enseignement : la formation supérieure postbac avec les porte-étendards Ascencia business school et Digital College, la formation professionnelle continue avec Adeos Formation ou l'accompagnement des demandeurs d’emploi. Soit près de 18 000 étudiants, 4 000 élèves étrangers et 35 000 adultes en formation, d'après le dernier pointage de l'école pour l'année 2023-2024.
Le 31 décembre, Olivier de Lagarde, son cofondateur et actionnaire, n'a pas sorti les cotillons. L'entreprise a été placée en procédure de sauvegarde, première étape avant le redressement judiciaire. Le piège de l'endettement s'est refermé sur le groupe : une dette astronomique - 90 millions d'euros – dont les remboursements ont doublé entre 2022 et 2024.
Mais la faillite du Collège de Paris n'est pas seulement financière. En mai dernier, après plusieurs signalements suspects, l'IGF - l'Inspection générale des finances - l'Igas – celle des affaires sociales - et l'IGESR – l'Inspection générale de l'enseignement supérieur - lançaient en urgence une série d'enquêtes sur les pratiques du groupe, en concentrant leurs investigations sur deux...
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22/02 - Coups bas et déchirement politiques : Rupert Murdoch, les secrets de la dynastie qui a inspiré "Succession"
Le 11 mars, Rupert Murdoch fêtera ses 95 ans. Roi Lear des rotatives, l’homme a bâti une fortune de 17 milliards de dollars, mais détruit sa famille et endommagé la démocratie américaine. Le soleil ne se couche jamais sur son empire médiatique, qui au sein de News Corp et Fox Corp regroupe la chaîne Fox News (modèle de notre CNews), des fleurons de la presse anglophone (The Wall Street Journal, The Times), des tabloïds crapuleux (The Sun, The New York Post) ou l’éditeur HarperCollins. Le nonagénaire est l’inspiration principale de Succession, à tel point que quand il a divorcé de sa quatrième femme, la mannequin Jerry Hall, il a interdit à celle-ci de parler aux scénaristes de la série de HBO. Mais entre coups bas, trahisons et déchirement politiques, les péripéties de la dynastie Murdoch sont, dans la vraie vie, encore plus incroyables que celles du pourtant très dysfonctionnel clan Roy à l’écran.
Dans un livre qui vient de paraître en anglais, Bonfire of the Murdochs (Simon & Schuster), Gabriel Sherman retrace avec brio cette saga qui rappelle autant Shakespeare qu’Hunger Games. Le journaliste américain est dans son élément : auteur de The Loudest Voice in the Room, biographie de l’ancien patron de Fox News Roger Ailes, il a aussi signé le scénario de The Apprentice sur les années de formation de Donald Trump. Une jeunesse socialiste
Tout a commencé au bout du monde, en Australie. Le père de Rupert, Keith Arthur Murdoch, est déjà un adepte du journalisme sensationnaliste. Il tient son premier scoop...
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22/02 - Etats-Unis : pourquoi attaquer l’Iran serait plus risqué que capturer Nicolas Maduro
Une attaque en Iran peut-elle produire les mêmes effets que celle réalisée au Vénézuela contre Nicolas Maduro le mois dernier ? Autrement dit, permettrait-elle aux Etats-Unis d'évincer le guide suprême et de faire pression sur son successeur ? Garantirait-elle la suspension du programme nucléaire iranien ? Le New York Times a posé la question à plusieurs experts de la région, et leurs réponses sont unanimes : intervenir en Iran serait nettement plus complexe - et prolongé - qu'au Vénézuela. Et induirait a fortiori des pertes humaines côté américain, qui pourraient coûter cher à Donald Trump à l'approche des élections de mi-mandat.
"Il n’existe aucune option militaire simple, peu coûteuse et propre dans le cas de l’Iran", résume Ali Vaez de l’International Crisis Group, une ONG spécialisée dans la résolution de conflits. Si l'Iran a été affaiblie par les frappes israélo-américaines menées sur son sol en juin dernier, il bénéficie toujours d’importantes capacités militaires et d'un vaste réseau de forces supplétives régionales (Hezbollah, Houthis...).Arsenal militaire conséquent
L'Iran dispose en effet de l'un des arsenaux de missiles les plus étendus et les plus diversifiés du Moyen-Orient. Parmi eux : drones, armes anti-navires, mais aussi missiles balistiques pouvant parcourir près de 2 000 kilomètres. Une contre-attaque iranienne pourrait viser de grandes villes en Israël, pays dont les stocks d’intercepteurs s’amenuisent après plus de deux ans de guerre à Gaza.
Les représailles pourraient aussi viser d'autres...
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22/02 - Remaniement : le ministre de la Fonction publique David Amiel remplace Amélie de Montchalin aux Comptes publics
L'actuel ministre délégué chargé de la Fonction publique, David Amiel, a été nommé à la tête du ministère des Comptes publics en remplacement d'Amélie de Montchalin, a annoncé dimanche l'Elysée.
Amélie de Montchalin quitte de son côté le gouvernement après sa nomination controversée comme Première présidente de la Cour des comptes, poste qu'elle occupera à compter du 23 février. A 40 ans, elle devient ainsi la première femme à occuper le poste de Première présidente de la Cour des comptes, chargée de contrôler les finances publiques du pays.La nomination d'Amélie de Montchalin fait polémique
Sa nomination, avancée dans la presse ces derniers jours, a suscité de nombreuses critiques dans l'opposition. "Jamais une personne six mois auparavant ministre des Comptes publics n'a donné à l’automne un avis sur le budget qu’elle a elle-même préparé. Difficile d’être davantage juge et partie", a dénoncé mardi dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale le député La France insoumise (LFI) Eric Coquerel.
La présidente du groupe Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, a fustigé sur X "une énième preuve de la dérive illibérale d’un régime agonisant, prêt à toutes les transgressions éthiques pour placer ses fidèles et perturber la future alternance démocratique".
"Nommer une ministre en exercice à la tête de la Cour des comptes, c’est transformer une autorité de contrôle en annexe du pouvoir", ont dénoncé de leur côté les Républicains (LR) sur X mardi. "Comment croire à l’impartialité d’une institution chargée de juger un budget conçu par...
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22/02 - La Hongrie bloque le prêt européen à l’Ukraine tant que l’oléoduc Droujba reste fermé
Budapest bloquera le prêt européen de 90 milliards d'euros à l'Ukraine tant que les livraisons de pétrole russe à la Hongrie via l'oléoduc Droujba ne seront pas rétablies, a déclaré vendredi le ministre hongrois des Affaires étrangères. La Hongrie et la Slovaquie sont les seuls pays membres de l'Union européenne encore approvisionnés en pétrole russe via cet oléoduc qui traverse l'Ukraine. Mais les livraisons ont été interrompues le 27 janvier dernier après une attaque de drone russe contre le pipeline, selon Kiev.
Budapest et Bratislava, alliés de Moscou, accusent depuis lors l'Ukraine de retarder la reprise des livraisons pour des raisons politiques. "En bloquant le transit de pétrole vers la Hongrie via l'oléoduc Droujba, l'Ukraine viole l'accord d'association UE-Ukraine et rompt ses engagements envers l'Union européenne. Nous ne céderons pas à ce chantage", a déclaré le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, sur la plateforme X.
Les dirigeants de l'Union européenne (UE) sont convenus en décembre d'emprunter sur les marchés pour effectuer un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine afin de financer son effort de guerre face à la Russie au cours des deux prochaines années. La Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque avaient alors accepté de ne pas bloquer la démarche de l'UE à condition de ne pas avoir à subir de quelconques répercussions...
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22/02 - Tentative d’intrusion armée à Mar-a-Lago dans la résidence de Donald Trump : un homme abattu
Un homme d'une vingtaine d'années a été abattu après avoir tenté de pénétrer illégalement dans le périmètre sécurisé du complexe Mar-a-Lago, à West Palm Beach, en Floride, du président américain Donald Trump, a déclaré dimanche les services secrets. Le président américain se trouve actuellement à Washington. "Un homme armé a été abattu (...) après avoir pénétré illégalement dans le périmètre sécurisé de Mar-a-Lago tôt ce matin", a annoncé Anthony Guglielmi, le porte-parole du Secret Service sur X. L'homme transportait ce qui semblait être un fusil et un bidon d'essence, a déclaré le Secret Service, ajoutant qu'il avait été aperçu à l'entrée nord du complexe vers 01h30 du matin (06h30 GMT).
Cet événement intervient alors que les Etats-Unis sont traversés par des épisodes de violence politique. En 2024, Donald Trump a échappé à deux tentatives d'assassinat, dont une sur le parcours de golf du président américain à West Palm Beach. La représentante démocrate du Minnesota, Melissa Hortman, a été assassinée en juin 2025 en compagnie de son mari. Quelques mois après, le militant conservateur Charlie Kirk était à son tour assassiné.
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22/02 - Mort de Quentin Deranque : la France convoque l’ambassadeur américain Charles Kushner
La France va convoquer l'ambassadeur américain Charles Kushner à la suite des publications de ce dernier concernant le militant identitaire Quentin Deranque, a déclaré dimanche le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, qui critique toute ingérence étrangère dans cette affaire. "Oui, nous allons convoquer l'ambassadeur des Etats-Unis en France, puisque l'ambassade des Etats-Unis en France a fait un commentaire sur ce drame (...) qui concerne la communauté nationale", a déclaré le chef de la diplomatie française dans l'émission "Questions Politiques" sur Franceinfo, France Inter et Le Monde. "Nous refusons toute instrumentalisation de ce drame qui endeuille une famille française", a-t-il ajouté. "Nous n'avons aucune leçon, s'agissant de la violence en particulier, à recevoir de l'internationale réactionnaire", a-t-il poursuivi.
Des milliers de personnes ont défilé samedi à Lyon pour rendre hommage à ce militant identitaire, mort après avoir été frappé le 12 février par des militants antifascistes. Le rassemblement, qui s'est tenu sous forte présence policière, a été émaillé de quelques légers accrochages avec des riverains. Des chants comme "On est chez nous !" ont été par ailleurs entonnés par des manifestants.Le Quai d'Orsay dénonce des ingérences
La préfecture du Rhône a annoncé avoir saisi la justice au sujet des saluts nazis et des insultes proférées. "Je condamne évidemment les signes et saluts nazis qui ont été observés hier lors de la manifestation et la préfecture du Rhône a eu...
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22/02 - Les droits de douane de Donald Trump invalidés par la Cour suprême... Et maintenant ?
Un remboursement rapide, intégral et automatique. C'est ce qu'a réclamé la coalition We Pay the Tariffs, porte-voix de 800 petites entreprises américaines, dans la foulée du verdict de la Cour suprême, déclarant illégaux les droits de douane instaurés par le président au nom de la loi International Emergency Economic Powers Act (IEEPA) de 1977. "Les petites firmes ne peuvent se permettre d'attendre des mois, voire des années, le temps que les lenteurs administratives se résolvent, ni d'engager des frais de justice exorbitants pour récupérer un argent qui leur a été indûment extorqué", a plaidé Dan Anthony, directeur de la coalition.
Or dans leur décision de vendredi, les juges ont laissé ce point en suspens. Un sursis pour Donald Trump, qui avait évoqué - au détour d'une publication sur Truth Social mi-janvier - "un véritable chaos" en cas de jugement défavorable, et une somme "quasiment impossible à payer pour l'Amérique". Le secrétaire au Trésor Scott Bessent s'était lui aussi montré pessimiste, déclarant que le versement des indemnités pourrait s'étendre sur des mois ou plus d'un an.
Sans les taxes liées à l'IEEPA, les droits de douane représenteront encore, en moyenne, 9,1 % de la valeur des biens importés (contre 10 à 15 % précédemment, selon Lombard Odier), ce qui reste le taux le plus élevé depuis 1946, a calculé le Yale Budget Lab. Ce sont les entreprises qui ont absorbé la principale partie des surcoûts, expliquait Samy Chaar, chef économiste de Lombard Odier auprès de l'Express début février. "Elles...
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22/02 - En Russie, les soldats contraints de payer jusqu’à 35 000 euros pour échapper au front ukrainien
C'est un cas de corruption de plus mis au jour au sein de l'armée russe. Pour échapper aux lignes de front les plus meurtrières, certains soldats doivent débourser des sommes colossales, de l'ordre de 10 000 à 35 000 euros. Une pratique qui serait systémique, à en croire le témoignage de plusieurs militaires cités par le Telegraph. Dans une vidéo diffusée par le journal britannique, un soldat russe révèle l’existence d’un système de corruption au sein de l’armée, impliquant non seulement une extorsion généralisée mais aussi un trafic illégal d’armes.Extorsion financière systémique
La technique d'extorsion serait la suivante : faire pression sur les soldats en les menaçant d'être envoyés sur les lignes de front les plus meurtrières s'ils refusent de payer les sommes exigées. "Plus de la moitié de notre unité a été réinitialisée - comprendre "envoyée à la mort" - par les commandants", explique le soldat russe Denis Kolesnikov, qui apparaît sur la vidéo. "Tout le monde doit payer les commandants. Si quelqu’un ne paie pas, il est considéré comme inutile, envoyé au front et réinitialisé. J’ai personnellement vu plusieurs personnes être tuées", ajoute-t-il.
Si cet argent est censé permettre de remplacer du matériel "disparu", la réalité serait tout autre : les commandants empocheraient fréquemment une partie du salaire destiné au soi-disant "soutien de l’unité".
Le Centre ukrainien pour la sécurité et la coopération (USCC), qui a vérifié la vidéo, indique d'ailleurs que ces abus sont répandus et systémiques dans l’armée russe,...
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22/02 - "Il faut s’attendre à d’importants bouleversements" : et si l’IA accouchait d’un monde sans travail ?
Nous sommes en juin 1930, à Madrid. Alors que les sociétés européennes subissent de plein fouet les effets de la Grande Dépression, John Maynard Keynes, l’un des intellectuels les plus influents de son époque, s'adresse aux membres de l’Anglo-Spanish Friendship Society. Dans son discours, publié plus tard sous le titre de Perspectives économiques pour nos petits-enfants, l’économiste britannique prédit que "d’ici à cent ans", le monde sera devenu si prospère que les sociétés humaines auront à affronter des enjeux inédits. "Pour la première fois depuis sa création, l’homme fera-t-il face à son problème véritable et permanent : comment employer la liberté arrachée aux contraintes économiques ?", s’interroge-t-il devant un auditoire probablement médusé par un tel niveau d’optimisme.
Prophétique, Keynes ? Certains, comme Andrew McAfee, économiste du MIT, ne sont pas loin de le penser. "Sa thèse, en plein cœur de la Grande Dépression, paraissait délirante. Il avait pourtant raison, car après huit décennies de croissance, nous avons atteint des niveaux de richesses inimaginables au regard des standards de nos ancêtres" assure le chercheur, grand spécialiste du progrès technologique. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : avec la révolution industrielle, apparue en Angleterre dans les années 1760, le PIB mondial a été multiplié par huit entre 1820 et 1950, alors qu’il n’avait été multiplié que par six dans les dix-huit siècles qui ont précédé. Et encore, cela n’est rien comparé à l’envol de la croissance dans la seconde moitié...
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22/02 - Vous voulez oublier l’Amérique de Trump ? Lisez Donald Ray Pollock !
Knockemstiff, nous revoilà ! C’est dans cette bourgade perdue de l’Ohio que Donald Ray Pollock situe ses récits. Il y est né. Il y a grandi. Il en connaît chaque plaie, chaque humiliation. Après plus de trente années passées comme ouvrier dans une usine de pâte à papier - et quelques dérives en plus, alcoolisées ou acides - Pollock s’est décidé, la cinquantaine venue, à écrire. Il aurait sans doute aimé détourner le regard, mais l’évidence s’est imposée : il n’échapperait pas à son patelin.
Ce fut Knockemstiff (2008), puis Le Diable tout le temps (2011) ; The Heavenly Table (2016, Une mort qui en vaut la peine) déplacera ensuite le décor sans rien adoucir du regard. Albin Michel réédite aujourd’hui ces deux livres fondateurs : Le Diable tout le temps, précédé d’une préface affûtée de Marie Vingtras, et Knockemstiff, dans une traduction entièrement révisée de Philippe Garnier. Pourquoi maintenant ? Parce que la superbe collection Terres d’Amérique, dirigée par Francis Geffard, fête en 2026 ses trente ans. Pourquoi Pollock ? Sans doute parce qu’il est celui qui descend le plus frontalement au royaume des ombres, arpentant l’autre Amérique - l’exact envers de celle qui, aujourd’hui, actionne tous les leviers de la puissance made in USA.Cercle infernal
Au moment où tourne à plein régime la lessiveuse techno-théocratique fantasmant une post-humanité rincée à l’IA, Pollock fouaille les blessures d’individus qui n’iront ni au paradis ni sur Mars. Dans Knockemstiff, il aligne les vagabonds, les laissés-pour-compte, les corps...
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22/02 - Vente et exposition : Sotheby’s raconte la collection Jean-Marie Rossi
Quand il a quitté ce monde, à l’âge de 91 ans, on a dit de lui qu’il était le dernier taulier de la profession à s’en être allé. Jean-Marie Rossi, spécialiste du mobilier XVIIIe siècle, mais aussi collectionneur boulimique d’art moderne et contemporain, a longtemps fait partie de l’intouchable "groupe des cinq antiquaires à Paris" aux côtés des Aaron, Meyer, Perrin et autre Segoura. Brillant, charismatique, visionnaire, réputé pour son œil intransigeant apte à débusquer les plus adroits des faussaires, l’homme a cultivé, pendant près de sept décennies, le goût et l’élégance, hérités d’origines italiennes qu’il aimait à évoquer, lui le fils prodige d’un ouvrier milanais, militant syndicaliste et anticlérical.
Depuis ses débuts, en 1956, rue du Cirque, chez Maurice Aveline, qui lui transmet son savoir et dont il reprendra le nom pour baptiser sa propre galerie, jusqu’à sa mort, en décembre 2021, Rossi ne s’est pas contenté de fournir en meubles précieux les prestigieux acquéreurs de la planète, de Marie-Hélène de Rothschild à la famille Agnelli, d’Arturo Lopez à Charles de Beistegui, en passant par les musées Getty ou Orsay, il a accumulé pour son propre compte les pièces rares, flirté avec les styles, les disciplines, les époques.Dali et Jean-Marc Rossi.
C’est cet éclectisme assumé que la maison Sotheby’s met aujourd’hui en lumière avec la vente doublée d’une rétrospective de mobilier, d’objets et d’œuvres d’art, puisés dans la galerie Aveline, place Beauvau, et dans la collection personnelle de Jean-Marie Rossi conservée...
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22/02 - Salon de l’agriculture : "Le monde agricole est avide d’innovations"
Entre le réchauffement climatique, l’érosion de la biodiversité, l’appauvrissement des sols, le risque de virus toujours plus résistants comme l'a montré la dernière épizootie de dermatose nodulaire contagieuse qui a frappé les bovins français durant l’hiver, l’agriculture n’a pas d’autre choix que de changer de modèle et se réinventer dans un monde toujours plus concurrentiel. Robotisation, intelligence artificielle, nouvelles semences, images satellitaires et prévisions, agrivoltaïsme… les nouvelles technologies (agritech) doivent permettre à nos cultivateurs et nos éleveurs de travailler dans un monde plus durable. Plongée au cœur de la ferme 2.O.
Entre le réchauffement climatique, l’érosion de la biodiversité, l’appauvrissement des sols, le risque de virus toujours plus résistants comme l'a montré la dernière épizootie de dermatose nodulaire contagieuse qui a frappé les bovins français durant l’hiver, l’agriculture n’a pas le choix de changer de modèle et se réinventer dans un monde toujours plus concurrentiel. Robotisation, intelligence artificielle, nouvelles semences, images satellitaires et prévisions, agrivoltaïsme… les nouvelles technologies (agritech) doivent permettre à vos cultivateurs et nos éleveurs de travailler dans un monde plus durable. Plongée au cœur de la ferme 2.O.
Il n’y aura pas d’agriculture durable sans davantage préserver les sols. Ce qui passe par moins d’engrais et des traitements phytosanitaires plus ciblés.
L'Express : Comment définir l’agriculture de précision ?
Jean-Pierre Cohan....
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22/02 - Monnaie refuge, taux d’intérêt proches de zéro... La Suisse, ce pays qui rassure les investisseurs
Le résultat prête à sourire. Récemment, Michel Bruno Girardin s'est amusé à sortir sa calculette. Ce professeur d'économie et de finance à l'université de Genève a constaté que le franc suisse s'est apprécié de 39 % sur les vingt dernières années. Un chiffre qui rappelle de mauvais souvenirs aux Helvètes : 39 %, c'est aussi le taux de droits de douane que leur avait imposé Donald Trump, le 1er août dernier, provoquant un séisme dans le pays. "Ce fut un choc immense. On s'attendait à être logés à la même enseigne que l'Europe, soit 15 %", se souvient Michel Bruno Girardin. Le raisonnement du président américain n'avait, en réalité, rien d'économique. Et ce n'est qu'à l'issue d'un deal avec Washington que la Suisse parvint à obtenir ce taux.
Depuis, le franc suisse poursuit son ascension et fait plus que jamais office de valeur refuge, au vu du contexte géopolitique de ces derniers mois. "Récemment, des monnaies traditionnellement considérées comme telles, à l'instar du dollar américain et du yen, ont été au cœur des incertitudes que les investisseurs cherchaient précisément à fuir, ce qui a renforcé le statut du franc suisse", relève l'économiste Alexandra Janssen, directrice générale la société de gestion d'actifs Ecofin Portfolio Solutions.
Au Japon, "le tournant de la politique budgétaire, combiné à la victoire électorale du parti au pouvoir, a ravivé les inquiétudes des marchés quant à la capacité du pays à rembourser sa dette sur le long terme, détaille Maxime Botteron, économiste chez UBS Global Wealth...
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22/02 - Guerre en Ukraine : ces pertes colossales de l’armée russe qui interrogent
Bientôt quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, le pouvoir russe n’en finit plus de serrer la vis. Le 18 février, la Douma d’Etat, la chambre basse du Parlement russe, a adopté en première lecture un projet de loi visant à renforcer les mesures préventives contre la "distorsion de la vérité historique" et "le manquement au devoir de défendre la patrie". L’objectif, selon le vice-président du comité sur la sécurité Anatoly Vyborny : "sensibiliser l'opinion publique afin que toute tentative de se soustraire à la défense de la patrie soit perçue comme socialement inacceptable", retrace le média d’Etat RIA Novosti. Et de facto, faciliter toujours plus le musellement de toute voix discordante quant au bien-fondé de la guerre. Il faut dire que sur le front, la tendance de ce début d’année n’est pas réjouissante pour Moscou.
Au cours des deux derniers mois, les pertes militaires russes (morts, blessés, disparus) auraient dépassé le nombre de nouvelles recrues, selon des déclarations du ministre britannique de la Défense John Healey à l'agence Bloomberg le 15 février, confirmant de précédentes informations ukrainiennes en ce sens. Rien qu’en décembre, celles-ci auraient atteint les 35 000 hommes, et 30 000 en janvier. Une stratégie d’usure de l’ennemi dont l’Ukraine a fait l’un de ses objectifs prioritaires. Au moment de sa prise de fonction en janvier, le nouveau ministre de la Défense, Mykhailo Fedorov, avait ainsi annoncé vouloir porter les pertes russes à 50 000 par mois d’ici à l’été prochain.17 fois plus...
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21/02 - "Fasciste" et "antifasciste" : la France de 2026 est un cauchemar
Il règne en France une atmosphère irrespirable. Il régnait ce samedi une atmosphère irrespirable à Lyon, dont Fernand Braudel disait : "Son destin n’est pas plus simple que celui du fleuve ; la ville est, à elle seule, un difficile problème de l’historien de France, peut-être le problème clé, sûrement l’indicateur clé." Dans cette commune associée à jamais au nom de Jean Moulin, on traquait le visage de l’autre lors d’un hommage funèbre.
Ainsi s’achève une semaine de débats publics nauséabonds consécutifs à une mort par lynchage ayant entraîné la mise en examen et la détention de collaborateurs d’un député – sans que cet élu de la République n’y trouve rien à redire, le groupe parlementaire auquel il appartient, pas davantage.
Les fractures françaises sont là, béantes, qui divisent le pays en clans. Chacun impose son récit et n’écoute plus l’autre. Dans la France des vérités parallèles règnent le mensonge ou la dissimulation.
Pendant ce temps, la réalité nous saute aux yeux, pire elle nous prend à la gorge. Il n’allait pas de soi que le IIIe Reich puisse inspirer une nostalgie, ni que réhabiliter Hitler constitue un objectif au XXIe siècle. Qu’il y ait des militants revendiquant l’héritage fasciste dans des groupuscules est peu contestable, de même qu’il existe dans le monde une ultradroite qui cherche à réhabiliter le nazisme, ainsi que l’a raconté une enquête récente de L'Express. Il n’était pas écrit non plus qu’un parti de gauche – ne lui dites surtout pas qu’il est d’extrême gauche – refuserait de se désolidariser...
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21/02 - Donald Trump porte de 10 à 15 % sa surtaxe mondiale après le revers de la Cour suprême
Donald Trump a annoncé samedi sur son réseau Truth Social l'augmentation de sa nouvelle surtaxe mondiale de 10 % à 15 %, après que la Cour suprême des Etats-Unis a annulé la veille les droits de douane dits "réciproques" qu'il avait imposés en 2025, dont une partie a été jugée illégale.
"Sur la base d’un examen approfondi, détaillé et complet de la décision ridicule, mal rédigée et extrêmement anti-américaine sur les droits de douane rendue hier, après de nombreux mois de réflexion, par la Cour suprême des États-Unis, veuillez considérer cette déclaration comme l’expression de ma volonté, en tant que président des États-Unis d’Amérique, d’augmenter immédiatement les droits de douane mondiaux de 10 % sur les pays, dont beaucoup ont “exploité” les États-Unis pendant des décennies, sans représailles (jusqu’à mon arrivée !), au niveau pleinement autorisé et légalement testé de 15 %", a-t-il écrit sur son réseau social.
La veille, furieux de la décision de la plus haute juridiction américaine, Donald Trump avait ordonné une surtaxe mondiale de 10 % sur tous les produits importés, supposée entrer en vigueur le 24 février pour une durée de 150 jours, avec quelques exemptions sectorielles.
La loi l'autorise à imposer des droits de douane pouvant aller jusqu'à 15 % sur une période de 150 jours, même si cette décision peut faire l'objet de contestations...
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21/02 - Danemark : renforcée face à Donald Trump, Mette Frederiksen veut capitaliser dans les urnes
L'heure est aux élections anticipées au Danemark. Sortie renforcée politiquement de son bras de fer avec Donald Trump, au sujet de l'île danoise du Groenland, la Première ministre Mette Frederiksen veut tout faire pour capitaliser sur cet élan. Au point d'avancer les législatives prévues initialement le 31 octobre prochain : ce jeudi 26 février, la dirigeante a annoncé que le scrutin se tiendrait finalement le 24 mars.
Avant le regain de tensions avec les Etats-Unis, en janvier dernier, la sociale-démocrate se trouvait pourtant fragilisée sur le plan national. La hausse du coût de la vie, ainsi que la suppression d'un jour férié ont en effet suscité un vif mécontentement de la part de l'opinion publique danoise. Symptôme du recul des sociaux-démocrates, le parti avait subi un revers l'année dernière lors des municipales, allant jusqu'à perdre son bastion historique : la capitale, Copenhague. Une première en un siècle.
Mais les tensions internationales semblent avoir dévié l'attention, et fait émerger Mette Frederiksen, 48 ans, comme la leader qui tient tête à une puissance américaine imprévisible, avec le soutien de l'Europe. Depuis, les sociaux-démocrates danois ont progressé dans les sondages, passant de 18 % en décembre à 23 % en janvier.
"La question du Groenland n'étant toujours pas résolue de manière définitive, les électeurs souhaitent élire la personne la plus à même de diriger le Danemark dans un environnement mondial plus hostile", analysait récemment Bloomberg, qui estime que la...
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21/02 - Que contiennent vraiment les laits infantiles ? Enquête sur ce que boivent nos bébés
C'est une crise qui a fait trembler les rayons de pharmacies et de supermarchés de plus de soixante pays. Depuis décembre, des rappels massifs de laits infantiles se succèdent en Europe : Nestlé (Guigoz, Nidal), Lactalis (Picot), Danone (Aptamil, Gallia, Blédilait), Vitagermine (Babybio)… En cause : la céréulide, une toxine retrouvée dans un ingrédient commun à toutes ces marques, une huile riche en acide arachidonique (ARA). Celle-ci a été fournie par un unique fabricant chinois, Cabio Biotech, basé à Wuhan. L'entreprise est l’un des leaders mondiaux de la production d'huile d'ARA (qui est concentrée en Chine et aux États-Unis : aucune usine n'existant en Europe) et revendique plus de 300 partenaires dans le monde.
Trois signalements de décès de nourrissons ont été portés à la connaissance des autorités sanitaires. Aucun lien de causalité n'a été établi à ce stade, mais des enquêtes judiciaires sont en cours. L'évaluation menée en urgence par les autorités européennes a conclu, le 19 février, que le risque était désormais "faible". Reste que l'affaire a suscité une inquiétude légitime chez les parents et a mis en lumière un paradoxe. Alors que le lait infantile peut être le premier - et parfois le seul - aliment d'un nourrisson pendant des mois, rares sont ceux qui savent ce qu'il contient vraiment et comment il est fabriqué.Retirer toutes les graisses, puis reconstruire
Les laits infantiles sont fabriqués à partir de lait de vache, dont la composition diffère sensiblement du lait maternel. Et pour cause, il...
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21/02 - Droits de douane annulés par la Cour suprême : de quels recours dispose Donald Trump ?
C'est le plus grand revers judiciaire essuyé par Donald Trump depuis son retour à la Maison-Blanche. Vendredi 20 février, la Cour suprême américaine, la plus haute instance juridique des Etats-Unis, a jugé illégale une partie des tarifs douaniers imposés par l'administration Trump au cours de l'année 2025. Six des neuf juges qui composent l'instance, pourtant à majorité républicaine, ont ainsi choisi d'invalider le principal outil de la politique économique de Donald Trump. Toutefois, ce dernier pourrait avoir recours à d'autres dispositifs légaux pour contourner cette opposition : de quels outils dispose-t-il pour continuer à imposer ses tarifs au reste du monde ?Jusqu'à 170 milliards de dollars de préjudices
Alors que Donald Trump dînait avec des gouverneurs au moment où est tombée l'annonce, il aurait déclaré à son entourage "bouillonner de l'intérieur", qualifiant la décision de "scandaleuse", comme le relate le Wall Street Journal. Ces derniers mois, il avait déjà tenté de mettre la pression sur les juges, en déclarant que la décision de la Cour suprême dans cette affaire serait une question de "vie ou de mort" pour l'économie américaine, arguant qu'une décision annulant les droits de douane déclencherait un désastre économique.
Et pour cause, la décision "qui concerne la majorité des tarifs imposés par Trump les annule. (...) Elle ouvre également la voie à des batailles juridiques concernant le remboursement des droits de douane déjà acquittés par les importateurs américains", détaille l'agence...
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21/02 - Droits de douane de Donald Trump : le retour de l’incertitude, par Ruth Guerra
L’administration américaine va-t-elle devoir rembourser plus de 100 milliards de droits de douane à des milliers d’importateurs américains, un processus qui n’aurait pas de précédent en matière de complexité et de montant ? C’est naturellement la question qui se pose avec la décision rendue le 20 février, à six voix contre trois, par la Cour suprême, la plus haute juridiction américaine. Cette dernière a jugé inconstitutionnels plusieurs droits additionnels introduits par l’administration Trump en 2025 sur la base de l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA).
Sont concernés notamment les droits dits "réciproques" imposés sur une grande majorité des pays. On se souvient de cette scène surréaliste du président américain brandissant devant les caméras un tableau avec une ligne de taux par pays, pour démontrer à quels points les intérêts vitaux des États-Unis étaient menacés par un certain nombre de pays exportateurs à qui l’administration américaine a imposé des surtaxes sur une large gamme de produits en provenance de Chine, du Canada, du Mexique et du Brésil.
Or, selon les juges, le président des États-Unis ne détenait pas, en vertu de la Constitution, le pouvoir d’instaurer de tels droits sans l’aval du Congrès. L’IEEPA permet certes de "réguler" les échanges internationaux en période d’urgence, mais cette régulation, ont-ils estimé, ne saurait s’étendre à l’imposition de taxes douanières supplémentaires, compétence réservée au législateur.Un enjeu économique colossal
Cette décision de la Cour suprême...
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21/02 - Joann Sfar : "La polarisation de notre société ressemble à ce qu’on observe sur les réseaux sociaux"
Si vous appréciez la cuisine italienne, Joann Sfar vous emmènera à coup sûr dans "sa deuxième maison" ; une adresse confidentielle, nichée à quelques encablures d'Odéon, au cœur du 6e arrondissement de Paris. Ses premiers déjeuners ici, l'auteur le plus Corto-Maltesien de la capitale les a partagés avec Wolinski, Cabu, et d'autres de Charlie. "Le début des années quatre-vingt-dix, une autre époque, un autre monde", sourit un brin nostalgique le dessinateur qui recommande les pâtes, "toujours excellentes", avant de se résoudre à commander un des quatre ou cinq carpaccios de bœuf proposés à la carte. "C'est-à-dire que si je mange des pâtes, je n'arriverai pas à écrire cet après-midi", sourit - Joann Sfar sourit beaucoup - l'auteur de Terre de sang, le temps du désespoir (Les Arènes BD)*.
Ce pavé de six cents pages est le dernier de sa série sur le conflit israélo-palestinien commencée au lendemain du 7-Octobre. La trilogie bouclée, Sfar est certain désormais de vouloir revenir à ses premiers amours, la fiction. Mais avant, L'Express a voulu obtenir de ce modéré à l'extrême quelques vues du réel. Entretien.
L'Express : Vous avez intitulé ce livre Le temps du désespoir. N'y a-t-il pourtant pas, dans le flot de témoignages recueillis, de quoi entrevoir un espoir ?
Joann Sfar : J'ai rencontré des gens remarquablement ouverts d'esprit des deux côtés, et c'est là que réside, selon moi, la plus grande part d'espoir. Si j'ai appelé ce livre Le temps du désespoir c'est parce que je m'inscris dans la filiation de Kessel,...
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21/02 - Attractivité : l’opportunité manquée de la France par rapport à ses rivaux en Europe
Marché du travail trop rigide, fiscalité élevée, carcans administratifs… Les failles françaises sont bien connues des investisseurs outre-Atlantique. Bien qu'ils soient les premiers employeurs étrangers sur le territoire national, leur confiance vis-à-vis de l'Hexagone s'érode. Il faut dire qu'entre le charivari budgétaire, les propositions de nouvelles taxes rocambolesques ou encore la dégradation de la note souveraine par S&P, l'année 2025 aura apporté son lot d'incertitudes.
Fidèles à leur rituel annuel, la Chambre de commerce américaine en France (AmCham) et le cabinet de conseil Bain & Co ont sondé les investisseurs américains dans l'Hexagone sur leur vision du pays. Pour cette 26e édition de leur baromètre, le tableau s’assombrit un peu plus. Premier choc : moins d'un tiers d'entre eux évoquent une perception positive par leur maison mère par rapport à d'autres destinations européennes - le taux le plus bas depuis 2017. Et leur scepticisme semble s'inscrire dans la durée, avec 41 % de sondés anticipant une détérioration du contexte économique de leur secteur dans les 2 à 3 prochaines années. Résultat : un attentisme qui freine les projets et les augmentations d'effectifs.Des faiblesses qui s'aggravent
Parmi les principaux facteurs qui guident les décisions d'investissement, le rapport cite le contexte macroéconomique, la stabilité politique, la sécurité des biens, le coût et la qualification de la main-d’œuvre. Seul hic : "quatre de ces cinq critères ne font pas partie des points forts de...
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21/02 - Au cœur de Pigalle, la renaissance prometteuse du Bus Palladium
"Ce 'Bus' qui bouleverse les habitudes du Tout-Paris', titrait L’Aurore en décembre 1965 pour célébrer l’arrivée, quelques semaines plus tôt, d’un nouveau-né chahuteur dans la sphère des repaires nocturnes de la capitale. Cette année-là, en plein boom yéyé, sous l’impulsion des deux jeunes James – Arch et Thibaut –, le Bus Palladium ouvre au cœur de Pigalle et fait très vite parler de lui. Sur le site d’un ex-dancing de la rue Pierre-Fontaine, l’endroit détrône alors le bon vieux Golf-Drouot pour devenir le temple du jerk et le rendez-vous des beatniks.
Dès son ouverture, le lieu mêle les générations, abolit les frontières sociales, réunissant sur son dancefloor des noctambules de tous poils : ouvriers de chez Renault, bourgeois venus s’encanailler, dandys au look improbable, figures du rock’n’roll, chanteurs décalés, créateurs irrévérencieux, mannequins, gens de lettres. Dali y trimbale son félin en laisse, Gainsbourg s’en inspire pour pondre Qui est in qui est out, les Beatles s’y produisent en concert, Mick Jagger y fête son anniversaire. Plus tard, Gloria Gaynor, la grande prêtresse du disco, les groupes Téléphone et Rita Mitsouko arpenteront à leur tour la scène du Bus.Dès son ouverture, en 1965, le lieu devient un must des nuits parisiennes.
Après six décennies de nuits folles, après avoir vu sa survie plusieurs fois menacée, notamment par l’arrivée du Palace à la fin des années 1970, le Bus Palladium tire le rideau en 2022 pour laisser place aux pelleteuses, avec l’objectif d’en faire un hôtel-club atypique....
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21/02 - Agriculture : du gardien de poules à l’effeuilleur de tomates, ces robots qui révolutionnent la ferme
Entre le réchauffement climatique, l’érosion de la biodiversité, l’appauvrissement des sols, le risque de virus toujours plus résistants comme l'a montré la dernière épizootie de dermatose nodulaire contagieuse qui a frappé les bovins français durant l’hiver, l’agriculture n’a pas d’autre choix que de changer de modèle et se réinventer dans un monde toujours plus concurrentiel. Robotisation, intelligence artificielle, nouvelles semences, images satellitaires et prévisions, agrivoltaïsme… les nouvelles technologies (agritech) doivent permettre à nos cultivateurs et nos éleveurs de travailler dans un monde plus durable. Plongée au cœur de la ferme 2.O.
Ils sont présents partout. Dans les champs pour récolter, au milieu des vergers afin d’effeuiller, au cœur des vignes pour désherber, jusqu’à l’étable en assurant la traite des vaches et demain dans les vastes prairies en supplantant les… chiens de bergers. Rarement un secteur n’aura engendré autant de types de robots que l’agriculture. A condition de séparer le bon grain de l’ivraie.
Il traite les vaches Astronaut A5 Next de Lely (Pays-Bas)
Depuis l’introduction du tout premier robot de traite sur le marché au début des années 1990, Lely ne cesse de perfectionner ses solutions destinées aux éleveurs de vaches laitières. Son dernier modèle, l’Astronaut A5 Next, compatible avec les versions précédentes de l’A5, intègre un nouveau système d’exploitation qui facilite l’assistance à distance et les mises à jour logicielles en ligne. Doté d’un bras intelligent combinant...
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21/02 - Langue française : et l’arAgnée devint l’arAIgnée…
Avez-vous peur des araignées ? Si la réponse est oui, vous êtes donc arachnophobe. Mais au fait, pourquoi n’ai-je pas écrit "araignophobe" ? Ce serait plus logique, après tout. A ceci près qu’en réalité, nous ne devrions pas prononcer araignée mais aragnée. Vous allez comprendre pourquoi.
Comme d’habitude, tout part du latin. Les Romains avaient donné à cette satanée petite bestiole le nom d’araneus, dont l’évolution logique en français est "aragne". C’est sous cette forme d’ailleurs que le mot s’est longtemps rencontré. Ce n’est pas par hasard si, dans l’une de ses fables (1), La Fontaine fait rimer ce terme avec "campagne".
Mais imaginons maintenant que vous vous trouviez face à cette phrase : "l’aragne stagne". Dans les deux cas, il est bien écrit "agne", mais il faut prononcer les deux syllabes différemment ! C’est pour éviter au lecteur de commettre des erreurs que l’on a eu l’idée de le faire précéder dans le premier mot de la lettre "i". D’où : araigne.
Seulement voilà : à force de voir ce "i" écrit, on a fini par en oublier la fonction et… on s’est mis à prononcer le couple de lettres "ai" d’araignée comme on le fait pour le joli mois de "mai". Notez d’ailleurs que la même erreur a été commise pour le grand Montaigne, qui s’appelait évidemment Montagne.
Incroyaible… mais vra !
(1) La goutte et l’araignée.
Sources : Dictionnaire historique de la langue française (Le Robert) et "Araignée, l’histoire du mot", par Bernard Fripiat (sur...
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21/02 - Les Alpes bientôt sous pavillon américain ? L’offensive de Vail Resorts qui inquiète en Suisse
Le domaine de Crans-Montana a récemment fait les gros titres pour de bien tristes raisons. Endeuillée par le terrible incendie du Nouvel An qui a coûté la vie à 41 personnes, cette station de ski huppée était moins habituée à la rubrique faits divers qu'à celle des chroniques économiques. En mai 2024, le groupe américain Vail Resorts - souvent décrit comme le leader mondial du secteur - s'est offert 84 % de la société CMA qui gère les remontées mécaniques de la station, ainsi qu'une école de ski, des espaces de location et plusieurs restaurants. L'entreprise n'en est pas à son coup d'essai : deux ans plus tôt, elle s'était déjà emparée de la station d'Andermatt en Suisse centrale.
Il n'en fallait pas moins pour affoler une partie de la population locale. "Comment Vail Resorts est en train de détruire le ski", titre le quotidien suisse Blick, "Une nouvelle peur s'empare des Alpes", raconte encore le quotidien germanophone Welt... En octobre dernier, les habitants de trois communes des Grisons ont même voté à 85 % pour le rachat du domaine skiable de Weisse Arena, convoité par le champion mondial des télésièges. Montant de l'opération : 94,5 millions de francs suisses, soit plus de 100 millions d'euros.
"La montagne est quand même un monde particulier, assez traditionnel, s'amuse Laurent Vanat, consultant suisse et auteur d'un rapport annuel très commenté sur le tourisme hivernal, les gens d'ici ne changent pas très très vite. Un acteur américain ne peut pas venir et jouer les cow-boys." C'est bien là la...
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21/02 - Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur : "Il faut se débarrasser des moutons noirs dans le privé"
Avis de gros temps sur l’enseignement supérieur. Les écoles de commerce et de management françaises vont devoir traverser bien des tempêtes dans les années à venir. Confrontées à une baisse de la démographie, à la diminution des aides publiques, ou encore à une concurrence internationale accrue, beaucoup vont devoir se réinventer et diversifier leurs sources de financement pour survivre. A cela s’ajoute un autre écueil : la multiplication d’officines privées peu scrupuleuses qui surfent sur un marché déjà en forte tension. Pour L’Express, Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, revient sur son projet de loi qui sera discuté au Sénat au printemps et dont l’objectif est de réduire les risques de dérive. Entretien.
L'Express : Bon nombre de business schools sont obligées de revoir leur modèle économique, notamment en raison de la baisse démographique annoncée. Faut-il s'attendre à une modification profonde du marché et à des restructurations dans les années à venir ?
Philippe Baptiste : Le regard que je porte sur ces écoles de commerce, qui appartiennent dans leur très grande majorité au secteur privé, est forcément un peu décalé par rapport à celui que je porte sur l’université ou les écoles d’ingénieurs publiques. Mais j’observe que l’offre est aujourd’hui à la fois très élevée, peut-être trop par rapport à la demande, et très hétérogène. D’un côté, certaines grandes business schools sont à la fois reconnues, attractives et ouvertes sur l’international. Ce dont on ne peut que se...
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21/02 - 13 000 "riches" échappant à l’impôt sur le revenu : ces chiffres polémiques qui ne veulent rien dire
Après avoir enflammé les discussions politico-budgétaires de l’automne, la taxe Zucman était passée de mode. Quelques statistiques communiquées par Bercy le 18 février ont remis une pièce dans la machine des partisans d’un alourdissement de la fiscalité des plus riches. Des informations transmises à deux membres de la Commission des finances du Sénat, Jean-François Husson (LR) et Claude Raynal (PS), que la contradiction entre les propos de l’ancien ministre de l’Economie, Éric Lombard et ceux de la future ex-ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin avaient interloqués.
"Parmi les personnes les plus fortunées, des milliers ont un revenu fiscal de référence de zéro. Ils ne paient aucun impôt sur le revenu !", s’était ému le premier dans Libération en janvier. "Il n’est pas vrai que des dizaines de milliers de Français fortunés ne paieraient aucun impôt sur le revenu", avait rétorqué la seconde à l’Assemblée nationale. Périmètre d’analyse imprécis, ordres de grandeur discordants… Nos deux sénateurs étaient bien décidés à y voir clair. Au vu des premières réponses apportées par le gouvernement, le brouillard n’est pas franchement levé.Injustice ou fraude ?
Le principal message de cette note ? Parmi les foyers soumis à l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), 18 525 ne payent aucun impôt sur le revenu (IR). En évinçant du calcul les non-résidents et les contribuables trépassés dans l’année, restent 13 335 ménages. Un effectif suffisant pour que Gabriel Zucman reprenne la plume. "Les taux d’imposition d’apparence...
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21/02 - "On connaît la détermination de Poutine, moins celle de Trump" : leurs stratégies d’intimidation décryptées
Cet hiver, l'Essec Business School a lancé un Observatoire des stratégies d’influence, d’ingérence et d’intimidation au sein de son centre géopolitique, défense & leadership, codirigé par Aurélien Colson, l'Amiral Finaz (ancien directeur de l'Ecole de Guerre) et Frédéric Charillon, ex-patron de l'Irsem au ministère des Armées et auteur de Géopolitique de l'intimidation (Odile Jacob, 2025). Ces deux derniers expliquent à L'Express les motivations de ce projet et analysent les stratégies des dirigeants actuels pour conquérir les esprits.
L'Express : Quelle distinction établissez-vous entre l'influence, l'ingérence et l'intimidation ?
Frédéric Charillon : Ce sont trois fonctions différentes. L’influence, d’abord, consiste à convaincre sans contraindre. On cherche à modifier le comportement d’un acteur - un dirigeant, une opinion publique, un décideur économique… - en lui faisant comprendre qu’il a intérêt à aller dans notre sens. Cela peut passer par des arguments rationnels, par le prestige culturel, mais aussi par des avantages concrets : accès à des réseaux, financements, opportunités.
Loïc Finaz : Nous avons, en Europe occidentale, une vision très idéalisée de l’influence. Nous pensons que si notre raisonnement est bon, il convaincra. Le dialogue suffira. C’est la tentation du raisonnable, mais c'est une erreur que nous reproduisons systématiquement. Or le monde ne fonctionne pas sur la base du raisonnable. D’autres acteurs utilisent l’argent, les dépendances économiques, ou jouent sur l’émotion, voire la...
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20/02 - Gaza : à quoi pourrait ressembler la base militaire internationale envisagée par Donald Trump ?
Selon une information exclusive du quotidien britannique The Guardian, le président des Etats-Unis et son administration envisageraient de construire une base militaire à Gaza. La structure, composée d'un petit champ de tir, de bunkers et d'un entrepôt, pourrait accueillir 5 000 personnes. Ce site, ceinturé de barbelés et de 26 tours de guet blindées, s'étendrait sur 35 000 mètres carrés, d'après les registres des contrats du Conseil de la paix, consultés par les journalistes.
Les lieux devraient servir de base opérationnelle pour accueillir la future Force internationale de stabilisation (ISF). Introduites par l'accord de cessez-le-feu du 10 octobre entre le Hamas et Israël, puis voté à l'ONU en novembre - dans le cadre du Plan de paix pour Gaza de Donald Trump - ces troupes auront pour vocation de superviser la sécurité dans l'enclave et à ses frontières. "Protocole relatif aux restes humains"
Grâce à une vidéo à laquelle The Guardian a eu accès, ses journalistes ont pu établir que les Etats-Unis prévoyaient de construire la base militaire dans une zone du sud de la bande de Gaza. Selon une source proche du dossier, des entreprises de construction "ayant de l'expérience dans les zones de guerre", ont déjà visité les lieux. Le contrat, préparé par des responsables américains a directement été émis par le Conseil de la paix. Sondés par le quotidien britannique, des experts ont confié leurs inquiétudes face à l'opacité de l'institution, particulièrement sur le volet financier.
Le document précise que...
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20/02 - Droits de douane : la Cour suprême invalide les purs fantasmes de Donald Trump, par Rainer Zitelmann
Les droits de douane constituent le pilier central de la politique économique de Donald Trump. Or, c'est précisément dans ce domaine qu'il a enfreint la Constitution américaine. Ce n'est pas une décision rendue par des juges de gauche, mais bien par la majorité conservatrice de la Cour suprême elle-même, qui vient d'invalider les droits de douane imposés par le président américain. Ceux-ci étaient fondés sur une législation destinée aux situations d'urgence nationale. À une majorité de six voix contre trois, la Cour a confirmé une décision d'un tribunal inférieur selon laquelle le président républicain avait outrepassé ses pouvoirs en invoquant la loi de 1977.
La politique tarifaire de Trump repose sur la promesse que des droits d'importation élevés peuvent ramener des emplois industriels aux États-Unis. Cela a peu de chances de fonctionner. La fabrication aux États-Unis est tout simplement trop coûteuse. Motorola en a fait l'expérience lorsqu'elle a ouvert une usine de smartphones au Texas en 2013, pour la fermer douze mois plus tard. Les analystes estiment qu'il faudrait trois ans et environ 30 milliards de dollars à Apple pour délocaliser seulement 10 % de sa chaîne d'approvisionnement asiatique aux États-Unis. En réalité, Apple a réagi à l'augmentation des droits de douane imposés par Trump à la Chine en délocalisant une partie de sa production ailleurs, non pas aux États-Unis, mais en Inde, ce qui a déclenché de nouvelles menaces tarifaires de la part de Trump.9 600 puis 18 000 milliards de dollars......
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20/02 - Ventes de livres : Pierre Lemaitre, seul survivant face à l’hécatombe générale ?
Où sont les lecteurs ? Faire un tour d’horizon des ventes de livres rendrait neurasthénique même un gourou intoxiqué à la pensée positive. On sait que le mois de décembre, avec Noël en point de mire, est un mois prospère pour les libraires, avant que ne revienne la morne plaine de janvier. Les éventuels clients ont fait le plein de nouveautés lors des fêtes de fin d’année et les réseaux sociaux les empêchent d’avancer sur les 750 pages de La Maison vide de Laurent Mauvignier. Pourquoi s’embarrasseraient-ils de titres qu’ils n’auront pas le temps d’ouvrir ?
Pour contrer cet état de fait, les éditeurs ont proposé en janvier des programmes séduisants, avec des auteurs habitués aux best-sellers. Seul Pierre Lemaitre sort du lot avec Les Belles Personnes (Calmann-Lévy), qui arrive déjà à 150 000 exemplaires. Mais même Delphine de Vigan et Mélissa Da Costa sont au-dessous des attentes. La première a vendu 50 000 exemplaires de Je suis Romane Monnier (Gallimard), et la seconde 65 000 exemplaires de Fauves (Albin Michel). Rappelons que nous parlons là de romancières qui ont déjà connu le million d’exemplaires (grand format et poche confondus) – avec No et moi et Rien ne s’oppose à la nuit pour Delphine de Vigan, et Tout le bleu du ciel pour Mélissa Da Costa.
Thomas Schlesser lui non plus ne réédite pas l'exploit de ses chiffres passés. Après avoir parlé de peinture dans le roman-phénomène Les Yeux de Mona (qui a dépassé le million d’exemplaires dans le monde), il refait un peu la même chose en vulgarisant cette fois la...
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20/02 - Arrestation de l’ex-prince Andrew : le séisme de trop pour la monarchie britannique ?
Il est des matins où l’Histoire s’invite sans frapper. Ce jeudi 19 février, à 8 heures, la police britannique a arrêté Andrew Mountbatten-Windsor à Wood Farm, sur le domaine royal de Sandringham. Selon la BBC, ni le roi, ni le Premier ministre Keir Starmer n’avaient été prévenus en amont. Ce fils et frère de monarque, toujours Conseiller d’État et huitième dans l’ordre de succession, entrait donc dans un commissariat comme n’importe quel justiciable britannique.
Près de quatre siècles après l’emprisonnement de Charles Ier, la monarchie britannique découvrait une scène qu’elle croyait reléguée aux gravures d’époque. Même l’abdication d'Edward VIII en 1936, ce coup de théâtre romantique, paraît élégante en comparaison. À l’époque, on exfiltre le problème vers l’exil. En 2026, on le conduit au poste.La crainte d'une fuite de l'ancien prince
Est-ce la fin de la monarchie britannique ? Non. Mais c’est la crise constitutionnelle la plus grave "in living memory", autrement dit de mémoire d’homme. Même Andrew Lownie, historien, fin limier sur les traces de l’ex-prince Andrew depuis des années et auteur du récent best-seller Entitled, the Rise and Fall of the House of York, ne s’attendait pas à une arrestation aussi tôt. Selon lui, la police a agi ainsi pour éviter toute possibilité de fuite — au sens propre comme au figuré. Pour sa part, l’historien redoutait "un départ nocturne" d'Andrew vers le Moyen-Orient.
La rapidité de la police trahit la gravité du soupçon : les enquêteurs ont estimé qu’il fallait intervenir avant que...
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20/02 - "Chacun sait tout de l’autre bord" : comment antifas et identitaires s’épient, entre haine et fascination
"Justice pour Quentin !". Dans les rues du XXe arrondissement de Paris, les voix d’une trentaine d’hommes, masqués et habillés de noir, résonnent contre les trottoirs. Fumigènes en main, ils marchent nerveusement en rang, ou posent fièrement devant la bouche de métro Ménilmontant, hurlant en choeur "Antifas, assassins !", ou "On est chez nous !". Ces images, montées en une vidéo au rythme effréné sur fond de musique haletante et datées du 15 février 2026, ont été diffusées sur des boucles Telegram de groupes identitaires et sur les réseaux sociaux au lendemain de la mort de Quentin Deranque à Lyon.
Lui-même militant de la mouvance nationaliste-révolutionnaire (NR) et passé par les rangs de différents groupes d’extrême droite, ce jeune homme de 23 ans est mort après avoir été passé à tabac par au moins six personnes, à la suite de violents affrontements entre des groupes antifascistes et identitaires. L’enquête ouverte par le parquet de Lyon a permis la mise en examen de sept personnes, dont Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député La France Insoumise (LFI) Raphaël Arnault, lui-même cofondateur du collectif antifasciste la Jeune Garde.
De quoi attiser les désirs de vengeance de groupes identitaires un peu partout en France, comme ce fut le cas à Ménilmontant, quartier du nord-est de la capitale considéré par cette mouvance comme une "terre" de militants antifascistes. "Ils n’ont trouvé personne, mais c’était une tentative d’expédition punitive", souligne Sébastien Bourdon, journaliste indépendant...
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20/02 - Une "affaire Pelicot suédoise" : un homme accusé d’avoir "vendu sa femme" à 120 hommes
La Suède a ouvert une enquête contre un sexagénaire soupçonné d'avoir "vendu sa femme" à quelque 120 hommes. Le suspect a été arrêté le 23 octobre 2025 pour proxénétisme, après une plainte de son épouse, qui a depuis entamé une procédure de divorce. L'accusé est décrit comme un ancien dirigeant des Hells Angels à Stockholm - un groupe de motards actif à l'international et réputé pour ses activités criminelles - il est accusé d’avoir vendu, depuis le début de l’année 2022, les services sexuels de sa victime sur des sites Internet, sans son consentement. "Un grand nombre de personnes, originaires de tout le pays, ont acheté ces services", révélait à l'époque le titre de presse locale, Sundsvalls Tidning.
Au fil de l'enquête, les faits reprochés au Suédois, ont été requalifiés en proxénétisme aggravé. Les sévices infligés à la victime se seraient déroulés au domicile du couple, dans la région d'Ångermanland, mais aussi dans diverses localités du pays et sur Internet, entre le 1er janvier 2022 et jusqu'à l'arrestation du mis en cause."Une exploitation impitoyable de la plaignante"
"Je crois que le proxénétisme a été pratiqué à plus grande échelle et qu'il a impliqué une exploitation impitoyable de la plaignante", a déclaré la procureure Ida Annerstedt à l'agence de presse nationale TT. La magistrate a refusé de préciser si des faits de contrainte sont retenus dans le dossier ou si l’épouse aurait été droguée lors des rapports. Toutefois, Ida Annerstedt a précisé que seuls une trentaine d'hommes risquent d’être poursuivis par la...
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20/02 - Comment l’Iran se prépare à une attaque des Etats-Unis
La guerre est-elle imminente au Moyen-Orient ? Porte-avions, navires de guerre, chasseurs F-35 et F-22… Les Etats-Unis continuent de se renforcer militairement et se préparent à un éventuel conflit armé contre l'Iran. Jeudi, Donald Trump a déclaré qu'il déciderait de ses prochaines actions concernant l'Iran dans les dix jours. Plus tard, il a indiqué aux journalistes que ce délai était d'environ deux semaines maximum. "Nous allons conclure un accord, d'une manière ou d'une autre", a-t-il affirmé.
Alors que le président américain pourrait décider de bombarder l'Iran en raison de son programme nucléaire, Téhéran menace de son côté de représailles contre les bases américaines dans la région en cas d'attaque. Dans une lettre adressée au Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, Téhéran a déclaré qu'il ne déclencherait aucune guerre, mais qu'en "cas d'agression militaire, l'Iran répondrait de manière décisive et proportionnée" dans l'exercice de son droit de légitime défense. "Toutes les bases, installations et ressources des forces hostiles dans la région constitueraient des cibles légitimes", précise le régime iranien dans cette lettre. "Les Etats-Unis assumeraient l'entière responsabilité de toute conséquence imprévisible et incontrôlée."Une première frappe limitée ?
Donald Trump étudie diverses options militaires, tout en réaffirmant sa préférence pour la voie...
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20/02 - En réponse à Barack Obama, Donald Trump va déclassifier des documents sur les extraterrestres
Donald Trump a déclaré jeudi 19 février qu'il ordonnerait aux agences fédérales de commencer à publier les dossiers gouvernementaux relatifs aux extraterrestres et aux objets volants non identifiés, compte tenu du fort intérêt public pour la question.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le président américain a annoncé qu'il ordonnerait au chef du Pentagone, Pete Hegseth, et à d'autres agences de divulguer les informations en leur possession, qualifiant la question d'"extrêmement intéressante et importante". "Je vais demander au ministre de la Guerre et aux autres ministères et agences concernés d’entamer le processus d’identification et de publication des dossiers gouvernementaux relatifs à la vie extraterrestre, aux phénomènes aériens non identifiés et aux objets volants non identifiés", a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social.
Plus tôt dans la journée, Donald Trump, sans fournir de preuves, a accusé l'ancien président Barack Obama d'avoir divulgué indûment des informations classifiées lors de discussions publiques sur les extraterrestres, affirmant que son prédécesseur avait "commis une grosse erreur". "Il a donné des informations classifiées… Il n'est pas censé faire ça", a déclaré Donald Trump aux journalistes lors d'un déplacement en Géorgie."Ils sont réels, mais je ne les ai pas vus"
Lors d'une interview avec l'animateur de podcast Brian Tyler Cohen, diffusée samedi, Barack Obama s'est vu demander si les extraterrestres existaient réellement. "Ils sont réels, mais je ne les ai pas vus, et ils...
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20/02 - La Gen Z ne commande pas à manger, elle calme son anxiété
Aux États-Unis, 40 % des Gen Z et des Millennials commandent un repas livré au moins une fois par semaine. Chez les baby-boomers, 10 % seulement. Cela se vérifie dans les chiffres de DoorDash, leader américain du secteur : 85 % des adultes inscrits ont moins de 44 ans. Ce clivage n’est ni technologique, ni économique au sens classique. Les boomers ont les moyens, les smartphones, les applis. Ils achètent sur Amazon, regardent Netflix, prennent rendez-vous sur Doctolib. Le problème n’est pas le geste. C’est ce que chaque génération voit quand elle ouvre l’application.
Le boomer voit un surcoût. Son cerveau fait la soustraction : le plat vaut 12 euros au restaurant, 18 euros sur l’appli, à quoi s’ajoute la livraison. Le prix de la commodité lui est cognitivement intolérable. D’autant plus que le différentiel entre livraison et retrait sur place est devenu massif à mesure que le secteur s’est concentré et a intensifié sa quête de rentabilité. Il est désormais de 30 % en moyenne, contre 10 % en 2020. Le Gen X, né dans les années 1960 et 1970, voit un aveu de faiblesse : commander quand on a une cuisine fonctionnelle trahit l’ethos d’autonomie d’une génération élevée dans l’idée de faire soi-même. Le Millennial (1980-1990) voit un arbitrage temps-argent, effectué avec culpabilité. Et le Gen Z (2000-2010) ne voit ni un renoncement, ni un luxe mais une infrastructure, au même titre que le Wi-Fi. Il n’achète pas un repas livré, il accède à de la nourriture par l’interface la plus logique de son environnement.
Trois...
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20/02 - Mort de Quentin Deranque : une marche d’hommage autorisée mais sous tension prévue à Lyon
Un contexte de tensions qui préoccupe des dirigeants politiques de tous bords et une inquiétude des services de l'Etat quant aux risques de débordements. Une marche blanche est prévue ce samedi 21 février à Lyon en hommage à Quentin Deranque, ce militant d'extrême droite de 23 ans mort il y a une semaine après une rixe avec des militants antifascistes. Si un certain nombre de rassemblements, manifestations et marches blanches auront lieu ce jour-là dans toute la France, celle organisée dans la préfecture du Rhône, où 2 000 à 3 000 personnes sont attendues, dont plusieurs centaines issues de l'ultradroite, est particulièrement scrutée par les autorités. Plusieurs groupes d'extrême gauche et antifascistes ont appelé à se mobiliser contre la présence de ces militants nationalistes dans les rues de cette ville.
De quoi susciter des craintes d'affrontements entre militants de l'ultradroite et de l'ultragauche. Faut-il dès lors autoriser cette marche blanche ? La question divise la classe politique. Plusieurs responsables politiques locaux, dont le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, ont demandé l'interdiction de cette manifestation, craignant que l'atmosphère de tension dans la ville et l'afflux de militants nationalistes et d'ultradroite venant potentiellement de plusieurs pays européens ne génèrent de nouvelles violences. "Pour garantir un cadre serein et prévenir toute violence, l’interdiction de cette manifestation constitue la seule décision responsable", a indiqué Grégory Doucet dans un...
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20/02 - "La reine Elizabeth serait horrifiée" : l’arrestation de l’ex-prince Andrew vue par la presse britannique
Un ancien prince arrêté le jour de son 66e anniversaire. Andrew Mountbatten-Windsor, le frère cadet du roi Charles III, a été libéré jeudi 19 février, dans la soirée, après avoir été arrêté et placé en garde à vue plus tôt dans la journée pour manquements présumés à l'intégrité dans l'exercice de fonctions publiques. En cause : des allégations selon lesquelles il aurait transmis des documents gouvernementaux confidentiels au criminel sexuel Jeffrey Epstein, aujourd'hui décédé, alors qu'il travaillait comme représentant commercial du Royaume-Uni, entre 2001 et 2011.
L'arrestation de ce membre éminent de la famille royale, huitième dans l'ordre de succession au trône, est "sans précédent" dans l'histoire moderne, et même "historique", souligne à l’unisson la presse britannique. "Andrew Mountbatten-Windsor est devenu le premier membre important de la famille royale britannique à être arrêté dans l'histoire moderne", note la BBC. "C'est la première fois qu'un membre de la famille royale est placé en détention depuis près de 380 ans. En 1647, Charles Ier fut emprisonné par Oliver Cromwell et assigné à résidence au palais de Hampton Court", relève The Times. Une onde de choc pour la famille royale
L'événement survenu jeudi "a suscité une vive émotion" au Royaume-Uni, indique la BBC, notamment au sein de la famille royale. "J'ai appris avec la plus grande inquiétude la nouvelle concernant Andrew Mountbatten-Windsor et les soupçons de manquement à ses fonctions publiques", a réagi le roi Charles dans un communiqué. "C'est le...
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20/02 - Salon de l’agriculture : comment l’intelligence artificielle transforme nos fermes
Entre le réchauffement climatique, l’érosion de la biodiversité, l’appauvrissement des sols, le risque de virus toujours plus résistants comme l'a montré la dernière épizootie de dermatose nodulaire contagieuse qui a frappé les bovins français durant l’hiver, l’agriculture n’a pas d’autre choix que de changer de modèle et se réinventer dans un monde toujours plus concurrentiel. Robotisation, intelligence artificielle, nouvelles semences, images satellitaires et prévisions, agrivoltaïsme… Les nouvelles technologies (agritech) doivent permettre à nos cultivateurs et nos éleveurs de travailler dans un monde plus durable. Plongée au cœur de la ferme 2.O.
L’IA est dans le pré. Dans son exploitation laitière de Saint-Lambert-la-Potherie, à proximité d’Angers (Maine-et-Loire), Benjamin Ménard a équipé ses vaches de capteurs connectés qui permettent, via des algorithmes dopés à l’IA, de surveiller en continu la santé de son troupeau. Dernièrement, il a ainsi été alerté qu’une bête s’était arrêtée de manger, grâce à son collier. “Elle avait un problème à l’estomac indétectable à l’œil nu. Sans intervention du vétérinaire, on l’aurait sûrement retrouvé morte un matin.”
Le jeune homme utilise également l’assistant IA de l’application Pilot’Elevage afin d’analyser les données de son exploitation, comme le nombre de vêlages par semaine, la performance laitière ou le suivi des traitements antibiotiques. Résultat : un gain de temps et de paperasse considérable. "Aujourd’hui, un éleveur peut déclarer une naissance en vingt secondes depuis son...
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20/02 - Des Etats-Unis à la France, le mauvais chemin de la santé publique : l’alerte du Pr Alain Fischer
Depuis une année, l’administration Trump a pris une série de mesures qui va à l’encontre de la santé publique tant aux États-Unis que dans le monde. Le Center for disease control (CDC), qui s'occupe de la surveillance sanitaire, a perdu 20 % de ses effectifs et une part de son budget. La Food and drug administration (FDA) chargée de la régulation de la sécurité des aliments et des médicaments a aussi perdu environ 20 % de ses effectifs. Cette situation expose les Etats Unis à un affaiblissement de sa politique sanitaire, pourtant déjà mal au point. Il en résulte des prises de décision inopportunes du secrétaire à la Santé, Robert F. Kennedy Jr, qui ne s’appuient plus sur une expertise scientifique indépendante, comme on a pu le constater récemment en matière de vaccination. En parallèle, l’administration Trump a démantelé l’agence d’aide au développement (Usaid), auparavant la principale source publique de promotion de la santé mondiale.
Nous avons à bon droit, en Europe critiqué cette politique, en arguant de notre volonté de maintenir et même de promouvoir la santé publique. En est-il bien ainsi ? Des signaux inquiétants viennent sérieusement jeter le doute sur cette volonté. Ils concernent tant la politique de santé publique de la France que sa politique d’aide au développement. L’agence Santé publique France (SPF), créée en 2016 par la fusion de plusieurs institutions, a pour mission la surveillance de l’état de santé de la population à travers le suivi d’une série d’indicateurs, et la préparation au risque...
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20/02 - "L’une des dirigeantes préférées de Donald Trump" : au Japon, le tournant sécuritaire de Sanae Takaichi
Le Japon n’est guère coutumier des bouleversements politiques. C’est pourtant ce qu’il a vécu le 8 février, avec l’écrasante victoire aux législatives de sa première ministre, Sanae Takaichi. Sous la houlette de la "dame de fer" nippone et armé du slogan "Un Japon fort et prospère", le Parti libéral démocrate (PLD, droite conservatrice), a remporté 316 sièges sur 465, contre 198 dans l’assemblée sortante.
Un raz-de-marée électoral idéal pour Takaichi : la voilà libérée des interminables négociations parlementaires pour faire adopter ses textes. Forte d’une nouvelle "super majorité" - preuve du soutien d’une population séduite par sa fermeté envers la Chine, son franc-parler et son charisme -, elle peut mettre en œuvre ses "Sanaenomics", une politique budgétaire axée sur l’intelligence artificielle, les semi-conducteurs et la relance de la consommation intérieure.
Takaichi a aussi les mains libres pour appliquer un programme sécuritaire des plus nationalistes à même d’enterrer définitivement le "régime d’après-guerre" caractérisée par un attachement au pacifisme et une rupture avec les ressorts idéologiques qui ont conduit aux dérives militaristes des années 1930 et 1940. La cheffe de gouvernement a promis un "virage audacieux" pour renforcer la politique de sécurité nationale.
Vaste programme qui prévoit cette année une poursuite de la hausse du budget militaire - il atteindra 2 % du PIB lors de l'année fiscale se terminant en mars 2026 contre à peine plus de 1 % en 2022 - et la révision des trois textes encadrant...
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20/02 - En Inde, l’ex-espion qui parle à l’oreille de Modi
Il est considéré par certains comme l’homme le plus puissant d’Inde, juste après le premier ministre Narendra Modi. Peu connu du grand public en dehors de son pays, Ajit Doval, le Conseiller national à la sécurité du chef du gouvernement, est de tous les déplacements à l’étranger et de toutes les réceptions de chefs d’Etat. Cette fois encore, lors de la visite d’Emmanuel Macron en Inde du 17 au 19 février, le discret Ajit Doval, homme de petite taille à l'allure de comptable, portant lunettes et moustache, était omniprésent.
Cet officier de police à la retraite né en 1945 a servi auprès de l’Information Bureau, les services de renseignement indiens. Personnage mystérieux, il aurait passé sept ans comme agent infiltré au Pakistan, où il recueillait des renseignements sur les groupes terroristes. Peu d’informations vérifiables existent sur ses faits d’armes, mais de nombreux récits héroïques ont circulé à ce sujet. Proche du mouvement d'extrême droite Rashtriya Swayamsevak Sangh (RSS), socle idéologique du parti politique de Narendra Modi, le Bharatiya Janata Party (BJP), Ajit Doval a fondé en 2009 son propre centre de réflexion.Les limites de son pouvoir restent floues
En 2014, Modi le choisit pour en faire son conseiller à la sécurité nationale, un poste clé. Officiellement, son rôle est de chapeauter la sécurité de l’Inde, tant sur son territoire qu'à l’international. Les limites réelles de son pouvoir "restent floues, notamment en raison du caractère opaque de ses activités", estime le journaliste Praveen...
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20/02 - Ukraine : l’engrenage qui empêche Vladimir Poutine d’arrêter la guerre
Il arrive parfois que l'actualité semble se jouer loin de nous. Alors tous les vendredis, on s’intéresse à un évènement qui a marqué la semaine, d’un point de vue européen, et on prend le temps d’expliquer pourquoi il nous concerne tous.
En février 2022, Vladimir Poutine espérait une guerre éclair. Quatre ans plus tard, la Russie et l'Ukraine se sont à nouveau retrouvées autour de la table pour négocier. Et, à nouveau, les pourparlers à Genève se sont soldés par un échec.
Les discussions, menées par les Etats-Unis et marquées par l’absence des Européens autour de la table, ont achoppé sur les mêmes points que lors des précédents cycles : la présence de soldats étrangers sur le sol ukrainien, et la cession des territoires occupés.
L’illustration, en réalité, de l’absence de volonté de la part de la Russie, et surtout de Vladimir Poutine, de sortir de la guerre.
Pour analyser la position russe alors que le conflit entre dans sa cinquième année, Charles Haquet, rédacteur en chef du service Monde de L’Express, est dans cet épisode de La semaine européenne.
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Cet épisode a été écrit et présenté par Charlotte Baris, monté et réalisé par Jules Krot.
Crédits : Le Parisien
Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent
Visuel : Alice Lagarde
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Pour aller plus loin
EXCLUSIF. Les 13 agressions de...
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20/02 - "La force la plus expérimentée" : ce que l’Europe peut apprendre de l’armée ukrainienne
C’est un tableau de chasse d’un nouveau genre : y figurent presque en temps réel des données sur les cibles russes récemment détruites par les pilotes de drones ukrainiens. Mis en place l’été dernier par Kiev, ce "Online Killboard" recense sur son site Internet vingt-huit catégories d'objectifs comprenant des soldats ennemis, des chars, des dépôts de munitions ou même des radars. Avec pour chacune, le nombre d’éliminations opérées par les meilleures unités de dronistes ukrainiens. Quatre ans après le début de l’invasion sanglante lancée par Vladimir Poutine, cette initiative inédite, aux allures de tableau de scores de jeu vidéo, illustre une fois de plus la manière dont ces petits engins ont bouleversé le champ de bataille.
Rien qu’en 2025, Kiev a revendiqué près de 820 000 frappes de drones réussies contre des cibles ennemies - dont 240 000 sur des soldats. "C’est un type de guerre entièrement nouveau où des millions de drones sont devenus la principale force de combat des deux armées, observe Yehor Cherniev, député et vice-président de la commission défense au Parlement ukrainien. Toute la ligne de front bourdonne comme un essaim." Omniprésents, ces engins sont aujourd’hui responsables de près de 80 % des pertes humaines et matérielles au combat. Dans les capitales européennes, qui voient avec une inquiétude croissante la menace russe s’intensifier à leurs frontières, l’expérience unique acquise par Kiev dans leur maniement intéresse au plus haut point.L'art de se protéger
"Nous avons encore presque tout à...
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18/02 - LFI plutôt que le RN ? Gabriel Attal rattrapé par son choix de 2024
Jordan Bardella n'est pas venu seul ce mercredi 18 février sur Cnews. Le président du Rassemblement national a exhibé lors de son interview matinale un cliché de Gabriel Attal, pris le 3 juillet 2024 dans les locaux de France Inter. Ce jour-là, l'ancien Premier ministre appelait les Français à faire "barrage", selon son terme, au Rassemblement national au second tour des élections législatives, quitte à déposer un bulletin La France Insoumise dans l'urne. "Quand on fait élire par dizaines des députés LFI (...), on a une responsabilité dans ce climat de violence", a lancé le leader d'extrême droite, après le meurtre du militant nationaliste Quentin Deranque. L'implication présumée de militants de la Jeune Garde - association antifasciste dissoute en 2025 et proche de LFI - dans l'agression du jeune homme a mis la formation de gauche radicale au ban de la vie politique. Et fait rejaillir cette déclaration de Gabriel Attal, épinglée par ses contempteurs comme une indulgence coupable envers Jean-Luc Mélenchon. "Plutôt Ruffin qu'un 290e député RN"
Gabriel Attal ne peut être surpris. Son appel au barrage est exhumé à intervalles réguliers par ses adversaires, y compris au sein du bloc central. Les médias du groupe Bolloré, partisans de l'union des droites, ne lui ont jamais pardonné. L'intéressé s'évertue en retour à ôter toute teinte idéologique à sa déclaration du 3 juillet 2024. Elle visait à priver le RN de la majorité absolue à l'Assemblée nationale, seule formation capable de l'emporter après le premier...
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18/02 - A Besançon, un professeur d’université a-t-il inventé un "Prix Nobel" ? Les dessous d’une folle affaire
Mercredi 11 février, des policiers accompagnés du procureur de la République de Montbéliard ont perquisitionné le domicile de Florent Montaclair. Âgé de 55 ans, ce professeur de lettres à l'Université Marie & Louis Pasteur de Besançon, spécialiste de Jules Verne et de littérature fantastique du XIXe siècle, a ensuite été placé en garde à vue. Huit jours plus tôt, le parquet avait ouvert une enquête pénale pour trois infractions : faux et usage de faux, usurpation de titre et escroquerie, révèle L'Est Républicain dans une longue enquête publiée le 15 février. La procédure fait suite à un signalement de l'Université de Besançon. Cette dernière avait alerté le procureur à l'été 2025 après avoir pris connaissance d'une autre enquête journalistique, publiée en janvier 2019 par le média roumain Scena9.
Au cœur de l'affaire, la "Médaille d'or de philologie", une distinction que Florent Montaclair a reçu des mains de Pierre Joxe, ancien ministre de l’Intérieur et de la Défense, lors d'une cérémonie à l'Assemblée nationale le 8 juin 2016 en présence, aussi, de Claude Bartolone, alors président de la Chambre basse et de Luc Montagnier, codétenteur du Prix Nobel 2008 de médecine devenu par la suite figure de la sphère antivax. Présentée comme l'équivalent du Prix Nobel pour les sciences du langage, cette récompense est, selon les enquêtes de nos confrères, complètement fictive.Une société savante fantôme
La fameuse "Médaille d'or" est censée être décernée par l'International Society of Philology (Insop), une organisation...
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18/02 - Chris Wright, le visage de la domination énergétique américaine : les trois leçons de sa visite à Paris
Un sourire carnassier et une voix qui porte. Comme Donald Trump, le secrétaire américain à l’Energie, Chris Wright, a les phrases qui claquent, directes et brutales. Mais quand il évoque les sujets énergétiques, monde dans lequel il a évolué toute sa carrière, le discours se révèle bien plus construit et argumenté que celui du magnat de l’immobilier devenu président. Ce qui ne l’empêche pas de défendre fermement le même cap : la domination énergétique mondiale des Etats-Unis.
"Nous devrions produire tellement d’énergie que nous pourrions rapatrier toutes les industries que nous avons délocalisées en Asie. Nous devrions pouvoir gagner la course à l’intelligence artificielle. Et nous devrions avoir tellement d’énergie que nous pourrions en exporter vers tous nos alliés et amis qui, aujourd’hui, dépendent de puissances hostiles", a-t-il assuré, mardi 17 février, dans les locaux de l’Institut français des relations internationales (Ifri), à Paris.
Ces "alliés et amis" ? Les Européens bien sûr. Pour s’extirper de sa dépendance au gaz russe, l’UE s’est tournée vers le gaz naturel liquéfié (GNL) américain. En seulement quatre ans, les importations ont été multipliées par quatre. Le Vieux Continent achète désormais près de 60 % de son GNL outre-Atlantique. Chris Wright ne voit aucun problème à encore augmenter ce pourcentage, "à des prix très bas". Cela permettrait "d’approvisionner l’Europe centrale en gaz naturel fiable et à moindre coût". Ou "de voir le prix de l’électricité baisser en Europe occidentale, pour que l’Allemagne,...
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18/02 - Jeux paralympiques : l’Ukraine s’insurge face au retour des athlètes russes et biélorusses
Un nouveau seuil semble avoir été franchi dans la réintégration des athlètes russes et biélorusses dans les compétitions internationales. Ce mardi 17 février, le Comité international paralympique (IPC) a annoncé que dix athlètes russes et biélorusses, au total, participeraient aux Jeux paralympiques de Milan-Cortina (du 6 au 15 mars) avec leur drapeau et leur hymne. Une première depuis près de quatre ans.
Comme pour les Jeux olympiques, les deux pays avaient été bannis des compétitions paralympiques après l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, mais ont retrouvé leurs droits de membres à part entière du Comité international paralympique après la levée de leurs suspensions partielles en septembre.Recours devant le tribunal arbitral du sport
Les fédérations internationales de chaque sport au programme des Jeux paralympiques, chargées des qualifications, avaient toutefois décidé de maintenir la suspension des athlètes russes et biélorusses. Mais en décembre, ces deux pays ont gagné leur recours devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) contre la Fédération internationale de ski et de snowboard (FIS), obtenant plusieurs quotas, rappelle l'agence de presse britannique Reuters.
La Russie disposera de deux places en para ski alpin, deux en para ski de fond et deux en para snowboard, tandis que la Biélorussie s'est vue attribuer quatre places au total, toutes en ski de fond (une pour les hommes et trois pour les femmes). "Un scandale" dénoncé par Kiev
La mesure a provoqué l'ire de Kiev. "La décision des...
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18/02 - Islam de France : trois maux et un remède, par Jean-François Copé
Trois années de travail, 900 pages, des dizaines d’entretiens avec théologiens, universitaires et responsables politiques. À peine présenté, l’ouvrage Musulmans en Occident suscitait déjà quelques commentaires. Certains y voient des "influences insidieuses", d’autres une "initiative bienvenue". Preuve de plus, s’il en fallait une, de l’utilité du travail dirigé par Chems-eddine Hafiz, recteur de la Grande Mosquée de Paris. Le projet est pourtant clair : passer au crible les points de tension entre la pratique de l’islam et les spécificités françaises. Au coeur de l’ouvrage, un glossaire clarifie dans un esprit résolument républicain des notions devenues au fil des polémiques sources de confusion. Voile, mariage, jeûne, ce sont 200 notions qui sont abordées sans détour pour en montrer la compatibilité avec les principes de la République et dissiper malentendus et crispations. En résumé, ce document apporte trois réponses à trois maux que nous ne cessons de dénoncer : l’infantilisation, l’instrumentalisation et l’essentialisation des Français musulmans.
Le premier, l’infantilisation. La démarche elle-même va à l’encontre de cette dérive. Le choix qui est fait ici est celui de la pédagogie : expliquer les enjeux, rappeler la loi, éclairer les termes du débat comme nous le faisons pour tout autre sujet. Considérer les Français musulmans comme des adultes responsables, capables d’entendre et de tenir un discours exigeant sur la laïcité et de s’y adapter. La démarche ne se limite pas au livre. Conférence de presse,...
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18/02 - "Est-ce vraiment une surprise ?" : la mort de Quentin Deranque vue par la presse étrangère
Quatre jours après le décès du militant d'extrême droite Quentin Deranque, 23 ans, à Lyon, vraisemblablement tabassé à mort par des militants d'extrême gauche, la presse européenne ne mâche pas ses mots. "La haine politique en France a tué", s'exclame ainsi Le Quotidien luxembourgeois. Et d'ajouter : "Mais est-ce vraiment une surprise ? Le pays s’embourbe dans les excès depuis des mois maintenant et aujourd’hui les mots sont éclipsés par les actes".
Mardi 17 février, l'enquête a progressé alors que plusieurs suspects ont été interpellés. Onze au total, dont six soupçonnés d’avoir participé directement à la scène la plus violente, survenue rue Victor-Lagrange, dans le 7earrondissement de Lyon, à quelques centaines de mètres des locaux de Sciences Po. Selon les premiers éléments de l'enquête, la plupart des suspects sont considérés par les services de police comme des militants d’ultragauche, plus ou moins actifs."Instrumentalisation en vue de la présidentielle"
Parmi les personnes arrêtées figurent également des membres du groupe antifasciste d'extrême gauche la Jeune Garde. Un mouvement dont le ministère de l'Intérieur avait annoncé la dissolution à l'été 2025, affilié au parti d'extrême gauche La France Insoumise. La mort de Quentin "met en lumière la place prise en France par des groupuscules extrêmes aux postures de plus en plus violentes. Des collectifs chauffés à blanc par des partis qui les instrumentalisent en vue de l’élection présidentielle", écrit de son côté le journal...
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18/02 - Mort de Quentin Deranque : de LFI aux Ecologistes, les liens troubles entre la gauche lyonnaise et la Jeune Garde
Les six suspects soupçonnés d'avoir frappé à mort Quentin Deranque, samedi 14 février, ont tous été identifiés comme étant des membres de la Jeune Garde. Or, de nombreux éléments attestent de la proximité de ce mouvement d'ultragauche fondé en 2018 à Lyon avec des partis politiques bien connus de la scène nationale. Au premier rang desquels La France insoumise (LFI), qui a investi aux législatives anticipées de 2024 le fondateur du mouvement, Raphaël Arnault, pourtant fiché S et condamné en février 2022 à quatre mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Lyon pour "violences volontaires en réunion".
Elu en juillet 2024, le militant d'ultragauche semble depuis avoir continué à collaborer avec la Jeune Garde, décrite comme "essentielle" par LFI dans un communiqué publié deux jours avant l'agression de Quentin Deranque. Depuis le lancement de la procédure de dissolution du mouvement au printemps dernier à l'initiative de Bruno Retailleau, alors ministre de l'Intérieur, Raphaël Arnault se mobilise sur les réseaux sociaux de la Jeune Garde - dont les publications sont régulièrement commentées ou "aimées" par des cadres de LFI à l'instar de Manon Aubry ou de Sébastien Delogu. En commentaires, le députés de Marseilles rédige tantôt "merci d'exister" ou "bravo".
Dans une vidéo mise en ligne le 12 juin 2025, Raphaël Arnault appelle explicitement à la mobilisation en vue du recours déposé devant le Conseil d’Etat contre la dissolution. Un clip tourné spécifiquement pour le compte du mouvement, dans lequel...
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18/02 - Négociations sur l’Ukraine et l’Iran : les limites de la diplomatie façon Donald Trump
En dépêchant en Suisse ses émissaires privilégiés pour y mener simultanément deux négociations de crise distinctes - sur le nucléaire avec l'Iran et sur un accord de paix entre l'Ukraine et la Russie -, Donald Trump a laissé perplexes nombre d'observateurs en politique étrangère, bien que soit connue l'appétence du président américain pour le 'deal making'. Le fait que Steve Witkoff, émissaire spécial de Donald Trump, et Jared Kushner, gendre du président américain, effectuent mardi 17 février à Genève un va-et-vient diplomatique a alimenté l'hypothèse qu'ils puissent être surchargés et dépassés, disent des experts, en plus d'interroger sur leurs chances réelles de résoudre au moins l'une de ces deux grandes crises mondiales actuelles.
Désireux d'obtenir le prix Nobel de la paix, pour lequel il a ouvertement fait campagne l'an dernier, Donald Trump revendique régulièrement avoir stoppé près d'une dizaine de conflits depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025. Il entend ajouter à cette liste un accord avec l'Iran et un accord de paix Ukraine-Russie sous son égide. Il n'en demeure pas moins que les pourparlers de mardi, aux enjeux cruciaux, ont été organisés à la hâte. Le choix de Genève n'a pas été clairement expliqué par Washington, même si la ville suisse a de longue date l'habitude d'accueillir des rendez-vous diplomatiques.
Aux yeux de Brett Bruen, ancien conseiller en politique étrangère de l'administration de l'ex-président démocrate Barack Obama, l'actuel locataire républicain de la Maison-Blanche...
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18/02 - Mort de Quentin Deranque à Lyon : qui sont les onze suspects interpellés ?
Quatre jours après la mort du militant identitaire Quentin Deranque, 23 ans, à Lyon, l'enquête progresse. Ces mardi 17 et mercredi 18 février, onze suspects au total ont été interpellés, d'après le parquet de Lyon. Selon des informations de nos confrères de BFMTV et du journal Le Monde, ces interpellations ont été menées dans la région lyonnaise, dans la Haute-Loire, dans la Drôme et l'Isère.
Un homme et une femme ont été arrêtés ce mercredi matin. Sept hommes et deux femmes avaient déjà été placés en garde à vue la veille à Lyon, dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte par le parquet pour meurtre, association de malfaiteurs, et violences aggravées par la réunion, l’utilisation d’armes par destination, et la dissimulation du visage. Au moins six des neuf personnes interpellées mardi sont suspectées d’avoir participé directement à la scène la plus violente, survenue rue Victor-Lagrange, dans le 7e arrondissement de Lyon, à quelques centaines de mètres des locaux de Sciences Po.Militants d'extrême gauche
Parmi les neuf premières personnes interpellées, Alexis C., Paul L., Jules P., Dimitri V. et deux femmes qui hébergeaient un des suspects dans la Drôme sont considérés par les services de police comme des militants d’ultragauche, plus ou moins actifs.
Parmi elles figure également Jacques-Elie Favrot, l'assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, militant antifasciste lyonnais qui a fondé la Jeune Garde. Mis en cause par plusieurs témoins sur les réseaux sociaux, Jacques-Elie Favrot s'était mis en...
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18/02 - Emmanuel Macron et la grenouille spinale, le nombre de Français combattants de Tsahal
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'indiscrets exclusifs en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.
Emmanuel Macron, l'Otan et la grenouille spinale
Ce mardi 10 février, devant les acteurs de la tech française réunis pour un dîner à l’Élysée, Emmanuel Macron a disserté sur l'état de l'Otan, confrontée aux velléités trumpistes. En comparant l'Alliance atlantique... à la grenouille spinale, du nom de ces batraciens qui, même morts, continuent d’avoir des réactions réflexes aux stimuli : "J’ai dit il y a dix ans que l’Otan était en était de mort cérébrale. Elle a été réveillée en 2022 par l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Mais a-t-elle été réveillée façon grenouille spinale ? Aujourd’hui, je ne saurais le dire."
Les Français de Tsahal
L’armée israélienne compte dans ses rangs 6 464 militaires détenteurs de la double nationalité française et israélienne. Pour la première fois, Tsahal vient de rendre public ce chiffre à la suite d’une requête des ONG Hatzlacha et Declassified UK. Les Français représentent la deuxième nationalité derrière les Américains et devant les Russes. En France, des associations antisionistes entendent poursuivre certains de ces militaires...
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18/02 - Pourquoi l’IA Claude d’Anthropic bouleverse le monde du travail
Un an après le "moment DeepSeek", sommes-nous en train d'assister à un "moment Claude" ? En se fiant à la Bourse, difficile d'ignorer les similarités. Le modèle d'IA R1 de DeepSeek, sorti en janvier 2025, avait fait perdre en un jour 590 milliards de dollars à Nvidia, le leader mondial des puces IA. Le 5 février 2026, jour du lancement d'Opus 4.6, dernière mouture du chatbot Claude développé par Anthropic, c'est l'indice S&P 500 Software & Services qui a fondu de 4,6 % en une journée. Une baisse qui a pesé sur plusieurs acteurs du secteur tels que Salesforce, Microsoft ou ServiceNow.
Nvidia avait rapidement retrouvé sa valorisation pré-DeepSeek, battant même un record quelques mois plus tard. Pour l'heure, le S&P 500 Software & Services reste, lui, en retrait, après un rebond partiel. Pour certains, ce "software-maggedon" — l'apocalypse des logiciels — est bien parti pour continuer. Anthropic a d'ailleurs annoncé le 13 février avoir encore levé 30 milliards de dollars, ce qui porte sa valorisation à 380 milliards. Claude Opus, une IA qui réfléchit "mieux"
Claude Opus 4.6 n'est pas n'importe quelle IA : développé par Anthropic, le grand concurrent d'OpenAI, le chatbot est doté de capacités de raisonnement avancées. Il est surtout particulièrement bon pour réaliser des tâches complexes et pour mener à bien des projets de développement. Par rapport aux versions précédentes, "il y a un vrai saut technologique", confirme à L'Express Benjamin Drighès, directeur technique IA chez Galadrim,...
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18/02 - Comment j’ai découvert Yann Guillarme, bien tardivement, par Christophe Donner
D’ailleurs c’est même pas moi, c’est Dora qui a découvert Yann Guillarme, au lit. Comme on n’a plus la télé, plus de salon, plus de canapé, tout se passe au lit, sur l’ordi, et par Internet, c’est là qu’elle est tombée dessus, via Instagram, que je n’ai plus, après avoir été piraté, je crois, ça fait dix ans, ça ne m’a pas manqué du tout, sauf Guillarme et ses vidéos selfie en gros plan, avec ses bafouillages dyslexiques à la Pierre Repp, qui se souvient de Pierre Repp ? Yann Guillarme, c’est un Pierre Repp qui aurait avalé son Coluche de travers.
Doté d’une technique de malade, doublée d’une scansion de dingue et d’un physique de bébé-Cadum attardé, ses caricatures de beauf désinhibé sont addictives. A vous faire décrocher du porno. Essayez. Il y en a des bons, des moins bons, des incontournables et des impardonnables. Entre l’admiration qui m’empêche de rire et l’hilarité qui trouble ma vue, je me les repasse ad libitum pour comprendre comment c’est fait. Mais comment le gus a pu nous échapper ? C’est toute la question. Il y a dix ans, paraît-il, il foutait déjà le bordel au théâtre des Blancs-Manteaux (n’enlevez pas les gros mots, cher correcteur, c’était le titre de son spectacle, en 2016. Merci pour lui.) Est-ce que sa réputation de gauchiste faisait écran ? Belle excuse. Non. La vérité c’est que Dora et moi n’aimions plus les comiques. Les humoristes. Trop d’humoristes avaient fini par tuer en nous le goût de l’humour et de ses professionnels, les one-man, les Jamel-Comedy-club, et le coup de grâce avec Philippe...
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18/02 - Pierre Maillard : un proche du général de Gaulle et un potentiel espion russe
Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Dans “Nid d’espions”, le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.
En 1969, Alfred Hitchcock réalise l’un de ses derniers films, L’Etau, d’ailleurs peu plébiscité par la critique. Comme souvent, il décide d’adapter un livre sorti deux ans plus tôt : un best-seller intitulé Topaz, de l’écrivain américain Leon Uris.
L’Etau suit donc un agent des services secrets français, André Devereaux. Il enquête sur un réseau d’espionnage soviétique surnommé Topaz. Une mission qui va l’emmener de New York à Cuba en passant par Paris. Au cœur de l’affaire, un influent conseiller qui serait infiltré au sommet de l’Etat français et ferait passer des informations sensibles à l’URSS. Pour l’aider dans ses recherches, André Devereaux peut compter sur son ami Jacques Granville, interprété par un certain Michel Piccoli. Notre espion découvre alors que Jacques Granville l’a trahi et qu’il est justement la taupe !
L’histoire est inspirée de la réalité : l’affaire Martel. En décembre 1961, Anatoli Golitsyne, un commandant du KGB, fait défection aux Etats-Unis. Il livre aux renseignements américains de nombreux noms d’espions soviétiques infiltrés en Occident. Et il affirme qu’il y a, au cœur du cabinet présidentiel de Charles de Gaulle, une taupe. Il ne connaît pas son nom, mais certains...
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18/02 - "Face à Donald Trump, Vladimir Poutine est loin de sabrer le champagne" : le constat choc d’Hanna Notte
Aurait-on surestimé la "bromance" actuelle entre le président américain et le maître du Kremlin ? Dans un récent essai publié dans Foreign Affairs, la politologue Hanna Notte et le spécialiste des relations russo-américaines, Michael Kimmage, invitent en effet à gratter le vernis soigneusement entretenu par les deux dirigeants.
A L’Express, Hanna Notte, directrice du programme de non-prolifération Eurasie au James Martin Center for Nonproliferation Studies, explique en quoi Vladimir Poutine serait en réalité bien loin de profiter de la nouvelle administration Trump comme espéré. Ce dernier n’hésite pas à imposer de nouvelles sanctions à certaines compagnies pétrolières russes, ni à recourir à la force contre les partenaires de la Russie… De quoi pousser Moscou à se reposer sur la "bouée de sauvetage" chinoise, au risque de renforcer, dans le même temps, la nature asymétrique de sa relation avec Pékin. Ce, alors même qu’indirectement, les prises de position de Donald Trump poussent l’Europe à se réarmer… Entretien.
L'Express : Lorsque Donald Trump a été réélu en 2024, de nombreux commentateurs ont prédit que la nouvelle administration serait favorable à Moscou… Vous affirmez pourtant que cela n'a pas été le cas. Pourquoi ?
Hanna Notte : Moscou pensait en effet que la nouvelle administration américaine serait plus indulgente à son égard que la précédente et moins encline à aider l'Ukraine. De plus, le Kremlin comptait beaucoup sur la normalisation de ses relations avec les Etats-Unis, y compris sur le plan...
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17/02 - Cuba : Donald Trump a-t-il intérêt à provoquer la chute du régime ?
"Cuba est la suivante", avance le journal américain The Nation. Fort de son succès éclatant à Caracas, marqué par le kidnapping de son président Nicolas Maduro, Donald Trump semble désormais pointer le viseur sur le régime cubain. "Il ne fait aucun doute que le président et son secrétaire d'État cubano-américain, Marco Rubio, considèrent Cuba comme le trophée ultime de l'après-guerre froide", reprend l'hebdomadaire. Mais le duo a-t-il réellement intérêt à décapiter le régime castriste?
L’île reste dominée par Raúl Castro, 94 ans, tandis que Miguel Díaz-Canel, 65 ans, assure la présidence de fait. Cuba traverse une crise énergétique sévère : la fin du soutien pétrolier du Venezuela, désormais sous la pression américaine, accentue les difficultés. À cela s’ajoutent les sanctions de Washington et un embargo en place depuis 1961. L’aide humanitaire, même lorsqu'elle est fournie par des voisins comme le Mexique, demeure marginale. Selon les services de renseignement américains, l’économie cubaine souffre de pénuries chroniques de produits essentiels et de médicaments, avec des coupures d’électricité fréquentes.
Pour Donald Trump, toute action contre Cuba pourrait avoir des conséquences directes sur l'immigration et, par ricochet, sur son électorat conservateur. En effet, des personnes migrantes pourraient tenter de rejoindre les États-Unis ou le Mexique à la recherche d'un meilleur cadre de vie si le régime castriste tombait. Selon Jean-Jacques Kourliandsky, spécialiste de l'Amérique Latine et des Caraïbes, sur RFI : "Même...
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17/02 - Parapluie nucléaire européen : l’Allemagne face au dilemme stratégique
"J’ai entamé des discussions confidentielles avec le président français au sujet de la dissuasion nucléaire européenne", a déclaré le chancelier allemand Friedrich Merz le 13 février, en marge de la Conférence sur la sécurité de Munich (MSC). Une phrase qui relance un débat sensible, à mesure que l’Europe se retrouve prise en étau entre la menace russe et un soutien américain jugé moins prévisible.
À Munich, la question nucléaire s’est imposée comme un sujet central. En filigrane : faut-il renforcer un "parapluie nucléaire européen" autour des capacités françaises et britanniques, en complément — ou en alternative partielle — à la protection américaine via l’Otan ?
Aujourd’hui, la France est la seule puissance nucléaire de l’Union européenne disposant d’un arsenal indépendant. Le Royaume-Uni, partenaire clé de l’Alliance atlantique bien que sorti de l’UE, possède également l’arme nucléaire. Selon le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), Paris disposerait d’environ 290 têtes nucléaires, Londres de 225. En comparaison, la Russie en compterait plus de 4 300.La crainte de voir arriver Nigel Farage ou Marine Le Pen
Mais en Allemagne, l’idée d’un parapluie européen élargi ne fait pas consensus. Si Friedrich Merz se dit prêt à explorer cette piste, son propre camp affiche des réserves. Le ministre des Affaires étrangères, Johann Wadephul, appelle à la prudence. "Il y a assez d’armes nucléaires dans le monde", a-t-il déclaré sur ARD, estimant que la priorité devrait être ailleurs — notamment dans l’augmentation...
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17/02 - Jean-Luc Mélenchon, l’erreur de trop : sa visite à la Jeune Garde, ses liens avec Raphaël Arnault
Un auditoire aux visages floutés et un ancien sénateur socialiste accueilli en majesté. En juillet 2023, au camp d’été de feu la Jeune Garde - dite "antifasciste" et dissoute en juin 2025 -, l’organisation trinque aux nouvelles amitiés politiques. Entre activités sportives et rencontres avec leurs homologues parisiens des "Young Struggle", les militants du petit collectif né à Lyon reçoivent Jean-Luc Mélenchon, le coordinateur de La France insoumise Manuel Bompard et le député des Bouches-du-Rhône Sébastien Delogu. Le patriarche y donne une conférence et agrège de nouveaux soutiens. Le moment est immortalisé sur les réseaux sociaux de la Jeune Garde. Car la rencontre fleure bon l’officialisation d’un compagnonnage entre le mouvement de La France insoumise et le groupuscule, jusqu’alors confiné aux marges de l’extrême gauche. Un an après son virage unioniste, par le truchement de la Nupes, Jean-Luc Mélenchon tend donc la main aux forces les plus radicalisées à bâbord. Lorsque Raquel Garrido, toujours insoumise à l’époque, apprend la nouvelle, elle est circonspecte. "C’est contradictoire avec ce qu’on est en train de faire…", glisse-t-elle à son époux, l’ancien bras droit de Mélenchon Alexis Corbière. L’union a fini par exploser, et ces deux-là ont payé pour voir. Mais s’il ne s’agissait que de cela... Trompe l’œil
Samedi 14 février, un jeune homme, Quentin Deranque, est mort. En marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à Sciences Po Lyon, le militant nationaliste de 23 ans a été passé à tabac par "au...
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17/02 - Elus locaux et narcotrafiquants, les liaisons dangereuses : menaces, intimidations et ingérences
Elle n’avait encore jamais raconté cette histoire publiquement. Pour se protéger, et continuer d’avancer le plus sereinement possible dans la lutte contre le narcotrafic dans sa ville. "Mais c’est peut-être le moment d’en parler. Ça ne peut plus durer", lâche Amandine Demore, maire (PCF) d’Échirolles, en Isère. À l’automne 2024, alors que l’élue vient de prendre deux arrêtés afin de condamner le bâtiment Le Carrare, immeuble du centre-ville dégradé par la présence d’un point de deal, elle est victime d’une première tentative d’intimidation. En voiture, elle est soudainement entourée par deux motards casqués, qui bloquent son véhicule par l’avant et par l’arrière. "Celui face à moi m’a fixée dans les yeux, je ne saurais pas vous dire combien de temps ça a duré. J’ai tout de suite pensé à ce qu’il pourrait se passer s’il était armé. Ça m’a sidérée", explique-t-elle à L’Express. La préfecture et la police nationale sont prévenues et prennent le cas très au sérieux - selon le procureur, le point de deal du Carrare pouvait rapporter jusqu’à 15 000 euros par jour. Et la maire vient de mettre un coup d’arrêt au business.
Malgré ce "coup de pression", Amandine Demore ne cède pas, et continue de s’engager contre le narcotrafic. Dans la nuit du 12 au 13 janvier dernier, les menaces reprennent. Plus violentes encore. À 1h30 du matin, l’élue est réveillée par un bruit d’explosion - son véhicule vient d’être incendié devant son domicile, par "des individus cagoulés et masqués". "Le message est très clair. Cela signifie : 'on sait où tu...
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17/02 - Poutine et Zelensky, Vatican et Silicon Valley... Les six duels qui vont décider de notre avenir, selon Thomas Gomart
Le directeur du très sérieux Institut français des relations internationales (Ifri), Thomas Gomart, ferait-il son coming out idéologique ? Le titre de son nouveau livre, Qui contrôle qui ? (Tallandier), fait explicitement référence à Lénine. Pour l’historien, invité du troisième numéro des "Temps sauvages", le podcast géopolitique de L’Express, le communisme sous-tend encore la politique internationale.
La mondialisation n’a-t-elle pas vu l’émergence fulgurante de la Chine dirigée par un Parti communiste totalement léniniste dans son fonctionnement ? La volonté léniniste d’éliminer l’adversaire ressurgit. Le retour du conflit et des rapports de force laisse les libéraux interdits. Le schisme transatlantique plonge les Européens, qui ne jurent que par le droit, dans la sidération. Il faut puiser dans la géopolitique pour comprendre ce retournement, savoir déchiffrer les symboles, et s’intéresser à la psychologie des dirigeants. Ce à quoi s’emploie Thomas Gomart en mettant en scène les nouveaux clivages mondiaux à travers six duels remarquablement bien incarnés : Poutine/Zelensky, Trump/von der Leyen, Xi Jinping/Modi, Netanyahou/Khamenei, le Giec et Fox News, ou encore le Vatican et la Silicon Valley. Au-delà de ces personnalités et de ses organisations, des mécanismes profonds sont à l’œuvre dans le monde actuel, dont l’expert des relations internationales analyse avec clarté les ressorts profonds. L'intégralité de ces échanges est à retrouver sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast...
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17/02 - Affaire Epstein : ces liens troubles entre le prédateur sexuel et les campus américains
Derrière les façades de brique rouge des universités américaines les plus prestigieuses, une question embarrassante refait surface : certaines recherches ont-elles été financées, directement ou indirectement, par l’argent de Jeffrey Epstein ? Mort en 2019 dans sa cellule alors qu’il était détenu pour trafic sexuel, le financier continue de hanter le monde académique. La publication récente de nouveaux documents par le ministère américain de la Justice ravive les interrogations sur l’étendue de ses liens avec plusieurs campus, note le quotidien américain le The New York Times (NYT).
Harvard, le MIT, Stanford, Bard College, Columbia… Au fil des années, Jeffrey Epstein a donné de l’argent – ou laissé miroiter des dons substantiels – à des chercheurs et à des institutions. Des universitaires dont les noms figurent aujourd’hui dans les dossiers affirment s’être tournés vers lui uniquement pour financer leurs travaux, y compris après sa condamnation en 2008 pour sollicitation de prostitution d’une mineure. Ils assurent n’avoir recherché qu’un soutien économique, dans un environnement où la levée de fonds est devenue une nécessité structurelle.
Aux États-Unis, la philanthropie privée est l’un des piliers du financement de l’enseignement supérieur. Le New York Times rappelle que les universités américaines cumulent plus de 927 milliards de dollars de dotations. Pourtant, même les établissements les plus riches restent en quête permanente de nouveaux fonds. "Certains présidents consacrent jusqu’à un quart de leur temps à la...
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17/02 - Bernard Cazeneuve : "LFI doit cesser d’alimenter le feu de l’extrême droite qui couve"
Il a quitté le PS en 2022 en dénonçant l'alliance avec Jean-Luc Mélenchon. Aujourd'hui la spirale de la violence qui emporte les insoumis amène Bernard Cazeneuve à réclamer un sursaut de l'arc républicain.
L'Express : Avec la mort de Quentin Deranque à Lyon le week-end dernier, le débat politique vient-il de basculer dans une ère inédite ?
Bernard Cazeneuve : Le débat a depuis longtemps basculé. Imperceptiblement, nous nous sommes collectivement accoutumés à l’air vicié d’une époque où la violence est devenue banale. La radicalité médiocre est l’étendard de ceux qui, dans une stratégie cynique d’autopromotion, sont prêts à organiser la fracturation du pays pour accéder au pouvoir. De la Nation, de son avenir, de sa grandeur ils n’ont finalement que faire. Pour demeurer sur scène, les dégagistes d’extrême droite et d’extrême gauche sont prêts à tout sacrifier. Notamment ce qui nous a permis de demeurer unis dans la République, en dépit des épreuves que nous avons eues à affronter ensemble, dans les guerres, les crises ou face au terrorisme.
La numérisation de la communication politique, avec ses algorithmes, ses manipulations et ses enfermements identitaires a servi de catalyseur au retour des passions les plus sordides dont la nature humaine peut se montrer capable. Sur les réseaux sociaux la haine déferle, raciste, antisémite, complotiste qui donne à voir la face la plus sombre de l’humanité. Pour les uns, un juif est un génocidaire en puissance tandis que les terroristes du Hamas ne sont pas des barbares ivres...
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17/02 - Les turbulences mondiales vont-elles pousser la Suède à adopter l’euro ?
La Suède s'y était opposée par référendum il y a vingt ans. Mais le contexte actuel semble pousser le royaume à revoir sa copie. Si l'adoption de l'euro est encore loin de faire consensus, l'idée a refait irruption dans le débat politique, raconte Bloomberg. Vue par les économistes comme un gage de stabilité dans le contexte géopolitique actuel, elle trouve un certain écho au Parlement suédois. Et un certain soutien chez les pays voisins, Finlande en tête. Explications.Instabilité géopolitique
Pour comprendre la position de Stockholm, il faut remonter à 1995. A cette date, la Suède rejoint l'Union européenne et s'engage à adopter l'euro une fois tous les critères requis remplis. Seulement, une fois la zone euro instaurée en 1999, la Suède renonce à y prendre part. Elle craint alors une perte de sa souveraineté, et préfère conserver sa monnaie nationale : la couronne suédoise. En 2003, 56 % des Suédois rejettent l'euro par référendum. Décision sur laquelle ne reviendront pas les gouvernements successifs...
Jusqu'au déclenchement de la guerre en Ukraine en février 2022, qui amorce une première réflexion. Inquiète pour sa sécurité, la Suède s'empresse d'abord de rejoindre l'Otan dans les mois qui suivent l'invasion russe. Puis face à la guerre commerciale déclenchée par Donald Trump, Stockholm s'interroge sur sa capacité à faire le poids seule, en cas de crise plus grave et de volatilité du marché. Le débat autour de l'adhésion à l'euro est relancé. Et cette...
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17/02 - Mort de Quentin Deranque à Lyon : stop à la surenchère des mots, par Eric Chol
C’est un air fétide qui souffle sur la France. Un air qui rappelle les années 1930. Quand le député de Narbonne et chef de file des socialistes, Léon Blum, est agressé, le 13 février 1936, à Paris, par un groupuscule de l’Action française. "Plaies multiples de la face et du cuir chevelu faites par un instrument contendant, rapporte le médecin. Un coup a été porté dans la région temporale gauche, sur le trajet d’un vaisseau sanguin, ce qui a entraîné une hémorragie abondante." Quelques mois plus tôt, l’Action française écrivait à propos de Blum : "C’est un homme à fusiller, mais dans le dos." Soigné à temps, le chef de la SFIO gagnera trois mois plus tard les élections.
Le jeudi 12 février, Quentin Deranque, 23 ans, victime d’un lynchage en marge d’une conférence à Sciences Po Lyon tenue par l’eurodéputée Rima Hassan (LFI), n’a eu, lui, aucune chance de s’en sortir, victime d’un "traumatisme crânio-encéphalique majeur et d’une fracture temporale droite". Les lésions du jeune étudiant nationaliste "étaient au-delà de toutes ressources thérapeutiques et mortelles à brèves échéances", expliquera le procureur. Dans le viseur des médias, le porte-drapeau des insoumis et ses sbires multiplient les provocations pour se défendre. Si mal. Faut-il être aveugle pour ne pas voir cette atmosphère de haine qui a envahi le pays ? Cette fièvre entretenue sur les réseaux sociaux, les plateaux télé, dans les amphithéâtres, et désormais dans les rues ? Avec la mort de Quentin, la radicalisation a franchi un nouveau seuil. "Nous n’avons rien à...
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17/02 - "La suspicion est toujours là" : Européens et Américains peinent à préserver le lien transatlantique
Cette fois, pas une larme n'a coulé. Ce 13 février, les Européens sont arrivés fébriles à l'hôtel Bayerischer Hof, théâtre de la 62ème Conférence de sécurité de Munich. Le violent réquisitoire du vice-président américain J.D. Vance contre l'Europe a laissé des traces. "Je ne me suis jamais vraiment remise de l'année dernière. A mes côtés, un ami allemand avait pleuré", se souvient la sénatrice (PS) Hélène Conway-Mouret, présente dans la salle. Un an après, assise sous le décor rococo du Falk's bar, à quelques mètres de la salle de conférences, elle constate que l'émotion a laissé place au réalisme.
Plus tôt dans la journée, l'allocution du Secrétaire d'État américain a été accueillie avec soulagement par les Européens. Moins agressif, plus diplomate, Marco Rubio a rassuré - mais seulement sur la forme. "Sur le fond, rien n'a changé, estime la sénatrice. La suspicion entre Américains et Européens est toujours là."
Pendant trois jours, plus de mille participants se sont pressés à l'événement - une affluence record. Absent cette année, J.D. Vance est pourtant devenu le meilleur ambassadeur de la conférence. Des contrôles de police à chaque coin de rue, des commerces réquisitionnés, un cœur de ville vidé de ses résidents… Il fallait bien ça pour accueillir la soixantaine de chefs d'États et de gouvernement, les 50 dirigeants d'organisations internationales et les centaines de journalistes venus assister à l'acte II de la querelle transatlantique.
Et quoi de mieux que les moelleux fauteuils du Bayerischer Hof, ou les somptueuses...
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17/02 - Christophe Bourseiller : "Sur un CV, le militantisme d’extrême gauche reste perçu comme sympathique"
La mort de Quentin Deranque à Lyon, lynché par six individus masqués et soupçonnés d’appartenir au mouvement antifasciste la Jeune Garde – ce point reste à être confirmé par l’enquête en cours -, suscite un débat d’ampleur national. Derrière les hashtags "l’extrême gauche tue" et "Justice pour Quentin", la droite et l’extrême droite entendent montrer que l’intolérance et la violence seraient l’apanage de l’extrême gauche. De son côté, La France insoumise, attaquée de toute part pour ses liens avec la mouvance de Raphaël Arnault (député LFI et cofondateur de la Jeune Garde), essaye tant bien que mal d’éteindre l’incendie.
Sur les plateaux télé, éditorialistes, politiques et intellectuels s’inquiètent que la polarisation croissante de la société française puisse conduire à une escalade de la violence. Pour L’Express, le journaliste et historien Christophe Bourseiller, spécialiste de l’extrême gauche et auteur d’une Nouvelle histoire de l’ultra-gauche (Éditions du Cerf), rappelle que des ligues des années 30 à la mort de Clément Méric en 2013, la violence politique a toujours été "une constante des mouvements extrémistes, qu’ils soient de gauche ou de droite". Entretien.
L’Express : La mort de Quentin Deranque a remis sur le devant de la scène médiatique la question de la violence à l’extrême gauche de l’échiquier politique. En tant que spécialiste de cette mouvance, cette tragédie vous a-t-elle étonné ?
"La violence politique est une constante des mouvements extrémistes, qu’ils soient de gauche ou de droite"
Christophe...
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17/02 - Parler parfaitement anglais en France, un tabou national ?
Juste deux mots : "For sure". Répétée à trois reprises par le chef de l’Etat français lors du dernier Forum économique de Davos, la formule a éclipsé presque tout le reste et embrasé les réseaux sociaux, suscitant commentaires de linguistes autoproclamés et détournements (souvent humoristiques et musicaux) d’un discours pourtant des plus sérieux. Parfaitement à l’aise dans les interviews qu’il donne régulièrement aux médias anglo-saxons, Emmanuel Macron donne pourtant parfois le change avec un fort accent français, se forçant à adopter une posture peut-être plus conforme à celle de ses prédécesseurs, nettement moins "fluent" que lui à l’oral.
Pourquoi une telle coquetterie du chef de l’Etat ? "Après mon bac, j’ai fait un volontariat en Allemagne dans un jardin d’enfants. En immersion, j’ai appris la langue. A la fin de l’année, je parlais presque sans accent. Mais en rentrant en France, dans un groupe d’amis français, on m’a parlé en allemand et, spontanément, j’ai répondu avec un accent français", raconte Jeanne Hodapp, professeure d’allemand sur la chaîne YouTube ApprendreNaturAllemand. Pourquoi ce réflexe de forme plus que de fond, qui pousse le président de la République comme d’autres à oublier leur accent quasi parfait pour prendre un "so charming little French accent" ?Syndrome du caméléon et effet de groupe
"J’ai l’impression que les Français se comportent parfois comme des caméléons en adoptant le même langage que ceux qui les entourent", poursuit Jeanne Hodapp, auteure d’Evitez les gaffes en allemand (Larousse,...
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17/02 - Guerre en Ukraine : face à Vladimir Poutine, ne pas céder à la lassitude... et tenir
Costume cravate et visage juvénile rasé de frais, Volodymyr Zelensky prend la parole à la Conférence de Munich sur la sécurité. "Nous défendrons nos terres avec ou sans le soutien de nos partenaires", promet-il, sur un ton martial. Nous sommes le 19 avril 2022, les troupes russes se massent à ses frontières. Quatre ans plus tard, c’est un homme barbu aux traits vieillis et fatigués, tout de noir vêtu, qui, à cette même tribune, demande à ses partenaires occidentaux des garanties de sécurité solides avant tout cessez-le-feu. Quatre ans d'enfer : des soldats épuisés par les assauts suicidaires des troupes russes, des centaines de milliers de morts et blessés, des civils harcelés par des bombardements incessants et un pays déchiré par la guerre.
Alors qu’un énième round de négociations vient de démarrer à Genève, personne ne semble croire à la paix. Pas même l’administration américaine, qui laisse Poutine poursuivre son offensive mortifère. Pourtant, tout indique qu’il ne s’arrêtera pas aux frontières du Donbass. Les agressions "hybrides" s’intensifient en Europe, en témoignent les récentes attaques russes contre des installations énergétiques et ferroviaires polonaises. Des membres de l’ex-groupe paramilitaire Wagner chercheraient même à recruter des agents sur le Vieux Continent pour y perpétrer des actes de violence, selon le Financial Times.
C’est le drame des Européens, qui voient, avec une inquiétude grandissante, Poutine aux commandes d’un train fou, qu’il ne peut – et ne veut - plus stopper. Consacrant une large...
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17/02 - Défense, IA, nucléaire... Qu’attendre de la visite d’Emmanuel Macron en Inde ?
C'est la quatrième visite d'Emmanuel Macron en Inde depuis 2017, et pas n'importe laquelle. Une centaine de chefs d'entreprises français seront présents à ses côtés de mardi à jeudi. Parmi eux, les dirigeants d'EDF, Schneider Electric, CMA-CGM, Eutelsat, Safran, Naval Group ou encore Dassault Aviation. Objectif : renforcer la coopération économique entre Paris et New Delhi, dans les secteurs clés de la défense, de l'IA et de l'énergie notamment.
Si les entreprises françaises sont bien implantées en Inde - avec plus de 700 entreprises, employant plus de 500 000 salariés et un commerce bilatéral qui se chiffre à 15 milliards d'euros, la France reste loin derrière l'Allemagne - qui enregistre un commerce bilatéral de 42 milliards avec l'Inde. Avec cette visite, Paris veut donc aller plus loin. "On a un commerce bilatéral avec l'Inde qui a augmenté ces dernières années. Mais on estime qu'on a un potentiel encore inexploité et que ce commerce, ces échanges peuvent se renforcer", souligne la présidence française.Défense, IA, énergie, diplomatie
Premier secteur concerné : la défense. Un contrat "historique" portant sur l'achat par l'Inde de 114 avions Rafale doit être signé dans les prochains mois. Selon la presse indienne, le Conseil indien des acquisitions de Défense a approuvé jeudi dernier cette commande évaluée à 30 milliards d'euros. Ce feu vert constitue un "jalon très important", s'est félicité l'Elysée, qui se veut "optimiste" sur les négociations à venir entre l'Inde et Dassault Aviation. En avril...
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17/02 - Législatives en Hongrie : Donald Trump à la rescousse de Viktor Orban
En position délicate en vue des élections législatives du mois d'avril, le Premier ministre hongrois Viktor Orban peut compter sur un soutien de taille à l'étranger : Donald Trump, déterminé à assurer le succès du dirigeant nationaliste, qu'il considère comme un allié essentiel des États-Unis.
Lors d'une conférence de presse au côté de Viktor Orban, à l'occasion d'une visite à Budapest lundi 16 février, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a assuré que les relations entre la Hongrie et les États-Unis entraient dans une "ère dorée" et laissé entendre que Washington pourrait aider financièrement le pays européen.
Donald Trump a déjà publiquement apporté son soutien à Viktor Orban, le qualifiant de "leader véritablement fort et puissant" ayant "prouvé sa capacité à obtenir des résultats phénoménaux", dans une publication sur les réseaux sociaux la semaine dernière. "Le président Trump est profondément attaché à votre réussite, car votre réussite est aussi la nôtre", a déclaré lundi Marco Rubio, qui comme le rappelle CNN s'était joint en 2019 à d'autres sénateurs des deux partis pour déplorer l'érosion considérable de la démocratie sous Orban. "Nous voulons que ce pays se porte bien. C'est dans notre intérêt national, surtout tant que vous êtes Premier ministre et dirigeant de ce pays", a-t-il ajouté. "Nous entrons dans une ère dorée des relations entre nos pays, non seulement en raison de la convergence de vue de nos peuples, mais aussi grâce à la relation que vous entretenez avec le président des États-Unis."Scrutin...
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17/02 - Mort de Quentin Deranque : en Italie, la stratégie risquée de Giorgia Meloni face à l’ultragauche
31 janvier 2026 à Turin, au nord-ouest de la botte de l'Europe. Trente à cinquante mille manifestants convergent dans les rues pour protester contre la fermeture, un mois et demi plus tôt, du centre Askatasuna, un QG de la mouvance anarchiste. Maîtrisée grâce au déploiement d'un large dispositif de sécurité, la situation dégénère en fin d'après-midi lorsqu'un noyau de quelque 1 500 individus s'engage dans des échauffourées avec les forces de l'ordre ; deux heures d'affrontements dont ressortent blessés une centaine de policiers. L'un d'eux est retrouvé avec une plaie à la cuisse. Quelques minutes plus tôt, l'agent a été pris à partie par un petit groupe qui l'a frappé à coups de poing, de pieds, et de... marteau.
Filmée, la scène a choqué l'Italie et résonne avec les images, deux semaines plus tard, du lynchage de Quentin Deranque, 23 ans, mort des suites d'une agression perpétrée en marge d'une conférence de l'eurodéputée insoumise Rima Hassan à Sciences Po Lyon. D'abord pour son extrême violence. Ensuite, parce que celle-ci émanerait, d'après les premiers éléments de l'enquête, de groupuscules d'ultragauche, particulièrement actifs dans la péninsule italienne. Sur vingt-et-une attaques "terroristes" classées "gauche/anarchistes" au sein de l'Union européenne en 2024, dix-huit ont eu lieu en Italie, d'après l'agence Europol. Pour l'essentiel, les actions de cette mouvance consistent en des incendies et des sabotages, comme ceux coordonnés contre le réseau ferroviaire et revendiqués par un groupe anarchiste au...
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17/02 - Taux de chômage : la revanche des pays d’Europe du Sud
A un peu plus d'un an de la fin de son second mandat, la politique de l'emploi d'Emmanuel Macron semble définitivement rattrapée par le réel. Alors que le chef de l'Etat avait fait du plein-emploi l'une de ses promesses de campagne, le taux de chômage a de nouveau légèrement augmenté à 7,9 % au quatrième trimestre 2025, très loin du cap de 5 % fixé par le président.
Depuis la sortie du Covid, il évolue dans un tunnel de 7 à 8 %, masquant de nombreuses disparités. "Le taux officiel ne reflète pas l’état réel du marché du travail, plus déprimé qu’on ne le pense en raison de l'augmentation des emplois précaires", souligne l'économiste Gilles Saint-Paul. Ailleurs en Europe, un étonnant croisement des courbes a lieu entre les pays du Nord et du Sud. Les PIGS - acronyme peu flatteur hérité de la crise financière, désignant le Portugal, l’Italie, la Grèce et l’Espagne - ont remonté la pente, quand les pays scandinaves, présentés autrefois en modèle, empruntent le chemin inverse.Taux de chômage : la revanche des pays d'Europe du SudEspagne : enfin un retour à la normale ?
C'est une première depuis 2008 : le taux de chômage espagnol est repassé sous la barre des 10 % au dernier trimestre, une dynamique largement portée par les travailleurs issus de l'immigration. Au plus fort de la crise, la péninsule ibérique a connu des pics à 27 %, avant que plusieurs réformes ne permettent de faciliter les embauches et les licenciements. Toutefois, observe Gilles Saint-Paul, "son économie est plus volatile que les autres". En période...
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17/02 - "Alicament", "foultitude", "ordinatueur"… : il est temps de boucler vos (mots-)valises !
Victor Hugo a créé foultitude en croisant "foule" et "multitude" ; Edmond Rostand a lancé ridicoculiser à partir de "ridiculiser" et de "cocu". Francis Ponge a inventé les proêmes en associant "prose" et "poème". Autant de néologismes qui appartiennent à la catégorie des mots-valises soit, selon la définition la plus courante, des vocables associant le début d’un mot à la fin d’un autre.
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Certains d'entre eux poussent le raffinement jusqu’à posséder une syllabe commune. Copillage combine copie et pillage ; franglais, "français" et "anglais" ; infobésité, "information" et "obésité"… Quelques-uns ont été si bien trouvés qu’on n’y prête même plus attention. Qui, en entendant "Informatique", se souvient qu’il s’agit de la jonction d’"information" et d’"automatique" ?
Les mots-valises offrent plusieurs avantages. En premier lieu, ils permettent de décrire des réalités nouvelles. Un alicament est à la fois un "aliment" et un "médicament". La bistronomie, une cuisine de type "gastronomique" servie dans un restaurant présentant les codes du "bistro". Un psynariste, un psychologue chargé de concevoir les profils psychologiques des personnages des films ou des séries. L'adulescence décrit ce phénomène de société qui voit de jeunes adultes rester chez leurs parents à un âge avancé. Les scientifiques eux-mêmes y recourent pour désigner des êtres hybrides comme le tigron, rejeton issu du croisement d’un "tigre" et...
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17/02 - "Notre adhésion peut devenir une carte géopolitique pour l’UE" : le plaidoyer du ministre albanais de la Défense
Entre Bruxelles et Washington. Membre de l'Otan et candidate à l'adhésion à l'Union européenne depuis juin 2014, l'Albanie tente de concilier les deux lignes. En marge de la Conférence de sécurité de Munich, son ministre de la Défense a insisté sur la complémentarité de ces alliances pour Tirana. Francophone, ayant effectué ses études et une partie de sa vie professionnelle à Paris, Pirro Vengu observe avec attention les relations de son pays avec l'Europe de l'Ouest.
Dans un entretien à L'Express, il plaide pour une intégration rapide de l'Albanie à l'Union européenne, qu'il présente comme un levier de stabilité régionale et de puissance stratégique pour l'Union. Son pays est, avec le Monténégro, le plus avancé dans son processus d'adhésion à l'UE. Ils espèrent un feu vert d'ici 2030.
L’Express : Qu'avez-vous pensé de la Conférence de Munich de cette année ? Percevez-vous un changement d'atmosphère par rapport à celle de l'année dernière ?
Pirro Vengu : Je perçois surtout un engagement européen différent. Nos hôtes allemands ont exprimé vendredi 13 février à travers le discours du Chancelier Merz l'importance de la responsabilité européenne au sein de l'Otan. Cela implique plus d'ambition et un financement plus structurant de l’industrie européenne de défense. L’autre nouveauté, cette année, tient au positionnement de l’Europe comme partenaire autonome. Les deux mots comptent : une Europe autonome parce que souveraine, mais aussi partenaire, car capable de coopérer avec d’autres grandes puissances.
En parallèle,...
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16/02 - Quand l’affaire Pelicot contredit les discours sur l’affaire Epstein et les élites corrompues
Il arrive que l’idée que l’on se fait d’une histoire soit à la fois juste et trompeuse. Celle-ci émerge fin janvier, alors que le département de la Justice américain déclassifie plus de trois millions de documents concernant l’affaire Epstein, un vaste scandale de trafic sexuel, où sont citées un déluge de personnalités dites de "l’élite". Parmi elles : le président des Etats-Unis, Donald Trump, l’homme d’affaires et cofondateur de Microsoft, Bill Gates, les Clinton, Elon Musk et même le président de l’Institut du monde arabe aujourd’hui démissionnaire, Jack Lang.
Si la seule mention parmi ces fichiers n’est pas synonyme de culpabilité, de nombreux médias de premier plan tels le Financial Times, The Economist, le New York Times et Le Monde ont, à juste titre, documenté les connexions du milliardaire avec les plus hautes sphères culturelles, politiques et économiques. Si bien que, selon un sondage Odoxa-Backbone pour Le Figaro, 61 % des Français verraient dans cette affaire la preuve que les élites sont le plus souvent "corrompues". De quoi exalter l’imaginaire que dépeignait Stanley Kubrick dans Eyes Wide Shut (1999) : celui d’une caste aux mœurs déviantes, aussi perverse que complaisante avec le pire.
Patrick Poivre d’Arvor, Gérard Depardieu, Gabriel Matzneff… En France comme à l’international, le mouvement Me Too a certes impliqué des personnalités issues des plus hautes sphères. De même qu’il a mis en...
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16/02 - Comment la Norvège a tenu bon face aux caprices de Donald Trump sur le prix Nobel de la paix
Janvier 2026. Donald Trump envoie un message surréaliste au Premier ministre norvégien, Jonas Gahr Støre. "Cher Jonas, considérant que votre pays a décidé de ne pas me décerner le prix Nobel pour avoir empêché plus de huit guerres, je ne me sens plus tenu de penser uniquement à la paix […] mais je peux désormais réfléchir à ce qui est bon et juste pour les États-Unis", écrit l'ex-magnat de l'immobilier concluant par l’idée d’un "contrôle total et complet du Groenland". De leur côté, les Norvégiens n'en croient pas leurs yeux : "Pour la première fois dans l’histoire du prix Nobel, la guerre a été brandie parce qu’un chef d’État n’a pas reçu le prix de la paix", ironise Harald Stanghelle dans Aftenposten, repris par le magazine américain The Atlantic.
Si ce caprice présidentiel peut prêter à sourire, il illustre l’extrême pression exercée par le président américain sur Oslo autour du prix Nobel de la paix. Deux heures plus tôt, Jonas Gahr Støre avait proposé un dialogue pour apaiser la crise imminente autour du territoire danois semi-autonome. Alors qu'il rentrait reposé d'un séjour au ski, il ne s'attendait pas à ce qu'une missive mélangeant menace et exigences géopolitiques apparaissent sur son smartphone. Seul point positif : au moins, le président américain est joignable et répond à ses messages, contrairement à son...
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16/02 - Mort de Quentin D. : ce qu’il faut retenir de la conférence de presse du procureur de Lyon
Quentin D., âgé de 23 ans, est mort samedi après une violente agression survenue jeudi en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Selon le collectif identitaire Némésis, Quentin faisait partie du service d’ordre chargé d’assurer la sécurité de ses militantes qui manifestaient près de l'IEP pour dénoncer cette venue. Rapidement, "plusieurs individus" sont intervenus "pour tenter d’arracher la banderole" tenue par le collectif puis ont exercé "des violences sur au moins deux des jeunes femmes", a indiqué le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, lors d'un point presse ce lundi 16 février.
Les hommes chargés d'assurer la sécurité du collectif Némésis ont été "pris à partie violemment par une vingtaine d'individus masqués et cagoulés", poursuit le procureur précisant que la plupart sont parvenus à s'enfuir mais trois d'entre eux se sont retrouvés isolés. Quentin en faisait partie. Une enquête ouverte pour "homicide volontaire"
Quentin a été "jeté au sol puis frappé à de nombreuses reprises par plusieurs individus, au moins six". Quand le jeune homme a été pris en charge par les secours, il "présentait essentiellement des lésions à la tête" dont "un traumatisme crânio-encéphalique majeur", "au-delà de toute ressource thérapeutique et mortelles à brève échéance", a ajouté Thierry Dran lors d'une conférence de presse. "Au moment où je vous parle, il n'y a pas eu d'interpellations", a-t-il ajouté.
Une enquête criminelle des chefs "d'homicide volontaire" et une enquête délictuelle...
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16/02 - Gavriel Rosenfeld : "Il y a dans l’administration Trump de véritables fascistes ou admirateurs de Hitler"
Ils s’appellent Nick Fuentes, Myron Gaines ou Clavicular. Ils ont des centaines de milliers d’abonnés sur leurs réseaux sociaux et sont unis par une même cause : la haine des juifs. "Hitler est génial. Hitler avait raison. L’Holocauste n’a pas eu lieu", assure sans ciller Fuentes, suivi par 1,2 million d’abonnés sur X. Avec ses semblables, cet influenceur américain est le visage d’une certaine Amérique. Une frange qui s’exprime de manière de plus en plus décomplexée à la faveur de l’administration Trump II.
Professeur à l’Université de Fairfield et président du Centre d’histoire juive de New York, le plus grand fond d’archives sur l’histoire juive en dehors d’Israël, Gavriel Rosenfeld étudie depuis 30 ans la banalisation croissante du passé nazi. En 2015, il a publié l’ouvrage Hi Hitler! How the Nazi Past Is Being Normalized in Contemporary Culture (Cambridge University Press). Dix ans plus tard, son diagnostic a changé. "Aujourd’hui, la différence majeure est que l'iconographie, les insignes ou les symboles nazis ne proviennent plus seulement des marges d'Internet mais se sont dangereusement 'démocratisés'." Dans un entretien à L’Express, il décrit les ressorts de cette banalisation accélérée. Alarmant.
L’Express : Ces derniers mois, on voit les références au nazisme proliférer au sein d’une partie de la sphère Maga mais aussi dans la communication officielle de certains ministères américains. Comment interprétez-vous cette tendance ?
Gavriel Rosenfeld : En tant qu'historien de la mémoire collective et...
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16/02 - Narcotrafic, ce "tsunami blanc" qui s’abat sur l’Europe : les extraits exclusifs du livre de l’ex-patron de la PJ
Bernard Petit parle d’une voix douce et sur un ton très pondéré. Alors que son livre, Tsunami blanc (Plon), qui sortira le 26 février, annonce le retour de "temps barbares". Truffée de chiffres exponentiels et d’histoires incroyables mais vraies, l’enquête de l’ancien patron du 36 quai des Orfèvres sur le narcotrafic international donne le vertige. La cocaïne déferle sur l’Europe, via des ports gangrenés par la corruption. Aux Pays-Bas et en Belgique, des organisations mafieuses s’en prennent désormais directement aux responsables politiques et à l’institution judiciaire. Avec ce document choc, Bernard Petit nous tend un miroir dérangeant. "L’univers criminel n’est pas "un autre monde", dit-il. Il n’est que la face cachée de notre société". Découvrez ci-dessous en exclusivité les extraits de son livre-événement.La mère des batailles se livre dans les ports
Le trafic de drogue par conteneur est devenu intense au point de constituer une menace extrêmement importante pour les pays européens en raison des volumes transportés mais aussi de la corruption qu’il engendre.
Le "rip-off" consiste à cacher clandestinement des stupéfiants dans des conteneurs maritimes, à l’insu de l’exportateur et de l’importateur officiels. Les trafiquants-exportateurs ou leurs complices commencent par identifier un conteneur à destination du pays cible. Le choix se porte en principe sur des marchandises qui ne nécessitent pas d’inspection répétée ou automatique, ils l’ouvrent illégalement et y placent la cocaïne. La drogue est alors...
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16/02 - Iran, Ukraine... La Suisse retrouve sa place sur la scène diplomatique
La Suisse refait surface sur la scène diplomatique. Mardi 17 février, en l’espace de quelques heures, la ville accueillera deux dossiers parmi les plus explosifs du moment. Le matin, les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, envoyés de Donald Trump, rencontreront des représentants iraniens pour tenter de négocier de nouvelles limitations au programme nucléaire de Téhéran. L’après-midi, le même duo retrouvera des négociateurs ukrainiens et russes. Objectif affiché : obtenir une avancée vers la fin du conflit en Ukraine "d’ici le début de l’été". Pour l’heure, les discussions achoppent notamment sur la question d’un possible partage territorial.
Si la Suisse n’est associée ni au contenu des négociations sur l’Ukraine ni à celui des discussions sur l’Iran, elle en fournit le décor, la logistique et le cadre. A noter que le pays helvétique de 9 millions d'habitants dispose d'une offre hôtelière haut de gamme très développée, avec plusieurs dizaines d'hôtels classés cinq étoiles. Alors que le tourisme haut de gamme sert de pilier à l'économie locale, il y a un volet bien plus stratégique : Genève redevient désormais un lieu où l’on vient parler quand tout semble bloqué. En jouant encore une fois les hôtes parfaits, le pays renforce l'image de la Suisse comme médiateur fiable et entretient son réseau diplomatique.
Et le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) dirigé par Ignazio Cassis l'a bien compris. Après avoir salué, vendredi 13 février, la tenue à Genève des négociations sur l’Ukraine, le...
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16/02 - La Chine réduit ses émissions de CO2 : une bonne nouvelle, vraiment ?
Un mois ne fait pas une tendance. Mais 21 mois consécutifs, si. Voilà près de deux ans que les émissions de CO2 baissent ou restent stables en Chine. Toujours prompte à défendre l’environnement, l’Europe pourrait s’en réjouir. Ce serait une erreur. D’abord parce que la quantité de CO2 injectée dans l’atmosphère par la Chine reste stratosphérique : plus de 12 000 millions de tonnes rien qu’en 2025 !
Ensuite car Pékin ne cherche pas au premier chef à résoudre la crise climatique. En investissant plus qu’ailleurs dans la transition énergétique, l’empire du Milieu consolide sa position de manufacturier mondial pour les technologies propres, accroissant ainsi son influence. La comparaison avec les Etats-Unis est saisissante. Alors que Washington cherche à imposer à l'UE des achats déraisonnables de GNL, la Chine, elle, l'abreuve de panneaux photovoltaïques et de voitures électriques, faisant fi des droits de douane en installant directement ses usines sur le Vieux Continent.
Pour l’Europe, dont les dirigeants restent obnubilés par les sautes d’humeur de Donald Trump, un nouveau défi se pose : limiter la mainmise du géant asiatique sur ses équipements et réseaux électriques. Le rapport Draghi de 2024 a tiré la sonnette d’alarme, sans donner toutes les clés. Par exemple, la question des onduleurs chinois - des appareils capables, en théorie, de mettre à plat une partie important du réseau électrique européen - n’y est pas abordée. La Commission européenne a bien ouvert un débat sur le sujet en janvier dernier. Mais...
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16/02 - Menace russe en Europe : l’ombre de Wagner derrière des opérations de sabotage
Wagner est impliqué dans les opérations de sabotage russe en Europe, révèlent des responsables des services de renseignement occidentaux dans les colonnes du Financial Times. Des agents passés par le groupe paramilitaire jouent un rôle majeur dans ces attaques orchestrées par le Kremlin.
Actifs depuis 2014, les mercenaires de la milice Wagner ont pour rôle de défendre les intérêts extérieurs de la Russie, notamment via l'exploitation de plusieurs ressources naturelles en Afrique. Sur ce continent et depuis 2022, en Ukraine, le groupe est connu pour son extrême violence, ses exécutions sommaires, son recours à la torture, au viol comme arme de guerre, et autres crimes. En 2023, son fondateur et dirigeant, Evgueni Prigojine, tente un coup contre l'armée russe, en vain. Deux mois plus tard, le chef de la milice meurt dans un accident d'avion - dont les circonstances sont suspectes - en compagnie de son bras droit et d'autres responsables de Wagner.
Depuis, le statut de la milice au sein des troupes russes est incertain, relève le Financial Times. Mais l'implication de ses recruteurs dans les missions de sabotage ne laisse plus l'ombre d'un doute.A la recherche d'Européens vulnérables
Ces agents, jusqu'alors spécialisés dans l’enrôlement de jeunes hommes originaires des régions isolées...
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16/02 - Défense européenne : Emmanuel Macron parle, Friedrich Merz agit
Le français Emmanuel Macron veut saisir l’occasion de la crise transatlantique pour qu’enfin l’Europe s’émancipe de l’Amérique. Il se heurte à l’allemand Friedrich Merz qui refuse de prononcer l’acte de divorce, du moins tant que le Vieux Continent dépendra de Washington pour sa sécurité. Le dilemme d’une Europe qui n’est plus en paix mais pas encore en guerre est apparu au grand jour à la Conférence de Munich sur la sécurité, ce week-end.
Le chancelier l’a exprimé ainsi : "Les grandes puissances réordonnent le monde plus vite et plus amplement que nous ne sommes capables de nous renforcer". Trois temporalités se font concurrence. D’abord, la perspective d’une attaque de l’armée russe contre l’UE, qu’une défaite ukrainienne pourrait accélérer. Puis, la prise de distance américaine que le secrétaire d'Etat Marco Rubio a confirmée, bien qu’en termes onctueux, à Munich. Enfin, les efforts de réarmement européens, qui ne permettront que dans quelques années à l'Europe de dissuader Moscou même si Washington est aux abonnés absents.
Dans l’immédiat, l’Allemagne continue à miser sur la protection américaine, quand bien même elle la sait hypothétique. Pas dupe, elle débloque des sommes gigantesques pour son réarmement : 650 milliards d’euros sont prévus dans les cinq ans qui viennent. Merz entend faire de la Bundeswehr "l’armée la plus puissante d’Europe, le plus rapidement possible". Un rôle aujourd'hui revendiqué par Paris au sein de l'UE.
Cependant, le cœur du dilemme est nucléaire. La guerre en Ukraine a confirmé combien la...
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16/02 - Nucléaire : comment la Chine continue d’étendre son arsenal
C'est une révélation qui n'a pas tardé à créer des remous à Washington. Alors que la Chine multiplie les exercices militaires à proximité de Taiwan, sous l'œil inquiet de la communauté internationale, est-elle en train de se doter du matériel nucléaire essentiel pour mettre à exécution ses menaces d'annexion ? C'est l'une des hypothèses qui ressort d'une récente enquête du New York Times, images satellites à l'appui.
Les analyses de ces images indiquent que la Chine serait en train d'accélérer et de moderniser son équipement nucléaire, au cœur des montagnes, même si l'objectif précis derrière cette modernisation reste incertain. Deux types d'infrastructures ont notamment été identifiés dans la province du Sichuan : une usine où Pékin fabriquerait des cœurs de plutonium destinés à des ogives nucléaires, mais aussi de nouveaux bunkers et remparts, qui laissent supposer la manipulation de matières dangereuses en leur sein, comme de puissants explosifs.Croissance depuis 2019
"Les changements que nous observons sur le terrain sur ces sites s'inscrivent dans le cadre des objectifs plus larges de la Chine visant à devenir une superpuissance mondiale. Les armes nucléaires en font partie intégrante", explique au New York Times Renny Babiarz, expert en renseignement géospatial qui a analysé des images satellites de ces sites. Selon lui, leur croissance rapide s'est accélérée à partir de 2019.
Les sites du Sichuan ont été construits il y a soixante ans dans le cadre du "Troisième Front" de Mao Zedong, un projet visant à...
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16/02 - Mort d’Alexeï Navalny : la réponse de la Russie aux accusations européennes
La Russie a déclaré ce lundi 16 février qu'elle rejetait fermement les accusations de cinq pays européens, selon lesquels Moscou aurait tué Alexeï Navalny en 2024, en l'empoisonnant avec une toxine rare et mortelle présente dans la peau des grenouilles-dards d’Équateur. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a dénoncé devant la presse de fausses accusations : "Naturellement, nous n'acceptons pas de telles accusations. Nous les contestons. Nous les considérons comme partiales et infondées. Et, en fait, nous les rejetons fermement", a-t-il martelé.
Samedi dans une déclaration conjointe, le Royaume‑Uni, la France, l'Allemagne, la Suède et les Pays-Bas se sont dits convaincus qu'Alexeï Navalny avait été empoisonné alors qu'il était enfermé dans une colonie pénitentiaire de l'Arctique. Les cinq gouvernements ont affirmé que leur conclusion s'appuyait sur des analyses d'échantillons prélevés sur le corps de l'opposant russe, qui, selon eux, "confirmaient de manière concluante" la présence d'épibatidine, une toxine provenant de grenouilles venimeuses sud‑américaines et qui n'est pas présente naturellement en Russie.
Alexeï Navalny, le plus éminent critique russe de Vladimir Poutine, est mort le 16 février 2024 à l'âge de 47 ans, alors qu'il purgeait une peine de 19 ans de prison pour "extrémisme". Son équipe ainsi que son épouse, Ioulïa Navalnaya, accusent depuis le président russe d'avoir ordonné son assassinat. "J'étais certaine dès le premier jour que mon mari avait été empoisonné, mais maintenant, j'en ai la...
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16/02 - Aides sociales : cette complaisance qui affaiblit la France, par Julia de Funès
De nombreux chefs d’entreprise s’interrogent : comment faire revenir les individus au travail ? La question n’est plus marginale ni sectorielle. Ce n’est plus seulement une difficulté de recrutement, ni un problème d’attractivité des entreprises, mais une interrogation plus profonde sur le rapport que notre société entretient avec le travail lui-même. Elle révèle un trouble plus profond : une modification de notre rapport collectif à l’effort, à la contrainte, à la contribution. Ce n’est pas seulement le marché de l’emploi qui se tend, c’est la valeur même du travail qui s’émousse.
Lorsqu’il devient presque aussi rationnel de ne pas travailler que de travailler, non par paresse mais par calcul, le problème n’est plus moral, il est structurel. Car un système se dérègle lorsqu’il réduit l’écart entre ce que rapporte l’activité et ce que procure l’assistance au point de rendre l’effort à peine avantageux. Les horaires contraints, la fatigue, les renoncements ordinaires qu’implique toute vie professionnelle ne trouvent plus de justification suffisante. Nous dénonçons des comportements individuels là où s’exprime une incitation collective. Une organisation sociale qui rend le retrait supportable fabrique, sans le vouloir, le désengagement qu’elle déplore.
Ce désengagement repose sur plusieurs confusions. La première mélange les notions d’aides sociales et d'assistance. L’aide suppose un appui temporaire destiné à restaurer l’autonomie. L’aide vise la sortie de l’aide. L’assistanat, à l’inverse, installe et fige. Il...
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16/02 - Mort de Quentin Deranque à Lyon : le retour de la violence politique
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16/02 - Mort de Quentin D. à Lyon : qu’est-ce que la Jeune Garde, le groupe antifasciste pointé du doigt ?
La Jeune Garde est pointée du doigt après la mort d'un militant nationaliste samedi 14 février des suites d'une agression. Des heurts ont éclaté jeudi à la sortie d'une conférence donnée par Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Quentin D., activiste âgé de 23 ans, était présent pour "aider à protéger les membres du collectif identitaire Nemesis", qui manifestaient contre l'événement. Le groupe, proche de l'extrême droite, affirme avoir reconnu parmi les agresseurs de Quentin un "membre actif de la Jeune Garde".
S'il n’existe, à ce stade de l’enquête, aucune preuve mettant en cause l'organisation antifasciste, le ministre de l'Intérieur a mis en avant sa possible implication dimanche soir sur le plateau de France 2. Pour Laurent Nuñez, "manifestement, c'est l'ultragauche qui était à la manœuvre". Qui est donc la Jeune Garde et quelles sont ses motivations ?Organisation active pendant sept ans
Le groupe a vu le jour en 2018 à Lyon, dans un contexte marqué par la montée en puissance de l'extrême droite et des groupuscules identitaires. Cofondée par l'actuel député La France insoumise Raphaël Arnault, l'organisation antifasciste - qui n'a jamais été une association déclarée - s'est ensuite étendue à quatre autres villes : Strasbourg (2019), Paris (2020), Lille et Montpellier (2021). Avant d'être finalement dissoute en juin 2025, en raison d'"agissements violents", via un décret pris en conseil des ministres. "La Jeune Garde ne saurait être tenue pour responsable de ces tragiques événements, ayant suspendu toutes ses...
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16/02 - Les vêtements anti-IA, la nouvelle mode qui promet d’échapper aux caméras de sécurité
Et si la cape d'invisibilité existait vraiment ? Le tissu mythique, censé rendre indiscernable toute personne le portant, est dans les contes de fées l'œuvre de magiciens ou de géants. Aujourd'hui, ce sont des ingénieurs et des designers mode qui s'essaient à l'art de disparaître. Avec un but très précis : échapper aux caméras de sécurité et aux intelligences artificielles. De plus en plus de marques promettent en effet que leurs vêtements et accessoires protègent leurs propriétaires des systèmes de vidéosurveillance et de reconnaissance faciale. Et, depuis le retour de Donald Trump, ces lunettes, pulls, t-shirts ou foulards "anti-IA" ont le vent en poupe, assurent plusieurs vendeurs à L'Express. De plus en plus de caméras de surveillance
Les caméras de surveillance sont devenues des objets du quotidien. Selon Dominique Legrand, président de l'association nationale de la vidéoprotection (AN2V), la police et la gendarmerie opèrent désormais plus de 100 000 caméras de sécurité. Un chiffre qui reste dérisoire par rapport à la myriade de caméras privées dans les centres commerciaux, les usines et les bureaux. "Le parc est d’environ deux millions en France", estime Patrick Haas, directeur des publications En Toute Sécurité.
La France n'est pas le seul pays friand de caméras. Londres en comptait en 2022 près d'un million, d'après une étude de Clarion Security Systems, qui expliquait qu'un piéton était susceptible d'être filmé jusqu'à 70 fois par jour.
Aux Etats-Unis aussi, le secteur est en pleine croissance....
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16/02 - Les déboires français d’Helsing, la pépite de la défense allemande
Entre l’industriel qui en a vu d'autres et le jeune directeur général venu de Palantir, à la rhétorique "start-up", le courant n’est pas passé. En décembre 2024, Éric Trappier, le tonitruant PDG du groupe Dassault, reçoit Antoine de Braquilanges, à la tête du bureau français d’Helsing. L’entreprise fondée en 2021 en Allemagne et implantée en France en mars 2022 a démarré très fort, très vite. Positionnée sur le créneau de l’intelligence artificielle militaire, celle qui s’est en quelques mois hissée au rang de licorne européenne conçoit, entre autres, des systèmes de pilotage automatique à destination des avions de combat. Pourquoi ne pas les intégrer au Rafale, le joyau de Dassault Aviation ? Éric Trappier, pour le moins rétif aux donneurs de leçons, d’autant plus venus d’outre-Rhin, laisse la démonstration s’achever et finit par se braquer. Depuis cet épisode, Helsing trouve porte close chez l’avionneur. "Et qui se fâche avec Dassault se fâche avec Thales et avec l’environnement du missilier MBDA", lâche un spécialiste de l’IA de défense.
Helsing, qui vient tout juste de décrocher un mégacontrat de plus de 250 millions d’euros avec l’Allemagne, pour la commande de drones d’attaque à envoyer sur le front ukrainien, peine à s’arrimer en France. Sur le papier, l’ambitieuse entreprise, connue pour sa communication à la fois offensive et auréolée de mystère, a tout pour plaire. Des technologies 100 % européennes, à l’heure où l’autonomie stratégique à l’égard des Etats-Unis est devenue un impératif. Des talents débauchés à...
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15/02 - L’Iran ouvert au compromis avant la reprise des négociations avec les Etats-Unis
L'Iran cherche à conclure un accord nucléaire avec les États-Unis apportant des bénéfices économiques aux deux parties, a déclaré dimanche un diplomate iranien, quelques jours avant un deuxième cycle de discussions entre Téhéran et Washington. L'Iran et les États-Unis ont relancé leurs négociations plus tôt ce mois-ci pour tenter de régler leur différend vieux de plusieurs décennies sur le programme nucléaire iranien et éviter une nouvelle confrontation militaire.
Les États-Unis ont envoyé un deuxième porte-avions dans la région et se préparent à la possibilité d'une campagne militaire prolongée si les pourparlers échouent, ont indiqué des responsables américains à Reuters. "Pour assurer la pérennité d'un accord, il est essentiel que les États-Unis bénéficient également dans des domaines à rendement économique élevé et rapide", a déclaré Hamid Ghanbari, directeur adjoint de la diplomatie économique au ministère iranien des Affaires étrangères, selon l'agence semi-officielle Fars.Intérêts communs
L'Iran a menacé de riposter à toute attaque américaine, mais le responsable a adopté dimanche un ton conciliant. "Les intérêts communs dans les secteurs pétrolier et gazier, les champs conjoints, les investissements miniers, et même les achats d'avions sont inclus dans les négociations", a indiqué Hamid Ghanbari, estimant que l'accord nucléaire de 2015 avec les grandes puissances n'avait pas garanti les intérêts économiques américains.
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a déclaré lors d'une conférence de presse à Bratislava que...
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15/02 - Affaire Epstein : complotisme, populisme, propagande pro-russe... A qui profite le crime ?
La liste des personnalités impliquées dans l'affaire Epstein n'en finit pas de s'allonger. Même des Etats comme la Norvège, longtemps érigée en modèle d'intégrité, se trouvent éclaboussés par ce scandale. La France n'est pas plus épargnée, et le parquet de Paris a même dépêché des magistrats pour faire la lumière sur les ressortissants impliqués.
Mais une opération de transparence ne vient jamais seule. Comme lors de la mise au jour des Pentagon Papers ou des abus de la CIA par la Commission Rockefeller dans les années 1970, certains acteurs se sont empressés de tirer profit des révélations. L'affaire Epstein a ainsi vu fleurir avec elle théories complotistes, discours populistes, ou propagande pro-russe.Complotisme
"Un paradoxe", selon Rudy Reichstadt, politologue et directeur du média de fact-checking Conspiracy Watch. "Alors que les moments de transparence devraient en principe désamorcer les fantasmes, ils créent systématiquement de l'activation complotiste", explique-t-il. Certains artisans de ces théories n'ont en effet pas tardé à dénoncer un complot mondial pédo-sataniste, teinté parfois d'antisémitisme.
"D'une certaine façon, ces individus ont réussi leur coup, puisqu'ils ont réussi à conforter une partie de l'opinion dans leurs convictions", détaille Rudy Reichstadt. "Mais ils ont gagné en ayant tort", ajoute-t-il, car bien entendu, rien ne prouve l'existence d'un tel complot.Populisme
Les complotistes sont loin d'être les seuls à surfer sur la vague anti-élites provoquée par ce scandale. Les...
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15/02 - "L’éclatement de la Russie n’a rien d’une dystopie" : les prédictions de l’écrivain Dmitry Glukhovsky
Il est l’un des plus grands écrivains russes contemporains, et un maître mondial de la dystopie. Connu pour sa trilogie Métro, Dmitry Glukhovsky publie le premier tome de son nouveau roman, le fabuleux L’Avant-poste (Robert Laffont). Dans une Russie du futur, qui se nomme désormais "Moscovie" et se limite à ses frontières européennes, une poignée de survivants vivent au bord d’une Volga empoisonnée, guettant un pont sur lequel plus personne n’ose s’aventurer. Comment la Russie a-t-elle pu en arriver à ce cauchemar ? Avec ce Désert des Tartares horrifique, le romancier signe une fable magistrale sur la Russie actuelle, menacée par l’amnésie historique et une parole politique devenue toxique.
Lauréat du prix de la Liberté de L’Express, Dmitry Glukhovsky a été condamné par contumace à huit ans de prison pour son opposition à la guerre en Ukraine et vit aujourd’hui en exil. Il nous explique pourquoi le démantèlement de la Russie est selon lui un "futur probable" et non pas un scénario de science-fiction. Analysant les relations "schizophrènes" entre la Russie et la Chine, il assure aussi que les sanctions économiques sont en train porter leur fruit contre Vladimir Poutine, mais ne suffiront pas à le renverser.
L’Express : D’où vous est venue cette idée d’une Russie démantelée et fragmentée ?
Dmitry Glukhovsky : C’est un futur probable. Et c’est une crainte très présente dans les discours des politiciens, mais aussi une peur quotidienne des Russes. Avant le début de la guerre avec l’Ukraine, cette désintégration de...
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15/02 - Psychanalyse, autisme et pseudothérapies : enquête sur les ambiguïtés de l’influent Pr Bruno Falissard
Il est polytechnicien, professeur de santé publique à l’université Paris-Saclay, directeur d’un centre de recherche en épidémiologie, membre de l’Académie de médecine, psychiatre et ancien président de l’Association internationale de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent. Un CV impressionnant. Mais si le nom du Pr Bruno Falissard, 64 ans, a émergé dans le débat public ces derniers mois, c’est avant tout comme président de la Société française de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, la SFPEADA, qui représente les pédopsychiatres français. On l’a ainsi vu au Sénat ou à l’Assemblée nationale, auditionné sur la santé mentale des jeunes. On l’a souvent lu dans de grands médias, sollicité pour son expertise, ou comme cosignataire de diverses tribunes. On l’a surtout retrouvé de tous les combats pour défendre la place de la psychanalyse dans les soins, des adultes comme des enfants.
A l’automne dernier, le Pr Falissard et la SFPEADA se sont associés, aux côtés d’autres organisations de psychologues et de psychiatres, à la fronde contre une sénatrice qui voulait supprimer tout financement public pour les thérapies psychanalytiques. En fin d’année, les mêmes ont croisé le fer avec la Haute Autorité de santé (HAS), qui souhaite obliger les professionnels intervenant auprès d’enfants avec un trouble du spectre autistique (TSA) ou de l’attention (TDAH) à recourir à des soins dont l'efficacité a été validée par la science. Si le Parlement suit cette proposition, il leur faudrait donc renoncer à la psychanalyse, "non...
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15/02 - Municipales suspendues, permanences LFI attaquées... Ce que l’on sait de la mort de Quentin D. à Lyon
Le président français Emmanuel Macron a appelé au calme et à la retenue ce week-end après la mort d'un militant des suites de blessures, subies au cours d'une agression à la sortie d'une conférence donnée jeudi par Rima Hassan, députée européenne La France insoumise (LFI), à Sciences Po Lyon. Quentin D., activiste âgé de 23 ans, était présent pour aider à protéger les membres du collectif identitaire Nemesis, qui manifestaient contre l'événement, a indiqué le groupe dans un communiqué.Flou autour du décès de Quentin D.
Une vidéo présumée de l’agression diffusée samedi soir par TF1, filmée d’un immeuble, montre une dizaine de personnes assenant des coups à trois individus gisant à terre, dont deux parviennent à s’échapper. Les circonstances du drame doivent "être déterminées", selon le parquet de Lyon, qui a, selon Le Monde, ouvert une enquête "du chef de coups mortels aggravés, en plus des violences aggravées par trois circonstances – réunion, d’usage d’arme, et de mis en cause dont le visage est dissimulé". Le parquet a fait savoir que le ou les auteurs de l'agression n'avaient pour l'instant pas été identifiés.
Vendredi, Rima Hassan a réagi en réclamant une enquête et demandé que les auteurs des faits soient traduits en justice. Emmanuel Macron a fait de même samedi soir. "Il est essentiel que les auteurs de cet acte ignominieux soient poursuivis, traduits en justice et condamnés. La haine qui tue n’a pas sa place parmi nous. J’appelle au calme, à la retenue et au respect", a écrit le président de la République sur...
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15/02 - Défense : pourquoi l’Algérie mise de plus en plus sur la Russie
Le suspense n'aura pas duré très longtemps. Il aura fallu trois mois au total pour que les rumeurs soient confirmées. En novembre dernier, la Russie révélait avoir livré deux avions Su-57 à un client dont l'identité n'était alors pas officiellement révélée. Les regards se tournaient vers l'Algérie, sans pour autant en être sûrs. Deux vidéos amateurs diffusées dimanche viennent lever le doute : deux appareils, que les experts aéronautiques arrivent facilement à identifier comme correspondant aux modèles russes, ont été aperçus dans le ciel algérien, à proximité de l’aéroport d’Oum el Bouaghi, dans le nord-est du pays.Atout de poids pour Alger
L’Algérie devient ainsi officiellement le premier pays d’Afrique et du monde arabe à posséder un avion aussi moderne, doté d'une rare autonomie stratégique. Le Su-57 "Felon" est un appareil ultramoderne développé dans les années 2010 et dit de cinquième génération, comme le F-35 américain. Chasseur polyvalent capable de combattre dans les airs mais aussi de mener des frappes terrestres et maritimes, le Su-57 intègre la furtivité, la supermanœuvrabilité, la supercroisière, l’avionique intégrée et une grande capacité de charge utile. Il représente en quelque sorte le fleuron de l’aéronautique militaire russe.
Cette livraison fait suite à un contrat conclu en 2021 entre l'Algérie et la Russie pour 14 chasseurs Su-57E "Felon". Six devaient être livrés en 2025, six autres en 2026, puis les deux derniers en 2027, étaie La Voix du Nord. L'Algérie serait désormais le tout premier client export...
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15/02 - "Les carrières seront plus turbulentes..." : le travail du futur vu par un expert de Harvard
C’est la question que tout le monde se pose : à quel point l’IA va-t-elle bouleverser le monde du travail ? Lundi 23 mars, L’Express organisera un colloque "Apprendre et se former à l’ère de l’IA" pour tenter d’y répondre. En attendant cet événement, nous avons interrogé Christopher Stanton, professeur associé à la Harvard Business School. L’homme est bien placé pour scruter les mutations à l’œuvre dans l’entreprise. Enseignant dans l’une des meilleures écoles de commerce du monde, il donne dans le cadre des MBA un cours intitulé "Managing the Futur of work" (gérer l’avenir du travail), tout en menant des recherches sur la vitesse de l'adoption de l’IA.
Ce diplômé de Stanford commence par nous rappeler que les prédictions sont forcément périlleuses en matière d’automatisation du travail. "Si vous regardez les prévisions passées, vous constaterez qu'il s'agit d'une succession d'alertes exagérées en matière de destruction d'emplois". Christopher Stanton rappelle deux flops fameux. Le premier est d’avoir cru que les véhicules autonomes allaient remplacer les chauffeurs : en réalité, l’économie n’a jamais eu autant besoin d’eux avec les livraisons dites du "dernier kilomètre". L’autre prophétie, pour l’instant fausse, est celle de la disparition des radiologues. "Aux Etats-Unis, les radiologues ont vu la demande augmenter, ils gagnent plus et se plaignent d'épuisement professionnel parce qu'ils ont trop de travail", sourit le chercheur.Les premiers impacts de l'IA
Il est également difficile de faire le tri dans les études...
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15/02 - "La Russie de Poutine me rappelle Dostoïevski" : Maria Stepanova, le spleen de l’exil
C’est un livre étrange et envoûtant. Dans L’Art de disparaître, Maria Stepanova raconte l’errance d’une écrivaine exilée qui doit se rendre à un festival littéraire. Galère de train, portable déchargé, l’héroïne se retrouve dans une ville inconnue où elle fait des rencontres improbables – elle hésite même à s’engager dans un cirque… L’ambiance fait bizarrement penser à celle d’Alice au pays des merveilles. D’abord poétesse, Maria Stepanova a connu la gloire grâce à En mémoire de la mémoire, ample récit d’un siècle d’histoire russe qui a été traduit dans près de 30 langues. Par ailleurs ancienne rédactrice en chef du site Colta.ru, elle n’est plus la bienvenue au pays moins merveilleux de Poutine. Dans les bureaux de son éditeur français, Stock, qui publia jadis Tourgueniev, elle se montre mélancolique : "Mon écrivain de prédilection reste Tolstoï. Je relis régulièrement Guerre et Paix, toujours avec le même plaisir. Hélas la Russie actuelle me rappelle plus Dostoïevski…"
Née à Moscou en 1972, Maria Stepanova est assez âgée pour avoir connu trois époques successives : "C’est ma chance – ou ma malchance. J’ai grandi en URSS. Puis, quand j’ai eu 18 ans, le régime s’est effondré, et il y a eu la nouvelle Russie des années 1990. Tout semblait changer pour le meilleur. Nous avons été pleinement optimistes pendant un bon moment… L’arrière-plan était sombre, avec les deux guerres en Tchétchénie, les attaques terroristes, mais, sur le plan culturel, c’était intense, tout arrivait à une vitesse incroyable. Les livres occidentaux qui avaient...
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15/02 - Laura Field, spécialiste du mouvement Maga : "A jouer avec le feu, J.D. Vance va se brûler les doigts"
On réduit souvent la mouvance Maga ("Make America Great Again") à ses casquettes rouges, ses slogans nationalistes et ses outrances populistes. Dans Furious Minds ("Esprits furieux", Princeton University Press, non traduit), Laura K. Field montre que cette lecture est trompeuse. Cet essai aussi passionnant que glaçant dévoile l’envers idéologique du mouvement, en s’intéressant à la nouvelle droite américaine, frange conservatrice, antilibérale et hautement idéologisée de l’univers Maga. Ce courant ancien, revenu sur le devant de la scène dans les années 2010, est porté par un réseau de penseurs et d’universitaires influents, très actifs en coulisses, qui ont contribué à l’ascension de Donald Trump en 2016 puis à son retour en 2024.
À mi-chemin entre l’enquête et l’analyse, le livre met en lumière des profils intellectuellement brillants - loin de l’image caricaturale associée à Maga - comme Stephen Miller, conseiller spécial du président américain et idéologue en chef de l’ICE. Un univers masculin, structuré en plusieurs courants, et animé par une haine viscérale du libéralisme moderne. Formée par des professeurs influencés par le philosophe Leo Strauss, figure centrale des milieux conservateurs américains, Laura K. Field connaît parfaitement son sujet. Et elle met en garde : le projet de cette nouvelle droite pour l’Amérique est bien plus radical - et plus dangereux - que ce à quoi aspire la base électorale de Maga. Entretien.
L'Express : Donald Trump ne lit aucun livre, et est, selon vous, une "figure...
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15/02 - Comment j’ai essayé de parler du Soudan sur CNews, par Stephen Smith
De passage à Paris en octobre dernier, au moment où la plus grande ville du Darfour est tombée entre les mains des rebelles soudanais, j’étais invité sur le plateau de Pascal Praud. Je ne connaissais pas son émission, je savais seulement que CNews était peu ou prou l’équivalent de Fox News aux États-Unis. Je m’y rendais pour parler des quelque 400 000 habitants d’El-Fasher qui, au terme d’un siège de plus de cinq cents jours, subissaient la loi des vainqueurs (l’enquête de la Cour pénale internationale a depuis mis en évidence "des massacres et des tentatives de dissimulation des crimes par l’aménagement de fosses communes" ayant fait des milliers, peut-être même plus de 10 000 victimes).
J’espérais aussi tenir un propos plus général sur la dernière en date des guerres civiles au Soudan — un pays qui, en soixante-dix ans d’existence indépendante, a connu quarante-deux années de déchirements internes. Depuis avril 2023, l’armée dirigée par le général al-Burhan s’y bat avec les Forces de soutien rapides (FSR), une unité paramilitaire emmenée par un homme connu comme "Hemetti", un ancien chef "janjawid" (littéralement "le mal à cheval", le surnom des épurateurs ethniques dans les massacres au Darfour entre 2003 et 2007). Ex-alliés, les deux chefs militaires se livrent depuis bientôt trois ans une guerre qui n’est civile que par ses principales victimes, ménagées d’aucun côté. On estime à plus de 13 millions le nombre des Soudanais chassés de leur foyer. Personne n’a compté les morts.
Sur CNews, je n’ai même pas pu...
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15/02 - En Hongrie, le pari nucléaire de Viktor Orban qui déstabilise l’Europe
Péter Szijjarto savoure le moment. "C’est une étape énorme pour la souveraineté énergétique de la Hongrie", salue le ministre magyar des Affaires étrangères près de la fosse de la future unité 5 de la centrale de Paks, où l’on s’apprête à couler le "premier béton" sous les drapeaux hongrois et russes. "Nous avons misé sur ce projet à une époque où le nucléaire était un gros mot", enchaîne-t-il devant Alexeï Likhachev, le patron de Rosatom.
Proche du Kremlin, le géant moscovite de l’atome civil est chargé de construire deux nouveaux réacteurs VVER-1200 en complément des quatre VVER-400 de conception soviétique, actifs depuis les années 1980, qui trônent non loin derrière. Après les discours officiels, des minibus mènent les journalistes en lisière du chantier. Un communicant pro-Orban, enregistrant une vidéo, se félicite d'"un grand jour pour la Hongrie, pour la Russie et pour la coopération nucléaire internationale". L’Argentin Rafael Grossi, le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique, venu de Vienne, est à l’unisson. L’avant-veille, à 500 kilomètres de là, des missiles russes s’abattaient sur la centrale thermique de Darnytsia, près de Kiev, privant de chauffage des dizaines de milliers de civils. Comment un tel télescopage est-il possible ?Risques géopolitiques pour l'UE et l'Otan
Financé à 80 % par un prêt de l’État russe, ce projet à 12,5 milliards d’euros doit permettre de doubler la capacité de la centrale, qui produit déjà près de la moitié de l’électricité hongroise. Il avait été acté en 2014,...
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14/02 - Alexeï Navalny empoisonné par la Russie : ce que révèle une enquête menée par cinq pays européens
Beaucoup de doutes entouraient la mort de l'opposant à Vladimir Poutine, Alexeï Navalny, le 16 février 2024. Mais les accusations sont désormais portées par cinq puissances européennes. Dans un communiqué commun publié ce samedi 14 février, la France, la Grande-Bretagne, la Suède, l'Allemagne et les Pays-Bas affirment que l'homme politique russe a été empoisonné par le Kremlin. Les résultats d'analyse d'échantillons du corps d'Alexeï Navalny ont confirmé la présence d'épibatidine, un poison que l'on retrouve sur certaines grenouilles d'Amérique du Sud et non dans le cercle Arctique en Russie, où était enfermé l'opposant politique. Après les conclusions de cette analyse, la Russie a été signalée à l'Organisation sur l'interdiction des armes chimiques. "Le mépris répété de la Russie pour le droit international et la Convention sur les armes chimiques est clair", affirme la déclaration commune.
Selon le communiqué, "seul l'Etat russe avait les moyens, le motif et l'opportunité de déployer cette toxine mortelle pour cibler Navalny pendant son emprisonnement dans une colonie pénitentiaire russe en Sibérie, et nous le tenons responsable de sa mort." Une accusation répétée par la ministre britannique des Affaires étrangères Yvette Cooper, lors de sa prise de parole à la Conférence de sécurité de Munich. Préoccupés par le fait que la Russie n'ait pas détruit toutes ses armes chimiques, les cinq pays se sont engagés à utiliser "tous les leviers politiques à [leur] disposition pour continuer à demander des comptes à la...
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14/02 - Luuk van Middelaar : "L’Europe a longtemps cru à un universalisme naïf"
L'an dernier, à Munich, les Européens se sont sentis comme largués un jour de Saint-Valentin. Le 14 février 2025, J.D. Vance dézingue, devant un parterre de dirigeants et haut gradés occidentaux, les alliés historiques des Etats-Unis. L'Europe ne serait pas fidèle à ses principes, un peu trop restrictive vis-à-vis de la liberté d'expression, et complice de "l'immigration de masse". Mais à la façon de cet ancien épris qui, après avoir assailli l'autre de reproches souvent malhonnêtes, le vice-président américain jure que cette rupture est pour le bien du Vieux Continent.
En ce dernier point, se trompe-t-il ? Savoir ne plus pouvoir compter sur l'autre, n'est-ce pas la façon la plus sûre d'apprendre à ne compter que sur soi-même ? Reste que, douze mois se sont écoulés depuis, et les Vingt-Sept sont toujours incapables de parler d'égal à égal avec Washington. Alors, la question qui nous vient est : en ont-elles seulement la capacité ? L'éclairage de l'historien et philosophe néerlandais, spécialiste des relations européano-américaines, Luuk van Middelaar.
L'Express : En 2020, le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, affirmait que l’Europe devait apprendre "le langage de la puissance". Six ans plus tard, le Vieux Continent donne l’impression de nager en pleine impuissance…
Luuk van Middelaar : Cette impression d’impuissance tient moins à un affaiblissement soudain de l’Europe qu’à une illusion dissipée. Pendant des décennies, l’Europe a largement délégué sa puissance stratégique, surtout militaire, à...
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14/02 - "Ozempic face" : quand les médicaments anti-obésité bousculent le marché de l’esthétique
De larges pommettes, des joues comme des petits nuages autour d'un nez à pic, des lèvres charnues et toujours ce menton, ah, ce menton, légèrement en galoche, si généreux : de l’immense variété des figures d’Apollon qui ont traversé l’Antiquité, toutes, ou presque, mettent à l’honneur l’opulence et la volupté du héros de l’Olympe. Qu’il soit grimé en chérubin ou en fier guerrier, le dieu grec le plus beau a toujours un visage onctueux, une face gorgée de vie, bien plus rondelette que maigrichonne.
Une représentation en partie dictée par la nature : pour ce qui est du visage, c’est bien de la graisse nichée dans le derme que l’on puise notre charme, c’est grâce à elle, entre autres, que l’on fait, ou non, "notre âge". Lorsque celle-ci fond, des béances se forment, les yeux et les lèvres semblent flotter au milieu d’un océan de peau et de plis. Maigrir du visage est un stigmate - de la maladie, des mauvaises habitudes, ou du temps qui passe, et voilà tout le problème de nombreux patients traités avec les nouveaux médicaments contre l'obésité, une fois confrontés à leur miroir.
Grâce à ces traitements qui génèrent des satiétés de synthèse, les personnes obèses perdent des kilos et gagnent des années de vie en plus, un petit miracle quand on sait le drame que cause cette pathologie. Mais ce pacte signé avec l’ennemi adipeux a un prix : en s’éloignant à toute vitesse, le poids embarque ce qui faisait autrefois la qualité de la peau des malades, et laisse derrière lui stries, sillons, ridules et plissures, des marques que les...
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14/02 - Législatives en Hongrie : l’opposant à Viktor Orban, Peter Magyar, ciblé par un "kompromat" à la russe
La campagne électorale pour les législatives en Hongrie a pris un tournant inquiétant. À deux mois du scrutin, alors qu'il est en tête des sondages, le chef du parti de centre-droit Tisza Peter Magyar est victime d'un chantage à la sextape. L'eurodéputé affirme que des journalistes ont reçu une photo d'une chambre accompagnée du texte "Coming soon" (À venir).
Si aucune vidéo compromettante n'a été publiée à l'heure actuelle, le candidat accuse le Fidesz, le parti de Viktor Orban, d'être à l'origine de cette menace à peine voilée. Dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux, il dénonce une "campagne de diffamation menée par le gouvernement et les services secrets". "Il est devenu clair pour moi que j'étais entré dans un kompromat classique de style russe, mais comme je n'ai rien fait d'illégal, ma conscience est claire", appuie-t-il, alors qu'il a porté plainte, jeudi 12 février, pour collecte illégale d'informations secrètes et utilisation non autorisée d'équipement d'enregistrement dissimulé. Selon lui, la photo serait la capture d'une vidéo prise à son insu d'un rapport intime consenti qu'il aurait eu avec son ancienne petite amie. "J’ai une vie sexuelle, mais je ne permettrai pas qu’on me fasse chanter", a aussi précisé l'homme politique."Opération des services secrets"
Si la photo a été envoyée à des journalistes et est désormais visible sur les réseaux sociaux, elle a aussi été publiée sur le site radnaimark.hu avec le texte "Once upon a time", soit "il était une fois" et la date "2024.08.03". Selon...
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14/02 - A Munich, Marco Rubio tente de rassurer l’Europe un an après la charge de J.D. Vance
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a souhaité transmettre, ce samedi 14 février, un message d'unité aux Européens, affirmant que Washington ne cherchait pas à abandonner l'alliance transatlantique. Le discours de Marco Rubio, axé sur la cohésion et l'héritage commun avec l'Europe, a été plutôt bien accueilli par les diplomates réunis à la Conférence annuelle sur la sécurité de Munich.
Mais le chef de la diplomatie américaine a également repris certaines critiques de l'administration Trump visant l'Europe, notamment sur l'immigration de masse et le changement climatique, et a parfois visé les responsables européens. Son intervention contraste toutefois nettement avec celle du vice‑président J.D. Vance prononcée un an plus tôt au même endroit, dans laquelle il affirmait que le principal danger pour le Vieux Continent venait de la censure et du recul démocratique, plutôt que de menaces extérieures comme la Russie.
"À une époque où les gros titres annoncent la fin de l'ère transatlantique, qu'il soit clair pour tous que ce n'est ni notre objectif ni notre souhait, car pour nous, Américains, notre foyer est peut‑être dans l'hémisphère occidental, mais nous restons toujours un enfant de l'Europe, a déclaré Marco Rubio. Les Etats-Unis et l'Europe sont faits pour être ensemble.""Nos plus anciens amis"
Alors que l'agenda "America First" (l'Amérique d'abord) de Donald Trump est de plus en plus perçu par les alliés et adversaires comme "America Alone" (l'Amérique seule), et que les treize premiers mois de son...
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14/02 - La CIA défie la Chine sur YouTube pour recruter des espions dans l’armée de Xi Jinping
Dans la bataille de l'espionnage, tous les outils peuvent être utiles, même les plus simples. Alors que le président chinois Xi Jinping opère une violente purge au sein de son armée, les services de renseignement américains tentent d'en profiter pour recruter des espions au sein de l'armée populaire de libération (APL). Pour toucher le plus largement, la CIA a trouvé sa solution : YouTube. L'agence américaine a publié, jeudi 12 février, une nouvelle vidéo en mandarin sur sa chaîne appelant les citoyens chinois à les contacter. Un court-métrage d'un peu plus d'une minute trente, empruntant le ton des films d'action hollywoodiens. À l'image, un officier chinois fictif décidant de contacter les renseignements américains pour lutter contre la corruption de son pays. En fond, une voix off de ses plaintes : "Chaque jour qui passe, il devient plus clair que la seule chose à laquelle nos dirigeants de parti sont intéressés à défendre, ce sont leurs propres poches".Contourner le contrôle du gouvernement
Musique épique, pluie battante et réalisation léchée : la CIA compte bien glaner des informations dans "les domaines du renseignement, de la diplomatie, de l'économie, de la science et de la technologie de pointe". Pour convaincre de potentielles sources à les contacter, l'agence de renseignement mise tout sur les sentiments et appelle, paradoxalement, au patriotisme : "J'étais un soldat, j'ai servi pour défendre mes compatriotes, et le chemin que j'ai choisi était ma façon de servir", lance la voix off. En...
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14/02 - La Stockholm School of Economics, berceau des startupers suédois
Depuis la colline de l’Observatoire, au nord de la capitale suédoise, impossible de manquer sa coupole verte. La Stockholm School of Economics (SSE) trône, repère au milieu du paisible quartier de Vasastan. Derrière sa façade néoclassique et son imposante porte noire, la bâtisse abrite un hall moderne et lumineux aux murs parés de végétation. Arpenter ses couloirs, c’est marcher dans les pas des icônes de la réussite du pays, à l'image de Sebastian Siemiatkowski, co-fondateur de Klarna, champion suédois du secteur des fintech. Ironie du sort, ses amphithéâtres ont accueilli deux Johan Forssell – l’actuel ministre de l’Immigration et l’ancien patron de la holding Investor. Le prix Nobel d’économie Bertil Ohlin, honoré par une statuette à son effigie près de l’entrée, a quant à lui connu l'ancienne adresse de l'école, du temps où les cours se déroulaient dans au sein de l'hôtel Brunkebergs, jusqu'en 1926.
C'est notamment sous l'impulsion du ministre et banquier Knut Agathon Wallenberg que l'institution est créée en 1909, avec comme ambition d'"élever le statut social de la classe marchande". Un siècle plus tard, la SSE est devenue la meilleure école de commerce du monde scandinave. En particulier, l'un de ses programmes est classé neuvième du palmarès international des masters en management du Financial Times. "Quand on leur demande quelle école ils auraient choisie s’ils n’étaient pas admis à la SSE, nos étudiants citent généralement une université située hors de la Suède", se félicite Lars Bergman, ancien...
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14/02 - Michel Thévoz : "Jean Dubuffet cherchait un art affranchi du déjà-vu"
Il y a tout juste cinquante ans, à Lausanne, naissait la Collection de l’art brut, sous l’impulsion de Jean Dubuffet, après des décennies de collecte d’œuvres marginales. Dans une exposition-anniversaire*, l’institution suisse retrace, sous le commissariat de sa directrice Sarah Lombardi, les étapes de cette aventure hors du commun, avec un large éventail de créations témoignant des mutations opérées au fil des décennies par la notion d’art brut. Compagnon de route de Dubuffet et premier directeur du lieu inauguré en février 1976, Michel Thévoz revient, pour L’Express, sur la genèse de la Collection, qui reste aujourd’hui l’unique musée au monde dévolu à l’étude, à la conservation et à la présentation de ces productions réalisées en dehors des clous.
L'Express : Qu’est-ce qui a amené Jean Dubuffet à s’intéresser, dès les années 1940, aux productions en marge des circuits officiels ?
Michel Thévoz : Dubuffet, qui, adolescent, avait résolu de devenir artiste et de suivre la filière consacrée, à commencer par l’Académie Julian, a vite été rebuté par le milieu artistique, qu’il a considéré comme snob, grégaire et frelaté. Il a pratiquement arrêté de peindre pendant quarante ans. Cependant, à l’âge de vingt-deux ans, accomplissant son service militaire dans la météorologie, installé dans un observatoire de la tour Eiffel, il reçoit l’aide inattendue d’une honorable vieille dame, Clémentine Ripoche, qui, en toute bonne foi, lui communique sous la forme de dessins ce qu’elle voit dans le ciel : des apparitions stupéfiantes, des...
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14/02 - Etienne de Montety et Nicolas Chemla : deux hommes en quête de grâce
Les lecteurs attentifs auront remarqué que, page 197 de son nouveau livre, Étienne de Montety glisse un clin d’œil amical à Jean Raspail. Rappelons que le grand Raspail ne fut pas que l’auteur controversé du Camp des Saints : il signa aussi La Miséricorde, court roman bernanosien en diable (si l’on peut dire). C’est dans cette filiation que s’inscrit parfois Montety. Il s’était inspiré de l’assassinat du père Hamel pour écrire La Grande Epreuve (Grand prix du roman de l’Académie française en 2020). Dans Il y a une autre rive (Stock), il raconte le chemin spirituel d’un jeune Français d’origine algérienne, Rahman. Ce dernier travaille à Paris dans une start-up. Les cryptomonnaies et autres NFT sont-elles les nouveaux veaux d’or ? A la mort de son père, qui était retourné au pays, Rahman se rend en Algérie. Au cours d’une virée à moto, il se blesse et rencontre un médecin religieux, le frère Jean-Marie Bazin (rien à voir avec le terrible Hervé !), qui le soigne et lui raconte son parcours. Les fantômes de Charles de Foucauld et des moines de Tibhirine ne sont pas loin. Rahman rentre troublé en France, où il change de vie et, peu à peu, se tournera vers le catholicisme, notamment grâce à son amie Dorothée, sans doute le personnage le plus attachant du roman après le frère Jean-Marie… Sur le papier, le sujet pouvait paraître casse-gueule ou utopique, quand on voit l’état des relations franco-algériennes. Montety parvient à éviter l’écueil de la littérature édifiante. En terminant ce paragraphe, on se souvient que, il...
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14/02 - Langue française : splendeur et misère des mots disparus
"Biomédicament", "néobanque", "prompter"… Chaque année, quelque 150 mots entrent dans le Larousse et le Robert. Mais d’autres en sortent dans l’indifférence la plus totale, comme le montre l’infatigable Jean Pruvost, extraordinaire linguiste qui se définit lui-même comme "dicopathe". Et pour cause : il possède plus de 10 000 dictionnaires (!), dont nombre d’éditions anciennes, véritables "châteaux aux mots dormants", qui conservent le souvenir de ces vocables disparus.
Quelques-uns sont sortis de l’usage en raison du progrès technique, comme le coffretier ou l’abat-foin. D’autres ont été crucifiés par nos choix collectifs. Buquer (à la porte) a cédé la place à frapper ; abalourdir à abrutir ; accoiser à calmer ; s’abjecter à s’abaisser ; oppugnateur à agresseur ; otieux à oisif…
Certains de ces malheureux se comprennent encore aisément : désinquiéter (rassurer), dédormir (réveiller), accourcir (raccourcir). D’autres nécessitent une sérieuse explication. Désheurer ? Déranger. Druiser ? Parler en expert. Esperlucate ? Personne que l’on ne trompe pas facilement.
En tout cas, le mouvement est massif. En un siècle, le Larousse a exclu 432 des 2 108 entrées que comptait la seule lettre i dans son édition de 1906. Parmi eux : inartificiel, inavare, incharité ou inchasteté. Au total, ce dictionnaire fort de 44 252 termes en a perdu 10 170 ! Mais rassurons-nous : 17 825 petits nouveaux les y ont depuis remplacés. Nous voilà désinquiétés !
Source : Les secrets des mots, par Jean Pruvost. Librairie...
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14/02 - Iran : l’armée américaine se prépare à une possible guerre de plusieurs semaines
L'armée américaine se prépare à de possibles opérations prolongées pouvant durer plusieurs semaines contre l'Iran si le président Donald Trump donne l'ordre de lancer une attaque, ont confié à Reuters deux responsables américains.
Ces déclarations, faites sous couvert de l'anonymat, soulignent les enjeux importants des efforts diplomatiques qui se déroulent actuellement entre les Etats-Unis et l'Iran. Des diplomates américains et iraniens se sont déplacés la semaine dernière à Oman pour des pourparlers sur la question du programme nucléaire iranien, dans un contexte de renforcement de la présence navale américaine à proximité de l'Iran.
Selon l'un des responsables, lors d'une opération prolongée, l'armée américaine pourrait frapper des installations de l'Etat iranien et de sécurité, et pas uniquement des infrastructures nucléaires.
Les experts estiment que les risques que poserait une telle opération pour les soldats américains seraient très importants. De possibles frappes iraniennes en réponse à une opération américaine augmentent également le risque d'un conflit régional. Le même responsable a déclaré que les Etats-Unis s'attendaient à ce que l'Iran riposte, ce qui mènerait à des frappes de représailles pendant un certain temps. Ni la Maison-Blanche ni le Pentagone n'ont répondu à des questions sur les risques de représailles ou de conflit régional.Pression maximale sur l'Iran
Deux responsables américains ont dit vendredi à Reuters que les Etats-Unis avaient décidé d'envoyer un deuxième porte-avions au...
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14/02 - JD.com : le plan du géant chinois de l’e-commerce pour conquérir l’Europe
Le géant chinois de l'e-commerce a tout fait pour rester discret. Raté. Alors que JD.com est en passe de réussir un coup de maître en Europe, en mettant la main sur l’allemand Ceconomy, son compatriote Shein a terni l’image des entreprises asiatiques en laissant des poupées pédopornographiques s’échanger sur son site. Quelques semaines après le scandale, les consommateurs français découvrent que le rachat imminent de Ceconomy par JD.com les concerne au premier chef, l’Allemand détenant 22 % du fleuron tricolore Fnac Darty. L’émoi est grand. Bercy tente de rassurer : le chinois n'aura aucun droit de gouvernance et s’est engagé à ne pas monter davantage au capital. Finalement, c’est l'influent Daniel Kretinsky qui devrait infléchir le cours de l’affaire : le Tchèque a déposé une OPA amicale sur Fnac Darty. Tumultueux débuts. Qui n'entraveront pas l'ascension de JD.com en Europe.
Le groupe en a vu d’autres dans son pays natal. Son marché domestique est immense avec 1,1 milliard d'internautes. Beaucoup d’immeubles dans les grandes villes chinoises sont équipés de casiers pour réceptionner les colis. Mais la concurrence locale est bien plus forte qu’ailleurs. JD.com doit composer avec des rivaux puissants comme Alibaba (Taobao, Tmall...) ou Meituan. Des discounters agressifs aussi, à l'image de Pinduoduo, la maison mère de Temu. "Sans compter de nouveaux acteurs tels Douyin, la version chinoise de TikTok, qui vendent directement les produits vus dans les vidéos des réseaux sociaux", ajoute Olivier Verot, un...
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14/02 - Impôts : en Estonie, la fiscalité vise moins à punir qu’à faire grandir
La compétitivité fiscale se résume-t-elle à une course aux taux les plus bas ? C’est souvent ainsi que le débat est posé en France dès que l’on évoque les pays les plus attractifs comme la Suisse, quelques micro-États exotiques, ou encore les paradis fiscaux qui abritent les fortunes les plus opaques. Cette vision, bien que partiellement juste, passe pourtant à côté de l’essentiel. La fiscalité n’est pas seulement une affaire de niveau de prélèvements : elle repose avant tout sur une cohérence d’ensemble, une lisibilité et une fiabilité dont les contribuables et les entreprises peuvent se prévaloir. A ce jeu-là, l’un des plus petits membres de l’Union européenne, l’Estonie, mérite notre attention.Un modèle tourné vers l’investissement et la croissance
Cet État balte, que l’on cite volontiers pour sa transformation numérique, s’est hissé une fois encore en tête du classement établi par la Tax Foundation sur les systèmes fiscaux les plus performants de l’OCDE. Non pas grâce à des taux agressivement bas, mais du fait d’une mécanique fiscale simple, stable et résolument orientée vers l’investissement et la croissance. Laquelle réussit, en outre, le tour de force de soutenir des finances publiques parmi les plus vertueuses de l’UE : une dette publique contenue autour de 23 % du PIB et un déficit maîtrisé - 1,3 % en 2025, même s’il devrait bondir à 4,5 % cette année en raison, notamment, de l’augmentation des dépenses militaires -, quand la France cumule 117 % de dette et près de 6 % de déficit.
La bonne gestion estonienne ne...
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14/02 - Repas à un euro pour tous les étudiants : "L’afflux annoncé risque de décourager ceux qui en ont le plus besoin"
Pendant dix jours, le cabinet de Philippe Baptiste aura multiplié les échanges avec Matignon et Bercy pour résoudre la question du financement du repas à 1 euro pour les étudiants. "Initialement cette mesure n’était pas la priorité du gouvernement. Maintenant qu’elle est actée nous mettons tout en œuvre pour qu’elle s’applique le mieux possible sur le terrain", confie le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ce 13 février, dans son bureau de la rue Descartes. Juste avant l’adoption du projet de loi de finances, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait fait cette concession forte aux socialistes en annonçant la généralisation du repas à 1 euro à compter de mai prochain. Jusqu’ici ce tarif imbattable était réservé aux boursiers et aux jeunes les plus précaires, tandis que les autres devaient débourser 3,30 euros. Les Crous, chargés de la gestion des restaurants universitaires, avaient immédiatement fait part de leur vive inquiétude. Sans moyens financiers supplémentaires significatifs, alertaient-ils, il leur serait difficile d’absorber l’afflux attendu de nouveaux usagers.
Le 12 février, au cours d’un déplacement sur le campus de l’Université Sorbonne-Paris-Nord à Villetaneuse (Seine-Saint-Denis), le ministre a cherché à rassurer les équipes en annonçant un engagement de l’Etat à hauteur de 50 millions d’euros pour l’année 2026. Cette enveloppe doit servir à compenser la baisse du prix du ticket et à financer le recrutement de personnels supplémentaires. Du côté des organisations syndicales...
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14/02 - "Bercy cherche de l’argent partout" : les pépites de la défense victimes du crédit impôt recherche ?
Un sacré trou dans la trésorerie. Quand il regarde ses comptes, Antoine (le prénom a été changé) tente de ne pas désespérer. Patron d'une PME du secteur de la défense, il fait face en cette fin janvier 2026 à une équation compliquée. D'un côté, un impayé de l'Etat, pour des commandes de matériels livrés à l'Ukraine. "Un million d'euros, gelés depuis le 12 décembre à cause du blocage autour du budget", raconte-t-il. De l'autre, un "redressement" fiscal après un contrôle lié au crédit d'impôt recherche (CIR). "Près d'1,5 million d'euros aujourd'hui", poursuit le dirigeant.
L'administration fiscale estime que les recherches effectuées par l'entreprise, pourtant récompensée par plusieurs prix du secteur, ne correspondent pas aux critères du dispositif. Antoine conteste. Voilà deux ans qu'il est engagé dans un bras de fer avec Bercy. Aujourd'hui, il envisage de s'installer à l'étranger. "L’insécurité créée autour du crédit d'impôt recherche a mis l’entreprise en danger. Nous ne pouvons pas piloter une industrie stratégique avec des dispositifs publics qui deviennent imprévisibles. Nous regardons donc là où le cadre est stable."Les abus du CIR
Les industriels du secteur seraient-ils un tantinet paranoïaques ? "Depuis trois ans, Bercy cherche de l'argent partout, y compris du côté du CIR", lâche un spécialiste de l'intelligence artificielle adaptée à la défense. Selon lui, les contrôles se multiplient auprès des entreprises recourant au crédit d'impôt recherche, avec à la clé des redressements de plus en plus fréquents....
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13/02 - "Devenir une puissance géopolitique" : à Munich, Emmanuel Macron presse l’Europe d’agir
Un an après le discours très critique du vice-président américain, J.D. Vance, Emmanuel Macron a cherché à souligner vendredi 13 février l'importance de l'Europe sur la scène mondiale, lors de son intervention à la Conférence de Munich sur la sécurité. "L’Europe se réarme, mais nous devons maintenant aller plus loin. L’Europe doit apprendre à devenir une puissance géopolitique", a-t-il déclaré.
"Là où certains voient des menaces, je vois de la force. Une Europe plus forte sera une meilleure amie pour nos alliés, notamment les Etats-Unis", a-t-il lancé, ajoutant que l'Europe avait été "vilipendée comme un concept vieillissant, lent et fragmenté, marginalisé par l’histoire" et présentée comme "un continent répressif" et "une société en proie à des migrations barbares". "Rien de tout cela n’est exact. Chacun devrait s'inspirer de nous, au lieu de nous critiquer ou de chercher à nous diviser", a-t-il affirmé, sans préciser l'origine de ces critiques.
"C’est le moment idéal pour faire preuve d’audace. C’est le moment idéal pour une Europe forte", a-t-il ajouté."L'ordre international est en train d'être détruit"
Plus tôt dans la journée, le chancelier allemand Friedrich Merz avait ouvert la Conférence de Munich sur la sécurité en critiquant la réorientation rapide de la politique étrangère américaine opérée par Donald Trump, tout en appelant Washington à "réparer et raviver la confiance" dans une nouvelle ère dangereuse marquée par les rivalités entre grandes puissances. "L'ordre international fondé sur les droits et les...
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13/02 - En Ukraine, plus d’un millier d’Africains enrôlés par la Russie : "Ils tombent dans un piège sans le savoir"
C'est un "trafic humain" de "chair à canon". Depuis 2023, le Kremlin recrute des hommes en Afrique, souvent de manière trompeuse, pour garnir sa ligne de front en Ukraine. Des civils propulsés combattants, sans formation ni expérience, envoyés vers une mort quasi certaine. Ils pensaient devenir "serveurs, mécaniciens, charpentiers" mais 22 % d'entre eux sont décédés. Un business bien rodé pour exploiter la misère économique et le désespoir.
Il y a "des jeunes hommes qui cherchent un meilleur avenir" et "des recrues attirées par la possibilité de faire des études supérieures", rapporte Vincent Gaudio, co-fondateur d'INPACT. Selon l'enquête du collectif qui gère le projet "All Eyes On Wagner", plus de 300 de ces civils sont morts.
L’Express : Votre enquête parle de 1 417 combattants africains dont plus de 300 morts. Comment êtes-vous arrivé à ce chiffre, et pensez-vous qu’il est représentatif de l’ampleur du phénomène ?
Vincent Gaudio : Nous avons reçu cette liste telle quelle, rédigée en cyrillique, de la part du collectif ukrainien "Je veux vivre". Elle est notamment basée sur des registres de prisonniers. Il est possible que le chiffre exact soit plus important, nous ne sommes pas en mesure de le confirmer ou de l’infirmer. En revanche, d’autres personnes ont travaillé sur le sujet, et elles avaient d’autres chiffres. L’IFRI, par exemple, parle de 4 000 personnes. Mais cette liste nous a permis d’établir qu’on était face à une population assez jeune, exclusivement masculine, et qui venait d’un peu tous...
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13/02 - Ventes de livres : Gisèle Pelicot sera-t-elle l’événement éditorial de l’année ?
Même en se creusant les méninges, on peine à se souvenir d’une promotion de livre aussi phénoménale, dans tous les sens du terme. Cela fait un an que ça dure. On a parlé dans le milieu d’un à-valoir avoisinant le million d’euros (et encore, juste pour la France) ce qui fait de Et la joie de vivre un enjeu commercial majeur pour Sophie de Closets et la maison Flammarion, ainsi qu’un pari risqué. L’agent littéraire qui s’occupe de Gisèle Pelicot, l’influente Susanna Lea (qui veille aux intérêts de Marc Levy, mais aussi à ceux d’Adélaïde de Clermont-Tonnerre ou de Philippe Boxho), a négocié et cédé les droits dans 22 pays. Avec une publication planifiée et préparée pendant des mois, Et la joie de vivre bénéficie aujourd’hui d’une sortie mondiale, avec un premier tirage de 150 000 exemplaires en France.
Le livre ne paraîtra que ce mardi 17 février, mais Gisèle Pelicot est déjà omniprésente médiatiquement. Mercredi 11 février, elle a eu droit à une Grande Librairie spéciale. Jeudi, on a pu la voir en "une" du Figaro et de Libération – fait rarissime qui prouve que, dans notre société très polarisée, l’émoi suscité par l’affaire Pelicot et le procès d’Avignon dépasse largement les clivages habituels. Outre les bonnes feuilles dans Le Monde, Gisèle Pelicot fait quatre autres couvertures : Télérama, ELLE, Le Nouvel Obs et le Vogue anglais. Elle sera dimanche chez Laurent Delahousse. Suivront le lendemain les matinales de France Inter et de RTL. A l’étranger, une presse abondante va tomber, du New Yorker au Spiegel. N’oublions pas...
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13/02 - Joseph Henrotin : "Le F-35 est l’avion de la dépendance européenne aux Etats-Unis"
Expert reconnu des questions militaires, Joseph Henrotin est le rédacteur en chef du mensuel Défense et Sécurité Internationale (DSI). Il vient de publier Un avion pour les gouverner tous. Le F-35, prisme de la dépendance stratégique européenne (Editions du Rocher, 2026).
L'Express : Votre livre sur le F35 américain s’intitule Un avion pour les gouverner tous. Qu’entendez-vous par là ?
Joseph Henrotin : Que jamais, dans l’Histoire militaire, un système n’aura été aussi intégré avec les forces d’un pays étranger. Une fois en service, la dépendance aux Etats-Unis est structurelle, les bonnes relations importeront donc...
Est-il exact, comme on l’a entendu, que les Américains pourraient même interdire aux F35 de décoller ?
C’est plus compliqué. Il faut comprendre que le F-35 de Lockheed-Martin est d’abord un système intégré, centré sur les réseaux, plus qu’un avion tel qu’on se le représente d’ordinaire. Comme tout système informatique, il a besoin de mises à jour régulières, via des téléchargements sous forme d’abonnements (payants !) à des serveurs basés aux Etats-Unis. Cela vaut aussi pour toutes les fonctions de maintenance de cet appareil très complexe, via le système ODIN. Cela permet notamment de savoir si l’appareil est, ou non, en état de voler.
Même chose pour les pièces détachées. On a appris récemment qu’elles restaient la propriété des Etats-Unis jusqu’à ce qu’elles soient installées sur les avions… Ainsi, en juin dernier, des pièces détachées déjà livrées et stockées en Europe ont été redirigées vers...
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13/02 - Affaire Epstein : ces tentatives de déstabilisation russes qui visent la France
Depuis la publication par le département de Justice américain (DOJ) de plusieurs millions de documents liés à Jeffrey Epstein, l’homme d’affaires pédocriminel retrouvé mort en prison en 2019, la France a été ciblée par deux fois par des tentatives de manipulation. Si ces archives ont relancé des enquêtes judiciaires impliquant des individus connaissant Jeffrey Epstein dans différents pays, elles ont aussi servi de support à la diffusion de fausses informations. Selon le média de fact-checking Les Surligneurs, deux opérations distinctes, visant à semer le doute sur l’intégrité des institutions françaises et du président de la République, ont ainsi été menées par des réseaux liés à la Russie.Fausse correspondance entre Emmanuel Macron et Jeffrey Epstein
Première opération : le 4 février 2026, une vidéo affirme qu’un document des "Epstein files" prouverait l’existence d’une correspondance entre Emmanuel Macron et Jeffrey Epstein. L’information est publiée sur un site usurpant l’identité du média France-Soir. Le faux site créé le 1er février reprend les codes graphiques du véritable média et renvoie vers ses réseaux sociaux pour paraître crédible. L’article en question est alors attribué à un journaliste travaillant en réalité pour Le Parisien, qui a confirmé aux Surligneurs n’avoir jamais écrit ce texte.
Dans l’article, plusieurs copies de captures d’écran reproduisent la charte graphique du site du ministère de la Justice américain, qui a publié les documents liés à l’affaire Epstein. Sauf que le document présenté comme...
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13/02 - Yuan contre dollar : pourquoi la politique de Donald Trump pourrait profiter… à la Chine
"Le sujet est technique, mais derrière, l’enjeu est considérable !", alerte le spécialiste en macroéconomie internationale Eric Monnet, de la Paris School of Economics. Dans la bataille monétaire mondiale, les forces chinoises sont encore très limitées. Mais Xi Jinping ne désarme pas. En atteste la reproduction, il y a quelques jours, dans Qiushi, une publication du Parti, de propos tenus en 2024 sur ses ambitions pour le yuan. Le dirigeant y affirme en substance que la Chine doit disposer d’une monnaie puissante, largement utilisée dans le commerce, l’investissement et sur les marchés des changes, capable de conquérir le statut de devise de réserve dans les coffres des banques centrales de la planète.
Il n’a pas échappé à Pékin qu’un tel instrument octroie un pouvoir géoéconomique décisif. Les Américains ne s’en privent pas, eux qui dictent leur loi en imposant des sanctions financières aux Etats ennemis : Iran, Venezuela, Russie… "L’usage international du dollar offre aux Etats-Unis la faculté de bloquer l’accès de certains acteurs à des transactions financières, d’influer sur les systèmes de paiement, de disposer d’informations sensibles…, détaille l’économiste Hélène Rey, professeure à la London Business School. Clairement, la monnaie constitue pour la Chine un moyen de se hisser au rang de puissance mondiale."Un message à deux publics
Pour Kenneth Rogoff, ancien économiste en chef du FMI et aujourd’hui professeur à Harvard, cette nouvelle offensive médiatique de Xi Jinping s’adresse à deux publics : "Aux...
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13/02 - Aide médicale d’Etat : ces choix européens qui pourraient nous inspirer
Sébastien Lecornu aurait-il dû aller plus loin ? En début de semaine, le Premier ministre a touché - du bout des doigts seulement - à l'Aide médicale d'Etat (AME) en signant deux décrets ; l'un pour "renforcer la lutte contre la fraude", le second pour "moderniser" les systèmes informatiques afin, notamment, que les consulats aient accès aux dossiers. Aucun rabotage donc, du panier de soins gratuits garantis aux étrangers en situations irrégulières.
Réclamée de longue date par le RN, et de plus en plus par la droite ces derniers mois, cette réduction constitue une question ô combien éruptive. D'autant que l'AME a vu son coût bondir de 70 % ces dix dernières années, d'après un rapport sénatorial. Une hausse spectaculaire qui s'explique d'abord par la multiplication par deux du nombre de personnes bénéficiant de cette exception française qui a englouti en 2024 1,3 milliard d'euros du budget de l'Etat, et qui n'existe nulle part ailleurs en Europe. Revue de détails.L'Espagne, la nage à contre-courant
Ces dernières années, Madrid a fait le chemin inverse de la plupart de ses voisins européens. Alors qu'un dispositif comparable à l'AME français avait été supprimé en 2012, celui-ci a été réintroduit en 2018, offrant aux étrangers illégaux les mêmes droits que les citoyens espagnols. Ce droit universel reste toutefois conditionné à une présence minimale sur le territoire et à une inscription auprès des services sanitaires régionaux. En outre, sa mise en œuvre dépend largement des communautés autonomes.Le Royaume-Uni,...
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13/02 - PPE3 : ces cinq mythes qui polluent le débat énergétique français
La PPE3 est enfin publiée. Si vous avez aimé la série Emily in Paris, vous allez adorer la version concoctée par Matignon : Energy in Paris. La PPE3 ressemble en effet au Paris de la jeune Américaine : tout paraît simple, élégant, presque chorégraphié. Une transition fluide, des coûts maîtrisés, une demande électrique promise à un avenir radieux. Dommage que les données racontent une tout autre histoire. Revenons sur les cinq mythes qui polluent le débat énergétique français. Mythe n° 1 : la consommation d’électricité augmentera massivement
La PPE nous promet que 35 % de l’énergie que nous consommerons en 2035 sera de l’électricité bas-carbone, contre 27 % aujourd’hui. Voilà un superbe retournement alors que la consommation d’électricité a régressé depuis dix ans grâce à une meilleure efficacité du réseau, ce qui est positif, mais surtout du fait de la désindustrialisation et de l’augmentation des prix ! Parier sur une explosion relève de la narration, pas de la tendance.Mythe n° 2 : les Français sont devenus indifférents aux prix
Cette vision d’une explosion de la consommation d’électricité repose sur une autre légende, tenace : la demande d’électricité serait, comme disent les économistes, inélastique au prix. En clair, les Français ne modifieraient pas leur consommation en fonction des tarifs. Rien n’est plus faux : la crise énergétique de 2022 a cassé la confiance des ménages dans la stabilité et la prévisibilité des prix de l’électricité. Par une ironie de l’histoire, les Français sont désormais moins inquiets du prix...
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13/02 - Tensions avec l’Iran : les Etats-Unis envoient leur plus grand porte-avions au Moyen-Orient
Les Etats-Unis font monter la pression sur l'Iran d'un cran : ils avaient déjà sorti "l’armada" en envoyant, fin janvier, le porte-avions USS Abraham Lincoln au Moyen Orient. Selon plusieurs médias américains, ils s’apprêtent désormais à déployer un second porte-avions en mer d’Arabie, et pas des moindres, afin de renforcer leur présence militaire face aux tensions croissantes avec Téhéran. Selon une source citée par l’Associated Press, l’U.S. Navy va envoyer dans la région l’USS Gerald R. Ford, le plus grand porte-avions du monde.
Cette décision - que Donald Trump avait menacé de prendre deux jours plus tôt - vise à accroître la pression sur Téhéran dans le cadre des efforts du président américain pour obtenir un accord sur le programme nucléaire iranien. L’information, qui n’a pas encore été confirmée par l’administration Trump, a été recoupée par les sources d’Etat américaines de AP, du New York Times ainsi que du Wall Street Journal. Pression maximale sur l'Iran
Ce déploiement menaçant intervient alors même que des discussions indirectes ont récemment eu lieu à Oman entre Washington et Téhéran, sans avancée concrète. Ce jeudi 12 février, Donald Trump a averti que l’absence d’accord serait "très traumatisante" pour l’Iran, tout en affirmant qu’un compromis pourrait être trouvé rapidement.
La veille il s’était également entretenu avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, qui a plaidé pour que les négociations avec Téhéran ne se limitent pas au programme nucléaire, mais incluent également un contrôle strict...
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13/02 - Droits de douane : vers un nouveau rétropédalage de Donald Trump sur l’aluminium et l’acier ?
Serait-il en train de prendre peur face au mécontentement populaire ? Le président américain Donald Trump prévoit de réduire certains droits de douane sur les produits en acier et en aluminium, rapporte ce vendredi 13 février le Financial Times, citant des personnes au fait du dossier.
D'après le quotidien britannique, des responsables du ministère du Commerce et du bureau du représentant américain au Commerce estiment que ces droits de douane pénalisent les consommateurs en faisant grimper les prix de certains produits, tels que les moules à tarte et les boîtes de conserve.
Les électeurs à travers tout le pays s'inquiètent des prix à la consommation, et les préoccupations liées au coût de la vie devraient être un facteur majeur pour les Américains à l'approche des élections de mi-mandat de novembre. Un récent sondage Reuters/Ipsos a montré que si 30 % des Américains approuvaient la manière dont Donald Trump gérait la hausse du coût de la vie, 59 % en revanche la désapprouvaient, dont neuf démocrates sur dix et un républicain sur cinq.
Donald Trump a récemment vanté son bilan économique à Detroit, dans le but de recentrer l'attention sur l'industrie manufacturière américaine et ses efforts pour lutter contre le coût élevé de la vie, alors que la Maison-Blanche s'efforce de montrer qu'elle prend en compte les inquiétudes économiques qui pèsent sur les ménages américains.Des surtaxes allant jusqu'à 50 %
L'an passé, le locataire de la Maison-Blanche a imposé des droits de douane allant jusqu'à 50 % sur les...
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13/02 - Climat : ce que contenait le texte capital abrogé par Donald Trump
L’administration de Donald Trump a abrogé jeudi 12 février un texte fondateur pour le climat. Ce texte, nommé "Conclusion de mise en danger", est une décision scientifique de 2009 qui donnait à la Environmental Protection Agency (EPA) la base légale pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre, et donc le changement climatique. Peu connue du grand public, elle établissait que six gaz à effet de serre — dont le dioxyde de carbone (CO₂) et le méthane — menacent la santé publique actuelle et future, et constituait ainsi le fondement juridique central permettant au gouvernement fédéral de réglementer les émissions issues des voitures, des centrales électriques, des puits de pétrole et de gaz, ou encore des installations industrielles. En plus de supprimer un outil vital à la santé du climat, cette suppression revient à contester le consensus scientifique selon lequel la planète se réchauffe dangereusement.Ce que disait la conclusion scientifique
Adoptée sous la présidence de Barack Obama, la conclusion reposait sur le Clean Air Act, qui impose au gouvernement de réguler les polluants dangereux pour la santé. Le texte étendait ainsi cette obligation aux gaz responsables du réchauffement climatique qui piègent la chaleur dans l’atmosphère. L’arrêt Massachusetts v. EPA de la Cour suprême des États-Unis avait confirmé que l’EPA pouvait réglementer ces gaz s’ils menaçaient la santé publique — ce que la conclusion de 2009 établissait précisément.
La conclusion détaillait précisément les risques sanitaires...
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13/02 - JO 2026 : derrière le retour des Russes, une campagne d’influence patiemment construite
Qu’ils gagnent ou qu’ils perdent, les patineurs russes Adeliia Petrosian, 18 ans, et Petr Gumennik, 23 ans, représenteront sans doute longtemps un symbole. Celui du retour d’une délégation russe, aussi petite soit-elle ("la plus modeste de l’histoire moderne", selon le quotidien russe Kommersant), aux Jeux olympiques d’hiver. D’autant plus dans une discipline où la réputation de domination de leur nation les précède.
Pour la première fois depuis les Jeux de Pékin en 2022, des athlètes russes et biélorusses peuvent de nouveau participer aux épreuves sportives hivernales prévues à Milan-Cortina pour l’édition 2026. Après l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022, la présence des sportifs des deux nationalités avait été bannie par le CIO, suivi par une majorité de fédérations internationales, dont la plus importante : la Fifa. Quatre ans après, l’élan de bannissement semble se tarir, à la faveur de plusieurs facteurs, géopolitiques principalement. Campagne d'influence
Sur le même modèle que pour les JO de Paris en 2024, vingt athlètes, dont treize Russes et sept Biélorusses, ont donc été autorisés à participer sous la bannière des athlètes individuels neutres (AIN). Selon le CIO, les sportifs ont été soumis à "des conditions d'éligibilité strictes", et leurs dossiers examinés par un comité spécial, particulièrement chargé de vérifier un quelconque passé militaire et/ou des traces de déclarations publiques de soutien à la guerre menée par Vladimir Poutine en Ukraine. Deux motifs de rejet. Les patineurs Adeliia...
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13/02 - François Hollande allume le général Mandon, la production d’armes contestée chez Renault
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'indiscrets exclusifs en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.
François Hollande allume le général Mandon
En privé, l'ancien président François Hollande juge la communication de l'exécutif sur la menace russe parfois contre-productive : "Il ne faut pas laisser croire que le conflit est inéluctable. Les discours à la "général Mandon" arrangent le RN, car l'extrême droite est pacifiste en France". En septembre, Fabien Mandon, chef d'état-major des armées, avait annoncé "préparer" la France "à un choc, d’ici à trois ou quatre ans, avec la Russie", et même expliqué, en novembre, notre pays devait être prêt à "accepter de perdre ses enfants".
Renault : la CGT et SUD contre l’armement
A la demande du ministère des Armées, Renault doit s’associer avec Turgis-Gaillard pour produire des drones militaires, dans son usine du Mans. C’est sans compter sur la gauche radicale – les syndicats CGT et SUD – qui s’oppose à cette "montée d’une logique guerrière", selon la CGT. Les deux syndicats demandent une forme d’objection de conscience pour les salariés qui refuseraient de produire des armes. On n’en est pas encore au sabotage de la...
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13/02 - Opération "Gerboise bleue" : le jour où la France est devenue une puissance nucléaire
Le 13 février 1960 la France effectuait son premier essai nucléaire à Reggane, dans le désert algérien. Avec cette opération, appelée "Gerboise bleue", la France devient la quatrième puissance nucléaire, derrière les États-Unis, l’URSS et la Grande-Bretagne. "Cet essai était attendu depuis plusieurs mois, voire plusieurs années", raconte Yannick Pincé, maître de conférences à La Sorbonne Nouvelle et chercheur associé au Ciens. "Contrairement à ce que l'on peut penser, le programme nucléaire français a démarré sous la IVe République. Les champs de tir étaient explorés dans le Sahara depuis le début de l'année 1957."
Tiré depuis le sommet d’une tour métallique de 100 mètres, le premier essai nucléaire dégage une puissance de 70 kilotonnes. Ce qui représente quatre fois la puissance de la bombe d’Hiroshima. Dans un rayon de 300 mètres, le sable s'est vitrifié sous l’effet de la chaleur. "Hourra pour la France", s'enthousiasmait alors le général de Gaulle dans un télégramme adressé à son ministre présent sur place. "Depuis ce matin, elle est plus forte et plus fière. Du fond du cœur, merci à vous et à ceux qui ont, pour elle, remporté ce magnifique succès." En effet, le sentiment qui prédomine est celui "d'un retour de la France sur le plan international, après l'humiliation qu'elle a subie lors de la Seconde Guerre mondiale", précise Yannick Pincé.
Entre 1960 et 1996, la France réalise au total 210 essais nucléaires dans le Sahara et en Polynésie. L’opération "Gerboise Bleue" ouvre de nouvelles questions sur la transformation...
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13/02 - Le meurtre d’Ilan Halimi n’est pas un accident de l’histoire, par Marc Knobel
Le 20 janvier 2006 marque le début d’un supplice qui ne prendra fin que le 13 février 2006, lorsque l’on retrouve agonisant, au bord d’une voie ferrée, un jeune homme juif enlevé, séquestré et torturé. Cette affaire, où la cruauté et l’appât du gain se mêlent à une violence extrême nourrie par l’antisémitisme, a pour victime un jeune Français de 23 ans : Ilan Halimi. Je vais vous conter son histoire et tenter de dire, avec des mots toujours insuffisants, la peine que je ressens encore aujourd’hui.
En 2018, dans une longue interview, je suis revenu sur l’affaire Ilan Halimi pour la resituer dans une séquence plus large de violences antisémites ouverte au début des années 2000. J’y expliquais comment cette période avait constitué une rupture : explosion statistique des actes antijuifs à partir de 2000, déni initial des autorités, puis lente prise de conscience politique. Je rappelais aussi cette phrase que j’avais prononcée en 2006 – "C’est le premier meurtre antisémite (en France) du XXIe siècle" – qui me poursuit encore aujourd’hui, comme si je pressentais confusément que d’autres crimes suivraient.
À l’époque, je n’avais pas encore pleinement mesuré ce que révélait un autre crime, survenu trois ans plus tôt : en novembre 2003, à Paris, le jeune DJ juif Sébastien Selam est assassiné par un voisin qui se vante d’avoir "tué un Juif". Sur le plan judiciaire, ce meurtre n’a pas été formellement qualifié comme crime antisémite, l’auteur ayant été déclaré pénalement irresponsable. Mais, en 2018, une lettre d’Emmanuel Macron,...
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13/02 - Affaire Epstein : ses liens avec le Kremlin qui ont coûté cher à l’Europe
Il arrive parfois que l'actualité semble se jouer loin de nous... Alors tous les vendredis, on s’intéresse à un évènement qui a marqué la semaine, d’un point de vue européen, et on prend le temps d’expliquer pourquoi il nous concerne tous.
Alors que Donald Trump, pourtant proche du milliardaire Jeffrey Epstein, semble échapper au scandale, c’est en Europe que les retombées sont les plus retentissantes. Après la publication de centaines de milliers de documents par le ministère américain de la Justice, on découvre les liens entre Epstein et des personnalités politiques européennes de premier plan. En France, c’est un diplomate dont le nom apparaît dans les fichiers. Au Royaume-Uni, au-delà du prince Andrew, on apprend qu’un ancien ministre a été proche du milliardaire. Un scandale qui pourrait même faire tomber le Premier ministre britannique Keir Starmer, pourtant aucunement impliqué dans l’affaire.
Mais ces liens ont de quoi inquiéter autrement les Européens car ils pourraient faire les affaires de la Russie.
Pour décrypter les conséquences en Europe de ces révélations, Charles Haquet, rédacteur en chef du service Monde de L’Express, est dans cet épisode de La semaine européenne.
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Cet épisode a été écrit et présenté par Charlotte Baris, monté et réalisé par Jules Krot.
Crédits : France info, France 24
Musique et habillage : Emmanuel...
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13/02 - Alliances, pressions, négociations : la contre-attaque diplomatique d’Israël
A l’horizon, la montagne vert foncé se détache sur le ciel bleu azur. Sur la ligne de crête, un étrange liseré blanc semble les séparer. Peu à peu, en se rapprochant, le trait blanc, plus net, se révèle être un mur, le long de la frontière israélo-libanaise. Quasi inexistant à l’aube du pogrom du 7-Octobre, il borde aujourd’hui 70 % de cette frontière pour prévenir, ou tout au moins compliquer, une attaque éventuelle du Hezbollah, proxy iranien toujours très présent au sud Liban.
Un projet similaire démarre aussi le long de la frontière avec la Jordanie, malgré un traité de paix signé avec Amman en 1994. "Malheureusement, de nombreuses forces islamistes radicales se développent en Jordanie", explique Sharren Haskel, vice-ministre israélienne des Affaires étrangères. Une réalité que le Royaume hachémite tente également d’endiguer. En avril 2025, le ministre jordanien de l'Intérieur, Mazen al-Faray, a décidé "d’interdire toutes les activités" des Frères musulmans, celles-ci étant "susceptibles de porter atteinte à la stabilité et à la sécurité" du pays.
A quoi bon construire ces murs ? L’attaque du Hamas, le 7 octobre 2023, a prouvé que les obstacles physiques ne garantissent pas la sécurité. "Le mur est important, mais il n’est qu’un élément de notre politique", précise Sharren Haskel. La diplomatie en est un autre. "Depuis deux ans, elle sert uniquement la sécurité d'Israël. Pour ses dirigeants, Gaza n’est pas le cœur du problème. Pour eux, la ligne de front relie Gaza, Beyrouth, Damas, Sanaa et, bien sûr, Téhéran",...
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12/02 - Pam Bondi emportée par l’affaire Epstein ? Son audition devant le Congrès vue par la presse américaine
Pam Bondi a offert un show bien particulier devant la Chambre des représentants ce mercredi 11 février. Interrogée sur la gestion de l'affaire Epstein et la publication de milliers de documents caviardés par son ministère de la Justice et le FBI, la procureure générale de l'administration Trump 2 s'est illustrée par une défense on ne peut plus offensive, "imitant la tactique du président Donald Trump qui consiste à passer à l'attaque lorsqu'on lui pose des questions difficiles", souligne The New York Times. Au cours de l'audience, des élus démocrates au Congrès ont accusé la ministre de la Justice, d'"étouffer" l'affaire Epstein en ne respectant pas la loi obligeant l'administration Trump à faire toute la transparence sur ce dossier."Admiration et loyauté"
L'atmosphère s'est tendue dès lors que des élus démocrates ont dénoncé la publication de photos et de noms de victimes, tandis que d'autres, de potentiels complices de Jeffrey Epstein, ont été maintenus secrets grâce à la technique du caviardage, raconte The Wall Street Journal. La première accroche est survenue lorsque l'élue démocrate de Washington, Pramila Jayapal, lui a lancé : "Allez-vous maintenant vous tourner vers ces victimes et vous excuser pour ce que le ministère de la Justice leur a fait subir ?" Ce à quoi Pam Bondi a répondu qu'elle ne s'abaisserait pas à ce niveau. "Cet échange houleux a donné le ton du reste de l'audience, où Pam Bondi et ses interlocuteurs démocrates n'ont cessé de s'interrompre par des cris et des reproches mutuels",...
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12/02 - "Il faut une part de folie" : Bruno Retailleau, trop sage pour devenir président ?
Le seul, à droite. Le 18 mai 2025, Bruno Retailleau est intronisé président des Républicains (LR) après son triomphe face à Laurent Wauquiez. Avec 75 % des voix, on peut tout se permettre. Même tirer un peu la couverture à soi, d’ailleurs qui s’en priverait en de telles circonstances ? Autour du Vendéen, une idée germe : pourquoi ne pas lancer une campagne d'affichage avec le visage de Bruno Retailleau en gros plan ? La droite bonapartiste s'est dotée d'un chef, on sait à quel point elle aime cela, il est grand temps de l'exhiber. Oui, mais non. L'intéressé décline la proposition. "On va dire que je ne respecte pas le parti", explique-t-il à sa garde rapprochée. Personne n'insiste. En juin 2025, les affiches du parti sont un simple hommage aux "honnêtes gens", tous de dos et dessinés grâce à l'intelligence artificielle. L'incarnation attendra.
Il est depuis ce jeudi 12 février candidat. Elle l’a été, elle n’ignore rien des mille embûches d’une campagne présidentielle : au début de l’année, Valérie Pécresse échange avec Bruno Retailleau. Franche, directe comme elle sait l’être. "Pour être président de la République, il faut être mégalomane, mythomane et exhibitionniste. Comme tu n’es aucun des trois, tu as un handicap de départ." Merci pour les encouragements ! Mais elle parle en experte. En 2022, ses odes à la "vérité" n'ont convaincu que de 5 % des Français. "Il y a un créneau pour les gens sérieux", lui répond le Vendéen. Qui rode déjà son discours. Sa candidature à l'élection présidentielle, officialisée par un...
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12/02 - "Hitler se sentirait aujourd’hui comme un poisson dans l’eau" : l’alerte de l’historien Timothy Ryback
C'est un parti d’extrême droite allemand au programme ultra-radical, en passe de remporter la Saxe-Anhalt, région de deux millions d’habitants, qui appelle à en finir avec la culpabilité liée au nazisme. C'est un podcasteur suprémaciste américain très suivi par les jeunes républicains, qui fait l’apologie de Hitler et affirme que les juifs dirigent l’Amérique. C'est une marche néonazie en Suède à Noël qui provoque une vague d’indignation politique.
Partout dans les démocraties occidentales, on assiste à une poussée des mouvements nationalistes et autoritaires, s'accompagnant parfois de discours ouvertement néonazis. Pour Timothy Ryback, historien spécialiste du nazisme, notre époque résonne incontestablement avec les dynamiques à l’œuvre à la fin de la République de Weimar. Directeur de l'Institute for Historical Justice and Reconciliation à La Haye et auteur de Takeover: Hitler’s Final Rise to Power (2024, non traduit), il nous explique pourquoi des figures extrémistes comme l'influenceur Nick Fuentes sont plus les symptômes que les moteurs des failles démocratiques. Or, déplore-t-il, les élites d’aujourd’hui n’ont toujours pas tiré les leçons du passé...
L'Express : Ces derniers mois, des figures issues de la sphère Maga aux Etats-Unis sont allées jusqu'à réhabiliter Hitler. C’est le cas de l’influenceur suprémaciste antisémite Nick Fuentes, ou encore de Darryl Cooper, un "historien" amateur qui affirme que Churchill aurait provoqué la guerre en refusant la paix avec Hitler. Ces discours rencontrent un certain...
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12/02 - Minneapolis : l’émissaire de Donald Trump annonce la fin des opérations anti-immigration de l’ICE
L’émissaire de Donald Trump à Minneapolis, Tom Homan, a annoncé jeudi 12 février la fin de l’opération de contrôle de l’immigration menée dans le Minnesota. "J’ai proposé et le président Trump a accepté que cette opération de renforcement des effectifs prenne fin", a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. Il y a une semaine, le chargé de la sécurité des frontières avait déjà annoncé le retrait d'environ 700 agents de la police de l'immigration (ICE). Ce jeudi, il a déclaré que la plupart des agents restants, déployés depuis d'autres Etats, seraient rapatriés la semaine prochaine, évoquant notamment une coordination "sans précédent" avec les forces de l'ordre locales du Minnesota.
Le "tsar des frontières", comme il est surnommé, avait été dépêché dans l’Etat pour prendre la direction des opérations alors que l’administration Trump était vivement critiquée pour les méthodes employées par les agents de la police de l'immigration (ICE). Dans le cadre de l'opération Metro Surge, lancée en décembre 2025, Donald Trump avait déployé environ 3 000 agents de l'immigration armés fin janvier pour expulser les migrants du Minnesota, principalement à Minneapolis, sa plus grande ville. Dès le début du déploiement de l’opération, dans les deux villes voisines de Minneapolis et Saint Paul, largement acquises aux démocrates, des riverains ont rapidement mis en place des groupes de discussion et des rondes informelles afin d’observer, voire d’interpeller, les agents de l’immigration. Les autorités fédérales ont affirmé que certains de ces...
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12/02 - Affaire Epstein : plus qu’un scandale sexuel, un scandale de classe profondément britannique
Jeffrey Epstein n’a pas forcé l’entrée de l’élite britannique. Il y a été introduit, accompagné, légitimé. Par des figures mondaines, par un prince, par un pilier du pouvoir politique. Loin d’un réseau occulte, c’est un monde familier : celui de la mondanité comme infrastructure du pouvoir. Annabelle Neilson, cousine du comte de Warwick, figure du Londres huppé des années 1990, en est un exemple. Muse d’Alexander McQueen et de John Galliano, proche de Kate Moss, ex-épouse du baron Nathaniel Rothschild, elle organisait pour Epstein des rendez-vous avec de jeunes femmes de l’aristocratie, sous couvert d’entretiens professionnels.
En août 2010, Neilson écrit à Epstein : "Je vous compose un petit groupe de filles. J’espère qu’au moins une aura toutes les qualités que vous désirez." Lady Alexandra Spencer-Churchill, demi-sœur du duc de Marlborough, figure parmi celles reçues sous prétexte de devenir assistante personnelle. Dans un autre message, Neilson glisse : "Quelques-unes de mes filles, qui seraient parfaites pour le poste mais ont malheureusement dépassé leur date de péremption, auraient toutes abandonné mari et presque enfants pour le job quand je leur ai demandé." Banalisation de l’exploitation sexuelle, langage pseudo-managérial, la frontière morale est inexistante.L'écosystème de la haute société britannique mis à nu
Neilson ne se limite pas à l’ombre. Intermédiaire social typique, elle fluidifie échanges et protections entre argent, titres et pouvoir. L’affaire Epstein montre qu'au Royaume-Uni, la...
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12/02 - La psychanalyse non recommandée dans l’autisme : les conclusions de la HAS détaillées par Claire Compagnon
C'est un document qui était très attendu par toutes les familles dont les enfants sont touchés par un trouble du spectre de l'autisme (TSA). Treize ans après ses premières recommandations, la Haute Autorité de santé vient de mettre à jour ses préconisations pour la bonne prise en charge des TSA. Avec une nouveauté majeure : l'affirmation claire que la psychanalyse et les thérapies inspirées par les théories de Freud ne sont pas recommandées pour ces patients, faute de preuves scientifiques permettant d'en étayer l'efficacité.
En 2012, il n'avait pas été possible d'aller jusque-là, et les experts de l'époque s'étaient contentés de noter que cette pratique était "non consensuelle". La question est en effet d'une extrême sensibilité dans notre pays, car sur le terrain, une large part des psychologues et des psychiatres spécialisés dans la prise en charge des enfants et des adolescents ont été formés à la psychanalyse, et revendiquent encore cette pratique.
Cette nouvelle recommandation sera-t-elle davantage acceptée qu'il y a treize ans, ou les autorités sanitaires devront-elles encore une fois faire face à une fronde des professionnels ? "Les temps ont changé", veut croire Claire Compagnon, membre du Collège de la Haute autorité de santé. Entretien.
L'Express : Qu’apportent les nouvelles recommandations de la Haute Autorité de santé dans la prise en charge des troubles du spectre de l’autisme par rapport à celles qui avaient été publiées en 2012 ?
Claire Compagnon : D’abord, et cela apparaît dès le titre du...
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12/02 - "Le meilleur" entre Gabriel Attal et Edouard Philippe, Aurore Bergé se prépare en vue de 2027
Nous sommes en 2026 et… Sébastien Lecornu est toujours à Matignon ! Il n'est là que depuis septembre dernier mais chaque jour est un combat. En attendant les municipales de mars, dernier scrutin avant le grand rendez-vous de la présidentielle.Nice élection capitale
L’élection municipale de Nice attire les regards, sa violence marque les esprits. "Quand on voit ce qui s’y passe, note le maire d’une grande ville de l’Ouest, on se dit que c’est vraiment un autre pays…" Mais le résultat aura une incidence nationale : "Si Eric Ciotti gagne contre Christian Estrosi, il passe du statut de pestiféré à celui de pionnier, ce serait une onde de choc pour toute la droite."Attal-Philippe : qui est le meilleur ?
Gabriel Attal et Edouard Philippe se sont retrouvés côte à côte mardi soir pour soutenir Pierre-Yves Bournazel, candidat à la mairie de Paris. Les deux anciens Premiers ministres ne s’affronteront que plus tard, quand sera lancée la bataille présidentielle. Et à ce sujet, Gabriel Attal a confié à un proche : "Je suis meilleur que lui en campagne…"Aurore Bergé lance sa boutique
Au gouvernement, il n’y a pas que Gérald Darmanin qui fait mine de ne pas s’occuper de politique politicienne et de 2027. Aurore Bergé a, elle aussi, le regard tourné vers la présidentielle mais les mains, déjà, dans le cambouis partisan. Considérant que ce n’est pas au sein de Renaissance, désormais tenu de bout en bout par Gabriel Attal, qu’il sera possible de faire émerger des idées, la ministre chargée de l'Égalité entre les femmes et...
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12/02 - Face à la Russie, l’Europe bientôt dotée de son propre missile hypersonique ?
Ce pourrait être une arme importante, au moment où l'Europe cherche à renforcer sa souveraineté militaire. En début de semaine, le fabricant anglo-allemand Hypersonica a annoncé avoir réalisé avec succès un premier test concernant le lancement d'un missile hypersonique, en Norvège, le 3 février.
L'objectif : doter l'Europe dès 2029 d'un missile à très grande vitesse - 7 400 kilomètres/heure, dans le cas présent, ce qui correspond à une vitesse Mach 6 (six fois la vitesse du son). Mais surtout, d'un missile qui puisse être manœuvré de façon précise, le rendant plus difficile à intercepter.
"Le prototype de missile d'Hypersonica a atteint des vitesses supérieures à Mach 6, avec une portée de plus de 300 km", ont indiqué les fondateurs de la société de défense et d'aérospatiale, le Dr Philipp Kerth et le Dr Marc Ewenz, dans un communiqué publié lundi. "Durant l'ascension et la descente atmosphérique, tous les systèmes ont fonctionné normalement. Les performances du système ont été validées avec succès jusqu'au niveau de chaque sous-composant à des vitesses hypersoniques".
Les dirigeants d'Hypersonica assurent par ailleurs que le vol "a permis de recueillir des données précieuses qui amélioreront notre capacité d'analyse des profils d'armement adverses". L'entreprise, fondée en 2023 et qui se définit comme une start-up financée par des fonds privés, ambitionne un lancement dans les trois prochaines années.
Elle précise que son calendrier reposera sur des vols d'essai successifs d'ici 2029 : "réaliser le vol...
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12/02 - Plomb, argent, cadmium... Ces métaux lourds qui contaminent l’alimentation des Français
Mercure, cadmium, argent, aluminium... Voilà les substances chimiques retrouvées dans nos assiettes. L'Anses tire la sonnette d'alarme sur la présence de "métaux lourds" et autres composants dangereux dans l'alimentation des Français, qu'elle considère "toujours préoccupante". Ce jeudi 12 février, l'agence gouvernementale publie les premiers résultats de son "étude de l’alimentation totale" et préconise de "poursuivre les efforts pour réduire les concentrations dans les aliments".
Au total, plus de 250 substances ont été étudiées par les scientifiques. Mais les conclusions révélées ce jour se concentrent sur l’acrylamide, un cancérigène potentiel, ainsi que cinq éléments-traces-métalliques (ETM) : l’argent, le cadmium, le plomb, l’aluminium et le mercure.
La présence de ces "métaux lourds" dans les aliments peut notamment s'expliquer par leur présence naturelle dans l'environnement. "Par exemple, le cadmium se trouve dans les sols et pénètre facilement dans les végétaux par leurs racines", explique Morgane Champion, coordinatrice de l'étude. Toutefois, tout ne peut pas être imputé à la nature, et l'homme a aussi sa part de responsabilité : "Les activités humaines - agriculture, industries, trafic routier…- utilisent ou produisent des ETM qui se retrouvent ensuite dans les sols, l’eau ou l’air", précise-t-elle.Du plomb dans le pain, du mercure dans le poisson
La concentration moyenne de ces composants chimiques a diminué depuis la précédente étude de l’Anses - réalisée entre 2006 et 2011 - pour de nombreux...
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12/02 - L’amnistie contre le silence : comment l’Algérie cherche à récupérer ses opposants
"Après douze années d’exil, je m’apprête à rentrer dans mon pays. Quelle joie !". Le passeport algérien et un billet d’avion en main, un gros sac noir en bandoulière, Ahmed Seklab attend son vol à l’aéroport de Londres, le samedi 17 janvier 2026. Le quadragénaire, barbe taillée, vêtu d’une veste noire, était exilé en Angleterre où il avait fui la justice de son pays qui l’avait condamné, à plusieurs reprises, à des peines d’emprisonnement pour des critiques acerbes, parfois ad hominem, contre les dirigeants de son pays. Proche de la mouvance islamiste, le diplômé en sciences religieuses avait quitté l’Algérie en 2012 et ne pensait pas qu’il allait pouvoir y retourner un jour.
Mais quatre jours auparavant, la présidence algérienne avait annoncé, presque ex nihilo, l’adoption d’une mesure permettant aux Algériens vivant à l’étranger "dans une situation de précarité" de pouvoir rentrer dans leur pays. Dans le communiqué de la présidence algérienne, l’énoncé est confus : il évoque des jeunes "en situation irrégulière […] ayant été délibérément induits en erreur par des individus qui se croyaient capables de nuire à la crédibilité de l’Etat en les instrumentalisant à l’étranger contre leur pays". Sans préciser s’il s’agit de délinquants, très nombreux à quitter le pays ces dernières années pour parfois échapper à la justice, ou de jeunes militants qui s’exilent pour ne pas subir la répression politique.
Ce que l’on sait, c’est qu’en contrepartie de la levée des poursuites judiciaires, le "repenti" doit signer "un engagement de...
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12/02 - La Russie cible WhatsApp et Telegram pour forcer ses citoyens à utiliser une messagerie surveillée
Son logo représente une bulle de dialogue blanche, sur un fond bleu-violet, et son fonctionnement rappelle l'application chinoise WeChat, surveillée par les autorités. Depuis plusieurs mois, Moscou tente de forcer les Russes à utiliser la messagerie "Max", conçue à des fins de surveillance. Dernier effort en date, le gouvernement a ainsi brutalement suspendu l'accès au service de messagerie cryptée WhatsApp mercredi 11 février, privant 100 000 utilisateurs de la plateforme de Meta. Peu de temps avant, c'était la messagerie Telegram qui subissait également des restrictions de la part du Kremlin.
Les autorités russes ont ainsi retiré WhatsApp de la liste des sites accessibles depuis l'internet russe, contrôlée par Roskomnadzor, l'autorité de régulation du web. Cette mesure rend l'accès au service quasiment impossible, sauf recours à des solutions de contournement complexes. Moscou a, par ailleurs, supprimé Facebook et Instagram de "l'annuaire" russe, les rendant accessibles uniquement par l'utilisation de VPN (des réseaux privés virtuels), tandis que YouTube aurait aussi été restreint.
Ce blocage fait suite à des limitations de l'accès à WhatsApp, Telegram et FaceTime ces derniers mois, rendant les appels vocaux impossibles, le ralentissement le plus important ayant eu lieu en décembre. "Le gouvernement russe a tenté de bloquer totalement WhatsApp afin d’inciter les utilisateurs à se tourner vers une application de surveillance d’État. Tenter d’isoler plus de 100 millions de personnes de toute...
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12/02 - "Union des droites" : Bruno Retailleau et le poison du soupçon
"Abominable." Le mot est lâché avec un brin d'humour. Il arrive à Bruno Retailleau d'utiliser cet adjectif pour résumer la gestion quotidienne d'un parti politique. Personne ne l'a forcé à s'emparer de LR, mais tout de même... Il y a ces ego - parfois risibles - à ménager. Ces querelles internes à solder. En ce début 2026, le patron des Républicains est servi. Le Vendéen est sommé par ses pairs de sanctionner plusieurs cadres LR flirtant avec l'extrême droite.
Le patron LR de la Haute-Savoie Martial Saddier est soupçonné d'avoir favorisé le candidat ciottiste Antoine Valentin face au prétendant LR lors d'une récente législative partielle. "Il n'a pas joué le jeu", a glissé Bruno Retailleau à un élu venu lui demander sa tête. Lors d'une réunion de groupe, la députée LR des Alpes-Maritimes Michèle Tabarot a épinglé mardi 10 février le silence de la direction du parti face à une série d'ententes locales sur ses terres. Comme ce soutien apporté par l'eurodéputé LR Christophe Gomart à Eric Ciotti aux municipales de Nice. "Ce département est un laboratoire", a-t-elle mis en garde l'ancien ministre de l'Intérieur.
Voilà le dilemme de Bruno Retailleau. Sortir le bâton, au risque de s'entraîner dans une spirale d'exclusions mortifères pour un parti en crise. Fermer les yeux sur ces écarts, quitte à nourrir le procès en accointances coupables avec l'"union des droites". "S'il est hostile à cette alliance, pourquoi ne règle-t-il pas ces problèmes ?", lâche un élu LR, avec l'apparence de l'évidence. Dans un courrier adressé à...
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12/02 - Pesticides et cancer, la réponse de scientifiques à Catherine Hill : "Le problème n’est ni réglé, ni mineur"
L'Express a publié voilà quelques semaines un entretien avec l'épidémiologiste Catherine Hill, qui portait notamment sur les liens entre cancers et pesticides. Un certain nombre de ses confrères ont souhaité lui répondre, par la tribune que nous publions aujourd'hui. Par souci du contradictoire, nous avons fait lire cette prise de position à Catherine Hill. Nous publions ses réponses à la suite de l'argumentaire de ses collègues. Des échanges éclairants, au moment où les débats autour de la loi Duplomb reviennent au Parlement...
La question des liens entre pesticides et cancers est au cœur d'un débat public et politique intense, souvent clivant. Les enjeux sont majeurs : protection des travailleurs exposés (agriculteurs, ouvriers de voirie, fleuristes…), santé des riverains des zones d’épandage, pollution durable des sols et des eaux. S’ajoutent les questions de sécurité alimentaire, de crédibilité des institutions réglementaires et de soutenabilité de nos modèles de production agricole. Toute prise de position publique sur ces sujets engage donc une responsabilité particulière.
Dans une récente interview accordée à L'Express, l'épidémiologiste Catherine Hill affirme que les pesticides cancérigènes sont "désormais interdits", qu'ils n'ont causé de cancers professionnels que chez "quelques agriculteurs", que "les risques sont réels mais pas très grands", qu'aucune étude ne démontre d'effet des résidus dans l'alimentation, et que "l'attention portée à ce sujet est largement disproportionnée". Ces affirmations...
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12/02 - L’affaire Epstein, un miroir dérangeant pour les Européens
L’affaire Epstein nous trouble. Officiellement, parce qu’elle nourrit les populismes et confirme tous les soupçons sur "les élites". Officieusement — et plus profondément — parce qu’elle tombe extrêmement mal. Elle tombe mal parce qu’elle (re)surgit précisément au moment où l’Europe cherche à se raconter une histoire commode : celle d’une alliée trahie par les Etats-Unis, brutalement abandonnée sur le plan géopolitique, contrainte - presque malgré elle - d’inventer enfin son autonomie stratégique. Cette histoire, qui n’est pas entièrement fausse, est utile. Elle est aussi moralement confortable et politiquement mobilisatrice. Or Epstein vient tout gâcher.
Car l’affaire agit comme un rappel brutal d’une certaine compromission européenne. Ce financier mondain devenu l’un des hommes les mieux connectés des cercles de pouvoir occidentaux, ses résidences fréquentées par responsables politiques, aristocrates et grands patrons, son arrestation tardive, puis sa mort en prison en 2019 dans des circonstances suspectes : tout cela renvoie à un entre-soi transatlantique où l’argent, l’influence et l’impunité semblaient parfois se confondre.
L’affaire n’est donc pas seulement un scandale américain qui éclabousse l’Europe par ricochet ; elle révèle un monde commun dans lequel les élites européennes ont circulé avec aisance, curiosité et une certaine naïveté satisfaite. Epstein devient alors un prisme grossissant : au moment où l’Europe voudrait se poser en victime d’un allié devenu prédateur, sa complaisance (parfois fascinée,...
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12/02 - Energie : la France va-t-elle enfin se faire comprendre de ses voisins européens ?
On ne l’attendait plus. En souffrance depuis presque trois ans, la troisième programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3) devrait être présentée ce jeudi 12 février par le Premier ministre Sébastien Lecornu. Cette feuille de route doit, noir sur blanc, remettre au goût du jour le nucléaire - la précédente prévoyait la fermeture de 14 réacteurs - et fixer la trajectoire des renouvelables (EnR) pour la prochaine décennie. Un soulagement pour les filières industrielles, qui souffraient de ce long retard. Le texte n’éteindra pas tous les débats, tant s'en faut. Mais il pourrait avoir une autre vertu, au-delà de nos frontières : rendre enfin un peu plus compréhensible la stratégie française par ses voisins européens.
Au sein de l’Europe de l’énergie, la France occupe une position "singulière", comme le rappelait l’Institut Avant-Garde dans une note publiée en novembre dernier. Elle la doit surtout au choix historique du nucléaire. Son électricité est déjà décarbonée à près de 95 %, ce qui lui donne une longueur d’avance sur les autres membres de l’UE. Plus fort : elle a même, en ce moment, trop d’électrons à disposition ! "L’abondance de l’offre française rend le mégawattheure (MWh) moitié moins cher qu’en Italie, et la différence est encore plus grande avec l'Allemagne, deux grands pays industriels. Quand je rencontre des acteurs européens, récemment des députés britanniques, tous me disent qu’ils aimeraient avoir nos prix", raconte Jules Nyssen, le président du Syndicat des énergies renouvelables (SER)....
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12/02 - De la réhabilitation d’Hitler à la montée de l’AfD : chronique d’une banalisation
Le passé permet souvent d'éclairer l'actualité. Chaque jeudi, dans notre nouveau podcast Hier à la Une, on se plonge dans les archives de L’Express, pour comprendre autrement la couverture du magazine de la semaine.
Il y a les arrestations de la police de l’immigration, comparées aux rafles de la Gestapo. Il y a aussi la tenue du patron de l’ICE, Gregory Bovino, accusé par ses opposants de s’habiller comme un officier SS. Il y a également eu, en janvier 2025, le très probable salut nazi d’Elon Musk en pleine investiture de Donald Trump. Au-delà des images, il y a les mots : des slogans comme "Make America White Again" ou "Les juifs ne nous remplacerons pas !". C’est dans ce contexte que L’Express s’intéresse cette semaine à la montée du nazisme, notamment aux Etats-Unis, et même à la fin du tabou autour d’Hitler.
Outre-Atlantique, c'est la bataille pour la succession d'Hitler qui réveille les thèses nationalistes, qu'il s'agisse de son vice-président J.D. Vance, ou des influenceurs Maga comme le négationniste Nick Fuentes.
Une tendance aux Etats-Unis qui contamine le Vieux Continent. En Allemagne, particulièrement, les cadres de l'AfD (Alternativ für Deutschland) élaboraient en novembre 2023, un plan d'épuration éthique avec des néonazis. Le parti d'extrême droite a même présenté aux élections européennes un candidat qui relativise les crimes nazis.
Création d'une police de la "remigration", retour du droit du sang, mise en place de "milices de quartier". Malgré un programme ultraradical, l’AfD est...
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12/02 - Conférence de Munich : un an après le coup de tonnerre de J.D. Vance, le fossé transatlantique est béant
Un an après le coup de tonnerre diplomatique déclenché par le vice-président J.D. Vance dans son discours de Munich, le projet américain d’exporter la révolution trumpiste en Europe marque le pas. Mais les Européens, pour leur part, n’ont toujours pas réussi à s’émanciper de Washington. Les deux piliers d’un Occident qui part en capilotade se regardent en chiens de faïence.
Sous Trump et Vance - le vice-président le plus présent à l’international depuis Dick Cheney, l’artisan de l’invasion de l’Irak en 2003 - les Etats-Unis ne font pas que négliger leurs alliés, piétiner le droit international et abandonner l’Ukraine. Le récent épisode groenlandais a montré qu’ils pouvaient aussi se muer en prédateurs.
Résultat, la méfiance se répand. Vance a été hué par le public milanais lorsqu’il est apparu à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver, le 6 février. Publié le même jour, un sondage YouGov atteste que dans les pays les plus pro-américains, ceux qui considèrent encore les Etats-Unis comme alliés ou amis deviennent minoritaires. Leur nombre a fondu comme neige au soleil en Allemagne (41 %, soit 30 points de moins que sous Joe Biden) comme au Royaume-Uni (46 %, 23 points de moins). Même les populistes doivent prendre leurs distances avec Trump. Lors de l’élection présidentielle qui vient de se tenir au Portugal, le candidat André Ventura, fan du président américain, a mordu la poussière.
Réunis l’an dernier dans l’hôtel Bayerischer Hof à Munich, les principaux responsables politico-militaires européens ont senti...
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11/02 - IA de santé : la riposte française aux ambitions de ChatGPT
Demain, parlerons-nous à nos IA comme à un médecin ou à une infirmière ? Doctolib le pense. Depuis octobre 2025, l’entreprise française spécialisée dans la prise de rendez-vous et dans la gestion des données médicales teste discrètement un tout nouveau service d’intelligence artificielle. Un "compagnon" virtuel bardé d'algorithmes capable, une fois gonflé d’informations, de converser avec les utilisateurs sur leurs problèmes de santé. Conçu au siège de la société, dans les bureaux avec vue sur la Seine, à Levallois-Perret, cet outil grimé d’une blouse blanche numérique devrait arriver d’ici quelques mois dans les ordinateurs et les smartphones du Vieux Continent. Le plus tôt sera le mieux, laisse-t-on entendre, en interne, dossiers sous le bras. L’entreprise sait que le temps presse. Surtout depuis le 7 janvier 2026. Le géant américain OpenAI inaugurait à cette date, "Health", la petite sœur dédiée à la santé de ChatGPT, aux Etats-Unis. Même si sa date de lancement de ce côté de l'Atlantique reste inconnue, de nombreux acteurs européens s'y préparent déjà.
En plus de Doctolib, la start-up tricolore PaperDoc, qui vient de lancer son IA de santé baptisée "Gustave", est elle aussi dans les starting-blocks. Tout comme l’application Ada Health, venue d'Allemagne, "Symptoma", en Autriche ou encore "Bearable" au Royaume-Uni. Tous ont en tête de rattraper l’ogre par qui arrive la révolution. Une mission périlleuse : plus de 250 millions d’utilisateurs se servent déjà de ChatGPT comme d’un assistant médical à travers le...
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11/02 - La stratégie nationale sur l’alimentation enfin publiée : un texte prudent sur la viande, silencieux sur les ultra-transformés
Le document était attendu depuis près de trois ans, 956 jours plus précisément. Alors que la loi Climat et résilience, adoptée par le Parlement en juillet 2021, prévoyait la publication de la stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat (SNANC) avant le 1er juillet 2023, elle n'a cessé d'être reportée. Après un nouveau faux pas en novembre dernier, alors qu'une version avait même été envoyée à la presse, avant d'être finalement retenue par le gouvernement Lecornu, la SNANC a été publiée ce mercredi 11 février par l'exécutif avec l'objectif affiché : "permettre à tous les Français d’accéder à une alimentation plus saine, plus durable et plus locale, tout en renforçant la souveraineté agricole et alimentaire du pays". Décliné en quatre axes principaux, le document vise à coordonner les politiques publiques concernant l'alimentation, que ce soit les questions de santé, l'accès à une alimentation durable ou encore la recherche.
Premier point de controverse, la SNANC ne demande pas la limitation des produits ultra-transformés alors que ce sujet avait déjà été au cœur des discordes dans la version de novembre. Selon des révélations de la cellule d'investigation de Radio France, cette mention avait été retirée à la demande du ministère de l'Agriculture, contre l'avis de ceux de la Santé et de la Transition écologique et alors même qu'un article du Lancet, publié mi-novembre, pointait justement leur impact sur la santé.Moins de viande mais pas d'objectif
Dans la stratégie publiée par l'exécutif, les...
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11/02 - "Nous ne pouvons pas écarter cette option" : en Norvège, la crainte d’une invasion russe
La Norvège ne peut exclure la possibilité d'une invasion russe sur son territoire. Voilà l'alerte lancée par le chef d'état-major de l'armée d'Oslo. Dans une interview accordée au Guardian, le général Eirik Kristoffersen, chef d'état-major des armées norvégiennes, livre sa crainte d’une offensive moscovite, non pas dans un objectif de conquête, mais plutôt pour la protection de ses actifs nucléaires, stationnés dans le Nord.
"Nous n'excluons pas une appropriation de terres par la Russie dans le cadre de son plan visant à protéger ses propres capacités nucléaires, qui sont la seule chose qui lui reste pour menacer réellement les États-Unis", s'alerte le militaire dans les colonnes du Guardian. Si Eirik Kristoffersen ne s'inquiète pas d'une invasion similaire à celle de l'Ukraine, il souligne qu'une large partie de l'arsenal nucléaire russe - dont des sous-marins, des missiles terrestres et des avions - se trouve sur la péninsule de Kola, à proximité immédiate de la frontière norvégienne.
Des armes dont le Kremlin aura besoin s'il entre en conflit avec l'Otan. "Nous ne pouvons pas écarter cette option (NDLR : une invasion). C'est en quelque sorte le scénario auquel nous nous préparons dans le Grand Nord", détaille celui qui est chef de la défense norvégienne depuis 2020, responsable des forces armées du pays ainsi que de ses services de renseignement. Son parcours au sommet de l’armée norvégienne a été marqué par la guerre en Ukraine qui a contraint l’Europe à repenser sa sécurité. Une période également...
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11/02 - "Nous avons créé un monstre" : en Allemagne, l’inquiétante dérive brune de l’AfD
Un parti nostalgique du IIIe Reich ? Avec 40 % d’intentions de vote ? Ce n’est pas une fiction, mais une réalité en Saxe-Anhalt où les électeurs s’apprêtent à confier les clés du pouvoir à l’AfD (Alternatif für Deutschland) aux régionales le 6 septembre. La publication du "programme de gouvernement" en Saxe-Anhalt, vendredi 23 janvier, a officialisé le projet de refonte d’un État par l'AfD selon une vision ethno-nationaliste, autoritaire et climato‑sceptique d'un parti surveillé par L’Office de protection de la Constitution (Verfassungsschutz).
Création d'une police de la "remigration" sur le modèle de l'ICE américain, suppression du droit d’asile, retour du droit du sang, création de "milices de quartier", suppression des subventions aux Eglises catholique et protestante, résiliation du service public de l'audiovisuel, lutte contre le "lobby transgenre", définition de la famille "normale" entre homme et femme, abandon des programmes de lutte contre le racisme à l'école et des "études postcoloniales", retour du gaz russe, du nucléaire, du charbon, du moteur thermique et démontage des éoliennes... En deux mots : "penser allemand" dans une région qui fut le "centre géographique du Reich". Les politologues n’hésitent plus à tracer des parallèles avec la montée du nazisme dans les années 1930. "Sous la République de Weimar (1919-1933), nous n'avons pas suffisamment pris conscience du danger que représentait le NSDAP [parti de Hitler]. Le danger, c’est que nous répétions les mêmes erreurs", prévient Hendrik Cremer,...
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11/02 - Russell Muirhead : "L’affaire Epstein pourrait être un tournant dans l’histoire de la démocratie américaine"
La dernière vague de déclassification des fichiers Epstein par le département de la Justice américain, le 30 janvier, a provoqué une onde de choc à l’échelle mondiale. Chaque jour, l’examen des quelque 3,5 millions de pages livre son lot de révélations, de suspicions et de démissions… De l’ancien prince Andrew à Jack Lang, en passant par l’intellectuel Noam Chomsky ou le milliardaire Bill Gates, de nombreuses figures de l’élite internationale apparaissent avoir entretenu, à des degrés divers, des liens avec l’ex-financier pédocriminel Jeffrey Epstein, sans pour autant être explicitement mises en cause dans les crimes qui lui sont reprochés.
Pour le politologue Russell Muirhead, spécialiste du conspirationnisme et auteur de A Lot of People Are Saying (Princeton University Press, 2019, non traduit), ce scandale politico-judiciaire pourrait sonner le glas des élites traditionnelles au profit de personnalites politiques "qui ne sont pas issues du sérail", comme J.D. Vance ou Alexandria Ocasio-Cortez. Entretien.
L’Express : Quelle résonance ces nouvelles révélations dans l’affaire Epstein peuvent-elles avoir auprès de l’électorat Maga ?
Russell Muirhead : La base Maga a toujours soupçonné que les élites américaines étaient corrompues. Leur slogan "drain the swamp" (NDLR : assainir le marécage) renvoie à l’idée que tout Washington serait gangrené par la corruption. À leurs yeux, ces élites ne sont pas seulement de gauche et progressistes : elles sont avant tout moralement dépravées, menteuses, et à ce titre,...
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11/02 - Pont Gordie-Howe : Donald Trump ouvre un nouveau front avec le Canada
Ce pont devait symboliser les relations apaisées et amicales entre les États-Unis et le Canada. Mais le président américain en a fait un énième point de crispation entre les deux pays. Dans les petits papiers depuis plus de vingt ans et en construction depuis 2018, le pont international, nommé d'après le joueur de hockey sur glace canadien Gordie Howe, devrait ouvrir à la circulation en 2026 entre Détroit dans le Michigan et Windsor en Ontario. Mais dans un long message publié sur son réseau social Truth Social lundi, Donald Trump s'est emporté contre le projet : "Je ne permettrai pas à ce pont de s'ouvrir tant que les États-Unis ne seront pas entièrement indemnisés pour tout ce que nous leur avons donné".
Accusant le Canada d'avoir traité les États-Unis "de manière très injuste pendant des décennies", le président américain a fustigé un pont construit avec "presque aucune ressource américaine", profitant du message pour reprocher à son prédécesseur Barack Obama d'avoir "bêtement accordé une dérogation pour contourner le Buy American Act". "Avec tout ce que nous leur avons donné, nous devrions peut-être posséder au moins la moitié de cet actif", estime notamment le milliardaire.Propriété partagée avec le Canada
Sauf que Donald Trump se trompe sur plusieurs points, relève le service de fact-checking de CNN. Si l'administration Obama a bien accordé un permis à l'État du Michigan en 2013 pour la construction de ce pont, Donald Trump l'avait soutenu dans une déclaration commune avec le Premier ministre canadien de...
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11/02 - Sébastien Lecornu, les secrets d’une ascension : "J’espère tenir jusqu’à la présidentielle"
Qui aurait cru que Sébastien Lecornu serait celui qui éteindrait la lumière de ce décennat unique en son genre ? Au moment où les macronistes historiques ont vogué vers d’autres cieux et que les ambitieux ont déjà un pied, voire deux, dans l’arène présidentielle, il ne reste donc que lui. Par quel miracle ce conseiller départemental de l’Eure, jeune vieux ambitieux aux antipodes des nouveaux dirigeants du pays, s’est mué en austère chef de gouvernement en qui le président a placé une confiance totale ? Récit d’une ascension préméditée.Chapitre 1"Un ministre, ça n’a qu’un seul électeur : le président"
Ils n’ont pas grand-chose en commun. Pas leur passé, à peine leurs idées, et leur long compagnonnage s’est avéré tourmenté. Mais cet ancien ténor du gouvernement, issu de la gauche, doit bien reconnaître une qualité à son cadet biberonné à la culture UMP : "Sébastien Lecornu, c’est un gars qui se rend indispensable, c’est un talent." Un talent ? Pour un professionnel de la politique, c’est un travail. Mieux, une hygiène de vie. La Ve République a ceci de particulier que, pour exercer le pouvoir, il faut soit être président, soit le marquer à la culotte. Sacré défi pour un homme de 31 ans, inconnu au bataillon, embarqué au gouvernement dans les valises d’Edouard Philippe un beau jour de juin 2017.
Comment gravir les échelons ? En montrant patte blanche, d’abord. À l’Ecologie, alors qu’il maîtrise le sujet autant que le football ou les claquettes, il apparaît aux yeux du président comme "le ministre le plus solide de cette maison...
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11/02 - "La nomination d’Amélie de Montchalin ? Le risque est surtout immatériel" : le regard du juriste Mathieu Disant
La ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a été nommée par Emmanuel Macron, a annoncé la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon ce mercredi 11 février, à l’issue du Conseil des ministres. Un choix qui pose de multiples questions d'ordre juridique, mais aussi politique : le président a-t-il choisi de nommer aujourd'hui pour empêcher son successeur de le faire demain ? Mathieu Disant, professeur à l’École de droit de la Sorbonne, Université Paris-1-Panthéon-Sorbonne, répond à L'Express.
L'Express : La nomination d’Amélie de Montchalin à la présidence de la cour des comptes est-elle contestable en droit ?
Mathieu Disant : Juridiquement, nous sommes dans une nomination du "fait du prince", inscrite dans une logique bicentenaire qui marque l'institution depuis sa création. La nomination du premier président de la Cour des comptes n'est pas susceptible d'être bloquée par le Parlement, elle ne fait pas plus l'objet d'une audition parlementaire prévue à l'article 13 de la Constitution. Le premier président, comme d'ailleurs les présidents de chambre et les conseillers maîtres de la Cour des comptes, est nommé par décret pris en Conseil des ministres. C'est l'application de l'article L121-1 du code des juridictions financières.
On peut d'ailleurs souligner que la nomination d'une femme s'inscrit dans l'alinéa 2 du même article, lequel prévoit que ces nominations favorisent l'égal accès des femmes et des hommes aux fonctions de premier président et de président de chambre. Sur le plan contentieux,...
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11/02 - Guerre en Ukraine : après un ultimatum américain, Kiev se prépare à des élections
Les Ukrainiens pourraient se rendre aux urnes dans les prochaines semaines. Selon les informations du quotidien britannique Financial Times, Volodymyr Zelensky devrait annoncer le 24 février - date anniversaire de l’invasion russe - la tenue d’une élection présidentielle. En cause ? Un ultimatum tout droit venu des Etats-Unis. A la demande de Donald Trump, le pays devra organiser les deux tours du scrutin pour le 15 mai 2026 au plus tard, sous peine de perdre les garanties de sécurité américaine. Le rendez-vous est double : les Ukrainiens seront également appelés à se prononcer sur l'accord de paix avec la Russie qui prévoit une cession des territoires de Donetsk et Lougansk. Un processus qui devra obligatoirement se dérouler par référendum, puisque la Constitution ukrainienne dispose de l’indivisibilité de son territoire.
"Ils ont dit qu’ils voulaient tout faire d’ici juin […] pour que la guerre prenne fin", a confirmé Volodymyr Zelensky aux journalistes du Financial Times. L'objectif de Washington : clôturer le dossier ukrainien pour se concentrer sur les élections de mi-mandat, en novembre. Un agenda et des exigences intenables selon les responsables ukrainiens et occidentaux sondés par le titre britannique, sceptiques à l'idée d'une coopération de Vladimir Poutine.
Quant à l’organisation d’un scrutin en tant que tel, la perspective n’enchante pas non plus Kiev. Depuis plusieurs mois, le président ukrainien n'a cessé de répéter l'impossibilité de tenir une élection en pleine loi martiale, malgré...
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11/02 - Affaire Epstein : ce que l’on sait sur Fabrice Aidan, le diplomate français mis en cause
Après les révélations éclaboussant Jack et Caroline Lang, un autre Français est visé par l'affaire Epstein. Selon les investigations de Mediapart et Franceinfo, Fabrice Aidan, diplomate français, apparaît dans les nombreux documents révélés fin janvier par le département américain de la Justice, au sujet d'un scandale de consultation d'images pédopornographiques, ainsi que de ses liens privés avec l'homme d'affaires américain. Invité de la matinale de RTL, mardi matin, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, s'est dit "effaré" par ces révélations et a indiqué avoir saisi la justice française.
"J'ai saisi le procureur de la République, lancé une enquête administrative pour concourir au travail de la Justice, ainsi qu'une procédure disciplinaire le concernant", a-t-il expliqué, tout en refusant, à ce stade, de "laisser entendre que l'affaire éclabousserait les agents du ministère des Affaires étrangères".
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11/02 - ZFE : pourquoi nos dirigeants sont incapables de dire "je me suis trompé", par Sacha Benhamou
Le projet de loi "simplification" est une nouvelle fois repoussé. Officiellement, pour des raisons de calendrier. Officieusement, parce que le gouvernement redoute une adoption de la suppression des zones à faibles émissions (les ZFE permettent de restreindre la circulation des véhicules les plus polluants dans une zone géographique donnée), poussée par Les Républicains et le Rassemblement National au Sénat puis à l’Assemblée nationale. A l’approche des municipales, les LR aimeraient remporter cette bataille symbolique. Le gouvernement, lui, veut manifestement éviter de la perdre.Balayer devant sa porte...
Cet épisode dit pourtant bien plus que la seule querelle autour des ZFE. Il révèle une pathologie plus profonde de la vie politique française : l’incapacité chronique de nos responsables à reconnaître qu’ils se sont trompés. Emmanuel Macron lui-même n’a jamais vraiment admis que la dissolution était une erreur politique.
Le camp présidentiel multiplie depuis plusieurs années les initiatives de "simplification", sans jamais s'adonner à un exercice pourtant élémentaire : dresser le bilan de ses propres complexifications. Comme si reconnaître une faute initiale revenait à perdre toute légitimité à agir ensuite.
Les ZFE incarnent pourtant l’une des véritables erreurs du premier quinquennat. Une contrainte qui frappe d’abord les ménages les plus modestes, dépendants de véhicules anciens. Une mesure perçue comme imposée depuis Paris, sans prise en compte des réalités locales. En avril 2025, un sondage de l’Ifop...
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11/02 - Guerre commerciale : l’Europe est-elle prête à défier la Chine ?
Hasard ou coïncidence au sommet de l'Etat ? Lundi 9 février, le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan a publié un rapport intitulé "L’industrie européenne face au rouleau compresseur chinois", dans lequel il recommandait que l'Europe impose des droits de douane généralisés de 30 % sur tous les produits en provenance de Chine. Le lendemain, dans une interview à plusieurs médias européens, Emmanuel Macron appelait de son côté à "protéger notre industrie. Les Chinois le font, les Américains aussi."
Mais de quelle manière ? Le 8 décembre dernier, de retour d’un voyage officiel en Chine, Emmanuel Macron avait brandi la menace de droits de douane "dans les prochains mois", si Pékin ne réagissait pas pour réduire le déficit commercial abyssal - plus de 300 milliards d’euros en 2024 - de l’UE vis-à-vis de la deuxième puissance économique mondiale. Cette fois, le chef de l’Etat n’évoque pas directement la mise en place de taxes. Il estime aujourd'hui qu'"il faut se concentrer sur certains secteurs stratégiques, comme les cleantechs, la chimie, l’acier, l’automobile ou la défense, sinon les Européens en seront balayés". Un écart de coût de production colossal
La proposition choc de l’institution dirigée par l’ancien ministre, Clément Beaune, est-elle réaliste ? Ce niveau de 30 % ne sort pas de nulle part. Ces derniers mois, les auteurs de l’analyse ont auditionné des représentants de fédérations industrielles, de grands groupes européens, et d’entreprises françaises produisant en Europe et en Chine, dans l’énergie, les...
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11/02 - Etats-Unis : cette épidémie de rougeole qui n’en finit plus
Depuis 2025, la rougeole est de retour aux Etats-Unis. L'épidémie est telle que le pays risque de perdre son statut d'exempt de la rougeole, signal incontestable de la gravité de la situation. En réaction, le docteur Mehmet Oz, patron des "Centers for Medicare and Medicaid Services" - sorte de sécurité sociale américaine - doit se résoudre aux supplications. "Faites-vous vacciner, s’il vous plaît !" a-t-il plaidé sur le plateau de CNN ce dimanche 8 février, "nous avons une solution à nos problèmes".
Un an plus tôt, une petite ville du Texas signalait le premier cluster du pays. "On a le sentiment que cela va devenir de plus en plus courant", avait déclaré à l'époque un expert en maladies infectieuses au New York Times. Le temps lui a donné raison. Au 1er janvier 2026, plus de 2 200 cas de rougeole ont été signalés dans 45 Etats. Une première en 20 ans. Une maladie qui ne ralentit pas
Utah, Arizona , Floride... Les foyers continuent d'apparaître au-delà des frontières du Texas. Avec plus de 800 cas déclarés depuis 2025, la Caroline du Sud est désormais l'Etat le plus affecté par la rougeole, selon les chiffres du Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC).
Cette évolution de la rougeole, en "chaînes de transmission continues sur 12 mois" inquiète les scientifiques. Pour l'instant, ces derniers ne sont pas parvenus à déterminer si les cas de rougeoles observés à travers le pays étaient connectés. Un détail qui a toute son importance : c'est en partie grâce à ces conclusions que les...
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11/02 - Iran : Donald Trump maintient la pression en menaçant d’envoyer un second porte-avions
"Nous avons une armada qui se dirige vers là-bas et une autre pourrait partir". Dans une interview accordée, mardi 10 février, au média américain Axios, Donald Trump a déclaré envisager d'envoyer un second porte-avions au Moyen-Orient, menaçant l'Iran d'une nouvelle frappe en cas d'échec des négociations ces prochains jours.
Pour la première fois depuis la guerre de douze jours en juin, Washington et Téhéran ont repris, vendredi dernier à Oman, les négociations sur le programme nucléaire iranien, sans que celles-ci n'aient pour l'heure débouché sur un "deal". "Soit nous parviendrons à un accord, soit nous devrons prendre des mesures très dures comme la dernière fois", a déclaré le président américain à Axios.
Cette décision marquerait un saut dans le renforcement de la présence militaire américaine dans la région après l'envoi, fin janvier, du porte-avions USS Abraham Lincoln, en plus des dizaines d'avions déployés sur des bases proches de l'Iran, et après avoir maintenu deux porte-avions dans la région pendant la majeure partie de la guerre à Gaza.
Donald Trump a assuré que ses démonstrations de force portaient leurs fruits : "La dernière fois, ils ne croyaient pas que j'en serais capable", a-t-il déclaré au sujet de sa décision de frapper les installations nucléaires iraniennes en juin. "Ils ont surestimé leurs chances. Cette fois, les négociations sont très différentes".Benyamin Netanyahou en visite à Washington
Ces menaces interviennent quelques heures avant la rencontre, ce mercredi 11 février, entre Donald...
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11/02 - Cette spécificité de l’Irlande qui brouille les statistiques de la zone euro
Si au rugby, l'Irlande s'est fait bousculer pour son premier match du tournoi des Six Nations, au rayon des statistiques, c'est ce petit pays de 5 millions d'habitants qui vient perturber la zone euro. Au point de venir dérégler une mécanique bien huilée, essentielle pour prendre des décisions politiques comme le vote d’un budget ou la mise en place d’une réforme. Et d'inciter la Banque centrale européenne à changer ses habitudes. Dans sa publication bisannuelle, intitulée "Projections macroéconomiques pour la zone euro", l'institution basée à Francfort a créé, en décembre, un nouvel indicateur pour mesurer la croissance moyenne des pays membres ayant adopté la monnaie unique. A côté de l'habituel "PIB réel" figure désormais un "PIB réel avec demande intérieure modifiée pour l’Irlande". Le premier fait apparaître une croissance de 1,4 % en zone euro. Avec le second, elle se limite à 1 %.
Cet écart considérable s’explique par les spécificités du modèle irlandais. "Il repose sur une double structure : un pan très fortement lié aux multinationales - dans la pharmacie, les technologies… - et une économie domestique tirée principalement par un tissu de petites et moyennes entreprises dans l’agroalimentaire, l’agriculture, la construction et l’industrie", détaille Daragh McGreal, économiste chez KPMG Irlande. Grâce à un régime fiscal très avantageux - le taux d’imposition des sociétés s’élève à 12,5 %, contre 25 % en France -, l’Irlande attire depuis de nombreuses années sur son sol les grands groupes mondiaux. "Leur...
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11/02 - Jérémie Patrier-Leitus, ses propositions pour la natalité : "Je défends la création d’un prêt naissance à taux zéro"
C’est une donnée qui a marqué les esprits : en 2025, selon l’Insee, la France a enregistré plus de décès que de naissances. Une première depuis… 1918 ! Mais si l’indice de natalité ne cesse de baisser - il est aujourd’hui à 1,58, loin du seuil de renouvellement, à 2,1 - la France reste mieux lotie que ses voisins. Comment comprendre cette singularité ? Est-ce la fin d’une sorte d’"exception" française ? S’appuyant sur les travaux du démographe Laurent Toulemon, le député Jérémie Patrier-Leitus livre à L'Express les premières conclusions de son rapport, présenté ce mercredi 11 février.
L'Express : Quand on se regarde on se désole, quand on se compare on se console… La France affiche aujourd’hui un indice de fécondité de 1,58 enfant par femme, contre 1,16 en Espagne, 1,24 en Italie ou encore 1,26 en Pologne. Faut-il vraiment s’inquiéter de la baisse de la natalité en France ?
Jérémie Patrier-Leitus : Si l’on veut répondre sérieusement à cette question, il faut regarder un indicateur essentiel qui est trop souvent absent du débat public : l’écart entre le désir d’enfant et l’indice de fécondité. C’est là que se situe la véritable spécificité française. En France, le désir d’enfant reste élevé, autour de 2 à 2,3 enfants par femme selon les enquêtes, quand l’indice de fécondité est nettement plus bas. À l’échelle de l’OCDE, et en particulier en Europe, c’est sans doute en France que le décalage entre désir et réalité est le plus important.
Comment expliquez-vous cet écart particulièrement marqué en France entre le désir d’enfant et...
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11/02 - Une Tatie Danielle venue du froid : "La Voisine danoise", la dernière série d’espionnage d’Arte
Je l’ai déjà écrit ici, le peu que nous savons du nord de l’Europe, on l’a appris au cinéma et dans les séries. Tout ce que l’on sait de l’Europe du sud, on l’a appris en vacances à travers la nourriture et l’amour. Cela se confirme avec la série diffusée sur Arte La Voisine danoise, de Benedikt Erlingsson et Olafur Egill Egilsson.
Jeune retraitée de la police (agente de renseignement) Ditte Jensen (Trine Dyrholm) débarque un beau jour de Copenhague (Danemark) pour s’installer dans un petit immeuble d’une cité de la banlieue de Reykjavik (Islande). Son idée est de rester peinarde, incognito, sans mari, sans enfant, sans chien ni chat et surtout sans collègue à supporter ni voyou à attraper, à interroger et à faire cracher le morceau. Juste son petit train-train au troisième et avant-dernier étage, avec le privilège d’un lopin de terre pour cultiver des carottes à l’intérieur du jardin communautaire de la cité. Le voisinage lui créé des problèmes
Seulement voilà, ses cartons à peine ouverts, le voisinage lui crée des problèmes : le chat des voisins d’en face s’est échappé et la soyeuse bestiole n’a rien trouvé de mieux que d’aller faire ses besoins dans son carré de jardin. Elle piège l’ingrat animal, le tue. Ça nous manquait, une Tatie Danielle venue du froid. Elle jette le chat crevé dans un sac et l’enterre un peu plus loin, à l’abri des regards, croit-elle. Erreur. Deux types, planqués dans leur voiture, l’observent à la jumelle. Des malfrats qui se préparent à se venger d’une arrestation abusive ? Pas du tout, ce...
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11/02 - Algérie : le général Toufik, le toujours très puissant ancien maître-espion
Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Dans “Nid d’espions”, le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.
Début 2019, l’Algérie se prépare à organiser une nouvelle élection présidentielle, prévue pour le mois d’avril. Après 20 ans d’un règne ininterrompu d’Abdelaziz Bouteflika, les Algériens espèrent du changement.
Pourtant, au mois de février, le Front de libération nationale, le parti au pouvoir, annonce la candidature de Bouteflika. Mais à 82 ans, le président ne mènera pas lui-même campagne. Lors d’un grand meeting du FLN, Abdelaziz Bouteflika n’est pas présent. C’est un cadre avec sa photo qui est présenté à la foule.
Le 22 février, de nombreux Algériens, furieux d’imaginer un 5e mandat du président à la santé plus que fragile et absent de la vie publique, se rendent dans la rue. Les manifestations s’étendent à tout le pays. Chaque vendredi, ils sont des millions à se réunir, pendant plusieurs mois. C’est ce qu’on appelle le Hirak.
Face à la grogne, Bouteflika annonce finalement qu'il renonce à se présenter. Mais il reporte également la présidentielle. Il reste au pouvoir et souhaite établir une nouvelle constitution, pour prolonger son mandat. Les militaires s’opposent alors à cette situation et tentent de démettre le président de ses fonctions.
En attendant, dans le secret, quatre hauts...
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11/02 - Françoise Thom : "Jeffrey Epstein et les hommes du Kremlin avaient noué un partenariat fructueux"
Partout, l'onde de choc se propage et fait vaciller des grands de ce monde, dont on découvre les liens, souvent de longue date, avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein. Correspondance complice, telle la princesse norvégienne Mette-Marit, ou participation présumée à des orgies, comme le prince Andrew, déjà déchu de ses titres royaux, dont on vient d'apprendre qu'il pourrait avoir transmis en 2010 des informations confidentielles au pédocriminel… tout comme l'ancien ministre britannique Peter Mandelson.
De quoi donner le vertige aux chancelleries occidentales, qui commencent à se demander si le prédateur sexuel n'était pas aussi un agent… au service de Moscou. Et pour cause. Plus de 10 000 courriers, notes ou SMS rendus publics par la justice américaine font référence à la Russie - et un millier à Vladimir Poutine. On y apprend qu’Epstein avait noué, de longue date, des liens avec de hauts responsables russes. En 2011, le sulfureux homme d’affaires s'est par exemple rendu en Russie avec un visa délivré par l’association des vétérans d’une unité d’élite du FSB, Vympel, selon le média Novaïa Gazeta.
L'affaire est tellement sérieuse que Donald Tusk, le Premier ministre polonais, vient d'ordonner une enquête sur les liens présumés entre les services russes et Epstein. L’objectif ? S’assurer que celui-ci ne leur a pas transmis d’informations compromettantes sur des personnalités polonaises en activité… Ces révélations n'étonnent guère l’historienne Françoise Thom, qui avait publié en juillet dernier une enquête...
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10/02 - Emmanuel Macron, nomination et décorations : le choix du roi, le plaisir du président
Pourquoi bouder son plaisir, surtout en ce moment ? Les occasions sont suffisamment rares. Alors, autant tout faire et tout montrer en même temps, quitte à ce que l'effet de masse en fasse tiquer plus d'un. Ce lundi soir, dans la salle des fêtes de l'Élysée, Emmanuel Macron, au sortir d'une séquence internationale réussie, a montré qu'il sautait à nouveau à pieds joints dans l'arène nationale grâce aux pouvoirs les plus discrétionnaires que lui confère sa fonction : les nominations et les décorations. Mieux, au moment où sa stature va mécaniquement s'effriter, il s'est offert en sus une cure de jouvence, un retour dans le passé. Non, vraiment, ce plaisir, pourquoi le bouder ?
"C'est sûr que c'était très En Marche!", plaisante l'un des récipiendaires de la légion d'honneur de cette soirée-là. Le parterre réunit presque tout ce qui composait la macronie fleurissante et rayonnante de 2017, d'Alexis Kohler à Richard Ferrand, en passant par Stéphane Séjourné, Julien Denormandie, Sibeth Ndiaye, Benjamin Griveaux, Ismaël Emelien ou encore les anciens Premiers ministres Élisabeth Borne et Gabriel Attal. Assise au milieu de cette famille décomposée, Amélie de Montchalin n'était pas censée devenir le centre de ces réjouissances consacrées à la décoration de quatre anciens ministres et un ami de longue date d'Emmanuel Macron : Olivier Dussopt, Stanislas Guérini, Patricia Mirallès, Nadia Hai et le fondateur du groupe SOS Jean-Marc Borello.
Naturellement, quelques regards et quelques sourires se sont tournés vers elle...
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10/02 - Pourquoi la nomination d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes fait-elle polémique ?
La décision d’Emmanuel Macron, le 9 février, de proposer Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes a immédiatement suscité une levée de boucliers. Le fait que l’actuelle ministre des Comptes publics puisse bientôt diriger l’organe chargé d’évaluer les budgets qu’elle a elle-même élaborés a provoqué un fort malaise dans la classe politique française. Si la majorité présidentielle salue une nomination fondée sur l’expérience et les compétences, de nombreuses voix dénoncent un choix qui pourrait fragiliser l’indépendance de cette institution essentielle.
À gauche, la critique est particulièrement virulente. Éric Coquerel, président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, a demandé au chef de l’État de renoncer à cette nomination afin de "garantir le minimum de neutralité et d’indépendance" nécessaire à la Cour des comptes. Le député LFI Hadrien Clouet a dénoncé un "véritable coup d’État comptable", estimant que confier cette mission à une "fidèle inconditionnelle du chef de l’État" revient à placer l’institution "sous tutelle d’un clan".Une série de nominations de proches du pouvoir
L’indignation est partagée par d’autres figures de l’opposition. "Comment peut-on confier à Amélie de Montchalin le contrôle du budget dont elle est l’architecte ?" a interrogé sur X l’écologiste Marine Tondelier, dénonçant une série de nominations de proches du pouvoir à des postes qui exigent pourtant une indépendance totale. Avant Amélie de Montchalin, Richard Ferrand, l’un des fidèles de la première heure du président...
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10/02 - Affaire Epstein : quand LFI et la droite Maga font front commun sur Israël
Il y eut un temps où la France insoumise semblait graviter aux antipodes des sphères Maga (Make America Great Again). C’était avant que le département de la Justice américain ne rende publics plus de trois millions de documents relatifs à l’affaire Epstein, scandale de trafic sexuel tentaculaire ayant fait un millier de victimes, où sont citées bon nombre de personnalités de premier plan à travers le monde. A commencer par l’ex-prince Andrew, directement accusé d’agression sexuelle sur mineure, et jusqu’à l’ancien ministre de la Culture français, Jack Lang, visé par une enquête préliminaire du Parquet national financier pour "blanchiment de fraude fiscale aggravé" - il a depuis quitté ses fonctions au sein de l’Institut du monde arabe. Si l’affaire a de quoi nourrir la défiance à l’égard des "élites", ce n’est pourtant pas sur ce seul point qu’ont choisi d’insister certains lieutenants du mouvement de Jean-Luc Mélenchon. Leur obsession ? La "piste israélienne". De quoi rejoindre, au moins en partie, le discours de la frange la plus extrême droitière du paysage médiatique américain...
En France, tout a commencé par un post assassin, sur X, de la députée européenne insoumise Rima Hassan, livrant en pâture un journaliste du Parisien. Son tort : avoir signé un article sur "la piste russe" qui, selon l’élue, aurait visé à "faire oublier" celle du Mossad. Cette dernière hypothèse s'appuie - sans preuve à ce stade - sur certains éléments, comme la réputation d’agent double, notamment pour le service du renseignement...
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10/02 - L’UE fixe un nouvel objectif de réduction des émissions pour 2040
C’est un nouveau palier "intermédiaire" avant de viser la neutralité carbone. Mardi 10 février en début d’après-midi, le Parlement européen a définitivement adopté un nouvel objectif climatique contraignant pour ses membres : l’Union européenne devra réduire d’ici 2040 ses émissions nettes de gaz à effet de serre (GES) de 90 % par rapport à 1990. Cette ambition a été soutenue par 413 voix contre 226 au Parlement de Strasbourg. Mais elle inclut de nouvelles concessions techniques pour aider les pays à atteindre ce chiffre sur le papier.
Selon le communiqué de l’UE, il s’agit donc d’une nouvelle étape intermédiaire ambitieuse qui vient s’ajouter à l’étape déjà fixée pour 2030, qui stipule que l’Union européenne devra avoir réduit d'ici là d’au moins 55 % ses émissions. Il y a encore beaucoup de travail : en 2023, elle a réduit ses émissions de 37 % par rapport à 1990, grâce notamment au déclin du charbon et au développement des énergies renouvelables.Possibilité d’acheter des crédits carbones à l’étranger
Pour atteindre ce nouvel objectif, le texte prévoit la possibilité d’utiliser les absorptions permanentes de carbone au niveau national pour compenser les émissions difficiles à réduire. Une absorption permanente de carbone consiste à capturer et stocker durablement le CO₂, par exemple dans les forêts, le sol agricole enrichi, les tourbières ou certaines roches, afin qu’il ne retourne pas dans l’atmosphère.
Mais pas seulement puisque ce texte introduit également "des flexibilités dans la manière dont l’objectif à l’horizon...
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10/02 - David Thomson au micro d’Anne Rosencher : "La nouvelle droite Maga veut un changement de régime"
Voilà dix ans qu'il ausculte cette Amérique qui a porté par deux fois Donald Trump à la présidence des Etats-Unis : le journaliste David Thomson est le nouvel invité des Grands entretiens d'Anne Rosencher. Son récent documentaire sur le vice-président J.D. Vance* éclaire avec une grande précision et sans mauvaise foi les points de tension et les perspectives du nouveau conservatisme américain - ce qui rend le documentaire édifiant. Quels sont les effets de cette nouvelle doctrine sur l’économie ? Sur la géopolitique ? Quels sont les points de ressemblance (et de différence) avec ce que l’on peut voir en Europe ? Voici un extrait de ces échanges dont l’intégralité est à retrouver en vidéo sur YouTube et Dailymotion, mais aussi en podcast sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast Addict.
Anne Rosencher : Votre documentaire permet de constater à quel point certains ressorts qui ont assuré le succès du mouvement Maga sont également à l’œuvre dans une partie de l’Europe. Au premier rang desquels : la désindustrialisation…
David Thomson : Oui, avec cette spécificité qu’aux Etats-Unis, la désindustrialisation est une question de classe mais aussi de race. On ne le mesure pas assez, notamment depuis la France où ce mot est tabou en termes de représentations sociales. Aux Etats-Unis, il ne l'est pas du tout. Pour reprendre l’exemple emblématique de J.D. Vance, son discours s'adresse spécifiquement à cette population dans laquelle il a grandi – lui, à Middletown, Ohio –, c'est-à-dire les petits...
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10/02 - "Les garde-fous moraux ont sauté" : comment l’ultradroite réhabilite Hitler
Quelle aubaine ! Pour 19,99 dollars seulement, vous pourrez "attirer les regards, lancer la conversation et afficher votre goût pour l’humour provocateur", promet un site marchand américain. Un clic pour choisir le coloris, un autre pour la taille, un dernier pour passer à la caisse, et vous voici propriétaire d’un t-shirt noir et blanc affichant trois saluts nazis, pastiche du célèbre logo d'Adidas, la "marque aux trois bandes" fondée en 1949 par un certain Adolf "Adi" Dassler, lui-même sympathisant du IIIe Reich. Adidas rebaptisée "Adidolf". Drôle ? Certainement, assure Thefunnyt, l’une des boutiques en ligne qui commercialise ce vêtement d'un goût plus que douteux. Sans doute Kanye West l'a-t-il déjà acheté : le rappeur, connu pour ses saillies pro-Hitler, a lui aussi fait de la croix gammée un produit de merchandising, floquée sur un t-shirt à 20 dollars qu'il voulait vendre à ses fans, avant de le retirer de sa boutique en ligne pour cause de scandale.
A San Jose, en Californie, ce sont huit adolescents allongés sur le terrain de football de leur lycée qui jugent "fun" de former une croix gammée humaine avec leurs corps pour faire du buzz sur leurs réseaux sociaux. Dans le studio du podcasteur américain Myron Gaines (415 000 abonnés sur la plateforme Rumble), c’est un groupe de jeunes devisant gaiement sur Hitler : "Un homme qui essayait de sauver le monde", ose l’un. "Comment les éliminer ?", s’interroge l'autre. "Il faut buter ces enfoirés", ricane un troisième. Dans la nuit du 18 janvier,...
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10/02 - Nazisme : le retour des idées mortifères
Fondateur de l'idéologie du nazisme, Adolf Hitler a instauré la dictature du Troisième Reich en Allemagne, de 1933 à son suicide en 1945 à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Le régime politique nazi officialisait l'antisémitisme et le racisme avec l'idée d'une race supérieure élaborée dans son livre Mein Kampf. Un principe concrétisé dans les camps d'extermination comme celui d'Auschwitz qui ont tué des millions de prisonniers, visant particulièrement les juifs lors de la Shoah. Plus de 70 ans après, ces idées refont aujourd'hui surface dans le néonazisme.
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10/02 - Protégeons les soignants iraniens : l’appel de 60 médecins français
En Iran, la répression violente des manifestations pacifiques est entrée dans une nouvelle phase. Des dizaines de milliers de personnes sont mortes. Les innombrables blessés ne peuvent bénéficier de soins parfois vitaux. Ils sont arrêtés dans les centres de soins.
Les soignants qui les ont pris en charge sont interpellés, dans les hôpitaux, leurs cabinets ou à leur domicile. Des médecins sont détenus, mis au secret. Certains encourent la peine de mort. Il en est de même pour leurs patients.
Ces pratiques constituant des violations de tous les droits humains sont contraires aux Pactes internationaux relatifs aux droits civils et politiques que la République islamique d’Iran a ratifiés.
C’est pourquoi, nous, médecins, demandons :
- la libération immédiate de tous les médecins détenus et du personnel soignant, agissant dans le cadre de leur obligation éthique pour porter assistance aux blessés
- le respect du droit aux soins sans contrainte des personnes blessées
- la cessation des violences à l’encontre des citoyens iraniens
Nous nous adressons à toutes les autorités françaises, européennes et internationales pour agir en urgence en ce sens.
*Premiers signataires :
Dr Boris Cyrulnik, psychiatre
Pr Jean-François Delfraissy, président du Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et la santé
Pr Alain Fischer, immunologiste, Collège de France
Dr Irène Frachon, pneumologue
Pr René Frydman, gynécologue obsétricien
Pr André Grimaldi, diabétologue
Dr Bernard Kouchner, gastro-entérologue,...
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10/02 - La flotte fantôme iranienne, une "bombe à retardement" écologique
Les pétroliers de la "flotte fantôme" iranienne, utilisés pour contourner les sanctions, sont une véritable "bombe à retardement" écologique. Dans les pages du journal britannique The Guardian, des analystes en renseignement maritime alertent sur l’état extrêmement vétuste de cette flotte, qui se cache illégalement derrière les pavillons d’autres pays. Si leur activité continue, une catastrophe écologique serait seulement "une question de temps", préviennent-ils. Sans compter qu'une marée noire issue d’un seul de ces pétroliers pourrait dépasser largement celle de l’Exxon Valdez en 1989, qui avait relâché 37 000 tonnes de pétrole brut dans l’océan.
L’entreprise d’expertise maritime Pole Star Global a examiné 29 pétroliers iraniens ayant volontairement coupé leurs systèmes d’identification satellitaire afin d’échapper à toute interception après que les États-Unis ont saisi, en décembre, un pétrolier lié au Venezuela, rapporte The Guardian. La moitié d’entre eux dépasse la durée de vie recommandée de 20 ans, et sept sont même classés en "risque extrême", dont trois âgés de plus de 30 ans. Cinq sont des superpétroliers capables de transporter environ 300 000 tonnes de pétrole.Pourquoi le danger est-il si élevé ?
Saleem Khan, directeur des données et de l’analyse chez Pole Star Global, explique auprès du journal britannique :...
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10/02 - Chômage en hausse en France : ce que nos voisins européens ont fait pour l’enrayer
Qu'avons-nous raté ? Alors qu'Emmanuel Macron avait érigé en priorité le retour au plein-emploi, les derniers chiffres publiés par l'Insee révèlent une nouvelle envolée du chômage, qui a atteint fin 2025, 7,9 %, soit le niveau le plus élevé depuis 2021. Sans surprise, les jeunes sont les premiers impactés. Avec 21,5 % des 15-24 ans au chômage, ces derniers accusent une hausse de 2,8 % sur un an.
Ces dernières années, plusieurs de nos voisins européens ont connu des périodes de forte recrudescence de leur nombre de demandeurs d'emplois. Certains peinent encore à s'en dégager. D'autres y sont arrivés. Revue de détail.L'échec du redressement espagnol
Après plus d'une décennie à rester piégée dans les fonds du classement européen, l'Espagne est arrivée à descendre sous la barre symbolique des 10 % l'an dernier. Mais en dépit d'une embellie, le chômage chez les moins de 25 ans reste très élevé, autour de 23–25 % - bien au-dessus de la moyenne européenne de 14,5 %. A fortiori, un grand nombre d'entre eux sont embauchés en contrats temporaires et subissent une rotation fréquente d’emplois de faible qualité. Les données détaillées par région montrent également d'importantes disparités régionales. Dans certaines communautés autonomes, comme en Andalousie, le chômage a tutoyé jusqu'à 20 %, comme en 2023, et dépasse régulièrement 30 % chez les moins de 25 ans.
Parmi les explications de ces mauvais résultats, plusieurs études pointent une mauvaise adéquation entre formation et besoins du marché. D'autres soulignent le...
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10/02 - Comment Emmanuel Macron compte sur l’Europe pour soulager les maux de la France
Longtemps la France a compté sur l’Europe, avec succès, pour subventionner son agriculture. Le modèle a beau avoir trouvé ses limites ces dernières années, on ne change pas une idée qui gagne : Emmanuel Macron compte désormais sur nos voisins pour soulager deux problèmes majeurs de la France, l’endettement excessif des finances publiques et la désindustrialisation du pays.
Guère découragé par son affaiblissement politique à domicile qui mine sa crédibilité à l’international, le président de la République expose ses idées dans une interview accordée lundi 9 février à plusieurs journaux européens. Il plaide d’une part pour un accroissement massif de l’endettement commun de l’Union européenne, et d’autre part pour la généralisation du principe de préférence européenne, selon le slogan "Buy European".
La première proposition permettrait de financer des investissements que la disette budgétaire française rend hors d’atteinte ; la seconde vise à lutter contre les délocalisations industrielles en favorisant l’achat de produits à fort contenu européen. Cela concernerait notamment les commandes publiques, qui forment un levier puissant : leur total dans les 27 Etats membres de l’UE s’élève à quelque 2 000 milliards d’euros par an.
Sur la création d’eurobonds, c’est-à-dire des titres d’emprunts émis par l’Union européenne, Emmanuel Macron invoque l’autorité de Mario Draghi, l’ancien président de la Banque centrale européenne, qui recommandait dans son rapport publié en 2024 de financer chaque année par l’emprunt commun quelque 800...
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10/02 - Préférence européenne : cette idée défendue par Emmanuel Macron qui gagne du terrain
L’idée revient une nouvelle fois dans le débat. Cette fois, c’est Emmanuel Macron qui la remet sur la table, dans un entretien accordé au Monde, ce mardi 10 février. "Il faut protéger notre industrie. Les Chinois le font, les Américains aussi. L’Europe est aujourd’hui le marché le plus ouvert au monde", affirme le président. En creux, le président français esquisse la mise en place d’une préférence européenne ciblée, qui concernerait des secteurs stratégiques comme l’automobile, l’acier, la chimie ou encore la défense. Une forme d’armure économique, pensée pour renforcer la souveraineté industrielle du continent — sans pour autant adopter un ton offensif. Le chef de l’État tempère en effet, assurant qu’il ne souhaite pas "basculer dans le protectionnisme".
L’idée d’une "préférence européenne" gagne progressivement du terrain à Bruxelles. "L’Europe doit être capable de défendre ses intérêts stratégiques" et de soutenir activement sa propre base de production, et "la préférence européenne est un outil nécessaire pour contribuer à cet objectif", a ainsi expliqué lundi 9 février la présidente de l’exécutif européen, Ursula von Der Leyen. La Commission européenne a pris position en faveur d’un mécanisme qui conditionnerait l’accès aux fonds publics à l’achat de composants fabriqués en Europe. Cette proposition, qui viserait à renforcer la souveraineté industrielle du continent, doit être examinée par les dirigeants des Vingt-Sept lors...
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10/02 - "Non, le Scaf n’est pas mort" : Emmanuel Macron s’accroche, et il est bien le seul
Et s’il n’en reste qu’un, ce sera… Emmanuel Macron. Le président de la République est bien le dernier à croire en l’avenir du Scaf (système de combat aérien du futur) et de son équivalent terrestre, le MGCS – le char du futur, deux programmes franco-allemands. Dans un entretien avec plusieurs journaux européens, le chef de l’État assure que "non, le Scaf n’est pas mort" et ajoute que "c’est un bon projet. Les choses doivent avancer".
Au moment où l’Allemagne semble prête à se retirer du Scaf pour rejoindre un autre programme international (GCAP - Royaume-Uni, Italie, Japon), Emmanuel Macron brandit la menace de rétorsion vis-à-vis de Berlin : "si d’aventure, le partenaire allemand remettait en cause l’avion commun, on serait obligé de remettre en cause le char commun." Au vœu pieux sur l’avenir du Scaf, le président de la République ajoute donc le sabre de bois à propos du char. Qui peut croire à cette menace, alors que le char commun MGCS (Main Ground Combat System) est encore plus moribond que l’avion… Des deux côtés du Rhin, industriels, politiques et états-majors comptent les (quinze) mois qui restent avant qu’Emmanuel Macron ne quitte l’Élysée, pour délivrer le permis d’inhumer la coopération franco-allemande sur la défense.
Le président de la République s’accroche à ses espoirs de 2017. A peine installé à l’Élysée, l’Européen convaincu qu’il est misait sur l’alliance avec l’Allemagne. Un conseil des ministres franco-allemand se tient ainsi le 13 juillet 2017, avec Angela Merkel. Des grands programmes de...
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10/02 - Le nucléaire fait son retour par la grande porte, par Eric Chol
Etes-vous plutôt éoliennes (A), panneaux solaires (B), ou nucléaire (C) ? En cas de réponse A : êtes-vous pales terrestres ou turbines marines ? En cas de réponse B : songez-vous au photovoltaïque pour remplacer un élevage bovin ? Une vigne arrachée ? Ou couvrir un parking ? En cas de réponse C : êtes-vous favorable à l’allongement de la durée de vie des anciens réacteurs ? Ou à la construction des EPR2 ?
On pourrait continuer longtemps cette liste, tant l’identité énergétique de la France des prochaines décennies reste à définir. Avec un impact majeur sur la décarbonation de l’électricité, le pouvoir d’achat ou l’indépendance énergétique. Un document, attendu depuis deux ans et demi et dévoilé cette semaine, doit nous aider à y voir plus clair : la programmation pluriannuelle d’énergie (PPE). En clair, la boussole pour nos choix énergétiques, dont la nouvelle édition va permettre, sous forme de décret, d’enterrer définitivement celle de 2018, qui a failli mettre au tapis notre filière nucléaire en prévoyant la fermeture de 14 réacteurs. Fort heureusement, seule la centrale de Fessenheim a baissé le rideau : depuis, l’exécutif a redécouvert les atouts de l’atome tricolore, à l’heure où la France veut s’émanciper des énergies fossiles.
La nouvelle PPE inscrit dans le marbre ce tournant nucléaire, en explicitant pour la première fois le choix par l’Etat de construire six réacteurs de nouvelle génération (EPR2) et en demandant à EDF de travailler sur une liste complémentaire de huit autres. Vive la PPE, vive le nucléaire !...
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10/02 - Cuba : la pénurie de pétrole, coup de grâce pour un régime mis sous pression par Donald Trump ?
Le ciel au-dessus de l'île se vide. Cuba a informé les compagnies aériennes internationales qu’elle ne serait plus en mesure de les approvisionner en kérosène à compter de ce mardi 10 février. La mesure restera en vigueur jusqu'au 11 mars. En cause : la réduction drastique des livraisons pétrolières au pays, imposée par le président américain Donald Trump. La décision de La Havane, annoncée en pleine haute saison touristique, a déjà contraint Air Canada à suspendre ses 16 vols hebdomadaires vers l’île. D’autres transporteurs américains, espagnols, panaméens et mexicains pourraient suivre.
La compagnie aérienne canadienne a précisé qu'elle enverrait des avions vides de Montréal et de Toronto à Cuba afin de rapatrier environ 3 000 Canadiens actuellement en visite sur l'île. Comme le rappelle le New York Times, le Canada constitue le premier pays d’origine des visiteurs à Cuba. De quoi accentuer la pression sur le secteur touristique cubain, qui a enregistré une baisse de 18 % du nombre de visiteurs l’an dernier par rapport à 2024, souligne de son côté le Financial Times. A noter que le pays n'a pas été aidé non plus par les avertissements à l'attention des voyageurs à destination de Cuba, émis par le Canada, l'Espagne ou encore le Royaume-Uni, qui ont appelé leurs ressortissants à une "extrême prudence".
Cuba n’a reçu ni pétrole ni carburant depuis un mois, après que Donald Trump a interrompu les livraisons vénézuéliennes – dont l’île dépend largement – et exercé des pressions sur...
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10/02 - Ce que l’IA change (vraiment) dans les RH : "Elle fait gagner du temps, mais…"
"Ce que l’IA (intelligence artificielle) change réellement dans le quotidien : fin des tâches chronophages, analyse accélérée des dossiers, scoring (notation d’un client) automatisé" : ce descriptif, issu d’une start-up, résume bien le marché sous-jacent des éditeurs de logiciels, désireux de capter la manne financière des services RH. A croire que ces derniers passaient leur temps à effectuer des activités ingrates, enfouis sous des liasses de papier... Mais cette promesse de simplification par la technologie n'est pas nouvelle. "Dans bien des cas, l’informatique a permis de supprimer des tâches répétitives, rappelle l'historien Alain Beltran. En 1972-1973, le Micral peut être considéré comme le premier micro-ordinateur. A la fin de la décennie 1970, on parle communément de bureautique. L’automatisation du travail permet de développer une stratégie économique destinée à améliorer la productivité et une stratégie d’organisation nouvelle du travail", ("Arrivée de l'informatique et organisation des entreprises françaises", Entreprises et histoire, 2010/3, n° 60).
Depuis cinquante ans, la numérisation a progressivement remodelé la vie professionnelle des salariés. Mais aujourd'hui, c'est au tour de l’intelligence artificielle de s'imposer dans les ressources humaines, en triant les CV ou en proposant des parcours professionnels prédictifs comme l'outil Top, qui permettrait de détecter les risques de démission pour les salariés qui, de leur côté, se servent aussi de l’IA pour candidater. Qui est encore dupe de ce...
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10/02 - Affaire Epstein : la famille royale britannique à nouveau plongée dans l’embarras
Buckingham Palace veut à tout prix éviter un nouveau séisme. Lundi 9 février, la famille royale a assuré qu’elle se tenait prête à coopérer pleinement avec la justice dans le cadre d’une enquête policière visant Andrew Mountbatten-Windsor, le frère du roi Charles III. En cause : la transmission présumée par ce dernier, en 2010, de documents commerciaux officiels britanniques au pédocriminel américain Jeffrey Epstein. À 65 ans, l’ex-prince, qui fut envoyé spécial du Royaume-Uni pour le commerce international entre 2001 et 2011, se retrouve une nouvelle fois au cœur de la tourmente à cause de son amitié avec l'homme d'affaires décédé dans sa cellule en 2019.
Parmi les documents rendus publics vendredi 30 janvier par le ministère de la Justice américain figurent notamment des photos montrant l'ex-prince agenouillé au-dessus d’une femme allongée, dont le visage est flouté. Mais si les frasques sexuelles du fils d'Elizabeth II étaient déjà connues, plusieurs courriels montrent également que, le 7 octobre 2010, le prince Andrew a adressé à Jeffrey Epstein des détails précis concernant ses prochains voyages officiels à Singapour, au Vietnam, à Shenzhen et à Hongkong. Puis, le 30 novembre suivant, il aurait transféré à Epstein les comptes rendus officiels de ces visites – cinq minutes seulement après les avoir reçus de son assistant spécial de l’époque, Amit Patel. De quoi raviver, au sommet de la monarchie britannique, la crainte d’un nouvel épisode embarrassant.
Les envoyés spéciaux au commerce sont soumis à des règles de...
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10/02 - Rendre des comptes : cette obligation dont l’Etat se moque... à ses risques et périls
Sur le champ de bataille, elle est synonyme de capitulation. Dans les manuels de science politique, en revanche, la reddition (des comptes) est parée de toutes les vertus. Parce qu’elle est au cœur de nos pratiques démocratiques. L’article 15 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 impose à l’administration de rendre compte, et rendre des comptes, à la société.
L’Institut Montaigne s’est penché récemment sur cette injonction faite à l’Etat. Verdict ? Ce dernier se complaît depuis trop longtemps dans la défausse. "Nous sommes prisonniers d’un système où la dilution des devoirs, le flou des objectifs et la complexité des circuits autorisent chacun à ne pas assumer les conséquences de ses actes", pointe le rapport supervisé par Jean-Dominique Senard, le président du conseil d’administration de Renault et vice-président du think tank, et Jean-Louis Bourlanges, l’ancien député centriste.
Le parcours chaotique du budget 2026 illustre, jusqu’à la caricature, cette irresponsabilité politique qui paralyse le pays. Adoptée définitivement le 2 février, après quatre mois de discussions, trois recours au 49.3 et six motions de censure écartées, la loi de finances n’est toujours pas promulguée car elle fait désormais l’objet de plusieurs saisines auprès du Conseil constitutionnel. Venant du RN et de LFI, l’initiative n’est guère étonnante : leurs députés, qui n’ont eu de cesse de réclamer une nouvelle dissolution, ont combattu le texte. Mais voir le Premier ministre et les socialistes dont il a acheté la...
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10/02 - Vingt ans de la mort d’Ilan Halimi : comment les élus locaux se mobilisent pour honorer sa mémoire
À l’entrée de Saint-Rémy-de-Provence, en plein cœur des Bouches-du-Rhône, un petit olivier se dresse désormais à l’intersection de l’avenue Jean-Moulin, de celle du maréchal Koenig et de celle des martyrs de la Galine, ces neuf résistants locaux arrêtés puis torturés par la Gestapo en juin 1944. L’emplacement est loin d’avoir été choisi au hasard : planté par la mairie le 28 novembre dernier, cet arbre est un hommage à la mémoire d’Ilan Halimi, jeune francilien de 23 ans séquestré en janvier 2006 et torturé pendant 24 jours, puis laissé pour mort par ses ravisseurs. Enlevé parce qu'il était membre de la communauté juive, il décédera des suites de ses blessures quelques heures après son transfert à l’hôpital, le 13 février 2006. "Cet hommage est pour nous très symbolique et permet de rappeler, toujours, où mènent la haine, l’antisémitisme et toutes les discriminations. Particulièrement au moment où certains auraient tendance à l’oublier", explique Hervé Chérubini, maire (sans étiquette) de cette commune de 10 000 habitants.
La décision a été prise l’automne dernier, à la suite d’un appel de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), relayé par l’Association des maires de France (AMF) et le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), proposant aux élus locaux de planter un arbre en hommage à Ilan Halimi. "Le but était d’interpeller les pouvoirs publics, et de faire de cet acte un symbole de commémoration, de résistance et d'engagement", raconte Mario Stasi, président de la Licra.Des...
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10/02 - Faut-il réformer La Poste ? Les recettes qui fonctionnent en Europe
Le mot de la fin. Ce 1er janvier, le Danemark a pris une décision radicale face à la baisse drastique du nombre de lettres envoyées dans le royaume : l'arrêt de la distribution du courrier par PostNord, la Poste locale. Une première et un choc pour le continent, tant ce service public marque le quotidien des Européens. "La Poste, c'est du symbole, assure le député Stéphane Travert (Renaissance), président de l'Observatoire national de la présence postale. C'est la seule entreprise qui passe au moins six jours sur sept devant chaque maison, avec un véritable attachement des citoyens, et c'est pour préserver ce lien que nous donnons sans cesse de nouvelles missions aux facteurs, comme le portage de médicaments ou de repas."
Si le chiffre d'affaires de La Poste ne cesse d'augmenter, passant de 22 milliards d'euros en 2013 à 34 milliards en 2023, l'entreprise doit aussi affronter l'effondrement du courrier en France (18 milliards de lettres distribuées en 2018, 5,6 milliards en 2025) et les coupes budgétaires de l'Etat pour ses missions de service public, qui doivent d'urgence être repensées selon la Cour des comptes.
En France, La Poste doit remplir quatre missions de service public : le service universel postal, c'est-à-dire distribuer le courrier six jours sur sept dans l'ensemble du pays ; une mission d'aménagement du territoire, avec au moins 17 000 bureaux de poste ; une mission d'accessibilité bancaire, en mettant à disposition de l'ensemble de la population un produit d'épargne "de base"...
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10/02 - Le gallo, la langue oubliée de Bretagne
Si je vous demande quelles sont les deux langues historiques de la Bretagne, certains d’entre vous répondront peut-être : "Comment cela, deux ?". Et pourtant… A côté du breton existe bien dans cette région une autre langue, plus discrète, moins médiatisée, parfois même inconnue du grand public : le gallo. Une langue qui compte pourtant davantage de locuteurs que sa voisine (1) et que je vous propose de découvrir aujourd’hui.
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Commençons par la base. Alors que le breton est une langue celtique, le gallo, lui, est d’origine latine. Comme le picard, le normand, le lorrain, le champenois ou le français, il appartient à la grande famille des langues d’oïl.
Ses principales caractéristiques sont décrites dans la remarquable Encyclopédie de la Haute-Bretagne (2), publiée tout récemment sous l’égide de Léanòre Manòaro et d’un académicien français – oui ! -, Pascal Ory. En premier lieu, le gallo possède un vocabulaire spécifique, avec notamment une vingtaine de mots pour "averse" (bouillard, harée, ghilée, hague, trempée…) – ce qui prouve bien que l’on est en Bretagne, diront les méchantes langues. On y trouve aussi de nombreux termes intraduisibles en français sans passer par une périphrase, tel éroncer "égratigner avec des ronces".
Le gallo se distingue également par des genres des mots particuliers (UN fromi mais UNE acordéon) et des noms de lieux singuliers, qui témoignent de la profonde imprégnation de cette...
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10/02 - Andrew Puzder, l’homme-sandwich de Donald Trump à Bruxelles
Ses cartons ne sont déballés que depuis quatre mois et demi, mais Andrew Puzder a l'impression de vivre à Bruxelles "depuis quatre ans et demi". "J'ai développé tellement de relations avec des gens merveilleux ici", assure, en public, l'ambassadeur américain auprès de l'Union européenne. Devant les caméras, le néodiplomate a la tape dans le dos facile, toujours le compliment sur le bout de la langue. En coulisses, il fait davantage régner les phrases coups de poing et les insultes.
Le 11 décembre dernier, l'ambassadeur Puzder monte sur la scène du prestigieux gala annuel de Politico, média américain devenu une référence à Bruxelles. Musique jazzy, nœud papillon, costume noir. Son patron, Donald Trump, remporte ce soir-là le prix de la personnalité la plus influente de l'Union européenne alors que, quelques jours plus tôt, il a qualifié de "faibles" les dirigeants du Vieux Continent, "un groupe de pays décadents".
Devant le public guindé, l'ambassadeur fait son travail de diplomate, relativise les propos du maître de la Maison-Blanche : le président cherche seulement à avoir un "partenaire fort" avec cette Europe qu'il juge en déclin et qu'il peut aider à redresser. "Make Europe Great Again", résume Andrew Puzder, après un appel à déréguler l'économie européenne pour la rendre compétitive. Discours plutôt convenu à l'ère trumpiste. Une poignée d'applaudissements résonne dans la salle. Mais, dans le public, aucun membre de la Commission européenne ni aucun haut-fonctionnaire européen ne réagit, boudant...
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09/02 - Liban : comment un faux prince saoudien a dupé l’élite d’une nation
C’était en janvier 2025, quelques heures avant que le Liban ne vote pour élire son nouveau Premier ministre. L’appel d’un supposé prince fait alors tout basculer, relate le Financial Times (FT) dans un article. Un groupe de parlementaires, rapporte le journal britannique, reçoit alors un coup de téléphone. Au bout du fil, un mystérieux prince saoudien met en garde le bloc politique majoritaire contre Najib Mikati, actuellement en poste à la tête du gouvernement et qui pourrait de nouveau rafler de nombreuses voix. "Instruction de la cour royale saoudienne", se contente-t-il de justifier auprès des députés, dont l’un avait déjà échangé avec lui par le passé.
Selon le journal britannique, cette intervention surprise aurait contribué à influencer le vote du parti en faveur de Nawaf Salam, élu Premier ministre en janvier 2025, même si Salam aurait remporté l’élection indépendamment de ce contact. Une manœuvre menée par un "prince" dénué de sang royal… nommé Moustafa al-Hasian, mécanicien libanais d’une quarantaine d’années issu de la région nord d’Akkar, qui agissait sous la direction du cheikh sunnite influent Khaldoun Oraymet, selon des officiels et des avocats.Carnet d’adresses et numéro britannique
Pendant plusieurs mois, celui qui se faisait appeler "Abu Omar" a trompé des responsables politiques libanais. Selon les informations du quotidien britannique, un candidat parlementaire, persuadé par Abu Omar, aurait offert puis repris une voiture à un proche du cheikh, tandis qu’un autre sollicita son aide pour faire...
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09/02 - Le calvaire de Jimmy Lai, symbole de la mort des libertés à Hongkong
"Si vous êtes un oiseau, vous préférez mourir en chantant plutôt que de rester silencieux", déclarait courageusement Jimmy Lai, avant son arrestation en août 2020. Pour avoir été fidèle jusqu’au bout à ses convictions, l’ex-magnat de la presse, risque de finir sa vie en "cage".
Figure la plus emblématique de la défense de la démocratie à Hongkong, le milliardaire de 78 ans, qui avait participé aux manifestations monstres de 2019 et était déjà emprisonné depuis cinq ans, vient d’être condamné à une peine de vingt ans ferme par un tribunal de l’ex-colonie britannique. Motif invoqué ? Collusion avec des puissances étrangères et publication séditieuse.
Cette sentence d’une sévérité inouïe, la plus lourde prononcée depuis l’instauration par Pékin d’une loi sur la sécurité nationale à l'été 2020, acte symboliquement la mort de la liberté de la presse, ainsi que de toute forme de démocratie et de justice indépendante dans le territoire semi-autonome. Muselée comme n'importe quelle ville chinoise
Le régime chinois avait déjà prouvé son caractère impitoyable sur le continent en laissant mourir en détention le prix Nobel de la paix Liu Xiaobo en 2017. Le sacrifice de Jimmy Lai, à la santé fragile, a le même objectif à Hongkong : effrayer, pour dissuader toute velléité de s'opposer au Parti communiste.
La mégalopole financière, qui bénéficiait encore il y a quelques années de véritables libertés - elles étaient censées perdurer jusqu'en 2047, cinquante ans après la rétrocession à Pékin, en vertu du principe "un pays, deux systèmes" -...
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09/02 - "Combien de temps Starmer peut-il s’accrocher ?" : l’affaire Epstein vue par la presse britannique
Depuis la publication du dossier Epstein, le Royaume-Uni est en proie à une onde de choc. Les millions de pages déclassifiées par la justice américaine mettent en cause plusieurs personnalités britanniques. Parmi elles, Peter Mandelson, ancien ministre puis ambassadeur britannique à Washington - avant d'être limogé en septembre 2025 -. Celui dont l’amitié avec Jeffrey Epstein ne laisse plus planer l’ombre d’un doute est également mis en cause pour corruption, accusé d’avoir partagé avec le pédocriminel des documents internes au gouvernement britannique.
Une relation qui n’était pas étrangère au Premier ministre britannique. Keir Starmer est passé aux aveux le 4 février, lors d’une session de questions au gouvernement, mais il a assuré être étranger à la profondeur des relations entre son ex-ambassadeur et le délinquant sexuel. Il l'affirme, il n'est pas à l'origine de sa nomination, contrairement à Morgan McSweeney, son chef de cabinet. Une responsabilité que ce dernier a endossée en présentant sa démission ce dimanche 8 février. "Blame me" - traduisez, "blâmez-moi", titrait ce lundi le quotidien britannique The Mirror, visage du chef de cabinet en Une. A en lire la presse britannique, Keir Starmer est loin d'être tiré d'affaire.Y a-t-il un Starmer sans McSweeney ?
"So how long can Starmer cling on ?" - comprenez : "donc, combien de temps Starmer peut-il s'accrocher ?" - imprimait le Daily Mail ce lundi matin.
Pour la BBC, le Premier ministre est dans un beau pétrin. "Quel genre de politique sera Keir Starmer...
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09/02 - Comment Pékin exploite les "Epstein Files" contre le Dalaï-Lama
Depuis la publication des "Epstein Files", une accusation, qui peut surprendre le public occidental, fleurit dans les médias d’Etat chinois… à l’encontre du Dalaï-Lama, incarnation bouddhiste de la compassion. Son nom, comme le souligne le médias public chinois China Global Television Network (CGTN), apparaît plus de 160 fois dans les 3 millions de documents concernant le prédateur sexuel décédé en 2019 Jeffrey Epstein, divulgués le 30 janvier dernier par le département de justice américain. La Chine n’a pas tardé à se saisir du chiffre pour attaquer de Dalaï-Lama, avec qui Pékin entretien une rixe depuis soixante dix ans. Le bureau du chef bouddhiste réfute fermement les accusations de lien avec le pédophile américain.
L’occasion de ce scandale au retentissement mondial est inespérée pour la Chine. Pour comprendre pourquoi, il faut se plonger dans le contexte. Dans les années 1950, l’armée chinoise avait envahi le Tibet, intégrant la région à la République populaire de Chine, conduisant à la fuite du 14ᵉ Dalaï-Lama, Tenzin Gyatso en Inde en 1959. Le prix Nobel de la paix qui fêtera ses 90 ans ce mois de février n’était alors âgé que de 23 ans. Depuis, Pékin contrôle politiquement et militairement le Tibet, tandis que le Dalaï-Lama, exilé, a continué de défendre toute sa vie l’autonomie culturelle et religieuse des Tibétains. Le désaccord actuel porte principalement sur sa succession : Pékin veut la contrôler, tandis que le Dalaï-Lama insiste pour que sa réincarnation soit trouvée selon la tradition tibétaine, sans...
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09/02 - Municipales 2026, l’ombre des ingérences étrangères : "Tous les voyants sont au rouge"
Son statut d'ancien Premier ministre et de prétendant à l'Elysée n'y change rien. Edouard Philippe, candidat à sa succession à la mairie du Havre, doit encore, ponctuellement, se plier à l’exercice des formations sécuritaires. Dans le bâtiment haussmannien du 30, avenue d’Iéna, qui abrite les locaux d’Horizons à Paris, l’énarque a droit ce 3 février à un cours particulier prodigué par Nicolas Roche, le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) – l’un des postes les plus sensibles de la République.
Chaleureux mais formel, l’entretien a permis, une heure durant, de dresser un tour d’horizon des périls attendus pour les prochaines élections municipales des 15 et 22 mars et, plus largement, pour la campagne présidentielle de 2027. L’exécutif redoute des tentatives de déstabilisation venues de Russie ou de la sphère pro-Trump et destinées à semer le chaos dans l’opinion. Les exemples ne manquent pas pour étayer ces craintes. Ce 6 février, une nouvelle opération d’ingérence russe, cette fois-ci destinée à faire croire à une implication d’Emmanuel Macron dans l’affaire Epstein, a été rendue publique par le Quai d'Orsay.
Directement rattaché à Matignon, le patron du SGDSN a ces dernières semaines multiplié les rendez-vous pour appeler à la plus grande vigilance. En tout, une quarantaine de responsables politiques de premier plan, dont plusieurs chefs de parti, le président du Sénat, Gérard Larcher, ou encore des figures du Rassemblement national et de La France insoumise, ont bénéficié de ses lumières....
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09/02 - Derrière les purges militaires en Chine, l’obsession tenace de Xi Jinping
Derrière les hauts murs rouges de Zhongnanhai, le cœur du pouvoir chinois, tout près de la Cité interdite, la violence politique a pris une dimension shakespearienne. Xi Jinping a surpassé le maître, Mao Zedong, dans l’art de sacrifier brutalement ses lieutenants. Dernier rebondissement de ce drame à huis clos, le président chinois a fait arrêter un homme dont on le disait très proche, le général Zhang Youxia, qu’il avait élevé au rang le plus élevé de l’Armée populaire de libération (APL), juste derrière lui dans l'ordre hiérarchique. Beaucoup pensaient que cet ami d’enfance du leader, un "prince rouge" comme lui – leurs pères avaient été compagnons d’armes dans la guérilla communiste – était intouchable.
Dans ce théâtre d’ombres, les motifs de la disgrâce du général Zhang restent obscurs. L'officier de 75 ans aurait trempé dans des affaires de corruption et menacé l'autorité de Xi Jinping, accuse la presse officielle. Une chose est certaine : la chute de ce pilier de l'armée laisse la deuxième puissance mondiale dans une situation surréaliste. Le dirigeant le plus autoritaire depuis Mao a tellement décapité de hauts gradés – plus que le "Grand timonier" en son temps, c'est dire – qu’il se retrouve quasiment seul à la tête de deux millions de soldats !
Sur sept membres de la Commission militaire centrale, l'organe suprême de commandement, qu'il a pourtant renouvelé en 2022, seuls deux ont "survécu" : lui-même et un "bureaucrate", le général chargé de faire respecter la discipline… et donc de mettre en œuvre les...
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09/02 - Iran : les mollahs étendent la répression aux réformateurs sur fond de tension avec les États-Unis
Les forces de sécurité iraniennes ont lancé ce lundi 9 février une campagne d’arrestations visant des figures du mouvement réformateur, rapporte l’agence de presse AP. Cette opération marque un nouvel élargissement de la répression. Elle intervient après l’écrasement sanguinaire de manifestations nationales en janvier, qui ont fait au moins 7 000 de morts (jusqu’à 20 000 selon le rapporteur spécial de l’ONU) et conduit à l’arrestation de plus de 50 000 personnes.
La militante et lauréate du prix Nobel de la paix Narges Mohammadi, qui est elle déjà incarcérée mais ne fait pas partie du mouvement réformateur, a aussi reçu une nouvelle condamnation de plus de sept ans de prison, selon AP. Cette décision illustre la volonté des autorités de réduire au silence toute voix critique à l’encontre de la répression sanglante menée par la théocratie iranienne, alors que l’Iran se prépare à de nouvelles discussions nucléaires avec les États-Unis dans un climat tendu : Donald Trump a répété récemment qu’il pourrait lancer une nouvelle attaque contre l’Iran si aucun accord n’était trouvé.Les réformateurs dans le viseur du pouvoir
Au moins quatre membres du mouvement réformateur ont été arrêtés par le Corps...
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09/02 - Pourquoi la France devrait s’inspirer du chèque éducation suédois, par François Facchini
En juillet 2025, les États-Unis, sous l’impulsion du Président Trump, ont adopté une loi intutilée "One Big Beautiful Bill Act". Dans cette loi, qui devrait être appliquée en 2027, est mis en œuvre un programme fédéral de chèque éducation. Cette décision intéresse la France, au moment où de plus en plus de collégiens font état de lacunes en lecture et en expression écrite, et où l'éducation nationale a de plus en plus de difficultés à recruter des enseignants.
Signe de la crise de notre système éducatif, les élèves français dégringolent dans le classement des enquêtes internationales. Le chèque éducation, appliqué dans des pays comme la Suède, pourrait être une solution pour répondre à cette crise.Histoire d’une idée...
On peut accuser les pédagogues, le manque de moyens et la dégradation de la qualité des enseignants. Ou alors, on peut faire appel à la théorie économique pour soutenir que la crise de l'éducation nationale est la conséquence de sa position de monopole. Les parents paient via l’impôt pour l’école de leurs enfants et n’ont pas le choix. Ils paient deux fois, une fois à l’Etat et une autre fois à l’école de leur choix. Sachant que les enseignants des écoles privés sous contrats sont payés par l’impôt. C’est contre un tel système et ses conséquences délétères que Milton Friedman, dans son ouvrage Capitalisme et liberté, a défendu, comme de nombreux autres penseurs, de Thomas Paine à John Stuart Mill, le chèque éducation.
Affirmer que l’État doive financer l’éducation ne signifie pas forcément qu’il doive également...
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09/02 - Une "ville autonome" sur la Lune : la nouvelle priorité folle d’Elon Musk pour SpaceX
Un brusque changement de stratégie. Dans un mémo communiqué la semaine dernière aux investisseurs de SpaceX, Elon Musk a annoncé revoir le plan d'attaque de son entreprise spatiale dans les prochaines années. Le milliardaire américain a en tête un nouveau projet massif : la création d'une "ville autonome" sur la Lune d'ici à 2036. Un objectif qui tranche avec les prises de position de l'entrepreneur jusqu'à cette annonce. Ces dernières années, Elon Musk avait en effet mis l'accent sur la nécessité selon lui de mener une opération sur Mars, où aucun humain ne s'est encore rendu. Il y a un an, le patron qualifiait encore de "distraction" le fait d'aller sur la Lune, astre que l'homme n'a plus visité depuis 1972 et le programme Apollo.Centres de données spatiaux
L'an dernier, Elon Musk mentionnait encore son ambition de mettre en œuvre une mission vers la planète rouge d'ici à la fin de l'année 2026. Sa vision a-t-elle soudainement changé ? L'intéressé assure que ses nouvelles velléités lunaires ne mettent pas en péril l'ambition d'aller sur Mars. Mais, dans son esprit, la construction d'une ville sur le satellite terrestre tient désormais presque d'un besoin existentiel pour l'avenir de l'espèce humaine. "La priorité absolue est d'assurer l'avenir de la civilisation, et la Lune est plus rapide", a-t-il développé ce dimanche 8 février, dans un message sur X, après la révélation de ce mémo deux jours plus tôt dans le Wall Street Journal. Dans ce message, Elon Musk assume vouloir concentrer les efforts de...
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09/02 - "Des écarts importants" : les dessous de la rémunération des grands patrons en Europe
C’est une étude qui nous plonge à la fois dans les évaluations de performance des grands patrons d’Europe… et dans leur fiche de paie. Chaque année, le Centre de recherche sur la rémunération de la Vlerick Business School (Belgique) se penche sur les pratiques des entreprises de l’indice Stoxx Europe 600 — lequel regroupe les 600 plus grandes capitalisations boursières européennes réparties dans 17 pays — en termes de rétribution de leurs dirigeants. Objectif : éclairer les DRH, administrateurs, investisseurs institutionnels et autres parties prenantes. Voici les six principaux enseignements de l’édition 2025 — dont les résultats ont été publiés le 20 janvier — commentés par Xavier Baeten, professeur de management à la Vlerick Business School et co-auteur du rapport avec la chercheuse Marthe Van Hove.
La mobilité géographique, ça paye. Les PDG expatriés gagnent, en moyenne, davantage que leurs homologues locaux. Une différence "probablement liée à leur expérience internationale et aux primes d’attractivité transfrontalières", observe le rapport. Ainsi, la rémunération médiane totale des PDG étrangers s’élève à 5,7 millions d’euros, contre 3,7 millions pour les nationaux, et cela même après ajustement pour des variables clés comme le secteur d’activité. Si les salaires des premiers sont nettement plus élevés, c’est que les conseils d’administration ont tendance à considérer le marché des CEO comme très restreint, ce qui fait grimper les salaires, estime Xavier Baeten. Son conseil ? Anticiper davantage la question de la...
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09/02 - Iran : il faut que le régime des mollahs tombe, par Manuel Valls
En 1979, au nom d’un romantisme révolutionnaire toujours faux, une partie de l’intelligentsia de gauche a cru voir dans Khomeini et le renversement du shah la possibilité qu'émerge en Iran un régime anti-colonialiste et anti-impérialiste. Là où se mettait en place une contre-révolution théocratique et totalitaire. Elle a encensé l’alliance avec les islamistes, persuadée qu’ils n’étaient qu’une force transitoire. Lourde erreur. L’islam politique ne fut pas un compagnon de route mais le cœur du projet.
La République islamique, forte aussi de la passivité des puissances occidentales, s’est construite méthodiquement, éliminant ses alliés d’hier, écrasant la gauche, les démocrates, prenant le contrôle des institutions, verrouillant l’État autour du religieux et de la violence. En 1989, tandis que le mur de Berlin s’effondrait et que l’histoire semblait s’ouvrir à la démocratie, Téhéran lançait la fatwa contre Salman Rushdie. Un acte fondateur de l’islamisme mondialisé, proclamant que la loi religieuse pouvait frapper partout, au-dessus des États et des libertés. Depuis, l’Iran n’a cessé de perfectionner ce modèle, mêlant vision apocalyptique et antisémitisme, répression interne et projection idéologique externe, jusqu’à devenir l’un des pôles centraux de l’islamisme contemporain.
Cette stratégie s’est étendue par le recours systématique à des proxys armés, permettant au régime d’exporter la violence et de déstabiliser des États. L’Iran finance et arme le Hezbollah au Liban, les milices chiites irakiennes, les Houthis au Yémen,...
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09/02 - Affaire Epstein : démissions en cascade en Europe... mais conséquences limitées aux États-Unis
Deux réactions bien différentes. La publication par le ministère de la Justice américain de plus de trois millions de nouveaux fichiers liés à Jeffrey Epstein, tête pensante d'un tentaculaire système d'exploitation sexuelle, notamment de mineures, n'a pas engendré les mêmes conséquences des deux côtés de l'Atlantique. Depuis ces nouvelles révélations le 30 janvier dernier, les démissions s'enchaînent dans de nombreux pays européens. Si le simple fait de voir son nom mentionné dans ces fichiers n'est la preuve ni d'un acte répréhensible, ni d'une quelconque connaissance des crimes commis dans cette affaire, beaucoup de personnalités citées se voient reprocher leur proximité avec le prédateur sexuel. Celui-ci avait déjà été condamné en 2008 pour "racolage de mineures". Jack Lang et l'entourage de Keir Starmer dans la tempête
Sur le Vieux Continent, de nombreux responsables ont été contraints de quitter leur poste dans le sillage de la mise en ligne de ces documents. En France, l'ex-ministre de la Culture Jack Lang a "proposé" samedi 7 février sa démission de la présidence de l'Institut du monde arabe, à Paris. Les "Epstein Files" ont montré qu'il avait échangé à plus de 600 reprises avec le financier américain, l'invitant aussi à des rendez-vous dans la capitale française. En Norvège, l'ex-Premier ministre Thorbjørn Jagland est visé par une enquête pour des soupçons de corruption liés à sa relation supposée avec Jeffrey Epstein, là aussi révélée par ces dossiers. Même exemple en Slovaquie, où Miroslav Lajčák, un...
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09/02 - Hongkong : le patron de presse prodémocratie Jimmy Lai condamné à 20 ans de prison
Le magnat de la presse et activiste prodémocratie Jimmy Lai a été condamné lundi 9 février par un tribunal de Hongkong à une peine de 20 ans de prison pour atteintes à la sécurité nationale, après avoir été reconnu coupable des chefs d'accusation de sédition et de collusion avec des puissances étrangères.
Cette condamnation marque l'épilogue d'un feuilleton judiciaire de premier plan qui s'est étiré sur près de cinq ans et a été suivi attentivement par la communauté internationale. Jimmy Lai avait été arrêté en premier lieu en août 2020 en vertu de la loi de sécurité nationale imposée quelques semaines plus tôt par la Chine en réponse aux vastes manifestations antigouvernementales de 2019 à Hong Kong. Il a été reconnu coupable en décembre dernier d'accusations de collusion avec des puissances étrangères et de sédition.
Figure éminente de la contestation et fondateur du journal prodémocratie Apple Daily - contraint à la fermeture en 2021 -, Jimmy Lai encourait une peine pouvant aller jusqu'à la prison à perpétuité, comme prévu par la loi de sécurité nationale pour les atteintes dites de "nature sérieuse". Sa condamnation est la plus lourde prononcée jusqu'à présent à Hongkong en vertu de cette loi, décrite par ses détracteurs comme destinée à réprimer toute opposition et contraire aux libertés garanties lors de la rétrocession de l'ancienne colonie britannique à la Chine."Cerveau" d'un complot avec des puissances étrangères
Les trois juges ont déclaré lundi que l'ampleur de la condamnation de Jimmy Lai était justifiée par le...
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09/02 - "Une escalade significative" : comment des agents russes ont failli provoquer le chaos en Pologne
À la veille du Nouvel an, des agents russes ont failli causer le chaos en Pologne en tentant de déclencher une panne électrique de grande ampleur. L’incident, déjoué in extremis, est attribué par les autorités de Varsovie à des groupes de hackers dépendant du Service fédéral de sécurité (FSB), le principal service secret de la Fédération de Russie. D’un point de vue militaire, ce genre d’opération est d’autant plus inquiétant qu’il pourrait faciliter la réussite d’une attaque de l’armée russe contre les pays baltes.
La Pologne est l’objet depuis plusieurs mois d’actions de "guerre hybride" de la part de la Russie et de son allié biélorusse, avec notamment des opérations de désinformation mais aussi l’incursion simultanée d’une vingtaine de drones le 9 septembre dernier, puis un attentat à l’explosif près de Lublin qui a endommagé, le 17 novembre, une ligne de chemin de fer cruciale pour le transport de personnes, de marchandises et d’armes occidentales vers l’Ukraine.
L’agression informatique du 29 décembre marque quant à elle une "escalade significative" par rapport aux cyberattaques russes précédentes contre la Pologne, indique un rapport détaillé que l’agence de cyberdéfense polonaise (CERT Polska) vient de lui consacrer. De fait, on n’est plus très loin d’un acte de guerre car l’action n’était pas destinée à espionner ou à capturer des données dans un but d’extorsion, mais bien à détruire les systèmes informatiques ciblés au moyen d’un logiciel malveillant de type "wiper".
L’attaque a été déjouée grâce à une...
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09/02 - Candidatures, niveau du débat... Est-on en train de tuer l’élection présidentielle ?
Le 17 novembre 1964, Pierre Mendès France se trouve devant les élèves de l’Ecole supérieure des sciences économiques et sociales de Paris. Et il ne tourne pas autour du pot. "Vous m’avez demandé si j’accepterais d’être candidat aux prochaines élections présidentielles. Evidemment c’est non et sans réserve. Dans un cadre comme celui qui nous est imposé aujourd’hui, je ne serai pas candidat ni cette fois-ci, ni dans sept ans, ni dans 14 ans, ni dans 21 ans, parce que je ne vois pas comment je pourrais efficacement être fidèle à ma conception de l’homme politique démocrate, interprète authentique de la volonté profonde du pays et instrument de son évolution vers un type de progrès choisi par le pays." Lui considérait que la question essentielle n’était pas de savoir "qui dirige" mais "comment on dirige".
Le 11 décembre 1994, Jacques Delors se trouve devant Anne Sinclair et 13 millions de téléspectateurs de TF1. Et il se met soudain à lire un papier. "Comme beaucoup le savent, je n'ai jamais organisé ma vie en fonction d'une carrière à réaliser ou de postes à conquérir. J'ai décidé de ne pas être candidat à la présidence de la République. (…) Là est mon devoir qui rejoint la nécessité d'apporter plus de cohérence et de transparence dans la vie démocratique : ne pas donner d'illusions aux Français. En effet, les déceptions de demain seraient pires que les regrets d'aujourd'hui."
Là où Mendès France et Delors disaient non, ils sont aujourd’hui des dizaines – de Gaulle avait prévenu, qui ne redoutait pas "le vide politique"...
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09/02 - Menaces de mort et tentatives de corruption : le port de Dunkerque face à la vague du narcotrafic
En plein cœur du port de Dunkerque (Nord), à quelques mètres des piles de conteneurs en transit, un bruit de disqueuse vient troubler le calme relatif de la matinée. En cette fin janvier, une petite dizaine de douaniers de la brigade de surveillance intérieure vient de faire céder les scellés d’un "EVP" (équivalent vingt pieds, dans le jargon) en provenance d’Asie du Sud. Après quelques minutes d’aération pour éviter d’inhaler des gaz potentiellement toxiques, les agents se hissent entre les dizaines de palettes, à la recherche de colis suspects. Rien à signaler. "On voit vite quand quelque chose cloche. Les sacs remplis de stupéfiants sont la plupart du temps déposés à l’entrée des conteneurs, pour que les destinataires les attrapent en vitesse sans être repérés", explique un douanier, rompu à l'exercice.
Un peu plus loin, un autre EVP l'intrigue davantage. Au-dessus de cartons de farine de manioc en provenance d’Afrique, un petit pochon de tissu a été déposé, rempli d’une fine poudre grisâtre. Upssy, chien dressé à la détection de stupéfiants, ne s’alarme pas - mais les douaniers préfèrent procéder à une rapide analyse du produit, qui s’avérera négatif aux tests antidrogue. Ce n’est pas toujours le cas : durant le même type de fouilles, le flair d’Upssy a déjà permis de retrouver et saisir plus de 300 kilos de stupéfiants.
Au vu des enjeux financiers générés par de telles quantités, un agent équipé d’un fusil-mitrailleur scrute les environs, prêt à intervenir en cas de danger. Au Grand port maritime de Dunkerque...
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08/02 - Amiral Daryl Caudle, commandant de l’US Navy : "Nous sommes prêts pour tous les scénarios"
Commandant de la plus puissante marine de guerre de la planète, l'amiral Daryl Caudle s'exprime en exclusivité dans L'Express à un moment crucial : les tensions internationales sont exacerbées et la force navale revient au cœur de la politique de puissance américaine. Un an après l'accession de Donald Trump à la Maison-Blanche, l'US Navy a déployé une armada massive à proximité de l'Iran et une autre, plus réduite, au large de Cuba et du Venezuela (celle-ci compte "seulement" un porte-avions, deux sous-marins et une vingtaine de navires).
Parallèlement, ce "chef des opérations navales" – c'est son titre – qui est le lointain successeur du légendaire amiral Chester Nimitz, le commandant de la flotte du Pacifique pendant la Seconde Guerre mondiale, fait face aux défis de la montée en puissance de la marine chinoise. Simultanément, il doit gérer la transformation de l'US Navy à l'heure de profonds changements technologiques (drones, armes laser, missiles hypersoniques) qui transforment l'art du combat naval, aérien et terrestre. Passionnant.
L'Express : À l'époque des drones et des missiles hypersoniques, un débat sur la vulnérabilité des porte-avions s'est fait jour. Dans la guerre du futur, ces mastodontes des mers resteront-ils pertinents ?
L'amiral Daryl Caudle : On me pose souvent cette question et la réponse est oui. En fait, ils vont même gagner en importance. Prenons l’exemple du porte-avions USS Nimitz, mis en service en 1975, qui est le plus ancien parmi les onze actuellement en service. Au...
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08/02 - Energie, défense, AME... Sébastien Lecornu trace ses prochaines priorités
Moins d'une semaine après avoir survécu à une bataille de cinq mois autour du budget français pour 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté son programme ce week-end, en donnant la priorité à l'énergie et à la défense.
Les querelles budgétaires ont paralysé la vie politique française pendant près de deux ans et ont coûté la vie à deux Premiers ministres avant la nomination de Sébastien Lecornu en septembre. "La France a un budget qui vise à réduire le déficit à 5 % sans augmenter les impôts. Peu de gens croyaient que cela se produirait cet automne", a déclaré Sébastien Lecornu.
Malgré sa popularité croissante et les sondages montrant que ni les centristes du président Emmanuel Macron ni les conservateurs ne pouvaient vaincre le Rassemblement national d'extrême droite lors de l'élection présidentielle de 2027, le Premier ministre a réaffirmé qu'il n'avait aucun intérêt à se présenter.
Il a ajouté qu'un léger remaniement ministériel aurait lieu avant les élections municipales de mars. Voici également les priorités qu'il a annoncées pour les mois à venir.Energie
Le Premier ministre a déclaré que le prochain "programme énergétique pluriannuel" du gouvernement serait signé par décret d'ici la fin de la semaine prochaine, après plus de deux ans de retard. Il a confirmé que l'entreprise publique EDF construirait six nouveaux réacteurs nucléaires, avec une option pour huit autres, tandis que les investissements dans les énergies renouvelables — notamment l'éolien offshore, le solaire et la géothermie — resteraient...
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08/02 - Fondation pour la recherche médicale : le détail d’un plan à 80 millions d’euros
La Fondation pour la recherche médicale, créée en 1947, présente son plan stratégique jusqu'en 2030. Élaboré depuis un an, il s’articule autour de trois piliers : identifier les enjeux de santé prioritaires, renforcer le poids de la science dans le débat public et diversifier les sources de financement.
Parmi les nouveautés : quatre axes de recherches prioritaires (fertilité et reproduction, santé du cerveau et santé mentale, maladies chroniques inflammatoires, impact de l’environnement sur la santé) qui concentreront 64 millions d’euros sur cinq ans. Le programme de valorisation, destiné à transformer les découvertes en applications thérapeutiques, va passer de 1,7 à 4 millions d’euros annuels. La Fondation pour la recherche médicale se fixe aussi pour objectif de publier 100 % des études qu’elle finance en "accès ouvert" d’ici 2030, mais aussi de créer un observatoire visant à mieux lutter contre la désinformation médicale.
Maxime Molina, président du directoire de la Fondation pour la recherche médicale, revient sur les critères de sélection de ces axes, la stratégie pour atteindre les objectifs financiers fixés et justifie le lancement d’une mission de plaidoyer, une première pour la fondation.
L’Express : Quels ont été les critères qui ont guidé votre sélection des quatre grands axes majeurs ?
Maxime Molina : La première étape consiste à réunir une quinzaine d'experts de tous horizons scientifiques qui travaillent pendant presque une année entière afin de répondre à la question suivante : "Quels sont les...
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08/02 - Des images satellites révèlent que l’Iran travaille à la réparation des sites de missiles et nucléaires
Les priorités de Téhéran se dessinent. L'Iran semble avoir rapidement remis en état une partie de ses installations de missiles balistiques endommagées lors des frappes menées l’an dernier, tandis que les réparations sur ses principaux sites nucléaires restent limitées. C’est ce que révèle une analyse d’images satellites publiée par le New York Times, le 6 février 2026, qui éclaire les priorités militaires de Téhéran dans un contexte de fortes tensions régionales.
Ces reconstructions interviennent alors que les États-Unis renforcent leur présence militaire à proximité de l’Iran et que le président américain Donald Trump envisage une nouvelle action armée. En cas d’attaque par Washington, l’Iran riposterait très probablement par des tirs de missiles balistiques visant Israël ainsi que des intérêts américains dans la région, estiment plusieurs experts cités par le quotidien américain.
Selon l’analyse du New York Times, qui a examiné une vingtaine de sites frappés par Israël ou les États-Unis lors du conflit de douze jours en juin 2025, des travaux de construction ont été observés sur plus de la moitié d’entre eux. Les spécialistes interrogés soulignent toutefois que l’ampleur exacte de ces réparations reste difficile à évaluer à partir d’images satellites, qui ne permettent d’observer que les activités en surface.Ses capacités balistiques : une priorité à court terme
Les images montrent néanmoins que certaines installations liées aux missiles ont été réparées peu de temps après les frappes, suggérant que l’Iran a fait de la...
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08/02 - "En maths, c’est l’étape que beaucoup n’arrivent pas à franchir" : la méthode lumineuse de David Bessis
Les textes de David Bessis ont un effet miraculeux : ils donnent immédiatement envie de faire des mathématiques. Ce Normalien, qui a enseigné à Yale et fondé une entreprise d'IA, explique mieux que quiconque la raison pour laquelle tant de gens ont peur des maths. Et comment lever facilement ce blocage. Son livre Mathematica. Une aventure au cœur de nous-mêmes (Seuil, 2022) traduit en anglais en 2024 a reçu les louanges des plus grands, notamment les médailles Fields Terence Tao et Hugo Duminil-Copin. Le mathématicien David Bessis poursuit aujourd'hui ses publications sur Substack. Des lectures plus utiles que jamais à l’heure où l'IA chamboule les sciences dures et rafle un nombre croissant de médailles aux concours.
L'Express : Beaucoup pensent ne pas être faits pour les mathématiques. À tort, dites-vous : au quotidien, nous mobilisons tous une pensée mathématique avancée.
David Bessis : Lorsque nous comprenons un objet mathématique, il cesse subitement de ressembler à des maths. Notre aisance récente avec les nombres en est un exemple marquant. Demandez aux gens de soustraire 1 à 1 000 000. La plupart visualiseront instantanément le chiffre 999 999. Une clairvoyance qui aurait semblé surnaturelle aux populations utilisant les chiffres romains. Beaucoup d'étudiants en maths ont d’ailleurs un syndrome de l’imposteur : ils pensent ne comprendre que les maths "faciles" et ne pas être capables de comprendre les "vraies" maths difficiles. Car une fois qu’ils ont digéré un concept, il leur semble...
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08/02 - Tourisme en berne aux États-Unis : l’effet Trump fait chuter les visiteurs étrangers
Les photos de vacances de New York ou de Los Angeles ne font plus autant rêver. Selon le Financial Times, les voyages internationaux vers les États-Unis ont connu une chute notable au cours de la première année du second mandat de Donald Trump, alors que le président a supervisé un renforcement massif des contrôles d’immigration, un filtrage accru aux frontières et l’instauration de droits de douane à l’échelle mondiale, rapporte le quotidien économique américain. "Le secteur du tourisme bouleversé par le nouvel ordre mondial de Trump", titrait déjà en mai 2025 le site d'informations Politico.
Les chiffres sont parlants : en 2025, le nombre de visiteurs étrangers ayant voyagé aux États-Unis a diminué de 4,2 %, soit le premier recul annuel depuis le début de la pandémie de Covid-19, selon l’Administration du commerce international (ITA). Concrètement : en novembre 2025, les Etats-Unis accueillaient 68 millions de touristes contre 72 millions en janvier 2025, date à laquelle Donald Trump a pris la présidence du pays. Preuve qu'il ne s'agit pas d'une tendance globale, le tourisme international mondial a, lui, progressé de 4 % sur la même période, souligne l’agence onusienne du tourisme.
A noter que la Maison-Blanche a rendu l’accès au territoire particulièrement difficile pour certains voyageurs. Par exemple, elle a interdit l’entrée aux ressortissants d’une douzaine de pays pour des raisons de sécurité nationale et suspendant la délivrance de visas à 75 pays, dont le...
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08/02 - Pourquoi chaque Français devrait avoir le droit d’accéder librement à son ADN
Alors que s’ouvrent les Etats généraux de la bioéthique 2026, la députée Natalia Pouzyreff a déposé une proposition de loi visant à garantir le droit d’accès aux origines personnelles via des tests génétiques. En effet, à l’heure actuelle, les seuls tests génétiques autorisés en France sont ceux prescrits par un médecin dans un but médical, ceux requis dans le cadre d’une procédure judiciaire (identification de personne et test de filiation), ou ceux requis pour la recherche scientifique. Tous les autres usages sont interdits et punis de lourdes amendes. Cette législation fait de la France le pays le plus restrictif de l’Union européenne. Cette interdiction empêche aussi de nombreux usages légitimes et limite indûment les droits de nombreuses personnes.
Cela concerne les personnes nées sous X, par procréation médicalement assistée, ou dont l’ascendance est incertaine et qui souhaitent être éclairées sur leur filiation ou leurs origines, mais les généalogistes amateurs, bien plus nombreux, qui sont intéressés par ces tests. En effet, en analysant les liens génétiques entre personnes ayant effectué un test, il est possible de confirmer ou d’infirmer les hypothèses généalogiques issues des documents d’état civil et d’archives, qui sont souvent entachées d’incertitudes. Il est également possible d’identifier des apparentés et ainsi de débloquer des impasses généalogiques et de découvrir de nouvelles branches de son arbre.
Enfin, en comparant l’ADN de l’individu avec celui de populations du monde entier, ces tests permettent...
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08/02 - "Send Help", le film qui va donner des sueurs froides aux managers toxiques
16 septembre 1987. Le public américain découvre avec stupeur Liaison Fatale, l’histoire d’une aventure extraconjugale qui tourne au cauchemar entre un père de famille et une maîtresse déséquilibrée. Ce long-métrage traumatise alors toute une génération d’hommes mariés aux États-Unis, et bien au-delà. De quoi les convaincre, pour un temps, des vertus de la fidélité. Près de quarante ans plus tard, un autre film pourrait produire le même effet inhibiteur, mais auprès d’une cible bien différente : les dirigeants toxiques. Sorti dans les salles américaines le 24 janvier (pour la France ce sera le 11 février), Send Help n’est pas un thriller, mais une comédie horrifique aux accents gore. Le long-métrage met en scène l’affrontement entre Linda, quadragénaire ultra-compétente mais effacée et au look dépassé, interprétée par Rachel McAdams (N’oublie jamais, Lolita malgré moi...), et Bradley, jeune trentenaire arrogant incarné par Dylan O'Brien (Le Labyrinthe), récemment propulsé à la tête de l’entreprise familiale.La revanche des invisibilisés
Après sept ans de loyaux services, Linda voit une promotion lui passer injustement sous le nez au profit du meilleur pote de fac de Bradley, un arriviste incompétent. Népotisme, misogynie, condescendance : le jeune CEO incarne à lui seul tout ce qu’un manager peut avoir de toxique. Ce qu’il ne soupçonne pas, c’est que sa toute-puissance arrogante sera bientôt mise à rude épreuve par celle de "Mère Nature". Tout bascule en effet le jour où, pris dans les orages, leur jet privé s’écrase...
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08/02 - Hausse de la corruption : pourquoi il faut se méfier des cadeaux empoisonnés, par Gérald Bronner
Un rapport de la Cour des comptes l’a souligné récemment : on observe une progression générale des faits de corruption recensés en France. Ce constat n’est pas démenti par les données communiquées par l’IGPN (Inspection générale de la police nationale), qui indiquent que les affaires de corruption impliquant des policiers ont augmenté de 70 % entre 2020 et 2024. Tout cela est inquiétant car révèle la réalité d’une France peu à peu empoisonnée par le crime organisé.
Les choses prennent un tour plus surprenant encore lorsqu’on découvre que les dealers proposent désormais de rendre, en quelque sorte, des "services" dans les quartiers où ils sévissent. Ainsi, les fêtes de fin d’année ont été l’occasion de mises en scène sur les réseaux sociaux où de petits caïds montrent leur grand cœur en offrant des cadeaux. Les mêmes organisent de fêtes de quartier ou des distributions de fournitures scolaires… Bref, le crime prétend peu à peu prendre une place laissée trop souvent vacante par l’État ou les associations qui ne peuvent pas tout.Problème de la réciprocité
Le thème de la mafia comme substitut du pouvoir légitime est un classique du genre mais, jusqu’à récemment, la France avait été épargnée. Il se trouve qu’il n’y a rien d’anodin à accepter un cadeau : c’est là le début même de la corruption. En effet, même si vous ne promettez rien en retour, il demeure le problème épineux de la réciprocité. De quelle manière un don nous lie-t-il à autrui ? En droit, rien n’impose à celui qui reçoit d’endosser une quelconque dette envers son...
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08/02 - Royaume-Uni : Keir Starmer sur la sellette, qui pour lui succéder au poste de Premier ministre ?
"Qui pourrait succéder à Sir Keir Starmer au poste de Premier ministre britannique ?", titre d’emblée The Economist. Dix-neuf mois après son arrivée au pouvoir, le travailliste voit sa cote s’effriter et les spéculations enfler à Westminster. Dernier sujet explosif : la nomination, en 2024, de Peter Mandelson comme ambassadeur du Royaume-Uni aux Etats-Unis, dont le nom vient de surgir dans le dossier du pédocriminel Jeffrey Epstein, financier américain condamné pour crimes sexuels et mort en prison en 2019.
Si les répercussions de cette nomination pourraient fragiliser un mandat déjà chancelant, la question se pose de la succession de Keir Starmer à la tête du gouvernement britannique. Spoiler : "Le vivier de talent est limité", tance The Economist. Pour défier Keir Starmer, il suffirait que 81 députés travaillistes soutiennent un autre candidat, qui, s’il obtient au moins 20 % des voix, serait soumis avec Keir Starmer à un vote plus large impliquant environ 250 000 membres et sympathisants du parti."Angela Rayner manie le couteau qui pourrait terrasser Keir Starmer"
Parmi les prétendants, on retrouve Angela Rayner, ancienne vice-Première ministre issue de la classe ouvrière et favorite des parieurs pour succéder à Keir Starmer. Seul bémol : elle a démissionné de son poste en septembre 2025 après avoir reconnu un défaut de paiement d’impôt lors de l’achat d’un appartement. Malgré cette controverse, la quadragénaire conserve un capital politique solide, renforcé par une crédibilité populaire et un...
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08/02 - Charlotte Casiraghi : derrière l’ambassadrice Chanel, une disciple de Pascal
Nos confrères sont-ils encore capables d’ouvrir un livre ? Il est permis d’en douter quand on se penche sur la promo à la fois abondante et superficielle à laquelle a droit Charlotte Casiraghi pour La Fêlure (Julliard). On a d’abord lu le numéro de Vanity Fair dont elle fait la couverture : un sujet de 18 pages, avec de belles photos mais un texte écrit par un journaliste de mode. Puis on l’a vue chez Laurent Delahousse, associée à Alessandra Sublet et Christophe André, ces deux mascottes du développement personnel. Une imposture dont Charlotte Casiraghi se démarque pourtant dès la page 16 de son essai : "Ce livre ne vise pas à fournir des slogans réparateurs, à offrir une voie de résilience, mais cherche à répondre avant tout à une exigence littéraire : une quête de vérité dans le langage." Dans le café du VIIe arrondissement de Paris où on la rencontre le lendemain de l’émission de Delahousse, elle en sourit poliment : "C’était ironique de me retrouver sur ce plateau… Peu de gens ont relevé que je critique en creux l’industrie du bien-être."
On ne fera pas de la petite-fille de Grace Kelly une héritière du pamphlétaire Léon Bloy, mais on a souligné dans La Fêlure un autre passage piquant : "Raconter ses malheurs à la première personne ne suffit pas pour redevenir sujet. Le récit brut, l’exposition du moi blessé nous capture dans l’immédiateté du traumatisme." Des lignes qui interpellent alors que va sortir en librairie le témoignage de Gisèle Pelicot. Face à nous, Charlotte Casiraghi précise sa pensée : "En...
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08/02 - Sculpture : les "Jeunes filles" à l’œuvre de Marie Cazin
En 1868, Jean-Charles Cazin, peintre originaire du nord de la France, débarque à Tours pour prendre la direction du musée des Beaux-Arts, accompagné de son épouse Marie, née Guillet, 23 ans, elle aussi artiste. Les jeunes mariés vivent à la Grenadière, un lieu-dit cher à Balzac sur la commune de Saint-Cyr-sur-Loire, où ils travaillent de concert, lui au grand jour, elle dans l’ombre de son mari, puis, plus tard, de leur fils, Michel, qui, à son tour, embrassera une carrière artistique. Les Cazin passent moins de trois ans en Touraine. C’est peu, mais suffisant pour que Jean-Charles y laisse une empreinte durable. "Les Tourangeaux sont fiers d’avoir accueilli ce personnage renommé de son vivant, qui a incarné le renouveau du paysage - une sorte de troisième voie entre réalisme et impressionnisme - et porté la Société nationale des beaux-arts au côté d'Auguste Rodin", détaille Hélène Jagot*, à la tête du musée local.
Et Marie dans tout ça ? Elle est la figure énigmatique du tandem. En tant que fille et femme d’artiste, elle a pu s’exprimer librement, d’abord sur la toile, puis dans la statuaire quand, à l’hiver 1871, les Cazin ont rejoint Londres, où la jeune femme a sans doute reçu les leçons de Jules Dalou. Mais, dans ce parcours mal connu, seuls ses travaux nous parlent d’elle. "Elle façonne la condition féminine et enfantine à travers des scènes de pauvreté, de solidarité, de labeur domestique, des thèmes liés à la marginalité, à l’invisibilité", souligne Hélène Jagot. Les Oubliées, Vie obscure, Femme au...
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08/02 - IA : la Silicon Valley a trouvé son "Jarvis", le serviteur virtuel d’Iron Man
Un agent IA n’est pas un simple chatbot plus malin que les autres. C’est un logiciel qui passe à l’action. Il observe un écran, un fichier, une boîte mail ou un agenda, propose un plan et exécute des actions comme ouvrir une application, cliquer, remplir un questionnaire ou écrire un message. Il évalue ensuite le résultat et continue jusqu’à atteindre son objectif. Un chatbot parle. Un agent agit, avec des permissions, une mémoire, et souvent un environnement d’exécution. Cette définition simple est déjà ancienne. LangChain ou AutoGPT ont plus de trois ans, mais n’avaient jamais vraiment percé.
Fin 2025, Peter Steinberger, un développeur autrichien, a conçu pour son propre usage Clawdbot, rebaptisé Moltbot puis OpenClaw. Il souhaitait un "Jarvis [NDLR : l’assistant du super-héros Iron Man] disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7", capable de lui envoyer des messages de manière proactive, de se souvenir du contexte des conversations et d’exécuter des tâches de manière autonome, le tout sur son ordinateur personnel. Intégré avec douze outils de messagerie nativement, dont Telegram et WhatsApp.
Sur GitHub, le répertoire où les développeurs partagent leur code, OpenClaw affiche 162 000 étoiles collectées en deux mois à peine. Les projets les plus populaires n’atteignent généralement ce chiffre qu’au bout de plusieurs années. Pourquoi un projet indépendant, objectivement modeste à l’origine, a-t-il mis le monde de l’IA en émoi ?
Premier facteur : l’intégration. L’agentique échouait souvent sur ce point...
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08/02 - Guerre en Ukraine : Destinus, les secrets des drones low cost destinés à Kiev
Parfois, l’espoir réside dans un grand drapeau ukrainien accroché sur le mur d’un entrepôt anonyme. Histoire sans doute de rappeler aux occupants des lieux l’urgence de leur mission. Un peu plus de 3 600 kilomètres séparent Kiev de Madrid. Pourtant, dans cette vaste zone industrielle de Villaverde, au sud de la capitale espagnole, les horreurs de la guerre résonnent ici aussi. Dans un vaste hangar entouré de friches industrielles et de centres commerciaux tout juste sortis de terre, l’avenir du conflit est peut-être en train de s’écrire. Il n’y a pas si longtemps, une montagne de colis Amazon, le géant américain du commerce en ligne, tapissait cet entrepôt de 6 000 mètres carrés. Depuis septembre dernier, quelques dizaines d’ingénieurs et techniciens affûtés de Destinus, l’une des start-up européennes du secteur de la défense les plus en vue du moment, ont pris leur quartier. Au milieu de la grande salle, trois lignes de production ont été installées. Sur de vastes tables gisent les carcasses rutilantes du Ruta Block 1, un drone missile d’attaque kamikaze. A chaque étape de la chaîne d’assemblage, deux employés se penchent sur les entrailles de l’engin, un animal de guerre de 4 mètres et demi de long, d’une portée de 300 kilomètres et dotée d’une charge utile – la masse d’explosif - de près de 150 kilos. Silence de cathédrale, gestes chirurgicaux. Un travail d’orfèvre.
Si l’usine n’est pas entièrement robotisée comme le sont aujourd’hui les chaînes de production dans l’industrie, c’est justement pour gagner en...
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08/02 - Jean-Luc Marion : "Il n’est pas sûr qu’on regardera encore du football dans 100 ans..."
On peut être un spécialiste mondial de la phénoménologie husserlienne, un penseur catholique grand connaisseur de Saint-Augustin et un lecteur quotidien de L’Equipe. Réputé pour ses essais philosophiques ardus, Jean-Luc Marion publie La Raison du sport, dans laquelle il évoque avec une joie communicative sa passion pour l’athlétisme, le rugby ou le cyclisme. L’académicien et professeur émérite de l’université Paris-Sorbonne fut lui-même un bon coureur.
Dans un entretien savoureux pour L’Express, Jean-Luc Marion explique pourquoi nous nous faisons mal en courant le dimanche, analyse les rites sportifs, évoque la fragilité des disciplines et se lâche sur Raymond Poulidor ou Roland Barthes…
L’Express : Pourquoi cette passion pour le sport ?
Jean-Luc Marion : C’est une passion d’enfance, qui remonte à l’époque où l’on suivait le Tour de France à la radio. Mais cette passion s’est renforcée quand je me suis à pratiquer la course à pied, en compétition, à un niveau modeste mais déjà sérieux. Cela a duré plus tard, quand je me suis mis à la course sur route. J’espérais même devenir le meilleur professeur à la Sorbonne classé dans les 20 kilomètres de Paris.
Il y a une raison à cela : l’actualité sportive nous fascine tant parce qu’elle double l’actualité officielle. Elle a ses rites : ses grandes épreuves, comme autant des grandes élections ; ses champions succèdent comme les présidents de la République ; les équipes luttent comme des partis ; elle devient même parfois de la géopolitique. En fait, cette contre-actualité nous...
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08/02 - "Le plus grand défi de Trump ? Le pape Léon XIV…" : la géopolitique du Vatican dévoilée par deux experts
Couple à la ville, ils sont parmi les vaticanistes les mieux informés de Rome. Irlandais, Gerard O'Connell écrit pour la revue jésuite America Magazine. Argentine, Elisabetta Piqué est la correspondante du quotidien La Nacion. Ensemble, ils publient Le Dernier Conclave (Arpa), récit ultra-documenté qui dévoile les coulisses de la mort du pape François (dont ils étaient très proches) et celles de l'élection de Léon XIV, premier pape américain de l'Histoire. Ils y fournissent les chiffres de votes de l'un des moments les plus secrets du monde et révèlent que le cardinal français Jean-Marc Aveline a fini en troisième position.
Pour L'Express, Elisabetta Piqué et Gerard O'Connell analysent les bouleversements géopolitiques à l'œuvre au sein de l'Eglise catholique, évoquent la surreprésentation médiatique de la frange traditionaliste, soulignent la continuité entre François et Léon XIV, ce dernier étant selon eux la principale épine morale dans le pied d'une administration Trump où les catholiques convertis J.D. Vance et Marco Rubio occupent des postes importants. Le duo décrypte aussi les liens complexes entre le Vatican et la Russie de Vladimir Poutine comme la Chine de Xi Jinping.
L’Express : Plus 70 % des catholiques dans le monde vivent aujourd'hui dans ce qu’on nomme le "Sud global". Pourtant, sur 133 électeurs lors du dernier conclave, 52 étaient encore européens…
Elisabetta Piqué et Gerard O’Connell : Depuis Pie XII en 1939, les papes ont internationalisé le collège des cardinaux. Mais personne n’a...
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08/02 - Affaire Beckham : la "mode" de l’éloignement familial, une pathologie de notre époque ?
En janvier 2020, l’Angleterre se passionnait pour le "Megxit", affaire déclenchée par la décision du prince Harry et de son épouse Meghan Markle de se mettre en retrait de la monarchie britannique. Six ans plus tard, un nouveau conflit familial s’étale en une des magazines people. Dans un long message publié sur Instagram le 19 janvier, Brooklyn Beckham a annoncé à ses 17 millions d’abonnés qu’il coupait définitivement les ponts avec sa famille. "Pour la première fois de ma vie, je me défends", écrit en "story" le fils aîné de David et Victoria Beckham, qui reproche à ses parents, entre autres accusations, de chercher à saboter sa relation avec sa femme, l’actrice américaine Nicola Peltz.
La polémique à peine lancée, chacun, sur les réseaux sociaux, y est allé de son petit commentaire et s’est empressé de choisir un camp. Les uns ont salué le courage de Brooklyn Beckham d’oser enfin exposer au grand jour les comportements "toxiques" et "abusifs" de ses parents. Les autres y ont plutôt vu le caprice d’un gosse de riche ingrat, pointant du doigt la superficialité de certains griefs, comme par exemple le fait de reprocher à sa mère d’avoir annulé à la dernière minute la création de la robe de mariage de son épouse. A leurs yeux, cette histoire ne mériterait pas plus que le traitement racoleur et voyeuriste que lui ont réservé les tabloïds.Une épidémie silencieuse ?
Et pourtant : cette affaire fait écho à un sujet sociétal plus large, que les anglophones désignent par le terme family estrangement ("éloignement...
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07/02 - Vidéo raciste de Donald Trump contre les Obama : malaise inhabituel pour la Maison-Blanche
Une condamnation tardive, mais pas d'excuses. Le président américain Donald Trump a finalement condamné, sans toutefois présenter d'excuses, une vidéo diffusée sur son compte Truth social représentant l'ancien président démocrate Barack Obama et la Première dame Michelle Obama comme des singes. Cette publication raciste a suscité une vague d'indignation, y compris de la part de membres du Parti républicain.
La vidéo d'une minute, partagée jeudi soir sur le compte Truth Social de Donald Trump, relayait de fausses allégations selon lesquelles sa défaite à l'élection présidentielle de 2020 face à Joe Biden aurait été entachée de fraude. Vers la fin de la vidéo complotiste, un court extrait, apparemment généré par intelligence artificielle, montrait des primates dansant, superposés aux visages des Obama.
La Maison-Blanche a d'abord défendu cette publication raciste vendredi, avant de la supprimer 12 heures après sa mise en ligne. Vendredi soir, Donald Trump a déclaré aux journalistes qu'il n'avait pas visionné la vidéo en entier avant qu'un conseiller de la Maison-Blanche ne la publie sur son compte. "J'ai regardé le début, et il s'agissait en fait de fraudes électorales liées aux machines, de leur caractère malhonnête et répugnant. Ensuite, je l'ai partagée. En général, les gens regardent la vidéo en entier. Mais apparemment, quelqu'un ne l'a pas fait", a-t-il indiqué. Interrogé par les journalistes sur sa condamnation de la vidéo, Donald Trump a répondu : "Bien sûr que oui." Mais il a donc toutefois refusé de...
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07/02 - Stock de minerais critiques : "Ce sera toujours America First, mais l’Europe a une carte à jouer"
L'Union européenne a connu deux coups de semonce en moins d'une journée. Lundi 2 février, la Cour des comptes des Vingt-Sept a publié un sévère rapport sur la dépendance du continent à propos des matières premières essentielles pour la tech et la transition énergétique. Celle-ci "discrédite notre ambition de devenir une puissance géopolitique forte", a alerté Keit Pentus-Rosimannus, le responsable de l'audit. Quelques heures plus tard, Donald Trump a annoncé la création de "Project Vault", un stock stratégique de minéraux critiques d'une valeur de 12 milliards de dollars. Le président américain a comparé cette initiative à la Réserve stratégique de pétrole créée au cours des années 1970. L'objectif ? S'affranchir de la domination chinoise, Pékin n'hésitant pas à utiliser cette arme lors des négociations commerciales.
Cette décision américaine aura des conséquences pour l'Europe. "Comme on retire des minerais du marché, les prix vont forcément augmenter", explique Patrick Schröder, chercheur principal au Centre environnement et société de Chatham House, un institut de réflexion basé à Londres. Pour autant, en avançant l'idée d'un club commercial face à la Chine, "les Etats-Unis reconnaissent ne pas pouvoir résoudre seuls le problème. Ce sera toujours America First, mais les Européens ont une carte importante à jouer", estime le spécialiste.
L'Express : Quelles seront les conséquences pour l’Europe de l'annonce de Donald Trump d'acquérir un stock de matières premières stratégiques ?
Patrick Schröder : Il existe, sur les...
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07/02 - Chris Stringer, paléoanthropologue : "Les premiers hommes viennent-ils d’Afrique ? Ce n’est pas certain..."
Le débat sur l'origine de l'humanité serait-il enfin tranché ? Le 7 janvier, une retentissante étude parue dans la prestigieuse revue Nature affirmait avec certitude que nos ancêtres vivaient bien en Afrique. D'après cette découverte majeure, une forme évoluée d’Homo Erectus, qui pourrait être un ancêtre commun à Homo Sapiens et ses cousins l’Homme de Néandertal et l’Homme de Denisova, était bien présent sur le territoire de l’actuel Maroc il y a environ 773 000 ans. Pour le paléoanthropologue français Jean-Jacques Hublin, professeur au Collège de France et principal auteur de l'étude, cette découverte "renforce fortement l’origine très lointaine et profonde de notre espèce en Afrique". Autrement dit, ce serait à cette époque, entre 500 000 et 800 000 ans avant aujourd’hui, qu’a eu lieu la divergence entre les lignées qui ont donné Sapiens en Afrique et les lignées des ancêtres communs à Néandertal et à l’Homme de Denisova en Eurasie. Fin de l'histoire. Vraiment ?
En réalité, des chercheurs de renom affirment depuis quelque temps que ce n’est pas en Afrique qu’il faut chercher l’origine de toutes ces lignées humaines, mais en Eurasie. Cette idée a été mise sur le tapis à cause notamment de fossiles datant de 800 000 ans, trouvés en Espagne, dans un site qui s’appelle Gran Dolina. Ils présentent eux aussi une mosaïque inhabituelle de caractères primitifs hérités d’Homo Erectus et de caractères qui annoncent les lignées plus récentes de Sapiens, Néandertal et Denisova. Cette nouvelle espèce a été bapitsée "Homo...
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07/02 - Italie, France... Ce que l’affaire Epstein révèle sur les liens entre Steve Bannon et l’extrême droite européenne
Les très nombreux documents d'archives - plus de trois millions - publiés fin janvier par le département américain de la Justice relatifs à l'affaire Epstein ne concernent pas uniquement le réseau de trafic sexuel de Jeffrey Epstein. Certains de ces documents d'archives mettent notamment en lumière l'intérêt de l'homme d'affaires américain et criminel sexuel pour des partis politiques européens d'extrême droite. Jeffrey Epstein a échangé à de nombreuses reprises avec l'ancien conseiller stratégique de Donald Trump et idéologue d'extrême-droite Steve Bannon. Comme le relève notamment The Guardian, des dizaines de messages contenus dans le dernier lot de documents Epstein révèlent les tentatives de Steve Bannon d'obtenir le soutien et le financement de Jeffrey Epstein pour renforcer des partis d'extrême droite européens.
Ces messages datent pour la plupart de 2018 et 2019, période durant laquelle Steve Bannon, après son limogeage par Donald Trump, se rendait régulièrement en Europe afin de constituer un mouvement au Parlement européen, fédérant les forces d'extrême droite et eurosceptiques de plusieurs pays, dont l'Italie, l'Allemagne, la France, la Hongrie, la Pologne, la Suède et l'Autriche. Dans des messages datant de 2018, Steve Bannon se vantait ainsi de son influence en tant que 'conseiller' auprès de partis populistes d’extrême droite et voyait dans les progrès de ces partis en Europe une opportunité de les exploiter à son avantage et à celui de Jeffrey Epstein.L'activisme de Steve Bannon lors des...
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07/02 - En Syrie, la course aux investissements pour reconstruire un pays dévasté
Un peu plus d’un an après la chute du régime de Bachar el-Assad, la Syrie est entrée dans une nouvelle ère. En décembre, le Congrès américain a voté pour l’abrogation définitive du Caesar Act, adopté en 2019, qui imposait les plus lourdes sanctions jamais prises contre la Syrie. L’annonce était particulièrement attendue par les autorités syriennes et les investisseurs étrangers. En six ans, le texte avait entériné le départ des entreprises étrangères de Syrie et l’isolement de cette dernière sur la scène internationale en interdisant à toute société de coopérer avec le régime syrien ou d’effectuer des transactions avec des banques du pays.
Désireux, depuis son arrivée au pouvoir le 8 décembre 2024, de rompre avec cet isolement, le président syrien par intérim Ahmed al-Charaa n’a eu de cesse d’appeler à la levée définitive des sanctions afin de financer une reconstruction dont le coût est estimé à 216 milliards de dollars par la Banque mondiale. En mai dernier, Donald Trump, qui ne cache pas son accointance avec son homologue syrien, avait annoncé la suspension provisoire du Caesar Act par décret présidentiel. Le prince héritier saoudien Mohammad ben Salmane avait usé de toute son influence pour aller dans ce sens.Les entreprises européennes se font timides
Cette première étape, d’une durée de 180 jours, avait été suivie de la signature de dizaines d’accords : fin octobre, lors du Future Investment Initiative (FII) organisé à Riyad, Ahmed al-Charaa avait déclaré que son pays avait attiré 28 milliards de dollars de...
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07/02 - Affaire Epstein : pourquoi Jack Lang est visé par une enquête du Parquet national financier
Un retour en France précipité. Jack Lang, actuellement à l'étranger, a été convoqué par le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères pour s'expliquer sur ses liens passés avec le financier américain et criminel sexuel Jeffrey Epstein, a indiqué vendredi le Quai d'Orsay. Il sera reçu dimanche 8 février. Le président de l'Institut du monde arabe (IMA), à Paris, est désormais également visé, avec sa fille Caroline Lang, par une enquête préliminaire pour "blanchiment de fraude fiscale aggravée", ouverte par le Parquet national financier (PNF), a révélé vendredi Le Figaro. Cette enquête concerne "les faits révélés par Mediapart relatifs à Caroline et Jack Lang" et leurs liens financiers supposés avec le financier américain et Jeffrey Epstein, a fait savoir le PNF à l'AFP.
L'ancien ministre socialiste de la Culture fait face depuis plusieurs jours à des appels à la démission de son poste à l'IMA, dont le ministère des Affaires étrangères a la tutelle, après la publication de documents fin janvier par le département américain de la Justice révélant sa relation avec le financier américain. Selon ces documents, les deux hommes ont correspondu par intermittence entre 2012 et 2019, date à laquelle Jeffrey Epstein s'est suicidé dans sa cellule avant son procès pour trafic sexuel de mineures à New York. Le criminel sexuel avait déjà été condamné en 2008 pour incitation à la prostitution de mineure. Le nom de Jack Lang apparaît plus de 600 fois...
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07/02 - Langue française : un "pauvre type" n’est pas forcément un "type pauvre"
L’avez-vous remarqué ? Une "ancienne école" (un bâtiment qui n'est plus une école) n'est pas une "école ancienne" (une école créée depuis longtemps), pas plus qu'une "chic fille" (sympathique) n’est nécessairement une "fille chic" (élégante). Quant à Donald Trump, on l'entend souvent traité de "pauvre type", mais rarement de "type pauvre"...
C’est ainsi. Selon leur place dans la phrase, certains adjectifs changent le sens du mot auquel ils se rapportent. En règle générale, ils conservent leur signification première lorsqu'ils sont situés après un nom alors que, placés avant, ils prennent une acception nouvelle.
Ces adjectifs dits "polysémiques" sont plutôt l’exception. Une "longue table" est en tout point comparable à une "table longue" ; un "fragile équilibre" à un "équilibre fragile" et un "voyage agréable" à un "agréable voyage".
A propos des adjectifs, notez encore que certains sont systématiquement placés avant le nom auquel ils se réfèrent, notamment quand ils sont courts ("un beau manteau", "un grand arbre"...). A l’inverse, d’autres se situent systématiquement après ("une table carrée", "du vin français").
Aussi convient-il d’avoir pour les étrangers qui nous font l’amitié d’apprendre notre langue une admirative pensée. D’ailleurs, mes trois collègues à qui j’en ai parlé ce matin au journal partagent cette personnelle opinion.
Source : La grande grammaire du français, sous la direction d’Anne Abeillé et Danièle Godard. Editions Actes Sud Imprimerie...
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07/02 - Un week-end à Tours : des sculptrices méconnues dans l’ombre de Camille Claudel
Dans les années 1980, Camille Claudel renaissait d’entre les cendres, devenant la sculptrice emblématique de son temps, l’exception à une époque où, pour une femme, se frayer un chemin artistique dans un univers dévolu aux hommes, relevait de l’exploit. Rien n’est plus faux, martèle Jeanne Rivière, la commissaire scientifique de l’exposition Au temps de Camille Claudel. Être sculptrice à Paris, qui vient d’ouvrir au musée des Beaux-Arts de Tours (Indre-et-Loire), après une première étape, l’automne dernier, à celui de Nogent-sur-Marne (Aube) et avant une troisième halte, l’été prochain, sur les cimaises de Pont-Aven (Finistère).
L’historienne de l’art, qui a largement contribué à la redécouverte de la créatrice de la Valse, a ainsi exhumé près d’une centaine d’œuvres façonnées au tournant du XXe siècle par des figures féminines méconnues. Elles ont gravité dans l’entourage de Camille depuis ses débuts parisiens en 1881 jusqu’à son internement en 1913, tantôt camarades d’atelier, amies ou rivales, parfois. Certaines l’ont précédée, d’autres lui ont succédé. Toutes se sont illustrées dans leur art, en dépit des obstacles liés à leur sexe.Charlotte Besnard, "Madame Aman-Jean", 1902.
Quand la jeune Claudel de 16 ans arrive à Paris à l’automne 1880, les femmes sculpteurs désireuses de faire carrière n’ont en effet pas la partie facile. Leur exclusion de l’enseignement artistique, à commencer par celui de l’école nationale des Beaux-Arts, se double des préjugés sur la prétendue faiblesse féminine incompatible avec la rudesse associée à...
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07/02 - Pétrole russe : Donald Trump lève ses droits de douane imposés à l’Inde après des mois de tension
Les États-Unis et l'Inde se sont rapprochés vendredi d'un accord commercial, publiant un cadre provisoire qui réduirait les droits de douane, redéfinirait les relations énergétiques et approfondirait la coopération économique, alors que les deux pays cherchent à réorganiser les chaînes d'approvisionnement mondiales. Ce cadre réaffirme l'engagement à négocier un accord commercial bilatéral plus large, ont déclaré les deux gouvernements dans un communiqué conjoint, tout en soulignant que des négociations supplémentaires étaient nécessaires pour finaliser l'accord.
Par ailleurs, le président américain Donald Trump a supprimé, par décret, les droits de douane supplémentaires de 25 % imposés sur les produits indiens pour les achats de pétrole russe, New Delhi s'étant "engagée à cesser d'importer directement ou indirectement" du pétrole russe, transférant ses achats de pétrole vers les États-Unis et le Venezuela. Toutefois, les responsables américains surveilleront la situation et recommanderont le rétablissement des droits de douane si l'Inde reprend ses achats de pétrole à la Russie, précise le décret, Washington continuant à faire pression sur l'Inde pour qu'elle limite ses relations énergétiques avec Moscou.
La déclaration commune indo-américaine ne mentionne pas les achats de pétrole russe par l'Inde ni l'engagement officiel de l'Inde à confirmer cette décision.
Lundi, Donald Trump avait annoncé un accord avec l'Inde visant à réduire les droits de douane américains sur les produits indiens de 50 % à 18 % en échange de...
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07/02 - Les Tchèques sont ceux qui consomment le plus de bières en Europe : récit d’une exception culturelle
Pour de nombreux zythologues amateurs, le nom "Budweiser" est immédiatement associé à une référence de bière américaine industrielle, réputée pour sa légèreté et son petit prix. Ses créateurs, des brasseurs allemands installés aux Etats-Unis à la fin du XIXe siècle, lui ont attribué ce nom en référence à la ville tchèque de Ceské Budejovice ("Budweis" en allemand) réputée pour sa culture brassicole. Régulièrement, les producteurs de cette localité du sud de la Bohème affrontent en justice le géant américain Anheuser-Busch, détenteur de la marque éponyme. Concrètement, cela signifie qu'en dehors de l'Europe, l'entreprise publique tchèque Budweiser Budvar - un trésor national ! - n'a pas le droit d'utiliser le nom de la ville. Aux Etats-Unis, sa bière est ainsi commercialisée sous le nom de "Czechvar" ; la bière nommée Budweiser n'ayant donc aucun lien véritable avec la Tchéquie ou la ville de Budweis.
Pour protéger son savoir-faire, les autorités locales ont tâché de faire reconnaître l'héritage de sa production de bière dont on trouve des traces dès la période médiévale. Signe de ce combat juridique d'importance : à l'échelle européenne, plus d'un tiers des indications géographiques protégées (IGP) de bières se trouvent en Tchéquie et trois sont concentrées à Budweis même. Pour Tomas Slunecko, secrétaire général de l'association des brasseries et des malteries tchèques il s'agit moins "de protéger un type de bière spécifique que de garantir l'origine et l'authenticité des modèles de production locaux. Les IGP sont un ancrage...
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07/02 - Affaire Epstein : "Plus un complot implique de personnes, plus il devient statistiquement fragile"
Une île secrète devenue symbole mondial du vice, des millions de documents judiciaires, et désormais donc, des dizaines de noms de puissantes personnalités circulant en ligne… D’après certains, l’affaire Epstein serait la confirmation d’un soupçon ancien : les élites occidentales trempent toutes dans un réseau pédocriminel tentaculaire. Pour Pascal Wagner-Egger, chercheur en psychologie sociale à l’université de Fribourg, spécialiste des croyances complotistes, le cas du criminel sexuel Jeffrey Epstein, décédé en prison en 2019, est en effet du "pain bénit" pour cette mouvance. Elle peut néanmoins mener à des fractures, au regard de son ampleur, ainsi que des personnes citées dans ce dossier, pas toujours conformes à leurs espérances. Entretien.
L'Express : Depuis des années, la sphère complotiste fantasme sur des liens entre élites et réseaux pédocriminels. A quel point l’affaire Epstein alimente-t-elle ce récit ?
Les complotistes vont pavoiser, et ils le font assez souvent d’ailleurs. Ce qui est justement un signe qu'ils ne sont pas assurés d'avoir toujours raison. Sinon, ils n'auraient pas besoin de le clamer sur tous les toits. Mais effectivement, ce qu’il se passe actuellement est du pain bénit pour eux, parce qu’avec tous les fichiers accessibles grâce à un moteur de recherche, duquel ressortent énormément de noms divers et variés, la masse d’informations donne le sentiment d’un gigantesque réseau pédocriminel mené par Jeffrey Epstein. Il y a une forme de déshonneur par association. Alors que beaucoup de...
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07/02 - A New York, Sofitel tourne définitivement la page DSK sous l’impulsion de Maud Bailly
Pour ses discours, Sébastien Bazin n'a pas besoin de fiches. Le patron du groupe Accor laisse la place à l'improvisation. Pour autant, chaque mot est pensé. Alors ce 3 février, invité à prendre à la parole pour célébrer la rénovation de l’emblématique Sofitel de New York, le dirigeant n'y va pas par quatre chemins. Face à un public composé de propriétaires d'hôtels du groupe - dont certains ont fait le déplacement de l'autre bout du monde pour l'occasion - mais aussi des personnalités du secteur de l'hospitalité new-yorkaise et des cadres dirigeants français et américains, il confesse : "Je n’ai jamais aimé cette marque. Je ne l’ai pas comprise. Elle existe depuis 60 ans, mais plus personne ne lui prêtait attention. Et je me dis aujourd’hui que j’avais probablement tort."
Car depuis trois ans, Sofitel renaît de ses cendres, sous l’impulsion de Maud Bailly. Entrée chez Accor en 2017 comme chief digital officer, cette quadragénaire a ensuite dirigé la division Europe du Sud, avant d’être nommée, en 2023, directrice générale de la chaîne hôtelière de luxe - mais aussi des marques MGallery et Emblems. Et quel lieu plus propice que l’établissement, situé à proximité de la Cinquième avenue, de Times Square et de l’Empire State Building, pour ouvrir un nouveau chapitre ?
C’est ici, dans la suite 2806, que Dominique Strauss-Kahn a été accusé en 2011 d'agression sexuelle par Nafissatou Diallo, employée comme femme de chambre dans l’hôtel. Une affaire aux répercussions mondiales - l’ancien ministre était alors directeur du...
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07/02 - Terroriste pour les uns, "Mandela" pour les autres : Marwan Barghouti a-t-il encore un avenir politique ?
Le jour où les militaires israéliens ont arrêté son père dans sa planque de Ramallah, après des semaines de traque et un assassinat ciblé manqué, Arab Barghouti avait onze ans. C’était le 15 avril 2002. "Nous étions tous réunis chez mon oncle et nous avons vu à la télévision mon père entouré de dizaines de soldats israéliens, raconte-t-il. Je garde en mémoire une grande violence et une absence soudaine. Mon père a toujours promis à ma mère qu’il reviendrait."
Aujourd’hui trentenaire, le fils de Marwan Barghouti a pris la tête de la croisade internationale pour la libération du mythique prisonnier palestinien. Dans un anglais parfait, acquis lors d'un séjour de deux ans aux Etats-Unis, il multiplie les interviews dans les médias étrangers et les voyages à travers "l'internationale pro palestinienne". Aux côtés du Sinn Féin à Belfast, avec les militants Free Palestine des campus américains ou dans les réunions publiques du Parti Communiste français en Seine-Saint-Denis, Arab Barghouti plaide inlassablement pour la libération de son père. "Ces vingt dernières années, Israël a relâché des centaines de prisonniers condamnés à des peines de prison à vie pour des motifs bien plus graves. Mais pas mon père, pour une raison simple : il représente l'espoir. Et l'espoir est toujours le plus grand ennemi de l'oppresseur", confie-t-il à l’Express.Il côtoie Yasser Arafat
C’est dans son bureau d’une agence de communication située dans le quartier d’affaires de Ramallah que nous reçoit Arab Barghouti. Sur l’un des murs, une photo de...
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07/02 - Automobile : comment le chinois XPeng nargue les Allemands chez eux
Le lieu est hautement symbolique. Pour son centre de R&D européen, le fabricant chinois de véhicules électriques XPeng a choisi de planter son drapeau à Munich, dans d’anciens locaux de BMW. Là, une cinquantaine de techniciens adaptent les châssis aux spécificités des routes locales et aux critères de confort des conducteurs. Les ingénieurs sillonnent le pays pour entraîner l’intelligence artificielle (IA) aux différentes infrastructures, à la signalétique ou encore aux conditions météo. "Nous continuons à déployer nos technologies au bénéfice de nos clients européens", assure Jacky Gu, vice-président du groupe.
Dans cette logique de proximité, XPeng a retenu le site de production de Magna Steyr, à Graz, en Autriche, réputé pour assembler des Mercedes et des BMW, et jusqu’à récemment des Jaguar. Une décision à rebours de ses compatriotes qui localisent leurs unités dans des Etats à moindre coût, comme la Hongrie, l’Espagne ou la Turquie. "Ce parti pris est dicté par notre exigence de qualité", précise Thomas Rodier, le directeur marketing France. Les SUV G6 et G9 ont commencé à sortir des lignes autrichiennes au mois d’août, désormais rejoints par la berline P7+. D’ores et déjà, le chinois envisage la construction d’une usine en propre pour accompagner sa montée en puissance européenne. D’autant que trois autres nouveautés débarqueront cette année, puis un petit modèle plus abordable en 2027.Un PDG issu de la tech
Le Vieux Continent représente déjà la moitié de ses ventes internationales. Arrivée discrètement par...
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07/02 - "Aujourd’hui, l’Europe ne peut pas se défendre seule" : le constat inquiétant d’un ex-haut gradé britannique
L'article avait provoqué un petit scandale dans les cénacles feutrés britanniques. En septembre 2024, Edward Stringer, senior sellow à Policy Exchange, publie avec l’historien Philip O’Brien dans Foreign Affairs un papier au titre quasi-prophétique : "Se préparer à un Otan post-Etats-Unis". Un mois avant la réelection de Donald Trump à la Maison-Blanche, les deux hommes pressaient leurs compatriotes de se préparer à l’éloignement de leur allié. De quoi choquer les Britanniques, historiquement très liés à Washington sur le plan militaire.
Stringer n’est pas un inconnu dans l’écosystème militaire britannique. Ancien directeur des opérations du ministère britannique de la Défense, il a été chargé de superviser l’ensemble du spectre militaire - de la dissuasion nucléaire aux opérations extérieures. Il a ensuite dirigé le développement doctrinal des forces armées britanniques. Auditionné mardi 3 février devant la commission défense de la Chambre des communes britannique, Stringer a une nouvelle fois alerté sur les faiblesses militaires de l’Europe.
Pour L’Express, il rappelle que le Vieux Continent est confronté à deux périls majeurs. A l’Est, le soutien de Pékin à Moscou dans son agression contre l’Ukraine. "La Chine a discrètement mis en place des filières d’approvisionnement vers les usines de drones en Russie. [...] Selon des sources ouvertes, 60 % de l’effort de guerre russe est financé secrètement par la Chine… Ce qui indique un soutien massif de sa part", a-t-il indiqué mardi. A l’Ouest, la nouvelle administration...
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06/02 - Chute du bitcoin : qui peut relancer la machine ?
Le bitcoin vient tout juste d’avoir 17 ans. Mais il a déjà eu plusieurs vies bien remplies. D’abord comme cet ingénieux moyen d’échange numérique, avec lequel on pouvait commander une pizza sans qu’une banque ne serve d’intermédiaire. Avant d'être la monnaie de criminels en quête de discrétion. Son adoption croissante l’a ensuite conduit à devenir l’un des actifs stars des fonds de gestion à travers la planète. Une poignée d’Etats et de promoteurs l’imaginent aujourd’hui comme une valeur refuge ; une sorte d’or numérique. Dans sa courte histoire, son prix a parfois approché le zéro, connu des baisses de plus de 90 %, et finalement atteint 126 000 dollars en octobre dernier, son plus haut. Inclassable, incensurable, quasi-inattaquable, le bitcoin a, sur le papier, de quoi encaisser la récente chute de son cours, jusqu’ici sous les 70 000 dollars. La logique des cycles voudrait même qu’il descende plus bas sans pour autant disparaître. La question mérite toutefois d’être posée : comment, cette fois, va-t-il remonter la pente et tutoyer de nouveaux sommets ?
Le ressac est toujours plus brutal. Les mineurs de bitcoin, sur qui reposent une partie du système, ou les maximalistes adeptes des Bitcoin Treasury Company (BTC), qui accumulent du bitcoin à gogo, ont de quoi être inquiets. Leurs positions disposent souvent d’une limite sous laquelle le bitcoin ne doit pas surtout pas couler. Une contagion de ce krach à Wall Street, de plus en plus lié à ce milieu, n’est pas impossible. Les sorties des fonds indiciels ETF,...
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06/02 - Ventes de livres : Marion Maréchal peut-elle faire mieux que Jordan Bardella ?
Il est difficile de répéter un succès éditorial, et Jordan Bardella vient d’en faire l’expérience. Certes, avec Ce que veulent les Français (Fayard), il a atteint les 100 000 exemplaires. Mais c’est deux fois moins que ce qu’il avait connu avec Ce que je cherche, écoulé à plus de 200 000 exemplaires. Marion Maréchal va-t-elle profiter de cette relative érosion pour retrouver son rang au sein du Rassemblement national, après son passage polémique chez Reconquête! ?
Il est intéressant de se pencher sur les chiffres de ventes : on s’aperçoit que, malgré la place qu'il occupe dans notre inconscient collectif, le clan Le Pen est nettement moins fort en librairie. En 2018, le premier tome des Mémoires du patriarche Jean-Marie Le Pen, Fils de la nation (Muller), avait trouvé 50 000 lecteurs, ce qui est à fois très bien dans l’absolu et très peu par rapport aux scores records d’Eric Zemmour ou Philippe de Villiers. A l’automne dernier, Jean-Christophe Bourseiller n’a intéressé que 2 000 personnes avec Les Pen. Une famille française (Perrin). Ces dernières années, Marine Le Pen a eu droit à de très nombreux livres sur (ou plutôt contre) elle, sans qu’aucun n’émerge – il y a même eu de sacrés flops, comme Marine Le Pen sur le divan. Au nom du père (Dunod) de Joseph Agostini, vendu à… 200 exemplaires.
Et Marion dans tout ça ? Depuis 2017, deux enquêtes journalistiques lui ont été consacrées : Michel Henry et Louis Hausalter ont tous les deux fait moins de 2 000 exemplaires avec La Nièce. Le Phénomène Marion Maréchal-Le Pen...
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06/02 - Affaire Epstein : ce que l’on sait de l’opération d’ingérence russe ciblant Emmanuel Macron
Le nom d'Emmanuel Macron apparaît plus de 200 fois dans les millions de documents issus du dossier Jeffrey Epstein, publiés par le ministère de la Justice américain. Ce vendredi 6 février, une source gouvernementale a indiqué avoir détecté une opération d’ingérence russe destinée à faire croire à une implication du chef de l'Etat dans l’affaire, révèle BFMTV.
L'opération de désinformation est liée au réseau russe Storm-1516, dont le mode opératoire est documenté depuis fin 2023. "Les acteurs derrière Storm-1516 cherchent à polariser le débat démocratique de nos sociétés, à saper la confiance envers les médias et les institutions européennes", mettaient déjà en garde le ministère des Armées en mai 2025. L'objectif de cette dernière ingérence : faire croire à une implication d’Emmanuel Macron dans l’affaire Epstein."Un site Internet usurpant l'identité de France-Soir"
Détectée mercredi par Viginum, le service chargé de lutter contre les ingérences étrangères en ligne, la manigance reposait sur la "création d’un site Internet usurpant l’identité de France-Soir" où a été publié "un article accusant le président de la République, Emmanuel Macron, d’être impliqué dans l’affaire Epstein", aurait affirmé une source gouvernementale à l'AFP selon plusieurs médias.
Dès mercredi, France-Soir a démenti, publiant un communiqué sur le réseau social d’Elon Musk : "Alerte importante aux lecteurs de France-Soir. Attention : usurpation de marque et de contenu. Le site france-soir.net n’a aucun lien avec France-Soir".
Alerte importante aux lecteurs...
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06/02 - Michel Cymes, ses excuses après la polémique : "Je ne voulais pas minimiser le TDAH"
Difficulté à maintenir son attention, à organiser ses tâches, oublis fréquents, impulsivité, agitation intérieure… Le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) touche environ 6 % des enfants et 3 % des adultes en France, soit près de deux millions de personnes qui, souvent, l’ignorent. Longtemps réduit à l’image de l’enfant turbulent, ce trouble neurodéveloppemental peut pourtant se révéler source de réelles difficultés : échec scolaire, instabilité professionnelle, relations compliquées, estime de soi fragilisée.
C'est pour lever le voile sur cette "différence invisible" que Michel Cymes, médecin et figure populaire du petit écran, et Olivier Revol, pédopsychiatre et chef du Centre des troubles des apprentissages au CHU de Lyon, publient Heureux comme des TDAH ! (Albin Michel). Les deux hommes partagent un point commun : tous deux sont TDAH, le premier diagnostiqué tardivement à 60 ans, le second bien plus tôt. À l’heure où les consultations explosent et où le terme "TDAH" s’invite dans toutes les conversations – parfois à tort –, ce livre veut "informer sans alarmer", selon ses auteurs et surtout rappeler qu’un diagnostic n’est pas une condamnation.
La promotion de l’ouvrage a toutefois été entachée d’une polémique. Lors d'une interview sur France 5, Michel Cymes a affirmé que "le TDAH n'est pas un handicap", provoquant l'indignation de nombreux patients, parents et professionnels de santé sur les réseaux sociaux. Plusieurs psychiatres, dont Hugo Baup, ont publiquement répondu, rappelant...
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06/02 - Guerre en Ukraine : à Moscou, le conseiller d’Emmanuel Macron rembarré
La rencontre de ce mardi 3 février à Moscou entre le français Emmanuel Bonne et son homologue russe, Youri Ouchakov, s’est soldée par un échec, selon trois sources diplomatiques et sécuritaires française, ukrainienne et russe. En réponse à ses ouvertures, le conseiller diplomatique du président Emmanuel Macron s’est vu rétorquer que les revendications de la France et de l’Europe ne correspondent pas à la réalité du rapport de force militaire sur le front ukrainien.
Cette visite intervient dans la foulée de plusieurs déclarations d'Emmanuel Macron en vue de replacer l’Union Européenne au coeur des négociations de paix entre Kiev et Moscou, dont la médiation est aujourd’hui accaparée par le président américain Donald Trump. Ce projet de restaurer un canal de discussion avec Moscou divise jusque dans l'entourage d'Emmanuel Macron, où des généraux le jugeraient stratégiquement inapproprié.
"La rencontre s’est déroulée dans la même veine que l’épisode de la longue table", décrit une source informée des détails de l'événement, en référence à la table de 6 mètres de long au bout de laquelle le président russe Vladimir Poutine avait placé son homologue français lors d’une visite au Kremlin en février 2022, un choix officiellement justifié par les mesures de distanciation sociale sur fond de Covid-19, mais également perçu comme une tentative de déstabilisation. Pas de table cette fois, mais "Bonne a été reçu seulement pour se faire rembarrer", regrette une de nos sources. Un accueil qui évoque à une autre source la répartie de...
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06/02 - "Ce serait suicidaire" : pourquoi l’Europe redoute sa dépendance au gaz américain
Ce fut l’un des premiers à tirer la sonnette d'alarme. Alors que l’Europe se pressait de réduire ses approvisionnements en gaz russe en réponse à l'invasion de l'Ukraine, l’eurodéputé Christophe Grudler prévenait : "Attention à ne pas quitter une dépendance pour une autre !" Avertissement prémonitoire. A peine extirpée des pattes de l'ours russe, voilà l'Europe prise dans les serres de l'aigle américain. En quatre ans, les importations européennes de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance des Etats-Unis ont été multipliées quasiment par quatre. Aujourd’hui, le Vieux Continent achète près de 60 % de son GNL outre-Atlantique. Et si l’accord à 750 milliards de dollars signé l’été dernier entre Donald Trump et Ursula von der Leyen finit par s’appliquer, ce sera bien pire : l’Amérique pourrait fournir, en 2030, 80 % du GNL dont les Européens ont besoin, avertit Ana Maria Jaller-Makarewicz, analyste à l’Institut d’économie de l’énergie et d’analyse financière (IEEFA), une ONG basée aux États-Unis.
Les experts du monde de l'énergie tentent de se rassurer. Le deal trouvé avec le président américain, non contraignant et au montant illusoire, n'entrera sans doute pas en vigueur dans sa globalité. La Commission a outrepassé son rôle en annonçant de tels investissements, dénoncent plusieurs voix. "Sur le terrain, ce sont les acteurs privés qui vendent et achètent le GNL. Et ils le font en fonction des prix sur les trois gros marchés que sont l’Europe, l’Asie et les États-Unis", constate Anne Lapierre, associée gérant chez...
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06/02 - Russie : un haut gradé victime d’une tentative d’assassinat, l’Ukraine pointée du doigt
Le général Vladimir Alexeïev, chef adjoint des services de renseignement militaire russe (GRU), a été blessé par balles ce vendredi 6 février dans la matinée à Moscou et transporté d'urgence à l'hôpital. Selon le quotidien Kommersant, qui cite des sources policières, le tireur, encore non identifié, s'est introduit dans l'immeuble du général en se faisant passer pour un livreur avant d'ouvrir le feu à plusieurs reprises sur le haut responsable du renseignement qui quittait son domicile pour se rendre à son travail.
Toujours selon le quotidien, le général a été blessé à un bras, à une jambe et à la poitrine en tentant de se défendre. Le Kremlin, qui a été informé de la fusillade, a déclaré espérer qu'Alexeïev survive et se rétablisse. "Il est clair que les commandants militaires et les spécialistes de haut niveau sont exposés à des risques en temps de guerre", a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. "Mais ce n’est pas au Kremlin de décider comment assurer leur sécurité. C’est une question qui relève des services spéciaux."
Vladimir Alexeyev, 64 ans, dont le travail a été reconnu par le président Vladimir Poutine qui lui a décerné le titre de Héros de la Russie, serait dans un état grave à l'hôpital. Né en Ukraine alors sous domination soviétique, Alexeïev a été placé sous sanctions américaines pour ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine de 2016. L'Union européenne lui a imposé des sanctions à la suite de l'empoisonnement de l'ancien agent russe Sergueï Skripal et de sa fille à Salisbury, en...
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06/02 - Guerre en Ukraine : la Russie fragilisée par la coupure des antennes Starlink
C'est une décision qui risque de couter cher à la Russie. Depuis quelques mois, son armée utilise, le réseau internet satellite de Starlink, dont Elon Musk est propriétaire. Le but : doter ses drones de cette technologie afin de conduire des frappes plus précises et moins détectables par les brouilleurs ukrainiens.
Une pratique documentée depuis fin décembre par l'Institute for the Study of War - traduisez : Institut pour l’étude de la guerre -. Selon ce think tank américain, l'utilisation de Starlink, pourtant interdite dans le contexte d’attaques militaire, augmenterait la portée des drones à 500 km. Aussi, un tel rayon permettrait aux engins moscovites de survoler "la majeure partie de l’Ukraine, toute la Moldavie et certaines régions de la Pologne, de la Roumanie et de la Lituanie". Les communications coupées
Selon une information du média Kyiv Independent, la Russie aurait également recours à des terminaux de la même société pour communiquer sur le champ de bataille. Et ce, depuis bien plus longtemps.
A la demande de l'Ukraine, Elon Musk a annoncé prendre des mesures pour y remédier. Parole tenue. Le 4 février, sur Telegram, le ministre ukrainien de la Défense, Mykhailo Fedorov, a annoncé la désactivation de ces terminaux internet. Trois commandants ukrainiens ont aussi affirmé aux journalistes du Kyiv Independent avoir intercepté des messages des forces russes "se plaignant de la défaillance des terminaux Starlink en grand nombre". "Ils ont été complètement coupés. Cela signifiera...
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06/02 - LFI d’"extrême gauche" : tout comprendre à ce classement qui provoque la colère du parti
Ce sont quelques mots, inscrits au milieu de la dizaine de pages d'une circulaire électorale émise par le ministère de l'Intérieur, qui ont fait bondir les dirigeants de La France insoumise. Le mouvement, fondé par Jean-Luc Mélenchon, sera considéré comme une formation politique appartenant au bloc de partis d'"extrême gauche" pour les prochaines élections municipales. Jusqu'alors, LFI était simplement considéré comme un parti de "gauche", à l'instar du Parti socialiste ou du Parti communiste, par exemple. Que retenir de ce changement de qualification, qui fait tant réagir parmi les rangs insoumis ? Décryptage.Que dit la circulaire ?
Cette évolution est actée par une circulaire "relative aux nuances" à attribuer aux candidats par les préfets aux prochaines élections municipales. Ces appellations, obligatoires pour les listes dans les communes de plus de 3 500 habitants et dans les arrondissements de Paris, Marseille et Lyon, recouvrent l'ensemble du panorama politique français. Elles se distinguent des étiquettes politiques, "laissées à la libre appréciation du candidat dans le cadre de sa déclaration de candidature". Ici, les nuances sont donc directement attribuées par les représentants de l'État dans les territoires, sur la base d'une classification transmise par le ministère de l'Intérieur.
Ces "nuances politiques" sont affectées à différents niveaux. Lorsque les candidats sont affiliés à des partis précis, leur couleur politique sera signifiée par des appellations relatives à leurs formations...
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06/02 - Ce "piège mélenchoniste" dans lequel sont tombées les entreprises, par Nicolas Bouzou
Qui n’a jamais rêvé que les relations sociales en France ressemblent à celles entretenues en Allemagne ou en Suisse ? Le dialogue social fonctionne chez nous correctement à l'échelon des entreprises : de nombreux accords sont signés, par exemple sur le temps de travail, et souvent dans une ambiance constructive. Au niveau national en revanche, il se complique - les réformes de retraites ou les lois qui veulent flexibiliser le marché du travail qui déclenchent systématiquement une crise d’hystérie nationale. Dès que l’Etat s’en mêle et que les partenaires sociaux sont sous le regard des médias, les discussions s’enveniment et la raison disparaît du débat. Ce spectacle, joué devant nous, amène à se poser des questions sur le fonctionnement du dialogue social dans notre pays. Le sujet est légitime mais attention à ne pas céder aux fausses bonnes idées.
Le problème se loge-t-il dans la représentativité ? C’est la dernière trouvaille de Jean-Luc Mélenchon qui, considérant sans doute que diviser les Français sur la base de leur croyance religieuse ne suffit pas à lui donner un destin présidentiel, décide désormais de diviser le monde des entreprises en opposant les petits et les gros. Avec une certaine efficacité ! En janvier dernier, pas moins de quatre organisations patronales (la CNAMS, la Capeb, la CPME et l’U2P) ont participé à un colloque de l’Institut La Boétie, le think tank de LFI. Avec comme conclusion cette proposition insoumise partagée par nombre de participants patrons : il est nécessaire de revoir les...
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06/02 - Campagne Friend.com dans le métro : quand l’IA devient totem, par François-Régis de Guenyveau
En quelques jours, elle a envahi les stations de métro parisiennes. Des affiches sobres, un anneau énigmatique, une phrase mystérieuse : "Je serai toujours d’accord pour prendre un café avec toi." Derrière cette campagne se cache Friend.com, une start-up américaine qui promet un "ami" sous la forme d’un pendentif connecté. A la faveur d’un coup marketing d’une redoutable efficacité, jouant à la fois sur la fascination et le malaise, l’objet s’est imposé sur les réseaux sociaux en moins de quarante-huit heures. Démonstration supplémentaire, s’il en était besoin, de la capacité des seigneurs de la tech à saturer l’attention pour façonner peu à peu notre quotidien.
Le principe est simple : où que vous soyez, quoi que vous fassiez, votre pendentif voit, entend, et ne demande qu’à vous aider. L’IA est un ami qui vous veut du bien, et qui a le chic de ne l’ouvrir que quand vous le souhaitez. Si la campagne fonctionne, c’est qu’elle condense les paradoxes de notre époque. Peu de publicités donnent à voir avec autant de netteté l’ambivalence d’une civilisation qui idolâtre l’innovation tout en redoutant ses effets.
Premier paradoxe : prétendre combattre la solitude en vendant un objet. La solitude n’est pas ici niée, elle est actée, et le remède proposé n’est pas la relation mais l’outil. Nous nous enfonçons ainsi sans complexe dans un flot toujours plus important de connexions et de notifications qui imitent les liens sans les créer. Au milieu de nos villes modernes, "le désert croît", pour reprendre la belle formule de...
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06/02 - Groenland : Jean-Noël Poirier, un premier consul français pour faire face aux visées de Donald Trump
Il aura sous sa responsabilité... six habitants de nationalité française. Le nouveau consul général de France au Groenland, Jean-Noël Poirier, s'apprête à découvrir ce vendredi 6 février un environnement très différent de ses précédentes expériences autour du globe. Nommé par décret mardi, le diplomate ne croisera pas beaucoup de compatriotes sur l'île arctique de 55 000 habitants.
Son poste, tout fraîchement créé, n'a de toute façon pas vocation à uniquement faire office de point de contact entre ces quelques ressortissants et la métropole. La décision d'ouvrir un consulat à Nuuk, la capitale du territoire autonome, consiste "d’abord" à "marquer notre volonté d’approfondir notre présence dans toutes les dimensions sur ce territoire du royaume du Danemark", avait expliqué le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, sur RTL le 14 janvier dernier. Un diplomate au parcours riche
Une mission particulièrement importante pour Paris au moment où Donald Trump lorgne ce qu'il perçoit comme "un bout de banquise". La zone est convoitée par le républicain au nom de "la sécurité nationale" américaine. Le président des Etats-Unis n'a pas hésité à menacer à plusieurs reprises d'annexer le Groenland, y compris par la force avant de calmer le jeu et d'annoncer une ébauche d'"accord" dans la région. Invité de la matinale...
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06/02 - Affaire Epstein : un séisme planétaire
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06/02 - Affaire Epstein : comment Jack Lang a été rattrapé par sa proximité avec le prédateur sexuel
Sur cette photo datée de mars 2019, la cour du Louvre est ensoleillée. Devant la pyramide en verre qui trône en son cœur, Jack Lang pose tout sourire, le visage éclairé par une chaude lumière de fin d'hiver. À ses côtés sur le cliché ? L'Américain Jeffrey Epstein, lunettes de soleil sur le nez, mains jointes devant lui et air impassible. Nous sommes quelques mois seulement avant l'arrestation de l'autre côté de l'Atlantique de ce financier aux réseaux tentaculaires. Le 6 juillet 2019, la justice américaine l'incarcère pour des accusations de trafic sexuel de grande ampleur. Jeffrey Epstein aurait mis en place un énorme système d'exploitation de mineures et de très jeunes femmes, aidé par sa compagne, Ghislaine Maxwell. À peine un mois plus tard, en août, il est retrouvé mort en prison. L'enquête conclut à un suicide.Présenté par Woody Allen
L'image de l'ex-ministre de la Culture en compagnie du prédateur sexuel a été dévoilée par la déclassification de plus de trois millions de fichiers liés à la vie de Jeffrey Epstein par le ministère de la Justice américain, vendredi 30 janvier. Des révélations réalisées au nom de la "transparence", selon l'institution, et auxquelles Donald Trump n'était que moyennement favorable, ayant lui-même fréquenté durant plusieurs années l'homme d'affaires new-yorkais. Sphère politique, milieu des affaires, monde culturel... Ce dernier possédait des connaissances dans tous les domaines et mettait un point d'honneur à cultiver sa renommée auprès de ses interlocuteurs. Avec une telle...
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06/02 - "Un mythe est brisé" : humilié par Donald Trump, le Royaume-Uni se tourne vers la Chine... et l’Europe
Leur dernière rencontre, au G20 de Rio de Janeiro en novembre 2024, avait été aussi brève que glaciale. Nous étions alors en pleine affaire d’espionnage chinois au Parlement de Westminster. A Pékin, la semaine dernière, la neige a visiblement fondu entre Keir Starmer et Xi Jinping. Après un discours improvisé de Xi sur son éveil à la littérature anglaise en pleine Révolution culturelle, les deux dirigeants se sont retrouvés près de trois heures en réunion bilatérale, le double du temps prévu.
Actant la fin de huit années de gel diplomatique, Starmer a décidé de recentrer la relation sur l’économie. Il est reparti notamment avec des droits de douane chinois allégés sur le whisky écossais, secteur hautement symbolique, et un visa de trente jours sans formalité pour les Britanniques, facilitant échanges économiques, universitaires et culturels.Londres n'est plus un satellite de Washington
Donald Trump, qui qualifiait ce voyage de "très dangereux", a été superbement ignoré. La Chine est aujourd’hui le troisième partenaire commercial du Royaume-Uni, et Londres n’a plus les moyens de l’ignorer. Le message de Starmer est clair et audacieux : Londres revendique désormais une diplomatie pragmatique et multi-alignée, capable d’entretenir simultanément des relations avec Washington, Bruxelles et Pékin, et ce malgré des rivalités croissantes. Comprenez : le Royaume-Uni n’est plus un satellite de Washington. Un basculement historique dans l’approche britannique, longtemps définie par une "relation spéciale" quasi sacrée...
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06/02 - JO d’hiver 2026 : "Cet événement mondial nourrit le nationalisme de Giorgia Meloni"
A Milan, l’heure est aux derniers réglages avant le coup d’envoi des Jeux d’hiver 2026. Ce vendredi 6 février, la cérémonie d’ouverture au stade San Siro doit offrir à l’Italie son moment de gloire. Mais contrairement à Emmanuel Macron et Anne Hidalgo qui étaient médiatiquement omniprésents dans les préparatifs des Jeux 2024, jusqu’à une baignade très commentée dans la Seine pour la maire de Paris, Giorgia Meloni a, elle, choisi une toute autre posture : se tenir à distance de ce récit narratif. Pour Marc Lazar, professeur émérite d’histoire et de sociologie politique à Sciences Po et à l’université LUISS à Rome, la présidente du Conseil italien se manifestera lorsque les caméras du monde entier seront braquées sur la Botte. De quoi "renforcer sa crédibilité internationale" à l’aube des élections parlementaires italiennes de 2027.
L'Express : Que représentent les Jeux d’hiver 2026 dans la stratégie politique de Giorgia Meloni ?
Marc Lazar : Ils ne sont que bénéfiques. Ce n’est pas elle qui a décidé de les organiser puisqu'elle n’était pas au pouvoir à l’époque. Mais ils s’inscrivent dans la politique qu’elle mène depuis 2022 et dans ce qu’elle appelle la fierté italienne et le Made in Italy. Bien sûr, il y a l’enjeu économique, mais aussi l’idée que l’Italie est capable d’organiser un événement de cette ampleur. Elle l’a d’ailleurs annoncé après son arrivée au pouvoir : ces Jeux doivent montrer le rayonnement du pays, la réussite italienne. Ils nourrissent le nationalisme de Meloni, qu’elle présente comme non agressif....
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06/02 - Métaux rares et GNL : les fragilités énergétiques de l’Europe
Il arrive parfois que l'actualité semble se jouer loin de nous... Alors tous les vendredis, on s’intéresse à un évènement qui a marqué la semaine, d’un point de vue européen, et on prend le temps d’expliquer pourquoi il nous concerne tous.
En septembre dernier, Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, prenait la parole devant le Parlement dans ce qu’on appelle le discours sur l’état de l’Union. Une allocution annuelle dans laquelle il est question des grandes priorités et des projets phares pour les mois à venir.
"C'est le moment de nous débarrasser complètement des énergies fossiles russes", martelait-elle, sous les applaudissements des députés européens. Elle ajoutait : "nous sommes désormais sur la voie de l'indépendance énergétique".
Six mois plus tard, la Cour des comptes européenne met un coup à l’optimisme d’Ursula von der Leyen. L’institution détaille dans un rapport la dépendance du Vieux Continent concernant les matières premières critiques, ces métaux rares comme le cuivre ou le lithium, indispensables pour la transition énergétique. En clair, l’Europe est très loin de l’indépendance...
D'autant que ce n'est pas le seul domaine énergétique où l'Europe n'est pas autosuffisante : depuis la guerre en Ukraine, nous sommes passés d'une dépendance à une autre, nous détournant du gaz russe pour privilégier le GNL (gaz naturel liquéfié) américain.
Face à ces dépendances énergétiques, l'Europe doit changer de voie. Pour comprendre l'ampleur du défi et les solutions qui s'offrent au Vieux...
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06/02 - "Un euro investi dans une université rapporte trois euros à son territoire" : le plaidoyer de Lamri Adoui
A quelques semaines des élections municipales, les universités veulent peser dans le débat public. En formulant des propositions concrètes à l’adresse des candidats, les membres de France Universités ont voulu montrer que leurs établissements étaient "ouverts sur le territoire, l’économie, la société civile, loin de l’image parfois figée que peut avoir l’institution universitaire". Finances, logement, transport, recherche, … Lamri Adoui, le président de l’organisation et de l’Université Caen-Normandie, porte leur voix dans L'Express. Un galop d’essai avant d’aller plus loin en 2027, en amont du scrutin présidentiel.
L'Express : La loi de finances 2026 enfin votée par le Parlement alloue un budget en hausse pour les universités. Une satisfaction, compte tenu de leurs difficultés financières ?
Lamri Adoui : Depuis 20 ans, la France sous-investit de façon chronique dans les enjeux de la jeunesse, de l'enseignement supérieur, de la recherche, creusant l’écart avec des pays comme l'Allemagne. Notre pays avait promis d’y allouer 3 % de son PIB [NDLR : un engagement qui remonte au sommet européen de Lisbonne en 2000], on est à 2,18 %, soit une différence de 25 milliards d'euros par an. Deuxièmement, les moyens n'ont pas suivi la croissance du nombre d'étudiants. Or 230 000 élèves en plus ces dix dernières années équivalent à dix universités supplémentaires. Enfin, certaines mesures récemment décidées par l'État sur les mutuelles, les cotisations de retraite, la hausse du point d'indice des agents de la fonction...
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05/02 - Réindustrialisation : ce que cachent les investissements record en France
Depuis 2017, Emmanuel Macron en a fait la colonne vertébrale de sa présidence. Pour relancer la compétitivité de la France et rattraper nos voisins européens, il s'est fixé un objectif : faire grimper à 15 % la part de l’industrie manufacturière dans le produit intérieur brut français à l’horizon 2035. Année après année, de sommet "Choose France" en sommet "Choose France", l'Elysée se gargarise des promesses d'investissements européens et internationaux et cette année, le montant de ces annonces a atteint un record assez remarquable. Mais attention à ne pas crier victoire trop vite ! Dans la nouvelle édition de son rapport annuel, le cabinet Trendeo, qui collecte des données sur l'investissement et l'emploi depuis 2009, évoque un "résultat trompeur".
67 des 125 milliards d'euros d'investissements annoncés - plus de la moitié, donc - sont destinés à la création de data centers au sein de l'Hexagone. "C'est une bonne nouvelle de voir la France ainsi positionnée sur cette catégorie de projets, elle qui s'était fait doubler par les Etats-Unis ou l'Allemagne dans le secteur des semi-conducteurs notamment", remarque David Cousquer, le fondateur de Trendeo, avant de tempérer, "mais il nous manque encore une vraie dynamique dans le secteur industriel."Une timide reprise de l'emploi industriel
Concrètement, entre 2024 et 2025, les annonces d'investissements dans l’industrie se maintiennent à un bon niveau, mais l'installation de data centers ne peut pas être apparentée à une relance de l'industrie...
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05/02 - "Un tyran et un traître" : quand Elon Musk invective le Premier ministre espagnol
Connu pour sa propension à l'escalade oratoire, essentiellement via son réseau X, Elon Musk s'est montré fidèle à sa réputation mardi en insultant à plusieurs reprises Pedro Sanchez, le Premier ministre espagnol. Il a, dans un premier post sur X, écrit que "Dirty Sanchez [une référence scatologique] était un tyran et un traître aux Espagnols", avant de récidiver une heure et demie plus tard : "Sánchez est le véritable totalitaire fasciste", s'emportait-il. L'objet de son courroux tient à l'annonce du chef de gouvernement espagnol d'interdire l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans, et à sa volonté de tenir les entreprises de la tech pour responsables des contenus haineux qu'elles publient. "Nos enfants sont exposés à un espace qu'ils ne devraient jamais avoir à explorer seuls... Nous ne l'accepterons plus, a déclaré M. Sanchez lors du Sommet mondial des gouvernements à Dubaï. Nous les protégerons du Far West numérique", rapporte Reuters. 5 millions de comptes fermés en Australie
Dans sa croisade contre le chef du gouvernement ibérique, Elon Musk a pu compter sur le concours de Pavel Durov. Le fondateur de Telegram voit lui aussi dans cette volonté de protéger enfants et adolescents des plateformes une dérive... totalitaire : "Ce ne sont pas des mesures de protection, mais des étapes vers un contrôle total. Nous avons déjà vu ce scénario auparavant : les gouvernements utilisent la "sécurité" comme arme pour censurer les critiques", a-t-il écrit sur Telegram. La joute n'en est pas resté là, puisque...
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05/02 - Royaume-Uni : Amelia, une collégienne virtuelle devenue icône de la haine
Carré violet, style "gothique", et drapeau sur les épaules, Amelia est écolière. Elle est aussi raciste, nationaliste, et surtout, elle n’existe pas. Comme "icône" de sa "résistance", l’extrême droite anglaise s’est choisie une intelligence artificielle, dérivée d’un personnage imaginé pour les enfants.
Tout commence par un jeu vidéo destiné aux 13-18 ans : Pathways - traduisez : chemins -. Un "kit pédagogique interactif", financé par le gouvernement britannique, dans l'ambition d'apprendre aux jeunes à reconnaître "l’extrémisme et la radicalité" en ligne.Raciste, homophobe et ultra-sexualisée
Amelia y a le mauvais rôle, accusant par exemple les "immigrés de venir au Royaume-Uni pour prendre notre travail", ou encourageant ses camarades à rejoindre des groupuscules identitaires. Selon le journal britannique The Guardian, certains scénarios simulés dans le jeu donnent lieu à un signalement dans le cadre du programme antiterroriste gouvernemental "Prevent".
De quoi piquer l’extrême droite locale qui s’est rapidement emparée du personnage. Grâce à l’intelligence artificielle, des internautes la mettent en scène sous diverses formes. Manga, Wallace et Gromit, dessin animé, ou personnage ultra-réaliste - ou du moins, autant que l’IA puisse l’être -. Qu’importe l’univers, une chose ne change pas : attablée dans un pub, Amelia professe son amour pour l’Angleterre, la bière, les fish and chips tout en éructant son racisme, son homophobie et son complotisme. "Sadiq Khan, on est a Londres ici, pas en Afghanistan, ni dans...
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05/02 - Guerre des puces : à Grenoble, l’Europe tente de revenir dans la course
Il faut tout d'abord des surchaussures bleues en plastique, enfilées suivant une méthode précise, afin de ne pas faire entrer d'impuretés. Viennent ensuite des gants, un masque chirurgical et une charlotte, enfermant les cheveux. L'étape d'après consiste à se revêtir d'une combinaison à capuche, puis de nouveaux couvre-chaussures enveloppant tout le bas des jambes. Avant d'entrer dans la salle blanche, tous les appareils sont méticuleusement nettoyés — notamment les caméras et micros des journalistes. Il est strictement interdit d'amener d'autres objets de l'extérieur. Pour la prise de notes, des stylos et cahiers spéciaux libérant très peu de fibres sont fournis.
Toutes les précautions sont prises avant de nous faire entrer dans une vaste pièce, où le moindre courant d'air est pensé et contrôlé par un système complexe de pompes et de tuyaux. Le sol a été surélevé pour accueillir, aux étages inférieurs, une structure de traitement de l'air. Les dalles au sol sont trouées pour le laisser passer avant que les particules ne soient filtrées. Tout doit être étanche, aucune poussière n'est autorisée dans la salle : la pureté de l'atmosphère est une condition impérative à la production de semi-conducteurs. C'est dans cette enceinte grenobloise immense, avec vue sur les Alpes, que seront bientôt manufacturés ces fragiles composants d'une taille infime. Une ligne unique en Europe
La ligne pilote, installée dans un bâtiment du CEA, est une conséquence directe du Chips Act, voté en 2022 par l'Union européenne. Elle fait...
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05/02 - "Si la Cour suprême invalide les droits de douane de Trump…" : les prévisions de l’économiste Samy Chaar
C'est un verdict qui fera date. Mais quand tombera-t-il ? Sur le qui-vive, les entreprises américaines attendent que les juges de la Cour suprême tranchent une question cruciale : les droits de douane instaurés par le locataire de la Maison-Blanche sont-ils valides juridiquement ? Le débat se focalise sur ceux prononcés au nom de l'International Emergency Economic Powers Act (IEEPA) – une loi de 1977 invoquée par Donald Trump pour décréter un "état d'urgence" et mener son offensive tarifaire sans l'aval du Congrès.
Durant les premières auditions, début novembre, plusieurs juges avaient exprimé leur "scepticisme" sur le sujet. Depuis, le feuilleton s’éternise. La partie est loin d’être gagnée pour l'administration américaine : sur la plateforme de paris Polymarket, la probabilité d’une décision en faveur de Donald Trump avoisine actuellement les 30 %. Une défaite entraînerait "un véritable chaos", a admis l'intéressé sur le réseau Truth Social, évoquant d'immenses sommes à rembourser par l'Etat américain. Cela dit, le président dispose de plusieurs moyens de maintenir ses taxes malgré tout. Samy Chaar, chef économiste de la banque suisse Lombard Odier, dévoile à L'Express ses scénarios sur ce sujet brûlant.
L’Express : La décision de la Cour suprême n’a cessé d’être repoussée, tenant les marchés en haleine. Quelle est, selon vous, l’issue la plus probable ? Et pourquoi tant d’attente ?
Samy Chaar : Le sentiment dominant sur les marchés est que les droits de douane seront, du moins en partie, invalidés....
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05/02 - Menace russe : quand un wargame souligne les failles de l’Otan et de l’Europe
Mardi 27 octobre 2026, 6h47. A Berlin, une certaine fébrilité gagne la chancellerie face aux nouvelles préoccupantes venues de l'Est, et notamment de Lituanie, pays membre de l'Otan et de l'Union européenne. Vilnius soupçonne la présence de forces spéciales russes sur son territoire – les jours précédents, des camions venus de Russie sans marques extérieures ont franchi sa frontière ; des milliers de soldats russes y sont par ailleurs massés. Des vidéos falsifiées circulent sur les réseaux sociaux, mettant en cause les soldats d'une brigade de la Bundeswehr présente sur place. Puis le Kremlin, au prétexte d'une crise humanitaire dans l'exclave russe de Kaliningrad, frontalière de la Lituanie, envoie ses troupes s'emparer de Marijampole, ville lituanienne charnière.
Les Etats-Unis n'y voient pas matière à mettre en œuvre l'article 5 de l'Otan, qui stipule la solidarité de chaque pays membre face à une attaque menée contre l'un d'eux, puisqu'il s'agit d'une crise humanitaire ; les autorités allemandes, elles, se perdent en consultation avec les Länder. Les Polonais décrètent la mobilisation générale mais n'envoient pas de troupes en Lituanie, tandis que la brigade allemande présente sur place n'intervient pas, en partie parce que la Russie a utilisé des drones pour poser des mines sur les routes menant à sa base... Avec 15 000 hommes, les Russes ont réussi à s'emparer d'une ville européenne stratégique en quelques jours. "Nous savions que l'Allemagne hésiterait"
Ce scénario est celui qui est ressorti d'un...
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05/02 - La tactique de Rachida Dati pour anticiper, Jean-Luc Mélenchon et le proverbe africain
Nous sommes en 2026 et… Sébastien Lecornu est toujours à Matignon! Il n'est là que depuis septembre dernier mais chaque jour est un combat. En attendant les municipales de mars, dernier scrutin avant le grand rendez-vous de la présidentielle. Baroin va sortir du bois
François Baroin, actuellement en pleine campagne municipale à Troyes, ville dont il est maire depuis 1995, prépare dans la plus grande discrétion un livre, prévu pour septembre 2026, dans lequel il émettra des propositions de fond pour l’élection présidentielle. De quoi avancer ses pions ? A la fin de l’été 2025, Bruno Retailleau, qui avait reçu l’ancien ministre à Beauvau, avait été frappé par sa détermination à jouer sa carte le cas échéant. Interrogé fin août par La Tribune sur une éventuelle nomination comme Premier ministre, François Baroin, 60 ans, avait répondu: "La grande affaire, ce n’est pas Matignon, c’est l’enjeu présidentiel." Philippe, un meeting pour basculer
Puisqu’il est le seul des candidats déclarés à l’Elysée à se présenter aux municipales, autant en profiter. Edouard Philippe voudrait profiter de sa réélection au Havre, à laquelle il se consacre exclusivement pendant deux mois, pour donner un nouvel élan à sa campagne présidentielle. Le "meeting pour basculer" d’une élection l’autre, qui aura lieu en avril si tout se passe bien, permettra de valoriser ce que des maires réussissent à faire… et des présidents pas toujours. Horizons, le parti de l’ancien Premier ministre, vise plusieurs victoires au scrutin des 15 et 22 mars.Attal, la...
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05/02 - Infertilité : le plan du gouvernement pour relancer la natalité
Pour relancer la natalité, le gouvernement a concocté une liste de 16 mesures. L'objectif : "permettre à chacun de faire ses choix intimes de manière éclairée". Une thématique qui n'est pas toute jeune. En 2024, Emmanuel Macron annonçait devant un parterre de journalistes son souhait de "réarmer la natalité". Ce jeudi 5 février, c'est au tour de la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, de se saisir du sujet. Et l'institution l'assure, il n'est pas question d'être "prescriptif", mais plutôt de "permettre à chacun de faire ses choix intimes de manière éclairée". Car, si en juillet 2025, l'exécutif assumait son objectif de "faire face au vieillissement de la population et à la baisse de la natalité", le "plan" dévoilé ce jour est principalement axé sur la lutte contre l'infertilité. Problématique qui touche un couple sur huit.
Sensibiliser, prévenir, diagnostiquer, prendre en charge, et innover. Voilà les grands axes que le gouvernement a souhaité donner à son "plan fertilité". Dans l'ambition de saisir entièrement le sujet, la ministre de la Santé assure que "les enjeux de l'infertilité ont été analysés dans tous leurs aspects". Alors qu'Emmanuel Macron l'avait promis il y a deux ans, l'exécutif n'a plus de temps à perdre et vise un "lancement immédiat de mesures concrètes et trop longtemps attendues".Une lettre envoyée à tous les Français de 29 ans
Une mesure fait réagir plus que les autres : à partir de la fin de l’été, tous les Français recevront une lettre du gouvernement à leurs 29 ans. Stéphanie Rist tient...
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05/02 - Ukraine : de Macron à Meloni, l’idée de discussions directes avec Moscou refait surface en Europe
Les dirigeants européens ne sont pas encore tous alignés, mais l'idée devient prégnante en ce début 2026. Alors que la guerre en Ukraine dure depuis bientôt quatre ans, la reprise d'un dialogue avec le président russe Vladimir Poutine est de plus en plus évoquée. Un revirement alors que jusqu'à présent les Vingt-Sept ont été plutôt tenus à l'écart des discussions directes dans les négociations de paix menées principalement par les États-Unis, sous la gouvernance de Donald Trump."Parler d'une seule voix"
Ce mercredi 4 février, dans deux interviews distinctes accordées au site d'information Euronews, la Première ministre lettonne, Evika Siliņa, et le président estonien, Alar Karis, ont ainsi appelé à des discussions directes avec la Russie. Les deux dirigeants plaident pour que l'Union européenne nomme un envoyé spécial pour rouvrir les canaux diplomatiques avec la Russie, dans le cadre des négociations en cours pour mettre fin à la guerre en Ukraine. "Nous devons être à la table des négociations parce que les Ukrainiens eux-mêmes ont commencé à négocier. Alors pourquoi les Européens ne négocieraient-ils pas ?", a déclaré la Première ministre lettone en marge du Sommet mondial des gouvernements à Dubaï, faisant référence aux négociations entre Kiev et Moscou par l'intermédiaire de Washington à Abou Dhabi, mais sans Européens. "Il y a quelques années, nous étions dans une position où nous ne parlions pas avec les agresseurs, et maintenant, nous sommes inquiets de ne pas être à la table", a relevé de son côté Alar Karis....
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05/02 - Affaire Epstein : pourquoi Keir Starmer se retrouve dans la tourmente
Les nouvelles révélations dans l'affaire Epstein, dont trois millions de documents ont été publiés par le ministère de la Justice américain le 30 janvier dernier, pourraient-elles coûter son poste au Premier ministre britannique Keir Starmer ? Si ce dernier n'est pas nommé dans l'affaire, c'est sa décision de choisir Peter Mandelson, ami du prédateur sexuel mort dans une prison de New York en 2019, comme ambassadeur à Washington, qui cristallise la colère de la majorité de la classe politique britannique.Enquête criminelle ouverte
Déjà cité dans les premières publications de documents (5 600 fois au total), Peter Mandelson, ancien ministre de Tony Blair et Gordon Brown, avait été limogé de son poste de diplomate à Washington dès le mois de septembre 2025. Mais cette fois, dans les nouvelles publications de documents outre-Atlantique, c'est la transmission d'informations financières sensibles, voire confidentielles, de Peter Mandelson à Jeffrey Epstein alors qu'il était au gouvernement (entre 2008 et 2010), qui préoccupe l'Angleterre. D’après les dossiers publiés, Peter Mandelson est allé jusqu’à partager des documents internes au gouvernement britannique, susceptibles d'influer sur les marchés financiers. La police londonienne a d'ailleurs ouvert mardi une enquête criminelle visant l'ancien diplomate, "pour des infractions liées à une faute dans l'exercice d'une fonction officielle", a-t-elle annoncé dans un communiqué de presse.
La classe politique, y compris le camp travailliste dont le Premier ministre...
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05/02 - Fiscalité sur les legs et les héritages : et si la France s’inspirait du modèle italien ?
Serait-il plus simple d’aller sur la planète Mars que de réformer la France ? Tout politique français, même le moins aguerri, sait que curseur bougé rime avec levée de boucliers. Notre système de retraite est probablement celui qui aura le plus pâti de cette sempiternelle satisfaction du statu quo. Et encore : la dernière réforme remonte à 2023 - voire 2014 si l’on considère le gel du décalage de l’âge de départ à la retraite voté dans le dernier budget - là où la taxation des héritages n’a pas été repensée depuis… plus d’un siècle ! Certes, des ajustements ponctuels ont été réalisés et des propositions ont été faites, y compris récemment lors de l’examen du projet de loi de finances 2026. Reste qu’aucune réforme structurelle n’a été conduite depuis le troc du barème proportionnel pour un barème progressif en 1901.
Pourtant, "le système français reste inégalitaire, punitif pour les héritiers éloignés et peu lisible", déplore Victor Fouquet, conseiller fiscal au Sénat, dans une note pour l’Institut Thomas More. Alors, pourquoi la France s’en satisfait-elle ? D’autant qu’il existe, non loin de chez elle, des modèles plus performants. Comme en Italie, où après avoir été supprimé, l’impôt sur les héritages et les legs a été réintroduit sous la forme d’une flat tax. Loin du débat traditionnel qui voit s’opposer les partisans d’une abrogation totale de l'impôt sur l'héritage et ceux de son augmentation, le spécialiste en fiscalité et en analyse économique du droit, Victor Fouquet, montre qu’il existe une troisième voie, plus...
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05/02 - Sarah Knafo, la stratège qui sort de l’ombre
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05/02 - VOYAGE L’EXPRESS : Les splendeurs de la Chine
Du 25 avril au 10 mai 2026 – 16 jours / 14 nuitsUn voyage L’Express, « Sur la route du thé et des chevaux, découvrez l’âme vivante de la Chine authentique »Le programme : Du Yunnan authentique aux terres tibétaines
Le voyage débute dans le Yunnan, l’une des provinces les plus diverses de Chine.Entre montagnes, forêts et rizières en terrasses classées à l’UNESCO, les participants découvrent une Chine rurale et plurielle :Kunming, porte d’entrée du YunnanYuanyang, ses rizières spectaculaires et les minorités Hani et YiJianshui, Tuanshan et Xizhou, villages anciens au riche patrimoine architecturalShaxi, ancien relais caravaniers sur la route du thé
Marchés traditionnels, balades à pied, ateliers artisanaux et repas partagés rythment cette immersion.Shangri-La et les portes du Tibet
L’itinéraire se poursuit vers les hauts plateaux tibétains, à Shangri-La.Monastères bouddhistes, vallées sacrées et paysages d’altitude offrent un autre visage de la Chine, plus spirituel et contemplatif.Pékin et la Chine impériale
Le voyage s’achève à Pékin, cœur politique et historique du pays :la Cité interdite et la place Tiananmenle Temple du Cielles hutongs traditionnelsune randonnée exclusive sur une section préservée de la Grande Muraille, loin des sites les plus fréquentésLes avantages de ce voyage
Ce qui distingue ce voyage d’un circuit classique :Vols internationaux aller-retour, vols intérieurs et trains rapides en 1ʳᵉ classe inclusTransports privatifs tout au long du parcoursAccompagnement francophone : guide accompagnateur...
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05/02 - Etats-Unis - Iran : ce que l’on sait des négociations prévues ce vendredi à Oman
Tout juste quelques semaines après la répression sanglante des manifestations en Iran, menée par le régime des mollahs, et les menaces du président américain de renverser ce dernier, Washington et Téhéran semblent privilégier la désescalade. Les Etats-Unis et l'Iran ont convenu de prendre part à des discussions ce vendredi 6 février à Oman, ont déclaré mercredi des représentants des deux pays, après des heures de confusion sur la tenue réelle de ces négociations et leur lieu.
La possible annulation de ces pourparlers, face aux divergences quant à leur organisation, a suscité de vives inquiétudes à travers le Moyen-Orient, alors que le président Donald Trump menace de recourir à la force militaire. Interrogé mercredi après-midi par la chaîne de télévision américaine NBC News, le locataire de la Maison-Blanche a répondu par l'affirmative à la question de savoir si le guide suprême de la Révolution iranienne, l'ayatollah Ali Khamenei, devait être inquiet. "Je pense qu'il devrait être très inquiet", a-t-il déclaré.A Oman plutôt qu'en Turquie
Selon le site américain Axios, au moins neuf pays de la région ont contacté mercredi la Maison-Blanche aux plus hauts niveaux, dont le Pakistan, l'Arabie saoudite, le Qatar, l'Égypte et les Émirats arabes unis, exhortant fortement les États-Unis à ne pas annuler la rencontre. "Ils nous ont demandé de tenir la réunion et d'écouter ce que les Iraniens ont à dire. Nous avons dit que nous ferons la réunion s'ils insistent. Mais nous sommes très sceptiques", a ainsi déclaré un...
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05/02 - De l’Inde à l’Australie, la course aux nouveaux marchés de l’Europe
Le contraste est saisissant. En janvier, à dix jours d'intervalle, l'Union européenne est parvenue à conclure deux accords de libre-échange que l'on attendait plus. L'un avec les pays du Mercosur - Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay -, dont le texte est toujours en attente de ratification après la saisine de la Cour de justice de l'UE. L'autre avec l'Inde. Le fruit, pour chacun, de plus de 20 ans de négociations. Seul le premier a mis la cohésion des Vingt-Sept à rude épreuve, en provoquant la colère du monde agricole, en France en particulier.
A l'inverse, le traité noué avec New Delhi, pourtant tout aussi majeur, a fait peu de vagues. Il vient s'ajouter à toute une série d'accords similaires signés ces dernières années en Asie-Pacifique, nouveau terrain de jeu commercial de l'Europe. "Cet ensemble représente déjà environ 37 % du PIB mondial et demeure la zone la plus dynamique de la planète", rappelle l'économiste Rajiv Biswas, directeur du groupe de recherche Asia-Pacific Economics. Une tendance qui n'est pas près de se démentir.Diversifier ses débouchés
Car les Européens doivent s'extraire d'un étau. D'un côté, le retour au pouvoir de Donald Trump, armé d'une politique douanière ultra-agressive. De l'autre, une Chine de plus en plus autosuffisante et compétitive dans des secteurs autrefois dominés par les Européens. Bruxelles a donc dû passer à la vitesse supérieure. "L’Union européenne n’a plus le luxe de négocier pendant quinze ans, estime Rodolphe Desbordes, directeur du centre sur les risques...
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05/02 - Fin du traité New Start entre Russie et Etats-Unis : "Nous allons vers une ère où le nucléaire sera moins régulé"
Quinze ans jour pour jour après son entrée en vigueur, le traité New Start prend officiellement fin ce 5 février. Dernier accord de maîtrise de l’armement nucléaire entre Washington et Moscou, il limitait jusqu’alors le nombre d’ogives déployées comme celui des lanceurs. L’expiration de cet accord, qui avait été négocié en 2010 entre Barack Obama et Dmitri Medvedev, illustre une "poursuite du détricotage de l’architecture de maîtrise des armements nucléaires", estime Héloïse Fayet, responsable du programme dissuasion et prolifération au Centre des études de sécurité de l'Ifri. L’occasion, aussi, de mener "une réflexion sur la manière de faire du contrôle de l’armement autrement". Entretien.
L’Express : Pourquoi le traité New Start n’a-t-il pas été prolongé ?
Héloïse Fayet : Sur le plan légal, cela n’était plus possible dans la mesure où il l’avait déjà été une première fois. En effet, New Start ne comprenait qu'une seule clause de renouvellement. Or celle-ci avait déjà été activée en 2021 pour prolonger le traité de 5 ans - ce qui nous amène à sa date d’expiration de ce 5 février 2026. En revanche, il était éventuellement possible de prolonger une partie de ses dispositions. En septembre dernier, Vladimir Poutine avait ainsi proposé de maintenir pendant un an l’aspect quantitatif du traité, c’est-à-dire la limitation du nombre de têtes nucléaires stratégiques déployées. Cette prolongation ne concernait toutefois pas les autres éléments de l’accord, qui sont en réalité les plus importants.
Tout ce qui touche à la vérification et à...
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05/02 - La CIA et ses alliés européens : une méfiance qui ne date pas d’hier
Le passé permet souvent d'éclairer l'actualité. Chaque jeudi, dans notre nouveau podcast Hier à la Une, on se plonge dans les archives de L’Express, pour comprendre autrement la couverture du magazine de la semaine.
Velléités sur le Groenland, hésitations sur l’Ukraine, opérations dans les Caraïbes et au Venezuela : depuis son retour à la Maison-Blanche, les actions de Donald Trump inquiètent vivement les alliés des Etats-Unis... Une méfiance qui se ressent jusque chez les espions, et c’est justement ce que nous raconte Alexandra Saviana, dans le dossier à la Une de L’Express cette semaine.
Partenaire clé des agences de renseignement du monde entier, la CIA est surveillée du coin de l’œil. Car Donald Trump a aussi décidé de marquer de son empreinte le service d’espionnage le plus célèbre de la planète. Le président américain a nommé Tulsi Gabbard au poste de directrice du renseignement national, une ancienne militaire, peu connue pour son expertise en matière de renseignement.
La CIA devient l’un des instruments de la politique Make America Great Again. Et elle est même utilisée comme outil diplomatique. Après l'altercation entre le président Zelensky et Donald Trump accompagné de son vice-président J.D. Vance, la CIA a marqué une pause de plusieurs jours dans l'échange d'informations avec l'Ukraine, jusqu'à ce que Kiev accepte la proposition américaine d'un cessez-le-feu de 30 jours avec la Russie.
De quoi faire craindre le pire aux espions du monde entier, qui dépendent largement des renseignements fournis...
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05/02 - "La chute de la population sera sans équivalent depuis la peste noire" : le cri d’alarme d’un économiste suédois
Il n’y a pas qu’en France que le choc démographique et la baisse sensible de la natalité rebattent les cartes. Le phénomène est en cours quasiment partout sur la planète. Une nouvelle ère qui va se traduire par une chute de la population active, une contraction de la croissance potentielle et un casse-tête pour la soutenabilité de nos systèmes sociaux, régime de retraite en tête.
En Suède, qui compte un peu plus de 10 millions d’habitants, le ministère des Affaires sociales a créé un "Comité pour un avenir avec les enfants" afin de mesurer les conséquences de la baisse structurelle de la fécondité. Le 13 janvier, une délégation de parlementaires français s’est rendue à Stockholm pour auditionner ces experts. Pour L’Express, Kristoffer Lundberg, l’un des responsables de ce cénacle, livre les premières conclusions de leurs travaux : "La Suède va connaître une contraction majeure de sa population d’ici la fin du siècle, sans équivalent depuis le Moyen Âge".
L'Express : Pourquoi le basculement démographique à l’œuvre en Suède est-il aussi inquiétant ?
Kristoffer Lundberg : Partons des chiffres : entre janvier et mai 2025, nous avons enregistré en Suède 41 161 naissances, c’est 955 de moins que sur la même période de 2024. Le taux de fertilité est tombé à 1,43 enfant par femme, le plus bas niveau depuis 1751, d’après les évaluations de nos démographes. La baisse est continue depuis 2010. Cela veut dire très concrètement que chaque génération ne se reproduit qu’à hauteur de 68 %. Et donc que la génération future sera 32 %...
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04/02 - Roberto Vannacci, la nouvelle épine radicale dans le pied de Giorgia Meloni
Existe-t-il quelque chose à la droite de l'extrême droite ? Roberto Vannacci en est convaincu. Le député européen, qui le clame depuis des mois, a finalement sauté le pas pour "poursuivre un rêve". Ce mardi 3 février, il a claqué la porte de la Ligue, le parti italien d'extrême droite - dirigé par Matteo Salvini, numéro deux du gouvernement - auquel il doit son siège à Bruxelles. La raison : le mouvement est trop "modéré" aux yeux de celui qui ne dissimule pas son admiration pour Benito Mussolini, ni son attrait pour le fascisme.
Dans son ambition de rassembler, Roberto Vannacci, a lancé son propre parti : Futuro Nazionale (NDLR : Futur National, en français). Si le nom laisse peu de place au doute sur la direction impulsée, un communiqué daté de ce mardi précise ses ambitions. Sur X, il dépeint "sa" droite : "vraie, cohérente, identitaire, forte, fière, convaincue, enthousiaste, pure et contagieuse". Et l'ancien militaire le clame, sa "droite n'est pas pas à la carte... et par-dessus tout elle n'est pas modérée". Un général limogé, adepte du "grand remplacement"
De quoi faire bondir ses anciens alliés... mais pas de surprise. Depuis plusieurs semaines, alors que la pression montait en interne, l'homme politique s'est attelé à tourmenter ses rangs avec l'idée d'une scission. Le 24 janvier, l'eurodéputé a officiellement déposé le nom Futuro Nazionale, avant fermer la porte sur X : "Les pages récemment apparues sur les réseaux sociaux et les groupes Telegram faisant référence à Futuro Nazionale ne reflètent...
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04/02 - Minneapolis : l’émissaire de Donald Trump annonce le retrait de 700 policiers de l’ICE
Tom Homan, chargé par Donald Trump de la sécurité des frontières, a annoncé ce mercredi 4 février le retrait immédiat de 700 agents de la police de l’immigration (ICE) dans le Minnesota, ramenant leur nombre à 2 000 sur le terrain. Surnommé le "tsar des frontières", Tom Homan a justifié cette réduction par une coopération "sans précédent" des autorités locales qui gèrent les prisons du comté.
"Soyons clairs : le président Trump a la ferme intention de procéder à des expulsions massives durant son mandat et les mesures de contrôle de l’immigration se poursuivront quotidiennement dans tout le pays", a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. "Le président Trump a pris un engagement. Et nous n’avons donné aucune instruction contraire."
Début janvier, l'administration Trump a déployé environ 2 000 agents fédéraux dans le Minnesota, dans le cadre de l'opération Metro Surge. Le 6 janvier, Todd Lyons, directeur par intérim du service de l'immigration et des douanes (ICE), l'a qualifiée de "plus grande opération d'immigration jamais menée", la veille du meurtre de Renee Good. Au fil du mois de janvier, des centaines d'agents supplémentaires ont été déployés.Des critiques jusque dans le camp républicain
Le renforcement des effectifs a été contesté et dénoncé dès ses débuts par le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, et d'autres démocrates, qui ont exigé le retrait d'un déploiement fédéral vingt fois supérieur au nombre normal d'agents chargés de l'application des lois sur l'immigration dans l'Etat, surpassant ainsi les...
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04/02 - Sarah Knafo, mainstream à tout prix : dépolitisation, réseautage et œillades à la droite
Absolument dé-bor-dée. En cette veille de Noël, la tête de Sarah Knafo tourne. L’eurodéputée Reconquête croule sous les sollicitations en vue de l’annonce de sa candidature à la mairie de Paris. Elle tient à le faire savoir, soucieuse de nourrir la concurrence entre médias. Comme cette invitation de France Inter, qu’elle exhibe pour faire monter les enchères. Le Parisien, Le Figaro et RTL sont sur les rangs. Tout comme les médias Bolloré, où elle serait reçue en majesté. Trop évident. L’élue, portée aux nues par le groupe du milliardaire breton, voit plus grand.
Son équipe sonde la chaîne TF1, adepte de "coups" pour dynamiser son 20 Heures. Et ça marche. Le 7 janvier 2026, elle y lance sa campagne en toute quiétude, guère troublée par les questions affables de Gilles Bouleau. Loin de l’interview pugnace menée par le journaliste face à Eric Zemmour lors de la dernière présidentielle. "Ça rappelle des souvenirs", glisse-t-elle d’ailleurs, pas totalement rassurée, en arrivant sur le plateau de TF1. Quelques jours plus tard, Sarah Knafo apparaît en Une du Figaro Magazine, parmi ces 200 jeunes "qui feront la France de demain". Elle trône au premier plan du cliché, éclipsant les autres lauréats avec son manteau jaune. À la lecture de l’article, Rachida Dati entre dans une colère noire…"La presse l’accepte"
La ministre de la Culture n’y peut rien : la vice-présidente de Reconquête bénéficie d’une mansuétude médiatique inédite pour une personnalité d’extrême droite. Quand Pierre-Yves Bournazel ose la ranger dans ce bord...
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04/02 - Comment Donald Trump se sert de la CIA pour faire des "coups" : "Il utilise les espions en business man"
Qui a dit que Donald Trump ne s’intéressait pas au renseignement ? Depuis le début de son second mandat, le président écoute désormais les briefings de la CIA avec attention. "Trump aime qu'on lui explique directement les choses", raconte un ancien cadre de l'Agence. Dernièrement, le "chef de poste revenu de Russie ainsi que plusieurs autres du Moyen-Orient", sont passés par la Maison-Blanche. Trump les a écoutés "très poliment, avec attention, et en posant beaucoup de questions". Il n’hésite plus, désormais, à utiliser les espions à son profit. "A la CIA, on ne travaille pas pour l’administration, ni pour le gouvernement, mais pour la Maison-Blanche", explique Mark Bent.
Dans un Caracas quasiment plongé dans le noir, le 3 janvier 2026, des membres de la Delta Force - une unité d'élite des forces spéciales américaines - s'introduisent dans la résidence de Nicolas Maduro. Le dirigeant vénézuélien est capturé avec sa femme. Quelques heures plus tard, il refait surface sur un tarmac d'un aéroport de l'Etat de New York, mains liées et démarche hésitante. L'opération a le nom d'un blockbuster hollywoodien des années 1980 : "Absolute resolve". Elle a impliqué des dizaines d’agents du Pentagone et de la CIA. C'est bien l'Agence, qui depuis des mois, prépare ce "coup" spectaculaire. La logique du business man
A partir du mois d'août 2025, une équipe d'agents clandestins s'infiltre au Venezuela. Ils suivent Maduro, enregistrent ses moindres faits et gestes. Autant de données essentielles pour mener à bien sa...
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04/02 - Le "porte-avions spatial" chinois, arme du futur ou outil de propagande ?
Les images semblent droit sorties d'un film de la saga Star Wars ou d'un ancien épisode de Star Trek. La télévision d'Etat chinoise CCTV vient de diffuser une vidéo figurant en 3D le Luanniao, un gigantesque porte-avions capable d'évoluer aux limites de la haute atmosphère et dont la mise en service se ferait d'ici vingt à trente ans. Cette sorte d'aile volante pourrait notamment transporter 88 chasseurs Xuan Nu, des avions furtifs que l'on voit jaillir de ses entrailles dans la vidéo, et pourrait tirer des missiles hypersoniques. Les caractéristiques de ce "porte-avions spatial", le premier du genre, donnent le vertige : 242 mètres de long, 684 mètres de large, et un poids au décollage de 120 000 tonnes. Selon l'expert en défense Peter Layton, de l'Australia’s Griffith Asia Institute, interrogé par The Telegraph, un tel appareil surclasserait toute concurrence "en évoluant en grande partie à l’abri des conditions météorologiques et de la plupart des systèmes de défense". Il permettrait en outre à Pékin de se positionner directement au-dessus de ses cibles pour lancer des frappes. Un message qui ne doit pas laisser Taïwan insensible.De nombreux écueils à surmonter
Mais est-il pour autant réalisable ? Des experts pointent les nombreux écueils devant être surmontés, tels que l'alimentation électrique, le refroidissement, la protection des débris spatiaux, et tout particulièrement la propulsion. Selon Peter Layton, un tel appareil requerra "d'énormes quantités de combustible" ainsi qu'un moyen de...
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04/02 - Guerre en Ukraine : le voyage discret du conseiller diplomatique d’Emmanuel Macron à Moscou
Selon nos informations, Emmanuel Bonne, le conseiller diplomatique d’Emmanuel Macron, s’est rendu discrètement à Moscou, mardi 3 février, pour y rencontrer son homologue du Kremlin Iouri Ouchakov. Alors que les pourparlers entre Russes et Ukrainiens se poursuivent à Abou Dhabi grâce à la médiation des Etats-Unis, la France tente ainsi de rester dans le jeu.
Alors que son conseiller était à Moscou, le président de la République, en déplacement en Haute-Saône, expliquait que la reprise du dialogue avec Vladimir Poutine "est en train de se préparer : il y a des discussions qui se font au niveau technique". Selon le chef de l’Etat, tout cela se fait "en transparence et en concertation" avec Volodymyr Zelensky et les autres pays européens. "Utile de parler à Poutine"
En décembre dernier, lors d’une conférence de presse à Bruxelles, Emmanuel Macron estimait déjà qu'il allait "redevenir utile de parler à Vladimir Poutine", pour éviter que l'Europe ne soit écartée des décisions sur l'Ukraine. Cette déclaration avait été bien accueillie par le Kremlin.
Emmanuel Macron et Vladimir Poutine se sont longuement entretenus par téléphone le 1er juillet dernier, renouant un dialogue interrompu depuis septembre 2022. Leur entretien portait évidemment sur l’Ukraine mais également sur le nucléaire iranien. En avril 2024, leurs deux ministres de la Défense, Sébastien Lecornu et Sergueï Choïgou s’étaient parlé par téléphone au sujet de la menace terroriste, à la suite d’un grave attentat islamiste à Moscou. Commerce d'uranium...
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04/02 - Films, sketchs, enquêtes YouTube : la critique des dérives sectaires peut-elle convaincre ?
Avec plus de 609 000 entrées au terme de son premier week-end, Gourou de Yann Gozlan opère le meilleur démarrage pour un film français depuis God Save the Tuche (février 2025). Pierre Niney y incarne un coach en développement personnel au sommet de sa gloire, avant une chute vertigineuse censée illustrer les mécanismes d’une dérive sectaire. Mais au-delà du divertissement, ce long-métrage pose une question plus large : les contenus créatifs — films, sketchs, vidéos YouTube — peuvent-ils alerter efficacement contre les dérives sectaires, le complotisme et l'emprise ?
Si la prévention et la dénonciation de ces phénomènes ont été l’apanage des pouvoirs publics, des médecins et de quelques médias, depuis quelques années, des humoristes et créateurs de contenus s'illustrent à leur tour dans ce combat. Sur scène, le sketch de Jérémy Ferrari sur l'homéopathie a notamment marqué les esprits. Plus récemment, c’est le travail d’Arthur Hennes, qui cumule plus de 269 millions de vues sur YouTube avec ses vidéos mêlant humour et esprit critique, ou encore celui de G Milgram, avec ses enquêtes sur les arnaques autour des fausses croyances dépassant les 26 millions de vues, qui marquent les esprits. Mais pour quel effet ?"Gourou est un échec"
Concernant Gourou, le constat est sévère pour le sociologue Damien Karbovnik, auteur de Le développement personnel : nouvel opium du peuple ? (Éditions des Équateurs). "Je crains que ce film conduise à plutôt renforcer la mode du développement personnel. En distinguant le 'bon' du...
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04/02 - Marine Le Pen condamnée en appel ? Au RN, le temps suspendu
Le chemin de croix ne fait que commencer. Presque un an s’est écoulé depuis le 31 mars 2025 et la condamnation en première instance de Marine Le Pen à cinq ans d’inéligibilité assortis d’une exécution provisoire dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Front national (devenu Rassemblement national). Ce mardi 3 février, les réquisitions du procès en appel sont tombées : si le parquet renonce à demander l’exécution provisoire, les cinq ans d’inéligibilité, eux, sont maintenus. Et empêcheraient Marine Le Pen de se présenter à l’élection présidentielle. La décision est attendue au courant du mois de juin. Retour à la case départ pour la cheffe de file de l’extrême droite. Voilà un an déjà que le temps est suspendu. Qu’il faut préparer les esprits à une possible candidature alternative - celle de Jordan Bardella - sans pour autant enterrer l’avenir politique de Marine Le Pen.
Cette cohabitation, mise en place depuis un an, devrait rapidement trouver ses limites. Car si le Rassemblement national compte entretenir le statu quo jusqu’au mois de juin, l’échéance présidentielle, elle, se rapproche avec ce qu’elle compte de sondages, de positionnements nécessaires, d’alliances potentielles et de constructions programmatiques. Les sondages, déjà, font de Jordan Bardella le nouveau favori de l’élection, donné gagnant au second tour dans la majorité des cas. Participant ainsi à l’érosion plus ou moins consciente d’une potentielle candidature de Marine Le Pen.
Les positionnements, ensuite, devront se préciser au...
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04/02 - Des navires de guerre sabotés en Allemagne : ce que l’on sait de l’interpellation de deux suspects
Au cours de l'année 2025, plusieurs navires de la marine allemande ont été la cible de tentatives de sabotage alors qu'ils stationnaient à quai. Cinq au total, tous dans le port de Hambourg, au nord du pays. Un sabotage a été découvert lors des contrôles avant le départ alors que l'un des navires, la corvette "Emden", se préparait pour son voyage inaugural vers la ville portuaire de Kiel, sur les bords de la mer Baltique.
Ce mardi 3 février, deux hommes identifiés comme étant des travailleurs sur ces navires ont été arrêtés, a annoncé le parquet de la grande ville portuaire. L'un, âgé de 37 ans et originaire de Roumanie, interpellé à Hambourg, l'autre, âgé de 54 ans, en Grèce, d'où il est originaire.Graviers dans le moteur et coupure de courant
Selon le quotidien allemand Der Spiegel, l'enquête porte précisément sur sept cas de tentative de sabotage sur cinq navires de la marine allemande. Le journal rapporte notamment un incident début 2025 au cours duquel 20 kilogrammes de graviers abrasifs ont été placés dans le bloc-moteur de la corvette "Emden". L'autre incident majeur ayant conduit à des vérifications a été observé sur la corvette "Cologne", où les suspects auraient coupé l'alimentation électrique du navire, risquant de déclencher un incendie. Selon les premiers éléments de l'enquête, des conduites d'eau douce auraient également été coupées, et des bouchons de réservoirs de carburant subtilisés.
Selon le parquet général, qui précise que les enquêtes sont toujours en cours, ces activités de sabotage...
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04/02 - Espionnage : comment la Russie a intercepté les communications de satellites européens
La guerre de l'information se joue aussi en orbite dans l'espace. Selon des révélations faites par le journal britannique Financial Times, des communications non cryptées d'au moins douze satellites européens clés auraient été interceptées par deux appareils spatiaux russes. Autrement dit, la Russie, par le biais de deux satellites délibérément stationnés à proximité des engins européens, a pu intercepter des communications et peut-être d'autres données plus ou moins sensibles.Manœuvres suspectes répétées en orbite
Les satellites espions russes en question, appelés "Luch-1" et "Luch-2", sont particulièrement surveillés par les instances européennes spatiales depuis plusieurs années, notamment parce qu'ils ont effectué des manœuvres suspectes répétées en orbite. Et ce, de façon plus intense ces trois dernières années, dans le contexte de l'invasion russe en Ukraine. Toujours selon le Financial Times, qui a pu consulter les données orbitales, les deux satellites russes se sont attardés à proximité des engins européens pendant des semaines. Depuis son lancement en 2023, Luch-2 s'est approché de 17 satellites européens, rapporte le quotidien.
Les deux appareils russes sont soupçonnés de "faire des sigint (intelligence des signaux)", a déclaré le major-général Michael Traut, chef du commandement spatial de l'armée allemande, au Financial Times, faisant référence à la pratique consistant à rester à proximité des satellites de communication occidentaux. Ceux approchés par Luch-1 et Luch-2 sont principalement utilisés à des...
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04/02 - UE-Inde, "l’accord de tous les accords" ? Pas encore ! Par Jean-François Copé
Deux milliards de personnes, 25 % du PIB mondial et près d’un tiers du commerce international : les chiffres du pacte de libre-échange entre l’Inde et l’Union européenne donnent le vertige. New Delhi l’a qualifié d'"accord de tous les accords". L’expression n’est pas excessive. Ce partenariat est majeur pour l’Union européenne, et ce pour deux raisons essentielles.
La première tient à une évidence : l’Inde s’impose désormais comme un partenaire incontournable. Evidence démographique : 1,4 milliard d’habitants, une classe moyenne en pleine expansion, une population jeune, formée, ambitieuse. Evidence économique : une croissance proche de 8 %, quand la moyenne mondiale plafonne autour de 3 %, faisant de l’Inde l’économie la plus dynamique du moment, en passe de supplanter le Japon en termes de puissance économique. Evidence stratégique enfin : l’Inde n’est ni alignée sur Pékin, ni inféodée à Washington. Comme l’Europe, elle se sent prise entre deux feux. D’un côté, une Chine conquérante, sûre de sa puissance industrielle, technologique et commerciale. De l’autre, des Etats-Unis devenus imprévisibles, capables de bouleverser unilatéralement les règles du jeu commercial, comme l’a montré l’épisode des droits de douane, qui a frappé l’Union européenne à hauteur de 15 % et l’Inde jusqu’à 50 %, vécu à New Delhi comme une humiliation.
La seconde raison tient à la réalité économique de la relation entre l’Europe et l’Inde : elle est solide mais encore inachevée. En 2024, les investissements directs étrangers européens en Inde...
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04/02 - Dassault vise un contrat historique, cet anniversaire gênant au ministère des Armées
La CIA noyaute l’entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris… Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l’espionnage, c’est lui qui s’intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'indiscrets exclusifs en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.Le Vietnam s’intéresse au Rafale
Le Vietnam pourrait être l’un des prochains clients du Rafale. Jusqu’à présent équipée de Sukhoï russes, l’armée vietnamienne cherche à diversifier ses approvisionnements. Discrètement, un pilote vietnamien a déjà eu l’occasion de voler sur l’avion de combat de Dassault. En 2018, dans le cadre d’un déploiement de l’armée de l’Air en Indo-Pacifique, deux Rafale avaient fait escale au Vietnam. Un tel contrat serait historique pour les deux pays, plus de soixante-dix ans après la fin de la guerre d’Indochine. En Asie du sud-est, l’Indonésie a déjà commandé 42 Rafale. Brienne aimerait célébrer Navarin mais...
Le ministère des Armées réfléchit à célébrer le bicentenaire de la bataille navale de Navarin (20 octobre 1827) qui a contribué à l’indépendance de la Grèce, un pays avec lequel la France entretien toujours des liens étroits – en lui vendant des Rafale et des frégates. Problème diplomatique : la marine française combattait alors aux côtés, non seulement des Britanniques, mais aussi des Russes… Et en face, la flotte turque ottomane était, pour...
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04/02 - Élections municipales 2026 : nos analyses, podcasts et vidéos
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04/02 - Peugeot Care, une Minute pour tout comprendre
le 8, en plus d’être un chiffre sur nos modèles : c’est 8 ans de sérénité pour nos clients
Lionel Ehrhard, Directeur Peugeot France
Peugeot offre désormais une garantie de 8 ans sur tous ses véhicules. Lionel Ehrhard, Directeur Peugeot France, explique concrètement comment cela fonctionne.Comment profiter de cette garantie étendue de 8 ans ?
Lionel Ehrhard. Il suffit de faire entretenir son véhicule dans le réseau Peugeot participant en suivant le plan d’entretien. Avec Peugeot Care la garantie standard de 2 ans est étendue gratuitement jusqu’à 8 ans ou 160 000 km.Qui peut en bénéficier ?
L. E. À part quelques professions bien spécifiques, cela concerne tous nos clients, tous les modèles Peugeot et toutes les motorisations.Que couvre Peugeot Care ?
L. E. Peugeot prend en charge la réparation ou le remplacement des principales pièces mécaniques, électriques ou électroniques défectueuses, et la main-d’œuvre.Et en cas de revente du véhicule ?
L.E. La garantie est transférable au nouveau propriétaire. Vous voyez , le 8, en plus d’être un chiffre sur nos modèles : c’est 8 ans de sérénité pour nos clients.Rendez-vous dans le Réseau PEUGEOT et sur Peugeot. fr pour découvrir l’offre et ses conditions
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04/02 - Procès en appel de Marine Le Pen : après les réquisitions, un chemin très étroit vers 2027
Marine Le Pen pourra-t-elle être candidate à l'élection présidentielle de 2027 ? Ce mardi 3 février, le ministère public a requis une peine de quatre ans de réclusion, dont un an ferme (avec un aménagement sous bracelet électronique), ainsi que cinq ans d'inéligibilité et 100 000 euros d'amende à l'encontre de la cheffe de file des députés RN lors du procès en appel dans l'affaire des assistants parlementaires du Front national (FN).
Contrairement au jugement rendu en première instance, le parquet général de la cour d’appel n'a pas demandé l'application immédiate des peines d'inéligibilité réclamées à l’encontre de Marine Le Pen et de son parti. Les peines réclamées ont ainsi été un peu moins lourdes que celles prononcées par le tribunal judiciaire, le 31 mars 2025. Pour rappel, Marine Le Pen est considérée comme "l’instigatrice à la suite de son père, Jean-Marie Le Pen, d’un système qui lui a permis de détourner 1,4 million d’euros" au Parlement européen, notamment via la production de contrats falsifiés. "L'affaire est particulièrement grave", a déclaré le second avocat général, Stéphane Madoz-Blanchet.La Cour de Cassation en dernier recours
A l'issue des conclusions de la première instance en mars dernier, l'entourage de la présidente du RN et une partie de la droite avaient largement fustigé l'action des juges, dénonçant une "justice politisée". Dans son réquisitoire, l’avocat général, Thierry Ramonatxo, n'a pas manqué de le rappeler mardi, estimant par là même que certains "ont dépassé les limites de l’acceptable",...
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04/02 - "Coutures" d’Alice Winocour : un sac à main n’arrêtera jamais la mode
En revenant de la projection de Coutures, le dernier film d’Alice Winocour, je tombe sur Dora en train de regarder le premier défilé Dior de Jonathan Anderson : elle l’adore tellement que je ne sais plus quoi en penser. On est d’accord sur le sac à main en maille métallique d’un bon mètre de long, traînant au sol comme une serpillière d’argent, une bave d’escargot, une rivière de diamants, provocation comico-atomique annonçant la fin de l’accessoire, comme la mue abandonnée du serpent de la mode : c’est un coup de génie. On va peut-être me dire que pas du tout : Untel et Untelle avaient déjà fait ça en telle année, tant pis… Mon inculture prend le risque de son innocence.
Je voulais savoir si Anyier Anei, le mannequin qui partage l’affiche de Coutures avec Angelina Jolie, avait participé à ce défilé Dior historique. Google s’avérant incapable de me répondre, je fais appel à un ami, Claude. Qui me répond IAment : "Je n’ai pas trouvé de mention spécifique d’Anok Yai participant au dernier défilé Dior. (Petit correctif d’abord : vous avez écrit "Anyier Anei", mais le nom correct est Anok Yai).
— Vous ne connaissez donc pas Anyier Anei ?, je lui balance.
— Vous avez raison de me corriger ! Je me suis précipité en supposant qu’il s’agissait d’une erreur d’orthographe pour "Anok Yai".
Et de me sortir tout ce qu’il sait sur Anyier Anei, sauf ce qui m’intéresse :
— Concernant Dior : Je n’ai pas trouvé de mention spécifique d’un défilé Dior récent.
— Ça m’intéresserait de savoir comment et pourquoi vous avez commis cette...
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04/02 - Alan Korman, un des inventeurs de l’immunothérapie : "Aujourd’hui, la France est mieux placée que l’Amérique du Nord"
Peut-être qu’un jour, les sages de la Fondation Nobel récompenseront tous les chercheurs liés aux découvertes, et pas seulement ceux qui ont posé les premières pierres. Dans ce cas-là, les Suédois n’auront d’autre choix que de remettre une médaille de rattrapage à Alan Korman. Rares sont ceux qui connaissent son nom, et pourtant, le rôle de ce scientifique dans l’avènement des immunothérapies, ces médicaments révolutionnaires contre le cancer, est immense.
Une fois les premières observations fondamentales couchées sur le papier par James Allisson et Tasuku Honjo (Prix Nobel de médecine 2018), ce chercheur de très haut niveau, spécialiste de l’immunité, a vite senti le potentiel thérapeutique de ces avancées. L’Histoire ne l’a pas forcément retenu, mais il fait partie de ceux qui ont planché pendant des années, à transformer ce qui n’était que de simples expériences en un véritable traitement miracle, capable d'éradiquer de nombreuses tumeurs. Une aventure à l’origine de centaines de milliers de vies sauvées, qui à défaut de l'avoir rendu célèbre, a fait de lui un homme capable de lancer des entreprises uniquement sur ses fonds propres. Justement : sa petite dernière, Spice Bio, vient tout juste d’annoncer son intégration au cœur du Paris Saclay Cancer Cluster (PSCC), cet incubateur qui accompagne les start-up de l’oncologie, niché à Villejuif, à côté du centre Gustave Roussy. A l’occasion de ce futur déménagement, l’entrepreneur se livre sur les raisons de sa venue, les médicaments de demain et sur sa vision de...
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04/02 - Sondage : ce que les Européens attendent de l’UE face aux tempêtes géopolitiques
Confrontés à la guerre qui fait rage depuis quatre ans dans l’est du continent et aux doutes sur la fiabilité du parapluie sécuritaire américain, les citoyens des 27 Etats membres expriment de fortes attentes de protection de la part de l’Union européenne, dont la faiblesse face aux tempêtes géopolitiques est une source d’angoisse. C’est ce qui ressort d’une vaste enquête d’opinion publiée ce mercredi 4 février par le Parlement européen.
Dans le détail, les personnes interrogées sont 89 % à souhaiter que les Etats membres de l’UE se montrent plus unis sur la scène internationale. Ils sont 86 % à penser que la voix de l’UE dans le monde devrait être plus forte. Quelque 73 % d’entre eux expriment le désir que ses moyens soient renforcés. Les deux tiers (66 %) attendent que l’UE joue un rôle plus important pour protéger les citoyens contre les crises internationales et les risques de sécurité, selon l’enquête réalisée par Eurobaromètre dans les 27 Etats membres en novembre 2025. Quelque 10 % d’eurosceptiques, à l’inverse, jugent préférables une diminution du rôle joué par l’Union.
La demande de protection adressée à l’UE rassemble de larges majorités absolues en France (70 % des personnes interrogées), en Allemagne (66 %), en Italie (67 %) et en Espagne (73 %). En Pologne en revanche, elle plafonne à 45 % (avec 18 % qui souhaitent une diminution de son rôle).
L’aspiration générale à la protection s’exprime sur fond de vive préoccupation des citoyens européens qui se déclarent "très inquiets" ces temps-ci des conflits proches...
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04/02 - "Rien ne me rattachait à la DGSE" : le récit d’un ancien espion français
Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons... Dans “Nid d’espions”, le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé...
Il y a dans notre imaginaire les scènes de courses-poursuites et de combats de Mission impossible, les gadgets de James Bond, ou la tension de la série Le Bureau des légendes. Et puis il y a la réalité du métier d’espion, qui se situe certainement quelque part au milieu de tout cela. Un employeur qui n’existe pas vraiment, des trajets dangereux pour aller à la rencontre d’un chef de guerre africain, des échanges de documents secrets dans la capitale.
Une réalité qui a été celle de Vincent Crouzet durant plus de 20 ans. L'ancien espion de la DGSE, devenu auteur de romans inspirés de son ancienne vie, publie Le jour où je suis devenu espion (L’Observatoire), un récit de ses premières années au cœur du renseignement français.
Dans cet épisode de Nid d'espions, il raconte à Etienne Girard, directeur adjoint de la rédaction et spécialiste des questions de renseignement à L’Express, les coulisses de ce métier.
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Cet épisode a été écrit par Charlotte Baris, présenté par Eitenne Girard, monté par Mélanie Pierre et réalisé...
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04/02 - "En Russie, il est désormais plus rentable de mourir que de vivre" : l’analyse choc de Vladislav Inozemtsev
C'est un sinistre business model, dont l'ingénieur en chef s'appelle Vladimir Poutine : dans la Russie d'aujourd'hui, mourir est plus rentable que vivre. "Dans une région russe au niveau de vie moyen, une personne qui s’engage dans l’armée, combat pendant un an et est tuée au front — avec toutes les preuves administratives requises — fait gagner à sa famille une somme qu’elle n’aurait jamais pu accumuler en quinze ou vingt ans de travail", décrit l'économiste russe Vladislav Inozemtsev dans une note passionnante pour l'Institut français des relations internationales (Ifri), dont L'Express a eu la primeur.
"Au royaume de Poutine, la mort devient ainsi le moyen le plus rentable, sur le plan économique, de tirer profit de sa propre vie", écrit-il dans cette étude qui sera publiée le 9 février. Inozemtsev appelle cela "l'économie de la mort", devenue le principal moteur de la croissance grâce à la relance de la consommation permise par cet afflux d'argent. Poutine y voit un autre avantage, et non des moindres : il "recycle" au front tous les indésirables de la société. Le président russe le sait : il n'a aucun intérêt à arrêter cette guerre. "Pour Poutine, la fin de ce conflit serait le début des ennuis", avance Inozemtsev.
L’Express : Vous décrivez l’évolution de l’armée russe en une "armée de mercenaires". Pourquoi ce modèle a-t-il été privilégié ?
Vladislav Inozemtsev : Il faut remonter aux années 1990 pour comprendre l’émergence de ce modèle. Après la chute de l’URSS, la "thérapie de choc" destinée à...
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03/02 - Affaire des assistants parlementaires du FN : cinq ans d’inéligibilité requis contre Marine Le Pen
Le ministère public a requis ce mardi 3 février une peine de quatre ans de réclusion, dont un an ferme sous bracelet électronique, ainsi que cinq ans d'inéligibilité et 100 000 euros d'amende à l'encontre de Marine Le Pen lors du procès en appel dans l'affaire des assistants parlementaires du Front national (FN). En première instance, la députée du Pas-de-Calais avait été condamnée à quatre ans de prison, dont deux ans ferme aménageables sous bracelet électronique.
Le reste de la peine requise est identique au jugement de mars 2025, à une différence notable : le parquet n'a pas demandé cette fois l'exécution provisoire, c'est-à-dire immédiate, de la peine, ce qui dégage quelque peu l'horizon pour la cheffe de file des députés du Rassemblement national (RN), nouveau nom du FN. Marine Le Pen, 57 ans, joue en effet son avenir politique dans ce procès qui décidera de maintenir ou non sa condamnation à une peine d'inéligibilité de cinq ans, sanction qui invalide pour l'heure l'hypothèse de sa candidature à l'élection présidentielle de mai 2027.
Le jugement de la Cour d'appel de Paris est attendu avant l'été. Une possibilité de briguer l'Elysée pour la quatrième fois pourrait s'offrir à la fille de Jean-Marie Le Pen si elle se pourvoyait en cassation après l'éventuel prononcé d'une peine conforme en appel. "Si la cour suit la réquisition du parquet général avec une confirmation d'une peine d'inéligibilité à 5 ans, s'il n'y a pas d'exécution provisoire, en matière pénale, le pourvoi en cassation suspend l'exécution de...
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03/02 - Etats-Unis : le traitement inédit d’une plainte visant Tulsi Gabbard, directrice du renseignement, interroge
Une plainte enfermée dans un coffre-fort, le congrès écarté, et à en croire le Wall Street Journal, un "mystère digne d’un roman de John le Carré"… Voilà l’affaire qui fait frémir les couloirs du renseignement national américain. Selon les informations du quotidien, une plainte a été déposée en mai dernier auprès de l’inspecteur général des services de renseignement à l’encontre de la directrice de l’agence, Tulsi Gabbard.
La sulfureuse militaire devenue femme politique n’en est pas à sa première controverse depuis qu’elle a rejoint l’entourage Trump. Adorée des médias russes, un animateur populaire la surnommait "notre copine" en 2022. Désormais, la mission d’enquêter sur les résultats de l’élection présidentielle américaine de 2020 a été rajoutée à son portefeuille. Et la directrice a déjà un avis très tranché : la victoire a été volée. "Le président Trump et toute son équipe sont déterminés à faire en sorte qu’une élection américaine ne soit plus jamais truquée. Tulsi Gabbard joue un rôle de premier plan dans cet effort crucial", avait déclaré l’attachée de presse du président des Etats-Unis, Karoline Leavitt.Une plainte "sans fondement"...
Quant à la plainte qui la vise, elle en a été informée par un courrier de l’avocat du lanceur d’alerte, envoyé quelques mois plus tard, en novembre.
La lettre, consultée par le Wall Street Journal, reproche au bureau de la femme politique "d’avoir entravé la diffusion de la plainte auprès des législateurs en ne fournissant pas les consignes de sécurité nécessaires à cet effet". Une accusation...
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03/02 - Washington annonce avoir abattu un drone iranien ayant approché un porte-avions "de manière agressive"
Alors que l'administration de Donald Trump tergiverse sur la réponse à apporter au dossier iranien, un avion furtif américain a abattu ce mardi 3 février dans la mer d'Arabie un drone iranien ayant approché "de manière agressive" un porte-avions américain à propulsion nucléaire, a annoncé un haut responsable militaire. "Un chasseur F-35 a abattu un drone iranien en état de légitime défense, afin de protéger le porte-avion et son personnel", a précisé le capitaine Tim Hawkins, porte-parole du commandement central de l'armée américaine, ajoutant qu'aucun blessé ni dégât n'avait été signalé.
Les discussions prévues entre l’émissaire spécial américain Steve Witkoff et des responsables iraniens demeurent maintenues, a tout de même assuré Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison-Blanche, peu après l’incident. Steve Witkoff "doit avoir des discussions avec les Iraniens plus tard dans la semaine. Elles restent programmées pour l’instant mais le président Donald Trump a évidemment plusieurs options sur la table et utiliser la force militaire en fait partie", a-t-elle commenté sur la chaîne Fox News. Une perspective qui suscite des inquiétudes parmi certains Etats du Golfe persique, l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ayant déclaré la semaine dernière qu'ils n'autoriseraient pas les Etats-Unis à utiliser leur espace aérien et leur territoire pour attaquer l'Iran, et ce pour se protéger d'éventuelles représailles iraniennes en cas de frappe américaine.
L'administration Trump, elle, exerce pour l'instant une...
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03/02 - Visite exclusive au cœur du "Paris-Saclay Cancer Cluster" : "Grâce à cet incubateur, tout va plus vite"
C’est vrai que l'on s’y perd dans ces couloirs où rien n’est indiqué, au milieu de toutes ces salles nues, qui attendent encore qu’on les habille de meubles et de moquettes. Le "Paris-Saclay Cancer Cluster", projet d’incubateur inédit en France, n’est pas tout à fait fini, et cela se devine à tous ces salariés le nez en l’air, qui piquent une tête aux intersections, avant de vite faire demi-tour. Même le responsable des lieux, le très influent Eric Vivier, immunologiste de référence, hésite, hume un couloir, ouvre une porte puis la referme, pas encore tout à fait maître en son royaume, construit en un éclair.
En 2021, ce scientifique d’Aix-Marseille, à l’allure vive et au phrasé soutenu, s’est vu confier la transformation de ce lopin de terre au sud de Paris, coincé entre l'autoroute A6 et l’immense centre de lutte contre le cancer Gustave Roussy. Emmanuel Macron voulait en faire une structure pour accompagner les jeunes entreprises en oncologie, et développer de nouveaux médicaments contre cette pathologie, qui touche de plus en plus de Français. C'est quasiment chose faite : en quelques mois, trois immeubles dans le style brique et murs épais du New York des années cinquante ont poussé. Alors que tous les étages ne sont pas encore ouverts, des entrepreneurs de tous horizons se bousculent déjà pour bénéficier de précieux conseils.
A chaque fois qu’un ponte se déplace, qu’une équipe vient constater l'avancée des travaux, Eric Vivier se change en super agent immobilier, sourire Colgate et superlatifs en...
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03/02 - La tech au chevet de Donald Trump : 429 millions de dollars de dons avant les élections de mi-mandat
Donald Trump et son entourage ont engrangé un montant inédit de 429 millions de dollars de dons l'an dernier, grâce notamment à l’appui de milliardaires de la tech et d’entreprises cherchant à influencer les orientations politiques, révèle le Financial Times. Cette manne financière constitue un atout majeur pour le président américain à l’approche des élections de mi-mandat de novembre prochain, alors que celui-ci n'est plus en capacité de financer directement sa propre campagne.
Selon le quotidien économique britannique, un comité d’action politique contrôlé par des alliés de Donald Trump, Maga Inc, dispose à lui seul de 304 millions de dollars — davantage que n’importe quelle structure de ce type. Cette somme dépasse de plusieurs dizaines de millions de dollars les fonds disponibles pour l'ensemble des groupes liés au Parti démocrate. Une telle collecte, exceptionnelle, illustre en creux l’emprise persistante de Trump sur le Parti républicain, bien que certains électeurs modérés se soient éloignés de lui en raison de sa politique migratoire répressive et de ses interventions à l'étranger.De nombreux donateurs
Cette dynamique révèle aussi l’enthousiasme de grands donateurs, prêts à soutenir une administration favorable aux secteurs des cryptomonnaies et de l’intelligence artificielle (IA), hostile à une réglementation jugée excessive, et disposée à mettre un terme à certaines enquêtes visant des alliés politiques. Si Trump n’a pas encore précisé comment il comptait utiliser ces ressources, ses soutiens ont déjà...
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03/02 - "A chaque fois que Zelensky ne baisse pas la nuque..." : en Ukraine, la CIA toujours indispensable
Donald Trump avait promis qu'il pourrait amener la paix en Ukraine en 24 heures. Plus d'un an plus tard, les frappes russes se poursuivent toujours sur Kiev. L'Ukraine a aussi subi la diminution de l'aide militaire américaine. D'après l'institut de recherche allemand Kiel Institute, les Européens en fournissent désormais l'essentiel. Ils compensent à grand-peine la diminution des deniers américains. Dans le renseignement, aussi, l'aide de Washington se révèle toujours indispensable. Elle reste l'un des piliers solides de la relation entre les deux capitales... Conditionné au bon vouloir de l'hôte de la Maison-Blanche. Washington coupe le signal
"Vous devez comprendre une chose : tout dépend de Washington", martèle un ancien du SBU, le service de renseignement ukrainien. Aujourd'hui reconverti dans le conseil, cet homme lutte contre le froid glacial de Kiev. En ce début janvier 2026, Moscou multiplie les frappes sur la capitale. "Les agents de la CIA à Kiev sont comme des transpondeurs branchés sur les Etats-Unis. Ils peuvent être en Ukraine, parler à des officiels, récolter du renseignement. Mais si la Maison-Blanche décide de couper brusquement le signal, nous ne recevons plus rien", décrit-il.
Début mars 2025, Kiev a vécu plusieurs jours en apnée, coupée du soutien militaire américain, et d'une grande partie des précieuses informations de la CIA. Une "pause" consécutive à la violente altercation entre Volodymyr Zelensky, Donald Trump et le vice-président J.D. Vance dans le bureau Ovale....
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03/02 - "Une Europe nouvelle pourrait naître en 2026" : Hubert Védrine décrypte la crise de l’Occident
Depuis le "schisme" trumpiste, l’occident géopolitique né de la Seconde Guerre mondiale vacille. "Ne parlons pas d’ordre mondial. Ce qui existe est un désordre évolutif", estime Hubert Védrine, invité du deuxième épisode du podcast géopolitique de L’Express, Les temps sauvages. Les Européens découvrent leur solitude. Selon l’ancien ministre des Affaires étrangères, ils vont devoir opérer une "révolution conceptuelle" en admettant que les autres ne pensent pas comme eux, et "en renonçant à se prétendre le centre du monde".
Le grand anthropologue français, Maurice Godelier, avec qui il publie un livre d’entretiens, Après l’Occident ?’ (Perrin/Robert Laffont), estime, lui, que les Européens doivent "abandonner leur vision obsolète et ingénue du monde pour redevenir un pôle de référence et d’attraction." Il appelle à un "réarmement moral" pour "mieux répondre à la gangrène antilibérale qui se propage au sein de chaque pays européen". Ce dialogue de haute volée, qui enjambe les siècles avec une joyeuse érudition, réunit deux pourfendeurs de l’universalisme. Tout en critiquant le wokisme et le "droit-de-l’hommisme", ne donnent-ils pas du grain à moudre à tous les contempteurs de l’Occident et aux thuriféraires du relativisme ? Hubert Védrine répond à ces interrogations et ces critiques dans Les temps sauvages. Pour approfondir le sujet, L'Express publie quelques extraits de son livre avec Maurice Godelier.L'Europe après l'Occident
Hubert Védrine : Le "schisme" assumé par Trump et Vance permet-il encore d’utiliser le terme...
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03/02 - Blanchiment, financement du terrorisme… La note de Tracfin qui épingle le monde de l’art
La Chambre d’or reste introuvable. Des centaines de bijoux, objets et pièces en or pur de 24 carats, trésor inestimable du musée national du Soudan, n’ont toujours pas refait surface. Le 13 janvier, les autorités soudanaises révélaient pourtant avoir remis la main sur plus de 570 antiquités précieuses volées au printemps 2023 par les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR). A l’époque, ces milices rebelles entrent dans Khartoum, pillent le musée national et entassent dans des camions, statuettes funéraires, vases ornementés, vaisselles en bronze, figurines de l’époque nabatéennes parfois ornées de pierres précieuses, pour rejoindre le Darfour, vaste territoire de l’ouest du pays qu’ils contrôlent.
Les officiels du musée estiment que 4 000 pièces manqueraient encore aujourd’hui. Certaines dorment peut-être sagement dans un des ports francs de Genève, ces gigantesques musée-bunkers où des collectionneurs milliardaires entassent leur butin à l’abri du regard du fisc, de la justice et du public. La Chambre d’or, elle, a sans doute déjà été fondue et revendue à bon prix pour financer la lutte armée.
En raison de la difficulté à tracer les œuvres, de leurs prix bien souvent fluctuants et élevés, du rôle opaque des intermédiaires et de sa dimension internationale, le marché de l’art est l'un des terrains de jeu privilégié des mafias et autres trafiquants de drogue, d'armes, d'animaux ou d'êtres humains. Un marché jugé hautement vulnérable au blanchiment, par les limiers de Tracfin. Dans une note dévoilée en...
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03/02 - Antivax et antiscience : en Europe, la discrète offensive des disciples de Robert Kennedy Jr.
Qu'elles sont encombrantes ces caméras de télévisions ! Quelqu’un a cru bon de les planter là, au centre de la salle, rabats ouverts, trépieds aussi stables qu’imposants. Les spectateurs assis derrière ne voient plus grand-chose de l’événement exceptionnel qui se tient ce 15 octobre 2025, au Parlement européen. Tant pis. Un technicien procède aux derniers réglages, le silence se fait, et d’un coup, l'amphithéâtre Antall 6Q2 prend ses airs les plus solennels.
Sous les projecteurs, les invités du jour, Robert Malone, Christian Perronne, Louis Fouché, Aseem Malhotra, Philipp Kruse ou encore Sayer Ji, sourient à pleines dents. D’ordinaire, ces médecins, scientifiques, entrepreneurs de la santé, avocats sont des parias, des réprouvés. La presse les dépeint en contestataires aveugles, adeptes de toutes sortes de théories du complot, des illuminés, quasiment, et les voilà pourtant triomphants dans les arcanes du pouvoir européen.
Du haut de l’estrade, on dirait que la petite troupe constituée d’une vingtaine d’intervenants a son mot à dire sur la politique européenne. Ce n’est pas le cas, bien sûr : l’assemblée du jour, baptisée "Make Europe healthy again" (Meha), n’est qu’une conférence d’idées, une de ces initiatives qu’affectionne tant le Parlement. En cette fin d’automne, personne ne vote, personne ne décide, mais l'événement n'en est pas moins important : ce jour-là, la frange radicale du conspirationnisme international pouvait dire qu’elle était un peu chez elle, au sein même des institutions européennes. Infléchir...
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03/02 - Perquisition au siège français de X : pourquoi la justice veut entendre Elon Musk
Une perquisition a été menée ce mardi 3 février au siège parisien du réseau social X, a fait savoir le parquet de Paris, qui annonce en outre la convocation d'Elon Musk, propriétaire de la plateforme depuis son rachat en 2022. Cette opération a été "diligentée dans les locaux français de X par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris" avec une unité spécialisée de la gendarmerie nationale et Europol, l'agence européenne de police criminelle, est-il précisé dans un bref message publié sur X.
Le parquet de Paris précise dans ce communiqué que l'enquête visant X fait suite à deux signalements reçus en janvier 2025, et a été élargie depuis à d'autres signalements provoqués par le fonctionnement de Grok, l'assistant d'IA proposé par X. Ce dernier est notamment accusé d'avoir "conduit à la diffusion de contenus négationnistes et de deepfakes à caractère sexuel".
"Parallèlement, des convocations aux fins d'auditions libres le 20 avril 2026 à Paris ont été envoyées à Monsieur Elon Musk et à Madame Linda Yaccarino, en leur qualité de gérant de fait et de droit de la plateforme X au moment des faits", selon le communiqué du parquet. "Des salariés de la plateforme X sont également convoqués la semaine du 20 au 24 avril 2026 pour être entendus en qualité de témoin. Les auditions libres des dirigeants doivent leur permettre d'exposer leur position sur les faits et le cas échéant les mesures de mise en conformité envisagées." Une personne entendue en audition libre peut quitter à tout moment l'audition dont...
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03/02 - Démissions et excuses : l’Europe secouée par les nouvelles publications dans l’affaire Epstein
Ce vendredi 30 janvier, six ans après la mort en prison du prédateur sexuel Jeffrey Epstein, la justice américaine a publié plus de trois millions de nouveaux documents issus de l'enquête le visant. Des pages qui révèlent ou confirment les liens entre le criminel et plusieurs personnalités du Vieux Continent… Et ce, même après sa première condamnation en 2008. Au terme d’un plaider-coupable, le milliardaire ultra-connecté avait alors écopé de 18 mois de prison, pour exploitation sexuelle de mineures.
Royauté, dirigeants politiques, figures économiques… La liste de l’entourage de Jeffrey Epstein n’épargne aucune sphère du pouvoir.Un ex-prince à quatre pattes
Ce n'est pas la première fois que l'affaire Epstein provoque une onde de choc au Royaume-Uni. En octobre 2025, l'ex-prince Andrew avait été déchu de son titre par son frère, le roi Charles III, pour son implication dans le réseau pédocriminel du financier. Depuis cette nouvelle vague de publication, l'homme fait, une fois encore, couler de l'encre.
Une photographie publiée par la justice américaine le montre, à quatre pattes, au-dessus d'une femme au visage flouté. L'image dont s'est emparée la presse nationale a rapidement fait le tour du royaume. Au lendemain de ces révélations, le quotidien The Daily star titrait "Creepy crawler" - traduisez "bestiole rampante". Le même jour, la une du Sun placardait la mention "Shame on you" - "honte à vous", en français - sur la photographie de l'ancien duc. Peter Mandelson
Toujours au Royaume-Uni, l’ancien...
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03/02 - Le vrai faux CPE ou comment le Medef s’est pris les pieds dans le tapis
Mais quelle mouche a donc piqué le Medef ? Le mouvement patronal ne s’est-il pas remis des renoncements budgétaires d’un gouvernement trop addict aux taxes sur les grandes entreprises ? Quelle drôle d’idée, en tout cas, d’avoir voulu ressusciter le spectre du CPE – contrat première embauche dans une France au climat déjà insurrectionnel, en brandissant cette proposition d’un contrat à durée indéterminée dégradé pour les jeunes !
Le ballon d’essai ressemblait si fort à un chiffon rouge que, ni une ni deux, Matignon a botté en touche. Dommage, car si le projet était pour le moins extrêmement maladroit, risquant de cliver les générations, il visait juste, en remettant au cœur du débat le travail des jeunes. Or après des mois de ratiocinage sur l’âge de la retraite, il redevient urgent de s’attaquer à cet autre angle mort de l’économie française : la trop difficile entrée sur le marché du travail.
L’exécutif a beau se féliciter de la chute du chômage (deux points de moins depuis 2017), non seulement celui-ci reste en moyenne plus élevé que dans le restant de l’Europe, mais surtout la France continue de se distinguer par son faible taux d’emploi des jeunes. Avec pour conséquence un chômage chez les moins de 25 ans qui frôle 19 %, trois fois plus qu’en Allemagne. Nos voisins disposeraient-ils d’une recette magique ? On pense à l’apprentissage, un dispositif largement répandu dans les Länder allemands, et qui a également commencé à essaimer ces dernières années dans l’Hexagone (1 million de contrats en 2024) - même si dans le...
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03/02 - Budget 2026 : vu de l’étranger, Sébastien Lecornu a "déjoué tous les pronostics"
C'est la fin d’un long feuilleton politique. Le projet de loi de finances (PLF) pour 2026 a été adopté lundi 2 février à l'issue de plusieurs mois de débats chaotiques qui ont obligé le gouvernement à recourir à l'article 49.3 de la Constitution pour s'assurer de doter la France d'un budget. Deux motions de censure ont échoué lundi, la première déposée par La France insoumise (LFI) associée aux écologistes et aux communistes - qui a recueilli 260 voix - et la seconde défendue par le Rassemblement national (RN), approuvée par 135 députés. L'une ou l'autre devait obtenir au minimum 289 voix pour renverser le gouvernement.
"La France a enfin un budget. Un budget qui assume des choix clairs et des priorités essentielles. Un budget qui contient la dépense publique, qui n'augmente pas les impôts pour les ménages et les entreprises", a écrit le Premier ministre Sébastien Lecornu sur X. L'adoption de ce budget 2026 marque le "terme d'une longue saga politique qui a perturbé les marchés de la dette et inquiété les partenaires européens du pays", estime The Guardian. "C'est l'épilogue d’une saga qui aura fait bayer aux corneilles bien des Français", commente de son côté la correspondante en France du journal belge Le Soir.
"Après des mois de turbulences, le Premier ministre français franchit un obstacle", constate également le quotidien américain The New York Times, rappelant que, "depuis plus d'un an, l'échec du vote du budget de l'Etat en France a contribué à alimenter la période la plus chaotique de l'histoire...
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03/02 - Trump, Poutine, Groenland : et si le chaos international chamboulait la présidentielle de 2027…
Ils sont un certain nombre à miser sur le contexte international pour rebattre les cartes de la présidentielle. Les Français, pronostiquent-ils, s’en remettront à des personnalités d’expérience capables de tenir la barre par gros temps. Le potentiel géopolitique des candidats fera la différence. François Hollande, Jean-Luc Mélenchon, Dominique de Villepin, Edouard Philippe et Michel Barnier avancent leurs états de service. "Ce qui compte dans le moment présent, estimait récemment le premier nommé sur BFMTV, c’est qui veut-on mettre au plus haut sommet, compte tenu des responsabilités qui sont celles du président de la République et de ce qui est en train d’être bouleversé dans le monde avec Donald Trump".
Sorti du tunnel budgétaire, le Premier ministre Sébastien Lecornu entend bien lui aussi s’exprimer sur ces questions à l’occasion des prochaines discussions sur la loi de programmation militaire. Ancien détenteur du portefeuille des Armées, il a publié en 2024 chez Plon un essai de géostratégie intitulé Vers la guerre ? qu’il a depuis actualisé en édition de poche. Il est question d'un nouvel ouvrage dans les prochains mois sur les questions de fond.
Une manière de prendre de la hauteur et de disqualifier les néophytes dans ce domaine. Message à peine subliminal : ils ont à peine assimilé leurs cours de HGGSP et confondent le G20 avec un supermarché. Moi président, suggère Hollande, je ne demanderais pas à Trump "où est-ce qu’il trouve toute cette énergie ?" (dixit Jordan Bardella).
En jouant la carte...
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03/02 - "L’Europe devra accepter un capitalisme plus dur" : le regard cash de David Thesmar et Augustin Landier
C’est un vœu pieux énoncé par Emmanuel Macron dans son fameux discours de la Sorbonne prononcé en 2017 : l’Europe doit être "souveraine". Depuis, la pandémie de Covid, la guerre en Ukraine et les menaces douanières comme géopolitiques de Donald Trump n’ont fait qu’accentuer la pression.
Pour Augustin Landier, professeur à HEC, et David Thesmar, professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT), il est démagogique de faire croire aux Français et aux Européens qu’une telle indépendance militaire et technologique par rapport aux Etats-Unis ou à la Chine n’ait pas un coût. Les coauteurs du Prix de nos valeurs et de Dix idées qui coulent la France (Flammarion) constatent le déclin indéniable de l’Europe, mais avancent des pistes afin que le Vieux Continent ne se contente pas d’être sur le "siège passager" de l’innovation : place boursière unique dans l’UE, révolution culturelle en matière de capitalisme, renforcement des liens avec d’autres puissances moyennes comme l’Inde… Selon eux, toute souveraineté européenne ne pourra se faire sans vrai "discours de vérité" de la part des politiques. Entretien.
L’Express : A en croire les dirigeants européens, il est urgent de consolider la souveraineté économique du continent face à l’ouragan Trump. Mais de quoi parle-t-on ?
Augustin Landier : Il n’existe pas vraiment, chez les économistes, de formulation établie du concept de souveraineté : le terme ne figure pas dans les manuels d’économie classiques, largement centrés sur les bienfaits des échanges internationaux. Les...
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03/02 - "C’est lunaire parfois..." : quand les entretiens d’embauche font fuir les jeunes diplômés
"Dès qu'on m'impose un test de compétence, ou plusieurs entretiens à rallonge et espacés de plusieurs semaines, je refuse purement et simplement. Si l'entreprise est intéressée, elle te le fera très vite savoir. Si elle s'en tape, elle fera traîner les choses pour éviter le sujet de ton refus", raconte un internaute sur Reddit. "Quand tu postules à un grand nombre d'offres et que t’as pas mal de retours, faut aussi faire le tri du côté du demandeur. Si je sens que la boîte traîne des pieds ou fait appel à des tests pseudoscientifiques, je garde des rdv avec la boîte en question mais je priorise de nouvelles offres quitte à poser des lapins/annuler s'il fait beau dehors", ajoute un autre. Ces témoignages, tirés du forum en ligne, illustrent un phénomène plus large qui devrait alerter les DRH, ce que confirme une étude récente ("Jeunes diplômés. Les nouvelles règles pour recruter en 2026", Jobteaser/Edhec Business School 3 février 2026) : 52 % des candidats sont susceptibles d’abandonner un processus si celui-ci est trop long. C'est d'ailleurs le facteur n°1 qui les pousse à jeter l'éponge.
Le facteur n°2 ? Des étapes trop nombreuses pour 43 % des candidats. "Je trouve que les process de recrutement deviennent de plus en plus longs . Et chaque rouage apporte son lot d'opacité ... Avant on s'en sortait en 2 entretiens max (RH et technique), maintenant la norme est de 3 ou 4 entretiens. Certains sont fatalement redondants pour le candidat qui doit retracer son parcours devant les RH, puis le manager puis le...
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03/02 - SpaceX rachète xAI, nouvelle étape avant une introduction en Bourse spectaculaire
Elon Musk a annoncé lundi 2 février le rachat par SpaceX de la start-up xAI, également détenue par le milliardaire, qui devrait ainsi fusionner l'entreprise de fusées et de satellites avec le fabricant du chatbot Grok pour unifier ses ambitions en matière d'intelligence artificielle (IA) et d'espace. "Cela marque non seulement le prochain chapitre, mais aussi le prochain livre de la mission de SpaceX et xAI : évoluer pour créer un soleil sensible afin de comprendre l'univers et étendre la lumière de la conscience aux étoiles !", a déclaré Elon Musk.
To the stars!@SpaceX & @xAI are now one company https://t.co/2SPVVhZQsp— Elon Musk (@elonmusk) February 3, 2026
La transaction, rapportée pour la première fois par Reuters jeudi dernier, représente l'un des partenariats les plus ambitieux jamais conclus dans le secteur technologique, fusionnant un sous-traitant spatial et de défense avec un développeur d'IA en pleine croissance dont les coûts sont largement liés aux puces, aux centres de données et à l'énergie.
Elle est également de nature à renforcer les ambitions de SpaceX dans les centres de données, alors qu'Elon Musk est en concurrence dans ce domaine avec d'autres géants tels que Google, Meta, la société Anthropic - soutenue par Amazon - et avec OpenAI dans l'IA.Une valorisation à 1 250 milliards de dollars
La société issue de la fusion de SpaceX et de xAI devrait fixer le prix de ses actions à environ 527 dollars et serait valorisée à quelque 1 250 milliards de dollars, a rapporté Bloomberg News...
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03/02 - Droits de douane : cet accord entre les Etats-Unis et l’Inde qui pourrait porter un coup à la Russie
L'accord a été annoncé en grande pompe lundi 2 février par Donald Trump sur les réseaux sociaux. "Par amitié et par respect pour le Premier ministre Modi, et à sa demande, nous avons conclu un accord commercial entre les Etats-Unis et l'Inde, qui prend effet immédiatement et en vertu duquel les Etats-Unis appliqueront des droits de douane réciproques réduits, les faisant passer de 25 % à 18 %", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social à la suite d'un entretien téléphonique avec le dirigeant indien Narendra Modi.
Cet accord, qui intervient après des mois de négociations tendues entre ces deux Etats, annule aussi, selon un responsable de la Maison-Blanche, d'autres surtaxes de 25 % qui s'ajoutaient à ces prélèvements "réciproques", ramenant donc les droits de douane américains sur les produits indiens de 50 % à 18 %. En échange, l'Inde va notamment réduire des barrières commerciales sur les exportations américaines.Des répercussions sur la guerre en Ukraine ?
New Delhi, troisième importateur mondial de pétrole, et dont les importations de brut couvrent environ 90 % de ses besoins, s'est également engagé à s'approvisionner davantage en pétrole brut auprès des Etats-Unis, a indiqué Donald Trump. L'Inde, qui a par ailleurs noué un accord de libre-échange avec l'Union européenne la semaine dernière, a "accepté d’arrêter d’acheter du pétrole russe", a assuré le président américain. Les Etats-Unis souhaitent en effet limiter les revenus pétroliers de la Russie...
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03/02 - La Pologne, naissance d’une puissance européenne
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03/02 - Dérives de l’ICE : Donald Trump, le sparadrap des droites populistes, par Catherine Fieschi
À Minneapolis, la violence politique est devenue un message. Les événements de la semaine dernière le confirment. La démonstration de force, la brutalité policière exhibée, l’usage létal de l’appareil d’État — comme dans l’assassinat d’Alex Pettri par l’ICE — relèvent d’un même dispositif : rappeler ce que le pouvoir peut faire, et qui il peut viser. La violence du monde Maga n’est pas une dérive incontrôlée, mais un calcul politique fondé sur la dissuasion, la sidération et l’exemplarité. Le retrait partiel de l’ICE à Minneapolis n’a d’ailleurs été accompagné d’aucun infléchissement de discours de la part de l’administration Trump.
Hannah Arendt insistait sur un point essentiel : la violence surgit lorsque le pouvoir n’a plus besoin de convaincre. Instrument politique à part entière, elle vise des effets symboliques autant que matériels. La violence trumpiste serait donc une stratégie destinée à déplacer le seuil du tolérable.
Cette grammaire doit informer notre lecture de la situation européenne. L’extrême droite et la droite populiste s’installent dans les institutions, accèdent au pouvoir ou s’en rapprochent. Pourtant, une conviction semble persister : ces forces "dédiabolisées" auraient neutralisé leur rapport à la violence. Comme si l’ascension politique impliquait mécaniquement un assagissement. Comme si l’Union européenne constituait, par nature, un garde-fou suffisant. Or c’est précisément ce cadre que ces forces s’emploient à affaiblir de l’intérieur, tout en maintenant la violence hors champ tant que dure la phase...
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03/02 - Frédéric Nouel : "Face à la Chine et aux Etats-Unis, la réglementation est le meilleur atout de l’UE"
Fort de 500 avocats répartis dans 10 bureaux dans le monde, le cabinet français Gide ferraille régulièrement à Bruxelles contre les géants américains du numérique. Son dirigeant, Me Frédéric Nouel, analyse les ressorts de l’UE dans la confrontation actuelle avec les Etats-Unis.
L'Express : Face à la force brandie par Donald Trump, l’Europe oppose le droit sur lequel elle s’est reconstruite après la Seconde Guerre mondiale. Est-ce un combat à armes égales ?
Frédéric Nouel : En évoquant régulièrement la "loi du plus fort", le débat public donne parfois l’impression qu'il y a d'un côté la force, et de l'autre côté le droit. Depuis toujours, il n'y a pas de droit sans force. C'est la force qui permet aux règles de droit d'être respectées - il est difficile d’assurer l’ordre public sans police. Quant à la souveraineté, c’est-à-dire le fait de pouvoir décider sur son sol de ses propres lois, elle suppose de ne pas être envahi ou dominé donc, sans moyens de défense, la souveraineté n'existe pas.
Pendant trente années de mondialisation heureuse, l’Europe, et une multitude d’acteurs à tous les niveaux de la société, dont le cabinet Gide, ont œuvré pour que la règle de droit régisse les relations entre les Etats de l'UE, et non le rapport de force. A travers les traités, l’entité "nation" a été reconnue comme indivisible et souveraine, sans considération de population ou de richesse.
C’est le grand apport du droit par rapport à la force : il neutralise la puissance militaire ou économique. De fait, les 150 dernières années ont...
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03/02 - Les Européens sont les champions du pessimisme : et si c’était leur principal problème ?
Les Européens sont les champions du monde du pessimisme. A les écouter, tout va mal en ce début 2026. L’ordre international déraille sous les coups de boutoir de Vladimir Poutine et de Donald Trump ; l’économie est à l’agonie ; l’immigration est hors de contrôle ; le crime organisé règne en maître ; l’extrême droite est aux portes du pouvoir ; l’islamisme progresse dans la jeunesse issue de l’immigration.
Le cafard qui fut longtemps l’apanage des Français se répand comme une traînée de poudre à travers le continent. Trois enquêtes publiées ces dernières semaines l’attestent. Les personnes interrogées par FGS Global pour le média Politico dans les 27 Etats de l’Union pensent en majorité que leur pays est engagé sur une mauvaise pente. Seuls trois d’entre eux font exception : la Pologne, le Danemark et la Lituanie. La même question posée par Ipsos indique que 91 % des Français, 79 % des Hongrois, 74 % des Néerlandais, 71 % des Allemands et des Italiens ont une vision négative de l’avenir de leur pays. Un autre sondage, réalisé par Gallup sur les cinq continents, présente la Bulgarie, la Bosnie, l’Autriche et la Belgique comme les nations les plus déprimées de la planète !
Ce tableau n’est pas sans raison, mais sa noirceur dissimule d’autres réalités qui devraient inciter à plus d’optimisme. Dans les Etats de l’Union européenne, contrairement à beaucoup d’autres pays, les droits individuels et collectifs des citoyens sont protégés, les libertés sont garanties, les systèmes de protection sociale sont sûrs. La démocratie,...
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03/02 - Les 50 nuances de bleu de la langue française
Si je vous demande ce qu’est le "bleu", vous me répondrez qu’il s’agit d’une couleur et vous aurez raison, bien sûr. N’est-ce pas ce sens premier qui s’impose lorsque l’on évoque un ciel bleu, une voiture bleue, une teinture bleue ou quand, à la manière d’un peintre, on distingue un bleu turquoise, un bleu pétrole, un bleu canard et tant d’autres ?
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De fait, tout ce qui se rapporte à cette couleur est susceptible d’être désigné par ce petit mot de quatre lettres d'origine germanique, qu’il s’agisse d’une équipe sportive ("Allez les Bleus !"), d’un policier ("v’là les Bleus !"), d’un vêtement ouvrier (un "bleu de travail"), de la Méditerranée ("la grande bleue") ; d’un fromage ("un bleu d’Auvergne", par référence à ses moisissures), d’une contusion ("je me suis fait un bleu") ou, quand il s’agit d’une douleur morale, d’un "bleu à l’âme". Mais s’en tenir là serait oublier que, depuis belle lurette, "bleu" est utilisé dans des formules dont le rapport avec le céruléen (son synonyme d'origine latine) est moins évident. Voyez plutôt :
"Un cordon-bleu". Au départ, cette expression désignait le ruban que portaient au XVIIe siècle les chevaliers du Saint Esprit (un ordre de chevalerie du XVIIe siècle). Par extension, la formule s’est peu à peu appliquée à tout individu qui se distingue dans un domaine avant d’être employée exclusivement pour qualifier un excellent cuisinier. Lequel, par exemple, saura préparer un poisson...
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03/02 - Influence russe à Bruxelles : l’embarrassant eurodéputé Fernand Kartheiser
Tout sourire en compagnie de l’ex-président russe Dmitri Medvedev, et clic ! Une photo pour l’album personnel de Fernand Kartheiser… aussitôt partagée sur ses réseaux sociaux. L’eurodéputé luxembourgeois n’aurait manqué ça pour rien au monde. Balayées, les copieuses injures de Medvedev à l’endroit des Européens, cette "meute de chiens aboyeurs d'un chenil occidental", "bande hétéroclite de porcelets grognants". A l’évidence, Kartheiser ne se sent pas visé. C’est à Sotchi, mi-novembre dernier, que l’élu a rencontré l’ancien patron du Kremlin, à l’occasion de la conférence Brics-Europe où il s’est rendu - comme des membres du parti d’extrême droite allemand AfD. "Pour moi, M. Medvedev est un haut représentant de l'Etat russe qui est très influent en tant que vice-président du Conseil de sécurité de Russie, soutient Kartheiser à L’Express. Je le respecte en tant que tel et je lui parle en tant que diplomate avec le respect que je lui dois." Voilà qui a le mérite d’être clair. Tout comme l’intégralité des prises de position de l’eurodéputé quand il s’agit du voisin russe.
C’est bien simple : pas un vote de l’élu (non-inscrit) au Parlement européen ne contrarie le narratif de Moscou. La résolution du 17 décembre 2025 sur la "suppression progressive des importations de gaz naturel russe" ? Contre. "Renforcer la résilience de la Moldavie face aux menaces hybrides russes" ? Niet. Condamner "la désinformation et la falsification historique de la Russie pour justifier sa guerre d'agression contre l'Ukraine". Non plus. Le plan de l'UE...
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02/02 - Guerre en Ukraine, le cri de révolte de 11 intellectuels français : "Il faut imposer un cadre humanitaire aux pourparlers avec la Russie"
Depuis février 2022, vous avez placé la France au premier rang des nations européennes soutenant l'Ukraine face à l'agression russe. Votre détermination à défendre l'intégrité territoriale ukrainienne, votre initiative dans la création de la Coalition des Volontaires et votre engagement constant auprès du président Zelensky ont incarné les valeurs européennes de liberté et de résistance à l'oppression. Alors que s'ouvrent des perspectives de négociations, votre rôle est déterminant pour définir les conditions d'une paix juste et durable.
C'est dans cet esprit que nous nous adressons à vous aujourd'hui. Réunis autour de l'appel People First lancé par les Prix Nobel de la paix 2022, l’Ukrainienne Oleksandra Matviichuk et le Russe Oleg Orlov, nous vous demandons de porter au cœur des négociations une exigence fondamentale : la protection et la libération immédiate et sans condition des populations ukrainiennes victimes de la terreur du Kremlin.16 000 civils ukrainiens portés disparus
Les chiffres documentés par les organisations de défense des droits humains révèlent l'ampleur du drame :
• 19 546 enfants ukrainiens déportés ont été recensés par les autorités ukrainiennes, dont seulement 1954 ont pu être rapatriés. Des centaines de milliers d'autres vivent sous occupation russe, soumis à une russification forcée systématique dès la maternelle, préparés à devenir de futurs soldats contre leur propre patrie.
• Au moins 16 000 civils ukrainiens, et beaucoup plus selon certaines estimations, sont portés disparus et...
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02/02 - Les revenus pétroliers de la Russie, moteur de sa machine de guerre, sont en chute libre
Alors que la Russie et l’Ukraine ont récemment repris leurs négociations pour aboutir à un accord de paix à Abu Dhabi, l’économie russe montre de sérieuses difficultés, sous l’effet conjugué de la chute des prix du pétrole, des nouvelles sanctions occidentales et d’un effort de guerre de plus en plus coûteux. Selon le ministère russe des Finances, les recettes pétrolières et gazières de la Russie ont reculé de près de 25 % l’an dernier, privant le Kremlin de sa principale source de financement du conflit. Le Financial Times estime de son côté que les seuls revenus énergétiques du pays ont chuté d’environ 20 % en 2025.
Si les pressions budgétaires sont peu susceptibles de modifier les objectifs militaires de Poutine, elles commencent à se faire sentir. "Le déficit budgétaire est clairement un sujet important pour Poutine en ce moment", estime Janis Kluge, expert de la Russie à l’Institut allemand pour les affaires internationales et de sécurité, cité par le quotidien économique britannique. Car la population russe devra supporter une part croissante du coût d’une guerre dont les dépenses dépassent déjà 170 milliards de dollars par an. Or, le dirigeant russe s’est toujours enorgueilli de la stabilité qu’il a apportée à une économie russe en chute libre après l’effondrement de l’Union soviétique, en réduisant la dette, en rationalisant la fiscalité et en maîtrisant l’inflation.De nouvelles sanctions occidentales
Plusieurs raisons expliquent ces difficultés. Le pétrole, d'abord, représente depuis longtemps une part plus...
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02/02 - Budget 2026 adopté : comment le texte a-t-il évolué depuis sa version initiale ?
C’était la dernière étape d’un parcours du combattant. Il aura fallu trois gouvernements et deux Premiers ministres : ce lundi 2 février au soir, la France s'est dotée d'un budget.
Le projet de loi de finances pour 2026 a été définitivement adopté, après le rejet des deux dernières motions de censure. Avant d'être promulgué, il doit encore passer par le Conseil constitutionnel. Après trois mois de débats et de concessions, la copie gouvernementale est noircie par les rayures et les annotations. Promesses abandonnées, victoires arrachées, et article 49.3 dégainé... difficile à suivre. L'Express se charge de vous présenter la version finale du projet de loi de finances 2026.
Une chose est certaine, la dernière version du projet de loi de finances - PLF pour les initiés - est moins austère que celle présentée par François Bayrou à l’été 2025. Mais le texte gouvernemental ne semble pourtant satisfaire personne. "Ce budget ne prépare rien", tranchait Gabriel Attal, ancien Premier ministre et président du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale, le 22 janvier.
Car si François Bayrou entendait faire des coupes en vertu d’une "année blanche" - comprenez aucune revalorisation des prestations sociales et des retraites - l’idée n’a pas survécu à l’entrée de Sébastien Lecornu à Matignon. Au contraire, le Premier ministre a finalement pris une série de mesures en faveur du pouvoir d’achat, de la transition écologique, ainsi que de l'accès au logement."Solidarité, insertion et égalité des chances"
Dans la version initiale,...
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02/02 - "Quand l’Empereur parle, les rois se taisent" : pourquoi la CIA de Donald Trump inquiète l’Europe
Emmanuel Macron prononcera-t-il la phrase ? Ce jeudi 15 janvier 2026, l’arrivée du président français sur la base aérienne 125 d’Istres (Bouches-du-Rhône) fait cesser le larsen qui parasite la diffusion en direct de ses vœux aux armées depuis le compte Youtube de l’Elysée. Devant leur écran, 11 000 suiveurs, dont une poignée d’agents de services de renseignement européens. Fébriles. Le chef de l’Etat a l’œil rougi, "une référence non volontaire à l’œil du tigre", avance-t-il. En citant Rocky Balboa, cherche-t-il à provoquer Donald Trump, qui s’était jadis comparé au boxeur campé par Sylvester Stallone ? Après vingt-six minutes, il prononce en tout cas des mots qui frappent. "Là où l’Ukraine était éminemment dépendante des capacités de renseignement américaines à une écrasante majorité il y a un an, aujourd'hui, les deux tiers sont fournis par la France". Exit la CIA. Pas seulement en Ukraine, pressentent déjà plusieurs dirigeants du renseignement interrogés par L’Express.
Chez ces maître-espions européens, habitués à jouer au grand jeu de la géopolitique avec un coup d’avance, l’annonce crée un vertige. Comment vivre sans la CIA ? Il ne s’agit pas seulement de renseignement, de quelques tuyaux sur les groupes terroristes ou les taupes russes. S’appuyer sur l’espionnage américain, ses 74 milliards de dollars de budget annuel en 2025, ses 100 000 collaborateurs et ses capacités d’écoute hors-norme, c’est garantir sa sécurité. La dépendance européenne à ce sujet n’est plus à démontrer. Y compris en France. Certains se...
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02/02 - Google aurait enfreint ses propres règles d’éthique pour aider un sous-traitant militaire israélien
Google aurait-il enfreint ses règles d'éthique pour aider un sous-traitant militaire israélien à appliquer sa technologie d’intelligence artificielle (IA), Gemini, à l'analyse d'images filmées par drone ? C'est du moins ce qu'affirme un ancien employé de l'entreprise américaine, qui a déposé une plainte confidentielle de lanceur d'alerte auprès des autorités fédérales, un document consulté par The Washington Post. Selon des éléments joints à la plainte, ce logiciel maison aurait été utilisé par un appareil de défense israélien à un moment où la firme prenait publiquement ses distances avec l’armée israélienne, après des protestations d’employés contre un contrat conclu avec le gouvernement israélien.
En juillet 2024, la division cloud computing de Google aurait ainsi reçu une demande d’assistance client émanant d’une personne utilisant une adresse e-mail des Forces de défense israéliennes (IDF), visant à rendre Gemini plus fiable dans l’identification d’objets tels que des drones, des véhicules blindés et des soldats dans des images vidéo aériennes. En retour, des employés de cette unité auraient formulé plusieurs suggestions et effectué des tests internes, indiquent les documents transmis avec la plainte. Un double standard
Seul problème et non des moindres : les règles éthiques régissant l'utilisation de l'IA à l'époque stipulaient que Google ne devait pas déployer des technologies d’IA en lien avec des armes, ni pour une surveillance "violant les normes internationalement reconnues". "Beaucoup de mes projets chez...
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02/02 - "L’Amérique vit un moment Everything Everywhere All At Once" : la thèse de Paul Pierson
D’un côté, deux citoyens américains abattus par des agents de l’ICE à Minneapolis. Une police de l’immigration dont les méthodes brutales éclatent chaque jouent ouvertement le régime d’autoritaire et des manifestations No Kings, qui rassemblent entre 5 et 7 millions de participants — souvent dans un climat pacifique — dans un pays de quelque 340 millions d’habitants. Pourtant, vu de l’Hexagone, patrie des grandes mobilisations, la contestation citoyenne américaine peut sembler modérée au regard de la gravité de la situation. Surtout si l’on se souvient des émeutes déclenchées en 2020 après la mort de George Floyd, déjà à Minneapolis. Alors, les Américains sont-ils aussi attentistes qu’on le prétend ?
Interrogé par L’Express, Paul Pierson, professeur de science politique à l’université de Berkeley, nuance l'idée d'une Amérique inerte face aux dérives du pouvoir actuel. Selon lui, le véritable cœur de l’opposition au pouvoir en place ne se trouve plus au Congrès, ni dans l’appareil du Parti démocrate, mais dans les États fédérés dirigés par celui-ci. Et si, à la différence d’autres peuples, les Américains n’ont pas la mémoire historique de l’autoritarisme, ils commencent peu à peu à en prendre conscience, observe le co-auteur de Partisan Nation, un ouvrage paru en 2024, dans lequel il retraçait les événements qui ont mené les États-Unis à cette ère de polarisation extrême. Entretien.
L’Express : En France, certains s’étonnent de ce qu’ils considèrent comme une réaction timorée des Américains face aux actions de l’ICE et à la...
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02/02 - Défense des langues régionales : la France à la traîne par rapport à ses voisins
Et si un gendarme nommé à Ajaccio était tenu de s’exprimer en corse ? Et si tous les élèves scolarisés à Strasbourg devaient suivre des cours d’alsacien ? Et si un Toulousain avait le droit de parler occitan devant un juge ? Ces mesures, qui relèvent en France de la politique-fiction, sont pourtant monnaie courante chez nos voisins européens.
Et cela change tout. On croit souvent que le recul des langues régionales et minoritaires serait lié à la modernité, au déclin de la paysannerie, à l’urbanisation... L’explication est autre, comme le montrent les comparaisons internationales. Au Royaume-Uni, en Italie, en Espagne, en Slovénie, en Suisse (et ailleurs), des mesures protectrices sont prises en faveur de ces langues, qui y disposent souvent d’un statut officiel et se portent plutôt bien. Autant de mesures refusées par Paris, avec pour conséquence une chute des taux de pratique dans l’Hexagone. Le nombre de locuteurs du breton est ainsi passé de 1,1 million en 1952 à 107 000 aujourd’hui.Si le gallois parvient à se maintenir timidement, le breton est en perte de vitesse nette depuis le début des années 1980.Royaume-Uni
Dans les écoles galloises, l'anglais peut être une langue étrangère
Le gallois fait face à la langue la plus puissante du monde, l’anglais. Et pourtant, cette langue régionale gagne des locuteurs, grâce notamment à l’enseignement. L’étude du gallois est en effet obligatoire pour tous les élèves et occupe entre 20 % et 80 % des cours. Les écoles sont réparties en trois catégories : immersion...
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02/02 - Pourquoi la première semaine de TikTok sous propriété américaine a-t-elle été un désastre ?
Cela fait "seulement" un peu plus d’une semaine, mais déjà les couacs s'enchaînent. Alors que l'application chinoise TikTok a été vendue le 22 janvier dernier à un groupe d’investisseurs américains, parmi lesquels le géant des logiciels d’entreprise, Oracle, l'application de vidéos courtes a été touchée par une panne d'ampleur, empêchant les utilisateurs américains de se connecter, de télécharger ou de publier des vidéos, ou encore de commenter des publications.
Selon le site Downdetector, les premiers signalements ont commencé le 25 janvier, pour atteindre un pic de 15 696 signalements enregistrés. Le lendemain, des pannes ont continué à être notifiées toute la journée, au grand désarroi des 200 millions d'utilisateurs américains. La tempête hivernale Fern, qui a touché de plein fouet les Etats-Unis, a en effet paralysé plusieurs centres de données d’Oracle sur lesquels TikTok s’appuie, ce que l’entreprise n’a pas immédiatement rendu public, dévoile The Guardian. "Bien que le réseau soit rétabli, la panne a provoqué une défaillance en cascade des systèmes que nous nous efforçons de résoudre avec notre partenaire de centre de données", a fini par publier Tiktok USDS, la nouvelle coentreprise américaine, sur X. Des accusations de censure
Mais très vite s'est ajouté un autre problème : après la mort d’Alex Pretti, tué par des agents fédéraux dans le contexte brûlant des manifestations contre la police de l'immigration américaine, "ICE", des personnalités en vue de TikTok n'auraient pas pu publier leurs vidéos...
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02/02 - Gaza : trois questions sur la réouverture du poste-frontière de Rafah
Le point de passage frontalier de Rafah, contrôlé par Israël, a très partiellement rouvert ce lundi 2 février entre la bande de Gaza et l'Égypte, permettant à un petit nombre de Palestiniens de quitter ou de revenir dans le territoire ravagé par la guerre. La frontière, dont la réouverture totale est réclamée par l'ONU et les organisations humanitaires, ne devrait toutefois pour l'heure pas permettre l'entrée de l'aide internationale. L’Express fait le point sur la réouverture de ce point de passage fermé durant la majeure partie des deux années de guerre dans l'enclave palestinienne.Pourquoi cette réouverture était-elle très attendue ?
Ce passage, situé dans ce qui était autrefois une ville de 250 000 habitants qu'Israël a depuis démolie et dépeuplée, est la seule voie d'accès ou de sortie pour la quasi-totalité des plus de deux millions d'habitants de la bande de Gaza. Il est fermé de manière quasi permanente depuis mai 2024 et contrôlé par l'armée israélienne côté gazaoui.
Avant la prise de contrôle du poste de Rafah par Israël, quelque 100 000 Palestiniens ont fui la bande de Gaza par le biais de ce point de passage frontalier en raison de l'offensive israélienne menée après l'attaque du 7 octobre 2023 du Hamas, selon les autorités palestiniennes. Au fur et à mesure de son offensive dans la bande de Gaza, l'armée israélienne a envahi le sud de l'enclave et a donc fermé ce point de passage. Une voie importante permettant aux Palestiniens blessés et malades de se faire soigner en dehors de Gaza a ainsi été...
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02/02 - Pourquoi Donald Trump ne fera pas capituler le régime iranien, par Bernard Haykel
Les États-Unis ont déployé le porte-avions USS Abraham-Lincoln à proximité de l’Iran, et les rumeurs d'une attaque se multiplient. Donald Trump cherche à contraindre Téhéran à renoncer à son programme d’enrichissement nucléaire, à réduire sa production de missiles balistiques et à mettre fin à son soutien au Hezbollah au Liban, au Hamas dans les territoires palestiniens et aux Houthis au Yémen. Il souhaite également que l’Iran cesse d’être un Etat révolutionnaire, en échange de quoi il promet la prospérité par le commerce et l’investissement, notamment avec les vastes réserves de pétrole et de gaz du pays.
Des négociations entre les Etats-Unis et l’Iran sont en cours, mais Téhéran a clairement indiqué que toute exigence qu’il considère comme une atteinte à sa souveraineté — notamment le déni de son droit à l’enrichissement nucléaire — sera rejetée sans appel. Tous les indicateurs suggèrent que le régime est susceptible de survivre en cas d'attaque. Ce qui pourrait d’ailleurs correspondre aux préférences de Trump, comme l’illustre le précédent vénézuélien : la capture de Nicolas Maduro a laissé le régime de Caracas en place, bien que sous pression pour se réformer.
L’Iran vient d'être secoué par des manifestations violentes, déclenchées par des revendications économiques liées à la forte dévaluation du rial, mais qui se sont transformées en une dénonciation plus générale de la mauvaise gouvernance. Le régime a répondu par une répression brutale, faisant de nombreux morts (de 5 000 à plus de 30 000 selon les estimations). Les...
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02/02 - Norvège : la princesse Mette-Marit à son tour rattrapée par l’affaire Epstein
Le ministère américain de la Justice a publié vendredi 30 janvier des millions de nouveaux documents concernant le délinquant sexuel condamné Jeffrey Epstein. L'ex-financier américain est accusé d'avoir mis en place un système d'exploitation sexuelle de mineures avant sa mort en prison en 2019. Dans ces documents figure régulièrement le nom d'une personnalité norvégienne : la princesse Mette-Marit, épouse du prince héritier Haakon. Selon le journal norvégien Verdens Gang, le nom de la future reine de Norvège apparaît au moins 1 000 fois dans ces documents. Le contenu et le ton des échanges entre Jeffrey Epstein et la princesse Mette-Marit, entre 2011 et 2014, attestent d'une forme de complicité entre les deux.
Dans des courriels, Mette-Marit demande notamment à Jeffrey Epstein, qu'elle trouve "très charmant", s'il est "inapproprié pour une mère de suggérer, comme fond d'écran pour son fils de 15 ans, une image de deux femmes nues portant une planche de surf". Par ailleurs, en 2012, alors que Jeffrey Epstein dit être à Paris "en quête d'une épouse", elle lui répond que la capitale française est "bien pour l'adultère" mais que "les Scandinaves (font) de meilleures femmes". La BBC précise également que ces derniers documents relatifs à Jeffrey Epstein révèlent que la princesse Mette-Marit a passé quatre jours chez lui à Palm Beach, Miami, en janvier 2013. Le ton chaleureux de cette correspondance a consterné les commentateurs norvégiens, et ce alors que Jeffrey Epstein avait déjà été condamné en 2008 à un peu...
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02/02 - Ventes de livres : Alain Finkielkraut est-il le dernier intellectuel grand public ?
C’est un compliment qui ne lui ferait sans doute pas plaisir : Alain Finkielkraut a tout d’un animal médiatique, maîtrisant parfaitement l’art du moment de télé, pour ne pas dire du clash – on se souvient tous de cette soirée de 2013 où, dans l’émission Ce soir (ou jamais !), il s’était mis à hurler "Taisez-vous !" au scénariste Abdel Raouf Dafri, qui lui avait cherché des noises à propos de Barrès. A l’occasion de la sortie de son nouveau livre, Le Cœur lourd (Gallimard), on a entendu le philosophe à la matinale de France Inter, face à Benjamin Duhamel, avant de le voir sur le plateau de C à vous, et sur celui de Quelle époque !, titillé par Léa Salamé et Hugo Clément au sujet de la novlangue cool et sympa de notre temps infantilisant.
A chaque fois, "Finkie", ami intime de Fabrice Luchini, jouait à la perfection son rôle de faux ronchon. Une prestation qui plaît : si Finkielkraut n’a jamais retrouvé les 100 000 exemplaires de L’Identité malheureuse (2013), des essais plus récents comme A la première personne (2019) ou Pêcheur de perles (2024) ont dépassé les 30 000 exemplaires. Depuis Le Nouveau Désordre amoureux (1977), co-écrit avec Pascal Bruckner, il a réussi à laisser des livres marquants, dont Le Juif imaginaire (1981), La Défaite de la pensée (1987), Le Mécontemporain (1992) ou Un cœur intelligent (2009). Son personnage a achevé de donner une large audience à ses écrits. Au-delà de ces considérations promotionnelles, Le Cœur lourd, conversation à bâtons rompus avec Vincent Trémolet de Villers du Figaro,...
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02/02 - Tensions avec l’Iran : les alliés des Etats-Unis au Moyen-Orient redoutent les représailles de Téhéran
Les Etats-Unis étudient toujours plusieurs options sur le dossier iranien. Washington n'a cependant pas encore indiqué s'il envisageait d'utiliser la force militaire et, le cas échéant, comment. Le fera-t-il ? La capacité de l'Iran à lancer des attaques de représailles efficaces est un élément central dans la prise de décision de l'administration Trump… qui fluctue et semble hésiter. Donald Trump avait initialement déclaré envisager une intervention militaire pour soutenir les manifestations populaires massives en Iran contre le régime et le guide suprême, mais le président américain a depuis lors exigé la reprise des négociations sur le nucléaire iranien.
L'administration Trump exerce une pression considérable et croissante sur l'Iran par un renforcement militaire massif dans la région. Pour autant, des frappes aériennes contre l'Iran ne sont pas imminentes, selon des responsables américains interrogés par le Wall Street Journal (WSJ). Pour le moment, le Pentagone préfère déployer des systèmes de défense aérienne supplémentaires afin de mieux protéger Israël, ses alliés arabes et les forces américaines en cas de représailles iraniennes et de conflit potentiellement prolongé, rapporte le quotidien américain. En effet, si les Etats-Unis lançaient une campagne de frappes aériennes, Téhéran riposterait probablement avec toute la puissance de feu dont il dispose, déployant son arsenal de missiles balistiques à courte et moyenne portée contre les positions américaines et israéliennes. L'Iran a déjà fait savoir aux...
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02/02 - Défense : doit-on vraiment financer la recherche ? Par Emmanuel Chiva
Chaque année, la recherche et l’innovation de défense sont financées à peu près à hauteur de 1 milliard d’euros. Et la nouvelle loi de programmation militaire 2024-2030 prévoit de l’ordre de 10 milliards d’euros pour ce domaine.
Ce financement est orchestré par l’Agence de l’innovation de défense (AID), service à compétence nationale placé sous la responsabilité du délégué général pour l’armement. Il peut prendre plusieurs formes : des projets de recherche de maturité faible (capteurs quantiques, recherche sur les puces neuronales par exemple) généralement réalisés avec des universités ou des institutions comme le CNRS, ou l’Inria (Institut National de Recherche en Informatique et Automatique). Il s’agit là de projets scientifiques que l’on doit "dérisquer", afin d’identifier la meilleure voie de recherche pouvant mener au développement d’un système puis à son industrialisation. Un exemple : le projet BlocPrint, qui a permis de développer une imprimante 3D robotisée, à base d’encre biologique, permettant d’imprimer directement de la peau (épiderme et derme) sur le corps d’un grand brûlé !
L’innovation participative ensuite. Il s’agit d’innovations réalisées par les hommes et les femmes du ministère des Armées, qui ont rencontré un problème et imaginé une solution. Ils peuvent être civils, militaires du rang, sous-officiers, officiers et même officiers généraux. Je me souviens ainsi du "radar de recul" du parachutiste permettant de l’alerter de l’imminence du sol même dans la nuit noire, et en toute discrétion. Comment...
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02/02 - IA : la Chine est-elle en passe de gagner la course contre les Etats-Unis ?
Tant de choses se passent en dix ans. En 2016, le programme d’intelligence artificielle AlphaGo de Google DeepMind, battait, pour la première fois, le meilleur joueur mondial de go. La même année, le Parti communiste chinois publiait son treizième plan quinquennal, affirmant sa volonté de "développer les technologies émergentes". Un désir précisé l’année suivante dans le "plan de développement de l’IA nouvelle génération" établissant d’ambitieux objectifs : faire de l’IA le moteur central de la transformation économique chinoise d’ici 2025 et de la Chine, le leader mondial de l’innovation dans le domaine d’ici 2030.
Dix ans plus tard, l’intelligence artificielle ne se contente plus de jouer au go. Le "moment DeepSeek" a prouvé au monde que la Chine était un acteur majeur de son développement. La sortie en janvier 2025 de R1, un modèle d’IA capable d’égaler les résultats des meilleurs modèles de Google ou les dernières versions de ChatGPT, a fait perdre en un jour 590 milliards de dollars de capitalisation boursière à Nvidia.
DeepSeek a surtout montré que l’avance des Etats-Unis dans l’IA, ne se comptait pas en années. Et qu’en dépit des sanctions, la Chine était inarrêtable. Le duel entre les US et la Chine pour la domination dans l’IA est plus que jamais serré.Une progression impressionnante dans la recherche
La Chine partait pourtant de loin en termes de recherche en intelligence artificielle. Malgré une forte base académique en ingénierie et en mathématiques, "en 2015, il y avait très peu de compétences en Chine...
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01/02 - Benjamin Carter Hett : "Donald Trump voudrait être un tyran, mais il est trop lâche pour ça"
La montée de l’autoritarisme est l’un des phénomènes les plus étudiés, mais, selon Benjamin Carter Hett, professeur d’histoire au Hunter College et au CUNY Graduate Center, on passerait à côté d’un facteur essentiel : le sentiment d’humiliation, souvent enraciné dans des difficultés économiques ayant abîmé le statut d’un groupe d’individus. D’Adolf Hitler à Mussolini, en passant par Donald Trump : tous capitaliseraient, selon lui, sur le ressentiment grandissant de la population, un phénomène dont il situe l’origine à la fin du XIXe siècle. Benjamin Carter Hett pointe également l’urgence pour nos démocraties d’adresser ces problématiques, et propose pour ce faire, de ressusciter le plan Marshall… Sans quoi, prédit-il, une nouvelle guerre mondiale pourrait bien éclater. Entretien.
L’Express : Selon vous, nous sous-estimons un facteur clé dans la montée de l’autoritarisme : le sentiment d’humiliation. Pourquoi ?
Benjamin Carter Hett : Evidemment, il existe une multitude de cas de figure. Mais il y a bien un point commun entre la majorité des pays démocratiques qui ont sombré dans l’autoritarisme : un sentiment d’humiliation qui, le plus souvent, trouve sa source dans une combinaison de difficultés économiques ayant abîmé le statut d’un groupe d’individus. Le cas classique étant celui-ci de l’Allemagne. Après sa défaite lors de la Première Guerre mondiale, celle-ci a développé un important ressentiment face aux puissances victorieuses. Le tout, dans un contexte de fort mécontentement économique. Ce qui n’a fait que donner...
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01/02 - L’avion "renifleur nucléaire" américain déployé au Royaume-Uni pour surveiller l’Iran
Les États-Unis l’ont surnommé le "renifleur nucléaire". Un avion de l’US Air Force capable de détecter des signes d’activité nucléaire s’est posé vendredi 30 janvier sur la base américaine de RAF Mildenhall, dans le Suffolk, au Royaume-Uni, selon le journal britannique The Telegraph. Le WC-135R Constant Phoenix est spécialisé dans la détection de particules radioactives dans l’atmosphère, ce qui lui permet d’identifier des traces liées à des essais ou à des incidents nucléaires.
Selon certaines spéculations, s’il venait à être déployé vers des bases américaines au Moyen-Orient, l’appareil pourrait servir à déterminer si l’Iran mène ou non des tests en vue de développer l’arme nucléaire sur son territoire — une pratique interdite par le Traité de non-prolifération de l’arme nucléaire et redoutée par plusieurs membres de la communauté internationale.Une pression politique et militaire croissante
La présence de ce fleuron stratégique de la flotte américaine sur le sol britannique pour ce qui pourrait n'être qu'une escale intervient alors que les hypothèses d’une frappe américaine contre l’Iran se multiplient ces derniers jours, après les attaques menées en juin dernier contre des installations nucléaires iraniennes. Actuellement du matériel militaire américain continue d’être déployé au Moyen-Orient, et Donald Trump a averti mercredi que "le temps était compté" pour que Téhéran signe un nouvel accord interdisant l’arme nucléaire.
Dans le même temps, l’Union européenne a annoncé le classement des Gardiens de la révolution...
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01/02 - Paul Ingram : "Pourquoi ceux qui mélangent travail et amitié sont plus performants"
Comment les amitiés naissent-elles au travail ? Pourquoi durent-elles ou, au contraire, déraillent-elles ? Le lien hiérarchique est-il un frein ? Les femmes et les hommes l'abordent-ils de la même manière ? Et quels sont ses effets sur le travail lui-même ? Paul Ingram est l'un des meilleurs spécialistes du sujet. Ce professeur de management à la Columbia Business School, dont les travaux menés dans différentes régions du monde ont reçu de nombreuses distinctions, étudie depuis des années le rôle de l’homophilie des valeurs dans la dynamique des amitiés professionnelles. L'amitié au travail, explique-t-il, repose sur des ressorts à la fois psychologiques et culturels. Ainsi un Allemand et un Chinois n'auront probablement pas la même approche des choses. Dans un entretien à L'Express, le chercheur américain livre les résultats de ses recherches, parfois à contre-courant des idées reçues sur un sujet que beaucoup jugent, à tort, secondaire.
L’Express : D’après vos recherches, quels sont les bénéfices de l’amitié au travail ?
Paul Ingram : Que ce soit au bureau ou dans la vie en général, nos relations jouent un rôle essentiel dans notre bien-être. Plus largement, nos amis contribuent à notre santé et à notre qualité de vie : les individus qui ont un réseau de relations interpersonnelles plus large et plus diversifié vivent plus longtemps. Ensuite, de nombreuses études montrent que celles qui ont davantage d’amis au travail sont moins enclines à quitter leur entreprise. Mais surtout, un réseau relationnel aide les...
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01/02 - Que se passe-t-il entre l’Iran et les Etats-Unis dans le Détroit d’Ormuz ?
À compter de ce dimanche 1er février et pour les prochains jours, le détroit d’Ormuz pourrait se transformer en théâtre des intimidations réciproques des États-Unis et de l’Iran. La situation n’est pas évidente à démêler. Vendredi dernier, le commandement miliaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé que les Gardiens de la Révolution - le groupe islamiste au pouvoir à Téhéran - allaient mener dans le détroit stratégique "un exercice naval de tir réel de deux jours". Mettant du même coup en garde contre toute "action dangereuse" à proximité des forces américaines.
Téhéran avait depuis évité tout commentaire. Mais ce dimanche, l’information a été démentie par un officiel iranien. "Il n’y a aucun plan pour que les Gardiens mènent des exercices militaires là-bas et aucun communiqué officiel n’a été publié à ce sujet. Il ne s’agit que de rapports médiatiques, qui sont erronés", a-t-il affirmé à l’agence de presse internationale Reuters.Menace de fermeture du détroit pétrolier
Ces derniers jours, Téhéran et Washington oscillent entre apaisement et déclarations belliqueuses. En réponse aux agressions américaines, le gouvernement de Téhéran a déclaré qu'il "se défendrait et répondrait comme jamais auparavant" après que le président américain Donald Trump a menacé d'attaquer le pays s'il ne concluait pas un accord sur son programme nucléaire. Le régime des Mollah, qui avait d’abord annoncé des "progrès" dans les négociations, reste "le doigt sur la gâchette", selon les mots du chef de l’armée Amir Hatami.
Téhéran a...
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01/02 - Gaza : Israël annonce la réouverture du poste-frontière de Rafah sous strict contrôle
Le poste-frontière de Rafah entre la bande de Gaza et l'Egypte rouvrira lundi, a annoncé Israël dimanche, les préparatifs se poursuivant pour permettre aux Palestiniens de franchiser à nouveau ce point de passage fermé la majeure partie du temps durant les deux années de guerre dans l'enclave palestinienne.
Avant le conflit, déclenché par l'attaque du Hamas palestinien en Israël le 7 octobre 2023, le poste de Rafah était pour la plupart des habitants de Gaza la seule voie directe permettant de sortir de l'enclave palestinienne et le principal point d'entrée de l'aide humanitaire pour le territoire. Il est fermé de manière quasi permanente depuis mai 2024 et contrôlé par l'armée israélienne côté gazaoui.Coordination avec l'Egypte et l'UE
Le COGAT, l'unité de l'armée israélienne chargée de la coordination humanitaire, a déclaré que le poste-frontière rouvrirait dans les deux directions, mais seulement pour les habitants le franchissant à pied, et qu'il allait se coordonner avec l'Egypte et l'Union européenne. "Aujourd'hui, une opération pilote est en cours pour tester et évaluer l'opération de franchissement. Les déplacements des habitants dans les deux directions, entrées et sorties de Gaza, devraient commencer demain", a dit le COGAT. Un responsable palestinien et une source européenne proche de la mission de l'UE sur place ont confirmé ces détails. Le ministère égyptien des Affaires étrangères n'a pas répondu dans l'immédiat à une demande de commentaire.Conditions de sécurité draconiennes
Israël a...
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01/02 - Donald Trump propose Kevin Warsh à la Fed : un test pour l’indépendance monétaire
Donald Trump espère avoir enfin un allié à la tête de la Réserve fédérale américaine, plus communément appelée la "Fed". Le 30 janvier, le président américain a choisi Kevin Warsh pour diriger l’institution américaine, au terme de plusieurs mois de tractations. Ancien membre du conseil des gouverneurs de la Fed entre 2006 et 2011, le personnage est réputé pour son orthodoxie monétaire.
À 55 ans, Kevin Warsh coche toutes les cases du banquier central classique : formé à Stanford et Harvard, passé par Wall Street, il fut le plus jeune gouverneur de la Fed de son histoire. Donald Trump s’est félicité de ce parcours dans un long message sur Truth Social, soulignant notamment qu’il "a la tête de l’emploi". Profil connu et expérimenté, Warsh apparaît comme un compromis acceptable après des mois d’incertitude, ce qui explique l’accueil relativement calme des marchés. Le natif de l’Etat de New York n’est pas encore en poste : sa nomination doit être confirmée par le Sénat, elle devrait se faire sans encombre puisque les Républicains y sont majoritaires.Une indépendance sous surveillance
Selon le Wall Street Journal, Kevin Warsh se prépare depuis plus de dix ans à diriger la Fed, poste qu’il convoitait déjà en 2017. Cette fois, note le Washington Post, il s’apprête à "hériter de l’un des emplois les plus difficiles à mener : piloter la politique monétaire d’une institution pensée pour être indépendante tout en gérant les demandes d’un président qui n’a pas peur de faire publiquement pression sur la Fed pour obtenir des taux...
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01/02 - OAS, gauchistes et écoutes téléphoniques : le roman noir des barbouzeries françaises signé Benjamin Dierstein
Mélangez dans un shaker une rasade de James Ellroy et une pincée d’Yves Boisset et vous obtenez Benjamin Dierstein. A quarante ans, ce breton natif de Lannion dans les Côtes-d’Armor achève une trilogie romanesque qui fera date. Le troisième tome, "14 juillet", après "Bleus, blancs, rouges" et "L’étendard sanglant est levé" confirme le talent explosif de cette fine gâchette.
Trois cents personnages, 2 500 pages : ce roman-fleuve où flottent pas mal de cadavres emprunte à l’auteur d’American tabloïd sa construction et son style nerveux et au cinéaste du "Juge Fayard" et de "Dupont Lajoie" son regard sans concession sur les moeurs politiques françaises de mai 68 au tournant de la rigueur Mitterrandien.
Dans ces pages crépitantes, on croise Carlos, Pierre Goldman, Charles Pasqua, Jacques Vergès, Christian Prouteau, Gaston Defferre, le capitaine Barril, le commissaire Broussard, Charles Hernu, Jacques Mesrine, Jean-Marc Rouilland, Gilles Ménage, Bob Denard, Jean-Edern Hallier…
Benjamin Dierstein explore les marges politiques dans les moindres recoins : des mouvements gauchistes au Front national de Jean-Marie Le Pen, en passant par les groupes terroristes pro-palestiniens, Action directe, le FLNC, l’OAS, le Service d’action civique (SAC), Honneur de la police… Le grand banditisme habite la porte juste à côté.
Parmi ces personnalités bien réelles, l’écrivain glisse des personnages de fiction que l’on retrouve tout au long de sa furieuse odyssée. Deux d’entre eux sont sortis de la même promotion de...
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01/02 - "Plus je la connais, moins je l’apprécie" : Ursula von der Leyen, un malaise français
Tandis que la France s’enlise, Ursula von der Leyen s’envole. Par une de ces facéties dont l’Histoire a le secret, au moment même où le gouvernement de Michel Barnier est censuré, en décembre 2024, la présidente de la Commission européenne embarque pour Montevideo, où elle espère, déjà, boucler les négociations sur ce maudit Mercosur. A Paris, on fulmine. Alors que l’Allemande a confirmé sa présence, le 7 décembre, à l’inauguration de la cathédrale Notre-Dame, où une cinquantaine de chefs d’Etat sont attendus, ce déplacement l’empêche d’honorer son invitation. C’en est trop. Emmanuel Macron est fou de rage, laissant même échapper, devant des témoins médusés, quelques noms d’oiseaux. C’est une faute grave. Pire, un crime de lèse-majesté, pour celui qui considère qu’"Ursula" lui doit tout, à commencer par son poste - en 2019, à la surprise générale, le président avait sorti le nom de cette inconnue de son chapeau. "L’ingratitude est le vice qui coûte le moins cher", cingle un proche du président. "Ursula von der Leyen n’a jamais été la porteuse de valise de personne", réplique un conseiller de "VDL". Sans l’ombre d’un doute, le divorce est consommé…
Mais la rupture dépasse, de loin, ces deux protagonistes. Une sorte de fièvre s’est emparée, de ce côté du Rhin, de nos responsables politiques. A la simple évocation du nom Von der Leyen, les esprits les plus modérés s’échauffent. C’est ce ministre qui dit à son sujet : "Plus je la connais, moins je l’apprécie. Elle est le meilleur agent anti-européen qui soit." C’est l’ancien...
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01/02 - Immigration aux États-Unis : pendant que la justice tergiverse, l’ICE renforce ses pouvoirs
Des divisions profondes déchirent la justice américaine autour de la police de l’immigration de Donald Trump, l'ICE. Alors que certains magistrats pèsent de tout leur poids pour tenter d’en contenir la violence, d’autres estiment qu’il n’existe pas de fondement légal pour limiter ou stopper la répression menée par la police anti-immigration du Président américain. Une bataille qui se joue désormais à coups d’ordonnances et de mémos juridiques — tandis que l’ICE profite de ces hésitations pour renforcer, sur le terrain, les prérogatives de ses agents.
Dernier épisode en date : samedi 31 janvier, une juge fédérale du Minnesota a rejeté la demande de l’État du Minnesota ainsi que des villes de Minneapolis et de Saint-Paul, qui sollicitaient un blocage temporaire du déploiement de 3 000 agents fédéraux de l’immigration. Ces dernières semaines, cette opération nommée "Metro Surge" a donné lieu au décès de deux citoyens, à des milliers d’arrestations et à des manifestations quotidiennes dans cet État du Midwest. "Une juge donne raison à l’ICE", "Une juge refuse de bloquer les opérations de l’ICE", ont résumé les médias américains après cette décision très attendue.Une argumentation "trop fragile"
La juge a refusé de trancher sur le fonds. Le 12 janvier, les autorités locales de cet Etat démocrate avaient saisi la justice, estimant que l’opération violait leur souveraineté, protégée par le 10ᵉ amendement de la Constitution. Mais sans se prononcer sur "la légalité en elle-même" de l’opération, la...
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01/02 - "Ce n’est pas seulement un enjeu gastronomique" : le combat des Italiens pour sauver leur tomate
Giampiero Manfuso ne ménage pas sa peine ces derniers mois. Devenu récemment le président du consortium de tutelle de la tomate "San Marzano", dont il était jusqu’alors numéro deux, il a écumé les capitales européennes - dont une escale à Paris en décembre -, dans le cadre d’une vaste campagne de communication. Son organisme, reconnu par le ministère italien de l’Agriculture, assure la protection, la valorisation et la promotion de cette variété ultra-spécifique. Cultivée exclusivement dans la région Agro Sarnese Nocerino, au sud de l'Italie, la tomate San Marzano bénéficie depuis 1996 d'une appellation d'origine protégée (AOP). Une protection solide à l'échelle européenne, mais parfois inefficace ailleurs dans le monde. En particulier aux Etats-Unis, un pays d'importation majeur. "Là-bas, il n'y a aucune législation qui reconnaît l'AOP. Sur cet immense marché, nous ne pouvons pas agir sur le plan juridique : il n’existe pas de levier légal pour protéger notre appellation", déplore Giampiero Manfuso.
Forme allongée et rouge éclatant, la San Marzano n’est pas n’importe quelle tomate. Elle doit respecter un cahier des charges strict : pour obtenir l’AOP, le fruit doit être récolté à la main sur un territoire limité à 41 communes situées dans le golfe de Naples, puis transformée selon une méthode précise qui permet une conservation optimale. Uniquement vendue en conserve, la San Marzano est utilisée pour la préparation des pizzas, de sauces pour les pâtes et dans d’autres plats dans la pure tradition italienne.
Sa...
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01/02 - A Stockholm, le Konserthuset retrouve des couleurs
Chaque 10 décembre depuis cent ans, le monde entier a les yeux braqués sur sa grande salle, où se déroule la cérémonie de remise des prix Nobel – excepté celui de la Paix décerné à Oslo, conformément à la volonté d’Alfred Nobel. Au cœur de la capitale suédoise, dans le quartier Norrmalm, le Konserthuset - maison des concerts, en VF – de Stockholm doit sa notoriété à la plus prestigieuse des récompenses internationales, mais aussi à la couleur de sa façade, d’un bleu peu commun, qui a contribué à faire de cet édifice néoclassique un fleuron du patrimoine local. Aujourd’hui, une restauration extérieure du monument est en cours avec l’objectif de lui restituer sa teinte d’origine au printemps prochain, alors que le lieu fêtera son centenaire.Le premier coup de pioche en 1923
C’est en effet en 1926 que le Konserthuset, destiné à abriter la société des concerts de la ville, devenue par la suite l’Orchestre philarmonique royal de Stockholm, sort de terre après cinq années de discussions acharnées. Dès 1921, son implantation, prévue à l’angle de deux grandes artères du centre-ville, suscite la polémique. Gunnar Asplund, architecte influent de l’époque, s’en mêle, soutenant le positionnement du futur édifice sur la place Hötorget, où se déploie quotidiennement le marché historique du secteur. L’homme le martèle, l’animation colorée des étals créera à coup sûr "un contrepoids pittoresque face à la solennité des colonnes". Il est finalement entendu et lorsque son jeune pair, Ivar Tengbom, qui a remporté l’appel d’offres, lance le...
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01/02 - L’Europe peut-elle se passer de Microsoft ? La dangereuse dépendance aux Big Tech américaines
Bye bye Excel. Depuis quelques semaines, les 30 000 agents de la métropole de Lyon n’utilisent plus le célèbre tableur. Ni Word, son pendant pour l’édition de texte. Ni la messagerie Outlook, le cloud Azure ou le logiciel de visioconférence Teams. Place à TNO, pour "Territoire numérique ouvert", dont l’interface bleu pâle et les fonctionnalités rappellent en tout point l’écosystème Microsoft, dont étaient issues ces applications. Toute la suite bureautique du géant américain a été remplacée par des solutions libres, développées et hébergées localement par le Syndicat intercommunal des technologies de l’information pour les villes, indique son directeur général Stéphane Vangheluwe. Une réussite assure-t-il. "Certains utilisateurs ont été un peu déstabilisés pendant la migration, mais il y a très peu de difficultés fonctionnelles."
Alors que les tensions géopolitiques entre les États-Unis et le reste du monde sont à leur paroxysme, l’exemple de la métropole de Lyon suscite de plus en plus d’intérêt en France. "Beaucoup de gens nous contactent pour savoir comment on a fait. Ça n’arrête pas !", lâche Stéphane Vangheluwe dans un sourire. Si elles semblent s'apaiser depuis l’accord trouvé avec l’Otan, les velléités d’annexion du Groenland par Donald Trump ont cruellement rappelé au Vieux Continent sa dépendance à la technologie américaine. Celle-ci pose problème à plusieurs titres. L’erratique président américain pourrait décider de couper l’accès aux services numériques, craint-on en Europe. Ce dernier dispose aussi dans son...
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01/02 - De l’Eurovision au Groenland : Polymarket, la plateforme de paris que le monde de la finance ne peut plus ignorer
Israël va-t-il gagner l’Eurovision ? Discord entrera-t-il en Bourse avant 2027 ? Les Etats-Unis vont-ils envahir une partie du Groenland cette année ? A première vue, ces trois questions n’ont rien à voir. Elles ont pourtant un point commun : elles correspondent à des contrats sur Polymarket. Cette plateforme, fondée en 2020 par l’américain Shayne Coplan, alors âgé de 22 ans, permet de parier sur l’issue d’un événement futur. Comme son principal concurrent Kalshi, elle affiche des cotes reflétant la probabilité qu'une hypothèse se réalise, du sport à la géopolitique en passant par la météo. Les participants peuvent prendre position "pour" ou "contre" grâce à un système d'échanges décentralisés, adossé à la blockchain.
Le pari politique ne date certes pas d’hier. En 1896, le New York Times évoquait déjà dans ses pages les cotes de la victoire de William McKinley à l'élection présidentielle américaine. Un siècle plus tard, la pratique s’est institutionnalisée. Avec son interface ludique, Polymarket comptait plus de 500 000 utilisateurs mensuels actifs fin 2025, selon le site Token Terminal. Son succès est tel que la société Intercontinental Exchange (ICE), propriétaire de la Bourse de New York, a annoncé l'automne dernier investir 2 milliards de dollars dans l’entreprise et distribuer ses données.
Dans le monde de la finance, chacun rêve d’avoir une boule de cristal pour faire les meilleurs choix d'investissement. Pas étonnant, donc, que cet ovni spéculatif pique la curiosité de ce microcosme. Goldman Sachs, par...
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01/02 - Les chasseurs alpins, ces soldats français du grand froid prêts à combattre au Groenland
Cap sur l’Arctique ! Il faut "y renforcer notre posture de défense", affirmait Emmanuel Macron, en recevant, le 28 janvier à l’Élysée, les Premiers ministres du Danemark et du Groenland. Dans ce nouveau contexte stratégique, les chasseurs alpins se retrouvent aux avant-postes, tant le combat par grand froid ne s’improvise pas. Or, la France a la chance de posséder d’excellentes troupes de montagne. Et qui dit "montagne", dit aussi neige, glace et froid.
"C’est notre spécificité au sein de l’armée de Terre, même si nous n’en avons pas l’exclusivité", résume le général Antoine de la Bardonnie, qui commande la 27e brigade d’infanterie de montagne depuis Grenoble. "On considère ainsi que toute l’armée de Terre doit pouvoir combattre jusqu’à -15 °C. Pour cela, elle se dote de 'panoplies zone froide' permettant d’engager jusqu’à 25 000 soldats, avec tout l’équipement nécessaire pour les 'winteriser'."
Mais en dessous de -15 °C, à des températures que l’on rencontre dans le Grand Nord, c’est une autre affaire. "Le froid devient un incapacitant ou pire, un tueur", explique le général. "Tout est un problème, y compris la transpiration. Avant de combattre, il faut déjà survivre." Ainsi à partir de -18 °C, le gazole gèle et les armes s’enrayent beaucoup plus facilement… La logistique devient un casse-tête : des véhicules adaptés, comme des chenillettes VHM, des quads ou des motoneiges sont nécessaires. En condition normale, un soldat a besoin de 3 200 à 4 000 calories par jour – par grand froid, il lui en faudra plus de 5 000....
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31/01 - Elon Musk, Donald Trump, Bill Gates... De nouveaux noms révélés dans l’affaire Epstein
Le ministère américain de la Justice a publié vendredi des millions de nouveaux documents concernant le délinquant sexuel condamné Jeffrey Epstein, relançant les interrogations autour du réseau relationnel de l'ex-financier américain, accusé d'avoir mis en place un système d'exploitation sexuelle de mineures avant sa mort en prison en 2019. Ces publications mentionnent de nombreuses personnalités politiques, économiques et royales, sans qu'aucune d'entre elles ne fasse à ce stade l'objet de poursuites, comme le précise l'AFP.
Parmi les documents figure une série d'échanges entre Jeffrey Epstein et l'ex-prince Andrew, frère du roi Charles III. Selon des informations de l'AFP, Jeffrey Epstein lui aurait proposé en août 2010 de rencontrer une femme russe de 26 ans, décrite comme "belle et intelligente". Rien ne confirme qu'une rencontre ait effectivement eu lieu. D'autres courriels montrent que le prince Andrew a invité Jeffrey Epstein à dîner au palais de Buckingham en septembre 2010, alors que ce dernier venait d'être libéré de son assignation à résidence après une condamnation pour prostitution de mineure. Les documents ne précisent pas non plus si cette invitation a été honorée. Ces nouvelles révélations interviennent alors que le prince, qui a toujours nié toute implication dans des crimes sexuels, a été déchu de ses titres royaux et contraint de quitter sa résidence officielle de Windsor en janvier 2025 à cause de ses liens passés avec Jeffrey Epstein.Plus de 4 500 fichiers évoquent Donald Trump
Les...
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31/01 - De plus en plus de sociaux-démocrates allemands veulent renouer le dialogue avec Vladimir Poutine
Renouer le dialogue avec le Kremlin. C'est le nouveau mantra adopté par de plus en plus de voix au sein du parti social démocrate d'Allemagne (SPD), qui font pression sur le chancelier conservateur Friedrich Merz pour l'en persuader. Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, plusieurs membres du parti estiment que le silence diplomatique avec Moscou pénalise les Européens et les marginalise sur le plan international.
Une position cohérente avec celle historiquement adoptée par le parti, qui a toujours entretenu de bonnes relations avec le Kremlin. Et qui s'inscrit dans la lignée des dernières déclarations de la présidente du Conseil des ministres d'Italie et du président français sur la question. "Le moment est venu pour l'Europe de dialoguer avec la Russie", a ainsi résumé Giorgia Meloni début janvier.Changement de ton au sein des cercles "pro-ukrainiens" du SPD
Les Européens ont été les grands absents des dernières négociations pour mettre fin à la guerre en Ukraine. Etaient uniquement présents les Ukrainiens, les Russes et les Américains. Une situation dont ne s'accommode pas le SPD, qui plaide pour un format similaire à celui des accords de Minsk de 2014. "Le fait que nous laissions à deux pontes américains de l’immobilier, à savoir Steve Witkoff et Jared Kushner, le soin de mener les négociations me rend considérablement sceptique", explique au...
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31/01 - Pleurs, sommeil, coliques : ce que la science m’a permis de comprendre sur mon bébé
Mon fils est né voilà trois mois. "C'est l’événement le plus merveilleux et le plus banal du monde", m’a dit mon père, réjoui que je le devienne à mon tour. Merveilleux car j’ai ressenti à ce moment les émotions les plus intenses de ma vie. Banal parce que des milliards de parents l’ont vécu avant moi. Pour eux comme pour moi, une multitude de questions se sont imposées, avec leurs cortèges de réponses et de conseils souvent contradictoires…
Mes réseaux sociaux - Instagram en tête - ont compris que j’allais être papa il y a déjà des mois. Je ne compte plus les vidéos censées répondre à mes interrogations et craintes que mon flux m’a imposées. Certaines intéressantes, d’autres anxiogènes, culpabilisantes ou trompeuses. Informations auxquelles s’ajoutent les conseils de la multitude de sites web spécialisés, des proches, sans oublier les intelligences artificielles. Etre journaliste scientifique ne m’a pas empêché de tomber dans certains pièges. Mais cela m’a au moins poussé à vérifier — du moins quand j’avais le temps — les informations que l'on me présentait.Les pets de la honte
Comparé aux autres mammifères, l'être humain met au monde des bébés que l'on pourrait considérer comme de grands prématurés. A la naissance, le cerveau fait 25 % de sa taille adulte. Les parents doivent donc décoder leurs étranges rejetons afin de répondre à leurs besoins sans faire n’importe quoi… Ce qui ne nous empêche pas de commettre des erreurs.
La première nuit à la maternité, morts de fatigue, ma compagne et moi avons dormi six heures de...
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31/01 - Midterms : le soutien à Donald Trump chez les jeunes électeurs s’effrite
Près de la moitié des moins de 30 ans a voté Donald Trump en 2024 : un record, alors qu'ils n'étaient qu'un tiers à avoir glissé son bulletin dans l'urne en 2020. Le referaient-ils aujourd'hui, un an après son retour à la Maison-Blanche ? Pas nécessairement, à en croire les derniers sondages, cités par le Wall Street Journal. Selon le Cook Political Report, deux tiers des 18-29 ans disent aujourd'hui désapprouver les priorités du président américain. Ils déplorent le manque de mesures sociales pour répondre à leurs besoins et se sentent souvent en décalage avec les choix faits en matière d'immigration et de politique étrangère.En interne, l'ICE et le dossier Epstein dans le viseur
Au cours de l'année écoulée, plusieurs événements survenus dans le pays ont indigné les plus jeunes électeurs de Donald Trump. A commencer par les vidéos d'arrestations et de déportations de migrants conduites par l'ICE, la police de l'immigration, qui ont fait le tour des réseaux sociaux, et ont choqué par leur violence inédite. Une trentaine d'immigrés sont morts dans des centres de détention de l'ICE en 2025 - ce qui en fait l'année la plus meurtrière depuis plus de vingt ans - et rien que ce mois-ci, deux Américains ont été tués - Renée Good et Alex Pretti - alors qu'ils s'opposaient à ces arrestations. La photo d'un petit garçon de cinq ans, arrêté par l'ICE à la sortie de l'école, a également heurté de nombreux jeunes électeurs.
La plupart d'entre eux s'informent d'ailleurs sur les réseaux sociaux et sont friands de podcasteurs...
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31/01 - "Les racisés", Rima Hassan et Jean-Luc Mélenchon : quand LFI projette sa "nouvelle France"... et ses fractures
Rima Hassan et Aymeric Caron ont beau avoir la Palestine chevillée au corps, leur combat commun ne les empêchera jamais de se détester cordialement. L’histoire a pourtant failli bien commencer… Lorsqu’il repère la juriste franco palestinienne sur un plateau télévisé, avant l’entrée de cette dernière en politique, l’ancien journaliste est séduit par cette "parole nouvelle d’une concernée". Aymeric Caron la convie alors à déjeuner car, pour les élections européennes, il songe un temps à constituer une candidature de témoignage avec son petit parti, Révolution Écologique pour le Vivant. Le projet comme leur tentative de compagnonnage font long feu. Depuis deux ans, les deux élus antisionistes apparentés et étiquetés LFI s’écharpent à ciel ouvert sur la manière d’exprimer leur opposition à Israël. Mais qu’Aymeric Caron déplore quelques sorties ambiguës de l’insoumise et Rima Hassan s’étrangle, instruisant le procès en instrumentalisation de l’antispéciste… L’engagement très pro-palestinien de ce camarade du Palais Bourbon ? Du "beurre électoral", forcément ! "Contrairement à vous, c’est ma vie et celle de ma famille pendant des générations", lui fait-elle savoir. Elle reproche texto à Caron de considérer que "les personnes concernées n’ont pas à porter la centralité du sujet". Mais finalement, qui instrumentalise quoi ?"L’émetteur le plus puissant"
Quand La France insoumise brandit l’antiracisme en priorité, elle affronte un sempiternel débat. En démocratie représentative, les élus doivent-ils témoigner ou incarner le combat ?...
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31/01 - Un week-end à Stockholm : les ultimes tableaux de Picasso, entre audace et urgence
On le sait, Pablo Picasso était fasciné par le Déjeuner sur l’herbe d’Edouard Manet, objet de scandale lors de sa première présentation publique en 1863, mais surtout tableau emblématique considéré par l’histoire de l’art comme la première peinture moderne. A partir de 1954, le frondeur espagnol s’en empare sur le papier, sur la toile ou sur des plaques de céramique, explorant et réinterprétant la composition à sa sauce, tantôt ironique, tantôt sérieuse, modifiant à son gré la distribution initiale des personnages, comme le ferait l’ordonnateur d’une réunion échangiste.
Au début des années 1960, Picasso s’attelle à un aspect de l’œuvre jusqu’alors négligé : le plein air. Il réalise une série de maquettes en carton des protagonistes du Déjeuner qu’il agrémente d’arbres dessinés au crayon. Changement notable : la femme ne fixe pas le spectateur comme dans la version de Manet mais regarde l’homme face à elle, tandis que les figures masculines, à l’origine élégamment vêtues, qui l’entourent, sont métamorphosées en baigneurs nus.
A partir des maquettes de Picasso, dans la foulée du peintre avec lequel il collabora près d'un quart de siècle, le sculpteur norvégien Carl Nesjar façonne un groupe de sculptures en béton que l’on peut admirer dans les jardins du Moderna Museet, à Stockholm. Aujourd'hui, l’œuvre est d'ailleurs l’une des pièces maîtresses montrées dans la cadre de Sena Picasso, l’exposition que l’institution suédoise consacre à la dernière décennie de l’artiste, de 1963 jusqu’à sa mort en 1973. Pablo Picasso, "Déjeuner sur...
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31/01 - "La Correspondante", de Virginia Evans : le best-seller américain débarque en France
Au départ, il faut bien se concentrer, se souvenir que Fiona et Bruce sont les enfants de notre graphomane, Felix, son frère, Daan, son ex-mari, Victoria, sa meilleure amie, et Mr Lübeck, son voisin attentionné … Et puis, très vite, la magie opère, on navigue avec bonheur dans cette décennie de lettres, de 2012 à 2022, opérée par Sybil Van Antwerp, vieille et énergique Américaine de 1,55 mètre, aussi intelligente que directe.
Au fil de sa volumineuse correspondance, pratique d’un autre temps à laquelle est bien obligée de se plier son entourage, on apprend que cette ex-greffière talentueuse et prompte à l’autodérision, a été adoptée, a perdu un enfant à l’âge de 8 ans (un drame qui a brisé son couple), s’occupe d’un jeune petit génie désorienté, est en froid avec sa fille, est courtisée par son voisin et par Mick Watts, un ancien avocat, écrit aux écrivains qu’elle lit avidement, de Joan Didion à Ann Patchett, refuse de voyager, reçoit des messages injurieux d’un certain DM, perd petit à petit la vue…
C’est peu de dire qu’on s’attache à Sybil et aux siens, dont le cercle s’élargit du côté de l’Ecosse, son fils l’ayant poussée à fouiller ses origines. Lettre après lettre, les personnages s’affinent, tandis que Sybil bataille pour suivre des cours à l’université en auditrice libre ou encore pour décider qui de Theodore Lübeck ou de Mick Watts emportera son coeur (à 78 ans !). Il est aussi question de l’homosexualité de son frère, de recherches ADN, de la difficulté des relations mère-fille, du drame absolu de la perte d’un...
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31/01 - Premiers romans : notre sélection des révélations françaises de cet hiver
En littérature, il y a tous les ans deux bals des débutants : si une sortie en août offre potentiellement de la visibilité, publier en janvier est aussi une opportunité d’être repéré. Michaël Dichter fait ainsi partie des finalistes du prescripteur Grand Prix RTL-Lire, où il est le seul primo-romancier à concourir. Jessé Rémond Lacroix, Cécile Delacoudre, Bruno Marsan et Mathilde Desaché devraient eux aussi sortir du lot. Aux lecteurs de trancher. Jessé Rémond Lacroix, la confession d’un stand-uppeur du siècle
Faut-il en finir avec les blagues tous azimuts ? Même si Jessé Rémond Lacroix fait dans le registre comique quand il intervient comme chroniqueur sur France Inter, son seul-en-scène Message personnel (rien à voir avec Françoise Hardy) a révélé sa part de tristesse – il y est notamment question du harcèlement scolaire dont il fut victime à l’adolescence. Avec son premier roman, Les Bateaux sur la terrasse, il va encore plus loin dans l’introspection. Il l’a déclaré dans un entretien accordé à Madame Figaro : "L’humour est moins présent. Il y en a, mais je crois que j’étais content de me défaire de la constante injonction à faire rire."
La confession d’un stand-uppeur plus tourmenté qu’il en a l’air, qui parle de son homosexualité et de ses problèmes relationnels avec ses parents, cela rappelle forcément Panayotis Pascot et son récit La Prochaine fois que tu mordras la poussière, tube de l’année 2023. Ne nous arrêtons pas aux apparences : en vérité, le livre de Jessé Rémond Lacroix ressemble plus à Que reviennent...
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31/01 - "Un tricheur au swing catastrophique" : les parties de golf de Donald Trump racontées par Rick Reilly
Dis-moi comment tu te comportes sur le green, je te dirai comment tu gouvernes. Ce mantra, Rick Reilly, ancien journaliste du magazine Sports Illustrated, l’a hérité de son ami, feu Arnold Palmer - un joueur professionnel et pionnier du sport business. Et l’a appliqué à… Donald Trump. Dans Tricheur en chef (Talent éditions, 2025), un ouvrage aussi désopilant qu’éclairant, Rick Reilly lève le voile sur l’une des faces cachées du président des Etats-Unis : sa passion pour le golf (et le mensonge) qui, rien que l’année passée, aurait coûté aux contribuables américains la modique somme de 70 millions de dollars. Groenland, Cuba… Le journaliste interrogé par L’Express dresse moult parallèles entre la propension du président businessman à enjoliver la réalité sur le green et son exercice du pouvoir. Quitte à tricher, tant face au champion Tiger Woods qu’en matière de politique étrangère. Entretien.
L'Express : Vous avez joué au golf avec Donald Trump. Comment se comporte-t-il sur le green ?
Rick Reilly : C’est un tricheur. Trump triche comme un enfant de six ans au Monopoly. Lorsque j'ai joué au golf avec lui pour la première fois, j'étais en train d'écrire mon livre Who's Your Caddy ? Je me souviens qu’il avait alors raté un coup dès le début. Il a donc voulu prendre un mulligan (NDLR : au golf, un coup rejoué sans pénalité après un premier coup manqué). Certes, c'est contraire aux règles, mais la plupart des joueurs prennent un mulligan par partie. Sauf qu'après avoir pris le premier, il en a pris six autres ce...
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31/01 - Dérives de l’ICE : comment Minneapolis est devenue l’épicentre de la contestation
Ces dernières semaines, dans l'agglomération de Minneapolis et de sa ville jumelle, Saint-Paul, le mercure affiche rarement au-dessus de 0°C. Et pourtant, la température grimpe de jour en jour. C'est cette ville que l'administration Trump a désignée comme théâtre de l'opération "Metro Surge" ("surtension du métro" en français), une vaste offensive contre l'immigration illégale. Début décembre, quelques dizaines d'agents de l'ICE - la police de l'immigration américaine - ont ainsi été déployées pour renforcer les effectifs locaux, rejoints un mois plus tard par plus de 2 000 officiers supplémentaires. Leur mission : arrêter toutes les personnes suspectées d'être en situation irrégulière, qu'elles soient dans l'espace public, au travail ou même chez elles, et si les soupçons se confirment, les renvoyer dans leur pays d'origine. Leur arrivée en ville ne s'est pas faite sans encombre, au contraire. Des dizaines d'habitants s'opposent régulièrement à leurs opérations, et de nombreux affrontements ont éclaté, culminant dans la mort de deux citoyens.
L'agglomération des "Twin Cities" n'est pas la première métropole à être ciblée de cette matière par la croisade du président américain contre l'immigration clandestine. Avant elle, Los Angeles, Washington, Chicago ou encore Charlotte, en Caroline du Nord, ont, elles aussi, assisté à de grandes opérations coup de filet, mais c'est à Minneapolis que les forces fédérales ont rencontré la résistance la plus coriace. "Je crois que le gouvernement ne s'attendait pas à une telle...
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31/01 - Upway, le champion français qui donne une seconde vie aux vélos électriques
Toussaint Wattinne a l’œil. Un regard jeté sur les deux vélos tout juste livrés lui suffit à deviner leur provenance. Le premier, un Merida noir, semble quasi-neuf. A peine distingue-t-on quelques rayures sur le cadre. "Un modèle d’exposition", tranche-t-il. L’état du second, un VTT Mondraker, laisse à désirer. De l’herbe y est encore collée, le pignon et le plateau arrière sont colorés de terre séchée. Pas le moindre effort de nettoyage. C’est signé : "Un vélo de leasing." Le patron d’Upway scanne les numéros d’identification apposés par ses équipes pour en avoir le cœur net. Bingo ! La rançon de l’expérience : plus de 100 000 vélos électriques ont déjà été reconditionnés par l’entreprise française depuis sa création. Et 100 000 autres devraient l’être rien qu’en 2026. L’objectif est d’atteindre le million à la fin de la décennie.
Présent dans huit pays européens et aux Etats-Unis, Upway passe les vitesses à un rythme impressionnant. Au-delà même de ce que Toussaint Wattinne, 36 ans, et Stéphane Ficaja, l’autre cofondateur de 38 ans, avaient pu imaginer en juillet 2021. Après presque une décennie chez Uber, le géant américain du VTC et de la livraison de repas, les deux hommes étaient en quête d’une nouvelle aventure, si possible dans la mobilité ou le recyclage. Ils décident alors de s’isoler dans une maison de l’arrière-pays catalan. Au bout de sept jours de réflexion, ils se promettent que le concept le moins mauvais sera lancé. Ainsi est né Upway, sorte de Back Market du vélo à assistance électrique (VAE), qui affiche déjà...
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31/01 - John Herbst, ancien ambassadeur américain : "Vladimir Poutine tente de manipuler Donald Trump"
Un peu plus d'une semaine après une première phase de pourparlers entre Russes, Ukrainiens, et Américains à Abou Dhabi, un second round de négociations doit se tenir dans la capitale émiratie les 4 et 5 février. Quelques jours avant, le Kremlin avait accepté, à la demande de Donald Trump, d’arrêter de bombarder Kiev en vue de créer des "conditions favorables" aux discussions. Difficile pourtant d’espérer une fin rapide aux combats. "A très long terme un accord sera peut-être possible, mais pas dans l’immédiat", analyse John Herbst, ancien ambassadeur américain en Ukraine entre 2003 et 2006. Pour ce diplomate, qui dirige aujourd’hui le Centre Eurasie de l’Atlantic Council à Washington, le locataire de la Maison-Blanche devrait, s’il veut arracher un accord de paix, accroître massivement la pression sur la Russie. Interview.
L’Express : A l’approche du quatrième anniversaire de la guerre en Ukraine, quelle analyse faites-vous de la situation sur le front ?
John Herbst : A mon sens, le front se trouve essentiellement dans une impasse. Certes, les Russes ont gagné un peu de terrain l'année dernière, mais à un prix exorbitant. Leurs pertes sont considérables et surpassent largement celles enregistrées par les Ukrainiens. On voit par ailleurs qu’ils n’avancent plus qu’avec de grandes difficultés. Moscou a prétendu pendant des mois être sur le point de prendre la ville de Pokrovsk. Mais la réalité est qu’ils n’ont toujours pas réussi à en déloger complètement les Ukrainiens. De la même manière, ils ont prétendu...
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30/01 - "DGA de combat" : ce que contient la note du patron de l’armement français à Emmanuel Macron
Sa nomination avait provoqué en novembre dernier un séisme dans le petit monde de la défense. Appelé à succéder au pied levé à Emmanuel Chiva à la tête de l’imposante Direction générale de l’armement (DGA), Patrick Pailloux a adressé ce 29 janvier, en catimini, ses premiers vœux à ses équipes.
Son allocution, qui colle à la volonté de la ministre des armées Catherine Vautrin de réformer en profondeur cette direction pour en faire une "DGA de combat", a repris les grands axes d’une feuille de route dévoilée à Emmanuel Macron en tout début de semaine.Optimiser ses coûts
Consultée par L’Express, la note décline en actions concrètes l’appel lancé par la ministre des armées et fixe plusieurs orientations prioritaires. En charge des plus grands programmes d’armement français, la DGA gagnerait en premier lieu à optimiser ses coûts et à acquérir ses équipements à juste prix, est-il affirmé. Patrick Pailloux appelle ainsi à la création, en interne, d’une cellule de "cost killing", chargée d’identifier les économies possibles sur certains programmes. Une idée déjà portée en son temps par son prédécesseur. Le nouveau DGA révèle par ailleurs avoir mené une négociation très serrée sur les marges de Naval Group pour la notification du marché sur le porte-avions de nouvelle génération, en lien avec l’Agence des participations de l’État.
Deuxième impératif pour répondre aux besoins de l'économie de guerre : produire plus vite. Face à l’accélération des conflits, Patrick Pailloux plaide en faveur d’une "approche pilotée par les délais"....
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30/01 - Emmanuel Macron, Edouard Philippe, Gabriel Attal : l’art de la trahison pour conquérir l’Elysée
Emmanuel Macron l’a confié fin décembre à un visiteur en évoquant l’échéance de 2027 : "La logique, c’est qu’il y ait du changement." Dix ans, ça suffit, on connaît et le slogan, et l'histoire des élections présidentielles… Pour ses adversaires, c’est une évidence. Pour ses anciens ministres, c’est une difficulté, pour ses anciens Premiers ministres, c’est la première des difficultés : un piège qui ressemble à la quadrature du cercle.
D’autant qu’à la tactique et aux intérêts bien compris se mêle la psychologie. "Ils ont tous été amoureux du président, il a un tel pouvoir de séduction" : c’est un conseiller de l’un de ceux qui aujourd’hui ont rompu qui le constate. La politique est aussi, est d’abord une affaire de relations humaines. S’affranchir est une épreuve, de celles qu’on ne réussit pas toujours. Au Havre, Edouard Philippe ne veut parler que du Havre, il joue sa place de maire. Et le mea-culpa n’est pas son activité sportive préférée, il préfère généralement la boxe. Mercredi, il ne fait qu’une exception, il prononce une seule phrase qui échappe à la règle, et revêt donc une importance singulière. A propos de sa carrière qui a connu une soudaine ascension en 2017 avec son arrivée à Matignon, il dit : "Je le dois au président qui m’a fait l’honneur de me nommer. Je m’exprime parfois de manière brutale, je ne devrais pas."
Il y a ce qu’on pense. Et Edouard Philippe porte sur le second mandat d’Emmanuel Macron un jugement extrêmement sévère, pas loin de considérer que ce quinquennat trouvera la dernière place au rang des...
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30/01 - "On pourrait faire bien mieux…" : l’Europe face au dérapage de ses mégaprojets de transport
"Europe sometimes is too slow, for sure" (L'Europe parfois est trop lente, c'est certain). Devenue virale sur les réseaux sociaux, la petite phrase d’Emmanuel Macron à Davos aurait eu toute sa place en exergue du récent rapport de la Cour des comptes européenne sur les mégaprojets de transport. Les auditeurs de l’UE ont passé en revue l’avancée d’une partie des infrastructures XXL - routières, ferroviaires, fluviales et maritimes - qui doivent former l’épine dorsale du futur réseau de transport du continent (RTE-T), visant à mieux connecter les pays entre eux. S’ils estimaient déjà en 2020 qu’il serait "peu probable" de finaliser ces travaux d’ici la fin de la décennie, ils alertent désormais du risque de "sortie de route". La raison ? Des coûts qui explosent et des délais qui s’allongent dangereusement. "Je suis moins surpris par les premiers que par les seconds", réagit Alberto Mazzola, directeur exécutif de la Communauté européenne du rail et des sociétés d'infrastructure (CER).
Côté retard, la palme revient au canal Seine-Nord Europe, ce chantier titanesque visant à relier le fleuve français à l’Escaut, qui dessert les grands ports de Dunkerque, Anvers (Belgique) et Rotterdam (Pays-Bas). Le calendrier initial a glissé de… 22 ans, pour une mise en service désormais estimée à 2032. Deux projets ferroviaires viennent compléter le podium : le "Y Basque", une ligne à grande vitesse reliant Vitoria, Bilbao, San Sebastian et la frontière française, qui accumule 20 ans de retard ; et le fameux Lyon-Turin, accusant...
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30/01 - Donald Trump et ses droits de douane : des menaces rarement suivies d’effet
Une nouvelle fois, Donald Trump règle ses comptes à coups de sanctions douanières. À cause d'un retard de certification d'avions américains Gulfstream au Canada, le locataire de la Maison-Blanche a menacé ce jeudi 29 janvier le pays de droits douaniers de 50 % sur tous ses aéronefs vendus aux Etats-Unis. En parallèle, il a signé un décret indiquant qu’il pourrait frapper de surtaxes, d’un montant non précisé, tous les pays vendant du pétrole à Cuba. Même musique trois jours plus tôt avec la Corée du Sud : Donald Trump, jugeant que le parlement sud-coréen tardait à ratifier un accord commercial conclu fin octobre avec Washington, a menacé lundi de punir Séoul avec des droits de douane plus importants que ceux en vigueur actuellement. Avant d’adoucir le ton dès le lendemain, en disant que les deux pays allaient "trouver une solution".
De fait, les menaces du président américain ne sont finalement que rarement appliquées. Selon un décompte de Bloomberg Economics publié mardi 27 janvier, sur 49 menaces proférées entre son élection le 5 novembre 2024 et le 25 janvier 2026, seulement un peu plus d'un quart (28,6 %) sont à ce jour en application, dont 8,2 % en partie seulement. A l'inverse, 49 % des droits de douane annoncés ont été retirés (22 %) ou pas encore imposés (27 %). Publiée mardi, l'enquête n'intègre logiquement pas les sanctions contre la Corée du Sud, le Canada et l'Iran des derniers jours.
Mais l'étude de Bloomberg montre surtout l'épuisement de la méthode musclée de Donald Trump. Sur les 49 menaces...
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30/01 - Croissance et créations d’entreprises : pourquoi la France n’a pas de quoi plastronner
Voilà, en apparence, une bonne nouvelle, que beaucoup s'empressent d'applaudir. Selon les premières estimations de l'Insee, publiées le 30 janvier, la croissance française a atteint 0,9 % en 2025, après 1,1 % en 2024. C’est plus que la prévision initiale du gouvernement qui tablait, il y a encore quelques mois, sur une progression du PIB de 0,7 %. En dépit des droits de douane imposés par Donald Trump et de l’incertitude politique toujours persistante depuis la dissolution de juillet 2024, l’économie tricolore ralentit, mais ne rompt pas.
Ce chiffre cache en réalité un tableau bien moins reluisant qu’il n’y paraît. L’Insee révélait mercredi 28 janvier que la France avait connu l’année dernière un record de créations d’entreprises, avec un pic de 1 165 800. Un plus haut, surtout porté par les microentreprises - les deux tiers de l’ensemble -, à confronter avec une autre donnée : plus de 70 000 sociétés ont été contraintes de mettre la clé sous la porte ces 12 derniers mois. Une tendance appelée à se prolonger en 2026.Le contre-exemple de l’Espagne
Mais revenons à la croissance. Peut-on vraiment se féliciter d'un rythme aussi morose, encore moins soutenu qu'en 2024, et alors que certains de nos voisins affichent une bien meilleure santé ? Certes, les difficultés de l'Etat à se doter d'un projet de loi de finances depuis deux ans, couplées aux tensions géopolitiques, n'ont pas aidé les entreprises à se projeter et à investir.
Mais la comparaison avec l’Espagne se révèle particulièrement cruelle pour la France. De...
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30/01 - "J’avais peur de devenir une cible" : sous Donald Trump, l’exil des chercheurs américains en Europe
En octobre dernier, Peter* a glissé sa fameuse Green card dans une enveloppe, et l’a renvoyée aux autorités américaines par la poste. Par ce geste, hautement symbolique, cet historien d’origine belge a définitivement renoncé à son statut de résident permanent légal aux États-Unis, pays dans lequel il s’était établi en 2015. Après une décennie passée au sein d'une grande université de la côte Est, ce chercheur spécialisé dans l’histoire des sciences et des technologies a préféré s’installer avec sa famille en Allemagne, où il vient de décrocher un contrat d'un an à l'université de Düsseldorf, après avoir obtenu une prestigieuse bourse de recherche par la fondation allemande Alexander von Humboldt.
Cette bourse s'inscrit dans le contexte de la Global Minds Initiative Germany, un programme lancé en juillet dernier par le ministère fédéral de l'Education et de la Recherche afin d’offrir "un refuge sûr pour la liberté académique" à des chercheurs internationaux. Dont de nombreux Américains, plus qu’inquiets des atteintes répétées de l’administration Trump dans le secteur de la recherche. Depuis l’élection du candidat républicain, il y a un an, beaucoup ont été victimes de coupes budgétaires soudaines, d’annulations de leurs bourses, voire de licenciements brutaux. À ce titre, et alors qu'il doit encore finaliser différentes déclarations administratives aux Etats-Unis ou y honorer des voyages de recherches, l'historien préfère rester anonyme, tout comme la majorité de ses collègues interrogés par L'Express. Leur méfiance dit tout...
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30/01 - Canada : quand les indépendantistes de l’Alberta rencontrent l’administration Trump
Les relations entre les Etats-Unis et le Canada sentaient déjà la poudre. Il n'a fallu que quelques réunions entre l'administration Trump et des séparatistes albertains pour lancer une polémique nationale. Selon un article du Financial Times, publié jeudi 29 janvier, des membres de l'Alberta Prosperity Project (APP), un groupe d'extrême droite qui milite pour l'indépendance de l'Alberta, une province canadienne frontalière avec les États-Unis, ont rencontré des responsables du département d'État américain à trois reprises depuis avril dernier.
Alors que l'APP souhaite une nouvelle réunion le mois prochain, notamment avec des responsables du Trésor américain pour demander une facilité de crédit de 500 milliards de dollars dans l'optique d'un potentiel référendum sur l'indépendance de la province, la nouvelle a provoqué une réelle secousse politique au sein du Canada. "Aller dans un pays étranger et demander de l'aide pour briser le Canada, il y a un mot à l'ancienne pour cela, et ce mot est trahison", a fustigé ce jeudi David Eby, le Premier ministre de la Colombie-Britannique, une province frontalière avec l'Alberta, lors du Conseil de la fédération entre les Premiers ministres canadiens. Sans reprendre les mots d'Eby, la Première ministre de l'Alberta Danielle Smith, opposée à l'indépendance, a souhaité que les Américains "laissent les discussions sur le processus démocratique de l'Alberta aux Albertains et aux Canadiens".Droits de douane et annexion
"Je m’attends à ce que l’administration américaine...
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30/01 - La drogue sociale de la France (2e partie) : comment nous désintoxiquer, par Denys de Béchillon
Reprenons où nous en étions. Comment faire perdre au pays (un peu de) sa psychologie d’assisté de plein droit, histoire de le rendre moins indisposé aux réformes et aux renoncements nécessaires pour sauver le destin de ses enfants et la part magnifique de son enviable modèle social ?
Un mot sur ce dont nous savons l’inefficacité croissante, à savoir : l’exposition du peuple au "réel", le langage de vérité, la raison et la "pédagogie". D’évidence, ça ne marche pas. Chacun y va de sa vérité alternative ; on ne s’accorde sur rien ; on refuse de regarder là où ça gêne ; on désigne des boucs émissaires commodes – les riches, l’Europe, les juges… L’édification par le savoir se meurt, et pas seulement à cause du poids des idéologies et des croyances dans la perception du "vrai". Il y a aussi que la connaissance objective des choses ne va qu’avec une bonne dose de confiance en celui qui vous les expose, et que cette bienveillance a disparu. La dislocation des figures d’autorité – intellectuelle, scientifique, morale… a rendu – temporairement ? – inatteignable l’horizon d’un ressaisissement général du peuple sous l’effet de la "prise de conscience".
Quant à la parole politique, elle est démonétisée. Du camp des réputés "raisonnables", personne n’est plus vraiment cru ni pris au sérieux. On y risque même sa chemise à vouloir accorder tout le monde sur quelques constats lucides. François Bayrou en a fait l’expérience amère. Bref, la probabilité que l’on puisse, par le seul travail de la parole explicative, amener les Français à...
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30/01 - Le mercato des ambassadeurs et des généraux, quand Emmanuel Macron tançait David Martinon sur l’Afghanistan
La CIA noyaute l'entourage du président vénézuélien, le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah, les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris... Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l'espionnage, c'est lui qui s'intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'indiscrets exclusifs en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.Mercato au quai d’Orsay…
La nomination du premier président de la Cour des comptes pourrait avoir des répercussions au quai d’Orsay. Si Rémy Rioux quitte l’Agence française de développement (AFD) pour la rue Cambon, l’actuel ambassadeur de France au Maroc, Christophe Lecourtier, est cité pour le remplacer. Auquel cas Aurélien Lechevallier, actuel directeur de cabinet du ministre Jean-Noël Barrot, serait susceptible de s'envoler pour Rabat. Autre ambassade en attente d’un patron : Rome, que Martin Briens vient de quitter. Cet ex-directeur de la stratégie de la DGSE deviendra le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères le 9 février.… et à l’état-major de l’armée de terre
Le général Pierre Schill, chef d'état-major de l'armée de Terre (Cemat) depuis 2021, quittera son poste à l'été. Plusieurs noms circulent pour lui succéder, dont celui du général Jean de Monicault. Issu du 2e REP, il a été récemment en poste à l'Elysée à l'État-major particulier (EMP). Le général Philippe de Montenon est également évoqué. Lui aussi est issu d'un régiment prestigieux,...
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30/01 - Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : l’Europe aussi accélère
Il arrive parfois que l'actualité semble se jouer loin de nous. Alors tous les vendredis, on s’intéresse à un évènement qui a marqué la semaine, d’un point de vue européen, et on prend le temps d’expliquer pourquoi il nous concerne tous.
C’était une promesse d’Emmanuel Macron, faite en fin d’année dernière : "Je vous le dis en responsabilité, pour moi, la réponse c'est que pour les moins de 15 ans ou 16 ans, il faut interdire les réseaux sociaux. C'est le seul moyen de les protéger", assurait le président de la République à Marseille, dans un échange avec des lecteurs du journal La Provence.
Un mois plus tard, les députés ont donc voté pour l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Le projet de loi s’est notamment basé sur le rapport "TikTok" qui alertait sur les risques pour les plus jeunes, alors que l’accès aux plateformes se fait de plus en plus tôt en France : l’âge moyen d’inscription serait de 8 ans et demi.
Le président Emmanuel Macron a donc demandé au gouvernement d'engager une procédure accélérée pour permettre une application à la rentrée prochaine. Le texte doit encore passer par le Sénat, et faire face aux doutes des autres camps politiques. Mais surtout, les obstacles à une application en septembre sont européens.
Pour comprendre la position de l'Europe sur ce sujet, Maxime Recoquillé, journaliste spécialiste des questions numériques à L’Express, est dans cet épisode de "La semaine européenne".
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30/01 - Les brise-glaces, cette arme secrète de la Finlande dont Donald Trump ne peut pas se passer
En paraphrasant la réplique culte "Houston, we have a problem", prononcée lors de la mission Apollo 13 en 1970 lorsqu’un astronaute signala une grave avarie à bord, les conseillers de Donald Trump pourraient lui dire : "President, we have a problem !" Un gros problème, même. A l’heure où le locataire de la Maison-Blanche affiche ses ambitions au Groenland (et au-delà) afin de contrer celles de la Russie et de la Chine dans l’Arctique, les Etats-Unis se réveillent en sursaut pour découvrir qu’ils sont pratiquement incapables de cingler vers les eaux polaires, région stratégique riche en minerais, en hydrocarbures et en poissons convoités par Pékin.
Pendant les sept mois de l’année, d’octobre à avril, où l’océan gèle et se solidifie, les brise-glaces seraient pour les Américains le seul moyen d’y assurer une présence réelle. Hélas, les Etats-Unis de Donald Trump ne possèdent que trois engins de ce genre, dont l'un est assigné à des missions scientifiques au pôle Sud. Ce n'est pas tout. Sur ces trois navires américains, le premier atteint la limite d’âge ; un autre a subi deux gros incendies à bord, en 2020 et en 2024 ; le troisième est, selon des experts, inadapté aux besoins des garde-côtes.
Leur nombre de trois est en outre ridiculement faible comparé aux 42 brise-glaces de la flotte russe (dont 8 fonctionnent avec une propulsion nucléaire qui leur confère cinq ans d'autonomie), aux 12 du Canada, aux 7 de la Finlande ou encore aux 5 de la Chine, qui en comptera bientôt davantage. Aussi faut-il ajouter que Pékin,...
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29/01 - Dépendance aux Etats-Unis : l’Allemagne veut se doter de son propre système de détection de missiles par satellite
Face aux menaces d'envahissement du Groenland, ou encore aux rapprochements vers la Russie de Vladimir Poutine, la dépendance européenne aux Etats-Unis en matière de défense semble de plus en plus difficile à tenir.
Face à ce constat, l'Allemagne tente d'en sortir. Selon une information du Financial Times, Berlin prévoit d'être la première puissance européenne à développer sa propre capacité de détection de missiles spatiaux. Autrement dit, il s'agit de la capacité à détecter le lancement d’un missile, d’en suivre la trajectoire tout au long de son vol et de transmettre les données en temps réel aux centres de commandement pour pouvoir prendre des contre-mesures adaptées, comme l'interception. Pour l'heure, l'Europe s'appuie principalement sur un système d'alerte spatial commun partagé fourni par les Etats-Unis pour repérer les menaces telles que les missiles à longue portée. Si l'Otan est un intermédiaire, les Etats-Unis restent aux commandes, a minima en observation. En outre, la véhémence du président américain à l'égard de l'institution n'apporte plus vraiment de sérénité. "Plus d'autonomie"
L'un des derniers exemples, récent, de cette dépendance est très percutant et a certainement conforté Berlin dans ses choix vers davantage d'autonomie. Comme le raconte le journal Le Monde, alors que les Etats-Unis menaçaient il y a peu de prendre possession du Groenland, le Danemark, propriétaire de ce territoire autonome, protégeait son espace...
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29/01 - "Un modèle pour l’Otan" : face à la menace russe, la Pologne dévoile son bouclier antidrones
"Nous voulons que le programme SAN, notre nouvelle couche de défense aérienne, serve de modèle pour l'ensemble de l'Otan", scande le ministre de la Défense polonais, Wladyslaw Kosiniak-Kamysz, devant des rangées de membres du corps diplomatique militaire. Au pupitre, ce poids lourd du gouvernement a de quoi jubiler : la Pologne est le premier pays européen de l’Alliance atlantique à annoncer le déploiement d'un système aussi fourni pour défendre la protection de ses frontières face à l’intrusion de drones russes.
Il était temps, s’accordent les observateurs. La nuit du 9 au 10 septembre dernier a laissé un traumatisme vivace sur les bords de la Vistule. A l’époque, les Polonais se réveillent au petit matin dans la stupeur, bouleversés par l’intrusion d’une vingtaine de drones russes dans leur espace aérien. Un précédent inédit dans l’histoire de l’Otan, et vécu ensuite par plusieurs autres membres de l’Alliance atlantique, France incluse.
L’incident a alimenté les débats pendant plusieurs semaines, à mesure que des débris de drones étaient retrouvés sur une large partie du territoire polonais. "Cela a révélé les failles de notre défense anti-aérienne", concède Tomasz Pawłuszko, professeur à l’Université Opole et spécialiste affilié à Lukasiewicz-ITECH, un centre de recherche en innovation. "Vaisseaux connectés"
À l’automne, des chasseurs polonais et des F-35 néerlandais, sous l’égide du Commandement aérien allié de l’Otan, ont dû être mobilisés pendant plusieurs heures. Un dispositif disproportionné, ni viable...
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29/01 - Emmanuel Macron et la dissuasion nucléaire : "Avec ses partenaires, la France pourrait s’avancer davantage"
Le président Emmanuel Macron a annoncé qu’il prononcera en ce début d’année - la date reste à fixer - un discours sur "l’actualisation" de la doctrine nucléaire française et notamment de sa dimension européenne. La France est le seul des 27 Etats membres de l’Union à être doté de la bombe atomique. Face aux nouvelles menaces stratégiques, impérialisme conquérant de la Russie d’un côté et doutes sur la pérennité de l’engagement militaire américain en Europe de l’autre, des discussions confidentielles sont en cours avec certains de nos partenaires - Allemagne, Pologne et Suède en particulier - sur la possibilité de faire bénéficier d’autres pays européens de la dissuasion française. Analyse des enjeux avec Emmanuelle Maitre, qui travaille à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) à Paris sur les questions de non-prolifération nucléaire, de dissuasion et de désarmement.
L'Express : Emmanuel Macron doit s’exprimer sur la dimension européenne de la dissuasion nucléaire française. Quelles sont les attentes de nos partenaires à ce sujet ?
Emmanuelle Maitre : L’expression présidentielle, dont la date n’est pas encore connue, sera scrutée avec attention. Des consultations discrètes ont eu lieu ces dernières années. Nos partenaires sont conscients que la France ne peut pas s’engager de manière extrêmement formelle mais qu’elle pourrait quand même s’avancer davantage que ce qui a été dit dans le passé. Nos voisins insistent pour que de telles évolutions s’articulent avec ce qui est fait dans le cadre de l’Otan, dans un...
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29/01 - Iran : ce que change l’inscription des Gardiens de la révolution sur la liste européenne des organisations terroristes
Un nouveau train de sanctions européennes doit s'abattre sur l'Iran, en réponse à la répression "la plus violente" de l'histoire du pays. D’après un nouveau décompte de l’ONG Human Rights Activists News Agency, basée aux Etats-Unis, 6 373 personnes ont été tuées durant le mouvement de contestation (3 000 selon un bilan officiel des autorités), 11 018 gravement blessées et 42 486 arrêtées.
Les Vingt-Sept, réunis en Conseil des Affaires étrangères ce jeudi 29 janvier, viennent ainsi d'annoncer avoir sanctionné quinze hauts responsables iraniens et six entités, dont le ministre de l'Intérieur, Eskandar Momeni. Le chef de la police de la sécurité publique et le commandant de la brigade des forces spéciales Saberin Takavar du Corps des gardiens de la révolution islamique sont également visés selon un règlement d'exécution du Conseil publié dans l'après-midi. Mais, pour aller plus loin encore que les vagues de sanctions économiques (gel des avoirs...) et autres interdictions de pénétrer sur le sol européen, les Vingt-Sept se sont s'accordés, ce jeudi, pour inscrire le Corps des Gardiens de la révolution, le bras armé du régime théocratique en Iran, sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne. "Les ministres des Affaires étrangères de l'UE viennent de prendre la décision de désigner la Garde révolutionnaire iranienne comme une organisation terroriste. Tout régime qui tue des milliers de personnes de son propre peuple travaille à sa propre disparition", a déclaré Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie...
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29/01 - Donald Trump va-t-il frapper l’Iran ? Les scénarios possibles d’une attaque
Deux semaines après avoir promis aux manifestants iraniens que "l’aide est en route", Donald Trump s’apprête-t-il à attaquer Téhéran ? L’arrivée du porte-avions USS Abraham Lincoln et de son escorte au large des côtes iraniennes en début de semaine rend le scénario plus crédible que jamais. Le locataire de la Maison-Blanche avait déjà menacé de "frapper très fortement" le régime en début de mois, avant de reculer brusquement au prétexte d’une pause de la répression en interne. "A ce moment-là, les Américains ne disposaient pas dans la région des forces nécessaires à la conduite d’une opération de grande ampleur, relève David Rigoulet-Roze, chercheur associé à l’Institut français d’analyse stratégique. Mais ils y ont aujourd’hui déployé un dispositif militaire inédit depuis l’invasion de l’Irak en 2003."
Outre son groupe aéronaval, Washington a dépêché sur place une douzaine de chasseurs F-15E, plusieurs avions-cargos et ravitailleurs, ainsi que des systèmes anti-aériens Patriot et THAAD, afin de renforcer la protection du ciel en cas de menace. Exploitant cette spectaculaire démonstration de force, le président américain a pressé l’Iran, ce mercredi 28 janvier, de conclure un accord sur les armes nucléaires, au risque d’une "attaque bien pire" que les frappes américaines de juin dernier. Pour l’instant, rien n’indique toutefois qu’une issue diplomatique soit atteignable à court terme. Après avoir estimé que des "discussions ne pourront avoir lieu que lorsqu'il n'y aura plus de menaces ni d'exigences excessives", la...
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29/01 - Le conseil de Nicolas Sarkozy à Gabriel Attal, la blague de François Hollande sur François Ruffin
Nous sommes en 2026 et… Sébastien Lecornu est toujours à Matignon ! Il n'est là que depuis septembre dernier mais chaque jour est un combat. En attendant les municipales de mars, dernier scrutin avant le grand rendez-vous de la présidentielle.Jean-Luc Mélenchon et le sens des priorités
Cela s’appelle avoir le sens des priorités. En mai 2025, le député écologiste Pouria Amirshahi écrit à Jean-Luc Mélenchon, qu’il connaît depuis longtemps, pour l’informer qu’il s’apprête à lancer un projet d’internationale contre la montée de l’extrême droite. Seule réponse, ce jour-là, de l’Insoumis : "Il faut me défendre !" L’anecdote, parmi tant d’autres, figure dans l’édition de poche de La Meute (Pocket, parution le 5 février), ce livre de Charlotte Belaïch et Olivier Pérou qui a connu un succès retentissant en dévoilant pour la première fois la vraie nature de LFI et qui est enrichi de sept chapitres inédits.Le conseil de Nicolas Sarkozy à Gabriel Attal
Quand et comment officialiser sa candidature à l’Elysée ? Nicolas Sarkozy a prévenu Gabriel Attal : il ne faut pas attendre de l’annonce un effet spectaculaire, elle provoque même parfois un petit décrochage dans l’opinion. L’important selon l’ex : en faire une évidence. L’ancien Premier ministre sortira du bois avant l’été et publiera au printemps un livre entre récit personnel et propositions - un peu (beaucoup) comme un certain Sarkozy, auteur en 2001 d’un ouvrage très remarqué, Libre.Le bâton de pèlerin de Valérie Pécresse
Elle croit beaucoup à la république fédérale telle que la...
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29/01 - Suisse : augmenter la TVA pour financer l’armée, la proposition choc du Conseil fédéral
Une hausse de la TVA pour fournir davantage de ressources à l'armée ? En Suisse, le Conseil fédéral l'envisage sérieusement. La proposition, portée par Martin Pfister, à la tête du département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports, fait débat dans la nation alpine. Concrètement, le plan du responsable prévoit d'augmenter de 0,8 % la taxe sur la valeur ajoutée pour améliorer les capacités de défense suisses. Dans un contexte de menace sécuritaire accrue pour l'Europe, et donc pour la Confédération suisse, "des moyens financiers supplémentaires sont nécessaires pour protéger la population et le pays", justifie Martin Pfister dans un communiqué. "L’augmentation prévue des dépenses de l’armée à 1 % du PIB d’ici à 2032 n’est pas suffisante."Besoin de systèmes antiaériens et antidrones
Si ce projet aboutissait, il permettrait à Berne de récupérer 31 milliards de francs suisses sur une période de dix ans, soit environ 33,6 milliards d'euros. Et donc, à terme, de pousser l'effort en matière de défense entre 1,3 et 1,5 % du PIB. Encore bien loin des 5 % du PIB (dont 3,5 % strictement dédiés aux dépenses militaires) décidés en juin dernier par la quasi-totalité des membres de l'Otan, mais un pas important pour le pays d'un peu plus de 9 millions d'habitants traditionnellement neutre. Avec ces possibles fonds, la Suisse serait en mesure de financer de nouveaux systèmes de défense antiaériens, dont elle manque aujourd'hui. Les États-Unis s'étaient engagés à lui livrer un précieux système antimissile...
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29/01 - Le film "Gourou" analysé par un sociologue : "Distinguer le bon du mauvais coach légitime le reste du milieu"
Porté par un Pierre Niney magistral, Gourou, réalisé par Yann Gozlan, est sorti en salle ce mercredi 28 janvier. L’acteur - et également coproducteur - incarne Coach Matt, "numéro un des ventes en développement personnel". La première partie du film, qui met en scène un personnage ivre de réussite, plonge avec brio le spectateur dans ce monde en plein essor. Elle en décrit les mécanismes, les ressorts et les codes religieux réinterprétés à la sauce moderne. Mais très vite, Coach Matt se heurte à une sénatrice bien décidée à réglementer la profession, mais aussi à la presse - on a, forcément, apprécié le passage où il refuse une interview d’un "journaliste de L’Express". Son empire menacé, le personnage entame alors une descente aux enfers, dans un thriller prenant et profondément malaisant. Le film peine néanmoins à éviter la caricature, et la critique du développement personnel et des dérives sectaires s’en trouve quelque peu diluée.
L’Express a pu regarder Gourou avec le sociologue Damien Karbovnik, auteur du livre Le développement personnel : nouvel opium du peuple ? (Éditions des Équateurs), fruit de centaines d’entretiens et de 15 ans de recherche et d'enquêtes de terrain auprès des adeptes et des professionnels. Pour lui, le film est à la fois une réussite et une occasion manquée. Réussite parce qu’il montre avec justesse les ressorts d’un milieu en pleine expansion. Occasion manquée parce qu’en caricaturant la chute de son personnage, il évite la question de fond : pourquoi tant de personnes se tournent-elles...
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29/01 - Les fausses solutions de Donald Trump au vrai problème du logement aux Etats-Unis
Donald Trump le sait mieux que quiconque : devenir propriétaire fait partie du "rêve américain". Pour beaucoup de ses concitoyens, la petite maison agrémentée d'un carré de pelouse, clonée à perte de vue dans les banlieues des grandes villes, vaut certificat de réussite sociale. Seulement voilà, depuis 2019, les taux hypothécaires à 30 ans ont augmenté de 40 % et le prix de vente moyen des maisons américaines a grimpé de plus de 30 %. Depuis son bureau Ovale, l’ancien magnat de l’immobilier ne compte pas rester les bras croisés face à un leitmotiv qui résonne de plus en plus fort et qui tient en un mot : affordability (NDLR : l’accessibilité).
Les Américains ont moins l'habitude de disserter sur le pouvoir d’achat que les Français. Longtemps, la thématique est demeurée l’apanage de l’aile démocrate - le maire socialiste de New York, Zohran Mamdani, en avait même fait son slogan de campagne. La posture de Donald Trump sur le sujet, elle, est ambiguë. D'abord focalisé sur la dérégulation et les allègements fiscaux comme moteurs de croissance, il a dénoncé un "canular", ou encore un problème hérité de l'administration Biden. Début janvier, pourtant, l'imprévisible président scandait "affordability" en majuscules sur son compte Truth Social. Or cette notion transcende celle de l’inflation, qui a ralenti depuis le mandat de Joe Biden. "La frustration des ménages porte non pas sur le rythme d’augmentation des prix mais sur leur niveau, avec un effet de mémoire des prix qui prévalaient avant les chocs de la pandémie et...
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29/01 - Un "fichage" des professeurs de gauche ? Ce questionnaire qui fait polémique en Italie
L'affaire révolte une partie du monde enseignant de l'autre côté des Alpes. En Italie, les élèves de plusieurs lycées ont été invités à répondre à une enquête sur leur quotidien en cours, distribuée via des tracts durant le mois de janvier. Un QR code, visible sur ces imprimés, les guidait alors vers une série de questions. Leur contenu, relevant de thématiques politiques, fait aujourd'hui polémique. "Avez-vous un ou plusieurs professeurs de gauche qui diffusent de la propagande en cours ?", interroge ainsi la consultation.
Une formulation qui interpelle nombre d'acteurs du monde éducatif dans le pays, alors que la liberté d'enseignement est inscrite dans la Constitution italienne. Si l'épisode fait autant réagir, c'est avant tout en raison de son origine. En effet, ces tracts ont été élaborés par l'Azione Studentesca, une organisation étudiante d'extrême droite, aujourd'hui proche de Fratelli d'Italia, le parti de la Première ministre italienne Giorgia Meloni. L'opposition de gauche indignée
Syndicats, professeurs, opposition politique... Après la révélation de ce questionnaire, la presse italienne s'est fait l'écho de nombreuses critiques contre la démarche des militants qui l'ont diffusé dans plusieurs lycées du pays. "Profiler les enseignants de gauche est du fascisme : Giorgia Meloni devrait prendre ses distances", a ainsi tonné le chef de file du Parti démocrate (centre gauche) au Sénat, Francesco Boccia, selon des propos rapportés par Avvenire. "Ce que sont en train de...
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29/01 - Un "fichage" des professeurs de gauche ? Ce questionnaire qui fait polémique en Italie
L'affaire révolte une partie du monde enseignant de l'autre côté des Alpes. En Italie, les élèves de plusieurs lycées ont été invités à répondre à une enquête sur leur quotidien en cours, distribuée via des tracts durant le mois de janvier. Un QR code, visible sur ces imprimés, les guidait alors vers une série de questions. Leur contenu, relevant de thématiques politiques, fait aujourd'hui polémique. "Avez-vous un ou plusieurs professeurs de gauche qui diffusent de la propagande en cours ?", interroge ainsi la consultation.
Une formulation qui interpelle nombre d'acteurs du monde éducatif dans le pays, alors que la liberté d'enseignement est inscrite dans la Constitution italienne. Si l'épisode fait autant réagir, c'est avant tout en raison de son origine. En effet, ces tracts ont été élaborés par l'Azione Studentesca, une organisation étudiante d'extrême droite, aujourd'hui proche de Fratelli d'Italia, le parti de la Première ministre italienne Giorgia Meloni. L'opposition de gauche indignée
Syndicats, professeurs, opposition politique... Après la révélation de ce questionnaire, la presse italienne s'est fait l'écho de nombreuses critiques contre la démarche des militants qui l'ont diffusé dans plusieurs lycées du pays. "Profiler les enseignants de gauche est du fascisme : Giorgia Meloni devrait prendre ses distances", a ainsi tonné le chef de file du Parti démocrate (centre gauche) au Sénat, Francesco Boccia, selon des propos rapportés par Avvenire. "Ce que sont en train de...
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29/01 - Ecoles de commerce : "Tous les étudiants ne rêvent pas de travailler dans la finance !"
Depuis plus de trente ans, les classements des écoles de commerce rythment la vie de l’enseignement supérieur français. Parents, lycéens, étudiants, écoles et recruteurs s’y réfèrent massivement. Pourtant une question finit par s’imposer : que mesurent-ils vraiment ? Avec ce cahier spécial, L’Express Éducation et NextEdu proposent, en partenariat avec Opinion Way, une approche inédite, partant d’une interrogation simple : quelle est la réputation des grandes écoles de commerce auprès de celles et ceux qui ont, in fine, le pouvoir de recruter leurs diplômés ? Au-delà du palmarès 2026, ces articles invitent à prendre du recul. Ils donnent la parole aux dirigeants, qui racontent comment ils utilisent - ou non - ces outils, et aux étudiants, dont ces tableaux orientent en partie l’avenir.
>> Notre classement 2026 des grandes écoles de commerce
L’Express : Comment les membres de la Conférence des grandes écoles perçoivent-ils les classements de leurs écoles publiés chaque année ?
Delphine Manceau : Au sein de la CGE, il nous arrive régulièrement de débattre de leur intérêt, d’autant qu’ils sont très nombreux et nous demandent beaucoup de temps. Personnellement, j’en ai une approche nuancée, car tout le monde les consulte à leur sortie : les étudiants, les parents, mais aussi les écoles ! Ainsi, chez Neoma, quand un établissement international nous contacte en vue d’établir un partenariat, nous allons regarder ses accréditations internationales - AACSB, EQUIS, AMBA -, mais aussi sa place dans le classement établi...
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29/01 - Face à l’Iran, Donald Trump entre coups de pression et hésitations
Une stratégie difficilement lisible. Après avoir déjà agité la possibilité d'une intervention militaire américaine en Iran au début du mois, Donald Trump a de nouveau menacé la République islamique mercredi 28 janvier. Le président républicain a ainsi annoncé sur Truth Social le déploiement dans la région de l'USS Abraham-Lincoln parmi une large flotte de navires, "prête, disposée et capable de remplir rapidement sa mission, avec rapidité et violence, si nécessaire" contre Téhéran. Mais, en plus de ces nouveaux avertissements, il a également enjoint à la reprise de pourparlers diplomatiques avec la République islamique. "Espérons que l’Iran viendra rapidement 'à la table' et négociera un accord juste et équitable – PAS D’ARMES NUCLÉAIRES", a-t-il exhorté, promouvant un "deal" qui soit "bon pour toutes les parties".Des menaces, puis un silence
Ce nouvel appel au retour aux négociations, toujours rejeté par l'Iran depuis les frappes américaines sur son programme nucléaire en juin dernier, illustre bien les atermoiements de Donald Trump sur le dossier. Attaquer ou ne pas attaquer la République islamique ? Le milliardaire a été tenté, au début du mois, de porter un coup fatal au régime des mollahs, alors sérieusement mis à mal par la contestation grandissante de sa population dans la rue. Des manifestations rapidement réprimées dans le sang. Ce qui, dans un premier temps, a suscité le mécontentement de Donald Trump. En cas de nouvelle mort violente "de manifestants pacifiques", les États-Unis viendront à leur secours,...
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29/01 - Des backrooms au "grand remplacement" : l’étonnant itinéraire de Renaud Camus
Il est à la fois l’un des auteurs français les plus influents et les moins lus au monde. Père du "grand remplacement", cette théorie qui prétend que les changements démographiques dans les pays occidentaux représentent une substitution d’une population indigène par des Africains, avec la bénédiction d’élites "remplacistes", Renaud Camus a tout au long de sa carrière été ignoré par les lecteurs. D’abord abscons écrivain d’avant-garde, puis chroniqueur frénétique de ses aventures sexuelles avec des jeunes hommes (Tricks), l’ami de Roland Barthes et Andy Warhol s’est reconverti en châtelain dans le Gers, déplorant dans une prose autocentrée un effondrement civilisationnel.
Ses chiffres de ventes n’ont jamais dépassé le cercle de la confidentialité (son journal est aujourd’hui autoédité). Aux élections européennes de 2019, la liste de ce piètre orateur a obtenu 0,01 % des voix. Ce qui n’a pas empêché ses idées d’infuser, et lui de bénéficier d’un culte autant littéraire qu’idéologique. Outre le "grand remplacement" apparu sous sa plume en 2009, la droite identitaire lui doit la popularisation des concepts de "décivilisation", détournement du sociologue Norbert Elias, et de "remigration", euphémisme pour signifier l’expulsion de millions d’immigrés.
Dans une formidable biographie, les journalistes du Monde Gaspard Dhellemmes et Olivier Faye tentent de comprendre cette trajectoire individuelle qui traduit la bascule de toute une époque. Comment peut-on passer de la Factory d’Andy Warhol aux apéros "saucisson pinard", et des...
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29/01 - Comment l’Europe peut devenir l’architecte d’un ordre multipolaire, par Léonard Lifar
Le Forum de Davos 2026 restera comme le symbole de la fin d'une époque qu'il aura tant contribué à construire : celle de l'homo œconomicus globalisé, ce "Davos Man" aujourd'hui anachronique. Pendant trente ans, les Européens ont cru que le monde pourrait être administré par des règles neutres et des experts transnationaux au sein d'une technocratie globale. Mais ce que nous traversons n'est pas une simple disparition de l'expertise, c'est une "mutation génétique" pour l’historien Lorenzo Castellani : la fin de la technocratie universelle au profit de l'avènement d'une technocratie impériale. Ce rêve d'une gestion technique des affaires du monde s'effondre devant le retour brutal du politique, où l'outil technocratique ne sert plus à harmoniser les échanges mais à servir la puissance d'un empire dominant.
Nous passons d'un monde où la règle était censée précéder la puissance à un monde où la puissance dicte ouvertement la règle, transformant l'expertise technique en un pur instrument au service de l'affirmation hégémonique des États. Ce basculement rend caduc l’approche considérant la connectivité et les flux comme gages de stabilité. Aujourd'hui, les infrastructures qui nous lient (réseaux numériques, câbles sous-marins ou systèmes de paiement) sont devenues les instruments d'une hostilité permanente. C'est ce que Mark Galeotti appelle "l'arsenalisation de tout" : dans un monde interconnecté, chaque lien est une vulnérabilité potentielle. Nos infrastructures mêmes sont désormais retournées contre...
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29/01 - Exploration pétrolière en Guyane : "Nous courons au-devant de graves problèmes"
Le débat autour de la proposition de loi visant à autoriser l’exploration et l’exploitation d’hydrocarbures en outre-mer marquera-t-il le début d’une longue période de troubles en Guyane ? Examiné - et soutenu - jeudi 29 janvier au Sénat, le texte suscite de vives réactions. Pour le ministre de l’économie Roland Lescure, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut et les associations environnementales, il est hors de question de suivre cette voie. Ce serait détricoter la loi Hulot de 2017 et aller à l’encontre des objectifs climatiques de la France. D’autant que les recherches passées n’ont pas prouvé l’existence de larges ressources pétrolières exploitables au large de la Guyane.
Mais voilà. Pour les défenseurs de la proposition de loi, adopter le texte est une question de survie, car la Guyane est à la traîne d’un point de vue économique. Son PIB par habitant a beau progresser (17 703 euros en 2024) il reste inférieur de moitié à celui de la France métropolitaine (42 594 euros). Pis, le fossé avec le reste de la zone grandit de jour en jour. "Il fut un temps ou la Guyane française, la Guadeloupe et la Martinique profitaient d’un avantage sur le Guyana et le Suriname en matière de revenu par tête. Mais avec l’exploitation des hydrocarbures sur ces deux territoires, les perspectives s’inversent", observe Peter Clegg, professeur de politique et de relations internationales à l’université de Bristol (Royaume-Uni).
Selon le FMI, le Guyana a enregistré récemment le taux de croissance du PIB le plus...
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29/01 - Entre l’Europe et les Etats-Unis, une bataille de modèles
Le passé permet souvent d'éclairer l'actualité. Chaque jeudi, dans notre nouveau podcast Hier à la Une, on se plonge dans les archives de L’Express, pour comprendre autrement la couverture du magazine de la semaine.
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, il y a tout juste un an, la bataille entre les Etats-Unis et l’Europe fait rage. Il est question autant de la défense de l’Ukraine, que de droits de douane, ou encore de l’acquisition du Groenland, et de l’avenir de Gaza. Derrière ces accrochages, ces derniers mois, c’est en réalité une véritable bataille idéologique qui se joue. Sur la démocratie comme sur l’économie, on s’interroge sur le modèle à suivre.
Il y a quelques semaines, l’économiste Gabriel Zucman, directeur de l’Observatoire européen de la fiscalité, assurait, dans une tribune parue dans le journal Le Monde, que l’Europe ne décroche pas réellement face aux Etats Unis, au-delà de ce que disent les chiffres de croissance et de productivité. Parmi ses arguments, l’importance du temps libre en Europe, des émissions de carbone moindres, une plus grande espérance de vie ainsi que des inégalités plus faibles.
L’Express a choisi cette semaine d'analyser le point de vue de Gabriel Zucman. Et l’économiste Antoine Levy s’oppose à ses constats. "La productivité européenne a ralenti par rapport à la productivité américaine. Les salaires ont, en conséquence, ralenti en Europe de façon relative, ce qui veut dire que les prix des services ou des biens qui dépendent du prix du travail local, comme...
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29/01 - Comment la Moldavie tient tête à Vladimir Poutine : "C’est David contre Goliath, mais…"
Avec ses 2,4 millions d’habitants, ses 33 851 km² et un PIB par habitant parmi les plus faibles d’Europe, la Moldavie ne semble pas, sur le papier, armée pour tenir tête à la Russie. Et pourtant. Dans un article publié dans le Journal of Democracy (Johns Hopkins University Press), Katia Glod et Maria Branea estiment que l’expérience moldave constitue un modèle de résistance à la guerre hybride menée par le Kremlin.
Longtemps tiraillé entre son héritage roumain et son passé soviétique, ce petit pays a choisi de regarder vers l’Europe plutôt que vers Moscou, explique à L’Express Katia Glod, directrice adjointe au New Eurasian Strategies Centre. Les succès électoraux de la candidate pro-européenne Maia Sandu — élue présidente de la République en 2020 puis en 2024 — en témoignent. Pour la chercheuse, la capacité de résistance de la Moldavie doit beaucoup aux réformes de démocratisation et de libéralisation insufflées par la perspective d’une intégration à l’Union européenne. Entretien.
L’Express : Moscou soutient que la Moldavie a toujours été "une terre russe". Qu’en est-il vraiment ?
Katia Glod : Ce n’est évidemment pas le cas. Il s’agit plutôt d’un territoire qui a longtemps été disputé, marqué par de fortes influences latines et romaines, notamment celles de l’actuelle Roumanie. La Russie a conquis ce territoire au XIXe siècle, pour l’intégrer à l’Empire russe, avant que la Moldavie ne devienne l’une des quinze républiques soviétiques. Même pendant cette période, le pays a toujours conservé des liens très étroits avec la...
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28/01 - Après plusieurs années de déni, un tribunal russe admet par inadvertance que le "Moskva" a bien été coulé par l’Ukraine
Il aura fallu attendre quatre ans. Ce 22 janvier, un tribunal russe a reconnu, visiblement sans le vouloir, que le "Moskva", un croiseur lance-missiles russe attaqué par l'Ukraine, avait effectivement été coulé lors de cette attaque, le 13 avril 2022. "Une frappe de missiles a touché le croiseur lance-missiles de la Moskva, provoquant un incendie et un envahissement de fumée à l’intérieur du navire", indique le communiqué du tribunal, cité par le média indépendant russe, Mediazona."L’explosion, l’incendie et la fumée ont tué 20 membres de l’équipage du croiseur, 24 ont été blessés à des degrés divers, et huit ont été portés disparus, notamment au cours des plus de six heures de lutte pour la survie du navire", précise encore la publication, depuis retirée du site du tribunal, car contraire à la version officielle russe selon laquelle l'engin aurait sombré à la suite d’un accident exceptionnel.
Considéré comme l’un des navires de guerre les plus importants de la Russie avant sa destruction seulement sept semaines après l'invasion de l'Ukraine par Moscou, le Moskva avait été frappé par Kiev à l'aide d'un missile de croisière antinavire, le Neptune. Mais la Russie a toujours soutenu que cette attaque n'était pas la cause de sa destruction, un accident à bord ayant prétendument provoqué une explosion de munitions selon les autorités russes, conduisant à l'évacuation de l'équipage. D'après Mediazona, le tribunal militaire de Moscou a corrigé par inadvertance cette version officielle du Kremlin la semaine dernière, dans...
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28/01 - La France soutient l’inscription des Gardiens de la révolution sur la liste européenne des "organisations terroristes"
Mise sous pression par ses partenaires européens, la France a annoncé ce mercredi 28 janvier soutenir l'inscription des Gardiens de la révolution sur la liste des "organisations terroristes" de l'Union européenne. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a par ailleurs confirmé que l'Union européenne prendrait jeudi à Bruxelles des sanctions contre les représentants iraniens "responsables des exactions" dans le pays. "Il ne peut y avoir d'impunité", at-il écrit sur le réseau social X. "L'insoutenable répression de la révolte pacifique du peuple iranien ne peut rester sans réponse".
Iran : il ne peut y avoir d’impunité.
L’insoutenable répression de la révolte pacifique du peuple iranien ne peut rester sans réponse. Son courage inouï face à la violence qui s'est abattue aveuglément sur lui ne peut rester vain.
Avec nos partenaires européens, nous prendrons…— Jean-Noël Barrot (@jnbarrot) January 28, 2026
Plus tôt dans la journée, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a affirmé que la France n'avait "aucun tabou" sur le statut à donner et a également jugé "infondées" les "critiques sur la prétendue faiblesse de la France" face à la répression engagée par le régime iranien.Un nouveau train de sanctions européennes
Le bras armé du régime théocratique en Iran est accusé d'avoir joué un rôle clé dans la répression meurtrière des manifestations qui ont secoué le pays, et qui aurait fait jusqu'à 30 000 morts.
La France rejoint la voix de l'Italie et de l'Allemagne. Selon des diplomates...
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28/01 - "Les électeurs de Trump ne sont pas des moutons dupes" : la politique décryptée par l’anthropologue Pascal Boyer
Pourquoi la politique représente-t-elle un sujet aussi clivant et passionnel ? Est-on forcément désinformé quand on vote pour un leader populiste comme Donald Trump ? Pourquoi certains peuples ne renversent-ils pas leur tyran, comme en Russie ? Professeur de la prestigieuse chaire Henry Luce d'anthropologie cognitive à l'université Washington de Saint-Louis et directeur de recherches au CNRS, Pascal Boyer répond à ses questions dans L'Impossible démocratie, un essai passionnant qui montre à quel point la vie politique est marquée par des instincts façonnés par l'évolution biologique.
Pour L'Express, ce grand spécialiste des sciences cognitives et de la biologie comportementale contredit ainsi plusieurs idées reçues sur la polarisation, les fake news, les populismes ou les révolutions. Il nous explique aussi pourquoi nous sommes si mal "programmés" pour comprendre l'économie de marché.
L’Express : Vous associez dans votre livre biologie et politique. N’est-ce pas une combinaison particulièrement dérangeante au vu de l’Histoire ?
Pascal Boyer : Quand on dit biologie et politique, on songe évidemment aux pires pseudo-biologies utilisées par différentes idéologies meurtrières. Les communistes pensaient qu’il n’y avait pas de nature humaine, que nos comportements, nos préférences et nos capacités étaient déterminés par des facteurs extérieurs, et donc que les humains étaient socialement malléables. Le régime pouvait ainsi chercher à façonner une version entièrement neuve de l’humanité, un projet qui a fait des...
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28/01 - François Heisbourg : "Sur le Groenland, Emmanuel Macron a joué un rôle majeur face à Donald Trump"
Un ballet inhabituel s'est déroulé à l'Elysée, ce mercredi 28 janvier. Le président français, lunettes de soleil sur le nez, était entouré de deux Premiers ministres danois : Mette Frederiksen, celle du Danemark, et Jens-Frederik Nielsen, celui du Groenland. L'occasion pour Emmanuel Macron de relancer un appel au "réveil stratégique de l'Europe", après le bras de fer inédit engagé par Donald Trump autour du territoire autonome danois en début d'année.
François Heisbourg, conseiller spécial à la Fondation pour la recherche stratégique, rapporte le choc terrible provoqué par ces menaces américaines sur nos voisins, encore plus affectés que les Français. "Le réveil a vraiment été brutal pour de nombreux Européens", assure l'auteur du Suicide de l'Amérique (Odile Jacob, 2025), estomaqué par l'attitude de l'administration Trump et qui salue la réponse française.
L'Express : Emmanuel Macron a reçu les premiers ministres du Danemark et du Groenland à l'Élysée, ce 28 janvier. Est-ce le signe de l'importance prise par la France sur ce dossier ?
François Heisbourg : La réponse courte, c'est oui. La France a joué un rôle tout à fait majeur dans l'évolution de la crise groenlandaise, et cette rencontre à Paris en est une manifestation tangible.
Les Français ont joué un rôle à deux égards. D'abord, l'envoi de soldats au Groenland. Non pas qu'ils aient été nombreux mais les Français ont été relativement plus nombreux que les autres Européens, notamment que les quinze Allemands qui se sont aperçus assez bizarrement qu'il faisait...
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28/01 - Minneapolis : qui est Ilhan Omar, l’une des cibles de Donald Trump ?
Elle est la cible régulière de Donald Trump, et le symbole d'une société américaine de plus en plus polarisée. Ce mardi 27 janvier, lors d'un meeting dans le Minnesota, la députée démocrate Ilhan Omar a été agressée publiquement, un homme présent dans le public l'ayant aspergée d'une substance non identifiée, avant d'être maîtrisé. Peu avant l'agression, les électeurs avaient fait part à l'élue de problèmes aussi divers que la collecte des ordures, les difficultés des quartiers nord de Minneapolis ou encore l'opération anti-immigration en cours sur ce territoire, qui a coûté la vie à deux manifestants américains en trois semaines. Ilhan Omar, elle, avait notamment reproché au président américain de transformer Minneapolis en "zone de guerre", et avait appelé à la démission de la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem.
Figure de la gauche américaine d’origine somalienne - la première dans un parlement américain - de confession musulmane et porteuse d'un voile, l'élue est depuis longtemps dans le viseur du président américain. Il faut dire que cette dernière s’est fait remarquer au niveau national pour son rôle au sein d’un groupe de jeunes femmes progressistes, non blanches, connues sous le nom de "the Squad", qui contestent souvent la direction du Parti démocrate et critiquent ouvertement Donald Trump. "Elle vient d’un pays qui est une catastrophe, ce n’est même pas un pays, franchement", a dégainé le dirigeant des Etats-Unis dans un discours mardi dans l’Iowa, alors qu'il l'accuse ces derniers jours de...
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28/01 - Minneapolis : qui est Ilhan Omar, l’une des bêtes noires de Donald Trump ?
Elle est la cible régulière de Donald Trump, et le symbole d'une société américaine de plus en plus polarisée. Ce mardi 27 janvier, lors d'un meeting dans le Minnesota, la députée démocrate Ilhan Omar a été agressée publiquement, un homme présent dans le public l'ayant aspergée d'une substance non identifiée, avant d'être maîtrisé. Peu avant l'agression, les électeurs avaient fait part à l'élue de problèmes aussi divers que la collecte des ordures, les difficultés des quartiers nord de Minneapolis ou encore l'opération anti-immigration en cours sur ce territoire, qui a coûté la vie à deux manifestants américains en trois semaines. Ilhan Omar, elle, avait notamment reproché au président américain de transformer Minneapolis en "zone de guerre", et avait appelé à la démission de la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem.
Figure de la gauche américaine d’origine somalienne - la première dans un parlement américain - de confession musulmane et porteuse d'un voile, l'élue est depuis longtemps dans le viseur du président américain. Il faut dire que cette dernière s’est fait remarquer au niveau national pour son rôle au sein d’un groupe de jeunes femmes progressistes, non blanches, connues sous le nom de "the Squad", qui contestent souvent la direction du Parti démocrate et critiquent ouvertement Donald Trump. "Elle vient d’un pays qui est une catastrophe, ce n’est même pas un pays, franchement", a dégainé le dirigeant des Etats-Unis dans un discours mardi dans l’Iowa, alors qu'il l'accuse ces derniers jours de...
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28/01 - "La Fondation Vallée n’est pas un cas isolé" : l’alerte du délégué interministériel après nos révélations
Des enfants enfermés, des soins inadaptés... Comme nous l'avons révélé il y a quelques jours, la Fondation Vallée, le plus grand hôpital de pédopsychiatrie du pays, situé à Gentilly dans le Val-de-Marne, aurait eu recours à des méthodes de prise en charge d'un autre âge, maltraitantes et hors la loi, au moins jusqu'à la fin de l'année dernière.
Le délégué interministériel aux troubles du neurodéveloppement, Etienne Pot, confirme à L'Express qu'il avait déjà demandé à l'Agence régionale de santé d'Ile-de-France de se saisir de ce dossier, à cause d'alertes qui lui étaient parvenues au cours des derniers mois. Des informations d'autant plus inquiétantes qu'elles faisaient écho à des faits déjà dénoncés par le passé par la chambre régionale des comptes d'Ile-de-France et par la Haute autorité de santé.
En réaction à nos révélations, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a, en outre, saisi dès aujourd'hui la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté, Dominique Simonnot, qui va également enquêter sur cet établissement. Etienne Pot nous indique aussi que d'autres "points de vigilance" sont en cours, la situation constatée au sein de la Fondation Vallée n'étant, selon lui, "pas un cas isolé". Entretien.
L'Express : Comment réagissez-vous aux informations de l’Express relatives à la Fondation Vallée, cet hôpital pédopsychiatrique où des enfermements d’enfants et des prises en charge non conformes aux bonnes pratiques ont été constatées au moins jusqu’à la fin de l’année dernière ?
Etienne Pot : Dans notre pays,...
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28/01 - Nucléaire : Donald Trump promet une attaque contre l’Iran "bien pire" qu’en juin 2025 en l’absence d’accord
Le président américain Donald Trump a exhorté mercredi 28 janvier l'Iran à venir à la table des négociations et à conclure un accord sur le nucléaire, faute de quoi la prochaine attaque américaine serait "bien pire". "J’espère que l’Iran acceptera rapidement de négocier un accord juste et équitable – sans armes nucléaires – qui soit bénéfique pour toutes les parties. Le temps presse, c’est vraiment crucial !", a écrit Trump sur son réseau Truth Social.
Le président républicain américain, qui, lors de son premier mandat à la Maison-Blanche, s'était retiré de l'accord nucléaire de 2015 conclu entre les puissances mondiales et Téhéran, a fait remarquer que son dernier avertissement à l'Iran avait été suivi d'une frappe militaire en juin. "La prochaine attaque sera bien pire ! Ne laissez pas cela se reproduire", a menacé Donald Trump. Il a également réaffirmé qu'une "armada" américaine se dirigeait vers la République islamique.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a déclaré qu'il n'avait pas été en contact avec l'envoyé spécial américain Steve Witkoff ces derniers jours et qu'il n'avait pas demandé de négociations, ont rapporté mercredi les médias d'Etat.Une force navale américaine proche de l'Iran
Donald Trump a déclaré qu'une force navale américaine, menée par le porte-avions USS Abraham Lincoln, approchait de l'Iran. Deux responsables américains ont indiqué à Reuters lundi que le Lincoln et les navires de guerre qui l'accompagnaient étaient arrivés au Moyen-Orient.
Les navires de guerre ont commencé à...
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28/01 - Immigration et marché du travail : cette étude qui tord les idées reçues
C'est un ouvrage qui risque de relancer le sempiternel débat de l'impact de l'immigration dans la société française. Ce mardi 27 janvier, le Centre d'études prospectives et d'informations internationales (Cepii) a publié un livre sous la houlette de deux économistes, Anthony Edo et Hillel Rapoport, démontrant notamment que "l'immigration n'est pas un élément déstabilisateur du marché du travail", ses effets sur les salaires et l'emploi des natifs étant "globalement neutres", affirment les auteurs.
Basée sur une centaine de travaux universitaires sur un sujet ô combien inflammable, la synthèse des deux chercheurs aboutit à des conclusions à contre-courant de certaines idées reçues, et ce alors que le ministère de l'Intérieur dévoilait ce même jour les statistiques de l'immigration en 2025, actant une hausse de 11,2 % de la délivrance des titres de séjour l’an dernier par rapport à 2024, principalement pour les étudiants et pour raisons humanitaires ou familiales.Une augmentation de la population active
Selon les auteurs, si l’immigration entraîne bien une hausse de la population, elle est en revanche sans effet sur la rémunération des travailleurs nationaux. D'abord, parce que le marché du travail n'est pas un marché concurrentiel de pure offre et demande, et qu'il est soumis à de nombreuses réglementations, notamment sur les salaires, permettant d'éviter des rémunérations arbitraires. Les travailleurs, eux, ne sont pas non plus interchangeables, car la maîtrise de la langue française peut toujours...
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28/01 - Royaume-Uni : les téléphones de Downing Street espionnés par la Chine pendant des années
Des pirates informatiques soutenus par l'Etat chinois ont-ils espionné les conversations de hauts responsables britanniques pendant des années ? A en croire le journal anglais The Telegraph, ce scénario est tout sauf fictif. La Chine aurait procédé à des piratages de téléphones à partir de 2021. De quoi inquiéter sérieusement le gouvernement britannique, dont plusieurs membres éminents auraient été compromis. Parmi eux se trouvent certains des plus proches conseillers de Boris Johnson, Liz Truss ou encore Rishi Sunak. On ignore pour le moment si le piratage a inclus les téléphones portables des Premiers ministres eux-mêmes, mais une source au fait de la faille a déclaré qu’il s’agissait d’une intrusion allant "jusqu’au cœur même de Downing Street".Accès à des données stratégiques
Cette attaque implique la possibilité que des espions chinois aient pu lire des SMS ou écouter des appels impliquant des membres de haut rang du gouvernement. Même s’ils n’ont pas pu écouter les appels, les pirates pourraient avoir accédé aux métadonnées, révélant avec qui les responsables étaient en contact et à quelle fréquence, ainsi qu’à des données de géolocalisation indiquant leur position approximative. Selon Dakota Cary, chercheur au sein de l'Atlantic Council, un think tank américain spécialisé dans la menace chinoise, la Chine s’intéresse de près "au renseignement concernant les députés et les processus décisionnels de la politique britannique".
Des sources du renseignement américain ont fait savoir au Telegraph que l’opération...
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28/01 - Attaque contre l’Iran : le régime islamique peut-il tenir après la mort de Khamenei ? L’analyse de Saeid Golkar
[Cet article a été publié le 28 janvier 2026 pendant les manifestations anti-régime à travers l'Iran. Depuis, l'attaque contre l'Iran menée par les États-Unis et Israël, qui a conduit à la mort du guide suprême Ali Khamenei, a changé la donne.]
Saeid Golkar a quitté l’Iran à la fin des années 2000, pendant le Mouvement vert. A l’époque, nombre de spécialistes gagent que la République islamique est sur le point de s’effondrer. Plus de quinze ans après, tandis que les Iraniens se révoltent en masse, le scénario se répète : la plupart des commentateurs prédisant à leur tour la chute du régime, qui tarde décidément à arriver.
En cause, selon ce politologue irano-américain et professeur associé à l’université du Tennessee à Chattanooga : l’architecture en "oignon" du régime islamique, souvent mal comprise, qui complique la perspective de s’attaquer à l’une de ses couches dans l’espoir de faire tomber tout le système. "Il faut cibler le cœur du régime, à savoir l'ayatollah Khamenei et sa famille, afin de modifier fondamentalement la dynamique interne", explique-t-il. Sanctions internationales, crise économique, vieillissement du guide suprême… Saeid Golkar passe également en revue les facteurs jugés, à tort selon lui, susceptibles de fragiliser le régime. Entretien.
L'Express : Depuis le début du soulèvement du peuple iranien, de nombreux commentateurs ont prédit la chute du régime. Mais celle-ci tarde à venir…
Saeid Golkar : En effet. J'ai quitté l'Iran vers 2009, pendant le Mouvement vert. À l'époque, de nombreux observateurs...
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28/01 - Immigration : en Espagne, cette décision à rebours des autres pays européens
Le quotidien El Pais y voit une "décision courageuse", "à une époque où il est devenu normal de traiter les étrangers de criminels" : le gouvernement espagnol de Pedro Sanchez a présenté mardi 27 janvier un projet de décret visant à accélérer la régularisation de près d'un demi-million de sans-papiers afin de faciliter leur intégration, une démarche à contre-courant de nombreuses politiques migratoires en Europe. Selon les estimations du gouvernement socialiste, quelque 500 000 personnes, principalement originaires d'Amérique latine, devraient bénéficier de cette mesure qui vise à intégrer les travailleurs immigrés.
La ministre des Migrations, Elma Saiz, a déclaré lors d'une conférence de presse que les personnes en situation irrégulière vivant en Espagne depuis au moins cinq mois à fin 2025 et n'ayant pas de casier judiciaire seraient éligibles au permis de séjour accéléré. Les demandes d'asile déposées avant la fin de l'année dernière seront également concernées.
Le titre de séjour sera valable un an - ou cinq ans dans le cas des enfants - et renouvelable. Les bénéficiaires pourront devenir des citoyens après dix ans, ou plus rapidement s'ils sont originaires de pays d'Amérique latine ou réfugiés. "Ce que nous faisons, c’est reconnaître et donner de la dignité, et offrir des garanties, des opportunités et des droits aux personnes qui se trouvent déjà dans notre pays", a déclaré Elma Saiz à la presse.Croissance économique
La croissance économique de l'Espagne a largement dépassé celle de la plupart des pays européens...
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28/01 - Santé : les industries du clic, de l’IA et du bien-être fabriquent des consommateurs anxieux, par Jean-Pierre Thierry
Jamais l'espérance de vie n'a été aussi longue, ni les progrès médicaux aussi rapides - et pourtant notre rapport à notre propre santé semble se dégrader. Ce paradoxe n'est pas entièrement nouveau. La surmédicalisation, portée par les acteurs traditionnels du système de santé, est déjà dénoncée (jusqu'à 20 % des dépenses de santé seraient inefficaces ou gaspillées selon l'OCDE). Mais trois industries ont trouvé dans l'anxiété liée à la santé un gisement de profit considérable et pourraient amplifier ce phénomène à une échelle inédite.
L'industrie de l'attention d'abord, dont le modèle repose sur le clic. La peur fait lire ; la médiatisation anxiogène génère du trafic viral. Les géants de l’intelligence artificielle (IA) ensuite. OpenAI, Google, Apple : tous ont investi pour devenir nos interlocuteurs médicaux. Plus nous nous surveillerons, plus nous générerons de données monétisables. L'industrie du bien-être enfin — automesure, analyses en accès direct, médecines alternatives, compléments alimentaires. Elle prospère sur l'espace entre l'anxiété créée et le besoin médical réel.
Les intérêts de ces industries convergent : toutes ont besoin d'une population qui doute de sa santé.La fabrique médiatique du risque
Les études épidémiologiques ont accompli des progrès considérables. Mais leur médiatisation a transformé de modestes corrélations en source d'anxiété permanente. Les fake news surmédicalisent à la marge. L'information scientifique mal contextualisée surmédicalise à grande échelle — précisément parce que sa source est...
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28/01 - Mort d’Alex Pretti à Minneapolis : même les pro-armes sont remontés contre Donald Trump
"Il ne faut pas avoir des armes, arriver avec une arme, il ne faut pas faire ça". La réaction de Donald Trump ce mardi 27 janvier à la mort d'Alex Pretti, tué par la police de l'immigration (ICE) trois jours plus tôt à Minneapolis, ne risque pas d’apaiser les remous au sein de son propre camp. Car depuis le drame dans le Minnesota, le président américain fait face à une opposition pour le moins inattendue : celle des groupes pro-armes, largement acquis au parti républicain. Leurs réactions se sont enchaînées en cascade ces derniers jours : Gun Owners of America (GOA), National Rifle Association (NRA), Minnesota Gun Owners Caucus... Tous ont appelé au respect du Second Amendement sur le droit au port d'armes et fustigé la rhétorique de l'administration Trump qui revient à dire, en clair : "Il l'avait bien cherché"."Vous ne devriez pas vous pointer avec des armes"
Alex Pretti, infirmier de 37 ans, portait un pistolet sur lui samedi lorsqu’il a été tué. Dans la foulée, la garde rapprochée de Donald Trump s'est servie de cela pour défendre l'action des agents fédéraux. Sur les plateaux de Fox News, la ministre de l'Intérieur Kristi Noem a été l'une des premières à réagir : "Vous ne devriez pas vous pointer avec des armes" à une manifestation, a-t-elle soutenu, accusant même Alex Pretti de "terrorisme". Est ensuite venu le tour du chef du FBI, Kash Patel, qui a estimé sur la même chaîne qu’"aucune personne souhaitant agir de manière pacifique n’arrive à une manifestation...
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28/01 - Enseignement supérieur : à quoi les jeunes diplômés doivent-ils s’attendre en 2030 ?
Manuelle Malot, directrice carrière et prospective à l’Edhec, parle d’une "boule de cristal", qui lui serait nécessaire pour parvenir à dresser l’état du marché du travail en 2030 et, partant, les attentes des employeurs vis-à-vis des jeunes diplômés. Vincent Monfort, directeur offres et solutions entreprises d’Audencia, évoque pour sa part "une équation à plusieurs inconnues". Le constat est donc clair, ou plutôt ne l’est pas : jamais la visibilité des entreprises, des écoles et des étudiants, n’aura été aussi brouillée qu’à l’heure actuelle, même à un horizon relativement court.
>> Notre classement 2026 des grandes écoles de commerce
En cause : la situation géopolitique, l’instabilité politique en France et la relative morosité économique… Mais il est un autre facteur, plus essentiel encore, qui a déjà commencé à redessiner une partie du paysage de l’emploi et dont on ignore comment lui-même évoluera. Il a bien sûr pour nom l’intelligence artificielle (IA).
"Les entreprises sont encore plus dans le flou qu’il y a trois ans, quand ChatGPT a été lancé, relève Manuelle Malot. Même celles qui produisent l’IA sont incapables de nous dire quels seront ses effets précis sur le marché du travail !" La directrice ne cache pas une certaine inquiétude, qui a trait à l’impact des IA génératives (IAG) sur les premiers échelons qui servent à se former, et pointe d’emblée une contradiction. "Les cabinets d’audit s’attendent par exemple à ce que leurs postes junior 1 et 2 soient massivement...
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28/01 - "Dôme d’or" : un an plus tard, le bouclier spatial de Donald Trump n’a guère avancé
Un an après son lancement, le projet de bouclier anti-missiles de Donald Trump avance à tout petits pas, entravé par des querelles et questionnements techniques qui paralysent cet ambitieux projet de sécurité nationale.
Par un décret exécutif signé le 27 janvier 2025, annonçant la création d'un "Dôme de fer américain" (officiellement baptisé "Dôme d'Or" lors d'une grande présentation quatre mois plus tard), le président américain a fixé un calendrier ambitieux pour doter les Etats-Unis d'un système de défense anti-aérien d'ici à 2028, mais seule une poignée de dollars, sur les 25 milliards alloués au programme l'été dernier, a été dépensée à ce jour, faute d'accord sur l'architecture générale de ce projet voué à se déployer dans l'espace.
Selon deux responsables de l'administration, les travaux de finalisation de cette architecture se poursuivent et le déblocage des fonds n'a pas encore débuté mais des montants importants pourraient être débloqués dans les prochains jours, une fois que les décisions clés seront prises.
Le groupe de travail sur le Dôme d'or "continue de respecter les objectifs fixés par le décret présidentiel", a assuré un responsable du Pentagone en réponse aux questions de Reuters. "Le plan de mise en œuvre et les technologies associées sont encore susceptibles d'évoluer mais les éléments fondamentaux de l'architecture sont désormais établis", a-t-il ajouté, précisant que ces éléments sont confidentiels.Avec ou sans Groenland ?
Le projet prévoit d'associer les systèmes terrestres existants, qui...
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28/01 - Iran : pourquoi la France hésite à sanctionner les Gardiens de la révolution
La France est mise sous pression par ses partenaires européens pour qu’elle accepte enfin l’inscription du Corps des Gardiens de la révolution, le bras armé du régime théocratique en Iran, sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne. Les ministres des Affaires étrangères de l’UE doivent en débattre jeudi 29 janvier, alors que l’ampleur effrayante de la répression des manifestations en Iran ce mois-ci apparaît de plus en plus clairement.
Paris est isolé par le revirement de l’Italie, qui s’est déclarée favorable à la décision trois jours avant la réunion alors qu’elle faisait bloc avec la France et l’Espagne pour s’y opposer. Et Madrid, selon des diplomates européens, a fait savoir à ses partenaires qu’elle ne s’opposerait pas au consensus si la France devait s’y rallier. Selon les règles de l’UE, la décision doit être prise à l’unanimité des 27 Etats membres.
"Une telle décision serait un symbole majeur d’espoir pour le peuple iranien", plaide auprès de L’Express la députée européenne Hannah Neumann (Les Verts/Allemagne), qui préside la délégation du Parlement européen pour les relations avec le peuple iranien. "Les Gardiens de la révolution terrorisent leur propre peuple, ils terrorisent toute la région et ils terrorisent les Iraniens en Europe et ailleurs. Il n’y a pas de doute qu’il s’agit d’une organisation terroriste. On ne soutient pas la cause de l’opposition iranienne par des belles photos, mais par ce genre de décisions concrètes", explique l’eurodéputée.
Ce jeudi, les ministres des Affaires...
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28/01 - Quantique, intelligence artificielle... L’Europe à la traîne face à la Chine et aux Etats-Unis
L’équipe de recherche de Natixis CIB s’est penchée, en novembre dernier, sur la place de la Chine, des Etats-Unis et de l’Europe dans trois technologies critiques : intelligence artificielle, semi-conducteurs, informatique quantique. Supervisée par Alicia Garcia Herrero, la cheffe économiste pour l’Asie-Pacifique, cette étude analyse les brevets portant sur des "innovations radicales" - un nouveau brevet pour lequel il n’existe aucun brevet similaire antérieur et qui est repris au moins cinq fois dans des brevets ultérieurs. Verdict : l’Europe est largement à la traîne.L'écosystème industriel de l'Europe semble sous-dimensionné pour rivaliser avec la Chine et les Etats-Unis.
En matière d’intelligence artificielle, la Chine a réalisé en quelques années des progrès stupéfiants dans la vision par ordinateur, qui permet le développement de systèmes de surveillance et de navigation autonome, notamment aérienne. Les Etats-Unis restent les solides leaders de l’apprentissage automatique et de la cybersécurité, tandis que l’Europe tire son épingle du jeu dans les télécommunications et la robotique.
Du côté des semi-conducteurs, la Chine a déposé 65 % du total des brevets innovants entre 2019 et 2023. En dépit des barrières à l’exportation érigées par les Etats-Unis, les puces fabriquées en Chine n’ont cessé de gagner en précision, grâce notamment à un soutien gouvernemental sans faille incarné par le programme "Made in China 2025", lancé en 2015. Mais l’amont de la chaîne, la conception, est toujours une spécialité...
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28/01 - L’Europe sera alors totalement cernée par des dictatures, par Christophe Donner
Ils ont fait leurs calculs, Trump et son armée pourraient s’emparer du Canada en moins d’une semaine. C’est l’armée canadienne qui a "modélisé le scénario d’invasion". Mais certains disent qu’en deux jours l’affaire serait pliée. Pour le Mexique, sachant qu’"il n’y a pas un général mexicain qui résiste à une canonnade de 50 000 pesos", ça ne demanderait pas plus de quelques heures ; c’est moi qui calcule. On en est là, à deux doigts d’être totalement cernés. Car on ne peut plus sérieusement considérer les Etats-Unis comme une démocratie. Combien de temps nous reste-t-il encore, en Europe, à pouvoir nous payer un Magnum classic chocolat blanc au cinéma en regardant l’affligeant spectacle de ces régimes, tous les mêmes et tous différents, qui nous cernent et vont finir par nous manger ; ce n’est pas une question, c’est une angoisse que le cinéma ravive et distrait tout à la fois.
Deux films nous donnent des nouvelles de la vie sous les dictatures : Le Mage du Kremlin, d’Olivier Assayas, sorti la semaine dernière, et Le Gâteau du président, d'Hasan Hadi qui sort la semaine prochaine. Le premier explique comment ça s’est passé entre Poutine et son conseiller, le second raconte comment ça se passait sous le règne de Saddam Hussein pour Lamia et Nayyed (Sajad Mohamad Qasem), deux écoliers d’environ 10 ans. Lamia est tirée au sort par l’instituteur (un Saddam Hussein de village) pour fabriquer le gâteau d’anniversaire du dictateur. Des œufs, de la farine, du sucre et de la levure chimique. Elle part à la recherche des...
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28/01 - Alexandre Orlov : l’ambassadeur de Russie en France, soupçonné d’être un espion du KGB
Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Vous écoutez "Nid d’espions", le podcast de L’Express consacré au renseignement. Tous les mercredis, Charlotte Baris, accompagnée d'Etienne Girard, directeur adjoint de la rédaction et spécialiste des questions d’espionnage, ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.
Le lundi 7 février 2022, à Moscou, la nuit est tombée et les rues sont enneigées. Emmanuel Macron vient d’entrer dans une immense salle du palais présidentiel russe. Vladimir Poutine est installé de l’autre côté de la pièce.
La tension entre la Russie et l’Ukraine monte depuis la fin du mois de décembre 2021. 100 000 soldats russes multiplient les manœuvres près des frontières ukrainiennes. On craint des attaques, voire une guerre... Mais Alexandre Orlov, diplomate russe en France, lui, n'y croit pas. "Ça sert à quoi à la Russie d’attaquer l’Ukraine ? Il n’y a aucun sens, aucun intérêt", affirme l'ambassadeur.
Alors que Vladimir Poutine lance son "opération spéciale" et attaque l’Ukraine, 17 jours plus tard, Orlov poursuit ses prises de parole pour défendre la Russie. Soupçonné d'être un espion du KGB depuis de nombreuses années, l'ambassadeur nie en bloc.
Dans cet épisode de "Nid d'espions", Étienne Girard et Charlotte Baris vous dressent le portrait d'Alexandre Orlov, un agent d’influence russe très francophile.
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28/01 - Donald Trump s’agite, et à la fin... c’est la Chine qui gagne
La Chine n’a pas eu de mal à se donner le beau rôle, au forum de Davos, ce 20 janvier, devant l'élite politico-économique mondiale. Alors que Donald Trump tétanisait les Européens avec sa menace de s’emparer du Groenland – avant de reculer –, le vice-Premier ministre chinois a endossé le costume de l'adulte responsable. Le monde ne doit pas retomber dans "la loi de la jungle, où les forts oppriment les faibles", s'est indigné He Lifeng. Quelques semaines plus tôt, après l’enlèvement du président Nicolas Maduro à Caracas par les forces spéciales américaines, Pékin avait fustigé des "actes hégémoniques" qui "violent gravement le droit international".
Le spectacle d’un leader républicain démantelant l’ordre mondial instauré par les Etats-Unis en 1945 est du pain bénit pour le régime communiste, qui se présente comme le gardien de ce système. Et qu’importe si la réalité est un brin différente, Pékin apportant son aide diplomatique et économique à la Russie dans sa guerre d'agression contre l’Ukraine depuis bientôt quatre ans."Le monde semble ne plus craindre la Chine"
Les outrances trumpiennes ouvrent en effet un boulevard au régime communiste, dans sa compétition avec les Etats-Unis pour le leadership mondial. "Alors que l'on peut se demander si Trump a un véritable plan face à la Chine, celle-ci déroule méthodiquement une stratégie de coalition avec les pays du 'Sud', en multipliant les partenariats et les projets régionaux, souligne Alice Ekman, directrice de la recherche à l’Institut d’études de sécurité de...
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27/01 - Désormais moteur de l’Union européenne, la Pologne n’est pas pressée d’adopter l’euro
Lors de son adhésion dans l'Union européenne en 2004, la Pologne ne pouvait pas se permettre d'intégrer la zone euro. 22 ans plus tard, alors que le pays s'est mué en moteur de la construction européenne, il ne le souhaite plus. Dans un entretien accordé au Financial Times lundi 26 janvier, le ministre des Finances polonais Andrzej Domanski a refroidi les dirigeants européens en annonçant ce qui se profilait ces derniers mois. "Notre économie se porte maintenant clairement mieux que la plupart de celles qui ont l'euro, a estimé le ministre polonais. Nous avons de plus en plus de données, de recherches et d'arguments pour conserver le zloty polonais."
En avril 2024, l'ancien conférencier en économie, entré au gouvernement en fin 2023, s'était déjà exprimé contre une entrée de la Pologne dans la zone euro. Un sondage de United Surveys pour Wirtualna Polska, également publié au même moment, a affirmé que 66,8 % des Polonais préféreraient conserver le zloty et que près de la moitié d'entre eux y étaient "définitivement opposés". Seuls un peu plus d'un quart des polonais étaient en faveur d'un passage à l'euro.Une décision économique, pas politique
Moins d'un mois après l'entrée de la Bulgarie dans la zone euro, la position polonaise marque un coup dans le développement européen. D'autant plus que l'économie du pays est en pleine croissance depuis le retour de Donald Tusk au pouvoir en octobre 2023. S'il militait pour un passage à l'euro en 2008, l'ancien président du Conseil européen voit désormais le zloty...
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27/01 - "Netflix prend la place des religions et des idéologies" : le grand entretien de Marcel Gauchet avec Anne Rosencher
Intellectuel majeur, d'une grande clarté et d'une grande sincérité, Marcel Gauchet est le nouvel invité des Grands entretiens d’Anne Rosencher. Le philosophe, qui fait paraître ces jours Comment pensent les démocraties, chez Albin Michel, nous aide à comprendre les ressorts cachés de l’époque actuelle par rapport aux précédentes. Pourquoi nos sociétés sont-elles si déboussolées ? Comment expliquer le succès des populismes ? Qu’est-ce que la dépolitisation ?... Voici un large extrait de ces échanges, dont l’intégralité est à retrouver en vidéo sur YouTube et Dailymotion, mais aussi en podcast sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Castbox ou encore Podcast Addict.
L'Express : Dans votre livre, vous nommez l’époque que nous vivons "époque néolibérale". Pouvez-vous lever les malentendus autour de cet adjectif ?
Marcel Gauchet : Néo-libéralisme parce que les idées de base restent les mêmes que celles du libéralisme classique, mais avec cette différence que le contexte dans lequel elles s’appliquent a profondément changé, ce qui en transforme le sens. Le libéralisme classique avait pour présupposé que l’activité économique dont il réclamait la liberté s’inscrivait à l’intérieur d’un espace politique, celui de l’État-nation. Le débat portait sur le degré d’intervention de l’État par rapport à la liberté des entreprises et des acteurs privés en général. Au cours des cinquante dernières années, avec la mondialisation et la financiarisation, cette évidence du cadre politique s’est effacée au profit d’un marché global auquel il s’agit...
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27/01 - Que vient faire l’ICE, la police américaine de l’immigration, aux JO de Milan-Cortina ?
Tenues kakis sur le dos, armes en main, les agents fédéraux anti-immigration de l'ICE sont devenus le symbole de la militarisation de la police aux Etats-Unis depuis plusieurs semaines. A l'origine de la mort de deux citoyens américains, Renee Good et Alex Pretti, en moins de trois semaines, cette police fédérale est largement décriée pour ses actions violentes, en faveur de la politique anti-immigration de Donald Trump. Désormais, ils sont au cœur d'une polémique outre-Atlantique. Alors que la rumeur enflait depuis quelques jours, elle a été officialisée ce mardi 27 janvier : l'ICE sera présente aux Jeux olympiques de Milan-Cortina qui s'ouvrent le 6 février prochain.
L'information, dévoilée par une enquête d'Il Fatto Quotidiano avait pourtant été démentie dans un premier temps par le ministre de l'Intérieur Matteo Piantedosi : "La présence de l'ICE à Milano-Cortina est une polémique pour rien. (...) Mais je tiens à préciser : l'ICE, en tant que tel, n'opérera jamais en Italie." D'autant que la question de l'immigration est au cœur du programme de la première ministre italienne Giorgia Meloni, qui n'a pas caché sa proximité avec Donald Trump ces dernières années. "Pour l’instant, rien de tel ne nous a été signalé, et même si c’était le cas, la coordination de la sécurité resterait entièrement sous contrôle italien", a complété le ministre de l'Intérieur."ils ne doivent pas mettre les pieds dans notre pays"
Il n'en a pas fallu moins pour l'opposition de gauche de s'opposer à cette présence, à commencer par le...
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27/01 - Le grand-père de Raphaël Glucksmann, un espion russe ? Faux passeport, opérations clandestines et financier occulte
Le grand-père du possible candidat de la gauche en 2027, un espion russe ? Un documentaire, diffusé sur Public Sénat le 31 janvier prochain, l’affirme. Dans Les Glucksmann, une histoire de famille, Raphaël découvre une part de la vie de Rubin, le père de son père André. "Il espionnait l’état-major allemand en Allemagne", a-t-il brièvement précisé le 22 janvier sur LCI. "J'ai découvert l'histoire de mon grand-père en regardant le documentaire, enfin je ne sais pas d'ailleurs si elle est vraie…", commente le député européen auprès de L’Express. Il savait seulement "vaguement" qu’il avait été "agent de la troisième internationale", c’est-à-dire de l’URSS, nous dit-il.
L’Express a pu obtenir de nombreux documents inédits sur les activités de Rubin Glucksmann, issus des archives du contre-espionnage britannique. Certains complètent les révélations de Sebastien Voigt, un historien allemand, publiées dans Der jüdische Mai '68: Pierre Goldman, Daniel Cohn-Bendit und André Glucksmann im Nachkriegsfrankreich, un ouvrage de 2015 jamais traduit en français. Ils dessinent les traits d’un espion majeur de l’Union soviétique de Staline. Loin d’avoir seulement intrigué contre les nazis, cet homme d’affaires a participé à de nombreuses opérations clandestines, dont le financement d’activités d’espionnage du renseignement militaire soviétique (GRU) en France, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis.
Rubin Glucksmann naît le 19 mai 1889 à Czernowitz (aujourd’hui Tchernitvsi, en Ukraine), dans l’empire austro-hongrois. Vers 1900, sa famille,...
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27/01 - Cloud : comment l’Europe s’est jetée dans les bras d’Amazon
Donald Trump a un pouvoir singulier. Il a le don de chambouler l'alignement des planètes. Le 15 janvier, à Postdam, non loin de Berlin, la fête s’annonce pourtant jolie. Une partition réglée au cordeau. Pour l’armée de l’ombre des développeurs d’Amazon Web Services (AWS), c’est l’aboutissement de plus de deux ans de travail acharné. Ce jour-là, la filiale du géant américain de l’e-commerce dédiée au cloud annonce en grande pompe sa nouvelle offre. Un système de stockage, de protection et de traitement des données – l’or noir du XXIe siècle - entièrement dessiné pour les besoins des Européens, entreprises et entités publiques. Un cloud "souverain" qui assure une protection totale des secrets des clients contre les hackers trop gourmands et les vents mauvais de la géopolitique. Problème, au même moment, de l’autre côté de l’Atlantique, un Donald Trump en roue libre multiplie les diatribes contre l’Europe, étalant au grand jour ses vues sur le Groenland.
Pour une entreprise américaine qui vend justement une promesse de souveraineté européenne, ce carambolage tombe mal. Comment rassurer les clients en leur promettant que leurs données les plus précieuses ne fileront pas aux Etats-Unis entraîner une nouvelle intelligence artificielle "Made in USA" ? Ou que sur un coup de tête, le fantasque président américain ne mettra pas la main sur certaines informations critiques, ou pire, coupera ce précieux service ?
AWS a finement joué en recrutant un Français, Stéphane Israël, l’ancien patron d’Arianespace pour diriger cette...
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27/01 - Mort d’Alex Pretti à Minneapolis : aux Etats-Unis, l’introuvable loi sur l’immigration
Deux Américains tués par la police en deux semaines, à quelques rues de là où, sous Trump I, George Floyd, un Afro-Américain, avait trouvé la mort, étouffé par un bad cop : cela commence à faire beaucoup pour une seule ville, la très démocrate Minneapolis, dans le Minnesota (nord du pays). Cette fois-ci, les victimes sont blanches et le président, après avoir déclaré ouverte la chasse aux immigrants illégaux, tente d'apaiser la situation. Il a téléphoné au maire de la ville et au gouverneur de l'État – échanges qualifiés de "very good" sur son réseau Truth Social. Le président a aussi envoyé sur place son conseiller chargé de l'immigration, Tom Homan, un homme "sévère mais juste", dit-il, qui doit maintenant jouer les conciliateurs. Mettons...
Ce moment tragique masque une réalité plus ancienne. Depuis au moins deux décennies, les élus américains sont incapables de s'accorder sur une politique de l'immigration que tous les experts jugent pourtant hautement nécessaire. "George W. Bush et Barack Obama avaient tenté de faire voter des lois sans jamais parvenir à un accord bipartisan au Congrès ; Donald Trump I s'est contenté d'annoncer la construction d'un mur à la frontière du Mexique ; Joe Biden n'a même pas fait semblant de tenter quelque chose", regrette l'américaniste Françoise Coste. Certes, les Républicains, à commencer par le mouvement du Tea Party (sous Obama), sont les premiers responsables de ce blocage. Mais la gauche du Parti démocrate, en s'opposant à toute fermeté, a contribué à tuer les débats.
Un...
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27/01 - Guerre en Ukraine : les garanties de sécurité américaines conditionnées à la cession du Donbass ?
Volodymyr Zelensky face à un choix crucial. Le président ukrainien acceptera-t-il de céder le Donbass à la Russie ? Le Financial Times rapporte ce mardi 27 janvier que Washington exercerait actuellement une forte pression sur Kiev pour contraindre l'Ukraine à laisser à Moscou le contrôle des deux oblats de Donetsk et de Louhansk. Les forces du Kremlin sont déjà présentes sur 90 % de ces deux territoires aujourd'hui. Vladimir Poutine avance régulièrement le fait de posséder leur totalité comme un des éléments sur lesquels il ne reculera pas dans le cadre de négociations de paix avec les Ukrainiens. L'administration Trump ne cherche d'ailleurs pas particulièrement à dissuader le président russe d'une telle ambition.La position américaine saluée par le Kremlin
En tout cas, le pouvoir ukrainien risque d'être forcé de faire évoluer sa position sur ce point. Certes, Volodymyr Zelensky a toujours fait du respect de la souveraineté de son pays une ligne rouge dans les négociations pour mettre fin à la guerre. Mais désormais, il a aussi inexorablement besoin du soutien américain à long terme. Dimanche, le dirigeant a affirmé qu'un accord sur des garanties de sécurité conclues avec les États-Unis était "prêt à 100 %" à être paraphé par les deux pays. Mais, d'après le FT, Donald Trump conditionne la signature de ce texte à un traité de paix entre l'Ukraine et la Russie, qui comprendrait la cession du Donbass. Huit sources différentes ont confirmé ce rapport de force au prestigieux journal britannique.
L'information est...
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27/01 - L’embarras du RN vis-à-vis de Donald Trump : patriotisme contre nationalisme
L'éloge d'un nationaliste erratique est un exercice dangereux. Le Rassemblement national en fait la cruelle expérience. La formation d'extrême droite a toujours nourri une fascination pour Donald Trump, observant avec joie son offensive idéologique contre l'Europe et son culte de la verticalité. À son retour à la Maison-Blanche, le RN a habillé cette attirance en éloge de la souveraineté nationale promu par le milliardaire. "Il défend l'intérêt des Américains (...) et j'aime ce patriotisme", assurait Jordan Bardella en octobre 2024.
Cette ode au souverainisme professé par Donald Trump a un écueil : la pratique. L'offensive américaine contre l'Europe, matérialisée par le chantage permanent aux droits de douane, plonge le RN dans l'embarras. L'éloge du "patriotisme" du président américain jette la suspicion sur celui du Rassemblement national, tant les intérêts de deux nations divergent.
Cette gêne de l'extrême droite est d'autant plus forte que le souverainisme isolationniste de Donald Trump a mué en impérialisme, entre capture de Nicolas Maduro au Venezuela et menaces sur le Groenland. Idéal pour nourrir le procès en soumission de l'héritier du Front national à un pays hostile. Voilà la leçon infligée par Donald Trump au RN : l'admiration béate de grandes puissances étrangères est un boomerang lancé dans le ciel, assurée de retomber sur celui qui pensait jouer...
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27/01 - "Le pari de L’Express sur l’Europe est judicieux" : nos lecteurs commentent notre nouvelle formule
Groenland : Trump isolé
Sylvio Le Blanc, Montréal (Canada)
Le président états-unien Donald Trump a déclaré qu’il s’emparerait du Groenland "d’une manière ou d’une autre", et que s’il ne le faisait pas, "la Russie ou la Chine le feraient". Or, selon des experts et de hauts responsables, cette crainte est infondée. "Zebigbos" souhaite en réalité s’emparer des ressources de cette île. Problème : le prétexte invoqué – la sécurité nationale – ne passe pas auprès de ses concitoyens ni auprès des Etats membres de l’Otan, car les Etats-Unis peuvent pleinement garantir leur propre sécurité et celle du Groenland sans posséder l’île. Espérons que la perspective des élections de mi-mandat prévues en novembre tempérera les ardeurs expansionnistes du président. (S’emparer du Groenland, mais à quel prix ?, L’Express du 15 janvier.) Déficit : la France creuse encore…
Jacques Canier, Colombes (Hauts-de-Seine)
Je souhaite apporter mon soutien à vos excellents chroniqueurs, et notamment au professeur Denys de Béchillon et à Nicolas Bouzou, qui dénoncent de la persistance du déni de responsabilité collective à propos de la funeste "boule de neige" des déficits publics et de notre endettement subséquent. Dérives ardemment entretenues par divers partis politiques ou syndicats, mais aussi une partie de la presse, avec un résultat très clair : en France, si on touche le fond, on creuse encore... (En 2027, le président sera impopulaire ou ne sera pas, par Nicolas Bouzou, L’Express du 15 janvier.)Les éleveurs et leurs "collègues"
Armand Garonne,...
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27/01 - Les grands entretiens d’Anne Rosencher
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27/01 - Pourquoi Gabriel Zucman devrait lire "Retour de l’URSS" d’André Gide : l’édito d’Eric Chol
Fin décembre, une tribune publiée dans un grand journal du soir a suscité quelques remous chez les économistes. L’auteur en question, Gabriel Zucman, fait pourtant figure de grand "loser" de l’année écoulée : en dépit d’une opération de communication sans précédent, l’ancien élève de Thomas Piketty n’a pas réussi à convaincre nos députés d’adopter sa proposition de taxe antiriches : celle-ci est restée lettre morte, et tant mieux pour l’économie française, comme nous avons eu l’occasion de le montrer.
Qu’importe : l’auteur de l’essai Les milliardaires ne paient pas d’impôts sur le revenu et nous allons y mettre fin (Seuil, 2025) est vite remonté sur son cheval, pour batailler contre une "idée à la mode", une "antienne", un "refrain", selon ses mots, qui consisterait à peindre en noir une Europe à la remorque des Etats-Unis.
On a trop dit, ici dans les colonnes de L’Express, notre foi dans les forces de ce continent européen pour ne pas risquer de se faire taxer de décliniste par le premier idéologue venu quand il s’agit de lever le voile sur la réalité européenne. Car c’est bien de cela dont il s’agit.
Dans l’ère de post-vérité dans laquelle nous vivons, la comparaison trompeuse entre l’économie européenne et celle des Etats-Unis à laquelle se livre Gabriel Zucman ne serait pas grave si elle n’introduisait pas un grand méchant doute. Or c’est précisément son objectif : mettre en pièces les soubassements du rapport Draghi, le fameux document de l’ancien patron de la Banque centrale européenne, qui pose avec clarté les...
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27/01 - Comment l’IA entre dans les cabinets d’avocats : "Elle retire aux profils juniors toute pensée critique"
C'est une première alerte sur les dérives des outils automatisés que Me Koum Dissake, aujourd’hui avocate, n’a jamais oubliée. Surtout à l'heure de l'intelligence artificielle. "Alors que j'attendais une date de soutenance, j'ai reçu le 7 octobre 2015 un message de mon université m'indiquant que je ne pouvais soutenir ma thèse au motif que celle-ci présentait de nombreuses similitudes avec d'autres travaux... Un logiciel de détection de plagiat indiquait, dans un rapport d'analyse automatisé, que mon travail n'était pas le mien. En une fraction de seconde, j'ai eu l'impression que le ciel s'était effondré sur ma tête". Le taux de "similitude" avec d’autres travaux s’élevait à 59 %. Le doute ne profite pas à Vanessa Koum Dissake qui vise alors le titre de docteur en droit privé et sciences criminelles. Sa directrice de thèse, qui croit en ses capacités, la rattrape au moment où, humiliée, elle s’apprête à renoncer. Deux années passent. Elle réécrit trois fois sa thèse de 435 pages et le taux de "similitude" continue d'augmenter. "Ce rapport, soumis à mon école doctorale, n'avait malheureusement pas été analysé par un être humain. Si tel avait été le cas, il aurait compris que les similitudes dont il était question portaient sur mes propres travaux - lesquels avaient été précédemment publiés", raconte cette docteure en droit, aujourd'hui enseignante à l’université de Paris-VIII, avocate au barreau de Paris, qui a mis dix ans à digérer son histoire.
Pas rancunière mais désormais vigilante, Me Koum Dissake a depuis...
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27/01 - "C’est un petit Napoléon" : Gregory Bovino, le visage glaçant de la police de l’immigration de Donald Trump
Sa longue veste verte, sa mâchoire carrée et ses déclarations tonitruantes sont désormais bien connues des Américains. Depuis la mise en place par Donald Trump d'une sévère politique anti-immigration aux États-Unis, Gregory Bovino est devenu un visage omniprésent dans les médias et sur les réseaux sociaux. Commandant "itinérant" de l'ICE, la police chargée d'arrêter les étrangers clandestins, le responsable a supervisé les principales opérations ordonnées par l'administration américaine dans plusieurs villes du pays. Los Angeles, Charlotte, Chicago... Le policier se déplace sur l'ensemble du territoire américain pour commander ses hommes, aux méthodes plus que musclées. Ces derniers jours, Gregory Bovino a mené les opérations à Minneapolis, dans le Minnesota.
Mais, avec deux Américains tués en quelques jours par des agents sous ses ordres dans la ville, son image à Washington semble enfin s'écorner. Le président américain, qui défendait jusque-là coûte que coûte les pratiques de l'ICE sur le terrain, a adopté depuis ce week-end un ton plus conciliant à l'égard des critiques. À quelques mois des élections de mi-mandat, pas question pour Donald Trump de s'empêtrer dans une crise commençant même à choquer une partie de son propre camp. Résultat : Gregory Bovino devrait faire les frais de cette approche – un peu – moins radicale de Donald Trump. Selon Reuters...
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27/01 - "La mère de tous les accords" : ce que prévoit le vaste partenariat conclu entre l’UE et l’Inde
L'Inde et l'Union européenne ont annoncé ce mardi 27 janvier la conclusion d'un accord commercial ambitieux, avec l'objectif de supprimer les barrières douanières sur la plupart de leurs échanges et de se prémunir de relations plus erratiques avec les Etats-Unis de Donald Trump.
Cet accord, scellé après deux décennies de négociations, éliminera ou réduira les droits de douane sur plus de 96 % des biens exportés vers l'Inde par l'UE, en valeur, et permettra aux entreprises européennes d'économiser 4 milliards d'euros de taxes douanières, selon Bruxelles, qui table sur un doublement d'ici 2032 des exportations européennes vers ce vaste marché de 1,4 milliard d'habitants.
Par cet accord, New Delhi ramènera à 10 % en cinq ans ses droits de douane sur l'automobile, contre un maximum de 110 % actuellement, a encore précisé la Commission dans un communiqué. Dès l'entrée en vigueur du pacte, prévue dans les prochains mois, les droits de douane seront ramenés à 30-35 % sur un quota annuel de 250 000 véhicules européens dont le prix unitaire excède 15 000 euros, ont précisé les deux parties. L'Inde réduira également ses taxes sur les boissons alcoolisées comme le vin, dont les droits de douane seront réduits de moitié immédiatement, de 150 % à 75 %, puis progressivement jusqu'à 20 %.
L'UE s'est engagée de son côté à réduire ses taxes douanières sur 99,5 % des produits indiens dans un délai de sept ans, a déclaré le ministère indien du Commerce. Les droits de douane seront totalement supprimés pour les produits de la mer...
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27/01 - Ecoles de commerce : pourquoi il ne faut pas négliger les réseaux d’alumni
90 000 diplômés au compteur pour l’ESCP, 82 000 pour NEOMA, 80 000 pour HEC, 63 000 pour Skema… S’il est des chiffres largement revendiqués par les écoles de commerce, c’est bien ceux concernant la taille de leurs réseaux d’anciens élèves, appelés les alumni. Et pour cause ! Ces cercles de pairs, dont certains occupent aujourd’hui des hautes fonctions en entreprise ou dans la sphère politique, forment des communautés soudées et influentes, présentes de surcroît partout dans le monde. Porte-drapeaux de leur établissement, ces ambassadeurs sont devenus l’atout charme, si ce n’est l’argument marketing numéro 1, des écoles pour rassurer les étudiants et… leurs parents. "Les réseaux d’alumni représentent un levier de carrière indéniable. Les jeunes diplômés s’en servent d’ailleurs souvent pour décrocher leur premier emploi", indique Stéphanie Evearert, directrice des projets et chargée des relations Alumni à NEOMA.
>> Notre classement 2026 des grandes écoles de commerce
De façon empirique, un étudiant sur trois trouverait en effet des opportunités professionnelles grâce à eux. Les offres d’emplois postées sur les plateformes dédiées y sont non seulement légion (7 000 par exemple pour NEOMA), mais aussi confidentielles, donnant accès à un marché du recrutement caché, presque réservé. "Un ancien qui cherche à recruter se tourne plus facilement vers quelqu’un qui a fait la même école que lui. Ce lien d’appartenance crée une confiance naturelle et une forme de solidarité intergénérationnelle", poursuit Stéphanie Evearert....
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27/01 - Mort d’Alex Pretti à Minneapolis : Donald Trump tente de jouer l’apaisement après la bavure de l’ICE
Le Wall Street Journal y voit "un revirement spectaculaire sur une politique qui est au cœur de l'identité politique de Donald Trump" : dans une volonté apparente d'apaiser les tensions provoquées par la mort par balles d'un deuxième citoyen américain en l'espace de deux semaines, à Minneapolis, dans le cadre d'opérations de la police fédérale de l'immigration (ICE), le locataire de la Maison-Blanche a adopté lundi 26 janvier un ton conciliant, à l'issue d'un échange téléphonique privé avec le gouverneur du Minnesota.
Autre signal du changement de cap que semble amorcer le président républicain, un cadre de la police fédérale de l'immigration, Gregory Bovino, considéré comme le visage de la brutalité décomplexée de l'ICE, va quitter le Minnesota, de même que certains agents qui y étaient déployés, a déclaré un représentant de haut rang de l'administration Trump. Gregory Bovino est la cible de vives critiques de la part de démocrates et d'activistes des droits civiques.
Tom Homan, fait "tsar des frontières" par Donald Trump à son retour au pouvoir il y a un an, va être chargé de superviser les opérations dans le Minnesota, a également précisé ce représentant. Donald Trump avait annoncé plus tôt dans la journée que Tom Homan allait être dépêché dans l'Etat du Midwest.
D'après une autre personne au fait de la question, Gregory Bovino a été démis de son rôle de "commandant spécial" des opérations anti-immigration et va retrouver ses fonctions de chef des patrouilles des douanes dans un poste californien à la frontière...
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27/01 - Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : ce que contient le texte adopté à l’Assemblée
Un passage relativement sans encombre à l'Assemblée nationale. Par 130 voix contre 21, les députés ont adopté lundi 26 janvier la proposition de loi de l'élue (Ensemble pour la République) de la Marne Laure Miller visant à interdire l'accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. Ce texte, soutenu par Emmanuel Macron et le gouvernement, fait l'objet d'une procédure accélérée pour être mis en œuvre dans les meilleurs délais après son parcours parlementaire. Il doit désormais être examiné au Sénat dans les prochaines semaines. Ce premier succès à la Chambre basse "est une étape majeure", s'est félicité sur X le président de la République, qui a fait de la problématique des écrans une de ses priorités pour la fin de son second mandat à l'Élysée.Vérification de l'âge sur les réseaux sociaux
Dans le détail, quelles sont les mesures prévues par cette proposition de loi ? En cas d'adoption du texte par les sénateurs, les plateformes numériques devront mettre en place des outils pour vérifier l'âge de leurs utilisateurs. S'ils ont moins de 15 ans, la création d'un compte sur les réseaux sociaux devra leur être refusée. Selon le chef de file du groupe macroniste à l'Assemblée, Gabriel Attal, la mesure s'appliquera à compter du 1er septembre prochain, au moment de la rentrée des classes. Dans un second temps, les géants du numérique concernés devront également s'assurer de la suspension des comptes de mineurs de moins de 15 ans déjà existants sur leurs sites. Le texte précise que les entreprises disposeront "d’un délai...
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27/01 - En Ukraine et au Groenland, l’Europe doit choisir entre la résistance et le déshonneur, par Manuel Valls
Davos retiendra l’intervention de Donald Trump, insultante et égotique, impériale et décomplexée. À l’image d’un monde qui se fragmente et se brutalise. Je retiens, pour ma part, un autre discours : celui du Premier ministre canadien Mark Carney. Calme, ferme, lucide, il a exposé que dans un monde dominé par la force et la prédation, les démocraties et les puissances moyennes doivent s’organiser en coalitions pragmatiques pour protéger la souveraineté, le droit et la stabilité économique.
En effet, les agressions russes contre l’Ukraine, le discours et les actes de la nouvelle administration Trump, la détermination de la Chine poursuivant sa logique commerciale implacable et affichant ses intentions sur Taïwan concourent à un basculement d’un ordre international en déliquescence. Lorsque les grandes puissances renoncent même à faire semblant de respecter règles et valeurs, le multilatéralisme devient une façade vide et le droit international un obstacle que l’on contourne.
L’Europe, pourtant forte économiquement, apparaît politiquement et stratégiquement fragile face à Washington. Les tensions inédites autour du Groenland - pressions explicites sur la souveraineté d’un État membre de l’UE et de l’Otan, menaces et chantage sur les droits de douane - illustrent une crise transatlantique profonde.
En Ukraine, l’Europe joue son avenir et la liberté ; au Groenland, elle joue sa souveraineté. Certes, l’effort européen en faveur de Kiev est réel, financier comme militaire. Mais il est miné par les doutes, les...
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27/01 - La tour de Babel, le mythe qui inspire la France
J'en fais le pari. Si je vous demande ce qu'évoque pour vous l’expression "tour de Babel", il est probable que vous l’associiez à des notions d’"incompréhension" ou de "division". Et cela est bien normal puisque cette interprétation a été répandue chez nous par des peintres, des écrivains, des cinéastes et se retrouve même aujourd’hui dans les jeux vidéo ! Le seul petit souci est que, selon les scientifiques, elle est… erronée.
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Commençons par le commencement. Selon la Bible, Babel est cette ville où les êtres humains, qui parlaient alors une seule langue, auraient entrepris de bâtir une tour capable de toucher le ciel. Pour les punir, Dieu les aurait ensuite dispersés sur toute la surface de la Terre en leur donnant des langages différents. Depuis, les hommes et les femmes ne se comprendraient plus.
Tout laïc qu’il se proclame, notre pays est particulièrement sensible à cette vision, notamment depuis la Révolution. Dans un rapport resté célèbre, Bertrand Barère, alors membre du comité de salut public, dénie aux langues dites régionales, mais aussi à l’anglais, à l’allemand, à l’espagnol ou à l’italien la capacité à exprimer les idées de liberté. Selon lui, seule la promotion du français permettra de rompre avec "la malédiction de Babel", comme le souligne l'historien Philippe Martel.
Son collègue, l’abbé Grégoire, développe un autre argument, qu’il utilise notamment à l’encontre des Juifs. Certes, il...
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27/01 - En Iran, le régime veut dissimuler les massacres : "Le sang n’a pas le temps de se répandre sur le sol"
Depuis plusieurs jours, des miliciens vêtus de noir et masqués sillonnent les rues iraniennes à moto ou en pick-up, à la manière des terroristes de Daech et du Hamas. Ils installent des barrages routiers, confisquent les téléphones des passants et les fouillent à la recherche de signes de participation aux manifestations, les 8 et 9 janvier derniers. Ces actes témoignent des efforts du gouvernement iranien pour détruire les preuves et dissimuler les conséquences d’un massacre dont on peine encore à mesurer l’ampleur pour cause du black-out. Combien de manifestants ont été abattus par les forces de l’ordre à Téhéran et dans les autres villes du pays ? 3117, d’après le bilan diffusé par les autorités iraniennes, le 21 janvier. Mais ce chiffre serait largement sous-estimé, selon l’ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, et deux hauts responsables du ministère iranien de la Santé cités par le Time. Tous deux avancent des estimations terrifiantes, comprises entre 25 000 et 30 000 morts.
Comment le savoir ? Trouver des témoins oculaires reste difficile, alors que l'accès à Internet reste extrêmement limité et que la terreur instaurée par la République islamique empêche la population, notamment les proches des victimes, de parler. Les services de sécurité diffusent des avertissements stipulant que toute collaboration avec les médias étrangers constitue un crime et que les citoyens qui envoient des vidéos ou des photos des événements à ces médias étrangers seront arrêtés.
Dans la propagande initiale de la République...
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26/01 - La SNCF et ses espaces "No kids" : New York, la ville qui a déjà fait disparaître les enfants
La SNCF s’attendait-elle à une telle levée de boucliers en lançant, le 8 janvier, sa nouvelle classe "Optimum" ? Destinée aux voyageurs professionnels, cette offre promet un espace "calme" dans les TGV, accessible "à partir de 12 ans". Face au tollé, la compagnie ferroviaire a tenté de rassurer : les plus petits sont les "bienvenus dans le reste du train". Les animaux de compagnie, eux, ne sont pas concernés par cette restriction. Alors que le 13 janvier, l’Insee révélait qu’en 2025, pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, la France avait enregistré plus de décès que de naissances, bon nombre de commentateurs ont relevé l'incohérence qu'il y a à restreindre l'accès des enfants dans les trains et regretter qu'il y ait de moins en moins de naissances. Certes, le géant ferroviaire n’est pas le premier à céder à la tentation du "No Kid". Mais venant d’une entreprise publique, l’initiative a choqué, beaucoup y voyant une étape supplémentaire vers l’exclusion progressive des enfants de l’espace public. L’économiste Maxime Sbaihi, auteur du livre Les balançoires vides, a d’ailleurs mis en garde sur X "contre une société qui considère désormais les enfants comme une nuisance."
À New York, les balançoires ne sont pas encore entièrement désertées, mais il n'y a bien qu'à Central Park que l’on a encore une chance d’y voir des hordes d'enfants s’élancer. Quelques jours d’expatriation suffisent à s’en rendre compte, quelques mois à s’en convaincre pour de bon : la Grosse Pomme, Manhattan en tête, est devenue...
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26/01 - Mort d’Alex Pretti, tué par des agents de l’ICE à Minneapolis : ce que révèlent les vidéos des témoins
Samedi, dix coups de feu ont retenti en marge d'une manifestation contre l'ICE, la police de l'immigration, à Minneapolis aux Etats-Unis. Il est un peu plus de 9 heures du matin. Les agents de l'ICE viennent d'abattre un manifestant, Alex Pretti, 37 ans, en pleine rue.
Les circonstances précises de la mort de l'infirmier restent à déterminer, mais de nombreuses vidéos prises sous différents angles et filmées par d'autres manifestants circulent sur les réseaux sociaux. Plusieurs d'entre elles ont été authentifiées par des médias américains et mettent à mal la version du commandant chef de la police de l'immigration qui a indiqué qu'Alex Pretti représentait un danger. Récit. Perturber les opérations de l'ICE avec un sifflet
Avant l'altercation avec l'ICE, Alex Pretti, vêtu d'un manteau kaki, fait partie des habitants qui filment, téléphone en main, les agents de la police de l'immigration dans leurs arrestations aléatoires à l'encontre de supposés migrants (de nombreux étrangers sont les cibles de ces arrestations mais ils sont nombreux à être en règle pour travailler sur le sol américain). Posté au milieu de la route muni d'un sifflet, Alex Pretti, avec d'autres manifestants, tente alors de perturber les opérations de l'ICE. Une première vidéo, filmée à partir d'une voiture passante, montre Alex Pretti dans la rue, parlant aux officiers et les filmant avec son téléphone. Il ne tient pas d'arme à feu dans l'une ou l'autre main. Quelques secondes plus tard, une autre vidéo montre Alex Pretti parler avec des...
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26/01 - En Iran, 18 jours sans Internet : un black-out qui met en péril tout un pan de l’économie
Des familles sans nouvelles de leurs proches, des parents coupés de leurs enfants, des personnes qui s'inquiètent du sort d'amis d'activistes... Depuis le 8 janvier, une avalanche de messages demeure encore sans réponse sur les téléphones iraniens. Même si l'on note une légère reprise des connexions ces derniers jours, la population iranienne reste encore plongée dans un black-out numérique quasi complet.
Comme il l’a déjà fait par le passé, le régime iranien a décidé de couper l’accès au réseau alors que les manifestations, démarrées le 28 décembre, prenaient de l’ampleur. A mesure que le voile numérique se lève progressivement sur l'Iran, l'ampleur du massacre grandit : au moins 5 400 manifestants ont été tués selon l’ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), qui dit enquêter sur près de 17 000 autres décès possibles. Ce week-end, le magazine américain Time a avancé le nombre de 30 000 victimes en s’appuyant sur des sources au sein du ministère iranien de la Santé.
Tandis que les familles à l’étranger en sont réduites à guetter la moindre bribe d’information, le blocage d'Internet fait d'autres victimes : les acteurs économiques dont les revenus dépendent de leur activité en ligne. Dans un pays où plus de 80 % de la population est connectée, la plupart de ces d'entrepreneurs passent par les réseaux sociaux, notamment Instagram, WhatsApp ou Telegram, pour réaliser leurs transactions.
Un rapport du Centre de statistiques de l’Iran, datant de 2021, indiquait que l'emploi de 11 millions d'Iraniens dépendait des...
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26/01 - Boualem Sansal, les coulisses de son élection à l’Académie française : "texte uppercut", fâcheries et ONG
Boualem Sansal a été élu à l’Académie française ce jeudi 29 janvier. En succédant à Jean-Denis Bredin, au fauteuil numéro 3, il devient le 746e immortel depuis 1635. L'écrivain franco-algérien a été élu pour cinq atouts : un bon camarade, un lien ancien avec l’Académie, un symbole de la liberté, un grand écrivain, et un défenseur de la langue française. Découvrez les coulisses d'une candidature hors normes.
Les huit premières lettres, Boualem Sansal les a écrites au stylo-plume. Toute la nuit du 16 janvier, l’écrivain franco-algérien a travaillé, attablé dans le petit appartement que lui prête son éditeur, Antoine Gallimard, rue de l’Université à Paris, dont les hautes fenêtres donnent sur le jardin alors endormi. Lorsque le jour levé, Karina Hocine, son éditrice elle aussi, est passée, comme elle le fait souvent, lui rendre visite, ils ont ensemble relu les premières missives, pointé les taches d’encre capricieuses. L’écrivain a souri, convenant qu’il lui faudrait bel et bien les recopier ; sa main s’étant engourdie durant sa détention, le geste lui est devenu douloureux.
Ayant troqué la plume pour un feutre, moins élégant mais plus stable, le voici de nouveau à son bureau, le temps presse. Boualem Sansal, 81 ans, doit rédiger encore vingt-sept lettres manuscrites, une pour chaque membre de l’Académie française, l’auguste compagnie à laquelle il est officiellement candidat au fauteuil n° 3, comme l’a révélé Le Figaro. Sa candidature, enregistrée le 8 janvier après-midi, est concise - quatre lignes adressées à Amin...
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26/01 - "Trump fonctionne avec une cour de lèche-bottes" : le regard décapant de Fareed Zakaria (CNN)
Il est l'un des commentateurs géopolitiques les plus influents, et les mieux renseignés, au monde. Visage vedette de CNN où il présente "Fareed Zakaria GPS", chroniqueur du Washington Post et ancien élève de Samuel Huntington à Harvard, Fareed Zakaria est de passage à Paris après un Forum économique mondial de Davos qui restera dans les mémoires, entre la volte-face de Donald Trump sur le Groenland et le puissant discours du Premier ministre canadien Mark Carney.
Pour L'Express, Fareed Zakaria ne mâche pas ses mots en analysant l'impact du président américain sur le monde. Donald Trump est à ses yeux coupable d'abuser d'une puissance américaine dont il a hérité pour brutaliser des pays plus faibles en fonction de ses caprices, tout en faisant le jeu de la Chine et de la Russie. Mais le journaliste nous explique aussi pourquoi l'Europe comme la mondialisation n'ont peut-être pas dit leur dernier mot. S'il reconnaît que Trump s'est, avec l'immigration illégale, emparé d'un sujet majeur aux yeux des Américains comme des Occidentaux en général, il dénonce la manière de plus en plus illibérale employée par l'actuelle administration.
L’Express : Le Forum économique mondial à Davos devait être une démonstration de force de Donald Trump et de ses alliés. Mais finalement, cette édition ne restera-t-elle pas dans l’Histoire pour le puissant discours du Premier ministre canadien Mark Carney ?
Fareed Zakaria : Le thème dominant à Davos, outre la géopolitique, était l’IA, et comment cette technologie va transformer...
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26/01 - En visite à New Delhi, Ursula von der Leyen pourrait signer un accord de libre-échange
Après le Mercosur, l'Union européenne va-t-elle signer un accord de libre échange avec l'Inde ? En visite à New Delhi le 26 janvier, invitée d'honneur du président Narendra Modi pour la fête de la République, Ursula von der Leyen doit également prendre part à un sommet avec le chef d'Etat ce mardi 27 janvier.
Tout juste quelques jours avant sa visite dans la capitale indienne avec le président du Conseil européen Antonio Costa, la présidente de la Commission européenne avait annoncé à Davos être "à l'aube d'un accord commercial historique", qui "créerait un marché de 2 milliards de personnes, représentant près d'un quart du PIB mondial". Plusieurs médias indiens parlent déjà de "méga deals". Automobile et défense
En 2014, le commerce bilatéral de biens entre l'UE et l'Inde a atteint 120 milliards d’euros en 2024, en hausse de près de 90 % sur la dernière décennie, selon les chiffres fournis par l'Union européenne, avec 60 milliards d’euros supplémentaires pour les services. La signature d'un accord fait ainsi espérer une nette augmentation de ces chiffres alors que l’Inde, deuxième pays le plus peuplé de la planète (1,4 milliard d’habitants) après la Chine est en bonne voie pour devenir la troisième économie mondiale d’ici 2030 avec une croissance annuelle plus rapide que prévue (8,2 % en 2025).
Selon les premières informations, le traité de libre-échange devrait couvrir des secteurs tels que l’automobile, l'acier et la coopération en matière de défense. D'après l'agence de presse britannique Reuters, le texte...
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26/01 - Iran : à quoi ressemble la "flotte massive" américaine que Donald Trump a envoyée au Moyen-Orient ?
C'est une tentative d'intimidation pour le moins réussie. La semaine dernière, Donald Trump avait déclaré depuis Davos qu'une "armada" américaine se dirigeait vers l'Iran et le golfe Persique. Depuis plusieurs semaines, le président américain promet en effet des représailles contre l'Iran, si le régime des Mollahs venait à réprimer les manifestations.
Des soulèvements ont en effet éclaté fin décembre contre le gouvernement, qui a répondu par une répression sanglante. Donald Trump a néanmoins changé d'avis concernant une potentielle intervention, affirmant mi-janvier qu'il avait pu obtenir du régime qu'il mette fin aux "tueries". La situation réelle dans le pays reste néanmoins incertaine, le gouvernement imposant un black-out médiatique et communicationnel.
Entre-temps, les Etats-Unis ont également entrepris d'envoyer des navires de guerre vers le golfe Persique, sans que l'on sache s'ils se préparent à une véritable intervention ou s'il s'agit uniquement d'une démonstration de force. "Nous avons beaucoup de navires qui se dirigent dans cette direction, au cas où (...) je préférerais que rien ne se passe, mais nous les surveillons de très près", avait affirmé Donald Trump la semaine dernière. Les Gardiens de la Révolution ont, quant à eux, affirmé qu'ils ont "le doigt sur la gâchette" et que les Etats-Unis et Israël s'exposeraient à "un sort douloureux" en cas d'attaque.Porte-avion à propulsion nucléaire
Selon les données de suivi et des observateurs maritimes, plusieurs navires de guerre américains ont...
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26/01 - La revanche des managers introvertis : "Prenons garde aux idées reçues sur la solitude"
Quelques clics sur Internet suffisent à le vérifier : la solitude managériale a mauvaise réputation. On y trouve quantité de conseils pour en sortir, la rompre, s’en prémunir... Et si ce que l’on présente comme un fardeau avait en réalité des vertus ? Dans The Joy of Solitude: How to Reconnect with Yourself in an Overconnected World (Simon & Schuster, 2025, 272 p., non traduit), Robert J. Coplan, professeur émérite au département de psychologie de l’Université Carleton, au Canada, réhabilite la solitude, tant dans la vie privée que professionnelle, en s'appuyant sur les recherches les plus récentes. Bien qu'il n’ait pas été conçu en ce sens, cet ouvrage offre de précieux enseignements pour les managers au quotidien, en particulier, comme nous le verrons, pour les profils introvertis.
Alors, pourquoi souffre-t-elle d’une image aussi négative ? "L’idée générale que la solitude est mauvaise remonte aux temps bibliques", explique l’auteur. Dans l'intervalle, Freud est passé par là : il "considérait la solitude comme une peur universelle chez l’humain, et pensait que passer trop de temps seul durant l’enfance causait douleur et souffrance psychologiques. (…) Même si ses théories ne dominent plus le paysage psychologique, la stigmatisation négative de la solitude persiste", observe le chercheur tout en rappelant que la science reconnaît aussi les dangers liés à ses formes les plus extrêmes. Car, "quelle que soit la manière dont on aborde la question, les êtres humains sont des animaux sociaux".
Si pendant...
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26/01 - Face à Donald Trump et Vladimir Poutine, le prix d’une Europe indépendante
Vladimir Poutine et Donald Trump ont réveillé l’Europe, le Russe en agressant l’Ukraine et l’Américain en cherchant à faire main basse sur le Groenland. Bien involontairement, ils ont chacun de leur côté contribué à faire basculer nombre de décideurs européens en faveur d’une Europe forte, souveraine et apte à tenir tête aux grands prédateurs. Le mot d’ordre à Bruxelles est désormais "l’Europe indépendante". Mais l’aspiration légitime ne deviendra un projet politique que si les Etats membres se dotent d’une stratégie commune et d’une capacité d’action collective. La mue coûtera cher. Entre les avions de combat et les pensions de retraite, il va falloir faire des choix douloureux.
Hélas, on peine à trouver des responsables politiques qui aient le courage de le dire en public. Les citoyens, eux, semblent prêts à l’entendre. Près de trois sur quatre (73 %) souscrivent à l’idée que l’Europe ne peut plus compter que sur elle-même pour sa défense, selon un sondage Cluster 17/Le Grand Continent réalisé en janvier dans sept pays européens, dont les cinq les plus peuplés. Les opinions ont bien compris qu’en ce début 2026, le tableau géopolitique n’a jamais été aussi sombre depuis les pires heures de la guerre froide.Une épée de Damoclès
A l’Est, Moscou vise la domination de toute une partie du continent, comme à l’époque soviétique. A l’Ouest, la dépendance à l’égard des États-Unis n’est plus seulement un handicap pour l’Europe : elle est une épée de Damoclès suspendue au-dessus de sa tête. Malgré le recul tactique de Trump sur...
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26/01 - En Chine, un général accusé d’espionnage : la chute du plus fidèle haut gradé de Xi Jinping
C'est l'aboutissement d'un long processus de purges au sein de l'Armée populaire de libération. Samedi 24 janvier, le ministère de la Défense chinois a annoncé l'ouverture d'une enquête contre le général Zhang Youxia, vice-président de la Commission militaire centrale (le principal organe de décision militaire du Parti communiste), et le général Liu Zhenli, chef d'état-major interarmées. Les soupçons portent sur "de graves violations de la discipline du Parti et des lois de l'Etat", selon l'armée chinoise.
Le premier est également accusé d'avoir transmis aux Etats-Unis des informations sur le programme d'armement nucléaire chinois, et d'avoir touché des pots-de-vin pour la promotion de tel ou tel gradé, révèle le Wall Street Journal. Les autorités examineraient également la manière dont il a supervisé l'agence chargée de la recherche, du développement, et de l'acquisition du matériel militaire.
Selon des sources interrogées par le journal américain, Zhang Youxia - autrefois considéré comme le plus grand allié militaire du président Xi Jinping - est avant tout accusé d'avoir formé "des cliques politiques" et des réseaux d'influence "qui sapent l'unité du parti". Si l'opacité du système chinois complique la compréhension des motivations du président chinois, cette mise à l'écart semble s'inscrire dans une série de purges menées par le Parti depuis l'été 2023.Conquête de Taïwan
Au cours des deux dernières années, de nombreux hauts gradés et commandants opérationnels (dont celui en charge de Taïwan), et plus de 50...
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26/01 - ICE : la controversée police anti-immigration de Donald Trump
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26/01 - Alain Joyeux : "Les classements actuels des écoles ? Prenons de la distance..."
Depuis plus de trente ans, les classements des écoles de commerce rythment la vie de l’enseignement supérieur français. Parents, lycéens, étudiants, écoles et recruteurs s’y réfèrent massivement. Pourtant une question finit par s’imposer : que mesurent-ils vraiment ?
Avec ce cahier spécial, L’Express Éducation et NextEdu proposent, en partenariat avec Opinion Way, une approche inédite, partant d’une interrogation simple : quelle est la réputation des grandes écoles de commerce auprès de celles et ceux qui ont, in fine, le pouvoir de recruter leurs diplômés ?
Au-delà du palmarès, ces articles invitent à prendre du recul. Ils donnent la parole aux dirigeants, qui racontent comment ils utilisent - ou non - ces outils, et aux étudiants, dont ces tableaux orientent en partie l’avenir.
>> Notre classement 2026 des grandes écoles de commerce
L'Express : Les classements exercent-ils une influence sur les élèves de classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) ?
Alain Joyeux : Le seul qui compte vraiment aux yeux de nos étudiants est le classement des données du SIGEM*, basé sur un seul critère : les choix d’écoles opérés par les étudiants après les concours des deux banques d’épreuves d’admission dans les grandes écoles de commerce. Nos étudiants le connaissent par cœur ! Chez les parents et les lycéens, c’est un peu différent. Les titres du type "les meilleures prépas pour intégrer le top 10 des écoles de commerce", peuvent avoir de l’influence - mais une fois en classe prépa, seul le SIGEM compte. C’est sans doute...
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26/01 - Manuel Valls
Manuel Valls revient toujours là où on ne l’attend pas. Ancien Premier ministre de François Hollande, il quitte le Parti socialiste en juin 2017 après 37 ans d’adhésion, défait par Benoît Hamon à la primaire, isolé dans sa famille politique, mais prompt à soutenir Emmanuel Macron. Il n’obtient pourtant pas l’investiture LREM aux législatives, s’impose de justesse en Essonne face à La France insoumise, et voit son élection validée malgré des irrégularités. En 2018, il tourne le dos à l’Assemblée pour briguer — sans succès — la mairie de Barcelone. En 2024, surprise : Valls retrouve un maroquin. François Bayrou le nomme ministre des Outre-mer, symbole d’un retour aussi inattendu que révélateur. Transfuge assumé, figure clivante, Manuel Valls continue de naviguer entre fidélité républicaine et calcul personnel. Une constante chez lui : ne jamais se laisser exclure du jeu.
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26/01 - Mort d’Alex Pretti à Minneapolis : la dérive autoritaire de Donald Trump fissure le camp républicain
Une deuxième fusillade mortelle perpétrée par des agents fédéraux à Minneapolis a replacé la politique d'immigration du président Donald Trump sous le feu des critiques, suscitant la colère des démocrates et l'embarras des républicains. Des agents de la police de l'immigration (Immigration and Customs Enforcement ou ICE) ont tué deux citoyens américains dans la ville ce mois-ci, dont l'infirmier Alex Pretti samedi, lors d'affrontements avec des manifestants indignés par la vague de répression menée par l'administration Trump.
Première conséquence, le chef de file des démocrates au Sénat, Chuck Schumer, a déclaré que son parti voterait contre le projet de loi de financement incluant des fonds pour le département de la Sécurité intérieure, qui supervise l'ICE, l'agence fédérale de l'immigration. Le Congrès a jusqu'au 30 janvier pour voter les crédits du gouvernement, sous peine de paralysie partielle de celui-ci. Dans une déclaration publiée dimanche, Chuck Schumer a affirmé que les républicains devraient "se joindre aux démocrates pour réformer en profondeur l'ICE et le CBP afin de protéger le public", faisant référence aux services des douanes et de la protection des frontières des États-Unis.
Les démocrates modérés, qui ont rompu avec leur parti lors du blocage du gouvernement l'an dernier et qui ont été les plus prudents pour ne pas apparaître comme hostiles aux forces de l'ordre, se sont joints à cet appel. "Il ne s'agit clairement pas d'assurer la sécurité des Américains, mais de brutaliser les citoyens...
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26/01 - "Le début d’une nouvelle ère" : en Ukraine, la révolution des robots terrestres
En cette matinée glaciale de janvier, près de la ligne de front, trois soldats ukrainiens de la 47e brigade mécanisée "Magura" attendent avec inquiétude leur évacuation. Deux d’entre eux viennent d'être grièvement blessés par une attaque de drones ; ils ne sont plus capables de marcher. Soudain, leur sauveteur émerge du brouillard : un robot terrestre, sorte de plateforme montée sur roues et contrôlée à distance par un opérateur grâce à une caméra embarquée. "Il n'était pas possible de venir avec un tank ou une voiture, retrace l’un des infortunés, nom de code "Chuck", dans une vidéo publiée après coup par sa brigade. Les Russes l’auraient immédiatement détecté et il y avait des mines partout... Seul ce robot en était capable."
Cette exfiltration de haute voltige n’était pas la première du genre réalisée sur le terrain de guerre ukrainien. En novembre, un autre robot, baptisé "Maul", avait déjà réussi l’exploit de se frayer un chemin entre les mines et les drones russes pour ramener un soldat ukrainien blessé, pris au piège derrière les lignes ennemies et obligé de se cacher pendant un mois. En Ukraine, son histoire a fait sensation. "Jusqu'à 30 % des missions de robots terrestres consistent à évacuer des soldats blessés sous le feu ennemi", explique, à Kiev, Yuriy Poritskiy, le PDG de l’entreprise de systèmes robotiques DevDroid. Résultat, début janvier, sa société a annoncé la production en série de ce système doté d’un habitacle blindé, en forme de cercueil, pour protéger son occupant.
Après les drones aériens et...
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26/01 - La viande toujours plus chère en Europe : combien coûte un steak chez nos voisins ?
"C’est du jamais vu", commente l’agroéconomiste Jean-Paul Simier. En cinq ans, le prix de la viande a augmenté de 30 % dans l’ensemble de l’Union européenne. Une flambée alimentée par la diminution des cheptels et du nombre d’éleveurs, la moindre demande pour les protéines animales et la multiplication des maladies touchant les troupeaux. A ce rythme, manger un steak deviendra bientôt un luxe inaccessible.
En France, les consommateurs paient déjà un prix 30 % plus élevé que la moyenne de l'UE selon Eurostat, qui tient compte des différences de revenus d’un pays à l’autre. Cet écart tient d’abord à notre spécificité : en France, on consomme historiquement de la viande de bœuf issue de l’arrière de l’animal, comme la bavette ou le faux-filet. Des pièces de qualité, plus chères. Les marges des intermédiaires contribuent aussi à gonfler l’addition, alimentant la colère des agriculteurs sur fond d’accord Mercosur. Leur crainte ? Que la viande sud-américaine importée se concentre sur le haut de gamme, produisant les mêmes dégâts que le bœuf néo-zélandais.Allemagne : l’effet charcuterie à la rescousse des ménages
Comme la France, l’Allemagne voit elle aussi son cheptel diminuer dangereusement. Et ses ménages paient leur viande plus cher que dans l’ensemble de l’Union. Cependant, à revenus comparables, l’addition y est un peu moins salée. Une conséquence de "l’effet charcuterie", viande bon marché largement consommée outre-rhin. Les végans, eux, se réjouissent. Selon une enquête récente menée dans plusieurs supermarchés, le...
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26/01 - "Des millions d’Irlandais tenteraient d’émigrer..." : le scénario catastrophe d’un arrêt de l’Amoc
C’est sans doute le scénario climatique qui a fait couler le plus d’encre au cours de ces derniers mois. Il décrit un possible affaiblissement des courants océaniques conduisant à un refroidissement durable et intense en Europe du Nord. En septembre dernier, le Conseil national de sécurité islandais a classé ce risque comme une "menace pour la sécurité nationale". Rien de tel en Irlande où la classe politique reste peu mobilisée sur le sujet, déplore John Gibbons, journaliste et conférencier basé à Dublin. Ironie de l’histoire, des voix s’élèvent aujourd’hui sur l’île pour demander un durcissement de la politique d’immigration alors qu’à l’avenir, les Irlandais eux-mêmes pourraient avoir besoin de trouver refuge dans un autre pays pour des raisons climatiques.
L’Express : Que disent les scientifiques au sujet des conséquences possibles d’un dérèglement de l’Amoc (Atlantic Meridional Overturning Circulation) en Irlande ? Contrairement à la France, votre pays est en première ligne.
John Gibbons : Les climatologues irlandais, notamment les professeurs John Sweeney et Peter Thorne, sont très inquiets. Ils ont tous deux fait part de leurs craintes publiquement. Dans une interview datant de novembre 2024, le professeur Thorne a décrit ce possible arrêt de l’Amoc comme une conjecture qui l’empêche de dormir la nuit. Dans le même entretien, il ajoute : "Plus le réchauffement est important, plus le risque et l’incertitude sont grands. Nous ne savons pas à quelle vitesse l’Amoc pourrait s’effondrer. Si cela prend à peine...
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26/01 - Mikaa Mered, spécialiste du Groenland : "L’Otan n’a absolument pas la légitimité de négocier avec Donald Trump"
Est-ce sa peur panique de l’échec qui a conduit Donald Trump à changer de stratégie sur le Groenland ? Lui qui promettait une "annexion" façon Vladimir Poutine a subitement oublié le vocabulaire militaire et assuré, le 21 janvier, lors du Forum économique mondial à Davos, avoir conclu avec le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, le "cadre d'un futur accord" lui ouvrant "l’accès total" à ce territoire arctique. "Il n’y a pas de fin, il n’y a pas de limite dans le temps […] Nous obtenons tout ce que nous voulons, sans aucun coût", a-t-il claironné dans un entretien accordé à Fox Business.
Derrière ces fanfaronnades, le revirement spectaculaire de Donald Trump révèle l’absence de plan de son administration sur ce dossier. Et pour cause : l’armée américaine n’a ni les capacités d'envahir ni de mettre la région sous blocus, selon Mikaa Blugeon-Mered, chercheur senior en géopolitique de la transition énergétique à l'Université du Québec à Trois-Rivières. Qu’il le veuille ou non, si Donald Trump veut étendre son influence, il dépend de ses partenaires européens. Entretien.
L’Express : Donald Trump semble avoir abandonné – à ce stade – l’option militaire au Groenland. Un choix pragmatique ?
Mikaa Blugeon-Mered : Il y a fort à parier que lorsque Trump s’est tourné vers ses "joint chiefs" - le Comité des chefs d'état-major interarmées – pour leur demander un plan d'invasion du Groenland, il ait vu des mines déconfites. Simplement parce qu'il n'y a pas de plan. Personne n'a prévu de faire la guerre sur ce territoire. Par...
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25/01 - Ray Dalio, légende de Wall Street : "L’ordre mondial est au bord de l’effondrement, à moins que..."
Lorsqu’un des investisseurs en macroéconomie les plus renommés des États-Unis publie un livre expliquant que les planètes sont alignées pour faire basculer le monde dans le chaos, on tend l’oreille avec un mélange de fascination et d’appréhension. Et lorsque cet investisseur s’appelle Ray Dalio — celui-là même qui avait anticipé la crise financière mondiale de 2008 et la crise de la zone euro de 2010 —, l’estomac commence à se nouer. Dans son dernier best-seller, How Countries Go Broke (Simon & Schuster, 2025, non traduit), le fondateur de Bridgewater — l’un des plus grands fonds spéculatifs au monde — dissèque plusieurs siècles de cycles de dettes. Il montre comment ces crises s’entrelacent avec d’autres grandes forces perturbatrices — politiques, géopolitiques, naturelles et technologiques — qui, combinées, alimentent ce qu’il appelle le "Grand cycle" de transformation de l’ordre mondial. Ce cycle comporte six phases. Et selon ses calculs, nous sommes déjà dans la cinquième. Les grandes démocraties avancent ainsi à reculons dans un cycle historique bien connu : celui du déclin des empires, marqué par l’explosion des dettes, la montée des extrêmes, et le retour de l’autoritarisme, "comme ce fut le cas durant la période 1930‑1945", explique-t-il dans un entretien exclusif accordé à L’Express.
Car, il en est désormais certain : "L’ordre multilatéral que nous avons connu depuis 1945 n’aurait jamais dû être considéré comme un ordre permanent". Il est donc logique, au regard de l’histoire, que les États-Unis, en...
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25/01 - Antoine Levy répond à Gabriel Zucman : "Le décrochage de l’Europe par rapport aux Etats-Unis est réel et inquiétant"
Le PIB par habitant des Etats-Unis représente aujourd’hui le double de celui de l’Union européenne. Mais dans une tribune parue dans Le Monde, Gabriel Zucman récuse l’idée d’un décrochage de l’Europe. "L’idée d’une sclérose européenne face à un supposé eldorado américain ne repose pas sur grand-chose", écrit le directeur de l'Observatoire européen de la fiscalité. Dans la chronique qu'il tiendra chaque mois dans L'Express sous forme d'entretien, l'économiste français de Berkeley Antoine Levy répond point par point à ses arguments.
L’Express : Selon Gabriel Zucman, l’explosion du coût de la vie outre-Atlantique annihile la croissance américaine. Qu’en pensez-vous ?
Antoine Levy : Il y a d’abord un débat sur les instruments de mesure. C’est une question assez subtile. Cherche-t-on à mesurer le pouvoir d’achat ou la capacité relative des pays à influencer le cours du monde et à acheter des biens, des services, des actifs chez les autres ? Ce sont des mesures très différentes. Le recul de l’Europe est particulièrement visible si on le mesure en dollars courants. Le décrochage du taux de change a conduit à une divergence importante, en dollars, des PIB par habitant entre les Etats-Unis et l’Europe. Si l’on veut mesurer le pouvoir d’achat en termes de biens échangeables sur les marchés internationaux comme les smartphones et les voitures, d’acquisitions de nouvelles technologies ou de tourisme, cette valeur en dollars courants est pertinente. En revanche, si vous voulez plutôt mesurer le pouvoir d'achat local des gens, qui...
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25/01 - Mercosur : la Commission européenne sur le point de passer en force ?
Le soulagement des agriculteurs français pourrait n'être que de courte durée. Certes, mercredi 21 janvier, l'approbation par le Parlement européen de la saisine de la Cour de justice européenne (CJUE) pour vérifier la validité de l'accord avec le Mercosur a résonné comme une victoire pour les producteurs agricoles européens opposés au texte. De quoi retarder d'au moins un an et demi le processus de ratification, le temps pour la justice européenne de rendre ses conclusions. Mais le vote des eurodéputés ne change en définitive pas grand-chose au sort immédiat du traité commercial, contesté par ailleurs par plusieurs membres des 27, en particulier la France et la Pologne. En cause : un élément juridique qui pourrait être utilisé par la Commission européenne pour faire appliquer provisoirement le texte. Une application provisoire légalement possible
De quoi parle-t-on exactement ? Concrètement, tout traité commercial européen doit être approuvé par le Parlement européen pour être ratifié par Bruxelles, et donc entrer en vigueur définitivement. Signé avec les pays fondateurs du Mercosur par la présidente de la Commission Ursula von der Leyen à Asunción (Paraguay) le 17 janvier dernier, le texte est donc encore loin d'en être à cette étape, dans l'attente des vérifications de la CJUE. Mais, lors d'une dernière session de négociations à Bruxelles au début du mois, ce long chemin juridique avait été anticipé par une décision du Conseil de l'Union européenne. Ainsi, ce dernier a acté le 9 janvier le principe d'une mise...
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25/01 - Des enfants maltraités dans un hôpital pédopsychiatrique près de Paris : enquête sur les dérives de la Fondation Vallée
A chaque fois qu’il passe à proximité des locaux de la Fondation Vallée, Mathieu*, 13 ans, ressent un immense malaise. La peur qui remonte et qui lui serre le ventre. Les mauvais souvenirs. L’envie de partir le plus loin possible. Quatre années se sont écoulées, mais le traumatisme de son séjour dans cet établissement pédopsychiatrique situé à Gentilly (Val-de-Marne) reste toujours aussi vif. A l’époque, il est régulièrement pris d’immenses colères. Des colères explosives, incontrôlables. Meubles cassés, portes enfoncées. Quand sa maman veut le calmer, il la frappe, lui arrache des cheveux, par touffes entières. Tous les jours ou presque, ils se retrouvent aux urgences psychiatriques de l’hôpital Bicêtre, parfois accompagnés par la police. Un soir où Mathieu finit par casser aussi le bureau du psychiatre qui le reçoit, le médecin décide de l’hospitaliser.
Ce sera donc à la Fondation Vallée, à quelques pas de là. Un établissement de 70 lits, la plus grosse capacité d’accueil en pédopsychiatrie du pays. "Il faut vous imaginer, j’ai 9 ans, et je me retrouve séparé de ma maman que je n’ai presque jamais quittée. Je ne peux lui parler qu’une fois dans la semaine au téléphone, pas plus de quelques minutes", se rappelle-t-il. Pendant six longues semaines, Mathieu ne fait quasiment rien de ses journées. Les activités ou même les consultations sont rares. Il garde des souvenirs de jouets cassés, de courtes sorties dans une aire de jeux minuscule, de repas où il ne faut pas faire de bruit avec ses couverts, sinon son petit...
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25/01 - Etats-Unis : le meurtre d’un manifestant tué par l’ICE envenime la crise qui secoue Minneapolis
En quelques heures, il est devenu une nouvelle figure de la contestation contre la police de l'immigration. Alex Pretti, un infirmier de 37 ans, est mort ce samedi 24 janvier à Minneapolis, aux États-Unis, lors d'un nouveau rassemblement destiné à dénoncer les méthodes pratiquées dans la ville par l'ICE, organe directement piloté par l'administration Trump. Cet homme est la deuxième personne tuée par les agents fédéraux depuis le début de l'année dans la ville la plus peuplée du Minnesota, devenue l'épicentre de la fronde contre la politique d'expulsion massive orchestrée par le président américain depuis son retour au pouvoir. En 2020, la métropole avait déjà été traumatisée par la mort de George Floyd, un homme afro-américain tué lors d'un contrôle de police.Version contre version
D'après le ministère de la Sécurité intérieure (DHS), Alex Pretti s'est approché des membres de l'ICE armé d'un pistolet 9mm semi-automatique. Ceux-ci auraient alors tiré des "coups de feu défensifs" pour se protéger. Le trentenaire aurait alors "violemment résisté" lorsque les forces de l'ordre auraient tenté de le désarmer. Mais une vidéo de la scène met en doute la version des autorités fédérales. Sur les images, Alex Pretti, téléphone portable à la main, prend la défense d'une femme interpellée par les forces de l'ordre. Visé par des gaz lacrymogènes, il est mis au sol, puis frappé par les agents. Des coups de feu retentissent alors. Selon le Washington Post, Alex Pretti portait bien sur lui une arme de poing, arme pour laquelle il avait...
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25/01 - Etudes à l’étranger, le boom des experts en orientation : "Les candidatures se préparent deux ou trois ans à l’avance"
Jacques, 18 ans, se souvient avec amusement du matin où il a appris son admission à Harvard, en décembre 2024. "Décalage horaire oblige, mon père a reçu le mail de réponse à l’aube. Il est venu me réveiller pour m’annoncer la bonne nouvelle. Je le revois encore courir dans tout l’appartement en poussant des cris de joie !" raconte-t-il. La stratégie familiale aura donc porté ses fruits. Deux ans plus tôt, les parents du jeune homme avaient fait appel à Anywhere Uni. Cette société spécialisée dans les études à l’étranger les a accompagnés à chaque étape : constitution de dossiers, préparation aux tests de niveau, rédaction et peaufinage des lettres de motivation. Un long travail de suivi, d’autant que Jacques a multiplié les candidatures, au Canada, en Angleterre, en Suisse ou encore aux Etats-Unis… Pays où il a finalement posé ses valises, parmi d’autres étudiants venus du monde entier.
Ceux qui rêvent de suivre un cursus hors de nos frontières sont de plus en plus nombreux à mettre toutes les chances de leur côté en recourant aux services d’experts. Avant de lancer sa société Anywhere Uni, Alban Ferrieu a été conseiller d’orientation au Lycée français de Toronto pendant cinq ans puis à l’American Community School de Londres et dans une grande école anglaise basée à Singapour. Fort de son expérience à l’étranger, il se lance à son compte à son retour en France il y a trois ans. "Beaucoup de parents nous consultent lorsque leur enfant est en terminale. Mais à ce stade, c’est souvent trop tard. Les candidatures...
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25/01 - De Pink Floyd à Vladimir Poutine : Roger Waters, droit dans le mur
En mai 1980, l’ennemi n°1 du gouvernement sud-africain est un 33 tours : l’album The Wall, dernier né du groupe Pink Floyd. Depuis peu, sa chanson phare, Another brick in the wall, est devenue l’hymne d’étudiants mobilisés contre les inégalités raciales. Le titre, signé Roger Waters, chanteur, bassiste et parolier du quatuor britannique, est finalement banni des bacs par le régime qui applique l'apartheid.
Dix ans plus tard, plus au Nord, la guerre froide touche à sa fin. Le rideau de fer se fissure. Roger Waters a entamé une carrière en solo. C’est au tour de Berlin de s’enflammer sur le tube devenu symbole de la lutte contre les oppressions, lors d’un concert choral organisé par le rockeur à Potsdamer Platz pour commémorer la chute du mur. La stature politique de The Wall, comme de son auteur, est consacrée.
Un lecteur tombé en catatonie à la fin du siècle dernier et réveillé récemment serait probablement sidéré. En 2026, l’octogénaire qui, jadis, pourfendait dans ses textes le totalitarisme, l’impérialisme et le fascisme minimise désormais la responsabilité du maître du Kremlin dans l’invasion de l’Ukraine, défend le régime islamique de Téhéran, et fustige un "lobby juif extraordinairement puissant". Au point d’être qualifié par l’écrivaine Polly Samson, l’épouse du guitariste du groupe, David Gilmour, d’"apologiste de Poutine" et d’"antisémite jusqu’à la moelle". La faute à la CIA
Il semble loin, le temps où le chanteur disait se tenir aux côtés du mouvement iranien Femme, Vie, Liberté. Désormais, le rockeur...
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25/01 - Andrea Bajani : rencontre avec le romancier italien qui traque le "Mussolini intérieur"
Devons-nous engager Andrea Bajani comme égérie de la nouvelle version de L’Express ? A peine nous sommes-nous assis en face de lui chez Gallimard qu’il nous déclare ceci (dans un français limpide) : "Quand je vivais en Italie et que je venais en France, je me sentais à l’étranger. Maintenant que j’habite au Texas, quand j’arrive à Paris, je me dis que je suis à la maison – c’est la maison Europe. L’Europe a une identité forte que je ressens mieux avec la distance, encore plus dans le contexte actuel, vu ce qui arrive aux Etats-Unis…"
Bajani, 50 ans, est professeur de littérature à l’université Rice, à Houston, et l’auteur d’une demi-douzaine de romans dont le dernier, L’Anniversaire, a obtenu le prix Strega (l’équivalent de notre Goncourt) et fait parler un peu partout chez nos voisins – il a déjà été publié en Espagne, aux Pays-Bas, en Allemagne, au Portugal, en Hongrie et en Grèce, et paraîtra cet été en Angleterre. Le livre, sombre et aiguisé, brosse le portrait d’un père autoritaire dans la banlieue turinoise, des années 1970 à aujourd’hui. Ceux qui s’attendent à une Italie de carte postale risquent de tomber de leur Vespa. Il n’est pas question ici de spritz dégustés sur la côte amalfitaine, l’austérité du récit fait plus penser à un Suisse tourmenté (Fritz Zorn), à deux Autrichiens lugubres (Thomas Bernhard, Peter Handke) et au plus spleenétique des Austro-hongrois (Franz Kafka) : "Je n’ai jamais entendu parler de ce Fritz Zorn… Mars, dites-vous ? J’irai acheter ça après notre entretien. Pour le reste, vous visez...
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25/01 - ICE, la machine à cash de Donald Trump : enquête sur une police qui se "wagnérise"
Le magot tenait dans un sac en papier jaune vif, aux couleurs de la chaîne de fast-food méditerranéenne américaine Cava. A l’intérieur, pas plus de salade grecque que de "Falafel Crunch", mais un casse-croûte bien plus alléchant : 50 000 dollars en liquide. La scène se déroule au Texas, en septembre 2024, à deux mois de la présidentielle aux Etats-Unis. Des agents du FBI grimés en hommes d’affaires ont rendez-vous avec Tom Homan, qui a dirigé le Service de l’immigration et des douanes (ICE) en 2018, sous le premier mandat de Donald Trump. L’homme dirige désormais un cabinet de conseil, Homeland Strategic Consulting LLC. Le FBI a appris qu’il faisait miroiter à ses clients de juteux contrats fédéraux en cas de retour de Trump à la Maison-Blanche… moyennant commission. Pour en avoir le cœur net, la police monte une opération sous couverture. Homan tombe dans le piège, promet monts et merveilles à ces faux contractuels en sécurité privée, et repart avec le sac jaune bourré de billets remis par ses interlocuteurs. La séquence, explosive et enregistrée, est décrite dans des documents confidentiels de l’enquête pour corruption ouverte contre Homan, révélés par plusieurs médias américains un an après les faits, en septembre dernier.
Entre-temps, Donald Trump est revenu au bureau Ovale. La suite ? Un classique du trumpisme : dossier enterré et promotion éclair pour le camarade Homan, érigé en "tsar des frontières" à la Maison-Blanche pour mener une guerre sans merci aux migrants. Ses anciens clients peuvent se réjouir,...
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25/01 - Art tissé : à la rencontre d’Alain Chanard, le "faiseur de chair" d’Aubusson
A la Cité internationale de la Tapisserie d'Aubusson, Alain Chanard est chez lui. A peine passé le seuil, le voilà assailli par les mots de bienvenue, à commencer par ceux des élèves du BMA Arts et techniques du tapis et de la tapisserie de lisse, pour lesquels le fringant retraité de 75 ans anime deux fois par an un séminaire. Entre deux sourires adressés aux uns et aux autres, il se raconte à L’Express : dès l’école primaire, féru de dessin et d’arts décoratifs, le jeune Aubussonnais décide qu’il sera lissier. Mais, jamais, il n’aurait alors imaginé contribuer à la création d’une œuvre emblématique du XXe siècle : Chant du monde, de Jean Lurçat, dont les dix panneaux, conservés à Angers, vont réintégrer leur ville d'origine, le temps d'une exposition, le 4 avril prochain.
"En 1966, j’avais 16 ans, je faisais mes gammes à la manufacture Tabard, se souvient Alain Chanard. Il y avait là huit artisans chevronnés, chargés de tisser Ornomentos Sagrados (Ornements sacrés), le 10e panneau de l’œuvre-testament de Lurçat, et ils m’ont choisi, parmi les 14 apprentis de l'entreprise, pour travailler avec eux. J’étais très impressionné d’intervenir sur une pièce aussi conséquente - 10,50 mètres de longueur sur 4,40 mètres de largeur -, sachant que l’ensemble de la tenture se déploie sur 80 mètres et utilise un chapelet de 96 couleurs. Ça a été une expérience inoubliable." Alain Chanard pose au milieu des collections de la Cité (ici, un portrait tissé de Jean-Charles de Cordes, d'après Rubens ou Van Dick).
Alain Chanard a une autre...
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25/01 - Classements des écoles de commerce : comment font nos voisins européens ?
Salaires des diplômés, profil du corps professoral, accréditations internationales… Si des différences culturelles existent d’un pays européen à l’autre et nuancent la manière d’évaluer la performance des établissements, les classements n’en demeurent pas moins incontournables à l’échelle du continent. Attendus par les familles, scrutés par les entreprises, ils constituent partout un rendez-vous stratégique pour les écoles. "Beaucoup de pays disposent de leur propre classement, généralement publié par un journal", indique Jamil Salmi, économiste spécialiste de l’enseignement supérieur. Ces palmarès nationaux reposent souvent sur des indicateurs proches, mais avec des variantes selon l’organisme qui les édite.
Très suivis par les étudiants, ils ont encore gagné en importance avec l’internationalisation des cursus des écoles de commerce. Les meilleurs établissements européens se font désormais concurrence et se mesurent aux établissements états-uniens ou chinois. Dans cette compétition, un arbitre reconnu s’impose : le Financial Times. "Il s’agit du classement le plus observé en Europe ", souligne Jamil Salmi. Il joue un rôle central dans la course aux premières places à laquelle se livrent les écoles, et illustre le poids croissant des journaux dans cette bataille académique. Le label "certifié par un grand média" étant largement mis en avant dans la communication des établissements. Pour décrypter les logiques, les méthodes et les limites des palmarès de nos voisins, L’Express a interrogé quatre experts européens....
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25/01 - Automobile : avec le rétrofit, la voiture s’affranchit de plus en plus de son conducteur
Un rendez-vous à l'atelier, un devis, un calculateur posé sur l’établi. Tesla a rappelé que la vision d’une voiture assimilée à un ordinateur sur roues reste contrainte par l'équipement matériel. Elon Musk a reconnu que ses véhicules dotés de l’ordinateur de conduite HW3 devront être modifiés pour profiter des capacités avancées du Full Self-Driving (FSD). Si même un constructeur intégré doit "rétrofiter" ses propres créations, que vaut la promesse de transformer n’importe quelle voiture existante en véhicule autonome ?
La taxonomie J3016 de la Society of Automobile Engineers pose le cadre. Le niveau 2 correspond à une conduite supervisée : le système peut combiner maintien dans la voie et régulation de vitesse, mais le conducteur doit surveiller en permanence la route et reste responsable. Le niveau 3 sanctionne une conduite automatisée sous conditions : dans un domaine d’exploitation défini, le système pilote seul et demande parfois une reprise en main. Le niveau 4 va plus loin : le véhicule peut se débrouiller dans un cadre restreint, sans intervention humaine, mais pas partout, ni tout le temps.
À partir de là, la mise à jour, ou rétrofit, recouvre trois catégories. D’abord le rétrofit fabricant, quand le constructeur met à niveau son parc : il contrôle l’architecture électronique, la chaîne de service, les procédures, et endosse la responsabilité du produit. Comme Tesla. Ensuite, le rétrofit industriel destiné à des flottes, à grand renfort de capteurs additionnels et de validations dans un périmètre d’usage...
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25/01 - Les Gardiens de la révolution iraniens sanctionnés par l’UE ? "C’est le KGB personnel de Khamenei"
"En voyant les images, je n’arrive pas à retenir mes larmes." Après le massacre à huis clos des dernières semaines en Iran, Mohsen Sazegara est encore sous le choc. Ce journaliste et activiste de 71 ans, qui vit aujourd'hui exilé aux Etats-Unis, a pourtant tout connu politiquement en Iran : le régime du Chah où il est pourchassé par les services de renseignement, le voyage en France avec l'ayatollah Khomeyni jusqu'à l'établissement de la République islamique en 1979 où il a été l'un des concepteurs des Gardiens de la révolution. "Au départ, cela devait ressembler à une sorte de Garde nationale comme aux Etats-Unis...", affirme-t-il. Ancien directeur de la radiotélévision d’État puis vice-ministre, notamment du Budget, il laisse la politique derrière lui après la mort de Khomeyni en 1989. Constatant depuis longtemps les nombreuses dérives du régime, il commence à fréquenter de nombreux cercles réformateurs, puis candidate à l'élection présidentielle de 2001 (rejetée par le Conseil des Gardiens), avant de devenir un opposant farouche à Khamenei ce qui lui a valu des séjours à la prison d'Evin et plusieurs grèves de la faim.
Aujourd'hui, cette répression en cours en Iran lui rappelle les pires heures de "Mouammar Kadhafi, Saddam Hussein ou Bachar el-Assad" et invoque "la responsabilité morale" de Donald Trump qui n'a pas apporté l'aide promise aux manifestants. Dans un entretien à L'Express, celui qui est devenu chercheur invité en sciences politiques dans de prestigieuses universités comme Yale et Harvard,...
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25/01 - Asthme allergique : une piste pour le prévenir, par le Pr Alain Fischer
L’asthme est une maladie chronique, cause d’épisodes de gêne respiratoire qui affectent la qualité de vie. Il peut dans quelques cas (environ 5 %) être grave. L’asthme est d’origine allergique (acariens, pollen…) chez 70 % des patients. La prévalence de cette pathologie augmente dans l’environnement moderne du fait des conditions de vie de la population et d’un moindre contact dans la toute petite enfance avec le monde microbien, en lien avec les progrès de l’hygiène. Environ 8 % de la population est atteinte. Des traitements symptomatiques efficaces ont été mis au point, permettant de soulager les patients lors de crises. Il n’existe cependant pas de traitement curatif, même si certains médicaments (en dehors de l’éviction d’allergènes identifiés) sont capables d’en réduire la fréquence.
Les mécanismes de la maladie sont bien connus. L’allergène déclenche une réponse immunitaire liée à la présence d’anticorps particuliers appelés IgE qui, fixés sur certains globules blancs comme les éosinophiles ou les mastocytes, induisent instantanément la production de molécules responsables des manifestations de l’asthme : hyperréactivité des bronches avec bronchoconstriction et production de mucus. A la longue, une inflammation chronique des bronches s’installe. Des facteurs génétiques multiples et environnementaux (tabac, poussière, pollution) se trouvent à l’origine de l’asthme. L’hypothèse du rôle d’infections respiratoires précoces du nourrisson dans son déclenchement est suspectée mais débattue.
Récemment, une équipe...
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25/01 - François-Régis de Guenyveau : "A force de tout moraliser, on s’ennuie à crever"
Et si l'intelligence artificielle, non contente de signer l'arrêt de mort de milliers de métiers, finissait par vivre en lieu et place de l'homme ? Enoncée comme tel, la thèse explorée par François-Régis de Guenyveau dans son génial roman Simulacre (Fayard), couronné du prix littéraire et scientifique Ada* dont L’Express est partenaire, a tous les ingrédients d'une dystopie technophobe concoctée pour dénoncer le danger de l'IA. Et pourtant, c'est précisément l'exact l'inverse que l'écrivain raffine à travers ses lignes.
Dans Simulacre, le véritable péril vient, non pas des intelligences inhumaines, mais bien de l'intelligence humaine ; celle des idéologues ou magnats de la tech qui, exerçant un monopole sur ces technologies de l'avenir, en décideraient. L'IA n'est d'ailleurs pas peinte comme plus dangereuse que l'art (colonne vertébrale du roman), elle est en revanche tout autant que l'art, utilisée davantage comme un moyen qu'une fin : moyen, tantôt de s'enrichir, tantôt d'imposer sa grille de lecture au reste de l'humanité, lorsqu'elle ne sert pas les deux en même temps.
Dans cette mare de cynisme, la liberté d'être agonise. Penser sans modèle préconçu, créer en dehors des injonctions morales, jusqu'à vivre, simplement, devient impossible, peut-être même impensable. Voici là tout le Simulacre. Entretien.
L'Express : Dans Simulacre, vous imaginez une révolution anthropologique sans précédent : une société où le remplacement de l'homme par la machine serait tellement poussé à son paroxysme, que ce dernier...
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24/01 - Dette américaine : qui sont les principaux créanciers européens des Etats-Unis ?
"Malgré toute leur puissance militaire et économique, les Etats-Unis présentent une faiblesse majeure : ils dépendent des autres pour financer leurs dépenses (...). L’Europe a le Groenland, elle détient aussi une grande quantité de bons du Trésor américain", rappelait la semaine dernière dans une note George Saravelos, un responsable de la Deutsche Bank.
Confrontés aux menaces militaires et économiques des Etats-Unis, certains proposent en Europe d'utiliser l'arme du chantage à la dette. Mercredi, le fonds de pension suédois Alecta a ainsi annoncé avoir vendu la majeure partie de ses bons du Trésor américains, tandis que deux fonds danois (AkademikerPension et Pædagogernes Pensionskasse) se sont débarrassés de la moitié de leurs "Treasuries", en raison "du déficit américain", mais aussi "de l'incertitude politique".
Face à cette menace, qui pourrait rendre plus coûteux le financement de la dette des Etats-Unis, Donald Trump a haussé le ton. Depuis Davos, il a menacé de "grosses représailles" les pays européens qui vendraient des titres de la dette américaine, dans le but de faire pression sur Washington. Mais quelle part est détenue à l'étranger, en particulier par les Européens ?Le Royaume-Uni, premier créancier européen
Début 2026, la dette publique américaine a atteint un record historique : plus de 38 000 milliards de dollars, afin de financer les dépenses, et compenser un déficit public lui aussi abyssal. Comme la plupart des pays, les Etats-Unis se financent auprès de créanciers étrangers :...
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24/01 - "Le retard sur le Mercosur a déjà fait perdre 291 milliards d’euros à l’Europe" : le calcul choc de l’économiste Oscar Guinea
Ce devait être un jour historique. En signant, le 17 janvier à Asuncion, capitale du Paraguay, le traité de libre-échange avec le Mercosur, la présidente de la Commision européenne, Ursula von der Leyen, espérait clore un quart de siècle de négociation. C’était sans compter la pugnacité de ses opposants. Moins d’une semaine plus tard, le Parlement européen a voté la saisine de la Cour de justice européenne pour vérifier la validité juridique du texte. Un nouveau revers pour les partisans de l’accord, dont l’entrée en vigueur pourrait être retardée d’au moins un an, si ce n’est plus.
Comme un air de déjà-vu. En juin 2019, le prédécesseur d’Ursula von der Leyen, Jean-Claude Juncker, évoquait lui aussi un "moment historique" lors de la conclusion de l’accord politique. Des retards qui coûtent très chers à l’Union européenne, selon un rapport tout juste publié par l’European Centre for International Political Economy (ECIPE). Les résultats sont édifiants : entre 2021 et 2025, l’UE aurait perdu 291 milliards d’euros de PIB, soit l’équivalent de deux années de croissance économique nominale. Pour l’économiste espagnol Oscar Guinea, co-auteur du rapport et directeur à l’ECIPE, retarder une nouvelle fois l’entrée en vigueur du traité reviendrait à "désarmer l’Europe géopolitiquement".
L’Express : Après un vote très serré, les eurodéputés ont saisi la cour de justice de l’Union européenne au sujet de l’accord de libre-échange avec le Mercosur. Quelle a été votre réaction quand vous avez appris la nouvelle ?
Oscar Guinea : Une...
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24/01 - Espions, complots et assassinats : la Rome antique, laboratoire du renseignement moderne
Le plus ignorant sait l'activité qui se cache sous la périphrase du "plus vieux métier du monde". Rares, en revanche, connaissent celle du deuxième "plus vieux métier du monde". Il faut dire que celui-ci commande encore davantage de discrétion, et peut-être un peu plus de vices. La discrétion, le vice... Dans les métiers du renseignement, deux "qualités" qui ne peuvent suffire si elles ne sont adossées à une loyauté indéfectible. Et la règle était encore plus vraie sous l'Empire romain qui grouillait - le saviez-vous ? - d'espions. "Vivre à Rome, où il y a tant d'yeux pour voir et tant d'oreilles pour entendre ce qui est et ce qui n'est pas ne permet guère d'y tramer de complot, à moins que l'on désire ardemment la mort", pose l'auteur grec Philostrate d'Athènes dans Vie d'Apollonios de Tyane au IIIe siècle de notre ère.
Pour comprendre la place qu'occupaient les "agents secrets" dans la Rome des Anciens, il suffit de se plonger dans le passionnant et magistral ouvrage de l'historienne américaine Rose Mary Sheldon intitulé Renseignement et espionnage dans la Rome antique. On y apprend que le métier d’espion recouvrait comme aujourd'hui des missions très diverses. Il ne s’agissait pas seulement de surveiller le voisin ou l’ennemi, mais également d'explorer avec les moyens rudimentaires de l'époque des zones géographiques inconnues, d’identifier de potentielles sources, de transmettre des messages, de saboter les dispositifs adverses ou encore d'orchestrer des assassinats.
Aucune fonction n'étant...
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24/01 - Etats-Unis : ce que la nouvelle stratégie de défense américaine va changer pour le reste du monde
"L'Amérique d'abord. La paix par la force. Le bon sens". Le département américain de la Défense a dévoilé, vendredi 23 janvier, sa stratégie de défense nationale pour les prochaines années. Un document d'une trentaine de pages, le premier depuis 2022, qui offre un résumé de la vision de la politique étrangère de l'administration de Donald Trump.
Contrairement à l'orientation prise ces dernières années par les Etats-Unis, la menace représentée par la Chine n'est plus identifiée comme la priorité numéro 1. Washington entend plutôt privilégier la sécurisation de son territoire et la défense de ses intérêts dans l'hémisphère occidental, de l'Arctique à l'Amérique latine. Une annonce en cohérence avec les récents efforts de Donald Trump pour acquérir le Groenland, ou avec ses frappes militaires au Venezuela."L'Amérique d'abord"
Cette réorientation part d'un postulat : par leurs interventions étrangères successives, les précédentes administrations ont délaissé la protection des frontières étasuniennes et la défense de leur pré carré - à savoir, le continent américain, comme l'a énoncé le président James Monroe au début du XIXe siècle. "Elles ont ouvert nos frontières, oublié la sagesse de la doctrine Monroe, cédé notre influence dans notre hémisphère et délocalisé l'industrie américaine, y compris la base industrielle de défense", indique en prélude le Pentagone.
Avant de poursuivre : "Sous la direction de Trump, les Etats-Unis disposent désormais de l'armée peut-être la plus puissante que le monde ait jamais connue. Le...
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24/01 - Par sa bêtise, Donald Trump met en lumière les vérités qu’on voudrait ignorer, par Pierre Bentata
Pour qui se soucie de cohérence et de bienséance, chaque mot de Donald Trump est une souffrance. Le président orange qui porte à la boutonnière un pin’s de son propre visage réunit tous les vices. Il est menteur : durant son premier mandat, le Washington Post, le Toronto Star et la BBC ont estimé qu’il avait produit plus de trente mille informations fausses ou trompeuses, soit vingt et une par jour. Depuis son retour à la Maison-Blanche, la tendance s’est confirmée, au point que le New York Times qualifie sa communication de "machinerie de la désinformation".
Il est aussi grossier, comme en témoigne sa rencontre avec Volodymyr Zelensky dans le bureau Ovale. A cette occasion, il osera dire au dirigeant ukrainien dont le pays est attaqué par la Russie qu’il "n’a aucune carte en main" et qu’on "ne débute pas une guerre qu’on ne peut pas gagner". Passons aussi sur ces propos misogynes ou ses projets immobiliers à Gaza. Vulgaires en plus d’être grossiers.
Au-delà de la forme, il choque par son hypocrisie et son inculture. Hypocrite, lorsqu’il accuse les Européens de museler la liberté d’expression alors qu’il censure les médias et les voix dissidentes outre-Atlantique. Inculte pour ne pas dire imbécile, lorsqu’il prétend soigner le Covid avec de l’eau de Javel ou confond le Groenland avec l’Islande.Révélateur brutal
Devant un tel tableau, on serait tenté de disqualifier le moindre propos et de quitter la salle, comme l’a fait Christine Lagarde lors d’un dîner à Davos. On aurait tort. Non parce que Donald...
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24/01 - Gaza : comment Israël continue de grignoter du terrain en avançant sa "ligne jaune"
L'accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, encadré par les Etats-Unis, était censé figer les lignes de front à Gaza. La trêve, entrée en vigueur le 10 octobre, devait voir les troupes israéliennes se retirer au-delà d'une ligne jaune tracée sur les cartes militaires, et matérialisée sur le terrain par des blocs de béton peints en jaune, séparant le territoire palestinien en deux : une zone contrôlée par Tsahal, une autre contrôlée par le Hamas.
Mais des images satellites examinées par Reuters, appuyées par des témoignages de résidents, montrent qu'Israël a unilatéralement déplacé les blocs marquant la ligne d'armistice plus profondément dans la bande de Gaza, tout en détruisant des dizaines de bâtiments et en déplaçant des Palestiniens, en violation de l'accord de cessez-le-feu. Selon ces images, l'Etat hébreu a ainsi grignoté des dizaines, voire des centaines de mètres à l'intérieur du territoire contrôlé par le Hamas, et son armée a construit au moins six fortifications pour y stationner des troupes. Et ce alors même que la deuxième phase du plan de Donald Trump prévoit un nouveau retrait des troupes israéliennes.
L'élargissement de la zone de contrôle israélienne est particulièrement flagrant à Al-Tuffah, autrefois un quartier historique de la ville de Gaza, aujourd'hui transformé en un champ de ruines jonché de bâtiments détruits et de métal tordu après deux ans de bombardements israéliens. Après le cessez-le-feu d'octobre, des milliers de Palestiniens ont trouvé refuge à Al-Tuffah, où la "ligne jaune"...
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24/01 - "Dans ce nouvel ordre néoroyaliste, Trump est comme un poisson dans l’eau" : le décryptage de deux chercheurs américains
Jamais le déclin de l’ordre libéral international, bâti au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, n’aura été aussi patent. Au Forum économique de Davos, le président français Emmanuel Macron n’a pu que le constater : nous sommes entrés dans "un monde sans loi où le droit international est bafoué". A la veille du discours de Donald Trump, Ursula von der Leyen a, quant à elle, invité l’Union européenne à "rompre avec sa prudence traditionnelle".
Une réaction trop timide, déplorent dans L’Express les politologues Stacie E. Goddard (Welleseley College) et Abraham Newman (Georgetown University). Selon eux, l’Union européenne, "dernier bastion de l’ordre libéral international", "ne doit plus baisser les yeux devant Donald Trump". Les deux chercheurs, auteurs d’un article remarqué dans la prestigieuse revue International Organization, décrivent l’émergence d’un ordre international "néoroyaliste", où la politique mondiale ne s’organise plus autour des États-nations ou des institutions internationales, mais selon les intérêts de cliques dirigeantes. Une grille de lecture qui éclaire d’un nouveau jour la politique étrangère de l’administration Trump. Entretien.
L’Express : Pour nombre d’observateurs, le déclin de l’ordre libéral international signerait le retour à un ordre westphalien, fondé sur la souveraineté des Etats-nations. Mais vous réfutez cette grille d’analyse et affirmez au contraire que le système international a évolué, ces dernières années, vers un modèle "néoroyaliste". Qu’entendez-vous par-là ?
Abraham Newman...
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24/01 - Langue française : une ponctuation très au point
C’est injuste, mais c’est ainsi. En France, nulle avenue prestigieuse, nulle place grandiose, nul monument imposant ne sont dédiés à Geoffroy Tory ou à Etienne Dolet. Et pourtant, sans eux, la langue française n’aurait pas la même ponctuation.
Oh, je sais bien ce que certains modernes sont en train de penser. "La ponctuation ? On s’en moque !" (je reste poli). Alors, à ceux-là, je demande de comparer ce couple de phrases, devenu culte : "Et si on mangeait, les enfants ?" / "Et si on mangeait les enfants ?" Et là, normalement, nos modernes font soudainement moins les malins.
Ils l’ignorent tout autant, mais ces petits signes n’existaient pas au Moyen Age. C’est avec l’imprimerie que la situation a commencé à changer. Les lecteurs étant plus nombreux, on a souhaité les aider à déchiffrer les phrases et à marquer les pauses. Et c’est là que Tory, Dolet et les autres sont intervenus en introduisant, au XVIe siècle, qui l’apostrophe (lamourtappelle > l’amour t’appelle), qui la cédille (Macon/maçon), qui le point d’interrogation ou l’accent aigu.
Ces petits signes n’ont pas tous connu la même fortune. Si certains nous sont parvenus tels quels, d’autres ont changé de nom : le "point admiratif" est devenu le point d’exclamation et le "point double" nos deux points. D’autres encore ont disparu corps et biens, à l’image du "point suspensif" et du "point respondant". Nous y avons gagné en pratique ; nous y avons perdu en poésie…`
Source : Ecrire le français, par Gabriella Parussa. Editions Actes...
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24/01 - Un week-end à Aubusson : une décennie de dialogue fécond entre artistes et lissiers
Dans l’ancien moulin aubussonnais transformé en manufacture par Robert Four en 1969, une trentaine de petites mains, toutes hautement qualifiées, s’affairent. Nathalie Paquet, la doyenne, entrée ici en 1982, est passée par toutes les étapes de fabrication des tapisseries. Aujourd’hui, elle officie à la couture pour en assurer les finitions. Pas loin, Manon Gruel, cernée par les chapelets de couleurs disséminés sur sa table de travail, élabore en miroir les cartons préparatoires qui serviront de repères à ses collègues lissières. A l’étage, Sarah Chassain, cheffe d’atelier basse-lisse, poursuit, point après point, la composition de George, un panneau autoportant de 23 mètres de longueur commémorant les 150 ans de la disparition de George Sand. Sur le métier depuis presque deux ans, la commande publique, dont la création picturale a été confiée à la plasticienne Françoise Petrovitch, sera dévoilée à la Cité internationale de la tapisserie d’Aubusson le 8 juin. Elle aura nécessité 8 000 heures de tissage à la main.
A la Cité, qui, depuis son inauguration en 2016, fait rayonner à travers le monde ses savoir-faire, se succèdent les cycles de tentures monumentales en hommage à la littérature et au cinéma. A l’automne 2025, la fresque tissée inspirée du film d’animation japonais Princesse Mononoké, star du pavillon français à l’Exposition universelle d’Osaka, a été vue par plus de 4,5 millions de visiteurs. Outre l’attraction exercée par cette première pièce d’une série consacrée à l’imaginaire des réalisateurs nippons...
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24/01 - Grandes écoles : les classements vus par les DRH
Depuis plus de trente ans, les classements des écoles de commerce rythment la vie de l’enseignement supérieur français. Parents, lycéens, étudiants, écoles et recruteurs s’y réfèrent massivement. Pourtant une question finit par s’imposer : que mesurent-ils vraiment ?
Avec ce cahier spécial, L’Express Éducation et NextEdu proposent, en partenariat avec Opinion Way, une approche inédite, partant d’une interrogation simple : quelle est la réputation des grandes écoles de commerce auprès de celles et ceux qui ont, in fine, le pouvoir de recruter leurs diplômés ?
Au-delà du palmarès, ces articles invitent à prendre du recul. Ils donnent la parole aux dirigeants, qui racontent comment ils utilisent - ou non - ces outils, et aux étudiants, dont ces tableaux orientent en partie l’avenir.
>> Notre classement 2026 des grandes écoles de commerceMaud Jardin (Lucca)
"Nous avons créé le nôtre"Maud Jardin
"Nous recrutons entre 150 et 200 salariés par an, principalement des Bac + 5 issus d’écoles de commerce ou d’ingénieurs pour des postes de consultants, de commerciaux, de chefs de projet marketing, de product managers, etc. En interne, nous avons une liste d’une vingtaine d’établissements cibles pour lesquels nous avons établi un système de classement, allant de A à C. Cette hiérarchie maison s’appuie sur les résultats des classements traditionnels, mais elle inclut aussi nos propres critères en termes de compétences métier, de niveau académique recherché ou de savoir-être attendu. Cette grille évolue selon les...
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24/01 - Livres : Sandro Veronesi, l’innocence avant "Septembre noir"
Eté 1972, Gigio, comme le surnomme ses proches, a "12 ans et 4 mois" et "pas un seul poil sur le torse, ni sur les bras, ni sur les jambes", contrairement à ses copains pérorant en maillot sur la plage toscane de Fiumetto. Dans la station balnéaire huppée, ses parents, les Bellanti, louent d’avril à septembre une maison, et l’adolescent, seul fils de la famille, doit chaque dimanche naviguer à bord du dériveur barré par son père, charismatique avocat et marin frénétique, quand bien même il n’a jamais remporté une course.
Hormis ces épuisantes sorties en mer, le garçon glabre s’ennuie avec délectation, écoutant les compétitions cyclistes sur le poste de radio de cuisine, s’essayant aux échecs, dévorant ses premiers magazines de bande dessinée et – surtout - rêvant d’Astel Raimondi, la fille des riches voisins, âgée d’un an de plus que lui, dont il admire les tresses fines quand celle-ci s’allonge, maussade, à ses côtés sur le sable. Matelas gonflables chauffés par le soleil
Naissance du désir, tourments qui l’accompagnent, Septembre noir, le nouveau roman de Sandro Veronesi, voix majeure de l’Italie contemporaine, récompensé deux fois du prix Strega (Chaos calme en 2006 et Colibri en 2021), offre une œuvre languide, dolente, explorant avec tendresse les facettes des étés interminables de l’enfance. Odeur du caoutchouc des ballons de plage, matelas gonflables chauffés par le soleil, ombres des canisses du bar de la plage Stella, picotement des peaux brûlées, couches de crème imposées par la main maternelle...
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24/01 - Avocats de narcos, un quotidien à haut risque : menaces, vices de forme et riposte des juges
Me Steeve Ruben ne se pose jamais, ou presque. Il parle vite, marche vite, travaille vite. Comme en ce vendredi de décembre, lorsqu’il analyse en quelques minutes l’ambiance qui règne au tribunal judiciaire de Bobigny (Seine-Saint-Denis). "Ça ne va pas taper", conclut rapidement le pénaliste. Sa stratégie se dessine - il adaptera son ton, intimera à son client de se taire. "Parfois, ils parlent un peu trop et deviennent notre pire ennemi", confie-t-il à L’Express. Dans la petite salle austère du tribunal, les audiences en comparution immédiate s’enchaînent. Toutes concernent des affaires de trafic de stupéfiants, matière dont Me Ruben a fait sa "spécialité" depuis plus de vingt ans.
L’affaire du jour est selon lui "ultra-classique". Son client a été arrêté un mois et demi plus tôt avec son cousin, après une course-poursuite en voiture dans les rues de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Un paquet de près de deux kilos de cocaïne quasi-pure, jeté depuis son véhicule, a été retrouvé dans la foulée par les enquêteurs. Valeur estimée du produit : 80 000 euros. Le procureur requiert une peine de 24 mois d’emprisonnement, dont 12 avec sursis... Mais Me Ruben ne se démonte pas. "Je crains que le tribunal ait à relaxer mon client", ose-t-il. Pendant une dizaine de minutes, il inverse le récit, souligne la légèreté de certaines preuves, et tente de faire naître l’idée d’un "doute raisonnable" sur la culpabilité du jeune homme. Mais pour cette fois, l’éloquence du pénaliste ne suffira pas : son client est condamné à 12...
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24/01 - Groenland, l’épisode qui doit inspirer l’Europe : "On peut arrêter Donald Trump"
Cette lutte pour un "bout de glace" - les mots sont de Donald Trump, à Davos – aura encore refroidi les relations transatlantiques. Son issue mercredi, marquée par l’abandon par le président américain à la fois de l’option de la force pour s’emparer du Groenland et d’un projet d’alourdissement des droits de douane contre les pays récalcitrants, a tout de même un goût de victoire pour l’Europe, si fragile soit-elle. L’épisode "prouve qu’on peut l’arrêter", se réjouit auprès de L’Express Pascal Lamy, ancien directeur général de l’OMC et ex-commissaire européen.
Chercher la raison dans les annonces et volte-face du locataire de la Maison-Blanche relève toujours de la gageure. Pascal Lamy identifie pour sa part trois facteurs principaux susceptibles d’avoir tempéré cette dernière offensive. La réaction négative des marchés financiers, force de rappel puissante depuis le début de son mandat, en est une. D’autant plus que commençait à monter ces jours-ci une musique inquiétante, celle d’une action coordonnée de vente de titres de dette américaine par ses détenteurs européens. Scénario néanmoins improbable - ces obligations sont pour l’essentiel détenues par des acteurs privés et non par les Etats - et dangereux - un tel mouvement déstabiliserait tout le système financier mondial. Deuxième coup de pression, mine de rien : celui du déploiement de quelques militaires en terre groenlandaise par une poignée de pays européens solidaires du Danemark, France et Royaume-Uni en tête.
Le troisième levier en est resté au stade de la...
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24/01 - Hovione, l’entreprise aux racines portugaises devenue indispensable à la pharmacie mondiale
Aux confins de Loures, en périphérie de Lisbonne, un lacis de tuyaux multicolores habille les murs de l'usine Hovione. Ce site industriel, où des panneaux avertissent d’une "atmosphère explosive", abrite la fabrication de principes actifs pour des médicaments - le cœur de métier de cette entreprise d'origine portugaise au demi-milliard d’euros de chiffre d’affaires. "Les produits qui sortent d'ici sont acheminés sur tous les continents", expose Diane Villax, la doyenne de la maison. A 91 ans, sa voix jongle avec aisance entre l’anglais, le français et le portugais. Une fibre cosmopolite indissociable de l’histoire de Hovione et des Villax, sa famille fondatrice.
L’épopée débute par un exil, celui d’Ivan Villax, en 1948. Une brosse à dents dans une poche et son diplôme de chimie dans l’autre, le jeune homme de 23 ans, anticommuniste, fuit sa Hongrie natale avec ses proches, traqués par le régime soviétique. Après un détour par Clermont-Ferrand, il jette l’ancre à Lisbonne où il rencontre Diane, issue d'une famille d'industriels du sucre. Un an après leur mariage, ils cofondent Hovione avec deux autres réfugiés hongrois en 1959.
Les débuts sont artisanaux : le laboratoire de l’entreprise se situe au sous-sol de la maison familiale. "L’un de mes premiers souvenirs d’enfance, ce sont des adultes en blouse blanche. Je savais utiliser un extincteur à six ans !", sourit Peter Villax, fils d’Ivan et Diane, qui travaillera pendant plus de trente ans au sein de la société. Très tôt, le tandem se lance à...
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24/01 - Donald Trump et son "armada" en route vers l’Iran ? Les scénarios d’un expert militaire
Après une semaine où la tension est redescendue d'un cran, Donald Trump a ravivé la menace d'actions militaires en Iran. Le président des Etats-Unis a affirmé, le 22 janvier, qu'une "armada" navale américaine était en route pour le golfe Persique, mais qu'il espérait ne pas avoir à en faire usage. "Nous avons beaucoup de navires qui se dirigent dans cette direction, au cas où. Je préférerais qu'il n'arrive rien mais nous les surveillons de très près", a assuré Donald Trump aux journalistes, à bord de l'avion présidentiel qui le ramenait aux Etats-Unis après son déplacement à Davos, en Suisse.
Alors que la répression du régime iranien a fait plusieurs milliers de morts selon les estimations, le locataire de la Maison-Blanche n'a, semble-t-il, pas l'intention de s'orienter vers une désescalade. Cependant, d’après Guillaume Lasconjarias, historien militaire et professeur associé à Sorbonne Université, la doctrine militaire du républicain impose que l’usage de la force soit "court, efficace et politiquement rentable à court terme". "Donald Trump cherche certainement à obtenir le meilleur deal possible", affirme cet expert militaire, qui dresse pour L'Express tous les scénarios dans une région en pleine effervescence. Entretien.
L’Express : La semaine dernière, le président Donald Trump a semblé reculer sur le dossier iranien, alors qu’il avait pourtant annoncé une aide imminente aux manifestants. Comprend-on aujourd’hui les raisons de ce revirement ?
Guillaume Lasconjarias : Pas totalement. Pour tenter de...
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23/01 - Olivier Faure, le "en même temps" permanent : un budget contre Mélenchon, la primaire avec Tondelier
Olivier Faure a discuté pour la première fois avec Jean-Luc Mélenchon un jour d’avril 2018, en marge d’une conférence des présidents au Palais Bourbon. À l’époque, le siège historique de Solférino, celui que le leader de la gauche radicale a jadis tant fréquenté, vient d’être mis en vente par le Parti socialiste. Les présentations n’excluent pas les confidences et, nostalgique, le patron de La France insoumise lui confie alors son brin de peine. Huit années sont passées et les échanges entre les deux hommes n’ont plus grand-chose de sentimental : ils ne s’adressent même plus la parole aujourd’hui, alors qu'a longtemps demeuré, entre le PS et LFI, une relation toxique ponctuée de demi-ruptures idéologiques, morales et stratégiques, de réconciliations tactiques plus ou moins sincères.
Un poison lent, surtout, pour le PS, fracturé jusqu’à son dernier congrès, celui de Nancy en juin, par la question insoumise. À l’été, la situation avait inspiré ce bon mot en haut lieu socialiste : "On est 'La Meute' inversée. D'abord on se mange entre nous et ensuite on voit si on a du temps pour les autres."La pression de LFI ? "Je crois qu’elle nous a soudés"
Janvier 2026, les roses crient doublement victoire. Olivier Faure et les siens crânent, heureux d’avoir contribué à doter le pays d’un budget en négociant avec la Macronie – sans s’entre-déchirer – tout en envoyant paître les insoumis et leur procès en traîtrise. Ce vendredi 23 janvier au matin, les socialistes ont rejeté la motion de censure déposée par LFI, signée par les...
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23/01 - Ventes de livres : Judith Godrèche a-t-elle raté son lancement ?
En décembre, on se posait la question : Judith Godrèche allait-elle tout rafler avec Prière de remettre en ordre avant de quitter les lieux (Seuil), livre où elle revient sur l’emprise dont elle fut victime lors de son histoire de jeunesse avec Benoît Jacquot ? Certains nous assuraient que le carton plein était acquis. D’autres (surtout des femmes) nous mettaient en garde, nous rappelant que l’actrice ne fait pas l’unanimité au sein même de la sphère féministe. Lors de la sortie du livre, le 9 janvier, les médias se sont mis en ordre de bataille : Godrèche était interviewée par Sonia Devillers à la matinale de France Inter, et reçue en majesté sur le plateau de Quotidien. Ces deux émissions étant considérés comme les plus prescriptrices pour les livres (avec, dans une autre genre, L’Heure des pros sur CNews), on attendait les chiffres. Avec un peu plus de 2 000 exemplaires écoulés en quinze jours, le résultat est relativement décevant – sur la dernière semaine, Godrèche est par exemple derrière La Bonne Mère de Mathilda Di Matteo, dont la publication date pourtant d’août dernier…
Comment expliquer cet échec ? Le sujet était peut-être épuisé, Godrèche en ayant déjà beaucoup parlé il y a deux ans, notamment chez Yann Barthès. Il faut rappeler que le succès est une exception. Le quart d’heure de gloire warholien de Vanessa Springora (Le Consentement), Camille Kouchner (La Familia Grande) ou Neige Sinno (Triste Tigre) n’est pas systématique. En 2024, Isild Le Besco (autre ancienne victime de Jacquot) et Vahina Giocante...
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23/01 - "La Pologne a vécu un rêve depuis 1989, elle ne doit pas le gâcher" : l’avertissement du grand poète Tomasz Rozycki
Le grand poète polonais Tomasz Rozycki, s'est fait connaître du public français l'an dernier en publiant son roman "Les voleurs d'ampoules" (Ed. Noir sur Blanc), qui raconte dans un style onirique et plein d'humour la journée d'un jeune garçon dans une barre d'immeuble de la Pologne communiste. Le livre a obtenu le prix Grand Continent. Tomasz Rozycki, qui est également essayiste, professeur de littérature française et traducteur de Stéphane Malarmé, Arthur Rimbaud et Victor Segalen, vit dans sa ville natale, Opole, dans le sud-ouest de la Pologne. Il plaide depuis le début de la guerre pour la défense de l'Ukraine au nom des valeurs européennes. Voici le texte qu'il nous a envoyé, en français, au moment où L'Express consacre son dossier de couverture au "décollage fou" de la Pologne.
Ce qui s'est passé en Pologne au cours de ma vie, je peux le qualifier de miracle. Je suis né dans un pays gouverné par un régime autoritaire dépendant de Moscou. À l'âge de onze ans, j'ai vu, au milieu de la nuit, la police secrète emmener mon père, serrurier dans une usine de machines-outils et élu vice-président du syndicat par le personnel de l'usine. Il a été emmené vers une destination inconnue et nous sommes restés longtemps sans nouvelles de lui, car il avait osé exiger des autorités qu'elles respectent les droits fondamentaux de l'homme.
Et pourtant, ce que nous pensions impossible s'est produit : le régime est tombé, puis l'empire soviétique s'est effondré comme un château de cartes. Depuis la chute du régime...
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23/01 - Ces six ressources sans lesquelles nous ne serions rien : l’analyse déroutante d’Ed Conway
A l'heure de dîner, quoi de plus normal qu'avoir du sel à table ? Pendant les vacances, qui n'aime pas plonger ses pieds dans le sable chaud ? Ces deux matières, banales, sont tellement ancrées dans notre quotidien qu'on les tient pour acquises. Pire : on ne leur accorde que très peu de valeur. Elles sont pourtant les fondations de notre monde, rappelle Ed Conway dans le passionnant Matières vitales, enfin traduit en français (534 pages, L'Artilleur).
Sans sel, pas de médicaments, de produits chimiques voire d’eau potable. Sans sable, pas de silicium, de verre ou de béton. Sans cuivre, pas d’électricité… L’économiste et journaliste à Sky News, sélectionné parmi les meilleurs livres de l’année 2023 par le Financial Times, raconte avec brio l’importance cruciale de six ressources : sel, fer, cuivre, sable, pétrole et lithium. De leur découverte jusqu’aux processus complexes de transformation à travers le monde pour finir tout autour de nous. Après une période d’accalmie, la course pour le contrôle de ces "matières vitales" est ouvertement relancée par Donald Trump. Pour L’Express, Ed Conway analyse les implications de cette bataille planétaire pour les richesses du sous-sol.Ed Conway, économiste et journaliste Sky News
L’Express : Au Venezuela et au Groenland, Donald Trump convoite ouvertement au moins deux des six matières vitales de votre livre : le pétrole et le lithium. Cela vous étonne-t-il ?
Ed Conway : Je ne suis pas vraiment surpris. Les ressources ont toujours compté, mais il y a eu un vrai...
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23/01 - Groenland : ces zones d’ombre qui demeurent sur le projet négocié entre Donald Trump et l’Otan
Les Etats-Unis "n'emploieront pas la force" pour se saisir du Groenland, mais ils exigent "des négociations immédiates" : c'est le message qu'a tenté de faire passer Donald Trump, lors du forum économique mondial de Davos. Mercredi 21 janvier, le président a annoncé avoir posé "le cadre d'un futur accord" sur l'île appartenant au Royaume du Danemark, lors de discussions avec le secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, rapporte la chaîne TV5Monde.
L'esprit de l'accord consisterait à accroître la présence de l'Otan dans l'Arctique et à renforcer le contrôle des Etats-Unis sur certaines parties du territoire, tout en empêchant la Chine et la Russie de s'approcher des ressources minières de l'île, rapporte, de son côté, le New York Times. Les détails des discussions restent néanmoins flous : voici ce que l'on sait sur le projet des Etats-Unis pour le Groenland.La révision d'un accord de défense
Selon le New York Times, et des sources au fait des discussions, les Américains envisagent une renégociation de l'accord de défense de 1951 entre les Etats-Unis et le Danemark, afin de consacrer la pleine souveraineté de Washington sur ses bases militaires, sans rendre de comptes au Danemark. "Cette solution, si elle aboutit, sera excellente pour les Etats-Unis d'Amérique et tous les pays membres de l'Otan", avait déclaré Donald Trump au sujet de l'accord, lors de son discours à Davos.
En effet, selon l'accord conclu en 1951, les Etats-Unis assurent la défense du Groenland, en contrepartie du droit d'être présents...
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23/01 - Groenland : les vraies raisons de la défaite de Donald Trump
Donald Trump a été défait dans sa bataille du Groenland par le front uni des Européens mais aussi par les marchés financiers américains, qui ont perdu 1 000 milliards de dollars en un jour, le 20 janvier. "Nos marchés ont connu hier leur première baisse à cause du Groenland, qui nous a donc déjà coûté beaucoup d’argent", a reconnu Trump le lendemain, avant de renoncer à annexer l’île de force et à taxer les Européens qui s’y opposeraient.
La tragi-comédie a mis au jour la grande vulnérabilité financière de Washington, qui s’explique d’abord par son endettement public record. Une fragilité que les Européens pourraient être tentés d’exploiter dans de prochaines querelles transatlantiques, si d’aventure le président américain devait renouveler ses prétentions sur le Groenland ou ouvrir un autre front.La crainte des effets destructeurs des guerres commerciales
La dépendance à l’égard du mégalomane de Washington et de ses foucades est périlleuse, non seulement pour les pays du Vieux Continent qui ont besoin de son appui face à l’impérialisme russe, mais aussi pour les investisseurs. Ceux qui disposent de grandes quantités de dollars américains et de bons du trésor US sont de moins en moins disposés à financer le déficit de la balance américaine des paiements courants, par crainte des effets destructeurs des guerres commerciales de Trump. Vendre l’Amérique est devenu tendance.
Ainsi George Saravelos, analyste de Deutsche Bank, écrivait le 18 janvier à ses clients : "Alors que la stabilité géoéconomique de l’alliance...
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23/01 - L’ONU se transforme en SDN au pire des moments, par Gérald Bronner
C’est une banalité d’écrire que la situation internationale est profondément perturbée par les initiatives erratiques des États-Unis. Puisqu’il décide sans consultation du Congrès américain, comment espérer que Donald Trump songe même à recueillir l’avis de l’ONU ? Les choses sont même arrivées à un point difficilement imaginable puisque le président américain a récemment annoncé la création d’un "Conseil de la paix" faisant ouvertement concurrence à l’organisation créée en 1945. Celle-ci a toujours suscité de nombreuses critiques : un lieu où l’on parle beaucoup mais sans agir, où le droit de véto accordé aux cinq membres permanents paralyse le système et où, encore, comme le montre Jeanne Favret-Saada dans Jeux d’ombres sur la scène de l’ONU, de troubles rapports de pouvoir s’y nouent. Des leaders aussi divers que de Gaulle ou Ben Gourion ont fait connaître, en leur temps, une part du mépris qu’ils ressentaient pour cette organisation.
Tout cela est vrai mais il reste que l'ONU est née sur les cendres de la Seconde Guerre mondiale et qu’elle a, pour le moment, accompagné une situation internationale qui n’a plus eu à connaître de guerre généralisée et ce depuis plus de quatre-vingts ans. Ce qui fait une différence notable avec son ancêtre, la Société des nations, créée, quant à elle, au lendemain de la Première Guerre mondiale mais incapable d’empêcher la survenue de la seconde. Elle n’aura duré que vingt-sept ans et n’était, à la fin, plus qu’une coquille vide. Pourtant, l’idée était belle : elle s’enracinait dans un...
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23/01 - Matthieu Pigasse, le candidat de Radio Nova : ses années cachées au Venezuela, son ambition pour 2027
La première fois que Matthieu Pigasse rencontra Hugo Chavez à Caracas en 2011, celui-ci lui récita du Victor Hugo, et il n’en fallait pas moins pour que fonde le banquier, alors à la tête des activités françaises de Lazard, car Victor Hugo se trouve être son camarade, son voisin même, au grand pays du romantisme. Avalant de l’eau chaude, subterfuge pour décrocher du café, l’énarque explique avoir grandi à Regnéville-sur-Mer, village de la Manche face à la mer rude, là où "précisément" l’écrivain situa son roman Les Travailleurs de la mer. Bien joué Chavez, car les poèmes hugoliens récités, le voici posant sa valise à Caracas. Une histoire dingue, comme la vie de l’homme d’affaires, 58 ans, en compte tant. Depuis peu, il se convainc ainsi qu’il pourrait en 2027 briguer l’Elysée, réunissant sur son nom, connu dans la seule capitale, les électeurs de gauche. En attendant, il décrit joyeusement son aventure vénézuélienne ; elle a duré quatre ou cinq ans, il ne sait plus bien, il a gardé des photos, des trucs fous, mais, hélas, perdu le code du téléphone verrouillé.
En 2011 donc, Hugo Chavez a besoin de lui car le baril de pétrole s’effondre, les investisseurs se carapatent. La situation n’a plus grand-chose à voir avec les souvenirs de son passage à Paris, en 2005, quand le patronat s’entassait dans le lobby de l’hôtel Hilton pour l’approcher, rivalisant de révérence avec toutes les figures de gauche, du socialiste Jack Lang à Jean-Pierre Chevènement. Le Venezuela irradiait alors, pays de cocagne et de légende...
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23/01 - TikTok : l’accord qui permet au réseau social d’échapper à une interdiction aux Etats-Unis
ByteDance, la société chinoise propriétaire de TikTok, a annoncé jeudi 22 janvier, avoir finalisé un accord visant à créer une coentreprise majoritairement américaine qui sécurisera les données, afin d'éviter une interdiction aux États-Unis de l'application utilisée par plus de 200 millions d'Américains.
Cet accord représente une étape importante pour l'entreprise de médias sociaux après des années de batailles qui ont débuté en août 2020 lorsque le président Donald Trump a tenté d'interdire l'application pour des raisons de sécurité nationale. Donald Trump a par la suite choisi de ne pas appliquer une loi adoptée en avril 2024 qui obligeait ByteDance à vendre ses actifs américains avant le mois de janvier suivant sous peine d'interdiction – une mesure validée par la Cour suprême.
Que contient donc cet accord qui met fin à un long feuilleton ? ByteDance a annoncé que TikTok USDS Joint Venture LLC sécurisera les données des utilisateurs américains, les applications et les algorithmes grâce à des mesures de confidentialité des données et de cybersécurité. L'accord prévoit que les investisseurs américains et internationaux détiendront 80,1 % de la coentreprise, tandis que ByteDance en possédera 19,9 %.
Les trois investisseurs gestionnaires de la coentreprise TikTok USDS - le géant du cloud computing Oracle ORCL.N, le groupe de capital-investissement Silver Lake SILAK.UL et la société d'investissement MGX basée à Abu Dhabi - détiendront chacun 15 %, rapporte le Washington Post. Parmi les autres investisseurs, on compte...
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23/01 - Ecoles de commerce : les biais des classements traditionnels
Virginie en a gardé un souvenir douloureux : "A l’issue des concours d’entrée dans les grandes écoles, ma fille avait décroché une place à Skema, Audencia, et Neoma. Mais quand j’ai appris que sa copine, qui avait de moins bonnes notes de terminale, avait réussi, elle, à avoir HEC, mieux classée encore, j’en ai pleuré !". Le témoignage de cette mère de famille souligne à quel point les hiérarchies publiées chaque année dans les journaux sont suivies par les parents comme par les jeunes. Un signe : plusieurs années après leur sortie de ces écoles, beaucoup de diplômés font figurer non seulement le nom de leur ancien établissement, mais aussi son classement !
Nécessité de se repérer dans la jungle de l’enseignement supérieur ? Reflet de l’élitisme de l’éducation française ? Quoi qu’il en soit, on assiste à une véritable explosion du nombre de classements publiés dans la presse et sur des sites internet divers. Réalisés par des journalistes spécialisés ou par des cabinets de conseil, ils se déclinent désormais par type d’écoles (post-bac, post-prépa), de diplômes (bachelor, master) ou de disciplines (management, droit, arts, informatique, médecine…).
Mais quelle est précisément leur valeur ? "Faible", tranche Bernard Belletante, ancien directeur général de l’EM Lyon et de Kedge : "Ce sont des marronniers, bien plus lus que les articles sur les évolutions stratégiques des écoles, alors que cela devrait être l’inverse ! Quand j’étais responsable d’établissement, j’interdisais qu’on utilise ces résultats pour notre communication,...
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23/01 - Les films projetés aux agents de la DGSE, les industriels de défense furieux contre Macron
La CIA noyaute l'entourage du président vénézuélien,le Mossad israélien piège les bipeurs du Hezbollah,les espions de Poutine payent des petites mains pour dessiner des étoiles de David dans Paris... Si vous ne vous intéressez pas au monde de la défense et de l'espionnage, c'est lui qui s'intéressera à vous. Retrouvez, chaque semaine, notre sélection d'indiscrets exclusifs en France... et notre revue de presse des nouvelles les plus saillantes en Europe.
La DGSE fait son cinéma
On peut être espion, cinéphile et même avoir de l’auto-dérision. Cet automne, la DGSE a fait diffuser trois films pour ses agents dans le cadre de son "ciné-club". D’abord L’Armée des Ombres, de Jean-Pierre Melville, le récit de la lutte clandestine de quatre résistants dans la France occupée. Puis Les Patriotes, d’Eric Rochant, souvent projeté aux nouvelles recrues du service secret. Et enfin, plus étonnant, Opération Corned-beef, la comédie de Jean-Marie Poiré dans laquelle un agent de la DGSE, joué par Jean Reno, doit gérer l’irruption en pleine mission de sa compagne, chargée… de séduire sa cible.
Macron va parler dissuasion nucléaire…
Emmanuel Macron devrait prononcer "bientôt" un grand discours doctrinal sur la dissuasion nucléaire. La date évoquée est le 24 février. Au cours de chaque quinquennat, les présidents français s’expriment sur le sujet ; Emmanuel Macron l’avait ainsi fait le 7 février 2020 à l’École de guerre. Cette année, il insistera sur la dimension européenne des intérêts vitaux de la France et pourrait introduire la...
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23/01 - Iran : Donald Trump déclare qu’une "armada" navale se dirige vers le golfe Persique
Donald Trump mettra-t-il finalement à exécution ses menaces contre l'Iran ? Alors que la pression sur la République islamique semblait redescendre cette semaine, le président des Etats-Unis a affirmé, jeudi 22 janvier, qu'une "armada" navale américaine était en route pour le golfe Persique, mais qu'il espérait ne pas avoir à l'utiliser.
"Nous avons beaucoup de navires qui se dirigent dans cette direction, au cas où. Je préférerais qu'il n'arrive rien mais nous les surveillons de très près", a dit Donald Trump aux journalistes, à bord de l'avion présidentiel qui le ramenait aux Etats-Unis après son déplacement en Suisse, où il a participé au Forum économique mondial de Davos.Navires de guerre
Un responsable américain, qui a tenu à rester anonyme, a par ailleurs déclaré que le porte-avions USS Abraham Lincoln et plusieurs destroyers, des navires de guerre à missiles guidés, devraient arriver au Moyen-Orient dans les jours qui viennent. Un autre responsable a déclaré que l'envoi de systèmes de défense aérienne supplémentaires était envisagé afin de protéger les bases militaires américaines de la région d'éventuelles frappes iraniennes.
Le président américain a menacé l'Iran à de nombreuses reprises lors de la répression des plus importantes manifestations depuis la Révolution islamique de 1979, évoquant à demi-mot une intervention militaire en soutien aux manifestants. Il a toutefois fait marche arrière la semaine dernière, annonçant qu'il avait empêché des exécutions de prisonniers.Nucléaire iranien
Donald Trump a...
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23/01 - "C’est extrêmement préoccupant" : l’Europe dans la tempête et... Chypre prend la barre
Habitué aux ovations à Londres, Berlin ou Paris, Volodymyr Zelensky n'est pourtant pas un héros partout en Europe. Ce 8 janvier, le président ukrainien a effectué sa première visite à Chypre, pour assister à la cérémonie d'ouverture des six mois de présidence chypriote du conseil de l'Union européenne. A Nicosie, une formule est alors devenue virale sur les réseaux sociaux : "Rentre chez toi le clown".
Dans son discours, le chef de l'Etat ukrainien a commis un impair historique pour cette île coupée en deux, entre la partie sud qui fait partie de l'Union européenne et le nord de facto contrôlé par la Turquie depuis 1974. "Zelensky est venu chez nous et il n'a même pas mentionné l'invasion turque… Forcément, les gens d'ici l'ont remarqué, souffle Andreas Theophanous, spécialiste des relations internationales à l'Université de Nicosie. Ce que la Turquie a fait à Chypre est encore pire que ce que la Russie fait à l'Ukraine : la Turquie a pris 40% de Chypre à l'époque [NDLR : pendant l'invasion de 1974], puis a déplacé la population d'Anatolie pour prendre possession des maisons des Chypriotes grecs expulsés. Zelensky ne l'a pas du tout évoqué dans sa prise de parole."Un symbole des divergences d'intérêts européens
De manière réaliste, le président ukrainien ne pouvait pas se permettre de critiquer la Turquie, deuxième armée de l'Otan et pays clé de l'accès à la mer Noire. Mais cet épisode ukrainien reflète la complexe équation européenne, dans laquelle vingt-sept pays n'ont évidemment pas les mêmes intérêts...
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23/01 - Groenland : les menaces de l’Europe ont-elles fait changer d’avis Donald Trump ?
Il arrive parfois que l'actualité semble se jouer loin de nous. Alors tous les vendredis, on s’intéresse à un évènement qui a marqué la semaine, d’un point de vue européen, et on prend le temps d’expliquer pourquoi il nous concerne tous.
Pour marquer sa première année de retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a frappé fort. Après avoir vivement critiqué les Européens au Forum de Davos, en Suisse, il a annoncé être parvenu à un accord sur le Groenland, après des discussions avec le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte.
Un accord qui reste flou, mais qui permet de lever la menace de 10 % de droits de douane supplémentaires pour les pays qui s’opposent à l’annexion du Groenland.
Pour autant, la crise diplomatique et commerciale n’est peut-être pas finie. Ce deal a été négocié sans le Groenland et sans les Européens. Alors les 27 pourraient continuer de préparer leur riposte, en cas de nouveau revirement du président américain.
Pour comprendre les outils dont dispose l’Europe pour faire face à l’imprévisible administration Trump, Muriel Breiman, rédactrice en chef adjointe du service Economie de L’Express est dans cet épisode de "La semaine européenne".
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Cet épisode a été écrit et présenté par Charlotte Baris, monté et réalisé par Jules Krot.
Crédits : AFP
Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent
Visuel : Alice Lagarde
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23/01 - John Sipher, ex-agent clandestin de la CIA : "L’Europe et les Etats-Unis surestiment la Russie"
La plus grande victoire stratégique des services de renseignement russes ? Leur surestimation en Occident. La thèse est exprimée par un ancien agent de la CIA, plusieurs fois en poste en Russie. Au cours de sa carrière, John Sipher a alterné les fonctions en Europe du Nord pendant la guerre froide, en Serbie et en Yougoslavie pendant les guerres balkaniques, ainsi qu'à Moscou.
Passé également par l'Asie du Sud-Est et le Pakistan, l'agent de renseignement a travaillé vingt-sept ans à l'Agence, dont une majeure partie au sein de son service clandestin. "La partie consacrée à l'espionnage pur et dur de la CIA. Mon travail consistait à recruter des espions pour les Etats-Unis, et à collecter des informations inaccessibles", résume-t-il. Un parcours improbable, pour un homme qui se destinait d'abord à l'analyse - diplômé d'un master d'affaires internationales de l'Université de Columbia, il est aujourd'hui chercheur associé non-résident au sein du think tank Atlantic Council. Pour L'Express, il examine l'erreur de jugement qui, selon lui, inhibe l'Occident : son incapacité à prendre en compte la faiblesse de la Russie.
L'Express : Quelle différence voyez-vous entre les services de renseignement russes et occidentaux ?
John Sipher : Le fonctionnement du renseignement russe n'a pas changé en plus d'un siècle. La manière dont le service a été installé par le régime bolchévique en 1917 est très similaire à ce qu'ils font aujourd'hui. Staline, Trotski, Lénine… Ce ne sont que des noms d'emprunt. Des...
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22/01 - "Personne d’autre ne la possède" : les Etats-Unis ont-ils utilisé une arme sonique secrète au Venezuela ?
Est-ce un élément de communication, un moyen de faire peur et d’impressionner des adversaires, ou bien une arme secrète a-t-elle vraiment été utilisée par les Américains ? Pour la première fois, Donald Trump a indiqué que les Etats-Unis ont employé une arme sonique "secrète" lors de la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro le 3 janvier. Dans une interview accordée à la chaîne d'information NewsNation mardi, Donald Trump a affirmé que "personne d'autre" ne possédait cette arme qui aurait été utilisée lors de l'opération Absolute Resolve. Le dirigeant s'est cependant montré inhabituellement évasif lorsqu'il s'est agi de donner des détails. "Nous avons des armes dont personne d’autre n’a connaissance. Et, je pense qu’il vaut sans doute mieux ne pas en parler, mais nous avons des armes extraordinaires", a-t-il affirmé, comme le relate The Independant.
Interrogé sur cette prétendue "arme sonique" par le site Web d'information et d'analyse sur la défense The War Zone, le Pentagone s'est lui aussi montré peu loquace. "Afin de préserver la sécurité des opérations, nous ne disposons d'aucune information supplémentaire à communiquer", a répondu un porte-parole du Pentagone.
La Russie s’intéresse de près à cette arme prétendument utilisée. Moscou a déclaré qu'il était nécessaire de clarifier les propos du président américain à ce sujet, rapporte Reuters. Interrogé sur ces déclarations, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a indiqué que la Russie disposait de services spéciaux chargés de collecter et d'analyser...
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22/01 - A Davos, Volodymyr Zelensky s’en prend aux Européens et annonce un accord avec Donald Trump
Dans un discours particulièrement offensif donné à la tribune du Forum économique mondial de Davos en Suisse ce jeudi 22 janvier, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a reproché aux Européens de ne pas agir avec plus de force sur la scène mondiale et a appelé à plus de courage de la part de ses partenaires. "Au lieu de devenir une véritable puissance mondiale, l'Europe demeure un kaléidoscope magnifique mais fragmenté de petites et moyennes puissances", a-t-il regretté.
"Au lieu de prendre l'initiative de défendre la liberté dans le monde, surtout lorsque l'attention des Etats-Unis se porte ailleurs, l'Europe semble perdue, tentant de convaincre le président américain de changer", a-t-il lancé, appelant ses partenaires à "agir ensemble" et à "surtout avoir le courage d'agir".
"Sans action maintenant, il n'y a pas de lendemain. Mettons fin à ce "jour sans fin". Car si l’Europe n’est pas perçue comme une force mondiale, si ses actions n’effraient pas les acteurs malveillants, alors l’Europe sera toujours en train de réagir, de rattraper son retard face aux nouveaux dangers et aux nouvelles attaques", a ajouté Volodymyr Zelensky.Un accord sur les garanties de sécurité trouvé
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a par ailleurs affirmé être parvenu à un accord avec Donald Trump sur les garanties de sécurité pour son pays, si un cessez-le-feu a lieu avec l'Ukraine. "Les garanties de sécurité, c’est prêt (..) le document doit être signé par les parties, par les présidents, et ensuite, il ira aux...
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22/01 - "Conseil de la Paix" : l’embarras du président polonais, grand allié de Donald Trump
"J’aimerais remercier le Polonais Karol Nawrocki. Une personne fantastique [...] Je suis très fier de lui", lance Donald Trump depuis la tribune du Forum économique mondial de Davos, ce jeudi 22 janvier, au moment de lister les noms des chefs d’État invités à assister à l’inauguration de son "Conseil de la paix", une instance censée piloter la reconstruction de Gaza et s’immiscer dans la résolution des conflits mondiaux, quitte à faire de l’ombre à l'ONU. Des phrases qui illustrent la proximité entre le maître de la Maison-Blanche et son homologue polonais, chantre de "la Pologne d’abord" et proche des cercles Maga.Un président tiraillé
En vérité, la situation est délicate pour Karol Nawrocki, qui a dû être fort contrit de voir Vladimir Poutine et le dictateur biélorusse, Alexandre Loukachenko, conviés à rejoindre, eux aussi, cette nouvelle institution. Deux hommes qui incarnent la menace existentielle qui plane aux portes de la Pologne.
Comment Karol Nawrocki, recherché par la justice russe pour avoir fait retirer des monuments soviétiques dans le nord de la Pologne et dont l'hostilité envers Moscou est devenue un cheval de bataille, pourrait-il s’asseoir à la même table que Vladimir Poutine ? "Si je me retrouvais face à lui lors d’une réunion, je ne manquerais pas de lui dire exactement ce que je pense", a-t-il assuré lors d’un entretien à Telewizja Republika.
Du reste, la posture de Donald Trump sur le dossier ukrainien, et plus récemment sur la question du Groenland, pourrait nuire à Nawrocki : seuls...
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22/01 - La Chine plus populaire que les Etats-Unis en Europe ? Les chiffres inattendus du Pew Research Center
Dès son investiture il y a un an jour pour jour, le président américain Donald Trump a jeté son dévolu sur le Groenland, vaste territoire du cercle polaire arctique rattaché au royaume du Danemark. Qu'importe qu'une large majorité de ses 56 000 habitants refuse de passer sous pavillon américain : depuis quelques jours, le commandant en chef des Etats-Unis multiplie les déclarations provocatrices auxquels les Européens répliquent par des cris d'orfraie. La confiance dans l'allié historique du Vieux Continent semble de plus en plus entamée à chaque saillie du président Donald Trump.
Mais cette méfiance à l'égard de Washington n'est pas née avec ses vélléités sur le Groenland. Au printemps dernier, une étude du Pew Research Center, un think tank américain qui produit de nombreuses études chiffrées, démontrait que l'opinion des Européens à l'égard des Etats-Unis était de plus en plus défavorable. Des dix peuples européens interrogés, seuls les Hongrois et les Polonais en ont encore une image positive (respectivement 60 et 55 % d'opinions favorables). A l'inverse, le pays possède une image nettement plus déplorable en Suède (19 %) ou aux Pays-Bas (29 %).
Ces chiffres reflètent une inflexion brutale de la tendance puisque lors du mandat présidentiel de Joe Biden, une majorité de répondants déclarait avoir une image positive des Etats-Unis. "Après l'élection de Joe Biden, environ deux tiers des Français disaient avoir confiance dans notre pays, cite Jonathan Schulman, chercheur associé au Pew Research Center et...
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22/01 - "Il y a trop d’anomalies statistiques dans le monde musulman" : la charge de Ferghane Azihari contre l’islam
C’est l’essai polémique de la rentrée de janvier. Dans L’Islam contre la modernité (Presses de la Cité), Ferghane Azihari fait de la religion fondée par Mahomet au VIIe siècle la principale cause des maux dont souffrent les pays musulmans. Réfutant la distinction entre islam et islamisme,ce fils d'émigrés comoriens musulmans estime que ces régions, héritières des grandes civilisations antiques, se seraient portées bien mieux si elles n’avaient pas été "colonisées" par le monothéisme. L’auteur plaide pour une approche critique, historique et rationnelle de l’islam, appelant de ses vœux une "désislamisation", à l’image de ce qui se passe dans un pays comme l’Iran où la sécularisation de la société est massive. Si ce pamphlet a déjà fait la joie des médias conservateurs (Le Figaro Magazine, Le JDD, Valeurs Actuelles), il est pourtant difficile de classer son auteur à l'extrême droite : lauréat du prix Turgot du jeune talent, Ferghane Azihari a passé presque dix années de sa vie à batailler pour les idées libérales. L’Express a longuement débattu avec lui de sa thèse.
L’Express : La grande thèse de votre livre, c’est que l’islam serait incompatible avec la modernité. Sur quoi vous basez-vous ?
Ferghane Azihari : Le monde musulman n’a pas le monopole de l’obscurantisme. Il reste qu’il se caractérise par trop d’anomalies sur le plan statistique. Le nombre de démocraties libérales dans les pays à majorité musulmane se compte sur les doigts d’une main atrophiée. Seuls 3 % des 1,9 milliard de musulmans dans le monde vivent dans...
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22/01 - Le régime castriste en danger ? Comment les Etats-Unis veulent faire tomber le pouvoir cubain
Après la chute de Nicolas Maduro au Venezuela, bientôt celle du régime castriste à Cuba ? Encouragé par le départ du pouvoir du président vénézuélien, Washington cherche cette fois activement à provoquer un changement de régime à Cuba d'ici la fin de l'année 2026, indique le Wall Street Journal (WSJ) dans un article détaillé. Donald Trump et ses soutiens n’ont pas caché leurs ambitions sur cette île ces dernières semaines. Le 11 janvier, sur son réseau Truth social, le président américain a ainsi exhorté Cuba à "accepter un accord" avec les Etats-Unis, sans préciser sa nature, "avant qu'il ne soit trop tard" et que le pays ne se retrouve sans pétrole ni argent vénézuéliens.
Washington n'a pas publiquement menacé d'utiliser la force militaire à Cuba. La Maison-Blanche en-a-t-elle vraiment besoin ? Selon le WSJ, des membres de l'administration Trump estiment en privé que le raid du 3 janvier qui a permis d'exfiltrer Nicolas Maduro vers les Etats-Unis devrait constituer une menace implicite pour La Havane. Ce raid nocturne visant à capturer Nicolas Maduro a bénéficié de la complicité d'un informateur au sein du cercle rapproché du dirigeant vénézuélien, ont indiqué au quotidien américain des responsables de l'administration Trump. Signe de la proximité entre le Venezuela et Cuba, cette opération militaire américaine à Caracas a coûté la vie à 32 soldats et agents de renseignement cubains appartenant à la protection de Nicolas Maduro.Un Cubain pour succéder au régime castriste… avant Marco Rubio ?
Pour l'île de 9,6...
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22/01 - "Après le Groenland, Donald Trump songe déjà à l’Islande" : l’avertissement de Klaus Dodds
C’est une volte-face dont est coutumier Donald Trump. Après une série de menaces sur le Groenland, le président américain a subitement annoncé "un futur accord" au sujet de l’île qu’il convoite depuis longtemps. Si cet hypothétique deal reste très flou, il a pour l'instant permis de lever les craintes d’une action militaire et de rassurer les marchés.
Spécialiste de l’Arctique et doyen intérimaire de la faculté des sciences et technologies de l’université du Middlesex de Londres, Klaus Dodds a l’année dernière publié le remarquable Unfrozen (Yale University Press) avec Mia Bennett. Les deux géographes y montrent comment, dans la région polaire, le réchauffement climatique s’accompagne d’une montée des tensions géopolitiques entre la Russie, la Chine et les Etats-Unis. Pour L’Express, Klaus Dodds revient sur cette folle séquence diplomatique qui prouve que l’Europe peut obtenir des résultats quand elle ne se couche pas devant Donald Trump. Il assure que le moteur premier du président américain est l’ego et sa place dans l’Histoire. Pour lui, le Groenland marque vraiment "le point de départ d’un nouvel ordre mondial".
Le titre de votre livre, Unfrozen ("dégelé"), fait référence à la fonte de l’Arctique, mais aussi à un contexte géopolitique de plus en plus chaud, comme on le voit en ce moment avec le Groenland…
Klaus Dodds : L’Arctique se réchauffe bien sûr sur le plan climatique, mais il y a aussi un dégel géopolitique brutal. Après la guerre froide, l’Arctique était devenu une zone de paix et de collaboration...
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22/01 - Une "bande de pirates" à l’assaut de 2027, le coup de pression de Laurent Wauquiez
Nous sommes en 2026 et… Sébastien Lecornu est toujours à Matignon ! Il n'est là que depuis septembre dernier mais chaque jour est un combat. En attendant les municipales de mars, dernier scrutin avant le grand rendez-vous de la présidentielle.Darmanin épate
"Vraiment il m’impressionne, il a une rapidité d’analyse ! C’est le meilleur en politique" : Gérald Darmanin épate son nouveau collègue au gouvernement, Jean-Pierre Farandou. L’ancien PDG de la SNCF est le nouveau ministre des Affaires sociales, nommé par Sébastien Lecornu au lendemain de sa reconduction à Matignon.Le coup de pression de Wauquiez
En matière de pression, Laurent Wauquiez n’a jamais été manchot. En début de semaine, le président du groupe LR, allant jusqu’à agiter la menace d’une censure de certains députés, a voulu obtenir trois trophées dans les ultimes négociations budgétaires ; outre la hausse du plafond cartes grises, il a bataillé pour faire baisser les économies demandées aux chambres de commerce et d’industrie et, surtout, s’est battu sur un sujet qui le concerne directement, une taxe que l’Etat prélève aux régions en fonction de leurs ressources. A l’arrivée, Auvergne-Rhône-Alpes s’en sort beaucoup mieux que les Hauts-de-France chers à Xavier Bertrand… Autant les deux premiers points figurent sur le document concocté pour les députés LR pour valoriser "les gagnes", autant le troisième, plus clivant, n’est pas mentionné…Wauquiez-Retailleau, la théorie de la balançoire
La rivalité entre le patron des Républicains et le chef de file des...
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22/01 - Un pétrolier "en provenance de Russie" a été arraisonné par la Marine nationale, annonce Emmanuel Macron
La marine française a intercepté jeudi 22 janvier un pétrolier russe sous sanctions internationales en Méditerranée. "Nous ne tolérerons aucune violation. Ce matin, la Marine nationale française a arraisonné un pétrolier en provenance de Russie, soumis à des sanctions internationales et soupçonné de naviguer sous faux pavillon. L'opération s'est déroulée en haute mer Méditerranée, avec le soutien de plusieurs de nos alliés. Elle a été menée dans le strict respect de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer", déclaré le président français Emmanuel Macron sur X.
"Nous sommes déterminés à faire respecter le droit international et à assurer l'application effective des sanctions. Les activités de la "flotte de l'ombre" contribuent au financement de la guerre d'agression contre l'Ukraine", a-t-il ajouté précisant qu'une enquête judiciaire a été ouverte.
We will not tolerate any violation.
This morning, the French Navy boarded an oil tanker coming from Russia, subject to international sanctions and suspected of flying a false flag. The operation was conducted on the high seas in the Mediterranean,… pic.twitter.com/zhXVdzPx1r— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) January 22, 2026
"Menée sur la base de l'article 110 de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, cette opération visait à vérifier la nationalité d'un navire soupçonné d'arborer un faux pavillon (...) après la montée à bord de l'équipe de visite, l'examen des documents a confirmé les doutes quant à la...
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22/01 - Comment guérir de l’addiction à la cocaïne ? Les nouveaux espoirs de la recherche
En vingt-trois ans, la consommation de cocaïne a été multipliée par plus de cinq en France. Elle est partout, et pourtant, l’État n’arrive pas à y faire face. Un problème souligné dans un nouveau rapport, publié ce jeudi 22 janvier par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Commandé par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues (Mildeca) et le ministère de la Santé, cette expertise de 322 pages est le fruit d’un travail titanesque, qui vise à donner des outils aux autorités pour améliorer la lutte contre ce fléau. Plus de 2 600 publications scientifiques internationales ont été passées au peigne fin par un groupe pluridisciplinaire d’épidémiologistes, sociologues, économistes et addictologues, qui ont analysé les profils des usagers, les marchés et filières d’approvisionnement, les dommages sociaux et les politiques de prévention et de répression.
Le constat est sans appel. En 2000, 1,8 % des adultes de 18 à 64 ans déclaraient avoir expérimenté la substance au moins une fois dans leur vie. En 2023, ce chiffre atteint 9,4 %, soit plus de 1,1 million de Français. Face à cette montée en puissance perdure un problème de taille : le vide thérapeutique. Car contrairement à l’héroïne, pour laquelle des médicaments (méthadone, buprénorphine) permettent une substitution efficace, ou au tabac avec ses patchs nicotiniques, aucun médicament n’a obtenu d’autorisation de mise sur le marché (AMM) pour traiter la dépendance à la cocaïne. Les dangers sont pourtant graves et documentés :...
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22/01 - Donald Trump - Léon XIV : le duel entre deux Américains que tout oppose
Le pape Léon XIV et le président Donald Trump sont les deux Américains les plus influents du moment sur la scène géopolitique. Ils incarnent des projets antagonistes. Leurs caractères sont aux antipodes. Mais le duel à fleurets mochetés que Robert Francis Prevost mène depuis Rome contre son compatriote de Washington atteste que la brutalité et la coercition ne sont pas le seul avenir des rapports internationaux. Son exemple pourrait devenir une source d’inspiration pour les dirigeants européens qui peinent à gérer les foucades de leur homologue américain.
Le choix de placer un Américain à sa tête, effectué par l’Eglise catholique peu après la réélection du milliardaire, n’est pas une coïncidence. La simultanéité des mandats de Trump et de Prevost reflète le chamboulement d’un monde qui tâtonne pour se chercher une direction. Le premier, tout en excès et en égotisme, préside aux destinées d’une puissance militaire inégalée dans l’Histoire ; il ne croit qu’aux rapports de force ; il se moque que la paix soit juste, du moment qu’elle permet les affaires. Le second, modèle de modération et d’humilité, dirige l’Etat le plus minuscule qui soit ; il incarne un projet moral, soucieux de justice et attentif aux laissés-pour-compte ; la paix ne vaut rien à ses yeux si elle ne respecte pas la dignité de tout être humain.
L’aura de Prevost n’est pas moindre que celle de Trump. Elle s’appuie sur ce que le politologue américain Joseph Nye, décédé l’an dernier, appelait le soft power, l’influence que confèrent l’autorité morale et...
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22/01 - Groenland : pourquoi Donald Trump a renoncé à l’usage de la force
Ce n'est ni le premier ni le dernier revirement de Donald Trump. Mais celui-ci n'a pas fini d'interroger les Européens. Pourquoi le président américain a-t-il finalement renoncé à recourir à la force pour acquérir le Groenland, mettant ainsi fin à plusieurs semaines de chaos politique ? En réalité, cette volte-face est loin d'être de son seul fait. Moult proches conseillers à Washington ont travaillé d'arrache-pied pour l'en dissuader. Idem pour le secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, dont les courbettes face à Donald Trump ont manifestement fini par payer. La pression est aussi venue des marchés financiers, qui ont traversé une période de turbulences ces derniers jours. Retour sur les coulisses de ce changement de cap.Conseillers américains divisés
Tout a commencé à Washington, où l'entourage du président n'a pas réussi à tomber d'accord sur la méthode à adopter, ont confié à Reuters deux sources proches du dossier. Si la plupart des conseillers du président américain ont soutenu son objectif de prendre le contrôle du Groenland, ils sont en revanche restés divisés sur l'approche, oscillant entre encouragements à recourir à la force et appels à la prudence. In fine, les seconds se sont révélés être plus nombreux lors des réunions organisées à Washington, ce qui a pu influencer le renoncement final du président.
Les conseillers de Donald Trump ont indiqué au Wall Street Journal qu’il avait été enhardi par l’opération américaine visant à capturer le dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro. Mais devant la rhétorique...
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22/01 - De Jordan Bardella à Nigel Farage, l’offensive de Trump contre la Fed fait des émules en Europe
Le 4 mars 1933, Franklin D. Roosevelt devient le 32e président des Etats-Unis. Cinq jours plus tard, il réussit l’exploit de faire adopter en urgence, au Congrès, une loi qui lui octroie un pouvoir temporaire sur la valeur du dollar, lui permettant d’exercer une influence sur les taux d’intérêt et de change. Le pays se trouve alors au cœur de la Grande dépression : un quart de la population active est au chômage, l’économie plonge dans la récession, les investissements sont au point mort… "Roosevelt est le seul dirigeant qui a réellement eu de l’autorité sur la Banque centrale américaine", confie à L’Express Gary Richardson, professeur d’économie à l’université de Californie et historien de la Réserve fédérale. Ronald Reagan, Richard Nixon ou Lyndon B. Johnson ont bien essayé ensuite d’influencer eux aussi la Fed lorsqu’ils étaient à la Maison-Blanche. "Mais ces tentatives relevaient de pressions à titre privé", précise Barry Eichengreen, professeur d’économie et de science politique à l’université de Berkeley.
Jusqu’à Donald Trump. Lors de son premier mandat, le milliardaire américain, pourtant à l’origine de la nomination de Jerome Powell comme président de la Fed, s’en était régulièrement pris à la plus puissante institution financière de la planète. Depuis son retour au pouvoir il y a un an, il est monté d’un cran, pour exiger une baisse des taux d’intérêt. "Beaucoup d’observateurs se focalisent sur cet objectif, mais l’enjeu est bien plus large, analyse Éric Monnet, professeur à la Paris School of Economics. Il couvre...
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22/01 - "L’Europe doit d’urgence considérer les Gardiens de la révolution iraniens comme des terroristes" : l’appel de l’AJC à Emmanuel Macron
Monsieur le président,
La France doit appeler sans délai à inscrire le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) sur la liste européenne des organisations terroristes. Notre exigence n’est pas nouvelle : nous la portons depuis des années dans nos échanges diplomatiques à Paris, à Bruxelles et dans les capitales européennes. Ce qui change aujourd’hui, c’est l’urgence. Face à l’escalade de la répression en Iran et à la multiplication des menaces visant directement la sécurité européenne, nous rendons cette demande publique et appelons à une décision immédiate.
Alors que des milliers d’Iraniens ont été torturés, assassinés ou enfermés dans les geôles du régime, alors que les forces de sécurité écrasent dans le sang des manifestations pourtant pacifiques, l’Europe se trouve face à une vérité incontournable : la situation actuelle l’oblige à agir. Il ne s’agit plus d’un choix politique parmi d’autres, mais d’une urgence morale, stratégique et historique. Le CGRI n’est pas un instrument sécuritaire ordinaire d’un régime islamiste dictatorial. C’est l’ossature d’un système fondé sur la terreur, la répression, la corruption et la déstabilisation régionale et internationale.Faits accablants
Le courage extraordinaire de millions de citoyens iraniens, qui défient ce régime avec une détermination remarquable, impose à l’Europe un devoir de solidarité - non plus seulement par des déclarations principiellement indignées, mais par des mesures concrètes, efficaces et assumées contre l’appareil qui incarne le terrorisme d’Etat...
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22/01 - Un futur accord avec l’Otan sur le Groenland ? Ce que l’on sait de l’annonce de Donald Trump
C'est un soupir de soulagement à Bruxelles... et sur les marchés financiers des deux côtés de l'Atlantique. Donald Trump a annoncé dans la soirée du mercredi 21 janvier, depuis le Forum de Davos, qu'un accord était en vue avec l'Otan sur le Groenland. Il renonce du même coup aux surtaxes douanières de 25 % qu'il avait juré d'imposer à tout pays s'opposant à cette annexion.
Si les contours précis de cet accord restent flous, et que "beaucoup de travail reste encore à faire" selon le secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, qui a précisé n'avoir pas encore abordé la question de la souveraineté de l'île avec Donald Trump, le président américain n'a pas tardé à s'en vanter.
"Il s'agit d'un accord à très long-terme. Il place tout le monde dans d'excellentes conditions, en particulier en matière de sécurité et de minerais", a-t-il déclaré. Selon lui, cet accord "pour toujours" permettrait de satisfaire son désir d'accéder aux minerais essentiels de l'île de l'Arctique et de bâtir un "Dôme d'or" antimissiles.
Alors que Donald Trump avait ancré sa rhétorique sur la nécessité d'acquérir le Groenland devant d'hypothétiques menaces russes ou chinoises, la porte-parole de l'Otan a tenu à rassurer, déclarant que sept pays alliés dans l'Arctique travailleraient conjointement pour garantir leur sécurité collective. "Les négociations entre le Danemark, le Groenland et les Etats-Unis iront de l'avant avec l'objectif de s'assurer que la Russie et la Chine n'auront aucun ancrage - économique ou militaire - au Groenland", a-t-elle fait...
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22/01 - Etats-Unis - Chine : les trois leçons pour l’Europe, par Nicolas Bouzou
Le piétinement du droit international par la Russie et les Etats-Unis au profit de la seule logique des rapports de force a eu un mérite : faire comprendre à l’Europe que sa faiblesse économique la place devant un risque quasi existentiel. Les choses sont simples : la puissance économique est un attribut de la puissance géopolitique. Ce lien est dans l’ADN des Américains qui, depuis le début du XXe siècle, savent que la maîtrise de l’intelligence et des technologies est une condition de leur domination.
Cette idée est aussi clairement formulée par le Parti communiste chinois. La stratégie de l’empire du Milieu s’inscrit clairement dans une séquence qui fait du développement économique et de la maîtrise de l’innovation une étape vers une influence élargie. À l’inverse, que la Russie ait toujours négligé le volet économique au profit des questions militaires lui confère un immense pouvoir de nuisance, mais pas un immense pouvoir tout court.La tétanie numérique
Cette leçon, l’Europe est en train de l’apprendre de trois manières. La première, c’est que la faiblesse de sa croissance économique (autour de 1 % par an) ne lui permet pas de dégager les ressources nécessaires à un réarmement rapide et massif, surtout dans un contexte où les taux obligataires souverains se tendent presque partout dans le monde, renchérissant le coût des investissements. La France, qui cumule croissance faible et surendettement public, est particulièrement confrontée à cette difficulté.
La deuxième, c’est que l’Europe est, à juste titre,...
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22/01 - Ecoles de commerce en 2026 : découvrez notre classement exclusif
Depuis plus de trente ans, les classements des écoles de commerce rythment la vie de l’enseignement supérieur français. Parents, lycéens, étudiants, écoles et recruteurs s’y réfèrent massivement. Pourtant une question finit par s’imposer : que mesurent-ils vraiment ? Avec ce cahier spécial, L’Express Éducation et NextEdu proposent, en partenariat avec OpinionWay, une approche inédite, partant d’une interrogation simple : quelle est la réputation des grandes écoles de commerce auprès de celles et ceux qui ont, in fine, le pouvoir de recruter leurs diplômés ? Au-delà du palmarès, ces articles invitent à prendre du recul. Ils donnent la parole aux dirigeants, qui racontent comment ils utilisent - ou non - ces outils, et aux étudiants, dont ces tableaux orientent en partie l’avenir. Ce dossier a donc pour objectif de mieux armer le lecteur.
Un classement des grandes écoles de commerce fondé sur la seule réputation. Sur le papier, l’idée a de quoi déstabiliser. Depuis plus de trente ans, les palmarès s’empilent, construits sur des dizaines d’indicateurs académiques, d’accréditations, de salaires moyens… Mais aucun ne s’était attaqué à ce qui intéresse pourtant directement les parents et les étudiants : quelle image les écoles renvoient-elles à ceux qui, demain, auront réellement le pouvoir d’embaucher leurs diplômés ?
C’est à cette question que répond le Classement L'Express Éducation et NextEdu en partenariat avec Opinion Way, le premier du genre à mesurer la réputation des 23 Grandes Ecoles post-prépa (concours BCE et...
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22/01 - En Chine, l’excédent commercial record masque une autre réalité
Dans le folklore chinois, le terme shashoujian - ou "masse de l’assassin" - désigne une arme légendaire permettant de terrasser un adversaire a priori plus puissant. La métaphore est intemporelle : en 2020, Xi Jinping se l'approprie pour qualifier l'ambition de domination industrielle et technologique de la Chine. Une manière de signifier qu'elle n'entend pas être contrainte sur le plan économique. Cinq ans plus tard, sa machine exportatrice est encore montée en puissance. Malgré l’acharnement tarifaire américain, elle a affiché un excédent commercial record en 2025, à 1 200 milliards de dollars. La part des Etats-Unis dans ces exportations a reculé sur l’année, renforçant le poids d’autres destinations dont l’Asie du Sud-Est, l’Europe ou encore l’Afrique.
Et si cette vigueur était de la poudre aux yeux ? Les exportations, moteur de la croissance du pays, masquent d’abord une atonie de la demande intérieure. "L’objectif du gouvernement chinois de se recentrer sur son marché domestique semble s’éloigner : le consommateur reste déprimé et la crise immobilière se poursuit, ce qui appelle à davantage de stimulus dans les mois à venir", pointe Ana Boata, directrice de la recherche économique à Allianz Trade. Difficile, donc, pour Pékin de compter sur sa population pour absorber ses excédents de production.Diversification et réserves
Surtout, un autre indicateur est passé inaperçu : les importations chinoises ont, elles aussi, atteint un niveau historique, à 2 600 milliards de dollars. Au fil des années, un...
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22/01 - La Pologne, nouveau moteur de l’Europe ? Récit d’une montée en puissance
Le passé permet souvent d'éclairer l'actualité. Chaque jeudi, dans notre nouveau podcast Hier à la Une, on se plonge dans les archives de L’Express, pour comprendre autrement la couverture du magazine de la semaine.
Il y a quelques années, si on parlait d’Europe et de la Pologne, on entendait souvent le cliché du "plombier polonais". Désormais, les Européens ne peuvent plus regarder la Pologne avec dédain. Car en trente ans, ce pays aux 38 millions d'habitants s’est métamorphosé, comme l’explique Cyrille Pluyette, rédacteur en chef adjoint du service Monde de L’Express, dans son dernier article. D'abord sur le plan économique : aujourd’hui, c’est elle qui tire l’Europe, avec une hausse du PIB d’environ 3,2 % en 2025 selon les estimations du FMI. Le pays compte également un grand nombre d’entreprises très dynamiques, tandis que le paysage des villes s’est transformé.
La Pologne est aussi l’un des leaders européens sur le plan militaire. Face à la menace russe, elle a investi dans la défense, bien plus que la France par exemple, devenant la plus grande armée de l’Union européenne. Et Varsovie compte aussi peser diplomatiquement. L’influence de la Pologne vient notamment d’une personnalité : Donald Tusk. L’ancien président du Parlement européen a repris son fauteuil de Premier ministre en 2023, et a su garder des oreilles attentives à Bruxelles.
Résultat, c’est tout le centre de gravité de l’Europe qui se redirige vers l’Est. Un dynamisme qui explique pourquoi L’Express consacre cette semaine sa Une au miracle...
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22/01 - Mistral AI, contrats chinois... Les confidences de la ministre marocaine du Numérique
Octobre 2024. A un peu plus d’un an de la Coupe d’Afrique des nations de football, le Maroc se cherche un nouveau ministre pour mener à bien sa transition vers le numérique et l’intelligence artificielle. Le profil retenu, Amal El Fallah Seghrouchni, directrice de recherche expérimentée, apparaît idéal. "C’est bien simple, le roi s’est entouré de la meilleure", assure un maître de conférences en mathématiques français quand on lui demande les chances de réussite de cette bûcheuse, spécialiste en informatique.
Femme de l’année 2021 selon Berkeley World Business Analytics Award, Amal El Fallah Seghrouchni a laissé une empreinte profonde en quinze ans passés à la Sorbonne. Mais les rouages du monde politique sont bien différents de ceux du monde académique. Modernisation, Coupe du monde 2030, dialogue avec les concurrents africains, partenariats avec la France mais aussi la Chine, rétention des talents, renforcement de l’écosystème start-up… Sur son bureau lustré, siège en cuir et drapeau flamboyant non loin, les dossiers délicats ne manquent pas. Comment s’en sort le Maroc ? L’Afrique arrivera-t-elle à s’accorder, pour faire face aux géants technologiques ? Entretien exclusif.
L’Express : Avant d’être nommée ministre de la Transition Numérique du Maroc, vous avez dirigé des recherches de haut niveau en IA au Maroc et en France. Quels réels progrès ont été accomplis dans ce domaine et quelles limites perdurent ?
Amal El Fallah Seghrouchni : L’intelligence artificielle progresse par paliers. Par le passé, il y a eu...
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21/01 - Le Kremlin renvoie un général connu pour ses assauts brutaux
Il était l'un des généraux favoris du Kremlin, malgré ses méthodes jugées brutales au sein de ses propres troupes. Dans un article publié le 18 janvier, Kyiv Post révèle que Sukhrab Akhmedov, un haut gradé russe, a été relevé de ses fonctions après quatre années à des postes de commandement importants en Ukraine. Originaire du Daghestan et issu d'une famille de militaires, l'homme de 51 ans était notamment connu pour son nombre important de pertes lors des assauts qu'il ordonnait, expliquant son impopularité auprès des combattants russes.
Après avoir suivi un cursus à l'Académie Frounzé de Moscou en 2005, le principal établissement qui forme les officiers de l'armée russe destinés aux plus hauts postes de commandement, Akhmedov avait commandé de 2009 à 2015 la 155e brigade d'infanterie de marine, une unité d'élite russe privilégiée par le Kremlin, basée à Vladivostok. Fin février 2022, c'est aussi lui, entre autres, qui participa à l'offensive principale du Kremlin en Ukraine, en dirigeant un groupe d'assaut amphibie d'élite, comprenant son ancienne unité. Un commandement autoritaire
Mais très vite, des premiers témoignages font état d'un commandement autoritaire, plus soucieux de plaire aux supérieurs qu'à minimiser le nombre de pertes des troupes. Comme en mars 2022, lorsque la 155e brigade et d'autres unités reçurent l'ordre répété d'attaques infructueuses contre les défenses ukrainiennes robustes autour du village de Moshchun, au nord de Kiev. En novembre de la même année, des fusiliers marins de la 155e...
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21/01 - "Si l’Europe s’allie au bloc transpacifique…" : ce scénario cauchemar pour Donald Trump et la Chine
Tensions géopolitiques, guerre commerciale, montée des partis nationalistes… Sur le papier, tout semble indiquer que la mondialisation vit ses derniers instants. "Qu’est-ce qui va lui succéder ?", "Le monde est-il en train de se démondialiser ?", s’interrogent même certains médias depuis quelques mois. Et pourtant, les faits résistent aux discours alarmistes. Rien ne laisse entrevoir un réel recul de la mondialisation, avertit Steven A. Altman, chercheur principal au Stern Center for the Future of Management de l’Université de New York. Directeur de la DHL Initiative on Globalization, il le démontre chiffres à l’appui : la mondialisation a encore de beaux jours devant elle, quand bien même "elle est souvent tenue pour responsable de problèmes qui ont, en réalité, des causes principalement nationales."
Le spécialiste explique notamment pourquoi les droits de douane de Donald Trump n’ont pas entraîné une vague de protectionnisme. Partant du constat que la mondialisation ne recule pas mais se redessine, notamment sous l’effet du repli américain, il souligne que de nouvelles opportunités émergent à l’échelle mondiale, en particulier pour l’Europe : si elle s’allie aux pays du Partenariat transpacifique, "cela pourrait redessiner le commerce mondial".
L’Express : Contrairement aux prévisions initiales qui annonçaient une baisse du commerce mondial de biens en 2025, les échanges ont récemment enregistré leur plus forte croissance depuis la reprise post-Covid. Comment expliquer ce rebond inattendu ?
Steven A....
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21/01 - Pologne, les secrets d’un "miracle" : comment le pays est en passe de dépasser le Japon
Dans le hall d’entrée, le visiteur est accueilli par une sorte de samouraï grandeur nature, en cotte de mailles fine, brandissant une épée au-dessus de sa tête. Visage balafré, cheveux blancs réunis en catogan, yeux ambrés, Geralt de Riv est le héros de l’un des jeux vidéo les plus vendus au monde, The Witcher (Le Sorceleur) : plus de 75 millions d’exemplaires écoulés depuis 2007.
Avec le footballeur Robert Lewandowski (FC Barcelone) et la joueuse de tennis Iga Swiatek (n° 2 mondiale), ce guerrier solitaire est l’un des visages du nouveau soft power polonais. Celui d’un pays conquérant et décomplexé. Le Premier ministre Donald Tusk avait même offert le jeu au président américain Barack Obama, lors de sa visite en 2014. Tiré d’une série de livres à succès écrits par le polonais Andrzej Sapkowski (qui ont aussi donné lieu à une série Netflix), il a su conserver une identité nationale. "On y trouve des paysages ruraux, des légendes et des rituels anciens inspirés par la Pologne, précise Michal Nowakowski, codirecteur général de CD Projekt, en pull et baskets. Cette touche exotique a séduit des joueurs de toute la planète."
Il nous reçoit au siège de l’éditeur de jeux vidéo, à Varsovie, sur la rive droite de la Vistule, dans une ancienne zone industrielle. Au fur et à mesure qu’elle grandissait, l’entreprise est devenue un véritable petit quartier, avec ses cafés, ses restaurants, ses terrains de sport, ses salles de tests de jeux vidéo, ses terrasses…
Géant européen, avec une capitalisation boursière de près de 6...
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21/01 - Qui sont les têtes pensantes de l’écosystème Trump ?
On pense peu aux hommes de l'ombre du président américain, tant celui-ci accapare la lumière par ses outrances et ses menaces - en témoigne l'épineux dossier du Groenland. Mais alors que le second mandat de Donald Trump a fêté son premier anniversaire le 20 janvier, il est pourtant bon de s'intéresser à quelques têtes pensantes qui façonnent la pensée - et la politique - de ce dirigeant imprévisible.
Il y a d'abord ces néoréactionnaires de la Silicon Valley, des intellectuels férus de technologies et de théories qu'Orwell lui-même n'aurait pas imaginées. A l'image de Curtis Yarvin, ce philosophe qui se revendique des "lumières obscures", antithèse de l'esprit des Lumières du XVIIIè siècle. Informaticien et blogueur californien, régulièrement cité comme une "source d'inspiration" par le vice-président américain J.D. Vance, ce dernier espère le remplacement de la démocratie par une "monarchie" dirigée par un "PDG roi", où les personnes avec moins de 120 de QI n'auraient pas le droit de vote. Il y a vingt ans, l'intellectuel qui a une audience significative chez les libertariens avait également développé la théorie de la "cathédrale" - qui l'a fait connaître - selon laquelle l'ensemble des institutions sociales auraient été noyautées par une pensée libérale et progressiste destinée, sous couvert de démocratie, à asservir le peuple.
Depuis, le philosophe étale sa détestation de la démocratie, arguant par exemple en 2022 que "le destin de la Russie" était "de rétablir l’ordre en Europe", un mois avant que Moscou ne...
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21/01 - Marine Le Pen et Jordan Bardella : le choc des photos, le poids des mots
Il est parfois plus confortable de descendre certaines marches que de les monter. Marine Le Pen et Jordan Bardella en ont respectivement fait l’expérience, à quelques jours d’intervalle. La première, mardi 20 janvier, a grimpé en silence les grands escaliers de pierre du Palais de justice de Paris, flanquée de ses avocats et de sa garde rapprochée, pour se rendre à son audition dans le cadre du procès en appel des assistants parlementaires du Front national (devenu Rassemblement national). Le second, quelques jours plus tôt, descendait celles du Grand Palais sous les flashs des photographes, quittant la fastueuse soirée organisée pour les 200 ans du Figaro, accompagné de la princesse Maria Carolina Bourbon des Deux-Siciles. L’ambiance diffère pour les deux têtes d’affiche de l’extrême droite française.
Retour au Palais de justice. Le tailleur bleu est ajusté, les sourcils froncés. Marine Le Pen se tient droite à la barre et s’adresse à la présidente qui décrypte méticuleusement chacun des éléments du dossier. Condamnée en première instance à une peine de quatre ans de prison et cinq ans d’inéligibilité (assortie d’une exécution provisoire) pour détournement de fonds publics, elle s’efforce de convaincre la Cour d’appel qu’il n’existait pas de "système" de détournement de fonds destinés à rémunérer des assistants parlementaires européens qui auraient en réalité travaillé pour le parti. Le jugement de la cour d’appel déterminera, d’ici à l’été, si la députée du Pas-de-Calais est en mesure de se porter candidate, une...
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21/01 - A Davos, Donald Trump précise ses velléités sur le Groenland : "Je veux juste un bout de banquise"
Le président américain Donald Trump a pris la parole pendant plus d'une heure ce mercredi 21 janvier, au Forum économique mondial de Davos, en Suisse, et a, sans surprise, attaqué l'Europe. "J'aime l'Europe et je veux qu'elle aille bien mais l'Europe ne va pas dans la bonne direction", a-t-il asséné, au lendemain de la décision des députés européens de geler la ratification de l'accord commercial conclu avec les Etats-Unis en juillet dernier. Seuls les Etats-Unis peuvent "sécuriser le Groenland"
Au coeur des tensions, la résistance des Européens face à la volonté de Donald Trump de mettre la main sur le Groenland, territoire arctique sous souveraineté du Danemark, pays membre de l'Union européenne et de l'Otan. Le président américain a réaffirmé que seuls les Etats-Unis sont en mesure de défendre le Groenland. "Aucune nation ni aucun groupe de nations n'est en mesure de sécuriser le Groenland, à l'exception des Etats-Unis", a-t-il déclaré, demandant des "négociations immédiates" sur le sujet et excluant, pour la première fois officiellement, d'utiliser la force pour y parvenir. "On pensait que j'utiliserais la force, mais je n'en ai pas besoin. Je ne veux pas utiliser la force. Je n'utiliserai pas la force", a-t-il répété.
Donald Trump a accusé le Danemark de faire preuve d'"ingratitude", allant même jusqu'à minimiser l'importance de sa demande : "Nous voulons juste un petit bout de banquise, pour protéger le monde, et ils ne veulent pas nous le donner." Et ce ne serait pas "une menace à l'encontre de...
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21/01 - Le "facteur en chef" et la chimiste visionnaire : deux visages d’une Pologne en mutation
D’un geste machinal, il oriente le QR code affiché sur son téléphone vers le détecteur placé au centre de la consigne automatique. Un bip discret, un déclic, et le casier s’ouvre. Moins de deux secondes pour récupérer le colis. "Cela fait partie de ces petites choses qui ont changé notre quotidien", glisse Sebastian, un habitant de Varsovie de 26 ans. Le jeune homme peine à se souvenir de l’époque où recevoir une commande signifiait composer avec des horaires contraignants, attendre un livreur ou faire la queue au bureau de poste.
En Pologne, ces installations, sortes de murs remplis de casiers, sont visibles à tous les coins de rue. Une sur deux appartient au pionnier national InPost, présent sur ce segment depuis 2009. Baptisées "Paczkomaty", le terme est entré dans le langage courant. Le jaune d’InPost est d’autant plus présent à la période des fêtes que ses camions de livraison quadrillent les rues polonaises. Rafal Brzoska, le roi incontesté de la logistique
Ce succès fulgurant est signé Rafal Brzoska. Crâne rasé, sourire à fossettes, posture assurée : le milliardaire dégage une énergie contagieuse. A tel point qu’en Pologne, difficile de dire qui de la marque ou de son fondateur est le plus connu. "Comprendre les besoins des utilisateurs, s’inspirer de ce qui fonctionne à l’étranger et s’entourer de talents, voilà mon credo", résume ce dandy adepte des costumes soignés et des couleurs audacieuses. Une recette à l’origine de la croissance spectaculaire d’InPost depuis 2018, soutenue par la crise du...
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21/01 - Donald Trump - Emmanuel Macron : le bras de fer entre le "tyran de cour d’école" et "sa cible préférée" vu de l’étranger
C'est une "relation tumultueuse, marquée par des hauts et des bas depuis des années", décrit le New York Times, à propos des présidents français et américain. Depuis la publication d'un SMS envoyé par Emmanuel Macron à Donald Trump le 19 janvier, dans lequel le premier confie au second ne pas comprendre "ce qu'il fait au Groenland", "la tension entre la France et les Etats-Unis […] augmente de jour en jour", appuie le quotidien espagnol El País. Peu avant la publication de ce message, dont l'authenticité a été confirmée par l'entourage du président français, le locataire de la Maison-Blanche avait en effet menacé d'imposer des droits de douane de 200 % sur les vins et les champagnes français, une mesure supposément destinée à convaincre Emmanuel Macron de rejoindre le "Conseil de la paix" dont il était à l'initiative.
Depuis leur arrivée au pouvoir à quelques mois d'intervalle en 2017, les deux hommes ont néanmoins connu de fréquents désaccords, "exacerbés, du côté de Trump, par des insultes, des menaces et des railleries publiques", poursuit le quotidien américain. Le journal donne l'exemple de ce jour où Emmanuel Macron avait jugé que l’Otan était en état de "mort cérébrale", dans un entretien à l’hebdomadaire anglais The Economist, en 2019. En retour, Donald Trump avait qualifié cette remarque de "très odieuse", affirmant qu'elle était "très dangereuse" pour la France. Autre cas plus récent : en juin dernier, lorsque Emmanuel Macron avait révélé que Donald Trump avait quitté prématurément un sommet du G7 pour...
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21/01 - Fake news et dons d’organes : aux origines d’un emballement aux lourdes conséquences
Service de coordination du don d'organe de l’hôpital du Kremlin-Bicêtre (AP-HP), Paris, mi-décembre. Un téléphone sonne. Un patient vient de décéder. Les médecins n’ont rien pu faire, son cerveau ne fonctionne plus. Cyril Schloesing, manches retroussées, stylo à l'encolure, consulte immédiatement son ordinateur. Le jeune homme, infirmier spécialisé et coordinateur d’équipe, navigue de fichier en fichier, avale des kilomètres de texte, puis imprime le résultat de ses recherches. Quelques annotations, et le voilà déjà dans les couloirs. L'infirmier se sait pressé : avec ses équipes, ce soignant d'une quarantaine d'années, affable et minutieux, s'occupe de vérifier si les patients de l'établissement peuvent être considérés comme des donneurs d'organes après leur mort. Une urgence après l’urgence : une fois les tentatives de sauvetage épuisées, les corps animés par le rythme lent des respirateurs artificiels ne tiennent que quelques dizaines d'heures. Une poignée de minutes en trop, et de potentiels receveurs verraient leurs chances de survie gravement diminuées.
Comme lui, quelques centaines d’infirmiers spécialisés s’attellent à ce type de vérification post mortem, des contre-enquêtes éclair, immensément délicates. Si en France, tout citoyen est d’office considéré comme donneur potentiel, dans les faits, le sujet est encore trop tabou pour que les patients connaissent leurs droits. "Nous devons renforcer la connaissance de notre modèle", reconnaissait le Pr Jacques Duranteau, membre du Comité consultatif national...
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21/01 - Après un an de mandat, Donald Trump a-t-il tenu ses promesses de campagne ?
Une première année de mandat, en attendant encore trois autres. Le 20 janvier 2025, Donald Trump redevenait président des Etats-Unis lors d'une cérémonie d'investiture à l'intérieur du Capitole. Un an après son retour à la Maison-Blanche, certains de ses électeurs déchantent. Le président est confronté à une baisse de popularité : selon un sondage CNN/SRRS, une majorité d’Américains juge que Donald Trump se trompe de priorités et qu'il n'agit pas assez contre l'augmentation du coût de la vie. C'était pourtant l'une des promesses du milliardaire lors de sa campagne. Tour d'horizon de ses différents engagements.Pouvoir d'achat
Le président avait fait du pouvoir d'achat son sujet de campagne privilégié en fixant des attentes très hautes. "À partir du jour où je prêterai serment, je ferai rapidement baisser les prix et nous rendrons l'Amérique à nouveau abordable", avait déclaré Donald Trump. Le candidat avait promis que "les revenus grimperaient" et que "l'inflation disparaîtrait". Mais l'inflation n'a pas ralenti de manière significative depuis le début de son second mandat. Les derniers chiffres, pour décembre 2025, s'établissent à 2,7 % sur un an, un rythme stable par rapport à novembre 2025. Ces chiffres sont légèrement inférieurs par rapport à décembre 2024, sous Joe Biden (2,9 %). Ils restent largement supérieurs à l'objectif annuel de 2 % fixé par la Réserve fédérale.
La hausse des dépenses courantes a été continue, parfois même significative sur un an, selon les chiffres du Bureau des statistiques du travail,...
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21/01 - Droits de douane : cibler six pays de l’UE seulement pourrait virer au casse-tête pour Donald Trump
Donald Trump menace d’imposer de nouveau droits de douane démesurés à six pays de l’Union européenne (le Danemark, la Finlande, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas et la Suède), ainsi qu’à la Norvège et au Royaume-Uni (non-membres de l’UE), jusqu’à ce que les États-Unis soient autorisés à acheter le Groenland. Mais les autorités douanières américaines feront face à un véritable défi pour faire appliquer l’ordre de leur président, compte tenu de la facilité de circulation des marchandises entre les membres de l’UE.Techniquement possible, bureaucratiquement complexe
En vertu des règles européennes, les produits destinés à l'export sont en effet estampillés "origine UE" et non pas "origine France", "origine Danemark", etc. Un pays tiers peut certes exiger que des informations soient fournies par les États membres individuellement. Mais même avec cette possibilité, il peut être difficile de déterminer si un produit a été fabriqué dans un seul État membre de l’UE.
Pour cause : les chaînes d’approvisionnement sont souvent transfrontalières, et il est possible en Europe de transporter des marchandises d’un État membre à un autre sans contrôle douanier. Déterminer l’origine des produits serait donc une tâche complexe pour les autorités douanières américaines. Les autorités européennes en ont bien conscience : d'un "point de vue douanier et opérationnel", il serait "très difficile [pour les Etats-Unis] d'attribuer des marchandises exclusivement à un seul État membre", a souligné cette semaine Olof Gill, porte-parole de la...
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21/01 - Au Canada, l’idée d’une invasion américaine n’est plus exclue par l’armée
Face aux menaces de plus en plus pressantes et à l’imprévisibilité de Donald Trump, les Forces armées canadiennes ont modélisé un scénario hypothétique d’invasion militaire américaine… ainsi que la possible réponse militaire du Canada, révèle le journal canadien The Globe and Mail. Une première en un siècle.
Le Canada, membre fondateur de l’Otan et partenaire des États-Unis pour la défense aérienne continentale, explore ce scénario alors que Donald Trump a évoqué à plusieurs reprises l’idée que le pays puisse devenir le 51e État des Etats-Unis. Selon des responsables américains cités par la chaîne NBC, le locataire de la Maison-Blanche s'est récemment montré de plus préoccupé par la vulnérabilité du Canada face aux adversaires des États-Unis dans l’Arctique, notamment la Russie et la Chine, critiquant en privé le faible niveau de dépenses de défense d'Ottawa. Des propos qui s’inscrivent dans sa stratégie plus large de consolidation de l’hémisphère occidental.Techniques non conventionnelles inspirées d’Afghanistan
Le modèle développé par l’armée canadienne, conceptuel et théorique, ne constitue pas un plan militaire opérationnel, précise bien le Globe and Mail, mais permet plutôt d’évaluer les risques et d’explorer les stratégies. Les responsables militaires envisagent ainsi une attaque venant du sud, avec des forces américaines capables de surmonter rapidement les positions stratégiques canadiennes sur terre et en mer, en l'espace d'une semaine, voire en deux jours seulement. Selon le journal, le Canada ne possède pas les...
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21/01 - Jeremy Corbyn - Jean-Luc Mélenchon : les dégâts du populisme de gauche, par Catherine Fieschi
Levons d’emblée toute ambiguïté. Il ne s’agit évidemment pas d’établir une symétrie morale ou politique entre extrême droite et extrême gauche. La première est aujourd’hui aux portes du pouvoir – ou déjà installée – dans plusieurs pays européens, souvent adossée à l’écosystème idéologique du trumpisme. Ce n’est pas le cas de la seconde. Mais celle-ci participe pleinement à la dynamique de polarisation affective et narrative qui fragilise nos démocraties libérales. N’en déplaise aux âmes sensibles : il n’existe pas de "bon" populisme.
A ce titre, le Royaume-Uni constitue un cas d’école. Brexit ou non, le pays demeure profondément européen dans ses pathologies politiques. Certes, l’Italie a payé cher l’amateurisme idéologique du mouvement Cinq Etoiles. Mais s’il fallait décerner une palme d’or du populisme de gauche autodestructeur, Londres l’emporterait sans peine.
Le visage de cette débâcle a un visage : Jeremy Corbyn, 76 ans aujourd’hui, ancien leader du Parti travailliste entre 2015 et 2020 – qu’il l’a depuis exclu. Son nom restera celui du principal artisan de l’affaiblissement durable du Labour. Certes, les travaillistes sont revenus au pouvoir. Mais sur un mode essentiellement défensif, encore embarrassés des ambiguïtés idéologiques et des fractures organisationnelles héritées de la séquence corbyniste. Eurosceptique de longue date, Corbyn s’est soigneusement tenu à l’écart de la bataille référendaire sur l’Union européenne, contribuant par inertie idéologique – plus que par calcul stratégique – à la victoire du...
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21/01 - "L’Europe va devoir adopter les méthodes brutales de Trump" : l’escalade avec les Etats-Unis vue de l’étranger
L’Europe attendait l’attaque, sans vraiment savoir d’où viendrait le premier coup. L’annonce par le président américain de nouveaux droits de douane si l’Europe refuse de lui céder le Groenland, samedi 17 janvier, marque le retour de la guerre commerciale, désormais motivée par l’une des obsessions de Donald Trump. Quelques jours plus tôt, les alliés de l’Otan avaient envoyé leurs troupes pour un "exercice militaire" au Groenland, démonstration de force symbolique dont l’efficacité avait été critiquée. Au final, le premier mouvement de Donald Trump n’est pas militaire. Mais il provoque la sidération aux quatre coins du globe. Pour la presse internationale, qui commente largement cette escalade inédite, il sous-entend tout de même le risque d’un affrontement violent.
En Espagne, El País s’insurge de ce tournant historique des Etats-Unis. Alors que l'Otan a été bâtie pour se protéger des agressions extérieures, "les barbares sont à l’intérieur" écrit le journal, jugeant que l’allié américain remet en cause l’architecture de sécurité européenne construite depuis la Seconde Guerre mondiale. Le dossier groenlandais franchit "toutes les lignes rouges", estime le quotidien, et révèle l’échec de la stratégie d’apaisement menée jusqu’ici par l’Union européenne.
En Allemagne, la Frankfurter Allgemeine Zeitung souligne qu’au lieu d’isoler le Danemark, l’initiative du président américain a transformé le dossier en "affaire européenne", tandis que le quotidien italien Corriere della Sera met en garde contre des droits de douane...
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21/01 - "Si Nicolas Maduro choisit de coopérer, attendez-vous à des rebondissements" : les révélations exclusives d’un consultant de la DEA
Rares sont ceux qui connaissent mieux le "dossier Maduro" que Martin Rodil, enquêteur et consultant américano-vénézuélien pour le compte de l'agence antidrogue Drug Enforcement Agency (DEA) qui est l'origine de l'arrestation de l'ex-président emprisonné à New York. Depuis plus de quinze ans, ce spécialiste des enquêtes financières et de la lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent accumule les éléments à charge et les témoignages contre le régime chaviste tout en documentant ses liens avec Cuba, l'Iran, le Hezbollah libanais et d'autres organisations terroristes comme la guérilla colombienne des Farc et, évidemment, avec différents cartels de la drogue.
Avec son associé Gary Berntsen – une légende vivante de la CIA qui a multiplié les actions spectaculaires en Amérique centrale, au Liban et en Afghanistan, notamment à la poursuite d'Oussama Ben Laden – Martin Rodil a exfiltré et confessé plus d'une centaine de Vénézuéliens, parmi lesquels l'ancien garde du corps d'Hugo Chavez et d'autres repentis du chavisme. Cette masse d'information a alimenté le dossier d'accusation contre Nicolas Maduro, dont Martin Rodil assure qu'il a été trahi par son entourage et qu'il finira sa vie en prison... à moins qu'il ne se décide à trahir à son tour en collaborant avec la justice américaine.
L'Express : Après deux semaines d'incarcération au pénitencier de Brooklyn, quelles sont les conditions de vie et l'état d’esprit de Nicolas Maduro ?
Martin Rodil : L’ex-président se trouve dans une cellule individuelle,...
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21/01 - "Trump connaîtra le même échec que McCarthy" : les prédictions de l’historien François Kersaudy
Sept semaines après le retour au pouvoir de Donald Trump, j’écrivais dans L’Express que le dirigeant américain "est parvenu à stupéfier Américains et Européens par un mélange totalement inédit de mensonges flagrants, de décisions brusquées et de menaces grossières ; mais une fois passés les premiers mois de sidération, il se heurtera fatalement dans son pays à l’institution judiciaire, au Congrès, à l’administration et à la presse – le tout rapidement amplifié par d’inévitables règlements de comptes au sein de son entourage."
Dix mois plus tard, ce processus semble bien enclenché, mais l’effet de sidération aux États-Unis est loin d’avoir disparu. L’ancien homme d’affaires, redevenu président - après avoir cumulé six faillites, trente-quatre inculpations, une condamnation et deux impeachments - bénéficie toujours du solide soutien de sa base républicaine, ce qui lui permet de poursuivre une politique à la fois erratique et ravageuse : violation de la constitution en contournant le Congrès et en recevant de somptueux cadeaux de la part d’États étrangers ; démantèlement de l’administration avec le désastreux épisode du Doge - initialement censé augmenter l’efficacité du gouvernement ; brutalisation de la société en faisant intervenir dans divers États les sbires hâtivement formés du ICE – agence chargée de contrôler l’immigration par des moyens expéditifs ; intimidations systématiques allant de menaces contre des sénateurs comme Mark Kelly à l’humiliation de chefs d’État étrangers comme Volodymyr Zelensky ;...
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21/01 - "Le Mage du Kremlin" : quand L’Express interviewait le vrai idéologue de Vladimir Poutine
Ceci n’est pas une critique cinématographique. Toutefois, L’Express vous recommande vivement d’aller voir Le Mage du Kremlin, en salle ce mercredi. Adapté du formidable roman éponyme de Giuliano da Empoli, le long-métrage réalisé par Olivier Assayas retrace la conquête du pouvoir russe par Vladimir Poutine (incarné par Jude Law), et racontée par son éminence grise, "le Mage" (Paul Dano).
Les lecteurs de L’Express connaissent bien ce personnage féru de rap et de rock gothique, longtemps surnommé le "Machiavel russe". De son vrai nom Vladislav Sourkov, ce conseiller de l’ombre nous avait accordé en mars dernier un entretien exclusif. Une prise de parole rare - la seule, en fait, depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, en février 2022 -, qui met en lumière, de façon très crue, les ambitions dévorantes de Moscou. "Nous nous étendrons dans toutes les directions, aussi loin que Dieu le voudra et que nous en aurons la force", assène, dans cette interview, celui qui, dans les années 2000, a largement contribué à créer le "poutinisme" et ses fameux concepts de verticale du pouvoir et de démocratie souveraine - un euphémisme pour désigner un système autoritaire -, avant de tomber en disgrâce en 2020. Il se révèle prophétique
Volontiers cynique – "à l’avenir, il faudra à l’Europe de la volonté et une généreuse dose de bon vieil autoritarisme" -, Sourkov se révèle parfois prophétique, alors même que Donald Trump, tout juste revenu au pouvoir, n’a pas encore lancé sa croisade antieuropéenne. "Les europoutinistes et...
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21/01 - Entre l’instinct et la loi, à qui obéir ? Par Christophe Donner
Promis le ciel, c’est le titre du film. Kenza (Estelle Kenza Dogbo) a 4 ans, elle barbote dans une baignoire pleine de mousse. Autour d’elle, trois femmes, une qui la coiffe, une qui la lave, la troisième qui verse une grande casserole d’eau chaude dans le bain. Elles interrogent Kenza pour essayer de comprendre ce qui s’est passé sur le bateau, l’enfant dit que le bateau s’est renversé, ils se sont cogné la tête, la terre s’est cassée, tonton a pris le couteau, il l’a lancé sur les gens, et quand le bateau a coulé, je suis montée là, dit-elle en montrant le bord de la baignoire, quand on était assis, le pied de quelqu’un s’est coupé… Elle n’a pas l’air traumatisée par le naufrage où elle a perdu ses parents, dont elle semble être la seule rescapée, elle joue avec la mousse. On la sort du bain, on la sèche : "On va bien s’occuper de toi." Kenza répond : "Ici je veux pas." Elle se tourne, se jette sur le lit et s’endort.
Les trois femmes sont à la cuisine : Jolie (Laetitia Ky), Naney (Debora Lobe Naney) et Marie (Aïssa Maïga). "C’est quoi le plan, en fait ?", demande Jolie. "C’est quoi cette question, réplique Marie, on va s’occuper d’elle." Marie est la plus âgée des trois jeunes femmes, elle est pasteure évangélique, on la retrouve plus tard en train de prêcher devant une vingtaine de fidèles, membres d’une communauté d’immigrés, exilés, rescapés en partance pour l’Europe rêvée et improbable. L’histoire du film d’Erige Seheri se passe à Tunis, un des goulets d’étranglement de l’immigration subsaharienne vers...
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21/01 - Liban : la mystérieuse intermédiaire derrière les explosions de bipeurs du Hezbollah
Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Vous écoutez "Nid d’espions", le podcast de L’Express consacré au renseignement. Tous les mercredis, Charlotte Baris, accompagnée d'Etienne Girard, directeur adjoint de la rédaction et spécialiste des questions d’espionnage, ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé.
Il est 15h30 au Liban, ce mardi 17 septembre 2024. A la caisse d’une boutique, dans la rue, sur le marché, dans des appartements : au même moment, des milliers de bipeurs explosent à travers tout le pays. La panique règne et les hôpitaux sont rapidement surchargés. Les blessés qui affluent sont principalement touchés aux mains, au ventre ou en haut de la cuisse.
Le bilan est lourd : 12 morts, dont deux enfants, et 2 750 blessés. Les victimes appartiennent en majorité au Hezbollah, une organisation politique et paramilitaire chiite libanaise.
Très vite, les cadres du mouvement accusent Israël. Car l’Etat hébreu est de longue date en guerre contre le Hezbollah, et le conflit s’est accentué depuis les attaques du 7 octobre perpétrées par le Hamas, allié de l’organisation libanaise. Une organisation qui communique désormais essentiellement par bipeurs, jugés plus sûrs et plus difficiles à pirater que les téléphones.
Quelques semaines plus tard, en novembre, Israël reconnaît avoir autorisé l’attaque, qui lui a permis d’éliminer mais aussi...
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20/01 - "En Iran, les femmes sont perçues comme une faute à corriger" : le témoignage puissant de la joueuse d’échecs Mitra Hejazipour
"Je cherchais une issue parmi les pièces." Pour Mitra Hejazipour, les échecs ne furent pas seulement cette école de la persévérance, mais surtout le chemin vers sa liberté. C’est ce que raconte le Grand maître Féminin dans un livre à l’énergie et au courage communicatifs, La joueuse d'échecs (Albin Michel), écrit avec Sarah Doraghi. Le récit d’une initiation autant que d’une émancipation. En stratège, la jeune prodige a patiemment échafaudé les scénarios de son exil. Fuir l’Iran, cette prison où les femmes sont perçues comme une "faute à corriger".
En 2019, lors du championnat du monde à Moscou, elle décide de retirer son hijab. Ce jour-là, elle devient une figure de la dissidence iranienne. Exilée en France, elle obtient la médaille d’or au championnat tricolore. En 2024, L’Express lui décernait son Prix de la liberté. Son témoignage paraît au moment où le peuple iranien fait trembler le régime des mollahs. Sa lecture en est d’autant plus précieuse.
L’Express : Quelles nouvelles avez-vous de vos proches en Iran ?
Mitra Hejazipour : Je n’ai pas de nouvelles de ma famille. Il est très difficile d’obtenir des informations car l’Internet est coupé. Certains Iraniens y ont accès grâce au réseau Starlink, et les vidéos et images qui circulent viennent de là. Le régime a peur alors il tue. Il n’a plus aucun scrupule. Il y a des snipers sur les toits qui visent les manifestants à la tête. Aux gens qui viennent réclamer la dépouille d’un proche éliminé par les forces de sécurité, on réclame de l’argent. S’ils ne peuvent ou ne...
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20/01 - Accord commercial UE–Etats-Unis : les conséquences du gel décidé par le Parlement européen
La guerre commerciale est-elle relancée et va-t-elle se transformer en duel ? Le Parlement européen a décidé de geler ce mardi 20 janvier la ratification de l’accord commercial conclu avec les Etats-Unis en juillet dernier, marquant un tournant politique dans les relations transatlantiques. Une décision explicitement présentée comme une première réponse aux pressions exercées par Donald Trump pour s'emparer du Groenland, territoire arctique sous souveraineté du Danemark, pays membre de l'Union européenne et de l'Otan.
Ces derniers jours, le président américain a brandi la menace de sanctions économiques pour faire plier les Européens, évoquant une surtaxe de 10 % à partir du 1er février, susceptible de grimper à 25 % au 1er juin, et conditionnant sa levée à la "vente totale du Groenland".
Ce gel empêche de facto l'entrée en vigueur de l'accord, qui prévoyait notamment l'instauration de droits de douane de 15 % sur les exportations européennes vers les Etats-Unis, tout en supprimant les droits de douane sur les produits américains exportés vers l'Union européenne. En l'absence de ratification par le Parlement, aucune de ces dispositions ne peut donc s'appliquer.L'Europe riposte
"Notre réponse sera ferme, unie et proportionnelle", a martelé Ursula von der Leyen lors de son discours à la tribune du Forum économique mondial de Davos. La France semble même vouloir aller plus loin. "La France ne se soumet à aucun chantage. Elle assume de dire NON. Elle soutient la suspension de l'accord commercial avec les...
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20/01 - "Imposer la vie est tout aussi immoral qu’imposer la mort" : le regard du juriste argentin Daniel Borrillo
Adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale en mai 2025, la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir débarque ce 20 janvier 2026 au Palais du Luxembourg. Les sénateurs devront se prononcer pour savoir si la France doit, ou non, rejoindre le cercle très restreint des pays autorisant le suicide assisté (lorsque l’acte létal est réalisé par la personne elle-même), comme la Suisse, l’Autriche et l’Allemagne, et l’euthanasie (lorsque l’acte létal est réalisé par un tiers), comme les Pays-Bas, la Belgique ou encore le Luxembourg, même si le texte initial parle, lui, d'"un droit à l’aide à mourir". Un projet déjà remanié en commission, le Sénat ayant transformé ce droit en une "assistance médicale à mourir", réservée aux malades dont le pronostic vital est engagé "à court terme".
Une nouvelle version que déplore le juriste Daniel Borrillo, spécialiste du droit de la bioéthique, qui, dans la toute dernière note du think tank GenerationLibre, défend une approche résolument libérale. Selon lui, la fin de vie doit relever pleinement de l’autonomie individuelle et du droit à la vie privée. Pour L’Express, le professeur d’origine argentine explique pourquoi il serait légitime d’élargir le champ d’application à la souffrance psychique grave, et répond aux nombreuses critiques des opposants au texte. Entretien.
L’Express : Vous proposez, dans votre rapport, une approche résolument libérale de la fin de vie. Qu’est-ce qui fait sa singularité ?
Daniel Borrillo : Sa singularité, c’est qu’elle place au cœur du débat...
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20/01 - "Il avait une tête d’agent russe" : l’ENA, nid d’espions de Vladimir Poutine
La candidature de trop. Le 10 mars 2025, cinq médias européens, dont Le Monde, le quotidien belge De Morgen et l’ONG EU Observer, révèlent les noms de vingt espions russes récemment expulsés de Belgique. Parmi eux, un nom attire particulièrement l’attention. Dmitry Iordanidi est présélectionné pour être nommé chef de la mission de l’Organisation pour la sécurité et la coopération (OSCE) en Serbie. Ultime provocation de Moscou qui justifiera une exception à l’usage diplomatique selon lequel ces affaires se règlent discrètement, sans "griller" le patronyme des agents secrets.
Selon ces cinq médias, Iordanidi, 55 ans, n’est pas seulement ce diplomate un rien terne qu’on peut observer aux côtés de Vladimir Poutine lors d’un entretien avec le président serbe Tomislav Nikolic, en 2013. Jusqu’en 2023, il était l’un des deux représentants les plus importants à Bruxelles du SVR, le renseignement extérieur, l’équivalent russe de la DGSE. Une des pièces maîtresses de l’espionnage du Kremlin en Europe. Avant son séjour belge, ce pur produit de l’administration russe avait occupé plusieurs postes en Europe, à l’ambassade de Russie à Belgrade ou à la mission de l’OSCE en Bosnie-Herzégovine. Drôle d’animal que ce Dmitry Iordanidi, capable de s’inscrire sur des sites de rencontres, à Bruxelles, avec un pseudonyme synonyme de "gras du cadavre".
Telle n’était pas sa seule singularité. Entre 1999 et 2001, il a suivi une scolarité en tant qu’étudiant étranger à l’Ecole nationale d’administration (ENA), dans la promotion Nelson Mandela, en...
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20/01 - Sanctions contre l’Iran : jusqu’où peut aller l’Union européenne ?
Face au massacre à huis clos en Iran, qui a fait plusieurs milliers de morts depuis le 28 décembre, l’Union européenne ne peut rester les bras croisés. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a promis qu’elle allait proposer rapidement aux Vingt-Sept de nouvelles sanctions. Mais jusqu'où doit aller l’UE ?
Fin août, Paris, Londres et Berlin ont déjà activé le "snapback", rétablissant toutes les sanctions de l'ONU pour non-respect par Téhéran de ses engagements nucléaires. Alors que la répression de la République islamique ne connaît plus de limites, Bruxelles doit maintenant élargir sa "liste noire" de 230 Iraniens déjà visés pour leurs violations alarmantes des droits humains et de son programme balistique. Un risque de rupture des canaux diplomatiques
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, qui a récemment interdit aux diplomates iraniens d'entrer dans leurs bureaux de Strasbourg, milite activement pour l’inscription des Gardiens de la révolution au rang d’organisation terroriste, comme les Etats-Unis en 2019. Une mesure qui serait sans précédent pour l’UE envers l'institution militaire d’un État souverain. Cette option, qui asphyxierait financièrement encore un peu plus le bras armé iranien mais nécessiterait un processus juridique rigoureux, est loin de faire consensus au sein des Etats membres.
Si l’UE déploie cette arme, elle acterait alors sa rupture avec la République islamique qui fermerait tous ses canaux diplomatiques en guise de représailles. Et laisserait...
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20/01 - Gaza : pourquoi les instances voulues par Donald Trump suscitent (aussi) des critiques en Israël
C'est un "Conseil de la paix" qui pourrait raviver des guerres commerciales… entre autres. Cet organe, que Donald Trump compte mettre en place pour résoudre les conflits internationaux, en commençant par Gaza, suscite des tensions diplomatiques, notamment avec la France, menacée par le président américain de droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français si elle refuse d'en faire partie. Le projet de charte du "Conseil de la paix" dévoilé par plusieurs médias montre que le président américain a revu ses ambitions. Il ne mentionne pas explicitement le territoire palestinien et lui assigne un objectif plus large : celui de contribuer à la résolution de conflits armés dans le monde. L’organe a désormais pour mission de "promouvoir la stabilité, rétablir une gouvernance fiable et légale, et assurer une paix durable dans les régions affectées ou menacées par des conflits", peut-on lire dans le préambule.
Cette instance a également suscité des réprobations en Israël ces derniers jours. Les autorités israéliennes ont annoncé samedi contester la composition d'un organe subordonné au "Conseil de la paix", le "Conseil exécutif pour Gaza", qui contribuerait à l'administration de la trêve entre Israël et le Hamas. "L'annonce de la composition du comité directeur de Gaza, qui relève du Conseil de la paix, n’a pas été coordonnée avec Israël et va à l’encontre de sa politique", a déploré dans un communiqué le bureau de Benyamin Netanyahou. Dans le viseur du Premier ministre israélien : la composition de ce...
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12/01 - Frappes en Iran : un tournant pour le Moyen-Orient
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11/01 - Jonathan Haidt sur l’interdiction des réseaux sociaux : "Emmanuel Macron m’a dit qu’il allait agir"
Difficile de lui contester le statut d'intellectuel le plus influent au monde. Professeur à la New York University Stern School of Business, Jonathan Haidt est l'auteur de Génération anxieuse (Les Arènes, 2025), dans lequel il alerte sur les conséquences des réseaux sociaux et des smartphones pour la santé mentale des jeunes. Ce best-seller (plus de deux millions d'exemplaires vendus) a directement conduit à l'interdiction des réseaux sociaux en Australie pour les moins de 16 ans, et la France pourrait bientôt suivre pour les moins de 15 ans. Mais le chercheur est aussi l'auteur d'une œuvre majeure en psychologie sociale, tentant depuis vingt ans de comprendre pourquoi nos sociétés sont si divisées. Les éditions Arpa publient le 15 janvier la traduction de The Righteous Mind (sous le titre La Supériorité morale), un classique de 2012 dans lequel Jonathan Haidt éclaire le fonctionnement de notre cerveau et montre l'importance des préférences morales dans nos positionnements politiques.
Pour L'Express, l'universitaire ne cache pas son inquiétude sur la "fragmentation totale" de nos sociétés, et déplore la radicalisation de la gauche comme de la droite. Analysant le phénomène Trump, il raconte aussi sa rencontre avec Emmanuel Macron.
L'Express : La polarisation politique que vous y décriviez dans La Supériorité morale semble plus que jamais d’actualité. Jusqu’où nos sociétés vont-elles se fragmenter ?
Jonathan Haidt : Les experts ne peuvent pas vraiment prédire l'avenir. En revanche, ils peuvent...